ISSA N’DIAYE s''attaque à la Gestion du Pouvoir : Que reproche-t-il à ATT ?

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            Partie prenante du Front pour la Démocratie et la République (FDR), le professeur Issa N’Diaye, fondateur du parti FASO, apparaît comme un éternel insatisfait. Il estime que reconduire le président Amadou Toumani Touré à l’issue des élections à venir “serait un désastre national”. Doit-on accorder du crédit aux propos de cet idéaliste qui n’a jamais été d’accord avec les autres et qui a successivement démissionné de l’Adema et du RPM dont il a pourtant contribué à la création? rn

            A quelques mois du 1er tour de l’élection présidentielle, les états majors des parti politiques affûtent leurs armes pour réunir le maximum de chance de leur côté. En plus, vue l’échiquier politique et surtout le multiplicité des partis, certains ont décidé d’aller vers les regroupements. Cela apparaît comme la seule alternative de nos jours pour pouvoir briguer la magistrature suprême et aussi avoir le maximum de députés.

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DEUX GRANDS BLOCS

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            Deux grands blocs sont créés à cet effet, il s’agit de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et du Front pour la Démocratie et la République (FDR). Le premier, se réclamant du président sortant Amadou Toumani Touré a pour objectifs de le réélire d’une part et d’autre part de lui assurer une majorité à l’Assemblée Nationale aux prochaines élections législatives. Il se compose de grands partis et de grandes personnalités dont l’ADEMA, le CNID, l’URD, le MPR, l’UDD, l’USRDA, le RND, l’UMP.

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            Après la mise en place de sa coordination nationale, les structures régionales ont été mises en place sur l’ensemble du pays et celle du District de Bamako sera installée ce dimanche. L’ADP compte aujourd’hui 33 partis politiques. Ils ont pour slogan: “Takokelen” c’est-à-dire élire ATT dès le 1er tour.

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            Il ne fait aucun doute que le Front pour la Démocratie et la République (FDR) reste le principal adversaire de l’ADP. La plate-forme du Front pour la Démocratie et la République a été signée le dimanche dernier où étaient présents tous les membres fondateurs. Il est composé de partis politiques, d’associations et d’organisations. Parmi ses signataires au nombre de seize figurent Ibrahim Boubacar Keïta, Tiébilé Dramé, Me Mamadou Gakou, le Professeur Issa N’Diaye.

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UN JUGEMENT SUBJECTIF

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            A la cérémonie de signature, le professeur, président du parti FASO a fait une déclaration et a adressé des critiques sévères au pouvoir de l’actuel locataire de Koulouba. D’abord, il a commencé par saluer la naissance du FDR et s’est engagé solennellement à contribuer à faire de ce regroupement un espace d’expression démocratique. Dans son entendement, le FDR doit marquer une étape significative dans la création d’une vaste dynamique populaire en vue de l’émergence d’un Mali qualitativement nouveau.

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            Le FASO estime que “le régime actuel constitue à tous égards une catastrophe pour notre pays”. Malgré les réalisations faites, cet idéaliste pense que le régime a échoué sur tous les plans. Comment peut-on échouer sur tous les plans? Heureusement, c’est un jugement subjectif qui n’engage que sa propre personne. Plusieurs de nos compatriotes heureusement ne voient pas les choses de la  même manière que lui, tels que les bénéficiaires des 1008 logements sociaux ou ce paysan qui a bénéficié d’un tracteur ou les villages qui ont été électrifiés grâce à l’AMADER.

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De grâce un adage bien connu chez nous dit :“Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain”.

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            Si le Professeur Issa N’Diaye avait dit que certes, il y a eu quelques réalisations, mais que beaucoup reste à faire, on serait d’accord avec lui, mais rejeter tout relève aussi du subjectivisme, de l’irréalisme.

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            Dans la même lancée, le président du FASO, convaincu dans son fort intérieur de la reconduction d’ATT en 2007, a martelé : “le reconduire serait un désastre national”.

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FAIRE AUTREMENT LA POLITIQUE

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            Et pourtant, cette même personne a occupé des postes stratégiques dans ce pays comme contrôleur général d’Etat, mais aussi, il fut ministre de l’Education Nationale. Qu’a-t-il posé comme acte majeur qui a retenu l’attention de ses compatriotes?

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            Il a ajouté que pour le FASO, il ne s’agit pas, à l’occasion des prochaines élections de procéder à un simple changement des femmes et des hommes au pouvoir. “Il s’agit de changer aussi et surtout le système et les pratiques en cours. Il s’agit d’engager une véritable et profonde réforme de l’Etat, des institutions, une rupture avec l’exercice courant du pouvoir, de la gestion quotidienne des affaires publiques, de la façon même de faire de la politique”.

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            Pour lui, le FDR doit devenir “l’instrument privilégié de rupture, du changement qualitatif à opérer pour mettre un terme aux dérives autocratiques et celles susceptibles de naître”.

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            Issa N’Diaye est de toutes les façons connu pour des propos de ce genre, l’opinion reconnaît en lui qu’il n’est jamais d’accord avec les autres: le cas de l’Adema et celui du RPM. Il a démissionné de tous ces partis politiques parce qu’il n’est jamais parvenu à s’entendre avec ses camarades. Qu’en sera-t-il avec le FDR?

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Mamadi TOUNKARA

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