Gouvernement Oumar Tatam Ly : Les mécontents, les déçus et les sceptiques

09 Sept 2013 - 19:51
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_168508" align="aligncenter" width="610"]Mali: le premier ministre, Oumar Tatam LY Mali: le premier ministre, Oumar Tatam LY[/caption] Les Maliens connaissent depuis dimanche le nouveau gouvernement Oumar Tatam Ly.     Il s’agit d’une équipe de 34 membres.  Une équipe sur la composition de laquelle les commentaires vont bon train. Sa nomenclature est le premier facteur d’interrogations au sein de l’opinion où les premiers surpris (déçus?) sont ces hommes politiques et/ou  candidats qui, chacun avec ses motivations personnelles, ont rallié le camp IBK avant ou entre les deux tours de la présidentielle. Parmi eux, figure ce cadre très connu des milieux politiques et qui avant même que le Premier ministre ne soit connu, a annoncé à son milieu qu’il est le prochain premier ministre. Et quelques heures avant, il était déjà entrain de préparer la grandiose fête prévue à cet effet. En apprenant que le choix du président a plutôt porté sur le banquier Oumar Tatam Ly, notre homme politique, a frôlé la crise cardiaque. Et estimant qu’il a été victime de trahison de la part du président, il (l’homme politique), ne voulait pas figuré sur la liste du gouvernement Tatam Ly. C’est, semble t-il, après que certaines personnes ressources l’ont beaucoup supplié, qu’il a finalement accepté son portefeuille.     Les candidats malheureux au 1er tour de la présidentielle, qui sont également sur la liste des déçus, sont restés discrets. Sur la vingtaine qui a rallié IBK, seul Moussa Mara, a tiré son épingle du jeu. Il a été promu ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville.  Ceux qui n’ont pas été appelés au gouvernement, dès lors, ne pouvaient qu’accepter le fait. IBK, avait non seulement dit «qu’il s’agira pas de partage de gâteau», et qu’il n’a d’engagement avec qui ce soit parmi tous ces candidats qui l’avaient, en fait rejoint, juste parce qu’il fallait éviter à tout prix de se retrouver à l’opposition.     Le genre ! La faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement est un constat vite fait : seulement 4 femmes ont fait leur entrée dans ce gouvernement qui compte 30 hommes. Un écart très considérable et que les milieux féminins ne manqueront pas de relever dans un pays où depuis plusieurs années les femmes mènent une lutte farouche faire l’adoption de la parité hommes/ femmes, au niveau des instances de décision de l’Etat.     Des anciens retournent aux affaires : Dans le gouvernement Oumar Tatam Ly, annoncé pour être celui du changement, l’autre constat que l’on peut faire concerne le choix porté sur certaines personnes qui, non seulement ne sont pas à leur première expérience gouvernementale, mais qui plus est, lors de leur passage aux précédents gouvernements d’avant transition, n’ont pas forcément laissé l’image de gens qui maîtrisent les dossiers des départements à la tête desquels ils signent leur retour. Que dire des sept anciens ministres de la transition. Beaucoup, a commencé par la classe politique, s’attendaient, à ce que Django et toute son équipe, prennent des congés bien mérité, après une transition qui a connu des hauts et des bas. Au lieu de cela, sept anciens ministres de la transition, dont le Général Moussa Sinko Coulibaly, reviennent au gouvernement. En reconduisant le général Sinko, celui qui a organisé la dernière présidentielle, IBK, manifestement, lui renouvelle sa confiance pour conduire l’organisation des échéances à venir, à savoir les prochaines législatives. Ce qui, pourtant, n’était pas souhaité par la classe politique. On se souvient que, lors de la dernière rencontre qu’il a eue avec la classe politique avant la démission du gouvernement (cérémonie dont le but était de prendre l’avis des partis politiques sur les propositions de dates choisies par l’administration concernant les élections législatives), la plupart des formations politiques qui avaient pris part à la rencontre au gouvernorat, ont exprimé au ministre de l’administration territoriale, de l’aménagement du territoire et de la décentralisation d’alors, leur souhait de laisser l’organisation des législatives à la nouvelle équipe.  Eux soupçonnaient, en fait, le ministre Sinko, de tenter de tracer à IBK les voies d’une majorité à l’Assemblée nationale. Il faut donc craindre que la reconduction du Général Moussa Sinko à son poste, ne vienne crisper, dans les jours à venir, les rapports entre le ministre et la classe politique qui ne lui fait pas confiance.     Une figure de la rébellion à la diplomatie L’une des plus grandes surprises, après la constitution du gouvernement est, sans nul doute, le choix de la personne qui vient d’être propulsée à la tête du département des affaires étrangères et de la coopération internationale. Zahabi Ould Sidi Mohamed. Puis que c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas une bonne réputation en République du Mali. Il s’agit, en effet, d’une figure tristement célèbre de la rébellion des années 1990. Aussi, certains craignent qu’il se serve de sa position pour appuyer la cause défendue par la rébellion. Peut-il ramener le Mnla et les autres groupes armés à revenir dans la République et abandonner toute idée autonomiste? Ceux qui le font confiance se basent sur sa connaissance des différentes péripéties de la rébellion au Mali. Mais l’un des touts premiers avantages de son choix pour IBK, sera de desserrer l’étaux des 60 jours que lui ont fixé les groupes armés signataires de l’accord de Ouagadougou.     Papa Sow / maliweb.net

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Commentaires (25)

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Kassin 13 ans
Je suis estomaqué par le semblant d'étonnement ubuesque de monsieur Berthé quand il nous parle de deux tiers de l'équipe Tatam Ly comme étant des anciens des régimes précédents! Et IBK et son Tatam sont-ils vraiment nouveaux dans le Mali, dans la gestion des affaires publiques? 6 ans premier ministre et président du parti majoritaire à l'assemblée nationale +5 ans président de l'assemblée nationale et président d'un grand parti sans compter les années à la tête de la diplomatie malienne, les années de conseillers à Koulouba et les années d'ambassadeur en Côte d'Ivoire. Voilà le logiciel IBK 1.0 19 ans à l'institut d'émission du FCFA dont la quasi totalité à la Bceao Mali où il fut directeur en 2008 après avoir occupé plusieurs postes sans compter les années de conseiller à Koulouba entre 1992 et 1994. Je vous rappelle que c'est la Bceao qui définit et met en œuvre la politique monétaire dans l'espace Uemoa, régule le secteur bancaire et financier de nos États et est le banquier de nos trésors publics. Pour ceux qui ne connaissent pas la politique monétaire, sachez qu'il s'agit du choix des taux d'intérêt directeur, des décisions d'émission de la monnaie, de la politique de crédit des banques, du contrôle des institutions bancaires et financières, du contrôle du taux d'inflation et de l'utilité de la monnaie dans la politique économique. La Bceao, n'est donc pas fortuite et n'est pas neutre dans la conduite des affaires de nos États au contraire elle y est un élément central. Voilà mes chers amis le logiciel 1.0 d'Oumar Tatam Ly. Alors Ni "Nabilla Ibrahim" ni "Seïdina Oumar" du gouvernement "Inchalla" Numero 1, bombardé depuis peu de son ministère des cultes et des affaires religieuses, ne sont nouveaux dans la conduite des affaires au Mali depuis 20 ans. Alors pourquoi leur entourage serait tous nouveaux alors qu'ils n'ont pas développé leur propre logiciel 2.0? La naïveté et la légèreté d'esprit dont semble faire siennes monsieur Berthé dans sa surprise face à l'équipe Tatam 34, est un comportement typiquement malien. En votant massivement IBK et Soumi, les maliens ont plutôt choisi la continuité et non la rupture sinon ils connaissaient bien les candidats de rupture. Ils n'ont jamais cru à la rupture soit ils en ont peur soit ils en veulent pas. Dans les deux cas, monsieur Berthé et tous ceux qui pensent comme lui doivent d'abord s'interroger sur ce que veulent réellement les maliens. Anciens de Moussa, anciens d'Alpha et anciens d'ATT, en réalité ce sont les mêmes du même logiciel de gestion publique. "Ina gôdô Baba gôdô"! Alors ce qu'il faut au peuple malien c'est de monter lui même ses propres garde fous pour empêcher l'équipe Tatam 34 de gérer le pays comme avant, car il y'a 90% de chance que ce soit le cas de la gestion passé du pouvoir. Pour cela il faut opposition politique forte et engagée qui peut tenir tête à l'équipe Tatam 34. Et ça se passe à l'Assemblée nationale et dans les médias. Je vous le dis comme je le sens car je suis l'éternel opposant au service du peuple meurtri et trahi du Mali et non pas pour moi même pour signifier aux plus cyniques que ce n'est pas ma tasse à café la gestion publique du Mali, avant qu'ils ne lâchent comme d'habitude leurs chevaux contre moi. Wa salam!
vérité
vérité 13 ans
Reponse à ce ************, esclave des voleurs du nom de anaser Si tu es le griot de ses rebelles voleurs, pilleur de notre trésor public tu n'ai à nous foudre la paix , on s'en fou de cet homme chaque fois entrain de lui défendre. On a voté IBK, mais on a pas voté le RPM, vraiment ibk, tu nous a déçu, on ne savait pas que tu allais mettre encore des gens comme AG Rhissa au gouvernement, tout le monde est au courant de ce qu'il a fait au moment de sa transition. Mais Dieu repondra à ibk un jour.
Soldat Rate
Soldat Rate 13 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: UN AUTRE PAUVRE CON... !!! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Moussa Ag,... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 13 ans
Bonjour, Dommage, votre message est incompréhensible et semble très loin de la vérité. Vous associez dans le même message le ministre Ag Rhissa et Anasser sans expliciter ce que vous voulez dire par cette association. Pourquoi ces insultes ? Que reprochez-vous exactement ? ET à qui ? Qui taxez-vous de rebelles ? Qui pille le trésor public et comment ? Vous semblez faire des amalgames accusateurs. Soyez clair. Sur quoi vous vous basez pour discréditer le Ministre Ag Rhissa qui a, probablement, été repris au gouvernement sur la base du travail qu'il avait abattu lors de la transition. Il est nécessaire d'éviter les amalgames qui créent la discorde entre les gens sans apporter des éclaircissements. Si IBK vous a déçu, écrivez-lui et éviter de vous en prendre aux innocents. Chacun a le droit de donner ses opinions sur le gouvernement en évitant de s'en prendre injustement aux autres. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Bissimila
Bissimila 13 ans
Pour le retour de l'autorité de l'Etat a mon avis il faut: 1 Que les attributions des Ministres ne se recoupent pas et n'entre pas en conflit, 2 Que les responsables de haut niveau Secrétaire général, Directeurs, Conseiller techniques ... soient choisi en fonction de leur valeur morale, leur expérience, leur qualification. Au temps de M S B Maiga aux Affaires Etrangères, de jeunes sortants de l'Université avaient été nommés Conseillers techniques au détriment de personnes plus qualifiées et plus expérimentée ce qui eu pour conséquence un affaiblissement de l'outil diplomatique malien en raison de leur erreurs cumulées. 3 que les textes régissant les services publics soient respectés, 4 que le pouvoir judiciaire s’affranchisse du Pouvoir de l’Argent
Lasstuss
Lasstuss 13 ans
A priori je me dis que c'est encore un gouvernement de me.rde!!!! Mais j'attends de les voir à l'oeuvre......
Moussa
Moussa 13 ans
L'article est très bien redigé!!!!!
Amazone
Amazone 13 ans
En effet, j’avoue, que certains journalistes de Maliweb ont encore du chemin à faire…
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