IBK et ses amis

28 Fév 2014 - 08:15
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_51599" align="alignleft" width="245"]Le president Macky Sall Le president Macky Sall[/caption] « Excellence, excellence, Macky Sall vous provoque! Rejetez Compaoré et Ouattara, le plus loin possible. Essayez de doubler la France et même la classe politique, etc.» Voilà  en résumé une série de conseils prodigués au président Ibrahim Boubacar Keïta par ceux qui se veulent les meilleurs  amis qu’il puisse en disposer. Depuis quand conseiller un ami à couper les ponts est synonyme à un bon conseil ?     Pompistes. Au Mali où rien n’est encore joué, il est plus important de chercher à limiter les dégâts que d’envenimer  la situation et revenir après pour jouer aux pompistes.     Selon de bonnes sources,  depuis son élection, le président IBK a presque doublé le nombre des ses amis d’autrefois, sans réelles convictions.     Si ce n’est qui lui dit « ferme la porte à tel ou tel dirigeant, c’est un autre qui le conseille à faire ce qu’il veut par ce qu’il est bien élu et, est différent des autres», commente un ancien député.     Ingrat. Ses collaborateurs, aussi  tentés par l’oubli ont-ils oublié que si le peuple malien a pu voter pour élire IBK en 2013, c’est grâce à la solidarité internationale ? Serait-on, sans même être débout, ingrat ?  Il ne s’agit pourtant pas d’être une marionnette, mais au juste, savoir ce qu’on veut.     Le Mali, a aujourd’hui, plus besoin de se faire des amis que des ennemis.     Maladresses. Le seul fait que le président sénégalais ait suggéré le risque d’enlisement que pourrait engendrer un éventuel procès d’ATT, dans un Mali non encore stable, a poussé d’aucuns à y voir des maladresses. Il faut plutôt se demander ce qu’attend l’assemblée nationale siège de la cour, saisie.     S’entendre. L’un des pêchés du président Blaise Compaoré avec lequel IBK entretenait  de bonnes relations avant même son élection, fut le fait que ce dernier ait aussi, lors d’un sommet ouest-africain, prononcé le mot « Azawad » dans son discours. Et, bien qu’il ait raison, les conseillers ou saisonniers d’IBK l’ont  poussé à couper les ponts.   Il convient, pour mieux agir, de tenter à s’entendre, même avec Satan, pour tout au moins résoudre ses tourments et s’en débarrasser après.     N’écoute. Si au Mali, il est jusque là enregistré un statu quo, ce n’est ni lié en la personne d’IBK ou à un de ses partenaires extérieurs. Mais plutôt, à ceux-là qui ont côtoyé tout le monde dans ce pays. Ceux-là qui savent bien la vérité, mais ne désirent qu’un éventuel échec d’IBK pour s’écarter et dire à qui veut l’entendre, demain : « Nous lui avons dit et redit. Mais IBK n’écoute personne.» L’histoire nous en dit assez.     Des nouveaux venants ont accumulé des dossiers non prioritaires sur sa table, pour le simple désir de vengeance, empêchant même le président de s’orienter vers les priorités du pays.     Les poches. « La plupart d’entre ceux qui courtisent les rouages de Koulouba à ce jour n’y sont que pour sauver leurs intérêts personnels, profiter de la confiance du président, de ses proches pour s’octroyer soit des marchés ou un poste où s’en mettre pleines les poches, a concédé un jeune militant du parti de la majorité présidentielle, on ne les a connus que quand le pouvoir a frappé à notre porte.»     Certains Maliens, qui, jusque là, ont confiance à IBK n’ont  pas épousé les lacunes de son régime.     Carnets d’adresse. « IBK a pris le pouvoir à peine six mois, tout le monde le croyait disposer de grands pays amis dans ce monde, mais il n’en est rien. Qui a vu un chef d’Etat dans ce monde être qualifié d’un inconditionnel d’IBK pouvant lui apporter le soutien nécessaire ? Regardez tous ces ministres et hauts placés, qui d’entre  eux a su dire au président d’emprunter telle ou telle direction pour aider son pays à se relever ? Où sont leurs carnets d’adresses dont on nous en parlait ?», s’interroge un vieil enseignant.     Les priorités. « Gare à l’opposition si elle s’atèle à jouer son rôle, car elle sera taxée de bande d’apatrides », commente un militant de l’opposition,  faisant allusion à la récente réaction de l’honorable Soumaïla  Cissé, qui jugeait le bilan d’IBK, en six mois de mitigé. Tout en ajoutant que « le président semble en mal de dégager les priorités, etc. [n.d.l.r]».   Il faut constater qu’à ce jour, à part le ministre de la défense, qui tente d’amener le président à composer avec Alger et les pays du champ, aucun de ceux qui étaient qualifiés de grands connaisseurs des institutions de Breton Wood n’a pu l’aider à mobiliser les fonds afin de juguler la crise économique que traverse le pays. Pour preuve : « Depuis leur arrivée, il faut attendre le début du mois suivant pour percevoir son salaire », selon un fonctionnaire malien.   Dans un climat aussi tendu où presque rien ne bouge, il est d’une impérieuse nécessité pour le président IBK à savoir avec qui composer. « L’habit ne fait pas le moine », dit-on très souvent. Et, les Maliens ne connaissent qu’un homme à qui la destinée de leur pays est confiée : IBK et personne d’autre. En plus, une diplomatie impulsive asphyxie le pays.   Par ailleurs, il faut rappeler qu’aucun pouvoir ne peut longtemps tenir s’il ne dispose de bons alliés, amis et conseillers, à l’intérieur comme à l’extérieure.   La Révélation

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Commentaires (22)

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sabour
sabour 13 ans
Adam BA KONARE a fait un bon livre sur les amis de l'homme de KOULOUBA en son temps ! Cela restera toujours d'actualité !
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 13 ans
Fabriquez nous tous ceux que vous voulez, on en rien a cider. Les politicards ou nos politicards si vous preferez,on en rien a branler, ceux ils viennent, partent et disparaissent mais Le Peuple demeure et demerreura eternelement.
@INFO
@INFO 13 ans
Aboulaye Bathily a démenti vendredi toute brouille entre lui et le président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta qui proviendra d’une meilleure considération à l’endroit du président burkinabé. Sur RFM, il a déclaré que c’est une pure invention. Mieux, il continue à faire son travail correctement. «Ça m’a fait sourire ; c’est éventé de toutes pièces. Mes relations avec IBK qui est un ami de plus de 30 ans, sont excellentes. On se voit régulièrement, dans le cadre de mes fonctions, tout comme en privé, à ce jour. Donc, c’est tout à fait inventé, cette affaire-là. Quant à mon départ du Mali pour l’Afrique centrale, il faut savoir que je suis sollicité aussi bien par les Nations-Unies que par l’Union africaine et d’autres organisations sur tous les théâtres d’opérations sur le continent africain, compte tenu des relations que j’ai développées dans les différentes régions du continent. Pour l’heure, je suis à Bamako, j’ai signé un contrat d’un an. Et à la fin de ce contrat, on verra bien si je décide de rester au Mali, je le ferai, si je décide d’aller à la demande d’autres organisations ou des Nations-Unies sur d’autres théâtres de crise, je le ferai, évidemment. Mais, de manière volontaire. Pour le moment, je suis au Mali. Dans le cadre de mes fonctions, je suis en contact avec tous les chefs d’Etat de la sous-région», a dit le numéro II de la mission de paix des Nations-Unies (ONU) au Mali.
soulchine
soulchine 13 ans
Un peu de sérieux,même si le camion porte une citerne comme réservoir, je ne vois pas où est le problème? A moins que les lois sénégalaises aient ciblé des types de véhicules à ne pas autoriser au Sénégal. Les maliens devraient en être informés à l'avance. Nous ne voulons pas du tout de problème avec le Sénégal car c'est nous avons aujourd'hui besoin de son port pour le transit de nos marchandises. Mais, demain arrivera Inch Allah!
liba
liba 13 ans
Le sémillant Sory Bourama s'est entouré de sa famille pour gouverner le Mali soit; mais il faut qu'il sache qu'il ne peut choisir les voisins du Mali. Trois réservoirs sur Camions quand même, il faut être sérieux.
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