La junte cherche un cessez-le-feu dans le nord du pays

02 Avr 2012 - 02:41
Mis à jour: 15 ans
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Alors que la ville de Tombouctou est tombée aux mains des rebelles, l'armée au pouvoir a annoncé avoir rétablie la Constitution. [caption id="attachment_58117" align="aligncenter" width="610" caption="Le leader de la junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo, et le ministre des Affaires étrangères du Burkina-Faso, Djibrill Bassole, le 1er avril 2012, près de Bamako. AFP"][/caption] La junte au pouvoir depuis le 22 mars au Mali a accepté de "rétablir" les institutions qu'elle avait dissoutes, mais va diriger une transition en cherchant en priorité un cessez-le-feu des groupes armés actifs dans le Nord, a déclaré dimanche 1er avril à l'Agence France-Presse (AFP) son chef, le capitaine Amadou Sanogo. Le Comité national pour le redressement de la démocratie et de la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte militaire), qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT), "n'est pas dissous", a précisé le capitaine Sanogo à une journaliste de l'AFP dans son quartier général à la garnison de Kati, près de Bamako). "Le Comité restera aux affaires mais seulement dans un bref délai, nous allons mettre en place un gouvernement de consensus, avec toute la société civile, tous les partenaires, les religieux, tout le monde", a-t-il expliqué, en présence de nombreux militaires. Selon lui, les représentants des différentes entités "vont désigner un gouvernement de technocrates, de façon consensuelle". Cette équipe devra exécuter la "feuille de route" des putschistes, "à savoir les deux aspects majeurs: la crise au Nord, ensuite l'organisation d'élections libres et apaisées".

La Constitution rétablie

"Le Premier ministre sera un civil", et les ministres pourront être militaires et civils, "chacun en fonction de ses capacités", a-t-il précisé dans un entretien distinct, en anglais, à la National Public Radio (NPR, Etats-Unis), en présence d'une journaliste de l'AFP. Plus tôt dans la journée, au nom de la junte, il avait lu une déclaration devant la presse, dans laquelle les putschistes s'engageaient à "rétablir", à compter de dimanche, la Constitution "ainsi que les institutions républicaines", dissoutes le 22 mars. Cette déclaration avait donné lieu à diverses interprétations, certains ayant compris que le CNRDRE quittait le pouvoir et cédait le pouvoir au président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, deuxième personnalité de l'Etat dans l'ordre protocolaire après le chef de l'Etat. Cela n'est absolument pas le cas, a souligné Amadou Sanogo, voulant "redresser le message" pour faire comprendre aux Maliens "que le Comité reste et demeure", pour un délai non encore déterminé: "Cela va dépendre de l'avis des techniciens en la matière, parce que ce sont eux qui vont déterminer jusqu'à quand ce peuple sera prêt à organiser des élections libres, crédibles, indépendantes".

Des émissaires pour un cessez-le-feu au Nord

Interrogé sur la situation dans le nord du Mali, regroupant trois grandes régions administratives dont les chefs-lieux (Kidal, Gao et Tombouctou) sont contrôlées tout ou partie par des rebelles touareg et des islamistes armés, il a affirmé être dans l'attente de "rapports détaillés". "Pour le moment, il y a eu des attaques, il y a eu du retrait de troupes" régulières, mais "nous avons hérité déjà d'une situation pourrie", a-t-il justifié. "Et sur le terrain, on a déjà envoyé des émissaires pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu, et afin que ceux qui sont chargés du rétablissement de l'ordre ou bien des négociations" puissent travailler, a-t-il ajouté. L'annonce à la presse du capitaine Sanogo intervient à la suite de négociations avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), sur la crise au Mali née du putsch du 22 mars. Elle intervient surtout à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum fixé par la Cédéao, qui a menacé le Mali d'un embargo diplomatique, économique et financier - incluant la fermeture de frontières - si la junte ne rétablissait pas l'ordre constitutionnel d'ici à lundi. Amadou Sanogo a affirmé ne pas avoir reçu de réaction de la Cédéao après sa déclaration, et ignorer si la menace avait été levée. "Mais ce qui est sûr, la Cédéao aussi comprend que nous, nous agissons conformément à la volonté du peuple malien", et "moi, ma mission, c'est de ne pas faire basculer mon pays dans un chaos total, mais, au contraire, c'est d'instaurer un climat de sérénité, de paix et de tranquillité", a-t-il dit. Le Nouvel Observateur avec AFP - le 01-04-2012 à 21h02

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Commentaires (31)

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Pourquoi les militaires se cramponnent tant à leurs vies au point de faire du peuple malien un objet de dérision?
nalomaba 15 ans
proposition a la junte puisque l armee est une armee de parade et de laches je vous suggere d armer les populations de gao et vous verrez que les civils sont plus dignes que vous
nalomaba 15 ans
honte a vous militaires du nord vous etes des laches et des pleutres . le manque de materiel soit disant n explique et ne justifie pas votre couardise . vos enfants seront morts de honte pour l eternite , quqnd ils sauront que vous vous etes enfuis de sevare dans des cars civils apres avoir jetes vos tenues , ils se cacheront le visage qund ils apprendront que bourem a ete attaquee avec UN pick up . dans d autres pays et dans d autres temps des hommes sont morts en resistant a l invasion de leurs pays . vous etes indignes de porter la tenue , et la pourriture des 80 generaux n excuse pas votre lachete
aou 15 ans
Negocier quel cessez le feu avec la mnla ? Eux ils ont eu ce qu'ils voulaient. Ce sont maintenant les salafistes qu'il faut convaincre d'arreter le feu et tout le monde sait que ceux ci ne fonctionnent pas comme une entite civilisee, ce sont des terroristes et ce qu'il faut contre eux n'est nullement la negociation, il faut se battre, seul issue.
K.A 15 ans
Cap Sanogo , hier, tout le monde a félicité votre décision de rétablissement de la constitution et des institutions ,aujourd'hui le Mali est sanctionné à travers vous ; vous engagez le pays dans une impasse .Vous condamnez toute la population a des difficultés auxquelles vous échapperez vous même et qui sont incalculables; alors qu'en bon soldat on aurait pensé que sens du sacrifice vous anime et vous pousse à la démission ; alors non, le peuple payera le prix fort.
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