Le Mali à nouveau dans l'impasse

22 Mai 2012 - 11:19
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_68192" align="alignleft" width="344" caption="Palais présidentiel du Mali, lundi 21 mai 2012. REUTERS"][/caption] Deux mois jour pour jour après le coup d'Etat du 22 mars, c'est aujourd'hui que se termine officiellement la période intérimaire de 40 jours et que débute la transition. Une transition qui vole en éclats après l'agression du président par intérim Dioncounda Traoré.
Le président Dioncounda Traoré a dû passer une bien mauvaise nuit. Sans aucun doute choqué, marqué par son agression. Hier après-midi, à l'appel d'organisations qui soutiennent la junte, des milliers de manifestants décident de se faire entendre à Bamako et devant le palais présidentiel de Koulouba sur les hauteurs de la capitale. En pleine séance de travail, le chef de l'Etat par intérim accepte de recevoir une petite délégation de mécontents. Mais d'autres décident de sauter les grilles. La garde présidentielle ne peut contrôler la foule, certains pénètrent dans la salle de réunion où se trouve Dioncounda Traoré et l'agresse. Pour ces manifestants, seule la junte est capable de gérer la transition politique. Omar explique : « On ne veut pas Dioncounda. On a dit Dioncounda démissionne, on ne veut pas qu'il reste au pouvoir. On était en train de chanter le pays va mal, le Mali va mal. Ce n'est pas à la Cédéao de décider, ce sont les Maliens qui doivent choisir le président. En tout cas, Dioncounda, pour nous, c’est non ! » Ce matin, le président par intérim va bien. Légèrement blessé au front, dans le dos, il a été soigné à l'hôpital du point G, il a pu regagner dans la nuit un lieu sécurisé et retrouver ses proches. Son agression est unanimement condamnée par la rue malienne. « Pourquoi s'en prendre à sa vie, explique un jeune homme, c'est un manque de respect pour le pays. » Une femme ajoute : « Le pays n'a pas besoin de ça. Il faut sortir de cette crise et stopper ces violences. » Favorable à la junte, un commerçant conclut : « Même si on n’est pas d'accord, on en doit pas l'agresser. Parce que c'est le président. On doit le respecter. » Agression condamnée Dans les sphères politiques, cette agression du premier personnage de l'Etat est également fermement condamnée. « Le Mali ne mérite pas ça », a déclaré, lundi soir, en bambara le Premier ministre Cheick Modibo Diarra sur les antennes de l'ORTM, la télévision publique. Au sein de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), les médiateurs sont consternés. Le ministre ivoirien Adama Bictogo, qui a participé à toutes les négociations de sortie de crise, estime que « les acteurs ont eux-mêmes rédigé un accord permettant le maintien de Dioncounda Traoré conformément à la décision des chefs d'Etat. On ne peut pas comprendre que le chef de l'Etat ait été agressé devant les forces de sécurité. C'est inacceptable. » Un facilitateur de la crise habituellement si calme, si mesuré qui ne prend aujourd'hui plus de pincettes pour critiquer ouvertement les militaires auteurs du coup d'Etat et leurs soutiens politiques. Et si lundi soir, le capitaine Sanogo a lui aussi condamné l'agression de Dioncounda Traoré, sa position est aujourd'hui ambigüe. Quel rôle pour la Cédéao ? Cette violence vient bouleverser un processus politique qui semblait pourtant trouver une issue. Lundi matin, après la signature d'un énième accord, le Mali semblait enfin respirer : président de la République, Premier ministre, junte : toutes les parties avaient trouvé un consensus. Et la Cédéao s'en félicitait : « Nous repartons avec le sentiment d'avoir accompli la mission. » Mais pour faire signer cet accord, il a fallu multiplier les concessions, donner à la junte des garanties. Les députés maliens, en majorité hostile à la junte, ont néanmoins voté une loi d'amnistie générale au profit des membres du CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat) et de leurs « associés ». Le capitaine Sanogo a lui obtenu un statut privilégié : l'accord lui octroie les avantages d'un ancien président de la République : argent, voiture, logement. Ces décisions, appuyées par la Cédéao, sont critiquées au Mali, comme dans les pays voisins. Et désormais se pose la question du rôle de l'organisation dans cette crise malienne. Hier soir, à Abidjan, Gérard Araud, à la tête d'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU estimait que la négociation de la Cédéao avait montré ses limites : « Il nous a semblé que les efforts diplomatiques conduits par la Cédéao pour trouver une solution fondée évidemment sur le départ de la junte, je ne veux pas dire qu'ils ont échoué mais en tout cas, ils ont été mis en danger par les derniers développements et il faudrait peut-être considérer d'autres voies. » Processus bouleversé ? A nouveau englué dans la crise, le futur du Mali dépend des leaders de ses institutions. Tout dépendra déjà du choix de Dioncounda Traoré : après son agression, il se pose sans aucun doute des questions sur son avenir. Et s'il décide de rester à la tête du Mali pour les douze mois de transition, il demandera sûrement des garanties quant à sa sécurité. En cas de démission, une possibilité, déjà discutée au moment de la signature de l'accord-cadre début avril, le Mali serait sans chef d'Etat, avec un Premier ministre doté des pleins pouvoirs. A suivre également la posture que va prendre le capitaine Sanogo qui déclarait il y a peu : « Lorsque l'on a été chef de l'Etat, il est difficile d'occuper une autre fonction. » Enfin, la Cédéao ne va sûrement pas en rester là. Planent au-dessus du Mali des sanctions et la possibilité d'utiliser la force, non pas pour gérer la crise au nord mais déjà pour sécuriser Bamako et la mise en place de la transition.   Par Guillaume Thibault   /RFI   :   mardi 22 mai 2012

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Commentaires (9)

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Afriquehonteuse
Afriquehonteuse 14 ans
Mes chers frères maliens vous avez interet de vous reveiller car il est encore temps de retrouver votre grane patrie le MALIBA... Je me demande pourquoi la CEDEAO a acorder le statut d'ancien president à cet farfelu et egoiste de Amadou Aya. Mais pourqoi? Expliquer moi svp car j'a du mal à comprendre cela. En plus qu'a t-il fait de bon dans ce pays? Modibo Diara, tu es vraiment mediocre et je crois que tu n'es bon qu'a la NASA et malheuresement que làbas aussi on veut plus de toi..... Un conseil retourne à la plantation de ton grand père car tu n'es vraiment l'homme de la situation tu peux rien faire pour ce pays avec ton arsenal de moussatraore......... that time is over you konw
Afriquehonteuse
Afriquehonteuse 14 ans
Je reve ou quoi! Mais quelle mouche a piqué les maliens ohhhhhhhh mon Dieu quelle honte....
Afriquehonteuse
Afriquehonteuse 14 ans
Je reve ou quoi! Mais quelle mouche a piqué les maliens ohhhhhhhh mon Dieu quelle honte.... Que Allah nous vienne en aide si non .....
katan
katan 14 ans
Il faut qu’on ferme purement simplement fermer les Radios Kaîra et en même temps interdire toutes manifestations durant la période de Transition. En tant normal le Ministre de l’intérieur, celui de la défense doivent répondre à cet acte. Comment peut-on agresser le président alors que son gare de corps est là vivant ? et tout cela à cause de Mariko opportuniste. Nous constatons que tous les autorités ont peur d’Oumar Mariko et ses radios Kaîra qui ne font que pousser la population à la haine (toute la nuit du dimanche soir, la radio n’avait que d’intoxiquer la population). Il faut qu’on ferme purement simplement fermer les Radios Kaîra et en même temps interdire toutes manifestations durant la période de Transition. Il que CMD soit courageux pour le faire sans quoi son Gouvernement ne fera rien de bon. :twisted: :twisted: :twisted:
mondious karateka
mondious karateka 14 ans
S'IL NEST PAS DORI.GINE MALI.EN CEST GRAVE IL EST DE QUEL ORIGINE ALORS :lol: :lol: :lol: :lol: AMERICAIN :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: OU AUTRE SI CEST LE CAS CEST TRES GRAVE IL FAUT NOUS DIRE DE QUEL ORIGINE EST LE CAPI.TAINE S.AN.OGO DEJA QUE TU A COMMENCER CEST BIENN AU MOINS LUI IL A SU SUIVRE LA VOIT DE LA SAGESSE il a ete gracement gracier CEST PAS COMME VOUS LES BIDA.SSE EN FOLIE QUI CONTINUER A HURLER POUR NE RIEN FAIRE VRAIMENT BID.A.SE RETOURNER DANS VOS CASERNE IL FAUT DIRE AUSSI A DIARRA ET CONPAGNIE IL NONT QUA DEG.AGER DIA.RRA DEPUIS QUE TU EST VENUE TU A FOUTU LA ME.RD..E AVEC TES MENBRE DE LENCIEN REGIME DE MOUSSA TRAORE CEST TOI LA VRAIT PUI.NAI.SE DE.G.AGE DIARRA LE DOB.BERM
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