Mali : la prolongation de la durée de la transition divise la classe politique et les autorités de la transition

12 Août 2021 - 15:55
Mis à jour: 5 ans
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Mali : la prolongation de la durée de la transition divise la classe politique et les autorités de la transition
Au cours d’un atelier de deux jours tenu les 09 et 10 août sur les réformes politiques et institutionnelles, les membres du Conseil National de Transition (CNT) se disent favorables à la prolongation de la durée de la transition. Une idée rejetée par l’immense majorité de la classe politique, qui appelle au maintien de la durée de la transition. -maliweb.net- A Sept (07) mois de la fin de la transition, le débat autour de la prolongation de sa durée est lancé. Au cours d’un atelier de deux jours tenu les 09 et 10 août sur les réformes politiques et institutionnelles, les membres du Conseil National de Transition (CNT) se disent favorables à la prolongation de la durée de la transition, rapporte le journal Info-Matin. Selon le quotidien, les membres du CNT présents à l’atelier disent oui à la prolongation de la durée de la transition. Car pour eux, il est clair que la transition ne peut pas respecter le délai imparti au regard de la situation du pays. C’est pourquoi, ils disent se donner tous les moyens pour prolonger sa durée. « Le préalable est de procéder à la révision de la Charte de la transition. Cette approche aura l’avantage de résoudre le problème du délai, mais aussi de baliser le terrain en vue d’aller aux réformes annoncées » indique Aboubacar Sidiki Fomba dans les colonnes de journal Info-Matin. La volonté des membres du CNT est approuvée par le gouvernement, qui sans le dire est favorable à une éventuelle prolongation de la durée de la transition. Le PAG du Premier ministre est assez édifiant sur la question.  Les autorités du pays veulent profiter de cette prolongation pour mettre en place l’organe unique de gestion des élections et procéder à des réformes politiques et institutionnelles. Pour cela, elles estiment qu’il faut prendre le temps nécessaire pour mettre le pays sur les rails. Le niet de la classe politique Fixée à 18 mois, l’idée de prolongation de la durée de la transition est rejetée par l’immense majorité de la classe politique. « Nous sommes opposés à toute forme de prolongation de la durée de la transition », tranche Amadou Koïta, président du Parti Socialiste Yeleen-Kura. Contacté par maliweb.net, l’ancien ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne estime que rien ne justifie la prolongation de la durée de la transition. Cette position est réaffirmée par plus de 80 partis politiques lors d’une rencontre tenue le 11 août dans un hôtel de la place. Les responsables des partis politiques disent se donner les moyens légaux pour s’opposer à la prolongation de la durée de la transition. « Ce n’est pas parce que le M5 (NDLR, le M5-RFP, mouvement de contestation qui a participé à la chute du régime IBK) vient d’arriver au pouvoir que le Mali doit s’arrêter », commente un participant à la rencontre.  « La transition prend fin le 25 mai 2022 et à partir de cette date on considère qu’il y a plus d’autorités au Mali », glisse un autre participant qui ajoute que la prolongation se fera à une seule condition : « Balayer tous ceux qui sont au pouvoir afin de leur remplacer par des hommes et des femmes compétents qui vont organiser les élections dans 03 mois. On ne va pas faire prime à l’incompétence ». Si les partis politiques sont majoritairement d’accord avec l’organe unique des gestions des élections, ils trouvent le délai imparti très insuffisant pour sa mise en place.  « Sa mise en place et son opérationnalisation prendront au moins 18 mois », assure un responsable politique qui estime que le problème électoral malien n’est ni plus ni moins qu’un problème d’homme. « Ce n’est pas l’organisation des élections législatives 2020 qui était en cause mais la modification des résultats issus des urnes par la Cour Constitutionnelle », rappelle notre interlocuteur. Au regard de la position tranchée des uns et des autres, les prochaines semaines s’annoncent très mouvementées. Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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Commentaires (16)

User
Aq moha
Aq moha 5 ans
Qui a dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la transition prolongée, où étaient-ils lorsque la France et les stupides politiciens maliennes ont contraint M. Dioncuda Traoré à prolonger son mandat ? cette fois, ils n'étaient pas d'accord à quatre-vingt-dix pour cent des Maliennes. Alors les politiques ont plus de droits que les autres ?
Kinguiranke
Kinguiranke 5 ans
Sur la photo je vois "Blaise INPS", ensuite "SBM Materiels Militaires" et apres "Mara Avion Presidentiel -AIR-FORCE-ONE BOUA-LE-VENTRU-IBK", ca ne donne pas d'espoir, dommage car tous des charognards!
Rebel 5 ans
<q> [...] les membres du Conseil National de Transition (CNT) se disent favorables à la prolongation de la durée de la transition. </q> Quand on constitue un "Conseil" avec un ramassis d'incompétents affamés et sans emploi, qu'est ce qu'il y a de plus normal que ceux-là s'accrochent ? C'est une évidence qu'ils ne veuillent pas lâcher l'affaire... Et de bonne guerre, naturellement. --- Pensées rebelles.
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 5 ans
Je prefere regarder Grin que de preter attention a' la gymnastique mentale de ces voyous de la republique! https://www.youtube.com/watch?v=pACNFfTR8SI M. Konate' est aujourd'hui un membre du CNT. C'est vrai qu'il n' y a qu'une petite ligne invisible entre la comedie et la politique de notre faso. On passe facilement d'un camp a' l' autre sans s'en rendre compte!
Sangare
Sangare 5 ans
Nfp Le PEUPLE c'est le vote de la majorité des électeurs c'est à dire 50,01 pour cent appelé aussi taux de participation. LES PARTIS POLITIQUES SONT CHARGÉS DE MOBILISER LES ÉLECTEURS AUTOUR DES IDÉES QUI DOIVENT AIDER LES POPULATIONS À S'ÉPANOUIR. Sur huit millions d'électeurs,pendant les élections présidentielles,moins de trois millions sont mobilisés par les candidats. Donc moins de la moitié des électeurs a voté. Ça veut dire que le PEUPLE NE S'EST PAS DÉPLACÉ car en démocratie c'est la majorité qui décide. Logiquement,les élections sont annulées si le nombre requis des électeurs n'est pas atteint pendant les opérations de vote. Si la majorité des électeurs n'est pas atteinte,c'est une fraction de la population qui a élu le candidat. C'est comme si on organise les votes dans une partie du pays pour ensuite dire que l'élu est le président de tous les maliens. SI LES ÉLECTEURS NE SE DÉPLACENT PAS,ÇA SIGNIFIE INDÉNIABLEMENT QUE LA CLASSE POLITIQUE EST REJETÉE. Certes le PEUPLE n'est pas la rue,elle n'est pas non plus une fraction des électeurs. Mais une mobilisation populaire sur toute l'étendue du territoire national exprime valablement les préoccupations du peuple. On constate bien qu'on peut être élu président de la république avec un pourcentage élevé sans être légitime, la majorité des électeurs ayant décidé de bouder les urnes. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 5 ans
SABALI! CELLES ET CEUX QUI ONT DECIDE' DE NE PAS VOTER ONT FAIT UN CHOIX!!!! LES RESULTATS RESTENT VALIDES!
Rebel 5 ans
<q> Sur huit millions d’électeurs,pendant les élections présidentielles,moins de trois millions sont mobilisés par les candidats. Donc moins de la moitié des électeurs a voté. Ça veut dire que le PEUPLE NE S’EST PAS DÉPLACÉ car en démocratie c’est la majorité qui décide. [...] C’est comme si on organise les votes dans une partie du pays pour ensuite dire que l’élu est le président de tous les maliens. </q> -- Seuls les voix des votants comptent, ceux qui boycottent le vote en subissent le résultat tant que le taux de participation minimum n'est pas mis en cause. C'est cruel peut-être, mais c'est la règle. -- Celui qui se sent concerné par le vote doit aller voter. A défaut, il doit se taire pour son manque d’intérêt pour son propre sort. Les partis ont la charge de faire leurs offres politiques, c'est au citoyen de l'approuver ou le récuser. La politique de la chaise vide se fait toujours aux dépens de l'absent. -- Il faut faire le discernement en matière électorale. C'est une obligation pour un État sérieux et respectable de donner la possibilité de voter à chaque citoyen qui en a le droit. Mais ce n’est une obligation pour quiconque, en tout cas pas juridique (ni L’État ni les partis politiques), de faire voter tout les citoyens. Pour cela, il va falloir changer la législation actuelle. --- Pensées rebelles.
malienlamda
malienlamda 5 ans
En 10 mois cette transition a fait mieux que vous en 7 ans. Donc laisser nous en paix!
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 5 ans
JE SUIS ENTRAIN DE RIRE! VOUS ETES A' VOTRE DEUXIEME PRESIDENT ET VOTRE DEUXIEME PM EN 10 MOIS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'EST UN ANCIEN MINISTRE D'IBK QUI EST VOTRE PM AUJOURD'HUI! SABALI!
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