Mali : l’agression du président Traoré unanimement condamnée

22 Mai 2012 - 11:53
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_65468" align="alignleft" width="350" caption="Dioncounda Traoré, président par Iterim"][/caption] Un mauvais coup pour la transition au Mali. Le président intérimaire Dioncounda Traoré a été agressé par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir. Une agression condamnée par son Premier ministre Cheick Modibo Diarra, et par le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo. Autre condamnation, celle de la Cédéao et d'une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU venue discuter à Abidjan de l'avenir de l'Onuci, en Côte d'Ivoire. L'agression de Diouncouda Traoré est la preuve pour certains diplomates qu'il est temps « d'explorer d'autres voies » au Mali. L’agression de Dioncounda Traoré aura occupé la plus grande partie des discussions entre les membres du Conseil de sécurité et les représentants de la Cédéao. Adama Bictogo, le ministre ivoirien de l’Intégration africaine et émissaire de la Cédéao condamne cet acte de violence : « Cet incident nous préoccupe, et cela est même inacceptable. Les acteurs qui ont eux-mêmes rédigé un accord permettant donc le maintien de Dioncounda Traoré, conformément aux décisions des chefs d’Etat, on ne peut pas comprendre qu'aujourd’hui, le président par intérim Dioncounda Traoré ait été agressé au vu et au su des forces de défense et de sécurité du Mali ». L’hypothèse d’un déploiement militaire à Bamako pour sécuriser les autorités de la transition se précise, et la Cédéao a profité de la présence de la délégation onusienne pour lui demander son appui logistique. Rien n’a encore été décidé mais l’ONU, par la voix du Français Gérard Araud admet que cet évènement marque les limites de la négociation : « Il nous a semblé que les efforts diplomatiques conduits par la Cédéao, avec beaucoup de courage, avec beaucoup de persévérance et de détermination ont été consentis pour trouver une solution diplomatique fondée évidemment sur le départ de la junte, -je ne veux pas dire qu’ils avaient échoué-, mais en tout cas, qu’ils avaient été mis considérablement en danger par ces derniers développements, et qu’il faudrait peut-être considérer maintenant d’autres voies ». Réactions de la classe politique Dans un communiqué largement diffusé à Bamako, l’ex-junte condamne l’agression perpétrée contre le président Dioncounda Traoré. Elle appelle à la tolérance et à la retenue, mais aussi au respect de toutes les actions entreprises pour une sortie de crise, et une transition pacifique. Depuis la signature d’un accord signé il y a maintenant 48 heures pour définir les règles de la transition, l’ex-junte, s’est pratiquement retirée dans son Quartier général de Kati. Elle ne veut pas paraître comme un frein à la transition. Dans la ville de Bamako, les militaires commençaient même à être moins présents à des endroits. A l’entrée de l’aéroport de Bamako par exemple, l’impressionnant dispositif de sécurité installé à l’époque par les ex-putschistes a été remplacé par une très légère structure militaire. Le capitaine Amadou Sanogo et ses camarades donnent nettement l’impression en tous cas pour le moment, qu’ils ne veulent pas être un facteur de blocage, dans l’application des accords signés sous l’égide de la Cédéao. Le président de la transition lui-même se porte nettement mieux, selon un membre de sa famille. L’agression dont il a été victime sur son lieu de travail n’a pas entraîné de lésion grave, selon une source médicale. Mais l’homme a 70 ans, et une évacuation sanitaire vers Abidjan, avait été sérieusement envisagée dans la nuit de lundi à mardi, pour des analyses médicales plus poussée. Elle n’a plus eu lieu. De son côté, Amadou Koïta, le secrétaire politique du Front du Refus, la coalition des partis opposés au coup d'Etat se dit écoeuré par les violences contre le président intérimaire.
Amadou Koïta
Secrétaire politique du Front du Refus Dans la rue à Bamako, hier soir, l'agression est globalement désapprouvée, même parmi ceux qui contestent la prolongation de Dioncounda Traoré à la tête de la transition. A l'étranger Le président français François Hollande en marge du sommet de l'Otan à Chicago a condamné également l'agression dont a été victime Dioncounda Traoré. Il appelle au respect du processus politique au Mali. La France, dit le chef de l'Etat, est attentive aux événements en cours au Mali, et plus largement dans toute la zone sahélienne.   RFI     / mardi 22 mai 2012

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Commentaires (18)

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Diallasiriman
Diallasiriman 14 ans
Dioncounda Traoré n'avait-il pas promi aux manifestants qu'il allait démissionner le Mardi? Si oui qu'est ce qu'il attend maintenant?
baba
baba 14 ans
Imagine un instance les soldat de la cedeao devant le palais voulant arrete cette foule alors il n‘ont pas leur place au mali le palais appartient au peuple malien il met qui il veut mais il en resortira qui tantera d‘isurper son pouvoir au lieu de mener une enquete pour savoir qui est monter au palais il n‘ont qu‘a mener l‘enquete pour savoir comment en est on arrive là bande d‘ennemie de la nation
Tiebah Badara
Tiebah Badara 14 ans
La France de Sarkozy a pousse les rebelles Touaregues a se saisir des armes libyennes , a occuper les 2/3 du territoire du Mali et a declarer l'independance de l'Azawad ,Etat rebelle Touaregue ayant la pretention de voler les 2/3 du territoire Malien .L'Ambassadeur de France declare que l'attaque contre le President Dioncounda justifie une autre voie d'intervention exterieure au Mali.Je ne vois aucun lien "logique" entre une manifestation qui a tourne au scandale au Mali et ce que le Francais s'empresse d'avancer.Ceux qui ont exerce la violence contre le Chef d'Etat Malien merite d'etre severement punis.Mais cela ne change rien a la donne au Mali:l'etablissement de l'integrite territoriale et le retour au regime democratique renforce par les elections et la lutte contre la corruption.Si l'Ambassadeur peut axer ses efforts sur ces objectifs dans l'accomplissement de ses fonctions de membre de Conseil de Securite ,tant mieux. Sinon ,qu'il se tienne tranquille.Je constate avec beaucoup d'amertune que le retablissement de l'integrite territoriale est laisse pour compte et que ceux qui sont senses trouver une solution a l'attaque des rebelles Touaregues, a la dictature des extremistes musulmans et aux brutalites des Aqmi,ont d'autres objectifs en tete.Ils commettent une grande faute.Le Mali resistera .Et ils perdront leur temps.Cependant ,ils sacrifieront beaucoup de vies humaines, dont la majorite sera la vie des femmes et des enfants sans defense, comme en Libye ,comme en Cote d'Ivoire.
s coulibaly
s coulibaly 14 ans
Mème si dans l'histoire beaucoup de presidents et hommes politiques ont subi des agressions plus ou moins violentes voir la mort,les palais et residences ou les bureaux de ces hommes d'etat doivent ètre securiser au maximum. Dans la culture maliènne personne ne devrait arriver au point de frapper un homme de 70 ans. Les coupables s'ils sont plus jeunes que le president,subiront les consequences sous forme de maledictions divines:ON NE FRAPPE PAS NI SON PERE NI SA MERE SANS SUBIR LES CONSEQUENCES.IL Y'A DE CES LOIS INVIOLABLES QUE LES HOMMES NE FONT QUE VIOLER.AINSI NOTRE PAYS COMME LE RESTE DU MONDE A DEPASSER TOUTE LIMITE SELON LES NORMES DIVINES.SOYONS SùRS DIEU METTRA LES CHOSES EN ORDRE,AU MALI ET PARTOUT DANS LE MONDE.LES HOMMES EN REALITé ,NOUS NE SOMMES QUE POUSSIERE.
SIMBO
SIMBO 14 ans
Aucun soldat de la cedeao ne foutera le pied au Mali.Nous allons gerer.C'est maintenant que vous avez su si c'est bon ou pas de porter la main sur quelqu'un ou tanter de l'assassiner.Sinon vous avez payé les mercenaires appuyés par les berts rouges pour aller tuer ou porter la main sur le patron du CNRDRE et ses membres à Kati.Vous l'avez oubliez? On va gerer ici ensemble,personne ne va intrvenir.
bocoum
bocoum 14 ans
Imagine un instance les soldat de la cedeao devant le palais voulant arrete cette foule alors tu a raison il n‘on pas leur place au mali le palais appartient au peuple malien il met qui il veut mais il en resortira qui tantera d‘isurper son pouvoir au lieu de mener une enquete pour savoir qui est monter au mali il n‘on qu‘a mener l‘enquete pour savoir comment en est on arrive là
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