Mali : L’orgueil national paralyse le processus de transition

21 Août 2012 - 03:06
Mis à jour: 14 ans
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Le Mali n’a pas validé le plan d’intervention des chefs d’Etat-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les autorités estiment que c’est une démarche "inconvenante" destinée à mettre le pays sous tutelle. Raison pour laquelle, elles n’ont pas fait mystère de leur opposition au plan, articulé autour de trois grandes étapes, qui prévoit d’aider les autorités de la transition à stabiliser et à consolider les institutions, de renforcer les capacités des forces armées maliennes et de les soutenir dans la reconquête du Nord. [caption id="attachment_86156" align="alignleft" width="350"] Le Colonel-major Ibrahima Dahirou Dembélé[/caption] « La sécurisation des institutions de la République à Bamako sera entièrement assurée par les forces de sécurité », a tranché le colonel-major, chef d’Etat-major général des armées malienne, Ibrahim Dahirou Dembélé. Qui plus est on ne peut plus clair lorsqu’il lance avec un ton empreint de suffisance : « Cette reconquête, c’est toujours les troupes maliennes d’abord. Personne ne fera cette guerre à la place du Mali. Les autres viendront en appui, en aviation, en logistique ». L’exception malienne ne finira jamais de surprendre. Et voilà une main demandeuse, contorsionnée sous l’effet de la douleur, qui pose des conditions. C’est à se demander si elle est réellement consciente du danger qui la guette. Les maîtres du désert, pardon les adeptes de Lucifer qui revendiquent un islam rigoriste, n’ont-ils pas dit qu’ils rêvent de soumettre le pays tout entier et les territoires adjacents à la charia ? La plupart des experts militaires qui sillonnent l’Afrique qu’ils connaissent comme la paume de leur main, n’ont-ils pas dit qu’aucun pays subsaharien, fut-il le grand Nigeria, tout seul, ne peut faire face à l’hydre vorace de l’islamisme mouvant qui sévit dans le septentrion du Mali ? Plus qu’une parole de polichinelle, c’est un avertissement qui appelle les autorités à mettre leur appareil cérébral en marche pour éviter un énième fiasco. Apparemment négligé ou balayé du revers de la main, on a l’impression qu’une bonne partie de l’establishment politique et militaire, aveuglée par les lueurs du pouvoir, s’enlisent dans des calculs d’épiciers, quitte à garder une main mise sur l’appareil d’Etat. Sinon, on ne comprend pas pourquoi elle refuse ne serait-ce que l’intervention au sol de leurs frères d’armes de la région ouest-africaine. C’est la peur bleue d’être contrebalancé qui pousse ce groupe à surfer sur des terminologies ronflantes et séduisantes comme "fierté nationale, honneur, dignité, grandeur"... Il n’est point besoin d’être clerc pour comprendre que quoi qu’il ait de sa bouche mesurée, donné l’impression d’être séduit, le président intérimaire, Dioncounda Traoré, copieusement passé à tabac sous le regard complice et complaisant des éléments affectés à sa sécurité, ne voit pas d’un mauvais œil que des unités de la Mission de la CEDEAO au Mali (MICEMA) assurent la sécurité des institutions de la République et participent à la reconquête du Nord du pays. Même un enfant sait que si les soldats de la MICEMA ne débarquaient pas à Bamako, le président ne serait plus qu’un « hobereau » permanemment angoissé, à la merci du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) qui inspirera, sans nul doute, chacune de ses décisions. Et c’est certainement ce que la CEDEAO veut éviter en insistant sur la protection des autorités de la transition. A ce jeu, il faut dire que c’est le Mali qui est desservi, d’autant plus qu’il va falloir patienter encore pour que les institutions ne soient consolidées et que la reconquête des territoires perdus ne soit entreprise. Sauf que dans le pire des cas, le comportement des autorités maliennes peut fâcher les dirigeants de la CEDEAO et briser le dynamisme avec lequel ils recherchent tambour battant des solutions pour que Mali de l’éternel Mari Djata retrouve son lustre d’antan. Pour qu’on n’en arrive pas là, une fois n’est pas coutume, il convient de rappeler aux hommes forts de Bamako qu’on ne dirige pas un Etat avec des appréhensions et des sentiments. Adama BAYALA Sidwaya - Burkina Faso - 20/08/2012  

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Commentaires (83)

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toure mamadou
toure mamadou 14 ans
je vous souhaite désormais d'avoir une plume heureuse. le mali ne sera jamais la risée de ses voisins.Vous gagnerez rien en pourfendant nos autorités. Nos dirigeants actuels ont le souci du peuple. les colporteurs de mauvaises augures comme ce piètre journaliste n'auront de place ni dans l'espace, ni dans l'oreille, ni dans le cœur des maliens. Moi je souhaite toujours du bonheur pour nos frères du Burkina.
Camara
Camara 14 ans
S'il s'agit seulement à se venter le malien serai le plus fort que le diable ,mais pourquoi ne faites pas analyse approfondis . Sachez que l'arme que l'ennemi est entrain d'utiliser contre le Mali ,c'est armement du Mali que sanogo et son group ont fuit et les abandonner.tu peux donner tout à cet arme il ne va pas se diriger ver le nord.il y'a des civile à gao et Tombouctou qui ont fait la résistance seulement bâton contre de ce qu'on appele arme sofistique Donc voilà la réalité .
Soumaré
Soumaré 14 ans
On s'en moque de la CEDEAO j'ai la ferme conviction que le MALI peut se de cette situation. on ne veut pas que notre pays soit un dépotoir de mercenaires ivoiriens et burkinabés. ADO n'a pas pu honorés tous les engagements avec pris avec ses mercenaires qui lui ont permis de s’installer donc la situation du MALI est la bien venue pour se débarrasser eux.
tiefari
tiefari 14 ans
le mali est foutu avec avec autant de bornés et d'aveugle!!! quelle honte pour mon pays!!! la cedeao n'a qu'à rejoindre le MNLA pour se mettre à l'abri sinon les fuyards malien vont créer des problèmes à toute la sous région, et en ce moment dira adieu au nord!!! quelle bassesse d'esprit de la part de certains de mes compatriotes!!!
zoro2
zoro2 14 ans
J'espère pour tous ceux qui veulent voir débarquer les troupes de la CEDEA au Mali, qu'il ne sera pas trop tard pour le Mali quand vous aurez réellement compris ce que veut la CEDEAO. Je peux vous dire que non seulement elle n’œuvre pas pour le bien du Mali (exple: elle veut imposer le MNLA comme interlocuteur dans les négociations avec les groupes d'occupation) mais qu'en plus elle est manœuvrée par une partie de la classe politique malienne pour des intérêts sordides. La CEDEAO veut envoyer ses troupes uniquement à Bamako et pas au Nord! Alors, que ces troupes restent chez elles; AVEC OU SANS ELLES LE MALI VAICRA, IN CHALLAH
Jack
Jack 14 ans
Je suis parfaitement contre vs analyse tout soldat de la CEDEAO doit rester à Bamako pour la sécurité et les militaires maliens doit ce battre contre les bandits armer.
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