Marchés, programmation des législatives, bradages de l’économie, nominations Veut-on saboter le mandat d’IBK ?

20 Août 2013 - 20:45
Mis à jour: 13 ans
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Après une présidentielle réussie, les regards des états-majors politiques sont tournés à présent vers les élections législatives, histoire pour de nombreux aventuriers politiques de  grignoter quelques signes de légitimité.   [caption id="attachment_164372" align="alignleft" width="245"]Le président par intérim sortant malien, Dioncounda Traoré, le 17 juillet 2013 à Abuja  © AFP Le président par intérim sortant malien, Dioncounda Traoré, le 17 juillet 2013 à Abuja
© AFP[/caption] Dans cette fièvre politico-électorale, le gouvernement de la transition en fin de mission n’est pas si bien avisé de se lancer dans une offensive de continuation, disons de prolongation de dossiers plus ou moins encombrants.     En effet, à la lecture de l’actualité on peut légitimement se poser la question de savoir à quoi jouent les autorités de la transition ?     Tout d abord, qu'est ce qui peut pousser un pouvoir  crépusculaire à négocier et conclure tant de marchés et de contrats en déphasage manifeste avec ses deux mandats  dont la seule source de légitimité est le consensus national et international, à savoir : libérer le nord et organiser les élections ?     Cette propension  illégitime à vouloir rester  aux affaires va encore  plus loin avec à la cuvée une silencieuse opération de bradage du patrimoine public de l’Etat qui soulève la question suivante : le gouvernement cherche t-il à frayer un désert matériel au futur régime chargé de reconstruire un pays déjà à terre ?     Tout de même, qu'est ce qui emmène ce même gouvernement à se projeter dans la programmation d’élections législatives au 27 octobre prochain alors que ni les textes, ni les circonstances ne l’y obligent réellement ?     En vérité, l'objectif in fine de  toutes ces manœuvres n'est il pas de nourrir une entreprise susceptible d'empêcher au nouveau président de la République  d'avoir une majorité parlementaire  pour lui infliger, qui sait,  une cohabitation désastreuse ?     C’est dire que les spéculations sur ces faits assimilable a du sabotage vont bon train, encore que, convenons-en  une fois pour toutes, tous  ces actes décalés par rapport à l attente réelle de la population,  ne résisteront point à la très probable censure et  révision de l'imperturbable  futur locataire de Koulouba, qui garde un silence respectable et républicain depuis la fin de la campagne pour le second tour.     L'élection d'un nouveau président de la république dans la concorde et la transparence est venue rassurer les opinions les plus sceptiques sur la capacité du peuple malien à dessiner son avenir et à tenir la boussole de sa réhabilitation. Dans ce sens,  il  était attendu de tout pouvoir dit de transition d'assurer la continuité historique pour donner  corps et sens à l’Etat, et à la Nation une raison sacerdotale ! Mais au regard de  ce qui  passe de façon vertigineuse depuis quelques semaines et vu ce qui a été posé comme acte de gouvernement, on peut dire objectivement que notre fameuse transition nous donne du grain à remoudre : nominations à outrance aux postes de responsabilités,  passation de marchés de plusieurs dizaines de milliards en procédures exceptionnelles,  octroi  de licences de téléphonies, achats de centaines de véhicules civils  , autorisations   d'explorations pétrolières, etc. Quel gâchis !     Cette attitude détériore l'atmosphère de la bonne marche de l'Etat et du respect du principe républicain. Il aurait été plus sage et plus politiquement correct de laisser certaines prérogatives gouvernementales mais hélas délicates à la prochaine équipe qui aura les coudées franches pour mieux les conduire avec responsabilité et obligation de résultat après en avoir analysé tous les contours.     Mettre un nouveau gouvernement avec tant de défis latents  dans un océan d'engagements antérieurs à son mandat, dans un  contexte aussi délicat,  c’est  le pousser lâchement à  s’aventurer sur un champ de mines où chaque pas  peut s'avérer grave de conséquence. Apres le geste de Soumaila Cissé, le 3ème et dernier  gouvernement de la transition doit savoir raison garder et se consacrer à préparer un terrain propice à la stabilité  et au passage de témoin en toute assurance et esprit de responsabilité.  En un mot, ne poser aucun acte d’inconfort  pour le futur et légitime gouvernement. Le peuple averti du Mali prendra ses gardes et ne tombera pas dans ces pièges tendues à dessein. Il s'assumera résolument dans la cohérence de ses options claires du 28 juillet et du 11 août 2013.  A bon entendeur salut !   Souleymane SIDIBE pour Maliweb.net

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Commentaires (19)

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nouveau French pseudo
nouveau French pseudo 13 ans
Pour ma part, on ne me fera JAMAIS avaler que la nomination du crétin est le SEUL fait de Dionkiss! Il est certes criticable sur bien des points, mais il n'est pas non plus complètement débile! Lancer cette nomination ne pouvait QUE soulever la rage et la vindicte de 90% du peuple, ne pouvait QUE mettre notre armée fragile en ebullition, etc, etc... Et aucun homme politique NORMAL n'aurait pris sur lui de s'attirer les foudres d'un pays tout entier par une telle énormité! Aucun! Et surtout à quelques jours de partir... Cette nomination (qui coïncide très curieusement avec l'inévitable "remerciement" qu'IBK devait à Sanogo pour son soutien, très curieusement!...), et Dionkiss ne peut qu'avoir été dans tout ça l'exécuteur officiel de cette forfaiture! Je suppose que la contre-partie que celui-ci peut en attendre devait être suffisamment alléchante! Mais le silence TOTAL d'IBK démontre et confirm un peu plus son implication personnelle! A mon sens...
Le General de Corps d'Armee Sanogho
Le General de Corps d'Armee Sanogho 13 ans
TU REVIENDRAS A' DE MEILLEURS SENTIMENTS INCHALLAH!!! POUR LE MOMENT, C'EST LA HAINE QUI ENVAHIT TON PETIT COEUR!!!
nouveau French pseudo
nouveau French pseudo 13 ans
Quand aux contrats signés en catastrophe avec des sociétés fictives enregistrées aux Caïmans, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un piège quelconque destiné au gouvernement suivant, mais plus simplement, d'un désir sordide (et systématique!) de se bourrer les poches avant de partir!
Comment Dioncounda et sa bande de merde peuvent-ils se permettre de prendre des decisions aussi graves qui engagent l'avenir de notre pays a quelques semaines de leur depart?Dioncounda et son equipe ne devraient gerer que les affaires courantes surtout au momnet ou nous avons un President elu? La pratique republicaine veut que le president elu soit consulte sur de telles decisions et que celui-ci mettre son veto si necessaire.Dans ce pays ,la seule chose que l'on sait faire de mieux c'est le vol.Ceux qui croyaient que cette crise aura ouvert les yeux aux maliens ,doivent dechanter.Nous avons un peuple mal eduque qui ne voit rien venir jusqu'a ce que les choses lui petent a la figure.
Le General de Corps d'Armee Sanogho
Le General de Corps d'Armee Sanogho 13 ans
C'EST BIEN LE MEME KINGUIRANKE' QUI A INSULTE' LE MALI EN DECHIRANT SON PASSPORT...MALIEN ET EN DISANT QU'IL N'AVAIT PLUS RIEN A' VOIR AVEC LE MALI! KINGUIRANKE, DJONCOUNDA A TOUJOURS SON PASSPORT... MALIEN ET IL EST LE PRESIDENT PAR INTERIM DU... MALI!!! IL FAUT CESSER TON THEATRE. DJONCOUNDA EST LE PRESIDENT JUSQU'AU 4 SEPTEMBRE. UNE FOIS QU'IBK PRETE SERMENT LE 4 SEPTEMBRE 2013 COMME PRESIDENT DU MALI, IL PRENDRA LES MESURES QU'IL JUGERA NECESSAIRES POUR NOTRE FASO. POUR LE MOMENT, C'EST DJONCOUNDA LE PRESIDENT. NE MELANGEONS PAS LES CHOSES!!! L'ETAT C'EST LA CONTINUITE'!!! JE PEUX TE DONNER COMME EXEMPLE L'ANCIEN PRESIDENT AMERICAIN GEORGES H. BUSH QUI A DECIDE' D'UNE INTERVENTION MILITAIRE AMERICAINE EN SOMALIE EN DECEMBRE (APRES SA DEFAITE AUX URNES FACE A' CLINTON)! POURTANT IL SAVAIT QUE CLINTON ALLAIT LE REMPLACER EN JANVIER!!! L'ETAT DOIT CONTINUER A' FONCTIONNER NORMALEMENT!
Tu es peut etre aux USA mais tu ne connais pas l'actu americaine mieux que moi.En envoyant les GIs en Somalie,Bush a bel et bien obtenu l'aval de Clinton d'abord.
Alsace
Alsace 13 ans
Le peuple doit descendre dans la rue pour chasser ce Gouvernement avec des gourdins. Il n'est constitué que d'inconscients incompétents!
aissa maiga
aissa maiga 13 ans
vous avez raison Alsace. cependant , nous peuple comprenons tous ces actes posés et ne jujerons aucunement IBK sur des actes qu'il n'a pas posé malgré que l'état soit une continuité. quand aux nominations bidons tout sera reboulé.J'ai pourtant depuis hier dit sur maliweb que j'ai l'impression que Dionkounda regrette la réussite des élections et qu'il n'a pas envie de partir.
cloclo
cloclo 13 ans
Le mathematicien, sournoisement veut détruir le Mali après son départ. Si non comment comprendre qu'un interimaire qui doit partir dans peut de jour face des nominations injuste dans une armée dejat divisée? Il n'a plus le droit de nommer qui que se soit.Son mandat est terminé. Djonhiss veut trahir le Mali car il ne pensait pas que le mali allait réussir son élection. Maintenant, il veut le K.O. J'ai confiance à Kankélétigui qui s'aura gérer cette situation d'injustice car les maliens ont voté ton intégrité et non ta complaisance. Ne tombez pas dans ce piège posé par ce Djonkiss qui veut toujours le pouvoir qu'il n'aura plus jamais au Grand Mali. Dieu aimant le Mali, a voulu que Djonkiss nous revelle sa vrai nature avant que les Maliens ne le prennent pour un Héros Attention Grand IBK les maliens vous regarde et maintenant Tolérence ZERO. La jeunesse ne se laissera plus trompé
Stip
Stip 13 ans
Petite analyse politique: Il faut vite aller aux élections législatives. Les dates arrêtées sont bonnes pour la principale raison qu’il faut doter aussitôt le pays d’une assemblée légitime permettant au nouveau président de gouverner démocratiquement. Sinon le président serait obligé de gouverner par ordonnances faute de majorité collée aux suffrages exprimés. Ainsi, IBK n’a nullement intérêt à repousser ces dates car la dynamique actuelle lui permet en toute probabilité d’avoir une majorité absolue ou relative à l’assemblée, conditions préalables pour appliquer son programme et avant d’aborder les dossiers chauds. De plus, le fait que les dates soient fixées dores et déjà par les autorités de la transition garantit la neutralité du processus engagé. Et les contraintes temporelles seront respectées par le nouveau pouvoir.
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