Moussa Mara à l’ouverture du congrès de lancement de son parti «Yèlèma, le changement» : «Nous sommes un parti jeune mais surtout un parti de jeunes»

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Rassembler la jeunesse, défendre politiquement ses intérêts, bâtir un Etat protecteur et solide, construire un malien citoyen responsable, édifier une société libre, juste et transparente ancrée dans ses valeurs culturelles. Voilà quelques idées maîtresses autour desquelles se construit la vision du parti Yelema, le changement que vient de lancer l’ex-maire de la commune IV Moussa Mara et ses amis. C’était le vendredi dernier au Palais de la Culture en présence de plusieurs partis politiques.

En troquant son soulier d’indépendant contre le basket de partisan, impossible de croire que le jeune Mara n’a pas mesuré tous les défis qu’il aura à affronter mais aussi les opportunités qui s’ouvrent à lui dans cette nouvelle aventure. Cela d’autant qu’il pourra compter sur une large frange de la jeunesse, qui a soif de changement et qui a été séduite par sa performance durant son court passage à la tête de la mairie de la commune IV.

En sortant massivement et en bravant la pluie le vendredi après-midi lors de l’ouverture du congrès de lancement, cette jeunesse a montré qu’elle place beaucoup d’espoir en ce parti Yèlèma, le Changement qui entend se positionner comme le porte-drapeau des aspirations de changement d’une jeunesse désœuvrée face à l’avenir et décidée à ne plus être spectatrice mais actrice dans le jeu politique : "Nous sommes un parti jeune mais surtout un parti de jeunes" a , en effet, lancé Moussa aux jeunes militants. De même que  pour lui, "Le parti Yèlèma, ce sont des milliers de jeunes qui ont un idéal de changement, qui veulent changer pour créer un nouveau destin pour le Mali. Le Parti Yèlèma doit être un parti poussé par la base, il ne doit pas être un parti tiré par le haut".

Pour autant Mara, conscient que le changement ne peut se faire sans l’apport de toutes les couches de la société, a souligné la nécessité d’une meilleure compréhension avec les aînés : "le parti Yelema est pour tout ceux qui veulent le progrès du Mali. Nous avons besoin des bénédictions des parents. C’est main dans la main que nous pouvons construire le Mali de demain que nous appelons de nos vœux".

Prenant son courage à deux mains en lançant ce parti, Mara n’entend pas baisser les bras après le feuilleton judiciaire qui a abouti à son éjection de la mairie qui,  pour les uns "est une cabale judiciaire pour barrer la route à ce jeune audacieux qui veut  bousculer l’ordre des choses" et pour les autres "le prix à payer à l’arrogance et l’ingratitude de l’ex-compagnon de lutte qui après avoir atteint son objectif a oublié ses vieux amis".

Le combat politique promet, dans tous les cas de figure, d’être rude d’autant plus que les partis politiques poussent comme des champignons sur le paysage politique.

Même si Mara peut dire, haut et fort, que "ce que nous avons préparé depuis des années a abouti à quelque chose de grand, de fort avec lequel il faut compter dans ce pays", il lui sera difficile, mais pas impossible, de marquer sa singularité voire de s’imposer dans ce maelstrom politique. Il pourra compter, dans cette lutte, sur des alliances avec plusieurs partis, bien que de moindre envergure.

C’est le cas du Mouvement du Comité révolutionnaire du Mali (MCRM) qui a assuré son soutien au parti Yèlèma, de l’UDM pour qui le "parti Yèlèma est capable du changement et nous avons vu qu’il est un partenaire avec lequel on peut aboutir à quelque chose", de Fama pour qui "après ce lancement, rien ne sera plus comme avant" etc.

Quant aux grands partis, ils sont plus réservés, à l’image du RPM qui a indiqué que "même si la valeur n’attend point le nombre d’années, il faut persévérer pour le bien-être des Maliens" ou de l’URD qui souligne que "ce lancement est un symbole fort à l’adresse de la classe politique. C’est un parti avec qui il faut compter surtout dans le développement du Mali".

Notons que ce congrès, qui a duré trois jours, a été marqué par des travaux en ateliers qui ont permis aux 400 délégués environ de plancher sur la relecture des textes, le processus de projet de société, la standardisation des outils… Il a été aussi l’occasion de mettre en place un comité central d’ici le congrès constitutif du parti prévu  dans un an et une conférence de presse sur lesquels nous reviendrons.

Mamadou Lamine DEMBELE

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