Poursuites judiciaires contre ATT : Jusqu'où ira IBK ?

28 Déc 2013 - 17:29
Mis à jour: 13 ans
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La justice malienne, à travers une lettre (N°285/PG-Cs) que le Parquet général de la Cour Suprême vient d’adresser à l‘Assemblée Nationale (siège de la Haute Cour de justice), laisse envisager la possibilité de l’ouverture de poursuites judiciaires contre le président déchu, Amadou Toumani Touré, en exil au Sénégal. [caption id="attachment_187393" align="alignleft" width="344"]Amadou Toumani Touré, l'ancien président malien. Getty Images Amadou Toumani Touré, l'ancien président malien.
Getty Images[/caption] Dans cette correspondance, le Parquet Général énonce un certain nombre de griefs sur la base desquels celui qui a dirigé le pays, de 2002 à 2012, pourra comparaître un jour devant la justice de son pays. Au terme de cette correspondance du Parquet général, ATT pourra être entendu, en sa qualité de président de la République et chef suprême des Armées au moment des faits, d'avoir «facilité la pénétration et l’installation de forces étrangères sur le territoire national », « d’avoir détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale, la démoralisation de l’armée et l’opposition à la circulation du matériel de guerre»…   Ces dernières années, notre pays a souffert d’un manque de responsabilités qui peut se situer à plusieurs niveaux et jusque dans la haute sphère de l’administration. Il est évident que «Pour l’honneur du Mali et Pour le bonheur des Maliens », il faut laisser la justice se saisir de tous les cas où le pays a subi des torts.     Dans ce cadre, ATT, président démocratique élu et renversé par un coup d’Etat militaire, peut parfaitement être entendu par la justice de son pays, comme c’est le cas de bien d'autres personnes aujourd’hui.   Mais, comme aime souvent le dire un homme politique bien connu de  la place : «il faut savoir raison garder».     En effet, comment comprendre que dans un pays où la justice ne manque ni de ressors ni de canaux de communication appropriés, que ce soit le gouvernement qui se substitue à celle-ci, aux cours et aux tribunaux, pour informer l’opinion publique sur une question relevant de la compétence de la justice?   Comment justifier cette énième intrusion de l’Exécutif dans le domaine du judiciaire et dans un pays où les magistrats tiennent à leur indépendance  comme à la prunelle de leurs yeux.     La question que beaucoup se posent dès lors est celle-ci : Pourquoi le gouvernement de Oumar Tatam Ly ne laisse t-il pas le soin à la justice (souveraine ?) de choisir l’opportunité de communiquer sur une telle question ? Dès lors, la vérité n’est-elle pas à chercher ailleurs ? A travers cette sortie médiatique, l'Etat ne cherche t-il pas à détourner l’attention de l’opinion qui, ces derniers temps, est particulièrement tournée vers la question de la libération toujours attendue de Kidal ? Est-ce une simple coïncidence que cette lettre du Parquet général datant du 18 décembre dernier, ne soit rendue publique que le vendredi 27 décembre dernier, c’est-à-dire le même jour où des organisations de la société civile ont investi les rues de Bamako pour exprimer leur frustration et exiger de l’Etat que toute la lumière soit faite sur le cas de Kidal où la France est soupçonnée d’entretenir une certaine complicité (complaisance) avec le Mnla.   Face à un problème aussi urgent comme l’intégrité du territoire, ils sont assez nombreux nos compatriotes  à s’interroger sur l'opportunité de ce communiqué du gouvernement qui tombe dans un contexte qui lui enlève toute pertinence. Tel un cheveu dans la soupe.   Certains vont jusqu’à se demander comment la justice peut prendre une telle décision à un moment où le pays existe à peine, et où une procédure aussi grave, comme celle visant le général Amadou Haya Sanogo, attend d’être conduite à son terme.   Quand on est en face de questions aussi urgentes, la logique veut qu’on évite de disperser inutilement ses efforts.     La fragilité du climat social est-il favorable à ce que ATT soit tout de suite jugé ? L’ancien président de la République a, peut-être, commis tous ceux dont la justice veut aujourd’hui le poursuivre ; mais il s’agit de faits qui ont, à la limite, été cautionnés par certains hommes politiques aujourd’hui aux affaires. Au nom du consensus, un «plat» autour duquel ATT avait, en son temps, convié la classe politique. La plupart des hommes politiques ont préféré faire le choix de leurs propres intérêts, en regardant le pays…sombrer dans la déliquescence.   Aujourd’hui, vouloir entendre ATT est, certainement, normal pour la justice malienne. Elle est, en effet, parfaitement dans son rôle. Mais le véritable défi est, aujourd'hui, de savoir jusqu’où la justice est-elle prête à aller pour situer toutes les responsabilités, directes et indirectes, affichées ou non, dans les faits qui ont concouru à l’effondrement de notre pays.   Papa Sow  / Maliweb.net  

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Commentaires (34)

User
cobra noir
cobra noir 13 ans
HONTE AU IMPERIALISTES... Qu'on ne nous divertisse pas. Ce n'est pas le Mali qui veut intenter un procès contre ATT. C'est plutôt la France des Sarkozy, de Chirac et compagnie qui ont pillé la Libye de Kadhafi qui veut la tête de ATT. IBK n'est que leur marionnette. Tout simplement parce que ATT en sait trop sur les coups bas de la France et de ses dirigeants en Libye. En plus ATT a tenu tête à plus d'une fois à la France et lui a dit ses vérités dans les cas notamment des expulsés Maliens de France, dans le soutien à Gbagbo Laurent,dans les négociations africaines pour faire éviter les bombardements de la France et de l'OTAN sur la Lybie. BREF!!! ATT en sait trop; et il faut à tout prix l'anéantir. Ce n'est seulement un procès qui est préparé mais son assassinat qui est entrain ainsi d'être programmé. HONTE AU IMPERIALISTES ET DELINQUANTS POLITIQUES!!!!!!
sambpu
sambpu 13 ans
Koro KING."ATT a déjà été puni par un coup d’etat..."donc ce n'était pas la peine de juger GMT aussi!C'est vrai les villas de la sécheresse sous GMT, les milliardaires de la démocratie (SBM)sous AOK & ATT,mais sous le camarade Modibo Keita aussi les miliciens auraient été pires qu'Hitler selon des témoignages de l'époque!Il parait que le peuple malien avait faim sous Modibo et l'opposition aurait même été "détruite" suite à l'assassinat de ses leaders (Fily Dabo-Dicko...). :twisted:
Kinguiranke
Kinguiranke 13 ans
Diabate en democratie c'est le peuple qui a travers le bulletin ou la rue fait la decision, dans ce cas IBK fait la chasse aux sorcieres et c'est dommage. ATT a deja ete puni par un coup d'etat, il faut aller de l'avant car les detournements ont existe sous GMT avec les villas de la secheresse avec AOK avec les premiers milliardaires maliens, son fils Collnel dans l'armee et ainsi de suite. IBK etait parmi les gouvernants au Mali alors qu'il se regarde dans le mirroir, il n'a as pu declarer ses biens comme ses ministres.
Kassin 13 ans
La cour: À la barre l'accusé ! ATT: je jure de dire toute la vérité rien que la vérité La cour: Vous étiez bien le président de la république du Mali entre juin 2002 et mars 2012? ATT: oui monsieur le président! La cour: Vous avez prêté serment conformément à la constitution du 25 février 1992 du Mali. Oui ou non? ATT: oui monsieur le président La cour: Ce qui suit est un extrait de cette constitution. Je le lis: "TITRE III : DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Article 29 : Le président de la République est le chef de l'Etat. Il est le gardien de la Constitution. Il incarne l'unité nationale. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des Traités et Accords internationaux. Il veille au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et assure la continuité de l'Etat." Vous le confirmez oui ou non? ATT: oui monsieur le président! La cour: Aviez vous le sentiment d'avoir garantie l'intégrité du territoire du Mali durant votre présidence? ATT: le Mali est trop vaste et la rébellion au nord date de 1963. La cour: quelle est la superficie du Mali? ATT: 1241 231 Km2 La cour : Très bien! C'est exact et c'est la même superficie que quand vous vous présentiez aux élections présidentielles de 2002 et 2007. Le saviez vous oui ou non? ATT: oui monsieur le président! La cour: Malgré tout vous avez prêté serment devant le peuple malien de garantir l'intégrité du territoire malien le sachant très grand? ATT: C'est exact monsieur le président. La cour: Qu'avez vous fait pour respecter votre serment alors? ATT: j'ai confié l'armée à d'autres personne monsieur le président. La cour : Avez vous pris le soin de bien vérifier le travail de ces personnes ? ATT: Non votre honneur, pas vraiment. Je les ai fait confiance. La cour: Et selon vous la confiance écarte le contrôle malgré votre serment de président de la république! ATT: En quelque sorte monsieur le président! La cour: Avez-vous connaissance de l'insécurité qui régnait au nord et de son infiltration par des forces armées obscures depuis le début des années 2000? ATT: Oui monsieur le président! La cour: Qu'avez vous fait pour les déloger? ATT : Nous avons privilégié le dialogue pour les persuader de quitter notre pays puisqu'ils n'étaient pas maliens pour la plupart. Nous n'étions pas assez équipés pour les combattre militairement d'autant plus que l'armée avait quitté le nord depuis en faveur des accords de paix avec la rébellion arabo touareg. C'était pour éviter un bain de sang au Mali. Vous savez monsieur le président j'ai toujours été pacifiste. La cour: Qui était responsable de l'équipement de l'armée? ATT: Les chefs d'état majors généraux et particuliers de l'armée! La cour: Ils étaient responsables devant qui? ATT: Devant les ministres de la défense. Votre honneur! La cour: Les ministres de la défense devraient répondre à qui? ATT: Ils devraient répondre devant les premiers ministres. Votre honneur... La cour: Les premiers ministres répondaient défend qui? ATT: Ils répondaient devant l'assemblée nationale. Votre honneur! La cour: Ils ne répondaient devant vous en tant que président? ATT: Non. Votre honneur! La cour: Et qui les nommait et qui présidait les conseils de ministres? ATT: Lobbo à votre honneur! La cour: Et vous pensiez que vous étiez dans votre fonction de président de la république conformément à l'article 29 de la constitution du Mali? ATT: Oui à votre honneur car je suis uni avec Lobbo par le lien sacré du mariage pour le meilleur et pour le pire. C'est monsieur le maire qui nous a dit. Et je ne pouvais plus écarter Lobbo car nous vivions le meilleur à Koulouba après avoir galerer tout ce temps dans les camps militaires du Mali particulièrement à Djikoroni para. ******** C'est ainsi que le présidant de la Haute Cour de Justice du Mali tomba en syncope, foudroyé par une crise cardiaque. La séance est levée jusqu'à nouvel ordre et jusqu'à nomination d'un nouveau président de la Haute Cour. Pour les Internautes du monde entier et la Web Press, c'était Kassin depuis Bagadadji à Bamako!
SISSOKO
SISSOKO 13 ans
EST-IL LE MOMENT CRUCIAL POUR METTRE ATT DERNIERE LE BARREAU? CHERCHONS A METTRE L'EAU AU FEU ET NON LA POUDRE. JUGER ATT EST BELLE ET BIEN NECESSAIRE,MAIS PAS POUR L'INSTANT CAR LE DEGRE DE NOTRE AMEURTUME S'EMPURE DE JOUR EN JOUR. CONTUNIONS A ETEINDRE LE FEU SANS ARRIERE PENSER. L'ETAT MALIEN DOIT RENFORCER SA DIPLOMATIE ET COOPERER AVEC LA SOUS REGION POUR LA RESOLUTION DE CETTE CRISE,LES ECHAUFFOUREES QU'IL PORTE SUR SA TETE COMME UNE FEMME PRETE POUR LE MARCHE.
lepassant
lepassant 13 ans
ils font rire ces maliens !!!!!!!!!!
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