Sékou Diakité secrétaire général de la section ADEMA-PASJ de la commune II “Nous ferons de la Commune II le bastion de l’Adema-Pasj”

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La section Adema-Pasj de la commune II veut être un exemple de rayonnement, de la défense des idéaux du parti des abeilles en commune II. En tout cas, c’est la volonté affichée par le premier responsable de cette section, Sékou Diakité qui l’a affirmé au cours d’une causerie-débat sur l’historique et le bilan des 10 ans du pouvoir Adema-Pasj.

C’est dans un siège plein à craquer que cette causerie-débat organisée par la jeunesse Adema-pasj de la commune II s’est déroulée. Deux thèmes étaient au programme. Il s’agit de “l’Adema-Pasj, de la clandestinité à la prise du pouvoir en 1992” présenté par l’ex ministre, Dr Ousmane Sy. Le second thème portait sur le “bilan de la gestion du pouvoir Adema-Pasj” présenté par un autre ancien ministre, Makan Moussa Sissoko.

Pour le premier responsable de la jeunesse Adema-Pasj de la commune II, Mohamed Cherif Coulibaly cette rencontre fait partie du plan d’action de leur bureau afin d’inculquer aux jeunes les valeurs du Parti, de faire d’eux de bons militants capables surtout de défendre les idéaux de leur formation politique.

Premier à se réjouir de l’organisation de cette causerie-débat, c’est sans nul doute le secrétaire général de la section Adema-Pasj de la commune II, l’ancien ministre Sékou Diakié. A le croire, ce débat est opportun surtout qu’à cette période on entend de plus en plus des contrevérités sur la gestion de leur parti.

“L’Adema-Pasj a pris le pouvoir dans les meilleures conditions en 1992 et elle l’a rendu dans les meilleures conditions en 2002, cela est un fait indéniable”, a soutenu l’ancien ministre tout en rappelant que, de nos jours, le parti des abeilles est une institution au Mali car, dira-t-il, depuis 30 ans il y a des militants Adema-Pasj, des familles et des villages Adema. “Ce ne sont pas des contrevérités qui vont effacer cela” a soutenu l’ancien ministre. Il a par la même occasion rassuré les militants et les anciens du parti que la section de la commune II ne ménagera aucun effort pour que leur formation politique continue de briller.

“Nous ferons de la commune II un bastion du Parti, un endroit qui servira de tremplin pour le rayonnement de ses valeurs”, a ajouté Sékou Diakité

“N’eut été le coup d’Etat

de 2012, l’Adema-pasj allait gagner les élections”

A la suite de M. Dakité, l’ancien ministre, le Pr Makan Moussa Sissoko, dans son exposé, s’est aussi réjoui du bilan du parti des abeilles aux affaires. “Sous le règne de l’Adema-Pasj plusieurs programmes ont été lancés dans différents domaines, à savoir la justice avec le Programme décennal de la justice (Prodej), l’éducation et la culture avec le Prodec, dans le domaine de la santé avec le Prodes “a introduit le conférencier, tout en insistant que la liberté a été  fondamentale dans leur programme, suivie de la légalité. “C’est grâce à cette liberté arrachée par le mouvement démocratique que l’actuel Premier ministre peut parler de nos jours sans être inquiété”, a rappelé le Pr Makan Moussa Sissoko.

Evoquant le bilan scolaire sous l’Adema-Pasj, il poursuivra : “En 1991, le taux de scolarité dans l’enseignement fondamental était de 28%, il est passé avec le Prodec à 64 % en 2000. Le nombre d’élève est passé de 500 000 en 1992 à plus de  1 600 000 en 2002. Le budget dédié à l’éducation été revue à la hausse  de 20 milliards à plus de 50 milliards durant cette décennie. Dans le domaine de l’enseignement secondaire en 1992, il n’y avait que 18 lycées au Mali, en 2002 les lycées sont passés à 78. Des universités ont été aussi créées. Si les autres avaient continué sur la même lancée que l’Adema-Pasj, le Mali allait atteindre les 100% en taux de scolarité. Ceux qui disent que l’Adema a détruit l’enseignement n’ont qu’à prouver au moins que le Parti a construit des infrastructures et amélioré le taux de scolarité”. Toujours dans le cadre du Prodec, a soutenu le Pr Sissoko, des monuments ont été construits, à savoir la Pyramide du souvenir, l’Obélisque, des villes comme Djenné ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. “L’ensemble instrumental et le ballet ont été développés durant cette période, sans oublier de nombreux festivals qui ont vu le jour” a-t-il ajouté. S’agissant du volet santé, le Pr Makan de poursuivre que son développement a été exponentiel. Poursuivant dans cette logique, il révèlera qu’en 1992, l’Etat n’accordait que 5% à la santé de la population, ce pourcentage a été multiplié selon lui par deux sans oublier le développement du libéralisme dans le secteur de la santé, ce qui a fait passer de 83 officines de pharmacie en 1992 à plus de 293 en 2002.

“Auparavant il n’y avait ni Cscom, ni centres de santé de référence. Aucun secteur n’a été oublié car pendant cette période Adema-Pasj, la volonté politique était aussi là. On l’a vue avec les événements sportifs internationaux dont la Can 2002 avec la construction des stades à Bamako et à l’intérieur du pays. Ces infrastructures sportives ont coûté à l’Etat plus de 85 milliards Fcfa” a soutenu le Pr Makan Moussa Sissoko. “Ce que l’Adema a fait dans le domaine de la jeunesse et des sports, aucun autre régime n’a fait pareil. Par contre, aujourd’hui nos stades sont disqualifiés par la Confédération africaine de football. Tandis qu’en 2002, en termes d’équipements sportifs, le Mali était devant le Nigeria et la Côte d’Ivoire” a-t-il ajouté. Il s’est vanté de la politique de l’emploi durant les 10 ans des abeilles à Koulouba, avec notamment la création de l’Anpe, du Fafpa. Le monde rural, selon Makan Moussa Sissoko, n’était pas aussi en reste avec la mobilisation de 60 milliards Fcfa à travers le Pasaop et 98 milliards Fcfa avec le PNIR.

Pour les infrastructures routières, d’importants travaux ont été faits selon le conférencier, notamment à travers des bitumages de routes, sans oublier le transport aérien. “Avant 1992, le Mali ne contrôlait que 20% de son transport aérien, ce taux est passé à 40 % en 2002. Des progrès ont été aussi réalisés dans le domaine de l’électricité, de l’eau potable. Le grand mérite de la gestion de l’Adema a été de sauvegarder le régime républicain, la démocratie pluraliste. Mais malheureusement, nos successeurs n’ont pas pu sauver ces principes. Les coups d’état ne tombent du ciel, ils sont la conséquence d’une gestion désastreuse. Nous, nous avons fait les 10 ans avec plusieurs crises, mais l’Etat était fort” a-t-il révélé. Toute chose qui a fait dire au Pr Makan Moussa Sissoko que, n’eut été le coup d’Etat de 2012, l’Adema-Pasj allait gagner les élections présidentielles prévues cette année.

Il faut aussi rappeler que l’un des temps forts de cette conférence a été surtout l’intervention du Pr Ousmane Sy, qui a développé le thème : “Adema-Pasj de la clandestinité à la prise du pouvoir en 1992”. Une occasion qu’il a aussi saisie pour faire la genèse de cette formation politique et se féliciter de son bilan. “Soyons fiers de le dire, le Mali que nous avons remis en 2002 à Amadou Toumani Touré était un Mali reconstruit, respecté en Afrique et dans le monde. A l’époque de gens pensaient que nous n’allions pas tenir et certains ont tout fait aussi pour que nous ne tenions pas, mais malgré tout nous avons tenu, faisant aujourd’hui de l’Adema-Pasj le seul parti qui a fait 10 ans au pouvoir et passé le relais pacifiquement”, s’est réjoui l’ex ministre, Ousmane Sy. Cette causerie-débat qui avait pour modérateur l’ancien président de la jeunesse Adem-Pasj de la commune II, Bassala Haïdara, a été ponctuée par des témoignages des anciens dont l’ex président de l’Assemblée nationale, Pr Ali Nouhoum Diallo.

                           Kassoum THERA

 

 

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