Zeynab Mint Youba et son mari démarchent déjà l’ADEMA !’’

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L’information, nous la tenons d’une source très proche du CE Adema. Un couple Rpm, et pas n’importe lequel. Monsieur est cadre et non moins conseiller à la Marie du District et premier adjoint de Moussa Badoulaye Traoré, Madame est ministre de la Santé. Dr Yéhiya Maïga et Zeynab, puisqu’il s’agit d’eux, sont sur le point de regagner la ruche et démarchent activement leurs anciens camarades afin d’y revenir. Histoire de rester dans les grâces du général Président. Avec les temps qui courent, on n’est jamais trop prudent. Seul hic : ils souhaiteraient que le transfert se fasse sans tambour ni trompette. Or, au sein les abeilles habituées à jubiler en pareilles circonstances, il y a des grincements de ….mandibules. Car, pour elles, un tel retour doit faire au contraire l’objet d’une fête, en tout cas sous l’œil de la caméra, le meilleur témoin qui soit. Allah Akbar !

La ministre de la Santé, Dr Maïga Zeynab Mint Youba, rechigne à toute idée de quitter son fauteuil gagné par la grâce de son parti, le Rpm. Pour y rester, elle serait prête à tout, retourner à l’Adema s’il le faut. C’est selon une source proche des abeilles, l’alternative envisagée par la ministre et son époux, Dr Yéhiya Maïga, conseiller municipal et non moins adjoint du Maire du District. Mais comment s’y prendre ?

Le couple Tisserand qui redoute de vivre en opposant, a approché ceux d’en haut pour faire part de son désir de quitter le Rpm pour rejoindre la famille originelle, la ruche.

Seulement, il veut agir sans tapage ni publicité. Autrement dit, monsieur et madame ne souhaiteraient pas s’asseoir à une table sous le regard de la camera pour annoncer leur départ du Rpm et leur retour dans la famille originelle. Un retour que seul justifie la volonté de voir Madame maintenue à son poste.

Mais, il y a un gros mais : ce retour en catimini n’a pas l’heure de plaire à la Direction nationale de l’Adema habituée à fêter les abeilles égarées qui retrouvent le chemin de la ruche. Témoignent les cas des caciques du Miria, de la Cnd ainsi que des conseillers municipaux indépendants.

Ayant de bonnes raisons de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale chaque fois que de telles opportunités s’offrent à la vieille Ruche, Dioncounda et ses amis accepteront-ils un tel atterrissage ? Surtout lorsque les postulants du jour ne reprocheraient pas grand-chose à leur parti, mais souhaitent tout simplement préserver les avantages d’un poste juteux.

Sait-on jamais ?   

Dans notre parution d’avant-hier lundi, sous le titre «ATT-IBK à Bagadadji ; Une bataille à la Pyrrhus ?», nous attirions l’attention du Président sur le préjudice que lui causerait une éventuelle volte-face des ministres.

L’équation, pour ATT, écrivions-nous, est bien simple ? «Il n’a d’autre choix que d’aller de l’avant dans ce jeu et tout louvoiement, tout atermoiement ne lui seront que préjudiciables encore. Il se doit de pousser désormais le Rpm de manière bien plus élégante à assumer son destin, celui d’un parti crédible, responsable et jouant son rôle d’opposant sérieux.

En clair, au lieu de prendre ce parti en otage en gardant ses ministres au gouvernement, il devrait les en démettre. Parce que, s’il attend que ces derniers le fassent d’eux-mêmes, ou à la demande de leur parti, ce n’est pas probablement demain la veille. Car dans ce Mali, il existe une jurisprudence en la matière. Leur maintien dans de telles conditions n’est d’aucune utilité pour le Président, qui n’aura ainsi entre les mains que des hommes discrédités, désormais sans influence réelle, et qui ne tarderont pas à rejoindre dans l’opprobre et l’infamie tous leurs tristes devanciers qui, pour avoir préféré les dorures d’un poste ministériel à l’honneur et à la fidélité à leur parti d’origine, ont tout perdu par la suite et ont quitté le devant de la scène par la petite porte. Aller au bout de la logique serait une manière pour le Président ATT d’éviter d’insulter l’avenir en ce qui concerne le Rpm (sait-on jamais ?) ATT pourra démontrer ainsi qu’il reste un homme responsable qui sait, quelque soit ce qu’il en tire en terme de regret et d’inconfort, prendre ses responsabilités et aussi des décisions difficiles et douloureuses dictées par les évènements….»

Nous aurions souhaité que nos appréhensions restent de simples appréciations.

Mais voilà que moins de soixante douze heures après, Mint Youba, apprend-on, ne veut plus des Tisserands et fait la cour à l’Adema. Sait-on jamais ? Peut-être qu’avec cet autre saut dans l’inconnu, ATT la gardera à son poste. Dieu sauve le Mali !

Sory Haïdara

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