RPM prévient contre ce que IBK appelle un «tsunami post-électoral»

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A quelques semaines de l’élection présidentielle d’avril 2007, le Rpm a engagé la réflexion autour du processus électoral en cours dans notre pays. C’était les 17 et 18 février à l’hôtel Nord Sud, en présence des délégués du Parti socialiste (Ps) sénégalais du président Ousmane Tanor Dieng et du Ld-Mpt, parti de Abdoulaye Bathily du Sénégal. Tous deux candidats à l’élection présidentielle du Sénégal de ce dimanche 25 février2007 contre le Président Abdoulaye Wade. La Mauritanie était représentée par l’UFP, un autre parti en course pour l’élection présidentielle en Mauritanie.

Décidément, Ibk est allé triller dans les rangs des présidentiables de ces pays. Une façon pour lui de bien outiller ses partisans et de mettre son parti, le Rpm, à l’abris de ce que d’aucuns, au sein du parti des tisserands, ont qualifié de « hold up électoral » de 2002. A cette liste de partis invités à la rencontre de dimension internationale, s’ajoutent des partis maliens qui sont : Rdr, Sadi, Parena, Miria, Rdt, Cds, Copp, Adema, Bara, Mpdp et des organisations politiques et associatives comme l’Adj, la Convergence 2007 et l’Amupi.

Les communications étaient assurées par d’éminents intellectuels, hommes de droits, universitaires. Comme M. Gerard, de la fondation Jean Jaures, l’universitaire Albert Bourgi, Maître Mamadou Gakou et certains conseillers du ministre de l’administration territoriale.

Tsunamis post- électoraux

L’objectif des tisserands, en organisant une telle rencontre, c’est de débattre de toutes les questions susceptibles de créer des contestations qui peuvent naître d’un mauvais déroulement du scrutin. Il s’agit selon les propres termes du président IBK de prévenir contre ce qu’il a appelé un tsunami post- électoral. La réflexion à laquelle le Rpm a convié tout ce beau monde porte sur la meilleure façon bannir la tricherie, le mensonge, la violence dans le déroulement des élections de 2007. Sinon ce ne sera par faute d’avoir suffisamment averti.

Parce qu’en effet, et c’est bien connu de tous désormais, le Rpm dit ne plus se laisser avoir, comme ce fut le cas en 2002, estime t-il.
Celui qui s’est présenté à ses hôtes et à ses invités comme l’artisan de la paix sociale au Mali, victorieux de la présidentielle de 2002 selon son discours, n’entend plus se laisser faire.
Abdoulaye DIARRA

Régime d’ATT, pire que les précédents régimes !

Tout porte à croire que le patron du Rpm est loin de se retrouver dans le Mali du président Amadou Toumani Touré. En quatre ans de régime, tout y est passé. Les valeurs sacro-saintes de la République sont bafouées dira IBK. L’imposture démocratique, l’insolence et la médiocrité sont, aux yeux d’IBK, les traits de caractère du Mali. Et pour mieux donner crédit à ses propos, le président Rpm compare le régime d’ATT aux autres régimes. Un verdict sans appel : le régime de ATT est pire que tous les régimes précédents. Pour IBK, tout est mis en œuvre pour encourager le régionalisme ; un danger d’éclatement de l’unité nationale profile à l’horizon, a-t-il dit. Au Rpm, on estime que tout le travail fourni par les régimes précédents pour la sauvegarde des valeurs républicaines est aujourd’hui compromis. «Nous n’avons pas lutté pour une république bananière », s’insurge le président du Rpm.

Abdoulaye DIARRA

Les coups de gueule : «le Takokelen ne se fera pas ici», dixit IBK

A l’ouverture des travaux, le président du rassemblement pour le Mali, Ibk, n’est pas allé avec le dos de la cueillere pour dénoncer certaines pratiques et agissement des hommes du pouvoir. Le constat brossé par le patron du Rpm est loin d’être reluisant. IBK ne s’est pas embarrassé de formules pour lancer : « le Mali ne saurait se satisfaire d’une médiocrité, telle que nous nous la vivons aujourd’hui…Pourquoi ce pays se laisse trimballer, comme une république bananière ?»

Pour Ibrahim Boubacar Keita, tout est mis en œuvre pour assurer à ATT le Takokelen. A l’en croire, cela ne pourra pas être possible. Puisque, soutient-il, «une élection présidentielle n’est pas du fétichisme, c’est plutôt de la technique».

Le président du Rpm est convaincu que lui et ses militants, ses proches amis, surtout ceux du Fdr, -cet un autre regroupement en gestation pour contrer ATT- sauront tenir plus que bon. Que également, «les patriotes sont vigilants et veilleront à ce que le Takokelen ne se fera pas».
Loin de se laisser intimider par le slogan «Takokelen », IBK donne de la voix et lance un défi à ce qu’au Rpm, certains ont qualifié d’apprentis sorciers. «Vous avez en face de vous des hommes intelligents, pétris de patriotisme. Le pouvoir doit faire extrêmement attention » a martelé Ibk.

A. DIARRA

«Nous ne reconnaissons plus le héros du 26 Mars ATT doit partir»

A bien observer la forte mobilisation réussie par le Parena, hier au Cicb, et à bien décrypter le message des dirigeants du parti, force est de se convaincre que le Bélier blanc a poussé une troisième corne. Une corne, comme chez les anciens, pour battre le rappel de ses troupes de l’intérieur et de l’extérieur. Une corne pour mettre définitivement à terre et bouter hors de Koulouba le président ATT, cible de toutes interventions du jour.

L’enjeu est incommensurable et le jour (18 février 2007) fera certainement date dans les annales politiques maliennes. Car, investir son candidat à lui dans le contexte du Mali actuel où le reniement est devenu la règle, la responsabilité l’exception, relève de la gageure. Mais, comme l’a si bien dit Moussa Bala Diakité, président des jeunes du Parena, «une telle décision est naturellement celle à laquelle on s’attend d’un parti sérieux et crédible». Le président du Parena parle d’ailleurs, à propos du choix de présenter un candidat Parena en 2007, d’une «maturation qui a été longue». Longue mais peut-être pas difficile parce qu’elle procède d’un constat selon lequel, «la République, la démocratie et la morale publique sont en danger». Cet avis du président Téibilé Dramé donne toute la mesure de la dimension de l’ambition des hommes, des femmes, des jeunes et des vieux du Parena.

La prééminence du Mali dans la candidature du président Dramé est certes évidente. Ce «Mali pour lequel, nous devons tous et toutes accepter de mourir…Ce Mali pour lequel beaucoup d’entre vous et d’entre nos compatriotes ont connu les privations, la prison, les brimades et l’exclusion … Nous communions avec ta souffrance, avec ton angoisse, l’angoisse de ta jeunesse, l’angoisse de tes enfants…».

Son engagement pour un «Mali débout et fier» et la verve de son discours en faveur des combattants d’hier et d’aujourd’hui trouvent toute leur signification dans la force et la conviction avec laquelle le président Dramé a dénoncé les déviations et dérives du régime ATT.

Un régime qui, selon lui, fait dans le «larbinisme» et la «médiocrité».

Son dernier message de candidat s’adresse d’ailleurs au président ATT. Après que Tiébilé ait appelé, sans fioritures, à le rejoindre «pour imposer l’alternance et pour mieux préparer l’avenir», il demande à ATT «pour la cause du Mali, à ne pas briguer un second mandat». Pour lui, ATT est en fin de mission. «Il était venu pour cinq ans», et il doit s’en aller. Le président Tiébilé est allé plus loin en affirmant que : «Nous ne reconnaissons plus le héros du 26 mars».

BELCO TAMBOURA

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