Trois des neuf prétendants à la présidentielle malienne ont officialisé leur candidature à 48h de la clôture.

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APA-Bamako (Mali) – A moins de 48 heures de la date limite du dépôt des candidatures pour la présidentielle d’avril prochain au Mali, seuls trois des neuf candidats ont officialisé leur candidature en déposant leurs dossiers auprès de la Cour constitutionnelle du Mali, a-t-on appris mercredi de bonne source dans la capitale malienne.

Le dernier à s’être acquitté de la formalité est le candidat Blaise Sangaré, investi seulement mardi par la Convention Sociale Démocrate (CDS), une formation politique bien implantée dans le sud du pays et disposant de quatre des 147 députés composant l’Assemblée nationale du Mali.

M. Sangaré a été précédé dans sa démarche par Ibrahim Boubacar Keita, président de l’Assemblée nationale et président du Rassemblement Pour le Mali (RPM), allié à quinze autres partis au sein du Front pour la Démocratie et la République (FDR, opposition).

Le tout premier dossier reçu par la Cour constitutionnelle du Mali est celui de l’actuel président Amadou Toumani Touré qui a solennellement proclamé mardi à Nioro du Sahel, dans l’ouest du pays, sa candidature pour un second et dernier mandat de cinq ans.

Six autres candidats investis dont Soumeylou Boubèye Maiga de « Convergences 2007 », Modibo Sangaré de l’UNPR (Union Nationale Pour la République) et Tièbilé Dramé du PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale) n’avaient, jusqu’à mardi dans la nuit, pas déposé de dossier.

Il en est de même pour Oumar Mariko du SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance, de Mme Sidibé Aminata Diallo du REDD (Rassemblement pour l’Education au Développement Durable) et du Dr. Madiassa Maguiraga du PPP (Parti Populaire pour le Progrès).

La demande de candidature à l’élection présidentielle doit, au terme de la loi malienne, être adressée au président de la Cour constitutionnelle au plus tard le 30ème jour précédent le jour du scrutin, en l’occurrence le 29 avril prochain.

Le dossier doit comporter une photo d’identité, un certificat de nationalité, un casier judiciaire et porter la signature d’au moins dix députés, ou 45 conseillers communaux répartis sur l’ensemble du territoire.

Le candidat doit, en outre, s’acquitter d’une caution de 10 millions de francs cfa exigible dans les deux jours suivant la déclaration de candidature à la Cour constitutionnelle.

Cette caution était de 5 millions de francs cfa lors de la précédente présidentielle de 2002 qu’avait remportée Amadou Toumani Touré au second tour face à l’actuel président de la Commission de l’UEMOA, Soumaila Cissé.

Source: AT/od/APA
28-03-2007

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