La Revue de la presse écrite malienne du 24 juin 2020

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L’INDEPENDANT 

Le quotidien L’Indépendant, dans sa parution, accorde une interview à Cheick Oumar Sissoko à propos de la médiation Ouest-Africaine:  “La CEDEAO avait le devoir de prendre des sanctions contre le régime d’IBK et de sonner l’alerte”.

Le président de EMK, l’ancien ministre Cheick Oumar Sissoko a réaffirmé la volonté du M5-RFP de  “poursuivre la lutte jusqu’à la démission d’IBK et de son régime”. L’homme qui a immortalisé les événements sanglants de Mars 1991 et joue un rôle de premier plan dans l’actuelle contestation revient sur la  “dispersion des émissaires”,  la rencontre avec la mission de la CEDEAO, la velléité d’une démission de la Cour constitutionnelle, la dissolution de l’Assemblée nationale et le moral des militants. Entre autres.

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Concernant la menace de mort contre le journaliste Malick Konaté : La Maison de la Presse met en garde les auteurs contre «toute atteinte sur la personne du journaliste»

Menace de mort contre le journaliste Malick Konaté : La Maison de la Presse met en garde les auteurs contre «toute atteinte sur la personne du journaliste».

Quant au dossier Bakary Togola, président de l’APCAM, L’Indépendant nous parle du transfert de la prison centrale de Bamako à l’hôpital Alcaz à Banamkabougou pour raison de santé. Présumé avoir détourné des ristournes évaluées à 9,5 milliards destinés aux cotonculteurs, Bakary Togola jouit d’un confort VIP dans cette clinique où il y reçoit ses épouses, ses amis, proches sans avoir de compte à rendre à qui ce qui soit.

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Parlant de l’insécurité, le journal annonce les regroupements terroristes dans les secteurs de Sokola,  Dogofri, Diabali et Kita (situé à 80 km de Léré).

Après l’embuscade meurtrière contre l’armée à Bouki Wéré, non loin de Diabali, les groupes terroristes rodent à nouveau non loin de cette localité. Selon les sources locales, ils seraient en réorganisation dans le Kouroumari et menaceraient de soumettre la population locale à l’application stricte de la charia.

NOUVEL  HORIZON 

Ce quotidien nous relate la position de Issa Kaou NDjim  après la rencontre entre le M5-RFP et l’EPM, hier.  Pour ce dernier, les revendications  du M5-RFP sont claires … “Si quelqu’un doit faire une offre ça doit venir de l’intéressé et non de la majorité”.

« Nos revendications sont claires, elles sont consignées dans un  document : Nous avons demandé au Président et son régime de démissionner », a réaffirmé le porte-parole de la CMAS, Issa Kaou Djim.

Dans le même journal, la Convergence des Forces Républicaines en démonstration de force le samedi prochain pour soutenir les institutions de la République. Au cours de ce rassemblement, elle entend prouver au monde entier que la majorité des Maliens ne sont pas pour la démission du chef de l’Etat,  Ibrahim Boubacar Keita et de son régime.

Dans cette parution, l’Imam  Mahmoud Dicko a été reçu par le représentant de l’UE, hier.

Dans le cadre de la recherche des solutions pour l’apaisement  du climat socio-économique en ébullition depuis l’entrée du Mouvement du 5 juin-Rapatriement des Forces Patriotiques (M5-RFP) dans la danse, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Bart Ouvry a reçu l’Imam Mahmoud Dicko hier mardi 23 juin 2020. Cette rencontre entre l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Bart Ouvry et Mahmoud Dicko, il nous revient qu’à cette occasion, l’ambassadeur de l’Union européenne a remercié l’Imam Dicko pour sa sage décision du vendredi 19 juin 2020n de ne pas sombrer le pays dans le chaos. Il a touché du doigt les recommandations de la mission de la CEDEAO.

 

MALI-HORIZON

Nous parle de la Crise sociopolitique : Des pistes pour sortir de l’impasse

Pour ce journal, une démission du président de la République est trop lourde de conséquences pour que le M5-RFP renonce à cette exigence pour accepter un modus vivendi salvateur pour la République.

Il est important que les leaders du M5-RFP mesurent toutes les conséquences d’une éventuelle démission du président de la République : suspension de la coopération internationale, suite à un probable embargo, fermeture des frontières, fermeture des sociétés et entreprises, licenciements massifs des travailleurs des secteurs privés et parapublics, etc., étaient le  lot du Mali de mars à mai 2012 après le coup d’Etat de Amadou Aya Sanogo. Et il n’est pas exclu que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la situation difficile que vit déjà le pays soit aggravée par ces contestations légitimes susceptibles de précipiter le pays dans le chaos. Surtout que ces manifestations civiles ne peuvent obliger le président de la République à démissionner que si l’armée ou une partie de cette institution s’y mêlait…

 En outre, pour de nombreux acteurs politiques, la crise sociopolitique actuelle  doit être réglée par des décisions courageuses affectant sérieusement la vie de la Nation. Celles-ci doivent s’inspirer des erreurs que le régime actuel a longtemps commises.

La Rédaction de maliweb.net

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