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        <title><![CDATA[Info-Matin]]></title>
        <link>https://www.maliweb.net/rss-feeds/feed/author/InfoMatin</link>
        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Info-Matin]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: FLA, le poker menteur des terroristes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-fla-le-poker-menteur-des-terroristes-3107589.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 24 Jul 2025 09:30:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incapable de tenir tête aux forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires sur le terrain, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés semble trouver un nouveau terrain de chasse : les cabales médiatiques dans le but de semer la panique chez les populations civiles. Mais, c’était sans compter avec la puissance de feu des FAMa qui multiplient les succès militaires.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous les feux de l’armée malienne et ses partenaires, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés, incapable d’affronter directement les FAMa sur le terrain, semble trouver une autre méthode de combat pour semer la panique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis un certain temps, les combattants et militants dudit groupe ont investi les réseaux sociaux avec des mensonges distillées avec malice pour couper le sommeil aux populations civiles des régions du nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis qu’un convoi de l’armée malienne a quitté Gao le 10 juillet dernier en direction de Kidal, le FLA et ses alliés terroristes ont multiplié les actions de désinformation dans le but de saboter cette mission hautement stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 21 juillet 2025, on apprend qu’un militaire russe du nom de Igor Nesterov a perdu la vie le 14 juillet dernier à Alkite, une information relayée par un site Ukrainien, pays dont le soutien aux terroristes du nord ne fait pas l’objet d’aucun doute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans montrer le corps de la victime, le site de propagande Ukrinform affirme que Nesterov a trouvé la mort après l’attaque d’un hélicoptère ait été abattu lors d’une embuscade tendue par les terroristes du FLA à Alkit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un incident qui n’a jamais fait l’objet de confirmation de la part de la DIRPA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ses actions de propagande, ce qui est évident, c’est que ces terroristes sont en train de mourir part dizaine depuis près de deux semaines, comme en témoigne les communiqués de l’Etat-major.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, depuis que le président Assimi a quitté la Russie le mois dernier, la doctrine est très claire au sein de l’armée, plus d’actions et moins de parole. C’est ainsi que le convoi de l’armée qui a quitté Gao est arrivé, le samedi dernier, à Aguelhok sans encombre malgré les embuscades, les EEI, les drones kamikazes et la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que ces derniers temps des cabales médiatiques faisant état que Kidal et plusieurs localités de la région sont encerclés par les terroristes ont circulé sur les réseaux sociaux. Une information démentie par le commandant de zone de défense n°7 sur les antennes de l’ORTM avant d’appeler au calme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, la cabale ne s’arrête pas là. Dernièrement, c’est la communauté Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) qui a été la cible de cette campagne de propagande et de manipulation, présentée comme étant les nouveaux alliés des terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué publié le 19 juillet 2025, la Coordination des chefs de fractions Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) a démenti ces rumeurs faisant état d’un prétendu ralliement de la communauté Imghad au Front de Libération de l’Azawad (FLA).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qualifiant ces allégations de « sans fondement », la Coordination dénonce une tentative délibérée de semer « confusion et discorde » parmi les populations de Kidal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mensonge et la propagande sont donc devenus le sport favori des ex-rebelles de Kidal. A travers cette stratégie improductive, ils essayent désespérément de faire rallier des populations à leur cause perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Justice et libertés: Mara encore… Moussa Mara, l'ex-Premier ministre malien]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice-et-libertes-mara-encore-moussa-mara-lex-premier-ministre-malien-3107585.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le plus célèbre lanceur d’alerte malien, l’ancien Premier Moussa Mara occupe encore, à sa grande satisfaction, devant de l’actualité.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 23 Jul 2025 20:18:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la maladresse d’un régime qui prête flanc aux entourloupes politiques. Embourbé dans une procédure judiciaire qu’il a cherché par son penchant maladif à être sur les réseaux sociaux, Mara a trouvé l’occasion rêvé de paraitre comme l’opposant principal que la transition traque et empêche de voyager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l’empêchant de quitter Bamako pour Dakar afin de participer à une conférence internationale sur la paix et la sécurité dans le Sahel, organisée par la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung les 22 et 23 juillet, les autorités de transition victimise Mara et lui offre une précieuse tribune, à lui et à ses avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Mara en tant qu’un ancien chef du gouvernement Premier ministre n’est pas sans savoir que quand la justice retient une personne pour les suites d’une procédure, il n’est pas logique pour cette personne puisse faire le pigeon voyageur sans l’accord de la justice. Mais, dans sa ‘‘situation de sursis’’, Mara cherche l’incident, la faute, le scandale… et on le lui offre sur un plateau d’argent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement, comment dans les conditions qui sont celles de notre pays aujourd’hui, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a pu s’entourer de sa famille pour vouloir aller à Dakar assister à une conférence ; dans ce climat délétère de notre pays où les soupçons tiennent lieu de preuves ? Un expert-comptable fut-t-il ancien Premier ministre est-il le mieux placé pour parler de sécurité en l’absence de toutes les autorités sécuritaires du Sahel ? Qu’est-ce qu’il recherche ? La provocation ? Le buzz ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, pourquoi ne pas informer les autorités judiciaires de son intention de voyager avec ses enfants et son épouse, sachant que la procédure dont il fait l’objet au niveau du pôle de la lutte contre la cybercriminalité suit son cours ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui savent tant soit peu des arcanes judiciaires savent que c’est normal qu’une personne qui fait l’objet d’une procédure pénale en cours comme Moussa Mara puisse être interdit de quitter le territoire du pays. En effet, dans la législation malienne, il est courant que des restrictions de sortie du territoire soient imposées à une personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire, notamment si celle-ci peut entraîner une peine d’emprisonnement. Selon les praticiens du droit, cette mesure vise à garantir que la personne reste à la disposition des autorités judiciaires pour les besoins de l’enquête ou du procès, et à prévenir tout risque de fuite. Encore que nous ne prêtons à Mara aucune intention de faire la malle avec sa famille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est éviter le spectacle que Mara a offert ce lundi 21 juillet 2025 à l’aéroport que la loi a instauré l’exigence d’une autorisation de sortie du territoire comme pratique courante lorsque des restrictions judiciaires sont en place. Cette autorisation doit généralement être demandée auprès du juge chargé de l’affaire ou d’une autorité compétente (par exemple, le procureur ou un juge d’instruction). La demande doit souvent être accompagnée de justificatifs précisant les raisons du voyage, la destination et la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Code pénal (Loi N°2024- 028 du 13 décembre 2024) permet aux autorités judiciaires de prononcer des mesures restrictives, telles que l’interdiction de sortie du territoire, dans le cadre de sanctions pénales ou de mesures conservatoires pour des personnes impliquées dans des procédures judiciaires (par exemple, en cas de suspicion de crimes ou délits graves). L’Article 424 du Code de la Procédure pénale (Loi N°2024- 027 du 13 décembre 2024) prévoit spécifique des cas où une interdiction du territoire peut être ordonnée. Dans le cadre de la Législation sur la sécurité nationale, des lois spécifiques, telles que celles relatives à la lutte contre le terrorisme (par exemple, Loi n° 08-025 du 23 juillet 2008 portant répression du terrorisme) ou la criminalité organisée, permettent aux autorités de restreindre les déplacements, y compris la sortie du territoire, pour des raisons de sécurité nationale ou publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme ailleurs, les autorités administratives, comme le ministère de l’Administration ou le Ministre de la Sécurité, peuvent imposer des interdictions de sortie du territoire par des arrêtés ou décisions administratives, souvent dans des contextes de crise ou pour des raisons politiques ou sécuritaires. Ces mesures peuvent être prises sans texte législatif précis, mais elles doivent respecter les principes constitutionnels et les droits fondamentaux garantis par la Constitution du 22 juillet 2023 (articles 14 et 17, relatifs à la liberté de circulation).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la législation malienne, une interdiction de sortie du territoire peut être prononcée dans les cas suivants : enquêtes judiciaires ou poursuites pénales ; raisons de sécurité nationale ; mesures administratives dans des contextes politiques ou de crise ; protection judiciaire pour les mineurs ; dettes ou obligations financières ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, toute interdiction de sortie du territoire doit respecter les droits fondamentaux garantis par la Constitution malienne, notamment la liberté de circulation. Une mesure jugée arbitraire ou sans base légale peut être contestée devant les tribunaux maliens, comme la cour d’appel ou la Cour suprême. Les avocats de Moussa Mara, par exemple, ont exigé la levée immédiate de l’interdiction, arguant qu’elle était une «mesure de fait» sans fondement légal clair.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si c’est un peu tiré par les cheveux, l’incident de l’aéroport offre à l’ancien Premier Moussa Mara du pain béni. Le refus des autorités de la transition de le laisser sortir pour faire le globe-trotter le permet de projeter sur lui l’image de victime expiatoire d’un régime autoritaire aux abois qui embrigade et réduit au silence toutes les voix discordantes. Cet incident renforce sa position de figure de proue d’une opposition sous pression sinon sous éteignoir. Revers de la médaille : l’affaire de l’aéroport pourrait limiter sa capacité à s’exprimer librement ou à voyager à l’international pour des engagements politiques ou professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays avait-il besoin de ce spectacle tragi-comique ? L’incident de l’Aéroport offre une tribune à tous les adversaires de la transition pour crier haro sur le baudet et le présenter comme reflétant le climat de restriction des libertés dans un pays désormais caporalisé. Même si l’interdiction de voyager imposée à une figure de premier plan comme Moussa Mara envoie un signal fort aux autres opposants ou voix critiques, accordons-nous sur la vérité qu’elle renforce l’image d’une transition autoritaire et d’un régime martial qui cherche à contrôler le débat public. De telles mesures sont susceptibles de nuire à l’image internationale de notre pays et compliquer les efforts de dialogue et réconciliation en vue d’un retour à la normal dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Laissez Mara aller où il veut. Laissez-le parler et agir dans le respect de la loi. Les anciens disent : a ye ben ciébakoro ni berè ma ; nka ciebakoro ni kuma mugu, a ye a bla a ka teme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">EL HADJ SAMBI TOURÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tebboune: le tricheur]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/tebboune-le-tricheur-3107513.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé, ce vendredi soir 18 juillet 2025, une interview périodique à trois représentants de la presse algérienne : la représentante de la télévision publique nationale (Canal Algérie), le représentant de la chaîne privée Ennahar Tv et le représentant de la radio nationale (Afriqia FM).]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:54:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme à son habitude, l’octogénaire aux commandes à Alger n’a pas dérogé à la règle de son sport favori, celui du jonglage avec les faits et la triste réalité. Sur la situation de notre pays et celle du Sahel en général, le président algérien ne prend pas seulement ses options comme verset du Coran, il prend toutes ses distances avec la vérité sur son soutien au terrorisme contre notre pays. Car il doit être le seul chef d’Etat sur cette planète à ignorer que le FLA (front de libération de l’Azawad) est un groupe terroriste qui s’allie avec des groupes terroristes (JNIM, EI) contre le Mali. Nous avons fait pour vous l’économie de ses affirmations scandaleuses ; et notre éclairage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la politique de bon voisinage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé, lors d’une rencontre avec la presse nationale, diffusée dans la soirée du vendredi 18 juillet 2025, l’attachement de l’Algérie à la politique de bon voisinage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a estimé qu’il n’y a pas d’autres solutions que la politique de la main tendue. « Jamais je n’userai de menaces ou d’autres envers nos frères maliens. Ce n’est ni de notre nature ni de notre philosophie. Notre doctrine, c’est le bon-voisinage. Moi, j’y crois. Si les autres n’y croient pas, c’est leur problème …Nous n’utilisons jamais le langage de la menace avec nos frères. Il n’est pas de notre philosophie et de notre nature de le faire. Nous sommes attachés au bon voisinage. Si les autres ne croient pas à cela, c’est leur affaire. Si vous agressez nos frontières, nous réagissons. Le reste, si vous demandez de l’aide, nous sommes prêts à répondre à votre requête», a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces affirmations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au cours de sa rencontre traditionnelle avec des représentants des médias algériens, résument l’état réel des relations de l’Algérie avec ses voisins, plus particulièrement notre pays. «Il n’y a pas de crise avec nos voisins. Il y aurait crise s’il y avait eu agression. Il se trouve qu’un voisin veut réduire ses relations avec moi. Que puis-je y faire ?». L’accusation facile. Pourquoi le président accusateur ne tente pas de contredire les griefs que notre pays porte contre l’Algérie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le voisin en question qui n’est que le Mali continue de dire sans être contredit par les faits accablants que l’Algérie continue d’encourager les groupes armés séparatistes et terroristes contre notre pays, que l’Algérie est le parrain du « terrorisme » au Sahel à travers le gite et couvert qu’elle offre aux terroristes sur son sol.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la médiation algérienne dans notre pays<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En quoi l’Algérie est « la plus grande université de lutte contre le terrorisme » au point que le Mali inspire de la catastrophe, expérience qui exporte et entretient le terrorisme sur son sol depuis 1990 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui Monsieur le président de la République algérienne populaire et démocratique, «Le Mali connaît une instabilité entre le Nord et le Sud, depuis 1960, soit deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. (Oui, vous êtes) intervenus à chaque fois (pour apaiser les tensions). Les Présidents (Ahmed) Ben Bella, (Houari) Boumediène et Chadli (Bendjedid) sont tous intervenus pour régler la situation, jusqu’à aboutir au processus de l’Accord d’Alger de 2015». Mais pourquoi, à votre grand désarroi, «au Mali, on considère cela comme une ingérence dans (nos) affaires intérieures ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Tebboune a-t-il dit toute la vérité ? Sinon comment un voisin s’implique dans une crise pendant plus 60 ans sans succès ? Pourquoi, l’Algérie continue à s’accrocher à l’Accord d’Alger que notre pays a déclaré caduc le 25 janvier 2024 ? N’ka biŋe ŋinina sin be biŋe kan… «Nous n’avons jamais imposé l’Accord d’Alger. C’est un Accord approuvé par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies (ONU). Toutes les fractions maliennes l’avaient signé. Reste l’application de cet Accord, entre autres, la réintégration de ceux qui s’étaient rebellés contre l’État malien. Il s’agit d’une question interne qui ne nous concerne pas. Les Maliens sont des frères que nous n’allons jamais abandonner, contrairement à ce qu’ils disent. Le Mali reste sur nos têtes. Nous avons toujours aidé le Mali depuis notre indépendance».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors pourquoi l’Algérie ne veut-elle pas laisser à notre pays de régler cette ‘‘question interne qui ne (la) ne concerne pas’’ ? Pourquoi le président Tebboune et son pays Samakoro Sigi ŋogon jugu s’obstinent à vouloir rejeter notre option militaire pour régler la ‘‘question interne qui ne (la) concerne pas’’ au profit de la paix qui n’a pas produit d’effet depuis 60 ans ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la solution algérienne au séparatisme malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arcbouté sur ses convictions, mais sur ses doutes, le président Abdelmadjid Tebboune exclu totalement un règlement militaire de la ‘‘question interne qui ne (le) concerne pas’’: «ce que je dis, je l’assume : l’Histoire a démontré qu’à chaque fois qu’il y a eu un coup d’État, les putschistes étaient convaincus que le problème du nord du Mali devait être réglé par la force. Ils arrivent finalement au résultat que la force ne règle pas les problèmes. Nous avons toujours fait en sorte d’intervenir pour apaiser les esprits entre les protagonistes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’ancien Premier ministre (Choguel Maïga) avait critiqué l’Accord d’Alger dans un livre avant d’arriver au pouvoir. « Donc, c’était prémédité. La solution consensuelle (à la crise au Mali) est incontournable. L’Algérie a le plus défendu l’unité du peuple malien et l’unité territoriale du Mali. Nous n’avons jamais soutenu les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes calmement… », a-t-il soutenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution ? C’est le dialogue, martèle le président avec emphase et grandiloquence : «Je répète que sans une solution consensuelle, il sera difficile de trouver une issue. Aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie. Nous n’avons jamais encouragé les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes avec douceur. S’ils pensent qu’ils peuvent régler le problème par la force, libre à eux.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Alger, permettre à un groupe armé séparatiste (FLA, Front de LIBERATION de l’Azawad) de squatter son territoire comme base arrière pour combattre notre pays en vue d’obtenir son indépendance n’est pas de soutenir le séparatisme. Et le divertissant président nous dit le plus tranquillement du monde qu’aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie et qu’elle n’a jamais encouragé les séparatistes… Pourtant, c’est à partir d’Algérie que FLA attaque notre pays ; c’est en Algérie qu’il se replie pour échapper aux FAMa ; et c’est pour protéger l’alliance des séparatistes et des terroristes dans le viseur d’un de nos drones que l’Algérie a poussé le Rubicon jusqu’à l’acte d’agression et de guerre contre le Mali qu’elle dit respecter et défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les menaces de guerre algériennes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En patin instrumentalisé entre les mains des généraux mafieux, Abdelmadjid Tebboune reprend la tonalité martiale et indique la ligne rouge à ne pas dépasser : l’intégrité territoriale de l’Algérie. «S’ils demandent à ce qu’on les soutienne (pour lutter contre le terrorisme), nous sommes là. Pour le reste, nos frontières sont bien sécurisées, il n’y a aucun problème. L’armée est forte et les services de sécurité ont une grande expérience en la matière. Nous ne sentons aucune crise d’encerclement. La plus grande université de lutte antiterroriste, c’est l’Algérie. Nous avons vécu une période où il existait l’Etat du jour et l’Etat de la nuit (les années 1990). Nous avons vécu une période où on enregistrait 400 victimes (du terrorisme) par jour. Rien ne peut nous atteindre par rapport à ce qui se passe ailleurs », a soutenu le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le déploiement de Wagner au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est revenu sur le déploiement du groupe russe Wagner dans notre pays, le Mali, le président algérien a laissé entendre que «Nous ne badinons pas avec les questions sérieuses. Les Russes sont des amis, mais moi, président de la République algérienne démocratique et populaire, j’ai dit : «Je n’accepte pas des mercenaires à nos frontières », a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, la solution à la crise politique et sécuritaire est chez les Maliens, pas en Algérie. «S’ils veulent régler la crise en s’attachant à l’unité nationale, il leur reviendra de le faire. L’Algérie a toujours refusé qu’on s’immisce dans ses affaires intérieures, elle ne peut donc pas le faire pour les affaires du Mali, du Niger, du Burkina Faso ou de la Libye».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la situation au Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Samakoro déplore que les autorités de la transition aient déclaré caduc, le jeudi 25 janvier 2024, l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, sans proposer d’alternative. Ensuite, «le Mali a décidé de retirer son ambassadeur en Algérie, nous ne pouvons pas lui imposer de rester. Nous avons décidé de fermer l’espace aérien au Mali à cause du drone militaire qui est entré chez nous (abattu par les forces armées algériennes dans la nuit du 31 mars 2025 près de Tinzaouatine). Notre espace aérien est toujours ouvert avec le Niger…», a déclaré le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par El Hadj Sambi Touré<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: les divagations ministérielles]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-les-divagations-ministerielles-3107512.html</link>
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                    <description><![CDATA[Défendant sa forfaiture, le ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE a affirmé lors de son passage à l’émission Mali Kura Taasira 3 que le Mali est dans l’ordre constitutionnel après l’adoption de la constitution de juillet 2023 par référendum.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:43:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cette déclaration, l’administrateur civil s’accroche à une définition simpliste du retour à l’ordre constitutionnel qui n’honore pas son rang de ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Invité de l’émission Mali Kura Taasira 3, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE, a étalé sa méconnaissance des principes fondamentaux du droit constitutionnel à travers une affirmation tendancieuse. Celui qui est chargé des réformes politiques, sans hésitation, clame et exhibe que notre pays est déjà dans l’ordre constitutionnel, étonnamment du seul fait de l’adoption, en juillet 2023, d’une nouvelle constitution par référendum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On nous a imposé des terminologies qui n’ont rien à voir avec la réalité. Vous ne pouvez pas parler de transition à un pouvoir qui a déjà adopté une Constitution en vigueur, là où trois présidents élus ont échoué. Le simple fait d’avoir une Constitution signifie que nous sommes dans l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé pour défendre le régime en place face aux critiques de violation de la loi fondamentale. Pour se conforter dans sa thèse, l’administrateur oppose cette adoption, représentée comme une prouesse, aux différents régimes dits, selon lui, démocratiques n’ayant pas été en mesure de la réaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est évidemment un bon point pour les autorités de la transition d’avoir reçu là où trois présidents démocratiquement élus, selon lui, ont échoué à concrétiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il fait une confusion lamentable entre l’existence d’une constitution et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de rappeler que l’adoption d’une Constitution par un pouvoir d’exception, en l’occurrence la transition en cours, ne saurait, à elle seule, consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet ordre suppose non seulement un texte fondamental, mais surtout la mise en œuvre effective des institutions prévues par ce texte. En effet, un président élu au suffrage universel, un Parlement légitime issu des élections, une Cour constitutionnelle indépendante et fonctionnelle, le respect scrupuleux des libertés publiques, entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, le retour à l’ordre constitutionnel est un paquet de principes, de valeurs et de droits</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, depuis le renversement du régime de feu Ibrahim Boubacar KEÏTA en août 2020, une bonne partie de ce paquet est transgressée. La mise en place des trois organes de la transition est une illustration palpable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise à jour d’aucun des organes de la transition n’a été faite conformément à la nouvelle constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce jour, ils sont tous en conflit avec des textes du pays, à commencer par la présidence assurée par le général Assimi GOÏTA, chef d’État autoproclamé au terme d’un double coup d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce pouvoir est fondé sur la base d’une légitimité jugée populaire, non par le suffrage librement exprimé par les Maliens. Sa prestation de serment devant la Cour suprême ne saurait lui conférer la légalité d’une élection démocratique conformément aux principes constitutionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idem pour le Conseil national de Transition (CNT) qui n’est pas non plus l’émanation d’élections libres comme l’exige la loi fondamentale (article 96 de la nouvelle constitution : les membres de l’Assemblée nationale portent le titre de Député.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct. Le mode de scrutin peut être majoritaire, proportionnel ou mixte.) Cet organe qui fait office de Parlement a été constitué sur la base d’appels à candidatures au sein des « forces vives » du pays. Ses membres ont ensuite été désignés par décret présidentiel. D’où le refus de la Cour constitutionnelle de les accorder le statut de députés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des institutions, l’ordre constitutionnel garantit avant tout les libertés et droits fondamentaux. Or, malgré l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale en juillet 2023, des décrets présidentiels continuent de restreindre des libertés essentielles, telles que celle de réunion des partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment alors prétendre que le Mali est revenu dans l’ordre constitutionnel, alors même que le régime en place s’arroge des pouvoirs qu’aucune Constitution démocratique ne saurait lui conférer durablement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le retour à l’ordre constitutionnel ne saurait se résumer aux élections, l’adoption d’une constitution est aussi loin de consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, l’adoption d’une nouvelle constitution représente une étape importante dans le processus de retour à la normalité institutionnelle. Mais elle ne saurait suffire à elle seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, adopter une constitution est une condition nécessaire, mais nullement suffisante. Ce n’est qu’un point de départ vers un retour véritable à l’ordre constitutionnel, qui exige plus que des mots : des actes, des institutions fonctionnelles et une gouvernance fondée sur le droit et non sur la force. Et l’application de la constitution, dont il se targue de l’adoption, n’est à ce jour pas effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong> SIKOU BAH</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Affaire Moussa Mara: ce n’est pas fini]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/international/affaire-moussa-mara-ce-nest-pas-fini-3107394.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après deux jours d’auditions dans le cadre d’une enquête sur ses prises de position publiques dans un message posté sur X (ex-Twitter), l’ancien Premier ministre, Moussa MARA, présenté hier au procureur de la commune IV, a regagné son domicile. Il était assisté de son avocat, Me Mountaga TALL qui laisse entendre que la procédure suit son cours.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 18 Jul 2025 09:44:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>L’ancien Premier ministre malien Moussa MARA a été déféré ce mercredi 16 juillet 2025 devant le procureur de la République de la commune IV, après deux jours d’auditions à la Brigade d’investigation judiciaire, dans une procédure ouverte pour ses messages de solidarité envers des « détenus d’opinion ».</p>
<p>La veille, le mardi 15 juillet, il avait déjà passé plusieurs heures à la BIJ avant de rentrer à son domicile en soirée, indiquant dans un bref communiqué qu’il restait « serein » et qu’il avait été convoqué pour une nouvelle audition ce mercredi. Une 2e audition qui s’est déroulée sous une haute sécurité. La direction de la BIJ était entièrement quadrillée par les forces de l’ordre.</p>
<p>Cette convocation judiciaire intervient dans le cadre d’une procédure ouverte à son encontre à la suite une publication sur ses réseaux sociaux. Depuis le début du mois de juillet, l’ancien chef du gouvernement malien, président d’honneur du parti dissous Yelema (Le Changement), a multiplié les messages de solidarité à l’endroit de plusieurs personnalités incarcérées qu’il qualifie de « détenus d’opinion ».</p>
<p>Si les autorités judiciaires n’ont, pour l’heure, fourni aucune précision officielle sur les faits qui lui sont reprochés, les enquêtes préliminaires dont il fait l’objet évoquait une publication datant du 2 juin 2025 sur son compte X (ex-Twitter).<br>Dans ce message, Moussa MARA fait état de visites rendues à plusieurs personnalités publiques détenues, dont Adama Diarra alias Ben le Cerveau, Mme Rokia Doumbia dite Madame vie chère, Issa Kaou NDJIM.</p>
<p>Clément Dembélé, l’imam Bandiougou TRAORE et le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath.<br>Dans son tweet, l’ancien maire de la commune IV affirme agir en solidarité avec ceux qu’il qualifie de prisonniers d’opinion, tout en mentionnant avoir également rencontré leurs familles.</p>
<p><strong>Tout cela pour que jamais ne s’éteigne en eux la flamme de l’espoir, avait-il tweeté.</strong><br>Mais c’est la formule finale de sa publication qui aurait retenu l’attention des enquêteurs, selon des sources. Il s’agit de celle-ci : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître. Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive, et le plus tôt possible.»</p>
<p>D’après midi, l’interessé lui même dans sa page Facebook affirme regagner ses bureaux, avant de préciser : ‘‘La procédure continue. J’ai confiance en la justice de mon pays.</p>
<p><strong>Restons sereins et surtout restons derrière le Seigneur !’’</strong><br>Quelque temps après, c’était au tour de son avocat Me TALL dans un message posté sur ex-Twitter d’ajouter que les auditions de son client se sont déroulées de façon professionnel et dans la courtoisie aussi bien à la Brigade d’investigations judiciaires ((BIJ) que devant la Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako.</p>
<p>‘‘Moussa Mara, serein et calme à répondu à toutes les interrogations. Nous attendons, avec sérénité les suites qui seront réservées à cette affaire’’, a indiqué Me Mountaga TALL.</p>
<p>Le dossier est désormais entre les mains du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune IV, qui doit décider des suites à donner.</p>
<p>Selon la procédure pénale en vigueur, il peut demander le classement sans suite s’il estime les faits non constitués, renvoyer Moussa MARA devant le tribunal pour une citation directe, solliciter son placement sous contrôle judiciaire pour qu’il reste à la disposition de la justice, ou saisir le juge d’instruction en vue d’un mandat de dépôt si les faits le justifient.</p>
<p>Dans les affaires de ce type, qualifiées « d’opinion », la pratique observée reste généralement la liberté sous conditions en attendant un éventuel procès.</p>
<p>Par Abdoulaye OUATTARA</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Consommation de drogue au Mali: la jeunesse blanchie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/consommation-de-drogue-au-mali-la-jeunesse-blanchie-3107393.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali change, avec ses us, coutumes, sa foi et ses valeurs sociales. Il fut un temps où on ne demandait au jeune qui voulait se marier que s’il était musulman. Puis, on a commencé à lui demander s’il travaillait, ensuite s’il était de la Diaspora… Aujourd’hui, la question épineuse serait : prend-il de la drogue ?]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:43:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Pour cause ! L’affirmation sans support selon laquelle 70% de nos enfants seraient des drogues a fait un électrochoc dans la société. Si elle a mis la jeunesse vertueuse de notre pays sur les bancs des accusés, la prise de conscience chez les parents a été immédiate. Au-delà des prêches dans les mosquées et dans les églises pour sensibiliser sur le phénomène, les autorités et les légitimités traditionnelles se seraient impliquées en prenant le taureau par cornes : nous ne donnerons nos filles à aucun garçon qui prend de la drogue. Comment surmonter l’obstacle quand on voit d’abord en chaque jeune un junkie ?</p>
<p>Face au scandale, les autorités en charge de la lutte contre le fléau, l’Office Central des Stupéfiants (OCS), dont la mission est de coordonner les actions de prévention, de contrôle et de répression du trafic illicite de stupéfiants à l’échelle nationale, sous-régionale et internationale, montent au créneau pour restituer à la jeunesse malienne son honneur et sa dignité. Chargé d’enquêter et réprimer les infractions liées au trafic de drogues ; de collaborer avec divers services (police, gendarmerie, douanes, justice, santé) pour une lutte efficace contre le narcotrafic en partenariat avec l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) ou Interpol, l’office central des stupéfiants (OCS) du Mali est bien la structure indiquée pour distinguer le vrai de l’ivrai. Et l’OCS a dit que 70% des jeunes du Mali ne sont pas drogués. Alors, question, d’où vient cette grave accusation ?</p>
<p><strong>70% de jeunes exposés ou 70% de jeunes drogués ?</strong><br>La statistique selon laquelle 70 % des jeunes Maliens consomment de la drogue est issue d’un rapport mentionné sur plusieurs sites d’informations qui citent le président du Réseau «Un Mali sans Drogue», Sidy Mohamed Samake. Selon ce rapport, environ 70 % de la jeunesse malienne (estimée à 11 millions sur une population totale de 22 millions de Maliens) serait exposée à la consommation de drogues, avec des estimations suggérant que 7,6 millions de jeunes pourraient être concernés. Quelle est la fiabilité de cette statistique ?<br>La statistique attribuée au Réseau «Un Mali sans Drogue», semble s’appuyer sur une interprétation du Rapport mondial 2020 de l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime). Or, ce rapport ne fournit pas de données spécifiques aussi précises pour notre pays, et la mention de 70 % semble être une estimation locale plutôt qu’une donnée vérifiée par une étude rigoureuse. En effet, aucune méthodologie claire (taille de l’échantillon, méthode de collecte, définition de « consommation » ou « exposition ») n’est mentionnée, ce qui limite la robustesse de cette enquête. Par ailleurs, le terme « exposition » peut prêter à confusion. Il pourrait inclure non seulement les consommateurs réguliers, mais aussi ceux ayant expérimenté une drogue une fois ou ceux vivant dans un environnement où les drogues sont accessibles. Cela pourrait gonfler artificiellement le pourcentage. Enfin, les substances concernées par la statistique ne sont pas clairement définies (cannabis, opioïdes, drogues synthétiques, etc.), ce qui rend difficile une interprétation précise.</p>
<p><strong>D’où viennent les 70% de drogués ?</strong><br>C’est le Rapport mondial sur les drogues 2023 de l’ONUDC qui indique que 70 % des personnes en traitement pour des troubles liés à la drogue en Afrique ont moins de 35 ans. Mais cela ne signifie pas que 70 % des jeunes africains consomment des drogues. Cette donnée reflète plutôt la démographie des personnes en traitement, dans un contexte où l’accès aux soins est du reste très limité en Afrique : seulement 1 personne sur 5 en traitement pour usage de drogues en 2021. Aucune autre source fiable, comme des enquêtes épidémiologiques ou des études nationales dans notre pays, ne corrobore directement ce chiffre de 70 % pour la consommation chez les jeunes.<br>En effet, notre pays, à l’instar de beaucoup d’autres en Afrique, ne dispose pas de systèmes de collecte de données épidémiologiques aussi développés que ceux des pays occidentaux. Les estimations peuvent donc être basées sur des observations partielles ou des extrapolations. Aussi, le Réseau « Un Mali sans Drogue » a un objectif militant (sensibilisation et lutte contre la drogue), ce qui peut conduire à des estimations alarmistes pour mobiliser l’opinion publique.<br>Le pays d’Air-cocaïne est décrit comme un point de transit pour le trafic de drogues, notamment la cocaïne et le cannabis, avec une augmentation des saisies ces dernières années (toutes choses qui sont à l’actif de la douane). Cela suggère une disponibilité accrue des substances, mais pas nécessairement une consommation généralisée à 70 %.</p>
<p><strong>Une fausse accusation réparée</strong><br>Les rapports de l’ONUDC et d’organisations régionales comme la CEDEAO montrent une augmentation du trafic et de la consommation de drogues en Afrique de l’Ouest, mais aucune donnée ne valide un pourcentage aussi élevé pour notre pays spécifiquement.<br>Pour couper court à la polémique, et aux scandales, dans un communiqué en date de ce mardi 15 juillet 2025, l’Office Central des Stupéfiants (OCS) a apporté un démenti catégorique à cette information sans aucun fondement. Selon l’OCS, elle proviendrait d’une erreur de formulation relevée dans certaines déclarations publiques et reprises dans les médias. Cette affirmation, selon laquelle « 70% des Jeunes Maliens seraient des consommateurs de drogues » est erronée et ne reflète en aucun cas les données officielles issues des opérations de lutte contre la drogue au Mali, précise-t-il.<br>Pour l’OCS, les données disponibles sont : ‘‘70% des personnes interpellées pour consommation de drogues sont des jeunes âgés de 15 à 45 ans ; 25% des consommateurs interpellés sont des femmes ; 5% sont des personnes âgées. Il ne s’agit donc nullement d’une proportion de la population malienne globale, mais bien d’une répartition démographique des consommateurs de drogues interpellés par les services compétents’’.<br>L’OCS appelle les médias, les partenaires et le grand public à plus de prudence dans l’usage des données sensibles liées à la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants. Une communication rigoureuse est essentielle pour éviter toute confusion ou stigmatisation injustifiée.</p>
<p><strong>Par El Hadj Sambi Touré</strong></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: guerre et augmentation des salaires, l’UNTM n’est pas demanderesse, mais preneuse]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/sans-tabou-guerre-et-augmentation-des-salaires-luntm-nest-pas-demanderesse-mais-preneuse-3107389.html</link>
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                    <description><![CDATA[Pour marquer et réaffirmer son patriotisme, l’UNTM, à l’instar d’autres syndicats, avait gelé son cahier de doléances parce que le pays était plongé dans la guerre et dans l’ostracisme et l’adversité économique avec des sanctions injustes et inhumaines. Elle a été saluée pour ce faire par les plus hautes autorités et tous les patriotes qui ont soucis de ce pays.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 18 Jul 2025 07:50:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Accepter de la part de ce même État une augmentation de salaire pendant que le pays reste toujours en guerre est-il très patriotique ? Au moment où l’Etat taxe les citoyens, au moment où les Maliens demandent aux autorités de renoncer à certains de leurs privilèges comme vient de faire le CNT, comment comprendre que l’UNTM et les autres syndicats ne fassent pas preuve de patriotisme en acceptant des prélèvements sur salaire pour augmenter la capacité de l’Etat à sécuriser le territoire ?</p>
<p>Le gouvernement a décidé de revaloriser le 9 juillet 2025 les salaires des fonctionnaires et contractuels de l’Etat et de la fonction publique des collectivités. Il faudra toutefois noter que cette décision n’est pas unilatérale, car elle est le fruit d’un long processus de concertation entre le Gouvernement et les syndicats, notamment la principale centrale, l’UNTM. Spécifiquement Cette augmentation de la grille salariale des fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé le 25 août 2023 entre le Gouvernement, le Patronat et les organisations syndicales. Pour l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), elle n’est pas demanderesse, mais simplement preneuse comme les autres syndicats.</p>
<p>Yacouba Katilé secrétaire général de l’UNTM reconnaît et salue l’effort fait par l’Etat «Compte tenu de tout ce qu’il y a comme difficultés, la situation économique, la situation de sécurité au niveau du pays, même si c’est un franc comme geste à l’endroit des travailleurs, on ne peut que saluer ». Cette avancée majeure a été saluée par Yacouba Katilé, le Secrétaire Général de l’UNTM, qui l’a qualifiée de «fruit d’un combat longuement mené». Pour le principal syndicat du pays, cette adoption représente une victoire importante pour les travailleurs maliens et une étape cruciale pour apaiser le climat social. Le syndicat a également souligné que les retraités de la fonction publique et des collectivités territoriales bénéficieront également de cette revalorisation, qui se répercutera sur leurs pensions.</p>
<p>Selon l’économiste Modibo Mao Macalou, cette augmentation va alourdir la masse salariale qui sera lourde de conséquences pour nos finances publiques parce que nous avons un déficit budgétaire de l’ordre de 581 milliards de francs CFA. Pour lui, ‘‘le service de la dette va augmenter et évidemment, c’est le fonctionnement de l’État qui augmente encore au détriment du budget des investissements.»</p>
<p>Rappelons que la nouvelle grille indiciaire a été conçue pour harmoniser et rendre plus équitable le système de rémunération au sein de l’administration publique. Les salaires publics devraient augmenter de 5,5 % à partir de janvier 2026 et 2028, puis de 6,5 % en 2030, pour un coût total de 103 milliards de FCFA.<br>El Hadj Sami Touré</p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Editorial: la liberté de s’exprimer et le devoir de s’assumer]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-liberte-de-sexprimer-et-le-devoir-de-sassumer-3107342.html</link>
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                    <description><![CDATA[Oui. Le ‘’Vieux’’ a repris la plume. Non par nécessité, mais par vocation que ne semble pas partager cet ex-leader politique, notre éditorial de ce lundi. Apologie du putsch ou réalisme politique ?]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 09:38:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour notre faiblesse d’intelligence, nous pensions qu’en démocratie, chaque citoyen avait la liberté de penser et d’expression, que la défense de la patrie était un devoir pour tous, que tout citoyen a le devoir d’œuvrer pour le bien commun, et que tout citoyen investi d’un mandat public ou d’une mission de service public (comme un journaliste) a le devoir de l’accomplir avec conscience, loyauté et probité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devrions-nous rappeler à tous ceux qui espèrent trouver en Info-Matin un relais de leurs opinions subversives et de leurs prises de position qu’ils ont peur d’assumer publiquement, que le Quotidien ‘’des sans voix’’ n’est porteur que des voix sereines et exprimées dans le confort de la démocratie et dans l’intérêt strict du peuple malien, dont certains ont, semble-t-il, oublié comme leurs premières chaussettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faudrait aussi noter que faire la politique est un choix, comme faire le journalisme. Nous déplorons aujourd’hui comme chaque démocratie et chaque patriote de ce pays la conduite hasardeuse de notre transition, certaines décisions difficilement défendables, des mesures liberticides prises au nom d’une sécurité alibi, des taxes impopulaires qui étouffent les populations, des faits de prince institutionnels qui enterrent la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais lorsque ceux qui doivent être les premiers sur les remparts se cachent derrière les journalistes et les videomans kriti-kratas pour estimer, faire le combat pour la démocratie et faire comprendre aux militaires que leur vocation n’est pas de s’éterniser au pouvoir, c’est l’espoir de toute une nation qu’ils enterrent. Pour quelle sacro-sainte raison les journalistes devraient-ils se substituer à ces déserteurs du combat démocratique pour couvrir leur capitulation et leur lâcheté ? Quand on montre aux militaires qu’on a peur de la prison et de la mort, alors que chaque jour, eux, ils les affrontent au prix de leur vie, pourquoi voudriez-vous qu’eux, ils se fassent massacrer tous les jours pour que vous vous partagiez le pouvoir à Bamako dans la corruption et dans l’impunité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes pas fans et supporters d’Assimi Goïta outre mesure ; mais nous ne sommes aucunement contre lui parce qu’il est militaire. Nous sommes, comme tous les Maliens, à 1000% derrière les forces armées et de sécurité de notre pays, convaincus qu’elles sont les seules à pouvoir assurer à notre pays dignité, souveraineté et prospérité. Qu’on donne, pour ce faire, le temps au temps, comme disent les Maures, Ya Melou. Mais quand on n’est pas d’accord, qu’on ait le courage, comme chaque Malien, libre d’opinion et d’expression, de le dire sans crainte et sans se cacher derrière les journalistes. U be an bila kasso la, U be an bila kasso… Thurrr ! Waxati sera, a ka ka tiè ye. Allah te jigi ka mogossi ka kele ke.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même demain, Asso ta nayé.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’il eut reçu le serment de fidélité de ses compagnons après la mort du prophète (PSL), le nouveau calife, de son vrai nom Abdallah Ibn Abu Qouhafa, plus connu comme Abou Bakr As-Siddiq, leur tint ce discours : ‘‘Me voici chargé du soin de vous gouverner ; si je fais bien, aidez-moi ; si je fais mal, redressez-moi. Dire la vérité au dépositaire du pouvoir est un acte de zèle et de dévouement ; la lui cacher est une trahison. Devant moi, l’homme faible et l’homme puissant sont égaux ; je veux rendre à tous une impartiale justice ; si jamais je m’écarte des lois de Dieu et de son prophète, je cesserai d’avoir droit à votre obéissance’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne se renforcent-ils pas de courage pour aller voir à Koulouba le général Assimi Goïta pour lui exprimer leur désaccord et leur opposition à son nouveau mandat de 5 ans sans élection ? Pourquoi sont-ils allés voir IBK qui en avait légalement pour lui dire : an tè, a bana, a ka bila. Ayi u ye a bè dje.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le 10 juillet 2025, une nouvelle page institutionnelle s’ouvre dans notre pays. Pour Info-Matin, elle doit être écrite avec responsabilité, lucidité et engagement envers notre peuple. Pour y arriver, nous devrions, chacun et tous, œuvrer pour éviter l’enlisement de la transition au cours de laquelle nous devrions recentrer nos efforts et nos priorités sur la cohésion nationale et l’unité. Un pays ne peut vivre indéfiniment dans une transition, de laquelle il faut savoir sortir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays est une vieille nation de tolérance et de réconciliation. Elle ne peut être ad vitam ad aeternam dans l’agitation et la défiance. Le président de tous les Maliens ferait œuvrer utile de lever la suspension des partis politiques, les associations à caractère politique et d’appeler les Maliens au sursaut national et à la réconciliation des cœurs et des esprits, d’organiser des élections pour mettre un terme à la transition, conformément à la lettre de cadrage du président au PM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici ce que pense Info-Matin. Mais personne ne mangera son piment dans sa bouche. Que chacun s’assume et fasse son métier, et les vaches seront mieux gardées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">EL HADJ SAMBI TOURE</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Economiste Makalou sur les attaques dans la région de Kayes: « une guérilla économique » contre le pays]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/economiste-makalou-sur-les-attaques-dans-la-region-de-kayes-une-guerilla-economique-contre-le-pays-3107047.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’économiste, Modibo Mao MAKALOU a affirmé que le basculement des attaques vers la région de Kayes, jusque-là épargnée, est une guérilla économique visant asphyxier l’économie nationale.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 09 Jul 2025 09:22:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était lors de l’émission « Le Grand Jury » du jeudi 3 juillet 2025 dont il était l’invité ; 48 heures après des attaques coordonnées du 1er juillet qui ont visé 7 positions de l’armée malienne dans différentes localités du pays, notamment la région de Kayes</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette région était, jusque-là, relativement épargnée par les attaques terroristes. Sa particulière, elle est l’une des principales voies d’approvisionnement, mais également une région qui abrite plusieurs unités industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des attaques du 1er juillet, trois d’entre-elles ont été détruites par des terroristes dans le cercle de Bafoulabé. Répondant aux enjeux de celles-ci sur l’économie nationale déjà éprouvée, Modibo Mao MAKALOU a affirmé qu’en plus de la crise énergétique, ces attaques vont davantage fragiliser le secteur industriel dont l’apport à l’économie ne représente 6% du PIB.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Donc, cela va affecter nécessairement ce secteur secondaire en termes de PIB », a ajouté l’économiste, soulignant que les terroristes mènent « une guérilla économique », dont la finalité est d’asphyxier et isoler la région de Kayes où passe 70% d’exportation de notre pays. Ce genre de guérilla risque de couper Kayes de Bamako et Kayes de Dakar, a analysé M. MAKALOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il faut qu’on se lève et qu’on puisse circonscrire ce problème très rapidement », a-t-il alerté, avant d’insister sur l’apport de cette région dans l’essor économique en prenant l’exemple sur les mines de Loulo-Gounkoto, représentant, à elles seules, un tiers des recettes minières de l’État malien, avec quelque 8 000 employés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce sont les deux plus grandes mines d’or du Mali, et la deuxième d’Afrique. C’est parmi les dix plus grandes au monde », a-t-il affirmé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, il a expliqué que le coton qui était le fleuron de l’économie malienne, est également en déclin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le coton est en train de baisser en tant que culture d’exportation et son poids dans l’économie est en train de baisser, et ça c’est très dangereux pour nous », a déclaré l’économiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dressant un panorama global, l’économiste a rappelé que le secteur primaire (agriculture, élevage, forêt) représentait autrefois 40 % du PIB, mais n’en pèse plus que 35 % aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’argent n’aime pas le bruit. L’incertitude est une épée de Damoclès sur le climat des affaires. S’il n’y a pas de lisibilité et visibilité dans les politiques publiques. Si les règles de jeu sont changées en cours de match, évidement ce sont les investissements qui vont plonger. Or, ce sont les investissements qui font décoller le pays », a déclaré M. MAKALOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il a expliqué que l’augmentation de la masse salariale qui est presque à 50% des recettes au lieu de 35% conformément à la norme de l’UEMOA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, 1/3 du budget est affecté à la masse salariale qui passe de 800 milliards de FCFA, il y a quelques années, à plus de 1000 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La paix sociale n’a pas de prix, mais elle a coup. Parce qu’elle se fait au détriment des investissements publics dont les routes, les écoles… », a indiqué l’invité, rappelant que le pays n’a jamais atteint ses objectifs de croissance économique de 7%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong> SIKOU BAH</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Stabilité du pays: HAÏDARA invite la communauté musulmane à une prière collective ce Samedi]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/religion/stabilite-du-pays-haidara-invite-la-communaute-musulmane-a-une-priere-collective-ce-samedi-3106376.html</link>
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                    <description><![CDATA[Afin que le Mali passe une saison pluvieuse productive en 2025, le président du Haut conseil Islamique (HCI), Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, a invité la communauté́ musulmane à une prière collective ce samedi 21 juin 2025 à la grande mosquée de Bamako à 10h.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 15:48:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Cette mobilisation sera également l’occasion pour les croyants d’implorer ont Allah pour la stabilité du Mali, qui fait face à de nombreuses crises notamment sécuritaires.</p>
<p>Entouré des autres membres du haut conseil, le chérif Ousmane Madani HAÏDARA a convié les siens de Bamako ainsi qu’à l’intérieur du pays, non seulement pour la stabilité du Mali mais aussi pour un bon hivernage.</p>
<p>Pour ce faire, il les appelle d’abord à faire des Douaws lors des prières du vendredi 20 juin prochain, et une autre prière collective à la grande mosquée de Bamako, le jour suivant, afin que notre pays recouvre sa stabilité ; et que l’hivernage soit clémente et productive.</p>
<p>En effet, le guide des Ançars a expliqué que le haut conseil a reçu de nombreuses plaintes de nos compatriotes, particulièrement sur le plan sécuritaire.</p>
<p>« Le Haut conseil, à travers ses membres, ne peut que prier afin que le bon Dieu nous accorde sa miséricorde, pour que le Mali et les maliens retrouvent la paix et la stabilité » a déclaré le président.</p>
<p>Les imams des régions sont aussi appelés a invoqué Allah pour la situation du Mali.</p>
<p><strong>PAR AMINA SISSOKO</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Négociations avec Iyad pour la libération des otages: Assimi répond aux terroristes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/negociations-avec-iyad-pour-la-liberation-des-otages-assimi-repond-aux-terroristes-3106035.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’opinion publique nationale est mise à rude épreuve depuis ce mardi 10 juin 2025 par un coup médiatique de piètre facture du JNIM affirmant détenir une vingtaine d’otage militaire dans une vidéo de propagande dont le script achève de convaincre les plus sceptiques que dans la communication de guerre, il n’y a pas de morale.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_684bd51c26ba5.jpg" length="58137" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:40:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise en scène, digne de série B, où chaque prisonnier répète comme un perroquet que Cheickh Iyad est beau et gentil, qu’ils sont bien traités, que leurs conditions de détention sont « dignes », qu’ils sont bien «nourris », qu’ils sont bien respectés par leurs kidnappeurs…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, les porte-paroles du groupe terroriste ont tous bizarrement l’apparence de sahélien enrôlé, et leur message sibyllin lève un coin du voile sur leur revendication et leur exigence : ouvrir des négociations avec les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne lecture de la vidéo de propagande du groupe terroriste est un message clair adressé au président de la transition, le Général Assimi GOÏTA, pour demander une négociation, une médiation, à une solution à la crise. Point ne s’agit de la libération des otages, face à la contre-offensive foudroyante des FAMa, le JNIM veut marchander sa réédition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, pourquoi il se presse de demander la libération des otages qui sont des pièces d’échanges précieuses entre ses mains. La vérité est que le groupe terroriste, qui ne souhaite qu’il arrive quelque chose à d’éventuels otages qu’il détiendra, ouvre grande sa porte pour trouver une issue à l’escalade dont il est pourtant le seul responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre contre le terrorisme n’est pas seulement les bombardements des drones et les opérations des forces spéciales. Elle est aussi de la Communication de guerre, de stratégie, de psychologie, de sensationnel….<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une épreuve dans laquelle, on ne recule devant rien, tout est permis. C’est pourquoi, il est de l’ordre du raisonnable d’envisager que tous ceux qui ont pris la parole dans cette vidéo de propagande soient des communicants djihadistes déguisés en otages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui ont quelques notions de la guerre et de la communication de guerre ne se laisseront pas émouvoir et surprendre trop longtemps devant cette piètre propagande. En effet, comment un groupe terroriste sérieux, qui n’a pas le couteau sous la gorge, qui a revendiqué l’assassinat de plus de 100 soldats maliens à Boulkessi le 1e juin, et a fanfaronné sur les réseaux détenir 200 FAMa, balance une vidéo dans laquelle elle demande au président de la transition, le Général d’armée Assimi GOITA, chef suprême de l’armée malienne, commandant du Bataillon autonome des forces spéciales d’ouvrir des négociations pour obtenir la libération de 20 soldats ? Tiè, an ka niogon boyan ; respectons-nous, vivants. Non, Hamadiw, aw ye a be djè. On ne s’attaque pas impunément à l’armée malienne. Nul n’emportera au paradis un coup traîtresse contre les FAMa, et vouloir négocier avec elles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l’offre de dialogue qui constitue l’ossature de la vidéo de propagande des terroristes, la réponse anticipée du chef suprême de l’armée à l’occasion de la fête de tabaski ne souffre aucune équivoque : non c’est non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Général d’armée Assimi Goïta, ‘‘la lutte contre le terrorisme qui est nationale et internationale sera menée avec détermination, en tout lieu, en toute circonstance, sans relâche, sans répit ni compromis. Seguin ko te a la ! C’est une guerre pour l’honneur et pour la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">‘’Le sacrifice de ceux qui ont perdu la vie dans cette guerre ne sera pas vain’’.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cernant la stratégie des terroristes qui consiste à faire révolter les populations, le président de la transition dira que ‘‘la lutte contre le terrorisme n’est pas une guerre ethnique ou religieuse, mais plutôt une nouvelle forme d’esclavage qui vise à imposer aux populations leur vision en vue de la défense de leurs intérêts. C’est pourquoi nous allons faire cette guerre sans répit jusqu’à la victoire finale’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, la hiérarchie a tenu à rassurer les Maliens que la mission sacrée et la raison d’être des FAMa sont de défendre l’intégrité territoriale et de protéger les populations. Aussi, elles mettront tout en œuvre pour le retour de la paix, de la stabilité et de la quiétude dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la posture défense stratégique, les FAMa ont engagé la contre-offensive générale contre les groupes armés avec des résultats éloquents. Les opérations aéroterrestres contre les groupes terroristes s’intensifient sur l’ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à leur soutien constant aux FAMa et leur légendaire résilience, les populations n’ont pas succombé à la psychose que les terroristes cherchaient à installer. Grâce à cette compréhension de la stratégie des terroristes et de leurs alliés, les Maliens ont su garder leur calme à l’occasion des récentes attaques contre les FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la date de ce lundi 9 juin, les groupes terroristes n’occupent aucun camp, aucun poste ou aucun check-point de l’armée malienne et aucune localité de notre pays n’est tombée sous le contrôle d’un groupe armée terroriste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les forces de défense et de sécurité du Mali prennent l’engagement que tous les moyens seront mis en œuvre pour rechercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et leurs caches logistiques sur l’ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la grande contre-offensive visant à protéger les populations et leurs biens face aux velléités des groupes armés terroristes cherchant à embraser la situation sécuritaire et déstabiliser les institutions, l’armée poursuivra les actions de destruction des bases et refuges terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Opu mi opata, o wana hité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Abdoulaye OUATTARA<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’A.E.S: autopsie d’une vraie révolution]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-autopsie-dune-vraie-revolution-3106028.html</link>
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                    <description><![CDATA[La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), fondée sur la Charte du Liptako-Gourma entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, fait trembler les fondations du système néocolonial qui est en train de vaciller, au bord de la rupture totale.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 17:34:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Et pendant que coincée dans les cordes, la France s’englue dans une stratégie de communication ubuesque pour la déstabiliser, elle développe sa philosophie de défense et de construction avec une sérénité qui n’a d’égale que la détermination de ses peuples à sortir du joug infernal. Qui l’eût cru ?</p>
<p><strong>LA FRANCE PRISE DE COURT DANS LE SAHEL</strong><br>Trois instruments majeurs ont été utilisés par la France pour s’imposer à ses anciennes colonies qui, même proclamées indépendantes, restent prises dans des liens quasi inextricables. Il s’agit de la langue française, du franc CFA et des bases militaires dans certaines régions stratégiques. Cela lui a permis de surveiller en protégeant ses alliés, mais surtout de déstabiliser ceux qui voulaient sortir des rangs. Plus de soixante ans durant, la France est restée maîtresse de ce jeu de massacre. La révolution en cours dans le Sahel, et qui l’a véritablement prise de court, est le résultat de plusieurs décennies d’injustices et de frustrations mal contenues. En effet, aucun projet structurant ou innovant ne pouvait être réalisé sans l’aval de l’Union Européenne, la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) qui s’arrangeaient toujours via la France, pour créer les conditions de son échec, afin de pérenniser la dépendance à l’aide et à l’assistance extérieure. Les pays du sud, façon de désigner les damnés de la terre, devaient être cantonnés dans la simple production de matières premières, pour alimenter les usines du Nord et y créer de la richesse et de l’emploi. Dans le même temps, leur sous-sol était considéré comme la réserve en produits et minerais stratégiques. Tout le monde le savait et chacun devait s’y faire, au risque de subir des bombardements massifs à l’image de la Libye, avant d’être spoliés par les maîtres du moment. L’agression contre la Libye et l’assassinat de Kadhafi ont permis au reste du monde de comprendre la véritable nature des relations internationales conçues par l’Occident.</p>
<p><strong>LE RAPPORT DE FORCE DANS LE MONDE A FINI PAR BASCULER</strong><br>La guerre d’Ukraine a mis en lumière la situation réelle des rapports de force dans le monde. En effet, la Russie est incontestablement un géant militaire et la Chine un géant économique. La vérité et la sécurité se trouvent donc aujourd’hui du côté de leur alliance avec d’autres pays émergents au sein des BRICS. Les crises récurrentes dans le Sahel depuis plus de dix ans ne s’expliquent ni par des guerres tribales ou ethniques, ni par le djihad. Il s’agit tout simplement de mercenaires de tous bords recrutés, armés et soutenus par l’Occident pour maintenir les liens de dépendance et imposer sa vision du monde. C’est pourquoi, les principales victimes de la déstabilisation de la Libye, ont décidé de prendre leur destin en main. Après avoir identifié les causes de leur malheur, trois pays du Sahel ont noué des partenariats stratégiques pour y faire face. Les attaques en meute de l’Occident contre des pays faibles ne sont plus tolérées et lorsque ceux-ci se placent sous le parapluie militaire russe, personne n’a les moyens de les brimer, tant au sein de l’ONU que sur le théâtre des opérations militaires. Le Mali a commencé seul face à la CEDEAO et on ne lui donnait aucune chance. Il a été plus tard rejoint par le Burkina Faso et le Niger dans une alliance qui fait rêver le reste de l’Afrique. Le coq gaulois est désormais bien nu !</p>
<p><strong>LES RESSOUCES LES PLUS IMPORTANTES SONT DANS LE CERVEAU</strong><br>Les Etats de la Confédération ont créé un bouclier très solide contre leur éclatement, en adoptant la politique des trois « D » et, toutes les questions y afférant, à savoir la Diplomatie, la Défense et le Développement sont traités de façon conjointe. On ne négocie plus séparément, on ne décide plus isolément, on agit toujours ensemble, à l’abri de toute pression extérieure. Comme le levier principal utilisé pour assujettir les Etats est le Financement, l’AES a créé la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID), dont le capital de 500 Milliards F CFA est entièrement détenu par les Etats membres. Cette création leur confère le pouvoir de décider, planifier, financer, et porte un coup fatal au système financier établi. C’est la justification de toutes les attaques actuelles dont les trois pays sont l’objet, avec la multiplication des tensions diplomatiques et des agressions armées, pour décourager d’autres pays qui seraient tentés par le projet. Mais la dynamique est bien lancée.</p>
<p>La force de l’AES réside dans sa capacité à avancer dans la tempête, sans faire de bruit, en brisant la logique des bailleurs de fonds internationaux. Avec son logo, son passeport, son drapeau, son hymne et sa Banque, elle a provoqué un séisme économique et géopolitique perçu comme un affront vis-à-vis du modèle imposé par l’Occident. En vérité, les ressources les plus importantes ne se trouvent pas dans le sous-sol mais dans les cerveaux. Les chefs d’Etat de l’AES n’en manquent pas.</p>
<p><strong>Mahamadou Camara</strong><br><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Exploitation minière: les autorités modifient les règles du jeu]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-les-autorites-modifient-les-regles-du-jeu-3106027.html</link>
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                    <description><![CDATA[Notre pays a entamé une nouvelle dynamique, depuis plus d’une année, où chaque gramme de minerai extrait devra désormais servir un objectif supérieur : la souveraineté économique et la justice sociale.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_684b0e58020a6.jpg" length="37795" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 17:29:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans cette révolution minière en cours, les autorités de la transition envisagent la création d’une véritable industrie extractive nationale, capable de porter la croissance du pays sur des bases endogènes et durables. Mais aussi de veiller à la déperdition des richesses naturelles du pays qui fait le bonheur de quelques personnes au détriment de l’écrasante majorité de la population.</p>
<p>Ce n’est pas un gisement, c’est un tournant. En inaugurant officiellement, en 2024, la mine de lithium de Goulamina — la première du genre sur le continent africain — les autorités maliennes ont actionné un levier stratégique majeur. À l’heure où la transition énergétique mondiale propulse le lithium au rang d’« or blanc du XXIe siècle », le Mali, fort de ses 52 millions de tonnes de réserves prouvées, s’impose désormais comme un acteur incontournable de l’échiquier géo-économique mondial.</p>
<p>Plus qu’un projet extractif, Goulamina symbolise une nouvelle ère : celle où le sous-sol malien ne sera plus bradé, mais valorisé selon les intérêts vitaux de la nation. Le contrat signé avec le groupe chinois Ganfeng Lithium, couplé à la participation stratégique de l’État malien (20 %), reflète cette volonté de reprendre la main sur la destinée minière du pays.</p>
<p>À terme, Goulamina ambitionne de produire jusqu’à 831 000 tonnes de spodumène par an, générant des recettes fiscales et douanières inédites et créant plus de 1 000 emplois directs et 2 000 indirects. Plus encore, le projet prévoit la transformation locale du minerai à travers la création d’une unité de broyage et de traitement à Dioïla, posant ainsi les jalons d’une industrie nationale des batteries.</p>
<p>Dans un monde où les États se battent pour sécuriser leurs approvisionnements en métaux critiques, le Mali, par sa lucidité stratégique, entend monnayer son lithium non en position de faiblesse, mais en puissance assumée.<br>Si le lithium incarne l’avenir, l’or demeure l’épine dorsale actuelle de l’économie nationale. Première source d’exportation (environ 70 % des recettes), le métal jaune fait vivre des millions de Maliens. Mais son extraction artisanale, source de revenus pour nombre de communautés rurales, a longtemps été synonyme d’anarchie, de dégradation environnementale et d’insécurité.</p>
<p>Conscientes de ces défis, les autorités de Transition ont engagé une réforme en profondeur de l’orpaillage traditionnel. Loin de vouloir l’interdire, il s’agit de le formaliser, le sécuriser et l’écologiser.</p>
<p>Les autorités de la Transition ont mis fin à une époque : celle où le Mali exportait des matières premières brutes sans en tirer la moindre valeur ajoutée. Le nouveau Code minier, adopté fin 2023, repose sur un principe fondateur : l’exploitation des ressources doit servir le développement national, et non l’inverse.</p>
<p>Pour ce faire, le texte prévoit :<br>• Une obligation pour les sociétés minières de transformer une partie de leur production sur le territoire national ;<br>• La création de joint-ventures avec des partenaires maliens ;<br>• L’augmentation de la participation de l’État dans les projets miniers stratégiques (jusqu’à 35 %) ;<br>• La constitution d’un Fonds souverain minier pour financer les infrastructures locales.<br>L’objectif affiché est de créer un écosystème minier national, où la richesse ne se résume pas à des royalties évanescentes, mais irrigue l’ensemble des chaînes de valeur — de la prospection à la commercialisation.<br>Dans cette optique, le Gouvernement a lancé, avec l’appui de ses partenaires de l’AES et de la Chine, des projets pilotes dans le raffinage de l’or et la production de concentrés de lithium, manganèse et fer.<br>Ainsi, en réorientant la politique minière autour de la souveraineté économique, les autorités de Transition font des mines non plus un cadeau à l’étranger, mais un bien commun au service du développement endogène du Mali.</p>
<p>Par Tientigui</p>
</div>
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</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contre-offensive stratégique des FAMa: succès total]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/Contre-offensive-stratégique-des-FAMa:-succès-total-3105961.html</link>
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                    <description><![CDATA[Les deux dernières semaines ont été marquées particulièrement par une recrudescence des attaques lâches et barbares menées contre les emprises des forces armées maliennes et celles de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que des localités et des paisibles populations.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 10 Jun 2025 17:06:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Ces attaques sont le fait d’une coalition de groupes armés terroristes de toutes obédiences, disposant d’appuis internes et externes, notamment d’ordre opérationnel, logistique, financier et informationnel. Il s’agit notamment du JNIM (Jama’at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin), toutes les katibas confondues et de l’EIGS (Etat islamique au grad sahara).</p>
<p>La semaine dernière aura été rude ; et pour les forces armées maliennes (FAMa) qui ont fait face à une douzaine d’attaques contre leurs empires et positions sur l’ensemble du territoire national ; et pour les appareils qui n’ont cessé de pilonner avec efficacité et succès les refuges, bases arrières, dépôts de carburant…</p>
<p><strong>Offensive terroriste contre l’AES</strong><br>Contre les attaques terroristes contre Boulkessi (1e juin 2025), Mondoro, Didiéni, Kimprana, les axes de Didiéni-kouloukani, koumantou (Sikasso), San-kimprana (Ségou), Mahou, Tessit, Kidal, Ménaka, Tombouctou, Mourdiah…, l’état-major qui avait dans son pipeline un plan de contre-attaque stratégique s’est déployé sur l’ensemble du territoire national, sur terre et dans les airs, pour porter estocade aux groupes terroristes. Pour l’état-major général des armées, la moisson est digne de la grande armée malienne : plus de 300 terroristes neutralisés et capturés, plus de 5 bases terroristes détruites, des quantités d’armes et de munitions récupérées, des quantités de matériels logistiques détruits et/ou récupérés.</p>
<p>L’offensive terroriste s’est intensifiée contre nos emprises militaires, avec l’attaque terroriste perpétrée, le mercredi 04 juin 2025, contre le poste de sécurité de Tessit, région de Gao. Contrairement au narratif des relais terroristes sur les réseaux sociaux avec forte utilisation d’images et de vidéos truquées pour le besoin de la communication de guerre, les nôtres ont porté le coup le plus dur contre les combattants de l’Etat islamique. Selon un bilan provisoire officiel, les terroristes ont laissé sur place une cinquantaine de cadavres abandonnés sur le terrain, sans compter les corps et blessés emportés par les GAT. Selon un communiqué de la DIRPA, un chef terroriste nigérien du nom de Mamoudou AKILOU et quatre de ses lieutenants se trouvent parmi les morts abandonnés de Tessit.</p>
<p><strong>Vaste plan de déstabilisation</strong><br>Le jeudi matin 05 juin 2025, à deux jours de la Tabaski avec l’attaque contre le poste de sécurité de Mahou, cercle de Yorosso, région de Sikasso. Là également, les forces de défense et de sécurité ont riposté avec promptitude à l’assaut des groupes armés terroristes. La défense des FAMa a ‘‘mis en déroute les colonnes terroristes qui ont fui, en abandonnant sur le terrain 25 corps et une quinzaine d’autres emportés, 16 motos dont 02 calcinées, 01 arme 12,7, 04 PM, plusieurs chargeurs, 03 radios, une importante quantité de munitions sur maillons et en vrac et de nombreux autres effets’’.</p>
<p>La stratégie de l’ennemi, de ces commanditaires et de ses relais médiatiques était de provoquer de la psychose au sein de la population malienne, déjà éprouvée par la conjoncture économique et fortement préoccupée par les préparatifs de l’Aïd El Kébir et débranler suffisamment le moral des troupes afin d’obtenir un chaos indescriptible qui lui permettra de faire d’une pierre deux coups. D’une part, faire comprendre à ses commanditaires et sponsors qu’ensemble, ils (les groupes terroristes) ont la capacité d’agir simultanément sur l’ensemble du territoire national. D’autre part, ébranler la conviction des populations en la capacité des FAMa à les protéger à travers des coups d’éclats afin de réussir son plan de déstabilisation et d’effondrement de notre pays.</p>
<p>En d’autres termes, il s’agissait d’amplifier, à travers une campagne mensongère, les attaques terroristes furtives et éclaires contre les emprises militaires partout au Mali et dans les pays de l’AES. L’objectif, in fine, est de distraire les autorités de l’AES et de les détourner de leur priorité affichée d’aller vite à la création de la Banque confédérale pour l’investissement et de Développement (BCID-AES). Raison : la mise en place de cette banque confédérale affaiblira l’hégémonie occidentale au Sahel. Aussi, on comprendra pourquoi leurs bras armés terroristes ont été mis en mission pour intensifier les attaques au sein de l’AES.</p>
<p><strong>Contre-offensive stratégique</strong><br>Face au vaste plan de déstabilisation ourdi contre l’armée malienne et ses sœurs du Burkina et du Niger, pour briser la dynamique récente des attaques obscurantistes, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa, la contre-offensive stratégique ne se fait pas attendre dans l’ensemble du territoire national par les FAMa de même que les résultats de la traque des groupes armés terroristes.</p>
<p>A la veille de l’Aïd Kébir, la vigilance des services de renseignement et des forces défense et de sécurité combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la République. Ce sombre dessein était nourri en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leurs actions. Toutefois, des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés.</p>
<p>A l’intérieur du pays, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été débusquées et détruites. Selon l’état-major général des armées :<br>– Le vendredi 06 juin 2025, un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulekessi et de Douna, région de Bandiagara.<br>– Le vendredi 06 juin 2025 également, les FAMa ont débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjiba, à l’Est de Gourma Rharous, région de Tombouctou. Cet important dépôt, comprenant plus de 1000 barriques de carburant, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens.<br>– Le samedi 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, les FAMa ont détruit une importante base terroriste à l’Est de Zarko dans la localité de Gourma Rharous. Cette action a permis de détruire : un (1) Poste de Commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, trois (3) véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques.<br>-Le même samedi 07 juin 2025, concomitamment avec l’action de Zarko, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal.<br>-Dans la journée du même samedi 07 juin 2025, des raids aériens ont visé cinq (05) bases que les terroristes tentaient d’installer dans l’Ouest du pays. Il s’agit de deux (02) bases terroristes qui étaient installés à la lisière de la forêt du Baoulé, à environ 40 km à l’Ouest de Didjéni totalement détruites ; de deux bases détruites aussi à 20 km au Nord de Sandaré; et d’une (01) base réduite en cendres aux environs de Bafarara, à environ 40 km au Nord de Aourou dans la région de Kayes.</p>
<p><strong>Riposte de la force unifiée de l’AES</strong><br>Au début de l’offensive terroriste contre les forces de défense et de sécurité ainsi que les populations de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la force unifiée de l’AES a mis tout en œuvre pour enrayer cette action de groupes armés terroristes déjà terrassés, en train d’être ressuscités et maintenus en vie par des forces hostiles désormais identifiées.</p>
<p><strong>Dans le cadre de la force unifiée, le mercredi 04 juin 2025 :</strong><br>-Des refuges et plots logistiques terroristes ont été détruits dans la région de Ménaka.<br>-Des cellules de plusieurs dizaines de terroristes localisées dans le secteur de Boulekessi, région de DOUENTZA ont été neutralisées en appui aux unités FAMa engagées au sol.<br>-Des refuges terroristes localisés dans la forêt de Soussan, région de Koulikoro ont été détruits dans le cadre des actions préventives.<br>-Un échelon logistique composé de véhicules de transport de troupes a été détruit à Yenchechi, à 50 km à l’ouest de Kidal avec sa cargaison et plusieurs cadres terroristes. Un groupe d’une dizaine de terroristes et un important plot logistique, y compris 03 pickups, ont été détruits au nord de YENCHECHI.<br>-Une colonne de terroristes ayant attaqué le camp FAMa de TESSIT a été repoussée, poursuivie et violemment frappée pendant leur tentative de repli.<br>Ce dimanche 08 juin 2025, les FAMa ont détruit avec succès un véhicule bourré d’explosifs et neutralisé ses occupants à 11km au sud-ouest de la localité de Ballé, région de Nara. L’opération a été menée suite aux renseignements faisant état d’un projet d’attentat avec utilisation traître de ce véhicule civil précédemment enlevé par des groupes armés terroristes. Une longue et minutieuse surveillance a permis l’identification dudit véhicule, qui a été détruit avec précision, en même temps que ses occupants.</p>
<p><strong>Ensemble jusqu’à la victoire totale</strong><br>L’ensemble des unités de la force unifiée de l’AES se maintient en alerte, pour défendre l’intégrité territoriale et protéger les populations. La recherche et la destruction des terroristes continuent. Leurs complices, qui sont également surveillés de près, seront appréhendés et mis hors d’état de nuire.</p>
<p>Pour leur part, les FAMa mènent une contre-offensive sur l’ensemble du territoire national, avec pour priorité absolue de sécuriser les populations et d’éviter tout amalgame ou dommage collatéral.</p>
<p>L’État-major général des armées tient à rassurer les Maliens que la mission sacrée et la raison d’être des FAMa est de défendre l’intégrité territoriale et de protéger les populations. Aussi, elles mettront tout en œuvre pour le retour de la paix, de la stabilité et de la quiétude dans notre pays et dans la zone de l’AES.</p>
<p>De la posture défense stratégique, les FAMa ont engagé la contre-offensive générale contre les groupes armés avec des résultats éloquents. Les ratissages et raids aéroterrestres continuent. D’intenses efforts sont activement menés pour identifier et déjouer d’autres tentatives en cours de préparation.</p>
<p>L’armée malienne se félicite du soutien constant des populations et magnifie leur légendaire résilience qui leur permet de ne pas succomber à la psychose que les terroristes cherchaient à installer. Grâce à cette compréhension de la stratégie des terroristes et de leurs alliés, les Maliens ont su garder leur calme à l’occasion des récentes attaques contre les FAMa.</p>
<p>À la date de ce lundi 9 juin, les groupes terroristes n’occupent aucun camp, aucun poste ou aucun check-point de l’armée malienne. Et aucune localité de notre pays n’est tombée sous le contrôle d’un groupe armé terroriste.<br>Les forces de défense et de sécurité du Mali et de l’AES prennent l’engagement que tous les moyens seront mis en œuvre pour rechercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et leurs caches logistiques sur l’ensemble du territoire de l’AES.</p>
<p>Tout en mettant en garde contre toute complicité avec les groupes armés terroristes, dans le cadre de la grande contre-offensive visant à protéger les populations et leurs biens face aux velléités des groupes armés terroristes cherchant à embraser la situation sécuritaire et déstabiliser les institutions, l’armée poursuivra les actions de destruction des bases et refuges terroristes.</p>
<p><strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Soutien à l’économie nationale 2021-2025 : plus de 800 milliards de subventions accordées par l’Etat]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105793-3105793.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni SANOU, lors de l’émission, Mali Kura Taasira 3, diffusée sur ORTM le samedi 31 mai 2025 a affirmé que la transition entre 2021 à 2025 a consenti plus de 800 milliards dans la subvention en vue de soulager les populations, mais aussi de permettre à certains services comme la CMDT de renforcer leur capacité.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:43:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’économie du Mali se porte bien et tous les indicateurs sont orientés vers de bonnes tendances », a rassuré le ministre de l’Economie et des finances, Alousseni SANOU, lors de Mali Kura Taasira 3, l’émission où les membres du gouvernement, abordent l’actualité de leur département respectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, le ministre SANOU a mis l’accent sur les efforts consentis par les autorités en vue de maintenir la dynamique de l’économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet effet, entre 2021-2024, le cumul des subventions accordées s’élève à plus de 800 milliards de FCFA, a-t-il évalué, sans compter les engagements en cours de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le ministre, ces subventions directes permettent de soutenir les allègements fiscaux et les mécanismes de relance sectorielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, il est revenu sur ces efforts colossaux, soulignant avoir appuyé la CMDT qui avait rencontré des difficultés en 2020, année durant laquelle la production avait chuté à 255 000 tonnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour restaurer la confiance, l’État n’a pas hésité à s’impliquer pleinement : désignation d’un mandataire judiciaire, revalorisation du prix du coton à 290 francs CFA, puis 300 francs CFA, paiement des 69 milliards d’impayés de la filière et titrisation de 70 milliards de financement en décembre 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : un record historique de 795 000 tonnes de coton récoltées en 2021-2022.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«En même temps qu’on a payé les 20 milliards de subventions, en tout, l’État a payé 90 milliards de FCFA à la CMDT en décembre dernier », a-t-il fait le point. Tout cela, a-t-il expliqué, pour permettre à la CMDT de contenir la croissance dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, il a affirmé que l’Etat a accompagné la COMATEX, l’OMH, l’UMPP qui avaient des difficultés en vue de les mettre sur pied. Ainsi, la relance de la COMATEX a nécessité un premier apport de 787 millions, auquel viendra s’ajouter un second financement supérieur à un milliard de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’UMPP, pilier de la production pharmaceutique, a perçu 1,253 milliard pour sa remise à flot, avec une seconde phase d’expansion en cours de négociation. La finalité est de permettre à l’UMPP de produire localement les 14 produits qui font partie de l’assistance maladie obligatoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement s’est également engagé à soutenir le secteur privé via un fonds de garantie, doté de 28 milliards, permettant de générer plus de 150 milliards de crédits bancaires et 17 000 emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Dans le même temps, nous avons le PAFEM, qui est un programme financé par la Banque mondiale, logé au niveau du ministère de l’Économie et des finances, qui était également chargé de lancer toutes les activités et d’amélioration du circuit financier. Ce secteur a également pu financer beaucoup d’ONG dans le centre et beaucoup de petites et petites micro-entreprises dans le centre du Mali, ce qui a pu créer à peu près 17 286 emplois. Donc, c’est à partir de ces différentes activités que nous avons pu maintenir notre économie », a indiqué le ministre SANOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la maîtrise du prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Economie a souligné que l’État accorde des subventions à de nombreux secteurs en signant notamment des conventions avec toutes les cimenteries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si elles permettent aux Maliens d’avoir du ciment de sortie d’usine à un prix constant, cependant, a-t-il relevé, elles font des manques à gagner importants au Trésor qui se chiffrent environ à plus de 25 milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’État fait des subventions importantes au niveau des sociétés qui transforment du blé. Aujourd’hui, on a un contrat sur trois ans avec ces sociétés qui coûtent un manque à gagner d’environ 75 milliards sur trois ans à l’État », a-t-il ajouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours sur le plan social, l’Etat accompagne l’Énergie du Mali (EDM-SA). Il est aujourd’hui le secteur qui a bénéficié le plus de subventions de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce constat est plus frappant : « Entre 2021 et 2024, la subvention totale accordée à l’énergie du Mali a été de 461 milliards de francs et francs, de 2021 à 2024. L’année passée, on a subventionné 55 milliards. Cette année, ça va être 60 milliards », a affirmé le ministre SANOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À entendre le ministre, la subvention au secteur de l’énergie va se poursuivre « jusqu’à ce que les investissements structurants, qui sont en train d’être mis en œuvre, puissent amener du mixte énergétique et permettre donc à la société de pouvoir s’équilibrer tout de suite ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une hausse de 46 % des recettes grâce à la digitalisation</strong><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’ère des multiples transitions que connaît le Mali, la transformation numérique de l’administration publique s’impose désormais comme l’un des leviers majeurs de la modernisation de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une conviction portée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présenté les résultats tangibles de cette digitalisation en matière de mobilisation des recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Depuis l’annonce du chef de l’État à Ségou, en juin 2024, nous avons accéléré la mise en œuvre du Modus Trésor Pay, un dispositif qui permettra à terme que tous les paiements à destination de l’administration se fassent de façon totalement numérique », a déclaré le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et les premiers effets ne se sont pas fait attendre. Sur les axes prioritaires de perception (documents administratifs, contraventions, fiscalité locale, recettes douanières ou encore services universitaires), les recettes ont connu une hausse de 46,6 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, les 826,6 millions de FCFA collectés avant la digitalisation sont passés à 1,21 milliard de F CFA après mise en œuvre des outils numériques, soit une augmentation de 46%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les domaines concernés sont notamment : les cartes d’identité, cartes grises et permis de conduire, les amendes et contraventions de police, les immatriculations et visites techniques, l’état civil, la fiscalité numérique, les services du Centre des œuvres universitaires (CENU).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce dernier secteur, le ministre a révélé que la digitalisation a permis d’identifier des fuites de ressources estimées à près de 4 milliards de FCFA, auparavant dissimulées dans des zones d’opacité ou de paiements irréguliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Aujourd’hui, tout ce qui se paye au niveau des universités est tracé. La transparence est devenue un outil de bonne gouvernance», a-t-il souligné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de l’aspect strictement budgétaire, la digitalisation vise également à réduire les inégalités d’accès aux services publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne faut pas qu’un citoyen à Bamako ait plus de facilité à accéder à un service que celui qui vit à Kati ou à Kolokani », a plaidé le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de plateformes numériques permet désormais à chaque Malien, quel que soit son lieu de résidence, de bénéficier des services administratifs, parfois en un clic.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’impact de la réforme du secteur minier</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adopté récemment dans le cadre d’un vaste chantier de réforme économique, le nouveau Code minier, couplé à la loi sur le contenu local, a permis une hausse sans précédent des revenus issus de l’exploitation aurifère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On était, par exemple, à 235,5 milliards pour toutes ces sociétés. Et avec le nouveau code minier en 2023, on a atteint 767,4 milliards, ce qui fait un gain de 531,9 milliards. Donc, ça, c’est l’impact sur l’application du code minier par les sept principales sociétés minières », a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre les recettes fiscales, la loi sur le contenu local vise à garantir une meilleure implication des entreprises maliennes dans la chaîne de valeur minière. Elle impose aux sociétés étrangères de recourir prioritairement à des prestataires, à une main-d’œuvre et à des biens et services locaux, favorisant ainsi le développement de PME nationales et la création d’emplois durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne s’agit plus seulement de tirer des ressources financières de nos mines, mais de faire en sorte que le secteur contribue au tissu économique local de manière structurée et inclusive », a insisté le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PAR SIKOU BAH<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[AES: union judiciaire contre le terrorisme et le crime organisé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</guid>

                    <description><![CDATA[Notre capitale, Bamako, a abrité les 29 et 30 mai 2025 les travaux de la première réunion des ministres de la Justice de la Confédération des États du Sahel (AES). Pendant deux jours, les émissaires de la justice des trois nations membres (Mali, Niger et Burkina Faso) se sont rassemblés dans la capitale malienne pour poser les fondations d’une intégration judiciaire robuste, garante de stabilité et de sécurité juridique dans cette région tourmentée, mais résiliente.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Jun 2025 16:03:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>L’objectif étant de forger un arsenal juridique commun pour répondre aux défis qui transcendent les frontières, qu’il s’agisse de la menace terroriste ou des aspirations à une souveraineté pleine et entière.</p>
<p>La cérémonie d’ouverture des assises, intervenue après la réunion préparatoire des 27 et 28 mai 2025 des experts judiciaires de la confédération, a été présidée ce jeudi 29 mai par le général de division, Abdoulaye MAIGA, Premier ministre.<br>Cette rencontre historique vise à renforcer l’opérationnalisation de l’AES en mettant en place des mécanismes administratifs et juridiques communs.</p>
<p>Face aux défis majeurs comme le terrorisme, le blanchiment d’argent, la prolifération des armes et la criminalité transnationale, les ministres Edasso Rodrigue Bayala (Burkina Faso) et Alio Daouda (Niger) et Mamoudou KASSOGUE (Mali) ont souligné la nécessité d’une action concertée et d’un arsenal juridique et judiciaire unifié pour garantir la sécurité et la souveraineté des peuples sahéliens.</p>
<p>Cet évènement visait à proposer des solutions concrètes et à formuler des recommandations stratégiques afin de renforcer l’intégration judiciaire des pays membres.</p>
<p>Au terme des travaux, les ministres en charge de la justice de l’AES ont été reçus par le président de la confédération le général d’armée Assimi GOITA à qui ils ont présenté les conclusions de leurs travaux et les décisions prises.<br>Harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires<br>Il s’agit notamment de l’harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires ainsi que du cadre de collaboration avec les autres pays de la sous-région.</p>
<p>«Nos trois États forment un espace confédéral. Aujourd’hui nous devons, au niveau de nos systèmes juridiques et judiciaires, nous rapprocher davantage, essayer d’harmoniser autant que peut se faire ces différents systèmes pour accompagner la dynamique confédérale», a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA, ministre burkinabè chargé de la justice.<br>En outre, aujourd’hui les trois États font toujours partie d’organisations régionales et internationales.<br>«Il nous appartient d’étudier les règles qui sont issues de l’ensemble de ces organisations et de voir si ces règles sont toujours en adéquation avec la vision de la confédération et de voir comment les adapter pour atteindre les résultats », a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA</p>
<p>À Bamako, les trois Gardes des sceaux ont convenu de travailler dans une dynamique de rapprochement, d’échanges d’expérience entre nos différents systèmes judiciaires et juridiques nationaux.<br>«Nous avons convenu également de renforcer notre coopération dans le cadre de ces organisations régionales ou africaines afin d’avoir une démarche cohérente et une stratégie qui permet d’être dans la vision de la confédération des États », a-t-il expliqué.</p>
<p><strong>Rôle déterminant de la justice</strong><br>Dans son discours, le ministre nigérien de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les institutions, M. Alio DAOUDA, a rappelé que l’histoire, la géographie, les réalités socioculturelles et les défis sécuritaires sont autant de dénominateurs communs à nos trois Etats.</p>
<p>Pour le Garde des Sceaux nigérien, ’’Il est opportun et plus que jamais nécessaire pour consolider notre quête de souveraineté, dans un contexte d’hostilité à la construction de notre confédération’’.</p>
<p>Face à la menace terroriste imposée aux peuples de l’AES, Alio DAOUDA, d’insister sur le rôle déterminant de la justice quant à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre les auteurs des infractions issues de ces agissements criminels : ’’Nous devons faire en sorte que ces criminels ne trouvent aucun répit dans notre espace’’ a martelé le ministre nigérien de la Justice.<br>La rencontre de 2 jours a permis aux gardes des sceaux des pays de l’AES de travailler sur les conclusions des experts afin de valider les textes juridiques. Il s’agit d’harmoniser les différentes politiques au bénéfice des populations de l’espace confédéral.</p>
<p>La rencontre de Bamako a été sanctionnée par un communiqué final lu par Mamoudou KASSOGUE ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux et incluant 20 points.</p>
<p><strong>Intégrer la justice parmi les compétences déléguées</strong><br>De ce document, il ressort que les Ministres ont salué la qualité des travaux préparatoires menés par les Experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES.</p>
<p>Aussi, les Ministres ont approuvé la proposition de modification de l’article 4 du Traité instituant la Confédération pour y intégrer le domaine de la justice et du Droit parmi les compétences déléguées et la création d’un cadre de concertation permanent entre les Ministres de la Justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun.<br>Constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles, régionales et internationales, les ministres ont approuvé la nécessité de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérales. Les ministres ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS) liée à la future Cour pénale sahélienne et des Droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales.</p>
<p>Concernant la coopération pénitentiaire, les ministres ont souligné l’importance de renforcer la coopération en matière de renseignement, de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, de sécurisation des prisons et de gestion des détenus, en particulier ceux arrêtés pour terrorisme.</p>
<p>Par Abdoulaye OUATTARA</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Soutien à l’économie nationale 2021-2025 : plus de 800 milliards de subventions accordées par l’Etat]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105765.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105765.html</guid>

                    <description><![CDATA[Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni SANOU, lors de l’émission, Mali Kura Taasira 3, diffusée sur ORTM le samedi 31 mai 2025 a affirmé que la transition entre 2021 à 2025 a consenti plus de 800 milliards dans la subvention en vue de soulager les populations, mais aussi de permettre à certains services comme la CMDT de renforcer leur capacité.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Jun 2025 16:00:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>« L’économie du Mali se porte bien et tous les indicateurs sont orientés vers de bonnes tendances », a rassuré le ministre de l’Economie et des finances, Alousseni SANOU, lors de Mali Kura Taasira 3, l’émission où les membres du gouvernement, abordent l’actualité de leur département respectif.<br>À cette occasion, le ministre SANOU a mis l’accent sur les efforts consentis par les autorités en vue de maintenir la dynamique de l’économie nationale.</p>
<p>À cet effet, entre 2021-2024, le cumul des subventions accordées s’élève à plus de 800 milliards de FCFA, a-t-il évalué, sans compter les engagements en cours de négociation.<br>Selon le ministre, ces subventions directes permettent de soutenir les allègements fiscaux et les mécanismes de relance sectorielle.</p>
<p>Ainsi, il est revenu sur ces efforts colossaux, soulignant avoir appuyé la CMDT qui avait rencontré des difficultés en 2020, année durant laquelle la production avait chuté à 255 000 tonnes.<br>Pour restaurer la confiance, l’État n’a pas hésité à s’impliquer pleinement : désignation d’un mandataire judiciaire, revalorisation du prix du coton à 290 francs CFA, puis 300 francs CFA, paiement des 69 milliards d’impayés de la filière et titrisation de 70 milliards de financement en décembre 2024.<br>Résultat : un record historique de 795 000 tonnes de coton récoltées en 2021-2022.<br>«En même temps qu’on a payé les 20 milliards de subventions, en tout, l’État a payé 90 milliards de FCFA à la CMDT en décembre dernier », a-t-il fait le point. Tout cela, a-t-il expliqué, pour permettre à la CMDT de contenir la croissance dans le pays.<br>En outre, il a affirmé que l’Etat a accompagné la COMATEX, l’OMH, l’UMPP qui avaient des difficultés en vue de les mettre sur pied. Ainsi, la relance de la COMATEX a nécessité un premier apport de 787 millions, auquel viendra s’ajouter un second financement supérieur à un milliard de FCFA.<br>L’UMPP, pilier de la production pharmaceutique, a perçu 1,253 milliard pour sa remise à flot, avec une seconde phase d’expansion en cours de négociation. La finalité est de permettre à l’UMPP de produire localement les 14 produits qui font partie de l’assistance maladie obligatoire.<br>Le gouvernement s’est également engagé à soutenir le secteur privé via un fonds de garantie, doté de 28 milliards, permettant de générer plus de 150 milliards de crédits bancaires et 17 000 emplois.<br>« Dans le même temps, nous avons le PAFEM, qui est un programme financé par la Banque mondiale, logé au niveau du ministère de l’Économie et des finances, qui était également chargé de lancer toutes les activités et d’amélioration du circuit financier. Ce secteur a également pu financer beaucoup d’ONG dans le centre et beaucoup de petites et petites micro-entreprises dans le centre du Mali, ce qui a pu créer à peu près 17 286 emplois. Donc, c’est à partir de ces différentes activités que nous avons pu maintenir notre économie », a indiqué le ministre SANOU.<br>Concernant la maîtrise du prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Economie a souligné que l’État accorde des subventions à de nombreux secteurs en signant notamment des conventions avec toutes les cimenteries.<br>Si elles permettent aux Maliens d’avoir du ciment de sortie d’usine à un prix constant, cependant, a-t-il relevé, elles font des manques à gagner importants au Trésor qui se chiffrent environ à plus de 25 milliards de francs CFA.<br>« L’État fait des subventions importantes au niveau des sociétés qui transforment du blé. Aujourd’hui, on a un contrat sur trois ans avec ces sociétés qui coûtent un manque à gagner d’environ 75 milliards sur trois ans à l’État », a-t-il ajouté.<br>Toujours sur le plan social, l’Etat accompagne l’Énergie du Mali (EDM-SA). Il est aujourd’hui le secteur qui a bénéficié le plus de subventions de l’Etat.<br>Ce constat est plus frappant : « Entre 2021 et 2024, la subvention totale accordée à l’énergie du Mali a été de 461 milliards de francs et francs, de 2021 à 2024. L’année passée, on a subventionné 55 milliards. Cette année, ça va être 60 milliards », a affirmé le ministre SANOU.<br>À entendre le ministre, la subvention au secteur de l’énergie va se poursuivre « jusqu’à ce que les investissements structurants, qui sont en train d’être mis en œuvre, puissent amener du mixte énergétique et permettre donc à la société de pouvoir s’équilibrer tout de suite ».</p>
<p><strong>Une hausse de 46 % des recettes grâce à la digitalisation</strong><br>À l’ère des multiples transitions que connaît le Mali, la transformation numérique de l’administration publique s’impose désormais comme l’un des leviers majeurs de la modernisation de l’État.<br>Une conviction portée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présenté les résultats tangibles de cette digitalisation en matière de mobilisation des recettes.<br>« Depuis l’annonce du chef de l’État à Ségou, en juin 2024, nous avons accéléré la mise en œuvre du Modus Trésor Pay, un dispositif qui permettra à terme que tous les paiements à destination de l’administration se fassent de façon totalement numérique », a déclaré le ministre.<br>Et les premiers effets ne se sont pas fait attendre. Sur les axes prioritaires de perception (documents administratifs, contraventions, fiscalité locale, recettes douanières ou encore services universitaires), les recettes ont connu une hausse de 46,6 %.<br>Ainsi, les 826,6 millions de FCFA collectés avant la digitalisation sont passés à 1,21 milliard de F CFA après mise en œuvre des outils numériques, soit une augmentation de 46%.<br>Les domaines concernés sont notamment : les cartes d’identité, cartes grises et permis de conduire, les amendes et contraventions de police, les immatriculations et visites techniques, l’état civil, la fiscalité numérique, les services du Centre des œuvres universitaires (CENU).<br>Dans ce dernier secteur, le ministre a révélé que la digitalisation a permis d’identifier des fuites de ressources estimées à près de 4 milliards de FCFA, auparavant dissimulées dans des zones d’opacité ou de paiements irréguliers.<br>«Aujourd’hui, tout ce qui se paye au niveau des universités est tracé. La transparence est devenue un outil de bonne gouvernance», a-t-il souligné.<br>Mais au-delà de l’aspect strictement budgétaire, la digitalisation vise également à réduire les inégalités d’accès aux services publics.<br>« Il ne faut pas qu’un citoyen à Bamako ait plus de facilité à accéder à un service que celui qui vit à Kati ou à Kolokani », a plaidé le ministre.<br>Le développement de plateformes numériques permet désormais à chaque Malien, quel que soit son lieu de résidence, de bénéficier des services administratifs, parfois en un clic.</p>
<p><strong>L’impact de la réforme du secteur minier</strong><br>Adopté récemment dans le cadre d’un vaste chantier de réforme économique, le nouveau Code minier, couplé à la loi sur le contenu local, a permis une hausse sans précédent des revenus issus de l’exploitation aurifère.<br>« On était, par exemple, à 235,5 milliards pour toutes ces sociétés. Et avec le nouveau code minier en 2023, on a atteint 767,4 milliards, ce qui fait un gain de 531,9 milliards. Donc, ça, c’est l’impact sur l’application du code minier par les sept principales sociétés minières », a-t-il déclaré.<br>Outre les recettes fiscales, la loi sur le contenu local vise à garantir une meilleure implication des entreprises maliennes dans la chaîne de valeur minière. Elle impose aux sociétés étrangères de recourir prioritairement à des prestataires, à une main-d’œuvre et à des biens et services locaux, favorisant ainsi le développement de PME nationales et la création d’emplois durables.<br>« Il ne s’agit plus seulement de tirer des ressources financières de nos mines, mais de faire en sorte que le secteur contribue au tissu économique local de manière structurée et inclusive », a insisté le ministre.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Alousseni Sanou, ministre de l’Economie et des finances: les chiffres et la réalité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/alousseni-sanou-ministre-de-leconomie-et-des-finances-les-chiffres-et-la-realite-3105764.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après son homologue de la défense et celle des transports et infrastructures, le ministre de l’Economie et des finances, Alousséni Sanou, était ce samedi 31 mai 2025 l’invité de l’ORTM dans le cadre de l’émission Mali Kura taasira 3. C’est un technicien sûr de ses notes qui assène les performances enregistrées au plan économique, financier et celui de la gouvernance dans un pays où l’on a déjà arraché la queue du Diable. Chiffre à l’appui, Alousséni Sanou égraine ses certitudes, les efforts consentis, et les progrès enregistrés face aux Maliens hébétés devant leur téléviseur.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Jun 2025 15:58:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans un Mali kura où de nombreux secteurs sont à l’arrêt en raison de la conjoncture consécutive à la crise énergétique, à l’insécurité, et à la mauvaise gouvernance, le Patron de l’Hôtel des finances soutient que le taux de chômage a baissé et considérablement baissé. Comme au bons vieux temps, le ministre de l’économie et des finances dit que la trésorerie se porte bien, que les chiffres macroéconomiques sont au vert. Donc aucune inquiétude.</p>
<p><strong>Scandaleux taux de chômage</strong><br>Selon le ministre de l’hôtel des Finances, le taux de chômage est passé de 6.1% à 3.5% de 2020 à 2024, donc soit +3% de progrès et un ratio supérieur à 0,5%. Le progrès est dans son affirmation étonnante énorme… si on sait l’impact de la crise énergétique, du départ de la Minusma, de la fermeture des ONGs. Il semblerait que Sanou a la recette imparable pour la réduction du taux de chômage : l’amélioration de l’efficacité du marché du travail, de la formation et de l’éducation des travailleurs, l’accroissement de la flexibilité du marché du travail. Mais, où est-ce qu’on en est aujourd’hui au Mali en matière d’offre de travail ?</p>
<p>Le ministre de l’Economie et des finance Sanou sait-il qu’entre 2020 et 2025 de nombreux jeunes travailleurs de notre pays ont perdu leurs emplois ? Du jour au lendemain, l’arrêt des ONGs, le départ de la Minusma,la crise énergétique, l’insécurité, et maintenant l’arrêt des financements de l’USAID qui a mis des milliers d’autres à la rue. Les Maliens sont des patriotes, des nationalistes. Ils veulent croire, mais comprendre d’abord, comment le taux de chômage a baissé de 6 à 3% pendant la transition. Parce que l’affirmation qui ressemble à une insulte à leur intelligence dépasse l’entendement. Contrairement à l‘affirmation du ministre Sanou, selon les dnnées de l’INSTAT, le taux de chomage est estimé à 5% en 2024. Cet indicateur est basé sur le rapport EMOP du second passage de 2024.</p>
<p>Selon Alousséni Sanou, par la multiplication par 4 de la subvention des 28 milliards accordés au Fond de garantie pour le secteur privé nous avons non seulement eu 150 milliards de crédits injectés dans l’économie mais aussi un bonus de 17.000 emplois. Grâce à la générosité de la Banque mondiale, à travers le PAFM (Projet d’Accès au Financement au Mali), notre l’Etat a pu créer ‘‘à peu près 17.286 emplois’’. Ne serait que dans ces deux seuls domaines, c’est environ 35.000 emplois créés sur combien de chômeurs créés au même mont. Par Allah Azzawajal, ayons pitié de l’intelligence du Malien. Allah kama.</p>
<p><strong>Taux d’inflation imaginaire</strong><br>Selon le Ministre de l’Economie et des Finances, notre cher Mali kura enregistre le deuxième meilleur taux d’inflation sous régional avec 3,2 %.<br>Pour la BAD, l’inflation de notre pays est passée de 9,7 % en 2022 à 2,2 % en 2023, sous l’effet conjugué de la politique monétaire restrictive de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, de l’approvisionnement ininterrompu des marchés locaux en produits et de l’exonération de 25 % des droits de douane accordée par le gouvernement en contrepartie de la fixation de prix plafonds pour le sucre.</p>
<p>La reprise de l’activité économique devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7 % en 2024 et de 5,3 % en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium en 2024, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Grâce au maintien d’une politique monétaire restrictive, l’inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2 % en 2024 et 1,8 % en 2025</p>
<p>Bémol. Selon le bulletin mensuel des statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en février 2025, notre pays a affiché le taux d’inflation le plus élevé au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), s’établissant à 8,3%. Ce taux est en hausse par rapport à celui de 7,6 % enregistré en janvier 2025, bien au-dessus de la fourchette cible de la Banque centrale comprise entre 1% et 3%.</p>
<p>Selon le rapport de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) de l’UEMOA, cette hausse de l’inflation est due à l’augmentation des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées (8,2 %), du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et autres combustibles (11,4 %), des services de restaurants et services d’hébergement (5,8 %), des services de soins personnels, protection sociale et biens divers (12,5 %) ainsi que des services d’information et communication (9,8 %) ».</p>
<p><strong>Subventions inutiles et inopérantes</strong><br>Le ministre de l’Economie et des finances, fier de ses notes, annonce qu’au cours de cette transition, l’Etat a subvention EDM à hauteur 461 milliards, la Comatex d’environ 2 milliards, l’UMPP d’environ 1,253 milliard pour fabriquer 10 produits AMO), Fonds de garantie du secteur privé à hauteur de 28 milliards, la CMDT de 90 milliards pour soutenir l’économie).</p>
<p>En dépit de brillante énumération, faudrait-il rappeler à l’argentier de la transition qui sait plus que tout autre qu’en économie, une subvention est une aide financière accordée par une entité publique (État, collectivités territoriales) à une entité privée ou publique, sans contrepartie directe, dans le but de financer une activité d’intérêt général ou de corriger une défaillance du marché. Les subventions pouvant être aussi destinées aux entreprises pour les aider à financer leurs investissements, à développer leurs activités ou à faire face à des difficultés économiques. De ce qui précède, on voit bien qu’il ne s’agit de charité d’Etat, fi sabil allah qu’on fait aux Maliens.</p>
<p>Et ce n’est pas de la bonté de cœur que le gouvernement accorde des subventions au secteur de l’électricité, de l’éducation, de l’aide humanitaire, des denrées de première nécessité, de la farine, du gaz, de l’aliment bétail, des outils et intrants agricoles… comme les céréales et les engrais.</p>
<p>Les subventions, qu’elles soient directes ou indirectes, aident l’Etat à stabiliser les prix des produits essentiels, mais peuvent aussi entraîner des distorsions de marché et des coûts budgétaires importants. Les subventions peuvent être utilisées pour soutenir des secteurs stratégiques comme l’agriculture ou l’industrie, favorisant leur développement et leur compétitivité. Les subventions peuvent artificialiser la concurrence, en offrant un avantage injustifié aux entreprises bénéficiant de ces aides. Cela peut désorganiser les marchés, dissuader les investissements dans d’autres secteurs et engendrer des problèmes de corruption.</p>
<p>Les subventions sur les produits de base comme le carburant ou les céréales peuvent permettre de maintenir les prix stables en période d’inflation ou de fluctuations des marchés internationaux, protégeant ainsi les ménages et les entreprises. Globalement, les subventions peuvent être un outil utile pour soutenir l’économie malienne, mais elles doivent être utilisées avec précaution, en veillant à minimiser leurs impacts négatifs et à garantir leur efficacité et leur transparence. Une approche plus ciblée et une évaluation régulière des programmes de subvention sont nécessaires pour assurer leur pertinence et leur impact positif sur le développement économique du Mali.</p>
<p><strong>Problématique financement du PAG 2025-2026</strong><br>Face aux Maliens, le ministre Sanou réitère ses certitudes. Pour lui, le budget d’Etat 2025 adopté en pièces détachées par le CNT, le 12 et le 19 décembre 2024. Pour 2025, le budget de l’État est évalué à 2 648,900 milliards FCFA en recettes et 3 229,886 milliards FCFA en dépenses, entraînant un déficit de 580,986 milliards FCFA. Aussi, pour prendre en charge les priorités du PAG estimées à environ 1600 milliards, il faut forcément passer par la loi des finances rectificative de juin pour supprimer beaucoup de chapitres afin de prendre en compte les secteurs prioritaires du PAG. La cohérence stratégique voudrait qu’on prévoit d’abord puis on dépense. Mais dans le Mali kura de Sanou, c’est la gouvernance à l’envers : on dépense d’abord, on prévoit ensuite. Sinon avec une masse salariale de 964 milliards, un fonctionnement de près de 400 milliards, près de 400 milliards de services de dettes à payer sans le principal, il est impossible de financer le PAG du Général Abdoulaye Maïga par le budget d’état.</p>
<p><strong>La réalité qui interpelle</strong><br>A cette contrainte, il faudrait aussi attirer la haute attention du Patron de l’Hôtel des Finances sur le fait que malgré la subvention à la CMDT qu’il brandit comme un trophée, les cotonculteurs partout dans les zones CMDT ne savent plus à quel Saint se vouer et n’arrivent toujours pas à se faire payer. Toutes choses qui impacteront gravement la campagne agricole.<br>Il en est de même pour la crise énergétique. Malgré 461 milliards se subventions injectées et la ponction de la taxe de 100 francs (Mugan-Mugan) sur les Maliens pour les besoins de la cause, comme Soundjata, EDM n’arrive pas à décoller de ses propres ailes. Conséquence les Maliens sont toujours dans le noir ; avec la promesse d’être éclairés 19h/24.<br>La question est : à quoi a-t-il servi tous ces milliards de subvention si les Maliens n’ont ni eau ni électricité, si le panier de la ménagère reste troué, si l’Etat ne parvient pas à payer les paysans, si Soudjata traine toujours sur les rails, si la reprise de la COMATEX, de l’UMPP, de Huicoma… reste au stade de vœux pieux, voir à la phase expérimentale, si les nouveaux investisseurs sont toujours confrontés à la concurrence déloyale du marché parallèle.<br>Faut-il se réjouir des annonces du Ministre des finances à savoir que tous les indicateurs sont dans la bonne tendance et que notre Maliba demeure toujours la 4ème économie de la zone Franc derrière le Burkina, au moment où les Mali pensaient être troisième…<br>Allah Ka an progoto.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali: la renaissance politique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/mali-la-renaissance-politique-3105666.html</link>
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                    <description><![CDATA[La première expérience démocratique remonte à la Charte de Kurukanfuga de 1236 et non à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1946. Pourtant, peu d’hommes politiques se sont battus pour que la Constitution de 1992 s’en inspire.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 30 May 2025 13:49:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui est constant, c’est que le mode de gouvernance issue de cette Constitution tient plus de la 5ème République française que du vécu du peuple malien. En envoyant ses enfants à l’école occidentale, le Mali s’attendait-il à recevoir en retour des légions d’intellectuels déracinés et assimilés, vivant en Afrique dans la nostalgie de l’Europe ?</p>
<p><strong>LA REVOLUTION GALVAUDEE DE 1991 A CREE L’ANARCHIE</strong><br>D’Alpha Oumar Konaté à Ibrahim Boubacar Kéita en passant par Amadou Toumani Touré, en fait de démocratie, les Maliens n’ont vu que le revers de la médaille car les partis et dirigeants politiques se sont plutôt évertués à exercer des pressions pour obtenir une part du gâteau. Afin de sauver leur pouvoir, les Chefs d’Etat ont dû céder, confirmant que la démocratie n’est viable qu’avec des ressources humaines de qualité, des dirigeants ayant le sens de l’Etat, mais aussi une population laborieuse et bien éduquée. Il en résulte que l’action politique doit être guidée par la saine appréciation des réalités dans la recherche du bien commun. C’est au nom de ce réalisme qu’un pouvoir politique responsable s’appuie sur une bonne connaissance de l’histoire et de la culture. Depuis la chute du régime de Modibo Kéita, le Mali n’a pas connu une doctrine politique cohérente. Ainsi, le magister de Moussa Traoré a été un long dérapage plus ou moins contrôlé, d’abord sous l’emprise du Comité Militaire de Libération Nationale (1968-1978), ensuite avec la timide ouverture tentée par l’Union Démocratique du Peuple Malien (1979-1991). Arriva dans ces conditions la révolution de mars 1991 sur laquelle le peuple avait fondé un grand espoir. Hélas !</p>
<p>La déception est d’autant plus grande que les fruits ont trahi la promesse des fleurs de 1991 par la faute de politiciens roublards, adeptes de demi-vérités qui sont des mensonges malicieusement servis. En outre, aucune crise politique majeure n’a pu être résolue grâce à la Constitution de 1992, obligeant les présidents démocratiquement élus à recourir aux autorités religieuses et aux légitimités coutumières. La Constitution est la boussole intégrant les valeurs cardinales du peuple et non un produit de mode. A l’exception du coup d’état du 19 novembre 1968 qui était purement militaire, tous les autres putschs ont été perpétrés avec le soutien actif de partis et mouvements politiques. Aujourd’hui, leurs maîtres et gourous occidentaux ayant été éconduits sans ménagement, quelques apprentis sorciers sentant la fin proche, sont désemparés et au bord de la crise de nerf.</p>
<p><strong>LE MALI TOUJOURS A LA POINTE DU COMBAT</strong><br>Après Modibo Kéita, Moussa Traoré avait quelque peu réussi à maintenir l’élan souverainiste du pays mais leurs successeurs finiront par livrer, souvent à leur corps défendant, le Mali à la France et aux institutions de Breton Wood. Le multipartisme intégral n’a été qu’un leurre qui n’a pas servi la démocratie. Il a plutôt permis à la France de mieux tenir les dirigeants, suite à la suppression des partis uniques. En effet, la création de nombreux « partis-boutiques » avait affaibli les présidents élus qui ne pouvaient s’appuyer sur aucune force politique stable. Des incompétents ont ainsi été propulsés à des postes de responsabilité, à tous les niveaux de l’échelle sociale, favorisant la grande corruption et l’anéantissement de l’autorité de l’Etat. Suite à la déstabilisation de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, le Mali d’ATT s’est retrouvé dans le viseur puisque Kidal avait été promise par Nicolas Sarkozy à certains groupes rebelles comme butin de guerre. De nombreuses tribulations ultérieures conduiront à la signature de l’Accord d’Alger en 2015, un texte imposé au Mali en violation de sa Constitution, dans le silence des partis politiques. Le régime d’IBK n’y survivra pas.</p>
<p>Toute démocratie forte s’appuie sur une armée capable de défendre l’intégrité du territoire et l’économie nationale. En cela, l’arrivée d’Assimi Goïta au pouvoir constitue indéniablement le point de rupture avec le mouvement dit démocratique sous lequel l’autostop politique avait pris le dessus sur la saine gestion de l’Etat. Son principal mérite est d’avoir tiré les leçons des errements du passé et pris les décisions salutaires pour le renouveau du pays. Mêlant audace et dextérité, il a opéré une remise à plat avec la communauté internationale et évité toute relation incestueuse avec les politiciens opportunistes. Comment ne pas saluer le soutien des blogueurs patriotes sur les réseaux sociaux, qui ont fait le contre- poids nécessaire aux media occidentaux et à leurs relais locaux, dans leur funeste entreprise de désinformation et de déstabilisation ! Grâce à eux, de plus en plus de maliens sont informés et se sentent concernés par la gestion des affaires publiques. On peut donc dire que l’arbre planté par Modibo Kéita n’est pas mort. Il a certes produit de nombreuses branches et feuilles mortes, balayées de façon cyclique, mais le tronc a résisté, porté par des racines solides. Assimi Goïta est en train de poursuivre son œuvre, comme Ibrahim Traoré est en train de bonifier celle de Thomas Sankara au Burkina Faso. Les deux pays ont été rejoints par le Niger et ils ont créé à trois l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui sonne le déclin des pratiques néocoloniales, pendant que sa naissance est saluée par tous les grands pays émergents du monde. Le grand Mali, celui qui joue dans la cour des grands, est de retour.</p>
<p>Le nanisme politique a fait beaucoup de mal au Mali. Le véritable défi qui est lancé à la « génération Assimi » est de s’affranchir du carcan néocolonial, pourque la pratique de la démocratie se constate d’abord au sein des partis politiques eux-mêmes. L’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques sans remettre en cause le multipartisme garanti par la Constitution, a ouvert la voie à la dissolution très attendue des partis et associations à caractère politique. La bipolarisation constatée actuellement entre les adeptes de la refondation et ceux qui défendent l’ordre ancien, pourrait servir de base à la constitution de deux grands groupes politiques rivaux. Place désormais au renouveau au sein de l’AES.</p>
<p><strong>Mahamadou Camara</strong><br><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: centrale solaire de Safo, un rendez-vous manqué]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/sans-tabou-centrale-solaire-de-safo-un-rendez-vous-manque-3105598.html</link>
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                    <description><![CDATA[Un an s’est écoulé. Le 28 mai 2024, le président de la transition Assimi GOITA en grande pompe, a posé la première pierre du chantier de la centrale solaire de Safo pour un délai d’exécution de 15 mois. Alors que l’échéance s’approche, le projet est toujours à la phase de démarrage.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 28 May 2025 19:49:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, il était la lueur d’espoir pour de nombreux Maliens étouffés par la crise énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le chantier, de ladite centrale, lancé dans une grande ferveur populaire, avait suscité un vif engouement et une adhésion massive. Avec ses 100 mégawatts-crête, ses modules photovoltaïques en silicium monocristallin, son système de stockage d’énergie de 50 mégawatts-heure et ses équipements de pointe, dont 20 transformateurs de 2,5 mégavolts ampères et des cabines préfabriquées de 30 kilovolts, la centrale de Safo qui doit être érigée sur 228 hectares, était ainsi présentée comme une réponse aux coupures intempestives d’électricité qui minent le quotidien des Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, un an plus tard, le chantier avance à pas de caméléon, loin des attentes d’une population en proie à un stress énergétique et loin des promesses initiales des autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, prévue pour être achevée dans un délai de 15 mois, la construction de la centrale solaire de Safo, confiée à l’entreprise Sinohydro (une société chinoise), se fait encore désirée. Les autorités ont-elles lancé cette initiative comme un écran de fumée pour apaiser la colère de la population ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, la main sur le cœur, elles annonçaient faire du solaire, une alternative à la crise d’électricité dont les conséquences ont affecté de petites entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup d’entre elles ont mis les clés sous le paillasson faute d’avoir d’électricité. Comment ne pas se rappeler de la vidéo du jeune entrepreneur qui a jeté des centaines de volailles avariées à cause du problème d’électricité. Ils sont aussi nombreux, ces entreprises qui, dans le silence total, confectionnent à temps partiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conséquence : une baisse drastique de leur chiffre d’affaires.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour anniversaire du lancement des travaux de la centrale de Safo, dont les habitants avaient accueilli le maître d’ouvrage, regardent le chantier avec peu d’espoir et de résignation. Parce qu’en réalité, la pose de 1ère pierre perçue comme un acte fort, une réponse concrète à un besoin vital, mais qui peine à se concrétiser. Certains Maliens ont l’impression d’être dupés par des promesses creuses. Plus qu’un retard, la situation s’apparente à un rendez-vous manqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour justifier ce retard, en janvier 2025, le président GOITA lors de la présentation de vœux aux légitimités traditionnelles et religieuses, accusait un maire d’avoir vendu une partie du terrain destiné au projet. Une sortie qui a jeté le trouble et alimenté les polémiques. Cette controverse, loin d’apaiser les esprits, a ravivé le sentiment d’un espoir galvaudé, d’une promesse trahie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul besoin d’espérer sur une inaugurer imminente de ladite centrale lorsque le Premier ministre lui devant le Conseil national de Transition admet que le chantier est à son début.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par SABA BALLO</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: démocratie, le double standard de l’Occident]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/international/sans-tabou-democratie-le-double-standard-de-loccident-3105467.html</link>
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                    <description><![CDATA[Pour avoir le toupet de poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et délivré contre lui un mandat d’arrêt délivré le 21 novembre 2024, Karim Khan, le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), a été placé sous sanctions américaines par l’administration Trump pour contraindre la Cour à mettre fin aux enquêtes sur les abus israéliens à Gaza.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 26 May 2025 13:41:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>Ses e-mails sont bloqués, ses comptes bancaires sont gelés et 900 membres de la CPI sont interdits d’entrée aux États-Unis, accusés de mener des enquêtes « illégitimes » sur des crimes de guerre présumés commis par Israël. </p>
<p>À travers un habituel double standard, le chef de file de l’Occident menace toute personne ou organisation fournissant à Khan une assistance financière, matérielle ou technologique de se voir infliger des amendes ou des peines de prison.</p>
<p>Pour n’avoir pas plié à ces pressions américaines, le procureur Karim Khan a été suspendu ce dimanche 18 mai 2025 après des accusations de harcèlement sexuel sur une collègue malaisienne alors même qu’il est en congé. Dans la guerre communicationnelle et non juridique engagée contre Khan on brandit le délit de fasciés : il ne peut être coupable parce que son frère, Imran Ahmad Khan, ex-député britannique, a été condamné pour agression sexuelle sur un adolescent de 15 ans…</p>
<p>Pour les nôtres qui se font encore des illusions sur la démocratie occidentale comme modèle de société pour nous les Africains, faudrait-il seulement rappeler que l’avenir de notre continent ne reposera pas sur la pratique aveugle de la démocratie occidentale, mais se jouera entre deux visions : celle des nations ou celle des pantins.</p>
<p>Ce week-end, c’est la vertueuse Europe qui nous donne l’image affligeante de leur démocratie en faisant expulser par la police de son bureau de vote le candidat à la présidentielle qui se déroulait et le favori des élections annulées de 2024. Ce n’est pas tout.<br>A 21heures, heure de Roumanie, La chaine de télé privée roumaine RealitateaNET qui a 25 ans d’existence transmettant les résultats des élections en Roumanie en direct a été bloquée pendant la transmission ! Raison : elle venait tout juste de transmettre : George Simion 52% (choix du peuple)-Nicusor Dan 47% (choix de l’Europe), et elle a été bloquée.</p>
<p>Face à la forfaiture démocratique, les dénonciations du PDG de Télégram sonnent comme un désaveu pour l’Europe. En effet, pour lui, on ne peut pas « défendre la démocratie » en la détruisant. On ne peut pas « lutter contre l’ingérence électorale » en s’ingérant dans les élections. Soit, on a la liberté d’expression et des élections équitables, soit on ne les a pas. Et le peuple roumain mérite les deux».</p>
<p>Mais Macron n’est pas de cet avis. Pour lui, les ‘‘accusations contre la France ne sont qu’une manœuvre de diversion face aux réelles menaces d’ingérences qui visent la Roumanie… Comme partenaire et ami, nous rappelons que la France a été aux côtés de la Roumanie pour son accession à l’Union européenne, ses réformes, son entrée dans Schengen et ses avancées. Pour sa sécurité aussi, par exemple l’envoi de nos soldats cinq jours après le début de l’invasion russe en Ukraine en février 2022. Mentir sur la France, l’insulter, c’est rompre cette histoire’’. Ça ne vous rappelle rien ? Dès que la France envoie des soldats, on doit se taire et ravaler toute dignité.</p>
<p><strong>Voilà les deux piliers sur lesquels sont bâtis la démocratie occidentale : double standard et ingérence.</strong></p>
<p>Le double standard désigne une situation dans laquelle, au sein d’un ensemble d’individus ou de choses, des groupes sont traités selon des règles différentes, alors qu’en principe ils devraient être traités de la même manière. L’expression double standard est souvent utilisée pour mettre en lumière une situation d’injustice signifiant «deux poids, deux mesures», d’inégalité de traitement. Exemple : l’Occident accepte qu’il n’y ait pas d’élection en Ukraine, et oblige les Africains à faire des élections bâclées. Il reconnait un terroriste comme président en Syrie qui a pris le pouvoir par la force et sur des cadavres, mais refuse d’accepter nos chefs de l’Etat qui sont venus par coups d’Etat.</p>
<p>Intervention non désirée dans les affaires par une tierce partie, pouvant s’effectuer sur le plan individuel, organisationnel ou international et pouvant diverses formes (politique, économique, sociale, culturelle, religieuse, humanitaire) l’ingérence d’un État dans les affaires par un autre est l’intervention du premier dans les affaires du second, sans son consentement et au détriment du concept de souveraineté. Cette ingérence peut aussi être implicite lorsque la souveraineté de l’autre est remise en cause de manière camouflée ou par le biais d’intermédiaires. Quid du droit d’ingérence humanitaire ? Il s’agit du droit que revendiquent des organisations non gouvernementales (ONG) et certains États d’intervenir sur le territoire d’un État, dont la population se trouve en situation de crise humanitaire ou dont les droits humains fondamentaux paraissent violés, avec ou sans son consentement.</p>
<p>Est-ce cela qui fonde la pierre angulaire de notre société, bâtie sur du socle du Ouagadu au moins 300 ans avant la naissance de Jesus Christ ? Nos héros n’étaient pas élus, mais ils étaient légitimes et justes. Nos systèmes sociétaux n’étaient pas ‘‘démocratiques’’, mais ne cariaient pas l’injustice et la perfidie. Notre société était fondée sur la souveraineté et la liberté des peuples et non des élus cupides et vendus.</p>
<p>Il est temps de mettre un terme au copier-coller improductif d’un système de gouvernance, de pensée et d’action qui n’est pas et ne saurait être le nôtre. La démocratie occidentale est une tragédie pour l’Afrique. Pensons-y.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Modibo Sidibé: La démocratie : une œuvre à poursuivre, un pacte à réinventer]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/modibo-sidibe-la-democratie-une-oeuvre-a-poursuivre-un-pacte-a-reinventer-3104911.html</link>
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                    <description><![CDATA[La démocratie n’est pas un mot figé, mais un chantier vivant. La démocratie n’est jamais donnée une fois pour toutes. Elle est toujours à construire, à corriger, à défendre.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 13 May 2025 17:30:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie est un système politique dans lequel le pouvoir émane des citoyens. Mais au-delà des mécanismes électoraux, la démocratie c’est aussi le respect de l’État de droit et l’existence de contre-pouvoirs indépendants. C’est un équilibre entre des institutions légitimes et une culture citoyenne vivante, où la critique n’est pas une menace mais une promesse de progrès.<br>Quant à la gouvernance, il s’agit de la manière dont l’autorité est exercée pour gérer les affaires publiques. Une bonne gouvernance suppose des dirigeants responsables, transparents et redevables, capables d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques au service du bien commun.</p>
<p>Ces deux notions – démocratie et gouvernance – sont intimement liées et forment le socle du développement humain durable. La démocratie crée un environnement favorable aux progrès sociaux. Inversement, une gouvernance défaillante sape la démocratie et brise cet environnement propice, engendrant défiance et stagnation.</p>
<p>Le 26 mars 1991, une nouvelle page de notre Histoire s’écrivait en lettres de sang pour que le Mali puisse accéder à la démocratie, et la IIIe République naquit.</p>
<p>Aujourd’hui, certains accusent la démocratie d’avoir échoué. Je ne le crois pas. Je crois que nous avons sous-estimé les exigences de la démocratie. Et que nous avons encore à la parfaire.</p>
<p><strong>I. Ce que la démocratie nous a apporté – Rendons justice au parcours accompli</strong><br>La démocratie a d’abord été pour nous un espace conquis. Elle fut arrachée dans le tumulte de l’Histoire, portée par des voix, des luttes, des sacrifices. Ce que nous avons conquis par l’instauration d’un système démocratique au Mali, c’est :</p>
<p>• la liberté d’association, d’expression, de presse ;<br>• le droit de vote, la pluralité politique, l’alternance pacifique du pouvoir ;<br>• l’existence de contre-pouvoirs : justice constitutionnelle, société civile, médias.<br>La démocratie a permis au Mali de libérer ses énergies vives. Elle a permis aux jeunes de s’engager, aux femmes de s’affirmer, aux idées de circuler.</p>
<p>Ces trente dernières années, nous avons connu des avancées réelles et sans être exhaustif, permettez que je cite :<br>• le développement des centres de santé communautaire et de référence, hôpitaux nationaux et régionaux ;<br>• l’instauration de l’Assurance Maladie Obligatoire ; logements sociaux, couverture en eau potable, l’accroissement de la capacité énergétique et des infrastructures télécoms et couverture TV-FM ;<br>• le triplement du taux de scolarisation ; multiplication écoles et lycées, structures de formation des enseignants ; infrastructures universitaires, financement de la recherche ;<br>• la loi d’orientation agricole, équipements, augmentation de la production de riz grâce aux subventions et aménagements hydro-agricoles ;<br>• l’expansion des routes, construction de ponts dont Kayes, Gao, Bamako ;<br>• le lancement du barrage emblématique de Taoussa et des infrastructures y attenantes ;<br>• le développement sans précédent des infrastructures sportives, culturelles ;<br>• l’essor du secteur privé national ; dispositif pour l’emploi des jeunes.</p>
<p>Ces progrès ne doivent pas être effacés de la mémoire collective, d’autant plus que notre peuple en est le vrai artisan. Ce n’est pas la démocratie qui a empêché le développement, c’est elle qui a rendu ces progrès possibles. Certes, tout n’a pas été parfait – loin s’en faut, entre autres en matière d’école, jeunesse et emplois, de défense et de sécurité, de gouvernance.<br>La question de la sécurité ne peut être contournée. Car il ne peut y avoir de démocratie véritable sans sécurité, tout comme il ne peut y avoir de sécurité durable sans démocratie. La démocratie oblige l’Etat à se défendre avec la loi, à protéger en rendant des comptes, à reconquérir le territoire avec et pour les populations.<br>Il nous faut donc penser ensemble la refondation démocratique et la refondation sécuritaire comme les deux faces d’un même impératif national : celui de garantir la souveraineté, la dignité, et la paix durable dans tout le pays.<br>Sur la défense et la sécurité, au-delà du soutien indéfectible à nos Forces de défense et de sécurité, je suggère un processus de livre blanc pour mettre fin aux narratifs, conduire à leur institutionnalisation comme objet de consensus indispensable à une république et à une démocratie.</p>
<p><strong>II. Pourquoi notre démocratie s’est fragilisée – Un diagnostic lucide et équilibré</strong><br>Je ne crois pas que la démocratie ait échoué. Je crois que nous avons, collectivement, sous-estimé ce qu’elle exigeait pour s’enraciner et durer.</p>
<p>Nous avons négligé la construction du citoyen démocratique. La démocratie n’a pas irrigué les comportements quotidiens, ni les pratiques sociales ordinaires. Le vote est resté un acte ponctuel, Il faut reconstruire une culture démocratique parce que la culture démocratique, c’est le terreau sans lequel les institutions ne tiennent pas.<br>Le système électoral a manqué de crédibilité. La justice a manqué d’exemplarité. La décentralisation est restée incomplète.<br>La gouvernance n’a pas su incarner l’éthique de l’intérêt général. La délinquance financière, la gestion opaque, les pratiques de prédation se sont installées dans l’impunité. Il est impératif de rétablir la chaîne de responsabilité.<br>Le dialogue politique a été trop souvent instrumentalisé, utilisé comme un mécanisme de contournement ou de légitimation, plutôt qu’un espace sincère de construction collective.<br>Il faut des acteurs politiques responsables, qui acceptent la défaite électorale comme un temps de reconstruction, la victoire comme une charge, et la gestion comme une mission. La démocratie ne peut non plus exister sans une justice indépendante, accessible et crédible. Elle a été perçue comme une promesse sans effets et l’État a laissé le citoyen seul, désarmé, devant un système qu’il n’a pas toujours compris.</p>
<p><strong>III. Que faire maintenant ?</strong><br>Dans la crise que nous traversons, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. C’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance. Il s’agit donc de poursuivre et renforcer notre processus démocratique afin de créer les conditions d’un nouveau progrès démocratique. Il nous faut refonder notre démocratie de l’intérieur à partir de nos réalités, de nos forces et de nos aspirations.</p>
<p>Je propose donc un pacte autour de quatre piliers :<br><strong>1.le renouveau de la démocratie</strong><br>Refonder nos institutions, en les rendant plus lisibles, plus accessibles, plus redevables. Réconcilier le citoyen avec l’État, redonner sens à l’idée même de représentation, clarifier le rôle des pouvoirs, renforcer les contre-pouvoirs.<br>Au total, déployer des Institutions sur lesquelles chaque Malien doit pouvoir compter pour défendre ses valeurs, ses droits et faire prendre au pays les bonnes directions ; des institutions qui doivent inspirer à chacun l’envie de les servir, de les respecter et de les défendre.</p>
<p><strong>2. le renouveau de la politique</strong><br>Il faut repolitiser la politique, la recentrer sur le débat d’idées, sur la confrontation des projets, le culte de l’intérêt général.<br>Réconcilier le politique avec la société, restaurer l’autorité morale de la fonction politique, moraliser la vie publique, c’est travailler à ramener la politique à ses lettres de noblesse, à rétablir la transparence et le respect de son vote au citoyen malien, à donner au paysage politique les couleurs permettant la compréhension des différentes visions et des projets pour notre pays.</p>
<p><strong>3. Le renouveau citoyen</strong><br>Il faut des citoyens conscients, des citoyens qui ne se contentent pas de voter, mais qui surveillent, questionnent, proposent. Des citoyens qui se sentent responsables de leur environnement. Il s’agit de faire émerger un citoyen actif, informé, critique, engagé. La jeunesse est au cœur de ce renouveau citoyen.<br>L’unité du peuple et la justice sociale sont des conditions indispensables à la solidité de la société et de ses institutions. Aussi, la cohésion sociale doit s’articuler autour de trois axes : développer la citoyenneté ; assurer à chaque citoyen l’accès au savoir, aux soins de santé, à la création et à la distribution de la richesse nationale ; assurer l’accès à l’emploi et à la protection sociale. Une charte de la Cohésion sociale pourrait être élaborée dans ce sens.</p>
<p><strong>4. Le renouveau de la gouvernance</strong><br>Mettre fin à la confusion entre service public et pouvoir personnel, intégrer la reddition de comptes, promouvoir l’efficacité administrative. La gouvernance, ce n’est pas seulement gérer, c’est servir, agir pour le bien commun, et non pour des intérêts privés ou corporatistes.<br>La décentralisation doit avoir un contenu stratégique axé sur un véritable aménagement du territoire, intégrant une cartographie des besoins, des ressources et des dynamiques régionales. Il s’agit de faire émerger des pôles régionaux et locaux de croissance et de développement.<br>Le chantier est vaste et complexe. Et pour structurer ce chantier dans la durée, nous devons progresser avec la quête de notre modèle démocratique que les différents foras et autres concertations n’ont pas dessiné.<br>Je propose la mise en place d’un Haut Conseil de la Refondation démocratique, instance nationale, inclusive et transversale, composée de représentants des partis politiques, de la société civile, des femmes, des jeunes, des autorités coutumières et religieuses, des universitaires, des Maliens de la diaspora, des opérateurs économiques, et d’anciens hauts responsables de l’État.<br>Ce Haut Conseil aura pour mandat, pendant deux ans, de :<br>• conduire une réflexion de fond sur l’état de notre démocratie ;<br>• animer un large dialogue national, participatif, incluant toutes les régions, et toutes les sensibilités du pays ;<br>• proposer une Charte du Renouveau démocratique, issue de cette démarche collective ;<br>• formuler des propositions de réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales, éducatives et sociales, à inscrire dans un agenda national de transformation.<br>Son objectif ne sera pas de remplacer les institutions existantes, mais de préparer les bases d’un nouveau contrat démocratique, fondé sur la vérité, la justice, l’inclusion et la projection vers l’avenir.</p>
<p><strong>Dans l’immédiat, nous avons besoin d’un choc de gouvernance.</strong><br>Le choc de gouvernance doit être un sursaut volontaire, profond, systémique. Il s’agit d’une transformation assumée des rapports entre l’Etat, les citoyens et la puissance publique. Ce choc doit se traduire par des gestes clairs : la réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des institutions et des structures redondantes, la limitation stricte des avantages protocolaires, l’introduction et le renforcement de mécanismes indépendants d’évaluation et de reddition de comptes.<br>Il s’agit de restaurer l’autorité morale de l’action publique par des actes sobres mais forts. Il s’agit de montrer que le pouvoir n’est pas un privilège, mais une charge.<br>Dans cette optique, la société politique et la société civile doivent faire leur introspection. C’est un chantier de vérité, d’exemplarité, et d’efficacité publique.<br>La crédibilité se reconstruit dans la durée, par la constance, par la clarté des priorités, et par le respect des engagements. C’est cela, l’exigence du renouveau. Et pour que la confiance revienne, il faudra donner des gages, parce que le citoyen doit pouvoir constater que la gouvernance repose désormais sur la transparence, l’équité et la redevabilité. Le citoyen doit sentir que le respect de la règle est redevenu la norme, y compris au sommet.<br>Nous sommes à l’heure du courage politique et de la transmission<br>J’ai la conviction que la démocratie malienne peut se relever et doit se relever !<br>Nous ne repartons pas de zéro. Mais nous devons repartir avec d’autres repères, d’autres exigences, d’autres ambitions, un nouveau contrat entre l’État et les citoyens, entre les institutions et la société, entre le politique et l’éthique et l’adoption d’un agenda consensuel de sortie de crise durable.<br>Notre démocratie a besoin de courage moral, de patience refondatrice, de citoyens debout, d’une jeunesse engagée.<br>Elle a besoin que ceux qui ont porté le combat démocratique hier, le transmettent aux générations nouvelles.<br>Une œuvre nous attend. Une œuvre à poursuivre. Un pacte à réinventer.</p>
<p><strong>Modibo Sidibé</strong><br><strong>Ancien Premier Ministre</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Alou Boubacar Diallo: ‘‘an te son’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/alou-boubacar-diallo-an-te-son-3104910.html</link>
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                    <description><![CDATA[La crise politique est à son paroxysme à Bamako. Tandis que face aux risques de provocations et de violences, le Collectif des partis politiques pour la Constitution ont reporté leur appel à manifester, beaucoup de leaders politiques prennent la parole pour réitérer leur position et appeler à l’apaisement. Au nombre des voix qui portent, celle de Alou Boubacar Diallo, le plus pacifique et l’un des plus sages de la classe politique.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 13 May 2025 17:27:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Dans un second appel enregistré sur les réseaux sociaux, en langue bambara, le troisième homme de la dernière présidentielle organisée dans notre pays, obligé de prendre la parole face à la situation politique actuelle de notre pays, pour l’amour de la patrie, a voulu être aussi clair que limpide.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Pour le président d’honneur de ADP-Maliba, il faut que ça soit clair pour tout le monde qu’il refuse de souscrire au jugement dépouillé de tout fondement que la classe politique et les acteurs politiques soient des ennemis de cette nation ou soient considérés comme des opposants aux militaires. ‘‘Il faudrait que ça soit clair pour tout le monde, tous les Maliens aiment ce pays et soutiennent l’armée ’’, martèle-t-il.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Prenant son propre exemple, il explique être intervenu suite au massacre de nos soldats à Aguelhock en 2012 pour soutenir les orphelins et les femmes militaires veuves suite à ces événements.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘La Fondation Maliba a été créée à la suite de ce geste. Le soutien financier aux orphelins et veuves de militaires tombés à Aguelhok a été la première activité de cette Fondation qui réalise, aujourd’hui, plusieurs œuvres sociales, dont des forages… Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’homonymes dans les camps, car on a donné mon nom aux enfants de militaires nés à cette période dans les camps. Nous avons fait cela parce que nous aimons notre pays, nous soutenons notre armée.’’, dit-il.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">C’est pourquoi, l’homme d’affaire et le politique qu’il est ne peut accepter aujourd’hui, qu’en se mobilisant pour que la Constitution soit respectée, que les acteurs politiques qu’ils soient apostrophés comme des ennemis de la nation et des opposants aux militaires.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘Nous aimons notre armée qui est là pour la défense et la sécurité de tous les Maliens, nous les soutenons, et nous devons la soutenir pour que le pays retrouve la paix et la stabilité. Sans paix et sécurité, il faut craindre le pire’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Alou Boubacar Diallo explique que si au tout début, lui-même et l’ensemble de la classe politique ont tous soutenu l’actuelle Transition, qu’il est clair qu’une transition n’est pas faite pour s’éterniser au pouvoir, surtout en piétinant la Constitution.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘Nous ne pouvons pas l’accepter et le peuple Malien ne peut pas accepter cela’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Le Sage de la classe politique souhaite qu’on ne puisse pas empêcher les gens de manifester leur désaccord. Car, dit-il, ‘‘il faut que ceux qui sont au pouvoir, les militaires, comprennent que personne n’est contre eux. Nous nous mobilisons pour que le pays avance, retrouve la paix et la stabilité. Ils n’ont pas le droit de toucher aux jeunes, aux Maliens qui veulent manifester pour exiger le respect de la Constitution’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Enfin, dans un souci d’apaisement, il demande aux responsables de la transition d’organiser, le plus rapidement que possible, l’élection présidentielle comme ce fut le cas avec le référendum. Alou Boubacar Diallo dit ‘‘ne pas comprendre qu’aujourd’hui, on puisse justifier le refus d’organiser les élections par l’insécurité alors que le référendum a été organisé dans les mêmes conditions.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">D’ailleurs, il y a des responsables de la Transition qui continuent de dire que le pays a été libéré grâce aux actions de la transition. Vous nous dites que le pays a été libéré, qu’il y a la sécurité partout sur le territoire, mais dès qu’on parle d’élections, on met en avant l’insécurité dans le pays. Alors, que doit-on comprendre ? Je veux qu’on me donne des explications’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Selon lui, il n’est pas admissible que ceux appellent à la violation de la Constitution puissent le faire en toute liberté pendant que les autres sont privés de liberté de manifestations et d’opinion. Nous sommes contre ceux qui veulent profiter de la transition pour confisquer le pouvoir.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Par Abdoulaye OUATTARA</span></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Meeting du vendredi: vers un nouveau face-à-face entre pro et anti-transition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-vendredi-vers-un-nouveau-face-a-face-entre-pro-et-anti-transition-3104651.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après un week-end explosif à Bamako, les leaders de partis politiques ont annoncé un autre rassemblement ce vendredi 9 mai au Boulevard de l’indépendance pour exprimer leur désaccord aux conclusions des concertations et demander le retour à l’ordre constitutionnel.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_681b7b9d5a0b4.jpg" length="370963" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Wed, 07 May 2025 15:26:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p> En revanche, d’autres jeunes se préparent à la riposte pour empêcher la tenue dudit rassemblement.</p>
<p>Une nouvelle mobilisation se prépare. La décision a été prise par la conférence des présidents ce lundi 5 mai 2025. Cette fois-ci, elle se tiendra le vendredi 9 mai au Boulevard de l’indépendance.</p>
<p>Le message est clair : exprimer un rejet catégorique de ce qu’ils qualifient de «dérive autoritaire» de la transition, tout en demandant le retour à l’ordre constitutionnel d’ici à la fin de l’année.</p>
<p>Du côté des partis organisateurs, ils dénoncent une volonté de confiscation du pouvoir, de faire taire les voix divergentes, contrairement aux lois de la république, notamment la nouvelle Constitution de juillet 2023. Pour eux, le régime, dans la dérive, veut museler la classe politique, à travers sa dissolution en violation de la Loi fondamentale.</p>
<p>« Nous pensions que nous étions dans un Etat de droit. Ce qui s’est passé est une violation flagrante à nos droits, de la loi fondamentale. Celle-ci nous permet de nous exprimer », avait affirmé M. KOITA lors du meeting du samedi dernier, empêché.</p>
<p>Ce nouvel appel à manifester traduit la forte divergence entre les deux camps : d’un côté, ceux qui veulent donner le temps aux autorités de transition pour «refonder l’État» ; de l’autre, ceux qui ont peur de la confiscation du pouvoir et de la restriction des libertés.</p>
<p>Mais déjà, dans les rues et sur les réseaux sociaux, la riposte s’organise du côté également des soutiens de la transition.<br>En effet, des groupes de jeunes favorables à la transition ont appelé encore à «empêcher par tous les moyens» la tenue de ce meeting. Selon eux, cette manifestation viserait à semer le trouble, voire à saboter le processus en cours.</p>
<p><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Stratégie contre stratégie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/strategie-contre-strategie-3104649.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le stratège militaire doublé de visionnaire politique, le Général d’armée Assimi GOÏTA, à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation, a l’ambition de réinitialiser la pratique politique en cours dans notre pays, de nettoyer le landerneau politique des anciens partis qui se sont montrés incapables durant trois décennies de reconstruire le pays et d’en assurer le progrès.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 07 May 2025 15:19:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans le narratif des partisans de la transition, pour réussir sa mission, le Général Assimi et ses compagnons d’armes doit d’abord restaurer la souveraineté, la paix, la sécurité, pacifier et stabiliser le pays.</p>
<p>Aussi, l’union sacrée de toutes les filles et de tous les fils derrière lui est-elle indispensable. Il s’agit dans cette première phase de faire bloc pour un Mali-Kura uni pour le bonheur de toutes les générations et de toutes les classes sociales, mais par-dessus tout réussir ensemble de faire sortir notre pays des griefs de l’impérialisme et du néocolonialisme afin de faire du Mali un pays fort et respecter sur la scène internationale.</p>
<p>Au regard des résultats tangibles et indéniables engrangés en si peu temps, argumentent les soutiens de la transition, l’intérêt du Mali et des Maliens commanderait de laisser la dynamique de refondation en cours se poursuivre sereinement et souverainement afin de mettre en place les institutions viables et solides, mais aussi de parachever la stabilisation du pays.<br>Car la guerre est loin d’être terminée. Or, sans une vraie victoire sur les forces obscures et leurs sponsors, il serait illusoire de vouloir forcer la marche vers le retour à un chimérique ordre constitutionnel.</p>
<p>Le Général Assimi GOÏTA a besoin du temps, la guerre n’est pas terminée. Soyons patients, les élections seront pour plus tard.<br>Ce n’est sûrement pas la faute du Général Assimi GOÏTA que nous sommes là aujourd’hui.</p>
<p>Car depuis le 5 juin 2020, les partis politiques coalisés avec les religieux et la société civile de tous bords, avaient convenus de faire partir IBK, comme ils avaient accepté de laisser tomber ATT le 22 mars 2012.</p>
<p>Serions-nous, s’ils avaient réussi à bâtir depuis le 26 mars 1991 des institutions fortes et indéboulonnables, et au lieu d’accepter des partages de gâteaux, des strapontins et des poudrières… comme l’aurait dit Me Mountaga TALL en son temps. Nous n’en serions pas là, si les hommes politiques qui ont géré ce pays l’avaient doté d’une armée solide et républicaine, à hauteur de tout défi et de toute épreuve au lieu de le démanteler et de vendre l’épave des Mig.</p>
<p>Serions-nous ici aujourd’hui à nous scandaliser et à nous inquiéter des conséquences de la dissolution des partis politiques, si les acteurs politiques étaient parvenus à instaurer depuis 1991 un système de santé performant digne de ce nom et à faire de la santé publique une priorité, au lieu de privatiser le secteur obligeant les plus nantis à aller se soigner à l’extérieur et à nous autre de trépasser dans les mouroirs sur place ?</p>
<p>Qui se serait inquiéter aujourd’hui si le Mali démocratique avait choisi d’investir judicieusement dans ses ressources humaines, dans l’éducation et dans la formation des générations futures, par le biais d’un système éducatif solide, plutôt que d’abandonner l’Ecole au privé, sinon à son triste sort entre les années blanches et les années facultatives sacrifiant des générations entières de notre pays.</p>
<p>Après trente (30) de hallali, l’héritage du Mouvement démocratique, de la justice sociale, de l’équité et de notre système judiciaire, en tant qu’institution, et régulateur social, est loin d’être élogieux.</p>
<p>Aujourd’hui, la justice malienne est beaucoup perçue par les Maliens comme un outil de peur et d’exclusion plutôt qu’un pilier d’équité et de la justice sociale.</p>
<p>Qui aurait eu le toupet de prôner la dissolution des partis politiques si l’avènement de la démocratie avait été, au-delà des slogans creux et mielleux, synonyme pour les entreprises publiques et le secteur privé national soutien et promotion.</p>
<p>Mais au lieu de ça, on a bradé le reste des entreprises publics presqu’au franc symbolique. Falaki ! Le cas de la Société Malienne d’Etudes et de Construction de Matériels Agricoles (SMECMA) est l’illustration la plus scandaleuse de cette liquidation planifiée. Et aujourd’hui, on se mord les doigts. ‘‘Hali ni an tun ye a don’’.</p>
<p>Serions-nous là à organiser des meetings pour, soit disant, défendre la démocratie et les acquis de la Révolution, si ceux qui ont géré ce pays avaient mis au centre de leurs soucis les attentes et les préoccupations de la jeunesse malienne, et non pas seulement faire la promotion de leurs enfants et leurs proches dans les prestigieuses universités étrangères. Et on s’étonne après que les jeunes tentent l’impossible : la traversée de la méditerranée !</p>
<p>Trente ans après l’avènement de la démocratie dans notre pas, comme une aiguille dans une boite de foin, l’égalité des chances pour tous les Maliens, on tomberait sur le clientélisme plus abject : ‘‘ka do boso ka do fana’’.</p>
<p>Serions-nous là si tous ceux qui enfourchent aujourd’hui vuvuzela et trompette pour défendre la démocratie avaient veillé à ce qu’on n’achète pas le vote des Maliens 2000-5000 FCFA et œuvré à l’émergence d’une réelle et véritable culture et pratiques politique et démocratique.<br>‘‘Tiè, do be Nia là, do be Nia tièlakaw la’’.</p>
<p><strong>PAR MODIBO KONÉ</strong></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[…Les menaces d’un membre du CNT]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/les-menaces-dun-membre-du-cnt-3104648.html</link>
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                    <description><![CDATA[À 72 heures du meeting annoncé par plusieurs partis politiques pour ce vendredi 9 mai 2025, au boulevard de l’indépendance, un membre du Conseil national de transition (CNT), Biton Mamadi COULIBALY, a lancé une diatribe incendiaire contre les organisateurs, qu’il accuse, à tort ou à raison, de vouloir semer le chaos dans le pays.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 07 May 2025 15:15:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans une sortie virulente accordée à Info 7/7, Biton n’y est pas allé par quatre chemins. L’homme qui parle comme le propriétaire du Mali prévient « Ko ni mi yé tiè yé, o ka bô ! ». En d’autres termes : « Si vous osez, venez ! Mais vous ne repartirez pas indemnes ».</span><br><span></span></p>
<p><span>Face à la caméra, il tient ses propos tout à l’aise dans une république censée être de droit, de liberté où les voix des minorités doivent se faire entendre.</span><br><span></span></p>
<p><span>Sans murmure, il piétine des valeurs qu’il devait protéger en tant que digne descendant des guerriers de Ségou. En clair, en plus d’un ton martial, ses propos contiennent des menaces à peine voilées : des agressions…</span><br><span></span></p>
<p><span>Défendant son propos machiavélique, il tente de justifier sa haine et la violence au motif que derrière le meeting du vendredi se cacherait une volonté manifeste de saboter la transition et de déstabiliser le pays, tout en oubliant que rien ne cautionne son discours si dangereux. Et à ceux qui espèrent bénéficier de la protection des forces de l’ordre, il répond : «Aucun militaire, aucun policier ne vous protègera. Détrompez-vous.»</span><br><span></span></p>
<p><span>Ironie du sort : les libertés de réunion, d’association et d’expression, dont il a bénéficié en 2020 pour affaiblir le régime de feu Ibrahim Boubacar KEITA avant d’être renversé par les militaires, Biton veut priver d’autres Maliens de ces mêmes valeurs.</span><br><span>En plus d’être un simple membre du CNT, Biton agit comme le maître du Mali qui a droit sur la vie des Maliens opposés à leur démarche.</span><br><span></span></p>
<p><span>« Ce meeting sera votre dernière sortie », affirme devant la caméra sans gêne et convaincu dans ses propos.</span><br><span>Des signaux qui ne trompent pas et montrent l’état de déliquescence de notre nation laissée pour compte où des individus qui ne sont dictés que par l’intérêt personnel et non à la stabilité et la paix dans le pays font leur loi.</span><br><span></span></p>
<p><span>Les autorités, en fermant les yeux sur ces déclarations, se rendent complices de dérives très graves et feront jurisprudence.</span><br><span>Dans ses diatribes contre la classe politique, il appelle ouvertement les jeunes des régions à se mobiliser pour empêcher le meeting de vendredi prochain, affirmant que le boulevard de l’indépendance, situé dans sa commune, ne sera pas un terrain de sédition.</span><br><span></span></p>
<p><span>« Vous feriez mieux d’aller à Tinzaouatène, là-bas au moins, personne ne vous empêchera », martèle-t-il, appelant à en découdre.</span><br><span></span></p>
<p><span>Puis, il accuse les partis politiques d’avoir contribué à l’effondrement du pays et de refuser de reconnaître les conclusions des concertations nationales sur la relecture de la charte des partis.</span><br><span></span></p>
<p><span>Pour lui, la dissolution des partis politiques est une exigence populaire, soutenant que « 95 % des Maliens ont dit non à votre système ! La démocratie, c’est la volonté de la majorité.»</span><br><span></span></p>
<p><span>Grave que ceux, dont les Biton COULIBALY, qui prônent le Mali Kura se permettent d’être des va-t’en guerre en faisant la promotion du désordre, du trouble, du discours de haine dans pays où l’on doit cultiver le vivre ensemble.</span><br><span></span></p>
<p><span>Dans ses paroles empreintes d’une colère profonde, il avertit : «Sortez si vous en avez le cran ! Mais que personne ne traverse le pont sans savoir nager.» Cette déclaration en dit long sur l’intention de ce membre du CNT.</span><br><span></span></p>
<p><span>Dans un pays comme le nôtre, les autorités doivent faire attention aux monstres, à l’image de Biton COULIBALY qui entretient la haine et vit de la violence.</span><br><br><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dissolution des partis : la boîte de Pandore]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-la-boite-de-pandore-3104646.html</link>
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                    <description><![CDATA[Alors que les « forces vives » réclamaient, à cor et à cri, la dissolution des partis politiques, le gouvernement de transition a choisi une voie plus sinueuse : abroger la charte des partis. Cette décision contraste avec le vœu de ceux demandant une purge des partis politiques. Ces partisans radicaux peuvent encore patienter d’ici à une éventuelle dissolution des formations politiques dont l’existence est constitutionnelle. En attendant, la mesure crée un vide juridique quant à l’organisation et le fonctionnement des partis.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 07 May 2025 15:12:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p><span>Engagée dans les chantiers de la refondation pour poser le jalon d’un nouveau départ sous le slogan “Mali Kura”, la transition, depuis quelque temps, est confrontée à des oppositions.</span><br><span></span></p>
<p><span>La récente contestation est consécutive à l’abrogation de la Charte des partis par le gouvernement. En effet, les consultations organisées par le gouvernement sur la relecture de la charte, boycottées par une centaine de partis, préconisent une dissolution pure et simple des formations politiques.</span><br><span></span></p>
<p><span>Pourtant, le Conseil des ministres tenu le 30 avril a opté pour l’abrogation de la Charte des partis et du Statut du chef de file de l’opposition, laissant les formations politiques dans un no man’s land juridique. Une tentative maladroite de contourner la Constitution de juillet 2023 qui garantit le multipartisme.</span><br><span></span></p>
<p><span>Cette décision suscitant de vifs débats est loin de répondre aux attentes exprimées par les forces vives lors des concertations nationales, qui appelaient sans ambages à une rupture nette avec le passé politique.</span><br><span></span></p>
<p><span>Toutefois, l’exécutif, cachant mal son désir de museler la classe politique, est obligé de s’inscrire dans la légalité, mais pour combien de temps, quitte à décevoir ceux qui aspirent à un changement radical. En clair, les recommandations des forces vives ont été, pour l’instant, partiellement ignorées par le gouvernement de la transition. Donc, ceux qui espéraient une dissolution des partis devront patienter.</span><br><span></span></p>
<p><span>En attendant la nouvelle charte, dans sa décision d’abroger le texte régissant les partis, sans proposer de cadre alternatif, le gouvernement ouvre la boîte de Pandore.</span><br><span></span></p>
<p><span>Les partis, désormais sans statut clair, sont suspendus entre existence fantomatique et dissolution technique.</span><br><span>Dans les faits, les partis ne sont pas dissous, mais ils ne sont pas non plus encadrés. C’est le mal à la portée des autorités.</span><br><span>Puisqu’il n’y a pas d’alternative juridique pour le gouvernement heurté à sa propre Constitution. Promulguée en juillet 2023, elle n’offre pas de possibilité de s’en prendre au multipartisme, au même titre que le mandat du président de la République et les formes laïque et républicaine de notre pays.</span><br><span></span></p>
<p><span>En réalité, le gouvernement est en train de tomber dans le piège de son bricolage juridique depuis le début de la transition. Une chose est claire : il n’y a pas de refondation sans le respect des textes.</span><br><span></span></p>
<p><span>Et l’Etat ne se gère pas avec les recommandations de quelques individus, dits des forces vives, triés au volet, dont les souhaits sont imposés à la très grande majorité de la population.</span><br><br><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Clément Dembélé: « un Mali divisé est un Mali vulnérable »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/clement-dembele-un-mali-divise-est-un-mali-vulnerable-3104232.html</link>
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                    <description><![CDATA[En détention depuis novembre 2023, le Pr Clément DEMBÉLÉ, depuis sa cellule, lance un message vibrant à l’unité entre les Maliens. Cette unité, affirme-t-il, n’est pas un choix, mais une nécessité vitale pour un pays où la cohésion sociale est fragilisée depuis des années, notamment par l’insécurité.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:33:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans un message solennel, le Pr Clément DEMBÉLÉ s’adresse à ses compatriotes. L’acteur engagé dans la lutte contre la corruption et fervent défenseur du changement au sein du M5-RFP estime que le temps de l’hésitation pour le Mali est révolu.</span></p>
<p><span>« Il est des moments dans l’histoire d’un Peuple où l’on ne peut plus se permettre de douter, ni de reculer. Des moments où l’unité n’est pas un choix, mais une nécessité vitale. Ce moment, c’est maintenant… », a déclaré M. DEMBÉLÉ, s’appuyant sur le riche passé du Mali, qu’il décrit comme une « terre de bravoure, forgée par les royaumes, les empires, les résistances, les luttes et les espoirs ».</span></p>
<div class="card-header" id="card_img_jt">Appelant à la fidélité à cette histoire, il rappelle que « nos ancêtres n’ont jamais fléchi », ajoutant que « face à l’injustice, face à l’oubli, face aux mensonges, ils se sont levés, debout, fiers, unis. »
<p>Pour lui, il incombe aujourd’hui aux Maliens de « marcher dans leurs pas ».</p>
<p>Alors que l’opinion se polarise sur de nombreux sujets, le Pr Clément DEMBÉLÉ souligne qu’« un Mali divisé est un Mali vulnérable. Un Mali divisé est un rêve brisé, une lumière affaiblie ».</p>
En revanche, lorsque le pays est uni, affirme-t-il, « c’est une montagne que rien ne peut ébranler. C’est une Nation qui parle d’une seule voix, qui avance d’un même pas, du fleuve au désert, du nord au sud, de Kayes à Kidal, de Ségou à Tombouctou. »<br>Selon lui, l’unité nationale ne signifie pas uniformité, mais plutôt « respect dans la diversité, solidarité dans la différence, amour dans la fraternité ».</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Il ajoute que chaque village, chaque langue, chaque culture est une pierre précieuse de l’édifice malien.</div>
<div class="card-header">« Ce n’est pas en cédant à la peur ou à la haine que nous construirons ce pays. C’est en tendant la main, en guérissant les blessures, en reconstruisant les ponts. Ce sera long. Ce sera difficile. Mais nous avons de la force. Nous avons du courage. Nous avons le devoir », a plaidé le Pr Clément DEMBÉLÉ.</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Enfin, il a lancé un appel pressant à l’union, exhortant les Maliens à rejeter toute forme de division.<br>« Que chaque voix, qu’elle vienne des villes ou des plaines, dise : nous refusons la division. Nous choisissons l’union. Pour nous. Pour nos enfants. Pour notre avenir », a-t-il conclu.<br><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong>PAR SIKOU BAH</strong>
<p></p>
</div>
<div class="card-body" id="card-body"></div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Destruction du drone des FAMa: les femmes dénoncent l’ingratitude de l’Algérie]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 16 Apr 2025 16:03:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone de l’Armée malienne a été détruit par les forces algériennes. Ce geste, interprété comme une violation de la souveraineté du Mali, suscite une onde de choc dans l’opinion publique, renforçant davantage l’élan patriotique de la nation entière. Le Mali, en pleine recomposition politique et sécuritaire, y voit une provocation de plus.</strong>

C’est dans ce climat de colère et de vigilance accrue que des centaines de femmes patriotes maliennes se sont réunies le 15 avril 2025 au CNDIFE à Bamako, pour exprimer leur solidarité indéfectible envers les Forces Armées Maliennes (FAMa) et dénoncer ce qu’elles qualifient d’agression directe.
Ce rassemblement a marqué un tournant dans l’engagement citoyen face aux menaces extérieures. Anciennes parlementaires, ministres, représentantes religieuses, leaders d’associations musulmanes, chrétiennes, de personnes handicapées… toutes unies dans une même déclaration : le Mali ne pliera pas face à l’adversité.
Dans une déclaration lue en bamanankan par Mme Maïga Sina Damba, et en français par Mme Doumbia Mama Kouyaté, les femmes du Mali ont tenu à rappeler le long combat de la nation pour son indépendance et sa dignité. Elles ont dénoncé l’hypocrisie de certaines puissances qui refusent d’accepter les choix souverains des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), préférant alimenter l’instabilité pour préserver leurs intérêts.

« L’Algérie a été ingrate envers le Mali. Nous avons été une arrière-base dans sa lutte pour la libération. Aujourd’hui, elle abat notre drone sur notre territoire ! », a dénoncé une intervenante.
L’unité nationale, un rempart contre l’agression
Dans un climat où le sentiment anti-algérien se développe, les leaders féminins ont appelé à l’unité nationale et à un appui massif aux FAMa. Pour elles, ce n’est pas seulement un drone qui a été visé, mais tout un symbole de souveraineté et de résilience.
« Cet acte ne peut rester impuni. Notre souveraineté est entre nos mains », a martelé Mme Maïga Sina Damba, figure politique et militante du REFAMP-Mali.
La multiplication des témoignages de mères de soldats et de femmes engagées dans la vie publique a donné à cette journée une profondeur humaine poignante, renforçant l’idée que la paix ne peut être obtenue sans une mobilisation de tous les segments de la société.
« L’Algérie n’est pas reconnaissante », ont scandé plusieurs voix lors du meeting, rappelant l’engagement du Mali dans les luttes anticoloniales de la région.

<strong>Un réveil patriotique et une perspective d’espoir</strong>
La destruction du drone malien, bien que grave, renforce paradoxalement la cohésion autour des institutions de la transition et de l’armée, perçue comme un pilier essentiel de la nouvelle souveraineté malienne. Le meeting du 15 avril restera dans les annales comme un acte de résistance symbolique : celui de femmes debout, prêtes à faire front, et décidées à construire un avenir de paix, sans compromission.
Le Mali, dans sa quête d’équilibre entre fermeté et diplomatie, devra naviguer habilement dans ces eaux troublées. Une chose est sûre : le peuple malien, dans sa diversité et son courage, est prêt à écrire une nouvelle page de son histoire. « Ensemble nous pouvons, ensemble nous réussirons », a conclu Mme Maïga Sina Damba, résumant en une phrase l’état d’esprit qui anime désormais une partie grandissante du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Concertations sur la Charte des partis politiques: “nous avons décidé de ne pas participer”]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Apr 2025 15:58:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Une centaine de partis politiques ont rejeté, ce mardi 15 avril 2025, les concertations annoncées par le gouvernement sur la relecture de la charte des partis politiques, en décidant de ne pas y participer. Selon eux, la question, déjà tranchée par les Assises nationales de la refondation, ne saurait être remise en cause par des concertations qui pourraient entraîner la dissolution des partis politiques.</strong>

Le point de presse tenu à la Maison de la presse a été marqué essentiellement par la relecture de la déclaration commune attribuée à 101 formations politiques. Son contenu a été livré par le président de l’APR, Oumar Ibrahim TOURE, qui avait à ses côtés le président Mountaga TALL, Mme ASCOFARE Ouleymatou TAMBOURA.
Plusieurs leaders politiques dont Yaya SANGARE, Amadou KOITA, Mamadou Traoré dit le Roi, ABBA Alassane, Nouhoum TOGO, Youssouf DIAWARA, Mahmoud ben KATTRA, Yeah SAMAKE et Coulibaly Kadiatou SAMAKE ont participé à la rencontre dont l’objectif était d’informer l’opinion de leur position commune sur les concertations des forces vives concernant la révision de la charte des partis politiques.

<strong>Concertations des forces vives, une démarche sans logique</strong>
Le bloc des partis politiques, haussant le ton, dénonce l’approche du gouvernement pour la tenue des concertations des forces vives, pour avoir manqué notamment l’ouverture d’un ‘’dialogue entre les autorités politiques et les représentants des partis, dans un esprit partagé de recherche de l’intérêt général’’.
Sans consultation préalable, les partis politiques affirment apprendre ‘’avec étonnement la décision du gouvernement d’organiser une consultation des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur pour la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation (ANR), dans le cadre de la relecture de ladite Charte’’.
N’ayant, indiquent-ils, aucune objection à la consultation des Forces vives sur des sujets d’intérêt national, cependant la démarche soulève des inquiétudes et des doutes : pourquoi le gouvernement veut-il encore consulter les forces vives sur un sujet sur lequel elles se sont clairement prononcées lors des Assises nationales de la Refondation (ANR) ? Quelle est la pertinence des consultations envisagées dès lors qu’elles ont une légitimité inférieure à celles de l’ANR et ne pourraient-elles pas également modifier les résolutions ?

<strong>Un sujet déjà tranché</strong>
Pour les signataires de cette déclaration, ces concertations n’ont presque pas de sens parce qu’elles doivent se tenir sur un sujet déjà tranché, d’une part, par les Assises nationales de la refondation et, d’autre part, par la nouvelle constitution de juillet 2023, adoptée fort heureusement sous la transition.
En effet, les ANR, considérées comme la boussole de la transition, ont formulé la relecture de la charte des partis politiques et ont approuvé le multipartisme tout en se plaignant de la pléthore des formations politiques.
La constitution de juillet 2023, garantissant la reconnaissance et la protection des partis politiques dans l’exercice de leurs missions, consacre dans son article 185 que la forme républicaine de l’État, la laïcité, le nombre de mandats du Président de la République et le multipartisme sont mis à l’abri de toute révision ou violation.
Au regard de ces faits, vouloir encore tenir des concertations des forces vives sur un sujet sur lequel elles se sont clairement exprimées constitue ‘’une dépense supplémentaire de ressources publiques, qui pourrait être affectée à des priorités plus urgentes’’, souligne la déclaration des 101 formations politiques qui soupçonnent une tentative de les dissoudre ou de suspendre leurs activités, à l’image de ce qui s’est passé au Niger et au Burkina Faso.
Contrairement à ces deux pays qui ‘’n’ont pas de Constitution en vigueur, notre pays a d’ailleurs adopté une nouvelle constitution’’, relèvent ces partis politiques, ajoutant aussi que, contrairement à eux, ‘’les Forces vives du Mali, réunies dans le cadre de l’ANR, ont reconnu et validé l’existence des partis’’.

<strong>La politique de la chaise vide</strong>
Sans ambages, le respect de la légalité constitutionnelle et des résolutions de l’ANR s’impose donc à tous, confrontent-ils les autorités de la transition, en appelant le Premier ministre à ouvrir, sans délai, un dialogue responsable sur la Charte des partis politiques avec les leaders politiques.
En attendant, ces partis politiques ‘’ont décidé de ne pas participer aux concertations des forces vives sur la relecture de la charte des partis politiques’’.
Outre la démarche biaisée, ils déplorent être sous-représentés. ‘’Sur les 22 représentants des forces vives, les partis politiques ne peuvent être représentés que par 2 personnes’’, a regretté Oumar Ibrahim TOURE.
Leur seule volonté est de ‘’renforcer l’inclusivité, la cohésion nationale, la paix, la stabilité et la réussite de la transition dans le cadre du respect de la loi et des principes républicains par tous.’’

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dissolution des partis politiques: le spectre d’un recul démocratique]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 09:52:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La réduction du nombre de partis politiques et la suppression de leur financement figurent parmi les recommandations adoptées lors des Assises nationales de la refondation (ANR) de décembre 2021 et du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation. Face à la perspective de mise en œuvre de cette mesure controversée, nous avons recueilli les réactions de plusieurs acteurs politiques et de la société civile.

Parmi eux, l’ancien ministre Yaya SANGARE, secrétaire général du Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), estime que « Toute initiative visant à réduire ou dissoudre les partis politiques sans fondement légitime et démocratique constitue une grave atteinte aux droits de l’homme ».

Lors du Conseil des ministres du 4 avril 2025, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani NASSIRE, a présenté les résultats des consultations menées avec les partis politiques et les organisations de la société civile. Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation.

De l’avis de certains observateurs, la tentative de réduire ou de dissoudre les partis politiques suscite une inquiétude majeure quant au respect des droits humains fondamentaux. Cette démarche, qu’elle soit justifiée par des considérations politiques ou sécuritaires, entre directement en conflit avec les mécanismes juridiques nationaux, régionaux et internationaux qui garantissent la liberté d’association et la participation à la vie publique et politique.

<strong>La relecture de la Charte des partis pourrait s’avérer providentiel</strong>

Pour l’ancien ministre Yaya SANGARE, après plus de trois décennies d’exercice démocratique et multipartite, notre pays a été confronté à de multiples épreuves qui ont fini par fragiliser et discréditer les acteurs et les partis politiques aux yeux des citoyens.

Cependant, la volonté de réduire leur nombre aujourd’hui n’est pas forcément la solution idoine au problème structurel que connaît l’offre politique dans notre pays. Selon lui, le processus de relecture de la Charte des partis politiques en cours, s’il n’est pas biaisé, pourrait s’avérer providentiel dans une optique d’assainissement, de moralisation et de contrôle politiques, et cela sans porter préjudice aux droits et libertés garantis par la Constitution de juillet 2023.

« Au regard de toutes les campagnes de dénigrement orchestrées et alimentées par des officines de propagande, il incombe donc aux hommes politiques d’unir leurs forces au sein de leurs formations politiques, dont ils feraient des outils aiguisés dans l’art des négociations habiles et de dynamiques alternatives », a préconisé Yaya SANGARE.

« Vouloir affaiblir les acteurs et les institutions politiques, c’est ignorer l’évidence que ceux-ci sont incontournables et irremplaçables dans l’animation politique, si tant est que la démocratie signifie un repère pour nous », a-t-il prévenu.

Il a rappelé que notre démocratie est marquée du sang des compatriotes qui ont sacrifié leur vie en mars 1991 pour l’ouverture politique et l’idéal démocratique. Ce n’est pas anodin si la Constitution de juillet 2023 prête autant d’importance, en son article 185, au multipartisme intégral qu’à la forme républicaine et laïque de l’État, voire à la limitation du mandat présidentiel : « La forme républicaine de l’État, la laïcité, le nombre de mandats du Président de la République et le multipartisme ne peuvent faire l’objet de révision ».

<strong>Oui à un encadrement, non à une réduction arbitraire</strong>

Il a indiqué par ailleurs que les réformes souhaitables pour les partis politiques ne relèvent pas d’un ajustement d’ordre quantitatif, mais de l’amélioration des lignes programmatiques et de l’animation politique. Or, jusqu’ici, soutient-il, les propositions qui reviennent dans le débat public comme alternatives à l’inflation des partis politiques consistent à ramener leur nombre à trois, quatre, au maximum cinq.

Pour lui, la question aurait pu être posée autrement : « Comment les partis politiques pourraient, à la fois, correspondre aux aspirations éclectiques des Maliens et élargir les horizons de leur perception globale et pertinente de la vie publique ? »

Au fait, quelle est ou pourrait être la portée d’une opération de réduction à outrance des choix ? s’est-il interrogé. S’il est vrai qu’il existe une crise du nombre des partis politiques, Yaya SANGARE pense que la régulation à marche forcée de ces derniers risque d’ouvrir la porte à une fragilisation du processus démocratique.

« Je suis pour une régulation encadrée, sinon une réduction arbitraire comme cela se dessine à l’horizon entraînera la fragilisation de notre processus démocratique, un recul des acquis démocratiques du 26 mars 1991. Il pourrait même ouvrir des tensions politiques aux conséquences imprévisibles », a-t-il prévenu, appelant les autorités à une analyse holistique de la situation.

« Toute initiative visant à réduire ou dissoudre les partis politiques sans fondement légitime et démocratique constitue une grave atteinte aux droits de l’homme », a-t-il insisté.

<strong>Le risque de porter un coup à la démocratie</strong>

L’ancien diplomate Abdoulaye Amadou SY, également contacté par nos soins, estime qu’il ne serait pas judicieux d’arriver à la dissolution pure et simple de tous les partis politiques alors que la Constitution du 22 juillet 2023 prône la création des partis politiques.

Toutefois, il y a lieu de veiller au mode de création et d’organisation des partis politiques, a précisé le responsable politique de la Coalition des forces patriotiques (CoFoP), tout en rappelant le rôle crucial des partis politiques qui participent à l’éveil des populations et à leur active participation à l’action publique.

<strong>« La suspension ou la suppression des partis politiques serait un grand recul dans le mode de vie de notre Nation », a affirmé M. SY.</strong>

Quant au président de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), Housseini Amion GUINDO dit Poulo, il estime que ce débat de la dissolution des partis politiques ne devrait pas se poser puisque le multipartisme est consacré dans la Constitution adoptée sous la transition. « Il faut seulement que les autorités respectent les textes de la République », a exhorté Poulo.

Auparavant, des experts avaient fait la même analyse en marge des travaux du Dialogue inter-malien. D’ailleurs, le comité de pilotage du dialogue inter-malien avait reconnu que la Constitution de juillet 2023 consacre le multipartisme.

Pour Jérémie COULIBALY, membre du comité, cette recommandation vise à durcir les critères de création des partis politiques et à changer leur mode de fonctionnement.

« Le fait d’avoir près de 300 partis politiques, on ne peut pas avoir 300 projets de société pour le Mali, donc il s’agit de durcir les conditions de création des nouveaux partis politiques », soutient-il. Et l’universitaire d’ajouter : « Les partis politiques demeurent importants, mais ce qui est difficile à comprendre c’est surtout d’avoir une pléthore de partis politiques qui vivent généralement du financement public ».

De son côté, le politologue Ballan DIAKITE a affirmé que la réduction du nombre des partis politiques n’est pas sans conséquences sur la stabilité politique du Mali.

« J’estime que la solution n’est pas la réduction du nombre de partis politiques parce qu’en voulant réduire les partis politiques, on crée d’autres polémiques », a indiqué le politologue.

« Il faut renvoyer les partis politiques à leur mission fondamentale, c’est-à-dire la formation politique des citoyens sur leurs droits politiques, quitte à maintenir évidemment le financement des partis politiques, mais conditionné à la réalisation d’un certain nombre d’activités citoyennes », avait-il préconisé.

Pour Bréma Ely DICKO, membre du comité de pilotage, ces recommandations peuvent être mises en œuvre. Selon lui, cela passe par une relecture de la charte des partis politiques avec les acteurs.

<strong>PAR Abdoulaye Ouattara et Sikou Bah</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre le terrorisme: ’’l’AES ne sera sous l’influence de personne’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-laes-ne-sera-sous-linfluence-de-personne-3102775.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Apr 2025 16:32:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>« Nous voulons sortir de la dépendance », a déclaré Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la coopération du Mali, lors d’un panel au Forum diplomatique d’Antalya. Co-animé avec ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES), lors du panel portant sur le thème : « Le Sahel : le futur de l’intégration régionale », M. Diop a réitéré la détermination de l’AES à assurer sa propre sécurité sans être tributaire de puissances étrangères.</strong>

Les trois chefs de la diplomatie de la confédération de l’Alliance des États du Sahel ont animé ce samedi 12 avril un panel consacré à « Le Sahel : le futur de l’intégration régionale ».

À cette occasion, les ministres des Affaires étrangères et de la coopération internationale de la Confédération des États du Sahel (AES) ont affiché une position commune en faveur de politiques coordonnées en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.
Évoquant la crise sécuritaire à laquelle les trois pays sont confrontés depuis plusieurs années, le ministre Diop a affirmé avec insistance que l’Alliance des États du Sahel (AES) n’a pas besoin d’hommes, car ses armées sont « en mesure de faire le travail nécessaire ».

Il a cependant souligné le manque d’équipements militaires, illustrant le besoin du Mali en vecteurs aériens pour traquer efficacement les terroristes sur son vaste territoire.
Malgré les attaques persistantes des groupes terroristes, le chef de la diplomatie malienne a déploré que, ces dernières années, « certaines puissances occidentales ont pratiquement mis des embargos sur nos pays, les empêchant d’acquérir les équipements nécessaires à leur défense. »

C’est pourquoi, a-t-il justifié, son pays s’est tourné vers la Turquie, la Chine et la Russie, « qui nous permettent d’acquérir ces équipements », précisant que ces acquisitions ne sont pas gratuites, même si ces partenaires accordent des facilités.

« Avec la MINUSMA et la mission française au Mali, nous étions dans des scénarios de dépendance. Elles n’ont jamais mis notre pays en capacité d’assurer sa sécurité. Donc, nous voulons sortir de la dépendance pour pouvoir assurer nous-mêmes la sécurité de nos pays », a déclaré le ministre Diop.

Il a également critiqué les rapports « macabres » des Nations unies qui comptabilisent les victimes du terrorisme.

« Ce n’est pas son rôle, mais celui de sauver des vies », a pesté le ministre DIOP, rappelant le bilan mitigé de la Mission onusienne dans son pays, dont le mandat n’était pas adapté à la réalité du terrain. Après dix ans de présence au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme, il a affirmé que la Mission n’avait atteint aucun résultat tangible.

En obtenant le départ de la MINUSMA et des autres missions militaires étrangères, le ministre malien note une amélioration de la lutte contre le terrorisme, attestée par la baisse des attaques, comme le souligne également le dernier rapport de l’indice mondial du terrorisme de 2024.

Ce rapport annuel indique clairement que l’offensive des forces armées maliennes a contribué à la diminution des actions des groupes terroristes en 2024.

Pour preuve, a avancé le ministre Diop : « Pendant dix ans, le Mali ne contrôlait pas plus de 40 à 50 % de son territoire. Depuis le départ de la MINUSMA, il a pu le récupérer. Ça ne veut pas dire que le terrorisme est fini, mais nous constatons une amélioration qualitative aujourd’hui. »

Face aux terroristes, le ministre Diop a assuré que la Confédération de l’Alliance des États du Sahel agit en synergie, à travers ses trois armées (du Mali, du Niger et du Burkina Faso), qui travaillent ensemble comme une seule entité. À terme, une force unifiée, une armée intégrée, sera mise en place.

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary SANGARE, a abondé dans le même sens, affirmant que depuis le départ des forces étrangères, « nos forces armées ont retrouvé la plénitude de leurs actions » et n’attendent plus d’ordres extérieurs pour agir.
Il a également accusé certains États d’être les financiers du terrorisme.

« Le départ des forces étrangères a permis de couper les sources de financement des terroristes », a déclaré le chef de la diplomatie nigérienne.

Pour lui, la confédération de l’AES est un projet pilote pour l’Afrique, fondé sur le respect de la souveraineté des États. Quel que soit le partenaire, l’AES ne sera sous l’influence de personne. M. SANGARE a ajouté que l’AES est disposée à coopérer avec tous les pays du monde, à condition que le partenariat respecte les intérêts des peuples, ce qui n’était pas le cas auparavant, a-t-il insisté.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[24 mars au Mali: la chute de deux Généraux]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/24-mars-au-mali-la-chute-de-deux-generaux-3100763.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 24 Mar 2025 18:57:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[24 mars 1980 : Les étudiants maliens ont occupé pendant quelques heures les locaux de leur ambassade à Dakar le lundi 24 mars 1980 à la suite de l’assassinat d’un dirigeant syndical étudiant par la police de Bamako (le Monde du 25 mars,). À Paris, le Comité de défense des libertés, présidé par Georges Marchais, a protesté contre « les sévices exercés par les tortionnaires du régime sanguinaire de Moussa Traoré contre des étudiants et dirigeants syndicalistes «.

24 mars 1991 :Le dimanche 24 mars lors d’un meeting aussi impressionnant que le précédent, le Comité de coordination des associations et organisations qui s’était formé, composé de l’UNTM, l’AEEM, l’AMDH, l’ADIDE, l’AJDP, la JLD, l’ADEMA et le CNID, informait l’opinion publique dans un communiqué du déclenchement d’une grève générale illimitée. Il posait comme condition la dissolution du Gouvernement, celle de l’Assemblée nationale et dans le même document, la coordination demandait la démission du Président de la République. Elle prônait la mise en place d’un Comité de Salut Public qui serait chargé de gérer la transition politique jusqu’à l’organisation d’élections libres et démocratiques.

24 mars 1991 : Une délégation se rendit à Koulouba pour remettre ce manifeste au général Moussa TRAORE qui avait reçu, auparavant, une délégation des chefs religieux. Les positions étaient trop tranchées pour être conciliées. L’entourage du chef de l’Etat tenta néanmoins, désespérément, de transformer l’après-entrevue en séance de négociation. Les délégués s’y refusèrent, se limitant strictement à leur rôle de messagers.

Dans la même journée, le Secrétaire politique du Bureau exécutif central de l’Union démocratique du peuple malien (le Parti unique au pouvoir), Djibril Diallo, faisait remettre au général Moussa TRAORE sa lettre de démission des instances du Parti. Il rappela à l’occasion qu’il avait toujours prôné une ouverture politique qui aurait épargné à notre pays des violences regrettables.

24 mars 1991 ; Dans la soirée le Président Moussa TRAORE fit une seconde déclaration à la Nation. Ce message s’avéra aussi déphasé que sa première adresse. Les événements allaient désormais se précipiter en dehors de son contrôle.

Dans l’après-midi du 24 mars, une commission ad hoc composée de membres du BEC et du Gouvernement rencontrait à la Bourse du travail le Comité de coordination des associations et des organisations et arrêtait, de commun accord avec lui, des mesures susceptibles de ramener le calme dans le pays. Parmi ces mesures, il y avait la levée de l’état d’urgence et du couvre feu (ouvertement bafoués à Bamako et à l’intérieur du pays) ;la libération de tous les prisonniers arrêtés lors des événements du 21 et 22 janvier qui marquent le point de départ de la contestation estudiantine contre le pouvoir de Moussa Traoré et ceux des 22, 23 et 24 mars 1991.

La Commission ad hoc demandait naturellement la cessation des actes de violence.

Mais le Président qui avait préalablement enregistré son discours, ne fit mention d’aucune de ces mesures. Tout se passait comme si de son Palais de Koulouba, il était coupé du reste du pays et étranger aux flots démontés de l’histoire qui battaient à ses pieds.

24 mars 1991 ; Pour la troisième journée consécutive, l’armée malienne a ouvert le feu, dimanche 24 mars 1991, à Bamako, contre les manifestants. Selon les informations provenant à l’époque des milieux d’opposition et des sources diplomatiques, 100 à 150 personnes auraient été tuées depuis vendredi. Le président Moussa Traoré, pour sa part, après une visite au fameux PC opérationnel, parlait lui de « 23 morts seulement ». Alors qu’émeutiers et opposants réclament son départ, le chef de l’Etat a affirmé que ni lui ni son gouvernement ne démissionneraient.

24 mars 1991 : Ce dimanche 24 mars 1991, impossible de dresser un bilan exact de la répression. Mais on sait déjà que de nombreux enfants figurent parmi les victimes. Tués par balles ou brûlés vifs.

Pourtant, le Mali a été l’un des premiers pays à ratifier la Convention internationale des droits de l’enfant. Le président Moussa Traoré partagea, avec le premier ministre canadien, la présidence du sommet des enfants aux Nations unies, à New-York, en septembre 1990.

24 mars 1991 ; La Radio-Télévision du Mali (RTM) a annoncé, dimanche 24 mars 1991 dans la soirée, la levée de l’état d’urgence et du couvre-feu instaurés depuis vendredi noir dans les principales villes du pays.

Ce même dimanche, le président Moussa Traoré a déclaré, dans une interview accordée à la radio France-Info, qu’il ne démissionnerait pas. Il a affirmé que les troubles des trois derniers jours n’avaient fait que 23 morts. A la journaliste qui lui demandait s’il allait se démettre, comme le demande l’opposition, il a répondu : «je ne le ferai pas, je ne démissionnerai pas, mon gouvernement ne démissionnera pas, parce que je ne suis pas l’élu de la seule opposition, je suis l’élu du peuple malien. «

Prié de dire s’il était prêt à instaurer le multipartisme, il a ajouté : « Je n’ai pas à refuser ou à accepter le multipartisme. Ça n’est pas mon problème à moi. Mon problème, c’est de laisser le libre choix à notre peuple. C’est tout. «

Le même 24 mars 2007, le Président Amadou Toumani TOURE a annoncé, au cours d’un déplacement à Nioro du Sahel, sa candidature à l’élection présidentielle du 29 avril 2007, tandis que La Convention Sociale-Démocrate (CDS) a investi son président Blaise SANGARE et l’Union nationale pour la république (UNPR) a investi Modibo SANGARE comme candidat à cette élection.

24 mars 2019 ; Suite au massacre perpétré à Ogossogou qui a fait au moins 157 membres de la communauté peule, dont 46 enfants, blessé 65 autres civils et incendié 95 % du village, le Président IBK a convoqué une session extraordinaire du Conseil des ministres, lequel a publié un décret annonçant la révocation du chef d’état-major des armées et la dissolution du groupe d’autodéfense dozo Dan Na Ambassagou, présumé être impliqué dans cette attaque. Le groupe a refusé de se démanteler, invoquant la persistance de l’insécurité, tandis que d’autres voix se sont élevées pour réclamer la dissolution de l’ensemble des milices et groupes d’autodéfense dans la région. Le procureur de Mopti a ouvert une enquête sur les faits.

24 Mars 2007 : Investiture pour la présidentielle du candidat de Convergence (ASMA) Soumeylou Boubèye Maïga. Soumeylou a présenté sa candidature sous le triple sceau du souvenir aux luttes multiples pour la démocratie, de la fidélité aux engagements et de la revendication du bilan de l’Adéma, de la nécessité de se battre pour les plus pauvres et les plus démunis.

24 mars 2007 : annoncé pour octobre 2006 puis reporté à janvier 2007, le Forum de Kidal s’est finalement tenu, les 23 et 24 mars 2007. Le cadre institutionnel du Forum de Kidal pour le développement des régions du Nord, comprenant un comité national d’orientation, un secrétariat technique et une commission nationale d’organisation. La rencontre a enregistré la participation de près de 300 participants, notamment des membres du gouvernement, les institutions de la république et les partenaires.

24 mars 2008 : le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale explique aux diplomates la situation au nord-est de la région de Kidal, après les attaques perpétrées par des bandes armées. Dans une déclaration liminaire, le ministre Ouane a rappelé que les 19 et 20 mars derniers, la bande à Ibrahim Ag Bahanga, appuyée par d’autres hommes armés venus de pays voisins, a attaqué des convois militaires de ravitaillement et posé des mines, occasionnant mort d’hommes et de nombreux blessés civils et militaires, ainsi que la destruction de véhicules civils et militaires.

24 mars 2008 : Un regroupement de femmes, dénommé “Le collectif des mamans pour sauver l’école” organise une marche pour exprimer au Premier ministre son inquiétude face à la radicalisation des positions dans la crise de l’école.

24 Mars 2012 : Alors que personne ne savait où était le président ATT, dix partis politiques : l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-Pasj), l’Union pour la république et la démocratie (URD), le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), l’Union pour la démocratie et le développement, l’Union des forces démocratiques pour le progrès (UFDP), le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), le Parti de la solidarité et du progrès (PSP), le Parti pour la démocratie et la justice (PDJ), le Parti pour la démocratie et le progrès (PDP), le Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD) se joignent à plusieurs associations, dont l’UNTM pour mettre en place le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FDR).

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Poste de Premier ministre de transition: qui a piégé Me Mountaga Tall ?]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 20 Mar 2025 19:23:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les récentes déclarations de Me Mountaga TALL sur les ondes de radio Djékafo ont jeté une lumière crue sur les manœuvres politiques qui ont précédé la nomination du Premier ministre de transition. L’avocat et homme politique affirme avoir été «piégé» autour de ce poste, suscitant de nombreuses interrogations.

En novembre 2024, alors que le départ du Dr Choguel Kokalla MAIGA de la Primature était pressenti, le nom de Me Mountaga TALL circulait avec insistance parmi les potentiels remplaçants. Membre du M5 «originel» et proche de l’imam Oumarou DIARRA, il semblait avoir les faveurs du général Assimi GOITA, qui aurait souhaité confier la Primature à une figure du M5 pour «colmater les brèches».

Cependant, contre toute attente, Me Mountaga TALL a été écarté au profit du général de division Abdoulaye MAIGA, malgré les assurances qui lui avaient été données par certains émissaires de la transition.

Sur les ondes de la radio  Djékafo dimanche dernier, le leader politique de CNIDT a affirmé avoir été piégé, sans plus de détails. Invité du débat politique de ladite radio, Me Mountaga TALL a abordé des sujets essentiels, tel : Transition malienne : avancée ou recul démocratique ? Gouvernance : forces et faiblesses de la transition ; Diplomatie malienne : souveraineté ou isolement ? Résilience du peuple face aux mesures des autorités, etc.

<strong>Le récit d’un piège</strong>

«Nous avons tenu une réunion cet après-midi. Tous les participants à cette rencontre sont à l’écoute. Je leur ai fait savoir qu’au moment où la transition se mettait en place. Je n’ai jamais été demandeur de poste ni au sein du M5 encore moins de la transition. Dieu faisant les choses, je me suis retrouvé piégé autour de ce poste de Premier ministre. On a fait circuler mon nom, on m’a massé les pieds, on m’a flatté en me faisant passer pour l’homme de la situation. Nous savons que vous n’avez pas d’ambition pour ce poste, mais nous vous demandons de l’accepter pour le Mali.

Quand je me suis rendu compte que c’était un piège, il était trop tard. Après cela, tous ceux qui m’ont approché pour le poste de Premier ministre, j’ai répondu que ça ne me regardait pas.

J’avais été obligé d’accepter la proposition par le concours de personnalités que je respecte beaucoup. Je leur ai demandé, en cas de polémique, d’accepter de témoigner, que c’est à leur demande que j’ai décidé d’accepter. Car je ne peux rien leur refuser, surtout quand c’est pour le Mali.

Mais, qu’à cela ne tienne, mon souci n’est pas d’être aujourd’hui le Premier ministre du Mali ; mais comment faire que cette transition puisse bien arriver à terme.

Je ne suis pas de ceux qui se battent pour l’intérêt personnel.

Voici les conseils que je donne aux autorités de la transition : écouter les Maliens ; rassembler les Maliens ; donner un chronogramme de fin de transition ; travailler à ce que ce nouveau délai soit respecté ; veiller au renforcement de la sécurité ; initier des mesures économiques pour soulager les populations ; Ramener la paix au Mali.

Quand j’ai décidé de m’opposer au régime du général Moussa TRAORE, force est de reconnaître qu’il était dix fois plus puissant que les autorités de cette transition.

Mais cela ne m’a pas empêché de lui dire la vérité à l’époque.

Quand il s’agit du Mali, je n’ai jamais peur de donner mon opinion. Mais, le message que j’ai à faire passer, c’est d’inviter tout le monde à aider cette transition pour qu’elle arrive à bonne échéance.

En ce mois béni de Ramadan, je prie pour le retour de la paix dans notre pays. Je prie pour plus de sécurité. Je prie pour que les dirigeants soient bien inspirés en rassemblant les Maliens, en renforçant la sécurité, en favorisant la prospérité, pour réduire la pauvreté.

Enfin, je prie pour une amélioration des relations avec nos voisins».

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Choguel Kokalla Maïga : ‘‘je n’ai pas changé’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/choguel-kokalla-maiga-je-nai-pas-change-3098976.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:08:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Radicalisme ou anti-occidentalisme primaire ? Ceux qui l’ont pratiqué savent de lui qu’il n’est ni situationniste ni vindicatif ; et les Maliens ont reconnu en l’Homme d’Etat visionnaire et le patriote à toutes épreuves.

Tenir avec constance aux Maliens un discours de vérité et agir invariablement avec probité et exemplarité explique le parcours de cette icône qui a brillé au sein de la classe pendant plus de 30 ans.

Son secret, explique-t-il à la correspondante de TV évasion venue l’interviewer à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, c’est : tenir ‘‘un discours très clair, très précis et qui est totalement fondé sur les faits’’, pour être compris des Maliens, pris au sérieux par nos partenaires afin d’avancer vers la paix et le progrès de notre nation.

Ceux qui ne l’ont connu et suivi que sous cette transition seront surpris et confortés de savoir que l’homme n’a pas changé d’un iota ni dans la conviction, ni dans la démarche encore moins dans le discours.

Choguel Kokalla Maiga aligne le même narratif depuis, au moins cet entretien avec Évasion TV le 20 juillet 2018 qui retrace ‘‘ va vision pour le Mali’’.

Nous vous en ressortons les grandes lignes qui ont servi de trame au programme de la transition en cours.

<strong>L’Allié du temps et de la patience</strong>

Le candidat le plus pauvre de la course à l’élection présidentielle de 2002 et de 2012 aime toujours chahuter les militants de son parti en disant ‘‘que nous n’avons pas d’argent, mais nous avons des idées. Leur argent finira un jour et nous, nos idées ne finiront pas’’. Ostracisé et diabolisé aux premières heures de l’avènement de la démocratie, Choguel Kokalla Maïga a fait du temps son principal allié en endurant les insultes, toutes sortes de sarcasmes et de provocations.

Leon Tolstoï aimait répéter à satiété que «tout vient à point pour celui qui sait attendre. Il n’y a rien de plus fort que ces deux-là : patience et temps, ils feront tout. » (Tolstoï).

Passée la période de confusion inhérente à tout post-insurrection, le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) estiment qu’aujourd’hui (2018) ‘‘les Maliens ont compris. Avec ce qui est arrivé en 2012, les Maliens ont compris que l’armée Moussa Traoré avait été détruite par ceux qu’on appelle les «démocrates ». Les Maliens ont compris que ce qu’on appelle les « démocrates » étaient en collusion avec les rebelles avant la chute de Moussa et après la chute de Moussa ils ont fait jeu de la rébellion. C’est qui a détruit notre armée. Donc, le fait que notre pays ait été trahi, par élite, c’est très connu par les Maliens et ils le regrettent’’.

Choguel Kokalla Maiga peut également se réjouir que sa ‘‘vision pour le Mali’’ ait été comprise par les Maliens : «restituer au Mali son honneur, sa dignité et sa souveraineté ».

A partir de 2012, les Maliens a constaté dit Choguel, avec amertume, la mort dans l’âme et dans la chair que notre territoire est divisé, que trois-quart échappe totalement au contrôle de l’Etat, que la souveraineté du Mali n’est pas totale sur l’ensemble de son territoire, que nous étions pratiquement sous tutelle de la communauté internationale.

<strong>L’armée a été trahie</strong>

Aussi, le président du MPR, membre du FSD, inscrit-il parmi les urgences et priorité dans son programme de candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 : le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et la réhabilitation des forces armées et de sécurité du Mali.

«Parce qu’en réalité, dit-il à Evasion TV, ce qui nous est arrivé est la conséquence d’une mauvaise gestion j’allais dire d’une trahison de notre armée et d’autre peuple par l’élite dirigeante… On avait une armée dont la puissance de feu était supérieure à celle de plusieurs pays de l’espace UEMOA réunie. Imaginez qu’aujourd’hui, cette armée se trouve en débandade face à un groupe de 500 bandits associés à des narcotrafiquants. En vérité, c’est parce que pendant 20 ans, notre armée a été démontée, émasculée, détruite et trahie».

Donc ce n’est pas pour caresser les militaires au pouvoir dans le sens du poil, ni pour faire du populisme qui ne lui ressemble pas que Choguel passait son temps à dire que l’armée a été trahie.

Par qui, demande la consœur incisive ? Sans aucun détour, Choguel répond par «le président de la République, c’est le chef suprême des armées.

C’est lui le garant de l’unité nationale et c’est lui répond de l’État et de l’armée».

<strong>L’armée a été défaite…</strong>

Selon Choguel Kokalla Maïga, «les Maliens étaient convaincus qu’ils avaient une puissante armée. Les Maliens étaient loin de savoir que pendant vingt (20) ans, nous n’avons pas acheté une cartouche, pendant vingt (20) ans nous n’avons pas fait d’entraînement. Pendant vingt (20) ans, nous n’avons fait que distribuer des grades, des généraux, des colonels. Le budget de l’armée, c’est une enveloppe qui est distribuée aux militaires, aux grands officiers, à hauteur de 50 millions de francs CFA. Ils voyagent, ils sont contents.

Nous avons une armée où il y a pratiquement plus de généraux que dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest réunis. Plus de 800 colonels.

La corruption s’est dissolue dans l’armée au point que le métier des armes est complètement abandonné. Et le président a fait exprès parce qu’en fait il voulait détruire l’armée, mais comme il ne pouvait pas le décréter donc il est passé par ce système-là. Nous nous sommes réveillés un jour en 2012, et nous nous sommes rendus compte que nous n’avions pas d’armée et c’est pourquoi que nous parlons de la trahison».

<strong>FAMa, Monaibodew</strong>

Quand il a qualifié les militaires qui ont renversé un «président démocratiquement élu» de monaibodenw, ce fut un grand tollé. Lui-même n’a pas manqué d’être qualifié de populiste. Or, pour Choguel, au-delà de l’épisode du 18 août qu’on ne peut déchirer des annales de l’histoire de notre pays, il s’agit en fait de la libération de notre pays, de deux de ses ennemis avec lesquels il ne pouvait jamais espérer à la liberté et à la souveraineté : les rebelles (terroristes) et leurs sponsors occidentaux et de la communauté internationale.

Pour ceux qui lisent entre les lignes, voilà ce qu’il a dit le 20 juillet 2018 à EVasion TV dans le cadre de la campagne présidentielle : «les Maliens doivent avoir confiance en eux-mêmes ; les Maliennes ne doivent pas perdre espoir. J’ai dit que nous sommes un grand peuple, un pays berceau des plus grands empires, des plus grandes formations étatiques que l’Afrique noire ait connu. Je veux dire l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire Songhoï qui s’étendait de l’atlantique au lac Tchad. Des grandes structures étatiques avec des universités à Tombouctou qui comptait des dizaines de milliers d’étudiants dans des années où certains pays européens n’existaient même pas. Un pays où la pénétration coloniale a fait 38 ans avant de s’imposer. Un pays qui avait l’une des armées les plus fortes dans la sous-région. Ce pays ne peut pas tomber si bas. Il est tombé si bas parce qu’il a été trahi.

Je dis donc aux Maliens de prendre confiance en eux-mêmes. Notre peuple a trébuché mais il ne tombera pas. Il se trouvera toujours des Maliens? que ce soit de nos générations, ou de la future génération, qui restituera à notre peuple son honneur, sa dignité et sa souveraineté ».

<strong>Le Soutien à Assimi</strong>

Pour ses pourfendeurs, le soutien de l’ancien Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, au président de la transition, le colonel puis Général d’armée Assimi Goita était de la malice, un soutien factice, calculé et insincère.

Ce que les adversaires politiques et les faux-soutiens de la transition ont oublié, c’est la sagesse populaire : A Mina a Be a Dala, Nka a mina a be a komo… On a fait un procès en sorcellerie à Choguel sur la base d’un délit de faciès. Or, le soutien qu’il a apporté loyalement à Assimi Goïta dérive d’une conviction que «si Dieu veut que je prenne les commandes de l’État (élection présidentielle de 2018), la première des choses que je vais faire, c’est d’abord chercher à créer l’union sacrée autour du président de la république que je suis. Il faut que la totalité des forces vives de notre pays ait le même objectif : être derrière le président pour libérer notre pays» (Interview du 20 juillet 2018).

<strong>Le troisième D</strong>

Lorsque le 8 mai 2023, à l’occasion de la présentation du rapport du CINSERE Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (Cinsere-ANR), le Dr Choguel Kokalla Maïga avait développé sa vision sur le développement économique comme troisième étape incontournable de la transition, on a voulu lui rendre gorge.

Or, loin de coup de Jarnac contre les Colonels «qui l’ont soigné et nourri». Il s’agissait bien d’un pan de sa vision pour le Mali qu’il a toujours développé avec constance, analyse du reste reprise par le président de la transition lors de sa visite, le 23 juillet 2023 à Kayes, pour inauguré le Stade Macoro Sissoko.

<strong>De quoi s’agit-il ?</strong>

Le président du MP estime qu’une fois la sécurité et l’intégrité du territoire assurées, ‘‘il faut investir dans les secteurs du développement économique. Il ne s’agit pas d’attendre de finir à réaliser les deux premiers piliers mais ma priorité c’est de restaurer l’État. Il faut investir ensuite massivement dans le secteur agro-sylvo-pastoral. Nous sommes un pays à vocation agricole, nous avons plus d’un million d’hectares de terres irrigables à l’Office du Niger et les deux plus grands fleuves d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal et le Niger. Il suffit seulement de faire des grands aménagements hydro agricoles, nous avons un peuple travailleur et nous pouvons devenir un pays agro-industriel.

Nous avons les cheptels les plus élevés en Afrique de l’ouest, nous avons beaucoup de personnes qui s’occupent de la pêche.

Donc, en investissant massivement dans les secteurs agro-sylvo-pastoral nous pouvons assurer l’autosuffisance alimentaire de notre population.

Un peuple qui a faim ne peut pas être libre… Produire, transformer, transporter, commercialiser. Ce qui sous-entend l’industrialisation en matière agricole.

Ce qui sous-entend la construction des infrastructures routières. Une fois que tout cela est fait, je crois qu’on crée les conditions pour l’épanouissement de notre population’’.

<strong>Bâtir le socle de la nation</strong>

Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga qui n’a assumé aucune responsabilité sous Moussa Traoré, l’École et l’organisation territoriale restent les autres priorités prioritaires et les socles sur lesquelles reposent notre nation.

Pour lui, «il faut investir dans l’école. Il faut repenser l’école malienne, parce qu’en vérité, l’école a été utilisée dans les années 90 par les hommes politiques pour appréhender le pouvoir».

Pour ce qui est de la décentralisation, il estime qu’il urge de donner un contenu à la politique de décentralisation. «Notre gouvernement s’est lancé dans une décentralisation tous azimuts en créant plus de 700 communes. Mais en réalité, quand vous regardez ces communes à par le drapeau porte – parole, il n’a y rien dans la Commune. Elles n’ont même pas de budget pour acheter les papiers d’état civil. Par contre, le Mali s’en vante à l’extérieur.

Ce qui fait que pendant vingt ans, le Mali a été présenté à toute l’Afrique, et surtout à l’Afrique francophone en particulier, comme l’Exemple de pays démocratique. Mais il se trouve que derrière ce vernis démocratique, il y avait la rouille, il y avait un État qui s’est désintégré progressivement au point de s’effondrer au moment où personne ne s’y attendait».

<strong>Les terroristes et leurs sponsors</strong>

L’ancien Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla Maiga a été longtemps présenté comme un anti-français primaire, un adversaire de la Communauté internationale et un pion de Moscou.

Dans son interview du 20 juillet 2018, il explique certaines raisons qui l’opposent à la France et à la Communauté internationale : «dans l’accord (ndlr : préliminaire de Ouagadougou), il est dit que les mouvements armés doivent être cantonnés et désarmés. La communauté internationale n’a pas fait cela. Elle ne les a ni cantonnés ni désarmés.

Au contraire, alors qu’on a interdit à l’armée malienne de rentrer à Kidal, alors que la résolution du Conseil de sécurité qui autorisait la création et l’intervention et la MINUSMA et de l’opération Serval indiquait très clairement qu’elles doivent apporter un appui aérien et des renseignements à l’État malien pour qu’il puisse recouvrer l’ensemble de son territoire. Mais, arrivés à Kidal, les Français ont interdit à l’armée malienne d’aller à Kidal».

Comme il l’a repris devant l’ONU et pendant tout le temps de la transition : «ils sont sortis du mandat que le Conseil de sécurité leur a donné pour faire autre chose. Ils ont amené les militaires Français, la MINUSMA et les Tchadiens à Kidal, et ils ont interdits à l’armée malienne de rentrer à Kidal. Au lieu de désarmer les rebelles, on est allé les chercher. Le mouvement séparatiste MNLA qui avait été chassé du Mali, qui était logé dans les hôtels à Ouagadougou et en Mauritanie, qui ne constituait plus ni une force militaire, ni une force morale, ni une force politique, a été ramené dans le fourgon des Serval et réinstaller à Kidal».

<strong>Faucon ou colombe ?</strong>

Ce n’est pas sous cette transition que Choguel Kokalla Maïga a commencé à prôner l’amélioration du «rapport de forces militaires sur le terrain.

Parce que je ne connais pas dans l’histoire de l’humanité, sur cette planète Terre, une rébellion qui s’est achevée uniquement par la négociation.

Aussi longtemps que le rapport de forces militaires sur le terrain n’aura pas changé, nous n’aurons pas la paix. Il faudra créer une situation équilibrée qui conduira les rebelles à comprendre qu’ils n’obtiendront rien par la force. Ce n’est qu’à ce moment qu’ils seront prêts aux négociations. Et une fois qu’ils sont prêts à une négociation, je pense que ce sont des Maliens, il faut négocier avec eux et faire des concessions qui sont acceptables… La rébellion est devenue un fonds de commerce pour un certain nombre de personnes. Ça, il faut que ça s’arrête. Il n’y aura plus de prime à la rébellion».

<strong>El Hadj Sambi TOURÉ</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: d’insulteurs publics à Insulteurs officiels]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-dinsulteurs-publics-a-insulteurs-officiels-3098974.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:05:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag C, a présidé ce mardi 4 mars 2025 l’atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale destiné aux acteurs de divers secteurs de la presse publique et privée ainsi que de la communication gouvernementale.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du séminaire gouvernemental tenu le lundi 3 mars 20025 sur le même sujet avec la participation de l’ensemble des membres du gouvernement.

Pour le gouvernement, ‘‘la crise multidimensionnelle que traverse notre pays et les différents défis à relever, notamment au niveau sécuritaire et le terrorisme médiatique, (lui) imposent … la prise en main de sa communication pour mieux édifier les populations, renforcer la cohésion sociale et préserver les intérêts de la Confédération des États du Sahel.’’

Les objectifs de ces journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale tenues lundi sont, entre autres, de sensibiliser les membres du Gouvernement sur les enjeux et les perspectives de la communication, en particulier dans un contexte de guerre informationnelle, de créer un cadre de collaboration harmonieux entre les acteurs de la communication gouvernementale et tout l’écosystème de la communication et d’élaborer les outils pour rendre la communication gouvernementale plus fluide et plus cohérente.

L’objectif principal de cet atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale tenu mardi est de renforcer la collaboration entre ces acteurs afin de structurer une communication gouvernementale plus efficace, transparente et responsable.

Cela est d’autant plus crucial dans un contexte où la cohésion sociale demeure une priorité absolue pour les plus hautes autorités.

En associant toutes sortes de médias à la communication gouvernementale, le gouvernement donne la preuve qu’il pêche en eaux troubles, qu’il ne fait aucune différence entre Communication et information, acteurs de la communication gouvernementale, activités et vidéos propagandistes mangeant aux râteliers de la transition, pour l’instant.

Organisées par la Primature, les journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale prouvent éloquemment que les vidéomans n’appartiennent pas qu’à Choguel.

Le Gouvernement aussi a les siens et les associe à la communication gouvernementale. Toutes choses qui veulent dire désormais que tout ce que ces vidéomans et activistes diront (broudjalisation, insulte, invective…), ils l’auront pris dans la bouche du Prince du jour… Ils étaits hier des insulteurs publics, ils devenus insulteurs officiels avec permis de broudja.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Assimi Met Abdoulaye Maïga en mission: ‘‘une feuille de route pour le renouveau’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/assimi-met-abdoulaye-maiga-en-mission-une-feuille-de-route-pour-le-renouveau-3086139.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:31:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la transition, le Général d’armée Assimi GOÏTA, a présenté sa feuille de route pour l’action gouvernement au Premier ministre, le général de division, Abdoulaye MAÏGA, lors du conseil des ministres ce mercredi 27 novembre. Elle est axée sur la sécurité, la gouvernance et le développement pour répondre aux attentes du peuple malien et consolider les acquis de la transition.</strong>

Le nouveau Premier ministre, le général de division, Abdoulaye MAÏGA, a été fixé sur ses missions lors du premier conseil des ministres de son gouvernement tenu ce mercredi sous la présidence du général d’armée, Assimi GOÏTA.
Pas de changement cap, le président de la transition a présenté sa feuille de route au chef du gouvernement à qui il revient de la mettre en application. Elle doit servir de boussole, de repère pour les initiatives du gouvernement constitué le jeudi dernier.
Au cours de cette cérémonie, le président GOÏTA a mis l’accent sur les priorités nationales, soulignant l’urgence de consolider les acquis et d’accélérer les réformes essentielles dans un contexte où les attentes sont fortes.

<strong>Les préoccupations des Maliens, la boussole du gouvernement</strong>
Dans son discours, le président de la transition a rappelé que les attentes du peuple, exprimées lors des Assises nationales de la Refondation, servent de ligne de conduite à l’action gouvernementale. Celles-ci se concentrent autour de trois axes majeurs : la défense et la sécurité, la gouvernance, et le développement.
Ces Assises nationales tenues, du 27 au 30 décembre 2021, ont abouti à des centaines de recommandations dont l’application contribuera à poser le jalon d’un nouveau départ, le Mali Kura.

« Les préoccupations exprimées par notre peuple constituent la boussole de notre action », a-t-il insisté.
Dans le cadre de la sécurité et de la défense du territoire, le chef de l’État a salué les efforts déployés pour équiper et former les forces armées maliennes, tout en rappelant l’importance de maintenir cet élan. « Les victoires éclatantes sur les groupes armés terroristes prouvent à suffisance la pertinence de notre nouvelle politique de défense », a-t-il affirmé, tout en rendant hommage aux victimes de l’insécurité.
Grâce à ces efforts, les Forces armées maliennes sont montées en puissance avec des résultats probants dans la lutte contre l’insécurité et les groupes terroristes, en dépit de quelques poches d’insécurité notamment dans la région de Bandiagara.

<strong>L’émergence économique doit se matérialiser</strong>
L’adoption de la nouvelle Constitution du 22 juillet 2024 et d’autres textes juridiques marque, selon le Président de la transition, un tournant vers une gouvernance plus inclusive.
Pour ce faire, il a exhorté le gouvernement à poursuivre les réformes dans le domaine de la justice pour combattre la corruption et renforcer la légitimité des institutions de l’État.
L’émergence économique du Mali demeure une priorité.
« Le développement économique ne doit pas se limiter à des chiffres, mais se matérialiser par une amélioration des conditions de vie pour tous », a souligné le général GOÏTA. L’agriculture, l’industrie, les infrastructures énergétiques et les technologies de l’information ont été identifiées comme des secteurs stratégiques.
Le président de la transition a insisté aussi sur l’amélioration du système éducatif, de la couverture sanitaire et de l’emploi des jeunes.
« Notre pays a besoin de citoyens intègres et soucieux de travailler avec abnégation pour l’intérêt général », a-t-il déclaré, en appelant à inculquer des valeurs patriotiques à la jeunesse.
De même, le général Assimi Goïta a invité les membres du gouvernement et les partenaires sociaux à maintenir et renforcer le dialogue social et à veiller à la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance. Ce document signé en août 2023 a été évalué du lundi et mardi dernier par les différents acteurs. Dressant un bilan, les centrales syndicales et les syndicats non affiliés ont estimé que plusieurs accords du Pacte souffrent par défaut d’application.
Par ailleurs, le président Goïta a invité le gouvernement à œuvrer pour doter le pays de plateau technique plus moderne et développer un système de solidarité nationale pour faire de l’inclusion sociale une réalité.
La synergie diplomatique avec les pays respectueux de la souveraineté du Mali et la protection des Maliens à l’étranger figurent également parmi les priorités.
Le Président a rappelé l’importance de la Confédération des États du Sahel, réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qu’il voit comme une alliance stratégique pour l’avenir.
Trois pays face à l’hostilité de la CEDEAO ont signé en septembre 2023 la charte instituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES) devenue une confédération en juillet dernier.
A travers cette organisation, le Mali, le Niger et Burkina Faso entendent mutualiser leur effort dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui freine leur développement socio-économique.
Alors qu’il y a la levée des boucliers des acteurs politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel, le président Assimi GOÏTA, lors du conseil des ministres de ce jour s’est prononcé sur l’organisation des élections en exhortant le gouvernement à garantir un processus libre et apaisé pour mettre un terme à la Transition.
Il a également insisté sur la gestion rigoureuse des ressources publiques et sur une reddition de comptes accrue.
« L’objectif est de doter notre pays d’institutions légitimes et fortes », a-t-il précisé.
Enfin, le Président a insisté sur la cohésion au sein du gouvernement, qu’il considère comme la clé pour relever les nombreux défis.
Pour l’atteinte des résultats escomptés, le président de la transition a instruit au Premier ministre d’élaborer un plan d’actions global assorti de plans d’actions sectoriels avec des objectifs clairs, des indicateurs et des chronogrammes de réalisation et d’assurer e suivi de sa mise en œuvre.

Par Sikou BAH]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Retrait des pays de l’AES: les enjeux du prochain sommet de la CEDEAO]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:27:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réuniront, dans un sommet inédit qui doit se tenir le 15 décembre à Abuja. A en croire le site d’information www.africaintelligence.fr, le principal dossier à l’agenda des chefs d’État de l’organisation régionale sera le retrait de trois de ses membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</strong>

Les trois États sahéliens avaient annoncé avec fracas, en janvier, leur départ sous un an et, dans la foulée, la création de leur propre structure sous-régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).

Ce processus de retrait, qui doit théoriquement être entériné le 29 janvier 2025, n’a toujours pas été formellement acté.
C’est ce que devraient faire les chefs d’État de la CEDEAO, le 15 décembre. Une poignée d’entre eux ont espéré pouvoir convaincre les autorités de la transition malienne, burkinabè et nigérienne de revenir sur leur décision.
Après son élection, le président sénégalais Bassirou Diomaye FAYE a publiquement fait part de son souhait de voir ces trois «peuples frères» rester au sein de la CEDEAO (AI du 14/05/24). Il a même fait le déplacement fin mai à Bamako, puis à Ouagadougou. Malgré ses efforts, il s’est heurté à de polis refus.
En juillet, Bassirou Diomaye FAYE a parrainé la nomination de l’ancien ministre sénégalais Abdoulaye BATHILY en tant que médiateur de la Cedeao avec l’AES.
L’ancien patron de la mission des Nations unies en Libye s’est, dans ce cadre, rendu en octobre au Burkina Faso et au Mali, sans parvenir, lui non plus, à convaincre les deux États de revenir sur leur décision. En marge de l’investiture pour un quatrième mandat de Paul KAGAME, en août à Kigali, le diplomate sénégalais a évoqué le dossier avec plusieurs présidents ouest-africains, soulignant ses difficultés à négocier avec Bamako et Ouagadougou.
Outre Dakar, Abuja a tenté de mener plusieurs missions de bons offices, alors que le président nigérian, Bola Ahmed TINUBU, assure la présidence de la CEDEAO.
Son ministre des affaires étrangères, Yusuf TUGGAR, a mené ces dernières semaines une série de consultations avec plusieurs de ses homologues en préparation du sommet du 15 décembre. Ils se retrouveront, quant à eux, à Lomé dès le 11 décembre.
Avant de se rendre pour la conférence ministérielle Russie-Afrique qui s’est tenue à Sotchi les 11 et 12 novembre, il s’est entretenu, le 5 novembre à Lomé, avec le président togolais, Faure Gnassingbé. Ce dernier est, à ce jour, le seul chef d’État de la CEDEAO à jouir encore de relations privilégiées avec les putschistes sahéliens.
Mais le Togo se montre pessimiste quant à un retour de l’AES dans l’organisation ouest-africaine et plaide davantage pour un accompagnement de ce retrait. Outre Lomé, le chef de la diplomatie nigériane s’est également rendu début novembre à Abidjan, Bissau et Banjul.

<strong>Visas obligatoires ?</strong>
Tout en quittant la Cedeao, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont émis le souhait de rester au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils devraient donc, à moyen terme, en garder les avantages, en particulier commerciaux. Cependant, près de la moitié des pays de la Cedeao ne font pas partie de l’Uemoa.
Certains d’entre eux s’inquiètent de l’avenir de leurs relations avec Ouagadougou, Bamako et Niamey en l’absence de structure régionale intégrée. C’est le cas du Nigeria, qui a fait part de ses interrogations auprès de plusieurs États francophones de la Cedeao.
La question du maintien du passeport Cedeao accordé aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali et du Niger est également sur la table.
À ce jour, aucun État membre ouest-africain ne souhaite exiger de visa pour les citoyens de l’AES, une fois que les trois pays auront officiellement quitté l’organisation.
Chargé d’organiser la mise en place technique du retrait des pays de l’AES, le président de la Commission de la Cedeao, Omar Touray, doit présenter aux États membres les premières conclusions de ses travaux lors du sommet du 15 décembre.
Il a, pour cela, multiplié depuis septembre les voyages dans la sous-région et s’est spécifiquement rendu à Lomé le 19 novembre pour évoquer le sujet.
Parmi les questions toujours en suspens figurent celle de l’avenir des fonctionnaires maliens, nigériens et burkinabè actuellement en poste au sein de la Cedeao, ainsi que celle des bâtiments de l’organisation à Bamako et à Ouagadougou.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Création de la Confédération de l’AES: le CNT examine aujourd’hui le traité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/creation-de-la-confederation-de-laes-le-cnt-examine-aujourdhui-le-traite-3082734.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 01 Nov 2024 11:35:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil national de Transition (CNT) va examiner, ce jeudi 31 octobre 2024, l’ordonnance du gouvernement autorisant la ratification du traité portant création de la confédération des Etats du Sahel (AES) adopté le 6 juillet 2024 à Niamey. De plus, l’organe législatif de transition envisage de statuer sur le projet de loi portant code pénal et celui portant code de procédure pénale.</strong>

La première séance plénière de la session d’octobre, dont les travaux ont été lancés le 7 octobre dernier par le président du CNT Malick DIAW, se tient aujourd’hui.
10 projets de loi, selon nos sources au Conseil national de Transition, sont inscrits à l’ordre du jour décidé par la conférence des présidents.

Parmi les textes à examiner par les membres du CNT, figure le Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel.

Après son adoption par ordonnance par le gouvernement, il est soumis à la ratification de l’organe législatif de la transition pour son application.

Après la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en septembre 2023, il a été décidé d’instituer une confédération regroupant les trois pays lors de la première réunion de l’organisation tenue à Niamey.

Ainsi, ces trois pays passent à un autre niveau dans le cadre de la mutualisation de leurs efforts au plan sécuritaire, politique et de la diplomatie, dans un contexte marqué par le repositionnement de la géopolitique.

La ratification de ce texte par le CNT est un signal donné par le général d’Armée, Assimi GOÏTA qui assure la présidence tournante ladite Confédération.

Outre ce texte, le CNT doit statuer aussi sur quatre projets de loi dans le domaine de la justice. Les plus attendus pourraient être le projet portant code pénal et celui portant code procédure pénale. Ces deux textes ont été adoptés par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 11 octobre 2023.

Il était apparu nécessaire de revoir ces deux textes dont les contenus avaient montré des limites et comportaient un vide juridique.
Comprenant plus de 700 articles, le nouveau code pénal contient des innovations majeures qui criminalisent l’esclavage et prend en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre.

Il précise la définition et la répression de la haute trahison, le délit d’apparence, le financement occulte des partis politiques, notamment, tout en abordant la rétention des notes en milieu scolaire et universitaire. S’y ajoutent l’incrimination de l’apologie du terrorisme, le recrutement de terroristes.

Quant au projet de code de procédure pénale, il prend en compte la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière et la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Libération des 11 leaders politiques: plus d’une vingtaine de partis politiques dénoncent la lenteur du dossier]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/liberation-des-11-leaders-politiques-plus-dune-vingtaine-de-partis-politiques-denoncent-la-lenteur-du-dossier-3082655.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 31 Oct 2024 19:47:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une note dont nous avons reçu copie, plus d’une vingtaine de formations politiques, au nom des partis politiques de la déclaration du 31 mars 2024, ont dénoncé la lenteur dans la gestion du dossier des 11 leaders politiques inculpés par la justice pour avoir violé des restrictions.

Ils sont accusés d’avoir violé les mesures interdisant les activités des partis et associations à caractère politique. Après quatre mois de détention, la libération des responsables politiques est sollicitée par les partis politiques qui, en plus des 11 leaders, appellent aussi à la libération de Ras Bath, Mme Sidibé Rose Vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Clément Dembélé, Ben Le Cerveau détenus leurs opinions.

Ces pratiques, regrettent les signataires de la déclaration, remettent en cause les acquis démocratiques de Mars 91 dont les restrictions des libertés individuelles et collectives et le musellement des partis politiques de notre pays.

Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration des partis politiques signataires de la déclaration du 31 mars 2024, suite à la détention des 11 camarades politiques

Le 20 Juin 2024, onze (11) de nos camarades politiques que sont les sieurs Moustapha DICKO et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Malley CAMARA (CNDR) sont arrêtés au cours d’une rencontre dans un domicile privé et placés sous mandat de dépôt, le 24 juin 2024, au motif de tentative d’atteinte ou d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, de trouble à l’ordre public et d’opposition à l’autorité légitime.

Pendant plus de quatre (04) mois, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars ont suivi avec une attention soutenue l’évolution de ce processus judiciaire, notamment le maintien en détention de nos camarades, suite à l’incompréhensible appel du parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune V du District de Bamako, le 19 septembre dernier, en opposition à l’ordonnance de mise en liberté conditionnelle prononcée par le juge d’instruction.

Soucieuses du maintien de la paix sociale et de l’apaisement du climat politique national, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 ont privilégié la voie du dialogue avec les autorités politiques et judiciaires du pays, par l’implication de facilitateurs sociaux, dans le respect de nos valeurs sociales et culturelles, mais aussi du fonctionnement des institutions en place.

Les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 saluent les leaders religieux et toutes les bonnes volontés, pour leurs actions de médiation auprès des plus hautes autorités du pays, à notre demande, pour un dénouement heureux de cette crise. Aussi, félicitent-elles les responsables des partis et organisations politiques signataires de la déclaration du 31 Mars, pour les différentes démarches de facilitation et de médiation auprès de différentes autorités du pays qui ont bien voulu les recevoir et les écouter. Qu’elles en soient aussi remerciées ! Cependant, au sortir de toutes ces actions de diplomatie politique et sociale, nos camarades n’ont toujours pas encore recouvré leur liberté.

Malgré tout, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 réaffirment leur attachement inébranlable au dialogue. Elles en appellent aux Autorités de la Transition, pour libérer, dans les meilleurs délais, les onze (11) hauts responsables politiques, et au-delà, tous les camarades détenus pour leurs opinions politiques, notamment Rasbath, Mme Sidibé Rose Vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Clément Dembélé, Ben Le Cerveau, afin de favoriser la réconciliation nationale et une paix durable, gages du développement harmonieux du pays.

Ainsi, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 :

Prennent à témoin l’opinion publique nationale et internationale de leur longue patience et de la détention indéfiniment prolongée de leurs camarades ;

Dénoncent la gestion lente de ce dossier dont le dénouement heureux pourrait participer à la décrispation et à l’apaisement du climat politique, ainsi qu’à la réconciliation et à la stabilité du pays ;

Encouragent les autorités au dialogue politique national inclusif, pour régler les questions politiques et toutes les questions d’intérêt national ;

Rappellent leur demande d’un dialogue politique inclusif pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers un processus consensuel d’organisation des élections transparentes et crédibles.

Les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024, attachés aux valeurs de la Démocratie et de la République, informent l’opinion qu’elles se réservent le droit d’informer le peuple malien par les canaux légaux sur les pratiques de remise en cause des acquis démocratiques de Mars 91 dont :

– les restrictions des libertés individuelles et collectives,

– le musellement des partis politiques de notre pays.

Que Dieu bénisse et protège notre patrie commune !

<strong>Adoptée à Bamako, par la plénière du 29 Octobre 2024</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dr Choguel Kokalla Maiga : ‘‘personne ne va nous inoculer le virus du défaitisme’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/dr-choguel-kokalla-maiga-personne-ne-va-nous-inoculer-le-virus-du-defaitisme-3081581.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 23 Oct 2024 09:57:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Il reste chevillé sur les principes, et il défend ses convictions avec une constance aisance. Parce qu’elles procèdent de la cohérence et cheminent avec la vérité. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga n’est pas homme à ravaler les couleuvres et à se laisser impressionner par des caméléons institutionnels et saisonniers politiques.</strong><strong>
</strong>

Il croit dur comme fer que pour réussir, les transitions dans l’espace AES doivent être obligatoirement adossées à des défenses nationales et conjointes fortes, à des diplomaties convergentes et mutuelles et à une intégration économique plus poussée au bénéfice de nos populations.

En plus des ‘‘Monimbo Dew’’ dont l’engagement et la détermination ne font aucun doute en vue de l’éradication très prochaine du terrorisme dans la zone des trois frontières, le Dr Choguel Kokalla MAIGA reste tout aussi convaincu que le patriotisme du secteur privé propulsera l’Alliance des Etats du Sahel à la place qui lui est due dans le concert des Nations.

Pour lui, ce n’est pas l’octroi d’une sinécure pour les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger que d’élever au rang de héros nationaux les opérateurs économiques de l’AES qui, pendant que les autres prédisaient le chaos dans notre pays, ont fait preuve de patriotisme.

Autant il n’entend laisser aucun répit et aucune espace de marge de manœuvre à ceux qui changent de veste pour devenir de nouveaux amis de la transition avec le funeste dessein de la faire sombrer, autant le citoyen ; l’homme politique, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA ne pense pas qu’une négociation avec les terroristes téléguidée depuis l’extérieur qui pousserait les ficelles puisse être une solution durable à la crise sécuritaire au Mali et dans l’Espace AES.

Tant que le terrorisme n’est pas coupé de ses soutiens et sponsors, puis terrassé, il ne viendra pas à table. Donc, c’est un jet d’éponge de que vouloir aujourd’hui engager quelque négociation que ce soit avec les assassins de nos soldats et de nos populations civiles.

Nous vous proposons un extrait du discours d’ouverture du Premier ministre, Choguel Kokalla MAÏGA, consacré au terrorisme. C’était ce samedi 19 octobre 2024 à Azalaï Hôtel de Bamako lors de la rencontre des ministres en charge de l’industrie et du commerce et des représentants du secteur privé de l’AES.

«(…) Il y a beaucoup de jeunes qui ne comprennent même pas. La religion et l’ethnie, c’est dangereux. Quand on vous dit qu’on a tué quelqu’un de votre ethnie, souvent, vous vous laissez emballer sans chercher à comprendre, de votre religion sans chercher à comprendre. C’est pour cela qu’il faut faire beaucoup de discernement.

Tous les terroristes ne sont pas Peuls et tous les Peuls ne sont pas des terroristes.
Mais il y a des gens qui entretiennent l’amalgame
J’ai dit la même chose concernant les Touaregs et les Arabes. Tous les Touaregs et les Arabes ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Arabes et Touaregs.
D’ailleurs, celui qui a apporté le terrorisme au sud du Mali, c’était un Keita, ce n’était pas un Arabe.

Lorsqu’ils ont tué nos soldats à Aguelhok en 2012, quand on a tué tout le monde, on a déchiré les ventres des Arabes et des Touaregs pour sortir leurs intestins pour filmer et diffuser.

Mais j’ai dit : c’est quoi ça ? Mais comme disent nos parents ivoiriens, « Cabri qui est mort n’a pas peur du feu ou du frigo » c’est la même chose. Quelqu’un qui est déjà mort, que vous l’éventeriez ou que vous ne l’éventeriez pas, il est mort, c’est tout. Mais ça, c’est pour terroriser les vivants, oui.

<strong>’’Il faut éviter l’amalgame’’</strong>

C’est pourquoi, il faut faire preuve avec beaucoup de discernement, pour ne pas tomber dans l’amalgame. Aussi j’en appelle au soutien de tous les citoyens et du peuple, parce que sans le soutien du peuple, aucune force ne peut gagner une bataille.

Récemment j’ai eu des parents qui sont allés rendre visite à des amis au Burkina Faso. J’ai reçu un d’entre eux avant-hier. Il m’a dit qu’ils étaient très contents. J’ai demandé pourquoi. Il a répondu : quand ils étaient arrivés en moins de 15 minutes, les forces de sécurité étaient là et on leur a demandé : «D’où est-ce qu’ils sont venus ? Qu’est-ce que sont venus faire ? Où sont leurs pièces d’identité ? «. Quand ils ont tout décliné, on leur a laissé en paix. J’ai dit que c’est la sécurité et c’est bien pour tout le monde.

Sans la collaboration du peuple, l’engagement, le discernement, la détermination seule des forces armées de sécurité ne pourront pas venir à bout du terrorisme. Parce qu’en réalité, le terrorisme, ce sont des jeunes qui sont manipulés. Il y a des jeunes qui sont dans le terrorisme, ils n’ont aucune conviction.

Est-ce que vous savez qu’il y en a certains qui veulent se marier, ils veulent avoir l’argent du mariage ? On les paye 100 000 francs ou combien ? Ils s’engagent dans le terrorisme. D’autres personnes, parce qu’on a tué leurs frères ou quelqu’un de leur ethnie.

Donc, ceux qui sont idéologiquement constitués, qui sont les vrais terroristes, ne sont pas nombreux. Mais si on ne fait pas le discernement, si l’information n’est pas bien gérée, cet amalgame-là, c’est ce qui arrange les autres.

<strong>Mauvaise foi de l’ONU</strong>

C’est pour cela que, depuis juillet 2022, le Mali a amené au Conseil de sécurité des preuves que les terroristes sont fabriqués, entretenus, et entraînés contre nos États. Mais ils se sont opposés à ce que nous leur montrions les preuves. Parce que je crois que leurs militaires, les chefs de l’État, ont dit d’attention. Si jamais les Maliens montrent leurs preuves là, tous les Africains vont se révolter. Donc, ils ont fait le véto et nous n’avions pas pu les exposer.
Je reviens d’ailleurs pour rappeler que nous exigeons et nous demandons qu’on donne au Mali la possibilité d’exposer ces preuves-là au monde entier.

D’ailleurs, il y a un ministre de l’AES qui m’a dit que quelqu’un lui aurait téléphoné en lui disant : «Ne suivez pas le Mali». Si vous suivez le Mali, vous n’aurez rien. Mais si vous les laissez, tout ce que vous voulez, dites-nous, on va changer de langage, on va vous amener de l’argent, on va vous amener tout. La personne leur a dit : «Mais tout ça s’est dépassé.

Nous, nous sommes à une autre phase.» Le lendemain, il y a eu des attaques avec de nombreux morts. La personne a téléphoné pour dire : «Vous avez vu ça ? Ce n’est que le début tant que vous ne quitterez pas l’Alliance là, vous n’aurez jamais la paix.»

<strong>’’Il y a des réseaux organisés qui ont décidé de casser l’AES’’</strong>

Donc, il y a des réseaux organisés qui ont des relais dans les pays qui ont décidé de casser l’AES, et pour cela il faut qu’on en soit très conscients.

(…) Certains viennent nous dire : «Ah, vous savez, la guerre seulement ne règle pas le problème d’un pays, il faut négocier.» On trouve même des spécialistes qui citent dans l’histoire des exemples. Mais est-ce qu’on n’a jamais dit ça ? Personne n’a jamais dit ça ! Le Mali a négocié pendant 30 ans ; est-ce que cela a empêché le terrorisme de s’entendre ? Est-ce que cela l’a empêché d’arriver au Burkina ou au Niger où il n’était pas ?

Donc, c’est très clair : ce discours spécieux, là, qui consiste à nous annihiler et à cultiver le défaitisme, sinon le pessimisme, chez nous pour dire «négocier». C’est comme si quelqu’un qui prend son arme veut venir vous retirer votre chèvre. Vous croyez que c’est en lui parlant de paix qui va se retenir ?

Il faut prendre une arme contre lui aussi. Quand les rapports de force vont changer, vous serez équilibré ; vous négociez en ce moment. Mais tant que le terrorisme n’est pas affaibli, toute négociation, c’est du défaitisme, une abdication.

<strong>Pas de négociation avec les terroristes</strong>

Je me réjouis qu’un président de l’AES ait dit récemment qu’il n’y a pas de négociation avec les terroristes. Les terroristes, il faut les combattre. Le jour où ils se sentiront suffisamment affaiblis, ils viendront négocier.

(…) Quand il y a eu le bateau de Tombouctou, près de 60 morts, les gens qui ont assumé que c’était eux, nous avons dit que ce sont des terroristes. Ils se sont vus pour aller se cacher dans les locaux des services secrets français. Comme eux, ils ne gardent jamais longtemps ; ils les ont dits de retourner. Ils vont s’asseoir dans ce pays-là, et c’est ce pays qui se met à nous donner des leçons. Il faut nous laisser en paix. Celui qui ne nous laisse pas en paix, il aura des problèmes personnels, que ce soit un leader, que ce soit un pays.
Il y a des pays qui ne négocient jamais avec les terroristes. Dans ce même pays, quand les terroristes sont attaqués à la base de Inatess… je ne sais pas comment… mais ils sont allés et ont tué tout le monde.

Mais ce sont les mêmes qui nous disent : «Ah non, il faut négocier.» Mais on va négocier avec un terroriste, des gens qui ont tué 60 personnes ?

En ce moment, à la CEDEAO, il y a eu un sommet. La CEDEAO n’a même pas parlé aux Nations Unies, même pour une lettre de condoléance à notre président, la France était opposée.

Mais les gens qui sont là, vous venez nous baratiner ici au Mali. Vous m’excuserez de termes, pour nous dire : «Il faut négocier.» Et on trouve des perroquets ici au Mali, des gens qui ont découvert, qui pensent que nous, on ne les connaît pas.

Nous, on connaît tout le monde. Moi, j’ai entendu des gens dans les micros ici : «Ah, vraiment, le gouvernement est trop belliqueux, il faut négocier.» Et puis, «La guerre seulement ne résout pas les problèmes.» Mais nous n’avons jamais dit ça.

Mais personne ne va nous inoculer le virus du défaitisme. Quand on est en guerre, on se bat, les militaires se battent, les diplomates négocient, les opérateurs économiques font leur travail. Mais si un militaire se met à faire de la diplomatie pour venir dire aux gens de ne pas se battre, «Ah, la guerre seulement ne résout pas les problèmes.» Mais ça, c’est quoi ça ?

<strong>Chacun fait son travail</strong>

Dans chaque pays, chacun fait son travail. Les enseignants enseignent, les médecins soignent, les diplomates négocient, les militaires cognent les adversaires.
Donc, qu’on arrête avec cette histoire de négocier avec les terroristes. Personne n’acceptera, en tout cas, les populations du Mali n’accepteront pas. Moi, je connais l’état d’esprit des populations de Gao, Tombouctou et Kidal. Personne n’acceptera plus des négociations-bidons dont l’objectif, c’est sanctuariser le terrorisme.

Gao, Tombouctou, toutes les populations réelles, on les a renvoyées. Ce sont les narcotrafiquants qui paient les maisons. Tous les opérateurs économiques importants, ce sont des assassinats ciblés pour que, dans 20, 30 ans, on change totalement la morphologie de la société. Mais nous n’allons jamais l’accepter. Et les hommes politiques qui se sont mis au service de ça au Mali, ils seront dans les poubelles de l’histoire. Ceux qui veulent les soutenir pour nous les imposer, nous n’allons jamais accepter. Il y a beaucoup de leurs réseaux qui ont infiltré la transition aujourd’hui».

<strong>Par la Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sans Tabou: élévation des 5 colonels : loin d’une auto-promotion]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nomminations/sans-tabou-elevation-des-5-colonels-loin-dune-auto-promotion-3081415.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2024 05:44:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le mercredi, il y a du nouveau à Dougouba où l’élévation des responsables militaires de la transition au grade du général à titre exceptionnel polarise l’opinion. Opposés à ces décisions, certains responsables politiques avancent des arguments tirés par les cheveux frisant à la limite de la manipulation en soutenant notamment que les charges de ces généraux est une mer à boire par la Transition dans un contexte de conjoncture.</strong>

Lors du conseil des Ministres de ce mercredi 16 octobre, le président de la transition a été élevé au grade du général d’Armée à titre exceptionnel. Il devient ainsi le plus gradé de l’armée malienne. Comme lui, d’autres responsables de la transition qui ont parachevé les contestations du M5-RFP ont bénéficié de cette promotion exceptionnelle mal appréciée par des Maliens dont des leaders politiques, à l’image de Moussa MARA.

Très actif sur les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre qui anime des chroniques sur des sujets d’actualités, n’a manqué d’ajouter une couche aux avalanches de contestations avec presque le même langage et narratif de communication.

« Promotion aux grades de Général des principales autorités de la transition, Décidée ce jour par le Conseil des Ministres !

Cette décision m’attriste profondément pour deux raisons principales : Se gratifier ou se récompenser soi-même diminue fortement son mérite, il aurait été indiqué de laisser la prise de cet acte à d’autres ;

En ces temps difficiles pour les Finances publiques, il aurait été indiqué pour nos autorités de montrer leur sensibilité à la peine de nos compatriotes en évitant des actes à leur profit qui accroissent les charges pour le trésor », a indiqué M. MARA.

Comme une trainée de poussière presque ces mêmes arguments de façon synchronisée sont repris contre les autorités de la transition et les nouveaux généraux d’encourager l’auto-promotion. Sauf qu’à l’analyse, on peut les détester, de les haïr, mais la décision du conseil des ministres est loin d’être une auto-graduation, parce qu’elle est adossée aux recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) initié par le président de la transition, après la dénonciation de l’Alger, en vue de permettre aux Maliens d’œuvrer par eux aux solutions de la paix et de la réconciliation nationale.

Ce forum populaire, DIM, auquel ont pris part toutes les forces vives de la nation de toutes les régions du pays n’est pas pourtant antonyme des règles démocratiques. Alors dire que ces distinctions constituent de l’auto-promotion c’est faux. Elles tirent leur légitimité de ce Dialogue inter-Maliens, même si à l’époque il a été boycotté par des partis politique consécutif à la suspension des activités des partis et associations à caractère politique levée en juillet dernier.

Quant au 2e argumentaire relatif aux dépenses pour ‘’entretenir’’ les nouveau généraux, il s’appuie plus sur l’émotion d’une grande partie de la population qui peinent à joindre deux bouts que sur des bases réelles de conjoncture économique du pays. Certes, le contexte économique est difficile pour les citoyens, les entreprises, entre autres, mais les charges de ces nouveaux généraux n’ont presque pas d’incident financier. Déjà, ils occupent presque tous des postes politiques, des responsabilités pour lesquelles ils sont payés. Ainsi, à défaut de bénéficier de deux salaires qui est interdit, ils ne peuvent pas bénéficier de tous les avantages du grade de général.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Phase de la clarification: comment on n’en est arrivé là ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/phase-de-la-clarification-comment-on-nen-est-arrive-la-3081009.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:19:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le premier appel au changement de régime adressé au peuple malien a été lancé le 5 juin 2020 par un Triumvirat composé du mouvement Espoir Mali Koura (EMK, pôle associatif dirigé par Cheick Oumar Sissoko), du FSD (pôle politique, dirigé par Choguel Kokalla Maïga) et de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko (pôle religieux dirigé par Issa N’Kaou Djim).

L’appel du 5 juin a trouvé un écho et un accueil favorable au sein des forces vives à travers : Anko Mali Dron, le mouvement FASODE, le mouvement MDP, deux Centrales syndicales que sont la CDTM et de la CSTM, le Forum des organisations de la Société civile, la Coordination des Partis politiques adhérents, la Coordination des Associations adhérentes, la Coordination des Femmes, la Coordination des Jeunes, les Coordinations Régionales, la Coordination de la Diaspora… Le jonction spontanée de toutes composantes politiques, associatives, religieuses, syndicales, citoyennes a donné naissance à ce qu’on a appelé dans la foulée Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques en abrégé M5-RFP dont le noyau dur était composé de EMK, du FSD et la CMAS.

<strong>La Transition</strong>

Progressivement s’est opérée la jonction avec d’autres composantes de notre Peuple, à travers la forte implication de leaders religieux et traditionnels, des commerçants, des détaillants et autres acteurs des marchés de Bamako, des corporations et syndicats des transporteurs, des boulangers, de fonctionnaires des départements des finances et du matériel (DFM), d’agents de police, de surveillants de prison, d’enseignants, de travailleurs des mines.

Ce soulèvement hautement patriotique a été parachevé le 18 août 2020 avec l’intervention des Forces de défense et de sécurité de notre pays conduite par le CNSP (Conseil national pour le salut du peuple) dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Mais très tôt, le mouvement unitaire qui a eu raison du régime d’Ibrahim Boubacar Keita a montré des signes de fissures et étalé sur la place publique ses divergences.

Toutefois, le mot d’ordre a mobilisé beaucoup de Maliens, il continue de résonner. Cependant, quelques deux mois après la chute de l’ancien régime, le M5-RFP se rendra compte que toutes ses composantes n’avaient pas la même conception du changement. En tout cas, tandis que Mahmoud Dicko au nom de la CMAS prenait part à la désignation du président de la Transition, pour les politiques, il ne s’agit pas d’enlever IBK pour mettre d’autres hommes à la place et continuer les mêmes pratiques.

Car, en effet, ‘‘certains, parmi nous, qui, en réalité, criaient le changement, mais n’y croyaient pas. Parce que, dès que IBK est parti, ils se sont mis avec d’autres pour continuer les mêmes pratiques… certains sont partis. Moi, je respecte leur choix. Je ne les condamne pas. La partie saine du M5-RFP est restée soudée et elle a élaboré un document qu’on appelle « La vision du M5-RFP pour la transition »… A partir de là, nous allons vers de nouvelles actions, de campagnes politiques, de campagnes de mobilisation, de campagnes d’explication pour amener les militaires à changer la trajectoire de la transition.’’ rapport Choguel Kokalla Maiga dans l’Essor (Décembre 2020).

C’est dans ce processus que l’Imam Oumarou Diarra a été coopté pour siéger à la place de la CMAS dans le Triumvirat de base du M5-RFP après que le beau-fils de l’Imam Issa Kaou Djim ait déclaré que le M5 est mort de sa belle mort (en novembre 2020). Ensuite, l’Imam Oumarou Diarra avec le MPJ Faso Yelen prendra définitivement la place de la CMAS. Car, il vous souviendra que l’Assemblée  Générale constitutive du Mouvement Patriotique pour la Justice Faso Yelen de l’Imam Oumarou Diarra s’est tenue le samedi 5 décembre 2020 au Dream Hôtel de Missabougou, donc bien après la chute d’Ibk et bien après qu’il ait refusé de siéger au CNT.

Après un moment d’incompréhension qui a duré 9 mois, les deux légitimités qui ont œuvré pour l’avènement du changement ont fini par se retrouver dans le cadre d’un partenariat stratégique pour rectifier la trajectoire de la transition et pour ainsi poser les jalons de la Refondation du Mali.

Cette vaste entreprise, dans le narratif des autorités de la transition, devrait être inclusive et ouverte à toutes les personnes ou forces politiques et sociales acquises au changement. Donc, pas d’exclusive, mais pas d’inclusivité candide. Le tigre ne pouvant se départir de sa tigritude ou mieux Doso koro te a sonsoro ciogo bila.

Toutefois, elles continuent de prêcher la bonne parole : le Mali Kura est l’affaire de tous les Maliens. C’est avec tout le monde que le changement sera irréversible. Il s’agit de montrer à la face du monde un Peuple uni soucieux de prendre son destin en main par un changement de paradigmes et d’occuper toute sa place dans le concert des Nations. Mais pour le M5, cette quête d’un renouveau passera nécessairement par la mise en œuvre rationnelle et intelligente des 10 points déclinés en 17 mesures fortes dont la satisfaction est exigé par le M5-RFP et dont l’application permettra la Rectification de la trajectoire de la Transition pour la Refondation totale du Mali.

<strong>La Rectification</strong>

Mais avant. Deux mois après la chute du président IBK, c’est le désenchantement dans les rangs du M5-RFP, mais ce n’est point l’abdication, le renoncement, la démission. Le M5-RFP n’était pas ‘‘mort de sa belle mort’’, mais beaucoup convictions se sont ébranlées et beaucoup d’engagements se sont effilochés. Il revenait, à celui que l’histoire avait propulsé à la tête du Mouvement, Choguel Kokalla Maïga, de rassembler, de mobiliser et d’élargir la base afin de convaincre les Maliens de la pertinence de poursuivre le combat, en dépit de la chute d’IBK.

C’est dans ce contexte que le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), enfin le président du comité stratégique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le Dr Choguel Kokalla Maïga a donné au quotidien national le mercredi 9 décembre 2020 une interview intitulé : «Il faut ramener la Transition sur le droit chemin».

Toutefois, comme l’interdit la sagesse africaine, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Estimant que ‘‘la transition, c’est l’enfant du M5-RFP’’, Choguel Kokalla Maïga explique que ce n’est pas parce que votre enfant se comporte d’une manière qui n’est pas satisfaisante que l’abandonniez.

Le combat du M5-RFP n’est pas de chasser les militaires pour prendre leur place, ‘‘c’est d’amener la transition sur la voie du véritable changement.

Sur la voie pour laquelle les Maliens se sont battus et d’autres y ont laissé leur vie’’, a-t-il confié à L’Essor.

Pour lui, ‘‘tous les problèmes que ces militaires ont, aujourd’hui, toutes les difficultés d’ordre institutionnel, politique, auraient pu trouver une solution dans une collaboration loyale et juste entre les forces du changement, dans des décisions entre partenaires, pour mettre en œuvre ce pourquoi les Maliens se sont battus’’. C’est pourquoi, le M5-RFP a promis de continuer à peser de tout son poids pour les amener dans le droit chemin, tout en rappelant les doléances phares de son mémorandum dont la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. ‘‘Parce que cet accord est inapplicable en l’état’’ (argument d’ailleurs repris en janvier 2024 pour le déclarer caduc), et les réformes politiques et institutionnelles qui doivent conduire à la refondation. Pour le MRFP, les réformes sont nécessaires avec toutes les forces vives de la Nation. ‘‘C’est le chemin que nous avons voulu emprunter. Malheureusement ce chemin est dévié aujourd’hui parce que des apprentis sorciers se sont retrouvés autour des militaires pour les tromper’’.

<strong>Les préalables</strong>

Lors de sa rencontre avec le secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU (Organisation des Nations Unies), Jean-Pierre LACROIX, le 18 janvier 2021 le Dr. Choguel Kokalla Maïga, président du comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a fait savoir au diplomate onusien que la Transition en cours souffrait ‘‘principalement et fondamentalement et, de façon non exhaustive, de cinq handicaps majeurs qui, s’ils ne sont pas corrigés à temps, signeront inéluctablement son échec en fin de parcours’’. Au nombre de ces défis, il a évoqué :

-le déficit avéré de légitimité des organes de la Transition ayant tous été installés en violation des idéaux et valeurs pour lesquels le changement a été réclamé par le peuple malien. En si peu de temps, explique le président du CS-M5-RFP, les autorités de la Transition ont réussi à se mettre sur le dos toutes les forces vives significatives : partis politiques,  syndicats,  société civile,  organisations professionnelles,  etc »,

-la militarisation « outrancière » de l’appareil politique et administratif de gestion de l’État.

Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga, les autorités de la Transition ont perdu totalement la boussole qui doit les guider pour réaliser par ordre de priorité les objectifs et impératifs du changement : la restauration et la défense de l’intégrité territoriale, la sécurisation des personnes et des biens, la lutte contre le terrorisme ; la justice pour les victimes des tueries des 10, 11, 12 juillet 2020 à Bamako, ainsi que celles de Sikasso et Kayes ; les réformes politiques, institutionnelles et administratives, sur une base consensuelle et inclusive ; la création des conditions d’élections libres, transparentes et crédibles pour éviter des crises postélectorales ; la lutte contre la corruption et l’impunité ; le respect des droits et libertés consacrés dans la Constitution; la prise en charge de la problématique de la Refondation à travers l’organisation  d’Assises nationales.

C’est pourquoi, il estime au nom du M5-RFP dont il est le président du Comité stratégique que les plus hautes autorités de la transition doivent ‘‘prendre ses responsabilités devant le peuple malien et face à l’histoire pour changer ou rectifier la trajectoire de la Transition. Dans le cas contraire nous courrons tous  le risque grave de conduire le pays dans une nouvelle impasse’’.

Le dimanche 21 février 2021, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) mobilise ses troupes et tint un meeting au Palais de la Culture de Bamako dans une salle comble, malgré une dissuasion policière sans précédente.

En effet, selon le M5, il y a l’existence d’une complicité objective et d’une convergence d’intérêts et d’objectifs entre l’ancien régime officiellement déchu et les autorités militaires de la transition. Aussi, fidèle à ses idéaux et engagements, il ne peut ni s’associer ni assumer la gouvernance en cours, ni rester non plus observateur passif de ses dérives.

Aussi, il décide d’agir pour mettre un terme à la perpétuation des pratiques que le peuple malien, sous sa houlette, a combattu au prix du sang des martyrs tombés sous les balles assassines du régime déchu.

Parmi ses revendications, le M5-RFP martèle son ‘’NON’’ à la mise en œuvre intégrale et accélérée de l’Accord d’Alger et exige, pour le moins, sa relecture. Pour le M5-RFP, l’intégrité territoriale du Mali, la souveraineté nationale, l’unité nationale, la forme républicaine et laïque de l’État ne sont pas négociables

S’opposant à la marche d’une transition sans boussole ni repère, ne sachant où aller ni que faire, le M5-RFP prône la tenue sans délai, des Assises nationales de la Refondation pour arrêter le pilotage à vue, les multiples dérives et surtout pour fixer un cap à l’action publique.

Il s’agit pour le M5-RFP de redonner à la Transition son vrai sens et la trajectoire dont elle n’aurait jamais dû dévier.

A cet égard, le meeting du dimanche 21 février 2021 peut être considéré comme le premier jalon de l’entreprise de RECTIFICATION de la Transition entamée par le M5-RFP.

Pour obtenir cette « rectification » de la transition, le M5-RFP remobilise ses troupes à travers la tenue d’une Assemblée Générale avec les responsables et dirigeants de toutes les entités membres du regroupement de Bamako et Kati à la Maison des Ainés de Bamako, le samedi 06 mars 2021 à 16 heures.

A la veille de cette assise, le président du comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a, dans une vidéo, invité les responsables des différentes entités membres du M5-RFP à sortir massivement pour prendre part à cette rencontre pour engager la « rectification de la transition » en cours. Il s’agissait, selon le président du Comité stratégique, de donner la parole aux militants pour qu’ils définissent, eux-mêmes, les démarches à suivre dans le combat de « rectification de la transition ».

Dans le même cadre, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) tient le 6 mars 2021 une Assemblée générale dite de “Rectification” pour examiner la situation sociopolitique nationale et de la marche de la Transition qui prend des tournures de plus en plus inquiétantes.

Faisant le constat d’une part de l’incapacité de la direction du pays à réussir la Transition, tant qu’elle peine à réunir les conditions d’une union sacrée des Maliennes et des Maliens et tant le gouvernement fait montre d’une incompétence notoire à tenir les multiples promesses face au Peuple et à combler les attentes légitimes de l’heure, et d’autre part des manœuvres dilatoires pour donner l’impression d’inclusivité dans la conduite du processus d’Alger et dans le processus d’adoption des réformes politiques et institutionnelles, et de la tenue d’élections transparentes et crédibles, cette Assemblée Générale a constitué un cadre fécond de discussion et de mutualisation des initiatives, stratégies et actions à entreprendre pour la RECTIFICATION de la Transition en cours, conformément aux exigences et impératifs du changement attendu par le Peuple.

C’est ainsi que lors de sa session extraordinaire du 10 mars 2021, le Comité Stratégique du M5-RFP tirant les enseignements de l’Assemblée Générale du 06 mars 2021 a décidé d’aller à la rencontre des militants, sympathisants et de toutes les personnes physiques et morales acquises au changement à Bamako, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, pour définir les voies et moyens à mettre en œuvre pour consolider et élargir sa base sociale et politique en vue des futures activités.

A la suite de ces concertations, le M5-RFP organisera à Bamako, des rassemblements d’ampleur pour imposer la « rectification » de la Transition.

Ces rassemblements seront synchronisés avec des manifestations et actions nécessaires à l’intérieur du Mali et aussi dans la Diaspora.

Le vendredi 9 avril, le comité stratégique du mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a organisé un point de presse dans l’ancienne cour de la compagnie Bittar Trans sis à Sogoniko. L’objectif était de mettre le point sur les impératifs du changement attendus du processus de Transition.

Sur la détérioration de la situation globale dans notre pays, nécessitant plus que jamais une Rectification du processus de Transition, le comité stratégique du mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) estime qu’afin de créer les conditions d’une Refondation totale du Mali il faut des Assises nationales de la Refondation. En effet, du constat unanime, la Transition n’a pu apporter même un début de commencement de solution aux difficultés que rencontre le pays mais, au contraire, elle les aggrave par son « amateurisme, son manque de compassion et sa volonté effrénée d’accaparement de plus de pouvoir et de richesses ».

Toutefois, lors de cette assemblée, le M5-RFP annonce qu’il observera une trêve pour la période de Ramadan en suspendant certaines de ces activités déjà annoncées.

<strong>Les retrouvailles</strong>

Après le ramadan, comme les autres forces vives de la nation, le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a été invité à Koulouba pour conférer. Prenant la parole au Palais de la République, au nom du Mouvement, la première fois depuis la chute d’IBK, le Dr Choguel Kokalla Maïga a commencé par certaines mises points ‘‘dans l’intérêt exclusif de la réussite de la Transition, que le M5-RFP considère comme étant son enfant’’.

D’emblée, il a martelé les appréhensions du M5-RFP ‘‘sur la mauvaise direction que prenait la Transition (qui) se sont malheureusement avérées fondées’’. Pour lui, nous avons une ‘‘transition de continuité en cours au lieu d’une transition de rupture réclamée et voulue par notre peuple.

Pour ne pas poursuivre la marche vers un échec irrémédiable dont notre pays, déjà fragilisé mettra du temps à se relever, le M5-RFP préconise la RECTIFICATION du processus de Transition afin de créer les conditions d’une REFONDATION totale du Mali’’.

Voici les deux expressions, les deux socles sur lesquelles repose la transition, employés pour la première fois dans une phrase.

Pour le reste, le président du Comité stratégique du M5-RFP a longuement évoqué les doléances contenues dans le mémorandum de son organisation à savoir les 10 mesures déclinées en 17 actions qu’il propose pour la Rectification du trajectoire de la Transition.

A cette phase de la lutte, le M5-RFP avait-il tort de ‘‘crier haro sur le baudet ?’’. Pour la plupart des observateurs et des Maliens à l’époque, la Transition en cours au Mali avait besoin, non d’un lifting mais d’une ‘‘chirurgie sans anesthésie’’ en profondeur, de plus d’ouverture, de plus d’inclusivité pour maximiser ses chances de réussir. Toutes quêtes qui apparaissait dans toutes les rencontres que le président de la transition Bah N’Daw avait pris l’initiative d’organiser avec les forces vives du pays en d’autres termes le besoin d’intégrer ne serait-ce que les acteurs majeurs à la gestion du pays.

C’est pourquoi, l’appel à une « rectification du trajectoire de la transition» prônée par le M5-RFP rallie les Maliens au-delà des seuls tombeurs d’IBK pour trouver un écho mobilisateur dans toutes les couches de la société et de l’intelligentsia.

<strong>La consécration</strong>

L’ébullition du front social, la multiplication des manifestations de désapprobations de certaines couches de la population (sit-in et marches contre les délestages électriques, la vie chère, les grèves, les protestations contre certaines nominations, etc) sans compter les revendications politiques qui électrisent davantage le climat confortent le M5-RFP dans sa détermination.

Mais au lieu de l’ouverture attendue, le président Ba N’Daou et son Premier ministre Moctar Ouane, ont choisi de se refermer sur eux-mêmes et de tenter un ‘‘duo solitaire’’. Le 23 mai 2021, l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement prouve leur velléité d’écarter l’ex-CNSP (les auteurs du Coup d’État) et de prendre en otage le peuple malien, dans un contexte social exacerbé par la grève générale et illimitée de l’UNTM.

C’est dans ces conditions que pour déjouer le putsch de Ba N’Daou, le Colonel Assimi Goïta et ses camarades qui l’avaient appelé dans son champ pour lui confier le pouvoir, vont le placer lui, et Son Premier ministre Moctar Ouane «hors de leurs prérogatives».

Selon le communiqué rendu public par le jour de l’Afrique, cela fait ‘‘suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, (où) le gouvernement dirigé par M. Moctar OUANE, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux.

Dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le Premier ministre…’’

Le vice-président explique dans le même communiqué que lors des démarches en vue de constitution d’un nouveau gouvernement ‘‘le Premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président en charge des prérogatives à lui conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité’’.

Au regard du limogeage de tous les membres de l’Ex-CNSP (sauf Wagué), le vice-président de la transition et ses camarades, se sont vus dans ‘‘l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la République en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son Premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation’’.

Deux jours après le placement hors de leurs prérogatives du Président Ba N’Daw et du son Premier ministre, le mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui a réitéré son appel au dialogue inclusif pour la rectification de la Transition. Une demande de rectification de la trajectoire de la Transition qui avait été confrontée à « l’indifférence » du Président et à « l’immobilisme » du Premier ministre de Transition.

Malgré les discussions engagées, dès le soir du 24 mai à Kati avec les militaires de l’ex-CNSP, le M5-RFP maintient sa doléance de 10 points déclinées en 17 actions dans son mémorandum soumis au président sortant de la Transition, Bah N’Daw.

C’est dans ce contexte qu’il maintient sa manifestation populaire du 4 juin pour soutenir la dynamique de Rectification en cours, pour jeter les bases de la Refondation du Mali.

Le mercredi 26 mai 2021, au cabinet du chef de file de l’opposition malienne, le Comité Stratégique du M5-RFP, réuni en session ordinaire, fait du surplace et ne transige point sur sa démarche.

Deux jours plus tard, il a organisé le 28 mai 2021 un point de presse au siège du parti de Jeamille Bittar sur la crise institutionnelle que vit le Mali actuellement. Lors de ce point de presse, les responsables du M5 RFP, à l’unanimité, ont proposé le Dr Choguel Kokalla Maiga qui sera au poste de Premier ministre.

Si le M5-RFP fait bloc pour la mise en œuvre des 17 mesures salvatrices pour le Mali, il se dit ‘‘en contact étroit avec les autorités de la Transition pour la prise en compte de ces mesures et le cas échéant s’engagera à jouer pleinement et efficacement son rôle et sa partition pour la réussite de la Transition qu’elle n’a jamais cessé de présenter, à juste titre, comme son bébé’’.

Après avoir constaté la démission du Président de la Transition Ba N’Daw dans une lettre du 24 mai 2021 ainsi libellée : «… je voudrais en ce moment précis tout en remerciant le peuple malien pour son accompagnement le long de ces derniers mois, la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment, et avec toutes les conséquences de droit… », dans l’arrêt N°2021-02/CC du 28 mai 2021 relatif à la vacance de la présidence de la transition, la Cour constitutionnelle, gardienne suprême de la légalité républicaine, de l’équilibre et du jeu institutionnel ‘‘dit que le Vice-Président de la Transition exerce les fonctions, attributs et prérogatives de Président de la Transition pour conduire le processus de transition à son terme. En outre, la Cour ‘‘dit qu’à compter de la notification du présent arrêt, le Vice-président de la Transition porte le titre de Président de la Transition, Chef de l’État’’.

Ainsi le 7 juin 2021, avec la prestation de serment du colonel Assimi Goïta comme président de la transition et sa nomination de Choguel Kokalla Maïga comme Premier commence la Rectification, de la trajectoire de la transition dont la finalité est la Refondation de l’État, pour l’émergence du Mali-Kura.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Dénonciation des VBG: ‘‘Maakun Bana’’ ou briser le silence]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 19:28:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[‘’Maakun Bana’’ qui signifie ‘’le silence est fini’’ en Bamanankan, est une plateforme innovante de l’Association Jeuness’Art permettant aux victimes de violences basées sur le genre(VBG) de partager leurs témoignages. Cette Plateforme digitale vient d’être lancée pour six mois, ce lundi 14 octobre 2024, par l’Association Jeuness’Art, à Banankabougou, avec une contribution financière de l’Ambassade du Canada et de la Jeuness’Art elle-même, à hauteur d’environs 12 millions de francs CFA.

C’est le représentant de l’Ambassade du Canada, Youssouf KEITA qui a procédé au lancement officiel de cette Plateforme’ ’Maakun Bana’’, en présence du Président de l’Association Jeuness’Art, Aboubacar CAMARA ; de la Chargée à la Communication de l’Association Jeuness’Art, Fatoumata Seydou TRAORE ; ainsi que plusieurs autres invités de marques.

‘’Maakun Bana’’, selon les initiateurs, vise à briser le silence autour des violences souvent taboues, tout en offrant un espace sécurisé pour exprimer et sensibiliser la communauté, à travers l’art et le slam.

De son coté, Aboubacar CAMARA a soutenu qu’avec le soutien du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), son Association s’est engagée à promouvoir les droits humains et à protéger les plus vulnérables. Il a soutenu que le projet ‘’Maakun Bana relevons les injustices pour les éradiquer’’, est financée à environs 12 millions de FCFA mobilisés par le Fonds canadien d’initiatives Locales et l’Association Jeuness’Art.

Il a indiqué que ‘’Maakun Bana’’ vise à combattre les violences basées sur le genre (VBG) et à travers l’utilisation de l’art particulièrement le slam, poésie et de la technologie pour une durée de six mois.

Pour sa part, Fatoumata Seydou TRAORE a déclaré que l’application ‘’Maakun Bana’’ est téléchargeable sur Play store et Google Play. Par ailleurs, elle a fait savoir que le témoignage est très facile à faire sur les violences basées sur le genre. Elle a révélé que la Jeuness’Art a plusieurs option pour faire le témoignage en cas de violences basées sur le genre. Elle a révélé que les victimes peuvent envoyer à la Jeuness’Art, des images de violences ou des vocaux ou encore des écrits, à travers cette application ‘’Maakun Bana’’.
Quant au Coordinateur du Fonds canadien Youssouf KEITA, il a fait savoir que cette cérémonie de lancement de l’Application ‘’Maakun Bana est l’une des activités du projet ‘’ Maakun Bana, révélons les injustices pour les éradiquer’’, initié par l’Association jeuness’Art avec l’appui de l’Ambassade du Canada au Mali, à travers le Fonds canadien d’initiatives Locales (FCIL). Ensuite, il a expliqué que ce projet fait partie des 11 projets que l’Ambassade du Canada soutient cette année 2024, dans le cadre du Fonds canadien d’initiative Locales.

Le représentant de l’Ambassade canadienne au Mali, dans son discours, a annoncé que le projet ‘’ Maakun Bana, révélons les injustices pour les éradiquer’’ a été sélectionné à la suite d’un long processus mettant en compétition plus de 200 projets. Le coordinateur Youssouf KEITA a soutenu que l’Ambassade du Canada est fière d’accompagner ce projet qui se propose de contribuer à la sensibilisation du public, à soutenir les victimes du VBG et à promouvoir la justice et les droits humains à travers l’initiatives artistiques et technologique innovantes. Il a expliqué que le Fonds canadien d’initiatives Locales est un programme conçu pour appuyer les projets à petite échelle et à fort impact dans les pays en développement comme le Mali et le Niger.

Aux dires de Youssouf KEITA, les violences basées sur le genre restent une problématique persistante dans le pays, malgré les efforts déployés par les autorités nationales et les organisations de la société civile malienne.

Par SABA BALLO]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Manœuvres subtiles de la Cédéao pour contrecarrer le départ du Mali, du Niger et du Burkina]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 19:26:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, qui devra prendre effet en janvier 2025, selon les textes de l’institution, pourrait être entravé par des manœuvres subtiles de l’organisation sous-régionale. À l’approche de cette date fatidique, la Cédéao multiplie les tentatives pour préserver son influence et freiner cette émancipation.</strong>

Le départ annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, prévu pour prendre effet en janvier 2025, a ouvert une nouvelle phase de tensions dans la sous-région. Si ce retrait symbolise pour ces trois pays une émancipation face à une organisation qu’ils jugent inféodée à des intérêts étrangers, les obstacles à cette séparation sont loin d’être simplement bureaucratiques. En coulisses, la Cédéao, aidée par des sponsors étrangers, emploie déjà des moyens subtils et parfois maladroits pour empêcher cette rupture définitive.

<strong>La sortie annoncée : une menace pour l’ordre régional ?</strong>

L’annonce faite en janvier 2024 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso de quitter la Cédéao est perçue par beaucoup comme un coup de tonnerre dans les relations sous-régionales. Les trois pays, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), depuis septembre 2023, ont décidé de se libérer d’une institution qu’ils accusent de servir les intérêts de puissances occidentales, et plus particulièrement la France ou encore les États-Unis. Cependant, si sur le papier cette décision semble claire, la réalité est bien plus complexe. Le retrait effectif n’interviendra qu’en janvier 2025, et d’ici là, la Cédéao pourrait déployer toute une panoplie de stratégies pour ralentir, voire contrecarrer cette sortie.

D’ores et déjà, l’on constate une montée des tensions sociales dans chacun de ces trois États. Des voix dissidentes s’élèvent pour dénoncer le bilan de ces transitions, qu’elles jugent mitiger, la cherté de la vie, l’isolement de leur pays sur la scène géopolitique, la restriction de l’espace civique, la violation des droits de l’homme, ou encore des transitions qui s’éternisent sans résultat. Toutes ces critiques ou dénonciations ne sont que, une fois de plus, des tentatives d’instrumentalisation des populations en vue de déstabiliser les régimes en place.

La Cédéao, en tant qu’actrice géopolitique majeure en Afrique de l’Ouest, ne souhaite point accepter sans résistance la perspective d’un départ qui affaiblit sa légitimité et pourrait inciter d’autres pays à suivre le même chemin. Ainsi, à mesure que 2025 s’approche, elle use de tactiques subtiles, mais nuisibles, visant à fragiliser ces trois pays et à les dissuader de poursuivre leur projet d’émancipation.

<strong>Tactiques insidieuses : sanctions déguisées et tentatives de déstabilisation</strong>

Dans les mois à venir, il serait naïf de penser que la Cédéao va simplement attendre janvier 2025 pour acter le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les sanctions économiques imposées par le passé, bien que inefficaces à long terme, se transformeraient en restrictions financières plus ciblées et discrètes, affectant directement les secteurs vitaux de ces nations. Par ailleurs, des tentatives de déstabilisation politique sont déjà en œuvre. Les gouvernements de transition devront donc surveiller de près les manœuvres diplomatiques et économiques que nous observons et qui pourraient créer des fractures internes au sein de leurs administrations et de leurs armées.

Le contexte de tensions géopolitiques actuelles fait émerger une série de pressions indirectes : l’intensification de la guerre de l’information, le financement de groupes d’opposition, ou encore l’infiltration de réseaux d’influence dans les cercles décisionnels de ces pays. La Cédéao, craignant de perdre son poids géopolitique, a recours à des méthodes plus subtiles pour semer le doute sur la capacité de ces États à se gérer seuls, tout en essayant de brouiller l’image d’une transition réussie.

<strong>L’Alliance des États du Sahel : un contrepoids en gestation sous pression</strong>

Face à ces manœuvres, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), transformée en confédération en juillet 2024, est une tentative de réorganiser la coopération régionale en dehors du cadre de la Cédéao. Cependant, ce projet ambitieux est lui-même dans le viseur. La Cédéao multiplierait les tentatives pour affaiblir cette structure naissante, notamment en cherchant à influencer les partenaires internationaux des trois pays. Des efforts sont faits pour isoler diplomatiquement l’AES et décourager d’autres États de la région à les rejoindre.

D’un point de vue économique, des pressions sont exercées via des instruments financiers régionaux contrôlés ou influencés par la Cédéao. En bloquant ou en retardant l’accès à des fonds et à des marchés régionaux, l’organisation tente de fragiliser les économies des trois pays, créant un climat d’instabilité propice à la révision de leur décision.

<strong>2024 : une année charnière, entre pressions extérieures et défis internes</strong>

Si l’année 2024 marque la dernière ligne droite avant la rupture officielle, elle est également une période de vulnérabilité. Les pays du Sahel devront rester sur leurs gardes, car la Cédéao, ayant échoué à faire plier ces gouvernements par la force, pourrait redoubler d’ingéniosité pour les faire reculer. La fenêtre est étroite : des élections à organiser, une économie à stabiliser et une nouvelle coopération régionale à faire vivre, tout en contrant des tentatives de déstabilisation multiples.

Finalement, le retrait de la Cédéao est loin d’être un simple acte administratif. Il s’agit d’un processus complexe, où chaque geste compte, et où la Cédéao, même discrète, emploiera tous les moyens pour que ce départ n’aboutisse pas ou, du moins, soit perçu comme une décision erronée.

Correspondance

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Françafrique: le cauchemar Français]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 11 Oct 2024 11:23:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Au sein de la Confédération des Etats du Sahel, la Françafrique a vécu. Paix à son âme tourmentée ! Des officiers militaires patriotes ayant une maîtrise parfaite du terrain, ont décidé de défendre l’intégrité de leur pays et de veiller sur les mamelles nourricières de leur espace, privant la France et les potentats locaux d’un lait abondamment et généreusement offert depuis des années, grâce à un système de prédation qui a conduit à spolier les populations et jeter leurs enfants sur les routes périlleuses de la migration. Telle une femme éconduite, la France revancharde veut déstabiliser le Sahel, distillant contre-vérités et duplicité, mais le coq gaulois est bien nu.</strong>

<strong>LES AVEUX DE LA HONTE : ON NOUS A TROP VOLÉS !</strong>
Les sorciers mangeurs d’âmes avouent toujours leurs crimes avant de rendre eux-mêmes l’âme. En mission commandée pour préparer les esprits à la difficile succession d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, l’avocat franco-libanais Robert BOURGI s’autorise des « confessions » qui laissent sans voix, tellement sont gravissimes les faits. Qu’on ne s’y trompe pas, les habitués du bois sacré ont nettement perçu le portrait-robot du dauphin putatif de la Françafrique. En effet, prenant à la légère l’équation Soro Guillaume, on s’attèle à mettre hors de course Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, en oubliant que les voies de Dieu et celles des Ivoiriens restent imprévisibles et déterminantes. Le porteur de valises et de « djembés » ne fait que confirmer ce qu’on a toujours tenté de couvrir d’un voile de mépris, c’est-à-dire l’immixtion dans les affaires intérieures et le détournement de l’argent des pauvres par des dirigeants corrompus, pour être placés sur des comptes personnels ou remis à des chefs d’état européens kleptocrates, contre leur silence et leur protection. Les présidents abonnés à ces pratiques peuvent se permettre tous les abus sous l’œil approbateur des Européens, pendant que les autres sont constamment voués aux gémonies. Les coups d’État militaires sont ainsi devenus à géométrie variable, des mercenaires et des groupes terroristes sont formés, des bases militaires sont maintenues avec pour mission de protéger les régimes favorables et déstabiliser ceux qui ne veulent pas rentrer dans les rangs. En réalité, le souci des Européens n’a jamais été la promotion de la démocratie, le respect des droits de l’homme et encore moins la bonne gouvernance en Afrique. Pendant que les ressources vitales des pays utilisant le franc CFA sont systématiquement pillées pour alimenter le Trésor français, les dirigeants kleptocrates de la Métropole soumettent ceux d’Afrique de leur giron à un véritable racket, avant de confisquer purement et simplement leurs avoirs en Europe, dès que ceux-ci ne seront plus aux affaires. En somme, c’est l’histoire du voleur volé qui aura du mal à crier « au voleur ». Quel cynisme ! Et tant pis pour ceux qui n’apprennent rien de l’histoire dégoutante des relations franco-africaines.

<strong>UN « PATRIOT ACT » POUR LE MALIKURA ET L’AES</strong>
Comment ne pas établir un parallèle entre les aveux de l’homme lige et les déclarations de certains officiels français ? Jacques Chirac avait reconnu sans grand mal que l’argent dans les portefeuilles français venait en grande partie de l’exploitation de l’Afrique. De son côté, François Hollande a avoué que l’intervention de Barkane au Mali en 2013 était un acte de reconnaissance au sacrifice des soldats maliens morts pour la libération de la France. Quant à Nicholas Sarkozy, il situe preuves à l’appui, les peuples les plus violents et les plus barbares du monde en Europe. Seule la fragilité de leur position ainsi que la violence extrême exercée sur eux, expliquent le stoïcisme de certains chefs d’État africains. C’est pourquoi, pour éviter que des opportunistes et des parvenus accèdent trop facilement comme par le passé à des postes de responsabilité, il faut adopter d’urgence un « Patriot Act » comme aux USA après les attentats de septembre 2001, pour légiférer sur la sécurité et le profil des futurs dirigeants de l’AES. En effet, lorsqu’il s’agit de la défense des intérêts supérieurs de la nation, il n’y a pas de compromis acceptable entre le mensonge et la vérité, et ce serait une discrimination positive que d’ériger le patriotisme comme condition pour accéder à des postes de responsabilité. A titre d’exemple, tous les dirigeants maliens savaient que la voie tracée par le président Modibo Kéita était celle de la souveraineté, de l’honneur et de la dignité, mais ils n’avaient pas l’étoffe du combattant politique et ont choisi des raccourcis qui ont conduit à des impasses en mars 1991, en mars 2012 et en août 2020. Il faut donc être reconnaissant à Assimi GOÏTA et à ses fidèles compagnons qui ont su s’assumer pleinement dans la défense des intérêts supérieurs du pays, en le ramenant sur la voie salvatrice qu’il n’aurait pas dû quitter. Aujourd’hui, les Africains se sentent réhabilités par les présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger qui sont des dirigeants d’un autre calibre, capables de dicter leurs conditions face à un nain qu’on a longtemps pris pour un géant. Les énergumènes politiques formatés ailleurs pour diriger nos pays, dont une liste restreinte avait été communiquée à Assimi par le président français lui-même, doivent être écartés sans ménagement de la gestion du pouvoir.

Les chefs d’État de l’Alliance des Etats du Sahel ont décidé de s’émanciper et de réhabiliter l’Afrique à la manière de certains pionniers lâchement trahis. Si la France et l’Europe veulent survivre, elles sont obligées de négocier aux conditions des dirigeants de l’AES qui ont le soutien total de leurs peuples et du monde libre. Quand l’ombre du pygmée grandit, c’est que le soleil n’est pas loin de se coucher. Le glas sonne désormais pour la vieille Europe dont le déclin semble irréversible devant la montée en puissance de l’Asie et de l’Afrique.

<strong>Mahamadou Camara</strong>
<strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
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                    <title><![CDATA[Horreur: la France frappée à son tour]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:57:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 14 septembre dernier les Forces armées maliennes (FAMas) ont mené avec succès une frappe chirurgicale à Zarho, dans la commune de Ber à 30 km de Rharous dans la région de Tombouctou. Cette opération anti-terroriste, réalisée après une longue mission de surveillance basée sur des informations précises, a permis de détruire un camion et un pick-up transportant une importante quantité de carburant. Les véhicules étaient protégés par un poste de contrôle et un péage illégal, installés par des groupes terroristes pour extorquer la population de la rive gauche du fleuve Niger. La frappe de l’armée de l’air a permis aussi la neutralisation d’un chef terroriste, notamment le responsable logistique du JNIM, en la personne de Abou Zara Chinguity.

Pour venger cette perte importante dans leur dispositif, le groupe terroriste de Iyad et Kouffa, ceux-là même qui sont préposés au dialogue avec la Nation, suivant le vœux du peuple malien, a monté un contre opération punitive, dans la hâte, le 17 septembre, contre Bamako. Cible : une école de gendarmerie de Faladjé et un camp militaire Sénou situé à proximité de l’aéroport international président Modibo Keita de Sénou. Le seul succès de l’attaque fut une campagne publicitaire déployée par les djihadistes au sein du pays et dans les médias des pays occidentaux. Car, dans la journée, 13 assaillants, y compris le chef du groupe d’attaque, ont été neutralisés.

Près d’un mois après, dans la nuit du mardi 8 octobre au mercredi 9 octobre 2024, le commissariat de Cavaillon (Cavaillon est une commune française du Sud-est de la France, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur) subi une attaque nocturne au cours de laquelle plusieurs véhicules de police ont été incendiés par les assaillants : quatre véhicules de police, trois sérigraphiés et un banalisé.
Que ça soit des terroristes ou des trafiquants, des dealers ou d’autres petites mains qui seraient à l’origine de ces faits, ‘‘la France 2024, la France qui brûle, la France sans autorité, la France sans sanction’’, a tweeté Rudy Manna, porte-parole du syndicat Alliance Police nationale. Et Selon le nouveau patron de la Place Beauvau, Bruno Retailleau «l’attaque du commissariat de Cavaillon est une nouvelle illustration de la dérive à laquelle notre pays est confronté… L’État ne se laissera pas intimider et nous allons intensifier notre lutte contre le narco-banditisme. Je placerai la lutte contre le crime organisé au centre de mes préoccupations parce qu’il constitue une attaque contre nos institutions».
Comme on le voit, de Bamako à Paris, face à aux attaques gratuites, au terrorisme, au crime organisé, il s’agit de violence ; une violence sans nom dont l’objectif ne fait aucun : faire plier l’Etat et les institutions à leur lois. De part et d’autre, l’Etat dit résolu à lutter contre cette barbarie et qu’il ne se laissera pas intimider.

Au Mali, la nation résiliente, après plus d’une décennie de terrorisme imposé et sponsorisé, est résolument engagée et débout derrière son armée. L’attaque du 17 septembre a démontré au monde entier que ce ne serait pas seulement les FAMa que les assaillants vont devoir affronter, mais l’ensemble du peuple malien déterminé à ne courber l’échine. Comme l’a dit le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, ‘‘face aux forces du mal et leurs sponsors, nous ne céderons, nous capitulerons, nous ne faiblirons. Nous les combattrons et les vaincrons sur chaque centimètre carré du territoire national. La bataille sera longue mais le Mali triomphera’’.

Histoire de dire à la France qui est aujourd’hui sous le choc, qu’aucune nation n’est à l’abri d’attaques, qu’elles viennent du terrorisme djihadiste ou du crime organisé, le narcotrafic comme nous l’avons chez nous sous différents noms : rebelles, séparatistes, groupes signataires, CMA,CSP, Azawadiens…

Non, loin de délectation comme certains l’ont fait le 17 septembre et jours suivants. Nous ne dirons pas que c’est bien fait pour eux, que c’est à chacun son tour chez le coiffeur. Non, Non, Non !

Que certains responsables et partisans de la terreur en France trouvent ici matière à réflexion et l’expression de toute la compassion et l’empathie du peuple malien. En effet, malgré les divergences et les tensions, le fait pour certains de jubiler à la mort des citoyens d’un pays par les forces du mal est intolérable.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Libération de Tinzawaten: quand le secret des opérations inonde les réseaux]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:27:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les forces armées maliennes (FAMa) auraient lancé ce lundi 30 septembre une offensive contre les groupes terroristes du CSP/JNIM retranchés dans les derniers kilomètres à libérer du territoire national, et sous la protection et la bénédiction de qui on sait.</strong>

L’objectif de cette opération que la manipulation outrancière a appelé ‘‘vengeance’’ (qui n’est pas une langue nationale malienne, or toutes les opérations militaires dans notre pays sont baptisées dans une langue nationale ou se réfèrent à une réalité nationale) serait de prendre le contrôle de Tinzawaten, dernière localité malienne à quelques 8 km à la frontière algérienne. Ce convoi massif des FAMa, estimé à 80 véhicules blindés et accompagné de drones Bayraktar TB2, témoignerait de la détermination des forces maliennes à reprendre Tinzawaten.

Après un arrêt stratégique à Tin-Essako, il a repris sa route vers Tinzawaten, où il a retrouvé un autre détachement parti de Tessalit. Face à l’avancée des Forces Maliennes (FAMa) vers Tinzawaten, l’Algérie a érigé une barrière de sable pour marquer de manière visible la frontière entre les deux pays, ont rapporté plusieurs médias.

Cette mesure vise à empêcher tout débordement et à clarifier les limites territoriales. Depuis ce lundi 30 septembre, les réseaux sociaux sont en ébullition, les activités et les experts en stratégie de défense se relayent sur les pages pour expliquer que l’affaire est pliée, la victoire est déjà dans le sac (a be palan konon)…

S’il faut saluer le patriotisme des uns et louer l’optimisme de tous face à une situation qui reste comme une écharde dans la blessure, en français sahélien une arrête dans la gorge de tout Malien, la perspicacité et la clairvoyance devraient motiver chacun à moins d’enthousiasme fanfaron.

L’armée malienne a-t-elle communiqué officiellement à travers la DIRPA (Direction de l’Information et des relations publiques des Armées) sur une quelconque opération de récupération de Tinza ? Depuis quand les opérations des forces de défense et de sécurité font l’objet de publicité sur les réseaux sociaux ? Serions-nous le seul pays au monde où il n’y a pas de secret-défense ?

Au Mali qui savait que la France allait intervenir le 13 janvier 2013 dans notre pays ? C’est pourquoi, nous devons revoir autant notre communication sur les opérations militaires, envers ou se rapportant à l’armée malienne, creuset de la nation, mais aussi revoir notre façon de soutenir les FAMa. Ce n’est pas avec ou par des tapages, des vuvuzelas et élucubrations hasardeuses qu’on soutient les soldats. La Communication aide à la victoire, mais ce n’est pas cette communication-là, qui dévoile et expose les soldats sur les théâtres des opérations.

Car il est inacceptable que la stratégie, l’effectif des soldats, le nombre d’engins, leurs types, les positions de nos hommes soient sur les réseaux sociaux, connus de tous, amis et ennemis et parfois avec des précisions qui jurent avec la traitrise, l’intelligence avec l’ennemi. Si les terroristes connaissent toutes les données sur notre armée, comment voulez-vous qu’on les battent car ils sauront à l’avance comment se défendre, et adieu l’effet de surprise.

Pire, cela a permet aux terroristes de miner l’itinéraire des hommes comme le cas de la reprise de Kidal… d’encercler nos hommes comme dans le cas de Tinzawaten. Il est temps que nous apprenions de nos erreurs, et savoir enfin que l’aide la plus utile et la plus précieuse qu’on puisse aujourd’hui apporter aux FAMa, c’est de s’abstenir de divulguer des informations sur leurs opérations.

Laissons la DIRPA communiquer pour l’armée. C’est de cette façon que nous aiderons les gagner sans coup férir. Pour ce qui est des autorités, il est temps de faire primer l’intérêt supérieur de la nation sur les considérations divertissantes de liberté d’expression.
S’il faut couper les communications (téléphone et internet) pour permettre aux FAMa d’opérer A ye a tige. Il faut traquer et expurger de nos rangs et sur les réseaux sociaux toutes les taupes et tous les complices des terroristes. Les FAMa peuvent gagner, les FAMa doivent gagner et les FAMa vont gagner. Mais aidons-les à gagner de la plus des manières, en leur soutenant et non en les livrant aux terroristes.

PAR SIKOU BAH]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Identité et liens sociaux: malgré la crise sécuritaire, les Maliens restent soudés]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 18:57:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Depuis plus d’une décennie, notre pays traverse une crise sécuritaire sans précédent dont les moteurs dynamiques sont principalement l’émergence des mouvements islamistes radicaux devenus très actifs et des conflits et tensions inter- et intra-communautaires dans le Nord et le Centre du pays. En plus d’avoir occasionné des milliers de blessés et de pertes en vies humaines, des centaines de milliers de déplacés et d’énormes dégâts économiques, cette crise a perturbé la cohésion sociale dans le pays. Les résultats de la dernière enquête Afrobarometer, réalisée en 2022, montrent que malgré ce contexte d’insécurité qui perdure dans le pays, les Maliens expriment un fort attachement à leur identité nationale plutôt qu’à leur appartenance ethnique et ressentent des liens forts avec leurs concitoyens.

Le Mali étant un peuple composite, la stigmatisation et les violences que subissent les membres de certaines communautés à cause de leur présence disproportionnée parmi les groupes djihadistes armés suscite de vifs débats. Dans ce contexte, comment les Maliens ordinaires perçoivent-ils leur relation avec leurs concitoyens ? Les résultats de la dernière enquête Afrobarometer, réalisée en 2022, montrent que malgré ce contexte d’insécurité qui perdure dans le pays, les Maliens expriment un fort attachement à leur identité nationale plutôt qu’à leur appartenance ethnique et ressentent des liens forts avec leurs concitoyens. Plus des trois quarts des répondants déclarent que les membres de leur groupe ethnique ne sont jamais injustement traités par le gouvernement à cause de leur ethnie, bien qu’un nombre signifiant de citoyens disent que ce genre de discrimination advient couramment.

La confiance interpersonnelle est fortement répandue parmi les Maliens, qui aimeraient ou seraient indifférents à l’union avec un partenaire d’une autre ethnie. La grande majorité des Maliens accepteraient l’idée d’avoir comme voisins des personnes de religion ou d’ethnie différente, des immigrés ou travailleurs étrangers ou des supporteurs d’un autre parti politique. Par contre, avoir des personnes homosexuelles comme voisins semblent ne pas les plaire. Aussi, on retient de ces résultats que la confiance aux autres groupes sociaux est restée majoritaire parmi les Maliens quel que soit le groupe social.

Les Maliens sont fortement attachés à leur identité nationale : Seulement 14% tiennent à leur groupe ethnique plus qu’à leur identité nationale. Près de huit Maliens sur 10 (78%) disent que les membres des groupes ethniques auxquels ils appartiennent ne sont « jamais » injustement traités par le gouvernement à cause de leur ethnie.

Toutefois, 21% affirment que la discrimination sur la base de l’ethnie survient « quelques fois », « souvent » ou « toujours ». L’écrasante majorité des Maliens disent qu’ils ressentent des liens forts avec les autres Maliens (96%) et que les autres citoyens les considèrent comme des Maliens tout comme eux (93%).

La majorité des répondants disent faire « partiellement » ou « beaucoup » confiance aux personnes d’autres groupes ethniques (81%) ainsi qu’à la plupart d’autres catégories de personnes.

La majorité des citoyens maliens aimeraient ou seraient indifférents au fait d’avoir pour voisins les gens d’autres ethnies (92%) ou d’autres religions (87%), les immigrants (86%) et les supporteurs d’autres partis politiques (80%), mais pas les personnes homosexuelles.
Huit Maliens sur 10 (81%) aimeraient ou seraient indifférents au mariage d’un membre de leur famille avec une personne d’un autre groupe ethnique.

Toujours selon les résultats de l’enquête Afrobaromètre, les Maliens tiennent plus à leur identité nationale qu’à toutes les autres formes d’identité. En effet, 85% des répondants déclarent se sentir uniquement malien (38%), plus attachés à leur identité nationale qu’à leur groupe ethnique (4%) ou attachés également à ces deux types d’identités (43%). Seulement 14% parmi eux s’identifient plus à leur identité ethnique qu’à leur identité nationale (9%) ou uniquement à leur groupe ethnique (5%).

Les Bambara (31%) sont la plus grande ethnie au Mali. Les autres Maliens se répartissent entre une multitude de groupes ethniques, parmi lesquels les Soninké/Sarakollé (11%), les Peulh/Fulfude (10%), les Malinké (9%), les Dogon (8%), les Minianka (7%), les Sonrhaï (7%), et les Senoufo (6%).

La composition ethnique du Mali, dominée par un groupe particulier et complétée par divers autres groupes ethniques, pourrait soulever des inquiétudes quant à la possibilité d’actes discriminatoires de la part du gouvernement basés sur l’ethnie. Près de huit Maliens sur 10 (78%) déclarent que les membres de leur groupe ethnique ne sont « jamais » injustement traités par le gouvernement. Cependant, deux Maliens sur 10 (21%) affirment qu’ils sont injustement traités à cause de leur ethnie « quelques fois » (5%), « souvent » (7%) ou « toujours » (9%).

Les Maliens sont restés soudés par un lien fort tout en gardant un niveau élevé de confiance interpersonnelle malgré la situation sécuritaire délicate que traverse le pays. Ils acceptent la cohabitation avec toutes les autres catégories de personnes à l’exception des personnes homosexuelles.

Même si la majeure partie d’entre eux déclarent qu’il n’arrive jamais que les membres de leur groupe ethnique soient injustement traités par le gouvernement, le fait qu’une minorité significative dénoncent ce genre de traitement constitue un appel aux gouvernants qui doivent faire des efforts pour prendre davantage des dispositions nécessaires pour mitiger ces pratiques.

PAR MODIBO KONÉ]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Sana Tabou: Mali-CEDEAO, la page est-elle tournée ?]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 18:53:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Info-Matin]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Une délégation du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique (GIABA), de six membres en mission de quatre jours à Bamako, a été reçue le vendredi 4 octobre 2024 par Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou KASSOGUÉ, et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de Brigade Daoud Aly Mohammédine.

L’objectif de la visite dans notre pays était de s’assurer de l’implication et de l’appui, au plus haut niveau des autorités politiques de la transition au GIABA dans la perspective du troisième cycle de l’évaluation mutuelle des pays membres. En effet, anciennement membre de la CEDEAO, le Mali, est toujours sous surveillance du Groupe d’Action financière (GAFI), duquel il bénéficie de l’appui constant dans sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce partenariat stratégique vise à aider notre pays à améliorer sa conformité aux normes internationales en matière de régulation financière.
C’est quoi le GIABA, Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique ?
‘‘Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a été établi en 2000 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La création du GIABA est une réponse majeure et la contribution de la CEDEAO à la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO, chargée du renforcement des capacités des États membres dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région. Outre les Etats membres, le GIABA octroie le statut d’Observateur à des Etats africains et non-africains et à des organisations intergouvernementales qui soutiennent ses objectifs et ses actions et qui ont sollicité le statut d’Observateur’’.

Comment le Mali, et les autres Etats de l’AES, qui a claqué la porte à la CEDEAO peut être membre d’une de ses institutions spécialisées ? I te se ka bo du denyala, ka to blon kono.
En tout cas, c’est ce que semble soutenir le Directeur général du GIABA, le Libérien Edwin W. Harris Jr et notre ministre des finances Alousséni Sanou. Pour ce qui est du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le premier, pleinement conscient de la situation a fait prévaloir la neutralité technique de son institution, le GIABA : «nous ne sommes pas politiques, le Mali restera membre du GIABA» et assuré les autorités de la transition de la poursuite de la coopération avec notre pays.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou réitère l’adhésion de notre pays au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Pour ce qui concerne le retrait avec effet immédiat de notre pays et les autres pays de la Confédération des États du Sahel, le 28 janvier 2024, le ministre Sanou affirme que ‘‘ce retrait n’implique aucunement, notre retrait du GIABA, mais plutôt, il induit un changement de statut au sein de l’Institution’’.
Il a évoqué d’important chantier de réforme entrepris avec le GIABA, qui vise à combler les insuffisances de conformité technique et à renforcer l’efficacité de son dispositif, en matière de lutte contre le Blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Selon lui, l’achèvement de l’évaluation nationale des risques, l’adoption de la nouvelle loi sur la lutte contre le Blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, permettra, la sortie du Mali du suivi renforcé du GIABA, est l’une des conditions pour les critères de l’examen du 3è cycle des évaluations : « objet principal de votre visite, à savoir la réduction du nombre de recommandations non conformes ou partiellement conformes à un maximum de 10 recommandations ».

Quant au Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga, il a salué cette démarche et assuré que le Mali se tiendra en bon élève et suivra attentivement les recommandations du GIABA pour une amélioration significative de la lutte contre le blanchiment de capitaux et pour la stabilisation économique. Il a réitéré l’engagement du gouvernement de la transition à maintenir les efforts nécessaires pour sortir durablement de la crise actuelle.
Sur quelle base, les autorités maliennes, souverainistes ont-t-elles décidé de rester membre à part entière du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ?
Légalement, c’est possible. Bien qu’institution spécialisée de la CEDEAO, le GIABA est ouvert à des Etats non membres de la Communauté désireux d’y être. Il leur suffit d’adresser leur demande d’adhésion au Secrétariat Exécutif pour approbation par l’Autorité sur recommandation du Conseil.
En effet selon l’article 3 des statuts du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) sont éligibles à l’adhésion ‘‘a) Les États membres de la CEDEAO. b) Tous les autres États africains adhérant aux présents Statuts’’.
En tant que membre du GIABA, quelles obligations pèsent sur notre pays ?
Selon l’article 4, les États membres du GIABA doivent : Prendre des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; Adopter les recommandations du Groupe d’Action financière (GAFI) et les mettre en œuvre efficacement ; S’approprier la méthodologie de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT) adoptée par le GAFI en 2004 et mise à jour de temps à autre au niveau international, entre autres.
Au regard de ces obligations, rien ne s’oppose à l’appartenance du Mali à l’Alliance des Etats du Sahel et au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

<strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong>]]></content:encoded>
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