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        <title><![CDATA[Inter De Bamako]]></title>
        <link>https://www.maliweb.net/rss-feeds/feed/author/InterBko</link>
        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Inter De Bamako]]></description>
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                    <dc:rights><![CDATA[Copyright 2002-2026 maliweb.net - All Rights Reserved.]]></dc:rights>
        
                        <item>
                    <title><![CDATA[Mois du tourisme :  Le gouverneur Kéba Sangaré à la découverte des trésors historiques de Dioïla]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mois-du-tourisme-le-gouverneur-keba-sangare-a-la-decouverte-des-tresors-historiques-de-dioila-3119911-3119911.html</link>
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                    <description><![CDATA[C’est sous une pluie battante que le chef de l’exécutif régional de Dioïla, le général de division, Kéba Sangaré, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu, jeudi 10 septembre, sur plusieurs sites emblématiques de la cité. Une immersion destinée à mieux faire connaître les richesses historiques et culturelles de Dioïla.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:55:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général de division Kéba Sangaré, gouverneur de la région de Dioïla, a donné une dimension concrète au lancement du Mois du tourisme en prenant lui-même la tête d’une excursion consacrée à la découverte du patrimoine local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La visite, placée sous le thème: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le tourisme interne: facteur de promotion de l’économie et de promotion du patriotisme</b>», a réuni des membres du cabinet du gouverneur, des directeurs régionaux, des préfets, le maire de la commune de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, le chef de village, Baniatou Marico, ainsi que des représentants des jeunes et des femmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monument de la Paix, situé au cœur de la ville de Dioïla, a marqué le début du parcours. La délégation s’est rendue au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Finfin Tou</b> (bois sacré), situé au sud de la ville, au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Massiraba</b>, présenté comme un baobab sacré, puis aux <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Guɛrɛguɛ-diguɛ</b> (des anciennes caches de survie), côté nord- est de Dioïla, avant de rejoindre le premier pont de Dioïla à l’entrée de la ville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouverneur au cœur de la découverte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La forte pluie, qui s’est abattue sur la ville, n’a pas empêché le chef de l’exécutif régional et sa délégation de poursuivre la visite des différents sites. Il s’est particulièrement intéressé aux Guɛrɛguɛ-diguɛ, descendant dans l’une de ces caches afin d’en observer directement la configuration. Une séquence qui illustre l’intérêt porté par les autorités régionales à des vestiges dont l’existence demeure peu connue du grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les informations recueillies sur place, plus d’une cinquantaine de Guɛrɛguɛ-diguɛ sont présents sur ce site à Dioïla, témoignant de l’importance de ces structures dans la mémoire locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mémoire locale mise à contribution<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette immersion a également été nourrie par les récits de plusieurs dépositaires de la mémoire communautaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Balla Fané, guide touristique, a évoqué les traditions rattachées au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Finfin Tou </b>et au<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> Massiraba</b>, notamment celles relatives à Soutiè Marico, fondateur de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son récit, le fondateur a entretenu un rapport particulier avec ces lieux, où il aurait notamment pratiqué la chasse au phacochère, appelé Djɛ. Le guide a établi, alors le lien entre ce terme, l’appellation Djɛla et l’évolution linguistique qui a abouti au nom Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de village Baniatou Marico a, de son côté, apporté des éclairages sur les récits et les traditions attachés aux différents sites. Yacouba Dowélé Marico, maire de Kaladougou, a également insisté sur leur importance dans la mémoire et l’identité de la communauté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces témoignages ont donné une profondeur particulière à la visite, en reliant les vestiges observés aux récits transmis au fil des générations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Faire visiter le Mali par les Maliens»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Broulaye Traoré, directeur régional du tourisme, cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de valorisation du tourisme. Il a rappelé la vision portée par les plus hautes autorités, notamment celle du président de la transition, chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, résumée par l’ambition de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">faire visiter le Mali par les Maliens</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette orientation, la découverte des sites nationaux et locaux est appelée à contribuer à la connaissance du pays, à la promotion de ses économies locales et au renforcement du patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un patrimoine à faire connaître<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dernière étape a concerné le premier pont de Dioïla, ouvrage réalisé grâce à la main-d’œuvre locale et considéré comme un témoignage du savoir-faire des générations précédentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la fin de cette visite des sites touristiques, le général de division Kéba Sangaré, gouverneur de la région de Dioïla, a invité les Maliens à découvrir leur pays. Il s’est dit très fier d'appartenir à ce pays très riche et d’être à la tête d'une région qui regorge une potentialité incommensurable sur tous les plans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette sortie aura permis de mettre en lumière plusieurs facettes de l’identité historique de Dioïla. Elle souligne également la nécessité de documenter, préserver et valoriser davantage ces sites, afin que les récits qui leur sont associés puissent continuer à être transmis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette initiative, le tourisme interne apparaît ainsi comme un moyen de redécouvrir son propre territoire, tout en transformant la mémoire locale en levier de connaissance, de fierté et de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette visite du gouverneur Kéba Sangaré, sur les sites touristiques de Dioïla, s’inscrit dans le cadre du «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mois du tourisme</b>», lancé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Abdou Komo MARICO</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mois du tourisme :  Le gouverneur Kéba Sangaré à la découverte des trésors historiques de Dioïla]]></title>

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                    <description><![CDATA[C’est sous une pluie battante que le chef de l’exécutif régional de Dioïla, le général de division, Kéba Sangaré, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu, jeudi 10 septembre, sur plusieurs sites emblématiques de la cité. Une immersion destinée à mieux faire connaître les richesses historiques et culturelles de Dioïla.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:55:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général de division Kéba Sangaré, gouverneur de la région de Dioïla, a donné une dimension concrète au lancement du Mois du tourisme en prenant lui-même la tête d’une excursion consacrée à la découverte du patrimoine local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La visite, placée sous le thème: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le tourisme interne: facteur de promotion de l’économie et de promotion du patriotisme</b>», a réuni des membres du cabinet du gouverneur, des directeurs régionaux, des préfets, le maire de la commune de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, le chef de village, Baniatou Marico, ainsi que des représentants des jeunes et des femmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monument de la Paix, situé au cœur de la ville de Dioïla, a marqué le début du parcours. La délégation s’est rendue au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Finfin Tou</b> (bois sacré), situé au sud de la ville, au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Massiraba</b>, présenté comme un baobab sacré, puis aux <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Guɛrɛguɛ-diguɛ</b> (des anciennes caches de survie), côté nord- est de Dioïla, avant de rejoindre le premier pont de Dioïla à l’entrée de la ville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouverneur au cœur de la découverte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La forte pluie, qui s’est abattue sur la ville, n’a pas empêché le chef de l’exécutif régional et sa délégation de poursuivre la visite des différents sites. Il s’est particulièrement intéressé aux Guɛrɛguɛ-diguɛ, descendant dans l’une de ces caches afin d’en observer directement la configuration. Une séquence qui illustre l’intérêt porté par les autorités régionales à des vestiges dont l’existence demeure peu connue du grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les informations recueillies sur place, plus d’une cinquantaine de Guɛrɛguɛ-diguɛ sont présents sur ce site à Dioïla, témoignant de l’importance de ces structures dans la mémoire locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mémoire locale mise à contribution<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette immersion a également été nourrie par les récits de plusieurs dépositaires de la mémoire communautaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Balla Fané, guide touristique, a évoqué les traditions rattachées au <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Finfin Tou </b>et au<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> Massiraba</b>, notamment celles relatives à Soutiè Marico, fondateur de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son récit, le fondateur a entretenu un rapport particulier avec ces lieux, où il aurait notamment pratiqué la chasse au phacochère, appelé Djɛ. Le guide a établi, alors le lien entre ce terme, l’appellation Djɛla et l’évolution linguistique qui a abouti au nom Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chef de village Baniatou Marico a, de son côté, apporté des éclairages sur les récits et les traditions attachés aux différents sites. Yacouba Dowélé Marico, maire de Kaladougou, a également insisté sur leur importance dans la mémoire et l’identité de la communauté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces témoignages ont donné une profondeur particulière à la visite, en reliant les vestiges observés aux récits transmis au fil des générations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Faire visiter le Mali par les Maliens»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Broulaye Traoré, directeur régional du tourisme, cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de valorisation du tourisme. Il a rappelé la vision portée par les plus hautes autorités, notamment celle du président de la transition, chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, résumée par l’ambition de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">faire visiter le Mali par les Maliens</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette orientation, la découverte des sites nationaux et locaux est appelée à contribuer à la connaissance du pays, à la promotion de ses économies locales et au renforcement du patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un patrimoine à faire connaître<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dernière étape a concerné le premier pont de Dioïla, ouvrage réalisé grâce à la main-d’œuvre locale et considéré comme un témoignage du savoir-faire des générations précédentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la fin de cette visite des sites touristiques, le général de division Kéba Sangaré, gouverneur de la région de Dioïla, a invité les Maliens à découvrir leur pays. Il s’est dit très fier d'appartenir à ce pays très riche et d’être à la tête d'une région qui regorge une potentialité incommensurable sur tous les plans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette sortie aura permis de mettre en lumière plusieurs facettes de l’identité historique de Dioïla. Elle souligne également la nécessité de documenter, préserver et valoriser davantage ces sites, afin que les récits qui leur sont associés puissent continuer à être transmis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette initiative, le tourisme interne apparaît ainsi comme un moyen de redécouvrir son propre territoire, tout en transformant la mémoire locale en levier de connaissance, de fierté et de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette visite du gouverneur Kéba Sangaré, sur les sites touristiques de Dioïla, s’inscrit dans le cadre du «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mois du tourisme</b>», lancé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Abdou Komo MARICO</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali-Algérie : Transformer la reprise du dialogue en un partenariat stratégique durable]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/mois-du-tourisme-le-gouverneur-keba-sangare-a-la-decouverte-des-tresors-historiques-de-dioila-3119909.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après une période de fortes incompréhensions qui a affecté leurs relations diplomatiques, le Mali et l’Algérie ont choisi de renouer le dialogue et de regarder de nouveau vers l’avenir. Il faut s’en féliciter.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:55:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’Algérie et le Mali ne sont pas simplement deux (02) États voisins. Ils appartiennent à un même espace sahélo-saharien, partagent une longue frontière, des populations liées par l’histoire, des échanges anciens, des préoccupations sécuritaires communes et, surtout, un intérêt objectif à la stabilité et au développement de toute la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La reprise du dialogue doit donc être considérée non comme un simple retour à la situation antérieure, mais comme l’occasion de construire une relation nouvelle, adaptée aux profondes transformations géopolitiques actuellement à l’œuvre au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il appartient désormais aux deux (02) peuples et à leurs dirigeants de transformer cette volonté politique en résultats concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Repartir sur des principes simples et solides<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une coopération durable entre deux États voisins doit d’abord reposer sur la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette confiance suppose, à mon sens, quatre (04) principes fondamentaux: le respect de la souveraineté nationale, la non-ingérence dans les Affaires intérieures, la réciprocité et l’égalité entre États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ces principes ne doivent pas être de simples formules diplomatiques. Ils doivent guider concrètement la conduite des relations entre nos deux (02) pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Chaque État doit notamment conserver pleinement le droit de définir ses priorités nationales et de faire évoluer ses politiques en fonction de ses intérêts, de ses institutions et des aspirations de sa population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Lorsqu’un État estime nécessaire de modifier l’orientation d’une coopération, de renégocier un mécanisme ou de mettre fin à un dispositif devenu incompatible avec ses nouvelles priorités, cette décision souveraine doit pouvoir être examinée par le dialogue, conformément aux engagements juridiques applicables, mais sans pression politique, économique ou sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’expérience des divergences apparues autour de l’Accord issu du processus d’Alger doit, de ce point de vue, servir d’enseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il ne s’agit ni de refaire aujourd’hui l’histoire de cet accord, ni de chercher à attribuer des responsabilités. Il s’agit plutôt de reconnaître qu’une architecture de coopération ne peut rester durable que si elle demeure acceptable pour les États concernés et si elle peut évoluer lorsque les circonstances politiques et sécuritaires changent profondément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le meilleur moyen de préserver l’amitié entre les peuples est parfois d’accepter que leurs gouvernements puissent avoir des appréciations différentes d’une situation donnée, tout en maintenant ouverts les canaux du dialogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Faire de la sécurité un domaine de coopération d’égal à égal<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le deuxième pilier de cette nouvelle relation doit naturellement être la sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’Algérie connaît parfaitement le Sahara et possède une longue expérience de la lutte contre le terrorisme et les réseaux criminels. Le Mali et les autres États du Sahel sont, pour leur part, engagés depuis plusieurs années dans une confrontation particulièrement difficile contre les organisations terroristes et les trafics transfrontaliers. Nos intérêts convergent largement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le terrorisme, les trafics de drogues et d’armes, la criminalité organisée et les mouvements illicites ignorent les frontières. Aucun pays ne peut durablement répondre seul à ces menaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il serait donc utile de reconstruire progressivement un dispositif de coopération comprenant l’échange de renseignements, la surveillance des frontières, la lutte contre les trafics, la formation, la coordination opérationnelle lorsque celle-ci est souhaitée par les parties et la sécurisation des grands corridors économiques. Mais cette coopération doit changer de philosophie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Elle doit être fondée sur le partenariat entre États souverains et non sur une relation, où l’un des partenaires pourrait apparaître comme définissant à la place de l’autre les solutions à appliquer sur son propre territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Tenir compte d’une réalité nouvelle: l’AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La situation régionale a également profondément évolué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le Mali appartient aujourd’hui à la Confédération des États du Sahel (AES) avec le Burkina Faso et le Niger. Cette réalité doit être prise en compte avec pragmatisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La relation entre Bamako et Alger doit naturellement rester forte sur les questions bilatérales. Mais certaines problématiques, sécurité régionale, grands corridors, énergie, commerce, infrastructures numériques ou coopération industrielle, gagneraient à être également discutées entre l’Algérie et l’espace AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre une coopération renforcée Mali-Algérie et une coopération Algérie-AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Bien au contraire. L’Algérie pourrait devenir l’un des principaux partenaires du nouvel espace sahélien au nord, tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) pourrait offrir à l’Algérie une profondeur économique et commerciale supplémentaire vers l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il existe ici une occasion historique de rapprocher deux (02) espaces qui se tournent encore insuffisamment l’un vers l’autre: le Maghreb et le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le paradoxe d’un voisinage ancien mais d’échanges économiques encore très faibles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C’est probablement l’un des constats les plus frappants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">En 2024, selon les données issues d’un Contrat , les exportations de l’Algérie vers le Mali n’ont représenté qu’environ 2,75 millions de dollars, tandis que les importations algériennes en provenance du Mali atteignaient environ 4,9 millions de dollars. Le commerce bilatéral officiellement enregistré se situait donc autour de 7,7 millions de dollars seulement. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">(Trading Economics</i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Tahoma','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">⁠</span></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">)</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ce montant doit naturellement être interprété avec prudence. Une partie des échanges entre le sud algérien et le nord du Mali reste informelle et échappe aux statistiques douanières. La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) souligne d’ailleurs l’importance de ces flux transfrontaliers pour l’approvisionnement du nord du Mali. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">(UNCTAD</i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Tahoma','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">⁠</span></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">)</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais même en tenant compte de cette réalité, l’écart entre les échanges actuels et le potentiel économique est considérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">En 2024, le commerce extérieur de marchandises du Mali représentait près de 12,6 milliards de dollars, avec environ 5,5 milliards d’exportations et 7,1 milliards d’importations. Celui de l’Algérie dépassait 94 milliards de dollars, dont environ 49,2 milliards d’exportations et 45,6 milliards d’importations. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">(unctadstat.unctad.org</i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Tahoma','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">⁠</span></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">)</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Autrement dit, les échanges directs Mali-Algérie restent aujourd’hui presque marginaux au regard des capacités commerciales respectives des deux (02) économies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C’est aussi la démonstration qu’il existe une marge de progression exceptionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le coton malien montre déjà qu’une complémentarité est possible<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les statistiques révèlent également un autre élément intéressant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Sur les quelque 4,9 millions de dollars importés du Mali par l’Algérie en 2024, environ 4,71 millions de dollars provenaient du coton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’Algérie a ainsi acheté au Mali environ 2 310 tonnes de coton non cardé ni peigné, pour une valeur supérieure à 4,7 millions de dollars. Le Mali figurait cette année-là parmi les principaux fournisseurs de cette catégorie de coton du marché algérien. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">(wits.worldbank.org</i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Tahoma','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">⁠</span></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">)</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ce chiffre est modeste à l’échelle de nos économies, mais il illustre ce que pourrait devenir une véritable stratégie de complémentarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pourquoi ne pas aller plus loin demain dans le coton et le textile, mais aussi dans l’élevage, les cuirs et peaux, les produits agricoles, les mines, les produits pharmaceutiques, les équipements industriels et les services?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Transformer la frontière en corridor économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pendant trop longtemps, la frontière sahélo-saharienne a surtout été perçue sous l’angle des risques: terrorisme, trafics, contrebande ou migrations irrégulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il faut naturellement continuer à lutter contre ces phénomènes. Mais une frontière durablement sécurisée est aussi une frontière, où existent des emplois, des marchés, des infrastructures et des perspectives pour les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’un des grands projets de la nouvelle coopération pourrait donc être la transformation progressive de l’axe Alger-Tamanrasset-Gao-Bamako en véritable corridor économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le potentiel est loin d’être théorique. En juin 2026, le Comité de liaison de la Route transsaharienne indiquait que l’ensemble du réseau était réalisé à plus de 90% et rappelait explicitement l’existence de la branche Tamanrasset–Gao, prolongée jusqu’à Bamako. </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">(الإذاعة الجزائرية<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">)</b></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La CNUCED considère elle-même que la Route transsaharienne peut évoluer d’un simple corridor de transport vers un véritable corridor économique, reliant le Maghreb au Sahel et à l’Afrique de l’Ouest. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">(UNCTAD</i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Tahoma','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">⁠</span></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">)</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Des investissements coordonnés pourraient donc porter sur les routes, les postes frontaliers, les plateformes logistiques, les entrepôts, les télécommunications, l’énergie, les marchés, les services de transport et les formalités douanières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">À terme, ce corridor pourrait relier les infrastructures et les ports algériens aux marchés du Mali puis, au-delà, du Burkina Faso, du Niger et d’une partie de l’Afrique de l’Ouest. La géographie deviendrait alors un avantage économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le commerce et l’investissement comme instruments de rapprochement entre nations souveraines<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il existe une conviction que je voudrais particulièrement souligner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le commerce et l’investissement figurent parmi les instruments les plus puissants pour rapprocher et intégrer durablement des nations qui demeurent pleinement indépendantes et souveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Lorsque des entreprises investissent ensemble, lorsque des banques financent des projets communs, lorsque des marchandises circulent régulièrement dans les deux sens, lorsque des emplois dépendent de la bonne santé de la relation avec le pays voisin, la coopération cesse progressivement d’être uniquement l’affaire des gouvernements. Elle devient une réalité vécue par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les intérêts économiques partagés créent des interdépendances positives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ils ne suppriment ni la souveraineté ni les différences nationales. Ils donnent au contraire à chaque pays une raison supplémentaire de préserver une relation stable avec l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C’est ainsi que de nombreuses régions du monde ont progressivement transformé des voisinages autrefois difficiles en espaces de coopération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le Mali et l’Algérie peuvent suivre cette voie sans reproduire aucun modèle extérieur: en inventant leur propre forme d’intégration, conforme à leurs réalités, à leur histoire et à leur souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Faire de l’économie le nouveau moteur de la relation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’Algérie possède une base industrielle, énergétique et pharmaceutique importante ainsi qu’un capital humain et technologique considérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le Mali dispose, de son côté, d’importantes ressources agricoles, pastorales et minières et appartient désormais à un espace AES offrant un marché et des ressources sensiblement plus importants. Les complémentarités sont nombreuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans l’agriculture et l’élevage, l’agro-industrie, le Mali pourrait développer davantage ses exportations de coton textile et habillement, de viande, de produits d’élevage, de cuirs et peaux, de sésame et d’autres productions agricoles, à condition de renforcer les normes sanitaires, la transformation et la logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans l’énergie, l’expérience algérienne pourrait contribuer à des projets portant sur les hydrocarbures, les réseaux électriques, le solaire et le stockage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans les mines, une coopération pourrait être développée dans la géologie, les laboratoires, la formation, les équipements et surtout la transformation locale des ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans l’industrie pharmaceutique, l’objectif ne devrait pas être seulement d’accroître les exportations de médicaments algériens vers le Sahel. Il pourrait être de créer progressivement des partenariats industriels, des unités de production et de conditionnement et des transferts technologiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans l’enseignement supérieur enfin, l’Algérie a formé des générations d’Africains. Cette tradition pourrait être considérablement renforcée dans les domaines désormais stratégiques: ingénierie, mines, énergie, agriculture, médecine, numérique et intelligence artificielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un potentiel commercial qui permet d’être ambitieux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Avec un commerce bilatéral officiel inférieur à 10 millions de dollars, il serait précisément possible de fixer une ambition nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Sans prétendre déterminer ici des objectifs qui relèvent des gouvernements et des opérateurs économiques, il serait parfaitement concevable de travailler progressivement vers:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- 100 millions de dollars d’échanges bilatéraux à court terme;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- plusieurs centaines de millions de dollars à moyen terme;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- et, avec le développement du corridor transsaharien et l’intégration progressive de l’espace AES, de viser à plus long terme un commerce dépassant le milliard de dollars.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il ne s’agit pas d’une prévision mais d’un ordre de grandeur illustrant le potentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pour rendre ces objectifs réalistes, il faudrait identifier les produits échangeables, réduire les obstacles logistiques, faciliter les paiements, sécuriser les transports, rapprocher les entreprises et développer les investissements croisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le véritable indicateur du succès de la nouvelle relation ne devrait donc pas seulement être le nombre d’accords signés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ce devrait être aussi le nombre d’entreprises créées ensemble, le montant des investissements réalisés, les emplois générés et l’augmentation effective des flux commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Impliquer davantage les entreprises<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La coopération entre nos pays reste encore trop fortement dépendante des administrations publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Elle doit désormais faire une place beaucoup plus importante aux entrepreneurs, aux banques et aux investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Je proposerais volontiers la création d’un Conseil d’affaires Mali-Algérie, pouvant ensuite être élargi à l’Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Sa mission ne serait pas seulement d’organiser des conférences. Il devrait identifier des projets précis, trouver les partenaires, faciliter les financements et mesurer les investissements effectivement réalisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un forum économique régulier pourrait alternativement se tenir en Algérie et dans les pays de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mesurer ce que nous faisons<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La relance de la coopération ne doit toutefois pas déboucher sur une nouvelle accumulation de déclarations, de protocoles et de commissions dont les décisions seraient insuffisamment suivies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il faudrait instaurer dès le départ une véritable culture du résultat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Chaque programme majeur devrait disposer d’objectifs précis, d’un calendrier, d’un responsable clairement identifié, d’un financement et d’indicateurs mesurables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un tableau de bord conjoint pourrait suivre notamment:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- la progression des échanges commerciaux;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- les investissements réalisés;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- les infrastructures achevées;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- le nombre d’entreprises partenaires;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- les programmes de formation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- les projets transfrontaliers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">- ainsi que les résultats de la coopération sécuritaire selon des indicateurs appropriés et confidentiels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une revue périodique permettrait ensuite de constater les retards, d’identifier leurs causes et d’apporter les corrections nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le suivi-évaluation n’est pas un exercice administratif supplémentaire. Il constitue probablement l’une des meilleures garanties contre l’essoufflement progressif des engagements pris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Construire une relation capable de traverser les désaccords<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il serait irréaliste d’imaginer que le Mali et l’Algérie auront désormais la même position sur toutes les questions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Aucun partenariat sérieux ne repose sur une telle hypothèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La maturité d’une relation se mesure précisément à sa capacité à résister aux désaccords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Nos deux pays devraient pouvoir se dire franchement leurs divergences tout en continuant à commercer, à investir ensemble, à sécuriser leurs frontières, à former leurs étudiants et à réaliser des projets communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Plus les relations économiques et humaines seront profondes, plus les deux pays disposeront de mécanismes naturels pour empêcher qu’une divergence ponctuelle ne remette en cause l’ensemble de leur relation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Transformer le Sahara et le Sahel en espace de connexion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une vision encore plus ambitieuse pourrait progressivement émerger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’Algérie est une grande porte africaine sur la Méditerranée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le Mali se situe au cœur de l’espace sahélien et constitue lui-même une porte vers l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Entre les deux se trouve le Sahara, souvent présenté comme un obstacle alors qu’il pourrait devenir un formidable espace de connexion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Routes, fibre optique, énergie, commerce, industrie, universités et infrastructures logistiques pourraient progressivement structurer un véritable axe économique reliant: la Méditerranée, le Maghreb, le Sahara, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette ambition nécessitera du temps. Mais les grands partenariats commencent toujours par une vision partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Après les incompréhensions de ces dernières années, l’Algérie et le Mali disposent aujourd’hui d’une occasion précieuse: ne pas simplement rétablir leurs relations, mais les refonder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une relation fondée sur la souveraineté et le respect mutuel. Une relation dans laquelle aucune partie ne cherche à imposer à l’autre ses choix nationaux. Une relation où la sécurité commune accompagne le développement économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une relation dans laquelle le commerce et l’investissement deviennent des facteurs d’union, de confiance et d’intégration entre deux (02) Nations qui demeurent totalement indépendantes et souveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une relation suffisamment forte pour accepter les divergences sans remettre constamment en cause l’amitié entre les peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Et enfin une relation capable de s’élargir, lorsque cela est pertinent, à la Confédération des États du Sahel afin de contribuer à bâtir un nouvel espace de coopération entre le Maghreb et le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C’est, à mon sens, l’ambition que mérite la profondeur historique des relations entre les peuples algérien et malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Bamako Septembre 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Harouna NIANG, Économiste-Ancien ministre malien, Consultant indépendant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: windowtext; mso-font-width: 100%;"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Situation sécuritaire et de défense du pays :  Le Directeur de la DIRPA fait le bilan des opérations des FAMa durant le mois d’Août]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/senegal-une-dpg-sous-le-signe-de-lausterite-et-des-ruptures-3119901-3119901.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le patron de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a tenu, ce jeudi 10 septembre 2026, son traditionnel point de presse consacré à la situation sécuritaire et aux principales activités opérationnelles des Forces Armées Maliennes (FAMa) au cours de la période allant du 1er au 31 août 2026.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202609/image_870x580_6aa7c4f1e2a5a.jpg" length="93305" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 01:54:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Colonel-major, Bakary Bocar Maïga a tenu à préciser que son point de presse avait pour objectif d’informer les médias et l’opinion publique sur l’évolution de la situation sécuritaire, la conduite des opérations ainsi que sur les différentes actions engagées dans le cadre de la montée en puissance des FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">À cette occasion, le Directeur de la DIRPA a indiqué que, depuis les attaques du 04 juillet 2026, la dynamique opérationnelle demeure caractérisée par une surveillance permanente et une pression continue sur les Groupes Armés Terroristes dans les trois théâtres de l’opération Dugukoloko.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Ainsi, sur le théâtre Est, couvrant, notamment Gao, Ménaka et Kidal, le Colonel-major, MAÏGA a souligné que l’action des forces a contraint les Groupes Armées Terroristes (GAT) à privilégier la dispersion, le camouflage et l’évitement du contact direct.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Quant au Centre, où l’activité terroriste s’est intensifiée, notamment avec l’attaque de San, le 09 août, les FAMa ont, selon le Directeur de la DIRPA, adapté leur dispositif à l’évolution de la menace. Des opérations de reconnaissance offensive, de contrôle de zone, de recherche et de neutralisation ont, ainsi, été conduites dans plusieurs secteurs, surtout, à San, Bandiagara, Macina, Boulkessi et Youwarou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans le Sud, le Directeur de la DIRPA a relevé que l’activité terroriste est demeurée diffuse et opportuniste et que les FAMa ont poursuivi les opérations de reconnaissance, de contrôle de zone et de sécurisation des axes, des convois et des travaux, tout en menant des actions contre les regroupements terroristes détectés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Sur le plan opérationnel, 740 sorties aériennes, représentant plus de 2 293 heures de vol, ont été réalisées durant le mois d’août 2026. Elles comprennent, aussi, des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance, de transport, d’évacuation sanitaire et 214 frappes contre des cibles terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le bilan matériel fait état de la destruction de 50 bases terroristes, 564 motocyclettes, 129 pick-up dont 9 équipés, 05 cachettes, 01 mine d’or artisanale ainsi que 230 barriques de carburant. Sur le plan humain, les estimations communiquées font, également état d’environ 1 000 terroristes neutralisés sur les différents théâtres d’opérations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Directeur de la DIRPA a souligné comme fait majeur du mois d’août, la libération de plusieurs dizaines de frères d’armes, précédemment, retenus en otage. Il a, à cette occasion, réaffirmé la détermination des autorités militaires à poursuivre les efforts engagés, en vue d’obtenir la libération de l’ensemble des FAMa encore en captivité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Au-delà des opérations de combat, les FAMa ont poursuivi leurs missions de sécurisation et d’accompagnement des populations. Au cours du mois d’août, les unités terrestres ont assuré l’escorte de 3 681 citernes, tandis que l’Armée de l’Air a transporté 3 312 passagers et plus de 126 tonnes de fret.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Par ailleurs, les efforts ont porté sur la sécurisation des foires et des travaux champêtres, la protection des axes routiers et des convois de ravitaillement, ainsi que sur le maintien de patrouilles permanentes. À ces missions s’est ajoutée la sécurisation de certains convois humanitaires, contribuant, ainsi, à la continuité des activités et à la protection des populations sur l’ensemble du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Génie Militaire a, pour sa part, poursuivi son appui aux populations à Bafoulabé, où les bacs militaires ont permis le franchissement du fleuve à 2 476 engins roulants, entre le 26 juillet et le 08 septembre 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">De son côté, le Service de Santé des Armées a continué d’apporter son concours aux populations civiles, à travers la prise en charge de patients aux côtés des militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">En dernier point, le Directeur de la DIRPA a évoqué la poursuite du recrutement, de la formation et de la montée en puissance des FAMa, à travers les différentes composantes des Forces Armées et les directions de services. Cette dynamique repose sur la formation initiale, la spécialisation, la formation interarmes et le perfectionnement des personnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le point de presse a ainsi mis en évidence une dynamique commune sur l’ensemble du territoire : maintenir la pression sur les Groupes Armés Terroristes, préserver la liberté d’action des FAMa, protéger les populations et contribuer à la continuité de la vie économique et sociale du pays. Au cœur de cette dynamique, a-t-il souligné, la DIRPA poursuit, pleinement, sa mission d’information et de communication au service des Forces Armées Maliennes et de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">DGD<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Devenir investisseur :  Cinq compétences à construire avant de chercher la fortune]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/devenir-investisseur-cinq-competences-a-construire-avant-de-chercher-la-fortune-3119716.html</link>
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                    <description><![CDATA[Cette tribune s'adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent investir, entreprendre et construire progressivement un patrimoine productif.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_683d72a5bdc49.jpg" length="43956" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:34:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Elle s'adresse tout particulièrement aux jeunes et aux femmes, qui représentent une force décisive pour l'avenir de nos économies et disposent devant eux d'un immense potentiel de création, d'innovation et de prospérité.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Beaucoup de personnes souhaitent aujourd’hui devenir entrepreneurs, investisseurs ou hommes et femmes d’Affaires. Cette aspiration est légitime. Elle est même souhaitable dans des économies comme les nôtres, qui ont besoin de davantage d’entreprises, de capitaux productifs, d’innovations et de création d’emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais une confusion demeure souvent: avoir de l’argent ne suffit pas pour devenir investisseur, pas plus qu’avoir une bonne idée ne suffit pour devenir entrepreneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’investissement est d’abord une discipline. Il repose sur des compétences, une méthode, une capacité à comprendre les hommes, les marchés, le temps et le risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une vidéo circulant récemment sur les réseaux sociaux résume cette idée autour de cinq compétences que l’on retrouverait fréquemment chez les grands entrepreneurs et les grandes fortunes: savoir vendre, anticiper les opportunités, gérer le risque, construire un réseau et faire travailler le capital.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Au-delà de la référence aux milliardaires, ces cinq (05) compétences méritent d’être examinées comme un véritable guide de formation de l’investisseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">1-) Savoir vendre: avant de vendre un produit, il faut savoir vendre une vision<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La première compétence est probablement la plus sous-estimée.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Beaucoup pensent que vendre consiste simplement à convaincre un client d'acheter un produit ou un service. Les grands entrepreneurs font davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ils vendent d'abord une idée, une vision, une solution, parfois même un avenir possible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un entrepreneur qui crée une entreprise doit convaincre plusieurs catégories de personnes: ses clients, naturellement, mais également ses salariés, ses associés, ses fournisseurs, ses banquiers, ses investisseurs et parfois l'administration publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il doit pouvoir expliquer simplement: quel problème il veut résoudre; pourquoi sa solution est utile; pourquoi elle est meilleure ou différente; comment elle peut créer de la valeur; et pourquoi d'autres personnes devraient lui faire confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les grandes entreprises commencent souvent par une conviction que leurs fondateurs réussissent progressivement à partager avec d'autres. Le premier capital d'un entrepreneur n'est donc pas toujours financier. Il peut être sa capacité à convaincre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais il faut apporter ici une précision essentielle: savoir vendre ne signifie ni tromper ni manipuler. Une vision ne vaut que si elle peut progressivement devenir une réalité économique. L'investisseur sérieux doit donc rechercher une combinaison entre vision, crédibilité et capacité d'exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">2-) Apprendre à voir les opportunités avant les autres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La deuxième compétence est la capacité d'anticipation.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Investir ne consiste pas seulement à observer ce qui fonctionne aujourd'hui. Il faut également se demander: de quoi les populations, les entreprises et les États auront-ils besoin dans cinq, dix ou vingt ans ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette question est particulièrement importante en Afrique. Notre continent connaîtra au cours des prochaines décennies une croissance considérable de sa population, de ses villes et de sa classe moyenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cela signifie davantage de besoins en alimentation, logements, énergie, eau, transports, santé, médicaments, éducation, télécommunications, services financiers, transformation agricole et équipements industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L'investisseur qui regarde uniquement les activités déjà saturées risque d'arriver trop tard. Celui qui observe les tendances démographiques, technologiques et sociales peut au contraire identifier les secteurs qui deviendront stratégiques demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Prenons quelques exemples. L'urbanisation crée aujourd'hui un immense marché potentiel dans le logement abordable et les matériaux de construction. La croissance démographique accroît les besoins alimentaires et rend indispensables l'agriculture moderne, la conservation, la transformation et la logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les déficits énergétiques ouvrent de nouvelles perspectives dans le solaire, le stockage, l'efficacité énergétique et les systèmes décentralisés. L'exploitation de minerais stratégiques comme le lithium devrait conduire à réfléchir non seulement à l'extraction, mais également à la transformation et, à terme, aux batteries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La véritable compétence consiste donc moins à suivre les opportunités existantes qu'à comprendre les transformations qui feront naître les marchés futurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">3-) Gérer le risque intelligemment: investir n'est pas jouer<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La troisième compétence est fondamentale</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">: <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">savoir prendre des risques sans devenir imprudent.</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Toute activité économique comporte un risque. Le mauvais entrepreneur essaie parfois de l'ignorer. Le spéculateur l'accepte sans toujours le comprendre. L'investisseur professionnel cherche au contraire à l'identifier, le mesurer et le maîtriser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Avant d'investir, il doit pouvoir répondre à plusieurs questions simples: combien puis-je gagner ? Mais surtout: combien puis-je perdre ? Que se passe-t-il si le projet démarre six mois plus tard ? Si les ventes sont inférieures de 30% aux prévisions ? Si le prix des matières premières augmente ? Si mon principal client disparaît ? Si les taux d'intérêt augmentent ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un bon investissement doit donc intégrer plusieurs scénarios: optimiste, réaliste et défavorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L'investisseur averti fixe également une limite à ce qu'il accepte de perdre. Il faut éviter de mettre l'ensemble de son patrimoine dans un seul projet, conserver des liquidités, diversifier progressivement ses placements et, surtout, ne jamais investir de l'argent que l'on ne peut absolument pas se permettre de perdre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le véritable investisseur ne cherche donc pas à supprimer le risque, ce qui est impossible, mais à obtenir le meilleur rendement possible pour un niveau de risque acceptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">4-) Construire un réseau: le capital relationnel est également un capital économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La quatrième compétence concerne les relations humaines.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"> On dit souvent que les opportunités circulent à travers les réseaux. C'est largement vrai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un financement peut venir d'une personne rencontrée plusieurs années auparavant. Un associé peut être recommandé par un ancien collègue. Un nouveau marché peut venir d'un ancien client satisfait. Une information stratégique peut venir d'un expert avec lequel une relation de confiance a été construite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C'est pourquoi le réseau professionnel constitue un véritable capital relationnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais construire un réseau ne consiste pas à accumuler des centaines de numéros de téléphone ou de relations sur les réseaux sociaux. Le réseau le plus précieux repose sur quatre éléments: la compétence, la confiance, la réputation et la réciprocité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une relation professionnelle durable se construit lorsque chacun sait que l'autre respecte ses engagements. La réputation devient alors un actif économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans nos économies africaines, où les mécanismes formels de financement restent parfois insuffisants, ce capital de confiance peut avoir une importance considérable. La confiance réduit le coût des transactions, accélère les décisions, facilite les partenariats et attire le capital.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">5-) Faire travailler l'argent plutôt que travailler toute sa vie uniquement pour l'argent<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La cinquième compétence est celle qui transforme véritablement l'entrepreneur en investisseur.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans la première phase de sa vie professionnelle, une personne travaille généralement pour obtenir un revenu. Mais l'investisseur cherche progressivement à créer des actifs capables de produire eux-mêmes des revenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il peut s'agir d'une entreprise, d'actions, d'obligations, d'un immeuble locatif, d'une exploitation agricole, d'une unité industrielle, d'une participation dans une Petite ou moyenne entreprise (PME) ou d'autres actifs productifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L'idée essentielle est simple: le revenu du travail doit progressivement contribuer à constituer un patrimoine productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il existe également une deuxième dimension: savoir mobiliser l'argent des autres. C'est précisément ce que font les banques, les fonds d'investissement, les sociétés de capital-risque ou les entreprises lorsqu'elles lèvent des capitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais utiliser l'argent des autres implique une responsabilité encore plus grande. Lorsqu'une personne vous confie son épargne, elle vous confie une partie de son travail passé et parfois de son avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette confiance impose de la transparence, une bonne gouvernance, une comptabilité rigoureuse, des mécanismes de contrôle et une information régulière des investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le grand investisseur n'est donc pas seulement celui qui sait lever de l'argent. C'est celui qui peut démontrer qu'il sait protéger, utiliser et faire fructifier le capital qui lui est confié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une sixième compétence implicite: savoir exécuter<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les cinq (05) compétences précédentes seraient insuffisantes sans une sixième:</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"> la capacité d'exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les cimetières économiques sont remplis de bonnes idées qui n'ont jamais été transformées en entreprises viables. Entre l'idée et la réussite se trouvent généralement le travail, la discipline, la compétence technique, la bonne gouvernance, la gestion de trésorerie, le recrutement des bonnes personnes et la capacité à persévérer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une vision sans exécution reste une ambition. Une opportunité sans exécution est captée par quelqu'un d'autre. Un réseau sans compétence finit par perdre sa valeur. Un financement mal géré devient une dette.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Notre véritable défi: créer une culture de l'investissement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette réflexion dépasse largement la question individuelle de l'enrichissement. Elle pose un enjeu majeur pour nos économies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Nos pays doivent développer une véritable culture de l'investissement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pendant trop longtemps, une partie de l'épargne disponible s'est orientée vers la consommation, l'immobilier non productif ou certaines activités commerciales à faible valeur ajoutée. Nous avons besoin de davantage de capitaux orientés vers l'agriculture moderne, la transformation agroalimentaire, l'industrie, l'énergie, le numérique, les infrastructures, la santé, les mines et leur transformation, ainsi que les petites et moyennes entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cela suppose également de démocratiser l'investissement. Il faut permettre à des milliers de citoyens d'investir progressivement dans des entreprises et des projets crédibles grâce aux marchés financiers, aux fonds d'investissement, aux clubs d'investisseurs, aux coopératives modernes et à des mécanismes transparents d'actionnariat populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Nos diasporas peuvent également jouer un rôle majeur dans cette transformation. Une partie des transferts de fonds vers l'Afrique pourrait progressivement devenir du capital productif si des véhicules d'investissement suffisamment professionnels, transparents et sécurisés étaient proposés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Commencer petit, mais commencer intelligemment<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Tout le monde ne deviendra pas milliardaire. Et cela ne devrait d'ailleurs pas être l'objectif principal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">En revanche, des millions d'Africains peuvent progressivement devenir épargnants, actionnaires, entrepreneurs et investisseurs. C'est particulièrement vrai pour les jeunes et les femmes, qui constituent une part majeure de notre potentiel humain et économique. Leur avenir peut être radieux si nous leur donnons accès à la formation, au financement, aux réseaux, à l'information et à des opportunités d'investissement crédibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">On peut commencer avec des moyens modestes. L'essentiel est d'apprendre à épargner, comprendre un bilan, lire un compte de résultat, analyser un marché, calculer une rentabilité, évaluer un risque, diversifier ses investissements et réinvestir une partie de ses gains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le patrimoine se construit rarement en une seule opération spectaculaire. Il se construit généralement par l'accumulation disciplinée d'actifs productifs au cours du temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une dernière règle: ne jamais investir dans ce que l'on ne comprend pas<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans une époque marquée par les promesses d'enrichissement rapide, les cryptomonnaies mal comprises, les systèmes pyramidaux et les multiples offres d'investissement circulant sur les réseaux sociaux, cette règle devrait être enseignée partout: ne jamais investir dans une activité dont on ne comprend ni le modèle économique, ni les risques, ni l'origine réelle des rendements annoncés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un rendement exceptionnel sans risque exceptionnel doit immédiatement susciter la prudence. La richesse durable repose rarement sur un miracle financier. Elle repose beaucoup plus souvent sur la création de valeur, la patience, la compétence et le temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Conclusion: passer d'une culture du revenu à une culture du patrimoine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le véritable enseignement de ces cinq (05) compétences est peut-être finalement ailleurs. Nos sociétés doivent progressivement passer d'une culture centrée uniquement sur le revenu à une culture de constitution du patrimoine et de l'investissement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Travailler pour obtenir un revenu reste indispensable. Mais épargner une partie de ce revenu, l'investir intelligemment, acquérir des actifs productifs et réinvestir les gains permet progressivement de construire un patrimoine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette ambition concerne tout le monde. Elle concerne tout particulièrement nos jeunes et nos femmes, auxquels il faut transmettre très tôt la culture financière, la confiance en leurs capacités et les outils permettant de transformer une idée en activité, puis une activité en entreprise et une entreprise en patrimoine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">C'est ainsi que l'on crée des entrepreneurs. C'est ainsi que l'on construit une classe d'investisseurs nationaux. Et c'est ainsi qu'un pays transforme progressivement son épargne en entreprises, ses entreprises en emplois, ses ressources en valeur ajoutée et sa croissance en prospérité durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il faut donc enseigner très tôt une idée simple: avant d'apprendre comment devenir riche, apprenons d'abord comment créer, protéger et faire fructifier la valeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Tribune-Septembre 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Par Harouna NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Économiste/ancien ministre malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Prestation de serment du nouveau gouverneur de la région de Dioïla : Le général de division Kéba Sangaré affiche ses priorités et inscrit son action dans la vision des plus hautes autorités du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/prestation-de-serment-du-nouveau-gouverneur-de-la-region-de-dioila-le-general-de-division-keba-sangare-affiche-ses-priorites-et-inscrit-son-action-dans-la-vision-des-plus-hautes-autorites-du-mali-3119715.html</link>
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                    <description><![CDATA[Une nouvelle séquence s’ouvre dans la gouvernance de la Région de Dioïla. Le Général de Division Kéba Sangaré a officiellement pris fonction ce mercredi 02 septembre 2026, à l’issue de sa cérémonie solennelle de prestation de serment devant le Tribunal de Dioïla.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:31:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Nommé Gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de Division Kéba Sangaré devient ainsi le 5<sup>ème</sup> Gouverneur de la Région. Sa prestation de serment marque son entrée officielle dans l’exercice de ses responsabilités à la tête de l’Administration régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une cérémonie à forte portée institutionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La cérémonie était présidée par le juge Karimou Ouattara, président du Tribunal de Dioïla. Elle a réuni les autorités administratives et coutumières, les représentants des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les femmes, les jeunes ainsi que plusieurs composantes des forces vives de la région de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans une atmosphère solennelle, le nouveau Gouverneur a pris l’engagement d’exercer ses fonctions avec loyauté, intégrité, impartialité et dévouement, dans le strict respect des Lois et règlements de la République du Mali. Au-delà du protocole, cette cérémonie constituait un moment important dans la vie institutionnelle de la région. Elle a formalisé le passage entre la nomination et l’exercice effectif des responsabilités confiées au nouveau Chef de l’exécutif régional de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une vision clairement assumée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans son intervention, le Général de Division Kéba Sangaré, officier de l’Armée de Terre du Mali, a clairement exprimé sa volonté d’inscrire son action dans le cadre de la vision portée par les plus hautes autorités du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il s’agit notamment de contribuer, au niveau régional, à la consolidation de la paix, au renforcement de la sécurité, à la cohésion sociale, au vivre-ensemble et au développement de la Région de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette orientation prend une importance particulière dans une région qui doit relever simultanément plusieurs défis. Le nouveau Gouverneur devra notamment assurer la coordination des services de l’État, accompagner les collectivités territoriales et maintenir un dialogue permanent avec les différentes composantes de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La cohésion sociale, un enjeu majeur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La question du tissu social a occupé une place particulière dans les interventions de la cérémonie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Dans ses réquisitions, le Procureur Sirafily Coulibaly a attiré l’attention du Général de Division sur la fragilisation du tissu social dans la Région de Dioïla. Une alerte qui met en évidence l’importance du maintien du dialogue et de la préservation des relations entre les différentes composantes de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pour l’administration régionale, la cohésion sociale apparaît ainsi comme un préalable indispensable à la stabilité et au développement. La consolidation du vivre-ensemble nécessitera l’implication des autorités, des légitimités traditionnelles, des leaders communautaires, des femmes, des jeunes et de l’ensemble des forces vives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La sécurité au cœur des attentes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">La question sécuritaire constitue également l’un des principaux défis du nouveau Gouverneur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’arrivée du Groupement Tactique Interarmes (GTIA) El Hadj Oumar Tall dans la Région de Dioïla vient renforcer le dispositif des Forces de Défense et de Sécurité déjà présent sur le terrain. Cette présence traduit l’importance accordée à la sécurisation du territoire et à la protection des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pour les habitants, la sécurité demeure une condition essentielle à la circulation des personnes et des biens, à la relance des activités économiques et à la poursuite des initiatives de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le développement et la mobilité en ligne de mire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">À côté de la sécurité, les questions liées aux infrastructures et à la mobilité figurent également parmi les préoccupations majeures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le bitumage de la Route nationale numéro 30 (RN30), actuellement en cours, constitue à cet égard un chantier particulièrement attendu. L’amélioration des axes routiers devrait contribuer à faciliter les déplacements, renforcer les échanges économiques et rapprocher davantage les différentes localités de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette dynamique infrastructurelle, conjuguée au renforcement du dispositif sécuritaire, constitue pour de nombreux observateurs un signal encourageant quant à la volonté de donner une nouvelle impulsion au développement régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Des actes qui précèdent déjà le discours<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Si la prestation de serment marque officiellement le début de son mandat, les premiers actes avaient déjà commencé à précéder cette formalisation institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le bitumage de la route en cours, l'hôpital régional, l’arrivée du GTIA El Hadj Oumar Tall, la présence des directions régionales... constituent des faits majeurs intervenus dans le contexte de la prise de fonction du nouveau Gouverneur. Des dossiers qui touchent directement aux préoccupations quotidiennes des populations: la mobilité, la sécurité et, au-delà, les conditions nécessaires au développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Il appartiendra désormais au Général de Division Kéba Sangaré, connu par son pragmatisme, de capitaliser sur cette dynamique et de la prolonger par des actions concrètes, en tenant compte des réalités propres à la Région de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Une nouvelle étape commence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Avec cette prestation de serment, le Général de Division Kéba Sangaré entre officiellement dans une fonction qui le place au cœur de la conduite des affaires publiques de la Région de Dioïla.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les défis sont nombreux: préserver la cohésion sociale, renforcer la sécurité, accompagner le développement, améliorer la mobilité et répondre aux attentes des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais au-delà des engagements solennels prononcés devant la juridiction, c’est désormais sur le terrain que se jouera la suite d’après le Général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Les populations de Dioïla attendent des résultats, des actions concrètes et une gouvernance proche de leurs réalités. La nouvelle administration régionale devra donc transformer les orientations en actes et les attentes en réponses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Abdou Komo MARICO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dioïla: quand les actions précèdent les discours Le pragmatisme du Général de Division Kéba Sangaré commence à se faire sentir à Dioïla]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/dioila-quand-les-actions-precedent-les-discours-le-pragmatisme-du-general-de-division-keba-sangare-commence-a-se-faire-sentir-a-dioila-3119714.html</link>
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                    <description><![CDATA[Quand les actions précèdent les discours, les populations ne tardent généralement pas à le remarquer]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:27:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">À Dioïla, la nomination du Général de Division Kéba Sangaré à la tête de la région par les plus hautes autorités du pays, semble déjà se traduire par une approche fondée davantage sur l’action que sur les grandes déclarations.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Militaire de carrière, issu de la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Grande Muette</b>» et réputé pour son pragmatisme, le Gouverneur Kéba Sangaré fait face à une région enclavée, confrontée à de nombreux défis, notamment sur le plan sécuritaire et du développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">L’accueil, ce dimanche 30 août 2026, du Groupement Tactique Interarmes (GTIA) «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">El Hadj Oumar Tall</b>», commandé par le Colonel David Poudiougou, constitue l’un des premiers actes fortement observés par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Ce nouveau renfort vient consolider le dispositif opérationnel des Forces armées maliennes dans la région, où était déjà présent le Groupement Tactique d’Intervention (GTI) «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Scorpion</b>». «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Dioïla attendait effectivement un Gouverneur militaire, pragmatique et expérimenté</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pour A. Sidibé, jeune leader de Dioïla, l’arrivée du Général de Division<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </b>Kéba Sangaré répond à une attente de la population. «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Dioïla attendait effectivement un Gouverneur militaire, pragmatique et expérimenté comme le Général de Division Kéba Sangaré. Notre zone est enclavée et fait face à beaucoup de défis à relever. Mais l’acte qu’il vient de poser est déjà très appréciable. Nous souhaitons qu’il continue dans cette dynamique. Les Dioïlais le soutiennent déjà, et cela est observable depuis sa nomination</i>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un sentiment partagé par A.D., habitant de Dioïla, qui estime que les populations attendent désormais des actes concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">«<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Dioïla n’attendait que ça. Nous avons besoin de voir des actions concrètes sur le terrain. L’arrivée de ces forces est rassurante pour les populations et nous espérons que cette dynamique va se poursuivre</i>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Le Chef de village rassure et appelle à l’unité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Au vestibule du Chef de village, où le Groupement Tactique Interarmes (GTIA) «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">El Hadj Oumar Tall</b>» s’est rendu sous le leadership du Gouverneur, l’autorité traditionnelle a, à son tour, exprimé son assurance quant à l’accompagnement des autorités et des forces engagées pour la sécurisation de la région. Bagnatou Marico, Chef de village a notamment rassuré les militaires de la disponibilité des autorités traditionnelles et des forces vives à contribuer, dans la mesure de leurs possibilités, à la réussite de leur mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette rencontre, marquée par les bénédictions des représentants des différentes confessions religieuses, témoigne également de la volonté de renforcer la confiance entre les forces de défense et de sécurité, les autorités et les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Du côté des collectivités, M. Yacouba Dowélé Marico, Maire de la commune rurale de Kaladougou au nom des des collectivités territoriales de Dioïla a également salué le renforcement du dispositif sécuritaire dans la région et réaffirmé leur disponibilité à accompagner les efforts visant à assurer la sécurité et la quiétude des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Cette mobilisation des autorités locales vient renforcer le message d’unité autour des Forces Armées Maliennes (FAMa) et de leur mission de sécurisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Un premier acte qui suscite l’espoir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Lors de l’accueil du GTIA «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">El Hadj Oumar Tall</b>», le Général de Division Kéba Sangaré a prodigué des conseils aux éléments et réaffirmé sa disponibilité à les accompagner dans l’accomplissement de leur mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Pour les populations, l’enjeu est désormais de voir cette dynamique se poursuivre. À Dioïla, les attentes restent nombreuses, les défis considérables et la zone demeure confrontée à des contraintes particulières liées notamment à son enclavement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Mais une chose semble déjà perceptible : le pragmatisme affiché par le nouveau Gouverneur commence à susciter confiance et espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Quand les actions précèdent les discours, les populations sont les premières à les constater. Et à Dioïla, le message semble désormais être: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Qu’il continue ainsi, ...l’espoir est permis avec le Général</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;">Abdou Komo MARICO/Dioïla<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: SimSun;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Vérification financière de la gestion du bureau malien du droit d’auteur :  Des irrégularités financières constatées et régularisées à la suite des travaux de vérification]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-du-bureau-malien-du-droit-dauteur-des-irregularites-financieres-constatees-et-regularisees-a-la-suite-des-travaux-de-verification-3119713.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme annuel, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a procédé à la vérification financière de la gestion du Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA), au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 septembre).]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:11:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné les dépenses de fonctionnement, la collecte et la répartition des redevances de droits d’auteurs et de droits voisins, la tenue de la comptabilité générale et de la comptabilité-matières ainsi que la gouvernance administrative du BUMDA. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la Direction Générale du Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) ne tient ni une Comptabilité Générale, ni une Comptabilité-matières régulière. En effet, l’Agent Comptable ne tient pas les documents obligatoires de la Comptabilité Générale et de la Comptabilité-matières. La Direction Générale du BUMDA ne dispose pas d’un manuel de procédures validé et applique un Accord d’établissement non validé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même, elle ne perçoit pas la rémunération pour copie privée due par les fabricants et les importateurs de supports vierges analogiques ou numériques, d’appareils d’enregistrement de sons et d’images. Ces fabricants et importateurs doivent s’acquitter de ladite redevance en contrepartie de la faculté offerte aux usagers de reproduire sous forme de phonogramme et de vidéogramme, pour leur usage personnel, des œuvres licitement communiquées au public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, pour le recouvrement des recettes issues des redevances de Droit d’auteur, le Directeur Général n’émet pas de titres de perception. Enfin, le Conseil d’Administration (CA) a validé des propositions de répartition de redevances de droits d’auteurs ne respectant pas les critères réglementaires d’attribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au Ministre chargé de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme de prendre les dispositions nécessaires en vue de l’adoption de l’Arrêté conjoint fixant les modalités de perception de la rémunération pour copie privée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président du Conseil d’Administration (PCA) du Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) devrait veiller au respect de l’application des critères de répartition des redevances de Droit d’Auteurs et de droits voisins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur Général du BUMDA devrait soumettre le manuel des procédures à la validation de la Commission de suivi des systèmes de contrôle internes dans les Services et Organismes publics; soumettre l’Accord d’établissement du BUMDA au visa du Ministre chargé du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social et le déposer au greffe du Tribunal du Travail après visa; émettre les titres de perception pour le recouvrement des recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’Agent Comptable du Bureau Malien du Droit d’Auteur, il devrait tenir la Comptabilité Générale conformément à la réglementation en vigueur; tenir l’ensemble des documents de la Comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, les membres de la Commission de répartition des redevances de Droit d’Auteur devraient procéder à la répartition des redevances de Droit d’Auteur conformément à la réglementation en vigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 3 600 000 Francs CFA, entièrement régularisées à la suite des<span style="mso-bidi-font-weight: bold;"> </span>travaux de vérification.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités concernent, d’une part, le paiement indu d’indemnités de session, pour un montant<span style="mso-bidi-font-weight: bold;"> </span>total de 2 400 000 Francs CFA, à des personnes non membres du Conseil d’Administration (CA) et non habilitées<span style="mso-bidi-font-weight: bold;"> </span>à participer à ses sessions et, d’autre part, des paiements irréguliers de dépenses pour un montant<span style="mso-bidi-font-weight: bold;"> </span>total de 1 200 000 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Ibrahim DIALLO/ CCOM-BVG</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte anti-terroriste :  Le piège de l’armée malienne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-anti-terroriste-le-piege-de-larmee-malienne-3119712.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/armee/lutte-anti-terroriste-le-piege-de-larmee-malienne-3119712.html</guid>

                    <description><![CDATA[De juin à juillet, des milliers de terroristes opérant dans la bande sahélo-saharienne pour le compte des multinationales et des monarchies du Golfe, ont été neutralisés par l’armée malienne.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:08:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi que plusieurs de leurs bases et des matériels de guerre. Et avec le déploiement de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), le terrorisme sera enterré dans la bande sahélo- saharienne. Au grand bonheur des populations de la Confédération.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’offensive des Forces armées maliennes (FAMa) contre les groupes armés terroristes, soutenus financièrement et militairement par des multinationales et des monarchies du Golfe, donne de l’espoir quant à la victoire finale sur les ennemis de notre nation. Elle a réduit la mobilité des criminels et des trafiquants de tous genres, dont la mission est, dans un premier temps, de chasser les Noirs de leur terre pour le grand remplacement et, dans un second, de mettre la main sur les immenses richesses naturelles des zones vidées de leurs populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le piège de l’opération «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Dougoukoloko</b>» se referme sur les terroristes dont les actions criminelles endeuillent les familles maliennes depuis 2012. Cette opération, comme son nom l’indique, vise à récupérer les terres sur lesquelles des gens sans foi ni loi, ont installé leurs bases pour mener des opérations contre les positions des FAMa et empêcher les populations de s’adonner à leurs activités quotidiennes. D’une rare intensité sur l’ensemble du territoire national, elle contraint les terroristes à abandonner leurs cachettes, dont ils croyaient imprenables. Au regard des moyens financiers, logistiques et de renseignements qu’ils ne cessent de bénéficier des multinationales, des nomarchies du Golfe et certains pays voisins du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre opération, dont le succès ne fait plus l’ombre d’aucun doute, «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Fougakènè</b>». Mise en place par la hiérarchie militaire, au lendemain des attaques terroristes contre les camions-citernes, elle a favorablement répondu aux attentes des populations maliennes. Elle a anéanti les capacités opérationnelles des criminels et leurs sponsors dont l’objectif était d’asphyxier économiquement notre pays. Ils espéraient sur leur «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">embargo</b>» sur les deux (02) axes routiers d’approvisionnement (Dakar et Abidjan) de notre pays, afin de créer le mécontentement au sein des populations contre les autorités en place. Mal leur en a pris. Ils ont été mis en déroute, clouant le bec à tous les oiseaux de mauvais augure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès éclatant de l’opération «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Fougakènè</b>» a mis fin aux longues files d’attente devant les stations, donnant de l’espoir aux Maliens que leur armée est debout sur les remparts pour assurer dignement sa mission de sécurisation du territoire national et de la population et leurs biens. Celle-ci manifeste sa joie à chaque arrivée de convois de camions-citernes et son soutien indéfectible aux militaires qui assurent l’escorte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La victoire finale sera bientôt célébrée par l’anéantissement total de quelques repaires dont ils se servent encore pour attaquer les villages. Et pour boucler la boucle, l’assaut final sera donné par la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour enterrer définitivement le terrorisme parrainé par l’impérialisme rampant et ses bras financiers du Golfe dans la bande sahélo-saharienne. Au grand soulagement de la population de la Confédération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tour de l’Ortm, siège de l’AMAP, Hôtel des sports… Ces chantiers qui ne finissent jamais]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/tour-de-lortm-siege-de-lamap-hotel-des-sports-ces-chantiers-qui-ne-finissent-jamais-3119398.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans le souci de moderniser l’administration publique et de donner un nouveau visage à la ville de Bamako...]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a8c0a2e4fb68.jpg" length="89726" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 10:49:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le souci de moderniser l’administration publique et de donner un nouveau visage à la ville de Bamako, les autorités maliennes ont entrepris la construction d’immeubles dignes de ce nom pour loger dans du neuf des directions nationales et certains services de l’État.</span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> </span></b></em></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques années après, le constat est amer: les travaux de construction de certaines d’entre elles sont à l’arrêt. Quel gâchis de voir des milliards de F CFA du pauvre contribuable malien partis en fumée !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les gouvernements maliens, qui se sont succédés, ont tous voulu donner un nouveau visage à la ville de Bamako, la capitale malienne, par la construction des immeubles de haut standing devant abriter des directions nationales, générales et certains services de l’État. À travers ce vaste programme de modernisation de l’administration publique, les autorités maliennes attendaient offrir aux agents de l'État des bureaux avec toutes les commodités pour satisfaire les usagers. Mais aussi pour en finir avec les baux. Ce contrat avec les propriétaires privés d’immeubles coûtait et coûte chaque année à l’État des milliards de nos francs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si certaines structures ont pu se loger dans du neuf comme les directions nationales de la fonction publique et du personnel, du travail, du Trésor, des impôts, des douanes, des domaines et du cadastre, de l’administration des biens de l’État, de l’urbanisme, de l’enseignement supérieur, de la justice militaire, des eaux et forêts, des directions générales de la gendarmerie nationale et de la police nationale. D’autres attendent encore. Les chantiers sont à l’arrêt. Parmi celles-ci, on peut citer la Tour de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), le siège de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’hôtel des Sports. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Tour de l’ORTM: D’un bâtiment de R+8 avec un sous-sol, la Tour de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) comprend plusieurs bureaux pour l’administration, des studios, des salles de montage, de réunions, de spectacles et d’une salle polyvalente. Bâtie sur une superficie de près de dix (10) hectares, la Tour de l’ORTM est située sur la route de Kati. Financé à coût de milliards de F CFA, le chantier est à l’arrêt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hôtel des Sports: Financé à hauteur de 3 milliards de F CFA, l’immeuble de R+4 avec sous-sol devrait abriter le ministère des Sports et certaines de ces directions. Ce marché de construction était prévu dans le budget national pour les périodes 2015, 2016 et 2017. L’Hôtel des Sports devait être bâti sur le site de l’ancien ministère de la Jeunesse et des Sports en face de l’ex-ENA (École nationale d'administration) sur la route de Koulouba. Les travaux ont débuté par le terrassement. Et après, plus rien encore. D’autres milliards de nos francs sont encore partis en fumée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siège de l’AMAP: Les travaux de construction du nouveau siège de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) sont arrêtés depuis belle lurette. Cet immeuble de cinq (05) niveaux est aussi financé à coût de milliards par le budget national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel gâchis de voir les travaux de construction des immeubles devant abriter certaines directions nationales de l’administration publique à l’arrêt. Alors que l’objectif visé par les autorités maliennes était de moderniser l’administration publique et de donner un nouveau visage à Bamako, la capitale malienne. L’arrêt des travaux de construction de ces bâtiments est intervenu quelques années après les poses des premières pierres. Et s’il y a reprise des travaux, le Trésor public saignera de nouveau.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contribution :  Que peut-on réellement espérer d’une société allergique à la vérité?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-que-peut-on-reellement-esperer-dune-societe-allergique-a-la-verite-3119395.html</link>
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                    <description><![CDATA[Que peut-on espérer d’une société, où l’on ne répond plus à un argument par un argument, mais par l’insulte, la diffamation, l’intimidation, le dénigrement ou la traque de celui qui ose penser autrement ?]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 08:51:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que peut-on espérer d’une société qui transforme des personnages vulgaires et impudiques en vedettes, pendant qu’elle méprise la morale, la pudeur, le savoir et les valeurs ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que peut-on espérer d’une société qui applaudit la médiocrité, banalise tout ce qui la tire vers le bas et encourage précisément les comportements qui la maintiennent dans la stagnation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que peut-on espérer d’une société où une partie de la jeunesse choisit pour modèles des personnages qui ne lui transmettent ni le goût de l’effort, ni la discipline, ni la connaissance, ni le sens du travail ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voulons le développement, mais nous applaudissons exactement ce qui nous maintient dans le sous-développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune nation ne se construit dans le vacarme, la facilité et la médiocrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la Chine compte aujourd’hui parmi les grandes puissances mondiales, elle le doit notamment au travail, à la discipline, à la production, à la formation et à une vision du développement poursuivie sur plusieurs décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si des pays autrefois confrontés à de grandes difficultés économiques, comme la Thaïlande, ont réussi à progresser considérablement, ce n’est pas par miracle. C’est aussi par le travail, l’investissement, l’éducation, l’industrie, la formation et la volonté de produire davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement ne tombe pas du ciel. Il se construit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La quête permanente du gain facile fragilise profondément une société. Elle détruit progressivement le goût de l’effort, banalise les raccourcis et donne l’illusion que l’on peut réussir sans apprendre, sans travailler, sans persévérer et sans produire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et malheureusement, nous évoluons dans une société, où beaucoup rêvent encore de réussite par la voie de la facilité: gagner rapidement, devenir célèbre rapidement, s’enrichir rapidement, obtenir une position rapidement, parfois sans accepter le parcours, les sacrifices et les efforts nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune société sérieuse ne peut avancer avec cette mentalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut réhabiliter le travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut remettre le mérite au centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut redonner de la valeur aux métiers, à l’apprentissage, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat productif, à la connaissance et à la discipline.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut surtout offrir à notre jeunesse d’autres modèles: des femmes et des hommes qui incarnent le travail, le mérite, la créativité, la connaissance, le sens des responsabilités et qui contribuent réellement à faire avancer la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une jeunesse a besoin de modèles qui lui donnent envie d’apprendre, de se dépasser, de construire et de contribuer utilement à la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car ce qu’une société choisit de valoriser finit toujours par façonner les rêves et les ambitions de ses enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque nous valorisons le travail, le mérite, le savoir et l’excellence, nous préparons une génération capable de relever son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sortirons pas de la stagnation uniquement en changeant ceux qui nous gouvernent. Le véritable changement commencera lorsque nous accepterons collectivement de transformer notre rapport au travail, au mérite, à la vérité, à la responsabilité et à l’effort. Car, aucune Nation ne peut progresser si les mentalités et les comportements de sa société restent inchangés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le changement de mentalité s’impose. Et de ce changement de mentalité découlera nécessairement un changement d’attitudes, de comportements et, à terme, de société.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Binta Jean BITTARD</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contribution :  Pourquoi cette monstrueuse insalubrité du cadre de vie urbain qui nous tue à petit feu depuis des décennies ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-pourquoi-cette-monstrueuse-insalubrite-du-cadre-de-vie-urbain-qui-nous-tue-a-petit-feu-depuis-des-decennies-3119393.html</link>
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                    <description><![CDATA[1. Le fait et les réactions sur les réseaux sociaux]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_6927140c3e434.jpg" length="124382" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 08:47:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux en ce début juillet 2026: un grand canal charriant une masse énorme de déchets vers le fleuve après une forte pluie avec le commentaire d’une dame disant ceci: «Nous sommes à Banconi ici, regardez les déchets de Banconi, les moustiques sont sur le point de nous tuer ici». Les qualificatifs de ce fait sur les réseaux sociaux: «incroyable»; «notre quartier N’Golonina est pire»; «jamais vu de pareil»; «catastrophe sanitaire et écologique majeure»; «on abîme le pays de plus en plus»; «déplorable»; «inacceptable»; «triste»; etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je n’ai eu connaissance que de trois réactions traitant des causes ou de la solution à cette «catastrophe» Ce sont:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- «Manque de vision des autorités qui se sont succédées dans ce pays»;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- «Nous avons parmi nous certains gestionnaires/décideurs qui ont l’art et la manière de créer des problèmes afin de faire fonctionner leurs modèles économiques»;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- «Allahouakbar, Qu’Allah nous protège».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est beaucoup plus complexe que tout cela: les visions, programmes et projets n’ont jamais fait défaut; des élites soucieuses de leurs intérêts, on en trouve dans tous les pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux (02) facteurs explicatifs principaux à cette situation qui s’alimentent<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1) Incivisme des citoyens qui versent tous leurs déchets dans la rue ou dans les canaux de drainage des eaux de pluie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’est pas un fait isolé propre à la seule question du cadre de vie. L’incivisme est devenu un fait culturel majeur: «je fais tout ce qui m’arrange, au diable les conséquences pour les autres, pour toutes les communautés, pour la Nation». Une énorme perte de sens de l’autre dans tout ce qu’on fait pourvu que ce soit un moyen de s’en sortir (pour les gens de peu) ou de s’enrichir davantage (pour les nantis). «Bè bi ba bolo» est devenu la grande boussole en matière de comportement dans la société malienne depuis des décennies. Un incivisme hors norme synonyme de perte totale de sens des responsabilités et devoirs envers la société au point de rendre impropre l’utilisation du terme citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cause, l’impunité généralisée en raison de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La faillite de l’État (Cf. ci-dessous);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La faillite de la société dans son rôle traditionnel de régulation des comportements qui jurent avec nos valeurs et l’intérêt collectif: outre les autres sanctions, le seul regard de la société sur un individu (sa mise au ban de la société) était une arme dissuasive pour de tels comportements. Aujourd’hui, un nanti coupable de comportements nuisibles pour la collectivité est célébré par les gens dès lors qu’il redistribue, d’une manière ou d’une autre, une partie de sa richesse à la grande masse des gens. Vous avez dû constater assez souvent dans beaucoup de quartiers de Bamako qu’une bonne partie des eaux sales et autres détritus qui jonchent les rues viennent des maisons les plus cossues. Des gens qui ont construit des maisons à 100 millions ou plus sans fosses septiques et puisards, donc sans aucun souci de la santé publique et du bien-être des populations, qui sont traités de «mogo sèbè» (personne soucieuse des autres) parce qu’ils participent financièrement et en présentiel à tous les évènements sociaux (mariages, baptêmes, funérailles, etc.).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet incivisme a toujours réduit à néant le peu d’effort entrepris par certains dirigeants de l’État sincèrement engagés pour assainir notre cadre de vie et a renforcé la faillite de l’État dans la prestation du service public de l’assainissement et de la santé publique. Tant qu’il continuera, l’action publique pour l’assainissement du cadre de vie sera du «bogononi» (travail interminable de construction et déconstruction simultanée). La destruction-reconstruction du Kilimandjaro (célèbre tas d’ordures) à Lafiabougou et les nombreuses opérations spéciales d’assainissement de la ville de Bamako à coup de milliards l’illustrent à merveille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement cet incivisme généralisé concerne tous les autres secteurs de la vie économique et sociale (sécurité, économie, santé, etc.) et impacte négativement sur notre capacité à faire aboutir un projet collectif pour la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2) Un État failli au service d’une minorité d’élites dominantes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une petite élite dominante à la manette de l’appareil d’État (l’État profond) et ses élites alliées (hommes et femmes «d’affaires»; notabilités en tous genres; etc.) qui ont perdu tout souci de la nation (du collectif tout court) et du service public aux populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seuls comptent réellement pour ces élites: leur survie et la perpétuation de leur hégémonie sur la gestion des affaires publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, la porte est laissée grande ouverte à toutes sortes d’incivisme ne remettant pas en cause cette survie et cet hégémonisme. Les gens parlent à tort d’État faible, mais ils apprennent à leur dépens que cet État est tout sauf faible quand ils s’attaquent aux préoccupations de ces élites. «Faites tout ce que vous voulez, ma seule ligne rouge est de s’attaquer à ma survie et à mon hégémonie», tel est leur message à la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi sont réunies les conditions permissives d’une explosion de l’incivisme dont l’ampleur a conduit à l’impuissance de l’État à y faire face de peur que les mesures prises ne se traduisent par un soulèvement populaire susceptible d’enfanter un changement de régime. Les échecs majeurs de l’État en matière de gestion urbaine en sont les témoignages les plus éloquents: échec dans l’assainissement du cadre de vie; échec dans la maîtrise du lotissement des espaces; échec dans l’occupation des voies publiques par les acteurs du secteur informel de l’économie (petits vendeurs, réparateurs de motos et toutes sortes de prestataires de services).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens ont toujours cru et continuent toujours de croire qu’il suffit de changer de régime pour mettre fin aux mauvaises pratiques de gouvernance qui plombent le pays en dépit des nombreux changements de régimes constitutionnels et non constitutionnels intervenus sur plusieurs décennies. Tant que la composition de nos équipes de gouvernants sera dans un jeu de chaises musicales entre les membres de cette petite élite et ses alliés plus préoccupé par leurs intérêts que l’intérêt général avec comme unique boussole «pousse toi pour que je m’y mette», il y a peu de chance de gagner la bataille contre les mauvaises pratiques de gouvernance et vaincre l’énorme insalubrité de nos villes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Espérons qu’un jour, nous saurons tirer les bonnes leçons de tout ça pour, ensemble, vaincre l’énorme insalubrité de nos villes et bien plus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Konimba SIDIBÉ, ancien Ministre<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tribune: L’Afrique ne peut plus développer son agriculture sans science, sans investissements et sans politiques cohérentes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-lafrique-ne-peut-plus-developper-son-agriculture-sans-science-sans-investissements-et-sans-politiques-coherentes-3119392.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’Afrique possède environ 60% des terres arables non exploitées de la planète]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 08:43:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique possède environ 60% des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, notre continent continue d’importer massivement des produits alimentaires, reste vulnérable aux chocs climatiques et voit des millions de jeunes quitter les campagnes faute d’opportunités économiques viables. Ce paradoxe doit nous interpeller collectivement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant longtemps, beaucoup de pays africains ont considéré l’agriculture principalement comme un secteur social destiné à assurer la survie des populations rurales. Cette approche a permis de maintenir une certaine stabilité alimentaire, mais elle ne suffit plus face aux défis démographiques, climatiques, énergétiques et géopolitiques du XXIème siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit désormais considérer l’agriculture comme un secteur stratégique de souveraineté économique, industrielle et technologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité est que la productivité agricole africaine reste parmi les plus faibles du monde. Dans plusieurs pays, les rendements céréaliers demeurent largement inférieurs à ceux observés en Asie ou dans certaines régions d’Amérique latine. Pourtant, les solutions techniques existent: semences améliorées, irrigation solaire, agriculture de précision, mécanisation adaptée, gestion intelligente des sols, conservation post-récolte, transformation agroalimentaire locale, plateformes numériques agricoles, recherche génétique, services météorologiques agricoles, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable problème n’est donc pas l’absence de solutions. Le problème est l’absence d’écosystèmes capables de transformer les innovations scientifiques en richesse économique réelle pour les producteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans de nombreux pays africains, les centres de recherche agricole travaillent avec des budgets insuffisants, des équipements obsolètes et des ressources humaines limitées. Les chercheurs produisent parfois des innovations pertinentes qui restent enfermées dans des laboratoires ou dans des projets pilotes sans véritable diffusion à grande échelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La recherche agricole ne peut avoir d’impact sans investissements massifs et sans politiques publiques cohérentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une erreur stratégique de croire que l’agriculture peut se moderniser uniquement grâce aux initiatives individuelles des producteurs. Aucun grand pays agricole au monde ne s’est développé sans une forte implication de l’État, notamment dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la recherche-développement;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’irrigation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les infrastructures rurales;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les routes et la logistique;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’accès au crédit;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la sécurisation foncière;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la formation technique;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’énergie rurale;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les systèmes de stockage et de transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pays asiatiques l’ont compris depuis longtemps. La Chine, l’Inde, le Vietnam ou encore la Corée du Sud ont massivement investi dans la recherche agricole, la vulgarisation et les infrastructures rurales avant de devenir des puissances industrielles et exportatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne peut pas continuer à importer des modèles sans construire ses propres systèmes adaptés à ses réalités écologiques, sociales et économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des plus grands défis est celui du financement. Malgré les engagements pris dans le cadre du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA/CAADP), peu de pays consacrent effectivement 10% de leurs budgets nationaux à l’agriculture de manière durable et efficace. Les dépenses en recherche agricole restent également insuffisantes dans plusieurs États africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, investir dans la science agricole n’est pas une dépense improductive. C’est un investissement stratégique à fort rendement économique et social. Chaque amélioration de la productivité agricole produit des effets multiplicateurs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• augmentation des revenus ruraux;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• réduction de la pauvreté;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• amélioration de la sécurité alimentaire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• création d’emplois pour les jeunes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• développement de l’agro-industrie;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• réduction des importations;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• amélioration de la balance commerciale;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• stabilisation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit également changer sa manière de concevoir le développement rural. Les villages ne doivent plus être considérés uniquement comme des espaces de production primaire pauvres et marginalisés. Ils doivent devenir des espaces économiques modernes intégrés aux chaînes de valeur nationales et internationales. Cela suppose de placer l’eau et l’énergie au cœur de la transformation rurale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans maîtrise de l’eau, il ne peut y avoir d’agriculture moderne durable. Sans énergie, il n’y a ni pompage, ni conservation, ni transformation, ni industrialisation rurale. C’est pourquoi les politiques agricoles africaines devraient intégrer massivement:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les systèmes d’irrigation solaire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les mini-réseaux énergétiques ruraux;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les unités locales de transformation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les plateformes logistiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les centres de services agricoles mutualisés;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les technologies numériques adaptées aux petits producteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de «villages productifs» connectés aux marchés et aux industries pourrait devenir un puissant moteur de transformation économique du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit aussi mieux valoriser ses universités, ses instituts de recherche et sa jeunesse scientifique. Des milliers de jeunes chercheurs africains talentueux existent, mais beaucoup manquent de moyens, de laboratoires performants ou d’opportunités professionnelles. Certains quittent même le continent, aggravant ainsi la dépendance technologique de nos pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille agricole du futur sera aussi une bataille scientifique et technologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’Afrique doit éviter un piège majeur: celui de produire davantage sans transformer localement. Une agriculture moderne sans agro-industrie locale risque simplement d’augmenter les exportations de matières premières brutes tout en laissant la valeur ajoutée et les emplois industriels à l’extérieur du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation structurelle de l’Afrique passe donc par une alliance stratégique entre:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• agriculture;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• science;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• énergie;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• industrie;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• finance;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• infrastructures;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• formation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• politiques publiques cohérentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps est venu pour les dirigeants africains, les institutions régionales, le secteur privé, les chercheurs, les banques, les universités et les partenaires techniques de construire ensemble une nouvelle vision de l’agriculture africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une agriculture fondée non plus sur la survie, mais sur la souveraineté, la productivité, la transformation industrielle et la prospérité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car au fond, le véritable défi de l’Afrique n’est pas seulement de produire plus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable défi est de transformer la science, l’eau, l’énergie, les terres, les marchés et le génie humain africain en puissance économique durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG,<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Économiste/ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Suivi des recommandations de la vérification financière de la gestion de l’agence de gestion du fonds d’accès universel :  Une mise en œuvre des recommandations globalement très satisfaisante]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-de-la-verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-de-gestion-du-fonds-dacces-universel-une-mise-en-oeuvre-des-recommandations-globalement-tres-satisfaisante-3119391.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/suivi-des-recommandations-de-la-verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-de-gestion-du-fonds-dacces-universel-une-mise-en-oeuvre-des-recommandations-globalement-tres-satisfaisante-3119391.html</guid>

                    <description><![CDATA[Dans le cadre de l’exercice de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a procédé au suivi des recommandations de la vérification financière de la gestion de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU), effectuée en 2024.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_6928a959701d3.jpg" length="65962" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 08:40:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mission de suivi avait pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de suivi, qui a couvert les exercices 2025 et 2026 (30 juin), a ainsi relevé des recommandations entièrement mise en œuvre et une recommandation non applicable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recommandations entièrement mises en œuvre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de la vérification de suivi que le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration a initié le projet d’arrêté conjoint relatif au financement du Fonds d’Accès Universel par les opérateurs fournisseurs d’accès ou de service internet et les opérateurs fournisseurs de services à valeur ajoutée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur Général de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU) adresse une copie des états de versement de la redevance Radio TV au Ministre de Tutelle, au Ministre de l’Économie et des Finances et au Ministre chargé de la Communication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux (AGETIER) a invité la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) à une séance d’ouverture des plis dans le cadre de l’exécution d’une Convention de maîtrise d’ouvrage déléguée conclue avec l’AGEFAU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recommandation non applicable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De janvier 2025 et au 30 juin 2026, la DGPM-DSP n’a pas reçu de requêtes de recours à la procédure d’entente directe portant sur les conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, les travaux de vérification ont révélé un taux de mise en œuvre des recommandations de 100%. En effet, sur quatre recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, une n’est pas applicable. Les trois (03) recommandations applicables ont été entièrement mises en œuvre, soit un taux de mise en œuvre globale des recommandations très satisfaisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Le cap des 1 000: regarder loin, rester fidèle]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/scandale-immobilier-80-millions-fcfa-volatilises-biyagui-immo-avoue-avoir-vendu-des-terrains-litigieux-a-la-diaspora-malienne-aux-usa-3118939.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/editorial/scandale-immobilier-80-millions-fcfa-volatilises-biyagui-immo-avoue-avoir-vendu-des-terrains-litigieux-a-la-diaspora-malienne-aux-usa-3118939.html</guid>

                    <description><![CDATA[Vous tenez entre vos mains le 1 000e numéro de votre hebdomadaire du lundi, L’Inter de Bamako, lancé en 2004]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a7996dce8a18.jpg" length="92314" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 09:25:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous tenez entre vos mains le 1 000e numéro de votre hebdomadaire du lundi, L’Inter de Bamako, lancé en 2004. Derrière ce chiffre se cachent des années de durs labeurs, des rendez-vous réguliers avec nos lecteurs pour informer, analyser, questionner et accompagner le développement socio-économique du Mali. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant vingt-deux (22) ans, nous n’avons raté aucune occasion d’apporter notre modeste contribution à la construction de l’édifice Mali. Et malgré les soubresauts socio-politiques que notre pays a traversés ces dernières années, nous sommes restés fidèles à notre ligne éditoriale, à savoir une société malienne juste, digne et respectée. Cet engagement de maintenir notre ligne éditoriale, nous en a fait voir toutes les couleurs: refus d’abonnements, d’insertions, d’invitations à des cérémonies nationales et des pressions de toutes sortes. Ce 1 000ème numéro est moins une ligne d’arrivée qu’une étape qui invite à regarder l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 1 000ème numéro est l’occasion pour nous d’adresser nos sincères remerciements à nos lecteurs, partenaires et collaborateurs d’hier et d’aujourd’hui. Votre confiance, votre fidélité, vos soutiens et critiques ont façonné l’identité de notre journal. Que vous en soyez remerciés !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 1 000ème numéro n’est pas un aboutissement, mais une promesse renouvelée. Celle de continuer à informer avec exigence et rigueur, à donner la parole aux citoyens, à éclairer les débats et à servir l’intérêt général. Les mille prochains numéros restent à écrire avec la même passion et la même exigence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les prochains numéros témoigneront de notre capacité à rester fidèle à notre mission d’informer, de sensibiliser et d’éduquer, tout en répondant aux défis de notre époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le grand programme national «Eau 2050» :  Une vision pour transformer le Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/le-grand-programme-national-eau-2050-une-vision-pour-transformer-le-mali-3119042.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/le-grand-programme-national-eau-2050-une-vision-pour-transformer-le-mali-3119042.html</guid>

                    <description><![CDATA[Pour donner une traduction concrète à l’ambition d’une maîtrise parfaite de l’eau, le Mali pourrait lancer un Grand Programme National «Eau 2050», placé sous le haut patronage du Président de la République et faisant l’objet d’un consensus national.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 09:21:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce programme poursuivrait une ambition simple: faire de la maîtrise de l’eau le principal moteur de la transformation économique et sociale du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’articulerait autour de dix (10) objectifs stratégiques:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1) Porter progressivement l’Office du Niger à un million d’hectares aménagés et exploités, grâce à un programme continu d’investissements publics et privés, faisant de cette zone l’un des plus grands pôles agricoles d’Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2) Créer un Programme national des Villages Productifs, permettant de doter progressivement chaque village du Mali d’au moins dix (10) hectares de périmètres irrigués par énergie solaire et de cinq (05) hectares consacrés à la production fourragère, afin de soutenir simultanément l’agriculture, l’élevage intensif et la résilience climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3) Réaliser une cartographie exhaustive des ressources en eau, incluant les eaux de surface et les nappes souterraines, afin de guider les investissements sur des bases scientifiques. Développer la pratique de rétention d’eau de pluie à travers la construction de bassins de rétention et de conservation d’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5) Moderniser les grands barrages et développer de nouveaux ouvrages hydrauliques, lorsque les études techniques, économiques, sociales et environnementales démontrent leur pertinence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6) Développer une industrie nationale de fabrication, d’assemblage et de maintenance des équipements d’irrigation, des pompes solaires, des systèmes de goutte-à-goutte et des équipements agricoles, afin de renforcer le contenu local et de créer des emplois industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7) Structurer les dix (10) principales chaînes de valeur agricoles et pastorales, en intégrant production, stockage, transformation, logistique, commercialisation, financement et exportation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">8) Mobiliser un financement innovant, associant l’État, les partenaires techniques et financiers, les banques, les compagnies d’assurances, la Caisse des Dépôts et Consignations, les marchés financiers régionaux, les investisseurs privés, la diaspora et l’actionnariat populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9) Mettre en place un système national de recherche, d’innovation et de formation, consacré à l’irrigation, à la gestion durable de l’eau, à l’agriculture de précision, aux biotechnologies végétales et aux technologies numériques appliquées à l’agriculture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">10) Créer une Autorité nationale de coordination du Programme «Eau 2050», chargée d’assurer la cohérence des politiques publiques, de suivre les investissements, d’évaluer les résultats et de publier chaque année un rapport de performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">11) Faire de l’eau un levier de paix, de prospérité et d’intégration territoriale, en utilisant les investissements hydroagricoles pour créer des emplois, réduire les inégalités régionales, limiter l’exode rural et renforcer la stabilité économique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une ambition à la mesure des défis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coût d’un tel programme serait élevé. Mais le coût de l’inaction serait bien supérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque hectare irrigué produit davantage de richesse, crée davantage d’emplois, sécurise davantage de revenus et réduit davantage la pauvreté qu’un hectare dépendant exclusivement des précipitations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’investissement dans la maîtrise de l’eau doit donc être considéré comme un investissement productif, et non comme une simple dépense publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’horizon 2050, le Mali pourrait ainsi devenir non seulement autosuffisant sur le plan alimentaire, mais également un grand exportateur de produits agricoles transformés, tout en faisant émerger une industrie agroalimentaire moderne et compétitive. Cette vision contribuerait à renforcer la souveraineté économique du pays, à améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales et à faire de l’agriculture un véritable moteur de la croissance nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, Août 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Économiste/ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Économie malienne • Les ressources financières progressent, mais financent-elles suffisamment le développement ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/economie-malienne-les-ressources-financieres-progressent-mais-financent-elles-suffisamment-le-developpement-3118720.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/economie-malienne-les-ressources-financieres-progressent-mais-financent-elles-suffisamment-le-developpement-3118720.html</guid>

                    <description><![CDATA[• Transformer davantage la liquidité et l’épargne en investissements, en production et en emplois]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 09:54:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les statistiques économiques ont cette vertu: lorsqu’elles sont correctement interprétées, elles permettent de dépasser les impressions pour poser les véritables questions de politique économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bulletin mensuel des statistiques de mai 2026 de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) offre, à cet égard, une photographie particulièrement instructive de l’économie malienne. Il met en évidence une situation qui peut paraître paradoxale: les ressources monétaires et la position extérieure du Mali s’améliorent sensiblement, tandis que le financement bancaire de l’économie productive progresse beaucoup moins rapidement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source: Bulletin mensuel des statistiques-Mai 2026.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation invite à poser une question fondamentale: notre système économique transforme-t-il suffisamment les ressources financières disponibles en investissements productifs, en entreprises, en emplois et en valeur ajoutée nationale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1) Des ressources monétaires en progression<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre février et avril 2026, la masse monétaire du Mali, mesurée par l’agrégat M2, est passée d’environ 5 537 milliards à 5 825 milliards de Francs CFA, soit une augmentation de près de 288 milliards de Francs CFA en seulement deux mois, équivalant à environ 5,2%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette progression traduit notamment une augmentation des dépôts et une amélioration significative de la liquidité globale de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus remarquable encore, les actifs extérieurs nets du Mali sont passés d’environ 983 milliards de Francs CFA en février à 1 473 milliards de Francs CFA en avril 2026, soit une progression proche de 50% en deux (02) mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution constitue un signal favorable. Elle traduit une amélioration de la position financière extérieure qui peut provenir, selon les périodes, des recettes d’exportation, notamment minières, des transferts, des mouvements de capitaux ou d’autres entrées extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut toutefois éviter une conclusion trop rapide: une augmentation de la monnaie disponible n’est pas automatiquement synonyme d’augmentation de la richesse produite. La question essentielle est de savoir ce que devient cette liquidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2) Le paradoxe: davantage de monnaie, mais peu de progression du crédit productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que les chiffres deviennent particulièrement intéressants. Alors que la masse monétaire augmentait d’environ 288 milliards de Francs CFA entre février et avril 2026, les créances sur les secteurs autres que l’administration centrale sont restées pratiquement inchangées:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3 578,9 milliards de Francs CFA en février, 3 580,3 milliards de Francs CFA en mars et 3 579,6 milliards de Francs CFA en avril. Autrement dit, pendant que les ressources monétaires progressaient de plus de 5%, le financement des autres secteurs de l’économie stagnait pratiquement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est encore plus révélateur lorsqu’on examine directement le crédit au secteur privé. Celui-ci est passé d’environ 3 343 milliards de Francs CFA en février à 3 262 milliards de Francs CFA en mars, avant de remonter légèrement à environ 3 280 milliards de Francs CFA en avril.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À fin avril, il restait donc inférieur d’environ 63 milliards de FCFA à son niveau de février. Il existe ainsi un décalage entre la progression des ressources financières et leur transformation en crédits à l’économie productive. C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de ces statistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3) Le financement de l’État occupe une place considérable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un deuxième chiffre mérite l’attention. Les créances nettes du système bancaire et monétaire sur l’administration centrale malienne représentaient environ 2 172 milliards de Francs CFA en février, 2 202 milliards en mars et encore près de 2 006 milliards de Francs CFA en avril 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de comparaison, les crédits accordés au secteur privé représentaient environ 3 280 milliards de Francs CFA en avril. Cela signifie que les créances nettes sur l’État représentent un montant équivalent à plus de 60% du crédit au secteur privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne s’agit évidemment pas de considérer le financement de l’État comme improductif par nature. Lorsqu’il finance une route, une centrale électrique, un barrage, une école, un hôpital ou une infrastructure industrielle, l’endettement public peut constituer un puissant facteur de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable question est celle de la qualité économique de la dette et de son utilisation. Mais une autre difficulté apparaît lorsque les banques trouvent plus simple, plus sûr et parfois suffisamment rentable de financer l’État plutôt que les entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous entrons alors dans ce que les économistes appellent un effet d’éviction. L’État emprunte les ressources disponibles et réduit indirectement l’incitation du système financier à financer les PME et les investissements privés, généralement plus risqués et plus coûteux à analyser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4) Le crédit existe, mais finance-t-il suffisamment la transformation économique ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question ne concerne pas uniquement le volume du crédit. Elle concerne également sa destination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les données disponibles montrent l’importance du commerce dans les utilisations de crédits déclarées au Mali. Cette situation correspond à la structure actuelle de notre économie: une part importante du financement bancaire accompagne les importations, la distribution, les stocks et les besoins de trésorerie à court terme. Ces activités sont indispensables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais une économie ne peut pas accélérer durablement son développement si son système financier finance davantage la circulation des marchandises que la création de capacités productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut davantage financer: l’agriculture irriguée et mécanisée; l’élevage et la production d’aliments pour bétail; les industries agroalimentaires; le coton-textile-habillement; les matériaux de construction; l’énergie; les industries pharmaceutiques; les mines et leur transformation locale; le transport et la logistique; ainsi que l’économie numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable enjeu est de transformer progressivement notre système bancaire en un instrument plus puissant de transformation structurelle de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5) La prudence des banques s’explique aussi par la qualité du portefeuille<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait cependant trop facile d’attribuer toute la responsabilité aux banques. Les chiffres montrent également un niveau préoccupant de créances en souffrance. À fin avril 2026, les crédits bruts à la clientèle bancaire au Mali représentaient environ 3 925 milliards de Francs CFA, contre environ 4 015 milliards de Francs CFA un an auparavant, soit une diminution de l’ordre de 2,2%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ce portefeuille, les créances brutes en souffrance atteignaient environ 513 milliards de Francs CFA. Le taux brut de dégradation du portefeuille ressortait ainsi à environ 13,1%, contre environ 9,4% pour l’ensemble de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Le Mali se situe donc près de quatre (04) points au-dessus de la moyenne régionale. C’est un signal qu’il faut prendre très au sérieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, après prise en compte des provisions, le taux net de dégradation est ramené à environ 5,4%, et le taux de couverture des créances en souffrance par les provisions atteint environ 62%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais lorsqu’environ un franc sur huit du portefeuille brut de crédit présente une difficulté de remboursement, les banques deviennent naturellement prudentes. La faiblesse du crédit productif ne peut donc être corrigée simplement en demandant aux banques de «prêter davantage». Il faut également réduire le risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose une meilleure gouvernance des entreprises, des états financiers fiables, une justice commerciale plus rapide, des garanties mieux sécurisées, une centrale des risques performante et des mécanismes de garantie permettant un véritable partage du risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6) Une inflation maîtrisée: un acquis important à préserver<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les indicateurs ne sont heureusement pas préoccupants. L’inflation au Mali reste relativement maîtrisée. Elle est passée de 0,6% en février 2026 à 0,7% en mars, 1% en avril puis 1,3% en mai. Ce niveau demeure modéré et nettement inférieur aux 4,4% enregistrés en mai 2025. C’est un acquis macroéconomique important. Mais il reste fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mai 2026, le prix international du pétrole avait augmenté de 62% sur un an en dollars et de 56,6% lorsqu’il est exprimé en Franc CFA. Le prix international du blé progressait de 16,4% et celui de l’huile de 18,1%. À l’inverse, le riz reculait de 7,2%, le sucre de 16,1% et le lait de 25%. Bulletin mensuel des statistiques, Mai 2026.pdf.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un pays enclavé et encore fortement dépendant des importations de carburants, de produits alimentaires et de biens manufacturés, ces fluctuations constituent une vulnérabilité structurelle. La meilleure politique de lutte contre l’inflation importée reste donc, à moyen terme, l’augmentation de la production nationale et de la productivité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7) Le climat des affaires s’améliore, mais le potentiel reste considérable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre indicateur mérite d’être suivi. L’indicateur du climat des affaires au Mali, qui avait affiché une moyenne d’environ 98,7 points en 2025, s’est rapproché de 100 points au printemps 2026, atteignant environ 99,9 en avril et en mai. Cette évolution est encourageante. Mais elle montre également que des marges importantes existent encore pour améliorer l’environnement des entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès à l’électricité, le coût du financement, la fiscalité, les délais administratifs, la sécurité juridique, les infrastructures logistiques et la disponibilité des compétences restent des facteurs déterminants de compétitivité. Le développement du secteur privé ne dépend donc pas uniquement de la quantité de crédit disponible. Il dépend d’un écosystème complet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose pourtant d’importants gisements de financement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays ne doit pas limiter sa réflexion au crédit bancaire classique. Il existe plusieurs sources de financement encore insuffisamment mobilisées: les banques, bien sûr, mais également les compagnies d’assurance, les caisses de retraite, la Caisse des dépôts et consignations, le marché financier régional, les fonds d’investissement, la diaspora, l’actionnariat populaire et les Partenariats public-privés (PPP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi consiste à transformer cette épargne en capital productif à long terme. Une usine ne peut pas être financée comme une opération d’importation de marchandises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un périmètre irrigué, une cimenterie, une usine pharmaceutique, une filature de coton, une centrale solaire ou une infrastructure logistique nécessitent des financements pouvant atteindre dix, quinze ou vingt (20) ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre système financier doit donc progressivement passer d’une logique principalement fondée sur le crédit à court terme à une architecture combinant crédit bancaire, fonds propres, obligations, garanties, crédit-bail, capital-investissement et PPP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut mesurer la qualité du financement, pas seulement son volume<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons également changer notre manière d’évaluer la performance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne suffit plus d’annoncer: «Nous avons mobilisé 500 milliards».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question suivante doit immédiatement être posée: Qu’avons-nous produit avec ces 500 milliards ? Combien d’usines ? Combien d’hectares irrigués ? Combien de mégawatts supplémentaires ? Combien d’entreprises nouvelles ? Combien d’emplois permanents ? Combien d’importations remplacées par une production nationale compétitive ? Combien d’exportations nouvelles ? Combien de recettes fiscales supplémentaires ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ce que l’on pourrait appeler la qualité du financement du développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un milliard de Francs CFA utilisé pour financer un investissement productif capable de générer durablement production, emplois, exportations et recettes fiscales n’a pas le même impact économique qu’un milliard consacré à une dépense sans effet durable sur la capacité productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>8) Vers un pacte national pour le financement productif</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali gagnerait à mettre en place un Pacte national pour le financement de l’économie productive, associant l’État, les banques, la BCEAO dans le respect de son mandat régional, le secteur privé, les institutions financières, les investisseurs institutionnels et la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce pacte pourrait poursuivre quelques objectifs mesurables à moyen terme: accroître significativement la part du crédit destinée aux entreprises productives; augmenter les financements à moyen et long terme; réduire progressivement le taux de créances en souffrance vers la moyenne régionale; mobiliser davantage l’épargne institutionnelle vers l’investissement; et développer des instruments de garantie et de partage des risques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il pourrait surtout concentrer les financements sur quelques chaînes de valeur stratégiques, où le Mali possède des avantages réels: agriculture et irrigation, élevage, coton-textile, agro-industrie, mines et transformation minière, matériaux de construction, énergie, pharmacie, transport-logistique et numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tableau de bord trimestriel devrait ensuite permettre de suivre non seulement les milliards mobilisés, mais les résultats économiques obtenus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9) Conclusion: faire travailler davantage notre argent pour notre développement<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les statistiques de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) nous livrent finalement un message à la fois encourageant et exigeant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre février et avril 2026, la masse monétaire du Mali a progressé d’environ 288 milliards de Francs CFA, tandis que les actifs extérieurs nets augmentaient de près de 490 milliards de Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, les créances sur les secteurs autres que l’administration centrale sont restées pratiquement stables autour de 3 580 milliards de Francs CFA, tandis que le crédit au secteur privé demeurait autour de 3 280 milliards de Francs CFA et que les créances en souffrance représentaient encore environ 13% du portefeuille brut bancaire. Ces chiffres résument une partie essentielle du défi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne doit pas seulement chercher davantage d’argent. Il doit surtout apprendre à mieux transformer l’argent disponible en richesse productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable circuit du développement devrait être:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Épargne → financement → investissement productif → production → emplois → exportations → recettes publiques → nouvel investissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est lorsque ce cercle devient vertueux qu’une économie accélère véritablement son développement. Le défi économique du Mali n’est donc pas seulement monétaire ou financier. Il est profondément productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre ambition doit être de faire en sorte que chaque franc mobilisé, qu’il provienne du budget, des banques, de l’épargne nationale, de la diaspora ou des investisseurs, contribue davantage à construire les capacités productives du pays. C’est ainsi que la finance cessera d’être seulement un indicateur de liquidité pour devenir un véritable instrument de transformation économique et de prospérité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, juillet 2026<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Harouna NIANG, Économiste/ancien ministre</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Déviations institutionnelles et oligopole du numérique en Afrique de l’ouest :  La manne séquestrée: aux origines de la captation du Fonds d’accès universel au Mali]]></title>

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                    <description><![CDATA[Au cœur des théories modernes de l’aménagement du territoire, la télécommunication n’est plus un luxe marchand, mais une infrastructure vitale au même titre que l'eau, l'électricité ou le réseau routier.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 09:51:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, dans les vastes étendus du Sahel et tout particulièrement au Mali, la promesse d'une couverture numérique intégrale se heurte à des paradoxes institutionnels saisissants. Au centre de ce blocage se trouve un instrument méconnu du grand public, mais au cœur d'immenses enjeux financiers et politiques: le Fonds d’accès universel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conçu à l'origine comme un levier démocratique et redistributif pour désenclaver les zones rurales non rentables, ce fonds s'est progressivement métamorphosé en une régie financière sous tutelle politique directe, victime d'arbitrages sécuritaires et de guerres corporatistes qui ont fini par asphyxier le marché local de l'Internet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Fonds d’accès universel: un modèle de péréquation mondiale dévoyé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’échelle internationale, les Fonds d’Accès Universel (FAU) reposent sur une logique économique limpide: pallier les défaillances structurelles du marché. Dans une économie ouverte, un opérateur privé guide ses investissements d'infrastructures vers les zones urbaines à forte densité, là où le retour sur investissement est rapide et garanti. Les zones rurales, éloignées ou à faible pouvoir d'achat, qualifiées de «zones blanches», sont naturellement délaissées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour corriger cette fracture numérique, la quasi-totalité des nations du monde a instauré un mécanisme de péréquation sectorielle. Le principe est simple: imposer aux opérateurs de télécommunications titulaires d'une licence une redevance obligatoire, équivalant généralement à 1% ou 2% de leur chiffre d’affaires brut hors taxes. Cette collecte constitue une enveloppe publique sanctuarisée, destinée à subventionner l'extension des pylônes, l'acheminement de la fibre optique et l'accès aux équipements dans les localités enclavées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la majorité des pays membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l’Alliance des États du Sahel (AES), du Sénégal à la Côte d'Ivoire, en passant par le Burkina Faso et le Niger, ces fonds sont administrés par des organes techniques ou des Autorités de Régulation (telles que l'ARTP, l'ARCEP ou l'ARTCI) sous la tutelle administrative du Ministère de la Communication et de l'Économie Numérique. Cette architecture vise à garantir l'étanchéité des ressources face aux tentations de captation budgétaire par le Trésor public. Mais au Mali, une rupture institutionnelle majeure est venue faire éclater ce standard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ, Journaliste d'investigation &amp; Chercheur en Stratégies de Croissance Accélérée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Analyste des Enjeux et Innovations du Développement Durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Directeur de Publication (Le Reflet, Le Carcan) &amp; Consultant-Analyste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Spécialiste de l'Économie des Télécoms|Certifié IFDD/Université Senghor<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré 1:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">BENCHMARK SOUS-RÉGIONAL :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des Fonds d’Accès Universel dans la zone CEDEAO&amp;AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La structure et la gouvernance des Fonds d'Accès Universel (FAU) varient considérablement au sein de la sous-région, influençant directement la capacité des États à étendre le haut débit dans les zones enclavées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sénégal (FDSUT): Le Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications est financé à hauteur de 2% du chiffre d'Affaires des opérateurs. Il est géré par un Comité de direction paritaire et supervisé par l'ARTP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côte d’Ivoire (ANSUT): L'Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications gère les contributions (fixées à 2% du CA) sous la tutelle du Ministère de l'Économie Numérique, avec une forte réinjection dans les projets d'infrastructures publiques (Backbone national).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Burkina Faso (FADT) &amp; Niger (FAD): Le prélèvement varie entre 1% et 2%. La gestion est rattachée à l'Autorité de Régulation (ARCEP) pour garantir que chaque franc collecté soutienne directement l'itinérance locale (national roaming) et la couverture des zones rurales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mali (AGEFAU): Bien que le taux légal soit conforme à la norme sous-régionale (1% à 2%), la gestion du fonds se distingue par sa tutelle directe sous la Primature, une spécificité née des événements de 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arbitrage de 2012: quand l'effort de guerre réorganise la régulation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre l'anomalie institutionnelle malienne, il faut remonter à l'année 2012. Le pays traverse alors l'une des crises politico-militaires les plus graves de son histoire contemporaine. Au lendemain du coup d'État du Capitaine Amadou Haya Sanogo, le gouvernement de transition, rapidement dirigé par Diango Sissoko, se retrouve confronté à un assèchement dramatique des finances publiques. Le front Nord nécessite des équipements militaires d'urgence, mais l'État n'a plus de liquidités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans ce contexte de contrainte budgétaire extrême que le Directeur Général de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes (AMRTP) de l’époque, Choguel Kokalla Maïga, signale à la Primature l'existence de liquidités considérables accumulées dans les caisses de l'Autorité de Régulation au titre du Fonds d’Accès Universel (qui n'était pas encore géré par une agence autonome). Le diagnostic est clair: les milliards sont là, mais leur utilisation exceptionnelle exige une décision formelle du Conseil des ministres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arbitrage est immédiat: le gouvernement décide de puiser de manière exceptionnelle une somme dans ces réserves sectorielles pour financer l'acquisition de matériels militaires et soutenir l'Armée nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture définitive survient quelques mois plus tard. Le gouvernement de transition sollicite une nouvelle fois l'AMRTP pour un décaissement complémentaire. Jugeant cette nouvelle demande techniquement infondée et contraire aux règles de gestion comptable, le Directeur Général de l'AMRTP s'oppose formellement au transfert. Mécontents de ce refus d'obtempérer, les gouvernants retirent tout simplement la gestion du Fonds d'Accès Universel à l'AMRTP pour la placer sous le contrôle direct du Premier ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque l’AGEFAU (Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel) est ultérieurement créée par ordonnance, elle hérite statutairement de cette tutelle directe de la Primature. Ce choix, motivé par des impératifs sécuritaires et des tensions d'appareil, a pérennisé une anomalie structurelle: placer un fonds d'investissement technologique à long terme sous le contrôle politique immédiat du chef du gouvernement, l'exposant en permanence aux urgences budgétaires de l'État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incurie, redevances impayées et blocage stratégique de la fibre noire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette centralisation politique s’est accompagnée d'une dégradation de la rigueur opérationnelle. Alors que l'AGEFAU devait devenir le bras armé de la couverture numérique rurale, la collecte du fonds s'effectue aujourd'hui avec des retards chroniques. Selon plusieurs sources du secteur, certains grands opérateurs accumulent d'importants arriérés de paiement, sans être soumis aux pénalités coercitives qu'exigerait un régulateur totalement indépendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le dysfonctionnement le plus lourd de conséquences concerne la politique d'accès aux infrastructures de transport de données, la fameuse «fibre noire».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors qu'en 2025, un pays comme le Togo adoptait une stratégie d'ouverture agressive, divisant par deux le coût de la fibre noire, de 70 à 35 Francs CFA le mètre, pour permettre aux Fournisseurs d'Accès Internet (FAI) de diffuser le haut débit dans les hameaux les plus reculés, le Mali s'enfonçait dans une logique de verrouillage protectionniste. L'aveu désarmant d'un expert de l'AGEFAU lors d'un entretien récent résume la mentalité des acteurs historiques: «Quand j’étais chez l'opérateur historique, nous avons mis la pression sur la SMTD pour qu'elle arrête la vente de la fibre noire».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette stratégie visait délibérément à empêcher la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA), gestionnaire du backbone national en fibre optique, de devenir une alternative crédible de vente en gros pour les FAI indépendants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré 2:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ANATOMIE D'UN BLOCAGE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fibre noire et tarifs de gros: la guerre d'usure contre les FAI<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre l'absence de concurrence sur le marché de l'Internet fixe au Mali, il faut analyser la chaîne de valeur du haut débit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La Fibre Noire: C'est la fibre optique brute installée sous terre, non encore activée par des équipements électroniques. Sa location à tarif régulé permet à n'importe quel Fournisseurs d'Accès Internet (FAI) d'acheminer sa propre bande passante à moindre coût.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. La stratégie de verrouillage: En incitant la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA) à restreindre la vente de sa fibre noire, les acteurs dominants contraignent les FAI indépendants à acheter de la bande passante en gros (IP Transit) directement auprès d'eux (Orange Mali ou SOTELMA/Moov Africa).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. L'asphyxie tarifaire: Les opérateurs historiques vendent l'Internet de gros aux FAI à des prix prohibitifs, proches de leurs propres tarifs de détail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Le conflit d'intérêts: Interrogé sur ces conditions tarifaires, un cadre de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes (AMRTP) résumait sans détour la position des dominants: «Comment je peux te vendre un produit et que tu puisses devenir mon concurrent»?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trente ans de libéralisation: le désert de la concurrence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat au bout de trois décennies de «libéralisation» des télécommunications au Mali est amer. En verrouillant l'accès aux infrastructures de transport de données et en maintenant des coûts de gros artificiellement élevés, l'écosystème a sciemment étouffé les acteurs émergents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les FAI indépendants, incapables d'aligner leurs tarifs sur ceux des deux géants du secteur qui contrôlent à la fois le réseau de gros et le marché de détail, ont mis la clé sous la porte les uns après les autres. Aujourd'hui, la SMTD-SA représente théoriquement une alternative publique neutre, mais elle ne parvient pas à offrir un débit de gros suffisamment compétitif pour permettre à de nouveaux entrant de proposer des services supérieurs à ceux d'Orange ou de Moov Africa Malitel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trente ans après l'ouverture théorique du marché, AFRIBONE demeure le seul et unique FAI indépendant à avoir survécu à cette guerre d'usure. Une survie héroïque qui tient plus du miracle opérationnel et de la résilience historique que de la vitalité du marché malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parcours du Fonds d'Accès Universel (FAU) au Mali offre ainsi un cas d'école des dérives d'une politique publique. Ce qui devait être un instrument d'équité sociale et de souveraineté technologique s'est retrouvé piégé entre deux (02) feux: d'un côté, les exigences financières immédiates de la Primature face aux crises de l'État; de l'autre, les appétits corporatistes d'un duopole télécom peu prompt à laisser émerger une véritable concurrence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le Mali rural accède enfin au haut débit, il ne suffira pas d'aligner des pylônes: il faudra impérativement restituer au Fonds d'Accès Universel sa vocation industrielle initiale et libérer la fibre optique malienne des verrous du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recommandations de prospective stratégique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Dépolitisation institutionnelle: Extraire l'AGEFAU de la tutelle directe de la Primature pour créer une gouvernance tripartite (État, Régulateur, Acteurs privés/Société civile) garantissant la sanctuarisation des ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Libéralisation de la Fibre Noire: Adopter une régulation tarifaire contraignante imposant à la SMTD-SA et aux grands opérateurs la location de la fibre noire à des prix plafonnés, sur le modèle togolais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Audit et recouvrement: Mandater une expertise indépendante pour évaluer et recouvrer l'ensemble des arriérés de contributions au FAU dus par les opérateurs titulaires de Licences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éventuelle intervention militaire contre les groupes terroristes dans le Sahel :  Le Mali n’est ni demandeur ni preneur d’une opération militaire américaine contre-productive]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/eventuelle-intervention-militaire-contre-les-groupes-terroristes-dans-le-sahel-le-mali-nest-ni-demandeur-ni-preneur-dune-operation-militaire-americaine-contre-productive-3118718-3118718.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le président américain, Donald Trump, envisagerait de lancer des raids contre le groupe terroriste JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) opérant au Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:04:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce a été faite, la semaine dernière, par le «Washington Post» citant des responsables américains. Cette possible intervention suscite déjà des inquiétudes au Mali. Dans la mesure où les frappes américaines dans d’autres pays se sont soldées par des échecs et ont semé plus le chaos au lieu d’apporter la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine dernière, le Washington Post, un des journaux américains le plus crédible, publiait dans ses colonnes une possible intervention militaire américaine au Mali contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Le journal, citant des responsables américains, nous informe que ce plan d’une éventuelle opération militaire au Mali serait à l’étude depuis des mois. Face à l’inquiétude suscitée dans l’opinion publique malienne, Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, n’a pas tardé à réagir. Jeudi 23 juillet, il déclare: «Nous n’avons reçu aucune confirmation, ni aucune déclaration officielle de la part des États-Unis ou de responsables américains à ce sujet. Je peux vous assurer que le Mali ne reste pas les bras croisés à attendre que d’autres viennent résoudre notre problème».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La déclaration de M. Diop est sans équivoque. Il nous rassure que le Mali n’est pas en négociation avec les USA, dont les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Somalie se sont soldées par des échecs. Ces revers militaires de la première puissance ont semé plus le chaos que d’apporter la sécurité et la paix dans ces pays. Et chaque fois qu’ils constatent que le but visé n’est pas atteint, ils plient armes et bagages, laissant une population sans défense entre les mains des gens sans foi, ni loi. Dans ces conditions, le Mali n’est ni demandeur, ni preneur d’une telle opération militaire américaine, dont le résultat ne peut être que contre-productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intervention américaine au Mali est une vieille chanson. Les responsables américains de la sécurité ne font que reprendre une volonté affichée par le président américain, Donald Trump, d’intervenir militairement au Mali et de reprendre pied dans le Sahel. Un haut responsable américain de la sécurité avait affirmé dans un passé récent que son pays est prêt à reprendre ses activités de surveillance et de renseignements avec le Mali dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes opérant dans le Sahel. Après cette annonce médiatisée, silence radio. Si aujourd’hui, sans un accord avec le Mali, les USA prennent la décision de frapper le JNIM, il y a anguille sous roche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ressources naturelles dans le viseur de Trump<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité du Mali n’intéresse pas Donald Trump, le président américain. Il vise les ressources naturelles énergétiques dont le Mali regorge en grande quantité. Sinon, s’il avait la volonté de lutter efficacement contre les groupes terroristes, le partage de surveillance et de renseignements de ces groupes allait être un franc succès avec la base de drones américaine qui était installée à Agadez (en 2019), au Niger. Mais elle a été d’aucune utilité pour neutraliser les terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus des convoitises sur les ressources énergétiques du Mali, Trump ne veut pas laisser la Russie lui damer le pion dans une région stratégique. Il veut montrer par cette possible intervention de l’échec du président russe Vladimir Poutine dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Déjà, leurs médias mènent une campagne contre sa coopération militaire avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’engagement de ses militaires aux côtés de l’armée malienne. Morceaux choisis: «La Russie peine à faire reculer les combattants du JNIM sur le terrain, malgré une intensité inédite des affrontements et des frappes de drones quotidiennes», «La Russie est responsable de la détérioration notable de la situation de sécurité au Sahel, où le nombre d’attaques djihadistes a atteint un niveau jamais vu». Ces médias oublient que la présence militaire française (Barkhane), européenne (Takuba) et la MINUSMA au Mali, durant des ans, et la base américaine de drones à Agadez, n’ont pas pu empêcher la progression des groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces puissances se moquent des pays faibles et dont leur intervention militaire au nom de la démocratie et de la liberté se soldent toujours par des massacres des populations innocentes. Comme elles aiment à le dire, un pays n’a pas d’amis, mais des intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est sûr, l’histoire retiendra que l’Amérique est en train d’amorcer son déclin, avec Donald Trump, un président qui ne croit qu’à la force pour s’accaparer des ressources naturelles des pays faibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit tirer la leçon que leurs frappes au Nigeria, en décembre 2025, n’ont pas été un succès. En revanche, les groupes armés continuent de plus belle avec leurs activités criminelles. Elles ont d’ailleurs créé un autre phénomène d’insécurité et d’instabilité: la prolifération des gangs comme en Haïti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Un homme avertit en vaut deux», dit-on.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éventuelle intervention militaire contre les groupes terroristes dans le Sahel :  Le Mali n’est ni demandeur ni preneur d’une opération militaire américaine contre-productive]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/eventuelle-intervention-militaire-contre-les-groupes-terroristes-dans-le-sahel-le-mali-nest-ni-demandeur-ni-preneur-dune-operation-militaire-americaine-contre-productive-3118717.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le président américain, Donald Trump, envisagerait de lancer des raids contre le groupe terroriste JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) opérant au Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:04:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce a été faite, la semaine dernière, par le «Washington Post» citant des responsables américains. Cette possible intervention suscite déjà des inquiétudes au Mali. Dans la mesure où les frappes américaines dans d’autres pays se sont soldées par des échecs et ont semé plus le chaos au lieu d’apporter la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine dernière, le Washington Post, un des journaux américains le plus crédible, publiait dans ses colonnes une possible intervention militaire américaine au Mali contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Le journal, citant des responsables américains, nous informe que ce plan d’une éventuelle opération militaire au Mali serait à l’étude depuis des mois. Face à l’inquiétude suscitée dans l’opinion publique malienne, Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, n’a pas tardé à réagir. Jeudi 23 juillet, il déclare: «Nous n’avons reçu aucune confirmation, ni aucune déclaration officielle de la part des États-Unis ou de responsables américains à ce sujet. Je peux vous assurer que le Mali ne reste pas les bras croisés à attendre que d’autres viennent résoudre notre problème».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La déclaration de M. Diop est sans équivoque. Il nous rassure que le Mali n’est pas en négociation avec les USA, dont les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Somalie se sont soldées par des échecs. Ces revers militaires de la première puissance ont semé plus le chaos que d’apporter la sécurité et la paix dans ces pays. Et chaque fois qu’ils constatent que le but visé n’est pas atteint, ils plient armes et bagages, laissant une population sans défense entre les mains des gens sans foi, ni loi. Dans ces conditions, le Mali n’est ni demandeur, ni preneur d’une telle opération militaire américaine, dont le résultat ne peut être que contre-productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intervention américaine au Mali est une vieille chanson. Les responsables américains de la sécurité ne font que reprendre une volonté affichée par le président américain, Donald Trump, d’intervenir militairement au Mali et de reprendre pied dans le Sahel. Un haut responsable américain de la sécurité avait affirmé dans un passé récent que son pays est prêt à reprendre ses activités de surveillance et de renseignements avec le Mali dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes opérant dans le Sahel. Après cette annonce médiatisée, silence radio. Si aujourd’hui, sans un accord avec le Mali, les USA prennent la décision de frapper le JNIM, il y a anguille sous roche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ressources naturelles dans le viseur de Trump<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sécurité du Mali n’intéresse pas Donald Trump, le président américain. Il vise les ressources naturelles énergétiques dont le Mali regorge en grande quantité. Sinon, s’il avait la volonté de lutter efficacement contre les groupes terroristes, le partage de surveillance et de renseignements de ces groupes allait être un franc succès avec la base de drones américaine qui était installée à Agadez (en 2019), au Niger. Mais elle a été d’aucune utilité pour neutraliser les terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus des convoitises sur les ressources énergétiques du Mali, Trump ne veut pas laisser la Russie lui damer le pion dans une région stratégique. Il veut montrer par cette possible intervention de l’échec du président russe Vladimir Poutine dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Déjà, leurs médias mènent une campagne contre sa coopération militaire avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’engagement de ses militaires aux côtés de l’armée malienne. Morceaux choisis: «La Russie peine à faire reculer les combattants du JNIM sur le terrain, malgré une intensité inédite des affrontements et des frappes de drones quotidiennes», «La Russie est responsable de la détérioration notable de la situation de sécurité au Sahel, où le nombre d’attaques djihadistes a atteint un niveau jamais vu». Ces médias oublient que la présence militaire française (Barkhane), européenne (Takuba) et la MINUSMA au Mali, durant des ans, et la base américaine de drones à Agadez, n’ont pas pu empêcher la progression des groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces puissances se moquent des pays faibles et dont leur intervention militaire au nom de la démocratie et de la liberté se soldent toujours par des massacres des populations innocentes. Comme elles aiment à le dire, un pays n’a pas d’amis, mais des intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est sûr, l’histoire retiendra que l’Amérique est en train d’amorcer son déclin, avec Donald Trump, un président qui ne croit qu’à la force pour s’accaparer des ressources naturelles des pays faibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit tirer la leçon que leurs frappes au Nigeria, en décembre 2025, n’ont pas été un succès. En revanche, les groupes armés continuent de plus belle avec leurs activités criminelles. Elles ont d’ailleurs créé un autre phénomène d’insécurité et d’instabilité: la prolifération des gangs comme en Haïti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Un homme avertit en vaut deux», dit-on.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali-Algérie : • Le dialogue retrouvé doit maintenant produire la paix et le développement]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-algerie-le-dialogue-retrouve-doit-maintenant-produire-la-paix-et-le-developpement-3118351.html</link>
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                    <description><![CDATA[• Une modeste contribution au débat sur la paix et la coopération au Sahel]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:25:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormalCxSpFirst" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La décision des Présidents Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune de rétablir les relations diplomatiques entre le Mali et l’Algérie, de permettre le retour des ambassadeurs et de rouvrir les espaces aériens constitue une excellente nouvelle pour les deux pays et pour l’ensemble du Sahel et de l’Afrique.</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Je voudrais saluer la sagesse, la maturité politique et le sens élevé des responsabilités dont ont fait preuve les deux Chefs d’État en choisissant la voie du dialogue pour dépasser leurs divergences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette décision dépasse largement le cadre des relations bilatérales. Elle adresse un message fort à l’Afrique et au monde même les différends les plus sensibles peuvent être résolus lorsque les dirigeants privilégient le dialogue, placent l’intérêt supérieur de leurs peuples au-dessus des considérations conjoncturelles et restent attachés aux principes qui fondent les relations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans un monde où les conflits se multiplient et où les tensions diplomatiques dégénèrent parfois en affrontements armés, le choix du dialogue constitue toujours une victoire de la raison sur la confrontation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">C’est une leçon dont pourraient utilement s’inspirer de nombreux pays confrontés à des crises diplomatiques ou à des conflits ouverts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette évolution est également une victoire des principes du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Depuis l’adoption de la Charte des Nations unies, les relations entre les États reposent sur quelques principes essentiels: l’égalité souveraine des États, le respect de leur intégrité territoriale, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et le règlement pacifique des différends.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ces principes s’appliquent à tous les États sans distinction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils ne dépendent ni de la taille d’un pays, ni de sa puissance économique ou militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils rappellent que chaque nation, quelle que soit sa dimension, mérite le même respect et dispose des mêmes droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le respect du droit international commence d’abord par le respect mutuel entre les États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><a name="_Hlk234773015"></a><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Mali et l’Algérie viennent d’en apporter une démonstration concrète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="mso-bookmark: _Hlk234773015;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">L’Algérie occupe une place particulière dans l’histoire politique de l’Afrique.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="mso-bookmark: _Hlk234773015;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Son indépendance fut conquise au terme d’une lutte héroïque qui inspira de nombreux peuples africains encore sous domination coloniale.</span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Mali, comme plusieurs États africains nouvellement indépendants, avait exprimé sa solidarité avec le peuple algérien durant cette période décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Après son indépendance, l’Algérie est devenue, à son tour, un soutien important des mouvements africains de libération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette mémoire commune devrait aujourd’hui continuer d’inspirer nos relations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Les peuples qui ont eux-mêmes combattu pour leur liberté comprennent naturellement la valeur de la souveraineté nationale et du droit des peuples à choisir librement leur destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ce qui est reconnu comme légitime pour un État doit également être reconnu comme légitime pour les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Mais au-delà de cette satisfaction légitime, il convient de rappeler une évidence: le rétablissement des relations diplomatiques n’est pas une fin en soi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Il constitue le commencement d’une nouvelle étape.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Les peuples du Mali et de l’Algérie n’attendent pas uniquement le retour des ambassadeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils attendent surtout des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils attendent que cette nouvelle dynamique contribue concrètement à améliorer la sécurité, à restaurer la paix et à accélérer le développement économique et social du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Car, le véritable défi auquel nos deux pays sont confrontés demeure inchangé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le terrorisme continue de menacer les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">L’économie criminelle continue de prospérer dans plusieurs espaces sahéliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Les trafics d’armes, de drogues, de carburant, de migrants et d’autres activités illicites alimentent l’insécurité et fragilisent les États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ces phénomènes dépassent largement les frontières nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Aucun pays ne peut espérer les combattre efficacement seul.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">La reprise de la coopération entre le Mali et l’Algérie doit donc s’accompagner d’un partenariat sincère, pragmatique et efficace dans le domaine de la sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le partage du renseignement, la coordination des actions aux frontières, la lutte contre les réseaux criminels, l’assèchement des sources de financement des groupes terroristes et le renforcement de la coopération judiciaire doivent redevenir des priorités communes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Mais la sécurité, à elle seule, ne suffira pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">L’expérience de toutes les régions du monde montre que les victoires militaires demeurent fragiles lorsqu’elles ne sont pas accompagnées d’un développement économique et social durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le terrorisme prospère là où les populations vivent dans la pauvreté, l’exclusion, le chômage et l’absence de perspectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">La paix durable ne se construit donc pas uniquement avec des moyens militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Elle se construit aussi avec des écoles, des centres de santé, des routes, de l’électricité, de l’eau potable, des entreprises, des investissements et des emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Autrement dit, la sécurité et le développement sont les deux piliers indissociables d’une paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Une coopération renouvelée entre le Mali et l’Algérie devrait ainsi dépasser la seule dimension diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Elle devrait s’appuyer sur une véritable vision stratégique du développement du Sahel et de l’Afrique en général face à une compétition internationale de plus en plus féroce.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Aucun pays africain seul ne peut faire face à la concurrence internationale. L’Afrique a besoin de développer un marché africain préférentiel de ainsi que des chaînes de valeur régionales pour les produits finis africains soutenu par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et cela doit commencer par les pays les plus proches<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Nos deux (02) pays disposent d’atouts considérables dans ce cadre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils peuvent développer ensemble des infrastructures de transport facilitant les échanges commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils peuvent promouvoir des investissements dans les régions frontalières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils peuvent renforcer leur coopération dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’élevage, de la gestion des ressources en eau, des énergies renouvelables, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique et de l’innovation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils peuvent également encourager leurs secteurs privés à investir davantage de part et d’autre de la frontière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Une frontière pacifiée est toujours plus créatrice de richesse qu’une frontière instable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le véritable succès de cette réconciliation diplomatique ne sera donc pas mesuré par le nombre de communiqués publiés ou de rencontres organisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Il sera évalué à travers des résultats concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Les populations jugeront cette nouvelle étape à l’amélioration de leur sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">À la réduction des attaques terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Au recul de l’économie criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">À la relance des investissements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">À la création d’emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">À l’amélioration des conditions de vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">À l’accélération de la croissance économique et à l’amélioration de la compétitivité économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">En définitive, les peuples attendent moins des déclarations que des résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le Mali et l’Algérie viennent d’écrire une belle page diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Ils ont démontré qu’il est possible de dépasser les incompréhensions lorsque prévaut la volonté politique et lorsque les dirigeants placent l’intérêt supérieur de leurs peuples au-dessus de toute autre considération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Il leur appartient désormais d’écrire ensemble une grande page de coopération sécuritaire, économique et humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette coopération ne profitera pas seulement à nos deux (02) pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Elle bénéficiera à l’ensemble du Sahel et au-delà.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Car, un Sahel plus sûr est aussi un Sahel plus attractif pour les investissements, plus favorable à la création d’emplois et plus propice à un développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">La diplomatie ouvre les portes de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">La sécurité les protège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le développement durable est celui qui les maintient durablement ouvertes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Puisse la décision historique prise par les Présidents Assimi Goïta et Abdelmadjid Tebboune marquer le début de cette nouvelle ambition commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Par Harouna NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-bottom: .0001pt; mso-add-space: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 2;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Économiste, Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Face aux attaques des alliés de l'impérialisme : Tenons bon]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/face-aux-attaques-des-allies-de-limperialisme-tenons-bon-3118174.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après le 25 avril, les terroristes à la solde des puissances occidentales et certains pays voisins ont visé, le samedi 4 juillet 2026, les positions de l'armée malienne a Sévaré, Gao, Anéfis, Aguelhok et la prison de Kéniéroba à moins de 100 kilomètres de Bamako.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202605/image_870x580_69f88b14032e1.jpg" length="170837" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:55:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La riposte des militaires maliens ne s'est pas fait attendre. La puissance de feu a mis en déroute les forces obscurantistes. Bilan: vingt (20) morts à Sévaré et six (06) à Aguelhok et d'importants matériels de guerre et de communication saisis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À moins de trois mois des attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026 lancées contre Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal, les alliés des forces impériales, soutenus par deux (02) pays voisins du Mali, à savoir l'Algérie et la Mauritanie, reviennent à la charge, le samedi 4 juillet. Même mode opératoire: attaques coordonnées et simultanées. Cette fois-ci, les positions des Forces maliennes (FAMa) à Sévaré, Gao, Anéfis et Aguelhok ont été la cible des terroristes armés par des puissances impérialistes, dont le chef de file n'est autre que Emmanuel Macron, le président français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces attaques de déstabilisation à répétition contre le Mali ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont soigneusement préparées par les services secrets du porte- parole des puissances impérialistes, le président français Macron. Il s'est juré d'avoir la peau du général d'Armée Assimi Goïta, président de la transition et chef de l'État du Mali d'ici la fin de son mandat en mai 2027. Et les pays qui s'en chargent de l'exécution de cette sale besogne ne sont autres que l'Algérie et la Mauritanie. Elles sont chargées d'accueillir les terroristes et les entretenir sur leur territoire en attendant le feu vert de l'Élysée du plan des attaques contre les positions de l'armée malienne. La haine et la colère des présidents de ces trois sont consécutives à la nouvelle politique étrangère adoptée par le Mali et la fin des privilèges indûment accordés à eux sous l'ère dite démocratique dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président français, Emmanuel Macron, en plus du départ précipité en 2022 de la force Barkhane du territoire malien, garde une dent contre le général Goïta pour n'avoir pas accepté qu'un de ses protégés dirigent la transition malienne. Il y a aussi la question de la diversification des partenaires. Il voit d'un mauvais œil la présence russe et turque au Mali. Pour le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, il préfère un Mali instable qu'il peut contrôler plutôt qu'un Mali stable sans son pays. Aussi, n'a-t-il jusque-là, pas digéré la fin de son ingérence dans la politique intérieure du Mali à travers un chiffon de papier appelé Accord Alger, signé en 2015 entre le gouvernement du Mali et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), transformée en Front de libération de l'Azawad (FLA). Un mouvement séparatiste et criminel associé au JNIM pour mener des attaques terroristes coordonnées contre le Mali. Ce mariage contre nature a été célébré par la France, l'Algérie et la Mauritanie. Ce groupe terroriste, dont la tête de certains chefs est mise à prix par les mêmes puissances impérialistes, est financé par certaines monarchies du Golfe, en l'occurrence le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis. Les experts des questions sécuritaires et de défense et travaillant sur le financement des groupes terroristes sont unanimes là-dessus. Il y a aussi les rapports des organisations internationales qui pointent du doigt ces monarchies du Golfe. Quant au président mauritanien, Mohamed Gazzouani, son pays sert de terre de repli et de refuge aux groupes terroristes qui déstabilisent le Mali par des attaques meurtrières et de destruction des biens privés et des infrastructures publiques et de terre d'exil à certains opposants de la transition malienne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il respecterait les clauses d'un pacte signé avec le diable qui lie son pays aux groupes terroristes. Ce pacte dit que la Mauritanie sert de repli et de refuge aux terroristes qui attaquent le Mali. En revanche, les terroristes armés par l'Occident ne mèneront aucune attaque contre la Mauritanie. Ils bénéficient sur le territoire mauritanien de l'encadrement et de la logistique de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), basée à Nouakchott avec pour mission fondamentale de déstabiliser le Sahel pour s'accaparer des ressources naturelles au profit de ses multinationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La victoire des FAMa est sûre et certaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré les positions tranchées de ces présidents, de l'Ukraine et leurs soutiens multiformes aux terroristes du Front de libération du FLA et du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), les FAMa parviennent par ses capacités opérationnelles à infliger de lourdes pertes aux alliés de l'impérialisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les attaques du samedi 4 juillet Sévaré, Gao, Anéfis, Aguelhok et Kéniéroba ont été repoussées avec succès, détermination et engagement par les Forces maliennes de défense et sécurité (FDS). Le bilan est lourd: vingt (20) terroristes tués à Sévaré, six (06) à Aguelhok et d'importants matériels de guerre, de moyens de communication et de moyens roulants récupérés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à noter que les attaques du 4 juillet et celles du 25 avril au cours de laquelle le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a trouvé la mort, utilisent le même mode opératoire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elles visent cinq (05) localités à la fois, entre quatre heures et cinq heures du matin et se déroulent le samedi. Ce jour ne serait pas choisi au hasard. Ceux qui s'intéressent aux sciences occultes peuvent nous édifier sur le samedi, choisi par les terroristes et parrains pour attaquer le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après l'échec des deux (02) assauts téléguidés depuis l'extérieur, la destruction des bases terroristes, la neutralisation des terroristes et la capture de certains de leurs chefs, l'armée malienne rassure chaque jour les populations d'en finir avec cette guerre imposée à notre pays pour laisser la place au développement. Cet engagement patriotique interpelle les Maliens à tenir bon en apportant son soutien indéfectible a son armée, engagée au front depuis 2012 contre les alliés de l'impérialisme, un système prédateur et génocidaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tenons bon. La victoire de l'armée du Mali sur les forces du mal est sûre et certaine. Et rien ne peut l'empêcher. Inchallah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sahel: la guerre des récits et l’illusion des frontières : Le ballet des émissaires: Nouakchott au chevet d'une cohésion brisée]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sahel-la-guerre-des-recits-et-lillusion-des-frontieres-le-ballet-des-emissaires-nouakchott-au-chevet-dune-cohesion-brisee-3117789.html</link>
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                    <description><![CDATA[Analyse géopolitique d’une transition stratégique face aux asymétries de l'influence]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:58:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sahel, les frontières de sable héritées des découpages coloniaux n’ont jamais pesé lourd face aux solidarités nomades, aux flux pastoraux transfrontaliers et, désormais, aux dynamiques fluides de la violence asymétrique. La récente tournée du ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, entamée de toute urgence à Bamako avant de se poursuivre vers N’Djamena, s’inscrit précisément dans les failles de cette géographie politique interconnectée. Officiellement, l’émissaire du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani venait délivrer un message de fraternité et de bon voisinage au président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta. Officieusement, il s’agissait de désamorcer une crise larvée, une de plus, qui menace de consumer les derniers ponts diplomatiques entre deux nations structurellement condamnées à partager plus de 2 200 kilomètres d’une frontière poreuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de suspicion réciproque exacerbée par des mois d'incidents frontaliers récurrents. À Bamako, les cercles d’influence proches du pouvoir et les mouvements de soutien à l'armée régulière accusent ouvertement la Mauritanie de tolérer sur son sol des bases arrières, logistiques ou tactiques, pour les groupes terroristes et les mouvements séparatistes opérant le long de la bande sahélienne. En retour, les manifestations hostiles à Nouakchott organisées récemment dans la capitale malienne et l’effervescence belliqueuse des réseaux sociaux ont contraint la diplomatie mauritanienne à sortir de sa réserve traditionnelle pour exiger des clarifications. Derrière la rhétorique policée des communiqués officiels invoquant la «profondeur des relations historiques», la réalité brute du terrain impose sa propre loi: les accrochages fréquents impliquant des patrouilles militaires et des populations civiles locales créent un risque permanent d'étincelle régionale. Face à ce péril imminent, Ahmed Ould Abdallah, président du Centre 4S, exhorte au réalisme géopolitique, rappelant que la stabilité du Mali reste l'indispensable clé de vu de la sécurité mauritanienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'asymétrie informationnelle: Quand le récit devance le canon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que les armes tonnent dans la boucle du Niger et que les Forces Armées Maliennes s’engagent courageusement pour la reconquête de l'intégrité territoriale, une autre guerre, tout aussi décisive pour la survie de l’État, se joue dans la stratosphère immatérielle des médias mondiaux et du cyberespace. Crest le grand paradoxe, la contradiction structurelle du conflit sahélien contemporain: alors que sur le plan strictement militaire, les forces régulières marquent des points et reprennent le contrôle de bastions historiques, l’État subit une asymétrie flagrante sur le terrain de l'influence internationale. Les mouvements rebelles séparatistes et les groupes armés radicaux ont assimilé, bien avant les structures étatiques, les codes rigoureux de la guerre psychologique et de la guerre informationnelle moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’illustration la plus flagrante et la plus récente de ce déficit d’anticipation réside dans ce que les cercles de sécurité nomment l’affaire du grand reporter de la chaîne saoudienne Al Arabiya. Introduit clandestinement ou invité en grande pompe par les réseaux de la rébellion armée, ce journaliste a pu séjourner longuement dans les zones échappant au contrôle direct de Bamako. Le résultat fut une série de reportages exclusifs, diffusés à une heure de grande écoute dans l'ensemble du monde arabe, brossant un portrait lissé, voire légitimé, de l'insurrection armée face à un État présenté sous un prisme défavorable. La réaction de Bamako, cantonnée à des plaintes a posteriori et à des communiqués officiels de dénonciation, démontre une faille systémique: face à une machine de communication adverse agile, capable d'adapté ses narratifs en temps réel, maniant un discours victimaire pour les chancelleries occidentales et une sémantique religieuse ou identitaire pour le monde arabo-musulman, l’appareil étatique reste englué dans des circuits de validation bureaucratiques d'un autre âge. La souveraineté ne se défend plus seulement aux frontières terrestres; elle s'exerce désormais, avec la même force, par le contrôle absolu du récit national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand jeu régional et les fantômes du passé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour décrypter la complexité des tensions contemporaines entre Bamako et ses voisins, il est indispensable d'exhumer l'histoire secrète et les dossiers géopolitiques de la dernière décennie. Le soupçon mutuel qui empoisonne aujourd'hui les relations bilatérales s'alimente d'un passif historique lourd et documenté que les structures d'influence étatiques peinent à capitaliser auprès des instances multilatérales. Les archives de la diplomatie internationale rappellent ainsi que dès 2011, des rapports officiels américains fondés sur les documents saisis lors du raid contre Oussama Ben Laden à Abbottabad accusaient explicitement certains États de la lisière saharienne d'avoir entretenu des accords tacites de non-agression avec des franchises terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) afin de sanctuariser leurs propres territoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Perspective Historique: La genèse d'un déséquilibre diplomatique (2010-2013)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre l’asymétrie actuelle, il faut remonter au 10 octobre 2010, jour où une délégation rebelle fut reçue discrètement au Quai d’Orsay à Paris. En capitalisant sur l'angoisse sécuritaire occidentale et en vendant une prétendue capacité d'action militaire exclusive contre le terrorisme, ces mouvements ont obtenu une validation diplomatique majeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l'histoire a démontré l’inexistence réelle de cette force militaire sur le terrain. Rapidement submergé par la puissance de feu des mouvements radicaux, le mouvement séparatiste s'est vu contraint de pactiser avec Ançar Dine, avant d'être évincé des grands centres du Nord Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'une rupture: Créer la Cellule de Diplomatie de Crise<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi les mouvements non étatiques parviennent-ils à marquer des points précieux auprès des opinions internationales alors même qu'ils incarnent des facteurs d'instabilité chronique ? La réponse réside dans leur maîtrise absolue de la guerre de l'information asymétrique. Pour inverser ce rapport de force défavorable, la création d'une structure d'influence hautement stratégique s'impose comme un impératif de sécurité national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette entité, que l'on peut définir comme une Cellule Spéciale de Communication et de Diplomatie de Crise (CSCDC), ne doit pas être conçue comme une excroissance bureaucratique. Elle doit être configurée comme une unité d’élite opérationnelle, rattachée directement aux plus hautes autorités de l'exécutif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le travail endogène comme socle de la résilience national<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette réorganisation indispensable de la parole internationale et de la diplomatie d’influence resterait lettre morte si elle ne s'appuyait pas sur une dynamique de cohésion interne renforcée. c’est ici que la diplomatie de crise rejoint de manière indissociable la politique endogène de reconstruction national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le développement prend racine dans le travail commun. Mais pour bâtir ce champ immense qu'est le Mali, la sécurité des armes doit s'accompagner de la maîtrise absolue de notre parole internationale».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Projections budgétaires et horizon de souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dernière analyse, la refondation globale de nos outils de diplomatie d’influence et de communication de crise n'est pas un luxe institutionnel, mais une arme de défense nationale de premier ordre. C’est dans lunate national, le travail citizen et la maîtrise rigoureuse de notre discours public que réside la promesse d'un Mali fort, respecté et définitivement maître de son destin historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Presse malienne :  À quand la sortie des sentiers battus ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/presse-malienne-a-quand-la-sortie-des-sentiers-battus-3117575.html</link>
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                    <description><![CDATA[Très sale temps pour les acteurs de l’information et de la communication en ces moments troubles et incertains dans notre pays...]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:42:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très sale temps pour les acteurs de l’information et de la communication en ces moments troubles et incertains dans notre pays, plongé plus que jamais, dans une impasse tenace dont imaginer l’issue équivaudrait à tirer des plans sur la comète. Nous sommes, en effet, entrés depuis les tristes événements du samedi 25 avril 2026 dans une nouvelle phase de cette crise multidimensionnelle où désormais les forces du mal ayant constaté l’échec de leurs attaques tous azimuts à porter l’estocade semblent opter dorénavant pour l’abattage info-communicationnel. Or, il est justement malaisé de constater que dans ce registre nos médias locaux ne semblent pas suffisamment être outillés pour apporter le répondant nécessaire qu’on attend d’eux.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le récent Forum panafricain des médias (FOPAME) tenu ici à Bamako a d’ailleurs insisté sur l’impérieuse nécessité de s’approprier notre «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">narratif africain</b>» Sans savoir ce que cela signifie pour l’instant l’idée a tout de même l’avantage de secouer la corporation des journalistes en passe de devenir, il est vrai, une bergerie en proie à une certaine torpeur mais aussi et surtout où de plus en plus l’on croise des brebis galeuses dont malheureusement les comportements donnent parfois du tournis et ôtent tout crédit à la noblesse de ce métier de prestige(et de privilège?) qu’est le journalisme. Y entrer par effraction sans un bagage lourd ou à défaut une formation requise ou un recyclage adéquat équivaut à armer un charpentier métallique d’un bistouri et l’amener à pratiquer une chirurgie médicale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vague d’indignation suscitée par l’incarcération de nos deux (02) infortunés confrères Chahana Takiou et Abderahmane Keïta, au-delà des émotions et même des larmes compréhensibles, devrait plutôt à mon avis, inciter nos collègues à davantage balayer devant notre case commune. Car, j’ai comme l’impression que notre profession a cessé de jouer son rôle primaire d’éveil de conscience et de construction harmonieuse et organisée d’une véritable Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans détailler les raisons de cette déviance des médias, il est utile de plutôt penser à leur réadaptation au nouveau contexte imposé par les soubresauts géopolitiques qui placent particulièrement nos États sahéliens dans une position de terres vulnérables face à la farouche convoitise des puissances impérialistes. La situation actuelle de nos États qui sont à la fois en transition et en guerre contre presque la totalité de ladite communauté internationale nous impose, à défaut d’un hypothétique dégel de la tension dans nos relations avec l’extérieur, d’adopter une posture d’unité pour sauver l’essentiel existentiel de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si nous sommes tous d’accord sur la réalité du complot ourdi avec toutes ses ramifications nous devons être également unis dans le combat pour bouter l’ennemi hors de nos frontières. C’est vrai que tout cet appel à l’union sacrée sera toujours comme une vaine prière, un vœu pieux tant que sur le front social les embellies escomptées tardent à se matérialiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience du peuple est certes une attitude louable et souhaitable dans toute société en pareille circonstance mais elle semble avoir atteint ses limites. Du moins si l’on en juge par des voix qui se font de plus en plus nombreuses et qui n’ont à la bouche que la sempiternelle question de l’énergie dont la rareté dans les ménages, les lieux de travail et partout ailleurs, devient visiblement agaçante intenable voire inquiétante et intolérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récurrence des velléités terro-djihadistes de plier de bon Bamako semble conforter à nouveau les autorités à concentrer l’essentiel des ressources sur l’outil de défense et de sécurité du pays. Au point que même aux yeux des populations exténuées les réalisations pourtant concrètes et visibles ne sont pas jugées à leur juste valeur. Parmi une frange considérable de nos concitoyens l’urgence s’appelle: l’eau nourriture et lumière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque les intérêts deviennent divergents dans un climat aussi exponentiellement volatile et explosif le rôle des spécialistes de l’information et de la communication est de concourir à l’apaisement des souffrances en œuvrant à la publication professionnelle des informations. Toute autre posture pourrait s’apparenter à de la trahison préjudiciable au sacerdoce envers son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous espérons que les professionnels de notre métier sauront pleinement se donner tous les moyens de réussir cette réorientation dans le nouveau paradigme en dépit de l’adversité de la précarité et de toutes ces contingences extérieures. Mais on ne cessera de le redire: il est temps d’extraire les bonnes graines de l’ivraie. Les tonneaux vides ne serviront jamais notre cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Basse DIARRA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Augmentation sauvage des prix des produits :  Quand les commerçants défient le gouvernement]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/augmentation-sauvage-des-prix-des-produits-quand-les-commercants-defient-le-gouvernement-3117574.html</link>
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                    <description><![CDATA[Depuis un certain temps, les commerçants maliens dictent leur loi aussi bien au gouvernement qu’aux consommateurs.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:38:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’augmentation du prix des produits de première nécessité dépend de leur seule volonté. Il a suffi, la semaine dernière, qu’un arrêté interministériel suspende la circulation des motos de 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations, pour que le prix de la moto «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Jakarta</i></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">» monte en flèche. Et le gouvernement, chargé de l’équilibre et de la stabilité, privilégie plutôt les actions tape-à-l’œil médiatiques. Abandonnant les consommateurs maliens à leur triste sort.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le consommateur malien souffre. Et, il ne souffre que par la volonté d’une poignée d’individus, assoiffés d’argent facile et d’un gouvernement qui peine à faire respecter ses propres textes élaborés pour protéger les consommateurs des augmentations sauvages, décidées par un groupe qui ne trouve son bonheur que dans la souffrance de leurs concitoyens. Ils sont parvenus, dans un laps de temps, à imposer leur loi au gouvernement et aux consommateurs. Ils décident des prix des produits et des articles sans concertation avec les autorités en charge de contrôler lesdits prix. Et encore moins avec les consommateurs, maillon faible de la chaîne.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Les faits donnent toujours raison aux observateurs avertis. La semaine dernière, par un arrêté interministériel n°2026-1313/MEF-MDAC-MJDH-MTI-MIC-SG du 3 juin 2026 signé par les ministres chargés de l’Économie et des Finances, de la Défense et des Anciens combattants, de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, des Transports et des Infrastructures ainsi que de l’Industrie et du Commerce, la circulation des motos de 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations est suspendue. Si la décision a été accueillie comme un coup de massue par certains de nos compatriotes qui n’avaient pas, dans un premier temps, compris que la décision était une mesure de lutter contre les terroristes à mobilité rapide avec ce moyen roulant, elle a fait le bonheur de certains commerçants de la place. Ils voient dans cet arrêté interministériel une échelle courte pour se faire de l’argent. Et sans hésiter, le prix de la moto «<b>Jakarta</b>» a connu une augmentation sauvage. Il est passé de 375 000 F à près de 500 000 F CFA. Il varie d’un commerçant à un autre et d’un marché à un autre.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Par cette autre augmentation vertigineuse, les commerçants maliens viennent encore de défier le gouvernement. Ce n’est pas la première fois qu’ils dictent leur loi au gouvernement et aux consommateurs. La crise du carburant est passée par là. Cette crise, au lieu d’être une chaîne de solidarité entre Maliens, a exacerbé les tensions. Du coup, presque tout le monde est devenu revendeur de carburant en vendant le litre à portée de bourse des consommateurs. Les compagnies de transport ne sont pas restées en marge de cette supercherie. Et sans aucune concertation avec le département en charge des Transports, les tarifs ont été presque doublés sur certaines destinations. N’en parlons pas du kilo de la viande. En somme, nous pouvons dire que tout a augmenté sans qu’on ne tienne compte du pouvoir d’achat des consommateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans ce marché de dupes, nous avons l’impression que les consommateurs sont des laissés-pour-compte. Ils savent que leurs voix ne comptent plus dans une société, où le gouvernement, à travers le ministre du Commerce, ne privilégie que les actions tape- à- l’œil médiatiques. Devant les projeteurs de la télévision malienne, des mesures phares sont annoncées par le représentant du gouvernement pour rappeler les commerçants au respect des prix fixés. Et après, rien. Pas de sanctions. Et bonjours les dégâts pour les consommateurs et les ménagères dont le panier a remplacé le sachet en plastique.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">La décision de suspendre la circulation des motos 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations est salutaire. Car, elle est une mesure de sécurité nationale. Elle permettra de lutter efficacement contre les terroristes qui ont opté pour ce moyen roulant, facile à manier et tout terrain. Nous osons espérer que d’ici quelques mois la mobilité des supplétifs des armées occidentales sera réduite et anéantie. Déjà, la mesure commence à produire des résultats à la grande satisfaction du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Soyons unis derrière les Forces armées maliennes (FAMa) ! La victoire est à nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CdM 2026, EdF : N’Golo Kanté se méfie du Sénégal]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/CdM-2026,-EdF-:-N’Golo-Kanté-se-méfie-du-Sénégal-3117573.html</link>
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                    <description><![CDATA[Présent en conférence de presse, ce lundi, avant l’entrée en lice des Bleus contre le Sénégal, N’Golo Kanté - qui remplaçait Kylian Mbappé pour l’occasion - a tenu un discours lucide. Conscient des forces du groupe France, le milieu de terrain français a malgré tout rappelé la qualité de la sélection sénégalaise.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:25:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="wysiwygContent" data-live-id="articleContent.isLive" data-live-value="17815383630" data-live="0" data-live-reload="1">
<p><em>«J’ai des origines maliennes, mais je représente la France depuis longtemps. La volonté, c’est de gagner contre le Sénégal. On a vu ce qui s’est passé en 2002. On veut une victoire aujourd’hui, pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition et aller le plus loin possible. Le Sénégal a beaucoup de qualités, leur milieu notamment, qui a été bon lors de la dernière compétition. Ils sont aussi une bonne attaque et une bonne défense. Il faudra les prendre au sérieux, mais je pense qu’on a les atouts pour l’emporter»</em>.</p>
<p><strong>Source: https://www.footmercato.net/</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Putschs, trahisons et parrains de l'extérieur :  Quand la paranoïa des palais rencontre les intérêts des métropoles]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/putschs-trahisons-et-parrains-de-lexterieur-quand-la-paranoia-des-palais-rencontre-les-interets-des-metropoles-3116872.html</link>
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                    <description><![CDATA[Si le pouvoir issu d'un coup d'État est une tragédie qui se joue à huis clos dans les palais présidentiels, sa mise en scène est souvent orchestrée depuis des capitales ...]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 18 May 2026 10:20:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le pouvoir issu d'un coup d'État est une tragédie qui se joue à huis clos dans les palais présidentiels, sa mise en scène est souvent orchestrée depuis des capitales lointaines. Derrière chaque «frère d'armes» qui appuie sur la gâchette contre son propre allié, se dessine fréquemment l'ombre de parrains extérieurs. La France, les États-Unis et d'autres puissances impériales ont perfectionné l'art de la «neutralisation par procuration», utilisant les ambitions et les peurs des Africains pour briser toute velléité de souveraineté réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'architecture de la trahison: Le bras armé de l'étranger…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paranoïa du dictateur putschiste n'est pas seulement un trouble psychologique; c'est un outil de gouvernance entretenu par l'extérieur. Les services de renseignement occidentaux excellent dans l'art d'inoculer le poison du doute. En suggérant à un numéro deux que son leader est devenu «trop radical», «instable» ou «nuisible aux intérêts communs», ces puissances transforment un officier en un bourreau prêt à agir pour «sauver le pays», et surtout, pour sauver les intérêts de la métropole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique crée un marché de la trahison, où la légitimité ne vient plus du peuple, mais de l'onction secrète reçue de Paris ou de Washington. Le coup d'État devient alors une simple opération de maintenance impériale, visant à remplacer un pion devenu indocile par un serviteur plus prévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté ne s'assassine jamais mieux que par la main d'un frère, guidée par la promesse d'un maître lointain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Burkina Faso: La main française derrière le drame du 15 octobre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'assassinat de Thomas Sankara n'est pas le simple résultat d'une querelle d'ego entre lui et Blaise Compaoré. Il s'inscrit dans une logique de neutralisation d'un projet de rupture panafricain qui menaçait l'ordre de la Françafrique. La France de François Mitterrand, par l'entremise de ses réseaux « Foccartistes» et de relais régionaux, voyait en Sankara une contagion dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compaoré n'a pas seulement agi par avidité personnelle; il a été l'instrument d'une restauration de l'ordre néocolonial. En éliminant Sankara, il offrait à la France la garantie d'un Burkina «normalisé». La peur de perdre le pouvoir a ici été alimentée par la promesse d'une protection extérieure durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compaoré a ainsi troqué la dignité de son pays contre trente ans de règne sous perfusion diplomatique et militaire française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali: Moussa Traoré et le jeu des équilibres impériaux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Moussa Traoré a bâti son hégémonie sur les ruines du socialisme de Modibo Keïta, un basculement largement encouragé par les puissances occidentales en pleine Guerre froide. L'élimination systématique de ses compagnons de la première heure, Kissima Doukara et Tiécoro Bagayoko notamment répondait à une nécessité double: consolider son pouvoir personnel et rassurer ses soutiens extérieurs en purgeant le Comité militaire de libération nationale (CMLN) de ses éléments les plus imprévisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les États-Unis et la France ont souvent fermé les yeux sur la brutalité du régime de Traoré tant que celui-ci restait un rempart contre l'influence soviétique ou libyenne dans la région. La paranoïa de Traoré était fonctionnelle pour l'impérialisme: un chef seul, isolé de son peuple et de ses pairs, est un chef d'autant plus facile à manipuler par les leviers de la dette et de la coopération militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mécanique du «coup de balai» télécommandé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un coup d'État qui balaye un coup d'État est souvent le signe d'un changement de stratégie chez le commanditaire extérieur. Lorsque le coût politique de soutien à un dictateur devient trop élevé, ou lorsqu'un nouveau capitaine plus malléable se présente, le «parrain» retire son soutien. La chute est alors rapide. La peur panique de perdre le pouvoir pousse le dirigeant aux derniers outrages, mais sans l'appui logistique ou financier de ses maîtres, la forteresse s'écroule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire récente nous montre que tant que la source du pouvoir réside dans la validation extérieure plutôt que dans le contrat social national, le cycle des putschs restera la norme. Les puissances étrangères utilisent les Africains comme des pièces sur un échiquier, les incitant à s'entredéchirer pour que, dans le chaos résultant, les ressources et les positions stratégiques restent sous contrôle étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, l'avidité du pouvoir et la peur de le perdre sont les cordes sensibles sur lesquelles jouent les violonistes de la géopolitique mondiale. La fin de ce cycle ne viendra pas d'un nouveau putsch «plus patriotique» que les précédents, mais d'une rupture radicale avec la dépendance envers les parrains extérieurs. Tant que le sabre africain sera forgé ou aiguisé à l'étranger, il finira toujours par se retourner contre la gorge de l'Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2026-A.K. D-Essai sur l'ingérence et les pathologies du pouvoir.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contre le complot international :  La résistance]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-le-complot-international-la-resistance-3116871.html</link>
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                    <description><![CDATA[Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026, pilotées depuis l'extérieur pour déstabiliser le Mali et faire chuter le régime en place, doivent nous rappeler ce passage sacré de notre hymne national]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 18 May 2026 10:09:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026, pilotées depuis l'extérieur pour déstabiliser le Mali et faire chuter le régime en place, doivent nous rappeler ce passage sacré de notre hymne national: «Si l'ennemi découvre son front au-dedans ou au dehors... Debout sur les remparts !». Cet appel nous invite à l'union sacrée pour sauver notre pays d'une coalition de terroristes et de leurs sponsors occidentaux et arabes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 avril 2026, les masques sont tombés. L'échec des attaques simultanées a fait sortir le président français, Emmanuel Macron, porte-parole des sponsors du terrorisme international, de ses gonds. Ne sachant plus comment justifier ce revers auprès des autres membres du complot international, il tire désormais sur tout ce qui bouge. La première victime de sa colère est le journaliste français Georges Malbrunot, ancien otage. Macron s'acharne contre lui, l'accusant de manque de professionnalisme et d'agir contre les intérêts de son pays. Pourtant, Malbrunot n'a fait que dire tout haut ce que tout le monde murmure : il affirme clairement que c'est la France qui continue de tirer les ficelles au Mali, bien qu'elle n'y soit plus présente officiellement depuis des années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième fait marquant de cette dérive est son intervention hors-sujet à Nairobi, au Kenya. Lors d'un sommet économique réunissant les chefs d'État africains et français, tenu du 11 au 12 mai 2026, le Mali s'est retrouvé au cœur de son discours alors que le sujet n'était même pas à l'ordre du jour. Dans son monologue, le président français a tenté d'expliquer son échec par l'usage de termes péjoratifs, haineux et méprisants envers les autorités de la Transition malienne. Il est allé jusqu’à prétendre que les militaires au pouvoir se protègent au lieu de lutter contre le terrorisme. Si tel était le cas, les attaques du 25 avril n'auraient pas échoué. Cet échec est la preuve éclatante que la lutte contre le terrorisme demeure la priorité absolue de la transition. Aveuglé par la haine, il n'a pas su anticiper la capacité de riposte de l'armée malienne, capable de mettre en déroute ses mercenaires recrutés à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette hostilité remonte à l'arrivée du général d'Armée Assimi Goïta à la tête de la transition en mai 2021. Macron reproche au gouvernement malien d'avoir osé parler de diversification des partenaires et d'exiger que toute coopération respecte désormais les trois (03) principes clés du Mali: le respect de la souveraineté du Mali, le respect des intérêts du peuple malien et le respect du choix des partenaires du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le président français, Emmanuel Macron, le deuxième visage connu du soutien aux attaques terroristes contre notre pays est Tebboune, le président algérien. Ce dernier, quelques jours après les attaques lâches et barbares du 25 avril, prend la parole et propose sa médiation. Lui aussi est remonté contre les autorités de la Transition pour avoir mis fin à l'ingérence algérienne à travers l'Accord d'Alger signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes terroristes qu'il entretient sur son territoire pour déstabiliser le Mali. C'est clair maintenant. Depuis l'échec des attaques terroristes et criminelles contre les villes maliennes de Bamako, la capitale, Kati, Mopti, Gao et Kidal, dont l'objectif était de faire tomber le régime afin d'installer un gouvernement de leur choix, les soutiens déguisés aux actions de déstabilisation de notre pays ont laissé tomber leurs masques, tout comme certains traîtres Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne fait plus aucun doute, les ennemis sont sortis de l'ombre et sont connus. Les Maliens doivent comprendre qu'il y a deux poids, deux mesures dans la lutte contre le terrorisme. Les organisations terroristes qui ont attaqué le Mali sont déclarées par certaines puissances impérialistes et instances internationales comme des groupes à éradiquer. Elles vont jusqu'à mettre à prix d'or les têtes de certains chefs terroristes, et pourtant, ce sont ces mêmes organisations qui ont attaqué le Mali sans la moindre condamnation. Ces attaques terroristes préparées depuis l'extérieur contre notre pays interpellent chaque citoyen malien. Nous devons organiser la résistance partout où l'on se trouve pour faire échec à la déstabilisation et à la partition de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance est un acte citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est faire preuve de courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est faire preuve de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est défendre le Mali contre la mafia internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c’est sauver le Mali du complot international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c’est préserver les ressources naturelles du Mali contre les prédateurs internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Yoro SOW</span></strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tribune: Mali-Sahel: Face à la guerre terroriste, l’exigence de vérité sur les soutiens extérieurs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mali-sahel-face-a-la-guerre-terroriste-lexigence-de-verite-sur-les-soutiens-exterieurs-3116671.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 11 May 2026 07:28:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026 contre plusieurs localités du Mali, ayant notamment entraîné la mort du Général Sadio Camara, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, marquent un tournant grave dans la guerre imposée au Mali. Selon <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Reuters</i> et <i style="mso-bidi-font-style: normal;">AP</i>, ces attaques ont été attribuées à des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et à des rebelles Touaregs, avec une coordination sur plusieurs fronts et une forte capacité de nuisance militaire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame national ne doit pas être analysé comme un simple épisode sécuritaire. Il révèle une vérité stratégique: les groupes terroristes et leurs alliés armés ne disposent plus seulement de kalachnikovs et de pickups; ils disposent désormais de moyens financiers, logistiques, militaires et de renseignement qui dépassent manifestement les capacités ordinaires de bandes isolées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui l’épicentre mondial du terrorisme. Le Global Terrorism Index 2025 indique que le Sahel a concentré 51% des décès liés au terrorisme dans le monde en 2024, contre 48% en 2023, et 19% des attaques terroristes mondiales. Cette donnée suffit à montrer que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas face à une crise locale, mais à une guerre régionale et internationale par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sources de financement de ces groupes sont connues: trafic d’or, enlèvements contre rançon, extorsion, contrebande, taxation illégale des populations, trafic de carburant, de bétail, d’armes et de motos. La Global Initiative against Transnational Organized Crime souligne que les groupes armés en Afrique de l’Ouest exploitent ces économies illicites, notamment l’or, le racket, les enlèvements et la contrebande. Le GAFI rappelle également que les groupes terroristes tirent profit de l’or artisanal illégal, de l’extorsion et des réseaux de contrebande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette économie criminelle ne suffit pas toujours à expliquer la sophistication croissante des attaques, la qualité du renseignement opérationnel, la capacité de coordination simultanée et l’accès à certains équipements. La question est donc légitime: qui ferme les yeux ? Qui tolère ? Qui protège ? Qui facilite ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les tensions entre le Mali et l’Algérie ne peuvent être ignorées. L’incident du drone malien abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 a provoqué une crise diplomatique majeure. Le Mali affirme que l’épave a été retrouvée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière, donc en territoire malien, tandis qu’Alger soutient que le drone aurait violé son espace aérien. Le Mali a ensuite porté l’affaire devant la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant l’Algérie d’avoir détruit un drone de reconnaissance malien et d’avoir entravé ses opérations contre les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent des accusations graves formulées dans le débat public malien concernant l’existence de sanctuaires, de complicités, ou de tolérances à l’égard de personnalités hostiles au Mali. Ces accusations doivent être traitées avec sérieux. Elles ne doivent pas être balayées d’un revers de main. Quand un État souverain affirme que des groupes armés opérant contre lui bénéficient de facilités transfrontalières, la réponse normale n’est pas le mépris diplomatique, mais une enquête internationale indépendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne doit pas tomber dans le piège d’une accusation imprudente. Mais il ne doit pas non plus accepter l’omerta. La bonne ligne est claire: exiger la vérité, les preuves, les mécanismes de vérification et la responsabilité internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union Africaine (UA), l’Alliance des États du Sahel (AES), les Nations Unies et tous les pays attachés au droit international doivent demander:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête indépendante sur les attaques du 25 avril 2026;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête technique internationale sur l’incident du drone malien;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> un mécanisme régional de surveillance des frontières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">. des sanctions ciblées contre tout État, réseau ou acteur privé apportant appui, refuge, financement ou renseignement aux groupes terroristes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une traçabilité renforcée des armes, carburants, motos, explosifs, financements et flux d’or dans l’espace sahélo-saharien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le principe est simple : aucun pays ne peut invoquer la souveraineté pour violer celle d’un autre. Aucun pays ne peut se présenter comme médiateur tout en tolérant, directement ou indirectement, des acteurs qui travaillent à la déstabilisation d’un État voisin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali mène une guerre difficile. Mais cette guerre n’est pas seulement militaire. Elle est diplomatique, informationnelle, économique et juridique. Le pays doit répondre par la fermeté, mais aussi par l’intelligence stratégique: documenter, prouver, saisir les instances compétentes, mobiliser les alliés, parler au monde avec un langage de vérité et de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté n’est pas un slogan. C’est le droit d’un peuple à vivre en sécurité, à contrôler son territoire, à choisir ses alliances et à construire son avenir sans chantage, sans ingérence et sans terrorisme instrumentalisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne demande pas la faveur du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande l’application du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que les parrains visibles et invisibles de la guerre contre le Sahel soient identifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que la paix cesse d’être un discours et devienne enfin une responsabilité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Makoro Camara : L’adieu à une lionne de la Presse]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/necrologie/makoro-camara-ladieu-a-une-lionne-de-la-presse-3115808.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le ciel de Bamako semble plus lourd aujourd'hui. En ce lundi 06 avril 2026, la nouvelle est tombée comme un couperet, glaçant le cœur de ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route: Mme Diaby Makoro Camara a tiré sa révérence, rejoignant l’éternité.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:30:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une pionnière au regard fier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle n’était pas simplement une directrice de publication; elle était une bâtisseuse. Dans un univers médiatique exigeant, Makoro a imposé son nom par la seule force de son travail et de son intégrité. De la création du journal Kabako à la mise sur pied de Mousso TV et de Radio Oxygène, elle a prouvé que l'ambition, lorsqu'elle est portée par la passion, ne connaît aucune limite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’esprit d’une femme libre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se souviendra d'elle comme d'un esprit farouchement indépendant. Femme d'Affaires redoutable à la tête de «HIPPO Imprimerie», elle maniait l'art de l'excellence avec une rigueur qui forçait l'admiration. Elle était cette «femme battante» qui ne reculait devant aucun défi, transformant chaque obstacle en un tremplin pour briller davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une icône de l'engagement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement dépassait les murs de ses rédactions. Présidente de l'Association des Professionnelles Africaines de la Communication au Mali (APAC-Mali), Trésorière de la Maison de la Presse... Makoro était une colonne vertébrale pour la profession. Elle a ouvert la voie à des générations de femmes journalistes, leur montrant qu'il était possible de diriger, d'entreprendre et de réussir sans jamais trahir ses convictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«Une icône s'est éteinte, mais l'écho de sa voix et la précision de ses presses continueront de résonner dans chaque salle de rédaction du pays».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À notre consœur, à la cheffe d'entreprise, à la maman et à l'amie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton départ laisse un vide immense, mais ton héritage est gravé dans le papier et l'onde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre de Djélibougou te soit légère et que ton âme repose en paix dans la lumière d'Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Brave Dame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La presse malienne te doit un salut éternel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[À Dieu, Cher Mahamane ! «Le Scorpion» a rangé son aiguillon: L'ultime envol de Mahamane Hamèye Cissé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/necrologie/a-dieu-cher-mahamane-le-scorpion-a-range-son-aiguillon-lultime-envol-de-mahamane-hameye-cisse-3115807.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:22:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ciel de Bamako s’est couvert d’un voile d’incrédulité jeudi soir, 09 avril 2026. La nouvelle est tombée comme un couperet, glaciale, irréelle: Mahamane nous a quittés. Comment admettre que celui qui, le jeudi matin encore, portait la voix des journalistes devant le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa Ag Attaher, s'est éteint quelques heures plus tard dans le silence feutré du destin ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce matin, il était l'action, le plaidoyer, la force tranquille d'une délégation en marche. Ce soir, il est une absence qui nous glace le sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L'architecte de notre liberté<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane n'était pas seulement un journaliste; il était la «conscience de notre métier». Père spirituel de la presse malienne, il a gravé son nom dans le marbre de l'histoire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visionnaire de 1992: Il fut l'artisan de la loi qui nous a libéré la parole.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bâtisseur: C’est sous son impulsion et sa ténacité que la Maison de la Presse a vu le jour, ce toit qui nous abrite tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défenseur: Il s'est battu pour que l'aide publique à la presse ne soit pas une aumône, mais un droit à la dignité pour les messagers de l'information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une complicité de plume et de cœur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour moi, son départ a le goût de la cendre. Entre nous, il n'y avait pas seulement de l'estime, il y avait cette fraternité sacrée née du partage des convictions. Je me souviens de ces visites, de ces moments suspendus où, souvent accompagné de son inséparable frère Sadou Abdoulaye Yattara, nous refaisions le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y avait entre nos deux (02) titres ce lien invisible du «satirique». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fondateur de «Le Scorpion» savait que l'ironie est le dernier rempart de la liberté. Nous partagions ce goût «amer et chatouillant» de la satire, cette capacité à piquer pour réveiller les consciences, à rire pour ne pas pleurer des travers de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sortie dans la discrétion des grands<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est parti comme il a vécu: avec une «élégance souveraine».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir rempli sa mission matinale pour la collectivité, il s'est retiré sans bruit, nous laissant avec nos sanglots et ce frisson d'épouvante devant la fragilité de la vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La mort n'emporte pas les grands hommes, elle les installe dans l'éternité du souvenir».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane Hamèye Cissé laisse un vide immense à la Maison de la Presse, mais son héritage brûle dans chaque rotative, dans chaque article audacieux, dans chaque éclat de rire satirique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher confrère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le Scorpion» a rangé son aiguillon, mais son venin contre l'injustice continuera de couler dans nos veines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique de M'Béra]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/chronique-de-mbera-3115806.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:17:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous le soleil de plomb du Hodh Ech Chargui, le monde semble se réduire à une ligne d'horizon vibrante, où le sable ocre rencontre un ciel d'un bleu absolu. Ici, à la frontière mauritanienne, la terre ne parle que d'exil. Bienvenue à M'Béra, cette ville de toile et de poussière qui, au fil des années, est devenue le refuge de plus de 100 000 âmes fuyant la tourmente malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on arrive à Bassikounou, l’agitation est saisissante. Ce n’est plus seulement une ville, c’est un carrefour mondial. On y croise des nomades au regard chargé de mille kilomètres de marche, des enfants dont les rires éclatent malgré la précarité, et des femmes à la dignité souveraine. Pour ces nouveaux arrivants, la traversée a été une lutte contre la soif et la peur. Dans leurs yeux, l'écho des détonations du Mali ne s'est pas encore éteint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience sous la toile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pénétrer dans le camp de M'Béra, c'est entrer dans une fourmilière humaine en perpétuel mouvement. Ici, le silence n'existe pas. Il y a le fracas des charrettes, le bêlement du bétail, cet or sur pattes que les réfugiés ont réussi à sauver, et le bourdonnement des marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que se joue le véritable miracle : celui de la vie qui reprend ses droits. Sous une tente de fortune, une mère prépare le thé avec une précision rituelle, pendant qu'à quelques pas, son fils suit des cours dans une école construite par les organisations humanitaires. Ils ne sont pas des statistiques; ils sont des architectes de leur propre survie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une économie de l'espoir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui frappe le visiteur, c’est l’ingéniosité. Les réfugiés ne sont pas assis à attendre. Ils commercent, ils réparent, ils cultivent. Le marché du camp est le cœur battant de la zone: on y trouve des tissus colorés, des épices, des pièces détachées. C'est une économie de la débrouille qui a fini par lier intimement le destin des réfugiés à celui des populations mauritaniennes locales. Il n'est pas rare de voir un éleveur touareg négocier avec un commerçant mauritanien; c'est là que le désert, autrefois barrière, devient un pont.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi sont faits leurs lendemains ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vie ici est un équilibre précaire. Si l'aide humanitaire, les rations, les soins, l'eau acheminée par les camions-citernes, reste la colonne vertébrale, le désir d'autre chose est palpable. C'est le désir de retourner chez soi, sur ces terres maliennes qu'ils ont dû quitter dans la précipitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque soir, quand le soleil plonge derrière les dunes, le camp s'illumine de milliers de petites lumières. Ce ne sont pas seulement des lampes solaires, c'est une constellation d'espoirs. Dans ce désert mauritanien, ces hommes et ces femmes nous rappellent une leçon fondamentale: même arraché à ses racines, l'être humain possède cette capacité insensée à vouloir continuer à grandir, à commercer, à aimer, et à construire, jour après jour, une humanité commune face à l'adversité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le témoignage d'Agaly: Le Berger sans Horizon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici le portrait croisé de deux (02) destins qui s'entremêlent dans la poussière de M'Béra. Un focus sur l'intimité d'une famille et le défi titanesque de l'eau, l'or bleu du désert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous son chèche indigo qui ne laisse paraître que des yeux plissés par des décennies de vent de sable, Agaly, cinquante-deux (52) ans, remue son thé avec une lenteur cérémonieuse. Il y a deux (02) ans, il possédait trois cents têtes de bétail près de Tombouctou. Aujourd'hui, derrière sa tente de toile blanche marquée du sceau bleu du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), il n'en reste que douze.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«On ne fuit pas seulement la guerre, on fuit la fin d'un monde», confie-t-il d'une voix sourde. «Au Mali, la peur a remplacé la pluie. Ici, en Mauritanie, la terre est hospitalière, mais elle est fatiguée».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Agaly, chaque jour est un calcul mathématique cruel : comment nourrir ses bêtes sans empiéter sur les pâturages des locaux ? Comment rester un homme libre quand on dépend d'un coupon alimentaire ? Sa dignité, il la trouve dans le petit commerce de charbon qu'il a lancé à l'entrée du camp. Un gagne-pain dérisoire, mais qui lui permet d'acheter des cahiers à sa dernière fille, Fatma, qui rêve de devenir médecin pour, dit-elle, «réparer les cœurs brisés du désert».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille de l'or bleu: un équilibre fragile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l'espoir a un son à M'Béra, c'est celui du grincement des pompes à eau. Dans cette région semi-aride, l'arrivée de plus de 100 000 personnes et de milliers d'animaux a transformé la gestion de l'eau en une mission de haute voltige.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le défi climatique: Les nappes phréatiques, sollicitées comme jamais, s'épuisent. Le changement climatique n'est pas un concept abstrait ici: c'est une réalité qui se mesure au centimètre près dans les puits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La cohabitation: C’est là que le reportage devient politique. À Bassikounou, les populations locales voient leurs puits s'assécher plus vite. «Partager son pain est une chose, partager son puits en est une autre», explique un notable mauritanien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'innovation de survie: Pour éviter les conflits, des ingénieurs humanitaires et des locaux ont mis en place des systèmes de forages solaires hybrides. Ces installations ne servent pas qu'au camp, elles alimentent aussi les villages environnants, transformant une source potentielle de tension en un outil de paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le murmure des dunes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la nuit tombe, les générateurs s'éteignent les uns après les autres. Le silence revient, lourd et majestueux. On entend au loin le rire des enfants qui courent entre les tentes, ignorant que leur aire de jeux est l'une des zones les plus surveillées au monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M'Béra n'est plus seulement un camp de réfugiés. C'est une cité-État née de l'urgence, un laboratoire de la résilience humaine où, malgré la chaleur suffocante et l'incertitude du lendemain, on continue de planter des jardins maraîchers dans le sable. Parce que, comme le dit Agaly avant de s'endormir: «Tant qu'il y a un puits et une école, le désert ne pourra pas nous effacer».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sentinelles de la tradition: le pouvoir au féminin<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poussons donc les pans de la tente pour découvrir le véritable pilier de M'Béra: les femmes. Dans cette société en exil, ce sont elles qui recousent les morceaux d'une identité éparpillée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la culture touarègue et maure, la femme n'est pas seulement l'âme du foyer, elle en est la propriétaire. À M'Béra, cette influence a pris une dimension politique et économique inédite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles s'appellent Fatimatou, Zeinaba ou Mariam. Elles se réunissent sous de grands hangars pour transformer le cuir, tisser des nattes ou fabriquer des bijoux. Ces coopératives de femmes sont devenues les moteurs de l'autonomie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En vendant leurs créations sur les marchés de Bassikounou et même jusqu'à Nouakchott, elles font entrer de l'argent frais dans le camp, réduisant la dépendance aux rations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont elles qui gèrent les points d'eau et les comités de protection. Elles veillent à ce que les filles ne quittent pas les bancs de l'école du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) pour être mariées trop tôt, menant une bataille silencieuse mais féroce pour l'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un laboratoire de mixité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le camp de M'Béra est un curieux miroir. On y trouve des Touaregs, des Arabes, des Peulhs et des Songhaïs, vivant côte-à-côte avec leurs hôtes mauritaniens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un brassage inattendu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'origine, les tensions auraient pu être explosives: compétition pour l'herbe rare, pour l'eau, pour l'espace. Pourtant, un phénomène de «transculturation» s'opère:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La langue et la musique: Le soir, autour des petits postes de radio ou des téléphones chargés à l'énergie solaire, on écoute du Blues Touareg (Tinariwen) mélangé aux chants traditionnels mauritaniens. Les dialectes se mélangent, créant un «parler de M'Béra».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'intégration par le commerce: Les commerçants maures de Bassikounou ont appris à connaître les besoins spécifiques des réfugiés (parfums, thés spécifiques du Mali), tandis que les artisans réfugiés apportent des techniques de forge ou de tannerie autrefois rares dans la zone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le saviez-vous ? La Mauritanie est l'un des rares pays au monde à autoriser les réfugiés à circuler librement et à travailler. Cette liberté est le ciment qui empêche le camp de devenir une prison à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ombre au tableau: le défi écologique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le revers de la médaille de cette solidarité. Imaginez une ville de 100 000 habitants surgie de nulle part dans un écosystème fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La déforestation: Le besoin en bois de chauffe est immense. Les alentours de Bassikounou se sont dégarnis, créant des frictions avec les locaux qui voient leur environnement se dégrader.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le surpâturage: Les troupeaux des réfugiés, bien que symboles de richesse, épuisent les sols. Pour répondre à cela, des «Comités de Sages» mixtes (réfugiés et locaux) ont été créés. Ils patrouillent ensemble pour interdire la coupe de certains arbres et organiser la rotation des pâturages. C'est une diplomatie de la terre, où l'on apprend à survivre ensemble pour ne pas périr séparément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La génération M'Béra: Enfants du sable, citoyens du Monde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À M'Béra, le temps ne se mesure pas en années, mais en «vagues d'arrivée». Pour les plus jeunes, ceux qui ont vu le jour entre deux (02) tentes ou sur les bancs d'une école de fortune, le Mali n'est qu'une terre de récits. C'est la «génération M'Béra»: des milliers d'enfants et d'adolescents pour qui ce camp est le seul monde connu, et la Mauritanie, le seul horizon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces jeunes, l'identité est un pont instable. Ils parlent le hassanya ou le français avec l'accent de Bassikounou, écoutent les musiques qui traversent les frontières et portent en eux la nostalgie transmise par leurs aînés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'éducation est leur seule fenêtre sur un futur qui dépasse les clôtures de barbelés symboliques. Pour eux, chaque certificat de scolarité est une promesse de liberté. Ils sont les médiateurs naturels entre les cultures, effaçant naturellement les clivages ethniques qui ont déchiré le pays de leurs parents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mirage du retour<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En avril 2026, la question du retour est plus lancinante que jamais. Mais pour la jeunesse de M'Béra, le retour au Mali est une équation à multiples inconnues:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Une terre inconnue: Comment rentrer dans un pays dont ils ignorent les réalités quotidiennes ? Le Mali, pour eux, est une destination rêvée, mais aussi une terre de risques où l'insécurité, selon les rapports humanitaires de 2026, reste un obstacle majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le choix de la stabilité: Beaucoup voient leur avenir ailleurs, loin du camp, vers Nouakchott ou même au-delà, cherchant à transformer leur résilience apprise ici en compétences professionnelles (numérique, artisanat, agriculture moderne).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'horizon de M'Béra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le soleil se couche sur le Hodh Ech Chargui, M'Béra ne ressemble plus tout à fait à un camp. C'est devenu une ville-étape, un lieu de transition devenu permanent. La «génération M'Béra» ne regarde pas seulement vers le passé. Elle regarde devant, portée par une soif de vivre que rien ne semble pouvoir étouffer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur message est simple: Ils ne veulent pas être les éternels «réfugiés». Ils veulent être les bâtisseurs de demain, qu'ils soient au Mali, en Mauritanie ou ailleurs. Ils sont la preuve vivante que si l'on peut arracher un homme à sa terre, on ne peut jamais lui ôter sa capacité à rêver d'un ailleurs plus vaste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand reportage s'arrête ici, dans la poussière d'or du désert, où chaque pas, pour ces jeunes, est une affirmation de leur existence. M'Béra n'est pas la fin d'une histoire, c'est le prologue d'une nouvelle génération qui, née dans l'exil, est en train de réinventer le concept même de nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sanctuaire de l'esprit face au tumulte du forum<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde est un fracas de vanités où la quête de puissance aveugle les plus lucides. Entre le bouclier stoïcien qui nous préserve des bassesses humaines et l'interrogation fondamentale sur l'utilité de la conquête, se dessine une troisième voie: celle de la souveraineté intérieure. Quand l'arène politique ne devient qu'un théâtre d'ombres sans idéal, le refus de l’engagement n’est plus une fuite, mais un acte de résistance suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aube se lève sur une époque saturée de bruits, où chaque individu semble engagé dans une course effrénée vers un sommet invisible. Dès les premières lueurs, le sage nous prévient: vous rencontrerez l’ingrat, le fourbe, l’égoïste. Ce n’est pas un constat d’amertume, mais une cartographie du réel. Dans ce paysage humain accidenté, une question s’élève, glaciale et nécessaire: pourquoi plonger ses mains dans le cambouis de la lutte pour le pouvoir si l'on n'y trouve aucun intérêt supérieur ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L'illusion de la nécessité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous vivons sous le diktat de la participation. Il faudrait être «dans la mêlée», mordre la poussière des campagnes, conquérir des trônes de papier pour exister. Pourtant, la véritable tragédie moderne réside dans cette accumulation de pouvoirs vides. Se mêler à la lutte sans une convergence d'intérêts, qu'ils soient collectifs, moraux ou stratégiques, revient à s'enchaîner volontairement aux vices que Marc Aurèle nous enjoignait de prévoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conquérir pour le simple fait de dominer, c’est s’exposer nu à l’insolent et à l’envieux sans l’armure de la conviction. C’est accepter de devenir soi-même le fourbe que l’on redoutait au réveil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dissidence du retrait<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ignacio Ramonet nous a souvent appris à décoder les structures de domination cachées derrière les discours officiels. Ici, la domination la plus subtile est celle qui nous convainc que le pouvoir est une fin en soi. Or, le refus de la conquête, quand elle est dépourvue de sens ou de profit pour la cité, devient une posture révolutionnaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désintérêt n'est pas de l'indifférence ; c'est une sélection rigoureuse de ses batailles. Dans un système où tout est marchandise, même l'influence, garder sa force pour des œuvres qui échappent à la corruption du forum est le luxe ultime du penseur indépendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'empire de soi-même<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le pouvoir ne sert ni une vision, ni une amélioration de la condition humaine, il n'est qu'une charge inutile. En se préparant à rencontrer l'ingratitude dès l'aurore, on réalise que le seul pouvoir qui vaille la peine d'être conquis est celui que l'on exerce sur ses propres passions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte ne mérite notre présence que si elle porte en elle les germes d'une transformation réelle. Hors de ce cadre, la sagesse commande de rester l'observateur vigilant, celui qui, du haut de sa citadelle intérieure, regarde passer les conquérants d'un jour, déjà oubliés par l'histoire avant même d'avoir régné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Abdou Karim DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : L'ombre de la frontière: M'Béra, miroir d'une guerre sans fin]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lombre-de-la-frontiere-mbera-miroir-dune-guerre-sans-fin-3115804.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:02:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la géographie tourmentée du Sahel, il est des lieux où la ligne de démarcation entre la paix et la guerre devient une fiction cartographique. M’Béra, cet océan de tentes surgit au cœur du désert mauritanien, est de ceux-là. Officiellement, c’est une cité de l’exil, un camp de réfugiés sous l’égide du Haut-Commissariat aux Nations Unies. Mais, pour qui sait regarder au-delà du prisme humanitaire, M'Béra est surtout le miroir tragique d'un conflit malien qui ne finit jamais de se recomposer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce théâtre de poussière, une réalité dérangeante s'installe, que la diplomatie feint souvent d'ignorer: la porosité totale entre le camp et les lignes de front. Ici, le combattant n’est pas un étranger; il est le fils, le frère, le père. Ils traversent cette frontière, qui n'est pour eux qu'une ligne tracée par des mains coloniales, sans armes apparentes, pour venir se recueillir quelques heures auprès des leurs. Le djihadiste ou le séparatiste azawadi devient, le temps d'un thé sous la tente, un père de famille en permission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette circulation, tout à la fois fraternelle et subversive, transforme le camp en un espace où les frontières morales s’estompent autant que les frontières territoriales. Comment, dès lors, parler de «zone sécurisée» quand les acteurs du chaos malien se fondent, sans heurts, dans le tissu social de ceux qui ont tout perdu à cause d’eux ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mauritanie, dans une stratégie de neutralité active et de pragmatisme sécuritaire, observe ce ballet avec une prudence extrême. Elle a compris qu’enfermer ces populations, c’est nourrir la radicalisation. Elle a donc choisi l'ouverture, espérant que la stabilité du camp soit un rempart contre l'embrasement total. Mais ce pari est un funambulisme périlleux. Car, si ces passages permettent un maintien des liens familiaux, ce ciment irremplaçable des sociétés sahariennes, ils font aussi de M'Béra une zone grise, un espace de repos et de réorganisation stratégique pour des forces qui, sitôt la frontière repassée, troqueront la djellaba contre le fusil d’assaut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame de M'Béra, c'est celui d'une humanité prise en otage par une géopolitique qui la dépasse. En voulant transformer les réfugiés en citoyens d'un camp, la communauté internationale a peut-être inconsciemment érigé un sanctuaire aux zones grises. Tant que le Mali restera une plaie ouverte, M'Béra demeurera une salle d'attente à ciel ouvert où la frontière n'est qu'un rideau de théâtre que l'on écarte, selon les besoins de la guerre ou les appels du sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde, les yeux rivés sur les chiffres de l'aide humanitaire, refuse de voir ce qui se trame sous les chèches: une porosité qui est le véritable symptôme de l'effondrement de l'État malien. M'Béra n'est pas seulement un camp de réfugiés; c'est, dans toute sa nudité, l'antichambre d'une déstabilisation régionale dont nous n'avons pas fini de mesurer les effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mines au Mali : Transformer la richesse du sous-sol en richesse nationale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/mines-au-mali-transformer-la-richesse-du-sous-sol-en-richesse-nationale-3114836.html</link>
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                    <description><![CDATA[Pour un modèle malien de gouvernance des ressources minières fondé sur la transparence, l’investissement stratégique et l’actionnariat populaire.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:40:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est aujourd’hui l’un des grands pays miniers du continent africain. Avec une production annuelle avoisinant 55 à 60 tonnes d’or, notre pays figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique. À cela s’ajoute l’émergence de nouvelles ressources stratégiques, notamment le lithium, dont les premiers projets industriels annoncent l’entrée du Mali dans l’économie mondiale des métaux de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la question centrale demeure: Comment faire en sorte que la richesse minière se transforme réellement en prospérité nationale et en développement durable pour l’ensemble des Maliens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire économique internationale montre que la richesse en ressources naturelles ne garantit pas automatiquement le développement. Certains pays ont su transformer cette richesse en prospérité partagée, tandis que d’autres ont été confrontés à ce que les économistes appellent la «malédiction des ressources». La différence ne réside pas dans la nature des ressources, mais dans la qualité des institutions et des mécanismes de gouvernance mis en place pour gérer la rente minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples comme celui du Botswana, avec le diamant, montrent qu’une gestion rigoureuse et stratégique peut transformer une ressource naturelle en levier puissant de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transformer la rente minière en capital productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’enjeu n’est plus seulement d’exploiter ses ressources minières, mais de transformer la rente minière en capital productif capable de financer l’industrialisation, les infrastructures et le développement territorial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, une réforme stratégique pourrait consister à organiser la gestion des revenus miniers autour d’un mécanisme simple, transparent et équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une loi pourrait instituer une clé de répartition des revenus miniers reposant sur le principe suivant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% pour le budget de l’État, afin de financer les politiques publiques, les services sociaux et les infrastructures nationales;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 30% pour un fonds souverain stratégique, destiné à préparer l’avenir, stabiliser l’économie et financer les investissements structurants;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 20% pour un fonds de développement territorial, afin que les populations, notamment celles vivant dans les zones minières, bénéficient directement de la richesse produite sur leur territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de concilier les impératifs budgétaires immédiats avec les exigences d’une vision de long terme et d’assurer une meilleure transformation de la richesse minière en développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Introduire l’actionnariat populaire dans le secteur minier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Réforme récente du cadre minier malien prévoit qu’une part de 5% du capital des sociétés minières soit réservée au secteur privé national. Cette disposition constitue une avancée importante pour renforcer la participation nationale dans l’exploitation des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, pour que cette participation bénéficie réellement à l’ensemble de l’économie et ne soit pas captée par un cercle restreint d’investisseurs, il serait opportun d’introduire le principe de l’actionnariat populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire permettrait d’ouvrir cette part du capital à un large éventail d’acteurs économiques maliens: citoyens, travailleurs, entreprises nationales, institutions financières et membres de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, plusieurs mécanismes pourraient être envisagés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création d’un fonds national d’actionnariat minier, permettant aux citoyens maliens d’acquérir indirectement des parts dans les sociétés minières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation des banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite et mutuelles nationales à ces investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la possibilité pour les Maliens de la diaspora de souscrire à ces instruments financiers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel dispositif présenterait plusieurs avantages majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, il permettrait de démocratiser l’accès à la richesse minière, en donnant aux citoyens la possibilité de devenir eux-mêmes actionnaires d’une partie des ressources naturelles de leur pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, il contribuerait à mobiliser l’épargne nationale au service du financement de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’actionnariat populaire renforcerait la légitimité sociale de l’exploitation minière en créant un lien direct entre la performance du secteur et le bien-être des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers l’introduction d’un dividende minier citoyen<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, il pourrait également être envisagé d’introduire progressivement la notion de dividende minier citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme consisterait à redistribuer une partie des revenus générés par la participation nationale dans les sociétés minières sous forme de dividendes, versés soit directement aux citoyens, soit à travers des fonds collectifs destinés à financer l’éducation, la santé ou la protection sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays riches en ressources naturelles, de tels mécanismes ont permis de renforcer la transparence dans la gestion des ressources et de consolider le lien entre richesse nationale et bien-être collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’introduction d’un actionnariat populaire associé à un dividende minier citoyen pourrait constituer une innovation majeure dans la gouvernance des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle traduirait concrètement un principe simple: les ressources naturelles appartiennent au peuple et leur exploitation doit bénéficier au plus grand nombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds souverain pour préparer l’avenir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds souverain stratégique aurait pour mission principale de transformer une partie des revenus miniers en investissements durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fonds pourrait poursuivre plusieurs objectifs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- stabiliser l’économie face aux fluctuations des prix des matières premières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- constituer une épargne pour les générations futures;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- financer les investissements stratégiques dans les secteurs clés de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie des ressources du fonds pourrait également être utilisée pour garantir certains investissements structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie ou des infrastructures logistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, il serait prudent qu’une partie des ressources du fonds soit investie à l’étranger afin de diversifier les risques et de protéger les actifs nationaux contre les chocs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un fonds de développement territorial pour réduire les inégalités</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation des ressources minières génère souvent des tensions entre les régions productrices et le reste du pays. Il est donc essentiel de mettre en place un mécanisme équitable de redistribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds de développement territorial pourrait fonctionner selon un principe de solidarité nationale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% des ressources seraient consacrées aux régions minières, afin de financer les infrastructures locales, l’accès à l’eau, à l’Électricité, à la Santé et à l’Éducation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% seraient destinées aux autres régions du pays, sur la base de projets économiquement viables et socialement utiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de transformer la richesse minière en développement équilibré du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La clé du succès: la bonne gouvernance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, aucun mécanisme financier ne peut produire de résultats durables sans institutions solides. La gestion des fonds issus des ressources minières devrait reposer sur quelques principes essentiels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- transparence totale dans la gestion des ressources;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- audits indépendants réguliers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- publication des comptes et des investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- supervision parlementaire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation d’experts indépendants dans les organes de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces principes sont aujourd’hui considérés comme des standards internationaux dans la gestion des fonds souverains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une opportunité historique pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire économique. L’or continue de jouer un rôle majeur dans notre économie, tandis que de nouvelles ressources stratégiques comme le lithium ouvrent des perspectives inédites dans l’économie mondiale de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces ressources sont gérées avec vision, rigueur et transparence, elles peuvent devenir un levier puissant pour financer l’industrialisation, soutenir l’agriculture, développer les infrastructures et créer des emplois pour les jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fond, la véritable question n’est pas de savoir si le Mali est riche en ressources naturelles. Cette richesse est désormais une réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable question est de savoir comment transformer la richesse du sous-sol en richesse durable pour la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les revenus miniers sont utilisés uniquement pour financer des dépenses courantes, leur impact restera limité et éphémère. En revanche, s’ils sont investis avec vision et discipline dans l’éducation, les infrastructures, l’industrialisation et le développement des territoires, ils peuvent devenir un puissant moteur de transformation économique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est donc de transformer progressivement la richesse du sous-sol en richesse du savoir, de l’industrie et du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à cette condition que le Mali pourra construire un véritable modèle national de gouvernance des ressources naturelles, inspiré des meilleures pratiques internationales mais profondément enraciné dans nos réalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un modèle dans lequel les mines ne brillent pas seulement dans les statistiques économiques, mais brillent réellement pour l’ensemble du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Économiste- Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La grande liquidation : Du chiffon de Kadhafi au Conseil d'administration de l'Empire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/la-grande-liquidation-du-chiffon-de-kadhafi-au-conseil-dadministration-de-lempire-3114835.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le fantôme de 2009: l'hérésie du «Roi des Rois»]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:35:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souvenez-vous. 23 septembre 2009. Dans le temple feutré de Manhattan, un bédouin en costume de gala ne vient pas quémander une audience, mais prononcer une oraison funèbre. Ce jour-là, Muammar Kadhafi n'a pas seulement déchiré la Charte des Nations Unies; il a exposé la nudité d'un système qui confond la paix avec la soumission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant 100 minutes, le «Guide» a piétiné le protocole, transformant le perchoir de l'Organisation des Nations unies (ONU) en une tranchée de vérité. Il a désigné du doigt les «Cinq Rois» du Conseil de Sécurité, ces gardiens du temple qui ne protègent pas l'humanité, mais leurs propres chasses gardées. Ce n'était pas un discours, c'était une déclaration de guerre contre l'hypocrisie. Mais l'Histoire, cette vieille courtisane écrite par les vainqueurs, a préféré effacer l'homme pour ne garder que l'image d'un fou. Pourquoi ? Parce que le système ne pardonne pas à un Africain de refuser la laisse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2026: La «Pax Trumpiana» ou le hold-up du multilatéralisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avance rapide. Janvier 2026. Le décor a changé, mais la mécanique de prédation s'est perfectionnée. Nous y sommes: l'acte de décès officiel de l'ONU a été paraphé sous les dorures de Davos. Donald Trump, le nouveau «César du Deal», a achevé ce que Kadhafi dénonçait: il a transformé le droit international en une option «Premium».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bienvenue au «Board of Peace» (Conseil de la Paix). Ici, on ne parle plus de souveraineté, mais de solvabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le droit d'entrée: La paix n'est plus un droit inaliénable, c'est un abonnement. Un milliard de dollars le ticket pour être assis à la table des décisions. Vous ne payez pas ? Vous êtes un «maillon faible», une variable d'ajustement sur la carte des hostilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La privatisation du monde: Trump préside ce directoire avec la poigne d'un Président directeur général (PDG) à vie. Autour de lui, pas de diplomates de carrière, mais des exécuteurs de contrats: Kushner, Rubio, et même des mercenaires de luxe comme Tony Blair. La reconstruction de Gaza ou l'avenir de l'Afrique se négocient comme des fusions-acquisitions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La mort de la règle: «Ma seule limite est ma propre moralité», clame le Don. Dans ce nouveau code militaire, la morale est indexée sur le cours du brut. C'est le triomphe du mercenariat diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence des agneaux européens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que l'Empire se réorganise en syndicat de crime organisé légalisé, l'Europe offre le spectacle d'une armée en déroute. Paralysés par la peur d'une taxe à 200% sur le Chardonnay ou d'un retrait des troupes américaines, les dirigeants du Vieux Continent se bousculent pour obtenir le statut d'«observateur».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est une vassalisation rampante. Ils ne contestent plus, ils espèrent juste que les miettes du festin tomberont de leur côté de l'Atlantique. La France de Macron tente une esquive, mais finit par raser les murs du Conseil d'Administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Verdict des tranchées<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message de 2009 est aujourd'hui une réalité brutale. Kadhafi avait déchiré le papier; Trump a brûlé la bibliothèque. Nous ne sommes plus dans un monde de lois, mais dans un monde de contrats de protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la diplomatie était autrefois un jeu d'échecs, elle est devenue un «poker menteur», où les cartes sont marquées. La dignité, comme le disait le Lion de la Sirte, vaut plus que l'approbation. Mais dans le monde de 2026, la dignité est la seule marchandise que le Conseil de la Paix ne peut pas racheter... pour l'instant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ, Chroniques de la Ligne de Front<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré N°1<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arme de l'exclusion: le «default de protection»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse tactique de ces «Zones de Non-Droit Financier» (ZNDF) révèle une stratégie d'asphyxie coordonnée, conçue pour mettre au pas les récalcitrants du continent africain. Dans ce nouveau directoire mondial de 2026, ne pas payer son «ticket d'entrée» au Conseil de la Paix équivaut à une radiation pure et simple du système immunitaire économique mondial. Voici le décryptage de ce siège financier moderne…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les nations africaines qui refusent de verser le tribut d'adhésion, le Conseil de la Paix n'utilise plus les vieux décrets de l'Organisation des Nations unies (ONU), mais le retrait de garantie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Concept: Si vous n'êtes pas «dans la pièce», vous êtes déclaré «Zone Grise».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Conséquence: Les assureurs maritimes et les banques d'investissement (sous pression du Board de Trump) augmentent les primes de risque à des niveaux prohibitifs. Importer du blé ou exporter du coton devient une opération de contrebande légale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'Objectif: Pousser les populations à la révolte par l'inflation importée, sans avoir à tirer une seule balle de M16.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diplomatie du «Pay-per-View» géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil de la Paix a instauré une hiérarchie de souveraineté basée sur le portefeuille, créant une fracture nette sur le continent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Statut du Pays<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>Condition d'Accès<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Traitement Diplomatique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre "Platinum"<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Versement de 1 Md$ ou accès total aux ressources.<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Protection militaire totale et lignes de crédit illimitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre "Observateur"<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Allégeance politique et base militaire offerte.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Survie économique sous perfusion, droit de "regarder" les décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zone de Non-Droit<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Refus du racket / Souverainisme affiché.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Embargo technologique, cyber-attaques "non attribuées" et gel des avoirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de l'Afrique de l'Ouest: résistance ou asphyxie ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans des régions comme le Mali ou le Burkina Faso, la résistance à ce «Board of Peace» crée un précédent dangereux pour l'Empire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La tactique du Conseil: Couper l'accès aux câbles sous-marins de fibre optique et aux systèmes de paiement satellite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La réponse des ZNDF: On assiste à la naissance d'un «marché noir de la souveraineté». Ces pays se tournent vers des réseaux alternatifs (systèmes de paiement non-dollars, troc brut contre infrastructures) pour contourner le péage de Trump.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'inversion des valeurs: la paix devient une «Commodity»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand danger de cette architecture est que la guerre n'est plus un échec de la diplomatie, mais un levier de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Si vous ne payez pas pour la Paix, vous recevrez la Guerre par défaut de paiement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est l'aboutissement cynique de ce que Kadhafi craignait: un monde où le Conseil de Sécurité est devenu une agence de recouvrement de dettes à l'échelle planétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">xxx<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré N°2<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bouclier de la Transformation Locale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse de la résistance face au Board of Peace (Conseil de la Paix) nous conduit à une conclusion inévitable: dans un monde de prédateurs transactionnels, la seule armure valable est l'autonomie productive. Pour les nations africaines situées dans les «Zones de Non-Droit Financier», le projet industriel n'est plus une option économique, c'est une manœuvre de survie de haute intensité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici comment transformer une usine en bastion de souveraineté contre le racket du «Don»: Le coton, surnommé l'or blanc, est souvent exporté brut, laissant la plus-value aux mains de ceux qui contrôlent les ports et les monnaies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer des complexes de Mali Textile Intégré (MTI). En transformant la fibre sur place, le pays ne vend plus une «matière première» (soumise au chantage des cours du Conseil), mais un «produit fini».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le produit fini peut être échangé via des accords bilatéraux de troc ou des monnaies régionales, contournant ainsi le système SWIFT et les péages du Board of Peace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'énergie: le talon d’Achille à fortifier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le racket de Trump sur les 50 millions de barils vénézuéliens montre que l'énergie est l'arme de poing préférée du Conseil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir de la dépendance aux hydrocarbures importés (et donc taxés par le Board) en investissant massivement dans le solaire thermique et la biomasse industrielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une usine textile qui tourne à l'énergie locale est une usine qu'on ne peut pas éteindre depuis un bureau à Mar-a-Lago ou Davos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «contrat social» comme capital-risque<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce système de «Paix Premium», le Conseil de la Paix parie sur l'effondrement interne des pays récalcitrants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'industrialisation locale crée des emplois massifs et stabilise la monnaie interne par la réduction des importations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une population voit que son pain et ses vêtements dépendent de son industrie nationale et non des caprices d'un directoire étranger, le pays devient ingouvernable par la peur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cyber-souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisque le Conseil utilise l'embargo technologique comme levier, les nations souverainistes doivent développer des réseaux de gestion industrielle décentralisés (Open Source, serveurs locaux).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'objectif: Empêcher qu'une mise à jour logicielle ou un «kill-switch» ne bloque les machines-outils des usines africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté n'est pas un discours à l'Organisation des Nations unies (ONU); c'est une ligne de production qui tourne. En 2026, face à un empire qui privatise la paix, le véritable acte de rébellion d'une nation africaine est de devenir son propre fournisseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les batailles invisibles : De la CEAO à l’AES, l'intégration ouest-africaine sous pression]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/les-batailles-invisibles-de-la-ceao-a-laes-lintegration-ouest-africaine-sous-pression-3114834.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans les sables mouvants du Sahel et sur les rivages de l’Atlantique, une lutte silencieuse oppose visions d’indépendance et stratégies d’ingérence.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:23:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de la CEAO, sacrifiée sur l’autel des rivalités géopolitiques, semble bégayer aujourd’hui avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Entre ambitions souverainistes et pressions extérieures, l’intégration régionale est devenue un champ de mines où chaque avancée économique est une déclaration de guerre politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un sabotage géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEAO (Communauté Économique de l'Afrique de l'Ouest), née en 1973, n'était pas qu'une simple zone de libre-échange. Elle représentait un bloc homogène de pays francophones (Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal) cherchant une solidarité technique et monétaire concrète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, son existence même dérangeait. Le Nigeria, géant anglophone, percevait la CEAO comme un «pré-carré français» limitant son influence naturelle sur le continent. Sous l'impulsion de Lagos et de Lomé, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) fut lancée en 1975 avec un objectif non(dit: noyer le bloc francophone dans un ensemble plus vaste et hétérogène, plus facile à diviser. En 1994, la CEAO fut officiellement dissoute, marquant la victoire d'une intégration plus large mais aussi plus perméable aux influences extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le triangle des Intérêts français: Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la France semble aujourd'hui s'inquiéter de la montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), c'est que ses intérêts dans les pays «piliers» de la CEDEAO restent colossaux et stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●La Côte d’Ivoire, le hub logistique: Premier partenaire commercial de la France en zone CFA, le pays héberge plus de 600 entreprises françaises. Des géants comme Orange, Bouygues ou Castel y contrôlent des secteurs clés. Abidjan sert de plateforme tournante pour projeter l'influence économique française vers l'intérieur des terres sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Sénégal, la porte diplomatique: Le Sénégal est le verrou de stabilité de la France. Des infrastructures majeures, comme le TER de Dakar (opéré par la SNCF et la RATP) ou l'exploitation pétrolière et gazière impliquant TotalEnergies, scellent un lien indéfectible entre Paris et Dakar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Nigeria, le géant énergétique: Paradoxalement, la France a massivement investi chez le géant anglophone pour diversifier ses ressources. Le Nigeria est devenu l'un des principaux fournisseurs de pétrole et de gaz de la France. Soutenir le leadership de Lagos au sein de la CEDEAO permet à Paris de s'assurer qu'aucun bloc dissident ne vienne perturber les flux énergétiques régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES: une menace pour l'ordre établi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l’Alliance des États du Sahel (AES) a franchi une étape historique en devenant une Confédération en juillet 2024. Ce bloc n'est plus seulement une alliance militaire; c'est un projet de rupture avec le modèle libéral et atlantiste de la CEDEAO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui veut détruire l'AES ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résistance à l'AES est multidimensionnelle. Le Nigeria craint une perte de contrôle sur le marché régional et redoute que la création d'une monnaie sahélienne ne fragilise le Naira et l'Eco (le projet de monnaie de la CEDEAO). La France, de son côté, voit ses monopoles historiques sur l'uranium nigérien et l'or malien menacés par l'arrivée de nouveaux acteurs comme la Russie, la Chine ou la Turquie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la CEDEAO elle-même lutte pour sa survie institutionnelle. Le départ définitif de trois membres fondateurs crée un vide sécuritaire et financier immense, mettant en péril la crédibilité de l'organisation sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les batailles Invisibles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'affrontement se joue désormais sur le terrain des infrastructures et de la monnaie. Pour briser l'enclavement, l'AES cherche à contourner les ports d'Abidjan et de Dakar. En se tournant vers le Togo (port de Lomé) ou en explorant l'initiative marocaine d'accès à l'Atlantique, le Mali, le Niger et le Burkina tentent de neutraliser les leviers de pression économique traditionnels de la France et de ses alliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille la plus symbolique reste celle du Franc CFA. En discutant ouvertement d'une sortie de cette monnaie, l'AES s'attaque au dernier cordon ombilical de l'époque coloniale. C'est une ligne rouge pour le système financier international qui craint un effet domino dans toute l'Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un nouveau chapitre d'émancipation ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de la Communauté Économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) nous enseigne que les projets d’intégration régionale meurent souvent de manœuvres de division orchestrées de l'extérieur. L’Alliance des États du Sahel (AES), malgré les sanctions et les pressions, tente de construire un modèle centré sur la sécurité d'abord et l'économie ensuite. La vraie question demeure: l'Afrique de l'Ouest peut-elle cohabiter avec deux visions opposées, ou l'une devra-t-elle nécessairement absorber l'autre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AES 2030: Les piliers d'une puissance sahélienne en construction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Alliance des États du Sahel ne peut plus être perçue comme une simple réaction de défense. Elle pose les jalons d'un État fédéral en gestation. Pour que le Scénario 1 (Consolidation) l'emporte sur le risque de fragmentation, trois chantiers techniques et politiques sont déjà en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté monétaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le passage à une monnaie propre est le défi le plus risqué mais le plus émancipateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La garantie par les ressources: Contrairement au Franc CFA dont la crédibilité repose sur la garantie du Trésor français, la future monnaie de l'AES pourrait s'adosser à des stocks physiques d'or (le Mali et le Burkina étant des producteurs majeurs) ou à un panier de ressources (Uranium, Lithium).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Banque Centrale de l'AES: L'avenir politique de l'alliance dépend de sa capacité à créer une institution financière commune capable de gérer l'inflation et de financer les infrastructures sans passer par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Dakar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le virage numérique: Pour contourner le système de messagerie SWIFT et les sanctions bancaires, l'AES explore des systèmes de paiement alternatifs, potentiellement inspirés du modèle BRICS, facilitant les échanges avec la Russie et la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «pouvoir des Rrssources»:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Alliance des États du Sahel (AES) détient des cartes stratégiques qui font d'elle un acteur incontournable, et non une périphérie isolée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'Uranium et l'Énergie: Le Niger, en révisant ses contrats miniers (ex-Orano), cherche à maximiser ses revenus. L'ambition est de passer d'exportateur de minerai brut à producteur d'énergie, notamment via des projets de centrales solaires massives pour électrifier la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le corridor de l'Atlantique: L'avenir économique dépend de la rupture de l'enclavement. L'accord avec le Maroc pour l'accès à l'Atlantique et le rapprochement avec le Togo sont des mouvements d'échecs contre la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Si l'AES sécurise ses propres routes commerciales, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) perd son principal moyen de pression : le blocus portuaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avenir politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le destin de l'AES se jouera sur sa capacité à proposer un modèle de gouvernance qui séduit au-delà de ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La fin du «multilatéralisme de façade»: L'AES rejette les sommets de la CEDEAO perçus comme des chambres d'enregistrement des décisions de Paris ou Bruxelles. Elle prône une diplomatie bilatérale stricte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le risque de la «Forteresse Sahélienne»: Le danger du Scénario 2 (Isolement) réside dans l'épuisement économique. Si les populations ne voient pas de «dividende de la souveraineté» (baisse des prix, emploi, sécurité) d'ici 2030, la pression sociale pourrait fragiliser l'unité des trois capitales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●L'effet d'entraînement: Si l'AES réussit à stabiliser le front sécuritaire, elle pourrait devenir un pôle d'attraction pour des pays voisins comme la Guinée ou même influencer les débats politiques au Sénégal et au Bénin, où les aspirations souverainistes progressent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel comme centre de gravité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'AES tente de renverser la carte de l'Afrique: faire du Sahel, autrefois considéré comme une zone de «vide» et de menaces, le cœur battant de la souveraineté africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille de 2030 sera celle de la crédibilité. Si l'Alliance des États du Sahel (AES) parvient à transformer ses ressources minières en infrastructures visibles (écoles, routes, hôpitaux) sans dépendre de l'aide occidentale, elle aura définitivement enterré l'ère de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) et imposé un nouveau paradigme géopolitique en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Santé Civilo-militaire : Un laboratoire de dépistage ultramoderne bientôt opérationnel à la Polyclinique des Armées de Kati]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/sante-civilo-militaire-un-laboratoire-de-depistage-ultramoderne-bientot-operationnel-a-la-polyclinique-des-armees-de-kati-3114563.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a procédé, ce jeudi 26 février 2026, à la pose de la première pierre du futur laboratoire de dépistage de drogues ainsi que du Centre de Formation sur les Stupéfiants au sein de la Polyclinique des Armées de Kati.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:14:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces infrastructures sont destinées aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’à la population civile. Elles auront pour objectif de renforcer les capacités d’analyses spécialisées et d’améliorer la prise en charge des cas d’intoxication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Édifiées sur une superficie de 420 m², ces infrastructures comprennent notamment un hangar d’accueil dédié aux tests de dépistage, un laboratoire, un bureau de consultation, une salle d’attente ainsi que des sanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coût global des travaux de construction et d’équipement du nouveau laboratoire de dépistage, ainsi que de la rénovation complète du laboratoire des sapeurs-pompiers de Dravéla, est estimé à 2 milliards de Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Directeur Central des Services de Santé des Armées, le Général de Brigade Guédjouma DEMBÉLÉ, cette réalisation représente une avancée majeure dans le renforcement du soutien sanitaire aux FAMa. Le futur laboratoire ajoute-t-il contribuera à renforcer l’autonomie diagnostique des Forces Armées Maliennes (FAMa), à améliorer la qualité des prises en charge et à soutenir efficacement les forces engagées dans la défense de l’intégrité territoriale de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Intervenant à cette occasion, le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a affirmé que le centre de dépistage ne constitue pas un simple projet infrastructurel, mais bien une avancée majeure qui place l’humain au cœur de la puissance opérationnelle. Il a par ailleurs ajouté que la véritable force d’une armée moderne réside dans la résilience physique et mentale de ses forces composantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de Division Oumar DIARRA a conclu en rappelant que le dépistage précoce et la prévention ne constituent pas de simples options, mais de véritables nécessités opérationnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce laboratoire de dépistage ultramoderne renforcera le dispositif sanitaire national en permettant les dépistages au sein des Forces Armées Maliennes tout en offrant les mêmes services à la population civile, contribuant ainsi à la prévention et à la sécurité sanitaire pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source: DIRPA<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’AES : L’étincelle du Sahel qui défie l’obscurité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/laes-letincelle-du-sahel-qui-defie-lobscurite-3114562.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le désert n’est pas le vide que les cartographes lointains s’imaginent. Il est souffle, il est mémoire, il est un cri qui vient de loin. Aujourd’hui, ce cri porte un nom: l’Alliance des États du Sahel (AES). Plus qu’une simple architecture juridique ou une coalition de circonstance, l’AES se dresse comme la flamme sacrée d’un peuple qui refuse de voir son destin s’éteindre sous les cendres de la soumission.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:09:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) avant elle, elle est traquée. Mais cette fois, le Sahel a décidé que le sable ne recouvrirait plus ses rêves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuil fertile de la CEAO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désert a de la mémoire. Il se souvient de la CEAO, cette oasis de fraternité née en 1973, flétrie avant même d'avoir pu fleurir. Ses six États fondateurs portaient l'ambition d'une union économique organique, mais les vents contraires, venus de Lagos, de Paris et des bureaux de la jeune Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'ont ensevelie. L'histoire nous a légué une leçon amère: chaque fois que l’Afrique tente de bâtir pour elle-même, des mains invisibles s'activent pour défaire les nœuds de sa solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fleuve détourné des ingérences<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEDEAO, à sa naissance en 1975, se rêvait en fleuve nourricier. Mais au fil des décennies, ses eaux ont été détournées de leur lit naturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Elle promettait l’intégration, elle a décrété des sanctions qui affament les plus humbles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Elle invoquait la paix, elle a brandi le fer des interventions militaires contre ses propres frères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Elle se revendiquait africaine, mais sa voix a trop souvent résonné des échos d'Abuja ou des dorures de Paris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fleuve n'est plus un chemin; il est devenu une barrière, un instrument de discipline au service d'intérêts qui ne dorment pas sous le soleil du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES: Le souffle de la dignité retrouvée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis, en 2023, le vent s’est levé. Du Burkina Faso, du Mali et du Niger, un souffle de rupture a balayé les certitudes. L'Alliance des États du Sahel (AES) est née d'un refus viscéral du mépris. C’est un pacte de défense mutuelle où chaque dune protège sa voisine contre la tempête terroriste. C’est un projet politique qui s'enracine comme le baobab, plongeant ses racines dans la terre des ancêtres pour ne plus dépendre des pluies incertaines de l’aide internationale. C’est enfin un horizon économique où les ressources, l’or, l’uranium, le lithium, cessent d'être le butin des multinationales pour devenir le pain des enfants du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ronde des prédateurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l'ombre plane. Les vautours tournent déjà dans l’azur sahélien, effrayés par cette lumière nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEDEAO tremble devant cette sécession qui démasque son impuissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France redoute l’effondrement définitif de ses leviers d’influence séculaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les puissances atlantiques s'inquiètent de voir le Sahel s'ouvrir à de nouveaux horizons, de Moscou à Pékin, brisant le monopole des alliances d’hier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désert connaît ses prédateurs. Mais il sait aussi que le vent, lorsqu’il se fait harmonie, a le pouvoir de disperser les charognards les plus tenaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’étoile qui refuse de s’éteindre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES est plus qu’une alliance: c’est le manifeste d’une Afrique qui déplace son propre centre de gravité. Hier périphérie oubliée, le Sahel s'impose aujourd'hui comme le cœur battant de la résistance. Ses armées ne sont plus des instruments de projection étrangère, elles sont des boucliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEAO fut une étoile filante, brisée dans sa course. L’AES est une étoile polaire: fragile, certes, mais éclatante. Elle est le laboratoire d'une souveraineté qui ne se négocie pas. Le message est désormais gravé dans la pierre et porté par l'Harmattan: le Sahel ne pliera plus. Si l'AES survit aux tempêtes qu'on lui prépare, elle ne sera pas seulement le salut du Sahel, elle sera le phare d'une Afrique libre, debout et enfin digne de son nom.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par A.K. DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Portrait de femme : Mme Sy Kadiatou Sow]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/portrait-de-femme-mme-sy-kadiatou-sow-3114560.html</link>
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                    <description><![CDATA[À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons le parcours politique et associatif de certaines amazones du Mouvement démocratique.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:02:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Sy Kadiatou Sow, membre du Mouvement démocratique et membre fondateur de l’ADEMA-Association. Elle est parmi les signataires de la Lettre ouverte adressée au président Moussa Traoré en 1990 pour le changement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sorte de pétition adressée au président Moussa Traoré pour lui demander, au nom des démocrates et des patriotes, au vu de la situation du pays, de changer de méthode de gestion et d’accepter l’ouverture politique pour l’intérêt du pays. Il faut reconnaître que c’était un acte téméraire à l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Sy Kadiatou Sow<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Née à Nioro du Sahel le 7 mars 1955. De sa mère, elle reçoit un prénom supplémentaire Salama qui signifie la paix en relation avec le mot arabe salam. Kadiatou Sow est une élève assidue. Elle fréquente le lycée Notre Dame du Niger. Elle est présélectionnée et se verra octroyer une bourse du Fonds d’Aide et de Coopération (FAC) pour aller poursuivre ses études en France après sa réussite au BAC. Kadiatou obtient ses diplômes dans deux (02) universités françaises: Licence de Lettres Modernes en 1977 à l’université de Nice puis Licence de Droit Public et Maîtrise de Lettres Modernes à l’université de Paris X à Nanterre en 1978. L’année suivante, elle est auditrice à l’Institut d’Administration des Entreprises de Paris. Toutefois, elle n’achève pas sa formation dans cet établissement, car elle se trouve dans une situation difficile à gérer. D’une part, la bourse est coupée; d’autre part, Kadiatou devenue Mme Sy le 31 juillet 1976, est mère d’une fille. Elle a dû trancher entre sa famille et les études. Ce fut le retour au Mali. Depuis la famille s’est agrandie et les Sy monogames de religion musulmane ont eu trois (03) enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1980, Salama commence à travailler au Projet Mali Sud Élevage de Sikasso, où elle était chef du personnel jusqu’au mois de juillet 1982. Puis Mme Sy Kadiatou Sow sera recrutée à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) tour à tour comme adjoint administratif du directeur régional de Sikasso (1982-1986) et au siège de la société à Bamako, comme chef des Services des Ressources humaines (1986-1991) et enfin, inspectrice à l’l’Inspection générale (1990-1991).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’heure du grand décollage sonne véritablement en avril 1991 lorsque Mme Sy est nommée gouverneur du district de Bamako par les autorités de la transition. Elle est la première femme à occuper ce poste au Mali et y reste jusqu’à son entrée au gouvernement en février 1994. C’est d’abord en France à l’âge de dix-neuf (19) ans que Kadiatou Sow croise la politique sur son chemin dans les structures, où elle milite à savoir, l’Association des élèves et étudiants maliens en France (AESMF) ainsi que la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF). Puis au Mali, elle rejoint les rangs des amis et aînés déjà engagés dans le combat politique contre la dictature militaire qui sévissait alors dans le pays. Kadiatou poursuit précisément la lutte ici au sein d’un parti clandestin: le Parti malien du travail (PMT).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, Mme Sy Kadiatou Sow est présidente de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA). Alors même que ce n’était encore qu’une association en 1990, elle s’y activait déjà en tant que 5ème vice-présidente, chargée des finances. Quand l’ADEMA s’est muée en parti politique en 1991, Mme Sy a choisi d’y continuer son engagement politique. Elle n’a pas d’autre titre que simple militante à la base. Pourtant, elle n’est pas moins active à ses postes. En tout cas, elle se considère «en mission».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la différence de comportement entre l’homme et la femme en politique est nette pour Mme Sy. D’où sa position catégorique: «Oui ! la femme est plus méfiante vis- à- vis de la politique parce que de plus en plus les politiciens donnent une image de la politique qui est négative: magouilles, coups bas, trahison, luttes fratricides, etc. Alors que la femme a horreur en général de tout conflit familial ou social. Il leur arrive donc souvent d’être très déçues». L’objectif que cherche à atteindre Mme Sy en faisant de la politique est le changement de son pays sur tous les plans. C’est pourquoi elle s’investit énormément dans les activités associatives, notamment de femmes et de jeunes avec lesquels elle essaie de partager ses idéaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gamme des actions concrètes à grand impact posées par Mme Sy Kadiatou Sow, on recense: des cours d’alphabétisation au profit de travailleurs émigrés à Paris sous l’égide de l’ASMEF; des interventions multiformes au Centre Djoliba de Bamako, lequel a joué un rôle très important dans l’éveil des consciences et dont elle est membre du groupe de réflexion et d’animation; présidente et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>membre fondateur du Collectif des femmes du Mali (COFEM), association créée en 1991; contributions significatives, conjointement avec son mari, au sein de la coopérative Jamana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve, à travers ses prestations et initiatives lors de son passage au gouvernorat, qu’une femme peut bien gérer une ville malgré les grosses difficultés rencontrées. C’était un grand défi car abstraction faite de problèmes inhérents à toute fonction, la nomination d’une femme en qualité de gouverneur en la personne de Mme Sy a été un tollé, particulièrement dans les milieux des conservateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ce poste qui est de commandement ou d’autorité au sens plein du terme, était traditionnellement réservé aux hommes lesquels se sont habitués et convaincus qu’il leur revient de droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre du gouvernement en 1994 comme ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine (février-octobre 1994, un fait rarissime en Afrique. Un fauteuil qui ne sied pas bien aux femmes pour des préceptes religieux. À titre d’exemple une femme, ministre des Affaires étrangères ne sera pas accepter à discuter à table dans les pays arabes: Koweït, Qatar, Arabie Saoudite). C’est pourquoi Salama n’a duré à ce poste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, on lui a confié le portefeuille de l’Urbanisme et de l’Habitat. Bien que la vie et la politique soient indissociables aux yeux de Salama, ses valeurs sont la franchise, l’humilité et le respect de l’autre. Elle apprécie de même la loyauté. Elle déteste la démagogie et la duplicité qui sont hélas, monnaie courante en politique. Si elle offre volontiers des sacrifices suggérés par ses parents à d’autres personnes âgées, elle n’est pas superstitieuse et ne consulte jamais de marabout. Elle confie la tâche de révéler ses qualités et défauts aux autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins, Salama entend souvent dire qu’elle est dure et s’en défend: «Je ne crois pas que c’est cela; c’est question de respect de ses propres principes». Au-delà du Mali, «Mme Sy Kadiatou Sow, forte de sa riche expérience, partage les recommandations suivantes avec celles qui veulent aller loin en politique en Afrique, je crois qu’une femme doit avoir une forte personnalité pour résister à la fois aux pressions familiales mais aussi à la tentation de se faire «instrumentaliser» par les hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle dit être très patiente, persévérante et assumer les soupçons malveillants qui entourent beaucoup de femmes qui se lancent dans la politique; leur réussite est souvent attribuée aux relations douteuses qu’elles auraient avec leurs responsables politiques ou au piston des parents et alliés, mais rarement à leur valeur intrinsèque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit se donner suffisamment d’autonomie par rapport aux nombreux parents et relations qui, tous, veulent avoir une influence sur elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, elle doit veiller jalousement sur la stabilité de son ménage, pour ne pas avoir à gérer constamment plusieurs fronts, et ne pas sacrifier la paix de son foyer à ses ambitions politiques».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Coulibaly Alima Traoré, militante de l’ADEMA-PASJ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Coulibaly Alima Traoré dit qu’elle a été fascinée par son programme. Elle occupe le poste de présidente de la commission des femmes. Alima est née à Dakar en 1946 (son père alors officier de l’armée française. Elle est enseignante, sortie de l’École normale secondaire en 1976. Dans sa vision, la politique est le rassemblement de beaucoup de personnes autour d’un même objectif telle que la bonne marche du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, Mme Coulibaly Alima Traoré est venue en politique par accident dans des circonstances assez pathétiques. C’était en 1974. Le Comité militaire de libération nationale (CMLN) avait arbitrairement arrêté un groupe d’opposants (Bakary Pionnier, Cyr Mathieu Samaké, Mohamédoune Dicko…) et les avait emprisonnés au bagne de Taoudénit. Or, la prison de Taoudénit située en plein désert malien en direction de l’Algérie est tristement célèbre pour la bonne raison qu’elle était assimilée à un goulag tant les conditions carcérales étaient rudes: mauvais traitements, travaux forcés, on y allait pour mourir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrestation de ces étudiants innocents avait déjà choqué Mme Coulibaly. Mais les voir avec une ardoise sur la poitrine l’a complètement ébranlée et révoltée à tel point qu’elle a résolu de se battre pour l’institution du multipartisme dans son pays. Le «goulag malien» a été fermé quelques temps avant la chute du régime Moussa Traoré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Fanta Diarra dite Mantchini, militante du CNID-FYT<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est née le 24 avril 1954 à Bamako. Mantchini conçoit la politique comme l’art de gérer les affaires publiques, les institutions d’un État en vue du développement harmonieux d’un pays. Elle commence à se frotter à la politique en Guinée du temps de la Révolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Mantchini compte parmi les premiers membres du Comité national d’initiative démocratique Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT), l’association qui fait avancer le pays en bambara, créée le 16 octobre 1990 à la faveur de l’ouverture politique dans le pays. Mme Fanta Diarra dite Mantchini a décidé de faire la politique par conviction pour mettre fin à l’injustice par l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son observation; l’homme et la femme ont une vision commune en politique; les divergences n’apparaissent qu’en pratique. Mantchini exerce plusieurs activités et assume de nombreuses responsabilités au CNID-FYT dont les plus importantes sont: présidente du comité II de Badalabougou, son quartier; secrétaire chargée de la promotion des femmes et enfants au comité de direction du parti; membre du secrétariat exécutif; présidente de la commission centrale des femmes du CNID-FYT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les partis politiques d’opposition ont constitué un Collectif (COPPO) au sein duquel Mantchini occupe les fonctions de vice-présidente de la commission centrale des femmes. Deux (02) idées forces résument les ambitions et objectifs confondus de Mantchini. D’un côté, la mise en œuvre d’une réelle démocratie; ce qui implique le respect de la Constitution, la garantie des libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression, un accès aux médias d’État avec usage équitable pour toutes les forces politiques nationales la promotion féminine à travers une large participation des femmes aux prises de décisions; sans oublier leur indispensable indépendance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 9 août 1997, le Collectif des politiques de l’opposition (COPPO) organise un meeting au Palais de la Culture. Alors qu’un leader s’adresse aux militants, un homme identifié comme traitre est battu à mort par la foule de militants surchauffés. On trouve sur la victime, le sergent-chef Moussa Diarra en tenue civile: des gaz lacrymogènes, un pistolet avec des balles authentiques, une paire de menottes. Était-il en mission commandée ou en mission de maintien d’ordre ? Quoi qu’il, il s’en suit une série d’arrestations et d’incarcérations des leaders du COPPO dans les cellules du Camp 1 de la gendarmerie de Bamako, le lendemain Mantchini et le président de son parti, Maître Mountaga Tall sont interpellés et gardés dans l’après-midi du dimanche 10 août. Les conditions de détention de Mme Fanta Mantchini Diarra sont inhumaines: une cellule de 1,5 mx 1,5 qui ne laisse pas d’autre choix que la station debout de jour comme de nuit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amy SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Géopolitique: le tournant d’Alger : «Blitzkrieg» diplomatique qui scelle l'avenir de l'AES]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/geopolitique-le-tournant-dalger-blitzkrieg-diplomatique-qui-scelle-lavenir-de-laes-3114334.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le 16 février 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie sahélienne comme le jour où la "Realpolitik" a rencontré la fraternité d'armes.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 11:32:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les oiseaux de mauvais augure prédisaient une fissure au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a transformé son tapis rouge à Alger en un tribunal de la raison et de la souveraineté. Loin d’un cavalier seul, le chef de l’État nigérien a mené une «diplomatie de combat», forçant la puissance algérienne à choisir son camp: celui des peuples africains ou celui des ombres du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «Non» d’Alger à l’imam Dicko: le premier fruit de la fermeté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information est tombée, discrète mais électrique: les autorités algériennes n’ont ni accepté, ni facilité une rencontre entre l’Imam Mahmoud Dicko, figure de l’opposition malienne en exil, et le Président Abdourahmane Tiani. Selon nos sources, Alger a compris qu’une telle mise en scène nuirait gravement à ses propres «intérêts stratégiques».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une victoire diplomatique majeure pour Bamako, obtenue par la main de Niamey. En verrouillant l'accès à l'opposant malien, l'Algérie envoie un signal clair: elle n'est plus disposée à servir de sanctuaire aux voix qui contestent le pouvoir de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le message de Tiani a été reçu avant même d'être prononcé : on ne peut prétendre être un «frère» tout en hébergeant ceux qui cherchent à ébranler la maison d'à côté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité historique comme bouclier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le génie du discours de Tiani réside dans son audace morale. En rappelant au président Abdelmadjid Tebboune que l’Algérie a saigné pendant plus d’un siècle sous le joug colonial, il a posé un ultimatum éthique. Le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a placé Alger face à son miroir: comment un pays qui a payé le prix du sang pour sa liberté pourrait-il, par action ou par omission, devenir la base arrière d'une déstabilisation orchestrée par l'ancien colonisateur ? En invoquant la souffrance commune, Tiani a transformé l'Algérie, de médiateur distant en partenaire de «tranchée».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une médiation de fait pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Bamako, ce voyage n'est pas un camouflet, mais une victoire par procuration. En obtenant l'engagement de l'Algérie de se tenir dans la même ligne de front contre le terrorisme, Tiani a arraché ce que le Mali réclamait depuis des mois: la fin de l’ambiguïté. Le Niger n’a pas planté un poignard dans le dos du Mali; il a plutôt tendu une passerelle d'acier au-dessus du fossé diplomatique. En sécurisant ce flanc nord, Tiani offre au Général d’Armée Assimi Goïta une profondeur stratégique nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gazoduc Transsaharien: Le ciment de la souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la sécurité, le lancement des travaux du gazoduc après le Ramadan insuffle une dimension économique vitale à l’AES. Ce n'est pas qu'une affaire de devises, c’est le symbole d'une Afrique qui dessine ses propres cartes. En liant le destin énergétique du Niger à celui de l'Algérie, le président Abdourahmane Tiani s'assure que toute secousse frappant l'AES fera trembler les intérêts d'Alger. C’est la naissance d'une «défense mutuelle» par l'économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La leçon de Niamey<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fin de compte, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a prouvé que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un bloc isolé, mais une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, comme l'éviction diplomatique de Mahmoud Dicko lors de son séjour, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité et se bétonne dans les bureaux d'Alger. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les coulisses d’un dégel :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’ombre des services sécurise la diplomatie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les poignées de main officielles, une coordination intense s'est jouée entre les services de renseignement de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Sécurité Militaire algérienne. Le refus d’Alger de laisser l’Imam Mahmoud Dicko approcher la délégation nigérienne est le résultat d’un «pacte de sincérité» exigé par Niamey.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les points clés:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fin du double jeu</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">: Alger sacrifie ses anciens leviers d'influence (opposants en exil) pour garantir la viabilité du projet de gazoduc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Unité de l'AES:</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Le silence stratégique du Général d’Armée Assimi Goïta à Bamako confirme une confiance totale envers le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, agissant comme diplomate en chef du bloc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Axe Sécuritaire</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">: Un canal de communication direct est réactivé pour surveiller les mouvements suspects à la frontière Nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La leçon de Niamey<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général d’Armée Tiani a prouvé que l’AES est une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du gaz dans les veines, de l’espoir dans les cœurs :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari industriel de l’AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lendemain du sommet historique d’Alger, une question brûle toutes les lèvres, de Bamako à Niamey, en passant par Gao et Agadez: l’annonce du lancement du Gazoduc Transsaharien (TSGP) après le mois de Ramadan est-elle enfin le signal du décollage économique tant attendu ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant des décennies, nos richesses ont traversé nos terres sans jamais s'y arrêter, alimentant des industries lointaines pendant que nos villages restaient dans l’obscurité. Aujourd'hui, le projet validé par le Général Tiani et son homologue Tebboune change la donne. Ce n'est plus seulement du gaz qui circulera dans ces tuyaux, c'est la promesse d'une souveraineté énergétique retrouvée pour l'Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un projet pour le peuple, pas seulement pour les chiffres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les marchés et les «grins» de Bamako, l'enthousiasme se mêle à une exigence légitime. Les populations ont compris que la stabilité sécuritaire ne peut durer sans une prospérité partagée. Le TSGP est perçu comme:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le moteur de l'emploi: Des milliers de bras seront nécessaires pour ce chantier du siècle.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'énergie à moindre coût: La perspective de voir nos centrales thermiques alimentées par un gaz régional laisse entrevoir une baisse de la facture d'électricité pour les ménages et les artisans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rempart contre l'exode: En fixant le développement au cœur du Sahara, on offre une alternative à notre jeunesse face aux sirènes de la migration ou des réseaux criminels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi de la protection<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ne nous y trompons pas. Un projet d'une telle envergure sera la cible de ceux qui veulent voir le Sahel échouer. C'est ici que la «diplomatie de la tranchée» prend tout son sens. La sécurisation de ce corridor énergétique devient le ciment d'une coopération militaire indéfectible entre l'Algérie, le Niger et le Mali. Protéger le gazoduc, c'est protéger notre avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Afrique qui décide<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Alliance des États du Sahel (AES) prouve une fois de plus qu'elle n'est pas qu'une alliance de défense, mais un projet de société. En arrachant cet accord, le Général Tiani a envoyé un message clair: l'Afrique du Sahel n'est plus un simple réservoir de matières premières, mais une force qui négocie son destin industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ramadan 2026 ne sera pas seulement un temps de prière, il sera le prologue d'une ère nouvelle, où le feu du gaz saharien éclairera enfin le chemin de notre indépendance totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dossier spécial par la Rédaction 23 Février 2026 «Tiani à Alger»<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Réformer en profondeur les politiques d’apprentissage et d’insertion des jeunes au Mali :  Le rôle clé de l’APEJ]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/reformer-en-profondeur-les-politiques-dapprentissage-et-dinsertion-des-jeunes-au-mali-le-role-cle-de-lapej-3114324.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali fait face à un défi structurel majeur: former des jeunes employables dans une économie qui crée trop peu d’emplois formels et où les compétences produites ne correspondent pas suffisamment aux besoins réels des entreprises.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_699c1f910e1dd.jpg" length="66491" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:36:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, l’État a mis en place des dispositifs dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes, au premier rang desquels figure l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), en complément des mécanismes de formation professionnelle soutenus par le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et les ministères sectoriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré ces instruments, le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent élevés, et l’apprentissage peine à jouer pleinement son rôle de passerelle efficace entre formation et emploi. L’expérience internationale, notamment l’analyse récente du Brookings Institution sur les blocages des politiques d’apprentissage aux États-Unis, met en lumière des obstacles qui résonnent fortement avec la situation malienne : coûts de démarrage élevés pour les entreprises, lourdeurs administratives, confusion sur la définition même de l’apprentissage et faibles mécanismes de mutualisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. APEJ: un acteur central… mais insuffisamment articulé au système d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ joue un rôle majeur dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’orientation et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la mise en œuvre de programmes d’insertion (stages, volontariats, appui à l’auto-emploi),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la facilitation de l’accès des jeunes à des opportunités de formation ou de premières expériences professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, son action reste trop souvent dissociée des dispositifs structurés d’apprentissage certifiant. Dans la pratique, une part importante des interventions de l’APEJ privilégie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des stages de courte durée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des appuis à l’auto-emploi parfois peu accompagnés techniquement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des placements temporaires en entreprise sans cadre pédagogique normé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation limite l’impact structurel des efforts publics: on insère temporairement des jeunes sans toujours construire des compétences transférables et certifiées, ce qui réduit leur employabilité de moyen terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Coûts, complexité et faible adhésion des entreprises: l’APEJ aussi confrontée aux limites du système<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse de Brookings souligne que, même dans une économie avancée, la participation des entreprises aux programmes d’apprentissage reste faible non par manque d’intérêt, mais en raison de coûts initiaux élevés et de procédures complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, ces obstacles se manifestent à double titre:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté entreprises: Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et ateliers partenaires de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) ne disposent pas toujours des capacités administratives et techniques pour encadrer des jeunes dans des dispositifs longs et structurés d’apprentissage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté APEJ: L’agence, focalisée sur l’insertion rapide, tend parfois à privilégier des mécanismes «légers» (stages, placements temporaires), plus faciles à déployer à grande échelle mais moins structurants sur le plan des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: l’APEJ contribue à l’insertion immédiate, mais ne joue pas encore pleinement le rôle de levier stratégique pour structurer l’apprentissage de qualité, au sens de parcours certifiants, articulés avec les besoins productifs des entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Insuffisante standardisation et faible capitalisation des résultats: un enjeu commun APEJ-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre enseignement de Brookings est la nécessité de normes claires et de cadres partagés pour réduire la confusion autour de l’apprentissage et faciliter l’adhésion des employeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte malien:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les programmes de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et des centres de formation manquent souvent de référentiels métiers communs, ce qui rend difficile:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la lisibilité pour les entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la reconnaissance des compétences acquises par les jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’évaluation comparative de l’efficacité des dispositifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la capitalisation des expériences réussies de l’APEJ (entreprises partenaires performantes, filières porteuses, régions plus dynamiques) reste limitée, ce qui empêche une montée en échelle intelligente des programmes les plus efficaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations pour repositionner l’APEJ au cœur d’une politique d’apprentissage efficace<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Faire de l’APEJ la «porte d’entrée» de l’apprentissage certifiant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ devrait devenir le guichet principal d’orientation des jeunes vers des parcours d’apprentissage certifiants, en partenariat étroit avec:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le FAFPA (financement et ingénierie de formation),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les centres de formation professionnelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les organisations professionnelles sectorielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, tout jeune pris en charge par l’APEJ devrait, lorsque cela est pertinent, être orienté prioritairement vers un parcours de compétences structuré, plutôt que vers un simple stage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Articuler les programmes APEJ avec des référentiels métiers standardisés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dispositifs d’insertion portés par l’APEJ doivent être adossés à des référentiels métiers nationaux, permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’assurer la qualité pédagogique des placements,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de rendre les compétences acquises lisibles pour le marché du travail,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de faciliter la reconnaissance formelle (certification progressive).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Utiliser l’APEJ comme catalyseur de «groupements d’employeurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inspiré du modèle recommandé par Brookings (sponsors de groupe), l’APEJ pourrait jouer un rôle d’intermédiaire territorial pour :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• regrouper plusieurs PME autour de parcours d’apprentissage communs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mutualiser l’encadrement, la formation des maîtres d’apprentissage et les coûts de démarrage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• sécuriser la relation entreprise–apprenti par des conventions-types standardisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Recentrer les financements APEJ sur l’impact à moyen terme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les subventions à l’insertion doivent être conditionnées non seulement à l’accueil du jeune, mais aussi à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la qualité de l’encadrement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’acquisition effective de compétences certifiées,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’insertion durable (emploi ou auto-emploi viable) à 6-12 mois après la fin du parcours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de passer d’une logique de volume (nombre de jeunes «placés») à une logique de résultats (qualité de l’insertion).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e) Mettre en place un système de suivi commun APEJ-ONEF-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour piloter efficacement les politiques publiques, il est indispensable de disposer de données consolidées sur:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les parcours des jeunes pris en charge par l’APEJ,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• leur insertion effective dans l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la performance comparée des différents dispositifs (stages, apprentissage certifiant, formation qualifiante).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un système d’information partagé permettrait de corriger rapidement les programmes peu efficaces et de renforcer ceux qui produisent de véritables trajectoires professionnelles durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion: de l’insertion immédiate à la construction de compétences durables<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ est un instrument précieux de la politique de l’emploi des jeunes au Mali. Mais, dans sa configuration actuelle, elle est encore trop souvent cantonnée à une logique d’insertion à court terme, alors que le défi du pays est avant tout structurel: construire des compétences productives, adaptées à une économie en transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement majeur de l’expérience américaine analysée par Brookings est clair: un programme d’apprentissage ne fonctionne que s’il est simple à adopter pour l’entreprise, bien normé, et soutenu par des structures intermédiaires qui en réduisent les coûts et la complexité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repositionner l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) comme pivot opérationnel de l’apprentissage certifiant, en articulation étroite avec le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA), les centres de formation et les organisations professionnelles, serait un pas décisif vers une politique de l’emploi des jeunes plus efficace, plus efficiente et plus structurante pour le développement économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse de Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(L’Auteur est un ancien Directeur de Cabinet du ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’initiative Privée: 1993/1994 et a participé activement à la création du FAFPA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tribune: Mobiliser la diaspora malienne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mobiliser-la-diaspora-malienne-3114322.html</link>
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                    <description><![CDATA[Un levier sous-exploité pour transformer la politique d’apprentissage et d’emploi des jeunes]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:25:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora malienne constitue l’un des premiers «bailleurs invisibles» du pays. Par ses transferts financiers, son capital humain, ses réseaux professionnels et son exposition à des systèmes de formation performants, elle représente un atout stratégique majeur pour la transformation structurelle de la politique d’emploi des jeunes. Pourtant, dans les politiques publiques actuelles de formation professionnelle, d’apprentissage et d’insertion (qu’il s’agisse des dispositifs de l’Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) ou des centres de formation) la diaspora demeure largement cantonnée à un rôle périphérique, informel et non structuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali cherche à rendre ses programmes d’apprentissage plus efficaces et plus efficients, l’intégration d’un volet diaspora dédié n’est pas un supplément d’âme: c’est une condition de réussite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le paradoxe malien: une diaspora puissante, mais peu intégrée aux politiques publiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, les transferts des migrants maliens représentent plusieurs centaines de milliards de Francs CFA et constituent une source majeure de revenus pour les ménages. Mais ces flux, essentiels socialement, financent très peu l’investissement productif et la structuration des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan des politiques d’emploi et de formation:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La diaspora est rarement associée à la conception des programmes (référentiels métiers, curricula, certifications).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Son rôle dans la formation pratique, le mentorat et le transfert de compétences reste marginal et dépend d’initiatives individuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les mécanismes d’incitation à l’investissement de la diaspora dans la formation (équipements de centres, bourses d’apprentissage, incubateurs métiers) sont quasi inexistants ou peu lisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: le Mali se prive d’un capital de compétences et de réseaux pourtant crucial pour aligner sa formation professionnelle sur les standards internationaux et les besoins des filières productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pourquoi la diaspora est un levier clé pour l’apprentissage et l’insertion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora dispose de trois (03) avantages comparatifs majeurs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Un capital de compétences «prêtes à transférer»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreux Maliens de la diaspora travaillent dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’industrie, la maintenance, l’énergie, le Bâtiment et Travaux Publics (BTP),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la logistique, la transformation agroalimentaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les métiers du numérique et de la gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont été formés ou certifiés dans des systèmes, où l’apprentissage en entreprise est structuré, normé et évalué. Leur implication peut aider le Mali à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• concevoir des référentiels métiers réalistes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• améliorer les standards de formation pratique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• professionnaliser l’encadrement des apprentis (maîtres d’apprentissage).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Une capacité d’investissement ciblée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des transferts sociaux, la diaspora peut contribuer à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des équipements de formation (ateliers, machines, kits techniques),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• cofinancer des bourses d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• investir dans des centres de formation sectoriels ou des Petites et Moyennes Entreprises (PME) formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cela suppose des véhicules d’investissement crédibles, transparents et sécurisés: aujourd’hui insuffisamment développés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Un pont naturel vers les entreprises et partenaires internationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora est un intermédiaire naturel entre le Mali et:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises étrangères susceptibles d’accueillir des stagiaires formateurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des institutions de formation partenaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des programmes de coopération technique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rôle de «pont» est décisif pour moderniser les filières de formation et attirer des partenariats industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Ce qui manque aujourd’hui: un «volet diaspora» structuré dans la politique d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique actuelle de formation et d’insertion souffre de trois lacunes majeures concernant la diaspora:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Absence d’architecture institutionnelle dédiée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’existe pas de guichet unique clair pour la diaspora souhaitant contribuer à la formation professionnelle (où s’adresser ? à qui proposer un projet ? sous quelles garanties ?).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Manque d’instruments financiers adaptés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de fonds dédié, pas de mécanismes de co-investissement public-diaspora pour la formation/apprentissage, pas de produits financiers simples pour investir dans des centres de formation ou des PME formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Faible reconnaissance institutionnelle du rôle de mentorat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts de la diaspora ne sont pas systématiquement intégrés comme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• formateurs associés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• maîtres d’apprentissage «invités»,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• membres de comités sectoriels de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations: bâtir un véritable «Volet Diaspora» au cœur de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer un «Programme Diaspora Compétences Mali» (PDC-Mali)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un programme public dédié, adossé aux ministères en charge de l’Emploi/Formation et des Maliens de l’Extérieur, avec trois (03) missions:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobiliser les compétences de la diaspora (experts métiers, formateurs, mentors);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• canaliser l’investissement diaspora vers la formation et l’apprentissage;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• faciliter les partenariats internationaux au profit des filières de formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mettre en place un Fonds Diaspora-Apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds de co-investissement public-diaspora destiné à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des ateliers-écoles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• équiper des centres de formation sectoriels,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• soutenir des PME formatrices accueillant des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Principe clé: chaque franc CFA investi par la diaspora pourrait être partiellement abondé par l’État ou un partenaire technique, pour créer un effet de levier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Institutionnaliser le mentorat et le «transfert de savoir-faire»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer un statut de «Mentor Diaspora» reconnu par l’État, permettant à des professionnels maliens de l’étranger de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• intervenir périodiquement dans les centres de formation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appuyer la formation des maîtres d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• contribuer à l’élaboration des référentiels métiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif pourrait fonctionner en hybride : missions courtes au Mali+mentorat à distance (visioconférence, plateformes d’e-learning).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Utiliser la diaspora comme catalyseur de «groupements d’employeurs formateurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora entrepreneuriale peut jouer un rôle moteur dans la création de groupements de PME formatrices:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobilisation de partenaires étrangers,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• structuration de chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appui à la professionnalisation de l’encadrement des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de réduire les coûts de démarrage pour chaque PME et de professionnaliser l’apprentissage, conformément aux bonnes pratiques internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. La plateforme numérique «Diaspora Mali Invest dans sa composante: Compétences-Apprentissage»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est une plateforme unique permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux membres de la diaspora de proposer compétences, mentorat ou investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux centres de formation et entreprises de formuler leurs besoins;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• à l’État de suivre, évaluer et valoriser les contributions de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette plateforme renforcerait la lisibilité, la transparence et la confiance, conditions essentielles pour une mobilisation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Conclusion: passer de la diaspora «remittance» à la diaspora «compétences et investissement productif»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a longtemps mobilisé sa diaspora essentiellement comme source de transferts sociaux. Or, dans un contexte de transformation structurelle de l’économie et de pression démographique sur l’emploi des jeunes, l’enjeu est désormais de faire de la diaspora un acteur stratégique de la politique de compétences et d’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un volet diaspora bien conçu dans la politique d’apprentissage permettrait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’améliorer la qualité des formations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de renforcer l’employabilité des jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’ancrer la formation professionnelle dans des filières productives réelles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et de reconnecter la diaspora à un projet national de développement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas: la diaspora peut-elle aider ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est plutôt: le Mali est-il prêt à créer les instruments institutionnels, financiers et opérationnels pour que cette aide devienne un levier structurel de transformation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Économiste/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse du 15 Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’éveil du géant de fer : Pour que le sifflet de Kayes résonne jusqu’à Bamako]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/transport/leveil-du-geant-de-fer-pour-que-le-sifflet-de-kayes-resonne-jusqua-bamako-3113835.html</link>
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                    <description><![CDATA[Par le renouveau du rail, le Mali s'apprête à recoudre ses distances et à doper sa croissance. Entre la «Cité des Rails» et la capitale, ce n'est pas seulement du métal que l'on pose, mais le socle d'une souveraineté économique retrouvée. Analyse d’un projet qui promet de transformer 500 kilomètres d'espoir en un moteur de richesse nationale.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:34:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un héritage en sursis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des silences qui pèsent plus lourd que le fer. Depuis trop longtemps, le long de l'axe Bamako-Kayes, les rails rouillés racontent l'histoire d'une prospérité suspendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se souvient des gares grouillantes, de l'odeur du gasoil mêlée à celle des marchandises, et de ce sifflet lointain qui annonçait, plus qu’un train, la vie qui arrive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le constat est amer: l’État a injecté des milliards dans du matériel souvent inadapté et continue de supporter une structure administrative et un personnel de cheminots sans véritable activité ferroviaire. Le Mali ne peut plus se permettre d’attendre. Pour transporter 1 000 concitoyens chaque jour et désenclaver nos régions, la réhabilitation intégrale s’impose comme l’impératif de notre décennie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une colonne vertébrale pour l'économie nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet ne se limite pas à la pose de traverses. Il s'agit d'une réingénierie structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour permettre une circulation fluide, une rénovation lourde des 495 km de voie est nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'investissement: Estimé entre 400 et 525 milliards de FCFA, il englobe le remplacement du ballast et la pose de rails lourds.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La rentabilité: Le rail offre une économie d'échelle qu’aucune route ne peut concurrencer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il abaisse le coût de la tonne-kilomètre et préserve nos routes nationales de l'usure prématurée causée par le surpoids des camions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix de l’excellence technique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour honorer la promesse d'un transport digne, le gouvernement doit miser sur du matériel de dernière génération. L'acquisition de rames modernes (locomotives de haute puissance et voitures climatisées) permettra de relier les deux pôles en moins de 6 heures, contre 10 heures actuellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Capacité: 1 000 passagers par jour en flux aller-retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Modernité: Classes modulables, WiFi embarqué et systèmes de sécurité active.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Durabilité: Moteurs hybrides à haute efficience, adaptés à la rigueur du climat sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rail, catalyseur du développement social<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des chiffres, c'est l'impact humain qui donne au projet sa grandeur. Le train est le lien social par excellence. En facilitant le mouvement des personnes, il stimule le commerce de proximité et redonne vie aux petites économies locales qui fleurissent à chaque arrêt de gare. Chaque franc investi est un franc injecté dans la résilience du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le courage de la vision<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Il faut savoir écouter les autres. La sagesse ne vient pas seulement de ce que l'on dit, mais aussi de ce que l'on entend».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une ère où la prise de parole est un exercice délicat, faut-il pour autant taire les idées vitales ? Assister en spectateur au naufrage des investissements publics serait une faute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous émettons ici des idées, car chacun est responsable des conséquences de son silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En transformant ce corridor en un axe moderne, nous ne faisons pas que réparer une machine; nous redonnons au peuple malien la fierté de voir son pays avancer. Le train de l'émergence est en gare. Il ne tient qu'à nous de lui donner le signal du départ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les sillons de la liberté : L’investissement souverain au cœur de l’AES]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/les-sillons-de-la-liberte-linvestissement-souverain-au-coeur-de-laes-3113834.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans l’arène de la géopolitique mondiale, la véritable bravoure ne se manifeste pas uniquement sur les champs de bataille, mais aussi dans la profondeur de nos sillons.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68e67ff5c0780.jpg" length="43368" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:29:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l’agriculture n'est plus une simple variable d’ajustement statistique; elle est le muscle de notre dignité et le garant de notre souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agriculture comme discipline de haut niveau<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Investir dans la terre aujourd'hui demande l'exigence et l'endurance d'un athlète de haut niveau. Le développement agricole de l’Alliance des États du Sahel (AES) doit être perçu comme un marathon stratégique où la performance se mesure à l’aune de notre capacité à transformer nos matières premières sur place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Endurance financière: Le passage d'une agriculture de subsistance à une agriculture de puissance nécessite des capitaux souverains, libérés des conditionnalités externes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Agilité technique: L'adoption de technologies irriguées et de semences résilientes constitue notre «entraînement» pour contrer les aléas climatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maillage stratégique: de la semence à l'usine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vision de la souveraineté doit être holistique. Comme nous l'avons souligné pour le secteur textile, la force réside dans l'intégration verticale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Maîtrise des intrants: Produire nos propres engrais et sécuriser nos banques de semences nationales pour ne plus être tributaires des fluctuations des marchés mondiaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Transformation locale: L'industrialisation (agro-industrie) est le levier qui transforme la sueur du producteur en valeur ajoutée sonnante et trébuchante pour l'économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pacte de solidarité et de prospérité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'investissement souverain est un acte de foi envers notre jeunesse. En structurant des chaînes de valeur solides au Burkina Faso et dans tout l'espace AES, nous offrons à nos citoyens un terrain de jeu où ils peuvent exercer leur talent avec fierté. C'est une stratégie de défense globale: une population qui a faim n'est pas libre, mais une nation qui nourrit les siens est invincible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Chaque hectare mis en valeur est une tranchée creusée contre la dépendance; chaque usine de transformation est un rempart pour notre monnaie et notre honneur».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La trajectoire est tracée. L'investissement souverain dans l'agriculture est le socle d'un développement durable qui ne demande pas la permission d'exister. C'est un engagement sacré, une course de fond que nous menons avec la certitude que la victoire appartient à ceux qui cultivent leur propre liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Karim DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’ombre et le Silex :  Le Mali face au miroir de sa propre prophétie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/lombre-et-le-silex-le-mali-face-au-miroir-de-sa-propre-prophetie-3113354.html</link>
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                    <description><![CDATA[«Être sage, ce n'est pas tout comprendre, mais accepter que certaines choses prennent du temps, que certaines réponses viennent après la douleur».]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:24:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les vents de sable de ce 20 janvier 2026 balaient les certitudes des chancelleries occidentales, le Mali se dresse, seul sous son propre azur. Entre le triomphe militaire des Forces armées maliennes (FAMa) et les silences lourds d'une économie qui s'essouffle, entre la ferveur des mosquées et le tumulte d'une transition qui s'étire, le pays de Soundiata Keïta joue sa partition la plus complexe. Récit d’une nation qui a choisi la douleur de l’autonomie plutôt que le confort de la tutelle, tout en scrutant, avec une méfiance nécessaire, les fissures de son propre édifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vertige de la liberté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a dans le regard du soldat malien aujourd'hui une lueur que les satellites de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) n'avaient jamais su capter: celle de l'homme qui sait qu'il n'a plus de filet de sécurité. Le «kérosène» étranger s'est évaporé, emportant avec lui les rapports d'experts et les convois blancs. Ce vide, que l’on prédisait mortel, est devenu le terreau d’une renaissance brutale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la sagesse commande de ne pas confondre la parade et la paix. Si le Mali a déjoué les oracles du chaos qui prédisaient la chute de Bamako, il fait face à un défi plus insidieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scepticisme légitime ne porte plus sur la capacité de nos fils à tenir un fusil, mais sur la capacité de nos élites à panser les plaies d'une économie de guerre qui pèse sur le panier de la ménagère. La souveraineté a un goût de fer et de mil; elle est glorieuse au défilé, mais amère dans les foyers, où l'électricité et l'eau demeurent des luxes conquis de haute lutte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les martyrs, racines d’une nation en sursis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne peut comprendre le 20 janvier sans se recueillir sur les cendres d’Aguelhok. Le sacrifice du Capitaine Sékou Traoré, «Bad», est devenu le ciment d'un patriotisme qui frise parfois la mystique religieuse. C'est là que réside le paradoxe malien: une armée qui puise sa force dans ses tragédies passées pour refuser le statut de victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière l'hommage vibrant aux martyrs, une question demeure, lancinante : jusqu'à quand la résilience du peuple pourra-t-elle suppléer l'absence de solutions politiques durables ? Le départ des forces internationales a certes libéré le ciel malien, mais il a aussi laissé l'État face à ses propres démons: une crise administrative profonde et une jeunesse qui, si elle ne trouve pas de travail dans les usines, pourrait être tentée par d'autres sirènes, plus sombres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari de l'AES et le silence des Dieux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, maître de sa terre, s'est tourné vers de nouveaux alliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce basculement géopolitique est une prouesse de souveraineté, mais il impose une vigilance de chaque instant. La gestion de la crise religieuse, où l'influence des leaders spirituels pèse parfois plus que les décrets de l'État, reste une lame de fond imprévisible. Dans ce pays de foi, la politique et la religion dansent un tango périlleux. Le scepticisme est de mise : une nation peut-elle être réellement souveraine si elle ne définit pas clairement la frontière entre le sabre, le goupillon et le sceptre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La douleur comme enseignante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«J'ai gagné cela par la philosophie... Je fais sans être commandé ce que certains sont contraints de faire par leur peur de la loi».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette maxime résonne aujourd'hui dans chaque camp militaire, de Kati à Gao. Le Mali fait désormais ses propres choix, assume ses propres erreurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 20 janvier 2026 n'est pas la fin de l'histoire, mais le début d'un chapitre où le Mali doit prouver que la dignité peut aussi nourrir son homme. Les oracles du chaos se sont trompés sur la chute, espérons qu'ils se tromperont aussi sur l'incapacité des Maliens à se réconcilier avec eux-mêmes. Car la véritable victoire ne sera pas d'avoir chassé l'étranger, mais d'avoir bâti un foyer où chaque déplacé pourra enfin poser son sac.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gloire aux FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prudence aux dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paix aux âmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La République au cœur des épines : Quand le zèle étouffe la foi et la voix]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/la-republique-au-coeur-des-epines-quand-le-zele-etouffe-la-foi-et-la-voix-3113179.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali traverse une zone de turbulences identitaires inédite. Alors que les autorités de transition s’attellent à la refondation de l’État, une frange de «défenseurs» radicaux s’arroge le droit de distribuer les certificats de patriotisme à coups d’insultes et de menaces.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 21 Jan 2026 10:48:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre l’indignation officielle du Haut Conseil Islamique et le désarroi des citoyens épris de dialogue, le climat social se crispe. Plongée dans une nation, où la parole devient un acte de bravoure.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cri de l'Imam: la foi face à l'opprobre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’image est forte, presque solennelle. La semaine dernière, lors de la présentation des vœux des Forces Vives au Palais de Koulouba, le silence s’est fait plus lourd lorsque l’Imam Bah, porte-parole du Haut Conseil Islamique, a pris la parole. Ce n’étaient pas de simples vœux de circonstance, mais un cri d’alarme: la communauté musulmane se dit dénigrée, menacée par ceux qui se présentent comme les «boucliers» du régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l'Imam, le constat est sans appel: ces pratiques ne protègent rien, elles divisent. Elles fissurent le socle de la cohésion nationale au moment précis où le pays a besoin d'unité. En appelant le Président de la Transition à arbitrer ce chaos verbal, le religieux pointe du doigt une dérive inquiétante: la naissance d’une inquisition numérique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nouveaux propriétaires de l'air<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelque chose de fascinant, et de terrifiant à la fois, dans cette métamorphose du paysage malien. Jadis, le respect de l'aîné et de la différence était le ciment de nos «Grins». Aujourd’hui, il semble que l'oxygène même de la République ait été privatisé par une caste de nouveaux maîtres. Munis de leurs claviers comme d’autant de fusils d'assaut, ils règnent sur les réseaux, décrétant qui est digne d'être Malien et qui doit être jeté aux gémonies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur stratégie est celle de l’obscurité : éteindre les lumières de la critique, aussi constructive soit-elle. On ne discute plus avec l'intelligence, on l’intimide. On ne répond pas à l'argument, on promet l'enfer d'une «prison obscure».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe du souverainisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame réside dans ce détournement sémantique. Nombreux sont les Maliens qui, comme beaucoup d'entre nous, ont soutenu et soutiennent encore l’idéal de souveraineté. Ce rêve d’un Mali debout, maître de son destin et de ses ressources, est une flamme légitime. Mais comment peut-on prôner la souveraineté face à l’extérieur tout en instaurant une servitude intérieure ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouverner, ce n’est pas dompter. C’est bâtir un toit assez large pour abriter toutes les contradictions d’un peuple. En transformant le soutien aux institutions en un zèle hystérique et haineux, ces «protecteurs» autoproclamés commettent une erreur historique : ils créent des ennemis là où il n’y avait que des doutes, et de la rancœur là où il restait de l’espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'un arbitrage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence des autorités face aux excès de leurs partisans les plus virulents commence à ressembler, pour beaucoup, à un consentement. Pourtant, l'histoire nous enseigne que celui qui utilise un monstre pour garder sa porte finit souvent par être dévoré par lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un grand corps malade de ses excès de langage. La souveraineté ne se mange pas, elle se vit dans la dignité, le pain et, surtout, le respect mutuel. Si la République devient une salle d’interrogatoire géante où même les autorités religieuses se sentent en sursis, alors c’est l’âme même du Mali qui est en péril. Il est temps de rendre aux Maliens l’air qu’ils respirent, avant que l’asphyxie ne soit totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">P<strong>ar A.K DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Aide au développement : L’heure de vérité pour l’Afrique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/aide-au-developpement-lheure-de-verite-pour-lafrique-3112909.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/aide-au-developpement-lheure-de-verite-pour-lafrique-3112909.html</guid>

                    <description><![CDATA[Depuis plus de soixante (60) ans, l’Afrique reçoit une aide publique au développement présentée comme un levier essentiel de progrès économique et social.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:20:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le constat est implacable: malgré des milliards de dollars mobilisés, le continent demeure confronté aux mêmes fragilités structurelles/ industrialisation inachevée, chômage massif des jeunes, dépendance extérieure, faiblesse de la base productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’ouvrir les yeux: l’aide telle qu’elle est conçue et pratiquée depuis des décennies n’a pas transformé l’Afrique. Elle a souvent permis d’administrer la pauvreté, rarement de la faire disparaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propos récents de l’économiste camerounais Célestin Monga ont eu le mérite de poser les mots justes sur ce malaise collectif:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Pleurnicher pour l’aide n’est pas une stratégie de développement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette phrase dérange parce qu’elle dit une vérité que beaucoup préfèrent taire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une illusion entretenue par les chiffres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, l’ensemble de l’Afrique a reçu moins de 60 milliards de dollars d’aide publique. Cela représente environ 40 dollars par habitant pour plus de 1,4 milliard de personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, le continent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• exporte pour plus de 600 milliards de dollars chaque année;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• perd entre 80 et 100 milliards de dollars par an en flux financiers illicites, évasion fiscale et rapatriement excessif de profits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• continue de voir sa valeur ajoutée captée ailleurs dans les chaînes mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité est crue: l’Afrique perd chaque année bien plus qu’elle ne reçoit. Le problème n’est donc pas l’insuffisance de l’aide, mais la faiblesse structurelle de notre capacité à retenir, transformer et valoriser nos propres richesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’aide remplace la stratégie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans beaucoup de pays africains, l’aide est devenue un élément central de l’équilibre budgétaire, notamment dans les secteurs sociaux. Cette dépendance a produit des effets pervers durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis les années 1980, sous l’impulsion des programmes d’ajustement structurel, nos États ont été engagés dans des politiques de libéralisation et de privatisation rapides, appliquées sans préparation sérieuse des économies locales ni accompagnement d’un secteur privé encore naissant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des entreprises publiques ont été liquidées ou cédées sans stratégie industrielle de remplacement. Les marchés ont été ouverts brutalement à la concurrence internationale. Le résultat ne fut pas l’émergence d’un capitalisme africain fort, mais souvent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la désindustrialisation précoce,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la domination accrue des importations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la marginalisation des entrepreneurs locaux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et la perte de leviers économiques essentiels pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons hérité d’économies ouvertes mais fragiles, dépendantes de l’extérieur pour produire, consommer et investir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scandale de la dette à deux vitesses<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre paradoxe mérite d’être dénoncé avec force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’ils font face à des crises structurelles (relance industrielle, transition énergétique, choc financier, pandémie) les pays développés recourent massivement à l’endettement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis affichent une dette publique dépassant 120% du Produit intérieur brut (PIB), la France plus de 110%, l’Italie 140%, le Japon plus de 250%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, la dette est un outil stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’Afrique, elle devient une faute morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès qu’un pays africain tente d’utiliser l’endettement pour financer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des barrages,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chemins de fer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des ports,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des zones industrielles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des universités technologiques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">il se voit opposer la menace de l’insoutenabilité, la dégradation de sa note financière et la suspension des appuis budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux poids, deux mesures.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est normal ailleurs devient suspect chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est perçu comme investissement au Nord est qualifié d’irresponsabilité au Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, on refuse à l’Afrique l’un des principaux instruments qui ont permis aux autres nations de se développer: le droit d’investir aujourd’hui pour créer la richesse de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Responsabilités africaines : sortir du confort de la dépendance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait malhonnête d’imputer cet échec aux seuls partenaires extérieurs. Les élites africaines portent une responsabilité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trop souvent, la gestion publique s’est réduite à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• assurer la survie budgétaire à court terme,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• négocier des appuis d’urgence,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• repousser indéfiniment la question centrale de la transformation productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun pays ne s’est développé par l’assistanat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui ont réussi (de la Corée du Sud au Vietnam, de la Chine au Maroc) ont fait le choix:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’investissement massif,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’exportation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’un État stratège assumé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit rompre avec la tentation de la plainte permanente et entrer dans une culture de la stratégie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux institutions internationales: changer enfin de paradigme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’Afrique doit faire sa révolution mentale, les institutions internationales doivent aussi faire la leur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant des décennies, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont promu une vision du développement fondée sur trois (03) dogmes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">libéralisation rapide, privatisation sans filet, discipline budgétaire stricte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recettes ont peut-être stabilisé certains équilibres comptables, mais elles n’ont pas construit d’économies fortes. On ne développe pas un pays en équilibrant seulement ses comptes. On le développe en créant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des emplois productifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des recettes fiscales durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aide internationale doit cesser de financer principalement la gestion de la pauvreté pour se concentrer sur la création de richesse:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• infrastructures productives,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• innovation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• montée en gamme des exportations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a pas besoin de compassion institutionnalisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a besoin de partenariats économiques exigeants et équitables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une prise de conscience panafricaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte géopolitique actuel (recomposition des alliances, retrait relatif de certains bailleurs, montée de nouveaux partenaires) peut devenir une opportunité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non pas pour remplacer une dépendance par une autre, mais pour repenser entièrement notre modèle de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message que l’Afrique doit porter au monde est clair:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus d’aide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus d’industries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus de dons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus de marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas la pitié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons le partenariat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: de l’aide à la dignité économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a jamais manqué de ressources, ni de talents, ni de courage. Ce qui lui a souvent manqué, c’est la liberté stratégique et la volonté collective de rompre avec une économie de la dépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La thèse défendue par Célestin Monga est rude, mais salutaire: le développement commence le jour, où un peuple cesse de croire que son avenir dépend de la générosité des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps pour l’Afrique de passer:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la demande d’aide à l’exigence de justice économique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la gestion de la pauvreté à la construction de la prospérité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la dépendance à la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix que l’aide internationale pourra enfin devenir ce qu’elle n’a jamais vraiment été: un levier de transformation, et non un substitut à la souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali 2026 :  Le paradoxe d’un Trésor qui brille sur une économie qui s’étouffe]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-2026-le-paradoxe-dun-tresor-qui-brille-sur-une-economie-qui-setouffe-3112908.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’analyse du succès de la première levée de fonds du Mali en 2026 révèle une fracture inquiétante entre la santé financière de l’État sur les marchés régionaux et l’asphyxie croissante des entreprises locales. Diagnostic d’une économie à deux vitesses.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:06:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le verdict est tombé comme une bouffée d’oxygène pour les caisses de l’État: pour sa première sortie de l’année 2026 sur le marché des titres publics de l’Union monétaire Ouest-fricaine (UMOA), le Mali a récolté 44 milliards de FCFA, dépassant son objectif initial. Avec plus de 80 milliards de FCFA de propositions de la part des investisseurs, Bamako semble jouir d’une cote de confiance intacte auprès des banques régionales. Même le Fonds monétaire international (FMI) affiche un optimisme prudent, projetant une croissance de 5,5%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, derrière ces chiffres clinquants, la réalité du terrain est bien plus sombre. Pour l'entrepreneur malien, cette «ruée des investisseurs» ressemble à un mirage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le piège de l’endettement sélectif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2020, le Mali s'est installé dans un cycle de dépendance aux marchés financiers pour combler ses déficits. Si l'État parvient à convaincre les banques de l'Union, il le fait au prix de taux d'intérêt de plus en plus onéreux. Cette «prime de risque» que le pays paie finit par peser lourdement sur le budget national, limitant les investissements dans les services de base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave encore, cette mobilisation massive de l'épargne régionale crée un effet d'éviction: l'argent prêté à l'État est autant d'argent qui ne sera pas prêté aux Petites et moyennes entreprises (PME) locales. Les banques préfèrent la sécurité du Trésor public au risque industriel, condamnant des projets structurants, comme ceux visant la transformation locale du textile ou de l'agro-industrie, à rester dans les cartons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une dette intérieure qui tue la production<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable «mal malien» réside aujourd'hui dans l'incapacité du gouvernement à solder sa dette intérieure. Des centaines d'entreprises locales, créancières de l'État, attendent leurs paiements depuis parfois trois (03) ans. En retenant ces fonds, le gouvernement bloque le moteur même de la croissance. Une entreprise non payée est une entreprise qui ne recrute plus, qui ne paie plus ses propres impôts et qui finit par mettre la clé sous la porte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le résultat est flagrant: de nombreux chantiers sont à l'arrêt et les «champions nationaux» capables de porter l'économie sont aux abonnés absents. Le Mali consomme ce qu'il ne produit pas et finance son train de vie par une dette qu'il peine à réinjecter dans son propre tissu industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une thérapie de choc<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que la croissance de 5,5% ne reste pas un simple chiffre dans les rapports de Washington, un changement de cap radical est nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité absolue doit être l'apurement de la dette intérieure. L'État pourrait envisager la titrisation de ces créances: permettre aux entreprises de transformer leurs factures impayées en titres négociables auprès des banques pour retrouver de la trésorerie immédiate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, chaque franc emprunté sur les marchés doit être «fléché». Emprunter pour payer des factures de fonctionnement est une erreur stratégique. L'endettement ne devient vertueux que s'il finance des infrastructures productives, énergie et usines de transformation, capables de générer la richesse qui remboursera la dette de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Mali doit muscler son secteur privé. Sans une politique volontariste pour formaliser l'économie et soutenir des projets d'envergure, le pays restera vulnérable aux chocs extérieurs. Le succès financier de 2026 ne doit pas être une fin en soi, mais le dernier signal pour engager les réformes de structure. La confiance des investisseurs est une ressource épuisable; il est temps que l'économie réelle en profite enfin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’échec du coup d’état au Bénin :  ● Symptôme d’une démocratie condamnée au silence ● De l'exil parisien à la tentation de la force...]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/lechec-du-coup-detat-au-benin-symptome-dune-democratie-condamnee-au-silence-de-lexil-parisien-a-la-tentation-de-la-force-3112155.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Bénin, autrefois fier berceau de la démocratie en Afrique de l'Ouest, vit aujourd'hui à l'ombre de ses propres ambitions.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:39:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire de son président, Patrice Talon, est celle d'une ascension fulgurante: du puissant magnat du coton, contraint à l'exil à Paris suite à ses dissensions avec son ancien allié Boni Yayi, il est revenu en sauveur en 2016 pour promettre un «Nouveau Départ». Mais derrière les façades scintillantes des infrastructures modernisées et des trésors royaux retrouvés, une autre histoire s'est écrite, celle d'un verrouillage politique implacable. La mise au pas de l'opposition, l'emprisonnement de figures emblématiques comme Reckya Madougou et Joël Aïvo par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), ont créé une tension irrespirable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce cocktail explosif de prospérité économique et de répression politique a finalement fissuré l'édifice républicain, culminant dans la tentative de coup d'État du dimanche 07 décembre 2025, rappel brutal que sans liberté, même le développement peut mener au chaos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le duel qui a changé la République-Yayi, Talon et l'exil<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire moderne du Bénin sous Talon est indissociable de sa rupture avec son prédécesseur, Thomas Boni Yayi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'ascension et la chute: Proche financier et ami politique de Boni Yayi, Patrice Talon a fait fortune dans la filière cotonnière et la gestion du Port de Cotonou. Cette proximité a basculé en confrontation ouverte en 2012, lorsque Talon fut accusé d'avoir fomenté un complot pour empoisonner le président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'exil et le retour du Magnat: Contraint à l'exil à Paris, Talon y a mené une contre-offensive politique. Son retour en 2014, suite à une grâce présidentielle controversée, l'a catapulté candidat. Il a remporté l'élection de 2016, marquant le début d'une nouvelle ère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La rupture idéologique: L'arrivée de Talon a initié une gouvernance axée sur le pragmatisme économique et la réduction du champ politique, s'éloignant de la tradition démocratique pluraliste du Bénin post-Conférence nationale de 1990.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La main de fer-élimination politique et emprisonnements<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès son arrivée, le régime Talon a entrepris de redessiner le paysage politique, le rendant hostile à toute opposition significative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le verrouillage électoral: La réforme des lois électorales, notamment l'introduction de l'obligation de parrainage pour les candidatures, a effectivement neutralisé l'opposition lors des législatives de 2019 et de la présidentielle de 2021, transformant les scrutins en plébiscites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'arme judiciaire: La création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) est devenue le symbole de la répression. Officiellement destinée à lutter contre les crimes graves, elle est largement perçue comme un instrument pour museler les voix dissidentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les victimes emblématiques:</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Reckya Madougou, figure de l'opposition, fut condamnée à vingt (20) ans de prison pour «complicité d'actes terroristes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Joël Aïvo, constitutionnaliste de renom et opposant, fut condamné à dix (10) ans de prison pour «complot contre l'autorité de l'État».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les conséquences: Ces condamnations ont engendré l'exil de nombreux opposants et ont provoqué une vague de critiques acerbes de la part des organisations de défense des Droits de l'Homme et des partenaires internationaux (États-Unis, UE).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe de la prospérité contre libertés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pouvoir Talon a basé sa légitimité sur des résultats économiques concrets, créant un dilemme moral et politique pour la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le «Nouveau Départ» et les réformes: Le gouvernement a mené des réformes structurelles axées sur la privatisation, la modernisation du Port de Cotonou, et l'amélioration du climat des affaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les succès: L'État a enregistré des succès majeurs, notamment la relance spectaculaire de la filière coton, qui a propulsé le Bénin parmi les leaders africains. De vastes investissements dans les infrastructures, le numérique et la valorisation du patrimoine (comme la restitution des Trésors d'Abomey) ont été visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le dilemme: Une partie de la population a soutenu l'efficacité et les acquis du régime, privilégiant la stabilité et le développement à tout prix. Ce succès économique a servi de justification politique au pouvoir pour maintenir la pression sur les libertés et l'opposition, établissant un dangereux précédent dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fissure finale-la tentative de putsch du 07 décembre 2025<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le verrouillage politique, associé à l'absence de voies d'expression légitimes pour l'opposition, a créé une pression insoutenable qui a fini par se manifester par la violence militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La chute de l'illusion: La tentative de coup d'État du dimanche 07 décembre 2025, menée par un groupe de militaires souhaitant mettre fin à la «dérive autoritaire», a brisé l'image de stabilité du Bénin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Un symptôme politique: Plus qu'un simple incident, ce putsch avorté est l'aboutissement logique d'une crise politique étouffée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'incarcération des opposants et l'occlusion de l'espace démocratique ont conduit des factions armées à percevoir l'usage de la force comme l'ultime recours pour changer de régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le rétablissement de l'ordre: La tentative a été rapidement déjouée par les forces loyalistes, mais le message est clair: le Bénin est désormais entré dans la zone de turbulences des régimes africains où les tensions politiques non résolues se transforment en menaces sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'une décrispation vraie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bénin se trouve à un carrefour périlleux. Si les tentatives de dialogue (notamment entre Talon et Yayi) ont eu lieu, elles n'ont pas encore produit l'effet escompté: la libération des prisonniers politiques. La survie de la stabilité béninoise ne dépend plus seulement de la croissance économique, mais de la réouverture urgente et sincère de l'espace démocratique. L'ombre du 07 décembre 2025 planera sur Cotonou tant que les opposants ne seront pas libérés et que le pays n'aura pas renoué avec sa fière tradition de pluralisme politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réactivation régionale: La CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réagi avec une fermeté immédiate et sans ambiguïté. Cela s'explique par son engagement à défendre l'ordre constitutionnel, un principe souvent mis à mal dans la région (Mali, Burkina Faso, Niger).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Condamnation et soutien au gouvernement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Condamnation catégorique: La Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO a publié un communiqué peu après l'échec du putsch, condamnant l'acte comme une «tentative inacceptable de remise en cause de l'ordre constitutionnel».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Soutien au Président Talon: L'organisation a réaffirmé son soutien total au Président Patrice Talon, légalement élu, et à son gouvernement, insistant sur la nécessité de résoudre les différends par des voies démocratiques et pacifiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mesures opérationnelles clés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Activation de la force en attente: La mesure la plus forte a été l'annonce de l'activation de la Force en Attente de la CEDEAO (FAC). Cette force n'est généralement déployée qu'en cas de troubles graves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Objectif: Ce déploiement a pour but de sécuriser les institutions, de dissuader toute nouvelle tentative de déstabilisation et de s'assurer du rétablissement complet de l'ordre public, soulignant la gravité avec laquelle la CEDEAO a perçu l'événement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mission de médiation: Une délégation de haut niveau de la CEDEAO est attendue à Cotonou pour une mission d'évaluation et de médiation afin de comprendre les raisons profondes du coup d'État et d'encourager un dialogue inclusif (ce dernier point étant une reconnaissance implicite de la crise politique sous-jacente).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Union Africaine (UA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Union Africaine s'aligne traditionnellement sur la position de la CEDEAO concernant les putschs, adhérant à sa doctrine de «Tolérance Zéro» face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Condamnation sans équivoque: Le Président de la Commission de l'UA a immédiatement dénoncé la tentative de coup d'État, réaffirmant le rejet total par l'organisation de tout recours à la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Appel à la stabilité: L'UA a appelé les forces armées béninoises à rester fidèles à leur rôle républicain et à soutenir l'autorité civile légitime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Insistance sur l'État de droit: L'organisation continentale a également insisté sur la nécessité de respecter l'État de droit et de garantir un procès équitable aux militaires arrêtés, tout en rappelant aux autorités béninoises l'importance du respect des droits de l'homme, un message souvent adressé en période de crise politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interprétation des réactions régionales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réactions, bien que fermes dans la condamnation de l'acte, mettent en évidence la double pression exercée sur le gouvernement Talon:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Soutien institutionnel: Le soutien immédiat et inconditionnel à Patrice Talon est d'abord un soutien à la légalité constitutionnelle. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ne peut tolérer qu'un gouvernement légalement élu soit renversé par la force, quelle que soit la popularité ou la légitimité des motifs des putschistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pression démocratique implicite: L'insistance de la CEDEAO et de l'UA sur l'ouverture du dialogue et la nécessité d'une solution politique globale est une reconnaissance voilée que la crise est profondément enracinée dans la gestion politique du pays. Les organisations régionales pressent ainsi le pouvoir de Talon d'utiliser la défaite du putsch comme une occasion de relancer l'inclusion et de libérer l'espace politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, la réaction régionale est un soutien à l'ordre, mais aussi un appel indirect au gouvernement béninois à lever les freins démocratiques (notamment l'incarcération des opposants) pour éliminer les causes profondes de l'instabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Attaques contre des camions citernes /  L’opération Fouga Kènè déjoue le plan d’intervention militaire des bandits occidentaux]]></title>

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                    <description><![CDATA[Les mercenaires occidentaux, massacrant les populations maliennes depuis 2012, ont appris à leurs dépens.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:31:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Inter De Bamako]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération Fouga Kènè, commandée par le général de brigade Famouké Camara, chef d’état-major de la Garde nationale, a mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international qui espéraient sur une éventuelle chute de Bamako pour placer leurs marionnettes à la tête de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rêve se transforme en cauchemar. Les bandits occidentaux, rassemblés au sein de la soi-disant communauté internationale, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour dicter sa vision impérialiste au reste du monde, protéger ses intérêts et étendre son influence, étaient prêts à bondir sur le Mai. Si toutefois, ses mercenaires déployés dans le Sahel parvenaient aux portes de Bamako. Très sûrs de voir la capitale malienne tomber entre les mains des criminels qu’ils soutiennent, les bandits internationaux avaient fabriqué des mensonges qui leur permettaient d’intervenir militairement sur le sol malien. Ils avançaient déjà agir au nom des arguments fallacieux comme ils savent le faire chaque fois qu’ils veulent attaquer un pays: protection des civils, arrêt de l'avancée des terroristes dans les autres pays et enfin, déjouer des éventuels attentats sur le sol européen. Malheureux à eux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération Fouga Kènè (clairière), commandée par le général Famouké Camara, chef d’état-major de la Garde nationale et mise en place au lendemain (septembre) des attaques des terroristes contre des camions- citernes, appuyés par d’autres forces obscurantistes, a déjoué le plan d'intervention militaire des bandits occidentaux contre notre pays. La tactique militaire a foudroyé les supplétifs des armées occidentales qui combattent depuis des années notre pays sous le couvert de terrorisme et du djihadisme. La déroute a été telle que les bandits internationaux et leurs plumitifs ont vite changé de langue. «Les terroristes ne peuvent pas prendre Bamako», «Ils manquent d’effectifs pour contrôler la capitale», déclaraient-ils en désespoir de cause. Avec cette riposte vigoureuse, l’armée malienne, à travers ses hommes déterminés à anéantir toute forme de déstabilisation de notre pays, a mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international. Ils espéraient sur la ‘‘victoire’’ de leurs supplétifs pour mettre à la tête de notre pays leurs marionnettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dernières, à les entendre sur les plateaux des médias propagandistes et mensongers, envisageaient déjà la formation d’un gouvernement réunissant tous les aigris et ennemis du Mali. Et la tâche incombait à ce dernier d’appeler qui à la table pour le partage des ressources naturelles de notre pays. Mais aussi inviter l’ONU à voter une résolution qui permettrait aux forces du mal d’occuper militairement notre pays. Et la troisième étape du plan maléfique consisterait à envoyer les auteurs du coup d’État de 2020 devant une juridiction internationale. Ils devraient être jugés pour leur rapprochement avec des pays avec lesquels les bandits internationaux ne souhaitent pas cohabiter sur le sol africain. Pourtant, ailleurs, ils coopèrent et commercent avec ces mêmes pays qu’ils diabolisent dans leurs médias de haine, d’intoxication et de déstabilisation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute honte bue, les soutiens du crime organisé à l’échelle mondiale<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ont mis leur langue dans leur poche. Plus question de la chute de Bamako ou la formation d’un gouvernement favorable à leurs intérêts. Même le langage outrancier et ordurier de certains de nos compatriotes installés dans les pays qui aident les terroristes à massacrer leurs sœurs et frères ont déserté le champ médiatique. Et la communication mensongère, destinée à déstabiliser le Mali, avant de mettre le cap sur les des autres pays (Burkina Faso, Niger) de l’Alliance des États du Sahel (AES), a échoué. Car, la couche de la population malienne sur laquelle la désinformation était destinée pour se retourner contre ses dirigeants a été contre-productive. Les Maliens, dans leur grande majorité, ont vite compris que notre pays n’a rien à gagner dans des manifestations conduisant à d’autres troubles. Ils ont estimé que la crise de carburant est passagère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ce qu’ils ignoraient, était la tactique militaire déployée sur le terrain. L’opération Fouga Kènè a déjoué leur plan d’intervention militaire au Mali. Ainsi, le général Camara et ses hommes ont mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette guerre asymétrique, communicationnelle et informationnelle, la victoire sera toujours du côté des Forces armées maliennes (FAMa). Et c’est ce que vient de démontrer l’opération Fouga Kènè, à l’instar d’autres (Mali ko, Siradjè, Dougoukoloko…) qui ont remporté d’importantes victoires sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Yoro SOW</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
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