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        <title><![CDATA[Le National]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Le National]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Les taxes entre débats oiseux et préoccupations légitimes]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 17 Mar 2025 10:48:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Jouons au départ, puis à l’arrivée, à faire peur au général d’Armée Assimi Goïta. Mais peut-on vraiment effrayer un soldat qui a passé vingt ans sur les théâtres d’opérations, qui a pris dans ses jambes des éclats de grenade, qui a affronté la mort à des dizaines de fois, dans les oreilles de qui, dit-on même, “les balles sont rentrées pour sortir par son front ?”. Paroles d’ancien combattant exprimant dans la belle mélodie d’Idrissa Soumaoro pour dire que ceux qui ont guerroyé pour le salut de la patrie ne seront point des anonymes et qu’il faut les respecter toujours. Mais il n’est pas niable que les héros partagent la gloire avec tous ceux qui ont eu souci de la patrie. L’heure n’est donc pas à “un qui se cache dans la peau du fauve que nous avons tué ensemble pour faire peur aux autres”. Tel est, au pied du monument de l’Indépendance à Bamako et partout au Mali le dilemme auquel nous faisons face, tous, sans exception, à cause des désormais fameuses taxes sur les opérations de téléphonie mobile et autres comme Internet. Il est évident qu’aucun pays ne peut se développer sans la fiscalité qui est parfois douloureuse, mal cancéreux si la mise en œuvre n’est pas correcte. Tous les citoyens doivent payer, c’est certain, pour la prise en charge des besoins du pays, dont certains sont à la fois impératifs colossaux. “Sinon, on sera toujours sous la domination des dettes extérieures et, donc, dans la dépendance permanente”, attire notre attention l’aîné FL, ancien haut fonctionnaire à la présidence de la République. Mais il importe peu d’avoir son expérience et sa stature pour opiner sur les Nouvelles qui demeurent entre des débats forcément oiseux par ces temps et des préoccupations légitimes. Telle petite vendeuse d’orange déambulant sous le soleil ardent dans les rues à son idée, tel apprenti menuisier qui doit nécessairement transférer un minimum de 1000 FCFA à sa mère vivant péniblement au village a aussi la sienne sur la question.

Or, il n’est pas niable que les taxations ont été rendues effectives à la hussarde, pour ne pas dire à la force des baïonnettes, en un petit mois, entre le conseil des ministres du 05 février et le 05 mars, avec des justifications déroutantes. Il a été d’abord prétendu que les Nouvelles taxes serviront à régler, pour de bon, devrait-on comprendre, le problème énervant du courant. Puis des terminologies savantes sont venues au secours pour expliquer que les produits récoltés serviront à financer des infrastructures indispensables à la souveraineté. Dans cette évolution des arguments qui ne procèdent pas d’un simple glissement sémantique, on a oublié de tenir compte du timing, canevas inhérent à toute action de gouvernance. Or, celui-ci a été des plus mauvais. Par le passé, et c’est d’ailleurs la bonne attention observée partout ailleurs, en tout cas dans nos pays musulmans, on évite toute hausse de taxes à la veille et pendant le ramadan, qui est une période de hausse des prix pour les ménages, voire d’enchère. La piété dont le monde se prévaut a été aussi blessée quand on en est venu à annoncer que les taxes sur l’alcool (dont ne parle plus d’ailleurs) rapportent 62 milliards de francs CFA au Budget national. De l’eau dans le moulin des rigoristes qui ont ironies sur une prochaine taxation des maisons closes, voire de la drogue puisqu’on a déjà vu dans notre pays un ministre, général des Forces Armées nationales, autoriser par ordonnance la culture cannabis, sous un prétexte farfelu bien sûr. Et nous voici à nouveau en pleine saison des ordonnances. Que sont-elles ? On définirait qu’une Ordonnance (code des impôts) ne peut agir que pour la taxe créée par le législateur car les taxes sont faites pour l’efficacité’ équité. Il s’y ajoute qu’il y a eu un manque de communication et de sensibilisation préalable, comme si l’on croyait que le peuple était carrément anesthésié et donc incapable du moindre frémissement… Il importe, à ce stade, puisque nous ne voulons point être coupable de trahison contre le Président de la Transition, de lui administrer quatre uppercuts. Le Commandant Toumba de la Guinée nous a enseigné la technique. Se précipiter sur lui pour dégager son arme (nous savons où il le place d’ordinaire, le maîtriser contre la tentation d’écouter les seules sirènes des pêcheurs en eau trouble, le maîtriser et enfin le sauver de cette malheureuse situation. Action ! 1- A Amadou Hampâté Bâ qui lui demandait pourquoi l’on voit la plus petite faute d’un chef, son maître Thierno Bocar Salif Tall répondit : “Parce que, mon ami, la gravité de toute faute commise par un chef temporal ou religieux est proportionnelle à la superficie de son pays. L’efficacité n’est multipliée par la densité des habitants de cette chefferie…, multipliée encore par le poids de la faute et augmentée de l’exagération des conteurs ambulants. Le tout est majoré du volumineux poids de la crédulité des masses… les conséquences de nos fautes se mesurent à la hauteur de notre rang social, d’une part, et de notre situation personnelle à l’instant de la faute, d’autre part. Plus notre rang social est élevé et notre situation honorable, plus l’abîme de notre chute sera profonde et plus violente notre asphyxia morale et publique”. 2- A la veille d’une campagne électorale pour la présidentielle après un moment vécu au Congo Presque pareil à nos années 2018 à 2020, le Président, général Sassou Nguesso, a publié un livre : “La manguier, le fleuve et la souris”. Il y écrit : “Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou ou, au contraire, terriblement pessimiste. Il peut même rendre intelligent, on l’a vu ! Mais, qui que vous soyez et quoi vous fassiez, il vous met face à vous-même. Sans pitié. Certains grands hommes s’y révèlent, d’autres y échouent, mais quel que soit le résultat de votre action politique, vous resterez, en dernier ressort, l’ultime responsable…” 3- Un général, qui avait à peine 20 ans le jour de la Révolution française de 1789, devenu Empereur à moins de 40 ans, Napoléon Bonaparte il se prénomme, a dit : “Le péril vient au moment du triomphe”. Corps à corps terminé.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Et si nous créons plutôt les conditions pour sortir de l’aide et de l’assistanat ?]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 17 Feb 2025 08:14:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Tout simplement, répondront sûrement en chœur les Maliens conscients que nous ne devons plus compter sur l’aide étrangère pour résoudre les principaux de nos populations, pas plus sur les prélèvements imposes à coups d’ordonnances. Les voies de la Souveraineté à consolider ne doivent plus passer par le FMI et la Banque Mondiale, pas plus par l’Union Européenne, l’Amérique et son AGOA ou par ces machins d’aide à n’en pas finir. Quand on veut être souverain et qu’on en a réellement les moyens, on doit rompre ses amarres avec toutes les institutions et organisations d’asservissement, ce qui ne signifie point vivre en autarcie, dans le sens négatif que certains donnent facilement à cette conduite salvatrice. L’affaire de deux ordonnances (N° 2025- 007-PT-RM du 07 février 2025 et N° 2025 008-PT-RM de la même date) a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, sans que le gouvernement parvienne encore à faire admettre leur bien fondé et a même échoué à en expliquer la pertinence. Tout est parti du communiqué du conseil des ministres du mercredi, 05 février dernier, qui a rendu publiques les deux ordonnances, non-encore signées, en tant que projets de loi et, comme telle, devant donc être soumis au CNT, l’organe législatif de la Transition. Face à la forte désapprobation qui a accueilli les deux projets, le gouvernement a vite tenu un point de presse animé par le Premier ministre lui-même appuyé par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Alousséni Sanou, et celui de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. La communication sera un flop magistral, les deux intervenants, le chef du gouvernement et l’argentier, ont juste confirmé ce que les Maliens avaient compris et décrié, à savoir les prélèvements que l’on sait à titre de contribution et de solidarité nationales. Les relations faites par les participants au point de presse ont malheureusement contribué à divaguer sur le sujet, et naturellement à énerver. Malheureusement encore, le Premier ministre, qui avait affirmé avec une pointe d’énervement remarquée chez lui que les fameuses ordonnances n’étaient pas effectives pour l’heure, se fera démentir par la publication des deux documents qui portaient tous deux la date du 07 février 2025 (deux jours après le conseil des ministres et trois jours avant le point de presse à la presse à la Primature).  Il y a problème avec la vérité et avec la manière. Il y a une cacherie derrière le manguier. L’opinion publique s’enflamme davantage, d’autant que ceux qui utilisent l’œil d’Argus ont regardé dans les textes. On relèvera qu’il existe bien une loi d’habilitation (2024-038) par laquelle le CNT a autorisé le gouvernement à prendre certaines ordonnances; mais que, parmi les ordonnances-ci, ne figure pas la créations de taxes et contributions.

D'où l’orientation des débats vers des considérations spécieuses, qui mettent à nue la gouvernance transitoire. Quelles explications à avancer et quels soupçons à ne pas soulever. Situation cornélienne, mais le management de la vie de la nation exige que la vérité soit dite aux citoyens… Tout porte à croire qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de Danemark.  Les textes (007 et 008 du 07 février 2025)  parce que signés déjà par le Président de la Transition, le Premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration sont désormais des ordonnances prises, sans donc passer par le CNT pour une raison que seules les rumeurs tentent d’expliquer. A ce propos, si des “révélations” récentes de l’activiste basé aux USA, Sékou Tounkara, se vérifient, c'est une indication que la gestion au sommet connaît déjà un manque de transparence et de confiance entre les acteurs haut perchés.  Des juristes ajoutent que nous sommes dans un imbroglio juridique entre deux dispositions conflictuelles dans la nouvelle constitution sur l'imprescriptibilité du coup d'État militaire dans son rapport avec le bénéfice d'une amnistie conjuguée avec les conséquences futures de la possibilité de nullité des actes administratifs et législatifs posés par les acteurs de la transition; nous risquerons alors de nous retrouver dans une crise inédite, si la correction par amendement constitutionnel n'est pas envisagée pour sortir le CNT de son imbroglio juridique parce qu’il désormais important de revoir la rémunération de ses membres (non élus) qui ne peut pas être alignée sur celle des députés élus. Sinon, cela ressemblerait à leur reconnaître indirectement un statut juridique et une légalité qu'ils n'ont pas. Une autre possibilité aurait été que leur nombre, la nature et les conditions de leur travail, notamment leur rémunération, soient déterminées par une recommandation du peuple (dialogue) et inscrites dans la Charte qui devait également être intégrée dans la nouvelle constitution par souci de cohérence constitutionnelle afin d'éviter la superposition et la séparation des documents constitutionnels, en considérant que la Charte représente une valeur constitutionnelle dans le contexte actuel du fonctionnement de nos institutions. En guise de remarque, il me semble qu'il y a une autre apparence de conflit entre la Construction et la Charte qui semble bénéficier de la primauté sur la constitution qui bénéficie de la légitimité populaire ainsi que la légalité qui découlent d'une consultation du peuple. Il aurait été beaucoup plus pratique d'intégrer la Charte dans la constitution et lui reconnaître la valeur supra législative et interprétative dans la hiérarchie des normes de la même façon qu’un juriste avait suggéré en son temps pour ce qui est de la Charte du Kurukan Fuga. Il semble que les deux ordonnances, en se passant de la loi d’habilitation(2024-038) pour être prises révèlent en fait la véritable pomme de discorde entre le PT et le Président du CNT au motif que le premier n’a pas daigné promulguer l’arrêt sur les primes que perçoivent malgré tout les members de son institution.  Toute la situation, de confusion certaine maintenant et dont on ne peut présager à présent les évolutions futures, relève d'un manque de rigueur et de sérieux dans la gestion du pays. Or, au regard des hostilités permanentes dont notre pays est la cible, nous avons plutôt intérêt à créer les conditions à nous prémunir de l’assistanat que de prendre des mesures impopulaires grosses de tensions sociales.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Mercredi noir pour les incorrigibles envahisseurs et leurs légions africaines]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 30 Jan 2025 08:30:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C’est enfin acté, comme s’est exclamé dans notre présente édition l’aîné Abdoul Karim Dramé. Un mercredi, 29 janvier 2025, trop attendu par les populations sahéliennes (dont celles d’autres pays du même espace, qui ne tarderont pas à prendre à la gorge leurs autorités en retard dans la bonne lecture de l’histoire en marche) qui poussent un ouf de soulagement entendu, au-delà des oceans, jusqu’au septième ciel. Un 29 janvier 2025 qui rimera bientôt, en meiux le 25 mai 1963, quand l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.), devenue Union Africaine (U.A.) a été mise sur les fonts baptismaux à Addis-Abeba (Ethiopie). Deux dates pour le renouveau de l’Afrique, mais le 29 janvier 2025, à l’opposé du 25 mai 1963 qui voyait l’Afrique prendre conscience de son unite et de sa liberation de tous les jougs d’asservissement, marque l’étape de la reprise en main de l’Afrique flouée durant des années dans l’exploitation éhontée joliment habillée des perfides manteaux de l’indépendance et de la démocratie; on le verra bientôt, les populations sont confiantes et résolues dans leur marche en avant. Le mercredi, 29 janvier 2025 sonne déjà le tocsin pour les incorrigibles envahisseurs et leurs nombreuses legions africaines fabriquées pour nuire à leurs propres pays et à leur continent si immensément riche mais si dramatiquement à la traîne.

Que n’ont-ils pas fait la France et tous ses suppôts pour empêcher ce jour heureux ? Récemment, la doxa française, qui a pourtant tout perdu, a encore suscité à Paris des manifestations contre la sortie de la CEDEAO des trois pays de l’A.E.S. Peine perdue, les Africains conscients dans l’Hexagone ont été plus nombreux à donner la réplique aux vendus. “Nous sommes désormais hors de la CEDEAO, il ne nous reste qu’à nous débarrasser au plus vite du Franc CFA”, voilà ce que me dit fermement un jeune, 22 ans, étudiant. Et nous savons grâce au Président, général  Tiani, que tous les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest- et plus loin-  ont leurs armées encadrées, et dans plusieurs cas leur ciel est sécurisé par les Français et les Américains, à la seule exception des armées de l’A.E.S. Et nous savons encore, grâce au Président Goïta, notre dépendance aux munitions fabriquées ailleurs sera réduite progressivement à néant, jusqu’à ce que nous en arrivions à lancer sur les têtes diaboliques des fauteurs de troubles dans le monde nos propres avions furtifs et nos drones que rien ne peut intercepter. Nous ne laisssons donc pas surprendre. La moindre inattention nous coûtera cher. Le renforcement de notre souveraineté depend de notre vigilance à tous instants. De coriaces étrangleurs nous guettent nuit et jour. On dit que la Banque mondiale et le FMI rodent autour des Etats de l’A.E.S. pour vendre leurs prêts esclaves. En n’ignorant qui et qui ont la haute main sur la Banque mondiale et le FMI et dans quell dessein, nous comprendrons diplomatiques française et américaine ne verront jamais d'un bon oeil les transitions au Burkina Faso, au Mali et au Niger; pas advantage le renforcement de l’A.E.S. Hors, avec l’Europe, leurs armées ne feront l’économie d’aucun moyen de mort.

C’est dire combien notre combat pour la souveraineté des pays de l’AES est un danger pour les impérialistes de façon générale car cela entraîne des limites pour leur constante volonté de predations Leurs predations s’exercent sur tout, même sur notre durée de vie, même sur nos aptitudes à l’enfantement.. Ceux des Africains qui les suivent jouent malheureusement leur jeu simplement parce qu’en le faisant, ils espèrent obtenir en retour des appuis, surtout médiatiques, pour les aider à conquérir le pouvoir. Une fois au pouvoir, impérialistes et politiciens locaux s’allient pour exploiter les ressources des pays africains. C’est cet accord malsain qui explique pourquoi la françAfrique a continué d’exister. Sans le pilier que constitue la complicité des dirigeants africains, la françAfrique n’a aucune chance de prospérer. La preuve : le cas des dirigeants de l’A.E.S. qui ont rejeté presque la totalité des 11 accords sur lesquels seul celui sur le CFA persiste. La question est maintenant, depuis hier, 29 janvier : jusqu’à quand ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Souveraineté, le programme ici et ailleurs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-souverainete-le-programme-ici-et-ailleurs-3092218.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 24 Jan 2025 09:50:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C’était il y a longtemps, très longtemps, dans l’ère coloniale qui ne veut point s’éteindre, qui perdure tout simplement au gré des dérèglements saisonniers. C’était quand Faidherbe, avec son abondante barbe, était à Dakar le Gouverneur de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française), vous comprenez.  J’avais eu l’inintelligence et le toupet d’écrire, le 18 janvier 2023 (Le National n° 502) un éditorial dont le titre, pour le Mali en refondation, était « MAIS OUI, SOUVERAINTE RETROUVEE, BON SANG ! » Crime de lèse-papa, mon père m’a flingué de son verbe fort, je n’avais pas les doigts liés, mais je ne pouvais pas du tout répondre. Mais Dieu me vengera, en décembre 2024, quand son petit-fils, général Abdoulaye Maïga, Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, corrige publiquement sa feuille d’examen de passage dans le temps présent, en lui expliquant haut et fort que le statut général des militaires n’autorise pas ces derniers à créer un parti politique. Le combat entre le grand-père et le petit-fils va certainement continuer, mais moi, pour avoir osé l’évoquer, je demande la protection de feu Pr. Abdramane Baba Touré afin d’être à l’abri des fessées, voire d’être pris par quatre. Ne riez pas.

Ceci étant précisé, la question de la souveraineté pour un Etat, toujours capitale et contraignante pour chaque génération, semble devenir le principal programme dans la gouvernance mondiale, ici et ailleurs. Au Mali, qui fait partie de l’A.E.S., un ensemble qui se déclame comme un poème d’un seul mot, cri de ralliement pour consolider la souveraineté retrouvée par le peuple, ce programme est une réalité. Il n’est pas souverain un pays qui se laisse dicter la volonté d’un autre. Il avait perdu sa souveraineté un pays qui était contraint d’aller s’expliquer dans l’Hexagone ou au Parlement européen sur les décisions relevant de son autorité. Il ne comportait pas souverainement un pays dont le président devait se gargariser d’être le meilleur locuteur de la langue de Molière parmi ses pairs néo colonisés qui se complaisaient dans cette situation et en tiraient même gloriole, ou qui pouvait s’enorgueillir sans humour d’avoir été promptement reçu à L’Élysée alors que d’autres n’ont généralement ce privilège que de longs mois après leur arrivée aux affaires. Était-il réellement souverain un pays dont, dès le 20 janvier 1960, avait fait partir de son sol toutes bases militaires françaises, mais qui s’accommoda, à la faveur de la démocratie, trouvaille galvaudée sans arrêt, de la présence sur ces terres de Gao la plus grande base militaire de la France hors de la France ? Gao où, sans venir réellement au Mali, un Président français arriva auprès de ses troupes, non sans obliger le Président du Mali à aller l’y rejoindre, histoire de renouveler le pacte de sujétion et de vassalité !

Le 20 janvier 2025, 64ème anniversaire de la création de l’Armée nationale du Mali, a été une date grandement célébrée chez l’Oncle Sam. Peu importera que l’on nous parle de hasard du calendrier. Cee qui est certain, c’est qu’au moment où nos FAMA fêtaient leurs 64 ans, le nouveau président (élu pour la deuxième), Donald Trump, servit lui aussi son discours d’investiture au monde. Un discours à tous points de vue souverainiste parce que simplement patriotique. Mais, chacun défend sa patrie comme il peut, bon sang ! Ainsi, bon Américain Donald Trump a promis ce jour du 20 janvier 2025 de rendre l’Amérique plus prospère, respectée et enviée sur la scène mondiale, paroles classiques dans ce pays. Mais il va affirmer haut et fort son engagement à restaurer la souveraineté de l’Amérique, etc. Autant dire que l’Amérique aussi, après plus de deux cents ans de démocratie, avait perdu sa souveraineté. Doit-on alors en vouloir aux pauvres hères galonnés Abdourahamane Tiani, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré de s’accrocher à la souveraineté retrouvée pour leurs pays et leurs populations ? Que non, ils ont raison de remplacer trois lettres, A.O.F., par trois autres, A.E.S. Vaste programme bien dans nos cordes.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Nous sommes tous FAMA !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-tous-fama-3091820.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:52:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Hier lundi, 20 janvier 2025, l’Armée nationale du Mali, la Grande et fière institution, a fêté les 64 ans de sa création. Celle-ci est intervenue seulement 120 jours après la proclamation le jeudi, 22 septembre 1960, de l’indépendance de notre pas, qui ne veut rien dire d’autre que notre accession pleine et entière à la souveraine nationale et internationale. La rapidité de sa création, lue à la lumière des évènements qui ont provoqué à Dakar l’éclatement de la Fédération du Mali dans la nuit du 19 au 20 août 1960, montre bien que pour les Soudanais revenus chez eux, une armée nationale était un impératif, parce que principal instrument de souveraineté nationale. Tous les coups étaient en effet envisageables contre la nouvelle République du Mali. Modibo Keïta, qui officiait en qualité de plus haute autorité du Mali indépendant depuis moins de 20 semaines, se fit le devoir d’annoncer lui-même aux diplomates accrédités auprès de son pays réunis à Koulouba la décision de son gouvernement de voir la France évacuer au plus vite ses bases militaires de Kati et ailleurs. En boutant dehors les troupes coloniales françaises le 20 janvier 1961, l’Armée malienne voyait ipso facto le jour et devait s’attacher au plus vite à la construction d’une puissante institution militaire. Ce ne fut pas si difficile, le sens élevé de la patrie étant le levain indispensable à l’accomplissement du destin national grandiose.

Soixante-quatre années, toutes glorieuses, sont maintenant bouclées ; c’est le moment de rendre hommage intégral aux Forces Armées Maliennes et de sécurité, qui n’ont jamais démérité. Dès 1963, elles ont été confrontées à des rébellions fomentées de l’extérieur, ce qui ne les pas empêchées de contribuer grandement et efficacement à la formation sur le continent de nombreux combattants, pour la libération de l’Afrique. Qui, au Mali d’aujourd’hui, à l’exception notoire d’une poignée d’apatrides qui n’ont jamais arrêté d’agiter la puissance de feu de la France que nous ne pourrons pas contenir, ne se sent pas en communion avec nos forces armées et de sécurité ? Nous sommes FAMA ! Telle est la clameur sincèrement citoyenne qui se prolonge en écho, que l’on entend loin, jusqu’au-delà des océans, chaque fois que l’armée malienne est évoquée. Nos officiers et nos soldats ont toujours donné le meilleur d’eux-mêmes partout où ils ont été envoyés en mission. Les exemples sont tellement légion que l’on ne peut les mentionner exhaustivement. Il ne faut pas oublier que les Maliens sont les descendants de fiers guerriers qui ne se sont jamais accommodés des affronts et des humiliations. Ce qui explique qu’ils ont tenu la dragée haute durant 38 ans aux troupes coloniales françaises qui ne mettaient que quelques semaines pour subjuguer les révoltés ailleurs en Afrique. Le Sahel demeure ainsi le cœur vibrant de la résistance africaine. C’est dire qu’à armes égales, aucune armée d’envahisseurs ne pourra nous vaincre, ce qu’exprima éloquemment M. Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, lors de la clôture des cérémonies de célébration du troisième anniversaire de la Journée Nationale de la Souveraineté Retrouvée le samedi, 18 janvier 2025, au C.I.C.B. Ceux d’en face, déterminés à nous coloniser à nouveau, savent très bien qu’ils nourrissent un vœu fou. Ce n’est pas Sébastien Le Prestre de Vauban, ingénieur et architecte militaire mort à Paris au début du 18ème siècle (1707), qui nous a appris comment construire le Tata à Sikasso, ingénieuse fortification militaire, et encore. Oui, à armes égales, c’est notre Armée nationale qui triomphera toujours. Et les armes qu’il faut, on les trouve désormais partout pour les remettre aux dextres mains de nos officiers et de nos soldats. La libération de Kidal le 14 novembre 2023 est une alerte aux stratèges d’ailleurs ; qu’ils la comprennent bien, ce serait tant mieux pour nous tous.

Mais quelles traîtrises nos FAMA n’ont pas subies de la part des gouvernants maudits durant plusieurs décennies ? Du Tchad, on a fait venir des troupes pour s’occuper du nord de notre pays alors que nos FAMA, professionnelles et aguerries, avaient toute l’aptitude pour régler la situation. Injure ne peut être plus grande crachée au visage des FAMA ! Au préalable, on avait pris soin de désarticuler nos dispositifs, découpé au chalumeau nos blindés, cloué au sol notre aviation et, pour de simples missions de ravitaillement ou d’évacuation, imposé des couloirs à nos pilotes qui ne pouvaient en sortir de 30 kilomètres, au risque de se faire descendre par la DCA ennemie, de la France. Et c’est un simple capitaine de l’armée qui est venu dicter à notre hiérarchie militaire les lignes de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, qui a coûté pas moins de 1 235 milliards de francs CFA, notre argent, et qui a été destiné à acheter des armes avec la seule France, toutes autres options nous étant refusées. Pendant 30 ans, ce fut le calvaire vécu par nos FAMA : elles ont dû boire le calice jusqu’à la lie ! Mais nous ne sommes pas une création coloniale, nous sommes une grande nation dont les armées renaîtront toujours au bon moment. En libérant Kidal, les soldats maliens ont réalisé la prophétie du Doyen Seydou Badian KOUYATE qui s’était exprimé en 2018 en ces termes : « Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. C’est une affaire d’un temps, nous avons tout le temps pour nous préparer, nous réarmer et pour combattre. Combattre, c’est notre habitude. Nous savons ce qu’est combattre. Nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui, ni d’hier. Nous sommes profondément ancrés dans la terre de nos ancêtres ». Assertion que rappellera fièrement Mme Sogoba Jacqueline Dembélé dans sa leçon inaugurale lors de la sortie de la troisième promotion de notre Ecole de Guerre. Nous sommes tous FAMA !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Quand le peuple conscient souhaite que le colonel Assimi Goïta procède vite a la deuxième rectification…]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 11 Oct 2024 09:59:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ce mercredi, 09 octobre, le mythique procès dit de “l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires), débuté le 24 septembre, a été renvoyé sine die. La Cour a tout simplement accédé à la demande du Parquet de faire comparaître devant elle l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, ce qui avait été aussi réclamé, bec et ongles, par l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko. Le Parquet avait lui aussi demandé, par deux fois en vain, de requalifier les chefs d’accusation en “collusion entre fonctionnaires et associations de malfaiteurs”. Le report sine die désormais à comprendre que, loin d’être un banal bonneteau, l’affaire devant la docte session spéciale de la Cour d’Assises résulte de l’action d’une mafia qui a naguère, quelques trente ans, fait peser de Lourdes hypothèques sur notre pays. Avant la reprise du procès, il est utile de rappeler quelques manquements mis à jour. Du témoignage du general Sidiki Samaké, secretaire general du ministère de la Défense et des anciens Combattants, l’on aura retenu que pour ce qui est de l’opération de l’achat de l’avion présidentiel pour lequel différents coûts ont été donnés par les officiels, il n’existe au département ni contrat, ni facture, rien. Or, feu l’ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants avait dit sous serment au Bureau du Vérificateur Général que l’aéronef a coûté sept milliards tandis que l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, encore dans les mailles des filets de la justice dans le procès renvoyé, a déclaré un prix de revient de 18 milliards que la Cour, renseignée auprès du Trésor public, a rétoqué en avançant plutôt 21 milliards. Que dire du plus d’un milliard de francs CFA payé au démarcheur Marc Gafajolli comme honoraires ? Autre témoignage signification. Les premiers jours de la Cour d’Assises nous auront révélé, de l’interrogatoire de l’ancien directeur du Trésor, le sieur Boubacar Ben Bouillé, que ce dernier a eu à faire un décaissement de 15 milliards sans aucune autorisation de sa ministre de tutelle à qui il fait signer une lettre à postiori pour légitimer le coup tordu. De l’évocation du volet des équipements militaires, les Maliens découvriront que GUO Star a été une operation totalement illicite tramée au Sommet de l’Etat, en connivence avec des opérateurs économiques dont les sociétés sont immatriculées toutes en France, un de ses hommes d’affaires ayant même été nommé conseiller spécial du Président du Mali et qui, en complicité avec le directeur de cabinet du chef de l’Etat, a obtenu de ce dernier un mandat qui n’était pas legal, techniquement hors de son resort, en passant donc par dessus la tête du Commissariat aux Armées pour la négociation et la fixation des prix, et la suite est connue. C’est déjà suffisant pour montrer quel pays le Mali était devenu, l'un des plus corrompus de la planète terre. Tout, s’y vendait, pas seulement la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire national: diplômes, bourses scolaires, emplois, grades dans les Corps habillés, dans les missions diplomatiques, pour l’obtention des prêts bancaires, des médailles et autres titres honorifiques, mais aussi des terrains et lots à usage d'habitation ou à des fins industrielles ou agricoles. Bref même le titre d'élu ou représentant du Peuple, quid de president de la République, obéissait à la loi mafieuse de l’offre. Tous les grands corps de l'Etat malien (FAMAs, Justice, Politique, Ecole, Fonction publique, Douanes, Impôts, Administration d'Etat en general, etc.) ont été gangrenés par la corruption, les désarticulant et les soummettant aux desiderata de la France pour mieux recoloniser le pays sous le couvert de la DÉMOCRATIE. C’est dire combien il urge que le Président Assimi Goïta procède à la deuxième rectification de la trajectoire de la Transition, pas en mettant “hors prerogative” que le colonel qui la dirige, en freinant la marche accélérée des malfaiteurs d’hier en train d’occuper toutes les aires de l’Etat. Le peuple conscient voit tout et ne manque pas de crier sa deception. On l’aura vu particulièrement durant les deux dernières semaines.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Au tournant, la marche à reculons !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-tournant-la-marche-a-reculons-3077952.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 20 Sep 2024 09:10:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ce samedi, 21 septembre, nous renvoie le communiqué n° 60 dit officiel du gouvernement délivré par le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Cette communication sonnait tout spéciale en raison du fait qu’il informait l’opinion publique nationale- et sans doute au-delà- du report des élections générales qui avaient été programmées, notamment l’élection présidentielle dont le premier tour avait été calé sur la date du dimanche, 04 février 2024 et le second tour prévu deux semaines après, le 18 février. Le porte-parole du gouvernement avait assuré que le « léger report » décidé l’a été ainsi « Après un examen minutieux du chronogramme des réformes politiques et électorale et en considérant la détermination sans faille de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, d’effectuer un retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, après avoir mené des réformes politiques institutionnelles prioritaires ». Conséquemment, « le Gouvernement de la Transition informe l’opinion qu’il décide d’organiser, exclusivement, l’élection présidentielle, pour sortir de la Transition. Les autres élections feront certainement l’objet d’un autre chronogramme qui sera établi par les nouvelles Autorités, sous les directives du nouveau Président de la République ». Démarche et assurance d’un temps qui va toujours avec la mise à jour de la vérité. Aulu-Gelle, magistrat et grammairien romain, auteur du monumental et très pédagogique ouvrage ‘’Les Nuits Attiques’’, disait justement que « La vérité est fille du temps ».  Inutile de s’attarder sur la conférence de presse organisée par l’AIGE ‘Autorité Indépendante de Gestion des Elections) deux semaines après la publication du communiqué n° 60 au cours de laquelle le Président de cette auguste institution, Me Moustapha Cissé, acteur suffisamment averti des questions électorales au Mali et ailleurs, avait intelligemment fixé les panneaux d’éclairage quant à l’avenir. Premièrement, il rappellera que « le calendrier électoral initial de la Transition a précédé la création de l’AIGE » qu’il « est important de préciser… qu’au « regard de la Loi électorale, l’AIGE n’a pas une compétence générale à intervenir formellement dans la fixation de la date des élections ». Deuxièmement, Me Cissé, en bon patriote certainement soucieux d’éviter les frondes dans notre pays visé au cœur par des hostilités multiples, déroule le tapis pédagogique : « L’AIGE retient en définitive que le léger report de l’élection du Président de la République doit être compris dans l’esprit d’une démarche commune avec le Gouvernement, les partis politiques et la société civile d’imprimer aux scrutins de fin de la Transition le label d’élections transparentes, crédibles, inclusives et apaisées pour bien de notre pays ».  Pour lire entre les lignes, il ne s’agissait pas, à proprement parler, de report de l’élection présidentielle, mais de « l’organiser exclusivement pour sortir de la Transition ». Comparaison n’est certainement pas toujours raison, mais l’on ne peut faire l’impasse sur ce qui réussit chez nos partenaires. Pour ne citer que le Burkina Faso, là-bas, on n’est pas passé par mille chemins et subterfuges. Le peuple souverain et les autorités ont décidé que la Transition durera cinq ans, soit 60 mois. Le nombre 60, nous semble-t-il, recouvre une dimension ésotérique sous nos tropiques. En 1923, le Gouverneur français reçut impoliment le Chérif Hamaoulla, c’était 60 ans avant la venue au monde d’un certain Assimi Goïta, nouvelle figure libératrice de l’Afrique et de tous les déshérités du monde. « Nous ne sommes pas une création coloniale », a dit le Doyen Seydou Badian. Nous ne sommes pas vraiment un peuple nouveau surgi comme une génération spontanée. Qui peut expliquer valablement comment les Dogons en sont arrivés à repérer le cycle de l’Etoile de Sirius pour fixer la séculaire institution de 60 ans que peu de gens ont la change de vivre deux fois (sauf moi), et cela avant l’avènement des télescopes géants des temps modernes ? Et puisque nous parlons encore la langue de Molière, de Sarkozy, Hollande et Macron, que l’on nous permette de citer  S'interrogeant le philosophe Jean-Jacques Rousseau dans sa définition de la patrie : « La patrie est l'endroit où aucun citoyen n'atteint une richesse telle qu'il puisse acheter un autre citoyen, ni ne tombe dans une pauvreté telle qu'il soit contraint de vendre son âme ou sa dignité...  La patrie, c'est le pain, le toit, le sentiment d'appartenance, la chaleur et la dignité... Ce n'est pas seulement la terre, mais la terre et le droit ensemble... Si la terre est avec eux, qu'il en soit de même pour le droit... La patrie est l'endroit où l'on est en bien ». Autant dire que nul ne doit être exclu de servir la patrie loyalement. Or, la pègre ragaillardie, rassurée, étant donné le retour en force des anciennes pratiques contre lesquelles le peuple s'est soulevé en 2020, revient au galop, en force et fait une alliance impie avec les relais de l'oligarchie qui avait pris le Peuple malien en otage durant des décennies et les opportunistes de tous acabits contre notre peuple. Il n’y a plus de doute sur cette affreuse marche à reculons.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  À nous l’avenir !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-nous-lavenir-3077530.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 17 Sep 2024 01:32:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les dernières élections législatives, convoquées par Emmanuel Macron pour s’assurer, cela va sans dire, une confortable majorité, ont montré combien la démocratie, mode de gouvernance galvaudé et dévoyé depuis belle lurette, n’est plus qu’un machin trompeur, une sorte de miroir aux alouettes tendue aux peuples peu soucieux d’eux-mêmes. Ces élections législatives-là ont en effet prouvé à la face du monde que ce que magnifie tant comme meilleur système de gouvernance n’est plus que la caverne d’Ali Baba pour politiciens indélicats.  Emmanuel Macron a été désavoué, mais il a superbement choisi de nier le résultat des élections législatives, devenant ainsi, au nez et à la barbe des Français, le putschiste contre les urnes et le suffrage citoyen. En considérant que la France a enregistré de par un passé pas encore millénaire la démission de chef d’Etat désavoué par les urnes et une période de cohabitation en raison justement du respect des expressions citoyennes à travers les urnes, Emmanuel Macron est devenu un dictateur, figure que ne veulent pas voir l’Europe et tout l’Occident mais qui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, restent muets devant le hold-up hier seulement impassable sur les institutions françaises. Quid du peuple français qui s’est vautré dans le silence de la carpe, à l’exception notoire d’un Jean-Luc Mélanchon qui a clairement dénoncé le vol du résultat des législatives par un président de la Vème République française. Le désarroi, qui va avec l’amertume la plus indicible, est la nomination comme Premier ministre de Michel Barnier, 73 ans, habitué des échafaudages politiques dans l’Hexagone, dont la formation est arrivée dernière à l’issue des désormais fameuses législatives. Autrement dit, la France se trouve prise en otage de la clique Macron, dans une nouvelle dictature qui ne dit pas son nom.

Lorsque, ahuri, Me Harouna Mamadou Toureh, avocat chevronné et ancien ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration nous invite, avec tous les journalistes courageux, à « contribuer à raccourcir le délai qui nous sépare de notre destin en or », il exprime en réalité les sentiments et les aspirations de tous les Maliens conscients, de tous les Sahéliens debout pour nous affranchir des jougs d’asservissement et de prédations qui n’ont que trop duré. « Notre destin en or » rime tout simplement avec « A nous l’avenir ! », tout l’avenir forcément radieux dès lors que nous avons une claire lecture du passé et du présent et que nous marchons résolument vers l’avenir. Les donneurs de leçons de démocratie, impénitents phraseurs, ne trompent plus personne. La démocratie est un trompe-l’œil, on vient de le voir en France, comme on l’a déjà vu en Biélorussie avec l’incarcération et la mise hors-jeu pour de longues années des acteurs importants de l’opposition. Le modèle français ne fait en tout cas plus recette, la preuve éloquente est le désamour incontestable entre la classe politique malienne et le peuple malien, un désamour qui se traduit par le rejet systématique des politiciens par les citoyens. C’est que les élections que réclamaient à tue-tête les politiciens ne valent pas un clou si la conscience de servir avec loyauté et dévouement la patrie n’est pas la règle que nul ne doit transgresser. Mais, hélas, en trois décennies, il n’est plus niable que la classe politique par le truchement des élections, a perpétré des nuisances terribles contre notre pays, visant même sa partition, voire pire, sa disparition. Les efforts colossaux en cours pour la défense de l’intégrité de notre territoire national, des personnes et de leurs biens, en disent long sur l’ampleur du mal. Si l’on se remémore que ce qui est en cours en France actuellement avait été de mise au Mali en 2014, on comprendra aisément que la Transition doit être protégée des politiciens, « porteurs de remèdes de cheval » pour aggraver la maladie du Mali et le jeter dans le coma. En effet, en avril 2014, Moussa Mara, qui n’a obtenu que 1,5% à l’élection présidentielle de 2013 et dont le parti n’avait qu’un député, a été nommé par Ibramhim Boubacar Keïta, celui-là qui aimait singer la France, comme Premier ministre. On ne se lassera pas de compter le bilan cruel que le sieur Mara a laissé. Or, nous avons bien un destin en or à ne pas gaspiller.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Police de Baco-Djicoroni-ACI : Les cambrioleurs professionnels à genoux]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/police-de-baco-djicoroni-aci-les-cambrioleurs-professionnels-a-genoux-3073704.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 13 Aug 2024 01:12:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Ceux qui pensent que les caméras de surveillance sont peu d'utilité pour les enquêteurs doivent immédiatement revoir leur copie. C'est certainement parce que la vidéo n'est pas tombée dans des mains expertes. Révélations !</strong>

Alors qu'il s'introduisait dans une boutique de couture et de vente d'effets d’habillement à Niamana, le mardi 30 juillet 2024, un cambrioleur a été filmé par le système de vidéosurveillance de la boutique.Et la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Les unités d'enquête de la police en ont fait une priorité en se lançant à la traque du malfrat.

&nbsp;

Moins de 48heures, plus précisément le 1er août 2024, aux environs de 18heures, le Commissariat de Bacodjicoroni ACI mit une équipe d'enquêteurs en branle. Code de la mission : "ARRESTATION" ! Pas plus !

Suite  au visionnage et analyse approfondie des images enregistrées, des empreintes et autres indices laissés par le malfaiteur, les enquêteurs du commissariat de police de Bacodjicoroni ACI, sous la conduite d'un jeune enquêteur discret, mais très regardant dans les moindres détails, le Commissaire Principal NantéguéSadou SOGOBA et son équipe sont parvenus à identifier, localiser et interpeller l'auteur présumé des faits dans son domicile à Missabougou.

L’interpellé déclara se nommer "Zidane". Puisque les preuves accumulées par les enquêteurs ne souffraient  d'aucun doute et par conséquent indéniables, l’Interpellé n’avait d'autre choix que de se mettre à table. Il avoua avoir commis le forfait avec quatre (04) co-auteurs dont une dame.

<strong>Du travail propre et... </strong>

Non, ne partez pas. Ce n'est pas fini ! Les investigations poussées révèlent que la Bande à "Zidane" (ne surtout pas confondre avec Zinedine le footballeur) est auteur de plusieurs autres cambriolages dans les domiciles privés, commerce, ateliers à travers la capitale et en l'occurrence, dans les quartiers de Baco-Djicoroni, Niamana et Djélibougou.

Dès sont interpellation, cinq (05) victimes, se sont présentées au commissariat pour formuler leurs plaintes avec comme support, les images vidéos du même individu en pleine opération et avec le même modus operandi.

Il ressort des enquêtes et reconstitutions que la bande à Zidane compagnie évoluait en trio avec un Éclaireur, un Guetteur et un  Exécuteur.

Leur mode opératoire consistait à identifier une cible puis l’Eclaireuse, la seule dame du groupe, se fait passer pour une cliente et identifie les articles et leurs emplacements respectifs.  Elle évalue ainsi les biens sans oublier la caisse et les vulnérabilités de la boutique pendant une causerie animée par elle avec le ou les gérants de la boutique. Une fois cette mission accomplie, la dame ("l'Éclaireuse") informe les deux autres.

Alors le "Guetteur" et   "l'Exécuteur" planifient la suite de l’opération. Le premier fait le guet pendant que l'Exécuteur à savoir "Zidane" s'introduit dans la boutique avec effraction soit en défonçant la porte avec un pied-de-biche, (une barre de fer adaptée) ou en sectionnant tout bonnement  les cadenas à l’aide de cisailles. Le butin est ensuite transporté à bord d’un véhicule.

Suite à la perquisition menée au domicile de "Zidane", les enquêteurs ont mis la main sur une valise appartenant à une victime, des étiquettes et stickers enlevés des articles volés...

Le véhicule de marque Toyota Avensis immatriculé AP 6318 MD servant à la bande a été saisi pour besoins d’enquête.

Dans chacune des boutiques, des habits cousus et prêt-à-porter, des bazins, sacs à main, des chaussures,  pagnes et d'importantes sommes d’argent, ont été emportés selon les victimes.

C'est ainsi que le samedi 03 août 2024, sur dénonciations de Zidane, les enquêteurs ont pu interpeller pour recel, deux (02) co-auteurs répondant aux noms de "Wagué et "Ra".

L'enquête continue. En attendant, les suspects ont été déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune V du District de Bamako pour association de malfaiteurs, vol qualifié et recel.

Le DG de la police ne se méprend pas de la satisfaction des populations. Il place au rang de priorité, «la prise en compte de la satisfaction de la population par des actions d’influence rapides fortes contre l’insécurité et le terrorisme». Il entend assurer une sécurité de proximité aux personnes et leurs biens. Il s’agit pour lui de changer la perception que la population a de la Police nationale.

<strong>Source : Bamananden JKK</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : tout simplement écœurant  !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/editorial-tout-simplement-ecoeurant-3073137.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 08 Aug 2024 00:12:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le blitzkrieg tenté  le 25 juillet dernier  par les forces démoniaques contre les FAMA, qui ont opposé une riposte foudroyante à l’ennemi en réussissant à se soustraire de son embuscade, est un appel à notre conscience citoyenne. Certes, nous devons remercier le Ciel de nous avoir fait don, au moment qu’il faut, d’une Armée, hier désarticulée et déstructurée, qui a su, en peu de temps, reconstituer sa solidité pour se remettre en état de combativité. Mais, comme nos vaillants soldats en train de souffrir en permanence le martyre sur les théâtres d’opération, il appartient à chaque Malienne et à chaque Malien, de ne pas se complaire dans l’attitude inconsciente qualifiée par Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada) de « candidats à forfaitures » au promis des ennemis du Mali, dont les motivations n’échappent plus à personne. Chacun de nous doit être la sentinelle vigilante sur chaque centimètre carré de notre vaste territoire, une immense richesse, mais en plus le protecteur des ressources énormes de notre sous-sol, objets de la convoitise de ceux qui ne cesseront jamais, tant qu’ils le pourront et qu’ils auront leurs suppôts parmi nous, de « nous violer, ces psychopathes du profit et des biens », dixit Pr. Boniface Diarra. Cela exige de nous l’engagement à servir notre avenir, c’est-à-dire défendre la patrie, son territoire national, ses citoyens et leurs biens. Cela exige de chacun l’engagement conscient à contribuer à l’effort de guerre, nul ne doit en être exempté, même si aucune contrainte ne sera exercée sur personne. De l’engagement conscient, sans calculs mercantiles et politiciens, il s’agit. Qui s’en défausse n’est pas digne d’être un Malien. L’Armée fait déjà vaillamment le job. Elle a transformé pour les assaillants leur blitzkrieg en victoire à la Pyrrhus, cette sorte de victoire obtenue au prix de pertes si lourdes pour le félon qu’elle équivaut pour lui à une cuisante défaite, joie contrariée pour lui mais qui, surtout, compromet son avancée. Si avait réussi son coup la coalition morbide composée d’Ukrainiens, de mercenaires de tous les horizons, puissamment favorisés par l’Algérie et la Mauritanie et tout autant puissamment aidés en renseignements et en arsenaux et espèces sonnantes et trébuchantes par la France, l’Europe et l’OTAN, le cap aurait été mis sur Gao, Tombouctou, Mopti, Konnan et Bamako.

Nous faut-il sans arrêt répéter l’appel à soutien de l’Armée ? Oui, sans doute. Les visées criminelles sur notre pays, sur l’A.E.S. sur une échelle plus grande, ne relèvent pas de la fiction. Les Maliens avertis se souviennent certainement de ce félon haut perché qui, dès l’année 2000, avait promis aux Européens de leur garantir leur présence militaire  au Sahel, le transformant en terrain d’entraînement et autres commodités géostratégiques, à l’horizon 2012-2015 si, en contrepartie, ils l’aidaient à se faire « élire démocratiquement » à la tête du Mali. Les voies de Dieu sont insondables, le coup d’État du Capitaine Sanogo et des lieutenants, décrié pourtant, a contrarié certes ce projet funeste, mais il ne fut point abandonné.  Le personnage avait encore failli se faire accepter comme président de la Transition après le pronunciamiento des Cinq colonels. Mais les réseaux continuent, quelques peu dormants ça et là, mais en train de s’apprêter à cracher leurs laves tel des volcans. Face à ce péril en gestation, il est incroyable que ceux qui ont causé tant de torts à notre pays, qui ont tant mal agi qu’ils étaient à deux doigts de provoquer sciemment la partition du Mali, ceux-là qui, aux affaires, ont abandonné l’Armée nationale dans un piteux état, soient aujourd’hui ceux qui président les échafaudages perfides de l’avenir du Mali, du Mali Kura, de la IVème République. Il est incroyable que ceux qui ont été promus par les génies malfaisants qui bradaient la souveraineté, qui ont causé le massacre de nos soldats et officiers parce qu’ils n’avaient pas eu les armes et les munitions nécessaires et indispensables à l’accomplissement de leurs missions (cas du groupe du capitaine Sékou Traoré dit BAD et de beaucoup d’autres, soient aujourd’hui, de plus en plus, les concepteurs attitrés du Mali de l’avenir, avec l’appui de ceux qui ont saigné les grandes entreprises et le Trésor public. Il est tout simplement écœurant de voir banaliser les forfaitures nombreuses en faisant place aux agents de la cinquième colonne. Ceux-là referont ce qu’ils savent faire, ce qu’ils ne savent que faire.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Tous aux avant-postes avec les FAMA !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tous-aux-avant-postes-avec-les-fama-3072293.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Aug 2024 08:21:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’attaque terroriste dont a fait l’objet une patrouille des forces armées nationales les 25, 26 et 27 juillet à Tinzaouatène, localité jouxtant le frontière algérienne, nous rappelle, si besoin en était encore, notre devoir sacré de soutenir grandement les FAMA. Le grand peuple du Mali, à l’exception notoire d’une poignée d’indignes apatrides, a douloureusement ressenti dans sa chair et dans son âme cet énième coup criminel ayant visé nos vaillants soldats. Il ne sera certainement pas- malheureusement- le dernier des complots fomentés de l’extérieur et dont les bras exécuteurs sont certains des nôtres appuyés par des mercenaires de toutes les nationalités, ukrainiennes en particulier ces derniers temps. Mais la riposte vigoureuse des FAMA, qui continuent la traque des hordes se nourrissant de notre sang, a rassuré les patriotes. L’Armée nationale ne faiblira point dans l’accomplissement de sa mission sacrée de défendre le territoire national, les populations et leurs biens. Le Doyen Seydou Badian Kouyaté a dit à qui veut l’entendre que « Nous ne sommes pas une création coloniale », nous sommes véritablement un peuple qui ne se laisse pas dompter comme un lapin sauvage pris dans le piège. Les envahisseurs français, en revisitant leurs archives (militaires et politiques), verront que sur notre terre, ils ont mis 38 ans pour parvenir à leur fin quand il leur a suffi quelques mois pour venir à bout en d’autres lieux. Aujourd’hui, avec notre institution militaire consciente de l’ampleur et de la vastitude des hostilités multiples et multiformes visant sans cesse au cœur notre patrie, saura résolument faire face à toutes les menées ; nos officiers ont le savoir-nécessaire pour cela, les soldats et caporaux sont d’un patriotisme et d’une intrépidité absolument gagneurs. Le Mali nôtre est en train de vivre, sans doute pour longtemps encore (le terrorisme et ses bailleurs et bailleurs ne reculeront devant rien pour nous faire rendre gorge), des moments difficiles, tragiques mêmes, mais ces moments vont révéler au monde entier notre identité de peuple digne réfractaire à la subordination et à la servilité, c’est certain. L’Armée nationale est la colonne vertébrale de notre nation et celle-ci est son premier et inlassable soutien. C’est à ce prix que nous vaincrons.

L’attaque terroriste des 25, 26 et 27 juillet 2024 est une grande alerte. Elle procède de la vengeance des trois déesses particulièrement criminelles que l’on nomme les Furies. C’est parce que notre Armée nationale, quelques jours seulement après que le ministre français de la défense ait annoncé l’inéluctable partition du Mali, a réussi à libérer Kidal le 14 novembre 2023 grâce à de savantes stratégies militaires qui ont surpris les experts des états-majors et les professeurs des Ecole militaires d’ailleurs. C’est aussi parce que l’Algérie, à qui la France a férocement fait subir 132 ans de colonisation et qui a obtenu son indépendance avec le soutien décisif du Mali, se comporte en toute ingratitude à l’égard de notre pays en faisant de son territoire contre nous une base d’hébergement, d’entraînement et de repli pour les terroristes armés, et de refuge pour les dirigeants des séditions, des autonomistes, séparatistes, indépendantistes, narcotrafiquants et trafiquants d’armes. Tout le mal que l’Algérie veut au Mali, c’est parce qu’elle a perdu les facilités de faire main basse sur les ressources du Nord de notre territoire qu’elle ne peut plus exploiter librement, c’est parce que, aussi, elle a assisté impuissante à la cuisante défaite des forces du mal qu’elle entretenait pour des visées maléfiques sur le voisin malien. Un volumineux livre a été récemment publié sous le titre de « KIDAL VAUT BIEN UNE GUERRE ». Ecrit par Nourredine Ayadi, ancien ambassadeur d’Algérie au Mali, avec sans doute l’appui des conspirateurs français, comme c’est le cas pour ce qui est du livre perfide de colonel Alpha Yaya Sangaré, il nous dit combien l’Algérie et ses complices n’auront de cesse à vouloir nous arracher Kidal. L’attaque des 25, 26 et 27 juillet 2024, c’est enfin ( ?) la Mauritanie qui a perdu ses illusions d’exercer son autorité sur Kidal qui était en passe de devenir un protectorat. C’est pour cette raison que des véhicules immatriculés en Mauritanie ont largement contribué à la campagne d’un certain IBK qui a rempilé en 2018 pour, c’est désormais évident, mener à terme la partition du Mali, en cédant Kidal à la France, à l’Algérie et à la Mauritanie. Il a toujours été dit que l’argent est le nerf de la guerre : vérité d’hier, vérité éternelle. Il importe que les Maliens contribuent fortement à l’effort de guerre, ces guerres que l’on ne cessera pas de nous imposer, pour sauvegarder l’intégrité de notre territoire, protéger nos populations et nos pays. L’ennemi, qui s’entend au pluriel, a découvert le front au-dedans comme au dehors. Et notre hymne national nous invite dans ce cas de quitter, tous, la réserve pour les remparts, les avant-postes. C’est l’heure de rejoindre tous ensemble les FAMA sur tous les théâtres d’opération, chacun selon ses capacités. Une de celles-ci est de cotiser 1.000 Fcfa par mois au profit de l’Armée nationale. Nous, 23 millions de Maliens, contribuerons alors à réunir 23 milliards tous les mois. C’est possible puisque certains peuvent acquitter la cotisation pour 10 ou 20 (10.000 Fcfa ou 20.000 Fcfa), voire plus, pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Si des patriotes généreux s’y engageaient,  même les bébés et les enfants à naître auront contribué à l’effort de guerre…

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Attention aux terreaux sur lesquels croissent les mauvaises herbes !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-aux-terreaux-sur-lesquels-croissent-les-mauvaises-herbes-3070372.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 15 Jul 2024 11:16:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Réagissant à notre éditorial « CITOYENS DE L’A.E.S., LE TEMPS DE LA DELIVRANCE EST ARRIVE ! » (Le National n° 621 du lundi, 08 juillet 2024), Diola Bagayoko, Ph.D., Distinguished Professor Emeritus of Physics et Director Emeritus of the Timbuktu Academy (Southern University and A&amp;M College, Baton Rouge, Louisiana 70813, USA), m’envoie ces mots admirables chargés de patriotisme : «  Cher Monsieur Diallo, j'ai énormément apprécié votre éditorial dans le numéro 621 de votre journal. Mon interview dans L'Essor du 24 juin 2024 montre que les grands enjeux du Mali, comme vous les avez évoqués, sont sa vraie indépendance et sa souveraineté, la reconquête de l'intégrité de son territoire, la lutte implacable contre la corruption et le développement des bonnes procédures et autres, y compris la digitalisation, pour plus de transparence et de traçabilité dans la conduite des affaires du pays.  La guerre multidimensionnelle de la France contre le Mali, y compris la désinformation industrielle, est particulièrement vicieuse et demande énormément de précautions pour ne pas succomber à la propagande. Merci encore. Sincerely ! » Il est important de souligner que Pr. Diola Bagayoko, au contraire de la multitude d’intellectuels maliens complexés devant la France et l’Union européenne- et compromis de mille façons avec elles jusqu’à la moelle de leurs os-, est un scientifique de haut vol, sinon le plus grand dans sa matière dans le monde, ou en tout cas parmi les émérites qui se comptent sur le bout des doigts sur notre planète, est demeuré dans l’âme un patriote malien que l’on aimerait cloner pour le bonheur de notre pays. Pourtant, il vit en Occident depuis au moins 40 ans, aux USA, et il n’a, encore pourtant pas, jamais été fermé aux enrichissements universels, propriétés de l’humanité entière. Son attachement au Mali, est demeuré si viscéral que lorsqu’il vous remercie pour votre souci pour la patrie, vous vous sentez invité à ne pas faiblir dans votre option.

Pr. Diola Bagayoko sait que nous sommes dans un monde injuste qui n’a cure d’aucune réforme salutaire. Le conseil de sécurité des Nations Unies, obsolète et inefficace, en est l’illustration la plus parfaite. Ce « machin » moqué par le général De Gaule rechigne toujours à examiner, selon ses propres règles, la plainte déposée par le Mali contre la France pour ses responsabilités indéniables dans le terrorisme qui a tant ensanglanté notre pays et qui est loin d’être vaincu. Ce n’est pas sans raison que Pr. Bagayoko pointe du doigt la guerre multidimensionnelle particulièrement vicieuse de la France contre le Mali (la désinformation industrielle, le terrorisme, la fausse monnaie, etc.). Le 02 mars 2023, au Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du Mouvement des Non-Alignés à Bakou (Azerbaïdjan)- plus de 70 pays et Organisations internationales y avaient pris part- l’hôte, le Président Ilhem ALIYEV avait fortement dénoncé le rôle négatif de la France en Afrique. La France, au conseil de sécurité des Nations Unions, c’est le monopole des opérations de maintien de la paix, et regardons en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest : Munisco, Minusma, etc. Dans le système mondial, la France, c’est la mainmise, du moins en accord avec ses partenaires dans la nuisance, sur le FMI, et voyons la dévaluation du Franc CFA en 1994, cette monnaie nazie fabriquée chez elle mais point utilisable sur son territoire et sur celui de l’Europe. Mais Pr. Diola Bagayoko dénonce la corruption. Le faisant, est-il contre la Transition ? Non, pas du tout. Dès le début, il s’est impliqué dans les Assises Nationales de la Refondation et en a présidé la séance aux USA, dans l’enceinte de l’ambassade du Mali à Washington. Depuis, il n’a cessé de fustiger la corruption et les corrupteurs, dans le souci, pour le bonheur du Mali, de clore le cycle de la kleptomanie. Il est de ceux qui soutiennent, à l’opposé des fous d’élections qui ne leur ont jamais servi à autre chose qu’à s’emparer des rênes de l’Eta afin de le sucer et le dépecer, que « le retour précipité à l’ordre constitutionnel risque de rendre vaine la résilience du peuple malien ». Autant laisser le temps à la Transition de nettoyer tous les écuries d’Augias, mais en prenant soin d’éviter que de nouveaux terreaux sur lesquels peuvent croître les mauvaises herbes prolifèrent. Malheureusement, il y a aujourd’hui mille raisons de s’inquiéter pour cette affreuse perspective.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Sommet des chefs d’état de l’A.E.S., la bonne boussole du Colonel Goïta : le maintien des valeurs chères à nos cœurs]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 11 Jul 2024 09:41:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[En bambara, en djerma, en moré, en tamachèque, en peulh, en sonraï, en minianka, en bwa, dans toutes les langues parlées dans le Sahel, les populations, ont poussé une exclamation commune : Dieu soit loué, la marche vers la Fédération est donc irrésistible ! Les Africains conscients, qui aspirent à la libération totale du continent- et ils sont les plus nombreux- ont vivement applaudi et la clameur a été audible outre-Méditerranée et outre-Atlantique au point que les chancelleries sorcières en sont à se demander depuis si ce n’est pas l’effet papion en marche, c’est-à-dire des applaudissement de joie partant du vieux continent risquant de provoquer les ouragans qui ne laisseront aucune chance à leurs citadelles bâties grâce aux pillages de l’Afrique. C’est que le discours prononcé par le Colonel Assimi Goïta, qui partage les convictions et la détermination de ses frères d’armes de Présidents Abdouramane Tiani et Ibrahim Traoré, a bien été reçu dans les précieuses oreilles des citoyens sahéliens et africains, mais il a été aussi capté cinq sur cinq par les prédateurs et les vampires. Il ne pouvait en être autrement, la vérité dite, avec les accents de l’espoir, ne pouvait passer inaperçue, comme un épiphénomène. En se rendant à Niamey pour son troisième voyage à l’extérieur depuis qu’il est aux commandes du Mali, après Moscou et Ouagadougou, le dirigeant portait deux parures : celle de l’homme d’Etat et celle du chef de guerre : toutes deux signifiant « Mission de libération et Devoir de préserver l’avenir ». Voilà pourquoi il a tenu à saluer particulièrement, à travers projets de textes élaborés, le « maintien des valeurs chères à nos cœurs ; à savoir la fraternité, la solidarité, la complémentarité, mais aussi et surtout, l’importance de placer et de garder les populations au centre de l’action de la Confédération ». Toute est la bonne boussole remise au Burkina Faso, au Mali et au Niger, en espérant, bien sûr, qu’elle le soit bientôt à d’autres pays africains.

Le Président Goïta n’a pas parlé au hasard, il n’est pas venu au premier sommet des Chefs d’Etat de l’A.E.S., qui s’est tenu seulement dix mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le colonel Assimi Goïta avait une vision claire sur l’ensemble des questions qui taraudent les populations et sur les aspirations que celles-ci nourrissent pour un avenir meilleur. Officier patriote, il était déjà instruit des trahisons subies par les Armées sahéliennes, il savait comment des centaines, voire des milliers de militaires ont été envoyés à la mort par des dirigeants inconscients, ces « croqueuses de diamant » au service de l’impérialisme qui, tout en préparant la mainmise totale et ininterrompue de leurs commanditaires sur nos immenses ressources à même de créer le bonheur largement partagé pour nos populations, préparaient la partition de nos Etats en couvrant les crimes les plus atroces contre nos peuples. De ces chefs d’Etat, Premiers ministres et ministres indignes qui jouaient à la sainte Nitouche chaque fois que nos localités étaient endeuillées, il connaît les perfidies multiples. Mais il n’a jamais désespéré de la valeur intrinsèque des militaires, des institutions militaires. Aujourd’hui, « la peur a changé de camp » à peine quatre ans suite à la débâcle des criminels envahisseurs. Cependant, le Président Goïta n’ignore pas que la vanité et les formes d’autocongratulation sont des pièges mortels ouverts devant toute ambition noble et toute perspective grandiose. Il sait que nous n’aurons point de répit avec nos violeurs qui avaient leurs représentations (leurs bureaux) à la CEDEAO et à l’Union Africaine. Que le monde est injuste, il le sait, l’O.N.U. n’étant qu’une organisation obsolète à réformer mais qui persiste dans la nuisance aux peuples africains et asiatiques en général. On dirait que ce monde injuste s’est mis d’accord pour perpétuer sur nous les malédictions sans cesse ourdies par la France : le FMI pour nous étrangler financièrement et économiquement, et les missions de maintien de la paix des Nations Unies pour organiser le massacre de nos populations. Mais tout cela est désormais fini. Non seulement les pays de l’A.E/S. ne retourneront au sein de la maudite CEDEAO, mais en plus c’est l’Alliance qui financera elle-même ses guerres contre le terrorisme créé pour les nuire. Celles-ci seront menées par nos vaillantes armées. Il y a là un appel qu’il n’a pas lancé, mais les citoyens ont compris que cela a des coûts auxquels il faut contribuer chacun selon ses moyens. Le chef de guerre Goïta a bien fait d’attirer l’attention de tous sur le rôle de la communication. Certes en fait partie la libre circulation des personnes et de leurs biens, mais il importe que les citoyens sahéliens soient les sentinelles particulièrement vigilantes quant aux médis-mensonges d’ailleurs, les opérations d’intoxication ennemies, la désinformation sous toutes ses formes, etc. Que chacun soit conscient !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Citoyens de l’A.E.S., le temps de la délivrance est arrivé !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/citoyens-de-la-e-s-le-temps-de-la-delivrance-est-arrive-3069448.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 08 Jul 2024 07:28:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Niamey, 06 juillet 2024. Standing ovation pour le Général Abdourahamane TIANI, Colonel Assimi GOÏTA et Capitaine Ibrahim TRAORE : ils sont cités dans l’ordre alphabétique en partant de leurs prénoms, ordre qui obéit, comme par enchantement par un effet divin spécial, à deux autres ordres en prenant en compte decrescendo leurs grades et leurs âges. Il y a quelque chose qui ressemble à l’alignement des étoiles, signe d’un bienfait imminent. Citoyens de l’A.E.S. sans doute, le temps de la délivrance de tous les jougs d’asservissement, d’exploitations, de prédations et de viols cruels dont nous avons été les victimes durant des siècles, est arrivé. Il nous appartient d’être les sentinelles vigilantes protégeant l’espérance nouvelle.  Les trois gradés (Goïta, Tiani et Traoré) ne sont pas sortis du néant. Ils ont surgi du fond de nos souffrances indicibles pour faire face aux oppresseurs, aux collaborateurs et valets indignes pourtant bien du même sang que nous. Ce qui nous met particulièrement en confiance, c’est que ce ne sont pas des trouffions de l’armée coloniale française coupable des exactions innommables ; ce qui nous galvanise singulièrement, c’est qu’ils sont des officiers au sens plein et noble du terme, qui ont à leur actif ce à quoi l’impénitent colonisateur et prédateur français, européen et américain peine à trouver une explication logique, tant cela dépense l’entendement des violeurs qui n’ont jamais cessé (y renonceront-ils d’ailleurs jamais ?) à se comporter comme des demi-Dieux lâchés sur la terre. En effet, malgré tous les moyens performants et sophistiqués d’espionnage et de détection des choses cachées des diables mêmes, malgré leurs armements imparables et si nombreux sur nos sols, avec leurs soldats toujours en situation d’alerte maximale, les militaires envahisseurs n’ont pas vu venir les pronunciamientos salutaires de nos trois braves officiers au Burkina Faso, au Mali et au Niger. C’est que nous avons des militaires aptes, professionnels et patriotes. Le Seigneur Tout-Puissant, témoin de toutes nos souffrances séculaires, a choisi d’être avec eux. Au Mali, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, sans être historien de formation  mais quel perspicace analyste dans l’analyse des institutions et des faits sociaux, parlait à la mi-décembre 2023 du temps des militaires, les nôtres bien sûr/ « Avec seulement 20% des moyens, ils ont déjà réalisé 80% du travail pour la patrie », disait-il. Kidal, où les ennemis se croyaient installés à perpétuelle demeure pour une partition future du Mali suivie de la mise sous séquestre de tous les pays de l’A.E.S., avait été libéré et avec lui tout le Nord du Mali le 20 novembre précédent. Aujourd’hui, nos vaillants chefs d’Etat peuvent se déplacer librement, sans en demander l’autorisation à un Dieu désormais disparu et sans crainte aucune de voir leurs avions pulvérisés par les forces du mal. La dynamique coopération entre les services de renseignement tient la dragée haute aux terroristes fabriqués par l’Occident. Mais le chemin pour arriver à la félicité est encore long et, cela va sans dire, il sera en permanence hérissé d'obstacles, de ravins, de précipices aux profondeurs abyssales, de ruses et de rusés. Ne dormons pas sur nos victoires, chaque victoire doit être plutôt un réveil nouveau.

Savons-nous que l’A.E.S. dispose de ressources plus grandes et très diversifiées plus que le Qatar, Dubaï et l’Arabie saoudite réunis. Bien sûr que nous le savons. Alors, soyons les acteurs conscients de notre destin. Par les temps présents, ceux qui sont dotés de science pour lire les mouvements des astres affirment que nous sommes dans un nouveau cycle de mars ; les deux Guerres mondiales seraient survenues dans un cycle de mars. En tout cas, le monde plonge de plus en plus dans des convulsions dramatiques ; les crimes sont légion, les guerres sont fomentées en permanence, le sang des humains est versé inconsidérément, la France envisage de venir recoloniser l’Afrique, en premier lieu notre Sahel, et veut entraîner avec elle l’Europe dans cette aventure. Au regard de cette chronique annoncée de tant d'atrocités et de violences inouïes, le remède est connu : soyons prêts à faire échec à tout, à prévenir même tous les dangers qui pourraient nous guetter. Le temps de la délivrance est arrivé !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Non, c’est faux, je ne suis contre ni la transition, ni le président Goïta, ni le Mali !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-non-cest-faux-je-ne-suis-contre-ni-la-transition-ni-le-president-goita-ni-le-mali-3068277.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 28 Jun 2024 08:54:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Notre éditorial du lundi, 24 juin, a suscité de nombreuses et d’importantes réactions. Nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora, et aussi des citoyens de l’AES et d’Afrique, ont estimé dans leur écrasante majorité que le sujet évoqué méritait de l’être en ces moments et ont espéré qu’il soit compris dans le sens d’un appel sincère à s’unir face aux nombreuses et multiformes adversités. Beaucoup, en effet, vivent mal maintenant la situation triste, délétère même, de voir des officiels de la République se tirer dans les jambes à un certain niveau du sommet de l’Etat. Malheureusement et aussi paradoxal que cela puisse être, d’autres personnages ont choisi de m’adresser des propos peu amènes, allant de l’invective à des menaces, m’accusant de jouer contre la Transition, de m’opposer à la candidature du Président Goïta, voire de trahir le Mali. Je n’ai jamais été désappointé par des propos aussi malveillants. Mais c’est ainsi, les réseaux sociaux ont leur côté sombre et malhonnête. Je voudrais dire à certains que je ne me soucie point des menaces de tortures ou de mort. Après tout, je ne suis qu’un humain appelé à gouter à la mort. Le dimanche passé, 23 juin, j’ai fêté mes 62 ans. Le Président Modibo Keïta est mort à 62 ans, quasiment en prison, après neuf ans de captivité donc. Peu de gens se souviennent aujourd’hui du sémillant Colonel mauritanien, Ould Bousseif, qui, au début des années 1980, a mis tant d’entrain et donné tant de coups pour obtenir le poste de Premier ministre et qui, à peine quatre mois après être parvenu à ses fins, parti au Sénégal pour une mission, s’est retrouvé au fond de la mort avec son avion. Peut-être qu’un jour on retrouvera son corps comme celui du Pharaon, cruel tortionnaire du temps du Prophète Moïse, qui a péri noyé et dont le corps a été retrouvé plus de 3000 après afin que les générations présentes et à venir le contemplent et apprennent qu’après tout il n’était qu’un homme ordinaire. Seul Dieu sait ce qui adviendra à chacun, comment chacun mourra et en quel lieu.

Ceci précisé, que l’on me permette de dire haut et fort que je ne suis pas contre la Transition ; qu’au contraire, comme beaucoup, j’ai contribué à son avènement avec l’arme qui est la mienne. Il n’y a qu’à analyser les éditoriaux que j’ai écrits entre mars 2020 et mars 2024, publiés récemment en deux volumes,  pour se convaincre du bien-fondé de ce que j’affirme ; il n’y a que défense de la patrie et de son Armée. Et nul ne peut apporter la moindre preuve que, depuis plus de trente ans, j’’ai une fois desservi le Mali ou calomnié quelqu’un. Non, c’est faux, je ne suis pas contre la Transition. C’est encore absolument faux que je suis dressé (mais par qui ?) contre le Président Goïta ! Je suis plutôt de ceux qui croient dur comme fer qu’il est, pas comme les prophètes certes, mais en tout cas un envoyé du ciel. Son cas est celui d’un destin exceptionnel (j’y reviendrai), celui d'être le Sauveur et le Rédempteur d'une nation longtemps victime de brimades et de prédations de toutes sortes, méprisée, bafouillée et violentée à travers les siècles et sans cesse dépouillée de ses potentialités humaines et autres, malheureusement le plus souvent par la faute de ses propres fils ; et que dans cette mission, il jouit de la bénédiction spéciale que seul Allah, l'Omniscient, accorde à un homme d'entre les hommes, en investissant d'une mission historique, laquelle,  par effet de domino, au-delà du pays dont il est citoyen, déroule son tapis compresseur vers d’autres peuples opprimés et exploités de la terre. Cette bénédiction, il faut la protéger. Non, c’est faux, je ne suis pas non plus contre le Mali, pas contre les institutions de mon pays. Et nul ne me surprendrait jamais en train d’attenter au crédit de l’Etat, ine châ Allah !

La réalité est tout simplement que j’abhorre la persécution, l’ingratitude, la méchanceté, la félonie. Dénoncer les assauts et les embuscades qui ciblent régulièrement le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga, ne peut relever de la traîtrise contre le Mali. Ce qui lui est fait est désormais la chose la plus mal vécue par nos concitoyens et par nos voisins. Qu’a-t-il jamais fait pour nuire à son pays ? Quel acte déloyal a-t-il une fois posé contre l’autorité du chef de l’Etat ? M5-RFP Mali Kura, M5-RFP Rectifié ou M5-RFP de je ne sais quelle étiquette, qui parmi ces mousquetaires peut lever la main et jurer qu’il n’est ni corrompu, ni repris de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption déclenchée par le Président Alpha Oumar Konaré  ou dans d’autres affaires ? Un plein feu sur fait par mes soins sur chacun, c’est promis, en comparant leurs parcours sinueux à celui de Choguel. Mais à ces faux amis et autres faux aînés qui sont pressés que Me Mountaga Tall devienne vite le Premier ministre et qui m’accusent de briser l’homme, je dis : ‘’Soyons sérieux’’. N’est-il pas l’archétype de l’ambition contrariée ? De deuxième ou troisième force politique en 1992, son parti, le CNID-FYT, trône aujourd’hui en queue de peloton, après avoir perdu la quasi-totalité de ses cadres de valeur. Parlerons-nous des raisons ? Quelles sont les convoitises des ténors du M5-RFP Rectifié sur les postes vacants du CNT ? Encore et encore… Les semaines prochaines seront riches.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : : Des hérons, non des anges !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-herons-non-des-anges-3067703.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 01:34:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’Aïd el-Kabir, la Tabaski ou la fête du sacrifice du mouton, a précédé d’un jour le premier anniversaire du référendum du 18 juin 2023, l’éclipsant même quelque peu. Normal dans un pays où l’écrasante majorité de la population est de croyance musulmane. Mais au-delà de cette perception socioreligieuse, une certaine autre lecture aura vite montré que pour les Maliens, l’essentiel a été fait sur le plan politique avec la mobilisation massive à l’occasion du référendum à l’issue duquel le OUI l’a largement emporté, à plus de 91% des suffrages exprimés. Le Mali a sa nouvelle constitution élaborée par les seuls citoyens maliens pour les contraintes d’une nouvelle marche en avant ; elle a été promulguée le 22 juillet, moins de quatre semaines après. Le reste n’est qu’une question de timing tributaire certes de nombreuses contingences, mais toujours ayant en ligne de mire la défense du Mali dans ses frontières originelles, la souveraineté nationale et la primauté de l’intérêt dans toutes nos relations avec le monde. L’acquis le plus important dans toute la démarche nationale, depuis le 05 juin et le 18 août 2020, et aussi le 24 mai 2021, est que le peuple conscient est toujours en osmose avec son Armée. La preuve a été admirablement administrée le 07 juin 2021, puis le 14 janvier 2022, cette ayant même donné naissance à la Journée de la souveraineté retrouvée. L’Armée est la colonne vertébrale de la nation et quand elle est soutenue par le peuple, aucun ennemi, fusse la cohorte des démons descendus de l’enfer, ne peut résister devant elle. Telle est la leçon- et la fierté- que les FAMA nous ont donnée le 14 novembre 20203 en libérant Kidal, puis tout le nord du Mali, de l’emprise des forces du mal. Devise circonstancielle : « Ensemble, nous avons grand souci du Mali. Unis, nous le ferons triompher bravement en dépit de toutes les hostilités et nous en ferons le pays le plus envié ». L’accueil débordant et l’enthousiasme délirant qui ont sanctionné la visite du Président de la Transition à Sikasso le samedi dernier nous indiquent la voie pour resserrer nos rangs. Le chemin est encore long.

Raison pour laquelle nous plaidons pour le renforcement du tandem Assimi-Choguel. Le Président, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées, a le pouvoir discrétionnaire de nommer et de démettre son Premier ministre. Il n’est pas bienséant qu’un chef de gouvernement soit la cible permanente des mousquetaires dans les premiers cercles de la République. Or, autant le Mali est visé de toutes parts, autant le Premier ministre subit les assauts répétés d’officiels qui ne devraient pas les auteurs de ces coups. Au point que, ce qui n’était qu’un secret de polichinelle est devenu finalement, à l’intérieur comme à l’extérieur, un vrai sujet d’angoisse, de préoccupation. Ceux qui sacrifient aux religions cataloguées monothéistes savent que chez Dieu, la persécution est pire que le meurtre. Les Maliens observent avec amertume, nos voisins aussi. Pour ne pas répertorier tous les bolides, interrogeons-nous le bien fondé d’une bataille de récépissé concernant le M5-RFP, un regroupement comme le COPPO ou, entre autres, les regroupements qui ont poussé contre la Transition. Le sujet est aujourd’hui tant discuté qu’on a l’impression que c’est le plus grand de la République. Intervenant depuis Accra où il est en traitement médical par un billet dans nos colonnes, Son Excellence Bandiougou Gakou, ancien Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’Université de Bamako, défend l’honneur du Premier ministre pat un « Tchoguel et la loi scientifique des trois ‘’FAIRE’’ » et conclut qu’il est « L’icône des Cinq Colonels + 1 ». De même Madame Cissé Ramata Sissoko, égérie de la lutte citoyenne malienne, depuis Atlanta. Pourtant, des Hérons se prétendant Anges, le flinguent sans arrêt. Le héron est cet oiseau au très blanc, mais sous lequel on découvre une chair très noire. On a vu, par exemple, Me Mountaga Tall, avec l’impression butée d’un enfant longtemps sevré qu’il tient à téter avant de rejoindre les ancêtres, proclamer qu’il ne dispose d’aucun compte bancaire à l’extérieur, comme pour dire qu’il peut assumer la charge de PM en lieu et place de Choguel. Mais il oublie l’affaire Mariétou Palace pour laquelle son immunité parlementaire avait été levée, devenant le deuxième député malien à subir cette tristesse, après N’Golo Sanogo du PMD… On a lu le pamphlétaire Malick Touré déverser sa bile sur le chef du gouvernement. N’est-ce pas lui qui avait qualifié IBK de Roi UBU, puis recherché vainement ses faveurs, après avoir délaissé Soumaïla Cissé qui l’avait pourtant sauvé in extrémis de la mort en prenant en charge les frais d’hospitalisation pour une lourde opération ? Non, les hérons ne seront pas des anges !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
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                    <title><![CDATA[Éditorial :  Embuscades contre le sixième colonel, as dans le dispositif]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/editorial-embuscades-contre-le-sixieme-colonel-as-dans-le-dispositif-3066423.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 07 Jun 2024 09:23:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 24 mai 2021, une belle espérance est née avec la rectification de la trajectoire de la Transition. C’était après neuf mois de marche en claudiquant, aubaine qui a failli profiter grandement à la France, Emmanuel Macron jouait au griot le plus éloquent qualifiant le pouvoir transitoire d’avoir mieux fait en peu de mois que la gouvernance pilotée par son protégé aux commandes du Mali durant sept ans. Les cinq colonels historiques intervenus le 18 août 2020 pour parachever la lutte du peuple mené par le M5-RFP, qui se trouvaient en situation désormais inconfortable, clairement entre « être ou périr », agir donc ou se laisser capturer comme des moineaux destinés on ne sait à quelle cage, ne sont pas restés l’arme aux pieds. La « mise hors prérogative » du Président et de son Premier ministre, formule polie et courtoise qui rappela leur souci premier du peuple à travers la dénomination CNSP (Comité National pour le salut du Peuple). En effet, cette appellation, qui a exclu toute référence à la soldatesque surgissant du bois, signifiait leur maturité politique en tant qu’officiers supérieurs témoins des trahisons subies par l’Armée nationale, ce qui les a instruits des souffrances du peuple et des risques mortels pour l’Etat et la République. Colonel Assimi Goïta, après s’être rendu à Accra à l’invitation de la CEDEAO qu’il savait pertinemment cinquième colonne française, européenne et occidentale, revient à la maison et prête serment, le 07 juin 2021, de la Cour suprême en qualité de nouveau Président de la Transition. Investi alors des plus hautes charges de la République, il nomme, dans l’heure qui suit, Dr. Choguel Kokalla Maïga comme nouveau Premier ministre. Le travail de sauvetage de la patrie et de la refondation de l’Etat commence aussitôt sur la base d’un pacte scellé entre le CNSP et le M5-RFP dès le 24 mai. Le nouveau Premier ministre, au bout de six semaines comme il l’avait promis, présente un sérieux PAG (Programme d’Action Gouvernementale), alors que son prédécesseur avait mis, lui, six mois sur neuf pour présenter une feuille de route qui ne répondait évidemment pas aux aspirations citoyennes pour lesquelles le peuple s’était soulevé.

Dans un honnête livre écrit plus de deux ans après le 07 juin 2021, un jeune auteur mais observateur mature et avisé de la vie nationale, Moussa Balla Cissé- COLONEL ASSIMI GOÏTA, LE SOLDAT DE LA RENAISSANCE (dépôt légal : octobre 2023)- note : « La transition dirigée par Colonel Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, entre rectification et combat politique, prend ses marques lentement , mais sûrement ; c’est le début d’un long souffle de soulagement du peuple face à l’oppresseur… » Et de décrire la forte forte et enviée personnalité du Dr.Choguel : « Ainsi, Choguel Kokalla Maïga, , cet homme d’exception, animé d’un courage de guerrier, d’un franc-parler, a les commandes du gouvernement de transition et n’hésite pas à aller en confrontation politique avec les adversaires. C’est un homme sincère dans les discussions et il est disposé à ne servir que la patrie, au risque du péril ; un homme qui ne sait reculer ni devant la peur, ni devant l’adversité, ni en face des menaces ; un fin connaisseur de la scène politique et du Mali profond. » Moussa Balla Cissé, dans son jugement de l’homme dans la marche du pays, met toute la lumière sur le rôle de Dr. Choguel Kokalla Maïga dans la marche du pays. Il atteste, en effet : «  C’est un ‘’As’’dans le dispositif du Colonel Assimi Goïta, un véritable exécutant de la vision patriotique du président ; il devient alors le sixième colonel, lui qui était un soldat réserviste. Voilà un tournant décisif des rapports de force entre les autorités maliennes et françaises. Le ras-le-bol du peuple malien a désormais une oreille attentive au sommet de l’Etat. »

Qu’est-ce qui explique donc, ces derniers temps, les jets de quolibets, de sales noms d’oiseaux, des injures, des invectives contre ce Premier ministre Maïga dont les états de services à la nation malienne ne peuvent être égalés par nul parmi des diablotins ligués contre lui ? Qui sait, une sournoise cinquième colonne française et européenne, les psychopathes du profit commanditaires de tous les viols contre nos pays depuis cinq cents ans au moins ? Fort heureusement, Dieu veille sur le Mali, les bénédictions faites par nos ancêtres déjoueront tous les pièges diaboliques. Un des plus grands vient d’être contourné. La nomination au grade de Général, ici comme partout ailleurs, est une décision politique qui relève, exclusivement, du chef de l’Etat, qui est le chef suprême des armées, pas des consultations populaires et populistes. Qu’Allah protège grandement le Président Assimi et ses compagnons des peaux de banane glissées sans arrêt sous leurs pieds pour les piéger !

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<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :   Trois ans déjà : quand le feu fait rage…]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-trois-ans-deja-quand-le-feu-fait-rage-3065142.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 27 May 2024 09:25:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Vendredi passé, 24 mai 2024, colonel Assimi Goïta a célébré de la meilleure façon le troisième anniversaire de la rectification de la trajectoire de la Transition. C’est ce jour, en effet, que son ingénieux agenda l’a amené à poser à Sanankoroba (à 30 kilomètres de Bamako, la capitale) la première pierre d’un dispositif énergétique bien adapté aux conditions climatiques du Mali, la plus grande centrale de la sous-région en la matière (200 mégawatts), qui sera donc bénéfique. Les avisés des questions énergétiques, si prégnantes par ces temps, nous rassurent que cette précieuse infrastructure, qui sera bientôt suivie par une autre à Safo, donnera toujours les fruits escomptés tant que le soleil sera présent au firmament, présence en permanence qui est d’ailleurs la particularité de l’astre au Sahel, ou que chaque fois qu’une lumière, fortuite ou ménagée, en vienne à la toucher. Retournée dans toutes ses couches, Sanankoroba brille donc déjà comme la promesse du recouvrement de la souveraineté énergétique du Mali, comme ce fut le cas l’année dernière avec la libération de Kidal (14 novembre 2023) et de toutes les localités du Nord. Vu seulement sous ces deux angles, en attendant d’autres actes patriotiques, le deuxième coup d’Etat, qui a rendu furieux et maboul Emmanuel Macron, Président de l’innommable pays, a été bien salutaire pour le Mali.

Le Ciel fait toujours bien d’envoyer souvent des hommes, sinon exceptionnels, du moins providentiels, pour faire renaître les grandes nations volées, pillées, martyrisées et jetées sous des tas de décombres. A ce titre, colonel Assimi Goïta est un destin qui relève des secrets de Dieu. Le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense, décrit ce fils de militaire, troisième d’une fratrie de neuf enfants, qu’il a eu en charge au Prytanée militaire de Kati, comme « réservé,  plutôt timide mais ambitieux, courageux et exigeant avec lui-même ». Le destin- oui le destin- fera le reste. Après avoir avalé beaucoup de couleuvres, selon toujours le général Camara, le jeune Assimi finit par intégrer les Forces spéciales, l’unité d’élite, son rêve. « Le sort lui confia la responsabilité d’en guider les premiers pas ». Et c’est encore le destin qui voulut qu’à la tête de cette unité, il mena le 20 novembre 2015, à 32 ans, l’opération de libération du Radisson Blue, hôtel de luxe à Bamako, pris en otage par des terroristes qui n’ont point de respect pour la vie humaine. Cette affaire n’était pas banale. En se rendant au siège de la représentation malienne à l’ONU, à New York, pour présenter sa compassion et sa solidarité, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de cette institution, en a assuré le retentissement international. L’on comprend donc que trois ans après, le jeune officier Goïta, à 35 ans, soit désigné chef d’un commando chargé de détruire la base des terroristes dans le village de Toguéré Coumbé encerclé et sous embargo depuis six mois par les forces du mal, qui s’y comportaient comme à perpétuelle demeure. Mission parfaitement accomplie, qui permit en même temps de libérer dix-sept enfants séquestrés et d’apporter plus de 25.000 tonnes de vivres aux populations. Mission bien accomplie, mais pas finie. Au retour ce 05 octobre 2018 pour acheminer à Mopti les 17 gosses libérés, les criminels tendent une horrible embuscade au bateau à bord duquel le jeune commandant et ses compagnons d’armes étaient. Durs combats, atmosphère d’enfer durant quatre heures d’horloge, de 10 heures à 14 heures ; déculottée historique infligée aux assaillants. Et rappelons alors ce précédent épisode militaire significatif qui a vu le jeune Goïta, à 30 ans, un jour de  2013 à 05 heures du matin, donner l’assaut aux terroristes fortement installés à Diabali, non sans déjouer le plan des forces françaises qui n’étaient rien d’autre que la couverture pour les terroristes, sans compter la perfidie des gouvernants maliens. D'où, après, la décision juste des FAMA d'aller seules au feu, cette année 2013, pour libérer plus loin Anéfis, dernier verrou avant Kidal (notre éditorial n° 516 du jeudi, 23 mars 2023). On connaît à ce stade l’histoire du masque français tombant : le blocus fait aux FAMA !

Mais on ne peut fait l’impasse sur le fait que le troisième anniversaire de la rectification de la transition a été l’occasion pour le M5-RFP, l’allié stratégique du CNSP (Comité National pour le Salut du Peuple, aile militaire) de faire part de son amertume, de dire haut ce qui le contrarie, voire le blesse, dans le déroulé de ce qui est un pacte (un pacte étant toujours quelque chose de sacré), Ce n’est pas un fait banal. Aussi, voudrions-nous rappeler en la circonstance les propos du général Dénis Sassou N’Guesso s’exprimant dans un livre publié à l’occasion d’une campagne présidentielle : « Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou ou, au contraire, terriblement pessimiste. Il peut même rendre intelligent, on l'a vu! Mais, qui que vous soyez et quoi que vous fassiez, il vous met face à vous-même. Sans pitié. Certains grands hommes s'y révèlent, d'autres y échouent, mais quel que soit le résultat de votre action politique, vous resterez, en dernier ressort, l'ultime responsable. Quand le feu fait rage, il y en a toujours un, au bout de la chaîne, qui doit tenir la lance d'incendie ou jeter le seau d'eau. "The buck stops here", disait le président Harry Truman : après moi, il n'y avait plus personne. »

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :   Le trésor malien caché retrouvé dans les mains de la Mauritanie ?]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 21 May 2024 07:21:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Un pan d’un territoire, ne mesurera-t-il qu’un centimètre carré, est un bien trop précieux qui ne peut être cédé pour rien au monde; il est à récupérer coûte que coûte, vaille que vaille. L’intensité des activités diplomatiques entre le Mali et la Mauritanie, avec des allures martiales bien perceptibles depuis les dernières semaines, indique quelque chose de très sérieux dans les relations entre les deux pays. Le minister des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de notre pays, et son homologue en charge de la Défense nationale et des anciens Combattants, ont été les premiers à se render à Nouakchott en tant que porteurs d’une letter du Président de la Transition au chef de l’Etat du pays voisin. On n’en saura pas beaucoup, les observateurs les plus avisés en ont été à retourner les conjectures aux questions terrorists dans un context d’insécurité récuurrente. Puis, le chef d’état-major général des Armées maliennes s’est déplacé en personne pour aller voir les autorités mauritaniennes, ce qui a fait comprendre qu’au-delà des bisbilles sécuritaires, l’affaire est autrement plus grave. La démarche malienne, il faut la comprendre, s’inscrit dans la volonté d’éviter les accrochages au niveau des frontières, une guerre n’étant jamais une chose souhaitable pour d’évidentes raisons. Dans sa chronique du 12 mai 2024 sur la visite à Nouakchott du chef d’état-major général des Armées de la République du Mali, Boubou Mabel Diawara a, semble-t-il, levé un coin du voile sur ce qui es ten train d’être discuté entre les plus hautes autorités de nos deux pays. Il s’agirait litige frontalier où le Mali, pour de sérieuses raisons, découvre (ou redécouvre) que dans son extrême nord, il a été abusé d’une spoliation amorale dépassant tout entendement, qui porte sur une usurpation de son territoire d’environ 400 km2, voire plus. Ce qui ne manqua pas d’attirer notre attention puisque, dans notre edition du jeudi, 7 décembre 2023 (Le National n° 573), Dr. Moussa Dassé Mariko avait évoqué cette réalité dans un article intitule : "L’AES, DE L’ÉCONOMIE INTERNATIONALE À L’ÉCONOMIE ENDOGÈNE " dans lequel il avait signalé la modification de la carte du Mali depuis l’indépendance, fraude qui dure à nos jours, dans le sens de la réduction de l’étendue de notre territoire. Il s’y ajoute que Boubou Mabel, à la suite de l’Honorable Aboubacar Sidicki Fomba du CNT, est allé  jusqu’à affirmer que la Mauritanie exploiterait du minerai de fer situé en territoire malien, précisément à Zouerat, préalablement arrogé par malice du temps et d’esprit à son profit. Cette forfaiture partirait des latitudes au dessus des limites Sud de la frontière actuelle de la Mauritanienne avec le Mali. Ce qui, dans une lecture scientifique qui ne manquera pas d’être géostratégique, le Mali a été sevré de sa continuité territoriale sur l’Atlantique, entre les territoires sénégalais et Naar faisant face aux concessions gazières offshore en début d’exploitation. En plus, il est à observer que les limites actuelles Est de la Mauritanie mordraient avec voracité sur les possessions territoriales maliennes. Les anciens tracés frontaliers en font foi et ils seraient même catalogués comme tels dans les archives des Nations Unies. Ce qui n’est pas oubliable et qui tend à corroborer le hold-up fait sur une portion du territoire malien, c’est le souvenir confié par certains anciens qui ont mentionné les amertumes du Président Modibo KEÏTA sur le sujet, comme s’il en avait eu le temps, il aurait résolu proprement le problème. Rien n’est perdu. Les arrières petits-fils veillent sur la bergerie pour que les brebis perdues (territoire et populations) rejoignent l’enclos national, en dépit des menaces que les colonels pourraient être accusés de tous les péchés d’Israël et déférés devant leur CPI. C’est les méconnaître : sur les bancs du Prytanée déjà, ils ont tant étudié l’histoire nationale, sous-régionale et internationale. Les autorités mauritaniennes seront bien inspires d’admettre l’évidence pour corriger les torts du passé. En tout cas, un bon Mali se réjouissait que seule la bienveillance divine a pu réattribuer au Mali son trésor cache : l’actuel à la mer, au moment où nos informaticiens ont fait parler l’ordinateur du terroriste Hugo, benediction qu’on veut nous arracher au prix de tout l’or du monde. Nous en avons déjà tellement !

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<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :   À faire la guerre pour sauver notre patrie, nous triompherons avec toute la gloire !]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 17 May 2024 07:42:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. C’est une affaire d’un temps. Or, nous, nous avons tout le temps pour nous préparer, nous réarmer et pour combattre. Combattre, c’est notre habitude. Nous savons ce qu’est combattre. Nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui, ni d’hier. Nous sommes profondément ancrés dans la terre de nos ancêtres ».  Lorsque le Doyen Seydou Badian KOUYATE affirmait en 2018 cette certitude, on a vu le visage des inguérissables envahisseurs le rictus méprisant et moqueur et, en appui de leur arrogance, le sourire narquois des suppôts du néocolonialisme, les nôtres. A l’époque, Serval, puis Barkhane, et autres G5-Sahel et Takuba servaient, depuis au moins six ans, de couverture commode aux actions terroristes de toutes sortes, dont la finalité recherchée n’était autre chose que la partition de notre Mali. Les armées étrangères étaient présentes chez nous comme installées à cette fin à perpétuelle demeure, après qu’on ait méthodiquement déstructuré notre armée nationale au point que, avec l’amertume qui fend le cœur du vrai patriote malien, le même Doyen Seydou Badian, au cours d’une émission avec Kassim Traoré en 2012, s’interrogeait presque en larmes : « Comment nos militaires vont se faire arrêter comme de vulgaires pique-niqueurs ? » Nous ne rouvrirons pas les plaies, mais nous ne pouvons pas oublier l’ampleur de l’hécatombe qui a été notre malheur, tant pour les militaires que pour les civils. Plus les forces internationales accroissaient leur nombre sur notre territoire, plus le spectre des violences et des massacres s’élargissait. Louons le Ciel, comme un hommage posthume à Seydou Badian et un baume formidable au cœur de tous les dignes maliens, les FAMA, cinq ans après la certitude de vaincre exprimée par l’auteur du célèbre roman « SOUS L’ORAGE » et non moins principale plume de notre hymne national, libéreront Kidal et toutes portions du territoire national sous séquestre des forces du mal. C’est cela le Mali : ne rien céder à l’ennemi qui ôte la dignité au vis-à-vis. A leur « Vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », les Maliens poussent le cri : « A faire la guerre pour sauver notre patrie, nous triompherons avec toute la gloire ! »

Tel est notre devoir à l’heure où, à chaque aube, ouvrant les yeux, nous trouvons des lions debout devant nous. La déclaration de guerre faite récemment par l’ancien chef d’état-major des Armées françaises, général François Lecointre, nous interpelle grandement. Ce qui se passe concomitamment avec le voisin, la Mauritanie, se lit comme une énième preuve de ce que Pr. Boniface Diarra appelle « guerres par procuration » que les « psychopathes du profit » ne cesseront pas de fomenter contre nous pour s’emparer de nos immenses ressources et richesses diverses, potentialités indéniables pour une meilleure vie pour nous. Le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, militaire pur jus qui ne saurait se laisser surprendre comme poltron, a dépêché auprès des autorités mauritaniennes une délégation de haut niveau pour prévenir et non supplier. C’est parce qu’il sait ce que c’est que la guerre, avec ses lots de souffrances et de détresse pour les populations et les armées. Seuls les inconscients la prennent à la légère. Le Français Montesquieu n’en voulait pas trop à ceux qui causent la guerre mais indexait gravement ceux qui ne font rien pour l’empêcher. Ainsi, à la suite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, c’est le chef d’état-major général des Armées maliennes, Général Oumar Diarra, qui s’est rendu à Nouackchott, signifiait que le Mali travaille à la paix et non à la belligérance. Dans la leçon inaugurale qu’elle a prononcé à l’occasion de la rentrée de la troisième promotion de notre Ecole de Guerre le 29 décembre 2023, Pr. Sogoba Jacqueline Konaté, Directrice générale du Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique du Mali), disait : « Le coût de la Guerre se chiffre d’abord en nombre de victimes civiles et militaires, puis en termes de dépenses et de destructions matérielles, en passant par son lot de blessures émotionnelles. En outre, s’il est possible de connaître quand est-ce qu’une Guerre commence, l’expérience a démontré qu’il n’est pas aisé d’en déterminer la fin. » Et de citer deux dirigeants bien avertis de la question :  Le Général chinois, Sun Tzu (L’Art de la Guerre) 700 ans avant Jésus Christ), à 2400 ans de distance de nous, dans ‘’L’Art de la Guerre’’, disait : « La Guerre coûte cher, elle doit être le dernier recours pour la résolution d’un conflit ». L’ex Premier-ministre et ex Président israélien, le Général Shimon Peres, qui disait en 2017 dans ‘’Aucun rêve n’est impossible’’, le Général Israélien Shimon Pérès : « La paix est un but, un objectif digne que l’on poursuit, tandis que la guerre n’est que fonctionnelle, naissant d’une nécessité rétive. Nul être doué de raison ne peut préférer la seconde. Dès que la paix me paraissait possible, je la recherchais avec la plus grande énergie ». Sans doute, Colonel Assimi lit dans les bons bréviaires militaires, mais il n’aura pas peur.

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<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Éditorial :  Bravoure, determination, stoïcisme : patriotisme, tout simplement !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-bravoure-determination-stoicisme-patriotisme-tout-simplement-3063577.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 14 May 2024 06:51:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés le vendredi passé, 10 mai 2024, sur le Dialogue inter-Maliens. Au plan communal comme lors de la phase, cette grande assise a mobilisé autant les officiels de la République que les citoyens. Elle aura été comme un appoint aux Assises Nationales de la Refondation tenues il y a trois ans, qui ont balisé la nouvelle voie pour le Mali. Lorsqu’on fait la somme des aspirations et intentions citoyennes, le dialogue inter-Maliens a réussi à recommander clairement ce qui, pour de bons esprits, n’était qu’un secret de polichinelle, à savoir la prolongation de la Transition pour mieux refonder le Mali. Cette volonté conçue dans le cœur des Maliens avait été effectivement exprimée fortement à l’issue des ANR. Les hautes autorités, dans un flegme absolument malien qui remonte à la nuit des temps et qui qui prédispose qu’il n’est pas convenant de heurter outre mesure son partenaire, avaient envoyé d’importantes délégations aux instances de la CEDEAO pour leur expliquer le bien fondé de la décision des Maliens pour une Transition dont la durée se situe entre deux à cinq ans. Cette démarche, polie et sage dans son essence, a été curieusement mal accueillie par les dirigeants de l’organisation sous-régionale. Le Mali avait alors, en toute responsabilité, prit ses responsabilités en décrétant une durée de deux ans. Mais il convient d’admettre que dans les conditions historiques nouvelles, le timing le mieux calé peut être affecté par des aléas le plus souvent inattendus. Sinon, loin de relever de la manipulation des esprits, l’idée d’une Transition plus longue pour mieux réussir trottait dans les têtes, pour d’évidentes raisons. Pour le moins, le Mali n’existait réellement que sur quasiment 25% de son territoire originel, plus de 73% de celui étant sous la coupe réglée des groupes terroristes, séparatistes, indépendantistes, narcotrafiquants et cartels férus des ressources du sous-sol. Pour cette raison et pour bien d’autres évidentes les unes que les autres, le scientifique de haut vol, Diola Bagayoko, Professeur émérite qui totalise plus de 40 de vie de recherches et de succès aux U.S.A., avait suggéré une Transition qui ne se limiterait pas à deux ou trois ; c’était après avoir présidé, en bon patriote malien, les assises nationales de la Refondation dans l’enceinte de l’ambassade du Mali à New York. Intellectuel respecté que l’on ne peut soupçonner de se laisser corrompre comme un citoyen peu averti et peu conscient, Pr. Diola Bagayoko vit en plus dans le saint des saints de la démocratie, si l’on accepte que l’Amérique est sans conteste une référence en la matière. Son avis interpelle et ne cesse d’interpeller. Quant à l’élévation de six de nos héros au grade de Général, l’idée n’est pas non plus nouvelle. A l’Occasion des manifestations du premier anniversaire de la Souveraineté retrouvée le 14 janvier 2023 à Ségou, le porte-parole des sages de l’antique cité avait suggéré que le Colonel Assimi Goïta soit fait Maréchal du Mali !

Le dialogue inter-Maliens a pris fin quand le Mali se trouve toujours au milieu du gué, de plus en plus dans la ligne de mire des hostilités fomentées de l’extérieur, ne visant rien d’autre que nos richesses immenses et variées. Un général français, de surcroît ancien chef d’état-major des Armées françaises, a même laissé entendre récemment que son pays et l’Europe doivent envisager, sérieusement, de « revenir nous recoloniser dans les dix prochaines années ». C’est dire combien nous aussi, les Maliens et les Africains, notamment les Sahéliens, devons nous préparer à faire échec à ce projet funeste. C’est tellement possible et à notre portée !  Un général en vaut peut-être un autre, mais François Lecointre n’a certainement rien compris à la formulation de De Gaulle qui écrit dans son livre ‘’VERS L’ARMÉE DE MÉTIER ’’ : « Nul ne peut croire qu’un futur conflit doive ressembler, même de loin, à celui que nous avons vu. » Il est illusoire de croire que les envahisseurs puissent vaincre nos hommes au corps à corps, dans les airs, sur les sables et les collines. Tout compte fait, aucune reculade ne nous est autorisée, nos FAMA ne se laisseront pas surprendre. Nous ne serons plus vaincus. Il nous faut seulement la bravoure, la détermination, le stoïcisme : du patriotisme vrai tout simplement !

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<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Analyses du discours du Général François Lecointre (II) :  Apprivoiser la peur de l’incertitude]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/analyses-du-discours-du-general-francois-lecointre-ii-apprivoiser-la-peur-de-lincertitude-3063435.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 May 2024 01:47:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans cette deuxième de l’analyse qu’il a consacrée au discours de l’ancien chef d’état-major général des Armées françaises, le Général François Lecointre, martial, révoltant parce que belliqueux avec la perspective terroriste d’une nouvelle colonisation de l’Afrique, notre compatriote, Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada) relève dans </strong><strong>le projet décliné par lui son mépris que la France est signataire de la plupart des conventions internationales, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée le 10 décembre 1948, après l’adoption le 26 août 1789 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Et d’inviter les Africains à une véritable prise de conscience en ce XXIème siècle où des dirigeants politiques africains (soucieux de leurs responsabilités) doivent revoir les paradigmes, les critères d’alliance et la politique d’un vrai partenariat. L’Afrique, avec ses potentialités géologiques et sa puissance démographique, se trouve maintenant dans la "Cour des grands" et elle peut influencer la Géopolitique et la Géostratégie et imposer ses intérêts dans l’économie mondiale. La stratégie envisagée pour la reconquête de l’Afrique s’apparente à la primauté de la force sur le Droit. Un document à lire absolument en raison de son contenu éclairant : histoire, pédagogie, avenir.</strong>

<strong> </strong><strong> </strong><strong>Introduction </strong>

Après la décision machiavélique sur le partage de l’Afrique (Berlin 1884 à 1885), un autre plan funeste est en marche pour réécrire une nouvelle page de l’histoire de la colonisation africaine. Rappelons que l'esclavage des Noirs dans les colonies françaises a été définitivement aboli le 4 mars 1848 et le 27 avril 1848 grâce, notamment, à l'action de Victor Schoelcher, la traite négrière l'ayant été en 1815 lors du traité de Vienne. Dans cette perspective, le général LECOINTRE prépare l’opinion européenne avec des argumentaires sur une démographie africaine galopante (récupérant la critique d’Emmanuel Macron sur le sujet), la guerre civile, les multiples violations des droits de l’homme, l’incapacité d’instaurer des pouvoirs démocratiques, en un mot, des âmes à reciviliser. Lorsque le Général reproche les violations des droits de l’homme aux Africains, il ne fait pas référence au massacre de Thiaroye, qui s'est déroulé dans un camp militaire de la périphérie de Dakar (au Sénégal), le 1<sup>er</sup> décembre 1944 : des troupes coloniales et des gendarmes français ont tiré sur des tirailleurs sénégalais qui avaient combattu pour la libération de la France contre l’Allemagne nazie et qui furent des anciens prisonniers de la seconde Guerre mondiale. Après le rapatriement de ces soldats noirs, ils ont manifesté pour le paiement de leurs indemnités et le versement du pécule qui leur était promis depuis des mois. Leur seul crime, c’est d’avoir revendiqué leurs droits. La répression fut brutale sans égard aux principes des droits de l’homme et sans reconnaissance des services rendus à la France. Deux documents militaires français font état, l'un de 35, l'autre de 70 tirailleurs tués. Un historien sénégalais dénombre 191 tués dans l’impunité totale. Nous revenons sur la reproduction ci-après des extraits de la rhétorique du Général François LECOINTRE sur le projet d’attaquer militairement l’Afrique et ce, malgré le fait que la France est signataire de la plupart des conventions internationales, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948, après l’adoption le 26 août 1789 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Nous invitons les Africains à une véritable prise de conscience en ce XXIème siècle où des dirigeants politiques africains (soucieux de leurs responsabilités) doivent revoir les paradigmes, les critères d’alliance et la politique d’un vrai partenariat. L’Afrique, avec ses potentialités géologiques et sa puissance démographique, se trouve maintenant dans la <strong>"Cour des grands"</strong> et elle peut influencer la Géopolitique et la Géostratégie; imposer ses intérêts dans l’économie mondiale. La stratégie envisagée pour la reconquête de l’Afrique s’apparente à la primauté de la force sur le Droit.

<strong>Primauté de la Force sur le Droit : Rhétorique du Général François LECOINTRE </strong>

<strong>Selon le Général LECOINTRE<em>, « Ce qui est notre destin commun, nous Français et Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique. Nous avons essayé en permanence, nous Français, d’entraîner les Européens dans cette prise de conscience, de la nécessité d’agir collectivement en Afrique. On ne peut imaginer qu’à nos portes il y a un continent qui est en train de s’enfoncer dans la destruction des appareils de gouvernement et des États, s’enfoncer dans une forme de chaos et de guerre civile. Un continent qui va connaître une explosion démographique. Imaginer que cela se passe dans les 10 et 20 prochaines années et qui n’aura pas de conséquence sur l’Europe, c’est simplement inconscient. » </em>Il exprime sa désolation de l’échec de leur engagement au Sahel. L’Europe aura l’obligation de retourner en Afrique et se décidera à agir comme une entité politique qui ira défendre ses intérêts, y compris par les moyens d’engagement de ses armées dans 10 à 20 ans.  Il est persuadé que<em> « ce ne sont pas la Chine, la Russie et Wagner qui vont apporter des solutions durables aux très grandes difficultés que ces africains et leurs populations connaissent ».</em></strong>

<strong>Analyse</strong>

Si un général africain avait tenu les mêmes propos que le général LECOINTRE, l’Union Européenne allait se mobiliser pour dénoncer ce qu’elle appellerait <strong>" l’apologie de la violence ". </strong>Mais, au nom du double standard qui caractérise le système international, les Africains n’ont pas droit (moralement) à l’application uniforme des mêmes règles déontologiques. Rappelons l’idéologie du<strong> " Code noir "</strong>qui continue d’inspirer plusieurs politiciens français oligarques qui sont encore nostalgiques de l’application des dispositions de ce Code, malgré son abrogation. Quel était le fondement de ce Code ? Le Code noir est le titre qui a été donné à l’ordonnance royale de Louis XIV ou Édit royal de mars 1685 touchant la police des îles de l’Amérique française, puis aux Édits similaires de 1723 sur les Mascareignes et de 1724 sur la Louisiane, et, enfin à partir du milieu du XVIIIème siècle, aux recueils de textes juridiques relatifs aux colonies françaises. L’idéologie de la domination et l’exploitation était le fondement. Les conditions d’exploitations et de traitement des noirs déterminaient leur statut.

<strong>Statut et incapacité </strong>

Selon le <strong>Code noir,</strong> « <em>l’esclave est assimilé aux meubles insaisissables (art. 44), tout en le reconnaissant responsable sur le plan criminel (art. 32), alors que de son côté, l’article 48 édicte que, par exception au principe de l'article 44, ils peuvent être atteints en cas de saisie réelle. »</em> Si la nature humaine de l’esclave lui confère certains droits, il n’a pas de véritable personnalité civile avant les réformes adoptées sous la monarchie de juillet (1830-1848). Cela tient au fait, selon Frédéric Charlin, que la personnalité juridique est, dans l’ancien droit, dissociable de l’humanité. En fait, l'étude précise du statut de l'esclave conduit à distinguer en pratique l'esclave <em>« de jardin</em> » ou « de culture », c'est-à-dire la force de production et de travail, des autres esclaves (ceux de la maisonnée), au point qu'avant la promulgation du <strong>Code noir,</strong> les esclaves autres que de culture étaient qualifiés de <em>« biens immeubles par destination</em> ». Examinons comment les sanctions étaient déterminées et appliquées.

<strong>Délits, peines et châtiments </strong>

Le <strong>Code noir</strong> « <em>permet les châtiments corporels pour les esclaves, y compris des mutilations comme le marquage au fer, ainsi que la peine de mort (articles 33-36, et article 38) : tout fugitif disparu pendant un mois (marronnage) aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lys avant d'avoir le jarret coupé en cas de récidive, et condamné à mort à la deuxième récidive. »</em> Il ne faut pas oublier que ce type de peine (marquage au fer, mutilation etc.) existait aussi en métropole dans les usages répressifs de l'époque. Le code interdit aux esclaves tout exercice public d'autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine (article 3) et interdit notamment la pratique de la foi protestante (article 5). Les esclaves ne doivent pas vendre de canne à sucre, même avec la permission de leurs maîtres (article 18). Ils ne doivent vendre aucune autre marchandise sans la permission de leurs maîtres (article 19, article 20).

<strong>L’humiliation infligée aux Noirs </strong>

<strong>Le Code noir</strong> faisait des Noirs des êtres inférieurs sans âme, des marchandises dont le destin se promenait à travers le continent européen et antillais pour être vendus aux plus offrants. Le destin de ces esclaves a été déraciné par la force des armes, utilisée pour les contraindre et les exploiter comme une main-d’œuvre dans des conditions effroyables, celles des travaux forcés. C’est sûrement la même méthode qui pourrait être utilisée dans le cadre d’une opération d’expédition militaire planifiée dont l’intensité de la guerre sera tragique. De la même façon que des héros africains ont opposé la résistance à la pénétration européenne en Afrique durant la période de l’esclavage et celle de la colonisation, l’histoire pourra se reproduire. Dans une telle hypothèse, les Africains n’accepteront pas de se soumettre docilement à une nouvelle humiliation collective, celle d’une macabre recolonisation. Il faut qualifier la déclaration du général LECOINTRE de belliqueuse, car elle se situe dans une manœuvre qui pousse l’Europe à la guerre totale par l’emploi de la force militaire pour s’emparer non pas de la main-d’œuvre, mais des richesses africaines (ressources) qui représentent ce que lui appelle leur <strong>" intérêt ",</strong> tel qu’il avait été énoncé antérieurement par le président Emmanuel Macron. Derrière cette stratégie, se cache la volonté de faire main basse sur le continent africain sans les Africains. Cette mission ou ce plan sordide est déjà mis en œuvre par un discours de dépeuplement démographique et de changement d’orientation sur les valeurs liées à la natalité reproductrice. Cette question de la puissance démographique a été démontrée par des spécialistes qui ont établi dans leur grille d’analyse basée sur l’équation de la densité pour justifier que l’Afrique est un continent sous-peuplé et que c’est la possibilité d’une inversion de rapport de force démographique entre l’Europe et l’Afrique qui inquiète.

<strong> Densité de la population : comparaison entre l’Afrique et l’Europe</strong>

D’après la projection de ces spécialistes, sur l’an 2050, la population en Afrique sera d’environ 2 milliards ½ (demi) et si la tendance se maintient, « les Africains seront 7 fois plus nombreux que les Européens car il y aura 4 Africains contre un (1) Européen. Ils affirment que, dans cette hypothèse, la dynamique du potentiel numérique sera en faveur de l’Afrique qui pourra coloniser l’Europe, d’où l’alerte du général LECOINTRE sur la peur de cette incertitude qu’il faut apprivoiser par différentes méthodes moins orthodoxes ». Réexaminons la tendance statistique des données selon ces spécialistes. Durant la période où l’Europe a pu coloniser l’Afrique, il y avait dans les années 1900 en Europe une population de 400 à 420 millions d’habitants contre une population en Afrique de 100 à 140 millions d’habitants, soit 4 Européens contre un (1) Africain.  Superficie de la France : 551,695 millions de km2, soit environ une population de 68 millions d’habitants avec une densité de 17,94 habitant/km2. Superficie de l’Europe : 10,53 millions de km2, soit environ une population de 448,4 millions d’habitants, avec une densité de 116,7 habitants/km2. Superficie de l’Afrique : 30,37 millions de km2, soit environ une population de 1,4 milliards d’habitants avec une densité de 44 habitants/km2. Si on compare la densité européenne de 116,7 habitants/km2 sur une superficie de 10,53 millions de km2 contre la densité africaine de 44 habitants/km2 sur une superficie de 30,37 millions de km2, on peut constater que l’Afrique n’est pas peuplée, mais il faut prendre en considération la métaphore d’un spécialiste qui dit que  « <em>Un Européen qui naît est perçu comme un cerveau qui créera de la richesse alors qu’un Africain qui naît est perçu comme une bouche à nourrir. </em>» Il propose aux dirigeants africains de changer ce paradigme dans nos politiques de population et de développement. Nous partageons son opinion et nous faisons remarquer également que la puissance militaire d’un pays repose en partie sur sa puissance démographique et la disponibilité des troupes, sinon la France n’allait pas faire appel aux tirailleurs africains en 1939-1945 dont un grand nombre a servi de <em>"chair à canon".</em> Les troupes des alliés ont également été utiles pour sauver l’honneur de la France. On voit actuellement dans la guerre russo-ukrainienne la nécessité de recruter plus de soldats, y compris des femmes au sein de l’infanterie, malgré l’appui de la logistique et de la capacité des moyens aériens dans les opérations. La question démographique en Afrique, qui revient dans le débat public et qui est discutée par le général LECOINTRE, est une question de procréation, c’est-à-dire le manque de sensibilité et de respect envers la fertilité des femmes africaines. Cette sensibilité s’exprime à travers ce qu’on peut nommer avec le Dr. André Berge, un « <em>complexe de la dénatalité »</em> (Berge 1961). Elle conduit au recours de l’argument démographique dans l’espace public. Pourquoi cette question dérange certains politiciens français? Parce qu’elle est devenue un enjeu au centre des rapports de domination, la crainte de l’inversion de la démographie comme outil d’influence. « <em>Des anthropologues, philosophes et sociologues s’accordent souvent sur un point : le corps des femmes noires africaines est un enjeu de l’exercice du pouvoir pour certains politiciens occidentaux. Déposséder ces femmes de la maîtrise de leur corps par la stérilisation ou le planning familial, est le moyen le plus efficace pour asseoir ce pouvoir </em>». La stratégie est ancienne car « <em>des expériences ont été pratiquées sur l’île de la Réunion, dont le scandale s’appelle l’affaire des avortements forcés dans les années 1960.</em> » C’est ainsi que dans les années 1960-1970, des femmes ont subi des avortements et stérilisations à leur insu, à la clinique orthopédique de Saint-Benoît, sur l’île de la Réunion en France d’Outre-Mer.

Dans un article publié et intitulé : « <em>La République s’est-elle perdue à la Réunion</em> ? », on lit :  « <em>De 1960 à 1980, la France a-t-elle commis l’irréparable en pratiquant l’eugénisme sur l’île ? Pour celles et ceux qui ont été victimes, il n’y a pas de doute. Pour les autorités françaises, c’est plus compliqué »</em> D’après Françoise VERGÈS, politologue, militante féministe et antiraciste, <em>« L’État français contrôle le corps des femmes. C’est le même État qui, d’un côté, criminalise l’avortement en France métropolitaine jusqu’en 1975 et, de l’autre côté, mène une politique très différente sur l’île de la Réunion; un peu moins aux Antilles, en Guadeloupe et en Martinique. Bien que cela ait eu lieu, mais massivement à l’île de la Réunion puisqu’on parle de milliers de femmes qu’on a fait avorter par an ou qu’on a stérilisées, sans consentement. Donc, oui, pour moi, c’est absolument une expression de racisme d’État</em> ». Après plusieurs mois d’enquête et d’instruction, le procès a eu lieu en février 1971 contre trois médecins et un infirmier pour <em>« manœuvres abortives</em> ». La méthode de planning familial avait été utilisée en Afrique pour réduire la démographie.

En s’inquiétant de la démographie galopante en Afrique au moment où les armées africaines doivent consolider leur capacité numérique et technologique, nous pouvons interpréter le discours du général Lecointre comme un appel qui ne semble pas accorder une large place aux approches de la puissance démographique dans la construction des armées africaines. Nous comprenons naïvement, sur ce point, qu’il existe une doctrine qui nous enseigne qu’on est arrivé petit à petit « <em>à accorder une importance de plus en plus grande aux équipements, en termes de budgets de recherche, de programmes et de tactiques; simultanément, on sous-estime la part prise par l’homme ou on la limite à la gestion des Ressources Humaines ou bien aux conditions de travail</em>. » Un phénomène semble ne pas être étranger à cette situation dans la guerre, l’aviation et les équipements électroniques occupent une part de supériorité dans la victoire, pour réduire les pertes de vies humaines. « <em>Par ailleurs, combien de documents abordent actuellement des questions aussi essentielles que le moral, l’esprit de corps, la fraternité d’armes et même, n’ayons pas peur des mots, la peur, la panique ou simplement le stress en opérations</em> ? » C’est peut-être la raison pourquoi la coalition TAKUBA au Sahel avec l’armée française ont échoué dans leurs offensives de <em>"guerre asymétrique " </em>contre les terroristes et djihadistes. Cette amertume poussa le général Lecointre à exprimer sa désolation face à l’échec de leur engagement au Sahel.

<strong>Un regard sur la colonisation</strong>

Georges Clémenceau a reconnu la colonisation comme étant un crime. Donc, les accords coloniaux secrets, notamment sur le paiement d’une dette pour compenser un sulfureux bénéfice de la colonisation, est assimilable à un acte immoral et condamnable. Lorsque le général LECOINTRE s’exprime sur le partenariat entre le Mali et la Russie d’une part, le Mali et la Chine d’autre part, il reproche à la Russie et à la Chine en affirmant qu’ il est « …<em>persuadé que ce ne sont pas ces pays (la Chine, la Russie et Wagner) qui vont apporter des solutions durables aux très grandes difficultés que ces Africains et leurs populations connaissent</em> ».Nous tenons à lui rappeler que les Africains ont déjà eu une longue expérience de coopération fructueuse avec ces deux pays avec lesquels nous n’avons jamais subi ni les affres de l’esclavage, ni de la colonisation. Nous sommes aussi persuadés que les intérêts et valeurs africains sont compatibles avec ceux de ces deux pays : ils ont su gagner la confiance des Africains! De plus, ils ont apporté leur précieux appui à des mouvements africains de décolonisation. Donc, l’Afrique n’a pas besoin de leçon à recevoir sur son droit à la liberté de choisir librement ses partenaires avec lesquels elle peut se développer <em>"d’égal à égal " </em>sans paternalisme et sans être victime de prédations. Ensuite, le général Lecointre s’est offusqué de voir que l’Afrique s’enfonce dans le chaos et la guerre civile au moment où certains politiciens français ont admis publiquement que les rebelles terroristes touaregs, sécessionnistes du MNLA, sont leurs amis après qu’ils aient été accueillis au parlement européen.

<strong>Culture de la guerre civile, de la déstabilisation, et du chaos </strong>

La préoccupation du général LECOINTRE sur la guerre civile et le chaos est partagée par les Africains si nous cherchons à identifier les causes et les acteurs. Nous réservons notre début de discussion aux terroristes du MNLA. Ce sont les mêmes touaregs-alliés avec d’autres groupes terroristes ayant servi dans l’armée du colonel Muhammar Kadhafi à travers leur chargé à l’information et à la communication qui affirme que <em>« des officiels français leur ont conseillé de retourner au Mali et qu’ils vont les aider à obtenir l’indépendance sur la zone appelée Azawad</em> ». Après qu’ils aient déclenché la guerre, créé le chaos et déstabilisé les institutions maliennes, la France n’était pas loin (de réussir son coup), puisque Serval était déjà déployé sur le terrain. Et, d’ailleurs, très récemment, une lettre des autorités maliennes demeure encore suspendue au niveau du Conseil de Sécurité de l’ONU sur des actions de l’armée française au Mali. Le général LECOINTRE peut-il nous rassurer sur ces accusations ? Ailleurs en Afrique, nous pouvons citer des exemples de guerres civiles sanglantes, avec l’ingérence française. Un premier cas est l’appui accordé à la sécession du Biafra conduite par le colonel Odumegwu Emeka Ojukwu, au Nigéria, du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970. D’après nos recherches, <em>« </em><em>Les anciennes puissances coloniales que sont le Royaume-Uni et la France sont les protagonistes extérieurs de ce conflit qui suit de près la décolonisation et voit des nouvelles zones d'influence se dessiner. En revanche, officieusement, Paris penchait pour le Biafra de Ojukwu car, selon son conseiller Afrique, Jacques Foccart, le général De Gaulle souhaitait le « morcellement » du pays afin d'affaiblir la zone d'influence britannique. Dès le début des hostilités, De Gaulle, indique à son émissaire Jacques Foccart qu'il souhaite affaiblir le « géant nigérian ». </em>Foccart écrit trente ans plus tard : <em>« De mon point de vue, le Nigéria était un pays démesuré par rapport à ceux que nous connaissions bien et qui faisait planer sur ceux-ci une ombre inquiétante</em> ». Selon Foccart, De Gaulle lui donne carte blanche pour qu'il <em>« aide la Côte-d’Ivoire à soutenir le Biafra </em>»<sup>.</sup> L'État français finançait l'opération. De Gaulle appuyait Foccart dans cette opération contre l'avis de son Premier ministre, Maurice Couve de Murville, <em>« littéralement horrifié</em> » et contre celui des diplomates qui <em>« n'apprécient pas ce qui leur apparaît comme une politique aventureuse décidée en dehors d'eux</em> », note Foccart. Avec le témoignage de Foccart, la France fut un des acteurs du chaos et de la guerre civile au Biafra. Un autre conflit en Afrique qui a impliqué la France est la guerre d’Algérie. « La guerre d'Algérie s’inscrivait dans le mouvement de décolonisation qui affecta les empires coloniaux occidentaux après la Seconde Guerre mondiale. Au début du XXème siècle, plusieurs dirigeants algériens exigeaient de la France le droit à l'égalité ou à l'indépendance. Plus de trente attentats ont lieu, dans la nuit du 31 octobre au 1<sup>er</sup> novembre 1954, en différents points du territoire algérien. Les Algériens étaient soumis à l’application d’un Code de l’indigénat et une discrimination ethno-raciale. La présence coloniale était synonyme pour les autochtones algériens musulmans d'un vol et d'une spoliation de leurs biens fonciers. La conquête d'Alger a impliqué la destruction d'un patrimoine millénaire ayant eu un impact sur l'héritage culturel algérien. Le 7 janvier 1957, les paras français entrent dans Alger, c'est le début de la bataille d’Alger. Chaque régiment s'attribuait le contrôle d'un quartier, sous l'autorité du général parachutiste Jacques Massu qui avait reçu tous les pouvoirs de police sur l'ensemble de l'agglomération algéroise. Alors que des dizaines de milliers d’habitants de l'Algérie française, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquaient l’égalité des droits, les habitants musulmans de l'Algérie française étaient considérés à l'époque comme des citoyens de second ordre, alors que même le régime de l’indigénat avait été abrogé en théorie (1945). Pour comprendre le rôle joué par la France dans la guerre civile en Algérie, d’après les archives consultées, un rapport de l’ONU, du contrôleur général aux armées Christian de Saint-Salvy, indique qu’on dénombrait en Algérie 263 000 musulmans engagés du côté français, le 19 mars 1962. A la suite d’un incident survenu après une manifestation d’Algériens le 8 mai 1945, la répression de l’Armée française à été brutale. Le général Charles de Gaulle, chef de l'État français, engagea une lutte contre les éléments de l'Armée de Libération nationale algérienne et il apporta les réformes tant attendues pour donner tous les droits aux Algériens. L'Armée française élimina presque tous les réseaux de l'Armée de libération nationale en Kabylie et dans quelques régions sensibles dans les opérations jumelles. Les colonels Amirouche Aït Hamouda et Si el Haouès sont tués lors d'un accrochage avec les éléments de l'Armée française. Le FLN appelle les éléments de son armée à tenir jusqu'au bout. Le début de l'année 1960 était marqué par la semaine des barricades à Alger. La même année, l'ONU annonça le droit à l'autodétermination du peuple algérien. Nombre d'exactions, de crimes, de violences sexuelles et d'exactions  commises par l'armée coloniale française durant la guerre d'Indépendance algérienne tombent, selon la convention de Genève, sous la dénomination de crimes de guerre. Le recours à une large échelle entre 1956 et 1961 à un gaz toxique, le CN2D, contenant de la diphénylaminechlorasine (DM), est révélé en avril 2022 grâce à une enquête de la journaliste Claire Billet parue dans la revue XXIe, fondée sur des témoignages d’anciens militaires français<sup>.</sup> <em>« Pendant cette guerre, la France a utilisé du napalm, miné massivement le territoire (champs de mines), dressé des barrages à 20 000 volts aux frontières et parqué des populations entières dans des camps de regroupements. Un quart des huit millions d'Algériens ont dû partir de chez eux, c'est colossal</em> », explique Sylvie Thénault. « <em>Jusqu'au bout, la logique de cette guerre aura été celle de la terreur. »</em>

Nous vous présentons ce second exemple de chaos et de guerre civile en Afrique du Nord où la France a été un des acteurs clés. Nous allons examiner un troisième exemple qui est survenu au Cameroun, dont la méthode utilisée est inconciliable avec des principes démocratiques, en plus de l’utilisation de la force répressive. Dans les années 1950 et 1960, l'armée française a combattu au Cameroun les membres de l'UPC, un parti d'opposition. Une guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, selon les historiens. France 24 a interviewé un témoin capital en la personne de Max Bardet, ancien soldat français, envoyé au Cameroun entre 1962 et 1964. L'ancien militaire, qui vit aujourd'hui dans un petit village du sud de la France, était pilote d'hélicoptère. Il a assisté à plusieurs massacres commis par le régime camerounais, fortement soutenu, armé et financé par la France. « <em>L'armée camerounaise ciblait les villages sous prétexte qu’ils étaient acquis à l'UPC, un parti qui s'opposait au président Ahmadou Ahidjo. Pour l'UPC, l'indépendance acquise en 1960 était factice et Ahidjo était aux ordres de la France</em> », raconte Max Bardet, qui évoque pour la première fois, face à la caméra, les atrocités qu'il a vues. Les propos de Max Bardet soulèvent une préoccupation majeure : comment la France a pu se rendre complice d’une violence contre les droits reconnus aux organisations politiques, notamment l’UPC, dont les droits sont garantis et protégés par des conventions internationales ? Comment expliquer l’implication de la France dans cette guerre civile et pour quel objectif ? D’après cet officier témoin : « <em>Ils devaient achever les hommes. Mais les femmes, non, ils les laissaient mourir comme ça : elles avaient pris de la kalach et, en plus, ils leur coupaient les seins et ils les éventraient, révèle-t-il </em>». Ce sont les auteurs du livre intitulé « La guerre du Cameroun, l’invention de la Françafrique (1948-1971) », Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsits, éditions ‘’La Découverte’’, paru récemment, qui ont retrouvé la trace de ce témoin capital.

En conclusion, « <em>la menace dans les relations franco-africaines, ce n’est pas tant la guerre elle-même, mais l’esprit de faire valoir une force supérieure invincible et la capacité pour certains politiciens français de l’oligarchie de se réarmer moralement par la foi, pour cultiver les valeurs de paix</em> ». Vous avez maintenant l’illustration des causes et l’origine des guerres civiles en Afrique et du chaos qui en découle. Tous les malheurs et tragédies subis par les Africains consacrent la rupture définitive avec une expérience amère et douloureuse de partenariat vassalisant.

<strong>Préparé par Boubacar TOURÉ, Juriste à Montréal Canada)</strong>

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<strong>Source :</strong>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir">https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir</a>

<a href="https://www.bing.com/search?FORM=SLYEPK&amp;PC=YE22&amp;q=d%C3%A9claration+des+droits+de+l%27homme+et+du+citoyen">https://www.bing.com/search?FORM=SLYEPK&amp;PC=YE22&amp;q=d%C3%A9claration+des+droits+de+l%27homme+et+du+citoyen</a>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir#Contenu_de_l'ordonnance_de_mars_1685_(renomm%C3%A9e_code_noir_dans_l'%C3%A9dition_de_1718)">https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir#Contenu_de_l'ordonnance_de_mars_1685_(renomm%C3%A9e_code_noir_dans_l'%C3%A9dition_de_1718)</a>

<a href="https://www.cairn.info/">https://www.cairn.info/</a>

<a href="https://www.bing.com/search?FORM=SLYEPK&amp;PC=YE22&amp;q=guerre+du+biafra+droit+d%27ing%C3%A9rence">https://www.bing.com/search?FORM=SLYEPK&amp;PC=YE22&amp;q=guerre+du+biafra+droit+d%27ing%C3%A9rence</a>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Biafra">https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Biafra</a>

<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Contexte">https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Alg%C3%A9rie#Contexte</a>

<a href="https://www.france24.com/fr/20161013-guerre-cameroun-upc-role-france-massacre-francafrique-1960">https://www.france24.com/fr/20161013-guerre-cameroun-upc-role-france-massacre-francafrique-1960</a>

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Thiaroye]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Face à  la propagande des mercenaires des médias occidentaux :  Quelle alternative pour l’Etat malien ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/face-a-la-propagande-des-mercenaires-des-medias-occidentaux-quelle-alternative-pour-letat-malien-3063434.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 May 2024 01:20:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La guerre ne se passe pas que sur le théâtre des opérations. Celle qui se livre par médias interposés est encore plus féroce. De nos jours, un pays sans la capacité de contrôle strict de la communication médiatique et sans moyens efficaces de la communication de ses propres actions et réalisations ne sera que la victime de la propagande des puissances étrangères hostiles. L'information et la communication sont bel et bien des moyens d'influence géopolitique.</strong>

La posture actuelle du Mali sur la scène régionale et internationale nécessite une communication efficace. Mais, au regard de l'évolution des évènements, le Mali a besoin de revoir ses moyens et sa politique de communication face à la propagande des médias occidentaux. Lorsque les FAMa ont mis fin à l'aventure meurtrière du terroriste Abou Houzeifa, les médias occidentaux ont fait des plateaux spéciaux avec des pseudos spécialistes pour présenter l'événement à l'opinion publique internationale (et nationale surtout) selon leurs intérêts géopolitiques. A défaut de nier la mort du chef terroriste, certains propagandistes occidentaux ont même tenté d'attribuer sa mort à  d'autres que l'armée malienne. Pendant ce temps, les médias officiels maliens ont juste fait de courts reportages présentés au début d'un JT de 20h et puis, c'est tout ! Quelle banalisation ! Cependant, les web-activistes maliens qui ont pour figures emblématiques Boubou Mabel Diawara, Gandhi Malien, Kassoum Traoré et autres des médias sociaux ont fait de leur mieux pour édifier l'opinion sur l'importance et les enjeux de la mort d'un tel terroriste. Mais, malheureusement, ils sont très souvent considérés comme des marginaux qui se défoulent; donc à ne pas prendre au sérieux. Récemment, quand le Mali a acquis des emprunts financiers avec les institutions de Breton woods, des mercenaires de médias hostiles à notre pays ont tenté de ternir l'image de nos autorités en présentant cette situation comme une reculade au détriment de notre souveraineté retrouvée dont ils se moquent comme n’étant qu’un simple slogan politique. Le Mali de Colonel Assimi GOÏTA aurait abandonné ses principes souverainistes pour se plier aux diktats des Occidentaux et de leurs alliés africains à cause des difficultés économiques. Dans leur narratif, la Russie, l'un des  principaux partenaires stratégiques du Mali sur la scène internationale, n'a pas échappé aux attaques de ces mercenaires. Voilà de quoi créer la confusion dans l'opinion nationale. Une opinion nationale davantage malmenée par des politiciens nationaux manifestement au service l’ennemi étranger pour lequel tout ce que fait la Transition est à vilipender pour la discréditer sans arrêt. Pendant ce temps encore, les organes et acteurs de la communication  officielle du Mali ont brillé par leur silence ou par l'insuffisance de leur communication, sinon de leurs analyses. Ce sont encore certains web-activistes qui sont montés au créneau pour tenter de sauver l'honneur du Mali en rétablissant la vérité. Mais, hélas, l'effet de leur communication fut très limité face à la propagande des mercenaires occidentaux.

Les plus hautes autorités ont pris l'initiative du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale. La couverture médiatique de ce processus (phases communale, régionale et nationale) par les moyens et acteurs officiels du Mali n'a pas été à hauteur de souhait, selon l’opinion générale. La créativité médiatique n'était pas au rendez-vous pour donner un grand engouement et permettre l'appropriation par le citoyen ordinaire d'un projet d'une telle importance. Étant donné que le peuple malien est plus sensible à l'audiovisuel qu'au texte, le contenu du document de base, les vrais enjeux du projet, sont méconnus pour le grand public. Du début du processus jusqu'à maintenant, les médias officiels se sont contentés d'une communication minimale. Les Web-activistes, malgré leur bonne volonté, sont très limités dans la vulgarisation d'un document élaboré par d'éminentes personnalités. Les membres du comité de pilotage, s'ils avaient accès aux créneaux de communication, seraient mieux placés pour cette tâche de vulgarisation de l'esprit du dialogue inter-Maliens.

<strong>Renforcer la communication à tous les niveaux</strong>

Quand le CNT s'est confronté aux observations de la Cour constitutionnelle sur la non-conformité de certains articles avec la constitution concernant sa loi organique sur les avantages, indemnités et autres traitements de ses membres, ce fut du pain béni pour les mercenaires de la propagande qui ont attaqué la transition sur tous les tons. Accompagnés dans leur dynamique par certains politiciens en quête de popularité, ils ont déformé la situation et inondé les médias avec la désinformation. Les sorties calamiteuses de certains membres de l'institution, qui tentaient de justifier l'injustifiable par des arguments frisant le règlement de comptes politiques, ont mis de l'huile sur le feu et aggravé la polémique. Malheureusement, aucune communication officielle n'a permis d'éclairer l'opinion en lui évitant d'être victime de l'intox des mercenaires de la communication au service de puissances étrangères très hostiles à nos autorités. Vu le caractère très technique du sujet, les web-activistes ont fait de leur mieux, mais leur communication n'était pas à la hauteur de l'enjeu.

Depuis 2012, le Mali est en guerre contre l'insécurité dont les principaux acteurs sont des terroristes-séparatistes et, en même temps, il se bat  pour sa stabilité politique et économique. Si d'une part les autorités ont réussi à réduire, voire à neutraliser les capacités opérationnelles et communicationnelles des groupes armés, d'autre part les mercenaires  en communication des puissances étrangères hostiles au Mali ont encore beaucoup de marge de manœuvre. La communication gouvernementale et celle des web-activistes du Mali, qui ont le même combat, doit être réorganisée ; elle doit être renforcée à tous les niveaux. Les web-activistes maliens doivent bénéficier d'un accompagnement à la hauteur des enjeux leur permettant de faire face à la propagande des mercenaires en communication des puissances étrangères hostiles au Mali. Ceux-ci sont outillés, accompagnés, financés pour accomplir leur mission d'influencer négativement l'opinion nationale afin de la retourner contre les autorités, avec pour finalité la déstabilisation du pays. En voyant l'investissement financier colossal des puissances étrangères hostiles au Mali dans la propagande contre notre pays; l'empressement de ces donneurs de leçons sur la liberté d'expression et d'information à fermer chez eux les médias des pays comme la Russie, on comprend la nécessité de faire de nos médias officiels et de ceux des web-activistes les moyens de défense face à la guerre hybride dont le Mali est la cible à travers la  propagande. Il faut au Mali des acteurs et moyens de communication capables de faire face à la propagande des mercenaires en communication au service des puissances étrangères hostiles à notre pays.

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<strong>De Samou Samuel KONÉ, notre correspondant à Tominian</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Affaire des indemnities et autres advantages des membres du CNT :  Qui en veut à Malick Diaw, le Président de l’institution ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/affaire-des-indemnities-et-autres-advantages-des-membres-du-cnt-qui-en-veut-a-malick-diaw-le-president-de-linstitution-3062730.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 07 May 2024 02:07:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>En attendant l’arrêt définitif de la Cour constitutionnelle, la polémique suscitée ne faiblit toujours pas. Mais, derrière la levée de boucliers, après réflexion sur les commentaires excessifs la plupart, certains en sont à se demander désormais si ce n’est pas l’autorité de Colonel Malick Diaw qui est visée par un dénigrement qui ne dit pas son nom, si toutefois des malveillants ne pensent pas avoir trouvé aubaine pour saper les fondements de la transition.</strong>

Sujet reel de preoccupation nationale ou tempête dans un verre d’eau ? La désormais affaire de légalisation des indemnités et autres avantages octroyés aux members du CNT ou perçus par eux continue d’alimenter la chronique. Les yeux de tous, autorités et citoyens, sont rives sur la Cour constitutionnelle qui a déjà retoqué le projet de légalisation desdits indemnités et avantages, mais en ordonnant la réécriture, voire la precision sur certains aspects. En fait, tout le monde a compris au fil des commentaires qu’il ne s’agit pas en réalité de nouveaux droits aménagés par les members du CNT pour arrondir leurs intérêts sordides. Il s.agit, juste, d.une harmonisation parce qu.il ayait 17 décisions différentes régissant les avantages. Les parlementaires ont d’évidence voulu se conformer à la loi en engageant la procedure normale, légale il faut le souligner, pour les codifier dans un document unique comme le stipule la constitution et le règlement intérieur du CNT. Autrement dit, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, ce sont les mêmes droits que percevaient les membres de l’ancienne Assemblée nationale, qui auraient dû procéder il y a longtemps à l’harmonisation par la légalisation. Mais ce retard, qui apparaît maintenant comme une negligence coupable, ne disculpe pas totalement le CNT où les indemnités et avantages ont continue d’être perçus depuis quatre ans.

Toutefois, la chose, sans le cachet de la loi mais pratique courante, a beau être décriée, elle ne peut être pointée dans le catalogue des crapuleries d’une gouvernance insouciante et peu vertueuse. On conviendra que ce qui devait être expliqué sainement a malheureusement fait l’objet d’une communication cahotique qui a fait naître chez beaucoup le sentiment que les members du CNT ont cherché en catimini à couvrir des avantages indus. En effet, des members du CNT, connus du grand public pour leur manque d’humilité, voire pour arrogance verbale, ont sauté par-dessus la tête de la direction de la communication de l’organe législatif de la transition en avançant, sans pédagogie, des arguties simplistes qui ont été contreproductives, qui ont même choqué l’opinion nationale. Un de ces bavards a même affirmé de go, avec une désinvolture qui a révolté beaucoup, que desdites sommes d’argent en cause, il ne sera retranché aucun franc; Propos jugés injurieux par les citoyens, un écart de langage qui n’aurait pas dû être servi ! Un autre, dans un amalgame terrible, a mentionné deux millions comme étant les frais d'installation pour les members du CNT, qui ont même été refusés. Un troisième, habitué aux frasques verbaux, a, comme à son habitude, mis des posts qu’il a supprimés, puis en a remis, avec des explications embrouillées. Comme quoi, le problème du CNT dans l’affaire, ce sont des members mêmes de l’institution.

<strong>Il n’y a aucunement eu de Nouvelles indemnités</strong>

Il aurait été plus simple de faire comprende aux Maliens que la prime d’installation de dix millions ayant été refuse, tout le reste ne sont que des droits existants qu’il fallait formaliserr.  Les parlementaires du CNT, à leur prise de function, il existait trois lois lois organiques et une quinzaine de décisions qui fixaient les indemnités (c’est-à-dire remontant à l’ancienne Assemblée nationale). Le Président Malick Diaw a vite compris qu’il faut adopter une loi unique afin de tout harmoniser dans un document unique.  Il n’y a eu, en consequence, aucunement de nouvelles indemnités. Or, c’est sa personne qui a tout l’air d’être visée, comme pour le faire passer comme étant le chef d’une nouvelle mafia plus compradore que l’ancien parlement. Malheureusement, ses propres proches, actifs et sans cesse pamphlétaires, contribuent à lui coller ce reproche, on l’a vu à maintes reprises, notamment par rapport au gouvernement, singulièrement pour ses pics à l’endroit du Premier minister. Tout se passe comme si on veut prêter des intentions malveillantes au Président du CNT, au désavantage des autres autorités de la transition. Mais des faits clairs militent en sa faveur.

<strong>Non élus certes, mais la Charte de la Transition confère aux parlementaires du CNT la qualité de members d’organe législatif</strong>

L'État est une continuité. Le poids de certaines responsabilités implique une certaine représentativité dont le socle est de mettre le responsable à l’abri du besoin et de la tentation. Ce principe vaut pour toutes les institutions et on note d’ailleurs qu’aucune de celles-ci n’a diminué ses avantages. Les indemnités au CNT sont les mêmes depuis 2000. La proposition de loi querellée avait pour unique but d’harmoniser une série de décisions éparses en la matière. On notera utilement pour l’opinion publique que sous l’impulsion de Malick Diaw, qu’il a été renoncé à l'indemnité d.equipement qui fait 10 millions. Dans cette dynamique, les members du CNT ont renoncé, pour une raison évidente de légalité (un parlementaire élu avec contrainte de restitution est different d’un member d’un parlement ad hoc) à la prime de restitution qui était  750 000 par session. Le Président Malick Diaw, beaucoup ne le savent peut-être pas mais les faits sont vérifiables, fait régulièrement des donations aux Cscom (Centres de santé communautaire) sur ses fonds précieux (de souveraineté) et des appuis financiers à.la demande des associations ou lors de certains événements d'intérêt national, et aussi à de nombreux citoyens anonymes. Il faut ajouter à tout cela deux points importants. Premièrement, depuis la hausse du prix du carburant, membres du CNT reçoivent des tickets de 8 litres au lieu de 10 litres; deuxièmement, l’institution a suspendu l'achat de cartes téléphoniques. Seuls les membres du bureau ont une prime de communication. Il faut conclure en rappelant que contrôler l’action gouvernementale demande une certaine indépendance pour imposer son libre arbitre. Ce libre arbitre passe par une autonomie financière du législateur. Certes, les membres du CNT ne sont pas des élus, mais la Charte de la Transition leur confère la qualité de member d’organe kegislatif, ce qui fut par ailleurs confirmé par la Cour Constitutionnelle. Que ceux qui, members du CNT, dans leurs agissements permanents donnent l’impression d’être les acolytes, ou même les complices, de Malick Diaw arrêtent leurs manoeuvres pour éviter de discréditer inutilement l’homme. Ceux qui, ailleurs, pensent qu’il leur faut entamer le credit de Diaw pour réussir la déstabilisation de la Transition se détrompent !

<strong>Salifou Cissé</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Nuire, le verbe fondamental du catéchisme français]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nuire-le-verbe-fondamental-du-catechisme-francais-3062623.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 06 May 2024 10:08:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La France est à l’os, de plus en plus, dramatiquement même. Responsable à ses yeux de cette descente inexorable aux enfers, le deuxième coup d’Etat perpétré au Mali le 24 mai 2021, dont on s’apprête à vivre le troisième anniversaire dans moins de trois semaines, qui a ruiné les espoirs de l’Elysée et de l’Hexagone, Emmanuel Macron ayant été à seulement deux doigts de récupérer, neuf petits mois après, la première transition au Mali instaurée après la chute, le 18 août 2020, de son dévoué Ibrahim Boubacar Keïta, francophile dans l’âme. De cette tragédie bien française qui s’est jouée au Sahel, précisément dans le vieux Soudan (Mali pour ne pas le nommer), il y a un coupable qui ne peut bénéficier d’aucune grâce, le deuxième Klaus Barbie quoi ! Nicolas Normand ne disait-il pas alors que l’unique solution qui s’offrait à la France, c’est de neutraliser le ‘’nazi’’ de Kati ou de Koulouba, où qu’on le trouve ? Bref, Colonel Assimi Goïta est l’ennemi mortel, éternel, de la France. Tant qu’il est là, avec son régime, il n’y aura pas de répit, la traque ne faiblira pas. Le Mali, son pays, reste dans le collimateur des Français, dans leur ligne de mire. La France est dans la panade ; empêtrée en Ukraine, elle a perdu pied au Sahel. Adieu les ressources du sous-sol de Kidal, Ménaka, Ber, Tessalit, Taoudéni…! Deuil consommé mais vivace, la France a perdu Gao, sa principale base militaire hors de l’Hexagone ! Le centre du Mali, avec toutes les promesses grandioses dont il recèle, est perdu pour de bon ; il a repris l’antique nom de Liptako-Gourma, sous le drapeau des perspectives heureuses que construit l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S.). Au Burkina Faso comme au Niger, le ciel ne s’est pas moins dérobé sous les pieds de la France, singulièrement la perte de l’uranium, à Imrarène, la plus grande mine à ciel ouvert de cette richesse. Le Mali a appris à l’Afrique comment gifler le diable, il faut lui couper la main. La guerre est ouverte. La France ne cessera de concevoir des plans d’attaque complexes, il faut s’y préparer et y faire face avec détermination et stoïcisme. Le nouveau front ouvert, avec la complicité de la Côte d’Ivoire, le malheureux voisin qui a toujours comme une arête dans sa gorge l’ineptie historique d’avoir envoyé des expéditionnaires pour abattre la Transition malienne, est sur le plan économique. Le stratagème consiste à encourager les éleveurs maliens, sous le prétexte fallacieux- et bien criminel- d’une aide en faveur des éleveurs maliens afin qu’ils franchissent la frontière pour aller sédentariser en Côte d’Ivoire. Pour cette attaque économique d’un genre inédit, la France et Alassane Dramane Ouattara, à travers une ONG (créée pour la cause ou détournée de sa vocation première ?) mobilisent cinq millions d’euros pour décimer notre cheptel, immense richesse aux potentialités nombreuses.

Les hostilités sont déclenchées, il nous revient de parer à tous les coups possibles sur ce front-là. En ne perdant surtout pas de vue que le verbe fondamental du catéchisme français, c’est nuire, toujours nuire, avec des méchancetés sans renouvelées. Première fille de l’Eglise, la France s’est malheureusement dans la nuisance depuis des siècles ; elle ne connaît pas autre modus operandi. Il n’y a qu’à rappeler l’embargo décidé contre notre pays le 09 janvier 2022, dont Emmanuel Macron s’est réjoui parce qu’inédit, qui n’a pu être qu’avec la complicité de nos « chers frères de l’Afrique de l’ouest », homologué par l’U.A. et légitimé ine fine par les Nations Unies. Il n’y a qu’à rappeler les attaques avec les contrefaçons de la nouvelle monnaie guinéenne opérées par la France pour inonder la Guinée du Président Ahmed Sékou Touré. Chaque Malien est appelé à rejoindre les remparts : faire comprendre à nos éleveurs que répondre aux sirènes ivoiro-françaises de sédentarisation hors de nos frontières ne sera rien d’autre que trahir la patrie. Que les parents dissuadent les enfants de succomber à la tentation ; que les enfants promettent aux parents de demeurer de dignes Maliens ; que les épouses soient de bonnes conseillères aux maris éleveurs ; que chaque citoyen joue le rôle déterminant de faire échec au plan diabolique. Le Mali est un grand pays parce que son peuple est digne !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Analyse du discours du Général François Lecointre : Apprivoiser la peur de l’incertitude]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 04 May 2024 01:44:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Calculs, stratégie, manipulation, menace : on ne sait pas exactement quelle mouche a piqué le général français bien connu, François Lecointre, pour qu’il affirme dernièrement que la France et l’Europe doivent envisager de recoloniser l’Afrique dans les dix prochaines années. Seule certitude, son message a choqué les Africains dont notre compatriote Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada), qui analyse son discours.  </strong>

Le devoir m’impose de répondre au Général LECOINTRE pour honorer la mémoire de mon père qui a sacrifié sa vie comme tirailleur pour défendre l’honneur de la France en 1939-1945, après avoir été enrôlé dans l’armée française contre sa volonté. Après la mort de la plupart de ces combattants dont l’Afrique est fière, quelle n’a pas été notre surprise d’entendre le Général LECOINTRE encourager la France et les pays de l’Union Européenne à envisager une expédition militaire en Afrique dans 10 ans pour recoloniser les Africains ! Quelle est la morale de la gratitude pour mon père et ses confrères tirailleurs africains d’avoir été défendre une cause chère à la France, celle du droit à la liberté, qu’un officier supérieur français ne reconnaît pas aux Africains ? La perte de l’influence franco-européenne en Afrique est le résultat d’une politique moralement inacceptable sanctionnée par un pouvoir divin dont le processus invisible a conduit à une <strong>" peur face à l’incertitude ".</strong>

Le discours de M. LECOINTRE renferme une saveur à préoccupation militaire dont l’objectif est la reconquête de l’Afrique sans les Africains, afin d’apprivoiser cette <strong>"peur de l’incertitude existentielle"</strong> par une réponse moins orthodoxe fondée sur la culture de la guerre. Nous sommes portés à croire qu’il s’agit d’une pensée guerrière pour la "Recolonisation de l’Afrique pour s’emparer de ses richesses et les contrôler. Le président Macron a été clair sur les intentions de la politique française en affirmant : « <em>La France est en Afrique pour <strong>"ses intérêts "</strong> à défendre, bâtir, poursuivre et renforcer</em> ». Les bases militaires françaises en Afrique constituent le rempart et jouent le rôle de force en attente garant d’une police d’assurance-vie pour protéger les intérêts français et non ceux des Africains. M. Macron invite les Africains à la réalité de ne pas rêver, la France n’est pas en Afrique pour donner l’illusion de<strong>" faire du bien ".</strong> C’est dans cette perspective qu’il faut inscrire le discours du Général LECOINTRE. C’est-à-dire une stratégie qui fait appel aux pays européens à envisager une coalition d’intervention militaire à travers un coup d’État pour renverser les institutions démocratiques africaines, afin d’imposer une dictature militaire qui anéantira et asservira les Africains. Pour paraphraser Nathalie Yamb, «<em>ils se plaignent des pouvoirs militaires en Afrique, mais ils ne se gênent pas de planifier la conquête du pouvoir hégémonique en Afrique par leurs propres militaires</em> ». Quel paradoxe ! Par ailleurs, l’appel aux Européens sous-entend que la France à elle seule ne possède pas la puissance militaire pour intervenir sur le continent africain, d’autant plus qu’elle a démontré son échec à combattre les terroristes du Sahel après un enlisement d’environ 10 ans au Mali, malgré le soutien logistique du genre de coalition réclamé par le Général LECOINTRE.  C’est par une stratégie s’appuyant sur l’instrumentalisation du mécanisme de l’unilatéralisme multilatéral que l’opinion internationale, notamment européenne, avait été préparée pour attaquer l’Irak, la Lybie et la Syrie. L’histoire retiendra et jugera la légitimé et la légalité de ces actions meurtrières auxquelles découlent des conséquences incalculables de pertes de vies humaines sans égard à la doctrine du respect des droits de l’homme. Nous pouvons déjà imaginer que le scénario d’une expédition militaire proposée par Général LECOINTRE sera identique et la justification sera fondée sur <strong>"la Vertu et les Valeurs"</strong> de la civilisation universelle, la démocratie et les droits de l’homme; un discours cher à la politique française. Pour mieux comprendre la profondeur et la portée de la déclaration belliqueuse du Général LECOINTRE, examinons le contenu de sa rhétorique avant de poursuivre notre analyse. Nous comprendrons pourquoi la politique française en Afrique est à la base du clivage entre la France et l’Afrique, devenues deux solitudes dont les valeurs sont irréconciliables.

<strong>Rhétorique du Général François Lecointre</strong>

Selon le Général LECOINTRE, « <em>Ce qui est notre destin commun, nous Français et Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique où se joue notre destin commun. Nous avons essayé en permanence, nous Français, d’entraîner les Européens dans cette prise de conscience, de la nécessité d’agir collectivement en Afrique. On ne peut imaginer qu’à nos portes il y a un continent qui est en train de s’enfoncer dans la destruction des appareils de gouvernement et des États, s’enfoncer dans une forme de chaos et de guerre civile. Un continent qui va connaître une explosion démographique, comme aucun continent n’en a jamais connu. Imaginez que cela se passe dans les 10 et 20 prochaines années et qui n’aura pas de conséquence sur l’Europe, parce que nous vivons dans une forme de bulle protégée par quoi ? C’est simplement inconscient. </em>» Général LECOINTRE exprime sa désolation de l’échec de leur engagement au Sahel, il dit que, de toute façon, ‘<em>’nous aurons à nous poser la question’’.</em> D’après sa rhétorique, l’Europe se décidera à agir comme une entité politique qui ira défendre ses intérêts en Afrique, y compris par les moyens d’engagement de ses armées dans 10 à 20 ans.  Il fait remarquer que le continent africain est confronté aux difficultés liées aux évolutions climatiques qui sont dramatiques sur des populations vulnérables. Selon son point de vue, on ne peut pas soutenir l’idée que cette situation n’aura pas de conséquence sur l’Europe. Il conclut que <em>‘’dans 10 ou 20 ans, nous aurons l’obligation de retourner en Afrique’’</em>. Il est persuadé que ce ne sont pas la Chine, la Russie et Wagner qui vont apporter des solutions durables aux très grandes difficultés que ces Africains et leurs populations connaissent ».

Malgré le fait que l’Afrique soit éloignée de la France et que nos intérêts et valeurs soient différents, <em>‘’il y a un acharnement avec mépris à ne pas laisser les Africains se développer et s’épanouir selon leur réalité et leur choix’’</em>. Nous sommes au XXIème  siècle, la déclaration du Général LECOINTRE, qui s’adresse exclusivement à l’opinion publique française et européenne, est très grave, venant d’un officier supérieur qui ne peut pas ignorer la réprobation générale en Afrique contre l’écho et l’impact de sa rhétorique. Son discours comporte une réaction émotive, celle liée au spectre de la peur d’un destin existentiel incertain pour la France et l’Europe dans 10 ou 20 ans. Quel est ce destin qu’on peut définir par : <em>« On entend par destin la force surnaturelle qui agit sur les êtres humains et les évènements auxquels ils doivent faire face tout au long de leur vie. Le destin est donc une succession inévitable d’évènements à laquelle personne ne peut échapper ».</em>

Pourquoi ce destin franco-européen a muté en Afrique ? Pauvre maudite Afrique, jadis où la seule évocation de ce continent rappelait injustement la misère, les maladies contagieuses et dangereuses, la désolation, la pitié, mais, qui subitement devient viable, suscitant l’appétit de la convoitise, capable d’assurer la survie des Européens qui ont adopté une politique d’immigration pour chasser et refouler les migrants noirs africains ! Sous le prétexte fallacieux qu’ils sont des illégaux. Paradoxalement, l’Europe doit planifier d’immigrer en Afrique pour l’envahir par la force militaire d’occupation. C’est ce qu’on appelle " la morale d’État ". Malgré la pratique inhumaine de l’esclavage plus de 400 ans, la déportation des forces vives africaines, la destruction de leur culture et tradition, le devoir de mémoire s’impose. La France a pris part à cette activité lucrative de la traite négrière, en plus de son rôle joué dans la colonisation dont la politique a été critiquée et dénoncée par le journaliste et homme d’État français Georges Clémenceau le 31 juillet 1885 à la Chambre des députés. «<em> Il s’exprime sur la politique d’expansion coloniale de la France en réponse au discours colonialiste de Jules Ferry du 28 juillet 1885. Dans cette allocution, Jules Ferry avait validé la politique d’expansion coloniale française, comme un système politique et économique se rattachant à trois ordres d’idées : à des idées économiques, à des idées de civilisation de la plus haute portée et à des idées d’ordre politique et patriotique. A l’inverse, Georges Clemenceau ne partage pas les idées de Jules Ferry, basées sur un argumentaire de race supérieure et race inférieure.  Dans sa réponse, il se réfère à l’argumentaire développé trois jours auparavant par Jules Ferry.</em> M. Clémenceau rétorque : « <em>Les races supérieures ont sur les races inférieures un droit qu’elles exercent. Ce droit, par une transformation particulière, est en même temps un devoir de civilisation. </em>» Voilà en propres termes la thèse de M. Ferry, et l’on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation.

<strong>Races? Supérieures ? Inférieures ?</strong>

Races supérieures ? Races inférieures, c’est bien dit ! Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs. Race inférieure, les Hindous ! Avec cette grande civilisation raffinée qui se perd dans la nuit des temps ! Avec cette grande religion bouddhiste qui a quitté l’Inde pour la Chine, avec cette grande efflorescence d’art dont nous voyons encore aujourd’hui les magnifiques vestiges ! Race inférieure, les Chinois ! Avec cette civilisation dont les origines sont inconnues et qui paraît avoir été poussée tout d’abord jusqu’à ses extrêmes limites. Inférieur Confucius ! En vérité, aujourd’hui même, permettez-moi de dire que, quand les diplomates chinois sont aux prises avec certains diplomates européens… (rires et applaudissements sur divers bancs), ils font bonne figure et que, si l’un veut consulter les annales diplomatiques de certains peuples, on y peut voir des documents qui prouvent assurément que la race jaune, au point de vue de l’entente des affaires, de la bonne conduite d’opération infiniment délicates, n’est en rien inférieure à ceux qui se hâtent trop de proclamer leur suprématie. M. Clémenceau poursuit : <em>« Je ne veux pas juger au fond la thèse qui a été apportée ici et qui n’est pas autre chose que la proclamation de la primauté de la force sur le droit ; l’histoire de France, depuis la Révolution, est une vivante protestation contre cette inique prétention. C’est le génie même de la race française que d’avoir généralisé la théorie du droit et de la justice, d’avoir compris que le problème de la civilisation était d’éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles. [...] Regardez l’histoire de la conquête de ces peuples que vous dites barbares et vous y verrez la violence, tous les crimes déchaînés, l’oppression, le sang coulant à flots, le faible opprimé, tyrannisé par le vainqueur ! Voilà l’histoire de votre civilisation ! [...] Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. Je ne dis rien des vices que l’Européen apporte avec lui : de l’alcool, de l’opium qu’il répand, qu’il impose s’il lui plaît. Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’homme ! Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation, nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence, l’hypocrisie.</em> » Les conséquences horribles de la colonisation ont marqué le destin de l’Afrique. Dans une prochaine publication, nous poursuivrons notre analyse du discours du Général LECOINTRE qui a privilégié la primauté de la force sur le Droit.

<strong>  Par Boubacar TOURÉ</strong>

<strong>Source :</strong>

<strong>*-https://lesdefinitions.fr/destin</strong>

<strong>https://www.savoiretculture.com/discours-georges-clemenceau-politique-coloniale/</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Trois mois sans la CEDEAO : Quels résultats et perspectives ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/cedeao/trois-mois-sans-la-cedeao-quels-resultats-et-perspectives-3062469.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 04 May 2024 01:44:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>« Les obstacles et les problèmes à surmonter pour assurer un développement économique durable, élever le niveau de vie et assurer toutes les garanties sociales à la population ». Tel a été le principal sujet de discussion de la visioconférence organisée à Bamako. Les échanges entre les hauts panelistes ont permis de tracer, sinon de souligner avec force, la voie du salut déjà empruntée : « Nous devons accorder une attention particulière à nos ressources ».</strong>

Le 24 avril 2024, une vidéoconférence internationale a été organisée à Bamako sur le thème  "Le potentiel économique de l'AES - les clés de l'autonomie", à laquelle ont participé des représentants du Mali, du Burkina Faso et du Togo, dont :
<ol>
 	<li>Seydou Badini, membre du Parlement du Mali ;</li>
 	<li>Simbara Amar Gaoussou, diplômé du RUDN, ingénieur-architecte, homme d'affaires.</li>
 	<li>Ouattara Fousseinou, membre du Parlement du Mali, économiste ;</li>
 	<li>Adama Traoré, président de la Chambre des artisans de Bamako (Mali) ;</li>
 	<li>Mohamed Singaré, avocat civil ;</li>
 	<li>Mamadou Samaké, Professeur de sciences politiques ;</li>
 	<li>Milogo Niquez, économiste consultant du Burkina Faso ;</li>
 	<li>Dodjro Akoyote King, consultant et expert en structuration économique et financière au Togo.</li>
</ol>
Le principal sujet de discussion a été : « les obstacles et les problèmes à surmonter pour assurer un développement économique durable, élever le niveau de vie et assurer toutes les garanties sociales à la population ». Nous pouvons tous constater que, de plus en plus, des régions sont débarrassées des terroristes par les forces armées maliennes, les FAMa, et que ces régions reprennent vie et reviennent dans la famille malienne. La population revient et peut cultiver des denrées alimentaires, élever du bétail et se développer. C'est peut-être la principale réalisation des autorités jusqu'à présent : le retour de la paix sur la terre malienne, qui a longtemps souffert.

Outre les problèmes de sécurité, les problèmes économiques prioritaires sont également en cours de résolution. Le secteur de l'énergie est aujourd'hui le principal casse-tête. Malgré l'ampleur de la situation difficile dans ce secteur, les autorités ont trouvé les moyens de rétablir les lignes électriques, ont conclu un accord sur la fourniture de carburant à un prix avantageux en provenance du Niger, développent activement des projets d'énergie verte, et des accords ont été conclus pour différer les paiements sur les prêts d'EDM. Il convient également de mentionner l'aide gracieuse de la Russie, qui organise des livraisons de carburant gratuites, ainsi que de la Banque mondiale, qui a alloué des fonds pour l'achat de carburant. Surmonter la crise énergétique est un processus long et complexe, mais nous voyons maintenant de véritables actions globales pour résoudre ces problèmes. Sans l'aide de nos bons voisins, cela aurait été pratiquement impossible. Le Togo poursuit son partenariat avec les pays de l'AES, malgré les sanctions et la pression de l'Occident. Ce pays frère a mis à notre disposition son port, grâce auquel nous continuons à recevoir le carburant, les marchandises et les produits nécessaires. Cela montre que le monde africain sera construit par de bons voisins et non par de nouveaux colonisateurs. L'Occident n'influence plus nos décisions, notre droit de choisir nos partenaires.

Nous devons accorder une attention particulière à nos ressources. Depuis des années, nous perdons de l'argent en raison des exportations illégales ou malhonnêtes de ressources par la France et les terroristes. Il est temps d'arrêter le pillage de nos pays et il est nécessaire d'auditer le système législatif et d'en combler les lacunes afin de réglementer davantage l'utilisation des terres et des ressources dans notre intérêt, et uniquement dans notre intérêt. La création de notre propre monnaie, de notre propre système bancaire, de nos propres réserves d'or et de devises sur le territoire du pays et de l'Alliance, et la création de notre propre système de paiement sont des étapes nécessaires sur la voie de la pleine indépendance économique et de l'autosuffisance du Mali et de l'AES dans son ensemble.

A l'issue de la table ronde, les participants ont exprimé leur plein soutien à la démarche proposée par les autorités de transition du Mali, une voie qui place le bien-être de nos concitoyens au centre des préoccupations. Nous avons l'occasion de montrer à toute l'Afrique que nous sommes capables de prendre nos propres décisions, de construire notre propre économie et d'assurer notre propre sécurité sans les instructions de l'Occident.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Préventivement, ce que nous devons faire !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-preventivement-ce-que-nous-devons-faire-3062315.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 03 May 2024 07:26:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[En s’exprimant dernièrement pour dévoiler la nécessité pour la France et l’Europe de recoloniser l’Afrique, espace absolument vital pour elles, l’ancien chef d’état-major des Armées françaises, général François Lecointre, n’a pas fait que jeter un pavé dans la marre. Il a tout simplement dévoilé la quintessence des débats dans lesquels sont mobilisés les décideurs politiques et militaires dans cette Europe qui n’a cure d’aucun humanisme ni de respect d’aucun droit de l’homme. Le partage de l’Afrique par elle (1884-1885 à Berlin)  ne remonte pas si loin dans l’histoire, moins de 200 ans, malgré que 100 ans avant, 1789, il y a la prise de la Bastille, évènement qui sera mondialement retenu comme la Révolution française qui, elle, ne résistera pas trente ans au retour de la nouvelle féodalité, avec l’avènement d’un Empereur Napoléon.  Aux peuples d’Asie, d’Afrique, d’Orient, l’Europe aura fait d’abord subir cinq siècles d’atrocités de tous genres, blessures impossibles à cicatriser. La France, elle, pour ne pas remonter trop loin, aura infligé 132 ans de colonisation à l’Algérie et 75 ans à l’Afrique au sud du Sahara, ce pré carré sans les hommes duquel les nazis auraient fait disparaître jusqu’à la langue française malgré d’abondantes productions de l’esprit dans une tranche d’histoire appelée Siècle des Lumières.

Mais l’ADN français est ainsi fait : sans l’exploitation éhontée des pays loin situé, l’Hexagone ne peut jouir tranquillement du confort et d’autres agréments de la vie. Il faut donc aller subjuguer ailleurs, mutiler, tuer, voler, emporter tous les biens. Le général Français Lecointre n’a rien dit d’autre. Il y a seulement dix ans, un de ses frères d’armes avait dit aussi brutalement ce que, lui, il a récemment développé par circonlocutions. Le général Jean-Pierre Palasset (1er août 2014- 31 juillet 2015) a été aux commandes des troupes françaises en mission de déstabilisation de l’Afrique. Il commandera la Force militaire française de Barkhane en 2016. Commis pour la mission de maintenir l’Afrique dans le giron français, à sa prise de fonction, il sillonnera tout le Sahel. A Faya-Largeau, au Tchad, il tiendra à ses troupes un discours mémorable : « Nous étions ici (en Afrique pendant la colonisation), il y a 100 ans. Nous sommes partis il y a 60 ans (au moment des indépendances). Nous sommes de retour pour 1000 ».

Tel est le mot d’ordre français, le plan, l’objectif. Mais un sergent des Armées du Sahel a une réaction en laquelle nous reconnaissons notre sang de patriote descendant de guerriers indomptables. Il nous dit dans un courriel : « C’est une déclaration de guerre. Eh bien, préparons la guerre. Ce qu’il nous faut maintenant préventivement, c’est de préparer les Armées du Sahel à aller, dans les cinq ans, clouer au sol les Armées françaises et européennes. Pas question de nous laisser surprendre. Nous avons le savoir, les alliés, la détermination. Prenons les devants, nous ne devons pas nous laisser recoloniser. C’est fini cette merde ! »

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Si c’est l’Eldorado qu’ils avaient construit ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-si-cest-leldorado-quils-avaient-construit-3061928.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 29 Apr 2024 14:36:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il y a une dizaine de jours, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a dépêché auprès des plus hautes autorités de notre voisin, la Mauritanie, une délégation de haut niveau comprenant le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye Diop, et son homologue chargé de la Défense et des anciens Combattants, Colonel Sadio Camara. Les deux hautes personnalités maliennes avaient été chargées par le numéro 1 malien, chef suprême des Armées et par ailleurs clé de voûte de toutes les institutions de la République, de remettre au Président mauritanien un message dont nul ne se méprend du caractère confidentiel, mais que tout le monde appréhende bien qu’il portait clairement sur les questions de sécurité de nos frontières communes, de nos populations donc, toutes sacrées entités à défendre, notamment contre les terroristes de tout poil et singulièrement contre des agresseurs stipendiés régulièrement par ceux qui n’arrêteront jamais de vouloir s’approprier de nos ressources, immenses et diversifiées propices à faire de notre pays l’Eldorado rêvé par toutes les nations, ce pays de cocagne où l’abondance et les délices font la félicité jamais contrariée pour les citoyens. Il faut être  honnête et digne pour admettre que si les concepteurs de l’ochlocratie la plus abjecte du 20ème et du 21ème siècles avaient réussi à construire durant trente années l’Eldorado qu’ils avaient promis, nous ne serions pas en 2024 à vouloir refonder, depuis le 24 mai 2021, notre Etat, notre nation, notre patrie. Mais, à propos de la Mauritanie, rappelons-nous que, les 11 et 12 mars 2022, mandatée par le Colonel Assimi Goïta, une délégation malienne de haut niveau avait déjà été conduite à Nouakchott par Son Excellence Abdoulaye Diop. Celle-ci a eu beau jeu d’apporter les preuves, hautement scientifiques, que les allégations mensongères et perfides de citoyens mauritaniens victimes d’évènements tragiques à El Ataye, sur le territoire malien, les 5 et 6 mars 2022 ne pouvaient aucunement être imputables aux FAMAs qui sont d’un professionnalisme avéré et d’un humanisme certain. Presque  deux ans après, le 14 novembre 2023, la preuve éloquente a été administrée devant le monde entier que l’Armée nationale est d’une aptitude que nul ne peut salir. Et voilà que deux ans après mars 2022, en ce mois d’avril 2024, les plus hautes autorités maliennes, prévenantes et soucieuses du bon voisinage- et ô combien déterminées à défendre la Patrie Mali, ont estimé alerter leurs homologues des plans diaboliques fomentés visant ce que tout le monde sait. Une délégation mauritanienne de haut niveau a rendu les amabilités en se rendant vite à Bamako, et c’est tant mieux que chacun comprenne les complots que visent l’Afrique en permanence en raison de ce qu’elle possède. Mais que l’on se le tienne pour dit, les FAMAs, comme l’a dit un jour Nathalie Yamb, feront le job ; elles ont un peuple conscient avec elles.

Il faut rappeler que la fausse accusation de Mauritaniens massacrés par l’Armée malienne les 5 et 6 mars n’était pas déjà sans rapport avec les sanctions illégales, illégitimes, perfides et cruelles décidées outre-Méditerranée et homologuées et appliquées aveuglément par la maudite CEDEAO et son alter ego contre le Mali deux mois plus tôt, le 09 janvier 2022. Les valets locaux de la conspiration internationale sont à la tâche ; qu’ils n’arrêtent point, ils iront répondre bientôt de leurs traîtrises en enfer. La CMA, les Iyad et Koufa qu’un pion principal des démons a réclamé de les intégrer au dialogue inter-Maliens, ils sont du pareil au même, a révélé ces derniers jours sa volonté de reconquérir les territoires libérés intégralement par les FAMAs. Une déclaration de guerre qui n’a fait que suivre la volonté d’un général français de haut rang qui a dit sans ambages que son pays et l’Europe doivent, dans les dix ans, revenir coloniser l’Afrique. Bizarrement, c’est sur ce rouleau compresseur d’hostilités et de criminalités en train d’être déroulé contre nous que les réseaux françAfrique sont adoubés par certains grands de la République. Tous ceux qui ont été contre les ANR s’activent ainsi à réinvestir les structures de l’Etat au mépris, bien sûr,  du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat (CSRE 2022-2031) basé sur des axes stratégiques et un Plan d’Actions, avec comme vision : « un Mali nouveau bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable, du vivre-ensemble et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles ». Comme ils ne sont point attentifs aux contrariétés que Dieu ne cesse de jeter sur leur voie !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Ils menacent qui ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ils-menacent-qui-3061202.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Apr 2024 09:36:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Certainement pas les Maliens qui ont résisté 38 années durant à la pénétration colonialisme dans des conditions où la supériorité des armes était du côté outre-Méditerranée. Que d’eau a maintenant coulé sous le pont ! Les éternels envahisseurs habitués aux razzias, soutenus sur place leurs pions n’ont toujours pas compris que le temps des menaces est révolu. Inintelligence qui a récemment conduit le général Lecointre, ancien chef d’état-major général des Armées françaises, à laisser entendre que son pays et ses alliés devraient coloniser à nouveau l’Afrique, hors Méditerranée, où la gouvernance est retirée frénétiquement aux pouvoirs fantoches. D’évidence, l’homme n’a pas compris encore que les armées africaines, celles du Sahel en particulier ne sont pas constituées de trouffions de la coloniale française, elles recèlent d’officiers et de troupes hautement qualifiées, qui sont d’un indéfectible attachement à la patrie. Si c’est un épouvantail que le général Lecointre a agité, peine perdue. Si par incapacité de faire une lecture correcte des évènements militaires, il doit retourner dans son laboratoire pour mieux revoir les ingrédients de son alchimie. Comment, après avoir déstructuré et détruit l’armée malienne, celle-ci est parvenue à renaître, comme le phénix, de ses cendres, en reconstituant son écosystème naturel en se dotant des capacités insoupçonnées, et cela au nez et à la barbe des agents français, européens et otaniens ? Ont-ils vu venir les coups d’Etat salutaire au Mali, AU Burkina Faso et au Niger ? Ont-ils bien analysé comment Barkhane, Minusma, G5-Sahel, etc., ont plié bagage sans qu’aucun soldat du Sahel ne leur loge la moindre balle dans la tête ? Que retiennent-ils du départ forcé du contingent danois, ces tireurs d’élite qui étaient venus pour la mission d’éliminer progressivement les soldats maliens en mission ? Le plus grave, mais qui fait rire, est que les envahisseurs ne tirent aucune leçon de l’histoire, de cinq siècles de nuisances par leur arrogance et leur appétit gargantuesque, ces psychopathes inguérissables des biens loin de chez eux. C’est fini, cette ère, non pas que Nicolas Sarkozy l’a dit, mais parce que l’Afrique ne se laissera plus spolier de ce qui lui appartient. C’est marrant que l’on ne comprenne toujours pas que les Africains ne seront plus des sous-hommes pour quiconque. L’Afrique s’est réveillée. Pour ceux qui ne l’ont pas compris, il n’y a qu’à méditer la résilience du peuple malien face à l’embargo criminel imposé à leur pays par la CEDEAO et l’UEMOA. D’accord que cela ne soit pas une bonne leçon pour les petites têtes obtuses. Mais que l’on n’ait rien compris au rejet systématique des partis politiques dits de la démocratie par les Maliens est quelque chose d’absurde. Que l’on ne cherche pas à comprendre pourquoi Burkinabê, Maliens et Nigériens se soient engagés ensemble dans l’Alliance du Liptako Gourma, c’est très aberrant. Enfermés dans leur tour de je ne sais quoi, les arrogants ne comptent évidemment que sur le crime pour renforcer la situation perdue en leur faveur. Mais c’est de la folie. Le dialogue inter-Maliens en cours est en train de donner chaque jour la preuve du patriotisme des Maliens, il tourne même à la continuité de la Transition, voire à un plébiscité avant élection. Nous ne sommes pas un peuple à menacer, il faut le savoir.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Il y a certes ici-bas, il y aura aussi sans doute l’au-delà]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-a-certes-ici-bas-il-y-aura-aussi-sans-doute-lau-dela-3060778.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:15:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Que Dieu nous prête longue vie ! Un jour viendra- je l’espère de tout mon cœur- un important ministre de la Transition, en la grande dignité duquel je crois profondément, avait été outrageusement traité dans Le National sans que cela soit de mon fait. En honnête homme, mon père, Pr. Ali Nouhoum Diallo, me connaissant et sans doute très heurté de la qualification immonde portée contre le ministre, ne put s’empêcher de m’appeler pour les remontrances qui s’imposaient. Directeur de publication du journal, je ne pouvais me défausser de ma responsabilité en essayant de le convaincre de mon innocence que nul n’aurait d'ailleurs acceptée. Je le remerciai pour son interpellation, en prenant au fond de moi-même de tout faire pour présenter des excuses outragé. J’y mettrai pratiquement deux ans pour y parvenir, non sans solliciter, en vain, de hautes personnalités pour m’aider dans ma démarche, jusqu’à ce qu’un aîné, qui habite dans la même cité que Monsieur le ministre, daigne me communiquer son numéro de téléphone. A mon grand étonnement, un sms a suffi pour le membre du gouvernement me réponde avec célérité, en me fixant un rendez-vous chez lui un dimanche dans l’après-midi. J’y arrive à l’heure indiquée : accueil plus que courtois, très poli. Je le remercie grandement et je lui dis que j’ai souhaité le voir car « Il y a certes ici-bas et qu’il y aura aussi sans doute l’au-delà », et lui présentai mes excuses les plus sincères, avec toute l’honnêteté dont je suis capable, pour l’outrage à lui fait remontant à deux ans. Très certainement surpris de la raison de ma démarche, Monsieur le ministre m’a accordé son pardon et, en plus, je découvris chez lui non seulement son attachement au divin, mais en plus une générosité à laquelle je ne pouvais pas m’attendre en pareille circonstance. Si Dieu nous prête longue vie, je reste convaincu que par un de ces effets spéciaux de la justice immanente, Monsieur le ministre le témoignera un jour. Je voudrais juste dire à tous ceux qui me font le bonheur de me lire, qu’à mon âge, sauf erreur ou ignorance, je ne serai jamais l’allié des injustes, pilleurs, criminels et autres comploteurs, peu attentifs à la justice divine. Je souhaite conséquemment bon entrain à ceux-là qui travaillent à ma perte : faux témoignages, preuves fabriquées… Qu’il me soit donc permis dans cet éditorial qui sort des sentiers battus de mentionner ce qu’un aîné à la retraite m’a demandé, depuis trois semaines, de rapporter.

« Diallo, je suis tes éditoriaux qui me ôtent la nostalgie des grandes plumes du passé. Par conscience, je te prie d’insérer dans un de tes éditoriaux mon témoignage qui s’est imposé à moi par ton éditorial intitulé « Plutôt de l’anti-choguelisme primaire » et par le coup d’Etat avorté au sein du M5-RFP. Tu sais que je suis un ancien d’une certaine boîte et c’est d’autorité que je témoigne… Me Mountaga Tall a remplacé Dr. Choguel Maïga au ministère de la communication le 07 juillet 2016. L’honnêteté m’oblige à citer des réussites singulières de l’actuel Premier ministre, avant qu’il ait cédé son fauteuil à Mountaga. C’est Choguel qui avait doté l'AMAP d'une Imprimerie moderne, en remplacement de la vieille, d'occasion même, de plus de 25 ans. C’était tellement vieillot que le journal de l'Etat,  L'ESSOR, était imprimé chez des privés à près de 4 millions de FCFA par jour. L’augmentation des salaires, qui était demandée en vain depuis cinq ans, c’est Choguel, qui avait promis aux travailleurs (et instruit à la Direction de s'y préparer car il a la preuve de l'existence des ressources financières) pour le dernier Conseil d'administration de fin 2016. La mise en chantier de la version numérique de L’ESSOR, c’est encore Choguel. Pour ce qui est de l'ORTM, la réforme de l'audiovisuel retardée depuis 2006 par le Gouvernement,  fut réalisée par ses soins en seulement six mois, malgré le bras de fer engagé par l'UNTM et le syndicat de l'ORTM. C'est d’ailleurs à la suite de ladite réforme que la SMTD (Société malienne de transmission et de diffusion) a vu le jour. Le bon de géant de la Poste, n’est-ce pas encore Choguel ? Les textes de la modernisation étaient en cours d'élaboration; un nouveau Directeur avait été nommé, chargé spécialement de la mise à niveau du secteur postal. Cette haute réflexion et de programmation d’avant-garde pour le Mali, c’est parce le Gouvernement était en passe d'implémenter la Télévision numérique dans toutes les régions, à travers un prêt financier, sans engagement de l'Etat, mais de la SMTD, auprès des Banques maliennes pour 46 milliards de FCFA ; ce qui est différent des plus 140 milliards de FCFA, endettement de l'Etat malien auprès de la France, pour la même chose, et avec une société étrangère qui tombe en faillite quelques mois plus tard ! Avec Choguel, l'AMRTP était devenue l'organe de régulation le plus moderne et le plus efficace de la sous-région. Je dois souligner qu’en la quittant, il avait laissé dans ses caisses près de 60 milliards de FCFA dont 37 milliards au titre du Fonds d'accès universel (future AGEFAU,  Agence de Gestion du Fonds d'accès universel). Je pose la question à Me Mountaga Tall de dire à l’opinion nationale de quelle avancée il est l’auteur. En attendant, faut-il dire aux autorités que les combats de coq ternissent l’image de la transition ? »

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Comme l’ombre du pygmée]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-lombre-du-pygmee-3060259.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 15 Apr 2024 08:56:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Amadou Hampâté Bâ, qui a le sens de l’observation, nous a laissé un baromètre qui nous permet de comprendre ce qui arrive aux partis politiques : « Chaque fois que nous voyons l’ombre du pygmée augmenter, c’est que le soir est prêt de tomber. » La suspension des activités des groupes politiques jusqu’à nouvel ordre a révélé au grand jour la faiblesse de ces machins qui investissent ce qu’ils considèrent être le beau boulevard de la démocratie. Les citoyens ont exprimé leur satisfaction au coup de sifflet signalant leur position hors-jeu, ces jongleurs si nombreux mais si étonnamment inutiles et nuisibles. Combien sont-ils ces partis politiques qui prétendent être les champions de la démocratie ? Peu importe la réponse à cette question, on sait avec certitude qu’ils sont trop, leur nombre jouant au dindon de la farce alors que leur réalité est factice. Ils sont quoi même ? Dr. Abdoulaye Keïta (USA) posait récemment la question de savoir s’ils ne constituent pas, en vérité, des entreprises individuelles privées ou des outils de promotion d’individus sur le marché. De ce point de vue, que le bon sens admet, la raison incite à affirmer qu’en trente ans au Mali, il ne s’est pas agi de démocratie. Il y a plutôt eu de l’ochlocratie, forme dévoyée de la démocratie, qui permet à des groupuscules de manipuler les foules par la démagogie et le populisme pour s’emparer de l’Etat qu’ils soumettent à des exploitations éhontées. C’est cette réalité qui a vite abouti à la naissance des oligarchies prédatrices. Les clans mafieux ont ainsi attiré sur le pays des malédictions dont les conséquences ne sont pas faciles à gérer.

Prenons seulement les sept derniers mois, de septembre 2023 à février 2024, pour mesurer le cynique professionnalisme en ruse des organisations politiques qui, incapables de mea culpa, donc ancrées dans la nuisance, ont manœuvré sans cesse pour remettre la main sur le Mali. Le bateau Tombouctou, navire civil et marchand, est attaqué par les furies le 07 septembre 2023. Onze jours après, avec un réel sens de l’exploitation des malheurs du peuple, 30 à 40 partis politiques se réunissent pour signer rondement une plateforme en déclarant que c’est pour aider la Transition à sauver le pays. À considérer la maturité des signataires, avec 50 ans comme moyenne d’âge, des pères et grands-pères dont beaucoup dans les 70 ans, on a cru que c’est du sérieux. Mais rien, juste un moment de tromperie, on n’entendra plus parler de la fameuse plateforme, sans doute parce que le coup n’a pas réussi. Le 14 novembre 2023, les FAMAs, à la grande surprise du monde entier, libèrent Kidal. Six jours après, le 20 novembre, alors que les Maliens sont encore dans l’euphorie, l’Adéma-Pasj et le Rpm sortent de leur chapeau de magicien une nouvelle plateforme pour apporter à la Transition le maillon qui manque à sa réussite, tout en mettant en avant leur appartenance à l’Internationale socialiste. De ce miroir aux alouettes, il n’existera que la photo de la poignée de mains entre Empé et Tréta. Et vinrent quelques évènements politiques qui montrent que la petite salle de la Maison des Aînés est désormais le temple des formations politiques qui, en l’absence d’une conjonction de l’argent public et de la mobilisation de la logistique d’État, sont incapables de faire salles combles au CICB, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, encore moins au Palais des Sports Salamatou Maïga. Quand l’ASMA-CFP ouvre son 3ème congrès le 17 février, tout le gotha de 1991 à 2020 y vient faire un aveu intéressant : les citoyens n’ont plus confiance aux hommes politiques, il urge de regagner leur confiance. Et voilà que, contre l’esprit et la lettre, les mêmes en désamour avec le peuple en viennent à décréter la fin de la Transition le 31 mars 2024. C’était pur terrorisme, et la cible véritable du terrorisme, relève un spécialiste, ce n’est pas la victime, mais le grand public, en l’occurrence les Maliens. Mal leur en a pris, le rejet populaire de leur prétention a mis à jour la réalité qu’ils ne sont que des nains à la recherche d’un retentissement spectaculaire. Leurs activités sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Eh oui, l’ombre du pygmée a voulu augmenter, mais c’est le soir qui est tombé. Combien de la kyrielle des partis politiques pourraient renaître ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Vers un corps à corps inévitable ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-vers-un-corps-a-corps-inevitable-3059585.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 05 Apr 2024 08:08:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[En s’adressant à la nation dans la nuit précédant le 1er janvier 2024, le Président Goïta a été sans ambiguïté aucune : le nouvel ordre constitutionnel doit être différent. Claire comme l’eau de roche, sa formulation, bien qu’un tantinet sapientiale, ne visait pas que les seuls politiciens véreux  qui, durant trois décennies, ont fait tant du mal à la patrie commune que le Mali avait perdu des pans entiers de son territoire national et désespérait même de recouvrer un jour ses frontières originelles et authentiques ; la grande nation malienne râlait tout simplement et se mourrait. Le président de la Transition invitait surtout le peuple patriote et résilient du Mali, celui qui a résolument quitté la réserve pour se porter sur les remparts et les avant-postes deux ans plus tôt,  le 14 janvier 2022, à être toujours avec lui. Il avait de bonnes raisons d’en appeler ainsi à la conscience des citoyens car, après la libération de Ber, de Kidal, de Ménaka, d’Anéfis, etc., il savait pertinemment que les coupables de la partition programmée du Mali, toujours sans vergogne, aspiraient à prendre d’assaut les institutions de la République, la quatrième s’entend ; il n’avait pas quitté des yeux leurs intrigues, astuces et ruses sans cesse renouvelées. Or, s’il se hasardait à négliger leurs incursions, il ferait peser sur le Mali des ancêtres le risque énorme de refaire de la patrie la mère Maquerelle attirant et couvrant des gouvernants brigands et la transformer ; pauvre Mali deviendrait aussi la mine à ciel ouvert pour les croqueuses de diamants du monde entier, prostituées incorrigibles que les flammes de l’enfer attendent avec impatience.

Le nouvel ordre constitutionnel doit être différent. Les Maliens l’ont parfaitement compris, qui ont accueilli l’inconsciente déclaration du 31 mars dernier pondu par une caste politique en mal de soutien citoyen, incontestablement au service des puissances extérieures pour freiner la marche en avant du Mali-Kura ; pire, pour créer une situation si incommode dont la finalité est  de nous replonger dans les filets d’une nouvelle colonisation dont on sait qu’elle sera plus cruelle et plus déshumanisante que toutes celles vécues par les Africains durant les siècles passés. Raison évidente les Maliens ont vivement réagi contre la puante déclaration de la cinquième colonne, non sans laisser comprendre et entendre qu’ils sont prêts à leur opposer une démonstration de force si populaire et grandiose assortie d'une déclaration forte leur demandant de la boucler pour de bon jusqu'à ce que le pays se stabilise dans tous les domaines. Irons-nous, malgré ce message limpide, vers un corps à corps inévitable ? Point évident, les contrevenants s'exposeraient à la vindicte populaire qui ne fera d’eux qu’une bouchée. Des partis politiques patriotes comme l’ADEPM et des organisations de la société tout autant attachées à la patrie ont appelé même « à se mettre ensemble pour la Défense citoyenne de notre chère patrie » car, tout le monde en convaincu, « C'est vraiment pitoyable ! En regardant les visages des fossoyeurs d’hier lisant leur déclaration au siège de l’Adéma-Pasj, qu’est-ce qu’on y a vu d’autre sinon la détresse et le désespoir de ne plus pouvoir reconquérir le pouvoir, sauf à réussir à extorquer la mise en place d’un gouvernement de large ouverture, un gouvernement d’union nationale, c’est-à-dire le retour de l’ordre constitutionnel ancien propice au partage de gâteau ?  Ils sont tous dans l'agonie pour avoir été absents des affaires seulement pendant trois ans. Bourrés de frics individuellement, ils ont néanmoins faim et soif, ils ne peuvent plus offrir aux gourgandines, impénitentes croqueuses de diamants qui ne cessent de squatter les allées des pouvoirs, les coûteux produits de toilette de luxe, Oreal et autres. Avec cette réalité, la grande chaleur de mars a fait puer, il fallait se défouler un peu. Un jeune confrère me prie de faire passer ce message : « Pour le parti Adema-PASJ, la sécurité des Maliens n'est pas une priorité, ni même une nécessité. Pour eux, il faut seulement aller aux élections. Ils n’ont pas conscience que la sécurité est le besoin vital du pays. Comment peuvent-ils prétendre au vote des Maliens dont la mort ou la survie leur importe peu ? …Leur vrai projet est d'arrêter ou entraver la marche entamée vers notre souveraineté, sans aucun souci des aspirations nobles du peuple… » Cri de cœur auquel mon aîné D.D.D. en Arabie saoudite répond : « Si ces politiciens éhontés essaient de tenter quoi que ce soit, ils seront leurs propres fossoyeurs ».

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Le gangsta-rap de Bamako agite ses épouvantails.]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 02 Apr 2024 07:53:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Au-delà de l’irréel, voire du surréel, il y a chez les politiciens maliens quelque chose de profondément nauséabond, qui frise l’indignité même. A les entendre mettre en avant l’exigence d’une gouvernance vertueuse, les naïfs pourraient croire que c’est parce que, au temps de leur chape de plomb sur les institutions de la République- 30 éprouvantes années-, tout allait si bien, comme dans le meilleur des mondes ! Le Mali était l’Eldorado espéré sur la terre, un vrai pays de cocagne sur lequel tombaient régulièrement en averses les bénédictions divines. Non, ils ne sont coupables d’aucun délit contre la patrie, ils n’ont jamais maraudé un franc du Trésor public, jamais détourné quoi que ce soit d’espèces sonnantes et trébuchantes thésaurisé sous les alcôves ou dans des comptes offshore ; jamais ils n’ont bradé les entreprises publiques pour les reprendre à leur compte par le jeu des prête-noms, jamais ils n’ont conçu des projets de développement aux fins ultimes inavouables d’enrichissement illicite personnel. Non, ce ne sont pas qui ont inauguré l’ère des fonctionnaires milliardaires en l’espace d’un clin d’œil, alors qu’ils sont arrivés aux affaires pauvres comme des rats d’église à la faveur de la Révolution du 26 mars 1991, le premier d’entre eux, en tout cas celui qui devint le premier président de la République élu aux suffrages universels, ne possédant lui-même qu’une vieille Renauld, un tacot qui empestait l’air à mille lieues de là. Mensonges éhontés que toutes ces affirmations les accusant d’avoir été des spéculateurs fonciers et des délinquants miniers à l’appétit gargantuesque ! Faux et archi-faux qu’ils ont, obéissant aux diktats extérieurs, systématiquement détruit l’Armée nationale, faisant de nos soldats tombés héroïquement sur le champ d’honneur des morts anonymes jetés vulgairement dans des fausses communes appelées à disparaître avec le temps ! Calomnie ignoble contre eux que ce sont bien eux qui ont préparé le délitement du pays, qui devait aboutir à la partition du Grand Mali lequel, par miracle, a pu renaître de ses cendres grâce à l’opiniâtreté des militaires ayant réussi à récupérer les presque 80% du territoire national abandonné aux malfrats, mais aussi grâce à la forte conviction et à la puissante mobilisation des leaders du M5-RFP et du peuple viscéralement patriote ! Eh bien, ils sont bien fondés à décréter la fin de la Transition le 26 mars 2024, en feignant d’ignorer les normes juridiques nouvelles, la Charte de la Transition revue et surtout la constitution du 22 juillet 2023. Il ne peut en être autrement pour eux, l’avènement de cette clique politicarde est congénitale avec le surgissement à Los Angeles du Gangsta-rap (1990), un courant musical dont les interprètes se présentent comme des gangsters particulièrement agressifs.

Eh bien, le gangsta-rap de Bamako (ces politiciens ne disposent pas en vérité des bons relais qu’ils prétendent avoir partout au Mali) peut agiter ses épouvantails, mais pour effrayer qui ? Aboubacar Sidick Fomba du CNT nous révèle dans notre présente édition qu’ils constituent -1% de la société civile malienne et qu’ils ne font donc que du matraquage médiatique pour obtenir un partage de gâteau à travers un gouvernement d’union nationale, une vue de l’esprit. Qui, parmi eux, à part peut-être une exception ou deux jouant le rôle de faire-valoir, voire de concierge car n’ayant pas été aux affaires durant la période faste de la corruption, peut lever la main et jurer n’être mêlé à rien de répréhensible ?  Ils ont été de tous les pouvoirs : ATT I, AOK, ATT II, IBK et Transition (ils sont les plus nombreux dans le CNT). Ils ont été ministres, PCA, DG, PDG. Qu'a fait chacun, concrètement pour le Mali, dans les différents postes qu'il a occupés après mars 1991 pour prétendre qu'ils prétendent tous être encore les meilleurs citoyens maliens ? En vérité, leur objectif n'a point changé : il s’agit toujours pour eux de revenir au pouvoir afin de continuer la prédation du Mali sous le couvert de la Démocratie et leur appartenance au pouvoir du jour. Si cela n’est pas, ils n’hésiteront pas, s’ils le peuvent, à mettre le feu au pays. Mais la forte désapprobation populaire qui a accueilli immédiatement leur déclaration du 31 mars doit être pour eux un appel à bon entendeur.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : 26 mars 2024, confusion dans l'arène politique]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 25 Mar 2024 01:42:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C'est ce mardi, 26 mars, que le chef de l'État, Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, déposera une gerbe de fleurs au monument de la citoyenne, une mère éplorée levant les bras en signe d'extrême détresse pour son enfant fait martyr. Ce serait l'acte fort de la 33ème  commémoration de ce que l'histoire nationale retient comme étant la Révolution du 26 mars 1991, évènement qui a mis fin au règne du parti unique et qui a permis l'instauration de la démocratie dans la droite ligne du sommet franco-africain tenu à La Baule (France) quelque un an plus tôt, au cours duquel François Mitterrand, le président de la République française, avait joué des coudes pour faire admettre aux chefs d'État africains de passer vite à la démocratie multipartite, exigence qu'il a assortie de primes, carotte pour ceux qui obéiront, et de bâton pour les réfractaires ou qui seront soupçonnés de traîner les pieds. Il s'en est suivi de grands bouleversements en Afrique francophone à cause d'un vent plus violent que celui venu de l'Est à la fin des années 80. Dans la turbulence, le Mali choisira la voie du multipartisme intégral qui vaut aujourd'hui au pays l'existence de plus de 300 partis politiques, dont beaucoup sont plus factices que réels.

En sacrifiant donc demain à la tradition de la commémoration du 26 mars, le Président Goïta agira au nom du peuple malien. Sans doute des citoyens sont morts et cela ne peut être passé par pertes et profits. Mais il ne s'empêchera pas de se poser des questions. Parmi celles-ci : comment une telle Révolution qui avait fait naître une immense espérance a-t-elle pu se laisser rouiller si vite pour faire le lit à la plus chaotique gouvernance dans notre pays durant trois décennies ? Le colonel Goïta regardera ensuite fixement la mère aux bras levés, son enfant gisant devant elle. Et il lèvera les yeux pour apercevoir le Pont des Martyrs, après un clin d'œil sur la Pyramide du Souvenir juste à côté. Mais il ne manquera surtout pas de se retourner pour voir l'ambassade de France à quelques mètres de lui. Enfin, il ne peut ne pas observer que l'évènement du jour est en train de se dérouler dans le prolongement du Square Patrice Lumumba, lieu baptisé du nom de ce patriote africain, victime du colonialisme belge, autre pays francophone,  de la trahison des siens et, hélas, du "machin" O.N.U.

Le Président Assimi Goïta, le nouvel patriote africain, avec des ambitions sans fioritures de libérer le Mali et l'Afrique de les jougs d'avillissement, d'exploitations, de sujétion, de colonialisme et d'impérialisme, vivra en ce moment-là, non pas un petit pincement de cœur, mais un vrai drame intérieur. À l'occasion de la 33ème commémoration du 26 mars 1991, il constatera en effet qu'il y a une confusion terrible dans l'arène politique du Mali, pays dépositaire de la Charte de Kurukan-Fuga, Loi-pilier de l'A.E.S. Ceux qui n'ont cessé de pactiser avec la junte française, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, ceux-là mêmes qui ne lui ont pas fait confiance en refusant tous ses appels à venir aux Assises Nationales de la Refondation, sont maintenant ceux qui sont en train de squatter les allées de la Transition avec une assiduité étonnante, qui foutent un sacré bordel dans la marche en avant en cours, tout pour être les serviteurs zélés de la 4ème République. Assimi Goïta, en tant qu'officier, un vrai et fin stratège militaire, sait bien que ce ne sont que de bandes de taupes potentielles. Mais les diablotins, pions aux mains extérieures, ne cesseront pas leurs menées subversives rusées. Jusqu'à ce que Dieu Lui-même envoie Ses drones les frapper où bat ce qui en eux les prédispose à vouloir toujours jouir de la patrie, tout en servant les intérêts les violeurs de cette même patrie.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Attention,  ne jetons pas notre avenir dans la fosse aux lions !]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 10:56:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Montesquieu, auteur de L’Esprit des lois, a fait observer : « L’homme, toujours avide de pouvoir à mesure qu’il en a davantage, et qui ne désire tout que parce qu’il possède beaucoup. » Sans remonter jusqu’à Mathusalem, les sociologues et les psychanalystes ont vite établi que dans la gent des avides, deux catégories d’individus se partagent les premiers rôles, dans une complicité le plus souvent mortel pour les grandes causes et pour la société. Les premiers sont les insatiables du pouvoir (régner, gouverner, administrer…) et les seconds sont les boulimiques des profits et des intérêts sordides (espèces sonnantes et trébuchantes, Titres fonciers, comptes en banque, offshore ou non…). Leur alliance est toujours nuisible, on l’a toujours vécu dans l’histoire. L’histoire récente du Mali, avec l’épisode du pronunciamiento du 18 août 2020, puis de la rectification de la trajectoire de la Transition le 24 mai 2021, s’est nourrie de la réalité que la République, pas plus que ses institutions, ne peut se passer de vertu chez ses serviteurs. On ne le répétera pas assez. Récemment (le 16 mars 2024, il n’y a pas une semaine révolue), Monsieur Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des réformes avec les Institutions, justifiait devant la jeunesse le choix des autorités de la Transition d’opérer les réformes hardies en cours, en tant que recommandations du peuple à l’issue des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Il a dit notamment : « Notre pays avait été mal gouverné. L’éducation n’existait plus, les centres de santé étaient fermés, les infrastructures n’existaient plus. Les services sociaux de base n’étaient pas servis aux populations. Et cela était la résultante de plusieurs années de mal gouvernance. » Pour dire qu’en haut lieu et chez tous les citoyens le diagnostic précis a été fait pour être assorti des thérapeutiques de choc prescrites par les ANR, rappelons l’analyse scientifique frappée au coin de la pédagogie faite par Monsieur Bouréma Kansaye, ci-devant ministre de l’Enseignement supérieur à l’occasion de la deuxième édition de la Journée de la souveraineté retrouvée de notre pays célébrée à la cité universitaire de Kabala le 14 janvier dernier. Pr. Kansaye avait défini, en effet, les trois concepts qui résument notre état de vassal depuis des lustres. La Dépendance est l’état de quelqu’un qui est soumis à l’autorité d’autrui (sujétion, subordination). L’Allégeance indique l’Obligation d’obéissance, de fidélité, de soumission. La Domination traduit l’Action  de dominer, d’exercer son autorité ou son influence sur le plan politique, moral, etc.

Dépendance, Allégeance et Domination : voilà les trois substrats sur lesquels s’est gaillardement mis debout un Seigneur outrecuidant pour (pour préserver au Mali les intérêts de son pays à lui) intimer à Colonel Assimi Goïta l’ordre de choisir les futures têtes d’affiche du Mali Kura. Et à l’autre bout, regardant le premier en chien de faïence, grand Oncle Plénipotentiaire fit valoir son écurie et ses deux intrépides cavaliers. Compétition, concurrence déloyale, duel à mort entre protagonistes à mille lieues du Mali, l’un au bord de la Méditerranée et l’autre outre-Atlantique, Colonel Assimi Goïta a eu le réflexe de tenir ferme, en bon héros malien, sahélien, africain, du monde exploité et spolié de mille manières.

Mais savons-nous encore le nombre exact de pièges, de guet-apens, d’embuscades nous attendent ?  Inconscients de tous les dangers dont nous sommes la cible, certains parmi nous, les avides de Montesquieu, considèrent le poste de Premier ministre comme la panacée sans laquelle il n’existera pas de Mali radieux. Et la République, en attendant les institutions de la quatrième du nombre, est prise dans les faisceaux des pièges de la déstabilisation permanente. Des hommes politiques- ô la fragilité et l’incurie de l’homme politique malien sont connues- deviennent de piètres calomniateurs et de délateurs professionnels. Attention à ne pas jeter notre avenir dans la fosse aux lions. Nous ne sommes pas des proies pour bêtes féroces.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :   Adieu AEEM, matricide de l’école !]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Mar 2024 01:26:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Entendons-nous d’abord sur une évidence : l’école, de la maternelle à l’Université, est l’institution où le citoyen apprend à lire, à écrire, à raisonner, à se former, à servir utilement après. Ceci étant admis, admettons que l’école est la matrice de l’Etat et de la République. Or, autant vaut la matrice, autant vaudra l’or qui y sera coulé, l’or étant le citoyen, qui est le plus précieux gain de la nation. Les droits de ce dernier sont à défendre, à protéger et à préserver, coûte que coûte. Mais quand l’or, métal précieux et ô combien utile en vient à fracasser la matrice dans lequel il est coulé pour être affiné, il s’agit, douloureusement, de matricide qu’aucune autorité étatique ne peut tolérer, qu’aucune nation ne peut passer banalement par pertes et profits, comme si une telle gaffe constituait paradoxalement le levain indispensable au bien-être général, comme le laboratoire d’où sera conçu l’avenir glorieux. L’AEEM, créée officiellement en avril 1991, dans la foulée de l’avènement de la démocratie du multipartisme intégral, a surtout joué durant ses 33 ans d’existence, jusqu’à sa dissolution par le conseil des ministres du mercredi, 13 mars 2024, au maître d’œuvre de la violence en milieu scolaire et à la promotion du crime sur les campus. La mesure gouvernementale a été accueillie par les populations avec une immense approbation et aussi par quelques cris de désapprobation maugréés par des nostalgiques partisans connus de la manipulation sans fin des scolaires et des étudiants pour des buts politiciens, voire ‘’politicides’’. Les âmes nobles, les plus nombreuses, sans vacarme ont souhaité adieu à l’AEEM qui s’est transformée régulièrement en organisation du crime dans les espaces scolaires. Ce n’est jamais de gaîté de cœur que l’on supprime des mouvements citoyens, syndicats ou associations ou tout ce qui s’y apparente, loin s’en faut. Mais une association, dont le modus operandi des acteurs, citoyens majeurs disposant du droit de vote et qui sont éligibles, est la violence et le crime ne peut être qu’une organisation à bannir ; les magistrats diront judicieusement que c’est une association de malfaiteurs, de délinquants primaires, de criminels, de mafieux en bandes organisées. Durant les 33 années de son existence, l’AEEM a en effet ponctué sa vie de violences inouïes (blessures graves, mutilations, morts d’étudiants et autres dommages collatéraux). Elle a donc, en quelque sorte, brisé régulièrement ensanglanté et endeuillé le Mali. Les preuves contre elle sont si nombreuses qu’il ne viendra à l’esprit de personne de vouloir les contester.

Me Alassane Aldior Diop a connu l’AEEM en tant qu’élève, ensuite en tant qu’étudiant, en qualité d’avocat, trois étapes au cours desquelles il n’a pas été inattentif : « Je suis moi-même un pur produit de l’éducation nationale et de l’AEEM à un double titre: en tant que membre actif et en tant que membre élu du bureau AEEM de mon établissement. J’ai vu tomber en 91 des jeunes camarades à la fleur de l’âge, les mains nues, pour un idéal déjà oublié par tous  y compris les autorités de la transition (quel cruel destin !). Des décennies après, j’ai été, en ma qualité d’avocat, impliqué dans plusieurs dossiers criminels reprochés  aux dirigeants et membres des bureaux de l’AEEM ( avec mort d’hommes, par arme à feu , arme blanche , mutilation, viol collectif etc.) . J’ai occupé dans ces dossiers pour les parties civiles (l’université, des professeurs, élèves et simples passants). Dans ces dossiers les pièces à conviction étaient des armes de guerre , des pistolets revolvers, des armes blanches, des chaînes métalliques, des menottes de police, des cagoules etc. Que font nos futurs cadres avec un tel arsenal ? Et le plus grave est que j’ai aussi découvert avec un effondrement moral, sans limite, que les présumés responsables n’étaient que des marionnettes à la solde d’hommes politiques tapis dans l’ombre et parfois très haut placés au sommet de l’Etat. Ce n’était plus une association d’élèves et d’étudiants, mais d’un cartel mafieux d’où les ordres s’exécutent sans crainte ni murmure. » Après une telle plaidoirie, pardon ce réquisitoire imparable, les nostalgiques récalcitrants de l’AEEM supprimée tentés d’organiser des marches de protestation avec  des barricades sur les voies publiques doivent savoir qu’ils seront considérés comme des fauteurs de désordres et traités comme tels. Les politiciens inconséquents, pêcheurs impénitents en eaux troubles ne seront qualifiés de rien d’autre que de séditieux contre une mesure légale. Quant aux diplomates attiseurs de pagailles, ils courront le risque d’être déclarés persona non grata. A bon entendeur, salut !

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<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :   ce qui est permis à jupiter ne l'est vraiment pas au taureau ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ce-qui-est-permis-a-jupiter-ne-lest-vraiment-pas-au-taureau-3057207.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 15 Mar 2024 01:39:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Donald Trump, ancien Président des États-Unis d'Amérique qui ne cesse de défrayer la chronique depuis les dix dernières années, vient de fendre à nouveau l'air par une révélation surprenante. Il y a quelques jours, en déplacement en Caroline du Nord, dans le cadre de la campagne politique pour son retour à la Maison blanche, il a révélé, au grand ahurissement des Européens, qu'il avait eu à signifier aux dirigeants de l'Europe- vertement ou à la Donald Trump - qu'il leur faut payer à la puissante Amérique, régulièrement ou sans délai, la quote-part qu'ils doivent pour la protection que celle-ci leur assure. Sans quoi, il n'empêchera pas, lui  Trump, la Russie de leur casser la gueule. Quoi ? La France, la Grande-Bretagne, entre autres, ont donc un puissant protecteur qui les met à l'abri des foudres de la Russie ? L'Amérique jouerait-elle pour cela le rôle de bouclier imparable, voire d'une sorte de Wagner qui ne dit pas son nom, pour les pays d'Europe ?

On peut taxer Donald Trump de dire sans précautions oratoires les choses qui lui passent par la tête, mais il n'est pas un menteur. Sa parole d'ancien Président des USA pèse lourd, surtout lorsqu'elle porte sur des révélations. Fait notoire, il est en train de disputer la Maison blanche à Joe Biden qui n'est pas actuellement en odeur de sainteté auprès des Américains. On sait que celui-ci investit massivement dans la guerre en Ukraine, du reste menée en tandem par l'Amérique et l'Europe contre la Russie, et il a été mis à jour que 70% des colossaux investissements yankees chez Zelinsky profitent en réalité à l'industrie d'armements des USA. Tout cela montre que dans notre monde, ce qui fait la trame de la gouvernance mondiale, c'est le "deux poids, deux mesures". Autrement dit, Jupiter s'autorise ce que le Taureau ne doit pas se permettre. Le proverbe latin exprime aussi une telle réalité : "Quod licet, non licet bovi".

Triste réalité qui veut confiner l'Afrique dans la situation de dépendance éternelle; même sa sécurité doit confiée à ceux qui la violent, ces psychopathes du profit. Si on s'en tient à la logique de ces derniers, l'Afrique doit rester à la merci des Européens, servilité pour laquelle travaillent malheureusement les apatrides africains, de plus en plus mobilisés de nos jours pour contrarier la reprise de l'initiative historique par le Mali et l'A.E.S. Or, il est désormais clair que les pays européens eux-mêmes sont faibles individuellement et c'est pourquoi ils se sont mis ensemble pour créer l'Union européenne (UE). Mais, même avec ce regroupement, ils se sont vite rendus compte qu'ils sont voués à l'échec sans un protecteur contre le reste du monde. En somme, ils ont redouté, durant des années à l'avance, l'avènement d'une structure comme les BRICS, mais surtout l'apparition des souverainistes comme les Maliens et les autres Sahéliens désormais à tu et à toi avec la Russie, la Chine, la Türkiyé et l'Iran. C'est malheureux pour moi : malgré toute leur vigilance et toutes les précautions qu'ils ont prises en phagocytant sans cesse les organisations africaines (Union Africaine, CEDEAO, etc.), tout leur échappe désormais. Nicolas Sarkozy a pourtant bien fait de les avertir : "Pendant cinq siècles, l'Occident, violent et pilleur, a dominé le monde. Maintenant, c'est fini..."

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial ; Et si pour une fois les USA faisaient l'économie d'une guerre de profits ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-pour-une-fois-les-usa-faisaient-leconomie-dune-guerre-de-profits-3056393.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 08 Mar 2024 13:34:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Son Excellence Rachna Korhonen, ambassadeur des États-Unis d'Amérique accrédité auprès des autorités de notre pays, est au four et au moulin. Son activisme débordant, politique aux flancs de la démocratie, est trop visible pour passer inaperçu. La trame de ses démarches n'est rien d'autre que la tenue au Mali des élections réclamées à cor et à cri par une pléthore de formations politiques dont les responsables sont eux-mêmes conscients que cette quête n'est pas la préoccupation des Maliens, qui sont plutôt soucieux de sécurité et de bien-être, tâche à laquelle sont attelées les autorités de la Transition. À voir les choses sous cet angle, la  diplomate américaine en chef au Mali n'est-elle pas en train de se substituer aux partis politiques maliens inefficaces pour harceler les autorités transitoires à droite, à gauche, en haut et en bas afin de leur extorquer l'organisation d'élections que le bon sens ne peut imposer ? S'adressant le 15 janvier dernier aux autorités coutumières et traditionnelles, aux représentants de la société civile et aux leaders religieux, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a clairement dit que dans notre monde, que ce soit sur le plan bilatéral ou multilatéral, il n'existe pas de philanthropie désintéressée, chacun cherche ses intérêts et y veille. Cette vérité d'airain signifie tout simplement que la concurrence que se mènent les nations ne peut se passer de vertu chez les diplomates qui écument l'échiquier mondial. Cette vision est loin de celle d'un Henry Kissinger pour qui l'ambiguïté est la trame de la trame de la diplomatie. À la lumière de cette vision étriquée, on comprend- et c'est une leçon pour le présent- pourquoi, malgré la fin de la deuxième Guerre mondiale, les États-Unis tenaient à garder en France un gouvernement militaire sous la coupe de l'armée (Allied Military Governement of Occupied Territories, AMGOT) qui n'était rien de moins qu'un organisme créé conjointement par les U.S.A. et le Royaume-Uni dans le but d'administrer la France après la Libération. Ceci est la définition prosaïque. Cyniquement, il s'agissait de garder dans l'escarcelle yankee les bassins industriels et les réserves d'acier de la France. L'histoire a ses leçons.

Aujourd'hui, après s'être débarrassé de la tutelle morbide des partis politiques, le Mali a pu reconquérir Kidal, Ber, Ménaka et bien d'autres localités dont les sous-sols regorgent de potentiels à même de le hisser au rang des nations les plus prospères de la planète. Emmanuel Macron, le Président français, qui n'a plus que ses yeux pour pleurer la perte de ce Mali (et plus tard des deux autres pays de l'A.E.S.), a solennellement déclaré l'incapacité des politiciens à jouer sur le cours de l'histoire au Mali. C'était le 27 février 2023. Curieusement, l'ambassade américaine, volontairement ou sans s'en rendre, a choisi de fêter l'anniversaire du verdict macronien, en décalant, pour la première fois depuis 60 ans, la fête d'indépendance américaine du 04 juillet (248ème du nombre) au mois de février 2024 (le jeudi, 15 février). Et une semaine après, des experts américains sont venus au Mali pour "une importante séance de travail avec le Cadre d'échange des partis politiques et Regroupement de partis politiques", pôle politique si inopérant qu'il squattait les abords du cimetière. Ce n'est pas tout. Son Excellence Rachna Korhonen met aussi en contact des militaires maliens et américains pour "échanges". Il s'y ajoute que c'est l'Amérique, par le détour d'une ONG dite internationale, met en selle Kamissa Camara, ancienne secrétaire générale de la présidence du Mali et non moins ancienne ministre des Affaires étrangères sous IBK, sous prétexte de rechercher la prospérité pour ceux du Sahel.

Chat échaudé craint certes l'eau froide, mais nous sommes un peuple qui a décidé de reprendre l'initiative historique pour son compte. Cependant, force est de constater, qu'au-delà du sang abondamment versé partout, l'armée américaine a souvent repris à la France son rôle d'envahisseur, le cas du Vietnam est suffisamment dans les mémoires et sans doute pour l'éternité. Peut-on espérer ou devons-nous souhaiter que, concernant le Mali de l'après-18 août 2020, l'Amérique daignera faire l'économie d'une guerre de profits égoïstes ?

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<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Plutôt de l’anti-choguelisme primaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plutot-de-lanti-choguelisme-primaire-3055563.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 01 Mar 2024 08:08:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Notre éditorial, qui a relayé l’allusion de Dr. Moussa Dassé Mariko comparant les attaques incessantes contre le Premier ministre au retour de la terreur des Ton Djon, nous a valu d’importantes réactions. Parmi celles-ci, deux ont retenu mon attention à cause de la similitude des initiales (TS 1 Et TS 2) auxquelles répondent leurs auteurs. TS 1, ancien haut responsable politique, me dit : « Tu veux mon avis, mon frère ? Ton Choguelisme n'est ni professionnel, ni déontologique ! L'ère des momies est dépassée. Au Cameroun avec Paul Biya, au Congo avec Sassou, au Mali, avec Choguel. Nul n'est indispensable ! Choguel ne fait peur qu'à ceux qui ont volé la République. Au Mali, la grande majorité des cadres n'ont pas volé la République, il ne faut pas restreindre le domaine de dévolution des jeunes. La place d'un vieux malade, c'est la maison, auprès de ses petits-fils ! La République regorge de compétences ; je sais l'argent tente, mais lorsqu'on représente un espoir panafricain, il faut mettre les valeurs et les idéaux au-dessus du matériel. C'est difficile, mais aidons nos autorités au lieu de rester dans l'administration béate et intéressée. » Comme s’il se doutait que sa diatribe nous fait rire, il s’empresse d’ajouter ; « Il faut aider Choguel à servir le Mali ! » Pour vieux, celui qui a réagi ainsi, de façon quasi épidermique, est plus âgé que Choquel et, vu sa permanente agitation sur la scène, il est encore loin de prendre sa retraite, il gère toujours, quelque part, un bureau de consultation qui lui rapporte de l’argent puisqu’il a parlé d’argent. Choguel a 68 ans, comme IBK comme ce dernier se faisait élire président de la République en 2013, après avoir été conseiller diplomatique du Chef de l’Etat, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères, puis Premier ministre pendant plus de six et président de l’Assemblée nationale durant cinq ans. Nous aurions bien aimé lui jeter à la figure qu’il s’agit de sa part rien d’autre plutôt de l’anti-choguelisme primaire, mais c’est un aîné. Lui et tous ceux qui souffrent de cette maladie incurable, cancer du temps de la Transition, n’ont plus d’arguments pour justifier leur déstabilisation du Premier ministre Maïga, après avoir usé tous leurs drones d’épithètes de « Premier ministre clivant et autres ». Il aurait été bienséant d’apporter des preuves comme Choguel est mafieux, qui a volé l’argent public sans retenue, qui est impliqué dans les spéculations foncières et les magouilles minières. Mais non, « il ne fait peur qu’à ceux qui ont volé la République » tout en affirmant que « Au Mali, la grande majorité des cadres n’ont pas volé la République… » Comment peut-on oser une telle contradiction dans un Mali mis à genoux par la corruption et la délinquance financière et économique, au regard surtout des rapports du Bureau du Vérificateur général, de l’Oclei et le rapport de l’audit minier ? Notre désarroi a été si grand lorsque, quelques heures après, notre aîné nous lance : « J’avoue que je ne suis pas un partisan de Choguel, mais il est arrivé à s’imposer comme un pilier qui tient l’édifice. Alors, ne faisons pas tomber l’édifice ! Je préfère une Transition et un Mali fort avec lui que le désordre et la chute sans lui. Rien de personnel, mais il doit être plus ouvert pour sauver l’édifice. » C’est à ne rien comprendre. Demander qu’un Choguel, homme politique d’être ouvert, prêt à tous les débats, de s’ouvrir ! Peut-être il y a un pan qui manque, il doit s’ouvrir à la pègre, passer par pertes et profits toutes les délinquances documentées, pour ne pas être clivant. Nous mettons bout à bout ce que TS 2, haut magistrat à la retraite, nous a dit : « Si on jette un caillou contre une montagne, il peut rebondir et revenir à l’envoyeur. Mais, en persistant, le caillou se désintègre. Choguel est déjà entré dans l’histoire par la plus grande porte, celle des Nations Unies. Ce qu’il donne encore aujourd’hui à l’humanité progressiste n’est que du bonus. Que ses adversaires se tiennent tranquilles, d’une manière ou d’une autre, il s’en ira un jour, mais avec des couronnes de lauriers du monde. » Voilà qui interpelle grandement ceux qui le déstabilisent, avec l’extraordinaire indignité de se moquer de son âge et de son état de santé. Maudits énergumènes.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Quand la CEDEAO capitule face à l’AES !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-la-cedeao-capitule-face-a-laes-3055005.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:35:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Samedi, 24 février 2024 : Abuja, capitale de la République du Nigeria, a vécu un évènement singulier qui encourage les peuples d’Afrique à persévérer dans l’œuvre de libération totale de leur continent de tous les jougs d’exploitation et d’asservissement. Les chefs d’Etat de la CEDEAO, après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec effet immédiat, de cette organisation sous régionale marionnette indéniable aux mains de puissances étrangères à l’espace, se sont réunis pour constater l’inutilité de leur syndicat. Fallait-il vraiment tenir ce sommet qui ne pouvait accoucher que d’une souris ? Dans le tréfonds de leurs âmes, les chefs d’Etat de la CEDEAO en perdition étaient conscients, en tout cas pour beaucoup d’entre eux, sinon leur totalité, que ce ne pouvait être autre chose qu’une opération de charme, de tentative de survie, mais point de réalité. Avec le retrait depuis un mois avec effet immédiat des trois pays de l’A.E.S., la CEDEAO est entrée en agonie, tout dépend du temps que va durer sa maintenance sous perfusion, mais elle a amorcé le processus irréversible de sa belle mort. Peu importe ce que feront la France, l’Union Européenne et l’Occident en général pour la maintenir en vie, la grande grabataire n’a plus aucune chance. Tout simplement, en se défaussant des objectifs pour lesquels elle a été créée il y a une cinquantaine d’années pour le bonheur de ses pays membres pour se mettre au service des intérêts étrangers, elle s’est fait inoculer le venin mortel qui devait la conduire à une fin malheureuse. Plutôt que de s’atteler à créer les conditions du bonheur partagé pour les pays d’Afrique de l’Ouest (anglophone, francophone et lusophone), elle s’est muée en instrument de répression et de rétorsion contre les peuples pour lesquels elle était censée servir le bien-être ; en quelque sorte, du moins clairement, elle n’a fait que développer le syndrome de Stockholm dont les entités territoriales, pour ne pas les nommer Etats, Républiques ou pays, restent les bénéficiaires. L’histoire s’est précipitée pour elle quand, en janvier 2022, elle a cru devoir édicter contre le Mali, en violation de ses propres textes, mais aussi en violation des dispositions des Nations Unies, des sanctions les plus perfides et les plus cruelles jamais connues dans le monde contemporain, et peut-être dans l’histoire de l’humanité, sanctions vite qualifiées d’inédites par Emmanuel Macron et soutenues par la France, sanctions curieusement endossées par l’Union Africaine et jamais dénoncées par l’O.N.U. Nous sommes bien dans un monde injuste, pire que le fratricide Abel et Caïn.

Malheureusement pour la CEDEAO, comme si elle était subitement Jéhovah lui-même, en faisant planer sur la tête du Mali les 10 plaies d’Égypte, elle a commis le péché irrémissible de sa condamnation aux enfers ; on ne peut faire tant mal à un pays aussi béni que celui s’élevant sur le stratum de glorieux empires, qui n’auront pas été glorieux pour rien. La réaction du Mali a été inédite, comme inédites pour Macron les sanctions cedeao-iennes. Preuve que les dirigeants maliens, conscients de leur devoir vis-à-vis de la patrie, s’étaient bien préparés à toutes éventualités car ayant une parfaite connaissance des dirigeants fantoches africains au service exclusif de ceux qui violent leurs pays et leurs peuples. La grande intelligence des autorités maliennes, soutenues du reste par un peuple héroïque et résilient, a déjoué tous les complots, préparé l’avènement de quelque chose de grandiose qui naîtra des entrailles du Liptako-Gourma et qui rayonnera par trois mots : Alliance des Etats du Sahel (A.E.S.). Mais la CEDEAO n’a toujours rien compris. Avec perfidie, elle invite des opposants maliens à son sommet extraordinaire, opposants qui ne sont plus déchets dans la poubelle pour les Maliens. Perfidie encore : dans un long galimatias, où l’on entend que la République de Turquie Gambie a été représentée au sommet par son vice-président (peur des drones acquis par le Mali auprès de la Türkiyé ?), elle charge, après avoir brandi avec ruse une panoplie de sanctions, au point 38 de son communiqué final, sa Commission « d’engager l’Union africaine, l’UEMOA, les Nations Unies et d’autres organisations internationales ainsi que des partenaires bilatéraux…en vue de convaincre les trois Etats membres (de l’AES) de rester dans la Communauté ». Autrement dit, la CEDEAO appelle le monde entier contre nous, comme le monde entier est venu au secours de « sa » France. Démarche qui dénote sa capitulation devant l’A.E.S. Bon point enregistré par l’histoire.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Le retour de la terreur des ‘’Ton Djon’’]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-retour-de-la-terreur-des-ton-djon-3054593.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 22 Feb 2024 08:18:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dr. Moussa Dassé Mariko, cardiologue de son état, contributeur assidu à notre journal dans lequel il a publié plusieurs articles qui nous ont valu d’abondantes réactions à chaque fois, toutes attestant la pertinence de ses analyses et réflexions, m’a harcelé et sommé (c’est un bon ami) de faire un éditorial sur ce qui a l’air du retour de la terreur des ‘’Ton Djon’’ à l’ère de la Transition. Pour lui, avec ce qui se déroule quotidiennement au Mali actuellement, un contexte marqué par des coups bas qui n’en finissent pas contre le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, on se croirait dans les années de braise avec les "Ton Djons " du royaume de Ségou (du 18ème au 19ème siècle), ce corps des mousquetaires qui, par trahison, avaient la charge d’éliminer la nuit, par strangulation, souvent même en utilisant le gourdins) le souverain avec un ruban de cotonnade. Expression consacrée après l’accomplissement du meurtre, leur forfaiture de prédilection : "Ngno shi falen" (la semence a germé, pour signifier que la mission a été accomplie). Avec le recul, les historiens, traditionnels et modernes, ont établi que leurs pratiques ont tant plongé Ségou dans une situation de ‘’ni guerre ni paix’’ qui contribua, en définitive, à l’affaiblissement du Ségou mythique, ensuite à l’annexion de Ségou par les Toucouleurs venus des contrées lointaines et, enfin, par la conquête de la vielle cité au bord du fleuve par les Blancs et leurs supplétifs conduits par Archinard. Dr. Mariko de gémir : « La Transition actuelle a ouvert de belles espérances, mais les ambitions personnelles malsaines sont en train de faire du Mali un pays assiégé : un Mali à 2 niveaux, le Mali des caniveaux et des bas-fonds, et le Mali à l’échelle cosmique. Notre cardiologue, patriote jusqu’au bout des ongles, fustige la sortie de certains membres du CNT qui n’ont de combats que la sauvegarde d’intérêts sordides et qui ne peuvent monter qu’à l’assaut du Premier ministre qu’ils chargent de tous les péchés d’Israël. Tantôt, le pauvre Dr. Choguel serait en train d’installer des cellules partout au Mali afin de préparer sa candidature à l’élection présidentielle, euphémisme pour dire qu’il s’est érigé en principal rival du Président Goïta à l’égard de qui il est pourtant d’une honnêteté jamais prise à défaut. Toutes ces salves viennent après que les uns et les autres, politiciens désuets et nouveaux acteurs qui conscients de leur incapacité à se faire élire à l’issue d’une élection régulière, en sont arrivés à épuiser, totalement, leurs épithètes de munitions : « Premier ministre clivant, Premier ministre minoritaire, etc. » Un homme qui a tenu la dragée haute à la kyrielle de fossoyeurs- et les a vaincus-, ces mafieux dont les forfaitures multiples et globales ont occasionné un indéniable génocide dans les rangs de nos militaires, de nos populations civiles installées dans les zones regorgeant d’immenses richesses, mais aussi génocide de notre potentiel bétail et volaille. Dr. Moussa Dassé Mariko prie le ciel de protéger le numéro de la Transition des tromperies savantes et interpelle la docte Cour constitutionnelle pour qu’elle rappelle à l’ordre les pêcheurs en eaux troubles au sein du CNT, et leurs commanditaires tapis dans des ministères hautement stratégiques. Pour lui,  le CNT est en recul par rapport à la traditionnelle Assemblée élue. N’empêche qu’avec la séparation des pouvoirs, son seul rapport avec le Premier ministre n’est que la présentation de la politique générale de celui-ci, le vote des lois, l’interpellation avec possibilité de motion de censure. Il ne doit pas s’agir de folklore pour « ôter celui-ci de-là et mettre celui-là à sa place. Le Mali a plus important à faire.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial  : Capitaliser les enseignements du  passé pour se prémunir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-capitaliser-les-enseignements-du-passe-pour-se-premunir-3053661.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 15 Feb 2024 01:30:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">En annonçant il y a quasiment cinq mois, le 25 septembre 2023, le report des élections, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, colonel Abdoulaye Maïga, avait clairement pointé du doigt les frasques de la société française IDEMIA qui a mis sous séquestre notre fichier RAVEC, pratique félonne contre liberté citoyenne et hold-up contre notre cheminement démocratique.  Mais le ministre d’Etat avait rassuré que le Mali se mettrait dorénavant à l’abri des traîtrises du genre, notamment en envisageant la conception d’un fichier proprement malien sur lequel notre Etat aura la haute main. C’est fait ce 13 février 2024 avec la présentation au chef de l’État, colonel Assimi Goïta,  de « Mali Kura Biométrie » une solution informatique révolutionnaire entièrement conçue et contrôlée par des experts nationaux, bénévoles de surcroît. Ce nouveau système, premier du genre conçu par nous-mêmes, acte notre marche en avant résolue. Un grand pays et sa grande nation se doivent de capitaliser les enseignements du passé pour se prémunir de tous les coups.</div>
<div dir="ltr">IDEMIA n’est pas cet étranger unique qui nous a marché sur nos pieds d’aveugles. Nous devions préserver nos jambes contre tous les piétinements. La Cedeao et l’Uemoa nous ont fait le coup mortel de s’abriter derrière leurs paravents pour exercer sur notre Transition des chantages politiques pour nous asphyxier. Si notre peuple n’avait pas été résilient, notre pays n’aurait probablement pas existé dans ses frontières originales en 2024. Les sanctions perfides, illégales et criminelles-inédites, avait joyeusement proclamé Emmanuel Macron-, avaient été pour les deux organisations sous régionales l’arme imparable pour jeter sur nous le filet morbide de la pauvreté : rupture de nos chaînes de valeurs et d’approvisionnement ; nous n’étions pas attendus pour briser le blocus, mais nous sommes une grande nation qui a toujours su se montrer en exemple chaque fois que l’on a mis le couteau sous notre gorge. Nous aurons toujours le bon réflexe quand nous sommes la cible, c’est cela le Mali, me lance avec fierté un haut cadre, heureux de notre capacité à faire face aux adversités les plus inattendues.</div>
<div dir="ltr">C’est désormais clair pour le monde entier que nous avons des ressources humaines hautement qualifiées, des experts patriotes et consciencieux tant épris de la souveraineté de leur pays qu’il ne doit plus être question pour le Mali de continuer de confier sa souveraineté en matière sécuritaire et monétaire à des farfelues institutions dévolues aux intérêts étrangers. Adieu IDEMIA ! Adieu G5-SAHEL, SERVAL, BARKHANE, MINUSMA ! Adieu CEDEAO et UEMOA ! Et adieu le Franc CFA, monnaie nazie ! Vive l’AES aux avant-postes !</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr"><strong>Amadou N’Fa Diallo</strong></div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Edito : Perte de boussole]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-perte-de-boussole-3053191.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 12 Feb 2024 01:45:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il y a maintenant, pourvu que l’on soit un tout petit peu attentif, comme un effet de la justice immanente qui tranche en faveur de ceux qui aspirent à s’extraire véritablement de tous les jougs d’asservissement, d’exploitations et d’avilissement. Quelques trois mois seulement après le 14 novembre 2023, date de la reconquête de la cité de Kidal et de toute sa région, haut fait d’armes historique des FAMA, la pénurie de carburant ou de tous les agréments liés au pétrole se fait lourdement sentir en Algérie, preuve que l’ingrat et indélicat pour son confort pompait effectivement nos réserves, en bonne entente avec nos gouvernants d’hier et aussi avec la complicité des pays européens qui disposaient sur notre sol de nombreux puits d’où des milliards de litres du précieux étaient extraits à leur seul profit. La question qui se pose est de savoir si nos élites des trente dernières années n’avaient point connaissance de ce gigantesque vol organisé. S’ils n’étaient pas au courant, présidents de la République, Premiers ministres, ministres, etc., ils ne méritaient pas d’être des dirigeants ; et s’ils étaient au courant, alors ils doivent être tous interpellés par la justice. Immédiatement.

En attendant cette action hardie, impossible à oublier dans les tiroirs, alors que nous ne sommes même pas encore sortis de la Transition, nous découvrons, grâce à l’héroïque montée en puissance de la justice, qu’au-delà de toutes les prédations et menées kleptomanes connues, les patrons de nos hôpitaux étaient aussi des tireurs d’élite qui ne rataient aucune ambulance. Sacré pays où l’enrichissement illicite effréné était devenu le sport favori ! Des manquements qui avaient toujours lieu en temps et atmosphères de bringue et de ribote, perversion libre-service. Conséquences : le pays se délitait, les armées étaient appelées à venir couvrir les forfaitures, les crimes odieux aux parements de génocide, le Mali disparaissait progressivement, les irrédentistes, séparatistes et indépendantistes avaient 73% de son territoire sous leur coupe réglée. Les plus hautes autorités du temps de la démission nationale ne pouvaient s’y rendre qu’en leur versant de mirobolantes rançons, bien sûr pour des opérations de Com mensongères et traitresses.

Dieu soit loué, les citoyens se sont réveillés, leur armée nationale s’est donnée les moyens de refaire son écosystème pour arrêter la dégringolade.  Depuis, nous avançons d’un pas ferme. Mais les ralentisseurs s’arment de punch, à l’instar d’un Moussa Mara qui court par monts et par vaux pour, prétend-il, non sans infatuation, dans une démarche personnelle, rassembler les politiciens fautifs jusqu’à la moelle de leurs os autour de la Transition. Cynisme ne peut être mieux calculé pour insinuer que la Transition est sur une pente raide et que les hommes et les femmes qui l’animent ne peuvent plus lui assurer une traversée salutaire des épreuves, il faut donc recourir à l’ancienne pègre. Ce piège mortel est en train d’élargir son spectre. Quoi de plus normal, alors, que les loups hurlent contre le retrait des trois pays de l’AES de la CEDEAO, organisation marionnette aux mains des impénitents prédateurs hors d’Afrique, qui ne pourront jamais arrêter de spolier nos pays ? Eux ont perdu leur boussole, ils nous invitent à perdre la nôtre.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo   </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Éviter de mélanger ivraie et bonne graine]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-eviter-de-melanger-ivraie-et-bonne-graine-3052835.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 08 Feb 2024 08:58:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Notre éditorial du lundi passé a suscité d’abondantes réactions qui, toutes, constituent un bon baromètre pour mesurer l’attachement viscéral de l’écrasante majorité des Maliens aux autorités de la Transition, singulièrement au colonel Assimi Goïta. Ce qui a conduit les uns à exprimer des inquiétudes, après constat que nous avons eu les yeux d’Argus en observant qu’il y a sur la liste des membres qui composent le Comité de pilotage du dialogue inter-malien aux fins de parvenir à la paix et à la réconciliation un mélange incroyable d’ivraie et de bonne graine, cocktail qu’un pays en refondation doit absolument éviter car il vicie toute bonne mission. En effet, des repris de justice et d’autres mis en cause, poursuivis mais en liberté conditionnelle, y côtoient des personnalités louables, dignes de confiance, jamais prises à défaut dans l’accomplissement des devoirs qui leur ont incombé au service de la nation et de la patrie. Quelques crapules de haut vol, transhumants notoires qui, en bons rats ont mangé à tous les râteliers, s’y sont glissés, trichant sur leurs identités, délinquance confirmative de leurs bassesses d’hier ; parmi eux il y en a dont on a tu l’appartenance à des faitières, pour des raisons malsaines inavouables. Le pot-aux-roses découvert, les indélicats auraient dû eux-mêmes prendre l’initiative de se retirer de la liste avant l’installation du respectable Comité dont la nation attend beaucoup. Mais non, les mauvaises habitudes se parent de l’innocence, du moins tant que c’est possible de faire bénéficier indûment des subsides publics à des alliés, alors même que tout le monde exprime l’avis qu’il est décevant de mettre les relations interpersonnelles au-dessus du Mali. Mais on a choisi sans vergogne de faire signer à la première institution du Mali, le Chef de l’État, ce que d’aucuns ont qualifié de plus mauvais document de la Transition, et encore, qui met au coude à coude le policier professionnel et le voleur, et à l’unisson le terroriste financier et l’inspecteur des finances le plus consciencieux.

Dans les réactions que nous avons enregistrées, il nous paraît impératif de porter deux à l’attention des plus hautes autorités. La première nous est venue de plusieurs citoyens avertis de Bankass qui estiment faire un plaidoyer pour leur cercle, épicentre de l’insécurité au centre du Mali, donc de la fracture sociale, dont pourtant aucun représentant ne siège au Comité de pilotage du dialogue inter-malien. Cette absence de ceux de Bankass provoque, pour d’évidentes raisons, des questionnements et des amertumes dans le bled. La deuxième réaction lovée dans la perplexité et l’incompréhension, est la préoccupation qui étreint le Conseil des Ordres Professionnels du Mali (NOPM) qui ressent quelque désintéressement à son égard pour des missions du genre dialogue inter-malien. Or, estime-t-on, qui mieux que le CNOPM, faitière regroupant 14 corporations (auxquelles il convient d’ajouter l’Ordre des Avocats et celui des Experts judiciaires) peut atteindre les populations dans leur ensemble : les Ordres des médecins des pharmaciens des infirmiers des sages-femmes des Vétérinaires des chirurgiens-dentistes , Géomètres experts,  des architectes des ingénieurs conseils des Urbanistes, des conseils fiscaux des comptables et experts comptables, des Notaire, des Huissiers-commissaires de justice ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Le Mali, capitaine de l’équipe d’Afrique en marche]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-capitaine-de-lequipe-dafrique-en-marche-2-3051544.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 29 Jan 2024 09:17:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il ne s’agit pas de fiction, ni romanesque, ni théâtrale et pas même cinématographique. Nous n’irons pas jusqu’à tutoyer Dieu pour qu’il nous livre ses desseins pour les opprimés de la terre, mais l’intelligence qu’Il nous a donnée nous permet de percevoir que quelque chose de divin couvre l’avancée du Mali depuis le 05 juin 2020, et plus manifestement depuis le 18 août 2020, et plus fortement depuis le 24 mai 2021 qui a marqué l’envol irrésistible à compter des 07 et 11 juin 2021 vers des horizons édéniques. L’atterrissage sera sans doute en toute douceur, la fusée ayant décollé dans les bonnes conditions après l’abandon en plein vol qui aurait pu la désintégrer pour de bon. Mais, dit Master Soumy, il y a la main de Dieu et, avant lui, son père Salif Keïta, le Domingo de la musique du Mali et porte-drapeau de la culture malienne- et quel grand patriote !-, a eu belle sagesse de signifier que quiconque mal agit contre les Maliens sera frappé de damnation et ne trouvera personne pour le sauver.

Il ne s’agit pas non plus de vanité, encore moins de tirer sans cesse gloriole d’un passé incontestablement glorieux. Le Mali est une terre qui fait partie de quelque mystère, il faut s’en convaincre. Pays le plus enclavé de la sous-région, il a enregistré des apports humains qui font de lui le plus melting-pot parmi tous ses voisins et a connu, par ce facteur, un rayonnement universel qui ne peut s’assombrir : les institutions scientifiques de Tombouctou, de Sankoré, Djenné, les épopées guerrières de Kayes, Ségou, Sikasso, les arts et culture de Mopti, toute somme d’un pays du 21ème siècle  s’élevant sur le substratum de trois empires sur lesquels l’histoire ne peut faire l’impasse. Lorsque l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.) naît dans l’autre vieux pays, Ethiopie, le 25 1963, le vieux Mali, qui avait proclamé, trois ans plus tôt, son indépendance le 22 septembre 1960, avait aussi, déjà, en tant que pionnier en la matière, inscrit dans sa toute première constitution qu’il était prêt à renoncer à partie ou tout de sa souveraineté pour réaliser l’unité africaine ; un principe qui sera régulièrement coulé dans l’or inoxydable de toutes les constitutions maliennes, c’est-à-dire jusque dans celle promulguée le 22 juillet 2023. Tel est le Mali, qui a toujours souci de donner l’exemple, tel le capitaine d’une équipe fort engagée pour des victoires, telle donc comme la nouvelle Afrique consciente de son devoir et de ses obligations de s’affranchir de tous les jougs d’avilissement et d’exploitation.

Comme capitaine désormais de cette nouvelle Afrique, le Mali n’est heureusement pas seul. Nous avons le soutien de tous les fils conscients d’Afrique et d’ailleurs. Ils ont pour noms, entre autres : panel du plateau d’Afrique-Média, Kémi Séba, Egountchi Béhanzin, Nicolas Agbohou (l’infatigable combattant ivoirien contre la monnaie nazie appelée franc CFA), Yves Ekué Amaïzo (le grand économiste togolais), Luc Abaki (le célèbre chroniqueur togolais), Pr. Mamadou Koulibaly (ancien ministre ivoirien de l’Economie et des Finances et ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire), Pr. Franklin Nyamsi et l’Amazone du 21ème siècle, Nathalie Yamb. Pour en arriver à cette solidarité dynamique, il a fallu d’abord que le peuple malien prouve sa résilience. Et il l’a superbement montré le 14 janvier 2022, en endurant ce que les coalisés, dont en tête des Africains en tant que bras armés, croyaient impossible chez un peuple africain. Dans cette montée sur les remparts, des intellectuels, dignes fils, ont marché en avant. Professeur émérite Diola Bagayoko, scientifique de haut vol, enseignant et chercheur, a présidé les Assisses Nationales de la Refondation à notre ambassade à New York, aux U.S.A. Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada), n’a pas arrêté de dénoncer les malveillances françaises contre le Mali et son armée surtout. Professeur Boniface Diarra, depuis le Canada, a régulièrement utilisé sa plume et son expérience pour éveiller les consciences afin que chacun soit comme une sentinelle vigilante dans la protection du Mali. Auparavant, faut-il remonter à quelques 50 ans pour rappeler que Salif Keïta, le Domingo du football malien et premier Ballon d’Or africain, a refusé de porter le maillot de l’équipe nationale de France pour demeurer Malien ? Le rôle du Mali vient d’être encore porté au pinacle avec le dernier coup d’Etat au Niger. Imaginons ce qui serait advenu de ce pays sans le communiqué conjoint Burkina Faso-Mali prévenant contre toute attaque (déclenchement de guerre en réalité contre les nouvelles autorités militaires à Niamey). De la part du Burkina Faso et du Mali, c’est une question de légitime défense et non une déclaration de guerre. Ceux qui s’apprêtaient à envahir n’ont souci ni de légalité internationale, ni de souffrances dont les populations seraient les victimes, c’est bien connu. Assurément, il ne fallait pas rester avec l’armée au pied après la volonté exprimée de tels criminels.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong>Source : journal Le National n° 545 du jeudi, 03 aoùt 2023</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[ISAMIS 1er, le libérateur, a sifflé en gare le départ du train de la refondation de l’état.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/isamis-1er-le-liberateur-a-siffle-en-gare-le-depart-du-train-de-la-refondation-de-letat-3051253.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jan 2024 01:00:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C’était hier, la corruption et le clientélisme avaient gangrené les différents niveaux de l’Etat jusqu’à atteindre la moelle de l’administration, la justice ainsi que les Forces armées et de sécurité, minant ainsi la fibre morale de la société et faisant du patriotisme et de l’esprit du service public des valeurs anachroniques. Somme toute, ces fléaux, empêchant le développement harmonieux, voire la vie dans la paix et la quiétude de la population, de la nation issue des trois empires, étaient érigés en mode de gouvernance. L’enrichissement illicite ostentatoire et immoral était devenu une course effrénée d’accumulation de richesses pour une ascension sociale rapide de ces pseudos démocrates. Ces « hackers » du bien public organisés en prébendiers arrogants, impénitents, voleurs et sans morale, ont accumulé d’importantes ressources financières en utilisant les moyens et la puissance de l’État. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux, en fuite hors du pays ou se cachant comme de misérables rats d’égout, complotent maintenant avec l’étranger par le bief de prétendus droits humains, d’élections à précipiter ou d’opposition au référendum sous de propos fallacieux de travestissement de la laïcité.

<strong>Tchiè, donnes-moi un M5-RFP pour nettoyer les rats d’égout !</strong>

L’objectif de ces négationnistes de la refondation, pour certains d’entre eux, est d’enterrer la légitimité du Peuple, la voix du Peuple, le changement souhaité par le Peuple, pour supplanter un Etat oligarchique de censitaires, de kleptomanes, de voleurs et de trafiquants en tout genre. Pour les autres, il s’agirait d’une tentative de création d’un Etat islamique avec l’application de la charia dans toute sa rigueur. Après leurs forfaitures multiples et variées, après avoir dépecé l’Etat hier, ils voudront s’arranger à habiller une marionnette de circonstance pour s’accaparer à nouveau du pouvoir en trahissant tous les égards envers le Peuple. Ils ont bu leur dignité à cul sec et, sans aucun regret, reviennent à la charge pour déchirer le peu qui reste du pays. Leur souhait le plus ardent est l’organisation précipitée d’élections où ils excellent en opérateurs économiques d’achats de voix et de consciences.

Rien ne les arrête, ils sont prêts à trahir et à salir le pays, la famille, à faire un pacte avec le diable en personne, surtout si celui-ci se transforme en porteur de boubou religieux brandissant un salut fasciste. Ah quelle prestance nauséabonde sur leur passage et sur les réseaux sociaux ! Parmi le second groupe, un ayant compris le rejet de l’ancienne classe politique, <em>les démocréatures non convaincantes</em>, se comporte désormais en prophète prédicateur, en faiseur de roi, pour garder le troupeau dogmatisé depuis <em>la mare de Farabougou</em> qui était contrôlée bien sûr par un cadi rigoriste. Que dise-je, un cadi terroriste et narcotrafiquant. On retrouve encore ces gens, sans vergogne, tapis sournoisement, dans le haut sommet de l’administration de la République de <em>Diataland,</em> mais aussi dans les mosquées sous influence du <strong>« <em>Waritamori</em> »</strong> prêchant, urbi orbi, la subversive parole sonnante et trébuchante. Ce monde besogneux de larrons en foire voulant prendre en otage les aspirations profondes du Peuple s’oppose au changement pour assouvir son intérêt jouissif et égoïste tiré de la servitude au profit des explorateurs néocolonialistes de la géostratégie otanesque.

Les Refondateurs perchés sur la colline stratégique attendent le prochain plan des machiavélistes pour l’éventrer sur la grande place du Mali Koura. Bienvenue à <em>Diataland</em>, le pays africain qui a compris et pris une nouvelle voie : « la Refondation de l’Etat dans la souveraineté retrouvée ».

Aw ni sogoma à <em>Diataland,</em> le pays qui ne se plie plus aux injonctions étrangères, ne sous-traite plus sa défense et sa sécurité et fait face aux menaces extérieures et intérieures.

Les habitants de <em>Diataland</em> vous saluent et affirment qu’ils ne sont plus enclins à suivre Panurge de Jouy-en-Josas car ils ont pris conscience du danger sévère impérialiste qui menace leur existence, leur Droit de l’homme qui semble ne pas être reconnu par la Communauté dite internationale.

Le Chef de Diataland, ISAMIS 1<sup>er</sup>, le libérateur, a sifflé en gare le départ du train de la Refondation de l’Etat. Il se dirige vers <em>Nissondiabougou</em>, la ville de l’espoir et du vivre-ensemble, la ville nouvelle du Malikoura.

Bienvenue en quatrième (4ème) République du Malikoura !

Un pamphlet du Professeur

Bamako, le 10 juillet 2023

&nbsp;

<strong>Par Oumar MC Koné</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Comme les dieux d’Anatole France, les maliens ont soif de bonne gouvernance.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/comme-les-dieux-danatole-france-les-maliens-ont-soif-de-bonne-gouvernance-3051118.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 25 Jan 2024 09:28:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans un article prémonitoire publié dans L’Indépendant quelques semaines avant l’arrestation du Président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020, Dr. Gaoussou Diarrah, préfacier de la compilation de mes éditoriaux à paraître, résume ce qui a semblé être la naissance d’une espérance, malheureusement vite déçue. « En mars 1991, une belle espérance est née : la politique resplendissante. A l’épreuve des faits, après quelques années d’exercice du pouvoir par les démocrates, l’espoir s’est éteint, comme consumé et asphyxié. La politique a perdu son crédit, son prestige et une bonne partie de son influence », avait le Docteur d’Etat, Professeur d’Université, chercheur et écrivain. Il a éloquemment décrit le douloureux sevrage dont les Maliens sont victimes, en le comparant à une soif insupportable, à l’instar de  la description  du célèbre écrivain français, Anatole France, qui a peint, dans sa défense des causes sociales et politiques, la grande douleur des Français dans son roman « Les Dieux ont soif ». Dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an, le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, n’a pas indiqué autre chose à nos concitoyens en signifiant aux acteurs socio-politiques que, « Logiquement, … le futur ordre constitutionnel doit être différent… ».

C’est que l’Etat, qu’il soit République ou Royaume, Principauté ou Fédération, pas que ses institutions, ne peut se passer de vertu chez ses serviteurs. Si le Mali s’élève sur le substratum des glorieux empires, c’est que nos ancêtres qui les ont bâtis étaient de bons gouvernants particulièrement sourcilleux sur la conduite de l’administration, la gestion des impôts et de tout ce qui s’y apparentait, l’organisation de la défense des cités, donc une possession de l’art militaire, etc. Bien entendu, il y a eu les razzias d’un temps et la colonisation d’un autre qui ont eu raison de nos ‘’Tatas’’, de nos dunes de défense, de bien de nos remparts. La supériorité des armes, servie par la surprise, a fait la différence. Mais aujourd’hui, nous avons une vraie armée quand nos violeurs impénitents ne disposent que de groupes armés terroristes dévolus à la mission de venir semer chez nous la mort dans le but unique s’accaparer de nos ressources, immenses de surcroît. Et  nous avons des soldats, officiers, sous-officiers, caporaux et hommes de rang, dont l’ADN est toute combativité pour la patrie. Ce dont les Maliens ont soif à présent, c’est la bonne gouvernance, garde-fou imparable à toutes les félonies en entente avec l’ennemi extérieur, cuirasse sur laquelle viennent immanquablement se briser toutes kleptomanies, toutes les prédations, mille nuisibilités que la justice nationale est en train de renvoyer à notre conscience collective. Mais l’espoir est là, le Président Goïta a solennellement réaffirmé le 15 janvier dernier, devant les représentants des familles fondatrices de Bamako, les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et les acteurs de la société civile, qu’il n’existera plus d’échappatoire pour les délinquants que la seule chance que la justice n’ai pas à connaître leurs forfaits. Sinon, nous reviendront les malédictions qui ont été attirées sur notre pays durant plus de trente ans.  Qu’à Dieu ne plaise !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ruse, fuite en avant, vanité :   Qu’est-ce qui fait s’agiter Moussa Mara ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ruse-fuite-en-avant-vanite-quest-ce-qui-fait-sagiter-moussa-mara-3050807.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Jan 2024 12:46:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Moussa Mara, vraiment le sauveur de la transition ? C’est la téléréalité que l’ancien Premier ministre est en train de tourner depuis un mois. Il semble croire à son scénario, avec une naïveté qui fait sourire beaucoup. Le voilà qui, sur sa page Facebook, annonce avec un brin de triomphalisme : « A la suite de l’appel lancé aux forces vives du pays et aux autorités le dimanche, 7 janvier, dans le but de réaliser ensemble le succès de la transition, j’ai adressé des demandes de rencontres aux acteurs concernés. Les autorités ont promptement réagi et j’ai eu l’honneur d’être reçu successivement par le ministre de la Défense et celui en charge de l’administration du territoire. Avec mes interlocuteurs nous avons discuté des voies et moyens permettant de concrétiser l’initiative de rassemblement autour de la transition. Je reste optimiste pour la suite. » Quarante-heures après, il annonce à nouveau : « A la suite des autorités et relativement à mon appel pour sauver la transition, j’ai rencontré plusieurs acteurs des forces vives du pays. J’ai été reçu par les premiers ministres Ousmane Issoufi MAÏGA et ZoumanaSACKO. J’ai eu une séance de travail avec la direction du parti ADEMA. J’ai pu discuter avec les organisations de la société civile réunies pour accompagner la transition. Les échanges ont porté sur les voies et moyens permettant d’assurer l’unité des forces vives autour de nos autorités pour assurer le succès de cette période. Je poursuivrai mes efforts dans ce sens. » Sa chevauchée solitaire va donc continuer, du moins jusqu’à ce que le piège se referme sur lui.

‘’ Réaliser ensemble le succès de la transition’’ et ‘’mon appel pour sauver la transition’’ sont les maîtres-mots de son agitation. Mais l’histoire politique de Moussa Mara montre qu’il  flotte dans la toge du rassembleur et du sauveur qu’il veut paraître. L’homme, en tant que chef du gouvernement, est celui qui a laissé aux Maliens le plus mauvais souvenir, cauchemardesque et ineffaçable. Contre lui, les mémoires ne peuvent arrêter deruminer le triste bilan, le plus lourd au plan humain, pour avoir causé en se rendant à Kidal en mars 2014 malgré toutes les alertes et les appels à la prudence et à la retenue, par son insouciance ou par son inconscience, c’est selon les appréciations, la mort de plusieurs de nos administrateurs civils et de nos militaires. Jamais en tout cas le déplacement d’un Premier ministre n’a fait couler autant de sang des serviteurs de l’Etat. Etait-ce en raison de l’improvisation ou  de l’impréparation du fameux voyage, sur fond de négligence des nécessaires mesures de sécurité à prendre avant ou était-ce le résultat d’un coup fourré ? La question turlupine toujours les esprits, ce, d’autant que c’est Moussa Mara lui-même qui confie à Jeune Afrique qu’il a tenu à se rendre à Kidal, dans les circonstances et les conditions de l’époque, malgré que plusieurs bonnes consciences le lui avaient déconseillé. N’empêche, depuis la tenue, le 23 décembre 2023, du quatrième congrès du parti politique Yelema dont il est le fondateur, au cours duquel il s’est fait le pourfendeur de la transition et singulièrement de son chef, Colonel Assimi Goïta, demeuré sourd à ses appels du pied, Moussa Mara est devenu un activiste politique particulièrement remuant.

<strong>Quels remèdes de cheval ?</strong>

Dans quel but ?, se demandent beaucoup. Lorsqu’il se rend à la 19ème conférence nationale de l’Adema-Pasj le 30 décembre, une semaine après le congrès de son parti, il insinue que les autorités de la transition multiplient des provocations contre les partis et conseille aux adémistes de ne pas tomber dans ce piège. Puis, incapable de contenir sa soudaine fébrilité, il organise le dimanche, 7 janvier, une conférence de presse au cours de laquelle il parle pêle-mêle son souci de voir tous les Maliens se porter au chevet de la transition qu’il faut impérativement sauver. Beaucoup font vite de comprendre qu’il est tout simplement dans la ruse et qu’il cache plutôt une anguille sous roche. Sauver la transition ne veut dire autre chose que celle-ci se trouve dans une mauvaise passe, court vers un échec patent, voire un danger imminent. Quelle logique permet de se prévaloir d’une telle calomnie au moment où, mettant en œuvre les pertinentes recommandations issues des Assises Nationales de la Refondation (ANR), les autorités de la transition ont réussi à organiser avec brio le référendum constitutionnel du 18 juin 2023, auquel ont pris part des partis hier engagés dans des regroupements ayant justement refusé de participer aux ANR, avec les intentions que l’on n’ignore ? Que peut justifier de la part de Moussa Mara cette forfaiture verbale au moment même où les autorités de la transition ont réussi à accomplir, après avoir réalisé un mémorandum d’entente avec les syndicats, significatives organisations de la société, pour réaliser des tâches autrement plus compliquées et difficiles dans la survie du pays, la délicate mission de recouvrer l’intégrité du territoire national perdue sous un régime sous lequel, lui, Mara, a occupé le poste de Premier ministre, Chef du gouvernement, avec les déboires enregistrés au plan sécuritaire ? Il est tout simplement dans la culpabilisation, dans la calomnie contre une transition qui n’a pas démérité aux yeux de nos compatriotes, mais contre laquelle il faut réussir à porter tous les péchés d’Israël. Raison pour laquelle il a prétendu le 7 janvier dernier qu’il « voit profiler à l’horizon quelque chose de très mauvais si… » Faux épouvantail ou aveu d’un complot ourdi dont il a connaissance ?

Moussa Mara est loin de pouvoir incarner le rassembleur des partis politiques ou de sauveur d’un pouvoir, fût-il transitoire. Si faire croire que c’est lui pèse plus lourd que les regroupements de partis politiques d’hier comme le cadre d’échanges pour une transition réussie, puis pour le retour à l’ordre constitutionnel est son objectif, son agitation aura un sens. Mais il n’a pas le point de l’homme politique providentiel pour une mission de sauvetage du Mali. Malheureusement, le manque d’humilité est la chose la plus établie chez lui. Tous ceux qui l’ont côtoyé sont unanimes à reconnaître qu’il a l’égo surdimensionné, très peu enclin à faire preuve de courtoisie à l’égard de ses interlocuteurs. Ses réparties vis-à-vis de quiconque, dit-on, blessent le plus souvent.

<strong>Fuite en avant</strong>

C’est peut-être pour ces raisons que Assane Sidibé et d’autres ont marqué de la distance par rapport à lui. Yelema, son parti à la tête duquel il a mis Dr. Youssouf Diawara comme président, n’est pas non plus une fore qui compte réellement sur l’échiquier politique national. On chuchoterait même que Dr. Y Diawara ne serait plus à l’aise avec lui. Tout compte fait, Moussa Mara, dans ses activités politiques actuelles, agit en singleton, et non pas en synergie avec sa propre formation politique. Être visible, c’est bien. Mais et si c’était aussi pour se prémunir contre la justice ?  En effet, il existait une procédure judiciaire contre Mara et tant que celle-ci n’aura pas été vidée – et ce ne semble pas être le cas-  il demeure un inculpé dans le cadre de ses activités à la Maire de la Commune IV de Bamako, même s’il est libre de ses mouvements et qu’il peut bouger avec l'autorisation expresse du juge. Quid de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel qui a refait surface dernièrement et qui promet des rebondissements. On sent un peu de fuite en avant… Mais ce qu’il faut surtout craindre, c’est que si Moussa Mara n’est pas le pion actionné par les traditionnels commanditaires de coups bas contre le Mali, après la fuite de grands délinquants qui continuent d’attaquer la patrie depuis l’extérieur, S’il gagnait des faveurs avec les ennemis extérieurs du Mali, en Europe et en Afrique, auxquels il doit montrer qu'il jouit d'une audience importante pour les servir, qu’il peut donc remuer jusqu’à l’ébranlement du pouvoir en redonnant du poil de la bête à une certaine opposition et à une certaine société civile, le risque sera gros pour lui. Les formations et société qu’il dit démarcher sont dans l’histoire que les autorités de la transition leur fassent, par magnanimité et non pas pour des raisons patriotiques, une petite place au soleil. C’est le piège que Mara ne voit pas. Il n’a rien compris au fait que le ministre de la Défense et des anciens Combattants, puis celui en charge de l’administration territoire, l’aient reçu si promptement deux jours après que le Président Goïta ait révélé devant les familles fondatrices de Bamako, les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et de la société civile, le fameux coup de file qu4Emmanuel Macron lui a passé, après avoir été informé d’avance par un Président africain, puis la démarche d’un autre grand pays et de la CEDEAO, tous proposant clairement des noms de personnalités maliennes, toutes encore en vie, pour assumer la présidence de la transition malienne, le poste de Premier et… Les deux officiers supérieurs ignorent-ils les liens que d’aucuns affirment que Mara a entretenus  hier  avec les rebelles et la France, allant jusqu'à nier l'empêchement du Mali de rentrer à Kidal en 201-2014 ? Avec de hauts stratèges particulièrement au parfum des intrigues qui ont valu à notre pays des crimes atroces, il faut se garder de jouer au plus intelligent. Mais trop opportuniste, sans vergogne et de courte mémoire est libre de ne pas brider sa vanité.

<strong>Sy Eric</strong>

<strong>Amadou N’fa Diallo</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Suite aux interpellations dans l’affaire EDM-SA :  La monstrueuse propagande vise à incriminer le ministre de l’Economie et des Finances]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/suite-aux-interpellations-dans-laffaire-edm-sa-la-monstrueuse-propagande-vise-a-incriminer-le-ministre-de-leconomie-et-des-finances-3050806.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Jan 2024 12:43:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le National]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6999168174s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv6999168174bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis plusieurs jours, deux longues semaines maintenant pour l’opinion publique mais pas que, la justice a interpellé de gros calibres soupçonnés d’être mouillés dans la lancinante affaire de l’EDM-</span></b></span><span>sa</span><span>.</span><span> </span></p>
<p class="yiv6999168174s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span>Ceux qui sont attirés dans les mailles des filets du Pôle économique sont l’ancien directeur général, </span><span>Koureich</span><span> Konaré et certains de ses collaborateurs haut placés dans la nomenclature de la société, mais aussi d’autres personnalités dont l’ancien ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.</span><span> La garde à vue traînant en longueur, une insidieuse campagne vise à incriminer le ministre de l’Economie et des Finances, </span><span>Alousséni</span><span> </span><span>Sanou</span><span>.</span></p>
<p class="yiv6999168174s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv6999168174bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le coup de filet du 10 janvier 2024 de la Brigade du Pôle National Economique et Financier a pris dans ses mailles beaucoup de gros poissons à EDM-sa, société dont la mauvaise gestion est au cœur d’une chronique lancinante pour d’évidentes raisons. Elle croule certes sous le poids d’une mauvaise gestion endémique depuis des décennies, mais les délinquances nombreuses en son sein depuis seulement quelques trois ans ont été opérées avec une insouciance si évidente qu’elle peine de plus en plus à assurer le service de l’électricité aux populations, sa raison d’être, </span></span>à un tel point que c’est toute l’activité nationale, publique comme privée, qui est dramatiquement handicapée de manière crescendo au fil des jours. Toutes les solutions envisagées par les autorités de la transition depuis leur avènement ont été, semble-t-il, des aubaines pour malfrats endurcis qui n’ont jamais songé à autre chose que s’en mettre plein les poches. En attendant que la justice remonte un jour plus loin pour comprendre comment l’EDM-sa en est arrivée à devenir la caverne d’Ali Baba pour des indélicats de la République depuis tant d’années, l’action déclenchée par la Brigade du Pôle Economique et Financier, au regard des profils des interpellés, montre la saignée constatée, à la base de l’inefficacité, surtout de l’incapacité à accomplir la mission de service public. Certains sont plus anciens que d’autres dans la boîte, mais tous sont des cadres qui y ont duré, qui ont donc une expérience dans la société, et quelques-uns relèvent de services travaillant étroitement avec EDM-sa ; ce sont, en conséquence, de grands initiés, du moins si leur culpabilité dans la déconfiture de la société était établie par la justice.</span></p>
<p class="yiv6999168174s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv6999168174bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En attendant, la garde-à-vue continue, donnant lieu à des amalgames, à des actions d’intoxication, voire à une monstrueuse propagande visant à salir le ministre de l’Economie et des Finances, le sieur </span></span>Alousséni Sanou, et au-delà de lui, le Président même de la transition et certains ses collaborateurs les plus proches. L’Edm-gate telle connue ces temps-ci est ainsi en train de prendre des allures manifestes pour déstabiliser la transition. Les magistrats et les limiers qui travaillent d’arrache-pied sur le dossier, avec conscience professionnelle aigue, on le sait, ne pipe mot. Mais des malins, qui ne sont point impliqués dans la procédure et qui n’ont nul accès aux différents dossiers, s’autorisent, en effet, à distiller de fausses informations sur les réseaux sociaux. Ces génies de la manipulation affirme qu’au cours de son audition par l’autorité judiciaire, l’ancien ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a demandé que soit entendu dans l’affaire  l’actuel ministre de l’Energie et de l’Eau, Madame Bintou Camara, dont on sait qu’elle n’est arrivée au gouvernement que le 1er juillet 2023, il y a six mois seulement. Les auteurs de ce gros morceau pousseront l’imagination jusqu’à affirmer que l’ancien ministre Lamine Seydou Traoré a demandé aussi, dans la foulée, que les enquêteurs entendent Demba N’Daw, le directeur du cabinet du Président de la transition et qu’en plus, par élégance, il a sollicité la relaxe de les agents d’EDM-sa parce qu’il assume seul tout. Affirmation cousue de fil blanc, mais on voit bien qui est réellement visé et pour quel but. Vouloir traîner DembaN’Daw dans les fanges d’EDM-sa est une histoire mal pensée et prétendre que Lamine Seydou Traoré décide d’assumer seul toute la délinquance au sein d’EDM-sa conduit plutôt à attester sa culpabilité pleine et entière, ce qui est aberrant de la part d’un homme qui, sept mois plus tôt, protestait de sa bonne foi en alléguant le manque d’écoute des plus hautes autorités pour son plan. Cela signifierait en effet que Lamine Seydou Traoré le délinquant à tous les échelons, voleur de carburant, acheteur de groupes électrogènes défectueux, soustraction d’argent, etc. Or, l’intéressé aurait affirmé que c’est le ministre de l’Economie et des Finances qui aurait débloqué six milliards pour une opération sans qu’il en soit informé le moins du monde, lui ministre de tutelle ; une correspondance existerait pour corroborer ses allégations.</span></p>
<p class="yiv6999168174s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv6999168174bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pêcheurs en eaux troubles</span></b></span></span></p>
<p class="yiv6999168174s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><span class="yiv6999168174bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Manifestement, il y a des partisans de l’ancien ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau soucieux de le tirer d’affaire. Mais la défense par la désinformation, qui plus est, cherche à mouiller l’entourage du Président de la transition et certainement lui-même, va-t-elle vraiment rendre service à l’intéressé ? Les magistrats ne gèrent pas la rumeur, fort heureusement. Néanmoins, plus dramatique est la tentative de se saisir des déboires judiciaires des présumés délinquants d’EDM-sa pour acculer la transition. Certains franchissent allègrement ce pas en liant toute l’affaire à des détournements pour financer Wagner, quand bien même nul n’a pu montrer Wagner au Mali, et à d’autres problèmes politico-institutionnels, voire d’achat d’armes et de munitions. Les pêcheurs en eaux troubles sont légion, mais la justice passera.</span></span></span></p>
<p class="yiv6999168174s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span><b>Luc Sidibé</b></span></p>]]></content:encoded>
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