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        <title><![CDATA[Nouvelle Libération]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Nouvelle Libération]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Hôpitaux sales et gouffres financiers]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 02:07:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ils ont une réputation bien établie : ils sont sales en termes d’absence de propreté. Ils le sont davantage parce qu’ils sont devenus des gouffres financiers. Ils viennent d’engloutir des centaines de millions de nos francs. Il s’agit des grands hôpitaux et quelques grands centres de référence du Mali. En effet, dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus (Covid 19), ils ne se sont pas retenus de dilapider des ressources publiques. Du moins, c’est le rapport du bureau du Vérificateur général, publié lundi, qui a découvert le pot aux roses. Liste non exhaustive : 53.411.000 de Fcfa de dépenses indues à l’hôpital du Mali ; 24.420.800 au CHU du Pont G. CHU Gabriel Touré : 100.551.667 de Fcfa de dépenses indues effectuées. 10.376.750 de Fcfa de dépenses indues effectuées à l'hôpital Nianankoro Fomba de Ségou. Le bureau du Vérificateur général relève par ailleurs 9.346.180 de Fcfa de dépenses indues effectuées à l'hôpital de Sikasso. Excusez du peu !

<strong> </strong><strong> </strong><strong>Fonds Covid : les services des impôts font des siennes !</strong>

Des chefs de services des impôts ont minoré les droits d’enregistrement et la redevance de régulation sur des marchés Covid-19. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la mission de vérification financière et de conformité du bureau du Vérificateur général. La mission avait posé ses cartons au Projet d’Intervention d’Urgence Covid-19. Elle dit avoir «constaté que les services des impôts ont minoré des droits d’enregistrement et la redevance de régulation sur des marchés. En effet, les services des impôts, en calculant les droits d’enregistrement et la redevance de régulation, ont détaxé le montant des marchés passés dans le cadre de Covid-19 alors que ceux-ci ont été conclus hors taxes. Cette irrégularité a entraîné une minoration de recettes pour l’Etat d’un montant de 31 061 251 FCFA au titre des droits d’enregistrement et de 5 033 361 FCFA au titre de la redevance de régulation, soit un montant total de 36 094 612 FCFA.» Vous pensiez avoir tout entendu !

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[100 Jours de la Primature Choguel :   Vers une prolongation inévitable de la Transition !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/100-jours-de-la-primature-choguel-vers-une-prolongation-inevitable-de-la-transition-2944125.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:32:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 100 jours de primature, la Transition seconde version Assimi-Choguel peine toujours à trouver ses marques. Entre radicalisation progressive d’une opposition politique rétive à tout compromis et absence de dialogue, la conduite du pays se déroule tant bien que mal sur fond d’insécurité en nette progression avec une armée à laquelle les terroristes taillent régulièrement des croupières !</em></strong>

Bien malin qui pourrait désigner un seul acte majeur comme un acquis des cent jours que l’ancien président du comité stratégique du M5-RFP, Choguel Maïga, vient de passer à la Primature malienne. Peut-on, réellement, dire qu’il est responsable si aucun des chapitres sur lesquels il s’est engagé, à la fois lors de la présentation de son Programme d’action du gouvernement que pendant différentes rencontres, n’a strictement été accompli ?

Mais il serait injuste de réduire la primature Choguel aux difficultés réelles auxquelles le successeur de Moctar Ouane a été confronté. Dont autant la classe politique hors organes de transition que partenaires du M5-RFP et même les militaires au pouvoir sont peu ou prou à l’origine.

<strong>Ni délai de grâce, ni préjugés favorables</strong>

De fait, Choguel n’a eu droit ni à un délai de grâce encore moins à des préjugés favorables. La situation d’immobilisme sur tous les engagements souscrits par les militaires excluait tout état de grâce. Aucun des chantiers convenus n’avait eu un début d’exécution, au-delà des effets d’annonce dont s’acquittait l’exécutif Moctar Ouane.

Aussi, entre cocasse et maladresse, l’accouchement de son gouvernement a été rendu difficile et l’analyse de la clé de répartition des portefeuilles démontre que le Premier ministre issu du M5-RFP a dû faire beaucoup de concessions et de compromis. Visiblement, la concurrence assez rude pour le choix de chef de gouvernement a empêché l’ancien coordinateur de la contestation populaire de s’adosser davantage à cette force hétéroclite qu’il avait pourtant réussi à conduire jusqu’à la chute du premier exécutif de la transition.

<strong>Absence d’inclusivité et la junte seule maîtresse à bord ?</strong>

Sur les 28 membres de ce gouvernement, selon plusieurs analystes, seuls 8 ministres relèvent du choix du Premier ministre et sont théoriquement censés représenter la classe politique. D’ailleurs, poursuivent-ils, sur ce nombre, peu occupent des portefeuilles importants, à part l’éducation, et aucun à des responsabilités susceptibles d’imprimer la marque des politiques dans la conduite de la Transition.

À la décharge du Premier ministre Maïga, les dichotomies irréductibles de l’échiquier ont eu un certain prolongement sur les relations au dialogue que Choguel a tenté de nouer au sein du landernau. Celles-ci remontent déjà au débauchage massif opéré au sein de l’opposition pour constituer en mars 2019 l’avant-dernier gouvernement et pour organiser le Dialogue national inclusif (DNI).

En déclarant donc ouvertement que la question de la date des élections est inscrite au menu des assises nationales de la refondation, qu’il entend organiser contre vents et marées, le Premier ministre Choguel Maïga a certes fait le choix de se défausser sur une tribune à qui les actuelles autorités compte bien filer ‘’le sale boulot’’ : le caractère ‘’populaire’’ d’un tel forum convient mieux à la prise de décision d’une rallonge de la période transitoire plutôt que par le fait d’autorités qui, autrement, se dédieraient de leurs engagements maintes fois assurés.

Mais c’est la situation qui l’a contrainte à s’y résoudre. Autant l’immobilisme caractéristique de la gestion Bah N’Daw-Moctar Ouane était déjà porteur des signes de rallonge, autant l’absence d’avancées concrètes sur l’ensemble des chantiers impartis à la Transition de 18 mois initialement retenus rendent inévitable la prolongation des délais, en repoussant les élections à… une autre date.

<strong>Opposition irréductible au PM</strong>

Le fétichisme des dates et l’intransigeance à maintenir le terme de février 2022 jurent déjà avec les échéanciers du chronogramme publié le 15 avril 2021 dernier, certainement avec quelque précipitation et davantage pour rassurer la communauté internationale, par le jeune lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration. Si nul, pour l’heure, parmi les politiques d’envergure, n’assume et n’accompagne les religieux, dont le Chérif de Nioro dans son appel à une prolongation de la Transition, personne n’est pour autant dupe.

Le réalisme commande soit de réduire de façon drastique la voilure des chantiers transitoires, en renonçant aux ambitions de réformes et à la quasi-totalité des élections à l’exclusion de la seule présidentielle, où c’est théoriquement l’ensemble du peuple qui s’exprime pour conférer la légitimité. Soit de proroger les délais de la Transition pour tenir, en partie seulement, les engagements souscrits face à la communauté internationale et les partenaires d’appui !

Car l’agenda de la Transition paraissait déjà surchargé dès son avènement ! Et il revient au Premier ministre actuel d’assumer la responsabilité de faire des propositions, de préférence avec l’adhésion d’une partie significative de la classe politique. Un rendez-vous raté en diverses occasions, les sensibilités étant quelque peu échaudées par ce que celles-ci considèrent comme «<em>l’absence d’un cadre formel de concertation entre les partis politiques et le Gouvernement autour de la conduite de la transition politique au Mali qui n’est inclusive ni participative</em>». En somme, l’opposition politique formelle accuse le Premier ministre Maïga de passage en force sur nombre de décisions présentées en faits accomplis.

Toutefois, là aussi, le Premier ministre n’a guère eu le choix d’autant qu’en face de lui, l’opposition de fait ne lui a guère facilité la tâche, refusant tout compromis. Cette partie de la classe politique est regroupée au sein du Directoire du cadre d’échanges des partis et regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali et comprend l’ensemble des partis politiques ayant cheminé dans la dernière ligne droite avec le défunt régime.

De toute évidence, la seule opposition à l’actuel Premier ministre, visiblement pour des querelles doctrinaires remontant à l’aube de la démocratie, semble être le ciment de cette confrontation, car elle fait l’économie de ses propres contradictions. Elle paraît d’autant plus irréductible que sur des dossiers importants, on aura remarqué la multiplication des volte-face comme sur l’organe unique de gestion des élections.

Plusieurs membres de ce regroupement d’opposition avaient rejeté les conclusions des rencontres organisées par le ministre de l’Administration, en optant pour l’organe unique qui était une des recommandations du DNI, avant de revenir cette fois à la charge en annonçant rejeter cet instrument au profit de l’initiative du département de l’Administration.

En substance, dans son dernier communiqué en date du 13 septembre dernier, le Cadre réaffirme son rejet de «<em>l’Organe Unique de Gestion des Elections (OUGE), préconisé par le Gouvernement en lieu et place de l’Organe Unique et Indépendant de Gestion des Elections (OUIGE), recommandé par le Dialogue National Inclusif, pour sa non-pertinence dans le temps restant de la Transition et demandons de s’en tenir aux conclusions de l’atelier de relecture de la loi électorale organisé par le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, les 29 et 30 juin</em>». La querelle, en plus donc du temps, se  résume à un seul mot : ‘’<em>Indépendant</em>’’…

<strong>Choguel, le coupable idéal</strong>

Choguel devrait donc avoir le dos large ! Militaires irresponsables sur le terrain de la guerre contre l’insécurité et le terrorisme, tout comme opposition politique de fait avec un certain cynisme engagée d’abord à durablement décrédibiliser un opposant, ne cesseront de lui charger la barque des tous les échecs pour tenter d’en tirer les dividendes. Tous ont, d’une façon ou d’une autre, un compte à solder avec lui.

L’ancien président du comité stratégique du M5 n’a jamais ménagé les uns pour avoir ‘’volé’’ la victoire du peuple qui a fait chuter IBK, et les autres dont son mouvement a fini par chasser le régime du pouvoir.

<strong> Moussa Touré         </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Assimi Goïta : «Nul ne peut prospérer dans le désordre !»]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:24:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors des travaux du Conseil supérieur de la Magistrature, mardi 14 septembre, le chef de l’Etat et président de la Transition, colonel Assimi Goïta, a réaffirmé sa détermination à mettre la justice dans de bonnes conditions de travail. Il dit espérer en retour que «la justice donne espoir au peuple malien». Puisqu’elle en a aujourd’hui l’opportunité. Voici son discours.</em></strong>

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la prise de contact. Il était de mon devoir de faire votre connaissance aussi de saluer votre engagement et féliciter tous les efforts consentis depuis le début de la rectification de la transition. Vous dire aussi qu’à travers vos actions, vous commencez à donner de l’espoir au peuple malien. Aujourd’hui, nous, moi en tant que Président de la transition, il y a 02 grandes préoccupations dont nous devons coûte que coûte et très rapidement trouver des solutions. Il s’agit notamment de la question de la sécurité et surtout la justice. Je ne cesse chaque jour que j’ai l’occasion de parler avec le ministre de la justice de lui dire que la stabilité du pays repose sur la justice.

C’est vrai que l’armée doit aujourd’hui jouer son rôle par rapport à la stabilité du pays mais c’est surtout la justice. Et malheureusement ces 02 facteurs sont liés. On a beau maintenir la sécurité tant qu’il y aura l’injustice, tant qu’il y aura l’impunité, nous vivrons toujours les mêmes problèmes d’insécurité voire du banditisme et du terrorisme.

Il ne peut jamais y avoir un Etat fort sans une justice forte. Une justice forte repose toujours sur la qualité des hommes et des femmes qui la composent. Malheureusement aujourd’hui et c’est dans tous les secteurs, nous avons des éléments infiltrés. Des secteurs infectés, affectés par certains éléments corrompus qui sont prêts à vendre leur nation au profit de leur intérêt personnel. Raison pour laquelle nous avons besoin des magistrats déterminés, engagés qui sont prêts à prendre des risques pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la Nation.

En revenant sur la question de la lutte contre la corruption et l’impunité, c’est aujourd’hui la volonté du peuple malien, c’est aussi l’engagement que nous avons pris face à l’Etat. Face à la volonté du peuple, on n’a pas d’autre choix que de l’exécuter. Regardez l’Etat de nos routes, beaucoup de contrats sont signés au nom de l’Etat, regardez qu’à un kilomètre d’ici les gens n’ont même pas à boire. Qu’avons-nous fait de tout cet argent qui a été mis à la disposition de l’Etat ?

Ces populations ne nous demandent pas de travail, ne nous demande pas de l’argent ; nous demandent uniquement le minimum et aujourd’hui on est incapable d’apporter ce minimum à ces populations. Cette lutte contre la corruption, contre l’impunité, qui a été déclenchée, sera une lutte sans état d’âme et sans esprit de retour. On n’a pas d’autre choix. Donc c’est pour vous rassurer de notre soutien total, le soutien du gouvernement et aussi le soutien du peuple malien.

Aujourd’hui, nul ne peut prospérer dans le désordre et c’est le moment aussi de mettre de l’ordre dans notre pays. Concernant toutes les difficultés évoquées, je suis en contact permanent avec le ministre de la justice, et à chaque occasion, il ne cesse d’évoquer vos problèmes. Et nous allons étudier les différentes difficultés afin d’apporter des solutions idoines. Parce que c’est le minimum qu’on peut vous apporter parce que votre mission demande qu’on vous sécurise que vous soyez protégés. Donc nous allons mettre tout ce qui est possible afin de vous mettre dans des conditions vous permettant d’accomplir votre mission. Soyez toujours rassurés de notre accompagnement et en retour nous vous demandons d’accompagner cette transition. Car comme on le dit, l’individu laissé à lui seul ne vaut rien mais c’est tout un chacun qui doit apporter son appui.

Et aujourd’hui tout le monde parle de la refondation, je vais aller plus loin parce qu’il s’agit en réalité de refonder l’individu, l’homme malien. Parce que quand vous regardez la corruption, c’est passé par l’homme, c’est planifié par l’homme et c’est mis en œuvre par l’homme. Il faut des femmes et des hommes engagés capables d’arrêter cet animal féroce qui ravage tout sur son chemin.

Une fois de plus, vous avez tous nos encouragements, toutes mes félicitations, je vous encourage à prospérer, à être déterminants. Cela ne peut surtout pas aller sans la prise de risque. Si c’était facile on n’allait pas se retrouver ici. Félicitations à vous et continuez à apporter de l’espoir. Parce que vous avez aujourd’hui cette opportunité. La chance de donner espoir au peuple malien. Merci d’être venus et à la prochaine. Que Dieu protège et bénisse le Mali.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Production d’hydrogène et essor de la nouvelle énergie :   Aliou Boubacar Diallo hisse le Mali au sommet de l’énergie propre !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/production-dhydrogene-et-essor-de-la-nouvelle-energie-aliou-boubacar-diallo-hisse-le-mali-au-sommet-de-lenergie-propre-2944130.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:18:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Déjà, «</em></strong><strong>plus de 21 milliards de dollars américains, d'après le dernier rapport de qualification 51-101<em>» et une capitalisation de près de 100 milliards US en vue, les investissements du capitaine d’industrie malien, dans la nouvelle énergie, sont en passe de propulser le pays dans la cour des grands de la production des sources d’énergie. À condition que soient au rendez-vous l’engagement des pouvoirs publics et la détermination collective à sortir de l’impasse des blocages dus aux collusions politico-économiques caractéristiques des mœurs de la gouvernance de ce pays !</em></strong>

Si l’adversité politique de l’ancienne famille présidentielle l’a obligé à se désengager de la production aurifère, en cédant ses parts dans la société Wassoul’Or, Aliou Boubacar Diallo n’a ni renoncé à ses ambitions politiques, mais davantage, encore moins au développement des affaires.

Pour rappel, Aliou Boubacar Diallo avait fait de Wassoul’Or, la première entreprise minière créée et détenue par un opérateur local aux côtés des multinationales, en réussissant la prouesse de la faire coter à la bourse de Francfort en Allemagne. En la matière, le challenge d’une capitalisation boursière dénotait la confiance des investisseurs en la solidité d’une affaire conduite par un homme d’affaires n’appartenant a priori pas au gratin des finances mondiales.

Mais la démesure et la pratique de prédation de la famille de l’ancien président IBK, notamment de son rejeton Karim Kéita, avaient entretenu un tel climat malsain que l’opérateur avait préféré céder son affaire à des capitaux étrangers.

Ce n’était cependant que partie remise, car le propre de l’homme d’affaires, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018, est d’innover en matière de développement économique. Et pour cause, l’or exit, Aliou Boubacar Diallo va désormais orienter ses <em>«investissements dans l'hydrogène, en dérisquant d’un point de vue géologique l’hydrogène naturel après plus d’une vingtaine de forages et en étant le pionnier de la production de l’électricité avec l’hydrogène naturel sans émission de CO2</em>», explique-t-il. Car, justement, le créateur de Wassoul’Or est d’abord un pionnier, investissant dans des secteurs pratiquement pas exploités par ses pairs opérateurs nationaux.

Et c’est avec fierté que l’opérateur, en dépit des risques inhérents à son initiative, peut affirmer que «<em>grâce à nos travaux dans le Bloc 25 au Mali, nous avons pu confirmer la plus grande découverte d’hydrogène naturel au monde parmi la dizaine de découvertes signalées</em>» à travers le monde par le BGR, une structure d’évaluation scientifique allemande en matière de recherche géologique.

Certes, le Mali est durablement impacté par la crise sécuritaire due au terrorisme, mais bien souvent aussi par la corruption systémique entretenue par son élite politique, sécuritaire dans laquelle baigne le monde des affaires. Pourtant, «<em>aujourd’hui, le Mali a une crédibilité certaine dans le secteur minier et gazier. Son potentiel est avéré et confirmé par différentes études scientifiques</em>…» affirme Aliou Boubacar Diallo, dont l’expertise en la matière est certainement avérée. «<em>Cette découverte d'hydrogène naturel permettra sans nul doute au Mali de dépasser un jour le Qatar</em>», prophétise-t-il avec conviction.

<strong>Un engagement pour développer le Mali par l’hydrogène</strong>

Au sortir de l’or, pour ainsi dire, Aliou Boubacar a innové en investissant un secteur auquel peu sinon pas d’opérateurs maliens comme étrangers n’avaient prêté attention. Un challenge auquel pourtant a cru cet opérateur iconoclaste en créant une société qui ambitionne d’être «<em>le plus grand producteur africain d’hydrogène et un fournisseur majeur d’hydrogène naturel et vert à l’Europe pour lui permettre d’arriver à la neutralité carbone, tel que décidé à l’accord de Paris lors de la COP21</em>».

Dépourvue de toute dette, ce qui constitue un handicap majeur pour toute entreprise de cette envergure, la nouvelle société d’hydrogène dispose déjà de «<em>son programme d'African Big Green Deal, avec un investissement total de plus de 20 milliards d'euros, à réaliser pour la production d’hydrogène naturel et vert au Mali et dans plusieurs autres pays africains où des filiales ont déjà été incorporées</em>». Et, à terme, la valorisation de la «<em>société dépassera la centaine de milliards de dollars américains</em>», détaille l’homme politique et promoteur d’affaires.

L’or est certes aujourd’hui considéré comme l’essentiel de l’indicateur de richesses du sous-sol malien. Cependant, ceci paraît réducteur du riche potentiel gazier dont la démonstration vient d’être faite, à travers les recherches et investissements effectués par Aliou Boubacar Diallo.

En effet, le Mali a raté le tournant de la valorisation de sa production d’or, n’ayant guère appuyé les promoteurs locaux à davantage investir dans les industries de traitement aurifère, dont on sait qu’elles permettent de dégager d’importantes plus-values avec les minerais associés comme l’argent ou autres métalloïdes très prisés dans les industries technologiques de pointe.

Mais Aliou Boubacar Diallo est convaincu que «<em>Ce projet d'hydrogène naturel va inscrire durablement le Mali dans la transition énergétique et permettre ainsi le développement durable du pays</em>». Et en la matière, «…<em>mon engagement pour faire du Mali un grand producteur d’hydrogène est resté intact</em>», s’engage avec presque solennité le promoteur de la nouvelle énergie.

L’opérateur innovant part d’un postulat solide : «<em>Le développement économique et social du Mali se fera par l’implication des opérateurs économiques privés maliens dans la mise en valeur de notre secteur minier et gazier</em>…» dont les effets d’entraînement se ressentiront sur «<em>tous les autres secteurs de l’économie nationale</em>».

«<em>Nous vivons dans un monde mondialisé où l’interdépendance et la mutualisation de nos efforts et de nos moyens sont les seules capables de nous aider à relever les défis multidimensionnels du moment (sécuritaire, économique et sanitaire)</em>», poursuit le candidat de l’ADP-MAliba.

Aliou Boubacar Diallo inscrit ses efforts dans l’intégration et la promotion de toutes les potentialités, d’abord nationales, notamment en finançant, pour des étudiants maliens, comme il le fait «<em>actuellement, une thèse de Doctorat sur l’hydrogène naturel en partenariat avec l’IFPEN (Institut Français du Pétrole et des Énergies Nouvelles)… et deux autres thèses sur l’électrification décentralisée du Mali avec l’hydrogène, sont en cours de négociation avec des universités européennes</em> ».

«<em>Il est temps que le Mali protège ses ressources minières et gazières en les inscrivant dans les questions de sécurité nationale, comme l’ont fait d’autres pays gaziers avec leur gaz naturel</em>», lance Aliou Boubacar Diallo, en guise de cri du cœur. Ce qui est un impératif catégorique incontournable pour toute gouvernance soucieuse de sortir enfin le pays de l’impasse, voire du gouffre où l’ont plongé durablement ses élites politiques de l’ère de la démocratie.

Du reste, et c’est aussi vrai pour les perspectives à long terme du pays, «<em>La solution à la crise multidimensionnelle malienne n'est pas que militaire. Elle est aussi et surtout économique</em>… <em>la solution à la crise malienne passera en partie par le développement de ce projet structurant, innovant, à fort potentiel de valeur ajoutée et de création d’emploi</em> », assure le Golden boy malien des affaires.

<strong>Sortir de l’impasse de l’économie criminelle</strong>

La nouvelle énergie, basée sur la production dépouillée de tout vecteur de pollution, sera la clé de la future révolution industrielle, tout comme le numérique et la digitalisation ont durablement marqué la nouvelle économie et les échanges. Les analyses suggèrent que les grandes économies se préparent activement au tournant majeur et inévitable de l’abandon du tout fossile.

D’ailleurs, l’insolente santé financière des monarchies pétrolières a, ces dernières années, pris du plomb dans l’aile, car on assiste à la multiplication des efforts de réorientation et de diversification des économies de la péninsule arabique et du croissant pétrolier. Le tournant amorcé par la Russie et les importants investissements gaziers dans l’arctique annoncent la nouvelle ère de l’énergie propre, après laquelle les grands pays sont engagés dans un marathon de développement du secteur, et dans laquelle le Mali pourrait disposer d’une place privilégiée, comme le souligne l’ancien promoteur de Wassoul’Or.

Aliou Boubacar Diallo propose donc un engagement public affirmé dans un secteur où la teneur des réserves et la capacité d’accès font nettement du Mali un pays figurant dans le peloton de tête des nouvelles nations gazières avec de surcroît d’importants avantages comparatifs. Au-delà de l’amateurisme et la passivité des pouvoirs publics, le secteur gazier en phase actuellement de recherche sera porteur «<em>de projets structurants et à fort potentiel de développement, pouvant faire émerger une puissante économie nationale, pour mettre fin au cercle vicieux de l’économie criminelle</em>».

C’est pourquoi, «<em>le secteur minier et gazier, avec sa grande capacité de création d’emploi de masse, doit être soutenu et protégé par l’Etat du Mali et les Maliens</em>». Ce domaine a jusque-là échappé à la prédation de l’ancienne famille présidentielle dont la pratique consistait à déstabiliser et à déposséder de leurs affaires les opérateurs de riches secteurs économiques à fortes potentialités.

On le sait, comme notamment pour cet important opérateur pétrolier décédé des suites d’une attaque cardiaque provoquée par la dépossession de ses contrats dont il avait été victime, le propre de Karim Kéita était de profiter du pouvoir paternel pour s’emparer de toute affaire censée être génératrice de retombées financières.

Cela avait été le cas aussi avec un industriel de la filière engrais et intrants agricoles, sur les affaires duquel l’ancien vendeur de véhicules usagés avait jeté son dévolu en compagnie d’un tonitruant et analphabète leader paysan repris de justice. L’industriel avait frôlé de peu la faillite. Les conséquences avaient été telles que le Mali avait plongé dans une crise d’approvisionnement des producteurs en intrants, notamment courant 2019 et 2020, au point d’entraîner une chute drastique de la production agricole nationale.

Mais le candidat de l’ADP-Maliba croit dur comme fer : les décideurs et autres, à qui le peuple aura confié son destin, se doivent dans la transparence de «<em>défendre les grands projets économiques structurants des Maliens, qui sont les seuls à pouvoir développer de manière autonome et durable notre pays, en créant de la richesse et des emplois en masse, pour répondre au chômage de masse des Maliens</em>».

Aliou Boubacar Diallo avertit décideurs et autres partenaires : «<em>Toute tentative de diversion pour retarder ou empêcher la mise en production de l’hydrogène naturel et vert du Mali, tant attendue et suivie par les Maliens, ne sera pas acceptée</em>». Signe de la détermination d’un homme d’action à aller jusqu’au bout !

<strong> Mohamed Ag Aliou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Marakacoungo : le  prix  du KWH passe à 150 Fcfa]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/marakacoungo-le-prix-du-kwh-passe-a-150-fcfa-2944132.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:12:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>La réalisation de la centrale hybride solaire/diesel de Marakacoungo participe de la volonté des plus hautes autorités du pays à relever le taux d’accès à l’énergie.</em></strong>

Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a procédé, le samedi 11 septembre, à Marakacoungo, dans la commune de Zan Coulibaly, région de Dioïla, à l’inauguration de la centrale solaire hybride de cette localité.

<strong><em> </em></strong>Il avait à ses côtés le gouverneur de la région de Dioïla, les autorités administratives et coutumières de la commune ainsi que celles du village de Marakacoungo.

Faut-il préciser, la réalisation de cette centrale hybride solaire/diesel de Marakacoungo participe de la volonté des plus hautes autorités du pays à relever le taux d’accès à l’énergie grâce à un vaste programme d’implantation de centrales d’énergie solaire et de centrales hybrides, dans le cadre du Partenariat public-privé.

Le projet à Marakacoungo, soutenu par la Banque mondiale, a coûté 552 397 673 FCFA. Il a permis de renforcer considérablement le système d’électrification du village à travers la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 260 KWC, l’installation de deux groupes électrogènes de 160 KVA chacun, un parc de batteries de stockage d’une capacité de 795,84 KWH, l’extension du réseau moyenne tension (MT) de 3,3 km et l’extension du réseau basse tension.

Pour le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, le renforcement de la capacité de production, l’augmentation de la durée et de la qualité du service par la réalisation des installations ainsi évoquées, contribueront fortement à la baisse du tarif de l’électricité de 240 Fcfa/KWH en 2020 à 150 Fcfa/KWH en 2021 ; la mise à la disposition des consommateurs de 6000 compteurs d’énergie ISAGO à prépaiement en cours d’acquisition par l’Amader et à des conditions favorables.

Au nombre des résultats attendus, on peut aussi retenir l’amélioration des conditions de vie des populations, la promotion des activités génératrices de revenus ; la sécurisation des personnes et de leurs biens ; la réduction de la pauvreté, bref l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Par ailleurs, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a affirmé que des efforts seront encore entrepris pour électrifier d’autres villages et faire baisser le tarif du KWH, en réduisant la fracture du prix du KWH entre les villes et les villages.

<strong> </strong><strong>Fanata Sakiliba</strong>

<strong>            </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coopération Mali-Qatar : signature d’un accord de financement de 22,32 milliards de FCFA]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-qatar-signature-dun-accord-de-financement-de-2232-milliards-de-fcfa-2944138.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:12:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali et le Qatar ont procédé à la signature d’un accord de financement d’un montant de 40 millions USD (soit environ 22, 32 milliards de FCFA) dont 24 500 000 USD sous forme de prêt et 15 500 000 USD sous forme de subvention.</em></strong>

Le Ministre de l’Economie et des Finances M. Alousséni SANOU et le Directeur Général du Fonds Qatari pour le Développement Son excellence M. Khalifa Al-Kuwari ont procédé à la signature d’un accord de financement d’un montant de 40 millions USD (soit environ 22, 32 milliards de FCFA) dont 24 500 000 USD sous forme de prêt et 15 500 000 USD sous forme de subvention, au titre du Projet PACETEM (Programme pour l'Éducation des Enfants hors Écoles), lors d’une cérémonie de signature virtuelle, ce mardi 14 septembre 2021, en présence de l’Ambassadeur du Qatar au Mali Son Excellence M. Ahmad Al Sunaidi.

«Ce Programme, cofinancé avec la Banque Islamique de Développement dont la contribution s’élève à 33,30 millions USD soit environ 18,58 milliards de FCFA, couvrira toutes les régions académiques du pays, à savoir Bamako Rive Droite, Bamako Rive Gauche, Bougouni, Diola, Douentza, Gao, Kati, Kayes, Kidal, Koulikoro, Koutiala, Mopti, Ségou, Sikasso et Tombouctou. Le Projet bénéficiera à environ 596 597 enfants non scolarisés, en âge d'aller à l'école primaire (de 7 à 12 ans) avec au moins 50% de filles » a déclaré le Ministre de l’Economie et des Finances lors de la cérémonie.

La signature est intervenue dans les locaux du Ministère de l’Economie et des Finances d’une part entre le ministre de l’Economie et des Finances et Son Excellence M. Ahmad Al Sunaidi, Ambassadeur du Qatar au Mali, et d’autre part entre Son excellence M. Khalifa Al-Kuwari, Directeur Général du Fonds Qatari pour le Développement et Son Excellence M. Cheick Diakité, Ambassadeur du Mali au Qatar au siège du Fonds Qatari pour le Développement à Doha.

Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé toute la satisfaction des plus hautes autorités du Mali et de tout le peuple malien à l’endroit des autorités du Qatar, particulièrement le Fonds Qatari pour le Développement, pour cette action en faveur de l’éducation des enfants et de toute la population malienne.

Le Directeur général du Fonds Qatari pour le Développement a exprimé sa volonté d’accompagner les autorités maliennes dans l’esprit de leur partenariat fécond, afin d’améliorer la qualité de l’éducation et de promouvoir le développement socio-économique au Mali.

&nbsp;

<strong>Source : MEF</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition : «Génération Consciente» se mobilise pour sa réussite]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/transition-generation-consciente-se-mobilise-pour-sa-reussite-2944135.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 00:53:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«La réussite de cette transition demande l'implication de tout le monde surtout de la jeunesse. Les jeunes doivent donc se donner la main pour un Mali nouveau». C’est la conviction des membres du Mouvement «Génération Consciente».</em></strong>

Les membres du Mouvement «Génération Consciente» ont donné samedi 11 septembre une conférence de presse à la Maison de la presse du Mali. Il s’agissait pour eux d'appeler la jeunesse malienne à se mobiliser pour la réussite de la transition.

Selon son président, Fousseyni Diaby, le Mouvement «Génération Consciente» est un mouvement apolitique créé par des jeunes pour soutenir la réussite de la transition.

Suivant ses propos, «la réussite de cette transition demande l'implication de tout le monde surtout de la jeunesse. Donc, les jeunes doivent se donner la main  pour un Mali nouveau. Dans les jours à venir, il y aura d'autres activités au programme sur toute étendue du territoire malien et à l'extérieur du pays. Puisque chacun doit fournir des efforts pour sortir le pays de cette crise», a-t-il déclaré.

Selon Mohamed Ag Mattou, l’un des conférenciers, la majorité de la jeunesse malienne est favorable aux autorités de la transition. Avant de citer les préoccupations des jeunes maliens qui se résument à l'éducation, la santé et l'accès à l'emploi.

Et, selon lui, «aucun politicien dans le passé n'a une fois satisfait ces besoins. On a compris que les jeunes ont confiance en cette transition. Ils ont la volonté de la soutenir, de partir avec des réformes proposées et de les examiner.

Nous sommes avec une transition qui subit énormément de pression au niveau de la communauté internationale. Aujourd'hui, le Mali a des réalités différentes… Il faut faire comprendre aux jeunes qu'il ne faut pas céder aux pressions de la communauté internationale», a-t-il déclaré.

Et Mohamed Ag Mattou de conclure qu’il faut laisser cette transition faire son travail, lui donner le temps nécessaire de le faire. «Aujourd'hui, dit-il, toute la jeunesse malienne, de Kayes jusqu'à Taoudéni, est favorable à la prolongation de la transition».

<strong>Bourama  Kéïta</strong>

<strong>            </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Multiplication des candidatures par procuration :   Seydou Coulibaly entretient  la division au sein des partis]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/multiplication-des-candidatures-par-procuration-seydou-coulibaly-entretient-la-division-au-sein-des-partis-2944128.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Sep 2021 00:16:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le rouleau compresseur des déchirures partisanes est en marche. Les incertitudes, liées à la conduite de la transition, n’entament cependant pas la flambée des candidatures fantaisistes, parfois folkloriques mais certainement par procuration pour la prochaine présidentielle. La débauche d’argent permet de… débaucher des cadres politiques, davantage irresponsables car obnubilés moins par la solidité de leurs convictions que par la tentation de la bourse !</em></strong>

C’est le week-end passé que le<em> secrétaire à la communication de l’URD, Me Demba Traoré, a officialisé sa candidature à la candidature de l’URD, en vue de la prochaine présidentielle. Jusque-là, rien d’extraordinaire qu’un cadre de ce rang au sein d’une formation d’envergure, comme l’URD, ait des ambitions politiques pour postuler à la magistrature suprême. Cependant, d’après </em>plusieurs informations, l’organisation de l’événement aurait semé davantage de division qui aurait certainement incité l’avocat et ancien ministre de l’Emploi de la Transition de 2012, à insister sur la nécessaire unité au sein du parti.

<strong>Seydou et Diadié mobilisés pour Me Demba</strong>

Et pour cause, des voix au sein du parti du défunt leader et chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, se sont élevées pour dénoncer l’immixtion plus que malencontreuse de Seydou Coulibaly, pourtant candidat de l’association Benkan à la prochaine présidentielle, et d’un de ses soutiens financiers, Diadié dit Amadou Sankaré, non moins promoteur du Groupe SAER à la réputation également tout aussi sulfureuse. Ces voix indignées au sein de l’URD dénoncent ainsi une contribution financière assez élevée de Diadié Sankaré, envoyée à certains responsables de structures de l’URD de Kayes ainsi que du mouvement Benkan.

En effet, c’est la forte mobilisation de l’antenne régionale de Benkan, à travers une importante logistique et selon toute vraisemblance, une contribution financière conséquente, qui a intrigué voire outré les observateurs en particulier les militants de l’URD non acquis à l’initiative de Me Demba Traoré, nous rapportent des sources.

Mieux, poursuivent ces protestataires, la générosité sonnante et trébuchante de Seydou Coulibaly et de ses soutiens paraît d’autant plus incompréhensible que l’homme, surnommé ‘’Monsieur Avenant’’ des marchés publics maliens, est aussi candidat. Visiblement, Seydou Coulibaly est si riche qu’il peut à la fois financer sa propre candidature ainsi que celle d’un certain nombre de candidats potentiels, à l’image de Me Demba Traoré, comme l’en accusent les détracteurs de celui-ci.

Cette pratique de multiplication des candidatures par procuration a le double avantage de miner profondément l’unité des partis en dispersant leurs voix au détriment de leurs candidats, et d’offrir par ces racolages ce que le candidat de Benkan ne saurait obtenir autrement. Car, bien que censée être implantée au niveau local, l’association paraît jusque-là comme une construction artificielle, ne disposant ni d’un discours porteur de projets cohérents encore moins donc d’une adhésion populaire significative.

Benkan peine à se départir de ses allures de ‘’grin’’, composé d’une garde rapprochée dont la seule expertise demeure pour l’heure sa proximité régionale et ses sulfureuses accointances affairistes avec le PDG de CIRA, ainsi que les émoluments importants que celui-ci concède. En guise donc de stratégie, le rôle de cette association de soutien à la candidature du PDG de CIRA est de déstabiliser les partis politiques. Donc, la candidature de Me Demba est factice, concluent ses détracteurs au sein de l’URD.

C'est de miner l'unité de son parti avant de vouloir attirer ses partisans vers Seydou Coulibaly et se faire beaucoup d'argent au passage. De bonne guerre, dira-t-on avec raison, le propre du politique est d’affaiblir les potentiels adversaires dans la conquête du pouvoir.

Sauf que le PDG de CIRA, qui n’est ni porteur de projets encore moins de stratégie de renforcement de l’unité nationale, ne renouvelle même pas la pratique, en ne misant que sur les bas instincts abjects qui ont rendu le peuple orphelin de cadres soucieux de sa destinée.

Au centre de cette pratique, dont c’est la flambée financière sur le marché politique, nombre de commentateurs accusent Seydou Coulibaly, le PDG de CIRA, d’être le principal promoteur. Au sortir du lancement en demi-teinte de son mouvement à Mopti, nous avions souligné le peu de surface et surtout de background politique du candidat putatif, qu’il compensait par des postures déclamatoires plutôt vides de sens.

L’irruption sur l’échiquier de cet homme d’affaires inexpérimenté participe visiblement donc du processus de ravalement de façade, entamé par les dignitaires de l’ancien d’IBK, un processus engagé avec le coup d’Etat du 18 août dernier dont on sait aujourd’hui qu’il a été factice et probablement orchestré par le Général Moussa Diawara.

De fait, le satrape de CIRA n’a aucun parcours politique et son rapport au landernau s’est résumé, durant les sept (7) années du règne du régime défunt d’IBK, à se fourvoyer avec l’engeance familiale prédatrice à laquelle le président déchu avait en réalité confié la gestion patrimoniale du pays.

On le rappelle, un des proches de l’homme surnommé ‘’Monsieur Avenant’’ du régime d’IBK, nous a assuré que Seydou Coulibaly a désigné pour nomination au moins 17 ministres, parmi la flopée de ministres qui ont défilé tout au long de ce règne caractéristique de la mauvaise gouvernance.

C’est pourtant moins à sa lucidité technique ou une quelconque expertise subodorée, qu’il y avait eu recours qu’en réalité le raffermissement de la mainmise de l’ancienne ‘’Ma Famille d’abord’’ sur des secteurs clé et surtout lucratifs de la gestion des affaires publiques. En l’occurrence, les départements de l’Urbanisme et de l’Habitat ainsi que la palette couvrant les Equipements, Transports et infrastructures et secteurs connexes, vecteurs d’importants marchés publics, auraient été à la discrétion entière du règne du satrape ingénieur. Les résultats en sont éloquents de la déliquescence des infrastructures collectives au Mali.

La stratégie politique de ralliement du candidat de Benkan se résume visiblement donc à inciter à la trahison, en faisant entrevoir les gains financiers titillant le goût du lucre. Pour ce prétendant aux ors de Koulouba, dont l’association peine plus à ratisser les convictions qu’aiguiser les appétits, le salut passe par ériger le Veau d’or sur le piédestal des tabernacles au sein des chapelles partisanes.

<strong>Attiser les instincts des éternels maillons faibles</strong>

Ainsi, Seydou Coulibaly procède donc par s’attacher les services des maillons faibles des formations, à travers les dividendes financiers attendus d’une migration vers les lambris de CIRA. Et comme on le voit, la récente virée de Me Demba Traoré, dans la capitale des rails, a été le révélateur de ces collusions, à la limite incestueuses. Les accusations d’appuis financiers qui seraient venues du patron de CIRA et de son âme damnée, Diadié Sankaré, ont semé confusion voire colère au sein de l’URD.

La présence d’Iba N’Diaye, l’ancien chef de cabinet du chef de file de l’opposition, en soutien ou non à l’initiative de l’avocat, en rajoute davantage aux doutes. En effet, tout comme Me Demba Traoré en rupture de ban du CNID, où il a fait son ascension grâce à Me Mountaga Tall, l’ancien secrétaire général de l’Adema est aussi un tard venu au parti de la poignée de main. Mais à la différence notable de l’ancien député de la Commune VI, Iba N’Diaye est le principal responsable de la scission de l’ancien parti majoritaire ayant conduit à la création de l’URD.

En effet, en dépit du choix porté en 2002 sur Soumaïla Cissé comme candidat à la suite des primaires du parti, c’est justement Iba N’Diaye qui a conduit 13 autres cadres de la direction de la Ruche à refuser ce choix démocratique des militants adémistes pour signer ce qui a été ‘’l’Appel des 14’’, à défier la candidature du parti pour choisir celle du Général Amadou Toumani Touré.

Les remous qui s’en sont suivis ont fini par contraindre le malheureux challenger de cette élection à porter, avec ses amis, une nouvelle formation sur les fonts baptismaux, en l’occurrence l’URD. Si bien que le chef de cabinet du défunt Soumaïla Cissé est bien en terrain connu en matière d’expertise de la trahison et du nomadisme politique.

Aussi, l’initiative de Me Demba, de prendre de vitesse ses potentiels adversaires, Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra au sein du parti, cache-t-elle certainement une volonté de monnayer son appui au candidat de Benkan, si l’appui matériel et financier de celui-ci était avéré.

<strong>Acheter le vote avec l’argent volé au peuple</strong>

Ce n’est certainement pas  en semant les graines de la division que l’on parviendra à une «… transformation durable et en profondeur du Mali, avec la participation active des Maliens», comme Me Demba Traoré en fait son slogan.

La stratégie politique de Benkan consiste à ériger la trahison en mode de ralliement. Le PDG de CIRA n’incarne pas le renouveau, mais un vulgaire relooking des pratiques abhorrées qui ont toujours fait le substrat de la mauvaise gouvernance. Le fonds de commerce politique privilégié du satrape de CIRA est composé des cadres les moins ‘’éthiques'', la lie idéologique des formations, qui sont autant de branches pourries vivant de la crédulité des militants. La débauche d’argent est donc la marque la plus visible de l’approche politique de celui qu’on appelle ‘’Monsieur avenant’’  des marchés publics du régime IBK.

La candidature de Me Demba est d’autant plus factice à la limite sera folklorique aussi longtemps que l’avocat ne pourrait se départir de ces soutiens incongrus dont ils bénéficient aujourd’hui. Car les convictions et les idéologies ne sont pas de saison avec Seydou Coulibaly et Diadié Sankaré. Et si l’accointance avec ces deux personnages est avérée, l’objectif de l’avocat ne serait rien moins que de miner l'unité de son parti avant de vouloir attirer ses partisans vers le candidat de Benkan… et se faire beaucoup d'argent au passage.

Ce sont ces pratiques de collusions qui expliquent la désaffection croissante de la population envers une élite politique abhorrée et la tendance à croire que les militaires faisant irruption sur l’échiquier constitueront la solution. Seulement voilà, c’est vite oublier que le désordre kaki, d’une incurie rédhibitoire pour n’avoir même pas réussi son unique mission de défendre la sécurité du peuple, ne dispose ni de la capacité, encore moins la volonté de constituer une alternative. Bien au contraire, comme dans le cas malien, la junte des proconsuls passe pour se commettre dans la fange des pratiques dont elle jette quelques lampistes en pâture judiciaire, en guise de session de rattrapage pour défaut de légitimité par les armes.

Indubitablement, c’est l’argent qui sera le facteur déterminant des prochaines élections. Et nombre de détracteurs soulignent avec raison que c’est le produit des pratiques de prévarication, des surfacturations et diverses pratiques illicites de détournements au détriment du Trésor public, récolté assidûment sous l’ère de l’ancien régime qui servira à la conquête des urnes lors des prochaines échéances électorales dont surtout la présidentielle. En somme, c’est l’argent volé au peuple qui servira à l’achat de son vote. Visiblement pour mieux l’essorer…

<strong> </strong>

<strong>Yaya TRAORE</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition : Wagué et ses «réconciliations» contre nature]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/transition-wague-et-ses-reconciliations-contre-nature-2942919.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Fri, 10 Sep 2021 07:29:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous le disions dans une de nos précédentes parutions : l’actuel ministre de la réconciliation, le «coopté» du Comité national de transition (CNSP), Ismaël Wagué, est à la tête d’un département dont il ignore tous les contours et, peut-être, même, le sens. </span></i></b></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis qu’il est à la tête de ce département et qu’il y a débarqué avec des dizaines de militaires, a nommé celle qui ressemble à une belle-mère à lui, à la direction administrative et financière, on ne sait réellement pas ce qu’il fait en termes de réconciliation. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le premier acte qu’il a posé, c’est instaurer la charia à Farabougou où l’ex-junte a été incapable de chasser les djihadistes. Comme seule solution, le gouvernement, à travers Wagué, s’est couché et a accepté toutes les conditions des terroristes ; à savoir, que les femmes sortent voilées, que les hommes portent des pantalons courts, gardent la barbe, que personne n’écoute de la musique etc. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le retour au moyen-âge, c’est tout ce que le ministre de la réconciliation et le Haut conseil islamique ont trouvé pour «soulager les peines» des populations sur place. Le drame, c’est qu’ils s’en réjouissent. Le même scénario a été reproduit dans plusieurs autres localités qui vivent, aujourd’hui, au rythme de la Charia, se disant abandonnées par les autorités. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On se demande où est passée notre armée. Une armée que Wagué vient, d’ailleurs, de mettre sur le même pied d’égalité que les chasseurs traditionnels, communément appelés «Donsos»,à travers, ici, aussi, la signature d’un document dit de réconciliation. Quand on continue encore à sous-traiter notre sécurité !</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">MT </span></b></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali-USA : la rupture ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-usa-la-rupture-2942923.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:37:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Entre le Mali et les Etats-Unis d’Amérique, «ça coince» présentement en termes de relations diplomatiques. </span></i></b></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On le sait, le pays de l’Oncle Sam a suspendu sa coopération militaire avec notre pays depuis plusieurs semaines maintenant et pour ne rien faciliter, le président de la Transition, chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, refuse de recevoir depuis son second coup d’Etat, et sa confirmation comme chef de l’Etat, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En dépit des multiples demandes d’audience de ce dernier, il n’arrive pas à voir le nouvel homme fort du pays qui, à chaque fois, l’envoie chez le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. En plus de ce manque de courtoisie envers l’ambassadeur des Etats-Unis, un autre officiel (un membre du gouvernement américain dont nous tairons le nom) a eu droit au même traitement inamical lors d’un de ses récents passages dans notre pays. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><a name="_GoBack"></a><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Avant d’atterrir à Bamako, comme cela est de coutume, ses services ont officiellement saisi le protocole malien pour communiquer son programme et exprimer sa volonté de rencontrer le président de la Transition. En vain.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Sur place à Bamako, on l’a fait tourner en bourrique et c’est encore une fois de plus, Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères, qui l’a reçu. Notre ami Américain est rentré furieux et, malheureusement, au haut sommet de l’Etat, on ne s’en rend même pas compte. Depuis, entre les Etats-Unis et notre pays, règne un froid sibérien.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s11" style="background: white;margin: 3.75pt 0cm 3.75pt 0cm"><span class="yiv2692558289bumpedfont20"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></span><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">M. Touré </span></b></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Autrement dit ;   Deuxième avertissement !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-deuxieme-avertissement-2942927.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:13:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La première alerte (si on peut l’appeler ainsi) a été la prise d’otages de Boni. Pendant toute une journée des militaires mécontents ont retenu plusieurs hauts gradés (gendarmes et militaires) venus, disaient-ils, pourtant, leur apporter «le soutien des plus hautes autorités», auxquels ils exigeaient de refaire le trajet Boni-Sévaré par route. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ils étaient venus, faut-il le rappeler, par les airs à bord d’un hélicoptère de l’armée. Les militaires furieux entendaient, disaient-ils, à travers ce geste, faire vivre à leurs chefs ce qu’ils vivent eux-mêmes au quotidien. Les mutins de quelques heures se plaignaient aussi du manque de soutien lors d’une attaque qui avait eu lieu, quelques jours auparavant, et au cours de laquelle ils avaient perdu plusieurs dizaines de leurs camarades. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Lors de cette embuscade, se plaignaient-ils les mutins de Boni, ils n’avaient eu aucun soutien aérien et «comment pouvaient-ils venir nous narguer avec un hélicoptère ici ?». Pendant plusieurs heures, on a craint le pire qui a été évité de justesse grâce à l’intervention de plusieurs médiateurs, dont la Minusma, qui n’a pu finalement récupérer les ex-otages que le lendemain et qu’elle a ensuite transportés à Bamako, via Sévaré.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À l’époque, pour ce qui concerne cette cérémonie, nous parlions (nous et plusieurs autres milliers de nos compatriotes) d’avertissement, d’alerte ; et de leçon à tirer d’un semblant de révolte à prendre très au sérieux. Apparemment, ces conseils (comme c’est souvent le cas) sont tombés dans l’oreille d’un sourd, et arriva la mutinerie devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako où des policiers ont exigé et obtenu la libération d’un des leurs, quelques heures auparavant, mis sous mandat de dépôt. </span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le deuxième avertissement, à notre avis. Cette fois-ci, l’Etat était totalement à terre et venait de perdre toute son autorité. Ce n’est qu’après moult négociations et garanties que le commandant, patron de la composante police de la Forsat, est retourné dans les liens de la justice0. Et, cette fois-ci, pas à la Maison d’Arrêt de Bamako, mais au Camp 1 !</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Déjà, une autre capitulation de la part de l’Etat qui, disons-le tout net, s’affaiblit, chaque jour, un peu plus, et continuera ainsi tant que ceux en charge de la gestion du pays ne feront pas face à l’essentiel.</span></span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2692558289s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv2692558289bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné</span></b></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Arrivée de mercenaires russes au Mali :    Ce que cela va nous coûter !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/arrivee-de-mercenaires-russes-au-mali-ce-que-cela-va-nous-couter-2943791.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/russe-wagner.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Wed, 08 Sep 2021 10:48:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les «militaires» au pouvoir dans notre pays auraient décidé, visiblement, de ne plus faire la guerre mais de rouler dans de grosses cylindrées, s’occuper de leurs propres affaires et «garder» leur bureau. Le dangereux et risqué travail de terrain, quelqu’un d’autre le fera à leur place… aux frais du contribuable, et au péril de l’intégrité territoriale nationale.  </span></i></b></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans une de nos précédentes parutions, nous parlions de la volonté du président de la Transition et son ministre de la Défense de louer les services de la société de mercenaires russes, WAGNER, pour leur confier la lutte contre le terrorisme dans notre pays, comme cela se passe dans  plusieurs Etats faillis : la Centrafrique, le Soudan, la Libye et autres. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Plusieurs missions se sont déjà rendues à Moscou pour négocier le contrat et les discussions sont toujours en cours. La dernière est celle conduite par l’actuel ministre de la Défense, colonel Sadio Camara, qui a séjourné plusieurs jours dans le pays de Poutine. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce qu’ils ont proposé aux Russes est très simple : trouvez-nous des mercenaires et des avions pour combattre le terrorisme dans notre pays. Il aurait juste suffi d’ajouter : «à la place de notre armée». Ce qui va sans dire. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À ce jour, apparemment, les négociations piétinent. La dernière mission a été infructueuse. Aux dernières nouvelles, les Russes auraient, selon nos sources, demandé 10 millions d’euros par mois et la concession de mines d’or, déjà, en exploitation. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’ex-junte leur a proposé des permis miniers, mais, en exploration. Malheureusement, pour Assimi et ses amis, des géologues russes se sont opposés à cette offre prétextant qu’elles ne seraient rentables seulement que dans de nombreux mois voire plusieurs années.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce qui est inquiétant à ce stade des négociations, c’est la probabilité que nos militaires (qu’on sait ne pas être de bons négociants) ne cèdent aux désidératas des Russes et fassent comme en Centrafrique. Dans ce pays, ils ont dépossédé des propriétaires miniers au profit des mercenaires. Pire, les Russes, pour gagner beaucoup plus d’argent, ont pris le contrôle des douanes et, naturellement, les transporteurs sont obligés de payer une taxe à Wagner. </span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ils exercent désormais sur le régime du président Faustin Archange Touadéra (qui ne sait plus à quel saint se vouer) une forte emprise, qui se manifeste, souvent, par une ingérence dans de nombreux autres services</span></span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> <span class="yiv6235793973bumpedfont15">de l’Etat, notamment régaliens, tels que l’armée, les services de renseignements, etc., entraînant une perte de souveraineté pour Bangui.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si les Russes arrivent chez nous, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ce sera le même scénario, et même, avec des conséquences fâcheuses sur nos relations avec d’autres pays amis. À ce stade, déjà, selon plusieurs sources, cela va faire un mois qu’il n’y a plus d’échanges entre la France et les autorités maliennes actuelles mais aussi entre celles-ci et les Etats-Unis.</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Si ces négociations avec WAGNER aboutissaient et que les Russes débarquaient chez nous, certains diplomates français ne s’en cachent plus : «La France adopterait une ligne très dure qui pourrait définitivement l’emmener à quitter le Mali». Déjà, avec les USA, la coopération militaire est suspendue depuis un moment. Maintenant !</span></span></p>
<p class="yiv6235793973s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv6235793973bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné </span></b></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition : l’inévitable escalade entre Choguel K. Maïga et la classe politique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/transition-linevitable-escalade-entre-choguel-k-maiga-et-la-classe-politique-2-2942053.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:39:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jouer à la ruse a forcément un prix. Face à malin et demi, le malin termine toujours sa course dans le ravin. Si personne ne semble se préoccuper pour Choguel qui est un habitué des ravins politiques, le fait de vouloir entraîner le Mali dans son sillage change la donne. </em></strong>

Même s’il est dit qu’un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité, l’histoire de Choguel nous rappelle celle du renard dont les marchés regorgent la peau malgré le fait qu’il soit très malin.

Confondant la République à une raie publique au service d’un clan, le Premier ministre M5 ne cesse d’accentuer le fossé entre Maliens. Son entêtement et sa vision unilatérale des choses sont entrain de maintenir notre pays dans l’impasse. Il aurait dû savoir que la malice peut bien obscurcir la vérité sans jamais l’atteindre.

Depuis la nomination du messager de la rue à la Primature, le recul est patent, même pour la crème du M5. Pour l’instant, seul Assimi Goïta semble naïf au point de croire à la bonne foi et à la justesse du cap solitaire de son bouée de sauvetage issu de la rue. Adepte des shows médiatisés, il n’a pas dérogé à la tradition lors de sa rencontre du vendredi avec la classe politique.

En plus d’avoir fait infiltrer et infester la rencontre de micro-partis à sa solde, le crépusculaire politique s’est livré à un exercice d’auto satisfaction qui faisait sourire dans la salle. Comment le Mali a pu tomber aussi bas ? S’interrogeait l’assistance médusée par les verbiages du recordman des virements et revirements en si peu de temps. Bonjour l’escalade !

Puisque le ridicule n’est plus de ce pays, le bouillant ex-seigneur de la rue a décidé que l’histoire du CNT appartient au passé. Il ne s’est pas trompé puisqu’il a changé de statut entre-temps. Sans surprise, il aurait pu dire que les morts des évènements tragiques ne sont pas morts, mais qu’ils se sont juste transformés en escaliers sous ses pieds pour contourner l’ascenseur de la démocratie. Sur les traces de certains de ses prédécesseurs dans le mépris et l’arrogance pour les autres, Dr. Choguel Kokalla Maïga joue avec le feu.

La réponse très adaptée et pédagogique d’Amadou Koïta sur place et la déclaration des partis et regroupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie donnent le ton d’une escalade inévitable à la douleur de l’indifférent Assimi Goïta. Un arbitre qui jette son sifflet en plein match est plus coupable que le joueur qui commet la faute. Espérons que le colonel muet ne l’apprenne pas trop tard, car le silence ne peut gouverner un pays en crise.

Il se dit que les religieux désormais unis vont bientôt emboîter le pas à la classe politique. La société civile s’est déjà prononcée pour le respect du délai de la transition. D’ici là, l’organe unique de gestion des élections, les assises de la refondation et le réaménagement du calendrier électoral continuent de semer la discorde.

Discorde sur laquelle, l’homme de la rue, pris en otage par ses ambitions, semble compter pour s’éterniser. Troublante coïncidence, tous les points d’achoppement mettent en jeu des milliards. Qui veut se servir avant sa disparition politique programmée ? Les prochains jours nous en édifieront. À suivre !

<strong>Mamadou COULIBALY       </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Autrement dit :   La diversion des forages]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-la-diversion-des-forages-2942044.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:25:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À croire que le président de la transition découvre les forages avec son arrivée aux affaires, qu’il a une histoire avec les forages ou, en tout cas, qu’il n’a pour projet de société que faire des forages. C’est bien de le faire, de donner de l’eau aux populations, leur permettre d’accéder à cette eau facilement ; mais, force est de reconnaître qu’elles n’ont pas besoin que d’eau, qu’on ne construit pas un pays avec des forages. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malheureusement, ce n’est pas ce qu’a compris le président de la Transition, le colonel Assimi, dont une conseillère spéciale est même devenue spécialiste en forage, tellement elle fait le tour du pays (pas Kidal et vers Ménaka et Ansongo) pour prospecter les zones propices à la réalisation de forages ; évaluer les besoins et offrir des forages. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La dame n’a, désormais, que ça à faire. Une colonelle de son état que l’on nomme conseillère spéciale juste pour s’occuper de ce genre de travail. Sans oublier que tout ça est fait aux frais de l’Etat. </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">On offre un forage à moins de 2 millions à des populations et pour la circonstance, on réquisitionne un avion militaire qu’on remplit de Kérosène, de badauds (tout cela aux frais du contribuable) et on essaye d’en tirer des dividendes politiques à travers une médiatisation à outrance.</span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour ce qui concerne le forage offert aux populations de Tombouctou, par exemple, le coût du déplacement de ma colonelle et ses accompagnateurs aurait pu offrir une dizaine d’autres forages à la ville. Et dire que personne n’a vu cela dans l’entourage de celui qu’on surnomme, désormais, «colonel-forage».</span></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Makan Koné  </span></b></p>
<p class="yiv4359553665msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La création de l’OGE est «irréversible» selon le PM ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/la-creation-de-loge-est-irreversible-selon-le-pm-2942057.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:23:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie. À propos de la création de l’Organe unique de gestion des élections. Mais pas seulement !</em></strong>

Lors de sa rencontre avec les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, la semaine dernière, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, leur a fait part de la décision du gouvernement de créer et d’opérationnaliser l’Organe unique de gestion des élections. Et, selon lui, cette décision est «irréversible». Autrement dit, il se refuse à toute concession à ce sujet !

Alors que ses interlocuteurs s’y opposent dans une déclaration rendue publique le samedi 28 août. Ces derniers affirment tenir pour responsable le chef du gouvernement de tout glissement éventuel consécutivement à la mise en œuvre de ses projets. Puisque, en plus de l’Organe unique de gestion des élections, Choguel Kokalla Maïga tient également à organiser les Assises nationales de la refondation.

Toute chose dont le temps matériel d’organisation empiéterait sur le délai imparti aux autorités de la transition, selon des partis et regroupements politiques. Lesquels ne voient pas non plus sa pertinence, si elles devaient consister à ne faire que la synthèse des concertations antérieures.

Autant dire que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, ne sont pas sur la même longueur d’onde. À propos à la fois de la création de l’Organe unique de gestion des élections mais aussi de l’organisation des Assises nationales de la refondation.

Pour le Premier ministre, il s’agit là des défis majeurs pour les autorités de la Transition. Alors que, estiment-ils, les partis et regroupements politiques du Cadre d’échange pour une transition réussie, leur matérialisation pourrait empiéter sur le temps accordé à la transition.

De fait, ils craignent que l’organisation des assises nationales de la refondation ne soit un prétexte pour solliciter une prolongation de leur bail. Ce qui n’est pas improbable au vu du comportement du PM qui s’offusque de toute contradiction.

L’inclusivité, qui n’est par ailleurs que diversité, ne semble guère être gagnée en cette période. Une escalade entre les différents protagonistes n’est pas donc exclue !

<strong>Bourama Kéïta</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Des leaders religieux se mettent ensemble pour la paix !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/des-leaders-religieux-se-mettent-ensemble-pour-la-paix-2942059.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:07:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une déclaration, des leaders religieux exhortent tous les Maliens (surtout les autorités) à une transition apaisée, inclusive et consensuelle.</em></strong>

&nbsp;

Au regard de la dégradation de la situation sécuritaire et de la crise multidimensionnelle du pays depuis 2012, les leaders religieux du Mali, toutes tendances confondues, se sont mis ensemble pour lancer un appel aux Maliens pour un sursaut national. Ils ont fait un message, le lundi 30 août, au Haut conseil islamique du Mali (HCIM).

Ce message d’appel aux Maliens pour un sursaut national a été fait en présence du président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara ; du président d’honneur du HCIM, l’Imam Mahmoud Dicko ; du Cardinal Jean Zerbo, Archevêque métropolitain de Bamako et du Révérend Nouh Ag InfaYattara, délégué général de l’association des groupements d’églises et missions protestantes évangélique du Mali.

Cette rencontre, qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, fait suite à celle qui a eu lieu le dimanche le 28 août à la résidence de Chérif Ousmane Madani Haïdara à Sébénicoro.

Dans une déclaration lue par le secrétaire général du Haut conseil islamique du Mali, Mamadou Diamoutani, les leaders religieux saluent les efforts des autorités de la transition ; exhortent le président de la transition, le gouvernement, l’ensemble des institutions de la République, les organisations de la société civile et les partis politiques, les groupes armés signataires, les groupes armés en belligérance, chacun en ce qui le concerne, à prendre toutes les mesures en vue d’une transition apaisée, inclusive et consensuelle.

Ils lancent en outre un appel aux Maliens pour un sursaut national, un changement de comportement et une mobilisation pour la paix et la stabilité. Ils affirment prendre l’engagement de poursuivre leur mission spirituelle et patriotique, la main dans la main, pour la refondation de l’Etat et la réussite de la transition, et appellent à la prière pour la patrie.

En cette circonstance, l’imam Mahmoud Dicko, Chérif Ousmane Madani Haïdara, Cardinal Jean Zerbo, Révérend Nouth Ag Infa Yattara, Macky Ba, ont tous insisté sur la nécessité de se donner la main pour aller à l’essentiel : sauver la patrie. Ils ont appelé tous les Maliens à se pardonner et à ne penser qu’au Mali, «car personne ne viendra construire le pays à notre place».

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Postes de péage et pesage routiers : ce qu’il faut savoir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/transport/postes-de-peage-et-pesage-routiers-ce-quil-faut-savoir-2934230.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 09:11:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Contrairement à certaines informations, l’application de l’arrêté interministériel n°2021 du 7 mai 2021, portant création des postes de péage et pesage routiers et fixant les tarifs de leur franchissement, se passe normalement. Et les allégations dénonçant des «tickets falsifiés» ne sont que fallacieuses.</em></strong>

Il est d’abord essentiel de connaître le contenu de l’arrêté concerné pour mieux appréhender le problème posé. Cet arrêté  interministériel, dans son article 2, indique que les postes créés sont mis en concession après appel à concurrence dans le respect des textes en vigueur. L’article 3 stipule que le franchissement d’un poste de péage par un véhicule automobile est soumis au paiement d’une redevance péage dont les tarifs sont ainsi fixés.

Pour  les tricycles, le tarif est de 250 F essieu et par passage ; pour les véhicules particuliers (250F essieu et par passage) ; les taxis (250 F essieu et par passage) ;  les minibus  de transports publics de moins de 25 personnes (250 F essieu et par passage) ; les camions bennes de transports de matériaux de construction (300 F essieu et par passage) ; les bus et autocars de transports de plus de 25 personnes ( 300 F essieu et par passage) ; les poids lourds et autres gros porteurs (300F essieu et par passage).

Il est aussi important de souligner d’un trait que le droit de franchissement est révisable par an après évaluation des besoins d’entretien routier en fonction de l’évolution du tarif. Et les populations riveraines des postes de péage bénéficient d’une carte d’abonnement dont les conditions de délivrance et le montant sont fixés par décision du ministre en charge des routes.

Par ailleurs, l’article 4 de cet arrêté interministériel dit que le poste de péage et pesage, qui n’est pas mis en concession, est géré par l’autorité routière jusqu’au recrutement d’un concessionnaire. Les recettes de péage provenant de l’application de l’article 2 du présent arrêté seront réparties dans les conditions fixées par le cahier des charges de la concession.


Aussi, selon son article 7, les autorités chargées de l’application du présent arrêt sont : le directeur national des routes, le directeur national des transports terrestres, maritimes et fluviaux, le directeur général de l’Autorité routière, le directeur général de la Gendarmerie, le directeur général de la Police, le directeur général de la Protection civile, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le chef d’état-major de la Garde républicaine.

<strong>Tout se passe bien !</strong>

Quant à son application sur le terrain, elle se fait correctement selon le constat fait lors d’une récente visite de la directrice générale de l’Autorité routière, Lala Koïté,  en compagnie de partenaires sociaux.

À cette occasion, la directrice générale de l’autorité routière, Lala Koïté, a tenu à lever toute équivoque sur l’utilisation des tickets informatisés et ceux manuels.  Selon elle, les tickets informatisés contiennent toutes les données nécessaires. Quant aux tickets manuels, ils sont utilisés uniquement et provisoirement au niveau des nouveaux postes créés ou installés dans l’urgence pour faire face aux besoins.

Ces tickets comportent le numéro de l’usager, la localisation du poste de péage, le cachet de l’Autorité routière pour garantir son authenticité.  Mme Lala Koïté rassure qu’il n’existe pas de tickets falsifiés contrairement aux informations qui circulent, et que les tickets manuels seront retirés du circuit dès que la commande de tickets informatisés sera disponible.  Donc, tout se passe bien pour l’instant !

&nbsp;

<strong>Bourama Kéïta</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[De Moussa Traoré  Assimi Goïta :  Quatre coups d'Etat qui ont changé l'histoire du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/de-moussa-traore-assimi-goita-quatre-coups-detat-qui-ont-change-lhistoire-du-mali-2934214.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:50:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>De 1968 à nos jours, le Mali connaît quatre coups d'Etat qui ont changé le cours de son histoire politique. Ils ont presque tous été préparés et exécutés à partir de la caserne de Kati, à 15 kilomètres de Bamako, la capitale. Et curieusement, ils ont presque tous eu lieu un mardi. Rappel historique.</em></strong>

Huit ans après l'indépendance du pays, le président Modibo Keita est évincé par un coup d'Etat militaire le 19 novembre 1968 dirigé par le lieutenant Moussa Traoré.

Le pays est confronté à des difficultés économiques. Les 19 et 20 juin 1968, des paysans manifestent à Ouolessébougou. Ils s'opposent aux versements de «contributions volontaires», à des «travaux d'investissement humain» et à la livraison de mil à l'OPAM, l'organisation qui avait le monopole de la commercialisation des produits agricoles.

Certains d'entre eux sont arrêtés mais les manifestations s'intensifient et ils sont libérés. Cet événement renseigne sur le mécontentement de la population vis-à-vis du régime socialiste de Modibo Keita.

Cinq mois plus tard, le lieutenant Moussa Traoré renverse le président Keita. À la tête d'un groupe de quatorze militaires de la caserne de Kati, point de départ d'autres coups d'Etat militaires qui suivront, il dirige la junte militaire qui réussit son coup d'Etat sans effusion de sang et sans victime. Il annonce alors sur les ondes de Radio-Mali que «l'heure de la liberté a sonné» et que «le régime dictatorial de Modibo Keïta a chuté».

Auparavant, ils ont exigé du président déchu qu'il renonce à son programme «socialiste» et accepte l'organisation d'élection. Ce dernier refuse et déclare : «Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l'indépendance la volonté populaire. C'est le peuple qui a opté pour le socialisme. Le socialisme n'est donc pas mon choix à moi tout seul, demandez au peuple ce qu'il en pense.»

Face à ce refus catégorique, Moussa Traoré et ses frères d'armes mettent en place un Comité militaire de libération nationale. En plus du lieutenant Traoré, promu général de division plus tard, le putsch a été préparé par le capitaine Yoro Diakhité, le capitaine Mamadou Cissoko et les lieutenants Youssouf Traoré, Kissima Dounkara.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1968, le président Moussa Traoré perdra le pouvoir par le même moyen en 1991, 23 ans plus tard. Durant son règne, il impose un parti unique, l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), fortement contesté en raison de graves crises économiques.

La contestation s'intensifie à la fin des années 1980. Les sécheresses successives, la crise économique récurrente et la soif de démocratie dans ce contexte de multipartisme en Afrique de l'Ouest accentuent la révolte. Des grèves syndicales et estudiantines paralysent le Mali. Le régime militaire de parti unique réprime dans le sang toutes velléités démocratiques.

Un groupe de militaire mené par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renverse le général président qu'ils mettent aux arrêts le 26 mars 1991. Il sera jugé et condamné à mort en 1993. Un comité transitoire pour le salut du peuple est créé et l'UDPM dissoute. Un civil, Zoumana Sacko est nommé chef du gouvernement.

Quatre mois plus tard, une tentative de putsch échoue. Le ministre de l'Intérieur est arrêté le 15 juillet 1991. Des élections législatives ont lieu en 1992, conformément aux engagements de M. Touré.

26 avril de la même année, Alpha Oumar Konaré gagne le second tour de la présidentielle face à Tieoulé Mamadou Konaté, son rival. Ce dernier engage le Mali sur la voie de la démocratie et est réélu en 1997, pour un second mandat qui s'achève en 2002. Il sera remplacé par Amadou Toumani Touré, redevenu civil après sa retraite anticipée de l'armée le 1<sup>er</sup>septembre 2001. Il investit le champ politique et gagne la présidentielle de 2002 avec 64, 35% des voix comme candidat indépendant face à un certain Soumaïla Cissé qui n'obtient que 35, 65% des voix.

ATT sera réélu le 29 avril 2007 pour un second mandat qu'il n'aura pas le temps de déterminer. Un putsch venu de Kati le fait fuir au Sénégal où il a vécu en exil pendant cinq ans avant de rentrer définitivement en 2017.

Deux mois avant la fin du deuxième mandat d'ATT, un groupe de militaires de Kati le renverse dans la nuit du 21 au 22 mars 2012. À la tête du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), le capitaine Amadou Sanogo s'insurge contre la gestion de la rébellion touareg dans le nord du pays.

Il suspend les institutions et la constitution et instaure un couvre-feu. Mis sous pression par la CEDEAO et les bailleurs du Mali, il rétablit la constitution de 1992 ainsi que les institutions du pays. Ce qui place le président de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré comme président par intérim du Mali conformément à une disposition de la constitution malienne.

Amadou Haya Sanogo aura dirigé le Mali pendant 20 jours. Mais basé au camp militaire de Kati, il continue à être influent dans la gestion du pays. Une semaine plus tard, plusieurs personnalités du pays sont arrêtées par la junte. En mai 2012, le palais est envahi par des manifestants et Dionconda Traoré est sévèrement bastonné. Il passera deux mois en convalescence hors du Mali.

Exploitant l'instabilité à Bamako, les djihadistes prennent le dessus sur les séparatistes touaregs du nord et s'emparent des trois régions du nord du Mali, Gao Kidal et Tombouctou. Ils gouvernent le nord du pays sous une forme sévère de la charia jusqu'au début de l'intervention militaire française et régionale en janvier 2013.

En février 2013, Dioncounda Traoré nomme Sanogo, président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité. Le 14 août de la même année, il est promu général de corps d'armée après la prise de fonction du nouveau président Ibrahim Boubacar Keita, élu le 11 août avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour son rival Soumaïla Cissé.

Toutefois, en novembre 2013, Amadou Haya Sanogo est mis aux arrêts. Emprisonné pendant quelque temps, il est placé en résidence surveillée à Sélingué, dans la région de Sikasso, à 140 kilomètres de Bamako, la capitale.

Jugé en compagnie de 17 autres prévenus, tous des militaires, il est poursuivi pour l'exécution présumée de 26 bérets rouges, arrêtés après un putsch manqué de 2012 opposant bérets-rouges et bérets-verts. Il sera finalement mis en liberté provisoire en janvier 2020.

Le mardi 18 août au matin, des tirs sont entendus dans deux camps militaires à Kati, devenu le point de départ des putschs au Mali. Des informations font état d'une mutinerie mais au bout de quelques heures, plusieurs personnalités du régime d'Ibrahim Boubacar Keita sont arrêtées.

Le Premier ministre Boubou Cissé tente d'établir le dialogue avec les militaires en vain. À 16h 30, le président et son Premier ministre sont arrêtés. En ce moment l'identité des putschistes n'est pas encore totalement connue.

Vers minuit, IBK annonce sa démission en disant qu'il ne voulait pas «que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir». La junte militaire revendique le coup d'Etat et annonce sa volonté de mettre en place un régime de transition dans une allocution de son porte-parole, le colonel Ismaël Wagué, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air. Les Maliens voient pour la première fois les hommes derrière le putsch.

En plus du colonel Wagué, les colonels Assimi Goïta, Malick Diaw et Sadio Camara, tous de Kati, sont les instigateurs de la démission forcée d’IBK. Ils soutiennent que les Maliens ont perdu l'espoir après «l'escalade de l'insécurité et la mauvaise gouvernance».

Ce putsch met fin à près de quatre mois de contestation initiée par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) dont le chef de file est l'Imam Mahmoud Dicko. Ces opposants réclamaient la démission du président IBK et de son Premier ministre Boubou Cissé. Les résultats contestés des élections législatives de mars ont remobilisé l'opposition réunie au sein M5-RFP.

Mais les revendications ont rapidement évolué pour inclure des allégations de corruption, de mal gouvernance. Avant le putsch, les efforts régionaux pour désamorcer la crise malienne ont échoué, les manifestants ont rejeté l'appel de la CEDEAO à former un gouvernement d'union après qu'au moins 11 manifestants ont été tués par balle début juillet.

<strong> </strong>

<strong>Ndèye Khady LO</strong>

<strong>BBC Afrique</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coopération Mali-France :   Comment Jean Yves Le Drian et son fils se sont offert le marché des passeports biométriques et d’autres contrats juteux]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:25:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 2015, une entreprise basée en Bretagne, la région d’origine de l’actuel ministre français des Affaires étrangères, obtenait le marché de la fabrication des passeports biométriques au Mali. Selon plusieurs sources, elle aurait bénéficié du soutien actif de celui qui était alors ministre de la Défense.</em></strong>

<strong>Jean-Yves Le Drian a-t-il fait jouer ses réseaux au profit de son fils ?</strong>

Dans le milieu des affaires, chez les grands industriels français et les géants de l’armement, Jean-Yves Le Drian est une valeur sûre. Et pour cause : la vente d’armes, il s’y prépare depuis 2006. À l’époque, la gauche n’est pas encore au pouvoir, et Ségolène Royal s’apprête à affronter Nicolas Sarkozy. Le Breton vient de décider de ne pas se présenter de nouveau aux législatives de 2007 et de se consacrer à sa région.

Mais l’ancien secrétaire d’État à la Mer n’entend pas se couper de Paris. Lors d’un déjeuner – «Chez Françoise», près de l’Assemblée nationale –avec Cédric Lewandowski, conseiller au Parti socialiste qui deviendra son directeur de cabinet, Le Drian évoque la nécessité de rester attentif à des opportunités gouvernementales. Lewandowski –franc–maçon du Grand Orient comme son futur patron – suggère la Défense. Le Breton, qui a commencé à travailler en tant que député au sein de la commission Défense de l’Assemblée dès 1978, acquiesce.

Pour l’ancien maire de Lorient, le domaine militaire est une évidence. Né dans cette ville d’après-guerre en ruines, il s’est formé politiquement au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne, dont ses parents sont militants, et a grandi au contact de l’arsenal de la ville, qui a longtemps produit les navires de combat de la République française.

<strong>Réseau</strong>

La guerre et l’industrie. En 2006, ces deux piliers deviennent l’alpha et l’oméga de son ambition ministérielle, que quatre hommes se chargent de concrétiser : Lewandowski, évidemment, l’énarque François Roussely, son futur conseiller spécial Jean-Claude Mallet (aujourd’hui directeur des affaires politiques chez Total) et l’ancien officier de l’armée de terre Jean-Michel Palagos.

Ce groupe, baptisé Sémaphore, prépare officiellement les éléments de langage de la candidate Royal sur la défense. Mais il travaille en réalité pour Le Drian, qui multiplie déjà les rencontres avec les industriels et les militaires. Cela paie : en 2007, le Breton est appelé par Nicolas Sarkozy, qui a battu Royal, et travaille à un gouvernement d’ouverture. Le socialiste refuse. Il patientera cinq ans de plus, jusqu’à l’élection de François Hollande.

Mais le travail de Sémaphore, qui se réunit environ une fois par mois autour d’une bonne table durant le quinquennat de Sarkozy, a porté ses fruits. De l’avis de tous, Le Drian est devenu l’un des meilleurs connaisseurs du système militaro-industriel français, en particulier au sein d’une gauche française où l’utopie antimilitariste a encore ses adeptes.

Grâce à son Comité ministériel des exportations de défense (Comed, piloté par Lewandowski), il fait passer le montant des ventes d’armes françaises de 4,8 à 16 milliards d’euros lors de ses trois premières années à l’Hôtel de Brienne («Le Phénomène Le Drian», Les Éditions du coin de la rue, 2016).

Pour les industriels de la défense, le VRP breton fait figure de champion. Un statut largement assumé par l’intéressé, qu’il a continué à endosser après son passage à l’Europe et aux Affaires étrangères, en 2017, où il a embrassé sans rechigner le concept de «diplomatie économique» vanté par l’un de ses prédécesseurs, Laurent Fabius.

<strong>Le «Ministre de l’Afrique » est reconnu comme un chef d’Etat, tutoie la plupart des dirigeants du continent</strong>

S’il y a bien un endroit où la parole de Le Drian pèse, c’est en Afrique, particulièrement francophone. Quand il prend ses fonctions à la Défense, il ne connaît pourtant pas plus que ça ce continent où la France possède ses plus importantes bases militaires. Il y multiplie les déplacements, bénéficie de ses réseaux bretons et socialistes, et s’érige peu à peu en une figure incontournable du petit monde de la Françafrique.

Celui que l’on surnommait lors du mandat de François Hollande «le ministre de l’Afrique» est reçu comme un chef d’État, tutoie la plupart des dirigeants du continent qui connaissent ses liens forts avec Hollande, apprécient ce politique pragmatique, «à l’ancienne», et lui font une confiance quasi aveugle.

Au point qu’un maître escroc franco-israélien, imitant sa voix à la perfection, parviendra à piéger au téléphone quelques chefs d’État du continent afin de leur extorquer de l’argent en guise de contribution au soi-disant paiement de la rançon d’otages français au Mali. Quand Jean-Yves demande, on ne dit pas non. Alors on se plie en quatre pour obtenir ses faveurs, quitte parfois à lui rendre quelques services. Et le regretter par la suite.

<strong>«Quel ingrat !»</strong>

Dans l’Airbus qui l’emmène ce 30 juin 2018 à Nouakchott, où doit se dérouler le 31e sommet de l’Union africaine (UA), Ibrahim Boubacar Keïta rumine. Le chef de l’État malien n’a pas digéré les propos tenus par Jean-Yves Le Drian à son égard.

«Dans les accords d’Alger, il y a tout ce qu’il faut pour retrouver la paix au Mali et plus globalement au Sahel. Encore faut-il avoir la volonté politique de traduire ces accords dans la réalité. Ce n’est pas encore le cas, je souhaite que ce le soit après l’élection présidentielle.

S’il y a un message à faire passer au président [malien] – à celui-là ou un autre, je n’ai pas à prendre parti dans un processus électoral–, aux candidats, c’est de faire en sorte qu’ils s’engagent solennellement pour la mise en œuvre des accords d’Alger», a lancé le chef de la diplomatie française en marge d’un déplacement à Stockholm.

Nous sommes à quelques semaines du scrutin, et, en prenant connaissance de cette déclaration, IBK se sent définitivement lâché par Paris. Il fulmine. «Quel ingrat !» lance-t-il, en parlant de Le Drian, à l’un de ses plus proches collaborateurs.

Les deux hommes se connaissent pourtant bien. Ils se sont rencontrés à Paris en 2013. Mais leur relation, d’abord sans nuage, s’est progressivement tendue. Lorsque le chef de l’État malien retrouve ses pairs dans la capitale mauritanienne, le hasard des agendas présidentiels fait qu’Emmanuel Macron, le président français, doit lui-même effectuer une visite en Mauritanie les 2 et 3 juillet. En marge du sommet de l’UA, il doit s’entretenir avec Mohamed Ould Abdelaziz et prendre part à une réunion de travail avec les dirigeants du G5 Sahel.

<strong>Quand c’est pour me demander un service, ce n’est pas la même histoire</strong>

Arrivé le 1er juillet à midi, Macron participe illico à un déjeuner à huis clos avec les chefs d’État présents. IBK est l’un d’entre eux. Assis à côté du Sénégalais Macky Sall, il n’a pas décoléré : il lance une pique remarquée au président français. Repu, chacun retrouve ensuite sa délégation, mais Emmanuel Macron n’a pas vraiment apprécié la remarque de son aîné. Le cadet demande des explications.«Cela ne t’était pas destiné. C’était pour Le Drian», répond le chef de l’État malien, qui se tourne ensuite vers l’intéressé breton, le regardant droit dans les yeux : «Quand c’est pour me demander un service, ce n’est pas la même histoire.»

Les quelques personnes qui assistent à cette scène inhabituelle dans le monde si souvent feutré de la diplomatie s’interrogent. Mais que peut-il bien vouloir dire ? Ibrahim Boubacar Keïta fait en réalité référence à un épisode bien précis.

Il concerne l’obtention, en 2015, du marché de la fabrication des passeports biométriques maliens par la société française Oberthur Technologie, devenue Idemia. Depuis 2001, c’est la Canadien Bank Note (CBN, une société canadienne) qui est chargée de leur confection. Mais son contrat arrive à échéance à la fin de l’année 2014. Les dirigeants d’Oberthur, qui ambitionnent de s’implanter au Mali depuis plusieurs années, se positionnent rapidement et bénéficient d’un important lobbying de l’État français.

<strong>Insistance</strong>

À la fin de 2013, l’ambassadeur français à Bamako, Gilles Huberson, est reçu par Ibrahim Boubacar Keïta au palais de Koulouba. Il n’y va pas par quatre chemins : il serait de bon goût que le dossier d’Oberthur soit étudié avec bienveillance, dit-il au président malien. IBK n’est pas particulièrement surpris par la démarche. Il l’est en revanche un peu plus quand le dossier Oberthur est cette fois abordé directement par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, et ce, selon nos sources, à plusieurs reprises au cours de l’année 2014.

«Le Drian y tenait tellement qu’il a mentionné l’engagement militaire français au Mali lors des négociations, expliquant que les soldats des deux pays mourraient ensemble au front. Il était déjà arrivé que Hollande demande d’aider les entreprises françaises, mais jamais de manière si insistante. Alors on s’est posé des questions. Le président n’avait rien contre les Canadiens, il était d’abord réticent à changer», raconte l’un des plus proches collaborateurs d’IBK. Mais l’axe Paris-Bamako fonctionne à plein, et l’issue apparaît inéluctable. «Finalement, le président a cédé», conclut notre source.

Informé du non-renouvellement du contrat de la Canadian Bank, Ottawa tente malgré tout de s’accrocher à son bien. Son ambassadeur à Bamako, Louis de Lorimier, s’en émeut à deux reprises devant le ministre de la Sécurité, Sada Samaké, aujourd’hui décédé. Il s’étonne notamment qu’aucun appel d’offres n’ait été lancé pour renouveler le marché. Rien n’y fait.

«Les autorités maliennes se sont contentées de prendre acte de mes démarches», raconte le diplomate. Selon un ancien de l’entreprise, le Français Thalès (à l’époque concurrent d’Oberthur) a également tâté le terrain pour se positionner, mais a rapidement fait demi-tour : «On nous a fait comprendre que le dossier était verrouillé», explique notre source, qui précise que «le montant des commissions (fixé à 3% du montant global chez Thalès à l’époque) était aussi trop élevé».

<strong>Lobby breton et soupçons de corruption</strong>

Une convention de collaboration est finalement signée en janvier 2015. Contrairement à l’accord avec la Canadian Bank, c’est désormais Oberthur qui vend directement les passeports et non l’État malien. «Les passeports fournis par les Français étaient de meilleure qualité mais considérablement plus chers. On est passé du simple au double», précise une source au ministère de l’Économie et des Finances ayant travaillé sur le dossier à partir de janvier 2015.

Un dossier brûlant : le contrat Oberthur fait en effet jaser dans la presse malienne, qui pointe du doigt le rôle du ministre de la Sécurité et va jusqu’à l’accuser de corruption. Dans les couloirs du palais de Koulouba, on se veut plus pragmatique : au vu de l’engagement militaire français dans le pays, impossible de faire autrement.

«Tous les gouvernements font du plaidoyer pour les entreprises de leur pays. Cela n’a rien d’exceptionnel ni de répréhensible», juge un important ministre d’IBK. Certains avancent tout de même une autre raison susceptible d’expliquer l’intérêt prononcé de Le Drian pour un contrat qui n’entre pas en théorie dans ses attributions de ministre de La Défense : Oberthur n’est pas une simple société française, mais un fleuron de la région Bretagne, si chère à Jean-Yves Le Drian.

Spécialisé dans la production de billets de banque et de documents sécurisés, son principal site de production se situe près de Rennes. L’hypothèse bretonne explique-t-elle l’activisme du ministre français ? «C’est ce qu’on m’a dit quand j’ai pris mes fonctions», tranche un ancien ministre d’IBK.

Contacté, le ministre français des Affaires étrangères réfute : s’il admet avoir conseillé à l’État malien de se doter d’un système moderne de documents sécurisés, il affirme ne jamais avoir mentionné Oberthur ou une autre entreprise à quelque interlocuteur que ce soit.

Avec Jean-Yves Le Drian, le lobby breton tient son meilleur représentant, au point d’être parfois accusé de pratiquer une sorte de préférence régionale. Sous son impulsion, Safran, spécialiste de l’aéronautique basé à Fougères et plus important employeur de ce coin breton, a bénéficié de deux importantes commandes d’avions de l’Égypte.

Le ministre suit également l’évolution de Sabena Technics, implantée à Dinard et spécialisée dans l’entretien d’aéronefs, notamment africains. Thalès, Naval Group, ou encore Arquus (l’ex–Renault Trucks Defense, qui faisait sa promotion à Abou Dhabi en 2015 et qui équipe nombre d’armées africaines) ont également toutes des sites de production en terres bretonnes.

Le Drian n’a en outre jamais hésité à côtoyer le fameux Club des trente, un cercle créé en 1988 et rassemblant le gratin du patronat breton, soucieux de se réunir pour influencer les décisions prises à Paris. Vincent Bolloré et François Pinault y ont leur rond de serviette, bien que leur envergure soit en réalité suffisante à elle seule pour influencer le monde politique de Paris.

Le Drian y entretient surtout d’excellents rapports avec le milliardaire Louis Le Duff (Brioche dorée, Del Arte, Bridor), à qui il a décerné la légion d’honneur en 2012, et a pu croiser au sein du Club Jean-Pierre Le Roch (Intermarché, aujourd’hui décédé), Daniel Roullier (Groupe Roullier), Claude Guillemot (Ubisoft) ou encore Brice Rocher.

Ce petit-fils d’Yves Rocher, fondateur du groupe de cosmétiques très présent en Afrique, a d’ailleurs vu son directeur de cabinet, Pierre Roussette, recevoir l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur en janvier 2020, à Vannes, des mains du ministre des Affaires étrangères.

<strong>L’Afrique, un débouché «essentiel»</strong>

Déplacement de Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense française, au camp de Port Bouët de l’armée française, à Abidjan, avec George Serre, ambassadeur sur place, le 10 mai 2014.

Le «duc de Bretagne» a également régulièrement fréquenté l’Institut de Locarn, un discret centre de prospective économique créé en 1991 (où s’active également Louis Le Duff). L’Institut, rebaptisé Keréden cette année, s’est notamment donné pour mission de «fédérer les Bretons du monde entier pour qu’ils participent activement à l’essor économique de la région».

Un credo que Jean-Yves Le Drian ne peut que partager. Si le Keréden est classé à droite (il a longtemps été animé par le patron de TF1, Patrick Le Lay), et a été décrit comme une «officine indépendantiste et nationaliste», le socialiste n’a jamais rechigné à y faire des apparitions. En 2004, il y a prononcé un discours devant près de 300 décideurs bretons, aux côtés de Pierre Méhaignerie ou de François Goulard, cadres régionaux de l’UMP de Nicolas Sarkozy.

Chiffre révélateur : entre 2012 et 2015, selon son agenda officiel, Jean-Yves Le Drian a effectué 153 déplacements en province en France, dont 53 pour la seule Bretagne. Lorsqu’il était ministre de la Défense, deux membres de son cabinet étaient également directement affectés aux affaires bretonnes, et le patron de l’hôtel de Brienne réunissait aussi régulièrement les parlementaires de sa région à son ministère ou participait souvent aux réunions de Bretagne commerce international (BCI).

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Le 12 janvier 2018, à Rennes, alors qu’il effectue une énième visite sur ses terres, le ministre n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins. Devant les représentants de 200 entreprises adhérentes de BCI, il résume son action en deux phrases : «Il faut que nous prenions toute notre place dans le développement de l’Afrique. Pour l’exportation, c’est une destination essentielle.» Pour la France. Et pour la Bretagne.

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&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coopération Mali-Banque Mondiale :  Le ministre Sanou entame les discussions avec le Groupe de la Banque mondiale pour une reprise effective des opérations]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-banque-mondiale-le-ministre-sanou-entame-les-discussions-avec-le-groupe-de-la-banque-mondiale-pour-une-reprise-effective-des-operations-2934235.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:18:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l'Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, a lancé le dialogue de reprise effective de la coopération entre la République du Mali et la Banque mondiale ce mardi après-midi 29 juin 2021. </em></strong>

Lors d’une réunion présentielle avec l’Equipe locale de la Banque au Mali conduite par M. Kofi Nouve, Directeur des Opérations par intérim et en virtuel avec des responsables de la Banque mondiale basés à Washington (USA), le ministre de l'Économie et des Finances a échangé avec la mission d’évaluation de la Politique Opérationnelle OP-7.30 de la Banque sur le processus de reprise effective des opérations de la banque.

Lors des discussions, le ministre Sanou a réitéré les assurances de l’engagement total du gouvernement du Mali à reconnaître l’ensemble des engagements internationaux pris par le Mali. Il a plaidé pour une reprise pleine et entière des opérations existantes de la Banque au Mali et la formulation de nouvelles opérations.

Le Directeur des Opérations par intérim a exprimé la volonté de la Banque mondiale à continuer à accompagner le Mali à travers la mise en œuvre réussie des projets et programmes en cours.

Le ministre a salué la disponibilité des autorités de la Banque mondiale pour l’affermissement de ses relations avec la République du Mali et a réitéré toute sa disponibilité et celle du gouvernement à œuvrer dans ce sens.

Premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de plus de 29 projets nationaux et régionaux qui totalise un montant global d'investissement d'environ 1,8 milliard de dollars US soit environ 910 milliards de FCFA, la Banque mondiale intervient aux côtés du gouvernement dans la mise en œuvre de projets se rapportant aux infrastructures routières, au développement rural, aux services sociaux de base (éducation, santé, eau potable), à l’aide budgétaire, à la réforme de l’Etat et à la décentralisation, au développement urbain, à la culture, à la société civile, à l’environnement, à la sécurité alimentaire ou encore à l’appui au secteur privé.

<strong>Source : MEF</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dinangourou assiégé par les djihadistes :   L’Armée annonce avoir desserré l’étau !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/dinangourou-assiege-par-les-djihadistes-larmee-annonce-avoir-desserre-letau-2934221.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:10:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Le village de  Dinangourou au Mali, sous embargo depuis le 02 Mai, a été libéré ce jour 28 Juin 2021 par une opération militaire des Forces Armées Maliennes», annonce-t-on triomphalement ce mardi sur les réseaux sociaux. Trente-quatre (34) morts et dix-huit (18) prisonniers parmi les terroristes, contre cinq morts et deux blessés côté FAMa. C’est du moins le bilan officiel que donne l’armée, après une contre-attaque conduite ce lundi 28 juin pour desserrer l’étau autour de Dinangourou. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’armée aurait procédé à des frappes aériennes préalables avant d’engager des opérations de ratissage pour liquider les quelques poches où les assiégeants djihadistes auraient pu se réfugier après leur déroute.

Apparemment, pour engager le front de Dinangourou, «<em>On ne change pas une méthode qui gagne»</em>, les terroristes ont expérimenté cette stratégie du siège, après avoir longtemps encerclé et coupé du monde la localité de Farabougou. Celle-ci finira par céder à leurs injonctions après plusieurs mois de famine et de privations, sans que l’armée malienne et les nouvelles autorités militaires ne parviennent à libérer la localité et ses habitants.

Cette fois, les djihadistes récidivent ! Et c’est sur la localité de Dinangourou, au pays dogon et coupée du reste du Mali, dont les populations sont de plus en plus privées de tout, que les terroristes ont jeté leur dévolu depuis presque trois mois.

Tout comme à Farabougou, la localité de Dinangourou présente, aux yeux des assiégeants, l’avantage d’être assiégée dans l’indifférence générale des autorités militaires à la tête du pays. Mieux, les djihadistes ont compris qu’à la confrontation armée, les chefs militaires du Mali préfèrent le repli stratégique, en réalité, l’abandon du théâtre des opérations, en laissant territoire et populations aux mains des djihadistes.

Le Rambo de Farabougou, surnom alors donné à l’époque au colonel Assimi Goïta, fraîchement émoulu second président de la Transition, par ailleurs toujours à la tête des questions sécuritaires, est à nouveau rattrapé par ses piètres qualités de soldat. Devant les spots cathodiques des chaînes de télé nationales, le colonel Assimi Goïta, alors vice-président de la Transition en charge des questions de défense et de sécurité, avait paradé, harnaché et portant banderilles comme, égaré au Vietnam, mais passablement à la limite du héros de Cervantès.

Depuis que l’ancien commandant des Forces spéciales, justement créées pour engager la lutte anti-terroriste, a fait son coup d’Etat le 18 août 2020, celles-ci avaient été ramenées à Kati pour en faire sa garde prétorienne. La lutte contre l’insécurité armée a dès lors été réduite en une succession d’accords conclus avec les forces terroristes au terme desquels l’armée malienne se désengage et abandonne progressivement le terrain à l’adversaire.

Mais en définitive, cette mise en scène du commando Assimi en parade à Farabougou n’avait servi à rien, l’armée malienne entrée par air ayant été incapable d’affronter les djihadistes pour libérer la localité. Ceux-ci avaient également évité l’affrontement, se contentant d’encercler la localité, empêchant la population d’en sortir en les contraignant à abandonner leurs champs et autres activités de vie. À bout de famine, de maladies et autres privations, alors que l’armée y était présente, l’arme au pied, la population avait accepté les exigences des djihadistes.

En substance, comme l’a revendiqué le Haut conseil islamique du Mali, commis en médiateur, les terroristes exigeaient le départ de toute présence de l’Etat, forces de sécurité, administration et autres signes. En contrepartie, les djihadistes appliquaient la charia sur une partie de la population (les Peulhs), exigeaient des femmes le port du voile intégral en leur présence et le désarmementde toutes les autres forces civiles dont les donsos.

À l’instar de Farabougou, plusieurs localités du cercle de Niono étaient dans la même situation et avaient accepté les mêmes diktats pour échapper à la pression des djihadistes. Dans le même temps, les accords locaux du genre se sont multipliés à travers tout le centre du pays, avec une partie des régions de Ségou et de Koulikoro, où les djihadfistes ont réussi à imposer que l’armée se retire, fermant école et administration et abandonnant la souveraineté de l’Etat sur ces entités territoriales désormais sous administration djihadiste. Une pratique appuyée par le Haut conseil islamique !

Pour l’heure, le sort de Dinangourou et de sa population reste toujours incertain, car l’Armée, après la parade de Farabougou Rambo, avait prétendu avoir libéré la localité. La suite, on la connaît, Farabougou et nombre de localités de la zone étant depuis tombées sous le joug djihadiste, sans troubler en rien le sommeil des colonels de Kati !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Controverse autour d’une prolongation de la transition :   Assimi et Choguel vont-ils respecter leurs engagements ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/controverse-autour-dune-prolongation-de-la-transition-assimi-et-choguel-vont-ils-respecter-leurs-engagements-2934219.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 08:04:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si l’appel de Mme Bakayoko Mariam Coulibaly, pour une prolongation de la période transitoire en cours, n’a pas mis le feu encore aux poudres, il a mis la puce à l’oreille de plus d’un acteur de la crise malienne. Du coup, c’est nettement la main du pouvoir actuel, junte mâtinée d’un enrobage civil, qui apparaît derrière cette initiative. Quand, comme un écho venu de N’Djamena, Mahamat Idriss Déby n’avait pas écarté deux jours plus tôt, l’éventualité d’une prorogation de son bail transitoire à la tête du Tchad.</em></strong>

<em> </em>Et pour la présidente du Collectif de femmes leaders, le mot d’ordre est un prolongement de la durée de la transition : «<em>Nous, femmes leaders, avons pris l’engagement et ce n’est autre que le prolongement de la transition, le prolongement de la durée de la transition afin d’assurer aux Maliens des élections crédibles», assure-t-elle comme le rapporte notre confrère de RFI. </em>Le fait est que Mme Bakayoko est basée à Kati.

La ville garnison fournit depuis pratiquement 2012, les soudards qui tiennent le haut du pavé à Bamako, avec déjà l’insurrection sanglante du sanguinaire capitaine Boucher, Amadou Aya Sanogo. C<em>ette intervention, qui a eu une place de choix dans le traitement des informations sur les antennes de l’ORTM, n’a pas manqué de faire bondir nombre de responsables politiques, aux yeux de qui l’inclusivité est ce qui manque le plus à cette Transition.</em>

Certes, devant son homologue Umaro Sissoko Embalo de Guinée-Bissau, le colonel Assimi Goïta a donné des gages sur le respect des délais convenus avec la communauté internationale dont la CEDEAO. À ce sujet, assure-t-il, des instructions ont été données au gouvernement qui a, en conséquence, décidé de réduire la voilure pour adapter les chantiers «<em>aux urgences et au temps imparti», comme l’a promis le Premier ministre malien Choguel Maïga.</em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>Un président peu soucieux du respect des engagements</strong></em>

<em>Il n’est cependant pas certain que cela soit de nature à rassurer le landernau, suffisamment averti du peu de cas que la junte a jusque-là fait du respect des principes et de ses engagements. Car la marque visible d’Assimi Goïta est justement sa propension à s’émanciper des règles, même au prix de la légalité, comme la violation systématique des décrets et autres textes contraignants issus de la Charte, de la Constitution elle-même ou des importantes prérogatives que les militaires s’accordent.</em>

<em>Tout autant, le nouveau Premier ministre, bien qu’issu de la mouvance de la contestation populaire, n’a pour le moment pas brillé par ses qualités de rassembleur dont les visites de courtoisie, multipliées à souhait, ne sauraient cependant tenir lieu.La formation de son équipe, trustée pour l’essentiel par la junte et par ses proches ou obligés pour la portion congrue restante, n’a pas tenu ses promesses d’ouverture.</em>

<em>Choguel ne paraît non plus guère pressé de requérir davantage de consensus politique autour de certaines de ses initiatives, à travers l’annonce de certains chantiers, comme les ARN ou la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Sur ce sujet d’ailleurs, le Premier ministre vient d’ouvrir les hostilités avec la classe politique, ce lundi 28 juin à la Maison de la presse : «Il n'y a plus de débat. Y’aura-t-il oui ou non un organe unique de gestion des élections ? La décision politique est prise : il y aura un organe indépendant qui va organiser les élections</em>», a-t-il tranché<em> sans fioritures quant à ses intentions.</em>

<em><strong> </strong></em><em><strong>Choguel à la hussarde</strong></em>

De même, en dépit des réserves émises de part et d’autre sur l’échiquier, le Premier ministre maintient ses Assises nationales de la refondation (ANR). Tout au plus, concède-t-il que les résolutions du Dialogue nationale inclusif (DNI), dont il était l’un des farouches pourfendeurs, élargies à celles de la conférence d'entente nationale et des États généraux de la décentralisation, en seront le menu. Et «<em><strong>les résolutions des Assises nationales de la Refondation (ANR) qui auront la volonté de tous les Maliens seront obligatoires pour toute personne qui veut prendre le pouvoir au Mali</strong></em>», décrète-t-il comme pour prévenir d’éventuelles contestations.

Pourtant, le Premier ministre ne semble pas disposé à réduire de façon substantielle les activités imparties et sur lesquelles se sont engagés ses patrons du Camp Soundjata. Aux yeux de Choguel, la Transition, du moins la tranche des «<em><strong>neuf mois qui restent</strong></em><em>»</em> qu’il va conduire, sera jugée sur l’organisation d’élections non contestées, les avancées dans l’application de l'accord d’Alger et surtout les réformes politiques, charte des partis, Constitution et autres chantiers polémiques.

Signe qu’en dépit de son engagement à «<em><strong>actualiser le programme de travail du gouvernemen</strong></em>t <em><strong>pour l’adapter aux urgences et au temps imparti</strong></em><em>0», le Premier ministre n’en maintient pas moins les activités qui pourraient inscrire l’actuelle Transition dans une durée s’étendant bien au-delà de février 2022, comme promise par la junte et exigée par les partenaires de la communauté internationale pour lever les sanctions. Ou les durcir dans le cas contraire !</em>

<strong>Des Réserves pourtant fondées</strong>

En l’occurrence, c’est le Parena de Tiébilé Dramé, l’ancien ministre des Affaires étrangères, qui avait tiré la sonnette d’alarme. Entreprendre les réformes des textes, dont la Constitution, conduire des assises nationales de la refondation (ARN), organiser des élections référendaire, présidentielle, législatives et accessoirement communales, voilà qui suscite de fortes suspicions aux yeux de l’ancien partenaire au FSD qui en conclut que «<em><strong>Les chantiers que le Premier ministre veut ouvrir visent à préparer les conditions d’un prolongement de la période transitoire</strong></em><em>». Pour le Parena, c’est clair : «<strong>Le Premier ministre entretient un flou artistique sur le respect de la durée convenue de la transition</strong></em>».

À l’instar du parti du Bélier blanc, nombre de sensibilités politiques et associatives ont attiré l’attention, en plusieurs rencontres, sur l’impératif de revoir les ambitions transitoires à la baisse au regard des délais jugés incompressibles et la nécessité de respecter l’inclusivité pour laquelle le second président de la Transition a dit son attachement.

Parmi ces avertissements, l’éminent constitutionnaliste, Brahima Fomba, est catégorique quant à l’éventualité d’un référendum : «… <em>les conditions juridiques, encore moins les conditions politiques, ne sont réunies pour s’engager dans une telle aventure. L’article 118 de la Constitution précise bien que l’initiative de la révision appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Or, jusqu’à ce jour, nous n’avons ni députés, ni Président de la République. Formellement, aucune révision constitutionnelle n’est possible dans le contexte institutionnel actuel de la Charte de la Transition</em>», a-t-il souligné face à la boulimie réformiste du nouveau Premier ministre.

Déjà, dans une précédente édition, nous avions souligné l’impératif du respect des délais à conjuguer avec les chantiers trop nombreux et difficiles à conduire par, comme un minimum préalable, leur nature collégiale ou consensuelle. Les observateurs paraissent plutôt perplexes devant les engagements pris par les autorités de la Transition qui tranchent avec l’ampleur des activités annoncées dont le commun des mortels sait qu’elles ne pourraient se réaliser dans le temps imparti.<strong>  </strong>

<em> </em><em>Le Mali est placé dans la même situation que le Tchad dont le président de la Transition et chef des armées vient d’assurer que la Transition pourrait aller au-delà des 18 mois convenus, à condition que la communauté internationale apporte une aide financière pour organiser les élections et que par ailleurs les Tchadiens s’entendent sur les processus de sortie de la Transition. </em>

<em> </em><em>Curieux mimétisme, quand on sait que le colonel Assimi Goïta a échappé de justesse à des sanctions plus sévères à Accra parce que la plupart des chefs d’Etat et une bonne partie de la communauté internationale avaient quasiment adoubé la dévolution dynastique intervenue à la suite de la mort de Idriss Déby Itno. Il n’est pas exclu qu’Assimi et ses camarades de la junte s’attendent à un remake du cas tchadien.</em>

<em> </em><em>Mais ils pourraient en être pour leurs frais, car au Tchad, non seulement le Maréchal Idriss Déby est mort au front, mais les officiers de la junte sont toujours présents sur les théâtres des opérations, engagés à combattre l’insécurité armée. Et non réfugiés sous les lambris comme au Mali.</em>

<em><strong> </strong></em>

<em><strong>Mohamed Ag Aliou</strong></em>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition : l’épouse de Moctar Ouane, aussi, en résidence surveillée !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/transition-lepouse-de-moctar-ouane-aussi-en-residence-surveillee-2934211.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:49:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Qu’est-ce que les nouvelles autorités reprochent exactement à l’ancien Premier ministre Moctar Ouane et à sa famille ? C’est la question que l’on se pose depuis qu’elles viennent de durcir, une nouvelle fois, les conditions de sa résidence surveillée et que même son épouse ne peut plus sortir travailler. C'est l'association malienne des procureurs et poursuivants qui vient de révéler et dénoncer cette situation à travers un communiqué rendu public mardi. Dans une déclaration, ils alertent sur la situation que vit actuellement l’épouse de l'ancien chef du gouvernement, une notaire. Selon ce document, elle a été interdite de sortie, par le garde du corps de son mari, suivant l'ordre de la garde présidentielle. Lorsqu’elle voulut se rendre à son étude, au seul motif qu'elle est l'épouse de Moctar Ouane frappé par l'interdiction absolue de sortir de son domicile, sans qu'un acte ne leur soit signifié d'une part et, d'autre part, sans qu'aucune charge ne leur soit notifiée par les auteurs desdites mesures.</span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">  </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Loi d’amnistie : légaliser les coups d’Etat au Mali</span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonormal" style="text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est, en principe, aujourd’hui, que le Conseil national de Transition doit voter la loi d’amnistie en faveur des auteurs du double coup d’Etat dans notre pays. Longtemps attendu, cette loi va, finalement, passer devant le CNT et, on peut l’imaginer, comme une lettre à la poste. Elle va permettre de sécuriser les membres du CNSP et les mettre à l’abri de toutes poursuites judiciaires. Il sera décidé qu’ils n’ont rien fait. Totalement amnistiés comme Sanogo et sa bande. La question que l’on se pose, désormais, est celle de savoir jusqu’à quand allons-nous continuer à piétiner notre Constitution. Celle qui définit le coup d’Etat comme un crime indescriptible. Comme le dit un ancien ministre : «tant que les militaires sauront qu’il yaura des lois pour les amnistier, ils ne cesseront, jamais, de faire des putschs et rompre avec l’ordre constitutionnel.»</span></p>
<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Protocole : Assimi et «son» tapis rouge]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/protocole-assimi-et-son-tapis-rouge-2934203.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:28:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5320400715msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président de la Transition, le putschiste récidiviste, Assimi Goïta, semble prendre du plaisir dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat. Il ne boude, en tout cas, pas les privilèges, à lui accordés par le protocole, et ne se prive jamais de bain de foule encore moins de tapis rouge. Comme s’il était président de la République, il circule dans son véhicule Hilux (blindé ?) mais ne rate aucune occasion pour prouver aux Maliens et à la face du monde que le patron du pays, c’est, désormais, lui, et lui tout seul ! On l’a vu lors de certaines cérémonies (improvisées) jouant aux populistes comme lors de la finale de la coupe du Mali de football. Lors du séjour, également, du président bissau-guinéen, Oumarou Sissoco. C’est d’ailleurs cette propension qu’il a pour le tapis rouge qui commence à friser le ridicule de la part quelqu’un qui devrait être, présentement, au front et qui, malgré son titre de patron des forces spéciales, n’est parvenu à obtenir aucun résultat en matière de lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Bien au contraire !</span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Oumarou Emballo à Bamako : les dessous d’une visite</span></b></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv2811723308msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il y a de cela, quelques jours, le président bissau-guinéen, Oumarou Sissoco Emballo, a séjourné dans notre pays. À son arrivée, il a été accueilli à l’aéroport par le président de la Transition, Assimi Goïta, et a tenu à préciser les raisons officielles de son déplacement chez nos confrères de la télévision nationale. L’hôte du Mali dira son appartenance à la CEDEAO et le respect qu’il a pour les consignes de cette institution sous-régionale qui a suspendu notre pays de toutes ses instances. Il dira qu’il est là pour rendre visite à «ses parents maternels» et révéla que sa maman est d’origine malienne. Ceci était le côté officiel de cette visite qui avait, à n’en pas douter, d’autres raisons. Le président Emballo était venu réitérer aux  nouvelles autorités les mesures non-négociables de la CEDEAO à l’endroit de notre pays et sa transition ; à savoir : l’organisation de la présidentielle en février 2022. Il l’a, d’ailleurs, annoncé, que ce message a été transmis au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga.</span></p>
<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Politique : la transition de tous les dangers !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/politique-la-transition-de-tous-les-dangers-2934196.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:23:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 18 août dernier, c’est un régime exceptionnel qui gère le pays. À la faveur des contestations du M5-RFP et d’un coup d’Etat, comme fomenté par le pouvoir d’IBK, des militaires ont pris le pouvoir et s’y agrippent, chaque jour, un peu plus. </em></strong>

Sans tambour, ni trompette, comme le dirait l’autre, avec une assurance totale, ils déroulent (ou font dérouler) leur plan qui vise à prolonger la transition et à se maintenir au pouvoir. Certains n’hésitent pas à évoquer, même, une éventuelle candidature de l’actuel chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta.

Il n’existe plus le moindre doute désormais : tout est mis en œuvre pour prolonger la Transition et mettre en œuvre l’agenda M5-CNSP qui n’est, ni plus ni moins, que la confiscation du pouvoir et le maintien des militaires, d’une manière ou d’une autre, au pouvoir.

Il faut dire qu’avec le second coup d’Etat, tous les masques sont tombés. Les militaires ont montré à la face du monde, sans aucun scrupule, leur intention de confisquer et d’exercer «leur pouvoir» ; l’exercer et l’exercer avec leurs parents, amis et connaissances.

C’est ainsi qu’on a assisté au retour de tous les ministres proches des militaires que Bah N’Daw et Moctar Ouane avaient remerciés dans le nouveau gouvernement qui a suscité la «mise hors de leurs prérogatives».

Sadio Camara est revenu, Modibo Koné a été bombardé directeur général de la Sécurité d’Etat, le ministre des Mines est revenu. Cerise sur le gâteau : Assimi venait d’avoir l’occasion de réaliser le rêve qu’il avait toujours caressé, devenir patron de la Transition, chef de l’Etat.

Il avait pris la peine de donner une caution politique et, à la limite, un peu populaire, à tout ça à travers le dialogue qu’il venait de renouer avec le M5-RFP, auquel il a confié le poste de Premier ministre avec la nomination de Choguel Kokalla Maïga comme chef du gouvernement.

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Adhésion de Boubou Cissé à l’Urd :  Une première victoire en vue la présidentielle !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/adhesion-de-boubou-cisse-a-lurd-une-premiere-victoire-en-vue-la-presidentielle-2934199.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/BOUBOU-CISSE-MALI-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:22:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ça y est : Dr. Boubou Cissé a choisi l’Union pour la République et la Démocratie (URD) pour déposer ses valises. L’ancien et dernier Premier ministre d’IBK, jusqu’au coup d’Etat du 18 août 2018, a choisi la section de Djenné, sa ville d’origine, comme son point de chute.Mais, en réalité, le poste de secrétaire aux affaires économiques de la section, qui lui a été dévolu, apparaît plutôt comme le point de départ d’une ambition présidentielle à peine dissimulée.</span></i></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est déjà une première victoire que l’ancien Premier ministre d’IBK ait pu officialiser son adhésion au parti du défunt chef de file de l’opposition. L’arrivée en fanfare de Mamadou Igor Diarra avait fait du banquier le «candidat naturel» qu’attendait la formation. </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’URD, alors en deuil et orphelin de l’imposante personnalité de son défunt leader, peinait à se trouver une personnalité d’envergure susceptible de combler son profond déficit de leadership. L’ancien patron de l’hôtel des finances d’IBK, où il avait précédé Boubou Cissé, déjà ancien candidat à la présidentielle de 2018 contre son ancien patron, avait rejoint les rangs de la formation de la poignée de main quelques semaines après la brusque disparition de Soumaïla Cissé.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De fait, l’affaire de l’adhésion de Boubou Cissé était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, même quand l’ancien chef dugouvernement était entré dans une longue clandestinité pour échapper à la junte qui le poursuivait pour, disait-on, tentative de coup d’Etat.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Un certain nombre de jeunes loups du parti se sentaient quelque peu à l’étroit au sein du M5-RFP où le parti a vu se diluer son leadership naturel de première force de l’opposition malienne. Le FSD, bien que dirigé de façon intérimaire par Choguel Kokalla Maïga, le coordinateur du comité stratégique du M5, apparaissait plus en réalité comme un regroupement plutôt constitué autour de l’URD, plus que le parti n’y avait au contraire adhéré au regroupement.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De toute évidence, Dr. Boubou Cissé incarne un courant assez fort au sein du parti et avec lequel il faut compter pour déterminer les rapports de force, aussi bien à l’interne que sur l’échiquier car, en dépit de tout, les soutiens de l’ancien Premier ministre débordent largement les cadres d’une seule formation politique.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les velléités d’un appel du pied à Boubou Cissé étaient apparues comme une alternative aussi crédible, sinon plus pour assurer au parti plusieurs fers au feu de la prochaine présidentielle.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Une adhésion contestée ou attendue ?</span></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toutefois, la vieille garde sentant des tendances à miner l’unité du parti, avait élevé le ton en assurant que les portes d’une candidature à la prochaine présidentielle restaient ouvertes sous réserve d’une appartenance avérée à la formation, en termes clairs, un militantisme indiscutable. Une réserve vite levée, l’URD s’étant fait une spécialité dans l’absorption de micro-partis et personnalités politiques d’envergure relative.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Mais nombre d’observateurs assurent la surface financière non négligeable du nouvel adhérent. À tort ou à raison, Boubou Cissé est aussi attendu pour regarnir tout ou partie de la bourse d’une formation, dont le financement reposait en grande partie sur la seule personnalité de son défunt président.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La jeune garde, qui a beaucoup œuvré à l’arrivée de l’ancien Premier ministre, entre certainement en confrontation avec les anciens compagnons de Soumaïla Cissé qui perçoivent d’un mauvais œil ce basculement des rapports de force au sein de la formation.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De même, la garde rapprochée, qui s’était entre-temps constituée autour de Mamadou Igor Diarra, perçoit dans cette arrivée le déclenchement des hostilités. Le fils du défunt général Cheik Diarra, patron des questions de défense de la CEDEAO au moment de sa disparition tragique dans un accident d’avion au Nigéria, se voyait dans les atours du candidat incontournable de la formation et héritier putatif du défunt challenger d’IBK aux présidentielles de 2013 et 2018.</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Assurément, l’unité de l’URD apparaît donc comme le challenge le plus important avant la prochaine présidentielle, que Boubou Cissé devra d’abord affronter et dont dépendra certainement la suite !</span></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></b></p>
<p class="yiv6223955014msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Touré</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali : la Fédération de basketball aurait dissimulé des abus sexuels à l’encontre de joueuses mineures]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/mali-la-federation-de-basketball-aurait-dissimule-des-abus-sexuels-a-lencontre-de-joueuses-mineures-2932592.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/sports/mali-la-federation-de-basketball-aurait-dissimule-des-abus-sexuels-a-lencontre-de-joueuses-mineures-2932592.html</guid>

                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Human-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 13:36:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des joueuses de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans du Mali ont affirmé avoir subi des abus sexuels de la part de leur entraîneur principal mais la Fédération malienne de basketball, bien qu’ayant été informée, n’a pas réagi, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.</em></strong>

Amadou Bamba, âgé de 51 ans, entraîneur principal de l’équipe nationale féminine de basketball des moins de 18 ans depuis 2016, aurait agressé ou harcelé sexuellement au moins trois joueuses et contrarié leurs carrières quand elles ont refusé d’avoir des rapports sexuels avec lui, selon des survivantes d’abus interrogées par Human Rights Watch.

Après que Human Rights Watch eut écrit à la Fédération internationale de basketball (FIBA), l’instance dirigeante de ce sport au niveau mondial, détaillant les allégations d’abus sexuels commis au Mali, la FIBA a pris une première mesure importante en suspendant, dans l’attente des résultats d’une enquête, les entraîneurs et les responsables qui auraient commis ces abus ou qui en auraient eu connaissance. Le président de la FIBA, Hamane Niang, qui est de nationalité malienne, s’est retiré temporairement de cette fonction pour la durée de l’enquête.

Human Rights Watch s’est entretenu avec trois survivantes et avec les membres de leurs familles qui ont dénoncé les abus commis par Bamba à la fédération malienne de basketball. Or non seulement la fédération n’a pas agi en réponse à ces plaintes, mais elle s’est efforcée de dissimuler les abus de Bamba en promettant aux survivantes la sélection en équipe nationale en échange de leur silence.

Parmi les abus dénoncés, certains ont eu lieu lors de compétitions internationales, dont la Coupe du monde féminine des moins de 19 ans de la FIBA en 2019 et le Championnat d'Afrique des moins de 18 ans en 2020. La Coupe du monde 2021 de basketball féminin des moins de 19 ans de la FIBA se déroulera en Hongrie du 7 au 15 août et le Mali est l’une des 16 équipes engagées dans la compétition.

Au Mali, les survivantes et les membres de leurs familles ont dénoncé les abus sexuels commis par Bamba dès 2016, sa première année en tant qu’entraîneur principal. Ajara, une ancienne joueuse de l'équipe féminine nationale des moins de 18 ans, dont le nom, comme celui des autres victimes, a été modifié pour leur protection, a été sexuellement harcelée et agressée par Bamba, selon son père à qui elle a rapporté les faits. Il a indiqué que le harcèlement avait commencé quand Ajara, alors âgée de 17 ans, tentait de gagner sa place dans l'équipe: «Bamba l’a appelée et lui a dit qu’il voulait avoir un rapport sexuel avec elle et qu’elle devrait avoir une relation sexuelle avec lui pour obtenir une place dans l’équipe.» Ajara a refusé.

Lors d’un tournoi international de la FIBA, cet abus a dégénéré en agression sexuelle: «Il [Bamba] est venu dans la chambre d’hôtel [de ma fille] à 2h00 du matin… Il a pris sa main, lui a fait toucher certaines parties de son corps. Il a mis ses mains dans sa culotte.» Ajara s'est échappée de la chambre. Après cette agression, Bamba a considérablement réduit le temps de jeu d’Ajara dans l'équipe.

Deux autres anciennes joueuses de l'équipe ont décrit des expériences similaires. Mariama (pseudonyme) a raconté à Human Rights Watch que lorsqu’elle avait 15 ans, Bamba a essayé d’avoir un rapport sexuel avec elle dans sa chambre d'hôtel, lors d’un voyage de l’équipe pour un tournoi international de la FIBA, et l’a exclue de l’équipe après son refus.

Mariama a aussi affirmé que Bamba menaçait les filles de l’équipe d’emprisonnement si elles dénonçaient son comportement. Une troisième fille, Oumou (pseudonyme), a affirmé que quand elle avait 17 ans, Bamba a essayé de toucher sa poitrine et d'avoir des relations sexuelles avec elle : «Quand j’ai refusé, il ne m’a pas laissée jouer. Il m’a mise à l'écart des matches.»

Les joueuses ont affirmé à Human Rights Watch que Bamba avait des relations sexuelles avec d’autres joueuses de l'équipe nationale féminine des moins de 18 ans, échangeant des faveurs sexuelles contre du temps de jeu, de l’argent et des équipements sportifs.

Au Mali, les actes à caractère sexuels avec des personnes âgées de 15 à 21 ans sont illégaux quand l’auteur est un adulte ayant autorité sur la personne ou s’il est chargé de son éducation ou de sa supervision, ou s’il est son employeur.

Dans le cadre de sa fonction de surveillance et conformément aux règles de son adhésion à la FIBA, il incombe à la Fédération malienne de basketball de protéger les joueurs et les joueuses contre les abus et de tenir les entraîneurs abusifs responsables par des sanctions et le renvoi. D'après les «Cinq piliers de la protection des droits des enfants et des adultes à risque» de la FIBA, il y a une «tolérance zéro» pour le harcèlement et les abus sexuels à l’encontre des joueurs et des joueuses, y compris pour les abus commis contre des mineurs par leurs entraîneurs.

Le harcèlement sexuel et les agressions peuvent avoir des impacts à long terme sur la santé physique et mentale des survivantes comme l'anxiété, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique. Le père qui a décrit l’expérience de sa fille, Ajara, a déclaré que celle-ci, joueuse très douée, avait abandonné le basketball après l’agression de Bamba. «Elle est généralement renfermée et ne fait rien de spécial pour le moment. Elle a été traumatisée.»

« Les filles ont peur de perdre leur place dans l’équipe ou de se heurter à d'autres conséquences, donc c’est une situation très difficile », a déclaré Ahmar Maïga, fondateur de Protection des Jeunes Sportifs en Afrique-Mali, une association de protection des joueurs et des joueuses. «Normalement, le rôle de la Fédération malienne de basketball devrait être de protéger les joueuses, mais personne ne se soucie de la position impossible de ces jeunes athlètes.»

Le manquement de la fédération à sa responsabilité d’enquêter ou de s’occuper des graves allégations d’abus date d’avant l’arrivée de Bamba. Mariama a indiqué que Bamba est le troisième entraîneur de l'équipe féminine de basketball au sujet duquel des allégations d’abus ont été rapportées à la fédération.

La violence sexiste est un problème très répandu au Mali, au-delà du monde sportif. Un sondage de 2018 de l’Institut national des statistiques a permis d’établir que près de la moitié des femmes et des filles maliennes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences de ce type.

«Avec les Jeux Olympiques au Japon et la Coupe du monde de basketball des moins de 19 ans de la FIBA qui approchent rapidement, la FIBA et le CIO doivent prendre des mesures rapidement pour congédier tous les entraîneurs qui commettent des abus et tous les dirigeants du basketball qui ont failli à leur devoir de protéger les joueuses du Mali. »

<strong>Source : Human Rights Watch</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La Force Barkhane fait le point sur ses opérations]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/la-force-barkhane-fait-le-point-sur-ses-operations-2932579.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 13:34:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Certainement avant l’annonce par le président français de la suspension de la coopération bilatérale avec les forces armées maliennes, la Force Barkhane a mené des opérations majeures dans le Gourma malien visant à sécuriser la Route nationale (RN) 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Douentza, entre autres. Et sur le plan sorties hebdomadaires, les avions de la Force Barkhane en ont réalisé 134, parmi lesquelles 26 sorties chasse, 51 sorties ISR et 57 missions de transport ou de ravitaillement. Nous vous proposons ici des éléments d’informations donnés par les services de communication de cette force française au Sahel.</em></strong>

<strong>Rapport d'opération: sécurisation de la RN16</strong>

Du 1er au 31 mai 2021, la Force Barkhane a mené une opération majeure dans le Gourma malien visant à sécuriser la Route nationale (RN) 16, axe stratégique et commercial entre Gao et Douentza. Planifiée en étroite coordination avec les armées partenaires, préparée en amont depuis fin mars 2021 par des opérations de renseignement et de reconnaissance sur le terrain et soutenue par une manœuvre logistique d’envergure, cette opération avait pour objectif de produire un effort majeur contre le RVIM.

La Force Barkhane a été déployée dans le Gourma, à plus de 500 km de Gao. Durant cinq semaines, 1800 soldats français et 600 soldats des Forces armées maliennes (FAMa) ont été déployés sur une zone d’opération qui s’étendait sur 20 000 km2 dans la région des trois frontières.

La préparation en commun des unités a permis une intégration tactique jusqu’au niveau de la section, voire du groupe. Pour les unités terrestres et aériennes, le défi a été de tenir le terrain et de maintenir l’effort dans la durée dans un environnement (climat, géographie) d'une exigence extrême. Soutenus par le Groupement tactique désert (GTD) logistique Charente et appuyés par l’aviation et le GTD aérocombat, les trois GTD (Bison, Douaumont et Chimère) et le groupement commando de la Force Barkhane ont conduit une manœuvre d’enveloppement de part et d’autre des massifs montagneux qui dominent l’ouest de la RN 16.

Par l’imprévisibilité et la rapidité des manœuvres tactiques ainsi que leur durée sur le terrain, ils ont bousculé les GAT jusqu’à Douentza, dans l’ouest du Gourma, où la force ne s’était pas rendue depuis 2019. Ils ont également ouvert l’axe Tombouctou – Douentza et poursuivi les actions de harcèlement le long de la frontière malo-burkinabè.

Cette manœuvre visait à asphyxier les réseaux du RVIM, à neutraliser les facilitateurs d’Engins explosifs improvisés (EEI) et à détruire leurs bases logistiques dans le quadrilatère Hombori - forêt de Serma – Douentza - forêt de Gana. Hormis la menace EEI qui est restée forte durant cette opération, les GAT n’ont jamais été en mesure d’affronter directement les forces maliennes et leurs partenaires, préférant la fuite au combat de rencontre.

Au bilan, les partenaires ont neutralisé GAT et saisi 42 armes légères, 2 armes collectives, 9 EEI, 18 éléments principaux d’EEI, 77 motos et 108 équipements de communication. Ce bilan montre que l’ennemi, bien présent le long de la RN16, est incapable de s’opposer à la manœuvre de la force et qu’il préfère la fuite au combat, abandonnant ses ressources et laissant aux partenaires toute liberté d’action. Le cadre sécuritaire attendu pour un retour des services de l’Etat est maintenant à la portée des maliens s’ils consolident leur déploiement le long de cet axe de vie.

<strong>La Force Barkhane empêche une attaque coordonnée dans le nord Mali </strong>

Les 5 et 6 juin 2021, dans le nord du Mali, les militaires de l’opération Barkhane ont conduit plusieurs opérations afin de dégrader les capacités d’action des Groupes armés terroristes (GAT) et plus particulièrement du Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans (RVIM). Tout d’abord, le 5 juin, les militaires français appuyés par des hélicoptères ont mené une action de combat contre des GAT alors qu’ils préparaient une nouvelle attaque du camp de la Minusma d’Aguelhok.

Quelques GAT ont été neutralisés ou capturés. Deux mortiers de 120mm, des obus, un lance-roquette, des armes légères, des composants pour la confection d’EEI, trois motos, deux pick-up et des équipements de télécommunications ont été saisis ou détruits. Ensuite, le 6 juin dans la région de Tin Zaouatène, une nouvelle action de combat a permis de capturer des GAT proches de la structure de commandement du RVIM.

Des équipements militaires ont également été saisis. Ces opérations démontrent la volonté de la France à poursuivre son effort en Bande sahélo-saharienne (BSS) pour affaiblir les organisations terroristes, dans le but d’aider la population du Sahel à se libérer du joug terroriste et permettre aux forces partenaires d’assurer seules la lutte contre les GAT.

<strong>Relève du groupement de transmissions </strong>

&nbsp;

Début juin, sur la base opérationnelle projetée (BAP) de Niamey a eu lieu le transfert d’autorité du Groupement de transmissions (GTRS) de la Force Barkhane entre le colonel Cyrille de Boysson, commandant le 53e Régiment de transmissions (RT) et le colonel Julien Vasseur, chef de corps du 41e RT.

Durant le mandat écoulé, le GTRS MonnaCasale, armé par plusieurs unités du commandement des systèmes d’information et de communication (COMSIC) mais aussi des spécialistes de l’armée de l’Air et de l’Espace, et de la DIRISI, a œuvré pour maintenir la liaison sur l’ensemble du théâtre d’opérations marqué par de fortes élongations entre les différents sites de la BSS. Insérés au sein des GTD, les transmetteurs ont participé à toutes les opérations.

Le GTRS a également sécurisé et déployé l’ensemble des systèmes d’information et de communication du Poste de commandement (PC) Harpon de la Task Force Takuba. Il a aussi déposé les premiers jalons pour accueillir le Socle technique commun d’échange (STC-E), nouveau système qui assurera une meilleure sécurisation des données dans le cadre du programme Scorpion. Le GTRS Flandres assure désormais la mission.

<strong>Sorties air hebdomadaires (bilan du 2 au 8 juin inclus) </strong>

Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 134 sorties, parmi lesquelles 26 sorties chasse, 51 sorties ISR et 57 missions de transport ou de ravitaillement.

&nbsp;

<strong>Source : Barkhane</strong>

<strong>NB : le titre et le chapeau sont de la Rédaction.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Renforcement des militaires dans le gouvernement :   Assimi a-t-il piégé le M5-RFP ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/renforcement-des-militaires-dans-le-gouvernement-assimi-a-t-il-piege-le-m5-rfp-2932549.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:10:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Protestations voire condamnations au sein de la classe politique et réactions mitigées sinon silencieuses au sein du M5-RFP, dénotent une certaine fraîcheur dans l’accueil du gouvernement du Premier ministre Choguel. Base peu élargie et mépris des résultats des consultations préliminaires semblent avoir caractérisé les choix des membres du nouvel exécutif, finalement fort peu éloigné des méthodes cavalières usitées avec l’équipe Moctar Ouane.</em></strong>

<em> </em>En assurant ce vendredi <strong>28 mai dernier</strong>, devant <strong>la classe politique et la société civile son souhait «<em>que le poste de Premier ministre revienne au M5-RFP</em></strong><em>» tout en demandant leur soutien, le colonel Assimi Goïta n’a pas laissé </em>entrevoir qu’il refilait une patate chaude à l’ancienne contestation populaire du régime d’IBK dont la junte, pour justifier son putsch, avait assuré parachever la lutte.

<strong>Restauration de l’ordre Kaki</strong>

L’initiative de confier la Primature au M5-RFP et le choix de Choguel Maïga, le président de son comité stratégique, comme futur Premier ministre, ont suscité beaucoup d’espoir. Mais à l’arrivée, tout porte à croire que les militaires ont plutôt déferré aux pressions de la communauté internationale, mais n’ont renoncé ni dans la méthode ni dans les objectifs à leur pré-carré arraché le 18 août dernier, en renversant le régime d’IBK.

Et bien que se servant des civils comme faire-valoir, les proconsuls de Kati ont visiblement du mal à se départir de leurs habitudes d’exclusion, comme l’avait illustré la composition du premier gouvernement de la Transition et que d’ailleurs le M5-RFP, et Choguel Maïga plus singulièrement, avait pourtant dénoncé avec constance et ténacité.

Le second coup d’Etat, de ce 26 mai, opéré par Assimi Goïta, contre le président qu’il avait lui-même choisi, a abouti à un renforcement considérable des militaires au sein de l’exécutif. Les proconsuls de Kati n’ont cure des cris d’orfraie : avec le nouveau exécutif, ils raffermissent plutôt leur contrôle, comme on l’aura remarqué avec la reconduction de certains ministres à leur exclusive dévotion.

Les militaires à la Défense, l’Administration territoriale, la Réconciliation conservent leur portefeuille, en dépit des accusations de parjure voire de trahison qui avaient affaibli la position du colonel-major Ismaël Wagué et du lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. De même, un second couteau certes mais une caution concédée à l’irrédentisme nordiste, le col-maj Daoud Aly Mohammedine, vient à la Sécurité en lieu et place de Modibo Koné.

Mieux, en remplaçant Makan Fily Dabo par Mme Dembélé Madina Sissoko comme ministre des Transports et des Infrastructures, l’épouse du général Ibrahim Dahirou Dembélé, l’ancien ministre de la Défense au moment du coup d’Etat du 18 août 2020, la junte procède à l’unification des forteresses militaires, en restaurant l’autorité des officiers compromis non seulement avec IBK, mais aussi et surtout dans les tueries du capitaine boucher de Kati, Amadou Aya Sanogo.

Car, en plus d’être l’épouse de l’ancien patron des fameux ‘’Damis’’, une quasi-secte d’officiers et de militaires au sein de l’armée malienne, liés par une sordide solidarité, Madina Sissoko, est aussi à la tête d’une association d’épouses de militaires, engagée activement à laver complètement de toute accusation de meurtre de masse et de culpabilité de fosses communes l’éthylique Boucher de Kati, le capitaine Sanogo, et ses acolytes de l’époque, dont justement ‘’Bri’’, le général Dahirou Dembélé.

Le retour d’Alfousséyni Sanou et de Lamine Seydou Traoré, renvoyés par Bah N’Daw et Moctar Ouane, lors de leur tentative éphémère, signe que la junte n’entend rien changer à ses projets de contrôle effectif des leviers de l’Etat. Bien au contraire, avec la reprise en main du taiseux colonel qui a chassé ‘’son’’ président potiche, tout porte à croire que la junte se soucie comme d’une guigne des slogans d’un nouveau départ du Mali, mais que de façon pragmatique, ils entendent s’imposer et assurer durablement leurs devenirs financiers et matériels.

<strong>L’Etat sous le contrôle de la garde républicaine</strong>

La nomination de l’ancien ministre de la Sécurité à la Direction générale de la Sécurité d’Etat décuple la puissance du controversé colonel Modibo Koné, faisant apparaître la réalité des rapports de force au sein de la junte sous un nouveau jour. Car, outre qu’il revienne à son poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara remonte à la deuxième place, après le Premier ministre, dans l’ordre de préséance gouvernementale. La Garde républicaine, à travers donc ses deux cadres, reprend une main qu’elle n’avait jamais réellement perdue, car on sait que sous l’ère IBK, le général Moussa Diawara, l’inamovible Directeur général de la SE, régentait l’Etat à sa guise, à travers ses choix pour les nominations au gouvernement et dans la haute administration.

Certains craignent, à raison, qu’à travers cet héritage du général Moussa Diawara, l’homme qui a en réalité orchestré le coup d’Etat du 18 août 2020, la junte n’essaye pas d’assurer sa mainmise sur l’Etat, pour de nombreuses générations à venir. On a tendance à y croire, avec la flamboyance impudique observée par le sanguinaire Boucher de Kati, le capitaine Sanogo, le retour en force, même par procuration de ses complices dans le massacre des bérets rouges, en plus de la présence de son fidèle Malick Diaw au sommet du CNT, et le fait d’avoir déjà trusté les plus juteuses et significatives fonctions de la haute administration.

La nomination de Mamoudou Kassogué, le polémique procureur du pôle économique, participe certainement de la couverture indispensable pour assurer les arrières des militaires de Kati. Outre sa propension à la médiatisation à outrance de ses activités, au mépris parfois de la sérénité indispensable à l’instruction des dossiers, le Procureur Kassogué s’est signalé par une tendance aux dossiers qui n’aboutissent jamais et davantage actuellement par sa promptitude à agir efficacement au mieux des intérêts des nouveaux proconsuls. En somme, sa nomination constitue une juste récompense pour davantage de services à rendre aux putschistes de Kati.

En fin de compte, le Premier ministre Choguel Maïga est bien conscient que «<em>certains, de bonne foi, sont sceptiques d’autres franchement hostiles.</em>». Mais sa résolution «…<em>de dissiper leurs réserves, leurs interrogations </em>… <em>de conforter l'espoir et d'obtenir l'adhésion de la grande majorité des Maliens</em>» commence déjà à relever d’une gageure.

<strong> </strong>

<strong> Mohamed g Aliou</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Présidence du Parlement Africain   :  Mme Haïdara Aïchata Cissé dénonce la mauvaise foi de ses adversaires]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/presidence-du-parlement-africain-mme-haidara-aichata-cisse-denonce-la-mauvaise-foi-de-ses-adversaires-2932561.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:10:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>À Midrand en Afrique du Sud, devrait se tenir, le 27 mai 2021, l’élection du président du Parlement africain. Malheureusement, certains pays ont avancé l’argument de la rotation de la présidence. Ce que la candidate, Haïdara Aïchata Cissé, a qualifié «de banditisme politique». De retour à Bamako, nous l’avons approchée pour en savoir plus sur le déroulement des opérations ayant conduit au report du vote. </em></strong>

Haïdara Aïchata Cissé est membre du Conseil national de transition (CNT), vice-présidente sortante du Parlement panafricain, chargée de la diplomatie, et candidate à la présidence du Parlement africain. Pour elle, sa candidature était valide parce qu’elle était endossée par le CNT. D’autant que, «pour être membre du Parlement africain, il faut d’abord être membre d’un parlement ou membre d’un organe législatif. Le CNT étant l’organe législatif du Mali, j’ai été mandatée par le CNT pour le parlement africain.»

Et d’ajouter : «Ma candidature pour la présidence faisait peur d’où toute cette tractation avant notre prestation de serment devant le Parlement africain dans le but d’empêcher le Mali d’être représenté au parlement».

À en croire Mme Haïdara, non seulement, le CNT a porté sa candidature, mais aussi tous les parlementaires panafricains de l’Afrique de l’Ouest, au cours d’une rencontre à Bamako, ont porté à l’unanimité sa candidature y compris une grande partie de l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale. C’est à la dernière minute qu’il y a eu une candidature de l’Afrique de l’Est, à savoir le Sud-Soudan.

«Le hic est que le candidat de l’Afrique Australe assure l’intérim de la présidence du parlement. Il était à la fois juge et partie. C’est quand le candidat de l’Afrique Australe a compris que si les élections se tenaient dans les conditions normales, le candidat de l’Afrique Ouest allait passer largement pour qui sait que l’Afrique de l’Ouest est composée de 15 pays et de 75 membres. Ils sont ainsi les rois voire les faiseurs de rois», a-t-elle martelé Mme Haïdara.

S’agissant du principe de la rotation qui serait contenu dans un protocole d’accord brandi par les opposants au vote, Mme Haïdara a précisé que les documents du Parlement panafricain ne parlent pas de rotation.

«Il n’y a que le protocole qui parle de rotation. Ce protocole n’est pas non plus ratifié par le nombre de pays qu’il faut. Malgrécette disposition, pour sa mise en œuvre, il faut 28 pays signataires mais sur les 13 pays qui sont signataires, le Mali est le premier pays à avoir ratifié. Cependant, aucun pays de l’Afrique Australe n’a ratifié le protocole. Le candidat du Zimbabwe veut profiter d’une disposition qui est dans le protocole, alors que son pays n’a même pas encore ratifié le protocole», dénonce-t-elle. Lacandidate du Mali et de l’Afrique de l’Ouest a qualifié ce comportement de «banditisme politique».

Selon la vice-présidente sortante et candidate à la présidence du Parlement africain, un avis ne s’impose pas au Parlement africain et même une décision de la commission de l’Union africaine ne s’impose pas au Parlement africain qui est complètement indépendant. «Il faut au préalable une discussion en plénière et une adoption au 2/3 pour qu’un avis ou une décision passe et ce n’est pas le jour du vote qu’il faut se présenter avec un avis pour exiger des choses», a déploré Mme Haïdara.

Parce qu’ils étaient en train de perdre l’élection,croit savoir Haïdara Aïchata Cissé, ses adversaires ont semé le désordre pour empêcher sa tenue.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition : prolongations interdites]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/transition-prolongations-interdites-2932562.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:04:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Courant sur 18 mois, la transition malienne est à son dixième mois. Il ne reste donc plus, en principe, que 8 mois pour le retour de notre pays à l’ordre constitutionnel normal. En fin février 2022, les Maliens, en principe, doivent être appelés aux urnes pour désigner un nouveau président et élire de nouveaux députés. D’ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU l’a rappelé en début de semaine : «Il faut respecter la date de tenue des élections». Ce n’est qu’à cette seule et unique condition que nous ferons notre retour sur la scène internationale. Même si certains veulent nous faire croire que la transition pourrait connaître une rallonge. C’est leur volonté et à dire vrai, rien ne nous y oblige. C’est pour cela qu’il faut accélérer le tempo et avancer sur les dossiers importants, à commencer par le premier : l’organisation d’élections crédibles et transparentes en février 2022.

<strong> </strong><strong>Untm-gouvernement : le prochain bras de fer, c’est pour bientôt !</strong>

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est, visiblement, remontée contre les nouvelles autorités ; surtout contre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son gouvernement. La plus grande centrale syndicale n’a pas apprécié la place qui a été faite à d’autres syndicats rivaux tels que la CDTM et les magistrats dans la nouvelle équipe dirigeante du pays. Ses dirigeants l’ont fait savoir au chef du gouvernement, mardi après-midi, lors de sa visite chez eux. Venu pour des échanges courtois et à la quête d’un moratoire, le Premier ministre a trouvé, en face de lui, des syndicalistes déterminés et décidés à faire aboutir leurs revendications. En ces termes, et en substance, ils ont fait passer leur message : «Nous envisageons une trêve de 2 mois. Cependant, depuis la composition du nouveau gouvernement et le choix porté sur des syndicats rivaux pour y figurer, nous avons décidé de la ramener à 10 jours à compter du premier conseil des ministres». L’Untm déposera donc un nouveau préavis de grève à compter de la fin de la semaine prochaine.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Accueil mitigé du gouvernement Choguel :   Entre réserves et oppositions, des prémices de brouilles !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/accueil-mitige-du-gouvernement-choguel-entre-reserves-et-oppositions-des-premices-de-brouilles-2932544.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 11:49:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Visiblement, le nouveau Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, semble avoir été à la bonne école : choisir comme ministres des personnalités sans l’avis de leurs partis ou associations. Du coup, s’attacher ainsi des fidélités et semer les graines de la division au sein des formations concernées au risque de les affaiblir ! Si bien évidemment, le nouveau chef du gouvernement n’a plutôt pas été un peu bousculé, voire mis devant le fait accompli dans le choix des membres de son équipe.</em></strong>

Choguel l’avait assuré : son équipe était attendue au plus ce dimanche 13 juin. Mais dans l’après-midi de ce vendredi, l’annonce a été plus qu’une surprise dans nombre d’écuries politiques. L’anecdote assure qu’un regroupement, en chemin avec les CV de ses ministrables choisis, a appris l’annonce sur les antennes de l’ORTM. Comme pour dire que bien des structures ont été cueillies à froid. Et les réserves ne manquent pas, même dans les rangs du Mouvement dirigé par le président lui-même devenu Premier ministre.

<strong> </strong><strong>Tièdes réactions au M5-RFP</strong>

Il est vrai que la vice-présidente du M5, Mme Sy Kadiatou Sow, certainement dans le rôle de suppléante du coordinateur du Comité stratégique, a ainsi fait le service minimum, en assurant dans un communiqué que «<em>Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) félicite le Président de la Transition le colonel Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga pour la mise en place diligente d’un gouvernement d’ouverture</em>». Mais sans plus !On ne peut en effet guère dire que l’enthousiasme soit particulièrement débordant, du côté de la contestation populaire, pour accueillir ce nouveau gouvernement de la Transition, pourtant dirigé par son principal coordinateur.

Mieux, les réserves l’emportent largement, avec plus ou moins de verdeur, après l’annonce, ce vendredi 11 juin, de la composition du nouvel exécutif. Déjà, au niveau du M5-RFP, dont pourtant ce devrait être «la grande affaire». Du moins, à en croire ces propos du cinéaste Cheick Oumar Sissoko, chef de file de la plate-forme EMK, l’un des fers de lance politico-associatifs ayant initié le regroupement de la contestation contre le défunt régime de IBK.

L’ancien secrétaire national de SADI a jeté une douche froide sur l’échiquier en déclarant nettement n’avoir pas été associé, de près ou de loin, au supposé choix du M5 porté sur le président intérimaire du FSD et président du Comité stratégique pour devenir le futur Premier ministre, un poste dévolu à l’ancienne contestation par le patron de la junte, se préparant à devenir de fait le nouveau président de la Transition. «<strong><em>Je n’ai pas participé au choix de Choguel Maïga comme Premier ministre</em></strong><em>», a-t-il tenu à préciser comme pour prendre date.</em>

<em>On aura tout aussi noté le silence assourdissant des principaux leaders du M5-RFP, notamment Me Mohamed Aly Bathily ou Koniba Sidibé, entre autres, pour les moins aptes à transiger sur leurs opinions, ou de Me Mountaga Tall, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, pour ne citer que ceux-ci qui n’ont pas été très prolixes en chaleureuses félicitations. Même dans les rangs de l’URD, dont pourtant deux cadres ont été retenus, l’accueil paraît mitigé. </em>

<em>Sur les vingt-huit membres de son équipe, Choguel a certes pu placer huit ministres issus du M5-RFP, mais à des postes plus ou moins honorifiques et peu à même de peser davantage sur le cours des événements.Ainsi, en est-il d’</em>Ibrahim Ikassa Maïga de l’Urd, dont le troisième rang protocolaire ne rime pas du tout avec le poids de son département de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les institutions, quant à imprimer activement les orientations contenues dans les dix mesures ou exigences du M5 pour rectifier la Transition.

De même, cela semble une opinion largement partagée concernant les ministres du gouvernement, au titre de la contestation populaire anti-IBK comme la syndicaliste, Mme Sidibé Dédéou Ousmane à l’Education nationale, Mme Diawara Aoua Paul Diallo, second membre de l’URD, au département du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le CNID  Bréhima Kaména à l’Urbanisme, l’Habitat, les Domaines, l’Aménagement du Territoire et la Population,  les associatifs Bakary Doumbia et Mme Wadidiè Founè Coulibaly, respectivement aux départements de l’Entrepreneuriat national, l’Emploi et de la Formation professionnelle ainsi que de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. Modibo Koné vient compléter ce tableau, à l’environnement, à l’Assainissement et au Développement durable, quand l’Imam Ouamarou Diarra se retrouve délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, pour prendre en charge l’Action humanitaire, la solidarité, les réfugiés et les déplacés.

Cependant, tout porte à croire que le Comité stratégique n’a pas eu son mot à dire quant à ces choix et encore moins les formations ou associations d’origine des personnalités choisies. Ce qui suscite des interrogations quant à l’implication et la contribution du Mouvement hétéroclite, en tant qu’entité, dans la formation de cet exécutif.

D’où apparemment les réserves polies des responsables des formations et associations concernées. Les rencontres successives de ce lundi 14 juin, entre le Premier ministre et ses prédécesseurs ainsi que les différents démembrements du M5-RFP, Comté stratégique et coordinations des femmes et des jeunes, participent certainement des efforts de l’ancien président à gommer les aspérités de relations internes en passe de devenir conflictuelles.

<strong>Réserves, défiance et condamnations au sein de la classe politique</strong>

Pour les autres structures associatives et politiques du landernau, la dynamique inclusive n’aura pas été au rendez-vous, en dépit des promesses du colonel Assimi et de Choguel et comme le présageaient les consultations préliminaires. Du moins, l’assure-t-on, dans une certaine unanimité tant du côté de ce qui reste de l’alliance EMP autour du RPM que de l’Adema et du Parena, autant que du FSD-SAP, la dissidence de l’opposition autour de Tiébilé Dramé qui avait rejoint IBK en 2018. Si l’ancien parti majoritaire dit prendre «<em>acte de la formation du gouvernement</em>…<em>l’Adema-PASJ constate</em> (néanmoins) <em>avec regret que la composition du nouveau gouvernement ne reflète pas la promesse d’inclusivité faite avant sa formation</em>».

Le Parena ne prend guère de gants pour dénoncer avec virulence, à travers la composition de ce gouvernement, «<em>les jalons d’une transition non inclusive et de la fuite en avant</em>». Mieux, le parti du dernier ministre des Affaires étrangères d’IBK se dit inquiet «<em>des risques d’instabilité liés à une transition non consensuelle et aux manquements des engagements pris solennellement devant le peuple malien et la communauté internationale</em>», tout en condamnant «<em>la violation flagrante des conclusions du Dialogue national inclusif et de la Charte de la Transition qui fixent le nombre de ministres au maximum à 25</em>», au lieu des 28 actuels avec des saignées financières consécutives jugées inacceptable.

<strong>L’imam en embuscade...</strong>

Mais le plus sérieux avertissement, à travers l’interview qu’il a accordée à Jeune Afrique, est venu de l’Imam Mahmoud Dicko, dont on sait que les proches ont été écartés de ce gouvernement. Certes, le Premier ministre semble couper l’herbe sous le pied de l’ancienne autorité morale de la contestation anti-IBK. Ainsi, Youba Bah, le président de l’ADP-Mali, la formation d’obédience hamalliste et un des très fidèles du Chérif de Nioro, a été sollicité comme ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, pour être chargé de l’Elevage et de la pêche.

Mais cette intervention au vitriol du prêcheur wahhabite, à la fois contre la France et accessoirement contre la Russie (pour ceux qui en nourrissent la lubie) et les mises en garde contre les autorités de la Transition, n’en laissent pas moins apparaître qu’il entend conserver toute son indépendance de jugement  et donc d’action.

Si bien que ce n’est pas la présence d’un proche du Chérif de Nioro, son mentor, qui le retiendra dès lors que même la présence de ses proches dans l’équipe Moctar Ouane, comme Mohamed Salia Touré d’ailleurs écarté par Assimi et Choguel, ne l’avait retenu en son temps.

Choguel Maïga a beaucoup de pain sur la planche autant qu’il a encore du grain à moudre pour filer une métaphore meunière. Le second exécutif, bien qu’ayant bénéficié d’assez de préjugés favorables, semble cependant naître avec de sérieux handicaps. Ne serait-ce que par la manière à la hussarde de sa composition !Un remake relooké du gouvernement Moctar Ouane ?

&nbsp;

<strong>Mohamed Ag Aliou </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Autrement dit :   Quel avenir pour le M5-RFP ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/autrement-dit-quel-avenir-pour-le-m5-rfp-2932537.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 11:45:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques) va-t-il survivre à la nomination de Choguel Kokalla Maïga, président de son comité stratégique, comme Premier ministre ?

C’est la question que se posent les observateurs depuis quelques jours. Surtout depuis qu’au sein du regroupement, lui-même, la cohésion, elle-même, ne semble plus présente lors des réunions et autres rencontres où l’on assiste, comme il fallait s’y attendre, quasiment, à des scènes de pugilat.

Au M5-RFP, désormais, apparemment, chacun s’attend à une récompense ; chacun et tout le monde estiment que si le regroupement en est là, aujourd’hui, si Choguel Kokalla Maïga est désormais le nouveau Premier ministre du pays, c’est grâce à lui, grâce aux efforts qu’il aura fournis ; au combat qu’il aura mené.

Tous, au sein du M5-RFP -hommes, femmes, jeunes et vieux- sont convaincus que c’est pour avoir battu le pavé, «chauffé» le macadam du boulevard de l’Indépendance, que ce regroupement «est au pouvoir». Naturellement, donc, ils s’attendent tous et chacun à un retour d’ascenseur ! Pourraient-ils tous être satisfaits ? Rien n’est moins sûr.

Rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’au départ, déjà, le regroupement a mal négocié sa venue au pouvoir. Plusieurs observateurs estiment qu’ils ne devraient pas se précipiter pour monter à Kati (tard la nuit), le soir même de l’arrestation de Bah N’Dawet Moctar Ouane. Au premier appel du jeune colonel Assimi Goïta.

Aussi, peut-on le dire, rien n’est moins sûr, d’autant plus qu’il n’y a même pas de place pour tout le monde. Tout le monde ne peut intégrer l’administration et les rouages de l’Etat. Non seulement par manque de place, mais aussi de niveau.

Il faut l’avouer, dans le M5-RFP, «il ya à prendre et à laisser». commenous l’avait confié un diplomate au lendemain du coup d’Etat du 18 août dernier. Ainsi, le M5-RFP va-t-il, finalement, mourir de sa belle mort ?

<strong> </strong><strong>Makan Koné</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chérifla TV récompense ses partenaires]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/cherifla-tv-recompense-ses-partenaires-2932572.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 00:12:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Nous nourrissons la vocation de contribuer sans relâche à donner une dimension fulgurante à l’image des partenaires et booster de façon exponentielle leurs chiffres d’affaires. Nous plaçons cette édition de 2021 sous le signe de la reconnaissance et de l’innovation», a déclaré le directeur général de Chérifla TV. C’était lors de la 2<sup>ème</sup> édition de la nuit deses partenaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La 2<sup>ème</sup> édition de la nuit des partenaires de Chérifla TV, couplée au lancement officiel de l’application de Chérifla TV et la radio Voix du citoyen, a eu lieu le samedi 12 juin à l’esplanade de l’hôtel de l’amitié. Au cours de la soirée, Chérifla TV a remercié 11 de ses partenaires en leur décernant des trophées et des cadeaux.La cérémonie était présidée par le fils de Chérif Ousmane Madani Haïdara, Ahamed Tidiane Haïdara, en présence de plusieurs  partenaires.

Dans son discours, le directeur général, Ousmane Sogoré, a rappelé que Chérifla TV est une chaîne de télévision généraliste et un média d’information, participatif et interactif. Selon lui, de son implantation à aujourd’hui, Chérifla TV ne cesse de mobiliser les voies et moyens afin de satisfaire davantage ses partenaires.

C’est dans cette optique que «nous organisions, il y a une année ici même, la première édition de la nuit des partenaires», ajoutera Ousmane Sogoré.Il dira qu’outre l’information, la formation et la sensibilisation, Chérifla TV accorde une place de choix à ses partenaires.

«Nous nourrissons la vocation de contribuer sans relâche à donner une dimension fulgurante à l’image des partenaires et booster de façon exponentielle leurs chiffres d’affaires. Nous plaçons cette édition de 2021 sous le signe de la reconnaissance et de l’innovation», a déclaré le directeur général de Chérifla TV.

Notons qu’au cours de la cérémonie, Chérifla TV a remercié 11 de ses partenaires en leur décernant des trophées et des cadeaux. Aux dires d’Ousmane Sogoré, à travers ce geste de reconnaissance,  Chérifla TV espère insuffler un nouvel élan à leur partenariat.

Par ailleurs, il a fait savoir que de nos jours les Smartphones  occupent une place de choix dans notre vie de tous les jours. C’est pourquoi, dit-il, Chérifla TV, étant une chaîne de proximité, innove tout en continuant de satisfaire les téléspectateurs, les clients et les partenaires.

«C’est dans cette optique que nous procéderons ce soir également au lancement officiel de l’application Chérifla TV et la radio Voix du citoyen. Cette application fournit des informations générales  sur Chérifla TV et permet de suivre en direct la grille des programmes», a poursuivi Ousmane Sogoré. Avant de remercier le promoteur de Chérifla TV et la Radio Voix du Citoyen, Chérif Ousmane Madani Haïdara.

<strong> </strong>

<strong>Fanta Sakiliba</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[En marche vers Koulouba 2022 : Aliou Boubacar Diallo, au nombre des favoris !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/en-marche-vers-koulouba-2022-aliou-boubacar-diallo-au-nombre-des-favoris-2930647.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 03 Jun 2021 01:35:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[D’outsider, sinon un gros outsider à la présidentielle de 2018, Aliou Boubacar Diallo, le candidat de l’ADP-Maliba, apparait comme un sérieux challenger, sinon l’homme à abattre pour la prochaine compétition présidentielle 2022.
Celui qui était arrivé étonnant troisième en talonnant Soumaïla Cissé, le défunt président de l’URD, avait créé la surprise à la présidentielle de 2018, en damant le pion à des politiques, considérés comme plus rodés et occupant depuis des lustres l’espace « présidentiable » du landernau malien.
L’homme d’affaires, considéré comme le Sua Emitenza, le Silvio Berlusconi malien, avait fait comme ce dernier, irruption presqu’à la dernière minute dans le jeu politique en tenant la dragée haute au personnel politique lors de la présidentielle de 2018.
Certes, considérablement discrédité et usé par les multiples crises, mais davantage par des modèles de gestion et de pratiques, où le clientélisme et l’enrichissement des élites l’emportaient sur les convictions.
Mais le processus de l’avènement d’une formation nouvelle, l’ADP-Maliba et de son leader, est néanmoins une maturation. De fait, l’ancien patron de la société minière, Wassoul’Or, est un des premiers soutiens de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéita, dans le sillage de son mentor, le Guide religieux M’Bouillé Haïdara, le puissant Chérif des Hamallistes.
Aux législatives de fin 2013, la formation d’obédience hamalliste, l’ADP-Maliba, avait raflé quelques sièges de députés, certes par le jeu des alliances avec des formations classiques, mais davantage par le soutien appuyé du Chérif de Nioro. Mais l’homme d’affaires a vite pris ses distances avec le régime.
Aliou Boubacar Diallo ne se faisait alors pas prier pour dénoncer des pratiques de clientélisme aboutissant à l’exclusion de nombre d’opérateurs de l’attribution des marchés publics au profit d’une classe de nouveaux riches, dont le mérite, à ses yeux, relevait de sa proximité avec le fils de l’ancien président.
Cette prise de position et les critiques de plus en plus assumées de l’homme d’affaires lui vaudront un harcèlement systématique et des convocations répétées au pôle économique pour des soupçons de délits financiers et fiscaux jusqu’alors non avérés. Cet affrontement à fleurets mouchetés avec celui dont il a été un puissant allié, à travers son appartenance à l’obédience hamalliste, a contribué à forger une ambition d’alternance qui s’exprimera avec une surprenante troisième place.
Sans renier son opposition au pouvoir en place, Aliou Boubacar Diallo est resté en périphérie de la contestation populaire, même si l’ADP-Maliba, sa formation, a réagi contre plusieurs abus du pouvoir en place, notamment lors de la contestation des résultats électoraux des dernières législatives de l’ère IBK, et refusé de s’associer à toute initiative de gouvernement au plus fort de la crise.
L’ADP-Maliba et Aliou Boubacar Diallo iront jusqu’à demander au président déchu d’écouter son opposition afin de trouver une issue à la crise. Au demeurant, le parti, sous la houlette de Youba Bah et son leader, a dénoncé les tueries et exigé une enquête indépendante et la punition des coupables.
On se serait attendu à une certaine truculence propre aux personnalités issues du milieu d’affaires. Mais le patron de l’ADP-Maliba semble s’éloigner de ce cliché. Au contraire de Seydou Coulibaly, l’un des prétendants à Koulouba, avec qui il va en découdre certainement, Aliou Boubacar Diallo ne draine de réputation que celle en rapport avec sa manière de faire les affaires et peut s’enorgueillir d’être exonéré de toute accusation de prédations des ressources publiques.
Mieux, le leader de l’ADP-Maliba cultive le contraste saisissant avec le satrape des avenants des marchés publics sur le plan des investissements sociaux. En effet, Aliou Boubacar Diallo a la réputation de donner sans compter dans les œuvres sociales, à travers forages, appuis matériels et financiers aux centres de santé de la première région.
Au-delà de la compassion et surtout de l’appui apporté lors d’un récent évènement social à Kayes (les concernés ne voudront certainement pas qu’on en dise plus !), l’homme d’affaires a procédé à la dotation en électricité de lieux de cultes. Mais le candidat de l’ADP-Maliba a saisis une solide réputation de générosité, avec l’avion affrété pour amener les supporters des Aigles à Yaoundé lors de la finale du dernier Chan 2021, où le Mali affrontait le Maroc en finale.
Un remake de l’opération consistant à mettre à la disposition du président Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, un avion, afin de lui permettre d’assister à la prestation de serment du Colonel Bah N’Daw, comme nouveau président de la Transition malienne.
Certes, il est difficile de faire le portrait d’Aliou Boubacar Diallo, en omettant son obédience au puissant courant hamalliste qui constitue un électorat solide. Pourtant, celui qui apparait comme le fils spirituel du Chérif de Nioro ne peut guère être considéré comme un candidat de la mouvance religieuse et dont il est très éloigné du radicalisme ambiant, tout autant qu’il n’a jamais pris part aux raouts politico-religieux qui ont fini par avoir raison de l’ancien régime.
Aliou Boubacar dispose d’un parcours, certes atypique, et relativement jeune mesuré à l’aune de l’échiquier. Pourtant, à l’orée de 2022, il faut certainement compter sur une expérience des joutes politiques et des campagnes à la dimension nationale.
Et pour l’histoire, on retient que c’est parce que Aliou Boubacar Diallo se tenait en embuscade pour s’engager sur le ring que le défunt chef de file de l’opposition avait finalement accepté d’aller au second tour d’une présidentielle de 2018, dont il avait vivement contesté les résultats du premier tour, et avait été tenté de boycotter la suite.
Moussa Touré
<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Nouvelles attaques djihadistes en Côte d’Ivoire :   Le Mali, principal vecteur de l’insécurité sous-régionale !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/nouvelles-attaques-djihadistes-en-cote-divoire-le-mali-principal-vecteur-de-linsecurite-sous-regionale-2923254.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 10:17:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du 28 au 29 mars 2021, deux attaques terroristes ont frappé les Forces armées de Côte d’Ivoire, faisant au total deux victimes parmi les soldats et un gendarme tué ainsi que le même nombre du côté des assaillants dont quatre auraient été interpellés, d’après un communiqué de l’état-major de l’armée ivoirienne. </em></strong>

D’après les informations, les assaillants seraient venus du Mali, après avoir traversé le Burkina Faso. Les multiples attaques terroristes dans les différents pays de la sous-région, à l’instar des carnages au Niger, au Burkina Faso et récemment en Côte d’Ivoire, ont un dénominateur commun : le Mali !

Dans la plupart des cas, il ressort des éléments d’informations que les colonnes des terroristes partent de bases arrières du Mali, situées en général dans le vaste Gourma, les territoires du Séno et l’extrême sud de l’Adrar, pour essaimer dans la zone dite des trois frontières, entre le Mali, le Burkina et le Niger.

Un de leurs passages favoris est également constitué par le verrou de Boulkessi et Mondoro. Ces différentes voies leur permettent de se faufiler entre les grandes agglomérations pour atteindre le nord et le nord-est de la Côte d’Ivoire ainsi que les zones sud du Mali, notamment le vaste no man’s land situé entre Sikasso et Koutiala pour remonter vers la région centre de Mopti. Ces mêmes filières servent également pour le repli afin de préparer de nouvelles incursions sanglantes.

Le fait est que l’armée malienne, depuis 2012, est la seule armée de la sous-région, à être sous assistance des armées des pays voisins, quand celles des deux autres pays, Burkina et Niger, n’ont que de simples assistances des forces françaises et accessoirement américaines pour le Niger, avec les bases de drone et quelques marines de l’Oncle Sam.

Cependant, en dépit de cette présence internationale massive, dont justement des contingents ivoiriens, ainsi que de l’importante assistance en formation et équipements, l’armée malienne poursuit son désengagement systématique du théâtre des opérations, en se repliant davantage sur Bamako.

À l’image de ce qui vient de se passer à Farabougou, l’armée malienne semble engagée dans un processus de repli, abandonnant souvent sans combattre, le terrain aux djihadistes.Mieux, selon des observateurs, il y a plus de soldats expérimentés, dans les bases de Koulikoro, Kayes, Bamako, Kati etc., ainsi que déployés dans les mines, que sur le théâtre des affrontements, comme l’ont démontré l’âge très jeune et le temps mis sous le drapeau des victimes des carnages de Bamba, Boulkessi et Mondoro, l’année dernière et récemment de la relève de Tessit.

Les arguments relatifs au dénuement et au manque de ressources ne peuvent plus être avancés pour justifier une stratégie, mise en exergue par le capitaine-général Amadou Haya Sanogo, le Boucher de Kati, dont l’une des premières mesures militaires, après le 22 mars 2012, avait été d’ordonner à la troupe de se replier et d’abandonner le terrain aux narcoterroristes mâtinés d’irrédentistes. Résultat : les deux tiers du territoire avaient été occupés par le MUJAO et ses excroissances.

La stratégie des militaires maliens, actuellement au pouvoir, de céder des pans entiers du territoire pour privilégier leur confort plutôt que d’engager le processus de reprise en main de la situation, expose les autres pays de la sous-région à la déstabilisation. La pomme est pourrie depuis le Mali et les autres pays paient la non-combativité de l’armée malienne.

&nbsp;

<strong> Mohamed Ag Aliou</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Niantanso, Sagabari et Badinko : la population déterminée à soutenir le Général Moussa Sinko Coulibaly]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/niantanso-sagabari-et-badinko-la-population-determinee-a-soutenir-le-general-moussa-sinko-coulibaly-2923252.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 09:17:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de sa prise de contact avec ses militants et l’implantation de son parti, le président de la Ligue Démocratique pour le Changement (LDC), le Général Moussa Sinko Coulibaly, a entrepris, du samedi 27 au lundi 29 mars, une tournée dans la région de Kita. Il a demandé à la population d’adhérer à la LDC, seule formation politique, selon lui, «qui cherche le pouvoir pour le peuple malien».  </em></strong>

C’est à  Niantanso dans la commune du même nom qu’a débuté, le samedi 27 mars,  la visite du  président de la Ligue Démocratique pour le Changement (LDC), le Général Moussa Sinko Coulibaly. À la tête d’une forte délégation, l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a été accueilli par une foule en liesse.

De l’entrée du village jusqu’à la cour de l’école qui servait de place publique, le Général démissionnaire de l’armée a été accompagné par les chants, des coups de fusil des dozos et au rythme du son de tam-tam. «Niantanso soutient le Général Moussa Sinko Coulibaly», pouvait-on lire sur des tee-shirts qu’arboraient fièrement des militants et sympathisants avec l’effigie du Général Coulibaly.

Jeunes, femmes et personnes de tout âge se sont réjouis de la visite du président de la LDC. Le maire de la Commune rurale de Niantanso, Kolly Dembélé, a souhaité la bienvenue au Général Coulibaly et à l’ensemble des membres de sa délégation.Il n’aura pas tari d’éloges à l’égard de l’hôte du jour. Selon l’édile, l’ancien ministre de l’Administration territoriale est l'un des hommes sur lesquels le peuple malien peut compter pour sortir le pays de l’ornière.

<strong>Le Général Moussa Sinko Coulibaly, comme le  prophète Moise </strong>

Un avis partagé par son homologue de la commune de  Kobry, Sitapha Dembélé, qui dit connaître Moussa Sinko Coulibaly bien avant aujourd’hui. «S’il a décidé de venir nous voir, c'est tout un honneur pour nous», a-t-il affirmé. S’adressant directement au président de la LDC, il dit croire que celui-ci sera le prochain président de la République du Mali.

Pour sa part, le représentant des ressortissants du village, Sambou F. Dembélé, tout en soulignant les problèmes qui assaillent le village qui ont pour nom absence  d’ambulance pour l’évacuation des malades à Kita, manque d’eau potable, absence de périmètres irrigués pour les femmes et de route, se dit heureux et fier de pouvoir compter sur le président de la LDC. Un homme de conviction et d’engagement, a-t-il dit.

Avant d’ajouter que c'est la première fois qu'une personnalité qui a des ambitions pour le Mali se déplace expressément pour la commune de Niantanso. Sambou F. Dembélé a affirmé que les autres s’arrêtent juste de passage. «Nous n'oublierons jamais ce geste amical», a-t-il conclu.

Le chef de village Arabe Dembélé et la représentante des femmes, Bamakan Dembélé, ont tous abondé dans le même sens. Le premier a formulé des bénédictions pour le Général Coulibaly et le second, tout en insistant sur le manque de moulin dans le village, a, au nom des femmes, promis de le soutenir à partir d’aujourd’hui.

Pour de nombreux habitants rencontrés sur place, le Général Coulibaly s'est sacrifié pour le Mali en démissionnant de son poste de directeur de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondeye Beye. Aux yeux de ceux-ci, le président de la LDC a servi de lumière et de guide pour le pays.  C’est pourquoi, les jeunes de Niantanso, fascinés par l’homme, ont décidé d’adhérer à la LDC. «Moussa Sinko est considéré comme le prophète Moise qui a été envoyé par Dieu à l’Égypte», nous a-t-on dit.

<strong>Rétablir chaque citoyen dans ses droits</strong>

En prenant la parole, à son tour, le président de la LDC, le Général Moussa Sinko Coulibaly, a remercié l’ensemble de la population pour l’accueil qu’elle lui a réservé et à sa délégation. Tout en affirmant être de Niantanso puisque, ayant lié une amitié depuis 1978 avec un natif de la localité, le Général Coulibaly dit être venu se confier à ses parents et chercher leurs bénédictions. «Je suis à votre disposition. Je suis heureux et fier d’être ici. Notre réussite est la vôtre, notre présidence sera celle de Niantanso», a-t-il déclaré.

Sans promettre quoi que ce soit, Moussa Sinko Coulibaly, arrêté au milieu de la foule, les mains croisées et vêtu d’un costume gris, a indiqué que la LDC se bat pour apporter des solutions aux problèmes. Sa philosophie, dit-il, consiste à rétablir chaque citoyen dans ses droits. Tout en appelant le peuple au travail et au patriotisme, l’ancien ministre de l’Administration territoriale se dit se battre pour faire sortir le pays de l’abîme et le bâtir dans l’honnêteté.

Car, pour le Général Moussa Sinko Coulibaly, face à la crise multidimensionnelle qui frappe le pays, la LDC est le seul parti sur lequel les Maliens peuvent compter. «La LDC travaille à fédérer les énergies et les synergies», a-t-il assuré tout en indiquant que les prochaines élections se préparent depuis maintenant.

C’est dans ce cadre qu’il a appelé les militants et sympathisants à distiller les idéaux du parti à travers le pays. Pour terminer, le président de la LDC a affirmé que les femmes sont au cœur de leurs préoccupations, de leurs engagements et de leurs projets.

La cérémonie a pris fin par des témoignages de l'imam qui a rappelé que le Général Coulibaly leur a aidé à recouvrer leurs terres au moment où il était ministre. Un acte qu’il dit ne jamais oublier.

<strong>La LDC,  le seul parti qui travaille pour le bonheur du pays</strong>

<strong> </strong>Après Niantanso, le Général Moussa Sinko Coulibaly et sa délégation se sont rendus le lendemain dimanche à Sagabari dans la commune de Gadougou I. Comme à Niantanso, le président de la LDC a eu droit à un accueil populaire.

Comme dans la pure tradition malienne, le Général Coulibaly et sa délégation ont d’abord rendu visite aux notabilités et à au maire de la localité. Tous ont apprécié le geste de Moussa Sinko et se disent honorés de cette visite de courtoisie de l’ancien ministre. Ils lui ont formulé des bénédictions et l'ont assuré de leur disponibilité à l’accompagner dans la mesure du possible.

Après les différentes visites, le Général Coulibaly et sa délégation se sont rendus dans la salle de conférence du village où des centaines de militants et sympathisants les attendaient. «Ça fait longtemps que nous attendons cette visite du Général» a tout de go déclaré Charles Kangama, le point focal de la  LDC Sagabari qui a rappelé les difficultés de la localité.

Au nombre de celles-ci, on peut retenir l’absence d’agents de sécurité, le chômage des jeunes, la scolarisation des enfants et l’absence d’école secondaire, notamment le Lycée.

Pour la population de Sagabari, les militants du LDC sont reconnus pour leur engagement et leur militantisme. Selon elle, la LDC est le seul parti qui travaille pour le bonheur du pays. C’est-à-dire le mettre au-dessus de tout. De l’avis de nombreux habitants de Sagabari, le Général Coulibalyn'est pas un homme à présenter. Car il est celui qui a sacrifié sa vie au profit de l’intérêt public.

<strong>«La LDC cherche le pouvoir pour le  peuple»</strong>

Comme à Niantanso, la veille, le président de la LDC, le Général Moussa Sinko, très ému par des témoignages à son égard, a martelé le même message. Il a prôné l’unité et le patriotisme. Tout en reconnaissant l’existence de nombreux problèmes, Moussa Sinko Coulibaly a indiqué que seul le travail et l’engagement de tout un chacun permettront de faire sortir le pays de l’abîme. C’est dans ce cadre qu’il affirme être venu à Sagabary, non pas pour promettre, mais tout faire pour que la localité puisse connaître un essor. À ses yeux, seul le développement économique de la localité pouvait résoudre le problème.

«Nous sommes venus dire que chacun doit s’impliquer dans le développement du pays», a-t-il affirmé. Car, selon lui, il ne s’agit pas de donner les moulins et autres babioles mais de donner des moyens adéquats à la population. Cela passe par mettre en place un système éducatif performant, ce d’autant que rien ne vaut l’instruction.

Il a également parlé du désenclavement puisqu’il ne pas peut y avoir un développement économique sans bonne route. «Si l’économie s'accroît, les populations auront les moyens de faire face à ses problèmes. Cela rendra la population beaucoup plus indépendante», se convainc-t-il.

Revenant à son parti, le Général Coulibaly a indiqué que la LDC est différente des autres formations politiques qui cherchent le pouvoir pour eux-mêmes. En ce sens que la LDC cherche le pouvoir pour le peuple. Ce qui, semble-t-il, n'est pas le cas pour les autres partis. La LDC est un parti qui met le Mali au-dessus de tout.

Il a assuré que c’est un parti qui est ouvert à tout le monde à condition d’être patriote et déterminé à faire sortir le Mali du sous-développement. C’est dans ce cadre qu’il a demandé à la population d’adhérer massivement à sa formation politique. «La LDC est la vôtre,il a besoin de votre soutien et de vos bénédictions», a-t-il conclu.

<strong>Tout Badinko réclame Moussa Sinko Coulibaly</strong>

La visite de 3 jours du président de la LDC, le Général Moussa Sinko Coulibaly, dans la région de Kita, a pris fin le lundi 29 mars à Badinko dans la commune rurale de Sébékoro. Comme dans les précédentes localités, l’étape de Badinko a été des plus chaleureuses. Les militants du parti ont accueilli la délégation depuis l’entrée du village jusqu’à la place publique.

Là, la population était sortie nombreuse pour dire la bienvenue à Moussa Sinko Coulibaly. «Tout Badinko réclame Moussa Sinko Coulibaly» scandaient de nombreuses personnes, très enthousiastes de l’avoir rencontré. À Badinko également, les populations ont exposé leurs problèmes : absence d’électricité, chômage des jeunes et arrêt du chemin de fer.

Tout en se refusant à toute promesse, le Général Moussa Sinko Coulibaly a, comme la veille à Sagabari, indiqué que le développement du pays passe par l’engagement et le dévouement de tous et de chacun. «Nous sommes venus vous dire que la LDC est la vôtre. Elle vous appartient et il faut s'en servir», a-t-il insisté. Avant d’ajouter que la LDC est le seul parti qui peut rassembler et ramener la paix au Mali. Il a appelé les autres partis à se joindre à la LDC.

Pour le Général Coulibaly, la transition prendra fin avec les élections. C’est pourquoi, il faut, dès aujourd’hui, commencer les préparatifs des futures échéances électorales. «Il faut bâtir le pays dans la transparence et la loyauté», dit-il. Moussa Sinko a partout terminé son intervention en formulant des bénédictions pour le pays.

&nbsp;

Outre le Général Moussa Sinko Coulibaly, faut-ille rappeler, la délégation était composée de Kéïta Assitan Keïta, de Mahamadou Samaké, de Mohamed Dicko et bien d’autres personnalités.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les sanogolades ou les élucubrations éthyliques du boucher :  Absence de vergogne d’un criminel non repenti !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/les-sanogolades-ou-les-elucubrations-ethyliques-du-boucher-absence-de-vergogne-dun-criminel-non-repenti-2923234.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 08:46:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est l’inversion de la charge de la culpabilité : le capitaine-général Sanogo, celui qu’on qualifie de sanguinaire boucher de Kati, pour avoir fait mitrailler et précipiter plus d’une vingtaine de frères dans une fosse commune préalablement creusée à cet effet, déclare aujourd’hui que c’est lui qui pardonne ! Et il invoque Dieu !</em></strong>

&nbsp;

Manifestement, ce samedi 27 mars à Ségou, lesanguinaire boucher de Kati n’avait pas encore émergé des effluves éthyliques de la veille. Des bérets rouges morts, lâchement assassinés et précipités dans les fosses communes deDiago, de Kati et du cimetière de Hamdallaye, motus.

&nbsp;

Pas une pensée pour ces jeunes fauchés dans la fleur de l’âge, pas plus que pour leur famille endeuillée à jamais. Du pillage de l’Etat et de l’abandon du pays aux mains de l’ennemi et la fuite éperdue de l’armée, encore moins. Celui qui assume le parrainage du coup d’Etat le plus bête de l’histoire du monde n’a jamais éprouvé la moindre empathie, encore moins de contrition, face à l’horreur absolue de ses crimes.

&nbsp;

Mieux, bien que Sanogo n’occupe aucun rang dans la hiérarchie institutionnelle, l’armée malienne, aujourd’hui dirigée par ses ex-complices de 2012 et en débande à Farabougou, a, cependant, trouvé les moyes humains et matériels de lui flanquer une importante escorte militaire armée jusqu’aux dents pour couvrir et protéger les pérégrinations bacchanales du Boucher.

&nbsp;

Pourtant, Sanogo, hormis son statut de repris de justice, relaxé et non disculpé, n’a jamais été chef d’Etat, contrairement à ce qu’avancent lui et ses thuriféraires ; il n’a même pas été capable de mettre sur pied un gouvernement plus de vingt jours après le coup d’Etat du 22 mars 2012, ni posé aucun acte exécutif ou législatif, en dépit de sa fumeuse et confuse ordonnance N°1 qui restera d’ailleurs… unique.

&nbsp;

Le récent procès de Georges Floyd aurait dû constituer une magistrale leçon de droit universel, en faisant nettement la part entre l’extinction des poursuites civiles après dédommagements des victimes et la continuité des charges pénales. La ville de Minneapolis a accepté de verser la modique somme de 27 millions US $ pour arrêter toute éventuelle poursuite que la famille du défunt aurait entreprise contre elle, sans préjudice des poursuites pénales engagées contre le policier Derek Chauvin, présumé coupable de la mort de George Floyd.

&nbsp;

Le dédommagement des ayantsdroit des victimes de la boucherie de Sanogo (très loin des 15,025.500 milliards, le montant en CFA versé à Minneapolis) ne devrait pas constituer matière à soutenir un abandon des charges. Déjà, l’Etat en assumant le principe d’un dédommagement reconnaît implicitement les crimes et l’horreur qui en découle. Ceci aurait suffi à faire jouer la notion, trop souvent connue sous nos tropiques, de ‘’l’intime conviction du juge’’.

&nbsp;

Au demeurant, comme vient de le démontrer avec brio, le juriste et éminent constitutionnaliste, BrahimaFomba, en aucune de ses dispositions, la Loi d’entente nationale ne s’appliquait au boucher et à sa bande de meurtriers. Cette loi avait été votée pour les irrédentistes du nord.

&nbsp;

Si les magistrats (avec force menaces des syndicats de magistrats) et des intérêts obscurs ont trouvé qu’il y avait matière à rendre la loi élastique pour qu’elle soit appliquée aux horribles crimes commis à Kati, le temps finira par trancher.

&nbsp;

Cependant, l’arrêt de toutes les poursuites ne signifie guère la non culpabilité du sanguinaire boucher et de ses hommes. Toute honte bue et sans vergogne, le Boucher au contraire s’en prend à ceux qui s’émeuvent d’une telle application de la loi d’entente nationale et met en avant les breloques, qu’un Dioncounda Traoré, tabassé à mort par ses soins, s’est vite empressé de couvrir son poitrail.

&nbsp;

Celui qui, par son niveau de véritable sac à dos militaire, n’est guère éloigné d’un troupier, se retrouve aujourd’hui le plus gradé d’une armée en guenilles, véritable Ubu malien digne du capo-maréchal de Tchicaya U Tamsi. Pourtant, devant les hordes djihadistes et des irrédentistes, Sanogo tout frais désigné par les soudards pour prendre leur tête, avait ordonné à tous les soldats dans le septentrion de prendre la poudre d’escampette.

&nbsp;

Depuis, le Mali gère les conséquences funestes de ce haut fait d’armes d’un aventurier, dont le pronunciamiento a consisté à abandonner les deux tiers du territoire national aux mains de l’ennemi et faire un casse d’Etat en règle, là aussi appelé le holdup du siècle, à travers le pillage systématique de toutes les ressources financières de l’Etat sur lequel il avait réussi à mettre la main dessus.

&nbsp;

Pendant tout leur règne bachique à Kati, Sanogo et sa clique n’ont jamais organisé encore moins planifié la moindre tentative de reprise du terrain perdu. La seule fois d’ailleurs où ce général couard a osé s’approcher du théâtre des opérations, c’est quand il s’est rendu au camp de Mopti, alors que les soldats français de Serval avaient fini de dégager le terrain jusqu’à Gao et Tombouctou, après avoir stoppé les colonnes djihadistes à Diabali et à Kona.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Capitulation de l’etat au centre ;  Naissance de la nouvelle théocratie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/capitulation-de-letat-au-centre-naissance-de-la-nouvelle-theocratie-2923228.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 08:24:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’accord de Farabougou a été conclu, comme on le sait, le plus officiellement avec la bénédiction des autorités militaires qui gèrent la transition, à travers le colonel Ismaël Wagué, le ministre de la Réconciliation qui s’en vante d’ailleurs. </em></strong>

&nbsp;

Le retrait de l’armée de la zone de Dogofri, dont fait partie le village martyr de Farabougou, ainsi que le départ de toute autorité ou symbole représentant l’Etat, constituent une victoire majeure de la galaxie terroriste qui ensanglante les deux tiers du territoire national.

&nbsp;

En dépit de leurs rodomontades, très éprouvées par d’incessants mensonges, la caution du colonel Ismaël Wagué et donc de Bah N’Daw et du Premier ministre MoctarOuane, signe la fin des illusions quant à la capacité des putschistes du 18 août dernier à venir à bout de l’insécurité. C’est aussi une honteuse retraite sans gloire pour le chef des armées, le vice-président et chef des forces spéciales.

&nbsp;

La victoire éclatante des djihadistes à Farabougou marque aussi la naissance de l’Etat théocratique que Amadou Kouffa a toujours appelé de ses vœux, car les clauses de cette capitulation sans condition de l’Etat central constituent, de jure, les premiers attributs d’une entité islamique : administration, justice et sécurité sont en effet le triptyque d’une entité étatique autonome et surtout libre de toute sujétion externe.

Plusieurs confrères, dont Studio Tamani, font état de dizaines de localités passées sous administration djihadiste. Ainsi, rapportent les confrères sur la base de témoignages, l’imposition de la charia est effective dans presque toutes les communes de Youwarou. Ce sont donc plusieurs dizaines de localités rurales qui subissent aujourd’hui le joug islamique.

&nbsp;

De fait, à l’heure actuelle, la majeure partie du centre et celle utile de la région de Ségou, notamment avec l’occupation progressive de la zone Office du Niger, le cercle de Banamba, dans la région de Koulikoro, aux portes de Bamako, connaissent des situations similaires : disparition progressive des attributs régaliens de l’Etat, administration et sécurité, fermeture des écoles, imposition du voile strict aux femmes, paiement de l’impôt islamique, administration d’une justice basée sur les préceptes de la charia, etc.

&nbsp;

Cecontre quoi, les proconsuls de Kati n’ont strictement rien opposé, tout au plus ont-ils appliqué la même stratégie que Sanogo, après le putsch du 22 mars 2012 : opérer des replis de toutes les zones de confrontations et se réfugier en renforçant les défenses à Kati. Une performance militaire à l’actif des colonels AssimiGoïta et Bah Daw, pour l’histoire. S’ils s’en soucient…

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ousmane Cherif Madani Haïdara :  «La conduite actuelle du pays nous oblige à nous préparer»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/ousmane-cherif-madani-haidara-la-conduite-actuelle-du-pays-nous-oblige-a-nous-preparer-2923232.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:52:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« <strong><em>Je vous demande à tous de vous organiser… Mais ce pays a changé… Si nous ne nous organisons pas, en nous donnant la main, même la pratique de notre foi sera rendue un jour difficile pour nous dans ce pays. Il n’est plus question aujourd’hui de Dieu, seul l’intérêt personnel préoccupe les uns et les autres. C’est fini, nous n’accepterons plus de rester sans réagir ! </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Nous n’avons pas besoin de chercher à être président du Mali, nous n’en avons pas besoin. Mais nous sommes obligés de chercher à nous sauver. Nous avions renoncé à beaucoup de choses, mais nous sommes contraints d’y revenir. Là où nous sommes aujourd’hui, préparez-vous ! Si vous êtes sollicités, ne vous vendez à personne. Prenez-y garde ! Si vous êtes membres d’un parti, dites à votre chef de parti que votre maître vous a recommandé de surseoir à toute décision. Attendons de voir d’abord !

Préparez-vous et préparez vos proches, d’ici les prochaines élections au Mali… Ce jour-là, nous dirons ce que nous aurons à dire…  Au stade où se trouve le Mali aujourd’hui, nous nous devons d’affirmer enfin notre présence. Personne ne vaut mieux que nous pour assumer et personne n’est mieux placé que nous pour y prétendre... La conduite actuelle du pays nous oblige à nous y préparer…».

Le Chérif de Banconi dégaine à son tour. D’ordinaire beaucoup plus réservé que Mahmoud Dicko sur les questions politiques, même s’il est réputé roublard et très actif en sous-main. Cependant, une vidéo du genre avait abondamment circulé sur les réseaux sociaux, en 2018, au plus fort de la campagne pour la réélection d’IBK, dans laquelle le Chérif demandait à ses fidèles de voter pour celui des candidats qui avait le nom de Dieu à la bouche. Soit donc IBK qui ne manquait jamais une occasion de références religieuses et de sourates.

Pourtant, à l’époque, quand Mahmoud Dicko et le Chérif de Nioro appelaient ouvertement à voter contre le président sortant, le Chérif de Banconi déclarait publiquement qu’il ne soutenait personne. Mais Chérif Madani Haïdara, le Guide des Ansar Dine, s’était montré plutôt discret depuis la chute de Ibrahim Boubacar Kéita.

Au plus fort de la bronca populaire contre ce dernier, il n’avait cependant pris part à aucune manifestation politique, ni répondu à aucune des nombreuses sollicitations que Mahmoud Dicko, alors fort de son statut d’autorité morale du M5-RFP, lui avait en vain adressées pour assister aux meetings de la contestation populaire. Àl’époque, l’opinion n’était pas loin de noter sa nette préférence pour le régime défunt.

D’ailleurs, courant fin 2019 et jusqu’à la chute du régime le 18 août 2020, Haïdara n’avait fait que quelques apparitions sporadiques, le plus souvent devant ses fidèles à l’occasion des raouts du Maouloud et très peu comme nouveau président du Haut conseil islamique.

Avec l’avènement de la Transition, et face à la polémique des choix prosélytes de membres des institutions transitoires, le Guide des Ansar était apparu pour fustiger l’immixtion des leaders religieux dans la gouvernance politique, en interpellant publiquement Bah N’Daw et AssimiGoïta, les sommant de déclarer publiquement si lui ou l’un de ses proches étaient intervenus pour désigner un ministre ou un membre de la nébuleuse du CNT.

L’exercice consistait à se démarquer de… Mahmoud Dicko, dont l’implication personnelle et très active était avérée à toutes les étapes du processus de mise en place des institutions de l’actuelle transition.L’appel du Guide de Banconi-Djanguinébougou est un lourd pavé dans la mare déjà glauque des préludes aux futures échéances.

En effet, au-delà de toute hypocrisie, toute prise de position de Haïdara, telle qu’annoncée, sera faite en opposition au choix de Mahmoud Dicko, dont on sait les positions de plus en plus controversées et visiblement en manque de repères pour élargir sa base politique. Indubitablement, c’est moins un appel à la mobilisation de sa troupe qu’un signal fort lancé à toute prétention politique quant à l’existence d’un mouvement religieux disposant d’une nombreuse obédience.

L’invitation, récemment faite à Seydou Coulibaly, le satrape de CIRA Immo, l’héritier politique de IBK, par Chérif Madani Haïdara, comme invité d’honneur à l’une des manifestations religieuses géantes des Ansar à Ségou, participe-t-il déjà du futur choix du Guide religieux ? L’homme d’affaires est pourtant considéré comme très proche de… Mahmoud Dicko !

<strong> </strong>

<strong>Bourama Kéïta</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Scandale des équipements militaires :  Les accusés veulent poursuivre le Procureur Kassogué !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/scandale-des-equipements-militaires-les-accuses-veulent-poursuivre-le-procureur-kassogue-2923227.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:33:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le «poursuivant», dans le scandale de surfacturation des fournitures et équipements militaires, sera-t-il bientôt le «poursuivi» ? Autrement dit, le Procureur Mahamadou Kassogué pourrait bientôt faire l’objet d’une plainte de la part de certains protagonistes de l’affaire. </em></strong>

Certaines informations tendent à l’assurer et, visiblement, on s’achemine vers un spectaculaire retournement de situation dans ce qu’on a appelé «l’affaire des équipements militaires».

Selon un confrère de la place, on apprend que la Chambre criminelle de la Cour suprême a rendu, ce 15 mars 2021 dernier, un arrêt qui casse et annule toutes les poursuites engagées jusque-là dans l’affaire, et mieux, qu’il n’y a même plus matière à renvoi.

Bien qu’ayant déjà été retorqué devant la Chambre d’accusation le 21 avril 2020, qui lui avait arraché de ses griffes l’ancien ministre Mahamadou Camara qu’il avait jeté en prison, le Procureur Mahamadou Kassogué de la Commune III n’avait pas dit son dernier mot.

&nbsp;

Le jeune parquetier du Pôle économique escomptait bien épingler les trophées des protagonistes à son tableau de chasse, en l’occurrence d’anciens ministres et éminents hommes d’affaires, tous de l’entourage immédiat de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita.

Mais fort du nouvel arrêt de ce 15 mars, les personnalités mises en cause n’écarteraient pas l’éventualité d’engager des poursuites contre… Mahamadou Kassogué. Le procureur pourrait bientôt donc faire l’objet d’une plainte devant la Chambre criminelle de la Cour suprême, compétente pour connaître des accusations qualifiées au titre des dispositions de l’article 75 du Code pénal, qui stipule que «<strong><em>Seront coupables de forfaiture, et punis de la peine de cinq à vingt ans de réclusion, tout officier de police judiciaire, tous procureurs généraux ou de la République, tous substituts, tous juges qui auront provoqué, donné ou signé un jugement, une ordonnance ou un mandat tendant à la poursuite personnelle ou à la mise en accusation soit d’un ministre, soit d’un membre de l’Assemblée nationale, sans les formalités ou les autorisations prescrites par la loi ou qui n’auront pas suspendu la détention ou la poursuite à la requête de l’Assemblée nationale, ou qui, hors les cas de flagrant délit, auront sans les mêmes formalités et autorisations, donné ou signé l’ordre ou le mandat de saisir ou arrêter un ou plusieurs ministres ou membres de l’Assemblée nationale</em></strong>».

Or, Kassogué, en dépit des protestations de sa défense, avait mis et maintenu Mahamadou Camara en détention, pourtant incriminé es-qualité chef de cabinet avec rang de ministre du président de la République.

A l’époque de l’affaire, le Procureur Kassogué avait publié un communiqué, en date du 27 mars 2020, dans lequel il expliquait avoir engagé des poursuites pour des «<strong><em>faits de faux en écriture, usage de faux et autres malversations de ces faits, de complicité d’atteinte aux biens publics par usage de faux et autres malversations et de complicité de favoritisme, contre les nommés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaïla Diaby, Mahamadou Camara et Marc Gaffajoli</em></strong>».

&nbsp;

De même, de «<strong><em>graves présomptions de fait de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption et délits de favoritisme,</em></strong> (avaient été) <strong><em>relevées à l’encontre des nommés SoumeylouBoubèye Maïga, Mme BouaréFily Sissoko et Moustapha Ben Barka, qui étaient tous ministres au moment des faits</em></strong>».

La qualité de membres du gouvernement de ces derniers, au moment des faits, justifiait que le Procureur Kassogué ait alors transmis le dossier à la Cour suprême, pour saisine de l’Assemblée nationale, seule à même de se prononcer sur leur cas, à travers la Haute de Cour de Justice, instance habilitée à juger les membres du gouvernement.

Apparemment, c’est moins le cas Camara que le fait d’avoir réveillé une sordide histoire, où la lumière est loin d’être faite, que les protagonistes reprochent à Mahamadou Kassogué. La mise au gnouf du patron du Journal du Mali, à l’époque donc bénéficiant de son rang de ministre (une qualité que le jeune Procureur avait vite écartée), serait donc le prétexte tout trouvé. L’inversion de la charge de la culpabilité. Mais un adage assure qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. Comme quoi, le retour de la manivelle ou l’ouverture de la Boîte de pandore, c’est selon…

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Prétendue libération de Farabougou :  Première victoire djihadiste et honteuse capitulation de l’armée malienne !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/pretendue-liberation-de-farabougou-premiere-victoire-djihadiste-et-honteuse-capitulation-de-larmee-malienne-2923225.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Apr 2021 07:23:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ça y est : les islamistes qui encerclaient Farabougou depuis plusieurs mois ont enfin eu gain de cause. Au terme d’un siège qui aura démontré toutes les capacités de l’Armée malienne à sécuriser un seul village, les populations à bout de force ont accepté de conclure un accord avec les assiégeants.</em></strong>

&nbsp;

Cet accord aura semble-t-il été négocié par le Haut conseil islamique (HCI), aujourd’hui dirigé par le leader de Ansar Dine, Madani Chérif Haïdara. Selon ses promoteurs, l’accord de Farabougou intervient entre l’Etat, les djihadistes et les chasseurs qui étaient aux prises avec les terroristes depuis le déclenchement de cette crise sécuritaire.

&nbsp;

Ainsi donc, il est convenu que l’Etat malien se retire totalement de Farabougou et des environs, avec bien entendu le départ du contingent de l’armée venu avec le colonel AssimiGoïta, le vice-président de la transition, qui y avait paradé en piètre Rambo des tropiques, sous les spots de la télévision nationale.

&nbsp;

Mieux, les djihadistes obtiennent que tous les chasseurs soient désarmés et qu’eux seuls soient détenteurs des armes pour y faire régner le nouvel ordre, à travers l’application stricte de la charia dont l’obligation du voile intégral pour les femmes.

&nbsp;

Les populations de Farabougou se sont finalement résolues, après avoir été assiégées des mois durant, au cours desquels l’Etat central a brillé par son incapacité à briser l’encerclement militaire et même à apporter secours. Après quelques largages de vivres et une parade cathodique du chef des forces spéciales et de la junte, le colonel AssimiGoïta (sous les acclamations laudatrices), Farabougou était retombé dans un silence commode qui offre l’opportunité d’économiser les solutions difficiles, à savoir un affrontement armé en règle pour chasser les djihadistes.

&nbsp;

Et pour cause, depuis le 18 août 2020, les Forces spéciales sont plutôt occupées à garder leur chef AssimiGoïta à Bamako, qu’à sécuriser ces zones infestées de terroristes, ce pour quoi elles ont été créées et dotées des meilleurs équipements.

&nbsp;

La localité de Farabougou est doublement emblématique, car la même situation prévaut dans plusieurs autres localités de la zone de Dogofri qui ont accepté des accords similaires avec les terroristes, faute de sécurité assurée par un Etat défaillant, voire complètement absent sur le plan militaire. Farabougou est également représentatif de l’emprise croissante des religieux maliens sur le débat sécuritaire et les enjeux de survie de l’Etat républicain.

&nbsp;

Cette capitulation est aujourd’hui présentée par ses promoteurs du Haut conseil islamique comme une importante victoire, alors que l’accord de Farabougou signifie de toute évidence l’implémentation d’une stratégie d’islamisation rampante, militairement engagée et engrangée sur le terrain et politiquement raffermie à Bamako.

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Aguibou Bouaré, président du CNDH : «…la loi d’entente nationale est une hérésie juridique»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aguibou-bouare-president-du-cndh-la-loi-dentente-nationale-est-une-heresie-juridique-2921294.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 18 Mar 2021 08:46:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«On a empêché la justice de fonctionner sous le prétexte d’une loi qui est une hérésie juridique. C’est une loi scélérate que le CNDH avait en son temps dénoncée. Cette loi ne devrait aucunement être invoquée pour empêcher la justice d’être rendue…» pestait ainsi Aguibou Bouaré à l’annonce de la libération du général Amadou  Haya Sanogo et ses coaccusés.</em></strong>

La justice malienne vient d’ordonner la libération du général de corps d’armée Amadou Aya Sanogo et co-accusés dans l’affaire des 21 bérets rouges. Pour ce faire, la Cour d’assises de Bamako s’est basée sur la loi d’entente nationale et un protocole d’accord signé entre le gouvernement et les familles des victimes.

Selon l’un des avocats de la défense, Abderrahmane Ben Mamata Touré, «les parties civiles ayant toutes été dédommagées, nous pensons que c’est une bonne décision qui rentre dans le cadre de la loi et l’ordonnancement juridique des choses au Mali. C’est cela que nous attendons aussi à chaque fois qu’on vote des lois, on se plaint de leur non application. Une fois que le législateur qui représente le peuple malien vote une loi qui amnistie les faits liés aux événements de 2012. Il était logique que la cour accède à la demande de la mise en œuvre de cette loi d’amnistie», a déclaré Me Touré.

Le porte-parole du collectif des familles des 21 bérets rouges, Ismaëlla Fané, se dit déçu de la signature d’un protocole d’accord d’indemnisation entre le gouvernement et les familles des victimes. Ismaëlla Fané, le désormais ex-porte-parole des victimes, estime que la loi d’entente nationale a ouvert la brèche à une autre crise en libérant des gens qui ont froidement assassiné leurs frères d’armes. Par cette décision, la justice vient de lancer le compte à rebours d’un autre massacre. «Je continuerai ce combat comme il se doit pour que les auteurs répondent de leurs crimes», a-t-il fait savoir.

Aminata Soumano, victime d’enlèvement, de séquestration et de viol, proteste contre le verdict de la cour et promet de poursuivre son combat contre Amadou Haya Sanogo et tous ceux qui sont coupables du meurtre des 21 bérets rouges. Pour elle, le président de la transition Bah N’Dao et le vice-président de la transition Assimi Goïta n’ont pas respecté leurs engagements pour une justice indépendante et saine.

À l’en croire, quand le procès a été renvoyé à Sikasso en 2016, c’était pour des besoins de test d’ADN des victimes, à la reprise en 2021, le procès est allé sur la base de la loi d’entente nationale dont l’article 4 soustrait expressément de son champ d’application: «…les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les conventions internationales et africaines relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire et tout autre crime réputé imprescriptible».

«C’est honteux pour la justice malienne d’accepter de tels arrangements qui ne l’honorent pas», a-t-elle martelé. Mme Soumano n’entend pas baisser les bras ; elle compte désormais porter l’affaire devant les juridictions internationales où elle espère avoir gain de cause.

Le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, joint au téléphone après le verdict de la Cour, a affirmé sa déception pour la simple raison que le jugement n’est pas allé à son terme.

«On a empêché la justice de fonctionner sous le prétexte d’une loi qui est une hérésie juridique. C’est une loi scélérate que le CNDH avait en son temps dénoncée. Cette loi ne devrait aucunement être invoquée pour empêcher la justice d’être rendue.

C’est pour cette raison, en son temps, nous avons protesté pour la mise en liberté des accusés parce que leur délai de détention provisoire était largement dépassé. Nous avons revendiqué le droit de la défense à l’époque.

Le combat que nous menons, nous ne le menons pour ou contre personne. Nous menons ce combat pour la dignité humaine, pour le respect et la protection des droits de toute personne sur le territoire national», a-t-il pesté le président du CNDH, Aguibou Bouaré.

<strong>Bourama Kéïta</strong>

&nbsp;

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xxxxxxxxx

<strong>Assemblée nationale</strong>

<strong>LOI N° 2018___________/AN-RM DU__________ PORTANT LOI D’ENTENTE NATIONALE</strong>

&nbsp;

L’Assemblée Nationale a délibéré et adopté en sa séance du

Le Président de République promulgue la loi dont la teneur suit

<strong>CHAPITRE I : DES DISPOSITIONS GENERALES</strong>

<strong>Article 1er :</strong> La Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation nationale, établie sur les conclusions de la Conférence d’Entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 02 avril 2017, est le fondement et le cadre de la présente loi.

<strong>Article 2.</strong> Visant à concrétiser la politique de la restauration de la paix et de la réconciliation nationale, socle de la stabilité et du développement de la Nation, la présente loi a pour objet :

- l’exonération des poursuites pénales engagées ou envisagées contre les personnes ayant commis ou ayant été complices des faits visés à l’article 3 ci-dessous ;

- l’adoption de mesures d’apaisement et d’indemnisation en faveur des victimes des douloureux évènements survenus dans le contexte visé à l’article 3 ci-dessous ;

- l’adoption d’un programme de réinsertion des personnes qui ont été victimes du fait de l’engagement de leurs proches dans les évènements visés à l’article 3 ci-dessous.

<strong>Article 3 :</strong> Les dispositions de la présente loi s’appliquent aux faits pouvant être qualifiés de crimes ou délits, prévus et punis par le code pénal malien, les autres lois pénales et les conventions et textes internationaux ratifiés par le Mali en matière de protection et de promotion des droits de l’homme, survenus dans le cadre des évènements liés à la crise née en 2012 et qui ont gravement porté atteinte à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et la cohésion sociale.

<strong>Article 4 :</strong> Sont exclus du champ d’application de la présente loi, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols et tout autre crime réputé imprescriptible.

<strong>Article 5 :</strong> Toute démarche entreprise pour bénéficier des mesures envisagées dans le cadre des trois domaines visés à l’article 2 ci-dessus, est volontaire et individuelle.

<strong>Article 6 :</strong> Par devoir national, la présente loi offre, dans les conditions fixées aux chapitres II, III et IV ci-dessous :

1 - le bénéfice du Pardon national à toute personne ayant commis ou ayant été complice des faits visés par l’article 3 ci-dessus ;

2 - le bénéfice de mesures de solidarité et d’assistance nationales à toute personne ayant été victime des faits visés par l’article 3 ci-dessus ou, le cas échéant, à ses ayants droit.

<strong>Article 7 :</strong> En vue de contribuer à conforter les bases de l’Entente nationale, la présente loi, institue l’organisation «d’une Journée du Pardon national», «Une Semaine de la Réconciliation Nationale» et la rédaction de «l’Histoire générale inclusive du Mali».

<strong>Article 8 :</strong> La «Journée du Pardon national» et «La Semaine de la Réconciliation Nationale» sont dédiées à la mémoire de toutes les victimes, civiles et militaires de tous les conflits. Un Décret du Président de la République fixe la date de la Journée du Pardon national. Un arrêté du Ministre chargé de la Réconciliation nationale détermine la date et les modalités d’organisation de la «Semaine de la Réconciliation nationale».

<strong>Article 9 :</strong> Il est rédigé l’Histoire générale inclusive du Mali. À cet effet il est mis en place un projet exécuté dans le cadre des Universités nationales, par un Comité scientifique indépendant, avec le parrainage de l’UNESCO. La composition et le fonctionnement du Comité scientifique indépendant sont fixés par décret pris en Conseil des Ministres.

<strong>Article 10 :</strong> L’Histoire générale inclusive du Mali est la source principale des manuels d’enseignement et de formation en matière d’histoire, notamment aux niveaux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire, sur toute l’étendue du territoire national.

<strong>CHAPITRE II : DE l’EXONERATION DES POURSUITES PENALES</strong>

<strong>Section 1 : Des dispositions communes</strong>

<strong>Article 11 :</strong> Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux personnes qui, lors des évènements visés à l’article 3 ci-dessus, ont commis des faits ou ont été complices des faits prévus et punis par le code pénal et les lois spéciales en vigueur en République du Mali.

<strong>Article 12 :</strong> Les mesures d’exonération s’appliquent aux personnes concernées individuellement.

<strong>Article 13 :</strong> La chambre d’accusation au niveau de chaque Cour d’Appel est compétente pour statuer sur les questions incidentes qui peuvent survenir au cours de l’application des dispositions du présent chapitre.

<strong>Section 2 : De l’extinction de l’action publique</strong>

<strong>Article 14 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de : - toute personne membre d’un des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et qui, dans ce cadre, a cessé ses actions depuis le 20 juin 2015 ; 3 - toute personne membre d’un des groupes armés non signataires mais ayant adhéré à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et qui, dans ce cadre, a cessé ses actions après l’adhésion.

<strong>Article 15 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne concernée, autre que celles citées à l’article 3 ci-dessus qui, dans un délai maximum de six (6) mois, à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare cesser ses actions et remet les armes, munitions, explosifs et tout autre engin en sa possession.

<strong>Article 16 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne, recherchée à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou de plusieurs faits visés par l’article 3 ci-dessus, qui, dans un délai maximum de six (6) mois à compter de la publication de la présente loi au Journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.

<strong>Article 17 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne condamnée par défaut ou par contumace, pour avoir commis un ou plusieurs faits visés par l’article 3 ci-dessus, qui dans un délai maximum de six (6) mois à compter de la publication de la présente loi au journal officiel, se présente volontairement aux autorités compétentes et déclare mettre fin à ses actions.

<strong>Article 18 :</strong> L’action publique est éteinte à l’égard de toute personne détenue, non condamnée définitivement, pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou plusieurs des faits visés par l’article 3 de la présente loi.

<strong>Article 19 :</strong> Les mesures prévues par les articles 14, 15,16, 17 et 18 ci-dessus ne s’appliquent pas aux personnes qui ont commis ou ont été complices des crimes visés par l’article 4 de la présente loi.

<strong>Article 20 :</strong> Les bénéficiaires de l’extinction de l’action publique, objet des articles 14, 15,16, 17 et 18, sont libres de leur mouvement, sitôt accomplies les formalités prévues par la présente loi.

<strong>Section 3 : De la procédure applicable pour l’extinction de l’action publique</strong>

<strong>Article 21 :</strong> Au sens de la présente loi, on entend par autorités compétentes, les autorités ci-après : -les ambassadeurs, les consuls généraux ;- les procureurs généraux ;- les procureurs de la République ;- les commandants de Brigade ;- les commissaires de police ;- les préfets ;- les sous-préfets ;- les maires.

<strong>Article 22 :</strong> Toute personne qui s’est présentée aux autorités compétentes, dans le cadre de l’application des dispositions des articles 14,15,16,17 et 18 ci-dessus, est tenue de faire une déclaration qui doit porter sur :- les faits commis ou dont elle a été complice ou reconnus comme tels ;- les armes, munitions ou explosifs ou tout autre engin qu’elle détient ayant eu une relation avec ces faits ; dans ce cas, elle doit les remettre auxdites autorités ou indiquer à ces dernières le lieu où ils se trouvent.

<strong>Article 23 :</strong> Dès la présentation de la personne concernée devant les autorités compétentes, celles-ci avisent le procureur général territorialement compétent qui dispose d’un délai de huit (8) jours francs pour procéder ou faire procéder à sa diligence à l’extinction de l’action publique.

Si la personne concernée se présente devant les ambassadeurs ou consuls maliens, ces derniers doivent porter ses déclarations à la connaissance du ministre chargé des Affaires étrangères qui les transmet sans délai au ministre chargé de la Justice, Garde des Sceaux qui prend toute mesure qu’il juge utile dans un délai de quinze (15) jours.

<strong>Article 24 :</strong> Les cas d’extinction de l’action publique prévus aux articles 14,15,16, 17 et 18 ci-dessus sont soumis aux règles suivantes : - si la procédure est en phase d’enquête préliminaire, le procureur de la République décide de l’exonération des poursuites judiciaires ;

- si les faits font l’objet d’une information judiciaire, la juridiction d’instruction doit rendre une ordonnance ou un arrêt prononçant l’extinction de l’action publique ;

- si l’affaire est renvoyée devant une juridiction de jugement, celle-ci, à la diligence du procureur de la République ou du procureur général, déclare éteinte l’action publique ; La règle 3 ci-dessus est applicable au pourvoi en cassation devant la cour suprême ; en cas de pluralité de poursuites ou de décisions, le parquet compétent est celui du lieu où la personne concernée s’est présentée. Section 4 : De la grâce

Article 25 : Toute personne condamnée définitivement pour avoir commis ou avoir été complice d’un ou plusieurs des faits visés à l’article 3 de la présente loi, bénéficie de la grâce, conformément aux dispositions prévues par la Constitution.

<strong>CHAPITRE III : MESURES D’APAISEMENT ET DE REPARATION</strong>

<strong>Section 1 : De la réintégration administrative</strong>

<strong>Article 26 :</strong> Tout fonctionnaire ou tout Agent de l’Etat ou des Collectivités territoriales ayant fait l’objet de mesures disciplinaires, en liaison avec les faits visés à l’article 3 de la présente loi, voit sa situation administrative normalisée.  Dans le cas de radiation ou de licenciement, le fonctionnaire ou agent concerné a droit à une réintégration dans l’Administration publique ou, le cas échéant, à une indemnisation versée par l’Etat. Un décret pris en conseil des ministres fixe les modalités de la réintégration ou de l’indemnisation.

Article 27 : Tout fonctionnaire ou tout Agent de l’Etat ou des Collectivités territoriales, déplacé interne ou réfugié hors du territoire national, qui a fui son lieu d’affectation en raison de l’insécurité causée par les évènements de la crise de 2012, est autorisé à reprendre librement ses fonctions. Section 2 :

De l’indemnisation

<strong>Article 28 :</strong> Toute victime ayant subi des dommages corporels, matériels ou financiers résultant des faits visés à l’article 3 de la présente loi, bénéficie d’une indemnisation de l’Etat.

<strong>Article 29 :</strong> Les ayants droits de toute personne déclarée par les autorités compétentes, « disparue » dans le contexte particulier visé à l’article 3 de la présente loi bénéficient d’une indemnisation de l’Etat.

<strong>Article 30 :</strong> La victime visée à l’article 28 ci-dessus et les ayants droits visés à l’article 29 ci-dessus doivent se présenter aux autorités compétentes dans un délai d’un an à partir de la publication de la présente loi au Journal officiel. Un récépissé est délivré à chacun. Les rapports issus des travaux de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) contribuent à déterminer la nature et les conditions d’indemnisation.

<strong>Article 31 :</strong> L’indemnisation prévue aux articles 28 et 29 ci-dessus exclut toute autre réparation du fait de la responsabilité civile de l’Etat.

<strong>Article 32 :</strong> Tout enfant mineur dont les parents civils et non fonctionnaires ou Agents de l’Etat sont décédés ou portés disparus dans le contexte visé à l’article 3 de la présente loi, bénéficie de la qualité de «Pupille de la Nation» telle que prévue par la loi n° 058 du 27 décembre 2016, instituant les Pupilles en République du Mali.

<strong>Chapitre IV : DU PROGRAMME DE REINSERTION</strong>

<strong>Section 1 : Du rapatriement des réfugiés</strong>

<strong>Article 33 :</strong> Un programme de rapatriement volontaire des Réfugiés civils est lancé dans les deux (2) mois qui suivent la publication au Journal officiel de la présente loi. Le programme de rapatriement volontaire dont la durée est de douze mois est mis en œuvre en coordination avec le pays hôte et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour le Réfugiés (HCR).

<strong>Article 34 :</strong> Chaque refugié civil rapatrié volontaire bénéficie d’une assistance de réinsertion dans le cadre d’un Fonds spécial créé à cet effet.

<strong>Section 2 : Du retour des déplacés internes</strong>

<strong>Article 35 :</strong> Toute personne civile ayant dû émigrer de son lieu de résidence habituelle vers une autre localité à l’intérieur du territoire national, en raison des évènements visés à l’article 3 de la présente loi et qui, de ce fait, n’est plus en mesure de subvenir à ses besoins élémentaires, bénéficie de l’assistance de réinsertion prévue par la présente loi. Section 3 : Des Ex-Combattants

Article 36 : Les Ex-Combattants, tels que visés dans le l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, bénéficient des mécanismes d’intégration et de réinsertion prévus par ledit Accord. En cas de réinsertion, les éléments concernés peuvent prétendre au bénéfice du Fonds spécial mentionné à l’article 35 de la présente loi.

<strong>CHAPITRE V : DES DISPOSITIONS FINALES</strong>

<strong>Article 37 :</strong> Dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, le Président de la République peut, à tout moment, prendre toute autre mesure qu’il juge utile pour la mise en œuvre des dispositions de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale issue des conclusions de la Conférence d’entente nationale tenue à Bamako du 27 mars au 02 avril 2017. Article 38. La présente loi sera publiée dans le Journal Officiel de la République du Mali.

<strong>Bamako, le</strong>

<strong>Le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Clash au sommet de l’Etat :   Le président interdit le conseil des ministres au vice-président !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/clash-au-sommet-de-letat-le-president-interdit-le-conseil-des-ministres-au-vice-president-2921293.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 18 Mar 2021 08:34:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Entre confusions de préséance administrative et juridique et tardives velléités d’indépendance du président de la Transition envers ceux qui l’ont nommé, de lourds nuages assombrissent les relations au sommet de la Transition. Selon toute vraisemblance, Bah N’Daw tente de s’émanciper de son vice-président, Assimi Goïta. Qui l’a nommé !</em></strong>

Le Colonel Bah N’Daw a-t-il décidé de se donner quelques couleurs ? On peut en effet se poser la question. Il y a environ deux mois, nous assure une source, le vice-président a cessé de participer aux sessions du conseil des ministres. Vraisemblablement, ce serait le président de la Transition, le Colonel Bah N’Daw, qui aurait ordonné cette mesure en faisant valoir que dans la nomenclature exécutive, un vice-président n’aurait aucun rôle à jouer au sein de cette instance.

Bien que la Charte de la Transition ait flanqué un second, aux allures de réel premier, aux basques du président transitoire, le Colonel Bah N’Daw aurait néanmoins justifié sa décision par le fait que le Colonel Assimi n’est porteur d’aucun dossier et ne dispose pas de l’équipe technique d’un Secrétariat général pour émettre un avis, voire peser dans l’adoption ou non d’un projet soumis à l’approbation du conseil des ministres.

Le Colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants, aurait tenté d’intervenir. Le numéro 2 du gouvernement Ouane aurait plaidé auprès du président Bah N’Daw que le vice-président, en charge des questions de défense et de sécurité, devait assister aux séances du conseil des ministres, compte tenu du contexte sensible et des enjeux sécuritaires liés à tout ce qui se rapporte à la gestion du pays, nous rapporte la même source. En vain, le Colonel Bah Daw serait resté inflexible et aurait même évoqué une reconstitution de l’architecture exécutive si cela s’avérait nécessaire.

Pour mieux marquer le coup, comme on le dit, le président de la Transition a encore procédé récemment à la nomination d’un cadre militaire à une importante responsabilité sécuritaire stratégique, sans consulter ou soumettre cette décision à son taiseux vice-président et tout-puissant régent de la junte et de la transition.

Le sombre Colonel de Kati, patron du pronunciamiento du 18 août dernier, est pourtant celui qui a ‘’nommé’’ Bah N’Daw à ce poste, après une mascarade de désignation collégiale, consécutive à la pression de la CEDEAO et des partenaires du Mali.

Et depuis lors, comme bien pour signifier à qui appartenait la réalité du pouvoir post 18 août, Assimi Goïta avait en effet pris l’habitude de faire peser une présence significative à tous les actes de souveraineté relevant du président de la Transition.

Comme dans un marquage à la culotte pour filer une métaphore footballistique, le vice-président assistait aux audiences présidentielles, avant de recevoir plus tard, à la suite du président et au même titre que lui, les mêmes émissaires et plénipotentiaires dépêchés auprès de la Présidence de la République.

<strong>Un président potiche</strong>

Depuis son élévation à la magistrature suprême transitoire, Bah N’Daw a dû faire face aux multiples couleuvres que ‘’ses fils’’ n’ont cessé de lui faire avaler, au point de ternir très rapidement sa réputation, usurpée ou réelle, d’homme inflexible sur les principes.

À des années-lumière et certes dans un contexte tout autre, le Colonel Bah N’Daw vit ce que le Colonel Tojo du Japon avait vécu avant lui, avec également de jeunes colonels dont les égarements tragiques avaient fini par le conduire à la pendaison.

À la différence tout aussi notable, ceux-ci étaient des ultra-nationalistes patriotes, soucieux de la grandeur de l’Empire du Soleil levant et de leur nation et non de leur confort personnel, tout le contraire de la bureaucratisation sonnante et trébuchante actuelle des cadres de l’armée malienne.

Le président transitoire aura bu la coupe jusqu’à la lie : nominations comme celui de son aide de camp par Assimi et des décrets antidatés, parfois signés par lui contre tout bon sens à l’instar des décrets portant critères et clés de répartition et de nomination des membres du CNT, censure de facto notamment par, entre autres, le malencontreux retrait de son adresse à la Nation après l’avoir d’abord considérablement expurgée d’importantes séquences avant de l’annuler purement et simplement, sans son avis, etc. Le Colonel président de la Transition s’était résigné à finalement accepter son rôle de Prince-consort, voire de président potiche qui n’était même parfois pas autorisé à arroser les chrysanthèmes.

Mais il faut reconnaître, à la décharge d’Assimi Goïta et de ses amis, que cet illustre inconnu était très peu taillé pour la fonction et peine d’ailleurs à l’occuper depuis. Bah N’Daw, aux dires de connaisseurs, ne doit sa fameuse réputation de ‘’démissionnaire forcené’’ qu’à son incapacité professionnelle rédhibitoire à faire face aux difficultés des fonctions, non à ses ‘’visions prophétiques’’ contrariées, comme lui et ses thuriféraires aiment à le faire croire.

Outre des oukases qui ont semé doutes et divisions au sein de la nation et très peu propices à l’apaisement, la preuve en a également été fournie à travers la multiplication de ses bourdes provocatrices, à l’issue d’envolées martiales, risquant de précipiter la transition vers des conflits sociaux, syndicaux et même politiques à l’issue incertaine.

Quand, par ailleurs, on ne prend de toute façon pas le pouvoir pour en laisser la jouissance à un tiers, au demeurant tard venu, on comprend donc que les proconsuls aient vu en leur ‘’présidentiel oncle transitoire’’ davantage un prétexte qui devrait être plutôt heureux d’être cantonné dans les ors de la République et leur laisser la gestion des ‘’affaires sérieuses’’ de l’Etat.

Le président de la Transition s’y était résolu, jusqu’à une date récente, quand il s’est vu servir depuis quelque temps de ‘’punching ball’’ favori de Mahmoud Dicko. Cependant, ses nouvelles velléités d’indépendance, vis-à-vis de ceux qui l’ont fait Roi, ne présagent nécessairement pas une reprise en main, avec un exécutif dispersé et en peine de priorités.

La tentative de Bah N’Daw de s’exonérer du contrôle de ‘’ses’’ jeunes colonels ne pourra guère impacter la situation d’incertitudes due aux desideratas de l’imam qui souhaiterait une reconfiguration du gouvernement afin d’y être davantage représenté.

Certes, le président de la Transition dispose, théoriquement et par bien des moyens, du décret de dissolution de l’exécutif, mais en user constituerait un casus belli aux conséquences incalculables. Si bien que les chrysanthèmes ont des chances d’être arrosés pendant quelque temps encore !

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Engagement de la Coalition OIMA-Bolibana à la prochaine présidentielle :  Fousséyni Faye, pour une candidature générationnelle de rupture !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/engagement-de-la-coalition-oima-bolibana-a-la-prochaine-presidentielle-fousseyni-faye-pour-une-candidature-generationnelle-de-rupture-2921296.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 18 Mar 2021 01:35:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[«<strong><em>La nouvelle génération du Mali a décidé de prendre  ce qui lui revient de droit et de fait, c’est-à- dire la vraie destinée des Maliens... Il faut une rupture… pour un retour à la vraie identité</em></strong>».

C’est avec ces mots et surtout une détermination résolue que l’OIMA, Observatoire identitaire mandingue et l’Association Bolibana annoncent la candidature de Fousséyni Faye, expatrié malien résident en France et fervent militant RPM depuis la Commune V jusqu’en Hexagone. Et à travers lui, il y a fort à parier que la jeunesse malienne n’entend plus demeurée dans le rôle inconfortable de caisse de résonnance de mots d’ordre d’une génération politique qui a failli, à l’image des terribles conséquences vécues par le pays depuis plus d’une décennie déjà.

<strong>Renouer avec les valeurs du passé glorieux</strong>

Fousséyni Faye, 46 ans, urbaniste, spécialiste en aménagement, a été auditeur de qualité chez un équipementier automobile et est actuellement agent de maîtrise au sein d’un grand groupe agro-alimentaire européen.

C’est donc la coalition de deux associations qui porte cet engagement à la conquête de la magistrature suprême. L’OIMA, Observatoire identitaire mandingue, est une association basée sur la Charte de Kurukan Fuga, comme véhicule séculaire de valeurs d’équité, de justice et pour l’égalité de tous.

L’OIMA entend engager une lutte sans merci contre toutes les injustices et les nombreuses inégalités exacerbées au fil des ans. Pour sa part, l’association Bolibana prône le retour à la souveraineté, en s’inspirant de l’identité originale, socle de valeurs similaires pour l’émergence de tout ce à quoi le Mali a renoncé au fil des confrontations historiques et géopolitiques.

Et de fait, Fousséyni Faye, jeune quadra au long parcours associatif estudiantin et militant politique, est déterminé à aller au charbon, car pour lui et sa génération, l’ancienne «<strong><em>élite du Mali s’est fourvoyée </em></strong>… ». À l’appui de son engagement, Faye annonce plusieurs mesures.

<strong>La sécurité garantit la souveraineté</strong>

Le constat aujourd’hui est un Mali sous supervision et sous assistance ‘’respiratoire’’ de la communauté internationale. L’indépendance nationale et la souveraineté nationale sont des vues de l’esprit.  D’où une priorité et en bonne place des engagements fermes du candidat, le recouvrement de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire : «<strong><em>Le Mali doit être une forteresse imprenable … à travers ses FAMA et son peuple, recouvrera son intégrité territoriale</em></strong>».

Ainsi, «<strong><em>Un sursaut national et patriotique accompagnera et portera les FAMA</em></strong>» jusqu’au recouvrement de la plénitude de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire nationale. Pour y parvenir, «<strong><em>l’usage  de la force sera la première option pour un retour à la normale dans tout le Ma</em>li</strong>», assure avec détermination Fousséyni Faye.

À ce propos, l’exigence du retrait des forces étrangères est gage de recouvrement de la souveraineté nationale, aujourd’hui extravertie. C’est pourquoi, «<strong><em>Je solliciterai l’ONU pour voter une résolution mettant un terme aux missions de la MINUSMA. Je demanderai solennellement au président de la République française, le retrait de ses troupes du Mali</em></strong>», s’engage le candidat des forces nouvelles de la jeunesse.

Et d’ailleurs, il n’écarte pas la révision des engagements et traités : «<strong><em>Certains accords comme les accords de paix d’Alger et les accords de défense seront revus et réadaptés pour répondre aux attentes des Maliens</em></strong>», annonce-t-il d’emblée.

La restauration de l’autorité de l’Etat passe également par l’amélioration de la sécurité intérieure. Sur ce chapitre, «<strong><em>nous mettrons en place des polices de proximité ou polices municipales</em></strong>», car «<strong><em>La lutte contre le banditisme et la criminalité n’aura d’égal que la quiétude et la tranquillité des Maliens</em></strong>», s’engage fermement Fousséyni Faye.

<strong>Renouveler et renforcer la gouvernance</strong>

Ceci exige un contrat renouvelé, voire un nouveau contrat de confiance. D’où la nécessité de revoir les rapports de gouvernance pour davantage renforcer la participation de la population à son propre destin. Le candidat Faye est convaincu : la «<strong><em>décentralisation doit être revue</em></strong>», à travers le renforcement de la dévolution de la gestion aux collectivités et aux édiles, mais aussi par une meilleure articulation des responsabilités et des décisions entre le pouvoir central et celui de proximité. Pour cela, «<strong><em>La nouvelle répartition territoriale sera </em></strong>(passée)<strong><em> au peigne fin pour répondre à une logique de continuité culturelle, identitaire, historique, ancestrale et géographique</em></strong>», annonce-t-il.

Ainsi, en matière d’état civil, le candidat envisage une mesure sociale révolutionnaire. En effet, pour ce qui concerne «<strong><em>les conditions de délivrance de documents maliens (carte d’identité, passeport)</em></strong>… <strong><em>cette tâche reviendra aux mairies</em></strong>».

Car «<strong><em>la police et les banques </em></strong>(doivent s’occuper)<strong><em> de leurs fondamentaux, à savoir la sécurité, la protection et les services</em></strong>». Cette initiative participe non seulement du renforcement de la dévolution des attributions de l’état civil aux collectivités, mais renforce aussi le rapprochement des structures administratives de proximité des populations.

Le cadre de vie de la population n’est non plus pas oublié. Le spécialiste en aménagement du territoire promet de mettre bon ordre à l’anarchie actuelle, marque visible des projets urbains jusque-là engagés. À cet effet, une vaste politique «<strong><em>d’aménagement et de rénovation urbaine sera</em></strong>» entreprise, à travers les innovations et «<strong><em>la mise en place d’un système répressif et préventif par rapport</em></strong>» au non-respect des normes édictées, source de l’anarchie urbaine dont Bamako, comme d’ailleurs toutes les villes du Mali, sont aujourd’hui le théâtre.

<strong>Rebâtir l’économie en renouant la confiance</strong>

Tous ces projets exigent un dénominateur commun pour leur réussite : la confiance, car les rapports politiques des dernières années ont considérablement érodé la foi de la population en ses dirigeants. Faye en est conscient et s’engage : «<strong><em>Je mettrai la transparence au cœur du quotidien des Maliens. Le meilleur moyen pour combattre la corruption est et demeure la transparence</em></strong>».

L’ambition de Faye, c’est d’abord et avant tout un climat social apaisé et cela s’appuie sur une solide confiance de la population, en ses institutions et en ses élites. Sur ce plan, une «<strong><em>justice indépendante… une bonne justice,  est le gage d’une cohésion sociale. Une justice à deux vitesses ne peut que renforcer les fractures et les clivages sociaux</em></strong>», est convaincu le candidat.

Le candidat de la rupture est engagé à surtout restaurer la confiance du peuple en lui-même, cet indispensable contrat de gouvernance. Le candidat de la Coalition OIMA-Bolibana est résolu à s’y appuyer en mettant le pays au travail pour une juste répartition de la richesse nationale, car, pour lui, «<strong><em>le travail et la valeur de l’argent seront sacrés. Fini l’impunité face à l’insécurité grandissante, aux banditismes et aux vols récurrents</em></strong> (dont sont victimes les) <strong><em>personnes ayant commis le tort de travailler pour acquérir  des biens. Le Mali doit être une terre de travail, pas un terreau de délinquants</em></strong>», est convaincu Fousséyni Faye.

À ce propos, le secteur privé sera au cœur de la politique de relance économique et d’emploi envisagé par la Coalition OIMA-Bolibana. Cela passera tout aussi par l’amorce d’une véritable industrialisation, avec de massives subventions pour soutenir et moderniser l’agriculture, l’élevage et la pèche, trois secteurs qui occupent la majorité de la population et qui sont pour le pays de vrais avantages comparatifs.

De même, l’indépendance énergétique, par l’inversion du mix énergétique, est une volonté affichée, permettant au pays de sortir enfin «<strong><em>de la production et la fourniture d’électricité à partir des hydrocarbures</em></strong>», et donc de la dépendance aux aléas des cours mondiaux des hydrocarbures. Le décollage économique est à ce prix.

La redynamisation de l’éducation mettra fin aux diplômes aux rabais en cours aujourd’hui et surtout à l’absence de niveau qui sont devenus le propre de l’enseignement au Mali. De même, le Mali a besoin d’une politique sanitaire adaptée, car «<strong><em>nos hôpitaux font peur : Notre pays est dernier sur 160 pays dans le ratio nombre de lit d’hôpital par habitant</em></strong>», explique le candidat Faye.

Ainsi, dans la distribution de la santé au Mali, «<strong><em>Les lobbys</em></strong> (médicaux) <strong><em>se portent mieux que les patients</em></strong>», dénonce-t-il. C’est pourquoi, il faut «<strong><em>Redéfinir la responsabilité médicale : soigner doit rappeler au médecin sa responsabilité, son humanisme</em></strong>», explique Fousséyni Faye.

<strong>Reconstituer le tissu communautaire et social</strong>

La candidature de Fousséyni Faye ne procède pas du hasard ou des lubies d’un jeune expatrié ambitieux. Le candidat de la coalition OIMA-Bolibana fait un diagnostic sans complaisance du Mali d’aujourd’hui et le résultat n’est guère réjouissant, à l’image d’un tissu social et communautaire effiloché, en dépit de brassages multiséculaires entre les populations. «<strong><em>Le débat a longtemps été occulté et nous vivons aujourd’hui une incompréhension entre dogon et peulh dans le centre de notre pays</em></strong>», explique le candidat de la rupture.

De même, le candidat s’insurge : «<strong><em>la pratique de l’esclavage dans notre société est une négation</em></strong>» anachronique des temps révolus et «<strong><em>C’est non seulement une insulte à la liberté et à la dignité,</em></strong>  (mais) <strong><em>aussi un frein au développement social</em></strong>.» D’où «<strong><em>des mesures draconiennes</em></strong> (qui) <strong><em>seront donc prises pour lutter contre</em></strong>» le fléau de l’esclavage, toujours considérés comme des normes de pratiques dans les relations sociales, promet-il.

En matière sociale, l’initiative d’un nouveau code social a davantage créé la confusion au Mali si bien que la situation des familles et le statut de la femme et de l’enfant ont davantage pâti à travers la levée de boucliers des religieux qui n’ont guère non plus proposé d’autres alternatives.

Aujourd’hui, le Mali vit une hybridation des cadres réglementaires autour de la famille. Mais Faye entend y mettre bon ordre, en procédant «<strong><em>à travers la mise en place d’un nouveau code de la famille</em></strong>» et une croisade sans merci contre les fléaux des violences liées au genre, le mariage forcé ou les mutilations génitales.

Restauration du droit de préemption dans tous les domaines du foncier et des mines, y compris si nécessaire par l’expropriation afin de restituer à l’Etat la propriété exclusive des permis et des licences d’exploitation minière, voilà autant de mesures envisagées pour revoir à la hausse la rente aurifère au bénéfice de l’Etat et des populations maliennes.

Autant de dispositifs conçus pour «<strong><em>Une bonne politique minière, agricole, douanière et fiscale, </em></strong>(qui) <strong><em>sera la contrepartie d’une autonomie financière du Mali et d’un épanouissement des Maliens</em></strong>», est convaincu le candidat.

«<strong><em>Le Mali koura</em></strong>» est une cause possible ; il vaut qu’on y consacre un destin ! D’où cette candidature de rupture certes, mais surtout pour le renouveau générationnel. Pour l’histoire. Pour le Mali !]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[«Barkhane», G5 Sahel, Minusma : le point sur les opérations militaires internationales au Sahel]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/barkhane-g5-sahel-minusma-le-point-sur-les-operations-militaires-internationales-au-sahel-2913081.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2021 14:25:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>La zone, qui couvre une zone vaste comme l’Europe et traverse cinq pays, est en proie depuis des années à la menace de groupes djihadistes.Un accident d’hélicoptères au Mali, lundi 25 novembre, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/26/treize-militaires-francais-tues-au-mali-dans-l-accident-de-deux-helicopteres_6020545_3212.html">a causé la mort de 13 militaires de la force «Barkhane»</a>. Il s’agit de l’événement le plus meurtrier pour la mission française depuis son déploiement au Mali en 2013. Le Sahel, zone particulièrement instable, est le théâtre de nombreuses opérations militaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>L’armée française au Sahel, de «Serval» à «Barkhane»</strong>

Le 11 janvier 2013, la France lance l’opération «Serval» avec 1 700 soldats, des avions et des hélicoptères pour arrêter la progression de colonnes djihadistes qui contrôlent le nord du Mali, et soutenir les troupes du pays face à la menace d’une offensive vers la capitale, Bamako.

Le 1<sup>er</sup> août 2014, cette mission est remplacée par l’opération «Barkhane» et étendue à l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l’Europe. Cinq pays sont concernés : Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Tchad.

L’opération porte le nom d’une dune prenant la forme d’un croissant sous l’effet du vent. Elle est actuellement la plus importante opération extérieure de l’armée française, avec environ 4 500 militaires déployés. Depuis 2013, quarante et un soldats ont été tués dans la région du Sahel.

<strong> </strong><strong>Le G5 Sahel, la coopération des pays de la région</strong>

En novembre 2015, les dirigeants de l’organisation G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) réunis en sommet décident de créer une force conjointe pour lutter contre les groupes djihadistes qui essaiment dans la région.<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/22/l-onu-appelle-la-communaute-internationale-a-soutenir-le-g5-sahel_6020184_3212.html">MaisHYPERLINK "https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/22/l-onu-appelle-la-communaute-internationale-a-soutenir-le-g5-sahel_6020184_3212.html" la mise en œuvre est marquée par des problèmes de financement et d’organisation</a>. Se posent aussi les cas d’accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe.

<strong> </strong><strong>La Minusma, une des missions les plus importantes de l’ONU</strong>

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), elle, s’est déployée à partir du 1<sup>er</sup> juillet 2013, à la suite de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) formée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Avec un effectif d’environ 13 000 casques bleus, la Minusma est l’une des missions les plus importantes des Nations unies. Régulièrement attaquée, elle a payé un lourd tribut : plus de 200 soldats sont morts depuis sa mise en place, dont plus d’une centaine dans des actions hostiles.

<strong> </strong><strong>L’EUTM Mali, en charge de la formation des troupes</strong>

La Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), lancée en février 2013, réunit 620 militaires de 28 pays européens, avec une mission de formation des militaires maliens, sans participer aux combats.

Son objectif est de remettre sur pied une armée sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro, à 60 km au nord-est de la capitale Bamako.

Son mandat a été prolongé en mai 2018 par l’Union européenne pour deux ans, avec un budget quasi doublé à 59,7 millions d’euros. Sa mission a été étendue à la formation de la force du G5 Sahel.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Armée malienne :   Ce qu’il faut savoir sur nos FAMa]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/armee-malienne-ce-quil-faut-savoir-sur-nos-fama-2913078.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/FAMa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2021 11:54:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Fondées le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_octobre">1<sup>HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_octobre"</sup><sup>er</sup></a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Octobre_1960">octobre</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1960">1960</a> après l'indépendance du pays vis-à-vis de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a>, elles comprennent plus de 13000 hommes. Elles se composent d'une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_terre">Armée de terre</a>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Force_a%C3%A9rienne">armée de l'air</a>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_du_Mali">garde nationale</a> ainsi que d'une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gendarmerie">Gendarmerie</a>.</em></strong>

Les forces armées maliennes ont participé à des missions de maintien de la paix en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo">République démocratique du Congo</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/ONUC">ONUC</a> en 1960-1964 et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/MONUC">MONUC</a> depuis 1999), au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liberia">Liberia</a> en 1990, en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sierra_Leone">Sierra Leone</a> en 1997 et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_centrafricaine">Centrafrique</a> en 2000.

La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_la_Bande_d%27Agacher">guerre de la Bande d'Agacher</a>, également connue sous le terme de Guerre de Noël, est un conflit de frontière entre le Mali et le Burkina Faso en 1985 autour de la bande d’Agacher, une bande de terre semi-désertique de 160 kilomètres de long et de 30 kilomètres de large se trouvant entre le nord du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso">Burkina Faso</a> et l'est du Mali, et réputée receler du gaz naturel et des ressources minières.

Commandant Thomas Sankaré : 4 600 hommes, pertes 141 morts et 257 blessés côté Burkina Faso. Commandant Moussa Traoré : 7 600 hommes, pertes 38 morts et 17 blessés côté Mali.

Durant les années 2000 et au début des années 2010, des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Militaire">militaires</a> maliens sont entraînés par des instructeurs américains dans le cadre de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara">opération HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"EnduringHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara" HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"FreedomHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"-HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara"TransHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Enduring_Freedom_-_Trans_Sahara" Sahara</a>. L'armée malienne a souffert de l'intégration des rebelles touarègues dans l'armée régulière à la suite d'un accord conclu en 1992 entre le gouvernement et les groupes rebelles.

Entre janvier et avril 2012, l'armée malienne subit une série de revers aboutissant à la partition de facto du pays.En décembre 2012, l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne">Union européenne</a> décide d'apporter son aide à l'armée malienne à travers la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_de_formation_de_l%27Union_europ%C3%A9enne_au_Mali">mission de formation de l'Union européenne au Mali</a>.

Le 11 janvier 2013, la France déclenche l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Serval">opération Serval</a> en riposte à une offensive vers le Sud de djihadistes venus du Nord-Mali, que l'armée malienne n'a pas réussi à contrer. L'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Intervention_militaire_au_Mali">intervention militaire au Mali</a> est une opération militaire multinationale qui se déroule depuis le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Début février 2013, les effectifs sont estimés par le ministre des Affaires étrangères malien Tiéman Hubert Coulibaly à moins de 3 000 militaires opérationnels sur un effectif théorique de 14 000 hommes.

La <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_de_formation_de_l%27Union_europ%C3%A9enne_au_Mali">mission de formation</a> est lancée le 18 février 2013 et présentée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a> le 20 février. Plus de 500 militaires, dont 200 formateurs européens arrivent au Mali pour donner des cours aux militaires maliens à partir du 2 avril 2013. Quatre bataillons de 700 hommes doivent être formés chaque année. La mission de formation est basée à l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_militaire_interarmes_de_Koulikoro">école militaire interarmes</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Koulikoro">Koulikoro</a>.

<strong>Commandement et Administration centrale</strong>

Le commandant en chef des armées est le président de la République, assisté du ministre de la Défense.L'administration centrale du Ministère de la défense se compose de : l’état-major général des Armées (EMGA) ; l’état-major de l'Armée de Terre (EMAT) ; l’état-major de l'Armée de l'Air (EMAA) ; l’état-major de la Garde Nationale du Mali (GNM) ; la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN).

<strong> </strong><strong>Infrastructures</strong>

Le 30 octobre 2019, la Minusma dans le cadre de la poursuite de sa mission de soutien au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a> a remis officiellement deux infrastructures rénovées aux Forces armées maliennes. Les travaux de rénovation ont concerné un bâtiment, des sanitaires au camp Hamadoun Bocary Barry et de 2 salles d’hospitalisation, d’un bureau et de sanitaires à la Base Aérienne 102 pour un coût total de 47 524 520 F CFA.

<strong> </strong><strong>Équipements</strong>

Dans les années 1990, les armes, blindés et véhicules de l'armée malienne, étaient d'origine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">française</a> (abandonnés puis offerts par l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_fran%C3%A7aise">Armée française</a>) ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Russe">russe</a> (livrés à partir des années 1960). La loi d’orientation et de programmation militaire a permis à l’armée de se doter de nouveaux équipements motorisés, aériens et même d’habillements et autres.

Cette loi a permis un investissement de 1230, 563 milliards de FCFA sur la période 2015-2019. Cette somme devait également permettre le recrutement et la mise à niveau du personnel militaire. Durant la même période, de nombreux équipements ont été offerts par la France, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Qatar">Qatar</a>, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mirats_Arabes_Unis">Émirats Arabes Unis</a>, l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne">Union européenne</a> et l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemagne">Allemagne</a>. L'inventaire des équipements des Forces armées maliennes est difficile et provient de plusieurs sources.

<strong>****</strong>

<strong>  </strong>

<strong>L'armée malienne nouvelle formule prend ses quartiers à Tombouctou</strong>

<strong><em>Un bataillon de l'armée malienne comprenant d'anciens rebelles et d'ex-miliciens progouvernementaux a pris ses quartiers mardi à Tombouctou, dans le nord du Mali, cinq jours après le retour de l'armée "nouvelle formule" à Kidal, d'où elle était absente depuis des années, ont indiqué les autorités.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Contrairement à Kidal, ville symbole où l'armée avait connu une débâcle en 2014, les Forces armées maliennes (FAMa) étaient déjà présentes à Tombouctou, mythique carrefour du commerce saharien dont les mausolées consacrés à ses 333 saints musulmans ont été partiellement détruits en 2012 par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l'Unesco.

Mais le bataillon qui a été accueilli mardi lors d'une cérémonie sur la place d'armes du camp Cheick Sidi Bekaye de Tombouctou, selon un communiqué des FAMa, comprend cette fois --comme celui arrivé à Kidal la semaine dernière-- d'anciens rebelles et d'ex-membres de groupes progouvernementaux intégrés dans l'armée malienne conformément à l'accord de paix d'Alger de 2015.

Ce déploiement de l'armée dite "reconstituée" à Kidal et Tombouctou, qui doit être suivi par une implantation à Ménaka, près de la frontière avec le Niger, et à Gao (nord-est), marque une étape de la mise en œuvre de l'accord de paix, après des années de contretemps.

"Le commandant de la zone (de Tombouctou) a salué et souhaité la bienvenue aux éléments. Pour le gouverneur, il n'y a plus de CMA (la Coordination des mouvements de l'Azawad, alliance à dominante touareg d'anciens groupes armés rebelles) ni de Plateforme (une alliance de groupes armés progouvernementaux) mais les #FAMa au service de la nation", a indiqué l'armée dans son communiqué, publié sur Twitter.

"Ils sont 300 qui sont arrivés pour le moment, ils sont logés au camp avec nous", a déclaré à l'AFP le colonel Boubacar Sanogo, commandant de la région militaire de Tombouctou.

La mise en œuvre de l'accord d'Alger, avec ses dispositions pour l'intégration des ex-combattants, ainsi que le redressement de l'autorité de l'Etat sont considérés comme des composantes politiques indispensables à une sortie de crise, en plus de l'action purement militaire menée par les forces maliennes, françaises, africaines et onusiennes.

Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Moussa Tembely, 2e adjoint au Maire de Bandiagara :   «Même pour aller dans son jardin, il faut s’armer…»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-tembely-2e-adjoint-au-maire-de-bandiagara-meme-pour-aller-dans-son-jardin-il-faut-sarmer-2913071.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2021 10:43:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Invité par Radio Rempart, le 2<sup>e</sup> adjoint au Maire de Bandiagara, Moussa Tembely, est revenu la situation sécuritaire qui prévaut dans le centre particulièrement dans le cercle de Bandiagara. Tout en saluant le travail des chasseurs, il plaide pour le retour de l’armée dans la zone. Il a aussi abordé les avantages qu’offre la bourse de l’emploi à la jeunesse de Bandiagara. </em></strong>

<strong>Radio Rempart : Monsieur le maire, quand nous parlons de Bandiagara aujourd’hui, la première chose à laquelle les gens pensent, c’est la situation sécuritaire. Alors, comment se présente la situation sécuritaire à Bandiagara aujourd’hui ?</strong>

<strong>Moussa Tembely</strong> : Là où nous sommes, nous-mêmes, sommes fatigués de cette situation d’insécurité. Nous avons tout tenté pour qu’il y ait la sécurité. Beaucoup de choses ont été faites pour qu’il y ait la paix mais ça n’a rien donné. Franchement, même les militaires sont dépassés par cette situation malgré les efforts qui consentent.

En plus, l’effectif des policiers et gendarmes présents est vraiment insuffisant. C’est pour cela que Dana Ambassagou a vu le jour pour aider les militaires. Sans Dana Ambassagou, la situation serait encore plus grave qu’elle ne l’est aujourd’hui. Bandiagara, étant aussi la porte d’entrée pour les visiteurs des lieux touristiques du pays dogon, doit être très bien protégé.

À cause de la situation sécuritaire, le tourisme, qui est l’une des activités génératrices de revenus pour Bandiagara,ne se fait plus et tous les guides touristiques sont orientés vers d’autres activités comme l’élevage, le maraîchage, la teinture et autres pour pouvoir survivre. Certains ont même fui Bandiagara.

En plus, les habitants de plusieurs hameaux ont complètement quitté leur hameau pour venir dans la ville de Bandiagara. Aujourd’hui, quand on entre au marché, on risque de fondre en larmes parce qu’il n’y a plus de bétail. Les terroristes les ont tous emportés.

Aujourd’hui, même pour aller dans son jardin,c’est un grand risque à Bandiagara, et il faut souvent se faire accompagner par son fusil pour ne pas se faire tuer banalement. Même pour quitter Bandiagara pour aller à Mopti, qui se faisait en un clin d’œil, c’est un problème aujourd’hui. À cause de la précarité de la situation sécuritaire, aucune des 21 communes de Bandiagara n’a pu élaborer son budget de 2021.

Même quitter ici pour aller chez moi, j’ai peur. Nous savons que les autorités de transition travaillent mais qu’elles travaillent davantage pour ramener la paix. Sinon, si ça continue ainsi, la situation serait désastreuse. Même en vous accordant cette interview, je le fais la peur au ventre.

Mais nous continuons d’œuvrer pour que la situation sécuritaire de notre région puisse connaître des améliorations. Et même l’autre jour, lors de notre rencontre avec le ministre, nous lui avons fait part de nos souffrances et il nous a promis de les exposer au conseil des ministres.

<strong><em>R.R : Monsieur le maire, parlanttoujours de la situation sécuritaire à Bandiagara, les gens disent que les check-points de Dana Ambassagou, notamment celui sur l’axe Sévaré-Bandiagara, rançonnent les passagers. Qu’en est-il de ces affirmations ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : Moi je ne les ai pas vus entrain de rançonner les passagers. Par contre, souvent des gens de passage, par pitié, leur donnent 1000, 500 Fcfa etc., car les conditions dans lesquelles ces chasseurs sont, font vraiment pitié et ce sont des hommes qui ont abandonné leur famille pour assurer la sécurité de la localité. Malgré les efforts que ces chasseurs consentent, ils ne reçoivent pas d’aide. Donc, les gens de passage, par pitié, leur donnent de l’argent pour s’acheter de l’eau à boire. Souvent, en passant, quand je vois ces gens, je ne peux retenir mes larmes, leurs conditions de travail sont exécrables.

Ils ne demandent à personne de leur donner de l’argent, mais si l’on leur donne quelque chose, ils le prennent. Si ce n’est pas parce que ces chasseurs étaient là, la ville de Bandiagara serait prise il y a longtemps. Normalement, c’est l’Etat qui doit assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Mais, si l’Etat ne parvient pas à le faire, c’est normal que nous-mêmes assurions notre sécurité et c’est pour cela que Dana Ambassagou a été créé.

<strong><em>R.R : Monsieur le maire, vous avez parlé de la dernière attaque au cours de laquelle les auteurs ont dépossédé les victimes de leurs biens et brûlé ensuite le véhicule. Nous avons écouté aussi les propos du président du conseil régional selon lesquels 42% de la population ont fui leur lieu d’habitation. Alors, est-ce que l’Etat apporte de l’aide à ces personnes ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : D’abord, nous avons fait la demande d’appui et toutes les ONG qui sont présentes se sont investies pour nous aider. Moi, je dirais qu’il y a plus de 42% qui se sont déplacés. Car il y a 13 villages dans la commune de Toukombo qui sont aujourd’hui abandonnés par leurs habitants. Certains d’entre eux sont venus à Bandiagara ici, d’autres sont allés à l’aventure. Le gouvernement nous apporte son aide, certes, car même l’autre jour, le ministre de l’Emploi était là pour la bourse de l’emploi pour nous donner du travail. Maisnous-mêmes allons travailler pour ne pas nous faire tuer.

<strong>R.R : Parlant des chasseurs, est-ce qu’il y a la communication entre vous, équipe municipale et ces chasseurs, et entre les militaires et ces chasseurs ?</strong>

<strong>MT</strong> : La communication entre nous et les chasseurs est obligatoire car ils sont venus pour nous protéger. Donc, nous ne pouvons que leur apporter notre aide. Même la nuit, quand on informe ces chasseurs d’une attaque, ils se rendent sur le lieu en même temps que les militaires. Ces chasseurs ont aussi dit au gouvernement qu’ils ne sont pas ses ennemis, mais qu’ils combattront tous ceux qui s’attaqueront à la communauté dogon, quelle que soit leur appartenance communautaire.

Ils ont dit qu’ils sont à la disposition du gouvernement pour l’aider à combattre l’ennemi car qu’ils peuvent aller chercher les terroristes dans des endroits où les militaires ne peuvent pas se rendre. Actuellement, les chasseurs travaillent avec les militaires, la preuve, même ce matin, on a tenu une réunion restreinte avec le ministre à laquelle  le chef  des chasseurs a pris part.

<strong>R.R : Alors, monsieur le maire, parlant toujours de l’insécurité à Bandiagara et environs, selon vous, quelles sont les causes de celle-ci, carplusieurs communautés  cohabitaient ici paisiblement?</strong>

<strong>M.T</strong> : Bon, les causes sont nombreuses et s’il faut les citer toutes, nous allons passer toute la nuit là-dessus. Donc je vais citer les principales. Il y a d’abord le problème foncier, car chez nous, les Dogons, on ne donne pas la terre mais on la prête. Ainsi, il arrive que certaines personnes à qui on a prêté la terre, il y a longtemps, se cachent pour faire un papier en leur nom pour dire que la terre leur appartient.

Il y a aussi des règlements de compte car il arrive qu’il y ait une histoire entre certaines personnes qui profitent de la situation pour se régler les comptes. Sinon il n’y a rien entre nous et les Peuls qui sont ici.

<strong><em>R.R : Il y a eu beaucoup de rencontres dans le cadre du retour définitif de la paix, notamment quand Dr. Boubou Cissé était Premier ministre ; il avait réussi à établir un accord de paix entre les différentes communautés pour dire que la guerre est terminée.  Mais, jusqu’ici, la guerre n’est pas terminée. Alors, monsieur le Maire, Moussa Tembely, qu’est-ce qui doit être fait pour mettre fin mettre à cette guerre ?</em></strong>

<strong>M.T</strong> : On peut mettre fin à la guerre quand on peut voir notre ennemi, mais si l’on ne le voit pas, c’est difficile. Nous, nous sommes là et eux ils viennent commettre des attaques et se cachent après. Si l’on ne peut pas rencontrer la partie adverse, pour échanger, c’est vraiment difficile de faire la paix avec lui et c’est notre cas. Il y a eu beaucoup de choses mais nous n’y parvenons toujours pas. Ce que nous pouvons faire, c’est de prier Dieu pour qu’il nous ramène la paix, sinon on a tout tenté. Envain, et on ne sait plus quoi faire.

<strong>R.R : Le ministre était ici et il a fait une rencontre avec Youssouf Toloba. Alors, selon vous, est-ce que cette rencontre pourrait contribuer au retour de la paix dans la région de Bandiagara ?</strong>

<strong>M.T</strong> : Oui, ça peut contribuer au retour de la paix car quand il y a la guerre, il faut rencontrer les différentes parties pour connaître les causes afin de rechercher les solutions adéquates, et c’est ce que le ministre a fait. Lors de la rencontre, M. Toloba a dit beaucoup de choses et quand tu vois la chèvre mordre, c’est qu’on lui a cassé les cornes. Mais j’ignore ce qu’ils se sont dit et c’est sur Facebook que j’ai vu leur photo.

Monsieur Toloba a dit aussi qu’il n’abandonnera jamais le Mali et qu’il n’ira nulle part. Je pense que des choses importantes ont été dites lors cette rencontre, qui pourraient être bénéfiques.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, dans cette situation de crise, qu’est-ce que l’équipe municipale a fait car je sais que votre équipe est installée depuis 2016 jusqu’à maintenant ?</strong>

<strong>MT</strong> : Nous avons fait beaucoup de choses dans les quartiers. Nous avons initié des rencontres de dialogue. Nous avons aussi réuni les chefs de tous les quartiers pour échanger et leur avons dit de dénoncer toute personne suspecte à la mairie.

Nous avons aussi fait un rapport sur la situation sécuritaire à Bandiagara que nous avons remis au gouverneur qui était en ce temps Sidi Alassane Touré, qui nous a félicités car nous avons été les seuls à faire un rapport sur la sécurité parmi toutes les mairies des 8 cercles de la région.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, Mohamed Salia Touré, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, est venu à Bandiagara pour le lancement de la 3<sup>e</sup> édition de la bourse de l’emploi et de la formation professionnelle. Selon vous, quels profits peuvent tirer les habitants de Bandiagara de cette bourse ?</strong>

<strong>M.T</strong> : Cette bourse est importante car nous, les Dogons, nous ne connaissons que le travail et c’est seulement le travail que nous avons appris, et le ministre lui-même sait ça, car ce n’est pas sa première fois de venir ici.

Cette bourse profite beaucoup aux jeunes et même à la mairie. Car quand ils ouvriront leurs ateliers, la mairie en profitera parce qu’ils vont payer des taxes et impôts. En plus, ces jeunes pourront prendre leur famille en charge à travers cette bourse.

<strong> </strong><strong>R.R : Monsieur le Maire, comment se présente la situation de la maladie à coronavirus à Bandiagara ?</strong>

<strong>MT</strong> : Moi-même je suis dans le comité Covid du cercle de Bandiagara et c’est moi qui représente notre mairie dans ce comité. La mairie a joué un grand rôle dans la lutte contre la Covid. Au début, ce sont les membres du comité Covid qui ont cotisé, plus une ONG qui a aussi donné 10000 euros pour acheter des kits. Depuis que cette pandémie est arrivée au Mali, il n’y a eu qu’un cas dans la commune de Bandiagara et sa prise en charge a été faite dans le grand hôpital de Bandiagara.

Toutes les associations ainsi que toutes les ONG ici ont donné un coup de main à la mairie dans la lutte contre cette maladie. Nous ne pouvons pas dire que la maladie est finie mais nous avons constaté que la population respecte les mesures barrières car dans chaque famille où on entre, on y un kit de lavage de mains.

Nous avons appris que 50 millions ont été donnés à la région de Mopti, mais Bandiagara n’a même pas reçu un franc de cet argent et je peux le dire haut et fort. Ce sont seulement nos contributions et cotisations qui nous ont permis d’acheter les kits que nous avons. Il y a le gouvernement aussi qui a envoyé des masques qui ont été distribués entre toutes les communes du cercle de Bandiagara.

<strong> </strong><strong><em>R.R : Moussa Timbely, l’interview touche à sa fin, alors quel est votre dernier message ?</em></strong>

<em> </em><strong>M.T</strong> : Pour mon dernier message, je salue tout d’abord Radio Rempart qui me permet de partager ce qui se passe à Bandiagara  avec l’opinion nationale et internationale. S’il faut évoquer tous les problèmes que nous vivons ici, on va faire toute la nuit là-dessus.

Actuellement, les attaques sont en tout cas rares car depuis le 13 novembre 2020, il n’y a pas eu d’attaque. Mais malgré cela, nous vivons tous la peur au ventre en empruntant la route de Mopti. Pour se rendre à Mopti, on se procure de tout ce qui peut nous servir de protection : les fétiches, les formules magiques, etc.

<strong> </strong><strong>Fadiala N. Dembélé   </strong>

<strong> </strong><strong>Stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[2022 : attention, prêts...ils sont déjà partis (1) !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/2022-attention-prets-ils-sont-deja-partis-1-2913067.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:33:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le brouhaha des débuts chaotiques de la transition couvrent les bruits des manœuvres politiques des candidats à la présidentielle annoncée pour 2022. Les candidats sérieux, c'est-à-dire ceux qui ne s'en prennent pas à tout bout de champ aux présidents de la Cédéao et qui ne tiennent pas la France pour responsable de tout et de rien dans l'état actuel de notre patrie, à l'abri des regards, constituent leur trésor et à l'écart du brouhaha recrutent les lieutenants qui battront campagne pour eux sur l'ensemble du territoire national.</em></strong>

La 3<sup>ème</sup> République a épuisé depuis longtemps son odyssée et n’est maintenue en vie que par assistance respiratoire de la communauté internationale, parce que les Maliens ne réussissent pas à proposer une alternative viable qui ne soit pas une menace pour elle et tous les Etats voisins du Mali.

En quelque sorte, le Mali est en quarantaine depuis 2012 et ce ne sont les autorités burkinabè ou nigériennes qui diront le contraire, elles qui ont toujours pointé du doigt la contagiosité du patient malien. Ce n'est donc pas en vilipendant la Cédéao et le reste de la communauté internationale qu'on accédera à Koulouba. Tout au plus, les propos démagogues et simplistes pourront faire de l'effet sur une partie de l'électorat de Bamako et environs.

Les populations de l'ensemble des zones occupées ou directement menacées sont bien plus aux prises avec le réel que ceux dont le sport favori est de toujours blâmer l'autre pour nos propres turpitudes. Les préoccupations des Maliens des campagnes et des villes secondaires sont bien différentes de celles des Bamakois.

Difficile de dire à ceux qui peuvent faire plusieurs années sans voir un Blanc ailleurs qu'à la télévision, que les raisons de leurs difficultés se trouvent en France. Difficile de dire aux Kayesiens qu'il faut cracher à tout bout de champ sur la France alors que des milliers de leurs parents y vivent et contribuent fortement à leur existence. Difficile de dire aux Sikassois que le président Ouattara fait partie des problèmes du Mali alors que de nombreux ressortissants de la région prospèrent en Côte d'ivoire.

Ainsi donc, les candidats sérieux sont déjà à l’œuvre pour remplir leurs coffres forts. Le citoyen malien ne contribuant pas financièrement à la campagne du candidat de son choix, il appartient aux candidats de se débrouiller comme ils peuvent pour trouver les ressources financières indispensables à la conduite des campagnes. Et ce fait n'est pas la moindre des raisons pour laquelle les Maliens sont rarement satisfaits par l'action de leurs élus.

Les grosses fortunes locales et sous-régionales sont sollicitées de même que les classes dirigeantes des pays voisins. Lorsque les échéances électorales s'approcheront, le concours illégitime de l’État sera requis. Le candidat qui aura tout le poids de l’État derrière lui part avec d'emblée 20% des voix au premier tour. On n’en est pas encore là.

Aliou Badra Diallo n'a pas de problèmes de finances. Il a tout le temps de se consacrer à la redynamisation de son parti qui a pris un grand coup. Lui-même d'ailleurs n'avait réussi à se faire élire député que sur une liste commune et à Kayes au lieu de Nioro où siège pourtant son guide spirituel. Celui dont de nombreuses personnes ont pensé qu'il était influent au point de peser sur le cours d'une élection présidentielle.

Soumeylou Boubèye Maïga (SBM) comme Moussa Mara multiplie les sorties à l'intérieur du pays. SBM était d'ailleurs présent à l'investiture d’Ouattara. Feu Soumaïla Cissé était en tournée sous- régionale auprès des chefs d’État et d'autres hauts responsables politiques de la Cédéao lorsqu'il a attrapé la maladie qui lui fut fatale.

Les tripatouillages de Manassa n'ont pas pu masquer le fait que les législatives passées ont laissé derrière elles un véritable champ de ruines. L'Assemblée nationale avait été renouvelée à plus de 80%. Un des enjeux politiques de ces législatives était la lutte de positionnement pour la succession d’IBK. Et les électeurs ont été sans ambiguïté quant aux ambitions présidentielles de certaines figures politiques d’envergure nationale.

FARE an ka wuli est devenu FARE saraa. Le parti de Modibo Sidibé, créé exprès en 2011 pour le porter au pouvoir, est passé de six à zéro député. À l’instar d’autres partis politiques créés par un homme pour le porter au pouvoir, FARE a vécu «FARE faga ra pew».

Le PDES, parti dont l’idéologie est d’assumer l’héritage politique d’ATT, était bien parti pour faire bonne figure aux législatives de 2012 grâce à ses positions au sein de l’appareil d’État. Sous ATT, la fête fut belle, pourquoi ne pas la perpétuer en créant un parti politique et continuer à vivre de prébendes et de rentes illicites dans les appareils d’État, tel était l’unique projet politique du PDES. Mais le coup d’Etat intervint, ATT fut balayé et les caciques du PDES ont dû se cacher de peur ou de honte.

Mais, comme entre-temps la junte qui a remplacé ATT ne brilla ni par son courage, ce dont l’absence était reprochée à ATT, ni par son patriotisme et encore moins par le sens de la mesure, le PDES put émerger et glaner trois élus après que les moins honorables de ses dirigeants eurent bien plus tôt transhumé vers le RPM.

Bakary Togola, je te salue. Le retour en pompe d’ATT d’exil de Dakar, que IBK, bien en peine dans sa gestion du pays ,est allé quérir dans l’espoir de s’allier ses partisans, après l’avoir publiquement accablé de tous les péchés d’Israël, n’a pas suffi à revitaliser le PDES qui ne s’en sortit qu’avec un seul élu. Feu ATT, ayant définitivement tiré sa révérence, le PDES se trouve déjà dans les poubelles de l'histoire politique contemporaine du Mali.

Cheik Modibo Diarra (CMD), un autre qui s’est laissé convaincre par des marabouts qui lui ont juré que quoi qu’il arrive, il sera un jour président du Mali. C’est la seule explication plausible de son calcul politique. Fort de sa quatrième place au premier tour de la présidentielle de 2018 et du fait que l’essentiel de ses voix étaient localisées dans Bamako et environs, on aurait pu penser que le bon sens politique l’aurait incité à occuper physiquement et médiatiquement ces territoires pour bien implanter son parti politique et rafler des sièges de députés. Que nenni !

Il voulait briller par son absence et se poser en sauveur en 2023, en comptant sur le soutien d’IBK puisqu'il s’était bien gardé de ne pas soutenir Soumaïla Cissé au second tour en 2018. Résultat des courses : zéro député élu, un appareil politique en lambeaux et des adversaires potentiels dont les partis se renforcent. Les deux candidats qui se sont désistés en sa faveur en 2018 et qui ont fourni l’essentiel de l’infrastructure de sa campagne électorale ne s’aventureront plus à accompagner un candidat avec si peu de sens politique.

On a beau envisager son parti comme un véhicule pour accéder au pouvoir, il lui faut lui accorder au moins un minimum d’attention et de considération entre deux présidentielles, permettre à ses soutiens de faire des exercices pratiques de mobilisation, aider ses militants à se faire élire et promouvoir des cadres quand on n’est pas dans l’opposition comme CMD. Il n’y a que ses marabouts qui connaissent les voies qui vont lui épargner l’humiliation politique qui se profile à l’horizon en 2022.

Le Parena, constitué par l’aile en difficultés financières du CNID qu’AOK avait réussi à débaucher pendant son premier mandat, n'échappa à la disparition de l’Assemblée nationale qu’à la faveur de l’adjonction de Tièblen à l’attelage présidentiel. Il récolta deux députés, un nombre d’élus en constante baisse depuis le sommet des législatives boycottées par l’opposition en 1997 où le Parena obtint 8 sièges pour servir de faire valoir à l’Adéma de : AOK et IBK.

Tièblen saura toujours se placer aux avant-postes de la scène politique malienne, mais il est difficile d’imaginer un avenir politique au Parena au-delà de 2025. Ce n’est pas un parti politique qui survivra à la carrière politique de ses fondateurs. Il n’était pas né d’un projet politique mais d’un projet d’épanouissement personnel de personnes en manque de lumière au sein du CNID. Il s’éteindra avec leur lumière.

La Codem de Housseyni Amion Guindo (HAG) fait du surplace avec cinq élus. Cinq comme son rang lors des présidentielles de 2013 et 2018. Avec les ressources issues de sa participation à la gestion du pays, la Codem saura toujours tirer son épingle du jeu politique malien et cela d’autant plus que le parti dispose de vrais bastions locaux. Mais on ne peut rien imaginer au-delà.

HAG sera encore candidat en 2022, et même au-delà puisqu’il est relativement jeune, la Codem ralliera le candidat le mieux placé au second tour et on rembarque pour un autre tour de manège.

HAG et CMD devraient réunir ensemble leurs marabouts et leur demander lequel des deux sera président avant l’autre. À défaut de cela, HAG peut réintégrer le RPM et espérer s’y hisser à son sommet un jour, le temps n’est pas ce qui lui manque. Depuis le 18 août 2020, le RPM est un poulet sans tête, à la recherche d’une tête, n’importe laquelle !

<strong>Abdoulaye Shaka Bagayogo</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Lacroix à la rencontre des partis politiques maliens]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2021 09:32:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle Libération]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU en visite au Mali a tenu plusieurs réunions. En compagnie du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mahamat Saleh Annadif, Jean-Pierre Lacroix et sa délégation ont d’abord rencontré le Commandement de l’EUTM et d’EUCAP Sahel, les Missions européennes d’appui aux Forces de défense et de Sécurité du Mali, avec lesquelles il a été question de la collaboration dans ce cadre. M. Lacroix et M. Annadif se sont ensuite entretenus avec les représentants de la classe politique malienne, notamment au sujet des changements politiques majeurs intervenus au cours de l’année 2020, des réformes institutionnelles prévues ou encore de la préparation des élections. Ils ont également rencontré les membres de la Médiation internationale. Les progrès relatifs à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et le moyen de les consolider, ont pris une part importante dans les échanges.

<strong> </strong><strong>Casques bleus : le Commandant aux côtés des soldats</strong>

Avec l’Ambassadeur Bakayoko, les généraux Wael Shawky et Lassina Doumbia, le Commandant de la Force, ont aussi assisté à la présentation des initiatives prises par le Centre des Opérations du bataillon ivoirien, dans le cadre du renforcement des unités déployées sur le terrain. Ensemble, ils ont évalué les défis considérables à relever et ont convenu d’adapter les actions de la Force aux nouvelles formes de menaces. Aux Casques bleus ivoiriens, le Commandant de la Force a demandé de tenir bon, estimant que leur combat est celui de la paix et de la stabilité du Mali. «<em>Je suis venu ici à Tombouctou avec l’ambassadeur et le</em> <em>chef d’état-major général pour témoigner de notre respect pour leur sacrifice et rappeler notre objectif. J’ai aussi salué le dévouement et le professionnalisme du contingent»</em> a-t-il affirmé<em>.</em> De son côté, le chef d’état-major général des Armées de la Côte d’Ivoire a déclaré que «<em>Les meilleures unités ne sont pas celles qui ne perdent pas d’hommes mais plutôt celles qui perdent des hommes parce qu'elles s'engagent»,</em> exhortant la troupe à faire preuve de résilience dans le strict respect des valeurs que défendent les Nations unies<em>.</em>]]></content:encoded>
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