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        <title><![CDATA[Nouvelle République]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Nouvelle République]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Campagne sucrière 2020/2021 : De belles perspectives pour Sukala SA]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 07 Dec 2020 11:52:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La commune rurale de Siribala a servi de cadre au lancement de la campagne de production sucrière 2020/2021 de la société SUKALA SA, le samedi dernier. L'évènement était placé sous la présidence du chef de cabinet du ministère du commerce, de l'industrie et de la promotion des investissements Moctar Traoré, représentant son ministre empêché, à la tête d'une forte délégation composée de 02 conseillers techniques, du gouverneur  de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du directeur national de l'industrie et de certains cadres du département ministériel.

A l'accueil, il y avait la Directrice générale de SUKALA SA Madame Gao Meijie, son adjoint Maliki Mahamane, le maire de Siribala, les travailleurs de la société et la population qui est massivement sorti pour assurer à la cérémonie tout son éclat.

Dans son mot de bienvenue,  M. Tangara maire loué tout ce que la société SUKALA SA apporte à SA commune en terme d'emplois créés avant de souhaiter la bienvenue à tous.

Le chef de cabinet Moctar Traoré a indiqué dans son discours, a indiqué que sa présence traduit l'intérêt que les plus hautes autorités attachent au développement industriel et au renforcement de la coopération  sino-malienne. Il a aussi rappelé que SUKALA SA est un modèle qui mérite d'être cité parmi les pionniers du secteur industriel.

Ensuite,  les officiels ont procédé au lancement officiel de la campagne de la production de Sucre pour l'année 2020/21. Cela, à travers la visite du champ de cannes à Sucre et le parfum (mise à feu des cannes à Sucre) marquant le début de l'exploitation.

Ce qui a abouti à une démonstration de la transformation des différentes étapes la canne à Sucre au sucre fini; à l'usine de Siribala. La délégation a aussi visitée  les magasins de stockage. Le paradoxe a été que les magasins sont pleins à craquer faute de mévente. Une incompréhension compte tenue de la quantité de sucre importée.

La délégation du chef de cabinet a aussi rendu une visite de courtoisie à N'Sukala, la société sœur de SUKALA SA.

L'événement phare a été, la signature d'un nouvel accord d'établissement entre la direction et le personnel de SUKALA SA dont une copie a été remise au gouverneur de la région de Ségou.  Un accord qui accorde une augmentation de 10% sur les salaires de base. Sur le même sujet, il est important de rappeler que l'ancien accord d'établissement était devenu caduque depuis 2011. Il a fallu la nouvelle équipe dirigeante pour le régulariser et avoir cet acquis majeur. La production attendue pour  la campagne 2020/2021 de la société SUKALA SA est de 35 000 tonnes de sucre. Il est temps pour le gouvernement d'affirmer sa volonté politique pour donner la priorité à la production locale de sucre. Cela a deux avantages: la création de richesses et d'emplois massifs.

<strong>Ah. Maiga</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Campagne cotonnière :  Les producteurs de l’Or blanc  voient rouge]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 14:00:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’image, et probablement les propos aussi, ne sont certainement pas passés inaperçus pour les téléspectateurs de l’ORTM. Nous avons vu, au début du mois de juillet, le responsable de la filiale sud de Sikasso de la CMDT affirmer que « nous tenterons de sauver ce qui peut l’être ». Propos illustratifs de la crise qui frappe de plein fouet et qui préfigurent la catastrophe qui guette l’équilibre socio-économique du Mali. « Nous avons eu la Covid 19 avec le virus, nous aurons la Covid 20 avec la crise 20 » prédit un connaisseur du secteur.</em></strong>

&nbsp;

« Tout le monde doit travailler à ce qu’on fasse du coton. Le coton est très sensible. Son importance est capitale. Le coton impacte fortement la population rurale ». Ces propos d’un banquier de la place, en l’occurrence le directeur général de la BNDA, cachent mal ses inquiétudes concernant la crise du coton. La BNDA joue gros dans la campagne agricole et particulière dans la campagne cotonnière. Au titre de la campagne de l’année dernière et celle de cette année, elle a mis près de 230 milliards pour financer les fournisseurs d’intrants. Il faut croire que les craintes de notre banquier étaient fondées. Cette année, les producteurs de coton se sont détournés de la culture de coton. En cause les tergiversations et les atermoiements du gouvernement.

Selon un document interne de la CMDT, à la date du 10 juillet dernier, le pourcentage des semis est de 17,58%. Or l’année dernière, à la même date, ce pourcentage était de 91,15%. En français facile, les prévisions ont fondu comme beurre au soleil ou comme du coton qui a pris feu. En effet, pour une prévision de 810.000 ha, seuls 170.000 ha ont pu être semés pour la campagne.

<strong>La colère des producteurs de coton. </strong>Jamais dans l’histoire récente du secteur, les producteurs de coton n’ont vu un PDG de la CMDT cavaler par monts et par vaux, avalant la poussière, passant de villages en villages, de champs en champs. En effet, entre mai et juillet, le PDG de la CLMDT Baba Berthé a passé plus de temps avec les producteurs que dans ses bureaux. L’objectif était d’expliquer les mauvaises nouvelles qu’il devait leur annoncer tout en essayant de les convaincre de cultiver le coton. Baba Berthé avait la redoutable mission de dire aux producteurs que le prix du kilogramme de coton allait baisser au même moment que le prix des intrants allait prendre l’ascenseur. En effet, le prix du kilogramme de coton a été fixé à 200 francs contre 275 l’année dernière tandis que celui des intrants passait de 11.500 à 18.000 c’est-à-dire que l’État renonçait à la subvention. Le sang des producteurs n’a fait qu’un tour. Non seulement leurs revenus chutaient mais les intrants devenaient inaccessibles. Malgré toutes les explications et la bonne foi du PDG de la CMDT, les producteurs ont refusé.

<strong>Il se trouve qu’au moment où la mission d’explication</strong> passait, les conséquences de la Covid 19 se faisaient sentir sur le marché international du coton. Les principales usines sont à l’arrêt en Chine, en Inde, au Singapour ce qui a entraîné une chute sans précédent des prix. Ici au Mali, les cours, les magasins sont pleins à ras-bord. Au niveau des ports, impossible d’exporter le coton. C’est la raison que la CMDT avance pour justifier la baisse du prix du coton. Pour ce qui est des intrants, le PDG a expliqué au paysan que l’État doit plus de 100 milliards à la CMDT au titre de la subvention des engrais. Assailli de toutes parts par les crises sécuritaires au nord et politiques au Sud, le gouvernement n’a pu promettre que 10 milliards. Et de supplier presque les producteurs de coton de ne pas se détourner du coton. Pour les amadouer, le PDG de la CMDT leur dira que les 10 milliards seront utilisés pour rehausser le prix du coton de 200 à 215. Les producteurs pensent que l’État peut faire nettement mieux en gardant le prix de l’année dernière et en maintenant la subvention des engrais. Pour eux, l’arrivée de la Covid ne peut pas justifier la surenchère du prix des intrants. « L’année dernière déjà, ils avaient tenté la même augmentation. L’État doit faire des efforts. Nous allons rendre compte à la base mais personne ne peut nous obliger à cultiver le coton » affirment-ils. Mais les paysans reprochent aussi à la CMDT son manque de réactivité et sa lenteur pour donner les informations. « Il ne fallait pas attendre la tombée des premières pluies pour informer les producteurs. Si on cultive dans ces conditions nous serons piégés par les charges. Qui va payer à notre place ? Et puis, cette campagne est déjà boycottée par la mauvaise information » déclarent-ils de manière sentencieuse. On était à la fin du mois de mai-début juin. Suffisamment remontés, les producteurs lancent un ultimatum. « Si la CMDT ne réagit pas positivement avant le 10 juin, il n’y aura pas de semis. Même si la CMDT augmente le prix du coton à 300 francs après, nous ne participerions pas à la campagne de cette année » décident-ils.

<strong>Le gouvernement louvoie.</strong> A la fin de cette première mission, le PDG de la CMDT sait très bien que l’année est compromise. Il ne lui restait plus qu’à limiter les dégâts. Compte-rendu est fait au Premier ministre en l’absence de gouvernement. Branle-bas de combat. Le Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale rencontrent une délégation de producteurs de coton. Mais au lieu de prendre le taureau par les cornes et annoncer les mesures idoines, le gouvernement mégote et la joue petits bras. Ainsi, le prix du coton a connu une légère hausse pour être fixé à 250 francs, loin des 275 de l’année dernière. Mais surtout, les engrais ne seront pas subventionnés. Cette politique de tout petits pas du gouvernement est perçue par les coton-culteurs comme un manque de volonté politique d’aider la filière et peut-être un manque de respect à leur endroit. Ils campent sur leurs positions et décident de ne pas cultiver du coton cette année. Quand le gouvernement a pris la menace au sérieux, il était trop tard pour la culture. En effet, ce n’est que le 25 juin 2020 que le gouvernement a décidé de ramener le prix des engrais à 11.000 francs au lieu des 18.000 francs.

La direction générale de la CMDT et ses techniciens ont fait le tour des champs pour encourager la culture du coton, donnant des dates souvent surréalistes. Les producteurs de coton les écoutaient poliment car beaucoup étaient passés à autre chose. Pour avoir traîné les pieds avant de prendre les bonnes décisions, le gouvernement est responsable de la crise qui frappe le secteur du coton. Entre avril et fin juin, le gouvernement a louvoyé en satisfaisant les producteurs au compte-gouttes. Selon plusieurs acteurs de la filière, les conséquences vont être terribles pour l’économie malienne.

<strong>Le coton fait vivre directement ou indirectement 4,5 millions</strong> de Maliens. Des secteurs comme les transports (70% des gros porteurs fonctionnent grâce au coton qu’ils amènent aux ports), les huileries (beaucoup de propriétaires de petites unités ont fermé quand les grosses font de l’importation de la graine de coton du Burkina Faso), l’aliment bétail, les banques. La mauvaise gestion de la filière coton sera payée cash. Pour le PIB, on parle d’une perte sèche de près de 1000 milliards. On comprend alors aisément pourquoi notre interlocuteur cité au début de l’article parle de Covid 20. Ce qui est sûr, nous sommes en train de filer du mauvais coton. Sans jeu de mots.

&nbsp;

<strong>Aly Kéita</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Murmures et chuchotements : Tueries des 10,11 et 12 juillet (1) :  Quid de l’enquête administrative ?]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 13:52:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les tueries des 10, 11 et 12 juillet qui ont émaillé les manifestations du M5 sont devenues comme une sorte de patate chaude. Aucune autorité ne voudrait porter le chapeau surtout que le bilan, même imprécis, est lourd dans la mesure où le chiffre qui revient le plus souvent est 23 morts et plus de 150 blessés. Pour faire la lumière, la Justice a été saisie. Mais au lieu de donner le dossier au pôle anti-terroriste, il a été remis au procureur du pôle économique Mamadou Kassogué. Sur les antennes de l’ORTM, il expliquait quelque peu gêné que les enquêtes vont démarrer par l’audition des blessés et des témoins, ainsi qu’avec l’expertise balistique. Mais de l’avis de certains juristes, il aurait fallu donner le dossier au Pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Faut-il rappeler que  lors des tueries, il a été dit que la FORSAT a été appelée pour mater les manifestants, ce qui aurait occasionné le nombre élevé de morts. Les organisateurs du M5 ont promis de saisir la CPI. Quant à Amnesty international, il a produit un rapport pour le moins accablant pour le pays, détaillant par le menu les scènes de violences.

Dans le milieu de la Justice, on soulève une autre question : qu’en est-il des enquêtes administratives ? Pour eux, c’est la première procédure à mener quand on veut situer les responsabilités. Dès lors que la chaîne de commandement est connue, il est facile d’interroger tous ceux qui étaient sur le terrain, de savoir qui a donné des instructions pour que la FORSAT intervienne dans une opération de maintien d’ordre et d’identifier ceux qui ont fait usage de leurs armes.

<strong>Tueries des 10, 11 et 12 juillet (2) :</strong>

<strong>Bamou Touré démissionne de la Primature</strong>

Une semaine à peine après les tueries consécutives aux manifestations du M5, la Primature enregistrait sa première démission. Et on peut dire qu’elle est retentissante celle-là parce que venant du Conseil Spécial Bamou Touré. Dans sa lettre datée du 17 juillet, il a rappelé que la manifestation du M5 a enregistré de nombreux morts et des dégâts matériels importants. Bamou Touré rappelle également que face au nombre élevé des morts, 23, et des dégâts importants, le Premier ministre avait instruit qu’on lui fasse toute la lumière sur l’utilisation de la FORSAT. « Par solidarité avec les victimes de la répression sanglante de juillet 2020 et au-delà, je suis au regret de vous présenter ma démission » écrit-il dans sa lettre adressée au Premier ministre.

<strong>Cour constitutionnelle :</strong>

<strong>Des désistements sur la liste de l’AN</strong>

Les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment lundi dernier. Mais selon nos informations, la désignation de ceux qui devaient siéger au niveau de la Cour ne fut pas un exercice facile pour certaines institutions, en l’occurrence pour l’Assemblée nationale. En proie à la contestation qui frappe les députés « mal élus », le président de l’Assemblée nationale voyait sa prérogative de désignation dévolue au bureau qui devait choisir sur une liste émanant de la Société civile. Il semble que le bureau de l’Assemblée nationale n’a eu à statuer que sur 4 dossiers. En effet, parmi les personnes choisies par la Société civile, deux auraient décliné l’offre au motif qu’elles n’ont rien demandé. Comme dirait Me Tall, « ils ne sont ni demandeurs, ni preneurs ».

<strong>Gouvernement d’Union Nationale : </strong>

<strong>Le RPM revendique la Primature</strong>

Le samedi 25 juillet 2020, une délégation du RPM a rencontré le président de la République pour échanger et analyser avec lui la crise que le pays traverse. A l’issue de cette rencontre, le Bureau politique du RPM a pris certaines décisions importantes.  La première décision est que le RPM réclame son statut de parti majoritaire et revendique le poste de premier ministre pour la formation du futur gouvernement d’union nationale. La deuxième décision est que le RPM s’oppose à toute dissolution de l’Assemblée nationale. Réitérant son soutien à IBK, le RPM s’engage à mettre en œuvre toutes les offres d’IBK ainsi que les recommandations de la CEDEAO. Troisièmement, le RPM s’engage à garantir à IBK la stabilité des institutions et l’apaisement du climat politique et social.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bocar Cissé, fils de Soumaïla Cissé à À IBK :  « M. le Président, Où est mon Père ?»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/bocar-cisse-fils-de-soumaila-cisse-a-a-ibk-m-le-president-ou-est-mon-pere-2889966.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 12:36:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bocar Cissé, le fils ainé du chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé, a accordé, le dimanche dernier, une interview à Africable télévision. L’occasion pour lui d’expliquer toute la peine de la famille biologique de l’honorable Soumaila Cissé et d’inviter le chef de l’État IBK à redoubler d’efforts afin d’obtenir la libération rapide du député de Niafunké, privé de ses libertés, depuis près de 5 mois.</em></strong>

<strong><em>Nous vous proposons de lire l’interview que nous avons transcrite !</em></strong>

<strong>Africable : <em>votre père, on le rappelait, a été enlevé lors de la campagne en vue des élections législatives. Bientôt 5 mois, quels sont les sentiments qui vous animent ?</em></strong>

<strong>Bocar Cissé :</strong> J’en profite pour vous saluer et vous remercier, à travers vous, l’ensemble des téléspectateurs de la Chaine du Continent et l’ensemble de la presse pour l’intérêt que vous portez à cette tragédie qui est l’enlèvement de notre père depuis le 25 mars 2020. J’en profite aussi pour remercier toutes les bonnes volontés qui se sont mobilisées au Mali et à l’international afin d’obtenir sa libération.

Comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude de m’exprimer dans les médias. Les liens de sang me poussent aujourd’hui à prendre la parole, voire à m’exposer avec l’ambition d’obtenir la libération de notre père.  Je présente encore mes condoléances à la famille de feu Mohamed Cissé, garde rapproché de mon père qui est décédé lors de l’enlèvement. Nous prions pour Mohamed et pour tous les camarades de notre père décédés en son absence, notamment Mme Boundy Aminata Souaré, secrétaire au chef de file de l’opposition, M. Amadou Coulibaly, chef de protocole et d’autres membres du bureau exécutif national de l’URD, eux aussi, décédés en l’absence de notre père.

Cette situation est extrêmement difficile, surtout pour notre mère qui n’a pas eu la chance de bénéficier de notre présence qu’à la veille de la Tabaski, avec la fermeture des frontières et la situation de la crise sanitaire due à la COVID. Vous savez, Notre maman me rend encore plus triste lorsque je la vois sans son complice, sans son époux. Nous nous sentons le devoir de nous révéler, quelles qu’en soient les conséquences. Depuis cet enlèvement, maman parle très peu ; nous la voyons les yeux hagards attendant une bonne nouvelle de la part du président de la République lui annonçant la libération prochaine de son mari ; le président de la République qui avait assuré tout le peuple malien de la libération incessante de son frère Soumaila Cissé. M. le président de la République, l’espérance de fêter avec notre père nous est encore restée en travers de la gorge.

<strong><em>Comment est-ce que vous avez appris la nouvelle de l’enlèvement de votre père ?</em></strong>

Comme d’habitude, nous restons en contact avec lui lors de ses campagnes. C’était le cas jusqu’à quelques minutes avant son enlèvement. J’ai reçu un appel de notre maman qui était encore à Niafunké nous disant qu’ils n’arrivent pas à entrer en contact avec la délégation. Et depuis là, nous avons essayé plusieurs fois son numéro ; ça sonnait dans le vide jusqu’à ce que nous ayons eu confirmation qu’il s’agissait d’un enlèvement et nous avons appris le décès de feu Mohamed Cissé, le garde rapproché et la libération des blessés. C’est un moment assez triste. Rien qu’à s’en souvenir, c’est extrêmement difficile. On a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête parce qu’on s’imagine tout. On est, depuis ce jour, dans la peur, dans l’angoisse, dans la tristesse, mais aussi dans l’espérance d’avoir une bonne nouvelle.

<strong><em>Vous avez certainement quelque chose à dire aux autorités maliennes et même à la communauté internationale ?</em></strong>

Sans doute, j’ai un message pour la communauté internationale, mais d’ores et déjà, au président de la République, garant du Mali, qui sait où se trouve notre père, qui connait les ravisseurs, je demande de redoubler d’efforts afin d’obtenir sa libération définitive. À la communauté internationale, je lance un appel d’aide en termes de médiation, d’informations, de moyens. Je n’ai qu’un seul message, c’est la libération effective de notre père Soumaila Cissé.

<strong><em>Vous avez un message à l’endroit de votre père ?</em></strong>

Oui certainement. J’espère qu’il nous regarde. Je me rappelle : notre père disait souvent : « il faut y croire ». Et bien Papa, nous sommes musulmans, nous y croyons. Je me rends compte aujourd’hui de la capacité d’anticipation de mon papa, de la force de sa vision. Papa Soumaila, où que tu sois, je suis certain d’une seule chose : tu es un musulman, tu as la force et la foi de supporter, d’endurer, d’encaisser. Tu surmonteras cette épreuve inchallah. Nous existons par Dieu et pour Dieu, où que tu sois, avec qui que tu sois, tiens bon. Le peuple malien te bénit.

<strong>Interview transcrite par Boureima Guindo</strong>

<strong><em>Par <u><a href="https://bamada.net/author/admin">bamada.net</a></u> 11/08/2020</em></strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : « Ni san tignéna, jatè tè kalo la »]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 12:00:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« Ni san tignéna, jatè tè kalo la ». Cette sentence bambara, fondée sur un solide bon sens, pourrait résumer à elle seule la pagaille généralisée que nous vivons actuellement. « Ni san tignéna, jatè tè kalo la », une traduction libre donnerait « quand l’année est perdue, on ne compte plus les mois ». Il se trouve qu’au sens propre comme au sens figuré, nous avons perdu l’année ; ce, depuis le début. Je vais juste rappeler, qu’avant la crise socio-politique qui préoccupe tout le monde, c’est le virus de la Covid 19 qui a tout mis sens dessus-dessous. Toutes les prévisions qui avaient été savamment et doctement élaborées ont fait pschitt, tombées à l’eau, sans qu’on ne sache trop comment, encore à nos jours, redresser la barre. On a vu l’État qui n’arrêtait pas de pleurnicher sur ses supposées maigres ressources, le jouant petits bras dans le but de ne pas faire face à ses obligations, débourser des centaines de milliards d’un coup sec afin d’endiguer le virus et ses conséquences. « San tignéna » je vous dis ; et en de pareilles circonstances les calculs d’apothicaires sont vains. Par exemple, je vois mal quelqu’un faire les gros yeux aux services de l’assiette pour non atteinte des quotas. On en était à se demander comment allait-on sortir de ce qui, au-delà de ses aspects pandémiques, est une authentique catastrophe, quand on a plongé dans la crise socio-politique. L’année qui s’annonçait déjà pour être perdue a sombré littéralement. On ne sait plus quel mois on est, quel jour on est ; encore heureux que nous sachions que nous sommes en 2020. Et je vois que nous en sommes à évoluer par petites touches, une sorte de politique de petits pas mais qui ressemble à s’y méprendre plutôt à une tactique des pièces détachées.

<strong>« San tignéna ».</strong> C’est du jamais vu ; sous aucun ciel à ma connaissance. On a connu des pays où il y a eu des mois et des mois avant la formation d’un gouvernement. Je ne peux résister au plaisir de donner le podium de ces pays : 1<sup>er</sup> la Belgique avec 589 jours (c’est elle qui détenait le précédent record de 541 jours de juin 2010 à décembre 2011) ; 2<sup>ème</sup>, le Cambodge avec 353 jours de juillet 2003 à juillet 2004 (mais ce pays détient un record qu’aucun autre pays ne pourra lui ravir, c’est le nombre de ministre dans un gouvernement, 207) ; 3<sup>ème</sup>, l’Irak avec 208 jours en 2009. Nous, nous n’avons eu « que » 45 jours sans gouvernement, ce qui n’est déjà pas dans l’histoire de notre pays. Donc ce n’est pas à ce niveau que nous chercherons à boxer. Il fallait abaisser les standards pour être hors d’atteinte. C’est au niveau de la taille du gouvernement. Oui, oui. Nous avons fait plus fort que le Cambodge et ses 207 ministres ; nous avons largué le Ghana et ses 110 membres. Qu’avons-nous fait donc ? Au lieu de viser les sommets, nous avons opéré une sorte de nivellement par le bas en inventant ce qui est désormais dans le vocabulaire, un mini-gouvernement. Nous voilà en train d’enrichir le lexique politique avec cette notion de mini-gouvernement. Avec nos 6 ministres, aucun pays ne pourra venir nous taquiner. Nous avons mis la barre très, très…bas. Nous qui sommes habitués aux tailles XXL des équipes gouvernementales<strong>, </strong>voir cela, donne une sorte de haut le corps. Je vous assure que quand j’ai vu les images du premier conseil des ministres du premier mini-gouvernement, ce fut un vrai choc visuel. Mais bon, à chaque époque ses vérités. Ce mini-gouvernement dont l’objectif majeur est d’aider à traverser le guet, pose visiblement quelques problèmes. Le premier problème qui a sauté aux yeux de tous les observateurs, c’est le non-respect de la loi sur le genre. Sur les 6, on n’a pas pu trouver pas même une place. Le deuxième problème est d’ordre plus politique. En effet, comme par miracle, il n’y a pas un seul ministre du parti du président de la République, parti majoritaire, le RPM. Ça ne sonne pas bien. Si je dois récapituler, il est constitué de deux généraux, de deux militants de l’Adéma et deux que tout le monde étiquette comme venant de Nioro du Sahel (j’avoue que cette considération me gêne un peu mais c’est un fait ressassé par les milieux avertis). Certains qui n’ont pas peur de chercher la bagarre ont même affirmé que le mini-gouvernement a été formé sous la dictée du Chérif de Nioro. Et de ressortir un ancien audio du Chérif dans lequel il recommande le maintien de Boubou Cissé comme Premier ministre, le maintien de Tiébilé Dramé, le maintien du général Dahirou Dembélé, il annonce l’arrivée de Daffé aux Finances selon ses informations et de Choguel qui devra attendre la formation du gouvernement d’union. Personnellement, j’aurais voulu que le mini-gouvernement fasse de la place à un ministre de la Santé, surtout par ces temps de Covid ; et aussi qu’on fasse de la place à un ministre chargé de l’Éducation pour suivre le déroulement des examens et la signature du décret d’application du fameux article 39 si chèrement acquis par les enseignants.

<strong>« San tignéna »</strong>. Les nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle ont été investis lundi dernier. Je dois au passage avouer qu’il y a comme une sorte de flou que personne ne voudrait aborder franchement : vont-ils-terminer le mandat de l’équipe de Manassa ou vont-ils-faire 7 ans ? J’espère que les autruches sortiront la tête de sous le sable pour aborder les questions que je ne suis pas le seul à poser. La nouvelle équipe succède à la bande à Manassa, de vrais durs à cuire, qui ont vendu chèrement leur peau, ont préféré se battre pied à pied et ne pas se rendre. Et pourtant, la bande à Manassa a subi toutes sortes d’attaques, frontales, biaisées, latérales. Mais rien n’y fit. Je pensais qu’avec la tactique des pièces détachées, Manassa et sa bande allaient céder. En effet, face au tollé et aux accusations, trois membres avaient démissionné ensemble. Et comme avant, il y avait un conseiller qui avait tiré sa révérence, je me disais que c’était suffisamment persuasif pour partir. Mais non. Même quand il y a eu une défection supplémentaire, même quand il ne restait plus que Manassa et deux conseillers, ils sont restés droits dans leur…robe. Stoïcisme ? Résilience ? Peut-être un peu des deux. Ceux qui pensaient qu’ils étaient poussés dans leurs derniers retranchements et qu’il n’y avait d’autre issue que de jeter l’éponge en seront pour leurs frais. Finalement, de guerre lasse, il fallait bien que le Président mettre fin à cette guerre des nerfs. Ainsi, il a annoncé « la dissolution de fait » de la Cour constitutionnelle. Comme d’autres, je pensais que l’affaire était pliée et qu’on pouvait passer à l’étape suivante. Que nenni ! Dans un dernier sursaut, pour ne pas dire baroud d’honneur, Manassa adressa une lettre au Président de la République pour introduire auprès de lui un recours gracieux. Dans un style bien léché, tout en finesse, elle traite IBK de certains péchés capitaux dans la gestion de la crise actuelle mais spécifiquement de sa façon dont il s’est débarrassé de la Cour constitutionnelle. Finalement, je crois que cette page est tournée. En attendant le prochain rebondissement.

<strong>« San tignéna ». </strong>S’il y a une institution qui est vilipendée au moins autant que la Cour constitutionnelle, c’est bien l’Assemblée nationale. Parce que ceux qui ont profité du « crime » reproché à la Cour y sont planqués ; à commencer par le Président de l’Assemblée nationale. Toutes les médiations entreprises ont recommandé, au choix, soit la dissolution pure et simple de l’Assemblée nationale, soit le renvoi des députés « mal élus ». Là également, c’est la tactique des pièces détachées qui est préconisée. On demande aux 31, très gentiment, d’abandonner les postes qu’ils occupent indûment au sein de l’hémicycle. Mais comme pour les membres de la Cour, les députés désignés à l’échafaud ne vont pas se laisser décapiter sans rien entreprendre. Ils refusent d’être les gentils boucs-émissaires ou encore les victimes expiatoires que tous espèrent. Ils vont se battre jusqu’au dernier. Et c’est le premier d’entre eux qui a sonné la charge en annonçant haut et fort qu’il était hors de question de rendre le tablier. Bien entendu, les autres font bloc. De l’autre côté, ceux qui endossent le qualificatif de victimes bousculent au portillon. Ils ont créé un collectif. Objectif : prendre place à Bozola (ou ce qu’il en reste après le passage des manifestants du 10 juillet) sans repasser par la case élections. En plus, les 31 places dont tous les médiateurs parlent risquent de ne pas les satisfaire. En effet, tous ceux qui pensent qu’ils ont été injustement recalés par la Cour constitutionnelle ont rejoint le groupe. Au dernier décompte, ils étaient un peu plus de 60. D’où ma conclusion : la tactique des pièces détachées pourrait ne pas fonctionner avec l’Assemblée nationale. Peut-être que le Président de la République devra se résoudre à faire ce qu’il rechigne à faire : dissoudre l’Assemblée.

<strong>« San tignéna ». </strong>Je terminerai par cette histoire d’enquêtes autour des tueries des 10, 11, 12 juillet. Amnesty international a produit un rapport <strong>pour le plus</strong> sévère mais très précis et très détaillé. Et j’avoue que pour l’image d’un pays, ce n’est pas la meilleure des choses. Pour faire la lumière, la Justice a été saisie. J’ai vu sur les antennes de l’ORTM le procureur Kassogué expliquer comment il allait procéder pour débusquer les responsables et les coupables. Mon petit doigt me dit que cela risque d’être long, très long même. Par contre il y a une procédure, rapide, que le gouvernement pourrait actionner avant que la Justice ne finisse son travail. Il s’agit des enquêtes administratives. Sans aucun effort, on pourrait interroger les éléments de FORSAT mise en cause, savoir qui leur a donné l’instruction de sortir. Et je crois que les autorités savent qui a fait quoi sur l’ordre de qui.  Le Premier ministre semble avoir dégagé sa responsabilité en demandant qu’on lui fasse le point. Mais, il ne serait pas à son avantage de venir dire aux Maliens, au moment où il représentait à lui seul tout le gouvernement qu’on a pu sortir la FORSAT à son insu ou comment quand il a su il n’a pas pris la décision de faire retourner la FORSAT dans les casernes. Comme je vous le disais à l’entame, « ni san tignéna, jatè tè kalo la ».

<strong>Talfi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : De la nécessité du dialogue]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-de-la-necessite-du-dialogue-2889974.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:45:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Comme annoncé, le M5 a tenu son rassemblement le mardi dernier. Et comme annoncé, il y eut du monde. Beaucoup de monde même. Pas seulement qu’à Bamako, mais également à Ségou, Koulikoro, Mopti, Tombouctou et Gao. Mais comme lors des trois précédents rassemblements, tout aussi gigantesques, la démission du président de la République a été omniprésente dans la rhétorique. A l’exception notoire de l’imam Dicko qui voudrait presque qu’on foute la paix à IBK, sans le dire ouvertement. Mais il a invité le Président de la République à écouter son peuple, à écouter les enfants du pays pour préserver la paix. Le rassemblement du mardi est intervenu au lendemain de la prestation de serment des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et malgré le fait que le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, a souhaité la non tenue du rassemblement.

Depuis deux mois et demi que la crise a commencé, nous assistons malheureusement à l’absence de tout dialogue entre les différents protagonistes. Au début, on pouvait penser que c’était un dialogue de sourds mais à la vérité nous assistons à un non dialogue. Chacun est dans son coin, arc-bouté sur ses certitudes, fermant les yeux et les oreilles pour ne ni voir ni entendre ce que fait celui d’en face.

En effet, le M5 estime qu’aucune des décisions ou des mesures prises ne l’intéresse et ne constitue en rien une réponse aux préoccupations qu’il porte. Pour les responsables de la contestation, la formation d’un gouvernement d’union nationale, la dissolution de l’Assemblée nationale, la dissolution de la Cour constitutionnelle n’ont jamais été inscrites au chapitre de leurs revendications et de leurs priorités. Pour eux la priorité reste la démission du Président de la République même si au fil des manifestations, la fixation semble se faire autour de la personne du Premier ministre qu’ils accusent depuis peu d’être un suppôt de la France.

Pour ce qui est du pouvoir, il s’applique à mettre en œuvre les recommandations, dans le sens de ses intérêts. On a pu voir que le mini-gouvernement a été exclusivement constitué par des hommes du sérail sans un clin d’œil ni au M5 ni au RPM. Pour ce qui est de la Cour constitutionnelle, l’option choisie semble quelque peu différente de celle préconisée par la CEDEAO.

Mais le plus important reste à faire des deux côtés : mettre fin à l’absence de dialogue qui fait que la crise pourrait s’incruster durablement au détriment du pays. Il revient à IBK d’organiser les conditions d’un dialogue direct avec ceux qui le contestent. Toute autre approche ne ferait que prolonger une crise dont les implications dépassent nos frontières.

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[143 jours après : Que devient Soumaila Cissé ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/143-jours-apres-que-devient-soumaila-cisse-2889965.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:38:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[25 mars 2020-13 août 2020. Cela fait 143 jours, bientôt cinq mois, que le leader de l'opposition malienne, Soumaila Cissé a été kidnappé à Niafunké par des hommes armés. L'homme politique de 71 ans est toujours entre les mains de ses ravisseurs et ses proches craignent qu'il ne lui arrive malheur. Retour sur cet enlèvement sans précédent d'une personnalité politique de sa trempe, depuis le début de la crise dans notre pays.

A la tête d'une délégation de 16 personnes se rendant à Koumaira, dans le Cercle de Niafounké, Soumaila Cissé et ses accompagnants ont été violements attaqués le 25 mars vers 17h par des hommes armés. Ce qui s’est soldé par des tirs sporadiques sur les véhicules qui les transportaient, tuant son garde du corp et blessant 03 autres personnes. Les autres membres de la délégation sont libérés au compte-goutte quelques jours après. 143 jours après, l’honorable Soumaila Cissé est encore entre les mains de ses ravisseurs.

<strong>Les initiatives pour le retrouver</strong>

Une cellule de crise a été mise en place par le gouvernement malien. Elle est présidée par Ousmane Issoufi Maiga, ancien Premier ministre et chef de la cellule de crise chargée de négocier la libération de Soumaïla Cissé. Le premier vice-président de l'URD, Pr. Salikou Sanogo, est membre de cette cellule de crise. Ce comité a pour mission, selon le gouvernement, "d'assurer la coordination de l'ensemble des actions en vue de la libération du chef de file de l'opposition politique".

Le jour des législatives, quatre jours après le rapt, le président Ibrahim Boubacar Kéita assurait à la sortie de son bureau de vote : "nous souhaitons de tout cœur que Soumaïla Cissé retrouve très vite la liberté. Nous ne ménagerons aucun effort pour obtenir sa libération".

"Soumaïla Cissé est en vie.  Et s'il plaît à Dieu, il reviendra bientôt ". C'est l'annonce faite par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta le 16 juin dernier au CICB, en pleine crise politique. A l’occasion de la fête de la Tabaski, le président de la République a assuré que « tous les efforts étaient faits pour que Soumaïla revienne dans les meilleurs délais ».

Toutefois, ces déclarations ne semblent pas satisfaire tout le monde. Mohamed Amara, sociologue malien pense que dans cette affaire « un point de non-retour a été atteint ». "Ces preuves de vie arrivent malheureusement trop tard et le point de non-retour a été atteint. Loin de rassurer, cela a plutôt accentué le climat de suspicion. Aujourd'hui les Maliens ont besoin de choses concrètes et visibles, ils ne croient plus les politiques. Si ces preuves de vie existent, alors il faut les montrer. Pour le moment ça reste du discours", déplore le sociologue.

<strong>Appel à sa libération</strong>

Plusieurs personnalités africaines et de la diaspora, hommes politiques, intellectuels, membres de la société civile appellent à sa libération sans condition.

L'Assemblée parlementaire de la Francophonie, le Parlement panafricain, l'Union parlementaire africaine, la CEDEAO ont lancé des appels aux autorités maliennes et aux forces de maintien de la paix comme la Minusma et Barkhane, afin qu'elles multiplient leurs efforts pour sa libération.

"L'enlèvement de Soumaïla Cissé risque de créer des précédents graves et préjudiciables à l'entrave de l'exercice de parlementaires ou d'hommes politiques. Je souhaite vivement que les autorités maliennes puissent s'investir davantage pour la libération de Soumaïla Cissé dont la famille doit vivre des moments très difficiles actuellement", affirme Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain

Le pasteur baptiste américain Jesse Jackson, a appelé à sa libération dans un message personnel adressé au Président IBK. "J'exhorte S.E. Ibrahim Boubacar Keita, président de la République du Mali, les leaders communautaires et religieux, à travailler ensemble et à redoubler d'efforts afin d'obtenir la libération pacifique de M. Cissé", écrivait le militant des droits civiques aux Etats-Unis.

Pour le moment, sa famille et ses amis restent accrochés aux propos d’espoir du Président de la République qui, sans doute, ne veut pas donner certains détails.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise du coton (1) :  Où est passé le fonds de soutien]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 13 Aug 2020 00:04:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La crise qui frappe le secteur cotonnier cette année est sans pareil. Même celle de 2009 qui est restée dans la mémoire collective des coton-culteurs par le traumatisme causé ne l’atteint pas selon les spécialistes. Ce qui choque les coton-culteurs, c’est qu’ils pensaient que le Fonds de soutien, qu’ils ont mis en place pour faire face aux jours difficiles, allait jouer son rôle pour endiguer la crise. Mais hélas ! Ils ont tapé à toutes les portes, nulle trace du fameux fonds. D’un montant de près de 20 milliards, selon les dernières estimations, il est devenu impossible de le localiser. La CMDT que certains accusent d’avoir fait main basse sur le magot, botte en touche et ne veut pas parler. Du côté des banques, on estime que les traces du fonds sont à rechercher entre l’APCAM et la CMDT. D’autres pensent que ce fonds n’est basé que sur des écritures comptables. Du côté de la CMDT, on affirme que le fonds est géré par le ministère des Finances. En effet, lors d’une de ses tournées de sensibilisation, le PDG de la CMDT a déclaré aux producteurs qui l’interpellaient que « la CMDT ne gère pas le fonds de stabilisation destiné à soutenir les producteurs de coton. Ce fonds est géré par le ministère des Finances et le GIE des producteurs de coton. Or cette année il n’y a rien dans ce fonds ». On se rappelle que lors de l’arrestation de Bakary Togola, l’accusation repose en partie sur des détournements présumés au niveau de ce fameux fonds.

<strong>Crise du coton (2) :</strong>

<strong>La CMDT au bord de la faillite</strong>

Coulera, coulera pas. Les dés semblent jetés quant à l’avenir de la CMDT. La crise qui secoue actuellement le secteur cotonnier n’épargne pas la CMDT. Au point que beaucoup pronostiquent des jours sombres. Ira-t-on vers une privatisation ? Ou privilégiera-t-on des réformes en profondeur ? Ce qui est sûr, c’est que la CMDT est au bord de l’asphyxie. En cause, le cumul des impayés estimés à plus de 100 milliards que le gouvernement lui doit au titre de la subvention. En tous les cas, tout porte à croire que quel que soit le schéma, l’actuelle direction pourrait être emportée par le souffle.

<strong>Crise du coton (3) :</strong>

<strong>L’immixtion des fétiches</strong>

La crise cotonnière a révélé certaines facettes de nos sociétés. En effet, alors que la Direction de la CMDT faisait le plaidoyer pour la culture du coton, elle fut confrontée à un fait inattendu. Il s’agit du pacte qui lie les coton-culteurs et les fétiches. En effet, quand ils étaient remontés contre la CMDT qui ne donnaient pas les nouvelles qu’ils attendaient d’elles, certains coton-culteurs avaient juré de ne pas cultiver du coton cette année. Et pour faire plus vrai, ils en ont fait la promesse à leurs fétiches. Cette difficulté n’a pas été surmontée facilement. Selon nos informations, quelques-uns ont rompu le pacte. Mais majoritairement, ils ont décidé de rester fidèles à leurs fétiches.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Répression des manifestants : Obligation de faire la lumière sur les tueries]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/police/repression-des-manifestants-obligation-de-faire-la-lumiere-sur-les-tueries-2887112.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jul 2020 13:34:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le bilan reste encore inconnu à ce jour. Le dernier qui a été rendu public par le Secrétaire général du ministère de la Santé fait état de 11 morts et de 158 blessés. Ce qui est absolument inadmissible. Mais du côté du M5, les chiffres sont tout autres et ils évoluent jour après jour. De 17 morts annoncés le jour de l’enterrement de certaines victimes de la répression, le nombre est passé à 23 puis à 33 selon Issa Kaou Djim. Même un mort est trop à plus forte raison 11, 17, 23 ou 33. Lénine disait qu’« un mort est une tragédie ; 100 morts, ce sont des faits divers ». Afin d’éviter que nos morts ne soient considérés comme des faits divers, il faudra situer toutes les responsabilités. Parce que dans l’histoire du Mali démocratique, c’est la première fois que des manifestants sont réprimés et tués à balles réelles. Mais avant Bamako, il y a eu Sikasso avec deux morts et Kayes avec trois morts. Et comme il n’y avait pas eu enquêtes à plus forte raison sanctions, les forces de l’ordre ont remis le couvert sanglant.

« Qui a tiré ? », « qui a donné l’ordre de tirer ? », très tôt ces questions ont surgi, nous renvoyant au procès Crimes de Sang. Les responsables du M5 ont vite fait d’accuser la FORSAT, la Force anti-terroriste. Celle-ci a été créée dans un but bien précis et les conditions de son engagement son connues. Seul le ministre chargé de la Sécurité intérieure est habilité à les mobiliser. Or, au moment des faits, il n’y avait pas de ministre parce qu’il n’y a pas de gouvernement, depuis le 11 juin.

<strong>La Panique du PM.</strong> On en était aux supputations et au raidissement de la position du M5 quand le Premier ministre a écrit une lettre confidentielle, 4 jours après les tueries. Il affirme qu’il « lui est revenu de constater que la Force Spéciale Anti-terroriste (FORSAT) a été employée lors des opérations de maintien d’ordre du 10 juillet et jours suivants ». Le Premier ministre instruit au ministre de procéder aux investigations nécessaires afin qu’on lui dise « les raisons de l’engagement de la FORSAT, l’autorité ayant ordonné l’engagement de la FORSAT et le respect ou non de la procédure prévue en la matière ». Signe de panique du Premier ministre pour les uns, flottement au sommet de l’État pour les autres, la lettre vient confirmer au moins que la FORSAT a été utilisée lors des manifestations. Il y a eu une tentative assez maladroite de certains milieux d’accuser la BAC, la Brigade Anti-Criminalité, mais aujourd’hui tout porte à croire que les agents qui ont réprimé dans le sang les manifestants sont connus. Les condamnations fusent de tous les côtés, tant à l’interne que sur le plan international. Tout le monde réclame la lumière autour de ces tueries. Le Premier ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête. En l’absence de ministre de la Sécurité, il y a fort à parier que Boubou Cissé sera entendu sur sa responsabilité dans la mobilisation ou le non retrait de la FORSAT.

<strong>Une ambiance surchauffée.</strong> Il faut reconnaître qu’avant les tueries du 10 juillet et jours suivants, un dérapage selon le PM, l’atmosphère était délétère. Certains responsables du M5, à diverses occasions avaient clairement conditionné leurs partisans à l’affrontement. En effet, lors d’un meeting tenu le 29 février 2020 au Palais de la Culture, l’imam Dicko projetait d’organiser une manifestation le vendredi 5 mars. Il avait demandé aux Maliens, de Kidira à Kidal, de sortir massivement, qui avec son coupe-coupe, qui avec sa hache, qui avec son gourdin. Dans un ton guerrier qu’on ne lui connaissait, l’imam a incité les populations à sortir car, selon lui, ça va être le jour du Yawm Al-Fourqân (le jour du discernement). « Ceux qui doivent mourir vont mourir ; ceux qui doivent être blessés seront blessés, ceux qui doivent survivre survivront » déclarait un Dicko emporté par son discours. Il pourra toujours dire que ses propos ont dépassé sa pensée. Le jour où la manifestation a dégénéré, tout le monde a entendu Issa Kaou Djim instruire à ses militants de prendre d’assaut l’Assemblée nationale, l’ORTM et la Primature. Tout comme on a entendu Mme Sy lire les 10 commandements de la désobéissance à la foule. Il faut croire que celle-ci n’avait rien compris. Chacun sera en face de ses responsabilités et répondra de ses actes. Même si, c’est bon de le signaler avec insistance, rien ne saurait justifier que l’on tire à balles réelles sur des manifestants.

<strong>Ali Kéita</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : J’aurais pu…]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-jaurais-pu-2887093.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 23 Jul 2020 12:13:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Pour les besoins de la cause, l’image a été ressortie ces derniers temps, et elle fait le buzz sur les réseaux sociaux comme on dit dans le jargon de ce milieu. Où l’on voit le Président de la République rire à gorge déployée du slogan de l’époque, « boua ka bla ». Profitant de l’inaugurant de l’échangeur multiple de Ségou, IBK qui aime à se laisser aller souvent à des moments de franches rigolades, s’était complètement lâché. « Ko, ko boua ka bla » parvenait-il à dire à peine, le corps saisi de spasmes à cause d’un fou rire. Avant Ségou, il y eut Kangaba. Les festivités de la journée du paysan battaient leur plein. L’ambiance était à la joie et aussi aux promesses de lui assurer une victoire dès le premier tour à Kangaba (mes cousins malinkés ignoraient que pour la Présidentielle, c’est le pays tout entier qui constituait une seule circonscription électorale). Emporté par les chansons « guerrières » entremêlées de louanges chantées pour lui et son illustre ascendant, et l’odeur de poudre des fusils de chasse des dozo, IBK s’est laissé aller, comme il sait le faire quand il est d’humeur badine. Il a clairement dit à l’intention de ceux qui s’égosillaient « boua ka bla » sous forme de thème de campagne, « boua ta bla, mogo chi fa t’a ta ». On connait la suite. Sauf que visiblement le refrain « boua ka bla » a semble-t-il ressuscité sous une autre forme. Parce que les doléances du M5 ne sont qu’une forme plus soutenue de « boua ka bla ».

<strong>Je ne reviendrai pas sur les difficultés internes</strong> au M5. Je sais qu’ils en ont déjà plein les narines de vouloir colmater les brèches et donner un visage lisse aux yeux de l’opinion. Personne n’est dupe. Et pourtant je les avais mis en garde parce qu’ils me paraissaient très sûrs d’eux, donnant l’impression que c’était cuit et qu’ils n’avaient qu’à se baisser pour ramasser le pouvoir. Penser que le Président de la République était affaibli au point de ne pouvoir opposer la moindre résistance était l’erreur à ne pas commettre. Et ça n’a pas manqué. Je suis presque sûr qu’en accourant au-devant du Président le jour de leur audience, les responsables du M5 (ils y étaient tous pratiquement à l’exception de Cheick Oumar Sissoko et du très respecté, très éclairé, le guide, l’imam Dicko qui avait été reçu quelques heures avant eux) imaginaient trouver un vieux grabataire qui allait se rendre à leurs arguments à défaut de se rendre tout court. L’image de la barbe un peu blanchie et du visage fatigué d’IBK relayés sur les réseaux a dû les tromper. Mais ils ont été surpris. Oui, oui, ils ont été littéralement bluffés par « boua » qui a été pour le moins expéditif. Chrono en main, l’audience n’a pas dépassé 15 minutes. Je crois qu’ils ont été littéralement soufflés. Ils en parlent encore aujourd’hui. Le Président de la République les a mis dans les cordes sans même se froisser. Et même lors de la conférence de presse de restitution, ils en parlaient encore. Le Président de la République leur a tout simplement conseillé, après avoir pris connaissance de leur mémorandum, de prendre attache avec les partis de la majorité présidentielle. Ils l’ont pris comme une estocade. Tels des boxeurs surpris par un violent uppercut, ils ont mis du temps avant de reprendre leurs esprits. Je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie, mais ils ne s’attendaient pas à cette botte secrète de « boua ». Celui-ci a, de toute vraisemblance, voulu leur dire qu’ils ne boxent pas dans la même catégorie.

<strong>Et puis entre nous, IBK les connait</strong>, tous autant qu’ils sont. Les crises changent mais les acteurs restent les mêmes. A l’exception notable de Mme Sy et du très respecté et très éclairé imam Dicko, tous étaient des animateurs acharnés du COPPO de 1997 qui avait été créé suite au fiasco électoral. A l’époque IBK était le Premier ministre du président Alpha et la rhétorique n’a pas beaucoup évolué. Feu Almamy Sylla dirigeait le FSD, Front de Sauvegarde de la Démocratie. Dans leurs excès, je me rappelle qu’ils avaient battu à mort un agent de la police, le sergent Moussa Diarra, lors d’un meeting organisé au Palais de la Culture. Mais le pouvoir les a alpagués et les a tous envoyés au gnouf, à l’exception de Choguel Maïga. Le M5 suit à peu près le même itinéraire oubliant juste que l’histoire ne se répète pas. Après les morts de la désobéissance qui ne peuvent pas passer en pertes et profits (voir l’article en page 2), le M5 a comme du plomb dans l’aile. Bien avant la deuxième médiation de la CEDEAO, on a senti comme des craquellements dans le bel édifice. Il y a ces petits détails qui en disent longs souvent. Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais il y a ces vocaux attribués à Clément Dembélé. Dans le premier, il casse du sucre sur le dos du très respecté, le très éclairé, le guide, l’imam Dicko. Selon Clément, l’imam carbure au fric ; et pas que des poignées ou des liasses, non ; selon Clément ce sont des sacs d’argent. Quant à Choguel et Me Tall pour lesquels il a une très forte estime, il les accuse de vouloir se venger sur IBK dont le seul tort est de les avoir foutu à la porte de ses gouvernements. Et pour faire bonne figure et avoir une bonne présentation, ils ont sorti des placards les costumes qu’ils y avaient remisés pour les repasser. A peine est-il sorti de cette embrouille avec des explications ampoulées qu’il remet le couvert. Dans un autre vocal, on l’entend dérouler ses prétentions pour la Primature et son envie de mettre le grappin sur Karim Kéita. Comme on dit chez nous, on le sort de l’enclos des ânes, il plonge dans celui des chevaux.

<strong>Mais il faut croire que nous n’étions pas</strong> au bout du ridicule. Les Maliens ont assisté médusés à ces déclarations puériles de certains responsables du M5. Chacun voulait tirer gloriole de son arrestation en excluant certains. C’est d’abord Issa kaou Djim qui a sonné la charge. Après nous avoir expliqué qu’il a été arrêté dans son salon alors qu’il ne portait qu’une culotte et un t-shirt, Djim voulait convaincre l’opinion qu’il a été jeté dans les toilettes du Camp I de la gendarmerie pour y passer deux jours sans manger ni boire. Quelle résistance ! quelle torture physique ! Quel courage ! Pour un affamé, disons qu’il avait une bonne mine et un plutôt verbe haut. Il a affirmé dans une interview qu’il n’y avait eu que trois arrestations. Kaou Djim a à peine fini de faire son intéressant qu’un autre leader se signale à notre attention. Il s’agit de Me Mountaga qui a posté très tardivement sa libération. Et d’expliquer qu’il a été jeté dehors manu militari malgré sa volonté de rester avec les autres détenus. Sauf qu’il aurait pu ajouter pour la compréhension de l’opinion qu’il a été libéré en vertu d’une directive de l’UEMOA qui interdit la détention des avocats, ce que le bâtonnier a bien signalé à ses geôliers. Et lui aussi de faire une interview. Contrairement à Issa Kaou Djim, lui il parle de cinq arrestations. Mais les deux ont un point commun : Clément Dembélé qui n’aurait pas été arrêté. Tout cela montre à suffisance l’ambiance joyeuse et à l’unisson au sein du M5.

<strong>L’arrivée des médiateurs de la CEDEAO</strong> conduits par l’ancien Président du Nigeria a trouvé un M5 passablement refroidi. Son discours n’est plus aussi guerrier. Quand on écoute Issa Kaou Djim, il est devenu un apôtre de la paix. Il est tout doux, tout miel, il ne ferait pas du mal à un chat. Cela pourrait s’expliquer par la posture du très respecté, très éclairé, le guide, l’imam Dicko. J’ai comme l’impression qu’il travaille à polir son image en se démarquant des positions maximalistes. Malgré sa fermeté concernant des sujets comme la gouvernance, son discours est devenu plus onctueux. Je dois ajouter qu’il y a une donne nouvelle : l’opinion. Celle-ci manifeste clairement sa désapprobation des méthodes utilisées par les militants du M5 ou de la horde déchaînée au nom d’une désobéissance mal expliquée et qui a été l’occasion d’un déchaînement de violences et de casses. L’argument qui a consisté à dire que les manifestants ont été infiltrés par des casseurs n’a que moyennement passé, surtout que pour certains de nos compatriotes cela constitue la preuve que le M5 n’avait pas préparé ses troupes avant de les lâcher dans la nature. « Le M5 a ouvert la boîte à Pandore et a été incapable de la refermer » entend-on souvent. Mais le meilleur est ailleurs, ou disons le pire. Si, si. De nombreux Maliens se comportent comme s’ils venaient de sortir d’une séance d’hypnose. Et de se demander : « c’est aux Choguel, aux Sinko et aux Bathily que reviendrait le pouvoir si IBK devait être débarqué ?» avec une pointe d’inquiétude. Et là ça ne passe pas. Les Maliens ont quand même l’impression que leur message est porté par les mauvais messagers. La cruauté n’étant pas un trait de caractère qui m’est connu, je me garderai donc de rappeler les scores de la présidentielle de 2018. Tous ces petits bouts d’étoffe, mis bout à bout, nous conduisent à la trêve des moutons. Pour permettre aux Maliens de fêter la Tabaski, le M5 a suspendu la désobéissance civile. Mon petit doigt me dit qu’il va être sacrément difficile de remobiliser les troupes dix jours après. Attendons de voir ce que cela va donner.

<strong>J’aurais pu évoquer la démission de Karim Kéita</strong> du poste de président de la Commission défense de l’Assemblée nationale. Alors que personne ne s’attendait à cela parce que personne ne lui a demandé de quitter ce poste, Karim Kéita se décharge de ses fonctions tout en donnant quelques coups de pieds à gauche et à droite. Bien entendu les internautes se sont donnés à cœur joie. Ils estiment que Karim n’a absolument rien compris à ce qui se joue. Selon eux, ce qu’on lui demande, ce n’est pas sa démission mais plutôt qu’il s’éloigne de la gestion de l’État. Ceux qui sont les plus cruels l’accusent d’être à l’origine de tous les problèmes de son père.

J’aurais pu parler de l’attitude de ADP-Maliba. Le parti de Aliou Boubacar Diallo se comporte comme la navette du tisserand changeant de camp au gré des fortunes ou des infortunes. Après les élections législatives, ADP a annoncé spectaculairement son appartenance à la majorité. Aliou Boubacar Diallo avait même une leçon de science politique pour expliquer le choix de son parti. Et dès que ça chauffe, comme c’est le cas actuellement, le parti change de partie. Comme dirait l’autre, les jours pairs ADP est dans la majorité et les jours impairs dans l’opposition.

J’aurai pu parler de ceux qui s’étaient mis en rang de bataille, au sens premier du terme, au nom de la défense des institutions avec le Président de la République en premier. Avec cet air que « arrêtez nous, sinon nous ferons un malheur », ils s’agitaient, gesticulaient, juraient que si ce n’était le respect pour le « vieux », le M5 allait voir de quel bois eux ils se chauffaient. « On se connait dans ce pays-là » disaient même les plus bravaches. Et puis vint le 10 juillet ; et puis vint la désobéissance civile ; et puis vinrent les premiers actes de vandalisme. Et puis vint le miracle. Si, si, j’ai assisté à un authentique miracle. Ceux qui criaient sur tous les toits qu’il faudrait, au besoin, passer sur leur corps ont disparu, avec armes et discours. Ce n’est que l’autre jour, à la faveur de la trêve décrétée par le M5 pour permettre aux Maliens de préparer la Tabaski que je les vois sortir du trou. Et comme si de rien n’était, ils réinvestissent les médias traditionnels et les réseaux sociaux.

J’aurais pu parler aussi de ceux qui, courageusement anonymes, s’attaquent à Adame Ba Konaré et à son époux. Au motif que la bonne dame a donné son point de vue (voir lettre ouverte au CE de l’Adéma page 5), il se trouve des gens tapis dans l’ombre pour lui tomber dessus à bras raccourcis. Je parie que c’est l’œuvre de quelques prébendiers qui font le rond des jambes dans certains salons, défendant leur situation de rentiers.

Mais la vérité c’est que les Maliens sont fatigués de tout ça.

<strong>Talfi</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Le temps des décisions]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 23 Jul 2020 11:42:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il doit se sentir bien seul le Premier ministre Boubou Cissé. Du 11 juin, date de sa reconduction expresse qui a fait dire aux gars du M5 que le Président posait là un acte de provocation, à aujourd’hui il n’y a personne autour de lui. Et cela fait un mois et demi ; du jamais vu au Mali. Il assiste fort aux audiences que le Président de la République accorde dans le cadre de la recherche de solution. Il reçoit de temps à autre les secrétaires généraux des départements ministériels pour faire le point de la situation et donner quelques directives. Mais c’est bien peu au regard des urgences et des tâches inhérentes à un pays en crise. Le Mali, dans l’état presque végétatif qui est le sien, ne peut pas se permettre d’être sans gouvernement un mois et demi durant après de longs mois passés littéralement en apnée. La situation actuelle fait que Boubou ressemble à un Premier ministre pleins pouvoirs sauf qu’il y a des décisions qu’il ne peut pas prendre seul, au nom du gouvernement. Or aujourd’hui plus qu’hier le pays est complètement arrêté. L’imbrication des crises sanitaires et sécuritaires sont aggravées par le fait que l’exécutif se trouve dans une véritable léthargie. Conséquence, l’activité économique est poussive avec les risques qu’elle n’engendre une crise supplémentaire, financière celle-là.

Le Président de la République consulte. Il discourt. Il est à sa quatrième adresse à la Nation avec pour objectif de sortir de l’impasse actuelle. Le président de la République a bénéficié d’une grande sollicitude tant au plan national qu’au plan international. Les propositions de sortie de crise ont fusé de tous les côtés avec comme constance l’incitation à la prise de décisions courageuses concernant l’Assemblée nationale, le gouvernement et la Cour constitutionnelle. Avant de prendre les décisions qui relèvent de ses seules prérogatives, le Président de la République a reçu tous les protagonistes, acteurs comme médiateurs, de la crise. Si la démarche est unanimement saluée, force est de reconnaître que les résultats sont diversement appréciés. Les Maliens regardent tous en direction du Président de la République et l’exhortent à prendre des décisions. Il faut aller à la constitution du gouvernement d’union nationale, d’ici le 31 juillet a proposé la CEDEAO. Son offre d’accord politique pour le rassemblement national 2020-2023 mérite d’être opérationnalisée et soumise à l’approbation de la classe. Pour toutes ces raisons, le Président doit prendre des décisions après le départ des chefs d’Etat de la CEDEAO. Parce qu’après deux mois de crise et des annonces non concrétisées, le temps des décisions est venu.

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cinq chefs d’État au chevet du Mali : Ce grand corps malade]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/cinq-chefs-detat-au-chevet-du-mali-ce-grand-corps-malade-2887092.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jul 2020 11:37:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le moins que l’on puisse dire c’est que la CEDEAO prend très au sérieux la crise qui secoue actuellement notre pays. En témoigne l’arrivée aujourd’hui d’une délégation de très haut niveau (le terme n’est pas fort) composée du président du Niger, Issoufou Mahamadou ; du président du Nigeria, Mohamed Buhari ; du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara ; du président du Ghana, Nana Akufo Addo ; du président du Sénégal Macky Sall. Ils arrivent, cinq jours à peine après la fin de la deuxième médiation conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Johnatan. Le programme sera mené au pas de charge. Ils rencontreront le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita ; puis l’imam Mahmoud Dicko et le comité stratégique du M5-RFP ; enfin une synthèse et un communiqué final sanctionneront les rencontres.

Les chefs d’État viennent à Bamako afin de parachever le travail de la médiation de la semaine dernière et surtout de pousser à l’opérationnalisation rapide des propositions. Ils demanderont au M5-RFP d’accepter les offres afin de sortir le Mali de cette impasse qui inquiète au-delà de nos frontières. On sait que le M5 avait refusé les résultats de la médiation de Goodluck accusant celui-ci d’être passé complètement à côté des problèmes. Les chefs d’État auront à cœur de convaincre le M5 de mettre le Mali au-dessus de tout et à l’abri de soubresauts dont il n’a pas besoin. Il faut rappeler que c’est la troisième mission de la CEDEAO dans notre pays en un mois. Comme offre politique, le Président de la République n’est pas demeuré en reste. Lors de son adresse à la Nation, le président de la République avait proposé un accord politique triennal pour le rassemblement national.

On peut être tenté de dire que la CEDEAO est un habitué du Mali. En 2012, date du coup d’État infâme, c’est la CEDEAO sous la présidence d’Alassane Dramane Ouattara qui a remis le pays sur les rails de l’ordre constitutionnel. Cela a permis la Transition que l’on sait avec à la clé les élections générales. Mais déjà, tous les observateurs sont unanimes à reconnaître que le pays n’a jamais pu recouvrer la plénitude de ses moyens. La crise au nord de notre pays qui s’est amplifiée après le coup d’État avec l’occupation de toute la partie septentrionale jusqu’à Konna s’est métastasée tel un cancer. Aujourd’hui la région de Mopti et une partie de la région de Ségou sont en proie à des tueries inter-ethniques et à un djihadisme rampant (un euphémisme). Les points de fragilité sont connus et ils sont nombreux au point de placer le pays au bord de la rupture.

<strong>Parmi les nombreux griefs du M5</strong> figurent les problèmes de gouvernance et d’impunité. A écouter l’imam Dicko, le gros changement attendu du pouvoir se situe à ce niveau. Et d’énumérer les « blindés en cartons », le scandale des avions cloués au sol, des engrais frelatés, de l’instabilité des équipes gouvernementales, de la présence des miliciens armés qui font la loi, des affrontements meurtriers entre populations civiles, de l’absence de l’Etat sur une bonne partie du pays, de la corruption, de l’immixtion de la famille dans la gestion de l’État, etc. Ce discours de Dicko a vite trouvé preneur. La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase au point de mettre le pays sens dessus-dessous concerne les dernières législatives. Outre l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a « spolié » des élus de leurs voix au profit de personnes réputées proches du RPM, il y a eu des décisions qui ont pour le moins heurté les Maliens. Il s’agit de l’élection de Moussa Timbiné comme président de l’Assemblée nationale dans des conditions pour le moins rocambolesques et de la nomination d’Issiaka Sidibé, précédemment président de l’Assemblée nationale, à la tête de la Haute Cour de Justice. Au sein de l’opinion, certains ont vite fait d’accuser Karim Kéita d’avoir manœuvré pour que ce soit Timbiné qui assure la charge de Président de la République en cas de vacances du pouvoir ou que ce soit son beau-père qui soit chargé des dossiers au cas où il y aurait des poursuites contre responsables. Mieux ou pire, selon certains manifestants, ce qui s’est passé à la Cour constitutionnelle constituait juste une mise en jambes dans la perspective de l’élection présidentielle de 2023 où Karim Kéita devrait passer haut la main, sans coup férir.

Les chefs d’État ne viendront pas soigner toutes les plaies de ce grand corps malade qu’est devenu le Mali. Mais ils pourront attirer l’attention des protagonistes sur la responsabilité de chacun à veiller sur le Mali. Comme le disait le président Alpha Oumar Konaré dans son discours d’investiture du 8 juin 1992 : « Notre pays est aujourd’hui secoué de convulsions, ceci est normal pour un grand malade, mais ceci est encore signe de vie ».

&nbsp;

<strong>Aly Kéita</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Le temps des baudruches]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:49:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« La formation du gouvernement, c’est quand ? », « Qu’est-ce que le Président a dit ? », « Les Dicko là projettent quoi dans l’avenir ? ». Ces questions fusent de tous les côtés, souvent elles nous viennent du pays profond comme on dit ou des lointaines contrées où vivent nos compatriotes partis chercher fortune ou simplement fuir un quotidien qui refuse de s’améliorer ici. Elles traduisent une angoisse certaine qui tenaille les Maliens en l’absence de lendemain sûr. C’est qu’avec la crise qui a explosé tel un volcan, tous les observateurs sont unanimes à reconnaître qu’elle n’a rien à voir avec les contestations éruptives que le pays a connues par le passé. D’où ces questions pour lesquelles il n’existe aucune réponse. Pour le moment.

Parce que le temps semble être à la rue, cette rue qui gère les colères et les émotions. Telles des baudruches, les contestataires et les supporters du pouvoir, se gonflent et bandent leurs muscles. En effet, les manifestations gigantesques des 05 et 19 juin organisées par le M5 dans le but avoué de forcer le Président de la République à la démission resteront dans les annales de l’histoire de notre pays. Si le 5 juin ce sont les grandes artères de Bamako qui furent littéralement inondées par les contestataires, le 19 juin la contestation a gagné les grandes villes du Mali ainsi que certains pays comme la France et les Etats-Unis du fait de la diaspora. En face, ceux qui soutiennent les institutions, après le report d’une première manifestation pour diverses raisons (le Président aurait demandé de ne pas manifester, la présence du Covid n’incite pas au rassemblement), s’organisent pour occuper bruyamment la rue demain.

Pendant ce temps, les médiateurs sont au four et au moulin. L’objectif est d’amener les deux camps à s’asseoir pour se mettre d’accord sur une démarche consensuelle à trouver afin de rectifier les déviances de la démocratie. Tout le monde reçoit tout le monde, au point que les revendications maximalistes ne semblent plus à l’ordre du jour. Nous l’avons écrit à plusieurs reprises, il n’est pas responsable de vouloir faire partir le président de la République dans la mesure où à la pratique on se rendra facilement à l’évidence qu’il est compliqué de le faire. Ceux qui font la médiation, tant au plan national qu’au plan international, œuvrent à préserver l’institution Président de la République. Par contre, tout le reste se négocie. Cette crise changera forcément la gouvernance et il y a des dérives que les Maliens ne toléreront plus. Ce serait déjà une grande victoire que de ramener tout le monde dans le sens de la vertu. D’ici là, nos baudruches connaîtront le sort de toutes les baudruches : se dégonfler.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : La grande débandade]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-la-grande-debandade-2882232.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:48:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Je suis presque sûr qu’elle ne réalise pas le grand foutoir dans lequel elle a plongé le pays. Si, si, je pèse mes mots, elle a transformé le pays en un vaste foutoir où pour le moment personne ne sait comment on va s’en sortir. Je me rappelle toujours du jour de la proclamation des résultats. Tous ceux qui l’ont suivie à la télévision l’ont vue quelque peu agitée, confondant les communes (l’exemple de Badalabougou alors qu’on lisait les résultats de la Commune IV), donnant des résultats qui ne figuraient pas dans l’arrêt (cas de Yanfolila). La gêne qu’elle provoquait chez les autres sages et les protestations polies ne l’étouffaient pas outre mesure. Elle donnait l’impression d’être en mission commandée ; donc rien ne pouvait ni la détourner ni l’émouvoir. Est-ce que cela vaut encore la peine que je vous dise de qui je parle puisque vous avez deviné qu’il s’agit de Mme Manassa Danioko, présidente de la Cour constitutionnelle. Et à la fin, quand tous les autres (les sages, les politiciens, le ministre porte-parole, etc.) avaient l’impression que le toit de la maison venait de tomber sur leur tête, Manassa trouve quand même le moyen de déclarer à la fin : « ceux qui n’ont pas eu de chance, revenez la prochaine fois ». Je n’oserai pas parler de culot la concernant de peur qu’un esprit tordu ne pense que c’est le masculin de culotte. Mais il faut reconnaître qu’elle ne se rendait même pas compte du (big) bazar qu’elle venait de provoquer. Quelqu’un qui la porte en très haute estime pense qu’avec l’âge, il se pourrait que la lucidité ne soit pas toujours au rendez-vous.

<strong><em>Aujourd’hui, le monde entier la regarde</em></strong>. Elle est impassible. Elle reste de marbre. Toute la bronca soulevée en son encontre ne lui dit absolument rien. Elle est vouée aux gémonies, elle reste droite dans ses bottes. Le Président de la République annonce qu’il y aurait moyen de dissoudre la Cour constitutionnelle, cela ne l’émeut pas outre mesure. La mission de la CEDEAO qui a fait un tour chez nous a vite fait d’identifier l’origine de la pagaille actuelle. Elle ne recommande ni plus ni moins que la dissolution de la Cour constitutionnelle entre autres remèdes de cheval, la Manassa garde encore la banane. Le Conseil national de la société civile prescrit de mettre Manassa au chômage pour que le pays puisse retrouver le calme, la tranquillité et reprendre le travail, cela a sur elle l’effet de l’eau qui coule sur les plumes d’un canard. Quand il y a eu la démission de quatre des huit membres de la Cour (le neuvième avait été rappelé à Dieu quelques jours auparavant), je suis de ceux qui pensaient qu’elle allait suivre le mouvement et annoncer qu’étant donné qu’aucun sacrifice n’était grand pour le Mali, elle et les autres allaient rendre le tablier. Je pense que nous nous sommes trompés dans les grandes largeurs. Ils sont irréductibles. Ils ne veulent rien lâcher. La balle est dans le camp du président de la République qui peut, sur la base des mesures exceptionnelles que lui confère la Constitution, mettre fin à cette histoire qui n’a que trop duré. Une histoire qui ne grandit personne. En toute honnêteté, je dois dire que Manassa (je ne m’acharne pas sur elle, mais il se trouve qu’elle est la Présidente de la Cour constitutionnelle donc premier responsable de l’institution) et ceux qui l’ont laissé faire ou qui l’ont aidé à faire ou qui l’ont incité à faire ce qu’on leur reproche aujourd’hui, ont rabaissé la Cour. Une institution qui devait être fière de son indépendance, de son irréprochabilité, a été mise à la remorque de l’Exécutif (dans le mieux des cas). La débandade qui la frappe constitue pour le moins une preuve que toutes les reproches ne sont pas infondés. Si je peux la rassurer, je dirais qu’il y a eu des faits tout aussi graves en 2002, en 2007 et en 2013. Je me rappelle du titre d’une de nos parutions, « Ces hommes sont dangereux », pour dépeindre l’attitude inqualifiable des Sages. Et voilà que l’histoire nous donne malheureusement raison, ils sont effectivement dangereux. Si ça peut les rassurer, peut-être qu’ils n’ont pas fait pire que les autres. Ils ont juste ajouté une goutte supplémentaire dans un vase déjà plein ; c’est ce qu’on appelle la dernière goutte qui fait déborder le vase.

<strong><em>Mais la vérité, c’est que Manassa</em></strong> n’est pas la seule à se défendre avec l’énergie du désespoir. Il y a aussi les députés avec leur Président en tête. Même si les rangs ne sont pas serrés, les députés ne se lâchent pas (hormis les trois députés de Yéléma qui ne sont pas contre une dissolution de l’institution) : sauver le bateau parlementaire. Comme on dit chez nous, « tous les passagers de la pirogue souhaitent une bonne traversée ». Celui que ses amis, les anciens de l’AEEM, appellent affectueusement Moussa béssé tigui (si, si, c’est avec beaucoup d’affection qu’ils l’appellent ainsi sur un air presque nostalgique) a vite pris le taureau par les cornes. Doublement concerné (il est non seulement président de l’AN mais il figure parmi les élus à problèmes qu’on qualifie de nommés par Manassa), Moussa fait feu de tout bois. Face à la déflagration qui menace d’emporter l’hémicycle et ses occupants, Moussa a déclaré dans un premier temps que le Président de la République n’a pas pouvoir à dissoudre l’assemblée nationale. « Nous devons tant que c’est possible éviter la jurisprudence. Si on se réfère à la Constitution, on ne peut pas dissoudre l’Assemblée nationale. Il y a une mauvaise lecture de beaucoup de gens qui pensent qu’on put dissoudre l’institution », fermez le ban. Très en verve, le président de l’Assemblée nationale met en garde contre ceux qui veulent dissoudre toutes les institutions. « De fil en aiguille c’est le Mali qui sera occupé complètement par les djihadistes. Beaucoup qui marchent sont des djihadistes ». Mais le président Timbiné n’est pas le seul à montrer des talents et une expertise insoupçonnés. Il y a « Le Club des députés du peuple » qui a vu le jour dans cette pagaille sous la houlette du nouvel élu de Kayes Aliou Boubacar Diallo. Lui et ceux qui sont avec lui proposent de couper la poire en deux. Il ne sert à rien de dissoudre l’Assemblée toute entière ; qu’on vide juste les pestiférés du lot qui sont une trentaine et qui arrivent des circonscriptions à problème. Nous sommes prêts à attendre la reprise des élections dans ces circonscriptions laissent-ils entendre. Et pour faire bonne figure et ne pas donner l’impression qu’ils sont des lâcheurs, ils proposent avec fermeté la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle. Mais à l’opposé de ceux qui farouchement à la dissolution de l’Assemblée et de ceux qui voudraient bien donner quelques collègues en pâture pour sauver leur tête, il y a ceux qui n’ont peur de rien et qui sont prêts à ce que l’Assemblée nationale, dans sa forme actuelle, soit dissoute. Ils ne sont que trois mais ils font le bruit de plus de 20. Ce sont les Mara boys. « L’Assemblée nationale, dans sa configuration actuelle, constitue un problème pour la démocratie malienne et pour le pays » entonnent-ils comme un authentique hymne à l’honneur. Sachant bien qu’ils ne se feront pas que des amis parmi leurs collègues, ils enfoncent le clou : « si elle doit être dissoute pour avancer vers la sortie de crise, qu’elle le soit ! aucun sacrifice n’est au-dessus du Mali ». Et toc ! Les autres l’ont pris en pleine figure. Comme on le voit, la débandade est générale.

<strong><em>Je pensais avoir tout vu et tout entendu</em></strong> à l’occasion de cet incendie qui a pris tous les étages. Il faut penser que non. Si, si. Il y a pire si je peux me permettre. J’ai rappelé le doux petit nom de notre président de l’Assemblée nationale. Mais Moussa béssé tigui a une forte concurrence sur les bancs. Nous avons vu le député de Koro Marcelin et ses incroyables talents oratoires. Tout droit sorti du maquis (c’est un pur produit de Dana amassagou pour ceux qui ne le savent pas), il supplie ses collègues à s’organiser « parce que la rue commence à trop déconner maintenant » parlant des manifestants qui demandent la démission d’IBK. Ce faisant, il sort le vocabulaire du parfait maquisard ayant longtemps vécu entre les grottes et les cachettes. Il parle des complices des manifestants au sein de l’Assemblée qu’il faudra démasquer et les prendre de vitesse. « Nous les connaissons, nous rions avec eux, nous n’avons pas le courage de les dénoncer. Et un jour viendra où ils vont nous décapiter ici » poursuit Marcelin. Il a fallu que le Président de l’Assemblée nationale insiste pour qu’il accepte de retirer le mot « décapiter ».

Comme on le voit, la sérénité règne partout. Je ne voudrais pas terminer sans un mot, un tout petit mot, sur « le très respecté, le très éclairé, l’imam Cheick Seid Mahmoud Dicko », ouf. Lors de la manifestation du 19 juin, où il a eu à empêcher que la foule monte à Koulouba, il a un peu mordu sur la ligne en parlant d’IBK. Emporté par ses paroles, le tribun qu’il est, a glissé sur un terrain glissant. Parlant d’IBK, il a déclaré qu’il ne peut pas, « ni physiquement, ni intellectuellement ». Mais comme il est fin, il a fait semblant de vite passer sur ces mots, peut-être avec l’espoir qu’ils feront leur chemin au sein de la foule et au sein de l’opinion. IBK est son ami et son frère. Rien ne devrait le pousser à parler publiquement de son état de santé.

<strong>Talfi</strong>

<strong> </strong><strong><em>PS : </em></strong><em>Dans ce vaste foutoir, j’ai vu d’un œil un peu distrait, je l’avoue, un article passé sur les réseaux et publié par le très respectable Médiapart. L’article, d’une virulence rare, est intitulé « Le Mali, une escroquerie démocratique » et l’auteur est Saïd Penda. Un jeune qui était aux premières loges de la lutte acharnée du peuple malien pour obtenir la démocratie et les libertés qui vont avec. Saïd étudiait dans une école secondaire de la place. L’Africain du Cameroun s’est inséré dans la vie de notre pays et personne ne lui a fait les gros yeux à plus forte raison autre chose parce qu’il vient d’un autre pays. Il a joui abondamment de la liberté d’expression, pierre angulaire de la démocratie, garantie par la Constitution. Je ne sais pas ce que notre démocratie a bien pu lui faire en mal pour qu’ils nous tombent dessus à bras raccourcis. Parce qu’en fait, ce sont tous les acteurs qui sont des escrocs, à lire Saïd Penda. Notre démocratie à des problèmes, en témoigne la crise que nous vivons dans notre être depuis au moins un mois, mais ce sont des problèmes de croissance. Nous cherchons notre chemin ; nous trébuchons ; nous tombons même, nous avons eu un coup d’Etat ; mais nous nous relevons. Nous ne baissons pas les bras parce que même imparfaite, notre démocratie vaut mieux que la dictature que nous avons connue. Je ne pourrais passer sous silence la charge injustifiée contre Alpha Oumar Konaré que Saïd Penda accuse d’être « le vrai assassin de la démocratie malienne ». Je le soupçonne de vouloir solder des comptes avec l’ancien Président (Saïd fut très actif dans l’AEEM). Sinon, les erreurs commises, les insuffisances constatées n’ont pas pu tuer la démocratie du temps d’Alpha. Et pour le moment, c’est le seul à avoir passé le pouvoir démocratiquement.</em>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Démission d’un chef d’Etat en exercice, constitution et coup d’Etat ?]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 11:41:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La République du Mali est un Etat de Droit régie par une constitution, celle du 25 Février 1992, une pure émanation du Peuple malien, de laquelle constitution se dégage le principe directeur suivant : « GOUVERNEMENT DU PEUPLE PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE. »

Il résulte de ce principe constitutionnel que dans une République démocratique pluripartiste telle que la République du Mali, la souveraineté appartient au Peuple et à lui seul.

Le Pouvoir appartient en conséquence au Peuple qui peut le confier pour une mandature donnée au Président de la République.

Ce Pouvoir souverain, déterminé et précisé par le Peuple, dans une constitution, qui est sienne, (car résultat d’un referendum), est confié dans son exercice, au Président de la République, après le passage de celui-ci par le moule d’une voie sélective : la voie électorale.

Une fois élu le nouveau Président de la République prête serment devant le Peuple de respecter la constitution, de rester toujours auprès de son Peuple et de défendre ses intérêts dans la justice, l’honneur et la dignité.

Lorsque ce Peuple constate, les preuves à l’appui, que ce Chef d’Etat a lourdement failli à ces obligations, il est en droit de lui reprendre démocratiquement le Pouvoir confié en exigeant sa démission.

<strong>Le Président peut accepter ou refuser de démissionner : </strong>

1) S’il accepte, dans ce cas, il remet le Pouvoir à son légitime propriétaire, à savoir le Peuple souverain, c’est là une voie régulière à suivre, pleine de dignité, la voie légale.

2) S’il refuse, peut-on l’obliger à démissionner ?

Bien sûr que oui :

a.) Cela constituerait-il une violation de la CONSTITUTION ?

Pas du tout car la constitution ne concerne pas d’une certaine manière le Peuple mais plutôt et directement l’exercice du Pouvoir que ce Peuple lui a confié. Le Peuple est en dehors de la constitution laquelle n’est autre que l’émanation du Peuple ?

b.) Par ailleurs une telle obligation à démissionner constitue-t-elle UN COUP D’ETAT ?

Pas du tout, car le coup d’Etat se définit selon le Dictionnaire Larousse français comme suit : « La prise illégale du Pouvoir par une personne ou un groupe qui exerce des fonctions à l’intérieur de l’appareil étatique ; on parle de putsch en cas de coup d’Etat militaire ».

Dans ces conditions lorsque le Peuple est convaincu (preuves à l’appui) de la faillite du Chef de l’Etat et doit en conséquence reprendre son Pouvoir souverain, c’est à dire celui qu’il lui avait confié pour une certaine mandature, est-ce là une prise illégale du Pouvoir, un coup d’Etat ?

Reprendre son dû, est-ce une prise illégale ? Point du tout. Alors, lorsque le Président persiste dans son refus de démissionner, il affronte volontairement son Peuple lequel reprendra son Pouvoir par tous les moyens légaux à sa portée dont particulièrement la désobéissance civile.

<strong>Conclusion : </strong>

Qu’est-ce que le Peuple ? Le Peuple ? Conformément aux dispositions du Dictionnaire français Larousse, c’est aussi la masse, la foule déferlante, l’ensemble des gens de conditions modestes, dans certains cas une simple fraction représentative du Peuple telle que l’Assemblée Nationale par exemple ; c’est la grande foule déferlante qui détient un Pouvoir souverain, doté d’une légitimité et d’une force, une puissance extraordinaires et incontestables.

Lorsqu’un Chef d’Etat faillit à ses obligations (par diverses violations constitutionnelles …), et que le Peuple en colère se lève et se redresse : tout s’incline et s’agenouille indiscutablement et dans la légitimité à son passage, à savoir le Président de la République, la Constitution, les Institutions … La légalité elle-même s’incline obligatoirement devant la légitimité.

Que vive la démocratie et que vive l’Etat de Droit !

<strong>Par </strong><strong>Amadou Aliou N’Diaye </strong>

<strong>Magistrat à la retraite </strong>

<strong>Ancien Président de la Cour Suprême du Mali </strong>

<strong>Officier de l’Ordre national</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise du coton : La fronde des producteurs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/crise-du-coton-la-fronde-des-producteurs-2880473.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 18 Jun 2020 13:17:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Contrairement à ce qui avait été dit il y a une dizaine de jour, les producteurs de coton rechignent à cultiver le coton cette année. En effet, lors de la rencontre avec le Premier ministre le dimanche 7 juin, le gouvernement avait annoncé une subvention de 35 milliards. Cela avait permis de fixer le prix du coton à 250 francs pour le premier choix et 225 francs pour le deuxième choix. Mais comme nous l’annoncions, les producteurs de coton n’étaient pas très enthousiastes. En effet, l’année dernière, le kilo de coton était vendu à 275 francs sans oublier la subvention des intrants qui leur permettait d’acquérir le sac à 11.000 francs. Or cette année, non seulement le prix du kilo de coton est en nette recul mais en plus ils n’auront pas droit à la subvention sur les intrants ce qui va les contraindre à débourser 18.000 francs pour le sac au lieu des 11.000 de l’année dernière. Face à cette discorde autour du prix, plusieurs producteurs refusent de cultiver le coton cette année. La crainte d’une année agricole sans coton s’accroit jour après jour.

Le mardi dernier, le président de l’Assemblée nationale Moussa Timbiné a rencontré les représentants de l’APCAM, de la CMDT et de la Coopérative des producteurs de coton. Ils lui ont expliqué que les producteurs ne veulent rien entendre : le statu quo ante ou rien du tout parce que dans leur entendement c’est une promesse du président de la République de céder l’engrais à 11.000 francs le sac. Pendant le temps où les négociations traînent, la montre tourne. En effet, si d’ici le 20 juin (c’est-à-dire dimanche prochain) il n’y a pas de solution, la saison sera en péril préviennent les responsables de la CMDT.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Offres d’IBK face la fronde Trop peu, trop tard ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/offres-dibk-face-la-fronde-trop-peu-trop-tard-2880472.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 18 Jun 2020 11:14:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Personne ne sait de quoi demain sera ». Jamais assertion n’a été aussi vraie que maintenant dans le cas de notre pays. En effet, personne ne sait de quoi demain vendredi sera avec la deuxième manifestation du M5. Annoncée pour être plus grande que celle du 5 juin dernier, la manifestation de demain garde le même objectif : la démission du président de la République. Du côté du pouvoir, il faut reconnaitre qu’on la joue petits bras, comme si on était tétanisé par l’ampleur du mouvement et de la contestation. C’est qui explique les deux discours en trois jours du Président de la République avec des offres qui ne semblent pas satisfaire les frondeurs.</em></strong>

Si le Mali disposait d’instrument de mesure des audiences des émissions télévisées (audimat), l’adresse à la nation du président de la République le dimanche dernier aurait battu tous les records. La parole du Président était attendue, la parole d’IBK était espérée. Les Maliens voulaient l’entendre ; les Maliens voulaient le voir. Surtout que cela faisait un bon moment qu’il avait disparu des radars et des écrans de la télévision nationale. A tel point que certains l’avaient même donné en fuite avec sa famille vers de multiples destinations, toutes plus éloignées du pays les unes que les autres. Après la manifestation gigantesque du vendredi 5 juin sur le Boulevard de l’Indépendance avec comme unique mot d’ordre sa démission, les Maliens pensaient qu’il allait émerger dans les jours qui ont suivi sinon le même jour pour leur parler. Ce jour-là, sur le Boulevard de l’Indépendance se sont croisés tous ceux que le pays compte de mécontents : les députés élus mais éliminés par la Cour constitutionnelle, les enseignants qui courent derrière leurs salaires conformément à l’article 39 de la loi, ceux qui sont au chômage durant de lustres, ceux qui condamnent la corruption et les corrompus, ceux qui pensent que le pays est géré de manière clanique, ceux qui pensent que l’insécurité fait tous les jours de morts et des blessés, ceux qui pensent que le Mali est divisé à cause de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, ceux qui pensent que…Bref, c’était comme l’Arche de Noë. Toutes les catégories et tous ceux qui souffrent voulaient être de la manifestation ; ils voulaient y être tout simplement, pour l’histoire, convaincus que notre pays prenait un virage important de son parcours. Plus les jours passaient, plus ils se disaient que ce n’était pas possible, le Président de la République ne pouvait pas demeurer silencieux et insensible à ce qui se passait, à ce qui se tramait. Parce qu’au-delà de sa personne dont la tête est mise à prix, il s’agissait de l’avenir du pays.

La célérité avec laquelle l’annonce de son discours à la nation a été relayée ce dimanche en disait long sur la soif des Maliens d’écouter le Président et surtout d’entendre ce qu’il offrait pour désamorcer la bombe sociopolitique. Dans la matinée il avait reçu en audience les religieux, les familles fondatrices et les organisations de la société civile. Hormis sa démission, le diagnostic dressé ressemble trait pour trait à celui des manifestants. Il lui a été demandé de s’adresser à son peuple. Ce qu’il fit le soir dans le journal télévisé. Le Président de la République « ouvre sa porte » « tend sa main », vante les vertus du dialogue et promet de faire tout ce qui est en son pouvoir. Le Président axe son discours sur 5 points : l’école qu’il faut relancer en trouvant une solution à la crise ; rencontrer les parties prenantes aux questions de santé ; trouver une solution urgente aux frustrations nées des dernières élections ; loger et réinsérer les déplacés du Centre qui vivent en Commune VI ; accompagner les forces de défense et de sécurité. Et c’est tout. L’offre de dialogue est bien ; elle montre un Président soucieux de l’apaisement de la situation. Mais l’offre fut jugée insuffisante. Et les observateurs sont nombreux à reconnaître que le Président devait mieux faire. Parce que concernant les problèmes soulevés par les contestataires qui veulent sa tête, le président de la République n’a annoncé rien qui pouvait donner satisfaction. En face, le discours a été jugé non seulement insipide mais indigne de la gravité de l’heure. Pour Dicko et ses compagnons, le discours prouve que le Président n’avait rien compris et qu’il était incapable d’apporter des solutions aux différentes crises. Et c’est tout naturellement que le M5 décide d’organiser de remettre le couvert en organisant une deuxième manifestation demain.

<strong>Discours de rattrapage et scepticisme</strong>

« Le 5 juin, nous avons tiré un pénalty qui a tapé le poteau. Le 19 juin, nous allons tirer le pénalty pour marquer le but ». De manière tonitruante, et dans un langage imagé le porte-parole de Dicko, Issa Kaou Djim, mobilise les troupes, les galvanise en leur promettant le départ du Président de la République. A vue d’œil, nous assistons à une radicalisation de la position des contestataires qui enregistrent tous les jours de nouveaux arrivants de tous les horizons sociopolitiques et économiques (des associations et partis politiques, des syndicats, etc.) Le Président de la République entend tout ce qui se dit. Les appels à faire plus émanent de son propre camp, camp qui n’a pas manqué de lui montrer des pistes à explorer lors de l’audience qu’il a accordée à l’EPM le lundi.

Du côté de l’imam Dicko et ses compagnons, l’heure est à la radicalisation. Nous savons par eux que le général Moussa Traoré a tenté un rapprochement entre les deux camps en organisant une rencontre entre IBK et Dicko. Cela fut un échec. Tout comme le M5 a décliné l’offre de participer à la rencontre du mardi. Crest donc en l’absence des représentants du M5 que le Président de la République a fait de nouvelles annonces allant dans le sens de la décrispation : satisfaction immédiate des enseignants par l’application de l’article 39 ; consultations à mener pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, tout comme des consultations seront menées pour régler les crises post-électorales, etc.

Ces annonces ont été perçues comme étant la volonté du Président de la République de corriger le tir manqué lors du discours du dimanche. Et comme il fallait s’y attendre, les interprétations fusent de toutes parts et sont divergentes. Il y a ceux qui applaudissent et qui estiment que le Président a vraiment ouvert sa porte et tendu ses deux mains. A l’opposé, il y a les sceptiques et ceux qui pensent que, comme le dimanche, le Président de la République n’a pas bien appréhendé les contours de la contestation et joue la montre alors que le temps lui est compté. Au nombre des sceptiques, il y a le syndicat des enseignants bénéficiaire de la seule annonce présidentielle concrète à savoir l’application de l’article 39. « Quand le président déclare qu’il met fin à la crise, ce n’est qu’un discours, nous attendons d’être réellement dans nos droits’ affirment les syndicalistes de la Synergie. Et de rappeler qu’en octobre 2019, le Président IBK avait non seulement instruit au Premier ministre de satisfaire nos doléances mais en plus il s’était engagé à prendre en compte nos revendications qui ne sont pas dans le cahier de doléances. On connait l’histoire du chat échaudé. Quant à la deuxième catégorie, elle pense que le Président de la République avance en tenant le frein à main. Pour les tenants de cette ligne, les consultations annoncées pour régler les frustrations électorales constituent une fuite en avant pour éviter de prendre les décisions qu’il est le seul à pouvoir prendre. Selon eux, le Président de la République fait l’économie de ses efforts en mégotant. Il se perd dans les détails en évitant les questions de fond.

En revenant devant les Maliens mardi dernier pour les annonces qui sont diversement appréciées, le Président de la République donne l’impression d’avoir raté la première occasion de « tuer » le mouvement. Avec le scepticisme et les doutes sur sa volonté de régler la crise de manière radicale, on peut avoir l’impression qu’il a raté la deuxième occasion aussi. On pourrait penser que face à la fronde qui vise en premier sa personne, les offres du Président ne semblent pas à la hauteur et on pourrait se demander si elles ne sont pas arrivées tardivement.

&nbsp;

<strong>Aly Kéita</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise institutionnelle : Les « victimes » de la Cour en collectif]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/crise-institutionnelle-les-victimes-de-la-cour-en-collectif-2880477.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 18 Jun 2020 10:50:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[“Le Collectif des députés élus par le peuple et spoliés par la Cour constitutionnelle” a été créé par ceux qui se considèrent comme les victimes de la Cour constitutionnelle.  Il s’agit des « députés élus » des localités de Bougouni, Bafoulabé, Kati, Mopti, Sikasso, Ténenkou, Youwarou et les trois communes de Bamako, notamment les communes I, V et VI. Au-devant du Collectif, on retrouve des personnalités comme l’ancien député de Kati Bourama Bananzolé, de l’ancien ministre Adama Noupoumon Diarra de Sikasso, d’Ibrahima Kébé, etc. Bananzolé a déclaré à la presse la semaine dernière qu’après « les premières protestations populaires dans nos circonscriptions respectives, dans le cadre d’une démarche responsable et citoyenne, nous avons sollicité l’intermédiation de leaders religieux, à l’effet de plaider notre cause auprès des plus hautes autorités du pays. Pour conforter les démarches, les leaders religieux (le Haut conseil islamique du Mali) nous ont demandé d’intercéder auprès des jeunes pour ramener le calme dans nos circonscriptions respectives “. Grâce à l’intermédiation de Chérif Ousmane Haïdara du Haut Conseil Islamique, le Collectif a rencontré le Premier ministre au cours d’une réunion. Ils attendent le Premier ministre qui a fait promesse de leur revenir après compte rendu au Président de la République.

Le Collectif attend que la vérité des urnes soit rétablie. Il attire l’attention des pouvoirs publics sur des risques réels de perturbations de la paix sociale dans les localités concernées, consécutives aux frustrations subies”.

Il se murmure que le gouvernement était en train d’étudier la possibilité de dédommager les « victimes » de la Cour constitutionnelle à raison de 200 millions par « élu ». Ils jurent que ce n’est pas l’argent qui les motive et qu’ils battront jusqu’au bout pour retrouver leur siège à l’Assemblée nationale.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Interview (presque) imaginaire : Dr Bocary TRÉTA, Président du RPM et d’EPM « Tout sauf la démission de notre président-fondateur »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/interview-presque-imaginaire-dr-bocary-treta-president-du-rpm-et-depm-tout-sauf-la-demission-de-notre-president-fondateur-2880471.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 18 Jun 2020 10:29:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec son allure débonnaire et son physique de boxeur (de biais, il a des traits de ressemblance avec Idi Amine Dada me souffle mon photographe), TRÉTA nous reçoit chez lui. Il faisait la revue de la presse. Et il constate qu’aucun titre n’est à l’avantage du pouvoir. « Vous êtes contre le pouvoir vous » nous taquine-t-il en nous proposant un verre de thé à la menthe. « Nous ne sommes pas contre le pouvoir mais nous sommes un contre-pouvoir » rectifions-nous avec un large sourire tout en acceptant son thé à la menthe.</em></strong>

<strong><em>ON NE VOUS ENTEND PAS BEAUCOUP PRÉSIDENT </em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Je n’ai jamais été un bavard. En plus maintenant, je n’ai que deux activités dans l’année : deux conseils d’administration de la BMS-SA.

<strong><em>ON PENSAIT VOUS ENTENDRE APRES LES LÉGISLATIVES ET APRÈS LA MISE EN PLACE DU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Après ce qui s’est passé, vous pensez vraiment que j’ai la tête à l’ouvrir.

<strong><em>A CE POINT</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Oui à ce point. Voyez vous-même. Je tablais sur une majorité confortable, mais je n’ai eu que 43 députés à la force du poignet. Avec le bonus de Manassa, on s’est retrouvé à 51 députés. Ce qui est loin des 66 et 71 de 2013. Après, il y a eu l’épisode de de l’élection à l’Assemblée nationale. J’organise des élections internes pour désigner le candidat du parti. Mon poulain gagne haut la main, mais à l’arrivée, il perd sur tapis vert. Vous pouvez dire quoi après ?

<strong><em>ON A LU DANS LES JOURNAUX QUE VOUS AVEZ DÉFENDU LA PRIMAUTÉ DU PRÉSIDENT FONDATEUR SUR LES TEXTES DU PARTI</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> C’est le propre de tous ceux qui avalent des couleuvres. Dans ce domaine, j’ai l’estomac solide. Et puis pour un bozo, une couleuvre ça ressemble à un poisson. Un bon avaleur de couleuvres est très fort dans la langue de bois. Le parti existe grâce au Président-Fondateur.  Sa volonté est au-dessus de nous. Sa volonté est au-dessus des textes. Quand elle s’exprime, nous exécutons sans hésitations ni murmures (un peu quand même) le doigt sur la couture du pantalon.

<strong><em>ON VOUS A VUS AVEC LES OPPOSANTS</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Ceux que j’ai vus ne sont plus assimilables à des opposants. Ils sont plutôt des illuminés au sens religieux du terme. L’imam Dicko les a enrôlés. Ils ne veulent rien entendre. Ils ne nous ont même pas bien écoutés. Choguel pensait même que nous étions venus pour adhérer à leur mouvement. Entre nous, je sens que dans nos rangs, il y en a qui sont prêts à nous quitter pour manifester de l’autre côté des barrières. Je sais qu’il y a nos militants qui ont perdu à la cour constitutionnelle qui ont participé à la première manifestation. Ils ont peut-être raison. En tout cas, ils ont leurs raisons.

<strong><em>ON DIRAIT QUE VOUS AVEZ ÉTÉ CONTAMINÉ</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Même pas. Sur beaucoup de points, les revendications sont justes. Mais on peut tout accepter sauf la démission du Président de la République, tout sauf la démission du Président-Fondateur.

<strong><em>ET POURTANT, DANS SON DISCOURS, LE PRESIDENT IBK A DÉCLARÉ QU’IL LES AVAIT COMPRIS</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Je l’ai entendu aussi. Mais s’il a compris, IBK n’a pas très bien compris. Quelqu’un qui cherche à te couper la tête n’a pas besoin de grands discours. Il faut lui offrir quelque chose à se mettre sous la dent. Mais dire seulement « Je vous ai compris », ça risque de ne pas être suffisant. Il a été obligé de revenir mardi avec des propositions un peu plus concrètes. Même là, en dehors de l’application de l’article 39 qui concerne les enseignants, il renvoie tout lez reste à des concertations : concertation pour un gouvernement d’union ; concertation pour dissoudre l’Assemblée ; concertation pour mettre les Sages à la rue. J’entends déjà ceux qui se plaignent qu’il n’y a pas de décision encore.

<strong><em>VOUS AURIEZ PROPOSÉ QUOI</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Au niveau de la majorité nous avons des recettes qui ont fait leurs preuves. Par exemple la nouvelle spécialité maison qui consiste à déposer une motion de censure contre notre gouvernement. Le Président Moussa TIMBINE l’a évoqué, mais je pense que ça devrait fonctionner comme par le passé. Nous l’avons testé une fois avec le résultat que l’on connait. Après on verra ce qu’on peut offrir comme bonus. Mais on ne peut pas rester sans rien sacrifier.

<strong><em>MAIS LE PRÉSIDENT A PARLÉ DE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Ceux d’en face ont dépassé ce niveau. Ce ne sont pas quelques strapontins qui vont les calmer. Ils veulent renverser la table. A défaut du Grand patron, il faut leur sacrifier tous les petits patrons. Ce serait une bonne base de discussion.

<strong><em>L’HEURE EST GRAVE, HEIN</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> Nous jouons nos têtes, nous jouons nos vies mon cher.

<strong><em>À CE POINT</em></strong>

<strong>TRÉTA :</strong> À ce point, même s’il ne faut pas le prendre au premier degré.

<strong>Damouré Cissé</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Détresse chez les cotonculteurs : La pilule passe à peine]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/detresse-chez-les-cotonculteurs-la-pilule-passe-a-peine-2878979.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 11 Jun 2020 13:01:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les producteurs de coton étaient montés sur leurs grands chevaux et ne voulaient rien entendre. Comme nous l’écrivions dans notre dernière parution, les prix de coton fixés en nette diminution par rapport aux prix de l’année dernière ne les incitaient pas à courber l’échine pour produire du coton. En effet, face aux difficultés liées à la chute des cours du coton à l’international et à la crise financière consécutive au Covid 19, le gouvernement avait fixé le prix à 200 francs quand l’année dernière le prix était à 275. Le PDG de la CMDT, Baba Berthé, devait monter auprès des cotonculteurs pour leur annoncer la nouvelle. Durant toute la tournée, l’accueil fut glacial et les producteurs ont refusé le prix tout en menaçant de ne pas cultiver du coton cette année.  Face à la menace, le prix a été porté à 215 francs. Rien n’y fit. Les producteurs menaçaient toujours de ne pas cultiver un seul mètre carré de coton. Les téléspectateurs ont tous vu les supplications de baba Berthé à la télévision demandant presque à genoux aux producteurs de cultiver du coton. Face à la menace, le gouvernement a encore mis la main à la poche. Ainsi, lors d’une rencontre présidée par le Premier ministre le dimanche, le gouvernement a annoncé une subvention de 35 milliards. Le prix du coton a été ainsi fixé à 250 francs pour le premier choix et 225 francs pour le deuxième choix. Cet effort financier devrait sauver la production même si l’atteinte des objectifs ne semble plus être une priorité. Mais selon nos informations, la pilule passe à peine dans la mesure où une croix a été faite sur la traditionnelle subvention des intrants.

<strong>Covid 19 : un masque à 50.000</strong>

<strong>La boulette de la semaine</strong>

Le lapsus a fait le tour des réseaux et les gens ont vite fait de penser à un coronabusiness. Dans les brèves du journal télévisé du 29 mai, la journaliste annonce que 6000 masques d’une valeur de 300 millions alors qu’il fallait plutôt lire 600.000 masques. Le tollé est vite parti dans la mesure où les gens ont sorti leur calculette pour trouver le prix de 50.000 le masque au lieu de 500. Les pompiers de service devaient monter pour éteindre un feu dont le gouvernement n’avait pas besoin. Coup sur coup, le rédacteur en chef Ibrahim Traoré puis le directeur général himself Salif Sanogo ont publié des post pour plaider la thèse de l’erreur indépendante de leur volonté mais dont ils assumaient l’entière responsabilité. Le rectificatif annoncé a été diffusé dans les journaux télévisés du lendemain.

<strong>Covid 19 : détournement présumé de vivres :</strong>

<strong>La bourde de la semaine</strong>

C’est ce que les sportifs appelleraient confondre vitesse et précipitation. Le 29 mai, un communiqué du ministère de la Santé « sur un présumé détournement de vivres impliquant un chargé de mission du département est lu dans le journal télévisé ». Le communiqué nous apprenait que des vivres destinés aux victimes du Covid 19 ont été détournés et retrouvés dans des magasins à Ngolonina. Et d’annoncer que le chargé de mission présumé impliqué a été suspendu et le ministère se disait prêt à collaborer. Branle-bas de combat : le commissariat du 3<sup>ème</sup> arrondissement a été saisi afin de diligenter les enquêtes. Après quelques jours où 11 personnes ont été écoutées (chauffeurs et apprentis), le dossier a été transmis à la Justice qui a conclu qu’il était vide.

Selon nos informations, l’emballement est parti de la Primature qui a été informée par le ministère de la Santé de cette situation confuse. Instruction a été donnée immédiatement de saisir les services de Sécurité. C’est ainsi que le ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré, a été mis au courant. Dans la précipitation, il nous est revenu qu’il a appelé personnellement le commissaire du 3<sup>ème</sup> arrondissement sans même passer par le Directeur général de la Police. Le Commissaire à la Sécurité alimentaire, contre l’avis de ses collaborateurs, a bondi dans sa voiture pour se retrouver à la Police. On l’a aperçu à la télévision faisant le tour des camions. Et pourtant, dès l’entame, il semble que les services de l’OPAM ont alerté sur le fait qu’il n’y avait rien de délictueux et que l’alerte était fausse. Mais nous sommes à l’heure où il faut faire du buzz comme on dit, personne n’a eu la lucidité d’arrêter la machine. Finalement, la justice a tranché et a conclu au vide du dossier. Entre temps, le pauvre chargé de mission dont l’honneur a été souillé a été remis à son poste. Tout est bien qui finit bien, en attendant le prochain emballement.

<strong>Tentative d’évasion de la prison :</strong>

<strong>Les gardes avaient l’information</strong>

Le vendredi 5 juin, la grande prison de Bamako a été le théâtre d’une tentative d’évasion sanglante qui a occasionné la mort de 4 détenus. Selon les informations, la tentative d’évasion s’est produite au moment où on servait le repas de midi. Les détenus, au nombre de 200 dans un premier temps, ont ouvert les grilles pour attaquer les gardiens de prison. Ils ont profité aussi pour ouvrir d’autres cellules. Mais à leur grand malheur, les gardiens de prison avaient été mis au parfum du projet en cours. Et ce jour-là, tous les gardiens avaient été appelés à la prison, y compris ceux qui n’étaient pas de garde. Parce qu’en plus de l’information, ils savent qu’à chaque fois où il se déroule un grand événement, il y a une tentative d’évasion. Or il se trouve que le vendredi dernier, il y avait la grande manifestation organisée sur le boulevard de l’Indépendance. Face à la détermination des prisonniers, les gardiens de prison ont été contraints de faire usage de leurs armes. Le bilan est lourd : 4 morts parmi les détenus et 6 blessés.

<strong>Report du paiement de la dette :</strong>

<strong>Près de 11milliards sur les 23 consacrés à l’achat des masques</strong>

Cela a été dit sur tous les toits et sur tous les tons, notre pays est le premier à bénéficier d’une suspension temporaire du service de sa dette approuvé par le Club de Paris. Cet accord qui rentre dans le cadre de la facilité accordée par les pays du Club de Paris et du G20 à 77 des pays les plus pauvres du monde pour leur permettre de faire face à la crise du Covid 19. Ce report de paiement a permis d’économiser un montant évalué à 23 milliards de francs CFA qui pourrait monter à 33,2 milliards si les autres créanciers bilatéraux de notre pays adhéraient à l’initiative. En attendant cette bonne perspective, il faut croire que nos finances avaient besoin d’un apport frais de liquidité pour faire face à certaines dépenses. En effet, selon nos informations, près de 11 milliards ont été immédiatement prélevés pour faire face à l’achat des 20 millions de masques présidentiels. Cette rondelette somme a semble-t-il été confiée à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali chargée des commandes et de la gestion des masques.

<b>Rassemblées par la Rédaction</b>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : Je ne respire plus ; s’il vous plaît]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 11 Jun 2020 11:51:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plaît.</em></strong> Ce sont là les dernières paroles prononcées par George Floyd avant de rendre l’arme. Nous sommes le 25 mai 2020. Quatre policiers l’arrêtent supposément pour utilisation d’un faux billet de 20 dollars dans l’achat de cigarettes. Il suit les policiers gentiment comme le gentil bonhomme que tout le monde décrit tout en pleurant. Mais ils le plaquent au sol. Et l’un d’eux l’immobilise au sol avec son genou désormais assassin sur le cou. Faut-il signaler que Floyd mesure 2,01m et pèse plus de 100 kilos ? Assurément oui. Et c’est qui prouve qu’il a été très gentil avec les policiers. L’assassin posait pour les photographes et jouissait littéralement devant les supplications de Floyd. Cela a duré 8 minutes 46 secondes. Elles parurent interminables. Elles paraissent encore interminables au regard du supplice. 12 fois, avant de rendre l’âme, il leur dit « je ne respire plus ; s’il vous plaît ». Avant de cesser de respirer effectivement sous l’œil de jubilation de son meurtrier. Aujourd’hui, nous savons que celui-ci est un multirécidiviste et qu’il est cité dans une vingtaine de plaintes le concernant directement.

Aujourd’hui, l’air est irrespirable aux USA ; à cause ou, osons-le, grâce à ces bougnoules de policiers, la question des Noirs ne sera plus perçue avec le même mépris et le même dédain chez les Américains. La mobilisation des Américains, toutes races confondues, prouve que plus rien en sera comme avant. Et sa fille, innocente fille de 6 ans, a raison quand elle a déclaré que son père a changé le monde. Floyd a changé le monde, lui qui rêvait de rentrer dans l’histoire. Non seulement il est rentré dans l’histoire, mais tout porte à croire qu’il y restera. Quand on voit les manifestations à l’échelle planétaire, des Etats-Unis à la Chine en passant par la France, l’Australie, le Japon, etc. on peut croire que Floyd n’est pas mort pour rien. Comme dirait l’autre, « à quelque chose malheur est bon ». Je ne sais pour vous mais moi je n’ai pas entendu nos amis de Amnesty International ou Human Rights Watch, des machines à s’indigner automatiquement quand il s’agit des pays africains. Peut-être qu’ils se sont indignés, mais cela a dû être en mode inaudible, en mode incolore, en mode complètement silencieux.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plaît.</em></strong> Tel pourrait être le cri de cœur de ceux qui « exigent la démission du Président IBK ». L’imam Dicko et les hommes politiques qui ont les allures et les méthodes des talibans ont organisé une manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de Maliens. Ils veulent obtenir par la rue ce que les urnes leur ont refusé : le départ, un euphémisme, du président de la République. Quand on jette un coup d’œil même furtif sur les griefs qu’ils ont contre le pouvoir, on est tenté de leur donner raison :  la crise de l’école, l’insécurité et son cortège de morts quotidiens, la corruption, la gouvernance, les dernières élections législatives, l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a changé les résultats au point qu’on accuse Manassa d’avoir nommé des députés, etc. Quand on prend le grief qui concerne les dernières élections, il apparaît aux yeux des manifestants du vendredi dernier comme la dernière goutte qui a fait déborder le vase. Oui, oui ; le vase était déjà plein à ras bord à les écouter. Ils avaient fermé les yeux, bouché les oreilles mais là ils n’en peuvent plus. Les élections sont pour eux la dernière bouée pour changer les hommes et peut-être influer sur les politiques. Et si on doit leur prendre cela aussi, la pilule ne passe pas, que dis-je le suppositoire ne passe pas. Parmi les manifestants, il y avait des gens venus de Sikasso, de Mopti, de Kati, de Ségou, de Bougouni. Ce ne sont ni des illuminés ni des exaltés. Ils ont fait le déplacement pour venir réclamer leur vote dont ils estiment avoir été dépossédé par Manassa et les autres sages de la Cour constitutionnelle.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plait.</em></strong> Je disais qu’on pouvait être tenté de leur donner raison en scrutant sérieusement les griefs. Oui, je confirme qu’on peut leur donner raison quand on voit la manière dont la démocratie est malmenée. De bonne foi, personne ne peut penser un seul instant faire de la politique, battre campagne, sillonner le pays, sans investir de l’argent. Mais de bonne foi, personne ne peut dire que les proportions prises par l’argent dans la politique et dans les élections sont saines. Depuis l’apparition de nouveaux acteurs politiques, disons que depuis que les opérateurs économiques ont pris d’assaut le champ politique, ils ont lancé une sorte d’OPA (offre publique d’achat) sur la démocratie. La démocratie ne respire plus. L’imam Dicko a déclaré qu’ils ont blanchi les élections (après avoir fini de blanchir l’argent). Ils ne se fatiguent plus pour battre campagne et aller se salir dans la poussière. Ils attendent la fin des opérations pour venir jouer les prolongations. Cela me fait très mal, pour la Cour constitutionnelle, quand j’entends les candidats et leur parti affirmer haut et fort que le troisième tour des élections se jouent à la Cour Constitutionnelle. Avoir les voix des électeurs et leur confiance ne suffit plus pour gagner. Quand les dossiers arrivent à la Cour, personne n’est à l’abri et tout le monde retient littéralement sa respiration. Les candidats ont peur et leurs électeurs tremblent pour eux. Sous aucun ciel, on ne voit cela. Je ne répéterai pas ici les accusations de vénalité qui pèsent sur les sages et qui ont dû parvenir jusqu’à leurs oreilles. Pour certains manifestants qui affirment voir très loin, ce que la Cour constitutionnelle a fait n’est qu’un test grandeur qui préfigure de ce que pourraient être les élections de 2023. A chacun ses peurs. Le choc de la Cour n’était pas encore digéré que les Maliens assistent à l’achat des députés à l’Assemblée nationale. On a vu des partis politiques qui n’ont eu que trois députés sur le terrain se prévaloir d’une vingtaine une fois l’Assemblée installée. Oui, cela constitue un motif de révolte.

Je ne respire plus, s’il vous plait. Il y a un adage bien de chez nous que j’affectionne : « ne te laisse pas lécher par quelque chose qui pourrait t’avaler ». Aujourd’hui, force est de constater que tous les observateurs dressent un parallèle entre la manifestation du vendredi dernier et celle du 5 avril où le même Dicko demandait la tête du Premier ministre. Aujourd’hui, il ne demande plus, il exige la tête du Président de la République. L’appétit vient en mangeant dit-on, sauf que là je crois qu’il faudrait un estomac solide pour avaler un Président de la République. Avoir la tête du Président de la République ne semble pas être du domaine du possible. Jusqu’à la preuve du contraire, nous sommes encore en démocratie même si la nôtre est plus que malmenée. Or en démocratie, ce sont les urnes qui assurent l’alternance. Ils peuvent demander à ce que les élections à venir soient les plus transparentes possibles et que la Cour constitutionnelle n’ait plus la possibilité de changer les résultats sortis des urnes.

<strong><em>Je ne respire plus, s’il vous plait.</em></strong> Les populations de la Région de Mopti sont fatiguées (elles ne sont pas les seules d’ailleurs). On leur avait promis la paix, la sécurité, le retour de l’entente. Mais de toute évidence c’est une fable. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne nous annonce des morts à la pelle. Quand les Peulhs et les Dogons ne s’entretuent pas, d’autres qui le font pour elles. La dernière en date, ce sont des hommes habillés comme nos FAMa qui ont perpétré des exécutions sommaires. Cela a suffi pour accuser les FAMa. Le ministère de la Défense a diligenté des enquêtes pour savoir exactement ce qui s’est passé. Avant même la fin des enquêtes, nos FAMa sont accablées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En tous les cas, les massacres en vase clos doivent cesser dans la Région de Mopti.

<strong>Talfi</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Editorial :  La démocratie au rabais]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 11 Jun 2020 11:44:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[De 1992, dates des premières élections pluralistes, à nos jours, la démocratie a connu bien des péripéties, vécu bien de hauts et de bas, traversé des crises plus périlleuses les unes que les autres ; elle a même survécu à un coup d’État, enfin c’est que nous croyions. Les événements de ces derniers jours prouvent que nous étions loin du diagnostic et que le mal est plus profond que nous ne le pensions.

Il est bien loin le temps où les élections sonnaient le temps de la fête. Les élections municipales, législatives et présidentielle en 1992 étaient de celles-là. Puis la machine s’est enrhumé en 1997 avec une grosse toux à la clé qui a vu la Cour constitutionnelle invalidé les élections législatives pour cause de cafouillage dans la confection des listes et la distribution des cartes électorales. Malgré la légitime colère et quelques gros mots prononcés de façon fort audible, l’enthousiasme n’avait pas déserté le cœur des électeurs qui savaient bien que, quoiqu’imparfaites les élections leur permettaient de choisir des hommes et des femmes, sur la base d’un programme tiré d’un projet de société.

Mais incontestablement, 1997 marque un tournant dans les faillites enregistrées dans notre parcours démocratique. Les années et les élections suivantes n’ont fait que creuser en profondeur le fossé qui n’a cessé de séparer les citoyens et la classe politique (classe politique assimilée à une sorte de caste). L’arrivée de nouveaux acteurs politiques plus intéressés par leur gain personnel que le confort des populations a fini de corrompre une démocratie déjà mal en point. Le coup d’Etat de 2012 a cassé les derniers ressorts et les Maliens se sont retrouvés devant un vaste champ de ruines.

La manifestation du vendredi 05 juin prolonge une série de manifestations plus ou moins téléguidées, regroupant des responsables d’horizons divers et souvent opposés, surfant sur les frustrations et les déceptions des populations. Aujourd’hui les Maliens dénoncent tout : la fermeture de l’école ; l’insécurité généralisée avec la Région de Mopti comme épicentre où Peulhs et Dogons s’entretuent quand ils ne sont pas tués dans le silence le plus total ; la corruption à tous les niveaux, n’épargnant aucun secteur y compris les plus vitaux ; et « le blanchiment des élections » comme l’a dit l’Imam Dicko. Sur ce dernier point, tous ceux qui étaient dans la rue réclamaient la restitution de leurs voix « volées » par la Cour constitutionnelle. Les Maliens qui se sont battus convaincus que les élections étaient la solution à leurs problèmes se disent aujourd’hui qu’il ne sert à rien de voter, parce que « nos voix ne comptent plus ».

Le Président de la République ne démissionnera pas comme le réclame le nouveau front sociopolitique. Mais en homme avisé, il devra prendre des initiatives rapides et salutaires pour reprendre la main et redresser la barre.

&nbsp;

<strong>Akhimy Maïga</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Murmures et rumeurs : Assemblée nationale (1) : IBK fait plier le RPM]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 14 May 2020 12:30:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[De toute évidence, le président de la République, président-fondateur du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, n’a pas souhaité une répétition de l’histoire concernant l’élection du président de l’Assemblée nationale. On se rappelle qu’en 2013, il avait choisi Abderhamane Niang pour le perchoir. Mais le parti en avait décidé autrement en lui « imposant » Issiaka Sidibé. Cette année, le parti a, semble-t-il, voulu lui jouer le même coup. En effet, IBK aurait porté son choix, dès le départ, sur Moussa Tembiné pour diriger l’Assemblée nationale pour le récompenser de sa fidélité à toute épreuve et également pour respecter sa volonté de placer son second mandat sous le signe de la jeunesse. Pour cela, rien n’a été laissé au hasard : victoire aux forceps en commune V après un arrêt de la Cour constitutionnelle contesté ; travail au corps des députés, tous bords confondus, avec des arguments pour le moins convaincant ; renoncement dans la salle de Mamadou Diarrassouba désigné par le RPM comme son candidat, etc. La suite est connue : Moussa Tembiné a été élu, sans suspense, haut la main par 134 voix.

<strong>Assemblée nationale (2) : L’URD, fidèle à son alliance avec le RPM</strong>

Le fait, n’est pas passé inaperçu et a même soulevé l’indignation de certaines personnes dont des responsables du parti de Soumaïla Cissé : le fait que les députés de l’URD votent pour Moussa Tembiné. Ainsi, Abdrahamane Diarra, président des Jeunes de l’URD, contient difficilement son amertume sur les réseaux sociaux : « Pour nous à l’URD, l’acte de nos députés de ce jour est triste, mais notre priorité est la libération de Soumaïla Cissé » écrivait-il comme une sorte de mise en jambe. Dans un autre post, il se fait plus rageur et fait moins dans la dentelle : « C’est un engagement collectif qui fait des candidats, des députés. Triste acte posé par les nôtres. Une trahison envers l’URD ». C’est sur le même mode de trahison que réagit Awa Sylla, elle aussi de l’URD : « Le président Soumaïla Cissé ne mérite pas votre trahison. Mais comme vous avez fini de le poignarder, ayez le courage et l’honnêteté d’assumer vos actes devant le peuple ». Il semble que les députés avaient pour consigne de voter Blanc, comme en 2013.

En regardant de près, les députés de l’URD méritent-ils le courroux des responsables du parti qui les vouent aux gémonies ? Toute émotion mise de côté, il faudrait rappeler que c’est à l’occasion de ces élections législatives que nous avons vu des alliances qualifiées de contre-nature entre l’URD et le RPM. L’exemple le plus révélateur est la liste constituée à Koulikoro par le président de l’Assemblée nationale sortant Issiaka Sidibé et le maire URD de la ville Ely Diarra. Donc, il n’y a vraiment pas de quoi blâmer les députés qui sont restés fidèles à des alliances tissées avant le jour du scrutin.

<strong>Remaniement ministériel : dégraisser le mammouth</strong>

Depuis quelques jours, les pronostics vont bon train. C’est à celui qui va annoncer la date exacte de la démission du gouvernement. Ce qui semble sûr par contre, c’est qu’il y aura une véritable opération de dégraissage. Faut-il rappeler que le gouvernement a des dimensions de mammouth avec 36 ministres et deux Secrétaires d’Etat. En l’état, il est clair que le Président de la République ne le reconduira pas. On parle d’un gouvernement de taille raisonnable, entre 24 et 26 ministres. Le but recherché est d’avoir un gouvernement resserré pour plus d’efficacité et qui permettrait de réduire le train de vie de l’Etat.

<strong>Covid 19 : la crainte de la pénurie</strong>

Le Covid 19 a pris tout le monde de court : les pays pauvres comme les pays nantis. Les faiblesses et les manques sont vite apparus dans les systèmes de santé. Notre pays a connu ses moments de forte fièvre avec le personnel médical qui a donné de la voix ici et là, n’hésitant pas à battre le pavé comme à Kayes. Le ministre de la Santé, Michel Sidibé, se démène comme un beau diable. Mais il est hanté par la pénurie de certains consommables comme les tests (il y a eu un apport de 5000 grâce aux Emirats Arabes Unis), les respirateurs, etc.

<strong>Covid 19 (2) : Les mesures du Président mises à mal.</strong>

Afin d’alléger les difficultés des populations les plus vulnérables, le Président de la République avait annoncé une batterie de mesures. Parmi celles-ci, il y a la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales. Les responsables de l’EDM et de la SOMAGEP ont défilé dans les médias pour expliquer. Mais la réalité est toute autre. En effet certains quartiers de Bamako peuvent faire des heures, voire des jours sans eau ni électricité. Les couches vulnérables en sont les principales victimes. Dans certaines régions c’est pire. Si on ne connaissait pas les difficultés de ces deux sociétés, on aurait crié au sabotage.]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Interview (presque) imaginaire :  Manassa Daniogo, présidente de la Cour Constitutionnelle « IBK est atteint de jeunisme, je me méfie de lui »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-manassa-daniogo-presidente-de-la-cour-constitutionnelle-ibk-est-atteint-de-jeunisme-je-me-mefie-de-lui-2874104.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 14 May 2020 11:54:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em>Enfin ! Le jour J est arrivé. Cela fait deux ans (depuis la fin de la présidentielle) que nous courons, au sens premier du terme, derrière la présidente de la Cour Constitutionnelle. « Je n’ai pas encore fini. Le moment venu, je vous préviendrais » nous avait-elle dit, calmement mais fermement. Et puis voilà qu’au lendemain de la proclamation des résultats nous recevons un appel de son cabinet pour nous fixer le rendez-vous qu’on avait même presque oublié. Pour arriver jusqu’au bureau de la présidente de la Cour constitutionnelle, c’est un authentique parcours du combattant. A la sortie du slalom entre les bacs à sable et les différents cordons de sécurité, nous subissons une opération de fouille et de palpation avant d’atterrir dans la salle d’attente. L’huissier nous demande s’il pouvait nous proposer une petite tisane au cas où nous ne jeûnerions pas. Nos masques bien ajustés, nous sommes invités à rejoindre la Présidente dans son bureau. Corona oblige, on observe la distanciation ; ce qui nous oblige à parler à voix haute (surtout que la Présidente semble avoir une gêne auditive).</em>

<strong><em>Vous êtes dans une vraie forteresse Madame la Présidente</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Oui. Nous sommes en mode confinement bien avant l’apparition du Covid 19. Depuis l’élection présidentielle, nous vivons ici.

<strong><em>Ça veut dire quoi nous vivons ici ?</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Tous les membres de la Cour sont là. Il y ‘en a que cela gêne un peu. Mais moi, ça me va très bien vue que personne ne m’attend à la maison. L’objectif est de nous sécuriser.

<strong><em>Vous sécuriser contre qui ?</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Vous voyez bien que le nombre de nos fans s’est multiplié par milliers entre la présidentielle et les législatives et tous ne nous veulent pas que du bien ; certains Maliens nous vouent un amour sans borne. Au point de vouloir nous brocarder ou nous empailler. Donc, on préfère nous confiner et rester tranquillement à l’abri.

<strong><em>C’est vrai que vous avez fait fort lors des législatives où vous avez nommé 32 députés</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Rectification, nous ne nommons pas ici ; nous remettons les choses à leur endroit. Quand j’ai vu par exemple qu’à Bamako le parti du Président n’avait qu’un seul député, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Et vous avez vu le jeune Tembiné que j’ai repêché, il est aujourd’hui nommé Président de l’Assemblée nationale. On dit merci qui ?

<strong><em>Il parait que vous avez reçu des instructions fermes pour rehausser le niveau du RPM</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> A mon âge, je n’ai pas besoin de recevoir d’instructions. Je sais ce qu’il faut faire en cas de besoin. Je connais la reconnaissance du ventre. Je sais à qui je dois d’être ici, dans ce siège. Je ne pouvais pas voir la situation et ne rien faire. Vous imaginez le parti majoritaire avec seulement 43 députés ; vous imaginez le parti du Président Fondateur balayé de Bamako, de Kati, de Koutiala sa ville natale au cas où vous l’aurez oublié, de Sikasso. J’ai pris mon courage à deux mains pour voler à son secours et devancer les désirs du grand patron.

<strong><em>Et que faites-vous du choix du peuple</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Quel peuple ? Vous, vous en êtes à ce niveau. Le peuple a été anesthésié, il ne peut rien faire. Il a eu sa part lors des campagnes. Celles-ci servent à une sorte de redistribution des richesses. Les candidats cassent leur tirelire et arrosent les populations en argent, en vivres, en cadeaux de toutes sortes. Le peuple a eu sa part. Il peut attendre la prochaine redistribution. Il ne peut pas vouloir gagner au tirage et au grattage.

<strong><em>Il parait que vous avez d’excellentes relations avec le Président</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Je confirme. J’ai la reconnaissance du ventre je vous dis. Mais j’avoue que je commence à me méfier un peu de lui.

<strong><em>Comment ça</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> J’ai l’impression qu’il est atteint de jeunisme. Il veut mettre des jeunes partout. Je crains qu’il ne pense à me remplacer par un plus jeune que moi. Donc je le tiens à l’œil.

<strong><em>Votre mot de la fin</em></strong>

<strong>Manassa :</strong> Je crois que je peux être fière de moi. Quand je me regarde dans le miroir, je rends grâce à Dieu. Vous savez quand même que, avant d’être là où je suis, j’avais été chassée du corps des magistrats. J’ai été repêchée après le 26 Mars. Donc le repêchage, ça me connait. Je pense sincèrement que j’ai encore des services que je peux rendre.

&nbsp;

<strong>Damouré Cissé</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Arrêter les violences]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-arreter-les-violences-2874096.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 14 May 2020 11:49:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ces dernières 48 heures, tous les regards sont tournés vers la      ville de Kayes. Pour des raisons que l’enquête déterminera, trois jeunes ont été tués par les forces de l’ordre. En réaction, la population a manifesté son mécontentement en saccageant la ville, en incendiant un des commissariats ainsi que la Préfecture malgré la présence du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le Général Salif Traoré, envoyé pour calmer les esprits de ceux qui furent ses administrés du temps où il était gouverneur de la région. Avant les tragiques événements de Kayes, ce sont les jeunes de la ville de Sikasso, manifestants contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle en bloquant la Ville, qui avaient essuyé des tirs par balles ayant occasionné de nombreux blessés. On pourrait y ajouter les manifestations qui ont embrasé Bamako et certaines villes à cause de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, mais plus encore, contre le couvre-feu. Tout comme on pourrait remonter jusqu’aux événements de Niono ayant occasionné l’assassinat du commissaire de police de la ville. Cela fait trop de violences. Cela fait trop de morts. Cela fait trop de sang versé. Il faudrait mettre fin à cette violence meurtrière. Pour le moment, on est frappé par le silence de structures comme la Commission nationale des Droits de l’Homme, de l’Association malienne des Droits de l’homme, nous faisant craindre une sorte de banalisation et d’indifférence face à ces violences d’un autre temps.

Les manifestations, qu’elles soient spontanées ou non, traduisent un malaise certain qui mérite d’être bien appréhendé afin d’y apporter les solutions idoines. Le désœuvrement des jeunes, le chômage ambiant, la morosité économique, l’insuffisance de perspectives créent une sorte de tension que la moindre friction exacerbe.

Le gouvernement devra veiller à concrétiser la promesse d’apporter toute la lumière, de saisir la justice et de prendre les sanctions administratives qui s’imposent. Cela pourrait atténuer les fractures entre les gouvernés et les gouvernants. Parce qu’il faudrait bien comprendre que les populations ont le droit d’être mécontentes et de manifester leur mécontentement sans être violentées.

&nbsp;

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Boubou Cissé, AN I :  L’état d’urgence et les tas d’urgences]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 14 May 2020 06:39:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em>L’ORTM s’est livré au traditionnel exercice du bilan de l’AN I. Le journaliste Mohamed Diarra qui a été dédié à cette tâche ramait pour trouver du positif au point qu’il avait même perdu son fil conducteur. Avant lui, d’autres confrères s’étaient essayés au même exercice. Sans plus de résultat. L’exercice fut laborieux et sans doute fastidieux. Nous allons nous y coller à notre tour, espérant un bien meilleur résultat.</em>

<em> </em>Le 22 avril 2019, le Président de la République nommait Boubou Cissé Premier ministre suite à la démission de Soumeylou Boubèye Maïga. Ils n’étaient pas nombreux à parier sur les chances de réussite de ce jeune homme, malgré sa longévité dans les gouvernements successifs depuis 2013. La formation du gouvernement allait leur donner raison. Il aura fallu deux semaines pour que le Premier ministre puisse former son gouvernement ; un gouvernement XXL de 36 ministres et deux Secrétaires d’Etat. Un record. Il est vrai qu’avec la signature de l’Accord politique de gouvernance, il fallait élargir le gouvernement au-delà des lignes traditionnelles et accueillir des opposants qu’on pensait irréductibles.

<strong>« Dja blindé té, carton do</strong> » (ce ne sont pas des blindés, ce sont des cartons). Tout le monde se rappelle de cette exclamation de l’imam Mahmoud Dicko lors d’un meeting organisé sous forme de piqûre de rappel. Dans un art oratoire qu’il maîtrise à souhait, celui qui se présente désormais comme l’oncle et le père du Premier ministre Boubou Cissé, touchait du doigts un scandale que les auteurs pensent avoir enterré alors même qu’il ressemble à une bombe à retardement. Il s’agit de l’achat de 100 blindés à Abu Dhabi (compte non tenu de la trentaine de blindés offerts gracieusement) dont une quinzaine ont montré des avaries et divers manquements au cahier de charge. C’est la hiérarchie militaire qui a découvert le pot aux roses, d’où l’expression « les blindés en carton ». Boubou Cissé s’y est trouvé impliqué au double titre de Premier ministre et de ministre de l’Economie et des Finances. Et là où la pilule a eu du mal à passer, c’est quand le montant de la transaction a été dévoilée par certains confrères de la place : 100 milliards pour les 100 blindés, soit 1 milliard l’unité. Comme dirait l’autre, c’est quand même un peu fort du café. Mais ce n’est pas le but de cet article. Nous aurons le temps d’y revenir.

Le cahier de charges du Premier ministre était tout aussi simple que compliqué. Il fallait ramener la paix au nord et la paix au Centre du pays. On avait pensé qu’en incluant certains agitateurs professionnels dans le gouvernement, dont certains à des postes régaliens, on pouvait baisser la température sociale. Cela a marché quelques mois. Mais il y a des problèmes que des entreprises de séduction et de communication ne sauraient résoudre à elles seules. Il en est du problème scolaire. Le Premier ministre avait réussi le tour de force de signer une sorte de trêve des confiseurs. C’était tellement inespéré que le Président de la République s’était joint à la sympathique cérémonie de rupture du jeûne qui devait sceller la paix des braves. Mais après les youyous de joie, la réalité a fini par resurgir : les problèmes d’argent, il n’y a que l’argent pour les résoudre. Et ce qui devait arriver arriva : depuis novembre, il n’y a pas eu de classe. Le Covid 19 est juste venu compliquer une situation qui n’en demandait pas tant.

<strong><em>1000 morts en un trimestre au Centre</em></strong>

Ceux quoi avaient organisé des marches pour demander la démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, en plus de l’école, avaient en bandoulière la situation au Centre de pays. Tels des nécrophages, ils tenaient le compte des morts, civils et militaires tout en excitant les foules. Et de promettre que le calme allait revenir, comme par magie, dès que Soumeylou aurait été défenestré. La défenestration a lieu, mais on attend toujours le retour de la paix. Le Premier ministre Boubou Cissé a fait quelques tours au Centre ; il a même pu étreindre quelques foyers de tensions. Mais de toute évidence, ce n’est pas suffisant. Les massacres continuent tous les jours avec une intensité jamais égalée. Et le plus grave dans l’affaire, c’est que cela se passe dans un silence de cimetières. Selon l’ACLED, une organisation non gouvernementale spécialisée dans la collecte, l’analyse et la cartographie des données de conflits, le conflit armé au Centre du Mali a fait, de janvier 2020 au 15 avril 2020, 1000 morts. On n’a entendu personne pour dire que c’est faux. Tout comme on n’a entendu aucun champion de la bien-pensante condamner ces massacres à huis clos.

Bien avant la nomination de Boubou Cissé à la Primature, le Mali vivait sous état d’urgence. Cela devait permettre à l’État de bien appréhender certaines situations et au besoin de ne pas s’encombrer des lourdeurs administratives qu’imposent les situations normales. Les urgences se sont accumulées sous Boubou Cissé. Les Maliens n’avaient pas besoin du Covid 19 pour voir la morosité frapper à toutes les portes. Au marasme économique pourrait s’ajouter une crise financière. Et pourtant, Boubou s’est attribué tous les pouvoirs. En fait, c’est lui le « Premier ministre pleins pouvoirs ». En plus de la Primature, il a gardé le portefeuille de l’Economie et des Finances. Et lors de la répartition des services administratives, il s’est donné une cinquantaine de services comprenant tous les services de recettes de l’État, tous les services de dépenses et tous les services de contrôles. Il est juge et partie. Ce qui a fait dire à un confrère, qu’il est le ministre du Ciel et de la Terre. Dans l’histoire du Mali, il aura été le seul Premier ministre à avoir entre ses mains autant de pouvoir. Tout comme il aura été le seul Premier ministre à n’avoir pas présenter de Déclaration de Politique Générale.

<strong><em>Rester à la Primature</em></strong>

A-t-il tout raté ? Nous n’irons pas jusqu’à dire comme cet internaute que « Boubou a été un piètre Premier ministre technocrate et un mauvais Premier ministre politique ». Il a réussi la signature de l’Accord politique de gouvernance qui a permis d’amener un tant soit peu une paix sociale dont le pays avait besoin. Il a pu organiser le Dialogue politique inclusif dont les conclusions attendent application. Il a pu organiser les élections législatives. La question que tout le monde se pose et qui a été tranchée par certains observateurs est : le Président de la République va-t-il le reconduire à la Primature ? Il n’y a que Dieu et le Président de la République qui ont la réponse. Logiquement Boubou Cissé devrait conserver la Primature pour quelques mois encore. Tout comme logiquement il devrait perdre la main sur le ministère de l’Économie et des Finances. Dans tous les cas, il semble essoufflé. Or au regard des tas d’urgences, le pays a besoin d’une nouvelle respiration.

&nbsp;

<strong>Ali Kéita</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ras Bath :  Quand ras bath défendait IBK]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Jun 2018 01:31:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ils ont dit que l’avion qui a été payé pour le Président de la République pour ses déplacement et qu’IBK a détourné la somme de 27 milliards 549 millions et 580 et quelques milles. Ils ont dit qu’IBK a volé l’argent de l’engrais.Ils ont dit que le budget de l’armée de l’an passé était de 281 milliards. Et que cette année, elle est de 213 milliardset que la différence 60 milliards et quelques a été volée par IBK. Et que cela a contribué à tuer davantage l’armée. Ils ont dit que le budget de présidence était en 2014 de 9 milliards et qu’elle est passé cette année à 14 milliards 600 en 2015 et 19 milliards 300 millions en 2016. Et que c’est la prouve qu’IBK est en train de voler l’argent du contribuable. Ils ont dit que c’est ça qu’IBK doit être jugé.

<strong>Ils ont dit qu’IBK est passible de haute trahison</strong>. Ils ont dit qu’IBK a vendu Kidal et que Kidal ne fait plus partie du Mali. Ils l’ont dit mardi et le mercredi la CMA et le GATIA sont sortis à la télé pour dire sont pressé de voir l’armée malienne à Kidal, que les enseignant et le service de santé rejoignent Kidal. Et qu’ils sont pressés pour une mise en œuvre rapide de l’accord de paix. Que le drapeau du Mali est à Kidal, que les Maliens se sont compris et que la guerre est finie. Ils ont dit Alhamdoulillahi et qu’à la fin de ce mois, un grand forum se tiendra à Kidal. On s’était dit peut-être qu’il y a 2 Kidal. Les partisans de BIPREM doivent avoir un autre Kidal que les Maliens ne connaissent pas. Ils disent qu’on a perdu Kidal, il y a longtemps. Et qu’IBK a vendu Kidal. Ils disent qu’IBK a fait une haute trahison. Aujourd’hui, quelle est notre devise : Un peuple, un but, une foi. Ou bien il y a deux devises dans ce pays. Est qu’on a deux cartes d’identité ? Est-ce qu’on a deux actes de naissance ? Qu’est ce qui est écrit sur nos actes de naissance ? Est-ce qu’on a deux constitutions ? Ils disent que le Mali est divisé en deux. Ce qu’on sait c’est que le Mali est 1 240 000 km et quelques. Le Mali va jusqu’à Téssalit, jusqu’au Niger.

<strong>Mais BIPREM dit que le Mali ne vaut plus 1 million km2</strong>. Qu’IBK a tout vendu. On se demande s’ils comprennent français ou pas. Mais ils comprennent français. Ecoutez-moi : nous disons qu’ils viennent démonter quelle utilisation IBK a tait des 28 milliards. Qu’ils nous donnent la preuve qu’IBK a volé ladite somme. Que BIPREM nous donne aussi la preuve que les 28 milliards ont été utilisés pour acheter des armes lesquelles armes ont été fournies à la rébellion et qui ont permis de renforcer les capacités des rebellions et porter atteinte à l’Etat du Mali. Il faut qu’entre la faute et le préjudice qu’ils prouvent les liens de causalité.

Premièrement, qu’ils démontrent qu’IBK a volé de l’argent. Il faut qu’ils comprennent que le vol d’argent seulement ne peux pas amener quelqu’un à la CPI. Deuxièmement, que BIPREM nous prouve que l’argent a été utilisé pour l’achat d’armes pour renforcer Iyad ou Ançardine pour combattre le Mali. Que les 28 milliards ont été utilisés pour l’achat d’un satellite ayant permis à IBK d’appeler les rebelles pour dire d’attaquer Gao lundi parce que le même jour j’enverrai l’armée à Kidal. Je vais sortir l’armée de Kidal ou Téssalit, attaquez-les.Ce n’est plus une affaire du Mali, c’est une affaire de Diawara.

<strong>Ils ont dit qu’IBK a réduit le budget de l’armée de 61 milliards</strong>. Prouvez que ce montant qui a été déduit a réduit les capacités de l’armée malienne. Prouvez que cela a réduit la force de l’armée, renforcé l’ennemi en lui permettant de prendre le dessus sur les nôtres. Est-ce que le degré de menace de l’an passé est le même que cette année ? Dites-moi quelles sont les rebelles qui détiennent une partie du Mali ? Gatia a rééquilibré les choses. L’accord a été signé, quelle rébellion est en mouvement. Et entre temps la loi d’orientation militaire a été prise, l’an passé. Un 1 milliard 400 millions a permis de payer des mitraillettes, d’autres armes et des hélicoptères. Aujourd’hui, le Mali attend 6 avions bombardiers et des hélicoptères. C’est cet argent qui a servi à payer tout ceci.

Le budget c’est tout simplement le fonctionnement et les primes. Ça n’a rien à voir avec l’achat des équipements. La diminution a eu quel impact sur la capacité opérationnelle de l’armée malienne par rapport au degré de menace auquel l’armée fait face. Alors tu as diffamé, tu as dénigré et tu as menti sur IBK. Cela aussi c’est la prison.

<strong>Ils ont dit que le budget d’IBK était de 9 Milliards en 2014</strong>, que c’est devenu 14 milliards en 2015, 19 milliards en 2016. Ils disent que cette augmentation est une haute trahison. Parce que, selon eux, cela lui a permis de recruter beaucoup d’agents des renseignements généraux pour espionner l’armée malienne et renseigner les rebelles. L’objectif est de renverser la première institution et le gouvernement.

Ils ont dit qu’IBK a volé 28 milliards pour faire un coup d’Etat contre lui-même pour transformer le Mali en un Etat islamique où la charia sera la loi fondamentale. Et que tout cet argent servira à cela. Ils disent qu’il s’agissait pour IBK de détricoter le Mali et de le limiter à Mopti. Ils accusent IBK de haute trahison.

Voyons Amadou Aya Sanogo a pris le pouvoir en 2012. Immédiatement Gao et Tombouctou sont tombés. Le Mali a été divisé. Aujourd’hui on doit être heureux : le territoire est libéré, l’accord a été signé, l’armée est partout, le drapeau malien est partout. C’est la même constitution qui est respectée partout. On a un seul Président.

Et c’est le parti de Tiéblé Dramé, le petit monsieur, vient toutchanger pour diffamer. Il a dit à Paris que l’accord a échoué et que chacun a son armée. On a démontré qu’il a menti. Entre les nobles, Tiéblé ne peut pas ouvrir la bouche pour en parler. Tout le monde connait la vérité.

Avec ce forum qui va réunifier le Mali et parachever la paix. Si quelqu’un devrait être heureux c’est le BIPREM. Ils disent qu’il n’y a pas de sanctions. Mensonge. Il y a eu beaucoup de sanctions administratives et beaucoup ont perdu leurs postes. Il y a deux sortes de sanctions dans l’Etat de droit : la sanction administrative et la sanction judiciaire. On peut ne pas aimer le lièvre, mais il faut reconnaitre que ses oreilles sont longues. Rasta ne laissera personne mentir au peuple.

<strong>IBK sera élu, il vaut mieux que Tiébilé et Soumaïla</strong>

IBK sera élu parce qu’en face il n’y a personne. Il vaut mieux que le voleur d’électricité. Tiéblé ne paye pas ses factures d’électricité. Soumaila Cissé, incapable d’organiser même l’opposition. On ne peut pas lui confier le pays. IBK est mieux qu’eux. S’il est candidat en 2018, il sera réélu.

<strong>Tiébilé et Soumaïla sont les assassins du Mali</strong>

Ceux-là qui disent « C’est Dieu qui a dit ». Un mécréant vaut mieux qu’un musulman versatile. Comparativement à Soumaila Cissé et Tiéblé Dramé qui sont plus versatiles qu’un caméléon. Tiéblé et Soumaila sont pires qu’un caméléon. Tiéblé et Soumaila Cissé seront les assassins du Mali.

<strong>QUAND RAS BATH APPELLE AU MEURTRE</strong>

<strong>On va déchirer la bouche des imams et des chefs de quartiers</strong>

On est venu voir les personnes âgées de Badengo pour qu’ils fassent passer le message, pour que les élections se fassent dans la transparence. Si on n’a pas des élections apaisées et transparentes, on va commencer par les familles de tous ces marabouts qui sont sortis pour faire des « Koutba » d’apaisement, parce que tout a commencé devant eux. Tous ces imams qui n’auront pas intervenu pendant le vol doivent s’attendre à notre visite dans leurs foyers. Tout chef de village ou de quartier qui ne prend pas l’initiative de leur dire de ne pas empêcher aux gens de voter, permettre aux gens d’avoir la carte NINA, des passeports, que les gens puissent voter avec des fiches individuelles pour avoir des élections propres. Celui d’entre eux qui ne fera pas cela, s’il se permet de sortir, on va lui déchirer la bouche. Parce qu’il aura prouvé qu’il est notre ennemi. Quand on nous volait, tu n’as pas parlé, tu attends le moment du soulèvement pour essayer de parler ; on va déchirer ta bouche.

<strong>Si nous ne gagnons pas, le sang va couler</strong>

Si on vole les élections, s’il faut que le sang soit versé, le sans sera versé. S’il faut détruire le Mali et le reconstruire après, on le fera. Je dis et je le répète, dites à Boua que si le bonheur du Mali passe par sa destruction, on va le détruire pour le reconstruire après. Chaque homme qui nous empêchera de voter ou de voler nos votes, à partir de mai l’ensemble de la communauté internationale du Mali ira prendre en otage l’ambassade. Si on ne donne pas des passeports, des cartes NINA, on ne laissera pas les élections se tenir. Tout homme qui nous exclura pour que la victoire des élections soit attribuée à quelqu’un d’autre, nous allons déverser le sang sur le territoire malien. Si on n’arrive pas à le faire, c’est que Dieu a créé le Mali pour l’enfer.

<strong>Source</strong> :<strong> La nouvelle République</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Kolotènein na (Il n’y a pas d’os dans la langue)]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/kolotenein-nail-ny-a-pas-dos-dans-la-langue-2761811.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 12 Jun 2018 01:24:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nous signalons à l’intention de nos lecteurs, la création d’une nouvelle rubrique. Elle s’appellera « kolotènein na » (traduction littérale : il n’y a pas d’os dans la langue). Il s’agira de rafraichir la mémoire de ceux qui semblent atteints d’amnésie subite nous rappelant le fameux adage qui dit que « quand la mémoire va ramasser du bois mort, elle rapporte le fagot qui lui, plaît » (j’emprunte à Birago Diop). Il s’agira aussi de leur faire comprendre que nous sommes dans une autre époque, nous sommes à l’ère du numérique, l’ère où les paroles ne s’envolent plus. Les paroles sont minutieusement stockées et il parait qu’on ne peut même plus les effacer. Avec « kolotènein na », nous allons donc voir les hommes politiques qui aspirent à nous diriger, qui disent « tchou » et « tcha » au gré des circonstances. Les mêmes qui tressaient des lauriers au président de la République, aujourd’hui voudraient le passer sur un grill si ce n’est un bûcher. Cette semaine, nous prenons Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath (son père, Me Mohamed Ali Bathily avait inauguré la rubrique la semaine dernière ; suivi de Moussa Mara la semaine dernière). Lui c’est le champion toutes catégories de la dénégation et du reniement. A la vitesse du son, il est capable de soutenir une chose avant d’avancer son contraire. Il a développé une grande aptitude dans le même temps à soutenir le vrai et l’ivraie. Ses envolées enflammées font le bonheur des réseaux sociaux au point où les gens se demandent quel Ras Bath croire. Même au sein de ses ouailles, le doute commence à prospérer. On découvre qu’il est un mercenaire, vendant ses paroles et ses militants au plus offrant. Plus aucune conviction ne semble le guider. Par contre, et c’est très dommageable pour lui, il charrie une telle violence dans ses discours qu’il ne devrait pas être surpris de se voir devant la CPI un de ces jours. Il n’a qu’à méditer le sort qui est aujourd’hui celui d’un autre général de la rue, Blé Goudé de la Côte d’Ivoire.

<strong>Source : La nouvelle République</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : Soumi champion…des mensonges en série]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/mechage-soumi-championdes-mensonges-en-serie-2761809.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 12 Jun 2018 00:57:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il y a deux semaines, j’écrivais que l’opposition avait un problème d’unité ou disons qu’il y avait plusieurs oppositions. Avec la création des bâtisseurs, la preuve est venue du milieu. Mieux, les bâtisseurs prennent leurs distances avec l’autre frange que je qualifierais volontiers de casseurs. Quand ceux-ci ont bravé l’interdiction frappant la marche du 2 juin, c’est du bout des lèvres qu’il y a eu des messages de la part des bâtisseurs. Ceux-ci sont des personnes responsables, qui n’appellent pas à mettre le pays par terre pour accéder au pouvoir. Parmi eux, on note la présente de Modibo Sidibé, de Moussa Mara (aux dernières nouvelles, il aurait pris ses distances), Poulo, Moussa Sinko, etc. Du côté des casseurs, le chef de file de l’opposition en est la tête de proue flanqué de Ras Bath dans le rôle de celui qui appelle à la castagne et de Tiébilé Dramé dans le rôle de l’agitateur-propagandiste. Le point commun à ces trois (qui se ressemble s’assemble), c’est leur faculté à mentir. On savait qu’ils se débrouillaient bien, mais à l’occasion de la marche, leur capacité à prendre des libertés avec la liberté a surpris plus. Soumi a été le premier à allumer la mèche d’une série de quatre mensonges tous démentis les uns après les autres.

Le premier gros mensonge, c’est quand Soumi a relayé sciemment la fausse information qui consistait à dire que le cortège du Premier ministre a tiré à balles réelles sur les manifestants massés devant le siège de ADP-Maliba. Avant même que le démenti du premier ministre ne tombe, de nombreux manifestants étaient dubitatifs. Nos militaires ont beau être des nullards, mais ne pas pouvoir faire, ne serait-ce qu’un blessé, cela dépasse l’entendement. Pire pour Soumi, aucun blessé par balles n’a été enregistré dans les hôpitaux ou cliniques. Même Djimé Kanté qui mettait un zèle particulier à compter les blessés n’a pu trouver un seul blessé par balle.

Le deuxième gros mensonge concerne le Chérif de Nioro. Lors de la marche, Tiébilé Dramé exhibait quelqu’un de la famille du Chérif comme un trophée de guerre et qui aurait été envoyé pour représenter Bouya. C’est à peine s’ils n’ont déclaré que Bouya aurait voulu lui-même se joindre à la marche n’eût été son âge et ses occupations. Mais manque de pots pour Soumi et ses menteurs invétérés, samedi soir déjà, Bouya faisait dire par son fils Moulaye Oumar qu’il n’a envoyé personne le représenter et qu’il exhortait les uns et les autres à plus de retenue et de sagesse.

Le troisième gros mensonge concerne la Minusma. C’est connu, plus un mensonge est gros, plus ça peut prendre. Et la fabrique de fake news tourne à plein régime, Soumi ne se refuse rien et ne recule devant rien. Il fait annoncer le plus tranquillement du monde que la marche d’aujourd’hui allait être encadrée par les forces internationales. La Minusma a réagi au quart de tour à travers un démenti cinglant.

Le dernier gros mensonge en date concerne l’Union européenne. A travers une structure extérieure à l’UE, mais partenaire, il fait rédiger une note abracadabrantesque. La vision qui y est décrite est tout simplement apocalyptique. Comme pour les précédents, l’Union européenne a aussi produit un démenti.

Je suis persuadé que Soumi se trompe de pays et d’époque. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis où les fake news ont joué un rôle prépondérant dans l’élections de Trump. Ici, c’est le Mali. Le pays où on ne peut pas se permettre de mentir et vouloir être un leader ou un Président.

<strong>Soumi aime tellement les fake news</strong> qu’il doute de lui-même. Si, si, il doit se demander si c’est bien lui, si c’est lui le député, si c’est bien lui le chef de file l’opposition malienne, s’il est bien au Mali. En effet, aussi bien les marcheurs que ceux qui regardent les réseaux sociaux et les télévisions ont vu notre Soumi champion porter son écharpe à l’envers. Rater le jour qui devait être le sien, il n’y a qu’un fabricant de fausse nouvelle et colporteur de mensonges pour réussir une telle prouesse. Il a aussi réussi la prouesse d’appeler les gens à marcher et de disparaître au cours de sa marche pour se retrouver dans sa voiture portant un masque. Qu’il ne marche pas par solidarité ou pour montrer la voie à suivre, passe encore ; mais ce qui ne passe pas c’est son égoïsme. Tout le monde l’a vu, portant seul un masque. Il aurait pu, dès lors que le risque de croiser des gaz lacrymogènes était très élevé, approvisionner les marcheurs en masques afin d’en atténuer les effets. Mais non, notre bonhomme, fidèle à lui-même (on ne change pas à 70 ans) n’a pensé qu’à lui-même, à lui seul, à lui uniquement. Les autres peuvent crever, ce n’est pas son problème.

<strong>Soumi n’est pas le seul à se moquer des autres</strong>. Il y a le fameux Ras Bath. Il devait être l’attraction de la marche. Il devait occuper le premier rang et galvaniser les marcheurs. Mais il a fait faux bond. Du début de la marche à sa dispersion et à sa fin, nulle trace de celui qui avait pourtant demandé aux marcheurs de sortir chacun muni de son cercueil. On ne l’a aperçu ni dans les rues ni sur les réseaux sociaux. Ce n’est que le lendemain dimanche qu’il a émergé à l’occasion de la conférence de presse ou disons du meeting organisé à la Maison de la presse. Et comme Soumi, il est resté égal à lui-même : gueulard, sans gène et sans honte. Il a tenté une explication de sa fuite qui a laissé les gens sans voix. Selon lui, il a appris que des instructions ont été données pour qu’on le capture, raison pour laquelle il est resté caché. « Ils peuvent courir ceux qui veulent m’arrêter parce que je dispose de plusieurs endroits pour me cacher en toute sécurité » a-t-il dit sans rire. Voilà quelqu’un qui passe son temps à insulter la terre entière, qui appelle à la mobilisation générale, qui incite à la violence mais qui se dit toujours disposer à chercher la cachette la plus proche et la plus discrète pour se planquer. En clair, Ras Bath ne joue au bravache que quand il est entouré par des jeunes sans repères qui le suivent ou quand il est sous l’effet de substances. Ce qui est clair, c’est que l’estime que certains avait pour lui a considérablement fondu comme beurre au soleil. Il ne sera perçu que comme un froussard doublé d’un mythomane. Même s’il devait sortir seul pur affronter les policiers, les forces de l’ordre aujourd’hui, son mythe a pris un sérieux coup.

Avec la marche et surtout le lot de mensonges qui l’a accompagnée, mensonges démentis les uns après les autres, Soumi a prouvé qu’il a des officines, de vraies fabriques de faux. En cela, il veut sans doute suivre l’exemple sur l’élection américaine où les fake news ont joué un rôle primordial. Mais ici c’est le Mali, pas les USA. Un menteur ne peut pas prétendre diriger le pays. Surtout quand en plus c’est un serial menteur.

Mais à la vérité, Soumi s’est montré en dessous de tout. Surtout en dessous de sa fonction de chef de file de l’opposition. Pire, surtout en dessous de son rôle de député. Il n’est pas digne d’être un élu des populations. Sur les sujets qui lui servent d’alibi ou de prétexte pour dénigrer son pays en battant le pavé, je ne parlerai pas des élections dans la mesure où les cartes d’électeurs ont commencé à venir et leur distribution est programmée pour commencer le 20 juin. Soit dit en passant, Soumi a été incapable d’envoyer un représenter de son parti à l’accueil (ç’aurait été sûrement un désaveu en direct pour quelqu’un qui ne veut pas des élections mais qui n’est pas assez courageux pour le dire). Je vais m’appesantir sur le cas de l’ORTM. Je ne parlerai pas de son silence quand l’Adéma a fait dix au pouvoir et qu’il était tous les jours à la télévision. Je ne parlerai pas non plus des 10 ans de ATT, un pouvoir qu’il a accompagné sans réserve et sans retenue et qui a fait de l’ORTM un instrument de management. Et voilà que subitement, tout à coup brusquement comme dirait l’autre, Soumi veut mettre le feu au pays au motif qu’il faudrait une égalité dans l’accès à, l’ORTM. Tout le monde sait qu’il fait de l’intox. Il sait qu’il y a un organe qui arbitre au moment de la campagne électorale         afin que tous les protagonistes aient le même temps d’antenne. Pendant les autres moments de la vie, l’ORTM couvre les activités qui se mènent. A ma      connaissance aucune activité de l’URD n’a été boycottée. Dernièrement, toutes les activités de l’opposition ont été couvertes : investiture de Soumi, conférence nationale du Parena, marche du 2 juin, conférence de presse du 3 juin. Cette couverture s’est faite aussi bien en français qu’en bambara.

Je disais qu’il s’était montré en dessous de tout. En effet, en Afrique c’est le seul chef de l’opposition qui dispose d’un budget de 500 millions par an. En deux ans, Soumi champion a palpé 1 milliard. Ce budget mis à sa disposition fait fonctionner son cabinet afin que les membres puissent réfléchir sur comment rendre notre démocratie plus confortable. Cela passe par exemple par des propositions de lois à soumettre à discussion afin d’être votée. Si Soumi voulait vraiment que la situation de « caporalisation » de l’ORTM cesse, il aurait pu, il aurait s’en saisir sereinement, au niveau de son cabinet, pour faire des propositions afin d’améliorer. Un tel travail aurait été apprécié et certainement voté par ses collègues députés. Mais comme il est dans le show, il a préféré attendre deux mois des élections pour se livrer en spectacle. Il fait pitié le Soumi.

&nbsp;

<strong>Source : La nouvelle république</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Agriculture : Le Mali, puissance agricole : Un soutien public qui porte ses fruits]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture-le-mali-puissance-agricole-un-soutien-public-qui-porte-ses-fruits-2760620.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 04 Jun 2018 13:00:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 23 mai dernier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lançait la campagne agricole 2018-2019 à Kangaba. Les promesses sont bonnes. Le président de la République a annoncé la subvention de 800 tracteurs.</em></strong>

<strong><em>Le développement de l’agriculture, premier secteur d’activité économique du pays avec plus de plus de 40% du PIB, est une priorité stratégique du Mali.  Et ce choix se traduit par des résultats positifs, notamment dans le coton et les céréales.</em></strong>

Les résultats de la campagne 2017/2018 sont particulièrement encourageants. La production de coton a atteint 728 500 tonnes (t), soit davantage que l’objectif initial (725 000 t) et une progression de 12,5% par rapport à la campagne antérieure. Le Mali s’est situé en tête de la production cotonnière en Afrique de l’ouest, une performance remarquable, qui témoigne du savoir-faire et du dynamisme de la filière.

Bilan positif également pour la production céréalière avec 8,8 millions de tonnes (MT), en hausse de 5% et un excédent de 3,8 MT. L’élevage n’est pas en reste non plus : le nombre de bovins embouchés a augmenté de 5% et celui des ovins caprins de 51%.

<strong>Un appui solide de l’Etat</strong>

Ces chiffres sont le résultat d’une politique active de soutien. L’agriculture est une priorité stratégique du gouvernement malien : 15% du budget national est affecté à ce secteur dans le cadre du Plan de campagne agricole. Le développement de l’irrigation, mené par l’Agence d’aménagement des terres et de fourniture de l’eau d’irrigation (ATI), se poursuit avec 11 706 hectares mises à disposition pendant la campagne 2017/2018, un chiffre en baisse par rapport a 2016/2017 en raison de l’insécurité.  Cependant, le cumul des réalisations se situe à 86 543 hectares, un montant désormais proche de l’engagement présidentiel de 100 000 hectares pour la période 2014-2018.

Un nombre importants d’équipements agricoles ont été subventionnés : motoculteurs (500 unités), tracteurs de 50 cv et 60 cv (300 en tout), multiculteurs (1000), semoirs (1000), charrettes (1000), batteuses (400), décortiqueuses (400) et motopompes de 20-25 cv (100). Ces acquisitions combinées à celles des partenaires et aux acquisitions directes par les producteurs ont permis d’équiper 562 111 exploitations agricoles. Le coût pour l’Etat s’élève à 12,5 milliards de F CFA.

En ce qui concerne les intrants agricoles, 288 641 t d’engrais ont été subventionnées par l’Etat, soit un coût de 36,7 milliards de F CFA. Le nombre total de bénéficiaires de la subvention est de 819 230, dont 155 167 femmes. 155 384 producteurs ont reçu 5 737 t d’engrais à travers le nouveau système de distribution électronique.

<strong>Les « Nouveaux villages agricoles »</strong>

Une des initiatives les plus remarquables de l’ATI est le programme pilote des « Nouveaux villages agricoles ». Il s’agit de créer, à l’instar des logements sociaux, des sites viabilisés dans les villages disposant de toutes les commodités de vie et de travail : adduction d’eau potable, électricité, centre de santé, écoles, marchés, unités de transformation, etc. Ce projet est destiné principalement aux jeunes qui désirent s’installer dans le domaine agricole.

Le soutien à l’agriculture sera poursuivi pendant la campagne 2018/2019. Selon le ministère de l’Agriculture, la récolte de céréales devrait atteindre 10 MT pendant cette campagne, soit une hausse de 8 % par rapport à 2017/2018. Ce chiffre s’explique par les bons résultats attendus pour le riz (+33%, 3 MT), le maïs (+7 %, à 3,7 MT) et le mil (+13%, 1,8 MT). La production de coton atteindrait le cap des 750 000 t (+2,8%), confirmant ainsi le redressement observé.

<strong>Le nouveau bon élève de l’Afrique de l’Ouest</strong>

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a présidé mardi la deuxième rentrée économique avec le patronat malien. L’occasion était bonne pour faire le point des engagements pris lors de la première édition. Le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, a informé le CNPM, que 17 des 20 points avaient été retenus et qu’e leur traitement connait un avancement plutôt satisfaisant. Il a aussi annoncé la signature du décret sur la commande publique. Il faut dire que malgré tout, l’économie et les finances du Mali ont plutôt fière allure.

Les indicateurs conjoncturels sont au vert. L’économie est engagée dans un cycle de croissance durable de 5% par an. Surtout, le pays respecte scrupuleusement tous les critères de convergence de l’UEMOA. Le seul de cet espace économique.

A l’occasion d’une visite récente d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Bamako, en avril 2018, cet organisme relève que « la reprise économique est entrée dans sa cinquième année et que la croissance du PIB devrait rester robuste à moyen terme ». Ce taux de croissance est à 5,3% en 2017 et s’établira à un taux robuste de 5% en 2018.

<strong>Convergence macroéconomique au sein de l’UEMOA</strong>

Surtout, le Mali fait figure de bon élève au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Force est de constater que le Mali a respecté scrupuleusement en 2017 tous les critères de convergence macroéconomiques. Le critère le plus difficile, relatif au déficit budgétaire, vient d’être atteint » affirme-t-on au Ministère de l’Economie et des Finances. Ce fait est corroboré par les déclarations du président ivoirien, Alassane Ouattara qui cite le Mali en exemple à suivre par les autres Etats. Lors de la visite du président malien en Côte d’ivoire, il s’est réjoui que le Mali soit le seul pays de l’UEMOA, malgré la crise multidimensionnelle, à respecter tous les critères de convergence.

Le déficit budgétaire a été ramené du taux équivalent à 3,9 % du PIB en 2016 à 3% en 2017, la norme UEMOA étant de 3%.  Comme les autres pays membres, le Mali ne se refinance plus depuis longtemps auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

L’inflation (1,8% en 2017) est également dans les clous de l’Union (3%). La Loi de Finances 2018 prévoit une hausse de 1% cette année. Quant au niveau des réserves internationales, celles du Mali sont équivalentes à 4 mois d’importations, la norme de l’UEMOA étant de 3 mois.

<strong>Un budget de soutien à l’économie</strong>

La Loi de Finances 2018 s’inscrit dans la poursuite de la convergence mais la bonne santé économique et financière retrouvée du Mali fournit des marges pour soutenir le développement économique et social, appliquer l’Accord pour la Paix tout en maintenant l’effort en matière de défense et de sécurité. Les engagements du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, contenus dans son projet de société « Le Mali d’Abord<strong> », </strong>peuvent ainsi être concrétisés.

Les recettes prévues dans la Loi de Finances 2018 s’élèvent à 1 958 milliards de F CFA en 2018, en hausse de 8,1%, alors que les dépenses atteignent 2 331 milliards de F CFA (+7,5%).

L’augmentation des dépenses s’explique par :
<ul>
 	<li>La mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire et de la Loi de Programmation relative à la Sécurité intérieure.</li>
 	<li>L’organisation des élections générales de 2018.</li>
 	<li>Les avantages accordés aux salariés suite aux négociations avec les partenaires sociaux.</li>
 	<li>Le renforcement des crédits alloués au secteur de l’agriculture, aux secteurs sociaux et aux dépenses en capital, en vue de stimuler la croissance et la création d’emplois.</li>
</ul>
<strong>Des financements extérieurs</strong>

Le gouvernement malien peut compter sur l’appui des bailleurs de fonds. En avril 2018, le gouvernement malien et une mission du FMI se sont entretenus sur la 8<sup>ème</sup> revue du programme économique et financier du Mali soutenu par une facilité élargie de crédit (FEC). L’adoption de cette revue par le Conseil d’administration permettra de décaisser 92 millions de dollars en faveur du Mali.

Selon la Loi de Finances 2018, l’ensemble des dons des institutions internationales et des gouvernements étrangers devraient atteindre 114, 563 milliards de F CA en 2018. A cela s’ajoutent les ressources des institutions internationales (FMI, Banque mondiale et Banque africaine de développement) à hauteur de 87, 700 milliards de F CFA.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : Les morveux et les braillards (suite mais pas fin)]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-morveux-et-les-braillards-suite-mais-pas-fin-2760626.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 04 Jun 2018 12:49:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[J’avais bien raison quand j’écrivais la semaine dernière que nos amis de l’opposition semblent avoir épuisé leurs thèmes et même leur temps de parole. J’en veux pour preuve leur volonté d’organiser « une gigantesque marche » (j’emprunte à Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumi). Quand on sait que ce sont les mêmes qui battaient le pavé du temps de la contestation contre la révision constitutionnelle, on pourrait penser qu’ils sont nostalgiques. C’est vrai que pour des braillards, ne pas faire du bruit équivaudrait presque à être privé d’oxygène. Donc pour répondre à l’appel de la rue, ils veulent marcher. C’est un besoin irrépressible, presque inextinguible, de marcher et de crier dans les rues. Sinon, les raisons pour lesquelles ils veulent marcher ne nécessitent nullement de sortir : tenue des élections libres et crédibles, levée de la censure de l’ORTM, la crise au centre du pays, l’accessibilité aux services sociaux de base, pénurie d’eau et d’électricité, etc. Comme on le voit, ce sont là des sujets très préoccupants. Mais entre nous, pour autant faudrait-il vraiment marcher ? J’ai l’impression que l’opposition et les marcheurs veulent défoncer des portes déjà ouvertes. En effet, le gouvernement a fait preuve d’une constance à toute épreuve dans sa détermination à organiser les élections à date et à promettre une transparence à toute épreuve.

<strong>Le gouvernement a presque traîné l’opposition</strong> pour l’amener dans les différentes concertations, tant au ministère de l’Administration qu’au sein de l’Assemblée nationale. Mieux, pour ce qui est de la loi électorale, le gouvernement et la majorité ont laissé l’opposition aux manettes et ont pris en compte toutes ses préoccupations. Mais la vérité est que toutes les secondes l’opposition trouve de nouvelles revendications, comme si inconsciemment elle ne souhaitait pas la tenue des élections. Mieux, la rue n’est pas un lieu de débat surtout que sur la question, le gouvernement s’est montré ouvert et disponible. Pour ce qui est de la question de l’eau et de l’électricité, il y a de quoi se taper le cul par terre de rire. Les problèmes d’eau et d’électricité ne datent pas de cette année et ne sont pas propres exclusivement à notre seul pays. Pour reprendre un des messages de Ras Bath, avant qu’il ne bascule, de 2013 à cette année, l’opposition n’a pas interpellé une seule fois le gouvernement sur les questions d’eau et d’électricité. Or nous avons connu des crises plus aigües de 2013 à maintenant. Du temps où Soumi était ministre des Finances, les Maliens ont connu des délestages interminables. Pour les autres questions, qu’ils en fassent un programme et battent campagne avec cela. Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Comme ils n’ont rien à proposer aux Maliens, ils adoptent leur posture favorite : la stratégie de la tension permanente. Lors de la contestation de la révision constitutionnelle, les mêmes avaient apporté tous les amendements à l’Assemblée nationale pour ensuite prendre la rue dans une logique insurrectionnelle.

<strong>Mon petit doigt me dit qu’en fait ils veulent tester</strong> leur capacité de paralysie et de nuisance et même de violence. Quand on entend les messages véhiculés, y compris par des personnes a priori raisonnables, il y a de quoi prendre peur. Sérieux, il y a de quoi avoir la trouille. Quand on te parle de crocs de bouchers, de machettes, de casser le pays, de casser la tête aux autorités religieuses et traditionnelles, oui, je dis il y a des fous à lier dans la nature. Il parait qu’ils évoquent le Rwanda et son génocide (je ne l’ai pas entendu personnellement). Tout ce déferlement de violence verbales et de menaces, pourquoi ? Parce qu’ils estiment qu’ils ont déjà gagné. S’ils ne gagnent pas, c’est qu’on les aurait volés, et si on les vole ils promettent l’enfer pour le Mali et les Maliens. A la date d’aujourd’hui, je n’ai pas entendu Soumi condamner les propos tenus par ses compagnons, encore moins Tiébilé, encore moins Modibo Sidibé, encore moins Moussa Mara, etc. Je ne les ai pas entendus parce que certainement ce sont eux les inspirateurs des discours de la haine et de la violence (à ce niveau, je soustrais Modibo Sidibé du lot). Tous pensent que s’ils ne gagnent pas, ce serait la fin du monde, la fin de leur monde. Oui, quand on voit l’âge de Soumi, en 2023, il aura 74 ans et ses amis qui ont l’âge de ses enfants lui diront « boua, i té sé ka présenté ». D’où son attitude qui consiste à faire feu de tout bois. Et c’est là que les Maliens ont compris que c’est une question de personne. La situation sécuritaire qu’ils décrivent comme pire qu’il y a deux ans ou trois ans avait servi de motif pour exiger le retrait de la nouvelle Constitutionnelle au regard de l’impossibilité de faire voter tous les Maliens. Comme il s’agit du pays, cela ne les intéressait, on pouvait arrêter le pays surtout qu’ils étaient prêts à y mettre le feu. Aujourd’hui qu’il s’agit de leur petite personne aucun d’eux ne dit qu’il faut reporter les élections parce que l’insécurité pourrait empêcher des Maliens de voter. S’ils pensent que les Maliens sont dupes, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.

<strong>Je dois avouer que je suis heureux de la décision</strong> prise par le gouverneur d’interdire la marche. J’espère que, contrairement à ce que je vois sur les réseaux, les organisateurs seront accessibles à la sagesse et renonceront. J’espère aussi que l’Etat sera à la hauteur pour préserver la quiétude des populations. Parce que les thèmes de la marche ne valent pas qu’on braille.

Pour ce qui est des morveux, il y en a la tonne et le quintal. Il suffit que le président de la République place un mot, un seul pour que certains se croient viser ; il y en a qui se croient même plus visé que d’autres. Ils se disputent la place de cible ou de victime du Président. Ça leur donne l’impression qu’ils sont importants. Je me concenterai juste sur le cas de Me Tall. Ayant complètement disparu des radars, il a fait un post sur les réseaux sociaux pour s’en prendre gratuitement au Président. Au motif que lors de sa visite à Ségou, IBK l’aurait critiqué sans le nommer, il s’est déchargé. Le bonhomme en avait gros sur le cœur et en avait après IBK. Et il semble qu’il le poursuit de sa vindicte, pour ne pas dire de sa haine, depuis que Me Tall était le chef de l’opposition et IBK le Premier ministre. Parmi ses vérités qu’il a assénées, il y a une qu’il a omise : sa fuite peu glorieuse quand ça chauffait. Parmi ses contre-vérités, il y a une qui mérite d’être rectifiée IBK et Alpha se parlent et se voient en fonction de leur agenda respectif.

&nbsp;

<strong>Ali Kéita</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Motion de censure : Moussa Mara, dernier passage]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/motion-de-censure-moussa-mara-dernier-passage-2760625.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:29:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Merci Monsieur le Président. Comme lors du premier passage, je vais essayer de répondre rapidement à quelques questions qui sont revenus et ensuite terminer par des précisions relatives au contenu de la motion. </em></strong>

Pour ce qui concerne l’indication sur les débats dans la rue. Je répète ce que j’ai dit simplement, ça n’a rien à voir avec la motion de censure évidemment. J’ai dit, nous avons eu ici un huis clos pendant 5 heures, l’opposition n’a pas pris la parole. Mais dès l’après-midi du huis clos, on a eu du bruit dans la presse et ailleurs de la part de l’opposition. Cela est avéré, c’est une réalité et puis c’est dommage. J’aurai préféré, nous aurons préféré et la démocratie aurait gagné que vos interventions privilégient l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Pour ce qui concerne les recettes fiscales, je n’ai pas bien compris l’intervention du député. Mais ce qu’il faut savoir c’est que les recettes encaissées par l’Etat liées au secteur de l’or ont bien baissés. Le cours de l’or a baissé de 1650 dollar à 1220 l’once. Et les recettes de l’Etat issues de l’or sont passées de 4 Milliards à 210 Milliards. Ce sont des indications faites par les services en charge de ce domaine-là et que je porte à votre connaissance.

Pour ce qui concerne le fonds de La privatisation de la Sotelma logé à la BCEAO. Ce n’est pas tant le lieu physique de localisation des fonds qui est en cause. C’est l’initiative de l’utilisation de ces fonds. Ces fonds devraient être inscrits au budget de l’Etat et être dépensé conformément aux procédures de l’Etat. Aussi simple que ça. Ce n’est pas ce qui a été fait.

Ensuite, vous avez parlé de 14 Milliards décaissés par le trésor par rapport à l’achat de l’aéronef. C’est faux et c’est archi faux. L’achat de l’aéronef a été fait par un prêt à la BDM. La BDM est une banque de la place. Les données sont disponibles vous pouvez les vérifier.

Maintenant, pour ce qui concerne, encore une fois, les papiers de l’ancien avion, je serais bien curieux de recevoir le document que vous avez brandi ici. Comme je l’ai dit tout à l’heure, de le soumettre à vérification. Et si ce document est authentique, en ce moment ce serait une bonne chose pour l’Etat parce qu’en ce moment l’Etat aurait un document officiel par rapport à cet avion.

Cependant, permettez-moi de vous lire un passage d’un document qui vient de m’être fourni par l’Agence nationale de l’aviation civile l’ANAC. Ce document dit, je cite : « En 2011, sur instruction des autorités, l’avion présidentielle a été radié de l’immatriculation civile et a été transféré à l’armée de l’air. Cette action annule tous les documentation émis par la partie civile. De facto, il revient à la partie militaire d’établir des documents pour l’avion, de suivre sa maintenance et son entretien, et de délivrer des licences valides pour les pilotes. Cela requiert l’existence d’une règlementation pour l’aviation militaire. Au Mali, Il n’existe aucune réglementation militaire, contrairement à la partie civile. Ainsi les pouvoirs conférés aux autorités civiles pour établir les documents d’un avion font défaut à la partie militaire, par manque de texte. Ce qui rend sans valeur juridique, tout document émis par l’autorité militaire sur le plan international. Un appareil sans papier d’exploitation internationalement reconnus peut et doit être reconnu comme illégale non seulement sur le plan aéronautique mais aussi sur le plan de l’assurance de l’appareil. L’assurance qui se trouve à bord a été contracté pour un avion civil. Cette assurance devient caduque en cas d’accident. E n plus de l’aspect juridique et dans le domaine de l’exploitation le suivi de la maintenance de l’entretien de l’avion ainsi que les licences des pilotes sont faits sans base technique. Il conclut : à la lumière de ce qui vient d’être dit, on peut considérer sans risque de se tromper que l’avion présidentiel Boeing 727 est sans document valable et opposable à des tiers. Par exemple un certificat de navigabilité délivré par l’armée de l’air n’est valable que sur le territoire du Mali ». C’est un document qui vient de nous être fourni par l’Agence nationale de l’aviation civile que je tiens à votre disposition.

Maintenant pour répondre à l’honorable Gassama. Il a dit ici que je suis allé me refugier dans le camp de Serval. Je l’informe que je ne suis jamais allé me réfugier dans le camp de Serval. Serval et Minusma m’ont proposés d’aller dans le camp de la MINUSMA, les membres du gouvernement qui étaient à Kidal et moi-même nous avons décliné cette proposition. Et nous sommes allé au camp I sous la protection des forces armées et de sécurité du Mali.

Il dit que j’ai menti. Je pense sincèrement que sur l’ensemble de ce qui s’est passé, je n’ai jamais, jamais, à aucun moment, proféré un mensonge. Parce que le mensonge ne fait pas partie de mes valeurs. Je pense que dans notre pays, on se connait. Malienw ban don. Ou ba don jon yé jon yé. On sait qui est qui dans ce pays. Et ce que nous sommes parait plus fort que ce que nous disons. Ça veut dire honorable, vous avez beau parlé ici en bambara pour que les gens vous entendent. Vous avez beau crié ici, ce que vous êtes parait plus fort que ce que vous direz. Je ne de-mi-ssio-ne-rais pas. Ntè nteta yorosi. Ce pays-là, on va le construire. Ça va être difficile, ça va être compliqué, mais on va le construire inch’Allah.

Maintenant rapidement, Monsieur le Président, honorables députés. L’opposition indique que des solutions existent pour la prise en compte des préoccupations des maliens et souhaite présenter au cours de ce débat des propositions qui permettront de sortir de la crise économique, sociale et de gouvernance. Elles sont où les solutions et propositions de l’opposition. Qu’avez-vous entendu de constructif, honorables députés, provenant de l’opposition comme un début de solution aux problèmes qu’eux-mêmes évoquent ? En réalité, l’opposition n’est pas intéressée par des solutions. Elle préfère mettre en avant les problèmes. En réalité, l’opposition n’a pas de solution, tout simplement.

Sinon, on le saurait vu que par le passé, elle a participé à la gestion du pouvoir dans notre pays. Nous attendons vos propositions, honorables députés de l’opposition. Et je m’engage ici, devant votre auguste assemblée à les prendre en compte si elles sont pertinentes.

C’est ce que j’avais indiqué à l’honorable Soumaila Cissé, quand il m’a informé en février dernier, je pense qu’il se rappelle. En marge des travaux du forum de Bamako, alors que j’étais ministre de la ville, qu’il avait des solutions sur les questions d’assainissement de la ville de Bamako. Nous avons convenu que je le relance pour récupérer ses propositions. Hélas. Hélas, je l’ai relancé une fois sans succès. Deux fois, trois fois, et c’est à la cinquième tentative qu’il a été obligé de me dire que le document qu’il avait était égaré. Peut-être qu’il l’a retrouvé depuis. Mais soyez sûr, honorables de l’opposition, que ce soit ce document ou un autre, si vos propositions sont disponibles et pertinentes, le gouvernement est prêt à les examiner.

Cela est notre compréhension de la démocratie et nous n’allons jamais y déroger. L’opposition propose l’élaboration d’une lettre de cadrage politique définissant une vision claire prenant en compte les insuffisances constatées, proposer un plan gouvernemental au parlement pour approbation et relancer l’investissement public et privé.

Mais, l’opposition était où le 29 avril dernier ou le 02 mai, jours de présentation et de débat sur la DPG. Une déclaration de politique générale qu’elle a mécaniquement désapprouvée, après l’avoir pourtant apprécié d’après le discours de son porte-parole. La lettre de cadrage dont vous parlez a été présenté. Le plan gouvernemental que vous réclamez a été présenté et approuvé par vous ici au parlement. La relance de l’investissement public et privé que vous réclamez a été prévue et est en cours, chers députés de l’opposition.

Mais ont été présentés pour plusieurs mois, voire plusieurs années. Pas quelques semaines, et ce n’est certainement pas en deux mois que nous verrons leurs résultats. Ce que vous demandez a donc déjà été fait et bien fait, honorables députés de l’opposition. N’essayez pas d’enfoncer des portes déjà ouvertes. Entrez seulement et apportez votre contribution à l’œuvre de reconstruction nationale que nous sommes en train de conduire sous la direction du Président Ibrahim Boubacar KEITA.

Cette œuvre, Monsieur le président, mesdames et messieurs les honorables députés, est la seule qui vaille aujourd’hui, car la seule en mesure de sortir notre pays des difficultés qui l’assaillent. Difficultés profondes comme jamais il n’en a eu dans son histoire.

Le chef de l’Etat veut sortir notre pays de l’ornière, lui donner sa dignité faire le bonheur de ses compatriotes par le changement. Finalement, honorables députés de l’opposition, c’est ce que vous redoutez, car la réussite du chef de l’Etat signera la fin de la carrière de beaucoup d’entre vous. Ceux qui ont appris à faire de la politique un fonds de commerce, un métier, une activité professionnelle. C’est cette vision que vous redoutez. Ce n’est pas de l’absence de vision dont vous avez peur. Mais au contraire, c’est la vision du chef de l’Etat de faire un Mali de travail et de mérite, un Mali de l’excellence et de la droiture, c’est de cette vision dont vous avez peur. Ce Mali-là, effectivement n’offrira pas davantage de position à ceux qui utilisent les maliens comme ascenseur, à ceux qui maliens et leur malheur comme escalier. Ce Mali là sera pour le bonheur des maliens.

Monsieur le Président, honorables députés, pour terminer, plus que jamais, notre pays a besoin d’unité dans l’essentiel, besoin d’entente et de collaboration entre les acteurs politiques, de la société civile, entre toutes les composantes de la nation pour faire face à trois acteurs majeurs qui conditionneront notre avenir immédiat :

Le premier est celui de la rébellion. Des groupes armés aux motivations politiques qui doivent sentir l’unité de tous les maliens pour aller vers un pays pluriel, divers mais unis dans un cadre où l’unité du territoire sera à jamais garantie par notre ferme résolution, nous tous les 15 millions de maliens, à mourir pour le Mali, s’il le faut. Cet esprit de sacrifice et cette détermination seront garantis par notre unité.

Le second front, beaucoup plus difficile, beaucoup plus redoutable et qui nécessitera plus d’efforts et plus de sacrifices de tous y compris les rebelles de nouveau accueillis dans la république à la suite d’accords de paix inclusives et globale, est celui du terrorisme à consonnance religieuse. Tous ensemble, main dans la main, nous devons les dire à ces assassins illuminés que leur combat n’est pas le nôtre, que leur vision de l’humanité et de l’islam n’est pas le nôtre. Que nous n’avons rien à voir avec leur source de frustration et rien à apprendre de leur doctrine. Tous ensemble unis main dans la main nous devons être pet à mener un combat sans merci contre les voleurs, violeurs, mutilateurs, bandits sans foi ni loi et les bouter hors de notre territoire. Ce combat qui prendra du temps, nous le gagnerons si nous sommes ensemble.

Le troisième défis, plus insidieux encore que le séparatisme et le terrorisme, plus difficile à combattre car moins visible, plus sournois. Mais avec des conséquences violentes et durable est celui de la drogue et les mafias qui en sont les commanditaires. Mafias qui savent incorporer et corrompre la justice, la police, la gendarmerie, les partis politiques, les décideurs souvent à des niveaux insoupçonnés et qui finissent par corrompre l’Etat et le transformer en narco-Etat, détruisant tout espoir de paix, de sécurité, d’unité et de développement. Détruisant la société et la nation. La drogue est plus grave que le terrorisme, plus grave que la rébellion. Elle a déjà pénétré notre société et nos centres de décision. Il est encore temps, de la combattre.

Chers compatriotes, honorables députés, uniquement si nous sommes unis, déterminés, motivée par ce fait. Ses enjeux dépassent un gouvernement, ses enjeux dépassent une personne, ses enjeux dépassent même une législature. Nous devons être capable de les appréhender justement et de nous donner la main pour y faire face.

LE Mali n’a jamais été aussi menacé qu’aujourd’hui, rassurez-vous, sachons le sortir de ses difficultés ensemble, comme cela fut le cas, il y a plus que 800 ans, quand les sages du Mandé se sont unis face à la menace du Sosso pour invoquer leurs ancêtres, unir leurs forces, taire leurs divergences, se donner la main sous l’égide d’un de leur digne fils et chasser l’ennemi pour préserver le pays. Sauvons le Mali, ensemble sauvons le Mali. Sauvons le Mali, encore une fois.

Merci mesdames et messieurs pour votre écoute.]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Sommet extraordinaire du G5 Sahel : La riposte anti-terroriste]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 06 Jul 2017 08:19:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cinq mois après la tenue du sommet du G5 Sahel à Bamako en février dernier, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita a accueilli ce dimanche 2 juillet 2017, au palais de Koulouba, ses homologues du Burkina-Faso, Roch Marc Christian Kabore, du Niger, Issoufou Mahamadou, du Tchad, Idriss Deby Itno, de la Mauritanie, Mohamed, Ould Abdel Aziz et de la France, Emmanuel Macron   pour amorcer la phase ultime de la lutte contre le terrorisme. Ce sommet est destiné à finaliser le projet d’une force commune anti-terroriste de 5000 hommes</em></strong>.

Après la cérémonie officielle d’ouverture qui a enregistré la participation de nombreuses délégations des pays membres et des partenaires du G5 Sahel, la conférence des chefs d’Etat s’est réunie à huis clos sanctionnée par une conférence de presse.

Ce sommet extraordinaire, organisé à l’initiative du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, se tient dans un contexte de résurgence du terrorisme avec la multiplication des attaques terroristes. La dernière en date remonte au 18 juin 2017 contre le ‘’Campement Kangaba’’, dans les faubourgs de Bamako. La rencontre de Bamako a un double objectif. Il s’agit d’une part pour les chefs d’Etat du G5 Sahel de faire le point des actions  de défense et de sécurité pour faire face aux menaces sécuritaires auxquelles les pays du champ et l’Europe sont confrontés, et d’autre part d’identifier les pistes d’un partenariat avec la France, axé sur les investissements stratégiques et des financements prioritaires. Cette démarche impose aux chefs d’Etat de jeter les bases d’un partenariat solide  axé sur le développement et la gouvernance.

Le principal objectif  de ce sommet extraordinaire est de donner le coup d’envoi de  la force G5 Sahel. Adopté en novembre 2015, le principe de cette force militaire conjointe au Mali, au Tchad, au Niger, à la Mauritanie et au Burkina Faso, a connu un coup d’accélérateur cette année, avec le soutien de l’Union africaine en avril, puis de l’Union européenne, assorti d’une promesse de 50 millions d’euros le 6 juin, avant l’adoption 15 jours plus tard d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a salué la création de cette force.

<strong>La nécessité de faire des efforts</strong>

La forme définitive de la force conjointe a été consacrée à Bamako en février dernier lors du sommet des chefs d’Etat. Le mandat de cette force porte essentiellement sur quatre axes prioritaires qui sont : lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue ; contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et au retour des personnes déplacées ; faciliter les actions humanitaires et en fin contribuer à la mise en œuvre des actions en faveur du développement dans l’espace G5 sahel.

Le commandement de la force conjointe sera basé à Sévaré, dans la région de Mopti, sous la direction du général Didié Dacko du Mali.  Plus de 5 000 hommes seront mobilisés pour les besoins de cette force anti-terroriste. L’Etat-major du G5 prévoit dans un premier temps le déploiement de sept bataillons de 750 hommes, soit 5 250 militaires. Chacun des pays aura en charge son propre territoire, mais trois zones frontalières prioritaires ont été définies pour les opérations conjointes : un fuseau ouest, à la frontière Mauritanie-Mali ; un fuseau centre, aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina et un fuseau est, à la frontière entre le Niger et le Tchad.

Pour concrétiser ce dispositif dont le coût est estimé à 350 millions d’euros, seuls 50 millions ont été pour le moment promis par l’Union européenne. Pour l’opérationnalisation rapide de cette force, les chefs d’Etat travaillent sur l’organisation de la conférence de planification des contributions des partenaires prévus par la résolution 2359 de l’ONU du 21 juin 2017.

Dans son discours d’ouverture, le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat du G5, Ibrahim Boubacar Keïta a fait le diagnostic du terrorisme et son impact sur le développement économique et social de l’espace sahélien. Selon IBK, la situation sécuritaire dans le Sahel est caractérisée par une sédimentation de la menace terroriste qui s’appuie sur des ramifications transfrontalières, à travers différents groupes dotés d’importants moyens militaires, logistiques et financiers. Le président Keïta n’à pas passé sous silence la crise libyenne et la montée en puissance de l’Etat islamique. « L’influence de Daesh en Libye et la situation chaotique qui y règne font de ce pays frère une base logistique, un arsenal à ciel ouvert et une passerelle sur le Sahel avec des ramifications sur le reste de l’Afrique de l’Ouest.  Enfin, l’allégeance de différents groupes à Al Qaïda et à Daesh projette notre région dans un champ de confrontation mondiale. Cette situation menace l’existence de nos Etats et la cohésion sociale qui a toujours caractérisé les relations entre nos communautés ».

<strong>Macron envoie un signal fort à ses pairs du G5</strong>

A la suite d’IBK, le principal hôte du sommet, le président français Emmanuel Macron, a fait un certain nombre de propositions pour soutenir l’initiative des pays du G5.          Sur le plan militaire, Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme. Selon lui, la France n’est pas venue pour annoncer un désengagement français. «La force G5 viendra en complément de Barkhane et de la Minusma». Cette volonté politique de la France se traduit par les promesses faites par le président Macron à l’ouverture  ce sommet. Il promet un soutien renforcé, notamment à travers de Barkhane, en matière de conseils, avec la multiplication de missions d’assistance opérationnelle, mais aussi un appui à l’équipement, notamment la fourniture de soixante-dix véhicules tactiques. Ce volet militaire est estimé à huit millions d’euros d’ici fin 2017. Selon Macron, l’aide au Sahel équivaut désormais à 50% de l’ensemble du budget de coopération sécurité et défense de la France dans le monde. En plus du volet militaire, la France décide de débloquer 200 millions d’euros au cours des cinq prochaines années pour les pays du G5 à travers l’Agence française de développement. Le discours d’Emmanuel Macron traduit également un changement de ton par rapport à son prédécesseur à l’Élysée, François Hollande : « Je ne parlerai pas d’une guerre car ils n’attendent que cela. Pour parler de guerre, il faudrait un ennemi digne de ce nom, mais chaque jour, nous affrontons des terroristes, des voyous, des assassins que nous devons éradiquer, car eux le font au nom de la division des peuples et de votre religion qu’ils détournent pour lui donner le visage de l’obscurantisme et de la haine », a souligné le président Macron.

Le chef de l’Etat français reste cependant convaincu que l’action militaire seule ne pourra pas vaincre le terrorisme. Il a ainsi appelé à des actions sur le terrain, à travers l’éducation, la formation, l’agriculture et pastoralisme, la lutte contre les effets du changement climatique, et surtout la gouvernance à travers la justice. « Il ne sert à rien de continuer à se mentir entre nous parce qu’en le faisant, nous donnons l’occasion aux terroristes de nous détruire. 150 soldats des pays du Sahel ont été tués de février 2017 à maintenant. Soit, ensemble nous faisons le choix de changer les choses, d’être exigeants avec nous-mêmes, ou on va perdre contre le fondamentalisme guerrier, les trafics etc. Je veux des actes et non me cacher derrière des mots », a-t-il conclut.

<strong>Damouré Cissé</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Dépassionner le débat]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-depassionner-debat-2371052.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 06 Jul 2017 08:08:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[''La Cour constitutionnelle dira le droit et nous nous en tiendrons à sa décision. En tous les cas, je ne retirerais pas la loi sur la révision constitutionnelle' ce serait trahir le peuple malien''. Tels sont les propos du Président de la République lors de la conférence de presse clôturant les travaux du G5. Il semble que les ''sages'' ont décidé de renvoyer le texte pour une seconde lecture devant les députés pour prendre en charge des réserves portées sur une poignée d'articles. Il est clair que la décision de la Cour devrait permettre de dépassionner le débat et de mettre balle à terre. En effet, tous les observateurs s'accordaient à reconnaître que le texte sorti de l'assemblée nationale comportait des ''erreurs matérielles '', pour le moins. La relecture recommandée afin que la loi puisse faire l'objet d'un référendum permettra de mettre du liant dans le texte et de le débarrasser de toutes les scories et autres contre-sens indignes d'une loi fondamentale.

Si les partisans du Oui pourraient profiter de cet arrêt pour rendre digeste et conforme le texte aux exigences de la loi, ceux du Non pourraient par contre y voir motif d'auto-radicalisation. Inscrivant depuis un certain temps leurs actions dans la marge de la loi, les partisans du Non sont dans une logique insurrectionnelle qui les éloigne de plus en plus de la contestation politique. Il ne serait pas surprenant qu'ils continuent d'exiger le retrait pur et simple de la loi référendaire. Outre le fait que les partisans du Non sont d'horizons divers avec des ambitions difficilement conciliables, on peut croire qu'il y a des inimitiés qui ont la vie dure et certaines rancunes dont la ténacité résiste aux âges. En effet, quand on voit ceux qui sont vents debout contre le projet de révision constitutionnelle, il n'est pas surprenant de voir aux premières loges des hommes et des femmes qui ont croisé le fer avec IBK (un doux euphémisme) du temps où il était président de l'Adema. A l'époque on les affublait du qualificatif flatteur de rénovateurs avant d'être dépeints par la presse comme constituant en fait un clan, celui de la CMDT. Aujourd'hui, le combat que mènent Soumaila Cissé comme président de l'URD d'abord puis comme chef de l'opposition (radicale) et Mme Sy pourrait être mis au compte de la prolongation d'un combat personnel contre le Président IBK. Quand on sait les relations pour le moins compliquées entre IBK et l'ancien couple présidentiel, le ''renfort'' de Adame semble mal venu et pourrait conforter l'idée que le combat contre le projet constitutionnel est un combat contre IBK.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Retrait de la loi constitutionnelle : « Si je le fais, je trahirai mon pays et la signature de mon pays ! Je ne le ferai pas ! », IBK dixit]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/retrait-de-loi-constitutionnelle-%e2%80%89si-fais-trahirai-pays-signature-de-pays%e2%80%89-ne-ferai-pas%e2%80%89%e2%80%89-ibk-dixit-2371022.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 06 Jul 2017 01:01:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>À l’issue des travaux du sommet extraordinaire du G5 Sahel, le président IBK et son homologue français ont animé une conférence de presse à Koulouba au cours de laquelle, ils se sont prononcés sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger et sur les préoccupations sécuritaires au Sahel. Sur la question du retrait du texte constitutionnel exigé par l’opposition, le président IBK est formel : il n’en est pas question !</em></strong>

<strong><em>Lisez plutôt les interventions des présidents IBK et de Macron sur ces deux questions cruciales. </em></strong>

<strong>Gérard de ‘’France 2’’</strong>

<em>Bien sûr, la paix est toujours plus compliquée à organiser que la guerre, mais tout de même on a l’impression que depuis quatre ans peu de choses ont changé. Vous l’avez d’ailleurs un peu dit, monsieur le Président MACRON, ce matin, dans votre discours, c’est vrai que politiquement, en tout cas, les choses n’ont pas trop avancé. L’Accord d’Alger est lettre morte, il a maintenant deux ans, il n’y a toujours pas de patrouilles mixtes à Kidal. On a toujours l’impression qu’il y a deux Mali. Qu’est-ce qui ferait qu’aujourd’hui, à la suite de cette réunion, ça marcherait mieux qu’avant parce que jusqu’à maintenant ç’a été un vrai échec politique ?</em>

<strong>Président IBK </strong>

Je ne pourrai pas vous laisser dire cela cher ami. Vous savez, chez nous, on dit : <em>‘’quand vous transpirez sous la pluie, cela ne se remarque pas’’</em>. Mais pour les Maliens qui savent d’où nous venons, le chemin parcouru ne pas à mépriser. C’est le lieu de rendre hommage à tous ces jeunes gens, souvent à la fleur de l’âge, fauchés, soit par un engin explosif improvisé sur un tronçon Hombori-Gossi ; sur telle route ou telle route également, se portant au secours d’un village en difficulté.

Malheureusement, cela reste encore ambiant. Pour le reste, cher ami, il n’y a plus de belligérance au Mali. Ce n’est pas un échec, il n’y a plus de belligérance. Il y a encore des groupes terroristes par petites grappes, quatre à six personnes qui font des coups, mais je ne voudrais pas sembler botter en touche. Quelle est la partie du monde aujourd’hui en parfaite sécurité, il n’y en a pas ?

Au plan institutionnel, nous avons créé deux nouvelles régions. Nous avons laborieusement, c’est vrai, mis en place des autorités dites intérimaires, celles qui vont émailler les zones dont sont partis en exil certains des nôtres, poussés par les violences relatives aux conflits.

Nous avons également, avec beaucoup de difficultés, eu à opérationnaliser une première patrouille mixte à Gao. Le MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) est en chemin pour enfin Kidal, une projection est faite, ainsi qu’un chronogramme dans la zone vers le 20 juillet. Vous savez, ces choses-là ne sont pas très-très faciles quand il y a eu ces genres de difficultés, d’incompréhensions, je dirai plutôt, entre les fils d’un pays, les retrouvailles ne sont pas très-très faciles. Nous nous y employons parce qu’il n’y a aucune raison qu’un peuple qui a été soudé en son sein au long des siècles, qui a des habitudes de partage, de mixage soit divisé au plan de l’essentiel, parce qu’il y a des disparités de développement, non pas programmées, non pas voulues comme certains l’ont voulu faire croire, mais en raison des problèmes de développement liés à des aspects non seulement climatiques, mais également aussi quelquefois de gestion d’État, il faut le dire.

Quand nous arrivions, mon cher ami, l’État malien était bien mal en point, bien mal en point. Il a fallu reprendre, remettre les choses à l’endroit. Nous nous y essayons aujourd’hui, nous avons enfin une armée qui commence à ressembler à une armée. Je rends hommage à tous ceux qui nous ont aidés : l’Union européenne et la France, l’EUTM, qui est en charge de la formation de nos bataillons à Koulikoro, fait du bon travail.

Au plan de la sécurité également, parce que nous avons une réforme de la politique de sécurité. Là aussi, l’EUCAP fait un travail qui est réel.

Nous avons désormais aussi bien à Kidal qu’à Taoudénit, région nouvelle, quand vous regardez la carte du Mali, vous l’avez vu en hauteur presque à la lisière à la frontière avec l’Algérie, deux zones séparés par une bande 1 060 Km de frontière, vous avez Taoudéni. C’est la ville la plus éloignée du Mali. Entre cette ville et Tombouctou, il n’y avait qu’un vide. Tout le monde le sait on n’a pas besoin d’avoir lu (…) pour savoir qu’en matière de développement en général, c’était là quand même quelque chose de préoccupant. Désormais, Taoudéni est une région et nous ferons en sorte qu’il y ait entre Taoudéni et Tombouctou quand même quelques bourgades.

Nous avons créé également la région de Ménaka, vers l’est. Parce que nous avons fait le constat que, de cette zone, partaient souvent des opérations déstabilisantes de la république sœur du Niger. D’où, ce fuseau dont le président Macron a parlé, le fuseau de l’Est qui qui va concerner le Mali et le Niger. Ce sont des zones d’opération militaires, des bandes de 50 km de part et d’autre des frontières.

Au plan interne, nous avons tâché de mettre en œuvre les aspects institutionnels indiqués par l’Accord. Nous sommes en train aujourd’hui, vous m’en donnez l’occasion d’essayer de faire en sorte que l’opération de réforme de la Constitution, aboutisse.

Pas pour faire en sorte que le Président KEÏTA qui n’a pas besoin de l’épaisseur d’un milligramme de pouvoir supplémentaire, je n’en ai pas besoin, il n’est pas non plus en peine de mandat, son premier mandat n’est pas encore achevé, pour qu’il soit à la recherche d’un troisième ou d’un quatrième mandat. Ce n’est pas la question également, il n’a pas non plus l’ambition de faire en sorte que par un biais quelconque, il puisse installer au Mali un pouvoir dynastique. Non ! Non ! De culture, de formation, d’éducation, ce n’est pas le genre de ma personne que nous sommes.

On sait très bien que, par contre le Président KEÏTA a dit, urbi et orbi, qu’il ferait tout, pour l’honneur du Mali, de faire en sorte, d’appliquer ce que le Mali a signé, de respecter l’engagement du Mali.

L’Accord pour la paix et la réconciliation signé en Alger, nous l’avons signé en toute liberté.

Et j’ai le bonheur de vous faire constater que le peuple malien massivement, pour une période, en entier, a approuvé cet Accord-là.

J’ai encore mis au défi quiconque de lever son doigt et de dire que ‘’je suis contre cet Accord de paix’’ au Mali. Personne ! Y compris les gens de l’opposition. Mais, on va essayer par des malices, par de biais divers de mettre en cause cet Accord-là. Et l’une de ces malices consiste à soulever, à faire un tollé contre le référendum, le projet de loi référendaire au motif qu’il serait un projet d’augmentation exponentielle des pouvoirs du Président KEÏTA. Il n’en est rien du tout ! Il n’a aucune espèce d’intérêt personnel à cette affaire. L’intérêt qu’il y a, c’est que l’engagement du Mali soit tenu et que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali soit effectif dans tous ses effets. Et cela sera ainsi, Inch Allah ! Parce que, pas par acte dictatorial, encore une fois, parce que l’Assemblée nationale du Mali, qui est quand même à respecter, et qui est l’émanation du peuple malien, a voté cette loi référendaire.

Elle a voté par 111 voix pour et 35 contre. Elle elle a approuvé le projet de loi référendaire. Et simplement, le vote de l’Assemblée ne suffit pas. Il conduit simplement au référendum, héritage de la 5<sup>e</sup> République française. Et, c’est à ce niveau-là que nos amis sont sortis du bois pour dire non, nous ne sommes pas d’accord. Alors qu’ils ont été d’accord avec nous, puisqu’ils ont amendé tout au long et à loisir le texte soumis. Ils ont participé à un séminaire tenu dans le cadre de cette révision-là.

Mais, in fine, non ! Non seulement, ils ne sont pas d’accord, ‘’mais le Président KEÏTA serait mieux inspiré de retirer ce document-là du circuit’’. Si je le fais, je trahirai mon pays et la signature de mon pays ! Je ne le ferai pas ! Cela dit, la Cour constitutionnelle dont l’autorité est sans conteste, va opiner. Elle dira le droit. Je sais, on joue sur un aspect, l’article 118 de la Constitution dit, ‘’pas de révision Constitutionnelle quand une partie du pays, ou la totalité du pays est occupée par une puissance étrangère’’. Quelle est la puissance étrangère qui occupe le Mali ? Il n’y en a pas !

Aujourd’hui, avec la mise en place des autorités intérimaires, le Mali est partout. Et progressivement, l’administration se mettra en place. Les services sociaux de base, les services économiques seront également mis en place. Donc, le Mali avance. Qu’on le reconnaisse ou pas, c’est ça la réalité du Mali d’aujourd’hui.

Ce débat-là, est pour moi superfétatoire. La démocratie n’est pas en cause. Elle a été respectée, totalement respectée. On n’a aucun complexe par rapport à ça. Ce dont il s’agit, ce n’est pas cela. C’est simplement que l’on veut pousser le Président KEÏTA à la faute en essayant de l’effrayer. Je ne suis pas du genre qu’on effraie.

Ainsi, aller tranquillement, allègrement jusqu’au bout qu’il n’y a pas d’élection et qu’on nous dise en 2018, mais on ne peut pas faire d’élections au Mali. Une élection présidentielle est impossible dans le contexte d’occupation du pays. Je crois qu’il n’y a pas. Et allons dans une Transition. Laquelle transition permettra à ceux qui ont perdu les suffrages de se faire une place au soleil. Non ! Le peuple malien a évolué ; a grandi. Il sait, il est conscient. Il sait l’enjeu. C’est de cela qu’il s’agit. Et cela ne sera pas. Notre peuple est vigilant. Il sait d’où il vient, il est issu d’une très grande civilisation, d’un vieil humanisme dont on est fier sur les bords du fleuve Niger qui nous a rendus tout au long chaque fois contemporains de nos contemporains. Voilà, chers amis, ce que je voulais dire sur ce sujet.

Merci bien.

<strong>Président MACRON</strong>

Sur ce sujet, le Président KEITA vient d’apporter une réponse très détaillée. Trois remarques :

La première, moi, j’ai beaucoup d’humilité, de respect par rapport à la situation que vit le Mali et toute la région pour aussi ne pas voir qu’indépendamment d’un accord qui donne un cadre politique. Pour la situation, il y avait un sujet ;  il y a toujours un sujet sécuritaire qui, évidemment parfois, entrave la bonne mise en œuvre, vient déstabiliser et qui concerne toute la région. C’est pour ça qu’il y a tout le débat que nous avons comme tout à l’heure l’implication forte de la France, au-delà d’elle, de l’Europe et de la Communauté internationale pour sécuriser justement le Mali, la région et lutter contre le terrorisme. C’est un fait, et il a des conséquences politiques également, indéniablement.

Donc, nous ne pouvons pas faire comme si cela n’existait pas. Même si la souveraineté du Mali est pleine et entière.

Ma deuxième remarque, pour justement dire qu’il ne m’appartient pas quelques commentaires complémentaires ce soir sur un sujet qui relève de la souveraineté nationale du Mali. Parce que je respecte la souveraineté nationale ; et c’est un devoir pour moi, la construction de la paix partout dans le monde.

La troisième remarque, c’est qu’il y a en effet des accords qui ont été signés à Alger. Je pense que les prochaines semaines seront critiques pour son bon respect. Nous l’avons évoqué avec le Président KEITA. Je suis heureux de la détermination qu’il vient de manifester. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire, dans les prochaines semaines, le Président KEITA vous a clairement dit qu’il va prendre des mesures de sanctions contre tous ceux qui s’opposent et empêchent la mise en œuvre des accords d’Alger.

Ça veut dire que le Président KEITA l’a rappelé qu’il va mettre en place, de manière concrète, les patrouilles mixtes en particulier à Kidal et la mise en place du fonctionnement des autorités intérimaires au Nord comme, c’est prévu par l’accord d’Alger.

Ça veut dire que le Président KEITA, comme vous l’avez compris, ne se laissera pas arrêter pour mettre en œuvre la réforme constitutionnelle qui est attendue, dont le pilier est en particulier la régionalisation, qui est indispensable dans le pays. Tout cela relève de la souveraineté du Mali et du peuple malien. Et j’ai entendu comme vous, un Président déterminé à appliquer les Accords d’Alger qui prévoient tout ce que je viens de vous dire. Dans les prochaines semaines, puisque je crois que pour un bon nombre de ce que j’ai évoqué, c’est un souhait ce que cela se fera.

Nous continuerons par ailleurs, sur le plan international et régional, à mettre en œuvre ce qui est prévu, en observateur indépendant pour une plus grande coordination des forces régionales et internationales. Mais, sur tous ces sujets, je pense que les prochaines semaines seront déterminantes.

Pour moi, le mois de juillet et le mois d’août seront décisifs dans la belle mise en œuvre des Accords d’Alger. En cela, je compte pleinement sur le Président KEITA, sa détermination. Il peut compter sur notre soutien.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Tchad menace de retirer ses troupes des opérations de la Minusma et du G5 Sahel]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tchad-menace-de-retirer-troupes-operations-de-minusma-g5-sahel-2371072.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 06 Jul 2017 00:11:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Tchad "sera dans l'obligation de se retirer" des opérations militaires en Afrique "si rien n'est fait" pour aider financièrement le pays qui traverse une sévère crise économique et sociale, a assuré dimanche le président tchadien Idriss Déby Itno.</strong>

« Nous n’avons pas du tout été soutenu sur le plan financier, économique. Si rien n’est fait, si ça continue, le Tchad sera dans l’obligation de se retirer » des opérations extérieures sur le continent, a expliqué le président dans un entretien à<em> RFI</em>, <em>TV5 Monde</em>, et le quotidien <em>Le Monde.</em>

<strong>« Nous ne pouvons pas continuer à être partout »</strong>

Au Mali, le Tchad forme le troisième contingent le plus important de <a href="http://www.jeuneafrique.com/337718/politique/mali-lonu-renforce-effectifs-mandat-de-minusma/">la Mission des Nations unies au Mali (Minusma)</a>, avec 1.390 hommes. Par ailleurs, 2.000 soldats tchadiens sont engagés dans la Force multinationale mixte, créée en 2015 conjointement par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, pour combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Cameroun, au Mali. Tout cela coûte excessivement cher », a-t-il continué.

Concernant la formation de la force conjointe du G5 Sahel, le président tchadien a exprimé sa réticence quant à une participation tchadienne, arguant ne pas pouvoir « avoir 1.400 hommes au Mali (…) et dans le même temps avoir 2.000 soldats dans le G5 Sahel ».

« On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre », a expliqué le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1990.

<strong>« Nous sommes arrivés au bout de nos limites »</strong>

En février à Bamako, les chefs d’Etat du <a href="http://www.jeuneafrique.com/videos/402229/savez-g5-sahel/">G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad)</a>, avaient annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans la région.

Une résolution saluant le déploiement de cette force a été adoptée mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« Je suis absolument certain que les Tchadiens sont déçus. Ils estiment que le Tchad en a trop fait, qu’il doit se retirer. Nous sommes arrivés au bout de nos limites », a indiqué M. Déby.

« L’année 2018 va être une année déterminante. Fin 2017, début 2018, si cette situation devait perdurer, le Tchad ne serait plus en mesure de garder autant de soldats à l’extérieur de son territoire », a-t-il assuré.

Le Tchad est depuis plusieurs années en proie à une sévère crise économique et sociale, aggravée par la faiblesse des cours du pétrole.

<strong>Tchad : d’ex-Casques bleus dénoncent le non-paiement de leur salaire</strong>

Plusieurs Casques bleus tchadiens ayant servi au Mali ont dénoncé cette semaine le non-paiement de leur salaire et de leurs primes auprès du gouvernement et des Nations Unies.

Les délégués des anciens Casques bleus tchadiens de la Minusma ont annoncé mercredi 7 juin une opération « Brûler le béret bleu de l’ONU », au nom des deux contingents de quelque 1 275 hommes qui faisaient partie de la mission onusienne entre 2014 et 2016. « Nous n’avons perçu ni notre salaire mensuel (1 087 dollars), ni prime de risque, ni prime de chaleur » a fait savoir à l’<em>AFP</em> Maxime Altora, l’un des délégués. « C’est le même sort qui attend le troisième contingent tchadien, actuellement sur le terrain » a-t-il mis en garde.

<strong>« Nous voulons que nos voix soient entendues »</strong>

Avec près de 1 390 hommes sur le terrain, le contingent tchadien est le troisième plus important de la Minusma : il compte 14 000 hommes au total, après le Bangladesh et le Burkina Faso. Le chef de la Minusma est par ailleurs l’ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, Mahamat Saleh Annadif. « Nous voulons que nos voix soient entendues par le gouvernement tchadien et par l’ONU », a poursuivi Maxime Altora. Silence radio, du côté du ministère tchadien de la Défense.

« Normalement, les Nations unies paient les pays contributeurs, qui gèrent les paiements avec les soldats qu’ils ont déployé », a indiqué à l’<em>AFP</em> la porte-parole de la Minusma, Radhia Achour. « Nous vérifions l’état de nos paiements au Tchad », a-t-elle ajouté.

<strong>Une mission à risque </strong>

Les protestataires exigent également la libération de quatre de leurs collègues « arrêtés il y a trois mois alors qu’ils étaient en réunion devant la direction générale de l’intendance militaire » et rappellent les risques de leur mission dans le nord du Mali. À Kidal vendredi 9 juin, <a href="http://www.jeuneafrique.com/446267/politique/mali-trois-casques-bleus-tues-ue-attaque-a-kidal/">trois Casques bleus ont été tués</a> dans une attaque visant la Minusma. Des soldats tchadiens avaient déjà abandonné leurs positions en signe de protestations en septembre 2013 et en novembre 2014.

Victime d’une sévère crise économique, le Tchad est un partenaire stratégique de l’Occident dans les opérations militaires anti-jihadistes au Mali et dans la bande sahélo-saharienne, de l’opération Barkhane dont le siège est à N’Djamena ou du G5 Sahel (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie).

<strong>Où le G5 Sahel va-t-il trouver l’argent pour doubler les effectifs de sa force conjointe ?</strong>

Les pays membres du G5 Sahel ont annoncé début juin qu'ils allaient doubler les effectifs de leurs forces conjointes, les faisant passer de 5 000 à 10 000. Leurs partenaires occidentaux se demandent où ils comptent trouver les fonds nécessaires.

Le 5 juin, à Bamako, les ministres des Affaires étrangères des pays membres du <a href="http://www.jeuneafrique.com/videos/402229/savez-g5-sahel/">G5 Sahel</a> ont annoncé que les effectifs de<a href="http://www.jeuneafrique.com/445081/politique/terrorisme-50-millions-deuros-10-000-soldats-force-conjointe-g5-sahel/"> leur force conjointe passeraient de 5 000 à 10 000 hommes</a>. Une annonce qui laisse leurs partenaires occidentaux circonspects. « Où vont-ils trouver ces 5 000 soldats supplémentaires ? Et, surtout, avec quels moyens ? » s’interroge un diplomate européen. Selon un ministre sahélien, le budget nécessaire est estimé à 400 millions d’euros. L’UE en a déjà promis 50.

Pour le reste, les membres du G5 Sahel comptent sur le soutien de leurs partenaires internationaux (Banque mondiale, FMI…) et misent surtout sur le prochain sommet des chefs d’État de l’organisation, le 2 juillet, à Bamako.

Selon un autre ministre sahélien, ils espèrent y obtenir un important soutien matériel et financier de la France, ainsi que de l’Allemagne. D’autres pistes (onusienne, américaine et chinoise) sont à l’étude, confie une source diplomatique, qui dit s’activer « tous azimuts ».

<strong>Opérationnelle le plus rapidement possible</strong>

Les chefs d’État du G5 Sahel souhaitent en outre que leur force conjointe de lutte contre le terrorisme soit opérationnelle le plus rapidement possible, même si celle-ci ne dispose pas encore des 10 000 hommes annoncés. Objectif : lancer les premières opérations avant la fin de l’année 2017.

Pour cela, les pays membres du G5 Sahel comptent d’abord s’appuyer sur les forces militaires des trois pays dits du « fuseau central » : le Mali, le Burkina Faso, et le Niger – lesquels avaient déjà amorcé un projet de force conjointe pour sécuriser leurs zones frontalières. « Des troupes sont déjà sur place le long des différentes frontières. Cela n’est donc pas compliqué de les mobiliser pour faire partie de cette future force », glisse un ministre d’un pays concerné.

Signe de cette volonté d’accélérer le tempo, le général Didier Dacko, jusqu’à présent chef d’État-major général des armées maliennes, a été nommé le 7 juin commandant en chef de la force conjointe du G5 Sahel. Selon des sources concordantes, le futur quartier général de celle-ci devrait d’ailleurs être installé à Bamako, le Mali étant considéré par tous comme le principal théâtre d’opérations.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage :  Le temps des grossesses nerveuses et du sapeur-pompier]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-temps-grossesses-nerveuses-sapeur-pompier-2167022.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 07 Apr 2017 12:41:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il ne doit pas être plaisant d’être à la place du président de la République aujourd’hui. En briguant la magistrature suprême IBK ne s’attendait déjà pas à une partie de plaisir. Le pays ressemblait à un vaste champ de ruines physiques et morales. Mais ce qu’il découvre depuis son investiture dépasse toutes les craintes. Pour rester concentré, restons juste sur les événements de ces derniers jours. Que ce soit la tenue de la Conférence d’Entente Nationale avec ses « grèves » avortées ou les grèves dans les secteurs sociaux, nous sommes en face de situations tendues rappelant les grossesses nerveuses.

Avec la CEN, nous sommes passés par toutes les phases émotionnelles. Au commencement, nous pensions que le boycott actif annoncé par les rebelles du Nord et les Talibans du Sud allait être effectif. La CMA est revenue sur sa décision en prenant le train dès le lendemain, sous les applaudissements nourris des participants. Dès lors, nous savions que la position de la bande à Soumi était devenue intenable et inconfortable. Surtout qu’il y a eu des oukazes publiés dans les journaux, sur fond de quolibets et de moqueries sur le train annoncé mais sans destination, sur le train dont le conducteur ne serait pas lucide, etc. Ce genre de bras d’honneur annonce généralement une « capitulation » qu’on a de la peine à assumer. On bande les muscles pour mieux se dégonfler.  Mais tout le monde savait que l’opposition allait venir parce qu’il n’y avait pas d’issue. Soumi a eu droit à quelques applaudissements. Il a pu lire un texte dont la charge avait été largement atténuée dans la mesure où le contenu était su. Tout compte fait, ce fut à leur honneur de prendre le train en marche. Que ce soit pour la CMA ou pour l’opposition, le président a été obligé de jouer le rôle de sapeur-pompier. Visiblement, ses talents ont été récompensés.

Malgré le travail un peu compliqué du fait de la nervosité de la grossesse, nous eûmes un beau bébé à la fin des travaux. Certains pensent que c’est un prématuré parce que né avant terme et venu avant la charte d’entente nationale. L’important c’est qu’il soit venu. A nous de veiller à lui administrer les vaccins qu’il faut, en n’oubliant de faire le rappel de tous les vaccins nécessaires.

Les grèves illimitées, visiblement les talents de sapeur-pompier du président de la République sont encore sollicitées. En effet, après trois semaines de grèves du monde médical, le chef de file de l’opposition a rencontré IBK pour lui demander de s’occuper personnellement du dossier. Pour Soumi, face à la détresse des populations notamment les plus vulnérables, le président de la République ne peut pas rester sans rien faire. Les responsables syndicaux de l’enseignement supérieur n’en pensent pas moins. Pour eux, c’est le président IBK seul qui peut trouver solution à leur problème. De toute évidence, le sapeur-pompier pourrait être débordé parce que ne pouvant pas se trouver partout à la fois. Ces grèves illimitées, sans que le gouvernement ne puisse les contrer sont la preuve d’un essoufflement évident. Le gouvernement semble littéralement débordé et incapable d’apporter des solutions. D’où cette autre grossesse nerveuse qui annonce le renvoi de l’équipe gouvernementale de manière récurrente depuis trois jours. Là également, certainement compte sur le sapeur-pompier pour les sauver.

Avec ce titre d'Aujourd'hui au Faso, qui pourrait résumer l'état d'esprit à l'issue de la première phase de cette conférence : « La montagne a accouché d’un prématuré ». Le quotidien burkinabé file la métaphore : « la grossesse n’est pas arrivé à terme ». « On a cru à une grossesse nerveuse, avec le refus initial des ex-rebelles de la CMA de participer à la conférence. La montagne a donc accouché par césarienne d’un bébé prématuré qu’il faudra vite mettre dans une couveuse le temps qu’il soit à terme (...) dans ce Mali qui a perdu le Nord. » Pour Aujourd'hui au Faso, cette première phase de la conférence constitue quand même « une petite victoire dans le long chemin de croix que le peuple malien a emprunté pour se réconcilier avec lui-même ».

Un optimisme mesuré que ne partage pas forcément le quotidien Le Pays, lui aussi publié à Ouagadougou. Même si le journal salue le rapport final de la conférence, « qui donne quelques gages allant dans le sens de l’unité, de la paix et de la réconciliation, comme par exemple, l’amélioration de la gouvernance, le rétablissement de la sécurité ou la meilleure gestion des diversités culturelles », il insiste sur « la participation à minima de l’opposition politique et seulement à la veille de la clôture, la preuve que l’entente nationale tant recherchée souffre toujours d’ambiguïtés. »

<strong>TALFI</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Micro –trottoir :  L’Azawad divise]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/micro-trottoir-lazawad-divise-2164562.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:39:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au terme des travaux de la conférence d’entente nationale nous avons demandé les impressions de quelques participants sur les résolutions et recommandations de la conférence. Les impressions sont mitigées. Lisez plutôt.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Sidi Ag Baye, membre de la CMA.</strong>

« Le prix c’est de la paix est de l’AZAWAD en tant qu’entité politique, géographique, territoriale et culturelle »

La Conférence d’Entente Nationale, n’a pas été fidèle à ce qui a été dit dans les groupes de travail : j’attends le rapporteur dire qu’il a été arrêté, de façon  consensuelle que l’Azawad serait une entité géographique comme le wassoulou. Ce n’est pas ce que nous de la CMA avions dit. Cela reflète la position du gouvernement malien et de ses soutiens. Si c’est cela les résultats de la Conférence d’Entente Nationale, nous n’avons pas espoir que la Conférence aboutisse sur une paix parce que la paix a un prix. Le prix c’est de reconnaître l’AZAWAD en tant qu’entité politique géographique, territoriale et culturelle.

L’intégrité territoriale ne sera pas touché parce qu’on parle de fédération ou d’autonomie. Tout cela c’est à l’interne, ça ne remet en rien en cause les frontières issues de la colonisation. Ça n’a rien à voir avec l’intégrité territoriale du Mali. Mais c’est de bonne guerre que Mali dise que c’est contre l’intégrité territoriale du pays.

Pour nous, l’intégrité territoriale du Mali revenait à ne pas mettre en cause les frontières issues de colonisation. Maintenant toutes les questions au niveau interne, toutes les formes de gouvernance, fédération, autonomie, libre association des peuples. Tous ceux-ci sont possible si c’est la condition qu’i faut pour aller vers la paix. Nous ne pouvons pas nous reconnaître dans un Mali qui ignore totalement notre identité territoriale, culturelle et politique. C’est la conduite à remplir.

<strong> </strong>

<strong>Mohamed TOURE, Secrétaire Général de la COMODE.</strong>

« L’Azawad est l’antithèse de la paix »

Mes impressions sont mitigées. Si tout ce que nous avons convenu, pendant ces sept (07) jours, si on arrivait à les concrétiser et à les traduire en actes tangibles dans l’intérêt de l’unité nationale, de la paix et de la réconciliation nationale, on pourrait dire que la conférence a gagné le pari de l’unité nationale.

Mais si ça devient une conférence de plus et qu’on arrive pas à appliquer ce qu’on a retenu ici, je dirais quelque part que le montagne aurait accouché d’une souris.

Je ne peux pas présumer de ce qui sera fait.On a donné l’occasion à tout un chacun de parler et de dire la vérité. Tout cela doit remis à qui de droit. A la suite de cela, des décisions importantes seront prises. Nous attendons voir.

J’étais dans la Commission « <strong>Paix</strong> ». On a débattu de la question de l’AZAWAD. J’ai eu l’impression que la majorité des participants ne savaient même pas ce que c’est que l’AZAWAD. Et comme quelque part, il y a eu une grande médiatisation autour de l’AZAWAD. Il y a une confusion terrible.

Nous avons expliqué aux participants que l’AZAWAD n’est qu’une cuvette dans le cercle d’ARAOUNE, dans la région de Taoudénit et qui était une zone de pâturage. Mais qui aujourd’hui n’habite même pas une seule âme.

Donc, on se pose la question comment on peut imposer un tel concept à la nation malienne. Et on comparaît l’AZAWAD au Mandé, au Wassoulou. Attention, une autre confusion. L’AZAWAD n’a jamais été un empire ou un royaume. L’AZAWAD n’était qu’une zone de pâturage.

On est tout à fait d’accord avec la position de la Conférence qui a été exprimé par le Président de la Conférence <strong>Baba Akhib HAÏDARA</strong> pour dire qu’il faut considéré l’AZAWAD comme un espace géographique qui existe quelque part sur le territoire national. Ça se limite là.

Tous les maliens doivent observer cette position là. Cette position doit faire date et elle doit être acceptée de tous pour que l’unité nationale puisse être une réalité. Tant que nous continuerons à entretenir le mot AZAWAD, ça veut dire que nous ne voulons pas la Paix.

L’AZAWAD, c’est l’antithèse de la paix. Si nous voulons aller à la paix, il faut qu’on en finisse une fois pour toutes.

&nbsp;

<strong>Issa Boncana, responsable des jeunes de Gao.</strong>

« Les populations de Gao ne se reconnaîtront jamais dans l’Azawad »

Il ne faut pas que ces concertations soient comme toutes les autres où les gens viennent parler et les paroles ne sont jamais prisent en compte par le Gouvernement. Il ne faut pas qu’on puisse laisser certaines communautés au profit d’autres.

La question de l’AZAWAD, nous ne nous reconnaissons pas dans l’AZAWAD. Le Gouvernement a fait beaucoup de promesse à la jeunesse de Gao, qui n’ont pas été tenues. Les autorités intérimaires on été l’occasion pour nos bourreaux de venir nous narguer. A coup nos espoirs de justice s’amenuisent.

&nbsp;

Nous sommes des <strong>Songhoïs</strong>, nous sommes <strong>Soni Ali ber</strong>, nous sommes <strong>Askia Mohamed</strong>, les populations de Gao ne se reconnaîtront jamais dans l’Azawad Il est temps d’aller rapidement à la mise en œuvre de l’Accord. Dans ses discours, le Président de la République dit à chaque fois qu’il a une pensée à la jeunesse résidente de Gao. Il faut que cette pensée soit traduite en actions. Tout le monde sait ce que la population a fait pour éviter que le Mali ne se divise.

&nbsp;

<strong>Deidia Mahamane KATRA, membre de la Commission préparatoire de la CEN.</strong>

<strong>« L’Objectif est atteint »</strong>

L’objectif est atteint : Au prime abord, l’inclusivité a été satisfaisante. A la date d’aujourd’hui tout le monde participe à cette grande rencontre. Les contours de tous les problèmes qui ont émaillés le Mali depuis 2011 et bien avant ont été abordés. Des pistes de solutions sont trouées. Les éléments issus de cette concertation constitueront l’ossature  de la Charte. Je suis entre satisfaite.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Akhimy MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Conférence d’entente nationale :  Le terme Azawad perd toute connotation séparatiste]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-terme-azawad-perd-toute-connotation-separatiste-2164392.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:06:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le train de l’entente nationale arrivé  à bon port, le 02 avril, avec  tous ses passagers à bord. La conférence d’entente nationale a eu le mérite d’avoir réuni tous les Maliens autour de la même table pour aboutir à un consensus sur la destinée de notre pays. Elle est surtout parvenue à des résolutions et recommandations qui ouvrent la voie à un nouveau départ pour le Mali</em></strong>.

C’est un président de la République Ibrahim Boubacar Keïta visiblement satisfait qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux de la Conférence d’entente nationale ce dimanche 2 mars 2017. Satisfait en ce sens que le train qui avait  pris le départ le 27 mars dernier au palais de la Culture de Bamako, en l’absence de certains passagers, avait fait le plein entre temps. En effet, l’opposition politique et la CMA qui avaient boycotté l’ouverture de la conférence d’entente nationale pour des raisons diverses ont rattrapé le train à différentes gares, comme le chef de l’Etat l’avait espéré.

Sous l’arbre à palabre auquel l’emblématique salle Banzoumana Sissoko a servi, un millier de Maliens, pour 300 participants attendus, se sont rencontrés pendant une semaine pour discuter des questions qui ont profondément trait à la vie de la nation malienne: paix, réconciliation et unité nationale. Cette rencontre, émanation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, était importante pour l’avenir du Mali, en ce sens qu’il s’agissait là de la toute première fois que l’ensemble des Maliens se retrouvent autour d’une même table pour, peut-on dire, nouer un nouveau contrat social. Au terme de débats parfois houleux, mais empreints de patriotisme et du sens de la responsabilité, les participants ont d’abord identifié ce qu’ils croient être les causes profondes de la crise malienne, avant de formuler un certain nombre de résolutions et de recommandations.

Selon Nouhou Sangaré, rapporteur général, les causes de la crise cyclique à laquelle fait face le Mali résident fondamentalement dans le déficit de la gouvernance, c’est-à-dire la corruption, le clientélisme et le népotisme. En plus, les participants ont retenu comme facteurs favorisant la crise l’absence de communication entre gouvernants et gouvernés; la mauvaise distribution de la justice; l’incapacité de l’Etat à gérer la porosité des frontières; la prolifération des associations à caractère ethnique ou régionaliste; l’instrumentalisation de la religion; l’insuffisance  de la mise en œuvre des accords précédents et le manque de leur suivi et évaluation. S’y ajoutent l’abandon des valeurs sociétales, la mauvaise répartition des richesses, l’insuffisance des services sociaux de base  et le problème de l’emploi des jeunes.

La conférence a par ailleurs fait d’importantes propositions relatives notamment à l’Azawad qui était une question  centrale de la rencontre. Ainsi, le terme Azawad,  selon les participants, ne doit plus renvoyer à un projet politique. L’appellation Azawad est désormais reconnue comme une réalité sociétale et mémorielle partagée par certaines communautés du Nord. Toutefois, l’Azawad ne peut aucunement englober toutes les régions dites du Nord du Mali.

Sur le plan de la gouvernance, la Conférence propose que l’on fasse l’évaluation et l’audit de toutes les ressources publiques destinées aux régions du Nord et l’accélération du retour de l’administration publique sur toute l’étendue du territoire national. Mieux, elle souhaite, pour parler de sécurité, la responsabilisation des populations à la base dans la prévention et la gestion des conflits, l’accélération du processus désarmement, démobilisation réinsertion (DDR) des ex-combattants ainsi que le redéploiement de l’armée reconstituée pour la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Au chapitre de la paix, la Conférence a recommandé notamment que le gouvernement malien négocie avec les ‘’belligérants du Centre’’ du Mali, en l’occurrence Amadou Koufa du Front de libération du Macina, et l’extrémiste du Nord, Iyad Ag Agali, chef d’Ansar Eddine. S’y ajoutent l’instauration d’une journée  nationale de la réconciliation et de la paix, au cours de laquelle le chef de l’Etat devra adresser un message à la nation, ainsi que l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord.

Sur le plan de la diversité et des formes d’exclusion, la Conférence propose l’intensification des échanges culturels entre le Nord et les autres régions du Mali, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle charte pastorale.

Après avoir reçu les éléments de la future charte de la paix des mains du président de la Conférence d’entente nationale, Ibrahim Boubacar s’est félicité de la tenue de cet exercice ‘’indispensable’’. S’il estime que les appréhensions qui ont précédées la rencontre étaient légitimes, il espère à présent que les conclusions issues de ces échanges inter-maliens devraient contribuer au retour de la paix, à la reconquête de l’unité nationale et à la réussite de la réconciliation. Il a par ailleurs promis qu’une large vulgarisation sera faite des éléments qui concourent à la rédaction de la charte, afin  d’en faire un document le plus consensuel possible.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : Le culoté et le fanfaron]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-culote-fanfaron-1582182.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 13 May 2016 01:30:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« Je suis proche de tous les leaders religieux et de tous les courants religieux du Mali, y compris des chrétiens. Je suis l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! ». L’homme qui s’exprime ainsi est connu pour avoir une haute idée de sa personne et de ses œuvres. Il est également connu pour son sans-gêne ou disons même, son culot. Incontestablement, c’est un jeune premier. Sa trajectoire politique et administrative l’ont propulsé à la tête de l’administration malienne comme Premier ministre alors même que son poids politique est pour le moins insignifiant (il ne disposait ; tout au plus, que d’un seul député). Quand nous avons lu cette phrase (nous proposons l’intégralité de l’interview qu’il a accordée à nos confrères de Mondafrique le mardi dernier) ; nous avons pris peur. Oui, oui, nous avons pris peur qu’il ne nous resserve le plat qu’il a servi à la diaspora malienne à Paris du temps où il était Premier ministre. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie (il avait reçu une volée de bois verts en son temps pour ses déclarations quelque peu osées), il avait déclaré que lui, était bien placé pour appréhendé la question du métissage et du brassage dans la mesure où son père est chrétien et sa mère musulmane, et qu’aujourd’hui, sa mère peuh a épousé un tamasheq. Donc nous avions eu peur qu’il ne nous ressorte ce genre de déclarations. Car cela voudrait dire qu’il n’a rien appris de ses erreurs et de son ignorance. Pour ceux comme lui qui ne le savent pas ou qui ne le savent que trop peu, tout le Mali est bâti sur le brassage, chaque malien est la somme de tous les Maliens. Pour ne pas nous égarer, revenons à sa déclaration. A ce niveau, nous estimons qu’il est utile de préciser que l’homme dont nous parlons n’est autre que Moussa Mara, même si tout le monde l’a compris. Quand il affirme, avec une pointe de fanfaronnade qu’il est l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! », il fait ce qu’il sait faire le mieux, du Moussa Maratout craché. Il est toujours le premier quand il n’est pas le seul ou l’unique. Toujours sur ses certitudes. La vérité, c’est qu’il y a de nombreux responsables politiques qui rencontrent régulièrement les leaders religieux dont les évêques. Seulement, la foi étant personnelle, ils n’ont pas besoin de faire de la publicité comme Moussa Mara. Celui-ne manque aucune occasion pour afficher tout ce qu’il fait sur Facebook, y compris quand il participe à des enterrements. C’est donc normal que, quand il ne voit que lui seul sur les réseaux sociaux aux côtés des évêques qu’il affiche sans avoir au préalable demandé leur avis, il pense qu’il « l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul ; à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ».

<strong>Nous en connaissons parmi les responsables politiques</strong> qui entretiennent des relations régulières, suivies, avec les leaders religieux mais qui n’ont pas besoin d’animer des conférences dans les mosquées. Parce que la foi est personnelle, on n’a pas besoin de l’exhiber sur le haut des minarets. Nous sommes convaincus que tous escomptent quelques retombées au moment opportun. Mais la manière dont Moussa Mara les drague dépasse l’entendement et la simple expression de la foi personne. Souvent en écoutant l’ancien  Premier ministre ou en le lisant, nous avons l’impression qu’il a oublié qu’il a occupé les fonctions les plus élevées dans l’administration malienne. Mardi encore, nous l’écoutions sur les antennes d’une radio internationale évoquant le manque de leadership et de volonté politique au plus haut sommet de l’Etat concernant la gestion de la crise au Nord du pays. La bonne blague. Il oublie ou s’exonère trop facilement. C’est quand même lui qui, en voulant coûte que coûte prouver qu’il est le chef de l’administration malienne sur toute l’étendue du territoire, qui a conduit une aventureuse visite à Kidal avec les résultats et les conséquences qu’on connait. Nous ne parlons même pas des administrateurs qu’il a laissés tués comme des poulets et pour lesquels sa seule compassion consiste en une attitude bravache : « si c’est à refaire, je le referai ». Comme tous les Maliens, nous le suivons, nous l’observons, nous l’écoutons dans la mesure où il trace un sillon politique assez intéressant. Il est l’un des rares responsables politique si ce n’est le seul qui exprime son opinion sur tous les sujets d’actualité. Il écrit, il parle, il drague tous ceux qui pourraient voter pour lui. Il n’a pas peur de ses opinions, il n’a pas peur de ses certitudes, il n’a pas peur de ses contradictions. Et pour cela, il voyage. Il a fait presque le tour du monde. Il va à l’intérieur, comme il tourne à l’extérieur. Et partout, son culot laisse stupéfait ou abasourdi.

<strong>Si Moussa Mara ne manque pas de culot</strong>, il y a un autre qui partage cette qualité avec lui, mais en plus fanfaron. Il s’agit de Me Mohamed Ali Bathily, ci-devant ministre chargé des Domaines de l’Etat et précédemment ministre chargé de la Justice. On retiendra de sa présence au gouvernement, son activisme et sa capacité à brasser du vent. Mais pas que. Bathily, sous certains traits, peut paraître dangereux. On se rappelle de ses sorties ampoulées contre les agents de l’Etat qui envoient leurs enfants étudier à l’étranger. On se rappelle de ses diatribes contre les juges dont il assurait la tutelle, tous corrompus et n’ayant aucune grâce à ses yeux. Quand on lui demande, ce qu’il a pu changer, il reconnait qu’il n’a rien pu faire dans la mesure où les procès qu’il a intentés n’ont pas prospérer. Au ministère des Domaines, il fait encore mieux. Il fait le tour du pays pour rencontrer les paysans dépossédés de leurs terres par des agents immobiliers qu’il qualifie de spéculateurs. Dans ses harangues, il va jusqu’à demander aux populations d’user de la légitime défense. Et après coup il se défend d’’inciter à la révolte contre les juges ou contre les promoteurs immobiliers. Lors de son passage sur les antennes de l’ORTM, l’homme nous a parus encore plus fatigué, disons même las, dans la mesure où il semble prêcher dans le désert. Comme il sait que devant la loi, devant la justice, les plaintes prendraient du temps à prospérer, il invoque la légitime défense. Les populations qui ont une notion assez vague du contenu que Bathily et la loi donnent à la légitime défense, pourraient tuer juges et géomètres au motif qu’ils sont en légitime défense.

Nous terminons ce tableau par un bavard. Il parle, il parle. Il aime s’entendre parler. Nous sommes sûrs qu’il serait capable de se transformer en ventriloque si jamais on venait à lui fermer la bouche. C’est un membre du gouvernement. Sa dernière sortie concerne les massacres de Ténenkou. Le bon monsieur estime que les faits ont été grossis (avec plus de 41 victimes, il pense que les gens exagèrent, que ce n’est pas aussi grave à la limite) et que ce qui s’est passé est à mettre au compte de Satan. La bonne blague on vous fit.

<strong>Ali Kéita</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mois de Ramadan : Les prix resteront stables]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/mois-de-ramadan-prix-resteront-stables-1582162.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 13 May 2016 01:01:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le conseil national des prix qui s’est réuni le lundi 06 mai, sous la présidence du ministre du commerce et de l’industrie, a fait le constat, qu’il y a suffisamment de stocks concernant les produits de première nécessité. Il n’y a donc aucune raison pour que les prix prennent l’ascenseur durant le mois béni de Ramadan annoncé pour début juin.</em></strong>

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdel Karim Konaté a convoqué le Conseil national des prix le lundi 09 mai dernier, afin d’anticiper sur les problèmes d’approvisionnement et de prix qui pourraient surgir à l’approche du mois de carême. Le Conseil national des prix regroupe outre le gouvernement, les travailleurs à travers les syndicats, les consommateurs à travers les associations de protection des consommateurs, les opérateurs économiques notamment les grossistes et les détaillants. Il fallait s’assurer que le pays est correctement approvisionné en produits de première nécessité et veiller à ce qu’il n’y ait pas de surenchère au niveau des prix. Lors de la rencontre, le constat a été fait qu’il n’y avait pas d’inquiétudes à nourrir concernant l’approvisionnement du pays. Pour preuve, le riz importé à grande consommation est vendu au détail entre 320 et 375F CFA/Kg. Celui du riz local varie entre 350 et 450F CFA/Kg. Ce qui fait que le stock disponible sur le territoire national est évalué à 59 676 tonnes, donnant une situation supérieure au seuil d’alerte à 43 350 tonnes.

Quant au sucre, son prix par détail est compris entre 375 et 500F CFA/Kg. A ce niveau, le stock disponible sur l’ensemble du territoire national est de 117 600 tonnes, soit  une consommation de 254 jours. Ce qui est largement supérieur au seuil d’alerte avec 20 642 tonnes. Pour ce qui est du lait en poudre, le prix du Kg par détail est compris entre 2 200 et 3000F CFA, avec un stock de 1 851 tonnes sur le territoire national. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte d’un tonnage de 744.

Pour l’huile alimentaire, le prix au détail est compris entre 600 et 800F CFA le litre. Le stock disponible à ce niveau est estimé à 20 024 tonnes, soit 74 jours de consommation nationale. Ce stock est largement supérieur au seuil d’alerte avec 2 532 tonnes. Dans le même registre, le prix de la farine de blé par détail est arrêté entre 250 et 450F CFA/Kg Celle-ci à 7 356 tonnes comme stocks disponibles, soit 63 jours de consommation nationale. Ce chiffre est supérieur au seuil d’alerte évalué à 699 tonnes.

S’agissant de la viande avec os,  elle est vendue par Kg entre 1800 et 2500F CFA. Pour cela,  les prix de la viande du bœuf avec os et sans os est respectivement fixé à 2 000 et 2 300F CFA/Kg sur la plupart des marchés du District de Bamako. Ce prix presque abordable et  à la porté d’une majorité de la population, s’explique par les efforts consentis par les acteurs de la filière bétail-viande. Ces efforts ont pu être obtenus grâce à l’accompagnement du ministère en charge de commerce et de l’industrie.

Les prix et les stocks des hydrocarbures restent relativement maîtrisables sur toute l’étendue du territoire nationale. Et des efforts ont se poursuivre pour maintenir la situation dans ce sens.

Après les informations et les échanges, le constat a été établi que le pays est correctement approvisionné en denrées de première nécessité et à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Les membres du Conseil National des Prix ont remercié les autorités pour les efforts inlassables consentis pour satisfaire les consommateurs. Ils ont en outre félicité le ministre du Commerce et de l’Industrie pour son implication personnelle et la mobilisation des services relevant de son département pour une meilleure information des consommateurs et l’encadrement des opérateurs économiques. Le ministre du Commerce et de l’Industrie a pris l’engagement d’assurer une présence de tous les instants de ses services sur le terrain pour empêcher la rétention des denrées et contrôler les prix.

Il faut croire que contrairement aux années précédentes où le mois de carême servait d’alibi à certains opérateurs économiques pour surenchérir, cette année, tout semble mis en œuvre pour que les prix soient maîtrisés.

<strong>Akhimy Maiga</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Moussa Mara : « Certains signataires de l’accord de paix au Mali feront tout pour qu’il déraille »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-certains-signataires-de-laccord-de-paix-mali-feront-quil-deraille-1582122.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 13 May 2016 00:59:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong><em>Premier ministre du Mali pendant neuf mois de 2014 à 2015, et président du parti « Yelema » (« le changement » en Bambara) qu’il a créé en 2010, Moussa Mara s’est imposé, à seulement 42 ans, comme l’une des figures incontournables du paysage politique malien. Ancien maire de la commune IV de Bamako, cet expert-comptable réputé fougueux depuis sa visite à Kidal en mai 2014 qui avait ranimé les hostilités entre l’armée malienne et les rebelles du nord, brigue désormais la mairie de la capitale malienne.</em></strong>

Soucieux d’entretenir son image d’homme pieu, arborant tenue traditionnelle et bouc soigneusement taillé, il arpente, depuis plusieurs mois, les mosquées de la capitale à la recherche de nouveaux soutiens. Un début de campagne aux accents de mise en bouche en vue des prochaines présidentielles.

Dans un entretien à Mondafrique, il livre son analyse sur la situation actuelle du pays alors que l’accord de paix signé en juin dernier est loin d’être appliqué et que la menace terroriste demeure très préoccupante.

&nbsp;

<strong>Mondafrique.<em> La mise en place de l’accord de paix inter-malien signé le 20 juin dernier piétine, donnant l’impression que des acteurs de la négociation cherchent à le faire échouer. Comment interprétez-vous ces difficultés </em>?</strong>

<strong>Moussa Mara.</strong> Cet accord n’est pas seulement un accord de paix mais un document refondateur de l’État malien. Ce dernier est plus proche des populations, plus ouvert à la gestion des diversités humaines et territoriales de notre pays. Ce qui ne plait pas à tout le monde. Certains signataires de l’accord feront tout pour qu’il déraille.

D’abord au niveau des groupes armés, de nombreux responsables qui vivent de l’insécurité et des trafics qui lui sont liés n’ont pas d’intérêt à la paix. Partie prenante du dispositif, ils tenteront de le faire échouer. Ensuite au niveau de l’État malien lui-même, certains hauts responsables ne voient pas d’un bon œil la décentralisation réelle du pays car elle est synonyme de perte de pouvoir et donc d’influence.

La conjonction de ces facteurs empêche d’assurer efficacement la sécurité des populations et retarde l’adoption des réformes indispensables à la mise en œuvre de l’accord de paix.

<em><strong>Des responsables politiques français dont le premier ministre Manuel Valls s’inquiètent d’une montée du wahhabisme au Mali et dans la sous-région. On vous dit proche de certaines grandes figures religieuses dont l’imam Mahmoud Dicko connu pour ses positions conservatrices. Selon vous, quelle place doit occuper la religion dans la vie politique du pays ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Je suis proche de tous les leaders religieux et de tous les courants religieux du Mali, y compris des chrétiens. Je suis l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali ! J’ai le même contact avec tous les leaders religieux musulmans, quel que soit leur camp supposé. Je suis un musulman pratiquant et je ne l’ai jamais caché. Je reste convaincu que la religion est cardinale dans la vie d’un individu et qu’elle constitue un facteur important d’harmonie sociale. C’est pourquoi il est vain de vouloir chasser la religion de la vie publique.

La laïcité doit être bien comprise, elle n’est pas synonyme d’anti religieux comme certains veulent le laisser penser mais de maintien de l’Etat à équidistance de toutes les religions, de non interférence des principes religieux dans le fonctionnement étatique et de liberté absolue de culte des citoyens. Autant de principes auxquels je crois et qui ne sont pas remis en cause au Mali. Nous devons tous travailler à ce que cela reste le cas.

Enfin, pour garantir la laïcité de l’État et la non-interférence du religieux dans la politique, il est souhaitable que les leaders politiques aient une conduite exemplaire et travaillent véritablement dans l’intérêt des populations. Sans cela, ces dernières examineront d’autres possibilités dont la religion politique.

<em><strong>Votre visite à Kidal, en mai 2014, avait remis le feu aux poudres entre l’armée malienne et les rebelles, donnant le sentiment que Bamako se refusait à toute solution fédérale ou d’autonomie pour le nord. Pourquoi avoir pris cette décision à l’époque ? A travers leurs liens avec le « Gatia » et d’autre groupes pro-Bamako, les autorités maliennes donnent le sentiment de ne toujours pas vouloir faire de concession.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Tous les régimes qui se sont succédé au Mali ont été ouverts au dialogue et à la paix. Tout le monde est conscient que l’on ne résoudra pas une question politique et sociale par des moyens militaires. Par le passé, de nombreux textes d’entente ont été signés.

La question de GATIA n’a pas grand-chose à voir avec la volonté de l’État de faire la guerre. La constitution de cette organisation est le fruit d’une réaction d’auto défense d’une des communautés tamashek (touarègue). Elle n’est pas une création du gouvernement.

<em><strong>Pourtant, il y a une convergence d’intérêts entre Bamako et ces groupes qui défendent la préservation de l’intégrité du territoire.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Oui mais cela n’est pas synonyme de machination de l’Etat. En outre, aujourd’hui, le Gatia et d’autres groupes de la plateforme collaborent très bien avec les groupes armés indépendantistes de la CMA, ce qui prouve bien leur liberté par rapport au pouvoir central.

Dans la même veine, il ne faut pas voir dans mon déplacement au Nord une volonté de provocation ou un désir de rouvrir les hostilités à ce moment. Je suis allé à Kidal pour m’assurer que l’administration dans cette partie du pays disposait des moyens pour accomplir sa mission au service des kidalois qui sont des maliens comme les autres. Ce sont les groupes armés qui ont attaqué ma délégation, bombardé le gouvernorat, tué de sang-froid des agents de l’État. Il faut remettre les choses à leur place.

Maintenant pour faire la paix et sortir définitivement des rebellions récurrentes il faut réformer l’État en profondeur comme l’accord inter-malien le prévoit. Il faut également que les autorités maliennes, appuyées par la communauté internationale, s’organisent pour mettre de côté tous ceux qui font de la question du nord un fonds de commerce et qui attisent les divisions.

&nbsp;

<em><strong>La situation sécuritaire reste très précaire au Mali avec la présence de groupes terroristes au nord et l’émergence récente de nouvelles franchises djihadistes dans le centre du pays. Comment voyez-vous la situation ? Quelle influence exerce encore le puissant chef d’Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Iyad, comme tous les profiteurs de la crise, demeure un handicap certain à la paix et à la sécurité dans notre pays. Il s’est radicalisé et s’est lui-même exclu des processus de paix et de réconciliation. Comme tous les terroristes il doit être combattu et cela prendra du temps. Mais il faut le faire par étapes.

Les efforts doivent d’abord être mis sur le processus de réconciliation pour mettre le pays sur les rails de l’entente. Pour cela, il faut définir clairement la ligne de démarcation entre ceux qui veulent la paix et ceux qui veulent perpétuer la crise à leur profit. Cela facilitera la lutte contre les fauteurs de troubles dont certains se trouvent malheureusement parmi les groupes armés signataires de l’accord. Ce n’est qu’après la mise en place de l’accord que les forces armées nationales auront suffisamment de marge de manœuvre pour s’engager durablement dans la guerre contre les terroristes.

<em><strong>Comment jugez-vous l’efficacité de la force anti-terroriste Barkhane et de la Minusma au Mali ? Toutes deux ont dernièrement été très critiquées, notamment à travers de violentes manifestations à Kidal.</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Les attaques récentes contre les forces internationales sont la manifestation concrète de l’action de ceux qui n’ont pas intérêt à la paix et à l’entente entre les maliens. Les forces françaises et des nations unies, quels que soient les reproches qu’on peut leur adresser, sont des forces constructives qui aident le Mali, à commencer par les habitants de Kidal.

Il est proprement ubuesque de s’en prendre à elles. Les responsables de la Minusma et de Barkhane doivent comprendre que derrière ces manifestants se cachent des leaders d’opinion dont les activités malveillantes, notamment de trafic de drogue, sont contrariés par la présence de la communauté internationale. Elles doivent donc accroitre leur coopération avec les forces maliennes et celles des groupes armés décidés à avancer pour contrecarrer ces plans.

<strong><em>Comment se positionnent les Etats-Unis</em> ?</strong>

<strong>M.M.</strong> Comme les autres pays de la communauté internationale, les États unis soutiennent le processus de paix et de réconciliation entre les maliens. En tant que puissance militaire, leur soutien semble nécessaire pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire malienne qui nécessite un financement de plus de 2 milliards de dollar sur 5 ans.

&nbsp;

<em><strong>Comment jugez-vous le bilan politique et économique d’Ibrahim Boubacar Keïta après près de trois ans au pouvoir ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> Le Mali connait depuis quelques années un taux de croissance assez élevé, le second dans la zone UEMOA après la Côte d’ivoire. Quand j’étais Premier ministre, nous avons atteint le taux historique de 7% de croissance du PIB. Une embellie qui, malheureusement pour l’instant, n’est pas encore perceptible pour les maliens. La question démographique reste par ailleurs très préoccupante. La population du croît à 4% chaque année ce qui est difficilement supportable pour le pays. Il faut par ailleurs évidemment améliorer la gouvernance, combattre de manière plus radicale la corruption et toutes les formes de fraudes.

<em><strong>On vous prête des ambitions présidentielles. Comptez-vous vous présenter aux prochaines élections ?</strong></em>

<strong>M.M.</strong> En tant que responsable politique, Président de parti, c’est bien normal d’avoir des ambitions. Il ne serait pas étonnant que le parti Yelema soit sur la ligne de départ des prochaines élections générales de 2018. Mais pour l’heure, ce sont les élections locales qui nous occupent. Nous comptons accompagner l’implantation du parti dans le pays à travers des centaines de candidats sur tout le territoire. Je suis candidat aujourd’hui à la mairie de Bamako après avoir occupé les fonctions de maire d’une commune de la capitale, de Ministre de l’urbanisme et de Premier ministre. C’est un challenge intéressant.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Fédération des exploitants de bois :  Les exploitants de bois dénoncent]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/federation-exploitants-de-bois-exploitants-de-bois-denoncent-1582102.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 13 May 2016 00:37:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la journée du 1<sup>er</sup> mai qui a été choisie par les exploitants de bois du Mali, pour tenir une assemblée générale. Ces centaines d’exploitants de bois étaient venus des 6 communes de Bamako, de  Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti pour dénoncer de vives voix le comportement du président Tidiane Sylla, qui, selon eux, s’est ligué avec les autorités pour anéantir les exploitants. A l’unanimité, sous constat d’huissiers, il a été demandé de le démettre et de mettre en place une nouvelle équipe. Les tracasseries et la suspension des activités ont été aussi fustigées.</strong>

La Fédération nationale des exploitants de bois du Mali a organisé le 1<sup>er</sup> mai 2016 une assemblée générale extraordinaire dans la cour de l’APCAM, qui a refusé du monde. Un seul point à l’ordre du jour : démettre le président Sylla et relancer la fédération sur de nouvelles bases. Le président Sylla n’ayant pas voulu participé, c’est le vice président Moussa Koné qui a présidé l’assemblée générale. Il était  assisté par le secrétaire général Siaka Konaté.

Se sont succédé à la tribune, les responsables des 6 communes de Bamako, de  Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou et de Mopti. Et les griefs pleuvaient contre Tidiane Sylla : « Sylla a failli par le fait qu’il est devenu le bourreau des exploitants. Il n’est jamais là pour nous, au contraire il s’est avec les racketeurs pour nous enfoncer. Il doit démissionner pour avoir publiquement dit que chacune de ses interventions auprès des autorités l’exploitant concerné doit déboursé la somme de 120 000F CFA ». Certains orateurs ont affirmés que la fédération des exploitants  a été victime de mauvaise gestion. Et que la démission de Sylla est synonyme de l’épanouissement des exploitants du Mali.

Les exploitants de bois se plaignent par ailleurs du poids insupportable des tracasseries que leur imposent les agents des eaux et forêts, la gendarmerie.

Aux dernières nouvelles, Tidiane Sylla n’a pu résister aux pressions de ses camarades et a fini par jeter l’éponge par voie d’huissier et avec correspondance à l’appui. Désormais c’est une équipe restrainte conduite par le vice président Moussa Koné qui veille sur les affaires courantes. Cette équipe est aussi chargée de préparer la prochaine assemblée générale élective, dans 3 mois.

&nbsp;

<strong>Suspension des activités</strong>

Sujets à des tracasseries en tous genres, les exploitants maliens du bois local en ont visiblement marre d’être en outre pénalisés, depuis six mois, par une suspension de leurs activités unilatéralement décidée par l’autorité tutelle. Ils ont dénoncés le poids des barrières tarifaires et administratives et menacés d’une action très prochaines au cas où la mesure ne sera levée. La question est d’ailleurs l’objet de nombreuses démarches dont l’issue va déterminer la conduite à suivre dans les jours prochains.

Le malaise est occasionné par la mesure ministérielle qui porte un coup d’arrêt à l’activité des exploitants de bois et, par-delà, à leurs revenus. Après avoir moult fois écrit au ministre de l’Environnement sans suite, ils ont l’intention de recourir très prochainement à tous les moyens légaux pour se faire entendre. En attendant, les langues se sont d’ores et déjà déliées et réclament que soient tirés les prélèvements tarifaires motivés par une alimentation du fond d’aménagement. Les contestataires notamment sous la forme de soupçons de détournement dudit fond de sa destination.

Quoi qu’il en soit, la corporation des exploitants ne comptent point baisser les bras devant les énormes pertes que leur inflige depuis le début de l’année l’arrêt brutal des activités d’un secteur où d’aucuns ont investi des milliards sur la base des assurances et gages donnés par les autorités en contrepartie du respect du cahier des charges en rapport avec l’exploitation du bois local.

De nombreux indices prouvent par ailleurs que ladite mesure n’est appliquée que de façon très sélective, au profit notamment d’un exploitant qui, comme par un miracle, arrive à surplomber l’ensemble en bénéficiant d’un monopole de fait dans le secteur.

En effet, tandis que les autres se rongent les ongles d’expectative aucune autorité n’arrête un certain exploitant répondant au nom de M. Cissé, qui se la coulerait douce avec la complicité de qui de droit.

Face à cette injustice criarde, le chef de l’Etat est plus que jamais interpelé pour éviter d’avoir sur les bras une autre crise latente. Ce sont des milliers de chefs de famille qui se réduits à l’inactivité depuis bientôt 07 mois. Ça ne coute rien que de les écouter et de tirer une solution acceptable par tous.

<strong>Akhimy MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali :  Un  comité national de coordination, présidé par le Premier ministre Modibo Keïta, porté sur les fonts baptismaux]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-nationale-au-mali-un-comite-national-de-coordination-preside-par-le-premier-ministre-modibo-keita-porte-sur-les-fonts-baptism-1360062.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 21 Jan 2016 18:41:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, un comité national de coordination vient d’être créé. Ce comité, qui va renforcer le dispositif du comité de suivi de l’accord présidé par la médiation internationale, est présidé par le Premier ministre Modibo Keïta.</strong>

Le lancement officiel des activités de ce comité a eu lieu le vendredi dernier à la primature sous la présidence du Premier ministre, Modibo Keïta, en présence de plusieurs ministres et des membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et de la plate-forme. Le comité national de coordination pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et le comité de suivi de l’accord sont deux entités qui poursuivent le même but : la mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger.

Lors de la cérémonie de lancement, le président du comité national de coordination de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le Premier ministre Modibo Kéïta, a expliqué le caractère inclusif de ce comité national de coordination. «Le Mali doit être accompagné, mais il faut éviter qu’il soit l’accompagnateur», a-t-il dit. Avant d’ajouter qu’il est nécessaire d’avoir un comité de coordination. Par ailleurs, Modibo Kéïta a reconnu les difficultés auxquelles le comité de suivi de l’accord est confronté.

Selon le secrétaire permanent du comité national de coordination pour la mise en œuvre de l’accord, Lassine Bouaré, l’objectif recherché est de fixer les objectifs à atteindre dans la mise en œuvre de l’accord, de valider le plan d’action de mise en œuvre que le gouvernement va élaborer, mais aussi et surtout d’évaluer périodiquement les actions réalisées pour faire les ajustements nécessaires.

Il a souligné que la structure a trois instances : les membres permanents (départements), les membres associés (forces vives) et le secrétariat permanent. Le secrétaire permanent a aussi mis l’accent sur plusieurs points inscrits dans l’accord dont la conférence d’entente nationale, les organes transitoires, la création d’une seconde chambre, le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national du Mali, le processus de DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) et  d’autres. Il a en outre rappelé que le collectif budgétaire de 2015 adopté par le parlement consacre 11 milliards de Fcfa pour la mise en œuvre de l’accord.

<strong> </strong><strong>Bourama Kéïta</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Editorial : L’espoir est permis]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lespoir-est-permis-2-1184272.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 14:30:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_754432" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier-.jpg"><img class="size-full wp-image-754432" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier-.jpg" alt="SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République," width="350" height="311" /></a> SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République,[/caption]

Dans l’histoire démocratique du Mali, IBK peut se targuer d’y être et d’y avoir taillé une place que personne ne pourrait lui disputer. En effet, il est le seul à avoir bénéficié de deux cérémonies d’investiture. La première plus sobre, plus « nationale » avec peu de flonflons, qui s’est déroulée au CICB le 4 septembre. La seconde, plus grandiose, plus somptueuse, plus pompeuse, plus fastueuse avec près de 20 chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. Le Stade du 26 Mars qui a servi de cadre en ce jour du 19 septembre avait presque refusé du monde.

Prêtant serment en cette matinée du 4 septembre 2013, et renouvelant les engagements le 19 septembre, le président de la République nouvellement élu, Ibrahim Boubacar Kéïta, savait les attentes des Maliens grandes. Frustrés par un coup d’Etat venu de nulle part, les Maliens ne voulaient plus perdre du temps. D’où la confiance massivement investie en la personne d’IBK, un homme qu’ils avaient vu à la manœuvre, ferme dans ses discours et inébranlable dans ses actions. Les Maliens avaient préféré se rappeler du passé pour mieux investir dans l’avenir. IBK n’ignorait rien de tout cela. IBK savait la gravité de l’heure. D’où certainement la sobriété et la brièveté du discours du 4 septembre dont la pierre angulaire fut le mot Réconciliation.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec eux-mêmes. Cela supposait d’aller vite sur les sentiers escarpés de la paix et de faire en sorte que le tissu social déchiré par la ènième crise du Nord puisse être définitivement recousu.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec l’Etat. Connu pour être intransigeant quant au respect dû à l’Etat, le nouveau président de la République s’est engagé à restituer à l’Etat son autorité bafouée. Après le coup d’Etat consécutif à une décennie de rabaissement de l’Etat, il savait la tâche ardue dans la mesure où les flétrissures et les balafres étaient visibles car profondes.

IBK voulait réconcilier les Maliens avec l’avenir. Trop d’espoirs déçus et de promesses non tenues ont poussé les Maliens à ne plus croire en rien du tout. En misant 77,7% de leurs voix sur IBK, ils prenaient un pari sur l’avenir.

IBK voulait relever le Mali. Mis à genoux sous les coups de boutoir des terroristes du Nord et des putschistes du sud, le Mali devait reprendre sa marche, le mali devait réapprendre à marcher. Tel ce héros de la légende qui n’a connu la joie de l’usage de ses jambes qu’après sept longues années de perclusion, le Mali devait se redresser sur ses deux jambes pour creuser les nouveaux sillons de son avenir.

IBK a-t-il reçu ? Ce n’est pas l’objet des articles qui traiteront des questions de la paix, de l’armée, de l’agriculture, de l’économie, etc. L’heure du bilan ne sonnera que dans trois ans. Mais on peut déjà percevoir si le cap est bien tenu. En effet, le président de la République a longtemps paru balloté entre son cœur et sa raison. Lui-même se targue d’être un gros maningaguéré. Ce qui a eu pour conséquence majeure quelques atermoiements, une grosse perte de temps sur des dossiers dont le traitement ne pouvait pas trop traîner, une grosse impression d’un Président qui a tout lâché dès sa victoire acquise. Aujourd’hui, tout cela semble derrière nous. IBK nous est apparu plus déterminé lors de l’entretien télévisé, plus sûr de lui et des choix accomplis.

&nbsp;

<strong>AkhimyMaïga</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Olympisme et développement :  L’ONU assigne au sport une importance capitale dans les objectifs de développement durable]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/olympisme-et-developpement-lonu-assigne-au-sport-une-importance-capitale-dans-les-objectifs-de-developpement-durable-1184252.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 08:43:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_85469" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Habib-Sissok-CNOS-X.jpg"><img class="size-full wp-image-85469" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Habib-Sissok-CNOS-X.jpg" alt="Habib Sissoko, président CNOS" width="300" height="352" /></a> Habib Sissoko, président CNOS[/caption]
<p class="yiv5477583469msonormal"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a pris la parole à New York lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable (25-28 septembre 2015) qui a adopté les Objectifs de Développement durable (ODD). Ceux-ci prolongent les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les États membres des Nations Unies s'engagent à mettre en œuvre ce programme dans son intégralité d'ici 2030. </span></b></em></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>Alors que le monde entre dans une nouvelle ère pour le développement, nous sommes réellement honorés de continuer à être un partenaire engagé en faveur du développement, aux côtés des Nations Unies, afin d'édifier un monde meilleur par le sport</i>» ! </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">C’est la conviction que le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a récemment partagé avec les dirigeants du monde lors du sommet des Nations Unies qui a adopté les Objectifs de Développement durable (ODD) à New York (Etats-Unis).</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Et pour la première fois dans l’histoire, un Programme de développement des Nations Unies reconnait au sport l'importance de sa contribution au développement durable à l'échelle mondiale.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le document final des Objectifs de Développement Durable (ODD), inscrits dans le programme de développement pour l'après-2015, le sport est mentionné comme un «<i>partenaire important du développement durable</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En effet, la déclaration souligne que le sport peut apporter sa contribution à l’atteinte de certains des objectifs parmi les plus essentiels, tels que ceux relatifs à la paix, à la santé ou encore à l'éducation. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>C'est un nouvel exemple de la reconnaissance du rôle important que joue le sport dans la société, l'un des principaux enjeux de l'Agenda Olympique 2020, la Feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique</i>», a déclaré le président du CIO, le Belge Thomas Bach.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Pour la grande famille universelle de l’Olympisme, cette décision montre l’harmonie entre l'<i>Agenda Olympique 2020</i> et le Programme de développement durable pour l'après-2015 des Nations Unies. Ce nouveau programme souligne notamment «<i>le rôle essentiel que joue le sport dans la promotion de modes de vie sains, de l'éducation et de l'intégration sociale. Il reconnaît les bienfaits du sport pour tous et sa capacité à autonomiser les femmes et les jeunes</i>».   </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les valeurs du sport et de l’olympisme magnifiées</span></b></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En sa qualité d'observateur permanent auprès des Nations Unies, le CIO a activement soutenu tout le processus qui a conduit à la définition du programme de développement pour l'après-2015. Le nouveau programme renferme un ensemble complet d'objectifs et de cibles à caractère universel, porteurs de changement s'appuyant sur les <i>Objectif du Millénaire pour le Développement</i> (OMD). </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Angela Ruggiero, quadruple olympienne et membre du CIO avait accompagné le président Bach pour cette occasion. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait en effet demandé à toutes les délégations d'inviter un représentant âgé de moins de 30 ans  afin de saluer «<i>l'enthousiasme, l'intérêt et la mobilisation des jeunes</i>» en faveur de l'élaboration du programme de développement pour l'après-2015.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A New York, le président Thomas Bach a eu des réunions bilatérales avec plus d'une dizaine de chefs d'État et de gouvernements afin d'aborder le rôle du sport dans la société et les actions communes à entreprendre s'agissant du développement durable et de l'autonomie du sport.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cela prouve, si besoin en était, que le sport est de plus en plus reconnu comme «<i>un moyen efficace d'aborder les enjeux liés au développement social et à la paix</i>». Et cela, d’autant plus que, comme le reconnaissent les chroniqueurs sportifs et les experts du développement, «<i>l'énorme potentiel du sport vient de sa portée internationale, de son langage universel, de son attrait auprès de toutes les générations, sans oublier de son impact durable sur les communautés en général, et sur les jeunes en particulier</i>».  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi, investir dans le sport et les activités physiques offre d'importants bénéfices socio-économiques pour la société. Il est en effet prouvé que le sport favorise la santé et prévient les maladies non transmissibles ; favorise l’accès à une éducation de qualité; contribue à l'autonomisation des femmes et des jeunes filles; rassemble les peuples et assure la promotion de l'intégration et de la non-discrimination.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout comme la pratique sportive offre des moments de répit lors des conflits, contribue à l'édification de sociétés pacifiques et non violentes en prônant la tolérance et la compréhension mutuelle. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le pouvoir et l’attraction du sport célébrés le 6 avril</span></b></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">«<i>Le sport est synonyme de fierté et de solidarité pour les pays</i>», défend fréquemment le président du Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM), El Hadj Habib Sissoko.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce dynamique et influent leader a d’autant plus raison que le rôle du sport avait été déjà affirmé dans la déclaration publiée à l'issue du Sommet mondial de 2005. Il s’agit d’une réunion de suivi du Sommet du Millénaire des Nations Unies en 2000. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au niveau des Nations Unies, l'importance de la pratique sportive a été renforcée par l'adoption de la «<i>Journée internationale du sport au service du développement et de la paix célébrée</i>». Un événement célébré chaque année le 6 avril. </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La reconnaissance croissante du pouvoir du sport a également conduit à l'adoption de nombreuses résolutions des Nations Unies au fil des années et à la désignation par le Secrétaire général de l’ONU d'un «<i>Conseiller spécial</i>» sur le sport au service du développement et de la paix en 2001 ainsi qu'à la nomination en 2014 du président d'honneur du CIO, Jacques Rogge, au poste d'Envoyé spécial pour les jeunes réfugiés et le sport.  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L'Assemblée générale a adopté une résolution en octobre 2014 encourageant «<i>les États membres à accorder au sport toute l'attention voulue dans le cadre du programme de développement des Nations Unies pour l'après-2015</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au cours des discussions sur l'Agenda olympique 2020, le CIO avait redoublé d'efforts pour renforcer sa collaboration avec des organisations internationales telles que l’ONU. En avril 2014, le CIO a ainsi signé un Protocole d'accord avec l'ONU visant à intensifier la «<i>coopération au plus haut niveau entre les deux organisations</i>».  </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Comité International Olympique (CIO) a été créé avec la conviction que le sport pouvait contribuer à «<i>édifier la paix et encourager le développement harmonieux de l'humanité</i>», rappelle souvent le président Thomas Bach.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A noter que le CIO est une organisation internationale indépendante à but non lucratif, composée de volontaires, qui s’engage à «<i>bâtir un monde meilleur par le sport</i>». </span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette organisation redistribue plus de 90 % de ses revenus au mouvement sportif au sens large, soit chaque jour l’équivalent de 3,25 millions de dollars (USD) pour aider les athlètes et les organisations sportives à tous les niveaux dans le monde.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Au Mali, grâce l’appui et à l’assistance de la Solidarité Olympique ainsi qu’au dynamiste de Habib Sissoko et son équipe, le CNOSM est devenu non seulement un acteur incontournable du développement du sport, mais aussi de l’essor socioéconomique et culturel du pays à travers de nombreux programmes initiatives en faveur des jeunes, sportifs et leaders.</span></p>
<p class="yiv5477583469msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moussa Bolly</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Morano, la valetaille que l'on fouette : L'affaire Morano ou ce moment désagréable quand l'aristocratie fouette un palefrenier devenu malséant.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/laffaire-morano-ou-ce-moment-desagreable-quand-laristocratie-fouette-un-palefrenier-devenu-malseant-1184082.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 08:26:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il ne s'agit pas de plaindre un personnage déprimant -Mme Morano fut cette ministre qui faisait renvoyer une vendeuse de chez Kookaï qui lui avait mal parlé -mais de s'interroger, maintenant que la droite digne l'éloigne de ses rangs: qu'a-t-elle dit, qu'a-t-elle pensé, qui soit tellement nouveau, tellement plus insupportable que notre bruit quotidien? Elle exprime, Mme Morano, que la France est un vieux pays majoritairement peuplé de blancs chrétiens, qui ne doit pas changer et dont le peuple subit l'invasion du monde? Mais c'est juste une banalité dans le paysage de l'idiotie tremblante! La même émission où Morano se perdit, un enfant de la presse ripolinée d'extrême droite (Valeurs actuelles) venait vendre un livre qui marche, contant et organisant l'irrésistible ascension d'Eric Zemmour vers l'Elysée. Lequel Zemmour, il y a peu sur RTL, expliquait que Mme Merkel, en accueillant les migrants (qui allaient "faire des petits") "prenait le risque de détruire une Allemagne millénaire", la hantise racialo-culturelle d'un bateleur prophète ne se limitant pas aux frontières du pays. Morano serait déphasée? On n'avait pas vu. Elle s'inscrit dans cette France qui se croit dispa-raître, que l'on entretient dans sa tremblote, que l'on gave de nostalgies faute de lui répondre socialement... Morano, avec son enthousiasme de soudard médiatique, est la suite logique et l'interprète exacerbée des démagogies de ses maîtres -ceux qui la punissent désormais, mais lui ont montré le chemin. Pour mémoire.

<strong>En 2011, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur</strong> expliquait ceci, dans un entretien au Monde, que les Français souhaitaient que "la France reste la France", il s'agissait d'islam et d'immigration. Un an plus tôt, Nicolas Sarkozy s'en allait pourfendre l'immigration incontrôlée -un échec évidemment- pour rebondir sur un fait-divers sanglant à Grenoble. En 2011, Laurent Wauquiez opposait sa Haute-Loire au Washington de Strauss-Kahn. C'étaient les juifs cosmopolites qui nous étaient étrangers. En 2015, c'est tout neuf, François Fillon veut introduire les statistiques ethniques pour connaître "la réalité du peuplement de notre pays" afin de piloter la politique d'immigration: il y aurait donc bien un dosage, culturel, ethnique, à respecter, un choix à faire... Racial? Quel méchant mot. Personne ne pense que François Fillon porterait atteinte aux droits des Français non-blancs. Mais madame Morano non plus. Il est simplement des styles plus ourlés, et des vocabulaires mieux maîtrisés. Mais sur le fond.... C'est elle qui paye, évidemment. Elle le mérite? Elle n'a été, chez Ruquier, qu'elle-même, et le personnage qu'on lui a demandé d'incarner depuis des années. Elle n'a fait que répondre aux attentes des seigneurs; ainsi périssent les petits, d'excès de zèle. Nadine Morano est une souffrance blanche. Elle s'est vécue ainsi. On le lui a raconté. Quand le sarkozysme s'installait à l'Elysée, elle rageait de n'être que député quand une Rachida Dati devenait ministre. Dati, qui est méchante et fine, m'avait résumé Morano: "C'est la fille gauloise des cités qui ne supporte pas que ses voisins arabes réussissent ou aient un appartement plus beau." La haine ethnique était là, et ce malheur d'être étrangère chez elle et supplantée par les nouveaux venus. "C'est un problème de s'appeler Nadine", demandait-elle? Puis Nadine est devenue ministre, pas plus nulle qu'un autre. Puis Nadine est devenue Morano. Elle a découvert la gloire au temps où Monsieur Buisson plantait ses graines, et aucune décence ne borderait la reconquête identitaire. Ce qu'elle ressentait (que ressentent tant de gens en un pays déboussolé), elle pouvait le dire; ça se disait autour d'elle, au-dessus d'elle, c'était juste et validé. Elle était, Nadine, leur peuple, leur guerrière! Personnage de la droite, des media, du populo, de l'air du temps, à détester ou à exposer, une bonne cliente...

<strong>On a dit à Nadine qu'il n'était pas illicite</strong> de devenir Morano. Elle l'est devenue. Jusqu'à Ruquier. Sa faute, sa bêtise, sa méchanceté, leur idéologie. Quand elle humiliait une femme voilée sur une plage en publiant sa photo, elle communiait dans l'islamophobie faussement féministe, et quand elle voulait interpeller une femme en burqa gare du Nord, elle mettait en pratique une loi du sarkozysme, que la gauche n'a pas abrogée. Evidemment, la race était en trop, l'autre soir. Pas bien maligne, Nadine. Mais elle ne pouvait que s'y laisser prendre, depuis le temps qu'on l'encourageait. Elle paye de s'être crue essentielle quand elle n'était que décorative, et d'être devenue un embarras, une fille de peu ayant oublié la mesure. Si on est d'humeur optimiste, on peut imaginer une rédemption. Que la droite, en chassant Morano (en la chassant vraiment, on en est loin), fasse sa révolution idéologique et devienne réellement libérale, et cesse de nous raconter une France d'antan, une France immuable, qu'il faudrait chérir, restaurer, protéger d'un présent haïssable. Le drame de tout ça, c'est le refus d'aujourd'hui. Si la France fut gauloise et blanche, elle ne l'est plus, plus seulement cela. Elle est autre chose, métisse et plurielle parfois, inchangée ailleurs dans ses paysages humains, disparate et incertaine et conflictuelle, et elle s'invente sur le tas, sans que les puissants qui ont sa destinée en charge soient capable de mettre des mots sur ce bouillon de cultures. Ce n'est pas qu'une affaire de la droite, notons. La laïcité fétichiste de la gauche est un miroir de l'identité sarkozyenne, dont la race de Morano est une exacerbation. Tout le monde devrait en sortir, des fantômes et des poussiéreux, et commencer à nous parler de nous, ce que nous sommes, les chrétiens et les autres, et aussi désamorcer les peurs de toutes les Nadine, au lieu de les encourager avant de les censurer. Sinon, ce qui arrive aujourd'hui, c'est juste de la valetaille que l'on fouette, cette histoire. Ca ne fera même pas tenir tranquille les gueux, et ça ne lavera pas l'âme des grands.

<strong>Claude Askolovitch </strong>

<strong>Journaliste POLITIQUE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Communiqué  de presse : Le Groupe Toguna réfute totalement les allégations du PARENA]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/communique-de-presse-le-groupe-toguna-refute-totalement-les-allegations-du-parena-1184112.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:28:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1184232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg" alt="tracteurs" width="350" height="164" /></a>Le PARENA, le Parti pour la Renaissance Nationale, a porté des accusations graves et diffamatoires  sur Toguna SARL dans un document rendu public le 30 septembre relatif au marché des 1000 tracteurs. Ces accusations visent à susciter le mécontentement au sein de la population et à ternir l’image de marque de Toguna.

Le Groupe Toguna ne peut accepter les allégations du PARENA dans la mesure où elles sont en désaccord avec nos valeurs.

C’est pourquoi, estimant que le peuple malien a droit à une saine information, nous apportons des éclaircissements fondés sur les faits et non sur une vaine polémique.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Modalités d’attribution du marché</strong></li>
</ol>
Dans ses allégations, le PARENA affirme que le marché de fourniture des 1000 tracteurs agricoles a été attribué de gré  à gré « sans appel d’offre ni consultation restreinte ». Ce qui est faux. En effet,  le  marché de fourniture des 1000 tracteurs a fait l’objet d’un appel d’offre international.

Dix-sept (17) sociétés maliennes et étrangères ont été invitées à concourir et ont présentées leurs offres le 30 Avril 2015 à la DFM du Ministère du Développement Rural conformément aux dispositions du cahier des charges.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Prix des tracteurs de 50 CV et délit d’initié</strong></li>
</ol>
&nbsp;

S’agissant des prix, le PARENA déclare que les tracteurs Foton de 50CV coûteraient 5 900 000 FCFA rendus Bamako. Nous ignorons le support des coûts ainsi avancés par le PARENA. Mais nous pouvons affirmer que ce n’est pas fondé.

Un tracteur Foton FT500 50 CV, 4 cylindres, moteur diésel sans ses accessoires ne coute pas moins de 14 000 USD HT. Les chiffres sont vérifiables partout. S’il faut donc y ajouter les prix des accessoires, ainsi que les frais de transports, on est bien loin des 5 900 000 francs CFA avancés de manière légère. Il serait intéressant, pour éclairer la lanterne des Maliens, que le Parena publie le support des coûts qu’il avance.

Par comparaison, le tracteur 50 CV avec accessoires classiques (Charrue à 2 disques, Herse 7x7 disques, Remorque 5 Tonnes)  est vendu sur la place de Bamako entre 12 690 000 FCFA et 14 500 000 FCFA tandis que TOGUNA SARL a proposé le même équipement à 12 125 000  FCFA.

Quant au délit d’initié imprudemment avancé par le PARENA, nous ne pas étonnés du tout dans la mesure où c’est cela qui devrait permettre au PARENA de corroborer sa thèse du marché attribué par entente directe. Dès lors qu’il n’y a pas eu d’entente directe qu’un appel d’offres international en bonne et due forme a été lancé, il y a des procédures avant  la décision du Conseil des ministres. Ainsi, notification est faite à ceux dont les offres ont été retenues. Dans le cas qui  nous concerne, la notification date du mois de mai. Un temps suffisant pour acheminer sur Bamako quelques uns des tracteurs achetés.

<strong> </strong>
<ol>
	<li><strong>Période d’utilisation des tracteurs</strong></li>
</ol>
Le PARENA affirme également que les tracteurs ne seront utilisés qu’à partir de Mai/Juin 2016. Ce qui dénote de la totale méconnaissance de l’auteur de cette affirmation du mode de fonctionnement  du monde rural.

En effet, les tracteurs ne servent pas qu’à labourer les champs et le labour n’a pas lieu seulement qu’aux mois de Mai/Juin. Ils servent au transport de la récolte de la campagne, au transport des fumures, des foins et des produits agricoles sur les différents marchés hebdomadaires, aux travaux de contre saison qui démarrent en Novembre ainsi qu’à plusieurs autres activités du milieu rural.

<strong> </strong>
<ol>
	<li><strong>Qualité du fournisseur TOGUNA</strong></li>
</ol>
Le PARENA s’est insurgé qu’une partie du marché des 1000 tracteurs ait été attribuée à un fournisseur d’engrais. Il  aurait pu simplement se renseigner pour savoir que le Groupe Toguna est constitué de plusieurs sociétés ayant différentes activités, à savoir : la production et la distribution d’engrais, la distribution de produits phytos, <strong><u>l’Assemblage et la distribution de tracteurs agricole</u>s</strong>, la distribution de camions Remorques et Citernes.

&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Organisation de la cérémonie</strong></li>
</ol>
Selon les déclarations du PARENA « la cérémonie … a été organisée, non par le ministère du Développement rural ou par le Protocole de la République, mais par la société Toguna SARL, principal fournisseur des tracteurs. »

Contrairement à cette affirmation, la cérémonie de remise du 22 Septembre 2015 présidée par le Chef de l’Etat, comme cela est connu de tous, a été organisée par le Protocole de la République avec l’appui d’autres structures de l’Etat. De même, c’est le Protocole de la République qui a envoyé les cartons d’invitation aux officiels conviés. Par ailleurs, lorsque le Président de la République préside un évènement, il est de bon ton que l’ensemble des corps constitués soient présents. Une tradition qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a été respectée sous tous les régimes. La société Toguna SARL a apporté son soutien à l’organisation comme elle a eu à le faire par le passé pour d’autres évènements aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Il n’y a donc rien d’anormal que cela soit le cas en cette occasion.

&nbsp;

En conclusion, ce pseudo scandale dont parle l’auteur de ces déclarations a été construit sur la base de fausses informations. Au lieu de s’étaler à travers de longs commentaires, qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance et s’en tienne à cela. Le peuple malien saura juger.

Nous avons beaucoup de respect pour les partis politiques y compris le PARENA. Toutefois, nous attirons l’attention du PARENA et de son Président que leurs affirmations gratuites, légères et calomnieuses ont une répercussion négative, au Mali et dans la sous-région, sur l’image de notre entreprise qui paye ses impôts et emploie plus de 900 personnes dont de nombreux chefs de famille.

A l’avenir, nous nous réservons la possibilité  d’user de tous les moyens de droit pour sauvegarder et notre image et ces nombreux emplois.

&nbsp;

<strong>Bamako le 06 Octobre 2015</strong>

<strong>Le Chargé de Communication du Groupe Toguna</strong>

<strong>Ousmane Sagara</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ibrahim Boubacar Kéita, AN II : Et pourtant…le Mali tourne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-an-ii-et-pourtantle-mali-tourne-1184032.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:25:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Bateau-ibk.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1016192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Bateau-ibk.jpg" alt="Bateau -ibk" width="620" height="349" /></a>« Et pourtant elle tourne »</strong>.Galiléo Galilée, hautement suspecté d'hérésie, pour avoir professé que la terre tourne autour du soleil fut contraint d’abjurer et de maudire publiquement « ses erreurs » sous peine de perdre la tête. Plus que pénétré de sa conviction, il prononça en aparté cette phrase : <strong>« Et pourtant elle tourne ».</strong>

Nous pourrions paraphraser cette phrase qui a traversé les âges, cette vérité qui, comme la crotte de la hyène, blanchit au fil du temps, pour dire : « et pourtant…le Mali tourne ». Malgré le ressenti quelque peu défavorable des populations, malgré l’ambiance de sinistrose entretenue par l’opposition, il semble qu’il existe quelques motifs de satisfaction. Le candidat IBK avançait sur un trépied : la Paix au Nord et la réconciliation des Maliens ; la refondation l’armée nationale ; le développement agricole. Le président IBK peut être fier des résultats obtenus sur ces trois fronts, sans oublier la relance de l’économie fortement soutenue par les activités commerciales.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>L’un des thèmes que l’actualité a imposé dans la campagne présidentielle, c’est bien le retour de la paix au Nord. IBK, en a fait la pierre angulaire de sa vision : pas de Mali sans paix au Nord ; pas de Mali sans paix tout court. S’inspirant des échecs enregistrés par les différents accords et pactes, le président de la République a choisi de changer de fusil d’épaule et d’adopter une nouvelle approche afin d’apprendre des erreurs passées. Le premier acte important posé, a été de dessaisir le Burkina Faso du dossier pour le confier à l’Algérie. Malgré les grincements de dents (le Burkina avait obtenu au nom de la CEDEAO un premier accord qui a permis l’organisation des élections générales de 2013) et les déceptions (le Maroc espérait souffler le traitement de ce dossier à son encombrant voisin qu’il soupçonne de souffler sur les braises au gré de ses intérêts), le président IBK a gardé « la nuque raide » sur sa conviction que le salut ne pouvait venir que de chez Bouteflika.  Hormis les lignes infranchissables (l’intégrité du territoire, la laïcité de la République, l’unité nationale), le président IBK a fait un point d’honneur à faire du Mali le lieu de la signature de l’accord.

Malgré les atermoiements, les surenchères, les caprices, le document portant paix et réconciliation au Mali fut paraphé le 1<sup>er</sup> mars. L’attitude de la Coordination des mouvements de l’Azawad laissait entrevoir quelques difficultés pour la signature des accords. Finalement, cela fut fait en deux étapes. D’abord le 15 mai, où en présence de dirigeants venus d’Afrique et du monde, le président IBK présidait la cérémonie de signature des accords, sans la CMA. Celle-ci, daigna enfin se joindre au mouvement d’ensemble en faveur de la paix le 20 juin. L’émotion était à son comble. Le président IBK a lâché quelques larmes avant de fondre dans les bras de ceux qui ont longtemps tenu l’Etat en respect avec leurs armes.

Le diner offert en grande pompe à Koulouba pour fumer définitivement le calumet de la paix dissipait mal les difficultés qui n’allaient pas tarder à surgir. Le rôle de la Minusma, jugé flou et ambigu par l’opinion malienne, la partialité supposée ou réelle de la France, la mauvaise foi de la CMA, le bellicisme gênant du GATIA, les desseins inavoués de partager le Mali, sont autant de points d’achoppement que les uns et les autres s’activent à surmonter. Près de cinq mois après la signature par toutes les parties de l’accord de paix et de réconciliation, sa mise en œuvre pose problème. Mais, personne aujourd’hui ne semble nourrir le dessein de reprendre les armes.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>De son élection à aujourd’hui, IBK n’a eu de cesse de garder l’armée au centre de ses préoccupations. Parce qu’à l’image de l’Etat dont il a hérité, les Forces armées maliennes étaient complètement désarticulées et par terre. C’est le premier ministre de la Défense d’IBK, SoumeylouBoubèyeMaïga, qui dépeint le mieux la situation trouvée : « A l’entrée en fonction de notre Gouvernement en septembre 2013, la situation des Famas se résumait comme suit :
<ul>
	<li>Un profond traumatisme et une crise de confiance, y compris dans la relation avec le reste de la nation, consécutifs à la défaite et à l’humiliation subies dans les régions du Nord ainsi qu’aux évènements liés au putsch du 22 mars 2012.</li>
	<li>Un engagement dans les opérations militaires pour consolider la reconquête des régions du Nord, y combattre les forces terroristes et séparatistes, protéger les populations, sécuriser le redéploiement de l’administration et s’intégrer dans des opérations conjointes avec nos partenaires régionaux et internationaux.</li>
</ul>
<ul>
	<li>La taille et les exigences du théâtre d’opération ont été démultipliées à partir de janvier 2013, passant d’une ligne d’environ 300 km Kona-Diabali où les FAMAS avaient essentiellement une mission statique de « garde-frontières » à un théâtre couvrant l’ensemble des 3 régions du Nord, toutes les villes comprises entre Kona et Tessalit d’une part et celles comprises entre Diabali et Kidal d’autre part ainsi que le secteur de Nara (cf. le décret créant l’opération Maliba)</li>
	<li>Le niveau de l’équipement de nos forces était notoirement insuffisant et inadéquat (le ratio en armement individuel tournait autour de 45% dans le Nord, c’est à dire en zone opérationnelle, et de 20% dans le reste du pays).</li>
	<li>Les conditions de vie et de travail des militaires étaient globalement infrahumaines en matière d’habillement (les dernières dotations en tenue remontaient à deux voire trois ans pour certains), de couchage et d’alimentation.</li>
</ul>
De plus, les déserteurs qui ont rejoint les rangs adverses continuent de porter leurs uniformes des FAMAS dans les actions contre celles-ci ou dans les actions et violences perpétrées contre les populations.
<ul>
	<li>Certains de nos partenaires ne sont pas favorables à un équipement renforcé de nos Forces Armées.</li>
	<li>Des ressources financières insuffisantes en dépit des efforts consentis par l’Etat depuis début 2012.</li>
</ul>
Faire la guerre, reconstruire les capacités opérationnelles et œuvrer à la réhabilitation et au réarmement moral des FAMAS, telles étaient les tâches qu’il fallait mener simultanément et dans l’urgence afin de garantir l’intégrité du territoire, la souveraineté de l’Etat, la sécurité des populations et la stabilité des nouvelles Institutions issues des élections de 2013 ».

C’est fort de constat que l’Etat a décidé d’équiper les Forces armées maliennes. Malgré la clameur et les accusations, les FAMAs ont été équipées. Contre vents et marées dirions-nous. C’est la conviction de l’ancien ministre de la Défense : « Ces acquisitions contribuent à renforcer les capacités opérationnelles de nos forces et nos hommes bénéficient pour la première fois d’effets d’habillement et de couchage, en cours dans toutes les armées modernes, qui leur rendent leur identité et leur dignité ». Au plus fort de la tempête qui a suivi l’achat des équipements militaires, Soumeylou mettait en garde contre la mauvaise publicité faite autour des FAMAs en pleine reconstruction morale et contre les desseins inavoués de certains partenaires financiers. « Certaines des critiques qui se sont exprimées ne peuvent pas nous opposer l’exemple d’une seule armée, à fortiori en guerre, qui organise de la publicité sur ses acquisitions. Et quand on sait que nombre de nos partenaires ne souhaitent pas en réalité que nous ayons une armée forte, il est à craindre que la médiatisation orchestrée autour de ces dossiers  , sur lesquels l’Etat n’a occulté aucune information dans le cadre de ses relations avec les institutions et sur lesquels il a d'ailleursassuré être prêt à suivre les différentes recommandations, ne vise au fond à inhiber notre autonomie de décision et nous faire passer désormais sous des fourches caudines à propos d’une question fondamentale de souveraineté ». Cette conviction de Soumeylou est partagée par le président de la République. Lors de sa visite dans la région de Sikasso, IBK n’est pas passée par quatre chemins. Nous publions quelques extraits des déclarations d’IBK : « Soldats du Mali, je suis venu ici aujourd’hui vous dire mon engagement total à faire de notre armée nationale une armée parmi les meilleures, Incha Allah, à vous équiper. Oui! Tout a été fait pour nous tordre la main, pour nous empêcher de vous équiper. Et vous serez équipés, ou alors notre vie n’aura pas de sens. Notre mission n’est pas de venir jouir d’un pouvoir, mais de servir le Mali. Et, servir le Mali aujourd’hui, c’est servir nos forces de défense et de sécurité. Les mettre à hauteur de souhait, pas que matériellement, mais moralement aussi.

Elles doivent bénéficier de logis décents et il est temps que l’on vous sorte des quartiers. Que le rassemblement de nos éléments de défense et de sécurité puisse se faire dans des conditions dignes de toutes les forces de défense et de sécurité à travers le monde. Cela est ma mission et je n’aurai de cesse de l’accomplir. Donc, je suis venu ici aujourd’hui, pas en touriste, vous sentir et me sentir plus près de vous.

Ce repas de corps que je partagerai avec vous n’est pas folklorique. Il est un témoignage. Dans toute société, le partage du pain n’a jamais été indifférent. Je le ferai avec vous, pour dire que la vie de chacun et de chacune d’entre vous m’importe au plus haut degré. C’est pourquoi nous ferons tout pour que vous soyez en capacité de défense en toute circonstance, grâce aux équipements auxquels vous avez droit et dont vous avez besoin ».

Les Maliens retiendront qu’une loi de programmation militaire a été votée qui devrait permettre à l’armée dans mieux outillée dans les 5 ans à venir (l’histoire retiendra que la première loi de programmation militaire de l’ère démocratique a été votée quand IBK était Premier ministre).

<strong>Et pourtant…le Mali tourne. </strong>Le président IBK demeure convaincu que le salut du Mali passe l’agriculture. Raison pour laquelle il a multiplié les initiatives en direction du monde paysan afin de booster la production et d’alléger les difficultés. Preuve ne peut être plus éloquente que cette cérémonie de mise à disposition des producteurs de 1000 tracteurs subventionnés par l’Etat à hauteur de 50%. Avant les tracteurs, le président IBK avait instruit de subventionner le prix des intrants agricoles afin de booster la production. Et pour couronner le tout, la part du budget national a été portée à 15%.

Ces efforts ne sont pas passés inaperçus. En effet, lors de sa réunion à Rome au mois de mai dernier, la FAO a décerné un prix au président IBK parce que le Mali est l’un des rares pays africains à avoir atteint le premier objectif des OMD.

<strong>Et pourtant…le Mali tourne</strong>. L’économie malienne a fait mieux que de se défendre. Malgré les bourrasques en tous genres et les crises avec les partenaires techniques et financiers, le Mali a pu obtenir un taux de croissance de 7,2% essentiellement porté par les activités commerciales et les services. Fort de cette embellie, le pays a entrepris d’éponger sa dette intérieure. Sur les instructions du président de la République, plus de 500 milliards ont été pays à la date du 10 janvier 2015 pour permettre la relance de l’économie (cette précision de la date et des chiffres a été donnée par le président de la majorité présidentielle lors du meeting commémorant les deux ans d’IBK au pouvoir).

Comme on le voit, le Mali tourne, malgré tout. Tout n’est pas rose, loin s’en faut. De sérieux efforts restent encore à accomplir.

<strong>Bassaro Touré</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Méchage : Les roquets et les perroquets]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mechage-les-roquets-et-les-perroquets-1184022.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Oct 2015 02:10:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Nouvelle République]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/parena.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1173042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/parena.jpg" alt="parena" width="600" height="262" /></a>Le moins que l’on puisse dire c’est que l’opposition, ou disons le carrément, le Parena réagit au quart de tour. Les responsables de ce parti ne ratent jamais une occasion pour parler (souvent ils manquent des occasions pour se taire). C’est une qualité qui fait défaut à beaucoup d’hommes politiques qui brillent par une prudence excessive qui frise souvent la frilosité. La prudence, la frilosité, le Parena ne connait pas. Ce qui a pour conséquence souvent des dérapages, parfois des excès, et même des outrances. Mais cela n’est pas l’objet. Pour reprendre le fil, nous disions que le Parena réagit au quart de tour. Nous avons l’impression que les responsables de ce parti ressemblent à ces chasseurs de tornades. Dès qu’il y a un petit vent qui se lève, ils trouvent espoir à le transformer en tornade. En tout cas, le Parena développe depuis deux ans dans une formidable propension à voir des scandales partout, à voir dans n’importe quel marché une surfacturation sur fond de délit d’initié donnant lieu à des rétro-commissions. Et souvent le Parena ne prend aucune précaution pour préserver sa crédibilité. Ce qui est malheureux pour le débat dans la mesure où ce parti regorge de vrais talents. La preuve de ce que nous disons est cette histoire de tracteurs subventionnés par l’Etat pour aider les paysans. Pour le moment, le Parena est le seul (peut-être avec ceux qui n’ont pas enlevé le marché) à y voir des problèmes. Le Parena parle de marché passé sans appel d’offres, par entente directe ; parle de surfacturation, de rétro-commissions ; de scandale, etc. De ce que nous en savons, tout cela n’est que balivernes. Face à la réaction par journaux opposés du gouvernement, le Parena souhaite qu’il y ait un débat contradictoire à la Maison de la Presse avec le ministre du Développement rural. Professionnels de l’agi-prop, les responsables du Parena voudraient que le débat soit radiotélévisé. Ils savent bien que le gouvernement n’acceptera pas. Pour la simple raison que les espaces de débat contradictoires ne manquent pas. Le Parena qui a des élus à l’Assemblée n’a qu’à interpeller le ministre du Développement rural. Arguments contre arguments, preuves contre preuves, ils pourront débattre à souhait, devant les députés et devant les Maliens qui les suivront grâce à l’ORTM.

<strong>Avant cette histoire de tracteurs déjà</strong>, le Parena avait fait la preuve de sa propension à ne rien laisser passer à l’occasion du deuxième anniversaire de l’accession d’IBK au pouvoir.Quitte à faire preuve de mauvaise foi. Le président de la République avait accordé un entretien à deux confrères de la presse audiovisuelle. L’entretien du président IBK a été diffusé la nuit du vendredi 4 septembre sur les antennes de l’ORTM et d’Africable. Dès le lendemain samedi, le Parena qui semble disposer d’une permanence hyper active a réagi. Ayant lu ce que le parti de l’opposition a écrit, nous nous sommes rendus compte qu’il est arrivé au Parena ce qui arrive généralement à ceux qui confondent vitesse et précipitation.

En effet, même une lecture rapide permet de constater que le Parena était plus pressé de répondre au Président de la République que de l’écouter. Ceux qui ont eu le stylo rapide devaient avoir une oreille pour le moins distraite. Nous donnons un seul exemple. Dans sa réaction, le Parena réduit l’intervention d’IBK concernant l’équipement de l’armée aux seules tenues militaires. Avec une certaine perfidie, la réaction note que « Pour le président de la République, équiper l'armée c'est acheter pour les militaires (à des prix faramineux) des uniformes, des chaussettes et des chaussures!
Est-ce avec des "uniformes impeccables" que nos soldats vont défendre l'intégrité du territoire et vaincre le terrorisme? ». Bien sûr que non, ce n’est pas avec des « uniformes impeccables » que l’armée fera la guerre. Mais comme le dirait l’autre, « même si l’habit ne fait pas le moine, il fait partie du moine ». La fierté de voir les militaires tout fiers et heureux de défiler dans des tenues propres avec des godasses bien cirées et des chaussettes assorties est partagée par tous les Maliens. Le Chef suprême des armées ne veut pas rentrer dans le détail des équipements militaires parce que n’en déplaise à ceux qui font la gorge chaude à toutes les occasions, ces domaines là sont sensibles et relèvent du secret-défense. Toutefois, IBK a parlé des « 12-7 et des 14-5 dont la puissance de feu est significative pour le militaire ». On est bien loin de la seule perception vestimentaire des équipements de l’armée. Cela revient à ce qui nous disions : le Parena voulait plus répondre avant d’écouter.

<strong>Le Parena n’est pas seul à tomber dans les excès</strong> et mêmes les outrances. SoumaïlaCissé, celui qui a été décrété chef de l’opposition, n’y va pas de main morte.“Le bateau Mali tangue dangereusement et le pilote navigue à vue sans main ferme au gouvernail” affirme-t-il. Et d’égrainer la longue des « scandales », attestés selon lui par le Bureau du Vérificateur général, la Cour suprême, et le FMI et la Banque mondiale. Bien entendu, tout ce qu’il dit n’est pas faux. Et d’enfoncer le clou lors d’une conférence de presse exclusivement dédiée aux deux ans d’IBK. Un seul mot traduit selon lui ces deux ans : « désillusion ». Nous pensons qu’il fait preuve d’une solide mauvaise foi. Primo, SoumaïlaCissé aurait pu dire, dans « l’affaire » des équipements militaires, que la Cour suprême n’a jamais mis en doute la légalité des achats des équipements militaires. Secundo, pour reprendre les propos d’un de ses illustres dévanciers dans l’opposition, « les rapports du Bureau du Vérificateur général ne sont ni la Bible ni le Coran » (l’un des opposants actuels sait bien cela dans la mesure où c’est la justice qui l’a blanchi alors qu’il avait été sérieusement noirci par la CASCA). Tertio, le président de la République a déclaré que tous les dossiers ont été transmis à qui de droit, c’est-à-dire la Justice. La séparation des pouvoirs voudrait que chacun reste à sa place. Ils auraient été les premiers à crier à l’instrumentalisation de la Justice si l’Exécutif avait donné des indications.

Nous, nous pensons que le Mali mérite mieux qu’une opposition au rabais. Nous avons la chance d’avoir comme animateurs de cette opposition des hommes et des femmes qui connaissent l’Etat pour l’avoir servi au plus haut sommet, sur le plan administratif (Premier ministre, Ministre d’Etat, Super ministre, multi-ministre, etc.). Nous ne parlons pas des postes électifs ou des postes occupés à l’international qui leur donne de la valeur ajoutée et leur confère une notoriété certaine. Ils connaissent l’Etat et ses points de fragilité. A notre avis, ils devraient être une chance pour la démocratie, pour la République, pour le Mali, pour les Maliens. Cela suppose qu’ils sortent un peu du bois en disant la vérité quand cela est possible pour eux ou à se taire quand ils ne peuvent pas dire la vérité. Seule la vérité construit la démocratie. Pour cela, leur relation aux faits doit être exacte. En donnant des faits qui ne sont pas fondés, en les commentant à la limite de la caricature dans un pays où le ressenti est souvent dominant, en excitant l’opinion, ils n’aident pas à la construction citoyenne ; ils ne tirent pas le système démocratique par le haut. Et puis, soyons francs, les Maliens n’attendent pas d’eux qu’ils se comportent comme des roquets, aboyant pour un oui et mordant dans tous les mollets à portée de leurs dents pour un non.

<strong>Comme visiblement les opposants étaient plus préoccupés</strong> à préparer leur réponse au président de la République qu’à l’écouter, nous allons leur rappeler des propos qui ont dû échapper à leur oreille distraite. « Je ne suis pas leur égal, ils ne peuvent pas être mes opposants, Dieu et les Maliens m’ont placé au-dessus d’eux. Ils peuvent s’opposer au RPM par exemple, mais pas à moi ». Voilà grosso modo ce qu’IBK pense de leur réaction. En français facile, cela veut dire qu’ils ne boxent pas dans la même catégorie que le président de la République, IBK est le Président pour tous les Maliens, donc y compris ceux qui ont voté contre lui. Ce n’est pas dédain de la part d’IBK que de leur indiquer le parti RPM. Au contraire, nous pouvons affirmer que le président de la République admire le travail mené par l’opposition. Nous nous rappelons de ses propos fort élogieux tenus à Sikasso à l’endroit de la minorité ; et fort justes ajouterons. Rencontrant les partis de la majorité, IBK leur a dit que l’opposition est plus visible.

Nous devons reconnaître que les partis qui tiennent lieu de majorité présidentielle ne sont pas à la hauteur. Le RPM qui doit être la locomotive de cette majorité est empêtrée dans des querelles intestines et byzantines. Jamais dans l’histoire du Mali démocratique nous n’avons vu un parti aussi divisé. La lutte pour les places y bat son plein. Il nous est arrivé de nous poser la question de savoir si ceux qui dirigent le RPM n’ont pas ouvert la succession d’IBK. En tout cas, leur comportement laisse songeur. En plus, au motif qu’ils auraient passé dix ans dans l’opposition, les responsables de ce parti ont les yeux plus gros que le ventre. Ils veulent tout prendre, oubliant que d’autres partis sont à leurs côtés, que d’autres partis ont contribué à la victoire électorale de 2013. Hormis la course aux postes, on ne les sent nulle part.

<strong>C’est avec plaisir que nous revenons sur les propos d’IBK</strong> lors de sa récente tournée à Sikasso : «Je ne vous sens pas dans le débat, alors que c’est vous qui constituez la majorité. Ceux qui sont minoritaires sont plus visibles que vous. Je ne vous sens pas. Je vous sens frileux. Vous n’avez pas de complexe à vous faire. Je ne vois pas quel combat un combattant frileux va gagner. Si déjà devant le ring, tu trembles, je ne sais pas où tu vas ». On peut dire que le président IBK sait de quoi il parle. Sur aucun des grands chantiers qu’il a menés, le RPM et ses alliés ont été absents. Sauf quand le Président leur a remonté les brettelles. Là, ils accourent ventre à terre pour reprendre, tels des perroquets, les propos présidentiels.

Avant Sikasso, on se rappelle que l’année dernière, presqu’à la même période, les recevant à Koulouba, le président IBK leur avait dit ceci : « vous m’avez laissé sur ma faim ». C’était suite à un meeting de soutien organisé dans la salle des 1000 places du CICB. La centaine de parti soutenant IBK n’avait pas été à mesure de remplir la salle au 1/3. Il aura fallu toute l’ingéniosité des monteurs de l’ORTM pour faire illusion en masquant péniblement les nombreuses places restées vides. Le président de la République avait surtout été déçu par le contenu des messages. Nous étions en plein tempête autour de l’achat de l’avion et des équipements de l’armée. Frileux comme des poules mouillées, les responsables de la majorité présidentielle qui avaient la possibilité de disposer de toutes les informations afin de contrebalancer ce qui se disait n’ont rien trouvé de mieux à dire que « le président est trahi par des gens en qui il a placé sa confiance ». Pathétique. Tout simplement pathétique.

Il faut croire qu’ils n’apprennent ni de leurs erreurs ni de leurs absences. En effet, personne ne les a vus ou entendus pendant ces moments d’interrogations sur le contenu de l’Accord de paix et son application. Nous serions tentés de dire que ce n’est pas leur affaire. D’où l’ire présidentielle à Sikasso. « Il faut oser dire la vérité aux Maliens. Ce que nous avons fait est appréciable. Il faut que cette majorité s’imprègne de l’Accord de paix et de réconciliation, parce que c’est cela votre devoir», a déclaré le Président de la République à ses partisans.<strong>Pour justifier l’incurie et l’inanité ambiantes</strong>, un respectable cadre du RPM a fait une sortie pour le moins malencontreuse. Nancoma Kéita pour ne pas le nommer, connu pour être quelqu’un de très sobre, a déclaré devant ses militants de la Commune II : « « Sachez que la conquête du pouvoir est plus difficile que l’exercice du pouvoir surtout dans le contexte actuel que vous connaissez tous. Au-delà de tous ces aspects, le président IBK est au pouvoir mais retenez que ce sont ses adversaires politiques qui ont les leviers du pouvoir. Ce sont eux qui sont dans l’administration, à la police …car le président ne veut pas se limiter à sa seule famille politique pour la gestion des affaires publiques. Et, à l’heure du bilan, ce sont ces mêmes personnes qui vont critiquer sa gestion. Donc faites attention, resserrer les rangs autour du président pour ne pas faciliter la tâche à nos adversaires surtout à l’aube des élections communales ». Comme le dirait Jacques Chirac, c’est tout simplement « abracadabrantesque ».

Et pour ne rien arranger à leur situation, les partis de la majorité présidentielle ont complètement raté le deuxième anniversaire de l’investiture d’IBK. Toujours à la manœuvre et dans ses œuvres solitaires, c’est semble-t-il la veille que le RPM a informé les autres partis de la tenue d’un meeting de soutien au président IBK le samedi 5 septembre. Si c’est ça un soutien, IBK devrait s’inquiéter sérieusement. La majorité, fidèle à elle-même, n’a pas été capable de remplir la salle des 1000 places du CICB. Même les efforts des monteurs de l’ORTM n’ont pas pu masquer le vide sidéral dans la salle. Quand l’incapacité de mobilisation atteint ce niveau, c’est très inquiétant. Tout cela parce que ceux qui veulent tout faire à eux seuls, en se cachant aux autres, ne sont pas à la hauteur. Et ils sont pourtant prompts à jouer les perroquets.

<strong>Talfi</strong>]]></content:encoded>
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