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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Option]]></description>
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                    <title><![CDATA[Centre de l’Imam Mahmoud Dicko pour la paix et le vivre ensemble dans les pays du Sahel]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 14 Apr 2021 07:52:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le jeudi est à la 4eme place des 7 jours de la semaine. Avril occupe la 4eme position dans le rang des 12 mois de l’année. Le Mali qui est dans sa 4eme tension socioéconomique causée par la 4eme chute brutale de son 4eme Président sur 5, est en train d’aller difficilement vers l’instauration de sa 4eme République.

Le jeudi dernier, 1er avril 2021,de nombreux amoureux de la paix se regroupaient sur le « Bisso terrain » de Bacodjicoroni ACI pour assister au début de la cérémonie d’ouverture d’un édifice social dénommé : CENTRE DE L’IMAM MAHMOUD DICKO POUR LA PAIX ET LE VIVRE ENSEMBLE DANS LES PAYS DU SAHEL. Sur ce terrain de football, non loin du nouveau Centre ou Havre de la paix, des hangars couverts de bâches ont été érigés pour abriter le public et les personnalités contre l’ardeur du soleil d’avril. Sur le terrain, ce Communiqué de presse dont la teneur suit, était à la disposition de tous les participants : « Communiqué de presse

L’idée de créer un « Centre de l’imam Mahmoud Dicko pour la paix et le vivre ensemble dans les pays du Sahel » est apparue pour donner suite aux crises multidimensionnellesdans le Sahel et au Mali durant ces dernières années. En février 2021, l’imam Mahmoud Dicko a écrit a écrit un « Manifeste à l’attention des maliens et maliennes pour encourager une meilleure compréhension de son rôle et son engagement en faveur de la paix et du vivre ensemble au Mali ». Il a engagé sa profession de foi avec les maliens et les maliennes.

Le 1er avril 2021 marque l’inauguration officielle du Centre. Le Centre organise sa première manifestation lors de la cérémonie de lancement portant sur « Les valeurs que nous partageons ensemble ». La cérémonie va réunir de nombreuses personnalités(Premier ministre, Ambassadeurs, personnalités politiques et de la société civile). De nombreuses personnes de la société civile coutumière, traditionnelle et religieuse y seront représentées.

Le Centre va apporter une valeur ajoutée aux connaissances sur la société de savoir concernant les conflictualités, les enjeux et défis sécuritaires, le rôle du savoir endogène dans le vivre ensemble. Les résultats permettront d’accroitre le professionnalisme, l’éthique et le sens du devoir vis-à-vis de l’Etat et des citoyens, le renforcement de la formation des citoyens en vue de mieux appréhender les conflits et à les gérer. Le Centre va mettre en place une approche de dialogue dans le but de mieux comprendre les tenants et les aboutissants des processus de paix au Sahel. Il s’agit de fournir des analyses stratégiques empiriques susceptibles d’aider les pays du Sahel à répondre aux problèmes de stabilité auxquels ils sont confrontés.

Le Centre va multiplier les efforts pour faire figure de référent sur les questions de paix au Sahel. Compte tenu de l’évolution rapide de l’environnement informationnel, le Centre va considérablement accroitre sa présence sur les réseaux sociaux afin de faciliter le partage d’informations et la diffusion de ses analyses auprès de ses nouveaux publics. Le Centre entend impliquer tous les acteurs institutionnels et de la société civile pour réussir sa mission : l’Etat, la presse, les représentants des organisations de la société civile, des légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses, les organisations de femmes et de jeunes, etc. Les différents acteurs sociaux et les partenaires seront informés au fur et à mesure des activités présentes et futures du Centre. »

Les chaises et fauteuils étaient presque tous occupés quand le Premier ministre Moctar Ouane fit son apparition étant habillé en grand boubou bien brodé. Dès sa descente de son véhicule de fonction, le Premier ministre Ouane a été accueilli par l’Imam Mahmoud Dicko. Ces deux personnalités socio-administratives, entourées d’une foule de chasseurs d’images, sont allés s’asseoir, côte-à-côte, à leurs places réservées.A la gauche du Premier ministre se trouvait un fauteuil luxueux inoccupé. Ils se parlaient entre eux. Leur conversation a été interrompue par l’annonce, à travers des gros hauts parleurs, de l’ouverture de la cérémonie. C’est le jeune Oumar Draméquia commencépar la lecture de quelques sourates du saint coran. Il a été suivi au micro par le principal initiateur de l’évènement, le sage Imam Mahmoud Dicko quia, dans une brève intervention, largement remercié le public, les différentes personnalités nationales, les ambassadeurs accrédités au Mali, les représentants d’organismes internationaux, les responsables de l’Organisation Mondiale des Droits de l’homme(qui lui ont décerné le mardi 30 mars de hautes distinctions honorifiques au Mémorial Modibo Keita) et surtout le Premier ministre malien, Moctar Ouane, pour leur présence massive et significative à la cérémonie inaugurale du Centre pour la Paix portant son nom. Au terme de son bref appel à œuvrer pour la paix, l’imam Dicko annonça avec certitude que le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Chérif Ousmane MadaneHaidara, arrivera bientôt sur le lieu de la Cérémonie et demanda, surtout aux jeunes, de lui réserver un accueil chaleureux et respectueux digne de son rang.

Le 3eme intervenant au micro était Boubacar Bah chargé de parler de la vision et des objectifs principaux du nouveau Centre dédié à la paix au Mali et au Sahel :

« Ce centre sert de forum de dialogues et de plateformes d’échanges d’idées dans le but d’améliorer la paix en renforçant l’efficacité et la responsabilité des institutions endogènes et les sociétés de savoir dans les pays du Sahel. La vision du centre s’inscrit dans cette dynamique montrant que la paix et le vivre ensemble sont possibles pour tous et pour toutes avec des institutions efficaces et responsables devant les citoyens. L’objectif du centre consiste à faire progresser la paix dans les pays du Sahel en favorisant l’entente, en offrant une plateforme de confiance favorable au dialogue, en créant des partenariats durables et en capitalisant des solutions stratégiques. Dans le contexte de l’évolution de notre pays, il est important de rappeler que le Mali a été le carrefour de civilisations et de savoirs à travers l’histoire médiévale, sahélienne et contemporaine. On peut parler de Maitres prestigieux, de grandes figures et de grands érudits qui y ont régné. Je pense aux savoirs qui ont été développés entre Djéné et Tombouctou, du savoir qui a été développé avec les Askia, du savoir qui a été développé dans toutes les sociétés sahéliennes. A ce titre des grands érudits comme Sékou Amadou du Macina, Samory Touré du Wassoulou et Hamed Baba de Tomboctou sont cités en référence de leurs temps. Dans ce préambule l’acte fondamentale donc l’acte constitutif de l’Unesco proclame que les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevés les assistances. Le dialogue entre les cultures, les civilisations et diverses origines balaie l’incompréhension mutuelle des peuples qui a toujours été au cours de l’histoire à l’origine de la suspicion et de la méfiance entre nations. Partout les désaccords ont trop souvent dégénéré en guerre. C’est pourquoi, l’apport du Centre de l’imam Mahmoud Dicko pour la paix et le vivre ensemble dans les pays du Sahel s’inscrit dans une dynamique de formation, de dialogue et d’éducation fondée sur des réalités endogènes du Mali et du Sahel en vue de promouvoir l’intelligence, la culture et les valeurs sociétales de nos peuples. Ce Centre entend aussi aider à de nombreuses réalisations sur la paix au Sahel. Celles-ci sont promises à un bel avenir au tour de l’établissement de relations et de partage d’idées. Un phénomène qui va perdurer et qui va offrir bien des avantages à long terme. Nelson Mandela a dit un jour : « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ». Cette philosophie continuera à dicter pour l’avenir le travail du Centre qui s’appliquera, conformément à sa mission, à faire progresser la paix grâce à une expertise accrue du sujet, à la diffusion des savoirs et des connaissances et au développement des relations durables avec toutes les communautés. », a conclu monsieur Bah

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La fin de ce discours explicatif des objectifs du Centrecoïncida à l’entrée sur le « Bisso terrain » du gros et luxueux véhicule blanc transportant, Chérif Ousmane MadaneHaidara, le successeur de l’imam Dicko à la tête du Haut Conseil Islamique du Mali. De nombreux hommes et femmes de média se sont précipités pour filmer et photographier la traditionnelle et émotionnelle salutation entre ces deux grandes notabilités qui ne se voient qu’occasionnellement à cause de leurs emplois de temps souvent trop chargés. Sous les flashes des caméras, l’Imam Dicko accompagna son coreligionnaire jusqu’à côté du Premier ministre où Haidara occupa le seul fauteuil qui lui était réservé. Quelques minutes après, le président du Haut Conseil Islamique qui fut invité au micro a salué l’assistance avant de faire des bénédictions en arabe et en bambara pour la réussite de ce nouveau Centre.

Conduit par Dr. Sory Ibrahim Maiga, chef du protocole de l’imam Dicko, le groupe de personnalités présents et une grande foule se dirigèrent vers le nouveau Centre. A l’entrée, le Premier ministre malien, Moctar Ouane procéda à la symbolique coupure du ruban avant la visite guidée du grand et coquet Centre non loin de la grande famille de l’imam Dicko.

Le Premier ministre en donnant ses impressions à la presse, a d’abord félicité le promoteur du Centre, l’imam Mahmoud Dicko, pour cette bonne initiative. Puis, il précisa que : « La stabilisation du Sahel ne se fera pas seulement à travers les armes, mais aussi et surtout à travers des échanges, des réflexions et le dialogue. Ce centre, nous l’espérons, contribuera fortement à renforcer cette dynamique ».

A savoir que le promoteur de ce Centre, l’imam Mahmoud Dicko, est non seulement un homme de paix mais aussi un érudit musulman constamment engagé à la recherche du Bien-être pour son peuple depuis très longtemps. Son franc-parler qui est souvent dérangeant pour les dirigeants et surtout les nombreux gestes humanitaires qu’il pose discrètement et publiquement, font de lui incontestablement l’un des rares hommes les plus écoutés et les plus aimés par les maliens de l’intérieur et de la diaspora. Pour rappel : quand le nord du Mali a été occupé par des hommes armés dans le premier semestre de 2012, c’est l’imam Dicko qui a osé aller dans le Nord malien pour négocier et obtenir, sans échange de prisonniers, la libération de 161 militaires maliens.

Nous devons tous espérer que ce nouveau Centre pour la paix sociale au Mali et au Sahel initié par un grand imam patient, conscient et constant, puisse atteindre ses nobles objectifs dans la pacification et l’humanisation du Mali et du Sahel.

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<strong>Lacine DIAWARA, écrivain et directeur de publication.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La solution locale au problème global des élections au Mali :  Refondation profonde du système électoral malien]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 14 Apr 2021 07:47:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>PROPOSITION DE SOLUTION CONCRETE VERS DES ELECTIONS DEMOCRATIQUES TRANSPARENTES POUR UN DEVELOPPEMENT NATIONAL DURABLE</strong>

<strong><em>« Dans la vie, il ne faut jamais lutter contre les hommes, il faut lutter contre le système »</em></strong>, selon le Sage Nelson Mandela.

Désormais, le peuple malien doit s’assumer pour se faire écouter et respecter. Ce peuple qui a tant subi doit exiger le changement de ce système de trucage électoral contagieux pour aspirer à l’instauration d’une démocratie transparente et l’émergence d’un développement multiforme durable et profitable à tous.

Dans ce contexte de la transition 2O20-2022, le peuple malien doit être foncièrement convaincu qu’il ne pourra compter sur aucun autre pays de la planète terre pour implanter et consolider dans sa patrie un système électoral réellement indépendant et sincèrement transparent.

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<strong>Le Cas du Canada</strong>

Le système électoral canadien est, sans doute, parmi les meilleurs au monde. Au Canada, les affaires électorales sont bien pilotées par le : <strong>DIRECTEUR GENERAL DES ELECTIONS DU CANADA(DGEC). </strong>Ce (DGEC) est « Nommé par une résolution de la <strong>Chambre des communes </strong>(NDLR : <strong>Assemblée Nationale</strong>), le directeur (DGEC) fait rapport directement au Parlement et est complètement indépendant du gouvernement en place et des partis politiques. »

<strong>« Le directeur général des élections du Canada</strong><strong>(DGEC)</strong> fait : la nomination des <strong>Directeurs de scrutins</strong>,<strong>DS,</strong>(un dans chacune des 338<strong>circonscriptionsélectorales)</strong>…»

<strong>« Le directeur du scrutin (DS)</strong> est responsable de la gestion et du contrôle des scrutins fédéraux au sein de la circonscription pour laquelle il est nommé. »

Contrairement à plusieurs pays occidentaux dont la France, les Etats-Unis d’Amérique… qui ont limité les mandats de leurs dirigeants élus, le système électoral du bureau d’Elections Canada n’impose pas de limitation de mandat électif aux hauts dirigeants canadiens. Car, grâce aux solides et réciproques confiances dans les collaborations entre les membres de la bonne équipe du Directeur Général des Elections, aucune possibilité n’est laissée aux électeurs, aux gouvernements, aux partis politiques et aux richissimes personnes ou groupes de personnes, de frauder, de truquer, d’influencer ou d’acheter les votes des citoyens canadiens. <strong>Ainsi, les dirigeants canadiens élus dans le domaine politique ou syndical reflètent, sans aucun doute, la pure volonté de la majorité des citoyens qui se sont démocratiquement exprimés dans les urnes.</strong>

<strong>PROPOSITION DE SOLUTION ELECTORALE CONCRETE CONTRE CE SYSTEME DE TRUCAGE ELECTORAL PROFITABLE SEULEMENT AUX DIRIGEANTS MALIENS</strong>

<strong><em>« Dans la vie, il ne faut jamais lutter contre les hommes, il faut lutter contre le système »</em></strong>, selon le Sage Nelson Mandela.

D’abord, il faut souligner que la bonté et la méchanceté, l’honnêteté et la malhonnêteté, la détermination et l’hésitation, la protestation et la résignation, ne dépendent pas de la couleur de la peau humaine mais plutôt de la rigueur éducative.

En Afrique en général et plus particulièrement au Mali, les présidents continuent à falsifier le vote du peuple. Les maliens se résignent souvent par fatalisme. Il est temps que ce peuple malien se mette débout sur ses deux pieds (Bonté et Honnêteté) avec détermination pour briser les chaines infernales de trucage électoral. Ces chaines de brigandage électoral attachées aux pieds et bras des citoyens maliens depuis 50 longues années. Seules les protestations persistantes et pacifiques permettront à l’écrasante majorité des maliens de détruire ce système électoral mafieux et frauduleux imposé par une infime minorité de dirigeants maliens.

Personne n’a besoin d’être politologue ou sociologue pour comprendre que ce sont les tripatouillages faits par le ministère de l’Administration territoriale et la Cour constitutionnelle,aux termes des élections présidentielles de 2018 et celles législatives de 2020, qui ont grandement contribué à créer et à aggraver l’actuelle tension sociopolitique au Mali. Afin de résoudre entièrement ce dangereux problème sociopolitique, les maliens doivent définitivement refonder l’actuel système électoral par l’instauration d’une nouvelle structure, réellement démocratique et indépendante, qui serait appelée : La<strong>CONEIT Mali</strong>, la<strong>Case de l’Organisateur National des Elections Indépendantes et Transparentes.</strong>

<strong>PROCEDURES DE CREATION DE LA CONEIT Mali</strong>

Dans la nécessité de purifier l’air dans les chambres des élus intoxiquées depuis 50 ans par un système électoral trop souillé, les maliens doivent passer par une société civile propre éloignée de tout milieu gouvernemental et politique. Il s’agit des citoyens maliens qui n’occupent aucun poste de responsabilité dans aucune des Institutions, ni non plus dans les mouvements ou partis politiques.

Donc ce sont, des citoyens apolitiques, des responsables d’organisations syndicales, des présidents d’associations, des directeurs de publication de journaux ou revues, des directeurs et animateurs(trices) de radios ou de télévisions privées(au moins 3 ans de pratique) sans oublier des artistes auteurs, des acteurs de cinéma, des comédiens, des sportifs anciens ou nouveaux ayant été au moins 3 fois sélectionnés dans une équipe nationale, qui pourront se réunir pour élire et définir le rôle et le mandat d’une ou d’un <strong>ONEIT</strong>, <strong>Organisateur National des Elections Indépendantes et Transparentes</strong> (répondant aux critères cités) comme premier responsable de la<strong>CONEIT</strong>, <strong>Case de l’Organisateur National des Elections Indépendantes et Transparentes.</strong>

C’est l’<strong>ONEIT</strong>, <strong>Organisateur National des Elections Indépendantes et Transparentes </strong>qui aura à choisir librement une ou un <strong>ORS</strong>, <strong>Organisateur Régional du Scrutin</strong>, pour chacune des régions administratives du Mali.

L’ONEIT, les ORS et tous les autres employés de la CONEIT seront des travailleurs à temps plein qui serviront de 08h à 17h, du lundi au vendredi, de janvier à décembre ayant droit chacun à un congé annuel payé de 30 jours.

<strong>OPTIMISME RATIONNEL</strong>

La<strong>CONEIT Mali</strong>, la<strong>Case de l’Organisateur National des Elections Indépendantes et Transparentes</strong> ne sera pas seulement un organe unique d’organisation des élections, mais surtout une structure totalement éloignée et entièrement dissociée des services du gouvernement et des partis politiques.

<strong>ETUDES DE FIABILITE ET DE FAISABILITE DE LA CONEIT </strong>

Des maliens et maliennes patriotes et honnêtes ne manqueront jamais pour justifier la fiabilité de la CONEIT. Peut-on fournir la preuve du contraire ? L’installation efficace et la fonctionnalité efficiente de la CONEIT est réalisable en seulement six (06) mois si cet organe est doté des matériels de fonctionnement nécessaires.

Comme ci-haut spécifié dans le chapitre « PROPOSITION DE SOLUTION CONCRETE… », les bonnes qualités ne sont l’apanage d’aucune race du monde. A l’instar des canadiens qui, par civisme et patriotisme, ont pu devenir une meilleure démocratie électorale, les maliens aussi peuvent adopter les mêmes valeurs humaines pour élaborer un meilleur système électoral.

Partout au monde, qui a vu ou entendu qu’un pays occidental, en période électoral, a sollicité un pays africain comme observateur étranger sur un petit bout de son territoire ? Mais, des pays africains, en organisation d’élection nationale, invitent des observateurs internationaux pour attester le « bon déroulement des votes » pourtant trichés d’avance.

Avec un optimisme rationnel, il est certain que plusieurs maliens sont pétris d’honnêteté, de persévérance et de détermination patriotiques. Des citoyens qui sont capables de sévir contre ce système électoral malien ténébreux et honteux pour instaurer une autre procédure électorale qui sera exemplaire en Afrique et au monde.

Ainsi, les maliens fermeront hermétiquement les voies de la confiscation perpétuelle du Pouvoir par le braquage électoral et éviteronsles coups d’Etat récurrents.

<strong>Telle est la SOLUTION LOCALE capable de résoudre le PROBLEME GLOBAL des élections démocratiques et transparentes pourfaciliter la réalisation d’un développement national durable et favorable à tous.</strong>

<strong>Lacine Diawara, Président du BIPREMFasoko, Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification entière du Maliet de la NSIT, Nouvelle Société Civile Indépendante pour la Transparence.</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Le BIPREM écrit à IBK :  « Votre gestion a mis notre pays en danger »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/le-biprem-ecrit-a-ibk-votre-gestion-a-mis-notre-pays-en-danger-2862081.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 05 Mar 2020 01:51:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bloc d’intervention populaire pour la réunification entière du Mali (Biprem) a animé, hier, mercredi 4 mars dernier, une conférence de presse à la Maison de la presse. Occasion pour cette association d’interpeller le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, sur certains maux qui minent le pays. A cet effet, le Biprem a adressé une lettre au président IBK.</strong>

Monsieur le Président de la République,

Le BIPREM FASOKO,association de la société civile, vous adresse ce jour mercredi 04 mars 2020 cette correspondance dans la continuité de celle qu’elle vous avait transmise le 04 Mars 2016,dans laquelle elle avait porté plainte contre vous<strong>pour haute trahison et gestion scandaleuse de l’argent public</strong>.

Les griefs tenus contre vous à l’époque portaient entre autres sur :

-Le détournement de centaines de milliards de FCFA lors des achats de l’avion présidentiel,des équipements militaires, des engrais frelatés, l’acquisition frauduleuse des 1000 tracteurs…

- L’impunité érigée en mode de gouvernance…

Telle fut la dernière phrase de cette plainte de 2016 : « <strong>Le Biprem-fasoko</strong> n’a pas d’abord demandé la démission du Président IBK mais, exige rigoureusement sa comparution pour donner au peuple malien des explications simplifiées sur des dérapages qui font embourber et obstruer la souveraineté et la prospérité nationales. »

En ce début de mars 2020, malheureusement, force est de constater, Monsieur le Président, que la grave et continuelle détérioration de votre gestion économique, sociale, culturelle, éducationnelle, politique, a mis notre pays en danger de disparition sur l’arène des nations et pour causes :

-Des centaines de milliards de FCFA au début de votre régime (2013-2014), les détournements de fonds publics se chiffrent maintenant à plus d’un millier de milliards de FCFA.Dans cette mouvance, une loi d’orientation et de programmation militaire, votée par l’Assemblée Nationale du Mali, a accordée à l’armée malienne la faramineuse somme de 1 230 563 972 349 Milliards FCFA sur une période de cinq ans (2015-2019).A ce jour 04 mars 2020, l’armée malienne est dépourvue de moyens aériens, d’armes de guerre adéquates, d’eau, de nourriture et perd régulièrement des hommes par centaines à travers le pays. Cet argent a donc fait l’objet d’un détournement à grande échelle et sans aucune interpellation.

-Sur la base des rapports du BVG relatifs à l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, une plainte pour détournement de deniers publics qui avait été déposée le 07 Juin 2018 auprès du doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de la Commune III par le Biprem Fasoko, contre 4 Ministres et un Conseiller à la Présidence ( Messieurs Soumeylou Boubeye Maiga,Mme Boiré Fily Sissoko,Moustapha Ben Barka,Mahamadou Camara,Sidi Mohamed Kagnassy), est restée sans suite.

-L’école publique malienne, fréquentée par des centaines de milliers d’enfants de pauvres, reste fermée depuis plusieurs mois, pour non-respect de l’article 39 de la loi No 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant pourtant signée par votre gouvernement avec les enseignants en grève ;

-Les crises multidimensionnelles, sécuritaire au nord avec la CMA et ses accompagnants djihadistes et intercommunautaire au centre du pays, ont causé des milliers de morts civils, des centaines de militaires maliens et étrangers tués, des centaines de milliers de déplacés, près de 1000 écoles fermées, la paupérisation des populations maliennes est en croissance exponentielle…

Monsieur le Président,prioritairement, le peuple malien n’admet pas que les fonds publics, destinés à l’achat d’équipements militaires pour protéger ses enfants sur les champs de bataille, soient détournés par quelques individus sans scrupule et sans qu’ils ne soient interpellés pour répondre de leurs forfaits.

Monsieur le Président, le peuple malien n’accepte pas que des plaintes déposées pour détournement de fonds publics contre des hauts dirigeants proches de vous restent systématiquement sans suite pendant que pour les mêmes motifs, des fonctionnaires, des maires et d’autres citoyens se retrouvent immédiatement  incarcérés. « Nul n’est au-dessus de la loi », avez-vous coutume de dire, le peuple malien n’admet donc pas cette justice sélective et à deux vitesses.

Monsieur le Président, le peuple malien ne supporte plus de voir ses enfants errer dans les rues depuis des mois, faute d’écoles ouvertes,consécutives au fait de non-respect des engagements signés par votre gouvernement avec les enseignants.

Sans être exhaustifs sur tous les manquements graves liés à votre gouvernance, le BIPREM FASOKO exige de vous,qui êtes le Premier magistrat de la République et le Commandant en chef des Forces armées du Mali, l’accomplissement, dans de  très brefs délais, de ces devoirs de premier responsable du Bien-être du Mali :

1-Lever tout obstacle à la mise à la disposition de la justicede toutes les personnes citées, sans aucune exception, dans la Plainte contre X déposée par le Biprem Fasoko auprès du Procureur du Pôle Economique et Financier depuis le 12 Décembre 2019 concernant l’utilisation frauduleuse des 1 230 563 972 349 Milliards FCFAdestinés à sécuriser notre armée et la doter de moyens optimaux de combat et de défense de notre territoire.

2-Débloquer la possibilité de comparution devant la justice des 4 Ministres et le Conseiller du Président, au moment des faits, pour faire suite à la plainte portée contre eux par le Biprem Fasoko chez le Doyen des juges d’instruction et renouveléeauprès du Procureur du Pôle Economique et Financier depuis le 03 octobre 2019.

SOIT LA JUSTICE S’APPLIQUE A TOUS DE LA MEME MANIERE OU ELLE NE S’APPLIQUE A PERSONNE.

3-Procéder à la réouverture immédiate des écoles publiques en répondant légalement et suffisamment aux doléances légitimes des enseignants qui ne demandent que la mise en œuvre des accords signés par votre gouvernement avec votre aval. Un homme d’Etat fait ce qu’il dit.

Monsieur le Président, aimer son pays, c’est permettre à son peuple de manger à sa faim,assurer sa sécurité, sa santé, l’éducation de ses enfants, c’est protéger ses ressources publiques en luttant farouchement contre la corruption et les détournements des fonds publics qui tuent un pays, c’est bannir l’impunité, c’est aussi préserver l’intégrité territoriale.

Monsieur le Président de la République, en vos qualités de Premier Magistrat et de Chef Suprême des Armées,nous vous demandons d’aimer votre pays en livrant à la justice tous ceux qui sont impliqués dans la gestion frauduleuse des ressources publiques et en permettant aux milliers d’enfants de pauvres de reprendre les chemins de l’école.

Monsieur le Président, le Biprem Fasoko, au nom des maliens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, vous demande de mettre en application, le plus vite possible ces trois principales revendications interpellatives. Faute de quoi, non seulement vous perdrez toute légitimitémais aussi obligerez les innombrables maliens, très déçus,

très choqués et très remontés, à déclencher légalement et pacifiquement, dans un bref délai, l’opération Mali-Piment pour vous remettre une lettre exigeant votre démission de la Présidence.

Le BIPREM FASOKOespère que vous ferez preuve de patriotisme et de sens élevé du devoir en accédant aux requêtes formulées au nom du peuple souffrant.

Biprem Fasoko et associations partenaires

Lacine Diawara

Président du Biprem

et Directeur de publication du journal Option]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali :  Les scrutins tripatouillés par … Ces dribbleurs et tricheurs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/mali-les-scrutins-tripatouilles-par-ces-dribbleurs-et-tricheurs-2858643.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sun, 09 Feb 2020 02:17:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[son haut grade militaire et de ne pas gagner le titre présidentiel, que le général ATT aurait pris la précaution de choisir illégalement la retraite anticipée à la place de la démission exigée par la Loi...

« Le 28 avril 2002 a été la date retenue pour le 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle. 24 candidats ont été confirmés. Tout comme ATT, deux autres grands concurrents, Ibrahim Boubacar Keita du parti Rassemblement pour le Mali, RPM, et Soumaila Cissé du parti Alliance pour la Démocratie au Mali, ADEMA, étaient aussi.Le président constitutionnellement forclos, AOK, a demandéaux militants de son parti ADEMA de ne pas considérer le candidat indépendant,ATT, comme un adversaire. Pourtant le candidat dûment choisi par son parti présidentiel, ADEMA, était bien, Soumaila Cissé. <strong>AOK étalait ainsi, au grand jour, son jeu de passe-passe électoral avec ATT... »,</strong> raconte cette source.

&nbsp;

Dans ce contexte de tricherie officielle, ces résultats affichés du <strong>1<sup>er</sup> tour</strong> faisant de <strong>ATT le 1<sup>er</sup> avec 449.176 voix ; Soumaïla Cissé le 2eme avec 335.525 voix ; Ibrahim Boubacar Kéïtale 3eme avec 329.143 voix</strong>, ont été, sans surprise, amplifiés lors du <strong>2eme tour du 12 mai 2002</strong>, ainsi : <strong>« Le candidat indépendant ATT 926.243 voix (65,10%) a été élu devant le candidat du parti ADEMA, Soumaïla Cissé 498.503 voix (34,99%).</strong>

&nbsp;

<strong>29avril 2007, ATT, lui aussi s’auto-sélectionne et se fait élire facilement, amplement</strong>

Par nécessité d’organiser l’élection présidentiel au terme de son 1<sup>er</sup> mandat, ATT fixa la date du 1<sup>er</sup> tour au 29 avril 2007. La course étant ouverte entre lui et 07 autres candidats en lice, la machine de trucage électoral a été facilement réglée ainsi :

<strong><em>« …sur les 2.265.483 suffrages valablement retenus pour les 08 concurrents, le Président sortant ATT a obtenu seul 1.612.912 voix (71,20%) »</em></strong>

Ce pourcentage élevé qui a étéaccordé au Président par la Cour constitutionnelle annulait automatiquement la tenue d’un 2eme tour. Car, il suffit de gagner plus de 50% du suffrage pour être déclaré vainqueur.

Plusieurs responsables des partis de l’opposition ont contesté ce résultat sans parvenir à l’annuler.

&nbsp;

<strong>Les 28 juillet et 11 aout 2013 ont concrétisé des tractations préélectoralesinouïes.</strong>

Au fil de ce deuxième mandat,la contestation du Pouvoir de ATT grandissait. Ainsi,le 22 mars 2012, le Capitaine Amadou a Chassé du Pouvoir le Général Amadou.Tout d’un coup, tout le système électoral se trouva sous le contrôle du Capitaine Amadou Haya Sanogo devenu le tout puissant faiseurde Président-Roi au Mali.

&nbsp;

Sous pressions internationales, Sanogoaccepta le partage d’unebonne partie de son Pouvoir avec un Présidentde la transition, Dioncounda Traoré et un Premier ministre plein-pouvoir, Cheick Modibo Diarra. De ce fait, le Capitaine Sanogoa été récompensé par le grade de Général. Face à de gros obstacles dans la gestion du Pouvoir entre le Président de la transition et le Premier ministre plein-pouvoir, le Général Sanogomontra au monde qu’il demeurel’homme fort du pays. Il ordonna aux forces armées l’arrestation et la séquestration du Premier ministre plein-pouvoir en lui imposant la présentation écrite et audio-visuelle de sa démission effective.

&nbsp;

C’était toujours à Kati, quartier général du GénéralSanogo, que se bousculaient continuellement les nombreux <strong>CPCP </strong>(<strong>C</strong>hercheurs de <strong>P</strong>ouvoirs, de <strong>C</strong>ontratset de <strong>P</strong>laces).La date du 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle a été fixée au 28 juillet 2013. De grandes tractations secrètes pour la sélection préélectorale se faisaient autour du Général Sanogoqui était dans la contrainte de céder le Pouvoir à un civil. Parmi les innombrables <strong>CPCP </strong>(<strong>C</strong>hercheurs de <strong>P</strong>ouvoirs, de <strong>C</strong>ontrats et de <strong>P</strong>laces), influents et riches, Amadou Haya Sanogo et ses très proches collaborateurs ont noué leur entente préélectorale secrète avec un politicien qui n’était plus parmi les prépondérants prétendants au Palais de Koulouba.Après avoir fait leur sélection secrète, les auteurs du coup d’état ont propulsé leur sélectionné au-devant de la scène politique par des campagnes déguisées avant et après la précision des dates des élections présidentielles. Le 1<sup>er</sup> tour a été fixé au 28 juillet 2013.En compétition, il y avait 27 candidats dont les potentiels et ceux qui se présentaient pour embellir leurs cartes de visite. A l’issu de cette première course, le ministère de l’administration territorial a ainsi alignés successivement ces trois coureurs :

&nbsp;

<strong><em>« </em></strong><strong><em>1er</em></strong><strong><em> IBK 1.175.769 voix (39,79%) ;</em></strong> <strong><em>2ème</em></strong> <strong><em>Soumaïla Cissé 582.127 voix (19,70%) ; 3ème Dramane Dembélé 286.929 voix (9,71%) ».</em></strong>Cetalignement à ces positions n’étaient pas surprenants. Car, un des faiseurs de coup d’état avec Amadou Haya Sanogo, le ministre de l’administration territoriale de l’époque, Moussa Sinko Coulibaly, a tenu des propos trop controversés lors de l’annonce des premiers résultats partiels et provisoires du 1<sup>er</sup> tour en ces termes : <strong><em>« …</em></strong><strong><em>si les tendances partielles, largement favorables à IBK, portant sur le tiers des dépouillements se confirmaient, point de second tour. » </em></strong>Par cette grosse faute communicationnelle, le ministre levait incidemment une grande partie du voile de la tractation préélectorale inouïeentre des autorités de la Transition et le candidat IBK. Le tollé soulevé par une telle déclaration aurait obligé les décideurs gênés à aller au 2eme tour pour calmer momentanément d’autres candidats et l’opinion. Ce 2eme tour de la présidentielle organisée le 11 aout 2013 pouvait-il en être autrement ? : <strong><em>« IBK = 2.355.394 voix (77,62%). Soumaïla Cissé = 679.069 voix (22,38%).</em></strong>Ainsi, ce pourcentage qui lui a été accordé l’a conduit à son investiture du 04 septembre 2013 comme Président de la République. Bien avant cette investiture, s’est produit un autre fait inouï et inusité au Mali : Le 2eme, Soumaila Cissé, s’est fait accompagner par sa famille pour aller féliciter le 1<sup>er</sup>, Ibrahim Boubacar Keita, à son domicile.

Quelques temps après ce fair-play historique, des révélations inouïes ont été faites, au niveau national et international, sur la magouille préélectorale ayant abouti à la décision de présélection de IBK comme futur Président du Mali par des dirigeants de la Transition.

Un militaire, très proche collaborateur du Général Amadou Haya Sanogo, du nom de Sergent Oumar Keita, en treillis, à visage découvert, sans sourciller, révéla,en bambara et en français, en ces termes :

<strong><em>« …on ne peut pas comprendre que c’est cela la réforme de l’Armée promise par IBK. On l’a choisi…qu’il est l’homme de la situation. IBK a dit lui-même, en bougeant sur ses genouxet mains« A bè ka ounouman » dans le salon de Haya, en disant ces mots : « Mon Capitaine donne-moi le Pouvoir pour que je te fasse honneur. Je dis que, ATT, n’est pas un digne fils du Mali, c’est pourquoi ils ont signé de mauvais accords. Je dis que, Alpha Oumar Konaré, n’est pas un digne fils du Mali, c’est pourquoi ils ont signé de mauvais accords. C’est dans ce trou que se trouve aujourd’hui le pays. Donne-moi le Pouvoir je te ferai honneur. »</em></strong>, précise le Sergent. Puis, il rajoute en tapotant sa poitrine avec sa main droite : <strong><em>« IBK, bougeait sur ses genoux et mains « ounouman » devant moi-même, Oumar, dans le salon de Haya. A ce IBK à qui le Pouvoir a été donné, ce même IBK ne peut pas venir pour diviser cette mêmeArmée… »</em></strong>, a explicité le Sergent, Oumar Keita, dans une vidéo d’une durée de 1 minute 41 secondes.

Dans une analyse documentaire approfondie, il a été constaté qu’avant de devenir Président de la République du Mali, IBK lui-même avait fait, dans le journal <strong><em>« Le Monde »</em></strong>, à la première et troisième personne, une telle déclaration :

<strong><em>« </em></strong><strong><em>Je ne suis pas soutenu par les militaires, je suis soutenu par l’armée malienne dans son intégralité [...] IBK est fier de ce soutien des forces armées et des forces de sécurité du Mali, tous corps confondus.»</em></strong>

Pendant la même période de la transition malienne, en juillet 2012, lors d’un colloque à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI), un diplomate français, Laurent Bigot, aouvertement lancé que le Mali est : <strong><em>« une démocratie de façade où l’on choisit les présidents par cooptation».</em></strong>Cette affirmation laisserait comprendre d’avantage que c’est cette procédure de« <em><strong>choix de présidents par cooptation », </strong></em>dans la démocratie typiquement malienne, qui aurait été appliquée en juillet et aout 2013 pour donner à IBK aussi un mandat de 5 ans.

Cette vicieuse cooptation faite par les Autorités de la Transition a été si bien cachée, en période préélectorale et électorale, dans un opaque emballage bruyant et brillant. Ladite boite d’emballage sonorisée et amplifiée diffusait de bruyantes publicités des journalistes, animateurs et agences de communications. Cet emballage brillait de récitations de mots et phrases coraniques mais surtout de slogans emballants : <strong><em>« Le bonheur des maliens ; L’honneur du Mali ; Le Mali d’abord… »</em></strong><em>.</em> Ces récitations et slogans, embellis par l’engagement présidentiel déclarant <strong><em>« 2014, année de lutte contre la corruption et la délinquance financière »</em></strong>, n’ont finalement été que de la poudre aux yeux des maliens et maliennes.

<strong>Avant les 29 juillet et 12 aout 2018, IBK annonçapubliquement cetrucage électoral que ses prédécesseurs taisaient fermement.</strong>

« Au cours des 5 années de son premier mandat écoulé, de très nombreux maliens ont terriblement assisté aux tristes passages du <strong><em>« Lebonheur des maliens »</em></strong> au « <strong>Malheur des maliens »</strong> et de <strong><em>«</em></strong> <strong><em>L’honneur du Mali</em></strong> <strong>»</strong>au « <strong>Déshonneur du Mali »</strong>.Ils ont subi la transformation du <strong><em>« Le Mali d’abord »</em></strong> en « <strong>La famille d’abord »</strong>. Ces mêmes pauvres populations ont enduré la métamorphose de cet engagement <strong><em>« 2014, année de lutte contre la corruption et la délinquance financière » </em></strong>en désenchantement<strong> « </strong><strong>2014, année de promotion de la corruption et de l’impunité assurée pour la délinquance financière. »</strong>, a commenté un homme de média.

En dépit d’une telle gestion catastrophique et d’une si grave détérioration des conditions de vie des citoyens maliens, pourquoi et comment IBK a osé se porter candidat pour un second mandat en fixant la date de l’élection présidentielle au 29 juillet 2018 ?

« Parce qu’IBK aurait été dominé par la tentation d’imiter totalement ses deux prédécesseurs, AOK et ATT, qui se sont gracieusement octroyés leurs deuxièmes mandats. Quant à la manière, le Président en fin de mandat a été rassuré par ses techniciens que les deux machines de gonflage électoral : Le ministère de l’administration territoriale et la Cour Constitutionnelle sont bien huilées. », a répondu un proche du régime qui désapprouvait que « le décevant président » se présente pour un second mandat.

Avec désinvolture et sans le minimum de modestie, IBK a méprisé et défié une très grande majorité de son peuple. Car, contrairement à la grande discrétion de ses prédécesseurs, le président sortant, IBK, a crié publiquement dans les tympans des maliens et des organisations internationales sa détermination de confisquer le Pouvoir en ces termes :

<strong>« Bouabablanka a blatuma ma séfolo »</strong>, a insinué le président <strong>« coopté »</strong> du Mali en précampagne à Ségou avant d’enfoncer le clou dans la tête de tous et de toutes lors d’une autre déclaration publique à Kangaba : <strong>« Boua ta blamogo chi fa ka ta ».</strong>Exprimées en Bambara, la langue nationale la plus parlée au Mali, ces offensantes phrases présidentiellesmérite d’être moulées dans le français, la langue officielle des maliens :

<strong>« Boua »</strong>, au Mali, signifie « Père de famille » avec la connotation de vieillesse et de sagesse.<strong>« Bouabablanka a blatuma ma séfolo », </strong>voudrait dire textuellement : <strong>« Boua va laisser mais le moment de le laisser n’est pas d’abord arrivé ». </strong>Elle inculque contextuellement des répliques du président à une critique très populaire scandée majoritairement par la jeunesse malienne déçue : <strong>« Boua ka bla ! »</strong> signifiant <strong>« Que, Boua, le Président, laisse le Pouvoir ! ». </strong>Ce slogan insistant incita, IBK, le Président candidat à sa propre succession, de lancer arrogamment sur le visage de chaque père de famille candidat ou pas surtout de chaque fils et fille de père malien, cette salivevenimeuse et dédaigneuse : <strong>« Boua ta blamogo chi fa ka ta ».</strong>Explicitement : <strong>« Le père, le Président, ne laissera pas le Pouvoir pour qu’un autre père de famille le prenne ». </strong>En crachant cette phrase, Boua IBK souffrait-il de fuite de mémoire ou d’égarement sénile en ignorant qu’avant lui se sont assis dans le fauteuil présidentiel malien Boua Modibo Keita, Boua Moussa Traoré, Boua Alpha Oumar Konaré, Boua Amadou Toumani Touré, Boua Amadou Haya Sanogo et Boua Dioncounda Traoré et qu’un autre Boua le remplacera inévitablement tôt ou tard ?Un tel propos arrogant ne prouvait-il pas aux maliens et au monde entier que IBK s’est auto-proclamé Président à vie de la République du Mali bien avant la tenue de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 ? Ainsi, n’aurait-il pas publiquement dévoilé que le système électoral malien est foncièrement fait de bourrage d’urnes et de trucage des résultats de scrutins en faveur de celui qui contrôle le Ministère chargé de l’Administration Territoriale et la Cour constitutionnelle ?

En réalité, le Boua IBK a maladroitement défié et méprisé tous les Boua maliens par manque de courage politique à s’attaquer nommément au promoteur du piquant slogan <strong>« Boua ka bla ! », </strong>Ras Bath. Et surtout pour éviter le père de celui-ci, Boua, Mohamed Aly Bathily qui fut,par sonfranc-parler,un franc-tireur et dérangeant candidat en juillet 2018.

Après cette proclamation prématurée de sa victoire avant les compétions dites électorales, IBK n’avait qu’à faire afficher, par la Cour constitutionnelle, sur le front de chacun des concurrents des pourcentages préfabriqués :

Au 1<sup>er</sup> tour du 29 juillet 2018 :« <strong>1<sup>er</sup>Ibrahim Boubacar KEITA 41,32%, 2eme Soumaïla CISSE 17,8% ». </strong>Le reste du pourcentage a été gentiment partagé entre les 22 autres candidats pour leur bonne participation<strong>(25 millions de F.CFA chacun)</strong> au remplissage des poches des mêmes dirigeants qui s’imposent.

Au 2eme tour du 12 août 2018 : <strong>« 1<sup>er</sup></strong><strong>Ibrahim Boubacar Keïta 67,17, 2eme Soumaïla Cissé 32,83% ».</strong>Quoi de plus normal ? Car, qui pourra interdire à un gourmand,découpeur et partageur de viande,de mettre dans son panier les plus gros et plus gras morceaux ? <strong>
</strong>Autrement dit quel peuple dit souverain laissera ses instruments dedécoupage, de comptage, de répartition et de contrôle du Patrimoine national à la disposition d’un seul homme et lui interdire de tricher et d’abuser des deniers publics dans une totale impunité bien assurée ?

<strong>Les populations ayant maintenant lu, entendu et surtout compris la manière malhonnête dont sont organisés les scrutinspréréglés, ne doivent plus voter à ces élections gagnées d’avance par les clans de leurs tricheurs présidents maliens biens malins ! </strong>

<strong>SOLUTION CONCRETE VERS DES ELECTIONS DEMOCRATIQUES TRANSPARENTES POUR UN DEVELOPPEMENT NATIONAL DURABLE </strong>

Désormais, le peuple malien doit s’assumer pour se faire écouter et respecter. Ce peuple qui a tant subi doit exiger le changement de ce système de trucage électoralcontagieux pour aspirer à l’instauration d’une démocratie transparente et l’émergence d’un développement multiforme durable et profitable à tous.

Dans ce contexte, le peuple malien doit être foncièrement convaincu qu’il ne pourra compter sur aucun autre pays de la planète terre pour implanter et consolider dans sa patrie un système électoral réellement indépendant et sincèrement transparent.

<strong>Le Cas du Canada</strong>

Le système électoral canadien est, sans doute, parmi les meilleurs au monde.Au Canada, les affaires électorales sont bien pilotées par le :<strong>DIRECTEUR GENERAL DES ELECTIONS DU CANADA(DGEC). </strong>Ce (DGEC) est« Nommé par une résolution de la <strong>Chambre des communes </strong>(NDLR : <strong>Assemblée Nationale</strong>), le directeur (DGEC) fait rapport directement au Parlement et est complètement indépendant du gouvernement en place et des partis politiques. »

<strong>« Le directeur général des élections du Canada</strong><strong>(DGEC)</strong>fait : la nomination des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Directeur_de_scrutin"><strong>directeurs de scrutin</strong></a><strong>,</strong> <strong>DS,</strong>(un dans chacune des 338 <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Circonscription_%C3%A9lectorale_(Canada)"><strong>circonscriptions électorales</strong></a>)… »

<strong>« Le directeur du scrutin (DS)</strong> est responsable de la gestion et du contrôle des scrutins fédéraux au sein de la circonscription pour laquelle il est nommé. »

Contrairement à plusieurs pays occidentaux dont la France, les Etats-Unis d’Amérique qui ont limité les mandats de leurs dirigeants élus, le système électoral du bureau d’Elections Canada n’impose pas de limitation de mandat électif aux hauts dirigeants canadiens. Car, grâce aux solides et réciproques confiances dans les collaborations entre les membres de la bonne équipe du Directeur Général des Elections,aucune possibilitén’est laissée aux électeurs, aux gouvernements, aux partis politiques et aux richissimes personnes ou groupes de personnes, de frauder, de truquer, d’influencer ou d’acheter les votes des citoyens canadiens.<strong>Ainsi, les dirigeants canadiens élus dans le domaine politique ou syndical reflètent, sans aucun doute, la pure volonté de la majorité des citoyens qui se sont démocratiquement exprimés dans les urnes.</strong>

<strong>SOLUTION CONCRETE CONTRE LE TRUCAGE ELECTORAL DES PRESIDENTS MALIENS</strong>

<strong><em>« Dans la vie, il ne faut jamais lutter contre les hommes, il faut lutter contre le système »</em></strong>, selon le Sage Nelson Mandela.

D’abord, il faut souligner que la bonté et la méchanceté, l’honnêteté et la malhonnêteté, la détermination et l’hésitation, la protestation et la résignation, ne dépendent pas de la couleur de la peau humaine.

En Afrique en général et plus particulièrement au Mali, les présidents continuent à falsifier le vote du peuple. Les maliensse résignentsouvent par fatalisme. Il est temps que ce peuple malien se mette débout sur ses deux pieds(Bonté et Honnêteté) avec détermination pour briser les chaines infernales de trucage électoral attachées à ses pieds et bras depuis 50 longues années. Seules les protestations persistantes et pacifiques permettront à l’écrasante majorité des maliens de détruire ce système électoral mafieux et frauduleux imposé par une infime minorité de dirigeants maliens.

Pour ce faire, les maliens doivent définitivement bannir le Ministère de l’Administration Territoriale, la Cour Constitutionnelle, la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) et la Délégation Générale aux Elections(DGE) de tout le système électoral pour installer une nouvelle structure réellement démocratique qui serait : Le <strong>BONELT</strong>, le <strong>Bureau de l’Organisateur National des Elections Libres et Transparentes.</strong>

<strong>PROCEDURES DE CREATION DU BONELT</strong>

Dans la nécessité de purifier la chambre des élus intoxiquéedepuis 50 ans par un système électoral trop souillé, les maliens doivent passer par une société civile propre éloignée de tout milieu gouvernemental et politique. Il s’agit des citoyens maliens qui n’occupent aucun poste de responsabilité dans aucune des Institutions, ni non plus dans les partis politiques.

Donc se sont, des citoyens apolitiques,des responsables d’organisations syndicales, des présidents d’associations, des directeurs de publication de journaux ou revues, des directeurset animateurs(trices) de radios ou de télévisions privées(au moins 3 ans de pratique) sans oublier des artistes auteurs, des acteurs de cinéma, des comédiens, des sportifs anciens ou nouveaux ayant été au moins 3 fois sélectionnés dans une équipe nationale, qui pourront se réunir pour élire et définir le rôle et le mandat d’une ou d’un <strong>ONELT</strong>, <strong>Organisateur National des Elections Libres et Transparentes</strong>(répondant aux critères cités) comme premier responsable du <strong>BONELT</strong>, <strong>Bureau de l’Organisateur National des Elections Libres et Transparentes.</strong>

C’est l’<strong>ONELT</strong>, <strong>Organisateur National des Elections Libres et Transparentes </strong>qui aura à choisir librement une ou un <strong>ORS</strong>, <strong>Organisateur Régional du Scrutin</strong>, pourchacune des régions administratives du Mali.

L’ONELT, les ORS et tous les autres employés du BONELT seront des travailleurs à temps plein qui serviront de 08h à 17h, du lundi au vendredi, de janvier à décembre ayant droit chacun à un congé annuel payé de 30 jours.

<strong>OPTIMISME RATIONNEL</strong>

Comme ci-haut spécifié dans le chapitre « SOLUTION CONCRETE… », les bonnes qualités ne sont l’apanage d’aucune race du monde. A l’instar des canadiens qui, par civisme et patriotisme, ont pu devenir une meilleure démocratie électorale, les maliens aussi peuvent adopter les mêmes valeurs humaines pour élaborer un meilleur système électoral.

Partout au monde, qui a vu ou entendu qu’un pays occidental, en période électoral, a sollicité un pays africain comme observateur étranger sur un petit bout de son territoire ? Mais, des pays africains,en organisation d’élection nationale, invitent des observateurs internationaux pour attester le « bon déroulement des votes » pourtant trichés d’avance.

Avec un optimisme rationnel, il est certain que plusieurs maliens sont pétris d’honnêteté, de persévérance et de détermination patriotiques. Des citoyens qui sont capables de sévir contre ce système électoral malien ténébreux et honteux pour instaurer uneautre procédure électoralequi sera exemplaire en Afrique et au monde.

Ainsi, les maliens fermeront hermétiquement les voies de la confiscation perpétuelle du Pouvoir par le braquage électoral et ouvriront largement les portes aux SOLUTIONS CONCRETES VERS DES ELECTIONS DEMOCRATIQUES TRANSPARENTES POUR UN DEVELOPPEMENT NATIONAL DURABLEET FAVORABLE A TOUS.

<strong> </strong>

<strong>Lacine Diawara, écrivain et Directeur de publication du journal Option</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[DR. Boubou mieux vaut ménager que menacer]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/dr-boubou-mieux-vaut-menager-que-menacer-2858610.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 08 Feb 2020 11:57:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ces deux verbes, ménager et menacer, appartenant tous au premier groupe, sont chacun composé de 7 lettres de l’alphabet. En les écrivant, il est remarquable qu’une seule lettre « g » dans le premier devenant l’unique lettre « c » dans le second, occupe chacune la 5eme position dans chaque verbe. Ainsi ces deux verbes ont une grande résonnance dans une belle ressemblance. Pourtant, le sens et surtout le rôle que ces deux verbes portent sont foncièrement opposés :

Ménager, c’est traiter quelqu’un ou quelque chose avec égard ou prudence.

Menacer : c’est chercher à intimider ou à effrayer une ou des personnes.

L’utilité de chaque verbe dépendra de leur bonne utilisation contextuelle dans des situations conflictuelles comme celles opposant le gouvernement malien et les gens saignants pardon les enseignants ainsi :

Le premier des ministres lance : <strong><em>«…si dans deux semaines les enseignants ne décident pas de retourner en classe, nous allons procéder à un recrutement exceptionnel pour les remplacer sur la base des 15000 enseignants qui sont formés dans nos IFM qui sont sans emplois mais qu’on peut utiliser sur la base du volontariat… c’est à ceux-là que nous allons faire appel… »</em></strong>

Faite lors<strong>de la deuxième journée des travaux sur les grandes orientations politiques du Dialogue National Inclusif au CICB, le dimanche 19 janvier dernier à Bamako, cette annonce surprenante a été répondu aussitôt par une déclaration prenante d’un communiqué daté du 20 janviersigné par ces 8 syndicats des enseignants :</strong>

<strong><em>« Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ( Sypesco, Syneb, Synefct, Synesec, Syldef, Fenarec, Coses, Snec)</em></strong>

<strong><em>COMMUNIQUE</em></strong>

<strong><em>RELATIF AUX PROPOS DESOBLIGEANTS DU PREMIER MINISTRE, MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES</em></strong>

<strong><em>Les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ont suivi avec amertume et indignation sur les réseaux sociaux les propos désobligeants tenus par le Premier ministre Boubou Cissé sur les enseignants du Mali.</em></strong>

<strong><em>Ces propos caractérisent le mépris et la haine que le Premier ministre a toujours manifestés vis-à-vis des enseignants et font suite à ceux tenus par son conseiller technique Siaka Diarra sur les antennes de Africable lors du débat de vendredi 17 janvier 2020.</em></strong>

<strong><em>Les syndicats informe l’opinion nationale et internationale que ces différents propos violent les conventions 87 (article 11) et 98 (article 2) que le Mali a souverainement ratifiées.</em></strong>

<strong><em>Les syndicats de l’Education rassurent les enseignants et le peuple malien que des réponses appropriées seront données à ces propos malintentionnés.</em></strong>

<strong><em>Fait à Bamako,le 20 janvier 2020</em></strong>

<strong><em>Ont signé : … »</em></strong>

<strong> </strong>

<strong>Lacine Diawara</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Satigui Moro Sidibé face à la presse : «La Gendarmerie entend mettre en application le projet de couverture sécuritaire du Mali»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/satigui-moro-sidibe-face-a-presse-gendarmerie-entend-mettre-application-projet-de-couverture-securitaire-mali-1763142.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 01 Sep 2016 00:43:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Directeur National de la gendarmerie du Mali, le Colonel Major Satigui Moro Sidibé, était face à la presse le mardi 30 août, dans la salle de réunion du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, pour faire le point de la situation de la couverture sécuritaire du Mali.</em></strong>

Selon lui, dans le cadre de la sécurité publique et de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, la Gendarmerie nationale entend mettre concrètement en application le projet de couverture sécuritaire, aussitôt après l’adoption des textes de création d’unités en cours de traitement.

Il s’agit notamment de l’érection de l’actuel Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale en Groupement Spécial d’Intervention de la Gendarmerie Nationale et de celle de l’actuelle Compagnie des Transports Aériens en Groupement des Transports Aériens, avec comme composante une Compagnie spéciale de deux escadrons et de la création de Brigades Territoriales dans les localités de Ouinzindougou, Dialacorodji, Safo, Moribabougou Droit, Sénou, Mountougoula, N’Golobougou et Sanankoroba.

S’y ajoute la mise en place de Pelotons d’Intervention de la Gendarmerie Nationale dans les régions de Sikasso, Mopti et Gao, ce qui permettra à son service d’être en posture d’anticiper les éventuels actes terroristes au niveau des régions, plutôt que d’attendre sans cesse l’arrivée probable d’appuis venant de loin.

Sans oublier la création de la Compagnie de Gendarmerie de la Rive Droite de Bamako, qui prendra en charge toutes les Brigades situées de ce côté. La proposition a été déjà faite à l’Etat, qui n’a pas posé de problème, a expliqué le Colonel Major Sidibé.

Il a par ailleurs noté que son service avait jugé utile de développer une ceinture de sécurité autour de Bamako, un rideau qui va rassurer les populations, les partenaires et les investisseurs. Le Directeur National de la Gendarmerie confiera que ce que son service a comme projets est soutenu par une Stratégie qui va se traduire en Plan opérationnel et être exécutée et partagée par l’ensemble des forces de sécurité, sous l’œil vigilant du ministre en charge de la Sécurité et de la Protection Civile, avec l’appui discret de son homologue de la Défense et des Anciens Combattants.

Quel plan pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs? Le Colonel Major répondra ainsi: «je ne vais pas jouer à l’autosatisfaction. Nous avons fait l’état des lieux des Forces armées et de sécurité et cela a fait l’objet d’identification des besoins et des programmes allant dans le sens de la réalisation. Il y aura des moyens non seulement pour l’amélioration des conditions de vie des hommes, mais aussi de celles de leur travail».

La Gendarmerie est une composante des forces armées qui travaille avec d’autres composantes relevant du ministère de la Sécurité. Tous les problèmes ont été bien identifiés et sont en cours de traitement. Concernant l’’intérieur du pays, singulièrement Tenenkou, le Colonel Major martèlera que, que ce soit à Kidal, Tenenkou ou Bamako, ce que le Mali vit est globalement partagé par tout le monde.

A l’intérieur, il a été proposé des créations d’unités et les plus localités prioritaires ont été ciblées. Ainsi, il y aura la création très prochaine de Légions de Gendarmerie à Kayes et à Nioro et la 4<sup>ème</sup> région de la gendarmerie sera celle de Tombouctou. La 5<sup>ème</sup> région sera celle de Gao, avec comme Légions Gao, Ménaka et Kidal. Dans chacune de ces régions et à l’intérieur des Légions qui les couvrent, il a été prévu des créations et des réalisations, a laissé conclu le Directeur National de la Gendarmerie du Mali.

<strong>Adama Bamba</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Objet : Droit de réponse : Le cas Bocari Tréta : Une équation à plusieurs inconnues  Par Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/objet-droit-de-reponse-cas-bocari-treta-equation-a-plusieurs-inconnues-boubacar-sow-correspondant-journal-option-france-1500302.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 29 Mar 2016 08:47:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>A Monsieur le Directeur de publication du journal Option</strong>

<strong> </strong><strong>Monsieur le Directeur de Publication;</strong>

<strong>   </strong>Je viens par la présente lettre vous déposer un droit de réponse relatif à l'article susmentionné, où Dr Ibrahim Traoré, Directeur de Cabinet du Président de la République a été qualifié d'"arriviste collaborateur". La démarche est strictement personnelle et l'intéressé n'y est associé ni de près, ni de loin. Elle procède d'une obligation morale pour moi, en tant qu'ami. Je connais l'homme et n'accepterai jamais qu'il soit traité d'une façon qu'il ne mérite pas sans réaction de ma part. Je me battrai pour rétablir la vérité sans sa caution, c'est ainsi que je comprends l'amitié.

Monsieur le Directeur de publication, je ne vous dénie pas non plus le droit d'informer sur les hommes publics, je vous demande tout juste que conformément à votre déontologie, d'accepter un droit de réponse et d'autoriser sa publication dans les mêmes conditions que l'article incriminé.

Veuillez agréer Monsieur le Directeur de Publication, l'expression de mes sentiments distingués.

<strong>PJ: Droit de réponse.</strong>

&nbsp;

<strong>Dr. Ibrahim Traoré, Directeur de Cabinet du Président de la République : Une ambition pour le Mali</strong>

La liberté de la presse a été chèrement acquise au Mali depuis les évènements de Mars 1991 grâce à une formidable poussée populaire sous l'impulsion d'un mouvement démocratique, aujourd'hui complètement mort et enterré, par le fait même de l'élite politique. Il a joué son rôle historique, il n'est pas à pleurer. Par contre le sort d'une de ses filles (la liberté d'expression), est aujourd'hui fort préoccupant. En effet, en 2010, sous la plume de Mme Hawa Semega, commentant le rapport annuel de "Reporter Sans Frontière", les maliens étaient fiers d'apprendre que leur pays figurait parmi les cinq bons élèves africains avec un classement très honorable de 26ème sur 178 pays classés. En 2013, le Mali se classait 99ème et 122ème en 2014. La chute est vertigineuse. Les évènements de 2012 (rébellion, Coup d'Etat, invasion Djihadiste en connexion intelligente avec le MNLA) sont passés par là. Il nous faut redresser la barre.

Devant ce défi à notre portée, il est affligeant de noter de fréquentes souillures de cette liberté d'expression par des journalistes comme Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France dans son article : Le cas Bocari Tréta : Une équation à plusieurs inconnues -   4 Février 2016. Il s'agit de la dérogation aux règles élémentaires de la recherche de l'information juste et vérifiée avant de la publier. C'est enfin, le mercenariat journalistique commandité ou non par le prince du jour.

&nbsp;

De quoi s'agit-il? Mr Sow, dans son article sus mentionné,  porte gravement atteinte à la rigueur morale et au sens patriotique du Dr Ibrahim Traoré dit You, actuel directeur de cabinet du Président de la République en le traitant "d'arriviste collaborateur". Un arriviste selon le dictionnaire est un "individu qui veut arriver à tout prix, un ambitieux sans scrupule". Mr Sow ne connaissait surement pas le sens de son qualificatif, ou le connaissant, il l'a utilisé sciemment, alors il a versé dans la délation pour un dessein que lui seul connaît et nourrit.

Monsieur Sow, pour votre gouverne, Dr Ibrahim Traoré, au moment où il devenait Directeur de Cabinet du Président de la République était chef de poste chirurgie à l'hôpital de Creil. Les actes qu'il pose ou ordonne de poser décide de la vie de dizaines de personnes par jour dans un contexte de législation médicale très strict où c'est le médecin qui doit prouver qu'il n'a pas fauté en cas de problème. C'est un travail valorisant qui exige l'organisation et la méthode.  Dr Ibrahim Traoré est et demeurera à vie ce chirurgien émérite qui, malgré son agenda surchargé n'a jamais fait trois mois sans venir au Mali depuis des décennies, à ses frais et en classe business par Air France. Il demeurera celui qui a soulagé la peine de milliers de maliens au Mali comme en France, avec la seule conviction du respect du serment d'Hippocrate, rendre le même service de qualité aux malades, sans distinction d'origine sociale et de situation économique.

Enfin de nouveau pour votre gouverne Mr SOW, Dr Ibrahim a été de tous les combats politiques d'IBK et encore à ses frais depuis 2002. Personne au RPM ne peut nier cela! C'est vrai, il a refusé d'être étiqueté militant RPM, mais aucun membre du staff du RPM ne peut nier sa contribution intellectuelle et financière aux différentes campagnes d'IBK. Aucun d'eux ne peut nier la qualité des relations privilégiées des deux hommes sur le terrain de la construction nationale, qu'ils soient d'accord ou pas sur un sujet donné. L'essentiel est que les deux hommes partagent une même vision. Dr You n'est pas de la cinquième colonne de la trajectoire politique d'IBK.

Aujourd'hui, à son poste de Directeur de Cabinet du Président de la République, le salaire mensuel de Dr Ibrahim Traoré est divisé par 10. Monsieur Sow, puisque vous résidez en France, vous devez savoir combien y gagne un chirurgien avec plus de deux décennies de pratique, qui plus est chef de poste! Comparez-le à vos propres émoluments et à ceux d'un ministre malien. Il n'y a pas photo!

Où est alors l'ambitieux sans scrupule? Où est celui qui veut arriver à tout prix?

Monsieur Sow, Dr Ibrahim n'est pas celui que vous décrivez. Il a effectivement une ambition démesurée et veut à tout prix un objectif, celui de partager son expérience avec les maliennes et les maliens pour le développement du Mali. Il croit fermement que ce pays peut se développer et pense qu'il lui faut une administration organisée et méthodique. Vous avez dit rêveur? De grâce, laissons le rêver grand et réaliser ce qu'il peut. Nous avons été un certain nombre d'amis qui ont acquiescé son idée de sauter le pas, de passer de la théorie du "renouveau du malien et de la gouvernance du Mali" à la pratique, d'être un de ces multiples exemples de nos compatriotes de la diaspora qui optent pour le Mali au détriment de leur confort. Il l'a fait, et je reste persuadé que le Mali en profitera.

Dr Ibrahim n'a pas besoin de ce poste pour se faire une santé financière et matérielle, ni pour avoir une renommée individuelle ou familiale. Il occupe ce poste  avec déjà tous ces acquis. Il occupe ce poste auréolé aussi de l'immense carrière de son père, feu Tidiani Faganda Traoré, ministre en charge de l'Information, Sécurité et Santé Publique du 1er gouvernement de la Fédération du Mali (4 Avril 1959-22 Septembre 1960) sous la présidence de l'auguste Modibo Kéïta. Le Mali reconnaissant lui a dédié un pavillon de l'Hôpital Point G : "Pavillon  Tidiani Faganda Traoré".

Monsieur Sow, vous l'aurez remarqué, je n'ai fait aucune remarque ni sur la forme, ni sur le fond de votre article. Tout ce que je sais, vous faites énormément de tort au camarade Tréta. Je demeure convaincu que vous apprendriez beaucoup des relations d'IBK avec ses camarades du RPM, si vous vous donniez un peu plus de temps pour les investigations. Je parie qu'à ce moment là, votre article prendrait une tout autre tournure.

Tout en vous félicitant pour votre contribution à informer sur le Mali et ses gouvernants, je vous signale que je ne rentrerai pas dans une dynamique de polémique sur ce sujet particulier après  ce droit de réponse. Toutefois, Je vous confirme ma disponibilité à échanger avec votre journal sur toute autre question relative à la vie de la nation malienne.

<strong>Seydou Traoré, Ancien Ministre</strong>

<strong>Tél. : 66.74.98.15 ; 73.22.72.99</strong>

<strong>E-mail. : kolontiguibarou@gmail.com</strong>

<strong>ID Skype : baroukolontigui1</strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sow répond à M. Seydou Traoré, ancien ministre</strong>
<ol>
	<li>Seydou Traoré, vous avez bien voulu réagir à notre article intitulé : «  Le cas Bocari Tréta : Une équation à plusieurs inconnues » où on qualifie M. Ibrahim Traoré, directeur de cabinet d'IBK « d'arriviste collaborateur » Nous vous en remercions bien. Soyez certains que nous vous servirons bien pour votre bravoure.</li>
</ol>
Vous dites agir au titre du droit de réponse.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, encore une fois, vous exhibez l'immensité de votre culture. Vous n’êtes ni cité ni mis en cause à quelque titre ou qualité que ce soit. Et pourtant, vous rédigez un soi-disant droit de réponse. Cette fois-ci et contrairement à la prétendue vente du Nord par ATT, prononcé par vous sans preuve, il existe un écrit. Rien ne pourrait être nuancé ou rapporté ici.</li>
</ol>
&nbsp;

Comment peut-on comprendre qu’après avoir été ministre pendant Cinq (5) ans,  secrétaire politique du plus grand parti politique du Mali, un parti dit des cadres, l'ADEMA, vous puissiez encore ignorer qu<strong>'un droit de réponse est strictement personnel ? </strong>M. Seydou Traoré, par gentillesse, nous acceptons de publier votre écrit dans une rubrique inappropriée pour vous donner la visibilité et aussi la chance d’obtenir les grandes faveurs d’Ibrahim Traoré, Directeur de cabinet du président de la république. Le titre de votre article est assez révélateur.

Nous avons toujours trouvé déplorable l’attitude des gens très habiles à faire la courbette pour se faire remarquer et surtout se faire aimer à tout prix. Le prototype de l'arriviste. Merci de nous conforter dans notre analyse, Seydou Traoré, vous qui êtes vraiment l’incontestable et l’inégalable ami du Dr Ibrahim Traoré.

<strong>Une première série de  remarques:</strong>

<strong>1-</strong> M. Ibrahim Traoré, directeur de cabinet d'IBK, est majeur. Il jouit, nous présumons, de la pleine capacité juridique. Il n'est pas sous tutelle, sous curatelle, encore moins sous sauvegarde de la justice. Il jouit <strong>donc</strong> de la pleine capacité juridique et doit pouvoir se défendre.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, vous méritez vraiment une forte récompense en espèces sonnantes ou en titre ronflant parce que vous vous êtes gentiment et fermement autoproclamé fervent avocat de M. Traoré Ibrahim. Vous voulez lui signifier votre obligeance, désormais il saura en toute naïveté que vous êtes son « Nami » et son ami. Oui, un grand ami improvisé qui est nostalgique du temps passé de la sauce ministérielle bien salée et bien huilée. Monsieur le tout puissant Directeur de cabinet de l’omnipotent IBK, nous vous prions d’aider l’ancien ministre Seydou Traoré qui vous aime plus que tout le monde sur cette terre.</li>
</ol>
<strong>2-</strong> M. Seydou Traoré, ignorez-vous qu’en voulant défendre M. Ibrahim Traoré, vous l'infantilisez et le déresponsabilisez ? Loin de le servir, vous voulez lui démontrer  sa faiblesse morale et psychique.

<strong>3-</strong> M. Seydou Traoré vous ne pouvez  aucunement  nous écrire pour tenter de défendre M. Ibrahim Traoré sans l'informer au préalable  de votre initiative. Entre vrais amis, on se respecte. Autrement dit, vous voulez donner la preuve suffisante d'une <strong>évidente incapacité </strong>de M. Ibrahim Traoré, directeur de cabinet du président IBK, à réagir efficacement. Ni plus ni moins.

<strong>4-</strong> Notre très cher et trop efficace Seydou Traoré, vous pouvez penser, libre à vous, que nous rendons ou tentons de rendre service à M. Bocari Tréta. Ce dernier, dans ses rêves les plus fous n’y songera pas une seconde. Cherchez à savoir qui nous sommes, d’où nous venons, nous les promoteurs du journal Option ?

<strong>Une deuxième série de remarques :</strong>

<strong>1-</strong> A supposer votre affirmation vraie, que M. Ibrahim Traoré a perdu en venant au Mali dix fois moins de revenus. Vous faites semblant d’ignorer qu'à Koulouba, ce sont des milliards qui font l'objet de surfacturation et d'enrichissement personnel. Mieux, toute comparaison doit être horizontale et verticale. C’est-à-dire comparer les salaires et les niveaux de vie. La vie au Mali n’a pas la même cherté que celle de la France. Normalement, vous devez le savoir. Normalement n'est pas obligatoirement. Avez-vous cherché à savoir combien gagnaient mensuellement au Canada les fondateurs du journal Option ? Nous ne vous le dirons pas. Car ces maliens naturalisés canadiens n’ont pas quitté leur situation pour travailler à la présidence ou au ministère de la république mais plutôt dans le secteur privé malien.

&nbsp;

En France, M. Ibrahim Traoré n’a  que son salaire. Rien que son salaire. Au Mali, c'est la fiesta kleptomane à Koulouba qui aurait attiré, nous le répétons, beaucoup d’arrivistes depuis l'arrivée d'IBK. Nous vous souhaitons toutes les chances d’être à cette fête bien faite et bien couverte. Du courage. M. Seydou Traoré, souvenez-vous de comment M. Camara Mahamadou, premier directeur de cabinet d'IBK, s'est retrouvé mêlé par sa lettre d'appui, probablement dictée par son maitre, à l'affaire dite des surfacturations.

<strong>2-</strong> Vous avez parlé de feu le père de M. Traoré Ibrahim qui fut ministre. M. Seydou Traoré, vous êtes libre de vos complexes.

Comprenez simplement, qu'il n’y a nulle part une école dédiée à la formation des ministres. On n'est pas non plus ministre après un concours. Dans notre système politique, c'est le chef de l’État qui fait ministre. Pas de mérite particulier. Des soudanais qui seraient aujourd'hui appelés maliens ont été à l'école pour la première fois il y a déjà trop longtemps. Renseignez-vous. Dieu merci, le doyen Seydou Badian vit.

Si notre père Tidiane F. Traoré vivait aujourd'hui, il ne serait pas étonné au sujet de la noblesse de la  lutte que nous menons au Mali. Après tout, nous venons tous de quelque part.

IBK qui a fait M. Ibrahim Traoré, directeur de cabinet avec rang de ministre, a lui-même mis 14 ans après son bac pour décrocher juste son DEA. Vous comprenez à suffisance que, ce n'est pas le mérite qui fonde la fonction. Et pourtant, aujourd'hui, c'est IBK qui fait ministre. <strong><em>Si celui qui fait n'est pas brillant, celui qui a été fait, le serait  accidentellement.</em></strong>

<strong>Une troisième série de remarques.</strong>

<strong>1-</strong> M. Seydou Traoré, pouvez-vous expliquer au peuple comment de secrétaire politique, vous avez été chassé du Comité Exécutif ADEMA pourtant pléthorique de 80 membres lors du 4° Congrès ordinaire de l'Adema Pasj ? Nous comprenons que tout ce qui  a trait à <strong>souillures</strong> vous obsède. Voilà ce qu'un confrère écrivait parlant de vous, il y a plus de 7 ans dans les colonnes d'un journal de la place : «  La question que l’on se pose est de savoir comment Seydou Traoré, puissant ministre de l’Agriculture durant cinq longues années, n’est pas parvenu à se maintenir ? Tandis que Madani Diallo, membre de la même section que lui, en chômage politique depuis cette période, arrive à lui damer le pion.
Cette situation s’explique par le fait que Seydou Traoré, encore une fois, a misé beaucoup plus sur l’organisation politique que dirigeait Djibril Tangara que sur son propre parti, l’ADEMA. De plus, il avait commencé à s’intéresser à la famille présidentielle, une attitude que Koulouba désapprouve. C’est pourquoi, ATT l’a rapidement évincé du gouvernement pour éviter qu’il ne <strong>souille la réputation</strong> des êtres qui lui sont chers. » Puis, le confrère ajoutait : « Seydou Traoré n’a pas été à la hauteur sinon, il allait siéger aujourd’hui parmi les 12 vice-présidents de la ruche, à l’instar de son prédécesseur, Tiémoko Sangaré, qui jouit plus que lui d’une légitimité historique. »

<strong>2-</strong> M. Seydou Traoré, je comprends votre volonté coûte que coûte  de vouloir vous approcher du régime en place. Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, Kassoum Tapo, Ben Barka sont tous à  Koulouba. Choguel est ministre. Nul doute, vous aurez votre strapontin. C'est le Mali  version IBK.

En 2002, nous nous  souvenons tous au Mali de comment le candidat officiel de l'ADEMA, Soumaila Cissé fut trahi.

Nous nous souvenons après de ce que furent les récompenses pour les traîtres.

<strong>3-</strong> M. Seydou Traoré, certes, nous sommes tous maliens. Mais, comprenez  que nous n'avons pas les mêmes valeurs morales.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, nous comprenons que vous soyez obnubilé par la richesse matérielle. Que Dr Ibrahim Traoré vienne ou non au Mali par Air France et en classe Affaires est sans objet. Nous serons bienheureux qu'il soit le propriétaire de Dassault systèmes, d'Air Bus et de Boeing. Nous parlons d'éthique et de morale. Vous, vous êtes aveuglé par les richesses comme pour dire halte ça suffit à une certaine époque. M. Ibrahim Traoré est ''revenu'' en  2008 au Mali pour faire partie d'une équipe qui ouvrit une clinique privée. S'il avait la richesse que vous voulez nous faire ravaler, il aurait construit tout seul sa clinique.</li>
</ol>
Ousmane Cherif Haidara le prêcheur avec son centre de santé a été et est plus utile au Mali et aux maliens que l'océan de savoir qu'est Dr Ibrahim Traoré. Laissez-nous respirer.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, professionnellement, nous ne mettons pas en cause les qualités du docteur Ibrahim Traoré en santé humaine. A Koulouba, comme directeur de cabinet, il a peu de choses à apporter.</li>
</ol>
Si M. le docteur Ibrahim Traoré avait l'once du patriotisme, il allait regagner son pays d'origine où il est le plus utile dès la fin de sa formation. Il n'allait pas attendre d’être directeur de cabinet du président. Il allait faire comme le Professeur Ali Nouhoum Diallo.

Le professeur Ali Nouhoum Diallo aurait pu rester en France devenir chef de service médecine interne à l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) et enseigner dans les facultés de médecine de Paris comme Professeur. Je dis bien  comme professeur. Non, il a préféré revenir au Mali, commencer par Gao. Je suis  souvent dur et très dur avec lui. Mais, il a  ce mérite. Le prof A.N. Diallo n'aurait pas eu besoin d'aller dans des hôpitaux communaux ou intercommunaux une semaine durant sa carrière.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, l’on ne se jette pas sur les mots à la légère à votre niveau. Cherchez plutôt à décortiquer métaphoriquement, péjorativement, étymologiquement, épistémologiquement etc le sens des mots. Je sais que ce n’est pas évident, mais de grâce, pour votre image personnelle, pour l’honneur des fonctions que vous avez occupées, pour l’honneur du Mali, faites cet effort. Si malgré tout, vous ne parvenez pas, approchez le Prof Drissa Diakité ou le doyen Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni.</li>
</ol>
<em>Fiscalement</em>, Dr Ibrahim Traoré, a- t-il cessé de résider en France ?

Savez-vous comment et pourquoi M. Ibrahim Traoré a été nommé par IBK ?

&nbsp;

M.Seydou Traoré, je comprends votre complexe vis-à-vis du fils de Feu<strong> Tidiani Faganda</strong> Traoré. Mais, de grâce, laissez les Segeeji, les Banyayi, les Gésséré, les Mabo, les Gawlo, les Griots et autres hommes de caste chanter le Docteur Ibrahim <strong>Tidiani</strong> <strong>Faganda </strong>Traoré. M. Seydou Traoré ne comprend certainement pas  la portée symbolique de son intervention. Faut-il la lui expliquer ?

&nbsp;

<strong><em>Enfin</em></strong>

<strong>La polémique en soi n'est pas trop mauvaise, M. Seydou Traoré, mais </strong>po<strong>lémiquer avec un personnage trempé dans le fleuve de la confusion, de l'approximation et dans l'océan de l'inculture est affligeant et infamant. Que voulez-vous ?</strong>

Dommage M. Seydou Traoré que ce soit vous notre interlocuteur. Nous souhaiterions avoir en face un gros calibre intellectuel du genre Mohamedoun Dicko, Ali Nouhoum Diallo, Bakari Kamian, Pr Sonfo, Pr Keména, Bakary Pionnier, Adam Ba Konaré, Bientou Sanankoua, prof Mamadou Kassa Traoré, Maître Kassoum Tapo. Hélas.

Vous et beaucoup d'autres ont courtisé et entouré ATT qui  a fini   détruit.   Vous tentez de vous approcher d’IBK aujourd'hui.

ATT  n’avait pas compris en dépit de nos mises en garde très dures. Espérons qu’IBK se ressaisisse pour son bonheur personnel  mais surtout pour celui du Mali et des maliens.
<ol>
	<li>Seydou Traoré, ça ne vaut pas la peine de continuer à polémiquer avec vous. Restez dans votre bulle.</li>
	<li>Seydou Traoré<strong>, socialement, intellectuellement, culturellement</strong>, vous<strong> n'atteignez pas, à son l'orteil, le Docteur Ibrahim Tidiani Faganda Traoré. Donc, il n'a pas besoin de vous comme infatigable mais inefficace avocat pour assurer sa défense</strong>.</li>
</ol>
Bien à vous.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, Correspondant en France du Journal Option</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rapport de la MINUSMA sur les tueries à Kidal, les 16, 17 et 21 mai 2014]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rapport-de-minusma-tueries-a-kidal-16-17-21-mai-2014-1500372.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 29 Mar 2016 08:46:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali </strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="614"><strong>Rapport conjoint sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis lors des événements de Kidal, les 16, 17 et 21 mai 2014. <em>Résumé </em></strong>

Suite au parachèvement de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le 20 juin 2015, la Division des droits de l’homme de la MINUSMA publie le résultat de son enquête, menée pendant plusieurs mois, sur les événements de Kidal (nord-est du Mali) qui se sont déroulés entre les 16 et 21 mai 2014.

Rédigé conformément à la résolution 2227 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce rapport établit que des violations et abus graves du droit international des droits de l’homme et des violations du droit international humanitaire ont été perpétrés au cours de ces événements, par les Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM) et les groupes armés – le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA).

Parmi les violations et abus commis - conjointement ou isolément - par le MNLA, le HCUA et le MAA figure la mort de huit personnes, dont six membres de l’administration malienne, parmi lesquelles certaines auraient été exécutées sommairement, le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les hostilités, des arrestations et détentions illégales, des traitements cruels, inhumains ou dégradants et des vols et destruction de biens. D’autre part, les Forces armées maliennes (FAMa) ont usé d’armes lourdes de façon indiscriminée dans la ville de Kidal en direction de zones habitées par des civils. S’ils sont qualifiés devant un tribunal compétent, ces actes pourraient constituer des crimes de guerre.

Les événements de Kidal ont eu des conséquences importantes dans les régions du nord Mali, provoquant le départ des autorités administratives et des FAMa de plusieurs zones stratégiques et le contrôle de ces zones par les groupes armés, mais aussi une augmentation des incidents sécuritaires, y compris des attaques dans la région de Kidal.

La Division des droits de l’homme (ci-après DDH) de la MINUSMA a partagé oralement les conclusions de son enquête avec le ministre de la Justice, Garde des Sceaux aux moments des évènements, Monsieur Mohamed Ali Bathily, mais aussi avec les deux ministres successifs de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mohamed Diarra et Madame Sanogo Aminata Male. Les conclusions ont aussi étaient partagées oralement avec les représentants du MNLA, HCUA, et MAA à Kidal, aux mois de janvier et juin 2015. Ainsi, qu’avec la CMA en octobre 2015.

&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td width="614">&nbsp;

Plus d’un an après les faits, le rapport souligne que quasiment aucune mesure n’a été prise ou rendue publique par les autorités maliennes et les groupes armés pour identifier les auteurs des violations et abus et les tenir responsables de leurs actes. Seule une commission d’enquête a été établie par le parlement malien dont le rapport n’a pas encore été rendu public.

Dans ce contexte, la MINUSMA recommande l’ouverture immédiate d’enquêtes crédibles par les autorités compétentes sur ces violations et abus, la coopération avec les instances internationales ou tout autre mécanisme international approprié opérant dans le cadre d’une mission d’établissement des faits, la conformité de tout arrangement ou accord découlant des négociations de paix aux normes et principes du droit international - qui ne saurait ainsi entraver les enquêtes et poursuites lancées à l’encontre des auteurs présumés de violations et abus graves des droits de l’homme et/ou de violations du droit international humanitaire, notamment les crimes de guerre, ni l’exercice du droit à un recours effectif et des réparations adéquates pour les victimes de ces violations.

La réponse ou l’absence de réponse aux violations et abus commis pendant les événements de Kidal permettra de mesurer la volonté et l’engagement des autorités maliennes, mais aussi des groupes armés signataires de l’accord d’Alger, de mettre au premier plan le besoin de justice pour résoudre les causes profondes de la crise malienne.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<ol>
	<li><strong> INTRODUCTION</strong></li>
	<li>La DDH publie le rapport d’une enquête qu’elle a menée pendant plusieurs mois sur les événements survenus à Kidal en mai 2014, afin de contribuer au respect des droits de l’homme et à la lutte contre l’impunité.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="4">
	<li>La réponse ou l’absence de réponse qui sera donnée aux violations et abus commis pendant ces événements permettra de mesurer la volonté et l’engagement des autorités maliennes, mais aussi des groupes armés signataires de l’accord d’Alger, de mettre au premier plan le besoin de justice pour résoudre les causes profondes de la crise malienne.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="5">
	<li>Les événements qui ont eu lieu entre les 16 et 21 mai 2014 à Kidal (nord-est du Mali), y compris la mort de plusieurs administrateurs maliens, les déplacements de populations, le retrait des FAMa et la prise de contrôle de la ville par les groupes armés, ont constitué un tournant majeur dans l’histoire récente du Mali.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="6">
	<li>Le présent rapport, écrit conformément à la résolution 2227 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies3, décrit et analyse ces événements en mettant en évidence les abus et violations des droits de l’homme et les violations du droit international humanitaire commis par les FAMa et les groupes armés.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="7">
	<li>A travers ce rapport, la DDH entend renforcer la responsabilité de l’Etat malien dans la promotion et la protection des droits de l’homme et soutenir ses efforts dans la lutte contre l’impunité. La DDH entend également sensibiliser les groupes armés aux conséquences des</li>
</ol>
abus des droits de l’homme et leur rappeler leurs obligations dans le cadre du droit international humanitaire. Par ailleurs, la DDH entend les inciter à coopérer avec les mécanismes nationaux et internationaux visant à la réconciliation nationale, qui passe nécessairement par une lutte active contre l’impunité.
<ol>
	<li><strong> MÉTHODOLOGIE</strong></li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="10">
	<li>Au total, les équipes mobiles ont mené plus de 65 missions dans la région de Kidal – y compris dans les localités de Aguelhok, Anefis et Tessalit – mais aussi à travers les régions de Gao et Tombouctou, ainsi que dans la ville de Bamako. Ces missions avaient pour but d’identifier et d’interroger les victimes, témoins et protagonistes des événements de Kidal, et de mesurer l’impact de ces événements sur les communautés.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="11">
	<li>Dans la ville de Kidal, la DDH a effectué des visites sur la scène des incidents où des violations ou abus auraient été commis afin de corroborer les déclarations des victimes et témoins. Plus de 60 visites ont ainsi eu lieu à Kidal dans les lieux suivants : le Gouvernorat, l’ex-camp des FAMa, la société Energie du Mali, le commissariat de police, la préfecture, la gendarmerie, les camps des groupes armés, les endroits où les corps des victimes ont été récupérés et inhumés, des lieux de détention tenus par les groupes armés, le quartier administratif de Kidal, et les quartiers Etambar et Intirban où résident des Touareg Imghad.5 Sept de ces visites ont été conduites avec l’assistance de la Police des Nations Unies (UNPOL) et du Service de lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS). Les efforts de la DDH ont permis d’accéder au Gouvernorat, lieu principal des événements. Ce lieu était resté inaccessible avant une mission directement conduite par le Directeur de la DDH.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="12">
	<li>La DDH a mené des entretiens avec des témoins des incidents (y compris les victimes), des membres des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM)6 et des groupes armés ayant pris part aux combats (le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, le Haut-Conseil pour l’unité de l’Azawad et le Mouvement arabe de l’Azawad), des membres d’organisations non-gouvernementales (ONG), des leaders d’opinion, des autorités traditionnelles et religieuses, et des autorités administratives locales. Plus de 230 personnes ont ainsi été interrogées individuellement ou en groupe.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="13">
	<li>Outre les constatations et les entretiens menées par la DDH, le présent rapport s’appuie également sur des documents écrits par les différentes unités de la MINUSMA, des</li>
</ol>
photographies prises sur les scènes des incidents, des enregistrements sonores et audiovisuels, et d’autres éléments de corroboration, tels que des badges et bracelets ayant appartenu aux victimes, aux témoins et aux membres des groupes armés. Dans ces démarches, la DDH a été accompagnée de membres du personnel de la MINUSMA disposant d’une expertise en armes et munitions.

&nbsp;
<ol start="14">
	<li>Malgré un environnement très volatile, la DDH a pu accomplir la grande majorité de ses missions et visites sans entraves, à partir du 18 mai 2014. Toutefois, les enquêteurs n’ont pas été en mesure d’interroger individuellement certains militaires des forces maliennes blessés ou présents au moment des événements, car ces derniers n’avaient pas été autorisés par leur hiérarchie à fournir leur témoignage. De même, les enquêteurs n’ont pu rencontrer tous les éléments ou représentants des groupes armés souhaités en raison du manque de disponibilité de ces derniers.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol>
	<li><strong> CONTEXTE SÉCURITAIRE ET SOCIO-POLITIQUE</strong></li>
	<li><strong> Situation politique </strong></li>
	<li>Couvrant essentiellement le massif de l’Adrar des Ifoghas, la région de Kidal22 ne compte pas plus de 70 000 habitants, principalement de l’ethnie touareg23, et constitue l’épicentre de la contestation rebelle depuis l’indépendance du Mali en 1960. Les rébellions touareg (1962-64, 1990-92, 2006, et 2012) ont en effet émané de cette région, sur fond de revendications d’ordre socio-économique et d’indépendance du nord Mali.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="26">
	<li>En mars 2012, les groupes armés ainsi que Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar dine et d’autres groupes similaires ou affiliés ont pris le contrôle des régions du nord du Mali. L’intervention militaire française, Serval24, lancée en janvier 2013, a permis d’arrêter leur</li>
</ol>
progression et de soustraire certaines régions à leur contrôle, notamment Tombouctou et Gao, sans toutefois déloger les groupes armés de Kidal.

&nbsp;
<ol start="27">
	<li>C’est par l’accord de Ouagadougou (18 juin 2013) qu’un consensus a permis le redéploiement partiel de l’administration malienne et des FAMa à Kidal, notamment afin de permettre la tenue des élections présidentielles en juillet 2013. Toutefois, aussitôt les élections passées, les tensions entre l’administration malienne, les groupes armés et les communautés touareg ont resurgi.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="28">
	<li>A partir de ce moment, les visites d’officiels maliens en provenance de Bamako se sont régulièrement soldées par des incidents de sécurité. Le 11 juillet 2013, l’arrivée du Gouverneur de Kidal, accompagné d’une équipe de techniciens du ministère de l’Intérieur, a provoqué des manifestations d’opposition de la population, sur instigation des groupes armés. Cette hostilité s’est également violemment affichée lors des visites du ministre de l’Intérieur, le 13 septembre 2013, et de la tentative de visite du Premier ministre, Oumar Tatam Ly, le 28 novembre 2013. Ces visites ont été émaillées de jets de grenades et de pierres et d’arrestations. Une femme touareg parmi les manifestants a été mortellement blessée lors de la visite du Premier ministre Ly.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="29">
	<li>Une des rares exceptions à cette tendance a été notée le 14 novembre 2013, lorsque les groupes armés ont quitté les locaux du Gouvernorat et de la radio de Kidal pour les remettre aux autorités administratives maliennes, en présence de la MINUSMA et de Serval.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="30">
	<li>Quelques jours avant les événements de mai 2014, le Premier ministre, Moussa Mara, avait annoncé son intention de visiter la ville de Kidal - comme avait tenté de le faire sans succès son prédécesseur. Les relations entre le Gouvernement du Mali et les mouvements armés étaient alors extrêmement tendues, car les négociations sur l´Accord final de paix, faisant suite à l’accord préliminaire de juin 2013 issu du processus de Ouagadougou, piétinaient. En raison des tensions existantes, la MINUSMA avait conseillé au Premier ministre de ne pas se rendre à Kidal, avant que le gouvernement ait envoyé une mission technique de préparation. La visite du Premier ministre a été interprétée par les groupes armés comme une nouvelle provocation des autorités maliennes.25</li>
	<li><strong> Eléments armés présents dans la région de Kidal au moment des événements </strong></li>
	<li>Au moment des événements, trois groupes armés opéraient à Kidal et dans sa région. Le premier groupe est le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), un mouvement touareg nationaliste laïc, dont les branches politiques et militaires opèrent dans la région de Kidal. Créé en 2011, à Tombouctou, à partir d’un mouvement touareg d’opposition au Gouvernement malien26, il est composé en majorité de touareg ayant combattu dans les rangs de la légion verte de Khadafi et seraient revenus dans la région de Kidal au terme de la révolution libyenne en 2011.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="32">
	<li>Le second groupe est le Haut-Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), un mouvement</li>
</ol>
touareg autonomiste du nord du Mali. Créé le 2 mai 2013, il prend initialement le nom de Haut Conseil de l'Azawad (HCA) avant d'être rebaptisé HCUA le 19 mai 2013. Ce groupe a tenté sans succès de rallier le MNLA et le Mouvement arabe de l’Azawad dans ses rangs.

&nbsp;
<ol start="33">
	<li>Le troisième groupe est le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé arabe actif dans le nord du Mali, formé le 1er avril 2012. Le MAA se revendique laïc, avec pour principal objectif de défendre l'intérêt des populations arabes du nord Mali. À partir de 2014, ce mouvement est fragilisé par une séparation entre deux tendances, l'une alliée aux rebelles du MNLA et du HCUA, et l’autre, appelée le MAA loyaliste ou MAA plateforme, loyale à l'Etat malien.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="34">
	<li>Le MNLA, le HCUA et le MAA coopèrent dans le cadre des négociations de paix en cours au Mali sous l’alliance de Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Il est important de noter qu’au moment de la visite du Premier ministre Moussa Mara, se tenait à Kidal un congrès de l’Azawad, au cours duquel les trois groupes s’étaient accordés sur la mise en place d’une coordination militaire.27</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="35">
	<li>Depuis 2012, d’autres éléments et mouvements tel que Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar dine et d’autres groupes similaires ou affiliés sont présents dans la région de Kidal. Entre septembre 2013 et les événements de mai 2014, 20 attaques perpétrées par ces éléments ont ainsi été enregistrées dans la région. Certaines de ces attaques ont été revendiquées. Ainsi, Sultan Ould Bady – lié à Ansar dine et Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) – a revendiqué une attaque complexe contre le camp de la MINUSMA à Tessalit, le 23 octobre 2014. Cette attaque avait causé la mort de deux soldats de la force des Nations Unies. Bien que l’implication d’Ansar dine et AQMI n’ait pas pu être explicitement établie dans le cadre des événements de Kidal, ces derniers ont profité des conséquences de la situation pour renforcer leur présence et s’infiltrer dans la ville de Kidal.</li>
	<li><strong> Composition des forces de défense et de sécurité maliennes </strong></li>
	<li>Les forces armées maliennes présentes à Kidal à partir du 21 mai 2014 étaient essentiellement composées du Groupement tactique inter-armées (GTIA), du bataillon Elou, du bataillon Balazan, et de para-commandos. Aux côtés des FAMa, figurait aussi un groupe d’hommes armés appartenant majoritairement à la communauté des Touareg Imghad, sous le contrôle direct du Général des forces armées maliennes, El Hadj Ag Gamou.28 L’ensemble de ces forces avoisinait les 1 500 hommes. Les forces de sécurité maliennes étaient aussi présentes, en appui aux FAMa, avec 30 gendarmes, 30 policiers du groupement mobile de sécurité et 30 gardes nationaux venus de Bamako.</li>
	<li><strong> ÉTABLISSEMENT DES FAITS </strong></li>
	<li><strong> Événements du 16 mai: troubles à l’ordre public à l’aérodrome de Kidal </strong></li>
	<li>Le 16 mai 2014, vers 8h du matin, un groupe d’environ 200 personnes, en majorité des femmes et des enfants, identifiées par différentes sources comme sympathisants du MNLA, ont tenté d’envahir la piste d’atterrissage de Kidal afin d’empêcher l’atterrissage des avions transportant la délégation gouvernementale menée par le Premier ministre Moussa Mara. Cette foule a alors fait face au dispositif sécuritaire assuré par la MINUSMA, Serval et quelques hommes du groupement mobile de sécurité et de maintien d’ordre positionnés autour de l’aéroport. Les manifestants ont été les premiers à lancer des pierres et des cocktails Molotov contre les forces de sécurité qui ont essayé, dans un premier temps, de rétablir l’ordre sans recourir à la force. Toutefois, face à la détermination des manifestants, elles ont usé de grenades lacrymogènes. Au cours de ces accrochages, au moins sept manifestants, parmi lesquels quatre enfants, ont été légèrement blessés par des débris de grenades lacrymogènes. Un autre enfant s’est brûlé le bas ventre en manipulant un cocktail Molotov qu’il a tenté de lancer sur les forces de sécurité.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="38">
	<li>Après ce premier incident, l’ordre a été momentanément rétabli. Trois avions de la MINUSMA transportant des officiels et notabilités touareg, ainsi que des gendarmes maliens, ont réussi à se poser avant de redécoller immédiatement vers Bamako. Parmi cette délégation figuraient des personnalités influentes de la communauté touareg, notamment des députés, le président du Haut conseil islamique, le vice-président de la Commission dialogue et réconciliation, le directeur général de l’Agence nationale des collectivités territoriales et des officiers à la retraite de la gendarmerie malienne. Ces personnalités ont par la suite été conduites par la MINUSMA au siège du Gouvernorat de Kidal.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="39">
	<li>Au cours de la matinée, une seconde délégation, composée d’une centaine de FAMa et de membres de la garde nationale, de la gendarmerie et du groupement de maintien de l’ordre, est arrivée à Kidal. L’avion transportant le Premier ministre, dont l’atterrissage était prévu pour la fin d’après-midi, a été finalement dérouté sur Gao, la manifestation ayant entre temps repris sur la piste d’atterrissage.</li>
	<li><strong> Événements du 17 mai: affrontements, attaque et prise du Gouvernorat de Kidal </strong></li>
	<li><strong> Éléments précédant l’arrivée du Premier ministre à Kidal </strong></li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="40">
	<li>Le samedi 17 mai 2014, aux alentours de 8h, une cinquantaine de manifestants se sont présentés de nouveau sur la piste d’atterrissage. Quelques minutes plus tard, des tirs d’armes automatiques ont été entendus entre le lycée francophone, occupé par le MNLA, et le Gouvernorat. Les tirs à l’arme lourde se sont intensifiés au cours de la matinée. L’équipe d’enquête de la DDH n’a pu établir avec certitude l’origine des premiers tirs, le MNLA et les FAMa se renvoyant mutuellement la responsabilité.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="41">
	<li>Peu après 12h, les tirs ayant cessé, un hélicoptère de la MINUSMA transportant le Premier ministre s’est posé dans l’enceinte du camp de la MINUSMA. Le Premier ministre était accompagné du ministre de la Sécurité, du ministre de la Décentralisation, du ministre de la Justice, du ministre de la Réconciliation nationale et du Chef d’Etat-Major des FAMa. Après une visite du camp militaire des FAMa, la délégation, escortée par les forces de défense et de sécurité maliennes, s’est rendue au Gouvernorat.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="42">
	<li>A l’arrivée de la délégation du Premier ministre au Gouvernorat, sous escorte des FAMa, des tirs d’armes légères se faisaient toujours entendre à proximité. Très rapidement, le Premier ministre a commencé ses audiences avec des fonctionnaires de l’administration locale et des femmes leaders d’associations non gouvernementales opérant dans la région de Kidal.</li>
</ol>
Les crépitements de balles ont été entendus pendant toutes les audiences qui n’ont pas duré plus d’une trentaine de minutes.

&nbsp;
<ol start="2">
	<li><strong> Attaque de l’enceinte du Gouvernorat </strong></li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="43">
	<li>Le Premier ministre a quitté le Gouvernorat aux environs de 16h30, avec le Gouverneur, pour retourner au camp FAMa où il a passé la nuit. Ce départ a marqué le début de l’attaque du Gouvernorat par les groupes armés. Selon un ministre membre de la délégation, deux de ses gardes du corps ont été touchés par des balles au moment où ils quittaient le bâtiment. L’un des gardes a été tué sur place, tandis que l’autre a été blessé à la jambe.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="44">
	<li>Après le départ de la délégation du Premier ministre, une section de militaires FAMa restée au Gouvernorat a tenté d’assurer la sécurité du bâtiment et de protéger plus d’une quarantaine de civils qui s’y trouvaient encore. Ainsi, leur véhicule blindé, stationné sur la voie publique, devant le bâtiment du Gouvernorat, a tiré à plusieurs reprises en direction des positions du MNLA. Au cours des échanges de tirs, des éléments identifiés par les victimes comme étant du MNLA ont détruit le véhicule des FAMa et tué trois soldats maliens qui se trouvaient à l’intérieur. Quelques instants plus tard, une forte explosion a été entendue dans la partie supérieure du Gouvernorat. Les militaires FAMa ont alors abandonné leur position et quitté l’enceinte du bâtiment, laissant derrière eux les civils, y compris le personnel de l’administration. Les témoins interrogés ont rapporté que les soldats avaient emporté leurs armes et qu’aucun des civils à l’intérieur du Gouvernorat ne portait d’arme.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="45">
	<li>Un témoin a déclaré en outre que juste avant son départ, un des soldats FAMa avait dit aux civils « La cause est perdue, l’ennemi est à la porte et vient de tuer un garde à l’extérieur du Gouvernorat, l’armée ne peut plus rien faire ». Le retrait des militaires FAMa a permis aux membres des groupes armés d’investir le Gouvernorat.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="46">
	<li>Selon les enquêteurs de la DDH, trois groupes d’hommes armés de fusils d’assaut ont alors pénétré dans l’enceinte du Gouvernorat par les entrées A et B, et escaladé le mur par le passage C.29 Une fois dans l’enceinte, ils se sont introduits dans le bâtiment principal par les portes C et D. Selon les déclarations d´une dizaine de témoins, des enfants faisaient partie de ces individus armés.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol start="47">
	<li>Deux témoins ont aussi vu le groupe venant de l’entrée A tirer sur trois personnes (un agent plancton, un civil et un préfet adjoint) dans la cour intérieure alors qu’elles essayaient de s’échapper.30 Plusieurs autres témoins, arrêtés après l’assaut par les groupes armés, ont également rapporté avoir aperçu les corps de ces trois premiers civils tués31, alors qu’ils étaient acheminés vers leur lieu de détention. <strong>A suivre…</strong></li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>La Rédaction de Option</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Biprem Fasoko : Toute la vérité sur la plainte contre le président IBK. Biprem : Lacine DIAWARA et Bokari DICKO]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/biprem-fasoko-toute-verite-plainte-contre-president-ibk-biprem-lacine-diawara-bokari-dicko-1500322.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 29 Mar 2016 08:41:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Biprem Fasoko n’est pas seulement un cercle de réflexion mais plutôt un groupe de patriotes engagés qui mènent avec sincérité et légalité des actions de construction et donnent des explications pour faciliter l’évaluation de ses réalisations. Ce Biprem Fasoko ne fera pas de réactions face aux actions de diversion des gens qui tentent vainement de faire obstruction à nos bonnes intentions et actions.

La démocratie et la justice tout comme la liberté d’expression sont des biens immatériels qui ne seront jamais offerts gratuitement et facilement aux hommes, aux groupes d’hommes, aux populations. Car, partout en Afrique, ceux qui ont le contrôle de ces biens précieux veulent  jalousement et infiniment les utiliser à leurs seuls profits.

C’est dans contexte du 26 mars 2016, vingt cinquième anniversaire de l’historique date du 26 mars 1991, que nous avons décidé d’édifier l’opinion nationale et internationale sur notre plainte inédite. Ce 26 mars 91 qui a marqué le début de la démocratie multipartiste au Mali, fut malheureusement une révolution populaire inachevée. Car, il est déplorable de constater, 25 ans après, que tous ceux qui ne chantent pas les louanges du régime en place soient considérés comme des ennemis du pouvoir et traités comme tels( Brimade de la liberté d’expression, Censure du reportage de la conférence de presse du Biprem sur les antennes de la télévision nationale qui pourtant, a offert son plateau à ceux qui insultaient les responsables de cette association…)

Le Biprem Fasoko, Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali, agit avec vigilance, vaillance, pertinence et patience mais sans complaisance. Telle est la source de sa compétence qui assure sa performance dans tout ce qu’il entreprend.  Le Biprem Fasoko a toujours privilégié le dialogue, le respect de l’autre et la légalité pour défendre et promouvoir la paix et la justice sociales.

<strong><u>Nous continuerons à critiquer objectivement, à dénoncer fermement et à condamner courageusement tous ceux qui se serviront abusivement de notre Bien commun : Le Mali.</u></strong> Donc, nous sommes, nous-mêmes, ouverts à toutes les critiques, si dures soient-elles, qui sont faites avec objectivité et conviction. Car, le Biprem Fasoko qui exhibe et soutient la force de l’argument contre l’argument de la force, agit avec conviction en réfutant toute forme de conspiration et de manipulation. Nous sommes persuadés que c’est par la conviction qu’une action se réalise efficacement et perpétuellement.

<strong>La discrétion ne se renforce que dans la conviction </strong>

La capacité à ne pas divulguer un secret s’appelle la discrétion. Le scoop, un anglicisme francisé, est considéré comme une nouvelle ou information d’une très grande importance et exclusive que donne une agence de presse ou un journaliste.

Notre document de la plainte contre le président de la république a été un gros scoop. Comment pouvoir garder ce scoop jusqu’au jour J, alors qu’à dix jours de l’évènement, une dizaine de personnes savaient son existence ?

Le jeudi 25 février, l’annonce dans une dizaine de journaux et radios privés de notre bref communiqué de presse qui précisait que «… Rencontre suprême à laquelle vous entendrez une déclaration jamais faite au Mali. Vous constaterez une action jamais posée au pays…», a fait augmenter notre crainte d’une éventuelle fuite du contenu du document. Il était prévu que nous soyons cinq responsables ( 4 hommes et 1 femme) assis au panel face aux participants à notre conférence de presse inédite.

A 48 heures de la présentation publique de notre document confidentiel, 3 personnes sur 5 ont décidé de ne pas s’asseoir au panel pour éviter d’être sanctionnées par la perte de leurs emplois de la part des autorités dès après la prononciation de notre plainte contre le président de la république pour Haute trahison… Il ne restait que Dicko et moi pour annoncer et expliquer ladite plainte.

Quant aux courriers contenant les lettres de plainte, ils devaient être simultanément déposés à l’Assemblée nationale du Mali et à la Haute Cour de Justice entre 15h15 et 15h30 à seulement une heure du commencement de la conférence de presse prévue pour 16h30. Nos courriers sont bien arrivés aux deux destinations seule l’Assemblée Nationale, après lecture de la plainte, n’a pas donné de décharge.

La conférence inédite a été un franc succès. Le contenu du document bien élaboré et résumé en une seule page a impressionné. Les deux conférenciers ont brillamment fait des communications retentissantes. La presse, nationale et internationale, a relayé fidèlement les faits partout au monde de façon resplendissante. Par leur engagement avec conviction dans le Biprem Fasoko, les responsables ont fait preuve d’une grande capacité de discrétion qui leur a valu l’estime et la confiance d’un très grand nombre de citoyens patriotes.

<strong>L’Assemblée Nationale du Mali bloque la voie démocratique</strong>

Nous savons ce que nous faisons. Nous avons bel et bien déposé notre Plainte contre le Président IBK à l’Assemblée nationale du Mali accompagnée d’un bulletin d’envoi, le 1<sup>er</sup> mars 2016, entre 15h et 15h30. Le service courrier de cette institution nous a souligné toute interdiction de prendre un courrier sans lire son contenu, et ce, selon les instructions du président de l’Assemblée Nationale. Dès qu’ils ont ouvert l’enveloppe et lu notre plainte, ils ont refusé de la garder et de la décharger. Donc nous pouvons affirmer que notre Plainte a bel et bien été reçue par l’Assemblée Nationale même si elle n’a pas été déchargée comparativement  à celle déposée, le même jour, au même moment, à la Haute Cour de Justice, par précaution, selon les recommandations de nos avocats.

<strong>Genèse et évolution du Biprem Fasoko</strong>

C’est sous le nom de AJADUR Association des Journalistes et Animateurs pour la Démocratie, l’Unité et la République, que la lecture télévisée de cette « <strong>DÉCLARATION : </strong>Sur l’<strong>Embargo</strong> total de la CEDEAO <strong>contre</strong> le <strong>Mali » </strong>a été faite au début du mois d’avril 2012 pour fustiger cette inacceptable décision. Pour permettre à d’autres citoyens d’adhérer le groupe, deux semaines après, il a pris le nom de Biprem Fasoko dans le même but de poser des actions pour la réunification qui passe par la vérité et la transparence dans la gouvernance au Mali. Au début, en 2012, nous n’étions que 7 membres. Aujourd’hui, nous avons 344 membres et des milliers de sympathisants au Mali, en Afrique et dans le monde. C’est le même <strong>Biprem Fasoko</strong> qui, entre autres, a :

<strong>     - Déposé</strong> en mai 2012 dans les mains de l’ancien Procureur Général…Daniel Tessougué, une Plainte pour haute trahison contre l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, dit ATT

<strong>     - Réussi</strong>, à travers les médias et sur le terrain, en décembre 2012, une forte sensibilisation de plus d’une centaine de milliers de maliens offusqués qui voulaient participer à notre grande marche pacifique de libération du nord malien. Une personnalité malienne a insisté et obtenu la suspension de cette manifestation. Dès après cette suspension, le 31 décembre 2012, l’intervention de l’Armée française s’est produite le 11 janvier 2013 dans la partie nord de notre pays.

<strong>     - Réuni</strong> plus de 10.000 personnes(sur 25.000 qu’on espérait), lors d’un grand meeting au stade Omnisport Modibo Keita, en fin octobre 2014, avec l’appui d’autres associations patriotes, pour soutenir ouvertement notre Armée nationale, notre gouvernement, notre président IBK et notre délégation qui se trouvait en pourparlers à Alger autour d’un Accord de paix en élaboration.

<strong>     - Animé</strong> une conférence de presse spéciale à la maison de la presse, en juillet 2013, pour mieux sensibiliser la presse nationale sur son délicat rôle en période électorale dans notre Mali fragilisé par la guerre. C’était notre invité spécial, Mamadou Kaba,un grand pionnier du journalisme au Mali(paix à son âme) qui était le conférencier

<strong>      - organisé</strong> avec d’autres associations, en février 2015, une manifestation pacifique légale de protestation contre un accord d’Alger 2015 approuvé par nos dirigeants sous pression de l’extérieur. J’ai été, avec une dizaine de personnes, arrêté et emprisonné.

<strong>     - Osé porter </strong>Plainte pour haute trahison contre un président de la république en mi-mandat en exigeant de lui des explications simplifiées sur sa mauvaise gestion. Nous savons bien que c’est oser s’exposer à toutes sortes de critiques agressives et voire même à des attaques des gens qui veulent conserver ou obtenir les faveurs du Pouvoir. Nous en sommes conscients. Nous restons confiants dans nos efforts pour la stabilité et la prospérité de notre patrie : Le Mali.

<strong>La légalité de notre Plainte est sans équivoque : « Nul n’est et ne sera au dessus de la Loi » précise notre président IBK.</strong>

La constitution du Mali, concernant le président de la république et les ministres en exercice, stipule dans son titre X et son article 95 ce qui suit :

<strong>« TITRE X DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE, ARTICLE 95/ </strong>- La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l'Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat. La mise en accusation est votée par scrutin public à la majorité des 2/3 des Députés composant l'Assemblée Nationale. La Haute Cour de Justice est liée par la définition des crimes et délits et par la détermination des peines résultants des lois pénales en vigueur à l'époque des faits compris dans la poursuite».

<strong>Voilà pourquoi le Président de la République, IBK, a toujours dit et répété que : « Nul n’est et ne sera au-dessus de la loi ». Ceux qui s’érigent en meilleur défenseur auto-proclamé du Président IBK, sont entrain de le contrarier sciemment ou inconsciemment. </strong>

<strong>Vouloir nous vaincre sans nous convaincre </strong>

Dans des débats d’idées, quand une personne est en manque d’arguments convaincants, elle utilise l’argument de la force pour violenter la force de l’argument. Dans ce même ordre d’idées, quant on demande à un simple d’esprit d’analyser et de critiquer une œuvre, il s’attaquera à l’auteur de l’œuvre par manque d’arguments contre l’œuvre. Car, parmi tous ceux qui crient si fort sur nous, au  risque de fendre leurs gorges, personne n’a pu contester la véracité du contenu de notre Plainte. Les chiffres que nous y avons donnés sont officiels. Les situations évoquées sont incontestables. Dites nous et prouvez nous le contraire. Au lieu de tenter de nous vaincre par la violence sordide, essayez plutôt de nous convaincre par des arguments solides.

<strong>Le Biprem Fasoko n’a jamais été putschiste</strong>

Ceux qui veulent nuire à notre démarche légale et patriotique tentent de complètement déplacer le débat que nous avons suscité par notre Plainte. Sachant bien que nous ne trainons aucune casserole de malversation, ils veulent nous coller une image de promoteur de coup d’Etat pour plaire à l’Etat. Après l’annonce de l’embargo de la CEDEAO contre le Mali, c’est à l’ORTM à Bozola que nous sommes allés pour lire notre Déclaration ci-haut citée contre cette mesure. Les militaires qui gardaient les lieux nous ont proposé de nous transporter à Kati pour faire enregistrer la déclaration par la Dirpa. Devant cette structure de communication militaire, en groupe de 7 journalistes, j’ai lu ladite déclaration de protestation contre la CEDEAO. L’élément est passé à la télévision nationale<strong><u>. Le Biprem Fasoko n’a jamais soutenu le coup d’état et n’a jamais rencontré le général Amadou Aya Sanogo. Nous défions quiconque de prouver le contraire.</u>    </strong>

<strong>Pacifiste, Oui ! Putschiste, impossible ! Car, moi, président du Biprem Fasoko, je suis et demeure un fils idéologique des personnalités du régime du premier président du Mali, feu Modibo Keita, que sont : Tènèman Traoré, ancien député, Mamadou Gologo, écrivain, Amadou Djicoroni Traoré, libraire et écrivain, et Seydou Badian , écrivain.</strong> Lors du colloque international sur la littérature que j’ai eu l’honneur d’organiser au Canada étant à l’époque Président de l’Union des Auteurs et Artistes Africains au Canada, en février 2001, les écrivains Bernard Dadié de la Cote d’Ivoire, Cheich Hamidou Kane du Sénégal et bien sûr Seydou Badian du Mali ont été nos invités de marque. Les bonnes relations entre Seydou et moi ont été renforcées par ce séjour canadien de l’illustre écrivain. Soyez certain, même si Seydou Badian, auteur de notre hymne national savait le motif de notre conférence de presse inédite, il ne pouvait aucunement nous empêcher de porter plainte.

<strong>Le mot du président du Biprem Fasoko à vous, Mr le Président de la République</strong>

Etant au Canada, j’ai eu de l’estime, du respect pour l’homme qui a exercé avec pureté et dureté sa fonction de premier ministre du Mali. L’homme qui a dit non aux accords d’Alger de 2006, l’homme de rigueur, de droiture. Je me suis investi auprès de vous par pure conviction sans savoir que vous deviendrez Président.

Seuls vos vrais et rares amis étaient là, ceux que je voyais quand je vous rendais facilement visite, Mr le Président. Depuis que vous avez porté votre manteau de Président de la République, non, je ne reconnais plus en vous le pur et dur quand je vois la dilapidation des ressources publiques dans une totale impunité par ceux que vous avez librement choisis comme proches collaborateurs.

Vous savez bien, que nous avons critiqué, dénoncé et condamné votre prédécesseur, l’ancien président ATT, pour les mêmes raisons de mauvaise gestion et d’impunité.

Vous êtes mieux placé que quiconque pour savoir que nous sommes loin d’être des opportunistes. Le franc parler a toujours caractérisé nos relations. C’est dans cette optique <strong><u>que j’ai sévèrement critiqué, pour la toute première fois, votre mauvaise gouvernance à la Une de notre journal Option de juin 2014 sous ce titre :</u></strong> « <strong>IBK, nos espoirs déçus seront-ils perdus ? Ça ne va pas. Les changements promis ne sont ni visibles ni sensibles », <u>au moment précis où la Rédaction de notre journal se trouvait momentanément dans le local de votre fils Karim Keita.</u>  <u>Cette critique a causé l’expulsion immédiate de notre journal de ce local. Cette prise de position courageuse peut-elle être celle d’un chercheur de postes de ministre ou d’ambassadeur ? </u></strong>

Bien avant, sous le Général Moussa Traoré, j’ai fait la prison pendant une semaine pour mes prises de position écrites. Récemment, sous le président de la transition, Dioncounda Traoré, j’ai reçu des menaces de mort anonymes pour avoir publié à la Une de notre journal un article titré : <strong>« Un chef indécis d’un Etat imprécis »</strong>

Notre militantisme ne date pas d’aujourd’hui et n’est donc lié à l’obtention d’aucun poste comme vous le constaterez par la rigueur de notre parcours patriotique. <strong> </strong>

<strong><u>  </u></strong><strong> </strong>

Je vous fais un pari, Mr le Président : si en 2018, lors de l’élection présidentielle, vous êtes en ballotage avec un autre candidat, ceux qui sont entrain de s’enrichir impunément autour de vous seront les premiers à sauter de votre wagon   pour rejoindre celui pour qui ils sentiront le vent tourner. Ils utiliseront leur argent frauduleusement gagné sous votre mandat pour vous combattre Mr le Président. C’est à vous de les combattre dès maintenant pour regagner la confiance de la grande majorité du peuple que vous avez perdue.

Je ne suis pas votre ennemi, Mr le Président, je ne le serai jamais. C’est  pourquoi j’ai décidé, à visage découvert, avec les membres du Biprem Fasoko, de vous interpeller  formellement, sévèrement mais sincèrement. Rappelez-vous que c’est le même Biprem qui a porté plainte contre ATT en mai 2012 quand vous étiez dans l’opposition. J’avais la possibilité de porter le masque pour lancer contre vous une <strong>IBK-CRATIE</strong> comme ceux qui ont produit <strong>ATT-CRATIE</strong> quand ATT était au pouvoir.

Sachez que la côte d’alerte est atteinte chez le bas peuple, Mr le Président .Voilà la seule signification de cette plainte après que plus de 300 articles de presse aient eu à dénoncer, sans aucun effet, cette mauvaise gouvernance.

Tenez, pour la petite histoire, je vous fais part de cette belle leçon de démocratie que j’ai eue au Canada et qui devrait inspirer nos chers dirigeants politiques :Pendant une course à la chefferie du Parti Libéral du Canada, j’ai sévèrement critiqué un des candidat en lui demandant d’affirmer sa personnalité au lieu de se revendiquer du prestige de son père qui fut premier ministre du Canada. Malgré ces dures critiques en son égard, l’homme a toujours maintenu, sans rancune envers ma personne, des rapports de bonne collaboration dans l’intérêt général du parti, PLC, au sein duquel nous avons tous milité. Il s’agit de l’actuel premier ministre canadien, J. Trudeau.

Mieux, cette critique et tant d’autres n’ont pas empêché les dirigeants du parti libéral du Canada à me présenter comme candidat, avec ma double nationalité malienne et canadienne, à la députation dans la circonscription de Longueuil Pierre Boucher lors des élections générales canadiennes de janvier 2006. C’est justement le même J. Trudeau qui a ramené le parti libéral au pouvoir en novembre 2015.

Mr le Président, je tiens à garder toujours mon indépendance d’esprit et de parole. Je serais parmi les premiers à vous féliciter si les choses évoluent dans le bon sens.

<strong>Au Biprem Fasoko, nous continuerons à jouer pleinement notre rôle de société civile engagée et impartiale.</strong>

Fraternellement.

<strong>Lacine Diawara, </strong>

<strong>Président du Biprem Fasoko et Directeur de publication du journal Option</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le cas Bocari Tréta : Une équation à plusieurs inconnues]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/le-cas-bocari-treta-une-equation-a-plusieurs-inconnues-1390372.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 04 Feb 2016 20:40:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Une équation simple se pose : Qui pour succéder un jour à IBK à la présidence de la république du Mali.  La bataille qui se mène pour le contrôle du parti RPM n'est qu'une étape dans cette guerre pour le pouvoir suprême. IBK souhaite faire de Karim Keita, son héritier et successeur politique. Bocari Tréta ne l'entend pas de cette oreille. Si IBK et son clan ont l'appareil d'état avec eux comme atouts, Bocari Tréta qui n'est pas un gueux après avoir géré la CAMOPA (Cellule d'Appui Pour la Mise en Œuvre du Plan d'Action) et après avoir été plusieurs fois ministre a été et est l'homme-orchestre du RPM depuis sa création.

&nbsp;

<strong>La politique est  aussi un calcul</strong>

IBK fut jadis contraint de démissionner de la présidence ADEMA afin de pouvoir être candidat  à la présidentielle et ainsi échapper à une primaire interne à L'ADEMA. Il a dans son aventure été suivi par Bocari Tréta alors secrétaire général de l'ADEMA. Tout le monde avait compris qu'en 2002, ATT allait gagner. Si Tréta n'était intéressé que par un poste de ministre, il serait resté à l'ADEMA, trahir comme beaucoup l'ont fait Soumaila Cissé, le candidat officiel. Treta serait dans ce cadre resté ministre au moins 5 ans. C'est suite à plusieurs  trahisons que Soumaila Cissé est parti fonder son URD.

Tréta a décidé de suivre IBK. Il  sait qu'il est cadet de neuf (9) ans de ce dernier et qu'après IBK ça serait lui.

Nous autres formés dans les universités Occidentales,  avons le complexe, très souvent à juste titre, de mépriser les diplômés de l'URSS. Or, Tréta bien que docteur moscovite se relève être un fin tacticien. L'homme est  fin politique. IBK qui se croit investi de droit divin a méprisé les cadres RPM en nommant à ses côtés d'arrivistes collaborateurs du genre Mamadou Bakary Sangaré, Maitre Kassoum Tapo, Ibrahim Traoré, son directeur de cabinet. IBK dit chaque fois qu'il ne doit rien au RPM.

Tréta, lui, affiche un soutien sans failles aux cadres du parti, ce qui a pour lui le mérite de capitaliser la sympathie  de toutes les aigreurs et amertumes de tous ceux qui se sont sentis trahis.

<strong>Le contrôle du RPM</strong>

Ne nous racontez pas d'histoires, IBK ne souhaite nullement que son soutien de toujours, Tréta, prenne le pouvoir au RPM. En langage clair, IBK trouve Tréta de trop aujourd'hui.

Le fait que l'adversaire déclaré de Tréta, le ministre de l'Administration Abdoulaye I. Maiga bouge de la neuvième  à la troisième place protocolaire au sein du gouvernement n'est pas anodin. Il s'agit après avoir fait débarquer son adversaire Tréta de le renforcer pour gagner la présidence du parti RPM. Rien de sorcier. Abdoulaye I. Maiga ne sera qu'un régent.

<strong>Élection du président du RPM</strong>

Tréta après son éviction du gouvernement est retourné se concentrer uniquement sur la gestion du parti. Certes, n'étant plus ministre, il ne peut nommer personne. Il lui sera même difficile d'entretenir certains hommes de médias réputés ses proches. Il connaît cependant tous les cadres et militants historiques du parti.

S'il gagne en dépit du soutien d'IBK à son adversaire, IBK perd la face.

S'il se présente(il se présentera) à l'élection du président du parti, il a de fortes chances de gagner. S'il gagne, c'est lui qui validera désormais toutes les investitures aux candidatures au sein du parti.

S'il perd l'élection, ce sera forcément avec la complicité d'IBK.

<strong>Tréta aura alors trois choix :</strong>

<strong>1- rester dans le parti, son bébé, tout en gardant la tête baissée et rabaissée.</strong>

<strong>2- créer sa propre formation politique</strong>

<strong>3- rejoindre l'adversaire,  ayant de chance de battre le clan IBK.</strong>

&nbsp;

<strong>Les forces de Tréta</strong>

Il sait écouter et discuter

Vous l'aurez remarqué durant tout le temps qu'a duré la question des engrais frelatés Tréta s'est tu. Il n'a personnellement répondu à personne. Il se ménage un avenir, donc pas question pour lui d'insulter l'avenir.

Il a la méthode et a pu faire comprendre à tous les cadres RPM en marge de reconnaissance que ceux sont eux les légitimes devant être promus. Il vend de l'espoir.

<strong>Ses faiblesses</strong>

Au fait, Tréta n'a pas un charisme particulier. Il ne draine  pas les foules.

<strong>Les forces du ministre Abdoulaye I Maiga</strong>

Il a le soutien personnel  d'IBK et de la famille d'abord.

<strong>Ses faiblesses</strong>

Il est au pouvoir donc il ne peut plus rester dans les  promesses de monts et merveilles. Ses autres soutiens s'accommoderont mal en illusions.

En plus, il ne maîtrise pas assez les cadres et militants du parti.

<strong>Un troisième larron</strong>

Le problème est qu'IBK veut mettre le RPM sous la coupe d'une main experte mais sans ambitions présidentielles qui, le moment venu, sans crier gare, le remettra au fiston bien aimé. La difficulté réside là. Car, il est très difficile de trouver un régent sans ambitions. « L'appétit vient en mangeant » Dans cette guerre froide IBK-Tréta, un troisième larron pourrait se frayer un chemin.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’argent des contribuables canadiens aux mains des prédateurs africains et la montée du terrorisme en Afrique où l’insécurité grandit de plus en plus.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chef-detat-major-general-des-armees-du-mali-mahamane-toure-un-general-retraite-qui-fait-reculer-1390332.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 04 Feb 2016 20:30:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Depuis les indépendances, l’Afrique a beaucoup bénéficié de l’aide internationale mais sa situation ne semble pas s’améliorer. Actuellement, on assiste à l’accroissement de la pauvreté et le pillage des ressources ne cesse d’augmenter. Hier,  les coupables étaient les européens ? De nos jours, ce sont les mêmes européens, les nord-américains, les asiatiques et d’autres issues de pays émergeant qu’on pointe d’un doigt accusateur de toutes sortes de malversations. Mais tout ceci est fait en complicité avec l’élite politique africaine, qui une fois au pouvoir, ne veut jamais lâcher  prise. Pour quoi le monde entier continue t-il de soutenir ce système de gestion corrompu et criminel voire pourri jusqu'à l’os?

<strong>Le Québec et le Canada vont-ils continuer à entretenir une salle coopération?</strong>

C’est récemment en France que Mr Al Gore participait à une conférence de presse au côté du premier ministre Philippe Couillard, qui annonçait le versement de 25 millions de dollars du Québec aux pays pauvres de la Francophonie pour lutter   contre les changements climatiques. Apparemment, le Québec fera sa modeste part dans les 100 milliards de dollars prévus par les pays riches d'ici à 2020 pour aider les pays les plus pauvres à lutter contre les changements climatiques. Le gouvernement Couillard du Québec, versera précisément 25,5 millions de dollars sur cinq ans à ses partenaires de la Francophonie. Du coté canadien, le Canada consacrera 2,65 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques, a annoncé récemment le nouveau premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

<strong>Le président Barack Obama dégouté par la gestion des dirigeants africains</strong>

En marge d’une rencontre aux Nations Unies, le président Obama a été interpelé par un journaliste nigérian qui demanda <strong><em>« Monsieur Obama, toute l’Afrique a célébré votre victoire, pourtant vos politiques ne semblent pas aider l’Afrique. »</em></strong>

Le présidant américain a répondu<strong><em> « Je ne sais pas ce que vous voulez dire par aider,  mais il faut comprendre que seulement les Africains peuvent s’aider eux-mêmes. Que les chefs d’État arrêtent la corruption et arrêtent de s’éterniser au pouvoir. On ne peut pas accuser quelqu’un d’autre de vous voler lorsque vous le faites vous-mêmes. Je dois m’en aller, merci. »</em></strong>

La réponse de Mr Obama est très révélateur du malaise profond qui existe dans la gestion des affaires par les l’élites politiques africaines. Celles-ci auraient depuis longtemps perdu toute crédibilité. Elles se font ridiculiser dans toutes les rencontres internationales où elles sont perçues comme une bande de mendiants internationaux sans scrupules et qui excellent allégrement dans le vol des ressources de leur continent.

<strong>La réalité sur le terrain où se déroule la coopération internationale</strong>

L’aide internationale ne se rend que très rarement à ceux ou à celles qui en ont besoin. Elle  est  plutôt détournée vers les pays donateurs, dans la plupart du temps par les dirigeants africains eux-mêmes en complicité avec ce qu’on appelle faussement les donateurs.

Et les autres ressources qui restent à ces maudits dirigeants noirs sont investis dans des dépenses de prestiges dans les grandes villes pour leur permettre de rester au pouvoir.

Pendant ce temps on délaisse les campagnes où règnent une extrême pauvreté galopante et une insécurité de plus en plus invivable.

Ainsi, les populations locales africaines voient leur misère et leur souffrance augmenter de jour en jour.  Abandonnés par leurs gouvernements centraux et démunis de tout, ces populations locales africaines versent de plus en plus dans l’extrémisme religieux. Car, aucun espoir n’étant permis, elles se tournent vers des prédicateurs, des charlatans ou d’autres groupes criminels  qui leurs promettent monts et merveilles ou des lendemains meilleurs.

Nous rappelons que les mouvements terroristes, violents et criminels sur le continent noir se sont propagés dans les zones les plus pauvres où le taux d’analphabétisme avoisine les 70%. Les structures étatiques dans ces zones telles que: les écoles, les centres de santé, les services de protection des populations et autres sont presque inexistantes. On est dans des zones d’anarchie devenues des lieux de prédilection de désolation économique, d’oisiveté et d’insécurité. Le désengagement des   services étatiques envers les populations qui manquent de tout a été un point tournant dans la naissance du terrorisme. La population manque de tout : eau, nourriture, électricité, soins de santé de base etc. Pendant ce temps les mosquées et centres de prêche poussent comme des champignons.

L’islamisme  radical semble répondre et malheureusement aux populations africaines

fortement désespérées et désabusées par leurs politiciens qui sont de facto de véritables et de redoutables marchands d’illusions. Cet islamisme radical est en train de s’implanter et de gagner du terrain en Afrique. Le pire est à craindre si aucune solution viable pour lutter efficacement contre la pauvreté n’est envisagée en ce moment ou très prochainement.

<strong>Ce qu’en pense le peuple canadien</strong>

Le peuple canadien est très généreux et accueillant. Ce dernier souhaiterait vivement que l’aide de leurs gouvernements aille directement aux plus démunis de la planète afin de soulager leurs souffrances. Il n’aimerait surement pas que leur argent gagné durement et utilisé sous forme d’aide à la coopération se retrouve entre les   mains de certains dirigeants politiques africains qui vont les détourner et les placer dans d’autres pays étrangers.

On ose espérer que les premiers ministres du Québec et du Canada ne verseront  pas un centime à aucun gouvernement africain sous forme d’aide. Et que les millions de dollars promis aux pays pauvres de la Francophonie ou d’autres, pour lutter   contre les changements climatiques, iront dans les organismes de coopération qui exécuteront les tâches dans ces pays à la place des dirigeants africains hautement corrompus.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Gondiel Ka</strong>,

<strong>Correspondant du journal Option au Canada, </strong>

<strong>Président de la Fondation Christine Sasseville (NEQ 1171469738)</strong>

<strong>Aspirant-expert pour la sécurité mondiale, Fondateur du village de Montréal au Sénégal,</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pour l'histoire : ATT écrit ses mémoires]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/pour-lhistoire-att-ecrit-ses-memoires-1356852.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 01:07:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nous venons d'apprendre incidemment non sans joie que l'ancien président ATT écrit ses mémoires.

Il nous dira la vérité, sa vérité. Il obligera ainsi les autres acteurs  à réagir pour le grand bonheur de l'immense déballage. En 2000, nous avons suggéré à Moussa Traoré alors emprisonné à Markala, la rédaction de ses mémoires. Il a promis d'y réfléchir. Plus de 15 ans après, la réflexion continue.  Il rédigera outre-tombe probablement.

ATT du moment de sa présidence avait eu droit à deux livres sans concessions.

1- ATTcratie : la promotion d'un homme et de son clan

2- Un para à Koulouba, chroniques d'une nation à repenser. ATT avait cru à une méchanceté gratuite. Hélas, la suite est connue.   Ces livres étaient des alertes que le macinaké président appuyé de flagorneurs de la 25° heure n'avait pas voulu comprendre.

Écrire ses mémoires n'est pas chose aisée. Il est préférable d'écrire de façon claire et nette  2000 pages si nécessaire en plusieurs tomes  qu'écrire 400 pages qui ajouteraient de la confusion à l'amalgame. Tout dire ou se taire. Un écrit transcende son auteur. Il n 'y a point lieu de faire une explication de texte. Le livre doit se suffire à lui-même . ATT a son propre honneur à défendre ainsi que celui de sa progéniture. Il est donc impérieux que ses mémoires soient à hauteur.

Encore une fois, ATT, nous venons à vous pour vous dire  nos pistes à explorer sans méchanceté, sans haine, sans amertume. Il n'y a point de haine contre vous institue personæ. Les mémoires sont un testament. Or un testament pour éviter des interprétations contraires après trépas de son auteur  doit être sans ambiguïtés.

Le professeur Verpeaux enseigne aux étudiants de Paris I que leurs copies doivent être intelligentes et intelligibles car ils ne seront pas en face du correcteur au moment de la correction. De Gaulle  mort  presque 50 ans, a encore  ses  mémoires qui sont  à l'ordre du jour.

<strong>Dire tout, ne rien occulter</strong>

ATT doit répondre à des questions très simples, entre autres :

A-t-il oui ou non fini avec ENSEC si oui en quelle année et quelle promotion, quelle spécialité ?

Comment a-t-il intégré l'armée, quid de l'intervention supposée ou réelle du docteur Macalou ?

Dans son incorporation dans l'armée, la femme à Kissima Doukara a t-elle joué un rôle ?

Que sait-il de la mort du président Modibo Keita ?

Que sait-il de l'arrestation des Kissima et Tiécoro ?

Quel est son rôle exact de l'arrestation de  Karim Dembélé ?

Que sait-il de la mort de Cabral ?

Dans quelles conditions eurent lieu le 26 mars 1991 ?

Pourquoi Oumar Diallo dit Birus avait-il été arrêté ?

L'affaire du coup de Diabira ?

Pourquoi avait il mis à la retraite d'office une soixantaine d'officiers juste avant l'installation d'Alpha Oumar Konaré et une fois redevenu président promu plusieurs dizaines de généraux, que s'est-il passé  entre temps ?

Quelles étaient ses relations avec les enfants de Moussa Traoré , notamment Idy?

Pourquoi avoir signé les accords d'Alger en 2006 alors que le Mali était en forces pour mater les rebelles?

Pourquoi reprocher à Moussa Traoré d'avoir désigné son beau-frère Doua Abraham Sissoko dit Ramos directeur général des douanes si après on est aussi capable de nommer son beau -frère directeur général des impôts ? Ce qui est valable pour Moussa n'est-il pas valable pour ATT lui-même ?

Pourquoi désigner IBK parrain de ses filles lors de leur mariage ?

ATT doit nous édifier sur comment IBK était parti pleurnicher à Koulouba afin qu'il désigne Toumany Djimé Diallo, ambassadeur du Mali au Maroc.

ATT doit informer sur la complaisante mutation de 12 cadres de trop qu'il a mutés à Paris à l'ambassade et au consulat en remplacement de personne. Ces 12 cadres hélas qui sont encore là inutilement entrain de se servir du Mali. Chaque cadre coûte  entre 8000 à 12000 euros par mois au peuple malien. Faites le calcul.

Avez-vous un instant cru à un sursaut de patriotisme avec des actes pareils ?

ATT doit informer le peuple en vertu de quoi les cartes NINA n'ont-elles pas été imprimées et distribuées dès juin 2011 ?

ATT doit dresser la liste de toutes ses réalisations.

Que pense-t-il des hommes politiques pro-putschistes ?

Enfin, est-il vrai que vous êtes parti avec des milliards investis par Kadhafi au Mali ?

Cher président ATT, cher frère Macinaké, vos mémoires et les livres qui vous ont été consacrés serviront de thèses à de vrais doctorats un jour. Rien à faire, les hommes passent, les écrits restent. Soyons très optimistes et disons que dans 150 ans, il n’y aura aucun témoin vivant de ce que fut votre règne.

Seuls les écrits demeurent. Pour votre honneur, pour l'honneur de votre progéniture, dites tout. Le peuple veut savoir. Le jugement de l'histoire est souvent plus cruel que l’échafaud. Cher président souvenez-vous en juillet 1991 vous étiez à Mopti au seuil de votre maison paternelle vous avez dit que l'essentiel n'est pas d'avoir le pouvoir mais l'essentiel réside dans l'image que l'on laisse après le pouvoir. Telle est ma traduction en tout cas de ce célèbre adage peulh : So fi nati  yimbè nata so fi yalti yimbè yalta  è satèrè nata.

Bonne rédaction de vos mémoires pour l'histoire, frère malien, frère macinaké.

<strong>Boubacar  SOW, correspondant du journal Option en France</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’Imam Mahmoud Dicko, tout comme le président Modibo Keita, n’a fait que la sociologie du mal]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-president-modibo-keita-na-sociologie-mal-1356912.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 00:26:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Lisez ici nos analyses approfondies des propos tenus, au Mali et ailleurs, sur ce terrorisme international pour mieux comprendre les positions des accusateurs et de l’accusé.</strong>

C’est pendant une escale à Casablanca du trajet Montréal-Bamako, le 1<sup>er</sup> décembre dernier qu’on a vu sur internet des écrits accusant l’Imam Mahmoud Dicko d’avoir fait « l’apologie du terrorisme ». Cela, suite à l’attaque de l’hôtel Radisson de Bamako par des terroristes qui ont tué une vingtaine de personnes de différentes nationalités. A ce cercle très restreint de réprobateurs, s’est aussi et surtout joint le président de la république, que nous appelons depuis quelques mois : Notre très bon pilote IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses amis à bord. Ce président, dans une entrevue à Jeune Afrique, lance: « Je réprouve totalement ces déclarations inappropriées. Ces propos ne sont ni les miens ni ceux du peuple malien…Ce que dit M. Dicko n’engage que lui ». Les auteurs de ces déclarations et textes accusateurs sont pourtant des citoyens maliens qui savent que l’Imam Dicko, tout comme Chérif Ousmane Madani Haidara et monseigneur Jean Zerbo, est un promoteur de la paix et de la tolérance au Mali. Au lieu de se référer et se limiter à l’écoute et à la lecture des versions partielles et partiales de la déclaration de Dicko, ne devraient-ils pas chercher à prendre connaissance de l’intégralité des propos de l’Imam avant de s’attaquer à lui ? Pourquoi ont-ils essayés précipitamment de discréditer, cet Imam Président du Haut Conseil Islamique du Mali, pourtant accessible ? Il faut d’abord préciser que contrairement à certains commentaires erronés, Dicko n’a fait sa déclaration qu’à Issa Kaou Jim seul sur les ondes de Radio Nyèta de Bamako. L’entrevue a duré 11 minutes 46 secondes dont 10 mn 58 s d’intervention de Dicko et 48 s de pose de questions en deux temps. C’est cette version originale de sa déclaration qui a été commentée par la presse écrite et parlée que nous avons attentivement analysé dans son contexte social, religieux et culturel.

Après avoir adressé un remerciement et salutation habituels à Dieu et aux auditeurs, l’illustre invité, en sa qualité de Président du Haut Conseil Islamique du Mali, a clairement et fermement condamné en bambara et en français l’attentat contre l’hôtel Radisson. A noter que c’était une émission en Bambara. L’Imam Dicko a clamé que <strong><em>« la religion musulmane n’autorise à personne de tuer une autre personne, même tuer un animal n’est pas chose permise par elle. »</em></strong> Il glorifia l’omniscience et l’omnipotence de <strong><em>« Dieu le Créateur de l’Univers qui a étalé la terre pour les humains gratuitement ».</em></strong> Il déplora le fait que les <strong><em>« humains temporairement installés sur cette terre désobéissent de plus en plus à la volonté Divine… Des humains font la criminalité, se permettent de blasphémer le Messager de Dieu couché dans sa tombe et favorisent la perversion sociale par la promotion, la légalisation et l’imposition de l’homosexualité »… « C’est provoquer Dieu. Si tu provoques Dieu, Dieu te provoque. Dieu sanctionne les humains par des catastrophes naturelles ou leurs envoie leurs propres fils nés sur leurs terres comme sources de leur châtiment.</em></strong> Mais, a-t-il bien précisé, deux fois, en français ainsi <strong><em>« ça ne justifie en rien l’acte terroriste qui est condamnable à tous égards »</em></strong>. Il a ensuite évoqué le désastre humain que <strong><em>« l’allemand Hitler a causé avec son nazisme par la mort de millions de personnes au monde. »</em></strong>

Il est remarquable que l’Imam Dicko ne s’est pas limité à condamner les attentats terroristes mais surtout à faire une analyse socioreligieuse des facteurs, endogène et exogène, qui les causent. Dans son analyse, c’est la dénonciation systématique qu’il a faite de l’homosexualité qui causa le déclenchement des flèches de contestation contre lui. Si son analyse socioculturelle était méchante ou navrante, elle aurait provoqué un tollé dans les milieux des formations politiques et des associations de la Société Civile.

Pour comprendre la grandeur socioculturelle des propos de l’Imam Dicko, évaluons la profondeur des extraits du discours du premier président du Mali, prononcé en septembre 1962, il y a 56 ans : <strong><em>«… souvenons-nous, nos vieillards nous ont dit que, dans le passé, au commencement de la religion musulmane, il y avait plusieurs villes  dépravées, maudites par Dieu. Une dépravation, malédiction causée par leur laxisme, le laisser-aller. Trop de laxisme qui a fait que les gens ont manqué de sérieux et oublié de vénérer Dieu. Si on veut sauvegarder la bonne réputation de notre pays, il faut qu’on sache se maitriser. Maitriser notre corps. Si on ne se maitrise pas, si les femmes trompent leurs époux, si les hommes détournent les femmes mariées, le mariage sera dévalorisé, de mauvais enfants naitront et le pays régressera. Que Dieu nous protège contre cela »</em></strong>, a analysé, en digne représentant des Maliens, le président Modibo Keita.

<strong>Comment peut-on prôner, à la fois, l’humanisme et le sadisme ?</strong>

Pour un bref rappel d’un des faits honorables dans l’histoire de la rébellion sanguinaire au Mali, il est très important de souligner que :

En mi-avril 2012, quand toute la région du nord du Mali était occupée par des rebelles d’origine diverses, sans foi ni loi, c’est ce même Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, qui a mit sa vie en danger pour aller négocier et obtenir la libération de 161 militaires maliens se trouvant à l’article de la mort. Surtout, il est parvenu à ouvrir un corridor humanitaire permettant à des milliers de civils de recevoir des nourritures, vêtements et médicaments indispensables à leurs survies. Pourquoi veut-on faire croire à l’opinion que ce même citoyen Dicko, qui a fait preuve d’humanisme puisse prôner le sadisme face à la mort d’une vingtaine de personnes innocentes ? Son tort fut d’avoir touché à la racine du mal que les « Plus forts » et leurs complices alimentent et entretiennent au détriment des « Plus faibles ».

Il faut noter que l’Imam Dicko et le Pape François ont la même conception néfaste de l’homosexualité comme l’a si bien mentionné notre confrère B S Diarra dans le journal, La Sentinelle, sous le titre : « Homosexualité : Le pape François et l’Imam Mahmoud Dicko sur la même longueur d’onde »

Sur le même sujet, les évêques de France aussi désapprouvent ces relations intimes entre les personnes de mêmes sexes : « la nature même du mariage (avait) été bouleversée…une fragilisation réelle de la vie familiale » était en cours.

<strong>Une grande réciprocité entre les analyses de l’Imam Dicko et celles du Guide suprême de la République islamique d’Iran, </strong><strong>Ayatollah Sayed Ali Khamenei, qui a préféré s’adressé à la jeunesse occidentale par une lettre ouverte dont nous livrons des extraits :</strong>

« Les événements amers que le terrorisme aveugle  a provoqués en France m'ont poussé à parler encore une fois à vous, les jeunes… mais la vérité est que si de telles questions douloureuses ne préparent pas le terrain à la recherche de solutions et à des échanges d'idées, les dommages en seront redoublés… Je suis persuadé que seuls vous, les jeunes, avez la capacité de tirer des leçons des événements désagréables de ces derniers jours, afin de trouver de nouvelles voies pour construire l'avenir, et d'empêcher les déviations qui ont conduit l'Occident à sa situation actuelle…

« L'attitude contradictoire de l'Occident par rapport à l'Éveil islamique au sein du monde de l'Islam, est un exemple significatif des contradictions qui existent dans les politiques occidentales. Un autre exemple de ces contradictions est leur soutien inconditionnel au terrorisme gouvernemental d'Israël. Cela fait maintenant plus de soixante ans que le peuple opprimé de Palestine subit le pire genre de terrorisme.

« Je qualifie de cruauté cachée et très nocive, l'imposition de la culture occidentale aux autres nations, l'humiliation des cultures indépendantes et riches, et l'offense à leurs caractéristiques les plus vénérées, alors que la culture qui cherche à les remplacer n'en a aucunement la capacité. À titre d'exemple, la « violence » et « la débauche morale » qui sont malheureusement, devenues des éléments principaux de la culture occidentale, sont devenues inadmissibles dans cette même société», ainsi, a été interpellé la jeunesse occidentale, par le Président de la République Islamique de l’Iran, Ayatollah Sayed Ali Khamenei, le 29 novembre 2015.

<strong>Deux grandes personnalités françaises, Dominique de Villepin ancien Premier ministre et Emmanuel Macron, actuel ministre de l’Economie font leurs analyses de la situation préoccupante du terrorisme.</strong>

<em> « Ayons conscience que nous avons nous-mêmes en grande partie enfanté l’Etat islamique. Nous nous sommes enfermés dans un cercle vicieux »</em>, constate Dominique de Villepin.

&nbsp;

<strong>Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Economie de la France : « </strong><strong>la société française devait </strong><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/assumer/"><strong>assumer</strong></a><strong> une <em>« part de responsabilité »</em> dans le <em>« terreau »</em> sur lequel le djihadisme a pu </strong><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/prosp%C3%A9rer/"><strong>prospérer</strong></a><strong>…</strong><em>quelqu’un sous prétexte qu’il a une barbe ou un nom à consonance qu’on pourrait </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/croire/"><em>croire</em></a><em> musulmane, a quatre fois moins de chances d’avoir un entretien d’embauche qu’un autre…si demain nous n’y prenons pas garde, il les divisera plus encore »</em>, a-t-il prévenu.

&nbsp;

<strong>Lacine Diawara</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Maouloud 2015 a dévoilé… Un long bras de fer entre IBK et    Haidara … comment ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/maouloud-2015-a-devoile-un-long-bras-de-fer-entre-ibk-et-haidara-comment-1356932.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 00:18:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour bien comprendre la décision d’IBK, la réaction de HAIDARA et la prise de position des musulmans, voici l’analyse des faits</em></strong>

<strong><em> 20</em></strong><strong>Conférence de presse d’information ou d’intoxication ?</strong>

Beaucoup de rumeurs et de doutes planaient sur l’organisation de la fête de Maouloud 2015. Ces incertitudes ont été propagées à cause de l’attaque meurtrière des terroristes, le 20 novembre dernier, sur l’hôtel Radisson de Bamako. Afin de couper court à de telles rumeurs persistantes, le Groupement des Leaders Spirituels Musulmans du Mali a organisé, le 3 décembre 2015, une conférence de presse d’éclaircissements au domicile de Chérif Ousmane Madani Haidara à Banconi à Bamako. Le thème principal était <strong>« Maouloud, facteur de paix et de cohésion sociale ». </strong>A cette rencontre avec la presse, ont participé plusieurs leaders religieux du Groupement dont le Secrétaire général, Macki Bah ; l’Imam Mohamed Djafari Diabaté, Alfousseini Diakité, Hamza Maïga et tant d’autres.

En intervenant dans le même sens que ses confrères, un autre journaliste se leva et insista : <strong><em>«</em></strong> <strong><em>Motion président, motion…La fête du Maouloud étant prévu le 23 ou 24 décembre 2015, selon nos informations, le Pouvoir veut instaurer un autre Etat d’urgence à quelques jours seulement de cette célébration pour l’interdire compte tenu de ce qui prévaut dans le pays »</em></strong>, a-t-il persisté.

Le conférencier, l’éloquent Prêcheur, Haidara, tenta de rassurer les journalistes en ces termes : <strong><em>« Non, non, non ! C’est des rigolades ça. C’est nous-mêmes qui sommes le gouvernement. Comment le gouvernement peut, à l’approche du Maouloud, tenter d’interdire cette fête ? Pour nous, ce ne sont que des rumeurs tenues autour du thé. Non, non, non, cela, ne nous inquiète pas du tout. Le but de la conférence de presse d’aujourd’hui est de faire comprendre aux gens le niveau de l’organisation et le thème principal du Maouloud que nous fêterons bientôt. Comme l’ont bien expliqué Macki Bah, Hamza Maiga et autres. Comprenez que les dirigeants n’ont pas intérêt que le Maouloud soit interdit…cette possibilité d’interdiction ne nous fait pas peur du tout… La célébration du Maouloud arrange aussi les dirigeants car on y prêche la paix et on fait des bénédictions pour que Dieu protège le Mali »</em></strong>

<strong>L’Etat d’urgence décrété à 48 heures de la célébration du Maouloud confirme les infos de la presse malienne</strong>

C’est le lundi 21 décembre qu’un conseil de ministre spécial convoqué par le président de la république s’est tenu en présence du premier ministre autour d’un seul sujet : La sécurité publique. Il y a été décidé un autre Etat d’urgence de 10 jours réduisant les libertés de rassemblement surtout pendant les deux fêtes du Maouloud (naissance et baptême du 23 au 24 et du 29 au 30 décembre 2015), celle du Noël et de fin d’année(du 24 au 25 et du 31 décembre au 1<sup>er</sup> janvier 2016). C’est maitre Mountaga Tall, ministre de l’enseignement supérieur, qui a été chargé d’expliquer cette mesure impopulaire et complexe : <strong><em>« L’état d’urgence restreint (réduit) les libertés. De nombreux pouvoirs sont transférés à l’autorité administrative. Il s’agit des gouverneurs, des préfets… A titre d’exemple, pendant l’état d’urgence, les autorités administratives peuvent restreindre la circulation des personnes, des véhicules ou des biens à des endroits bien délimités et à des heures bien définies…Les cortèges, les défilés, les rassemblements, les manifestations sur la voie publique peuvent être interdits mais ne sont pas automatiquement interdits… Les réunions publiques et privées peuvent êtres interdites…Les salles de spectacles, les stades et même les lieux de cultes peuvent êtres fermés…»</em></strong>, a-t-il explicité.

<strong>Une raison inavouée de l’instauration de l’état d’urgence</strong>

A défaut de pouvoir contacter HAIDARA, nous avons pu joindre un de ces très proches collaborateurs. Celui-ci, sans détour, nous a dit : « Nous avons bien compris, cet état d’urgence a été décrété pour saboter la célébration du Maouloud. Dites à tous ceux qui vous contacteront que la place, la date et l’heure de la fête restent toutes maintenues…nous sommes confiants pour réussir ce Maouloud 2015. »

Avant le coup d’état militaire du 22 mars 2012, des candidats à la présidentielle dont IBK et Soumaila Cissé avaient déposé leurs candidatures. Ces deux, alors considérés parmi les favoris, se sont vite lancés dans une course à la montre pour trouver beaucoup de votants. C’est en ce moment qu’IBK et ses proches collaborateurs qui n’ont pu obtenir de Chérif Ousmane Madani Haidara un engagement  précis pour eux, ont considéré le patron de Ançar Dine comme un soutien de Soumaila Cissé. Certains se baseraient  sur de bonnes relations d’amitié qui seraient entre une femme de Haidara et celle de Soumaila Cissé. Malgré cela, IBK continuait à fréquenter Haidara chez lui et quelquefois dans ses lieux de prêche. Car, mieux vaut garder le contact avec l’homme le plus populaire du Mali. Surtout que celui-ci n’a ouvertement porté son choix sur aucun candidat. A l’époque, lors de certains de nos passages chez Haidara, nous avons voulu en savoir plus. Il nous a répondu que d’autres personnes de différents milieux lui ont posé la même question.  Il précisa n’avoir choisi aucun candidat. Dans le cas où il choisira, qu’il n’aura aucune crainte de le dire publiquement.

Après l’élection d’ IBK, un grand nombre de gens, même des leaders religieux et des apolitiques, ont désapprouvé sa façon de gérer le pays. Haidara lui-même a sévèrement critiqué le pouvoir IBK dans l’affaire de démolition des maisons de Souleymanebougou. Aussi, la totale désapprobation du cas de l’expulsion du GATIA de la localité d’Anéfis imposée par IBK sous pression de la France, IBK avait alors humilié le puissant Haidara en refusant de le recevoir pour parler de ce cas d’Anefis. La tension est alors montée de plusieurs crans entre le leader religieux et le chef politique. Entre eux le bras de fer se durcissait. C’est le « moussalaha », l’amadouement qui sous-tend leur relation depuis lors. Bien que ces prises de position de Haidara dérangent IBK, il lui a fait des aides, financière et sécuritaire, lors du Maouloud 2014 pour regagner les faveurs des musulmans maliens. Des gestes que Haidara a vivement salué sans arrêter de le critiquer s’il le faut. La grandissante popularité de Haidara qui refuse de se soumettre au régime IBK, préoccupe le pouvoir. Prétexter la précarité de la situation sécuritaire pour dissuader  beaucoup de gens à suivre le prêcheur organisateur du Maouloud au stade, affaiblirait son influence. Ces nombreux croyants pourront  célébrer cette fête dans plusieurs lieux de culte des quartiers. Selon nos infos, il fallait décréter l’état d’urgence dans les dernières heures du moment de la célébration. Il était prévu que la grande majorité des musulmans boudent la fête au stade. Malheureusement, cette réinstauration stratégique de l’état d’urgence a produit l’effet contraire dans le milieu musulman.

<strong>Le déroulement de l’évènement Maouloud  </strong>

Ainsi de bouche à oreille, à travers des mosquées et certains médias de communication, les membres du GLSM ont mobilisé tous leurs canaux d’information pour réussir l’organisation de la fête. Ce qui fut fait. Car, en dépit de l’état d’urgence, le Maouloud 2015 a battu le record de participation des musulmans : près de 75.000 participants dans et autour du plus grand stade de Bamako d’une capacité de 50.000 places. La pelouse tout comme les alentours de ce stade de football ont été occupés. Les organisateurs ont installé des écrans géants pour satisfaire les participants.

Parmi les quelques intervenants, c’est Oumar Mariko du Parti Sadi qui a réchauffé le grand public musulman ainsi : <strong><em>« Karamoko, Chérif Ousmane Madani Haidara, j’adresse mes salutations à vous et à tout votre monde présent ici. Ce n’est pas la première fois pour moi d’être invité par vous ici et d’avoir un temps de parole. Cette nuit, j’ai pour vous de la salutation et de la félicitation car il avait été dit que cette rencontre ne doit pas se tenir. Pourtant, elle s’est tenue »</em></strong>, a dit Oumar Mariko qui a été fortement ovationné par le public dès après avoir prononcé cette dernière phrase faisant allusion à l’état d’urgence voté spécialement contre ladite rencontre. Mariko remonté continua : <strong><em>« Nous prions Dieu pour que cette rencontre se termine bien… Dans notre pays que Dieu nous préserve des faiseurs de chèques qui ne sont que des mauvais dirigeants refusant d’éviter le bien public. Ces genres de dirigeants sont des mauvais exemples. »</em></strong>, a-t-il ainsi terminé sa parole sous de grands et longs cris approbateurs pour ses propos.

Quant au Prêche, l’évènement principal de la célébration du Maouloud, animé par le grand patron de Ançar Dine international, Chérif Ousmane Madani Haidara, on peut le résumer en 5 principaux points :

<strong>1 – L’honnêteté des dirigeants dans la gestion des biens publics</strong> <strong><em>« quand une personne bouffe la part de 100 personnes, ce pays ne peut pas avancer… »</em></strong>, dit-il.

<strong>2 – La solidarité entre musulmans</strong> <strong><em>« …Dès que j’ai fait appel au Président des ançars, il a pu vite amasser auprès des autres membres de notre organisation plus d’un milliard de francs pour la construction d’un grand hôpital ici que l’ancien président Amadou Toumani a inauguré »</em></strong>, précisa, Haidara, le prêcheur international

<strong>3 - La grande croyance religieuse</strong> <strong><em>« L’année dernière, un véhicule rempli de musulmans se dirigeait vers un « Ziara » lieu de culte, quant il fut explosé par une bombe des ennemis. Une femme musulmane dont une jambe a été coupée s’est mise à prier les ambulanciers, au nom d’Allah, de ne pas l’amener à hôpital mais plutôt à son lieu de culte où elle préfère mourir »</em></strong>, a relaté, Haidara.

<strong>4 – L’Islam une religion de non-violence porteuse de pitié</strong> <strong><em>« Une autre musulmane pratiquante,  pour avoir attaché un chat et le laissé mourir de faim et de soif, Dieu l’a voué à l’enfer. Donc tous ceux qui tuent un être humain au nom de la religion, ne sont pas des musulmans »</em></strong>, a-t-il affirmé.

<strong>5 – Le Stoïcisme musulman dans la pratique de l’islam</strong> <strong><em>« Je veux que les dirigeants comprennent que « Bagabagali » la menace, peut empêcher certes, les cérémonies de mariage ou d’autres fêtes mais jamais la célébration de la religion. Le Maouloud est notre religion à nous. Pour l’empêcher, quand on tue 100 parmi nous, 1000 autres personnes la feront. Si on met du feu entre nous et notre Maouloud, je jure au nom de Dieu, nous pourrons être brulés mais nous célébrerons notre maouloud. Donc, aucune menace, aucune intimidation ne nous fera peur… »</em></strong>, a martelé avec vigueur et rigueur, le prêcheur Chérif O. M. Haidara

<strong>Conférence de presse d’avertissement de Haidara envers IBK</strong>

C’est l’homme le plus populaire du Mali, Chérif Ousmane Madani Haidara, requinqué par la réussite totale de la fête du Maouloud, qui a rencontré dans son domicile, le samedi 02 janvier 2016, la presse. Cette fête musulmane que le très bon pilote IBK, plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses amis  à bord, a tenté de saboter par la proclamation d’un état d’urgence inopportun. Une tentative qui, au lieu d’intimider les musulmans, les a, par contre, galvanisé à sortir plus nombreux pour fêter le Maouloud. La présidence et le gouvernement du Mali n’ont pas compris que la religion est l’opium du peuple. Sans tournures, Haidara a tenu des propos tranchants dont : <strong><em>«les campagnes politiques du Président IBK ont débuté dans mon salon ici jusqu’aux lieux de prêche, et avant qu’il ne soit Président, on le voyait débarquer dans nos lieux de rencontre sans invitation. Maintenant qu’il est à Koulouba, même s’il nous fausse compagnie, nous sommes toujours ici» </em></strong>et il avertit <strong><em> « Ces gens connaissent mal notre capacité à installer à la Présidence un de nos Imams si nous le voulons . Dès qu’un Président soupçonne que son déclin approche,  il lui vient à l’idée de s’opposer  au Maouloud… il est temps que les choses changent car ce pays ne peut continuer dans cette mauvaise direction…d’autres responsables justes et compétents, différents des actuels, géreront bientôt ce pays, et on saura reconnaître le mérite, car on ne peut continuer à vivre de cette façon » </em></strong>

<strong>La morale de cette fête du Maouloud 2015</strong>

De l’indépendance du Mali en 1960 jusqu’à l’année 2015, aucun pouvoir politique ne s’est opposé directement ou indirectement à la célébration du Maouloud par la grande communauté musulmane. C’est seulement en 2015 que le régime IBK, après avoir aggravé la situation sécuritaire et identitaire du pays, tenta d’empêcher la fête du Maouloud. Pour ce faire, IBK propose implicitement la suspension de la fête du Maouloud en décrétant subitement un état d’urgence. Chérif Ousmane Madani Haidara qui dispose d’une grande capacité organisationnelle a incité les musulmans à fêter. Les croyants se sont imposés par la solidité de leur foi religieuse en sortant plus nombreux pour fêter l’Anniversaire de naissance du prophète. Car, si cet Etat d’urgence sans prudence avait provoqué l’annulation ou la dispersion du Maouloud, le populaire Haidara aurait perdu toute sa notoriété. Surtout, toute la fidélité des musulmans à Dieu et à son dernier Messager, serait affaiblie.

IBK ayant perdu dans ce bras de fer, a appelé et rencontré ce prêcheur harangueur pour s’expliquer, s’excuser afin d’atténuer sa défaite.

<strong>Lacine Diawara</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Un cadre d’un ministère brutalisé et menotté par… un gendarme fâché Mahamadou Keita, ingénieur statistique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cadre-dun-ministere-brutalise-menotte-gendarme-fache-mahamadou-keita-ingenieur-statistique-1356902.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 00:12:10 +0000</pubDate>

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                                            <content:encoded><![CDATA[Le mercredi 16 décembre 2015, vers 8 h 20 du matin, un événement très surprenant s’est produit à la Cité Administrative près du Monument de la paix.

La rareté de la scène a attiré l’attention même des moins curieux. Un «Natrikamissa » entre un adjudant de la gendarmerie et un cadre employé du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille.

L’accrochage brutal entre eux a été tellement serré que le chef de poste a fait appel à son agent qui est venu à son secours muni d’une kalachnikov.

Après les tiraillements, les gendarmes ont fini par l’amener par la force au niveau du poste de contrôle dans l’enceinte de la Cité.

Quand nous avons approché l’employé en question,  un certain M KEITA, il nous a livré sa version des faits que voici.

«Chaque matin, je m’embarque dans un des Bus Verts (SOTRAMA) qui quittent Kanadjiguila  et Sébéninkoro en direction du centre-ville après 30 minutes de marche sur une distance de quatre (4) kilomètres  et demi.

Comme d’habitude à l’entrée de la cour de mon service, j’ai présenté mon badge à deux gendarmes assis côte à côte.

L’agent portant des verres noirs m’a dit d’amener mon badge. Je me suis approché de lui pour le lui remettre poliment.

Après avoir examiné ma carte, il me l’a remis.  Ayant mon badge en main, je lui ai demandé si cette nouvelle mesure concernait des employés qui ont une ancienneté au service comme moi.

Il a rétorqué qu’à distance il ne lui est pas possible d’identifier tout le personnel de la cité.  Je lui ai dit que ce serait à cause des lunettes noires qu’il portait.

Après j’ai continué tout calmement mon chemin vers mon département. J’ai entendu un des gendarmes dire «hé» monsieur, « hé » monsieur. Quand je me suis tourner, le Chef de poste m’a saisi  énergiquement par le bras et le col de mon boubou pour me contraindre à retourner sur mes pas.

Je lui ai dis de me relâcher, tout en ajoutant que s’il veut m’interpeler qu’il m’envoie une  convocation par la voie administrative à laquelle je vais répondre.

Il n’a pas voulu me relâcher et pour libérer ma gorge j’ai réagis de façon énergique afin de reprendre mon souffle. Il m’a forcé, j’ai résisté. C’est ainsi qu’il appela son agent en lunettes de venir à son secours. Ce dernier s’est dirigé vers nous avec son fusil de guerre. Ils m’ont trainé comme un objet jusqu’au niveau du poste pour me faire assoir sur le banc métallique de leur bureau. De plusieurs côtés de la cité les gens nous observaient.  Au niveau du poste, le Chef prit son calepin et ordonna à son agent d’amener une paire de menottes pour me menotter et m’envoyer au garde à vue du camp I de la Gendarmerie nationale.

Son agent amena l’outil de torture en question pour le poser sur son bureau à ciel ouvert. Chaque passant me regardait avec étonnement sans dire mot.

Entre temps, un agent du service de contrôle délégué est entré dans la cité, je lui ai chargé d’informer mon chef hiérarchique immédiat de ma position.

Quelques minutes plus tard, deux de mes proches collaborateurs sont venus de la part de la Directrice s’imprégner de la situation ? Ceux-ci ont été rejoint par un troisième.

Pour avoir un élément matériel pour le témoignage, j’ai dis au chef de poste de me menotter encore devant mes collègues afin qu’il me fasse une photo. Nous sommes resté auprès d’eux plus de Trente minutes  chaque fois il disait à mes collègues que je suis en état d’arrestation et je finirais par la prison pour refus d’obtempérer.

Il disait  aussi que si j’étais un jeune homme de 20 ans qu’il allait me violenter, me ligoter et m’envoyer au garde à vue.

N’eut été l’intervention de mes collègues de service, je serai aujourd’hui au Camp I dans une cellule insalubre, aux odeurs indescriptibles avec les autres prévenus de droit commun sans lumière dans une condition de détention dégradante et humiliante du seul fait d’être un employé dans la cité.

Ceux qui viennent en voiture ou à moto ne sont pas soumis à ces tracasseries quotidiennes.

Si la confusion dans l’exercice du pouvoir et l’impunité restent monnaie courante, la démocratie finira rapidement dans le ravin de l’anarchie et comme conséquence, l’épicentre de la violence du Nord se déplacera vers le Sud du Mali. Chose qui n’est pas souhaitable. Ce qui est arrivé à moi aujourd’hui, arrivera à d’autres collègues demain, si rien n’est fait. », a expliqué Mahamadou KEITA.

&nbsp;

Quelques jours après, Option s’est rendue sur les lieux pour interroger des témoins : monsieur Berthé agent du département des finances et collègue de travail de Mahamadou KEITA  nous a raconté : « J’ai vu mon ainé menotté par des gendarmes qui l’ont trainé par terre de la manière la plus inhumaine jusqu’au hangar qui est leur lieu de contrôle des cartes et des badges.

Encore une autre femme du nom de Dala et monsieur Maïga  expliquent :

« Nous avons plusieurs fois été agressés verbalement par ce même gendarme qui ne fait que semer la terreur dans un lieu où il a été envoyé pour veuillez sur la sécurité des travailleurs. »

Nous avons aussi demandé au gendarme en question, quelques jours après les faits, de nous donner sa version. Il a refusé.

Et vous monsieur le ministre de la Sécurité, laisserez-vous

&nbsp;

impuni une telle agression d’un gendarme armé envers un employé ?

C’est honteux, quand des porteurs d’uniformes déployées dans une cité administrative s’attaquent à des personnes ressources chargées de coordonner les actions gouvernementales des ministres pour des raisons encore obscures. Et il faut le dire haut et fort que ce sont des comportements qui méritent d’être punis selon les lois en vigueurs.

<strong>Aliou Doumbia</strong>, stagiaire.]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[50 Motos pour la police : Où est Tiébilé Dramé !   « La surfacturation n'est pas un délit » Summum de l'immoralité et de l'amoralité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/50-motos-police-tiebile-drame-surfacturation-nest-delit-summum-de-limmoralite-de-lamoralite-1356512.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 20 Jan 2016 00:06:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le régime IBK ne cessera jamais de nous étonner. Tel un bateau ivre, où nous mènera-t-il ?

Nous nous souvenons de comment fut acheté notre avion présidentiel dont le prix varie entre 8 et 21 milliards avec tant d'intermédiaires, tant de mafioso.

Nous nous souvenons des surfacturations des équipements militaires. L'avocat de cette entreprise de surfacturations aujourd'hui conseiller très spécial d'IBK avait dit : «La surfacturation n'est pas un délit » Summum de l'immoralité et de l'amoralité. Passons-y !

Nous nous souvenons de comment des tracteurs, sous prétexte de favoriser, d'aider le monde rural, ont été surfacturés au double du prix normal.

Nous observons et constatons comment IBK dans un désamour fécond et profond pour le Mali, dans une inconséquence et une légèreté indescriptibles réinstalle des retraités à la tête de nos structures.

Ainsi, Daffé de la BDM a été débarqué à la hâte pour y placer Ag Hamani. Les maliens se sont tus, attendons la suite.

Cheick Mouctary Diarra a été récupéré 18 ans après sa retraite et nommé ambassadeur du Mali en France. Du respect haut de gamme pour les trop respectables conseillers des affaires étrangères. Pour être respecté, il faut être respectable. Regardez faire, le salut viendrait du Ciel assurément.

Des gens qui ont détourné de l'argent public, condamnés aux travaux forcés à perpétuité continuent d’être des agents publics. Consulat du Mali à Paris.

Des personnes sous liberté provisoire pour détournements présumés de fonds publics viennent en mission officielle en France. Sinè Damba ini tié (merci).

<strong>Tiébilé Dramé à la rescousse</strong>

Tiébilé Dramé et Djiguiba Keita depuis un certain temps, nous ont habitués à dénoncer les dérives du régime IBK. Très bien, il n'est jamais trop tard pour recoller les morceaux.

Il se trouve que notre police nationale a reçu récemment 50 motos. Excellent.

Seulement voilà, selon des sources, ces motos coûtent l'unité tantôt un peu moins de 8 000 000 (huit millions) tantôt un peu plus de 12 000 000 (douze millions) Cher ministre Salif Traoré, de grâce, officiellement combien ont coûté ces motos ?

Ces motos vu leur prix ont-elles autres qualités que rouler ? C'est-à-dire peuvent-elles  immerger ou voler ?

Chers Tiébilé Dramé, Djiguiba Keita et tous les responsables du Parena, nous savons que vous n'avez pas créé votre parti politique pour moisir dans l'opposition. Nous avons de la mémoire, Dieu merci. Néanmoins pouvez-vous édifier le peuple après enquête minutieuse comme vous l'avez réalisée lors de l’achat des tracteurs de la honte ?

Ce n'est pas parce que la majorité présidentielle vous appelle à un dialogue dont l'issue est connue, c'est-à-dire votre possible participation à un gouvernement  qui doit vous faire perdre votre âme.

Pour les sans-grades, défenseurs inconsidérés d'IBK à Paris, nous ne voulons nullement affaiblir ce pouvoir corrompu, qui s’autodétruit. Mais, nous ferons de notre mieux pour bien informer l’opinion nationale et internationale sur les agissements des prédateurs de notre nation. Nul doute.

<strong>Boubacar Sow, Correspondant du Journal Option en France</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Ces êtres chers que nous ne reverrons plus jamais]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 23 Nov 2015 13:57:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Chouaïdou Traoré : </strong><strong>Un modèle et un exemple</strong>

Né à Sikasso en 1967, Chouaïdou Traore a fait toutes ses études primaires et secondaires à l’école Tiéba de Sikasso.

Avec son baccalauréat obtenu en 1986 en série Lettres au lycée de Sikasso, il décroche son diplôme de reporter-journaliste et d’un MBA en sciences politiques.

Suivra ensuite pour cet intellectuel qui aura toujours une soif inextinguible de savoir plusieurs formations, notamment aux États-Unis dans le cadre de : US International Visitors ; Young African Leaders Project ; Séminaire de formation en Management à Pittsburg University, etc.

Ce journaliste né, de vocation et de formation, ne donnera pas du temps à son génie. À peine sa formation de journaliste terminée, il lance, avec audace, en 1990 le premier journal privé du Mali : AURORE.

Ses « complices » et ses compagnons dans cette œuvre de pionniers s’appelaient : Sadou Abdoulaye Yattara, Karamoko N’Diaye, Maïmouna Traoré, Belco tamboura…

À l’époque, il fallait du courage et de l’audace ; il fallait oser pour dire et écrire, à plus forte raison le faire publiquement à travers un Journal.

Chouaïdou et ses compagnons ont donc ouvert la brèche, la voie, les consciences ; forcé l’estime et le respect ; leur exemple a fait flores.

Grâce à eux, et à bien d’autres célèbres et anonymes la Révolution de Mars fut ; la démocratie naquit, la liberté dont chacun jouit aujourd’hui.

Entre 1990 et 1992, Chouaïdou Traoré a été tour à tour journaliste, rédacteur en chef et directeur de publication du journal AURORE.

En 1993, l’Enfant du Kénédougou qui veut toujours élargir son horizon professionnel, s’émancipe du groupe et fonde Nouvel Horizon, hebdomadaire puis Quotidien. Le Premier de la presse malienne.

À partir de juillet 1994, Chouaïdou Traoré confie Nouvel Horizon à son équipe et s’installe aux États-Unis pour être correspondant de presse accrédité auprès du National Press Club et parfaire sa formation.

À son retour aux bercails en 1996, il tente une nouvelle expérience. Il crée et anime un Quotidien du soir, Le Soir de Bamako avant de reprendre en janvier 1998 les commandes de son navire amiral : Nouvel Horizon.

Entre 2007 et 2010, le patron de presse, membre fondateur de l’ASSIPREP puis de l’ASSEP, fait une immersion dans la diplomatie : Chouaïdou Traoré est consul général du Mali en Arabie saoudite. Mais le tigre ne peut se départir de sa tigritude. Il reprend en 2010 la direction de son groupe de presse qu’il dote d’une imprimerie.

Pieux et fervent serviteur d’Allah qui a effectué plusieurs fois le Hadj, Chouaïdou Traoré a été et est resté journaliste et patron de presse jusqu’à mort.

Mariée et père de 5 enfants, l’homme est connu comme, outre comme journaliste, un musulman pieux, un ami vertueux, un manager exemplaire, un bosseur, un innovateur, un intellectuel rigoureux, méthodique, sérieux et intègre.

Il a été pionnier. Il était pour ses confrères le sage, le conciliateur, le réconciliateur.

Il nous laisse sans voix sur la voie qu’il qu’il tracé pour plusieurs générations de journalistes maliens.

Il nous laisse un héritage : le sérieux et l’intégrité ; la fierté et le sacerdoce de porter la plume.

Dors en paix, El Hadj, tu as été et tu resteras un modèle et un exemple pour tes confrères qui veilleront sur ta mémoire.

<strong>Par Sambi Touré, Directeur de publication du journal Info-Matin.</strong>

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<strong>Nouhoun ISSABRE</strong>

[caption id="attachment_1264212" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Issabre.png"><img class="size-full wp-image-1264212" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Issabre.png" alt="Nouhoum Issabré" width="450" height="581" /></a> Nouhoum Issabré[/caption]

C’est avec beaucoup de regret et de tristesse que nous vous informons du décès de monsieur <strong>Nouhoun ISSABRE</strong> survenu le mercredi 04 novembre 2015 au Canada.

L’enterrement a eu lieu le mercredi 11 novembre 2015 à badalabougou SEMA.

Nouhoun ISSABRE repose au cimetière de sabalibougou.

Nous exprimons à toute la grande famille ISSABRE notre profonde sympathie et nos condoléances les plus attristées.

Puisse Allah le tout puissant accorder Sa Miséricorde au regretté Nouhoun ISSABRE et l'accueillir dans son Paradis Eternel, Amine !

<strong>Remerciement</strong>
Très chers membres du groupe I.B.S,
Faisant suite à ma correspondance en date du lundi 02 novembre 2015 relative à l’accident vasculaire cérébral dont mon meilleur ami et mon seul confident au Canada était atteint, je tiens à vous informer avec beaucoup de regret et de tristesse que l’intéressé est finalement décédé par la suite (Innâ lillahi wa innâ ilayhi rajihoune).
Gloire au Tout Puissant Allah qui fait ce qu’il veut.
Votre support moral et votre sens de la fraternité m’ont beaucoup réconforté et m’ont aidé à surmonter cette circonstance pénible. En retour je tiens à vous en remercier infiniment.
Maintenant je vous demande très humblement de faire beaucoup de bénédiction pour mon défunt ami pour que le Tout Puissant Allah puisse lui accorder Sa Miséricorde et l'accueillir dans Son Paradis Eternel.
Permettez-moi de réitérer mes sincères remerciements pour votre accompagnement sans faille envers ma modeste personne.
Je vous prie d’agréer, très chers membres du groupe I.B.S, l’expression de ma considération distinguée.
<strong>Par Abdoul K T D D KONE, Promoteur de Incubateur de Bon Sens ( IBS)</strong>

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<strong>Rokia Diawara, mme Kouyaté, morte dans l’accident (petite sœur de Lacine Diawara)</strong>

[caption id="attachment_1264222" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/diawara.png"><img class="size-full wp-image-1264222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/diawara.png" alt="Rokia Diawara" width="450" height="338" /></a> Rokia Diawara[/caption]

Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 12 novembre 2015 dans les environs de 21 heures GMT sur la nationale Siguiri-Kankan précisément, dans le secteur de Tassiliman (sous-préfecture de Batè Nafadji). A l’origine de cet autre accident mortel, un taxi Renault 21 en provenance de Bamako via Siguiri pour Kankan, s'est heurté contre un camion qui était stationné-là.

Bilan : 7 morts sur le coup et tout le reste des passagers du taxi et des blessés évacués à  l’hôpital régional de Kankan.

Sur les causes de l’accident, l’excès de vitesse et l’imprudence du chauffeur du taxi sont invoqués. Dans les faits et à en croire à des sources syndicales, c’est lorsque le chauffeur de la Renault 21 a voulu éviter un autre véhicule qu'il est entré en collision avec un camion stationné sur son couloir.

Enfin, il faut relever que l’axe Siguiri-Kankan devient par les temps qui passent, très accidentogène. Ceci, à cause peut être du  bon état de la route. Mais l’imprudence, l’excès de vitesse et la consommation des stupéfiants par les conducteurs souvent jeunes, sont pointés du doigt. D’où l’inquiétude et la tristesse dans les familles qui sont les premières victimes de ces comportements assez néfastes pour la vie des usagers. Il reste à savoir les dispositions envisagées par les autorités, pour mettre fin à cette hécatombe.

<strong> Par </strong><a href="http://guineenews.org/author/amadou-timbo/"><strong>Amadou Timbo Barry</strong></a>

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                            <item>
                    <title><![CDATA[Conflit IBK-Tiébilé : IBK, peut-il relever ce « petit défi » là ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/conflit-ibk-tiebile-ibk-peut-il-relever-ce-petit-defi-la-1264152.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 23 Nov 2015 13:36:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Contexte du texte</strong>

<strong>Note particulière :</strong> <strong><em>L’impression de notre numéro était terminée quand a commencé l’expression de la violence meurtrière détruisant une vingtaine de vies humaines à Bamako, ce vendredi 20 novembre 2015. Opposée à toute forme de violence, la Rédaction du journal Option adresse ses sympathies à toutes les victimes de cette agression virulente.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Quelles coïncidences terribles ! Autour d’un même homme, entre la première polémique politique et la deuxième qui défraie maintenant l’actualité, il s’est écoulé exactement 8 ans et 8 mois. Ces 2 controverses politiques similaires ont un dénominateur commun : Le refus catégorique de la contradiction. Même moyen d’action : Insulter et menacer publiquement une personnalité politique. Certes les mots utilisés sont différents mais les torts causés sont les mêmes.</strong>

&nbsp;

Le mois de mars 2007 a marqué l’accentuation des attaques et intimidations verbales par l’ancien Président de la République, Amadou Toumani Touré, ATT, son Porte parole du gouvernement et certains journaux maliens, contre Ibrahim Boubacar Keita, IBK qui était dans une certaine « Opposition », car des cadres d’autres partis dont le RPM ont dirigé le pays avec ATT. Pas nécessaire ici de citer les noms du Porte-parole et des journalistes mais certains de leurs propos seront signalés.

&nbsp;

8 ans et 8 mois après, de mars 2007 à octobre 2015, l’histoire de la répression politique se répète intensément. Depuis la fin d’octobre 2015 à ce mois de novembre de la même année, le même IBK, devenu Président de la République, il y a 2 ans et 2 mois, son porte-parole du gouvernement actuel et certains de nos confrères journalistes, ont aggravé leurs violences et menaces verbales à l’endroit de l’Opposant Tiébilé Dramé, Président du parti PARENA. Depuis lors, hommes politiques et citoyens n’ont pas tardé à tirer indécemment, eux aussi, leurs balles verbales.

Venons-en aux faits en commençant par un résumé de la controverse du mois de mars 2007. A l’époque, votre journal Option n’était pas créé. Mais, par nécessité de dénoncer la pratique dégradante d’ATT contre ses adversaires politiques, j’ai rédigé un article intitulé « <strong>Continuer à insulter IBK, c’est rabaisser la civilité malienne » </strong>qui a été publié dans des journaux maliens. Ces quelques extraits de mon article vous replongeront dans la tension de l’atmosphère politique de la précampagne qui régnait en mars 2007 :

<strong>Devoir de mémoire</strong>

« En ce vendredi matin, 02 mars 2007…monsieur <strong>Jean Charest, Chef du Parti Libéral du Québec, premier ministre sortant réagissait</strong> en ces termes : <strong><em>«…Ces commentaires sont inacceptables…c'est l'occasion de faire le point et de dire que nous voulons faire campagne sur les idées et sur le fond et non pas sur les questions qui relèvent de la vie privée des personnes»</em></strong>. « Le plus haut dirigeant du Québec intervenait ainsi suite aux nombreux commentaires soulevés par <strong>le propos d’un animateur de radio. Celui-ci déclarait que les gens ne voteraient pas pour des « tapettes » dont André Boisclair, le chef du Parti Québécois (opposition officielle) candidat à la députation qui a déclaré son homosexualité bien avant la campagne électorale. »</strong>

&nbsp;

« …Pour avoir des nouvelles du Mali…Une fois de plus, je vois sur internet un des articles pleins d’insanités…qui font honte à la civilité légendaire du Mali : <strong><em>« …Ibrahim Boubacar  Keita  alias IBK continue de boire de l’alcool…dans les missions à l’étranger, il titube dans les réceptions sous le coup de l’ivresse…»</em></strong>

<strong>« Comme l’a fait l’homme fort du Québec, c’est le président ATT qui doit intervenir pour mettre fin à de telles campagnes de désinformation, d’intoxication, d’injures  et de diffamations contre les personnalités du pays. »</strong> « <strong>Oui, c'est le président </strong>ATT  qui insinue et encourage de telles pratiques anti-démocratiques. Par concision, je ne soulignerai que deux preuves justifiant mon affirmation »:

« Au moment où IBK a désapprouvé publiquement l’Accord d’Alger signé le 4 juillet 2006 entre le gouvernement et les rebelles de Kidal, le ministre, porte parole du gouvernement, a ainsi répliqué « …<em>Il y a des gens qui prônent la guerre parce qu’ils ont leurs familles à l’étranger. Mais ATT, lui, a sa famille à Bamako…»…</em>ce n’est pas la famille de IBK qui est à l’étranger mais plutôt deux de ses enfants étudiants…le très dévoué ministre doit savoir que les deux filles de son employeur président ATT ont étudié ici au Canada ». « …Au tour du président ATT, allergique aux critiques, d’abonder dans le même sens que son ministre sur un ton menaçant. C’était le mardi 10 octobre 2006, lors d’une cérémonie à l’École nationale de police, que ATT lança en bamanan : <em>« Ceux qui se lèvent, parlent mal du président et des siens, il faut qu’ils arrêtent sinon nous allons les y obliger, d’une manière ou d’une autre »</em>.

« Je viens de fouiller dans mes archives de journaux maliens que j’ai constituées de juin 1990 à maintenant (mars 2007). <strong>Je n’y ai pas trouvé un seul mot d’IBK attaquant la vie privée d’une personnalité malienne. Je crois qu’il n’a jamais prononcé de mot immoral. Peut-être que je me trompe. Dans ce cas, si quelqu’un a connaissance d’une intrusion verbale de IBK dans le domaine privé d’une des personnalités, qu’on le porte à ma connaissance et à celles de tous les lecteurs et auditeurs. »</strong>

« Si le président de la République avait réprouvé les attaques malicieuses touchant la vie privée d’autrui faites par son ministre et des journaux, nos valeurs socio-culturelles seraient préservées de toute dégradation contagieuse. Ainsi, la forte tension électoraliste baisserait. »

« …culturellement le citoyen malien répugne la provocation futile.

S’évertuer à  vilipender des personnalités publiques, c’est prouver que son âge mental est à l’état de l’enfantillage.

ATT pourra fermement les rappeler à l’ordre s’ils ne sont pas vraiment à ses ordres.»

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<strong>Violence et incidences de balles verbales d’IBK</strong>

Dans des débats d’idées, quand une personne est en manque d’arguments convaincants, elle utilise l’argument de la force pour violenter la force de l’argument. Tel fut le cas de <strong>Notre très bon pilote président IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses « amis » à bord </strong>qui, dès son atterrissage à l’aéroport de Bamako-Sénou, le dimanche 25 octobre 2015, en provenance de Paris, a tiré hargneusement ses balles verbales sur sa cible bien choisie, Tiébilé Dramé en ces termes : <strong>« Tiébilé Dramé personnellement s’est déplacé en France pour publier des tracts. Dites à ce petit monsieur qu’il est temps d’arrêter. Je suis le commandant du bateau Mali et je tiens  la barre  fermement »</strong><strong>.</strong> La veille, le samedi 24 octobre, lors de sa rencontre à Paris avec les maliens de France, le tonitruant président des maliens, a insulté tous ceux qui critiquent sa politique de gestion du Mali : « ni tè politiki yé, malobaliya do ». « Ce n’est plus de la politique, c’est de la pure insolence ». Constatant que ces tirs maladroits et malencontreux n’ont pu anéantir son ennemi circonstanciel, Tiébilé Dramé, président du parti, PARENA, qui a réagi par un démenti catégorique et méthodique, notre très bon pilote président plébiscité mais perturbé…, passa par son gouvernement pour réitérer la même forme de menace lue dans un communiqué incongru à la télévision nationale par son porte-parole, Choguel K. Maiga. En un troisième temps, notre très grand président toujours perturbé, colosse roi du Mali ou plutôt du Mandé, lança « ses » journalistes sur la piste du bal des injures et menaces fortuites contre tous les opposants à sa volonté. Dans leur élan d’auto-défense, des responsables et membres des partis de l’Opposition, regroupés autour du chef officiel des opposants, Soumaila Cissé, ont dénoncé rigoureusement les agressions et menaces verbales et écrites du président et du gouvernement. Des maliens de France, initiateurs et faiseurs de tracts ont, certes, vite décliné leurs identités dans une lettre ouverte, mais la situation reste encore tendue entre les 2 camps. Telles sont les réalités de la genèse et l’évolution de la grande controverse qui soulève tant de divergences de vues démocratiques au Mali. Les citoyens qui désapprouvent ces propos du président IBK sont largement plus nombreux que ceux qui l’approuvent. Selon Souleymane Koné : « En tout état de cause la France nous a honorés. Mais le président du Mali lui-même a gâché la fête. Il nous a rabaissés devant l’opinion française en se livrant à l’invective, la menace et l’injure contre ses adversaires politiques en territoire français. Il a montré à la face du monde son intolérance… Jamais dans l’histoire de notre pays, un président n’a autant personnalisé le débat politique avilissant le statut présidentiel en évoluant sur des registres culturels négatifs. Tout opposant est contre le Mali, toute opinion contraire à la sienne est contre lui et le Mali».

Le sage, Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, a été catégorique : « Encore une fois, ce malencontreux Communiqué gouvernemental du 27 octobre 2015 vise – t – il à empêcher tout regard autre que celui de l’Exécutif, toute lecture autre que celle des décideurs du moment sur la situation politique malienne, africaine et internationale ? Il est nécessaire, voire vital, de rappeler aux camarades, membres du Gouvernement de la République du Mali, qu’ils ne sont pas les ministres de sa Majesté le Roi Soleil. »

L’une des plus récentes interventions sur ce sujet qui soulève l’épineuse question du droit à la démocratie, est celle, pertinente, de l’honorable Yaya Sangaré, député de l’ADEMA : « Je réagis aujourd’hui pour l’histoire ; pour marquer ma désapprobation face à une telle dérive verbale attentatoire à la liberté d’expression et d’opinion ; pour marquer ma surprise face à la banalisation de la fonction de président de la République et enfin pour sortir du cercle du silence coupable du recul de la démocratie au Mali.

Au fait, qu’a fait l’honorable Tiébilé Dramé pour mériter une telle colère du président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Kéita, à son retour de sa visite d’Etat en France ? »

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<strong>Conclusion et proposition analytiques</strong>

<strong>Tiébilé Dramé, président du Paréna</strong>

Auteur de l’article précité, rédigé en mars 2007, je ne saurai, en toute honnêteté intellectuelle, me taire face à une telle glissade verbale de notre très bon pilote président plébiscité mais perturbé par la famille d’abord et les « amis » à bord qui, sous le coup de la nervosité, a prononcé des insultes et proféré des menaces de Paris à Bamako. Était-il nécessaire de publiquement qualifier Tiébilé Dramé de « petit monsieur » dont le sens en langue bambara est affligeant : « Mogo ni » ? Non! J’en ai honte. Cela est un total manque de courtoisie de la part de celui qui est président de la république, donc président de tous les maliennes et maliens sans aucune exception.  Tiébilé Dramé(Président du PARENA), tout comme, Boniface Diarra(Vivant à Montréal), Abdoul Karim Camara dit Cabral(assassiné il y a 35 ans) et d’autres…est un symbole de la lutte juvénile contre la dictature au Mali.

Un bon président d’une association, d’une organisation et surtout d’une nation, doit se mettre au-dessus de la mêlée pour mieux démêler des choses mêlées par ses proches collaborateurs chargés d’appliquer sa politique de gestion de la nation. C’est dommage que notre IBK national se soit encore comporté en dictateur, c'est-à-dire oppresseur de tous ceux qui ne pensent pas comme lui et osent le critiquer.

Ce fut une désagréable surprise de constater, suite à son matraquage verbal inopportun, qu’aucun proche collaborateur, familial, amical, surtout le premier ministre malien Modibo Keita, n’ait pu lui dire de renoncer à ce communiqué gouvernemental digne du temps d’Adolf Hitler(1889-1945). Nous sommes en 2015.

J’ai été très mal à l’aise en lisant certains de mes confrères journalistes qui, malgré leurs bonnes qualités professionnelles, encouragent le président de la république à persévérer dans l’erreur et tirent sur tous ceux qui n’embouchent pas la trompette du Pouvoir. Certains défenseurs, porteurs d’armes ou plutôt de plumes, ont pourtant été des pourfendeurs de ce même IBK entre 1992 et 2012. Les archives existent encore.

Petit rappel : Un jour, très fâché contre un de vos journalistes défenseurs d’aujourd’hui, vous(IBK) avez interpellé ce monsieur qui vous dénigrait en lui demandant de ne pas transformer vos dires, même si vous lui accordez le droit de vous détester. Nous avons ce document écrit publié dans la presse.

Pour mettre fin à ces tirs de balles verbales venimeuses, venant de tous les côtés, <strong>Notre très bon pilote président IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses « amis » à bord, </strong>peut faire modestement son mea culpa(reconnaitre sa faute) en rencontrant au moins, Tiébilé Dramé et Soumaila Cissé. Ainsi, en parvenant à mettre fin aux sifflements dérangeants et incontrôlables de ce bal des balles verbales, IBK sera le premier bénéficiaire et les maliens en seront honorés.

La réconciliation et la reconstruction nationales sont parmi les grands défis des maliens. Celles-ci passent par l’arrêt de la guéguerre sociopolitique considérée comme un « petit défi », selon certains, qui a été érigé par la menace et l’injure sur le « petit monsieur ». Le grand, le plus grand monsieur, est celui qui parviendra à lutter contre lui-même pour avoir l’humilité de reconnaitre son tort et se faire pardonner par la personne offensée à tort.

<strong>IBK, peut-il relever ce « petit défi » là ?</strong>

J’ose croire qu’IBK pourra relever ce « petit défi ». Car, lui qui a participé pompeusement à la grande Marche internationale de Paris du 11 janvier 2015 sur le boulevard Voltaire en disant fièrement « Je suis Charlie » pour renforcer la liberté d’expression et d’opinion, pourra-t-il laisser ces libertés élémentaires stagnées dans le couloir de l’Obstruction au Mali ?

Ce prestigieux boulevard parisien porte le nom de ce grand écrivain, Voltaire qui a écrit : « Les calomniateurs sont comme le feu qui noircit le bois vert, ne pouvant le brûler. » (Le Sottisier, paru post-mortem en 1883)

<strong>Lacine Diawara depuis Montréal. </strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Souffrant de myopie politique, IBK a perdu les commandes du Pouvoir : Nos preuves avérées et chiffrées]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/souffrant-de-myopie-politique-ibk-a-perdu-les-commandes-du-pouvoir-nos-preuves-averees-et-chiffrees-1161972.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2015 11:58:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_434592" align="aligncenter" width="507"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-434592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keita IBK" width="507" height="281" /></a> Ibrahim Boubacar Keita IBK[/caption]

Attention : Nous n’avons nullement l’intention d’insinuer que le Président IBK et son gouvernement sont les créateurs des problèmes multiformes du Mali. Mais, il faut honnêtement admettre que le style de gestion du pays adopté par IBK a remarquablement contribué à l’aggravation des conditions de vie des maliens sur les plans : démocratique, sécuritaire, budgétaire, scolaire, alimentaire, humanitaire… Qu’on n’oublie surtout pas que chacun des électeurs qui ont massivement voté pour IBK et lui-même l’élu, savaient la pertinence des problèmes cités. Ces nombreux citoyens n’ont pas choisi IBK pour sa beauté ou sa richesse mais plutôt à cause de sa réputation de pur et dur qu’il portait quand il était Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale. Donc, à défaut de pouvoir résoudre ces problèmes des maliens, la grande responsabilité, volontairement prise par IBK, est de parvenir, au moins, à atténuer ces difficultés existentielles des populations maliennes. Le Président s’est-il assumé ?

Alors nous devons prendre, sincèrement et sévèrement, notre grande responsabilité d’informer, sans état d’âme, sur l’état actuel d’un Etat qui a perdu son arme et son âme, faute de commandement efficace.

Aujourd’hui, au Mali, la grosse inquiétude est évidente et grandissante. Car, depuis le 4 septembre 2013 jusqu’au 4 septembre 2015, <strong>l’INSECURITE</strong> et la <strong>PAUVRETE</strong> sont en <strong>concurrence de célébrité</strong> sur l’espace de <strong>l’IMPUNITE</strong>. Un espace élargi et embelli par la médiocre gouvernance du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita dit IBK. Au pouvoir depuis 2 ans, IBK, ce commandant de bord débordé, a perdu les commandes du commandement en commettant ces quatre péchés nuisibles au bon fonctionnement de tout Pouvoir :

<strong>1 – L’accumulation des erreurs monumentales non-corrigées</strong>

<strong>     2 – La soumission aux nocives influences familiales  </strong>

<strong>     3 – Le manque de perspicacité dans le choix des proches collaborateurs  </strong>

<strong>     4 – Faire des promesses intenables et proférer des menaces aux opposants et à la presse</strong>

Il est important de noter que ces quatre péchés que nous énumérons et explicitons, de façon non exhaustive, sont à l’origine de la perte actuelle de contrôle du pouvoir de gestion du pays. IBK a cafouillé par manque d’<strong>humilité</strong>, de <strong>perspicacité</strong> et d’<strong>Autorité</strong> qui sont nécessaires à la bonne gestion d’une famille, d’une organisation, d’une ville… d’un pays.

<strong>1 – L’accumulation des erreurs monumentales non-corrigées</strong>

<strong> 1ere erreur</strong>

Le mercredi 04 septembre 2013, dans la grande salle du CICB de Bamako, devant plus d’un millier de personnes, le nouveau <strong>Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita</strong> n’a pas prononcé, pendant sa prestation de serment, cette importante phrase : <strong><em>« je jure… de respecter et de faire respecter la Constitution et la loi ».</em></strong> Ce n’est pas grave. On peut se tromper surtout dans l’émotion d’avoir obtenu ce qu’on cherchait depuis près d’une vingtaine d’années. D’autres Présidents, comme Kérékou l’africain et Obama l’américain, dans les mêmes circonstances, ayant fait la même mauvaise lecture, ont bien accepté de se ressaisir après. Surtout que dans le cas d’IBK, il avait exceptionnellement prévu une 2eme investiture présidentielle pour le 19 septembre, du jamais vu au Mali. Ce qui fut grave, lors de sa 2eme investiture festive au stade du 26 mars de Bamako, devant plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains et occidentaux, notre grammairien Président a trouvé le moyen de se tromper pour dire : <strong><em>« Je respecterai(s) et ferai(s) respecter la Constitution du Mali. Inchallah »</em>, </strong>en changeant non seulement le temps des verbes ( de l’infinitif au future ou conditionnel) mais surtout en remplaçant, <strong>et la loi </strong>par <strong><em>Inchallah.</em></strong>

<strong>2eme erreur </strong>

Pendant sa 1ere investiture du 04 sept, IBK a commis une autre erreur en ces termes : <strong><em>«… Monsieur le Président Moussa TRAORE, El hadji Moussa TRAORE, Général Moussa TRAORE, votre présence ici aujourd’hui ne me surprend guère. Elle est le fait du grand républicain que vous êtes, mon général. On comprendra donc que les hommages commencent par vous…»</em>, </strong>avait ainsi qualifié un ancien président de la République dont la fin de ses 23 ans au pouvoir a été souillée par la tuerie de près de 400 manifestants qui réclamaient le multipartisme. Ce qualificatif collé au général par IBK, a provoqué un tollé général.

<strong>3eme erreur</strong>

Dans la décade de son investiture officielle, IBK a commis une autre erreur qui est une grave violation de la constitution malienne. Car, cette Loi fondamentale stipule en son article 37 qu’ <strong><em>« après la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 heures, le Président de la Cour Suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du Président de la République »</em></strong>. Au lieu de 48 heures, c’est aux environs de 120 heures(5 jours de retard) que cette déclaration a été faite en catimini. Cela, grâce aux nombreuses dénonciations d’irrégularité par la presse. Cette déclaration reste encore cachée, pourquoi ? Par manque d’humilité, IBK n’a pas voulu corriger ses erreurs. Si l’erreur nait d’une inattention momentanée, le refus de la corriger prouve un orgueil exagéré. Sinon, au lieu de continuer à jurer devant les gens que votre tête est bien rasée, ne serait-il pas simple et facile d’enlever le chapeau ?

<strong>2 – La soumission aux nocives influences familiales  </strong>

Nous, au journal Option, sommes parmi les plus ébahis par l’étonnante volte-face comportementale de l’actuel président du Mali. A quelques mois de la fin de son mandat de Président de l’Assemblée Nationale du Mali, IBK qui était de passage à Montréal en été de 2006 nous a demandé d’organiser, en moins de 48 heures, une rencontre d’informations et d’échanges sur le Mali entre lui et la communauté malienne au Canada. Cette rencontre s’est tenue dans une grande et coquette salle de réunion d’hôtel avec la participation de plusieurs expatriés maliens. Etant l’organisateur et le modérateur de cette importante rencontre, nous étions assis avec IBK, sa femme Ami Maiga, son fils Karim Keita… face aux nombreux participants composés de travailleurs et d’étudiants. Ce jour, <strong>IBK a fait cette révélation qui a agréablement surpris toute l’assistance. Il a précisé qu’à la période où il exerçait sa fonction de Premier ministre, un Maire d’une Commune de Bamako avait donné à son petit-frère, enseignant de profession, un terrain à titre d’habitation. Il a demandé à son unique frère de rejeter ce genre de cadeau. Ce qui fut fait. Car, selon IBK, ce genre de don n’a été fait à son frère que dans le but d’obtenir quelque chose de lui le premier ministre. Il ne veut pas que ses relations familiales influent sur ses prises de décisions professionnelles. Beaucoup de gens l’ont applaudi et apprécié sa force de caractère. Nous avons encore l’enregistrement vidéo de ladite rencontre. Le petit-frère d’IBK nous a confirmé ce fait.</strong>

Nous sommes parmi ceux qui sont très ébahis de constater que ce même IBK devenu Président se laisse dominer par sa famille dans l’occupation des postes importants. Surtout un flagrant cas de son fils Karim qui est parvenu à hisser le père de sa femme à la présidence de l’Assemblée Nationale faisant de lui la 2eme personnalité du pays. D’où la tournure en dérision populaire du slogan de campagne d’IBK « Le Mali d’abord » en « La famille d’abord »

<strong>3 – Le manque de perspicacité dans le choix des proches collaborateurs</strong>

Une autre grosse surprise désagréable d’une grande majorité de maliens fut la publication par IBK des noms des membres de son premier gouvernement. Sans commentaire, lisez ces extraits de la réaction sur RFI du président, Moussa Boubacar Bah, de l’association Sabati 2012 dont la mobilisation nationale a été très déterminante dans l’élection d’IBK. Sur la composition du gouvernement, Bah n’a pas du tout caché sa déception : <strong><em>« Nous pensons que le président IBK n’a pas compris le peuple malien. Ce gouvernement ne traduit pas le changement voulu par le peuple…ces gens là n’incarnent pas le changement et le président n’était pas obligé de les prendre. Nous, nous l’avons choisi comme président de la République, parce que nous pensons qu’il est un homme du changement. Mais la composition de ce gouvernement nous inquiète. Je ne pense pas que le gouvernement traduit le changement voulu par le peuple avec des anciens ministres tels que Soumeylou Boubeye Maiga, Sada Samaké, Cheickné Hamadi Seydi Diawara, Moustaphe Dicko, Aissata Bengaly…nous pensons aujourd’hui que ces gens-là n’incarnent pas le changement »</em></strong>

L’objectivité de cette critique a été, six mois après, prouvée par la vraie démission du premier ministre, Oumar Tatam Ly qui a souligné <strong><em>«  des dysfonctionnements et des insuffisances dans la marche du Gouvernement »</em></strong> avant de déplorer de n’avoir <strong><em>« pu convaincre… »</em></strong> IBK.

Un 2 eme et un 3 eme gouvernement, composés aussi majoritairement de gens très peu crédibles, choisis par parenté et « amitié », ont mis en exergue le manque de perspicacité du Président IBK. Il ne peut avoir cette capacité de discerner en faisant des choix de collaborateurs par complaisance tout en négligeant la compétence.

L’actuel Président IBK, a-t-il sitôt oublié, ses critiques très sévères, quand il était chef de l’opposition, contre la gouvernance de l’ancien Président ATT : <strong><em>« …le Mali est en danger, car sa sécurité et sa souveraineté sont menacées. Le Mali est en danger parce que la pauvreté est grandissante. Le Mali est en danger parce qu’il n’a pas à sa tête des hommes qu’il faut. N’a-t-on pas vu ici des ministres à «essai» ? Bref, le pouvoir actuel est incompétent et incapable et il doit s’en aller. Car il ne fait pas de la politique pour les Maliens mais pour un groupuscule. Pour relever le défi, le pays a besoin d’un démocrate compétent et ATT n’est ni l’un ni l’autre. Il est, certes, très gentil et formidable humainement. Cependant, il n’est pas celui qu’il faut pour la gestion du pays. Il a un Pouvoir légal et non légitime surtout quand on sait que la Cour Constitutionnelle, elle-même, a estimé qu’ils y a eu des fraudes massives lors des élections. Si l’administration est instrumentalisée pour tronquer les résultats des élections, nous sommes alors au Zimbabwe », En concluant, IBK rappelle une citation de l’écrivain Honoré de Balzac : « il n’y a de pire crime que de vouloir exercer un métier dont on n’a pas la compétence »</em></strong>

<strong>4 – Faire des promesses intenables et proférer des menaces aux opposants et à la presse </strong>

Partout au monde pendant une campagne électorale des candidats font beaucoup de promesses pour se faire élire. Il faut savoir charmer l’électorat. Une fois élu on n’est plus obligé de continuer à promettre des choses dont on n’est pas sûr de pouvoir réaliser. Pendant ces 2 années d’exercice du pouvoir, notre Président se croyait encore en campagne électorale. Les rares fois qu’il revient au pays après ses nombreux et coûteux voyages, il répète ses promesses et fait de nouvelles. Il profère des menaces de punition en pointant son index. Dans une intervention faite, le mardi 26 novembre 2013, en bambara au micro de notre confrère, Kassim Traoré, il répéta : <strong><em>« J’ai juré devant les Maliens, que je ne viendrai pas au pouvoir pour me remplir les poches. Je ne l’ai pas fait en tant que Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, et je ne le ferai sûrement pas aujourd’hui. La confiance que le peuple malien a placée en moi, me suffit amplement aujourd’hui. Je suis là pour protéger les biens du pays. Un franc du contribuable malien ne sera mis dans autre chose que pour le bien-être du peuple malien. Ceux qui sont passés maîtres dans l’art de détourner les biens de l’Etat ou l’argent public, qui gagnent des millions et des milliards sur le dos du pauvre peuple malien, qu’ils sachent que les choses ont changé… »</em></strong>

Suite à la tuerie barbare de nombreux militaires et administrateurs civils par les rebelles lors de la bataille sanglante de Kidal en mai 2014, vous avez solennellement promis aux maliens dans votre message à la nation : <strong><em>« … Sous les balles de snipers qui n’hésitent pas, à leur manière lâche, à se servir de femmes et d’enfants comme chair à canon, comme bouclier humain placé entre deux feux, des soldats de l’armée malienne ainsi que de paisibles citoyens, sont tombés…Je vous fais le serment que ces crimes odieux ne resteront pas impunis… »</em></strong> <strong>Pour tenir cette promesse de punition, le Prési IBK a libéré inexplicablement, sans jugement, plusieurs rebelles sanguinaires que la partie malienne détenait.</strong>
Quant aux menaces, il lançait : <strong><em>« Aucun groupe armé ne se hissera à ma hauteur pour discuter d’égal à égal autour d’une table… <strong>On ne me bouscule pas. On ne me trimbale pas… </strong>Tous ceux qui seront pris la main dans le sac, vont rendre compte. J’y serai attentif…Je ne peux pas comprendre, accepter ou tolérer, a fortiori, être complaisant à l’égard de cette immonde corruption qui gangrène la gestion de l’Etat. C’est pourquoi, loin d’une rengaine, je le dis avec force conviction, je suis déterminé à organiser implacablement la lutte contre la corruption sur la base d’un principe intangible : «Tolérance Zéro», sans aucune exception ! Le Mali a trop longtemps saigné ; il est temps d’arrêter l’hémorragie. Pour ma part, je vous le redis ici : nul ne sera au-dessus de la loi. Nul ne s’enrichira impunément sur le dos du Mali. Nul ne se soustraira à l’obligation de rendre compte…»</em></strong>

Dans son message à la nation de nouvel an 2014, il amplifia : <strong><em>« </em></strong><strong><em>Oui, je dis et redis que l’argent des Maliens est sacré et qu’il faut désormais l’utiliser à bon escient.
C’est pourquoi, je décrète l’année 2014, année de la lutte contre la corruption. Un combat dans lequel je demande à chaque malienne, chaque malien, de s’engager avec moi. Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Incha’Allah. »</em></strong>

Dès après la proclamation de l’année 2014 comme celle de la traque des corrupteurs et voleurs, ce sont des proches collaborateurs du Président IBK, membres de son cercle familial et amical, qui ont été impliqués dans un terrible détournement de 38 milliards de francs cfa lors des transactions d’achats de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Parmi eux, personne n’a été inquiété dans l’atmosphère ambiante de l’impunité.

<strong>Depuis 2 ans, le Mali est comme un avion qui tourne en rond dans des zones de turbulences.</strong>

<strong>Sur le plan démocratique :</strong>

<strong>Les opposants politiques acculés</strong>

Dès après la victoire triomphale d’IBK au 2eme tour de la présidentielle, son adversaire, bon perdant, Soumaila Cissé, a pris une position sans ambiguïté. Optant pour la vraie opposition, Soumi a précisé que ni lui ni les autres membres de son parti URD, ne seront dans le gouvernement de son rival politique.

L’autre opposant, très visible et trop dérangeant pour le Pouvoir, <strong>Tiébilé Dramé</strong> et son parti, PARENA, ont préparé un document intitulé : <strong><em>Déclaration du PARENA : IBK, sept mois après : Le Mali dans l’impasse.</em></strong> Ce document, soigneusement préparé et présenté, a été soutenu par écrit par le parti URD. A la fois saillant et saignant, cette Déclaration faite le 17 avril 2014, en 28 points, sur la gestion médiocre du Pouvoir, n’a laissé personne indifférent. Mais, IBK, ne l’a pas du tout gobé. Il a alors répliqué : Les opposants du PARENA et leurs soutiens sont traités de <strong><em>« hasidi »</em></strong><em>, des envieux. Parce </em>qu’ils n’ont pas été nommés au gouvernement. <strong><em>« Ntè, N’touta! Je ne les prends pas dans mon gouvernement ! Et qu’ils prennent  garde : tous ceux d’entre eux qui ont détourné les biens publics rendront compte ! »</em></strong><em>, </em>sans d’autres commentaires.

<strong>La Liberté de la Presse entravée <em> </em></strong>
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<tbody>
<tr>
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<tbody>
<tr>
<td>C’est le fait que la Presse malienne, en grande majorité, a sévèrement critiqué ce laxisme notoire du régime, qu’elle a été la cible des attaques du Président IBK, de son fils Karim et de certains responsables de son Parti, RPM. N’ayant pu contrôler son émotion, IBK, trop remonté contre la presse, la qualifia de radio cancan. Selon le dictionnaire électronique, <strong>Cancan signifie : Commérage, médisant et calomnieux.</strong> IBK soutient que <strong>: </strong><strong><em>« Dans ce pays, Radio cancan marche à pleines ondes. De manière univoque, il serait souhaitable que de temps en temps une voix autre vienne au secours de la vérité. Cette voix devrait être la vôtre. Mais si Radio Kankan arrive à vous abuser, vous, quoi faire ?, que faire ? Là est la question. Une majorité présidentielle n’a de sens que si elle est en soutien intelligent, constant, opposé. Votre volonté politique, je vous le dis en toute franchise, m’a laissé sur ma faim… Si une douleur a été mienne, ces temps-ci, c’est bien celle-là…»</em></strong>

Il martèle à une autre occasion : <strong><em>« N’importe qui ne doit pas devenir journaliste. La plume ne doit pas se retrouver dans les mains de n’importe qui. Je veux bien aider la presse mais pas les médiocres »</em></strong><strong>, </strong>et le président de tous les maliens, dans son amertume, sans toucher à l’aide<strong>(1,888 milliard) aux partis politiques</strong>, réduisit l’aide annuelle à <strong>la presse à 90 millions</strong>. Cette aide n’étant pas budgétisée, a été instaurée par l’ancien <strong>président Alpha Oumar Konaré</strong> qui octroyait à <strong>la presse 200 millions annuels.</strong> Pourtant, Alpha fut le président <strong>le plus médiatiquement matraqué au Mali.</strong> Par contre, nos confrères des pays voisins comme le Sénégal et la Cote d’Ivoire, obtiennent de leurs dirigeants une aide à la presse budgétisée variant entre 800 millions et 1 milliard.

<strong> </strong>

Quant à <strong>Karim Keita</strong>, fils du président IBK, se plaisant dans l’exercice du sadisme anti presse, s’est essayé dans le sarcasme contre notre confrère, Kassim Traoré du journal Reporter ainsi<strong> : <em>« </em></strong><strong><em>Je réclame 5% aux radios et journaux s’ils font trop de profit sur mon nom et mon image… »</em></strong> Quoi de surprenant que le fils fasse comme le père ?

<strong> </strong>

Il y a à peine un mois, c’était le tour du <strong>Secrétaire Politique du RPM, parti présidentiel, monsieur Nancouma Keita</strong>, membre fondateur de cette formation politique, de gravement menacer un confrère du quotidien Républicain en ces termes<strong> : « …<em>On ne dit pas à son gouvernement qu’il est sapeur pompier… Si nous rapportons çà à d’autres niveaux, celui qui a posé la question va se faire mal voir. Parce que n’oubliez pas qu’on est au pouvoir et qu’on peut vous créer la misère. » </em> </strong>

Cette menace d’un tenant du Pouvoir n’est pas futile. Car, en février dernier, une dizaine de personnes dont <strong>2 journalistes, l’un du Prétoire et l’autre de Option,</strong> ont été emprisonnés, dans des conditions inhumaines. C’était lors d’une manifestation pacifique légale contre le fameux Accord d’Alger 2015 finalement signé par le Mali et ses rebelles. Quelle démocratie musclée ! Lire sur internet cet article détaillant les faits :<strong> <em>« Ce pouvoir paniqué emprisonne…»</em></strong>

<strong> </strong>

Toute tentative de musèlement de la presse sera vaine. Tout comme nous l’avions déjà mentionné à la une d’un de nos écrits sur la liberté de la presse :<strong> <em>« Quelque soit sa puissance politique ou financière, une personne intelligente préférera combattre une centaine de gens armés de couteaux que de se battre contre une femme ou un homme de presse munie de micro ou de plume. Parce que… »</em> </strong>

<strong> </strong>

Dans le même ordre d’idée de la démocratie occidentale africanisée, nous souhaitons vous faire découvrir les extraits du <strong>premier livre d’un jeune écrivain malien, Abdoul Karim Koné. Intitulé : Péréquation nord-sud, ce livre d’Abdoul a un contenu brillant et vibrant de pragmatisme. </strong>A la page 57, il précise<strong> : <em>« Considérons un pays comme le « train démocratique » ; </em></strong>

<strong><em>- Les médias représentent les premiers conducteurs, car ils sont aujourd’hui les yeux, les narines, les oreilles et la bouche du monde contemporain. Ils sont presque les seuls à pouvoir surveiller de très près les gestes des dirigeants et de les commenter et même critiquer les actions, les programmes, les politiques des gouvernements et des représentants publics ; </em></strong>

<strong><em>- Les Hommes politiques représentent les co-conducteurs du train démocratique, car ils sont le cerveau du monde contemporain ; </em></strong>

<strong><em>- Les portes d’entrée légales de la locomotive du train démocratique sont tous regroupements permettant aux Citoyens partageant des objectifs similaires de se mettre ensemble pour promouvoir un programme commun ; </em></strong>

<strong><em>- Le moteur du train démocratique est constitué de quatre systèmes qui sont…»</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>     Sur le plan alimentaire et humanitaire </strong>

<strong>Officiellement, le Mali  a près de 15 millions d’habitants.</strong>

Le Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, M. Toby Lanzer, vient de terminer une mission de cinq jours au Mali. Le constat de sa mission est amer :

<strong><em>« 3,1 millions de Maliens sont touchés par l’insécurité alimentaire, dont 410 000 en besoin d’aide immédiate. Les communautés pastorales dans le nord et le centre du pays sont dans une situation particulièrement précaire. D’importantes pénuries d’eau et un manque de fourrage mettent en péril leurs moyens de subsistance. À l’échelle du pays, plus de 715 000 enfants sont menacés par la malnutrition aigüe »</em></strong><strong>. </strong>Des informations complémentaires sont accessibles sur leur site<em><strong>: </strong></em><a href="http://www.unocha.org/sahel2015">www.unocha.org/sahel2015</a>

<strong>     Sur le plan budgétaire </strong>

<strong> </strong>Début mai 2015, le BVG, Bureau du Vérificateur Général, a révélé qu’au titre de 2013-2014,<strong> ce sont 153 milliards de frcs CFA qui ont été volés </strong>par différents départements ministériels. De tels gros trous financiers devraient contraindre l’Etat malien à réduire son train de vie. Malheureusement, tel ne fut pas le cas. Au lieu de diminuer le gaspillage, l’Etat, au rythme de la bourgeoisie de son chef, IBK, a augmenté ses besoins de prestige. Regardez ce budget de mépris envers les pauvres en cette période de crise inouïe :

<strong>     - </strong>Pour la Présidence de la République, le budget des dépenses<strong> passe de 9 331 271 000 milliards de Fcfa en 2014 à 14 652 575 000 milliards de CFA pour 2015.</strong>

<strong>     -  </strong>Le budget de l’Assemblée nationale n’a pas non plus perdu du poids. Il a aussi connu un grossissement remarquable. On constate une augmentation de graisse corporelle<strong> de 10 milliards de CFA en 2014 à 12 milliards et demi de CFA pour cette même année 2015. </strong>Pour ne citer que ces deux cas.

<strong>–  </strong>Voyons cette autre mégalomanie dépensière par la réservation<strong> de 8 milliards de CFA pour construire un pavillon présidentiel à l’aéroport international de Bamako – Sénou </strong>au lieu d’investir ce montant dans l’amélioration des capacités de nos hôpitaux manquant de moyens adéquats.

<strong>      </strong><strong>Sur le plan scolaire </strong>

Ce milieu de l’éducation juvénile a été doublement et lourdement secoué. Des secousses dues aux diverses protestations et interruptions faites par les élèves, les étudiants et les enseignants pour obtenir des améliorations de leurs conditions. Conséquences : Grande baisse de niveau et forte augmentation des fraudes aux examens. Voici une comparaison chiffrée entre les performances scolaires aux examens  des 2 dernières années d’ATT ( 2010 – 2011) au pouvoir et les 2 premières  (2014 – 2015) du régime IBK.

<strong>Taux de réussite au baccalauréat : Sous ATT, en 2010 = 29,18%. En 2011 = 31, 46%. Sous IBK, en 2014 = 16, 27%. En 2015 = 17, 99%. </strong>Pendant ces deux dernières années, 2014 et 2015, les notes sexuellement transmissibles et les ventes des sujets d’examens ont atteint un niveau record.

<strong>     Sur le plan socioéconomique</strong>

Le Mali est actuellement en marasme économique. Le fossé s’est largement agrandi entre les riches qui continuent à s’enrichir énormément face aux pauvres pataugeant dans l’indigence. Ce communiqué gouvernemental du 20 juin 2014 annonçant une hausse des tarifs d’électricité à partir du 1<sup>er</sup> juillet 2014, ne perturbe encore que les pauvres :<strong> «…</strong><strong>Ladite directive est prise conformément à l’Ordonnance n° 00-19/P-RM  du 15 mars 2000 portant organisation du secteur de l’électricité aux termes de laquelle, les tarifs doivent contribuer au rétablissement de l’équilibre d’exploitation des opérateurs. </strong><strong>- Tarif heure pointe: 110 FCFA / kWh contre 98 FCFA  ancien ; - Tarif heure pleine : 75 FCFA / kWh contre 71 FCFA ancien ; - Tarif heure creuse : 55 FCFA / kWh contre 48 FCFA ancien. »</strong>

<strong>Quant aux prix des nourritures, ils n’échappent pas aux augmentations comme l’a mentionné vers la fin du mois d’aout 2014 un confrère du journal gouvernemental, l’Essor </strong>: «…Viande, volaille et poisson : les prix poussent des ailes. <em>Jamais la hausse des prix de la viande n’avait atteint un tel niveau…au marché Dibida, le kg de viande de bœuf avec os est passé en l’espace de 3 mois de 1600 Fcfa à 2300 Fcfa et le gigot sans os de 2000 Fcfa à 2500 Fcfa. Quant au foie de bœuf, particulièrement prisé par les gargotières, il est aujourd’hui vendu à 3250 Fcfa/kg contre 2400 Fcfa avant le Ramadan. Sur certains marchés, l’envolée est encore plus marquée. C’est le cas du marché de Kalabancoro et Banakabougou où le kg de viande avec os coûte 2350 Fcfa tandis qu’il faut débourser 2600 Fcfa pour le kg de viande sans os… Et depuis le début de l’hivernage, les bœufs sont devenus très chers, et les vrais taureaux bien en chair sont même rares. Il y a 3 mois, un bon taureau coûtait entre 350.000 à 500.000 Fcfa selon le poids. Mais aujourd’hui, il faut débourser entre 750.000 voire 900.000 Fcfa pour le même animal. Nous n’avons donc pas d’autres choix que de réorganiser un peu les prix »</em>

Ainsi, que feront ces milliers de jeunes diplômés chômeurs annuellement déversés sur le terrain de l’emploi de plus en plus aride ?

<strong>      </strong><strong>    </strong><strong>Sur le plan sécuritaire </strong>

Pendant ces 2 dernières années, le Mali a connu une recrudescence de l’insécurité virulente jamais égalée depuis l’indépendance. Moins d’une dizaine de minutes après le bouclage de ce numéro ce dimanche 13 septembre, nous avons appris et obtenu la confirmation de la mort violente d’un gendarme dans l’exercice de sa fonction. Après l’avoir tué lors de l’attaque de son poste de sécurité de Bankass que surveillaient trois gendarmes, les bandits armés sont allés incendier quelques véhicules et le domicile du sous-préfet qui n’y était pas.

Par nécessité de concision, nous ne remonterons pas au mois de septembre 2013(Investiture présidentielle) pour énumérer les attaques meurtrières faites par des bandits armés (rebelles ou islamistes) qui ne cessent d’endeuiller les maliens sous les regards impuissants de leurs dirigeants. Nous nous limiterons à la période postérieure aux signatures foireuses d’un accord d’Alger 2015 compromettant l’unicité malienne. Car, cet Accord privilégie les citoyens du nord au détriment de ceux du sud. Un accord qui raccorde des désaccords brûlant la Maison-Mali. Dans un numéro spécial que nous avons consacré à cet accord des désaccords, un de nos titres précisait : <strong>« Pas de tournures : IBK, i kana signé! Ne signez pas, je vous prie ! NBI DELI !</strong>

<strong><em>Par contre si vous signez cet Accord d’Alger 2015 dynamiteur, il sera dit dans l’histoire qu’un pays ouest africain qui s’appelait Mali a lamentablement disparu. Que ce Mali a été confirmé en septembre 1960 par son père fondateur, Modibo Daba Keita, avant d’être consumé en mai 2015 par son maitre démolisseur, Ibrahim Boubacar Keita »</em></strong>

<strong>Conclusion </strong>

<strong><em>« Les gens trompés et affamés peuvent momentanément essuyer sur eux des salives de l’impunité et de l’avidité mais, ils ne se laisseront jamais tremper sans éloigner d’eux le trompeur et l’affameur »</em></strong><strong>, <em>de Lacine Diawara, romancier et poète.</em></strong>

<strong><em>Au commencement le Président de la République, IBK, a reçu des maliens toutes les commandes du Pouvoir. Animé de sentimentalisme envers sa famille et ses amis, le président a utilisé ses commandes avec tâtonnement. Par des accumulations de fautes dans le commandement, le commandant à bord, trop débordé, a perdu totalement les commandes pendant que l’avion tourne en rond dans des zones de turbulences. Le devoir de tous les citoyens passager à bord, est de contribuer à faire atterrir cet avion en évitant tout accident mortel. Paniqués ou dégoutés, plusieurs membres de son équipage commencent à s’éloigner de lui : Le samedi 5 septembre dernier, la grande salle de 1000 places du CICB était réservée pour fêter les 2 années du Pouvoir de IBK. Sur les 67 partis membres du CMP, </em></strong><strong><em>Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, </em></strong><strong><em>moins d’une</em></strong><strong><em> dizaine de partis s’est présentée. La plupart des grands partis, dont certains sont représentés dans le gouvernement, ont brillé par leur absence. Le danger est là, évitons le d’abord. Comme l’ont dit ces deux jeunes rappeurs talentueux et engagés, Master Soumy et Mylmo. A écouter les chansons:</em></strong><strong> « Confession présidentielle no.1 » de Mylmo </strong>faite en 2014 et surtout :<strong> « L’heure est grave » de Master Soumy </strong>sortie le mois dernier.

Doit-on alors se demander pourquoi les pays du sud sous développés sont les plus souvent confrontés aux problèmes de démocratisation et de développement contrairement aux pays occidentaux.<strong> Le jeune écrivain, Abdoul Karim Koné, dans son livre : Péréquation nord – sud, </strong>nous fait, dans ces extraits, une analyse originale :<strong> « </strong><strong><em>La gouvernance démocratique au Nord est à l’image de la maline vie du lièvre - la gouvernance démocratique au Sud est à l’image de la saute et lente vie de la tortue</em></strong>

<strong><em>Le lièvre étant considéré physiquement parmi les plus faibles des animaux de la jungle, il assure quand même très bien sa survie dans un monde sans pitié à cause de sa rapidité et son intelligence, telle est exactement le même cas pour la plupart des pays dits développés, ne disposant pas de matières premières, mais qui se sont industrialisés quand même à cause de leurs modes de gouvernance démocratique efficace et intelligente d’où l’expression personnelle « lièvrecratie ».</em></strong>

<strong><em>Par ailleurs, la tortue étant considérée parmi les plus lents et inintelligents des animaux, sa survie est heureusement assurée par la grâce de Dieu à cause son bouclier naturel, telle est exactement la situation actuelle des pays sous-développés qui regorgent plus de la moitié des ressources naturelles mondiales, mais qui souffrent depuis toujours à cause de la mauvaise et stupide gouvernance d’où l’expression personnelle « tortuecratie autrement dit en langue mandingue, korokarassigui »</em></strong>

<strong>Feu Ousmane Sow,</strong> ancien Directeur de publication de votre journal, nous a laissé cette habitude de donner une appellation comique à nos très chers dirigeants. Il avait trouvé : <strong><em>« Notre très cher général président bien-aimé, ATT »</em></strong>. Nous avions continué : <strong><em>« Notre très cher clément président porteur d’écharpe, Dioncounda »</em></strong>  Et nous trouvons maintenant <strong><em>« Notre très bon pilote président IBK plébiscité mais perturbé par sa famille d’abord et ses « amis » à bord »</em></strong>

&nbsp;

<strong>Lacine Diawara en vacances à Montréal</strong>

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Aujourd’hui, nous avons besoin d’un IBK actualisé.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/aujourdhui-nous-avons-besoin-dun-ibk-actualise-1161982.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2015 10:12:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_875072" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-875072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg" alt="Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?" width="350" height="198" /></a> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Septembre 2013-septembre 2015, le président IBK boucle deux ans à la tête du pays. Les journalistes, les politiciens et autres s’en donnent avec élan à dégager un bilan de ces deux années d’exercice de pouvoir. Ce devoir de citoyenneté doit se faire en toute honnêteté et en toute sincérité pour l’intérêt du pays d’abord et du président lui-même. Il faut souffrir d’une cécité d’analyse ou être un bonimenteur pour annoncer que ça gaze au Mali. L’option pour un bilan descriptif est plus délicate dans un pays où l’accès au document statistique fiable cause problème. La critique constructive est toujours un acte de bienséance. En notre modeste qualité de fonctionnaire de plume, nous ne saurons avancer nos mots sans pourtant avouer qu’il faut être un ennemi haineux du président IBK pour dissimuler qu’il a hérité d’un pays en désordre croissant et extrêmement inquiétant. L’arbre ne doit, en tout cas, pas cacher la forêt. Par déficience de raisonnement, on peut infiniment s’accrocher à cette vérité afin de légitimer le président IBK. « Toute vérité devient fausse lorsqu’on s’en contente » écrivait Alain. Signalons qu’il ya deux IBK : Un ‘’IBK premier ministre’’ et un ‘’IBK président’’. ‘’IBK  président’’ est le résultat d’un espoir national qui doit urgemment et impérativement être couronné de succès.

Le président de la transition, Dioncouda TRAORE, n’avait autre souci que de terminer son séjour présidentiel, vivant. Il avait intérêt à respecter la volonté générale. IBK devint président. Si le bilan du président IBK fait aujourd’hui l’objet d’une caricature sans précédent, c’est parce qu’il a été aveuglement idéalisé par la quasi – totalité des électeurs qui ont été aux urnes à sa faveur. Plus de 77%!

<strong>‘’IBK premier ministre’’</strong>. On se rappelle bien avec quelle main de fer il a sauvé le Mali de la mafia des brigands. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un IBK actualisé. C’est le philosophe Nietzche qui est l’avertisseur ici « deviens ce que tu es ». Il n’y avait rien de plus galant que le madrigal d’IBK le jour de son investiture. Il promet de lutter contre la corruption. Son gouvernement finit par se  déshonorer du jour au lendemain suite à une bizarre affaire décevante d’achat d’avion présidentiel au cours de laquelle une somme de plus de 30 milliard aurait été détournée. Soubhanalah ! Nous avons pensé que cette <em>histoire de luxe</em> serait sincèrement expliquée au grand public pour que la vérité soit connue, que punition soit faite, s’il ya lieu. L’affaire finit par être objet d’un commentaire différent en chiffre d’achat. Une véritable <em>querelle de luxe</em> surgit. Le premier ministre Moussa MARA joua le rôle de porte parole et avocat du gouvernement. Le poète expert comptable noya le public dans un labyrinthe discours en glorifiant l’achat nécessaire de l’avion. Le dossier nous fait rappeler ‘’la querelle de luxe’’ qui a agité en profondeur les intellectuels européens de la seconde moitié du 18<sup>eme </sup>siècle évoquée par Bernard LAVASSEUR« la querelle s’est conclue par la victoire de la théorie libérale. Désormais justifié par une éthique nouvelle, l’entrepreneur, nouveau héros des temps modernes, pouvait reproduire tout ce qui révélait techniquement possible. Qu’il en tirât profit suffisait à prouver qu’il faisait œuvre utile ». Autre dossier urgent auquel le président IBK était surtout attendu était celui du nord. Une seule expression était sur les lèvres ‘’les rebelles craignent IBK’’. En l’espace de deux ans, l’euphorie a cédé la place à une brûlure interne insupportable. Les hommes armés du nord ont rudement démontré qu’ils ne reconnaissent pas l’autorité de l’Etat et qu’ils ont droit de vie ou de mort sur nos militaires. Les multiples attaques du mois passé suffisent pour argument. Les événements de ce faux monde ne cessent de rendre hommage aux adages africains « le sorcier ne se guérit pas lui-même », ‘’IBK premier ministre’’ était redoutable, il était ami du peuple.

Malheureusement qu’<strong>‘’IBK président’’</strong> tourne dos aux ingénieurs de la pensée patriotique et préfère repêcher dans le lot des opportunistes du temps. L’ancien sorbonnard ne nous a-t-il pas lu dans ‘’l’autorité est l’âme de l’Etat’’? A-t-il considéré nos conseils dans un autre titre ‘’IBK, le bigrement surchargé’’ celui d’un ennemi ? A option, nous ne sommes les ennemis de personne. Le Bilan du dossier ‘’gouvernement IBK’’ et ‘’école malienne’’ nous navre en tant que connaisseur d’un ‘’IBK premier ministre’’.

Hier, premier ministre, il a sauvé l’école ; aujourd’hui président, il l’abandonne à la merci des détracteurs. On  se rappelle le bac auquel le sabotage fut à son comble malgré l’engagement de madame la ministre pour un examen propre et transparent. Résultat : des noms ont été cités, mais les intéressés pouvaient se rassurer. C’était l’aboiement du chien au passage de la caravane. C’est dans sa gouvernance que les gens se sont balancé les sujets par message téléphonique dans les quatre coins du pays avant même l’épreuve. L’enseignant de l’école privée, du niveau primaire jusqu’au secondaire, voyait la chaine mercantiliste et les méthodes malhonnêtement anti-pédagogiques des promoteurs d’écoles brisées. Qu’IBK soit pratique et qu’il  cesse de nous déranger avec des discours à caractère sage. Si c’est le discours par ci par là qui fait le sage, Socrate n’en serait jamais. Le <em>kankeletiguiya,</em> c’est une sapience, chez nos ancêtres, il exige une collaboration étroite entre les dires et les faits. Qu’ ‘’IBK président’’ retourne aux expériences d’ ‘’IBK premier ministre’’.Le grand espoir collectif que nous avions formulé à cette ère IBK ne s’est pas encore fondu. Nous restons jusqu’à présent optimiste à une sortie de crise si IBK accepte une collaboration raisonnée et sincère avec le peuple. Les philosophes des Lumières n’ont guère menti : la raison et la sincérité résoudront les problèmes de l’humanité. L’encre écoulée n’est que contribution pour un retour collectif à la raison et à la sincérité. Nous réinvitons le président à une longue et minutieuse réflexion raisonnée et sincère, surtout au sujet des hommes qui vont lui faire du gringue. Nous nous voulons des médecins qui viennent avant la mort. Observons ensemble à quel degré le bilan ministériel de l’autre confirme son hypocrisie à avaler tous les râteliers. Pourtant, ce n’est pas fini, un autre dossier empêche les maliens de dormir tranquillement, celui des logements sociaux. Le président doit nous convaincre que le slogan de campagne ‘’le Mali d’abord’’ sortait du cœur et non des lèvres en revisitant urgemment le ministère de l’habitat. Que Dra se rassure de notre bienveillance, nous ne réclamons pas son limogeage, mais nous voulons que le dossier d’attribution de ces plusieurs centaines de logements sociaux soit traité avec sincérité pour arrêter une gestion apocalyptique déjà dénoncée. Nous ne réclamons pas au président la satisfaction impossible de l’idéalisateur aveugle et irraisonné. Mais nous conseillons le président de conserver sa crédibilité vis-à-vis de l’idéalisateur raisonné et sincère. Ce dernier est le noble paysan du pays, X. Quel bilan dressera ce X de ces deux années de gouvernance ? Ce X qui ne songeait en aucun avantage pour sa propre personne, mais qui voyait légèrement se dessiner le triomphe de la raison, de la sincérité, du patriotisme, de la transparence. Qu’Allah nous prête longue vie! Qui vivra, verra!

<strong>Moussa CAMARA</strong>, enseignant]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Spectacle de Guimba à Montréal]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/spectacle-de-guimba-a-montreal-1161862.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2015 10:08:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/guimba.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1161932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/guimba.jpg" alt="guimba" width="300" height="226" /></a>Le 14 Août 2015 a eu lieu au théâtre Plaza à Montréal la production du Spectacle « A vous la Nuit » d’Habib Dembele  alias Guimba national.

Cet événement qui fût une première dans la communauté malienne depuis de longue date à Montréal  est une initiative de Nord-Sud Evénements en partenariat avec <a href="http://www.diasporaction.com">www.diasporaction.com</a> et de plusieurs structures associatives et sponsor - Conseil des maliens du canada, un livre un monde,  AMSC Faso Kanu, le Marché MALIBA-.

Ce spectacle qui aura mobilisé les maliens et les amis du Mali de Montréal  a laissé voir un grand Guimba national à travers ce  récit mandingue  intégralement assuré dans un français impeccable rythmé par le son de la Kora de Zal Sissoko et de la majestueuse voix de Djéli Tapa qui n’est autre que la fille de Kandia Kouyaté  et  un One man show d’une quinzaine de minutes à la demande du public.

Ce ne sont pas les réactions des participants d’après spectacle qui contrediront «Je ne savais pas que Guimba parlait aussi bien le français, je suis impressionné »  glisse un spectateur. “ Si c’est à cela que ressemble les spectacles de Guimba, je reviendrais surement la prochaine fois qu’il viendra à Montréal“ conclura ce couple de jeune malien magnifiquement habillé en Bazin en cette période estivale.

Tout au long du récit l’artiste a fait fusion avec son auditoire, les transportant émotionnellement  entre des moments de fou rires suivis d’applaudissements. Aussi, des moments de pleurs  quand il évoqua  feu Fantani Touré, certaines ne purent retenir leurs larmes. En un mot ce fût du grand art, la reproduction d’un spectacle créé à Bamako à Kora Films et qui a déjà remporté le Prix de la Découverte RFI en 1997 lors du Festival des Francophonies en Limousin à Limoges, à l’initiative de Monique BLIN.

A titre informatif, ce récit est une histoire d'amitié entre deux hommes qui ont toujours tout partagé, y compris un lourd et macabre secret.

Un récit de griot d'après un conte « dafin » (ethnie du sud du Mali), où la poésie du bambara apparait, soulignée par la kora et le chant.

L’organisation de cet événement qui fut une première pour  la société Nord-Sud événements  promet d’autres événements dont les dates seront connues ultérieurement.

<strong>Par Sosso Diarisso</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’étonnante plainte contre l’inspecteur Papa Mambi Keita : Toute la vérité]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 22 Jul 2015 10:49:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1069112" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-1069112" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/papa-Mamby.jpg" alt="Papa Mamby Keita" width="300" height="395" /> Papa Mamby Keita[/caption]

Au commencement, un détournement de fonds(plus de 1.500.000 fcfa) a été constaté dans le département Orange-Money de Orange-Mali. Afin de démasquer les employés auteurs ou complices de cette fraude financière, le service juridique de cette grande compagnie privée de téléphonie a saisi la Brigade d’Investigation Judiciaire. A ce niveau, les choses semblaient se dérouler normalement dans les mains de l’Officier de Police Judiciaire, (OPJ) Papa Mambi Keita dit Epervier du Mandé et son équipe. Soudainement, sur instruction verbale du Procureur Général, Daniel A. Tessougué, le Commandant de la BIJ, Joseph Doumbia, ordonna l’arrêt immédiat de toute la procédure d’enquête. Une employée de Orange-Mali, madame Mariam Déka Diabaté, accusée de détournement de fonds par son employeur, a porté plainte pour harcèlement contre l’OPJ, Papa Mambi Keita. Ainsi, l’Affaire de détournement a été déposée sous la table et celle de harcèlement  posée sur le toit par la hiérarchie policière et judiciaire. Comment et pourquoi ce bouleversement est arrivé ? Pendant 49 jours, nous avons mené des enquêtes, échangé avec une vingtaine de personnes et de personnalités dont le Procureur Général, Daniel Tessougué, pour vous faire toute la lumière. Lisez les propos et documents obtenus et appréciez vous-même.

<strong>Orange-Mali, frustré et fâché</strong>

«  Nous, à 0range-Mali, avons été victime d’un vol organisé avec la complicité de  nos employés. Nous sommes des investisseurs créateurs de nombreux emplois. Suite à notre plainte faite avec des éléments de preuve, la BIJ avait pu arrêter les deux gars qui ont bénéficié frauduleusement des transferts d’argents. Ils ont des liens étroits avec des personnes dans notre boite. Deux de nos employés, mesdames Sidibé et Diabaté, ont rendu cette fraude possible. Madame Sidibé, par son login, a fait le changement de la sim qu’on appelle, C.A.(Changement d’Adresse) Quant à madame Diabaté, son login a permis de changer, de réinitialiser le code secret. Nous, responsables, avons appelé ces deux employées pour qu’elles aillent donner, le matin, le soir ou la nuit, leurs versions des faits à la BIJ. Toumani Sidibé, un auditeur d’ici, les a appelé aussi pour leur demander d’aller s’expliquer à l’OPJ, Papa Mambi Keita qui gère la situation. Madame Sidibé s’est soumise à l’interrogatoire de la BIJ contrairement à madame Diabaté qui a refusé d’aller donner sa version des faits. Ce refus fait croire qu’elle se reproche des choses. Ainsi l’OPJ, Papa Mambi Keita a, pour la première et unique fois appelé, à 19 heures et quelques minutes, madame Diabaté qui a promis de passer s’expliquer. Pour honorer sa promesse, madame Diabaté fait intervenir le Procureur Général Daniel Tessougué qui fait interrompre immédiatement toute la procédure d’enquête et fait libérer ceux qui étaient retenus pour enquête. Ensuite, elle remet au même Procureur Général des plaintes pour harcèlement contre, à la fois, l’Officier de Police Judiciaire, Papa Mambi Keita et notre collègue, Toumani Sidibé. Sans tarder, le PG Téssougué les a fait interpeller par le Service d’Investigation Judiciaire de la Gendarmerie où ils ont été auditionnés pendant des heures. Ce qui nous choque à Orange-Mali, c’est la totale négligence du cas avéré de fraude dans notre entreprise par le Procureur Général et la grande importance qu’il a accordé à la plainte dilatoire(qui vise à gagner du temps) de madame Diabaté impliquée jusqu’au cou dans cette malversation. Dans cette affaire, ce Procureur Tessougué a gravement entaché sa grande réputation d’homme honnête. Car, il a trop rapidement et vigoureusement pris en considération la plainte de madame Diabaté en trainant immédiatement  un Officier de Police Judiciaire qui ne faisait que son travail d’éclaircissement sur notre plainte de détournement de fonds. Ce qui nous fait davantage douter de la bonne foi de Tessougué, est sa tentative de faire croire aux gens que notre plainte verbale n’est pas suffisante pour engager une procédure d’enquête. C’est pourquoi, au début de notre entretien, je vous ai fait entendre, par le microphone du téléphone, les propos d’un des avocats de notre Service. Celui-ci a précisé que dans le Code de Procédures Pénales du Mali, la plainte verbale est normale et recevable.  Dès que cette affaire a été commentée dans des journaux et radios, beaucoup de gens voudraient maintenant savoir les relations qui pourraient exister entre le Procureur et madame Diabaté. Surtout que cette dernière n’a pas du tout été menacée, insultée ou agressée ni par les responsables de notre service ni par l’inspecteur Papa Mambi Keita et son équipe. C’est Orange-Mali qui a été frustré par l‘interruption brutale et totale de cette procédure d’enquête judiciaire. Oui, on est fâché par cet abus de pouvoir et la perte inacceptable de notre argent. Ce n’est pas fini, nous passerons par d’autres voies légales pour que la vraie justice soit faite », a lancé une des personnes responsables d’Orange-Mali qui a momentanément requis l’anonymat.

<strong> </strong>

<strong>Le Procureur Général Daniel Tessougué explique sa rapide intervention</strong>

Monsieur Daniel A Tessougué est le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako. Il est un homme connu pour son franc-parler en matière de justice sociale surtout envers les hauts dirigeants administratifs et politiques. Il est parmi les rares personnalités maliennes qui sont accessibles. Dans son bureau, nous nous sommes entretenu avec lui pendant près d’une heure :

« J’ai reçu une dame ici avec son mari. Elle a dit avoir eu des problèmes avec Orange-Mali, son employeur, qui s’est adressé à la BIJ ». Il s’agit bien de madame Mariam Déka Diabaté, avions-nous demandé pour plus de précision. Le Procureur confirma avant de continuer.

« Son chef l’aurait appelé pour qu’elle s’y présente. Elle n’a pas obtempéré, plus tard l’inspecteur Papa Mambi l’aurait appelé pour lui dire de se présenter. Comme elle n’est pas venue répondre, l’inspecteur l’aurait appelé encore. Elle dit s’être sentie sous pression. Cet appel a été fait par l’inspecteur avec son téléphone portable. J’avais interdit aux policiers ce genre d’appel pour leur propre sécurité. Donc, ils ne doivent utiliser que le téléphone de bureau dont les appels pourront être facilement identifiés et retracés. J’ai voulu en savoir plus. Son commissaire, Joseph Doumbia dit ne pas être au courant de cette affaire. Ainsi, j’ai ordonné à Jo d’arrêter la procédure. C’est après cela que la dame est venue dans mon bureau déposer une plainte pour harcèlement contre l’inspecteur Papa Mambi Keita. J’ai transféré systématiquement le dossier à la gendarmerie pour des enquêtes afin de mieux comprendre ce qui s’est passé. Quand un notaire était venu ici se plaindre contre un magistrat, je l’ai aussi envoyé. Vous-même, avec un membre de votre Collectif d’associations, BIPREM-Fasoko, vous êtes venu déposer une plainte contre l’ancien président ATT, pendant la transition, en 2012, je ne l’ai pas gardé ici. A mon niveau toutes les plaintes sont mises dans le circuit sans aucune obstruction. Je vous cite l’article 50 aliéna 03 du Code de procédures pénales qui dit : Le Procureur Général a autorité sur tous les officiers du ministère public du ressort de la cour d’appel. Tous les officiers et agents de la police judiciaire sont placés sous la surveillance du procureur général. Il peut les charger de recueillir tous renseignements qu’il estime utiles à une bonne administration de la justice. Fin de citation. J’ai déjà fait venir Papa Mambi ici pour lui dire qu’il ne devait pas sortir de sa commune pour faire ses enquêtes dans une autre commune(la 5) sans que le commissaire de cette commune ne soit informé…même si ce cas est différent de celui actuel d’Orange-Mali », a-t-il rappelé avant de continuer

« Dans cette affaire de Orange-Mali, le commissaire Jo Doumbia de la BIJ a dit qu’il n’a pas non plus été informé par Papa Mambi de la mise en garde à vue des deux personnes impliquées », a affirmé le PG pour ensuite répondre à notre question de savoir si ce titre, à la Une du journal Le Prétoire : « Police nationale, Papa Mamby bientôt déchu de son statut d’Officier de police judiciaire », découlerait de sa prise de décision.

« Non, pour le moment, je n’ai rien décidé d’abord. Je viens de recevoir, de la gendarmerie, les PV de toutes les personnes interpellées ». Nous avons alors demandé au Procureur Tessougué s’il connaissait avant la plaignante, madame Mariam Déka Diabaté ? Dans le cas d’une réponse affirmative quelles sont les relations qui les lient ayant déclenché si rapidement les auditions de l’inspecteur Papa Mambi, de Toumani Sidibé d’Orange-Mali et d’autres ? Il balança négativement la tête de gauche à droite avant de dire : «Non, non, non, ce n’est pas mon genre. Vous n’avez pas vu ma salle d’attente remplie de gens qui viennent directement me voir ? Certains disent que madame Diabaté serait ma copine. Ceux-ci se trompent » En quête d’amples éclaircissements, nous lui avons demandé, si madame Diabaté aurait bénéficié de l’appui du Directeur Général de la police nationale, monsieur Hamidou Kansaye, qui serait un ami à lui le Procureur ?

« Il y a des rumeurs qui détruisent les gens. Kansaye est blessé, ils l’ont moralement blessé alors qu’il n’a rien à voir dans ces histoires. C’est moi qui ai dit à Kansaye(DG) d’appeler Jo(Commissaire) pour arrêter cette affaire. C’est seulement lorsqu’un commissaire commet une faute grave que je lui dis de venir dans mon bureau…La gendarmerie, après avoir auditionné toutes les parties, a conclu dans son rapport qu’il y a eu violation de la loi dans la procédure à la BIJ », a-t-il explicité.

Pour clore notre entretien avec le procureur Général, D. Tessougé, nous avons cherché à comprendre pourquoi, la plaignante, madame Diabaté, n’a pas commencé par déposer sa plainte hiérarchiquement auprès de Jo, le commissaire, ensuite Kansaye, le Directeur général et enfin(Si insatisfaite), Tessougué, le Procureur Généra ?l

« Elle peut commencer par là où elle veut. La femme dont la plainte a abouti par l’emprisonnement de Adama Sangaré, Maire central de Bamako, est venue la déposer ici. Elle aurait pu le faire au tribunal de sa commune », a expliqué, le Procureur Général, avant de conclure que : «  Espérons que cette affaire fera plus de peur que de mal »

<strong>Qui est cette Dame, Mariam Déka Diabaté ?</strong>

Nous croyons fermement que cette question mérite, à la fois, d’être posée et répondue. Car, cette employée d’Orange-Mali a pu donner une nouvelle tournure à cette affaire de détournement. Ceux qui l’accusaient et enquêtaient sur elle, sont devenus des accusés. Pendant notre minutieuse quête d’informations pour mieux informer l’opinion sur cette étonnante affaire, nous rencontrons très souvent de grandes difficultés. Nous avons eu beaucoup d’informations sur madame Diabaté. Mais, nous ne soulignerons ici que celles qui ne feront aucune atteinte à sa vie privée. Pour mieux comprendre la situation, nous avons pris contact avec elle-même après avoir difficilement obtenu son numéro de téléphone.

Nous lui avons exprimé notre souhait de la rencontrer pour avoir quelques renseignements sur sa plainte pour harcèlement même si nous convenons qu’elle a le droit de se plaindre en se sentant  lésée : « Comment vous avez eu mon numéro ? », a-t-elle demandé avant de continuer sans être satisfaite par la réponse à sa question « OK, ça c’est votre numéro, je vais l’enregistrer et je vais vous appeler. Merci à vous et bon après-midi », ainsi, nous a bien répondu la plaignante. Elle ne nous a  pas appelé. Pour ne pas prendre le risque de recevoir, nous aussi, une plainte pour harcèlement en l’appelant une deuxième fois, nous lui avons adressé ce message SMS : Bonjour madame Diabaté. Il y a 10 jours, précisément le 08 juin vers 15h50, je vous ai parlé au téléphone de mon souhait de vous rencontrer concernant votre plainte pour harcèlement dans l’affaire Orange-money. Vous ne m’avez pas appelé comme prévu. J’espère échanger avec vous sur le sujet avant la publication du prochain numéro de notre journal ». Comme réponse à ce message écrit, elle nous a fait appeler par une personnalité ayant été ministre de la République dont nous taisons volontairement le nom pour sa façon respectueuse de nous parler : «Bonjour la haute presse…tu reconnais mon numéro ?…je t’appelle concernant votre enquête sur le dossier de plainte de madame Diabaté d’Orange-Money. Elle est notre Bouran-mousso qui se sent très fragile pour faire face aux journalistes. Je lui ai alors dit de me laisser te dire de la laisser tranquille parce que je te connais (Dit-il en riant). Donc le dossier étant entre les mains des avocats et des juges, on ne veut pas en parler à la presse quoi. Madame Diabaté est la femme d’un gentil petit-frère…bien-sûr qu’elle a fait interpeller Papa Mambi qui s’est saisi de ce dossier sans informer son commissaire. Ainsi, Daniel (Procureur général) a dit : Mais quand même, il faut qu’on sache ce que chacun doit faire. C’est ça qui a créé la panique dans leur rang…Comme il a eu une grande popularité dans ses enquêtes, il fait des choses sans  se référer à ses chefs…C’est Maitre Diabaté(Amidou, ancien ministre) qui est l’avocat de madame Diabaté. Il est aussi son Tonton. Maitre  Diabaté a dit qu’il est toujours ouvert aux arrangements et qu’un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu’un bon procès alors qu’il croit que sa fille (madame Diabaté) est victime. Les avocats des différentes parties se sont vus. Ils sont entrain de voir si une solution de compromis est possible ou pas… », a expliqué notre personnalité à qui nous avons souligné notre difficulté à comprendre que deux personnes soient gardées à vue à l’insu du commissaire de la BIJ. « Tu sais le plus grand tort chez les maliens est que les chefs ne s’assument  pas toujours. Peut-être que le commissaire n’était pas au courant  comme il peut fuir ses responsabilités…Concernant le nombre d’appels adressé à madame Diabaté, quand trois personnes ou plus, appartenant à un même réseau, appellent une personne pour dire les mêmes choses, ils font un harcèlement. Ces trois personnes appellent et posent les mêmes questions avec la pression et l’arrogance comme s’ils sont en bande organisée. Cela se conclut par un harcèlement, c’est plus dans l’esprit que dans la lettre ».

<strong>Notez bien : La plaignante, Dame Mariam Déka Diabaté a pour tonton et avocat, maitre Amidou Diabaté. Au temps du régime de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, le même maitre Diabaté a été ministre de la justice du Mali. Dans le cabinet ministériel de maitre Diabaté, l’actuel procureur général, Daniel A. Tessougué, a été son conseiller technique.  </strong>

<strong>Qui est cet inspecteur accusé et vexé, Papa Mambi Keita ?</strong>

Baptisé Papa Mambi Keita par ses parents et appelé « L’épervier du Mandé » par ses admirateurs, cet Officier de Police Judiciaire (OPJ) a bien accepté rapidement et modestement de nous rencontrer en compagnie d’un de ses proches collaborateurs.

Ce jour, visiblement mal à l’aise, Papa Mambi Keita a été très avare en mots que nous voudrions soutirer en grands nombres de sa bouche. Lorsque nous avons demandé si le Service d’Investigation Judiciaire de la Gendarmerie l’a réellement auditionné, il a sèchement répondu « Oui ». Et quelle a été la durée de cette audition, il dit furtivement «Je ne l’ai pas chronométré ». Etait-il seul devant les gendarmes, il nous sort une courte phrase « En présence de certains de mes avocats » Pour quelles raisons le policier enquêteur a été sous enquête des  gendarmes « Plainte pour harcèlement faite par une employée d’Orange-Mali » A la question de savoir comment cela s’est-il passé, notre interlocuteur laissa entendre « Je ne dois pas en dire plus ». Nous avons compris que l’inspecteur respectait ainsi les consignes de ses avocats. Mais, la confirmation, par lui-même, qu’il a été accusé, interpellé et auditionné nous a incité à en savoir plus sans sa collaboration.

Nous ne pouvons mieux vous faire connaitre ce très célèbre inspecteur de police que dans son champ d’action. Ainsi, parmi les nombreux articles de presse qui ont relaté ses exploits dans sa féroce lutte contre toute forme de criminalité et de cybercriminalité, nous en avons retenu seulement 3 dont les extraits suivent ;

<strong>Lutte contre l’insécurité : Fascinant Epervier du Mandé, </strong>par feu Ousmane Sow, paru en novembre 2007, dans le journal Les Echos

« <strong><em>Papa Mamby Kéita est un inspecteur de police qui mérite les lauriers de la nation. »</em></strong>

<em>« …</em>profitant d’un séjour au Mali, j’ai suggéré à un ami d’aller voir en personne Papa Mamby Kéita. Non pas pour lui apporter l’or d’Ali Baba, mais simplement pour lui dire un gros <em>« merci »</em>.

« Nous avons été le voir dans ce commissariat(3eme arrondissement). Je m’attendais à trouver un colosse bâti comme un Rambo, fier et arrogant qui exhibe ses muscles. Eh bien, non ! J’ai découvert un homme tout à fait normal, quasiment mince, humble, presque effacé et carrément gêné de faire l’objet d’une telle sollicitude…

<em> </em>Alors, j’ai voulu en savoir plus sur lui. J’ai interrogé un ami d’enfance, maintenant commissaire de police... Cet ami qui connaît bien l’Epervier du Mandé m’a ainsi parlé de l’homme :  « <em>La première chose à savoir sur PMK, c’est que l’homme est un policier dans l’âme. Il n’est pas entré dans ce corps pour éviter le chômage ou parce que ses parents ont payé l’examen à gros prix. Il est devenu policier parce que c’est le seul métier qu’il aime. Ensuite, PMK est un travailleur d’équipe. Il n’est pas infatué de sa personne et fait entièrement confiance à ses hommes. Non seulement il leur fait confiance, mais il les met en valeur et écoute leurs conseils… »</em>

<strong> </strong>

<strong>La saga de Mack Bolan, l’exécuteur de Bozola… Arrêté par l’Epervier du Mandé, a écrit, </strong>en décembre 2008, le journal Aurore<strong>, par la plume de </strong>BS

« Il se fait appeler Mack Bolan… Oui, le même dans  «l’EXECUTEUR» que présente le célèbre romancier Gérard de Villiers. Mais ici, point de Mafia et de vengeance encore moins de carabine Merlin 444. Mais d’un dur à l’image du véritable Mack Bolan et de sa proie, une jeune fille qui cherchait sa pitance dans le commerce de sa chair.

« …Tôt le matin, le corps fut découvert au même emplacement. Et le commissariat de police du 3ème Arrondissement fut alerté.

<strong>L’Epervier du Mandé : un policier d’un flair et d’une intelligence exceptionnels </strong>

« …et,  comme un agent de la voirie municipale, entreprit de rassembler toutes les immondices déposées à cet endroit précis. Avec ses hommes, ils fouillèrent, fouillèrent et fouillèrent encore. Ils parvinrent à récolter quelques objets dont une feuille manuscrite, des objets divers,  une carte de recharge pour téléphone portable et… Le premier atout d’un enquêteur, dit-on, est son flair. Il entreprit immédiatement d’isoler et de mettre en lieu sûr ce Mack Bolan au Commissariat avant d’en savoir davantage sur l’affaire

« Il aurait fallu quatre jours à notre Inspecteur Principal pour élucider ce deuxième cas d’assassinat en l’espace  d’un mois. Il y a une vingtaine de jours en effet, un jeune étudiant a été assassiné à cause de sa moto Jakarta. Il a fallu 24 heures à la Brigade de Recherches du 3ème Arrondissement pour arrêter les auteurs. Si l’Epervier du Mandé n’existait pas, certainement que les victimes aurait demandé à Dieu de le créer.

&nbsp;

<strong>Papa Mambi Keita : tel un drone dans le ciel bamakois</strong>, a titré le journal Le Sphinx, en décembre 2014, sous la signature de T.D

« … l’épouse répondant au nom de T.O.S, en l’absence de son mari, a été victime d’un vol à main armée. Et les cambrioleurs ont emporté de nombreux biens dont des téléphones portables, des appareils électroménagers, une moto « Djakarta », des bijoux en or et en argent d’une valeur totale de plusieurs millions de nos francs. Désemparée la victime porta plainte…auprès de la Brigade d’Investigation Judiciaire. Mais, il n’y avait visiblement pas de piste. Les agresseurs n’ont pas laissé d’indices…Rappelons que ce dossier a trainé plusieurs jours avant d’être confié à la Brigade de Lutte contre la Cybercriminalité(Papa Mambi Keita) et qu’il n’a fallu que 48 heures à cette structure pour tirer l’Affaire au claire…Ne disposant, quand bien même, que d’une équipe réduite (pour des raisons incompréhensibles), les policiers mirent le grappin sur les utilisateurs des deux appareils. Et de fil en aiguille, ils retrouvèrent la trace des suspects No 1 répondant aux noms de… »

<strong>Ces Boudeurs et Dribbleurs de la presse écrite ou parlée</strong>

Sur notre glissant terrain de la communication écrite ou parlée, nous nous lançons souvent dans la difficile quête de nouvelles et de renseignements pour bien les traiter et mieux informer les lecteurs et auditeurs. Sur ce terrain, certains nous invitent par estime pendant que d’autres nous évitent avec mépris. Ces derniers le font par méconnaissance notoire de notre métier. Cette excessive méfiance envers nous se fait de deux manières : Nous fermer hermétiquement la porte ou nous ouvrir partiellement la fenêtre.

<strong>Ceux qui nous ouvrent partiellement la fenêtre : Comme le Service d’Investigations judiciaires de la gendarmerie</strong>

Chaque fois que nous avons tenté d’obtenir des renseignements auprès d’eux, ils nous ont seulement confirmé que l’audition de l’OPJ Papa Mambi s’est tenue dans leur service. Avec insistance, le 25 juin,  nous avons pu avoir au téléphone, le responsable de la procédure d’audition de Papa Mambi qui s’appelle, Mamadou G DOUMBIA, Major, Officier de Police Judiciaire. Voulant nous renseigner auprès de lui sur le déroulement de cette audition, Doumbia a répondu : « Je ne suis pas la personne la mieux indiquée…Si vous avez besoin de quelques choses, vous passer voir mon chef de Service… » Près de 5 minutes après, le même Doumbia, nous rappelle avec un autre numéro pour rectification ; « Je vous suggère de vous adresser à la justice parce nous avons fini avec ce dossier il y a longtemps…C’est la justice qui peut vous renseigner…nous avons pratiquement fini avec ça »

<strong>Ceux qui nous ferment hermétiquement la porte : Comme le commissaire Joseph Doumbia, le Directeur Général de la police nationale, Hamidou Kansaye et le président de la commission défense et sécurité de l’Assemblée Nationale, Karim Keita.</strong>

<strong>Le refus de Joseph Doumbia</strong>

En sa qualité de commissaire de la BIJ, chef direct de l’OPJ Papa Mambi Keita, nous l’avons appelé plusieurs fois pour comprendre sa position dans cette affaire de plainte pour harcèlement. Monsieur Doumbia aurait été le facteur aggravant de l’affaire en affirmant n’être pas au courant de la plainte d’Orange-Mali. Ignorait-il vraiment cette plainte ? Il a refusé de répondre à nos appels.

<strong>Le silence de Hamidou Kansaye</strong>

Suite à nos coups de fils, le Directeur général de la police nous a envoyé cette courte phrase qui serait automatiquement écrite : «  je suis en réunion ». Cette réunion qui semble se prolonger pendant des heures et des jours a été marquée par un grand silence envers nous. Ce D.G. aurait observé un silence coupable alors qu’il serait capable de gérer cette affaire, sans tam-tam ni tambour, selon les témoignages obtenus du milieu policier

<strong>Le dilemme de Karim Keita, fils du président IBK</strong>

Nous lui avons adressé des appels qui sont restés sans aucune suite verbale ou écrite. Nous voudrions son témoignage dans cette affaire qu’il pouvait régler à l’amiable, selon nos informations confidentielles obtenues. Car, ce président de la commission défense et sécurité de l’Assemblée, a des liens personnels avec Papa Mambi et Kansaye qui lui permettent de calmer le climat délétère entre l’OPJ et son DG.  De sources policières concordantes, Karim Keita avait donné rendez-vous à Papa Mambi pour discuter de la brulante question. Entre-temps, son échange sur le sujet avec un Kansaye déterminé à déplumer l’épervier du mandé, l’a fait reculer.  Ce député se trouve alors face à un dilemme : Le maintien de son lien social avec l’OPJ ou l’entretien de ses bonnes relations d’Affaire avec le D.G.  Sentant que les affaires sont plus rentables que le social, Karim Keita a annulé son rendez-vous avec Papa Mambi sans justification.

<strong>Le syndicat de la police indigné </strong>

Selon des responsables syndicaux de la police qui nous ont parlé sous anonymat «  Papa Mambi Keita est une icône de la performance policière dans la lutte pour la sécurité des citoyens…une telle plainte farfelue contre lui, au-delà de sa personne, fragilise tout le corps policier dans l’exercice normal de son travail…Papa Mambi est tout simplement victime de sa célébrité et de son honnêteté…on voulait faire une conférence de presse pour annoncer une marche de protestation contre cette foutaise envers nous, les policiers …mais c’est Papa Mambi lui-même qui ne le veut pas à cause, dit-il, de la difficile situation sécuritaire du pays…Nous, policiers, nous subissons différentes sortes d’injustices contrairement aux autres corps… Ce cas Papa Mambi est une chaude goutte d’eau qui risque de trop faire déborder le vase de notre patience…L’épervier se leurre en croyant qu’il y a encore des voies à explorer qui sont différentes de la manifestation », nous ont déclaré, entre autres, à des moments différents, une quinzaine de policiers à Bamako.

<strong>Malgré le blocage de certains documents par les autorités, Option a pu les obtenir</strong>

La presse, écrite ou parlée, a elle aussi, ses réseaux qui lui permettent d’accéder à des informations et renseignements de nature confidentielle. Toujours, en respectant la vie privée des gens, nous vous présentons ces documents (cachés) facilitant la compréhension de cette affaire comportant encore des zones obscures:

<strong>Investigations Judiciaires- B…</strong>

<strong>Réf : VBE n°0639/PR-CI du 24 avril 2015.</strong>

<strong>Monsieur le Procureur,</strong>

Je vous transmets pour enquête, la plainte de la dame DIABATE Mariam investigations sur les faits dénoncés.

Reçu en mon cabinet le 27 avril 2015, après avoir entendu sa version des faits, au commissaire Joseph DOUMBIA s’il était informé de la saisine de son unité et quels en étaient les suites.

Jai été fort étonné de m’entendre dire qu’une telle affaire était méconnue du responsable du Commissariat.

C’est à dire que l’inspecteur KEITA, traite en solitaire des questions relatives au citoyen, puisqu’il a été demandé à la dame DIABATE de venir à la police à …  et pire, elle reçoit des invitations à s’y présenter après 20heures.

Cet agent a déjà reçu une mise en garde de notre part, et je comprends mal sa façon singulière de traiter des questions qui relèvent de la gestion des affaires publiques et qui normalement répondent aux exigences du code de procédure pénal.

Aussi j’ai besoin dune enquête qui puisse déterminer comment cet agent a été saisi et par quelle structure officielle de l’orange, et toutes autres informations utiles à me rendre compte conformément à l’article 50 alinéa 3 du code de procédure pénale.

Bamako le 30 avril 2015

<strong><u>Le Procureur Général Près la Cour d’Appel</u></strong>

<strong><u>Daniel A. Tessougué</u></strong>

<u> </u>

&nbsp;

&nbsp;

L’Officier de Police Judiciaire, l’inspecteur Papa Mambi Keita dit l’épervier du Mandé, répond aux questions des enquêteurs de la gendarmerie nationale :

<strong>PROCEDURE D’ENQUETES JUDICIAIRES</strong>

<strong>PROCES VERBAL D’AUDITION DE TEMOIN</strong>

<strong>L’an deux mil quinze et le vingt neuf mai.</strong>

Nous soussigné :

Mamadou G DOUMBIA, Major, Officier de Police Judiciaire.

En fonction au Service d’Investigations <strong>Judiciaires de la Gendarmerie Nationale du Mali à BAMAKO.</strong>

Vu les articles 31 à 36 du Code de Procédure Pénale.

Rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées, agissant en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs.

A 15 heures 05 minutes, nous trouvant au bureau de notre service, comparait devant nous la personne ci-après nommée qui est entendue en présence de ses conseils Me Harouna Keita, Bouréma Sagara, Robert Sanou et Bakary Togora déclare.

Je me nomme <strong><u>Papa Mamby KEITA</u></strong>, né…à Bamako. Je suis marié… Je suis inspecteur de Police en service à la Brigade d’Investigation Judiciaire.

Jai bien saisi la teneur de cette plainte d’Orange-Mali par rapport au vol de la somme de 1.558.000 F sur un compte Orange money. Immédiatement j’ai avisé mon commandant Joseph Doumbia. Le cours de l’enquête nous a permis d’interpeller des individus. Il s’agissait de deux agents d’Orange money. Au cours de leur interrogatoire ils ont reconnu effectivement avoir fait le paiement sur le compte piraté, c’est qu’ils devaient avoir obligatoirement la complicité d’agent Orange. C’est alors que j’ai avisé le service juridique d’Orange Mali pour leur demander de mettre à notre disposition les agents impliqués. C’est ainsi que le Chef du Service Juridique nous a communiqué les noms de Mme Sidibé et de Mme Diabaté. Je leur ai demandé d’inviter ces deux dames pour les besoins de l’enquête. Madame Sidibé s’est présentée et a donné des explications pour ce qui la concerne. Quant à madame Diabaté, elle ne s’est pas présentée malgré les instructions données par ses chefs. C’est alors que j’ai appelé son chef…qui m’a remis son numéro. Je l’ai appelé, elle m’a affirmé qu’elle arrivait.

<strong>T</strong>rente minutes plus tard mon commandant Joseph Doumbia est rentré dans mon bureau pour me dire que sur instruction du Procureur général de mettre fin à l’enquête. Je ne sais pas pourquoi madame que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam porte plainte contre moi pour harcèlement. Quant elle parle aussi d’abus de pouvoir en ma qualité d’Officier de Police Judiciaire, je n’ai joué que mon rôle, c’est tout ce que je peux dire.

<strong><u>Question</u></strong> : avez-vous régulièrement convoqué Mme Déka Diabaté à se présenter devant vous ?

<strong><u>Réponse </u></strong>: j’ai laissé d’abord le soin  à son service juridique de le faire et quand elle a refusé de se présenter de son chef, je l’ai appelée

<strong><u>Question</u></strong> : Combien de fois avez-vous appelé Mariam Deka Diabaté par rapport à cette affaire ?

<strong><u>Réponse </u></strong>: Une seule fois puisque juste après son appel, mon commandant Joseph Doumbia est venu me dire de mettre fin à l’enquête sur instruction du Procureur général

<strong><u>Question</u></strong> : Pouvez-vous me situer la période de cet appel ?

<strong><u>Réponse </u></strong>: Je ne me rappelle pas de la date mais c’était aux environs de 19heures

<strong><u>Question</u></strong> : Un appel téléphonique est- il une convocation régulière ?

<strong><u>Réponse </u></strong>: Avec les nouvelles technologies, à mon avis cela ne constitue pas une entorse.

<strong><u>Question</u></strong> : Que reprochez-vous à Mme Déka Diabaté dans cette affaire de Orange Mali ?

<strong><u>Réponse </u></strong>: Il avait été établi techniquement que par rapport au changement d’adresse du compte en question, que ce sont les logins et les mots de passe de madame Diabaté qui ont été utilisés. Donc elle avait été convoquée pour donner des explications puisque ces éléments sont strictement confidentiels et personnels.

<strong><u>Question :</u></strong> Que répondez-vous à Mme Déka Diabaté qui vous accuse de harcèlement et d’abus d’autorité.

<strong><u>Réponse</u></strong> : Je ne l’ai jamais harcelé. Je précise que l’appel que j’ai fait (une seule fois) c’était strictement dans le cadre de l’enquête.

<strong><u>Question :</u></strong> Reconnaissez-vous avoir faits des appels incessants et des pressions de nature à perturber la tranquillité de Déka Diabaté aussi bien que celle de sa famille ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Jamais, puisque comme je l’ai dit plus haut, je ne la connais ni d’Eve ni d’Adam.

<strong><u>Question</u></strong> : Comment avez-vous été saisi pour cette affaire ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : C’est le service Juridique de Orange-Mali qui nous a saisis pour cette affaire.

<strong><u>Question</u></strong> : Cette saisine était-elle officielle ? si oui comment ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Oui, c’est une plainte verbale accompagnée d’éléments informatiques de preuve. J’ai immédiatement informé le commandant Joseph Doumbia qui m’a ordonné de continuer.

<strong><u>Question</u></strong> : Orange-Mali vous a-t-elle saisi par écrit ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Sur plainte verbale, mais accompagnée de documents informatiques de preuve.

<strong><u>Question</u></strong> : Orange Mali peut-il vous saisir directement sans passer par votre hiérarchie ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : A ma qualité d’Officier de Police Judiciaire, je suis habilité.

<strong><u>Question</u></strong> : Lorsque vous avez été saisi pour cette affaire Orange-Mali, vous-avez rendu compte à votre commissaire ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Bien sur que mon commandant Joseph Doumbia a été informé. A la BIJ il existe un règlement intérieur qui fait qu’aucun enquêteur malgré qu’il soit OPJ ne peut ni garder à vue, ni élargir sans se référer à la hiérarchie. C’est le commandant en personne qui donne des instructions au chef de Poste. Je suis étonné que le commandant dise qu’il n’est pas au courant. Je précise que le registre de main courante l’atteste.

<strong><u>Question</u></strong> : Au niveau de la Police Nationale un élément peut-il agir indépendamment de son hiérarchie ?

<strong><u> Réponse</u></strong> : jamais

<strong><u>Question</u></strong> : Cependant cette enquête entre vos mains serait méconnue du commissaire, qu’en dites-vous ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Il a été bien informé

<strong><u>Question</u></strong> : Avez-vous agi en élément isolé pour diligenter cette enquête ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Jamais

<strong><u>Question</u></strong> : Par rapport à des faits antérieurs avez-vous déjà reçu des mises en garde du procureur général ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Oui

<strong><u>Question</u></strong> : Que répondez-vous à cette autorité qui trouve que vous avez une façon singulière de traiter des questions qui relèvent de la gestion des affaires publiques qui ne répondent aux exigences du code de procédure pénal ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : J’ai toujours agi dans le respect strict des textes.

<strong><u>Question</u></strong> : Lorsque vous-avez eu connaissance de cette affaire, avez-vous informé le Procureur de la République conformément à l’article 36 du CPP ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Cela relève de l’attribution de mon commandant de Brigade

<strong><u>Question</u></strong> : Quel est votre souhait concernant la suite à donner à cette affaire ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Je reste derrière la loi

<strong><u>Question</u></strong> : Quel est votre dernier mot ?

<strong><u>Réponse</u></strong> : Je n’ai plus rien à vous dire

Le 29/5/2015 à 16 heures 36 minutes.

Lecture faite par moi de la déclaration ci-dessus, j’y persiste n’ai( ?) rien ajouté, à y changer ou à y retrancher.

<strong>LA PERSONNE ENTENDUE.</strong>

Après avoir été auditionné à la gendarmerie nationale, le populaire épervier du Mandé subissait encore les fortes pressions de sa hiérarchie. Dans l’espoir de pouvoir enlever ou alléger sur sa poitrine le poids d’un harcèlement ininterrompu, Papa Mambi Keita a adressé à… au Ministère de la Sécurité Intérieur une correspondance dont nous avons pu obtenir copie :

&nbsp;

<strong>Inspecteur Divisionnaire de Police</strong>

<strong>Papa Mambi Keita en service à la Brigade</strong>

<strong>D’Investigations Judiciaires</strong>

<strong>                                                   A….</strong>

<strong>…Ministère de la Sécurité Intérieure</strong>

<strong>                                       Et de la Protection Civile, S/C la voie hiérarchique.</strong>

&nbsp;

J’ai l’honneur de vous exposer ce qui suit :

En effet, le vendredi 19 juin, mon commandant de Brigade, le Commissaire Divisionnaire de Police, Joseph Doumbia, a notifié verbalement à mes éléments et moi-même qu’il aurait reçu des instructions émanant de la Direction Générale de la Police Nationale nous interdisant de travailler au-delà de 16 heures (sans aucun document administratif à l’appui).

Pour qui connait notre stratégie d’enquête(poursuite virtuelle à travers les appels téléphoniques), c’est à partir de cette heure que cette technique s’avère la plus efficace.

Beaucoup d’actions d’éclats accomplies ces dix (10) dernières années l’attestent.

Au vu du statut et règlement de la Police Nationale, le fonctionnaire de Police est considéré comme étant en service 24 heures sur 24 et  au regard du Code de procédure pénal au Mali à condition de ne pénétrer dans le domicile d’un citoyen au-delà de 21 heures, cela ne constitue aucune entorse à la loi.

J’ai loyalement servi mon pays durant 23 ans, c’est en août 2010 alors que j’étais en stage en France, que j’ai subi une opération à cœur ouvert, depuis cette intervention, mon médecin cardiologue m’a mis sur des médicaments à vie dont les effets m’empêchent de me réveiller tôt (ci-joint le certificat médical).

Honneur vous rendre compte.

<strong>Ampliations :</strong>

SINIPOL ;

SPN ;

Syndicat des Inspecteurs

Bamako le 24 juin 2015

<strong>I.D  Papa Mambi Keita, Chef de la section lutte contre la cybercriminalité.</strong>

<strong>Par Lacine Diawara</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La gouvernance IBK en question :  Nous en avons assez des discours, nous voulons des actes.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/la-gouvernance-ibk-en-question-nous-en-avons-assez-des-discours-nous-voulons-des-actes-1069062.html</link>
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                    <description><![CDATA[Nous  ne vivrons pas 200 ans. Et, même si, du fait des progrès de la médecine, un jour l'homme pourra espérer vivre cet âge, ne nous trompons pas, notre vie prendra fin un jour.
Quel que soit notre jouissance sur cette terre, toute vie a une fin. Très peu de gens se souviendront de nous. Même s'ils s'en souviendraient, cela aura quelle importance si nous n’avons pas été utiles aux autres ?
]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 22 Jul 2015 10:26:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_853802" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-853802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/ibk.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="350" height="319" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Nous ne faisons ni philosophie ni morale encore moins religion. Nous parlons de l'évidence.

Au crépuscule de notre vie, nous devons tous nous poser la question de savoir : Est-ce que nous avons posé un ou des actes utiles pour nos contemporains et nos descendances ?

&nbsp;

<strong>L'impérieuse  inspiration.</strong>

Deux Américains, le Soldat <strong>Bradley Manning</strong>  et l'informaticien <strong>Snowden</strong> ont fait sacrifices de leurs vies pour leur idéal. Qu'on peut partager ou pas.

Manning, citoyen et soldat  de la plus puissante nation au monde a osé donner les câbles diplomatiques dont il a eus connaissance au cours de ses fonctions à  Assange pour diffusions.

Manning passera probablement le reste de sa vie  en prison.

Assange, l'Australien qui a osé diffuser sur wikileaks les câbles diplomatiques,  a fui son pays l'Australie pour l'Allemagne puis l'Angleterre. Aujourd'hui, il est reclus dans l'Ambassade Équatoriale de Londres depuis une éternité. Les  Suédois, valets des USA, veulent l'attraper et l'extrader vers les USA.

Snowden , lui, est citoyen, fonctionnaire et informaticien américain. Il a osé démontrer à la face du monde que les USA écoutent et espionnent la terre entière.

Il a fui pour Hong Kong, ce pays par lâcheté s'en est débarrassé pour la Russie. Il a obtenu l'asile dans un pays d’Amérique latine.

Les pouvoirs Occidentaux européens par lâcheté lui ont refusé le survol de leur espace aérien pour regagner son pays d'asile. Bien que ses pouvoirs aient été écoutés.

Il s'agit ici d’occidentaux de pure souche. (Manning, Snowden, Assange) qui se sont mis en danger. Ils ont, en âme et conscience, dénoncé des faits. Ils seront un jour des héros mais leur existence actuelle est empoisonnée.

&nbsp;

<strong>Nous autres maliens devrions être courageux.</strong>

Notre pays traverse une crise existentielle. La corruption a gangrené toutes les sphères de notre société. Elle est à la racine de nos maux. L'armée à l'image du reste de la société n'est pas en marge de cette dégringolade. Nos cadres certes, pour les plus honnêtes, vivent dans la peur car en dénonçant les crimes et délits ça sera eux qui payeront les pots cassés. Système pourri.

<strong>La légèreté avec laquelle le Président IBK a reçu le récent rapport du VEGAL est un scandale. IBK  est aujourd'hui lui-même un problème pour le devenir du Mali. Car, il vous est trop facile de dire de bonnes choses mais très difficile pour vous de les appliquer. Relisons, dans votre message à la nation de nouvel an 2014, ce que vous avez si bien dit :</strong>

<strong> </strong>

<strong>« Oui, je dis et redis que l’argent des Maliens est sacré et qu’il faut désormais l’utiliser à bon escient.
C’est pourquoi, je décrète l’année 2014, année de la lutte contre la corruption. Un combat dans lequel je demande à chaque malienne, chaque malien, de s’engager avec moi.</strong>
Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Incha’Allah.
Je suis conscient que les familles souffrent, que les salaires sont dérisoires, et que tout ceci ne contribue pas à prévenir la corruption.
<strong>Tout ce qui sera en notre pouvoir de faire pour augmenter les revenus le sera, c’est mon rôle et ce sera ma fierté ».</strong>
« Les hommes et les femmes du gouvernement cesseront, croyez-moi, d’être à leur place, le jour où ils ne travailleront plus à un Mali qui arrive à nourrir ses enfants, à les éduquer convenablement, à les employer, bref à les encadrer dans un environnement hautement concurrentiel où les pays qui n’anticiperont pas resteront sur le quai. »

<strong> </strong>

Ces mots, si éloquemment dits en face des maliens et maliennes, sont loin d’être traduits en acte. Après ces promesses fermement prises devant Dieux et le peuple, la Présidence et le Gouvernement du Mali ont battu tous les records de  détournement de biens publics. L’impunité a atteint son plus haut niveau face à cette malversation destructrice de « l’honneur du Mali et du bonheur des Maliens » qu’un IBK candidat avait pourtant promis de rehausser. Cette situation déplorable est la principale cause de l’appauvrissement effroyable du nombre grandissant des maliens qui ont de la difficulté à s’assurer un repas quotidien.

&nbsp;

Vu tout ce contexte pourri, il est très important que les cadres patriotes du Mali acceptent avec courage d’imiter Manning, Snowden et Assange dans la dénonciation de la mauvaise gestion du pays. Nos  cadres et autres agents publics non corrompus doivent comprendre qu'ils sont irrémédiablement attachés eux et leurs descendance à cette nation, le Mali. Aucune peur, aucune lâcheté ne doit les empêcher d'informer ceux et celles qui se sont fixés comme missions d'informer vrai et juste pour notre devenir commun. Il ne sert à rien d'attendre ou d'espérer que vos tours de vols arriveront et laisser le Mali  sombrer dans l’abîme. Le tour de tout le monde n'arrivera jamais. Dans l’honnêteté, nous y gagnerons tous.

<strong>Les princes du jour font semblant de n'avoir pas peur. Mais, en réalité, ce sont eux les plus grands peureux au monde</strong>. Sinon, pourquoi cette augmentation des écoutes téléphoniques réalisées de façon amateur surtout dans le milieu des gens de la presse? Une écoute téléphonique doit être raffinée, nos écoutes sont trop cracheuses. Ensemble nous ferons dans la justice l'avenir de notre nation.

&nbsp;

<strong>Nos religieux.</strong>

S'ils croient réellement à Dieu, doivent demander publiquement à IBK des comptes sur sa   gouvernance au lieu de jouer les supplétifs de l'Accord de paix. A la chute de Moussa TRAORE, un Imam, le plus important du Mali d'alors a failli se faire lyncher. Il n'a eu son salut qu'à l'agilité de ses jambes. Il est mort sans jamais redresser la tête. Cruelle histoire. C’est un fait historique et les faits sont têtus.  Chers religieux, ne continuez pas à avoir les yeux doux devant ces flagrants détournements des biens publics des maliens. Notre doyen feu Boubacar KEITA de la Roue écrivait : « La roue de l'histoire tourne et personne ne peut l’arrêter » Dites publiquement la vérité à IBK. <strong>Nous préférons un IBK effondré  à un Mali anéanti</strong>.

Ce pouvoir IBK, en installant la famille et les amis, peu ou pas efficaces, aux postes clés du pays, en cautionnant les surfacturations, en replaçant des retraités aux commandes de l’administration, en freinant l’intégration des jeunes compétents au marché de l’emploi, en devenant l'ami des mafieux, en mêlant politique et religion, est, sans doute, en pleine <strong>dégénérescence</strong>. Faisons en sorte, nous peuple malien, qu'il ne nous regarde plus en <strong>condescendance.</strong>

Sans une vraie justice obtenue dans une lutte sans merci contre l'impunité, la corruption, le clientélisme et le favoritisme, notre avenir  commun comme nation est sombre. Encore une fois, cher président il n’y a pas de maudits et bénis maliens. La droiture et l’honnêteté seules peuvent nous sauver ensemble.

Face aux ennemis du peuple, soyons déterminés et engagés. IBK, nous en avons assez de vos  discours, de vos pleurs théâtraux, de vos cours d'histoires mal apprises et de vos verbiages.

&nbsp;

Monsieur le président IBK, un triste fait vous concernant doit vous aider à comprendre que vous n’êtes plus dans le cœur de beaucoup de maliens : Dans la semaine dernière, la rumeur de votre mort, lancée par un de vos proches, n’a causé ni amertume ni inquiétude chez de nombreux maliens de l’intérieur et de l’extérieur qui la propageaient.

&nbsp;

Monsieur le président, nous voulons des actes. Ouf seulement des actes concrets pour le développement socioéconomique du Mali !

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, Correspondant du journal Option en France</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK, Sabali !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-sabali-962322.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 13 May 2015 07:52:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-875072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg" alt="Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?" width="350" height="198" />Drôle de coïncidence ! « ATT, Sabali et IBK, Sabali », quelle ressemblance de titres!</strong>

<strong> </strong><strong><em>En recevant cet article de notre correspondant en France, Boubacar Sow, son titre nous a rappelé celui écrit par Ousmane Sow : « ATT, Sabali ! » publié dans le quotidien « Les Echos » en 2007. A l’époque, Ousmane Sow qui vivait à Montréal, au Canada, n’a pas pu résister au devoir de dénoncer les abus de pouvoir du président ATT. C’était concernant les arrestations de directeurs de publication maliens dans l’affaire « La maitresse du président ». Rentré au pays natal(Mali) en 2010, il était directeur de publication de votre journal quand il est décédé aux soins intensifs d’un hôpital montréalais en décembre 2012. Donc Ousmane Sow était le grand frère,( même père, même mère) de Boubacar Sow qui déplore la façon dont le Mali est actuellement géré dans ce titre « IBK, Sabali ! » :</em></strong>

<em> </em>

Moussa TRAORE, l’ancien président, a fait preuve de dictature pendant près de 23 ans. A l’extrême fin de son pouvoir, il  avait dit une phrase juste : « C'est le fait que rien ne fait mal aux maliens qui me fait mal »

Sans doute, Moussa a raison. Les maliens attendent qu'une situation pourrisse à l’extrême pour réagir ensuite à l’extrême.

Souvent, il est trop tard. Même si, on dit que : mieux vaut tard que jamais.

Notre  cher président, dans la vie, je n'ai jamais porté de gants pour dire mes vérités. Pour le restant de mes jours, je n'en porterai pas. Inchallah.

Vous dire aujourd'hui que le pays va bien, c'est vous mentir.

En âme et conscience, vous-même personnellement savez que le pays va très mal ?

Je ne suis ni parmi les « hassidis » encore moins parmi les « aigris ». Mais, après tant de malheurs, tant de souffrances, tant de péripéties douloureuses pour notre peuple, je ne peux pas, je ne dois pas fermer les yeux là dessus. Votre personne physique en qualité de mortel  importe très peu pour moi. Sans méchanceté aucune. Allah m’est témoin. Je me soucierai davantage de notre peuple. <strong><em>Les hommes naissent, grandissent et meurent. La nation, elle, est éternelle.</em></strong>

Les maliens vous ont fait confiance. Les maliens se sont  battus pour vous parce que simplement dans le lot des présidentiables qui avaient la possibilité de gagner, c'était vous, apparemment, l'homme de confiance. Mais à l'évidence, ce fut tout le contraire.

Même ceux qui n'ont pas voté pour vous mûrissaient le secret espoir que vous seriez à hauteur de mission.

Je n'avais pas la naïveté de croire que vous réglerez d'un coup de baguette magique la question du septentrion.

Je croyais fermement, au moins, que vous vous attaquerez à la racine de notre mal à savoir la corruption.

Cette corruption qui a fait que notre Maliba n'a plus d'Armée. Que notre école est à la traîne. Que nos hôpitaux sont devenus des mouroirs. Que de plus en plus de cadres pillent nos ressources pour acheter des biens immobiliers ici en France, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada… Que les soldats du rang sont découragés.

Qui aurait cru cher président qu'à seulement  un an et demi de votre mandat vous serez incapable de réunir la majorité des chefs d’État du CILSS à Bamako soit 7 sur 13. Pourtant, lors de votre cérémonie festive d’investiture au stade du 26 mars, le 19 septembre 2013, plus de 30 chefs d'état et de gouvernement étaient au rendez-vous. A votre rendez-vous et à celui du Mali.

Le monde voit que vous avez déçu les maliens et le monde vous méprise par conséquent. Vous qui ne ratez jamais une occasion  de vous installer dans le Boeing  pour faire vos cents pas. Cet avion qui a coûté tantôt 8 milliards tantôt 20 milliards. Au fait, cher président quel est son prix réel ? A-t-il été enfin immatriculé au nom du Mali ?

IBK, il est temps de vous débarrasser de vos collaborateurs que les maliens connaissent tant et envers lesquels les maliens  n'ont plus aucun respect.

Certes, des collaborateurs sans crédit, vous seront d'une docilité de grand berger allemand. Mais à coup sûr, ils vous mèneront à votre perte.

IBK, analysez la dernière sortie du Prof Issa N'DIAYE à sa juste valeur. Il a dit haut ce que beaucoup de maliens pensent bas.

Mamadou Bakary SANGARE dit Blaise, Mamadou GAKOU, Sada SAMAKE, Ben BARKA et autres, ne vous seront pas utiles pour la bonne gestion de notre pays. Ni à vous ni au peuple malien.

Il n'y a rien de plus grave cher président qu'un individu qui a une forte estime de sa personne. IBK, vous êtes juste un homme qui peut faire des erreurs de grâce reprenez-vous.

Certains maliens aiment dire à chaque fois que ça va mal, que nous sommes tous responsables. Non, nous ne sommes pas tous responsables.

Je suis parmi les rares personnes qui vous ont suffisamment et courageusement parlé des vraies réalités du pays que certains continuent à vous cacher. Je ne joue que mon rôle de bon citoyen certainement indésirable pour vous aujourd’hui.

IBK, les bambaras disent : <strong>« Quand vous dépassez la limite, elle finit aussi par vous dépasser »</strong>

<strong>IBK, ni yé dan sago dan fana ti fara illa fa ki sago.</strong>

Je ne suis ni votre ennemi encore moins votre ami. Notre but, c'est l'essor du Maliba.

Pour l’Honneur de notre Mali commun, il ne doit plus y avoir du Moussalaha.

On ne laissera personne détruire ce pays qu’on a hérité de nos ancêtres et dont on a la charge de le transmettre en bon état à nos descendants.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Position du collectif « Mali te tila »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/position-du-collectif-mali-te-tila-2-962272.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le collectif « MALI TÉ TILA » n’est pas un collectif d’opportunistes. Il ne fait pas partir de ceux qui font l’éloge de cet accord d’Alger 2015 qui est mauvais en tous ses aspects, qui est un accord de trahison nationale. ]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 13 May 2015 07:39:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-789242" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Mali-Te-Tila.jpg" alt="Mali-Te-Tila" width="366" height="193" />Meurtris et indignés face à la situation injuste qui perdure dans notre Patrie, le collectif Mali Té tila a été crée depuis la mi-juillet 2014 par des jeunes, des femmes et des hommes appartenant ou non à des organisations diverses qui ont ressenti impérieusement,  tentant avec patience et détermination, le besoin de faire en sorte que tous les Maliens se mobilisent dans un sursaut national pour :
<ul>
	<li>Rétablir l’Intégrité territoriale du Mali  et exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ;</li>
	<li>Lutter contre toutes formes de projet de partition, de démantèlement ou de scission du Mali.</li>
</ul>
De ce fait,  le Collectif  «MALI TE TILA» n’est aucunement une aubaine pour des escrocs. C’est sur des principes sain que le Collectif  Mali Té Tila fonctionne et parvient a financé toutes ses activités sans aucun fonds publics.

Il est important de vous rappeler que le Collectif  «MALI TE TILA» a été indigné face aux négociations humiliantes d’Alger entre le Mali et ses ennemis.

C’est pourquoi nous avons initié plusieurs rencontres PATRIOTIQUES à Bamako qui avaient pour but de fédérer les forces patriotiques pour un Mali totalement libéré, fort, démocratique, indépendant et souverain.

Plusieurs forces patriotiques du Mali y ont toujours pris part. Nous avons échangé nos points de vue sur les différents documents issus des pourparlers d’Alger. A chaque étape nous parvenons à la conclusion de rejeter en bloc ces documents qui bafouent l’honneur, la grandeur et la dignité du Mali et des Maliens.

Du 25 octobre au 11 novembre 2014, nous avons dénoncé également la volonté du Gouvernement du  Mali d’exclure les Maliens du débat crucial qui décide de leur sort en ne situant la campagne d’information de sensibilisation et les explications qu’après la signature de l’Accord. Mais grâce à la vigilance et à la mobilisation des organisations dont Le Collectif «MALI TÉ  TILA» en tête, le document primitivement qualifié de ‘’confidentiel’’ par le Gouvernement est brusquement devenu le 12 novembre, un document à soumettre à un débat bâclé en toute vitesse entre le 13 et le 18 novembre 2014 dans toutes les régions sauf Kidal.

Comme proposition de solution, le Collectif «MALI TÉ  TILA» a toujours proposé que le Mali doit se préparer à se battre sur tous les plans et sous toutes les formes afin de faire respecter rigoureusement son intégrité territoriale acquise depuis le 22 septembre 1960, ainsi que sa souveraineté, son honneur et sa dignité qui ne sont pas a négocier.

C’est pourquoi, le Collectif «MALI TÉ  TILA» a toujours mis en garde tous ceux qui travaillent de près ou de loin pour faire vivre le Mali dans la situation déshonorante qui est la sienne aujourd’hui et réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre toute négociation avec les ennemis du Mali.

En conséquence, Le Collectif «MALI TÉ  TILA» a décidé d’organiser des manifestations pacifiques depuis 18 Novembre 2014.

<strong>L’Objet de ces activités est de :</strong>

- Témoigner notre engagement patriotique pour l’indivisibilité de notre Patrie, le Mali.

- Clamer haut et fort, notre engagement patriotique à lutter fermement pour faire respecter L’INTEGRITE TERRITORIALE du MALI, l’unité nationale du peuple  sur le sol malien, notre drapeau, notre hymne national et notre devise : un Peuple, un But, une Foi !

C’est à la suite de ces activités que plusieurs membres du Collectif  «MALI TE TILA», du collectif « BIPREM Fasoko » et d’autres organisations (soit 10 personnes) ont été arrêtées pour avoir dit non à cet Accord d’Alger 2015 qui est un document raciste, injurieux, ethnocentriste, humiliant de partition du Mali, de démantèlement de notre nation, que tout patriote Malien et tout  ami sincère du Mali a le devoir de combattre.

Le Collectif «MALI TÉ  TILA» réaffirme sa conviction dans la justesse de sa position qui consiste à défendre sans démagogie la DIGNITE du peuple du Mali !

Le Collectif «MALI TÉ  TILA» fait appel à tous les patriotes sincères pour réaliser un front commun de lutte pour un Mali totalement libéré, fort, démocratique, indépendant et souverain.

&nbsp;

Vive le Mali, Un et indivisible !

Vive le Mali Indépendant et Souverain

<strong>Fait à Bamako, le 13/04/ 2015</strong>

<strong>Pour le Collectif P/O</strong>

<strong>Le porte parole, Ibrahima KEBE</strong>

<strong> </strong>

<strong>Accord d'Alger 2015: </strong>

<strong>Une tragi-comédie</strong>

<strong>                         I - Contexte</strong>

<em>La communauté internationale nous oblige à négocier sur notre sol avec des gens qui ont pris des armes contre l'Etat. Je rappelle que nous sommes un pays indépendant. L'Etat Malien est contraint de négocier avec un groupe armé qui s'en vante, dans quelle comedia dell'arte sommes-nous</em> dixit Ibrahim Boubacar Keita (IBK) Président de la République du Mali dans le journal le monde du 04/12/2013<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.

Contraint à négocier, le Gouvernement du Mali, la Coordination des mouvements des Forces patriotiques de Résistance (CMFPR) et les Mouvements armés du nord en l’occurrence le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ont entamé des pourparlers pour le retour de la paix dans le septentrion Malien.  Le Processus de négociation  a été conduit par une  médiation internationale avec l’Algérie comme chef de file.

La première phase des pourparlers, organisée du 16 au 24 juillet 2014, a abouti à la signature, le 24 juillet 2014, à Alger, par toutes les Parties prenantes au processus de négociations, d'une Feuille de route consensuelle et d'une Déclaration de cessation des hostilités.

Les deuxième, troisième, quatrième et cinquième phases ont été engagées respectivement les  1<sup>er</sup> septembre 2014, octobre 2014, 20 Novembre 2014, 17 février 2015. C’est au terme de la cinquième et dernière phase des Pourparlers inter-Maliens, que la Médiation a soumis aux Parties le document portant « Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger » pour qu’elles apposent leurs paraphes, en attendant la cérémonie de signature prévue en terre Africaine du Mali, au cours du mois de mars 2015.

Il ressort également des mêmes propos tenus par le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) dans le journal le monde du 04/12/2013 que nous sommes dans <strong><em>une comedia dell'arte</em></strong>.
La commedia dell'arte est un genre de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre">théâtre</a> populaire <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Italie">italien</a> où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l'ingéniosité.

&nbsp;

En effet, depuis que le MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) et ses alliés de tout acabit ont pris les armes pour des revendications outrancières, le Mali est devenu une scène théâtrale ou se joue une comédie tragique dont l'issu est le démantèlement de la République.

Les acteurs de cette comédie tragique sont: la communauté internationale, les groupes armés et aussi le gouvernement du Mali. Ces acteurs par leurs comportements et agissements  éprouvent un mépris total envers le peuple Malien qu'ils manipulent et  trompent.

Considéré par le gouvernement et la communauté internationale comme un bon accord de paix, un accord équilibré; la majorité des Maliens qui ont pris connaissance du contenu du document le trouve nauséabond, répugnant, méprisant, tout simplement inacceptable.

Il est de notre devoir de mener une analyse approfondie de l'accord d'Alger 2015 qui comprend un préambule, 7 titres, 20 chapitres et 3 annexes. Par cette contribution, nous mettrons en évidence les germes de la dislocation du Mali et tirerons quelques leçons qui s'imposent.

&nbsp;

<strong>         II - L'accord d'Alger 2015 est au dessus de la constitution Malienne.</strong>

Selon le Larousse, on appelle constitution: "l<em>e texte qui pour une société politique donnée</em> <em>forme</em><em> un ensemble de règles de droit considéré comme suprême, placé au sommet de la hiérarchie des normes et à ce titre, première source de droit interne. <strong>Toute loi, pour être valable, doit être jugée conforme à la Constitution.</strong>"</em>

L'accord d'Alger est-il conforme aux dispositions de la constitution Malienne en ses articles 115 et  118 ?

Art 115: « Les traités de paix, de commerce, les traités ou accords relatifs aux organisations internationales ceux <strong>qui engagent les finances de l'Etat</strong>, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être approuvés ou ratifiés qu'en vertu de la loi. Ils ne prennent effet qu'après avoir été approuvés ou ratifiés. <strong>Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement du peuple</strong>. »

Art  118: « Aucune procédure de révision de la constitution ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. »

Nul n'ignore que la souveraineté du Mali ne s'applique pas sur toute l'étendue de son territoire; une grande partie de la région de Kidal est sous le contrôle des mouvements sécessionnistes. Par conséquent, il est porté atteinte à l'intégrité du territoire du mali. En vertu de l'article 118 aucune révision constitutionnelle ne peut être engagée.

Nonobstant ces dispositions constitutionnelles l'accord d'Alger version 2015 stipule, article 3:

<em>« Les Institutions de l'Etat Malien prendront les dispositions requises pour </em><em>l'adoption des mesures réglementaires, législatives, <strong>voire constitutionnelles nécessaires à la </strong></em><strong><em>mise en œuvre des dispositions du présent Accord</em></strong><em>, en consultation étroite avec les Parties </em><em>et le soutien du Comité de suivi prévu par le présent Accord. »</em>

Il est aussi dit dans l'annexe 1:

<em>« En attendant la mise en place des mesures prévues dans le présent Accord, les <strong>mesures </strong></em><strong><em>intérimaires</em></strong><em>, ci-après, sont convenues. Elles doivent être <strong>mises en œuvre durant une période </strong></em><strong><em>intérimaire</em></strong><em> qui <strong>prend effet immédiatement après la signature de l'Accord global et définitif </strong></em><strong><em>de paix</em></strong><em>, et devant s'étaler sur une durée allant de <strong>dix-huit à vingt et quatre mois</strong>. »</em>

<em> </em>

<em>« Une période intérimaire sera ouverte immédiatement après la signature du présent Accord. </em><em>Durant cette période, et en <strong>attendant l'adoption et l'entrée en vigueur des dispositions </strong></em><strong><em>légales</em></strong><em> et de gouvernance énoncés dans le présent Accord, <strong>des mesures exceptionnelles en </strong></em><strong><em>ce qui concerne l'administration des régions du nord du Mali sont prises et mises en œuvre</em></strong><em>. </em>

<em>Afin d'assurer la continuité de l'Etat, les institutions actuelles poursuivront leur mission jusqu'à la mise en place des organes prévus dans le présent Accord. </em>
<ul>
	<li><strong><em>L'adoption diligente des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires pour permettre la mise en œuvre des dispositions de l'Accord</em></strong><em> ;</em></li>
	<li><em>Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire adopter par l'Assemble nationales, dans les 12 mois, une nouvelle loi électorale. »</em></li>
</ul>
&nbsp;

En attendant l'adoption des différents textes, le gouvernement est appelé à violer la constitution pendant deux ans maximum (période intérimaire) par le biais de mesures exceptionnelles dès la signature de l'accord pour les régions du Nord. Ainsi, on met le peuple Malien devant le fait accompli. Par cette technique, les autorités Maliennes couperont court à tout débat  constitutionnel et useront de l'argument « paix » pour modifier la constitution à leur guise. La vigilance est de rigueur.

Sinon, par quelle autre magie ces dispositions réglementaires, législatives, voire constitutionnelles requises seront prises sachant qu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire? L'accord étant au dessus de la constitution, il est donc anticonstitutionnel; ce seul fait suffit à rendre nul et non avenu cet accord d’Alger 2015.

&nbsp;

<strong>               III - Accord économique ou accord de paix? </strong>

Des faits troublants nous ont emmené à nous poser quelques questions sur l'origine de cet accord qui est présenté comme un accord de synthèse entre deux parties. Nous avons accès au document présentant les revendications du MNLA sur internet<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, par contre celui du gouvernement n'est pas officiellement disponible. La démarche du gouvernement aurait été de produire un document basé sur les concertations qu'il a mené. Avant de se rendre aux négociations, il aurait dû mettre à la disposition du peuple Malien ce document; hélas il en a décidé autrement. Aujourd'hui le gouvernement nous sert un discours creux sur sa radio et télévision publiques cherchant à convaincre l'opinion qu'il a mené des concertations et pris en compte nos observations. La démarche était biaisée dès le départ.   Peu importe, analysons les quelques faits ayant attirés notre attention.

<strong><u>Premier  fait troublant</u></strong>: dans l'annexe 3, au titre des programmes de relance économique locale, il est écrit:

« <em>Au titre du développement des infrastructures structurantes, il sera procédé à ce qui suit: <strong>Relier les trois régions du Nord au projet structurant régional de Gazoduc transsaharien »</strong></em>

Il se trouve que le Mali ne faisait pas parti de ce projet dont l'accord concrétisant la mise en œuvre a été signé le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3_juillet">3</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_2009">juillet</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2009">2009</a> par les gouvernements du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Niger">Niger</a>, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nigeria">Nigeria</a> et de l'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A9rie">Algérie</a>..

Le gazoduc est prévu partir de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Warri_(Nigeria)">Warri</a> au Nigeria et aboutir à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hassi_R%27Mel">Hassi R'Mel</a> en Algérie en passant par le Niger et il devrait permettre à l'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Europe">Europe</a> de diversifier ses sources d'approvisionnement en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_naturel">gaz naturel</a>.

Par quelle magie abracadabrante, les trois régions du Nord du mali se retrouvent dans ce projet structurant initié par l'Europe?

<strong><u>Deuxième fait troublant</u></strong>: Il est aussi prévu dans cette même partie de l'annexe:

« <em>La réalisation des centrales solaires et diesel dans les localités de Tombouctou, </em><em>Goundam, Dire, Niafunke, Gao, Menaka, Kidal, Tessalit, Gourma Rharous, Ansongo, TinEssako, Abeibara, Bourem, Douentza,Tenikou, Youwarou, Léré. »</em>

&nbsp;

Cette disposition nous rappelle étrangement  le projet Desertec et Medgrid. Ce projet a été initié en 2009 par un groupe de financiers et d’industriels mené par le premier réassureur mondial, l’allemand Munich Re rejoint en 2010 par les intérêts français au sein du consortium Medgrid. L'objectif est de produire de l'énergie solaire au Sahara et de l'acheminer via des réseaux de transport d'électricité à haute énergie vers l'Europe.

&nbsp;

<strong>« Si le Mali emmerde les fermes solaires, l'Europe peut démolir le Mali »</strong> a ton appris grâce à un extrait d’un message de Stratfor, société de renseignement privée américaine via Wikileaks.

A notre connaissance, aucune de ses propositions ne faisaient parties du programme du candidat IBK. Or au vu de l'article 38 de l'accord :

<em>« Le Gouvernement soumettra dès les premières sessions au Comité de Suivi de l'Accord, un </em><em>document précisant ses engagements en la matière, les moyens propres qu'il envisage de </em><em>mobiliser ainsi que le calendrier de mise en œuvre des engagements tels que convenus et concernant notamment les domaines suivants : ... <strong>mines et énergie</strong>… »</em>

<em> </em>

Là ou apparait la contradiction, c'est que d'une part, il y'a des projets dans l'accord qui ne viennent pas de l'Etat Malien comme les deux que nous venons d'identifier et d'autre part, le gouvernement devrait présenter un document dans le quel il faudrait préciser les moyens à mettre en œuvre dans les domaines des mines et énergie.

Il y va de soi que la médiation ne s'est pas contenté de réaliser une quelconque synthèse de documents mais elle y a participé en introduisant ses désirs, ses vœux, ses projets.

Au vu de toutes ses données nous affirmons que le Mali a été contraint de parapher ce document sous la pression international, l'accord est nul et non avenu

&nbsp;

<strong>               IV - L'accord est anticonstitutionnel: il divise le Mali en Nord et sud</strong>

<strong>L'article 2 de la constitution du Mali</strong> prohibe toute discrimination fondée sur l'origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l'opinion politique.

En outre, l'un des symboles important, fondement de la République du Mali est sa devise « Un peuple – Un but –Une foi ». Or dans l'accord, les termes « Nord du Mali », « régions du Nord », « populations du Nord » <strong>apparaissent 41 fois tandis que les "autres régions" sont mentionnées seulement 3 fois.</strong> Jugez en vous-même !

Article 4 : « <em>Les dispositions de portée nationale arrêtées dans le présent Accord seront <strong>mises en œuvre prioritairement dans les régions du Nord du Mali</strong>, sans préjudice des </em><em>mesures spécifiques convenues pour cette partie du pays. Ces dispositions sont applicables </em><em>aux autres régions du pays »</em>

Article 5 <em>:<strong> « </strong>Des mesures destinées à assurer une meilleure gouvernance</em>

<em>- <strong>une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions Nationales</strong></em>

<em>- la mise en place d'un système de défense et de sécurité basé sur les principes </em><em>d'unicité, <strong>d'inclusivité et de représentativité »</strong></em>

Article 6 : « - <em>Les Parties conviennent de mettre en place une architecture institutionnelle permettant <strong>aux populations du nord, dans un esprit de pleine citoyenneté participative, de </strong></em><strong><em>gérer leurs propres affaires, sur la base du principe de libre administration et assurant une </em></strong><strong><em>plus grande représentation de ces populations au sein des institutions nationales</em></strong><em>. </em>

<em>Au niveau local,<strong> assurer une meilleure représentation des populations du Nord du Mali dans les </strong></em><strong><em>institutions et grands services publics, corps et administrations de la République »</em></strong>

Article 16 : « <em>rendre    plus    attrayante    la    fonction    publique    des   collectivités  territoriales, <strong>prioritairement dans les régions du nord du Mali</strong>;
favoriser le recrutement dans la fonction publique des collectivités territoriales, dont les effectifs seront <strong>majoritairement réservés aux ressortissants des régions du Nord</strong> "</em>
Annexe3 : « <em>Au titre des programmes de relance de l'économie locale<strong>, </strong></em><em>il sera procédé à ce qui suit : </em><strong><em>la promotion des industries extractives</em></strong><em> (recherche, exploration et </em><em>exploitation) <strong>dans les régions du nord</strong>. »</em>

<em>« Au titre de l'amélioration de l'accès aux Services Sociaux de Base<strong>, </strong></em><em>il sera procédé à ce qui </em><em>suit :</em><em> renforcement de l'accès <strong>des étudiants issus du Nord</strong> <strong>aux programmes de bourses </strong><strong>d'études  de coopération »</strong></em>
<ul>
	<li></li>
	<li><strong>Quelle est la définition juridique de ressortissant du Nord?</strong> A partir de combien de génération est-on ressortissant du nord? Le touarègue qui est à Kayes est-il ressortissant du Nord? Le Sikassois qui vit à Kidal depuis 50 ans est-il ressortissant du Nord?</li>
	<li>Le doyen <strong>Amadou Seydou TRAORE</strong> nous a rappelé dans son document intitulé « <em>l'accord d'Alger 2015 est inacceptable »</em> que les pères fondateurs de la République du Mali ayant tiré la leçon des conflits raciaux et surtout ethniques, ont interdit de faire figurer les mentions ethnie et religion sur les pièces d’identité (cartes d’identité, passeports) comme cela se faisait sous le régime colonial.  <em>Et depuis le 22 septembre 1960, le Malien est Malien. Il n’est ni Malien Bamanan, ni Malien Bobo, ni Malien Tamasheq, ni Malien musulman, ni Malien protestant, ni Malien du Nord etc..., <strong>il est Malien</strong>. »</em></li>
</ul>
55 ans plus tard, les autorités maliennes nous ramènent à la pratique du régime colonial, en acceptant d'apposer leur signature sur un tel document.

<strong>               V - La régionalisation, qu'est ce que c'est?</strong>

En lieu et place de l'autonomie, du fédéralisme, de l'indépendance, le gouvernement a proposé la régionalisation ou la décentralisation poussée sans au préalable faire un audit de la décentralisation en cours. Mais quel contenu le gouvernement a donné à la régionalisation?

Aucune, à notre connaissance. En nous basant sur les travaux scientifiques de l'université l'Ille II et Paris I contenu dans le rapport  du parlement européen dont l'étude porte sur « la régionalisation en Europe » on distingue 5 types de régionalisation à savoir:
<ol>
	<li>La régionalisation administrative ;</li>
	<li>La régionalisation par les collectivités locales existantes ;</li>
	<li>La décentralisation régionale ;</li>
	<li>La régionalisation politique, ou autonomie régionale ;</li>
	<li>La régionalisation par les autorités fédérées.</li>
</ol>
En comparant le type de « régionalisation » proposé dans l'accord à la typologie des régionalisations en Europe, on se rend compte que celle du Mali est plus proche de la régionalisation politique. En effet, le concept de régionalisation n'ayant nulle part été au préalable défini, conceptualisé et contextualisé, il présente un caractère politique. Il est la résultante de pressions exercées par les bandits armés sur le Mali. Découvrons ce que le rapport dit à propos de la régionalisation politique:

« Ce type de régionalisation est souvent présenté comme un modèle, en raison de l’autonomie régionale qu’il comporte, et il est souvent idéalisé….. Du point de vue terminologique, l’expression « autonomie régionale » est sans doute celle qui, en français, rendrait le mieux compte de ce régime <strong>; la</strong> <strong>finalité en est bien l’autonomie</strong>. »

En français facile, régionalisation politique = autonomie = fédéralisme.

&nbsp;

<strong>               VI - IBK a-t-il lu l'accord?</strong>

Après avoir écouté son discours plaidoyer pour un accord de paix face aux délégations de l'Union européenne et l'Union africaine, nous sommes en droit de nous demander si le Président de la République a lu l'accord d'Alger. Jugez en vous-même ces propos d’IBK :

« De tout temps dans ce pays, il n'y a jamais eu d'exclusion au motif religieux, ethnique, il y a jamais eu d'exclusion au motif de couleur de peau. Nous sommes blanc et noir au Mali sans complexe;  nous nous marions entre gens du Nord, de l'Est de l'Ouest du Sud; le Mali est un pays de métissage.  Qu'on ne nous amène pas ici des concepts qui valent ailleurs. Qu'on fasse appel à l'histoire, aux choses sues, connues, établies. Ce n'est pas une fable que je raconte. Tous les gouvernements du Mali ont été des gouvernements ou il y a eu  toutes les composantes nationales  du Mali.  On voudrait nous faire écrire noir sur blanc que désormais il y aura tant de ceci, tant de cela….Dans toutes les ethnies du Mali il y a des compétences, ces compétences nous y avons recours en cas de besoin…Pas d'émiettements, qu'on ne vienne pas nous dépecer…»

Il y a donc dans ces propos des risques de dépècement, d'émiettement du Mali. S'il se trouve que le président a lu l'accord, alors c'est un aveu de trahison de sa part qui nous interpelle à la mobilisation générale pour rejeter cet accord dans lequel tout ce que IBK dénonce y figure.

Aujourd'hui, sous la pression des organisations de la société civile, de certains partis politiques de l'opposition, le président IBK nous apprend que : «<strong>Personne n’a dit que cet accord est un bon accord…</strong>».  Le peuple Malien n'est pas amnésique. Il y'a à peine quelques mois le Ministre des Affaires Etrangères nous disait le contraire. Que se passe t-il au sommet de l'ETAT? Comedia dell'arte !

&nbsp;

<strong>      VII - Le MNLA: un mouvement terroriste et raciste</strong>

La région de Kidal, est la huitième région administrative du Mali avec une population d'environ 68.000 habitants (statistique d'avril 2009) et une superficie de 151 430 km<sup>2</sup>.  La région est peuplée de Tamacheqs, d'Arabes, de Sonrais, Peuls et  Bambaras.
Ceux qui revendiquent les trois régions du nord sont <strong>minoritaires</strong> dans cette région et <strong>ultra minoritaires</strong> sur l'ensemble du territoire Malien.
Qui sont-ils?

<strong>           - Un mouvement raciste: </strong>

Le MNLA prétend se battre pour libérer un territoire imaginaire appelé azawad regroupant les trois régions du Nord. De quelle occupation veulent-ils libérer le Nord? Si ce n'est des Noirs. Voici pourquoi, ils mènent un lobbying en Europe pour faire renaitre la fable de l'homme bleu, espérant ainsi attirer la sympathie des blancs. Bénéficiant effectivement d'une complicité planétaire portée sur la conscience de race, ces bandits armés n'hésitent à aucun instant à violer les accords de cessez le feu ou à signer un accord avec MINUSMA venu aider le Mali à rétablir l'intégrité sur l'ensemble du territoire.

<strong>           - Un mouvement terroriste</strong>

L'écrivain visionnaire Doumbi-Fakoli dans son livre « <em>Le Mali sous Amadou Toumani Touré 'Acte I)</em> » paru aux éditions Menaibuc en 2006 clamait haut et fort que le mouvement armé de 2006 animé par certains touareg ne doit porter qu'un nom  et un seul: groupe terroriste.

Bien que minoritaire même au sein de leur communauté, le MNLA ambitionne de conduire les destinées des trois régions au détriment des peuples majoritaires avec qui ils cohabitent et dont les ancêtres sont les premiers fixés à cet endroit.

A maintes reprises le MNLA a été chassé du Nord lors de l'occupation pour leurs actes terroristes. Ainsi, en juin 2012, suite à la manifestation des jeunes de Gao pour condamner le meurtre du député Idrissa Oumarou, un affrontement a fait au moins deux morts et plusieurs blessés graves avec le MNLA. Le Mujao (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) est intervenu en faveur de la jeunesse pour déloger les bandits du MNLA de Gao et assurer la police de la ville.

« <em>Même si les salafistes sont mauvais, les populations les préfèrent aux voleurs et violeurs du Mnla »</em>  a affirmé un jeune de Gao. Ci-dessous la liste non exhaustive des crimes commis par le MNLA.
<ul>
	<li>Le MNLA a lancé sa première attaque contre le Mali le 17 janvier 2012,</li>
	<li>Plus de 100 militaires Malien ont été bien arrêtés, ligotés les mains au dos avant d’être abattus par les éléments du MNLA et Ansar Dine lâchement à Aguelhok du 18 au 24 janvier 2012. Des preuves irréfutables existent.</li>
	<li>Présence d’enfants dans les rangs des groupes armés à diverses étapes des évènements de Kidal</li>
	<li>La Division des droits de l’homme de la MINUSMA a documenté au moins 50 cas d’attaques indiscriminées, asymétriques et actes de terrorisme, commis par des combattants du MNLA, du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ainsi que des combattants de groupes armés extrémistes.</li>
	<li>Le 17 Avril 2015, les femmes de Ménaka se sont révoltées contre les dérives du MNLA.</li>
	<li>Le 2 novembre 2013, Ghislaine Dupont et Claude Verlon de RFI ont été assassinés au cours d’une mission à Kidal dont la sécurité relevait du MNLA.</li>
</ul>
Partout ou le MNLA est passé, Il a sèmé la désolation, le malheur, la mort, le viol, le rapt.  Comment un tel mouvement terroriste peut-il prétendre gérer un Etat?

&nbsp;

<strong>               VIII - Propositions</strong>

Le collectif Mali te Tila propose:
<ol>
	<li>Le cantonnement et le désarmement des groupes armés conformément à l'accord de Ouagadougou;</li>
	<li>Le redéploiement de l'armée Malienne sur toute l'étendue du territoire national;</li>
	<li>La présentation d'excuse de la part de la CMA au peuple Malien;</li>
	<li>Un audit de tous les fonds déployés pour le développement des régions du Nord;</li>
	<li>L'application effective de la décentralisation en cours;</li>
	<li>L'application d'une justice transitionnelle pour les crimes de guerres;</li>
	<li>L'organisation d'assisse nationale souveraine pour corriger les défiances de la décentralisation, les dérives démocratiques et de gouvernance;</li>
	<li>La mise en condition de l'armée Malienne;</li>
	<li>L'abrogation de la loi sur la régionalisation;</li>
	<li>L'abrogation de la loi sur le statut particulier du district de Bamako;</li>
	<li>L'organisation de débats publics à l'ORTM sur l'avenir du Mali.</li>
	<li>La clarification des missions  de la force onusienne, leur reconstitution et de rendre  plus contraignante la résolution 2164 du 25 Juin 2014.</li>
	<li>Le retour immédiat des réfugiés.</li>
	<li>Le rétablissement sans délai des services sociaux de base.</li>
	<li>La prise en charge totale des militaires blessés; une assistance aux familles de militaires tombés sur le champ de l'honneur.</li>
</ol>
&nbsp;

En marge de ces propositions, le Mali doit impérativement préparer un Plan global de Défense dont la responsabilité incombe au Chef de Gouvernement selon l’Article 20 de la Loi 04-051 du 23 Novembre 2004 portant Organisation Générale de la Défense Nationale.

Nous, à Mali Tè Tila, avons du mal à comprendre la capitulation déconcertante  de tout un peuple devant une poignée de bandits armés. Pour justifier la capitulation, certains n'hésitent pas à faire référence à ce proverbe africain qui stipule que « <em>si tu vois un intestin se tenir droit, il contient un support </em>". Qu'est ce qui empêche aussi le Mali de se chercher des soutiens dans ce monde multipolaires?

C'est pourquoi, ici et maintenant le gouvernement devrait sonner la mobilisation générale des Maliens de l'extérieur comme de l'intérieur, des frères africains progressistes autour de la crise. Il devrait aussi nouer des alliances stratégiques dans le cadre de la coopération bilatérale afin de faire respecter son intégrité territoriale telle qu’elle est depuis le 22 septembre 1960, sa souveraineté, son honneur et sa dignité.

&nbsp;

<strong>               IX - Conclusion</strong>

Le Mali était un pays débout sur les remparts à l'indépendance en 1960. Progressivement, le Mali a fini par se retrouver à terre par la médiocrité, l'égoïsme des élites dirigeantes successives. Aujourd'hui on nous demande de rentrer sous terre. Le gouvernement, la majorité présidentielle déploient toutes leurs énergies pour convaincre le peuple de rentrer sous terre au nom de la paix. Oui, ils auront peut être la paix éternel sous terre.

Le collectif Mali tè Tila, en collaboration avec le collectif BIPREM Fasoko et de nombreux

veulent par tous les moyens obtenir  leur souveraineté et ils sont résolus a y payer le prix.

Le collectif Mali te Tila invite vivement les Autorités maliennes à écouter la voie du peuple souverain et à ne jamais perdre de vue que rien n'est au dessus de ce peuple souverain.

L'Afrique se lève enfin, Saluons ce jour nouveau, Saluons la liberté, Marchons vers l'unité, Dignité retrouvée, Soutient notre combat, Fidèle à notre serment, De faire l'Afrique unie, <strong>Ensemble debout mes frères</strong>, Tous au rendez-vous de l'honneur.

La voie est dure très dure, Qui mène au bonheur commun, Courage et dévouement, Vigilance à tout moment, Vérité des temps anciens, Vérité de tous les jours, Le bonheur par le labeur, Fera le Mali de demain

<strong>Un peuple uni et déterminé est invincible. </strong>

Vive le Mali, Un et indivisible !  Vive le Mali Indépendant et Souverain !

<strong>Par Le Collectif Mali té Tila pour le journal Option</strong>

<a href="#_ftnref1" name="_ftn1"></a>

<a href="#_ftnref2" name="_ftn2"></a>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pas de tournures :Ibk, i kana signé! Ne signez pas, je vous prie !    NBI DELI !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pas-de-tournures-ibk-i-kana-signe-ne-signez-pas-je-vous-prie-nbi-deli-962242.html</link>
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                    <description><![CDATA[
Par contre si vous signez cet Accord d’Alger 2015 dynamiteur, il sera dit dans l’histoire qu’un pays ouest africain qui s’appelait Mali a lamentablement disparu. Que ce Mali a été confirmé en septembre 1960 par son père fondateur, Modibo Daba Keita, avant d’être consumé en mars 2015 par son maitre démolisseur, Ibrahim Boubacar Keita.
]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 13 May 2015 07:34:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_962252" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-962252" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/ibk-Lacine.jpg" alt="Pas de tournures :Ibk, i kana signé!" width="350" height="103" /> Ci-contre IBK et Lacine Diawara dirpub "Option"[/caption]

<strong>Ce devoir d’informer et de critiquer</strong>

Mon président de la République, Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, Chef de l’Etat, notre Mali est dans un état très critique. Ce Mali qui est maintenant trop coincé dans la boue. Cela me met dans l’obligation morale de vous parler  respectueusement, véridiquement mais sévèrement. Ce respect et cette franchise qui ont toujours sous-tendu nos rencontres de discussion tenues entre juillet 2002 et août 2013 à Bamako, à Montréal, souvent chez-vous et une fois chez-moi dans la confiance mutuelle.

Oui, aujourd’hui, je dois vous exprimer ma profonde conviction sur la très dangereuse situation du Mali face à la signature de l’Accord d’Alger 2015 prévu le 15 mai 2015. <strong>Si je ne le fais pas aujourd’hui, j’aurai honte de vous regarder demain dans les yeux. Si je ne vous critique pas, notre ami commun, feu Ousmane Sow, talentueux et audacieux journaliste, se retournera dans sa tombe. Si je ne vous interpelle pas, les très nombreux citoyens opposés à cet Accord d’Alger 2015, les lecteurs de notre journal et les membres de notre collectif BIPREM Fasoko m’en voudront.</strong> Ces derniers et moi, nous avons tenu, le 15 décembre 2012, une conférence de presse annonçant l’organisation, avant le 31 décembre, d’une grande manifestation pacifique et populaire de libération du nord, sans aucune arme, avec au moins 100.000 personnes portant des képis, foulards ou mouchoirs blancs. Nous, responsables du BIPREM Fasoko avons décidé d’être dans le 1<sup>er</sup> rang des manifestants pour libérer pacifiquement le nord de notre pays ou mourir honorablement pour la patrie.  Cette conférence a été largement commentée par la télévision nationale(ORTM) et une grande partie de la presse nationale et internationale.

C’est suite à votre insistante demande d’annulation de cette manifestation, lors d’une discussion, entre vous et moi, tenue dans votre domicile devant un témoin ( un grand ami à vous devenu après le mien), que j’ai convoqué une réunion d’urgence des responsables du bureau élargie aux présidents d’associations membres du BIPREM Fasoko pour analyser vos arguments avancés. Dix représentants d’association sur 31 opposés à tout report éventuel de l’évènement, ont boudé cette réunion de prise de décision. Au terme de cette concertation, nous avons publié un communiqué de suspension de la marche blanche sans jamais vous citer.

&nbsp;

<strong>Enfoncement du Mali dans la boue</strong>

Mon cher président de la république, il est indéniable qu’à votre élection à la magistrature suprême, vous avez trouvé un Mali délabré, déséquilibré, déboussolé, dépourvu d’autorité d’Etat et plongé dans une insécurité ambiante. C’est pour résoudre ces problèmes, entre autres, que vous avez été élu par une grande majorité des maliens et maliennes. <strong>Autrement dit, le Mali était bloqué dans la boue jusqu’au niveau de ses genoux. Au lieu de le sortir de son blocage, vous avez enfoncé le Mali jusqu’au niveau de son ventre. Voilà comment vous avez fait cet enfoncement du pays dans une boue bouillante sous un soleil brulant.</strong> Sans jamais toucher ici à la catastrophique gestion financière du pays par faute de temps et d’espace, je me limiterai seulement à l’énumération non exhaustive des aggravations, par votre régime, de la situation sécuritaire et identitaire du Mali :

&nbsp;
<ul>
	<li>L’annulation, sans contrepartie, des mandats d’arrêt contre les chefs de files des bandits armés qui ont tué des gens en uniformes et des civils</li>
	<li>La libération répétitive, sans procès, des rebelles emprisonnés dont le flagrant cas de l’assassin récidiviste, Wadoussène.</li>
	<li>L’occupation totale de la région de Kidal et environs par les rebelles et son corollaire de tueries de militaires et administrateurs maliens, les 17 et 21 mai 2014, suite à la visite de Moussa Mara effectuée en votre nom dans le nord.</li>
	<li>La détérioration grave du système de sécurité nationale a non seulement causé la perpétration du tout premier attentat des rebelles dans Bamako la capitale au restaurant la Terrasse, mais aussi a fortement contribué à la prolifération des armes et du banditisme armé dans toutes les régions du Mali.</li>
</ul>
Telle est, monsieur le président, la lamentable situation de l’insécurité galopante et traumatisante dans le pays.

Pourtant, le mercredi 31 octobre 2012, vous avez déclaré sur RFI, à Christoph Boisbouviers, concernant l’invasion du camp de Tessalit par les rebelles, que : « L’Armée malienne a reçu des ordres absolument hallucinants quand Tessalit a été évacué…j’ai pleuré ce jour là sachant moi l’importance stratégique de Tessalit. Cette base militaire…dégagée sans combat, cela m’a paru une ignominie…il y a une très lourde responsabilité qui a été prise là. Elle doit être assumée par celui qui a donné l’ordre d’évacuer Tessalit, le chef de l’Etat ( ATT ?,  demande Boisbouviers) Réponse d’IBK : C’était lui, le chef de l’Etat ».

Monsieur le président IBK, c’est vous, le chef de l’Etat depuis septembre 2013. L’Etat dans lequel se trouve maintenant Tessalit doit-il seulement vous faire pleurer ?

&nbsp;

<strong>Cet accord d’Alger 2015, ou cordes mortelles pour le Mali</strong>

Le Mali, contrairement à plusieurs pays, a été d’abord une nation avant d’être un Etat. De la Charte de Kouroukan Fouga en 1236 à la Constitution du Mali de 1992, on a toujours développé et sauvegardé nos grandes valeurs socioculturelles. C’est cette grandeur de l’identité nationale qui a fait éviter à notre peuple toute forme de guerre civile.

Mais, force est d’admettre que le Mali se trouve à une phase très décisive de son devenir qui le met au beau milieu de deux choix définitifs : Le solide renforcement ou le sordide effondrement de sa souveraineté, son unité, son unicité, sa laïcité, sa solidarité dans sa diversité. Ce sont ces valeurs, parmi tant d’autres, constituant l’identité malienne qui seront démantelées par cet autre accord d’Alger que vous, président Ibrahim Boubacar Keita, votre gouvernement, des partis politiques et des représentants de la Société civile accrochés à votre pouvoir, veulent imposer au peuple malien. Mais pourquoi et comment ?

D’abord un petit rappel : En juillet 2006, un Accord d’Alger décrié a été signé en Algérie par  le régime de l’ancien président ATT pour contenter des rebelles du nord guidés par un des chefs tristement célèbres du nom de Ibrahim Ag Bahanga. Cet homme a causé la tuerie des centaines de maliens avant de mourir le 26 aout 2011 dans un accident de voiture. Contre cet accord, nous avons, à l’époque, créé à Montréal au Canada un « <strong>R</strong>egroupement au <strong>C</strong>anada pour un <strong>M</strong>ali <strong>I</strong>ndivisible et <strong>D</strong>émocratique, <strong>RCMID </strong>» qui a adressé une lettre de protestation au président de la république d’alors.

Etant dans l’opposition à l’époque, vous, IBK aussi, aviez combattu l’accord d’ATT.

<strong>L’Accord d’Alger 2015 vaut-il mieux que l’Accord d’Alger 2006 ?</strong>

Non, parce que vous vous êtes trop soumis aux pressions de la France et de l’Algérie en acceptant, dans l’Accord d’Alger 2015 marque IBK, trop de compromis qui vont aboutir à la compromission de l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays.

<strong>Comment ? </strong>

Votre Accord d’Alger 2015 est doté de cordes métalliques qui dénaturent et démantèlent le corps de notre Mali en le ligotant avec ses Articles dont on ne soulignera que quelques uns. Car, désormais les 8 régions du Mali bénéficieront d’une totale autonomie voilée par les prérogatives d’un président de région détenteur de pouvoir absolu et indépendant de Bamako. Pouvoir permettant à chaque président de donner un nouveau nom officiel à sa région. Donc, adieu aux gouverneurs qui supervisaient les régions au nom de l’Etat. Comme spécifié ainsi :

<strong>Accord d’Alger 2015, Article 6 :</strong>
<ul>
	<li>« La région est dotée d’une Assemblée Régionale élue au suffrage universel direct, bénéficie d’un très large transfert de compétences, de ressources et jouit des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers appropriés</li>
	<li>Le président de l’Assemblée est élu au suffrage universel direct. Il est également le chef de l’Exécutif et de l’Administration de la région.</li>
	<li>Il est reconnu à chaque région le droit d’adopter la dénomination officielle de son choix dans le cadre des dispositions relatives au statut juridique et au fonctionnement des régions.</li>
	<li>Assurer une meilleure représentation des populations du nord du Mali dans les institutions et grands services publics, corps et administrations de la République »</li>
</ul>
Et donc, dans le nouveau Mali, c’est la loi du plus fort qui comptera. Car, les privilèges socioprofessionnels ne seront accordés qu’aux citoyens qui se révéleront habiles dans le maniement des armes. Après le dernier paragraphe mentionné de l’article précédent, lisez ce que dit le suivant

<strong>Accord d’Alger 2015, Article 16 :</strong>
<ul>
	<li>« Favoriser le recrutement dans la fonction publique des collectivités territoriales dont les effectifs seront majoritairement réservés aux ressortissants des régions du nord. »</li>
</ul>
&nbsp;

<strong>IBK, i kana signé </strong>

Monsieur le président, IBK, le Bonheur ou le Malheur du Mali reste suspendu au bout de votre stylo (Bic) concernant la signature ou non d’un Accord d’Alger 2015, à la fois, tortueux et dangereux. Si vous signez ou faites signer cet Accord d’Alger 2015 vous aurez fait tout le contraire de votre brillant slogan de campagne : « Pour l’honneur du Mali et le Bonheur des maliens ». Vous contredirez votre déclaration, pendant les négociations, faite devant les délégations de l’Union européenne et de l’Union africaine :

« De tout temps dans ce pays, il n'y a jamais eu d'exclusion au motif religieux, ethnique, il y a jamais eu d'exclusion au motif de couleur de peau. Nous sommes blancs et noirs au Mali sans complexe;  nous nous marions entre gens du Nord, de l'Est de l'Ouest du Sud; le Mali est un pays de métissage.  Qu'on ne nous amène pas ici des concepts qui valent ailleurs. Qu'on fasse appel à l'histoire, aux choses sues, connues, établies. Ce n'est pas une fable que je raconte. Tous les gouvernements du Mali ont été des gouvernements où il y a eu  toutes les composantes nationales  du Mali.  On voudrait nous faire écrire noir sur blanc que désormais il y aura tant de ceci, tant de cela….Dans toutes les ethnies du Mali il y a des compétences, ces compétences nous y avons recours en cas de besoin…Pas d'émiettements, qu'on ne vienne pas nous dépecer… ». Et surtout très récemment vous avez reconnu que : « Personne n’a dit que cet accord est un bon accord. Nous avons toujours des points d’amendements. Mais lorsqu’on comprend le sens profond du terme négocier, l’on comprendra qu’il y a des compromis. Pas de compromission ! ».

Malgré toutes ces déclarations malaisées pourquoi, mon cher président, IBK, vous faites la promotion de la signature dudit Accord ? Chose étonnante, vous voulez faire de cette signature, une « fête » extraordinaire en disant : <em>«…<em>à la signature d'un accord de paix soient scrupuleusement respectés par toutes les parties. Et que le 15 mai, nous allions à cette fête sans arrière pensée, en grande fraternité nationale, pour ensemble convenir d'un nouveau pacte social national. D'ici là nous n'en serons pas surpris, il y aura ça et là, des coups de feu, ce sont des actes de désespoir… Je pense donc que rien ne pourra faire en sorte que ce processus puisse capoter Inchallah ». Ne pensez-vous pas que ce serait la fête de l’humiliation et de la démolition de la nation malienne ?</em></em>

<em> </em>

<em><strong>Mon président, IBK, dites non ! Pour l’honneur du Mali.</strong></em>

<em>Dans la vie d’une personne comme celle d’une nation, il est très important de s’inspirer des  grands moments et faits du passé pour mieux façonner le présent et bien préparer l’avenir.</em>

<em>A l’ultimatum de l’homme blanc, il a répondu : « Je ne veux plus goutter au miel de vos paroles, je n’ai peur de personne car, un homme ne meurt pas deux fois ». L’auteur de cette brave phrase est le fils de Mansa Daouda Traoré et le petit-frère de Tièba Traoré. De 1893 à 1898, il a régné et opposé de farouches résistances aux troupes coloniales françaises. A la chute de Sikasso, le 1<sup>er</sup> mai 1898, <strong>il</strong> ( <strong>Babemba Traoré</strong>) a décidé de se suicider que de capituler. Préférant ainsi la mort à la honte. « </em><em>Saya ka fissa ni malo yé ». </em>Cette résistance aux envahisseurs a fait de lui un personnage emblématique de l'histoire du Mali.

Un grand fait récent au sommet du Mali a été le refus catégorique de l’ancien président ATT adressé au président français Nicolas Sarkozy. La France, en 2006, avait élaboré un « accord de gestion concertée des flux migratoires » pour diminuer les immigrants africains sur son territoire. Imposé à 8 pays africains, cet Accord a été signé par les 7 autres. Seul le Mali de ATT a osé dire non à Sarkozy.

Mon président IBK, cessez de croire et de faire croire que cet Accord d’Alger 2015, très contesté par la majorité silencieuse, est incontournable. Ainsi vous avez induit en erreur les grands chefs religieux, musulmans et chrétiens, en leur inculquant l’inévitabilité de cet Accord. Conséquences : Après 5 jours de publicité très médiatisée pour un meeting de sensibilisation favorable à cet Accord, ces grands chefs religieux ont eu de grandes difficultés à remplir à moitié le stade Modibo Keita de 25.000 places. Alors que, parmi ces chefs présents au stade, le samedi 02 mai 2015, l’International Prêcheur, Chérif Ousmane Madani HAIDARA, est toujours parvenu, lui seul, à faire remplir de monde le stade du 26 mars (50.000 places) en un seul jour de publicité. Bref, monsieur le président, la grande impopularité de votre accord est retombée sur ces chefs religieux. Compte tenu du rejet populaire de votre Accord, rejetez-le. Ainsi vous aurez le soutien très majoritaire de votre peuple.

J’espère que vous saurez, mon président IBK, prendre la bonne décision en disant non à la pression algérienne, française…et dire oui à la volonté de votre peuple malien.

Souvenez-vous de cette critique positive de notre ancien Directeur de publication :

<strong>« Un para à Koulouba ; Chronique d’une nation à repenser »</strong> est le livre écrit en 2007 par notre regretté, talentueux et audacieux journaliste, Ousmane Sow qui n’a pas hésité de mentionner ceci, à la page 103 : <strong>«  Dans ses décisions politiques ou actes quotidiens, IBK a souvent fait preuve d’une naïveté étonnante pour un homme de son expérience ». </strong>Il a noté quatre cas de votre naïveté, sur lesquelles, il n’est pas nécessaire de revenir ici.

Mon président, IBK, si vous acceptez de dire non à cet Accord, vous aurez nos trois pistes de solution par lesquelles le Mali pourra, sans doute, reconquérir pacifiquement Kidal. Espérant sur votre bonne compréhension, Monsieur le président IBK, I Kana Signé…

Par contre si vous signez cet Accord d’Alger 2015 dynamiteur, il sera dit dans l’histoire qu’un pays ouest africain qui s’appelait Mali a lamentablement disparu. Que ce Mali a été <strong>confirmé en septembre 1960 par son père fondateur, Modibo Daba Keita,</strong> avant d’être <strong>consumé en mars 2015 par son maitre démolisseur, Ibrahim Boubacar Keita.</strong>

Non, mon président IBK, je ne vous souhaiterai jamais une telle triste célébrité que vous pouvez éviter en rejetant cet Accord d’Alger 2015 !

<strong>Lacine Diawara, journal Option.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bulles Option:   Yeah Samaké dans le partage du gâteau]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/bulles-option-yeah-samake-dans-le-partage-du-gateau-962012.html</link>
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                    <description><![CDATA[Au Mali, c’est la politique du ventre qui compte le plus. La majeure partie des politiciens ne sont dans l’arène politique  que pour remplir leur panse. En témoigne l’acceptation par Niakoro Yeah Samaké du poste d’ambassadeur du Mali en Inde. ]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 13 May 2015 07:27:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_962202" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-962202" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Yeah-Samake.jpg" alt="Yeah Samaké dans le partage du gâteau" width="300" height="208" /> Yeah Samake[/caption]

Que d’espoir placé en ce monsieur très proche des habitants de Ouéléssébougou dont il était le maire. Très impliqué dans le développement communautaire avec la construction d’écoles, de centres de santé, l’ancien candidat à la dernière élection présidentielle a visiblement vendu son âme au diable. D’autant qu’il vient d’accepter sans hésiter le poste d’ambassadeur qui, on le sait, est très juteux. Pour un jeune de sa trempe, judicieux était de faire encore ses armes  au lieu de partir se la couler en douce en Inde. Au Mali, la vieille garde d’hommes politiques (des vieillards de plus de 70 ans) qui nous gouverne a bien compris. Afin de se maintenir au pouvoir, cette bande d’incompétents ne voit pas d’un bon œil l’ascension des jeunes. Ce fut le cas pour Moussa Mara promu premier ministre. Le résultat a été on ne peut plus catastrophique. Ce « petit » a désormais, jusqu’à preuve de contraire, son avenir derrière lui. Moussa Mara qui se détachait largement de tous ces politiques corrompus, sans vision, s’est lourdement fourvoyé en acceptant le poste de premier ministre. Et cette leçon, Yeah Samaké ne l’a pas retenue. Il va s’enterrer en Inde au détriment de son Parti et de ses militants.

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<strong>Ces responsables qui nous démangent en circulation </strong>

A Bamako, certains responsables pensent que la route est leur propriété privée malgré la densité de la circulation et l’étroitesse des voies. Ils font fi de toutes les règles en matière de code de la route. Les feux de signalisation sont « grillés » à tout vent, occasionnant fréquemment des accidents. Ces comportements indélicats sont souvent l’œuvre des porteurs d’uniformes, notamment les policiers, les gendarmes, les militaires et les ministres avec leurs cortèges. Le mépris avec lequel, ils agressent les pauvres citoyens est sans commune mesure. Ils n’hésitent même pas souvent à agresser brutalement les conducteurs de véhicules en pleine circulation. Comme des concurrents de rallyes, ils roulent à tombeau ouvert, comme des fous, ne sachant même pas que le privilège de l’escorte est accordé simplement aux présidents des Institutions, comme le président de la République, de l’Assemblée nationale par exemple. Ces gens-là doivent savoir que la route n’est la propriété de personne. Comme tous les autres citoyens, ils doivent se respecter, respecter les autres en respectant les règles de la circulation routière.

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<strong>Coupons la main à tous les voleurs de la République</strong>

« Si on coupait la main à tous les voleurs de la République au Mali, il n’y aura aucune main ni pour donner ni pour recevoir les rapports du Vérificateur général ». Cette phrase d’une connaissance m’a fait bien jaser. Oui, si on disait à tout le monde de monter sur l’arbre de la transparence, beaucoup à cause de leurs pantalons troués rechigneront. Au Mali, la corruption est devenue une religion malgré nos cinq génuflexions (prières) quotidiennes. Les derniers chiffres révélés par le Vérificateur donnent le tournis : plus de 153 milliards de FCFA carottés en 2013 et 2014. Dans tout ça, c’est le bas peuple qui devient le mouton de panurge. D’année en année, les rapports du bureau du vérificateur sont pondus sans qu’aucun coupable ne rende gorge. Cela devient même ridicule pour les observateurs avertis. Au point que certains exigent la suppression pure et simple du bureau du vérificateur qui, à leurs yeux, ne sert strictement à rien. Ce bureau, chaque année, annonce le détournement de centaine de millions de FCFA. Est-ce qu’un jour, il a été capable de nous fournir des chiffres sur les montants recouvrés ? « Aucun chef de famille ne sera humilié », disait l’ancien président Amadou Toumani Touré pour honorer l’impunité. Quant à l’actuel président, IBK, il préfère garder le silence, fermer les yeux et laisser faire. Pauvre Mali !

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<strong>Monde du football malien, un mélange de serviettes et de torchons</strong>

L’univers du football malien est des plus pourris. La crise actuelle du football malien n’est qu’un épiphénomène. Les querelles de clochers sont audibles fréquemment. Comme actuellement où un groupuscule amené par les dirigeants du Djoliba AC demande la démission de l’actuel bureau fédéral. Conséquence : un sit-in au forceps, des récalcitrants embastillés et des clubs rétrogradés en seconde division. Après chaque renouvellement de bureau de la FEMAFOOT, c’est l’entame des guerres de tranchées. Ce monde, à bien des égards, est un mélange de serviettes et de torchons. Dirigeants, journalistes sportifs, supporters, certains joueurs…rares sont les acteurs qui sont de bonne foi. Un monde de conspiration où chacun ne fait que défendre sa chapelle. La manie des petits complots est un sport favori pour eux. Les dirigeants sont perpétuellement à couteaux tirés, se poignardent sans cesse dans le dos. Les journalistes (des animateurs), mis dos à dos, sont utilisés pour injurier un camp. Certaines émissions de radios donnent du vomi, tellement qu’elles sont de très mauvais goût. L’éternelle rivalité entre supporters du Stade et du Djoliba empoisonne l’atmosphère. C’est un monde de haine, à tel point que certains acteurs maliens n’hésitent pas à aider des clubs étrangers qui viennent jouer contre les clubs maliens. Et dire que c’est le bénévolat qui y règne. Archifaux : ils ne sont là, pour la plupart, que pour s’enrichir. Tant qu’existera au sein du football malien des loups, de petits escrocs, de méchantes personnes, notre sport roi n’aura jamais de salut.

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<strong>La rédaction du journal Option</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali: Les forces de défense : Une armée qui suscite  des doutes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/mali-les-forces-de-defense-une-armee-qui-suscite-des-doutes-899612.html</link>
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                    <description><![CDATA[Ousmane Sow était un journaliste de grande classe que la mort nous a arraché en décembre 2012. Sévère mais sincère, il n’a jamais hésité de traiter et d’analyser, avec honnêteté et risque, des sujets compliqués pour bien informer et sensibiliser les populations. C’est pourquoi nous l’avons qualifié de journaliste talentueux et audacieux. ]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 07 Apr 2015 21:57:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_899632" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Ousmane-Sow.jpg"><img class="size-full wp-image-899632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Ousmane-Sow.jpg" alt="Feu Ousmane Sow" width="310" height="230" /></a> Feu Ousmane Sow[/caption]

Dans ce texte, Ousmane a déploré des tares de nos forces de défense dont la promotion des grades par complaisance encore pratiquées par l’actuel régime d’IBK. Lisez ces traces de sa plume, qui restent d’actualité, sur la crise sécuritaire du Mali.

L’armée malienne fête, ce jeudi  20 janvier 2011, ses 50 ans. Est-elle aujourd’hui ce que qu’elle devait être : adaptée, formée,  équipée et managée pour les  nouveaux défis ? Les Maliens sont loin de le croire tant les interrogations sont nombreuses !

Dans un des 250 000 télégrammes de Wikileaks, un passage a attiré l’attention des experts ou passionnés de la chose militaire dans le cas spécifique du Mali : Un diplomate américain suggère que les troupes  maliennes sont « une bande d’amateurs », peu formés et mal préparés à leur mission. Un officier, encore un Américain, apporte un éclairage sur un incident tragique : des dizaines de combattants engagés contre des rebelles au Nord sont morts parce que le seul élément capable de manipuler une automitrailleuse et le seul capable de conduire le véhicule  étaient tombés au champ d’honneur. Cet officier soulignait la joie de ses stagiaires qui venaient, en une semaine, de tirer mille cartouches, ce qu’un soldat normal n’aurait pas fait toute sa carrière et d’autres admiraient fièrement leur permis de conduire.

Puisque ces informations ont été publiées et n’ont jamais été démenties par les autorités, nous pouvons les considérer vraies. Et, malheureusement, c’est inquiétant. Très inquiétant même eu égard aux défis colossaux qui se posent aujourd’hui à notre pays en matière de sécurité. Avons-nous tout simplement une armée inefficace, pas en termes de bravoure ou de sens patriotique, mais inefficace par manque de stratégies et de prospectives en matière de formation et d’équipements ? Le monde a changé et évolué. Les menaces classiques contre les Etats ont presque disparu et laissé la place à ce que l’on appelle désormais des « guerres asymétriques ». Grosso modo, cela veut dire que les batailles rangées, les guerres de mouvement ou statiques, bref tout ce qui était enseigné dans les académies n’est plus opérationnel. A la place, ce sont des mouvements de rébellion, des techniques de guérillas très sophistiquées, le terrorisme et le grand banditisme qui ont pris cours.

On constate que l’armée malienne actuelle n’a pas suivi ce schéma d’évolution. Un officier supérieur que nous avons interrogé est formel : « A l’EMIA de Koulikoro, on continue toujours à enseigner les lois de la guerre comme il y a trente ans. Il y a de petites digressions sur les menaces nouvelles mais, sur le terrain, nos officiers doivent encore suivre des formations et des stages pour maîtriser les enjeux nouveaux. Et comme la plupart ont un niveau de culture générale assez lacunaire, vous imaginez les conséquences…» Et la classification des corps reste toujours classiques : l’infanterie, l’artillerie, les blindés, le génie, l’aviation… Pourtant, à l’analyse, il faut aujourd’hui au Mali, des commandos, des unités mobiles avec une chaîne de commandement très légère et un rayon d’action étendu. L’armée a également besoin de moyens aériens, surtout d’hélicoptères à forte autonomie de vol, compte tenu de l’étendue du territoire, particulièrement du Septentrion.

En somme, selon notre interlocuteur, c’est toute la politique de Défense nationale qui doit être revue et corrigée. Non seulement concernant l’achat de matériels et la sélection des hommes, mais également toute la formation. Et s’il y a une écurie d’Augias à nettoyer aujourd’hui en priorité, c’est bien l’armée nationale (armée, gendarmerie et garde nationale) car, la base même du bon fonctionnement d’une force moderne et motivée n’existe plus. Cela, pour des raisons qui sont les suivantes :

<strong>- Le recrutement :</strong> Aux premières heures de l’indépendance, les pionniers de cette armée, Abdoulaye Soumaré, Kélétigui Drabo et son frère, Sékou Traoré et compagnie avaient, pour mission, de bâtir une armée nationale à partir de rien. L’engagement était volontaire et les recrues portaient l’uniforme non pas pour échapper au chômage mais par amour de la patrie. Faire partie de l’armée était un motif de fierté. Que constate-t-on à présent ? N’importe qui peut devenir militaire à condition qu’il ait les bras longs ou beaucoup d’argent. Pour certains gradés, l’armée est même devenue un refuge pour rejetons délinquants ou parents du village à la recherche d’emploi. Pour entrer dans les rangs, il faut débourser ! Peut-on honnêtement s’attendre à ce que des éléments entrés dans les corps pour parader dans de beaux treillis acceptent le sacrifice suprême pour lequel ils sont paradoxalement payés et bien payés. La Garde nationale, par exemple, depuis la revalorisation des soldes et des conditions de vie, est devenue une citadelle réservée aux bras longs.

<strong>- La formation :</strong> Les standards physiques, intellectuels et moraux ont été rabaissés le plus possible afin d’éviter à des recrues inaptes mais bien pistonnés de ne pas subir les affres du simple bizutage a fortiori d’une formation rigoureuse. Tout se négocie actuellement, y compris les réquisitions pour les champs de bataille et les lucratives missions de paix ou de formation à l’étranger ;

<strong>- L’équipement :</strong> Pour revenir au télégramme de Wikileaks, il est inconcevable qu’au sein d’une armée qui fait face à ces nouveaux types de menaces, de trouver des soldats incapables de manier des armes de base comme une automitrailleuse ou des militaires qui ne savent pas conduire un véhicule. Tout le temps qu’ils passent oisifs dans les casernes doit être mis à profit à moins que l’on ne redoute que des officiers affairistes n’en profitent pour se créer un nouveau filon d’enrichissement sans cause ;

<strong>- La discipline :</strong> de l’avis unanime des militaires, elle a quasiment disparu dans nos casernes. Port négligé de l’uniforme, insubordination, absences sans autorisation, fautes graves, tout est permis et jamais sanctionné. « Ce sont les éléments sans protecteur puissant que je peux sanctionner. Sinon, dès qu’on touche au fils, cousin, neveu… de quelqu’un, la sanction est annulée et mon autorité se retrouve encore plus sapée » se plaint notre source.

<strong>- La prospective :</strong> Il n’y a quasiment pas de planification stratégique connue en ce moment. Le ministère de la Défense, à part son titulaire, roule avec un staff quasiment militaire et les avis extérieurs sont tabous. Or, notre armée a besoin de ce type d’intrusion pour évoluer et s’adapter. Les coopérants américains ou français ont des missions qui ne sont pas nécessairement les besoins du Mali ;

<strong>- Le commandement :</strong> Il s’effrite dangereusement parce qu’il se crée, pernicieusement, des pôles : les touchables et les intouchables. Il y a ceux qui, sur le terrain, respectent la voie hiérarchique et il y a les privilégiés qui peuvent appeler directement le chef de l’Etat et prendre des instructions. Le président de la République doit revenir à l’orthodoxie et arrêter ce genre de privilèges ;

<strong>- Les promotions :</strong> Au sein de la Grande muette, les promotions, depuis l’indépendance du Mali, n’arrivent pas à être organisées de manière neutre et transparente. Et pourtant, tant qu’on n’y arrivera pas, la cohésion sera une illusion dans les rangs. Quand des soldats, des officiers, ont le sentiment d’être bridés dans leur avancement pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur métier, il devient difficile voire impossible d’arriver à une armée soudée et pleinement opérationnelle.

<strong>AUX ORIGINES DE LA DERIVE </strong>

Pour être plus juste dans l’analyse, il faut remonter aux origines de cette déliquescence qui ne dit pas encore son nom. En recoupant les avis, on se rend compte que la fêlure actuelle tient ses origines du coup d’Etat du 19 novembre 1968. Un acteur de cette époque explique : « Avant 1968, nous avions une armée avec comme modèle, la France républicaine. Des soldats soumis à une autorité civile élue et le respect de la hiérarchie était sacré. En plus, tous les officiers avaient un passé de champ de bataille à travers le monde. Et nous voyons, soudain, de jeunes officiers, sans CV digne de ce nom, s’emparer brutalement du pouvoir suprême. Moussa Traoré, Tiécoro Bagayoko, Kissima Doucoura, Karim Dembelé n’étaient pas de la même école que les Soumaré, Drabo, Sékou Traoré ou Boukari Sangaré. Les militaires de 1968 que nous étions ont ouvert la voie à une nouvelle race : le militaire frimeur, pouvoiriste, cupide, impitoyable envers l’opposant mais évitant comme la peste son devoir patriotique d’aller au front. »

Nous avons aussi compris que la première vague de purges, allant de 1969 à 1973, annonçait un cataclysme plus grave. Il arrivera le 28 février 1978, avec l’affaire dite de la Bande des trois ou la « tentative » de coup d’Etat des Kissima Doukara et Tiécoro Bagayoko. Moussa Traoré a profité de l’occasion pour régler ses comptes avec les derniers remparts de l’ordre et de la discipline au sein de la Grande muette. L’UDPM est venue ajouter à l’affairisme ambiant, l’incompétence et le « coup de piston ». On entend alors, pour la première fois, parler de 100 000 à 200 000 francs Cfa à débourser pour porter l’uniforme, pour entrer au Prytanée militaire ou à l’EMIA, dans la police ou la douane. Les fils à papa venaient de faire leur entrée par la grande porte.

La troisième République, avec la démocratie, a planté le dernier clou dans le cercueil d’un système qui tangue dangereusement. Il plane un doute, sérieux, sur la capacité des chefs militaires à imposer une discipline et ramener l’ordre dans les casernes. Revenir aux fondamentaux de la vie militaire ne serait pas une œuvre aisée après tant de décennie de culture d’impunité et de laxisme.

Le défilé militaire du 22 septembre à provoqué une poussée d’adrénaline patriotique chez certains citoyens qui, malheureusement, ne savent pas aussi que des engins militaires tombés en panne jonchaient les bords de route, que les soldats se plaignaient de la vétusté du matériel, des camions qui refusaient de démarrer et de la couche annuelle de peinture qui servait à masquer l’état pitoyable de la logistique.

Dans son discours du 20 janvier, une importante frange des porteurs d’uniforme attend d’Amadou Toumani Touré un discours de rupture, un discours de chef suprême des armées qui annonce des changements radicaux, des bouleversements qui entraîneront l’entrée de nos forces dans le vingt-unième siècle et un retour à l’orthodoxie. On entre dans l’armée par amour du métier et par aptitude, les promotions se font par le mérite et les sanctions s’appliquent sans discrimination. Une armée dotée de moyens adaptée à ses besoins pour coopérer avec les pays voisins et annihiler les menaces mouvantes est impératif.

<strong>Ousmane Sow</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pas de tournures : Sur cet accord d’Alger paraphé le 1er mars 2015]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/pas-de-tournures-sur-cet-accord-dalger-paraphe-le-1er-mars-2015-899592.html</link>
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                    <description><![CDATA[Ces graves contradictions et dangereuses désinformations de l’Ex-PM Moussa Mara
Il y a presque un quart de siècle que la démocratie pluraliste a été déclenchée le 26 mars 1991 au Mali. 25 années de long apprentissage démocratique pendant lesquels des gens, par leur duplicité, ont abusé de la crédulité du peuple]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 07 Apr 2015 21:42:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_333402" align="alignleft" width="240"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Moussa-Mara-pm.jpg"><img class="size-full wp-image-333402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Moussa-Mara-pm.jpg" alt="Discours du premier ministre aux journées nationales du patrimoine culturel ce matin" width="240" height="160" /></a> Le Premier ministre SEM Moussa MARA[/caption]

Un des rôles des hommes et femmes de la presse est de rappeler les contradictions et fustiger les actions de ceux qui ont géré, gèrent ou prétendent gérer notre bien commun : Le Mali. C’est pour cette raison que la nouvelle rubrique : PAS DE TOURNURES est née.

Nous sommes dans un monde de la communication très évolutive où chacun doit faire attention à ses déclarations écrites, parlées et même à ses attitudes. Car, les nouveaux outils informatisés de communication et télécommunication sont vulgarisés. Les téléphones fixes, portables, les tablettes, les ordinateurs, les enregistreuses, les cameras photos et vidéos facilitent la captation et la conservation de nos écrits, sons et gestes. Ainsi, toutes les personnes et surtout personnalités astucieuses qui sont habituées à dire ou à faire des choses dans un lieu pour aller ensuite soutenir leurs contraires dans un autre lieu, sont désormais avisées.  Les promoteurs de votre journal Option, avec la collaboration des populations, viennent d’ouvrir cette nouvelle rubrique : PAS  DE TOURNURES, pour découvrir les profondes contradictions des gens rusés qui seront usés par leur duplicité.

Commençons cette rubrique PAS DE TOURNURES par les différents propos tenus par monsieur Moussa Mara en ses qualités de premier ministre et de président du parti Yèlèma sur les « Eléments pour un Accord pour la paix et la réconciliation au Mali » proposé par la Médiation en Algérie. Devenu « Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali » en février avant d’être paraphé en mars 2015 à Alger.

Parcourez attentivement ces extraits du discours lu au CICB de Bamako par Moussa Mara sur la crise du nord du Mali en novembre 2014 :

<em>« …Le présent exercice d’information et d’échanges s’inscrit dans le cadre du processus inclusif de dialogues inter-maliens qui a été retenu comme une priorité nationale par son excellence monsieur Ibrahima Boubacar Keita, Président de la république, Chef de l’Etat. </em>

<em>En effet, Mesdames, Messieurs</em>

<em>Nous devons, au mali, faire le constat que les problèmes du Nord sont une des manifestions brutales de ce que nous déplorons tous de kayes à Taoudéni, de Nioro du sahel à Tidarmene ou inekar, de Manankoro à Abeira, c’est à dire un Etat qui n’arrive pas à nous protéger, qui a du mal à être équitable entre nous, qui ne nous donne pas les mêmes chances quelque soit notre situation socio économique, de nous réaliser. </em>

<em>Un Etat qui peine à nous offrir les services de base dont nous avons besoin, qui encourage difficilement l’originalité et les initiatives, qui profite mal  de l’incroyable énergie que nous avons, nous les maliens à  trouver, par nous –même, les solutions à nos problèmes. Cet Etat qui a mal à sa gouvernance, quelque fois à son leadership, souvent à son administration et dans ses rapports avec les usagers, est à reformer. La décentralisation d’il y a 20 ans s’y s’est essayé avec quelques succès et pas mal d’insuffisance. La régionalisation d’aujourd’hui, participant du même principe, dans un cadre où il faut redonner des couleurs aux communes, à l’ambition de donner un nouveau souffle à l’Etat dans son fonctionnement au plus près de nous tous. Bien compris et correctement mis en œuvre, elle constitue l’une des réponses adéquates à la crise de gouvernance et d’efficacité de l’action publique.  C’est ce que le Gouvernement a expliqué à Alger, dans le cadre d’un processus qui vient de vous être expliqué pour permettre au Mali de recouvrer la paix dans la durée au bénéfice de tous ses fils et de toutes ses filles. </em>

<em>Les difficultés d’accès à l’eau comme à l’éducation ou à la santé, les problèmes d’enclavement, l’injustice ou l’impunité sont des maux dont souffre le malien de Gao comme son frère de Kadiolo, sa sœur de Kidal comme son cousin de Kita ou sa nièce à Bamako ? c’est le fondement essentiel de la démarche de notre équipe de dialogue à Alger. Donnons-nous la main pour bâtir ensemble un mali uni dans sa diversité, qui donne la chance à chacun de ses enfants de bien vivre sa différence. Ayons une armée colorée et diverse comme l’est la nation. Donnons la possibilité aux communautés de s’exprimer, d’avoir voix au chapitre à travers leurs représentants légitimes et légaux. Mais ne permettons pas que certains individus réclament des avantages indus, pistolet à la main ! Ne permettons pas que quelques dizaines de personnes fassent un braquage aux dépens de 15 millions d’âmes laborieuses !!!</em>

<em>Vous voyez, des efforts importants on été présentés à Alger mais soyez sûrs que jamais, pas plus aujourd’hui que demain, nous ne sommes prêts à toucher à ce qui fait le Mali, sa souveraineté d’Etat unitaire sur un espace occupé par des communautés variées mais complémentaires : l’armée nationale sera nationale, la police nationale sera nationale, la diplomatie sera nationale, la monnaie sera nationale, les frontières seront nationales dans les limites reconnues internationalement, l’Etat sera national, républicain, laïc et démocratique. Cela n’est pas négociable et on le comprend parfaitement. </em>

<em>Mesdames, Messieurs</em>

<em>A ce stade du processus de paix et de réconciliation, il nous faut rappeler quelques vérités indiscutables et les partager avec nos compatriotes dont certains sont malheureusement encore abusés par des thèses aussi fausses que tendancieuses. </em>

<em>L’AZAWAD en tant qu’entité regroupant les régions de Tombouctou, Gao et kidal  n’existe pas. Cela n’est pas vrai historiquement. Cela n’a aucun fondement  géographique et encore moins culturel. Cela est faux sur tous les plans. Alors pourquoi s’évertuer à donner un corps à une réalité qui n’existe pas ? en lieu et place de cette entité illusoire nous avons des territoires divers, hétérogènes, abritant des communautés diverses et hétérogènes qui ont des cultures, traditions, activités socio économiques diverses et hétérogènes mais complémentaires formant un ciment et source de coexistence pacifique multi sécuritaire. </em>

<em>Oui le Mali existe, coloré, divers, assumant cette diversité et proclamant notre volonté commune à d’avancer, blancs, noirs, musulmans, chrétiens, animistes et parfaitement illustrée par notre devise : Un seul peuple, vers un seul but animé d’une même foi. </em>

<em>Donnons-nous tous la main pour préserver ce qui fait notre force, notre unité dans la diversité. Préservons cette solidité qui nous permet d’amortir des chocs qui seraient irréparables ailleurs. Ouvrons-nous à tous ceux qui se sont égarés dans une quête illusoire car non opportune, non partagée et fondée sur des réalités intangibles. Disons leurs : « venez dans la République bâtir avec nous un nouvel élan pour la nation malienne ». </em>

<em>Un pont de sécurité, d’harmonie et de prospérité à mille lieux d’une constellation de territoires ouverts aux trafiquants au bénéfice d’aventuriers n’ayant d’autres desseins que leur enrichissement quitte à répandre la désolation et le malheur sur leur propre communauté !</em>

<em>Mesdames, Messieurs</em>

<em>Cet atelier qui s’ouvre vous offrira l’occasion à travers deux plénières et cinq groupes thématiques, dans votre diversité complémentaire, de faire des propositions détaillées sur tous les segments du processus de paix afin que le prochain accord que tout  le monde appelle de ses vœux soit le dernier face à cette crise qui n’a que trop duré... </em>

<em>Seul le règlement pacifique des questions de rébellion permettra de mobiliser la nation entière derrière nos forces armées et de sécurité avec le soutien de la communauté internationale pour mener une lutte longue et difficile contre le terrorisme et le trafic de drogue. Seul le règlement pacifique de la crise permettra  de distinguer une fois pour toute ceux qui veulent réellement le développement de leur région, de leur commune et le progrès de leurs communautés et ceux qui veulent simplement profiter de l’environnement d’insécurité pour continuer à s’adonner aux pratiques néfastes et rétrogrades qui les caractérisent.</em>

<em>Le Président de la République, par ma voix, souhaite plein succès à vos travaux au bénéfice d’un mali uni, en paix et prospère dans un sahel apaisé, solidaire. </em>

<em>Que dieu bénisse le Mali</em>

<em>Je vous remercie de votre aimable attention »</em>

<em>Votre journal Option avait mis à sa Une cette courageuse déclaration de Mara avec des commentaires d’appréciation.</em>

En ce mois de mars 2015, les membres du parti Yèlèma se sont rencontrés à Bougouni dans la région de Sikasso. Les discussions y ont été tenues en Bambara, nous les avons traduit, pour vous, en Français. Au sujet de ce fameux accord d’Alger paraphé en mars 2015, un cadre du parti Yèlèma, a posé ces pertinentes remarques et questions à Moussa Mara en ces termes :

<em>« Concernant l’accord qui a été paraphé par une des parties et rejeté par l’autre, cet accord suscite beaucoup de discussions. Nous n’avons pas tous la totalité de son contenu. Si on en parle beaucoup, cela veut dire qu’il n’y a jamais de fumée sans feu. Donc, je veux que notre parti, au niveau de son instance supérieure, analyse ce document. Tel est mon point de vue. Parce que l’histoire n’est qu’une répétition. Je n’ai pas vu la totalité de l’accord mais j’ai appris que certaines choses ont été reconnues à ceux qui se réclament de l’Azawad concernant leur existence. Que cette reconnaissance soit historique ou socioculturelle. Partout au monde, où des pays ont été divisés, ce sont ces genres de reconnaissances qui constituent les premières étapes d’une partition. Rappelons-nous le cas de la séparation entre les Etats Unis et l’Angleterre lors de leur guerre de sécession. D’autres pays ont subi la même chose en commençant par ces reconnaissances mutuelles suivies de discussions trop tendues. Car, l’autre partie dira : « Si tu reconnais mon existence, qu’est-ce qui m’empêche d’avoir mon autonomie, mon indépendance ? » Souvenons-nous de ce que IBK a dit, quand il était président de l’Assemblée Nationale, que le Mali a signé un accord qu’il ne devrait pas signer (NDLR : Accord d’Alger de juillet 2006 signé par le régime ATT). Cela a été sa force pendant la présidentielle. Car, les maliens se sont rappelés ces propos et ont cru qu’avec IBK à la présidence, il n’y aura pas de tels accords. Donc, je ne veux pas que mon parti fasse des actions proches du suivisme. Si notre parti doit suivre cet Accord, la position du gouvernement, on doit le faire avec toute la conviction nécessaire. Dans le cas échéant on doit voir, s’il y a des risques pour l’avenir, que le parti dégage sa position que l’histoire retiendra. Je veux savoir quelle analyse on en fera et quelle sera la position du parti par rapport à cet Accord ? »,</em> a conclu, ce cadre du parti Yèlèma, par cette interrogation adressée à Moussa Mara, le président de ce parti.

Très surpris et fâché par les propos d’un cadre du parti dont il est le fondateur, l’ancien premier ministre, Moussa Mara a répliqué sans retenue en ces termes :

«  <em>Ok, ce pays est foutu. Si non un cadre, sais-tu ce que veut dire un cadre ? C’est celui qui ne parle pas dans le vide. C’est celui-là un cadre. Cet Accord est partout au monde, sur internet et entre les mains des gens. Il faut d’abord lire l’Accord pour savoir ce qui est écrit sur l’Azawad, sur ceci et cela pour les expliquer. Cela vaut mieux que de raconter ce qui a été dit dans la nuit au grin (NDLR : lieu de causerie des gens de la même génération) ou par-ci et par-là. Tu viens t’arrêter ici pour raconter ces choses là. Non, ne fais pas ça. Voilà ce qui a été dit sur Azawad. Il a été écrit que Azawad est, dans ce pays, un nom dans lequel des personnes se reconnaissent. Cela n’est pas vrai ? ça c’est la vérité. C’est une vérité car, l’Azawad existe au Mali ici bien avant le commencement de la rébellion. Le nom Azawad est écrit dans toutes les anciennes cartes du Mali depuis la période de la colonisation. Donc, des gens se retrouvent dans l’Azawad. Il a été dit dans cet Accord que le Mali est un et indivisible, que l’intégrité du Mali est incontestable, que le Mali est laïc et a son caractère républicain, c'est-à-dire, une loi pour tous. Alors, qu’est qu’on cherche de plus. Les gens qui dissent qu’ils sont dans l’Azawad ne sont-ils pas des Maliens ? Ou bien sont-ils ou pas des maliens ? Si nous discutons avec eux, c’est parce que nous avons admis qu’ils sont, eux aussi, des maliens. Donc, ils sont dans le même pays que nous. Quand ils disent être de l’Azawad, il a été mentionné dans l’Accord de discuter avec eux pour donner un contenu à l’Azawad. Où se trouve le problème ? C’est cela qui se trouve dans l’Accord. Que les maliens fassent une conférence d’entente nationale pour expliquer de façon bien détaillée cette affaire d’Azawad. Tous ceux qui disent qu’ils ne veulent pas du tout entendre ce nom Azawad, que ceux-ci viennent donc à cette conférence. Si nous arrivons à nous entendre sur quelque chose pendant cette conférence, les gens de l’extérieur en seront informés. Ce serait terminé. Je crois qu’un Accord dans lequel on parle d’une telle chose ne doit pas être un problème. Mais dire non, je ne veux pas entendre ce nom Azawad alors que cet Azawad est un lieu qui existe dans ton pays. Il a été dit concernant Azawad que dans le nord de Tombouctou, près de Arawane, se trouve un petit lieu qu’on appelle Azawad, n’est-il pas un lieu ? Si nous nous entendons en majorité que seul ce lieu sera appelé Azawad et le dire aux gens de l’extérieur cette question d’Azawad ne serait-elle pas terminée ? Elle serait terminée. C’est-à-dire le problème du Mali est au niveau des gens instruits qui ont les yeux fermés comme ils n’ont rien vu dans toute leur vie. Lisons d’abord ce document. Nous sommes 90%, 95% à parler de ce document sans l’avoir lu. Ouvrez ce document et lisez-le pour voir des choses qui s’y trouvent. Ceux qui disent qu’il contient la division du pays, où cela est-il mentionné ? Sur les premières lignes du document il est écrit que tous les signataires de l’Accord s’entendent que le Mali ne sera pas divisé. J’ai dit quelque chose chez l’Imam ce matin, toute personne qui raisonne, même si elle n’est pas instruite, doit comprendre que ceux qui veulent diviser le Mali ont refusé de signer ce document. Si ce document contenait la division du Mali, ils l’auraient signé. Nous qui aimons le Mali, le gouvernement et les rebelles favorables au pays, nous avons tous signé le document. Cela doit nous permettre de savoir ce qui se trouve dans ce document. Ce pays est à un moment où nous devons tous ouvrir nos yeux et nos oreilles pour comprendre. N’acceptons pas de mélanger des paroles pour orienter autrement les esprits des gens alors qu’on n’a pas lu le document. Donc concernant cette affaire d’Azawad, il a été dit que certaines personnes se réclament de l’Azawad. Maintenant, les médiateurs disent qu’ils ne trancheront pas cette affaire d’Azawad entre les maliens. Mais, qu’ils disent que le Mali ne sera pas divisé. Ce sont les maliens qui donneront un contenu au nom Azawad. Je vois pas si on peut chercher autre chose plus que ça. Cet Azawad, on ne veut pas en entendre parler alors que ce nom existe sur notre carte. Pourtant ceux qui parlent d’Azawad sont aussi des maliens. Doit-on les chasser tous du Mali ? Il faut qu’on discute avec eux pour qu’ils comprennent certaines choses afin qu’on aboutisse à une entente. Nous savons que certains parmi eux sont des bandits mais les populations maliennes qui sont là-bas, nous devons bien leur expliquer la situation pour les sortir de la domination de ces gens. Si on ne fait pas ça comment ça va être résolu ? Je crois qu’on est arrivé à un moment où on doit tous chercher à comprendre ce qu’on veut faire pour le pays demain et après demain. Pour moi c’est le plus important. Mais, nous sommes maintenant dans le domaine du Parti. »</em>, a précisé, le président fondateur de la formation politique Yèlèma et ancien premier ministre du Mali qui a été limogé par IBK contrairement à son prédécesseur Oumar Tatam Ly qui a démissionné.

<strong>Lacine Diawara, journal Option.  </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Gouvernance du Mali démocratique : ATT vaut-il mieux qu’IBK ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-du-mali-democratique-att-vaut-il-mieux-quibk-899562.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 07 Apr 2015 21:29:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Alpha-ATT-IBK.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-178285" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Alpha-ATT-IBK.jpg" alt="IBK AN I ou…" width="604" height="395" /></a>Un proverbe Bambara dit : '' Les vivants vivent souvent des morts''

Certes, ATT est physiquement vivant mais politiquement, sans être dans les secrets de Dieu, reconnaissons-le, ATT est mort.

Comme Choguel Maiga a construit sa vie sur les ruines du général Moussa TRAORE, une bande de maliens essaient de construire ou de reconstruire  leur destin sur le dos  d'ATT.

L’honnêteté intellectuelle pousse à reconnaître que tous nos présidents de la république ont, à des degrés différents, commis de graves fautes.

<strong>Le régime du premier président Modibo KEITA</strong>

Reste à jamais associé aux assassinats de Fily Dabo SISSOKO et compagnie.

<strong>Le régime de Moussa TRAORE</strong>

Définitivement, il a été marqué par le cas des villas de la sécheresse, par l'affaire du vol de notre or : l'affaire Sabena, par la dépravation des mœurs, par

des assassinats d'opposants et de simples citoyens.

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Le régime d'Alpha Oumar KONARE.</strong>

Sous le règne de cet enseignant, fils d'enseignant ( Dougoukolo KONARE), époux d’enseignante ( Adam Ba KONARE) et frère d'enseignant ( Bakary KONARE),  l'école malienne est descendue aux enfers.

Ce  fut aussi la période où, dans le multipartisme, des ministres  sont devenus milliardaires.

L'entame de l'oligarchie : Ainsi, des familles se succédèrent au gouvernement. Younoussi TOURE et sa femme.

Ousmane SY, Aboubacar Sada SY, Mme SY Kadiatou SOW  etc.

Une qualité impressionnante et inégalée de Alpha Oumar Konaré fut sa grande capacité d’encaisser et d’endurer les plus sévères critiques sans agresser ni physiquement ni moralement qui que se soit.

&nbsp;

<strong>Le règne de Amadou Toumani Touré, ATT</strong>

&nbsp;

Très honnêtement, ATT a aimé le Mali. Mais, intellectuellement  n'ayant pas fait de bonnes études, il est resté très limité.

Il avait la confiance de la communauté internationale. Il a pu bénéficier d'appuis financiers et a fait des réalisations tangibles.

<strong><em>Cependant, il a été très léger et très inconséquent dans sa gestion du pouvoir.</em></strong>

<strong><em>Légèreté :</em></strong>

La gouvernance par l'amusement, rien n'est sérieux. Il versait souvent la sauce de l’amusement sur le riz du sérieux.

ATT n'a jamais voulu du RAVEC      . Il l'a fait à contre cœur. Au Burkina-Faso, en Cote d'Ivoire, au Sénégal, au Gabon, au Congo- Brazzaville  partout le recensement biométrique a fonctionné sauf au Mali. Pourquoi ? Parce qu’ATT voulut assurer sa suite sans transparence. Ne serait-ce que pour cela le régime ATT allait mal finir. Ses opposants allaient contester tout résultat électoral créant des troubles et suscitant sa fin de règne brutale selon de très bonnes sources.

En 2006 déjà 2 livres furent publiés.

<strong>1- ATT-cratie : la promotion d'un homme et de son clan</strong> dont les auteurs restent non identifiés clairement.

<strong>2- Un para à Koulouba, chroniques d'une nation à repenser,</strong> écrit par Feu Ousmane SOW, Ex Directeur de publication  de votre journal OPTION.

Ces  2 livres auraient dû pousser ATT à une remise en cause de son style de gestion du pays. Mais, rien à faire, au lieu de changer il a préféré embarquer une meute d’opportunistes à sa rescousse, comme si la communication politique se suffit à elle-même.

<strong><em>Inconséquence :</em></strong>

Dans la vie, il faut toujours se méfier du béni oui oui. Mais, ATT en raffole.

ATT avait un défaut de taille. Il n'aimait pas ses collaborateurs francs. Il s'en débarrassait à la moindre occasion.

Les intellectuels, plutôt si vous préférez les grands instruits de la région de Mopti, qui lui disaient de faire attention, étaient qualifiés de mauvais enfants de Soud Baba. Cela, dès qu'ils tournaient dos.

Par la suite, seuls les accommodants étaient restés.

Au moment où il a eu le courage de dire qu'il ne va pas humilier les pères de famille voleurs de deniers publics, c'est ce jour là qu'il a signé la fin de son règne. Quel soldat risquera t-il sa vie dans des conditions pareilles ? Situation où, il est demandé aux uns le sacrifice suprême pour la défense de la patrie et est accordée aux autres l'impunité après des milliards volés.

&nbsp;

<strong>Le régime de Ibrahim Boubacar Keita, IBK</strong>

<strong> </strong>Le drame du Mali dans tout cela est visible dans les choix d’IBK. Ce sont, les proches collaborateurs d’ ATT qui l'ont trompé, puis  l'ont renié que IBK s’est permis de choisir pour tenter de redresser le pays. Ces mêmes « amis » de tous les pouvoirs sont aujourd'hui les piliers du régime IBK. Mais jusqu'à quand ?

Mamadou Bakary SANGARE dit Blaise  invitait publiquement ATT à modifier la Constitution pour un énième mandat. Ce Blaise qui disait aussi après la chute d'ATT lors de la présidentielle que s'il est élu ; il allait condamner ATT. Quelle dignité ? Quel sens de l'honneur ?

Ce Blaise est porte parole, avec rang de ministre, d'IBK aujourd'hui  pour le meilleur certainement pas pour le pire.

Choguel Kokala Maiga, cet héritier politique du général Moussa Traoré, hier ministre ATT, aujourd'hui ministre IBK, demain probable ministre de Jean ou Paul.

Maître Moutaga TALL, ancien pilier du président ATT à l'Assemblée Nationale, est  aujourd'hui ministre godillot d'IBK. Lorsque le même IBK avait dénoncé des fraudes électorales suite à la réélection d’ATT à la présidentielle de 2007, c’est le même Mountaga Tall qui s’est chargé de prendre la défense d’ATT en ces termes devant les micros et cameras : « Même si on reprend ces élections 10 fois, IBK sera battu 10 fois…»

Où est la morale ? Merci, monsieur Maribatrou DIABY, que ton âme repose en paix.

&nbsp;

La meilleure façon de gérer un pays pauvre, c'est de gérer honnêtement.

Les leçons du passé n'ont pas été comprises. Oui, le prof Issa N'DIAYE a raison de dire dans une récente interview que : « Un nouveau coup d'état n'est pas à exclure », concernant le pouvoir d’IBK. Tout comme ATT, IBK déteste ceux qui le critiquent.

ATT a semé le vent, il a récolté la tempête.

IBK continue à semer la tempête, il récoltera l'ouragan. Ces tempêtes d’IBK dont, entre autres, la remise en selle des « anciens amis » d’ATT devenus ses « nouveaux amis » fossoyeurs de l’économie malienne, et surtout l’implication abusive de sa famille et belles-familles dans la gestion de l’Etat.

Qu’ATT revienne ou pas, cela n'a aucune importance. L'important est et demeure la bonne gouvernance.

L'important c'est de dégager de la fonction publique tous les mal recrutés s'il le faut par la loi.

L'important c'est de redonner aux maliens le goût du patriotisme. Cela passe indéniablement par la récompense du mérite, non par l'impunité et le clientélisme.

Il est évident que si c’est ATT qui avait été élu dans une telle période de crise, il ferait mieux qu’IBK.

ATT, au moins, avait publiquement et à temps bien déclaré ses biens.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[ADEMA à Faladiè Sokoro, bon score:  6 sortants contre 275 entrants]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/adema-a-faladie-sokoro-bon-score-6-sortants-contre-275-entrants-873372.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le samedi 14 mars 2015 restera longtemps gravé dans la mémoire collective des responsables, militants et sympathisants du Comité de Faladiè Sokoro de la Sous-section ADEMA /PASJ de Faladiè.]]></description>

                    
                    <pubDate>Sun, 22 Mar 2015 00:15:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_873392" align="alignleft" width="309"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/adema-Faladie.jpg"><img class="size-full wp-image-873392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/adema-Faladie.jpg" alt="De ghe à dte : Alamako Camara et Mohamed Diallo" width="309" height="212" /></a> De ghe à dte : Alamako Camara et Mohamed Diallo[/caption]

Car, cette date a marqué leur importante cérémonie d’adhésion de plusieurs nouveaux militants et de présentation du nouveau Comité de Faladiè Sokoro. Cette rencontre politique à laquelle étaient invités des représentants de la presse s’est déroulée sur le terrain de football dénommé Bassétou Bah de Faladiè Sokoro.

Elle était présidée par monsieur Mohamed Diallo qui est à la fois secrétaire général du Comité Faladiè Séma II et de la sous-section Adema de Faladiè. Monsieur Diallo était assis entre Alamako Camara à sa droite et sa gauche Moustapha Fomba, Maire délégué de ADEMA Faladiè.

<strong>Moustapha Fomba Maire Adema Faladiè </strong>

Après l’explication du programme de la cérémonie par Idrissa Traoré, c’est monsieur Mohamed Diallo qui a ouvert le bal des discours par le remerciement des participants et la présentation des différents responsables de la section et de la sous-section de Faladiè qui, selon lui, est l’une des 10 sous-sections que comporte la section de la commune 6 de Bamako. A noter que les 9 autres sous-sections sont : « Sogoniko, Djandjiguila, Sokorodji, Yirimadjo, Moussabougou, Senou, Nyamakoro, Magnambougou et Banankabougou », a-t-il cité. Dans le but de spécifier les structures, monsieur Diallo continua : «  La Sous-Section de Faladié comprend six comités : Le comité faladié Solola ; Le comité faladié Sokoro ; Le comité faladié Sokoura ; Le comité faladié Carrefour ; Le comité faladié Sema I ; Le comité faladié Sema II. Chaque comité est composé de 31 membres dont le secrétaire général du mouvement des jeunes et de la présidente du mouvement des femmes…Le bureau de la Sous-Section comprend des représentants de chaque comité, il chapote la Sous-Section et se charge des questions supra comité. A ce niveau également on retrouve le bureau du mouvement des femmes et celui du mouvement des jeunes. A l’occasion des renouvellements  généraux l’ensemble des structures du parti dans la Sous-Section ont été renouvelées en 2014. Il faut mentionner que dans tous le Mali, la Commune VI a été la première section Adema à effectuer ce renouvellement », précisa monsieur Diallo.

Le président de la cérémonie n’a pas hésité d’aborder l’épineux cas de démission de certains membres du bureau du comité de faladié Sokoro en ces termes :

« Courant janvier 2015 dans le sillage du départ d’Ibrahima NDIAYE de l’ADEMA, une campagne de débauchage est menée dans la commune auprès de ses amis et alliances pour le suivre.

La Sous-Section a reçu un courrier du secrétaire général du comité sokoro faisant part de la démission collective du bureau de faladié Sokoro de l’ADEMA. A la suite était tenue une liste avec des noms et des signatures d’une vingtaine de personne.

Notre attention a été attirée par un certain nombre de chose sur la liste :
<ul>
	<li>l’entête a été introduite après l’établissement de la liste</li>
	<li>Des noms étaient signés en P/O</li>
	<li>Des noms n’étaient pas signés</li>
	<li>Certains noms des membres du bureau ne figuraient pas sur la liste.</li>
</ul>
Fort de ces éléments nous avons mené des investigations pour soutenir nos soupçons.

La première personne contactée, signataire nous informa qu’effectivement lui et certaines personnes ont été invitées à une réunion chez le secrétaire général du comité et qu’ils ont signé une liste de présence. A la dite réunion il a été question de dissoudre le bureau du comité cependant aucune décision n’a été prise à ce jour.

La deuxième personne contactée, devant le nom de qui était signé P/O nous a littéralement informé être surprise de l’existence d’une telle liste qu’il ne s’était même pas rendu à la réunion.

Donc la liste qui nous est parvenue n’est qu’une tromperie et usage de faux et usurpation de titre.

En poursuivant nos investigations il est apparu finalement que la démission ne concernait heureusement que 6 personnes : Mamadou FOFANA, Mme TAMBOURA, Mohamed DIAKITE, Fousseiny KEÏTA, Mamadou DIARRA, Yaya TAMBOURA.

Il faut retenir que Yaya TAMBOURA  s’est rétracté lors d’une réunion de jeunes militants ADEMA à l’Hotel Faso », a dénoncé, Mohamed Diallo, avec précision et détermination à rétablir la vérité.

Pour terminer son intervention, monsieur Diallo a déploré la totale déformation et amplification de la réalité et surtout l’achat de conscience que certains anciens membres de l’Adema ont fait contre leur parti : « Lorsque la manigance a été ébruitée il y a eu un sursaut de  flamme militant de la part des membres fidèles qui ont tout de suite sollicité la Sous-section pour le remembrement de leur comité.

Aussi des groupes de femmes qui animaient le mouvement de femme avec Mme TAMBOURA ont tenu à manifester leur fidélité au parti en dénonçant leur lien avec cette dernière. La cérémonie de départ organisée était un simulacre pour tromper les auditeurs. Les départs ont été artificiellement amplifiés pour lui donner une autre dimension.

A l’instar de la réunion chez le Secrétaire général citée plus haut, là aussi des invités ne savaient pas l’ordre du jour du rassemblement et selon nos sources d’autres ont été motivés par des billets de banque.

Les journalistes présents à la cérémonie ont été dupés en leur montrant que c’est toutes les structures de faladié avec 60 comités qui ont démissionné du parti. Après dissipation de cet écran de fumé nous constatons que les structures de sont tous sur place comme en témoigne la présence des responsables des 6 comités y compris le nouveau Secrétaire du Comité de faladié Sokoro », a conclu monsieur Mohamed Diallo sous les applaudissements des militants.

Le Maitre de cérémonie, Idrissa Traoré, n’a pas tardé à donner la parole au deuxième intervenant, monsieur Alamako Camara qui est le nouveau Secrétaire du Comité de faladié Sokoro. Celui-ci expliqua, avec des chiffres à l’appui, les exploits réalisés par les responsables et les militants de son Comité : « …nous avons enregistré dans notre parti au niveau du Comité de Faladiè Sokoro au moins 275 nouvelles adhésions… il s’agit de 120 femmes grâce aux efforts de la présidente du mouvement des femmes, Madame Samaké Mariam Doumbia ici présente. Le deuxième groupe d’adhérents sous la responsabilité de Aminata Diallo est au nombre de 115 personnes. Quant au groupe de jeunes dirigé par Oumar Diakité, il a fait adhérer 40 personnes. Cela totalise 275 nouvelles adhésions à notre parti Adema dont la devise est : Travail, Solidarité et Justice. Donc quand les anciens 6 membres nous ont quitté, nous avons pu faire adhérer au total 275 nouveaux militants et militantes. », a détaillé monsieur Alamako Camara dont les propos étaient sous-tendus par des ovations.

Option remercie monsieur Makan Tounkara dit Vieux qui est le secrétaire chargé des questions électorales de la Sous-section de Faladiè, ADEMA / PASJ.

<strong>Lacine Diawara, journal Option </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Petit cours de politique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/petit-cours-de-politique-873352.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/petit-cours-de-politique-873352.html</guid>

                    <description><![CDATA[Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait. 

COMMUNISME : 
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait. 
]]></description>

                    
                    <pubDate>Sun, 22 Mar 2015 00:10:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[FASCISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

NAZISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE :
Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALITE :
Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE :
Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :
Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR :
Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE :
Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME :
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG :
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez 3 à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès
de votre banque. Puis vous faites un " échange de lettres contre participation", assorti d'une offre publique, et vous récupérez 4 vaches dans l'opération tout en bénéficiant d'un abattement fiscal pour l'entretien de 5 vaches. Les droits sur le lait de 6 vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d'une société des îles Caïman, détenues clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de 7 vaches. Au rapport de ladite société figurent 8 ruminants, avec option d'achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE :
Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

BUREAUCRATIE :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité
de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la
vache manquante.

ECOLOGIE :
Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FEMINISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous échangez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURREALISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d'harmonica.

CAPITALISME EUROPEEN :
On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour
surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 3ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous
la donnez à manger à vos moutons.

CAPITALISME A LA FRANCAISE :
Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec
nos amies les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (Remboursement de l'Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève.
Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la manche pour
s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile: le IDLQV (l'Impôt Du Lactoduc Qu'est Vide) etc, etc......

REGIME CORSE
Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 20 vaches et vous touchez les subventions européennes.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bulles : Des coups de feu au marché de Madina-coura]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/bulles-des-coups-de-feu-au-marche-de-madina-coura-873332.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/faits-divers/bulles-des-coups-de-feu-au-marche-de-madina-coura-873332.html</guid>

                    <description><![CDATA[Mardi 17 mars dans les environs de 19h30 une bonne partie de la population marchande était encore en activité dans le Marché de Madina coura à Bamako. Ajoutar à ce monde des affaires des citoyens qui habitent dans ce quartier populaire ou le traverse pour rentrer chez eux. Ces mouvements plongent la route qui longe l’entrée principale du stade Omnisport Modibo Keita dans un embouteillage constant]]></description>

                    
                    <pubDate>Sun, 22 Mar 2015 00:07:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Entre la grande porte de ce stade et la station d’essence Total, sur le même alignement, les piétons, motocyclistes et automobilistes qui étaient sur ce lieu, nous avons tous été paniqués par des détonations de fusils. Des coups de feu sporadiques qui ont tonné une dizaine de fois.

Est-ce qu’il s’agissait de tires de sommation ou d’affrontement ? Difficile de le dire. Selon les personnes qui étaient plus proches des détonations se seraient des policiers et des syndicalistes qui se faisaient des menaces par des tires en l’air.

Peu importe, de toute façon, nous avons tous passé une quinzaine de minute de peur totale.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L'Héritage politique du général Moussa TRAORE]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/lheritage-politique-du-general-moussa-traore-873302.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le règne de Moussa Traoré fut trop long presque 23 ans, une éternité ! Ce régime militaire a, en réalité, été le véritable briseur du socle moral,  social et sociétal de l'homme malien.
L'enseignement, le pilier dans toutes les nations au monde, fut moqué, dégradé, au prétexte que le premier président de la république, Modibo KEITA, renversé en novembre 1968, était un enseignant.
]]></description>

                    
                    <pubDate>Sun, 22 Mar 2015 00:02:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_62590" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/moussa-Traoré.jpg"><img class="size-full wp-image-62590" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/moussa-Traoré.jpg" alt="Gl Moussa Traoré" width="250" height="408" /></a> Gl Moussa Traoré[/caption]

Peu à peu, le bien public fut confondu au bien privé. On pouvait tout se permettre pourvu que l'on ait été du côté des dictateurs en kakis. Le vol des deniers publics institutionnalisé.

Les 23 ans de Moussa Traoré furent marqués par des assassinats différemment perpétrés :

Le président Modibo Keita sournoisement liquidé, le responsable de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali (UNEEM), Abdoul Karim Camara dit Cabral violemment éliminé et plusieurs d’autres victimes. De nombreuses arrestations et détentions arbitraires dont celle d’Attaher MAIGA, père d'Aminata MAIGA, épouse d'Ibrahim Boubacar Keita, l’actuel président du Mali. Ce même IBK a qualifié de grand républicain ce général Moussa Traoré, sous le régime de qui des centaines de maliens ont été emprisonnés et tués sans procès.

&nbsp;

Curieuse conception de la République pour notre président prof de latin grec. N’oubliez pas, cher IBK, que Aristote a existé, Platon aussi. Comme vous dites avoir étudié grecque, révisez vos cours, s'il vous plaît, pour les sens des mots république et républicain.

Moussa Traoré avait promis l'enfer aux maliens. Le jour où ses deux mains furent coincées entre les menottes, il se disait être dans les mains de DIEU. Il avait compris que l'enfer n'appartient pas à lui. Mieux vaut tard que jamais.

&nbsp;

Par la suite, le gouvernement transitoire de mars 1991 à avril 1992, dirigé par ATT, a engagé le Mali sur la voie du multipartisme intégral. Ainsi, des partis politiques se sont réclamés de l’ex-président Moussa Traoré :

&nbsp;

<strong>Le parti UDD (Union pour la Démocratie et le Développement)</strong>

[caption id="attachment_143039" align="alignright" width="340"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Moussa-balla-x.jpg"><img class="size-full wp-image-143039" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Moussa-balla-x.jpg" alt="Moussa Balla Coulibaly" width="340" height="278" /></a> Moussa Balla Coulibaly[/caption]

<strong>  Moussa Balla COULIBALY</strong> qui avait compris, avant les autres, qu'un parti politique est un fonds de commerce au Mali lança son UDD.

Il avait entretenu la rumeur selon laquelle, il était très proche de Moussa Traoré. Son parti lui avait permis d'envoyer de temps à autres quelques ministres au gouvernement, de rester, lui-même, à la tête du patronat malien et de devenir à la fin président du conseil économique, social et culturel.

Son UDD servit après d’ascenseur pour son fils Tieman hubert coulibaly qui a remplacé le père à la tête du parti.

A dire vrai, concernant le père fondateur de l’UDD, Moussa Balla COULIBALY, ses liens supposés ou réels  avec Moussa TRAORE étaient juste une façon d'exister et de compter.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Le parti MPR (Mouvement Patriotique pour le Renouveau)</strong>

&nbsp;

[caption id="attachment_160148" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg"><img class="size-full wp-image-160148" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg" alt="Choguel Kokalla Maïga, DG AMRPT" width="344" height="257" /></a> Choguel Kokalla Maïga,[/caption]

Ce mouvement ne semble avoir ni un élan patriotique ni un bon sens de l’innovation. Par contre, il se plait dans la pratique de la supercherie et de la duperie politique.

Le fondateur du MPR, Choguel K. Maiga, est un autre chef de parti qui sait, lui aussi, comment bien profiter d’une situation. Il est un homme à intelligence sélective. Exister quelque soit le prix.

Choguel a su occuper un créneau vide. Car Moussa Balla COULIBALY  n'avait  jamais revendiqué publiquement sa sympathie envers le général Moussa Traoré déchu. Quatre ans après la chute de ce dernier, quand la tension était complètement  retombée, le très ''courageux'' choguel entreprit de faire renaître l'UDPM, le parti de GMT.

Ne parvenant pas à ressusciter ce parti unique mourant, il créa son MPR (Mouvement Patriotique pour le Renouveau). Moussa TRAORE qui avait peur certainement de mourir en prison lui donna aussitôt son onction.

&nbsp;

Les pires dictateurs sont d’une faiblesse inouïe dès qu’ils sont dégagés du pouvoir.

Moussa TRAORE n’a servi que d’échelle à choguel.

&nbsp;

<em><strong>Le parti CARE (Convergence</strong></em><strong> Africaine pour le Renouveau)</strong>

[caption id="attachment_873312" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Boucadry-Care.jpg"><img class="size-full wp-image-873312" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Boucadry-Care.jpg" alt="Cheick B TRAORE" width="300" height="222" /></a> Cheick B TRAORE[/caption]

Le fils de Moussa Traoré, Cheick Boucadary créa son parti. Il souhaite semble-t-il lui aussi être un président pour le Mali. Manssa  ALLAH !!!. Pauvre Mali.

Il aime jouer à la victimisation car il n'est pas l'enfant de Mariam, l'impératrice ou la chinoise malienne si vous préférez. Il croyait bêtement que les maliens lui feraient confiance.

C'est vrai qu'il n'a pas choisi d'être fils de Moussa. Mais le très riche Cheick Boucadary TRAORE doit comprendre qu'il a très peu de chance d’être président du Mali. Qu'il renie Moussa ou pas cela ne change rien. Que le reniement soit sincère ou pas n’y change absolument rien.

Nous sommes un peuple de pardon mais pas si naïf.

&nbsp;

Le parti <strong>RPDM (Rassemblement Pour le Développement du Mali)</strong>

&nbsp;

[caption id="attachment_73749" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Cheick_Modibo11.jpg"><img class="size-full wp-image-73749" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Cheick_Modibo11.jpg" alt="Cheick Modibo Diarra, " width="350" height="140" /></a> Cheick Modibo Diarra,[/caption]

Le fondateur de ce parti est Cheick Modibo DIARRA.

Ce scientifique n'a rien à voir avec la politique. Il serait en politique pour 2 raisons :

1-Sa haine vis-à-vis de l'US-RDA, suite à l'affaire de Sakoiba.

2-La pression de sa belle-mère, Mariam, ex première dame du Mali, juste pour contrebalancer Cheich Boucadary qui est l'enfant de son mari, Moussa Traoré, demi-frère de sa propre fille Assan, présentement épouse de Cheick Modibo DIARRA.

Il existe des gens dont même la mort ne saurait corriger la haine.

Vous l'aurez remarqué les responsables de l'UDD et du MPR se seraient spécialisés à toujours bien tirer la couverture de leurs côtés. Les 2 responsables de ces formations politiques sont ministres actuellement du président IBK. Ils se fichent de Moussa, d'IBK et du Mali. Ce qui les intéresserait, c'est le pouvoir, l'argent, la jouissance point barre.

Cheik Boucadary et Cheick Modibo seraient dans la revanche, la vengeance. Il leur serait très difficile d’avoir le pouvoir suprême au Mali. Car, les maliens haïssent les haineux, les revanchards.

IBK de grâce cesser de vous moquer de nos martyrs en renforçant l’héritage politique de l’ancien général président Moussa Traoré. La colère du peuple est un tsunami.

&nbsp;

Moussa TRAORE et ses compagnons, militaires comme civils, ont réussi  à briser les valeurs d’intégrité morale de l'Homme malien qui a continué à se détériorer et à délabrer la république depuis novembre 1968 jusqu’à maintenant. Voilà tout leur héritage.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tranchante position des organisations de la société civile sur l’accord de paix paraphe à Alger en mars 2015]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/tranchante-position-des-organisations-de-la-societe-civile-sur-laccord-de-paix-paraphe-a-alger-en-mars-2015-860682.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/tranchante-position-des-organisations-de-la-societe-civile-sur-laccord-de-paix-paraphe-a-alger-en-mars-2015-860682.html</guid>

                    <description><![CDATA[Au sujet du Projet d’Accord de paix paraphé à Alger au début de ce mois de mars 2015, le Fosc, Forum des Organisations de la Société Civile et plusieurs collectifs et associations de la société civile malienne se sont rencontrés à la Fecong, Fédération des collectifs d’ONG du Mali, pour attentivement analyser ledit document.]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 16 Mar 2015 03:23:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ces Organisations de la Société civile du Mali dont le FOSC, la COMMODE, le Complexe un fa plus, Cri de cœur, Communauté des Bellah Touma, le BIPREM Fasoko et autres, après analyse de ce Projet d’Accord de paix paraphé par le Gouvernement du Mali et la Plateforme, font ces constats suivants :
<ol>
	<li><strong>Sur le plan général :</strong></li>
</ol>
<ul>
	<li>Constatons que le processus des pourparlers de paix contrairement à tous les engagements des parties n’a pas été inclusif,</li>
	<li>Constatons que le document paraphé ne prend pas en compte les observations et les propositions faites par la Société Civile tout le long du processus de dialogue ;</li>
	<li>Constatons que cet accord présente des risques d’effritement de la cohésion nationale et du « vivre ensemble » ;</li>
	<li>Constatons le traitement particulier réservé aux régions du Nord du pays ;</li>
	<li>Constatons une lecture partiale des problèmes de développement du pays et la focalisation de toutes les propositions de l’accord sur le particularisme des régions du Nord ;</li>
	<li>Constatons que les dispositions politico-institutionnelles prises dans l’accord paraphé violent la constitution du Mali ;</li>
	<li>Constatons que l’accord paraphé conserve en son sein les germes d’une future dislocation du pays à travers le dépérissement programmé de l’Etat ;</li>
	<li>Constatons, au regard des coûts estimatifs et du volume des engagements dévolus à l’Etat dans l’accord, le risque d’incapacité de mise en œuvre et donc de non-respect des engagements pouvant servir d’arguments pour une nouvelle escalade des tensions ;</li>
</ul>
&nbsp;
<ol>
	<li><strong>Sur le Contenu et les dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali :</strong>
<ul>
	<li><strong>Sur le Préambule :</strong></li>
</ul>
</li>
</ol>
<ul>
	<li>Constatons avec beaucoup de regrets le maintien du terme « Azawad » qui nous semble tendancieux, politiquement chargé et ne correspondant à aucune réalité ni sociologique, ni géographique, ni culturelle au Mali,</li>
	<li>Constatons une volonté de stigmatisation et ou de particularisation des régions du Nord du pays ;</li>
	<li>Rappelons que les besoins de développement concernent l’ensemble des régions du Mali même si leurs incidences sont différentes d’une région à une autre du territoire et d’un terroir à un autre au sein de la même région ;</li>
	<li>Rappelons que l’attachement aux instruments pertinents de gouvernance, de promotion des droits humains, de transparence dans la gestion des affaires publiques, doit non seulement prendre en compte les instruments africains et internationaux mais aussi la constitution du 25 février 1992 et les leçons pertinentes de l’histoire millénaire du Mali.</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li><strong>Sur les principes, engagements et fondements pour un règlement durable du conflit :</strong></li>
</ul>
<ul>
	<li>Saluons l’engagement des parties pour le « respect » de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la souveraineté de l’Etat ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc,</li>
	<li>Déplorons le viol de la souveraineté de l’Etat par l’imposition d’une révision constitutionnelle et d’une adaptation forcée des textes du pays par l’accord ;</li>
	<li>Déplorons la volonté de l’accord de créer un Etat à plusieurs vitesses avec l’application différenciée de ses dispositions proposées ;</li>
	<li>Rejetons toute volonté de perpétuation de principes féodaux et raciaux de gouvernance sous le prétexte de la prise en compte des spécificités locales ;</li>
	<li>Rejetons toutes propositions tendant à imposer une révision constitutionnelle à la seule fin de satisfaire des mouvements armés et exigeons le recours obligatoire au référendum pour toutes modifications de la loi fondamentale du Mali ;</li>
	<li>Rejetons toutes propositions de redéploiement progressif ou de reconstitution de l’armée malienne à travers une intégration des déserteurs ;</li>
	<li>Rejetons le principe de création d’une zone de développement des Régions du Nord du Mali et du mode d’organisation proposée dans ce cadre ;</li>
	<li>Rejetons toutes formes de regroupement de régions autres que la coopération décentralisée ou intercommunalité ;</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li><strong>Sur les questions politiques et institutionnelles :</strong></li>
</ul>
<ul>
	<li>Rejetons fermement toute proposition tendant à créer une nouvelle architecture institutionnelle visant à promouvoir un traitement particulier pour les populations du Nord,</li>
	<li>Rejetons toutes propositions tendant à accorder des avantages de représentation dans les Institutions nationales et/ou de recrutement dans la fonction publique (qu’elle soit de l’Etat ou des Collectivités territoriales) aux ressortissants des régions du nord du Mali.</li>
	<li>Rejetons toutes propositions tendant à mettre en place un mécanisme de transfert de recettes budgétaires de l’Etat aux collectivités territoriales avec une attention particulière pour les régions du nord au détriment des autres régions du pays ;</li>
	<li>Mettons en garde contre la volonté et la stratégie déjà expérimentées d’accorder des primes à la rébellion et aux mouvements armés à travers des privilèges à des individus ou groupes d’individus ;</li>
	<li>Engageons la responsabilité des Autorités nationales dans la probable fragilisation du pays et son éventuelle dislocation qui pourront être induits par de telles dispositions institutionnelles ;</li>
	<li>Rappelons à toutes les parties l’importance de garder le principe constitutionnel « d’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs » ;</li>
	<li>Constatons l’anti constitutionnalité des dispositions institutionnelles proposées et leur caractère discriminatoire,</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li><strong>Sur les questions de défense et de sécurité:</strong></li>
</ul>
<ul>
	<li>Rappelons que le recrutement dans les forces de défense et de sécurité relève d’un engagement personnel et de critères indifféremment appliqués à tous les citoyens du Mali,</li>
	<li>Rejetons fermement toutes propositions tendant à fragiliser l’Armée malienne et à la rendre vulnérable de l’intérieur à travers le concept avancé de « forces de défense reconstituées » ;</li>
	<li>Rejetons toute réintégration des officiers déserteurs dans l’armée malienne ;</li>
	<li>Exigeons le renforcement et la reconnaissance du rôle régalien des Forces armées Maliennes dans la sécurisation des populations sur toute l’étendue du territoire national ;</li>
	<li>Rejetons la proposition d’étaler le redéploiement des FAMAS sur la durée d’une année et exigeons de ce fait qu’il soit organisé immédiatement après la signature d’un accord définitif de paix ;</li>
	<li>Engageons les parties à procéder au désarmement et au cantonnement de tous les combattants immédiatement après la signature d’un accord définitif ;</li>
	<li>Exigeons la publication de l’identité de l’ensemble des personnes devant bénéficier de ce statut d’ex-combattants ;</li>
	<li>Demandons l’élargissement de la commission nationale DDR aux organisations de la société civile et aux groupes d’auto-défense ;</li>
	<li>Soutenons le processus de réforme des forces de défense et de sécurité du Mali et son orientation vers une approche basée sur la sécurité humaine ;</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li><strong>Sur le développement socioéconomique et culturel :</strong></li>
</ul>
<ul>
	<li>Reconnaissons les contraintes écologiques et de développement rencontrés au niveau des régions du Nord du Mali,</li>
	<li>Saluons l’initiative de conduire une mission d’évaluation technique conjointe sous le leadership du Gouvernement avec une forte implication de spécialistes de la société civile ;</li>
	<li>Rappelons la nécessité d’une approche plutôt globale pour un développement équilibré du territoire national ;</li>
	<li>Rappelons qu’aucune région du Mali n’est plus développée qu’une autre et que l’apport des ressortissants est un facteur important d’amélioration des conditions de vie ;</li>
	<li>Invitons les parties et la médiation à tirer les leçons des expériences de développement mises en place dans le cadre des accords antérieurs ;</li>
	<li>Rappelons les engagements déjà pris par le pays pour le développement accéléré des régions Nord du Mali (PDA-RN);</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li><strong>Sur la réconciliation, la justice et les questions humanitaires :</strong></li>
</ul>
<ul>
	<li>Soutenons les propositions et les dispositions tendant à favoriser la réconciliation nationale, l’accès à la justice et l’assistance humanitaire aux populations affectées,</li>
	<li>Encourageons la création d’une justice transitionnelle ;</li>
	<li>Saluons le rappel du caractère imprescriptible des crimes commis pendant la crise ;</li>
	<li>Saluons l’engagement des parties à appliquer la justice (civile et pénale) de façon à éviter la récidive ;</li>
	<li>Rejetons tous recours aux cadis dans l’administration de la justice qu’elle soit pénale ou civile ;</li>
	<li>Rejetons fermement toutes dispositions tendant à accorder des avantages et privilèges (prise en charge et prise en compte dans les règles de protocole et de préséance) aux autorités traditionnelles des régions Nord au détriment de ceux du Sud ;</li>
</ul>
<strong>Les Organisations de la société civile du Mali, au regard de ce qui précède : </strong>
<ul>
	<li><strong>Constatent que : </strong>
<ul>
	<li><strong>L’accord paraphé n’offre aucune garantie de non répétition de la crise</strong></li>
	<li><strong>le document d’accord tel que paraphé n’est ni conforme à la constitution du Mali, ni juste et équitable</strong></li>
	<li><strong>le document ne contribue pas à l’émergence d’un climat de paix définitive, ni de réconciliation ;</strong></li>
	<li><strong>l’accord proposé et paraphé reproduit les mêmes réponses que les précédents accords sans en tirer les leçons idoines ; </strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<strong> </strong>
<ul>
	<li><strong>décident de : </strong></li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li>prendre acte du paraphe de l’accord par les Autorités nationales malgré les mises en garde des organisations de la société civile et des populations maliennes ;</li>
	<li>engager la responsabilité pleine et entière des Autorités maliennes devant l’histoire ;</li>
	<li>en appeler aux organisations de la société civile du Mali, de l’Afrique et du Monde, de s’engager fermement aux côtés du Mali afin d’avoir un accord juste, équitable et mettant en avant l’intérêt supérieur du peuple malien.</li>
</ul>
<strong>Mobilisés nous sommes et vigilants nous restons, pour un Mali de paix et de sécurité véritable.</strong>

<strong>Fait à Bamako, le lundi 09 mars 2015</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Attentat à  Bamako : Le choc]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/attentat-a-bamako-le-choc-860702.html</link>
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                    <description><![CDATA[Bamako, notre capitale vient d’être victime d'un attentat lâche et meurtrier. Encore une fois ceux, cagoulés, qui s'attaquent à des gens désarmés viennent de semer la mort. Le bilan est très lourd 5 morts et 8 blessés.]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 16 Mar 2015 03:08:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/fusillade-Terrasse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-850222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/fusillade-Terrasse.jpg" alt="fusillade-Terrasse" width="620" height="412" /></a>16Les obscurantistes, incultes,  illuminés,  barbares d' AL Mourabitoune, une dissidence d'Al Qaida au Maghreb islamique de l'Algérien Mokhtar  Belmokhar ont revendiqué l'attentat. Ce groupe est lié à l'ex Ançardine d' Iyad  Ag GHALY. Ancçardine qui s'est mue en HCUA (Haut Conseil Unifié de l'Azawad) aujourd'hui partie prenante du processus d'Alger. Du moins en apparence.

Des suspects ont été arrêtés mais relâchés. Espérons que très bientôt nos forces de sécurité mettront la main sur les auteurs et complices de ce lâche attentat. Boissy d'ANGLAS a dit '' Il n y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté''

Les Américains ont leur Guantanamo. Nous ne souhaitons point les tortures et autres traitements inhumains, dégradants mais un ennemi est un ennemi. A ce titre, il doit être combattu comme tel.

A travers le monde, les condamnations ont été unanimes et sans équivoques. La terre entière en a marre de ses individus qui n'ont rien d'humains.

Ils ne jurent que par la haine, l’intolérance.  Ils veulent imposer leur vision de la pensée unique à la terre entière. Ils ne parviendront jamais à rendre homogène un monde par essence hétérogène.

Les objectifs de ces incultes sans foi ni loi sont au nombre de 3

1- Assassiner pour assassiner, faire de l'islam, cette religion de paix une entité violente. Ils disent venger le prophète Mohamet ( PSL) et leur maudit Ahmed TILEMSI alors que leurs actions jettent le discrédit sur l'islam. Ils sont plus néfastes à l'islam que l'allumette dans un sillon de coton.

Leurs actes sont plus nuisibles à notre religion que les caricatures qu'ils disent combattre. Partout dans le monde, ils sont entrain de souiller l'islam. Faire fuir des gens raisonnables  de cette religion, l'islam.

2- Ils souhaitent saboter notre économie.

En s'attaquant à un lieu culturel et cosmopolite, ces cranes vides veulent faire fuir tout ce que notre nation compte d’étrangers, d'occidentaux, partant  détruire notre économie.

Notre République dans ces moments critiques doit rester unie comme un seul homme, une grande marche doit être organisée pour dire à ces gens alliés objectifs du MNLA non. Le Mali, notre  pays est une terre hospitalière dont la diversité fait sa richesse.

3- Ils désirent  nous pousser au repli identitaire

Non les narco-djihadistes, votre religion n'est pas notre islam. Vous n'importerez pas votre haine de l'humain chez nous, dans notre Maliba.

Au Mali, nous avons la chance que tout le monde connaît tout le monde. Il appartient aux pouvoirs publics d'organiser les populations pour fluidifier davantage le renseignement.

Que dans chaque quartier, il ait lieux des référents. Ne versons pas dans la paranoïa ou l'amalgame mais mettons le renseignement au cœur de nos actions.

Infiltrons les et détruisons les. Ils sont sans pitié, soyons sans pitié.

A notre jeunesse, nous disons surtout de ne pas suivre ces illuminés qui sous le masque religieux sont de funestes trafiquants, contrebandiers. Ils vendraient leur âme pour s'enrichir.

Ce n'est pas pour rien que Mokhtar Belmokhtar , ce contrebandier notoire  est appelé Mister Marlboro.

Ensemble nous relèverons le défi d'un monde débarrassé de ces  obscurantistes.

Aux personnes décédées et à leurs familles, nous présentons toutes nos condoléances.

Aux blessés nous leur souhaitons prompts rétablissements.

Vive le Mali libre dans un monde libre.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant du journal Option en France </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mes leçons… sur « la terrasse » de Bamako]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/mes-lecons-sur-la-terrasse-de-bamako-860722.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’attentat de Bamako siffle dans les airs et produit des échos à travers le monde. Un tapage médiatique remarquable autour de l’évènement, qui fait les choux gras des commanditaires, puisque l’objectif visé était de faire admettre par l’opinion mondiale qu’au Mali, il y a un terrorisme qui ne sévit pas qu’au Nord. J’avais prévenu.]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 16 Mar 2015 02:00:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_847752" align="aligncenter" width="630"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Restaurant-La-Terrasse-.jpg"><img class="size-full wp-image-847752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Restaurant-La-Terrasse-.jpg" alt="Mali: la vie reprend timidement son cours à Bamako" width="630" height="356" /></a> Restaurant La Terrasse à Bamako, le 8 mars 2015.<br />RFI/Marie-Pierre Olphand[/caption]

Ce sont ce qui vivent de l’insécurité dans le monde et comptent l’exploiter à fond au Mali pour couvrir leurs affaires louches qui se cachent derrière ces groupuscules bidon d’un terrorisme cinglé. Qui ne le sait ? El Mourabitoun, ou Moktar Ben Moktar, ne sont que des pions du jeu d’échecs des puissances qui veulent légitimer l’occupation des zones convoitées, prêtes, sinon entrain de voler nos richesses, en nous prenant pour des dupes.

Au moment où la signature d’un accord de paix semble probable, qui a intérêt à faire peur aux Maliens, en amenant ses protégés à faire durer le suspense… à Kidal ?

Avec un accord, normalement, l’Armée malienne devrait être déployée, et aidée à assurer le contrôle de tout le territoire ; ce qui suppose un changement de dispositif qui pourrait abréger le séjour des forces étrangères (Minusma, Barkhane). Pour qui sait les investissements, connus et dissimulés, entrepris par ces missions, il n’est pas facile d’imaginer qu’elles ne sont pas prêtes de plier bagages, et qu’elles ne se laisseront pas faire. Donc, qui cherche à répandre le sentiment d’insécurité générale au Mali ? Bien évidemment ceux qui ont des intérêts à rester sur place.

La probabilité d’un attentat à Bamako est annoncé par les mêmes, depuis près de 3 ans, et chaque Noël, la rumeur était balancée. On fait un montage grotesque, et on laisse des feuilles de chou et des journalistes "carpettes" s’échiner à commenter le forfait, en relayant les âneries apprises, incapables qu’ils sont de la moindre analyse et investigation sérieuse pour relever les contradictions entre le scénario, les acteurs et les indices. Ça ne paraît même pas curieux que puisse se déclencher à des heures d’intervalle une vague de violence qui déferle à la fois sur Bamako, Gao et Kidal. Personne ne se trouve pour dire « <strong>Je suis la Terrasse</strong> » et marcher en Charlots, coude à coude, malgré la similitude frappante du mode opératoire avec les attentats de Paris. Ils sont tous atterrés et …sans doute, terrassés.

C’est aberrant que nos djihadistes de vendredi ne trouvent nul autre moyen de s’attaquer à la France pour se venger que de venir à Bamako monter une opérette tragique, qui ne fait une victime française que par "pur hasard", quand ce ne sont pas des objectifs évidents qui manquent pour un réseau capable d’une action professionnelle… planifiée.

On a tendance à traiter tout ce qui est malien de nul : l’armée, la police, les renseignements. Mais que dire de l’expertise des puissances qui les encadrent ?  Qui peut croire que les Nations Unies, l’Union Européenne, les Etats-Unis, la France, avec leurs niveaux de présence au Mali, leurs équipements technologiques de recherche, de surveillance, de poursuite, de localisation, et les milliers d’agents, hommes et femmes, que nous voyons circuler tous les jours à Bamako, dans des voitures officielles, de l’Armée, banalisée, non immatriculée, etc… que ce dispositif soit aussi nul et poreux pour laisser évoluer incognito de tels criminels ?

La sagesse bambara prévient par cette interrogation : « Peut-on jamais retrouver la broche cachée sous le pied de celui qui feint de la chercher » ?

Les Maliens feraient mieux de se fouetter, vaincre leur lâcheté collective, devant de faux-amis venus nous créer des problèmes, en nous embarquant dans leur jeu de cache-cache pour, soi-disant, nous aider à nous en sortir, tandis qu’ils sont là pour se servir.

Nos gouvernants par le passé sont à l’origine du mal dont nous souffrons. Cela est indéniable. Et, c’est clair, que nos bons amis n’ont aucun devoir moral à nous tirer de la galère où des nôtres nous ont plongés, souverainement. C’est à nous de tirer les leçons et de nous assumer dans la prétendue dignité que nous claironnons. Eux, ils ont tous des problèmes auxquels ils cherchent des solutions… chez nous ; et nous, nous accumulons des problèmes par notre goût de la facilité, cultivé par eux, avec notre refus de la souffrance et de la privation pour aboutir, dans le respect des autres.

Pauvres Nègres, continuez donc à jouir, insouciants. Ça se paie.

Plus vite et plutôt nous mettrons fin à cette tragicomédie, où nous sommes les dindons de la farce, mieux nous avons des chances de ne pas finir comme en Somalie, en Irak ou en Afghanistan, si ce n’est comme en Libye. On nous "aime bien", mais nous ne serons pas épargnés. En quelle langue faut-il l’expliquer aux colonisés mentaux ?

Il est difficile de faire comprendre cette réalité crue aux collectifs insurgés, aux jeunes qui prennent les armes dans le Nord, si on est incapable à la capitale, malgré l’abîme, de s’amender, de stopper la prédation instituée, de remettre de l’ordre, de sortir du mensonge "endocolonial", de l’arrogance des impérities et de l’infatuation, d’abandonner la politique d’ego des complexés et profiteurs, encensés par des parasites, des sots et des gueux.

Nous devons tout simplement accepter au Mali de venir servir le pays, sans chercher à se servir insolemment. Que cela soit la règle générale, et non la condamnation de quelques patriotes à la malédiction des ignorants. Nous ne retrouverons jamais plus la quiétude d’avant, et sommes exposés à toutes les aventures, tant que continuent le déni du mérite et le règne du clientélisme des parvenus.

Pourquoi, pour commencer, semble-t-on incapable de simplement faire respecter leur serment aux assermentés ? C’est par là que commence une lutte réelle contre la gangrène de la corruption et de l’injustice, qu’elle génère. L’inculture politique crasse s’ajoute au tsunami de l’ignorance populaire pour nous faire plus de mal que n’en font nos pauvres bourreaux avec ces types d’attentat.

Dieu préserve le Mali des Maliens, d’abord.

<strong>Mohamed Coulibaly, Ingénieur</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :     Volonté des fous maliens séquestrés par le pouvoir paniqué de IBK]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-volonte-des-fous-maliens-sequestres-par-le-pouvoir-panique-de-ibk-842882.html</link>
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                    <description><![CDATA[Nous, les fous d’en bas, contre toute bassesse qui rabaisse sans cesse
Nous sommes flanqués au bas du mur de la répression et de l’exclusion
]]></description>

                    
                    <pubDate>Fri, 06 Mar 2015 03:27:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_199375" align="alignleft" width="200"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Lacine-Diawara.jpg"><img class="size-full wp-image-199375" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Lacine-Diawara.jpg" alt="Lacine Diawara," width="200" height="134" /></a> Lacine Diawara, dirpub Option06[/caption]

Ce mur du commissariat de police du 1<sup>er</sup> arrondissement de Bamako

Ce mur qui cache l’oppression de la liberté d’expression

Oui ce mur qui couvre le mensonge et la trahison de nos dirigeants

Ce mur qui masque l’application de la dictature des fous d’en haut

Ce mur qui marque la séquestration des éloignés du clan du pouvoir

Ce mur, comme tant d’autres, symbole de la régression de la nation

Ces murs tomberont bientôt sous le poids des colères accumulées

&nbsp;

Aux pieds de ce mur tremblant, nous les fous d’en bas exprimons notre volonté :

Nous ne sommes pas des fous furieux

Nous sommes des fous fougueux

Nous ne sommes pas des fous faiseurs d’agression

Nous sommes des fous diseurs de déception populaire

Déception face à la division programmée de notre Mali en Algérie

Dénonciation de ceux qui ont paraphé le dimanche 1<sup>er</sup> mars 2015

Cet Accord de trahison et de destruction de la nation toute entière

&nbsp;

Nous ne sommes pas des fous furieux

Nous sommes des fous fougueux

Nous n’avons pas la force tranchante du gladiateur

Nous sommes la force convaincante du crayon et du micro

Nous ne sommes pas la force blessante et tuante de l’homme armé

Nous sous sommes la force attirante de la femme bien aimée

Nous ne sommes pas la force de destruction de nos acquis

Nous sommes la force de construction du présent et du futur

&nbsp;

Nous ne sommes pas des fous furieux

Nous sommes des fous fougueux

Nous ne sommes ni la force d’imposition ni d’obstruction

Nous sommes la force de proposition, de précaution et persuasion.

<strong>Lacine Diawara, Président du Biprem-Fasoko</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cet accord d’Alger cause des remous entre Pouvoir et citoyens maliens Ce Pouvoir paniqué emprisonne ces fous du drapeau malien]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cet-accord-dalger-cause-des-remous-entre-pouvoir-et-citoyens-maliens-ce-pouvoir-panique-emprisonne-ces-fous-du-drapeau-malien-842912.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cet-accord-dalger-cause-des-remous-entre-pouvoir-et-citoyens-maliens-ce-pouvoir-panique-emprisonne-ces-fous-du-drapeau-malien-842912.html</guid>

                    <description><![CDATA[Comment et pourquoi ces fous du drapeau malien ont été bafoués et emprisonnés par ce Pouvoir coincé et paniqué?]]></description>

                    
                    <pubDate>Fri, 06 Mar 2015 02:29:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_842972" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/mali-te-tila.jpg"><img class="size-full wp-image-842972" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/mali-te-tila.jpg" alt="De gauche à droite : Oumar Touré, Mantala Camara, Ibrahima Kébé, Check Odi N. Tangara dit Tafari, Lacine Diawara, Yamadou Keita, Abdoulaye Mahamane Touré, Mamadou Souwaré(Le guinéen), Bakary Diabaté(Le chauffeur) et Moussa Mallé Sissoko(Journaliste). " width="620" height="465" /></a> De gauche à droite : Oumar Touré, Mantala Camara, Ibrahima Kébé, Check Odi N. Tangara dit Tafari, Lacine Diawara, Yamadou Keita, Abdoulaye Mahamane Touré, Mamadou Souwaré(Le guinéen), Bakary Diabaté(Le chauffeur) et Moussa Mallé Sissoko(Journaliste).[/caption]

<strong>Utiles discussions informelles entre manifestants pacifiques séquestrés</strong>

- Un premier intervenant : Hé camarades ! nous sommes chanceux de retrouver notre drapeau national sans aucune déchirure. Alors, étendons devant nous ce drapeau, symbole de notre unité, qui a heureusement échappé aux saccages de nos oppresseurs. Maintenant, comment commencer la narration de notre odyssée horrible…

- Deuxième : Attention camarades, évitons d’utiliser des mots ou phrases difficiles pour que notre message soit bien compris. Nous n’avons pas besoin d’user de gros mots ou de belles phrases comme d’autres le font mais plutôt d’actions concrètes pour faire avancer ce pays. Que signifie le mot odyssée ?

- Premier : Cela veut dire seulement un récit d’aventures plein d’imprévus. N’oublions pas que nous sommes dans un pays où on impressionne des gens par des gros mots ou grands diplômes occidentaux. Ici le beau parleur est plus écouté, plus crédible que bon faiseur. Même les dirigeants fous ont compris cela.

- Troisième : Cessons ces discussions peu importantes. Tout le monde sait que ce sont des fous d’en haut qui aiment bien parler et promettre pour tromper des citoyens et se faire élire en utilisant des mots sensibles comme, honneur, bonheur et dignité. Par contre, nous, qui sommes considérés comme des fous d’en bas, préférons agir pour faciliter le vrai et utile changement. C’est pourquoi, nos meeting et sit-in sur le boulevard de l’Indépendance et sous le Monument de l’Indépendance, dérange tous ceux qui, par incompétence ou ignorance approuvent la division de fait du Mali dans l’Accord d’Alger paraphé le dimanche 1<sup>er</sup> mars 2015.

- Quatrième : Faisons d’abord un petit rappel historique concernant les bizarres liens entre les fous d’en haut et les fous d’en bas. Pendant la période de transition suivant la chute du régime du général Moussa Traoré en mars 1991, Amadou Toumani Touré dit ATT qui dirigeait la transition n’a pas hésité de lancer cette phrase surprenante au peuple maliens : «  Seules les fous et les idiots chercheront à devenir président de la république du Mali » Il était fâché parce qu’il fut traité de « pouvoiriste » qui ne voulait pas vite organiser les élections ayant permis au président Alpha oumar Konaré d’avoir le pouvoir. Dix ans plus tard en juin 2002, le même ATT, piqué par la mouche de la folie du pouvoir, s’est présenté pour être président de la république. Il a été élu. Victime de coup d’état en mars 2012, ATT a quitté le Mali pour se réfugier au Sénégal. Il parait qu’il y parle très bien la langue Ouolof maintenant.

En plein campagne des élections présidentielles en 2013, Ibrahim Boubacar Keita qui était un « canbidat » bon parleur avait laissé entendre avec tout son sérieux :

« Fanga ko fa tè n’na. Mali ko fa dé bè n’na. Je n’ai pas la folie du pouvoir mais je suis fou du Mali ». Il se justifiait ainsi pour contredire ses adversaires qui mentionnaient : « IBK, cet ancien premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, n’est qu’un bourgeois dictateur qui, sans programme de société, ne cherche le pouvoir que pour le pouvoir.» A l’époque rares étaient les maliens qui considéraient de tel propos d’adversaires politiques.

- Cinquième : Nous étions parmi les rares citoyens qui n’ont pas douté d’une telle déclaration contre lui. La bonne preuve, il vient de nous inscrire sur sa liste dictatoriale. Nous voulons qu’il nous dise courageusement, entre lui président et son ministre de la Sécurité, Sada Samaké, qui a initié notre arrestation et séquestration inhumaines. Car, selon des sources concordantes, le directeur nationale ou régional de la police et le commissaire du 1<sup>er</sup> arrondissement n’ont été que des exécutants.

- Sixième : Nous, nous sommes parmi les gens qui ont voté pour lui, IBK, mais avec un grand regret aujourd’hui. Au lieu de passer notre temps à parler de cela, choisissons quelqu’un qui expliquera bien le comment et la raison de notre arrestation et détention lors de la conférence qui commencera bientôt à la Maison de la Presse.

<strong>Conférence de presse d’explication du pourquoi et comment de leur séquestration</strong>

- Septième : Nous ne saurions vous parler de ce qui nous est arrivé hier vendredi 27 et ce samedi 28 février sans faire une mise en contexte sur l’évolution de la situation depuis fin janvier.

Les 26 et 27 janvier dernier, la répression meurtrière d’une manifestation pacifique des jeunes de Gao par les militaires de la Minusma, a été la goutte de violence qui a fait déborder le vase de patience des populations maliennes. Surtout qu’une telle violence a été commise par cette structure onusienne qui devrait protéger les civiles contre les agressions des bandits armés dans le nord du Mali. Un comportement de trahison inacceptable et insupportable. Dans ce contexte révoltant, plusieurs associations de la société civile et des leaders d’opinion se sont concertés, le mercredi 28 janvier, pour une réunion urgente le lendemain.

Ainsi, le jeudi 29 janvier 2015 à 16h00, au Carrefour des jeunes, près de cinquante  responsables de collectifs, d’associations et des leaders d’opinion de la société civile malienne se sont rencontrés.

A l’issue de leur réunion de crise, ils ont décidé de tenir un meeting patriotique le lendemain vendredi 30 à la Bourse du travail. Dans la Déclaration commune lue lors de cet évènement, les organisateurs ont, entre autres : Réaffirmé leur soutien à la population de Gao ; Condamné la répression des forces de la Minusma ; exigé des enquêtes sérieuses sur ce crime et le rappel du contingent impliqué.

La deuxième réunion tenue le mardi 10 février au même lieu a regroupé plus d’une centaine de responsables de la société civile autour des questions de la violence au nord et du pré-accord en discussion à Alger entre les représentants des groupes armés et du Mali entier. Il a été exigé par une large majorité de soutenir les populations du nord et de rejeter ce pré-accord destructeur du Mali. Comme moyen, il a été décidé de faire, à partir du vendredi 13 février, un sit-in autour du monument de l’indépendance, tous les vendredis soir de 15h30 à 19h00.

Ce premier vendredi 13 de sit-in a été sécurisé par les agents de la police du commissariat du 1<sup>er</sup> arrondissement. Après quelques discussions, ceux-ci nous ont dit de terminer la manifestation plutôt que prévu sous prétexte que le monument est proche du chemin qu’emprunte le cortège présidentiel pour aller à Sébénicoro. Ainsi, au lieu de 19h00 prévus, nous avons terminé à 17h30.

Le vendredi suivant, 20 février, nous avons tenu le sit-in sur l’esplanade de la Bourse du Travail non loin du Monument de l’Indépendance en réduisant le temps de 15h30 à 18h00 au lieu de 19h00. Les policiers venus pour sécuriser cet sit-in nous ont demandé d’entrer dans la Bourse du travail en soutenant que l’esplanade se trouve à l’intérieur mais pas à la devanture qui, selon eux, s’appelle : Tribune du boulevard de l’indépendance. Suite aux discussions, nous avons interrompu le sit-in un peu avant l’heure prévue.

Afin d’éviter toute confusion dans les appellations, nous avons choisi de revenir au Monument de l’Indépendance en maintenant la réduction du temps comme cette lettre adressée à la Mairie le précise :

Monsieur le Maire  de la Commune III - BAMAKO

<strong><em><span style="text-decoration: underline">Objet</span></em></strong><strong><em> : Lettre d’Information.</em></strong>

Monsieur le Maire,

Conformément à la constitution Malienne, nous avons l’honneur de vous informer que les Organisations : MALI TE TILA, MALI KA WELE KAN, BIPREM-FASOKO, LES RESSORTISSANTS DU NORD, UNION NATIONALE, NJA, RJPPM, ALLO KLEDU, MERITOCRATIE, FENACOF, PJD, Le CNJ, Allô KLEDU, AJDS Mali, CLAAK, AJDS-APEJ, PGD, AMNITY Mali, GP/DCF, AJDB, ……..

Organisent un sit-in  pacifique le Vendredi 27 Février 2015 de 15h 30 à 18 h 00 au Monument de l’Indépendance du Mali de Bamako.

Nous vous saurons gré de prendre les dispositions nécessaires pour la bonne tenue de l’activité.

Nous vous prions d’agréer Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments patriotiques.

&nbsp;

<span style="text-decoration: underline">Pour les Organisations P/O</span>

&nbsp;

Seinabou TRAORE                Mamadou Lamine DIARRA             Ibrahima KEBE

66 71 48 50                               66 12 54 53                                 66 83 25 30

&nbsp;

Cette lettre d’information, déposée et qui a été déchargée par la Mairie, n’a jamais fait l’objet d’annulation avant le début de l’évènement d’hier vendredi 27. C’est après le commencement du sit-in, vers 16h00 qu’un camarade organisateur de la manifestation, présent sur le site, Baba Diakité, nous informe qu’il a reçu un appel du commissaire du 1<sup>er</sup>  arrondissement. Ce dernier lui aurait précisé qu’il est en possession d’une lettre d’annulation de notre Sit-in. Baba Diakité et deux autres personnes sont allés chercher ladite lettre. Kébé et moi, nous avons décidé de rester pour accueillir les manifestants. Vers 16h30, ils sont revenus avec une copie de la lettre datée du 26 mars. Immédiatement, son contenu a été lu au micro :

&nbsp;

MINISTERE DE L’ADMISTRATION                          REPUBLIQUE DU MALI

TERRITORIALE                                       UN PEUPLE UN BUT UNE FOI

ET DE LA DECENTRATION                          --------------------------------------------

-------------------------------------------

GOUVERNORAT DU DISTRICT                       Bamako, le 26 février 2015

DE BAMAKO

-----------------------------------------

MAIRIE DE LA COMMUNE III

039 – 2015

<strong>                                                     </strong>LE MAIRE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE

BAMAKO

A

MESSIEURS LES RESPONSABLE DES ORGANISATIONS

DE LA SOCIETE CIVILE – BAMAKO.

Suite à votre lettre d’information relative à la tenue d’un Sit-in ce jour vendredi 27 février 2015 au Monument de l’Indépendance, je suis au regret de vous faire part de mon interdiction en ce lieu précis pour des risques de troubles à l’ordre public.

En effet, le Monument de l’Indépendance constitue un rond point très important pour la circulation au centre ville et votre manifestation est très susceptible d’y entraver cette circulation ; de même que tout débordement prévisible en de telles circonstances pourrait causer des dommages à l’édifice.

Aussi, l’esplanade de la Bourse du travail est un endroit indiqué pour un Sit-in

Trouvez ici, Messieurs, l’expression de mes salutations distinguées.

<strong><span style="text-decoration: underline">Le Maire</span></strong>

&nbsp;

<strong><span style="text-decoration: underline">Abdel Kader SIDIBE</span></strong>

Chevalier de l’Ordre National

Ampliations :

Gouvernorat du District de BKO…….1

Commissariat de Police du 1<sup>er</sup> Arrdt…1

Chrono et archives…………………….2

Non seulement, les organisateurs ne sont pas dans la liste des ampliations mais aussi aucun employé de la Mairie ni du commissariat n’a daigné adresser le moindre appel téléphonique à un des signataires de notre lettre pour signifier l’annulation de notre manifestation qui est un droit constitutionnel. Des responsables d’associations et journalistes ont voulu avoir leurs copies de cette lettre d’annulation. Baba a quitté le site pour aller faire des photocopies.

Avant son retour, je me suis fait accompagner par Kébé pour demander à un agent de police chargé du contrôle de la circulation d’arrêter momentanément les véhicules d’une voie( sur 4 voies) permettant au manifestants de sortir sans incidents. L’Agent de police a exigé qu’on lui montre une copie de la lettre d’annulation qui se trouvait avec Baba pour faire des photocopie. Donc, il fallait nécessairement attendre le retour de Baba ? Dans cette attente, vers 17h10, le commissaire de police, Ousmane Diallo et plusieurs policiers armés de fusils et de grenades lacrymogènes, portant des casques et gilets pare-balles, transportés par deux grands camions et véhicules ordinaires, ont fait irruption dans le Monument. Ils ont arrêté et frappé des manifestants pacifiques dont un qui a été gravement blessé au pied dans sa tentative de se sauver hâtivement. Nous demandons à ce jeune homme de prendre contact avec un des organisateurs ou le journal Option pour que nous puissions l’aider à se soigner.

N’ayant pas été arrêté, j’ai suivi les policiers qui tenaient Kébé par ses bras et son collet, en les suppliant de le relâcher. Devant leur refus catégorique, j’ai pris moi-même place dans leur véhicule à côté de Kébé. Nous avons tous été dépossédés de nos téléphones sur instructions du commissaire avant que nous n’arrivions au commissariat. Nous étions dix personnes détenues dont trois, un journaliste en reportage, un jeune chauffeur qui était venu prendre son patron et un guinéen qu,i assis dans sa voiture, achetait un chargeur de téléphone avant de partir en Guinée. Nous avons en vain demandé de les relâcher. Sans nous permettre au moins d’informer un parent ou un avocat de notre arrestation, ils ont vidé toutes nos poches, enlevé nos chaussures et chaussettes pour nous mettre les pieds nus comme des malfrats dans une cellule où se trouvaient cinq personnes.

Appelée par euphémisme, Garde à vue, notre cellule de d’incarcération n’a rien n’à envier d’une véritable prison. D’une dimension d’environ 6 mètres sur 4 et ayant ni chaises ni matelas. Dans son coin droit un semblant de toilette d’à peu près un mètre 30 carré est muni d’une porte sans battants. Dans cette toilette de fortune, au milieu d’une eau puante stagnante, est posé un seau( récipient cylindrique destiné au transport des liquides) dans lequel les incarcérés doivent uriner et déféquer( faire caca). Ce récipient ne doit être vidé dehors qu’une fois par 24h00.

Le samedi matin, dans les environs de 10h00, j’ai vu bouger près de mes pieds nus deux vers de terre de couleur blanchâtre. C’est Abdoulaye Mahamane qui a pris un balai mouillé pour les tués. Dans de telle odeur nauséabonde ambiante, nous avons tout simplement refusé de manger des nourritures apportées par nos parents pour éviter d’avoir envie d’aller aux toilettes. Heureusement que nous n’y avons passé que 24 heures du vendredi 27 à 17h au Samedi 28 à 17h grâce aux nombreuses pressions de plusieurs personnes honnêtes et engagées que nous remercions ici infiniment.

Convoqués le lundi 02 mars à 08h au commissariat, le commissaire nous a informé que nos dossiers ont été envoyé au tribunal qui se charge de nous convoquer ultérieurement.

La révolution du 26 mars 1991 a-t-il été utile aux maliens ? Aidez-nous à comprendre de tels abus de pouvoir d’un régime pourtant civil piloté par celui qui a été « plébiscité » par les maliens : IBK.

<strong>Lacine Diawara, Option</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[RPM – SADI  : Alliance contre nature !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/rpm-sadi-alliance-contre-nature-812072.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/politique/rpm-sadi-alliance-contre-nature-812072.html</guid>

                    <description><![CDATA[Un vieux adage dit : « Qui s'assemble, se ressemble » 
Si très souvent, les adages disent vrai cette fois-ci,  tout porte à croire le contraire.
Comment est-ce possible que le Sadi d'Oumar Mariko puisse s'aligner avec le RP.M d'Ibrahim Boubacar KEITA ?
]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 19 Feb 2015 06:47:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/IBK-Oumar-Mariko.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-660962" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/IBK-Oumar-Mariko.jpg" alt="Silence retentissant du parti SADI devant les scandales du régime IBK : Oumar Mariko et ses camarades sont-ils enveloppés dans une camisole de force?" width="630" height="419" /></a>En clair comment est-ce possible l'addition de la vertu et des vices.

Oumar MARIKO qu'on l'aime ou on le déteste jusqu'à preuve de  contraire ne s'est jamais mouillé dans une affaire de corruption, d'enrichissement illicite.

Et ce, du début de sa carrière politique au CTSP ( Comité de Transition pour le Salut Public) transition 1991-1992 à aujourd'hui.

Oumar MARIKO est reconnu comme un soutien infaillible des plus faibles : les spoliés de leur terre, les veuves, les orphelins.les aventuriers maliens naufragés au Gabon, en Libye.

Même le député Mahamadou Hawa GASSAMA dirige des damnés de la terre vers l'élu de Kolondiéba.

Il est aussi vrai, qu'il est intransigeant, surtout têtu. Son soutien indéfectible à SANOGO et à sa bande n'est pas compris et ne le sera jamais.

Rien ne saurait justifier des soutiens à  cette bande inculte, aventurière et criminelle.

Oumar MARIKO certes, par son soutien sans faille à SANOGO et compagnie a fauté mais dans l'ensemble, il demeure avec Soumana SACKO,  peut être les meilleurs coté honnêteté hommes politiques maliens.

IBK qui criait honneur mais dont la pratique du pouvoir prouve tout le contraire.

IBK le « frère » du parrain des parrains le mafioso français d'origine Corse TOMI Michel.

IBK l'homme qui était informé et qui a donné sa caution à toutes les étapes de la procédure de passation des contrats de l'avion, des équipements militaires selon son ami et ministre Soumeylou Boubeye MAIGA. Ces contrats du déshonneur.

IBK l'homme qui s'est fait entourer d' individus du genre Mamadou Bakary SANGARE alias Blaise alias Mr Casseroles de  Caisse des retraites, de l'apprenti constitutionnaliste Maître Mamadou GAKOU.

IBK l'homme qui n'a pas  eu honte de se faire accompagner lors de son voyage parisien pour la marche républicaine par Kassoum TAPO. Cet avocat qui a organisé les pires élections à coup de milliards dans l'histoire du Mali. Qui défend actuellement des surfactures, sangsue de nos maigres ressources.

<strong><em>Vous l'aurez remarqué . Tout différencie Oumar MARIKO à IBK</em></strong>

Alors pourquoi cette alliance à priori contre nature ?

Est- ce  pour des questions d'argent ? La réponse semble négative car il n'y a aucun ministre Sadi depuis qu' IBK est installé

Est-ce par peur de la levée de son immunité parlementaire suite au coup raté  contre IBK. L'implication de MARIKO, ex- secrétaire général de l'AEEM, un des tombeurs de Moussa TRAORE  dans cette affaire d'amateur n'est pas plausible.

Est -ce pour l'affaire des morts du campus ? Cette autre histoire fait dormir debout. MARIKO n'est pas un mainteneur d'ordres encore  moins un acteur du rétablissement d'ordres.

Est-ce juste par soucis d’être dans un camp par rapport à un autre ? Se dire qu' IBK est le moindre mal.

Cette justification ne tient  pas non plus. Car, depuis qu' IBK est au pouvoir, il a prouvé par ses actes de tous les jours qu'il est le pire des présidents de l'histoire du Mali.

Quel que soit la raison du soutien d' Oumar MARIKO et de son parti à IBK. Soutien que notre bon sens ne nous permet pas de comprendre. Une chose est claire, en s'alignant avec quelqu'un  dans l'exercice de son pouvoir, on est comptable de son bilan.

L' argument  tiré de '' nous n'avons jamais été au gouvernement avec lui'' ne saurait être opérant.

Les Anglais disent '' To be or not  to be that is the question''  en français '' Être ou ne pas être voilà la question''

Cher  MARIKO, n'insultez pas l'avenir. Éloignez - vous de la très mal gouvernance. Méfiez vous des lendemains qui déchantent.

Aucune excuse  ne sera trouvée.

Vous êtes avisé et averti.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW,  Correspondant du journal Option en France</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Voici en intégralité ce discours inédit de Moussa Boubacar Bah, président de Sabati 2012, ce samedi 07 février 2015 au CICB de Bamako]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/voici-en-integralite-ce-discours-inedit-de-moussa-boubacar-bah-president-de-sabati-2012-ce-samedi-07-fevrier-2015-au-cicb-de-bamako-812022.html</link>
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                    <description><![CDATA[Aujourd’hui, il pourrait m’être difficile de parler à cause de la joie, la bonne humeur et la fierté. Deux de nos personnalités ont parlé ici. La première est la présidente de l’Unafem, notre maman, Safiatou Dembélé. Que Dieu m’excuse, Que l’âme de Safiatou Dembélé  repose en paix dans la Clémence de Dieu. Vous savez tous ce que vaut l’Unafem]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 19 Feb 2015 03:35:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_428572" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Sabati.jpg"><img class="size-medium wp-image-428572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Sabati-300x225.jpg" alt="Moussa Boubacar Bah, Président de Sabati 2012 : « Le Président IBK ne consulte pas et n’écoute pas… tout le monde a été mis en quarantaine »" width="300" height="225" /></a> Moussa Boubacar Bah, Président de Sabati 2012[/caption]

Très souvent, si Dieu veut mettre une agglomération dans des difficultés et des rabaissements, il donne de courtes vies à leurs gens de grandes qualités et valeurs. Si Dieu veut faire développer et consolider quelque chose, il y met des personnes gentilles. Tel est le cas de l’Unafem. Notre mère présente en est la 3eme grande personnalité. Au décès de la première responsable de cette Unafem, les gens se sont beaucoup inquiétés en se demandant qui, après les grandes réalisations de Ba Tara, pourrait valablement la remplacer ? Suite à cette disparition de Ba Tara, Dieu l’a remplacé par notre mère Safiatou Dembélé. Elle a su bien essuyer les larmes de tous ceux qui ont amèrement pleuré Ba Tara. Notre gentille mère, en la personne de Safiatou Dembélé, est, elle aussi retournée à Dieu. Tout comme Ba Tara, les gens lui ont fait de grandes bénédictions. Dieu leur a donné une autre personnalité qui a consolé et donné de l’espoir à tous ceux qui ont apprécié Safiatou Dembélé pour avoir bien tenu sa religion. Il s’agit de notre présidente Kadia Dramé, nous demandons à Dieu de prêter à elle et à nous de longues vies. Ce sont des exemples que Dieu nous donne quand il veut consolider quelque chose. Toutes ces personnalités féminines nous ont appuyé en nous rendant courageux. Nous leur promettons fidélité. Jamais, quelques soient les circonstances, nous ne les décevrons pas.

Aussi longtemps que l’Islam existera dans le monde, la fonction d’Imam demeurera. Tant que l’Islam vivra, il sera pratiqué au Mali. Si cette pratique de l’Islam continuera au Mali, il y aura toujours des Imams. Cela prouve que les associations islamiques peuvent disparaitre mais la fonction d’Imam restera. En voulant faire quelque chose, qu’on le fasse dans un domaine permanent. Ainsi Sabati a choisi de se ranger humblement dans le cadre de l’Umama. Certains nous ont dit de ne pas suivre l’Umama qui ne pourra rien faire. D’autres ont soutenu que l’Umama est comme une grosse pierre qui ne bougera pas de là où elle sera déposée. Nous avons répondu qu’elle est une pierre dont le choc doit être évité par chacun. Car, si elle te heurte, ta vie sera réduite au néant. Nous demandons à l’Umama d’être cette grosse pierre derrière nous pour heurter tous ceux qui se mettront sur notre chémin.

Notre président, El hadji Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique est celui dont le rôle, l’utilité et les bonnes idées pour la religion ne sont cachés de personne. Pendant 5 ans, il a fait connaitre le Conseil Islamique au Mali et au-delà des frontières. Il a mis le Conseil Islamique au centre des débats internationaux. On en parle dans tous les pays du monde même à la Maison Blanche. Nous le saluons et souhaitons que Dieu donne à lui et à nous tous longues vies.

Après cela, quant à Sabati 2012, beaucoup de gens ici nous connaissent. Nous sommes leurs jeunes, leurs élèves et leurs collaborateurs. Ils ont eu confiance en nous. Comme vient de le dire notre secrétaire général. Quand le pays est dans des difficultés, tous les citoyens doivent se dire qu’aujourd’hui, le Mali a besoin de chacun d’eux. Et chacun doit faire ce qu’il peut. Nous l’avons déjà dit et je vais le répéter : Martin Luker King, un des leaders religieux américains est mort pour sa patrie. Les journalistes ont posé cette question à sa femme qui était très lié à son mari : Quels sont vos sentiments suite à la mort de votre mari ? Elle a répondu : « La vie d’un homme n’a pas de sens s’il n’a pas un idéal pour lequel il est prêt à sacrifier cette vie », a cité en français, Moussa Boubacar Bah, avant de s’adresser aux jeunes de Sabati en Bambara, en ces termes :
<ul>
	<li>Les jeunes de Sabati, vous êtes prêts à sacrifier votre vie pour quel idéal ?, le théâtre ?</li>
	<li>Notre religion</li>
	<li>Le football, le métier de chasseur ?,</li>
	<li>Non, ont répondu non en chœur des participants. Et l’orateur approuva en précisant :</li>
</ul>
Pourtant ces trois activités se retrouvent dans les grandes valeurs de Sabati dont : Votre religion, votre patrie, votre dignité et votre environnement. On y trouve le théâtre, le football et la chasse. Donc tous les maliens se retrouvent dans ces idées de Sabati.

La démocratie au pays est une chance de laquelle on ne doit pas se débarrasser. Les grandes racines de l’Islam sont dans cette démocratie que Sabati a exhibée. Au Mali nous sommes dans un pays laïc à majorité musulmane. Avant cette démocratie et cette laïcité au Mali, les maliens ont vécu. Ils savaient comment organiser leurs cérémonies de mariage, de funérailles et de baptême. L’Etat est venu trouver les gens au Mali ici. Donc, l’Etat doit-il se conformer aux valeurs du peuple malien ou le contraire ? Cela a suscité un grand débat à travers le monde. Dans notre pays, les lois doivent être élaborées selon les intérêts des citoyens ou le contraire ? Il y a ce grand problème dans notre pays ? Donc, selon notre compréhension, l’Etat nous a trouvé en possession de notre religion, de notre dignité et de nos organisations socioculturelles ancestrales. Nous pensons que l’Etat ne doit pas se mêler de ces choses. Etablir les règles militaires ou professionnelles d’acquisition de l’emploi et autres est, pour nous, un travail de l’Etat. Mais, rassembler 149 personnes dans l’Assemblée nationale pour dire aux citoyens comment organiser le mariage, le partage de l’héritage…la vie familiale, sans tenir compte de notre religion ni de notre culture et se mettre à préparer les papiers pour nous les imposer, n’est pas le travail de l’Etat. Donc, nous nous sommes levés pour dire que nous n’accepterons pas un code de la famille imposé. Nous avons proposé et fait accepter un code souhaité par la majorité des citoyens maliens.

Nous vous informons aujourd’hui que des lois veulent y apporter d’autres changements. C’est une ministre française du nom de Najat Belkacem qui est venue au Mali fixer nos autorités dans les yeux pour leur dire que le code de la famille accepté pour les maliens n’est pas bon, n’est pas favorable aux femmes maliennes. Personne n’a osé lui répondre. Notre code, à nous, a été élaboré par et pour les citoyennes et les citoyens maliens. Pourquoi vouloir tamiser le monde et le mettre sous les lunettes de la France ? Cela ne peut être fait dans notre pays. Ils veulent retoucher chacun des articles de notre code pour le soi-disant bonheur des femmes maliennes. De quelles femmes s’agit-il ? Ils disent qu’ils voteront la loi du genre dans le seul but d’opposer les religieux. Ils ne peuvent pas nous empêcher de rester nous-mêmes.

Ce que je vais dire aux gens, bien avant que Ibrahim Boubacar Keita ne soit président de la république, nous l’avons rencontré à l’assemblée nationale quand il était président de cette institution. Ce jour là, le président de notre délégation était Ousmane Chérif Madani Haidara qui est présentement en France, nous le saluons et bénissons pour lui. Dans son bureau de l’Assemblée, IBK a discuté avec nous de la question de l’excision au Mali. Il nous a raconté beaucoup de choses ce jour avant de poser sa main sur son siège de président de l’Assemblée Nationale en disant « Je suis sûr au nom de Dieu que pendant tout le temps que j’occuperai ce fauteuil, je ne signerai aucune loi qui va à l’encontre de ma si bonne religion musulmane. Même si d’autres l’adoptent, je ne la signerai pas au risque d’être enlevé d’ici. C’est cette promesse faite par lui ce jour.

A une semaine des élections présidentielles de 2013, IBK est venu nous rencontrer à Sabati 2012. Nous avons discuté de 23h00 à 01h00 du matin. Plusieurs membres de Sabati qui étaient à la rencontre sont présents dans cette salle aujourd’hui. IBK nous a promis que, compte tenu de ses liens d’amitié avec Mahmoud Dicko, dont il est fier, il ne prendra aucune décision que les musulmans ne voudront pas. Il l’a dit au Mali et partout ailleurs. Ici au Mali, lorsque nous avons contesté le code imposé par les députés, l’ancien président Amadou Toumani Touré a refusé de le signer par respect au peuple, il a reculé. Un président doit écouter son peuple. Un président doit respecter la volonté de son peuple. Quand un président pense que la contestation de sa décision par son peuple est un défi à son endroit, on doit douter si le pouvoir de ce genre de président aura de l’avenir. Le président Kabila avait voulu imposer une loi, quand les gens l’ont contesté, il a reculé. L’ancien président Tandia a pris une loi, tout le monde l’a déconseillé, il a refusé. Le reste s’est passé à son insu. L’ancien président Blaise Compaoré, tout le monde lui a dit de retirer sa loi, il n’a pas accepté. Le reste s’est terminé en son absence. Quand Amadou Toumani Touré a vu que son peuple a contesté la loi, il a reculé.

Nous demandons à notre président El hadji Ibrahim Keita de nous écouter. Il est le seul homme politique dans ce pays à qui les musulmans se sont le plus donnés. En l’an 2002, on nous a adressé toutes sortes de mauvais mots sous prétexte que nous l’avons soutenu lui qui nous aurait lancé des gaz. Nous lui demandons de respecter la promesse qui est entre nous. Dire que si cette loi passe à l’Assemblée nous fassions sortir les imams sous le soleil pour marcher ou s’asseoir au stade du 26 mars, nous ne  ferons pas cela. Nous allons attendre pour voir. Mais l’histoire nous dira dans ce pays qui ont aidé ou défavorisé les musulmans. Je dois dire que cette loi n’a aucun avantage pour les maliennes et maliens. Ni pour la démocratie ni pour le développement.

Comment le gouvernement du pays peut chasser les femmes du gouvernement pour ensuite vouloir faire voter une loi qui serait favorable à elles. Ça c’est quel mensonge ? C’est incompréhensible ! Donc, nous disons aux députés de ne pas faire reculer le pays. Tant que les élus du peuple ne sont pas indépendants, le pays ne respirera pas bien. Il faut qu’ils soient indépendants vis-à-vis de leurs électeurs et indépendants vis-à-vis de l’exécutif. C’est pour améliorer des conditions comme la nourriture de votre famille, l’ordonnance médicale, l’instruction de vos enfants que vous choisissez les députés. Et ils doivent être laissés tranquilles pour qu’ils fassent leur travail. Des députés dont le revenu annuel ne peut pas leur permettre de satisfaire les besoins de leurs électeurs. Ces électeurs qui les embêtent souvent. Des députés sont soudoyés par des ministres. Ces élus prennent par-ci et par-là des 500.000 et des millions de francs. Comment peuvent-ils voter ainsi de bonnes lois dans ce pays. Que l’exécutif qui est le gouvernement laisse tranquille les députés. Ces députés qui sont sous pression du gouvernement ne peuvent pas librement voter des lois. Ces pressions sont tellement fortes que lors d’une cession parlementaire, un député a, devant ces collègues, amèrement avoué : « Mes compatriotes, je vous prie à cause de Dieu de faire des bénédictions pour moi quand on sortira d’ici. J’ai fait du tort à beaucoup d’entre vous en votant cette loi malgré moi sous la pression des gens de mon parti. » Des passeports de certains députés ont été confisqués (ils sont impliqués dans certaines  affaires) sous menace de les mettre à la disposition du tribunal s’ils ne votent pas des lois. Des gens ont été intimidés. Avant des votes de lois, tous les députés du RPM se sont regroupés au siège de leur parti pour se passer la consigne du président qui ordonne le vote d’une loi par tous. On doit dire aux députés aussi qu’ils ne sont plus des enfants. Vos élections ne dépendent pas du pouvoir mais plutôt de vos électeurs. Si vous décevez ceux-ci à cause de l’argent ou par crainte de la dissolution de l’Assemblée, les choses seront pénibles pour vous un jour.

Deuxièmement, concernant la laïcité, nous avons dit devant tout le monde que nous sommes des républicains et des démocrates. Nos seuls moyens sont vous. Nous devons vous dire qu’il y a deux grands intégrismes au Mali : L’intégrisme religieux et l’intégrisme laïc. Les intégristes laïcs sont plus dangereux que les intégristes religieux. Dès que tu leur parles de religion on dirait qu’ils deviennent fous. Il y a une grande banque dans notre pays qui interdit à tous ses employés de porter des tenues ou signes religieux. Elle exige à tous le port des pantalons, jupes et cravates. Comment on peut accepter des choses comme ça dans un pays laïc ? La laïcité ne signifie pas être contre une religion. Cela se fait dans notre pays. Ce qui est plus grave est que des grandes personnalités musulmanes gardent leur argent dans cette banque. La Grande Bretagne est un pays laïc. Dans leur constitution il est mentionné, noir sur blanc, que pour devenir Roi, il faut que tu sois un chrétien. Mais pas n’importe quel chrétien, un chrétien de l’Eglise anglicane dans un pays laïc.  En Norvège, c’est la même chose pour être Roi, il faut être protestant. Partout en Europe, la deuxième religion est la religion musulmane. Mais, il n’y a aucun pays européen où un seul jour est chômé pour les musulmans à l’occasion d’une de leurs fêtes musulmanes. Pourtant ces pays se disent laïcs. On ne peut pas nier la majorité dans un pays laïc, c’est impossible. On ne peut nier cela sans frustrer plusieurs personnes, c’est ce que les gens doivent comprendre. Au nom de cette laïcité dans notre pays, ils ont aidé certains dont Ag Ghali à prendre des armes pour manipuler d’autres citoyens dans notre nord et lutter contre l’islam. Depuis sa naissance, Ag Ghali n’a jamais été musulman…Ils ont créé un concept pour dire que Kidal ne peut être traité comme les autres régions du nord. Cela, sous prétexte qu’il y a une intolérance tribale dans la région de Kidal. La république de l’Azawad a été proclamée où ? En France, dans des médias d’Etat français. La victoire sur l’Armée malienne à Tabankort a été présentée où ? Sur le sol français et dans les médias d’Etat français. Le jour où ils ont attaqué Konna, le Mnla n’était nulle part au Mali. Ils ont bloqué l’Armée malienne pour donner la force au Mnla.

Vous avez tous vu ce qui s’est passé récemment : La force des nations unies, la minusma a signé un accord avec le Mnla. Et les conséquences de cet accord tombent sur le Mali qui est un pays souverain. C’est une grande combine contre le Mali qu’aucune loi au monde ne permet. Les maliens, si nous ne nous mettons pas, nous finirons par nous mordre les doigts dans ce problème du nord. Car ceux qui ont pris les armes contre la partition du Mali comme Ghanda Iso, Gatia et autres seront anéantis suite à la signature d’un accord face au Mnla. Cet agresseur qui sera intégré à tous les niveaux avant de reprendre les armes comme d’habitude contre le Mali. Ces groupes de bandits seront encore appuyés par les nations unies. C’est pourquoi nous, Sabati 2012, disons que ce problème malien est devenu un problème mondial. C’est pourquoi nous nous sommes engagés, avec le peuple, dans la recherche d’un dirigeant capable d’influencer le monde pour solutionner ce problème du nord dans l’intérêt du Mali. C’est ainsi que Ibrahim Boubacar Keita a été notre choix comme celui de plusieurs maliens. En s’installant au pouvoir, il a trouvé des difficultés dont la première est : Les choses si confuses que le ministre burkinabé, Djibril Bassolé, prenait l’avion et descendait à Kidal sans que les autorités maliennes ne soient informées. La complicité de la communauté internationale avec les ennemis du Mali. Ses propres gens dont nous, Sabati 2012, et la majorité présidentielle(plus de 60 partis) ne lui ont pas donné le soutien nécessaire en disant la vérité. La quatrième difficulté est causée par son caractère personnel. Car, tu ne peux diriger un pays en te foutant de tes citoyens et vouloir que ceux-ci te suivent. Ça ne marchera pas. N’importe quelle personne, même quand tu le frappes mais dans le respect, elle pourrait l’endurer quelquefois. Par contre, si tu le fais avec dédain, il pourrait te refuser. Nos vieux nous ont dit de ne pas compter sur la personne qui ne peut refuser la nourriture pendant qu’elle a faim. Les maliens peuvent dire qu’ils sont rassasiés alors qu’ils ont faim.

Aujourd’hui, les maliens et le pouvoir sont éloignés l’un de l’autre à cause de plusieurs raisons. Quand IBK arrivait au Pouvoir, les autorités maliennes étaient au nord et nos militaires maliens étaient partout. Mais, en moins d’un an de pouvoir, Kidal nous a été arraché, nos militaires ont quitté. A l’avènement du Pouvoir, aucun militaire malien n’était prisonnier des ennemis, moins d’un an, plusieurs de nos militaires ont été pris par les ennemis. Au commencement du Pouvoir, plusieurs combattants ennemis étaient emprisonnés par nous, moins d’un an, ils ont été tous libérés. A l’installation du Pouvoir, nous étions en partenariat avec le monde entier, moins d’un an nos partenaires nous ont tous tourné le dos au Mali. C’est une grosse difficulté pendant ce Pouvoir de celui-ci. Nous ne sommes pas d’une opposition qui dit que les bons et les mauvais sont tous mauvais. Nous ne sommes pas non plus d’une majorité présidentielle qui dit que les bons et les mauvais sont tous bons. Nous dirons la vérité. Nous dirons ce qui est bon et nous dirons ce qui est mauvais. Aujourd’hui, il y a un complot sur Ibrahim Boubacar Keita.

Je conclue mes propos par ce que j’ai dit chez Bathily. Il s’agit d’un fou qui a été emmené dans un lieu de traitement à qui on a demandé ce qu’il fait ici ? Il répond que dans sa famille c’est lui qui paye les factures d’électricité et d’eau, c’est lui qui paye la nourriture et le prix des condiments, c’est lui qui assure les frais de scolarité des enfants et toutes les autres dépenses de toute la famille. Il dit que ce sont les membres de la famille qui l’ont travaillé pour le rendre fou. Donc, devenu fou, la faim va les tuer tous dans la famille car ils n’ont personne pour les nourrir, a-t-il dit.

Elhadji Ibrahim Boubacar Keita, c’est lui le président. Il détient l’économie, l’Armée, la justice et la stabilité du pays. Même si on n’aime pas IBK, si tu souhaites la chute de son Pouvoir, je ne crois pas que tu sois un bon citoyen. Dans ce cas, nous l’aiderons, nous sommes derrière lui, nous l’appuierons, mais nous lui dirons la vérité. Qu’il y ait du changement dans la gestion du pays, que les citoyens soient informés des affaires du pays, que les maliens puissent parler des affaires de leurs pays. Ce qui s’étend sur 5 ans, en un peu moins de 2 ans, on ne doit pas pour le moment désespérer. Nous croyons en sa capacité et celles des gens qui le suivent. Nous demandons à vous tous d’appuyer ce Pouvoir pour le rehausser. Ainsi nous serons brefs. Sachez tous que nous n’avons que la bonne intention de construction de ce pays. Notre frère et sympathisant, Moussa Mara, le voici ici, il est de la même tranche d’âge que nous. Ce n’est pas la religion qui lui a fait obtenir la bénédiction et le poste de Premier ministre. En comprenant cela, on saura que la religion n’est pas un moyen de se faire de la place. Beaucoup de commerçants musulmans ont eu leur richesse sans s’accrocher à une association religieuse. Nous, nous croyons en cela. Ce n’est la question d’argent qui nous motive. Lors des dernières élections législatives, des gens ont acheté un député entre 10 et 15 millions de francs cfa. Nous avons été contactés, nous avons refusé. Au deuxième tour de l’élection des gens nous ont demandé d’être avec eux pour de l’argent, nous avons rejeté leurs offres. Lors d’un de nos meetings au stade du 26 mars, j’ai rencontré un homme, sa femme et ses trois jeunes filles. La femme portait une tenue noire. Ils étaient tout en sueur. Mon auto s’est immobilisée à leur niveau. Je leur ai demandé s’ils sont encore loin de leur destination. Ils m’ont dit avoir quitté leur domicile à Samaya dès après la prière de l’aube pour aller écouter les musulmans au stade. Ce jour, ce cas m’a fait longuement réfléchir. Si on devait y gagner de l’argent, le nom ou de la place, eux n’auront ni l’un ni l’autre. Ils ne sont guidés que par la foi. Ce sont plusieurs familles comme celle-ci qui remplissent le stade par confiance en nous. Nous ferons tout pour ne jamais décevoir ces gens de bonne foi. Nous saluons et vous remercions tous, a ainsi conclu, Moussa Boubacar Bah, président de Sabati 2012.

<strong>Transcrit en français par Lacine Diawara, journal Option </strong>

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bulles:  Energie du Mali : Le mal du pays]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/bulles-energie-du-mali-le-mal-du-pays-812012.html</link>
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                    <description><![CDATA[Et c’est reparti de plus belle. A peine la canicule pointe son nez que la société énergie du Mali a repris du service en faisant ce qu’elle sait faire de mieux ‘’les délestages’’.  Voilà plus de deux ans que la société Energie du Mali a adopté comme pratique les délestages comme on en a connu à Dakar ou ailleurs, pour camoufler son incapacité à fournir aux maliens de l’électricité. ]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 19 Feb 2015 03:34:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/edm-sa.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-92870" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/edm-sa-300x200.jpg" alt="edm-sa - Les éclairages" width="300" height="200" /></a>Si en 2014, la société EDM SA , malgré les barrages hydro-électriques les plus importants de la sous région et les centrales hybrides dans lesquelles, l’Etat a injecté des milliards de nos maigres ressources,  n’a pas pu fournir correctement du courant aux maliens. Elle est allée jusqu’à élaborer un plan de délestage par quartier. Comme argument Doro Berthé avançait un faible niveau d’eau dans les barrages, les coups élevés du fuel pour les centrales hybrides et enfin la vétusté des installations. Mais l’on se demande où va les centaines de millions débloqués chaque année pour l’entretien des ouvrages ? La semaine ce sont les fusibles de plusieurs centrales qui ont rendues l’âme, projetant plusieurs quartiers de la capitale dans le noir. La société est allée jusqu’à acheter de l’électricité avec une société ivoirienne qui a pris ses quartiers dans la cour de la centrale thermique de Darsalam, mais rien n’à faire. Le mal perdure et les milliards continuent de sortir des caisses de l’Etat. Le contribuable continue de se voir réclamer des factures pour un service dont il n’a pas bénéficié. Pauvres maliens. A quand la fin de cette hémorragie financière ? Allez-y savoir ! Nous y reviendrons.

<strong>IBK et ses amis religieux</strong>

<strong>Le divorce est consommé </strong>

Plus rien ne va entre le Président de la République IBK et ses amis d’hier qui ont contribué à lui assurer presqu’un plébiscite avec 77% des voix. C’est le moins que l’on puisse dire. Depuis un certain temps, il se raconte dans les salons et autres lieux d’échanges que le président est lâché par tous. Mais, les deux dernières semaines, ils lui ont fait savoir à visage découvert. A commencer par Mahmoud Dicko, le Président du Haut conseil Islamique, qui profita d’une tribune offerte par Sabati 2012 pour lui cracher ses 4 vérités. Il a tenu à informer le Président de leur déception quant à la gestion du pays et le mal vivre des maliens. Le président de Sabati 2012 Boubacar Bah, lui n’est pas allé par milles chemins pour lui dire qu’ils regrettent leur choix. C'est-à-dire de l’avoir aidé à s’installer à Koulouba. Quant au Cherif de Nioro, il y a belle lurette que ce dernier l’a lâché, au point de refuser des audiences à certains de ses ministres. Mais l’on se demande avec qui est ce qu’IBK compose ? Ses alliés de la majorité présidentielle sont également très remontés quant à la gestion solitaire du pouvoir par le RPM. Visiblement, le président est dos au mur. Si ce désamour continue, il y a des très fortes chances qu’il n’y ait pas de second mandat pour lui, mieux, que ses amis d’hier ne lui rendent pas le pays ingouvernable. Les jours à venir promettent de nous édifier. A suivre.

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<strong>11<sup>ème</sup> édition du festival sur le Niger</strong>

<strong>L’amateurisme qui ne dit pas son nom</strong>

Le festival sur le Niger est-il, ce que ses organisateurs affirment qu’il est ? En tous cas, la dernière édition a donné à chacun l’occasion d’apprécier la qualité de l’organisation du festival. Tout le monde a remarqué l’amateurisme des organisateurs. A commencer  par la sonorisation qui ressemblait à celui d’un événement des rues de Bamako. On avait de la peine à comprendre ce que disent les artistes sur scène. A cela s’ajoute les deux animateurs du plateau qui ne se limitent pas seulement à massacrer le français, mais ils ont transformé la scène en théâtre. Ils étaient tellement ennuyants que certains festivaliers n’ont pas manqué d’affirmer leur mécontentement. Il y a aussi, un aspect qui n’a échappé à personne, c’est l’absence d’artistes étrangers. Pour un festival qui se veut international et intégrateur, cela est une erreur monumentale. La pire des couacs est la commission communication qui a brillé par son amateurisme. Les confrères sur place avaient toutes les peines du monde. Non seulement, les membres de la communication étaient zélés en plus ils ne savaient rien faire. Ils étaient incapables de fournir la moindre information aux confrères qui leur demandaient de temps à autre quelques précisions. Et pourtant, les organisateurs l’annoncent comme le 10<sup>ème</sup> meilleur festival en Afrique. Hum quel professionnalisme !!

<strong>Insécurité grandissante dans la capitale et environs</strong>

<strong>Sada Samaké dos au mur</strong>

Acculer de partout, le ministre de la sécurité intérieure a étalé devant tout le monde son incapacité à sécuriser le pays. Le banditisme n’a jamais atteint de telles proportions que sous sa gouvernance. La capitale et environs ressemblent à un far West, une jungle où règnent la terreur et la loi du plus fort. Il ne se passe un jour sans qu’un pauvre citoyen ne perde la vie pour sa moto Djakarta. Les armes à feu circulent dans la capitale comme du petit pain. Mieux son directeur général de la police se trouve aujourd’hui au centre d’un vrai scandale de vol de voiture. Il continue malgré tout à garder son fauteuil. Ce qui se passe dans les régions du nord se passe de tout commentaire. Des officiers de l’armée se font tirer dessus en plein jour à l’arme automatique, des magasins sont cambriolés au vu et au su de tous. Les bandits semblent narguer les forces de sécurité.

Dépassé par les événements, Sada Samaké, à défaut de rendre le tablier, essaie de montrer patte blanche.  C’est ainsi, qu’il a organisé une ‘’mascarade’’ aux allures de patrouille avec la garde nationale. Ces derniers au lieu de patrouiller dans les zones dangereuses de la ville, se pointent au niveau des grands artères de la ville et harcèlent les pauvres citoyens. Ils soumettent tout le monde à une fouille corporelle, comme si on était en état de siège. Cela n’a diminué en rien les attaques et autres cambriolages dans la ville de Bamako. En un mot ‘’Sada Dé Cera’’.

<strong>Statut du chef de l’opposition</strong>

<strong>Un duel à mort en vue</strong>

Chaud devant ! Qui de Soumaila Cissé, le soninké-Sonraï, président de l’URD et Modibo Sidibé, président des Fare va bénéficier du statut de chef de l’opposition ? Tous les deux semblent être intéressés par le poste. Si Soumaila se positionne en favori pour arborer cette veste, car il dispose d’un soutien fort à l’hémicycle où, il dispose d’un groupe parlementaire très bavard, le VRD, Modibo Sidibé lui n’a qu’un seul député. L’on a commencé à remarquer les grincements de dents des deux cotés. Modibo Sidibé évite de s’afficher parfois avec Soumaila et mieux il est parfois distant de lui quant à certaines déclarations ou activités. Notamment la récente visite de l’opposition à Gao, où il a refusé de participer. Pour ses proches cela revient à légitimer Soumaila comme chef de file de l’opposition.

Une chose est sûre, l’un comme l’autre est décidé à ne pas céder le fauteuil à l’autre.

En attendant  l’adoption de la loi portant le statut du chef de l’opposition, les deux camps se livrent à une guerre froide qui risque d’avoir raison de l’opposition au grand bonheur de la majorité présidentielle. Le statut de chef de l’opposition accorderait plusieurs faveurs au chef de l’opposition. Il va avoir droit, à une voiture de service, une garde rapprochée, un logement officiel. Il participera à toutes les rencontres officielles du président de la république, mais aussi à des voyages à l’extérieur. Qui ne voudrait pas avoir ces privilèges ?

En tous les cas, ils vont devoir se livrer à un véritable duel à mort pour arriver à leurs fins. Les jours à venir promettent d’être très chauds. A suivre.

<strong> </strong>

<strong>AH ! IBK a eu maintenant le temps de rencontrer ? </strong>

Pour les maliens, rencontrer Obama est  plus facile que d’avoir une audience avec leur président qu’ils ont élu ou même plébiscité. Mais le contraire se produit dès que le roi de Sebenikoro se trouve aux abois. Tel a été le cas entre Sabati 2012 et leur président choisi.

Sabati 2012, qui a été à l’avant-garde de tous les combats pour la conquête de Koulouba par le candidat IBK, s’est vu complètement ignoré, voire marginalisé par leur champion dès son installation au pouvoir.

Comme par enchantement et  non pas à sa demande, Sabati 2012 s’est vu  inviter au chateau de sebenikoro par le prince le samedi 14/02/2015 et ce, suite aux critiques acerbes lancées à IBK lors de sa sortie très remarquées du 07 fevrier 2015 au CICB.  Son ami Mahmoud DICKO qui ne l’a pas aussi ménagé lors de ce Forum était aussi présent. Apparemment, le président plébiscité qui ne voulait plus voir les têtes musulmanes des gens de sabati 2012, s’est précipité à les recevoir pour préserver son pouvoir car la force de mobilisation de cette association est connue de tous.

Comme quoi même les chapelets font haro sur le prince du jour. Dur  temps pour lui !

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<strong>La Rédaction, Option</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Voici en intégralité ce discours inédit de Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, ce samedi 07 février 2015 au CICB de Bamako:]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/voici-en-integralite-ce-discours-inedit-de-mahmoud-dicko-president-du-haut-conseil-islamique-812082.html</link>
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                    <description><![CDATA[Vous les musulmans, je salue et remercie d’abord Dieu et son prophète Mouhammad avant de vous saluer toutes et tous. Sans passer par la forme protocolaire, permettez-moi d’adresser à vous tous ensemble mes fraternelles salutations.]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 19 Feb 2015 02:47:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_254372" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/M-Dicko.jpg"><img class="wp-image-254372 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/M-Dicko-300x225.jpg" alt="conseil islamique - Mahmoud Dicko - confirmation - Ordinaire" width="300" height="225" /></a> Mahmoud Dicko[/caption]

Je ne parlerai pas longuement. Mais, je vais commencer par revenir sur une parole que j’ai déjà dite. Ce que vous entendez du petit hérisson est sorti de la bouche du grand hérisson. Beaucoup de paroles ont été dites sur lesquelles je ne ferai pas de longs détails. Mais je vous parlerai de cette question de loi en cours et de la situation dans laquelle se trouve le pays aujourd’hui. Il est vrai que le pays est dans plusieurs situations difficiles. Il est vrai que IBK est venu trouver des situations difficiles, ça c’est la vérité. Mais, quel est le sens de ce mais ? Aujourd’hui, l’enthousiasme avec lequel les maliens se sont levés et le niveau auquel ils ont placé leur espérance en lui, si les choses se détériorent, ce n’est pas la faute des maliens, c’est lui le fautif. Il est difficile de le dire, mais il faut avoir le courage de le dire. Les maliens n’ont pas hésité dans leur choix, non !

Dans certaines choses, il y a des vérités historiques qu’il faut rétablir. Pour beaucoup de gens, Sabati 2012 est un regroupement créé par Dicko qui le met sous ses aisselles pour aider IBK à monter au Pouvoir. Dicko aurait tout préparé et parlé à IBK avant d’ordonner à Sabati de le soutenir. Non ! ça n’a jamais été le cas.

( Bilahi Tahalahi wa Allah hi ), a ainsi hautement parlé au micro, Elhadji Mahmoud Dicko, en jurant dans la langue arabe, devant Dieu et le public, pour préciser qu’il n’a ni fondé Sabati ni l’inviter à supporter le candidat IBK, avant d’expliciter les faits.

J’ai entendu parler de Sabati bien après sa création sans savoir de quel regroupement il s’agissait. Ils ont décidé librement de se donner ce nom Sabati sans que je ne le sache. Ils m’ont, par la suite, informé de certains de leurs activités. Ce sont eux qui ont décidé de rencontrer IBK entre 23 hrs et 01 hrs du matin. Je n’étais pas à leur rencontre. Ils l’ont fait par conviction. Comme plusieurs maliens ont fait leur choix par conviction en se référant à ses comportements passés. Les maliens ont fait leur devoir. Si les choses ne sont pas bonnes…il y a beaucoup de paramètres à cela. Mais, il reste mon ami. Cette amitié est une vérité. Je l’assume. Je l’assume. Il est mon ami, je ne dirai pas qu’il n’est pas mon ami. On s’est fait mutuellement confiance. J’ai eu confiance en lui comme des milliers de maliens. Je l’assume. Au Mali, qui n’est pas ami de qui ?, qui n’est pas ami de qui ? Le fait qu’il soit mon ami ne m’empêche pas de lui dire la vérité. Celui qu’il a remplacé était mon ami et aussi mon parent. Cela ne m’a pas empêché non plus de dire la vérité à celui là aussi. Il était mon frère Amadou. Oui, il est un parent. Je ne me dérobe pas parce qu’il est en exil aujourd’hui, non. Oui IBK est mon ami mais je ne peux pas le tenir et lâcher mon pays. Non ! Je ne le tiendrai pas non plus et abandonner ma religion. Non ! Jamais je ne ferai cela. Que tout le monde soit convaincu de cela. Mais les choses sont à un niveau qui nécessite de bonnes analyses basées sur de bonnes réflexions. Je me rappelle, lors d’une rencontre avec lui, il y avait, Chérif Ousmane Madani Haidara, Ag Erlaf, le pasteur, mon seigneur et d’autres membres de la société civile. Je lui ai dit : Donne la parole aux gens pour que vous échangiez avant que les autres ne se donnent eux-mêmes la parole. Si les gens prennent la parole d’eux-mêmes, ce n’est pas une bonne chose. Je lui ai dit. Et j’ai répété. Ce qui est en cours depuis hier, n’est pas bon. Si cette salle avait une bouche, elle allait témoigner mes propos. En 2012, nous avons rassemblé toutes les forces vives à la même tribune ici. Après je suis allé à Koulouba pour parler à Amadou, les yeux dans les yeux. Ce que tes proches et ton service de sécurité ne te diront pas, moi je vais te le faire savoir. Si tu crois que le pays est stable, saches que ce pays est déjà penché, il est en train de tomber. Il faut que tu te mettes debout à temps.

Quand ces jeunes de Sabati 2012 me parlaient d’élections, je leur disais n’avoir vu à l’horizon aucune possibilité d’élections en 2012. Je ne le disais pas parce je suis devin, non. Mais mes observations et remarques me montraient des signes qui m’amenaient à une conclusion de non élection en 2012.

Encore une fois, il y a des signes. Actuellement, le pays est dans un état très difficile. Personne n’a intérêt que ça continue comme ça. Il faut que des gens soient regroupés pour qu’on réfléchisse ensemble en se disant la vérité, main en main. On doit ensemble choisir de bons chemins en remettant le pays sur les pieds pour qu’il ne tombe pas. Cela est une obligation pour nous tous. Ce que la minusma nous a fait, nous nous sommes préoccupés de cela depuis lors de la période de présentation de vœux. Nous avons dit dans notre message que nous subissons trop de peines parce que nous avons perdu la guerre. Quant on rabaisse et délabre son pays jusqu’ à ce que n’importe qui dans le monde se mêle de nos affaires, on perd  le contrôle d’un tel pays. Avec Moussa Bah, nous avons été parmi les premiers qui sont partis à Kidal pour faire une bonne évaluation de la réalité de la situation qui prévaut afin d’y trouver une solution idoine à la crise. Ces déplacements très risqués pour nous ont été mal interprétés en nous traitant de malfaiteurs de tout acabit. C’est aussi la triste réalité du pays.

En pleine période de crise, c’est nous qui sommes allés négocier avec les rebelles en armes pour obtenir la libération de 160 militaires maliens prisonniers de guerre. Nous avons ainsi sauvé leurs vies en les transportant jusqu’à Bamako. Nous n’avons pas reçu de nos autorités même une simple lettre de remerciement. Au contraire nous avons été considérés  complices des groupes armés.

Selon certains, nous avons pu les libérer parce que nous avons contribué à leur emprisonnement. Autrement dit en langue bambara que «  Bolo moun yé shi don moola o kélen dé ba boo moola ».  Comment un tel pays peut se libérer ? Un pays ne se construit pas par de telles mesquineries. Le pays ne se construit pas ainsi. Pas du tout. Le pays est plus sérieux  que tout ça. Alors que la France n’hésite pas à déployer de grands moyens matériels et humains pour libérer un seul de ses citoyens.

Une bonne partie de notre pays nous a été arrachée. Au lieu de chercher à récupérer cette région assiégée on veut nous divertir par le vote d’une loi genre. Genre, c’est quoi ça encore. Non, arrêter tout ça. Qui a empêché qui d’augmenter le nombre de femmes dans sa structure. Si un parti veut que tous ses représentants aux postes électifs soient des femmes, qui va s’opposer à cela ? Mais pourquoi imposer untel choix à tout le peuple ? On n’a pas besoin d’une loi pour ça. Sauf s’il s’agit de trouver un prétexte justificatif pour obtenir des aides financières. Il faut qu’on dise la vérité aux maliens. La liberté tout comme la dignité a un prix. On ne peut pas construire un pays en continuant d’espérer sur les aides financières des autres pays. Jamana tè joo ten ! A la moindre des choses on pleurniche en déplorant que les pays ou les institutions qui devaient nous aider n’ont rien donné d’abord. Ceux qui donnent sont-ils Dieu ? Je ne crois pas.

Nous savons que le comportement de la minusma à Gao est difficile à accepter. Mais j’ai dit quelque chose qui convient bien à notre actuelle situation. Quand on a sa main dans la bouche de quelqu’un, on ne doit pas l’insulter. Si on est intelligent. On doit parvenir à retirer sa main pour ensuite insulter. Nous avons aujourd’hui notre main dans leur bouche. Notre problème est que nous avons reçu une démocratie en vrac qu’on s’est mis à avaler goulument. Dans ce cas le désordre est total. Il n’ y a plus de personnalité dans le pays. Pas de gentille personne. Pas de vieille personne. Pas de dirigeants. Des partis politiques dominent la presse. Chacun tape sur celui qu’on veut comme on veut. Si la tête de quelqu’un ne te plait pas, tu descends sur lui à tout moment. Ce pays devient sans référence ni repère. Il n’y a plus de personne à cause de qui on arrête les excès. C’est une telle démocratie que nous utilisons. Une démocratie remède que nous prenons mal. Car, on doit prendre nos médicaments à des intervalles et moments différents. Nous, nous avalons tous nos médicaments d’un seul coup. Ainsi, au lieu d’être guéri on devient davantage malade.

La refondation est possible avec Ibrahim Boubacar Keita. Nous l’avons pensé et nous croyons en cela. Nous avons encore espoir qu’il peut se ressaisir. Le peuple est là. Mais ce qui a été fait compte peu de bonnes choses. Oui, il faut avoir le courage de le dire. Resserrons nos rangs et disons-nous la vérité pour construire notre pays. Nous devons mettre fin à la complaisance dans notre pays. Ayons souvent une pensée pour nos parents qui sont dans le nord. Faisons en sorte qu’on se fâche sans se gonfler. On peut se fâcher sans perdre la maitrise de soi. Mais quand on se gonfle, on perd le contrôle. Evitons la violence. La violence est l’arme des faibles.

Je dis merci aux jeunes de Sabati pour leur bon travail et leur courage de dire la vérité.

Ce que je dis à mon ami IBK, qui est le responsable, c’est d’ouvrir ses oreilles pour entendre les messages de ses compatriotes. Qu’il comprenne qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ce sont les maliens qui l’ont choisi c’est vrai. Mais il doit se demander s’il est encore avec les maliens. Cette question, il doit se la poser tous les matins. Il doit vérifier toujours si ceux qui l’on choisi ont encore confiance en lui. Il doit travailler dans ce sens pour que cette confiance soit restaurée et reste. Que Dieu fasse avancer le pays. Avant que les gens aillent à Alger pour les discussions, il est préférable que d’autres rencontres de ce genre se tiennent. Le gouvernement doit organiser un forum pour que les citoyens adhèrent à ce futur accord. Sans l’adhésion du peuple il n’y aura pas d’accord.

Je vous remercie tous.

<strong>Transcrit en français par Lacine Diawara, journal Option                              </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mieux connaitre le collectif Mali tè tila]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/mieux-connaitre-le-collectif-mali-te-tila-789202.html</link>
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                    <description><![CDATA[MANIFESTE 

Reconnaissant les sacrifices consentis par le Peuple du Mali pour son accession à l’indépendance et à la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 1960 sous la conduite du Président Modibo Keita ;
]]></description>

                    
                    <pubDate>Sat, 07 Feb 2015 02:25:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Mali-Te-Tila.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-789242" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Mali-Te-Tila.jpg" alt="Mali-Te-Tila" width="366" height="193" /></a>Fidèles à la mémoire de tous ceux qui sont tombés (connu ou inconnu) sur le champ de l’honneur pour un Mali debout et respectueux,

&nbsp;

Nous inclinant pieusement devant la mémoire des victimes militaires et civiles de la guerre injuste que les ennemis du Mali et leurs alliés ont imposée au Peuple Malien.

&nbsp;

Soucieux du sort tragique des populations Exilées et Déplacées du Nord ;

&nbsp;

Considérant la nécessité d’établir l’Intégrité territoriale du Mali  et d’exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ;

&nbsp;

Meurtris et indignés face à la situation injuste qui perdure dans notre Patrie.

&nbsp;

Depuis la mi-juillet 2014 des jeunes, des femmes et des hommes appartenant ou non à des organisations diverses ont ressenti impérieusement et tentent avec patience et détermination, de faire en sorte que tous les Maliens se mobilisent dans un sursaut national pour :

&nbsp;
<ul>
	<li>Rétablir l’Intégrité territoriale du Mali  et exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ;</li>
</ul>
&nbsp;
<ul>
	<li>Lutter contre toutes formes de projet de partition, de démantèlement ou de scission du Mali.</li>
</ul>
&nbsp;

A cet effet nous avons organisé plusieurs rencontres pour des échanges de vues aux fins d’explorer les meilleures voies pour le succès de l’entreprise dont le bien fondé n’a été contesté par personne.

&nbsp;

Il a été convenu de mettre en place des commissions pour conduire les actions.

&nbsp;

Les organisations qui adhérent à cette plate-forme ont décidé d’agir ensemble, à égalité, sans aucune subordination à qui que ce soit.

&nbsp;

Le Collectif <strong>« MALI TÉ  TILA»</strong> reste collectif dans sa conception et dans son action. Tout doit s’y concevoir collectivement, s’organiser collectivement, se dérouler collectivement.

&nbsp;

C’est la raison pour laquelle il a été suggéré à toutes les organisations et groupements d’organisations, de se faire représenter par des membres disponibles et dynamiques.

&nbsp;

Une commission est toujours chargée d’assurer les tâches de secrétariat (circulation de documents, prise de rendez-vous, réponse aux questions posées par téléphone ou par mails, par réseau sociaux etc.)

&nbsp;

Les Organisations et personnes initiatrices de cette mobilisation souhaitent vivement l’adhésion spontanée et enthousiaste de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, groupés ou non, pour renflouer leurs rangs. Ils seront accueillis à bras ouverts.

&nbsp;

Nous sommes à l’heure de l’Union Sacrée pour notre Patrie, pour notre DIGNITE.

&nbsp;

Nous appelons nos compatriotes, à manifester dans la cohésion la plus totale faisant ainsi la preuve de notre capacité légendaire de dépassement devant les intérêts supérieurs de la Patrie.

&nbsp;

<strong>NOUS EXPRIMONS HAUT ET FORT, NOTRE ENGAGEMENT PATRIOTIQUE À RESPECTER ET FAIRE RESPECTER SUR NOTRE SOL, NOTRE DRAPEAU NATIONAL, NOTRE HYMNE NATIONAL ET NOTRE DEVISE : UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI ! </strong>

&nbsp;

<strong>Vive le Mali, Un et indivisible !  </strong>

<strong>Vive le Mali Indépendant et Souverain</strong> !

&nbsp;

Bamako le 22 Septembre 2014

<strong>Pour le Collectif « MALI TÉ  TILA»</strong>

<strong> </strong>

MALI  TE  TILA

<strong>DECLARATION LIMINAIRE </strong>

<strong>DU COLLECTIF «MALI TÉ  TILA</strong>»

Considérant les sacrifices énormes consentis par notre peuple, pour accéder à la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 1960, sous la conduite du Président Modibo Keita, dans l’unité ;

Fidèles à la mémoire des martyrs tombés sur le champ de l’honneur et de la dignité pour l’édification du grand Mali,

Nous inclinant pieusement devant la mémoire, des victimes militaires et civiles de la guerre injuste que les ennemis du Mali et leurs alliés internes et externes ont imposée à notre peuple depuis le 17 janvier 2012 ;

Soucieux du sort tragique des populations Exilées et Déplacées du Nord du grand Mali;

Considérant la nécessité pour l’État Malien d’exercer pleinement son autorité sur l’ensemble du territoire national ;

Nous, Membres du Collectif  «MALI TE TILA» sommes meurtris et indignés face aux négociations humiliantes d’Alger entre le Mali et ses ennemis à l’issue desquelles un projet de démantèlement de notre Patrie est entamé.

C’est pourquoi nous avons initié une grande rencontre PATRIOTIQUE au Carrefour des jeunes de Bamako le Samedi 08 novembre 2014.

Cette rencontre avait pour but de fédérer les forces patriotiques pour un Mali totalement libéré, fort, démocratique, indépendant et souverain.

Plusieurs forces patriotiques du Mali y ont pris part. Elles ont échangé leurs points de vue sur le document de synthèse des pourparlers d’Alger.

Elles retiennent que ce document :

Est fondé sur une tentative de réécriture de l’Histoire du Mali, à partir de calomnies véhiculées par des apatrides ;

Accuse mensongèrement les gouvernements successifs du Mali d’être les auteurs de dérives qui auraient été à l’origine de la marginalisation d’une composante de notre peuple. Ce qui est une calomnie grossière ;

Accorde les attributions d’un État (pouvoir législatif, judiciaire, exécutif, et prérogatives diplomatiques) à de soi-disant  régions qui ne sont en vérité que des États indépendants masqués sous le nom provisoire de Régions;

Reconnait aux régions, individuellement ou intégrées, le droit d’adopter la dénomination officielle de leur choix, ce qui sous entend la possibilité de choisir leur drapeau, leur hymne national et leur devise;

Autorise les  régions à signer des accords de coopération et de jumelage au niveau national et international ; ce qui est la prérogative d’un État souverain ;

Permet l’organisation d’une force de maintien de l’ordre et de sécurité et une protection civile donc une armée nationale;

Impose la revalorisation des cadis dans la distribution de la justice. C’est-à-dire l’institution de la charia islamique en violation du principe de la laïcité ;

Prévoit l’adoption diligente des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires pour permettre la mise en œuvre des dispositions de cet Accord de démantèlement du Mali. Ce  qui est déjà entamé par anticipation par IBK et son Gouvernement à travers l’adoption de la loi sur la régionalisation et le nouveau statut particulier du district de Bamako;

Considérant tous ces aspects totalement négatifs en plus de la violation de la Constitution, les Organisations présentes ont rejeté en bloc ce document de synthèse qui bafoue l’honneur, la grandeur et la dignité du Mali et des Maliens.

En conclusion les Organisations ont abouti à la nécessité de concevoir et d’organiser une action commune contre toute négociation avec les ennemis du Mali.

Du 25 octobre au 11 novembre 2014, le Gouvernement du  Mali avait la volonté d’exclure les Maliens de ce débat crucial qui décide de leur sort en ne situant la campagne d’information de sensibilisation et les explications qu’après la signature de l’Accord. Mais grâce à la vigilance et à la mobilisation des patriotes, le document primitivement qualifié de ‘’confidentiel’’ par le Gouvernement est brusquement devenu le 12 novembre, un document à soumettre à un débat bâclé en toute vitesse entre le 13 et le 18 novembre 2014 dans toutes les régions sauf Kidal;

Le Collectif «MALI TÉ  TILA» pense que le Mali doit se préparer à se battre sur tous les plans et sous toutes les formes afin de faire respecter rigoureusement son intégrité territoriale acquise depuis le 22 septembre 1960, ainsi que sa souveraineté, son honneur et sa dignité.

Les organisations et les personnalités membres du Collectif «MALI TÉ  TILA» considèrent qu’il convient de tout mettre en œuvre pour renforcer l’union et décident de tout faire pour que tous les Maliens se mobilisent dans un sursaut national pour :

Rétablir l’Intégrité territoriale du Mali  et exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ;

Lutter contre toutes formes de projets de scission, de partition ou de disparition de la Nation Malienne.

En conséquence Le Collectif «MALI TÉ  TILA» décide d’organiser une grande marche pacifique  le Mardi 18 Novembre 2014 à partir de 09 heures.

L’Object de cette marche est de témoigner notre engagement patriotique pour l’indivisibilité de notre Patrie, le Mali.

Elle partira du Monument de l’Indépendance, passera par l’ENSUP, la destination finale étant le CICB.

Les organisations membres du Collectif «MALI TÉ  TILA» clament haut et fort, leur engagement patriotique à lutter fermement pour faire respecter L’INTEGRITE TERRITORIALE du MALI, l’unité nationale du peuple  sur le sol malien, son drapeau, son hymne national et sa devise : un Peuple, un But, une Foi !

Vigilance, vigilance et détermination !

Nous vaincrons !

Vive le Mali, Un et indivisible !

Vive le Mali Indépendant et Souverain !

Bamako, le 15 Novembre 2014

&nbsp;

&nbsp;

Le Collectif «MALI TÉ  TILA»

<strong>Déclaration </strong>

Je vous informe que :

Le Collectif «MALI TÉ  TILA» réaffirme sa conviction dans la justesse de sa position qui consiste à respecter et à faire respecter sur le sol Malien, son drapeau national, son hymne national et sa devise : un peuple, un but, une foi !

Prenant en compte les menaces ou attaques récentes des ennemis contre le Mali, le Collectif «MALI TÉ  TILA» pense que le Mali doit se préparer à se battre sur tous les plans et sous toutes les formes pour restaurer sa souveraineté, son honneur et sa dignité qui ne sont pas a négocier.

C’est pourquoi, le Collectif «MALI TÉ  TILA» met en garde tous ceux qui travaillent de près ou de loin pour faire vivre le Mali dans la situation déshonorante qui est la sienne aujourd’hui et réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre toute négociation avec les ennemis du Mali.

Le Collectif «MALI TÉ  TILA» fait appel à tous les patriotes sincères pour réaliser un front commun de lutte pour un Mali totalement libéré, fort, démocratique, indépendant et souverain.

Enfin Le Collectif «MALI TÉ  TILA» considère qu’il convient plutôt de tout mettre en œuvre pour :
<ul>
	<li>Rétablir l’Intégrité territoriale du Mali  et exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national ;</li>
	<li>Lutter contre toutes formes de projet de partition, de démantèlement, de scission ou de disparition du Mali.</li>
</ul>
Vive le Mali, Un et indivisible !

Vive le Mali Indépendant et Souverain

<strong>Fait à Bamako, le 18/01/ 2015</strong>

<strong>                                           Pour le Collectif P/O</strong>

<strong>           Ibrahima KEBE</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Je désavoue Charlie maudit : Je me dévoue à Mahomet béni]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/je-desavoue-charlie-maudit-je-devoue-mahomet-beni-789122.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le respect entier de la liberté d’opinion et de religion est indispensable au développement de la solidarité dans l’humanité. La liberté d’expression doit servir d’outil de consolidation et non de dislocation de l’humain dans l’homme. ]]></description>

                    
                    <pubDate>Sat, 07 Feb 2015 02:17:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Charlie-Hebdo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-730392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Charlie-Hebdo.jpg" alt="Tragédie à Charlie Hebdo. Comment on a ouvert la boîte de Pandore" width="610" height="355" /></a>Il y a des évènements qui sont têtus. Des grands faits qui restent très longtemps affichés au panneau de l’Actualité. L’attentat effroyable à la vie des journalistes du journal Charlie hebdo, il y a presque un mois, fait partie de ces évènements. Il continue de soulever des indignations et aussi des interrogations. Cet évènement malheureux qui n’a laissé personne indifférent continue d’être condamné, appuyé et analysé de différentes manières.

Aujourd’hui, mardi 03 février, deux grands faits aggravants se sont encore greffés à cette terrible affaire Charlie :

Selon le site 20minutes.fr, « un ancien ministre pakistanais, Ghulam Ahmad Bilour, a annoncé lundi qu'il mettait la tête de l'actuel propriétaire de <a href="https://fr.news.yahoo.com/charlie-hebdo/">Charlie Hebdo</a> à prix, pour 200.000 dollars,(au moins 100 millions de francs cfa) rapportent les médias pakistanais.  «J'avais déjà déclaré que je ne tolère aucune attaque sur la sainteté du Saint Prophète», a déclaré ce député pakistanais lundi. Riss, l'actuel directeur de la publication, serait donc visé. Il a par ailleurs indiqué qu'il allait proposer 100.000 dollars aux héritiers des frères Kouachi, auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo qui a fait douze morts, dont une bonne partie de la rédaction, et d'Amédy Coulibaly, qui a tué une policière à Montrouge et auteur de la prise d'otages de l'épicerie casher de la porte de Vincennes. En septembre 2012, il avait déjà annoncé qu'il proposait une récompense de 100.000 dollars pour la mort du réalisateur du film très controversé L'innocence des musulmans. Son parti, le Parti national Anawi, ainsi que le gouvernement pakistanais s'étaient alors désolidarisé de ses déclarations mais n'avaient pris aucune mesure contre lui. »

En ce même mardi, l’actualité dominant dans la presse française est

« <strong>France: un Coulibaly poignarde trois soldats</strong>

Trois militaires français ont été agressés par un homme armé d’un couteau, et deux d’entre eux blessés mardi à Nice (sud-est), devant un centre communautaire juif sous protection depuis les attentats de Paris, selon une source policière.

L’un des soldats a été blessé au bras et un autre au visage. L’auteur de l’agression, qui s’est déroulée peu après 13H00 GMT dans le centre de Nice, a été arrêté. Une enquête a été ouverte et confiée à des magistrats antiterroristes, selon une source judiciaire. L’agresseur aurait peut-être eu un complice, a ajouté une autre source policière, sans donner de détail sur les motivations ou le profil de cet homme ou de son éventuel complice.

Selon plusieurs sources proches de l’enquête, l’individu interpellé s’appellerait Moussa Coulibaly mais n’aurait a priori aucun lien avec Amédy Coulibaly, un des trois jihadistes auteurs des attentats de Paris qui ont fait au total 17 morts et une vingtaine de blessés entre le 7 et le 9 janvier.

Amédy Coulibaly avait abattu une policière dans la banlieue sud de Paris le 8 janvier avant de tuer le lendemain un employé et trois clients juifs d’un supermarché casher de la capitale.

Les militaires agressés à Nice assuraient la sécurité d’un immeuble abritant le consistoire israélite de la ville, une radio et une association de la communauté juive.

Quelque 10.500 militaires ont été déployés en renfort en France depuis les attentats de Paris, pour assurer la protection de sites sensibles, notamment les lieux de culte juifs et musulmans, les établissements scolaires, les entreprises de presse et lieux publics les plus fréquentés (gares, sites touristiques… »

Cette dangereuse accentuation des menaces de mort est très inquiétante. Dans notre monde dit modernisé et civilisé nous devons lutter contre la violence meurtrière. Car, la violence, sous toutes ses formes, est à bannir. Qu’elle soit physique, verbale ou morale, la violence ne peut que résoudre momentanément un problème mais jamais définitivement. Celui qui est violent oppresse et laisse des cicatrices souvent indélébiles sur le corps ou le cœur du violenté. Insulter, ironiser, frapper, blesser et tuer sont tous des violences à différents degrés qui prouvent la faiblesse de caractère et d’argument du violent.

La violence engendre la vengeance qui alimente et propage encore la violence. Une telle situation ne produit qu’un cycle de rotation des vexations sous-tendu par des violations. Ce genre de violation de droits élémentaires embrouille les relations interpersonnelles et sociales. Certes, la liberté d’opinion, de religion, de réunion et d’expression sont des droits mais qui requièrent des devoirs dans leur application. Il faut reconnaitre que l’équipe ancienne et nouvelle de Charlie hebdo a fait de la satire sa tirelire pour exagérément tourner en dérision la religion musulmane et son icône : Le prophète Mahomet. Ce journal satirique a ainsi attiré sur lui la malédiction divine et humaine.

La malédiction est la condamnation au malheur causée par des comportements indécents volontairement faits contre autrui dans le but de le salir ou de le détruire. La bénédiction est tout simplement le contraire de la malédiction. Contrairement au maudit, le bénit bénéficie de la protection et de la promotion divines à travers les êtres humains de façon inattendue partout et à tout moment.

Le Grand Dieu, miséricordieux, ne prédestine aucune de ses créatures à la malédiction ou à la bénédiction. Seul Le Bon Dieu demeure entièrement impartial. Nous sommes tous des enfants de ce Bon Dieu. Qu’on soit athée ou religieux, chaque personne ou groupe de personne doit respecter la foi religieuse d’autrui à défaut de l’accepter. Parmi les diverses croyances religieuses, les religions,  chrétienne et musulmane, sont les plus répandues à travers le monde. Ces deux religions sont incarnées par ces deux prophètes de Dieu : Jésus Christ et Mahomet. Sans jamais être ni sorciers ni diables, ils furent sur terre des êtres humains qui ont fait preuve d’une impressionnante honnêteté dans leurs relations sociales et surtout d’une indéfectible fidélité à Dieu dans leurs pratiques religieuses. Ils constituent chacun, la caution morale des milliards de croyants. Donc, ils sont, à souhait, imitables mais absolument intouchables. Ils ne doivent jamais faire l’objet ni de moqueries, ni d’insultes, ni de critiques de la part d’un être humain.

Tout humain qui s’adonne à la provocation démesurée des adeptes d’une religion en blasphémant leur prophète s’attire la malédiction divine. Ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre cette réalité resteront malheureux pendant toutes leurs existences. Le nécessiteux n’est forcément pas le malheureux. L’homme peut se baigner dans la richesse financière et matérielle et se sentir malheureux. Alors qu’on peut patauger dans la pauvreté et être heureux.

Né et mort dans la pauvreté, le prophète Mahomet, fondateur de l’Islam, a pu attirer en son temps et surtout maintenant d’inestimables adhérents à la religion musulmane grâce à sa richesse morale positive. Tentons de comprendre brièvement le miracle marquant l’existence du prophète, dernier messager de Dieu sur terre. Des informations qui ont été glanées pour nos lecteurs et lectrices :

<strong>Résumé de la vie du prophète Mahomet</strong>

Environ 600 années après le départ du prophète Issa (Jésus), comme Allah n'avait envoyé aucun autre Messager sur terre, les gens étaient plongés dans l'obscurité. Ils avaient oublié Dieu. Ils avaient oublié les bonnes paroles prêchées par les Prophètes.

Ils fabriquaient des idoles et les adoraient. Ils adoraient aussi les arbres, la mer, le soleil, la lune etc... Ils consommaient des boissons alcoolisées et s'adonnaient aux jeux de hasard. Ils enterraient leurs filles vivantes et brûlaient vives les veuves. Bref, le monde était dans le plus grand égarement et dans la plus grande perdition.

On avait cessé d'adorer le Dieu Unique. Il était alors nécessaire qu'un Messager vienne de la part d'Allah pour guider à nouveau l'humanité vers le chemin de la Vérité.

<strong>Sa naissance</strong>

C'est alors à la Mecque, que le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix), naquit très probablement le lundi 12 du mois de "Rabi'oul Awwal" de l'année de l'éléphant. En l'an 569 Après Jésus-Christ.

Lors de la naissance de Mohammad, plusieurs événements eurent lieu à travers le monde ; ainsi le palais de l'empereur perse trembla et un feu qui était allumé depuis des siècles dans un de leurs temples s'éteignit.

<strong>Sa garde</strong>

Son père Abdoullah mourut deux mois avant la naissance de Mohammad. Agé alors de 6 ans, après la mort de sa mère Amina, il fut pris en charge par son grand-père Abdoul Mouttalib. Mais deux ans, deux mois et dix jours après la mort de sa mère, Abdoul Mouttalib tomba gravement malade. Il appela alors à son chevet tous ses fils et décida qu'après sa mort, Mohammad serait confié à l'un d'eux : Abou Talib.

Abdoul Mouttalib mourut quelques temps plus tard alors que Mohammad n'avait que 8 ans. Abou Tâlib était l'oncle de Mohammad. Il avait une famille nombreuse mais malgré cela il n'hésita pas à recueillir Mohammad.

Pour pouvoir élever sa famille, il allait jusqu'en Syrie (le Châm) pour faire du commerce.

<strong>Un signe </strong>

Lorsque Mohammad fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Tâlib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune Mohammad voulut l'accompagner mais Abou Tâlib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l'emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie.

Ce fut à l'occasion de ce voyage qu'il rencontra un moine nommé "Bahira" qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l'évangile et qui était attendu. Il conseilla à Abou Tâlib de ramener Mohammad rapidement vers Makkah et de bien veiller sur lui.

Mohammad avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. Il avait de bonnes manières. Il était honnête et loyal. Aussi, les gens de Makkah l'appelait "Al-Amine" (le digne de confiance).

<strong>Khadija</strong>

Il y avait à la Mecque une femme veuve très riche qui s'appelait Khadija (qu'Allah l'agrée). Elle faisait du commerce à Makkah mais aussi en dehors de l'Arabie, par l'intermédiaire d'autres personnes.  Quand elle apprit que Mohammad était l'homme le plus honnête de la Mecque, elle lui proposa de conduire une de ses caravanes commerciales vers la Syrie, en échange d'un salaire.

Mohammad accepta sa proposition et accomplit ainsi son second voyage vers ce pays. Maysara ( une servante de Khadija, qui les accompagnait) constata aussi lors de ce voyage d'autres signes étranges concernant Mohammad. Elle en fit alors part à Khadija (qu'Allah l'agrée) à son retour.

Khadija (que Dieu l'agrée) était une femme riche et éduquée. Elle envoya alors une messagère nommée Nafiça chez l'oncle de Mohammad pour lui faire part de son désir d'épouser Muhammad. La demande ayant été acceptée, Mohammad, était alors âgé de 25 ans lorsqu'il épousa Khadija qui pour sa part avait 40 ans.

Elle a vécu plus d'un quart de siècle (plus de 25 ans) avec son époux. Mohammad  n'épousa pas d'autres femmes tant que Khadija était encore en vie. Elle fut sa meilleure épouse et compagne. De cette union, naquirent quatre filles et deux fils. Les deux fils s'appelaient Quassim et Tahir. Tous deux moururent en bas âge. Les filles s'appelaient Zeïnab, Oum Koulçoum, Roquayya et Fâtima.

<strong>La révélation</strong>

Avant la première révélation, il avait l'habitude de se rendre dans une grotte au mont "Hirâ" pour méditer.

Ce fut là ; pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que soudainement, Mohammad perçut une présence, dans le silence de la nuit.

Une voix se fit entendre :

"Lis !" Mohammad était bouleversé. "Je ne sais pas lire" lorsque la voix répéta l'ordre c'est comme si la terre s'était mise à trembler :    " Lis !"
-  " Que dois je lire ? "

Puis soudain, il se sentit comme libéré.

" Lis ! au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'Homme d'un caillot de sang. Lis car ton Seigneur est le Très Généreux. Qui a instruit l'Homme au moyen du Calame, de la plume. Il lui a enseigné ce qu'il ne savait pas. "   [ Sourate 96 L'adhérence - Verset 1 à 5 ]

Ce furent les 5 premiers versets du Glorieux Coran, la voix était celle de Gabriel , l'esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé par Dieu au dernier des prophètes. Mohammad était envoyé à l'Humanité tout entière, pour guider les Hommes mais aussi les Djinns vers le chemin de Dieu.

<strong>Son message</strong>

L'aimé d'Allah, comme il fut surnommé, reprocha aux Mecquois leurs idoles (statues qu'ils prenaient pour Dieu), les appela à adorer le Créateur Unique et leur récita les versets du Coran pour les guider dans la bonne voie.

Comme réponse il fit face à la torture et  à l'oppression. Lorsque les Mecquois prirent conscience de leur <strong>incapacité à lui faire face,</strong> il lui offrirent royauté, argent et pouvoir mais Mohammad (paix et bénédictions) refusa et dit :

" Même si vous me posez le Soleil sur ma main droite  et la Lune sur ma main gauche, je ne renoncerais pas à mon Message "

Ce message de quelques mots mais qui pesait plus lourd que les cieux et la terre était :

<strong> Ô vous les gens ! Dites il n'y a nulle divinité digne d'adoration sauf Allah et vous réussirez !</strong>

<strong>Les persécutions</strong>

Lentement, un par un, le nombre des musulmans augmentait, guidés par le prophète bien-aimé. Mais les musulmans furent l'objet de persécutions dès les premiers temps de l'Islam. On riait et on se moquait d'eux, et comme si cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques.

Quelques centaines de musulmans réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne, et ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Ils contraignirent le prophète et ses compagnons à vivre dans un endroit isolé de la ville, et aucune provision ne leur parvenait.

<strong>L’Aimé d’Allah</strong>

Grâce à Dieu, les persécuteurs cessèrent cette pratique inhumaine. Le blocus fut finalement levé et la situation se modifia quelque peu. Les gens purent à nouveau observer et écouter le prophète.

C'était un bel homme, de taille moyenne, les cheveux et la barbe noire, ses paroles étaient toujours pleines de sagesse et de conseils. La gentillesse et la miséricorde de Mohammed étaient inégalables. Il accorda une place d'honneur à la femme, une place dans la société qui était inimaginable, un honneur en islam, que l'on ne trouvait nulle part ailleurs.

<strong>Le voyage nocturne</strong>

Ce fut lors de la dixième année de la révélation que le prophète Mohammad perdit son oncle Abou Talib, suivit de la mort de son épouse Khadija, de plus il fut maltraité par le peuple de Ta'if  lorsqu'il vint leur délivrer le message.

Ce fut une année de tristesse pour le prophète . Mais c'est cette année là que Dieu envoya l'ange Gabriel, pour l'élévation suprême du corps et de l'esprit, le voyage nocturne : Al Isra wal Mi'raj.

Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c'est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad : les cinq prières quotidiennes, le deuxième pilier de l'Islam. A la suite de ce voyage miraculeux les incrédules redoublèrent de moqueries et de persécutions envers le prophète

<strong>L’hégire</strong>

C'est alors qu'une délégation de la ville de Yathrib, située à environ 400 Km de la Mecque proposa l'hospitalité à Mohammad et à sa communauté.

Mohammad accepta après treize années d'appel à l'Islam, à la Mecque. Il immigra, lui et les "convertis" à l'Islam, vers Médine, lieu où la religion a pu s'épanouir et où Mohammad devint le chef de ce nouvel Etat.

C'est ce que l'on a appelé l'Hégire, et qui marque le commencement du calendrier islamique.

<strong>L’autorisation</strong>

Beaucoup de gens à Médine, ont constaté les bienfaits de l'Islam, et se sont "convertis". Cependant, les Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la communauté musulmane, et ce fut au cours de la deuxième année de l'hégire, pendant le mois de Ramadan, après de nombreuses persécutions que Dieu  le Très Haut donna la permission de se défendre.

"Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués. Parce qu'ils ont été injustement opprimés. Dieu est Puissant [ Sourate Le Pèlerinage 22 - Verset 39 ]

<strong>Les batailles</strong>

La première guerre fut appelée la bataille de Badr ; les Musulmans, (trois fois moins nombreux que les Mecquois qui étaient au nombre de mille), sont sortis vainqueurs miraculeusement, avec l'aide de Dieu.

Bataille après bataille, les musulmans prouvèrent qu'ils pouvaient résister à toutes les attaques grâce à Dieu et Médine ne fut plus jamais attaquée. Ce fut au cours de la sixième année de l'Hégire qu'une trêve fut décrétée entre Mohammad et les mecquois, c'est ce qu'on appela "le pacte d'Al-Hudaybiyya".

<strong>La victoire</strong>

C'est en 629 ; huitième année de l'Hégire, deux ans après la trêve dont les termes étaient constamment violés par les mecquois, que le prophète Mohammad décida de se rendre à la Mecque avec une armée de dix milles hommes pour s'emparer de la ville.

Ce fut un miracle, pas une goutte de sang ne fut versée et le prophète passa la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée, en toute humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.

Il pardonna aux plus grands ennemis de l'islam, face à cette miséricorde, les gens de la Mecque embrassèrent l'Islam sans contrainte.

&nbsp;

Le prophète entra dans l'enceinte de la Ka'aba, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues devant lesquelles les Arabes se prosternaient. Une par une, sur l'ordre du prophète, les idoles furent détruites. Le prophète s'installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman.

<strong>Son heure</strong>

Dieu le Très Haut, rappela son prophète  à l'âge de 63 ans, il mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds mais sans un dinar à son nom. Alors que personne ne voulut le croire, Abou Bakr, le véridique dit ceci :

" A quiconque adorait Mohamed, j'annonce la mort de Mohamed.

Mais à celui qui adore Allah, Le Seigneur est vivant et ne meurt jamais "
L'esprit de son message demeure aussi clair et vivant que lorsqu'il fut révélé :

<em>Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions a Muhammad et à la famille de Muhammad . Tu es certes Digne de louange et de glorification.</em>

<strong>Liberté d’expression à deux vitesses</strong>

Il faut déplorer que les dirigeants politiques et leurs faiseurs de lois font preuve de partialité dans la rédaction et l’adoption des normes devant s’appliquer à tous. Cette situation suscite de profondes frustrations. Voyons ce que le journal français, Le Monde, révèle sur les lois et leur application à deux vitesses :
<h1>« Charlie », Dieudonné… : quelles limites à la liberté d'expression ?</h1>
<h2><em> « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que </em>Charlie Hebdo<em> peut </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire/"><em>faire</em></a><em> des “unes” sur la religion »</em> ? La question est revenue, lancinante, durant les dernières heures de notre suivi en direct de la tuerie à <em>Charlie Hebdo</em> et de <a href="http://www.lemonde.fr/bourse/nyse-euronext-paris-equities/ses/">ses</a> conséquences. Elle correspond à une interrogation d'une partie de nos lecteurs : que recouvre la formule <em>« liberté d'expression »</em>, et où s'arrête-t-elle ?</h2>
<h2>1. La liberté d'expression est encadrée</h2>
La liberté d'expression est un principe absolu en <a href="http://www.lemonde.fr/europeennes-france/">France</a> et en <a href="http://www.lemonde.fr/europe/">Europe</a>, consacré par plusieurs textes fondamentaux. <em>« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler/"><em>parler</em></a><em>, </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/%C3%A9crire/"><em>écrire</em></a><em>, </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/imprimer/"><em>imprimer</em></a><em> librement, sauf à </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/r%C3%A9pondre/"><em>répondre</em></a><em> de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »</em>,  énonce l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789.

Le même principe est rappelé dans la convention européenne des droits de l'homme : <em>« Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/recevoir/"><em>recevoir</em></a><em> ou de </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/communiquer/"><em>communiquer</em></a><em> des informations ou des </em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/"><em>idées</em></a><em> sans qu'il puisse y </em><a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/avoir/"><em>avoir</em></a><em> ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. » </em>Cependant, elle précise :

La liberté d'expression n'est donc pas totale et illimitée, elle peut être encadrée par la loi. Les principales limites à la liberté d'expression en France relèvent de deux catégories : la diffamation et l'injure, d'une part ; les propos appelant à la haine, qui rassemblent notamment l'apologie de crimes contre l'humanité, les propos antisémites, racistes ou homophobes, d'autre part»

<strong>Liberté d’expression ou d’exagération ?</strong>

Il a été constaté en France même et presque partout dans le monde que le journal Charlie Hebdo étire trop sa satire et tire aveuglement sur des cible sacrées. Ce constat ne vient pas seulement des musulmans mais aussi et surtout d’un des symboles vivants des chrétiens qui est le pape. Ce souverain pontife a, sans ambages, désaprouvé le comportement du journal satirique. Ce jour n’a pas hésité de faire une autre grave provocation dans sa publication du 14 janvier en blasphémant une fois de plus le prophète Mahomet. Et les grands chefs religieux du Mali, à l’instar de plusieurs autres leaders religieux du monde, ont organisé à Bamako, le vendredi 16 janvier une grande marche de protestation contre ce journal. Ce grand monde musulman malien a désavoué et maudit ce journal Charlie. Un monde de croyant qui reste dévouer à la religion comme l’a pratiqué le Prophète Mahomet, un béni de Dieux.

<strong>     Lacine Diawara, journal Option</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ce Grand Meeting patriotique contre les tueries au nord]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ce-grand-meeting-patriotique-contre-les-tueries-au-nord-789072.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le jeudi 29 janvier 2015 à 16h00, au Carrefour des jeunes, des responsables des collectifs, d’associations et leaders d’opinion de la société civile malienne se sont rencontrés. Pendant leur réunion de crise sur la tuerie inacceptables de leurs frères et sœurs à Gao, ils ont décidé de tenir un meeting patriotique le lendemain vendredi 30 à la Bourse du travail.]]></description>

                    
                    <pubDate>Sat, 07 Feb 2015 02:06:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>A cette réunion de préparation de manifestation étaient présent :</strong>

1 – Yagaré Baba Diakité              <strong>Mouvement Vert Jaune Rouge</strong> 76242863

2 - Lacine Diawara                       <strong>Biprem Fasoko</strong> 63151413

3 - Etienne Fakaba Sissoko         73000072

4 - Mouctar Touré                        66445959

5 – Bokari Dicko                           <strong>Biprem Fasoko</strong> 66785958

6 – Cheick Soufi Bilal Diallo         <strong>CMS</strong>  76498486

7 – Dr. Adama Traoré                  <strong>Remacotem</strong> 66529604

8 – Cheick Mamadou Maiga        76493146

9 – Adam Kansaye                       70926769

10 – Mme Traoré Nana Sissoko  76210441

11 – Sidi Lamine Dembélé           <strong>Faso dembé</strong> 76396794

12 – Mamadou L. Diarra              <strong>Mali tètila</strong> 66125453

13 – Ibrahima Kébé                      <strong>Mali tètila</strong> 66832530

14 – Moussa Nimaga                   <strong>Anti-Mnla</strong>  72060605

15 – Lamine Camara                   <strong>Jama jigi</strong>      66720380

16 – Mamadou Touré                  <strong>Antorola</strong>       66699350

17 – Massa Cissoko                    <strong>Association Commerçants Dabanani</strong> 66713274

18 – Mme Dembélé Ouley Sow   <strong>Femacof</strong>  66717346

19 – Abdoulaye B. Diarra             66682686

20 – Alhassane  Anaissoum        <strong>Cafo</strong>  65991372

21 – Oumou    Traoré                   79241363

22 – Mamadou Yattassaye          <strong>CNJ-Mali</strong>  66669671

23 – Amadou Baba Mariko          <strong>Fnj-Mali</strong>  65732829

24 – Fatou Dissa                          <strong>Ajds-Mal</strong>i 62476147

25 – Sbeyti Ag Akado                   <strong>FOSC</strong>      66116757

26 – Safia Moulaye Haidara         <strong>Alkarama</strong>  76134848

27 – Mamadou Diarra                   76398955

28 – Abdramane Hinfa Touré       <strong>UNTM</strong>   66783038

29 – Mamedy Dioula Dramé         <strong>FNJ</strong>  74700342

30 – Abdoulaye M. Touré             <strong>Ajbp</strong>  73611115

31 – Awa Maiga                            <strong>Essor</strong> 79020596

&nbsp;

<strong>Déclaration au Meeting</strong> <strong>de protestation contre les tueries à Gao et dans le nord</strong>

<strong>A la Bourse du Travail le vendredi 30 Janvier 2015</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Malitekla.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-789132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Malitekla.jpg" alt="Malitekla" width="350" height="263" /></a> <strong>À l’appel des Collectifs:</strong>

- MALI TÉ  TILA,

- MALIKA WELEKAN

- DES RESSORTISSANTS DU NORD

- BIPREM FASOKO

- RJPPM : Réseau des Jeunes des Partis Politique du Mali

- AN TE SON

- FOSC : Forum des Organisations de la société Civile,

- FNJ : Forum national de la Jeunesse

- CAFO : Coordination des Associations Féminines et ONG du Mali.

<strong>Des Associations : </strong>

-    Vert – Jaune – Rouge

-    AJDS :

-    CNJ : Conseil National de la Jeunesse du Mali

-    JAMA JIGUI

-    AJBP : Association des Jeunes de Baco djicoroni Plateau

-    Faso DAMBE

-    UNTM : Union Nationale des Travailleurs du Mali

<strong>Des leaders d’opinions : </strong>

-    Cheick Soufi Bilal,

-    Yeli Mady Konaté,

-    Ras Batch,

-    Etienne Fakaba SISSOKO.

<strong>Chers Camarades jeunes et citoyens maliens mobilisés ici pour la cause du Mali.</strong>

Les 26, 27 et 28 janvier derniers, la ville de Gao a été le théâtre de violentes répressions contre nos compatriotes de cette ville, dont le seul tort a été d’organiser une marche pacifique contre la Minusma. Cela en protestation contre un accord signé à Kidal entre les groupes armés de la coordination, (composés du MNLA, du HCUA et alliés), et les forces de l’ONU. Cet accord dit « Etablissement de zone de sécurisation temporaire » des vallées du Tabankort, de Tilemsi et de Tarkint, a été signé sans l’accord des autorités maliennes, encore moins des groupes d’auto-défense de la plateforme. Un accord douteux qui a été annulé sous la pression populaire des manifestants.

Les populations de Gao, qui marchaient pour dénoncer un projet mafieux de partition du pays, ont payé cher d’avoir exprimé ce droit constitutionnel. Des tirs à balles réelles et des jets de gaz lacrymogène ont provoqué la mort de plusieurs civils et de nombreux blessés.

-     Aux familles des victimes de cette barbarie, digne d’une autre époque, nous exprimons nos condoléances les plus attristées et prions pour le repos de leurs âmes. Aux blessés, nous souhaitons prompt rétablissement.

-    Nous réaffirmons notre appui total à la population de Gao qui lutte  courageusement aujourd’hui pour obtenir l’exercice de la souveraineté effective du Mali sur Gao.

-     Nous, condamnons avec la dernière rigueur la répression des forces de la Minusma contre les manifestants de Gao, et exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de nos compatriotes.

-     Nous profitons de ce meeting de soutien à la population de Gao, pour remercier le président de la République de s’être rendu à Gao et de rendre visite aux familles des victimes. Que le chef de l’Etat en soit remercié. Mais nous lui demandons dès son retour de s’adresser à la Nation, qui a besoin d’explications.

-    Aussi, nous exigeons du président IBK et de l’ensemble des autorités maliennes de rappeler la Minusma à l’ordre. Cette force de l’ONU, qui a un passé triste dans de nombreux pays africains comme au Congo, au Soudan, au Darfour ou encore en Côte d’Ivoire, a véritablement outrepassé ses prérogatives en signant un document qui engage le Mali avec des groupes armés.

Ceci est un acte condamnable qu’aucun pays jaloux de sa souveraineté et de son intégrité ne peut accepter. Nous demandons donc à la Minusma de clarifier sa position, car les Maliens ne se laisseront pas faire.

-   Nous réaffirmons notre conviction dans la justesse de notre position qui consiste à respecter et à faire respecter sur le sol Malien, son drapeau national, son hymne national et sa devise : Un peuple, Un but, une foi !
<ul>
	<li>  Nous exigeons des enquêtes sérieuses sur ce qui s’est passé à Gao :</li>
	<li>une enquête par la Minusma,</li>
	<li>une par la Communauté internationale</li>
	<li>et une autre enquête par les autorités maliennes.</li>
</ul>
Nous osons croire en l’indépendance de ces enquêtes et en la crédibilité des enquêteurs. Mais en attendant, nous jeunes, femmes et vieux mobilisés pour la cause du Mali, exigeons le rappel sans délais du contingent des casques bleus qui étaient en poste à Gao au moment des tueries des 26, 27 et 28 janvier.

Nous faisons appel à tous les patriotes sincères et les organisations patriotiques pour réaliser un front commun de lutte pour un Mali totalement libéré, fort, démocratique, indépendant et souverain.

Vive le peuple malien débout. Vive le Mali un et indivisible. Vive la population de Gao. Unis, le Mali nous appartiendra !

Je vous remercie pour votre aimable attention !

Dr. Etienne O. Fakaba SISSOKO, Professeur d'Economie et de Mathématiques Appliquées, Université de Bamako, Président de la Commission de Rédaction de la Déclaration.

C’est devant de nombreux manifestants déterminés à défendre l’indivisibilité du Mali et plusieurs journaliste que cette déclaration a été lue par monsieur Yagaré Baba Diakité, Président du Mouvement vert jaune rouge.

Lacine Diawara.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Projet de deuxième consulat malien en France : Des desseins inavoués pour l'ouverture  d'un deuxième Consulat du Mali en France]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/projet-de-deuxieme-consulat-malien-en-france-des-desseins-inavoues-pour-louverture-dun-deuxieme-consulat-du-mali-en-france-789172.html</link>
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                    <description><![CDATA[L'Ambassadeur du Mali en France, monsieur DIARRA, 76 ans (symbole du népotisme), retraité de la fonction publique depuis 18 ans a présenté ses vœux de nouvel an aux maliens de France.]]></description>

                    
                    <pubDate>Sat, 07 Feb 2015 01:40:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ce fut l'occasion pour lui d'annoncer  l'ouverture d'un second consulat dans les mois à venir.

A  l’extrême fin de son mandat, ATT a envoyé 12 agents en France pour le Consulat et l'Ambassade.

Ils n'ont remplacé personne et sont toujours là à ne rien faire, en sureffectif.

Pour mémoire, chaque agent coûte avec sa seule famille entre 8000 à 10000 euros  par mois à l’État malien. Ça ne s'invente pas.

Qui dit que le Mali est un pays pauvre ? Mal et tristement géré oui.

Et, pourtant…

&nbsp;

<strong>Le Consulat actuel suffit</strong>

L'Ambassadeur du Mali qui est là ne semble pas être en mesure de bien accomplir sa mission. Non seulement il n’est pas diplomate, mais aussi il a l’allure d’un homme fatigué et  malade.

Le Consulat est rempli de personnel inutile.

Les cas les saignants et saillants sont :

&nbsp;

<strong>          1 - </strong>Un Conseiller qui passe la plupart de son temps dans les hôpitaux parisiens qu'au consulat. Il n'est pas tombé malade en France. Il a été  muté à Paris juste pour se faire soigner. Comment peut-il, dans ce cas, être rentable à son service ? Il n'est pas en France pour servir les maliens mais plutôt pour se servir. Qu’Allah rende justice au peuple laborieux du Mali.

&nbsp;

<strong>          2 - </strong>Un Conseiller, ou plutôt une Conseillère est mutée à Paris pour pouvoir faire soigner son enfant bien  lourdement handicapé.

Elle chante devant qui veut l'entendre qu'elle est là pour cela. Bonne guérison. Allah est après tout clairvoyant.

&nbsp;

<strong>          3 -</strong> Un Conseiller  qui ne maîtrise rien ni dans l'administration ni dans le juridique. Mais qui devrait, en principe, être plus largement utile à la section des sports soit de l’ ESSOR soit de l 'ORTM. Alors pourquoi est-il au Consulat ? Probablement pour pouvoir faire  bénéficier à ses enfants le système éducatif français. Entre maliens tout se sait.

Chroniqueur sportif dans un Consulat, cherchez l'erreur ou plutôt la bêtise !

&nbsp;

<strong>          4 -</strong> La fille d'un ancien premier ministre.

Son arrivée à Paris  fut largement commentée.

Elle est agent Consulaire. Au fait, elle a été recrutée en remplacement de qui ? Pour quoi faire ?

Elle est là juste parce qu'elle est la fille de …. et que le Mali est une République bananière. Elle est sans gênes. Du zéro degré de fierté. De l'inexistence totale d'orgueil et d'honneur.

&nbsp;

<strong>          5 -</strong> Le fils d'un ayant fait fonction au Consulat

Ayant fait fonction désigne ces cadres B devenus cadres  A  par la fonction et non par les études. C'était à l’extrême fin du régime de Moussa TRAORE (1989-1990).

Un de ses ayants fait fonction en mission d'inspection diplomatique et consulaire fit pression sur un Ambassadeur et un Consul d'alors  faisant ainsi recruter son fils. Fils qui est incapable d'écrire une demande administrative ou de répondre à un courrier simple. Un crapaud sur un arbre !

Il existe un très haut cadre du Consulat en fin  de mission bientôt, selon les textes, qui se bat pour cette ouverture afin de permettre à sa deuxième ''femme'' de pouvoir travailler dans ce second consulat et ainsi rester ''dignement'' vivre en France. Loin des petits boulots.  Quand des considérations égoïstes commandent le choix des élites   d'une nation, il y a de quoi avoir peur pour le futur. Beaucoup d'autres cas demeurent. Un seul article de presse ne suffit pas.

Il fallait opérer un choix d’où une limitation de la liste. Sinon, point de faveur par ceux et celles non cités en exemple. Encore moins la peur.

&nbsp;

<strong><em>Un militantisme vorace, apatride, nauséabond.</em></strong>

Depuis le règne d'ATT, une catégorie de maliens ayant effectué des études universitaires en France pour certains et pour d'autres les ayant  complété,  cherchent par tous les moyens d'intégrer le Consulat ou l'Ambassade.

Ils souhaitent être cadres du Mali mais hors du Mali. Curieux patriotisme !

Des études de comparaison bidon sont effectuées par rapport à d'autres pays, au regard du nombre d'employés dans les ambassades et consulats.

Ces gens sont au sein de toutes sortes d'associations.

La récente nomination d’Oumar KEITA, un simple immigré diplômé au milieu des autres diplômés, venu de nulle part, au titre de  représentant permanent du Mali près de l'UNESCO a suscité assez d'espoirs. Chacun croit y parvenir.

Tout est fait pour inciter IBK a accepté l'ouverture d'un second consulat. Et, apparemment, à entendre son Ambassadeur, IBK est d'accord. Naïveté, complicité, insouciance, légèreté ou inconséquence ? Ou peut-être un cocktail de tout cela, de tous ces maux ? La suite nous le dira.

L'autonomie financière vient d’être accordée au consulat. Nous assistons à des dépenses bidon d'achat de  tableaux pour orner les murs. Comme si les priorités du Mali et du Consulat n'étaient pas ailleurs.

Combien ont coûté officiellement ces tableaux ? Au marché de Barbes à Paris un tableau vaut 20 euros.

Beaucoup qui font semblant de militer pour le Mali n'ont que faire du Mali.

Le pays peut s'écrouler pourvu qu'ils aient leur part. C'est honteux. C'est désespérant. C'est indigne.  C'est ingrat. Mais, c'est réel. Et, c'est ainsi. Hélas. Le mauvais exemple vient des différents locataires de Koulouba même.

Pauvre Maliba.

Pour notre part, le combat pour un Mali meilleur sera une lutte sans merci.

La force est dans la conviction.

&nbsp;

<strong>Boubacar SOW, correspondant de Option en France.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le PDG de WASSOUL’OR victime d’une cabale des étrangers et apatrides :    Pourquoi un tel acharnement contre notre compatriote Aliou Boubacar Diallo?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/le-pdg-de-wassoulor-victime-dune-cabale-des-etrangers-et-apatrides-pourquoi-un-tel-acharnement-contre-notre-compatriote-aliou-boubacar-diallo-757112.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’homme aux opérations de rachat de dettes des pays africains a investi dans le secteur minier de son pays qu’il a toujours aimé et continue d’aimer. Un secteur  dont il a su valoriser et vendre le potentiel pour apporter le  bien être  à  ses concitoyens. Notre compatriote, il faut le dire sans ambages, joui d’un capital de confiance dans le monde des finances internationales. Mais hélas! Que d’actes d’ingratitudes à son encontre de la part des étrangers et apatrides tapis dans l’ombre entrain de manipuler les jeunes et cadres maliens?
]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 21 Jan 2015 22:04:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Notre compatriote Aliou Boubacar Diallo, le PDG de la société minière WASSOUL’OR, a investi pendant des années dans le secteur des mines pour mettre les  fils et filles de notre pays au travail. Bien avant la mise en production de son unité minière,  il a construit des centres de santé, des écoles, des mosquées et a mis des centaines de jeunes de sa zone d’intervention au travail. Aussi, il a pris en charge  le fonctionnement des structures de santé et des écoles. Toutes choses visibles et lisibles partout dans le Wassoulou.  Les témoignages recueillis çà et là auprès des communautés rurales et urbaines montrent à suffisance ses bienfaits à l’endroit des populations.

Nombreux sont les jeunes maliens qui ont eu de l’emploi  dans  le Wassoulou où est implanté son unité de production. A cette époque que de louanges pour  l’homme  dont la générosité a atteint tous dans la zone d’intervention et ailleurs. C’est vrai qu’avec le départ de l’opérateur canadien à cause des crises  successives qui avaient secoué le Mali, la société a elle aussi pris des coups. Mais, malgré les difficultés qui se sont durablement répercutées sur tous les secteurs économiques du pays, la  société a continué à payer les salaires par humanisme jusqu’à une certaine période. Période pendant laquelle la décision a été prise  pour mettre une partie du personnel en chômage technique pour  chercher des solutions en vue de faire redémarrer l’unité sur des nouvelles bases opérationnelles et rappeler   les travailleurs.  Nous avons l’habitude d’assister à des licenciements chaque fois qu’une société est frappée de plein fouet par une crise  de ce genre mais  tel n’a pas été le cas du côté de Wassoul’or. Preuve que son Président Directeur Général est un homme de cœur.  En arrêts depuis  2013, le personnel a  perçu 7 mois de salaire sans travailler. Doit-on percevoir un salaire  quand on est en arrêt de travail? C’est non, selon tous ceux qui ont la maitrise de la législation et la morale professionnelle.  Qui n’a pas travaillé ne doit  pas réclamer de salaire. L’on ne doit pas perdre de vue que l’on est payé après avoir accompli  une tâche.   Manipulés par je ne sais qui, les travailleurs  en chômage technique réclament un salaire pour un travail non exécuté.  Le  bon sens et l’amour de la patrie devrait les guider  à soutenir la direction de la société, espoir du peuple pour qu’elle rebondisse comme des mines fermées et qui ont redémarrées. Des prédateurs étrangers et apatrides tiennent les ficelles, créent des conflits sociaux dans l’entreprise en utilisant nos jeunes comme des marionnettes. Il est temps et grand temps que ces jeunes le sachent et  fassent marche arrière. Ne point combattre nos compatriotes pour faire plaisirs à des prédateurs étrangers sinon des apatrides.  Les Maliens patriotes doivent se donner la main à temps pour réussir le combat du développement de notre pays.

En tout  cas, c’est tout  le sens du combat d’Aliou Boubacar Diallo, le premier à abandonner 500 millions de francs CFA sur la dette de  l’Etat du Mali dans les rachats de la créance  de la BARCLAYS BANK sur notre pays. La société a le choix de licencier ou de rappeler le personnel après un arrêt.

<strong>Bara De Dara</strong>

<strong>Source : Œil du mali</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[ IBK, porte t-il malheur ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/ibk-porte-t-il-malheur-707772.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 22 Dec 2014 11:30:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_332532" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-113.jpg"><img class="size-full wp-image-332532" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-113.jpg" alt="Résolution de la crise du septentrion : Ladji Bourama perd les pédales ?" width="610" height="344" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

IBK fut élu dans l'espoir de redonner au Mali et aux maliens leur dignité et leur honneur. Non seulement, il n'a jusqu'à présent pas été à la hauteur, pire, il ne cesse de tâtonner.

&nbsp;

<strong>IBK, porte t-il malheur ?</strong>

Depuis l'élection d'IBK, le Mali va de catastrophes en catastrophes.

<strong>1- Il y a eu de très fortes inondations.</strong>

Beaucoup de maliens ont péri. IBK et son premier ministre qui fut maire de la zone la plus touchée ont promis des sanctions à l'encontre de ceux et de celles qui ont vendu des lots à usage d'habitation dans le lit du fleuve et des marigots. Jusqu'à présent, rien ne s'est passé. Où  sont le procureur TESSOUGUE et le ministre BATHILY, quid de l'action publique en espèces ?

&nbsp;

<strong>2- Des marchés ont brûlé à Bamako et en région.</strong>

Ces incendies sont-ils criminels ou pas ? Ou est-ce l’œuvre d'entrepreneurs véreux lorgnant les marchés publics de reconstruction des dits marchés ?

Des enquêtes seraient en cours. Donc acte.

&nbsp;

<strong>3- Ebola est chez nous.</strong>

Son introduction au Mali est le résultat d'une négligence criminelle puisqu'il y a  eu mort d'hommes.

Oui, il ne faut pas fermer les frontières avec la Guinée mais, il aurait fallu au moins renforcer les contrôles sanitaires aux frontières. Ce qui ne fut pas fait. Ebola aurait disparu momentanément, espérons que cette disparition soit définitive pour le bonheur des maliens.

&nbsp;

<strong>IBK engendre t-il malheur ?</strong>

<strong>1- Durs avertissement du FMI et partenaires</strong>

Jamais le FMI et les partenaires financiers en 30 ans de coopération avec notre pays, n'étaient jamais arrivés à suspendre leur coopération, à exiger non seulement des rapports sur des malversations mais à les rendre publics. Le summum de l'humiliation.

&nbsp;

<strong>2- La malheureuse visite du premier ministre MARA</strong>.

La visite du premier ministre MARA à Kidal en accord avec son président le 17/05/2014 et la guerre qui en découlait le 21/05/2014 dans l'amateurisme le plus abject et l'impréparation la plus odieuse nous ont poussés dans le tréfonds de la honte. Enfin pour le malien d'en bas, plus soucieux du Mali.

Kidal où le drapeau malien flottait suite à l'accord préliminaire de Ouagadougou nous échappe depuis.

&nbsp;

<strong>3- L'insécurité.</strong>

L'insécurité depuis l'arrivée du président IBK au pouvoir a atteint des proportions inquiétantes, démesurées.

On peut, dans le Mali de l'homme à poigne, IBK, se faire assassiner en plein jour par des voleurs.

La résurgence de l'article 320 ( demi-litre d'essence à 300 fcfa + 20 fcfa boite d'allumette) du code de procédure pénale accélérée de la rue est due à cette insécurité et son corollaire : l'impunité.

Nous parlons bien sûr du lynchage de présumés voleurs.

IBK compte sur Sada SAMAKE, ce général promotion spéciale, pour remonter la pente.

Sada, qui pensait que la question de Kidal était une question de maintien d'ordre même pas de rétablissement d'ordre peut-il comprendre la problématique sécuritaire ?

&nbsp;

<strong>4- Une reforme de l'Armée complètement ratée.</strong>

Comment comprendre que IBK , qui dit vouloir remettre notre armée sur des rails, propulse en si peu de temps des généraux par promotion exceptionnelle ?

Comment des gens qui n'ont rien d'exceptionnels; qui n'ont rien  fait d'exceptionnels ; et qui à coup sûr qui ne feront rien d'exceptionnels; peuvent -ils être désignés généraux ? C'est le comble de la complaisance, de l'inconséquence, de l'insouciance et de la légèreté.

Soyons clairs, la valeur du soldat malien n'est pas en cause. C'est la gestion des hommes qui doit être revue et corrigée.

Ne doit pas être général qui le veut.

&nbsp;

<strong>5- Le choix des collaborateurs.</strong>

Un adage français, cher président diplômé de la Sorbonne, dit : « Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ». Le choix reflète très souvent la personnalité de celui qui choisit.

<strong>Un  Conseiller très spécial nommé par IBK.</strong>

Voici un homme qui se croit juriste de rang, qui rédigea pour une bande d'ivrognes à Kati ( la bande à SANOGO) quelque chose qu'il appela Acte Fondamental et qui était censé être notre Constitution transitoire.

Un ''intellectuel',  juriste de surcroît,  avec une bande de sans foi ni loi. Le monde s'est-il renversé ou  c'est la perversion personnifiée ?

<strong>Un autre Conseiller très spécial : porte voix sans crédibilité.</strong>

Ce dernier est dans toutes les sauces depuis l'UNJM ( Union Nationale des Jeunes du Mali) de Moussa TRAORE jusqu'à nos jours.

Ce personnage mérite juste d’être appelé Mr de Casseroles de Caisse de Retraites en  souvenir de son passage dans cette structure.

Nous lui consacrerons bientôt un article spécial INCHALLAH.

Il y a aussi 2 officiers relevant directement d'IBK dans l'exercice de leurs fonctions actuelles. Ils viennent aussi d’être propulsés généraux promotion exceptionnelle. Hier, ils étaient comme des bergers allemands de SANOGO aujourd'hui ils sont les champions de l’obséquiosité auprès d'IBK.

Le mandé massa est  très ouvert à la flatterie mais fermé à la critique. Dommages.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar SOW, Correspondant du journal Option en France </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Médecin du monde Belgique à Kidal : Triste sort de Ag Zakaria, médecin malien]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/medecin-du-monde-belgique-kidal-triste-sort-ag-zakaria-medecin-malien-707792.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 22 Dec 2014 02:59:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Option]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>« J’ai été victime d’injustice, d’ingratitude, de trahison et surtout de méchanceté de la part de l’ONG MdM Belgique à Kidal »</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/accident.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-707812" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/accident.jpg" alt="Médecin du monde Belgique à Kidal : Triste sort de Ag Zakaria, médecin malien" width="300" height="226" /></a>C’est le moins que l’on puisse dire de cette organisation sensée être humanitaire, mais qui abuse des agents locaux qu’elle utilise. Des agents qui parfois exécutent des taches à hauts risques parfois à leurs corps défendant, dans un environnement hostile où pullulent des narcoterroristes et islamistes extrémistes de tout acabit. Le Dr. Abdoulaye Ag Zakaria que nous avons rencontré, en est une victime.</strong>

Recruté par l’organisation depuis le 09 Décembre 2009 comme successivement, médecin superviseur des activités de terrain, puis chef de projet Médico-nutritionnel et ensuite Coordinateur programme en Février 2013, le Dr. Zakaria fut purement et simplement remercié par l’ONG médical, MdM Belgique, à cause de son handicap survenu dans le cadre de son travail.

Médecins du Monde a installé une équipe qu’il dirigeait à Kidal pour la mise en œuvre de ses activités du projet de soins de santé primaires dénommé ‘’Appui aux activités opérationnelles  de la direction régionale de la sante de Kidal’<strong>’</strong> avant de balancer en 2012 vers un projet d’urgence lié à la crise actuelle que traverse le Mali.

Dr Ag Zakaria et son équipe n’ont ménagé aucun effort pour soulager les pauvres populations livrées à elles-mêmes. Ils étaient très sollicités et se battaient sur tous les fronts car l’ONG MdM Belgique était la seule structure médicale présente dans la région. Toutes les autres ont plié bagages.

<strong>Les faits</strong>

Selon l’intéressé que nous avons approchés, les larmes aux yeux et la voix étreinte par le chagrin, l’attitude de son ex employeur est tout simplement inexplicable, car il affirme qu’il a été licencié uniquement à cause de son handicap accidentel. Cela est-il concevable qu’une ONG occidentale qui se dit humanitaire, puisse abandonnée un agent à son triste sort, alors même que c’est en exerçant son travail médical qu’il a été victime de l’accident qui a failli lui couter la vie ?

Il soutient qu’un matin, il s’était mis en route pour accueillir une délégation de Médecins du Monde Belgique à l’aéroport de Kidal, le 26 Février 2014, plus précisément. Pendant ce déplacement, sa voiture qui le transportait a sauté sur un engin explosif aux abords de l’aéroport. Sous le choc, Docteur Ag Zakaria qui avait momentanément perdu connaissance, s’est réveillé dans un état lamentable.

Bilan : deux doigts de la main gauche déchiquetés qui finiront par être amputés.(voir photos)

&nbsp;

<strong>Deux doigts amputés pendant les soins</strong>

&nbsp;

[caption id="attachment_707822" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/accident-doigt.jpg"><img class="size-full wp-image-707822" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/accident-doigt.jpg" alt="Médecin du monde Belgique à Kidal : Triste sort de Ag Zakaria, médecin malien" width="300" height="224" /></a> Les doigts amputés du médecin Ag Zakaria[/caption]

Ce n’est pat tout : une grosse plaie sur la jambe gauche, des impacts de l’explosif sur la jambe droite et les fractures non ouvertes des deux pieds.

Certes Médecins du Monde a assuré les premiers soins, mais ce qu’en suivra est honteux, commente t-il. Après cet accident, l’ONG MdM Belgique a décidé de fermer,  en Aout 2014, sa base de Kidal pour un argument sécuritaire qui n’a pas du tout convaincu bon nombre de personnes. Le docteur Ag Zakaria, presqu’en sanglots affirme qu’à Kidal les populations ont été surprises par ce retrait brutal de MdM. Et déplore que toutes les bonnes stratégies d’offre de soins qui ont été mises en place par lui et son équipe soient ainsi volatilisées.

Mieux, il ajoutera que certains Cscom de la région sont fermés, d’autres n’assurent que le service minimum. Les cliniques mobiles qui offrent des soins, de hameau en hameau, aux populations qui sont en perpétuel mouvement, ont été supprimées. L’offre des soins à l’hôpital de Kidal a été réduite au strict minimum. Du coup cette seule structure de Kidal ne répond plus aux attentes de prise en charge de la population. La désolation se lit sur tous les visages dans un contexte de vulnérabilité sans précédent. Apres  plus de 10 ans de loyaux services aux populations de Kidal, Médecins du Monde a quitté Kidal comme si elle n’a jamais existé dans la région pendant que les populations demeurent dans le grand besoin de son assistance médicale, pense le docteur Zakaria.

Après cette fermeture de la base de Kidal, l’ONG a redéployé son personnel dans d’autres régions ou même à l’extérieur du pays. Mais le Dr Ag Zakaria, malgré son handicap permanent et le fait qu’il a failli perdre sa vie pour cette ONG MdM, n’a jamais été redéployé malgré ses multiples insistances auprès de son employeur. Ce dernier a préféré le licencié purement et simplement. Le motif que MdM a avancé sur le préavis de licenciement est qu’elle n’a pas trouvé où le redéployé ni sur ses missions au mali encore moins à l’extérieur.

&nbsp;

Pourtant une semaine après son licenciement, l’ONG a crée un poste d’Urgence Ebola et a recruté quelqu’un sans même lancer un appel à candidature pour le poste ni au Mali encore moins à l’international, nous raconte le médecin.

Pour lui, ceci a démontré, à suffisance, une volonté manifeste de MdM de se débarrasser de lui à cause de son handicap sans aucune forme de procès. Il n’a obtenu que des droits ( coûts fixes) qu’on donne à quelqu’un qui a subit un licenciement normal. L’ONG n’a pas du tout tenu compte de son handicap.

Dr. Ag Zakaria qualifie cette attitude de preuves <strong>d’injustice, d’ingratitude, de trahison et surtout de méchanceté</strong> de la part de son ex-employeur qui, pour seule excuse, lui jette à la figure que : <strong>l’attentat contre sa voiture ne visait que sa seule personne et non l’ONG.</strong>

Cette situation a affecté son moral et a considérablement dégradé son état de santé par des crampes de la main sectionnée, des douleurs récurrentes des pieds dans un contexte de chômage.

Toutes nos requêtes à l’endroit de l’ONG pour recouper l’information sont restées vaines. Elle n’a jamais daigné répondre à nos mails.

D’ici là, le docteur vit sa galère et broie du noir dans le désespoir le plus total.

Affaire à suivre.

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<strong>Harber MAIGA, Option  </strong>]]></content:encoded>
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