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        <title><![CDATA[Procès Verbal]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Procès Verbal]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Ce que le général Moussa Traoré est allé dire au Chérif de Nioro]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 05 Nov 2018 17:22:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de la République, le Général Moussa Traoré, s’est rendu le jeudi 1er novembre à Nioro du Sahel pour rendre visite au Chérif Bouyé Haidara. La visite de Moussa Traoré à celui qui le considère comme son seul ami parmi les présidents maliens peut paraître ordinaire. Mais elle fait couler beaucoup d’encre et de salive. À juste cause car, selon nos sources, elle s’inscrivait dans le cadre d’une ultime médiation entre le président IBK et le chérif du Nioro dont les relations sont glaciales, le second ayant décidé de combattre le premier jusqu’à la mort.</strong>

Moussa Traoré est arrivé à Nioro à bord d’un avion de l’armée de l’air malienne immatriculé TZ 22 T. Sur le tarmac de l’aéroport l’attendait le fils ainé du Cherif (Mollah Oumar Haidara) et d’autres membres de la famille cherifienne . Après les salutations d’usage, le cortège prend la route de la résidence du Cherif Bouyé. Le général Moussa Traoré est accueilli par Bouyé par des accolades et de petites blagues. Le général prend place dans le salon d’honneur. Le chérif lui fait servir un verre d’eau et lui demande les raisons de sa visite.

Le général présente alors ses excuses pour avoir sorti Bouyé de son repos aux fins de cette audience. Parlant des motifs de son voyage, il dira être venu voir le Cherif pour parler du Mali. Avant de continuer, il précise que sa démarche est personnelle et non commanditée par quelqu’un d’autre.

Pour Moussa Traoré, le pays, depuis 2012, vit dans une crise profonde qui s’est accentuée avec les dernières élections. En plus du territoire, qui est coupé en deux, les Maliens aujourd’hui sont divisés en deux camps : le camp du pouvoir et le camp de ceux qui contestent la réélection d’IBK. En outre, les drames ne cessent de frapper le Mali comme si Dieu s’acharnait contre notre pays. En bon croyant, Moussa Traoré dira au Cherif qu’il ne lui apprend rien en rappelant que Dieu ne couvre pas de sa grâce un peuple désuni et non solidaire.

Pour le général, la solution réside dans la réconciliation entre tous les Maliens, qui doivent se pardonner et se donner la main pour des lendemains meilleurs. Moussa Traoré demande donc au Cherif de donner le ton de cette réconciliation en pardonnant à tous les Maliens.

Selon nos sources, à aucun moment de son intervention, le général Moussa Traoré n’a prononcé le nom de l’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

À la suite de Moussa Traoré, le Chérif Bouyé a pris la parole. Il a remercié l’ancien président pour sa démarche qui est la preuve de sa foi en Dieu. Sur la question de la situation du pays, le Cherif dit ne pouvoir rien ajouter à ka description faite par Moussa. Bouyé dit connaître la valeur du pardon en islam. Il déclare pardonner à tous les Maliens et demande en retour aux Maliens de lui accorder leur pardon pour que Dieu nous pardonne à tous.

Bien que Moussa Traoré n’ait prononcé le nom d’IBK à aucun moment de l’audience, notre source à Nioro reste convaincue qu’il est en mission du président Ibrahim Boubacar Keita, lequel, avant Moussa, à dépêché auprès du Chérif de nombreux intercesseurs dont le président mauritanien. Alors, si le chérif accepte, comme il l’a assuré, de pardonner à tous les Maliens, faut-il en déduire qu’il pardonne aussi à IBK ? Waint and see.

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La bagarre commence : Maître Tall répond à IBK]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/la-bagarre-commence-maitre-tall-repond-a-ibk-2758103.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 21 May 2018 17:02:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo diffusée sur Web-télé et OM-Télévision, l’ancien ministre d’IBK, et non moins président du CNID et candidat à la presidentielle, Me Mountaga Tall répond aux critiques qu‘IBK lui a indirectement adressées lors de sa visite à Ségou du 24 au 26 avril 2018. Me Tall prévient, d’emblée, qu’un cabri dérangé mord. À ses dires, à Segou, IBK, sans le nommer, l’a traité de traître, d’assoiffé de pouvoir et même de mécréant. « Lorsque de telles injures vous sont adressées dans votre ville natale, vous devez répondre, dit Me Tall. Cependant, ma réponse à IBK se fera avec tout le respect que l’on doit à un aîné car IBK est mon ainé. Mais je lui dirai la vérité.

Je dirai à IBK qu’on dit de quelqu’un qu’il est ingrat lorsque vous lui offrez quelque chose. Je ne dois rien à IBK ni sur le plan matériel, ni sur le plan de la dignité. Le jour où j’entrais dans le gouvernement, je l’ai fait pour sauver mon pays. Je n’avais jamais pensé un instant qu’un citoyen, de surcroît président, pouvait penser que le pouvoir était un partage de gâteau. Or, au moment où je pensais venir dans un gouvernement aider mon pays à sortir de la crise, lui IBK pensait à un partage de gâteau. Ce qui porte à croire qu’IBK nous avait invités à prendre notre part du gâteau national et à nous taire à jamais. Il y a, certes, eu des incompréhensions entre nous, mais ce n’est pas une preuve d’ingratitude.

Alpha Oumar Konaré a nommé IBK conseiller diplomatique à la présidence, ambassadeur en Côte d’Ivoire, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre et président du parti présidentiel. Lorsqu’IBK a quitté le gouvernement, il a tourné le dos au parti présidentiel et nous a rejoints à l’Assemblée pour combattre Alpha Oumar Konaré. Il a même crée le mouvement«Alternative 2002». De cette date à nos jours, il n’a plus adressé la parole à Alpha Oumar Konaré. Quand c’est lui, c’est normal et lorsque c’est quelqu’un d’autre, il parle de traîtrise !

IBK avait un ministre dans le gouvernement d’ATT et pourtant, il a été candidat contre ce dernier et c’est normal. Mais lorsqu’il s’agit des autres, ce n’est pas normal! Je tiens à préciser que lorsque j’entrais dans le gouvernement, il n’y a jamais eu de promesse de soutien à un 2ème mandat d’IBK. J’ai décidé de quitter le gouvernement parce que la trajectoire que prenait la gestion du pays ne me plaisait pas. IBK aime à dire que nous fûmes quand d’autres n’étaient pas. En effet, dans le mouvement démocratique, je fus avant lui; député, je le fus avant lui. IBK va jusqu’à dire que je suis un assoiffé du pouvoir. Je demande qu’on se respecte dans ce pays! Plus grave, il envoie le débat sur le terrain religieux en parlant de son pèlerinage à la Mecque. Sur ce point, je dirai que j’ai été à la Mecque plusieurs fois avant lui et avant que je ne sois au pouvoir. ».

<strong>Transcrit par Abdoulaye Guindo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sabotage des accords de paix: le MNLA adhère à un nouveau groupe indépendantiste]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 06 Mar 2018 08:57:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte"><strong>Réunie à Marrakech, au Maroc, du 16 au 18 février 2018, l’Assemblée Mondiale Amazighe, la nouvelle partenaire du MNLA, exige l’indépendance de l’Azawad comme unique solution au retour de la paix et de la stabilité dans « le Grand Sahara ».</strong>

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), membre influent de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a adhéré à l’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA), une organisation ethnolinguistique berbère dont la 9ème assemblée générale s’est tenue à Marrakech, au Maroc, les 16, 17et 18 février 2018. Ont pris part à cette assemblée les délégués d’associations amazighes des pays d’Afrique du Nord et de la Diaspora, ainsi que les représentants de certains peuples indépendantistes tels que les kurdes, les catalans et, bien sûr, les séparatistes maliens du MNLA.

Au cours de cette session, il a été fait le point du combat pour l’indépendance des territoires revendiqués par les membres de l’organisation. A l’issue des travaux, il a été pris des résolutions pour chaque pays membre. Ainsi, l’Assemblée:

– Affirme que la clé de la stabilité dans la région du Grand Sahara consiste à octroyer à la région de l’Azawad une autonomie politique élargie qui permette à la population locale de s’autogérer, loin de l’exploitation adoptée par le gouvernement de Bamako ;

-Confirme que la paix et la stabilité véritables dans l’Azawad passent par la reconnaissance de la composante amazighe touarègue et par l’édification d’un Etat civil, fédéral et pluriel;

-Demande la mise en œuvre des dispositions et des principes des chartes internationales des droits de l’homme et des peuples, ainsi que le droit à l’autodétermination des peuples, au niveau politique, économique et culturel…

– Appelle les Nations Unies et les pays occidentaux à faire pression sur le régime malien pour satisfaire tous les droits des Touaregs de l’Azawad;

-Confirme son soutien absolu aux Amazighes de l’Azawad jusqu’à satisfaction de toutes leurs revendications légitimes et appelle à la satisfaction des revendications de tous les Touaregs ».

Le MNLA n’en est pas à son coup d’essai

Ces résolutions prennent le contre-pied des engagements du MNLA envers l’Etat malien et la communauité internationale. Signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le MNLA y déclare, en effet, son intention de respecter l’intégrité territoriale du Mali. Mais ce mouvement n’en est pas à son premier reniement. De fait, il a adhéré à l’Organisation des Etats Africains Émergents (OAES), une organisation intergouvernementale qui soutient l’autodétermination des peuples en Afrique. Il aussi membre de la Fédération des Régions et Peuples Solidaires (R&amp;PS) qui soutient le fédéralisme en faveur de ses membres.

Pour couronner le tout, le 12 janvier dernier, avec ses amis de la CMA, les délégués du MNLA ont effectué un voyage aux Etats-Unis sur invitation de l’ONG « Independant Diplomat ». Cette organisation non gouvernementale fondée en 2004 par l’ancienne diplomate britannique Carne Ross a pour but de donner des conseils et une assistance en matière de stratégie diplomatique et technique aux gouvernements et aux groupes politiques non reconnus au plan international. Parmi les projets de l’ONG figure un lobbying pour aider le Kosovo à devenir un nouvel État. Elle a déjà aidé à la partition du Soudan pour créer le Soudan du sud. Elle est aussi pour beaucoup dans la création du Somaliland et est sollicité par les indépendantistes de Chypre et du Sahara occidental. Alors question: comment le MNLA peut-il participer à des congrès séparatistes alors qu’au même moment, il est signataire, avec le gouvernement malien, d’accords qui prétendent respecter l’intégrité du territoire malien ? Comment ces agissements du MNLA ne suscitent-ils aucune réaction publique du Mali ni de la communauté internationale ? Pourquoi le Maroc prête-t-il son concours à ces simagrées ? Par défiance envers l’Algérie ? Ces simples questions de bon sens permettent de comprendre que les accords de paix censés ramener la stabilité au Mali ne sont que de la poudre aux yeux.

Abdoulaye Guindo</span>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dioncounda, le plan B du président IBK ?]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:17:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">

Mercredi dernier, le parti ADEMA a décidé de lancer un appel à candidatures pour choisir, dans ses propres rangs, l’homme susceptible de le conduire à la victoire lors de la présidentielle de juillet. Chose remarquable, aucune section du parti ne s’est opposée à cette décision qui fait suite à une résolution de la dernière conférence nationale du parti.

Ce constat marque un échec des quatre ministres du parti qui sont censés se battre pour rallier l’ADEMA à la candidature du chef de l’Etat sortant, IBK. Selon nos sources, l’appel à candidatures sera lancé dès cette semaine mais il n’aboutira pas au choix du « candidat consensuel » attendu.

En conséquence, les dirigeants du parti décideront, dans l’intérêt supérieur de l’ADEMA, de se rabattre sur Dioncounda Traoré, l’ex-président du parti et de la Transition de 2012-2013. Problème: ce dernier répète, en privé, à tout le monde qu’il ne sera pas candidat. Abandonnera-t-il cette belle résolution s’il est sollicité par l’ensemble des factions du parti ? En ce cas, IBK lui-même sera-t-il candidat à sa réélection? Certains murmurent que Dioncounda est le plan B d’IBK.

L’homme auquel il pourrait céder le pouvoir au cas où lui-même renonçait à se présenter. Un homme dont il n’aurait rien à craindre après son départ…

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Débats sur Klédu: les révélations de Moussa Mara]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:15:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">

Intervenant dans « Le débat politique » de la Radio Klédu, l’ancien Premier ministre Moussa Mara revient sur de nombreux pans de son action de chef de parti et d’ancien chef du gouvernement. Il répète qu’il faut faire partir IBK du pouvoir et raconte les péripéties de son voyage mouvementé à Kidal. Il en profite pour souligner la soudaine montée de tension qui a frappé son ministre de la Défense d’alors, Soumeylou Boubèye Maiga, juste avant le départ de l’avion pour la Cité des Ifoghas.

<strong>Tournées à l’intérieur et à l’extérieur du pays</strong>

Moussa Mara dira que ces tournées entrent dans le cadre des activités annuelles de son parti « YELEMA ». Un programme fixé 2010. Le but: s’enquérir des préoccupations des Maliens.

<strong>Dernier congrès du parti YELEMA</strong>

Le congrès s’est tenu à Mopti. Il a renouvelé sa confiance à MPoussa Mara en le confirmant à la tête du parti pour trois nouvelles années. Mara annonce que ce sera son dernier mandat. « Je ne sera plus président du parti à la fin de ce mandat, contrairement à d’autres partis dont les chefs sont désignés à vie », fait remarquer l’ancien Premier ministre.

Le parti, lors du congrès, a aussi décidé de « se retirer définitivement de la mouvance présidentielle ». La raison ? Selon son chef, le parti s’était engagé à soutenir les actions du président IBK mais n’a pas eu satisfaction. De plus, alors que la Convention de la majorité présidentielle a été créée pour guider le président de la République, elle n’a pu jouer ce rôle. « On avait l’impression qu’on n’avait pas à faire à une majorité », déplore Moussa Mara. Qui dénonce les efforts de la majorité tendant à marginaliser le parti YELEMA: « Il n’y avait plutôt de solidarité entre les partis membres de la majorité et notre parti apparaissait comme une opposition au sein de la majorité. Il fallait donc en sortir ».

<strong>Le congrès de YELEMA a enfin recommandé d’œuvrer à l’alternance et au changement.</strong>

<strong>Position politique de YELEMA</strong>

Selon Mara, YELEMA ne se reconnaît pas dans l’opposition actuelle, même si le parti désavoue aussi la majorité: « Ni la majorité, ni l’opposition n’incarnent le changement. Le vrai changement ne peut se faire avec un seul parti politique, mais plutôt avec un pôle de partis politiques. Il faut donc aller vers un mouvement qui va regrouper des partis politiques, associations, leaders d’opinion, etc. Des rencontres sont en cours pour fonder ce mouvement et, si possible, désigner son candidat à la présidentielle à venir ».

<strong>Nomination comme Premier ministre</strong>

Mara explique: « Oui, j’ai été surpris d’être nommé à la primature; je ne m’y attendais pas. J’ai été appelé au crépuscule par le président IBK qui m’a annoncé sa volonté de me nommer Premier Ministre. J’ai fait 9 mois à la primature. Ce fut une satisfaction pour moi pour plusieurs raisons: j’ai fait signer aux ministres des contrats de performance. J’ai mis en place un système de contrôle physique des agents de l’Etat: cette mission a révélé 3.000 personnes fictives dans nos administrations avec plus de 20 milliards de FCFA de manque à gagner par an…La signature des accords de paix a été pratiquement faite sous mon gouvernement ».

<strong>Voyage à Kidal</strong>

Mara dit avoir fait ce voyage dans le cadre de ses missions normales de Premier ministre: « J’ai été envoyé à Kidal par le président IBK et à mon retour j’ai été reçu et félicité par lui à Sébénikoro. Le président, dès le lendemain de mon retour de Kidal, s’est adressé à la nation pour me féliciter. Il se raconte qu’il m’a été dit de ne pas aller à Kidal. Personne ne m’a dit de ne pas y aller. Le chef d’état-major des armées, après une mission de terrain à Kidal, m’a assuré que je pouvais m’y rendre. Je m’y suis rendu avec un tiers de mes ministres… Les gens racontent que mon ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, m’a déconseillé de voyager sur Kidal. C’est faux. Mais quand on s’apprêtait à prendre l’avion à Gao pour Kidal, j’ai vu en mon ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, un certain air. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a fait savoir que sa tension était montée; je lui ai donc demandé de rester à Gao pour retourner à Bamako si sa santé ne lui permettait pas de voyager sur Kidal. Je reconnais aussi qu’à la veille de mon départ pour Kidal, certains responsables de la MUNISMA et les ambassadeurs de France et des Etats-Unis au Mali m’ont demandé de chercher l’aval de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avant de m’y rendre. J’ai catégoriquement refusé. Kidal faisant partie du Mali, il m’était inadmissible de chercher la permission de la CMA pour m’y rendre. Du début à la fin, le président IBK a suivi ma visite ».

Mara reste calé sur sa position: « Je n’ai jamais été inquiété par cette soi-disante mission de poursuites demandée par l’Assemblée Nationale. Je suis prêt à répondre à toute instance qui m’en ferait la demande et je suis prêt à retourner à Kidal si c’était à refaire ! Dans cette affaire, je ne suis jamais sorti de mes prérogatives de Premier Ministre. Je ne suis pas chef de guerre et je n’ai jamais donné un quelconque ordre d’attaquer. Il para^)it que certains détiennent des SMS prouvant le contraire: je les mets au défi de les produire. J’ai quand-même instruit de donner les moyens à notre armée pour la reconquête de Kidal, ce qui a été fait ».

<strong>Qu’est-ce qui a mal tourné sous son mandat de Premier ministre ?</strong>

Mara décrie, à cet égard, la lenteur dans l’exécution des décisions administratives: « L’administration malienne est lente et regorge d’agents incompétents ».

<strong>Sur les accords de paix</strong>

L’ancien Premier ministre se rejouit d’être un acteur clé des accords signés avec les groupes armés.Il impute leur non-mise en œuvre au gouvernement malien. « L’application des accords n’a pas atteint de nos jours 10%. Les groupes armés n’ont pas intérêt à ce que ces accords se réalisent mais c’est au gouvernement de comprendre cela », conclut Mara.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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</div>
</div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le MNLA fête le 6ème anniversaire de son offensive militaire contre le Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mnla-fete-6eme-anniversaire-de-offensive-militaire-contre-mali-2734139.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 24 Jan 2018 09:10:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte">Dix jours après la visite d’une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) aux Etats-Unis, sur invitation de l’ONG « Independant Diplomat », le MNLA, membre de cette coordination, a célébré, le mercredi 17 janvier 2018, le 6ème anniversaire de la « Révolution ». En plus de Kidal, la célébration a eu lieu dans d’autres localités comme Ber, Gourma-Rarhouss, Foyta (photos). Ces festivités sont une tradition puisque chaque année, depuis 2012, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés organisent une fête commémorative de la « Révolution », c’est-à-dire de l’insurrection indépendantiste armée contre l’Etat malien.

<strong>Préparatifs</strong>

Les préparatifs de la fête ont commencé par un communiqué publié le 14 janvier 2018: les rebelles y annoncent la date du 17 janvier comme jour de la célébration. Il est demandé à tous les Azawadiens vivant sur le territoire et à l’extérieur de la rendre grandiose. Pour rendre coquettes les localités devant abriter les festivités, le MNLA a lancé des travaux de réhabilitation de la Place de l’indépendance et de tous les édifices de Kidal. Le « Monument de l’Indépendance de l’Azawad » a été refait, les murs repeints aux couleurs du MNLA.

<strong>Festivités</strong>

Dans une série de vidéos postées sur la page Facebook et le compte Twitter de « l’Etat de l’Azawad », on peut suivre les activités de la journée. Elle débute par une parade militaire: plusieurs pick-up remplis d’hommes en armes font le tour de Kidal sous les acclamations de la foule massée le long du passage. Après la parade, la foule d’Azawadiens se retrouve à la « Place de l’indépendance » pour hisser sur un mât le drapeau de l’Azawad. Et cela, sous l’œil complice des autorités intérimaires de la localité. Sur les banderoles exposées à la « Place de l’indépendance« , on lit les messages suivants:

* « Dans la révolution, il n’est pas important de libérer la patrie et d’en expulser l’ennemi, mais il est important de libérer la pensée du peuple »;

* « Alors que la France et les Etats africains cherchent à faire échec au projet du MNLA, la force et la conviction du peuple sont de plus en plus nombreux »,

* « Le droit à l’autodétermination est une revendication du peuple de l’Azawad ».

<strong>Discours indépendantistes</strong>

Après les défilés, un intervenant prend la parole pour lire une note signée du président du Conseil Révolutionnaire du MNLA, Attayoub Ag Battaye.Cette note rappelle les objectifs de la guerre contre le Mali et les actions posées. Selon la note, il y a 6 ans que le MNLA a déclenché la lutte armée pour arracher le droit du peuple de l’Azawad à l’autodétermination après avoir offert vainement le dialogue 2 ans au gouvernement malien. Toujours selon la note, 330 chefs de tribus avaient adressé en 1958 un manifeste au général de Gaulle pour réclamer l’indépendance de l’Azawad, mais cette demande n’a pas eu d’issue favorable. Avant de rappeler les grands moments de la lutte armée du MNLA et de ses ancêtres, le lecteur de la note affirme que le rattachement de l’Azawad au Mali est une erreur historique commise par la France. L’Azawad est ainsi devenue une colonie qui exige depuis lors son indépendance. La note rappelle quelques batailles historiques menées pour la liberté de l’Azawad:

-Resistance du sultanat des Igawaddarens sous la conduite de l’Aménokal Chabone Ag Fandagamou ;

-Résistance des Iwallemedines sous le commandement du sultan Fihroun Ag Alensar dont le declin a été le massacre d’Adaramboucar, en 1916,

-Résistance dans l’Adrar des Ifoghas dirigée par Alla Ag Albachar contre les forces française jusqu’en 1959;

-La lutte menée par Ibrahim Ag Bahanga;

– 1960: Rébellion conduite par Zeid Ag ATTAHER…

– Révoltes de 1990, de 2006 et de 2012…</span>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Général Coulibaly-IBK: les raisons du divorce]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/general-coulibaly-ibk-raisons-divorce-2722742.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 13 Dec 2017 14:27:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le général Moussa Sinko Coulibaly est né à Bamako le 14 juillet 1972. Diplomé, en 1995, de la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr, il est colonel au moment où le président ATT est renversé par l’armée. C’est lui que le chef de la junte, Amadou Haya Sanogo, envoie régulièrement rencontrer les chefs d’Etat de la sous-région jusqu’à la signature, le 6 avril 2012, de l’Accord-cadre qui instituera un régime de Transition civil. Moussa Sinko devient alors ministre de l’Administration territoriale, chargé d’organiser les élections. Il est alors proche du candidat IBK dont il se réjouit publiquement du score élevé au premier tour. Tout le monde doute de l’impartialité du colonel.

<strong>Limogeage sans sommation</strong>

Elu au second tour avec 77% des voix, IBK maintient Moussa Sinko à l’Administration territoriale. Il lui accorde même le grade de général de brigade.Mais juste après les législatives, l’officier est limogé de son ministère. « Je l’ai rencontré le jour de son limogeage, nous confie une source; il l’a appris comme tout le monde: à la télé ». L’intéressé en conçoit une froide amertume. Elle ira crescendo au fur et à mesure qu’IBK multiplie les arrestations dans les milieux proches de l’ex-junte : du général Sanogo au sergent-chef Soiba Diarra, en passant par le général Yamoussa Camara et et le capitaine Amadou Konaré, un grand nombre d’acteurs du putsch du 22 mars finissent en prison. Les Maliens, et Moussa Sinko le premier, n’ont plus de doute: le fameux pacte entre IBK et l’ex-junte est mort.

<strong>Entrée en politique</strong>

Le général Coulibaly a un autre grief contre IBK: il estime que le chef de l’Etat conduit le pays dans l’abîme. Dès octobre 2016, donc bien avant sa démission de l’armée, Coulibaly, pourtant discret et prudent en apparence, confie à un confrère sénégalais: « Je pense que, premièrement, le pouvoir actuel ne fait pas bien. Deuxièmement, que dans les deux ans qui lui restent, il ne fera pas mieux. Que troisièmement, en 2018, sauf miracle, il va être balayé…Il y a un mécontentement généralisé et chaque jour qui passe, on a l’impression que le pouvoir fait tout pour que cela explose. Par exemple, le journaliste qui a été arrêté (Ras Bath, Ndrl), entraînant des manifestations avec mort d’homme. Est-ce que c’était le bon moment de s’attaquer à quelqu’un qui s’exprimait, peut-être pas avec des mots gentils, sur le déroulement des choses ? …Surtout un chroniquer qui est écouté par tout le monde et qui permet même à beaucoup de gens du pouvoir de contenir leur colère puisqu’ils ont quelqu’un qui râle pour eux. Vous vous attaquez à celui-là: qu’est-ce que cela va vous rapporter ? Absolument rien. ».

Avec de telles idées, le général n’avait plus qu’à quitter l’armée pour se lancer à la conquête de Koulouba. Il dépose sa démission de l’armée le 30 novembre 2017 et annonce sa candidature à la présidence de la République. Et il répète à qui veut l’entendre que le régime a échoué et doit céder le palais.

<strong>Tiékorobani</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’ex-coupeur de mains de Gao devant les assises: « Je suis jugé car je ne suis pas Touareg! »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/lex-coupeur-de-mains-de-gao-devant-assises-suis-juge-ne-suis-touareg-2487542.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 22 Aug 2017 05:40:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">

La cour d’assises avait au rôle du vendredi 18 août l’affaire Ministère public contre Aliou Mahamane Touré, ancien commissaire islamique de Gao au moment de l’occupation terroriste. L’audience était présidée par Lassine Samaké, conseiller à la Cour d’appel de Bamako. Le banc du ministère public était occupé par Amadou Sogoba.

Arrêt de renvoi

Après l’installation de la Cour composée de 3 juges et de 4 assesseurs, la greffière procède à la lecture de l’arrêt de renvoi. Il ressort de ce document d’accusation que pendant l’occupation des régions du nord du Mali par les groupes terroristes en 2012, Aliou Mahamane Touré se fait recruter par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO). Après avoir appris à manier les armes, il est doté d’un pistolet-mitrailleur à crosse rabattable et d’un pistolet automatique de calibre 7mm. Exécutant fidèle des ordres du MUJAO, Touré se fait vite remarquer par sa hiérarchie. Il est nommé commissaire islamique de Gao.En cette qualité, il fait subir aux populations de nombreuses atrocités. Durant toute l’occupation, Touré anime le commissariat islamique de Gao. Il fait arrêter et conduire devant le juge islamique toute personne qui enfreint la « Charia ». Il est aussi chargé d’exécuter les décisions du juge islamique à tavers des flagellations ou des amputations. Son salaire provient de la « Ganina » (butin de guerre). Après la libération des régions occupées par l’opération française « Serval », les terroristes disparaissent dans la nature. Le 23 décembre 2013, Touré est appréhendé par les éléments de la compagnie Méhariste de la garde nationale. Il est conduit à la gendarmerie de Gao puis présenté au parquet de la commune 3 du District de Bamako. A toutes les étapes de l’instruction, il nie les faits reprochés.

Débats à la barre

A la question du président de séance de savoir s’il reconnaît les faits, Aliou Mahamane Touré répond par non. Il dit s’être affilié au MUJAO pour combattre le MNLA qui tracassait les populations de Gao, sa ville natale.Il reconnaît avoir fait appliquer la « charia » (loi islamique). Cependant, l’accusé nie avoir commis des actes matériels d’amputation. Selon lui, après la prise de Gao par le MNLA, les combattants de ce groupe séparatiste s’adonnaient à toutes sortes d’exactions contre les habitants. C’est ainsi que lui-même a décidé de prendre part au concours de recrutement d’un commissaire lancé par le MUJAO, un groupe islamiste. Il sera retenu sur 15 candidats. Après avoir été recruté comme commissaire, il reçoit la mission de sécuriser la population. Il cite plusieurs exemples d’actes de bravoure posés par lui en faveur de ses « frères » de Gao. L’accusé dit ne pas comprendre pourquoi son chef hiérarchique du nom Yoro, qui avait été arrêté comme lui mais a été libéré . « Je suis donc à la barre parce que je ne suis pas Touareg! », s’exclame-t-il.

Certains propos de Touré seront confirmés par les victimes lors de leurs dépositions à la barre. Elles reconnaissent qu’aux premiers mois de sa fonction de commissaire, Touré portait secours aux populations contre les bandits du MNLA. Mais plus tard, ajoutent-elles, Touré ddeviendra le bourreau des populations. Une victime affirme que c’est bien Touré qui lui a coupé la main et le pied.

Le ministère public, dans son réquisitoire, demandé que Touré soit retenu dans les liens de l’accusation pour crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat, d’association de malfaiteurs, de détention d’armes de guerre, de coups et blessures. L’avocat des victimes, Me Moctar Mariko, président de l’AMDH, demandera la condamnation de l’accusé pour les actes de barbarie commis sur des civils. Quant à Me Tièssolo Konaré, avocat de l’accusé, il estime que Touré n’est coupable de rien. Pour lui, Touré n’est qu’une victime collatérale de l’abandon des régions nord par l’Etat. De plus, aux dires de l’avocat, l’accusé n’est pas responsable des amputations reprochées. Enfin, l’avocat exige l’acquittement de Touré au motif que ceux sous les ordres desquels il servait ont été relâchés après la signature de l’Accord de paix.

Verdict

La Cour condamne ouré à 10 ans de prison ferme et 46,5 millions de dommages et intérêts à repartir entre 4 victimes. La victime amputée de la main recevra 20 millions, la victime amputée du pied 20 millions, le commerçant dont le magasin a été pillé 3,5 millions et le directeur d’une radio de Gao 3 millions de FCFA.

Abdoulaye Guindo

</div>
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</div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les fonctionnaires rejettent la loi sur l’enrichissement illicite]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonctionnaires-rejettent-loi-lenrichissement-illicite-2401372.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 17 Jul 2017 19:59:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La loi, exigée par les bailleurs de fonds, est qualifiée de « loi niyengo » (loi égoiste) par les agents de l’Etat dont les leaders syndicaux entendent demander l’abrogation pure et simple.

La nouvelle loi sur l’enrichissement illicite provoque la colère des agents de l’Etat qui en sont la principale cible. Le Syndicat National des Travailleurs de l’Administration d’Etat (SYNTADE) entend mettre en échec cette loi qu’elle juge « discriminatoire et injuste ».

Dimanche dernier, les responsables du SYNTADE ont tenu une rencontre pour peaufiner leurs arguments. Selon l’un d’eux, cette loi est une loi « nyèngo » (égoiste) car elle veut empêcher les fonctionnaires de vivre à l’aise et les réduire à la misère.

Or, fait remarquer notre interlocuteur, la loi épargne les commerçants, élus et autres acteurs économiques sans la complicité desquels aucune magouille n’est possible au détriment de l’Etat. Mieux, en autorisant la justice à demander des comptes à tout agent de l’Etat à partir de ses seules « apparences de richesse », la loi encourage ouvertement la délation et le chantage, y compris entre voisins de rue et quartier.

« Je vous rappelle que ceux qui veulent chercher aujourd’hui des poux dans la tête des agents de l’Etat se sont déjà enrichis et ont mis leurs richesses en sécurité avant le vote de la loi! », s’indigne un syndicaliste.

Le SYNTADE, suite à la rencontre tenue dimanche 16 juillet à la Bourse du travail, a décidé de rallier à son combat la centrale syndicale UNTM dont le chef n’est autre que le patron du SYNTADE: Yacouba Katilé .

Des mouvements de grève sont prévus pour exiger l’abrogation de la loi, mais d’ores et déjà, le SYNTADE a demandé à ses militants sur toute l’étendue du territoire national de ne pas signer les formulaires de déclaration de biens que leur a envoyés la Commission de lutte contre l’enrichissement illicite.

<strong>La Rédaction</strong>

<strong>Source : Procès-Verbal</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Hôpital de Sikasso: comment un bébé est mort par négligence du personnel]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-de-sikasso-bebe-mort-negligence-personnel-2217122.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 02 May 2017 13:01:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L'hôpital de Sikasso fait parler de lui. Un nouveau-né vient d'y mourir par négligence du personnel sanitaire. En effet, après l'accouchement de la dame Ahoua au centre de santé de "Mancourani 1" à Sikasso, l'enfant a connu des problèmes respiratoires. Il n'arrivait pas à pousser ses premiers cris. Sur instruction de l'infirmière principale du centre, le nouveau-né est évacué à l'hôpital de Sikasso.

<strong>Dimanche 30 avril, vers 20 h, le patient est pris en charge par Madame TOURE du service de pédiatrie</strong>. Les premières ordonnances sont payées. Après administration des premiers soins et grâce au dévouement de Madame Touré, l'enfant pousse pour un premier cri, au grand soulagement de la famille. Malheureusement, ce soulagement sera de courte durée car la bouteille d'oxygène qui alimente les poumons du bébé se vide peu à peu au milieu de la nuit. Avant que l'oxygène ne finisse totalement, l'infirmière de garde, Mme TOURE,  appeler au moins 20  fois un membre du personnel médical chargé, à titre exclusif, de remplacer la bouteille d'oxygène. L'intéressé reste injoignable. L'enfant finit par décéder pour défaut d'oxygène. En témoigne un certificat de décès que nous nous sommes procuré. Quelques minutes après ce décès, un autre enfant mourra pour la même cause.

<strong>La famille du défunt, très éplorée, se rend chez le directeur de l'hôpital afin de se plaindre</strong>. Elle dit avoir été  très bien accueillie par ce responsable qui lui leur a demandé un temps d'enquête pour situer les responsabilités. Lundi 2 avril, le corps du bébé a rendu à la famille et mis en terre. Le directeur de l'hôpital, son adjoint et le chef du service de pédiatrie sont allés présenter leurs condoléances à la famille; ils ont promis des sanctions contre les personnes fautives. On attend la suite...

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sortie de crise du football malien :  Le ministre Poulo dit tout]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/sortie-de-crise-football-malien-ministre-poulo-dit-2217042.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 02 May 2017 11:00:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le ministre des Sports, Housseini Guindo dit "Poulo" revient sur les circonstances qui l'ont conduit à dissoudre le bureau de la Fédération malienne de football, les contours de l'accord de sortie de crise signé et sa propre participation à la mouvance présidentielle...</strong>

<strong><em>Pourquoi aviez-vous dissous le bureau de la FEMAFOOT dirigé par Boubacar Baba Diarra?</em></strong>

La crise au sein de la FEMAFOOT a débuté en 2013, suite au renouvellement du bureau exécutif à Mopti. Des mésententes ont plongé le bureau dans une crise qui a duré presque quatre ans. Tout le Mali a tenté une médiation en vain: le président de la République  Ibrahim Boubacar Kéita; Dioncounda Traoré, ancien chef de l'Etat; Issiaka Sidibé, le président  de l'Assemblée nationale; les leaders religieux Ousmane Cherif Madani Haidara, Mahmoud Dicko et le Chérif de Nioro; les familles fondatrices de Bamako, le Comité Olympique qui regroupe 32 associations sportives, les personnes âgées, etc.  Toutes ces personnalités ont tenté de faire la paix entre les deux tendances rivales qui se combattaient au sein du bureau de la FEMAFOOT. Toutes ces médiations ont échoué.

Face à cette situation de blocage, le ministre des Sports que je suis, garant du bon fonctionnement du sport national, n'avait d'autre choix que de dissoudre le bureau fédéral. Il ne fallait pas permettre que dans un contexte de crise, un nouveau bureau soit mis en place car il aurait été également contesté et  la crise se serait poursuivie au moins jusqu'en 2021. Plusieurs cadres de la FEMAFOOT étaient en effet suspendus à vie, d'autres pour  20 ou 30 ans : ils auraient été exclus des élections prévues pour fin 2017 et auraient continué à contester le bureau sorti de ces élections. La crise avait conduit à la formation de bureaux parallèles. La crise s'était même délocalisée au niveau des ligues : Ségou avait eu deux ligues,   Bamako aussi.

En dissolvant le bureau fédéral, mon but était de donner au pays les moyens de résoudre à l'interne la crise de la FEMAFOOT.Je savais que la FIFA  suspendrait la FEMAFOOT suite à ma décision.

<strong><em>Un accord de sortie de crise a été signé le 27 avril: dans quelles circonstances ? </em></strong>

Avec le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, nous avons rencontré toutes les parties. Le Premier Ministre, après m'avoir consulté, a désigné une équipe de médiation composée du Ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté; du ministre de la Jeunesse,  Amadou Koita; du directeur national des Sports qui me représentait; du président du Comité de normalisation du football que j'avais nommé, et d'autres personnalités.

L'équipe de médiation a réuni les deux camps rivaux pendant deux jours. Les discussions ont abouti à un accord.

<strong><em>Cet accord n'est-il pas un désaveu de votre décision de dissoudre le bureau de la FEMAFOOT ?</em></strong>

Au contraire, c'est ma décision qui a permis l'accord de règlement de la crise. Elle a permis aux deux parties de  se mettre autour de la table pour discuter, ce qui n'avait pas été possible avant la dissolution du bureau. L'équipe de médiation désignée par le Premier ministre n'est pas plus respectable que le président de la République ou les autres personnalités qui, auparavant, avaient tenté sans succès une médiation. Si la médiation a abouti cette fois-ci, c'est parce qu'elle intervenait après que le bureau fédéral avait été mis en position  de faiblesse suite à sa dissolution. Et dès lors qu'il y a eu accord entre les parties en conflit, je ne pouvais que revenir sur  ma décision. Je n'avais aucune raison de maintenir des sanctions qui pouvaient empêcher nos jeunes de participer à la Coupe d'Afrique.

<strong><em>Quel est le contenu de l'accord ?</em></strong>

L'accord répond à tout ce qu'on avait demandé auparavant. Les parties signataires  se sont engagées à lever toutes les sanctions liées à la crise; à suspendre toutes les actions judiciaires tant au plan nation qu'international. En plus, le bureau dirigé par Boubacar Diarra s'est engagé à s'auto-dissoudre au plus tard le 12 juin 2017 pour que soit mis en place un Comité de normalisation sous la supervision de la FIFA. La présence de la FIFA a pour but de constater l'auto-dissolution du bureau fédéral et de donner une reconnaissance internationale au Comité de normalisation.

En outre, les parties ont proposé au gouvernement du Mali :

- l'annulation des décisions numéro 001 1/MS-SG du 8 Mars 2017 portant dissolution du Comité  exécutif de la FEMAFOOT et numéro 0012/MS-SG du 11 Mars 2017 portant mise en place d'un Comité provisoire ;

- l'indemnisation du <em>"Djoliba AC"</em> et des <em>"Onze Créateurs"</em> de Niaréla en raison de leur disqualification suite à la décision de suspension prise par la FIFA contre la FEMAFOOT.

L'accord prévoit enfin le maintien dans le bureau dirigé par Boubacar Baba Diarra du vice-président et du Secrétaire général du Comité de normalisation que j'avais désignés.

<strong><em>Avez-vous des garanties que Boubacar Baba Diarra respectera le protocole d'accord ?</em></strong>

La meilleure garantie d'exécution du protocole d'accord, c'est le peuple malien lui-même. Boubacar Baba Diarra a signé l'accord librement et devant tout le peuple. Le Premier ministre est garant de l'accord.De surcroît, ce mardi, les protagonistes de l'accord seront reçues par le président de la République. Y a-t-il de garanties plus sûres que celles du président de la République, du chef du gouvernement et du peuple malien ?

<strong><em>Que répondez-vous à ceux qui pensent qu'en remettant Boubacar Baba Diarra à sa place, le gouvernement vous a trahi ?</em></strong>

Je ne pense pas avoir été trahi par le gouvernement. Le Premier ministre a engagé tout le gouvernement après m'avoir régulièrement consulté.

<strong><em>N'avez-vous pas perdu la face devant Boubacar Diarra  qui revient à la tête de la FEMAFOOT ?</em></strong>

Je ne le crois pas. Boubacar Diarra avait chassé des personnes du bureau fédéral. Ces personnes s'étaient tournées vers le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui avait déclaré leur suspension nulle. Malgré cette décision du TAS, Diarra avait maintenu la suspension. Lorsqu'on se permet de violer les lois, l'Etat a le devoir de vous rappeler à l'ordre. En tant que ministre des Sports, garant de l'application des textes dans ce secteur, je me devais d'agir. En dehors de cela, il n'ya aucun problème entre moi et Boubacar Diarra.

Vous parlez du retour de Boubacar Baba Diarra comme d'une victoire de l'intéressé. Est-ce vraiment une victoire ? Je ne le crois pas. En effet, Diarra  revient mais pour lever toutes les suspensions qu'il avait décidées. Diarra revient mais pour traiter avec ceux-là même qu'il avait chassés. Diarra revient mais pour seulement 45 jours. Diarra revient mais pour procéder, avant le 12 juin, à l'auto-dissolution de son propre bureau et passer le pouvoir à un comité de normalisation qui organisera les futures élections. Et en attendant que ce Comité voie le jour, Diarra est flanqué d'un secrétaire général issu du bureau provisoire que j'avais installé. Ce secrétaire général remplace Yacouba Djan auquel Diarra tenait absolument. Est-ce vraiment là une victoire de Boubacar Baba Diarra?

<strong><em>Comment expliquer votre maintien dans le gouvernement malgré la crise, quand on sait que d'autres ministères secoués par des grèves ont perdu leurs titulaires? </em></strong>

Je laisse cette appréciation à celui qui a formé le gouvernement.

<strong><em>La crise de la FEMAFOOT ne vous a-t-elle pas affaibli politiquement ?</em></strong>

Non, je ne le pense pas. La crise sportive dont nous sortons est la plus grave qu'un gouvernement ait affrontée depuis 1960 car elle avait des implications dans tous les domaines. J'ai pris une décision qui, certes, aurait pu m'affaiblir, mais je préfère toujours prendre une mauvaise décision que de ne pas décider. La crise m'a remis en selle car la solution est venue de la dissolution que j'ai prononcée.

<strong><em>Comment sera géré le cas de du sélectionneur national, Alain Giresse ?</em></strong>

Alain Giresse a été recruté par le bureau de la FEMAFOOT sur la base d'un contrat d'objectifs. Ces objectifs consistaient, de la part de Giresse, à qualifier le Mali à la coupe d'Afrique et à la Coupe du Monde de football. Mais le contrat en lui-même était mauvais car il ne chargeait pas Giresse de remporter une coupe. En qualifiant le Mali pour la phase finale de la Coupe d'Afrique 2017, Giresse a  rempli une part du contrat. Il restait le second objectif à atteindre: qualifier le Mali pour la Coupe du monde. Mais du fait que l'équipe nationale a été éliminée dès le premier tour de la CAN 2017, le bureau de Boubacar Baba Diarra et le sélectionneur se sont retrouvés sous la pression de l'opinion publique. Au lieu d'assumer sa faute (la signature d'un mauvais contrat), le bureau de Diarra a voulu se débarrasser du sélectionneur Giresse. Et pour cela, il m'a demandé de verser au sélectionneur des indemnités de départ de 300 millions de FCFA. J'ai refusé net.

Vous savez, je viens d'un village pauvre. A 7 ans, avec mes deux frères de lait, je devais marcher pieds nus sur des pierres brûlantes pour aller à l'école distante de plusieurs kilomètres. Il n'y avait pas d'infirmier 80 km à la ronde et mes deux frères sont décédés à une semaine d'intervalle sans que je sache à ce jour pourquoi. Croyez-vous que je sois capable de payer 300 millions d'argent public à une seule personne parce qu'un bureau de la fédération a signé un mauvais contrat ? Je ne le ferai jamais ! Combien de puits, d'écoles et de dispensaires pourrait-on construire avec une telle somme ? J'ai dit au bureau d'assumer sa faute et que l'Etat ne paierait pas pour lui. J'ai souligné que je m'en tenais au contrat signé entre le bureau et Giresse: si ce dernier n'arrive pas à nous qualifier pour la Coupe du monde, il sera remercié pour avoir manqué son second objectif et l'Etat gardera son argent. Ayant su ma position, des membres du bureau fédéral sont allés raconter que si Giresse gardait son poste, c'était parce qu'il était <em>"l'homme du ministre"</em>. La vérité est autre. Diarra lui-même a prétendu que Giresse devait partir car sa sécurité ne serait pas garantie au Mali. La vérité est autre et je ne comprends pas comment on se permet de jeter le discrédit sur tout un pays pour masquer les mauvaises clauses d'un contrat.

<strong><em>Quelle est la force actuelle de votre parti, la CODEM, du point de vue des élus ?</em></strong>

La CODEM, à l'issue des élections communales du 20 novembre 2016, a obtenu 707 conseillers et 38 maires, ce qui nous classe 4ème rang des forces politiques du Mali,  derrière le RPM, l'ADEMA et l'URD. Nous sommes la 3ème force politique de la mouvance présidentielle après le RPM et l'ADEMA. Nous avons bénéficié, plus tard, de multiples adhésions à Sikasso, Diago, Bamako et ailleurs. Ces adhésions ont porté à 737 le nombre de nos conseillers communaux. A l'Assemblée nationale, nous sommes aussi la 4ème force avec 5 députés. Nous ne cessons de progresser puisqu'en 2009, nous n'étions que le 6ème parti sur l'échiquier national.

<strong><em>Votre force électorale ne se reflète pas dans votre représentation au gouvernement...</em></strong>

Notre congrès qui se tiendra du 13 au 14 mai 2017 tranchera cette question.

<strong><em>Vous n'êtes que ministre des Sports malgré votre poids électoral...</em></strong>

Contrairement à ce que vous insinuez, le sport revêt à mes yeux la plus haute importance. C'est par le sport que je suis entré dans la politique. En 2004, à Sikasso, on m'a confié un club de football (le Stade malien de Sikasso) qui, la même année, est montée en première division. C'était historique pour la jeunesse de Sikasso car le club, créé depuis 1963, n'avait jamais réussi un tel exploit. Sur ces entrefaites, un député est décédé à Sikasso en 2005. J'ai été alors démarché par le RPM pour être son candidat. Je n'étais pas militant de ce parti qui n'avait même pas de siège local. Lors de cette élection législative partielle, j'ai battu la candidate de la majorité présidentielle. Voilà comment je suis arrivé à la politique grâce au sport. Et si la politique m'amène ministère des sports, j'y vois une consécration.   Donc, le département des sports me convient parfaitement. Une fois à ce poste, j'ai revalorisé les primes des joueurs car les résultats passent par la motivation. Les résultats ont suivi...

<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Guindo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Révision constitutionnelle: l’avis du Syndicat Autonome de la Magistrature]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 27 Mar 2017 15:20:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Sur requête de l’Assemblée Nationale, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) s’est prononcé sur les questions des parlementaires sur la révision constitutionnelle en cours.</strong>
<strong>1-Quelle appréciation faites-vous de l’initiative de réviser de la Constitution du 25 février 1992?</strong>

L’initiative de réviser la Constitution nous paraît salutaire en ce qu’elle contribuera à améliorer le fonctionnement des Institutions de la République et la situation des droits de l’homme, corriger les imperfections de la Loi fondamentale et contribuer à la paix et à la stabilité du pays par l’application de certaines dispositions positives de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Seulement, aux termes de l’article 118 alinéa 3 de la Constitution : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. ». Ce projet de révision-ci intervient à un moment où il est justement porté atteinte à certaines parties du territoire national; d’où notre préoccupation quant à sa conformité juridique avec la disposition suscitée. Même si la paix revient progressivement au nord, nous émettons des réserves quant à l’opportunité juridique d’une telle révision.

2-Un candidat aux fonctions du président de la République doit-il être de nationalité malienne d’origine ou simplement de nationalité malienne ?

Un candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine. L’article 7 nouveau doit garder la mouture de l’actuel article 31 de la Constitution, en précisant d’ailleurs que s’il a la double nationalité, il doit avoir abandonné définitivement l’autre nationalité pour prétendre aux fonctions du Président. Cette fonction exige que son cœur ne balance que pour le Mali.

3°- Quelle appréciation faites-vous de la prestation de serment du Président de la République devant la Cour constitutionnelle avant son entrée en fonction ?

Nous ne voyons pas une raison objective de faire prêter serment au Président de la République devant la Cour constitutionnelle. La cour constitutionnelle est « une fille » de la Cour suprême. Jusqu’en 1992, elle n’était qu’une section de la Cour suprême. Issue de la Cour suprême, elle ne peut devenir plus importante que celle-ci au point de lui ravir la prestation de serment du premier magistrat de la République… (La Cour suprême) est la mieux placée, en termes d’indépendance, de permanence et en sa qualité de juridiction suprême de l’ordre judiciaire, pour recevoir le serment du premier magistrat. Tout au plus, nous aurions pu concéder, si on voulait innover, que cette prestation de serment puisse être reçue par la Cour suprême et la Cour constitutionnelle réunies en une seule formation siégeant au niveau de la Cour suprême.

4°) Qu’est-ce que vous pensez de la suppression de la Haute cour de justice comme Institution de la République ?

La suppression de la Haute cour de justice comme Institution de la République est, à notre avis, un recul grave pour la démocratie, les droits de l’homme et la quête de justice tout court. La Haute cour de justice a toujours existé comme Institution du Mali et cela n’a jamais posé problème. Pourquoi alors la supprimer du nombre des institutions de la République ? Pour nous, elle doit y demeurer. En effet, juridiction devant juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sureté de l’Etat, la Haute cour de justice contribue à la lutte contre l’impunité au sommet de l’Etat. A ce titre, il est dangereux de l’enlever du nombre des Institutions parce qu’elle perd en indépendance et pourrait être à la merci du pouvoir qui serait tenté de se protéger de toute poursuite. A cet égard, ses règles de fonctionnement ou même de fond pourraient pâtir de ce dessein. Au moment où la lutte contre l’impunité est reine, on donnerait un mauvais exemple en l’enlevant du nombre des Institutions. La raison qui a fait ériger la section constitutionnelle de la Cour suprême en Cour constitutionnelle est la même qui fonde le maintien de la Haute cour parmi les Institutions parce qu’y sont jugées des affaires concernant les plus hautes personnalités de la République.

5°) Ce projet de révision de la Constitution prend-elle en compte toutes vos préoccupations ?

Non !

6°) Avez-vous des observations à adresser à la Commission ?

Dans le préambule du projet de Constitution, il est fait allusion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) de 1948, sans mentionner les Pactes subséquents (PIDCP et PIDESC) qui sont tout aussi importants à mentionner. Nous suggérerons de les rajouter.

– La forme républicaine de l’Etat est proclamée dans le préambule du projet et l’article 140, alinéa2 précise que« la forme républicaine , la laïcité de l’Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent être remis en cause. » De même, l’actuel article 121, aliné 2 de la Constitution dispose que « la forme républicaine de l’Etat ne peut être remise en cause ». Nous ne comprenons cependant pas la raison pour laquelle l’article 1er nouveau ajoute le qualificatif « décentralisée » aux qualificatifs actuels de la République énumérés à l’actuel article 25. Ce rajout nous semble être de trop car le Mali connaît déjà la décentralisation, à moins qu’une autre idée soit sous-jacente.

– Le pouvoir judiciaire est déclassé (article 2 nouveau). Son digne représentant ( la Cour suprême) perd sa place de 4ème Institution au profit de la Cour constitutionnelle. Dans tout Etat, depuis la nuit des temps, il ya trois (3) pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir judiciaire a toujours été incarné par la Cour suprême et les autres juridictions mais jamais par la Cour constitutionnelle. Comment expliquer alors cette usurpation de rang au détriment de Cour suprême ?

-La Cour suprême ne fait plus l’objet d’un titre de la Constitution; elle est fondue dans le titre VII intitulé « du pouvoir judiciaire ».Ceci enlève à la Constitution sa clarté originelle qui consacrait deux titres successifs dont l’un au pouvoir judiciaire et l’autre à la Cour suprême en tant qu’institution. Les rédacteurs de la Constitution de 1992 ne s’y étaient point trompés. Ils ont voulu mettre en exergue toute l’importance du pouvoir judiciaire, pouvoir nécessaire à l’équilibre des les Institutions.

-L’ossature du projet de Constitution relègue les droits et devoirs de la personne humaine au 10ème Titre, alors que les constituants de 1992 les plaçaient en Titre 1er. Cela a beaucoup de sens à notre avis. En effet, la personne humaine est au commencement et à la fin de toute chose; elle est sacrée. Pour qu’on puisse parler de Président de la République, de Gouvernement ou même d’Etat, encore faut-il qu’il y ait des personnes pour les designer ou les constituer. Ce sont les personnes qui votent pour que le Président existe, c’est ce vote qui détermine aussi la constitution du Gouvernement, la composition de la représentation nationale et l’existence de l’Etat. Dans ce cas, les droits et devoirs de ces personnes sont au commencement de toute chose dans l’Etat, à fortiori dans un Etat de droit. Dans la charte de Kuru kan Fuga ou Charte du Mande, si bien citée dans le préambule du projet de Constitution, la personne humaine occupe une place prééminente. Cette charte ne dit-elle pas que « Nin do ka koroninyé; nganinman fissa ninyé » (« une âme peut être plus vieille qu’une autre mais aucune âme n’est au-dessus d’une autre »)?

-Il est plus séant d’avoir des Institutions plutôt que d’avoir un homme fort à la tête de la République. Le temps de l’homme fort à la tête des Etats est révolu. On doit se retourner vers un avenir avec des Institutions solides. La pérennité de l’Etat en dépend. C’est pourquoi, dans le projet, le renforcement des pouvoirs du Président de la République ne nous paraît pas opportun.

-Le nouvel article 47 ne met pas en exergue le statut des magistrats, au contraire des autres statuts du même genre cités dans l’article. Nous suggérons que le statut des magistrats fasse l’objet d’un tiret comme ceux-ci, au lieu d’être fondu dans le tiret relatif à la création de nouveaux ordres de juridictions.

– Le nouvel article 58 nous paraît assez singulier: pour la première fois, nous voyons dans un texte constitutionnel que « la loi et le règlement peuvent comporter, pour un objet et une durée limités, des dispositions à caractère expérimental » . C’est du jamais vu! Cette disposition est floue et les rédacteurs doivent s’en expliquer.

-Le nouvel article 86 enlève au pouvoir judiciaire son attribution de gardien des libertés et d’application des lois de la République; ce sont là les omissions graves qui entament l’essence du pouvoir judiciaire. Cet article doit être étoffé en ajoutant qu’ « une loi organique porte statut de la magistrature » pour lever toute équivoque, puisque ceci n’est dit nulle part.

-Le nouvel article 87 contient des redondances, mais aussi des innovations qui jurent d’avec l’indépendance da la magistrature. En effet, dès lors que l’alinéa 3 de l’article précise, s’agissant du Conseil supérieur de la magistrature, qu’ « une loi organique fixe son organisation, sa composition et son fonctionnement « , il est superflu de le répéter à l’alinéa 5 et de préciser certaines de ses attributions ou des modalités de son fonctionnement ou de sa composition. Nous suggérons que la 2ème phrase du 5ème alinéa ainsi que le 6ème alinéa de cet article soient biffés : les questions évoquées pourront être examinées lors de l’élaboration de la loi organique citée à l’alinéa 3.

-Le nouvel article 29 précise le statut pénal du Président de la République, mais cet article n’est pas au bon emplacement. Il devrait se retrouver au niveau du Titre XIII « de la Haute cour de justice » (articles 128 et 129).En outre, pour être complet, on devrait donner un contenu à la notion de haute trahison comme l’ont fait nombre de pays…

-La création d’une Cour des comptes est à saluer: elle va contribuer à assainir davantage les finances publiques et à la lutte contre la corruption et l’impunité des gestionnaires publiques. Le Mali sera aussi désormais en phase avec les exigences de la CEDEAO. Toutefois, le statut hybride conféré aux membres de la Cour des comptes dont certains sont régis par le statut de la fonction publique et d’autres par le statut de la magistrature pourrait jouer sur son efficacité. Nous suggérons qu’il y ait soit un statut particulier des juges du compte, comme c’est le cas en France, soit que les juges, une fois à la Cour des comptes, intègrent le statut unique de la magistrature comme ce fut le cas des juges administratifs.]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Dossier: comment le Mali est privé d’avion de guerre]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/dossier-mali-prive-davion-de-guerre-2035882.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 07 Feb 2017 10:43:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Mali est une république souveraine. Du moins sur le papier. Car dans la réalité, des groupes armés font la loi au au nord et au centre du pays. Pour ne rien arranger, des armées internationales sous mandat franco-onusien font sur le territoire ce que bon leur semble. Ce qui est vrai au plan militaire l’est, bien entendu, au plan politique puisque depuis la nuit des temps, c’est qui tient l’épée qui imposa politique. C’est pour quoi le Mali est tenu par les puissances étrangères d’entrer, sous leur dictée, dans un processus de négociations avec des groupes dont les buts séparatistes sont connus et qui, sous d’autres cieux, seraient jugés et pendus. Pour mieux nous enserrer dans ce qu’on appelle pompeusement <em>« processus de paix »</em>,  la décision est prise, à l’échelle internationale, de priver l’Etat malien de toute possibilité d’acquérir les seules armements susceptibles d’écraser les rebelles du nord: les chasseurs bombardiers.

<strong>Sous le régime du général Moussa Traoré, l’armée de l’air malienne alignait une bonne quarantaine de  chasseurs bombardiers de marque russe « MIG »</strong>. Il pouvait donc prétendre défendre par les airs toutes ses frontières. Ce sont ces MIG qui, en 1984, ont bombardé des cibles burkinabè et obligé le bouillant Thomas Sankara de rechercher la fin de la guerre qu’il avait déclenchée. Mais depuis l’avènement de la 3ème République, en 1992, cette belle flotte a disparu, faute d’entretien et de volonté politique d’acheter de nouveaux appareils. Le Mali n’a plus aujourd’hui un seul chasseur bombardier.  Ni, bien entendu, de pilote qualifié. Si, par hypothèse, un avion étranger venait à violer notre espace aérien, nous n’aurions aucun moyen de l’intercepter. Le pire, c’est que les rebelles et les terroristes de tout acabit avancent librement, par colonnes entières, comme à Konna en 2013, sans que l’armée malienne puisse leur infliger la moindre frappe aérienne.

<strong>Embargo de fait</strong>

La situation se complique à partir de 2011, avec l’éclatement d’une nouvelle rébellion touarègue au nord. Au motif que les Touaregs et les Arabes constituent une minorité ethnique et doivent, à ce titre, être protégés, la communauté internationale place le Mali sous un embargo de fait. S’il est vrai que la Charte de l’ONU prescrit la protection des minorités, il faut cependant souligner que la privation du Mali du marché des avions de combat est facilitée par son inertie diplomatique et, surtout, par le jeu trouble de la France qui, comme chacun le sait, nourrit des amitiés avec les rebelles arabo-touaregs.

<strong><em>Echec malien en Grèce.</em></strong>Très en pointe sur le front diplomatique, les rebelles du nord mettent en mouvement leurs alliés du parlement européen qui, déjà en 1992, avait tenté de voter une résolution condamnant un prétendu « génocide touareg » par le Mali. Les rebelles s’appuient aussi sur des personnalités suisses et belges très écoutées des gouvernements occidentaux. Ainsi, quand, sous la Transition de 2012, le Mali tente d’acheter à la Grèce, en crise financière, de vieux chasseurs bombardiers, il se heurte au veto français et au lobbying euro-arabo-touareg. Le gouvernement grec reçoit même l’assurance que s’il vend des avions de guerre au Mali, sa dette envers l’Union européenne ne sera pas réaménagée. Pressée d’arrondir ses fins de mois, Athènes  écoulera sa quincaillerie militaire ailleurs.

<strong>Echec malien en Bulgarie et en Ukraine</strong>

Le Mali se tourne alors vers la Bulgarie puis vers l’Ukraine. Pour les mêmes raisons, il ne rencontre pas plus de succès.

<strong>Echec en Russie</strong>

Il ne reste plus qu’à solliciter la Russie. Vieux partenaire militaire du Mali depuis l’époque soviétique et doté d’un arsenal inépuisable, ce pays a l’avantage de pouvoir résister aux pressions occidentales. Problème: le Mali se fait prendre de vitesse au Kremlin. A l’instigation de la France, une délégation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) dirigée par Bilal Ag Acherif, chef du groupe séparatiste touareg MNLA, fonce à Moscou en mars 2014. Elle est reçue par Mikhaïl Boganov, vice-ministre russe chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient. La visite déplaît aux autorités maliennes au point que l’ambassadeur de Russie au Mali est convoqué par le ministre des Affaires étrangères, ZahabiOuld Sidi Mohamed, qui explique : <em>« On a trouvé que ce n’était pas amical car la Russie ne nous avait même pas prévenus ! »</em>. Au sortir de l’entretien, le ministre se dit <em>« rassuré »</em> par le discours <em>« sans ambiguïté »</em> du diplomate russe. Dans un communiqué hâtivement produit pour arrondir les angles, Moscou réaffirmera son <em>« attachement à l’intégrité territoriale du Mali » </em>et sa disponibilité à <em>« faciliter les discussions »</em> entre le gouvernement et les rebelles touaregs. En termes diplomatiques, ce communiqué signifie que la Russie, tout en restant attachée à l’intégrité territoriale du Mali, se refuse à livrer des armes au Mali et lui recommande de négocier avec les rebelles touaregs. Cette déclaration marque une grande victoire diplomatique des rebelles, d’autant qu’elle intervient  au moment même où le président IBK conditionne toute négociation avec les rebelles à leur désarmement préalable. Bilal Ag Acherif, confiera avoir <em>« porté le message du peuple de l’Azawad »</em> à Poutine auquel il aurait décrit <em>« la souffrance » </em>des Azawadiens ainsi que les causes de leur révolte contre l’Etat malien.

<strong>L’alibi GATIA</strong>

La Russie et d’autres partenaires étrangers  auraient pu se raviser et livrer des moyens aériens au Mali si notre pays n’avait pas commis une des pires erreurs de son histoire. En effet, suite à divers accrochages et renseignements de terrain, il apparaît que le GATIA, qui se définit comme une milice de Touaregs Imghads, a des liens avec l’armée malienne. Le fait qu’il se se place lui-même sous l’égide de Gamou, officier général du Mali, achève de convaincre les plus sceptiques que le GATIA n’est autre que le bras armé de l’Etat pour contourner le processus de paix et menacer les minorités arabo-touarègues. Cette logique conduit au durcissement de l’embargo qui, désormais, s’étend aux armes lourdes, voire aux simples munitions. Participant aux obsèques des soldats maliens tués à Nampala en juillet 2016, le président IBK ne cachera pas sa déprime. Il déclare publiquement que le Mali a besoin d’avions de guerre pour surveiller son territoire mais qu<em>‘ »on l’empêche »</em> d’en acheter.Tout est dans ce <em>« on »</em>…

<strong>Tiékorobani</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès Amadou Haya Sanogo : Les avocats de la défense demandent le report du procès pour incompétence de la cour]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 07 Dec 2016 16:45:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès Amadou Haya Sanogo et 17 autres a repris ce matin après la demande de suspension des avocats de la défense. Ceux-ci demandent cette fois-ci le report du procès en soulevant plusieurs vices de procédure.</strong>

Les avocats de la défense ont demandé le renvoi du procès à une autre session. Pour eux, il y a plusieurs vices dans la procédure qui a conduit à la tenue des présentes assises. Le premier vice soulevé par les avocats est lié au fait que leurs clients n’ont pas été cités dans les délais requis. Ils estiment que la Loi prévoie un mois ou au moins 15 jours pour ce qui concerne les accusés. Selon eux, certaines citations ont été faites à moins de 14 jours. Le 2ème vice soulevé par les avocats de la défense est lié à la non-communication de certaines pièces que la loi prescrit de communiquer avant les assises.

Entre autres pièces qui devaient être communiquées aux accusés par le soin du procureur général mais qui ne l’ont pas été sont, selon les avocats, les pièces d’enquête préliminaire, les procès-verbaux de témoignage, l’arrêt de renvoi. Ce qui entraîne du coup, pour les avocats, une violation de l’article 283 du code de procédure pénale.

Pour toutes ces raisons ci-dessus évoquées, les avocats ont demandé à ce que l’affaire soit renvoyée à une prochaine session. Ils ont, en outre, soulevé d’autres exceptions liées à la compétence même de la Cour d’assises. Pour le cas de Yamoussa Camara, Maître Sangaré a soulevé l’incompétence de la Cour d’assises à juger Yamoussa, qui en tant que ministre de la défense au moment des faits ne peut-être jugé que par la Haute Cour de Justice et que cette Cour est de nos jours opérationnelle. D’autres avocats, notamment maître Cheick Oumar Konaré ont soulevé l’incompétence de la Cour d’assises à juger des militaires. Maître Cheick Oumar Konaré a, du coup invoqué les dispositions du code de justice militaire qui institut un tribunal militaire, seul compétent pour juger les militaires et les infractions commises par les militaires, y compris des infractions de droit commun comme le précise le dit code. Les avocats de la défense croient que la procédure a été bâclée.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès Amadou Haya Sanogo: IBK ordonne de conduire tous les témoins devant la cour]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-ibk-ordonne-de-conduire-temoins-devant-cour-1931492.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 07 Dec 2016 09:17:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur ordre du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, tous les officiers supérieurs de l’armée, cités comme témoins ont été conduits à Sikasso. Ainsi, le chef d’état major général des armées, le général Didier Dackouo; le chef d’état major particulier du président, le colonel major Oumar Daou dit Baron etc.; ont tous été conduits à Sikasso sous escorte des éléments du Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN). Quant à l’ancien président Dioncounda Traoré et le célèbre prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara, ils ont eux aussi accepté d’aller témoigner.  </em></strong>

Renvoyée pour ce mercredi en raison de l’absence des témoins, l’audience d’Amadou Haya Sanogo et coaccusés pourra reprendre. En effet, comme promis, le parquet a réussi l’exploit avec l’aide du président de la République. IBK a rassemblé la majeur partie des témoins et les a transporté à Sikasso. Conformément aux instructions de la Cour qui avait demandé au parquet de faire comparaître les témoins cités, au besoin par la force. Ainsi, toute la journée du mardi 6 décembre 2016, on a assisté à un ballet entre le département de la justice et celui de la défense. Après plusieurs heures de tractations, le parquet à travers le ministère de la justice, appuyé en cela par IBK, a réussi à rassembler tous les officiers supérieurs de l’armée cités comme témoins dans le procès Amadou Haya Sanogo.

Dans la nuit du mardi, tous ces officiers supérieurs de l’armée, cités comme témoins dans le dossier ont été mis dans un mini-bus et conduits à Sikasso. Le mini-bus a été escorté par des éléments du Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN). Parmi ces officiers supérieurs, se trouvent le chef d’Etat major général de l’armée, le général Didier Dackouo; le chef d’état major particulier du président de la République, le colonel major Oumar Daou dit Baron etc. Selon nos informations, Chérif Ousmane Madani Haidara qui a accepté volontairement d’aller témoigner s’est lui aussi rendu à Sikasso. Il serait avec l’ancien Président Dioncounda Traoré.

<a href="http://www.proces-verbal.com/proces-amadou-haya-sanogo-ibk-ordonne-de-conduire-tous-les-temoins-devant-la-cour/" target="_blank"><strong>.......lire la suite sur proces-verbal.com</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès Amadou Haya Sanogo : le parquet appelé à faire comparaitre les témoins de force dont Chérif Ousmane Madani Haidara]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-parquet-appele-a-faire-comparaitre-temoins-de-force-dont-cherif-ousmane-madani-haidara-1928292.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 06 Dec 2016 01:35:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Prévue pour être reprise ce lundi matin, l’audience d’Amadou Haya Sanogo, l’ancien meneur du coup d’Etat militaire de mars 2012, vient une fois encore d’être renvoyée pour le mercredi 7 décembre. Ce nouveau report a été demandé par les avocats de la défense pour permettre aux témoins cités de comparaitre.

La requête de la défense a été soutenue  par les avocats de la partie civile. Ils ont tous estimé que pour la manifestation de la vérité, les témoins cités doivent impérativement comparaitre.

La cours a demandé au parquet de faire comparaitre les témoins de force s’ils refusent de le faire.La cours s’est pliée à la demande des avocats pour la simple raison, que Sanogo et autres sont jugés en session d’assise. Bien que, les témoins aient fait leur déposition par écrit, en session de cours d’assise, ils doivent venir reprendre le témoignage pour tous les acteurs, qui n’ont pas forcement accès à l’arrêt de renvoi.

En outre, la comparution devant les assises permet de satisfaire à la confrontation, un principe de la manifestation de la vérité. Alors comment faire comparaitre, au besoin par force Chérif Ousmane Madani Haidara; Dioncounda Traoré; Diamou Keita, qui est ambassadeur en Angola; le colonel Youssouf Traoré, commandant du camp para au moment des faits, qui est parti à l’extérieur pour formation. La réponse le mercredi  prochain.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès Amadou Haya Sanogo: le général Yamoussa Camara tient à son petit café]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-general-yamoussa-camara-tient-a-petit-cafe-1928242.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 06 Dec 2016 00:26:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès du général Amadou Haya Sanogo et coaccusés n’a pas fini de nous offrir des anecdotes. </strong>

Après l’histoire des téléphones qui a opposé les avocats au parquet et la fameuse affaire de l’expulsion du Dr. Oumar Mariko, nous vous révélons une autre anecdote concernant, cette fois-ci, le général Yamoussa Camara. Lors de l’ouverture de l’audience, les forces de sécurité chargées de conduire le général Yamoussa Camara dans la salle d’audience, le trouvent en train de prendre son petit café.

Les agents attendent patiemment que le général finisse de prendre son café. Le hic est que Yamoussa Camara semble tester  l’humeur des agents venus le chercher.

En effet, le général commence à boire son café lentement. Fâchés, les agents sans aucune forme de protocole se saisissent du général de force et le jettent dans le véhicule, laissant le reste de son petit café sur la table.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>
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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès Amadou Haya Sanogo : Oumar Mariko expulsé de la salle d’audience par le greffier du jour]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-oumar-mariko-expulse-de-salle-daudience-greffier-jour-1924902.html</link>
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                    <pubDate>Sun, 04 Dec 2016 08:03:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Venu à Sikasso pour soutenir Amadou Haya Sanogo, le Dr. Oumar Mariko, président du parti SADI a été expulsé de la salle par le greffier du jour. Pour avoir accès à la salle, il fallait être muni d’un badge. Oumar Mariko, bien que cité comme témoin n’était pas venu à Sikasso pour témoigner. Venu en simple citoyen, il a pu avoir accès à la salle sans se faire enregistrer.

Le greffier de la salle d’audience qui a pour rôle de s’assurer que toute personne présente dans la salle détient un badge, a constaté que Mariko n’en avait pas. En toute politesse, il a demandé à ce dernier de quitter la salle pour non autorisation.

Le président du parti SADI n’a pas voulu compliquer les choses et a accepté de quitter la salle d’audience. Heureusement pour lui, l’audience a été reportée pour le lundi 5 décembre prochain. Avant cette date, il se ferra surement enregistrer pour avoir son badge.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Me Mamadou Camara, avocat de Dahirou Demblelé: « On ne peut pas nous refuser l’usage du téléphone, mais on peut le réglementer »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mamadou-camara-avocat-de-dahirou-demblele-on-ne-refuser-lusage-telephone-on-reglementer-1924872.html</link>
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                    <pubDate>Sun, 04 Dec 2016 07:57:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Maître Mamadou Camara, l’un des avocats de la défense, affirme qu’on leur a refusé l’accès de la salle d’audience au motif qu’ils portaient des téléphones portables. Il estime que les téléphones sont pour eux des instruments de travail. « Nous ne pouvons pas transporter nos bibliothèques ici  pour avoir la documentation nécessaire. C’est dans nos téléphones que se trouvent nos documentations comme la jurisprudence téléchargée et d’autres codes de loi.

Les téléphones sont les seuls moyens de communication ou de contact avec nos cabinets, entre nous et l’extérieur ». Il pense qu’on ne peut pas leur interdire l’usage du téléphone, mais qu’en revanche qu’on peut réglementer l’usage du téléphone en leur interdisant à ce qu’il n’y ait pas d’appel lors de l’audience, que le téléphone ne sonne pas dans la salle d’audience, toute chose qui pourrait perturber l’audience. Pour lui, l’usage du téléphone par les avocats se fait partout à travers le monde, et que les technologies de l’information et de la communication font parties du monde d’aujourd’hui. « Nous ne voyons pas pourquoi nous avocats, on se priverait de les utiliser dans le cadre professionnel », a-t-il clamé.

Le lundi, ou la Cour décide de faire droit à notre demande des ports de nos smartphones, ou elle s’y oppose complètement ; dans le deuxième cas de figure, les avocats ne participeront pas au procès, nous a-t-il confié. Il s’est étonné de voir que ce port du téléphone soit interdit par le parquet qui n’a pas la police des débats. « Nous avons été surpris de voir que c’est le parquet général qui élabore un règlement intérieur pour nous interdire de rentrer avec nos téléphones, pour nous avocats, c’est le code de procédure pénale qui vaille ». Pour maître, le parquet doit savoir que c’est le président de la Cour qui est garant du respect de la loi dans une audience et que les avocats ne veulent pas que quelqu’un se substitut au président de la Cour pour restreindre leur droit.

<strong>Abdoulaye Koné. Envoyé spécial.</strong>
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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sur invitation des Pays-Bas: notre directeur de publication a participé à la 15eme assemblée des pays membres de la CPI]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/invitation-pays-bas-directeur-de-publication-a-participe-a-15eme-assemblee-pays-membres-de-cpi-1917902.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:33:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 15ème session de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, qui institue  la Cour pénale Internationale (CPI), s’est tenue du 16 au 24 novembre 2016  au World Forum Convention Center de la Haye, capitale des Pays-Bas. En marge de cette session, sur invitation du ministère des affaires étrangères du Pays, une vingtaine d’hommes de media, dont votre fidèle serviteur, a pris part à une série d’activités sur la CPI. Venus du Nigéria, de la Chine, du Sri Lanka, du Ghana, de la Gambie, de l’Afrique du Sud, de la Palestine, d’Israël, du Burundi et du Mali, les journalistes ont eu droit à des conférences et à la  visite des locaux de la CPI.</em></strong>

A l’issue d’une semaine d’intenses activités, nous sommes arrivés à la conclusion que la CPI est mal connue.

<strong>Ce qu’il faut savoir de la CPI</strong>

En juillet 1998, pour la première fois dans l’histoire, des Etats ont décidé de se soumettre à la compétence d’une Cour pénale internationale permanente chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants. Cet engagement des Etats pour la CPI a été formalisé dans un traité appelé <em>« Statut de Rome ». </em>Il est entré en vigueur le 1er juillet 2002. Expliquant, les raisons de la création de la CPI, Janet Stéphanie, journaliste spécialiste du droit international, nous dira que la finalité première de la Cour est de prévenir et de mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale.

<strong>La CPI ne remplace pas les tribunaux nationaux.</strong> Chaque État a le pouvoir et le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis des criminels. <em>« La Cour ne peut intervenir que dans les cas où un État est dans l’incapacité ou n’a pas la volonté de mener à bien des enquêtes et de traduire en justice les auteurs de crimes », </em>a rappelé Janet. Donc, lorsque la justice d’un pays arrive à distribuer convenablement la justice, la CPI n’a pas à intervenir. Par exemple, dans le cas du général Amadou Sanogo du Mali, la CPI n’intervient pas puisque le Mali s’est déclaré compétent et décidé à juger les personnes incriminées. Les seuls cas où la CPI peut être saisie en dehors de la volonté des  Etats concernent les personnes déférées devant elle par le Conseil de sécurité de l’ONU

<strong>La CPI ne dispose pas de forces armées ni de police propres</strong>. Elle doit compter sur la coopération des États, indispensable en ce qui concerne l’arrestation et la remise des suspects. Toutes les personnes jugées actuellement à la CPI lui ont été transférées par leur propre gouvernement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été remis à la CPI par le président Alassane Ouattara. L’Etat ivoirien a décidé de juger lui-même l’ex-première dame, Simone Gbagbo, qui est donc restée au pays. Le cas du président Soudanais, Oumar El-Béchir, prouve bien que la CPI n’a pas les moyens d’arrêter un suspect si un Etat membre ne le fait pas à sa place: Béchir circule tranquillement en Afrique alors qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI.

<strong>Les personnes jugées à la CPI sont toutes issues de pays ayant ratifié le Statut de Rome</strong>. Sur la question de l’adhésion à la CPI, Fatou Ben Souda, procureure de la Cour, que nous avons rencontrée, dira que l’adhésion est une décision souveraine de chaque Etat. Elle précise que la CPI ne s’acharne pas sur l’Afrique: les Africains jugés par elle le sont soit parce qu’elle a été saisie par le Conseil de sécurité de l’ONU, soit parce que les intéressés ont été remis par leur propre gouvernement.

<strong> Critiques contre la CPI</strong>

La CPI est accusée de ne juger que des Africains et de pratiquer une justice des vainqueurs. De fait, sur  la dizaine de cas actuellement instruits par la Cour, 9 concernent des Africains. Au cours de la 15ème Assemblée des Etats parties, plusieurs délégués ont déploré que dans le ivoirien, seuls Gbagbo et Blé Goudé comparaissent alors que des chefs de guerre pro-Ouattara devraient ne sont pas poursuivis.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/notre-directeur-revient-de-la-cpi-il-raconte/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sadou Diallo, le maire Gao: « quiconque me vole ma victoire ne pourra pas gouverner la ville ! »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/sadou-diallo-maire-gao-quiconque-me-vole-victoire-ne-pourra-gouverner-ville-1917822.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:22:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les élections communales du 20 novembre 2016, le maire de Gao, Sadou Diallo, non moins président du parti d’opposition PDES,  proteste vigoureusement. Il a tenu, à cet égard, une conférence de presse à son domicile sis à Magnambougou, Bamako.</em></strong>

Pour le conférencier, les élections se sont déroulées à Gao sans incident de sécurité grâce à son implication personnelle dans la sensibilisation des populations. Il a rappelé que les communales sont des élections de proximité où la tricherie a des conséquences immédiates sur les populations. Un député élu peut ne peut pas être aimé dans sa contrée mais la représenter à l’Assemblée nationale car il n’est pas en contact direct avec les populations. Mais un maire qui détesté par ses administrés ne peut exercer.

<strong>Comment le vote s’est déroulé</strong>

Sadou dit avoir gagné les élections de 20 novembre. Il relate: <em>« Le soir des élections, à 2 h du matin, j’ai quitté mon quartier général  alors que j’étais en avance sur la liste du RPM de 300 voix, bien que ce parti ait dépensé plus de 300 millions pour me battre dans une localité de 48 000 électeurs. A 2 h du matin donc, j’avais 12 conseillers élus, contre 10 pour le RPM. Il ne restait que les résultats de 2 quartiers où je ne pouvais être battu. Ma popularité à Gao est connue. Elle n’a pu être détruite par le trafic d’influence du RPM ni les racontars d’un colonel et d’un député locaux: ils ont tenté de fait croire sur les antennes des stations de radio locales que le président IBK ne se rendrait jamais à Gao ni ne ferait rien pour développer cette ville tant que je serais maire. IBK est un mon grand-frère et ami depuis 35 ans: il ne tiendra jamais ce genre de propos. Aux législatives de 2013, IBK m’a sollicité pour que j’aide son parti à obtenir les sièges de députés de Gao. Et le président ATT m’a toujours conseillé, depuis Dakar, de soutenir les actions d’IBK. Je ne crois donc pas aux rumeurs selon lesquelles les populations n’auraient ni eau, ni éctricité  tant que je resterais maire. Les populations n’y croient  pas non plus car aux communales, j’ai gagné dans le 7ème quartier de la commune urbaine de Gao où logent 2 députés du RPM. Dans 5 des 6 bureaux de vote du 6ème quartier où habite la tête de liste du RPM, j’ai aussi gagné : dans le dernier bureau, nous sommes venus à égalité de voix. Au quartier « Château », j’ai gagné dans les 20 bureaux de vote. Au soir des élections, au moment je quittais mon QG de campagne, j’avais gagné dans 7 des 9 quatiers de Gao. Mon score (12 contre 10 pour le RPM) était le même que celui enregistré par la CENI ». </em>

<strong>Quand il se retirait de son QG, les résultats de 2 quartiers (Gao 2 et 8ème quartier) n’étaient pas disponibles car ces quartiers sont assez éloignés et manquent d’électricité. </strong>Le lendemain matin, Sadou apprend que dans la commune de Gao, le RPM a gagné le même nombre de conseillers que sa liste (11 contre 11), le tout avec une avance de 80 voix pour le RPM.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/sadou-diallo-le-maire-gao-quiconque-me-vole-ma-victoire-ne-pourra-pas-gouverner-la-ville/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Spéculation foncière: le ministre Bathily accuse les juges, les maires et l’administration territoriale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/speculation-fonciere-ministre-bathily-accuse-juges-maires-ladministration-territoriale-1917772.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:18:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Domaines, Maître Mohamed Ali Bathily, était l’invité de l’Institut des Sciences Politiques, des Relations Internationales et de la Communication (ISPRIC) pour débattre de la problématique du foncier au Mali. Votre journal était présent…</em></strong>

Pour le ministre Bathily, tout le monde pense avoir vocation à donner la terre dans notre pays. L’autre réalité, c’est que quel que soit le titre d’occupation que vous détenez (titre foncier, permis d’occuper, concession rurale, droit coutumier), vous n’êtes pas en sécurité. Le ministre révèle que le samedi dernier, en effectuant une sortie à Manankoroni (préfecture de Kati), il a été surpris de voir une vingtaine  des bornes de construction dans un cimetière. Pour le ministre cet état de fait est un cannibalisme morbide.

<strong>Maître Bathily peu content des tribunaux</strong>

Selon le ministre, le problème des usagers se complique lorsqu’ils tentent de le porter devant les tribunaux. Ces juridictions rendent des décisions <em>« qu’il vaut mieux ne pas connaître quand n’on a pas été à la faculté de droit et qu’il faut s’abstenir de lire quand on a fait du droit »</em>.

<strong>Prenant un cas pratique, Maître Bathily souligne que la zone aéroportuaire est en train d’être morcelée sur la base de documents délivrés par les maires, et le service des domaines. </strong>Certains usagers ont même obtenu, à titre individuel, 200 hectares en titre foncier. Deux des titres se situent à Gouana  et Kouralé, en pleine zone aéroportuaire. Le titulaire n’aurait jamais obtenir les titres puisque la zone aéroportuaire est délimitée par un décret. Empêché de jouir des titres irréguliers qu’il s’est fait octroyer, le titulaire s’est retourné en justice contre l’Etat qu’il a fait condamner à lui payer 7 milliards de FCFA (valeur de superficie) et 3 milliards de dommages et intérêts. Le ministre poursuit:<em> « Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai attaqué les deux titres pour faux et usage de faux. Puisque la zone de l’aéroport est créée par un décret, elle tombe dans le domaine public, qui est un domaine inaliénable et imprescriptible. Les titres ne pouvaient donc que découler d’un faux.De surcroît le décret est d’intérêt public alors que le titre foncier est d’intérêt privé. L’intérêt public doit l’emporter sur l’intérêt privé. J’ai donc attaqué les titres devant nos brillants magistrats; ils ont estimé qu’il n’y avait pas de faux  et ma demande a été classée sans suite. Comme par malice, on ne me notifie pas le classement! Puis je vois l’intéressé venir me sommer, en tant que ministre des Domaines, de demander au ministre des Finances de lui payer les 10 milliards prononcés par un jugement… Si j’exécute ce jugement  qui dit que les titres fonciers sont valables, je violerai le décret créant la zone aéroportuaire puisque ce décret interdit de créer un titre dans cette zone. Pour moi, les juges maliens doivent se dire</em> <em>qu’ils sont en charge de l’application de loi et qu’ils ne peuvent être en charge de la violation de la loi. Leur décision, même si elle a force de chose jugée, n’est pas applicable puisque si je l’applique, je serai moi-même à la base de la violation d’un décret. Est-ce qu’une décision de justice</em> <em>doit amener un citoyen ou un responsable à violer un texte réglementaire ou légale ? En droit, la réponse est non! Voilà le genre de décisions qu’on prend au nom de l’indépendance de la justice, une indépendance devenue dans de cas comme ça une licence à tout faire ou à fabriquer le droit.</em>« .

<strong>Le ministre dénonce  </strong><em><strong>« l’impunité absolue » </strong></em><strong>qui entoure </strong><em><strong>« la violation au tour de toutes les règles qui gèrent la terre »</strong></em><strong>.</strong>

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/speculation-fonciere-le-ministre-bathily-accuse-les-juges-les-maires-et-ladministration-territoriale/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Procès du général Sanogo les avocats de la défense exigent le report]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/proces-general-sanogo-avocats-de-defense-exigent-report-1910392.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 25 Nov 2016 09:45:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le Collectif des avocats de la défense du général Amadou Haya Sanogo demandent le report du procès pour irrégularités dans les citations. Voici le texte du communiqué.</strong></em>

Le général Amadou Haya Sanogo et ses coaccusés doivent être jugés par la Cour d’assises de Bamako en transport à Sikasso le 30 novembre 2016. Telle est la substance d’un communiqué de presse émanant du parquet général près la Cour d’Appel  de Bamako. Cette information ne manque pas de nous étonner, en  ce qu’elle est une violation manifeste des droits de la défense.
En effet, comment médiatiser la tenue d’un procès en assises, alors que les accusés n’ont pas été cités à comparaître dans le délai légal minimum avant la tenue desdites assises ? En outre, pourquoi envisager un procès hors du siège de la Cour d’assises, où la sécurité peut être mieux assurée ? Autant d’interrogations qi suscitent des doutes sur l’équité de la procédure et le respect des droits fondamentaux de la défense.
Pour notre part, nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale, que nous ne nous associerons jamais à une telle parodie de justice. Nos clients sont prêts à comparaître devant la justice de leur pays afin de donner leur part de vérité sur les évènements qui leur ont valu d’être détenus pendant 3 ans dans les conditions infrahumaines. Pour cela, ils souhaiteraient que ce procès soit diffusé dans son intégralité sur les antennes nationales.
La tenue de ce procès le 30 novembre 2016 à Sikasso constituera sans nul doute une violation grave des droits que la Constitution du Mali et notre code de procédure pénale reconnaissent à tout citoyen: le droit des accusés à un procès équitable, notamment le respect scrupuleux des délais de citation et de comparution des témoins.

<strong>Bamako, le 18 novembre 2016</strong>

<strong>Pour le Collectif </strong>
<strong>Le rapporteur</strong>

<strong>Maître Mariam Diawara.</strong>
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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Affaire des « bérets rouges »: le général Sanogo sera jugé à Kayes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-berets-rouges-general-sanogo-sera-juge-a-kayes-1851322.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 25 Oct 2016 14:03:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Prévu pour être jugé au cours de la session de la Cour d’assises de Bamako tenue du 2 au 30 mai 2016, le dossier du général Amadou Haya Sanogo a été retiré du rôle et reprogrammée pour une session spéciale ultérieure. Selon des sources bien informées, le jugement du général Sanogo et de ses coaccusés posait de sérieux problèmes de sécurité et de logistique. En effet, les locaux de la Cour d’appel de Bamako qui devaient abriter les travaux risquaient de ne pas suffire à contenir la foule qui pourrait venir assister aux débats. De plus, il fallait mobiliser pour plusieurs semaines un très gros contingent de forces de l’ordre pour parer à toute éventualité. Sans compter que toutes ces mesures sécuritaires risquaient d’interrompre l’activité normale de la Cour d’appel de Bamako. C’est pour toutes ces raisons que le département de la Justice avait instruit de retirer le dossier des « bérets rouges » du rôle de la session du 2 mai 2016.

Mais que devient la session spéciale qui devait juger les accusés ? <em>« Le budget de ladite session est bouclé depuis le mois de juin 2016 et les sommes nécessaires sont dans la caisse du régisseur du ministère de la Justice »</em>, nous confie une source proche du dossier. Pour éviter aux juges la pression des foules et, peut-être, de la presse, la ville de Kayes est désignée pour abriter la session spéciale : distante de Bamako d’un millier de kilomètres, la capitale de la première région ne connaît pas non plus de problèmes sécuritaires particuliers.

Rappelons que le général Sanogo et ses coaccusés comparaîtront devant les assises en même temps que plusieurs de ses compagnons d’armes dont les suivants:

– capitaine Amadou Konaré et sergent-chef Seyba Diarra, cerveaux du putsch du 22 mars 2012 ayant renversé ATT;

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/affaire-des-berets-rouges-le-general-sanogo-sera-juge-a-kayes/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[10 employés de l’usine « BARAMOUSSO » arrêtés sur plainte du PDG Bourama Doumbia]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/10-employes-de-lusine-baramousso-arretes-plainte-pdg-bourama-doumbia-1851332.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 25 Oct 2016 14:01:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Un  bras de fer oppose depuis plusieurs mois le PDG de la « Société Aminata Konaté », qui fabrique les bouillons alimentaires « Baramusso », à ses employés. Suite à une plainte de Bourama Doumbia, PDG de l’entreprise, pour menaces de mort, 10 employés ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de la commune 4 de Bamako le 18 octobre 2016.

<strong>Il faut rappeler qu’en mai dernier, le collectif des travailleurs, dont les détenus, avait porté  plainte devant l’inspection du travail contre l’employeur</strong>. A l’inspection du travail, le PDG Bourama Doumbia fut contraint de choisir entre deux propositions: licencier les 301 agents s’il ne souhaite plus collaborer avec eux, tout en leur versant des droits; ou bien offrir un contrat écrit à chacun d’eux conformément à la réglementation en vigueur. Reconnaissant l’expérience professionnelle des agents, le PDG choisit la seconde option. Il tente cependant une manœuvre en informant les travailleurs que la date de signature des nouveaux contrats écrits serait réputée être celle de leur recrutement. Refus des intéressés  qui tiennent à leur ancienneté. Le PDG cède à la pression des travailleurs et propose de payer aux travailleurs  2700 FCFA par jour de travail.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/10-employes-de-lusine-baramousso-arretes-sur-plainte-du-pdg-bourama-doumbia/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bakary Togola promet à IBK la victoire au 1er tour de la présidentielle de 2018]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/bakary-togola-promet-a-ibk-victoire-1er-tour-de-presidentielle-de-2018-1799032.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 27 Sep 2016 14:43:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Après leur départ, il y a un mois, du CNID, 2611 militants de la commune 5 de Bamako ont créé le mouvement <em> »Ko Bêna Waati » (« Chaque chose en son temps »)</em>. Ils ont ensuite décidé d’adhérer au Rassemblement Pour le Mali (RPM), le parti présidentiel. La cérémonie d’adhésion a lieu, le 24 septembre, au Centre  »Karim Togola », à Sabalibougou, Bamako. La cérémonie, était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, en présence de nombreux autres membres du Bureau politique national du RPM. Parrain de l’événement:  Bakary Togola, président de la Chambre d’agriculture (APCAM).

<strong>Pour Karim Togola, ex-président de la section 5 du CNID, lui et les siens ont décidé de quitter le CNID, après 26 ans de combat pour la démocratie, à cause de la </strong><em><strong>« gestion inégalitaire des militants »</strong></em><strong> qui a cours dans ce parti.</strong> Il a notamment souligné que lors de l’élection législative partielle de 2015, en commune 5, le comité directeur du CNID a violé les textes du parti. Les démissionnaires du CNID rejoignent donc le RPM. Parmi eux figurent, selon Togola, plus de 100 cadres: professeurs, ingénieurs, avocats, instituteurs, docteurs, enseignants. Il annonce que les démissionnaires ont été rejoints par beaucoup d’anciens militants du CNID en provenance des autres communes du District de Bamako, sauf la commune 4.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/bakary-togola-promet-a-ibk-la-victoire-au-1er-tour-de-la-presidentielle-de-2018/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Guerre à Kidal : le secrétaire général du GATIA fait des révélations]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-a-kidal-secretaire-general-gatia-revelations-1798992.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:47:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un entretien à bâtons rompus qu’il nous a accordé, Fahad Almahmoud donne quelques éclaircissements sur le drame du nord.</em></strong>

Parlant de la situation qui prévaut à Kidal, Fhad  fait un bref rappel des faits. Il dira qu’à partir du 11 août dernier, le Haut Représentant du président de la République pour la mise en œuvre des accords issus du processus d’Alger, a fait appel aux deux parties (CMA et GATIA) pour trouver une solution au conflit qui les oppose. Une rencontre a donc lieu en présence de la communauté internationale et de la MINUSMA.

<strong>Sur la situation militaire à Kidal</strong>

Fahad fait remarquer que le conflit qui oppose le GATIA et la CMA à Kidal a un lien avec leur statut sociologique: le GATIA est formé de Touaregs Imghads et la CMA de Touaregs  Ifoghas et leurs relations n’ont pas été prises en compte par les accords d’Alger. Selon Fahad, le GATIA a tout fait pour que le problème soit discuté dans le cadre des accords mais que la CMA, toute-puissante à l’époque des négociations, s’y est opposée. La récente médiation entreprise à l’initiative du Haut Représentant du président de la République a été interrompue à cause de la Tabaski. En attendant, il a été demandé au GATIA et à la CMA un cessez-le-feu.   <em>« Mais dans la nuit du 15 au 16 septembre 2016, deux membres du GATIA ont été kidnappés  par des combattants de la CMA  à Intassedaït. Une patrouille du GATIA a été envoyée pour savoir ce qui se passe. Elle a essuyé des tirs de la CMA, ce qui a entraîné une reprise des hostilités »</em>, explique notre interlocuteur.

<strong>Fahad souligne la supériorité militaire du GATIA. </strong>Il affirme que la CMA a été contrainte d’abandonner, sans combat, de multiples positions.  Le Comité des suivi des accords s’est alors réuni le mercredi 21 septembre à l’ex-CRESS de Badalabougou, Bamako. A l’issue de cette rencontre, la communauté internationale a demandé que le problème communautaire de Kidal soit résolu entre Maliens, qu’elle n’a pas mandat de s’en mêler et qu’elle se contentera de protéger les populations civiles contre d’éventuelles exactions.

<strong>Sur le détournement de l’aide humanitaire par la CMA et la partialité de la MINUSMA</strong>

Que pense Fahad du communiqué en date du 20 septembre où la MINUSMA l’accuse d’avoir violé les droits de l’homme en empêchant l’acheminement d’aides humanitaires à Kidal ? Notre interlocuteur s’inscrit en faux contre ces allégations. Il soutient que la MINUSMA cherche des poux dans la tête du GATIA car elle s’est rendu compte que  la CMA a perdu toute capacité de combattre militairement le mouvement armé des Imghads.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/guerre-a-kidal-le-secretaire-general-du-gatia-fait-des-revelations/#prettyPhoto"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Kalaban: Mohamed tente de violer la femme de son voisin et un officier tente de le couvrir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalaban-mohamed-tente-de-violer-femme-de-voisin-officier-tente-de-couvrir-1798912.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:43:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’affaire se déroule, le 29 août 2016, dans une concession commune située à Kalanban-Coura, Bamako. Dans cette concession cohabitent la famille du vieux Kalifa Sidibé et du nommé Djibril Diallo.

<strong>Tentative de viol</strong>

Mohamed Sidibé, fils du vieux Kalifa et étudiant en 2ème année  à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), pénètre dans la chambre du voisin, Djibril Diallo. Dans la chambre se repose l’épouse de Djibril Diallo.  Mohamed Sidibé, sans autre forme de protocole, se jette sur la bonne dame et tente de la violer. Elle crie à l’aide et se débat comme un beau diable. Alertés, les voisins accourent dans la chambre. Ils y trouvent Mohamed Sidibé, tout nu, dans la posture du violeur.  Il est très vite maîtrisé et mis en lieu sûr. Djibril Diallo, qui était au travail, est informé par sa mère. Avant de se rentrer à la maison, il passe par la gendarmerie du camp 1 de Bamako pour porter plainte. Face à la gravité des faits, la gendarmerie fait accompagner Djibril Diallo par 2 agents en uniforme. Ceux-ci procèdent à l’interpellation du nommé Mohamed Sidibé et le conduisent à la gendarmerie. Le dossier est transmis au gendarme Siramanka Traoré pour audition des parties impliquées. C’est alors que l’enquêteur reçoit l’ordre d’un haut gradé de la gendarmerie d’arrêter les enquêtes et de libérer l’apprenti violeur. Le gendarme Siramanka Traoré ignore l’ordre et continue son boulot.

<strong>A la tombée de la nuit, profitant du fait qu’il n’était pas gardé en cellule, Mohamed Sidibé saccage les armoires et les coffres de la gendarmerie</strong>. Il voulait, semble-t-il, mettre la main sur le procès-verbal d’audition et le déchirer.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/kalaban-mohamed-tente-de-violer-la-femme-de-son-voisin-et-un-officier-tente-de-le-couvrir/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique satirique: quand les politiciens français veulent beurrer leur pain sur le dos de l’Islam]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-politiciens-francais-veulent-beurrer-pain-de-lislam-1773992.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:12:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ce qui se passe, ces derniers jours, en France dépasse l’entendement. Sous prétexte de défense de la laïcité et des <em>« valeurs de la République »</em>, 30 municipalités ont interdit le port du burkini sur les plages. Pour ceux qui l’ignoreraient, le burkini, diminutif de la « burka » (voile islamique intégral) et du « bikini » (mini-jupe de plage occidentale) est une sorte de voile inventée par une Libanaise pour permettre aux musulmanes de se baigner sur les plages européennes sans exposer leur intimité au regard des hommes. Une telle pudeur s’apparente, aux yeux des 30 maires français, à un début de terrorisme ou, à tout le moins, de <em>« radicalisation »</em>, le mot le plus couramment utilisé dans l’Hexagone depuis le crime des frères Kouachi.

<strong>L’affaire étonne à plus d’un titre. </strong>D’abord parce que le burkini n’est interdit par aucune loi française. Ensuite parce que son port ne peut gêner aucun baigneur, à moins que celui-ci ne nourrisse le sombre dessein de se rincer l’oeil aux dépens des épouses d’autrui. Enfin, le burkini ne trouble en aucune façon l’ordre public. En tout cas, pas autant que quelqu’un qui se balade en slip ou à poil. Prétendre voir dans ce noble habit les signes d’un terroriste n’a strictement aucun sens dans la mesure où les tueurs qui  endeuillent régulièrement le monde ne portent ni burkini, ni burka, ni boubou. Et puis question: si la démocratie vous autorise à exposer votre corps en public, pourquoi vous interdirait-elle de le cacher ?

<strong>Pour rétablir le droit sur ses deux pieds et mettre le holà à la dérive paranoïaque des maires, le Conseil d’Etat a pris ses responsabilités: </strong>la plus haute juridiction française, a décidé, vendredi 26 août 2016, de suspendre l’Arrêté d’interdiction du burkini pris par le maire de Villeneuve. Cet Arrêt plonge dans la détresse les 29 autres maires dont les Arrêtés sont, à bref délai, appelés à disparaître.

Lisez la suite en <a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-quand-les-politiciens-francais-veulent-beurrer-leur-pain-sur-le-dos-de-lislam/">cliquant ici</a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[M’Pessoba: poursuivi par la foule, le voleur trouve refuge dans un puits]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/mpessoba-poursuivi-foule-voleur-trouve-refuge-puits-1773972.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:10:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 25 août 2016, les populations de M’Pesseba, à 45 km de Koutiala, ont vécu un fait qui sort de l’ordinaire. Ce jour-là, un jeune homme du nom de Yacouba Coulibaly, qui a pour habitude de voler au marché, jette son dévolu sur des moutons. Ce gibier a de l’intérêt car les prix ont pris l’ascenseur en cette veille de Tabaski. Profitant de l’absence des locataires d’une concession où sont attachés des moutons et des chèvres, Yacouba s’y introduit. Après avoir détaché trois gros béliers et un cabri bien gras, il tombe nez à nez avec un habitant de la concession qui alerte les voisins par des cris. Yacouba s’enfuit; il est poursuivi par une foule qui s’était spontanément formée. Dans sa fuite, le voleur entre dans la cour de la radio rurale de M’Pessoba. La cour est prise d’assaut par de jeunes gens armés de pierres, de bâtons et de tout ce qui peut écraser une tête de voleur. N’ayant pas d’autre endroit où se cacher, Yacouba se jette dans un puits creusé dans la cour de la radio ! Comme on lui tend une corde pour le sortir de là, il menace de tuer toute personne qui tenterait de le secourir. Les badauds n’ont pas d’autre choix que d’informer la gendarmerie.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/mpessoba-poursuivi-par-la-foule-le-voleur-trouve-refuge-dans-un-puits/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’ONU projette-elle de diviser le Mali en 2017 ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lonu-projette-de-diviser-mali-2017-1773622.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:00:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La localité de Boni, à 70 km de Douentza, dans la région de Mopti, est tombée, vendredi, sous le contrôle de <em>« jihadistes » </em>qui, aux cris de <em>« Allahou Akbar »</em>,  ont attaqué des bâtiments administratifs, incendié la gendarmerie et la mairie, puis planté des drapeaux. L’armée a quitté les lieux. Elle n’y est revenue que tard le samedi, après le départ des assaillants. <em>« J’ai vu l’armée quitter la ville »,</em> a souligné un habitant.<em>« Plusieurs jihadistes étaient à moto. Ils avaient des complices à l’intérieur de la ville. »</em>, a-t-il estimé. L’attaque n’a pas été revendiquée mais elle porte la signature de groupes terroristes. Elle intervient dans la même semaine que deux autres qui ont ciblé l’armée dans les régions de Ségou et de Mopti. L’une d’elle s’est produite à Ténenkou (région de Mopti) et s’est soldée par la capture de 5 soldats qui seront, plus tard, retrouvés morts dans le fleuve Niger. La seconde attaque s’est déroulée à Bélétié, à 35 km de San, région de Ségou.

<strong>La vraie stratégie des rebelles</strong>

En vérité, depuis quelques mois, les groupes armés signataires des accords d’Alger, en collusion avec les groupes liés à Iyad Ag Ghaly et à Al-Qaida au Maghreb Islamique,  mettent en oeuvre une stratégie bien rôdée : entretenir une insécurité permanente au nord et étendre cette insécurité au centre du Mali. L’objectif est de rendre impossible toute sortie de crise négociée, de retarder tout désarmement des groupes armés et d’obliger le gouvernement malien à concéder l’indépendance du nord moyennant la promesse du retour de la paix au centre et au sud du pays. <em>« L’Etat malien n’a plus le choix: s’il s’entête à vouloir exercer sa souveraineté au nord, même de manière formelle, l’ONU prendra ses responsabilités »</em>, nous confient des sources dignes de foi.
<h1>Lisez la suite en <a href="http://www.proces-verbal.com/lonu-projette-elle-de-diviser-le-mali-en-2017/">cliquant ici</a></h1>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cercle de Dioila: le marabout-féticheur détourneur de femmes atterrit en prison]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cercle-de-dioila-marabout-feticheur-detourneur-de-femmes-atterrit-prison-1710712.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 02 Aug 2016 17:02:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans notre livraison du lundi 4 juillet 2016, nous vous décrivions le débauchage de femmes auquel se livrait un marabout-féticheur Tiamou Traoré qui, entre autres, avait réussi à faire disparaître la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin. Suite à nos révélations, l'affaire a été prise au sérieux par qui de droit et des développements inattendus se sont produits.</em></strong>

Les habitants de Kôssourini Sira, un hameau du village de Maba, cercle de Dioila, se souviendront longtemps de Tiamou Traoré<em> (photo)</em>. Ce féticheur qui se dit marabout avait pour habitude d'utiliser ses sciences occultes et la crainte qu'ils inspiraient pour débaucher les épouses d'autrui et convoler en justes noces avec elles. Le marabout-féticheur a ainsi mis la main sur la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin Badra Traoré. Suite à notre article du lundi 4 juillet, qui fut largement diffusé par les radios locales, Badra Traoré porte plainte contre Tiamou pour enlèvement de femme. Le dossier est transmis au commissariat de police de Kadiolo dirigé par Daouda Diarra. Ce dernier confie le dossier au chef de la brigade de recherches, Sorry Sidibé, qui mobilise ses hommes pour retrouver le marabout-féticheur et la dame Hadja qu'il avait cachée. La police s'est appuyée sur les photos diffusées par votre journal.

&nbsp;

<strong>Arrestation de Tiamou Traoré</strong>

&nbsp;

Un lundi, vers 6 h du matin, Sorry Sidibé est ses hommes, en compagnie de Badra Traoré, quittent Dioila pour le village de Kossourini Sira où, selon des sources, le marabout-féticheur était revenu en vue de régler quelques urgences. L'équipe policière arrive au village et, sur les indications de Badra, rejoint le domicile de Tiamou Traoré. Surpris derrrière les toilettes, le marabout-féticheur est sommé de suivre les enquêteurs.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/cercle-de-dioila-le-marabout-feticheur-detourneur-de-femmes-atterrit-en-prison/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Guerre à Kidal: une simple affaire de drogue ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/guerre-a-kidal-simple-affaire-de-drogue-1710692.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:55:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les combats meurtriers qui, depuis le 21 juillet 2016, opposent le GATIA à la CMA (rébellion) ne semblent pas découler de la défense des intérêts des populations. hameau. Les deux groupes armés ne se battent pas non plus à cause d'un litige lié à la gestion administrative de la ville. En fait, des sources concordantes rapportent que suite à l'entrée du GATIA à Kidal, ce mouvement armé qui se dit loyal aux intérêts du Mali a passé une entente avec la CMA pour une gestion commune de la ville, notamment en termes de sécurité des populations et des biens. Ce que le grand public ignore, c'est que l'une des principales sources de revenus des deux groupes armés consiste à sécuriser, moyennant rémunération, les convois de drogue qui transitent par le désert de Kidal. Ce convoyage rapporte des millions de dollars ou d'euros et alimente un trafic juteux dans tout le Sahel.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/guerre-a-kidal-une-simple-affaire-de-drogue/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Entretien avec Oumar Sabo: "je veux mon diamant de 40 milliards"]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-oumar-sabo-veux-diamant-de-40-milliards-1710662.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:49:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans notre parution N°344 du lundi 25 juillet 2016, nous publiions l'histoire d'Oumar Sabo, ce jeune homme qui, après avoir ramassé un diamant, avait été agressé par un prétendu acheteur: Youssouf Poudiougou. Suite à cette publication, l'intéressé a accepté de nous accorder une interview dans laquelle il revient sur sa mésaventure mais aussi sur les derniers développements de l'affaire. </em></strong>

<strong><em>Comment avez-vous ramassé le diamant ?</em></strong>

&nbsp;

Un matin du mois d'avril 2016, je revenais du village de Papara, situé sur le territoire ivoirien, près de la frontière malienne, pour rendre visite à des parents  dans le hameau dénommé Allahmdouliilaye-Dadjan. Ce hameau dépend du village de Finkolo, dans la commune malienne de Fourou. Pour vous y rendre, vous devez vous faire transporter par des motocyclistes. C'est ainsi que j'ai loué les services d'un motocycliste qui m'a déposé au bord d'un marigot qui constitue la limite entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Il n'y a qu'à traverser le lit du marigot pour se retrouver dans le hameau. Pendant que je traversais le marigot, j'ai aperçu une pierre qui brillait. Pour avoir travaillé dans des mines traditionnelles il y a quelques années, j'ai compris que la pierre brillante n'était rien   d'autre qu'un diamant. Fou de joie, j'ai ramassé la pierre et j'ai foncé dans le premier bureau d'achat de pierres précieuses de la localité. Le gérant de ce bureau s'appelle Youssouf Poudiougo. Je le savais acheteur habituel de pierres précieuses. Lui et moi sommes originaires de la même localité: le cercle de Koro. Lorsque je suis arrivé chez lui, il m'a reçu et je lui ai présenté ma pierre.      Après l'avoir vérifiée, Youssouf Poudiougo a confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un diamant d'une valeur marchande de 40 milliards de FCFA! Il tremblait de tous ses membres. Il m'a photographié et m'a remis une attestation de réception du diamant. J'ai compris plus tard que pour aiguiser mon appétit, il a surévalué le poids  de la pierre en prétendant qu'elle pesait 20 kilos. Aujourd'hui, je me rends compte que ce poids était exagéré même si je suis convaincu de l'immense valeur du diamant. Ne sachant ni lire, ni écrire, je me suis fait piéger au sujet de l'attestation où il a mentionné: <em>"Oumar Sabo reconnaît avoir reçu des mains de  Oumar Sabo"</em> la pierre précieuse.

&nbsp;

<strong><em>Et après ?</em></strong>

Après, nous avons pris la route de Bamako à bord de son vehicule 4X4. A Bamako, Poudiougou devait me remettre mes 40 milliards de FCFA. Dans le véhicule, Poudiougou a fait entrer trois autres hommes. A l’entrée de Bamako, Poudiougou a arrêté le véhicule dans un endroit obscur et en est descendu au motif que c’est là que les 40 milliards me seraient remis. Il a fait semblant d’appeler au téléphone ses clients qui devaient apporter l’argent. A ma grande surprise, les trois hommes qui ont voyagé avec nous m’ont aggrippé, battu, ligoté et laissé pour mort. Revenu à moi-même le matin, j’ai été sauvé par un passant qui avait entendu mes cris de détresse. Je porte encore les stigmates partout sur mon corps.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/oumar-sabo-je-veux-mon-diamant-de-40-milliards/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique satirique: madame la gouverneure ou madame bulldozer ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/chronique-satirique-madame-gouverneure-madame-bulldozer-1710642.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:45:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La nouvelle gouverneure du district de Bamako, Amy Kane,  s'ennuyait ferme dans son bureau depuis sa nomination. Après s'être bien creusé la tête (à la matraque ?), notre gentille dame, contrôleur de police de son état, s'est découvert une mission de la plus haute importance et de la plus extrême urgence : démolir les petits commerces installés au bord des routes et chasser à coups de bâton les occupants. L'affaire est dans les cordes de la gouverneure qui, lors de son séjour à la tête de la Brigade des Moeurs de Bamako, a acquis une solide réputation de <em>"Dame de fer"</em>. La Margareth Tatcher locale, quoi ! Un prétexte royal de démolition est tout trouvé: l'an prochain, notre belle capitale doit abriter le sommet France-Afrique et il ne faudrait pas (surtout pas !) que par le hublot de leurs avions ou la vitre de leurs limousines noires, les hôtes de marque (dont l'empereur François Hollande 1er) voient les misérables kiosques et les hordes de mendiants qui encombrent les trottoirs. Outre ses fines compétences de démolisseur et le prétexte du Sommet franco-africain, Madame la gouverneure a tous les moyens de sa politique, pardon!, de sa mission: les bulldozers de la mairie de Bamako, les policiers (ses vieux amis) et, bien entendu, de pleines cargaisons de gaz lacrymogène destinées aux occupants récalcitrants. Cerise sur le gâteau, si Amy Kane réussit à déguerpir le beau monde des trottoirs, elle recevra assurément les vives félicitations de Ladji Bourama, ce qui, en soi, vaut de l'or puisque depuis 2013, certains nomades politiques n'ont même pas eu le bonheur de serrer la main du grand chef. Qui sait ? N'étant pas brouillée avec le Chérif de Nioro ni apparentée à aucun <em>"hassidi" </em>de l'opposition, Madame la gouverneure pourrait devenir ministre. Oh non! Je ne dis pas ministre de la Sécurité (poste jalousement gardé par le tout nouveau général Salif Traoré), ni ministre de l'Administration Territoriale (chasse gardée de l'ex-directeur de campagne de Ladji Bourama). Je veux dire simplement ministre de quelque chose : pourquoi pas ministre d'Etat chargée des Fossés, des Trottoirs et des Bulldozers ?

<strong>Danger économique</strong>

Sitôt dit, sitôt fait: voilà la machine de démolition en marche. Depuis plusieurs jours, les kiosques, étals et hangars de fortune tombent les uns après les autres. Parfois, les démolitions interviennent en pleine nuit, ce qui, ironie du sort, ressemble comme deux gouttes d'eau à des opérations <em>"djihadistes"</em> dignes de Kaboul ou de Baghdad. Et que fait-on du butin de guerre, c'est-à-dire de la paille et de la ferraille issues des démolitions ? Ces joyeux débris sont chargés dans des bennes et jetés quelque part entre Bamako et Kati. On aurait peut-être choisi une autre destination sila junte du général Sanogo vivait encore ! Quant à savoir les conséquences sur les populations, Madame la gouverneure ne paraît pas s'en soucier une minute. Depuis quand une policière éprouverait-elle des états d'âme ? Or, en fait de conséquences, il y en a à la pelle !

L'affaire cause un sacré manque à gagner au trésor public. Les centaines de kiosques et de petits commerces que l'on détruit versaient bon an mal an au moins 30. 000 FCFA d'impôt synthétique et de lourdes taxes aux municipalités. De contributeurs, messieurs les déguerpis deviennent du jour au lendemain des mendiants à la charge de leur famille, laquelle, depuis longtemps, ne voit même pas une queue de diable à tirer.

Bien sûr, je n'oublie pas les milliers d'emplois jetés dans le lac. De fait, il n'y aura plus personne pour opérer dans les kiosques du PMU-Mali ou d'Orange Money emportés par les bulldozers. Les vendeuses de colas et de beignets qui vivaient de la menue monnaie glanée journellement sur les trottoirs vont devoir rester à la maison et vivre d'eau chaude, de <em>"tô"</em> et de <em>"monni"</em>.

<strong>Quelle urgence ? </strong>

Bon ! On me dira que l'Etat souverain du Mali a assez d'argent pour se passer des malheureux impôts et taxes issus des trottoirs. Fort bien! Mais alors, pourquoi, avant de démolir les kiosques, notre richissime Etat n'a-t-il pas commencé par goudronner les avenues, rues et ruelles de la cité ? Pourquoi les bulldozers n'ont-ils pas d'abord vidé les caniveaux qui, partout, rejettent des cadavres de poules et de rats ? Je me souviens que pour justifier sa carence dans le ramassage des ordures, la mairie de Bamako s'est dite dépourvue de bennes et d'argent pour rémunérer ses prestataires: c'est d'ailleurs pourquoi l'Etat, sans doute pour éviter une épidémie de peste, a fait appel aux services de l'entreprise marocaine <em>"Ozone"</em>.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-madame-la-gouverneure-ou-madame-bulldozer/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mouvance présidentielle: les amis du Chérif s’en font]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/mouvance-presidentielle-amis-cherif-sen-1685012.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Jul 2016 12:06:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em>Le mardi 12 juillet 2016, le président du parti « ADP-Maliba », Amadou Thiam, député de la commune 5 de Bamako, a, lors d’un point de presse, annoncé le départ de sa formation de la majorité présidentielle. Thiam justifie ce départ par la « léthargie de la majorité présidentielle et du président de la République à faire face aux problèmes du pays ». Mais selon nos sources, les vraies raisons se situent ailleurs.</em>

<strong>Contours d’un soutien</strong>

Créé le 18 mars 2013, le parti a activement soutenu, en 2013, le candidat IBK. Ainsi, le 19 juillet 2013, à Nioro, le Chérif de Nioro, vrai mentor du parti, offre 100 millions de FCFA pour la campagne du candidat IBK. Ces 100 millions sont, en réalité, un don d’Aliou Boubacar Diallo, PDG de la société Wassoul’or et fondateur d’ADP MALIBA. Le chérif de Nioro demande même à son neveu, Aliou Boubacar Diallo, de renoncer à sa candidature à la présidentielle présidentielles pour se rallier à celle d’IBK : en contrepartie, le cherif promet à Diallo d’intercéder auprès d’IBK, une fois élu, pour qu’il lui soit consenti quelques faveurs, notamment en termes d’appui son entreprise. Le Chérif fait également miroiter à Diallo la perspective d’alliances fructueuses aux législatives entre ADP-Maliba et le RPM, le parti d’IBK.Diallo accepte les propositions du Chérif et débourse 100 millions de FCFA et des véhicules 4X4 pour la campagne d’IBK. Cependant, il prie le Chérif de le laisser dans l’anonymat pour ne pas susciter des jalousies. Le vendredi 19 juillet 2013, le Chérif, remet solennellement la somme à un comité de gestion dirigé par son propre fils avec, pour mandat, de débloquer les fonds au fur et à mesure des besoins exprimés par l’état-major de campagne d’IBK. L’événement a lieu à Nioro, en présence de militants hamallistes (le Chérif est le chef des musulmans hamallistes du Mali) et de SABATI 2012, une association politico-islamique dirigée par un poulain du Chérif: Moussa Boubacar Bah.
Entre-temps, le Chérif pèse de tout son poids pour que SABATI 2012 apporte son soutien au candidat IBK. Ledit soutien produit sans doute de l’effet puisqu’à l’instigation de SABATI, on appelle, dans toutes les mosquées, à voter IBK. Lequel, perçu comme candidat des musulmans, réalise des exploits au 1er tour de la présidentielle (près de 40% des suffrages!). Au second tour, IBK est élu avec 77% des voix.

<strong>Couacs à répétition</strong>

Les relations commencent très tôt à se gâter entre le président élu, IBK, et le Chérif de Nioro, mentor d’ADP-MALIBA. La première brouille voit le jour au moment de la confection des listes de candidatures aux élections législatives. Le tout puissant Secrétaire Général du RPM, Bocary Téréta, refuse d’allier le RPM à ADP dans plusieurs circonscriptions stratégiques.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/mouvance-presidentielle-les-amis-du-cherif-sen-font/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique satirique: rendre justice aux jeunes de Gao]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-rendre-justice-aux-jeunes-de-gao-1684972.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 19 Jul 2016 11:51:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La marche du 12 juillet, à Gao, s’est terminée dans un bain de sang. Tout en présentant mes condoléances aux familles éplorées, je me demande comment on en est arrivé là. En effet, depuis les événements de 1991, la République a décidé d’investir dans le maintien d’ordre des sommes faramineuses. Objectif: protéger l’ordre public dans le respect du droit de manifester et de la vie des manifestants. Bien entendu, pour allier ces impératifs tout aussi vitaux, l’intervention de l’armée est exclue : un soldat (qu’il soit malien ou onusien) n’a pas pour métier de caresser des manifestants dans le sens du poil, mais de liquider l’ennemi à coups de balles et d’obus. Au contraire, la police et la gendarmerie, spécialisées dans le maintien d’ordre, se servent de matraques, de gourdins et de fouets, au besoin enduits de beurre de karité. Je ne dis pas qu’une bastonnade policière ait le goût du miel (que non!), mais au moins, on en ressort vivant comme le prouve l’exemple de Dioncounda, le président de la Transition. Alors question: l’armée malienne est-elle intervenue à Gao ? Sinon, d’où viennent les balles réelles qui ont donné la mort ? Les enquêteurs devraient trouver la réponse à ces interrogations. Surtout, ils devraient mettre aux arrêts ce fameux homme en uniforme qui a osé raconter à la télé que les forces de l’ordre ont « tiré des balles réelles en l’air ». Si, vraiment, ce compère galonné a raison, les forces de l’ordre auraient dû, en toute logique, tuer des oiseaux et non des hommes !
Cela dit, je ne vois pas pourquoi le gouverneur a interdit la marche des jeunes gens. Vivrait-il sur la planète Mars ou bien n’a-t-il jamais lu la Constitution qui garantit la liberté de manifester ? Il paraît que notre grand commis de l’Etat a invoqué l’état d’urgence pour justifier sa décision. Or, chacun sait que l’état d’urgence en vigueur au Mali ressemble à de la bouillabaisse dans la mesure où il a été publiquement bravé, lors du dernier « Maouloud », par le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara et ses milliers de militants. Sans compter que jour et nuit, Bamako est sillonnée de cortèges de mariage et abrite, chaque week-end, des concerts géants animés par des rappeurs et griots de tout poil. Au reste, l’état d’urgence n’a empêché ni les bandits armés de tenir leur forum à Kidal (se sucrant, au passage, de 400 millions de FCFA sur le dos des autorités nationales!), ni les groupes armés (GATIA et CMA) de se réunir à Anéfis !

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-rendre-justice-aux-jeunes-de-gao/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Déchets nucléaires: comment les grandes démocraties empoisonnent leurs propres populations]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/international/dechets-nucleaires-grandes-democraties-empoisonnent-leurs-propres-populations-1684962.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 19 Jul 2016 11:44:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il existe une histoire terriblement triste qu’on a cachée à des générations d’Européens. Ils sont donc nés et morts en restant ignorants de ce qui les entourait. Ils n’ont jamais pu se poser une question pourtant élémentaire: depuis la révolution industrielle au 19ème siècle, qu’a-t-on fait des déchets toxiques qu’elle a générés ?

<strong>L’Europe, poubelle radioactive</strong>

La vérité tenue secrète est que toute l’Europe est une poubelle radioactive. Il s’y est passé quelque chose de très préoccupant. Chaque pays a, en secret, enfoui ses déchets radioactifs chez le voisin. Et ce voisin, ignorant de ce que l’autre était venu enterrer chez lui, est aussi allé enterrer ses propres déchets chez un autre voisin. Des années ont passé. La facture, très lourde, se traduit en prolifération des cancers dans toute l’Europe.
Nous sommes en 1949. Le Royaume-Uni débute une activité nocturne suspecte au large des côtes françaises : immerger ses déchets radioactifs dans la mer, à 15 km seulement des côtes françaises du Cap de La Hague. Cette activité durera 17 ans avant que la France ne la découvre et n’y mette fin. Au même moment, dans les années 60, la France allait au large des côtes espagnoles enfouir ses propres déchets dans l’Océan Atlantique. Elle reconnaît avoir ainsi enterré 14.000 tonnes de déchets radioactifs en mer. En 1967, accompagnée de 4 complices (l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas), la France immerge 36.000 fûts contenant 11. 000 tonnes de déchets radioactifs au large des côtes espagnoles de la Galice. Elle récidive en 1969, avec une nouvelle bande de complices (l’Italie, la Suède et la Suisse) qui vient s’ajouter à l’ancienne bande (Belgique, Allemagne et Royaume-Uni) pour immerger 9.000 tonnes de déchets radioactifs en mer. Cette fois, on le fait au large des côtes de la Bretagne. De toute façon, les Bretons sont un peuple rebelle qui ne se sent pas très français; il peut donc être sacrifié. Encore en 2014, il n’existait aucune station de péage sur les autoroutes bretonnes parce que les Bretons n’en veulent pas et que chez eux, toutes les autoroutes sont gratuites. En 1969, le peuple breton n’est donc pas au courant ni ne peut réagir.
Tout cela a été interdit en 1983, avec la Convention de Londres. Conséquence: les pays européens ne savent plus quoi faire des déchets qu’ils continuent de produire. C’est le sauve-qui-peut avec, pour conséquence, l’augmentation exponentielle du nombre de décès dus aux cancers. En 1996, l’association écologique italienne « Legambiente » a tenu une conférence pour dire qu’une entreprise britannique dénommée « ODM » (« Oceanic Disposal Management ») proposait ses services en vue de contourner l’interdiction de la Convention de Londres. ODM justifiait ses services en prétendant que la Convention de Londres interdisait de ne pas enfouir les déchets radioactifs « dans » les mers et océans alors qu’elle les enfouissait plutôt « sous » la mer. Pendant 20 ans, tous les États européens se sont cachés derrière cette nuance pour continuer à enterrer des bateaux pleins de déchets. C’est ce qui explique que la plupart des poissons pêchés au large des côtes européennes soient radioactifs. C’était, en tout cas, la technique utilisée par tous les Européens pendant plusieurs décennies; une vraie politique de l’autruche : enfouir la tête dans le sable pour ne pas affronter le problème en face. Et cela consistait à prendre un vieux bateau destiné à la casse, à le remplir de déchets radioactifs et à le faire couler au large des côtes européennes. Ainsi, toutes les côtes européennes de la Méditerranée, de l’océan Atlantique et de la Manche sont pleines d’épaves de bateaux contenant des déchets toxiques. De temps en temps, des déchets remontent à la surface ou sont découverts par les pêcheurs. Dans toute l’Europe, c’est une catastrophe nucléaire, avec une montée des cas de cancers.

<strong>En France</strong>

La France croule sous le poids de ses déchets. Son sous-sol est une bombe radioactive. L’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA), dans son rapport 2012, donne un chiffre qui fait froid dans le dos : la France a produit 1,32 million de m3 de déchets radioactifs et ne sait comment s’en débarrasser. Ces chiffres, certainement minorés, viennent des déclarations des 3 principaux producteurs français de déchets radioactifs (EDF, Areva, CEA) pour l’année 2010. Alors, au président Sarkozy est venue une idée: pourquoi ne pas se débarrasser des déchets en les enfouissant dans les constructions et les sous-sols d’autoroutes en construction ? Sitôt dit, sitôt fait. Aujourd’hui, plusieurs tronçons d’autoroutes françaises sont en cours de construction avec un mélange de ciment, d’acier et de déchets radioactifs.
Dans ce merveilleux pays démocratique qu’est la France, une entreprise nous intéresse. Elle ne comporte que trois syllabes: SOCATRI. 99% des Français ne la connaissent pas. C’est une entreprise en apparence insignifiante, avec un seul actionnaire et un capital de 200.000 euros, créée et immatriculée au Registre de Commerce et des Sociétés de Nanterre, dans la région parisienne, le 18 décembre 1974 avec le n° B 302 639 927, sous la forme juridique d’une EURL; son siège se trouve au 1, Place Jean Millier à Courbevoie, en région parisienne. Cette entreprise réussira ce que la mafia italienne – qui crée des partis, fait élire des députés et nommer des ministres – n’a jamais réussi: rendre légales ses activités d’empoisonnement des populations. Mais avant de développer le sujet, cherchons à savoir davantage ce SOCATRI veut dire: Société Auxiliaire du Tricastin. Ses activités ? Elle est enregistrée sous le code 3822Z qui, en France, signifie: « Traitement et élimination des déchets dangereux » et dans la catégorie « Eau et gestion des déchets ». Son unique actionnaire ? AREVA. Oui, vous avez tout compris: AREVA produit les déchets nucléaires et sa filiale, SOCATRI, les fait disparaître. Comment ? Nous le verrons maintenant.
Septembre 2004. SOCATRI demande au préfet du département français de la Loire l’autorisation de faire l’impensable : violer les lois françaises et, surtout, le Code de Santé Publique. Il lui demande l’autorisation de faire fonde dans une aciérie, « FEURMETAL », 550 tonnes de ferrailles radioactives pour, ensuite, les dissimuler à hauteur de 20% dans l’acier normal destiné à la fabrication d’objets pour l’usage du grand public, notamment la construction de bâtiments, de ponts et d’autoroutes. Selon vous, le préfet va-t-il donner l’autorisation ou refuser ? Eh bien, vous avez tout faux: il l’autorise ! Mais le pire n’est pas encore arrivé puisque cela reste au niveau d’un petit département. 5 ans plus tard, en 2009, soit 2 ans après l’arrivée au pouvoir de Sarkozy, c’est l’Etat central lui-même qui va autoriser d’empoisonner les Français à grande échelle avec cette pratique ! Sous le gouvernement de François Fillon, les entreprises françaises peuvent, en toute tranquillité, recycler les déchets nucléaires dans les biens de consommation et les produits de construction. Le 5 mai 2009, un arrêté ministériel introduit une procédure de dérogation au Code de la Santé, contre l’avis de la Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité (CRIIRAD). En d’autres termes, sous la présidence de Sarkozy, 4 ministres ont émis des décisions permettant de déroger à 2 articles du Code de la Santé publique et qui dataient de Lionel Jospin en 2002. Notamment les articles R.1333-2 et R.1333-3. Que disent ces 2 articles ? Article R.1333-2: « Il est formellement interdit d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommations et les produits de construction ». Article R.1333-3: « Il est formellement interdit d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction ». Et quels sont les 4 ministres impliqués ? Dans le décret de 2 pages et de 3 articles publié au Journal officiel du 14 Mai 2009, il y a 4 ministres pour ce seul petit document: le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire; la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi; la ministre de la Santé et des Sports et la ministre du Logement. 4 ministres, ça sent du lourd et c’est du lourd ! Selon la CRIIRAD, désormais lancée dans une course contre la montre pour stopper cette folie et qui, pour l’instant, n’est écoutée par personne, ni de la droite, ni de la gauche, ni du Conseil d’Etat, les substances radioactives qu’on autorise dans les produits destinés au grand public ont la capacité d’induire des cancers chez les personnes exposées et des maladies génétiques chez leurs descendants. En d’autres termes, l’Etat français empoisonne ses propres populations en sachant très bien que des cancers toujours plus nombreux vont faire leur apparition, y compris en Afrique où l’on est friand de produits made in France ou made in Europe. Plusieurs associations écologiques françaises sont mobilisées contre ce décret, mais rien n’y fait: on est en démocratie… On peut même se permettre le luxe de donner aux autres nations les leçons de démocratie et de bonne gouvernance…
Depuis qu’on a interdit, en 1983, de déverser la poubelle radioactive à la mer, les producteurs d’électricité nucléaire ne savent plus quoi faire des déchets. Alors, presque tous, à commencer par l’Allemagne, ont joué sur le chauvinisme français. Tous ont chanté en chœur que la France était le pays le plus intelligent au monde, la seule nation de la planète à maîtriser le traitement la gestion des déchets nucléaires. Les Français sont tombés dans le piège. Leur pays est ainsi devenu la poubelle radioactive de l’humanité. Tous lui ont envoyé des wagons, des conteneurs, des bateaux entiers de déchets toxiques ou nucléaires. Cette supercherie dure jusqu’à l’arrivée d’une dame au ministère français de l’Ecologie: Ségolène Royal. Elle refuse l’importation en France de 9.000 tonnes de déchets venant d’Australie. Nous sommes le 18 juillet 2014. En pleine vacance d’été, un communiqué de 20 lignes est envoyé à la presse pour annoncer cette nouvelle: la ministre montre qu’elle a compris que pendant des années, la France a été roulée dans la farine par ses amis autoproclamés « pays démocratiques » qui l’ont submergée de déchets dangereux. La ministre dit aux pays voisins: si la technologie française pour traiter les déchets est efficace, pourquoi ne pas l’acheter en France et traiter vous-mêmes vos déchets ? Il était temps que quelqu’un se réveille ! Voici le communiqué: « MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE: Ségolène Royal s’oppose à l’arrivée des déchets toxiques en provenance d’Australie. Une société australienne, ORICA, a déposé auprès de la Préfecture de l’Isère une demande d’autorisation d’importation depuis l’Australie de 9.000 tonnes de déchets très toxiques (sous-produits d’hexachlorobenzène) afin qu’ils soient incinérés sur le site exploité par TREDI à Salaise-sur-Sanne. Ségolène ROYAL a donné instruction au Préfet de l’Isère de s’opposer à cette importation au nom du principe de précaution, compte tenu du risque de pollution marine en cas d’avarie du navire pendant le transport, et du principe de proximité, qui exige que les déchets soient traités à proximité de leur source de production. Le transport de déchets dangereux en provenance des antipodes constitue une aberration écologique. Si les technologies de traitement françaises sont performantes, elles peuvent tout à fait être exportées pour permettre la réalisation d’unités de traitement adaptées, proches des activités productrices de déchets et respectueuses des règles de protection de l’environnement. »

<strong>Poubelle éternelle en Finlande</strong>

J’ai envie de décerner à la Finlande le Prix Nobel de la rigolade démocratique. Dans ce pays, ne sachant pas quoi faire des déchets nucléaires, on a décidé d’en faire un cadeau à leurs descendants. Ce qu’ils appellent là-bas « déchets radioactifs pour l’éternité ». Les Finlandais ont décidé d’enterrer les déchets dans une zone qu’on ne pourra rouvrir avant 100.000 ans. Nul besoin d’être historien pour savoir que dans 100.000 ans, ce ne sera pas la même population d’aujourd’hui qui sera là; les gens qui y vivront ne parleront même pas la langue d’aujourd’hui. Donc, comment signaler à ces futurs habitants le petit cadeau nucléaire qu’on leur a préparé au 21ème siècle ? Le chantier d’enfouissement a démarré en 2004 et les politiciens finlandais prévoient d’y enfouir les déchets nucléaires pendant 200 ans avant de le refermer pour l’éternité. Le défi est qu’il faut que ce lieu soit suffisamment caché et sécurisé pour que nul n’y accède avant 100.000 ans. Question: comment des politiciens, qui n’arrivent pas à anticiper de 2 ans des crises économiques, peuvent-ils faire des prévisions sur 100.000 ans? C’est pure folie ! La vérité est qu’ils ne savent que faire des déchets toxiques qu’ils produisent tous les jours.Et plutôt que de se questionner sur leur modèle économique, ils sont lancés dans une fuite en avant: ne jamais dire la vérité à la population qui doit bientôt voter mais, au contraire, la rassurer toujours… Le temps démocratique ne correspond pas toujours aux exigences géostratégiques ou de préservation de la santé publique. On en arrive donc à l’incroyable: aujourd’hui, les politiciens finlandais s’autoproclament champions du monde de l’écologie alors qu’ils empoisonnent leur terre ! Un film documentaire y est consacré : « Into Eternity », diffusé en janvier 2011 sur Arte-TV…

<strong>En Suisse</strong>

Fin août 2014, je me trouvais au Cameroun, sur les hauteurs de la ville de Bamenda. Soudain, observant les collines verdoyantes, je m’exclamai: « Ces paysages sont aussi merveilleux que ceux de la Suisse ! ». J’ajoutai aussitôt: « A la différence que chez nous, au Cameroun, le sol et le sous-sol sont aussi purs que nos ancêtres nous les ont légués. Là-bas, en Suisse, le sous-sol est pourri de déchets toxiques et radioactifs! ». Les Suisses savent leur pays doué dans la fabrication de montres de luxe. Ce qu’il ne savent pas, c’est qu’à cause de ces montres, une bonne partie du sol et du sous-sol de leur pays est devenue une poubelle radioactive. En 2012, durant les travaux du tronçon de contournement de l’autoroute A5, au niveau de la ville de Bienne de 50.000 habitants, les manœuvres découvrent une quantité importante de déchets radioactifs. Les recherches montrent que l’agent contaminant est le radium issu des usines d’horlogerie de la ville. Là où le bât blesse, c’est que cette poubelle radioactive avait été soigneusement préparée en potager communautaire pour les légumes bio au profit des ouvriers de Bienne. Un slogan récitait même : « Pour sauver la planète, arrêtez de consommer les légumes venus de trop loin (Kenya); consommez les légumes bio de Bienne ! ». Après cette découverte, a-t-on prévenu les populations ouvrières qui continuaient tranquillement de cultiver et de récolter ses carottes, épinards et tomates radioactifs ? Vous me répondrez : oui. Eh bien, vous vous trompez ! Chut, nous sommes en démocratie ! Le peuple, comme le disait le Suisse Jean Jacques Rousseau, ne compte qu’une seule fois tous les 5 ans, lorsqu’il doit voter ! La population ne sera pas informée et continuera d’y cultiver ses légumes. C’est 2 ans plus tard, en 2014, que 2 quotidiens suisses en font leur scoop: Matin Dimanche et Sonntags Zeitung…La population apprend alors que les politiciens, qu’elle croyait les meilleurs au monde, l’exposaient à une radioactivité de 300 microsieverts par heure. « C’est une valeur qui franchit les valeurs-limites », avouera le responsable de la division radioprotection à l’Office Fédéral de Santé Publique (OFSP). Voici ce que titrait, le 1er Juin 2014, le quotidien Matin Dimanche: « Ils ont jardiné sur des déchets radioactifs ». L’article poursuit: « Ce n’est qu’aujourd’hui, après avoir été confrontées aux informations fournies à Matin Dimanche par un whistleblower, que les autorités ont fini péniblement par confirmer la dramatique situation. » Tout commence avec une ancienne décharge à ciel ouvert dans laquelle l’industrie horlogère de l’époque avait enfoui une peinture phosphorescente servant à illuminer les chiffres des horloges et interdite pour son extrême dangerosité. A partir de 1950, deux tiers des 15 ha de la décharge désaffectée ont été convertis en quartier d’habitation. Quant au reste du terrain contaminé, il fut recouvert de 30 cm de terre fraîche avant d’être investi par la population qui y a installé une soixantaine de jardins potagers. Danie Dauwalder, porte-parole de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), déclare: « En certains endroits, on a mesuré jusqu’à 300 microsieverts par heure ». C’est-à-dire plus qu’autour de la centrale nucléaire de Fukushima ! ». Le Pr François Bochud, directeur de l’Institut de radio-physique du centre hospitalier du CHU V et président de la Commission Fédérale de Protection contre les Radiations et de Surveillance de la Radioactivité (CPR), n’a pas été tenu au courant de la situation à Bienne. Il déclare au journal: « Ne pas informer les habitants et les anciens occupants du jardin ouvrier était une erreur car tout finit par nous rattraper et il est beaucoup plus difficile de rester crédible ». Pour information, le radium a été découvert par Pierre et Marie Curie en 1898 et leur a valu le Prix Nobel de Physique en 1903. En 1910, Marie Curie réussit à isoler cette substance à l’état pur: blanche, elle noircit au contact de l’air libre ; on la trouve dans l’uranium; elle sert dans de nombreux domaines, notamment à la radiothérapie. Elle sert aussi à peindre les aiguilles et chiffres des cadrans des montres pour qu’on puisse lire l’heure, même de nuit. Et c’est cette peinture qui est radioactive. Ce qui m’a le plus touché dans cette affaire, c’est que peu de journaux font le rapprochement entre le scandale et l’usine Rolex qui, en 2014, emploie à Bienne 1400 personnes. Les organes de presse ne se sont pas hasardés à fournir le nom des potentiels responsables de cette décharge radioactive. La raison est simple: les journaux appartiennent à de grands groupes dont sont actionnaires les industries horlogères. Vive la démocratie !

<strong>En Italie</strong>

L’Italie, par référendum, a mis fin à ses centrales nucléaires. Mais elle n’a toujours pas résolu le problème des déchets qui en ont été générés. Le drame de l’Italie s’appelle Mafia, Ndranghetta ou Sacro Corana Unita. Des organisations criminelles qui ont compris qu’il y avait un trafic plus lucratif que la drogue et les armes : le trafic des déchets radioactifs. La mafia importe en Italie des déchets qu’elle enfouit dans des décharges clandestines et au cœur des parcs naturels. Comme le rapporte le quotidien italien Il Fatto Quotidano » du 27/10/2012, dans le petit village de Saluggia, les autorités font une découverte spectaculaire le 26 octobre 2012.

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                            <item>
                    <title><![CDATA[Guerre imminente CMA- GATIA à Kidal : IBK demande la médiation du Niger]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-imminente-cma-gatia-a-kidal-ibk-demande-mediation-niger-1673662.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:42:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Rien ne va plus entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (rébellion) et le GATIA, bras armé des milices d’autodéfense pro-Mali. Il y a quelques mois, le GATIA a fait son entrée à Kidal, avec l’assentiment de la CMA, en application de ce qu’il a été convenu d’appeler les Accords d’Anéfis. Ces accords, passés entre les deux groupes rivaux, mais tous touaregs, avaient pour but de régler les différends entre gens de même ethnie et de même terroir, sans que l’Etat malien y soit impliqué. Les retrouvailles entre le GATIA et la CMA tendaient aussi à élaborer un schéma de gestion conjointe des circonscriptions administratives du nord, de manière à y mettre l’Etat en minorité. Bien entendu, la gestion de la cité de Kidal avait elle-même fait l’objet d’un modus vivendi. Il semble que ces dernières semaines, des désaccords soient nés entre le GATIA et la CMA au sujet de la gouvernance de Kidal. De plus, le GATIA ne serait pas tout à fait satisfait du partage du pouvoir au sein des autorités intérimaires, un partage qui s’annonce déséquilibré au profit de la CMA. En outre, alors que le rapprochement avec la CMA devait permettre au GATIA de bénéficier des mêmes privilèges que sa consoeur, rien de tel ne s’est produit: la CMA se fait recevoir en haut lieu à Koulouba et négocie ses prébendes, laissant le GATIA à son sort.Le GATIA croit donc en l’existence d’un complot Etat-CMA visant à l’écarter du processus de sortie de crise.

De leur côté, les animateurs de la CMA estiment que le GATIA joue double jeu, qu’il est un cheval de Troie de l’Etat malien à Kidal et qu’en réalité, il a pour objectif, non pas de fraterniser avec la CMA, mais plutôt d’aider l’Etat à liquider celle-ci.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/guerre-imminente-cma-gatia-a-kidal-ibk-demande-la-mediation-du-niger/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK lance sa machine électorale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-lance-machine-electorale-1673622.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:37:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[En trois de pouvoir, Ibrahim Boubacar Kéita a rémanié cinq fois le gouvernement avec, à la clé, trois premiers ministres différents (Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Kéita).Ces changements incessants traduisent une instabilité politique réelle et ont pour effet d’empêcher toute réforme durable des services publics. Mais pourquoi IBK a-t-il décidé de rémanier à nouveau l’Exécutif ?

<strong>Le principal trait marquant de la nouvelle équipe, c’est qu’elle donne une idée nette des forces politiques sur lesquelles le chef de l’Etat, candidat en 2018, entend s’appuyer pour briguer un second mandat. </strong>

IBK fait ainsi définitivement main basse sur l’ADEMA, deuxième formation parlementaire du pays, qui s’adjuge la bagatelle de quatre ministères : Abdel Kader Konaté au Commerce, Mohamed El Moctar à la Réconciliation nationale, Kénékéou dit Barthélémy Togo à l’Education nationale et, surtout, Tiémoko Sangaré, président de l’ADEMA et tout nouveau ministre des Mines. Accessoirement, le chef de l’Etat limoge Dramane Dembélé, un homme qui, investi par l’ADEMA à la présidentielle de 2013, avait abandonné le parti au milieu du gué pour rejoindre le candidat du RPM et suscitait, pour cette raison, une sourde hostilité de l’appareil adméiste. En attirant les apparatchiks de l’ADEMA dans son giron, IBK se prémunit contre toute tentative des anciens présidents (ATT et Konaré) d’utiliser à d’autres fins ce parti connu pour ses appétits gloutons et sa soif de prébendes.

Le chef de l’Etat ne s’arrête pas en si bon chemin: à travers Amadou Koita, ministre de la Jeunesse, et Malick Alhousseyni, ministre de l’Energie, il courtise ostensiblement l’électorat proche de l’ancien président ATT. Certes, Koita et Malick ont migré vers la mouvance présidentielle, mais ils n’en restent pas moins proches des amis d’ATT qu’ils peuvent influencer avec succès pour soutenir l’actuel hôte de Koulouba. D’autant que celui-ci mutiplie, ces derniers temps, les hommages vibrants à l’homme du 26 mars 1991 dont le dossier d’accusation pour haute trahison vient, le 30 juin 2016, d’être renvoyé une énième fois par l’Assemblée nationale. En somme, grâce aux actions conjuguées du RPM, de l’ADEMA, de la mouvance ATT, de la CODEM (une énorme machine électorale) et de Me Mountaga Tall (désormais contraint de prendre le micro gouvernemental et donner la réplique aux tonitruants leaders de l’opposition), IBK espère sortir sa majorité de <em>« l’indolence »</em> qu’il lui reproche et la lancer dans la future bataille présidentielle.Deux sûretés valant mieux qu’une, le président hisse au rang de numéro du gouvernement son ancien directeur de campagne et grand manitou des élections: Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l’Administration territoriale.

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique satirique: les moutons noirs du nouveau gouvernement]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-moutons-noirs-nouveau-gouvernement-1673592.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:28:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ladji Bourama vient de frapper un nouveau grand coup en dissolvant et en renouvelant le gouvernement. Si le Premier Ministre et les grands manitous du RPM sont épargnés, ils ne savent pas jusqu’à quand durera la récréation puisque chaque année, l’hôte de Koulouba reprend son balai. En attendant, le nouveau gouvernement fait quelques bienheureux.
Le premier d’entre eux s’appelle Amadou Koita. A son jeune âge, cet ancien animateur du mouvement citoyen a vite appris l’art du nomadisme. Ces dernières semaines, on l’a vu abandonner l’opposition au milieu du gué pour les nourrissantes berges de la mouvance présidentielle.

A ceux qui s’étonnaient de cette transhumance en pleine saison chaude, le compère a répondu qu’il répondait à « l’appel du président de la République pour que tous les fils du pays se donnent la main ». Or, si je ne m’abuse, ledit président a lancé son appel depuis 2013. Koita entend-il donc les appels avec trois de retard ? Comme sa réponse n’a pas convaincu grand monde, notre ami nomade a déclaré avec beaucoup plus de clarté: « Je ne suis ni prêtre ni imam ». En clair, en politique, on ne vient pas pour lire la Bible ou le Coran: on vient pour manger. Dont acte ! En tout cas, pour un nomade qui avait pour métier de crier dans les rues, Koita est bien servi puisqu’il devient ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne. Même si, entre nous, l’expression « construction citoyenne » ressemble davantage à un poème de Lamartine qu’à un programme ministériel.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-les-moutons-noirs-du-nouveau-gouvernement/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Plateforme des milices d’autodéfense: des combattants Peulhs s’affilient]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/plateforme-milices-dautodefense-combattants-peulhs-saffilient-1655222.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:41:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<h3>Créé pour défendre la communauté peulhe pendant l’occupation du nord-Mali (en 2012), le Mouvement pour la Défense de la Patrie (MDP) du Delta Central, du Seno et du Hairé a décidé de participer au processus de paix et de réconciliation au Mali. Les combattants du MDP ont donc adhéré à la Plateforme des mouvements d’auto-défense pro-Mali.</h3>
La cérémonie de signature de l’acte d’adhésion a eu lieu le samedi 25 juin 2016 à la Maison des Aînés. Présidée par le président du Haut Conseil Islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, elle enregistré la présence de Me Harouna Toureh, porte-parole de la Plateforme; d’Abdramane Niang, président du Collectif des Députés de Mopti; du général Ismaël Cissé, président d’honneur de l’assoxciation peulhe « Tapital Pulaku », et d’Issa Sidibé, 5ème adjoint du maire de la commune 4 de Bamako.

Monsieur Sidibé, dans son mot de bienvenue, dira que l’adhésion du MDP au processus de paix a une portée historique. Il estime qu’elle permettra au Mali d’aller très vite à la paix et au développement. Il a enfin demandé à tous de prôner partout l’amour, la justice, la tolérance et la paix.

Pour le président du Collectif des Députés de la région de Mopti, par ailleurs président de la Haute Cour de Justice, Abdramane Niang, il a salué l’adhésion à la plateforme, donc à la République, des 300 jeunes combattants peulhs. Selon Niang, les députés maliens ont œuvré pour que ces 300 jeunes gens aguerris reviennent à la République. Il a, pour finir, demandé que l’Etat considère la région de Mopti comme victime des violences, au même titre que les différentes régions du nord.
Quant à Hama Founé Diallo, chef militaire du MDP, il a expliqué que son mouvement a pris les armes pour défendre la communauté peulhe qui a toujours payé le plus lourd tribut aux différentes rebellions. Il a demandé à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités dans la sécurisation des populations et de leurs biens.

Le porte-parole de la Plateforme, Me Harouna Toureh, que la plateforme, signataire des accords de paix, a accepté de recevoir à son sein le MDP. Selon lui, les objectifs restent les mêmes: le respect de l’intégrité du territoire, de la forme républicaine du pays et des droits de l’homme, la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues. Rappelant que la Plateforme a toujours respecté les institutions de la République, Me Toureh exige, en retour, le respect de la Plateforme par les autorités publiques. Il a salué le général Ismaël Cissé pour le travail abattu dans le processus d’adhésion du MDP et pour son accompagnement de la plateforme dans divers aspects sécuritaires.

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cercle de Diola: le marabout qui débauche les femmes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cercle-de-diola-marabout-debauche-femmes-1655192.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:21:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les habitants de Kôssourini Sira, un hameau du village de Maba, cercle de Diola, ne dorment plus que d’un oeil. La cause ? Un certain Tiamou Traoré (photo), qui se dit marabout, mais qui utilise aussi des fétiches, sème la terreur dans la localité. Sa spécialité: débaucher les épouses d’autrui et convoler en justes noces avec elles.

Le marabout-féticheur (excusez cette bizarrerie !) a ainsi réussi son coup d’essai avec la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin Badra Traoré. Selon une source, c’est suite à des maux de ventre et à une stérilité persistante que la belle dame, Hadji Traoré (photo), est allée voir Tiamou pour qu’il lui donne des remèdes traditionnels. Tiamou lui propose des infusions, mais aussi des sourates coraniques à réciter.

Par la suite, thérapeute et patiente ont fini sur la natte. Quand l’affaire a éclaté au hameau, Tiamou a fait déménager en catimini la dame à Baguinéda, à 15 km de Bamako, où il l’a rejointe plus tard. Le mari de Hadji passera des mois en train de la chercher en vain. Ce n’est qu’au retour d’un site d’orpaillage qu’un fils de Tiamou découvre la présente de la dame Hadji chez son père, à Baguineda. Stupéfait, le fils retourne au hameau de Kôssourini Sira pour dénoncer son père.

<strong>Fugues à répétition</strong>

Le grand-frère de Badra Traoré, le mari légitime de la dame, accompagné d’un oncle, décide de faire le déplacement de Baguineda pour chercher Hadja.A leur arrivée au lieu indiqué par le fils de Tiamou, leur surprise est grande de trouver Hadja en train de laver le linge et Tiamou couché sur une natte en train de jouer avec l’enfant de Badra Traoré. Une chaude dispute s’engage entre les trois hommes qui manquent d’en venir aux mains. Finalement, Tiamou évite une sérieuse bastonnade grâce à l’intercession de voisins et de badauds.

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Révélation du Ministre de la défense : « il y’ a 6 morts et plusieurs malades parmi les nouvelles recrues militaires »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/revelation-ministre-de-defense-y-a-6-morts-plusieurs-malades-parmi-nouvelles-recrues-militaires-1655162.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:14:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<h4><em>Ces très graves aveux de Tieman Hubert Coulibaly montrent bien que dans l’armée, aucune leçon n’a été tirée du passé, notamment par rapport aux recrutements des « Papou », des « Mami » et autres fils à Papa qui viennent dans les rangs juste pour gagner un salaire et non pour faire la guerre.</em></h4>
Dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire, l’Etat prévoit d’injecter 1.230 milliards de FCFA dans l’armée malienne. Le volet « recrutement », phase importante de cette reforme militaire, prévoit d’engager, dans les cinq prochaines années, 10.000 jeunes désireux de servir sous le drapeau. C’est dans cette logique que cette année, quelque 2000 recrues ont été engagées dans tous les corps de l’armée (gendarmerie, garde nationale, armée de terre, etc.).

<strong>Révélations ministérielles</strong>

Débutée le 6 juin 2016, la formation militaire des jeunes gens a déjà causé, à la date du 20 juin, 6 morts. Tous ayant succombé aux épreuves physiques du fait de leur santé défaillante. Ce grave constat émeut au plus haut point le ministre de la Défense, Tieman Hubert Coulibaly. En effet, en marge de sa tournée dans les différents centres de formation, le ministre Coulibaly a reconnu, devant les militants son parti (l’UDD) à Koutiala, que la formation avait déjà coûté la vie à 6 recrues. Le ministre Coulibaly d’ajouter: « Le nombre de recrues malades bat tous les records dans l’histoire des recrutements dans l’armée malienne ».

Ces révélations du ministre confirment les accusations portées contre la crédibilité des recrutements dans l’armée. Ledits recrutements n’obéissent pas, le plus souvent, aux critères d’aptitude physique, intellectuelle et morale édictés par les textes. Les vrais passionnés du métier des armes sont écartés au profit des protégés des chefs militaires et politiques. Or, en recrutant à la tête du client, au mépris des règles de l’art, on cause du tort au pays (dont la défense devient précaire) ainsi qu’aux recrues (qui perdent leur vie en cours de formation ou fuient le théâtre des opérations en cas de guerre). Les 6 recrues, en l’occurrence, ont perdu la vie dans les centres de formation de Faladié, de Séguéla et de Kayes. Parmi les défunts, on comptait un diabétique et un épileptique. Il ne manquait plus que les tuberculeux et les déficients mentaux! L’affaire rappelle, en réalité, les recrutements massifs effectués, en 2011, dans la douane, où l’on a engagé des borgnes et des boiteux au seul motif qu’ils étaient militants du Mouvement citoyen…Tous les défunts seraient fils ou poulains de gendarmes. Pour prévenir de nouveaux décès, le ministre de la Défense a confié à ses militants avoir ordonné une visite médicale générale destinée à sortir des rangs les recrues malades.

<strong>Tournée ministérielle</strong>

Le ministre de la Défense effectuait, le dimanche 19 juin 2016, une visite des centres d’instruction de Markala, de Bapho, de Siby et de Koutiala. Il était accompagné des chefs de services en charge de la formation et, notamment, du coordinateur des centres, le colonel Kéba Sangaré, ex-patron de la zone de défense de Tombouctou. L’objectif était de s’enquérir des conditions de formation et de vie des nouvelles recrues de l’armée.

A Markala, en région de Ségou, première étape de la visite, le ministre a inspecté le centre d’instruction. Un centre qui accueille 747 recrues, dont 320 filles, encadrées par 85 formateurs.
La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au centre de formation de Bapho, à 5 km de la ville de Markala. Là vivent 497 recrues, tous des hommes, avec 61 encadreurs. Les difficultés répertoriées dans ce centre tournent autour du manque de forages et d’uniformes militaires.

<a href="http://www.proces-verbal.com/revelation-du-ministre-de-la-defense-il-y-a-6-morts-et-plusieurs-malades-parmi-les-nouvelles-recrues-militaires/" target="_blank"><strong>......Lire la suite sur proces-verbal.com</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique Satirique: Ladji Bourama rend les coups]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-rend-coups-1646082.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 22 Jun 2016 11:46:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<h4>A quelques encablures des élections générales de 2018, l’heure est à la pré-campagne. J’allais dire aux coups fourrés. C’est bien connu: si vous ne multipliez pas les tacles contre l’adversaire, il risque fort d’occuper, à votre place, la table du festin. Or, cette fameuse table, Ladji Bourama entend bien la garder sous sa main; il lui a même donné un surnom célèbre : banquet du mérite ou banquet de l’universel. Pour ôter le croutillant pain de la bouche de Ladji, il y a du beau monde sur les rangs. Entre autres, Soumaila Cissé, le « hassidi » en chef qui voit et décrit tout en noir foncé; Modibo Sidibé, ce Abdou Diouf malien qui a toujours vécu aux frais de la princesse et ne supporte pas le sevrage; puis, bien sûr, ce sacré « petit monsieur » amateur de communiqués ravageurs sur la gestion du régime.Et les deux camps comptent les coups.</h4>
<strong>Avalanche de coups</strong>

Premiers à dégaîner, les « hassidi » et assimilés n’ont jamais raté leur cible. Ainsi, les compères ont fait feu de tout bois et réussi à tranformer toute affaire en scandale d’Etat: affaire du Boeing présidentiel « sans papier », affaire des équipements militaires, affaire des 1000 tracteurs, affaire des engrais frelatés et j’en passe.

La compagnie des « hassidi » a crié si haut et si fort que le FMI est venu à leur rescousse en obligeant le gouvernement malien à se soumettre à un humiliant audit et à une révision des textes sur les marchés publics. Depuis, pour passer un marché public de gré à gré, il faut se lever avant les coqs. Pas franchement de quoi réjouir les gens à l’appétit aiguisé qui gravitent dans les hautes sphères du pouvoir, n’est-ce pas ?

Les « hassidi », voyant que Ladji Bourama a finalement fait la paix avec le FMI et survécu à l’avalanche de coups nés des « affaires », ont tenté, une bonne fois, de le tuer médicalement. Ou médiatiquement. Ainsi, à les en croire, le pèlerin national serait mort dans un hôpital turc. Puis dans une clinique de Marseille. Et il a fallu beaucoup de salive pour convaincre le brave peuple que Ladji Bourama peut encore parler et marcher malgré son opération de la parathyroïde.

Mais voilà: ces derniers temps, l’équipe de Ladji Bourama reprend des couleurs. Elle a réussi à exhumer des tiroirs d’un journal sénégalais un vieux dossier de 27 milliards de FCFA qui auraient été remis par l’UEMOA à Soumaila Cissé pour creuser des puits. Des puits dont nul n’aurait jamais vu la couleur. Pour agrémenter la chose, pardon!, l’accusation, de charitables communicateurs ont régulièrement posté sur les réseaux sociaux des bustes de Soumaila avec, au cou, une ardoise portant la mention « suspect ».

A en croire ces doux dessins, le chef des « hassidi » serait recherché par toutes les polices de l’UEMOA et n’aurait plus qualité pour dénoncer quelque malversation que ce soit. Faisant l’indigné, le Bureau politique national du RPM, le parti au pouvoir, publie un communiqué où il demande solennellement à Soumaila Cissé de s’expliquer sur la gestion des 27 milliards; le parti fait remarquer, au passage, que Soumaila représentait le Mali à l’UEMOA et que ce brave et honnête pays ne saurait voir plus longtemps son nom traîné dans les…puits !

La charge a, de toute évidence, porté ses fruits car, depuis quelques semaines, Soumaila n’a plus le temps de s’occuper des tracteurs et des engrais : nuit et jour, il multiplie les conférences pour se justifier…

<strong>La riposte de Ladji</strong>

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les amis de Ladji Bourama sont tombés à bras raccourcis sur le leader du PARENA. Le malheureux « petit monsieur » a vu un beau matin circuler dans les médias et les réseaux sociaux ses factures d’eau et d’électricité. A en croire les accusateurs, Tiébilé Dramé, au lieu de s’amuser à publier des communiqués, devrait songer d’abord à payer ses factures dont dépendrait la survie de l’Etat, donc des 15 millions de Maliens. Tiébilé Dramé accusait-il vraiment des retards dans le paiement des factures ? Tout le monde l’a cru car ses vives protestations n’ont pas permis de dominer le tohu bohu né des accusations.

Ladji Bourama et ses amis ne se contentent pas de dénigrer les « hassidi » dans les medias : ils ont engagé aussi la pêche aux nomades. Déjà, les rangs des « hassidi » se sont quelque peu dégarnis avec le départ (pour motif professionnel) d’Abdoulaye Ahmadou Diallo: cet ex-ministre du Commerce, affamé par trois ans d’opposition, a préféré quitter les rênes du PDES, l’un des piliers de l’opposition, pour le Fonds Africain de Solidarité, un poste qui lui garantit les trois repas quotidiens. Diallo aurait-il gagné la place sans le soutien de Ladji ? Peut-être. Mais son départ est d’autant plus remarqué qu’il est suivi par celui, plus fracassant, d’Amadou Koita.

Le patron du Parti socialiste, grand pourfendeur du régime devant l’Eternel, s’est soudain réveillé, l’autre jour, avec une infinie admiration pour Ladji Bourama. Koita ne migre pas en cachette, loin de là: il appelle publiquement tous les Maliens à partager le programme « Mali d’Abord » qui, assure-t-il, conduira le pays au paradis d’Allah. Les nouvelles convictions de Koita semblent si fortes qu’on le surprend en train de répéter « Inchallah, inchallah, inchallah ». Il ne lui manque plus que le chapelet! Et à ceux qui lui reprochent d’avoir « trahi » l’opposition, notre camarade socialiste répond sans ambages qu’il n’est « ni imam, ni prêtre ». Sous-entendu: on ne vient pas en politique pour prier, mais plutôt pour chercher à manger. Avis aux militants!

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-ladji-bourama-rend-les-coups/" target="_blank"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La régulation des télécoms en péril : la Cour Suprême annule la sanction de 6,8 Milliards infligée à Orange-Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/regulation-telecoms-peril-cour-supreme-annule-sanction-de-68-milliards-infligee-a-orange-mali-1646062.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 22 Jun 2016 10:58:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 2 juin 2016, la section administrative de la Cour Suprême du Mali a examiné l’affaire qui oppose la société de télécommunications Orange-Mali SA à l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications et des Postes (AMRTP). Il s’agissait pour la Cour, à cette audience, de donner lecture de son rapport et de recevoir les observations orales des avocats, les mémoires écrits ayant déjà été échangés. A la lecture du rapport par le juge Samba Lamine Koité, les conseils d’Orange (Maître Ousmane Mama Traoré et la société civile Doumbia-Tounkara) se sont déclarés satisfaits, estimant que le rapport prenait en compte leurs préoccupations. En revanche, les conseils de l’AMRTP, Maître Cheick Oumar Konaré et Maître Maliki Ibrahim, ont émis de véhémentes objections. Selon Maître Ibrahim, le rapport a escamoté les moyens de défense produits par l’AMRTP alors qu’il a fidèlement mentionné tous les arguments d’Orange-Mali. « Cela ne pourra que biaiser le verdict », s’est inquiété l’avocat. Quant à Maître Konaré, il a mis en garde la Cour contre toute décision tendant à conforter les positions d’Orange-Mali qui se comporte au Mali comme en terrain conquis et traite de mépris les injonctions de l’AMRTP, régulateur exclusif du secteur des télécommunications. « A défaut d’arguments juridiquement pertinents, Orange-Mali s’abrite derrière la diplomatie française pour commettre au Mali ce que l’Etat français lui-même ne tolérerait pas: il appartient donc à la Cour de faire prévaloir le droit sur toute combine néocolonialiste », a pesté l’avocat.

L’affaire fut mise en délibré pour le 9 juin 2016 par une formation de la Cour présidée par Sory Diakité assisté des juges Koité et Bouaré. Le 9 juin, le délibéré fut prorogé au 16 et ce à cette date, la Cour a annulé la décision de sanction n°14-054/MENIC/AMRTP-DG du 22 mai 2014 par laquelle l’AMRTP avait infligé à Orange-Mali une sanction financière de 6. 856. 844. 990 FCFA. Cet Arrêt n’est cependant pas exécutoire; ses effets seront suspendus par le recours en révision que l’AMRTP entend introduire. Il serait fastidieux, pour nos lecteurs non-juristes, de revenir en détails sur les aspects juridiques de ce dossier très technique. En somme, les arguments des parties se ramènent aux points suivants:
* Orange-Mali prétend que la sanction prononcée par l’AMRTP est nulle car intervenue hors du délai légal d’un mois qui courait à compter de la demande d’autorisation d’un produit téléphonique appelé « Douba ». Quant à l’AMRTP, elle estime avoir agi dans le délai légal pour avoir interdit le produit quatre jours seulement après en avoir reçu la demande d’autorisation. L’AMRTP verse, à cet égard, la lettre n°075 du 20 mai 2013 par laquelle Orange sollicite l’autorisation de son offre « Douba » et la lettre-décision n°021/MPNT-AMRTP/DG du 24 mai 2013 par laquelle l’AMRTP met en demeure de cesser la commercialisation de « Douba » et de retirer les affiches publicitaires y relatives. L’AMRTP a également produit des exploits d’huissier montrant qu’Orange-Mali avait même déjà entamé la commercialisation de « Douba » avant toute demande d’autorisation adressée à l’autorité de régulation.

* Orange assure que la direction de l’AMRTP était mal composée, un des membres n’ayant pas été désigné à la date de la sanction. A quoi l’AMRTP répond que c’est dans sa composition actuelle que l’AMRTP a toujours reçu ou rejeté les demandes et même accordé une licence d’exploitation à Orange-Mali.

Orange-Mali affirme que la loi malienne est muette sur les « modalités d’exécution des sanctions » infligées à un opérateur téléphonique. A quoi l’AMRTP répond qu’il y a une différence entre la sanction et ses modalités d’exécution: la loi prévoit clairement les causes et le quantum des sanctions, même si elle reste muette sur les modalités de recouvrement des sommes objet de la sanction. Par conséquent, selon l’AMRTP, la sanction prise l’a été valablement en application de dispositions précises de la loi contre un opérateur qui a délibérément ignoré les injonctions du régulateur.

Orange-Mali semble très consciente de sa faute: son directeur général à l’époque des faits, monsieur Jean Luc Bohé, a été discrètement relevé de ses fonctions.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/la-regulation-des-telecoms-en-peril-la-cour-supreme-annule-la-sanction-de-68-milliards-infligee-a-orange-mali/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chronique Satirique: des méfaits de la bouteille]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-mefaits-de-bouteille-1633042.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 14 Jun 2016 00:33:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Mali bat, chaque année, des records de production d’alcool. En 2016, Bramali, la principal brasserie locale, a mis sur le marché 800 hectolitres du précieux liquide (rien de moins !). De quoi se saouler comme un Polonais, au mépris des recommandations divines ! Or, si Allah soubhana wa tallah a interdit la consommation d’alcool, ce n’est pas sans raison. En 1849, mille ans après le Coran, le médecin suédois, Magnus Huss, fut l’un des premiers scientifiques à classer l’alcoolisme dans la catégorie des maladies et à l’extraire du domaine des simples vices. L’ami Huss n’a pas tort, loin de là ! De consommateur occasionnel, le buveur devient vite chronique, au point de dormir nuit et jour dans la bouteille. Ainsi, depuis 10.000 ans que l’on boit de l’alcool (eh oui, nos ancêtres aussi picolaient ferme!), le buveur chronique a eu le temps de se faire un nom (et quel nom !) dans le dictionnaire : ivrogne, poivrot, soulard, pochtron, arsouille, et j’en passe…
Ces appelations peu glorieuses montrent bien comment l’alcool avilit l’homme. Quand je dis « avilit », je pèse mes mots car le bonhomme ivre d’éthanol ne se gêne guère de chier dans sa culotte ou de ronfler au beau milieu de la voie goudronnée, un flacon de bière ou de whisky en main. Le croiriez-vous ? En Californie (Etats-Unis), un père de famille a marié de force sa fille mineure (14 ans) en échange de 100 caisses de bière. La police sera informée de l’affaire par le père « vendeur » lui-même, Marcelino, un Mexicain de 36 ans : il était venu se plaindre de ce que « l’acheteur » ne lui avait pas donné tout ce qui avait été promis: il manquait à l’appel 20 caisses de bière! Marcelino sera arrêté pour trafic d’êtres humains, de même que Margarito, « l’acheteur » de 18 ans. Voilà pour le côté moral des choses.
Quant aux ravages physiques de l’alcool, ils se passent de commentaires. Une fois ingéré, l’alcool passe directement dans le sang, se diffuse dans tout le corps et atteint le cerveau en quelques secondes. Il provoque alors un état de franche euphorie: notre saoulard se prend alors pour le créateur des cieux et de la terre, bien qu’au même moment, l’ivresse puisse le plonger dans un coma fatal. L’alcool détruit non seulement les organes vitaux (estomac, foie, gorge, reins, nerfs, cerveau, etc.), mais en outre, il engendre des dépressions dont le malade espère sortir en…buvant encore un petit coup. L’OMS, qui considère comme alcoolique quiconque engloutit 60 grammes d’alcool par jour, révèle que le fléau a tué 3,3 millions de personnes en 2012.

<strong>Les plus gros buveurs du monde</strong>

Pourtant, malgré les dangers, le nombre des disciples de Bacchus va croissant dans le monde entier. En fait foi le classement établi en 2014 par Global Status Report on Alcohol and Health. En tête de ce charmant palmarès des ivrognes, les Biélorusses caracolent gaillardement avec 17,5 litres d’alcool pur par an et par habitant. De quoi se rouler au sol, non ? A la 2ème place figurent les Moldaves, avec 16,8 litres. La 3ème place est occupée par les Lituaniens qui avalent chacun 15,4 litres d’eau satanique par an: pour lever le coude, les compères Lituaniens n’ont pas le goût difficile, réservant le même sort à la Vodka, au whisky et au kvass. Contrairement aux attentes, le grand-frère russe n’arrive qu’au 4ème rang de la course à l’ivresse, avec 15,1 litres par an et par habitant. La Vodka, délicieusement surnommée « petite eau » par ses amateurs, fait la loi dans les rues de Moscou pour le plus grand bonheur des miitaires dont le président Poutine vient de licencier une garnison entière pour cause de ventre bédonnant. Les Russes ont d’ailleurs une bonne excuse: la Vodka, leur idole, est la 2ème liqueur la plus vendue dans l’univers (24,7 millions de caisses en 2011), juste derrière le Jinro coréen, ce piquant alcool de riz dont, selon Drinks International et Euromonitor, 61,4 millions de caisses se sont écoulées en 2011. Et la France dans tout ça? Quoiqu’affublée du sobriquet de « pays du vin et du champagne », elle n’occupe que le 16ème rang des buveurs impénitents. Boit-elle moins mais mieux que les autres poids lourds ? Sans doute, puisque la France conserve sa réputation de culture, ce qui suppose qu’on y garde (encore) ses esprits malgré les brumes du whisky dont le pays est le plus gros consommateur au monde. Que les Maliens se rassurent: en matière d’ivrognerie, ils sont largement distancés par les Tchadiens (pour mieux faire la guerre ?) et les Gambiens (peut-être pour oublier leur cher président, Jammeh!). Chose curieuse, des pays fortement islamisés comme l’Iran et les Emirats Arabes Unis picolent comme s’ils n’avaient jamais lu le Coran qui qualifie l’alcool d’absolue « abomination ». Au Maroc, un royaume qui se dit chérifien, on a bu 85 millions de litres de bière en 2014, l’Etat prélevant, au passage, l’équivalent de 200 milliards de FCFA de taxes. Le brave Etat, en ces hauts lieux de religion, doit sûrement penser que s’il est interdit de boire, il n’est pas interdit d’en manger le prix…

<strong>Ce que ne saviez pas de l’alcool</strong>

Je m’en vais à présent vous faire quelques révélations sur l’alcool.

Inventé avant la roue. Les preuves archéologiques montrent que nos ancêtres ont commencé à se saouler avant l’invention la roue. Au moins, à cette époque, le risque d’accidents de la route ne pouvait augmenter, n’est-ce pas ? Patrick McGovern, chimiste-archéologue, a analysé des morceaux d’argile provenant d’un village chinois vieux de 9000 ans; il y a détecté des traces d’un hydromel contenant 10% d’alcool. La roue, elle, n’est apparue en Mésopotamie que 3.500 ans plus tard.

La bière la plus chère du monde. Vendue à 1.600 dollars (800 000 FCFA!) la bouteille, la bière la plus chère du monde est produite par la société australienne « Nail Brewing ». Le breuvage a la particularité de contenir de la glace fondue extraite de l’Antarctique.

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Garde nationale : le chef d’Etat major limogé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/garde-nationale-chef-detat-major-limoge-1632992.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 14 Jun 2016 00:05:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nommé le 3 décembre 2013 par décret du président Ibrahim Boubacar Kéita, le colonel-Major Zoumana Diawara vient de perdre son poste à une période et dans des circonstances plutôt troubles. Son limogeage suscité de graves interrogations car il commandait le corps le plus choyé de l’armée.
C’est dans la nuit du mardi 19 avril que le magasin d’armes de la Garde Nationale a été cambriolé pour en sortir 26 armes de guerre: 18 pistolets mitrailleurs et 8 carabines chinoises. Le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le colonel-m ajor Zoumana Diawara, est informé au téléphone, le mercredi 20 avril vers 6 heures, par le commandant Mamady dit Fany Diakité, commandant du Groupement de Maintien d’Ordre (GMO). Le colonel-major Diawara lui enjoint de faire dans l’immédiat l’inventaire détaillé des armes restées dans le magasin et de prendre des mesures de punition contre tous les gardes chargés de la sécurité du magasin ainsi que contre les agents du service de garde du camp. Diawara demande enfin à son subordonné un rapport circonstancié sur l’affaire.

<strong>Inventaire et sanctions</strong>

Les ordres du colonel-major Diawara sont scrupuleusement exécutés par le commandant Diakité qui consacre toute la journée du 20 avril 2016 aux travaux d’inventaire des armes et munitions se trouvant dans le magasin. L’inventaire se veut d’autant plus minutieux qu’une semaine avant le cambriolage, des rumeurs faisaient état de vols ou de tentatives de vols dans le magasin du GMO et dans d’autres casernes. Le dernier inventaire du magasin du GMA avait d’ailleurs eu lieu le 12 avril, juste une semaine avant le vol intervenu le 19 avril. Lors du dernier inventaire, aucune anomalie n’avait été constatée… A la fin de l’inventaire commandé par son chef, le commandant Diakité constate que 18 pistolets mitrailleurs et 8 carabines chinoises manquent à l’appel. Soit un total de 26 armes. Le commandant fait également arrêter 6 gardes, dont le chef magasinier et ses deux adjoint, le chef de poste et ses deux suppléants. Suite à quoi, le chef d’état-major de la Garde dépose son rapport sur le vol d’armes le jeudi 21 avril 2016 : le document est adressé à la fois au ministre de la Défense, au chef d’état-major général des armées et au ministre de la Sécurité Intérieure.

<strong>Cafouillages</strong>

Après avoir pris connaissance du rapport, le ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, ordonne une contre-enquête qu’il confie au colonel-major Boubacar Kéïta, directeur de la Sécurité Militaire. Au même moment, le ministre de la Sécurité, le colonel-major Salif Traoré, confie une autre enquête au service d’investigations de la gendarmerie nationale sis au camp 1 de Bamako.
Pendant que les enquêtes vont leur train, le colonel-major Diawara reçoit du ministre de la Défense une correspondance en date du 25 avril 2016 qui le suspend de ses fonctions. Dès le lendemain 26 avril, la décision ministérielle est suspendue car, entre-temps, Tieman Hubert Coulibaly se rend compte qu’un chef d’état-major de la Garde ne peut être suspendu ou révoqué que par décret du chef de l’Etat. Quant aux mesures disciplinaires éventuelles décidées contre le chef d’état-major, elles relèvent des pouvoirs du chef d’état-major général des armées. Mais la suspension et sa levée montrent combien la fébrilité règne dans cette affaire.

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                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rentrée politique de la section RPM de Koutiala : 3 députés et  50 élus communaux rejoignent le parti]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/rentree-politique-de-section-rpm-de-koutiala-3-deputes-50-elus-communaux-rejoignent-parti-1623622.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:17:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Rassemblement Pour le Mali, section de Koutiala, a tenu, le samedi 4 juin 2016, sa rentrée politique sous la présidence de ministre de l'Elevage et de la Pêche, Nango Dembélé, parrain de l'événement. Outre Dembélé, de nombreux ministres ont effectué le déplacement de Koutiala: Mohamed Eg Erlaf, ministre de la Décentralisation; Hamadoun Konaté, ministre de la Solidarité et de la Reconstruction du Nord;  Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l'Extérieur,  et Frankaly Kéïta, ministre de l'Energie. La délégation du Bureau Politique Nationale (BPN) du RPM était, pour sa part, conduite par Madame Djiré Djénéba Diarra et comprenait, entre autres,  Mohamed Diarrassouba, questeur de l'Assemblée Nationale et Madame Diawara  Foutoumata Touré dite Lady, présidente de Femmes du RPM.

<strong>Nouvelles adhésions</strong>

Cette rentrée politique fut l'occasion pour le parti présidentiel d'enregistrer de nouvelles adhésions à son sein. Une soixantaine de personnalités politiques venues de l'ADEMA, du MPR, du PDES et de l'UDD ont adhéré au RPM. Ont quitté l'ADEMA pour le RPM:

-le député de Koutiala, Abdoulaye Dembélé;

- tout le staff municipal de la commune de Sinsina;

- le président du Conseil de Cercle de Koutiala, Zoumana Mallé, et son 2ème adjoint, Kalifa Traoré;

- le maire de N'Tossoni, Seydou Sogoba;

- Alimata Ouattara, chef du Développement rural de Koutiala.

Du côté du MPR, les transfuges sont :

- les ex-députés  de Koutiala

Soumaïla Mallé et Lassina Koné;

- Souleymane Traoré, conseiller municipal;

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/rentree-politique-de-la-section-rpm-de-koutiala-3-deputes-et-50-elus-communaux-rejoignent-le-parti/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pour 250 millions de FCFA, les autorités saoudiennes veulent refuser le visa aux pèlerins maliens]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pelerinage/250-millions-de-fcfa-autorites-saoudiennes-veulent-refuser-visa-aux-pelerins-maliens-1623592.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:11:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Procès Verbal]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Comme chaque année, les fidèles musulmans du Mali se préparent pour le pèlerinage (HADJ) aux lieux saints de l’Islam. Si, l’an passé, le séjour des pèlerins à Minah fut endeuillé par des bousculades très meurtrières, en revanche, cette année, on détecte un péril d’une autre nature. En effet, une grave menace plane sur l’autorisation même du séjour des pèlerins maliens en Arabie Saoudite.

<strong>Les raisons de la menace</strong>

La raison est purement financière. Lors du dernier HADJ, les pèlerins maliens et les différentes agences de voyages qui les ont transportés en Arabie Saoudite ont bénéficié, comme on le devine, de diverses prestations des nombreux acteurs économiques publics et privés saoudiens. A la fin du HADJ, ces frais n’ont pas été intégralement payés aux prestataires saoudiens. Soucieuses de protéger les intérêts de leurs prestataires nationaux, les autorités saoudiennes exigent que ces arriérés de paiements soient épongés, sous peine de refuser le visa de séjour aux pèlerins et agences maliens qui veulent effectuer le Hadj en Arabie saoudite en 2016. Le montant des arriérés s’élève à 1, 422 millions de rials saoudiens, l’équivalent de 250 millions de FCFA.

Pour réclamer ces arriérés, le ministère saoudien du HADJ adresse une lettre confidentielle en date du 11 mai 2016 au consul général du Mali à Djeddah. Ce dernier, pour calmer la tension naissante, a donné l’assurance que l’Etat malien ferait en sorte que les dettes soient payées. Puis, par lettre en date du 20 mai 2016, il saisit de la question son supérieur hiérarchique, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale. Pas de réaction du ministre Abdoulaye Diop malgré la gravité de la situation. Une semaine plus tard, sans doute pressé par les autorités saoudiennes et par l’approche de la date du HADJ, le consul général adresse au ministre une lettre de relance en date du 26 mai 2016.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/pour-250-millions-de-fcfa-les-autorites-saoudiennes-veulent-refuser-le-visa-aux-pelerins-maliens/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]></content:encoded>
                                    </item>
                </channel>
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