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        <title><![CDATA[Le Républicain]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Le Républicain]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali]]></title>

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                    <description><![CDATA[Les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:22:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays traverse les conséquences d’une contradiction radicale entre deux types d’acteurs : les partisans d’un régime pluraliste (démocratique), qui a évolué à partir de 1991 avec ses propres contradictions internes, et la tendance actuelle avec le type d’acteurs, qui ne se reposent pas forcement sur une organisation politique, et qui est née de la révolte contre la mal gouvernance des premiers. Cette tendance se caractérise par la vision avec des objectifs à atteindre, que ceux-ci soient réalistes ou idéalistes, veille à garder les leviers de la gouvernance, tirant des leçons des décennies d’indépendance du Mali, pour éviter certaines erreurs du passé, comme les programmes d’ajustement structurels et la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat des années 80, les reformes administratives imposées par l’extérieur, comme celles portées par la régionalisation contenues dans les accords du désaccord d’Alger entre l’Etat malien et les groupes armés irrédentistes en 2015.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux courants, marqués aussi par la différence d’approches, se rapportant à la diplomatie, aux relations internationales, notamment par rapport à l’ancien colonisateur, et certaines puissances soupçonnés de toujours tramer des combines, de créer des situations troubles, la confusion en période de paix ou de guerre, pour piller les ressources nationales. Ainsi, la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des ressources, l’appât du gain facile, l’inéquité et l’exclusion font partie des causes de la contradiction entre les deux tendances qui se disputent actuellement le Mali. Certains trouvent paradoxal qu’on ne cite pas les groupes armés terroristes comme acteurs de la contradiction dont l’étau parait se resserrer autour de l’Etat. En effet, les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il y a un troisième courant, c’est celui catalysant l’opportunisme de certains, qui regardent la direction du vent et attendent de s’aligner, n’affichant aucune conviction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, de plus en plus, certains acteurs politiques ont des points de vue qui trahissent une alliance tacite avec les groupes terroristes qui participeraient avec eux à la gestion du pouvoir, avec en ligne de fond les ressources du Mali comme trésor de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, chacun de ces deux courants en présence a ses contradictions internes, qui ne favorisent pas les retrouvailles, les intérêts personnels étant souvent mis au-dessus du Mali, alors qu’il faille l’inverse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population va-t-elle se soulever au Mali ? Non, elle est devenue consciente en comprenant mieux le jeu politique, à l’origine pour le peuple, mais devenu un jeu d’intérêts personnels et partisans. La population n’est plus dans les dispositions de servir de bétail de validation ou de légitimation de pouvoir, à verser son sang pour des assoiffés du pouvoir qui l’utilisent pour se hisser au pouvoir avant de les écarter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B.Daou<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Expo universelle 2025 et conférence des pays en développement sans littoral : Le Premier ministre représentera le Mali au Japon et au Turkménistan]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/expo-universelle-2025-et-conference-des-pays-en-developpement-sans-littoral-le-premier-ministre-representera-le-mali-au-japon-et-au-turkmenistan-3107870.html</link>
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                    <description><![CDATA[Au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, effectue une visite officielle du 31 juillet au 08 août à Osaka au Japon et à Achgabat au Turkménistan.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:55:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), à Osaka, première étape de ce déplacement, le Mali va répondre à l’invitation des autorités japonaises pour prendre part à l’Exposition Universelle de 2025 (EXPO 2025 OSAKA, KANSAÎ) du 31 juillet au 04 Août 2025. Ce rendez-vous mondial permettra au Mali de renforcer ses liens de coopération avec le pays hôte ainsi qu’avec d’autres investisseurs, à travers le monde, dans l’optique de promouvoir la destination Mali en termes de « doing business ». Les produits locaux seront, naturellement, à l’honneur. Cet événement aidera, également, les entreprises maliennes à élargir leurs marchés, de rencontrer des entreprises et investisseurs potentiels et de toucher une nouvelle audience. « Au programme de la participation du Mali, il est prévu, l’organisation d’un Business Forum Mali-Japon, assorti de Panels et de rencontres B2B et B2G entre les opérateurs économiques maliens et le monde des bailleurs ainsi que les départements en quête d’investissements structurants. Cette visite sera l’occasion pour le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA de présider la Journée dédiée au Mali dans le cadre de l’Exposition Universelle « EXPO 2025 OSAKA, KANSAÎ ». Une célébration qui sera agrémentée d’une Nuit Artistique et culturelle du Mali et d’une visite guidée de la délégation malienne au Pavillon du Mali », souligne le CIGMA. En marge de cet événement, indique le CIGMA, le Premier ministre procédera à des visites d’entreprises japonaises de renommée planétaire dont “Panasonic”. L’agenda du Chef du Gouvernement prévoit également la traditionnelle rencontre avec la diaspora malienne et celle de la Confédération AES établies au Japon. Il faut noter que le Général de Division Abdoulaye MAÏGA sera accompagné du Ministre de l’Industrie et du Commerce, du Ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, de la Conseillère spéciale du Président de la Transition, Chef de l’Etat en charge des questions diplomatiques, de certains membres de son cabinet, de hauts cadres des départements ministériels concernés, ainsi que de nombreux opérateurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CIGMA a fait savoir que le Mali sera également présent à la Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral à Awaza. « La deuxième étape de cette visite du Chef du Gouvernement sera le Turkménistan. Ici, le Premier ministre prendra part à la 3ème Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, qui se tiendra à Awaza, du 5 au 8 août 2025. Organisée, en collaboration avec les Nations Unies, cette conférence vise à élaborer un nouveau programme pour faciliter l’intégration économique des pays en développement sans accès à la mer, en se concentrant sur les enjeux de transport, de connectivité régionale et de transition numérique », précise le CIGMA. Cette rencontre stratégique des pays en développement sans littoral permettra surtout d’analyser et dégager des pistes de solutions notamment face aux obstacles en matière de commerce, de connectivité et de développement. En effet, sans ports maritimes, nos pays dépendent des pays de transit, ce qui entraîne des coûts commerciaux plus élevés et des retards. Malgré les défis, les pays en développement sans littoral comptent des communautés dynamiques au potentiel inexploité. La troisième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, offre l’occasion d’explorer des solutions et de forger des partenariats, de relever les défis et de libérer leur plein potentiel pour un avenir plus équitable et plus prospère. En marge de cette Conférence, le Premier ministre aura des rencontres bilatérales de haut niveau avec les autorités du Turkménistan aux fins de jeter les bases d’une coopération prometteuse dans divers domaines. « Au Turkménistan, le Premier ministre sera accompagné du Ministre des Transports et des Infrastructures, du Ministre de l’Industrie et du Commerce, d’un membre du CNT, de la Conseillère spéciale du Président de la Transition en charge de la Diplomatie, de certains membres de son cabinet et d’autres hauts cadres de l’Administration », souligne le CIGMA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. Sogodogo<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Commission nationale des droits de l’Homme du Mali : Le décret de nomination du président, Pr. Alkadri Diarra, abrogé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/commission-nationale-des-droits-de-lhomme-du-mali-le-decret-de-nomination-du-president-pr-alkadri-diarra-abroge-3107869.html</link>
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                    <description><![CDATA[Elu à la tête de la Commission nationale des droits de l’Homme du Mali (CNDH-Mali), le 13 mars 2025, le Pr. Alkadri Diarra n’est plus le président de l’institution de défense des droits de l’Homme au Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:50:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décret de nomination du nouveau président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Pr. Alkadri Diarra, a été abrogé, le 23 juillet 2025, pour cause d’incompatibilité avec ses fonctions de président de l’Ordre des médecins du Mali. Dans un communiqué rendu public, hier, mercredi 30 juillet 2025, la CNDH signale que cette abrogation n’affecte en rien « l’indépendance, l’impartialité, l’organisation et le fonctionnement de la Commission ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) informe l’opinion nationale et internationale de la prise du Décret n °2025-0468/PT-RM du 23 juillet 2025 portant abrogation partielle du Décret n°2024-0756/PT-RM du 24 décembre 2024 portant nomination des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme en ce qui concerne le Professeur Alkadri DIARRA, qui avait été désigné par l’Ordre des Médecins dont il est le Président et qui occupait le poste de Président de la CNDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué de la CNDH, sous la plume du président par intérim, Me Aïssata Founè TEMBELY, le motif visé par le décret sus-cité a trait au non respect de l’article 16 de la Loi n°2016-034 du 7 juillet 2016 portant création de la CNDH qui dispose : « Les fonctions de commissaire sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat politique, de tout emploi public ou privé, civil ou militaire, de toute activité professionnelle, sauf la recherche et l’enseignement ». Aux dires de la CNDH, les différents rappels au respect de cette disposition légale relative aux incompatibilités par le Ministre de la Santé et du Développement social, et le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux n’ont pas été observés par l’intéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, la CNDH tient à rassurer l’opinion nationale et internationale que cette abrogation n’affecte en rien l’indépendance, l’impartialité, l’organisation et le fonctionnement de la Commission. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée, car nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A rappeler que le jeudi 13 mars 2025, le Professeur Alkadri DIARRA avait été élu Président de la CNDH-Mali. Il a remplacé Aguibou BOUARE qui a fait son entrée au Centre de formation professionnelle des avocats du Mali. Le vendredi 14 mars 2025, la passation de service avait eu lieu entre le président sortant de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou BOUARE et le président entrant, le Professeur Alkadri DIARRA. En attendant donc le remplacement de Pr. Alkadri Diarra, la vice-présidente, Me Aissata Founè Tembely assure l’intérim.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Aguibou Sogodogo</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise du drone entre le Mali et l’Algérie : Bamako saisit la justice, la CEDEAO appelle au dialogue]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/crise-du-drone-entre-le-mali-et-lalgerie-bamako-saisit-la-justice-la-cedeao-appelle-au-dialogue-3102340.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 11 Apr 2025 09:43:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Un drone militaire malien détruit à la frontière algérienne ravive les tensions diplomatiques entre Bamako et Alger. Une enquête judiciaire est ouverte au Mali pour « actes de terrorisme », tandis que la CEDEAO appelle les deux pays au dialogue.</strong>

Les relations déjà fragiles entre le Mali et l’Algérie ont connu une nouvelle escalade après la destruction d’un drone malien à la frontière entre les deux pays. L'incident, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, a rapidement pris une tournure diplomatique et judiciaire. Dans un communiqué rendu public le 8 avril 2025, le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’information judiciaire porte notamment sur des faits présumés d’« association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, et de complicité », en lien avec la destruction du drone militaire malien. Selon le procureur, cette enquête fait suite à l’annonce conjointe du gouvernement de transition et du Collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel (AES) dénonçant l’incident comme une agression préméditée.

Bamako accuse clairement l’Algérie d’avoir abattu l’appareil sur son propre territoire, ce que l’Algérie dément formellement. Selon le gouvernement malien, une enquête a permis de conclure « avec une certitude absolue que le drone a été détruit à la suite d’une action hostile préméditée du régime algérien ». De son côté, Alger rejette ce qu’elle qualifie de « graves accusations », en affirmant que ses données radars prouvent que le drone malien a violé son espace aérien sur une distance de deux kilomètres avant d’être intercepté. « Les données radars de notre ministère de la Défense établissent clairement la violation de l'espace aérien de l'Algérie par un drone de reconnaissance venu du Mali », a précisé Alger.

Ce bras de fer a rapidement entraîné des mesures de rétorsion. Le 6 avril, le Mali, le Burkina Faso et le Niger – regroupés au sein de l’AES – ont rappelé leurs ambassadeurs en poste à Alger. En réponse, l’Algérie a fait de même avec ses ambassadeurs au Mali et au Niger. Dans la foulée, chaque pays a également fermé son espace aérien à l’autre, accentuant encore les tensions.

Face à la gravité de la situation, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est sortie de son silence. Dans un communiqué diffusé le 9 avril 2025, l’organisation sous-régionale a exprimé sa « profonde préoccupation ». Elle appelle les deux pays à « désamorcer la tension, favoriser le dialogue et utiliser les mécanismes régionaux et continentaux pour régler les différends ».

« Au nom des États membres de la CEDEAO, la Commission exprime sa profonde préoccupation face à cette situation. Elle lance un appel au Mali et à l'Algérie pour qu'ils désamorcent la tension, favorisent le dialogue et utilisent les mécanismes régionaux et continentaux pour régler les différends », peut-on lire dans le communiqué.

Le gouvernement malien a, par ailleurs, informé officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU de l’incident par voie de lettre. Dans un climat de plus en plus tendu, le Conseil national de la jeunesse du Mali a lancé un appel à une « mobilisation générale » à Bamako, prévue pour le samedi prochain, afin de « dénoncer l'acte de l'Algérie ».

<strong>Aguibou Sogodogo/ M. K. Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Me Tall réussira-t-il le redressement de la démocratie ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/me-tall-reussira-t-il-le-redressement-de-la-democratie-3094286.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 06 Feb 2025 09:36:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’Initiative démocratique Faso Yiriwa Ton (CNID FYT), un des initiateurs de la démocratie multipartite au Mali pourra-t-il la redresser ?

Me Mountaga Tall dont la devise du parti CNID FYT est « Rassembler pour construire » a trouvé en la révision de la Charte des partis politique une opportunité inouïe pour avancer ses pions sur le damier politique. Il a eu la pertinente idée de mettre ensemble 74 partis politiques, sûrement ceux qui ont compris que gouverner c’est prévoir. Tout est parti d’une lettre du gouvernement en date du 19 décembre aux partis politiques, leur demandant de lui transmettre leurs propositions et suggestions concernant la révision de la charte des partis politiques, au plus tard le vendredi 14 mars. En ligne de mire, la réduction du nombre des partis politiques, les conditions de création et de financement, le nomadisme politique, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR).

Ainsi, au lieu d’aller en rang dispersé, et peut être présenter des projets contradictoires, la classe politique gagnerait à présenter au gouvernement un projet commun de Charte des partis politiques, d’autant que tout le monde convient de la caducité de l’actuelle charte, veille de 20 ans. La rencontre a eu lieu le samedi 1er février au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). Outre le CNID FYT de Me Mountaga Tall, la rencontre s’est tenue en présence de l’URD de Gouagnon Coulibaly, du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) de Pr Younouss Hameye Dicko et d’autres partis politiques. Noble cause, mais ce rassemblement doit aller au-delà de la révision de la Charte des partis politiques pour s’attaquer aussi aux questions fondamentales de la démocratie dans notre pays.

La démocratie pluraliste introduite au forceps en 1991 a été certainement pratiquée à l’envers, galvaudée souvent par ceux qui prétendent en être les défenseurs, les acteurs : les hommes politiques. Il est temps de la redresser pour qu’elle serve l’intérêt général et non les intérêts personnels ou partisans.

Le vote qui est l’expression de la volonté des citoyens, du peuple, n’a pas l’égard dû, le tripatouillage des résultats de vote est la pratique la mieux partagée, et la haute juridiction (cour constitutionnelle) a souvent assuré le troisième tour des élections.

En 2007, lors de la proclamation des résultats des législatives, l’alerte a été donnée par le président de la cour constitutionnelle de l’époque, feu Salif Kanouté, qui soulignait : « tous les acteurs politiques et candidats de quelque bord politique qu’ils soient se sont installés à demeure dans la fraude généralisée ». A cette occasion, le président Kanouté est allé plus loin avouant tacitement une impuissance de la haute juridiction : « J’ai la profonde conviction que tous les candidats se sont confortablement installés dans la fraude […] Les délégués de la CENI sont muets, les délégués de la Cour sont muets, les présidents des bureaux de vote sont muets ». Qui dit mieux !

Cette habitude qui ne date pas de 2007 venait de loin, elle remontait à dix ans plus tôt en 1997 : les élections législatives du 13 avril 1997. Alors qu’elles étaient organisées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) présidée par l’avocat Me Kassoum Tapo, ces élections furent un fiasco, et annulées pour mauvaise organisation. Ce n’était pas que les opérations de vote qui étaient en cause. Ces élections que nous avons couvertes à Ségou où notre équipe s’est rendue la veille 12 avril ont été marquées aussi par des violences, avec mort d’homme la veille dans la nuit du 12 au 13 avril par des explosions de grenades jetées dans un domicile. Le jour de scrutin a été marquée par des scènes de guérilla, des courses-poursuites entre les militants de partis opposés, l’ADEMA PASJ au pouvoir étant déterminée à chasser de l’Assemblée nationale, l’opposant CNID FYT, y compris par la violence. Le cadre ADEMA PASJ, Seydou Traoré, futur chef de projet de forêts classées et futur ministre de l’Agriculture, dont le véhicule a été saccagé ce 13 avril peut-il démentir?

Après trente-quatre ans de démocratie multipartite, on est loin des comptes. Le développement économique et social, le bien-être individuel et collectif des Maliens n’est toujours pas au rendez-vous, les services sociaux promis et figurant en bonne place dans les différents projets de société des trois centaines de partis politiques, ont manqué à l’appel des réalisations : sécurité, santé, éducation, électricité, sécurité alimentaire, assainissement, infrastructures routières. Des problèmes que le pouvoir de transition tente de résoudre.

On a une classe politique divisée, émiettée en dehors de toute raison objective. Est-il possible d’avoir 100 projets de société valables pour un Mali indivisible ? Certaines divisions tiennent à la boursouflure démesurée de l’égo des dirigeants politiques, aux questions de personnes, à la tendance manipulatrice des uns et au manque de carrure politique des autres. Bref, de 1991 à ce jour le Mali est à la recherche de l’homme d’Etat qui rassemble et qui fera le Mali.

Les contreperformances de la démocratie malienne, ses tares se mesurent aux échecs de la gouvernance dans notre pays, y compris à la faillite de l’Etat. Les facteurs permissifs résident dans la mal gouvernance corollaire d’une démocratie de façade, favorable au népotisme, à la corruption et l’enrichissement illicite, au trafic de toutes sortes.

A cause d’une gouvernance sans redevabilité, qui a abandonné la souveraineté nationale et laissé la direction du pays, sa défense, sa sécurité et les libertés subséquentes entièrement soumises à la domination des maîtres étrangers, une transition inéluctable et nécessaire s’est imposée et pourrait se proroger si on ne joue pas sur les facteurs causaux. Le rassemblement initié par Me Mountaga Tall pourra-t-il apporter le salut ?

<strong>B. Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le ministre Mossa Ag Attaher au Festival culturel OGOBAGNA : «Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-ministre-mossa-ag-attaher-au-festival-culturel-ogobagna-pour-la-seule-annee-de-2024-plus-de-10-000-migrants-sont-morts-sur-les-routes-migratoires-3093483.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:23:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la 10ème édition du festival culturel OGOBAGNA, le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher a animé, le jeudi 30 janvier 2025, une conférence sur le site du festival à Bamako. Au cours de cette conférence de sensibilisation, le ministre a mis l’accent sur les dangers de la migration irrégulière. « Les drames de la migration irrégulière constituent une réalité incontestable. De 2014 à septembre 2024, 67 000 personnes sont mortes ou disparues sur les routes périlleuses. Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires. Le 19 décembre 2024, 25 jeunes maliens ont perdu la vie lors du chavirement d’une embarcation de fortune dans les eaux territoriales marocaines», a déploré le ministre. A cet effet, il a invité les jeunes à renoncer à la migration irrégulière.

Plusieurs personnalités ont assisté à cette conférence du ministre Mossa Ag Attaher. Parmi elles, on peut citer les organisateurs du festival Ogobagna, en l’occurrence, le Comédien Hamadoun Kassogué, les responsables du département des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine dont Mme Tangara Néma Guindo, Djibril Dansoko, Mamédy Diarra.

Dans son exposé, le conférencier, Mossa Ag Attaher, a remercié les organisateurs du festival culturel dogon appelé OGOBAGNA pour l’opportunité qui lui est offerte en vue de communiquer sur l’un des fléaux qui mine la jeunesse malienne, à savoir la migration irrégulière.

Selon le ministre, les drames de la migration irrégulière constituent une réalité incontestable. Mossa Ag Attaher a indiqué que de 2014 à septembre 2024, 67 000 personnes sont mortes ou disparues sur les routes périlleuses de la migration irrégulière. « Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires. Le nombre de disparus sur les routes migratoires ont connu une hausse significative en 2024, avec 1049 cas. Le 19 décembre 2024, 25 jeunes maliens ont perdu la vie lors du chavirement d’une embarcation de fortune dans les eaux territoriales marocaines », a déploré le ministre Mossa Ag Attaher.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur les efforts de l’Etat en matière de protection et assistance à nos compatriotes en détresse, la prévention de la migration irrégulière et réintégration des migrants de retour et des candidats potentiels à la migration. Pour preuve, dit-il, il y a eu l’assistance à 12 300 migrants maliens à travers des opérations de rapatriements en 2024 ; l’assistance à 415 Maliens victimes de déguerpissement de Port Bouët en Côte d’Ivoire en 2024 ; l’assistance humanitaire aux Maliens victimes d’inondation à Maiduguri au Nigéria en 2024; l’opérationnalisation du centre d’accueil, d’assistance et d’orientation des migrants de Kayes et de Gao, en vue d’offrir un accueil digne aux migrants. En outre, le ministre a précisé que 10.000 migrants maliens de retour ont été soutenus à travers des kits d’insertion ; 40 projets d’insertion et de réinsertion ont été financés à hauteur de 100 000 000 FCA en faveur des migrants de retour en 2024 ; 300 migrants maliens ont bénéficié de renforcement des capacités professionnelles dans divers domaines ; 200 acteurs ont été formés dans le domaine de la gouvernance migratoire.

Au cours de cette conférence, le ministre a invité les jeunes à renoncer à la migration irrégulière et à s’inscrire dans les initiatives engagées par l’Etat.

Enfin, il a réaffirmé la ferme volonté de son département à s’inscrire dans la lutte efficace contre le fléau de la migration irrégulière.

Après la conférence proprement dite, le ministre et sa délégation ont eu droit à la prestation des artistes dogons et ont, de ce fait, pu apprécier les pas de danse des dogons.

Aguibou Sogodogo]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’AES quitte la CEDEAO : Une indépendance diplomatique consommée et assumée]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/laes-quitte-la-cedeao-une-independance-diplomatique-consommee-et-assumee-3093480.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:19:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a marqué le premier anniversaire de l’annonce faite par les pays de l’AES, le 29 janvier 2024, de leur sortie de la CEDEAO, en rendant disponible son passeport biométrique AES, consommant et assumant ainsi son indépendance diplomatique.</strong>

Le Mali d’Assimi Goïta avait dit à la face du monde ses principes non négociables, à savoir le respect de la souveraineté du Mali; celui de ses choix stratégiques dont le choix des partenaires opérés par le Mali; et la défense des intérêts vitaux du peuple malien.

Ces choix font allusion à la coupure du nœud gordien du colonialisme désuet, qui tente de se maintenir à travers une françafrique en perte de vitesse, des partenariats de soumission qui maintiennent d’avantage dans la dépendance assistée par le jeu des «nègres de service» (l’expression est d’un homme politique malien). Il ne s’agit certainement pas de faire table rase, ce qui est impossible, mais de changer véritablement de paradigme comme le dirait un ancien Premier ministre malien, de sorte à retrouver l’honneur et la dignité perdus de notre peuple et des peuples africains.

Aujourd’hui, la Chine, la Russie, la Turquie, le Brésil, l’Inde et les Emirats arabes unis peuvent se frayer au Mali, les mêmes chemins et saisir les mêmes opportunités que les amis de notre pays, de longue date comme certains pays européens ou des Etats-Unis d’Amérique. Avec comme bréviaire le code des investissements et le nouveau code minier du Mali de 2023, élaboré par le gouvernement de transition, pour mieux faire profiter aux Maliens les retombées de l’exploitation des ressources du Mali. Une question à laquelle tient comme à la prunelle de ses yeux, le ministre des Mines Pr Amadou Kéita.

Les pays de l’AES et de plus en plus de pays africains où la vertu de la souveraineté fait tache d’huile, comme au Tchad, au Bénin, au Sénégal ou au Togo, veulent emprunter la même voie de l’exploitation de leurs ressources en tenant compte du contenu local et de la croissance des parts du pays dans les exploitations des mines, et pourquoi pas du bois, des pêcheries, des produits de la cueillette.

Le départ annoncé des forces étrangères occidentales et les appels à la Russie dans certains de ces pays africains est le signe du déclin d’une certaine politique étrangère paternaliste qui prend de la main gauche ce qui est donné de la main droite, s’accapare des ressources au détriment des pays africain et du Sahel en particulier. Avec l’appui de la Russie, les FAMa contrôle l’ensemble du territoire malien, disposant de la liberté d’aller partout où besoin est sans se référer à des forces étrangères, qui avaient pris goût à assujettir les forces maliennes sur le territoire malien. La région de Kidal et la ville emblématique maintenues non accessibles au FAMa parce que les forces françaises s’y opposaient sont revenues sous contrôle malien par le bout du canon. Qui critique l’avènement de l’AES étape ultime de la conquête des peuples de leurs libertés, de leur souveraineté pour mieux défendre leurs intérêts, est-il un ami du peuple? Longtemps reléguées à la place de la cinquième roue, les FAMa se révèlent être le moteur du navire Mali.

Le nouveau passeport de la République du Mali est un fleuron de la lutte héroïque et épique des FAMa, qui défendent les intérêts supérieurs et vitaux du peuple malien. Ce combat passe inéluctablement par un positionnement stratégique dans la jungle de la société internationale où on est lion et on chasse pour vivre ou alors on se comporte en agneau. «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère» Thomas Sankara, le père de l’Indépendance du Burkina Faso (en rebaptisant son pays renonçant au nom donné par le colonisateur, «la Haute Volta»). Le capitaine Thomas ensemencé en terre du Burkina Faso et arrosé de son propre sang consenti de martyr, devait ainsi germer plus de trente années après, et mieux en poussant des boutures au Mali, au Burkina Faso et au Niger, et produire des vagues au-delà des-océans.

Trois hommes sont les symboles de la révolution historique agissante africaine, se démarquant de la rhétorique politicienne. Le Malien Assimi Goïta, le Burkinabé Ibrahim Traoré, le nigérien Abdourahamane Tiani représentent le visage des peuples martyrs d’une Afrique qui se lève à l’image de cet arbre robuste et jeune, qui repousse patiemment et obstinément, bravant et vainquant des armées d’occupants terroristes aux desseins inavouables et aux mentors invisibles. Pas plus visible et avoué que l’impérialisme rampant cherchant à jeter ses tentacules sur les denses ressources des pays étiquetés pauvres très endettés (PPTE).

La célébration du premier anniversaire de l’abandon par l’AES de l’amitié de la corde et du pendu a été marquée par des manifestations folkloriques à Niamey, Ouagadougou et Bamako. En ce qui concerne le Mali, le pays était dans la mouvance depuis la Journée nationale de la souveraineté retrouvée le 14 janvier, en passant par la célébration, le lundi 20 janvier 2025, du 64ème anniversaire de l’Armée malienne.

Cependant faut-il craindre que la ferveur ne s’estompe car de plus en plus la résilience frise la stoïcité et l’amertume l’impuissance. Le contexte au Mali est aux difficultés ambiantes liées aux prix inaccessibles des denrées, à la pauvreté rampante de sorte que les Maliens devenus très pauvres ne vivent que de l’espoir d’un lendemain qui s’échappe chaque fois et fuit comme un miroir aux alouettes.

Toutefois les Maliens, ne faiblissent pas dans la mobilisation pour saluer les choix stratégiques de l’Etat dans la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Au Mali on a l’habitude de dire qu’il y a une limite à tirer la queue de la bête...

La grande mobilisation du 14 janvier 2022 était le point de départ d’une riposte populaire suite aux sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UMOA contre le Mali. Les sanctions n’ont pas permis de faire tomber les régimes militaires mais elles ont beaucoup étouffé l’économie et affamé le peuple martyr du Mali.

La similarité des défis sécuritaires, diplomatiques, politiques, économiques et sociaux a créé les conditions du renforcement de l’amitié et la fraternité entre les Etats et les peuples du Mali et du Burkina Faso. Leurs politiques sécuritaires, la prise en compte de la réalité qu’on n’est mieux défendu et sécurisé que par soi-même, ont fait tache d’huile au Niger par l’éviction du pouvoir de Mohamed Bazoum. La déclaration du Président Assimi Goïta du Mali et celle du Président Ibrahim Traoré du Burkina Faso, mettant en garde les Etats de la CEDEAO, d’une éventuelle intervention de la communauté contre le Niger pour remettre le président déchu dans son fauteuil, ont eu un retentissement de tonnerre : toute intervention au Niger serait considérée comme une déclaration de guerre contre le Mali. Idem pour le Burkina Faso. L’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont la charte a été signée le 16 Septembre 2023 par les trois Présidents, et la Confédération de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) dont le traité a été signé le 6 juillet 2024 lors du 1er sommet des chefs d’Etat de l’AES, n’arrivent pas par hasard. Elles répondent à un besoin de survie de ces Etats qui avaient été mis sur l’autel d’un dépeçage programmé. La confédération doit fédérer les énergies communes à ces Etats pour vaincre l’ennemi qui utilise l’arme du terrorisme ; porter la voix du Sahel à travers une diplomatie gagnante ; et amorcer le développement à partir de nos énormes ressources diverses. La sortie de l’AES de la CEDEAO ne devrait pas constituer une fin en soi, mais le début d’une nouvelle croissance, une redistribution équitable de cette croissance par la création des emplois, le renforcement de la bonne gouvernance et de la justice sociale, la libre circulation des personnes et des biens...Cette croissance peut être accessible non pas seulement à partir des ressources minérales, mais aussi en créant les conditions pour l’émergence d’un secteur agricole professionnel, utilisant des outils modernes, comme des pompes solaires et divers matériels technologiques...

<strong>B.Daou</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre l’insécurité dans la capitale : Quatre individus appréhendés par le commissariat de Police de Sabalibougou]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lutte-contre-linsecurite-dans-la-capitale-quatre-individus-apprehendes-par-le-commissariat-de-police-de-sabalibougou-3092204.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:44:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Quatre individus impliqués dans un braquage et de vol d’argent d’une somme importante ont été appréhendés, le 15 janvier 2025, par le commissariat de Police de Sabalibougou. Selon la cellule de communication de la Police nationale, l’opération s’est soldée par la saisie de cinq (05) pistolets automatiques artisanaux et une (01) moto Djakarta de provenance douteuse.

Les quatre (04) interpellés sont notamment désigné sous les initiales de MC allias “Soldat” âgé de 34 ans ; HS allias “Dou” âgé de 25 ans ; ND âgé de 28 ans et OT âgé de 30 ans. Les objets saisis sont au nombre de cinq (05) pistolets automatiques de fabrication artisanale améliorée et une (01) moto Jakarta de provenance douteuse. Pour la Police Nationale, cette opération illustre l’engagement des Forces de l’ordre à endiguer la criminalité sous toutes ses formes. Après ce succès, le Commissaire en charge de Sabalibougou, le Commissaire Principal de Police Samba A DIARRA et son Adjoint, Commissaire de Police Aboubacar TRAORÉ, ont félicité leurs hommes pour leur effort et les ont exhortés à persévérer.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cinéma : Le Mali participera à la 29ème édition du FESPACO avec 11 films]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/cinema-le-mali-participera-a-la-29eme-edition-du-fespaco-avec-11-films-2-3092185.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:42:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Mali participera, du 22 février au 1er mars 2025, à la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) avec 11 films en sélection officielle dont deux dans la catégorie long-métrage fiction, catégorie en compétition pour l’Étalon du Yannenga. Cette information a été donnée par la Cellule de communication du ministère de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme. Selon cette cellule, le pays de Souleymane Cissé (double Etalon d’Or avec Baara et Finye en 1979 et 1983) et de Cheick Oumar Sissoko (Etalon d’Or avec Guimba, un tyran une époque en 1995) signe ainsi son grand retour dans la course pour l’Étalon d’Or après la sélection dans cette catégorie du film Barkomo (La Grotte) en 2019, une coréalisation d’Aboubacar Bablé Draba et Boucary Ombotimbé. Aux dires de la Cellule,  le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ, félicite le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) et l’ensemble des acteurs du cinéma malien pour cette participation, qu’il espère, portera ses fruits à l’aune de l’année 2025, décrétée l’année de la Culture par Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Après avoir renoncé à renouveler son mandat au poste de membre du conseil de la CAF et de la FIFA : Pour l’intérêt du Mali et de son football, Mamoutou Touré ne devrait-il pas renoncer à la présidence de la FEMAFOOT?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/apres-avoir-renonce-a-renouveler-son-mandat-au-poste-de-membre-du-conseil-de-la-caf-et-de-la-fifa-pour-linteret-du-mali-et-de-son-football-mamoutou-toure-ne-devrait-il-pas-renoncer-a-la-pr-3092192.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:40:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[En renonçant à briguer une nouvelle fois, son poste de membre du conseil de la CAF et de la FIFA, Mamoutou Touré dit «Bavieux», président du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE-FEMAFOOT), incarcéré depuis 17 mois, s’est montré comme un gentleman. En le faisant, il a non seulement soigné l’image du football africain, mais également mondial. Même s’il n’avait pas voulu la même galanterie lors de l’assemblée générale extraordinaire élective de la FEMAFOOT, le 29 août 2023 qui l’a vu être réélu étant en prison, il pourrait le faire certainement en démissionnant de la présidence du CE de la FEMAFOOT pour l’intérêt du Mali et du football malien. En le faisant, il sortira par la grande porte.

Pour son honneur, sa dignité, sa clairvoyance, et pour l’intérêt du Football Africain et Mondial, Mamoutou Touré dit «Bavieux», président incarcéré du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE-FEMAFOOT), a retiré sa candidature pour le renouvellement de son mandat au sein de l’instance dirigeante du football africain (CAF) et mondial (FIFA), prévue le 25 mars 2025. Il l’a fait savoir depuis sa cellule, par un communiqué de presse il y a quelques jours. «Depuis le 9 août 2023, j'ai été confronté à une situation judiciaire complexe et particulièrement injuste qui a profondément affecté ma vie personnelle et professionnelle. Ces 17 mois de détention, sans possibilité de bénéficier de la liberté provisoire, m'ont empêché de m'investir pleinement dans mes fonctions et dans la préparation du renouvellement de mon mandat au sein du Conseil de la FIFA», déclare Mamoutou Touré, dans sa lettre. Avant d’ajouter: «Face à ces circonstances, et en tenant compte de mon état de santé ainsi que de l’absence de soutien de mon autorité de tutelle nationale (ministère de la jeunesse et des Sports), j’ai pris la décision difficile, mais responsable, de retirer ma candidature au poste de membre du Conseil de la FIFA et de la CAF». Selon Mamoutou Touré, «cette décision, mûrement réfléchie, n'a pas été facile à prendre. Mais elle témoigne de ma volonté de laisser place à un avenir serein et à une gouvernance pleinement opérationnelle, dans l'intérêt supérieur de notre institution et des valeurs que nous portons ensemble. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous mes collègues présidents de fédérations, ainsi qu’à mes amis de la CAF et de la FIFA, pour leur soutien indéfectible tout au long de cette épreuve. Mes sincères remerciements aux membres du Comité exécutif de la FEMAFOOT qui, à l’unanimité et malgré ma situation, ont bien voulu proposer ma candidature et l’ont soutenue à fond».

Pour cette sage décision, l’on ne peut que saluer le président Mamoutou Touré. Car, cela facilite d’avance le travail de la CAF et de la FIFA. Par cet acte, l’image du football africain et mondial est préservé, même si d’aucuns estiment qu’il a pris le devant, sachant bien que sa candidature allait être rejetée par la CAF et la FIFA pour des raisons d’éthique, qui accepteraient difficilement un membre incarcéré et dont le procès n’est toujours pas programmé.

<strong>Mais Bavieux n’a pas eu cette sagesse pour sauver le football malien</strong>

On allait se réjouir, saluer, fêter cette sage décision de «Bavieux», s’il avait renoncé à se représenter pour sa propre succession à la tête du CE de la FEMAFOOT, étant en prison. Cela, pour l’intérêt du football malien. De la même façon qu’il justifie le retrait de sa candidature pour le renouvellement de son mandat à la CAF et de la FIFA, il pouvait, de notre point de vue, par patriotisme, pour l’amour du football malien, dire humblement à ses camarades membres du CE-FEMAFOOT qui ont soutenu sa candidature, qu’il renonce à briguer un second mandat étant en prison. Mais hélas, on se demande jusqu’à présent, ce qui l’a poussé au forcing. Est-ce pour l’intérêt du Mali, du football malien ou de son clan ?

Les conséquences de cette réélection de «Bavieux» depuis plus d’un an, sont nombreuses. Comme illustration palpable, le Ministre de la jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, a d’adressé, le 9 janvier 2025, une lettre à la FEMAFOOT pour la rappeler à l’ordre sur la gestion controversée du football malien. Abdoul Kassim Fomba invite la FEMAFOOT à respecter ses propres textes. «Il m’a été donné de constater que depuis l’élection du Comité Exécutif de la Fédération malienne de football, le 29 août 2023, ses réunions ne se tiennent pas à la fréquence requise conformément à ses statuts. En effet, l’article 47.1 desdits statuts stipule que le Comité Exécutif se réunit au moins une fois tous les mois. Malheureusement, le Comité exécutif n’a pas respecté ces dispositions susmentionnées. Eu égard à ces manquement statutaires constatés, je vous invite au respect strict de vos propres textes pour une meilleure gouvernance au sein de la fédération sportive pilote, afin d’atteindre les objectifs, notamment la réalisation de performances de nos sélections nationales, au grand bonheur du peuple malien», a déclaré me Ministre Fomba.

Parlant de la mauvaise performance et gestion de nos sélections nationales de football, avec certainement cette léthargie installée à la FEMAFFOT, le Ministre Fomba a créé, le 23 décembre 2024, une «commission chargée de la gestion des compétitions internationales de football pour toutes les rencontres financées sur le budget national et impliquant les sélections nationales». Des situations, il faut le dire, qu’on pouvait certainement éviter si «Bavieux» avait été sage, avait mis le Mali et le football malien au dessus de tout.
Mieux vaut tard que jamais

Cependant, comme le dit un adage bien connu de chez nous, « Mieux vaut tard que jamais ». Même si nous avons perdu plus d’une année après la réélection de «Bavieux» dans l’incertitude totale, ne connaissant toujours pas quand est-ce qu’il sera jugé pour être fixé sur son sort (condamné ou blanchi), sachant bien que son état de santé ne peut lui permettre de briguer une nouvelle fois son poste à la CAF et à la FIFA, Mamoutou Touré peut rectifier le tir. Il peut se racheter en démissionnant également de la tête du CE de la FEMAFOOT pour l’intérêt du Mali et du football malien. Cela nous permettra d’aller vite pour lui succéder que de faire quatre ans dans cette situation de confusion et d’incertitude dont nul ne connaît l’issue.

A bon entendeur salut !

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ligne de mire : l’année de la culture du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/ligne-de-mire-lannee-de-la-culture-du-mali-3092182.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:38:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’érection d’une citoyenneté malienne porteuse de vraies  valeurs socio-culturelles  est un gage de  réussite.

L’histoire retient que le Mali jouissait d’une grande réputation qui imposait le respect, surtout dans les domaines  du savoir et du savoir vivre.

Dans l’affirmation de l’identité nationale, des sources authentiques au nombre desquelles nous notons les comportements vertueux, l’exemplarité  des marques d’un leadership de qualité, le réflexe d’esprit de sagesse et  d’entreprise, l’attachement aux résultats probants, inspirent profondément  les  aspirations  des populations.

Elles reflètent une claire image des empreintes  d’un passé fascinant  et  constituent des lanternes  qui, au fil des générations,  vont continuer à éclairer la voie d’épanouissement du Mali,  à stimuler la légitime fierté d’appartenance à une nation  phare en matière de culture.

Quoi de plus normal que  2025 soit décrétée « Année de la culture du Mali ».

Quoi de plus salutaire qu’une telle décision soit bien appréciée, qu’elle déclenche un écho sonore sur toute l’étendue du territoire national et même au- delà.

A la croisée des chemins du  développement, force est de reconnaitre  la haute portée stratégique du volet culturel dans le contexte d’évolution de notre pays vers un  meilleur destin.

C’est dans ce cadre que nous voudrions apporter une modeste contribution couchée sur papier selon l’expression du célèbre traditionnaliste  feu Amadou Hampathé Ba (paix à son âme !), étant entendu  que dans tout processus,  les écrits, résistent mieux au temps et à l’espace alors que les  paroles,  même  mielleuses ,  peuvent disparaitre prématurément.

Il ne revient donc à l’esprit de personne de douter de l’importance de l’art de bien communiquer sur les réalités et les  spécificités de la  culture du Mali  et les traductions de leurs fondements en actes concrets et de progrès.

L’année  2025  va  ouvrir une porte sur des  échanges fructueux, enrichissants, susceptibles  de   faciliter  la  compréhension et la maitrise,  à grande  échelle, de la notion de culture dans toute son  essence .

Facteur mobilisateur,   placement sûr  parce que s’adressant au citoyen, capital le plus précieux,  la culture est  l’ensemble des usages, manifestations artistiques, religieuses et intellectuelles qui définissent et distinguent un groupement humain.

Elle porte sur  des convictions partagées, des manières de voir et de faire qui orientent, plus ou moins consciemment, le comportement, le mode de pensée des  individus.

En raison de l’acuité des problèmes quotidiens, elle peut aussi être un tremplin, celui de permettre à des  hommes et des femmes  d’afficher  des ambitions,  de rêver à des  lendemains heureux,   prometteurs , d’ étaler le culte de  la personnalité, du prestige, pour impulser des desseins inavoués, des prouesses imaginaires ou non, le but visé  étant d’ accélérer leur ascension sociale.

Tout cela est possible dans l’appropriation de valeurs éthiques, morales relevant du passé  mais qui continuent encore à séduire un certain public, fragilisé,  vulnérable du fait de la conjoncture  difficile qui prévaut.

Aussi,  il convient de  relever, dans l’objectivité et la clairvoyance, les défis du volet culturel, de réveiller les consciences  dans un élan de sursaut général,  tout  en se remettant en cause, au besoin ,  du fait  de  la mouvance des situations, des aléas  d’ un environnement  éprouvant .

Cela requiert une nouvelle approche positive, une vision pratique des choses sans occulter toute opportunité de conciliation  harmonieuse du couple tradition / modernité sur l’essentiel.

La  construction de l’avenir ne peut intervenir dans la méconnaissance du passé.

On peut partager des valeurs, des talents et avoir des préoccupations divergentes quant  aux conceptions et aux spécificités  à même de les exprimer, de les incarner.

Par ailleurs, dans la recherche de solutions durables, quelques aspects sensibles méritent un traitement adéquat avec en toile de fond  des analyses approfondies et soutenues.  Il s’agit de :

- la diversité des langues, des us et coutumes, des musiques, de l’architecture, des particularités vestimentaires ;

- l’existence d’identités partagées par des groupes  dont les membres constitutifs se considèrent comme différents des autres, parce que porteurs d’une autre spécificité, héritiers d’autres ancêtres réels ou mystiques ;

- l’existence largement inconsciente de cadres, d’espaces de pensée qui orientent les manières de regarder les êtres, les choses, d’interpréter les réussites, les échecs, la richesse et la pauvreté, la maladie et la mort etc.

Ces préoccupations ne se révèlent dans leurs dissemblances que lorsque ceux qui en sont porteurs  rentrent en contact et se rendent compte que ce qui parait aux uns une réalité établie ne rencontre  nullement l’adhésion des autres.

Vivement  2025, l’année de la culture au Mali,  tout un symbole fort  de la volonté des autorités nationales de  relancer,  dans l’effervescence et sous  les meilleurs  auspices,  l’ essor socio-économique  de notre pays, de réduire les disparités de développement, d’ éteindre les feux de la haine et de la violence , de lutter contre la pauvreté et tous les vices que cette pauvreté peut  engendrer.

&nbsp;

<strong>Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur et Ecrivain</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Appel des partis à sortir de la transition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/appel-des-partis-a-sortir-de-la-transition-3092190.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:37:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration en date du mercredi 22 janvier 2025, des formations politiques s’inscrivent dans la dynamique de mettre fin à la transition et de retourner rapidement à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections. Il s’agit des parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024, qui renouvellent leur appel à l’inclusivité de la transition, pour trouver ensemble les solutions aux crises multidimensionnelles. Pour ces formations politiques, « sans l’ordre constitutionnel normal, il n’existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l’assaillent ».

Les Parties signataires se disent étonnées de l’absence dans le discours à la Nation du Chef de l’état, le 31 décembre 2024, de toute référence à l’organisation des élections devant mettre fin à la période transitoire. Elles dénoncent un flou artistique orchestré par les autorités autour de la question électorale et la fin de la transition.

Sans dire quelle est leur appréciation des reformes en cours, les parties signataires regrettent qu’elles sont engagées « de manière unilatérale, non concertée et sans aucun chronogramme », autrement dit en leur absence. Les observateurs s’en souviennent, certaines formations politiques n’ont pas participé aux Assises nationales de la Refondation (ANR) et d’autres à la Commission de Rédaction du Projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, pour des motifs valables ou pas ?

On note une absence dans cette déclaration, de toute allusion à la crise sécuritaire, à la guerre contre les séparatistes et le terrorisme, qui assaillent les pays de l’AES. Les signataires dressent un tableau sombre du Mali : « absence criarde de perspectives » annonçant « des lendemains incertains pour notre pays » ; des « difficultés de toutes sortes qui accablent les Maliens ». Comme solutions, elles proposent : l’Organisation dans les meilleurs délais d’un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique ; élaboration d’un chronogramme détaillé et précis vers les élections avant la fin du premier trimestre 2025 ; le retour à l’ordre constitutionnel ; le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonniers pour délit d’opinion ; le tout suivant une nouvelle architecture inclusive et consensuelle.

<strong>B. Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pour le retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali : Les parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 engagent les «autorités à fixer un chronogramme vers les élections…»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/pour-le-retour-a-lordre-constitutionnel-normal-au-mali-les-parties-signataires-de-la-declaration-du-31-mars-2024-engagent-les-autorites-a-fixer-un-chronogramme-vers-les-elections-3092175.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:31:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 22 janvier 2025, les Parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 engagent les Autorités à organiser dans les meilleurs délais un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique pour débattre la question du retour à l'ordre constitutionnel et convenir d'une nouvelle architecture inclusive et consensuelle. En outre, cette coalition de partis politiques et d’associations invite les autorités de la transition à « fixer un chronogramme détaillé et précis vers les élections et cela avant la fin du premier trimestre 2025 ; Conduire de manière diligente et inclusive l'ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l'ordre constitutionnel normal ; Garantir le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonnier pour délit d'opinion, le retour des exilés politiques et mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées ». Les Parties signataires précisent qu’elles useront de tous les « moyens légaux pour obtenir le retour à l'ordre constitutionnel normal, sans lequel il n'existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l'assaillent ».

Les Parties signataires indiquent dans leur déclaration qu’elles ont suivi le discours à la Nation du Chef de l'Etat, le 31 décembre 2024. « Elles notent avec un grand étonnement, l'absence dans ce discours, de toute référence à l'organisation des élections et singulièrement celle devant mettre fin à la période transitoire dans laquelle notre pays vit depuis bientôt cinq ans, soit autant qu'un mandat électoral dans notre pays », soulignent les signataires de la déclaration du 31 mars 2024. Les Parties signataires rappellent que la date du retour à l'ordre constitutionnel avait été unilatéralement fixée par les Autorités, après un premier report en 2022. Les parties signataires affirment que ces mêmes Autorités, en septembre 2023, ont reporté de nouveau cette échéance et ce, "légèrement'’, sans toutefois en fixer une nouvelle. Aux dires des parties signataires, bientôt quinze mois après cette décision qui a surplombé la période transitionnelle (fin mars 2024), le peuple est délibérément maintenu dans le flou. Les Parties signataires, bien qu'ayant accueilli favorablement l'inscription au Budget d'État des ressources destinées à couvrir les élections en 2025, demeurent préoccupées par cette incertitude. Elles regrettent aussi, les réformes engagées de « manière unilatérale, non concertée et sans aucun chronogramme ». Devant cette absence criarde de perspectives et qui annonce des lendemains incertains pour notre pays et face aux difficultés de toutes sortes qui accablent les Maliens, les Parties signataires, engagent les Autorités à «Organiser dans les meilleurs délais un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique pour débattre la question du retour à l'ordre constitutionnel et convenir d'une nouvelle architecture inclusive et consensuelle ; Fixer un chronogramme détaillé et précis vers les élections et cela avant la fin du premier trimestre 2025 ; Conduire de manière diligente et inclusive l'ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l'ordre constitutionnel normal ; Garantir le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonnier pour délit d'opinion, le retour des exilés politiques et mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées ». Les Parties signataires précisent qu’elles useront de tous les « moyens légaux pour obtenir le retour à l'ordre constitutionnel normal, sans lequel il n'existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l'assaillent ».

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre le terrorisme dans l’espace AES : Moussa Mara soutient l’initiative d’une force conjointe de 5000 hommes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/lutte-contre-le-terrorisme-dans-lespace-aes-moussa-mara-soutient-linitiative-dune-force-conjointe-de-5000-hommes-3092180.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:26:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Défense du Niger, le Général Salifou Mody, s’est prononcé sur l’initiative de  l’opérationnalisation d’une force conjointe de 5000 hommes dans les prochains jours au sein de l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il a donné cette information à travers un entretien réalisé sur la télévision nationale du Niger, le mardi 21 janvier 2025. En réaction à cette décision, l’ancien premier ministre Moussa Mara a salué cette vision des trois pays de l’AES.

Au cours de son entretien sur la chaîne nationale nigérienne, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody a déclaré que le travail est en cours sur ce déploiement des hommes. L’officier général a expliqué que les chefs d’Etat-Major ont déjà fini leur planification. « C’est une question de semaine pour que cette force-là soit visible sur le terrain », a-t-il dit. Déjà, les armées des trois pays de l’AES regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger mènent des opérations ensemble contre les groupes  armés terroristes.

Si l’on s’en tient aux propos du ministre de la Défense du Niger, cette force  unifiée sera dotée non seulement de personnel, mais aussi des moyens aériens, terrestres, de renseignement et son système de coordination. Pour le Général Salifou Mody, l’opérationnalisation de cette force permettra de lutter efficacement contre les groupes armés terroristes.

En réaction à cette annonce, l’ancien premier ministre Moussa Mara a salué cette décision du Burkina FASO, du Mali et du Niger de mettre en place une force conjointe de 5000 hommes pour lutter contre le terrorisme dans l’espace de l’AES. « Félicitations et bravo aux autorités des trois pays pour ce pas historique vers une plus grande intégration de nos forces armées et de sécurité. Je les encourage à œuvrer dans cette direction par l’accroissement progressif des effectifs et des moyens de cette force avec à terme la constitution d’une seule armée qui sera l’épine dorsale de la confédération et, plus tard, de la fédération des Etats du sahel », a écrit le président d’honneur du parti Yelema (Le Changement).

&nbsp;

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[20 janvier 2025 : Assimi Goïta annonce la création d’une industrie militaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/20-janvier-2025-assimi-goita-annonce-la-creation-dune-industrie-militaire-3091848.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 10:30:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>À l’occasion de la célébration du 64ᵉ anniversaire de l’armée malienne, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, a fait une annonce majeure : la création d’une industrie militaire nationale. Cette initiative vise à doter le Mali d’une capacité autonome de production d’armements et de munitions pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leurs opérations.</strong>

Dans un discours télévisé à la Nation, le président Goïta a souligné l’importance de cette initiative pour consolider les acquis opérationnels de 2024. « Le processus d’équipement des forces armées et de sécurité se perfectionnera en 2025 avec la mise en place d’une industrie militaire », a-t-il déclaré. Il a précisé que les travaux en cours incluent l’installation d’unités d’assemblage d’armes individuelles et collectives, ainsi que la fabrication de munitions et d’explosifs à usage civil. « Nous travaillons activement à la concrétisation de ce projet stratégique, qui renforcera notre autonomie et nos capacités de défense », a ajouté le chef de l’État, mettant en avant les efforts entrepris pour que le Mali devienne un acteur clé dans la sécurisation de la sous-région.

Pour rendre hommage aux militaires tombés au champ d’honneur, le président Goïta a aussi annoncé la construction d’un mémorial dédié à leur mémoire, dont la première pierre a été posée dès le lendemain des célébrations. « Ce monument symbolisera le sacrifice et le dévouement de nos vaillants soldats, qui ont donné leur vie pour la patrie », a-t-il affirmé.

Assimi Goïta a également salué le courage et l’engagement des FAMa dans leur lutte contre les forces obscurantistes qui tentent de déstabiliser le pays. Il a souligné que l’armée malienne, autrefois affaiblie et démoralisée, s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des populations.

Le président malien a profité de cette occasion pour réitérer son soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a décrit cette alliance comme « une vision d’unité retrouvée » pour faire face aux défis communs, notamment le terrorisme. « L’armée malienne ne combattra plus seule », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance des partenariats stratégiques avec ses voisins. Selon lui, l’AES symbolise un renouveau dans la coopération militaire, permettant aux forces armées des trois pays de s’unir face aux menaces sécuritaires.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les lignes de démarcation de Me Tall, pas de rupture]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/les-lignes-de-demarcation-de-me-tall-pas-de-rupture-3091338.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:08:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Congrès national d’Initiative démocratique (CNID -FYT), Me Mountaga Tall, était à la Maison de la presse, ce 15 janvier 2025, pour présenter à la presse ses vœux de bonne et heureuse année 2025. A l’occasion de cette tradition respectée, il a précisé sa position sur certaines questions nationales. On y décèle ses lignes de démarcations, pas d’opposition.</strong>

Malgré lesdites lignes de démarcation, qui traduisent plus des réserves qu’une opposition, Me Mountaga maintient une politique ancrée dans le soutien à la transition. Ce soutien a-t-il tenu à préciser, ne signifie pas une allégeance à quelqu’un, il s’agit de ramer dans le bon sens pour une arrivée à bon port.

Le président du CNID FYT a précisé le point sur lequel beaucoup de gens font la confusion par rapport à la transition. Selon lui tout le monde doit se sentir concerné par la transition. L’avocat explique que ce soutien ne doit pas dépendre de la participation au gouvernement, au Conseil national de la Transition (CNT) ou aux ambassades. Il convient de faire dissiper tout équivoque. En effet, Me Mountaga Tall invite à éviter deux erreurs, la seconde plus grave que la première. Ainsi, celui qui croit que la transition lui appartient est dans l’erreur. L’autre erreur plus grave est de ne pas se sentir concerné par la transition, car être concerné par la transition équivaut à l’être pour le Mali, et donc à œuvrer pour sa réussite. Comme pour dire, insensé celui qui croit qu’il échappe à la transition.

C’est surtout sur les questions relatives à la sortie du Mali de la CEDEAO, à l’organisation des élections et la mise à l’écart du M5-RFP dans la conduite de la politique nationale, que l’homme politique, Me Mountaga Tall, montre une différence de vue. Si ça ne tenait qu’au président du CNID-YT, le Mali serait resté à la CEDEAO et saisir l’opportunité du large soutien des Africains, pour apporter des changements, au lieu d’une CEDEAO des chefs d’Etat, évoluer vers une CEDEAO des peuples. Pour lui, ce changement au sein de la CEDEAO n’est pas antinomique à l’AES. Puis qu’il en a été ainsi, Me Mountaga Tall a appelé à un soutien à cette option dont la réussite concerne tout le monde.

Sur la question électorale, Me Mountaga Tall est clair, ceux qui disent que la transition doit continuer sans élections, ne sont pas forcement de bons conseillers, car les pays sur lesquels on se réfère pour soutenir ceci, à savoir la Russie, la Chine, le Japon, sont dirigés par des gouvernants élus, et appartiennent à des partis politiques. Le vote de la constitution en 2023 n’a pas été fait dans des conditions sécuritaires meilleures à celles d’aujourd’hui, indique l’homme politique. On comprend que pour lui, les arguments avancés pour éloigner les élections ne tiennent pas.

Pour lui, la révision de la charte des partis politiques doit être une occasion de retrouvailles pour les acteurs politique, qui doivent se concerter pour sortir une position commune à proposer en vue de la relecture de la charte des partis politiques.

La composition du gouvernement, en novembre, a consacré le parachèvement de la mise à l’écart du M5-RFP. Ainsi, avec le nouvel attelage, on a l’impression que le pouvoir marche sur un seul pied au lieu des deux (civil et militaire). Ces lignes de démarcations du président du CNID-FYT ne constituent pas des lignes de rupture, le soutien étant sans faille à la transition. Sur la question de la souveraineté nationale qui est fondamentale, Me Mountaga Tall précise que la question de la souveraineté est consécutive à un passé marqué par l’humiliation, la déconsidération et des atteintes à la dignité. La bataille pour la souveraineté est une question de réparation, de redressement des torts de l’histoire.

<strong>B. Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Retrait du Mali de la CEDEAO : Les formalités actées pour ce mois de janvier]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-les-formalites-actees-pour-ce-mois-de-janvier-3091319.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:05:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le ministre Abdoulaye Diop et Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-ministre-abdoulaye-diop-et-oumar-alieu-touray-president-de-la-commission-de-la-cedeao-3091332.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 17:34:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

&nbsp;

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Suite à la libération des 11 leaders politiques : L’Alliance du 31 mars rappelle la « nécessité pour les autorités de créer les conditions d’un dialogue franc »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-la-liberation-des-11-leaders-politiques-lalliance-du-31-mars-rappelle-la-necessite-pour-les-autorites-de-creer-les-conditions-dun-dialogue-franc-3088213.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 16 Dec 2024 19:37:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Placés sous mandat de dépôt le 24 juin 2024, pour « tentative d'atteinte à la sûreté intérieure de l’État,  trouble à l’ordre public, et opposition à l’exercice de l’autorité légitime », les 11 leaders politiques ont recouvré la liberté, le 5 décembre 2024, grâce à la médiation de l’ancien Premier ministre du Mali, Ousmane Issoufi Maïga. Il s’agit de Moustapha DICKO  et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Malley CAMARA (CNDR). Lors d’un point de presse tenu le 11 décembre 2024, au siège du Parti ADEMA PASJ, les Parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 rappellent la « nécessité pour les autorités publiques de créer ainsi les conditions d’un dialogue franc et constructif, pour trouver ensemble les solutions idoines aux multiples facteurs de crise qui assaillent notre patrie commune ». A noter que le 20 novembre 2024, l’Alliance du 31 mars, en conférence de presse à la Maison de la presse du Mali (Bamako), menaçait  d'user de tous les « moyens démocratiques et pacifiques pour obtenir la libération inconditionnelle des onze leaders politiques ».

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Me Mountaga Tall, président du CNID FYT : « Le CNID est le parti qui a eu le plus de stabilité au Mali»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/me-mountaga-tall-president-du-cnid-fyt-le-cnid-est-le-parti-qui-a-eu-le-plus-de-stabilite-au-mali-3084006.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Mountaga-Tall.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Tue, 12 Nov 2024 10:47:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Pour une des rares fois, Me Mountaga Tall parle du Parena, le parti du bélier blanc créé par ses anciens camarades en 1995, et avec lesquels il a aujourd’hui « les meilleures relations ». Cependant, il lève un coin du voile sur une page de l’histoire, qui semble rester sans ride depuis 30 ans, non pas qu’il en garde les meilleurs souvenirs, ou qu’il en soit nostalgique, mais « l’histoire est l’histoire, elle doit être restituée ». Le CNID est le parti qui a eu « le moins de désertion et qui a eu le plus de stabilité au Mali dans la durée », selon Me Mountaga Tall, qui affirme être en première ligne, sur le pont, depuis 32 ans de vie politique.

Sur la scène politique malienne, Me Mountaga Tall parait pour un homme politique des plus fiers de leur parti. Entre lui et les membres du CNID Faso Yiriwa Ton, les liens ne se limitent pas à une simple question de stratégie de conquête du pouvoir, mais ils incluent aussi des relations sociales sans lesquelles aucun groupe n’est viable dans la durée, une cordialité qui permet au parti de surmonter les épreuves, les tempêtes les plus mouvementées. « Les militants viennent de me rendre justice. J’ai demandé depuis sept ans, à ce qu’on me libère de mes charges de président du parti. Je pense que le CNID m’a tout donné, il était temps pour moi de leur dire merci et de faire autre chose », a déclaré Me Mountaga Tall, président du CNID FYT, lors d’une interview accordée aux confrères du Renouveau TV, et dont il a posté un passage sur sa page X.

Selon Me Mountaga Tall, le jour où il a annoncé publiquement, l’éventualité de son départ à la tête du parti, « il y a eu beaucoup de personnes qui ont perdu connaissance, des pleurs, des cris. On a dit non, il n’en sera pas ainsi. Cette justice me suffit », témoigne le président du parti du soleil levant. Ainsi dit-il avec assurance, du haut de ses 32 ans de vie politique, « Je réponds du CNID, je réponds de Mountaga Tall. Si pendant ce parcours de 32 ans on m’apporte la preuve que sur le plan éthique, sur le plan moral, sur le plan de la gestion, j’ai fauté une fois, je quitte la scène politique ». Ce n’est pas la première fois que Me Mountaga Tall défie ainsi sur sa gestion des affaires publiques, témoignant sa transparence. Il a lancé le défi en 2022, lorsqu’une équipe du journal Le Républicain l’avait interviewé à son cabinet au quartier du fleuve, et l’a réitéré lors d’une présentation de ses vœux à la presse en 2023, à la maison de la presse, sans jamais rencontrer de ton discordant. Il s’en frotte les mains de reconnaissance et de réconfort personnel, « Ce n’est pas facile à dire ça, 32 ans de vie politique, sur le pont, en première ligne. Parce que depuis 32 ans je suis en première ligne, soit pour contester, soit pour contribuer », rappelle -t-il.

Parlant de stabilité du CNID alors que la plupart des grands partis politiques au Mali ont connu des fortunes diverses, Me Mountaga Tall estime que « Le CNID est le parti qui a eu le moins de désertion et qui a eu le plus de stabilité au Mali dans la durée ». Difficile de le démentir, quand on sait que le plus grand parti aux élections de 1992, qui est l’Adema PASJ a connu plusieurs scissions en donnant naissance au MIRIA de feu Mamadou Lamine Traoré, de Mohamedoun Dicko, de Tiemoko Sangaré, de Mamadou Kassa Traoré ; à l’URD de feu Soumaïla Cissé ; à l’ASMA de feu Soumeylou Boubey Maïga. L’US-RDA, deuxième force politique, dont le candidat Tioulé Mamadou Konaté était au deuxième tour de la présidentielle de 1992 avec le candidat de l’ADEMA PASJ, Alpha Oumar Konaré, n’a pas tardé à voler en éclat donnant naissance au BDIA Faso Jigi.

Quand au CNID FYT, après l’épisode des « dix », qui a vu le départ après un procès perdu de Tiebilé Dramé, Me Amidou Diabaté, le Professeur Yoro Diakité, Djiguiba Kéita PPR, Bintou Maïga, Konimba Sidibé, feu Idrissa Diakité, pour créer le Parena, il y a eu les vagues de départ des Mamadou Simaga, Me Demba Traoré, Madani Tall etc, qui ne sont pas allés créer un nouveau parti.

Revenant sur l’épisode du départ de « les dix » du CNID, Me Mountaga Tall témoigne : « Nous avons connu une crise en 1994, de cette crise est né un parti qui s’appelle le Parena, qui nous a attaqué en justice, et la justice a dit, nous vous interdisons à vous d’utiliser le nom du CNID, son sigle, son drapeau etc, parce que vous êtes en faute. C’est ainsi que ceux qu’on appelait à l’époque les dix ont créé le Parena », a rappelé celui qui a présidé la première organisation associative politique, le CNID Faso Danbé pour l’ouverture démocratique au Mali. Selon lui, du Parena sont issus tous les autres partis, que l’on impute à des scissions au CNID. C’est le cas du parti Baara du Professeur Yoro Diakité, premier président du Parena ; le MODEC de Dr. Konimba Sidibé. Ces derniers partis, Baara et MODEC, ne sont pas directement issus du CNID, mais bien de scissions du Parena. Cependant, l’imagination populaire ne veut rien entendre, ces partis sont issus du Parena, qui est issu du CNID. Me Mountaga Tall refuse d’en porter le chapeau, « Non, nous n’avons rien à faire, nous sommes restés stables et constant », conclut l’avocat Me Mountaga Tall.

<strong>B Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro : «Nous avons porté les recettes de la commune de 150 millions à plus d’e 1,5 milliard de FCFA»]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 09 Nov 2024 20:17:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro</strong>

Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro, entré en fonction le 28 avril 2017, a reçu ce mardi 5 novembre 2024, l’équipe du quotidien Le républicain pour nous parler de sa commune, ses habitants, les activités qu’y font vivre, les réalisations, les chantiers ouverts et les projets en cours pour la jeunesse, l’avenir de la commune. C’est à travers un agent de la mairie, que nous avons demandé, le lundi 4 novembre, dans l’après midi, à rencontrer le maire de la commune de Kalabancoro. Notre contact nous est revenu avec une réponse favorable, rendez-vous est pris pour le lendemain mardi à 11 heures. Comme prévu, l’équipe du Républicain eut son entretien avec le maire Tiécoura Hamadoun Diarra, et prévoit de publier l’article ce vendredi. Voilà qu’au lendemain de notre rencontre, le communiqué du conseil des ministres du mercredi 6 novembre annonce la dissolution du conseil municipal de la commune rurale. Pour une interview, le maire en a fait à cœur ouvert, une véritable partie de redevabilité, de séance de restitution pour informer les habitants et les décideurs de ce que son équipe a pu faire pour changer en bien la gestion des affaires locales, au bénéfice des populations de la commune. Ce en facilitant l’accès aux biens et services par la construction des équipements marchands, la libre circulation des personnes et des biens en sécurité, par la construction des routes, et une bonne coopération avec les forces de sécurité de la localité. Il ne fait pas l’impasse sur ce que son équipe n’a pas pu faire, à cause des limites de ses compétences, et du strict respect du pouvoir de tutelle, s’écartant de tout conflit de compétences. C’est un maire confiant du bilan de son équipe à la tête de la mairie, de son sens de la gestion des affaires locales, exclusivement tourné vers l’amélioration des conditions de vie des habitants de sa commune, au risque de passer pour un «baroudeur», qui bouscule tous les obstacles sur son passage, qui nous a entretenu du passé, du présent et du futur de sa commune. C’est lui qui a porté les recettes de sa commune de 150 millions de FCFA à plus d’un milliard 500 millions de FCFA par an, grâce aux stratégies dignes de l’ingénieur hydrogéologue qu’il est de formation de base. Tiecoura Hamadoun Diarra est également titulaire d’un Master spécialisé en génie sanitaire et en environnement, disposant d’un bureau d’Etudes depuis 1995, qui marche bien. Il s’agit d’un homme d’expériences avérées qui n’avait plus rien à démontrer, qui s’est mis à la disposition des habitants de sa commune à la demande d’un groupe de jeunes, pour être au service de la communauté. C’est ainsi qu’il a muté de la gestion d’entreprise personnelle à la gestion des affaires publiques locales. «Sincèrement je ne suis pas politicien, je n’ai pas beaucoup milité dans un parti mais comme au niveau local j’étais connu par ce que j’ai managé beaucoup de jeunes». C’est ainsi que Tiecoura H. Diarra a été porté à la tête de la mairie de Kalabancoro pour aider la population, par ce qu’il a  beaucoup d’expériences dans le développement. Etant ingénieur conseil, il a fait beaucoup de projets de développement. En venant à la mairie, il ne manquait pas d’ambition: «être le leader, l’innovateur dans le domaine. C’est-à-dire amener beaucoup de maires à suivre l’exemple du maire de Kalabancoro». Ce n’est pas chose aisée pour des raisons complexes. Il a au bilan entre autres: la construction de 45 salles de classes (400 à 500 millions de FCFA); l’équipement des centres de santé et un  autre en chantier; achat sur fonds propres de matériels de construction des routes (les engins, un grader, un compacteur, une pelle, 4 bennes 10 roues); la réalisation des routes de Gouana, de certaines artères de la ville de Kalabancoro, une route à Sirakoro Méguetana; le marché central de Kalabancoro en chantier; la reprise du marché avec un coût de 400 millions de FCFA également sur fonds propre de la Mairie.

<strong><em>Monsieur le Maire, comment présentez-vous votre commune Kalabancoro ?</em></strong>

<strong>Tiécoura Hamadoun Diarra</strong> : Kalabancoro est une commune rurale, que dirai-je semi-rurale, semi-urbaine, parce que notre commune ceinture en quelque sorte la ville de Bamako. Pour aller d’un point à un autre de la commune de Kalabancoro, on peut traverser deux communes de la ville de Bamako, avant de l’atteindre. Nous ceinturons Bamako, ce qui fait que notre commune abrite beaucoup de gens qui ont leurs activités dans la ville de Bamako. Selon certains experts, le taux d’accroissement de la population de la commune de Kalabancoro est de 13%, contrairement à beaucoup de zones du Mali, où le taux ne dépasse pas 2,5%.

<strong><em>A combien d’habitants peut-on estimer la population de votre commune ?</em></strong>

Il y a longtemps qu’il n’y a pas eu de recensement à Kalabancoro. Selon nos estimations, la population pourrait atteindre 500 000 habitants.

<strong><em>Quelles sont essentiellement les activités économiques de la commune, qui font vos recettes ?</em></strong>

Les ressources des habitants de la commune rurale de Kalabancoro sont tirées essentiellement des activités menées en ville. Beaucoup d’entreprises de la localité mènent leurs activités commerciales ou de services dans la ville de Bamako. Mais la particularité de notre commune est qu’elle abrite des ports à sable. Des exploitants de sable vont en extraire dans d’autres localités pour venir l’entasser au bord du fleuve. De là, les camions assurent le dispatching au centre ville et dans certains chantiers de la commune. En plus des activités commerciales et de services, nous avons des zones de production, où on pratique de l’agrobusiness, du maraichage à l’élevage de bovins, d’ovins de volailles et la pisciculture.

<strong><em>Et toutes ces productions finissent dans les marchés pour la commercialisation, la commune dispose-t-elle d’importantes places de marché?</em></strong>

Oui, nous avons environ 18 marchés dans la commune, certaines localités disposent de deux ou trois marchés. Cependant, toutes les productions locales ne se commercialisent pas dans nos différents marchés, une partie est transportée à Bamako. Des habitants de la commune IV et VI viennent s’approvisionner dans nos marchés, en poissonnerie, viande, légumes.

<strong><em>Quels sont quelques-uns de vos grands marchés?</em></strong>

Il y a le marché central de Kalabancoro, le marché de Hèrèmakônô, celui de Tienbani, qui sont des marchés saturés. Ensuite, il y a un marché de Niamana, qui est également très fréquenté. Je peux dire que ceux-ci sont des marchés vraiment à grande potentialité.

<strong><em>En parlant du marché de Niamana, s’agit-il de celui jouxtant l’ancien poste de douane ou d’un autre?</em></strong>

Non, il ne s’agit pas de celui de l’ancien poste. Après le poste, en allant dans la direction Ségou, à votre gauche, à quelque 100 m du goudron, il y a un marché de Niamana, qui a de grandes potentialités. En outre, il y a un autre marché à Niamana, que nous avons réhabilité à notre arrivée à la tête de la mairie, qui est en train de revivre. C’est d’ailleurs le plus grand marché de la commune, s’étendant sur 5 ha. Ce marché est un peu plus loin de la route de Ségou, mais il est le plus grand. Son aménagement avait commencé depuis 2007-2008. Quand nous sommes arrivés aux affaires, le marché était un lieu de vagabondage, le site des vagabonds, compte tenu du fait qu’il n’était pas aménagé. Nous avons entrepris d’aménager tous les marchés inachevés. C’est à ce titre que avons voulu l’aménager. Aujourd’hui, il est en train de revivre, et je pense qu’il va être l’un des plus grands fréquentés de la commune, parce qu’il s’étant sur près de 5 ha.

<strong><em>Voulez-vous dire qu’il y a un chantier par là?</em></strong>

Oui, bien sûr, le marché est un chantier justement, et parallèlement, les gens sont en train de le fréquenter.

Nous allons en revenir aux chantiers pour en parler

<strong><em>Monsieur le Maire, vous avez dans votre commune de très grands marchés qui approvisionnent les caisses de la commune, je peux dire que vous êtes un homme heureux?</em></strong>

Oui ... mais, ce n’est pas facile, parce que (rire...) avoir les marchés ne veut pas dire avoir l’argent. Parce qu’il faut des stratégies pour avoir de l’argent. Quand nous sommes arrivés à la mairie, notre premier travail a été d’abord d’acheter quatre véhicules tout terrain sur fonds propre pour pouvoir faire le recouvrement correct de la commune, vu que c’est une commune très large. Parallèlement, nous avons mené une étude diagnostique, un recensement de tous les contribuables de la commune, toutes les activités qui se font dans la commune. On a recensé les gens par activité et on les a géo-reférenciés, c’est-à-dire que nous savons géographiquement où ils se trouvent, nous avons leurs contacts et nous savons quel type d’activité ils mènent. Ce qui a permis de multiplier par dix les recettes que faisait la mairie. Quand nous venions, la mairie ne dépassait pas 150 millions de FCFA par an. Au bout d’un an, nous avons porté ce chiffre à plus d’un milliard 500 millions de FCFA. C’est dû au fait que nous avons fait le recensement géo-référencié les contribuables, donc on a contraint tout le monde à venir payer ses contributions sous peine de pénalité. Ces stratégies nous ont beaucoup aidés.

<strong><em>A combien se chiffre le budget de la commune de Kalabancoro ?</em></strong>

Le budget est composé des avoirs propres de la mairie et des subventions qui constituent les salaires des enseignants, du personnel médical pour ceux qui sont des collectivités. Au total, notre budget s’élève à environ 16 milliards de FCFA.

<em><strong>Et jusqu’à combien peut-on évaluer les subventions accordées par l’Etat?</strong></em>

Les subventions peuvent atteindre 13 à 14 milliards de FCFA.

<strong><em>Notre pays a été éprouvé cette année par de très fortes pluies qui ont provoqué des dégâts ; comment cet évènement a été vécu par votre commune ?</em></strong>

A l’instar des autres communes, la nôtre n’a pas échappé aux impacts climatiques, le dérèglement climatique, qui ont entrainé une augmentation des précipitations entrainant des problèmes, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels immenses. La commune de Kalabancoro n’a pas échappé, parce qu’elle est située à proximité du fleuve et il y a des marigots qui la traversent. L’inondation était telle qu’il fallait monter dans une pirogue pour atteindre certaines habitations.

Les marigots ont débordé...

Les marigots ont débordé et le fleuve même a débordé. Ce n’est pas seulement le fait de la pluie, mais le niveau du fleuve avait monté et dépassé les niveaux normaux. C’est le fait souvent du débordement du fleuve, qui a créé des inondations.

<strong><em>Quel bilan peut-on faire de ces fortes précipitations ?</em></strong>

Voyant la situation de certaines maisons qui ont été inondées, très rapidement nous avons donné l’alerte, appelant les gens à quitter rapidement ces maisons qui se sont effondrées. Heureusement, les gens ont vite quitté ces habitations.

<strong><em>Ces inondations ont causé beaucoup de dégâts presque dans toutes les villes maliennes et au-delà de nos frontières, mais selon vous quel aspect positif peut-on tirer de ces évènements douloureux ?</em></strong>

Il faut tirer leçon de ces évènements, le bonheur aussi bien que le malheur sont porteurs de leçons qu’il faut bien apprendre, et en tirer des conclusions. C’est de dire, que nous ne devons pas habiter près du fleuve sans observer les servitudes.  Si on veut habiter à côté du fleuve ou d’un marigot, il faut observer les servitudes. Les urbanistes et les services d’assainissement ont leur rôle à jouer, mais une fois que le mal est fait, les causes étant connues, les autorités doivent agir, casser les habitations construites dans les bas-fond ou dans les servitudes des fleuves. Il y a eu, de 2013 à nos jours, de grandes inondations qui ont causé des dégâts. Je pense qu’il n’y a pas d’autres façons de nous mettre à l’abri des inondations que de dégager toutes les concessions qui obstruent les passages des eaux, curer et rendre propres les collecteurs et les caniveaux, qui servent à drainer les eaux. Les services d’assainissement doivent veiller à ce que l’approche de l’hivernage, tout soit propre. Il faut réviser notre politique de l’assainissement, appliquer les textes dans toute leur rigueur, punir les contrevenants. Il faut éviter que les caniveaux qui sont faits pour les eaux de pluies soient utilisés pour drainer les eaux usées. Celles-ci doivent être collectées dans les maisons et être extraites à l’occasion par les engins de vidange.

<strong><em>Revenant aux côtés dramatiques. Les inondations, au-delà des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, ont provoqué le report de la rentrée scolaire d’un mois. Aujourd’hui, la rentrée est-elle effective dans votre commune ?</em></strong>

Oui, la rentrée est effective dans toutes les écoles de la commune que nous avons sillonnées hier (lundi 4 novembre). Il y a quelques écoles situées dans les zones très basses, où on a dû faire des aménagements pour que les élèves puissent être dans de bonnes conditions pour suivre les cours. Beaucoup d’écoles avaient servi d’abri pour des déplacés, des sinistrés des inondations, que nous avons aidés par le truchement du gouverneur. Nous avons procédé à une couverture des dons que le gouverneur a pu collecter pour les sinistrés des écoles. On leur a, par ailleurs, donné un délai pour libérer les classes. Toutes ces écoles qui ont servi d’abri des sinistrés ont été nettoyées.

<strong><em>Il y a eu donc nécessité d’effectuer des travaux de remise en état ... ?</em></strong>

Oui, effectivement, les gens étaient nombreux à l’école, et l’utilisation des toilettes, des classes, de la cour, l’émission des déchets solides, liquides, tout cela nécessite un nettoyage pour débarrasser l’école, désinfecter les salles de classes en donnant une couche de chaux. Il y avait plusieurs milliers de m3 de déchets solides que nous avons dégagés. Certaines portes et des fenêtres ont été dégradées également, nous les avons mises en état.

<strong><em>Vous avez dépensé combien pour cela ?</em></strong>

Pour faire ça en deux jours, on a dépensé 5 millions de FCFA. Nous avons délibéré pour que le jour « J » on ait déjà fait tous ces travaux, et on a dépensé 5 millions dans une seule école. Nous n’avons pas pu travailler partout, mais on a déjà délibéré de l’argent pour remettre plus tard ces écoles en état.

<strong><em>Quelle est l’école qui a reçu ces travaux ?</em></strong>

C’est l’école Mamadou Kounta de Kalabancoro qui était beaucoup dégradée. Les sinistrés ont souvent utilisé les table-bancs comme bois de chauffe pour faire la cuisine. Nous avons fait des table-bancs pour les écoles.

<strong><em>Vous avez également décidé de venir au secours des écoles. Pourquoi avez choisi de venir en aide avec des tables-bancs ?</em></strong>

Bien avant des tables-bancs, il faut revenir en arrière. Nous avons fait des salles de classes. Nous avons construit 45 salles de classes en deux ans. Déjà, on en a construit 39. Il nous reste seulement 6 en cours de construction. Sur les 45, on a fait 39 ; il nous reste 6 salles de classes. Beaucoup d’écoles faisaient la double vacation, souvent deux classes pléthoriques dans une même salle, avec certains à deux mètres du tableau, d’autres étaient assis à même le sol ou sur des briques. Cette situation nous a donné à réfléchir pour non seulement faire des salles de classes, mais également des table-bancs: 1000 table-bancs, l’année dernière, et 1000 autres cette année.

<strong><em>2000 tables-bancs, 45 classes, cela a sans doute un coût que la mairie a dû supporter, combien c’est?</em></strong>

Nos salles sont spéciales, ce sont des salles en dalle. Ce n’est plus en taule, qui se dégrade avec le temps. Les nouvelles salles de classes que nous avons faites sont en béton armé, pour résister.

<strong><em>Combien elles ont coûté ?</em></strong>

Par trois salles de classes, nous déboursons près de 34 millions de FCFA. Nous avons fait les salles en trois-trois. Nous sommes à environ 400 à 500 millions de FCFA.

<strong><em>Quels sont les projets de la commune à court, moyen et long termes ?</em></strong>

Nous sommes déjà dans la construction des écoles. Parce que nous avons estimé que l’avenir d’un pays, c’est la réussite de l’éducation des enfants, étant donné qu’ils seront les adultes de demain. Il faudrait qu’ils puissent étudier dans des conditions normales pour être bien formés. Ce qui n’était pas le cas dans notre commune. Après nous nous avoir été illustrés dans la construction des écoles, nous sommes en train de construire un centre de santé. Nous avons, par le passé, équipé certains centres de santé.

En outre, nous avons acheté tous les matériels pour faire les routes d’ordre communal. Ainsi, les routes de Gouana, certaines artères de la ville de Kalabancoro, une route également à Sirakoro Méguetana, ont été réalisées par la mairie. Nous avons une politique participative, qui fait que chaque fois qu’il est constaté dans une localité, un besoin urgent de route, nous procédions à la sensibilisation des populations. Nous disposons de tous les engins : un grader, un compacteur, une pelle, 4 bennes 10 roues que nous avons achetés sur fonds propre de la Mairie. Nous leur avons dit que nous mettons tout cet arsenal à votre disposition, nous avons des techniciens qui peuvent faire les levées topographiques, mais vous devez vous constituer en association pour acheter le carburant permettant de faire ces routes. Je pense que c’était un procédé participatif qui pouvait nous aider beaucoup.

<strong><em>Avez-vous été compris ?</em></strong>

Certains ont compris, mais d’autres peinent à suivre. Nous supposons que l’Etat du Mali, vu l’étendue de notre territoire et la nécessité des routes internationales, des routes inter-urbaines, des routes entre les grandes villes, ne peut pas subvenir à tous ces besoins. C’est l’esprit qui nous a amenés d’ailleurs à nous doter de tels matériels pour que nous puissions suppléer, aider l’Etat, au moins à faire nos routes communales. C’est une nouveauté dans notre pays, il faut du temps pour que les gens puissent nous  comprendre et aller dans ce domaine. Certains ont déjà compris et nous sollicitent régulièrement. Je pense qu’avec le temps, ça va se vulgariser. Nous maintenons en état nos outils que nous mettons à la disposition des populations.

<strong><em>Il y a donc des projets d’infrastructures sanitaires, scolaires, routières, qu’en est-il des projets d’infrastructures marchandes ?</em></strong>

Mais bien sûr, il y en a. Actuellement, un marché est en chantier, c’est le marché central de Kalabancoro, qui avait fait quatorze ans d’inactivité. Notre prédécesseur avait déplacé les gens du marché, pour les installer sur une place de jeunes, prétextant qu’en six mois, ils allaient revenir. Mais cela a duré quatorze ans. Quand nous venions, nous leur avons promis de reprendre ce marché. Dieu merci aujourd’hui, on a tenu notre promesse, avec un coût de 400 millions de FCFA également sur fonds propre de la Mairie.

<strong><em>On dit que le Développement passe par l’électricité, avez-vous des dispositions particulières pour assurer l’électricité ?</em></strong>

Non, la production d’électricité ne peut pas être prise en charge par une Commune. Elle demande des infrastructures qui dépassent les moyens d’une commune. Le pays a compris déjà que nous regorgeons de soleil qui fait près de dix mois sur douze dans notre pays, qu’on peut exploiter. Pour l’électrification de notre Mairie, nous avons délibéré déjà près de 40 millions de FCFA, nous allons installer une mini-centrale-solaire pour prendre en charge tous les besoins en électricité de la Mairie. Pendant les temps de grandes difficultés, on avait acheté un groupe électrogène à 25 millions de FCFA. Mais les frais de carburant se sont révélés trop élevés pour nous. C’est ainsi qu’on a vu franchement qu’il nous faut une centrale solaire pour que nous soyons à l’aise.

<strong><em>Quels sont les lieux de loisir ou les infrastructures qui font la fierté de la commune ?</em></strong>

Franchement, je dirai que cela existait, c’est des miniatures. Il y a un coin de loisir appelé Sun 7, qui est une structure privée, et qui, pendant la saison sèche, fait la fierté des jeunes de la commune. Disons que c’est le marché qui était établi sur la place des jeunes. Cette place devait normalement abriter une infrastructure pour la jeunesse, non seulement de Kalabacoro, mais aussi la jeunesse d’autres communes du District de Bamako. Nous avons été handicapés pendant longtemps du fait que le marché central était sur la place des jeunes. Nous envisageons dans les jours à venir, de réunir les jeunes, réfléchir, tenir des réunions pour fixer quel est le type d’équipement approprié, qui pourrait être un lieu de loisir et un lieu de sport pour la jeunesse. Nous allons après cette interview entre les jeunes et nous, inviter les techniciens pour lancer un concours entre les architectes, pour nous proposer un type d’équipement approprié non seulement pour les loisirs, mais aussi pour tenir des conférences et le sport, parce que l’espace est assez grand. Donc on va faire ce choix et la mairie se propose de le construire dans deux ou trois ans. Le site se trouve dans le village de Kalanbancoro à proximité du marché central de Kalabancoro.

<strong><em>Quels sont les types d’insécurités auxquelles la commune est confrontée ?</em></strong>

La commune, à l’instar de la ville de Bamako, est confrontée au banditisme, mais notre particularité est que nos quartiers reculés sont les logements des grands bandits, parce que nous ne sommes pas assez couverts par la police, vu le caractère reculé de nos localités comme Gouana, Diatoula, Ntabacoro, Niamana ..., franchement, il y a du banditisme. Dans ce domaine, nous épaulons beaucoup les forces de sécurité.

<strong><em>Quelle est votre part pour épauler les forces de sécurité?</em></strong>

Nous les épaulons en carburant, et quand un de leurs véhicules tombe en panne, pour les réparer rapidement, afin de leur permettre de faire régulièrement les patrouilles. Nous intervenons également pour changer toute la pneumatique et souvent le moteur des différents véhicules pour assurer leur mobilité vers les points aigus du banditisme comme Niamana, au niveau de l’ancien poste, nous cherchons avec la police, les voies et moyens pour déguerpir toutes les personnes qui sont illégalement installées là-bas.

<strong><em>On parle déjà du déguerpissement du marché à bétail de Niamana...</em></strong>

Effectivement, cette décision est venue après notre politique de voie libre, parce qu’il y a beaucoup de banditisme dans le marché de bétail d’abord, mais encore beaucoup de bandits sont établis à côte du marché de bétail.

<strong><em>Avez-vous des dispositions particulières dans la lutte contre la drogue ?</em></strong>

<strong>Nous n’avons pas de dispositions particulières car c’est la police qui s’en charge. Nous les appuyons seulement en logistique.</strong>

<strong>La question de l’insécurité routière est aussi récurrente dans votre commune. Quelles sont les dispositions prises dans ce sens ?</strong>

Nous sommes un peu limités. Vers les années 2018-2020,  les camions bennes avaient, en l’espace d’un mois, fait plusieurs accidents qui ont causé la mort de 5 étudiants de l’université de Kabala, donc en son temps, le maire que je suis avais pris une décision pour interdire la circulation des bennes transporteurs de sable qui sont les plus dangereux le jour. Donc nous avons en ce moment demandé que les camions commencent à circuler à partir de 22 heures à 5 heures du matin. Cette mesure n’a pas pu prospérer parce que nous avons une tutelle qui est le cercle de Kati. Le préfet de l’époque m’a appelé pour me dire de surseoir à cette décision, parce que la mesure empêcherait les gens d’avoir leur pain. Nous avons été obligés de surseoir à ça.

<strong>Votre mesure visait à prévenir les cas d’accidents mortels ?</strong>

Oui, effectivement c’était ça. D’ailleurs, à l’occasion on a passé plus d’un mois, on tenait des réunions hebdomadaires au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Nous avons été appuyés par le Ministère en son temps, on a pu modérer, réglementer la circulation des bennes. A l’époque, on a retenu que les bennes ne vont pas circuler au moment des heures de pointe des élèves. Ces camions bennes devaient commencer à circuler à partir de 09 heures, quand la plupart des étudiants étaient déjà à l’école. Le soir également leur circulation devait s’arrêter à partir de 14h 30 pour reprendre encore la nuit.

<strong><em>Monsieur le Maire, on est bientôt au terme de notre entretien. Je m’en voudrais de ne pas aborder la question de la répartition des compétences entre vos élus locaux et les représentants de l’Etat.  La question de transfert de compétences et des ressource est-elle de nos jours réglée ?</em></strong>

Je pense qu’à présent, le problème demeure parce qu’il y a un grand décalage entre le rythme de transfert de compétence transférée et la réalité des faits. Il y a bon nombre de pouvoirs qui sont transférés et qui peuvent constituer des opportunités, de grandes ressources. Il faut se le dire, la mairie, les communes sont à la base du développement local. Mais pour que cela soit effectif, il faut que les pouvoirs qui leur sont transférés soient effectivement accompagnés de ressources correspondantes. Cela leur permettrait d’avoir de l’argent qu’ils vont investir dans la commune. Je pense que c’est un conflit d’intérêt qui existe entre les détenteurs de ces pouvoirs transférés, représentants de l’Etat et les collectivités. Mais je crois que l’Etat doit prendre davantage ses responsabilités pour que les pouvoirs transférés soient effectifs pour le bonheur des populations. Nous en souffrons beaucoup.

<strong>Propos recueillis par Boukary Daou</strong>

<strong>Transcrits par la Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Nord du Mali : L’Association pour le Développement du Cercle de Bourem demande « le renforcement du dispositif sécuritaire dans la zone »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/nord-du-mali-lassociation-pour-le-developpement-du-cercle-de-bourem-demande-le-renforcement-du-dispositif-securitaire-dans-la-zone-3083356.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 07 Nov 2024 08:00:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Une délégation d'une vingtaine de membres de l'Association pour le Développement du Cercle de Bourem (ADCB), conduite par Abdourahmane Oumarou Touré, a été reçue par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, le 31 octobre 2024, en présence du ministre d'Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. Au cours de cette rencontre, l’ADCB recommande la « prise en compte de toutes les personnes affectées par les inondations dans le cadre de la gestion de l’état de catastrophe décrété par le gouvernement ; la réhabilitation du potentiel de production ; la fourniture d’équipements et de matériels Agricoles ; le renforcement du dispositif sécuritaire à la hauteur de la menace qui prévaut dans la zone... ».

Il était d'abord question, selon le président de l’ADCB, Abdourahmane Oumarou Touré, de transmettre «le soutien, les encouragements et les bénédictions des populations du grand Bourem éclaté en huit cercles» au chef du gouvernement et à l’ensemble des autorités de la Transition. Il s’agissait aussi de transmettre au général d’armée Assimi Goïta «leurs félicitations pour toutes les victoires militaires engrangées, les réformes politiques et institutionnelles opérées en faveur de la refondation de l’Etat et sa décoration récente…». Il était ensuite question des doléances présentées par Abdourahmane Oumarou Touré. Parmi ces doléances, les populations de Bourem attendent la prise en compte de toutes les personnes affectées par les inondations dans le cadre de la gestion de l’état de catastrophe décrété par le gouvernement, en leur apportant des appuis pour mener des activités génératrices de revenus (maraichage, embouches, pisciculture, etc.) ; la réhabilitation du potentiel de production ; la reconstruction des digues et ouvrages de submersion contrôlée ; la fourniture d’équipements et de matériels Agricoles ; le renforcement du dispositif sécuritaire à la hauteur de la menace qui prévaut dans la zone ; le rétablissement et le renforcement du réseau téléphonique ; la relance des activités de l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa pour que soient le barrage de Taoussa, la route Gao-Bourem-Taoussa et tous les aménagements connexes, toutes choses qui contribueront à la stabilité, la paix, au développement, au vivre-ensemble, en un mot au bien-être des populations de la zone.

En réponse, le chef du gouvernement a d'abord salué le doyen Mahamane Rakibou Touré avant de saluer la démarche : "Vous êtes dans votre rôle. Les gens ont souvent le sentiment d'être abandonnés, mais les autorités veillent sur tout". Il a ensuite répondu point par point aux doléances de l'ADCB. Ainsi, à propos de l'insécurité sur les routes et souvent sur les voies navigables, a-t-il rappelé, il n'y avait pas d’Etat avant le 18 août 2020 puisque les Forces étrangères étaient complices des terroristes qu'elles armaient et entraînaient contre le Mali avec des alliés à Bamako. « C'était une partition programmée du Mali. Il y a des moments de la vie où il faut des affrontements directs avec l'ennemi pour avoir la paix. C’est une guerre qu'on mènera pendant un moment, mais on la gagnera. Aucun des pays qui nous donnent des leçons aujourd'hui n'a gagné la paix sans faire la guerre», a déclaré le Premier ministre. Au sujet des conséquences néfastes des inondations, Dr. Choguel Kokalla Maïga a rappelé qu'elles concernent tout le Mali et que le Comité interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes, qu'il dirige, est à pied d’œuvre pour faire ce qu'il peut. Pour ce qui est du barrage de Taoussa, le chef du gouvernement a rappelé que le décret relatif à son financement, avec sécurisation des travaux, a déjà été approuvé en Conseil des ministres. Enfin, le Premier ministre a exhorté ses visiteurs à recenser tous leurs problèmes dans deux mémorandums qui seront soumis pour étude, l’un au ministre de la Défense et des Anciens combattants et l’autre au ministre de la Santé et du Développement social.

&nbsp;

<strong>A Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Un peuple, une foi inébranlable …]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/un-peuple-une-foi-inebranlable-3083116.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:58:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les adeptes de l’apocalypse fourbissent leurs armes de mauvaise augure, le Mali vogue inexorablement vers la « terre promise », celle qui a nourri l’espoir chez les Patrice Lumumba, Jomo Kenyatta, Modibo Kéita, Sékou Touré, Mouammar el Kadhafi, puis les Jerry Rowling, Thomas Sankara, et qui continue de nous abreuver de sa sempiternelle sève sacrée.</strong>

La sortie de la CEDEAO est théoriquement apocalyptique pour les Etats de l’AES, si l’on prêtait l’oreille aux sirènes de malheurs, qui annonce le chaos pour l’espace qui célèbre sa souveraineté et la prise en main de son destin par ses propres enfants sans diktat et conditionnalité. Il s’agit de rupture des liens de l’aliénation, le choix d’un développement endogène exclusivement consacré au bien-être des peuples sahéliens. Les cris de cœur d’Aimé Césaire, de Léon-Gontran Damas, de Mamadou Konaté ne voulaient pas dire autre chose, que s’élever contre le colonialisme, l’assimilationnisme. Aujourd’hui, après une relative libération des esprits (victoire du mouvement de la négritude), le continent africain est tombé sous le rouleau compresseur d’une nouvelle méthode de braquage des ressources africaines, par le déversement dans le sahel de hordes terroristes sous la couverture non pas de l’évangélisation, mais d’islamisme extrémiste : le terrorisme.

<strong>Nouveau défi, nouvelle méthode !</strong>

Ces troupeaux d’extrémismes violents sont investis de mission : semer l’insécurité sous toutes ses formes dans le sahel, pour qu’échappent au contrôle des Etats, des régions entières immensément riches. On en est là et comme au temps des indépendances, les peuples soumis à la même épée de Damoclès ne peuvent que saisir la similarité de leur sort pour s’unir et organiser une riposte qui puisse être la plus implacable possible et libératrice du joug colonial de l’insécurité. Comme référence, ce n’est que par la guerre que le peuple chinois s’est affranchi du commerce de l’opium en menant «la guerre de l’opium » contre l’impérialisme de certains pays occidentaux. La confédération de l’AES a assumé la guerre qui lui est imposée, faire la guerre pour la paix. L’adage, « qui veut la paix prépare la guerre » ne date pas d’aujourd’hui. Le triptyque défense, diplomatie et développement, cher au talentueux ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop est passé par là.

Le Mali et les Etats du Sahel ont quitté la CEDEAO en janvier 2024 sans avoir à se plier à l’obligation d’observer le délai d’un an. Du point de vue de la CEDEAO, ce n’est qu’en Janvier 2025 que la décision prendra effet, suivant les textes de l’organisation sous-régionale. Selon les apôtres de l’apocalypse, les conséquences économiques et sociales seront fatales à ce qui reste de la résilience d’un peuple qui a faim. Pour alimenter la charge électrique qui attend notre pays, on égraine volontiers une batterie de mesures, comme : la fin de la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux ; la rupture des accords commerciaux ; l’accès restreint aux financements régionaux ; les risques de détérioration des conditions de vie des populations.

Mais cette liste de mauvaises intentions ne paraît que théorique, quand on se souvient des sortilèges prononcés au lendemain des sanctions de la CEDEAO, qui annonçaient la fin proche du pouvoir de transition, qui ne semble pas prendre de rides, des années après, qui, au contraire prend des grades. Les pays de l’AES érigés en Confédération présidée par le Général d’Armée Assimi Goïta, ont jusque-là tenu debout malgré les sanctions de la CEDEAO, et l’absence d’appui budgétaire pour le Mali depuis 2020. Le taux d’inflation n’est pas plus désastreux que dans les autres pays de la CEDEAO, pour la zone UEMOA, selon les données de la BCEAO.

Le taux d’inflation 2023 est, pour le Bénin 2,7% ; le Burkina Faso 0,7% ; la Côte d’Ivoire 4,4% ; la Guinée Bissau 7,2% ; le Mali 2,1% ; le Niger 3,7% ; le Sénégal 5,9% ; le Togo 5,3%. Mieux, le Niger pétrolier et le Burkina Faso aurifère figurent parmi les plus fortes croissances en 2024 avec respectivement 9,9% et 5,5% pendant que le Togo est à 5,3% ; le Bénin à 6,5% ; la Côte d’Ivoire à 6,5% ; et le Sénégal à 6,0% (source Sikafinance).

Avec une dette intérieure pressante, la situation au Mali est beaucoup plus préoccupante. Le Mali n’a pas reçu d’appui budgétaire depuis le coup d’Etat de 2020. L’Etat vit sur fonds propre à partir des recettes de douanes, des impôts et des domaines, principalement. La dette intérieure est de trois mille milliards de FCFA dont le paiement de 200 milliards est à l’ordre du jour par le ministère de l’Economie et des Finances. Cette situation expose les populations à la pauvreté, l’insécurité alimentaire et sanitaire, la cherté de la vie.

Le riz est à 56 000 FCFA le sac de 100 kg ; le petit mil à 44 000 le sac de 100 kg ; le maïs à 26 000 FCFA le sac de 100kg ; le poisson frais : 1500 à 2 500 FCFA/ le kg ; la viande avec os à 3 000 FCFA ; le litre du carburant : l’essence à 750 FCFA ; le gasoil 650 FCFA.

Les coupures d’électricité occasionnent des pertes à tous les niveaux et font galoper la pauvreté chez les individus et les entreprises, moteur du développement ; les inondations qui ont entrainé des pertes en vies humaines, mais aussi des pertes sur la production agricole (plusieurs hectares de terre cultivés ont été inondés) viennent s’ajouter aux affres de la guerre, une épreuve difficile pour les populations ; malgré l’esprit de stoïcisme sans faille dans la résilience, on reste humain avec un instinct de survie. Pendant ce temps, l’Etat tente d’alléger la souffrance des populations par des mesures qui s’avèrent insuffisantes, comme la récente baisse du prix du carburant de 50 FCFA sur le litre. Les populations tiennent difficilement et perdent de plus en plus la force d’une résilience qui a fait ses preuves, mais qui laisse entrevoir ses limites. Un vendeur ambulant m’a posé la question un jour, « la souveraineté, c’est pour le ventre des populations, la tête ou le territoire qui ne mange pas ?». Bonne question, et nombreux sont des Maliens qui en ont pour leur mental. Niveau de compréhension ? Lassitude d’une échéance qui fuit tel un miroir aux alouettes ? La tendance est que tous disent la vie d’accord, la souveraineté sur l’ensemble du territoire d’abord ! A bon entendeur<strong> …</strong>

<strong> B </strong><strong>Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mme Sy Kadiatou Sow, lors de la célébration du 34ème anniversaire de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA-ASSOCITION) : «Il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes et il faut avoir le courage de pointer du doigt là où ça ne va pas…»]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:50:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema-Association) a soufflé la 34ème bougie de sa naissance, le 24 octobre dernier. Ayant pour habitude, pour célébrer son anniversaire, d’organiser des conférences débats sur des questions d’actualité, des questions d’intérêt national, elle a organisé une conférence-débat, le samedi 02 novembre 2024, à la Pyramide du Souvenir, sur le thème: « Quelles stratégies de sortie de crise (sécuritaire et politique) Analyses croisées ». Pour développer ce thème, Mme Sy Kadiatou Sow, Présidente du Comité Directeur de l’Adema Association, et ses camarades ont sollicité le concours de deux personnes ressources : Docteur Ballan Diakité, Politologue-Chercheur et Me Abdrahmane Ben Mamata Touré, sous la modération de Robert Dissa. «Il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes et il faut avoir le courage de pointer du doigt là où ça ne va pas…», a fait savoir Mme Sy Kadiatou Sow.

Plusieurs responsables politiques, d’associations, d’Organisations de la société civile dont l’honorable Aliou Nouhoum Diallo, le Président de Fare Ankawuli, Modibo Sidibé, ont pris part aux débats. En se basant sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM), Me Touré s’est dit persuadé qu’il n’y aura pas d’élections avant 2029. « Je me base par exemple sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) qui ont sorti une recommandation que certains n’ont pas pris au sérieux, mais qui commencent à prendre forme. On a dit qu’il faut élever les militaires ; cela a été fait. On a dit également qu’il faut susciter la candidature du président de la transition, ce n’est pas fait. On a dit que la transition doit se proroger entre deux à cinq ans. Et quand on parle de 2 à cinq ans, maintenant, on est à 2029. Moi je préfère regarder le plafond. Personnellement, si on organise les élections avant 2029, ce serait une bonne chose, mais moi je ne vois pas d’élection organisée avant 2029. Je ne vois pas de signaux dans ce sens quand on tient compte de notre fonctionnement et  l’orientation prise maintenant par la transition. Le DIM  que certains n’ont pas pris au sérieux, semble être un document fondamental et il va falloir que les uns et les autres commencent à prendre ce document au sérieux et à lire son contenu», a prévenu Me Touré.

Le choix du thème colle avec la situation que traverse notre pays tant sur le plan sécuritaire que politique. Du constat de l’Adema Association, le 18 août 2020, le Régime d’Ibrahim Boubacar Kéita a été renversé à la suite d’un large mouvement populaire porté par le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Les exigences principales concernaient  entre autres la refondation de l’Etat à travers des réformes profondes ; l’instauration d’une gouvernance vertueuse ; la révision de l’accord de la paix et sa mise en œuvre ; le retour de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale ; l’organisation d’élections libres et transparentes. Après quatre ans de gestion de la transition,  reconnait-t-elle, certaines réformes faites, notamment l’adoption de la nouvelle constitution, de la nouvelle loi électorale ; le nouveau découpage administratif; le renforcement des forces armées nationales en équipement et en effectif ; des poursuites engagées contre des présumés auteurs de détournements ; l’accord de paix dénoncé et mis de côté par les autorités en place, alors même que c’est une relecture qui avait été demandée ; les élections reportées deux fois et enfin on se retrouve sans calendrier électoral et sans boussole. Mais force est de constater, déplore l’Adema Association, que le pays reste plongé dans d’énormes difficultés aux plans politique, sécuritaire, économique, du respect des droits politiques et associatifs.

C’est pour cette raison que, justifie la présidente du Comité directeur de l’Adema Association, l’objectif de ladite conférence-débat est de tenter à partir de l’analyse des réalités actuelles d’informer les populations des stratégies possibles de sortie des crises sécuritaires et politiques actuelles. «Les angles sécuritaires et politiques ont été retenus parmi tant d’autres, parce que ce sont les questions qui préoccupent aujourd’hui essentiellement les Maliens. Malgré les efforts déployés en termes d’équipement, de formation, de recrutement pour renforcer les capacités de nos forces armées et de sécurité, la situation sécuritaire reste une préoccupation majeure.  Les récentes attaques des terroristes à Bamako ont ébranlé beaucoup. Aujourd’hui, tous les Maliens souhaitent à ce qu’il y ait une meilleure sécurité pour que les gens puissent vaquer à leurs occupations. Sur l’aspect politique aujourd’hui, on est toujours  sans aucune boussole sur quand est-ce qu’on va aller aux élections », a souligné la présidente. Avant de demander auprès des autorités, la libération des 11 hommes politiques.

Pour Dr. Ballan Diakité, il y a plusieurs stratégies de sortie de crise. « A mon avis, la meilleure stratégie est surtout de repartir sur une dynamique démocratique. C’est-à-dire, associer les acteurs politiques, associatifs, organisations de la société civile, les groupes armés, trouver un cadre de discussion commune pour permettre à tous de se faire entendre», souligne-t-il.  Comme solutions de sortie de crise, Dr. Ballan a préconisé trois principes.  Le premier principe, pour lui, est la liberté  qui est centrale. « S’il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de politique. Et sans  politique, il ne peut y avoir de liberté. La liberté doit être donc garantie au niveau individuel pour que les uns et les autres se sentent libres de parler, de dire le fond de leur pensée en toute quiétude. Il y a aussi la liberté qui doit être garantie au niveau institutionnel. Le principe de la séparation des pouvoirs vise à garantir cette liberté. Il faudrait à un moment donné que le pouvoir  exécutif puisse être soumis au contrôle du pouvoir législatif et que les deux pouvoirs puissent être aussi soumis au contrôle du pouvoir législatif. Quand il y a un principe de séparation qui est établi entre les institutions, cela permet aux gens  de ne pas empiéter sur le droit des populations», a déclaré Dr. Ballan.  Le deuxième principe concerne le respect du principe de la politique. «On a pensé pendant très longtemps  que l’on fait la politique dans ce pays. Mais au risque de choquer les gens, je pense qu’on ne fait pas la politique au Mali, car elle vise en réalité à permettre le bien-être collectif. On a fait de la politique une affaire de gestion, alors qu’elle est d’abord une action», appuie Dr. Ballan Diakité. Le troisième principe avancé est celui de la bonne gouvernance. «Son premier volet est qu’il faut que la gouvernance soit au cœur de l’action politique. Et cette gouvernance part dans un premier temps, de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Il faut qu’on arrête de parler de secret à tout bout de champ. A un moment donné, dans un cadre démocratique, les citoyens doivent savoir les contributions qu’ils font, les impôts qu’ils payent, dans quoi ces impôts sont dépensés. Son second volet est la gouvernance  démocratique. Il ne faudrait pas que deux, trois ou quelques groupes de personnes, parce qu’elles sont au sommet de l’Etat, puissent prendre des décisions qui engagent l’ensemble de la nation sans pour autant que les autres acteurs de la société soient associés à ce processus. Ce qui est très important pour nous permettre une sortie de crise au Mali», a conseillé le politologue-chercheur.

Sur la refondation du Mali, Me Touré a souligné qu’il faut élargir les compétences du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) et qu’il devienne la chambre de la société civile à côté de la chambre politique dans ses deux branches (Sénat, parlement) pour qu’il puisse interpeller les responsables des services publics comme le Directeur de l’EDM, le Directeur national de l’enseignement, d’hygiène, de la sécurité publique, sur les dysfonctionnements au sein de leurs secteurs respectifs. « La société civile aurait eu un outil d’action qui aurait donné sens et corps à ce qu’on appelle la participation citoyenne. De mon point de vue, c’est là ou se trouve la refondation de l’Etat, de notre démocratie, qui devient plus participative au-delà de sa simple représentativité qui a montré ses limites au niveau de l’assemblée nationale. Malheureusement, les OSC n’ont pas beaucoup insisté sur cet aspect», dit-il.

Pour l’instauration d’une gouvernance vertueuse, ajoute Me Touré,  il y a à ce niveau matière à réflexion pour mettre le doigt sur ce qui est en train de se passer.  Sur la révision de l’accord de paix, Me Touré a souligné ce qu’il faudrait retenir par rapport à l’accord Alger : «Cet accord devait forcement disparaitre. Car les Maliens, les mentalités n’étaient pas d’accord sur son contenu. Il ne pouvait pas survivre. Il faudrait qu’il y ait un état d’esprit favorable. Les notions de parties prenantes posaient problème dans cet accord (Etat et les  groupes armés). Alors que beaucoup de communautés du Nord ne se reconnaissent pas dans ces groupes armés qui ont été perçus et pris comme des représentants des populations du Nord. Comme alternative à l’accord d’Alger, il est hors de question, de mon point de vue, que l’Etat du Mali renégocie avec les groupes armés sur une architecture institutionnelle de notre Etat.» Me Touré a souligné qu’il faut réfléchir à la mise en place d’un cadre restreint  qui va traiter aussi de la crise politique avec uniquement des acteurs politiques.

Sur l’organisation d’élection transparentes, Me Touré a été on ne peut plus clair : « Le ministre de l’Administration du territoire ne peut pas aujourd’hui nous dire quand est-ce qu’on va faire les élections. On a ouvert le processus annuel de révision des listes électorales. On a budgétisé les élections. Mais pour autant, il n’y a pas de calendrier. Alors une élection, c’est un processus  avec des dates, des actes à poser », a-t-il dit, précisant qu’il ne voit pas d’élections avant 2029. « Je me base par exemple sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) qui ont sorti une recommandation que certains n’ont pas pris au sérieux, mais qui commencent à prendre forme. On a dit qu’il faut élever les militaires, cela a été fait. On a dit également qu’il faut susciter la candidature du président de la transition, ce n’est pas fait. On a dit que la transition doit se proroger entre deux à cinq ans. Et quand on parle de 2 à cinq ans, maintenant, on est à 2029. Moi je préfère regarder le plafond. Personnellement, si on organise les élections avant 2029, ce serait une bonne chose, mais moi je ne vois pas d’élections organisées avant 2029. Je ne vois pas de signaux dans ce sens quand on tient compte du fonctionnement et  de l’orientation prise maintenant par la transition», a prévenu Me Touré. Avant d’inviter les uns et les autres à lire le document du Dialogue Inter-Maliens et de préconiser les débats et prières pour une sortie de crise. Comme recherché par les organisateurs, les discussions houleuses ont eu lieu entre les conférenciers et l’assistance, et entre assistance elle même sur le sujet.

Mme Sy Kadiatou Sow s’est réjouie de la participation massive des responsables politiques, d’acteurs d’associations, d’organisations de la société civile et des discussions  contradictoires. «Je retiens dans l’ensemble que les uns et les autres considèrent qu’il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes, mais qu’il faut avoir le courage de pointer du doigt là ou ça ne va pas. Il faut arriver à mettre en œuvre quand on prend des résolutions, quand on fait des recommandations, et  qu’on ne peut pas les mettre en œuvre en excluant une partie des Maliens. Il n’y aura de bons et de mauvais Maliens. On ne peut pas régler la question de la crise politique, la fin de la transition et l’organisation d’élections sans associer les acteurs politiques. Ce n’est pas pensable. On est en démocratie, les acteurs politiques sont incontournables. Mais la société civile aussi a son rôle à jouer, parce que si on parle de parti politique, on dit que les partis politiques n’ont pas assumé leur responsabilité.  Mais ils ne sont pas tombés du ciel. Ce sont des citoyens qui militent dans ces partis et qui votent en cas d’élection. Ils ont aussi leur mot à dire, ils doivent s’impliquer réellement pour qu’on puisse sortir de cette crise multidimensionnelle», a-t-elle dit.

<strong> </strong>

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Code pénal et le Code de procédure pénale adoptés par le CNT : De nouvelles infractions prises en charge telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants…]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/le-code-penal-et-le-code-de-procedure-penale-adoptes-par-le-cnt-de-nouvelles-infractions-prises-en-charge-telles-que-lesclavage-la-traite-des-personnes-le-trafic-illicite-de-migrants-3083111.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:45:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Jeudi 31 octobre 2024, le Conseil national de transition (CNT) a adopté les projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Le Code pénal a été adopté à hauteur de 132 voix pour, 1 contre, 0 abstention. Tandis que le Code de procédure pénale a été adopté par 131 voix pour, 1 contre, 0 abstention. C’était au cours d’une séance plénière tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Ladite séance était présidée par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, du ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué et d’autres personnalités. Les deux textes adoptés par le CNT comportent des innovations dont la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ; la sanction des contraventions de simple police par une peine d’amende à l’exclusion de toute peine d’emprisonnement.

Selon la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République du CNT, présidée par Dr. Souleymane Dé, le code pénal est un outil qui permet de sanctionner les délinquants dans la mesure où il est le siège des infractions et des sanctions à leur appliquer. Ladite commission saisie au fonds pour étudier les deux textes indique que le projet de loi portant Code de procédure pénale comprend 1373 articles sur lesquels 739 sont complètement nouveaux répartis entre 06 livres et 53 titres. La Commission souligne que les projets de code pénal et code procédure pénale comportent de nombreuses innovations dont les principales sont : le renvoi à la constitution pour la sanction de la haute trahison ; l’agrégation des textes épars dans un seul et unique document ; l’introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour compléter un vide juridique; les mesures relatives à la protection de dénonciateur ; la sanction des contraventions de simple police par une peine d’amende à l’exclusion de toute peine d’emprisonnement ; la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants, les infractions prévues par les Actes uniformes de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) et de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). L’ensemble des personnes ressources entendues par la Commission ont salué l’initiative du Gouvernement de prendre ces projets de loi, reconnaissant que leur adoption renforcerait l’arsenal juridique du pays, marquant ainsi une avancée significative vers la modernisation et la professionnalisation du système répressif et de la justice pénale malienne. Les personnes ressources ont souligné les limites objectives du Code pénal et du Code de procédure pénale de 2001, notamment dans la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité, le blanchiment de capitaux, la protection des données personnelles, et autres domaines. « La relecture de ces codes vise à équilibrer plusieurs impératifs en apparence contradictoires mais complémentaires : la sécurisation des personnes et des biens, la célérité et la fiabilité de la justice, et le respect des libertés individuelles et des droits de la défense », révèle le rapporteur de la commission loi du CNT, Me Boubacar N Diallo. Les personnes ressources ont noté que le projet de loi sur le Code de procédure pénale intègre directement les dispositions de la Constitution du 22 juillet 2023, évitant ainsi toute contradiction ou dérive préjudiciable à la crédibilité de la justice. « La suppression de la Haute Cour de Justice et de la notion de crime ou délit commis par des membres du gouvernement en dehors de l’exercice de leurs fonctions simplifiera la mise en œuvre de ces règles par la Cour suprême », précise la commission. La Commission recommande au Gouvernement de doter le Pôle national économique et financier de moyens (humains, matériels et financiers) pour lui permettre d’accomplir efficacement ses missions ; de rendre accessible le Pôle national économique et financier aux justiciables ; de veiller au respect strict des règles d’éthique et de déontologie ; de supprimer les immunités et privilèges de juridictions dans le domaine économique et financier lorsque l’Etat et les collectivités publiques sont parties civiles pour plus d’efficacité dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ; de respecter les droits de la défense tels que prévus par les textes nationaux et internationaux. Après les débats et l’adoption des amendements, le Code pénal a été adopté à hauteur de 132 voix pour, 1 contre, 0 abstention. Le Code de procédure pénale a été adopté par 131 voix pour, 1 contre, 0 abstention.

<strong>A Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Soninké, une langue parlée sur les cinq continents]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/le-soninke-une-langue-parlee-sur-les-cinq-continents-3082575.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 31 Oct 2024 10:23:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Une semaine avant l' ouverture  du XIX è sommet de la francophonie, à la Cité internationale de la langue française,  au château de Villers-Cotterêts, une autre langue, africaine, celle-ci, était à l'honneur au siège de l'UNESCO à Paris: il

s'agit du soninké, une langue Ouest-africaine parlée dans son berceau originel par quelques quatre millions de personnes de Gambie, des  deux Guinées, du Mali, de Mauritanie et du Sénégal. Elle est aussi parlée, grâce au dynamisme de sa diaspora, dans d'autres régions d' Afrique et dans le reste  du monde.

Cette réalité n'a, sans doute, pas été étrangère à la décision du Conseil exécutif de l' UNESCO de déclarer le 25 septembre, journée internationale de la langue et de la culture Soninké (JILS).

Après le Kiswahili, le Soninké est ainsi la deuxième langue africaine à recevoir cette reconnaissance et ce statut.

Le 25 septembre  dernier, la première célébration de la JILS a regroupé dans un amphithéâtre de l' organisation onusienne à Paris, de nombreuses personnalités venues d'Afrique, des diplomates accrédités en France, des universitaires, des chercheurs, des artistes, des généalogistes du Sahel, des parlementaires, des élus locaux issus de la 2è génération d' immigrants sahéliens, de nombreux amis français et des centaines de militants associatifs engagés, pour certains, depuis des décennies, dans la promotion de la langue et la culture Soninké.

L'histoire des Soninké, et partant de leur langue, est une histoire de dispersion, de migration et de voyage. Depuis la nuit des temps, depuis l'ancêtre légendaire, Maama Dinga, signalé par les généalogistes dans la haute vallée du Nil, dans la région d'Assouan, il y a  plusieurs siècles,  après ses pérégrinations en Orient: "Yomaniké Dinga", Dinga du Yémen, "Hindiké Dinga", Dinga de l'Inde! s'exclament encore aujourd'hui les historiens traditionnels que sont les Gésérés du terroir.

Les Soninké sont à l'origine de la fondation du premier empire sahélien, le Wagadu que les voyageurs et chroniqueurs arabes ont fait connaître sous le nom de " Empire du Ghana" (entre l'an 568 et 1138)  dont la capitale était Koumbi-Saleh. Les  ruines de cette ville ont été découvertes par des archéologues en 1913 dans les confins mauritano-maliens. La ville de Oualata dont le site est devenu au 20è siècle une des pires prisons d'Afrique, était, à cette époque, un des principaux entrepôts d'or et de sel, un carrefour des pistes  caravanières.

Selon les généalogistes du terroir, la première dispersion des soninké est partie de la punition infligée aux habitants de l'empire suite à la mort du Wagadu-Biida, frère-jumeau de Maghan Jaabé Cissé, fils de Dinga*

Des facteurs objectifs climatiques (les sécheresses) et économiques ( la famine)  ont sans doute pesé dans la dispersion des Soninké, dans leur propension à migrer, à voyager.

Les Soninké ont la réputation d'être de grands voyageurs au point qu'eux-mêmes et leurs voisins ont fini par croire que voyager, partir au loin est dans leurs gènes .

Pour expliquer le grand nombre de soninkés dans la diaspora en France , un diplomate sénégalais accrédité à Paris a dit un jour à la chercheuse Adrian Adams : "ceux qui viennent chercher du travail en France appartiennent à une race qui aime voyager"**

Fille  de diplomates américains, ayant étudié en Écosse, en France et au Sénégal, Adrian Adams s'est installée à Kounghany, dans le Gadiaga sénégalais, après avoir épousé Diabé Sow, un dirigeant de la confédération paysanne  de la région du fleuve Sénégal. Adrian Adams est malheureusement morte lors d' un accident de la route entre Bakel et Tambacounda en août 2000).

Précurseurs des diasporas sahéliennes en Afrique de l'Ouest, du Centre, en Afrique australe et dans les quatre coins du monde, les Soninké ont fait voyager leur langue et leur culture partout où ils se sont installés. Pacifiquement, dans la tolérance et l' ouverture d'esprit, dans le respect de leurs valeurs ( la pratique de l'islam, l'entraide et la solidarité) et de celles des pays d'accueil.

Il y a lieu de signaler le rôle éminent des généalogistes, des musiciens et des cantatrices dans la préservation et la diffusion de la langue, de la culture et de l'histoire soninké entretenues depuis la nuit des temps et transmises aux futures générations.

Par leurs chansons, par les récits narrés par les historiens,  les musiciens/musiciennes contribuent à perpétuer et à diffuser la culture et la langue soninké.

Langue transfrontalière, le Soninké est devenu, au fil des décennies, une langue internationale parlée dans plusieurs pays africains et sur les cinq continents.

La très entreprenante diaspora soninké est le principal agent de la dissémination et de la vitalité de cette langue.

Allez à Poto-Poto, à Talangaï (Congo Brazzaville), à Kitwe (Zambie), dans le Copper Belt, allez à Lumumbashi au Shaba, allez à Montreuil-Sous-Bois, sur les marchés de Saint-Denis ou de Saint-Ouen, visitez Harlem ou le Bronx, allez à Bangkok (Thaïlande), Ghangzou ( Chine), Djakarta ( Indonésie) ou Tokyo (Japon) vous entendrez parler Soninké. Les émigrés soninké sont de véritables ambassadeurs de la civilisation, de la culture et de la langue de leurs communautés transplantées aux quatre coins du monde!

Constituée notamment de travailleurs, de marchands, d’hommes d'affaires, cette diaspora, par ses réalisations et transferts de fonds, est en outre, le principal partenaire au développement des contrées d'origine, loin devant la coopération multilatérale et bilatérale : forages et adductions d'eau,  lieux de culte, centres de santé, écoles, constructions familiales, électrification rurale....

Langue parlée sur les cinq continents, le Soninké devrait recevoir l'attention des radios  internationales comme la BBC, la Voix de l' Afrique ou Radio France Internationale qui ont déjà des programmes en Haoussa, en Kiswahili, en Mandingue et en Fulfuldé.

Il reste aux locuteurs, aux chercheurs et aux universitaires, de faire du Soninké, à l'ère du numérique,  une langue de l'ÉCRIT, une langue de transmission de la science, de la technique et des nouvelles technologies.

Tel est l'immense défi auquel les générations actuelles sont confrontées.

L' Empire de Ghana, Germaine Dieterlen-Diarra Sylla, Khartala, 1992.

Le long voyage des gens du fleuve, Adrian Adams, Maspéro, 1977.

<strong>Par Tiébilé Dramé</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La Chute du Dictateur Sahelien : Blaise Compaoré]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/international/la-chute-du-dictateur-sahelien-blaise-compaore-3082570.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 31 Oct 2024 10:07:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le 31 Octobre 2014, le peuple Burkinabé a balayé le Président Compaoré arrivé au pouvoir par un sanglant coup d’Etat perpétré contre celui qui le considérait comme son alter ego et qui incarnait l’espoir des Peuples d’Afrique : Le Capitaine Thomas Sankara, En trahissant les principes sacrés de l’amitié, Blaise découvrit sa face hideuse à l’Afrique et au monde qui ne lui ont jamais pardonné.</strong>

Pendant 27 années de pouvoir, il a instauré une dictature sans précédent en muselant l’opinion, en tirant sur les opposants politiques et en installant une corruption à nulle autre pareille dans toute l’histoire du pays des «hommes intègres».

Sur le plan Africain, il était devenu l’architecte des bases œuvres des forces occultes, hostiles au progrès Africain. Le Burkina Faso était devenu l’épicentre des foyers de rebellions contre plusieurs pays Africains.

En Sierra Leone Blaise a appuyé les hommes de Fodé Sankho dans leur folie inhumaine (amputation des membres par les soldats du RUF, vols, viols, massacres odieux etc.)

En Côte d’Ivoire, il a contribué à la déstabilisation en soutenant ouvertement au plan matériel et politique les Rebelles à Bouaké, ce qui conduisit au chaos dont les conséquences désastreuses perdurent encore aujourd’hui.

Au Liberia, Charles Taylor était l’exécuteur de ses œuvres et au lointain Angola, Blaise a noué avec Jonas Savimbi une alliance criminelle pour le trafic du diamant.

Concernant le Mali, il a hébergé, armé et protégé avec arrogance des Touaregs apatrides dont l’objectif visé était la partition du pays phare de l’Ouest Africain. Mais c’est là que Blaise s’est heurté à plus fort que lui, le peuple Malien. Sa duperie et son alliance coupable avec l’Occident capitaliste apparurent au grand jour et sa condamnation fut unanime et sans appel. Les forces politiques et sociales du Burkina Faso se liguèrent contre lui d’autant plus qu’elles réalisaient son entêtement à se maintenir à vie au pouvoir.

Au matin du 31 Octobre, sous la direction des organisations patriotiques et de la société civile le peuple Burkinabé a décidé de prendre son destin en mains et de redorer du même coup le blason du pays longtemps terni par un régime criminel. Blaise s’est enfui en Côte d’Ivoire où il trouva refuge auprès de son complice Alassane Dramane Ouattara.

Il ne sera pas étonnant que la presse, les organisations démocratiques et la jeunesse de ce pays lui réservent un des plus mauvais accueils, car il fut et demeure le prototype du mauvais dirigeant Africain. Il a démontré tout ce qu’une mauvaise politique engendre comme crimes.

Remercions donc chaleureusement le peuple Burkinabé pour sa mobilisation, la qualité de son combat, la valeur des dirigeants qui ont conduit à cette victoire et leur détermination à renouer avec la démocratie.

Il est bon de rappeler que le Burkina Faso a toujours été une terre de tolérance politique et de pluralisme d’idées bien avant le multipartisme décrété après la Conférence de la Baule en 1990. C’est en effet le premier pays Africain ayant vécu une élection présidentielle à deux tours entre le Président Sangoule Lamizana et Macaire Ouedraogo en 1978 ; ce qui atteste la vitalité et la valeur de la démocratie en Haute Volta (nom que portait le Burkina), au moment où la plupart des pays Africains vivaient sous des régimes militaires sans parti politique (cas du Mali) et des dictatures néocoloniales sous la botte de la Françafrique.

Il est à noter que même la première irruption de l’armée voltaïque sur la scène politique n’était pas à proprement parler un coup d’Etat militaire classique. Ce fut à la suite d’une grève syndicale ; le peuple sollicita l’intervention de l’armée et celle-ci, respectant la hiérarchie militaire a porté au pouvoir l’officier le plus gradé : le chef d’Etat-major, le Colonel Sangoulé Lamizana.

On peut citer aussi comme un signe de civisme politique incontestable la démission du jeune secrétaire d’Etat à l’information, le capitaine Thomas Sankara lors de la clôture du Fespaco à Ouagadougou, après avoir déclaré : « Malheur à ceux qui bâillonnent leur peuple ».

Sankara par cette démission, exprimait sa divergence profonde avec le régime du Président Saye Zerbo. On ne pouvait imaginer un tel scenario dans la plupart des Etats de l’Afrique d’alors.

Soulignons aussi qu’en Novembre 1986, la presse internationale a noté avec surprise pendant les cérémonies d’accueil du Président Mitterrand à Ouagadougou, la présence de plusieurs anciens présidents de la République à l’Aéroport : Maurice Yameogo (1er President du pays), Sangoule Lamizana, Saye Zerbo et Jean Baptiste Ouedraogo. A l’époque un ancien Président Africain n’avait le choix qu’entres les deux “P” : Palais ou Prison. La Haute Volta faisait exception à cette règle sous le régime de Sankara.

Ces rappels historiques montrent éloquemment que même pendant la révolution (CNR) sous Sankara, le pouvoir était entre les mains du peuple, lequel dirigeait directement à travers les CDR et les TRP, une expérience originale, qui fut brutalement arrêtée par celui-là même qui était le numéro deux du régime et même l’alter-ego du Président du Faso qu’il fit lâchement assassiner le 15 Octobre avec 13 de ses compagnons.

C’est ainsi que Blaise prit le pouvoir soulevant l’indignation de tous les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, contre lui. Malgré tout, avec le soutien multiforme de l’Occident il instaura un régime de terreur et de pillage économique. Il devint pendant 27 ans, le principal agent d’exécution de sales besognes, en entretenant les rebellions et le trafic de diamant et d’or provenant de Sierra Leone et du Liberia.

Mme Louise Arbour ancienne procureure générale des TPI qu’on ne peut taxer de sympathie communiste a dénoncé le choix de Blaise comme médiateur dans les conflits Africains, un choix qui atteste un mépris à l’endroit de nos peuples, le Pyromane-Pompier selon le célèbre Professeur Albert Bourgi .

Mais Blaise a oublié que la roue de l’histoire tournait et que si l’on veut donner un contenu historique à son action politique, il faut l’inscrire dans le cadre de la défense des intérêts du peuple sinon, on sera toujours rattrapé par ses turpitudes, tôt ou tard, mort ou vivant.

Et maintenant, que faire de Blaise ?

La CPI, si décriée en Afrique par les peuples et en Occident par les esprits éclairés, gagnerait à redorer son image, en engageant le plus rapidement possible une poursuite judiciaire contre Blaise, afin qu’il réponde de ses nombreux crimes : assassinat des opposants politiques, du journaliste Nobert Zongo, du juge Salif Nebie, rebellions entretenues dans la sous région (Liberia, Sierra Leone, Cote d’Ivoire, Mali).

La soi disant Communauté internationale bien que partiale à l’égard de Blaise durant son sinistre règne, doit adhérer à une telle démarche. Ce faisant CPI et Communauté internationale auront accompli une immense œuvre de salubrité politique.

Quant à nous, citoyens Africains, mobilisons-nous pour un tel procès historique afin que les bourreaux de nos peuples payent leur forfaiture.

Blaise aujourd’hui dans la poubelle de l’histoire incarne la trahison, le mensonge, la duperie, la fourberie : lui qui a poussé ses lubies jusqu’ à nourrir l’ambition d’acquérir un prix Nobel.

Pendant 27 ans il a souillé le Burkina Faso, un pays qui avait pris un réel départ, grâce à l’impact de Thomas Sankara qui avait engagé un processus de réhabilitation de l’homme Noir à l’image de l’expérience malienne conduite par Modibo Keita. Les dirigeants vivaient selon les moyens de l’Etat, en donnant l’exemple de la simplicité, de la modestie, du désintéressement, de l’intégrité et du dévouement au bien du peuple. Selon le journaliste Philipe Gaillard le Faso de Sankara rappelait le Mali de Modibo Keita, un pays digne et intègre.

La Haute Volta avant même la Révolution avait un train de vie sobre, animé par un puissant mouvement syndical dirigé par Soumane Toure, un leader qui faisait trembler les gouvernements.

La gauche Burkinabe (PCRV, lipad PAI, ROC, et ULC) est formée d’intellectuels civils et militaires. Sankara est un des produits de cette mouvance. C’est pourquoi il tranchait avec le type de militaire sanguinaire qui a régné longuement en Afrique : Mobutu, Eyadema, Moussa Traore, Bokassa, Idi Amin, Blaise Compaore et autres.

Thomas Sankara, dans un éclair prémonitoire a déclaré “Ce sont les tragédies des peuples qui révèlent les grands hommes, mais ce sont les médiocres qui provoquent ces tragédies.”

C’est Blaise le médiocre a provoqué la tragédie un 15 Octobre 1987, mais cette tragédie a révélé le grand homme Sankara à l’Afrique et au monde entier.

Moussa Sow-USA]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-le-role-et-la-place-des-experts-judiciaires-sont-determinants-dans-la-bonne-distribution-de-la-justice-2-3080879.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:13:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.

Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu.

A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession.

Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation.

En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige.

Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige.

Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Amadou Albert Maiga, membre du CNT sur la radio Klédu : « Le peuple souffre… »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-sur-la-radio-kledu-le-peuple-souffre-2-3080875.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:09:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Intervenant sur l’actualité du pays, Amadou Albert Maiga, membre du CNT (Conseil national de transition) a évoqué la situation des inondations qui frappent notre pays, les factures non payées des opérateurs économiques au niveau du trésor, la question de l’énergie, du train. Il a promis qu’ils feront leur travail de contrôle de l’exécutif pour répondre aux attentes des populations. Selon lui, le peuple souffre.</strong>

Sans détour, l’honorable Maiga a reconnu d’entrée qu’il y a encore du travail à faire pour sortir le Mali de l’ornière: « On est parlementaire. Mais quand on observe l’état de nos routes, franchement, on a du boulot à faire. On prie Dieu de nous venir à aide. Sinon, ce n’est pas facile. J’écoute fréquemment cette émission du Klédu. Les doléances de tous ceux qui appellent sont tellement légitimes, qu’on ne peut que compatir qu’avec eux. Ils ont tellement raison, le peuple souffre. Nous, on est venus. On a dit qu’on peut apporter un changement. Nous faisons de notre mieux, mais nous pouvons faire encore plus. Malheureusement que faire? La pluie, on ne peut pas l’arrêter. Seul Dieu en est capable. Un état de catastrophe naturelle. Toutes ces familles qui sont endeuillées, dont les maisons sont tombées, etc. C’est triste, mais nous prions Dieu de nous protéger. Nous avons repris les activités. On va voir ce qu’on peut faire. C’est vrai qu’on est complémentaires dans la transition. Mais les vérités crues qu’on doit dire au gouvernement, on va les dire », a-t-il dit.

Sur le plan de développement, a-t-il dit, les opérateurs économiques qui ont des mandats au niveau du trésor en souffrance. Le problème d’électricité, ajoute-t-il, la Ministre de l’Energie qui a promis du courant en quatre mois et nous sommes à sept mois sans explications. Les gens parlent souvent train, dit-il, le train s’est levé, il s’est couché sans explication aux gens. « On va essayer d’avoir les vraies informations sur tous ces sujets pour informer le peuple. Nous ne pouvons que dire à l’exécutif ce que le peuple veut, mais faire autre chose contre lui est impossible, car nous sommes nommés par décret. On n’est pas élu. On doit aller doucement, pour ne pas fragiliser le pays. Je vous donne un exemple. La dernière fois, quand on a demandé le Ministre de l’Energie par rapport à des projets qui sont en souffrance dans son bureau. Mais quand tu interpelles un Ministre, il te renvoie toujours les propos au Président. Ou bien les ministres se renvoient les uns aux autres des propos. Tu ne sais même pas qui est responsable. Je vous donne un exemple encore. La rentrée scolaire. On dit au Ministre de reporter la rentrée scolaire. Il dit qu’elle ne sera pas reportée. Il a insisté en faisant un communiqué. Et les gens ont fait des planifications budgétaires et économiques pour la rentrée. Et en moins de 24 h, tu reviens encore sur cette même décision pour dire que la rentrée est reportée. Et après il se rend dans les salles des classes pour dire que les écoles sont inondées. Mais, c’est un Ministre qui désapprend, ce n’est pas normal. On n’a pas besoin de dire à un ministre de savoir planifier les choses. Un Etat de catastrophe naturel, on vous demande de reporter la rentrée, tu refuses, tu insistes, tu persistes. Tu n’as pas besoin souvent d’être ministre pour comprendre certaines choses. Tu donnes à un enfant ce genre de situation, il va éviter. Mais si ça arrive au plus haut sommet de l’Etat, souvent ça fait peur. Nous allons jouer notre rôle tout en demandant pardon à l’ensemble du peuple malien. Ce n’est pas seulement le domaine de l’éducation. On espère que les choses vont changer au fur et à mesure», a conclu le parlementaire Maïga.

<strong>H.B.F</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le colonel Major Souleymane Dembélé à propos de la situation sécuritaire du pays : « Un mois de septembre plein de soubresauts et d’activités »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/le-colonel-major-souleymane-dembele-a-propos-de-la-situation-securitaire-du-pays-un-mois-de-septembre-plein-de-soubresauts-et-dactivites-3080871.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:07:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le point de la situation sécuritaire ; les opérations exécutées, l’analyse de la situation ; les activités menées, ont été les sujets au centre de l’intervention du colonel Major Souleymane Dembélé, directeur de la DIRPA, le lundi 14 octobre 2024.</strong>

Selon le colonel Major Souleymane Dembélé, la situation sécuritaire du mois de septembre 2024 a été marquée par des attaques directes, des embuscades, des poses d’EEI et des exactions sur la population civile. Treize attaques directes, neuf incidents EEI ont été enregistrés au cours du mois de septembre 2024. Malgré ces incidents qui se sont passés, la situation reste favorable à nos forces. Il a indiqué que particulièrement, les attaques du 17 septembre 2024 contre l’école de la gendarmerie Balla Koné et la partie Nord-Est de l’aéroport Modibo Keita restent une épreuve dure pour les Groupes armés terroristes malgré les actions d’éclat qui ont vite été circonscrites. Cette nouvelle posture des GAT, a-t-il indiqué, s’explique par le fait que ces terroristes voulaient faire détourner les FAMA de leur mission de contrôle et d’exercice effectif de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national précisément dans les régions Nord de notre pays. En effet, selon le colonel Major Souleymane Dembélé, le 7 septembre 2024, les terroristes du JNIM ont conduit des tirs de harcèlement contre le poste de sécurité de Cinsana-Gare à environ 35 km au Sud-Est de Ségou. Les occupants du poste ont vite réagi et les assaillants ont pris la poudre d’escampette. Le 25 septembre 2024, les GAT ont également tendu une embuscade contre la mission de sécurisation de la foire hebdomadaire de MATOMO, commune rurale de Saye.

En termes d’opérations exécutées, le colonel Major Dembélé a indiqué que le 8 septembre 2024, l’explosion d’un EEI dirigé contre une mission d’escorte a fait 05 blessés et un véhicule légèrement endommagé à Tonka, cercle de Goundam. Le 10 septembre 2024, un autre incident EEI s’est produit entre Nampala et Goma Coura faisant 02 morts et 02 blessés parmi les FAMA. Le 12 septembre vers 11 heures, un EEI a sauté au passage d’un véhicule d’une mission FAMA en provenance de San pour Ségou sur le RN6, aux abords du village de Niasso situé à 20km au Sud Ouest de San. Le 14 septembre 2024, vers 10 heures, une patrouille FAMA de Léré a détruit 01 EEI près du pont de Sambani situé à environ 40 km au Sud-Est de Léré.

Le 16 septembre 2024 vers 14h 00, un EEI à effet dirigé a explosé au passage de 03 paysans en provenance de Moussa-Wéré pour Kolodougou-Koro situés respectivement à environ 11km au Sud-est et 13km au Sud de Niono. Le 29 septembre 2024, l’explosion d’un EEI contre la relève montante de Toumboula entre Mourdiah et Kwala a fait 02 FAMA blessés. Le 30 septembre 2024, un EEI a sauté à Yawakanda au passage de la patrouille pédestre du PC tactique de Bandiagara.

<strong>Sur le théâtre centre, des exactions constatées sur les populations</strong>

Le 02 septembre 2024, des terroristes du JNIM en moto armés d’AK-47 en provenance de Konkambougou, ont effectué des tirs de harcèlement en direction de Saye, blessant un civil à la main. Le 05 septembre 2024, les terroristes du JNIM ont effectué des tirs de harcèlement sur des cultivateurs de Missira situé à environ 09km au Nord de Dogofri. Le 08 septembre 2024 vers 15 heures, des terroristes ont enlevé un berger et son bétail dans la zone de Timissa. Le 10 septembre 2024 vers 17 heures, les terroristes du JNIM ont intercepté deux (02) pinasses remplies de sacs de riz, de machines (pompes à eau, et batteuses de riz) sur le fleuve Niger à 27 km au Nord-Est de Youwarou. Le 13 septembre 2024 vers 05 heures du matin, des terroristes du JNIM, sur une vingtaine de motos en provenance de Diarakal et de Koulébougou, ont attaqué le village de Kationa, situé à environ 24km au Nord-Ouest de Ké-Macina, dans la commune de Boki-Wèrè. Le bilan provisoire est d’un (01) mort et un (01) porté disparu. Le 16 septembre 2024 vers 13 heures, des terroristes du JNIM en motos ont attaqué la position des donzos située à la sortie Nord-est de Saye. Le 24 septembre 2024, un affrontement a eu lieu à Kadiona dans le cercle de Macina entre les GAT et les Donzos. Le bilan est de trois (03) blessés. Le 29 septembre 2024, il y a eu l’attaque des villages de Pel-Kanda, Songo, Antaba tous dans la commune de Douncoubo, non loin de Bandiagara. Le 04 septembre 2024, vers 16 heures, des terroristes évoluant sur des motos, ont enlevé un enseignant à Wéléssébougou Peulh, situé à environ 66 km au nord de Kwala. Le 05 septembre 2024, les terroristes ont effectué plusieurs tirs d’obus en direction de l’emprise FAMA de Nampala ; ces tirs ont été conduits à partir de N’Doupa à 05 km au Nord-Est de Nampala. Le 08 septembre 2024 vers 10 heures, des terroristes à bord de 04 véhicules aux couleurs FAMA dont 01 équipé d’une arme lourde et sur une trentaine de motos ont attaqué la force d’intervention rapide (QRF) de Mourdiah aux abords de la forêt de Gringali. Le 17 septembre 2024 vers 05h30, il y a eu une double attaque par le JNIM de l’Ecole de la gendarmerie et le côté Nord-Est de l’aéroport de Sénou. Au décompte, 27 terroristes ont été neutralisés dont 14 à l’Ecole de la gendarmerie, 13 à l’aéroport et une soixantaine d’interpellations. Le 14 septembre 2024 vers 06h00, 01 véhicule blindé VP-11 de la patrouille Fouran-kadje en reconnaissance offensive dans le village de Monzonbougou a sauté sur un EEI faisant un (01) mort et un (01) blessé. Le 16 septembre 2024 vers 18h20, la foudre a provoqué l’explosion de 08 EEI non loin de l’emprise FAMA de Mourdiah. Le 16 septembre 2024, à 11h 40 mn, un réparateur de moto, du nom de Moussa, sans autres précisions, a été assassiné par des terroristes du JNIM lors de la foire hebdomadaire de Dioumara, village situé à environ 67 km à l’Est de Diéma. Le 24 septembre 2024, un autre affrontement a eu lieu entre les GAT et les dozos à Nazambougou à côté de Sy, cercle de San.

Sur le théâtre est, le 1er septembre 2024, 02 hommes armés d’AK-47 en moto ont ouvert le feu sur des éléments FAMA chargés de la fouille des pinasses à environ 145 km au Sud-Ouesr de Gao. Aucune perte en vie humaine ni de dégât matériel observé. Le 12 septembre 2024 vers 13 heures, des combattants terroristes ont tendu une embuscade contre une mission FAMA en patrouille aux abords du village de Koima, localité située à environ 15km au Nord-Ouest du pont de Wabaria et à environ 07km au Nord-Ouest de Gao. Le bilan est de 01 mort et 01 blessé.

<strong>Opération vers Tin Zawatène</strong>

Les FAMA ont entrepris, du 29 septembre au 09 octobre 2024, une opération de contrôle de zone dans la région de Kidal, notamment dans sa partie Nord-Est vers Tinzawatène. C’est au cours des progressions que les FAMA sont tombées sur les dépouilles de leurs frères d’armes tombés sur le champ d’honneur dans la zone de l’embuscade où se sont déroulés les violents combats du mois de juillet dernier. L’armée précise qu’en aucun moment, il n’a été question spécialement de récupérer des corps ou de procéder à une quelconque reconquête.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:57:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.</strong>

<strong> </strong>Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu. A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession. Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation. En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige. Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige. Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Amadou Albert Maiga, membre du CNT sur la radio Klédu : « Le peuple souffre… »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-sur-la-radio-kledu-le-peuple-souffre-3080837.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:54:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Intervenant sur l’actualité du pays, Amadou Albert Maiga, membre du CNT (Conseil national de transition) a évoqué la situation des inondations qui frappent notre pays, les factures non payées des opérateurs  économiques au niveau du trésor, la question de l’énergie, du train. Il a promis qu’ils feront leur travail  de contrôle de l’exécutif pour répondre aux attentes des populations.  Selon lui, le peuple souffre.</strong>

<strong> </strong>Sans détour, l’honorable Maiga a reconnu d’entrée qu’il y a encore du travail à faire pour sortir le Mali de l’ornière: « On est parlementaire. Mais quand on observe l’état de nos routes, franchement, on a du boulot à faire. On prie Dieu de nous venir à aide. Sinon, ce n’est pas facile. J’écoute fréquemment cette émission du Klédu. Les doléances de tous ceux qui appellent sont tellement légitimes, qu’on ne peut que compatir qu’avec eux. Ils ont tellement raison, le peuple souffre. Nous, on est venus. On a dit qu’on peut apporter un changement. Nous faisons de notre mieux, mais nous pouvons faire encore plus. Malheureusement que faire? La pluie, on ne peut pas l’arrêter. Seul Dieu en est capable. Un état de catastrophe naturelle. Toutes ces familles qui sont endeuillées, dont les maisons sont tombées, etc. C’est triste, mais nous prions Dieu de nous protéger.  Nous avons repris les activités. On va voir ce qu’on peut faire. C’est vrai qu’on est complémentaires dans la transition. Mais les vérités crues qu’on doit dire au gouvernement, on va les dire », a-t-il dit.

&nbsp;

Sur le plan de développement, a-t-il dit,  les opérateurs économiques qui ont des mandats au niveau du trésor en souffrance. Le problème d’électricité, ajoute-t-il, la Ministre de l’Energie qui a promis du courant en quatre mois et nous sommes à sept mois sans explications. Les gens parlent souvent train, dit-il, le train s’est levé, il s’est couché sans explication aux gens. « On va essayer d’avoir les vraies informations sur tous ces sujets pour informer le peuple. Nous ne pouvons que dire à l’exécutif ce que le peuple veut, mais faire autre chose contre lui est impossible, car nous sommes nommés par décret. On n’est pas élu. On doit aller doucement, pour ne pas fragiliser le pays.  Je vous donne un exemple. La dernière fois, quand on a demandé le Ministre de l’Energie par rapport à des projets qui sont en souffrance dans son bureau. Mais quand tu interpelles un Ministre, il te renvoie toujours les propos au Président. Ou bien les ministres se renvoient les uns aux autres des propos. Tu ne sais même pas qui est responsable. Je vous donne un exemple encore. La rentrée scolaire. On dit au Ministre de reporter la rentrée scolaire. Il dit qu’elle ne sera pas reportée. Il a insisté en faisant un communiqué. Et les gens ont fait des planifications budgétaires et économiques pour la rentrée. Et en moins de 24 h, tu reviens encore sur cette même décision pour dire que la rentrée est reportée. Et après il se rend dans les salles des classes pour dire que les écoles sont inondées. Mais, c’est un Ministre qui désapprend, ce n’est pas normal. On n’a pas besoin de dire à un ministre de savoir planifier les choses. Un Etat de catastrophe naturel, on vous demande de reporter la rentrée, tu refuses, tu insistes, tu persistes. Tu n’as pas besoin souvent d’être ministre pour comprendre certaines choses. Tu donnes à un enfant ce genre de situation, il va éviter. Mais si ça arrive au plus haut sommet de l’Etat,  souvent ça fait peur. Nous allons jouer notre rôle tout en demandant pardon à l’ensemble du peuple malien. Ce n’est pas seulement le domaine de l’éducation. On espère que les choses vont changer au fur et à mesure», a conclu le parlementaire Maïga<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>H.B.F</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Après des jours d’absence à Bamako : Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga réapparait]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/apres-des-jours-dabsence-a-bamako-le-premier-ministre-choguel-kokalla-maiga-reapparait-3080187.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:39:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Après quelques jours d’absence hors du pays, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga réapparait. Requinqué en bloc ? En l’absence de toute communication sur ce voyage du Premier ministre malien, il nous revient que Choguel Kokalla Maïga était en voyage privé, pour ses « contrôles médicaux de routine ». Choguel Kokalla Maïga a regagné Bamako, dans la nuit du mercredi, avant de reprendre du service dès le lendemain jeudi 3 Octobre.

L’image apparue sur les réseaux sociaux montre un Premier ministre souriant et en forme. « L’image annonce le retour du Premier ministre à Bamako, alors que des rumeurs circulaient en son encontre. Pour beaucoup son retour à la Primature était incertain », écrit Info Matin du vendredi 4 Octobre. La primature n’a pas fait une communication sur ce voyage. A son retour au Mali, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été accueilli par son Directeur de Cabinet, Mohamed Sidda Dicko, en présence d’autres membres du Cabinet.

La dernière apparition publique du Premier ministre datait du 22 septembre dernier. Le 26 septembre, le Premier ministre s’était fait représenter par le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, lors de la rencontre entre le gouvernement et la Commission nationale de Rédaction de l’avant-projet de Charte de la Paix et de la Réconciliation nationale. L’absence du Premier ministre a été également remarquée à la finale de la quatrième édition de la super-coupe de football Assimi Goïta, au stade Mamadou Konaté.

L’intérim du Premier ministre assuré par le colonel Abdoulaye Maïga ne devrait susciter aucune polémique, la situation étant déjà réglée par le décret du 4 décembre 2022, portant la nomination de ce dernier en qualité de ministre d’Etat. Le ministre d’Etat « assure l’intérim du Premier ministre, chef du gouvernement en cas d’absence, d’empêchement et de vacance », selon ce décret.

<strong>B. Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Moussa Mara- pouvoirs publics : Le ping-pong financier se poursuit]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-pouvoirs-publics-le-ping-pong-financier-se-poursuit-2-3080185.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:37:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo publiée vendredi 4 Octobre 2024, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a dit sa «tristesse» d’avoir reçu une deuxième fois, ses avantages d’ancien Premier ministre, après avoir renoncé à en bénéficier en août dernier. Le sujet n’est pas définitivement clos, car pendant que l’ancien Premier ministre Moussa Mara pense qu’il peut renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, les autorités soutiennent qu’il s’agit d’un droit lié au statut d’ancien Premier ministre, que l’État a l’obligation de payer.

Il y a deux mois, Moussa Mara décidait de renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, en écrivant au Premier ministre le 2 août 2024, pour lui demander d’arrêter de verser cette somme. Un mois plus tard, en septembre, les sommes étaient toujours versées au compte de Moussa Mara, qui procédait au reversement au trésor, avant d’écrire de nouveau au Premier ministre, lui demandant de ne plus le payer. Mais ces versements n’ont pas cessé, car Moussa Mara a reçu de nouveau en ce début d’Octobre, les sommes dues pour le mois de septembres. Ce qui n’a pas été du goût de l’ancien Premier ministre, d’où la vidéo publiée pour dire sa «tristesse». «J’en déduit que nos autorités n’ont pas l’intention de suivre l’exemple que je souhaite donner et de respecter ma décision de renoncer à mes propres avantages», a déclaré Moussa Mara dans cette vidéo.

Moussa Mara s’est porté en faux contre les avis selon lesquels les autorités ont l’obligation de respecter la légalité, qui rend les anciens Premiers ministres bénéficiaires de certains avantages, et qu’en conséquence les sommes vont continuer de leur être versées.

Pour Moussa Mara, s’il s’agit d’un droit, «on a également le droit de renoncer à un droit. L’État met à disposition un logement, mais on n’est obligé d’y loger. J’ai eu à passer par ce cadre. Et qu’à cela ne tienne, si je décide de reverser la somme, l’État peut faire cet exercice, faire le décaissement sur le plan comptable et ensuite l’encaissement en recette de l’État sur le plan comptable. Cela est prévu par la loi et cela est tout à fait possible».

Moussa Mara en déduit que les autorités ne le veulent pas que son exemple prospère, car «si l’État le voulait, il allait cesser de me verser cette somme». C’est ce refus qui m’attriste, dans un conteste où les autorités elles-mêmes disent que la situation est difficile, ajoute-t-il. Il rappelle la demande des autorités à nos compatriotes d’être résilients, et qui ont salué cette résilience. L’homme politique fait remarquer qu’au même moment, les autorités, les responsables refusent de donner cet exemple, en acceptant de renoncer à des avantages financiers. «C’est triste», dit-il car «le pays fait face à des difficultés financières extraordinaires, tout le monde le vit, le trésor n’arrive pas à payer les fournisseurs, parmi lesquels de très petits fournisseurs avec des factures de un, deux, ou cinq millions. On n’arrive pas à payer des écoles privées, les cotonculteurs, les bourses, les collectivités territoriales, les communes et autres, qui reçoivent chaque années de l’argent de l’État pour faire des investissements : les écoles, les ponts, les centres de santé», a-t-il énuméré. On n’arrive pas à entretenir nos routes, la situation de la route de Kayes est là pour servir d’exemple, selon Moussa Mara. «Toutes ces difficultés doivent obliger les responsables publics à faire des efforts à accepter de baisser leurs avantages, comme j’ai consenti à le faire», selon l’ancien Premier ministre, qui compte continuer à donner l’exemple.

Pour Moussa Mara certains soutiennent qu’il aurait pu aider avec cet argent. «Mais quand on décide de renoncer, l’argent ne vous appartient pas. Je décide de renoncer, je reverse l’argent au trésor, parce que l’argent ne m’appartient pas. Je n’ai pas le droit de faire d’autre utilisation de cet argent, je continuerai dans cette direction, je reverserai à chaque fois que l’État me versera», a-t-il déclaré. Pour Moussa Mara « un pays où les responsables publics ne veulent pas donner l’exemple aux populations, ce pays se verra toujours vivre dans la défiance entre la base et le sommet, et dans cette défiance, on ne peut pas faire société, on ne peut pas avoir d’unité, et on ne peut pas aller ensemble», a clarifié le président d’honneur du parti Yèlèma.

B.Daou]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Maison d’arrêt de Dioïla : Le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara rend visite à Samba Coulibaly, président du NEMA]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maison-darret-de-dioila-le-fils-du-guide-spirituel-des-ancars-ahmed-tidiane-ousmane-madane-haidara-rend-visite-a-samba-coulibaly-president-du-nema-3080182.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:33:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Selon nos informations, le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara a rendu visite, le 1er octobre 2024, à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA), détenu à la Maison d’arrêt de Dioïla. Le Président du NEMA a été placé sous mandat de dépôt, le 24 juin 2024, avec 10 autres leaders politiques par le tribunal de première instance de la commune V du district de Bamako pour « atteintes à la sureté de l’Etat et trouble à l’ordre public ».

Dans le cadre de l'humanisme et de la fraternité, ajoute notre source, le fils du guide spirituel des Ançars Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara est allé rendre visite dans la prison de Dioïla à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA). C'était le mardi 1er octobre dernier. Occasion pour le religieux de réconforter son moral et de lui témoigner toute sa sympathie.

Cette visite intervient après trois mois d’épreuve vécue par Samba Coulibaly et ses coaccusés. « Le déplacement tardif de Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara sur Doïla s'explique par le fait que les proches, amis, camarades et parents espéraient sur un dénouement de l'affaire. Et que les détenus politiques allaient recouvrer leur liberté. Aujourd'hui, le constat est autre d'où cette visite à Dioïla. En clair, la solidarité, la mobilisation et les négociations ne faiblissent pas pour la libération des 11 hommes politiques », révèle notre source.

Les Parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 exigent des autorités en place, l'abandon pur et simple des poursuites contre les responsables politiques arrêtés et détenus. D’autres responsables politiques non membres de cette coalition réclament aussi la libération des hommes politiques emprisonnés pour faciliter la réconciliation nationale.

A rappeler que parmi les responsables politiques arrêtés figurent Moustapha Dicko et Yaya Sangaré de l'ADEMA PASJ, Moulaye Haïdara du PDES, Mamadou Traoré du Parti UNION, Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA) entre autres.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Malick Diaw Président du CNT : La Confédération de l’AES boutera le terrorisme hors du Sahel]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/malick-diaw-president-du-cnt-la-confederation-de-laes-boutera-le-terrorisme-hors-du-sahel-3080169.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:06:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, le lundi 07 octobre 2024, la cérémonie solennelle d’ouverture de la Session Ordinaire d’Octobre 2024 consacrée à l’examen de la Loi de Finances 2025. En plus de ce projet de loi de finances 2025, plus de 30 projets et propositions de loi seront examinés par les membres du Conseil national de transition (CNT). Au cours de cette cérémonie, le Président du CNT, Malick Diaw a fait savoir que la Confédération des Etats du Sahel atteindra, ses objectifs, qui sont : « le respect de notre souveraineté et bouter le terrorisme hors du Sahel ».</strong>

La cérémonie était présidée par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, du Premier ministre, Dr Choguel K Maiga, du Président de l’Assemblée Législative de Transition du Burkina Faso, Dr Ousmane BOUGOUNA, du Représentant du Président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie ; Orhan Ates, du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’Extérieur, BAKARY Yaou Sangaré, et d’autres personnalités.

Dans son discours, le président du CNT, Malick Diaw a précisé que la session qui s'ouvre est consacré essentiellement à l'examen du budget d’Etat 2025. « En plus de ce projet de loi de finances 2025, nous avons plus d’une trentaine de projets et propositions de loi en instance », a-t-il dit. Selon lui, la Confédération des Etats du Sahel atteindra, ses objectifs, qui sont : « le respect de notre souveraineté et bouter le terrorisme hors du Sahel ». Il a condamné les attaques lâches, et barbares contre les forces de Défense et de Sécurité du Mali. Il a déploré le silence de certaines chancelleries face aux attaques de Tinzawaten, de Barsalogho et de Tillabéry dans l’espace sahel. « La force de frappe et le professionnalisme de nos forces armées sont aujourd’hui des atouts précieux qui nous conduiront au succès escompté. Que les Officiers, sous-officiers, militaires du rang et la haute hiérarchie militaire sachent que le soutien et l’accompagnement des populations que nous représentons au sein des organes législatifs de Transition ne leur feront jamais défaut, dans l’accomplissement de leur exaltante et noble mission de sécurisation des personnes et de leurs biens », a-t-il dit.

Parlant des cas d’inondations avec son lot de morts, de sinistrés dont des femmes, des enfants et des dégâts matériels importants au Mali, il a fait savoir que le CNT salue l’adoption par le gouvernement lors du Conseil des Ministres extraordinaire du vendredi 23 aout 2024, du Plan d’Organisation des Secours, dont la mise en œuvre a permis d’améliorer la qualité de l’assistance apportée aux populations sinistrées et de renforcer les capacités des structures d’appui. « Ces inondations, nous interpellent tous. Il est temps qu’une solution soit trouvée, il y va de notre responsabilité en tant qu’autorités de la Transition. Les causes des inondations sont connues, il s’agit de l’urbanisation galopante qui entraîne une occupation anarchique de l'espace urbain et des emprises d’évacuation. La Transition, notre Transition, a pour vocation, j’aime le répéter d’affronter les obstacles, non pas les contourner ou les déplacer dans le temps. C’est pourquoi, nous saluons et soutenons les actions en cours visant à mettre fin aux occupations anarchiques et des passages des cours d’eau et des occupations illégales des rues », a souligné Malick Diaw. Avant de mettre l’accent sur la force de l’AES.

« Notre force, c’est notre peuple ! Nous sommes plus de 70 millions vivant sur une superficie de plus de 2. 780.000 km2. Il est le socle sur lequel se bâtiront nos Institutions républicaines. Il est la source dans laquelle nos autorités s’abreuvent. Il est au début, et à la fin de tout processus politique, économique, social, culturel. C’est le corps et l’âme de nos Autorités de Transition », a-t-il dit. Face à ces crises multiples et multiformes qui secouent le monde, le CNT lance un appel à la raison et à la retenue. « Je veux à présent m’adresser à toutes les forces vives de la Confédération des Etats du Sahel : J’exhorte toutes et tous à continuer à adhérer et à soutenir vigoureusement les efforts multiples déployés au quotidien par les autorités de Transition en cours dans nos pays. Les moments que nous traversons sont certes difficiles, nous le savons, mais nous demeurons convaincus que c’est le prix à payer pour vaincre le terrorisme, dépasser la conjoncture actuelle qui est mondiale et faire du Sahel un espace sécurisé où il fera bon vivre. J’en appelle au patriotisme et au sens de responsabilité individuelle et collective de chacune et de chacun », a conclu le président du CNT, Malick Diaw.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Moussa Mara- pouvoirs publics : Le ping-pong financier se poursuit]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/moussa-mara-pouvoirs-publics-le-ping-pong-financier-se-poursuit-3080159.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 09 Oct 2024 07:59:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo publiée vendredi 4 Octobre 2024, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a dit sa «tristesse» d’avoir reçu une deuxième fois, ses avantages d’ancien Premier ministre, après avoir renoncé à en bénéficier en août dernier. Le sujet n’est pas définitivement clos, car pendant que l’ancien Premier ministre Moussa Mara pense qu’il peut renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, les autorités soutiennent qu’il s’agit d’un droit lié au statut d’ancien Premier ministre, que l’État a l’obligation de payer.

Il y a deux mois, Moussa Mara décidait de renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, en écrivant au Premier ministre le 2 août 2024, pour lui demander d’arrêter de verser cette somme. Un mois plus tard, en septembre, les sommes étaient toujours versées au compte de Moussa Mara, qui procédait au reversement au trésor, avant d’écrire  de nouveau au Premier ministre, lui demandant de ne plus le payer. Mais ces versements n’ont pas cessé, car Moussa Mara a reçu de nouveau en ce début d’Octobre, les sommes dues pour le mois de septembres. Ce qui n’a pas été du goût de l’ancien Premier ministre, d’où la vidéo publiée pour dire sa «tristesse». «J’en déduit que nos autorités n’ont pas l’intention de suivre l’exemple que je souhaite donner et de respecter ma décision de renoncer à mes propres avantages», a déclaré Moussa Mara dans cette vidéo.

Moussa Mara s’est porté en faux contre les avis selon lesquels les autorités ont l’obligation de respecter la légalité, qui rend les anciens Premiers ministres bénéficiaires  de certains avantages, et qu’en conséquence les sommes vont continuer de leur être versées.

Pour Moussa Mara, s’il s’agit d’un droit, «on a également le droit de renoncer à un droit. L’État met à disposition un logement, mais on n’est obligé d’y loger. J’ai eu à passer par ce cadre. Et qu’à cela ne tienne, si je décide de reverser la somme, l’État peut faire cet exercice, faire le décaissement sur le plan comptable et ensuite l’encaissement en recette de l’État sur le plan comptable. Cela est prévu par la loi et cela est tout à fait possible».

Moussa Mara en déduit que les autorités ne le veulent pas que son exemple prospère, car «si l’État le voulait, il allait cesser de me verser cette somme». C’est ce refus qui m’attriste, dans un contexte où les autorités elles-mêmes disent que la situation est difficile, ajoute-t-il. Il rappelle la demande des autorités à nos compatriotes d’être résilients, et qui ont salué cette résilience. L’homme politique fait remarquer qu’au même moment, les autorités, les responsables refusent de donner cet exemple, en acceptant de renoncer à des avantages financiers. «C’est triste», dit-il car «le pays fait face à des difficultés financières extraordinaires, tout le monde le vit, le trésor n’arrive pas à payer les fournisseurs, parmi lesquels de très petits fournisseurs avec des factures de un, deux, ou cinq millions. On n’arrive pas à payer des écoles privées, les cotonculteurs, les bourses, les collectivités territoriales, les communes et autres, qui reçoivent chaque années de l’argent de l’État pour faire des investissements : les écoles, les ponts, les centres de santé», a-t-il énuméré. On n’arrive pas à entretenir nos routes, la situation de la route de Kayes est là pour servir d’exemple, selon Moussa Mara. «Toutes ces difficultés doivent obliger les responsables publics à faire des efforts à accepter de baisser leurs avantages, comme j’ai consenti à le faire», selon l’ancien Premier ministre, qui compte continuer à donner l’exemple.

Pour Moussa Mara certains soutiennent qu’il aurait pu aider avec cet argent. «Mais quand on décide de renoncer, l’argent ne vous appartient pas. Je décide de renoncer, je reverse l’argent au trésor, parce que l’argent ne m’appartient pas. Je n’ai pas le droit de faire d’autre utilisation de cet argent, je continuerai dans cette direction, je reverserai à chaque fois que l’État me versera», a-t-il déclaré. Pour Moussa Mara « un pays où les responsables publics ne veulent pas donner l’exemple aux populations, ce pays se verra toujours vivre dans la défiance entre la base et le sommet, et dans cette défiance, on ne peut pas faire société, on ne peut pas avoir d’unité, et on ne peut pas aller ensemble», a clarifié le président d’honneur du parti Yèlèma.

&nbsp;

<strong>B.Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Commune III du district de Bamako : Vers le déguerpissement des kiosques et autres installations aux alentours des casernes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/commune-iii-du-district-de-bamako-vers-le-deguerpissement-des-kiosques-et-autres-installations-aux-alentours-des-casernes-3079571.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:45:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 1er octobre 2024, la Maire de la commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariame Diallo, a annoncé une décision importante dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et les menaces terroristes dans la capitale. « Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et les menaces terroristes dans le district de Bamako, les autorisations d’installations de kiosques et toutes autres installations situées aux alentours des casernes sont annulées. La présente décision prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistrée et publiée partout où besoin sera », a-t-elle déclaré.

Pour assurer la mise en œuvre de cette décision, Mme le Maire a donné l’ordre au commissaire de police de Dravéla Bolibana, ainsi qu'à l’antenne de la Direction Urbaine du Bon Ordre et de la Protection de l’Environnement, de procéder au déguerpissement de tous les kiosques situés aux alentours de la Base « A », sise au quartier Bamako Coura Bolibana. Ce déguerpissement est prévu pour le lundi 7 octobre 2024 à 7 heures. « Ils se conformeront à la réglementation en vigueur en la matière », a ajouté Mme Djiré Mariame Diallo.

Cette décision fait suite à une série d'attaques terroristes survenues le 17 septembre 2024 dans la capitale malienne, qui ont ciblé l’École de la Gendarmerie à Faladiè en commune VI et l’aéroport international Président Modibo Kéita de Senou. Ces incidents ont causé des dégâts matériels considérables et des pertes en vies humaines, dont le bilan reste encore indéterminé. Dans son adresse à la nation, à la veille des festivités de la fête de l’indépendance, le chef de l’État, le Colonel Assimi Goita, a évoqué ces tragiques événements. « Ces attaques nous rappellent une fois de plus l’impérieuse nécessité de demeurer vigilants et de maintenir une posture opérationnelle exemplaire en toutes circonstances. En m’inclinant devant la mémoire des innocents lâchement assassinés lors de cette agression barbare, j’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et salue le professionnalisme des forces d’intervention », a-t-il affirmé.

L'analyse du chef de l'État sur ces attaques révèle les efforts désespérés des groupes armés, qui visent à saper le moral des troupes et à briser l’élan de solidarité du peuple malien autour des Forces Armées Maliennes (FAMAs). En réponse à ces menaces, il a rassuré le peuple malien et les États de l’Alliance du Sahel en affirmant : « Nous allons combattre ce fléau avec la plus grande détermination et avec la plus grande violence pour que nos pays puissent vivre dans la paix et la concorde. »

Cet appel à l’unité et à la détermination dans la lutte contre le terrorisme souligne l’importance des mesures prises par les autorités locales, visant à renforcer la sécurité dans le district de Bamako.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Conseil national de transition : La session budgétaire ouvre ses portes le lundi 07 octobre 2024]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/conseil-national-de-transition-la-session-budgetaire-ouvre-ses-portes-le-lundi-07-octobre-2024-3079566.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:34:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Malick DIAW, informe les membres du CNT et l’ensemble de la population malienne que la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’octobre aura lieu le lundi 07 octobre 2024 à partir de 16h. Outre l’examen de la loi de finances pour l’exercice 2025, la session ordinaire d’octobre sera également marquée par l’examen de plusieurs textes, dont certains intéressent la vie de la nation.</strong>

Placée sous la Haute Présidence du Président de l’Institution, l’Honorable Malick DIAW, cette cérémonie se tiendra dans la salle Djeli Baba SISSOKO du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) à partir de 16 heures. Les délibérations de cette session s'annoncent riches en débats, et les discussions promettent d'être intenses. La session ordinaire d’octobre 2024 du Conseil National de Transition, dite session budgétaire, qui s’ouvre le lundi 07 octobre, durera soixante-quinze jours, conformément à l’article 107 de la Constitution du 23 juillet 2023. Selon la direction de la communication du CNT, cet évènement sera retransmis en direct sur les antennes de l’ORTM et la Radio du Parlement, à la 89.4 FM.

Il convient de rappeler que, sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté, le 18 septembre 2024, un projet de loi portant sur la loi de Finances pour l’exercice 2025. « Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2025 est préparé en application de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 2 648,900 milliards de francs CFA contre 2 387,872 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une augmentation de 261,028 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 10,93%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 3 229,886 milliards de francs CFA contre 3 070,740 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une hausse de 159,146 milliards de francs CFA et un taux de progression de 5,18%. Le Budget d’État 2025 présente un déficit global de 580,986 milliards de francs CFA contre 682,869 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une diminution de 14,92% », révèle le communiqué du Conseil des Ministres.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Où est Moussa Mara ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/ou-est-moussa-mara-3079238.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 02 Oct 2024 06:10:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le président d’honneur du parti Yèlèma (le changement) devient en politique, comme un Milieu de terrain de football, jouant sur toute la surface de récupération. «Djila par ci, Djila par là, Djila partout! Epoustouflant! ... », s’exclamait le reporter sportif Demba Coulibaly sur les ondes de Radio Mali.</strong>

A l’instar de Mohamed Djila, ce milieu- récupérateur du Stade malien de Bamako, des années 80, l’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara fait flèche de tout bois, en vue de marquer des points... «... au profit du Mali», précise un de ses ‘’lieutenants’’ à Bamako, répondant à notre question qu’est ce qui fait courir Moussa Mara? Futur président de la République? On en parle, avec quelques détails de précision: entre Assimi Goïta et Moussa Mara, le choix se fera, évoque-t-on dans une importante chancellerie à Bamako.

L’ancien Premier ministre d’IBK est devenu un grand voyageur, qui visite les pays africains de la sous-région, l’Europe et les Etats-Unis. Qu’est-ce qui fait courir cet homme, plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle malienne, jamais propulsé à un second tour? Faut-il nous en tenir à la réponse de son ‘’lieutenant’’? Il aurait aimé être chef de guerre comme Assimi Goïta, mais seulement ce dernier est dans le métier des armes, contrairement à lui. Ils ont eu le même rêve, ramener Kidal dans le giron malien.

En «Kèlè tigi» (chef de guerre), ils ont tous les deux respectivement conduit une guerre à Kidal. Et le Mali, sous la houlette de FAMa a remporté la victoire sur les cessessionistes. Moussa Mara séjourne actuellement aux Etats-Unis d’Amérique où il a fait les Etapes de Philadelphie et de New-York.

A New-York, dans le cadre de la 79ème assemblée générale des Nations unies, Moussa Mara a eu des séances de travail avec des organisations en mesure d’aider nos pays avec de nouveaux types de financement. Il a animé un panel sur les moyens internationaux innovants de financer les pays en difficulté comme le Mali, avant de participer à des échanges avec des étudiants de l’université de New-York sur les questions de démocratie et de leadership.

Moussa Mara a participé ensuite à des évènements en marge de l’assemblée, des réunions sur les perspectives de réformes du système financier international vers davantage d’équité entre les pays et en faveur des populations les plus fragiles; c’était avec d’autres membres du club de Madrid. Puis l’ancien Premier ministre malien a rendu des visites de courtoisie à certains leaders de la communauté malienne. Lors de l’étape de Philadelphie, Moussa Mara a reçu certains de nos compatriotes à son hôtel et rendu des visites de courtoisie à des représentants de la communauté malienne. Il a également pris part à quelques prières collectives. Avec eux, ils ont parlé de notre pays, de ses défis et perspectives. Il a encouragé chacun «à œuvrer pour le Mali et à aider les Maliens du mieux qu’il peut».

<strong>B. Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[79ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Abdoulaye Maïga réaffirme la souveraineté du Mali et condamné l’ingérence de l’Algérie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-abdoulaye-maiga-reaffirme-la-souverainete-du-mali-et-condamne-lingerence-de-lalgerie-2-3079236.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 02 Oct 2024 06:07:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le 28 septembre 2024, à New York, lors de la 79ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’État et Porte-parole du Gouvernement malien, a réaffirmé la souveraineté et les priorités stratégiques du Mali. Représentant le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, il a exprimé la position claire de son pays sur plusieurs sujets majeurs, tout en appelant à une refonte des relations internationales pour une paix durable.</strong>

Dès le début de son discours, le Colonel Maïga a félicité le Cameroun pour l’élection de son représentant à la présidence de cette session, tout en saluant les efforts du Secrétaire général António Guterres. Cependant, il a posé une question qui a résonné avec force dans l'hémicycle : « Est-ce pour autant un échec des Nations Unies ? » Ce questionnement invite à une évaluation réaliste du rôle de l'ONU face aux défis globaux actuels.

<strong>Une crise aux racines profondes</strong>
Revenant sur la crise qui secoue le Mali depuis 2012, le Colonel Maïga a rappelé l'impact de l'allégeance du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) à Al-Qaida et l'intervention militaire en Libye en 2011. Il a attribué à cette intervention la déstabilisation régionale : « La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d'insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux ». Le ministre a également dénoncé l’échec des forces internationales, présentes au Mali depuis 2013, à enrayer la menace terroriste. « Violenté, humilié, pillé et torpillé », a-t-il déclaré, décrivant la souffrance du peuple malien et le manque d’efficacité des opérations internationales.

<strong>Le projet de refondation nationale</strong>
Depuis l’arrivée du Colonel Goïta à la tête de l'État en juin 2021, le Mali s’est engagé dans un processus de refondation à travers les Assises Nationales de la Refondation. Ces assises ont produit 517 recommandations, un acte que le ministre a souligné avec force : « Les Maliens ont fait le choix de redevenir eux-mêmes ». S’appuyant sur un proverbe bambara, il a illustré la dure réalité des relations internationales : « La succulence de la sauce des uns dépend du pillage des bovins des autres ».

Le Colonel Maïga a également évoqué le Programme National d'Éducation aux Valeurs, lancé en avril 2024, qui vise à reconnecter le Mali à ses valeurs traditionnelles.

L'Alliance des États du Sahel : une réponse concertée au terrorisme
Le Ministre malien a aussi mis en avant la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso, et le Niger. Depuis sa création en 2023, cette coalition a déjà enregistré des victoires, dont la reprise de la région de Kidal en novembre 2023. « Aujourd'hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis », a-t-il affirmé, vantant les succès militaires de cette coopération. Cependant, il n'a pas manqué de souligner l'hostilité de certains pays, notamment des responsables de la CEDEAO, qu'il a accusés de « servir des entités impérialistes » dans leur opposition à l'alliance.

Accusations contre l'Ukraine et dénonciations de l' « impérialisme français »
Dans un passage marquant, Colonel Maïga a accusé l'Ukraine de complicité dans une attaque terroriste contre des forces maliennes en juillet 2024, appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à agir contre Kiev. Il a également rappelé les accusations précédentes contre la France en 2022, concernant la promotion du « terrorisme armé, économique et médiatique ».

<strong>Vers une réconciliation nationale</strong>
Le Colonel Maïga a, dans son discours, réitéré l’importance du Dialogue Inter-malien, une initiative visant à trouver des solutions endogènes aux conflits internes : « Nous réitérons un appel à tous les Maliens à s'inscrire dans cette dynamique de réconciliation ». Il a aussi réaffirmé l'engagement du Mali à préserver sa souveraineté tout en œuvrant pour des partenariats internationaux fondés sur des bases justes et gagnant-gagnant.

<strong>Renforcement des relations internationales et l’ingérence algérienne</strong>
Le Mali continue de consolider ses alliances stratégiques avec des pays comme la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, et d’autres partenaires sincères. « Le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l'aider à relever ses multiples défis », a déclaré le Colonel Maïga. Il a également salué le soutien constant de l’Algérie, soulignant l'engagement historique de ce pays en faveur du Mali, tout en appelant à éviter toute ingérence dans ses affaires internes.

Dans ce cadre, le Colonel Maïga a également pris un moment pour saluer et reconnaître la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En effet, le 29 août 2024, lors d'une tournée dans le sud algérien, M. Tebboune avait déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Cette déclaration a été accueillie avec gratitude par le peuple malien, qui perçoit en cela un véritable panafricanisme, en écho à l’héritage de figures emblématiques telles que l'ancien Président algérien Abdel Aziz Bouteflika.

Cependant, le Colonel Maïga a rappelé qu'il est de son devoir d'attirer l'attention sur les propos incongrus de certains collaborateurs de M. Tebboune, allant à l’encontre de cette volonté de promouvoir des relations harmonieuses avec le Mali. Par exemple, le 31 juillet 2024, le Ministre algérien des Affaires Étrangères avait affirmé que la crise malienne ne nécessitait pas de solution militaire, soulignant que « c'est un conflit entre frères ». De même, le 26 août 2024, le Représentant permanent algérien aux Nations Unies a exprimé des inquiétudes concernant des frappes de drones au Mali, laissant entendre que les opérateurs de ces drones n'avaient de compte à rendre à personne. Ces interventions soulèvent des préoccupations quant à une ingérence dans les affaires internes du Mali. Le Colonel Maïga a affirmé : « Nous réitérons que nul ne peut aimer le Mali plus que les Maliens », insistant sur le fait que les Maliens ne seront pas des spectateurs passifs face à ces agressions.

<strong>Appels à des réformes globales</strong>
Le Mali plaide également pour la réforme de la gouvernance mondiale, notamment au sein des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le FMI, tout en saluant les alternatives proposées par les BRICS. En ce qui concerne le changement climatique, le ministre a appelé les pays responsables du réchauffement global à assumer leurs responsabilités et à soutenir les efforts des nations du Sud.

Le discours du Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé l'engagement inébranlable du Mali à préserver sa souveraineté, à renforcer ses alliances internationales et à poursuivre sa lutte contre le terrorisme, tout en plaidant pour une refonte des structures globales pour un avenir plus équitable. « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde », a-t-il conclu.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rentrée scolaire 2024-2025 reportée : Entre soulagement et interrogations]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/rentree-scolaire-2024-2025-reportee-entre-soulagement-et-interrogations-3079227.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 01 Oct 2024 20:36:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Initialement prévue pour le 1er octobre 2024, la rentrée scolaire au Mali a été repoussée au 4 novembre prochain, à la suite d'une décision du gouvernement. Cette annonce, faite par le ministre de l'Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, au journal de 13h de l'ORTM, a suscité de nombreuses réactions, à la fois de soulagement et de critique.

Dans un communiqué officiel, le ministre a déclaré : « Compte tenu de l'état de catastrophe nationale, la rentrée des classes 2024-2025 est reportée au lundi 4 novembre 2024. » La catastrophe en question fait référence aux inondations qui ont frappé plusieurs régions du Mali cette année, causant des pertes humaines, la destruction de cultures, des routes et des habitations. Les écoles, temporairement occupées par les familles sinistrées, ne sont pas prêtes à accueillir les élèves.

<strong>Des réactions variées</strong>

Ce report a provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreux parents d'élèves ont exprimé leur soulagement. Certains, comme AD, ont posté : « Mali : rentrée scolaire reportée au 4 novembre 2024. Quel ouf de soulagement ! » D’autres, comme SD, ont souligné les difficultés financières des familles en ajoutant : « Rentrée scolaire reportée, les parents sont contents car les poches sont vides. »

Cependant, la satisfaction des parents contraste avec la frustration des établissements privés. Ces derniers avaient déjà investi de grosses sommes pour préparer leurs infrastructures en vue de la rentrée. « Nous avons dépensé des millions pour préparer les salles de classe, et maintenant, tout est suspendu », se désole un directeur d'école privée, affecté par le report soudain.

<strong>L’influence du SNEC</strong>

Le report de la rentrée a également déclenché des spéculations sur le rôle du Syndicat National de l'Éducation et de la Culture (SNEC). Le BEN SNEC, dans un communiqué signé par son secrétaire général, Moustapha Guitteye, a soutenu cette décision tout en reportant sa propre conférence de presse prévue le 30 septembre 2024. « Nous invitons le ministère à engager un dialogue constructif et inclusif avec l'ensemble des acteurs de l'éducation pour surmonter les défis qui affligent notre système éducatif », a déclaré le SNEC.

Certains observateurs estiment toutefois que le ministre a cédé sous la pression du SNEC. « Cette décision de dernière minute révèle une gestion hasardeuse du secteur de l'éducation », affirme un analyste critique, ajoutant que « l’école malienne a besoin de stabilité, pas de décisions prises sous pression ».

<strong>Une décision tardive ?</strong>

Bien que le report ait été salué par une partie de la population, certains soulignent la lenteur avec laquelle cette décision a été prise. Plusieurs semaines avant le report, des rumeurs circulaient déjà, suggérant que les autorités devaient repousser la rentrée en raison des inondations. Le ministère avait même réaffirmé le maintien de la rentrée au 1er octobre 2024 dans un communiqué daté du 24 septembre. Cela a conduit à une certaine confusion, les écoles privées se préparant activement pour le 1er octobre, avant que la décision officielle de report ne soit finalement annoncée le 30 septembre.

En dépit de cette situation, les autorités espèrent que la date du 4 novembre sera respectée et que d’ici là, les sinistrés auront pu retourner dans leurs maisons. « Prions qu’avant novembre, les eaux se retirent et que les familles puissent quitter les écoles », a ajouté un habitant. Ce report met en lumière les nombreux défis auxquels le système éducatif malien est confronté. Bien que des décisions aient été prises pour assurer la sécurité des élèves et des familles, il reste crucial de trouver un équilibre entre gestion de crise et continuité de l'éducation.

<strong> </strong>

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[79ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Abdoulaye Maïga réaffirme la souveraineté du Mali et condamné l’ingérence de l’Algérie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-abdoulaye-maiga-reaffirme-la-souverainete-du-mali-et-condamne-lingerence-de-lalgerie-3079219.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 01 Oct 2024 20:34:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le 28 septembre 2024, à New York, lors de la 79ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’État et Porte-parole du Gouvernement malien, a réaffirmé la souveraineté et les priorités stratégiques du Mali. Représentant le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, il a exprimé la position claire de son pays sur plusieurs sujets majeurs, tout en appelant à une refonte des relations internationales pour une paix durable.

Dès le début de son discours, le Colonel Maïga a félicité le Cameroun pour l’élection de son représentant à la présidence de cette session, tout en saluant les efforts du Secrétaire général António Guterres. Cependant, il a posé une question qui a résonné avec force dans l'hémicycle : « Est-ce pour autant un échec des Nations Unies ? » Ce questionnement invite à une évaluation réaliste du rôle de l'ONU face aux défis globaux actuels.

<strong>Une crise aux racines profondes</strong>

Revenant sur la crise qui secoue le Mali depuis 2012, le Colonel Maïga a rappelé l'impact de l'allégeance du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) à Al-Qaida et l'intervention militaire en Libye en 2011. Il a attribué à cette intervention la déstabilisation régionale : « La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d'insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux ». Le ministre a également dénoncé l’échec des forces internationales, présentes au Mali depuis 2013, à enrayer la menace terroriste. « Violenté, humilié, pillé et torpillé », a-t-il déclaré, décrivant la souffrance du peuple malien et le manque d’efficacité des opérations internationales.

<strong>Le projet de refondation nationale</strong>

Depuis l’arrivée du Colonel Goïta à la tête de l'État en juin 2021, le Mali s’est engagé dans un processus de refondation à travers les Assises Nationales de la Refondation. Ces assises ont produit 517 recommandations, un acte que le ministre a souligné avec force : « Les Maliens ont fait le choix de redevenir eux-mêmes ». S’appuyant sur un proverbe bambara, il a illustré la dure réalité des relations internationales : « La succulence de la sauce des uns dépend du pillage des bovins des autres ».

Le Colonel Maïga a également évoqué le Programme National d'Éducation aux Valeurs, lancé en avril 2024, qui vise à reconnecter le Mali à ses valeurs traditionnelles.

<strong>L'Alliance des États du Sahel : une réponse concertée au terrorisme</strong>

Le Ministre malien a aussi mis en avant la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso, et le Niger. Depuis sa création en 2023, cette coalition a déjà enregistré des victoires, dont la reprise de la région de Kidal en novembre 2023. « Aujourd'hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis », a-t-il affirmé, vantant les succès militaires de cette coopération. Cependant, il n'a pas manqué de souligner l'hostilité de certains pays, notamment des responsables de la CEDEAO, qu'il a accusés de « servir des entités impérialistes » dans leur opposition à l'alliance.

<strong>Accusations contre l'Ukraine et dénonciations de l' « impérialisme français »</strong>

Dans un passage marquant, Colonel Maïga a accusé l'Ukraine de complicité dans une attaque terroriste contre des forces maliennes en juillet 2024, appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à agir contre Kiev. Il a également rappelé les accusations précédentes contre la France en 2022, concernant la promotion du « terrorisme armé, économique et médiatique ».

<strong>Vers une réconciliation nationale</strong>

Le Colonel Maïga a, dans son discours,réitéré l’importance du Dialogue Inter-malien, une initiative visant à trouver des solutions endogènes aux conflits internes : « Nous réitérons un appel à tous les Maliens à s'inscrire dans cette dynamique de réconciliation ». Il a aussi réaffirmé l'engagement du Mali à préserver sa souveraineté tout en œuvrant pour des partenariats internationaux fondés sur des bases justes et gagnant-gagnant.

<strong>Renforcement des relations internationales et l’ingérence algérienne</strong>

Le Mali continue de consolider ses alliances stratégiques avec des pays comme la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, et d’autres partenaires sincères. « Le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l'aider à relever ses multiples défis », a déclaré le Colonel Maïga. Il a également salué le soutien constant de l’Algérie, soulignant l'engagement historique de ce pays en faveur du Mali, tout en appelant à éviter toute ingérence dans ses affaires internes.

Dans ce cadre, le Colonel Maïga a également pris un moment pour saluer et reconnaître la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En effet, le 29 août 2024, lors d'une tournée dans le sud algérien, M. Tebboune avait déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Cette déclaration a été accueillie avec gratitude par le peuple malien, qui perçoit en cela un véritable panafricanisme, en écho à l’héritage de figures emblématiques telles que l'ancien Président algérien Abdel Aziz Bouteflika.

Cependant, le Colonel Maïga a rappelé qu'il est de son devoir d'attirer l'attention sur les propos incongrus de certains collaborateurs de M. Tebboune, allant à l’encontre de cette volonté de promouvoir des relations harmonieuses avec le Mali. Par exemple, le 31 juillet 2024, le Ministre algérien des Affaires Étrangères avait affirmé que la crise malienne ne nécessitait pas de solution militaire, soulignant que « c'est un conflit entre frères ». De même, le 26 août 2024, le Représentant permanent algérien aux Nations Unies a exprimé des inquiétudes concernant des frappes de drones au Mali, laissant entendre que les opérateurs de ces drones n'avaient de compte à rendre à personne. Ces interventions soulèvent des préoccupations quant à une ingérence dans les affaires internes du Mali. Le Colonel Maïga a affirmé : « Nous réitérons que nul ne peut aimer le Mali plus que les Maliens », insistant sur le fait que les Maliens ne seront pas des spectateurs passifs face à ces agressions.

<strong>Appels à des réformes globales</strong>

Le Mali plaide également pour la réforme de la gouvernance mondiale, notamment au sein des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le FMI, tout en saluant les alternatives proposées par les BRICS. En ce qui concerne le changement climatique, le ministre a appelé les pays responsables du réchauffement global à assumer leurs responsabilités et à soutenir les efforts des nations du Sud.

Le discours du Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé l'engagement inébranlable du Mali à préserver sa souveraineté, à renforcer ses alliances internationales et à poursuivre sa lutte contre le terrorisme, tout en plaidant pour une refonte des structures globales pour un avenir plus équitable. « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde », a-t-il conclu.

<strong> </strong>

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mme Bouaré Fily Sissoko lors du procès de l’avion présidentiel d’IBK : « Je rejette formellement les faits dans leur entièreté, je suis là pour que la vérité éclate »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-fily-sissoko-lors-du-proces-de-lavion-presidentiel-dibk-je-rejette-formellement-les-faits-dans-leur-entierete-je-suis-la-pour-que-la-verite-eclate-3078701.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:31:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les débats autour du dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires se poursuivent à la Cour d’Appel de Bamako. Ce mercredi, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, a pris la parole à la barre pour rejeter fermement les accusations portées contre elle.</strong>

Dès l’ouverture du procès, les avocats de la défense avaient tenté de faire invalider la procédure, arguant que la Cour d’Appel n’était pas compétente pour juger d’anciens ministres, qui devraient selon eux être traduits devant une juridiction spéciale. Toutefois, cette demande a été rejetée, permettant aux débats de fond de commencer. Mme Bouaré Fily Sissoko, accusée de "détournements, escroquerie, faux et favoritisme", a été la première à se défendre. "Je rejette formellement les faits dans leur entièreté", a-t-elle affirmé dès sa prise de parole, refusant également de verser une caution de 500 millions FCFA pour obtenir sa liberté, une démarche qui, selon elle, aurait été une admission de culpabilité.

<strong>« Je suis là pour que la vérité éclate »</strong>

Mme Bouaré Fily Sissoko a vigoureusement nié les accusations de détournements de fonds publics. Elle a expliqué qu’elle avait toujours souhaité que l’affaire de l’achat du Boeing présidentiel soit éclaircie : « Je suis là pour que la vérité éclate. J’ai toujours bien servi mon pays », a-t-elle déclaré. Revenant sur des propos tenus dans une lettre rédigée lors de sa détention préventive, elle a affirmé avoir été mise devant les faits accomplis dans le processus d’acquisition de l’avion. « Les contrats d’acquisition me sont parvenus signés par le ministre de la Défense, avec une lettre d’intention d’achat », a-t-elle précisé, soulignant que l’engagement avait été pris sans son aval.

Au cours de son témoignage, l’ancienne ministre a mis en cause l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly, qui, selon elle, était davantage en contact avec les ministres impliqués dans le dossier. Elle a également mentionné le ministre délégué au Budget de l’époque ainsi que la présidence de la République, affirmant que ces acteurs étaient plus directement impliqués dans l’achat controversé.

<strong>Un avion à 18,5 milliards FCFA</strong>

Interrogée sur le coût de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko a indiqué qu’il s’élevait à plus de 18,5 milliards de FCFA. Elle a justifié cet achat en expliquant que la location d’un avion pour les déplacements du président coûtait 330 millions FCFA par mois, ce qui, selon elle, rendait l’acquisition d’un avion nécessaire. « Son achat n’était pas prévu dans le budget, mais le Premier ministre, Oumar Tatam Ly, m’a dit de trouver une formule. C’était une décision de principe », a-t-elle défendu.

Tout au long de son témoignage, l’ancien chef du gouvernement Oumar Tatam Ly a été régulièrement mentionné. La défense avait d’ailleurs demandé sa comparution, ainsi que celle de son successeur Moussa Mara et du ministre délégué au Budget, mais la Cour a rejeté cette requête.

<strong>Des soupçons de détournement et de favoritisme</strong>

L’absence de transparence dans les contrats d’achat de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires, passés sans appel d’offres, a suscité des suspicions de détournement et de favoritisme. Une enquête menée par le Fonds Monétaire International (FMI) a révélé des irrégularités, entraînant une suspension temporaire des décaissements en faveur du Mali. Bien que cette affaire ait été classée sans suite sous le régime du défunt président Ibrahim Boubacar Keïta, elle a été rouverte en 2021 par la Cour Suprême, qui s’est déclarée compétente pour juger les principaux accusés. Le procès continue, et les débats de fond devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec une attention particulière sur la gestion des fonds publics et la transparence des procédures d’acquisition.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pour l'amélioration du climat social : 390 détenus graciés par le Président de la Transition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-lamelioration-du-climat-social-390-detenus-gracies-par-le-president-de-la-transition-3078696.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:29:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public le 25 septembre 2024, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, cette décision, qui est une mesure de clémence, a concerné 390 détenus. Le ministre a indiqué dans son communiqué que ladite décision est motivée par des raisons hautement humanitaires. « Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », souligne le communiqué du ministre.

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives. Cette décision, ajoute le ministre, qui est une mesure de clémence accordée aux détenus à l'occasion de la fête nationale d'indépendance, concerne ceux ayant fait l'objet d'une condamnation définitive et ayant fait preuve de leur amendement, ainsi que montré de bonnes prédispositions à la réinsertion. Elle a concerné trois cent quatre-vingt-dix (390) détenus pensionnaires des établissements pénitentiaires suivants : Maison Centrale d'Arrêt de Bamako, Maison Centrale d'Arrêt de Kéniéroba, Centre Pénitencier Agricole de Kéniéroba, Centre Spécialisé de Détention et de Réinsertion pour Femmes de Bollé, ainsi que les maisons d'arrêt et de correction de Kayes, Bafoulabé, Kita, Toukoto, Koulikoro, Kati, Kolokani, Kangaba, Quartier à Sécurité Renforcée de Dioila, Fana, Sikasso, Kadiolo, Koutiala, Bougouni, Kolondiéba, Ouéléssébougou, Ségou, Markala, Bla, Niono, San, Kimparana, Centre Pénitencier Agricole de Tana, Mopti, Koro, Douentza, Tombouctou, Gao, Tombouctou et Niafunké. Selon le ministre, les intéressés ont bénéficié, selon leur situation pénale, de remises partielles ou totales sur le reliquat de leur peine. « Aux termes de l'article 65 de la Constitution du 22 juillet 2023 et de l'article 2 de la loi N°82-117/AN-RM du 23 décembre 1982 déterminant les conditions d'exercice du droit de grâce, cette décision est motivée par des raisons hautement humanitaires.

Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », révèle le communiqué du ministre.

Dans son communiqué, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, rassure les populations que ces mesures ne sauraient aucunement porter préjudice aux droits des tiers, conformément à l'article 3 de la loi précitée, et réaffirme l'engagement du gouvernement à œuvrer inlassablement pour assurer la promotion et la protection des droits humains et la préservation de la dignité humaine en milieu pénitentiaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Maouloud 2024 du guide des Ançars Cherif Ousmane Madani Haïdara : Plus de 570 personnes converties à l'islam]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/maouloud-2024-du-guide-des-ancars-cherif-ousmane-madani-haidara-plus-de-570-personnes-converties-a-lislam-3078637.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 26 Sep 2024 09:00:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a organisé la traditionnelle conférence de presse d’après Maouloud, le mardi 24 septembre 2024, au sein de la mosquée de Banconi. Il a dressé le bilan du Maouloud 2024, qui a mobilisé plus de 220 000 participants venus de 32 pays, pour un coût d'1 150 315 520 FCFA (un milliard cent cinquante millions trois cent quinze mille cinq cent vingt) et la conversion à l'islam de 585 personnes.

Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a entamé ses propos en félicitant tous ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à cette 40ème édition du Maouloud célébrant la naissance et le baptême du prophète Mohammad, paix et salut sur lui. Il a fait savoir que les autorités du pays leur ont facilité la tâche en mettant à leur disposition non seulement 5 millions de FCFA, ainsi que le stade du 26 Mars de Yirimadio, mais aussi des forces de l’ordre et de sécurité pour assurer la sécurité des pèlerins. « Je profite de l’occasion pour remercier encore les autorités qui nous ont toujours confirmé que le stade sera à notre disposition pour les festivités du Maouloud », a-t-il précisé.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali a également détaillé que s’il y a quelque chose dont le Mali et les Maliens ont besoin en cette période, c’est bien la paix et la quiétude, et qu’ils doivent tous regarder vers la même direction, faire taire les divergences afin que le Mali sorte de la grave crise qui le secoue depuis des années. L’attaque récente de l’école de la gendarmerie de Faladié et de l’aéroport international Président Modibo Keita par les forces du mal, ainsi que les récentes attaques contre les Famas, ont été dénoncées par le guide des Ançars. « L’image de notre religion de paix et de cohésion sociale a été ternie par les forces du mal pour nuire davantage à son image », a-t-il signalé.

Le Chérif a invité les autorités de la transition à renforcer davantage la sécurité pour contrer le terrorisme et ses préjudices. Il a formulé des bénédictions pour les autorités de la transition et pour le pays, ainsi que pour le retour de la paix et de la quiétude au Mali. En ce qui concerne l’élection prochaine du Haut Conseil Islamique du Mali, il a précisé que la voie est libre pour tous les candidats qui désirent prendre la tête de la structure. Quant à son bilan à la tête du Haut Conseil Islamique, il a fait savoir que tout ce qu’il devait accomplir, il l’a fait pour le développement du pays sans enfreindre les règles de l’islam. « Tant que je suis à la tête de cette structure, on ne se servira pas d’elle comme d'un instrument politique », a-t-il signalé.

Le guide des Ançars a évoqué les volets sécuritaires, organisationnels, ainsi que tous les autres aspects qui, selon lui, ont été un succès. Concernant les chiffres, il a signalé que le Maouloud 2024 a mobilisé plus de 220 000 pèlerins venus de 32 pays différents pour un coût de plus d’un milliard de FCFA et la conversion à l'islam de 585 personnes.

&nbsp;

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le ministre Ismaël Wagué lors de la clôture de la SENARE : « La réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/le-ministre-ismael-wague-lors-de-la-cloture-de-la-senare-la-reconciliation-est-un-processus-continu-qui-exige-de-nous-des-efforts-constants-3078628.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:57:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, colonel major Ismaël Wagué, a présidé, le mardi 24 septembre 2024, à Bamako, la cérémonie de clôture de la 3ème édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) sous le thème : « Solidarité et unité nationale autour des victimes des inondations dans l’espace AES (Alliance des États du Sahel) ! ». Au cours de cette cérémonie, le ministre a souligné que « la réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants ».

Selon le ministre Wagué, cette troisième édition de la Semaine nationale de la réconciliation SENARE 2024 a été organisée dans un contexte marqué par des inondations dévastatrices dans tout l’espace AES. Face à cette situation, a-t-il déclaré, le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, a orienté les activités de cette édition autour de la mobilisation générale et des actions de solidarité en faveur des victimes. Le colonel major Ismaël Wagué a indiqué que la SENARE 2024 a été l’occasion de mener une vaste campagne de sensibilisation, de communication et d’assistance au profit des victimes des inondations ainsi qu’aux équipes de secours. Ces actions, a-t-il ajouté, ont été accompagnées par des prières collectives dans les mosquées et les églises.

Pour le ministre, la région de Koulikoro n’a guère été épargnée par les pluies diluviennes ayant provoqué des inondations dévastatrices sur tout le territoire national. « En vue de contribuer de manière concrète aux efforts entrepris par le gouvernement, mon département, dans le cadre de la Semaine nationale de la réconciliation, a jugé opportun d’apporter son soutien aux victimes de la région de Koulikoro, à travers la remise d’un chèque symbolique. C’est l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la détermination des membres de la Commission nationale d’organisation de la SENARE qui n’ont ménagé aucun effort pour que cette 3ème édition soit une réussite totale. C’est le lieu pour moi de réitérer l’engagement de mon département à traduire en actions concrètes la vision du gouvernement en matière de réconciliation, de paix et de cohésion sociale. En effet, la réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants. J’invite chaque citoyen à poursuivre les actions visant à renforcer les liens de solidarité, de paix et de coopération entre les pays membres de l’AES », a précisé le ministre Wagué.

Lors de cette cérémonie, un chèque géant de 50 millions de FCFA a été remis à la région de Koulikoro en guise de soutien aux victimes des inondations<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Attaques terroristes et coïncidences troublantes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/attaques-terroristes-et-coincidences-troublantes-3077809.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 19 Sep 2024 08:03:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les attaques terroristes simultanées contre l’Ecole de gendarmerie de Faladié et l’aéroport international Président Modibo Kéita-Senou méritent qu’on s’y attarde, quel que soit le bilan humain et matériel. Le fait est inadmissible, au double plan de l’acte terroriste injustifiable, et de la légèreté déconcertante qui a caractérisé en amont, la gestion quotidienne de la sécurité collective dans la capitale. Que cette légèreté soit l’expression d’une négligence ou celle d’une situation permissive tolérant quelque complicité interne avec les terroristes.

Le réveil des Maliens est brutal de faire le constat accablant que la sécurité de l’Etat n’est pas tenue à la hauteur d’un pays en guerre. N’importe quel Etat sérieux, disposant d’un service de renseignement digne de ce nom, doté des moyens humains et matériels, aurait pu être renseigné en amont des attaques. Dans un Etat qui évite les surprises désagréables de ce genre, les agents de renseignement ne sont pas uniquement des hommes en veste-cravate, souliers bien cirés. Ils sont recrutés aussi parmi les cireurs de chaussures, les chauffeurs de camion, les taximen, les maçons, les photographes, les artistes, les fidèles de la mosquée, de l’Eglise, les oisifs baladeurs, les marchands ambulants, pas uniquement des policiers. C’est ce qui a permis ou largement contribué à ramener la sécurité dans un pays voisin du nord, dont la situation était bien pire que la nôtre, il n’y a pas très longtemps.

Les Maliens s’interrogent sur la sensibilité des autorités sécuritaires à établir une juste proportion entre l’intensité des bombardements nourris sur Tinzaouatène et la nécessité de relever les défis sécuritaires dans les zones de production dont les villes maliennes, les zones de l’Office du Niger, du sud cotonnier et des sites miniers.

Des questions restent en suspens : Comment cela a pu arriver avec une telle facilité ? Y a-t-il eu excès de confiance, négligence ou manque de moyens des autorités sécuritaires ? Un pays en guerre, comme le nôtre, qui a opté pour la guerre de souveraineté, peut-il se permettre une telle légèreté dans la conduite de la sécurité de l’Etat, des lieux sensibles comme l’école de Gendarmerie ou l’Aéroport? Quoi qu’on dise, les terroristes ont atteint leurs cibles en plein cœur de Bamako. Hier, c’étaient les magasins de munitions de Kati, qui étaient visés, quelle sera la cible demain ? En attendant, les ministres de la Sécurité et de la Protection civile, le Directeur général de la Sécurité d’Etat (DGSE) doivent rendre des comptes au chef de l’Etat, et que le peuple soit pris à témoin. Chaque centime des maigres moyens de l’Etat mobilisés pour la sécurité individuelle et collective, doit être utilisé à bon escient.

La coïncidence de ces évènements douloureux avec le procès de l’avion présidentiel (dont l’appareil aurait été pris pour cible à l’aéroport), le premier anniversaire de la signature de la charte de Liptako Gourma portant création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont le Mali assure la présidence, et la célébration de Maouloud, est assez troublante. Le procès et son objet (l’avion présidentiel), l’AES et Maouloud sont-ils collégialement ciblés ? Les autorités de Bamako ne doivent-elles pas inspirer un dialogue avec les leaders et guides religieux afin que l’anniversaire du baptême du prophète soit célébré dans la sobriété sans grand attroupement de foule ? Les guides religieux sont souples et compréhensifs et pourraient concéder.

<strong>B.Daou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre le trafic de drogue et des stupéfiants : La Douane malienne fait échouer l’infiltration de 148 briques de cannabis par Diboli]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/banditismeinsecurite/lutte-contre-le-trafic-de-drogue-et-des-stupefiants-la-douane-malienne-fait-echouer-linfiltration-de-148-briques-de-cannabis-par-diboli-3076986.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:58:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les agents des Douanes du Mali ne ménagent aucun effort pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de drogue et de stupéfiants dans notre pays, le Mali. Pour preuve de leur efficacité, le bureau secondaire des Douanes de Diboli, dans la Région de Kayes, vient de faire encore parler de lui en saisissant, le 02 septembre 2024, deux colis de drogue qui étaient sur le point d’être introduits sur le territoire national.

La saisie porte sur 148 briques de chanvre indien transportées sur deux motos. N’eut été la vigilance des hommes de l’inspecteur général Amadou Konaté, ce produit prohibé se trouverait dans le circuit mafieux des dealeurs. Selon la cellule de communication de la Direction Générale des Douanes du Mali, le Bureau secondaire des douanes de Diboli n’est pas à son coup d’essai dans la saisie de drogue.

La dernière opération du genre date du 8 août dernier où une patrouille a mis la main sur 78 briquettes de cannabis provenant de Bamako à destination du Sénégal. Le produit prohibé était enfoui dans une vieille Mercedes. Pour l’extraire, les gabelous ont dû démonter les sièges-arrières avant d’éventrer les parois de séparation du coffre du véhicule.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Souveraineté énergétique du Mali : La société PowerChina s’engage à réaliser des centrales solaires et le barrage de Kenié]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/souverainete-energetique-du-mali-la-societe-powerchina-sengage-a-realiser-des-centrales-solaires-et-le-barrage-de-kenie-3076983.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:55:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Républicain]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Mali est engagé avec la société PowerChina (Sinohydro) sur plusieurs projets, dont Safo en deux phases : Safo 1 pour 50 mégawatts et Safo 2 pour 55 mégawatts, qui doivent être réalisés au plus tard dans deux ans ; le barrage de Kenié, dont le partenaire a changé, et que Sinohydro doit désormais réaliser.

Le 3 septembre 2024, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, s’est rendu à PowerChina, également connue sous le nom de Sinohydro, pour une visite de travail, au cours de laquelle, il a assisté à une présentation retraçant l’histoire de la société et ses domaines d’intervention, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, du transport, des chaînes industrielles, de l’exploitation minière verte, de l’autonomisation verte, de la digitalisation et des énergies renouvelables.

Au Mali, la société a réalisé d’importants projets tels que les barrages hydroélectriques de Gouina et de Félou, ainsi que l’élargissement de l’aéroport international Président Modibo KÉÏTA de Bamako-Senou en 2017.

Cette visite s’est achevée par un entretien entre le Président de la Transition et le PDG de PowerChina, M. Chen GUANF, élargi par la suite aux autres membres des deux délégations.

Au cours d’une séance de travail, le PDG de la société a présenté les statistiques de l’entreprise pour l’année 2023. Selon M. Chen GUANF, PowerChina intervient dans divers domaines dont l’énergie, les infrastructures, le transport et le numérique. PowerChina est une entreprise chinoise présente dans 130 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Sa présence en Afrique remonte aux années 1960, a-t-il expliqué.

À l’issue de cette visite, Mme Bintou CAMARA, Ministre de l’Énergie et de l’Eau, s’est confiée à la presse en ces termes : « ChinaPower est un partenaire important pour le Mali, car ils ont déjà réalisé de nombreux projets, notamment les barrages de Félou, Gouina, ainsi que l’extension de l’aéroport. Actuellement, nous sommes en négociation avec cette société pour plusieurs projets, dont Safo en deux phases : Safo 1 pour 50 mégawatts et Safo 2 pour 55 mégawatts, qui doivent être réalisés au plus tard dans deux ans, soit 24 mois. Nous avons également le barrage de Kenié, dont le partenaire a changé, et que Sinohydro doit désormais réaliser».

D'autres initiatives sont en cours, notamment le projet de Fana avec 100 mégawatts, dont le protocole d'accord a été signé le 19 août dernier. «Nous comptons réaliser au moins 300 à 400 mégawatts avec Sinohydro pour les aires de bureaux numéro 15 et 16. Concrètement, il s’agit d’élever le Mali au rang de partenaire stratégique, ce qui permettra d’accélérer la réalisation de nos projets », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau, Bintou CAMARA.

Elle a souligné que « la partie chinoise mettra plus d’efforts, car nous devons bientôt signer le contrat commercial de Safo 1, qui est déjà terminé. Cependant, le processus avait été retardé en raison de l'absence d'une société de droit malien, mais cela sera bientôt réglé ».

Enfin, elle a mentionné que « le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alhousséini SANOU, signera également un protocole financier avec Eximbank pour la réalisation de Safo 2, qui porte sur 55 mégawatts. Ces projets avancent rapidement, et cela nous rassure, car les quatre projets combinés représentent environ 300 mégawatts ».

B.Daou]]></content:encoded>
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