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        <title><![CDATA[Azalaï-Express]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Azalaï-Express]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Modibo Mao MAKALOU à propos de la finance islamique :  « Le Mali doit adapter son système financier et aussi les cadres juridique et réglementaire »]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 29 Jun 2021 01:30:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali fait parti du club des pays à la traine en matière de finance islamique, selon Modibo Mao Makalou, économiste, MBA/Finance Internationale. Il préconise pour son développement que le pays adapte ses outils financiers, juridiques et réglementaires. Lisez plutôt !</strong>

<strong>Azalaï Express : <em>29</em></strong>
<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Le marché mondial de la finance islamique a récemment franchi le cap des 2 000 milliards de dollars d'actifs et pourrait atteindre environ 3500 milliards de dollars en 2021 selon la Banque Mondiale. La finance islamique est une finance dont le mode de fonctionnement repose sur les principes de la charia qui supposent l’interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, de la spéculation, l’interdiction d’investir dans des secteurs considérés comme illicites (alcool, tabac, paris sur les jeux, etc.), ainsi que le respect du principe de partage des pertes et des profits.. La justice, l'équité et la transparence sont les principales valeurs retenues par ce système de finance.

La particularité du financement des institutions financières islamiques par rapport aux besoins des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) réside essentiellement dans trois aspects : 1) elles favorisent la participation; 2) elles forgent un partenariat qui oblige les deux parties à courir ensemble les risques en partageant les pertes et les profits; 3) et elles utilisent des méthodes de financement alternatif très peu connues par les banques conventionnelles commerciales.

<em><strong>Quel est aujourd'hui l'état des lieux de la finance islamique au Mali et quelle peut être la part de cette finance dans le secteur financier au plan national ?</strong></em>

Le Mali fait partie du club encore restreint des pays africains à recourir à la finance islamique même si les proportions sont assez modestes encore à ce jour. Le pays a en effet lancé une émission d'obligations islamiques, les sukuk, sur le marché des capitaux de l'UEMOA en 2018. L’opération consistait en la levée de 150 milliards FCFA auprès du grand public et des investisseurs institutionnels. A travers cette sortie sur le marché des sukuk, le Mali est devenu le quatrième pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) à émettre des obligations islamiques, après le Togo, la Côte-d'Ivoire et le Sénégal.

<strong><em>Comment expliquer qu'au Mali, pays à large majorité musulmane, la finance islamique n'ait pas un essor approprié ?</em>
</strong>Les banques islamiques sont généralement constituées sous forme de sociétés anonymes avec un capital variable, mais souvent très élevé, souscrit à la majorité des membres fondateurs ou par les actionnaires généralement de religion musulmane et enregistré dans un document signé, dénommé Acte constitutif. Le système bancaire islamique a adopté le concept de participation aux risques financiers de l'entreprise, conformément au principe qui veut que ceux qui réalisent des profits doivent être à même de subir des pertes. Il existe diverses sortes de placement dont la rentabilité varie en fonction des risques générés, de manière à satisfaire les exigences de la communauté musulmane face aux besoins d'épargne et d'investissement. La banque islamique propose deux formes d'investissement: a) l'investissement direct par lequel la banque se charge du placement des capitaux dans des projets qui lui rapportent un dividende; b) l'investissement par la participation où la banque participe au capital d'une entreprise de production en tant qu'associée aussi bien dans l'investissement que dans la gestion. Dans ce cas précis, la banque partage les risques avec le client en participant selon un pourcentage convenu dans les profits comme dans les pertes.

<em><strong>Quelles peuvent être les perspectives de développement de la finance islamique au Mali ?</strong></em>

Les institutions financières islamiques sont classifiées en six (6) catégories : Banques Islamiques ; Micro-finances Islamiques ; Assurance Islamiques (Takaful) ; Fonds Zakat ; Fonds Waqf ; Sukuk (obligations islamiques).

La banque islamique rend les mêmes services que les banques classiques. Elle est un intermédiaire entre les détenteurs de capitaux et les emprunteurs. Elle s'engage dans la collecte des dépôts (à vue, à terme et dépôt d'épargne) et l'utilise dans des opérations à caractère bancaire (crédit-bail, location, Modaraba, etc.) et dans d'autres opérations diverses, tout en se conformant à la loi islamique. Toutefois, pour exploiter tout le potentiel offert par la finance islamique, le Mali et les autres pays africains doivent adapter leurs systèmes financiers et leurs cadres juridiques, et règlementaires de manière à intégrer cet important mode de financement alternatif pour financer les plans de développement nationaux et les priorités nationales contenues dans les budgets nationaux en matière de développement durable.

<strong>Réalisée par Harber MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Artisanat :  La coordination nationale des ‘’In-Hadanes’’ du Mali est née]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/artisanat-la-coordination-nationale-des-in-hadanes-du-mali-est-nee-2807939.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 14:25:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Revaloriser l’artisanat malien et le savoir-faire des artisans est, entre autres, la vision des responsables de la nouvelle coordination  nationale Mali des ‘’In Hadanes’’ (Conim) qui vient d’être portée sur les fonts baptismaux.</strong>

‘’In-Hadanes’’, tiré de la langue Tamasheq, signifie « artisans » en langue officielle. Jadis secteur pourvoyeur d’emplois et de recettes par excellence, l’artisanat malien subit de plein fouet les conséquences de la crise multidimensionnelle que le Mali a connue. C’est dans l’optique de donner un second souffle au secteur que les acteurs ont décidé de mettre en place une coordination dénommé ‘’In-Hadanes’’. Cette association se veut aussi un cadre de prévention, de gestion et de résolution des conflits. Elle est disposée à soutenir toutes actions visant à ramener la paix au Mali, en Afrique et dans le monde. Son objectif fondamental est d’œuvrer au retour de la paix et sa préservation par le savoir-faire et l’exploitation du grand potentiel que le secteur de l’artisanat offre. Dans cette dynamique, elle fera des propositions aux pouvoirs publics en vue de la réalisation de son objectif.  Dans un élan de solidarité, In-Hadanes veillera 0 l’expansion de l’esprit de coopération entre ses membres, en soutenant les activités coopératives et de mutualisation des efforts.

Les structures de la Coordination Nationale du Mali sont : le bureau exécutif national, les coordinations régionales (régions), les sections (cercles), les sous- sections (communes), les comités (quartiers, villages, Fractions), les organes, l’assemblée générale, le bureau exécutif national et le congrès. En véritable partenaire, la Conim se veut un conseiller pour les autorités nationales, notamment le ministère de l’Artisanat et du Tourisme. Bientôt, une délégation du bureau exécutif rencontrera la ministre Nina Wallet Intallou et les potentiels partenaires du secteur. Aussi, envisagent-ils d’organiser une tournée à l’intérieur du pays pour expliquer le bienfondé de la Conim, mais aussi procéder à la mise en place des démembrements.

Pour sûr, les In-Hadanes sont décidés à prendre leur destin en main, car ils se refusent à laisser le secteur mourir de sa belle mort. Pour ce faire, ils comptent sur l’accompagnement de tous.

<strong>Mariétou DOUCOURE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rupture « abusive » de contrat :  Orange-Mali citée devant le tribunal du commerce le 27 mars]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rupture-abusive-de-contrat-orange-mali-citee-devant-le-tribunal-du-commerce-le-27-mars-2807946.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 13:56:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les conseillers juridiques de la société Orange-Mali soufflent le chaud et le froid en ce moment. Ils ne dorment plus que d’un œil. Pour cause, plusieurs partenaires de l’entreprise ont décidé de l’assigner en justice pour « rupture abusive » de contrat. La société est attendue le 27 mars au tribunal du commerce pour sa défense.</strong>

En réalité, les faits concernent la filiale d’Orange-Mali, Orange Money qui gère son service monétique. Des partenaires ‘’Masters’’, qui sont dépositaires d’un agrément de la société pour vendre les unités de valeurs (UV) aux petits revendeurs, l’accusent d’avoir abusivement rompu leurs contrats, de retirer leurs agréments pour les réattribuer à d’autres nouvelles recrues. Les plaignants affirment être partenaires de la boîte depuis plus de six ans. Selon eux, Orange-Mali veut simplement réduire le nombre de masters au sein de l’entreprise.  Le hic, selon eux, est qu’Orange-Money a réquisitionné les points de vente appartenant aux masters renvoyés, pour les redistribuer à des nouveaux partenaires.

De leurs avis, dans ce cas de figure, c’est le réseau qui doit être retiré du circuit d’Orange Money. Mais au lieu de cela, c’est plutôt le master en question qui est éjecté du système en résiliant son contrat. Cela suppose qu’on résilie le contrat du partenaire et Orange Money garde les points de vente qui lui appartenait. Faut-il rappeler que les points de vente litigieux ont été constitués par les masters dans le cadre de l’élargissement de leurs réseaux. Chaque master a plus de 30 revendeurs dans son réseau pour distribuer le service Orange Money. « Il ne faut pas qu’ils nous prennent comme des moutons», insistent-ils.

Pour ce faire, ils ont saisi la justice pour rentrer dans leurs droits, car ils estiment qu’Orange Mali a abusé d’eux et qu’elle les a spoliés de leurs points de vente, sans avis préalable. Aussi, soutiennent-ils qu’aucun tribunal du pays n’a autorisé la société à mettre fin à leur contrat.

Les plaignants comptabilisent plus de 1000 personnes que cette rupture atteindra.

De son côté, la directrice marketing et chef de division projets stratégiques et communication institutionnelle de la société, Fatoumata Doucouré, saisie de la question, évoque des raisons de fête des femmes d’Orange Mali, qui l’empêcheraient de répondre à la question. Elle avait promis de fournir la version de la boîte en fin de journée du vendredi. Jusqu’à la mise sous presse de cet article, elle n’a pas fait signe de vie.

Pour sûr, après une première comparution, les deux parties sont attendues, et principalement Orange Mali, pour sa défense le 27 mars, devant le tribunal du commerce de Bamako.

A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dr Aly Tounkara, socio-anthropologue :  «Tant que la culture et la religion domineront, l’émancipation des femmes prendra encore du temps»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/dr-aly-tounkara-socio-anthropologue-tant-que-la-culture-et-la-religion-domineront-lemancipation-des-femmes-prendra-encore-du-temps-2807947.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 12:56:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>Après des décennies de combat, les conditions de la femme ont un peu changé. Au Mali, le poids de la culture et de la religion constitue la principale contrainte, a affirmé Dr Aly Tounkara, Socio-anthropologue de son état, au cours d’une interview réalisée le vendredi 8 mars. Pour faire bouger les lignes, il propose à cet effet une autre lecture des deux pesanteurs (la culture et la religion).  Interview !</strong></em>

<strong>Azalaï-Express: <em>Comment vous évaluez  le combat de la femme malienne pour son émancipation ?</em></strong>

<strong>Dr Aly Tounkara</strong> : Le combat de l’émancipation de la femme dans le contexte malien n’est pas fameux. Je ne dirai pas mitigé, mais pluriel, dans la mesure où il faut saluer certaines avancées observables çà et là, notamment sur le plan politique et l’ouverture de certains postes de responsabilité aux femmes. De plus en plus, on a des femmes officiers dans l’armée, on a des femmes ministres, des députées. Malgré ces différentes avancées dans divers champs, il faut reconnaître et rappeler que la femme malienne, en particulier, et la femme africaine, de façon générale, est butée à des difficultés d’ordre culturel, d’ordre religieux.  Quand on prend une famille, au Mali, on s’aperçoit quand même dans l’imaginaire collectif vis-à-vis de l’être féminin, il conçoit la femme comme étant un être soumis, un être inabouti.  Ce sont ces perceptions qui rythment l’éducation que les différentes familles proposent  à l’être féminin. Alors, naturellement, parler d’une quelconque équité dans une société où la pesanteur culturelle est aussi dominante, il va de soi que l’être féminin continue de souffrir de celles-ci.

<em><strong>Que dire alors des autres pesanteurs comme la religion ?</strong></em>

On a du mal à faire un maillage entre ce qui est du culturel, du religieux et du moderne. Ainsi, si on regarde le droit positif, les deux religions dominantes (l’Islam et le Christianisme), et les pratiques culturelles, on peine à établir les ponts. Dans la constitution malienne, l’égalité est établie entre les sexes. Idem pour les conventions ratifiées par le Mali. Ces avancées sont tout à fait notoires. Mais entre ce qui est signé et ce que des religieux commentent, il y a de grandes contradictions. On se demande si on est dans le même pays.

<em><strong>La contradiction est à quel niveau ?</strong></em>

Beaucoup de religieux maliens, notamment musulmans, seraient dans la lecture textuelle du statut de la femme. Pour ces derniers, une femme est un être soumis selon le référent musulman, un être sensé obéir à son mari. En faisant une grille de lecture textuelle et rigoureuse du Coran, on finira par légitimer le statut inférieur de la femme et les questions d’inégalité dont on parle entre les hommes et les femmes. Or, il y a une lecture nuancée ; même si elle reste marginale dans le contexte malien qu’on pourrait qualifier de lecture réformiste qui gagne de plus en plus le monde musulman, de façon générale. Laquelle lecture appelle à plus de prudence. Elle demande à bien contextualiser, à la limite même de tenir compte des circonstances dans lesquelles les différents versets ont été révélés. De ce fait, on s’aperçoit que les Oulémas seraient un peu enclins à s’intéresser à  cette forme de lecture appelée lecture réformiste. Ce qui fait que le droit positif et le référentiel musulman sont contradictoires parce que les Oulémas sont dans la textualité de la lecture.

En plus de cet aspect, il y a également la difficulté de concilier le droit et les pratiques culturelles. Le législateur malien peine à faire en sorte que le droit positif malien puisse avoir un ancrage dans le référentiel culturel. Je pense que ce travail n’a pas été sérieusement accompli par l’Assemblée nationale. Tous les débats qui ont eu lieu entre 2009 et 2010 constituent des témoignages éloquents que le législateur serait en déphasage avec les attentes normatives des sociétés notamment rurales. Il me paraît important que le culturel et l’institutionnel doivent pouvoir s’accommoder.  En derrière instance, je pense que dans une nation, c’est l’institutionnel qui doit avoir la prééminence non seulement sur le religieux, mais également sur le culturel. Or, dans le cas précis du Mali, on s’aperçoit que la religion et le culturel ont une prééminence sur l’institutionnel. Et ce dernier a été fragilisé par les deux autres univers. C’est toute la difficulté pour saisir réellement le statut de la femme.  Tant que la culture et la religion domineront, l’émancipation des femmes prendra encore du temps.

<em><strong>Est-ce que dans le contexte où l’institutionnel a été fragilisé par d’autres univers, comme vous venez de déclarer, peut-on s’attendre à une émancipation réelle de la femme ?</strong></em>

Ça va être compliqué parce que l’environnemental a une incidence sur l’institutionnel. A un moment donné, il faut avoir le courage de comprendre que des cultures ont des choses en elles, qui sont négatives. Lorsque les cultures sont perçues comme toute faite, bonne en soi ; il va de soi qu’on va être buté à toute initiative de changement. Ce qui est important dans le contexte malien, c’est que les cultures sont des construits humains. Par contre, les Maliens perçoivent les cultures comme des choses naturelles, des choses immuables. Or, les cultures sont appelées à être changées avec la possibilité de s’adapter et d’abandon. Cela est loin d’être consenti au Mali. Fondamentalement, pour qu’il y ait un changement, il faut qu’on comprenne déjà qu’une culture est construite et est une œuvre humaine.

Par ailleurs, ce combat demande un courage politique. On ne peut être dans les logiques électoralistes ou dans les logiques d’économistes et vouloir porter atteinte à des pratiques chères.  On ne peut s’attaquer réellement à ces pratiques culturelles que lorsque l’on arrive à faire comprendre qu’elles constituent des construits humains et de faire comprendre que l’islam ou le texte sacré ne connaît pas une seule lecture, mais il y a plusieurs lectures.

<em><strong>Contrairement à ce que vous dites, il y a pourtant plusieurs acteurs qui soutiennent que la femme malienne avait plus de droits autrefois que maintenant. Les défenseurs de cette thèse font référence à la charte de Kurukanfugan. Que répondez-vous ?</strong></em>

Les gens sont dans la nostalgie de l’histoire. Ce n’est pas du réel. C’est vrai quand on parcourt la charte de Kurukanfugan, il y a des chapitres entiers qui sont consacrés à la dimension féminine. Ça prouve combien le Manding était en avance sur ces sujets-là. Mais quand on questionne la vie réelle, on s’aperçoit  qu’on est plus dans la nostalgie que dans la réalité. Si on prend le champ décisionnel, j’imagine que depuis les Soundiata, la manière dont les hommes avaient accès à la décision n’était pas pareille chez les femmes. Dans le domaine religieux, on n’a pas le même statut vis-à-vis du sacré. C’est pour dire qu’il ne faut pas trop succomber au charme du simplisme et dire que le Mali d’antan avait accordé plus de places à la femme. En faisant référence à cette époque, les femmes ont toujours eu des difficultés ou des soucis pour s’émanciper quelles que soient les périodes et quelles que soient les époques.

Et maintenant, on ne peut nier les avancées enregistrées çà et là en faveur de l’émancipation des femmes. Depuis 1990, on assiste à une émergence d’associations d’obéissance féminine un peu partout au Mali. Ces structures continuent fort heureusement à faire bouger des lignes.  Elles font des actes qui sont parfois très salutaires en faveur de l’être féminin. Alors, on ne peut pas tout résumer à la charte de Kurukanfugan. Franchement, dans le Mali d’aujourd’hui et d’hier, il faut se rendre compte qu’il y a toujours des difficultés. Je ne pense pas si au Manding les femmes avaient voix au chapitre de la même manière que les hommes. De la même manière quand on questionne les avoirs économiques, les écarts sont importants entre les femmes de ces deux époques. C’est pour dire qu’on doit faire attention parce que chaque époque a ses réalités. Le pouvoir économique de la femme prouve suffisamment combien les femmes sont sur la touche pour la plupart des cas. Toujours est-il qu’il faut travailler sur les clichés et les préjugés.

<strong><em>Depuis quelque temps, on est dans la mondialisation du combat d’émancipation de la femme de façon générale. Est-ce qu’on peut s’attendre que la femme malienne ait peut-être le même droit que la femme française par exemple ? C’est l’une des inquiétudes de certains hommes maliens. </em>  </strong>

Il ne faut pas s’inscrire dans les dynamiques comparatives parce que les sociétés ont des réalités différentes. Quand vous prenez le contexte français, ça va beaucoup surprendre l’Africain, tous les trois jours, une Française meurt sous le coup de son mari ou de son compagnon. C’est dire à combien la France elle-même n’est pas exemplaire en matière d’équité entre les deux sexes.  Je pense que beaucoup d’Africains l’ignorent ; la France est le pays le plus critiqué en matière de violences faites aux femmes. Or, on pense que tout est rose chez eux. Mais, dans d’autres domaines, les Françaises ont plus de choix de s’orienter. Et l’administration française est plus féminine que masculine. Ce sont des avancées réelles en France. Mais l’autre revers de la médaille constitue les violences dont les femmes font l’objet. Lorsqu’on prend la condition des femmes, reconnaissons d’emblée qu’elle n’a pas de frontière. L’émancipation n’est pas qu’un problème occidental, ce n’est pas qu’un problème américain. Elle n’est pas qu’un problème français. C’est un problème partageable à l’ensemble de la planète sinon que chaque pays a ses particularités en parlant de l’émancipation.  En dépit de la particularité, il y a un dénominateur commun qui consistera à dire que partout, l’être féminin est considéré comme un être soumis, qu’on soit à Bamako, qu’on soit à Pékin, qu’on soit à Djakarta ou qu’on soit à Koulikoro. Cela est un fait.

Par ailleurs, pour ceux qui suivent l’actualité et le monde arabe, il y a 6 jours, le grand recteur de l’université d’Al-Azhar a dit que la question de la polygamie est à relativiser. Il trouve que la polygamie pourrait être une gêne pour la femme et ses enfants. Al-Azhar est l’une des institutions sunnites  les plus légitimes en matière de jurisprudence musulmane. C’est dire que même dans les pays arables, le problème est sérieusement posé. De la même manière également, dans la zone arabique de plus en plus les femmes sont autorisées à conduire, les femmes votes. Bientôt, elles seront candidates. Donc, le problème n’est pas que malien, français, saoudien ou iranien.

Cependant, il est injuste que le combat de l’émancipation soit un complot de l’Occident. Je reconnais que cette lutte a commencé ailleurs et cela ne veut pas dire que ce ne sont pas nos réalités.

<em><strong>L’actualité au plan international c’est aussi le débat de féminiser certains mots. Est-ce que ce changement est à même d’évoluer le combat de l’émancipation de la femme ?</strong></em>

Le problème ne réside pas dans l’appellation grammaticale. Ça me parait marginal dans ce combat. Le fait de dire la ministre ou la députée ne changera pas grande chose. Le plus important, c’est de travailler sur le sociologique. Pour faire bouger les lignes, il faut s’attaquer aux origines du phénomène qu’aux conséquences. Et les origines du phénomène sont, entre autres, le familial, le culturel, le religieux mal compris, le politique populiste.

<strong>Par Sikou BAH</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Médecine traditionnelle :  Le secteur est victime de publicité tapageuse]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/medecine-traditionnelle-le-secteur-est-victime-de-publicite-tapageuse-2807931.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 12:14:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[« Des individus inexpérimentés et assoiffés d’argent tentent d’affaiblir le secteur  en profitant du désespoir de certains malades à travers des publicités sur leurs produits », s’alarme Pr. Rokia Sanogo, chef du Département médecine traditionnelle à l’Institut national de recherche en santé publique (Inrsp).

Selon elle,  la médecine traditionnelle est un savoir-faire transmis de génération en génération, par écrit ou de façon orale. Elle utilise des plantes, des peaux d’animaux et des incantations pour administrer des soins. Généralement,  leur diagnostic est établit  à travers des signes zodiaques, le jet de cauris, le craché dans le sable et aussi à travers des constats empiriques des symptômes de la maladie. Rokia Sanogo, tout comme M. Bréhima Chaka Traoré, sociologue a l’IPM (Institut Polytechnique du Mali), estime que le secteur est malade d’individus sortis de nulle part.

Le professeur Sanogo soutient que son département  a mis en place une équipe de recherche, composée des spécialistes de pharmacognosie, de phytochimie, de  toxicologie, de santé publique, d’agroforesterie et des ingénieurs des eaux et forêts, pour cerner le phénomène. Ces recherches sur la médecine traditionnelle ont, affirme-t-elle,  commencé dès 1968 et se poursuivent encore.  Déjà, rassure Pr. Sanogo, des textes ont été mis en place pour une meilleure régularisation du secteur, des cartes d’herboristes et de tradi-praticiens sont établies et remises en fonction des compétences.

Rokia Sanogo déplore le fait que malgré ces efforts, des individus inexpérimentés et assoiffés d’argent tentent d’affaiblir le secteur  en profitant du désespoir de certains malades à travers des publicités sur leurs produits. « Une fois ces publicités réussies, ils administrent des soins sans être autorisés et sans la compétence nécessaire, et cela est un danger», explique-t-elle.

Le professeur Sanogo déclare qu’il est indispensable de faire la part entre un herboriste et un  tradi-thérapeute. Elle soutient que le premier est une personne qui a des connaissances sur les plantes et qui exerce ses connaissances dans un coin donné, tel que les marchés. Un tradi- praticien de santé ou tradi- thérapeute est une personne  connue au sein de la société, ayant la compétence de délivrer des soins par l’utilisation des produits ou ses propres connaissances.

Notre interlocutrice affirme que la publicité sur la santé est interdite par la loi. Cependant, elle reconnaît que cette loi n’est pas respectée au Mali. Actuellement, des tonnes de publicité sur la santé sont faites par des individus qui s’octroient le titre de tradi-thérapeute.  Pire, certains reproduisent en grande quantité des médicaments produits par son département, sans aucune autorisation de commercialisation. Rokia Sanogo d’expliquer que récemment, le célèbre sirop « balembo » a fait les frais  d’une contrefaçon. Toute chose qui risque de faire perdre à ce sirop, efficace contre la toux, sa crédibilité.

Partant, elle se plaint du manque de ressources humaines dans son département. Mais aussi de moyens pour une production en grande quantité des médicaments.

De son côté, Bréhima Chaka Traoré, Sociologue de son état, estime qu’il est urgent de revoir la méthode de conservation des herboristes. Parce que, dit-il, ils semblent être les plus consultés dans le domaine de la médecine traditionnelle.  Selon l’universitaire, cette situation se justifie par le manque de moyens pour certains malades et le plaisir de l’automédication pour d’autres. Chose qui est dangereuse car, dans  les deux cas, il est recommandé d’aller voir un spécialiste.

Le sociologue  indique ensuite un problème de notification des médicaments traditionnels. « Les tradi-thérapeutes ont le plus souvent du mal à expliquer le contenu de leurs produits.  Pourtant, l’effet est concret et pratique;  la médecine traditionnelle a dans ce cas un secret. Elle arrive très généralement à guérir des maladies que la médecine conventionnelle a du mal à guérir», soutient-il.

Médecine traditionnelle ou conventionnelle, il s’agit de faire le bon choix. Personnellement, Bréhima Traoré préfère avoir affaire à  un tradi-thérapeute mal formé qu’à un spécialiste mal formé dans le domaine de la médecine conventionnelle. Même s’il reconnaît qu’il faut assainir le secteur.

Oumou Diallo, herboriste au marché de Ouolofobougou, parle de tradition. Pour elle, les plantes qu’elle revend contiennent des vertus surnaturelles. « Depuis la nuit des temps, on se soigne avec les herbes», assure-t-elle. Au sujet de la provenance de sa marchandise, Oumou n’apporte aucune précision, affirmant être ravitaillée par des « guérisseurs spécialisés ».

L’association des tradi-thérapeutes se plaint de charlatans et autres fameux marabouts venus du Niger, du Nigéria ou du Bénin. Ces derniers, disent-ils, sont à l’origine des publicités à outrance sur les radios privées de la capitale.

Pur sûr, le secteur de la médecine traditionnelle  est entouré de confusion et des difficultés qu’il faut urgemment résoudre, s’accordent à dire tous les acteurs.

<strong>Sanata Goita</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Incident entre policiers et gendarmes :  Une bataille rangée évitée de justesse auprès  de la résidence d’IBK]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/incident-entre-policiers-et-gendarmes-une-bataille-rangee-evitee-de-justesse-aupres-de-la-residence-dibk-2807920.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 10:57:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le pire a été évité de justesse, ce vendredi, à l’entrée du quartier Sébénicoro, au niveau du pont « Woyowayanko ». En effet, les policiers du détachement de la Compagnie de la circulation routière ont failli en découdre avec des éléments de la gendarmerie nationale.</strong>

En effet, l’incident est parti du fait qu’un policier en faction a interpellé un usager, sur un engin à deux roues. Alors que ce dernier s’apprêtait à obtempérer en se garant au bord de la voie, le policier, qui a fait une dizaine de mètres pour arriver à son niveau, a tenté de se saisir de la clé de la moto de son vis-à-vis. Le conducteur s’y est opposé en saisissant la main du policier. Il n’en fallait pas plus pour que le flic lui assène une bonne gifle. Ebahi et interloqué par l’acte de l’agent en uniforme, l’individu est descendu de sa moto pour rejoindre le poste de contrôle de la police. Sur place, il s’est assis sur le banc et faisait des gestes d’étonnement. «Je ne peux expliquer ce qui vient de se passer», disait-il. Mais, il a demandé aux policiers d’appeler en renfort toutes les unités de la police disponibles, parce que, prévenait-il, trois ou quatre policiers ne peuvent pas contenir  la scène qui allait se passer d’un moment à l’autre.

Pendant qu’une foule de badauds se formait, un passant, qui a suivi l’action et qui connait bien le conducteur de la moto, s’approche de lui et exécute le salut militaire (Garde-à-vous). C’est là que les policiers réalisèrent qu’ils avaient affaire à un agent des forces de sécurité et, visiblement, un officier.  C’est ce passant qui informa les policiers que l’homme que leur élément venait de brutaliser était un gendarme de son état, un lieutenant de surcroit.

C’est alors que tous les policiers ont déserté le hangar qui leur sert pourtant d’abris. Le gendarme sort son téléphone et tente d’appeler des éléments de son unité. Son collègue le supplie de toutes ses forces pendant plusieurs minutes. L’homme finit par céder. Cependant, il a exigé des policiers des excuses publiques. Les flics se sont exécutés sans murmures, avant de lui rendre sa monture.

Pris de peur, les policiers avaient déjà appelé du renfort qui arriva après le départ des gendarmes. L’incident venait d’être évité de justesse entre ces deux corps des forces de sécurité qui, faut-il le rappeler, ont eu à se livrer des batailles rangées par le passé.

<strong>Hamadoun MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transport de marchandises urbain :  Les cyclistes se plaignent des « katakatani »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-de-marchandises-urbain-les-cyclistes-se-plaignent-des-katakatani-2807929.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 11 Mar 2019 10:20:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Bamako est un lieu de consommation par excellence. Elle dispose de quelques marchés stratégiques qui ravitaillent les commerçants des quartiers de la ville. Pour ce faire, ce sont des cyclistes et des tricycles qui transportent les marchandises.</strong>

Les propriétaires de vélo se plaignent des conducteurs de tricycles, connus sous le nom de «katakatani», nom tiré vraisemblablement du bruit que ces engins émettent dans leur course folle. Ils les accusent de rafler tout le marché de transport urbain. « J’ai vendu mon vélo pour faire le portefaix devant des grands magasins au grand marché. Ça ne marche pas ; les katakatani ont détruit le marché. Ils ne respectent aucune règle ni personne. Avant, on avait des prix indiqués par zone et par secteur. Ce n’est plus le cas», se plait Aliou Hassèye, un ancien transporteur urbain.

Selon lui, la multiplication des katakatani a donné lieu à une concurrence déloyale. Aussi, reconnait-il que ces tricycles sont plus rapides que les vélos. Donc, les gens préfèrent leurs services. Cependant, Aliou Hassèye rassure que certains cyclistes parviennent à tirer leur épingle du jeu, car leurs anciens clients, notamment les commerçants détaillants, leur font encore confiance. « Ce secteur est compliqué. Parce que nous ne sommes pas propriétaires des tricycles. Nous les louons par jour. Donc, on doit reverser la recette convenue au propriétaire tous les soirs.

Les policiers vous fatiguent avec les contrôles intempestifs. Nous sommes obligés de baisser les tarifs du transport pour faire plusieurs voyages par jour», confie Lassina Ongoïba, conducteur de tricycle. Il ajoute que le marché est libre et chacun a sa chance.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cadre de concertation national : L’opposition clarifie sa position ce jeudi]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/cadre-de-concertation-national-lopposition-clarifie-sa-position-ce-jeudi-2802079.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Feb 2019 00:57:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>Après avoir boudé la 2<sup>e</sup> réunion du cadre de concertation national, l’opposition se prépare à animer une conférence de presse ce jeudi à la Maison de la presse. Déjà, elle rejette catégoriquement toute décision du gouvernement sans le dialogue politique inclusif.  </strong></em>

Cette 2<sup>e</sup> réunion  boycottée par l’Opposition s’est penchée sur la mise en place de la formation technique du cadre de concertation national ; le chronogramme des consultations référendaires et électorales de 2019. A l’issue de la rencontre, des responsables politiques, à l’instar du président de l’UM-RDA, ont livré leurs impressions à la presse. Outre les sujets abordés, il a été largement question du refus de l’opposition d’y prendre part. Malgré la situation, le président Ibrahim Boubacar BAH de l’UM-RDA reste optimiste. « <em>Les choses iront de l’avant, parce que la volonté de l’État est là. Nous partis politiques, nous souhaitons avoir un cadre consensuel, car le référendum est une affaire de tous </em>», a-t-il indiqué, tout en espérant que les discussions politiques vont se poursuivre afin d’aboutir à un consensus.

<strong>Les raisons du boycott </strong>

Avant la 2<sup>e</sup> réunion du cadre de concertation boudée par l’opposition, le parti Union pour la République et la démocratie (URD) avait fait part de ses observations et recommandations sur les réformes constitutionnelles. Dans ce document politique, l’URD estime que le régime ne respecte pas les préalables d’un processus de révision inclusif. Selon le parti de la poignée de mains, la démarche imprimée par le Premier ministre n’est pas de nature à présager une suite heureuse au processus.

« L’URD a la très forte conviction que pour sortir de cette crise, notre pays a besoin d’un dialogue politique de haut niveau», indique le parti de Soumaïla CISSE.  Le parti se dit convaincu que le dialogue politique national qu’il ne cesse de réclamer depuis des années est un préalable important et « ne peut avoir lieu dans le cadre national de concertation créé par le Premier ministre (décret N°2019-0020/PM-RM du 17 janvier 2019)»<strong>.</strong>

Outre ces griefs, l’URD estime que le président Ibrahim Boubacar Keïta a violé les textes en confiant ce processus au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga au motif  que « l’initiative de la révision constitutionnelle appartient exclusivement au président de la République et à l’Assemblée nationale ». Sur ce point, des constitutionnalistes affirment que cette décision du président de la République n’est nullement une violation de la loi. <strong>« Tant que le Premier ministre agit sur instruction du président, il n’y a pas de violation de texte »,</strong> déclarent certains.

<strong> </strong>Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) a fait les mêmes critiques sur les réformes en cours. Selon un responsable de ce front joint au téléphone, le FSD ne participera plus aux réunions du cadre de concertation sans le dialogue politique. <strong>« Les autorités ne peuvent pas se permettre d’ignorer les autres acteurs dans ce processus »,</strong> a fulminé un responsable politique du FSD.

Pour clarifier la position du FSD, notre interlocuteur a affirmé que le jeudi prochain, l’opposition animera une conférence de presse à la Maison de la presse.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Segou’Art 2019 :  La popularisation des arts plastiques en marche !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/people/segouart-2019-la-popularisation-des-arts-plastiques-en-marche-2802082.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 12 Feb 2019 00:54:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Rendre populaire la diffusion des œuvres d’arts plastiques, et faire du Mali, précisément de Ségou, un rendez-vous de la création plastique du continent. Telle est la prouesse que la Fondation du Festival sur le Niger vient de réussir dans le cadre de la 2<sup>ème</sup> édition de Ségou’Art/Festival sur le Niger. Ségou’Art 2 a permis aux populations maliennes de se frotter aux professionnels des arts pratiques venus des 4 coins du monde.</strong>

D’habitude très réservées à une catégorie de la population, et n’intéressant pratiquement pas le commun des mortels, les œuvres d’arts, à Ségou et dans le cadre de Ségou’Art 2, ont rencontré un public hétéroclite. Du coup, l’idée de faire de cette édition de Ségou’Art une innovation forte du Festival sur le Niger devra être perçue comme une performance réussie de Mamou Daffé, toute l’équipe de la Fondation du Festival sur le Niger et du Centre Culturel Korè de Ségou. Le format de la manifestation n’est-t-il pas adapté au contexte du pays ? Où, chaque jour que Dieu fait, des familles sont endeuillées. Sans cesser de vivre. Sans refuser de résister, ne sommes-nous pas obliger de revoir nos approches en changeant de fusil d’épaule ?

Dans le souci de répondre au besoin crucial de l’avenir de l’art en Afrique, la Fondation du Festival sur le Niger et le Centre culturel Korè de Ségou, sous la conduite clairvoyante du Directeur Mamou Daffé, ont décidé, à travers Ségou’Art, de stimuler la consommation locale des œuvres artistiques des jeunes par des nationaux et les internationaux. Cela devenait une nécessité. Car, il est notoirement connu que les créateurs africains dépendent d’un marché extérieur  à leur pays et au continent. « Leurs œuvres trouvent rarement quelques acquéreurs nationaux et quand on ajoute à cela la situation trouble de nos pays, il n’y a aucun doute, une hypothèque plane sur toutes les opportunités qu’offre le système marchand traditionnel », nous a indiqué Mamou Daffé, Directeur  artistique de Ségou’Art. Pour le moment, n’ayant pas en terme chiffré les éventuels ventes, l’on peut sans risque de se tromper dire que Ségou’Art 2 a atteint son objectif principal : Inscrire le nom du Mali, à travers la ville de Ségou, dans la short-liste des villes dans le monde qui compte en terme de promotion de l’art africain contemporain.

Du 2 au 9 février 2019, les acteurs qui comptent dans le secteur des arts plastiques sur le continent (collectionneurs, marchands d’arts, galeristes, les artistes seniors qui comptent sur le continent et dans le monde, les jeunes talents émergents du continent) étaient tous là.

En plus de cette mobilisation, Ségou’Art à la faveur de cette 2<sup>ème</sup> édition est parvenu à se faire une identité : Espace de promotion de talents émergents et espace de popularisation des arts plastiques.

Avec cette 2<sup>ème</sup> édition réussie, Ségou’Art, Salon d’art contemporain du Mali, est désormais une propriété des artistes d’Afrique et d’ailleurs, qui ont été impressionnés par le fait qu’en plus des perspectives que cet espace donne aux jeunes talents émergents  du continent, il est le maillon qui manquait à l’envol des arts plastiques sur le continent, à travers sa popularisation.

Il n’y a aucun doute pour le Mali et pour l’Afrique que du 2 au 9 février 2019, quelque chose d’impressionnant, de merveilleux est partie de Ségou pour le bonheur des artistes plasticiens du continent. Les artistes africains, à partir de Ségou, ont la certitude qu’il est désormais possible de rendre populaire les arts plastiques. Si ailleurs seuls quelques initiés, le temps d’une biennale ou d’une foire de l’art, s’échinent dans des élucubrations morbides, à Ségou’Art une démarche pédagogique dans le sens de l’éducation à la consommation de l’art plastique par le commun de la population est en pleine expérimentation. Et, mieux qu’une expérimentation, l’essai a été un coup de maître. Cette stratégie d’attirer les populations par des arts de la scène pour les emmener à la découverte du travail des artistes plasticiens sera sûrement dans les années avenir du « Made in Mali », à partir du géni créatif de la ville de Ségou.

Le fait d’avoir associé à Ségou’Art 2 toutes les composantes traditionnelles du Festival sur le Niger (concerts géants sur les berges du fleuve Niger, théâtre, danse, ateliers, conférences, foire de Ségou, manifestations traditionnelles, caravane culturelle pour la paix) a eu pour avantage d’attirer le maximum de personnes à venir voir les expositions. Cela est à saluer et devra faire partie intégrante de la stratégie à dupliquer ailleurs, où les populations ont encore un rapport difficile avec la consommation des œuvres d’art.

<strong>Assane Koné</strong>

&nbsp;

<strong>SEGOU’ART 2019 :</strong>

<strong> La galerie « Sunjata Créations » émerveille  spécialistes et profanes des arts</strong>

<strong>Avec son écriture artistique dénommée le « Bogopaint » qui est un mélange de tissus bogolan à la peinture, la Galerie « Sunjata Créations » fait actuellement sensation à la Fondation du Festival sur le Niger à Ségou. Galerie invitée à l’édition 2019 de Ségou’Art, par la beauté esthétique de ses œuvres et par la profondeur des thématiques qu’elles abordent, « Sunjata Créations » est parvenue à réconcilier simples amateurs et professionnels pointus des arts du continent et du monde.</strong>

De l’œuvre intitulée « le Pouce de la famille » à celle dénommée « Symphonie », en passant par des œuvres comme « Le Complot », « Le Joueur de Kora », « Les Danseuses de charme », « Le Balafoniste », « le Parfum du désert », « La Danse du couple »,  « Initiation maritale », et « Parole de musique », la dizaine d’œuvres exposées à Ségou’Art 2019 par la Galerie « Sunjata Créations » est une invitation à apprécier  l’harmonie entre le bogolan et la peinture acrylique. De cette harmonie, les œuvres de la galerie « Sunjata Créations » dégagent une beauté esthétique qui n’a d’égale que leur signification.  En plus de leur spécificité d’être des œuvres collectives, la dizaine de tableaux exposés, avec manière, ramènent des  profondeurs  du riche patrimoine culturel africain des concepts artistiques et culturels, dans le but de jeter des ponts entre le passé, symbolisé par l’usage du « Bogolan » et la peinture acrylique qui reste une forte expression de l’époque contemporaine.

Selon Guédiouma Sanogo, Directeur Général de « Sunjata Créations », le « Bogopaint »  s’inscrit résolument dans le contexte de la renaissance culturelle africaine, dans la mesure où il contribue à faire connaître les valeurs de la cosmogonie africaine.

Le Collectif d’artistes de la galerie « Sunjata Créations » s’est aussi inscrit dans la démarche de reprise du témoin du Bogolan, là où des stylistes de renom comme Chris Seydou l’ont laissé, pour lui ouvrir de nouveaux horizons. Nous nous rappelons que le Bogolan a été révélé au monde dans les années 80 par le styliste malien Seydou Doumbia dit Chris Seydou. « Si celui-ci l’a introduit dans la haute couture et l’habillement, ‘’Sunjata Créations’’ en a fait un objet d’art plastique, en introduisant cette technique millénaire de teinture des tissus dans l’univers de l’art et de la décoration », nous a indiqué le Directeur Général de « Sunjata Créations ».

Et, cela se voit très bien, le Bogolan est intégré de façon harmonieuse dans la quasi-totalité des œuvres de « Sunjata Créations », à travers une plastique qui utilise un large éventail d’objets sculptés peints comme la porte et la serrure dogon, les masques africains, les tabourets, les coffrets à bijoux, les statuettes, les walé, les animaux…

Contrairement aux autres galeries, « Sunjata Créations » n’expose pas d’autres artistes que ceux qui sont membres de son collectif de créateurs. « Sunjata Créations » collabore avec un certain nombre de peintres, dont la plus illustre est Mme Irina Condé, peintre russe de l’Ecole des Beaux-arts de Moscou, basée à Conakry. Le Promoteur de la galerie « Sunjata Créations » est l’honorable Guédiouma Sanogo, député de Sikasso, et au centre de la conception et la production artistiques de « Sunjata Créations »

<strong>Assane Koné</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Commerce et concurrence : Pourquoi Empé doit revenir]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 12 Feb 2019 00:52:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Nul n’est indispensable certes, mais il y a des hommes qui sont difficilement remplaçables. L’ancien ministre du Commerce et de la Concurrence, Abdel Karim Konaté dit Empé est en un. Il doit revenir à la tête de ce département pour plusieurs raisons. </strong>

De mémoire de Malien, jamais un homme n’a fait l’unanimité que le ministre Empé dans la gestion du secteur du commerce et de la concurrence. Mais aussi et surtout dans l’apaisement du climat social. Aujourd’hui, le secteur du commerce et de la concurrence est en sens dessus-dessous. Un désordre indescriptible que les nouveaux responsables du département peinent à gérer.

Secteur hautement stratégique et éminemment rentable pour l’économie nationale, le secteur n’est plus que l’ombre de lui-même. Toutes les filières sont sur les nerfs. Boulangers, commerçants détaillants, les opérateurs économiques, personne ne se reconnait dans le schéma qu’impose les nouvelles autorités à la tête du secteur. Or, sous le règne du ministre Empé, tout le monde était au pas. L’homme, de par son sens élevé d’ouverture et de dialogue, parvenait à satisfaire tout le monde. La ménagère n’a jamais senti des trous dans son panier et l’Etat était solvable et crédible, pendant que les opérateurs économiques s’en léchaient les barbiches. Empé veillait scrupuleusement sur les flux sur le marché et contrôlait les prix, d’où la tenue régulière du Conseil national des prix. Et au-delà, il avait instauré un comité de veille qui se réunissait tous les vendredis. Une façon de suivre les fluctuations entre les importations, les exportations et les quantités de denrées sur le marché.

Empé contrôlait tous les secteurs et connaissait au détail près leurs préoccupations. Toute chose qui amenait certains responsables de la filière pain à le qualifier de « sorcier ». « On ne peut rien lui cacher. Il sait toujours tout avant nous-mêmes », s’étonnaient-ils.    Grace à ses efforts, le prix de la miche de pain est passé de 300 à 250 FCFA. Aujourd’hui, par manque de vigilance et d’inattention du gouvernement, les boulangers veulent non seulement augmenter le prix de la miche, mais ils vont jusqu’à prendre le ministre en otage dans ses locaux. Manque d’autorité, quand tu nous tiens !

Ce secteur n’est pas le seul à l’agonie, les receleurs de ferrailles sont sur le pied de guerre. Car, le ministère leur interdit l’exportation au profit des sociétés nationales qui ne parviennent pas à transformer certaines catégories de ferraille. Cette situation engendre ainsi un manque à gagner considérable pour ces pauvres ferrailleurs, dont dépend la vie de plusieurs centaines de personnes.

Au-delà du secteur du commerce, les qualités de négociateur d’Empé ont transcendé les murs de son département. Ce n’est pas la ministre Racky Talla et Abdoulaye Idrissa Maïga qui diront le contraire. Dans les moments les plus chauds de l’effervescence du front social, Abdel Karim Konaté a sauvé la mise au gouvernement. Et a permis de ramener les uns et les autres à la raison, évitant ainsi au pays des conséquences très fâcheuses. Sa sortie du gouvernement a surpris plus d’un, car le pays avait encore besoin de lui.

Avec la situation de déliquescence très avancée dans laquelle se trouve le secteur du commerce et de la concurrence, à laquelle est venu se greffer le front social devenu frileux depuis, le retour de Empé est une nécessité qui crève les yeux.

Dieu veille !

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Réduction des prix des denrées de première nécessité : Une patate chaude entre les mains du ministre Alhassane Ag Ahmed Moussa]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 12 Feb 2019 00:51:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’un des points d’accord entre l’UNTM et le gouvernement est la réduction des prix de la viande et du riz d’ici le mois de mars. Pour respecter cet engagement, le ministre du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Alhassane Ag Ahmed Moussa a échangé avec les acteurs du commerce afin de s’y apprêter. Pourra-t-il relever ce défi ?</strong>

Le ministre Alhassane Ag Ahmed Moussa souffle le chaud et le froid. En tout cas, c’est une véritable patate chaude que l’accord entre le gouvernement et l’UNTM vient de lui laisser entre les mains. Lui qui peine à stabiliser les prix des denrées sur le marché.

L’objet de la rencontre entre le ministre et les acteurs de son secteur est de se concerter sur la mise en œuvre du point de l’accord qui concerne le ministère en charge du Commerce et de la Concurrence et les dispositions à prendre en vue d’améliorer les techniques de collecte et de traitement de l’information du prix des stocks. Ce défi ne devrait pas être la mer à boire pour lui. Il lui suffisait d’élaborer un mécanisme de veille sur le marché et de tenir régulièrement le Conseil national des prix. Le ministre est bousculé et ne dormirait presque plus que d’un œil. Surtout qu’il a un timing assez limité (fin mars) pour réduire les prix de la viande et du riz. Avec des partenaires sociaux très regardants et teigneux comme l’UNTM, Ag Ahmed Moussa risque gros et même très gros. Encore plus que le respect de l’engagement du gouvernement tiendrait aux initiatives que son département prendra dans ce sens. L’intéressé lui-même reconnait l’urgence. Il l’avoue face aux acteurs du secteur qu’ « il s’agit de réfléchir très rapidement pour prendre des dispositions en attendant d’autres mesures de régulation qui vont être prises par le gouvernement ». Il ajoute qu’il faut s’assurer que l’impact de ces mesures va permettre la réduction et la maîtrise des prix sur les moyens et long termes. Car, il le sait, il y a une forte nécessite de la prise d’un certain nombre de mesures immédiates en matière de régulation du prix.

Le ministre était conscient, comme il l’a affirmé pendant cette rencontre, que le Comité de veille n’est pas « dynamique ». Depuis sa nomination à la tête de ce département, il aura fallu que l’UNTM tape sur les doigts du gouvernement pour qu’il décide de redynamiser cet outil stratégique. Drôle de ministre, dirait l’autre. Cependant, son chargé à la communication se veut formel, affirmant que tout va bien et que le ministre voudrait juste rendre le comité de veille plus efficace. Pour lui, le mot redynamiser ne signifie rien d’autre. Pourtant, le ministre affirme qu’il faut intégrer dans ce comité certains acteurs. Seulement, il se trouve que ces acteurs étaient déjà membres de cette instance sous l’ancien ministre. Alors questions: pourquoi les avoir enlevés pour qu’une urgence vienne rappeler l’importance de les garder dans le dispositif ? Qui les avait enlevés du dispositif ?

Le chargé à la communication se veut très évasif sur le sujet.

Il reste à voir si le gouvernement ne s’est pas trompé sur ce point d’accord avec l’UNTM, quand on sait que de sérieux doutes planent sur la capacité et les compétences de ce ministre à gérer ce département. Quand bien même il était supposé être un fin connaisseur du secteur. En tout cas, la façon dont il gère ce ministère sensible n’est guerre rassurante.

Pour sûr, ce point de l’accord qu’il doit mettre en œuvre en si peu de temps est et reste une vraie patate chaude qui pourrait bien lui brûler la main.

<strong>Dieu veille !</strong>

<strong>Jean JACQUES </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Qualité du fer au Mali : Imafer sur la sellette]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 11 Feb 2019 00:59:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où le débat sur l’effondrement des bâtiments au Mali se pose avec acuité, de sérieux doutes pèsent sur la qualité des matériaux de construction, notamment le fer. Les produits de la plus grande usine de production de fer au Mali, l’Industrie malienne de fer (Imafer), sont pointés du doigt par les acteurs. Nous avons enquêté.  </strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>« A part les achats sur commande, des fers de la société IMAFER ne sont pas conformes aux normes. Leur diamètre et longueur ne respectent pas la réglementation</em></strong>», s’offusque Abdoulaye Diarra, un jeune fonctionnaire. Il a découvert le pot-aux-roses alors qu’il supervisait les travaux de construction de sa maison. <strong><em>« A plusieurs reprises, je viens trouver mes fers cassés, brisés sur le chantier. C’est justement sur ces faits que j’ai été informé par des techniciens de bâtiments comme quoi il y a beaucoup de fers sur le marché qui ne sont pas conformes à la réglementation»,</em></strong> explique M. Diarra. Son fournisseur, Sidi Kouma, gérant d’une quincaillerie, affirme ignorer la qualité de ce matériau. Selon lui, sn rôle n’est de faire contrôler sa marchandise avant de la vendre. <strong><em>« C’est aux autorités de veiller à ce que la qualité des fers soit conforme à la réglementation », </em></strong>estime-t-il. De même, il pense que conformément à son cahier de charges, la société IMAFER, dont il vend les produits, doit <strong>«être honnête ».</strong>

Lamine Koné est très révolté. Ce technicien de bâtiment évolue dans ce secteur depuis plus de 15 ans et a supervisé de grands chantiers de construction au Mali. A part les achats sur commande, des fers de la société Imafer ne correspondent pas aux normes. <strong>« La longueur et le diamètre des fers ne sont pas respectés »,</strong> affirme M. Koné. Les barres de fer doivent faire normalement 12 mètres. Contrairement à cette dimension, la plupart des barres de fer ont une longueur variant entre 10,5 et 11,5 mètres. S’agissant du diamètre, c’est le même constat. Le diamètre du ‘’fer 6’’ fixé à 6 mm conformément à la réglementation est aussi en dessous des normes. Il varie entre 4 et 5 mm. Toute chose qui peut fausser les données.

<strong><em>« Cette situation est connue de tous les responsables intervenant dans ce secteur. Leur silence est largement synonyme de leur complicité »,</em></strong> accuse M. Lamine Koné qui indexe singulièrement l’Ordre des ingénieurs-conseils du Mali.

Pour leur défense, le chargé à la communication de cette structure, Youssouf FANE, soupire. Le problème est profond et sérieux, affirme-t-il. L’Ordre des architectes et conseils du Mali ne cesse de se battre pour la qualité des matériaux de construction. A l’image de M. Koné, il concède également qu’il y a nécessité de réguler le secteur en obligeant des sociétés y intervenant à se conformer aux normes.  Sinon, déplore-t-il, <strong><em>« Il y a du fer de qualité sur le marché. Il y  en a beaucoup aussi qui ne respectent pas les normes »</em></strong>. Pour M. Fané, il y a au moins 5 qualités de fer qui circulent sur le marché. A part la 1<sup>re</sup>  qualité acquise sur commande, les autres offres souffrent de manque de rigueur au moment de leur fabrication. <strong><em>« Ce n’est pas normal que des fers se cassent en essayant de leur donner des formes »</em></strong>, peste Youssouf Fané. Face à la dégradation de la qualité des fers, il urge de prendre des mesures rigoureuses pour éviter le laisser-aller, plaide-t-il.

<strong><em>« Je pense qu’il est temps pour l’Etat de prendre des décisions pour interdire la fabrication de certaines qualités de fer. Je fais allusion notamment au fer qu’on appelle ‘’Djôgôrômai naikai’’. On doit mettre fin à des fabrications du fer purement et simple commerciale»,</em></strong> estime M. Fané. Sinon le risque est très grand et les sociétés de fabrication, vendeurs et acheteurs de fer ne font pas suffisamment attention.

Pour sa part, le premier responsable de l’Industrie malienne de fer, Mounir Kawer, affirme : « <strong><em>Il y a un problème que vous n’avez peut être pas compris. Si une usine fait. Et qu’elle vous vend, vous allez le remettre au marché et que vous vendez…, cela n’est pas le problème de l’usine.</em></strong> »

Un aveu qui confirme les allégations des techniciens. Plus loin, il avance : « <em>D’ailleurs de toutes les usines du Mali, je suis le seul à avoir des instruments de mesures, attention !</em> », prévient-il. Avant de charger les autorités de contrôle de la qualité au Mali. « Je pense que s’il y a quelqu’un à blâmer, c’est bien les autorités compétentes qui, elles, doivent œuvrer au respect des normes….. Ce qu’il faut faire, c’est d’aller voir le ministère du Commerce et de la Concurrence pour échanger, puisqu’il y a des normes au Mali. Et d’ajouter que... la douane ne conteste pas au dédouanement tant que la métrologie n’a pas délivré un certificat de conformité.»  Et notre interlocuteur d’estimer que ce n’est pas en soulevant le problème dans la presse que cela va contribuer à le résoudre.

Le PDG d’IMAFER se plaint de « concurrence déloyale » sur le marché. Selon lui, il y a des importateurs qui vont venir du fer de la sous-région, notamment du Sénégal, d’une longueur de 10,5 m, alors que lui, il en fabrique de 12 m. Il a laissé entendre que face aux prix que ces importateurs pratiquent, Imafer n’a d’autre choix que de suivre la loi du marché.

« Je vous invite à venir chez moi pour la vérification de la qualité de mes produits. Je n’ai rien à cacher.», lance-t-il. Lorsque nous acceptons son invitation, curieusement, M. Kawer doit voyager le lendemain matin. Aussi, affirme-t-il qu’il ne déléguera personne pour nous faire visiter son usine, car c’est lui le patron que nous avons appelé. Et c’est à lui de nous guider.

Le directeur de l’Agence nationale de la métrologie, Lassana Togola, balaie d’un revers de main le manque de contrôle des services de l’Etat. Il affirme que cette usine leur doit même de l’argent au titre des vérifications de l’année dernière. Selon lui, sa structure est nouvellement créée et elle essaie tant bien que mal de jouer son rôle en attendant de rentrer en pleine possession de tous ses moyens. Il affirme que le PDG ment, surtout quand il affirme qu’il est le seul à détenir des instruments de mesure ou que les services de l’Etat ne jouent pas leur rôle. M. Togola promet d’organiser dans l’immédiat une mission de contrôle dans l’usine.

Pour sûr, le problème de la qualité des matériaux de construction au Mali est réel. Si rien n’est fait, le phénomène risque de se transformer en un problème d’insécurité nationale.

A suivre.

<strong>Hamadoun MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Exploitation minière :  La mine de Loulo fermée depuis mercredi, la direction parle d’arrêt sauvage]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-la-mine-de-loulo-fermee-depuis-mercredi-la-direction-parle-darret-sauvage-2792070.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 12 Dec 2018 08:40:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La mine d’or de Loulo, filiale de Randgold, est en arrêt de travail depuis le mercredi dernier. Les travailleurs réclament une augmentation de primes de risque, la direction générale dénonce un arrêt sauvage du travail.</strong>

Un bras de fer exceptionnel oppose les responsables de la mine d’or de Loulo aux travailleurs. Cette opposition a occasionné l’arrêt de la mine depuis la semaine dernière. Selon Famory Sissoko, responsable syndical de la mine, les travailleurs ont décidé d’arrêter le travail pour réclamer l’alignement de leurs primes de risque sur leurs salaires de base. Il estime que cela ressort dans un accord signé avec les responsables de la mine depuis 2016. Le syndicaliste se plaint du fait que leurs primes actuelles soient calculées sur la base de leur ancienne grille salariale. Or, les salaires de base ont augmenté. Aussi, il soutient qu’ils ne comprennent pas que sur les bulletins de paye, deux salaires de base sont mentionnés et que les primes sont calculées sur la base de l’ancien salaire. M. Sissoko indique qu’ils ne reprendront pas le travail jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause.

De leur côté, le directeur général de la mine de Loulo, Tahirou Ballo, s’offusque que les travailleurs soient partis en grève 24 heures seulement après le dépôt de leur préavis de grève. Pour lui, cela n’est pas professionnel. Il estime que la revendication des travailleurs est insupportable par la mine, car elle occasionne une incidence financière estimée à 33 millions de dollars américain. Le directeur soutient que la mine fait de nombreux efforts pour mettre les travailleurs dans les conditions. Mieux, les primes actuelles à eux accordées sont supérieures à celles prévues par la loi. Selon lui, la loi recommande de calculer les primes sur la base du salaire de base de la catégorie E. Or, à Loulo, la direction aurait estimé que le travail de la mine est plus dangereux que celui d’un boulot ordinaire. Donc, il aurait été décidé d’aligner les primes sur les salaires de base de chacun en fonction de son poste.

Le directeur ajoute que suite à une étude dans la sous-région, il a été décidé d’augmenter les salaires de base des personnels. C’est ainsi qu’une augmentation de 30% a été conclue entre la direction et les travailleurs. Cela, de façon échelonnée sur trois ans. Mais compte tenu de l’incidence financière insupportable qu’engendrait l’alignement des primes de risque, il a été mentionné dans l’accord que ces primes resteront calculées sur l’ancien salaire de base. C’est cela que les travailleurs veulent changer alors même que c’est prévu par l’accord entre les parties. Aussi, pour empêcher un débrayage, toutes les autorités administratives, coutumières et mêmes syndicales sont intervenues pour demander aux travailleurs de rester dans la mine pour négocier. Mais, ils n’ont rien voulu savoir et ont décidé de façon spontanée d’arrêter le travail.

De son côté, le directeur Afrique de l’Ouest de Randgold, Chaka Berthé, parle d’arrêt sauvage du travail. Selon lui, cette cessation de travail occasionne des pertes de 3 millions de dollars par jour. Aussi, il indique que la direction de Randgold se veut légaliste jusqu’au bout. Il se dit aussi persuadé que ce n’est pas ainsi qu’une revendication peut aboutir. Le directeur affirme que si cette situation continue, ils n’auront d’autre choix que de saisir les autorités et de faire appliquer la loi.

A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Hôtellerie au Mali :  Une poubelle dénommée Radison-Blu]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/hotellerie-au-mali-une-poubelle-denommee-radison-blu-2792075.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 12 Dec 2018 00:42:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les mauvais souvenirs que cet hôtel, supposé être cinq étoiles, rappelle aux clients et autres usagers, le Radison-Blu n’est rien d’autre qu’une poubelle géante au cœur de l’ACI 2000.</strong>

Un tour dans cet hôtel et l’on se demande ce qu’il a de luxueux. Propriété du richissime homme d’affaires malien Cessé Komé, le Radison-Blu est loin d’être un hôtel cinq étoiles, comme le clament ses propriétaires.

Cet hôtel n’a rien à envier à un camp de concentration nazi, ou un camp de détention de terroristes. Au-delà de la forte présence militaire  tout autour de l’établissement, de façon à donner l’impression d’être sur un champ de bataille d’Afghanistan ou de la Syrie, la terreur et le vacarme que subissent les clients sont indescriptibles. Ici, les salles supposées accueillir des ateliers de formation et autres rencontres professionnelles tournent au vinaigre. Car, les murs ne sont pas insonorisés. Mieux, la vétusté des portes et du plancher se passe de tout commentaire. Récemment, des journalistes en formation dans l’une des salles ont eu la surprise d’être indisposés pendant leur atelier par un bruit sonore venant d’une salle contigüe. Il s’y jouait de la musique à fond, à réveiller des morts. Oui, ici séminaristes et fêtards cohabitent sans aucune mesure préventive. Au cours de cette journée, une journaliste s’est blessée sur le pan d’une porte visiblement très rouillée et presque hors d’usage. Interrogé sur ces faits gravissimes, c’est le responsable des salles de formation et des ateliers qui nous répond.

« Ce que vous dites n’est pas réel. Je vous conseille de nous adresser un courrier officiel et on vous reviendrait dans les plus brefs délais. Après cela, on va vous faire visiter et vous pouvez voir par vous-mêmes l’état de nos locaux », dit-il. Sauf que les locaux de cet hôtel sont connus de tous les usagers maliens. La qualité des salles de conférence est une réelle déception pour presque tout le monde. C’est d’ailleurs pourquoi un client étranger nous confie que « c’est le dernier des hôtels au Mali. Je ne sais pas comment les autorités maliennes font pour évaluer vos hôtels. Le Radisson est une honte ».

Quelques moments après que les publications des journalistes ont fait le buzz sur la toile, dénonçant les conditions de restauration et la vétusté des locaux, il nous revient que le Directeur général de l’hôtel est venu leur présenter des excuses et a demandé à son personnel de les mettre dans les conditions pendant leur séjour. Ainsi, les journalistes et bloggeurs ont été invités à manger dans le restaurant VIP. Une façon pour lui de les corrompre, peut-être.

Un employé ayant requis l’anonymat ajoute que l’hôtel a perdu la moitié de ses clients. Et que l’affluence est très moyenne, car les clients seraient déçus de la qualité du service à eux offert dans cet hôtel.

A suivre.

<strong>Hamadoun KARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Enseignement de l’homosexualité au Mali :  Mahamoud Dicko accuse, le ministère de l’Education parle de propos fantaisistes]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 12 Dec 2018 00:40:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le torchon brûle entre l’imam Mahamoud Dicko, président du Haut conseil islamique, et le ministère de l’Education nationale à propos d’une supposée introduction de l’homosexualité dans les programmes d’enseignement au Mali. L’imam charge l’ambassade des Pays-Bas d’être le bras financier dudit programme, et les responsables du ministère de l’Education nationale de cautionner le phénomène. Ces derniers estiment que l’imam fait non seulement de l’amalgame, mais aussi des jugements de valeur.</strong>

L’information a fait le tour des réseaux sociaux. En effet, Mahamoud Dicko accuse le département de vouloir introduire dans le curriculum de l’enseignement des modules faisant l’apologie de l’homosexualité au Mali, avec la bénédiction de l’Ambassade de la Hollande. Dans la vidéo mise en ligne, l’imam affirme qu’ils avaient tenté de prévenir les autorités quant au respect des préceptes du Saint Coran. Mais, les autorités feraient la sourde oreille et tiendraient à introduire l’homosexualité dans les programmes de l’éducation nationale. Le président du Haut conseil islamique du Mali indique qu’ils ont la preuve que des experts du département de l’Education nationale s’étaient retirés à Ségou dans le cadre d’un atelier pour valider le document dont il affirme détenir une copie. Sur un ton menaçant, Mahamoud Dicko confie que les musulmans du Mali feront bloc pour barrer la route à l’initiative. Parce que pour lui, la consommation de l’alcool, de la drogue et la prolifération des bars et autres sont devenues des banalités dans un pays à forte majorité musulmane comme le Mali. Pour ce qui est de l’homosexualité, il promet qu’il n’en serait pas ainsi. Tout comme ils l’ont fait pour le Code des personnes et de la famille, ils feront de même pour ce cas précis, dit-il.

Contacté par nos soins, le chargé e la communication du ministère de l’Education nationale, Sékouba Samaké parle d’un atelier régulier qui s’est tenu à Ségou. Il affirme que l’imam Dicko fait de « l’amalgame et des jugements de valeur ». Selon lui, l’atelier ne visait nullement à introduire la promotion de l’homosexualité à l’école. Aussi, il ajoute que les aspects auxquels l’imam fait allusion se sont déroulés lors des discussions techniques de l’atelier. Le communicateur s’offusque de la prise de position de l’imam. Il avance que la santé de la reproduction est un module qui est bien enseigné dans les écoles. Plus loin, il avoue que dans les discussions techniques, il aurait eu peut-être des questions relatives à l’éducation sexuelle, mais pas forcément l’homosexualité. Sékouba Samaké pense qu’on est dans un monde libre que cela soit à l’école ou ailleurs, les enfants peuvent apprendre de l’orientation sexuelle.

Aussi, le communiquant du département, souligne que si Mahamoud Dicko avait des appréhensions par rapport à la rencontre de Ségou, il aurait pu en parler au ministre Abinou Témé directement, les deux hommes ayant, il y a quelques semaines, co-présidé une cérémonie d’introduction des écoles coraniques dans le système scolaire.

Notre interlocuteur ajoute que la déclaration de Dicko est tellement prise au sérieux que le Premier ministre a demandé une note technique qui lui a été fournie pour bien voir dans cette affaire.

Reconnaissant qu’il y a eu exagération dans l’affaire, il promet que le département communiquera sur le sujet le moment venu.

Pour sûr, Mahamoud Dicko campe sur ses positions et promet de mobiliser son monde. Le ministère de l’Education nationale estime qu’il y a eu de l’exagération et de l’amalgame. Dans les deux cas, il faut craindre une situation scandaleuse qui risque d’avoir raison du ministre Abinou Témé qui ne cesse de cumuler les bavures depuis sa nomination à ce poste.

Dieu veille !

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Incohérence politique : Mamadou Sidibé et son PRVM se ridiculisent]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/incoherence-politique-mamadou-sidibe-et-son-prvm-se-ridiculisent-2790943.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 04 Dec 2018 09:57:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’aventure hasardeuse de la présidentielle où le président du PRVM-Fasoko a été désabusé, il s’érige en apprenti opposant et se donne en spectacle au risque de tourner au ridicule.</strong>

Nombreux étaient les Maliens qui ont retenu leur souffle pour ne pas rigoler de Mamadou Oumar Sidibé et de son parti la semaine dernière. Cet opportuniste de la 25ème heure dans la majorité présidentielle après le premier tour où il est sorti avec un score à la limite du ridicule, s’essaie dans l’opposition. Alors même qu’il espérait être récompensé pour s’êtreligué avec le camp présidentiel,que ne fut sa surprise lors de la mise en place du gouvernement. Il n’est pas sur la liste. Malgré tout, il a espéré en sa qualité de douanier qu’on lui offrira les clés de la direction générale de ce service stratégique, les douanes. Là aussi, ses illusions sont tombées à l’eau. Alors, il ne lui reste plus qu’à tirer à boulet rouge sur le régime qui refuse de lui donner à manger. Alors même qu’il s’est saigné à blanc et ses comptes sont au rouge. Sa stratégie hasardeuse consiste à jouer à la technique du harcèlement et de l’attaque. C’est ainsi qu’il produit un communiqué laconique dans lequel il ‘’smashe’’ le gouvernement. D’abord, il affirme regretter l’omission de l’inclusivité dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre de certains grands sujets de la nation. Mais aussi que l’implication des populations et des forces vives de la nation est un impératif dans une telle opération. Pourtant, ce sur ce plan, le Premier ministre a rencontré toutes les forces vives de la nation sur les grandes questions concernant la vie du pays. Toutes les parties ont été concertées y compris l’opposition. Alors de quoi Mamadou Sidibé a-t-il peur ?

Il ne se limite pas à ce seul sujet, car à défaut d’être ministre ou DG des douanes, il espérait avoir au moins un siège à l’hémicycle. Là aussi, il devrait attendre car, le mandat de ceux qui sont là a été prorogé. Alors, c’est de bonne guerre pour lui d’indiquer que« le PRVM-FASOKO comprend bien les raisons qui sont au fondement de celui-ci mais qui ne sauraient justifier les violations graves de la constitution. La constitution en son article 61 énonce très nettement que « le mandat des députés est de cinq ans ». Pour lui, cette volonté exprimée du Peuple aurait due être respectée et le Gouvernement pouvait dans ces conditions gouverner par voie d’ordonnances. Il ajoutera qu’au regard de cette disposition, l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi organique le 22 novembre 2018 relative à la prolongation du mandat des députés apparaît dès lors comme une confiscation du pouvoir souverain du Peuple. Mamadou Sidibé estime alors que le PRVM ne peut s’inscrire dans cette logique « autoritaire ».

Sur la question du référendum constitutionnel, le PRVM-FASOKO et son président sont encore ridicules. Surtout lorsqu’ils affirment constater une volonté affichée des autorités politiques d’aller à l’encontre de la constitution qui dispose qu’aucune révision constitutionnelle ne peut être poursuivie ou entamée lorsque l’intégrité du territoire national est atteinte. Cette atteinte à l’intégrité du territoire national étant indéniable aujourd’hui, le PRVM invite dès lors au respect de la constitution qui demeure la loi fondamentale du pays ». Mais, pourquoia-t-il accepté de participer à la présidentielle alors même que la situation n’a pas évolué d’un iota. Curieuse déclaration de la part d’un ancien candidat non ?

Il va jusqu’à remettre en cause la bonne foi de la communauté internationale qui aide le Mali à sortir de cette mauvaise passe qu’il traverse. S’agissant du Pacte pour la paix au Mali, le président Sidibésoutient que le PRVM regrette une telle « injonction »en ces moments précis. Car, pour lui, il est plus facile d’entrer en crise que d’en sortir. Il ajoute aussi que « l’accélération forcée voulue par le Conseil de sécurité risque de susciter une forme négative de nationalisme qui conduirait au chaos total ». Dans sa logique, il va jusqu’à demander aux Nations Unies de reconsidérer leur position.

Cette nouvelle posture du président Sidibé et de son parti, de l’avis de plusieurs observateurs politiques, jurent avec tous les principes auxquels ils ont souscrit en décidant de soutenir le président IBK. Alors, stratégie de chantage ou changement de veste ? L’histoire nous édifiera. Sacré Mamadou Sidibé ! Pour paraphraser le président IBK, « nul ne mangera au banquet auquel il ne sera convié ».
Dieu veille !

Hamadoun KARA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tombola de TECNO Mali : Une arnaque à ciel ouvert]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/tombola-de-tecno-mali-une-arnaque-a-ciel-ouvert-2790935.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 04 Dec 2018 09:50:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est une véritable escroquerie digne d’une mafia qu’organise la direction de la marque de téléphonie Tecno au Mali. Elle organise des tombolas pour ensuite refuser de donner aux gagnants leurs cadeaux.</strong>

Ce n’est pas une plaisanterie, mais une réalité qui donne froid dans le dos. Après les campagnes médiatiques pour haranguer les foules à participer à la Tombola devant faire des heureux gagnants, la société Tecno a arnaqué les participants.

En effet, la dernière victime en date de cette société s’appelle Demba Sidibé, chauffeur de son état. Le 20 octobre, il décida d’acheter un téléphone ‘’Camon X’’ pour son épouse. Après l’achat, le revendeur l’informa qu’il a droit à un ticket de tombola. Car la marque serait actuellement en train de vouloir récompenser ceux qui achètent ce téléphone. Ainsi, on lui attribua le ticket N°001966. Trois semaines plus tard, il reçoit un appel téléphonique lui annonçant que son ticket a été tiré au sort et qu’il est l’heureux gagnant d’une moto Djakarta. On lui demande de venir le jeudi pour la remise officielle de son prix. Alors, le jour-J, M. Sidibé se présente, muni de son ticket et sa facture d’achat. Les organisateurs l’ont alors brandi comme un trophée. C’est lorsqu’il a décidé de rentrer en possession de sa moto en bas de l’estrade qu’on lui demanda où se trouve le téléphone qu’il a acheté. Demba Sidibé répond qu’il l’a remis à sa femme qui est actuellement en voyage. On l’informe alors que le ticket et la facture ne suffisent pas pour lui donner sa moto. Le gagnant protesta avec véhémence, mais rien ne fit. Il demanda alors à sa femme, dans un pays voisin, d’envoyer le téléphone pour qu’il puisse avoir son cadeau. Une semaine après, le téléphone atterri à Bamako. Lorsque Demba se présente à nouveau à la direction de Tecno, on l’informe que la moto a été attribuée à une autre personne. Alors, il cria au scandale et à l’arnaque. Il a rencontré les responsables de la boîte qui n’ont rien fait pour le mettre dans ses droits.

Toutes nos tentatives auprès de cette société pour comprendre le fond de cette affaire sont restées vaines. Sur place, un autre client nous a informés que cette pratique est monnaie courante dans cette société. En réalité, leurs fameuses tombolas ne sont que des stratégies pour arnaquer les clients.

<strong>Mariétou DOUCOURE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[2ème Edition du trophée ‘’les clés de performance’’ :  Douze entreprises primées]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/2eme-edition-du-trophee-les-cles-de-performance-douze-entreprises-primees-2790940.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 04 Dec 2018 09:43:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’agence de communication global « Miroir Média » a procédé, le vendredi 30 novembre, à l’hôtel Millenium, à la remise de trophées et d’attestations aux entreprises les plus méritantes du Mali. </strong>

Pour cette deuxième édition du trophée ‘’les clés de performance’’, douze entreprises maliennes ont été primées dans quatre catégories. La première est dédiée aux lauréats de l’année dernière qui ont excellé dans l’innovation. Sous le nom de triangle de l’innovation, cette catégorie a concerné Africa Tour Trans, Bara Muso et UPS. La deuxième a primé la société qui a fait des progrès dans la responsabilité sociale des entreprises. Ce prix a été remporté par l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS).

La troisième catégorie a été réservée à l’entreprise qui respecte l’environnement comme son nom l’indique. Et c’est la Société de gestion forestière d’Abdoulaye Cissé (SGFAHC) qui a été sacrée. Enfin, la quatrième catégorie qui est un fourre-tout a primé sept entreprises. Il s’agit de la BMS-SA pour le secteur Bancaire, de SOYATT dans le domaine des hydrocarbures, deMarena Gold pour le secteur minier, de Bavaria pour la Brasserie, du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) pour le secteur agricole, de Aya Fournitures pour le secteur commerce général et prestation et enfinde Telecel pour la téléphonie mobile.

A travers « Les clés de la performance », l’agence de communication global « Miroir Média » entend donner une meilleure visibilité aux entreprises qui œuvrent pour le développement économique de notre pays.« L’objectif est de mettre en exergue la qualité du service et des prestations de ces structures », a précisé Mariam Moussa Hari Maïga, directrice déléguée de « Miroir Média ». Avant de terminer, elle a adressé ses vifs remerciements au parrain, le PDG de l’établissement Houma, Houma Ag Handaka, qui n’a ménagé aucun effort pour accompagner la deuxième édition.

Les représentants des sociétés lauréates se sont réjouis du choix porté sur leurs entreprises et ont remercié l’agence de communication global « Miroir Média » pour sa belle initiative. Ils ont promis de continuer à travailler pour le rayonnement de notre pays.
Il convient de souligner que chacune d’elle a reçu un trophée et une attestation.

A Sissoko]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[2ème  édition de la nuit du comédien : C’est du 29 novembre au 1erdécembre 2018]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/2eme-edition-de-la-nuit-du-comedien-cest-du-29-novembre-au-1erdecembre-2018-2789803.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 14:57:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Initiée par la célèbre comédienne malienne Maïmouna Hélène Diarra, qui n’est plus à présenter au Mali et à l’internationale, la 2<sup>ème</sup>  édition de la nuit du comédien aura lieu du 29 novembre au 1<sup>er</sup> décembre 2018. Placée sous le parrainage de Mme K2ita Aminata Maïga, première dame de la république du Mali et soutenue par Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture. Le thème de la 2<sup>ème</sup> édition est : « La place du (de la) Comédien (ne) dans le processus de la paix au Mali ». En prélude à cet évènement culturel majeur, Mme Maïmouna Héléne Diarra a animé une conférence de presse le 19 novembre 2018 au Palais de la Culture.</strong>

A la faveur de la 2<sup>ème</sup> édition de la nuit du Comédien, le public malien aura le plaisir de revivre la célèbre pièce de théâtre de Ousmane Sow, intitulée : « Louansés » ou les locataires.

Dans le cadre de la nuit du comédien 2018, cette pièce qui vient de subir une nouvelle mise en scène sera jouée le 30 novembre 2018 au Pavillon du stade omnisports Modibo Kéita. « Pour cette première soirée, nous allons jouer sur cartes d’invitation. C’est une soirée qui a été concoctée à l’intention des officiels », a indiqué Maïmouna Hélène Diarra.

Mieux, elle dira que cette soirée dédiée aux officiels sera mise à profit pour décerner des trophées et des attestations pour saluer le travail des comédiens. Il est prévu, selon elle, de remettre quatre trophées à des artistes maliens qui se sont fait distinguer par leur talent et leur travail à la valorisation du travail de comédien malien. Les quatre trophées sont : le trophée  feu Bala Moussa Kéita,  Feu Abdoulaye Diarra, feu Abdoulaye Maïga et feu le Pr. Gaoussou Diawara.

Mais, le grand public doit se rassurer, la nuit du 1er décembre 2018 sera consacrée à une grande soirée au Palais de la Culture de Bamako. « Cette soirée ouverte au grand public sera la reprise de la soirée du 30 novembre 2018. Tous ceux qui feront le déplacement auront le plaisir de voir la pièce de théâtre  « louansé » et une prestation de l’artiste King KJ », a indiqué Maïmouna Héléne Diarra.

Et, pour soutenir cette belle initiative, l’accès de la salle sera conditionné à un ticket qui va coûter la modique somme de 2000 FCFA.

Mai, il faut dire qu’avant ces deux soirées théâtrales, la journée du jeudi 29 novembre 2018, à partir de 9 heures, Samba Niaré, dramaturge et romancier, va animer au Palais de la Culture une conférence débat sur le thème : « La place du (de la) comédien (ne) dans le processus de paix au Mali ».

Il se pourrait que des comédiens célèbres de la sous-région et bien appréciés par le public malien participent à cette 2<sup>ème</sup>  édition. Mais, l’organisatrice principale n’a pas voulu trop s’aventurer parce que le tout dépend d’une question de mobilisation de ressources. « Nous avons prévu d’inviter des comédiens célèbres de la sous-région dans notre budget, mais il faut dire qu’on a pas encore les ressources pour cela. On compte sur des bonnes volontés pour boucler notre budget et assurer une participation de qualité aux comédiens de la sous-région qui viendront fêter avec leurs homologues maliens », a-t-elle conclu.

<strong>Assane Koné, Journaliste Culturel</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Arts de la rue :  Le Festival « Rendez-vous chez nous à Bamako » a sa mascotte]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/arts-de-la-rue-le-festival-rendez-vous-chez-nous-a-bamako-a-sa-mascotte-2789853.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 14:54:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Former des artistes de l’Afrique de l’ouest dans la construction scénographique et doter le Festival « Rendez-vous chez nous à Bamako » d’une mascotte est l’objectif d’un atelier de formation en construction scénographique que l’Association Art Marionnette Musique Clown Danse dans nos rues (AACMMDR) a organisé à Bamako du 12 au 20 novembre 2018, grâce à un soutien financier de l’Organisation internationale de la Francophonie.</strong>

« Que ce soit à Ouagadougou ou à Bobodioulasso, le Festival « Rendez-vous chez nous à une mascotte, un semblant de totem. Si à Ouagadougou l’on a fait le choix d’une construction métallique qui symbolise un grand arbre, à Bobodioulasso, dans le centre Siraba, on a ‘’Kalofourou’’ ou la grande mère. A Bamako, nous avons désormais un homme avec une tête d’hippopotame comme totem du Festival », nous a indiqué Yacouba Magassouba, Président de l’Association Art Marionnette Musique Clown Danse dans nos rues (AACMMDR) et initiateur du Festival « Rendez-vous chez nous à Bamako ».

Selon lui, dans sa volonté de réinventer l’espace scénique en réinvestissant le lieu traditionnel de présentation de spectacles qu’est la rue, afin de réduire les disparités sociales, le Festival « Rendez-vous chez nous à Bamako » ne lésine sur aucun moyen  pour devenir un événement incontournable dans le paysage culturel  malien. En prélude à la 3<sup>ème</sup> édition du Festival « Rendez-vous chez nous à Bamako », l’Association Art Marionnette Musique Clown Danse dans nos rues (AACMMDR) a décidé de doter la manifestation d’une mascotte qui sera bien visible dans la scénographie à mettre en place.  Et, c’est le fruit de l’atelier que l’AACMMDR a organisé à Bamako, avec des artistes venus du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo et du Sénégal, grâce à un soutien financier de l’Organisation internationale de la Francophonie.

« Cette formation en construction scénographique que nous avons démarrée depuis le lundi 12 novembre et qui a pris fin le 20 novembre 2018 s’inscrit dans l’activité du Festival et participe à sa mise en œuvre », a  précisé Yacouba Magassouba. Avant d’ajouter que l’atelier a été animé par Hugo Brunet, sculpteur et scénographe français du Collectif ZoProd.

Pour cet atelier, Yacouba Magassouba dira que l’ AACMMDR a regroupé une demi-trentaine  d’artistes et d’artisans, dont 6 du Mali, 3 de la Côte d’Ivoire, 3 du Burkina Faso, 1 du Togo.

« Dans le cadre de cet atelier, j’ai amené les participants à prendre connaissance des outils (la meule électrique, le poste à souder, la scie électrique, la scie métallique et les différents marteaux », a indiqué le formateur Hugo Brunet. Avant d’ajouter qu’il a aussi animé un  module d’initiation des participants sur le travail de la récupération. «  Il faut que les apprenants aient le flair de savoir ce qui peut nous servir dans les déchets des autres », a-t-il déclaré. Avant de dire que la récupération ouvre la voie à l’assemblage. « Ici, les participants ont appris à mettre les petits bouts des objets récupérés pour en faire une œuvre utilitaire. Mais, retenez qu’ici, il n’y a pas de limite. L’inspiration a été la maîtresse », a-t-il indiqué. Avant d’annoncer que dans le cadre de leur atelier à Bamako, il a eu la lourde charge de former les participants à la sculpture à partir des matériaux de récupération. « La demi-trentaine de participants à l’atelier de Bamako a été formée à la construction scénographique, en réalisant une œuvre qui représente un humain avec une tête et des pieds d’hippopotame. Cette œuvre qui aura une boule de feu au niveau du ventre, portera deux flambeaux au bout des bras. Elle sera désormais le totem du Festival ‘’Rendez-vous chez nous à Bamako’’ », a-t-il expliqué.

« Il n’y a aucun doute cette formation en construction scénographique aidera le Festival à atteindre ses objectifs, notamment l’implantation des arts de la rue sur le territoire malien », a déclaré Yacouba Magassouba. Activiste engagé pour la cause des arts de la rue au Mali, il dira que les arts de la rue favorisent des rencontres originales avec le public et des échanges dans une ambiance chaleureuse. Selon lui, cela est possible parce que les arts de la rue se nourrissent des traditions populaires et s’ouvrent sur les formes contemporaines de la création.

<strong>Assane Koné, Journaliste Culturel</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Renouveau de la poste au Mali : Bientôt un système d’adressage]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/renouveau-de-la-poste-au-mali-bientot-un-systeme-dadressage-2789851.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 02:56:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la dynamisation de ses activités, la Poste malienne, en partenariat avec l’Union postale universelle (UPU), a commandité une étude de mise en œuvre d’un code postal et d’un système d’adressage au Mali. Objectif : faciliter la localisation sur le territoire malien et permettre à la Poste de se positionner comme acteur principal des services de livraison à domicile.</em></strong>

Doter le Mali d’un système d’adressage efficace. Tel est le cap fixé désormais par la Poste. Ce matin, un atelier de trois jours s’est ouvert à Bamako pour la validation d’une étude de mise en œuvre du « code postal et d’un système d’adressage au Mali ». Menée par Roland Clochard, expert et représentant de l’Upu, cette étude a pour principal objectif de permettre au Mali d’être au rendez-vous de la révolution numérique en empruntant le train de l’innovation pour édifier un environnement postal plus moderne. Une fois adoptée, elle facilitera la couverture d’espace plus large en renforçant les systèmes déjà existants et en dotant le pays de codes postaux et d’un système d’adressage fiable, conforme à la norme S42 de l’Upu.

Heureux de la tenue de cette rencontre, le PDG de la Poste malienne, Ibrahima Haïdara, a rappelé l’importance de cette innovation dans le développement socio-économique du pays. Selon lui, un bon code postal est l’élément premier et déterminant de toute adresse, car il est l’identifiant unique et universel qui permet de préciser la localité du destinataire et représente l’information indispensable à l’acheminement et au tri des correspondances, d’intégrer d’autres informations allant du simple code de localité au code plus élaboré contenant les données du point de remise.

« Sur notre sentier de rénovation, nous jugeons impérieux la validation de cette étude pour impulser une nouvelle dynamique à l’ensemble du secteur postal national tout en améliorant sensiblement la qualité de nos services », a indiqué M. Haïdara.

Abondant dans le même sens, le représentant du ministre l’Economie numérique et de la Communication, Cheick O. Maïga, a rappelé que l’acquisition d’une adresse permet aux Maliens d’être actifs économiquement pour leur permettre d’ouvrir un compte bancaire, d’utiliser les services bancaires et d’accéder plus facilement aux services de transfert de fonds et autres services d’agence.

En plus des cadres de la Poste malienne, l’atelier de validation enregistre la participation de tous les acteurs du numérique au Mali dont l’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC (AMRTP) et des experts du Bureau international de l’Upu.

<strong>SIK</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Révolution des tic au Mali :  A l’heure de la libération du code USSD]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/revolution-des-tic-au-mali-a-lheure-de-la-liberation-du-code-ussd-2789850.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 27 Nov 2018 00:56:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP) a tenu, à son siège, le jeudi 22 novembre, un point-presse. </em></strong>

L’objectif était d’informer l’opinion nationale de la décision du conseil de régulation déterminant les conditions et les modalités d’ouverture, d’accès et d’exploitation du canal USSD des réseaux mobiles des opérateurs de télécommunication TIC.

Le président de l’AMRTP, Cheick Sidi Nimaga, a déclaré que seuls les opérateurs de téléphonie détenaient le code USSD en matière d’usage. Au regard de l’environnement numérique actuel, l’AMRTP, en tant que régulateur, pense qu’il est nécessaire de procéder à l’élargissement du code USSD pour que d’autres prestataires de service puissent y accéder ; pour le potentiel qu’ils ont à développer le service afin de répondre aux préoccupations des citoyens. Le conférencier soutient que l’AMRTP est dans la distribution du service pour tout citoyen détendeur de service mobile, quel que soit sa position sur le territoire national, pour qu’il puisse jouir de ce service.

Le secrétaire exécutif, El hadji Sékou Ascofaré, a présenté l’ensemble du programme USSD.

Selon lui, le canal ou code USSD est l’ensemble du service supplémentaire pour données non structurées.  Plus précisément une connexion en temps réel entre un opérateur téléphonique et un utilisateur, permettant à ce dernier de transmettre des données. Il estime qu’il a une faible consommation en bande passante et ne nécessite pas un réseau internet. Il suffit d’avoir un réseau mobile en tapant le code USSD sur l’écran tactile, directement on a accès à ce service, tel que recharger et vérifier des crédits téléphoniques, le paiement de factures, participer aux jeux, accès mobile money, etc.

Il a souligné que les codes sont sécurisés et permettent au consommateur d’accéder à une multitude de services et cela fait augmenter le chiffre d’affaires. Il déplore le fait que malgré les efforts de l’Etat et les opérateurs dans la couverture internet, la grande majorité des consommateurs reste sans accès.  Dans ce cas, l’obtention de services par code USSD semble être la meilleure solution. Ascofaré affirme qu’il a été prouvé que le service USSD fonctionne sur la grande majorité des téléphones et n’implique pas de modification de la carte SIM. Aussi, offre-t-il des avantages importants en termes d’utilisation et de sécurité par rapport aux SMS.

Le Secrétaire exécutif soutient que l’AMRP a réalisé en fin 2017 une étude sur le mobile money et l’inclusion financière numérique au Mali. Garantir la pleine inclusion financière est capitale dans ce monde dont les habitants à plus faible revenu disposent, le plus souvent, plus d’un téléphone mobile qu’un compte bancaire. Cette mesure réduirait la facture non seulement numérique, mais aussi financière à travers les TIC ; contribuera à la lutte contre la pauvreté en donnant des moyens d’agir à la population, base de la pyramide. Ce qui, à terme, stimulera la croissance sociale et économique, dira-t-il.

Il informe également qu’à travers des études menées, le Régulateur des télécommunications /TIC a été en mesure de cerner l’état d’évolution du marché de la finance numérique, de faire un inventaire exhaustif des textes réglementaires qui l’encadrent, d’identifier les freins et menaces, de cerner au mieux les voies et moyens  nécessaires pour  des relations partenariales durables avec les autorités de régulation bancaire pour une totale inclusion financière numérique au bénéfice de toute la population malienne et particulièrement de la femme.

Ladite étude, poursuit-il, s’est appuyée sur la totale implication de tous les acteurs de l’écosystème de finance numérique ; notamment les ministères clés, la BECAO, les banques, les institutions de microfinance, les opérateurs de télécommunication, les consommateurs, les revendeurs, l’APDP et les ONG avec lesquels les conclusions et le rapport ont été partagés.

<strong>Sanata Goita (Stagiaire)</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Boubou Cissé, le « Haoussa » de l’hôtel des Finances : Le «tout va bien» officiel et le «rien ne va» populaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/boubou-cisse-le-haoussa-de-lhotel-des-finances-le-tout-va-bien-officiel-et-le-rien-ne-va-populaire-2787037.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 14:25:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens ont les nerfs très solides. Il y va d’ailleurs de leur intérêt quand on sait que le ridicule ne tue plus dans ce pays. Et quand les décideurs, responsables de leurs malheurs, passent maîtres dans l’art de la distraction. Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, en est un.</strong>

<strong> </strong>

Soit Boubou Cissé se fout des Maliens soit il est déconnecté de leurs réalités quotidiennes. En tous cas, c’est l’impression qu’il a laissée lorsqu’il affirmait sur les antennes de la télévision nationale que tout va bien du côté des caisses de l’Etat. Avant de se contredire quelques secondes plus tard en ronflant que le trésor public s’est substitué à l’Energie du Mali pour éviter aux Maliens de dormir dans l’obscurité. Par-là, il laisse entendre que le gouvernement a décidé de s’occuper de l’électricité plutôt que de donner à manger aux 18 millions de bouts de bois de Dieu. Dr Cissé affirme mordicus que l’Etat n’est pas en cessation de paiement, et que jusqu’à preuve du contraire, la signature du Mali est crédible. Or, ce n’est pas la même lecture que le citoyen lambda a de la situation. Alors, soit Boubou Cissé se moque des Maliens, soit il se ment à lui-même. Sinon, le « rien ne va » populaire crève les yeux. Aussi, s’il tente d’ironiser sur la morosité financière du peuple, il est mal barré. Parce que le Malien a perdu le rire à cause de la faim qui l’assaille. C’est normal quelque part que Boubou Cissé pense que tout va bien et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Qu’il pense également que les Maliens vivent dans un luxe cinq étoiles comme lui. Il peut se le permettre, car il n’achète ni eau ni électricité. Il mange du poulet et du poisson frits avec les maigres sous du peuple. Il dort sous l’air conditionné et circule en berline dernière version de Mercedes, achetée avec l’argent public. Il dispose du budget national à volonté. Donc, c’est normal que Boubou Cissé n’ait pas conscience du mal vivre du peuple. La politique de l’autruche a une fin. Les Maliens ont faim et le fond des poches est aussi troué qu’une flute.

« Tous les indicateurs macroéconomiques sont au vert. La croissance est à deux chiffres. Le Mali est premier dans l’espace X ou Y », autant de belles phrases qui doivent redonner de l’espoir. Seulement, l’espoir ne se mange pas et la croissance à deux chiffres ne se sent pas non plus. La ménagère de Goundam veut quelque chose à se mettre sous la dent.

Oui, le FMI et la Banque mondiale font confiance au Mali. Et après ?

Lui Boubou Cissé et beaucoup de ses collègues ministres n’ont plus le courage de regarder les Maliens dans le blanc des yeux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils portent tous des lunettes teintées pour voir la vie en rose. Car, sur leurs consciences, ils ne peuvent supporter l’incommensurable misère créée par leurs décisions hasardeuses. Certains d’entre eux prendraient même des cachets pour pouvoir fermer l’œil la nuit.

En attendant les émeutes de la faim qui pourraient ne pas tarder, Dr. Boubou Cissé doit changer de discours. Parce que quand viendra le grognement du ventre, il n’y aura plus d’oreille pour écouter. Nous y reviendrons très prochainement l’échec lamentable du mode budget programme. A suivre donc.

Dieu veille !

<strong>Harber MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Opérationnalisation du DDR :  La grande farce de Zahaby]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operationnalisation-du-ddr-la-grande-farce-de-zahaby-2786992.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 13:36:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Décidemment, l’ancien ministre de la Réconciliation, Sidi Mohamed Ould Zahaby a un sens de l’humour très développé. A force de jouer à la comédie, il a fini par prendre les Maliens pour des oisifs. En témoigne la cérémonie de lancement du processus de DDR, il y a quelques jours.</strong>

<strong> </strong>

La semaine dernière, cet ancien ministre qui, à la tête du département de la Réconciliation nationale, excellait dans le folklore plutôt que de s’occuper à réconcilier les Maliens, a tenté de faire croire au monde que le processus de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), dont il préside la commission, est entré dans sa phase opérationnelle. Zahaby a affirmé, lors du lancement dudit du DDR, à GAO, que le processus est désormais opérationnel et que ce sont plus de 26 000 combattants qui sont concernés. Sauf, notre ministre n’a aucune idée de là où se trouvent les ex-combattants. Parmi-eux, certains se trouvent à Bamako, d’autres à Ségou, Sikasso, Kayes et même en dehors des frontières du Mali. Aussi, en parlant d’opérationnalisation du DDR, Zahaby ne rassure personne, lui-même n’étant pas convaincu de ce qu’il avançait. Pour la simple raison que faire des constructions de phrase est une chose ; mobiliser les 28 milliards FCFA nécessaires pour rendre le DDR effectif en est une autre. Surtout dans un contexte de morosité financière qui ne dit pas son nom, où les caisses de l’Etat sont mises à rudes épreuves.

Le folklore de Gao a fait sourire plus d’un Malien qui voit l’homme dans ce qu’il sait faire le mieux : amuser la galerie. Seulement, les nerfs des Maliens sont assez tendus ces derniers temps. Ils ont perdu leur sens de l’humour.

Zahaby ne s’en rend malheureusement pas à l’évidence.

C’est normal pour lui de faire des grandes déclarations, surtout quand le Conseil de sécurité des Nations Unies menace de faire décamper la Minusma dans six petits mois si elle ne constatait pas d’avancées significatives sur le terrain dans le processus de mise en œuvre de l’Accord. Zahaby a donc chaud. Ainsi, comme au moment où il présidait aux destinées du ministère de la Réconciliation, il tente de réussir quelques coups d’éclats de communication. Sauf que pour lui, les garants de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale sont impatients et vigilants sur le déroulement du processus. Zahaby n’a aucune chance de pouvoir les duper. Car, les partenaires du Mali en ont marre d’injecter des milliards de nos francs dans le vide et perdre des vies humaines supplémentaires alors que les parties à l’Accord, visiblement, n’ont aucune volonté d’avancer sur le terrain.

Il a tout intérêt à regarder la réalité en face et à prendre le processus à bras-le-corps pur faire avancer les choses. Le folklore et les coups médiatiques hasardeux ne résoudront pas le problème des Maliens. Aussi, l’Accord ne se mettre pas seul en œuvre.

Dieu veille !

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Concertations en prélude du forum social :  Quand l’orgueil fait perdre à Soumaïla Cissé le sens de la République]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/concertations-en-prelude-du-forum-social-quand-lorgueil-fait-perdre-a-soumaila-cisse-le-sens-de-la-republique-2786994.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 13:28:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Désormais, le négativisme du chef de file de l’opposition ne souffre plus de l’ombre d’aucun doute. Soumaïla Cissé et sa bande ont décidé de se mettre au banc de la République en refusant de rencontrer le Premier ministre, chef du gouvernement, la semaine dernière.</strong>

&nbsp;

Dans une dynamique de rassemblement et de dialogue entre l’ensemble des fils et filles du Mali, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a entamé une série de rencontres avec l’ensemble des forces vives de la nation. Cette démarche qui l’a conduit d’abord chez les familles fondatrices de Bamako, les leaders religieux et dans les états-majors de plusieurs partis politiques. Ces concertations entrent dans le cadre du grand forum social qui doit démarrer à partir du 11 janvier 2019,  et les concertations régionales sur le redécoupage territorial prévues du 13 au 17 novembre courant. Si tous les acteurs rencontrés ont salué la démarche du Chef du gouvernement, l’opposition politique dirigée par Soumaïla Cissé refuse de rencontrer le Premier ministre pour des raisons jusque-là inavouées. Alors même que la démarche de Soumeylou Boubèye Maïga vise à rendre ces différentes consultations inclusives et participatives, l’opposition préfère se donner en spectacle et de se mettre en dehors de la République qu’elle prétend défendre. Comment peut-on défendre une cause sans participer au débat ?

Le comportement de M. Cissé, jusque-là officiellement chef de file de l’opposition, confirme les propos d’un libre penseur malien qui estime que « le patriotisme n’est pas la chose la mieux partagée au Mali.»

Après son refus, l’opposant « belliqueux » et sa bande de négativistes se sont empressés de partager sur les réseaux sociaux que Soumaïla Cissé a refusé de recevoir SBM. L’on se demande quel gain politique pensaient-ils tirer de cet acte anti-démocratique et anti-républicain. Car, ce n’est pas la personne du Premier ministre qui compte, mais plutôt le Mali. Dans sa démarche, il n’y a absolument rien de personnel. En sa qualité de Premier ministre, Soumeylou Maïga se doit de rencontrer les Maliens. Et à un moment, il a pensé que Soumaïla Cissé faisait partie de la République avant que ce dernier ne lui prouve tout le contraire.

Soumaïla Cissé vient de commettre l’une des plus grandes erreurs de son histoire. Lui qui, du reste, n’a fait qu’accumuler les erreurs durant tout son parcours politique. Il a toujours fait des choix hasardeux et irréfléchis qui se sont retournés contre lui. Il les a toujours chèrement payés.

Aujourd’hui, les Maliens ont oublié l’élection présidentielle après avoir librement et démocratiquement choisi leur président. Ils sont tournés vers la construction et le développement du pays. Apparemment, Soumaïla Cissé et sa bande sont encore au stade de digestion de leur cuisante défaite, après moult tentatives de soulèvements populaires.

Par cet acte inqualifiable dicté par l’orgueil, l’homme vient encore une fois de prouver aux Maliens son vrai visage. Un homme politique de sa trempe se doit d’avoir le sens élevé de l’Etat, mais surtout de la République. En refusant de rencontrer le Premier ministre, Soumaïla Cissé a tout simplement raté l’occasion de lui dire ce qu’il pense du Mali et de la gestion qui en et faite par SBM et son employeur. Aussi, a-t-il l’occasion de leur faire des propositions pour la construction du bien commun. On reconnait les « petits messieurs » par certains petits actes qui n’honorent ni leur personne ni la nation à laquelle ils appartiennent.  Au moins, les Maliens savent désormais à quoi s’attendre avec de telles personnes. Oubliez vos petites personnes chers messieurs, car le Mali demeurera, advienne que pourra.

Dieu veille !

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre l’insécurité routière : Le DG de l’ANASER  pris en flagrant délit d’excès de vitesse]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lutte-contre-linsecurite-routiere-le-dg-de-lanaser-pris-en-flagrant-delit-dexces-de-vitesse-2786973.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 13:12:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un scandale que d’apprendre que le Directeur général de l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) roule à plus de 160 km/h sur un tronçon où la vitesse maximale est limitée à 90 km/h. Ce qui est beaucoup plus révoltant, c’est que M. Konaté, gendarme de son état, se rendait à la cérémonie de lancement de la semaine nationale de la sécurité routière à Ségou, le samedi 23 octobre dernier.</strong>

&nbsp;

Le Directeur général de l’ANASER serait-il un exemple en matière de violation du Code la route ? Rien n’est moins sûr lorsqu’on sait qu’il viole lui-même les textes en matière de circulation routière sans gêne. En partance pour le lancement de la semaine nationale de la sécurité routière dans la Cité des balanzans, le patron de l’ANASER s’est permis de filer à plus de 160 km/h où la règlementation en matière de circulation routière exigeait une vitesse maximale de 90 km/h. L’homme, confortablement assis à bord de sa grosse cylindrée, profitant de l’air conditionné, et probablement auréolé par le son endiablé de la musique, n’a pas hésité de fouler aux pieds le Code de la route, rapportent des témoins oculaires de la scène. Selon eux, juste après le passage du convoi du « tout-puissant » Directeur général, des gendarmes à motos ont verbalisé deux véhicules qui tentaient de suivre le convoi, les sommant de respecter la vitesse règlementaire.

Ces usagers n’ont pas manqué de faire remarquer aux gendarmes leur mécontentement devant la situation de deux poids deux mesures.

Contacté par nos soins, le chargé à la communication de la Direction générale de l’ANASER, Nouhoum Koné, s’est étonné d’apprendre cette information. «Ça m’étonnerait que le Directeur ait fait cela. Aussi, sur la route de Ségou, toutes les bandes ne sont pas limitées à 90km/h», dit-il. Avant de nous inviter à lui fournir l’heure, la minute, la seconde et même la localisation exactes du comportement répréhensible de son supérieur hiérarchique.

Pour sûr, c’est une honte de la part de ceux-là mêmes qui ont la charge de mettre en œuvre la Politique nationale de la sécurité routière. Surtout encore que le DG partait à Ségou pour lancer la semaine nationale de la sécurité routière.  Un exemple peu glorieux qui risque de donner des idées à d’autres usagers à ne pas respecter le Code de la route sur ce tronçon extrêmement accidentogène. Si de tels individus commandent les destinées de l’ANASER, ce n’est pas surprenant qu’aucun résultat ne soit atteint malgré les milliards que contribuable malien injecte annuellement dans la lutte contre l’insécurité routière.

<strong>Dieu veille !</strong>

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Office du Niger : Les comptes au rouge, des centaines d’emplois menacés]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/office-du-niger-les-comptes-au-rouge-des-centaines-demplois-menaces-2786996.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 12:45:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le géant agricole serait-il en train de sombrer. Rien n’est moins sûr. L’entreprise, jadis la fierté du Mali, traverse l’une des plus graves crises de son existence. A ce jour, tous les comptes de l’Office du Niger sont au rouge et la société s’apprête à alléger drastiquement son personnel. </strong>

‘’Office du Niger : un nid de bandit en col blanc’’, titrions-nous il y a quelques semaines. L’histoire semble nous donner raison avec une honteuse affaire de détournement de fonds entre la direction générale de l’Office et un avocat de la place. Des sorties d’argent injustifiées ont plombé la société qui n’a autre choix que de remercier le personnel superflu qui émarge sur son budget. Ainsi, il va pouvoir alléger les charges de l’entreprise.

Ce personnel superflu a été recruté par affinité ou par complaisance par les différents directeurs qui sont succédé à la tête de l’ON. Parmi les recrues, on  retrouve des enfants des hauts placés de la République, dont un membre du cabinet du chef de l’Etat. Profitant du régime en place, les barons ont recommandé qui son fils qui sa fille, sa nièce ou neveu. Alors même que ces recrues n’ont aucune compétence pour occuper les postes auxquels elles sont employées. Mieux, il n’y a aucun de besoin de recrutement à l’Office du Niger. Avec des dépenses surfacturées et des détournements à la pelle, l’entreprise est aujourd’hui au bord de la banqueroute. Dans les couloirs du ministère en charge de l’Agriculture, on apprend que la gestion du PDG Mamadou Mbaré Coulibaly est fortement décriée. Egalement, ses supérieurs sont d’autant plus remontés contre lui qu’il est sur le point d’être viré à défaut d’avoir des soucis judiciaires.

Comme si cela ne suffisait pas, une sulfureuse affaire vient sceller son sort. Il s’agit du détournement de 400 millions de nos francs au profit d’un avocat de la place.

<strong>400 millions FCFA payés dans le flou et l’informel</strong>

En effet, l’Office du Niger doit, depuis 24 ans, 4 milliards de FCFA à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce montant couvre des charges sociales et des pénalités dans le retard de paiement. Le PDG sortant de 2016, Ilias Dogoloum Goro, et son équipe ont fait un rapport circonstancié au ministère de tutelle qui, à son tour, a saisi son homologue des Finances qui trouve les moyens de faire un rabattement de cette dette sur l’Office du Niger, pour éponger cette dette. Une année avant, soit en 2015, de façon floue et encore injustifiée, l’Office du Niger fait recours au service d’un cabinet d’avocat. Mais pas n’importe lequel, celui de Me Baber Gano, tout puissant secrétaire général du parti au pouvoir, le RPM.

Ce contrat porte sur de une assistance judiciaire pour 15 millions de F CFA par an et comportant diverses prestations : plaidoirie, suivi de procédures judiciaires, défense des intérêts de l’ON, étude de dossiers et avis juridiques, assistance, rédaction d’actes, rédaction de mémoires, interprétation de textes, formation des agents d’encadrement et des paysans sur les textes organiques, audit juridique et même recouvrement de créances de l’Office du Niger.

En plus de ce montant avec ses prestations, Me Baber Gano et son cabinet ont la possibilité, dans le contrat N°020 de l’année 2015 avec tacite reconduction, de renflouer ses caisses. Il s’agit de jouer le rôle de recouvreur pour l’Office du Niger. Avec trois (3) sortes de taux à gagner : au moins 10% si le cabinet recouvre des créances de l’Office du Niger jusqu’à 5 millions ; 5% entre 5 et 10 millions et 2,5% pour des sommes recouvrées à plus de 10 millions. Jusque-là tout va bien. Pendant trois ans de contrat, le Cabinet de Me Gano n’a formé ni les agents ni les paysans encore moins recouvrer 1 francs des créances que l’Office du Niger a avec des particuliers ou des structures.

Décembre 2016, le nouveau PDG, Mamadou M’baré Coulibaly, et le DAF, Oumar Touré, ont trouvé les moyens de payer 400 millions d’indus au secrétaire général du parti présidentiel. Une lettre de ce dernier informe que l’intervention de son cabinet a permis d’apurer la dette de l’Office du Niger auprès de l’INPS. Et exige pour cela 10% des 4 milliards, soit 400 millions. Alors même que l’entreprise, au lieu d’encaisser, a plutôt perdu. Comme preuve de cette supposée assistance (la situation avait été déjà réglée entre les départements de l’Agriculture et celui des Finances), il soumet une décision du ministère des Finances pour mandatement au Trésor public en date du 20 décembre 2016 et qui fait référence à un arrêté signé le 26 décembre 2016. Trouvez l’erreur ! Le Tout signé par la Secrétaire général du département à l’époque, Sidibé Zamilatou Cissé.

C’est par trois virements bancaires d’une centaine de millions chacun sur le compte de l’avocat que le paiement a été fait.

Les spécialistes sont unanimes que dans chaque service du pays, le mandatement de ce genre de paiement au Trésor est fait par le département de tutelle. Or, c’est la Secrétaire générale du ministre des Finances, aujourd’hui Directrice de Cabinet du Premier ministre, qui l’a fait ; ce qui démontre à suffisance qu’un flou artistique entoure cette affaire. Une imitation de signature n’est pas à exclure dans ce cas. Une précipitation visiblement de faussaires qui oublient d’antidater la décision pour la rendre conforme à l’arrêté de référence. Comme quoi le crime parfait n’existe pas.

Aussi, le hic dans cette opération bancaire et cette évasion de fonds, c’est que l’avocat est supposé gagner de l’argent en cas d’entrée et non le contraire. Mais au lieu de cela, on lui paye une prestation non effectuée sur une dette qui est apurée et non une créance qu’il a recouvrée, entendu que c’est lui qui fut à la base ! Alors même que la prestation est comprise dans son montant annuel de 15 millions qu’il gagne déjà.

A supposer même que ce soit une créance recouvrée et comme le stipule son contrat, la commission est juste de 2,5 % et non 10 %.

Tout porte donc à croire que c’est un détournement de fonds qui s’est opéré et pour lequel à l’Office du Niger, c’est le branle-bas et le service minimum juste de règle car les agents dans leur ensemble demandent des comptes.

Nos sources rapportent qu’une demande d’explication du département de tutelle aurait été envoyée au PDG de l’Office du Niger. En attendant, les comptes de l’entreprise sont au rouge et déjà, un programme de licenciement massif du personnel superflu est en cours.

Une descente musclée de l’Inspection et du bureau du vérificateur général serait en vue pour voir clair dans ce qui se trame dans cette boîte. Le renvoi du PDG ne serait plus qu’une question de jour. Chaque conseil des ministres est ainsi devenu un supplice pour lui.

A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les poids morts du gouvernement : Le ministre Abino Témé essoufflé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/les-poids-morts-du-gouvernement-le-ministre-abino-teme-essouffle-2784295.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 29 Oct 2018 13:05:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ils sont ministres de la République mais sans en posséder aucun attribut. Ils sont sans existence propre, sans autorité. Ils sont noyés sous le poids des dossiers de leurs départements et sont condamnés à ne faire que de la figuration. Passés maîtres dans la fanfaronnade, ils tentent de se donner un peu de contenance en se montrant plus royalistes que le roi lui-même et n’hésitent pas à verser dans l’abus. Dépassés par les réalités des Maliens mais dotés d’une imagination débordante, ils ont trouvé des accessoires pour voir la vie en rose : les lunettes fumées. Presque tous en portent. Incapables de regarder l’insupportable misère qui les entoure et pas courageux de fixer les Maliens dans le blanc des yeux. Nous nous intéressons aujourd’hui à l’un d’entre eux, Pr Abino Témé, ministre de l’Education nationale.</em></strong>

<strong> </strong>Un mois après la rentrée officielle des classes, le ministre de l’Education nationale souffle le chaud et le froid au point de pousser des cheveux sur son crane bien rasé.

Après les scandales des fuites de sujets aux examens de fin d’année, Abino Témé peine à orienter les élèves admis au Diplôme d’études fondamentales.

Visiblement, l’orientation des écoliers n’est pas le seul problème de notre ministre. Son département est embourbé dans des scandales aussi lugubres les uns que les autres. De la gestion des cantines scolaires au chantage des promoteurs d’écoles privées en passant par le non-paiement des subventions dues à ces écoles, Abino Témé est essoufflé. A quelques mois de la retraite, il est dépassé par les événements. L’avenir des enfants est pris en otage. Avec ses haillons, Abino Témé se croit dans un amphithéâtre. Inaudible et insensible aux préoccupations des partenaires sociaux, il a de la peine à mesurer la grandeur et l’étendue de son département. « Les gens saignants » sont sur les nerfs et sont décidés à le faire partir.

Depuis sa nomination à ce poste, le ministre Témé n’a pris que des décisions hasardeuses et révoltantes, selon les acteurs de l’éducation. Ces derniers estiment qu’Abino Témé est certes un bon enseignant, mais dans la posture de ministre, il a beaucoup à apprendre. Aujourd’hui, force est de constater que le département se porte très mal qu’il ne l’a jamais été de toute son existence. Les nominations hasardeuses et le clanisme sont érigés en mode de gestion. Le secteur est en état de déliquescence très avancé, et Abino Témé semble ne pas s’en rendre compte. Les étudiants des différentes universités ne savent plus à quel saint se vouer. Pour ne rien à arranger, même l’orientation des élèves admis au DEF n’a pu se faire. Faute de vision et d’anticipation. Or, ce travail devrait être fait depuis des mois. L’envergure de ce département dépasse notre ministre. Maintenant qu’il a en charge, outre l’éducation de base, le supérieur, il faut craindre que le système éducatif ne soit pas perverti par des mauvaises décisions. Toujours est-il qu’Abino Témé a du mal à trouver ses marques dans ce département où tout urge. Son appartenance au parti présidentiel ne suffirait pas à le garder dans ce fauteuil dans la mesure où il est dépassé par les événements. En attendant le prochain remaniement qui ne saurait tarder, Abino Témé peut profiter de la luxueuse berline noire et de la grosse cylindrée. Mais aussi et surtout des privilèges et les commodités qu’offre le statut de ministre.

Dieu veille !

<strong>Mariétou DOUCOURE </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rencontre régionale sur le redécoupage territorial :  La comédie de mauvais goût du ministre Ag Erlaf]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/rencontre-regionale-sur-le-redecoupage-territorial-la-comedie-de-mauvais-gout-du-ministre-ag-erlaf-2784291.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 29 Oct 2018 08:03:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les rencontres régionales sur le projet de redécoupage territorial, proposées par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ressemblent à tout point de vue à une comédie qui se soldera par un échec retentissant.</strong>

&nbsp;

Aujourd’hui, il c’est un truisme de dire que le projet de découpage territorial proposé par le ministre Ag Erlaf divise plus qu’il ne ressemble. C’est à l’unanimité que les régions du Nord ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « projet de partition du pays ». Après que le document ait fuité, les populations des régions du Nord, à tous les niveaux, n’ont pas caché leur désaccord vis-à-vis du projet. Des marches de protestation, des conférences de presse, des lettres et des communiqués ont plu sur le département et la Primature.

A l’époque, face à la pression des communautés nordistes, Ag Erlaf a affirmé que ce document n’a aucune valeur juridique et que c’est juste une vielle proposition qu’ils ont trouvée sur leur table. Depuis son langage a changé. Lors de la rencontre qu’il a eue avec les partis politiques, les ambassadeurs et les composantes de la société civile, le super ministre a confirmé la crainte des uns et des autres que ce document proposant seulement vingt régions soit le document de référence pour les discussions lors des rencontres régionales prévues du 6 au 8 novembre. Il aurait aussi ajouté que tout le boucan que les ressortissants du Nord font à Bamako n’a aucune valeur à leurs yeux. Alors, les choses commencent à s’éclaircir. Ils sont nombreux à avoir vu dans le jeu du ministre. Comment un document rejeté en bloc peut servir de base de travail pendant ces fameuses journées de concertations ? Tout vraisemblablement une comédie de belle facture. Il est sûr que ces rencontres, supposées être des espaces de rencontres et de consensus, soient une occasion d’en rajouter aux frustrations et fragiliser davantage la cohésion sociale. Parce que les communautés ont du mal à se comprendre sur les propositions actuelles. Mieux, un projet de découpage aussi important que celui actuel avec tout ce qu’il comporte comme risques, ne peut se discuter en deux jours.  Si de telles rencontres doivent se tenir, il aurait fallu prendre le soin de faire des concertations à la base au niveau village pour remonter au sommet. Organiser une mascarade de deux jours pour décider de l’avenir des populations est un gros risque que le ministre prend.

<strong>A quoi joue le ministre AG Erlaf ?</strong>

A l’allure où vont les choses, il faut craindre que le ministre ne joue avec le feu. L’on se demande s’il mesure la gravité des propositions dans son document. Il va jusqu’à indiquer que seuls les acteurs choisis par le ministère participent à ces rencontres. Cette comédie et ce jeu de couper-décaler n’a que trop duré. Pendant qu’il a fait la part belle à ses parents de Kidal en les dotant de 8 cercles, tout va bien pour lui. Du moment où ses parents sont contents tout va pour le mieux.

Attention à ne pas réveiller les vieux démons qui ne dorment que d’un œil. Le pays traverse une période extrêmement difficile de son histoire. La cohésion sociale, le vivre ensemble sont fortement entamés. Les rancœurs ne se sont pas encore dissipées.

Il est clair que des décisions aussi graves pour le devenir du pays ne peuvent être l’objet d’une comédie qui ne dit pas son nom où l’on se rencontre entre camarades. On papote, on prend du thé, on se partage des strapontins et se donne au revoir.

Si par malheur les aspirations profondes des populations et les préoccupations légitimes ne sont pas prises en compte, il faut craindre le pire.

Pour sûr, ces rencontres ressemblent beaucoup à une comédie de mauvais goût. Sachons raison garder au risque de créer une situation très fâcheuse pour le fragile Accord pour la paix et la réconciliation.

Dieu veille !

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Grève illimitée des magistrats :  Le gouvernement menace de suspendre les salaires d’octobre]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/greve-illimitee-des-magistrats-le-gouvernement-menace-de-suspendre-les-salaires-doctobre-2784284.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 29 Oct 2018 07:52:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Face à la mauvaise foi des syndicats de magistrats, le gouvernement n’exclut pas de reconduire sa décision de suspendre des salaires, notamment ceux du mois d’octobre.</strong>

<strong> </strong>

Suite au maintien du mot d’ordre de grève des magistrats alors qu’il était supposé être levé le jeudi dernier, le gouvernement, selon certaines indiscrétions, a décidé de se raviser en ne payant plus les salaires des magistrats. Ainsi, pour ce mois, il devrait y avoir des retenues. Aussi, l’audit de la réquisition devrait permettre de cibler les belliqueux. Car, il est clair que les magistrats sont de mauvaise foi. Alors même que, sur diligence du ministre de la Justice, le président de la République s’est engagé auprès des magistrats de traiter la question sur la modification de la grille salariale lors d’une assise prévue à cet effet en fin d’année, les magistrats ont fait fi de cette promesse présidentielle pour s’engager dans une voie hasardeuse de radicalisation. Tout porte à croire qu’ils ne veulent pas d’apaisement alors même que la décision de rappeler leurs salaires de septembre a été prise dans ce sens. Le jusqu’auboutisme est une stratégie peut conciliatrice pour quelqu’un qui prétend à un dénouement heureux. Les magistrats semblent n’avoir pas compris que l’état d’urgence en cours laisse au gouvernement et au Premier ministre la latitude de réquisitionner qui que ce soit pour les besoins de fonctionnement de l’Etat. A moins que l’on soit dans un Etat de non droit, sinon les magistrats filent du mauvais coton. Dans leur posture actuelle, ils risquent gros dans la mesure où le président de la République a réitéré son soutien indéfectible à son Premier ministre dans sa logique de réquisitionner les magistrats.

Il y a péril en la demeure si les syndicats ne revenaient pas rapidement sur leur décision. Surtout que cette grève commence à faire grincer des dents même au sein de la famille judiciaire. Certains magistrats, las de la position de leurs syndicats, ont décidé de reprendre le travail.

La levée du mot d’ordre est prévue pour le 1<sup>er</sup> novembre lors d’une assemblée générale prévue à cet effet. Il faut craindre que d’ici là, il ne soit pas trop tard.

Dieu veille !

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CENI : Les délégations régionales à 4 mois sans salaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/ceni-les-delegations-regionales-a-4-mois-sans-salaire-2783137.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Oct 2018 02:41:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) traverse l’une des plus graves crises de son existence. Une indiscipline budgétaire a occasionné une tension de trésorerie dans les démembrements régionaux. Conséquence: ceux-ci sont à 4 mois d’arriéré de salaire.</strong>

Plus rien ne va à la Commission électorale nationale indépendante. Depuis quatre mois, le personnel n’a perçu même un copeck en guise de salaire. Pendant ce temps, le président de la Ceni, Amadou Ba, se la coule douce dans une luxueuse clinique parisienne, à cause d’une douleur à l’omoplate. Pire, le questeur lui a trouvé le moyen de soigner sa pauvreté. Habitant dans un logement social jusqu’à la mise en place du bureau de la Ceni, M. Ba n’a trouvé mieux que de raser sa maison pour en faire presque un château. Comme si cela ne suffisait pas, il a acheté la maison d’un de ses voisins qu’il a ajoutée à son lot.

Après la réunion de protestation que nous rapportions dans ces mêmes colonnes il y a une semaine, la Ceni a trouvé le moyen de payer le personnel du bureau national de Bamako, le jeudi dernier.

Quant aux délégations régionales, elles courent après quatre mois de salaire.

Selon une source interne, cette crise de trésorerie est due à une indiscipline budgétaire du président et du questeur.

En effet, notre source affirme que le président et son questeur seraient les pires affairistes de l’histoire de la Ceni.

Ils auraient utilisé 500 millions de francs CFA sur le milliard de francs CFA que le ministre de l’Economie et des Finances avait mis à leur disposition pour le fonctionnement de l’institution. Ainsi, la Ceni, au moment de son installation, devrait acquérir des voitures sur deux ans. Mais au lieu de cela, elle a acheté toutes les voitures prévues. Mieux, le président et le questeur se sont permis de payer le fournisseur en une tranche et en intégralité. Alors même que rien ne les pressait. Notre interlocuteur soutient que les deux hommes auraient perçu des ristournes sur le marché de passation. Donc, ils auraient sciemment payé le fournisseur sur les maigres ressources de la Ceni.

Au même moment, pour tenter de faire diversion, des rumeurs rapportent que la Ceni s’apprêterait à faire des révélations. Elle pense que c’est juste une tentative de détourner les gens de l’essentiel de la magouille qui se trame à la Ceni.

Pour sûr, l’institution traverse aujourd’hui une crise de trésorerie qui n’est pas près de prendre fin.

Le personnel, au bord des nerfs, menace de sortir les griffes si rien n’est fait d’ici une semaine. Ce, afin qu’il soit remis dans ses droits.

A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Orpaillage dans les forêts classées :  Les orpailleurs ont jusqu’au 30 novembre pour déguerpir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/orpaillage-dans-les-forets-classees-les-orpailleurs-ont-jusquau-30-novembre-pour-deguerpir-2783142.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:02:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est avec beaucoup d’émotion que la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Aïda MBO Keïta, a constaté l’état de dégradation des forêts classées dans la région de Sikasso. Elle promet de fermer les sites d’orpaillage qui s’y trouvent au plus tard le 30 novembre.</strong>

Avec une délégation composée de l’ensemble des chefs de services du département, des autorités administratives et coutumières, Aïda MBO a sillonné, pendant 3 jours, les forêts classées de la région de Sikasso. Partout où elle est passée, c’est le même constat : l’orpaillage a fortement dégradé les forêts qui constituent le dernier rempart. En plus des nationaux, des étrangers sont installés dans les forêts et en font un lieu de prédation contre les espèces protégées et la nature.

Devant ce constat amer, la ministre a réuni autour d’elle tous les acteurs concernés. Ensemble, ils ont constaté le refus des orpailleurs de déguerpir des forêts classées.

Les maires et les chefs de village ont, à l’unanimité, estimé que les séances de sensibilisation et d’information initiées par le département de l’Environnement et de l’Assainissement depuis avril dernier ne sont pas respectées par les orpailleurs qui n’en font qu’à leur tête. Face à cette situation et vu l’urgence à agir, les autorités administratives et coutumières ont recommandé au ministre Aïda MBO de passer à la vitesse supérieure et de faire déguerpir les orpailleurs par la force s’il le faut.

Ainsi, la ministre a instruit fermement à ses services de donner jusqu’au 30 novembre au plus tard pour déguerpir les occupants illégaux des forêts classées.

Elle a aussi décidé de l’immatriculation des limites de toutes les forêts classées de la région ; de renforcer le contrôle forestier ; de lutter contre les feux de brousse et le braconnage.

<strong>La guerre déclarée au dragage sur le fleuve Sankarani</strong>

Sur le fleuve Sankarani, la ministre de l’Environnement a été désagréablement surprise de constater plus de 100 dragues d’orpaillage. Ecœurée, elle réclame l’arrêt du phénomène. Car ces dragues menacent le fleuve et même le barrage hydroélectrique de Sélingué, situé à 7km. Selon elle, à cause du dragage, la sédimentation du fleuve a changé. Elle préconise des mesures urgentes.

Partant, la ministre s’est voulue très ferme sur la préservation du fleuve et des forêts classées qui sont le garant de l’équilibre de l’écosystème dans la région.

<strong>Harber MAIGA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Scandale à la CENI : Le président et le questeur limogés]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/scandale-a-la-ceni-le-president-et-le-questeur-limoges-2783132.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:00:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>C’est une plénière extraordinaire tenue hier en début de soirée qui a décidé de renvoyé le président de la commission électorale nationale indépendante et le premier questeur. Ils seraient coupables de manquements graves et d’indiscipline budgétaires.</strong></em>

En effet, nous rapportions dans ses mêmes colonnes, il y a une semaine que le président et son questeur étaient dans le viseur des autres membres du bureau.

Ces derniers leur reprochent des manquements graves, des errements ainsi que des indisciplines budgétaires, dans l’exercice de leurs missions. Ainsi, sous la houlette du deuxième vice-président Moctar Mariko, la plénière a décidé de retirer au président et au premier questeur leurs responsabilités conformément à l’article 59 du règlement intérieur de la CENI.

Selon Me Mariko, le président et le questeur se comportent comme dans une propriété privée. Ils prennent seuls les décisions sans consulter les membres du bureau. Toute chose qui constitue une violation flagrante du règlement intérieur. Aussi, les deux renvoyés émettent des chèques sans souches. Egalement, ils engagent des dépenses sans consulter les autres membres.

Cette situation a été de nature à créer une tension de trésorerie et le personnel des délégations régionales sont sans salaires depuis quatre mois.

<strong>Les délégations régionales à 4 mois sans salaire</strong>

La crise que traverse la Commission électorale nationale indépendante est l’une des plus graves crises de son existence. Une indiscipline budgétaire a occasionné une tension de trésorerie dans les démembrements régionaux. Conséquence: ceux-ci sont à 4 mois d’arriéré de salaire.

Plus rien ne va à la Commission électorale nationale indépendante. Depuis quatre mois, le personnel n’a perçu même un copeck en guise de salaire. Pendant ce temps, le président de la Ceni, Amadou Ba, se la coule douce dans une luxueuse clinique parisienne, depuis le 12 septembre, à cause d’une douleur à l’omoplate. Pire, le premier questeur lui a trouvé le moyen de soigner sa pauvreté. Habitant dans un logement social jusqu’à la mise en place du bureau de la Ceni, il n’a trouvé mieux que de raser sa maison pour en faire presque un château. Comme si cela ne suffisait pas, il a acheté la maison d’un de ses voisins qu’il a ajoutée à son lot.

Après la réunion de protestation tenue le 3 octobreque nous rapportions dans ces mêmes colonnes, le questeur de la Ceni a trouvé le moyen de payer le personnel du bureau national de Bamako, le jeudi dernier.

Quant aux délégations régionales, elles courent après quatre mois de salaire. Pour noyer le poisson dans l’eau, le président revenu, il y a quelques jours renvoie la faute aux coordinateurs régionaux.

En effet, une autre source affirme que le président et son questeur seraient les pires affairistes de l’histoire de la Ceni.

Ils auraient utilisé 500 millions de francs CFA sur le milliard de francs CFA que le ministre de l’Economie et des Finances avait mis à leur disposition pour le fonctionnement de l’institution. Ainsi, la Ceni, au moment de son installation, devrait acquérir des voitures sur deux ans. Mais au lieu de cela, elle a acheté toutes les voitures prévues. Mieux, le président et le questeur se sont permis de payer le fournisseur en une tranche et en intégralité. Alors même que rien ne les pressait. Notre interlocuteur soutient que les deux hommes auraient perçu des ristournes sur le marché de passation. Donc, ils auraient sciemment payé le fournisseur sur les maigres ressources de la Ceni.

Au même moment, pour tenter de faire diversion, des rumeurs rapportent que la Ceni s’apprêterait à faire des révélations. Elle pense que c’est juste une tentative de détourner les gens de l’essentiel de la magouille qui se trame à la Ceni.

Pour sûr, l’institution traverse aujourd’hui une crise de trésorerie qui n’est pas près de prendre fin.

Le personnel, au bord des nerfs, menace de sortir les griffes si rien n’est fait d’ici une semaine. Ce, afin qu’il soit remis dans ses droits. Il faut croire que les membres du bureau n’ont pas attendu jusque-là. Ils ont décidé de prendre leurs responsabilité en démettant les deux affairistes de la tête de l’institution.

A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ibrahim Haidara, Pdg de la Poste ;  « Bientôt des produits numériques ou financiers seront lancés »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/ibrahim-haidara-pdg-de-la-poste-bientot-des-produits-numeriques-ou-financiers-seront-lances-2783138.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/IBRAHIM-HAIDARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Tue, 23 Oct 2018 00:57:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est au  moment où les travailleurs s’apprêtent à rentrer à la maison qu’Ibrahim Haïdara, PDG de la poste, nous a reçus dans son  bureau. Habillé en tenue pakistanaise, coiffé d’un chapeau, M. Haïdara est un homme doté d’un esprit d’ouverture, et  nourrit de grandes ambitions pour la poste. Dans cet entretien, il se laisse aller. Les difficultés, l’introduction du numérique sans oublier les autres  réformes au sein de la boîte, le PDG Haïdara dit tout. </em></strong>

<strong>Comment la Poste se  porte-t-elle aujourd’hui ?</strong>

<strong>Ibrahima Haïdara :</strong> La Poste, comme nous l’avons dit au cours de notre journée,  a certes des  difficultés, mais nous avons beaucoup d’espoir.  Car les perspectives commencent à se dégager.

<strong><em>Vous avez la réputation d’être un homme rigoureux en matière de gestion, comment comptez-vous restructurer la société en cette ère de développement des NTIC ?</em></strong>

Beaucoup de choses ont changé avec l’avènement du numérique. Ça  a bouleversé le monde, notamment le  secteur postal. Nous comptons introduire le numérique pour relancer les activités de la Poste. Cela passera par son introduction pour supporter certaines activités, comme  les messageries classiques et les transactions financières. Notre stratégie, c’est de bâtir des produits autour de trois piliers: le numérique, la finance et la messagerie.

<strong><em>Vous venez de fêter la Journée internationale de la Poste ; sous quel signe l’avez-vous placée ? </em></strong>

La Journée mondiale a été  placée  par l’Union postale universelle (UPU) sous le thème : « Livrez du bien  au monde entier ». Thème plein de sens et d’actualité. Car le Mali a besoin de renforcer les services sociaux de base. On peut citer la Poste parmi ceux-ci. L’inclusion sociale occupe une place importante dans la lettre de cadrage envoyée par le président de la République au gouvernement. Livrez du bien à la population revient aussi à participer activement à l’inclusion sociale. La Journée a été placée sous ce signe et c’est ce que nous comptons faire.

<em><strong>Vous êtes le plus jeune à occuper le poste de PDG de cette structure; cela suppose que les plus hautes autorités ont une vision futuriste de la poste. Quelle stratégie êtes-vous en train de mettre en place pour matérialiser cette vision ?</strong></em>

Oui,  je suis effectivement  l’un des plus jeunes à occuper le poste de PDG de la Poste. Cela me met plus de charge sur l’épaule. Parce qu’il témoigne de la confiance que le président de la République, à travers le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, place en les jeunes. Je mesure réellement cette charge et compte relever ce défi. On  nous a confié  des responsabilités ; il nous appartient de nous assumer.

<em><strong>On vous sait très actif sur le plan national et international pour nouer des partenariats, peut-on connaitre à ce jour les partenaires qui sont en train de vous aidez dans la restructuration de la Poste. </strong></em>

Aujourd’hui, nous essayons  de bouger beaucoup. Notre philosophie est que dans le monde d’aujourd’hui, une entreprise, fusse-t-elle étatique, ne peut se développer dans l’autarcie. C’est pourquoi nous tentons de nouer des partenariats stratégiques sur les plans financier et technique. Nous sommes en pleine consultation avec des nationaux, mais également avec les partenaires étrangers. Nous sommes en train de faire des rencontres, d’écouter afin de tracer notre chemin. Le schéma est d’arriver à mettre sur  place un partenariat stratégique sur des produits et non sur la structure elle-même. Nous comptons lancer dans les jours à venir de nouveaux produits, qui peuvent être numériques ou financiers.

<em><strong>Au-delà  de la concurrence déloyale, quelles sont les autres difficultés auxquelles vous êtes confrontés ? </strong></em>

Vous l’avez dit ; la  concurrence déloyale, oui ! Mais il faut aussi ajouter le numérique qui a bouleversé le secteur postal. Une nouvelle donne que  la Poste malienne n’a pu s’adapter. Cette réalité a malheureusement rattrapé la structure. Nous essayons de pallier aujourd’hui ces difficultés en intégrant le numérique. Et nous pensons pouvoir endiguer  les obstacles.

<em><strong>Un mot à l’endroit  du personnel  et du grand public</strong></em>

Je demande au peuple malien de nous faire confiance. Parce que aujourd’hui, nous sommes en train de mener des reformes courageuses pour pouvoir nous adapter aux nouvelles  réalités. Nous sommes en train de concevoir et de promouvoir de produits destinés aux Maliens pour répondre à leurs besoins. Nous sommes en train de travailler pour transformer nos bureaux en un guichet unique de l’administration pour permettre à nos concitoyens de bénéficier des services de la Poste et aussi des services même de l’Administration. Par exemple, faire de demande de pièces administratives sans se déplacer. C’est tous ceux-ci que nous sommes en train de travailler. Nous demandons la confiance de nos usagers. Nous demandons qu’ils reviennent à la Poste pour tester de quoi nous sommes capables.

Pour les autorités, nous demandons un accompagnement. La Journée internationale de la poste a été un baromètre pour mesurer tout l’engagement des plus hautes autorités du pays. La présence du ministre de tutelle à la cérémonie de commémoration de la Journée internationale de la poste est assez éloquente.

Aux travailleurs de la Poste, je demande plus d’abnégation pour qu’on puisse renforcer les acquis pour pouvoir mieux servir nos usagers.

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rébellion à la CENI :  Le partage du magot divise les membres]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 10:44:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Une chienlit règne désormais à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Les membres sont très remontés contre le président Amadou BA et le questeur. Ils leur reprochent d’avoir détourné les fonds.</strong>

&nbsp;

Plus rien ne va entre les membres de la Ceni et leur président. Amadou BA, puise que c’est de lui qu’il s’agit, est dans le viseur de ses collègues qui demandent sa destitution.

En effet, des sources proches du dossier rapportent qu’Amadou BA et le questeur ont fait main basse sur les fonds de l’institution.

Le duo stratégique aurait outrepassé les injonctions du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, dans les procédures de passation de marché. Ce dernier les aurait instruits de ne pas dépasser les 300 millions de francs CFA dans l’achat de matériels roulants. Mais, le président et son questeur seraient allés jusqu’à 500 millions. Pire, une imprimante a été achetée à 16 millions de nos francs, entre autres, surfacturations et manquements au respect de la procédure budgétaire.

Nos sources rapportent que les membres sont d’autant plus remontés que le président, pour une douleur à l’omoplate, s’est payé les services de l’une des cliniques les plus chères de France. Il y serait encore.

Le second, questeur de la structure, aurait rasé sa maison sise au quartier 300 logements pour en reconstruire un palace digne d’un prince saoudien.

Pendant ce temps, les autres membres ne bénéficient presque de rien.

Ainsi, ajoute notre source, une réunion extraordinaire a été convoquée le vendredi dernier pour demander la destitution du président et du questeur.

A l’approche des élections législatives, une instabilité à la tête de la Ceni n’est pas de nature à favoriser la bonne tenue du scrutin.

Le Vérificateur général doit jeter un coup d’œil dans ce qui se trame dans cette structure. L’indiscipline budgétaire y semble érigée en mode de gestion.

Il faut craindre des grands déballages dans les jours à venir, car les membres sont très remontés.

A suivre.

<strong>Hamadoun KARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Humeur :  Petits meurtres entre alliés]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 01:20:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La morale et l’éthique en politique sont mortes au Mali. Le marigot politique malien est en profonde mutation. Chacun cherche à se positionner ou à se repositionner sur la rampe de lancement. On se tance. On se tacle. Les coups vont dans tous les sens. Même entre alliés, aucune retenue n’est observée. C’est dans ce tohu-bohu que certains en prennent même dans le bas ventre.

Personne ne veut rester au bord de la route ; alors, on lorgne dans tous les sens.

C’est à Bougouni que le vrai fiasco entre amis s’est déroulé. Le RPM n’a pas hésité à poignarder Blaise Sangaré de la CDS dans le dos. Après que son seul député ait décidé de quitter le parti, le RPM n’a pas hésité à le récupérer. Blaise a cru une seconde qu’au nom de l’alliance qui le lie au RPM, il allait faire une liste commune avec les Tisserands. C’était mal connaitre ses alliés. Le RPM a décidé d’aller avec un parti autre que la CDS. Blaise est tombé des nues.

Cette technique de terre brûlée, le RPM l’a utilisée avec beaucoup d’alliés.

Pendant ce temps, le parti ASMA-CFP du Premier ministre s’est pointé avec une épée bien aiguisée. Il a réalisé un vrai ‘’carnage’’ dans les rangs du RPM dans plusieurs localités en récupérant même des députés. Ce fut le cas à San, à Kolokani, à Ségou et dans bien d’autres zones sous contrôle du RPM.

Cette situation a donné un vrai coup à l’Alliance EPM, constituée à la veille de la présidentielle. Le RPM est tellement remonté que son président, Bocari Tréta, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dire au président de l’ASMA tout le mal qu’il pense de lui. C’était lors de la dernière réunion que le PM a eue avec les présidents des partis de l’Alliance EPM.

C’est la débande et le sauve qui peut dans les rangs de l’Alliance. Chacun cherche à se renforcer ou à se repositionner. Car, la situation est incertaine et tous les coups sont permis.

En attendant de voir la suite de ce jeu de dupes, les petits meurtres entre alliés ont de beaux jours devant eux.

Dieu veille !

<strong>Mariétou DOUCOURE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Réquisition des magistrats :  Les récalcitrants mutés à partir de cette semaine]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/requisition-des-magistrats-les-recalcitrants-mutes-a-partir-de-cette-semaine-2781911.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 01:13:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est en principe ce lundi 15 octobre que le rapport de constat de l’application de la réquisition des magistrats par le gouvernement devrait être déposé. Selon des indiscrétions, des sanctions vont tomber pour les magistrats récalcitrants.</strong>

&nbsp;

Des mutations et des mises à dispositions de la Fonction publique des magistrats récalcitrants sont, entre autres, les mesures prévues pour sanctionner ceux qui ont refusé d’être réquisitionnés. Le Conseil supérieur de la magistrature devrait se réunir très bientôt. Il se penchera sur le cas des magistrats grévistes qui ont adopté une position radicale devant la décision du gouvernement de les réquisitionner.

Un rapport d’audit sur l’application de la mesure du gouvernement a été élaboré. Il devrait en principe être sur la table du gouvernement ce lundi. Il sera ensuite transmis au Conseil supérieur de la magistrature pour disposition à prendre.

Il faut croire que le gouvernement est parvenu, car il a été contraint par les grévistes qui ont adopté une position peu conciliatrice. Le jusqu’auboutisme devait tout naturellement déboucher sur cette situation radicale.

<strong>La mauvaise foi des magistrats</strong>

Par une lettre sans numéro en date du 05 avril 2018, les syndicats de magistrats indiquent qu’un protocole d’accord de conciliation partielle a été signé le 9 février 2017 entre eux et le gouvernement. Selon la lettre, le gouvernement s’était engagé à relire le statut de la magistrature avec la revalorisation de la grille salariale au-delà de 10%. Dans cette grille, les magistrats réclament un indice plancher de 700 et un indice plafond de 2 500. Aussi, un rapport a été produit par un expert désigné pour rédiger le projet de statut, même si le protocole d’accord avec les magistrats n’a pas recommandé de commettre un expert en vue de la relecture du statut des magistrats. Par rapport aux aspects financiers notamment la grille indiciaire, le gouvernement a pris deux engagements : la majoration de la grille indiciaire de 10% à compter de 2017 et l’examen du reste des demandes lors de la relecture du statut de la magistrature.

S’agissant du reste des demandes, après examen, il ressort que l’incidence financière n’est pas soutenable. Contrairement aux prétentions des syndicats, le projet de grille issu de l’atelier nationale d’avril 2017 n’a pas fait l’objet de validation par le ministère de l’Economie et des Finances. Par ailleurs, aux termes de l’article 3 alinéa 3 de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances, lorsque des dispositions d’ordre législatifs et ou réglementaires doivent entrainer des charges nouvelles ou des pertes de ressources, elles ne peuvent être définitivement votées ou adoptées tant que ces charges ou pertes de ressources n’aient été prévues, évaluées et soumises à l’avis conforme du ministre chargé des Finances. Aussi, la prétention des magistrats se chiffre à 2,108 milliards de francs CFA. Cette incidence n’est pas prévue par le budget d’Etat 2018. Le projet de grille proposé est supérieur aux grilles de l’Enseignement supérieur, de l’Armée, de la Police nationale, de la Protection civile et des Surveillants de prison qui sont tous des corps régis par des statuts autonomes tout comme les magistrats.

Le gouvernement pense aussi que l’adoption d’un tel avantage pour les magistrats risque de susciter des émulations des autres corps et creuser davantage l’écart de traitement entre les magistrats et les autres personnels de l’Etat.

Faut-il signaler, les magistrats sont les agents de l’Etat les mieux traités. A titre d’illustration, un magistrat débutant bénéficie d’un salaire brut mensuel de 700 000 francs CFA contre 391 500 francs CFA pour un Inspecteur des finances ou du trésor ayant plus de trente années de service. La présente grille fera passer le salaire brut d’un magistrat débutant de 700 000 FCFA à 832 800 FCFA, soit une augmentation de 56%.

Dans cette guerre à fleuret moucheté, il faut préciser que le gouvernement a consenti des efforts considérables à l’amélioration des conditions de vie et de travail des magistrats.

Pour montrer sa bonne foi, le gouvernement ne voit aucun inconvénient à la relecture du Statut des magistrats lorsqu’il s’agit de corriger les insuffisances décelées lors de son application. Cependant, la modification de la grille indiciaire est insupportable par le budget eu égard à l’incidence financière annuelle dégagée et les émulations qu’elle aura suscitée au niveau des autres corporations. Aussi, le projet de grille doit s’inscrire dans le cadre de la politique salariale des agents de l’Etat.

Pour ainsi dire que les syndicats de magistrats filent du mauvais coton.

A suivre.

<strong>Hamadoun KARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chu du Point G : Quand des Professeurs en médecine se donnent en spectacle]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 00:48:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est simplement honteux que des supposés Professeurs émérites en médecine refusent l’accès du Centre hospitalier-universitaire du Point G aux patients au nom d’un mouvement d’humeur qu’ils qualifient de grève.</em></strong>

&nbsp;

La semaine dernière, la devanture du CHU du Point G a été le cadre d’une scène digne du moyen âge. Des individus supposés être des professionnels de la santé se sont adonnés à un spectacle peu honorable. Ils ont tout simplement barricadé tous les accès de l’hôpital, sous prétexte qu’ils sont en grève.

Selon le Directeur général de l’hôpital, Ilo Diall, une trentaine d’individus, dont Pr Pamanta, Rhumatologue et ancien de l’équipe du Directeur sortant, Pr Idrissa Touré, Dr Landouré, Neurologue, Fousseyni Coulibaly, Ingénieur de Laboratoire, Abdoulaye Konaté, Directeur des ressources humaines, renvoyé de Kayes pour malversation, entre autres, sont les acteurs de ce triste spectacle. Le DG pense que tout serait parti de son refus de participer aux différentes réunions du comité syndical. A ses dires, le Point G est une particularité au Mali en matière de syndicalisme. La structure compte 4 syndicats différents. Donc, il n’est pas de son rôle de reconnaitre ou non un syndicat. C’est la raison pour laquelle il refuse de participer à des activités syndicales. C’est ce refus que les syndicalistes ne comprennent pas.

Pr Diall pense que tout serait parti de la mise en place du bureau du comité syndical de l’UNTM, qui s’est soldée par un fiasco qui a vu les délégués s’entredéchirer. C’est ainsi qu’un bureau a finalement été mis en place il ne sait pas comment. Ensuite, le bureau national de l’UNTM lui a adressé une lettre pour l’informer que le nommé Fousseyni Samaké n’a plus qualité de secrétaire général de la section de l’hôpital. Le DG qui ne comprend rien à ces différentes assises houleuses indique que le fait de bloquer l’entrée de l’hôpital aux patients est contraire au serment des uns et des autres. Cela ne respecte ni l’éthique encore moins la déontologie de la pratique médicale. S’il y a un mouvement d’humeur entre syndicats, c’est plutôt à la Bourse du travail qu’il doit être mené. Mieux, il dit être un partisan de la voie pacifique, sinon il allait demander aux forces de l’ordre de les dégager. Mais, que cela risque de contribuer à mettre de l’huile sur le feu. Pour sûr, il est formel que ces individus peuvent être poursuivis pour non-assistance à personne en danger.

Cependant, il nous revient de sources proches des syndicats que la main invisible du Pr Aly Nouhoum Diallo est derrière cette situation peu honorable.

Seule certitude dans ce bras de fer, c’est que rien ne justifie le refus de l’accès à l’hôpital aux patients, surtout par des professeurs. Cela est tout simplement honteux.

Dieu veille !

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La poste dans la tourmente : Le PDG recrute son «beau-père retraité»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/la-poste-dans-la-tourmente-le-pdg-recrute-son-beau-pere-retraite-2781900.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 00:45:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le personnel à deux mois sans salaire</strong>

<strong> </strong>

<strong>L’Office national des postes du Mali a célébré la Journée internationale dans le désarroi total. Le personnel, dans la tourmente, est à deux mois sans salaire. Pendant ce temps, le PDG recrute son « beau-père », admis pourtant à la retraite.</strong>

&nbsp;

Les caisses de la Poste sont vides. Jamais la structure ne s’est autant mal portée. Dans la cour de la Direction générale des postes, l’amertume et la désolation se lit sur tous les visages. Le personnel, déboussolé, déambule. En fait, il est à deux mois sans un copeck. Pour ne rien arranger de la situation, le nouveau PDG, à peine installé, a décidé de recruter un retraité. Il s’agit de Seydou Diarra, l’ancien secrétaire général du comité UNTM de la boîte. Ce dernier a partagé son bureau avec la mère de la femme du PDG qui servait également à la Poste. Cet ancien collègue de bureau de la belle-mère du PDG se comporte comme un demi-dieu au niveau de la direction. Mieux, malgré qu’il soit admis à la retraite, Seydou Diarra continue de gérer le syndicat de la poste.

Si le PDG refuse de se prononcer personnellement sur la situation de la structure, son chargé à la communication tente de noyer le poisson dans l’eau. Selon lui, au lieu de deux mois, le personnel n’a qu’un mois d’arriéré. Il affirme que le personnel a reçu son salaire du mois d’août le 20 septembre. « C’est seulement le mois de septembre qui n’est pas encore payé », se justifie-t-il. Le communicateur explique que cette situation est due à une tension de trésorerie occasionnée par le Trésor public. A ses dires, les services publics partenaires de la Poste n’ont pas versé ce qu’ils doivent à la poste.

Notre interlocuteur avoue que les recettes générées par l’Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) ne sont pas suffisantes pour couvrir les salaires du personnel.

Et pourtant, le PDG procède à des recrutements. Toute chose qui augmente les charges financières.

Le communiquant de la boîte s’avoue incapable de dire la nature du contrat du vieux Diarra. Car, estime-t-il, seuls le PDG et Seydou Diarra connaissent la nature de ce contrat un peu tiré par les cheveux. Dans le bureau, un autre agent répondant au nom de Jean explique que le contrat du retraité se justifie par le fait que le PDG est un novice en matière de gestion. Donc, il a besoin d’un coach comme Seydou Diarra qui justifie plus de 30 ans d’expérience dans la boîte.

Alors, le ministre a-t-il nommé un inexpérimenté pour diriger la Poste ?  Ou encore, le PDG a besoin de remercier l’ancien collègue de sa belle-mère ? Rien n’est moins sûr au regard de l’arrogance dont fait montre notre jeune PDG.

Le ministre de tutelle, Modibo Arouna Touré, nous informe qu’il suit la situation de très près, mais qu’il n’a pas connaissance de la situation rapportée.

C’est dans cette atmosphère de chienlit que le personnel a fêté la Journée internationale des postes. En attendant que la situation financière de la boîte s’améliore, les travailleurs peuvent prendre leur mal en patience et broyer du noir.

<strong>Harber MAIGA</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Projet de découpage territorial : Goundam exprime son désaccord]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/projet-de-decoupage-territorial-goundam-exprime-son-desaccord-2781907.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 00:43:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la publication sur les réseaux sociaux d’un projet de découpage du territoire national avec la création de nouvelles régions, les ressortissants du cercle de Goundam ont unanimement rejeté ledit projet.</em></strong>

&nbsp;

Samedi dernier, au cours d’une assemblée générale réunissant toutes les sensibilités du cercle, le fameux projet de décret devant instaurant des nouvelles régions au Mali a été évoqué. Les Goundamiens demandent que leur cercle soit non seulement érigé en région, mais aussi que la nouvelle garde dans son giron l’ensemble des communes existantes.

En effet, dans le projet de découpage, Goundam garde toujours son statut de cercle, mais perd aussi six de ses communes.

Pour ce faire, les Goundamiens entendent mener une série d’activités pour se faire entendre. Dans cette optique, une grande marche pacifique, suivie d’une conférence de presse, est envisagée dans les jours à venir.

Selon les organisateurs, il est impensable que l’un des plus grands et des plus vieux cercles du pays ne soit pas érigé en région dans la nouvelle proposition de découpage territorial.

Aussi, au cours de la rencontre, les Goundamiens sont-ils venus à la conclusion que les autorités sont de mauvaise foi. Sinon, un comité d’experts du cercle avait élaboré un projet de régionalisation pour le cercle depuis sous le régime ATT. Ce projet a été actualisé sous IBK et soumis aux autorités qui ont délibérément fait fi de cette volonté des populations du cercle.

L’assemblée a informé que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a été saisi de la question après que le projet de texte ait fuité. Ce dernier a répondu que le gouvernement actuel a trouvé le projet sur la table et n’a fait que l’entériner. Le ministre Mohamed Ag Erlaf dégage toute responsabilité quant à l’absence du cercle dans le nouveau découpage.

Pour sûr, les Goundamiens ont décidé de taire toutes leurs divergences et de se faire entendre. Si pour l’instant c’est la voie pacifique qui est mise en avant, il faut croire que d’autres mesures plus rigoureuses suivront dans les jours et les semaines à venir.

Faut-il rappeler que Goundam n’est pas le seul cercle à se plaindre de la nouvelle proposition. Déjà, la communauté Songhoy et plusieurs autres localités dénoncent ce projet.

A suivre !

<strong>Harber MAIGA </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre l’insécurité alimentaire : Le Japon fait don de 47.711 tonnes de riz au Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/lutte-contre-linsecurite-alimentaire-le-japon-fait-don-de-47-711-tonnes-de-riz-au-mali-2781903.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 00:36:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est par une cérémonie sobre mais pleine de signification que l’Ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke KURUKI, a remis au ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Oumar Ibrahima TOURE, un don de 47 711 tonnes de riz japonais. C’était le jeudi 27 septembre, dans la cour de l’OPAM.</strong>

Avant la remise symbolique, l’ambassadeur du Japon a affirmé que ce don rentre dans le cadre de l’assistance alimentaire. Selon lui, ce don a une valeur de 330 millions de yuans japonais, soit environ 1,8 milliard de francs CFA. « <em>Ce don fait partie intégrante de la coopération économique bilatérale non-remboursable du Japon en faveur du peuple malien </em>», dit-il.

Daisuke KURUKI ajoute que la crise alimentaire et nutritionnelle menace la population du Mali, plus particulièrement les régions du Nord et du Centre. Il estime que le changement climatique gêne les activités agricoles dans ces zones. Pour cela, le Japon soutient le Mali dans ces efforts pour le développement économique et social. Il préconise que ce riz offert par ce programme japonais soit mis en vente à un prix raisonnable dans les régions du Centre et du Nord.

Le diplomate affirme que les fonds issus de la vente à un prix accessible de ce riz seront appelés  «fonds de contrepartie» et cela va être utilisé pour financer divers projets de développement socioéconomique planifiés par les autorités maliennes. A travers ce mécanisme, l’assistance alimentaire du Japon peut contribuer deux fois au développement du Mali. De nombreux projets ont déjà été réalisés  avec ce fonds. Leur montant s’élève respectivement à plus de 6 milliards de francs CFA en 2017 et plus de 4 milliards jusqu’ici.

Pour sa part, Oumar Ibrahima TOURE souligne qu’une telle quantité de riz arrive à point nommé pour soutenir les actions de sécurité alimentaire du gouvernement du Mali sur toute l’étendue du territoire national. Il fait savoir que l’assistance alimentaire contribuera à coup sûr à soutenir la balance des paiements en faveur de l’économie du Mali qui, à travers cette opération, fait réception de biens de consommation d’un niveau si élevé sans règlement financier à l’extérieur ; la vente de ce riz sur le marché national à un prix concessionnel afin de stabiliser le marché céréalier et rendre plus accessible le riz aux consommateurs ; l’utilisation des produits de la vente de ce riz à des besoins de financement et de réalisation de projets de développement socio- économiques.

Le ministre-commissaire met l’accent sur la mise en œuvre effective du programme KR.17,  prévu pour le début de l’année 2019 et la diligence dans l’élaboration du KR.18 dont l’accord de don vient  d’être signé entre les deux gouvernements.

Il salue par la suite l’appui précieux du Japon au renforcement des capacités du dispositif de sécurité alimentaire. Cela à travers le financement de cinq silos destinés à la conservation du maïs, activités jusque-là inédite au sein du dispositif malien. Ces infrastructures implantées dans les grandes zones  de production  du pays ont coûté au Japon près de deux milliards neuf cents mille francs CFCA. Les travaux  de réalisation de ces cinq silos sont en cours d’achèvement.

<strong>Sanata GOITA (Stagiaire)</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[API-Mali : Le climat se dégrade]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/api-mali-le-climat-se-degrade-2781894.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 16 Oct 2018 00:25:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus rien ne va entre les travailleurs de l’Agence pour la promotion des investissements (API-Mali) et le Directeur général, Moussa Ismaïla Touré. Une cessation de travail est y même envisagée à partir de cette semaine.</em></strong>

&nbsp;

Nous rapportions dans ces mêmes colonnes, il y a quelques jours, que le Directeur général de l’API est sur un fauteuil éjectable. L’histoire nous donne raison. Moussa Touré, puisse que c’est de lui qu’il s’agit, ne fait plus que de la figuration à la tête de la structure. Les différents syndicats de travailleurs réclament désormais sa tête. Et pour cause, l’homme ne respecte ni les employés ni la hiérarchie.

C’est ainsi qu’il s’est engagé dans une série de réformes au sein de la boîte. Ces réformes sont assorties de décisions hasardeuses et des reclassements basés sur le népotisme, le clientélisme et le favoritisme. Mieux, Moussa Touré mettrait tout en œuvre pour diviser les travailleurs en mettant en place un système de clanisme. Tous ceux qui ne sont pas du même bord que lui sont sanctionnés ou relevés de leurs postes.

Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, il se comporte en terrain conquis.

Les syndicats, à l’époque, avaient saisi le Conseil d’administration, le ministère de tutelle et les faîtières, comme l’Untm et la Cstm, pour dénoncer l’attitude du directeur général. Malgré les instructions du secrétaire général du département de la Promotion des Investissements au Directeur général de surseoir à sa décision de modifier la grille salariale et d’introduire un système de reclassement, ce dernier en a fait à sa tête.

Ainsi, les travailleurs refusent d’assister à la violation de leurs droits. Ils décident de se faire entendre. Dans un premier temps, ils envisagent deux jours de grève à partir de cette semaine. D’autres actions plus radicales sont attendues dans les semaines à venir.

Il nous revient de sources proches de l’API que l’attitude du DG agace mêmes ses supérieurs qui sont décidés à le relever. Son successeur sera connu dans les jours à venir, plusieurs CV circulant déjà dans les couloirs du département.

Ce n’est donc plus qu’une question de jours ou de semaines.

A suivre.

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Report des législatives :  Ag Erlaf surpris en flagrant délit de « conspiration » contre l’Etat]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/report-des-legislatives-ag-erlaf-surpris-en-flagrant-delit-de-conspiration-contre-letat-2780671.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 02:20:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Pendant que toute la République s’affaire à la stabilisation des institutions, d’aucuns, à l’image du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, rament dans le sens contraire. L’homme aurait récemment avoué qu’il traine les pieds pour que les législatives soient reportées. </strong>

«Le patriotisme n’est pas la chose la mieux partagée au Mali », dirait l’autre. L’indiscret ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en charge de l’organisation des élections au Mali, Mohamed Ag Erlaf, l’aurait avoué la semaine dernière dans le bureau d’un haut cadre de son parti, le RPM. <em>« Nous allons trainer les pieds jusqu’à la dernière minute afin de constater l’impossibilité d’organiser les élections législatives. Ainsi, le report serait inévitable »</em>, aurait affirmé ministre Ag Erlaf. Devant l’assistance médusée par les propos de l’organisateur en chef des élections législatives, Ag Erlaf ne se serait même pas gêné. A quoi joue Ag Erlaf, se sont demandés les uns et les autres.

En procédant de la sorte, le ministre commet l’un des actes les plus déloyaux envers son employeur, l’Etat, qui lui fait confiance aveuglement.

En reportant les élections, Mohamed Ag Erlaf ne rend pas service à IBK et au peuple qui attendent de lui qu’il mette tout en œuvre pour stabiliser les institutions de la République, en sa qualité de ministre de l’Administration territoriale.

Aujourd’hui, le pays affiche une gueule de bois, après avoir échappé à une crise post-électorale de justesse. D’ailleurs, les séquelles de cette tentative ne se sont toujours pas dissipées. Le régime se retrouve fragilisé, car il a besoin d’un soutien parlementaire assez solide pour faire face aux nombreux défis qui attendent. Surtout que le pouvoir judiciaire a décidé de prendre le maquis contre le régime, créant du coup un disfonctionnement indescriptible de l’appareil judiciaire.

A cela, il faut ajouter les démissions en cascade dans les rangs du parti présidentiel. Ces frustrés vont sans nul doute grossir les rangs de l’opposition. C’est la dernière chose qu’IBK attend de son ministre de l’Administration territoriale.

<strong>A quelles fins Ag Erlaf veut-il reporter les élections ? </strong>

Si en 2012 le mandat des parlementaires a été prorogé en raison de la situation exceptionnelle que traversait le pays, ce n’est pas le cas en 2018. Même si le Premier ministre était d’avis pour ce report d’au moins 9 mois. La position de Soumeylou Boubèye Maïga était motivée par la nécessité de relecture du Code des collectivités et l’opérationnalisation des nouvelles régions.

Consultée, la Cour constitutionnelle a émis un avis contraire, argumentant que la prorogation du mandat des députés n’est prévu ni par la constitution ni par la loi. A moins que le ministre Ag Erlaf ait un agenda autre que celui de servir le Mali, il n’y a pas de raison que les législatives ne se tiennent dans les mêmes conditions que la présidentielle.

Vouloir reporter les législatives et l’avouer publiquement ressort d’une volonté manifeste d’entraîner le pays dans une situation d’incertitude dont l’issue est incertaine.

Son employeur est conscient que gagner des élections est une chose, gérer le pays avec des institutions boiteuses en est une autre. Pour cause, les chantiers qui attendent le président et son gouvernement sont aussi nombreux que les attentes des Maliens. Avec un peuple aussi impatient, IBK sait qu’il n’a pas droit à l’erreur. Mais lorsqu’il est servi par des hommes comme le ministre Ag Erlaf, dont la loyauté vient de prendre un sérieux coup, il y a de quoi se poser des questions sur les réelles motivations des uns et des autres.

Il est temps pour le président de la République d’ouvrir les yeux et de regarder ce qui se trame autour de lui. Sinon, avec tous les enjeux que comportent ces élections, il ne peut se permettre le luxe de se tromper ou de commettre une erreur.

Pour sûr, il lui revient aussi d’être plus regardant sur la moralité et les motivations réelles de ses collaborateurs les plus proches.

Dieu veille !

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Panier de la ménagère :   Les prix des céréales en chute libre]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/panier-de-la-menagere-les-prix-des-cereales-en-chute-libre-2780670.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:19:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les prix des céréales sur le marché malien connaissent une baisse considérable, depuis septembre dernier. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’au mois de janvier, selon les opérateurs. </strong>

Au marché de Ouolofobougou-Bolibana, le magasin de Soumaila Koné est rempli à ras-bord de céréales. L’affluence n’est pas celle des grands jours. Il somnole dans un fauteuil à l’entrée. <em>« Le manque d’affluence est dû au fait que le marché est assez fourni »,</em> explique le commerçant. Il reconnait que les prix des céréales sont en nette baisse par rapport à l’année dernière, à la même période.

Ainsi, le riz local, précédemment vendu à 530 F CFA/kilo, est cédé à 300 F CFA. Selon les prévisions, ce même produit chuterait à 200 FCFA en janvier prochain.

Le petit mil a été vendu à 420 F CFA l’année dernière. Son prix a baissé de 50%. Si la tendance se maintient, le kilo serait cédé à 150 F CFA.

Pierre Traoré, coordinateur de l’Observatoire du marché céréalier (OMA), indique que la baisse des prix des céréales a commencé depuis septembre. Et que la tendance devrait se poursuivre, au moins jusqu’en janvier. Elle s’explique par le démarrage des premières récoltes. Donc, comme l’offre est déterminée par la production, c’est tout naturel que les prix suivent.

Cependant, le coordinateur soutient que ces prix ne sont pas valables pour l’ensemble du territoire national. Car, dit-il, « <em>Il y a des poches déficitaires en production céréalière. Dans, ces zones, les prix devraient se maintenir ou seraient revus à la hausse </em>».

Pierre Traoré regrette le manque de moyen de sa structure pour observer l’évolution des prix sur les 200 marchés ciblés. Sur ce nombre, seulement 42 marchés sont sondés.

Suivez les courbes de fluctuation des prix des denrées sur le marché.

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Législatives en commune IV : Les ambitions démesurées de Moussa Timbiné]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-en-commune-iv-les-ambitions-demesurees-de-moussa-timbine-2780667.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:10:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parvenu à l’Assemblée nationale par un coup du hasard, Moussa Timbiné nourrit désormais des ambitions démesurées pour le perchoir. </em></strong>

&nbsp;

Moussa Timbiné a vu midi de sa porte. Le « vieux jeune » président de la jeunesse du parti RPM, rentré par effraction dans la maison du peuple, où il s’est vu confier le poste de premier vice-président, veut beaucoup plus. Dans sa folie passagère, le député de la commune V du district de Bamako s’est vu un destin présidentiel. Cette idée hasardeuse, qui lui a traversé l’esprit, l’a amené à défier le président du parti,  Bocari Tréta. Celui-là même qui fut son protecteur et qui a guidé ses premiers pas en politique. Le plus violent, vulgaire et insolent des députés du Mali est aujourd’hui contre la candidature du président de son parti. Car, il voit en Tréta un potentiel adversaire pour le perchoir. Pour ce faire, Moussa Timbiné ne lésine sur aucun moyen. Du lynchage médiatique à la tentative de soulèvement des militants de la commune contre la candidature de Tréta, tout y est utilisé.

De nombreux jeunes de la commune s’étaient regroupés pour dénoncer la candidature de Bocari Tréta sur la liste RPM. Nos sources rapportent que ces jeunes oisifs sont à la solde de Moussa Timbiné.

<strong>Quelle mouche a piqué Timbiné ?</strong>

C’est la question que tous les cadres du parti se posent désormais. Comment le jeune sans niveau, protégé et entretenu par Tréta, peut se rebeller contre lui.

Ce jeune opportuniste qui s’est forgé dans l’ombre de Bocari Tréta a toujours joué les seconds rôles au sein du parti. Il a fallu le départ de Mahamane Baby pour les Nations Unies pour qu’il se fasse une place au soleil. Encore en location à Baco-djicoroni, Tréta a guidé ses premiers pas en politique. Tréta s’est même attiré les foudres des caciques du parti quand il proposa la candidature du jeune Timbiné en commune V. Le secrétaire général d’alors s’est mis à dos tout le parti, parce que beaucoup voyait en Moussa Timbiné un jeune insolent, sans niveau. Parvenu à l’hémicycle, « piètre » enseignant qui n’a aucune idée du fonctionnement de l’Assemblée nationale, il a sauté sur le poste de secrétaire parlementaire. Après quelques années passées dans cette posture, il a décidé de viser loin. Car, à l’époque le président de l’hémicycle, Issaka Sidibé, avait déçu plus d’un dans sa gestion des affaires de l’institution. Moussa Timbiné a organisé une rébellion interne dont il assuma la première responsabilité. Lui et sa bande ont mené une vie dure au président Sidibé. Alors, pour calmer ses ardeurs, le poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale lui a été proposé. L’adrénaline lui est monté à la tête, puisqu’il a désormais décidé de briquer le poste de premier responsable de l’Assemblée nationale à la législature prochaine. Seulement, son imprudence est en train de le conduire à sa perte. Car vouloir s’attaquer au premier responsable du parti ne va pas sans conséquence. Il risque même de ne pas figurer sur la liste à l’allure où vont les choses. Même si Tréta reste à ce jour imperturbable face aux agissements du jeune député imprudent.

Les jours à venir risquent d’être chauds pour Moussa Timbiné.

A suivre !

<strong>Harber MAIGA</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[API-Mali :  Le DG Moussa Ismaïla Touré dans le l’œil du cyclone]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/industries/api-mali-le-dg-moussa-ismaila-toure-dans-le-loeil-du-cyclone-2780665.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:08:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Ce n’est plus qu’une question de jour pour que le Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements (API) soit relevé. </strong>

&nbsp;

Pour lui succéder dans le fauteuil de DG, plusieurs noms circulent dans les couloirs du département de tutelle. Deux anciens conseillers techniques et le responsable d’une structure rattachée sont sur la liste.

Selon des sources proches du cabinet, c’est pour cette raison que l’homme n’est plus consulté par son nouveau patron. Ce dernier préfère le faire remplacer pour certaines rencontres à l’international. Récemment, c’est la chef de la cellule technique des réformes du climat des affaires, Keïta Zeinabou Sacko, qui faisait la promotion de la destination Mali lors d’une réunion de haut niveau avec des investisseurs étrangers.

Pendant ce temps, Moussa Touré fait du tourisme dans les rues d’Alger. Sa réputation de mauvais manager a précédé son nom dans le bureau du nouveau ministre. Ce dernier aurait même refusé de lui accorder une audience, après sa prise de service.

Il est décrié par les employés de l’API ; le syndicat lui a même déclaré la guerre. Il lui reproche des recrutements basés sur le favoritisme et le clientélisme.

Aussi, aurait-il, par des manœuvres dilatoires, tenté de faire des reclassements et changer du coup la grille salariale. Depuis, il est dans le viseur des centrales syndicales.

Moussa Touré a aussi péché dans l’organisation du fameux ‘’Forum Invest in Mali’’. Il a confié la communication de cet important événement à une société étrangère moyennant plus de 700 millions de FCFA. Car, à l’époque, il soutenait à qui veut l’entendre qu’il n’y a pas d’Agence de communication digne de ce nom pour piloter l’événement. Curieusement, c’est par ce volet que le forum a lamentablement échoué.

De la tenue de ce forum à nos jours, aucun investisseur n’a pointé le nez.

Plusieurs observateurs conviennent que l’API a besoin du sang neuf à sa tête pour booster les reformes et rendre la destination Mali attrayante. Car, aujourd’hui, la structure agonise par le manque de personnalité et de leadership de son premier responsable. C’est pour y remédier que les autorités ont décidé de changer le directeur général. Le pays regorge de jeunes cadres compétents et expérimentés pour diriger la société. Le nom de son successeur sera connu très bientôt, révèlent nos sources.

A suivre.

<strong>Jean JACQUES</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bamako : Les derniers cybercafés tentent de survivre]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/bamako-les-derniers-cybercafes-tentent-de-survivre-2780675.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:04:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong> Pour avoir une connexion internet, ils étaient incontournables dans la capitale malienne. Mais face à une évolution fulgurante du nombre d’abonnés mobiles, les cybercafés sont aujourd’hui dans l’impasse.</strong>

« Nous n’avons plus de clients depuis l’arrivée de la 3G sur les téléphones mobiles », déplore Abdoulaye Djiré, assis dans son cyber à Bolibana.  Ici, sur les sept ordinateurs, seulement trois ont une connexion internet pour accueillir « moins de 10 clients par semaine.» La mine serrée, M. Djiré montre du doigt trois cartons au fond de la pièce, couverts contre la poussière. "Ils ne marchent plus", affirme-t-il.

Pourtant, la vie d'Abdoulaye et de son cyber a connu des jours meilleurs. Il y a trois ou quatre ans, des jeunes bamakois faisaient le rang devant son modeste cybercafé. "C’est l’inconvénient de l’évolution technologique", se rend-il compte. Pour s'en sortir, il est obligé de tourner ses activités vers la reluire des brochures ou encore la photocopie.

La faute à une explosion du nombre d’abonnés mobiles dans le pays. En 2016, plus de onze millions de Maliens avaient la puce 3G de la société Orange Mali, principal opérateur du pays. Sur ce nombre, plus de quatre millions se connectent régulièrement à internet, selon les données de la société.

Aussi, le système des clés de connexion 3G+ développé par Orange et Malitel a davantage étouffé les détenteurs des cybercafés. Sans Smartphone, ces clés permettent à des milliers d’utilisateurs de se connecter n’importe où et n’importe quand.

Dans la capitale malienne, rares sont les cybercafés qui arrivent à joindre les deux bouts. Issa Coulibaly, lui, a complètement transformé le sien en service de transfert d’argent. L’internet lui coûte plus de 30 000 FCFA par mois et les clients étaient devenus rares. La plaque d’indication est presque masquée par celle de « orange money » et « wari », système de transfert d'argent par téléphone. « J’ai décidé d’évoluer dans d’autres activités, mais à côté je fais des photocopies » explique-t-il.

<strong>essentielmali</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Occupation anarchique des berges du fleuve Niger : Les auteurs profitent des failles de la loi]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/occupation-anarchique-des-berges-du-fleuve-niger-les-auteurs-profitent-des-failles-de-la-loi-2780672.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:02:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>A Bamako, des immeubles poussent comme des champignons tout au long des berges, voire dans le lit du fleuve Niger. Les autorités évoquent des insuffisances de la loi. </em></strong>

&nbsp;

<em>« Il faut débourser entre 5OO millions et plus d’un milliard F FCFA pour s’offrir un lopin de terre dans cette zone »,</em> confie Modibo Camara, chargé des questions domaniales au Gouvernorat du district de Bamako.

Selon lui, ces constructions au bord du fleuve Niger sont illégales. « <em>Les auteurs de ces constructions profitent des failles de la loi. Sinon aucun texte en vigueur n’autorise à occuper les servitudes du fleuve</em>», ajoute-t-il.

L’expert du Gouvernorat confie qu’il y a un projet d’aménagement du lit du fleuve en perspective pour rétrécir le lit et le rendre plus profond et plus navigable. Ce projet, dit-il, envisage l’aménagement des berges par des immeubles pour rendre la ville de Bamako attrayante.

Sur l’identité des occupants, il cite les complexes hôteliers pour des raisons d’esthétiques et des particuliers nantis pour des questions de standings de vie. « <em>Ce sont des footballeurs professionnels, des opérateurs économiques, des avocats et même un Premier ministre, les occupants de ces somptueuses villas</em>», avoue l’orateur.

Pourtant, le Code domanial et foncier et le décret n°05-113 P-RM du 9 mars 2005 fixant les règles spécifiques applicables aux différentes catégories de servitudes en matière d’urbanisme au Mali stipulent à son article 11 :« <em>les riverains des cours d’eau navigables et flottables sont assujettis au respect d’une servitude de 25m de part et d’autre des rives. Et 1Om de servitudes pour les riverains des cours d’eau non flottables et non navigables</em> ».

Modibo Camara se confesse et affirme: « <em>Ces gens bénéficient de dérogations d’esthétiques. Il y a aussi des complaisances légitimes qui ne sont pas légales. J’avoue qu’il n’y a pas de textes en la matière ».</em>

Le Directeur marketing et commercial d’un palace sur le Niger, ayant requis l’anonymat, explique que la proximité avec le fleuve procure un micro climat assez agréable dont leurs clients raffolent. Sur le respect de la servitude des berges, il reste muet comme une carpe.

Pour sûr, les hôtels luxueux et les maisons de particulier poussent comme des champignons et semblent avoir de beaux jours devant eux tant que la loi présentera des failles.

<strong>Harber MAIGA </strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Migrants :  Comment le projet de réinsertion est-il financé au Mali ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/migrants-comment-le-projet-de-reinsertion-est-il-finance-au-mali-2780677.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 00:56:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la réinsertion des migrants maliens refoulés ou de retour volontaire,  l’OIM a mis depuis mai 2017 un projet en place avec la collaboration de l’Union européenne. De quoi s’agit-il ? </strong>

De plus en plus de migrants maliens sont refoulés par les autorités algériennes. Ce mercredi 3 octobre, une vingtaine d’entre eux est arrivée à la cité d’accueil de Niamakoro, dans la commune VI du district de Bamako. Selon Fousseyni Sogodogo, chef des départements statistiques et des prospectives des migrations au sein de la délégation générale des Maliens de l’extérieur, <em>« plus de 6 000 personnes »</em> sont rentrées entre 2017 et 2018.

Une fois à Bamako, ces migrants sont pris en charge par l’Etat : un hébergement d’une durée de « trois jours au maximum » à la cité d’accueil de Niamakoro et une <em>« assistance alimentaire et médicale ». « Ils reçoivent une somme de 52 000 francs CFA de la part de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour leur permettre de rentrer chez eux »,</em> complète Yaya Koné, administrateur du centre.

Les agents de l’OIM informent également les migrants de l’existence d’une initiative pour leur réinsertion au Mali. C’est un projet initié le 19 mai 2017 et étendu sur trois ans. Il est destiné à financer « 1 900 projets ». Actuellement, selon les chiffres de l’OIM, <em>« sur 400 projets soumis, 274 ont été sélectionnés, mais seuls 93 ont été financés.»</em>

Comme le démontre le graphique ci-haut, 1 807 projets peuvent encore être financés par l’OIM d’ici mai 2020. Mais ces derniers doivent répondre à plusieurs critères. <em>« Le choix s’effectue en fonction de la pertinence et de la motivation juridique de chaque proposition des migrants »,</em> confirme Fousseyni Sogodogo. Selon lui, tout projet soumis doit aussi tenir compte de <em>« la marge »</em> : ne pas dépasser 3 000 euros, soit environ 1 968 000 francs CFA. Des programmes de tricycle, de l’agroalimentaire et l’agriculture sont les plus financés par l’OIM. Leurs bénéficiaires ont été formés pour être à mêmes de gérer leurs entreprises.

Les nouveaux rapatriés de l’Algérie espèrent beaucoup de ce projet pour leur réinsertion dans la société<em>. « Je compte sur le  soutien de l’OIM pour m’en sortir, car je ne sais plus à quel saint me vouer »,</em> se confie, d'un ton triste, Moussa Magassouba, un des refoulés<em>.</em>

<strong><em>Hadjiratou Maïga, Essentielmali</em></strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tombouctou : Les populations exigent « la disparition du canal de Kadhafi »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/tombouctou-les-populations-exigent-la-disparition-du-canal-de-kadhafi-2780678.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Oct 2018 00:46:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Azalaï-Express]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>A Tombouctou, la noyade d’une fillette de dix ans, mardi 2 octobre, dans « le canal de Kadhafi », a créé l’émoi. Creusé en 2006 avec l’aide de l’ex-guide libyen, le Cour d’eau a fait au moins douze victimes. « Un danger pour la vie humaine », selon les riverains.</em></strong>

Le canal se trouve près d’un check-point de l’armée. Il porte le nom du Guide de la révolution libyenne qui l’a entièrement financé en 2006. Le site attire des centaines d’écoliers par jour pendant la période de la crue. A l’instar de la petite Sagdiya Walett Hamid, dix ans, morte mardi, alors qu’elle se baignait avec deux de ses camarades.

Le choc est terrible pour Ousmane Ag Mohamed Elher, son cousin: « Elle est morte toute petite. » Il ajoute sur le même ton : « Une de ses amies est venue m’en informer. Aussitôt, je suis allé chercher des secours. C’est une heure après que son corps a été repêché avant l’arrivée de la protection civile. »

Pendant cette période de chaleur, relative dans la Cité des 333 Saints, le ‘’canal de Kadhafi’’ est fortement sollicité par des jeunes. Depuis son creusement, plus de douze personnes et des animaux y ont trouvé la mort. Selon le lieutenant Sidiki Sangaré, agent de la protection civile, «il constitue un danger pour la vie humaine.» «Les élèves en font un lieu de distraction sans aucune précaution», déplore M. Sangaré.

«Ce cours d’eau ne sert pas à grande chose. Ces berges doivent être sécurisées et interdites à la population».

Au départ, le Guide libyen a fait creuser le canal pour permettre l’arrivée des bateaux et pinasses en plein Centreville de Tombouctou. L’objectif était de «booster l’économe.» Mais le cours d’eau n’a jamais servi à la navigation. «Il a été abandonné sans aucun entretien par les autorités. De nos jours, il constitue un danger pour nous, dénonce un riverain.

La mort de la petite Sagdiya a affecté la ville. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la présence de cette infrastructure aux bornes glissantes. « Ce cours d’eau ne sert pas à grande chose. Ces berges doivent être sécurisées et interdites à la population », se plaint un autre habitant.

<strong>Manque de financement </strong>

A l’inverse, le président de l’autorité intérimaire de Tombouctou, Boubacar Ould Hamadi, estime que «les gens peuvent aménager des espaces maraîchers aux abords pour en tirer profit».  Même son de cloche chez le député de ladite localité, Maïga Aziza Mint Khattra. « Le canal sert toujours la population. Certaines personnes y abreuvent leurs animaux. D’autres font du jardinage. C’est à cause d’un manque de financement que les berges n’ont pas été aménagées », précise Aziza Mint Khattra.

Le canal a été financé à plus de huit milliards FCFA. A l’époque, un quartier entier a été délocalisé pour céder la place à « l’espoir de la ville ».

<strong>Esssentielmali</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
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