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        <title><![CDATA[Canard Déchainé]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Canard Déchainé]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Sem Assimi Goïta, président de la transition : « le gouvernement ne saurait ni faiblir, ni fléchir, dans la lutte contre la corruption et l’impunité »]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 13:08:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans cette interview qu’il nous a accordée, samedi dernier, en début de matinée, le président de la Transition revient sur les douloureux évènements, qui se sont déroulés le 03 août dernier, à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako. Entretien.</strong>

Mr le président, pourquoi le gouvernement a attendu le lendemain, avant de condamner du bout des lèvres la libération aux forceps du commandant de la FORSAT ?

Mon Premier ministre et moi avons pris le temps de bien réfléchir avant de mettre au point ce communiqué que vous tenez entre vos mains.

Un communiqué, d’ailleurs, qui condamne l’acte des éléments de la FORSAT du bout des lèvres. Ce qui a déçu nombre de nos concitoyens.

Nous avons condamné cet acte et pas que du bout des lèvres. Car, il me fallait rassurer cette unité de la police pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Pourquoi n’avez-vous pas envoyé sur place vos propres éléments pour mater ceux que les syndicats de magistrats ont qualifié de « rebelles » ?

Je ne veux pas provoquer un bain de sang entre des forces ayant la même mission : assurer la sécurité des Maliens ainsi que celle de leurs biens.

Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?

C’est à la justice d’en décider.

Allez-vous aider la justice à remettre en cellule le patron de la FORSAT ?

Si tel est le désir de la justice, pourquoi pas ?

Et les auteurs de son évasion forcée ?

Le dossier est entre les mains de la justice, qui doit poursuivre son instruction. Sans faiblir, ni fléchir.

Et si les éléments de la FORSAT tentent, une fois de plus, d’empêcher l’incarcération de leur chef ?

Ils ne le feront pas.

Quelle garantie vous ont-ils donné à ce sujet ?

Parce qu’ils viennent de mesurer la gravité de leur acte. Et je ne pense pas qu’ils auront encore d’y mettre une autre couche. Surtout, après la condamnation quasi-unanime de leur acte.

Quel enseignement tirez-vous des évènements de vendredi dernier à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako ?

Je comprends maintenant pourquoi nos prédécesseurs ont échoué dans leur tentative de lutter contre la corruption et l’impunité. Cependant, ces difficultés ne me découragent pas. Bien au contraire. Elles me galvanisent. Car, rien ne nous fera reculer. Ni les sabotages, ni les manifestations. Rien !

Dans leur communiqué, les syndicats des magistrats réclament des sanctions vigoureuses contre les auteurs de la libération forcée du patron de la FORSAT et dans les meilleurs délais. Faute de quoi, disent-ils, ils réagiront. Qu’en dites-vous ?

Les magistrats peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Toutes les mesures seront prises pour qu’on en n’arrive pas là.

Qu’allez-vous faire alors ?

Ce n’est pas ton affaire. Je ne te dirai rien à ce sujet.

Le commissaire-divisionnaire et ses « libérateurs » se retrouveront ils au gnouf ?

Je ne répondrai pas à cette question ?

Pourquoi ?

Pour ne jeter de l’huile sur le feu.

Le M5-RFP, auquel appartient votre Premier ministre, menace à son tour d’organiser un meeting, les jours à venir, pour soutenir la justice. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Oui et non !

Vous répondez comme un Normand. C’est oui ou c’est non ?

C’est oui et non à la fois.

La classe politique, dans son ensemble, vous demande d’agir avec la fermeté requise.

Au nom de l’instauration d’une gouvernance de rupture, nous le ferons, inchallah. Car, le gouvernement ne saurait ni faiblir, ni fléchir, dans cette lutte contre la corruption et l’impunité.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bah N’Daw drible le M5-RFP]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/bah-ndaw-drible-le-m5-rfp-2929076.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 21 May 2021 10:42:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>En recevant, jeudi 06 mai, les leaders du M5-RFP au Palais de Koulouba, ces derniers croyaient que leurs doléances, au nombre de dix, étaient, d’ores et déjà, acceptées par le président de la Transition. Mais la reconduction de « l’ex-nouveau Premier ministre » semble avoir creusé davantage le fossé entre le pouvoir et le Mouvement de contestation. Qui bat, déjà, le rappel de ses troupes pour la « rectification » de la Transition.</strong>

« Réuni en session extraordinaire, ce samedi 15 mai 2021, le Comité stratégique du M5-RFP prend acte de cette démission (ndlr : du Premier ministre) et rappelle qu’il n’a été ni consulté, ni associé, à ce changement qui, de toute manière, ne répond ni ses attentes, ni à ses dix mesures formulées le 06 mai 2021, lors de sa rencontre avec le président de la Transition, Bah N’Daw », indique Choguel Maïga, leader du M5-RFP. C’était, dans un communiqué du 15 mai dernier, relayé en boucle par les réseaux sociaux.

<strong>Les revendications du M5-RFP</strong>

Présentées, par Choguel Maïga, leader du Comité stratégique du M5-RFP, le 06 mai dernier, au président de la Transition, au Palais de Koulouba, les revendications du M5-RFP se déclinent en dix points : la dissolution du gouvernement et du CNT, l’organe législatif de la Transition, lutte contre la corruption, la relecture de l’Accord d’Alger, la poursuite, devant la justice, des auteurs des tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020, l’audit des services publics, du patrimoine immobilier de l’Etat et des ressources publiques allouées à certains services, l’organisation des assises nationales pour la refondation du Mali, une révision consensuelle et inclusive de la constitution et la mise en place d’un organe unique de gestion des élections…

<strong>Sur ces dix doléances, seule a été prise en compte : la dissolution du gouvernement.</strong>

Mais, les neuf autres revendications du M5-RFP sont restées lettres mortes. Pire, la reconduction de « l’ex-nouveau Premier ministre » suscite colère et indignation au sein du Mouvement de contestation, à l’origine de la chute d’IBK.

« Le M5-RFP estime, également, que la problématique du Conseil National de Transition (CNT) illégitime et illégal, restera entière jusqu’à sa dissolution », poursuit le communiqué, ajoutent que le Mouvement de contestation « reste en total désaccord avec la trajectoire de la Transition ».

<strong>Une Transition de rupture et non de continuité</strong>

Dr Choguel Maïga réclame une « Transition de rupture » à la place d’une « Transition de continuité ». Il demande une « rectification du processus de Transition, afin de créer les conditions d’une refondation totale du Mali ».
En clair, Dr Choguel Maïga demande au président de la Transition de « prendre ses responsabilités face à l’histoire et au peuple malien ».
Pourtant, lors de la présentation de ses doléances, le 6 mai dernier, au Palais de Koulouba, le président de la Transition, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw, avait rassuré le M5-RFP d’avoir pris bonne note de ses revendications. La suite, on la connaît.

<strong>Stratégie du pouvoir</strong>

Mais pour les autorités de la Transition, pas question de changer de cap. La démission-reconduction du Premier ministre pour la formation d’un nouveau gouvernement en est la parfaite illustration.

Selon les observateurs de la scène politique nationale, la reconduction de Moctar Ouane à la tête du gouvernement n’augure rien de bon pour les huit mois à venir.

Pour les leaders du M5-RFP, la reconduction de « l’ex –nouveau Premier ministre » serait la preuve qu’ils n’avaient pas été pris au sérieux, par le président de la Transition.
Du coup, ils pourraient être tentés de reprendre leur lutte, à l’origine du putsch militaire, qui a mis fin au régime d’IBK.

<strong>Vers une reprise des manifestations populaires ?</strong>

Déjà, certains leaders du M5-RFP considèrent l’audience, à eux accordés jeudi 06 mai, par le président de la Transition, à Koulouba, comme de la poudre aux yeux. Elle a eu lieu, quelques jours seulement, avant l’arrivée d’une délégation de la CEDEAO à Bamako.

Conduite par Goodluck Ebele Jonathan, ex-président de la République fédérale du Nigéria et médiateur dans la crise malienne, la délégation de la CEDEAO a, à l’issue de son séjour au Mali, recommandé plus d’inclusivité dans la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles en cours.

« En recevant, le 6 mai 2021, depuis qu’elles sont en place, il y a près de 10 mois, au Palais de Koulouba, une délégation du M5-RFP, le président de la Transition voulait montrer à la délégation de la CEDEAO qu’il travaille, main dans la main, avec le Mouvement de contestation pour la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles. Ce qui est loin d’être le cas », indique un sympathisant du M5-RFP.

Pour lui, les autorités de la Transition n’ont aucune volonté de mettre en place une Transition de rupture, en lieu et place d’une Transition de continuité.

« Le M5-RFP, conformément, à son programme de mobilisation et de manifestations populations, déjà annoncé, invite toutes les militantes et tous les militants, et au delà, tout le peuple malien de l’intérieur et de la diaspora, à rester mobilisés at attentifs à ses mots d’ordre jusqu’à l’atteinte des objectifs de rectification de la transition pour la refondation du Mali ».

<strong>Autant dire que les huit prochains mois risquent d’être chauds. Très chauds. Trop chauds.</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CNT : quand la CMA brûle ses ailes à la flamme de deux langages]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 11 Dec 2020 07:04:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Dans un communiqué en date du 04 décembre dernier, Almou Ag Mohamed, porte-parole de la Coordination des Mouvements de l’Azawad se fend d’un communiqué dans lequel il annonce le « retrait de la CMA du processus de mise en place du Conseil National de Transition ». Pourtant, à la surprise générale, certains leaders de la CMA avaient été aperçus à la séance inaugurale du CNT, tenue jeudi 03 décembre, au Centre International de Conférence de Bamako.</strong></p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">

« La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) apprend avec une grande surprise la décision des Autorités de la Transition par laquelle, elles arrêtent la répartition des sièges au sein du CNT, suivant l’absurde concept du fait accompli et ceci en dépit des engagements consensuels pris entre parties », dit le communiqué.

<strong>Quota insignifiant ?</strong>

« Au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du CNT malgré tous les gages, précédemment, obtenus se voit obligée de surseoir, purement et simplement, à sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis », ajoute le communiqué.

<strong>Quota insignifiant, dites-vous ? Par rapport à qui ?</strong>

Almou Ag Mohamed feint d’oublier que les Touareg – toutes communautés confondues – représentent 11, 6 % des populations du Nord, composées, à majorité, de sonrhaï, de peuhl, bambara, bozo, somono, bellah, arabe, dogon…

A l’échelle nationale, les Touareg représentent moins de 1 % de la population malienne, estimée à 20 millions d’âmes.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le porte-voix de la CMA rappelle, aux Autorités de la Transition et, dans un style pour le moins discourtois, que la « CMA rappelle qu’elle est, profondément, attachée à une mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger dans un délai limité ».

De deux choses, l’une : ou les leaders de la CMA ne comprennent rien à rien ou ils feignent de ne rien comprendre. L’heure n’est plus aux « communiqués guerriers », ni à l’escalade verbale dans laquelle ils veulent entrainer les Maliens. Mais, au réalisme politique.

Après la publication de ce communiqué, les leaders de la CMA devraient avoir la décence de ne pas pas prendre part à la séance inaugurale du CNT. Comme à l’accoutumée, ce mouvement dit une chose aujourd’hui. Et fait son contraire, demain. C’est pourquoi, la CMA a perdu toute crédibilité auprès de la communauté internationale.

Excepté la France qui, pour l’instant, se sert d’elle pour pour faire main basse sur les ressources naturelles du Nord. Avant de se débarrasser d’elle. D’une manière, ou d’une autre.

Une certitude absolue : l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale sera relue, avant d’être mis en œuvre, ou ne le sera pas.

La principale recommandation du Dialogue National Inclusif, auquel toutes les forces vives de la nation ont participé, y compris les leaders de la CMA, était la relecture des volets de l’Accord d’Alger, qui consacrent, de fait, la partition du Mali.

<strong>La nécessaire relecture de l’Accord d’Alger</strong>

En insistant, dans son communiqué, sur « mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord d’Alger, la CMA rejette la décision quasi-unanime des Maliens de relire l’Accord d’Alger. Avant sa mise en œuvre.

C’est pourquoi, les Autorités de la Transition doivent, dès à présent, lever tout équivoque à ce sujet.
Rappelons que l’Accord dit d’Alger, n’en est pas un. Il a été signé, en 2015, sans que son contenu soit expliqué aux Maliens. Pire, mêmes les députés d’alors, représentant légitimes des populations, n’ont pu se prononcer sur cet Accord, dit d’Alger. Avant sa signature. Histoire, sans doute, de masquer ses zones d’ombre qui consacrent, de fait, la partition du Mali.

Que la CMA et ses complices tapis dans l’ombre se le tiennent pour dit : aucun Malien, même indigne de ce nom, n’acceptera la mise en œuvre de cet Accord dit d’Alger, rédigé sous la dictée des « officiels français ».

L’objectif de la France, soutien d’hier comme aujourd’hui des séparatistes touareg regroupés au sein de la CMA, est double : créer au Nord du Mali, avec la complicité d’une poignée « d’apatrides à sa solde » un fantômatique « Etat », dit de « l’Azawad ». Un précédent fâcheux qui ni le Niger, ni l’Algérie, ni le Burkina Faso, ni la Mauritanie qui abritent des communautés touareg n’accepteront. Encore moins, les Maliens, désormais, prêts à tout pour faire échec à ce projet abject.

<strong>Oumar Babi</strong>

</div>
</div>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères : « la France a bel et bien fourni des armes aux djihadistes d’Afrique de l’ouest »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/serguei-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres-la-france-a-bel-et-bien-fourni-des-armes-aux-djihadistes-dafrique-de-louest-2786248.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 08 Nov 2018 09:13:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview accordée à notre confrère gaulois « Paris Match », le 18 octobre dernier, le ministre russe des Affaires Etrangères est formel.</strong>

En dépit de l’embargo sur les armes, la France a armé les rebelles de Kadhafi. Histoire de le déchoir du pouvoir.

Et comme si cela ne suffisait pas, dit-il, la France a, elle-même, lancé des frappes contre la Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
« J’ai dit à Laurent Fabius (ndlr : ministre des affaires étrangères de Sarkozy à l’époque), il faut que tu comprennes que vous allez affronter les mêmes personnes que vous avez armées en Libye ».

Convaincue que la France ne peut venir à bout de Kadhafi tant qu’il est soutenu par sa « Légion islamique », constituée de touareg originaires du Mali, elle leur promet d’abandonner le Guide libyen, contre son soutien pour la création de la fameuse « République de l’Azawad ». La suite, on la connaît.
Le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) est ainsi né. Armé et financé à grands frais par l’Elysée, le mouvement séparatiste touareg entre au Mali, par la porte du Désert.

Les camps militaires sont attaqués, à coups d’armes lourdes. Plus d’une centaine de soldats maliens sont arrêtés. Avant d’être achevés, soit d’une balle dans la tête ; soit, d’un coup de couteau à la gorge. S’en suivent les viols de femmes et d’enfants, la destruction des édifices publics, l’arrivée des Groupes terroristes de Libye au Sahara malien. Avec son cortège de terreur et de tragédie.
Mais ironie de l’histoire, c’est même la France qui propose, après coup, son aide au gouvernement malien pour lutter contre le terrorisme.

Pauvres de nous !

<strong>Oumar Babi/Canarddechaine.com</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Economie Nationale : Les caisses de l’Etat sont-elles vides ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/economie-nationale-les-caisses-de-letat-sont-elles-vides-2781484.html</link>
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                    <pubDate>Sat, 13 Oct 2018 07:28:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans son discours, à la 73e session du Conseil de sécurité des Nations-Unies, à New-York, IBK annonçait que son pays connaît des problèmes de trésorerie. Mais de là à croire que le Mali serait en cessation de paiement, il n’y a qu’un pas qu’il s’est gardé de franchir.

« Mon pays, le Mali, connaît, actuellement, des problèmes de trésorerie… Il compte sur ses partenaires techniques et financiers pour traverser cette période difficile », déclarait IBK, du haut de la tribune de l’ONU.

Mais pour Mr Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, la situation financière de notre pays est plus grave qu’elle n’y paraît.

« Le pays est en train de sombrer, le Trésor est vide, la dette du pays est énorme, sans citer les prestiges de l’extérieur », indique-t-il dans les colonnes de notre confrère, « L’indépendant », dans sa parution du 05 octobre dernier.

Même si la situation économique de notre pays n’est pas désespérée, elle suscite l’inquiétude. Notamment, au sein du « petit monde » des affaires, des industriels et des retraités voire des salariés.

Des rumeurs les plus folles, voire fofolles, ont couru, fin septembre, sur le retard pris dans le paiement des salaires. Habitués à être payés, dès le 25 du mois en cours, des fonctionnaires se seraient alarmés, fin septembre. Parce que, disaient-ils, « leurs virements n’étaient pas faits ». Vrai ou faux ? On ne saurait le dire.

Une certitude : face au non-paiement de leurs factures, par le Trésor public, nombreux sont les entreprises privées, qui tirent le diable non pas par la queue ; mais par les poils de sa queue. L’Etat malien doit à certains des dizaines de milliards de nos francs ; à d’autres, des centaines de millions CFA.

Pire, certaines entreprises sont obligées de s’endetter auprès des banques pour payer les salaires de leurs employés. D’autres se sont vu obligés de licencier des centaines d’employés. Parce qu’elles n’arrivent plus à faire face à leurs charges.

Outre les salariés, les retraités « vivent un calvaire », selon notre confère « Le Combat », qui a interrogé certains.

« Sous les présidents Konaré et ATT, les salaires tombaient entre les 22 et 23 du mois. Mais depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir, c’est le calvaire pour les retraités…. Le problème, c’est que le Trésor ne met l’argent à la disposition des payeurs, afin que ces derniers les mettent à la disposition des banques, chargées de verser nos pensions de retraite », déplore un retraité dans les colonnes de notre confrère.

Les grèves en cours, et celles, dont les préavis ont été, déjà, déposés sur le bureau du ministre du Travail et de la Fonction Publique, s’expliquent par le manque cruel d’argent qu’accuse l’Etat.

En grève illimitée depuis plus de deux mois, les magistrats entendent poursuivre leur mouvement « jusqu’à la satisfaction de leurs revendications ».

De sources concordantes, les revendications de ces 650 magistrats tourneraient autour de 2 petits milliards CFA.
« Le gouvernement s’est engagé, dans le passé, à satisfaire nos doléances. Nous attendons, légitimement, que le gouvernement tienne sa promesse », martèle Mr Aliou Badra Nanakassé, président du syndicat autonome de la magistrature.

Et Soumaïla Cissé d’ajouter, à l’issue de son entretien, la semaine dernière, avec les deux syndicats de magistrats : « Vous avez des populations qui souffrent, des délais de garde à vue dépassés, des personnes qui sont à la fin de leur peine mais qui n’arrivent pas à sortir de la prison à cause de cette grève.

<strong>C’est l’ensemble de la société qui en pâtit ».</strong>

Après les magistrats, les Directeurs des Finances et du Matériel (DFM) menacent, à leur tour, d’aller en grève les 15 et 16 octobre. Ils réclament, eux aussi, 25% d’augmentation de leurs salaires et de leurs indemnités.
Et comme si tout cela ne suffisait pas, le Groupement des Professionnels du gaz domestique vient, contre toute attente, de laisser exploser sa colère en suspendant, depuis le 04 octobre dernier, la fourniture de gaz butane. Motif : le non-paiement de leurs subventions, estimées à 3,5 milliards CFA.

Comme on le voit, la situation financière de notre pays n’est pas reluisante. C’est un euphémisme.
Contrairement à ce que les autorités tentent de faire croire, elle est chronique. A défaut d’être critique ou clinique.

C’est, peut-être, pour cela que le gouvernement vient de lancer un emprunt obligataire de 70 milliards CFA (100 milliards CFA disent d’autres), sur le marché de l’UEMOA, pour apurer sa dette intérieure. Laquelle se chiffre, dit-on, à près de 100 milliards de nos francs.

<strong>Oumar Babi </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Action gouvernementale : Des œuvres salvatrices montrées]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/action-gouvernementale-des-oeuvres-salvatrices-montrees-2767355.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Sat, 14 Jul 2018 00:12:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Placée sous la haute présidence du PM, représenté par Madame le ministre de l’équipement et des infrastructures Traoré Seynabou DIOP, en présence des  collègues  ministres,  de l’emploi et de la formation professionnelle Maouloud Ben Kattra, de la jeunesse et de la reconstruction citoyenne, Amadou Koïta et celui de l’eau et de l’énergie, Malick Alhousseyni.  Cette cérémonie qui marque l’ouverture du salon de l’action gouvernementale dénommé  « maligov »  a eu lieu le mercredi dernier à l’hôtel Sheraton de Bamako.</strong>

Comme on le dit très souvent dans  un adage populaire : « quand tu sais dire tu fais rire, quand tu fais bien, tu fais taire ».

En effet, la cérémonie d’ouverture du salon gouvernemental, est une parfaite illustration. Au cours de ladite  cérémonie, le commissaire général de maligov, M. Mohamed Tayrold Zoundy a réitéré  son degré d’engagement et de détermination pour la réussite de ce salon. Et se réjouit honorablement pour cette sensible tache qui lui a été confié au nom du gouvernement en particulier, et des maliens en général.

Prenant la parole, le Ministre Amadou Koïta, porte parole du gouvernement, a brièvement  prouvé que l’objectif majeur de ce salon, était de mettre en exergue, la concrétisation du contrat social de plus de quatre années d’exercices du régime IBK.A travers des actions accomplies, voire notoires.

Pour le ministre de l’eau et de l’énergie, Malick Alhousseyni ; non moins sponsor officiel du salon. Il a fait savoir que ce salon peut aussi se définir  comme une action de redevabilité envers les concitoyens.

De même, en démontrant  les grands axes prioritaires lesquels, le gouvernement a rigoureusement œuvré dans son quinquennat :

Le Programme Présidentiel d’Urgences Sociales ; les infrastructures routières ; la loi d’orientation et de programmation militaire, l’interconnexion avec d’autres pays de la sous région. Le réaménagement des services sociaux de base, la réanimation des cantines scolaires, entres autres ….Tous ceux-ci, a des milliers de milliards, au bénéfice de la population, a martelé M .Malick Alhousseyni.

Quand au ministre Maouloud Ben Kattra, dira que ce salon d’échanges et de débats durant quatre jours ; ne peut être que salutaire au moment ou l’acte est étroitement lié à la parole.

Cependant, dans ses propos la ministre Traore Seynabou Diop qui représentait le PM, L’occasion fut opportune, entre les gouvernants et gouvernés de se rendre compte, dans un climat d’unanimité  et surtout de fiabilité, de part et d’autres. Elle ajouta également, que en dépit  de nombreux défis à relever, force est de constater  que le gouvernement est a pied d’œuvre nuit et jour, dans l’optique de combler les attentes sociales.

Par ailleurs, elle a expliqué que ce cadre non institutionnel sera aussi une occasion de partager et de diffuser des informations relatives aux réalisations en direction des collectivités locales décentralisées. Dont-il s’agira de plonger l’information dans un cycle aléatoire.

C’est –à-dire, remonter l’information de la base envers les gouvernants par rapport aux besoins réels des populations. Sous le contrôle et l’exécution spontanée du chef de  l’Etat, SE  Ibrahim Boubacar Keita. Il sera  une aubaine, sinon une tribune de mobilisation des citoyens pour leur participation effective à la gestion des affaires locales.

Et va sans point doute favoriser l’occasion de mettre en vitrine le labeur gouvernemental et de rehausser la visibilité du chef de l’Etat en direction de  cette diversité culturelle nationale. A en croire, les initiatives de cet espace, rare de son genre, restent ouverts aux départements ministériels, aux entreprises publiques et parapubliques, aux projets et programmes gouvernementaux et aux partenaires techniques financiers.

A cela, s’ajoutent les petites et moyennes entreprises, les établissements financiers, les collectivités territoriales décentralisées  etc.…

Elle a aussi noté que pendant ces quatre jours, le salon de l’action gouvernemental sera animé par toute une série d’activités. Parmi  lesquelles, on pouvait noter : des conférences débats, des animations socioculturelles, des expositions diversifiées etc.…

En définitive, « Maligov » demeure le salon gouvernemental avec une notoriété incontestée où les gouvernants et  les patrons d’entreprises puissent se rassembler, concerter et converger. Afin de nouer des contacts directs, précisent les organisateurs. Vivement une éventuelle édition.

<strong>Koniba Traoré</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Droit de réponse de Monsieur Bocar Moussa Diarra au communiqué du Bureau Politique National de l’UM RDA faso jigi du 28 août 2017]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/droit-de-reponse-de-monsieur-bocar-moussa-diarra-communique-bureau-politique-national-de-lum-rda-faso-jigi-28-aout-2017-2534062.html</link>
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                    <pubDate>Fri, 15 Sep 2017 11:55:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>En rectification du contenu du communiqué du Bureau Politique National de l’UM RDA Faso jigi diffusé sur les antennes de l’ORTM et sur d’autres médias, faisant état à l’opinion nationale et aux militants du parti d’une « démission de Bocar Moussa Diarra des Instances du Parti ».</strong>

Je voudrais exprimer ma grande déception et mon inquiétude pour l’avenir de l’UM RDA Faso jigi, Parti du Président Modibo Keïta sous la direction actuelle de Monsieur Ibrahim Bocar BA et ses amis qui confondent et ignorent « Structures et Organes » d’un parti politique dans un communiqué officiel largement diffusé.
Rien d’étonnant car on ne peut être expert en tout, pendant tout le temps.

Moi, je préfère être « le renégat » pour leur bureau politique comme ils l’ont écrit que « renégat » du Mali.
Diriger le RDA suppose un parcours militant propre, emprunt d’un patriotisme et de conviction avérée.
Rentrer par effraction à la présidence de l’UM RDA ne suffit pas pour « blanchir » même en 2017. Le peuple malien n’oublie pas et en tout état de cause l’habit ne fait pas le moine.

Rien que cela, justifie amplement que je décide de me démarquer pour ne pas être souillé de la souillure de ceux qui ont détruit sans vergogne l’outil de l’Indépendance économique le plus emblématique de notre Nation voulu et bâti par le Président Modibo Keïta.

Je proclame devant les militants de l’UM RDA et devant l’opinion nationale et internationale que « je n’ai jamais démissionné des Instances du parti » comme l’a signé Monsieur Ibrahim Bocar BA.

J’ai décidé de démissionner de « mes responsabilités au sein des structures du parti » ; STRUCTURES ETANT LES BUREAUX QUI DIRIGENT LES INSTANCES DU PARTI comme chacun en a le droit.

Tant d’amateurisme politique est désespérant et souligne à souhait l’indignité de ceux qui ont pris la décision de cet acte.

<strong>Quelle bassesse !</strong>
La frénésie de la quête du fruit de l’arbre qui vous n’avez pas planté vous aveugle donc si tant. De vos petites mains vous ne pouvez cacher le soleil.
Quant à moi, Camarades militants, j’ai décidé de consacrer mon temps et vous comprenez pourquoi, au sein d’une association comme chacun peut le faire, à ce qui doit préoccuper aujourd’hui chaque malien digne de ce nom : Rechercher ou participer à la construction d’une alternative politique véritablement crédible pour sortir notre pays du gouffre.

<strong>En le faisant, je ne le fais contre personne.</strong>
Le Mali n’est pas en campagne présidentielle et l’UM RDA est très loin de désigner un candidat propre pour 2018.
Je rappelle simplement qu’à la dernière présidentielle tout le Mali a pu témoigner qu’en ma qualité de Président de l’UM RDA j’étais en première ligne pour apporter le soutien vigoureux et déterminant du parti au candidat désigné malgré les oppositions internes farouches et désaveux véhéments de ceux qui se font aujourd’hui les amis du pouvoir.

Bocar Moussa Diarra demeure constant dans sa loyauté au Mali qu’il met au-dessus de ceux qui œuvrent pour leur intérêt égoïste, empêtrent le parti dans des confusions et petits projets.
Je réaffirme mon engagement en toute responsabilité à faire découvrir par tous les maliens l’Alternative crédible, sérieuse et porteuse indéniablement d’un espoir réel pour notre pays.

<strong>Cela n’a rien d’illégal ni répréhensible à aucun égard.</strong>
Aucun cynisme ne peut effacer le lien inaltérable qui unit l’œuvre de Bocar Moussa Diarra à l’histoire récente de l’UM RDA faite d’engagement, de responsabilité et de dignité.
J’ai décidé de prendre simplement mes responsabilités et de m’assumer car respectueux du passé et confiant en l’avenir.

Rien ne justifie le choix de termes aussi haineux, méchants et disproportionnés à l’endroit d’un président dont le bilan plus qu’honorable comporte :
- la réconciliation avec le PSP, parti frère ;
- la reconstitution effective de la grande famille RDA en UM RDA faso jigi ;
-la réhabilitation complète et définitive de l’US RDA et ses dirigeants couronnée par l’organisation d’un Centenaire mémorable du Président Modibo Keïta ;
- une respectabilité au niveau de la classe politique et notamment au sein de la Majorité Présidentielle ;
- la dotation d’un siège national, patrimoine propre du parti ;
- une sixième place au parti en terme de collectivités locales contrôlées et j’en passe …

Il est injuste et immoral d’accabler un Président qui pendant 17 ans a donné l’exemple en portant sans discontinuer un mandat électif, soutenu par une base politique constante dont les capacités de mobilisation et la vivacité ont fait et font la fierté de tous les militants sincères du parti.

Un Président qui a tant donné ne peut démissionner de l’UM RDA ; tout le monde peut comprendre que Bocar Moussa Diarra qui a suffisamment apporté au parti décide volontairement de laisser la place à d’autres.
« L’ingratitude, c’est bien de vouloir enterrer votre Président d’honneur qui a tant fait même quand il vous offre la possibilité d’accéder à une place au sein du Directoire de la Majorité Présidentielle que certains considèrent comme le paradis pour satisfaire leur boulimie de profiteur-sans-gène qui ne cherchent qu’à se gaver coûte que coûte des avantages d’un pouvoir à l’avènement duquel ils ont refusé de porter les servitudes et les risques endossés par d’autres »

Bocar Moussa Diarra dans l’abnégation totale a fait le travail politique qui lui a valu les responsabilités qu’il a assumées. Je n’ai jamais bénéficié de quelques promotions par faveur de qui que se soit. Je le dis haut et fort. Mon cœur se révulse de mépris et je ne ressens que de la pitié pour tant de bassesses et d’ignominies pour ces personnes habitées par la haine, l’égoïsme, l’ingratitude et la méchanceté gratuite envers un camarade du parti.

Je me félicite du soutien constant et de la loyauté de tous mes compagnons de lutte et camarades du parti avec qui nous avons fait la grandeur du RDA.

J’en appelle à leur vigilance pour la sauvegarde des valeurs qui fondent notre glorieux parti et l’honneur du RDA. Encore une fois, Bocar Moussa Diarra est et reste militant de l’UM RDA Faso Jigi.
Sentiments militants !

<strong>Bamako, le 30 août 2017</strong>
<strong>Monsieur Bocar Moussa Diarra, Officier de l’Ordre National du Mali</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général du CPA : « C’est une rencontre historique !»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-secretaire-general-cpa-cest-rencontre-historique-2285102.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 31 May 2017 10:43:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Prenant la parole aux noms de la CMA et de la Plateforme, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général de la CPA (Convention des Peuples de l’Azawad) a assisté à l’ensemble des travaux de cette rencontre. « C’est une rencontre historique ! », a- t-il dit. Selon lui, c’est la première fois qu’un fils du terroir a eu cette idée géniale de réunir tous les fils et filles du cercle. Afin qu’ils discutent des préoccupations de l’heure.

« Moi, je suis un fils de Goundam, de Gargando, de Raz-Elma. C’est pour cela que nous avons pris, sur nous, la décision d’engager notre pays dans le processus de paix », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter, d’un ton solennel : « Qu’est-ce qu’il y a de plus beau que de voir des Groupes armés s’embrasser, partager le thé et causer ensemble ? ».

Le secrétaire général de la CPA a rappelé qu’il a été convenu, entre lui et le Général Didier Dackouo, chef d’état-major général des Armées, de faire de Goundam un havre de paix. Aussi, il  a salué les Forces armées et de sécurité, la Minusma et Barkane pour leur contribution de taille à l’organisation de cette rencontre entre les chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam.

<strong>Oumar Babi,</strong>

<strong>envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier de Goundam : Un succès et des attentes fortes]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 31 May 2017 10:35:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nonobstant l’appel au boycott, lancé depuis Bamako par certains élus de la ville aux autorités administratives et coutumières, la rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam, tenue les 19, 20 et 21 mai derniers à Goundam, a rencontré un franc succès auprès des populations. Qui sollicitent, de nouveau, l’initiateur pour l’organisation d’autres forums de ce genre, cette fois-ci, dans toutes les communes de Goundam.

Vendredi 19 mai, 15 heures, Goundam. Situé au bord du fleuve, à quelques encablures du pont, le siège de l’ONG « Association Malienne pour la Survie au Sahel » (AMSS) est pris d’assaut par des centaines de participants. Selon les organisateurs, cette rencontre a enregistré la participation de 246 chefs de village et de fraction, auxquels s’ajoutent 520 cadres, notables et personnes ressources. Un record de participation. Du moins, de  mémoire de Goundamiens.

<strong>Les boycotteurs boycottés </strong>

Pourtant,  tout a été mis en œuvre, par d’illustres élus de la ville de Goundam, pour que cette rencontre n’ait pas lieu. Frustrés de n’avoir pas été aux commandes de cette initiative, ils ont lancé un appel au boycott dans tous les cercles, fractions et quartiers de Goundam. Avant de le relayer sur les réseaux sociaux. Et comme tout cela ne suffisait pas, ils ont tenté – sans y parvenir – de convaincre le gouverneur de Tombouctou et le préfet de Goundam à interdire cette rencontre qui, selon eux, « risquerait de mettre la ville à feu et à sang ». Mais pour quel résultat. Au dernier décompte, cette rencontre a enregistré plus de 1000 participants, composés de chefs de village, de fraction et de quartier.

Initiée  par un digne fils de Goundam, le lieutenant-colonel des Douanes, Oumar Hamama Cissé, la rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam a pour objectif d’offrir à ces dignes représentants de la population un cadre de dialogue et d’échanges. Afin qu’ils trouvent, eux-mêmes, les solutions à l’insécurité et au banditisme résiduel, qui ont entamé la confiance entre les différentes communautés vivant, ici, en bonne intelligence depuis des millénaires.

En d’autres termes, il s’agissait pour l’initiateur de cette rencontre de ramener la paix et la cohésion sociale entre les sonrhaï, peulh, arabes, touareg, bambara, bozo, somono, dogon, bellah…..qui se regardent en chiens de faïence depuis l’éclatement de la crise en 2010.

<strong>Goundam, terre de brassage </strong>

Située au nord-ouest du Mali, à 90 km de la « Cité  des 333 saints », Goundam est un cercle agro-Sylvi o-pastoral par excellence. Avec une population estimée à 170.000 âmes, Goundam reste le seul cercle, au Mali, à disposer de cinq lacs interconnectés, alimentés à partir de deux marigots. Qui prennent leur source sur le Farabangou, un défluent du fleuve Niger. Avant de se rencontrer à hauteur du village de Kanéye, pour former le marigot de Goundam.

Les lacs Télé et Takara couvrent une superficie de 13.000 ha. Ceux de Gouber et Kamango, 20.000 ha. Considéré comme le plus grand, le lac Faguibine totalise, à lui seul, 53.000 ha.

Après la mise en place des trois commissions, chargées de plancher sur les grands thèmes de la rencontre, place à la cérémonie d’ouverture. Soudain, la pluie se met à tomber. « C’est la réponse de Dieu à ceux qui ont tenté de saboter cette rencontre », disent les participants. Habituellement, la ville enregistre ses premières pluies entre fin juin,  début juillet.

<strong>Une initiative soutenue par les Groupes armés</strong>

Tous les leaders des Groupes armés, ou presque, ont salué cette rencontre, qui vient à point nommé. Mieux, ils ont décidé d’assurer la sécurité des participants, partout où besoin sera. S’y ajoutent les messages de soutien des chefs des communautés touareg, arabes, sonrhaï, peulh…..

« Cette rencontre est une excellente initiative, qui permettra de recoudre le tissu social fortement endommagé par la crise », écrivait, dans son message, une grande figure de la communauté des Kel Antasar, Mohamed El Maouloud.

Etaient au podium, le préfet de Goundam, Mr Karim  Coulibaly ; Mr Mahamane Abocar, conseiller communal et président du Comité local d’organisation ; Mohamed Ali Ag Matahel, président des assises de cette rencontre ; l’imam de la grande mosquée de Goundam ;  Mr Oumar Hamama Cissé, initiateur de cette rencontre ; Ikyor Cissé, co-organisateur…….. pour ne citer que ceux-là.

La CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), la Plateforme et la CPA (Convention des Peuples de l’Azawad) étaient, aussi, représentés.

« Il est temps de mettre fin à cette tragédie humaine, qui n’a que trop duré dans notre cercle et, partant, dans le septentrion malien », indique, d’entrée de jeu, Mr Oumar Hamama Cissé dans son discours d’ouverture. Avant de résumer l’objectif de cette rencontre dans un tonnerre d’applaudissements.

« Il s’agit d’amener tous les fils, et toutes les filles du cercle de Goundam à se donner la main pour la mise en œuvre rapide de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale qui, malgré les écueils, a enregistré des avancées certaines ».

Aussi, il a remercié les Forces armées et de sécurité, la Minusma et Barkane pour leur soutien à cette rencontre.

Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, Mohamed Ali Ag Matahel souhaite que cette rencontre, qui a enregistré la présence massive de tous les fils et filles de Goundam, sonne le retour de la paix, de la cohésion sociale. Mais, a-t-il précisé, dans la justice.

« Cette rencontre est une opportunité pour les chefs de village, de fraction et de quartier de se parler, afin de trouver les solutions à même de ramener la paix et la sécurité sur ces terres qui nous ont vu naître », assure Ahmad Ag Hamama. Et le porte-parole des fractions arabes et touareg de poursuivre : « Cette rencontre était attendue. Si les populations avaient les moyens de la tenir, elles l’auraiert fait pour que l’avenir soit radieux dans le cercle de Goundam ».

Pour Mr Karim Coulibaly, Préfet de Goundam, la situation sécuritaire est intenable. Pour lui, chaque fois qu’une initiative, comme la présente rencontre, va dans le sens de la paix, elle mérite d’être soutenue.

« Les liens séculaires, qui unissaient les différentes du cercle de Goundam, ont été mis en péril par cette crise. D’où la nécessité de réconcilier les fils et filles de ce beau cercle. Afin de leur permettre d’exploiter les immenses potentialités du riche cercle de Goundam », a –t-il conclu. Avant de déclarer ouverts les travaux des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam.

<strong>Des résolutions pertinentes </strong>

A l’issue des trois jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants. Notamment, l’érection urgente du cercle de Goundam en « Région des Lacs » ; le retour sans délai des réfugiés maliens pour un dialogue inclusif entre tous les fils de la nation malienne ; la réalisation des projets à impact rapide dans toutes les communes du cercle de Goundam ; l’accélération du développement du cercle de Goundam ; la sécurisation des personnes et de leurs biens à travers des patrouilles tripartites FAMAS, Minusma, Barkane ;  l’accélération du cantonnement et du processus de DDR ; l’insertion socio-économique et l’indemnisation de toutes les victimes de la crise ; le retour de l’administration et des services sociaux de base dans toutes les régions du nord ; la vulgarisation des résolutions de la conférence d’entente nationale ; la viabilisation des sites de retour des réfugiés ; l’ouverture de toutes les écoles au nord en octobre 2017 ; la relance de tous les secteurs de développement ……

« Il s’agit de faire en sorte que, le cercle de Goundam renoue avec les valeurs de tolérance, de paix et de fraternité, qui ont toujours caractérisé les différentes communautés liées par le sang », rassure Oumar Hamama Cissé dans son discours de clôture. Avant de conclure : « Tant que la paix ne vibrera pas dans le cœur de  chacun de nous, les efforts de la communauté internationale resteront vains ».A l’issue de la cérémonie de clôture, les chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam sollicitent, de nouveau, l’initiateur de cette rencontre pour l’organisation d’autres forums de ce genre, cette fois-ci, dans chaque commune du cercle de Goundam.

<strong>Oumar Babi, </strong>

<strong>envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK : « Racine Thiam n’a pas démissionné: il est juste en congés non payés »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-racine-thiam-na-demissionne-conges-non-payes-2285062.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 31 May 2017 10:30:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La démission de Racine Thiam, directeur de la Communication du président de la République ; la candidature d’IBK à la présidentielle de 2018, la situation sécuritaire du pays, la visite du tout-nouveau président français au Mali… Tels sont, entre autres, les sujets abordés dans cette interview imaginaire. Ou presque. Sans concession.

Mr le président, vous inspirez et respirez la grande forme. Quel est donc votre secret ?

Par la grâce de Dieu, je me sens bien, voire très bien. Désormais, je ne mange plus « bourgeois », mais sain. Plus de caviar, plus de fromage, de ratatouille…..  Mais juste du haricot au poulet ou du riz à la sauce pâte d’arachide. Avec un bon verre de « gnamakou dji ». Et le résultat est là. Mes proches me disent que je me suis rajeuni de 40 ans. Plaise à Dieu ! Leur ai-je répondu.

<strong>Et ce mois de carême, qui commence ?</strong>

Ça se passe bien. Comme d’ailleurs chez tous les Maliens.

Mr le président, les Maliens ont entamé ce mois de carême dans un contexte marqué, d’une part, par la pauvreté. Et, d’autre part, par une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité

En ce qui concerne la hausse des prix des denrées de première nécessité, le gouvernement a fait ce qu’il peut. D’ailleurs, même si on donnait ces prix, gratuitement, aux Maliens ils diront toujours que c’est cadeau ; mais c’est cher. S’agissant de la pauvreté, ça passera. C’est comme un petit Palu, qui vous traumatise un moment, avant de s’en aller de lui-même.

Dans les salons feutrés et les « Grins » de notre belle et sale capitale, on ne parle que d’une chose, une seule : la démission, avec fracas, de Racine Thiam, votre directeur de la Communication. Que s’est-il passé ?

D’abord, il n’a pas démissionné ; il a juste formulé le besoin de prendre des congés non payés. Voilà tout !

<strong>Quelle est la différence, Mr le président ?</strong>

Pour nous autres, qui parlons le français de France, le français du Français, il y a une sacrée différence. Prendre des congés non payés veut dire démissionner… sans me remettre sa démission. Vous comprenez maintenant ?

<strong>Pas du tout Mr le président !</strong>

Ça ne m’étonnerait pas. Vous ne parlez pas vraiment français ! Voulez-vous que je vous l’explique en sonrhaï ?

Non merci ! Mr le président, les Maliens ont été surpris de vous voir annoncer votre candidature, à la présidentielle de 2018, depuis Doha, au Qatar. Le tollé a été général

Là encore nuance. Je n’ai pas dit que je serais candidat. J’ai dit que si telle est la volonté d’Allah Soubhana Watallah, ça se fera ! Nuance.

Mr le président, ne serait-il pas mieux pour vous de faire comme votre cousin François Hollande : renoncer à un second mandat.

Si telle est la volonté d’Allah Soubhana Watallah, ça se fera !

Votre premier mandat a, tellement, déçu vos concitoyens que vouloir briguer un second mandat, dans le contexte actuel, serait trop risqué pour vous

Je sais que mes concitoyens sont en colère contre moi. Parce que je n’aurai pas tenu mes promesses de campagne. C’est justement pour cela que je vais les solliciter, une nouvelle fois, pour pouvoir tenir ces promesses.

<strong>Parlons, à présent, de la situation sécuritaire de notre pays. C’est, apparemment, le plus gros échec de votre quinquennat ?</strong>

Au contraire,  c’est ma plus grande réussite !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ainsi va la vie à Goundam]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ainsi-va-vie-a-goundam-2284972.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 31 May 2017 10:17:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>En dépit de la crise, et de ses effets pervers, les populations tentent, avec un certain succès, de mener une vie normale. Ou presque. Carnet d’un retour dans  mon Goundam natal.</strong>

Jeudi 18 mai, Goundam, quartier Haribanda, 11h30 mn. Une chaleur de plomb. Près de 50° à l’ombre. Pas un souffle de vent dans les dattiers sauvages, qui bordent la route au bitume dégarni. Le soleil est, déjà, haut dans un ciel assombri, par endroits, par de gros nuages poussiéreux.

Malgré tout, la circulation est dense. Très dense. A moto, en voiture ou en charrette tirée par des ânes, les populations vaquent à leurs occupations. Armés de mitraillettes, avec à leur bord  des soldats cagoulés, trois véhicules militaires traversent le quartier à vive allure, sous le regard amusé des enfants.

<strong>Une vie, presque, normale </strong>

Longtemps considéré comme un quartier dortoir, le quartier Haribanda (derrière le fleuve) est devenu, en l’espace d’une décennie, le quartier résidentiel de la « ville des lacs ». Avec ses bâtiments en dur construits, parfois, à deux niveaux ; ses rues en bitume, ses jardins fleuris, il donne l’image d’un quartier d’avenir.

« C’est le quartier des fonctionnaires et de tous ceux qui disposent d’un peu de moyens », nous confie un passant, constatant notre surprise face à ce changement.

C’est de là, que part l’unique route bitumée, qui mène au centre-ville. Pourvoyeur des lacs Faguibine, Télé, Fati et Horo, en eau, le fleuve de Goundam a tari sous l’effet de l’érosion. Et son lit, envahi par des bancs de sable blanc.

Réhabilité, le marché baigne dans l’ambiance. Outre les boutiques, juchées à la grande mosquée, le centre du marché est occupé par des vendeuses de condiments, de poisson séché et de céréales. Juste derrière, les étals des bouchers. A la périphérie, on retrouve les cordonniers et autres tailleurs. Qui discutent avec leurs clients dans un vacarme indescriptible.

Mais dans la vieille ville, les choses n’ont pas beaucoup changé. Dévastés par les inondations, les vieux bâtiments ont fait place à d’autres, plus modernes. C’est, entre autres, le cas de la mairie, de la préfecture ……

Le sable est partout. Il a, presque,  englouti certains bâtiments administratifs. Comme le service des Postes. Omniprésents, aussi, les engins à deux roues. De fabrication chinoise, ils sont utilisés pour voyager, transporter des marchandises ou se rendre au champ. On en trouve dans toutes les familles. Oubliés, désormais, les ânes affectés à ces tâches quotidiennes.

Assis sous les hangars, ou prenant leur thé dans les « grins », jeunes et vieux prennent ce changement avec philosophie. « A notre temps, on mettait 2 ou 3 heures de temps pour nous rendre au champ, ou dans les villages environnants. Aujourd’hui, ce n’est qu’une question de minutes », assure un notable de la ville.

Contrairement à certaines villes du nord, ici, les élèves sont en classes. Et les cours se poursuivent. Normalement. A « L’école fondamentale Ibrahim Sidi Touré » où, j’ai effectué mon cycle fondamental, les classes sont délabrées. Dans une classe, que Mme Kadidia Alidji Baby, sa directrice, nous a fait visiter, le plafond menace de s’effondrer. Même  mon ancien second cycle, rebaptisé « second cycle Youba Kary Sidibé » (du nom du père de l’ex-Première ministre Mariam Kaïdama Sidibé) est dans le même état. Là aussi, le plafond est dans un piteux état.

Autre menace sur le « second cycle Youba Kary Sidibé » : les crises d’hystérie enregistrées chez les jeunes filles. « Le dernier cas remonte à deux jours. Nous sommes troublés par cette histoire de diable, qui ne s’en prend qu’aux jeunes filles de l’école », déplore un enseignant. Et de poursuivre : « nous avons tout fait, lecture de coran, prières….. mais rien n’y fait ».

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<strong>La vraie cause de l’hystérie des filles  au second cycle </strong>

&nbsp;

L’origine  de  ces crises d’hystérie a été découverte par  Mr Beïdou Baby, un autre enseignant, qui a mené sa petite enquête, en collaboration avec la gendarmerie : « Après plusieurs semaines d’investigations, en collaboration avec les gendarmes, nous avons découvert que ces jeunes filles, victimes d’hystérie, n’étaient pas poursuivie par un quelconque diable, comme elles le laissent entendre ; mais parce qu’elles ingurgitent, avant d’entrer en classe, des produits en sachet censés leur donner un bon teint, ou faire ressortir leurs formes voluptueuses ».

Certes, l’insécurité plane sur la ville. Mais de l’avis même des Goundamiens, ils se disent plus en sécurité que les Bamakois ou les Mopticiens. Les groupes armés, qui ont pris leurs quartiers aux check-points, situés à quelques kilomètres de la ville, veillent au grain. Pour mettre fin aux attaques des bandits, l’entrée et la sortie de la ville sont interdites entre 18 heures et 6 heures du matin. Ici, un hommage mérité doit être rendu aux forces armées et de sécurité, pour leur détermination à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Leurs efforts, conjugués à ceux de la Minusma, ont permis de ramener une certaine quiétude au sein de la population. Vers 17h 30, jeunes filles et garçons prennent d’assaut les terrains de foot de leur quartier.

Trente minutes après, la ville est enveloppée dans un énorme manteau noir. Au loin, les lumières des ampoules scintillent dans l’obscurité ambiante.

La nuit tombe sur Goundam !

<strong>Oumar Babi, envoyé spécial</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rencontre des chefs de village et fraction du cercle de Goundam : Pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 16 May 2017 12:47:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les représentants de 116 villages, de  211 fractions et de  11 quartiers  se retrouveront, les 19, 20 et 21 mai prochains, dans la « ville des lacs ». Objectif : ramener la paix et la sécurité, mises à mal par la crise.</strong>

La paix et la sécurité, la cohésion sociale, la promotion de la production et de la productivité agro-Sylvio- pastorale, la vulgarisation des résolutions de la conférence d’entente nationale, le rôle et l’implication de la jeunesse et des femmes, les causes et les remèdes de l’effritement du tissu social….

Tels sont, entre autres, les thèmes qui seront débattus par les chefs de villages, de fractions et de quartiers du cercle de Goundam au cours de cette rencontre.

Initiée par les cadres et ressortissants du « cercle des lacs », elle a pour objectif de ramener le vivre-ensemble, mis en péril par la crise.

<strong>Une rencontre, des ambitions nobles</strong>

Située à 90 km de Tombouctou, Goundam, est une zone agro-sylvo-pastorale par excellence. C’est la seule zone au Mali où, les paysans n’ont pas besoin d’engrais pour produire du riz, du mil, du maïs, du niébé, du blé, du fonio, de l’arachide….. La pêche, aussi, y est très développée. Surtout, en période de crue dans les lacs Télé, Fati, Horo, Takara….. D’où son surnom de « cercle des lacs ».

Le cercle de Goundam est, aussi, réputé pour le brassage de ses populations. Difficile de trouver un Goundamien, qui ne soit pas le fruit du brassage entre les sonrhaï, touareg, maure, peulh, bambara, bozo, somono, voire, dogon. Difficile, aussi, de trouver un Goundamien qui, en plus de sa langue maternelle, ne puisse pas parler – et couramment d’ailleurs – deux ou trois langues des autres communautés.

Mais la crise socio-politique, intervenue en 2010, et l’insécurité ambiante a mis en péril cette cohésion sociale,  à nulle autre pareille,  dans notre pays. Les chefs de village et de fraction ou de quartier semblent avoir perdu leur autorité morale, leur légitimité auprès de leurs administrés. La seule règle étant, désormais, celle du plus fort, celle du détenteur d’arme. Avec son cortège de morts, de veufs, de veuves,  d’orphelins et d’exilés forcés.

C’est pour mettre fin au calvaire des populations, que les cadres et ressortissants du cercle de Goundam ont décidé d’initier cette rencontre.

Elle réunira, à Goundam, les 19, 20 et 21 mai prochains, les représentants des 11 quartiers de la ville, de 8 villages de Bintagoungou, 2 villages et 26 fractions de Doukouria, 7 villages de Issabéry, 4 villages de Télé, 25 villages et 18 fractions de Douékiré, 1 village et 3 fractions de Kanéye, 1 village et 35 fractions de Tilemsi, 3 villages et 54 fractions de Gargando, 12 villages et 18 fractions de Essakane, 27 fractions d’Aljounoub, 9 villages de Tin-Aïcha, 11 villages de M’Bouna, 8 villages d’Adermalane, 30 fractions de Raz-Elma et 35 villages de Tonka.

Soit au total, 116 villages, 211 fractions et 11 quartiers. Un record. A ces participants, s’ajoutent les autorités politiques et administratives du cercle, les autorités militaires ….

<strong><img class="size-medium wp-image-2252692 alignleft" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/rencontre-intercommunautair-300x174.jpg" alt="Rencontre des chefs de village et fraction du cercle de Goundam : Pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale" width="300" height="174" />Un budget prévisionnel de 46,3 millions CFA</strong>

Selon les organisateurs de cette rencontre, il s’agit de faire se rencontrer toutes les composantes des villages, fractions et quartiers. Afin qu’ils discutent de leurs préoccupations et d’y trouver des solutions adéquates.

Autres objectifs  de cette rencontre : rétablir les valeurs humaines, actualiser le répertoire des villages, fractions et quartiers ; mettre en place des mécanismes de prévention et de gestion des conflits et, enfin, élaborer un plan d’action des recommandations issues de cette rencontre.

Au total, près de 2000 participants sont attendus à cette rencontre, dont le budget prévisionnel est estimé à 46,3 millions CFA. Leur sécurité, indiquent les organisateurs, sera assurée par les Forces armées maliennes, Barkhane et la Minusma.

Frustrés de ne pas être aux commandes de ce projet, certains élus  du cercle de Goundam tentent, par tous les moyens, de l’en empêcher ; y compris le sabotage sur les réseaux sociaux. Mais le chien aboie, la caravane passe.

La rencontre, entre les chefs de villages, de fractions et de quartiers du cercle de Goundam, se tiendra, indiquent mordicus les organisateurs. Elle  prendra  fin dimanche 21mai prochain.

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bureau des produits pétroliers de la douane : Les recettes passent  du simple au double]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-produits-petroliers-de-douane-recettes-passent-simple-double-1840172.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 19 Oct 2016 02:52:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les recettes du Bureau des Produits Pétroliers de la douane (BPP) sont passées de 7,3 milliards CFA, en 2014, à 16,6 milliards CFA, par mois,  en 2016. Avec, parfois, des pics de plus de 20 milliards CFA.

Depuis le 1er mars 2015, date de la prise de fonction de l’inspecteur Mamadou Traoré à la tête du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, les recettes ont, quasiment, doublé. Elles sont passées du simple au double.

Sous son prédécesseur, l’inspecteur Oumar Tangara, les recettes  du BPP étaient estimées à 7,3 milliards CFA par mois. Mais un mois après la prise de fonction de l’inspecteur Mamadou Traoré, elles sont passées du simple au double. Durant l’année 2015, elles ont oscillé entre 15 et 15,7 milliards CFA par mois. Avant de franchir, en 2016, la barre fatidique des 16, 6 milliards CFA par mois.  Une première dans l’histoire de ce bureau, dont la plus forte recette mensuelle avait été réalisée par le colonel Soumana Mory Coulibaly, aujourd’hui directeur général de l’ONAP (Office National des Produits Pétroliers).

Ce record a été battu par son « petit frère », l’inspecteur Mamadou Traoré. Si, en six mois, l’inspecteur Oumar Tangara avait réalisé 68 milliards CFA, son successeur, Mamadou Traoré, lui, a déposé 101 milliards CFA, au cours de la même période, dans les caisses du Trésor public. Bref, le Bureau des Produits Pétroliers de la douane  réalise, à lui tout seul, la moitié – ou presque – des recettes générées par l’ensemble des bureaux des douanes du Mali. Elles sont estimées, en moyenne, à 41 milliards CFA par mois.

Contrairement aux rumeurs, véhiculées par une certaine presse, la direction générale des douanes n’a jamais atteint un tel niveau de performance que sous l’inspecteur général Modibo Kane Keïta. Globalement, les recettes sont passées de 35 milliards CFA à près de 42 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 7, voire 8 milliards CFA, par mois.

<strong>Les raisons de cette performance</strong>

A l’origine de cette performance, la rigueur dans le traitement des dossiers. Sous son prédécesseur, 52 millions de litres d’hydrocarbures sont déclarés, chaque mois, au Bureau des Produits Pétroliers. Mais avec l’inspecteur Mamadou Traoré, ces 52 millions de litres sont passés à 84 millions de litres par mois. Soit un écart de 32 millions de litres passés, chaque mois, par perte et profit. Autre raison de cette performance : le management, dont le directeur général a fait preuve, en nommant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

&nbsp;

<strong>Les hauts faits d’armes de l’inspecteur  Mamadou Traoré</strong>

Considéré, à tort ou à raison, comme l’un des cadres les plus prometteurs de la douane, « Mister recettes », comme on l’appelle, a un parcours professionnel, pour le moins, honorable.

Alors chef de la Brigade Mobile d’Intervention de la douane (BMI), il a réalisé la plus grosse saisie d’armes ; mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure, jamais faite dans notre pays : 116 kg. Saisie à l’issue de laquelle, il a été décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national ».

Comme chef du Bureau des douanes de Kati, les recettes sont passées de 384 millions CFA à 4 milliards CFA par mois.

Mêmes performances au Bureau de Bamako-Fer, au BEMEX (Bureau des Exonérations et des Maliens de l’Extérieur) et enfin au Bureau des Produits Pétroliers, dont les résultats se passent de commentaire. C’est pour l’encourager dans cette lancée, que Mr Igor Mamadou Diarra, alors ministre de l’Economie et des Finances, lui avait adressé une lettre de félicitations. Avec ampliation à l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, son directeur général.

C’est ce cadre émérite de la douane, au parcours exemplaire, que certains apprentis-sorciers tentent de salir, en le trainant dans la boue.

Jusqu’au moment où, nous mettions sous presse, la moyenne des recettes réalisées, chaque mois, par le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) est de 16,6 milliards CFA, contre 7, 3 milliards CFA sous son prédécesseur.

Et ce, en dépit de la baisse de la pression fiscale, du fait de la hausse amorcée des prix du marché international.

Or, pour que le Bureau des Produits Pétroliers atteigne ses objectifs de recettes en 2016, il lui suffit de réaliser un peu plus de 12 milliards CFA par mois. Simplement.

« Quand on ne connaît pas quelqu’un, on l’appelle Hey ! », dit un proverbe bien de chez nous.

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Congrès du RPM : «  KENEKARABA » risque gros, tres gros !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/congres-rpm-kenekaraba-risque-gros-tres-gros-1840082.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 19 Oct 2016 00:31:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Prévu pour le week-end prochain, le congrès du RPM (Rassemblement Pour le Mali), le parti au pouvoir, s’annonce comme celui de tous les dangers. Surtout, pour certains de ses cadres, dont les frasques ont défié la chronique ces derniers temps.

Député élu à Dioïla et non moins questeur de l’Assemblée nationale,  l’honorable Mamadou Diarassouba, plus connu sous le nom de « kénékaraba » est de ceux-là. Non seulement, il risque de perdre le poste de secrétaire à l’organisation qu’il occupe ; mais aussi, le poste de secrétaire général du parti, objet de ses rêves.  En effet, à la réunion du RPM, tenue le 13 octobre dernier, dans l’après-midi, au siège du parti, « kénékaraba » a été accusé, publiquement, d’avoir semé le bordel au sein du parti. En tant que simple secrétaire à l’organisation du RPM, il se comporte comme le secrétaire général du parti, en prenant des décisions, dont il n’a ni la charge, ni la compétence requise.

Selon nos sources, proches du Bureau Politique National du RPM, ce sont les manœuvres politiciennes  de « kénékaraba », qui sont à l’origine des sections et sous-sections parallèles au sein du RPM. Lesquelles se regardent, désormais, en chiens de faïence. Parce que les sections ou sous-sections, régulièrement, mises en place sont jugées « illégitimes », au profit de celles qui ne disposent d’aucune base réelle.  Pour nos sources, l’honorable Mamadou Diarassouba n’est plus digne de son poste de secrétaire à l’organisation qui, disent-elles, sera affecté à un autre cadre du parti plus compétent que lui. Il n’est pas, non plus,  qualifié pour succéder au Dr Bocari Tréta au poste de secrétaire général du parti. Ce poste, indiquent nos sources, exige un diplôme d’études supérieures ; alors que « kénékaraba » ne dispose que d’un diplôme de maître du second cycle.

<strong>Oumar Babi </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK, président de l’Adéma-Pasj, en 2000]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-president-de-ladema-pasj-2000-1635162.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 11:27:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Je ne travaillerai pas avec des gens qui risqueraient de me planter un couteau dans le dos.

<strong>Souleymane Koné, ancien ambassadeur</strong>

Le pouvoir IBK qui prend ses propres incapacités comme celles du peuple malien reste sourd à toutes propositions venant de l’opposition. Ainsi il conduit le pays dans l’abîme dans son monologue et ses vains calculs politiciens.

<strong>Racine Thiam, Directeur de communication de la présidence</strong>

Le gouvernement a été clair. Il faut un renforcement du mandat de la Minusma. Je pense que même la Minusma a compris qu’il était nécessaire qu’elle écoute, parce que le mandat actuel ne permet ni de sécuriser les populations maliennes ni de sécuriser les forces de la Minusma elles-mêmes. Il y a donc un problème.

<strong>Moussa Mara, ancien Premier ministre</strong>

La Chine n’a pas été visée par les terroristes, c’est la paix qui est visée. La Chine doit continuer à assister le Mali sur le dossier du nord, mais aussi sur d’autres chantiers majeurs pour l’avenir.

<strong>Baba Akhib Haidara, médiateur de la République</strong>

Beaucoup de citoyens ont perdu confiance dans l’administration.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Interviou(presque) imaginaire : IBK : « mon bilan n’est, peut-être  Pas reluisant, mais j’y travaille pour obtenir un second mandat »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/intervioupresque-imaginaire-ibk-mon-bilan-nest-peut-etre-pas-reluisant-mais-jy-travaille-pour-obtenir-un-second-mandat-1635142.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 11:06:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[On parle et partout ; dans les salons feutrés de notre belle et sale capitale, comme dans les « grins ». Partout, une seule et même interrogation : IBK pourrait-il être réélu pour un second et dernier mandat à la tête de notre pays ? A cette question, l’écrasante majorité de la population répond par la négative, au regard de son bilan en demi-teinte.  Elu à 77,3 % des voix au second tour, IBK était, aux yeux des Maliens, le seul candidat à même de régler la crise du nord, de lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière, de ramener l’école à l’école………. En un mot de remettre notre pays sur les rails.

Presque trois ans après, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits. Kidal, la huitième région du Mali reste une « République au sein de notre République ». Avec, à la clé, une insécurité qui n’épargne ni les villes, ni les campagnes. Quant à la corruption et la délinquance financière, elles n’ont pas baissé d’un iota. Bien au contraire.  Mais qu’en pense IBK lui-même de son bilan, durant ces trois ans passés au pouvoir. Et, partant, de son second et dernier mandat à la tête du Mali. Autant de questions auxquelles il tentera d’apportera des réponses dans cette interviou.

<strong>Mr le président, vous avez bonne humeur ce matin</strong>

Normal, Le Mollah ! Car tout se passe comme dans le meilleur des mondes. Les Maliens ont du riz à gogo pour se faire du « zamé blin », du sucre pour leur thé quotidien….. Donc j’ai plus de mouron à me faire pour mon second et dernier mandat à Koulouba.

Mr le président, les Maliens pensent le contraire. Selon eux, vous avez été élu à 77,3 % des voix pour deux raisons principales : la fin de la crise au nord et la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Vu sous cet angle, votre bilan laisse à désirer

Mon bilan, durant ces trois ans passés  au pouvoir, n’est pas, peut-être reluisant, mais j’y travaille pour que les Maliens me fassent, de nouveau, confiance, afin d’obtenir un second et dernier mandat à la tête de notre pays.

<strong>Qu’allez-vous faire pour mettre fin à la crise du nord ?</strong>

Le processus suit son cours !

Et dans le domaine crucial de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ?

Le processus suit son cours !

Etes-vous sûr d’être réélu avec un tel bilan ?

Le crapaud n’a pas de queue, mais Dieu l’évente !

<strong>Que voulez-vous dire par là ?</strong>

Que j’obtiendrai mon second et dernier mandat, avec ou sans un bilan élogieux. Mon équipe de « commandos » y travaille déjà. Je suis toujours à une longueur d’avance sur les « politicards ». Car, j’ai plus d’un tour dans mon sac.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bamako: Entre islam et fétichisme]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/bamako-entre-islam-fetichisme-1635222.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:47:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[93% de la population au Mali sont musulmanes. Dans les carrefours pourtant et sur les espaces publics, des pratiques apparentées au fétichisme indignent certains. D’autres, par contre, approuvent. L’histoire d’une pratique qui divise notre « pays musulman » !

Une calebasse, parfois un canaris rempli de mil, de maïs, de riz ou de haricot posé à côté de quelques œufs ou entre les plumes de poulets noirs ou blancs. Des pièces de monnaie, des cauris, la noix de cola ou un billet de banque accompagnent l’offrande quelques fois. Cette scène est visible partout à Bamako. Avec le mois de Ramadan et ses opportunités d’affaire pour des marabouts, ces pratiques redoublent d’intensité.

Il est 21h dimanche dernier, sur une radio privée, un marabout promet des miracles aux auditeurs. Pas besoin de se déplacer, indique Professeur, à partir du téléphone, il peut guérir n’importe quel mal. Mieux, par le même moyen, ajoute-t-il, il conjure le sort et prédit la fortune. Après dix minutes de prêche, la ligne téléphonique est ouverte.

Un premier auditeur, au bout du fil, veut « connaitre son étoile ». La conversation se passe en bambara. «Tu as une bonne étoile, lui répond le Professeur. Ton étoile est dans l’eau, c’est pourquoi tout ce que tu entreprends est trouble ». « Pour conjurer le mauvais sort, il faut chercher ‘’djoun’’, ‘’ngaba blé’’ et ‘’mogo yiri’’.Tu fais bouillir ces trois plantes ensemble et te laver dans un coin en hauteur pendant dix sept jours. Puis tu sacrifieras un mouton-lion (wara-saga) ensuite tu jetteras les détritus sur une place publique.

Un second auditeur, au bout du fil, annonce qu’il souffre du pied. « Pose ta main sur la partie qui te fait mal sans raccrocher le téléphone», ordonne celui qu’il appelle Professeur. Après dix à quinze secondes de silence sur fond de musique religieuse, le guérisseur interroge: « comment te sens-tu? ». « Bien, ça va mieux !», réplique l’auditeur, au bout du fil.

A l’image de ‘’Professeur’’, ils sont nombreux ces « Cheick » ou « Grand marabout international » autoproclamés,  à acheter des temps d’antenne sur les radios privées pour vendre leur ‘’connaissance’’ ou étaler leur savoir. Les clients ne manquent pas en ce moment. Outre les pères de familles qui tirent le diable par la queue, des jeunes à la recherche de la fortune rapide, des femmes en quête de potions magiques, des ministres ou directeurs voulant se maintenir à leur poste, les élèves sont des cibles privilégiées de ‘’ces faiseurs de miracle’’ en cette période d’examens de fin d’année.

Controverse et contradiction

Cette pratique ne fait pas l’unanimité. Communément appelés les « wahhabites », une partie de la communauté musulmane la condamne. Pour eux, c’est de l’idolâtrie. Par contre, l’autre partie des musulmans affirme que ces pratiques ne sont condamnées nulle part dans le Coran. Des contradictions qui prêtent à controverse.

L’imam de la mosquée Ousmane ibn Fan de Kalaban-coura en commune V du District de Bamako est catégorique: « cette pratique, sous toutes ses formes, est contraire à l’Islam », déclare-t-il. Et l’imam Maïga d’ajouter: « admettre que les dits d’un marabout sont vrais, c’est renier le prophète Mohamed (PSL). Quiconque consulte un voyant, ses prières ainsi que son jeûne ne sont pas exaucés pendant 40 jours », prêche l’imam.

Imam suppléant à Garantibougou, Ousmane Traoré affirme que le maraboutage n’est condamné que lorsqu’il vise à faire du mal à autrui. « Dans trois cas, le musulman est autorisé à consulter un voyant: se marier, bâtir une nouvelle maison, ou s’acheter un cheval (moyen de déplacement). Dieu ne se manifeste pas directement à l’être humain. Il (Dieu) lui montre des chemins qui lui permettent de s’accomplir en tant qu’être humain. Qui par définition est imparfait. C’est pourquoi on dit: « Aides-toi et le Ciel t’aidera », Argumente l’imam Traoré.

Pendant que le débat autour de la question fait rage, le fond du fleuve Niger, les espaces publics et les rues à Bamako sont inondés d’objet sacrificiels. Au grand dam des agents d’Ozone-Mali.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La Cedeao demande le déploiement immédiat des Famas à Kidal]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-demande-deploiement-immediat-famas-a-kidal-1635262.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:00:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La Quarante neuvième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao,  tenue le 4 juin dernier, à Dakar, a pris des décisions importantes concernant le Mali. C’est dans ce cadre qu’elle a rappelé son attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat malien. Elle a, en outre, exprimé sa vive préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marqué par la recrudescence des attaques terroristes.</strong>

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, ont levé le ton et «  manifesté  leur indignation face à la situation à Kidal où, un an après la signature de l’Accord, le gouvernement et les Forces de défense et de sécurité du Mali n’y ont toujours pas accès pour une sécurisation complète du territoire national et exigé que cette situation prenne fin. » C’est pourquoi ils ont fait appel à la bonne foi des mouvements signataires pour une application diligente, intégrale et effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. En effet, l’absence de neutralité de certains mouvements signataires de l’accord dans ces attaques, n’est aujourd’hui qu’un secret de polichinelle.

La Conférence a donc réitéré « sa décision adoptée lors de sa 47ème session tenue à Accra le 19 mai 2015,  selon laquelle toutes les forces de défense et de sécurité du Mali disposent du droit et de la légitimité d’occuper toute localité du territoire national, dans le cadre de leur mission régalienne de protection des frontières, des personnes et de leurs biens et que toute occupation par des forces irrégulières non-étatiques est illégale et doit prendre fin. » Elle a demandé que les Forces de défense et de sécurité du Mali « soient redéployées le plus immédiatement possible sur tout le territoire de l’Etat malien pour faire face aux ennemis de la paix et protéger les populations aux frontières. »

Prenant la mesure de la situation sécuritaire difficile dans notre pays, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, a envisagé de mettre en place une

Force multinationale mixte pour lutter contre le terrorisme au Mali. C’est dans ce cadre que le Sommet de la Cedeao a aussi « réaffirmé sa détermination à poursuivre, sans relâche, le combat contre le terrorisme et souligné, à cet égard, la nécessité d’une lutte internationale coordonnée. »

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[PCR: un parti à contre- courant]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/pcr-parti-a-contre-courant-1635242.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:55:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>C’est ramadan, comme chaque année, les partis politiques, du moins ceux qui ont une ambition présidentielle, se lancent dans des opérations de séduction. Les affiches n’épargnent aucun endroit.</strong>

Le Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) souhaite «Bon ramadan» à ses électeurs. Le message est en français et en arabe. Quoiqu’un peu ambigu, le choix de l’arabe se justifie, pourtant. Dans son élan pour être vu par tous, aucun n’endroit n’est plus beau et plus sacré pour le PCR. Surtout pas le Monument de l’Indépendance. En juillet 2014, une opération baptisée « SOS Monuments» a donné un nouveau visage à six monuments dans la ville de Bamako. Il s’agit des monuments de l’Indépendance, Kwamé N’Kruma, Place Mamadou Konaté (Eléphant), Colombe de la paix, Place Abdoul Karim Camara dit Cabral et la Tour de l’Afrique. Le coût total des travaux a été pris en charge par le groupe Africable Télévision. Ce geste a permis d’embellir ces joyaux architecturaux, jadis dans un état de délabrement avancé.

A cette occasion, le PDG du groupe Africable, Ismaël Sidibé déclare: « un monument n’est pas seulement qu’une œuvre architecturale, si belle soit-elle, ni simplement un lieu de mémoire. Il s’agit aussi et surtout d’un marqueur essentiel de l’histoire d’un peuple et d’une nation en devenir. A ce titre et parce qu’ils nous renvoient à notre mémoire collective, nous devons à nos monuments, respect, entretien, attention et promotion ».

Puissent les partis politiques entendre Ismaël Sidibé. Eux qui, financés par an avec l’argent du contribuable à hauteur de centaines de millions de nos francs, défigurent les monuments surtout à l’approche des échéances électorales. Cela est encore vrai pour un parti dit «citoyen pour le renouveau».

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Patrimoine culturel : Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo primée]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:45:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, a été décorée de la médaille commémorative du Soixante-dixième anniversaire de l’UNESCO. C’était à l’occasion de la Conférence de haut niveau, suivie d'une réunion technique d'experts, à l’Académie royale flamande des arts et de la culture,  à Bruxelles, le 9 juin dernier. Le thème : « Unis pour le patrimoine, la diversité culturelle prise pour cible : protéger le patrimoine pour la paix, »  portait sur la manière dont la culture peut contribuer à la paix et à la reconstruction.

Dans son discours, Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, a attiré l’attention sur l’urgence « de proposer un contre discours à la propagande de haine et d’insister sur le pouvoir de la culture pour aider la population à reconstruire. » L’Union européenne a décidé de protéger le patrimoine culturel dans des situations de conflit.

En effet, l’intensité et le nombre d’attaques dirigées contre le patrimoine culturel ont considérablement augmenté ces dernières années, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique. C’est dans ce cadre que l’UNESCO a organisé ces débats dont les résultats permettront de finaliser le Plan de mise en œuvre de la Stratégie de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel et la promotion du pluralisme culturel.

La réunion d’experts  s’est surtout penchée  sur le rôle de la culture comme facteur de cohésion sociale et de réconciliation, en vue de la reconstruction après-conflit. Elle a formulé des recommandations pour une meilleure prise en compte de la culture et de son potentiel lors des interventions humanitaires et de sécurité.

C’est donc, en marge de ces réunions, que la ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a reçu, des mains de Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO,  la médaille commémorative du soixante-dixième anniversaire de l’UNESCO, pour son leadership dans la coordination du programme conjoint UNESCO/Mali pour la sauvegarde du patrimoine culturel. C’était en présence du chef de bureau de l’UNESCO au Mali, du représentant du Mali auprès de l’UNESCO et de l’ambassadeur du Mali en Belgique.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Samuel Sidibé : un rempart contre le bradage  du patrimoine culturel national]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:42:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[A la tête du Musée National depuis 1987, Samuel Sidibé est aujourd’hui l’homme incontournable dans la sauvegarde du patrimoine culturel malien. Ce muséologue, directeur du Musée National, voulait devenir juriste ou journaliste.

«Si vous rêvez de téter les seins de la reine d’Angleterre et que vous vous retrouvez avec les seins desséchés de votre grand-mère, il ne faut pas s’en priver, peut-être qu’au finish vous les trouverez plus intéressants que vous ne l’imaginiez ». Son parcours, Samuel Sidibé ne l’a pas choisi. Il utilise cette phrase pour l’illustrer.

Père de deux filles, Samuel Sidibé est né en 1952 à Somasso village situé à 25 km de San. Il poursuit sa scolarité à l’école primaire protestante de Yorosso chez sa sœur ainée, enseignante. Après le Diplôme d’Etude Fondamentale, il entre au Lycée Badala en 1968, année du putsch contre Modibo Keita, dans l’intention de faire une filière scientifique. Contre son gré, il est recommandé en Philosophie-Langues.

En 1971, son bac en poche, il se fixe pour objectif de faire des études de droit ou de journalisme. Mais un communiqué de la Radio nationale annonce son départ en France pour des études  en muséologie. N’ayant pas pu accéder à l’Ecole du Louvre, à Clermont-Ferrand, Samuel Sidibé décroche une maitrise en Histoire de l’Art avant de présenter une thèse à Paris I Sorbonne sur l’archéologie funéraire de l’Afrique de l’Ouest, nous sommes en 1980. Rentré au pays, l’archéologue est recruté à l’Institut des Sciences Humaines pour diriger des fouilles avant d’être appelé au poste de directeur du Musée National.

Des moments difficiles

Le regard figé, la voie à demi-baissée, la main sous le menton, le ton grave, Samuel  Sidibé évoque avec difficulté la mort de son père pendant ses études en France. « J’aurais voulu qu’il profite un peu de ma réussite». Cet homme, aux traits du visage assez tirés, endurci par les épreuves de la vie ne parvient pas à oublier son père « parti trop tôt ». Cet évènement avec la disparition de sa grande sœur, il y a quatre ans,  sont pour Samuel Sidibé des moments pénibles.

Un regret malgré lui…

Sur le bureau du Directeur du Musée National, pas le moindre espace vide. Le téléphone portable, la tasse de café, les stylos et d’autres petits objets sont posés sur les piles de documents accumulés probablement avec les années. Seul, un écran d’ordinateur, à droite du maitre des lieux, se retrouve au milieu de cette paperasse. Assis derrière ce bureau peu rangé, Samuel Sidibé, 64 ans, parait pourtant dix ans de moins. « Il est à l’image de ses statuettes, il est conservé», goguenarde un de ses collaborateurs.

Quelques rares cheveux gris sont perceptibles de part et d’autre de sa tête coiffée à ras. Doté d’un léger strabisme et  les paupières un peu lourdes, le directeur du Musée national, est parti d’un musée de 400 m2 à une véritable institution classée parmi les meilleurs musées de la sous-région. Malgré ses succès, Samuel pense qu’une corde manque à son arc.

« Il n’y a rien de pire qu’un peuple qui ne s’intéresse pas à son patrimoine culturel. Le patrimoine culturel, c’est l’identité du pays, quand on le détruit, c’est l’histoire du pays qu’on fait disparaitre. C’est pourquoi, les djihadistes se sont attaqués aux mausolées et aux manuscrits de Tombouctou», indique Samuel Sidibé qui regrette de n’avoir pas pu ramener plus de Maliens vers le Musée. Le muséologue ne désespère pas pour autant. Un travail avec des écoles est en train de se faire dans l’intention d’avoir une génération de Maliens qui s’intéresse au Musée, conclut-il.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le leadership du président IBK en déclin]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/leadership-president-ibk-declin-1635122.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:03:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Du point de vue constitutionnel, la visite de Moussa Mara à Kidal ne pouvait se faire sans l’aval du chef de l’Etat, chef suprême des armées. Il est donc  impensable que l’ancien Premier ministre conduise l’attaque de Kidal sans en informer le président de la République.

A l’occasion,  on se souvient que le chef de l’Etat avait parlé de 1500 militaires qui allaient entrer à Kidal et qui n’en sortiraient pas. Donc, c’est une tache difficile à effacer et qui rend le rapport concernant Moussa Mara, difficile à accepter par l’opinion, malgré les observations accablantes contre l’ancien Premier ministre. De même sur la question de l’achat de l’avion présidentiel, l’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga avait indiqué qu’à chaque étape de la procédure d’achat, le président IBK avait été informé. Ces dépenses ne sauraient effectivement se faire sans l’avis du président de la République. C’est donc à juste raison que lors de son séjour à Dakar, à l’occasion du sommet d la Cedeao, le président IBK a reconnu « qu’il y avait des problèmes au Mali. » C’est, aussi, à juste titre que l’affaire du retour de l’ancien président ATT, sans au préalable, avoir totalement liquidé son dossier qui est jugé vide par l’Assemblée nationale, parait anormale. De même, le jugement du général Amadou Haya Sanogo apparait comme une épine dans le pied du président IBK qui a bel et bien bénéficié de l’apport des voix militaires lors de l’élection présidentielle. C’est donc vrai qu’il y a des problèmes au Mali. C’est dans ce cadre qu’après avoir rappelé son attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat malien , la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao a exprimé sa vive préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marqué par la recrudescence des attaques terroristes qui ont visé les forces de défense et de sécurité du Mali, les forces des Nations Unies, la force française Barkhane et les populations civiles.

Cette situation, ajoute-t-elle, constitue une menace pour l’ensemble de la sous-région. Sans toutefois accabler le chef de l’Etat, qui a cette fois-ci, montré toute son humilité, la Conférence a  «  salué les efforts déployés par le Gouvernement du Mali, sous le leadership du Président Ibrahim Boubacar Keita, en vue de l’application intégrale et effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. » Il faut, malgré tout, dire que ce leadership est fortement terni, puisque qu’il a obligé la Cedeao à taper du poing sur la table et hausser le ton pour que l’armée malienne soit déployée à Kidal.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dragage du fleuve Niger par l’entreprise néerlandaise Big machinery : Un projet cousu de fil blanc ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/dragage-fleuve-niger-lentreprise-neerlandaise-big-machinery-projet-cousu-de-fil-blanc-1635102.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 08:57:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C’est, du moins, ce que laisse entendre les deux agences en charge de la gestion du fleuve Niger : l’ABN et l’ABCN. « Le représentant local de l’entreprise néerlandaise, Big Machinery, à Bamako, raconte partout que son entreprise dispose d’un budget de 150 milliards CFA pour draguer le fleuve Niger. Comment une entreprise, dont la vocation première est de faire de l’argent, peut-elle proposer d’injecter 150 milliards CFA dans ce projet sans rien demander en retour ? »

C’est, en effet, la question qui taraude les méninges au sein des directions de l’ABN et de l’ABCN. Dans un entretien accordé, récemment, au palmipède, l’administrateur malien de Big Machinery, Mr Lamine Makadji est allé jusqu’à accuser le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement de vouloir bloquer le dossier. Interrogé, la semaine dernière sur le flou entourant ce projet, il relativise ses propos : « Nous sollicitons un mandat, auprès du gouvernement malien, pour rechercher les 150 milliards CFA afin de mettre en œuvre ce projet », nous a-t-il dit.

Un virage à 180° qui jette un doute sur les motivations réelles de Big Machinery dans le projet de dragage du fleuve Niger.

Nous y reviendrons !

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Quand la France  se fâche avec ses petits amis du HCUA !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/france-se-fache-petits-amis-hcua-1635022.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 08:53:02 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le ministre français de la défense se dit préoccupé et agacé  par le double jeu du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Dissidence du mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali, ce groupe armé, avec à sa tête les frères Intallah, continue de saboter le processus de paix sur instruction, dit-on, de leur mentor. Lequel avait juré, le lendemain de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, qu’il n’y aura pas de paix sans lui.

En déclarant, la semaine dernière, que le HCUA est manipulée par le chef d’Ansar Dine, le mouvement terroriste d’Iyad Ag Ghali dont la tête a été mise à prix par le gouvernement américain, Jean-Yves le Drian, ministre français de la Défense, n’a fait que confirmer ce que tout le monde sait déjà.

<strong>Le HCUA, la face cachée d’Ansar Dine</strong>

Déclaré « mouvement terroriste », tour à tour,  par la France et les Etats-Unis d’Amérique, Iyad Ag Ghali tenait à participer aux négociations d’Alger. Alors, il crée un mouvement armé parallèle dénommé Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Avant de confier sa direction à ses cousins directs : les frères Intallah. Pour ceux qui l’ignorent, la mère d’Iyad et le père des Intallah sont du même père et de la même mère.

Au lendemain de la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le chef du groupe terroriste Ansar Dine avait juré, dans un communiqué rendu public, qu’il n’y aura pas de paix, au nord du Mali, sans lui. Du moins, tant qu’il ne serait pas amnistié de tous les crimes commis par son groupe dans le septentrion malien.

Aux négociations d’Alger, ses cousins ont remis la question de l’amnistie d’Iyad sur la table. Refus de la communauté internationale de discuter avec un mouvement terroriste, dont le jeu favori était de couper les pieds et les mains des présumés coupables de vol. Ou de flageller, publiquement, des couples soupçonnés d’adultère.

Las d’attendre son amnistie qu’il ne voit point venir, le chef d’Ansar Dine décide alors de tripatouiller le processus de paix. Les blocages, pour un oui ou pour un non, c’est lui. Les suspensions de la participation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), dont le HCUA est membre, c’est encore lui. Les mines anti-personnelles , qui font des dizaines de victimes, tant au sein des forces armées maliennes qu’au sein des troupes françaises et de la Minusma, c’est toujours Iyad, chef d’Ansar Dine ; mais aussi du HCUA.

D’où la colère de la France par la voix de son ministre de la défense.

&nbsp;

<strong>Les raisons de la colère des Gaulois</strong>

&nbsp;

Jean-Yves Le Drian se dit « agacé et préoccupé par le double jeu du HCUA ». Selon lui, il existe une proximité évidente entre le HCUA et le groupe djihadiste Ansar Dine, dirigé par le terroriste Iyad Ag Ghali. Et de poursuivre, avec un ton ferme : « Si on devait tolérer trop longtemps ce type de double jeu, aller vers une solution sera compliquée ».

Mais la réaction du HCUA ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué rendu public, le HCUA dit avoir pris ses distances avec le  Groupe terroriste Ansar Dine, depuis que son leader, Iyad Ag Ghali, s’est fixé de nouveaux objectifs. Avant d’inviter les autorités françaises à se cantonner à leur rôle de médiateur.

De sources concordantes, le retard pris dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale s’explique, en grande partie, par le boycott du travail des commissions mises en place. Boycott dicté, selon nos sources, par Iyad Ag Ghali, depuis les montagnes de Tégharghar où il se terre.

« Le gouvernement malien a respecté tous ses engagements pour la mise en œuvre diligente de l’accord de paix. Ce qui n’est pas le cas de certains groupes armés, qui font tout pour mettre un frein au processus de paix », indique une source gouvernementale qui a requis l’anonymat.

Le ministre français de la défense n’est pas le seul à dénoncer la proximité entre certains groupes signataires de l’accord de paix et le Groupe terroriste Ansar Dine. Bien avant lui, le président de la République avait martelé, devant les représentants de la communauté internationale à Bamako, que « l’ennemi de la paix a un visage et un nom : Iyad Ag Ghali. Et tant que le cas Iyad n’est pas réglé, les efforts pour une paix durable, au nord, seront vains ».

Pour le chef militaire de la Minusma au nord, Hervé Gomart, les accointances entre certains groupes armés et le Groupe terroriste Ansar Dine n’est que secret de polichinelle : « Je ne peux croire qu’au Mali, aujourd’hui, personne ne soit au courant de rien avec tout ce qui se passe ».

Et de conclure : « Il y a des gens parmi  la population ou les groupes signataires, qui ont des informations et qui ne partagent pas ces informations. Ils savent qui pose les mines et les IED, où elles sont fabriquées et par qui ».

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le président IBK]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-ibk-1625292.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 11:09:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Je voudrais engager toutes les Maliennes et tous les Maliens à resserrer les liens de fraternité et d’amitié ainsi que les manifestations de solidarité afin que la pénitence raffermisse le vivre ensemble et la communauté de destin dans une Nation Une et Indivisible riche de sa Diversité.

<strong>Tiéblé Dramé, président du PARENA</strong>

Créez les conditions afin que le président Moussa Traoré apporte une contribution de qualité au renforcement de la cohésion nationale en présentant ses excuses aux victimes de mars 1991 et au peuple malien. Créez les conditions du retour du président ATT. Créez les conditions afin que votre compagnon et frère AOK apporte sa contribution à la résolution des problèmes du pays

<strong>Amadou Koita, président du PS-YELEEN KURA</strong>

Nous sommes un parti politique animé par des hommes et des femmes ambitieux sans être prétentieux, moi président du PS, je ne suis ni un imam ni un pasteur devant les gens. Les pasteurs et les imams sont à la recherche de l’Au-delà.

<strong>Mme Aminata Traoré, altermondialiste</strong>

Il paraît qu'ils recherchent une femme pour remplacer Ban Ki-moon... Je m'invite dans le débat.

<strong>Oumar Mariko, président du parti SADI</strong>

Je me vois comme une alternative. En 2018, ce sera peut-être l’heure de Mariko.

<strong>B.D</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[SOS: une décharge sauvage dans le lit du fleuve Niger]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/sos-decharge-sauvage-lit-fleuve-niger-1625422.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 10:08:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Long de 4 184 km, le fleuve Niger, sève nourricière de plusieurs dizaines de millions d’habitants en Guinée, au Mali, au Niger, au Bénin et au Nigeria, est menacé de toutes parts. Au moment où la fête de l’environnement bat son plein à Kayes, une décharge sauvage croit dans son lit, à Bamako. C’est à la descente du Pont Fahd, en quittant le centre ville. Comble de malheur: les travaux de dragage de ce fleuve peinent à démarrer.

Assise sur un rocher au bord du fleuve, les cheveux pleins de mousses, Fatouma prend un bain. Des sachets plastiques flottent dans l’eau tout près d’elle. D’autres sachets contenant probablement d’autres déchets sont en partie submergés. Derrière elle, à 5 mètres, se trouve un dépotoir sauvage. Pourtant, Fatouma ne semble pas être gênée par ces ordures ménagères. Au contraire, tant que l’eau est ‘’propre’’, déclare-t-elle, elle viendra y faire sa toilette.

Non loin de là, Lassine Sidibé, un cinquantenaire, s’attèle à l’arrosage de son champ de gombo. Depuis 20 ans, il cultive son potager, chaque été. Mais cela fait quelques années qu’une inquiétude le tracasse. Son espace de travail saisonnier se rétrécit chaque année un peu plus. «D’abord, nous avons dû nous battre contre la construction des villas dans le lit du fleuve où nous cultivions jadis. Sans succès. Aujourd’hui, ce sont les déchets de tout genre qui sont déversés ici. Avec la hausse des crues, une partie des déchets sont emportés. Mais la décharge s’agrandit, année après année »,  indique-t-il.

« Pour dégager notre responsabilité, nous avons alerté les autorités communautaires, l’année dernière », poursuit notre interlocuteur. « Les agents de la Mairie de la Commune V sont venus planter cette plaque d’interdiction de déposer les ordures que vous voyez là-bas», ajoute Lassine, en montrant du doigt un panneau situé avant la décharge. Problème: sur la plaque désignée par Lassine, il est écrit : « Espace Communautaire de Torokorobougou, à ne pas toucher ». Installé sur les racines d’un arbre solitaire, dont une grande partie est exposée, grâce à l’érosion du sol, Amidou Doumbia se joint à la conversation. « Cette décharge augmente de volume chaque jour, mais vous ne verrez personne y déverser ses déchets. Ça se passe  la nuit. Les gens viennent y déposer les ordures avant le lever du jour », explique-t-il.

Les travaux de dragage bloqués

Prévus, d’abord pour le mois de février, ensuite pour le mois d’avril, les travaux de réhabilitations du fleuve Niger n’ont, toujours pas démarré à ce jour. D’un coût global estimé à 155 milliards FCFA, le financement du projet est disponible. L’entreprise néerlandaise BIG Machinery, choisie pour ses équipements de dernière génération et son expertise unique dans ce domaine, est prête pour exécuter ce projet. Problème: un conflit de compétence entre le ministre de l’Environnement, Ousmane Koné et son homologue des Investissements Konimba Sidibé bloque le début des travaux.

La 17e édition de la Quinzaine de l’environnement bat son plein à Kayes. Au programme cette année, une communication sur le « changement des comportements ». Il ne reste plus qu’à espérer que cela soit favorable au fleuve Niger qui vit une catastrophe écologique. D’autre part, que nos deux ministres pensent aux millions de pêcheurs, de cultivateurs, de maraichers, d’éleveurs qui dépendent de ce fleuve.

Mamadou TOGOLA

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK : « je fais ce que je dis et je dis ce que je fais ! »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/ibk-fais-dis-dis-fais-1625272.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 10:02:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les Maliens sont déboussolés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Un an après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, l’insécurité se généralise. Chaque jour que Dieu fait, Maliens et forces internationales comptent leurs morts. Des civils comme des militaires. S’y ajoutent une pauvreté endémique et une misère générale et généralisée. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. La corruption est d’un naturel insoupçonné. Et le pillage des finances publiques, un sport national. Où sont donc passées les promesses du candidat IBK, qui promettait de restituer aux Maliens, leur fierté. Et au Mali, son prestige d’antan. C’est de tout cela dont il sera question, dans cette interview que le président de la République a bien voulu nous accorder à son retour de Dakar où, il vient de participer au 49e sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO.

Mr le président, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont, à l’issue de leur 49e sommet tenu à Dakar, insisté sur le redéploiement des forces armées et de sécurité au nord, notamment, à Kidal. Pourquoi cela prend-il du temps ?

C’est, aujourd’hui, le souhait de tous les Maliens, de tous les Africains et même de la communauté internationale. Mais à l’impossible nul n’est tenu !

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

C’est-à-dire que nous voulons tous la même chose : déployer les forces armées et de sécurité à Kidal. Mais elles ne sont pas encore prêtes pour ce faire. Leur formation est en cours. Le matériel adéquat manque aussi.

Certains observateurs avisés de la scène « pourritique » invoquent une pression de la France…

Je ne suis soumis à aucune pression de la France. Je suis simplement réaliste.

Allez-vous traduire dans les faits cette recommandation de vos pairs de la CEDEAO ?

<strong>Ce sera fait !</strong>

Mr le président, les Maliens ne vous reconnaissent plus ? Nos concitoyens estiment que vous avez laissé l’initiative aux groupes armés de conduire le processus de paix, le gouvernement est absent et inaudible.

Que les Maliens se rassurent ! Je contrôle la situation.

Malgré tout, Mr le président, chaque jour il y a des morts

Les Maliens doivent me faire confiance, car je fais ce que je dis et je dis ce que je fais.

Pourtant, Mr le président, votre côte de popularité est au plus bas au sein de l’opinion

Dans les mois à venir, tu verras : elle sera au firmament !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rmap+: fausse alerte !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/rmap-fausse-alerte-1625402.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:59:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans une lettre ouverte, le Réseau Malien des Personnes vivant avec le VIH (Rmap+) interpelle le président de la République Ibrahim Boubacar Keita sur la dégradation des soins qui leur sont administrés. Pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ce qu’il désigne comme ‘’une fausse alerte’’ des départements de la santé ont animé une conférence de presse. C’était samedi dernier. Dans la salle de conférence du ministère de la Santé.

«Monsieur le président, quel héritage allez-vous laisser dans la lutte contre le Sida au Mali ? », s’interroge le Remap + dans sa lettre ouverte. Et d’interpeller le Chef de l’Etat en ces termes: «Vous ne le savez peut-être pas, mais cela fait maintenant deux années, depuis la fin d’année 2014 à aujourd’hui, que les personnes séropositives n’ont plus accès au bilan biologique au Mali». «Ce sont des milliers de patients qui assistent, impuissants, à la dégradation de leur état de santé, des milliers de personnes qui se dirigent vers une mort, pourtant évitable », se plaint le réseau.

Pourtant, indique le Remap+, le Fonds Mondial de lutte contre le sida a acheté les appareils pour le suivi biologique. C’était au Mali d’assurer leur maintenance. Cela n’est pas fait parce que les frais d’entretien de ces appareils ne sont  pas inclus dans la part du budget national consacré à la lutte contre le Sida, s’indigne le réseau. « A l’instant T, Monsieur le Président, à l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) de Bamako, le CD4 n’est pas disponible et deux appareils de charge virale (TaqMan AmpliPrep) sont enfouis dans les magasins, non fonctionnels », affirme le Remap+ qui fait le même constat d’arrêt total ou fréquent des machines à l’hôpital Gabriel Touré, à l’hôpital de Kayes, à Yanfolila, à Yorosso.

Face aux hommes de média, Dr Ouman Dembélé Coordinateur adjoint de la Cellule Sectorielle de lutte contre le Sida, s’explique. A ses côtés, plusieurs responsables en charge des questions de santé dans notre pays. Parmi eux: Dr Mama Coumaré, le Directeur national de la Santé, Souleymane Traoré, le DFM du ministère de la Santé et le représentant du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida (HCNLS), Dr Dramane Koné.

La déclaration liminaire, signée par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Bakary Diarra, met en lumière l’intensification des actions de prévention et de traitement du VIH-Sida, l’accès au bilan biologique, et la maintenance des équipements de suivi biologique. Il existe en moyenne sept appareils par région, dit la déclaration liminaire et pour leur maintenance en 2015, l’Etat a mis à disposition 72, 7 millions FCFA  et en 2016 plus de 177 millions seront alloués à cette fin. Pour les 34 974 patients sous  ARV (médicaments antirétroviraux) dont 2 667 enfants, 17 576 comptages de CD4 ont été réalisés en 2015, soit une hausse de 15% et 7 418 charges virales ont été réalisées. Une hausse de 26%, là aussi.

Le Directeur National de la Santé déplore le fait que le Réseau malien des personnes malades du VIH n’a pas pris contact avec le ministère de la Santé avant d’interpeller le président de la République. Car, les responsables du Remap+ seraient reçus par le ministre de la Santé comme ça a été le cas après que la lettre a été publiée. Pour Dr Dramane Koné, représentant du HCNLS, cette lettre ouverte relève plus de la volonté « d’attirer l’attention » que de la dénonciation.

Mamadou TOGOLA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Journée des banques et établissements financiers : Du nouveau dans les stands !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/journee-banques-etablissements-financiers-nouveau-stands-1625382.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:54:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec PACT Afrique a organisé la 6e édition de la  journée des banques et établissements financiers. C’était au Parc des expositions de Bamako, du 03 au 04 juin dernier. De nouveaux produits ont été présentés aux clients.

Dans son stand, à l’entrée de la foire, la Banque nationale pour le Développement de l’Agriculture présente à ses clients son nouveau système de versement sur « GAB ». Selon Moussa Camara, chargé de Communication de la BNDA, les Guichets Automatiques bancaires (GAB) ne sont pas nouveaux. La nouveauté, c’est la possibilité de pouvoir effectuer des dépôts d’argent sans carte bancaire. En clair, explique Moussa Camara, une vendeuse d’orange peut déposer ses recettes sur son compte au passage par le « nouveau versement sur GAB ». C’est un service fiable, pratique et sécurisé, disponible 24h/24. Le montant à déposer doit être compris entre 5000 fcfa et un million fcfa.

De son côté, la Banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) affiche sa carte VISA-prépayée. C’est pratique pour les voyageurs, car, rechargeable à distance, dit un agent commercial de la banque. Selon Ismaël Soumaré, gestionnaire de compte PME/PMI à la BSIC, son établissement intervient dans le financement des projets dans le secteur des BTP, des mines, du transport et du commerce.

La 6e édition de la journée des Banques et établissement financiers a pris fin, samedi dernier, par la nuit du banquier à l’Hôtel Salam. Présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, la nuit du banquier a enregistré la distinction de plusieurs personnalités qui se sont illustrées dans le secteur financier. Parmi eux: dix journalistes choisis par la Maison de la presse pour leurs articles sur l’économie.

Rappelons que les thèmes de cette édition étaient: « le financement des projets structurants pour une croissance économique soutenue et durable: Agriculture-Energie-infrastructures » ; « quels outils communs à l’échelle régionale pour engager la modernisation des services financiers digitaux ? ».

<strong>Mamadou TOGOLA </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les 12 travaux du nouveau gouverneur du district]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/12-travaux-nouveau-gouverneur-district-1625362.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:52:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nommé la semaine dernière, le nouveau Gouverneur du District de Bamako, Mme Sacko Aminata Kane a fort à faire. Sécuriser et assainir la Cité des trois caïmans, deux « missions suicides » pour la ‘’Dame de Fer’’ de la Police Nationale.

Au mois de janvier prochain, Bamako abrite le Sommet Afrique- France. Le temps est désormais compté pour la commission d’organisation présidée par Abdallah Coulibaly. Le défi majeur pour la réussite de ce sommet, outre la sécurité reste l’assainissement de la ville de Bamako. Sur la question sécuritaire, le Contrôleur Général Aminata Kane est, d’une part, dans son élément. Avec l’appui des services techniques, le Gouverneur peut réussir. D’autre part, avec une bonne communication, les populations adhèrent à la lutte contre l’insécurité.

Sur cette question, le Gouverneur est parti pour laisser des plumes. C’est le moins que l’on puisse dire. Les raisons sont multiples, l’incivisme étant la principale. Ainsi, en 2015, le gouvernement a, grâce au budget spécial d’investissement, éjecté 200 millions fcfa dans le curage des caniveaux pour des résultats modestes. Pendant le premier semestre de la même année, 50 séances de sensibilisations sur le respect de l’environnement ont été effectuées et ont concerné 40 000  concessions, indique Bassy Coulibaly, chef de la division Assainissement à la Direction régionale de l’Assainissement et du Contrôle des pollutions et des nuisances du district de Bamako.

«Nous avons l’impression de prêcher dans le désert avec ces séances de sensibilisation. Il y a toujours des ordures qui se retrouvent non seulement dans les caniveaux, mais aussi dans les collecteurs », déplore Bassy Coulibaly. Et d’ajouter : «3 480 convocations ont été émises par les services en charge de l’assainissement et 951 personnes ont répondu de leurs actes devant les tribunaux ».

Assainir Bamako, c’est aussi la libération des voies publiques. Sur ce dossier, le Gouverneur sortant, Hadi Traoré, a montré ses limites. Lui qui plusieurs fois a promis le bâton et la carotte ‘’aux occupants illégaux’’ des grandes artères de la capitale avant de mettre de l’eau dans son vin. Résultat: avant de pouvoir dégager les artères, c’est Hadi Traoré qui vient d’être dégagé. Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à son successeur.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Inauguration de la mosquée de Bandiagara : Un joyau architectural qui aura coute 1,5 milliard CFA]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/religion/inauguration-de-mosquee-de-bandiagara-joyau-architectural-aura-coute-15-milliard-cfa-1625332.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:48:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Entièrement financée et équipée, par Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général du Groupe Toguna, la mosquée de vendredi de Bandiagara a été inaugurée, vendredi 03 juin, par les leaders religieux  venus de toutes les régions du Mali.  Mais aussi, en présence des autorités politiques et administratives. A en croire les visiteurs, la mosquée de Bandiagara est la plus belle, mais aussi, la plus grande,  et la mieux équipée de notre pays.

Bâtie sur une superficie de 5.000 m2, la mosquée de Bandiagara comprend, entre autres, deux grandes salles de prières d’une capacité de 5.000 places. Mais aussi, une salle de lecture du coran, une morgue, un forage, un château d’eau, des latrines et des airs, spécialement, aménagés pour les ablutions….

La mosquée construite dans le style soudano-sahélien

Conçu dans un style soudano-sahélien, elle est construite en pierres taillées, au huitième quartier de Bandiagara,  par l’un des meilleurs architectes de notre pays. Les fresques et la décoration, elles, sont inspirées du terroir dogon.

Son inauguration, qui a eu lieu vendredi 03 juin, a drainé du monde au pays dogon. Au rang de ceux-ci, on peut citer les autorités administratives et locales. S’y ajoutent le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mr Thièrno Hass Diallo ; Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture et du Tourisme ; Mr Oumar Ibrahim Touré, commissaire à la Sécurité Alimentaire avec rang de ministre ; Mr Ibrahim Bocar Bah, ancien ambassadeur du Mali auprès de l’Union européenne ; Mr Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique. Quant au leader d’Ansar Dine, Mr Ousmane Chérif Madani Haïdara, il s’est fait représenter par son fils.

Côté opérateur économique, on notait la présence de Mr Sessé Komé, président-directeur général des hôtels Radisson Blu ; Mr Oumar Niangadou dit « Petit Barou » ; une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, conduite par son président, Mr Bathily et une foule nombreuse, composée de parents et amis du donateur : Mr Seydou Nantoumé, PDG du Groupe Toguna.

Pour transporter les participants à Bandiagara, plus de neuf cars de plus de 100 places et cinq minibus de plus de 40 places. Sans compter ceux qui s’y sont rendus à bord de leur propre voiture….

De mémoire de « Bandiagarois », jamais leur ville n’a accueilli autant de visiteurs sur son sol.

Pour accueillir les invités, venus de partout, la ville de Bandiagara a revêtu ses plus beaux habits. Avec ses larges rues propres, elle a tenu à rendre notre séjour agréable dans cette ville légendaire, que nous foulons pour la première fois.

La ville de Bandiagara devenue le point de convergence du monde politique et économique

Très tôt, le matin, les rues sont prises d’assaut par les différentes associations religieuses, scandant « Allah Akbar ». Comme pour annoncer l’heure de l’heureux évènement. A bord de leur fameux véhicule 4X4, les Soufi venus de Bamako donnent de la voix, leurs dreadlocks au vent.

Partout, la fête bat son plan. Là, les femmes s’attèlent à la préparation du déjeuner ; plus loin, des bouchers appelés à la rescousse dépècent les bœufs à coups de couteau.

Les hôtels et auberges sont pleins à craquer. Bandiagara, la capitale du pays dogon est devenue, en l’espace de 72 heures, le point de convergence du monde politique, économique et religieux.

Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, un imposant dispositif sécuritaire a été mis en branle. Composées  des forces de police et de la Garde nationale, les forces de sécurité ont quadrillé la ville, en y organisant des patrouilles régulières. Dans la ville de Bandiagara, comme sa périphérie.

Sur le toit de la mosquée, les tireurs d’élite ont pris position, cagoulés et l’œil dans le viseur. En dépit de la chaleur accablante.

Le PDG du Groupe Toguna préfère l’action au discours

Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général du Groupe Toguna n’a prononcé le moindre discours au cours de la cérémonie. Ni communiqué le montant exact de cet investissement, pour le moins, colossal. Comme pour dire, à ses illustres hôtes  que l’action parle mieux que le discours.

Mais selon certaines indiscrétions, la construction et l’équipement de la mosquée de Bandiagara aurait couté près de 1,5 milliard CFA.

Après la visite guidée des lieux, le chef du huitième quartier de Bandiagara s’est dit heureux que ce joyau architectural soit érigé dans son fief. Avant de remercier l’heureux donateur pour tout ce qu’il a fait dans son village. Et, partant, dans tout le « pays dogon ». « C’est une véritable œuvre d’art que le président-directeur général du Groupe Toguna vient de dédier à Dieu. Et nous implorons le tout-puissant pour qu’il le lui rende au centuple », dit l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique. Même tonalité du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mr Thièrno Oumar Hass Diallo. Pour lui, le bienfait n’est jamais perdu ; surtout, quand il est dédié à Dieu, à ses coreligionnaires, à sa communauté, à son pays. La cérémonie a été couronnée par la grande  prière du vendredi, à l’issue de laquelle tous les dogons ont été «   rebaptisés Maïga, Touré et Baby ». Avant  que les invités ne se retirent dans une tente climatisée, attenante à la mosquée, pour le déjeuner.

Oumar Babi Envoyé spécial à Bandiagara]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Douane : les recettes passent de 45,3 a 45,7 milliards cfa en juin]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-recettes-passent-de-453-a-457-milliards-cfa-juin-1625312.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:19:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>En mai dernier, les recettes douanières sont passées de 45,3 à 45,7 milliards CFA. Soit une hausse non négligeable de 400 millions CFA.</strong>

Les recettes douanières sont en hausse constante. De 35 milliards CFA par mois, elles sont passées à 43 milliards CFA. Avant de franchir le cap vertigineux des 45 milliards CFA par mois. Soit une hausse de plus de 10 milliards CFA par mois.

Loin de se contenter de ces performances inédites à la douane, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta multiplie les initiatives pour être à hauteur de mission. En mai dernier, elle a réalisé une recette mensuelle de 45,7 milliards CFA, contre 45,3 milliards CFA en avril. Soit une hausse de 400 millions CFA.

A l’origine de ces performances, la rigueur dans le traitement des dossiers. Grâce à son système informatique, la direction générale des douanes gère, en un clic, le processus de dédouanement des marchandises, qu’elles soit solides ou liquides. Une traçabilité saluée, non seulement, par l’hôtel des finances ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers.

Autre raison de cette performance : le management mis en place par l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, directeur général des douanes. Tous les cadres et agents vous le diront : pour une des rares fois à la douane, l’homme qu’il faut a été mis à la place qu’il faut. Avec les résultats que l’on sait.

Au Bureau des Produits Pétroliers de la douane, les recettes sont passées de 12 milliards CFA à 20 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 8 milliards CFA.

Certes, la baisse des prix du carburant à la pompe a fait perdre au Bureau du pétrole environ 3 milliards CFA par mois.

Malgré tout, le Bureau des Produits Pétroliers de la douane maintient le cap.

Même performance du côté des marchandises solides, qui ont généré, en avril dernier, 28 milliards CFA. Une première dans l’histoire de la douane malienne.

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Viande avariée : la Douane réussit deux coups de maître]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/viande-avariee-douane-reussit-deux-coups-de-maitre-1625252.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:02:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Nous ne savons plus quelle viande nous trouvons dans nos assiettes, à Bamako. En effet, par deux fois, la semaine dernière, la douane a saisi d’importantes quantités de foie, de volaille, en l’occurrence du poulet, des entrailles et du poisson avariés. La dernière prise a été faite, samedi dernier, à Kourémalé. </strong>

Le chef de brigade de Kourémalé et son équipe ont donc acheminé, samedi dernier, à la direction régionale des services vétérinaires, au marché Dibida, une camionnette remplie de foie de bœufs et de poulets avariés en provenance de Guinée. Ces produits, nous a-ton dit, proviennent de  France et d’Irlande

Déjà, lors de la première prise, la semaine dernière, les douaniers ont affirmé que la commerçante de cette marchandise est une Malienne qui l’importe de la Guinée. Ces viandes et poissons, ont précisé les douaniers, proviennent, le plus souvent, d’Uruguay, des Pays-Bas, de la Russie... Les défaillances dans la conservation de ces viandes, avant leur arrivée à destination, notamment dans les pays chauds, fait apparaitre sur ces marchandises, des virus et autres microbes qui les rendent impropres à la consommation. Les douaniers, qui se substituent à la gendarmerie et à la police, ces derniers temps, sont à féliciter. Les populations doivent redoubler de vigilance, face à ces marchandises, puisque, nous a-t-on assuré, la commerçante n’a pas regretté son geste et a même promis de continuer son commerce, après avoir décliné sa qualité de malienne.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[IBK s’attaque encore à l’opposition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-sattaque-a-lopposition-1625212.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 08:58:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, s’est encore attaqué à l’opposition, dès son retour d’un voyage. En effet, de retour de Dakar où il a suivi les sommets de la CEDEAO et de l’UEMOA, il a critiqué ceux qui disent que le retard dans la mise en œuvre de l’accord incombe au gouvernement. Il a laissé entendre que l’acte posé devant la cour constitutionnelle pour annuler la loi sur les autorités intérimaires a entraîné du retard. C’est dire que le président IBK met sur le dos de l’opposition le retard pris par la mise en œuvre de l’accord. Dans une démocratie républicaine, il est difficile d’imposer un langage uniforme à tous les acteurs politiques, même s’il faut le justifier par la crise sécuritaire au Mali. Ce sont des choix de régimes politiques non autoritaires.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Amadou Koïta, président du PS-YELEEN-KURA : « Notre souhait est d’aller vers une conférence d’entente nationale »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-koita-president-ps-yeleen-kura-souhait-daller-vers-conference-dentente-nationale-1625192.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 08 Jun 2016 08:52:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[A l’occasion de son troisième anniversaire, le Parti socialiste YELEEN-KURA a organisé une cérémonie d’inauguration de son siège et une conférence de presse à Badialan3, samedi dernier. Au cours de la conférence de presse, le président du PS-YELEEN-KURA, Amadou Koïta, était entouré de Mme Sacko Mariam Diallo, vice-présidente du Bureau exécutif national, du secrétaire général, Cheikh Oumar Coulibaly, de la présidente du Bureau de femmes, Me Diarra Founé Sanogo et du président des Jeunes, Diakaridia Konaté. Amadou Koïta a fait la genèse du parti, expliqué ses objectifs et ses perspectives.

Le président du parti socialiste a commencé par rappeler le parcours du parti, depuis la création du Mouvement citoyen, du PDES et la constitution du Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), après le coup d’Etat de 2012. Il a rappelé qu’à l’époque, ils s’étaient opposés au putsch. Le 25 mai 2013, le PS-YELEEN KURA est créé. Le parti avait soutenu la candidature de Soumaila Cissé, à l’élection présidentielle de 2013. Pendant trois ans, le PS-YELEEN-KURA a animé l’opposition démocratique et républicaine. Le président du parti a rappelé les recommandations de leur congrès, entre autres : s’investir en vue du rassemblement de tous ceux qui sont porteurs des valeurs socialistes ; entamer des démarches pour l’adhésion du parti à l’International socialiste ; entreprendre des démarches en vue du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré  et œuvrer pour la promotion des femmes et des jeunes. A l’issue des travaux de la Conférence nationale, a dit Amadou Koïta,  les délégués ont recommandé à tous les militants et militantes du PS-YELEEN KURA, d’apporter leur soutien sans faille et indéfectible au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, candidat élu d’un parti frère, socialiste. Il a signalé que le parti a répondu à l’appel du Président IBK qui avait demandé en septembre 2016, que les Maliens se retrouvent autour de l’essentiel.

C’est dans ce cadre que le PS-YELEEN KURA n’a pas participé à la marche de l’opposition et a rejoint les rangs de la majorité présidentielle. Interrogé par les journalistes pour savoir si ce revirement était consécutif à des frustrations, le président du PS-YELEEN-KURA, Amadou Koïta a soutenu que ce n’était pas le cas, puisque le parti avait déjà rencontré des difficultés avec les grands partis politiques de l’opposition pour constituer ensemble une liste commune, lors de la convocation du collège électoral, en vue des communales. Le parti entend apporter sa contribution à la lutte contre la corruption, la délinquance financière, pour qu’il y ait la bonne gouvernance et la justice sociale. Parlant des problèmes du Nord, il a souligné que la crise était multidimensionnelle et qu’il faut poursuivre la mise en œuvre de l’accord. Amadou Koïta a toutefois affirmé que leur souhait est d’aller vers une conférence d’entente nationale.

Le mandat de la MINUSMA, a-t-il indiqué, doit être renforcé et ne pas rester dans une position défensive. Il a, malgré tout, reconnu la nécessité de la présence de la mission onusienne dans notre pays. Le PS-YELEEN-KURA, a déclaré Amadou Koïta, a gardé des relations tout à fait cordiales avec les partis de l’opposition et avec Jeamille Bittar qui avait été candidat à l’élection présidentielle de 2013, contre l’avis d’Amadou Koïta et ses amis.

&nbsp;

B.D.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Interview (presque) imaginaire : IBK : « mon petit frère ATT sera bientôt de retour  à Bamako,  INCHALLAH ! »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-petit-frere-att-sera-bientot-de-retour-a-bamako-inchallah-1614352.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 02 Jun 2016 15:59:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Annoncée par IBK lui-même, à l’ouverture de la journée du Paysan, initiée par son prédécesseur, cette nouvelle semble remporter l’adhésion des populations, toutes tendances politiques confondues. Pour elles, l’exil du président ATT à Dakar et son jugement par la Haute Cour de justice pour, dit-on, « haute trahison » n’est pas de nature à favoriser la réconciliation nationale. Surtout, quand la commission ad hoc, mise en place par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, indique dans son rapport que le « dossier contre ATT est vide ».

Pour en savoir davantage sur le retour d’ATT au bercail, nous avons rencontré IBK en marge de la journée du Paysan. Interviou.

<strong>Mr le président, doit-on s’attendre dans les jours à venir au retour d’ATT au bercail ?</strong>

C’est ce que je viens d’annoncer, à l’occasion de la journée du Paysan, initiée par ATT lui-même. Je crois qu’il faut rendre à ATT ce qui est à ATT. On peut lui reprocher tout ce qu’on veut, sauf deux choses : il n’aime pas son pays ou qu’il n’a pas travaillé.

Son bilan, à la tête de notre pays, n’est pas positif ; il est honorable. A part le président Modibo Keïta, aucun chef d’Etat malien ne peut se vanter d’avoir fait plus qu’ATT pour ce pays.

En ce qui concerne nos rapports personnels, je le dis et je le répète : il n’y a rien entre mon « cousin » et moi. Ceux qui ont tenté, sans succès,  de nous mettre en conflit se gourent. D’ailleurs, la semaine dernière, je parlais avec lui de son retour au pays. Et mon petit-frère sera, bientôt, de retour à Bamako, inchallah.

<strong>ATT peut-il revenir au pays sans que son dossier soit vidé, sans que la CEDEAO s’en mêle ?</strong>

Pour ne rien te cacher, Le Mollah, nous sommes en train de gérer tout ça à l’abri des oreilles indiscrètes. Il s’agit, aussi, de lui trouver un logement décent. Ensuite, le mettre, lui et sa famille, dans toutes les conditions dignes de son rang d’ancien président de la République.

<strong>Pourquoi donc, Mr le président, vous n’avez pas mis le holà aux poursuites judiciaires, lancées contre celui que vous appelez votre « cousin » ?</strong>

Crois-moi, Le Mollah, j’ai été mis devant le fait accompli ; sinon, je n’aurai pas permis que des poursuites soient engagées contre mon « petit-frère ».

<strong>Qui est à l’origine de ces poursuites, alors ?</strong>

C’était un ministre très influent qui avait eu un différend avec ATT. Il croyait pouvoir user de son pouvoir pour régler ses comptes personnels avec ATT. Quand j’ai compris ses vraies intentions, j’ai agi comme il se doit.

<strong>Ce ministre est-il  encore au gouvernement ?</strong>

Oui !

<strong>Peut-on connaître son nom ?</strong>

Non ! Mais il se reconnaîtra à travers vos colonnes. Et je suis sûr que tu le connais aussi. Mais tu ne vas pas manger ton piment dans ma bouche, même si j’adore le « frontobani » et la sauce à la pâte d’arachide. Comme tout bon Maninka qui se respecte.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Garantibougou : Deux personnes meurent noyées dans un puits]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/garantibougou-deux-personnes-meurent-noyees-puits-1614212.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:50:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le drame s’est produit, samedi dernier, à Garantibougou, 1ère plaque en face du Lycée Ba Anna Samaké. Deux ‘’creuseurs’’ de puits se noient dans un puits en finition. Aux environs de 13 heures.</strong>

C’est dans l’arrière cour d’une boulangerie en construction que les faits se sont déroulés. Selon les témoignages recueillis sur place, la boulangerie était construite, les fagots de bois pour le four qu’un témoin nous a montrés du doigt, étaient même là. C’est ainsi que les deux manœuvres creuseurs de puits s’activaient pour être dans les délais. Mais la grande pluie qui s’est abattue sur Bamako dans la journée du vendredi dernier n’a pas arrangé les choses.

Le 1er manœuvre descend, nous dit un témoin, pour voir le niveau de l’eau et s’enquérir de la quantité de boue qui s’y était posée. Pourquoi et comment, nous n’en savons rien, sauf qu’il n’en sortira pas. En tout cas, pas vivant. Voyant que son collègue ne fait plus aucun bruit et ne répond plus à ses incessants appels, son compagnon descend dans le puits pour le secourir. Il n’en sortira jamais.

Alertés, les sapeurs-pompiers de Baco-Djicoroni, stationnés à moins de deux kilomètres des lieux interviennent rapidement. Ils se déploient et un pompier descend dans le puits. Le mal est déjà fait. Les corps sans vie des deux jeunes gens seront remontés sous les yeux attristés de la population.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’impasse !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/limpasse-2-1614152.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:39:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Trois ans après l’investiture d’IBK, et un an après la signature de l’accord de paix pour la réconciliation nationale, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits. A deux ans de la fin du premier mandat du « Kankélintigui », l’avenir s’annonce incertain pour les 15 millions de Maliens. Qui désespèrent de pouvoir espérer.</strong>

Ramener la paix et la sécurité au nord et, partant dans tout le Mali ; équiper les forces armées et de sécurité, afin qu’elles puissent faire face à leurs missions régaliennes ;  mettre fin à la corruption, au népotisme et à la délinquance financière ; une justice équitable pour tous, pauvres comme riches…….

Telles sont, entre autres, les raisons qui ont  poussé les populations maliennes à élire IBK avec un score inédit : 77,3 % des voix au second tour, face à son challenger d’alors, Mr Soumaïla Cissé. « Nul n’est et ne sera au-dessus de la loi ! », martelait le nouvel homme fort du Mali,  le doigt pointé vers le ciel. Comme s’il voulait prendre Dieu à témoin.

Quelques jours auparavant, ses « souteneurs » devant l’éternel s’étaient procuré des machettes par centaines, en promettant un « génocide » si un autre candidat est élu, en lieu et place d’IBK. Même les leaders de la rébellion étaient entrés en scène en appelant  à voter IBK. Sans compter le soutien matériel et financier de l’ex-junte militaire qui, avant même le début de la campagne électorale, avait pris faits et cause pour le candidat IBK.    C’est dans ce contexte électrique que celui que certains appellent le « Kankélintigui » (homme de parole) a été élu à la magistrature suprême de notre pays. Pour ses partisans, avec à leur tête, des leaders musulmans « rien ne sera, désormais, comme avant ! ».

<strong>Espoirs déçus </strong>

Trois ans après, l’espoir suscité par son élection a fait place au désespoir. Jamais les Maliens ne se sont sentis en insécurité.  Au nord, au centre, comme au sud du pays. Pas un seul jour, sans que les  populations civiles ou les éléments des forces armées et de sécurité ne soient victimes d’attaques à mains armées. Ou de mines sur leur passage. Et les enquêtes promises par le gouvernement n’ont jamais abouti à des résultats.

Plus grave, un an après la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale, la situation n’a pas changé d’un iota. Le nord du Mali reste le terrain de jeu des terroristes et bandits de tout poil. L’administration y est absente. Et les populations abandonnées à elles-mêmes. Sans services- socio de bases adéquats. Estimés à des milliers, les réfugiés caressent, chaque jour, l’idée de leur retour au bercail. Mais l’insécurité ambiante dans leur région d’origine les en dissuadent.

Considérés, par le candidat IBK comme la « priorité de ses priorités », l’équipement de nos forces armées et de sécurité est toujours attendu. Hormis des uniformes distribués à tour de bras, rien n’a été fait. Du moins, pour l’instant. Avec un effectif pléthorique, l’administration reste incompétente. Confortablement installés dans les bureaux, l’écrasante majorité des cadres n’y sont que pour mener leurs propres affaires. Partout, le même refrain : « tais- toi  et bouffe et s’il en reste, la nation pourrait en bénéficier ». Censée être le dernier recours des populations, la justice, elle, fonctionne selon la célèbre fable de La Fontaine : « selon que vous soyez riche ou pauvre, le jugement des cours vous rendra blanc ou noir ».  Considérée, jusqu’à la fin des années 80 comme l’une des plus performantes d’Afrique, l’école malienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Avec des étudiants incapables de sortir une phrase de leur bouche, sans « secouer le cercueil de Vaugelas ». La corruption est d’un naturel insoupçonné. Considérés comme des intouchables, certains pillent les finances publiques. Sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Parce qu’ils sont le pouvoir, ou proche de lui. Selon le dernier rapport du Vérificateur général, près de 153 milliards CFA ont été passés à la casserole par les bonzes du pouvoir. Qui se la coulent douce au volant de luxueuses bagnoles. Ou à l’ombre de « châteaux » bâtis sur des terrains arrachés aux pauvres. Avec la complicité de la haute administration.

<strong>Le nécessaire changement de cap </strong>

Les affaires succèdent aux affaires ; les scandales,  aux scandales. Après le fameux marché des équipements militaires, l’achat controversé du Boeing présidentiel, le scandale de l’engrais frelaté…... le régime IBK doit affronter deux scandales, et pas des moindres : l’installation de la fibre optique qui, selon le Parena, un parti politique de l’opposition, aurait été le plus cher d’Afrique,  et les pick-up de l’armée.

S’y ajoute une pauvreté endémique. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Dans certains quartiers de notre belle et sale capitale, la misère est si forte que certains chefs de famille se voient obligés de fuir,  dès l’aube, le regard de leurs enfants. Parce qu’ils ne disposent pas des 500 ou 1.000 CFA pour faire bouillir la marmite. Le chômage des jeunes, avec ou sans diplôme, a franchi le seuil du tolérable.

Annoncé à grands renforts de publicité, le taux de croissance de 5,6 % prévu cette année n’a eu aucun impact réel sur le panier de la ménagère. Qui n’est plus  vide, mais troué.

Bref  trois ans après l’élection d’IBK à la magistrature suprême de notre pays, c’est l’impasse. Le but du tunnel s’éloigne chaque jour davantage.  Trop d’espoirs déçus, trop d’injustices accumulées, trop de rancœurs qui se sont cristallées dans les cœurs et dans les esprits……

Réveillez-vous ! Comme qui dirait, car cette fois-ci, c’est un sommeil de trop. Dormir, c’est mourir un peu ; c’est mourir tout court.

<strong>Oumar Babi</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Président du PS-YELEEN KURA, Amadou Koïta, claque la porte de l’opposition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/president-ps-yeleen-kura-amadou-koita-claque-porte-de-lopposition-1614462.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:21:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Présidé par Amadou Koïta, le parti Socialiste PS-YELEEN KURA,  a organisé, samedi dernier, sa première conférence nationale, à la Maison des Aînés. Etaient présents à cette cérémonie, entre autres, les représentants de l’UDD, du parti FARE, du RPM,  de l’UMP, du PRVM-Fasoko, de l’UM-RDA, de l’association An Ka Ben et de la CMP.</strong>

Le Secrétaire général du parti, Cheikh Oumar Coulibaly, a rappelé les résolutions issues du congrès ordinaire du parti, entre autres : rester dans l’opposition ; s’investir en vue du rassemblement de tous ceux qui sont porteurs des valeurs socialistes ; entamer des démarches pour l’adhésion du parti à l’International socialiste ; entamer des démarches en direction des partis socialistes en vue de tout rapprochement stratégique ou alliance électorale ; entreprendre des démarches en vue du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré ; œuvrer pour la promotion des femmes et des jeunes ; entreprendre des démarches pour la création d’une école du parti. Le président des Jeunes, Diakaridia Konaté, a fait un brillant plaidoyer pour les jeunes du parti. Il a demandé une meilleure participation des jeunes aux actions de la société. « Quand on coupe les ailes de la jeunesse, on coupe les ailes d’une société », a-t-il laissé entendre. Suite à la lecture des résolutions de la conférence nationale, le président du PS, Amadou Koïta, a indiqué : « à l’issue de vos travaux, vous avez dégagé une position qui est on ne peut plus claire et sans ambages… ainsi, vous venez de recommander au parti, à tous les militants et militantes du PS-YELEEN KURA, d’apporter leur soutien sans faille et indéfectible à son excellence monsieur Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République, chef de l’Etat en sa qualité de candidat élu d’un parti frère, socialiste. Cette mission de soutien au président IBK se fera en toute responsabilité et dans la dignité, le respect du parti socialiste et des idéaux du socialisme. » Amadou Koïta a rappelé : « Nous avons joué le rôle qui était le nôtre au sein de l’opposition, jusqu’à ce moment et estimons que nous avons, avec les hommes et les femmes qui animent l’opposition, rendu de dignes et loyaux services à la nation. Une opposition a un rôle spécifique à jouer au sein d’un régime démocratique surtout que le Mali dispose d’une loi portant statut des partis politiques de l’opposition. Aujourd’hui, j’en appelle à tous les militants et militantes de notre parti à soutenir les initiatives du président de la République, pour qu’enfin, notre pays retrouve sa verve d’antan, pour que la nation malienne se réconcilie avec elle-même, pour que l’ensemble du peuple malien se retrouve et qu’enfin, le citoyen retrouve sa dignité et cette image de souveraineté de notre pays. »  C’est avec ces mots qu’il a déclaré clos les travaux de la Première conférence nationale du PS-YELEEN KURA.

<strong> B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tiébilé Dramé, président du PARENA]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/tieble-drame-president-parena-1614432.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:17:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Monsieur le président, la situation sécuritaire se dégrade, trop de sang coule au Mali depuis trop longtemps, les populations au centre et au  nord sont terrorisées, nos forces sont harcelées quotidiennement. Dans un tel contexte, c’est votre responsabilité de réagir pour rassurer le pays, un pays qui commence à douter, un pays qui est coincé.

<strong>Tiémoko Sangaré, Président de l’Adema</strong>

Les partis de la majorité présidentielle n’ont pas pu, jusqu’à présent, dégager une plate-forme claire de collaboration en vue d’un meilleur soutien au Président de la République.

<strong>SOUMAILA CISSE, Chef de file de l’Opposition </strong>

Tréta, au lieu de se précipiter sur moi, devait à sa sortie du gouvernement venir me dire c’est pour telle raison ou telle autre que j’ai été viré.

<strong>Me Mountaga Tall, Président du Cnid</strong>

Nous nous sommes opposés jusqu’au bout dans l’opposition en dépit des intimidations, des frustrations, des répressions, des privations et nous soutenons jusqu’au bout l’action gouvernementale dans la majorité. C’est clair, c’est simple et c’est honnête.

<strong>Younouss Hamèye Dicko, président du RDS</strong>

La mise en place des autorités intérimaires n’est pas systématique. Elle est imposée par la nécessité et se fonde sur le fait qu’il faut garantir la continuité de l’administration décentralisée en attendant qu’un conseil ne soit mis en place.

<strong>Amadou Koita, président du PS Yeelen Koura</strong>

L’histoire contemporaine retient qu’à chaque fois que notre pays a eu besoin de ses fils, ils ont répondu à cet appel avec dignité et respect.

<strong>B.D</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Conférence régionale du RPM à Gao : Le secrétaire général de la section de Gao,  Abdrahamane Diakité, déjoue les manœuvres de sabotage]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/conference-regionale-rpm-a-gao-secretaire-general-de-section-de-gao-abdrahamane-diakite-dejoue-manoeuvres-de-sabotage-1614552.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:40:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La Cité des Askia a vibré au rythme de la conférence régionale du parti RPM à Gao, convoquée, dimanche 29 mai par le Bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (BPN/RPM). La rencontre, qui  a eu un franc succès, a réuni près de 1.300 participants venus des cercles de Gao, Bourem et Ansongo. Il faut malgré tout signaler que la préparation de cette conférence nationale a donné lieu à un véritable bras de fer, entre l’Etat et le parti majoritaire, entrainant une grande mobilisation des moyens de l’Etat, l’implication directe du Gouverneur, sur instruction du ministre de l’Administration Territoriale, Abdoulaye Idrissa Maiga, pour empêcher la tenue de la conférence.

A titre de rappel, le BPN/RPM, au cours d’une réunion extraordinaire, le 07 mai dernier, a décidé, en prélude au congrès du parti, programmé pour mi-juillet, de la tenue de la conférence des sections dans les capitales régionales et le District de Bamako.  La rencontre de Gao, comme celle de la plupart des régions, avait été arrêtée pour le 29 mai 2016.

<strong>Une conférence régionale entamée sous de bons auspices</strong>

C’est à ce titre que le Secrétaire à l’Organisation du BPN/RPM, Mamadou Diarrassouba, est arrivé le 24 mai à Gao, à la tête d’une importante délégation de cadres du parti, pour donner des consignes pour une bonne organisation de ladite conférence de section.  Suivant les consignes, le Secrétaire général de la section RPM de Gao, Abdrahamane Diakité, s’est mis à pieds d’œuvre pour assurer l’organisation pratique de la rencontre.  Des Invitations ont été adressées aux délégués, aux partis amis, le dispositif d’hébergement et la réservation d’hôtel pour la délégation du BPN/RPM, ont été minutieusement préparés pour assurer l’éclat de la conférence.

Le vendredi 27 mai, une forte délégation de la section RPM de Gao était sur le tarmac de l’Aéroport pour accueillir la délégation du BPN/RPM, conduite par Monsieur Ali Kouriba et comprenant Mme Marie Yagalé Togo, Messieurs Ogobara Dolo et N’Ko Keïta et veiller à leur installation à l’Hôtel les Askia.

Une surprise attendait la délégation, car, dès son  arrivée, une lettre, n° 22 datée du vendredi 27, signée, par ordre du Préfet de Gao, du sous-préfet central, est remise, par les soins d’un porteur, à Abdrahamane Diakité, lui demandant de reporter la tenue de la conférence pour raison d’état d’urgence.

<strong>Les saboteurs pris à leur propre jeu</strong>

Aussitôt, la commission d‘organisation est convoquée en réunion pour examiner cette nouvelle donne. Pour les responsables de la section, le subterfuge ne passe pas inaperçu. La chronologie des événements, jusqu’à ce 27 mai 2016, une année jour pour jour après la bataille entre le maire de Gao et le ministre de l’Administration Territoriale, rend la lettre du Préfet parfaitement lisible.

Pour rappel, il y a eu le scandale des listes RPM concurrentes, à l’occasion des élections reportées d’octobre 2015, suivi du procès retentissant annulant la liste du ministre de l’Administration Territoriale. Ce qui a déclenché sa colère, suite a laquelle il a mis d’office le Gouverneur Amadou Baba Sidibé à la retraite, puis muté, tour à tour, le Directeur de Cabinet, Alassane Diallo, le CAAJ Bany Cissé et le Préfet Edmond Dembélé, au motif, qu’ils ont, contrairement à ses instructions, mais conformément à la loi électorale, accepté une liste RPM autre que celle qui avait sa préférence.

Il ya eu, aussi, la conférence de section du 17 Août 2015 qui a connu la dernière tentative, avortée du ministre de l’Administration Territoriale, d’imposer sa volonté au RPM à Gao. Enfin, la conférence de section du 13 mars 2016, qui l’écarta de la section, avec ses soutiens, a mis à nue la vraie stratégie politique du Ministre à Gao.  Toutefois, les responsables du RPM ont conclu que la section n’est ni initiatrice, ni comptable d’une conférence régionale. Ils ont décidé de transmettre copie de la lettre à la délégation du BPN/RPM, pour toutes fins utiles. Celle-ci rencontra le Gouverneur le vendredi à 17 h, pour une visite de courtoisie programmée, mais également un message de protestation au regard de l’initiative incohérente et notoirement partisane de l’administration, dont la conséquence regrettable est d’affaiblir le RPM.  Malgré ces sollicitations, Le Chef de l’exécutif régional est resté intraitable : il n’y aura pas de conférence régionale le 29 mai à Gao. La rencontre a alors tourné court. De ce fait, la délégation du BPN/RPM a pris la décision de s’en tenir à la hiérarchie du parti. La décision est tombée, la nuit, de la part de Boulkassoum Haidara, Président du Conseil Economique Social et Culturel, porte-parole du RPM, invitant les sections de Gao, Bourem et Ansongo à tenir la conférence …le 29 mai.

Toutefois, le chef de la délégation du BPN/RPM et le Secrétaire Général Abdrahamane Diakité ont pris la précaution de délocaliser les assises au siège annexe du parti, l’ex-Coordination de campagne d’IBK, à 200 m du siège principal. La précaution fut justifiée, palliant un affrontement aux conséquences imprévisibles,  au vu de l’impressionnant cordon policier et de la garde nationale qui a ceinturé le siège du conseil régional de Gao, très tôt le dimanche 29 mai, après que des travaux nocturnes de menuiserie firent sauter et changer les serrures de la salle de conférence, nuitamment.  La conférence régionale de Gao fut finalement ouverte, dimanche 29 mai, devant près de 1.300 délégués, venus d’Ansongo, de Bourem et de Gao. Etaient présents les secrétaires généraux respectifs d’Ansongo, le Colonel Halidou Maiga, le Secrétaire Général de la sous-section de Bourem, Abdramane Touré et le Secrétaire Général de Gao, Abdrahamane Diakité.

A l’ouverture de la séance, le Président Aly Kouriba  a fait la lecture de l’allocution du Président Boulkassoum Haidara, exprimant le soutien du BPN/RPM aux présentes assisses et invitant la conférence à des débats francs, fructueux pour aboutir à des recommandations pertinentes.

<strong>Motion de soutien au président IBK</strong>

Quatre communications ont constitué le menu de la conférence, suivant les thèmes ci-après : l’état et la vie du parti, les acquis du gouvernement face aux engagements de campagne du Président Ibrahim Boubacar Keïta, le RPM et les regroupements politiques et la problématique des élections.

Les débats et contributions très nourris qui ont suivi les quatre présentations ont abouti aux recommandations, entre autres : L’intensification de la politique de l’emploi à Gao, au regard de la tentation de la jeunesse à être détournée par les groupes terroristes ; la mise en œuvre urgente de programme d’énergie solaire et d’énergie éolienne, pour pallier la crise d’énergie dans la région de Gao, la réalisation d’infrastructures socio-économiques dans la région de Gao, et notamment, le lancement des travaux de la route Sévaré – Gao, avec le risque de la coupure du tronçon par les pluies hivernales, isolant de fait le nord du reste du pays ; l’initiation d’un programme, sous forme de fonds spécial, de prise en charge des veuves et orphelins des victimes civils et militaires de la crise depuis 2012  et le renforcement des capacités de l’administration pour une meilleure gestion des ressources dédiées à la reconstruction des régions du Nord. La conférence a adressé une motion de soutien indéfectible au Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour ses actions en faveur du développement économique et social du Mali et la mise en œuvre apaisée de l’Accord de paix.

Aussi, l’ensemble des sections de la région de Gao ont assuré au Président de la République et au BPN/RPM d’une victoire éclatante du parti lors des élections prochaines.  Enfin, la conférence exhorte le Président de la République à effectuer une visite à Gao, avec ces mots « I bissimila à Gao, la Cité des Askia vous attend et vous réclame ».

<strong>B.D</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Front social: les charbonniers crient leur raz-le bol]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/front-social-charbonniers-crient-raz-bol-1614532.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:36:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La Fédération Nationale des Exploitants Forestiers du Mali (Fenefoma) a organisé une conférence de presse, samedi dernier, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. Objectif : informer l’opinion nationale des conditions difficiles d’exercice de leur métier et de la possibilité d’une grève illimitée. Du moins si rien n’est fait dans les prochains jours.

«Nous avons été informés par notre intermédiaire que le ministre de l’Environnement Ousmane Koné nous rencontrera au plus tard ce lundi ou mardi. De la tenue ou non de cette rencontre et des conclusions qui en découleront, dépendront nos actions à venir», a déclaré Moussa Koné président par intérim de la Fenefoma aux hommes de média.

Ils sont venus des régions de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou, de Mopti et des six (06) communes du District de Bamako.

Ils sont: exploitants de bois d’œuvre et de service, de charbons de bois, de bois de chauffe, de bambou, de feuilles d’arbres, de produits de cueillette, de gommes arabiques.

Ils sont tous également membres de la Fédération Nationales des Exploitants Forestiers du Mali à venir exprimer leur colère et leur indignation aux autorités.

L’objet de la colère des exploitants forestiers est la Circulaire n°254 du Directeur National des Eaux et Forêts instruisant à tous les Directeurs Régionaux des eaux et forêts et au Directeur de l’OPNBB de faire une application stricte des articles 32 et 33 de la Loi 10-028 du 12 juillet 2010 déterminant les principes de gestion du domaine forestier national.  « Dans la cadre de la rationalisation de l’exploitation et de la circulation du  bois d’œuvre et du bois de service du domaine forestier de l’Etat, il est instruit aux agents des Eaux et Forets de: - arrêter l’exploitation du bois d’œuvre et de service dans tous les massifs forestiers sans plan d’aménagement approuvé par les autorités compétentes; - la transformation du bois d’œuvre et de service est faite exclusivement par les unités industrielles ou artisanales autorisées par l’autorité compétente et implantée en dehors des forestiers », stipule la Circulaire signée: Inspecteur général Biramou Sissoko, Directeur National.

Selon le président de la Fenefoma, c’est à l’Etat de mettre en œuvre les plans d’aménagement.  Les bailleurs de fonds mettent, pour cela, des centaines de milliards dans les caisses de l’Etat en plus des recettes officielles générées par l’activité des exploitants forestiers qui sont estimées en 2013 à plus 800 millions FCFA. par ailleurs, indique Moussa Koné, ce n’est pas la Circulaire en soit qui pose problème mais l’interprétation qu’en fait chaque agent sur le terrain, rend leur travail impossible.

Venu de Fana, région de Ségou M. Fomba témoigne: pour 12 sacs de charbon vendus à 2000 fcfa l’unité, un agent des eaux et forets m’a réclamé  15 000 fcfa. Après d’intenses négociations, j’ai payé 7500 fcfa sinon je perdais tout.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Mamadou TOGOLA   </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Parena soutient les revendications des paysans]]></title>

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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:32:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Parti pour la Renaissance nationale (Parena), a tenu son 3e congrès extraordinaire. C’était les 28 et 29 mai dernier, au Centre International de Conférence de Bamako. Devant les délégués, Tiébilé Dramé, a appelé à l’organisation des assises nationales pour la refondation de l’Etat. Le président du Parena a réitéré son soutien aux paysans dans leurs revendications.

Dans la Zone cotonnière de Sikasso et plus précisément à Koutiala des paysans refusent de cultiver le coton. Du moins, si certaines de leurs revendications ne sont pas prises en charge, dont la principale reste le renouvellement des instances des sociétés coopératives paysannes conformément aux nouvelles dispositions de la Loi OHADA. Dans son discours d’ouverture du congrès extraordinaire où il a mis son poste en jeu, Tiébilé Dramé exprime son soutien aux producteurs de coton qui ne réclament que justice et l’application des textes.

« Notre responsabilité historique vis-à-vis de notre pays et de notre peuple nous oblige à aller, sans trainer davantage les pieds, vers des concertations nationales en vue de rassembler notre peuple et en vue de forger une marge de manœuvre pour notre peuple », dit le président du parti du Bélier blanc. Avant de poursuivre, sous la forme d’un réquisitoire:

« M. le président, entendez l’angoisse de la jeunesse qui demande un emploi décent. M. le président, entendez les cris de cœur des cotonculteurs qui réclament justice et l’application des textes de loi ».

Dans son intervention, le président du Mouvement des Jeunes du Parena, Seydou Cissé a mis l’accent sur la problématique de l’emploi des jeunes. Selon lui, les difficultés liées à l’emploi des jeunes sont la résultante de la mauvaise gouvernance et de l’absence de vision politique des dirigeants. Pour Seydou Cissé, le chiffre de 116 000 emplois créés entre septembre 2013 et avril 2016 n’est que du saupoudrage. Quant à la présidente du Mouvement des femmes, Mme Tamboura Mah Keita, son discours était axé sur la représentativité des femmes.

Selon elle, malgré l’adoption de la loi instaurant le quota de 30%  de femmes au sein des instances de prise de décision, la réalité est toute autre. Ce qui, affirme-t-elle, est un dysfonctionnement pour une véritable démocratie.

Le 3e congrès extraordinaire du Parti pour la Renaissance nationale a été l’occasion pour les partis amis du Mali et de la sous région de prendre la parole pour témoigner de la qualité d’homme politique de Tiébilé Dramé.

Ainsi pour le Burkina Faso, MPP et UNIR-PS ont pris la parole, PNDS pour le Niger et LD-MPT et TEKKI pour le Sénégal. Au Mali, ce sont : le RPM, l’URD, les Fares, le PDES, le CNID et le PRVM- Fasoko qui ont pris la parole.

Le président du Parena, Tiéblé Dramé, est reconduit à son poste.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Démocratie : le revers  de la médaille]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/democratie-revers-de-medaille-1614482.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:29:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La démocratie malienne est aujourd’hui malade de la multiplicité des partis qui, plutôt que d’apporter de la vivacité par l’enrichissement du débat citoyen, est devenue un facteur de banalisation et de sclérose du jeu politique.</strong>

Se pose alors la question de savoir comment cette démocratie s’est construite, afin de cerner les facteurs endogènes et exogènes pouvant expliquer son état de déconfiture actuel.

<strong>AU COMMENCEMENT ETAIT LE RDA, PARTI AVANT-GARDISTE DE MASSE.</strong>

L’administration et l’école coloniales se sont évertuées à saper les fondements culturels de la société, mais aussi à diviser les intellectuels et chefs traditionnels de l’époque en deux groupes antagonistes: le groupe des nationalistes animé par une farouche volonté d’indépendance et celui des partisans de la collaboration au sein de la Communauté française. C’est en ce moment qu’apparaissent les grandes figures du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) comme Mamadou Konaté, Daniel Ouezzin Coulibaly et Félix Houphouët Boigny qui scellent par la même occasion une communauté de destin entre le Mali, la Haute Volta, la Côte d’Ivoire, et avec tous les pays qui vont s’engager dans la lutte d’émancipation du RDA. L’Union Soudanaise, la branche malienne du RDA n’était pas seule en piste. Elle faisait face à la rivalité du Parti Progressiste Soudanais (PSP) de Fily Dabo Sissoko, un autre grand nom de la lutte d’émancipation du Soudan Français. La volonté d’enterrer définitivement le système colonial fera pencher les cœurs et donc la balance du  côté de l’US-RDA qui mènera le Soudan Français à l’indépendance le 22 septembre 1960.

Constatant que le processus d’émancipation était désormais devenu irréversible, la France coloniale va s’ingénier à concevoir des micro-Etats, avec des frontières souvent confuses à souhait et dont la viabilité posera problème. On se rappelle que Paris a régné sur son empire colonial d’Afrique noire à partir de Dakar, alors capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de Brazzaville, capitale de l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Avec le plan de balkanisation concocté, l’indépendance va se transformer en un étau mortel dont les mâchoires seront tenues par l’ancienne puissance coloniale qui n’a jamais renoncé à garder une mainmise totale sur les matières premières des colonies. Pour y échapper, la seule alternative restait une alliance de raison avec les pays de l’Est (URSS et Chine notamment), mais la chute du mur de Berlin ramènera les partants dans le giron français. Si la victoire politique du RDA a été nette, elle a eu un effet pervers avec l’imposition du parti unique dans toute sa zone d’influence, portant ainsi un coup sérieux à la liberté d’expression par l’absence de contre-pouvoir.

<strong>LE CMLN ET LA RUPTURE AVEC LA LEGALITE, L’OCCASION MANQUEE DU 28 FEVRIER 1978.</strong>

Les seules activités politiques autorisées entre 1960 et 1968 étaient donc celles de l’US-RDA. En décidant d’engager le Mali dans la voie de la révolution active en 1966, Modibo Kéita a provoqué de nombreux mécontentements et des résistances au sein de la société, ce dont va profiter l’armée pour renverser le régime le 19 novembre 1968. A partir de ce moment, les activités politiques seront purement et simplement interdites pendant presque dix ans avant qu’un autre parti unique, l’UDPM occupe le terrain. Ce nouveau parti sera un composé de cadres civils et militaires sous le leadership incontestable de Moussa Traoré enfin débarrassé des faucons du CMLN. Cependant, l’UDPM sera face à une équation à trois inconnues dont la première est la capacité de résilience des anciens pionniers et étudiants issus de l’école de Modibo Kéita, devenus à divers niveaux des cadres de l’administration pendant que l’US-RDA continuait d’être frappée d’ostracisme. La seconde sera le dosage à trouver au sein de l’UDPM entre cadres civils et militaires pour que les premiers ne se sentent pas tenus en laisse par les seconds. Pour la troisième enfin, est-ce que celui qui est considéré comme l’assassin (CMLN et ce qui en est sorti) du mari (Modibo Kéita) pouvait prétendre à la main de la veuve (US-RDA) ? Pouvait-il tout simplement s’en passer ?

Cette question de fond fermera la porte de l’UDPM à un nombre important d’acteurs qui auraient pu lui assurer une meilleure assise. En ne tirant pas toutes les conséquences de cette donne, Moussa Traoré va rater l’occasion de se ménager une sortie honorable de la scène. En effet, après avoir écarté le 28 février 1978 ceux que l’on présentait comme les faucons du CMLN, sa côte de popularité avait fait un bond considérable ; moment d’embellie qu’il aurait pu mettre à profit pour convoquer une concertation nationale inclusive sur l’avenir politique du pays car le peuple malien n’a toujours eu qu’un désir : le retour à une vie constitutionnelle sous un régime civil. Ce faisant, il aurait consacré la rupture avec la première république et le parti unique, instaurer le multipartisme en donnant une orientation politiquement acceptable à son action. Et très certainement, mars 1991 ne serait jamais arrivé chargé d’autant de péchés pour les uns et les autres !

<strong>EVENEMENTS DE MARS 1991 ET REVEIL DES DEMONS, </strong>

<strong>COMMENT S’EN SORTIR APRES TANT DE DERAPAGES ?</strong>

Gouverner sans prendre en compte les aspirations profondes de son peuple, c’est faire courir des risques importants à la république. Les Maliens aimaient bien le Président Modibo Kéita pour son patriotisme et son intégrité mais ils ne voulaient pas de la révolution active sous la férule des miliciens. Moussa Traoré a exposé son régime à la colère des Maliens en sous estimant leur volonté de changement. Après mars 1991 et au vu des nombreuses promesses, les Maliens devraient être des gens heureux mais le sont-ils ? Les évènements du 22 mars 2012 ont apporté une réponse sans équivoque sur la nature et l’ampleur du mal qui a failli emporter le pays. Sous l’ère dite démocratique, le débat citoyen a progressivement cédé le pas à la frustration et à la fronde qui ont enfanté le chantage politique et l’exacerbation de la capacité de nuisance pour se faire valoir. La division est devenue l’opération arithmétique la plus prisée. Elle a été savamment appliquée aux cœurs pour arriver à la multiplication des problèmes par l’addition des actes de défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat et de toutes les formes de hiérarchie. Dès lors, le pillage systématique des biens publics a pu devenir la règle dans l’indifférence générale. Qui devrait en répondre ?

Les tares se sont accumulées au fil des ans : création anarchique de partis politiques plus par effet de fragmentation sur fond de nombrilisme que par le besoin d’occuper un espace porteur, mauvaise gouvernance débouchant sur une gangrène paralysante qui a permis le réveil des forces sécessionnistes et l’envahissement de plus de la moitié du territoire national, mise sous tutelle onusienne du pays. Et comme si cela ne suffisait pas, des pêcheurs en eaux troubles, insensibles à la souffrance des populations, se battent pour déstabiliser le président qu’elles se sont librement donné. Un changement de président peut-il régler les problèmes actuels qui n’ont pas commencé avec l’élection d’IBK ? Heureusement que celui-ci garde une vision claire de la situation et de sa mission, ce qui lui évite de perdre son énergie et son temps à des futilités. Pour rafraîchir les mémoires, de qui Alpha Oumar Konaré avait dû finalement solliciter les services en 1994 pour stabiliser son régime ? Lequel des trompettistes actuels était absent ? Quels sont ceux qui ont profité de l’accalmie apportée par IBK entre 1994 et 2000 pour se faire une santé, avant de le trahir de la façon qu’on sait ? Les vraies questions seront certainement posées au bon moment et personne ne sera déçu. Pour le moment, il s’agit de reconquérir la paix et l’intégrité du territoire compromises par des comportements indignes et irresponsables. On croyait le pays sorti de la transmission violente du pouvoir avant que la soldatesque vienne mettre chacun face à ses responsabilités le 22 mars 2012. La paix et la démocratie sont à construire tous les jours par le travail et la vertu. L’espoir est grand de voir le président IBK engager bientôt des réformes hardies et aucun soutien ne sera de trop dans cette exaltante mission.

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Autorités intérimaires : Les propositions du RDS]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-propositions-rds-1613502.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 31 May 2016 12:12:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité(RDS), a organisé une journée de réflexion à la Maison des Aînés, le samedi dernier. Le thème portait sur les autorités intérimaires. C’était en présence des membres du bureau politique national du RDS, des partis amis et de la société civile.</strong>

Le président du RDS, Younouss Hamèye Dicko, a indiqué :  « Malgré la signature de l´accord de paix, il faut reconnaître que des questions de fond demeurent et le constat sur le terrain est très amer et très préoccupant. Il faut donc aller très vite dans la mise en œuvre de la loi et la mise en place des Autorités Intérimaires. Le RDS insiste sur la pertinence de cette loi qui vient concrétiser encore davantage l´application correcte de l´Accord de paix. Cette loi comble un grand vide dans la gestion et l´administration du pays, notamment au septentrion. Le RDS reste convaincu que la mise en œuvre intelligente, courageuse et de bonne foi des Autorités Intérimaires constituera l´avancée la plus significative et la plus encourageante de l´application de l´Accord d´Alger. »

Pour s´en convaincre davantage, a-t-il dit, il faut savoir que les grands acteurs ont déjà adopté en Avril 2016 la Convention Subsidiaire No 001 – Coordination – Plateforme – Gouvernement relative à la mise en place des Autorités Intérimaires et au déploiement / redéploiement des services déconcentrés de l´Etat et des Chefs des circonscriptions administratives dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka. Le RDS, a-t-il ajouté, salue l´adoption consensuelle de cette convention subsidiaire dont l´objet est, entre autres, de : définir les attributions des Autorités Intérimaires ; fixer le calendrier de mise en place de l´Administration d´Etat dans toutes les circonscriptions administratives, y compris l´installation des Chefs des circonscriptions administratives ; fixer le calendrier de déploiement / redéploiement des services déconcentrés de l´Etat ; préciser les modalités de mise en place des Autorités Intérimaires ; participer à la révision des listes électorales. Aussi, a-t-il indiqué, il s’agit de faciliter et préparer le retour, la réinstallation, la réinsertion des réfugiés, des déplacés et la réhabilitation des personnes sinistrées. C’est le lieu, pour le RDS, a dit Younouss Hamèye Dicko de féliciter et de remercier le Gouvernement qui, par la loi portant sur les autorités intérimaires, applique avec bonne foi l´Accord d´Alger en se donnant les textes nécessaires au retour de la paix, de la sécurité et de l´Administration dans le nord de notre pays.

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ki a fai koi !!! - Pour mauvaise gestion de l’Ambassade : Les sections des partis de l’opposition en France  interpellent IBK]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-fai-koi-mauvaise-gestion-de-lambassade-sections-partis-de-lopposition-france-interpellent-ibk-1603812.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 26 May 2016 10:55:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une correspondance, en date du 21 mai, adressée au président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, les sections de France des partis de l’opposition dénoncent « la mauvaise gestion des affaires de la communauté malienne en France par la mission diplomatique et consulaire ». Elles invitent le président IBK à organiser « des concertations nationales ».      </strong>

Décidément, le 21 mai restera dans les annales de l’histoire de notre pays. Car, en plus de la grande marche pour le Mali et du Meeting dit de la « Réconciliation nationale et de la Paix», la journée du 21 mai a enregistré un autre événement majeur. En effet, c’est la date choisie par les représentations en France des partis Fare Anka Wuli, Parena, Pdes et Urd pour interpeller le Chef de l’Etat sur la dégradation du service à l’ Ambassade du Mali en France qui n’est, selon eux, autre que le reflet de la dégradation de la gouvernance générale de notre pays.

Depuis deux ans et demi indique la correspondance, les Maliens de France assistent à une «dégradation des conditions d’accueil dans les locaux du Consulat avec comme corolaire des délais de traitements et d’attente des papiers administratifs plus longs pouvant conduire à des difficultés sur l’emploi et le logement; la corruption généralisée dans le recrutement et la gestion du personnel; un manque de professionnalisme des agents  ayant  pour cause un mode de recrutement et de nomination tenant compte des affinités sociales avec comme conséquence leur relation empreinte d’arrogance voire d’insolence avec les usagers; une absence d’écoute, d’initiative et d’innovation; une absence ou une mauvaise communication officielle des autorités diplomatiques sur les attentes et les problématiques du pays », indique la correspondance dont le Canard a reçu copie.

Pour les signataires de la correspondance, les maux de l’Ambassade du Mali en France « prennent source dans une relation de cause à effet » dans les maux du Mali tout entier. C’est pourquoi, ils invitent le président IBK « à redresser la barre du bateau Mali qui part à la dérive». Ils demandent au Chef de l’Etat « d’organiser des concertations nationales avec toutes les forces vives du Mali. Dans l’espoir de voir le Mali se relever pour le bonheur des Maliens».

<strong>Mamadou TOGOLA       </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Assises : Pour « tentative de viol », Sory écope de 5 ans de prison]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/assises-tentative-de-viol-sory-ecope-de-5-ans-de-prison-1604072.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 26 May 2016 10:45:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[N’eut été l’intervention du mari et du frère de la victime Sory, le berger de Nara, aurait été à bout de son crime. Ainsi en a conclu la Cour présidée par le juge Ibrahim Konta. Résultat: le violeur, placé sous mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2014, prend 5 ans de prison dont 3 avec sursis.

Le droit pénal, dit-on, est le droit des preuves. Une fois les faits établis, la sanction doit suivre. L’application stricte de ce principe marcherait mieux ailleurs que dans un pays où les relations sociales jouent un grand rôle dans la vie des citoyens et la justice ne peut être que clémente. C’est le cas dans cette affaire où, la victime plaide pour la libération de son bourreau.

Sory B. berger à Nara est marié et père de six (06) enfants. Le rapport d’expertise médical versé à son dossier le décrit comme « incapable de se contrôler sexuellement ». Sory savait quel moment sa victime était susceptible d’être seule. C’est ainsi qu’un jour, en passant non loin du domicile de M. Coulibaly, sa victime,  en bon berger s’en approcha avant qu’elle ne puisse l’apercevoir. A bonne portée, il se rue sur elle. Une lutte s’engage, les cris de M. Coulibaly finissent par alerter son mari et le beau-frère de celui-ci.

Arrêté, Sory ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Il nie avoir tenté d’abuser sexuellement de M. Coulibaly. Du moins, dans un premier temps, car après avoir été cuisiné par les gendarmes, il  a reconnu les charges retenues contre lui. Pour le procureur, cet était de fait n’est pas acceptable. Et la cour doit en tenir compte. Appelée à la barre, la victime plaide la libération immédiate de l’accusé. Parce que, dit-elle, cet homme qu’elle connait bien avant ces événements, est père de six enfants. Depuis son incarcération, ajoute-t-elle, c’est sa femme qui se bat au quotidien pour donner à manger aux enfants.

Dans son verdict, la cour condamne Sory à 5 ans de prison dont 3 avec sursis. Ayant passé près de deux ans en détention, le violeur regagnera sa famille. Et au juge Konta d’expliquer la décision de la cour à l’accusé en prenant soin d’indiquer : « même si tu regardes la femme d’autrui,  si elle n’a pas aimé  et qu’elle vient se plaindre tu purgeras la peine de trois ans d’abord, avant que tu ne sois jugé pour cette nouvelle affaire », a dit le juge dans un bambara qui n’a pas laissé la salle indifférente.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Moussa Timbiné, membre du comité d’organisation du meeting de la réconciliation nationale : « Nous sommes frères, tout se construit dans la paix et l’unité d’action »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/moussa-timbine-membre-comite-dorganisation-meeting-de-reconciliation-nationale-sommes-freres-se-construit-paix-lunite-daction-1603982.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 26 May 2016 10:42:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les membres du Rassemblement pour la paix et la réconciliation au Mali (An Ka Ben) ont réussi, samedi dernier, à mobiliser une foule que ne pouvait contenir la salle Banzoumana Sissoko, du Palais de la culture, Amadou Hampathé Ba. Les représentants de l’Etat, de l’Assemblée nationale, des hommes politiques de toutes obédiences et personnalités convaincues de la nécessité de la réconciliation nationale, ont répondu présents, dans une salle surchauffée par des jeunes et illustrée par des images vidéos et les photos de tous les présidents du Mali.

Pour les membres d’An Ka Ben, il s’agit « de faire de la réconciliation nationale, une force de frappe patriotique et invincible, derrière Elhaj Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République… pour relever les défis qui ont pour noms : insécurité, terrorisme, crises de tout genre. »

Les membres de l’association se sont donnés comme objectif de contribuer à l’unité et à la cohésion nationale, à travers les valeurs sociétales du Mali. Hamane Touré dit Serpent, président des clubs de soutien au président ATT, a réitéré son souhait de voir ATT revenir au Mali. Dans son discours, le président du PS-Yelleen Kura, Amadou Koita, a indiqué  que notre pays traverse des moments extrêmement difficiles et que les hommes doivent mettre l’accent, non plus, sur ce qui les sépare mais sur ce qu’ils on de commun, dans le respect de l’identité de chacun. La rencontre et l’écoute de l’autre, a-t-il ajouté, sont toujours pus enrichissantes même pour l’épanouissement de sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue.

Citant un adage africain, il a soutenu : « il y a ma vérité et ta vérité qui ne se rencontreront jamais. La vérité se trouve au milieu. Pour s’en approcher, chacun doit se dégager un peu de sa vérité pour faire un pas vers l’autre, c’est fort de ce constat que les amis d’Ibrahim Boubacar Kéita, du président Amadou Toumani Touré, ont initié, avec les amis de Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Dioncounda Traoré, un processus de réconciliation et de paix. »

Les discours du ministre Mohamed Ag Erlaf, qui représentait le Premier ministre, du président de la Convention de la majorité présidentielle, Boulkassoum Haidara, les messages des notabilités, des religieux et des acteurs de la société civile ont tous convergé vers l’objectif de la réconciliation de tous les Maliens annoté dans l’Accord pour la paix.

Pour Moussa Timbiné, membre du Comité d’organisation de la cérémonie : «  nous sommes des frères, tout se construit dans la paix et l’unité d’action. » Après avoir rappelé des actes patriotiques posés par les anciens présidents de la République du Mali, il a demandé une mobilisation autour des valeurs sociétales et des principes démocratiques. Selon lui : « le Mali va renaitre ».

<strong>B.D.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lancement des travaux de dragage  du fleuve Niger : Tout semble être prêt, mais les ministères de l’environnement et des investissements trainent les pieds]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/lancement-travaux-de-dragage-fleuve-niger-semble-etre-pret-ministeres-de-lenvironnement-investissements-trainent-pieds-1603962.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Thu, 26 May 2016 10:37:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Tout semble être prêt pour lancer les travaux de réhabilitation du fleuve Niger. Mais un conflit de compétence, entre les départements de l’Environnement et des Investissements, repousse,  chaque jour que Dieu fait,  l’échéance.

Prévu, pour ce mois d’avril, le lancement des travaux de réhabilitation du fleuve Niger risque d’être reporté sine die. Et le Mali risque de perdre un projet phare, dont le coût global est estimé à 155 milliards CFA. A l’origine : un conflit de compétence, entre le ministre Ousmane Koné et son homologue des Investissements, Konimba Sidibé. Chacun croit son département le plus qualifié pour piloter ce projet. Or, ils sont censés travailler en tandem. Mais hélas !

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Sauver le fleuve Niger

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Pourtant, tout est prêt pour mettre fin à la lente et longue agonie du fleuve Niger. S’étendant sur plus de 4200 km, il est menacé, non seulement, par l’ensablement ; mais aussi, par la pollution. Conséquence : l’eau se fait rare dans le lit du fleuve. Le poisson aussi. Liées à la survie du fleuve, la pêche est, de moins en moins, pratiquée. Et les activités de maraîchage et de cultures irriguées tournent au ralenti.

C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de signer un protocole d’accord avec une entreprise néerlandaise : BIG Machinery. Avec ses équipements de dernière génération et son expertise unique, dans ce domaine, cette entreprise a, déjà, mené des études de faisabilité, estimées à 15 milliards CFA. Mieux, elle dispose d’un mandat, en bonne et due forme, pour mener à bien ce projet. Le dossier a été approuvé, conjointement, par les ministères des Finances, des Investissements et de l’Assainissement. Et la cérémonie de lancement des travaux était prévue pour la semaine dernière.

Mais quelle ne fût la stupéfaction du partenaire hollandais ? Il est, sans cesse, renvoyé de ministère en ministère. Censé lancer le démarrage des travaux, la signature du protocole d’accord, entre le gouvernement et la partenaire néerlandais, est reportée sine die. Chaque département se croit le plus qualifié pour piloter le projet. Qui coûte, au bas mot, la bagatelle de 155 milliards CFA. Las d’être trimballé de bureaux  en bureaux le partenaire néerlandais serait sur le point de plier bagages. Du moins, si la lenteur administrative se poursuit.

D’u coût global de plus de 155 milliards CFA, le projet de réhabilitation du fleuve Niger comprend deux phases.

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La première phase du projet

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D’un montant de 45 milliards CFA, la première phase du projet concerne le dragage du lit du fleuve. Il s’effectue de la frontière guinéenne au Mali sur une distance de 200 km. Il s’agit, dans cette première phase, de débarrasser le fleuve Niger des matières polluantes qui peuplent le lit du fleuve ; mais aussi, de lui donner une profondeur de 6 mètres. Afin d’augmenter la capacité d’absorption du fleuve et, du coup, éviter à nos populations des inondations récurrentes, surtout en période d’hivernage. Avec son cortège de morts, de blessés et de disparitions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Selon les études menées par l’entreprise néerlandaise, 900 millions de m3 de déchets devraient être extraits du lit du fleuve. Aussi, le projet prévoit l’aménagement des zones rocheuses. Déjà identifiées, ces zones seront aménagées en zones de pisciculture. Afin de  permettre aux poissons de se reproduire. Et, du coup, de relancer la pêche et ses activités connexes dans notre pays. Dans le domaine de la promotion de l’emploi, ce projet offre 500 emplois permanents.

A l’issue de la première phase du projet, la navigabilité du fleuve Niger sera rétablie. En provenance de Tombouctou, Gao, du Sénégal ou de la Guinée-Conakry, les bateaux  pourront se rendre à Bamako.

S’y ajoute la revente du gravier et du sable, issus du dragage, aux entreprises des BTP. Si le voyage de sable d’un camion de 7 tonnes est vendu à 8O.000 CFA, il sera vendu, par le projet, moitié prix (40.000 CFA), voire moins.

Disposant d’une réputation mondiale, l’entreprise néerlandaise dispose de toute la technologie, nécessaire pour mener à bien ce projet. Entre autres, du matériel de dernière génération, dont des pelleteuses amphibies, dont chacune pèse 2 milliards CFA. Mais aussi, des Caterpillar  capables de rouler sur l’eau.

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La deuxième phase du projet

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La seconde phase du projet est la concrétisation  des activités nées de la première phase : l’installation de stations   permettant, non seulement, de purifier les eaux usées avant de les déverser dans le fleuve ; mais aussi, la mise en place de turbines, produisant de l’électricité.

Selon les études menées par l’entreprise néerlandaise, la ville de Bamako produit, elle seule, plus de 300.000 m3 d’eaux usées par an. Des eaux déversées, directement, dans le fleuve Niger. Sans traitement, au préalable.

Autre avantage de ce projet : la commercialisation, dans les régions du sud, du sable du désert. Pour ce faire, l’entreprise néerlandaise dispose de près de 200 camions. Sans compter la régénérence de l’écosystème, tout au long du fleuve Niger.

Autre avantage de ce projet : la transformation des plantes aquatiques recueillies dans le fleuve Niger en compost pour les maraîchers et autres paysans. Ce qui pourrait amoindrir leurs factures en intrants agricoles chimiques. Cette seconde phase du projet coûtera la bagatelle de 110 milliards CFA. Soit un total de 155 milliards CFA pour les deux volets du projet.

Aux dernières nouvelles, certains pays « amis » du Mali auraient décidé de prendre en charge 50 % du coût du projet. Pour eux, c’est un projet-pilote à cause, notamment, de son impact sur la vie des populations ; mais aussi, pour sa haute intensité de main d’œuvre pour les candidats à l’immigration.

Contrairement à son prédécesseur (ATT), IBK n’a, à ce jour, construit ni pont, ni barrage, ni aménagement agricole, encore moins des hôpitaux dignes de ce nom. Le projet de réhabilitation du fleuve Niger constitue donc pour lui, l’unique occasion de marquer d’une pierre blanche l’histoire de son pays.

Mais le cafouillage, entre ces deux départements, risque de le priver de l’unique chance de changer le visage du Mali, en permettant aux bateaux en provenance de Tombouctou, de Gao, de Guinée-Conakry ou du Sénégal….d’accoster à Bamako.

Oumar Babi]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Djiguiba Kéita dit PPR, Secrétaire général du PARENA : «  Avec l’affaire de la fibre optique et des Pick-up de l’armée, c’est une nouvelle ardoise que le régime IBK a exhibée »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/djiguiba-keita-dit-ppr-secretaire-general-parena-laffaire-de-fibre-optique-pick-up-de-larmee-cest-nouvelle-ardoise-regime-ibk-a-exhi-1603912.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 26 May 2016 10:33:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Canard Déchainé]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Marche de l’opposition, le retour d’ATT au pays et l’affaire dite de la fibre optique et des pick-up de l’armée…Autant de sujets d’une brûlante actualité sur lesquels le secrétaire général du PARENA est revenu dans cet entretien qu’il nous a accordé. Avec force détails.

<strong>Quelle explication donnez-vous à la grande mobilisation de la marche de l’opposition ?</strong>

Une explication à cette gigantesque mobilisation? Le peuple en a marre du régime d'IBK fait de surfacturations, de dilapidation des maigres ressources de notre pays, de partition de fait du pays, de capitulation permanente face aux rebelles. Ces dizaines de milliers de Maliens, c'est la résultante du pilotage à vue du régime, de son immobilisme, du ras le bol que les Maliens ont face à la gestion familiale du pouvoir.

50 000 Maliens pour dire NON à la gestion calamiteuse du régime IBK, c'est la rançon de ce que IBK a montré depuis 32 mois. Et pourtant les embûches et les crocs en jambes, les tentatives de sabotage et d'intimidations, les chantages n'ont pas manqué pour que cette « Marche pour le Mali échoue».

<strong>Ainsi, parlant de sabotage, nous pouvons commencer par l'ORTM:</strong>

 instrumentalisé comme jamais il ne l'a été, l'ORTM a d'abord interdit le mot MARCHE à la radio et à la télévision qui fonctionnent grâce à nos impôts et nos prêts:

&nbsp;
<ul>
 	<li>la conférence de presse de l'Opposition Républicaine et Démocratique le 13 avril et au cours de laquelle a été annoncée la Marche, a été censurée sur ce point ;</li>
 	<li>le report de la Marche pour cause de maladie du Président de la République a été censuré sur ce point;</li>
 	<li>l'annonce du désistement d'un parti de l'opposition pour participer à la marche a été saluée par l'ORTM par la publication de son communiqué. Nous saluons l'ORTM pour avoir fait la publicité pour notre Marche, parce que c'était la première fois que certains citoyens en étaient informés et ils sont venus de Yorosso, Ségou et d’ailleurs grâce à ce communiqué de retrait d'un parti de la Marche annoncée pour le 21 mai;</li>
 	<li>la renonciation d'un second parti de l'Opposition à sa participation à la marche a été diffusée en grande pompe par l'ORTM. Je le félicite pour la publicité faite.</li>
</ul>
             pression sur les syndicats des Sotrama pour saboter la Marche par des manœuvres dilatoires. Mais étant tous de très grands avertis, nous avions notre plan B, qu'on a mis en œuvre, du coup, échec et mât pour le pouvoir !

             enfin pression et chantage sur les Sotrama pour ne pas transporter les marcheurs. Heureusement ce fut peine perdue. Les points focaux de la Marche ont déjoué le complot.

&nbsp;

<strong>Les Maliens vous ont-ils compris ?</strong>

&nbsp;

Les Maliens nous ont compris. Cinquante mille d'entre eux sont sortis scander nos slogans.

&nbsp;

A propos du programme gouvernemental de fibres optiques. Pourquoi avoir attendu maintenant pour dénoncer un marché d’un montant aussi énorme, attribué en 2011 et qui était, comme vous dites, en duplicata avec celui qui était exécuté  par les opérateurs de téléphonie mobile : Sotelma /Malitel et Orange Mali ?

&nbsp;

Quand, en 2011, tant de sous ont été débloqués pour les fibres optiques, on a laissé le temps au temps, croyant voir le bout du tunnel au bout de trois à quatre ans. Hélas, c'est une nouvelle ardoise que le régime IBK a exhibée. Du coup, de questionnements en recherches, nous avons conclu à un système de doublon, vu le travail colossal abattu par MALITEL et ORANGE pour installer leurs câbles.

&nbsp;

Après le rapport du Vérificateur général sur le marché   des matériels militaires, révélant plusieurs irrégularités, vous vous adressez au Vegal pour faire la lumière sur le prix des Pick-up. Le marché des équipements militaires est-il source d’enrichissement illicite ?

&nbsp;

Nous saisissons le Vegal pour éclairer nos lanternes. Nous en sommes à nous demander combien coûte une pick up? C'était la même question lancinante : l'avion présidentiel, c'est combien ? 7 milliards? 17 milliards? 21 milliards? Dans l'équipement de nos forces armées et de sécurité en pick up, la question, c'est le prix. Est-ce : 18 millions l'unité? 20 millions? 26 millions ou en encore 54 millions? Selon ces différents prix, les 2 milliards 300 millions donneraient 127 pick up à 18 millions l'unité, 115 à 20 millions, 86 à 26 millions 600 mille ou 42 pick up à 54millions. Est-ce acceptable ça ?

&nbsp;

A propos du filet social, expliquez-nous comment un ministre peut détenir une caisse noire d’un montant de quatre milliards.

&nbsp;

Sur le filet social, retenez qu’il est logé au ministère des finances et l'AN a voté le budget qui met10 milliards au compte du filet social. Ce montant est réparti entre les ministères et certaines autres structures de l'Etat. Nos sources indiquent que 4 milliards sont affectés au ministère de la solidarité, de l'action humanitaire et de la reconstruction du Nord(MSAHRN), on ne sait pas trop ce que ce département fait de ces sous, d'où le soupçon que le ministre  en fait ce qu'il veut.

&nbsp;

Pourquoi le gouvernement  ne donne-t-il pas d’informations sur les fonds destinés au nord, à l’image du financement du Forum de Kidal ?

&nbsp;

Transparence dans ce qui se fait au Nord? C'est un gouvernement qui a peur d'être transparent. Rappelez-vous l'histoire du financement du Forum de Kidal. Gouvernement de capitulation s'il en est, le gouvernement a débloqué des sommes faramineuses sans aucune information officielle de nulle part. Combien a coûté le forum? 100 millions? 200 millions? 400 millions? A ce jour, pas de réponse. Peut être ces sous ont-ils été tirés du fameux filet social? Personne ne le sait. En revanche, on sait que les Rebelles ont interdit ledit Forum aux autorités gouvernementales. Quelle humiliation!!

&nbsp;

Vous parlez du ministre Hamadou Konaté, qui a des liens avec le président IBK, on parle aussi de son épouse, qui agirait comme présidente d’une institution, de son fils Karim Kéita, du calamiteux président de l’Assemblée nationale… la famille présidentielle est-elle devenue un problème malien ?

&nbsp;

La famille présidentielle un problème malien? La question se suffit à elle même. Les Maliens ont si bien compris cela qu'ils disent qu'en réalité IBK a voulu dire " MA FAMILLE D'ABORD", mais c'est eux qui ont compris " le Mali d'abord!", une terrible incompréhension donc, dès le départ! C'est pourquoi tous reconnaissent aujourd'hui «AN FILILA ! », «AN DIANFARA !" et c'est pourquoi ils étaient des dizaines de milliers le 21 mai à dénoncer la gestion familiale et clanique du pouvoir tout en réaffirmant leur détermination à empêcher toute dévolution dynastique du pouvoir dans le Mali du 26 Mars.

&nbsp;

Faut-il le retour d’ATT pour une vraie réconciliation nationale ?

&nbsp;

Oui, le retour d'ATT participera indéniablement à la réconciliation nationale. Mais cela ne suffira pas. Il faut que le dictateur de 23 ans, celui-là même qui a été condamné à mort par deux fois, pour "crimes de sang" et pour "crimes économiques" demande pardon au Peuple malien pour les souffrances qu'il lui a fait subir pendant son règne noir!

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>]]></content:encoded>
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