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        <title><![CDATA[La Preuve]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - La Preuve]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Lutte contre les insectes ravageurs : Course contre la montre pour le ministre Keïta]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 17:21:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le plus grand défi du ministre du Développement rural est d’arriver à vaincre les insectes ravageurs et les maladies qui s’attaquent aux cultures. En attendant l’arrivée de l’hivernage prochain, le ministre doit multiplier les initiatives pour éviter au pays la situation que certains producteurs ont connu pendant la dernière saison hivernale. En effet, les paysans maliens font face à la menace d’une espèce de ravageurs qui s’attaquent aux cultures maraichères et au cotonnier. Si rien n’est fait rapidement pour combattre ce fléau, les cultivateurs et l’économie nationale pourraient prendre un coup dur. </em></strong>

Déjà, cette espèce nuisible a causé des dégâts importants chez les producteurs de coton. Mais la réponse doit être au-delà du Mali, puisque la même espèce a perturbé la production du coton dans d’autres pays ouest-africains comme le Togo, le Sénégal ou encore le Bénin. On sait que le coton joue un grand rôle dans l’économie malienne. Selon les responsables du monde rural, l’espèce est déjà connue au Mali et dans le reste de l’Afrique. Mais le drame cette année est que les paysans ont à faire à une variété nouvelle qui résiste aux traitements jadis utilisés pour combattre le danger. Selon les experts, les espèces de jassides les plus fréquentes étaient facilement maîtrisables contrairement à la variété actuelle. Leurs populations sont fort heureusement limitées par la pilosité foliaire des variétés cultivées.

Cette année, les paysans maliens ont pu réaliser les plus grandes superficies de coton que le Mali ne soit jamais parvenu à faire. Les autorités ont pu emmener dans les coopératives les plus grandes quantités d'engrais que le Mali n'avait jamais connues. En termes de gestion de la fertilité des sols pour la durabilité de la production, les autorités ont apporté aux paysans les plus grandes quantités d'engrais organiques et de biostimulant que le Mali n'avait jamais connues. Mais ce sont les ravages du cotonnier par les jassides, exacerbés par l’humidité abondante.

Pour la première fois, le prix du coton par kilo avoisine 300 FCFA, ce qui représente une manne financière pour les paysans. La volonté de Nango est de donner au paysan l’envie de cultiver le coton et l’opportunité de sortir de la pauvreté. Rien qu’en 2021, les paysans de la région de Kita ont empoché 20 milliards de bénéfice après avoir payé leurs dettes aux banques qui prêtent de l’argent pour la campagne agricole. C’est du jamais vu, selon certains observateurs qui estiment qu’aucun projet ne peut investir autant d’argent dans une communauté au Mali.

Ce n’est que le début de l’ambitieux plan concocté par l’actuel directeur général de la Cmdt qui travaille d'arrachepied pour que les zones de production de la Cmdt puissent changer de visage sur le plan économique. Pour réduire davantage les charges de production pour les paysans, Nango Dembélé a obtenu du gouvernement une réorganisation des textes qui permette à la Cmdt de devenir l’unique fournisseur des paysans en intrants agricoles. Ce faisant, le directeur de la Cmdt s’attaque aux intérêts d’une poignée de privilégiés qui suçaient le sang des paysans.

C’est ainsi que les groupes d’intérêt qui faisaient de la spéculation sur le prix de l’engrais et autres intrants agricoles sont en train de battre campagne contre Nango Dembélé. Ils ont tenté à plusieurs reprises de passer par des organisations paysannes dont ils ont choisi quelques représentants pour combattre les initiatives de la Cmdt. Mais là où ils se trompent, c’est que le directeur de la Cmdt est au service du Mali et non à la solde de quelques privilégiés. Les tentatives de manipulation des organisations paysannes sont vouées à l’échec, puisque la majorité des producteurs de coton ont compris que leur salut est dans les champs.

La prévision initiale du Mail était de 760 000 ha, les intrants ont été commandés en fonction, et 743 000 ha ont été effectivement emblavées et fertilisés malgré tous les déboires qu'ont connus le processus d'approvisionnement en intrants : embargo, flambée des prix des intrants sur le marché mondial. Pour parler du retard des mises en place, notons que l'apport des engrais aux cultures est échelonné. Il se fait par phase de développement de la culture et par nature d'éléments fertilisants. Le cotonnier n'a pas besoin de tous les engrais au même moment. Cela rend flexible les périodes de mise en place.

A un moment donné de la campagne, nous avons assisté à une infestation massive des champs par les insectes, les jassidaes. L'espèce connue a toujours été maîtrisée au Mali, mais cette année la nouvelle variété qui a fait éruption dans les champs n'était pas connue et est restée insensible aux traitements classiques vulgarisés au Mali. Les dégâts ont concerné toute la sous-région : le Mali, le Burkina Faso, le Togo, la Côte d'Ivoire,... Le rythme de propagation de l'insecte était anormal, touchant toute la sous-région simultanément et presque toutes les cultures, même les arbres fruitiers, agrumes, manguiers, anacardiers.

Sur cette question, le collectif des producteurs de coton a organisé une conférence de presse le 20 janvier 2023, au cours de laquelle les bénéficiaires ont posé leurs doléances, mais ils n'ont jamais fait cas de scandales pour diaboliser une personne. Ils ont demandé aux manipulateurs et ennemis du coton d'être honnêtes. Depuis le 26 octobre 2014, le collectif des producteurs de coton a été créé et il se bat pour l'assainissement du secteur coton. Dès lors, deux groupes de producteurs de coton distincts existent. Ce collectif qui se bat pour assainir la confédération et ceux qui ont mal géré les fonds, en complicité avec des cadres véreux nationaux et internationaux depuis son installation en 2006. Ce qui est sûr, c’est que ce combat se fera sans un moindre recul. Le PDG de la Cmdt n'a rien à y voir. Seulement, les résultats que ce dernier a engrangés aiguillonnent les ennemis du coton malien.

Le Mali a une longue tradition de lutte contre ces genres de ravageurs. A en croire les spécialistes, en 1952, certaines lignées de coton présentant des faibles densités de poils avaient été presque totalement détruites par les jassides sur la station de N'Tarla. Ce même phénomène a par la suite été observé à plusieurs reprises, y compris dans d'autres localités comme Farako ou Sougoula dans le sud de la zone cotonnière en 1995 et 1996. Pour les spécialistes, ces observations montrent que ces ravageurs sont potentiellement très dangereux pour les cultures.

Les professionnels sont persuadés qu'il est donc nécessaire de maintenir dans les variétés un niveau de pilosité suffisant pour empêcher leurs attaques. En se nourrissant par des piqûres au niveau des nervures des feuilles, les jassides provoquent des jaunissements des bords du limbe, souvent accompagnés d’un enroulement vers le bas, qui par la suite s’étendent à tout le limbe pendant que les bords rougissent. La feuille finit enfin par se dessécher. Et la photosynthèse de la plante est perturbée par ces attaques et des chutes d’organes fructifères en résultent.

Les scientifiques expliquent qu’une autre espèce de jassides, O. cellulosus, est plus connue au Mali par la virescence florale qu’il transmet. Cette maladie, qui provoque la stérilité des plants puisque tous les organes floraux sont transformés en organes foliaires, reste très spectaculaire mais n’affecte qu’un pourcentage limité de plants. En culture cotonnière au Mali plus de 200 ravageurs ont déjà été répertoriés. Mais dans ce complexe, qui est dominé par les coléoptères et les hémiptères, seules quelques espèces sont réellement très nuisibles.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Mali-Guinée-Burkina : Les exclus de la Cedeao s’unissent]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:14:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’un des trains communs au Mali, au Burkina Faso et à la Guinée Conakry est d’avoir été tous suspendus des instances de décision de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Chacun de ces pays est dirigé par une transition conduite par des militaires arrivés au pouvoir par un coup d’Etat. Il est clair que ces régimes déchus avaient des insuffisances notoires, ce qui a conduit à la popularité de ces transitions. Mais cette popularité est contrebalancée par une mise à l’écart des nouveaux pouvoirs par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao qui ont pris des mesures dissuasives.</em></strong>

Aujourd’hui, les exclus se voient dans l’obligation de se donner la main pour cheminer ensemble sur plusieurs plans. La rencontre entre les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry à Ouagadougou le 9 février est très importante. Les trois pays en transition qui ne cessent de s’aider mutuellement sont sur la voie de trouver une alternative à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Les responsables burkinabés ne cessent de proposer une sorte de fédération entre ces pays qui veulent réaliser le rêve des pères des indépendances africaines.

Ce qui est sûr, c’est que ces pays veulent réussir là où la Cedeao a échoué en travaillant ensemble sur le plan économique. Ces pays ont compris qu’il faut aller vite pour profiter de leur situation d’exclusion de la Cedeao. La Guinée Conakry qui dispose d’un port important voit déjà l’activité économique se développer grâce aux importations des pays comme le Mali et le Burkina Faso. Le Premier ministre guinéen qui sollicite une fédération souhaite éviter l’embargo qui frappe ses importations d’armes dont certaines ont été bloquées dans des ports de pays membres de la Cedeao.

Il s’agit d’une opportunité pour les exportations du Burkina Faso qui est l’un des grands pays producteurs de coton. Selon les estimations, la production de coton n'a baissé que de 3%, à 965 000 balles, la baisse de productivité liée aux insectes étant compensée en partie par la progression de 5% des superficies, à 625 000 hectares. En conséquence, en 2022/23 les exportations de coton du Burkina progresseraient de 7% pour atteindre le million de balles, faisant fondre les stocks qui restent à 18 000 balles à la fin de cette campagne contre 78 000 balles en 2021/22.

Le port de Conakry est aussi utilisé par le Mali pour ses exportations et importations. Ainsi, du 27 au 29 mai 2022, une délégation malienne conduite par le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, et le PDG de la Cmdt, Dr Nango Dembélé, s’est rendue à Conakry pour assister aux opérations d’empotage de la fibre de coton et à son embarquement dans le bateau vers des pays acheteurs. Le premier navire transportant 750 tonnes de fibres de coton a pu quitter le port de Conakry vers sa destination finale. Le Mali venait de trouver une alternative à l’embargo des pays de la Cedeao.

On se souvient que la délégation malienne, après la visite des installations de la société Alport-Conakry et aussi les magasins de stockage de balles de coton mis à la disposition de la Cmdt, a pu découvrir la zone d’extension du port qui fait partie du nouveau projet de la société pour augmenter les capacités du Port autonome de Conakry et également mettre les clients à l’aise dans l’optique de faciliter le transit des balles de coton et d’autres marchandises en provenance ou en partance pour le Mali.

Les trois pays marchent ensemble dans un espace économique déjà intégré, et les barrières que la Cedeao n’a pas su enlever entre les populations sont en train d’être démantelées. C’est ainsi que la libre circulation des personnes et de leurs biens est devenue une réalité entre le Mali et la Guinée Conakry en 2022. Par ailleurs, les trois pays représentent une réserve de richesses importantes. La Guinée dispose d’un potentiel minier important, considéré comme un des leviers de l’économie nationale. A ce titre, le secteur minier a été placé au cœur d’un vaste et profond processus de réforme visant à renforcer son impact sur l’économie nationale, et plus généralement sur le développement socioéconomique du pays.

Les trois délégations ont noté la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus niveau « afin de faire de ce partenariat Bamako-Conakry-Ouagadougou un axe gagnant pour le bien-être des populations », a affirmé Olivia Rouamba. Il s’agit du développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture et des arts…

En perspectives, plusieurs points ont été retenus. Il y a la facilitation de la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique entre les trois pays ; le développement du commerce et des transports du port de Conakry jusqu’au Burkina Faso en passant par le Mali ; et l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays. Puisqu’il s’agit de développement, les trois délégations comptent mobiliser des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry-Bamako-Ouagadougou et la construction des routes intermédiaires entre les trois pays « devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens ».

Pour y parvenir, Abdoulaye Diop pense qu’il faut tout simplement de la volonté. « Encore une fois, nous pensons que les difficultés auxquelles nos pays sont confrontés ne sont pas liées à des questions d’absence de moyens financiers. Il s’agit essentiellement de questions liées à l’absence de volonté, à l’absence d’engagement et au fait que nous ne cherchons pas de solutions dans nos pays », a-t-il insisté.

En ce qui concerne la lutte contre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne, les trois délégations ont relevé la nécessité de conjuguer leurs efforts et ceux des pays de la sous-région et de la région pour faire face au fléau. « Elles appellent à une mise en cohérence des actions au niveau régional sur la base des efforts bilatéraux déjà mis en œuvre », a laissé entendre Olivia Rouamba du Burkina Faso.

La Guinée n’est pas confrontée au phénomène du terrorisme, mais Dr Morissanda Kouyaté, son ministre des Affaires étrangères, a indiqué qu’il faut être proactif et ne pas attendre que le mal frappe d’abord le pays. Et l’autre conviction, c’est celle du panafricanisme. « Comme le dit le colonel Mamady Doumbouya, le président de la transition, quand un pays africain est attaqué, la Guinée se sent directement attaquée », a-t-il déclaré. Les trois Etats ont déploré « les sanctions imposées de façon mécanique, et qui ne tiennent pas souvent compte des causes profondes et complexes des changements politiques ». Ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la Cedeao et à l’Union africaine, et particulièrement celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés, tels l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable ».

Le Burkina Faso, la Guinée et le Mali ont, au cours de ce mini-sommet, réaffirmé leur attachement aux objectifs et principes de la Cedeao. « Nos trois pays en transition demandent à ce qu’on étudie profondément les causes des changements et, à partir de là, qualifie les instances et les éléments de décisions au niveau de l’Union africaine et de la Cedeao. Nous n’inventons pas la roue. Nous ne sommes pas contre l’Union africaine, nous ne sommes pas contre la Cedeao. Nous voulons plutôt donner l’exemple à travers ces trois pays que nous pouvons faire mieux, qu’on peut faire plus pour les populations africaines », a déclaré Dr Morissanda Kouyaté. Au terme de cette rencontre tripartite, les délégations se sont engagées à renforcer le partenariat entre leurs pays et à encourager la recherche de solutions endogènes aux défis auxquels ces pays sont confrontés.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Au cœur du processus des élections :  Dr Ibrahim Sangho révèle les écueils compromettant le respect du calendrier électoral]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:05:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>La transition n’a pas encore fini de faire parler d’elle avec en toile de fond tous les malentendus qui entourent le chronogramme électoral de la transition. Les obstacles s’annoncent ravageurs, selon les avis d’experts,  contre le respect du calendrier initial des échéances projetées. La junte militaire pourra-t-elle respecter le chronogramme électoral qu’elle a elle-même énoncé pour la fin de la transition ? En cas de micmac sur le processus électoral, synonyme de divergence notoire avec la Cedeao et les instances internationales, que risque-t-on pour notre pays ?</em></strong>

L’installation de l’équipe de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige), effective depuis le mois d’octobre dernier, n’y fera rien : autour du processus des élections de fin de transition, consignées dans un chronogramme détaillé par les autorités de la transition, il persiste encore de nombreux écueils.

Comme dans le cercle fermé du pouvoir, on est encore loin d’afficher une certaine sérénité quant au respect strict des échéances annoncées, il est clair qu’au sein de la société civile, tout comme dans le champ politique, l’ambiguïté est plus forte que jamais.

Cela se ressent fortement dans l’attitude du ministère de l’Administration territoriale qui, bien que n’ayant pas en charge la gestion pratique des futures joutes, continue, au vu et au su de tout le monde, d’escamoter à l’Aige certaines de ses prérogatives régaliennes, en matière d’organisation des opérations de vote. Sans connaitre la moindre récrimination de la part de cette structure, par essence indépendante, censée garantir désormais la sincérité du processus de vote dans notre pays.

Attendue, par les acteurs nationaux, sur sa propension à défendre, bec et ongle, son indépendance, en toute circonstance, face à la toute-puissance déclarée du ministère de l’Administration territoriale, l’Aige n’a pu, dès ses premières prises de contact avec les partenaires, dissiper tous les malentendus, se formulant, sur elle, quant à sa capacité réelle de gagner son pari ; celui de briser le cercle vicieux des élections bâclées, tout en mettant le cap sur la normalité constitutionnelle dans le pays.

Le très respecté avocat, Me Moustapha Cissé, ancien président de la Ceni, qui dirige aujourd’hui l’Aige, en sait quelque chose ; lui qui a récemment rencontré, entouré de son staff technique,  les acteurs de la société civile, autour du processus des élections de fin de transition.

A cette occasion, l’un des experts nationaux, les plus compétents en la matière, en l’occurrence Dr Ibrahima Sangho, président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance, en même temps chef de mission de Modèle-Mali, a évoqué les risques qu’il a jugés potentiellement réels et actuels, susceptibles de plomber le processus électoral en cours. Si, soutient-il, l’Aige ne prend pas rapidement les initiatives pour éviter le chaos autour du chronogramme électoral.

Justement, sur cette question, l’expert n’a aucun doute sur le fait que le chronogramme électoral, tel qu’il est annoncé par le gouvernement de la transition, n’est pas tenable en l’état, en ce sens que la loi indique que les démembrements de l’Aige doivent être mis en place six mois avant le début des opérations électorales. De ce fait, prévient-il, le référendum, comme il est programmé au mois de mars prochain, ne pourra pas se tenir à date, en raison de l’exigence de la loi qui en fixe les contours pour les coordinations de l’Aige qui ne sont pas encore au rendez-vous, en ce mois de février 2023.

Ce n’est pas tout : la détermination du calendrier des élections ; prérogative revenant de droit à l’Aige, n’est pas de l’aval du gouvernement de la transition, comme c’est le cas présentement. Pour cela, dit-il, l’Aige doit prendre ses responsabilités, en comptant strictement sur son indépendance absolue, pour décider d’un calendrier électoral réaliste.Sur la nécessité de ne pas se faire prendre au dépourvu, compte tenu de la rigueur de la loi,  M. Sangho ne comprend pas du tout la décision de l’Aige de lier la mise en place de ses démembrements, encore non réalisée,  au découpage électoral qui n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Pour lui, il y a là un risque majeur qui pèse sur  la fiabilité du processus électoral et qui peut être évité par l’Aige si elle se décide à travailler avec l’existant du dispositif. L’existant, selon lui, est relatif aux dix nouvelles régions, aux quarante neufs cercles et aux consulats, à partir desquels dispositifs administratifs les démembrements de l’Aige peuvent être opérationnels, en attendant l’effectivité du découpage électoral qui pourra renforcer cet existant, une fois réalisé.

Face à de nombreuses autres questions non encore réglées, comme la carte d’identité biométrique, l’expert des élections, Ibrahima Sangho, dans son analyse technique, estime qu’il est important pour l’Aige de clarifier les choses, comme il en est de ses attributions légales, notamment en s’assumant pour fixer un calendrier électoral réaliste.

Une telle clarification, pour elle, est nécessaire, selon lui, en ce sens qu’actuellement, le gouvernement de la transition, lui, est dans l’optique de faire les élections avec  la carte d’identité biométrique. Une démarche du gouvernement qui devra nécessairement aboutir à la relecture de la loi électorale, avant même les élections proprement dites.

L’autre écueil de taille évoqué par l’expert des élections, susceptible d’impacter négativement le chronogramme électoral de la transition, c’est celui lié au report probable du référendum constitutionnel, annoncé initialement pour le 19 mars à venir, si ce n’est pas en fait son abandon pur et simple.

Il l’a estimé ainsi en raison du fait que la loi électorale en vigueur fixe les conditions d’organisation des élections qui ne peuvent plus être respectées, s’agissant du référendum constitutionnel qui est prévu, selon le calendrier du gouvernement de la transition, pour le mois de mars prochain.

Un facteur négatif qui peut alors régenter sur les autres échéances programmées, telles les élections des collectivités territoriales couplées des conseillers communaux, de cercles, régionaux et de district, annoncées, elles, en juin 2023, tout comme les législatives, prévues en octobre et novembre 2023.
Le même risque fâcheux guette le clou de ces échéances politiques ; celle de la présidentielle de février 2024, la mère des élections, la même qui annonce la fin définitive de la transition, qui peut se trouver chamboulée ou simplement compromise.

Outre ce scénario électoral catastrophique, l’expert, dans son estimation, relève également d’autres incongruités, qu’elles soient légales ou factuelles, qui peuvent anéantir dangereusement le chronogramme électoral de la transition.

C’est par exemple entre autres facteurs liés à l’avant-projet de la constitution dont les débats font rage au sein des acteurs nationaux. En fait, ici, il existe désormais une nouvelle disposition sur le mode de scrutin majoritaire, proportionnel ou mixte. Dès lors, cette nouvelle situation, si elle doit être entérinée,  entrainera forcément, selon l’avis de l’expert, la relecture de la loi électorale en cours, en même temps qu’elle influera sur la loi sur le découpage électoral et même sur la loi organique régissant le mode de désignation des députés.
Rien que pour ces nouvelles modifications, on peut s’attendre à la probabilité d’un report potentiel pour la présidentielle, prévue en février 2024, suite au décalage prévisible des législatives, en raison justement de ce changement introduit par l’avant-projet constitutionnel, relativement au second tour de la présidentielle, désormais programmé pour le troisième dimanche suivant.

A l’évidence, l’expert, en relevant les ombres sur le processus actuel de l’organisation des élections de fin de transition, est de plus en plus sceptique sur le respect strict du chronogramme électoral de la transition si l’Aige, dont la composition actuelle pose d’ailleurs problème, ne prenait pas toutes ses responsabilités pour parer à toute éventualité catastrophique sur le cours normal des choses.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Redynamisation de l’INPS : Des grands chantiers en perspective !]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 15:01:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Courant 2023, le directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale, Ousmane Karim Coulibaly,  amorce les grands chantiers pour la redynamisation de l’Inps au bénéfice des assurés. Pour ce faire, il entend mettre  au cœur de cette refonte de l’Institut le capital humain.</em></strong>

Nommé à la tête de l’Inps en octobre 2021, Ousmane KarimCoulibaly, après une année et quatre mois d’observation des services et des agents, lance les grands chantiers pour le renouveau de l’Institut, espoir desmillions de Maliens.  Pour arriver là, leDG a entrepris plusieurs rencontres au sein de la haute sphère de l’Inps eteffectué plusieurs visites régionales, sans oublier les consignes du conseil d’administration.

Ainsi, après les départs à la retraite, le DG Coulibaly, inspecteur principal de sécurité sociale, technocrate, doté d’une expérienceinégalée, a procédé à un grand ménage pour combler les vides au sein desservices. Pour conduire les belles perspectives 2023 de l’Institut, une équipeforte a vu le jour en début janvier.

Deshommes pétris de plusieurs années d’expérience au sein de la boîte et sansreproche ont été choisis pour conduire les nouveaux projets devant conduireau renouveau de l’Inps au service des assurés.  Au cœur des grands chantiers, figurent la relance de la télé-déclaration, la réhabilitation des centres de santé existants, laconstruction des centres de santé ultra-modernes, la lutte contre la fraude (contrôle physique lancé depuis 2022), l’améliorationdes conditions de vie et de travail des agents.

<strong>Le capital humain au cœur des plans stratégiques</strong>

Dans le cadre de la transformation de l’Inps,  le directeur général a mis un accent particulier sur le développement desressources humaines, entraînant une refonte totale de la Direction des ressourceshumaines (DRH). Cette refonte de l’Institut verra la mise en place d’un dispositif degestion de carrière et de relève, la mise en place également d’un systèmed’informations des ressources humaines et d’un système d’évaluation parperformance pour répondre aux préoccupations de certains agents et des comitéssyndicaux.

<strong>Perspectives 2023</strong>

Pour l’exercice 2023, le DG Coulibaly  exhorte les agents à rester mobilisés pourrenforcer les acquis. Pour ce faire, il a invité les uns et les autres àmaintenir la cohésion sociale et professionnelle, le secret professionnel autour de l’objectif commun.  Parmi les grandes innovations en 2023, le DG a annoncé  le démarrage d’une vaste opération de recouvrementauprès des entreprises partenaires pour renflouer les caisses de l’Institut envue de faire face aux défis actuels.  Uneconsigne venant du conseil d’administration qui constate avec amertume le refusde certains partenaires de payer les cotisations de leurs personnels qui sevoient suspendre les droits. Le DG Coulibaly, lors de sa visite à Ségou, a eu à rappeler ce défi. La lutte contre la fraude va se poursuivre, sans relâche.

Plusieurs projetsphares sont aussi annoncés du côté de l’Inps. Cependant, il a sensibilisé les partenaires à adhérer à ce projet pour le bien-être des assurés.

À cela s’ajoute l’enrôlement denouveaux assurés pour étoffer les recettes. Les objectifs de l'exercice2023, soumis par le conseil d’administration, sont estimés en recettes à 245813 694 415 FCFA, contre 240 174 207 743 en 2022, soit une augmentation de2,35%. Un vrai challenge. Pour ce faire, le DG compte sur l’adhésion etl’implication de l’ensemble des travailleurs pour l’atteinte des objectifs2023, qui aboutira, selon lui, à une restructuration inéluctable pour réaliserl’organisme de prévoyance social du futur avec le soutien du département de tutelle.

<strong>La rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dr Amadou Albert Maïga, membre du CNT : « A ce rythme, la guerre est inévitable à Kidal »]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 14:57:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Excédé par les velléités indépendantistes des groupes armés séparatistes du nord, Dr Amadou Albert Maïga, membre du Conseil national de transition, très proche du président de ladite Institution, colonel Malick Diaw, a brisé le silence.  Dans une vidéo d’environ 12 minutes, il exprime son ras-le-bol  vis-à-vis du flou entretenu autour de ce sujet par certains partenaires du Mali, notamment la France.</em></strong>

Face à la lenteur dans le processus du retour intégralement de la région de Kidal dans les girons de la République du Mali, Dr Amadou Albert Maïga, membre du CNT, est monté au créneau. Vendredi 10 février  2023, il  a publié une vidéo dans laquelle il expose au monde entier la situation du Mali, plus précisément celle de Kidal. A l’en croire, aujourd’hui, nous remarquons de plus en plus de la belligérante dans les affaires internes du Mali de la part  non seulement de la France, mais aussi des pays amis de la France.

Dans son réquisitoire contre la France, Dr Maïga rappellera que la situation du Nord du Mali est l’émanation de la guerre de l’Otan contre la Libye, ayant  abouti à l’assassinat du guide Mouammar Kadhafi.  Malgré les dénonciations de cette guerre par le Mali, récrimine-t-il, l’Occident a assassiné Kadhafi, ouvrant ainsi  un boulevard aux terroristes. Ces terroristes, soi-disant Maliens, sont venus s’installer au nord du Mali. En complicité avec leur parrain, la France, indique l’orateur, lourdement armés, ils sont rentrés au Mali  pour réclamer leur indépendance. Ce, explique-t-il, après   avoir éventuellement apporté leur soutien à la France en trahissant le guide Kadhafi.Ces groupes armés ont obtenu de la France des garantis pour les aider à avoir leur indépendance. A en croire ce membre du CNT, les raisons de ce partenariat gagnant-gagnant entre ces deux entités s’explique  par la richesse des ressources naturelles du sous-sol du nord du Mali.  Ces ressources, poursuivra-t-il,  qui entre dans la fabrication des armes biologiques, chimiques et nucléaires  constituaient pour la France une aubaine  à saisir à tout prix.  Pour lui, la France compte  extraire ses ressources pour éventuellement fabriquer ses armes chimiques en vue de se positionner dans le concert des grandes nations. « Aujourd’hui, nous voyons que cette situation a empiré.  Parce qu’il faut rappeler que ces gens que la France soutient  avaient commis de crimes de guerre et des exactions en 2012, notammentà Aguelhok, où nos militaires ont été assassinés lâchement. Il faut également rappeler que ces amis de la France qui sont venus par infractions dans notre pays ont ouvert un boulevard à des terroristes qui sèment la terreur et la désolation  dans le Nord du Mali. Cela a continué. De l’accord de Ouagadougou, nous sommes passés à l’accord d’Alger en 2015. Et de l’accord d’Alger,  nous sommes dans une position où le Mali ne se retrouve dans cet accord ».

De son point de vue, la dégradation de cette crise qui nous a conduits à la transition en cours a affecté le centre du pays. Cela,  malgré la présence des forces françaises pour nous aider à éradiquer le fléau.

Dr Maïga voit en certains de ces groupes armés des représentants de la France. Toutefois, estime-t-il,   parmi les groupes   signataires de l’Accord, beaucoup sont avec l’État. Le Mnla a ses représentants au niveau du gouvernement, du Conseil national de transition et  des services étatiques. C’est pour vous dire qu’aujourd’hui, les Maliens peuvent se pardonner.

Aux renégats, il promet le feu. « La libération de la région de Kidal est sur la table. L’armée est bien cantonnée à Kidal. Nous ne voulons plus que Kidal soit le couloir pour faire transiter l'État islamique sous les ordres du terroriste d’aller attaquer Gao ou Ménaka. Il est temps  qu’on se donne la main pour combattre cette minorité de personnes qui veulent prendre notre pays en otage. Nous allons les libérer pour le bonheur de tous les Maliens. Nous resterons unis, débout et engagés pour faire cette guerre et libérer notre pays du joug du colonialisme, des terroristes et de la rébellion ».

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Deux sessions budgétaires du CA en une à la CMSS : Les chiffres au vert avec une hausse de 5,9% du budget de la Cmss et une baisse substantielle de 8,75% à l’AMO]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/deux-sessions-budgetaires-du-ca-en-une-a-la-cmss-les-chiffres-au-vert-avec-une-hausse-de-59-du-budget-de-la-cmss-et-une-baisse-substantielle-de-875-a-lamo-3010896.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 13 Feb 2023 10:06:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Ce mardi 7 février 2023, les administrateurs de la Cmss se sont réunis pour la 30<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) et pour la 20<sup>ème</sup>session ordinaire de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Les points ci-après étaient inscrits à l’ordre du jour : examen et adoption du procès-verbal de la 28<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss et de l’état d’exécution des recommandations de la 28<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss ; examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la Cmss au titre de l’exercice 2023.</strong>

Au titre de la 20<sup>ème</sup>session ordinaire de l’AMO, il s’agissait de procéder à l’examen et adoption du procès-verbal de la 18<sup>ème</sup>session ordinaire du conseil d’administration de la Cmss sur l’AMO ; examen et adoption des projets de budget et de plan d’actions de la délégation de gestion de l’Assurance maladie obligatoire à la Cmss au titre de l’exercice 2023 et les questions diverses.

Au titre de l’exercice 2023, le budget est arrêté en recettes et en dépenses à plus de 187,336 milliards de F CFA, soit une augmentation de 5,91% par rapport au budget 2022 qui était de 176,874 milliards de FCFA. Selon Souleymane Traoré, représentant du ministre de la Santé et du Développement xocial, présidente du conseil d’administration, ce budget qui s’inscrit globalement dans le respect des normes de la Cipres concourt au renforcement de la protection sociale et s’appuie sur son programme d’activités dont les objectifs généraux sont, entre autres, : assurer le suivi de la carrière et des cotisations des assurés ; optimiser le recouvrement des recettes ; réaliser la liquidation des droits ; effectuer le paiement régulier des prestations ; pérenniser les régimes ; assurer la gouvernance et la gestion administrative ; améliorer et renforcer le système d’information ; améliorer les services aux assurés.

Par ailleurs, en tant qu’organisme gestionnaire délégué de l’AMO, la Cmss reçoit deux dotations de la Canam. Une dotation technique destinée à couvrir les dépenses techniques servant à rembourser les feuilles de soins aux prestataires de soins et une dotation de fonctionnement destinée à couvrir les charges occasionnées par la délégation de gestion de l’AMO à la Cmss.

A ce titre, le projet de budget est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 33,520 milliards de FCFA, soit une baisse de 8,75% par rapport au budget 2022 qui était de 36,735 milliards de FCFA. Selon le représentant du ministre, cette baisse trouve sa justification dans les activités à mener par les deux organismes (Canam et Cmss) dans le cadre de la maitrise médicalisée des dépenses et de la lutte contre la fraude. « Ces actions concourent également à aller sereinement vers l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) souhaitée par les plus hautes autorités du pays », a-t-il laissé entendre.

Le représentant du ministre poursuit en affirmant que le projet de budget est adossé à un plan d’actions qui s’articule autour de certaines activités, parmi lesquelles l’intensification de l’immatriculation des assurés et des nouveaux bénéficiaires du régime à la suite des recrutements prévus sur l’exercice ; l’organisation des missions de supervision de la liquidation des feuilles de soins et de recouvrement des cotisations auprès des collectivités territoriales et le renforcement des capacités opérationnelles et des ressources humaines.

<strong>Fatoumata Mah Thiam KONE, Scom/Cmss</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Insécurité au Sahel : La faim, cette arme des groupes terroristes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-au-sahel-la-faim-cette-arme-des-groupes-terroristes-3009327.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:34:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>A la date du 4 septembre 2022 à Sebba, ville située au Nord du Burkina Faso, et ses alentours, on dénombre 08 personnes décédées de la faim, soit quatre enfants, deux adultes et deux personnes du troisième âge. La situation d’insécurité alimentaire a été instaurée et entretenue par l’insécurité due au terrorisme dans certaines parties du pays des hommes intègres, notamment dans la région du Sahel. A près de 523 km de là, dans la région de Mopti en terre malienne, l’insécurité alimentaire a aussi pignon sur rue. Les terroristes n’ont pas de limites. Tous les moyens sont utilisés pour soumettre les populations à leur diktat. Celles du centre du Mali, particulièrement du Cercle de Niono (principal grenier du Mali), sont prises entre le marteau de la crise sécuritaire et l’enclume de la crise alimentaire. Enquête transfrontalière sur le calvaire commun de deux régions du Sahel. </strong>

Depuis plusieurs mois, les « hommes de la brousse » (ndlr : appellation donnée aux terroristes par les populations locales) ont sommé les populations de la province du Yagha, à 100 km de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, de se plier à leurs désirs. « Le mot d’ordre est clair : personne n’entre, personne ne sort sauf à une seule condition, accepter les souhaits de ces hommes », lance un vieillard retrouvé couché à même le sol sous cet arbre qui voit ses feuilles jaunir sous le supplice du soleil. Nous sommes à Solhan, à une douzaine de kilomètres de Sebba, la ville qui a connu le 4 juin 2021 le plus grand massacre au Burkina Faso en termes de populations civiles tuées, avec plus de 160 âmes arrachées dans une attaque terroriste.

SOW Moussa habite Solhan depuis sa naissance en 1992. Pour lui, jamais les habitants de cette localité n’avaient été ainsi dans la peur : « Tu pouvais entendre leurs pas mélangés au bruit de leurs armes percer le silence de la nuit. Après, rien n’a été comme avant. Les villages qui abritent les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sont dans le viseur des groupes armés ennemis ».

Pour Barry Hamadou, qui travaille pour le compte d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) intervenant au profit des personnes déplacées internes, le déplacement massif des populations vers Sebba, chef-lieu de province, est due à une sommation par les groupes terroristes de vider les villages sous peine d’extermination de tous les hommes jusqu’au dernier nourrisson. L’orpaillage est la principale activité des habitants de la commune de Solhan, qui est considérée comme le poumon économique de la province du Yagha. Et en poussant les populations à se déplacer vers Sebba, laissant tout derrière elles, les terroristes s’y installèrent afin de profiter des sites d’orpaillage et des champs abandonnés.

<strong>A bout de souffle et coupés du monde, « ils pactisent avec le diable » pour survivre</strong>

Certains villages ont préféré pactiser avec les groupes armés que de « venir vivre le calvaire à Sebba », nous confie DickoKalilou. Il habite Sebba depuis sa naissance et travaille à la radio DaandeYaali de ladite ville. DaandeYaali est le nom d’une grande mare qui relie Sebba au Niger. Pour Kalilou, il y a des villages qui ont accepté les conditions imposées par les groupes armés terroristes, comme c’est le cas d’Ibal, de Gatougou, de Dina Layi, de Djamana : « Tous sont de gros villages. Et les habitants bénéficient de ravitaillement permanent de la part des terroristes mais on ne sait par quel canal ».

Des camions-citernes contenant du carburant n’arrivent jamais à destination car détournés vers la brousse. Mais aucun drone, aucun hélicoptère n’arrive à les retrouver. Le 14 juin 2022, 14 camions-citernes transportant du carburant ont été détournés sur l’axe Kantchari- Matiacoali dans la région de l’Est à 150 kilomètres de Sebba et deux jours après, vingt-huit camions disparaissaient encore dans la brousse de cette localité.

Se procurer du carburant pour vaquer à ses activités est donc devenu difficile dans la région du Sahel. De juin à août, les stations étaient ravitaillées difficilement. Tamboura Souleymane est le président de l’Organisation des Jeunes Africains pour le Développement et l'Émergence du Sahel (OJADE/Sahel). Selon lui, « cette situation de manque de carburant est en train d’engendrer d’autres problèmes ». « Des groupuscules se sont créés pour vendre du carburant frauduleux très cher. Le litre, dont le prix homologué est fixé à 750 CFA, est vendu à 1500 CFA, parfois à 2000 CFA. Cela occasionne des frustrations qui, mal contenues,peuvent inciter à des comportements violents aux conséquences désastreuses », craint-il.

Face à la dureté de la situation, les femmes sont sorties nombreuses et ont marché dans les rues de Sebba pour finir devant la brigade de Gendarmerie, la seule autorité avec les militaires qui sont toujours dans la province. C’était le samedi 17 septembre 2022. « Nous sommes vraiment à bout, nous avons trop supporté. Si le convoi ne vient pas aujourd’hui ou demain, nous allons emprunter le chemin qui mène à Dori, à pied quel qu’en soit les risques sur la voie », avait martelé une vieille dame aux gendarmes.  Quatre jours plus tard, aucun convoi de produits de première nécessité n’était arrivé ; alors les populations ont décidé de mettre à exécution leur menace. Lasses de se nourrir de feuilles des arbres, seuls aliments “gratuits” qu’elles pouvaient encore avoir. Elles ont ainsi pris le chemin pour Dori dans la matinée du 22 septembre 2022. Mais au dernier poste de contrôle, elles ont été obligées de rebrousser chemin sous l’autorité des gendarmes.

Face à une telle situation, les autorités de la transition burkinabè ont été contraintes d’agir. Le convoi de vivres qui était bloqué à Dori depuis le 5 septembre a enfin démarré le 22. Et dans      la matinée du samedi 24, Solhan s’est vu larguer des vivres par hélicoptère avec l’aide de la Force Barkhane. Toutes les routes d’accès à la ville étant parsemées d’engins explosifs improvisés.

Le calvaire ne s’arrête pas là. Un blocus imposé par les groupes armés montre les limites du plan de réponse gouvernementale aux populations qui sont menacées par l’insécurité alimentaire. Aladjogo, un nom d’emprunt, est ressortissant de Sebba. Il explique qu'avant le blocus, les réseaux téléphoniques émettaient à peine 40 minutes par jour. « Depuis qu’ils (les terroristes, ndlr) ont mis en exécution leur menace sur l’interdiction de sortie et d’entrée à Sebba le 25 juin 2022, nous avons un seul réseau sur les trois qui fonctionne. Mais là aussi c’est à minima, quinze minutes par moment dans la journée, dix dans la nuit. Nous ne buvons plus d'eau potable, les marchandises sont devenues extrêmement chères et on ne peut plus cultiver dans nos champs qui se trouvent hors de la ville », témoigne l’homme. « Le Rwanda et la Somalie ont longtemps été des histoires pour nous et aujourd’hui, nous sommes en train de vivre ce calvaire somalien que nous regardions jadis à la télévision », lâche-t-il dans un soupir qui a précédé des larmes.

<strong> </strong><strong>Vendre son bétail pour échapper aux vols et aux prélèvements</strong>

« Des situations de vols de bétails permanentes dans tous les villages du Sahel amènent les éleveurs à vendre tout leur bétail pour éviter que cela leur arrive », nous confie Dr Boyena Bassirou, directeur régional des Ressources animales du Sahel. « Difficile de chiffrer ces pertes, car la dénonciation se fait verbalement », renchérit le directeur régional. A côté de ces vols s’ajoute le prélèvement de la ZAKAT qui est la dîme que les terroristes réclament aux éleveurs dans les villages selon les têtes d’animaux qu’ils possèdent. « Là encore on ne peut pas vous donner des chiffres mais des faits. Pour éviter ce supplice certains éleveurs ou bergers préfèrent vendre tout le troupeau et se retrouver en ville. Mais quand l’argent finira, bonjour la souffrance car ils seront exposés à tout maintenant », poursuit Dr Boyena.

La route nationale N°3, l’axe Ouagadougou-Dori, n’a pas été épargnée des sévices terroristes. Dori a plusieurs fois été coupée des autres villes comme Kaya, Ziniaré et Ouagadougou. Le 30 juin, le pont de Naré à 40 km de Kaya a été dynamité, réduisant un instant le trafic entre le Niger, Dori et les autres villes du Burkina Faso.

Le 16 juillet, le second sabotage arrête le trafic pour une semaine avant que le pont ne soit réparé par la société minière basée à Essakane (localité à 40 km de Dori), avec l’appui technique de l’Armée burkinabè. Malgré cette réouverture de la route, l’axe est tout de même évité par les usagers. Les fonctionnaires de la région du Sahel, qui avaient eu l’occasion de se rendre à Ouaga, ne revenaient plus ; ralentissant ou rendant ainsi le service public quasi inexistant dans la région. On peut citer les 984 écoles fermées au Sahel sur les 3 683 établissements de 6 régions autres du Burkina Faso, selon le rapport statistique mensuel d’éducation en situation d’urgence du mois de février 2022.

<strong>L’aide humanitaire a du mal à parvenir</strong>

Le rapport de situation du 20 septembre 2022 du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaire (OCHA) rapporte que le nombre des déplacés internes dans la région du Sahel a augmenté de plus de 61 000 entre janvier et avril 2022 pour atteindre 574 000 dont la moitié (286 000) est abritée par Djibo. Par suite des attaques et des menaces des groupes armés enjanvier 2022, un grand nombre de personnes se sont déplacées vers Gorom-Gorom et Oursi (30 km de Gorom-Gorom dans la province de l’Oudalan).

A Gorom-Gorom, la restriction de la circulation des motos de type Sanili (250 cc avec une vitesse maximale pouvant aller jusqu’à 140km/h) et assimilés ainsi que les tricycles, imposée par l’Etat contribuent à tuer l’économie, s’exclame Tamboura Amadou : « Pour aller au travail même, c’est devenu un casse-tête. Avec les grosses motos et les tricycles, on gagnait notre      pain quotidien mais maintenant, cette mesure a fait que les prix ont flambé et certaines activités sont au ralenti ».

La situation humanitaire s’est dégradée sur l’ensemble de la région du Sahel. Si ce n’est pas le gouvernement qui prend des mesures qui contrarient le peuple, ce sont les terroristes qui dictent leur loi, soupire Amadou Tamboura. Et les populations assistent impuissantes, elles sont entre le marteau et l’enclume. Un membre de la société civile qui a requis l’anonymat est désolé de tout ce qui se passe : « Les hommes armés non identifiés procèdent à des contrôles d’identités à une dizaine de kilomètres de la ville de Gorom-Gorom sans que les Forces de Défense et de Sécurité ne puissent intervenir. Des personnes sont enlevées, souvent tuées ou reviennent semer la terreur dans la ville ». La peur est à son comble. Les terroristes semblent réussir leur mission d’occupation de la bande Liptako-Gourma. Cette zone représente une superficie de 370 000 km² soit 57,44 % de la superficie du Burkina Faso, 20,64% de celle du Mali et 9,70% de celle du Niger, selon l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma. L’agriculture, l’élevage, les mines constituent les activités économiques dominantes dans cette partie du Burkina Faso. “Les hommes de la brousse” arrivent plus ou moins à accaparer ces richesses. <a href="https://www.msf-azg.be/fr/blog/a-djibo-burkina-faso-ville-sous-blocus-%C2%AB-combien-de-temps-pensezvous-quune-famille-puisse">Dans une interview publiée sur le site de Medecin Sans Frontières le 24 octobre 2022</a>, Alfarock Ag-Almoustakine, un agent de l’ONG qui a travaillé à Djibo jusqu’en octobre 2022, déclare que le chef-lieu de la province du Soum situé à 190 km de Dori, est sous blocus depuis le mois de février 2022. Et les petits et rares déplacements qui pouvaient se faire ont cessé depuis le mois de mars 2022. D’importants ponts ont été dynamités pour couper carrément la ville des autres localités comme Arbinda à 100 km à l’est qui constitue la plus grande réserve naturelle sylvo-pastorale partiellement classée avec 16 000 km², ou Kongoussi à 86 km à l’ouest, une ville qui approvisionne Djibo en cultures maraîchères.

Les convois humanitaires peuvent prendre des mois pour arriver à Djibo. Parfois, ils sont obligés de rebrousser chemin parce que les routes menant à la ville sont tellement parsemées      d’engins explosifs posés par les terroristes. La récente explosion sur le tronçon Djibo-Kongoussi a fait trente-cinq (35) morts et trente-sept (37) blessés, tous des civils, selon le communiqué du gouverneur de la région du Sahel daté du 5 septembre 2022.

<strong>Au Mali, les groupes armés utilisent la technique « des champs brûlés »</strong>

Niono. Chef-lieu du cercle de Niono dans la région de Ségou compte selon le recensement de 2009 364 443 habitants. Ce cercle, qui compte 12 communes et avec plus de 100 000 hectares irrigués, est appelé “Grenier à riz du Mali”. En s’attaquant à ce grenier à riz, la stratégie des groupes terroristes était d’installer la famine dans cette zone et dans tout le Mali.<strong> </strong>

Entre le 07 et le 10 janvier 2021, sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, des vidéos de champs de riz en feu sont largement partagées. Il s’agit des rizières de KO1, KO2 et KO3 à Dogofry, dans la commune de Niono. Les auteurs ne sont autres que les groupes terroristes notamment la Katiba Macina de Amadou Kouffa qui ont envahi cette partie du pays depuis 2015.

Dans l’une des vidéos, le dénommé Hamed Biba, à visage découvert, témoigne de l’ampleur des dégâts dans son champ. Visible derrière lui, un vaste étendu réduit en cendres par la fureur des flammes. Sur place, les décortiqueuses, les motos n’ont pas été épargnées.

Deux mois plus tard, en mars 2021, les mêmes scènes ont été observées sur la toile. Les dégâts seraient «<em> inestimables</em> » selon les populations de Dogofry. Le 10 novembre, de la même année, c’était au tour des paysans de Bamakocoura, dans la même localité de voir partir en fumée plusieurs tonnes de riz récoltés. Par peur de représailles, le maire de la commune de Dogofry, Modibo Kimbiry, s’abstient de tout commentaire par rapport à ces incidents.

Mais cette situation à Dogofry dans le cercle de Niono n’est pas sans conséquence sur la sécurité alimentaire des Maliens. Niono avec l’Office du Niger fait partie des sept zones de production de riz du Mali. Avec les six autres zones, l’Office du Niger produit annuellement plus de 700 mille tonnes de riz selon les données de l’office.

Cette année, sur une prévision de 900 000 tonnes, les sept zones de production de l’Office du Niger (Kolongo, Niono, Ké-Macina, Molodo, NDébougou, Kouroumari et Mbéwani) vont produire 800 000 tonnes, selon Bamoye Keïta, directeur de l’informatique, de la planification et des statistiques de l’Office du Niger. Un manque à gagner de 100 000 tonnes de riz. L’insécurité, la menace terroriste sont entre autres raisons qui, selon lui, expliquent que les   objectifs fixés ne seront pas atteints.

Partant de son exemple et de celui des membres du regroupement des paysans de Macina dont il fait partie, Issa Ongoïba conteste ces données de l’office du Niger. « <em>Au vu des champs abandonnés dans les zones de production du fait de l’insécurité, de la psychose qui règne au sein des paysans, il est clairement difficile à mon sens que l’on puisse faire autant de rendement</em> ». Il en veut pour preuve : « <em>Personnellement, je viens de récolter mon champ en fin octobre 2022. Je n’ai eu que 30 sacs sur deux hectares là où les années précédentes je pouvais avoir en moyenne 60 sacs par hectare soit 120 sacs les deux hectares</em> ».

Pour expliquer cette chute de rendement, il pointe du doigt le coût des engrais qui a pris l’ascenseur cette année passant de 17 000 Fcfa à 43 000 Fcfa par sac pour l’engrais DAP granulé et de 12 500 Fcfa à plus de 30 000 Fcfa par sac pour l’urée. « <em>Cette augmentation vertigineuse est arrivée parce que l’État n’a pas pu subventionner l’engrais comme les années passées. Conséquences, beaucoup de paysans n’ont pu s’en offrir</em> », explique Issa Ongoïba.

<strong>La faim, cette autre arme des terroristes</strong>

Présent à Ségou en ce mois de juillet 2022 pour bénéficier d’un financement de l’Union Européenne en vue de mener des activités de sensibilisation pour la cohabitation pacifique, Mahamane Traoré témoigne des conséquences de l’insécurité sur les activités agricoles de Niono, sa ville : « <em>Les groupes terroristes se manifestent beaucoup plus à chaque début d’hivernage. Ils sillonnent les villages pour interdire aux paysans de cultiver leurs champs. Des paysans ont essayé de braver ces interdictions et ont étéfroidement tués dans leurs champs</em> ».

Cette arme non conventionnelle des terroristes de la Katiba Macina de Amadou Kouffa, qui consiste à affamer les populations, a eu raison de plusieurs paysans qui, à contre cœur, ont dû abandonner leurs champs pour d’autres horizons. C’est le cas de Bassékou Coulibaly, ami de Mahamane Traoré qui, après avoir reçu les injonctions des terroristes de ne pas cultiver ses trois hectares de rizière et deux hectares de champ de mil en 2021, a rejoint les sites d’orpaillage de Kéniéba au sud du pays pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants.

« <em>Le kilogramme du riz à Niono aujourd’hui est passé de 425 Fcfa à 450 Fcfa. Ce qui est très surprenant. Le prix du kilogramme de riz n’avait jamais excédé 325 Fcfa au mois d’Août. C’était le cas dans certains cercles de la région de Ségou mais ça n’a jamais été le cas à Niono », </em>se désole Mahamane Traoré avant de présager que si<em> « Niono a faim le reste du pays ne sera pas épargné </em>».

Dans son rapport d’Avril 2002 sur la situation alimentaire du Mali, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) indique avoir distribué 2,8 millions de dollars aux personnes touchées par la crise, soit les 120 mille déplacés internes et 250 mille résidents vulnérables. A cela s’ajoute l’assistance à 208 mille personnes de 198 villages des régions de Ségou, Ménaka, Tombouctou, Gao et Mopti. Dans cette dernière région, la situation n’est guère reluisante.

Pour tenir en attendant des lendemains meilleurs, les populations de Niono peuvent compter sur la générosité d’opérateurs économiques locaux pour soutenir les ménages.  Selon Mahamane Traoré, Diadié Bah, opérateur économique dans le secteur des engrais et actuellement membre du Conseil National de Transition (CNT) vient en aide avec des tonnes de riz pour soulager les populations de Niono suite aux mauvaises récoltes.

<strong>Le calvaire des femmes </strong>

Déjà difficile pour elles de se procurer des terres et de travailler à leur propre compte en temps de paix, les femmes se retrouvent dans une situation encore plus critique avec cette crise qui secoue le pays. A côté des travaux dans les champs de riz, à Niono et environs, elles font du maraîchage. Les revenus tirés de cette activité leur permettent de subvenir à leurs besoins et aussi de contribuer à alléger les charges de leurs époux. Cette activité génératrice de revenus pour elles, est depuis, menacée au même titre que les travaux des champs.

<em>« Nous sommes pratiquement sans revenus. À l’Office riz de Niono, plus de 50% de la main-d’œuvre est constituée par les femmes. Mais avec la menace terroriste, les superficies cultivées diminuent et avec elles les revenus des femmes</em> », témoigne la présidente d’un groupement féminin qui a requis l’anonymat car, selon elle, la citer dans cet article pourrait l’exposer à des représailles.

Et quand elles ne sont pas empêchées par les terroristes de cultiver leurs jardins, elles sont obligées par ceux-ci de se couvrir intégralement. Ce qui, selon notre interlocutrice, ne facilite pas leur travail, car les tenues de ce type ne sont pas adéquates pour le travail de la terre. Il s’agit selon elle d’une interdiction implicite de travailler.

En plus des terroristes, les chasseurs <em>« dozo</em> », généralement présentés comme les défenseurs des communautés, sont selon notre interlocutrice des bourreaux pour les femmes de la zone Office du Niger. « <em>A tchintchindougou, les dozo ont tiré à bout portant sur une femme qui était sortie avec d’autres femmes pour défendre les jeunes du village pris à partie par ces chasseurs</em> ».

Pris entre les feux des terroristes et des dozo, les femmes de la zone Office riz ne savent plus à quel saint se vouer.

De son côté le groupe d’autodéfense Dogon Dan Na Ambassagou réfute l’ensemble des accusations à leur encontre. Le samedi 17 décembre dernier, à Fatoma, dans le cercle de Mopti, les chasseurs dogons ont tenu une grande réunion pour faire le point de leurs actions et l’organisation stratégique du groupe. Au cours de cette importante réunion, Youssouf Toloba, le chef de guerre de Dan Na Ambassagou, dira que le groupe a pour mission de défendre les communautés, toutes les communautés, contre les violences terroristes et ne saurait être celui qui commet des violences sur les populations. Il estime que des incompréhensions peuvent survenir dans cette mission délicate, des incompréhensions à ne pas considérer comme des violences délibérées.

<strong> </strong><strong>Bandiangara n’y échappe pas</strong>

23 Octobre 2022. Le village de Bodio situé à 15 km de Bandiagara dans la région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Repoussés par les villageois, les terroristes dans leur repli ont mis le feu aux champs de mil. Des dégâts filmés et massivement relayés sur les réseaux sociaux.

Daouda Ongoïba, la trentaine révolue, ressortissant du village de Yangassadjou, commune rurale de Mondoro, cercle de Douentza, en ce 11 août 2022, à 5 heures du matin, monte à bord du car de la compagnie Africa Tours, direction Sévaré et ensuite son village.

Cet ancien étudiant de la faculté des Sciences et Techniques de Bamako enseigne aujourd’hui la physique-chimie dans des établissements scolaires de la capitale, Bamako. Comme un pèlerinage, il fait l’effort de se rendre chaque année, au moins une fois, auprès des siens. Lui qui, avec d’autres frères de la capitale, consent déjà d’énormes sacrifices pour soutenir les parents restés au village.

« <em>Depuis plusieurs années, des frères et moi, cotis</em>ons <em>pour acheter de quoi nourrir les parents au village. Ils ne peuvent plus aller au champdepuis que la crise a atteint le centre du pays. Nos champs sont à 10, 15 voire 20 km du village. Plus ils s’éloignent, plus ils s’exposent aux attaques. C’est pourquoi, nos parents ne cultivent que les quelques champs qui bordent le village ce qui est loin de satisfaire les besoins</em> », dit Daouda Ongoïba, le cœur en peine.

Lui, le miraculé, ne cesse d’appeler ses parents à la prudence. « <em>Je ne veux plus perdre un membre de ma famille dans cette crise</em> », dit-il avant de se plonger dans ses douloureux souvenirs. « <em>C’était pendant les vacances de 2012-2013, j’étais revenu au village, comme chaque année, pour aider aux travaux champêtres. Alors que nous cultivions avec mes cinq frères, à l’heure du repos, l’un d’eux m’a envoyé chercher de l’eau à boire.  A mon retour, j’ai trouvé que mes frères avaient été tous assassinés par je ne sais qui. Aujourd’hui encore, personne ne sait qui est à l’origine de ces crimes odieux </em>» nous explique, non sans peine, Daouda Ongoïba.

Depuis ce drame, sa famille a abandonné ses plus de dix hectares pour se replier dans le village de Yangassadjou situé dans la zone dite des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) et vivre des denrées achetées par ceux qui travaillent en ville comme Daouda.

<strong>Lueur d’espoir ?</strong>

Le plan national de ripostes 2022 des autorités de la transition malienne doit permettre d’apporter des solutions d’atténuation pour près de 6 millions de personnes. 64 000 tonnes sont nécessaires en termes de moyens de subsistance. Le Plan national de réponses 2021 a été mis en œuvre à plus de 99% pour 32 994 tonnes de céréales distribuées par l’État en faveur de 102 837 personnes.

D’ores et déjà, plus de 33 000 tonnes de céréales ont été distribuées par le Commissariat à la sécurité alimentaire pour venir en aide à 1,1 million de personnes, a confirmé l’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry, au cours d’une rencontre avec le Premier Ministre d’alors, ChoguelKokallaMaïga.

Pour faire face à cette insécurité alimentaire créée en partie par les groupes terroristes, l’État malien et ses partenaires, à défaut de fournir des chiffres exacts sur le nombre d’hectares incultivables du fait de la crise sécuritaire, sont mobilisés pour apporter des soutiens aux populations les plus affectées. Selon le programme Alimentaire Mondiale (PAM), de juin à décembre 2022, les besoins de financement pour assurer une relative sécurité alimentaire dans le pays s’élèvent à 83,9 millions de dollars, sachant que sur la seule année ce sont 162 millions de dollars qui ont été mobilisés par les partenaires pour venir en aide au Mali indique le PAM.

Une autre aide est celle de l’armée. Depuis quelques mois, la <em>« montée en puissance »</em> de l’armée vantée par les autorités est constatée et appréciée par les paysans de la zone Office du Niger. « <em>Les nombreuses patrouilles des forces armées maliennes dans la zone ont contribué à réduire sensiblement les attaques de nos champs</em> », reconnaît un habitant de Dogofry.

Cet effort doit être soutenu et continu. Jusque-là épargnés par les attaques, des champs de riz à Bougouwèrè dans la commune de Macina ont été brûlés au début du mois de novembre 2002, témoigne Madou Fané, vice- président du Regroupement des paysans de Macina.

Si les responsables locaux de l’Office du Niger reconnaissent du bout des lèvres que des initiatives sont prises pour permettre aux paysans de travailler en toute quiétude, impossible d’en savoir davantage sans une autorisation formelle de la hiérarchie malgré nos tentatives d’avoir un rendez-vous. Au niveau du commissariat à la sécurité alimentaire, après avoir envoyé le questionnaire qu’il nous a été demandé de soumettre, nous n’avons plus reçu de réponses, malgré nos nombreuses relances.

Aujourd’hui, c’est la peur au ventre que les paysans de la zone Office du Niger se rendent dans leurs champs avec toujours sur les lèvres la même prière « <em>Dieu fasse que nous ne croisons pas le chemin des terroristes </em>».

&nbsp;

<strong>Enquête réalisée par Cheick Yannick SOME (Burkina Faso) et Mohamed DAGNOKO (Mali), avec l’appui de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO)</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Relance du trafic ferroviaire : Les pièces de rechange des locomotives acquises bientôt à Bamako !]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:27:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Grâce à la détermination des plus hautes autorités du Mali et au travail de fourmis du ministère des transports et des infrastructures, la reprise du trafic ferroviaire n’est qu’une question de jour. Le trafic Bamako-Kayes par train reprendra dans les prochains jours au grand bonheur des Maliens en général et des riverains en particulier. Certaines pièces sont déjà acheminées à Bamako. Les autres suivront dans les prochaines heures.  Les voies ferrées et les ponts sont prêts.</em></strong>

Déterminées à redonner au Mali son lustre d’antan, les autorités de la transition son au four et au moulin pour relancer les services qui faisaient la fierté du Mali. Ainsi, le Département chargé des transports et des infrastructures se met en première ligne afin que le train siffle à nouveau. Ainsi, depuis la semaine dernière, Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, à la tête d’une délégation, séjourne à Dakar au Sénégal pour une visite de travail. Cette visite est relative aux modalités de récupération des pièces de rechange pour les locomotives maliennes (CC2205 et CC2207). Car, après la réparation des voies ferrées et les ponts, le redémarrage du train Bamako-Kayes était conditionné à l’acquisition des pièces de rechanges des locomotives. A en croire les sources proches du dossier, ces pièces  sont acquises aujourd’hui. Une partie  est arrivée à Bamako. L’acheminement du reste ne tardera plus afin que cet autre engagement de la transition soit réalisé.

Faut-il le souligner, pendant le séjour de la délégation malienne, après une séance de travail qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, le Ministre Dembélé Madina Sissoko et son homologue du Sénégal, Monsieur Mansour FAYE, ont effectué une visite d’inspection des pièces de rechange à Diamniadio et à Thiès. Ils ont pu voir de visu ces matériels essentiels à la reprise du trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, précisent des sources concordantes.

Ouf de soulagement !

A l’issue de la visite, les techniciens cheminots du Mali et du Sénégal ont fait le tri des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes. Dénouement heureux pour ce processus qui peine depuis plus de 4 ans. Le leadership et le pragmatisme de Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures ont pesé positivement dans la balance.

Selon les responsables du ministère de tutelle, l'issue heureuse de ce processus d’acquisition va consolider la relance définitive du trafic ferroviaire (Bamako-Kayes) qui était adossée à la disponibilité des pièces de rechange.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Enjeux et défis des élections générales au Mali : Malgré les avancées, les organisations de la société civile s’inquiètent]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:24:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques encablures des futures échéances électorales, les organisations de la société civile se sont penchées sur les questions. Après une analyse approfondie de la situation, elles notent des avancées portant sur l’organisation du  processus électoral. Toutefois, constatent-elles de nombreux obstacles pour la réussite des élections crédibles et transparentes.</em></strong>

Pour une meilleure organisation des élections transparentes et crédibles acceptées par tous, les membres du Comité Technique et Stratégique des Organisations de la Société Civile ont donné leur point de vue  à l’issue d’une réunion tenue à Bamako le jeudi 26 janvier 2023. <em> </em> Il s’agit  du Conseil National de la Société Civile du Mali (CNSC), du Forum des Organisations de la Société Civile (FOSC), de la Coordination des Associations et ONGs Féminines (CAFO), du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ) et de la Plateforme des Femmes-leaders du Mali (PPFLM).

De leurs analyses, explique Alou Badra Sacko, il ressort des points de satisfactions portant sur l’organisation du processus électoral. Notamment : L’établissement d’un chronogramme général de tenue des élections ; le vote et la promulgation de la Loi Electorale ; la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections au niveau national et la prise de fonction de ces membres au niveau national ; l’élaboration d’un avant-projet de constitution ; la désignation des membres de la commission pour la finalisation de cet avant-projet ; la révision des listes électorales ; le démarrage de l’établissement de la carte d’identité biométrique et le démarrage des concertations entre le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et les partis politiques et la société civile sur le referendum.

Toutefois, le Comité Technique et Stratégique constate insuffisances et obstacles. Il s’agit entre autre de : la situation sécuritaire reste une préoccupation nationale ; le retard dans la mise en place des démembrements de l’AIGE aux niveaux des régions, communes, des Ambassades et Consulats du Mali ; le maque de précision dans la réorganisation territoriale à travers le découpage pour bâtir la situation des circonscriptions électorales ; le déphasage entre le fichier électoral et la réalité démographique notamment avec la prise en compte des nouveaux majeurs et des personnes déplacées. S’y ajoutent les articles 4 et 5 de la Loi Electorale sur les rôles du Ministère de l’Administration territoriale et de l’AIGE qui donnent une confusion dans la mise en œuvre des responsabilités ainsi que le contexte économique difficile sur le plan national et international pour faire face au financement des différents scrutins.

Pour le comité, ces différents constats pourraient avoir des conséquences fâcheuses  sur  la crédibilité des scrutins, l’acception des résultats par les parties prenantes, et le respect des engagements auprès du peuple malien et de partenaires.

Ce qui pourrait  avoir des conséquences sur la cohésion sociale d’une part et d’autre part nuire aux relations entre le Mali et la Communauté Internationale.

Au regard de ces constats et risques majeurs, le Comité Technique et Stratégique recommande de :poursuivre la stratégie sécurisation du territoire et des différents scrutins ; diligenter la mise en place des démembrements de l’AIGE au niveau régional, local, communal, dans les Ambassades et Consulats et leur opérationnalisation ; diligenter la réorganisation territoriale/loi découpage sur une base consensuelle.

A cet effet, Alou Badra Sacko estime qu’il est urgent d’inviter le Conseil National de Transition à une session extraordinaire pour le vote du projet de loi en objet. Ce, afin d’anticiper sur la révision du fichier électoral en y intégrant les nouveaux majeurs, les personnes déplacées, les réfugiés et les femmes rurales ; adopter une mesure d’application de la loi électorale afin de clarifier les rôles et attributions de l’AIGE par rapport au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation dans le processus électoral, entre autres.

<strong>Madou Coulou</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Autorité indépendante de la gestion des élections :    Des urnes à l’opportunité d’emplois]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/autorite-independante-de-la-gestion-des-elections-des-urnes-a-lopportunite-demplois-3009310.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:35:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nombreux Maliens pourraient avoir un emploi permanent ou temporaire à cause de l’installation des démembrements de l’Autorité indépendante de la gestion des élections (AIGE). Le comité de pilotage de cet organe chargé des élections à venir a récemment pris fonction. Ainsi, ils sont à pied d’œuvre pour la mise en place des différents démembrements à travers le pays. Des appels à candidature seront lancés dans les jours à venir pour le recrutement des représentants locaux de l’AIGE</em></strong><em>.</em>

Mais on ne sait pas encore combien d’emplois seront créés, puisque le processus de réorganisation territoriale est en cours. Le nombre des emplois créés par la mise en place des organes de base de l’AIGE sera basé sur ce processus de réorganisation du territoire. Ce travail, en plus d’être inclusif et participatif, est largement consensuel et ses conclusions sont conformes aux aspirations des populations et aux recommandations des Assises nationales de la refondation. Les autorités sont persuadées que la réorganisation permettra entre autres d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque Région en déterminant ses Circonscriptions administratives tout en promouvant le développement économique, social et culturel des différents terroirs.

Les agents du ministère de l’Administration territoriale sont dans une course contre la montre pour finaliser le découpage territorial. En effet, le nombre de cercles, d’arrondissements sans existence réelle est une menace pour la bonne organisation des élections. La question est d’autant plus urgente que nous sommes à moins de trois mois des préparatifs du référendum constitutionnel. Or, il va falloir rapidement que l’on sache le nombre des élus devant siéger au compte des nouvelles circonscriptions que sont les cercles et les arrondissements nouvellement créés.

En effet, plusieurs régions ont été créées par les autorités sans que les démembrements administratifs ne soient mis en place par les autorités administratives. Pour le moment, le véritable problème est que l’on est à quelques mois de l’organisation des premiers scrutins sous la transition. Cela laisse peu de marge de manœuvre au ministère de l’Administration qui est engagé dans une course contre la montre afin de trouver une solution aux nombreuses questions. C’est seulement le 19 octobre que le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a pris les choses en main. Ainsi le Conseil des ministres a adopté des projets de loi relatifs à l’organisation administrative et territoriale.

Au Mali, les élections sont organisées selon l’organisation administrative de la République qui repose sur les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales, qui trouvent toutes leur source dans la Constitution. Selon le gouvernement, conformément aux dispositions de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire, les circonscriptions administratives sont la région ou le District, le Cercle et l’Arrondissement.

Selon les mêmes dispositions, les Collectivités territoriales sont la Région, le District, le Cercle et la Commune. Mais la Loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création des circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit, Ménaka, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza, Bandiagara et le District de Bamako.

De même la Loi n°2012-018 du 02 mars 2012 a créé les Cercles et Arrondissements des Régions de Tombouctou, Gao, Taoudénit, Ménaka et Kidal. Il en résulte que les Régions de Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara ne sont pas dotées de Cercles et d’Arrondissements. Il demeure nécessaire de déterminer les circonscriptions administratives et les Collectivités territoriales des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioïla, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza et Bandiagara.

Si les élections donnent des opportunités d’emploi, tout n’est pas prêt pour le bon fonctionnement des choses, selon la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali). Cette dernière a animé une conférence de presse, le samedi 14 janvier 2022 pour faire le point de son rapport sur la synthèse nationale de l’observation de la révision annuelle des listes électorales (RALE) de la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2O22. Selon le Dr. Ibrahima Sangho, le présent rapport comprend notamment la synthèse générale, les tableaux rectificatifs, les remarques spécifiques, le plan politique, la situation sécuritaire, les défis logistiques et les recommandations.

&nbsp;

Pour la synthèse générale, le chef de mission de la MODELE Mali la RALE s’est tenue au niveau de la majorité des communes, des 49 Cercles et des 6 communes du district de Bamako en l’absence des Coordinations de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE). Cela est, a-t-il fait savoir, en contradiction avec l’article 57, alinéa 2 de la Loi électorale. Au vu des données des tableaux rectificatifs de certaines zones, il précise que cette opération de RALE porte des insuffisances. De façon générale, la RALE s’est déroulée malgré des difficultés liées à la transmission tardive des documents nécessaires dans certaines localités ainsi qu’à l’insécurité.

Il y a eu une faible affluence des citoyens lors de cette opération de révision des listes électorales. Dans la région de Gao, les tableaux rectificatifs de certaines commissions administratives ne sont pas disponibles comme à Bamba et Temera (Cercle de Bourem). Les nouveaux majeurs ne sont pas pris en compte dans le Cercle de Ménaka dû à l’absence de la liste de validation. Le non-affichage des tableaux récapitulatifs a été observé au niveau des commissions administratives à Ménaka.

Selon lui, étant donné les difficultés récurrentes rencontrées par les commissions administratives ainsi que par les populations lors des périodes de RALE, il serait utile pour l’administration comme pour les partis politiques et la société civile de réfléchir à des modifications à ce sujet. En examinant la scène politique, les activités politiques sont presque inexistantes dans l’ensemble des régions couvertes par la MODELE surtout un déficit de communication autour des opérations de la RALE et de la vulgarisation de la nouvelle loi électorale par les partis politiques. Et précise que c’est le contraire dans d’autres régions aussi. « Dans la Région de Sikasso, les activités en rapport avec le processus électoral ont eu lieu dans le cercle de Sikasso, en l’occurrence la vulgarisation de la Loi électorale et de l’avant-projet de Constitution par le Conseil National de Transition à l’attention de l’administration locale et de la société civile. Dans la région de Mopti, on a noté l’organisation d’un tournoi de football de l’URD à Mopti, le lancement des activités du Mouvement politique BENKAN à Djenné. Dans la région de Tombouctou, des partis comme la CODEM, I’UM-RDA, I’ASMA, I’UDD, le MPR, l’APR et le YELEMA font beaucoup parler d’eux avec des structures qui changent de configuration selon les cercles (sections, sous-sections et comités) », a-t-il précisé.

&nbsp;

Dr. Sangho et ses camarades de la MODELE à l’issue de l’observation de la RALE (du 1″ octobre au 31 décembre 2022), et en vue des prochains scrutins, exhortent les autorités de la transition à un renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, pour permettre aux citoyennes et citoyens de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes et être en mesure de participer pleinement aux prochaines élections. Pour l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), MODELE Mali demande l’accélération du processus d’installation de ses coordinations (démembrements) dans les régions, cercles, communes, ambassades et consulats, conformément aux articles 22, 23 et 24 de la Loi électorale
<table>
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td width="5"></td>
<td width="2"></td>
<td width="3"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong>Madou COULOU </strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[«Le congrès extraordinaire du 16 janvier 2022 était en parfaite application de l’article 58 de nos statuts»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/le-congres-extraordinaire-du-16-janvier-2022-etait-en-parfaite-application-de-larticle-58-de-nos-statuts-3009324.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:32:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Respectant la tradition instaurée par feu Soumaïla Cissé, Gouagnon Coulibaly, président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a présenté ses vœux les meilleurs à la presse malienne pour 2023. Il a saisi cette opportunité pour  notifier à la presse son accompagnement pour une presse épanouie avant de faire un tour d’horizon de l’actualité nationale. C’était le samedi 28 janvier 2023 à la maison de la presse.</strong>

Après la présentation de ses vœux de gloire, de paix, de souveraineté retrouvée, d’insécurité jugulée, d’épanouissement, pour l’ensemble du peuple malien, le président de l’URD  abordera des sujets relatives à la vie de son parti ; mais aussi et surtout sur la vie de la nation.

Parlant de l’URD, il reconnaît que le  parti a été éprouvé au cours de l’année 2022 par une crise interne qui a failli ébranler ses fondements. Pour lui, quelques camarades de la direction du parti, instrumentalisant la question de candidature de l’URD à une prétendue élection présidentielle, ont exposé leurs contradictions internes sur la place publique.

Contrairement à ce que l’autre camp affirme, Gouagnon Coulibaly déclare que le congrès extraordinaire le 16 janvier 2022 s’est tenu dans toute la légalité requise et avec une légitimité record. Car il était en parfaite application de l’article 58 des statuts du parti. « Le seul motif qui nous a guidé dans l’organisation dudit congrès était de pourvoir au poste de premier responsable du parti laissé vacant suite à la disparition brutale de notre regretté Président Soumaïla CISSÉ. Malheureusement, cela a servi de prétexte et de matière pour lesdits camarades avec à leur tête le professeur Salikou SANOGO , 1er vice – président du parti , pour engager l’URD dans un imbroglio judiciaire sans précédent, indique l’orateur . Pour empêcher la tenue dudit congrès, poursuivra-t-il,   ils ont introduit un recours juridictionnel au tribunal de grande instance de la commune 5 du district de Bamako et ils ont été déboutés.  Ce qui, du point de vue de Gouagnon Coulibaly aboutira à l’instrumentalisation cynique de la famille de feu Soumaila CISSÉ  par  le Pr  Salikou SANOGO et les siens.  «Le point d’orgue de cette attitude malveillante a été l’organisation d’une conférence dite de presse, le 07 janvier 2023, au cours de laquelle toutes les limites de la courtoisie, de la bienséance et du déni de justice ont été franchies », s’indignera M. Coulibaly. Toutefois, s’engage-t-il à œuvrer pour l’unité du parti.

Au sujet de la vie de la nation, le président de l’URD, indiquera que son parti  reste totalement solidaire des autorités de la transition dans la mise en œuvre des objectifs de refondation et de remise en ordre de la marche de notre pays vers des lendemains meilleurs. « C’est pourquoi, le parti a mis en place une plate-forme politique et électorale dénommée Coalition pour un Nouveau Mali (CNM), qui entend fédérer toutes les énergies positives pour le bien être de notre pays », soutiendra-t-il.

Nonobstant quelques points d’ombre relatif à l’insécurité, la vie chère, le débat sur l’avant- projet d’une nouvelle constitution, Gouagnon Coulibaly estime que d’’importants efforts ont été réalisés par les autorités de la transition pour juguler cette crise multiforme. « C’est le lieu de féliciter nos autorités pour le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces armées et de sécurité, notamment l’amélioration visible du vecteur aérien, et la dotation en matériels, équipements et engins militaires adéquats. Aujourd’hui notre armée, l’une des plus fortes de la sous région, fait la fierté de tous les Maliens», a martelé Gouagnon Coulibaly.  Partant l’URD, a salué la justesse des mesures prises par le gouvernement en faveur du pouvoir d’achat des Maliens et l’encourage à persévérer dans cette voie afin de soulager le quotidien de nos concitoyens.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sortie de la 3eme promotion de l'université Mary Saint Claire : Des assurances pour un emploi stable pour tous]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/sortie-de-la-3eme-promotion-de-luniversite-mary-saint-claire-des-assurances-pour-un-emploi-stable-pour-tous-3009333.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:22:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous  la présidence de la promotrice, Mme Keïta Mariam Bouaré, la sortie de la  3<sup>ème</sup> promotion de l’Université privée Mary Saint Claire baptisé Pr  Akory AG Iknane, Directeur général de l’Institut national de Santé publique a été célébrée le vendredi 28 janvier 2023. Le présent événement couplé à celle de la 1<sup>ère</sup> et 2<sup>ème</sup> promotion  a été marqué par la remise de diplôme aux étudiants méritants, des attestations aux partenaires  et les témoignages des parents  qui ont manifesté leur satisfaction s’est déroulée  dans l’enceinte   de ladite université sis à Missabougou.</em></strong>

Créée en 2017, l’Université Privée Mary Saint Claire devient l’une des structures les plus viables  et fiables dans la formation des cadres maliens. Le groupe Mary Saint Claire de la maternelle à l’Université, intervenant au niveau de tous les ordres d’enseignement   contribue au renforcement  efficace du système éducatif malien.  L’Université privée dont il s’agit aujourd’hui  garantit l’employabilité de ses étudiants  par non seulement  la qualité des enseignements dispensés,   dans les filières porteuses, mais aussi  de l’engagement   de la promotrice, Mme Keïta Mariam Bouaré, aujourd’hui  icône dans le monde des entreprises.

Pour la circonstance, le Directeur général de l’Université, Cheikna Hamala Bathily indiquera que  l’Université Privée Mary Saint claire entend offrir aux bacheliers un cadre et un enseignement de qualité dans les domaines de la gestion, du droit et de l’ingénierie et de
l’informatique au niveau licence et Master. Aujourd’hui, indique-t-on, la notoriété de l’Université Mary Saint Claire dépasse nos frontières. Car, précise le DG Bathily : «Nos formations sont organisées selon les standards du LMD et nos programmes sont habilités par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et depuis décembre 2022 par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ». Des reconnaissances assurent inéluctablement aux diplômes de la présente université  une visibilité et une lisibilité sur le plan national, africain et  dans le monde. Car, explique Bathily,  le CAMES a pour mission de coordonner les systèmes d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin d’harmoniser les programmes et les niveaux de recrutement dans les différents établissements des pays membres.

Convaincue de la qualité des enseignements dispensés à ses étudiants, annonce le DG, la promotrice de l’université, Mme Kéita Mariam Bouaré, excellente entrepreneuse de renommée, a décidé d’ouvrir aux étudiants de l’université, les portes de ses entreprises évoluant dans plusieurs secteurs d’activités. Aussi, déclare l’orateur,  a titre exceptionnel, la Promotrice a décidé d’accorder un contrat de travail d’une durée de 6 mois au major de
promotion afin de lui faciliter son insertion professionnelle et 1er de chaque filière, un stage rémunéré de six mois.

S’agissant de la promotrice de l’Université privée Mary Saint Claire, Mme Keïta, Mariam Bouaré, elle a encouragé le corps enseignant à poursuivre l’enseignement de qualité qu’ils dispensent  avant de féliciter les étudiants pour leur assiduité et les parents d’élèves pour leur accompagnement. Ainsi, promet-elle son engagement continu à promouvoir les conditions de travail des enseignants et des étudiants ainsi que pour l’insertion socioprofessionnelle des étudiants.
Dans son intervention, le parrain de cette 3<sup>ème</sup> promotion de l’Université Mary Saint Claires composée de 33 étudiants, Pr Akory Ag Iknane se dit émerveillé à la découverte de cette université. De son point de vue, eu égard à l’enseignement des filières porteuses, il ne doit pas avoir d’inquiétude pour l’employabilité des récipiendaires. Car, ces filières sont en parfaite adéquation avec le marché de l’emploi. Pour le parrain, le master est infime dans le domaine du savoir. Le savoir s’acquiert tous les jours.  Partant, exhorte-t-il la 3<sup>ème</sup> promotion à poursuivre leur quête du savoir afin de devenir meilleur dans leurs. Aussi, conseillera-t-il, «  avoir la tête pleine ne suffit plus pour être meilleur, le savoir-faire constitue également un élément clé.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Transition :   Des champs à la place des armes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/transition-des-champs-a-la-place-des-armes-3009318.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités de la transition veulent rapidement mettre l’accent sur le développement de l’agriculture dans les zones sous exploitées en la matière. C’est surtout les zones souffrant de l’insécurité qui seront visées par des initiatives de développement agricole en plus des autres régions du Mali. L’objectif des autorités est de passer des zones de conflits à des zones de production agricole prospères et stables. C’est ainsi que certains estiment que plus rien ne s’oppose à l’entrée de la région de Tombouctou dans le cercle des grands bassins agricoles du Mali.</em></strong>

La région de Tombouctou a des atouts énormes que les autorités sont en train de mettre en valeur en mobilisant des financements. Disposant d’un long passage du fleuve Niger et d’un système de lacs sous exploités jusqu’ici, la région vient de bénéficier d’un programme de relance de la culture du riz. La bonne nouvelle a été annoncée lors du Conseil des ministres du 25 janvier 2023. La transition vient de s’attaquer à un des problèmes majeurs des régions du nord qui ont besoin d’investissements dans le secteur agricole.

Signé à Lomé le 1er décembre 2022, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, l’accord de prêt pour le financement partiel du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou permettra de mettre en valeur la production locale du riz. Selon le gouvernement, par cet Accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 8 milliards de francs CFA.

Le prêt accordé est destiné au financement des travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres de Korioumé de 430 hectares, Daye de 417 hectares et Hamadja de 620 hectares à travers la réhabilitation du réseau intérieur d’irrigation, de drainage, de 11,5 km de pistes, le curage et la mise en place de garde-corps sur le siphon ainsi que l’aménagement de 10 hectares de périmètres maraîchers.

Il existe déjà des champs de riz dans la zone qui fait à la fois face aux menaces sécuritaires graves imposées par des groupes terroristes, ainsi que des difficultés climatiques. Le gouvernement a indiqué qu’il convient de signaler que les périmètres concernés ont été fortement inondés et endommagés par la montée des eaux du Fleuve Niger, rendant ainsi la campagne agricole 2022 quasiment incertaine pour les exploitants et consommateurs de la zone.

Les autorités de la transition viennent de prouver qu’elles agissent rapidement pour prendre en charge les problèmes de développement, malgré les multiples défis en matière de mobilisation des financements de l’économie nationale. En tout cas, la réalisation diligente de ce projet contribuera à l’atténuation des souffrances des populations pour les campagnes agricoles à venir, à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la réduction de la pauvreté dans la zone du projet.

Les rizières de Tombouctou peuvent changer beaucoup de choses en termes de développement et de stabilisation de la région. Si les investissements continuent, les immenses parcelles dont dispose la région pourront réduire sa dépendance à d’autres régions du Mali en matière alimentaire. Bien que la menace climatique pèse sur les superficies et la disponibilité de l’eau, de nouvelles techniques pourraient relancer la production agricole.

Il n’y a pas que le riz qui pourrait faire le bonheur des producteurs de la région de Tombouctou. La zone est également réputée pour son adaptation à la production du blé, une culture introduite dans la région depuis la période médiévale. En attendant que les rizières reprennent vie, Tombouctou continue de se battre pour résister à toute sorte d’adversité.

Mais la persistance de l’insécurité est une menace grave pour le développement des zones de conflit comme les régions du centre. Le tourisme pourrait aussi être développé au Pays Dogon qui a tenu le festival Ogobagna pour la communauté Dogon de Bamako.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Célébration du mérite : Malitel rend hommage à ses retraités]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-merite-malitel-rend-hommage-a-ses-retraites-3009340.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une tradition au sein de l’opérateur historique de télécommunications au Mali : célébrer les agents ; celles et ceux qui, après avoir donné le meilleur d’eux-mêmes pour la prospérité économique de l’entreprise, qui font valoir leur droit à la retraite. Cette année, ce fut l’apothéose avec les trente-trois agents concernés par la retraite ; ces hommes et femmes, qui ont été honorés pour leur engagement constant au service de Malitel.</em></strong>

L’atmosphère aux retrouvailles, dans le jardin angélique de l’hôtel Salam, embelli par les couleurs de Moov Africa Malitel, ce jeudi 19 janvier dernier, sous la présidence du DG, Abdelaziz Biddine en compagnie de ses principaux collaborateurs de la direction générale, notamment le PCA, Hamza Almadou Cissé, et le Secrétaire général, Sidi Dembélé où l’entreprise a célébré l’engagement de ses agents les plus méritants, non sans après avoir rendu un hommage mérité à ses agents qui ont fait valoir leur droit à la retraite.

Entourés des parents, amis et collègues, notamment les directeurs des centres et des services techniques et commerciaux, les 33 agents à la retraite, à l’image d’un Cheick Oumar Traoré, ce technicien des réseaux dans l’âme, qui a maitrisé la technique des entrecroisements comme les doigts de ses mains, affichaient la bonne mine, au cours de cette cérémonie de consécration pour le travail accompli au service de l’entreprise.

C’est ce sentiment de fierté, accumulé durant des années d’abnégation et de labeur au service de la société, qui a été exprimé, au nom des siens, par le représentant des retraités, Jacques Berthé, le désormais ex-patron des ressources humaines. Il n’a pas manqué de magnifier le sacrifice consenti par les retraités pour le rayonnement de la société, tout en remerciant les dirigeants de l’entreprise d’avoir su initier une fête pour les retraités pour rendre hommage à leur parcours au sein de la société.

Pour la circonstance, le représentant des retraités, qui s’est réjoui des « relations fortes d’amitié et de solidarité », tissées au sein de l’entreprise, durant de longues années de parcours,  a souhaité que les retraités sauront toujours porter en eux le souci de l’entreprise ; le bien commun à tous.

Quant au représentant de l’Association des retraités de la télécommunication (ARTEL), Dahirou Diallo, il a insisté sur le fait que la « retraite n’est pas une fin en soi ». Et cela, d’autant plus qu’ici les efforts des travailleurs sont toujours récompensés à leur juste dimension sociale.

« Nous garderons pendant longtemps votre engagement vis-à-vis du service », a lancé le doyen Dahirou Diallo à l’endroit des retraités, lequel en a profité d’ailleurs pour faire un vœu ; celui de voir les liens d'amitié et de fraternité noués au sein de l’entreprise survivre au-delà des activités.

Le patron de l’entreprise, lui, a mis l’accent sur la dimension historique de cette consécration des retraités qui, après trois ans de suspension, pour raison de crise sanitaire, coïncide, cette année, avec la fête du mérite.

Il a ainsi rendu hommage « aux carrières riches et parcours brillants » des agents à la retraite qui ont su mériter de l’entreprise par leur engagement de qualité. Et cela, dans leurs domaines d’intervention respectifs et dans chaque instant de la vie de la société.

En s’adressant particulièrement aux vingt collaborateurs primés, dans le cadre de la nuit du mérite, répartis entre  huit entités de l’entreprise, le PDG dira que le choix des insignes n’est pas fortuit, car  découlant de l’engagement constant des heureux récipiendaires pour le développement de la société.

En décrétant la mobilisation générale de tous les agents de la société, pour la réalisation des objectifs 2023, le patron de Moov Africa Malitel dira que la récompense du mérite, loin d’être un effet de mode, est bien au contraire un encouragement à mieux faire dans l’optique de relever les grands défis auxquels l’entreprise des télécommunications est confrontée.

Dans la ferveur de la nuit du mérite, couplée à la fête des retraités, Moov Africa Malitel a joint l’utile à l’agréable, comme il en a l’habitude dans sa culture d’entreprise citoyenne, en procédant à la remise de cadeaux à chacun des trente-trois agents retraités de l’entreprise, tout en octroyant des prix à une bonne vingtaine de collaborateurs, parmi le personnel actif ; histoire d’exalter leur engagement de qualité au service de la société.

<strong>Amadou DIARRA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Justice :  Plein de correctifs apportés par Kassogué]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-plein-de-correctifs-apportes-par-kassogue-3009331.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:20:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà de la poursuite des grands délinquants financiers, des changements importants sont en cours pour que la justice soit mieux proche des citoyens maliens qui multiplient les critiques contre elle. On se souvient des rencontres récemment organisées par des soutiens de la transition qui estiment que la justice n’est pas encore à la hauteur des attentes des Maliens. Malgré la chute d’IBK, des pratiques mauvaises existent, selon le Mouvement Yerewolo, pourtant proche de la transition.</em></strong>

Ces cris de détresse semblent avoir été entendus par le l’autorité de tutelle, à savoir le ministre de la Justice Mamadou Kassogué qui a lancé, le 23 janvier 2023 la première édition de la semaine de la justice. Le renouveau de la justice n’est pas un vain mot pour les autorités de la transition qui travaillent à améliorer le système judiciaire.

Le garde des sceaux veut en réalité changer les choses dans le bon sens en mettant toute une semaine à profit pour rendre la justice plus proche des citoyens. Au-delà de l’opération de communication, le ministre de la justice entend tracer la voie d’un profond amour entre les justiciables et les hommes en toge. Kassogué a apporté de nombreux correctifs pour que la justice réponde aux aspirations des Maliens. Il est même arrivé au cours de 2022 que le ministère de la justice demande de revenir sur des cas de jugement dont la conclusion avait choqué l’opinion nationale après l’acquittement des présumés coupables de corruption.

En clair, le département de la justice veut perpétuer cette perception positive avec la Loi d’Orientation et de Programmation du secteur de la Justice, 2020-2024. A en croire le ministre de la justice, la finalité de cette loi est de bâtir un service public de justice accessible, efficace et performant de nature à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Kassogué a invité les acteurs de la justice à tous les niveaux à la distribution de la justice à s’engager. Pour lui, c’est à la justice de veiller à la saine et correcte application de la loi, de protéger les citoyens contre la violation de leurs droits, de décider et de mettre fin à des conflits dans différents domaines, mais aussi de sanctionner correctement les comportements interdits.

Le ministre de la Justice qui est connu pour sa probité veut que la rigueur de la loi soit la même pour tous. En 2022, le ministère de la justice a amélioré la façon de la distribution de la justice en créant : un premier pôle national financier, une école de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, un pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité, une agence de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués. Il inscrit au programme de la semaine: l’organisation des conférences de parquet sur l’état des lieux des lettres circulaires destinées à donner des orientations et des instructions correctives relatives aux dysfonctionnements du service public de la justice, mais aussi les errements et autres attitudes déviantes.

Ces rencontres regrouperont du 24 au 25 janvier des Procureurs généraux des Cours d’appel de Bamako, Kayes et Mopti, les Procureurs de la République et autres Magistrats du parquet. Il y aura des journées portes ouvertes au pôle économique et financier, dans les tribunaux de commerce, du Travail et pour enfants et une rencontre avec la presse et la société civile sur la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Kassogué est convaincu que la justice est peu connue des justiciables voire du citoyen tout court.

Une enquête menée en 2018 sur les besoins des maliens en matière de justice révèle, selon le garde des sceaux, que « 32% de nos compatriotes sont informés, sur la justice, par le canal familial ou parental contre 3% par l’Avocat et 2% par le Bureau d’Accueil et d’Orientation des services judiciaires ». La même étude indique que « 19% des maliens ne savaient pas ce qu’il fallait faire quand un problème de justice se posait et 30% des justiciables pensaient qu’ils n’avaient pas besoin d’être informés sur la justice ».

Ainsi, beaucoup de citoyens ignorent comment trouver l’information pertinente sur la justice au Mali. Pour Kassogué, la méconnaissance de la justice est une responsabilité partagée entre le système judiciaire et le justiciable pour la simple raison que la justice doit fournir des efforts pour se faire connaître et que le justiciable doit se faire l’obligation, de sortir du cadre familial, pour approcher les services judiciaires, à la quête d’informations fiables. Par ailleurs, cette triste réalité est atténuée par les chiffres fournis par l’enquête menée par « MALI-METRE » qui révèle que 56% des maliens avaient confiance en la justice en 2020.

A en croire le ministre de la justice, ce résultat est à l’actif des différents efforts fournis par la Transition qui a largement contribué à une certaine perception positive des concitoyens à la justice. Mais Kassogué veut faire mieux en mettant l’accent sur les dysfonctionnements dont il a parlé. Mieux que son serment de rendre une justice saine en tant que magistrat, le garde des sceaux est en train de rédiger un testament. Si les réformes qu’il est en train d’engager marchent, il aurait écrit une page glorieuse de l’histoire du Mali dont se souviendront les citoyens.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Un an de présence russe au Mali :    Ce que pensent  les autorités maliennes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/un-an-de-presence-russe-au-mali-ce-que-pensent-les-autorites-maliennes-3004108.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:27:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Présents au Mali depuis près d’un an, les instructeurs russes font l’objet de vives critiques de la part des Occidentaux. Pour les chefs militaires du Mali, il s’agit d’une campagne de diabolisation de l’armée malienne. Cette adversité est prise au sérieux par les autorités militaires qui souhaitent continuer la lutte contre le terrorisme. Le jeudi 8 décembre 2022, les Chefs d’Etats-Majors et Directeurs de services des Armées, ont été reçus par le président Assimi Goita dans la salle des banquets, à Koulouba. A l’occasion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio CAMARA, a rappelé que depuis son investiture, le 7 juin 2021, le Chef Suprême des Armées s’est fixé comme priorité absolue la sécurisation du territoire national.</strong>

Sadio Camara en est d’autant convaincu qu’il a toujours estimé qu’il ne saurait avoir de développement sans sécurité. « Cette priorité est justifiée par l’état de l’outil de défense, la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que la prise en compte des préoccupations fondamentales et des aspirations légitimes de nos populations », a expliqué le ministre, qui salue la dynamique de reconstruction de notre outil de défense. Car, elle a permis des avancées significatives dans le renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité.

Pour sa part, le président de la Transition a fait un tour d’horizon des problèmes auxquels le Mali est confronté. Au cœur de ces problèmes, des campagnes de manipulation de la part de certains anciens partenaires mécontents de la dynamique enclenchée pour la stabilisation et le développement du pays. Faisant le bilan des acquis depuis août 2020 jusqu’à nos jours, le président de la Transition s’est réjoui des résultats obtenus.

Selon le ministre de la Défense et des Anciens Combattants,le Colonel Sadio CAMARA, les nouvelles acquisitions d’équipements sophistiqués terrestres, aériens et aéromobiles ont rapidement permis aux forces de défense et de sécurité maliennes d’obtenir des résultats probants. À ces acquis s’ajoutent, selon le Général de Division Oumar DIARRA, Chef d’État-Major Général des Armées, une meilleure compréhension de l’environnement de travail.

Malgré les efforts consentis, les Groupes Armées terroristes ont réussi à réadapter leur stratégie au contexte. Une situation que les Forces armées maliennes doivent désormais intégrer dans leurs réponses, mais aussi et surtout procéder au renforcement des capacités en ressources humaines et matérielles, mais aussi en termes d’intensification d’opérations contre les sanctuaires des groupes armés terroristes. Le droit souverain et la responsabilité entière de tout État, a expliqué le Chef Suprême des Armées, sont d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Partant, réaffirmera le Chef de l’Etat son attachement et sa ferme détermination    au retour de l’État dans toutes les régions du pays tout en insistant sur le rôle crucial de l’armée dans ce processus. « Pour le retour de l’État et des services sociaux de base dans les localités éprouvées par le terrorisme, le rôle des Forces de Défense et de Sécurité est d’une importance capitale », a-t-il indiqué.

Ces raisons parmi tant d’autres font que la visite prochaine de Sergueï Lavrov au Mali est attendue avec beaucoup d’impatience de la part d’une grande partie de l’opinion nationale. Le chef de la diplomatie russe est annoncé en effet au Mali et dans d'autres pays de la région dans un contexte sécuritaire et diplomatique bouleversé. Lavrov jouit d’une certaine popularité au Mali et dans plusieurs pays de la zone où les terroristes continuent de semer la mort. Ainsi, le Mali deviendra le passage obligé pour les Russes qui s’installent peu à peu dans notre zone.

En attendant la venue de Lavrov, les préparatifs vont bon train. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu en audience le jeudi 08 décembre 2022, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Gromyko. Les deux personnalités se sont félicitées de la convergence de vues et du soutien mutuel entre le Mali et la Russie sur des questions importantes examinées dans les instances internationales.

En outre, des sujets d’ordre politique visant le raffermissement des liens d’amitié et de coopération bilatérale ont été abordés. Toute la stratégie de la défense du Mali dépend des Russes et de leurs technologies militaires. Les avions de combat et les images des satellites russes permettent aujourd’hui au Mali de mener des opérations militaires avec précision. Ces technologies dont disposent d’autres pays n’avaient malheureusement pas été mises à la disposition de l’armée malienne, précisent d’autres sources militaires.

Notons que la coopération entre Bamako et Moscou ne se limite pas qu’aux domaines de la Défense. Elle va plus loin. Le Mali et la Russie ont jeté les jalons d’une coopération économique fructueuse avec la signature d’importants accords économiques lors du déplacement Russie d’une délégation conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

La Russie fournira au Mali 60 000 tonnes d’hydrocarbures, 25 000 tonnes de blé et 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars qui seront acheminés de Moscou à Bamako via le port de Conakry, a déclaré Alousséni Sanou, ministre de l’Economie et des Finances. « A la suite de nos échanges, une première expédition de marchandises doit arriver à Bamako dans quelques semaines. Il s’agit de 60 000 tonnes de produits pétroliers, 35 mille tonnes d’engrais et 25 mille tonnes de blé », a poursuivi le ministre de l’Economie et des Finances.

Alousséni Sanou a souligné que cette première expédition doit permettre de tracer toutes les autres difficultés liées aux opérations de commerce entre le Mali et la Russie. Les opérations doivent vérifier si toutes les conditions sont effectivement réunies pour des envois de quantités beaucoup plus importantes et les premières commandes doivent atteindre un montant maximum de 100 millions de dollars.

<strong>Madou COULOU</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Détention d’armes de guerre par sekou Bolly :  Mohamed Chérif Haïdara interpelle les autorités de la transition]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:27:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de son passage sur le plateau de Joliba Tv news, le président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) non moins 4<sup>ème</sup> vice-président de TabitalPulaaku, Mohamed Chérif Haïdara a dénoncé Sékou Bolly auprès des autorités judiciaires. Il a interpellé les autorités maliennes, notamment les procureurs non seulement sur les propos de Sékou Bolly mais aussi la détention qu’il juge illégale d’armes de guerre par ce dernier. </strong>

Dans un pays comme le nôtre en proie à l’insécurité, Mohamed Chérif Haïdara juge intolérables les propos de Sékou Bolly et la détention illégale d’armes de guerre par ce dernier dans une interview. Lors de son passage sur les antennes de Joliba Tv, le président du CSDM, interrogé sur la question, n’a pas mâché ses mots. Il a craché ses vérités à qui veut l’entendre. Faisant entièrement confiance en la justice, il a interpellé les autorités maliennes, particulièrement les Procureurs. <em>« La suite réservée aux propos de Sékou Bolly incombe à la justice malienne », </em>a-t-il laissé entendre. Selon lui,

Pour lui, il est inconcevable qu’un un chargé de mission dans un ministère en charge de la Réconciliation et <em>« se mette à menacer, à vilipender, à insulter le peul avec une kalachnikov double-chargeur »</em>. Face à la gravité de la situation, il a interpellé les autorités, et plus précisément le tribunal de la commune IV. <em>« Toutes les autorités sont interpellées. Un citoyen ne doit pas avoir une kalachnikov avec des chargeurs et qui menace toute une communauté, qui menace tous les leaders, les notables, les cadres peuls à Bamako. Il doit être interpellé. Le ministère de la justice doit se saisir rapidement et l’interpeller », a-t-il défendu avant d’ajouter qu’il est </em>inconcevable quelqu’un qui est chargé de réconcilier les Maliens, de recoudre le tissu social, se fasse filmer avec une arme de guerre. Il doit être interpellé, insistera Mohamed Chérif Haïdara.

Outre cette sortie de Mohamed Cherif Haïdara, des sources concordantes confient que des dénonciations anonymes ont été faites contre Sékou Bolly auprès des autorités judiciaires. Parmi ces autorités figurent les Procureurs des communes IV et VI ainsi que le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Mamoudou Kassogué. <em>« Je viens, par la présente, dénoncer auprès de vous le comportement de Monsieur Sékou Bolly, chargé de missions au département de la Réconciliation Nationale qui, selon moi, est susceptible de recevoir une qualification pénale. </em>

<em>En effet, à l’occasion d’un entretien dans les réseaux sociaux accordé par cet individu à des comptes Facebook de la place, il m’est donné de constater la présence d’une arme de guerre à ses côtés alors même qu’il n’est pas militaire »,</em> a-t-on lu dans la lettre de dénonciation qui nous est parvenues.

<strong>Oumar KONATE</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Insécurité :   Le retour du spectre des otages]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-le-retour-du-spectre-des-otages-3004097.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 14:13:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La plus grande peur de certains observateurs est que le Mali retombe dans le cycle des prises d’otages qui alimentent le terrorisme. Les évènements récents montrent une tendance du retour des preneurs d’otages. On se souvient notamment de l’opération spéciale qui a libéré trois otages chinois au cours de l’année. Il y a eu aussi la libération réussie de la religieuse colombienne Sœur Gloria. Mais depuis, plus aucun otage étranger n’a été libéré des mains des terroristes au Mali. Pourtant, le président Goïta avait réitéré à un émissaire américain la disposition du Mali à soutenir tous les efforts visant à la libération des autres otages.</strong>

Selon des experts, il y a au moins six Occidentaux otages au Sahel dont deux Américains. Le premier Américain, Jeffrey Woodke, est un humanitaire chrétien qui venait en aide aux populations nomades avec une ONG à Abalak au Niger. C’est dans ce pays qu’il a été enlevé le 14 octobre 2016 et conduit au Mali. Sa compatriote Suellen Tennyson, une religieuse de plus de 83 ans avait été enlevée par des hommes armés non identifiés, dans la nuit du 4 au 5 avril 2022 dans la paroisse de Yalgo dans le nord du Burkina Faso.

À ces deux Américains s'ajoutent d'autres étrangers : allemand, australien, italien, roumain ou togolais. Beaucoup pensent qu’ils sont détenus au Mali. Il y a le journaliste Français Olivier Dubois. L'Allemand Jörg Lange, qui travaillait pour une ONG, avait été enlevé le 11 avril 2018 dans l'ouest du Niger et emmené vers le nord, non loin de la frontière malienne. Arthur Kenneth Elliott, un Australien âgé de 82 ans et chirurgien de profession, avait été kidnappé au Burkina Faso le 15 janvier 2016 avec son épouse Jocelyn, une prise d’otage revendiqué par le groupe djihadiste Ansar Dine.

Le Roumain Iulian Ghergut, officier de sécurité dans une mine de manganèse dans le nord du Burkina Faso, près des frontières du Mali et du Niger, a été capturé le 4 avril 2015 par des hommes armés. Au mois de mai dernier, un couple italien avec leur enfant et un Togolais avaient été enlevés par des hommes armés non identifiés à Sincina dans le cercle de Koutiala près de la frontière avec le Burkina Faso.

C’est dans ce contexte qu’il y a quelque mois, le président de la Transition a reçu en audience, l’envoyé spécial du président américain, chargé des questions d’otages, Roger Carstens. Les échanges entre les deux parties ont porté notamment sur les efforts mutuels à déployer par les deux pays pour libérer les otages américains et d'autres étrangers aux mains des groupes terroristes au Mali. La délégation américaine a trouvé que le Président de la Transition est dans de bonnes dispositions pour aider les otages de toutes les nationalités.

Aujourd’hui, de nombreuses questions se posent au sujet des disparitions de personnes comme le père blanc que l’on continue de rechercher. Les djihadistes ont-ils pu enlever un missionnaire chrétien à Bamako au cœur de la capitale malienne ? La question est posée de plus en plus depuis le 20 novembre, date à laquelle le père Hans Joachim Lohre, membre des Missionnaires d'Afrique, est porté disparu. Pour l’instant, c’est seulement sa voiture qui a été retrouvée avec la porte ouverte. Les proches et la communauté du prêtre ont fait part de leur inquiétude. Le vieux prêtre enseignait à Bamako devait se rendre dans sa communauté de Kalaban Coura pour la messe dominicale, mais depuis, il n’y aucune nouvelle de lui, selon ses proches.

Plus de vingt jours après sa disparition, aucune revendication ni demande de rançon n'a été faite. Les enquêtes sont en cours et il n'y a toujours aucune piste encore moins une nouvelle du père blanc. Beaucoup se demandent si l’on a à faire à une simple criminalité. Les questions autour de cette disparition restent encore en suspens, selon les spécialistes qui savent que les enlèvements récents à Bamako ne sont pas tous l’œuvre de terroristes assoiffés d’argent.

Il y a quelques semaines, les forces spéciales maliennes ont mis aux arrêts des preneurs d’otages à Bamako. Plusieurs étrangers étaient parmi les ravisseurs dont des Français. Ces malfrats motivés par le gain facile étaient venus à Bamako pour prendre en otage les membres d’une famille et avaient réclamé près d’un milliard de FCFA comme rançon. Pour le cas du père Joachim, la thèse d'un enlèvement par les groupes djihadistes dans la capitale n’est pas à écarter.

Certains  affirment que le prêtre serait aux mains du JNIM, ce groupe djihadiste affilié à Al-Qaida. Dirigé par Iyad Ag Ghali, ce groupe fait d’habitude de la prise d'otage son principal business. Le groupe d’Iyad n'en est pas à son premier enlèvement dans la communauté chrétienne du Mali. En février 2017, la sœur colombienne, Gloria Cecilia Narváez, a été enlevée par des membres du JNIM et libérée plus de 4 ans plus tard contre une rançon de centaines de milliers d'euros payée par le Vatican.

On raconte que le père Joachim est un grand connaisseur du Mali où il résidait depuis 30 ans. Le missionnaire d'origine allemande avait pour mission, au sein de l'Institut de formation islamo-chrétienne de Bamako, la formation de laïcs et religieux dans l'objectif de promouvoir le dialogue entre chrétiens et musulmans. Partenaire de l'Aide à l'Église en Détresse (AED), il avait déjà évoqué auprès de l'ONG le danger qui le menaçait.

Selon plusieurs sources, la plupart des prises d’otages est l’œuvre de la katibat Macina, un groupe djihadiste actif dans le centre du Mali.

Faut-il le rappeler, en novembre 2018, l’armée française avait annoncé avoir « probablement » tué son chef, Amadou Koufa, ce qui s’est révélé faux. L’information avait ensuite été confirmée par le gouvernement malien, puis démentie par les faits : Amadou Koufa est réapparu dans une vidéo, et un dernier message diffusé début mai sur les réseaux sociaux lui est encore attribué.

A la tête de la katiba Macina, ce prédicateur radical est devenu ces dernières années une figure du djihadisme au Mali, et par extension au Sahel. Plus qu’un chef militaire, Amadou Koufa est un guide spirituel, catalyseur des frustrations des jeunes de sa région, principalement issus de la communauté peule, frustrations exploitées pour le projet djihadiste global. Agé d’une soixantaine d’années, il est devenu en janvier 2015 le fer de lance de l’insurrection islamiste dans le centre du Mali, désormais principal foyer de tensions de la région.

Début mars 2017, il apparaît aux côtés du Touareg malien Iyad Ag Ghali et de ténors d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’Al-Mourabitoune, sur une vidéo entérinant la fusion de leurs mouvements au sein du Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM). Tous ces hommes se placent alors sous le commandement d’Iyad Ag-Ghali, confirmant une nouvelle fois la stratégie d’ancrage local voulue par les chefs algériens d’AQMI.

Une forme de consécration d’Amadou Koufa intervient le 8 novembre 2018 avec la publication d’une nouvelle vidéo de propagande où, cette fois, l’homme n’est plus en retrait mais face caméra, flanqué de son mentor et de l’Algérien Djamel Okacha, qui aurait été tué en février par l’armée française. Le prédicateur accuse alors la France d’avoir envoyé « ses chiens dans le Macina » mais, surtout, son message est pour la première fois clairement destiné à rallier à la cause djihadiste, bien au-delà de sa région, les Peuls « massacrés parce qu’ils ont élevé le drapeau de l’islam ».

<strong>Nampaga KONE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[6ème édition de la journée du sport militaire :  Renforcer la cohésion et l'entente à travers le sport]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/6eme-edition-de-la-journee-du-sport-militaire-renforcer-la-cohesion-et-lentente-a-travers-le-sport-3004109.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:32:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Etat-major Général des Armées a organisé la 6ème édition de la journée du sport militaire, le vendredi 16 décembre 2022 à l'ex SNJ. Cette édition a enregistré la présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Col, Sadio Camara, du Chef d'État-major Général des Armées, le Gal de Division, Oumar Diarra et du directeur du Sport Militaire, le Col Sega Sissoko.</em></strong>

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Col, Sadio Camara, pour magnifier cette journée, a souligné que la pratique des sports au sein des forces de défense et de sécurité est également un facteur de préservation de la cohésion et des valeurs humaines. « À cet effet, ces journées sportives traditionnelles initiées par la hiérarchie militaire, est une composante symbolique et importante de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité. À cela, s’ajoute cette dynamique participe au renforcement de la sécurité du territoire raison pour laquelle je suis toujours particulièrement satisfait et heureux de prendre part à ces journées sportives » à déclaré le ministre Sadio Camara.

Pour sa part, le chef d'État Major Général des armées, le Gal, Oumar Diarra, a signalé que cette initiative de cohésion à travers le sport vise principalement à renforcer les liens existants entre tous les personnels en uniforme ayant la même mission de défense de la Patrie quelque soit leur arme ou le service d'appartenance. Pour lui, la pratique du sport,  pièce maîtresse du maintien en condition physique de l'être humain, s'érige en obligation pour les militaires. À l'en croire, le sport favorise l'esprit d'équipe et de sacrifice, il stimule l'émulation et tout cela dans une atmosphère fraternelle qui renforce leur efficacité opérationnelle. Il contribue également à la sécurité et à la stabilité des forces armées grâce à l'assurance et à la confiance mutuelle. « Les sportifs ici présents constituent un ensemble homogène composé de toutes les structures qui ont l'uniforme en commun. Les éléments de ces structures se côtoient déjà dans les postes de commandement, sur les théâtres d'opérations ainsi que dans nos interactions quotidiennes » a-t-il indiqué.

Et le directeur du Sport Militaire, le Col, Sega Sissoko d'ajouter que cette journée, instituée par la hiérarchie militaire, vise à instaurer des rencontres d'échanges afin de créer un climat de fraternité, de brassage et d'accroître l'esprit de cohésion. Il estime que la vision clairvoyante des plus hautes autorités est de contribuer à faire du Sport Militaire au Mali un maillon essentiel dans la quête de la paix et de la cohésion au sein de nos forces armées et de sécurité. « C'est dans cette optique, que le commandement encourage la promotion du sport à travers ces différentes activités afin de maintenir le potentiel de combat et permettre l'affermissement de la cohésion. C'est fort de tout cela que, la direction du sport, hôte de cette 6ème édition de la journée du sport de cohésion, nourri comme rêve de faire de la pratique des activités physiques et sportives une activité essentielle dans la vie quotidienne du militaire afin de renforcer la cohésion et l'entente comme le dit un dicton populaire : il n'y a rien de mieux que la rencontre physique » a-t-il conclu.

<strong>Abréhima GNISSAMA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
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                    <title><![CDATA[Lutte contre le terrorisme au centre :  Vaine  tentative d’intimidation  de Mohamed Chérif  Haïdara]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-contre-le-terrorisme-au-centre-vaine-tentative-dintimidation-de-mohamed-cherif-haidara-3004103.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:25:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre le terrorisme est une affaire de tous au Mali. Mais, il faudra la mener avec beaucoup de discernement afin de ne pas décourager les bonnes volontés qui se sont toujours sacrifiées pour le caractère républicain de l’Etat du Mali. C’est ce qui a failli se passer la semaine dernière avec la garde à vue de Mohamed Chérif Haïdara, président du Conseil Supérieur de la Diaspora malienne. </strong>

L’amalgame dans la lutte contre le terrorisme  peut être préjudiciable  pour l’atteinte des objectifs visés. Contrairement à des gens qui font de  la lutte antiterroriste un fonds de commerce très lucratif où certains ont choisi de pactiser avec le diable pour leur confort au détriment de la paix sociale et de la quiétude des populations d’autres  se battent pour le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays, particulièrement dans la région de Mopti, appelée par certains le centre du Mali et devenue aujourd’hui épicentre du terrorisme. Parmi ceux-ci,  on peut citer sans risque de se tromper le bouillant président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (Csdm), Mohamed Chérif Haïdara, un homme de paix et engagé pour le vivre ensemble dans sa région natale. Sa dédicace pour la fin du conflit ethnico-religieux dans la région est sans équivoque et connue de tous. Toutes les initiatives allant dans ce sens ont eu des échos favorables auprès de lui. Il  n’hésite à appuyer aucune initiative relative à cet objectif. Manifestement, cet engagement patriotique, sincère, dénudé de tout gain politique ou tout autre avantage dérangerait certains évoluant dans des milieux mafieux ce qui pourrait expliquer la tentative d’actualisation d’une ancienne vidéo en date de février  2020. Histoire de ternir son image auprès des décideurs et de l’opinion publique.  Heureusement, cette tentative de culpabilisation a été infructueuse. Car, c’est avec professionnalisme que  les autorités judiciaires  traitent ce dossier.

Faut-il le préciser,  la semaine dernière, les détracteurs de Mohamed Chérif Haïdara ont cyniquement manipulé et fait circuler une vidéo dans laquelle le président du Csdm fait des prises de position courageuses concernant les négociations avec les terroristes maliens. Ils ont fait croire que cette vidéo a été réalisée récemment, alors qu’elle date du 1er février 2020. C’est une partie d’une interview demandée par les journalistes au président Haïdara après l’installation du Haut Représentant du Président de la République pour les régions du centre, Pr. Dioncounda Traoré, au Cicb, à Bamako. Ainsi, le  vendredi 9 décembre dernier, le président du Csdm est interpellé par les limiers du 5e arrondissement pour « apologie du terrorisme », où il a passé tout le week-end dans les bureaux du Commissariat de police. Très vite, cette accusation tombe comme un château de cartes, avec la présentation de la vidéo originale. Un autre chef d’accusation est trouvé. On parle désormais de « tenue et propagation de propos ou d’idées attentatoires à l’unité nationale par stigmatisation régionaliste, ethnique et religieuse via les nouvelles technologies de l’information et de la communication et faux délictuel ». Ce qui intrigue dans cette affaire, c'est en ce moment qu’on sort cette vidéo alors qu’elle date d’à peu près deux ans. Et puis, les propos tenus dans cette vidéo ne sont pas nouveaux en réalité. Demander à négocier avec les terroristes maliens est l’une des recommandations fortes du Dialogue national inclusif et des Assises nationales de la refondation, auxquelles l’ensemble des forces vives du Mali ont participé. Mieux, ces propos ont été tenus lors d’une rencontre avec le Haut représentant du chef de l’Etat pour le centre dont l’un des mandants était la négociation avec nos frères égarés. Alors question : pourquoi donc vouloir faire porter par Mohamed Chérif Haïdara le chapeau de la décision de toute une nation ?

Après son inculpation, le président du Csdm est rentré chez lui à la maison et son procès est programmé pour le 14 mars 2023. Après sa libération, il a remercié tous ses soutiens pour la mobilisation pour sa cause dont le commissaire du 5<sup>ème</sup> arrondissement  qui, dira-t-il a fait preuve de professionnalisme pendant son bref séjour dans ses locaux. Depuis  l’annonce de sa convocation, le monde entier s’est mobilisé pour lui, notamment la diaspora malienne et les Hamallistes.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Housseini Amion Guindo au 3eme congrès de la CODEM : “Nous suggérons au Président de s’impliquer pour apaiser les tensions”]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/housseini-amion-guindo-au-3eme-congres-de-la-codem-nous-suggerons-au-president-de-simpliquer-pour-apaiser-les-tensions-3004091.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:13:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre International de Conférence de Bamako ( CICB) a abrité la cérémonie du 3ème congrès ordinaire du parti  Convergence pour le Développement du Mali ( CODEM), le samedi 17 décembre 2022. Occasion pour le président de cette formation politique, Houseini Amion Guindo dit Poulo de dénoncer “la vie extrêmement chère, des grèves en cascade, une situation économique très grave … l’insécurité grandissante…“</em></strong>

Dans son intervention, Housseini Amion Guindo a exprimé des inquiétudes par rapport à la transition en cours.“Ces assises du troisième congrès ordinaire de notre parti – CODEM - nous permettent aussi et surtout, d’augurer notre combat pour le futur en fonction du contexte actuel du MALI et de notre offre politique”, a déclaré le leader du parti de la quenouille.

<strong>Situation socio-sécuritaire explosive</strong>

Pour le président de la CODEM, ce congrès se tient dans un contexte très particulier, caractérisé par : la vie – extrêmement - chère ; des grèves en cascade sur le front social ; une situation économique très grave née du cumul des effets de l’embargo de la CEDEAO, des séquelles de la pandémie du Covid-19 et de la guerre en Ukraine ; l’insécurité grandissante dans presque toutes les régions, voire les environs de Bamako ; la montée en puissance des groupes terroristes, notamment l’ÉIGS et le JNIM ; les affrontements récurrents, d’une part, entre les groupes terroristes, et d’autre part entre ces derniers et les mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.

Pour Poulo, le mécontentement grandissant des groupes armés signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR), notamment la CMA, rend très volatile la situation sécuritaire du pays. Et de souligner que l’expansion du terrorisme sur les zones de grandes productions agricoles avec la menace de famine en filigrane ; l’apparition d’un banditisme endogène causé par la confusion semée par les groupes terroristes, le manque d’emploi, l’effondrement de l’économie rurale, l’absence d’État et des services sociaux de base ; les désaccords avec certains de nos partenaires traditionnels; etc.

<strong>Vers le non-respect du chronogramme électoral</strong>

“Parallèlement à cette liste d’ingrédients qui remet en cause la fiabilité du Programme d’Action Gouvernemental, l’agenda politique de la Transition court des risques susceptibles d’entraver le respect des chronogrammes relatifs aux élections référendaire, communales, régionales, législatives et présidentielle, qui ont été rendus publics par le gouvernement le 03 juillet 2022”, a martelé le leader de la CODEM.

«il y a des signes qui nous permettent de douter de la bonne foi de certains acteurs de premier rang pour une organisation régulière, transparente, démocratique et inclusive desdites élections, en raison notamment de : la violation de la nouvelle loi électorale dans la mise en place des structures de l’AIGE ; le manque d’un dispositif transparent et inclusif d’approbation des candidatures aux prochaines élections ; l’applicabilité de la nouvelle Loi électorale, notamment l’article 155 relatif à la possibilité pour certains responsables de la Transition de se présenter, ce qui suscite déjà des débats dans les écuries politiques ; les nombreux griefs relatifs au projet de la nouvelle Constitution ; le manque de Fichier électoral fiable, jusqu’à nos jours ; l’intransigeance des autorités à rendre opérationnel l’AIGE sans la quasi-majorité de la classe politique ; l’inadaptation de l’actuelle Charte des partis politiques au contexte actuel ; etc..”

Pour l’orateur, l’expérience malheureuse des crises politiques vécues par certains pays de la sous-région, qui se sont muées en crises dites crises post-électorales, nous oblige à lancer un appel aux plus hautes autorités de prendre les dispositions idoines pour l’organisation et la tenue d’élections apaisées et sécurisées, devant garantir le succès du processus électoral de 2023-2024.

<strong>Le chef de la Transition interpellé pour des élections crédibles</strong>

“Nous suggérons au Président de la Transition de s’impliquer personnellement pour apaiser les tensions avec la classe politique et la société civile afin de créer des conditions idoines pour des élections crédibles et acceptées de tous”, a souligné Housseini Amion Guindo.

Pour lui, concomitamment à la préparation et à l’organisation des élections de 2023-2024, le Gouvernement devrait s’atteler à l’accomplissement sans réserve des missions régaliennes de l’État. “La bonne gouvernance desdites missions requiert l’homogénéité et la cohésion dans l’action gouvernementale, ce qui ne semble pas être le cas à ce jour”, a-t-il indiqué.Et Poulo de plaider pour des solutions urgentes. “Nous considérons que la situation de notre pays appelle à des réponses urgentes et de rupture”.

<strong>Abréhima GNISSAMA  </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Vie chère :  Les ratés du ministre du Commerce]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-les-rates-du-ministre-du-commerce-3004093.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:13:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi dernier 16 décembre, les Maliens ont été surpris par un appel de Ousmane Chérif Haïdara, le président du Haut conseil islamique du Mali. Cet appel adressé au président Assimi Goïta est une alerte sur les dangers de la cherté de la vie. Cette situation aurait pu être évitée si les responsables du commerce avaient pris les mesures qui s’imposent pour mettre le pays à l’abri de ce phénomène. Malheureusement, à chaque fois que les critiques se multiplient contre la cherté de la vie, le ministre du commerce sort pour  amuser la galerie, histoire de tenter de calmer les esprits. C’est ainsi  qu’il a animé une conférence de presse il y a une semaine.</strong>

Une fois de plus, le ministre et ses collaborateurs en charge du commerce et de la concurrence ont fait une sortie ratée. Les Maliens s’attendent à des mesures concrètes contre la cherté. Mais au lieu d’annoncer des mesures et un plan efficace de réduction des prix, le ministre et le directeur du Commerce et de la concurrence se sont contentés de faire le bilan des actions inefficaces qui ont été prises sans avoir un impact positif sur le quotidien des Maliens. Car la vie chère continue à frapper de plein fouet les ménages. “C’est à travers des échanges et des négociations avec les opérateurs économiques et les détaillants que le gouvernement au sein du Conseil national des prix fixe les prix », a expliqué le ministre. Ce qui choque les Maliens, c’est que les produits cultivés au Mali sont chers alors en pleine période des récoltes.

C’est la preuve que les autorités n’ont pas pris des initiatives endogènes pour soutenir le commerce entre les lieux de production et les grandes villes du pays. En lieu et place de ces solutions,  le ministre, estime que  le gouvernement a aussi besoin de ses impôts, il ne peut pas abandonner ses impôts et taxes indéfiniment. Dans ses déclarations décousues, il indiquera : « Aujourd’hui, les produits importés, riz, huile, sucre, lait ont été taxés depuis 4 à 6 mois. Nous nous sommes mis d’accord avec les opérateurs économiques pour fixer les prix malgré la suppression de la subvention pour lutter contre la fraude, la surenchère. Après la subvention du gouvernement, les prix en cours sont les fruits de négociation, d’entente. L’évaluation de ces prix est suivie ».

Incapable de mener des réformes nécessaires, le patron de la Direction général du commerce et de la concurrence demande la patience aux Maliens parce que jusqu’à présent les mesures ne sont pas au top.  Tout en avouant la cherté ambiante des prix des marchandises. Pour lui, le haut fait du gouvernement contre la flambée des prix a été de se mobiliser pour lutter contre la rétention et les spéculations des marchandises.

Dans un discours au relent d’aveux d’impuissance, les responsables du ministère du commerce demandent aux Maliens de les accompagner dans la lutte contre la spéculation pour que les prix fixés soient respectés. Alors qu’ils avouent la suspension des subventions accordées au riz, au  sucre et à l’huile. Malgré tout, affirment les conférenciers, les prix qui ont été fixés de commun accord sont toujours respectés, même si de petites augmentations sont constatées. « Pour cette discipline, nous remercions et félicitons nos opérateurs économiques et les Maliens. Chaque fois que le gouvernement renonce à ses impôts et taxes, la direction générale du commerce et de la concurrence s’emploie à faire respecter les prix fixés et évite la rétention et les spéculations des marchandises. Nos équipes sillonnent les marchés pour éviter les la rétention et les spéculations des marchandises », a raconté le directeur du Commerce et de la concurrence.

Concernant les dispositions et les stratégies mises en place par le gouvernement pour renforcer le pouvoir d’achat et diminuer l’impact de hausse des prix, Alousséni Sanou, a dit que plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement. « Dans ce contexte, nous devrions faire face non seulement à une réduction drastique de nos recettes en sachant bien que la crise sécuritaire nous fait perdre au moins 3 à 4 % de notre PIB en recettes. Ne maîtrisant pas une grande partie de notre territoire, il va de soi que la douane ne peut pas percevoir le droit qu’il faut. Donc, nous avions un manque à gagner à l’époque de plus de 400 milliards de F CFA sur les frontières que nous ne maîtrisons pas ».

Aujourd’hui, la sécurité est en train de venir dans ces frontières et progressivement, le pays est en train de monter la pente. « Face à ces crises, il fallait que l’Etat puisse répondre aux besoins des populations. Il faut savoir que dans le même temps, il avait eu beaucoup de revendications salariales et là nous avons été obligés de voir ce que nous pouvions faire avec les partenaires sociaux pour permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Nous avons passé par une justice sociale avec nos partenaires sociaux ce qui nous a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de F CFA pour permettre aux salariés d’avoir une augmentation afin de faire face aux différentes crises », a indiqué Sanou.

Dans cet exercice qui ne convainc guère, il ajoutera qu’au-delà des mesures qui visent à l’améliorer le niveau de revenu, il fallait également faire face à l’augmentation des grilles en essayant de déduire des subventions. C’est pourquoi l’Etat a continué à faire des subventions sur les produits de première nécessité. Par exemple : entre 2021-2022, il y a eu un manque à gagner de plus de 17 milliards de F CFA sur le riz. En 2022, il y a eu un manque à gagner de plus de 8 milliards sur le sucre. Sur le lait, il y a eu un manque à gagner de plus de 3 milliards de F CFA et sur l’huile alimentaire, plus 1 milliard de F CFA.

Le riz ne devrait pas connaître la cherté actuelle constatée dans les marchés de Bamako. Dans le cercle de Niono, on distingue deux principales saisons de production de riz, qui nécessite 120 à 135 jours de culture avant d'être récoltée. La première durant la saison des pluies, de juillet à novembre, et la seconde, en saison sèche chaude, de janvier à juin, également appelée contre-saison. Mais le Mali importe 10% de sa consommation de riz pour faire face à la demande nationale.

Selon l'Institut national de la statistique du Mali (INSAT), la consommation annuelle du riz a augmenté de plus de 600 % dans les 50 dernières années, faisant du riz presque l'aliment de base du pays. Le riz est ainsi la première céréale consommée en zone urbaine. La variété cultivée ici est le "paddy" communément appelée gambiaka. Il s'agit de l'espèce la plus recherchée par les consommateurs, et qui est généralement disponible sur le marché avec des impuretés.

C'est dans ce cadre qu'intervient depuis 2017 le Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Mali et son partenaire SOCODEVI, grâce à l'appui de la Banque Mondiale afin d'améliorer la qualité du riz et permettre de créer de la valeur ajoutée tout en limitant les pertes lors de la transformation. Pour promouvoir la chaîne de valeur, il est nécessaire de répondre aux besoins de renforcement des capacités tout au long de la chaîne et de mieux organiser les acteurs pour fournir un produit de qualité sur le marché. Réduire les pertes post-récoltes est un enjeu majeur à l'échelle du pays.

A Niono, la modernisation d'une unité de transformation a permis de créer de la valeur ajoutée et vendre le produit fini autour de 300 Francs CFA le kilogramme, lorsque le riz brut est généralement vendu à 150 Francs CFA. De nouvelles décortiqueuses, capables de traiter 900 à 1 200 kg de riz par heure, existent et sont gérées par des comités de gestion composés de 5 personnes membres.

De meilleures installations de séchage et de stockage et de meilleures pratiques de gestion introduites au niveau des Organisation Paysannes permettent de réduire les bris tout en améliorant la qualité afin d'augmenter la valeur finale. À travers l'amélioration de la chaîne de valeur, grâce au contrôle de la qualité et à une mécanisation accrue, à la formation et à la facilitation de l'accès aux services financiers et aux intrants, les organisations paysannes ciblées sont mieux préparées pour assurer la qualité du riz vendu par leurs agriculteurs.

<strong>Madou COULOU</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Mali dans la tourmente :  Les bons offices de Chérif Ousmane Madani  pour sauver le pays]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:08:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il l’a annoncé lui-même, dans l’allure franche qu’on lui connaît, à l’endroit de la communauté nationale : sous la houlette du haut conseil islamique qu’il dirige, tous les acteurs nationaux ; classe politique, acteurs de la société civile, représentants de couches socio-professionnelles, seront conviés à un dialogue total pour décider du sort de notre pays, empêtré dans des difficultés de toutes sortes. Cherif Ousmane Madani Haïdara, président du HCIM, appelle ainsi les Maliens au chevet de leur pays qui va mal, et même très mal.</em></strong>

<strong><em>Est-ce les prémices d’une rencontre de trop ? Ou le déclic d’une union sacrée pour relever le pays de la tourmente existentielle qui le guette ? </em></strong>

Ça se discute sur tous les coins et recoins du pays : le Mali va mal et même très mal. La vie chère, les prix des denrées alimentaires qui prennent de l’envol, l’insécurité qui menace les zones jusqu’ici épargnées par le terroriste violent et meurtrier, la gouvernance boiteuse et chaotique qui menace la crédibilité de l’Etat, l’isolement diplomatique, le front social en ébullition…Voilà le triste décor d’un quotidien à la fois coriace et inquiétant qui s’offre aux Maliens.

Si certaines chapelles louangeuses continuent encore à vanter les mérites hypothétiques d’un système de gestion,  il est évident que le mal-vivre de la grande majorité des Maliens a fini à prendre le dessus sur tout, y compris jusqu’à pousser bon nombre de nos compatriotes, jadis partisans fieffés des militaires au pouvoir, à s’interroger sur le sort réservé au pays.

Ça ne pouvait pas durer assez longtemps, le manque de perspectives crédibles pour remettre le pays sur les rails. Eh bien ! Les choses ont changé ; tout le monde s’en aperçoit : les discours endiablés d’un Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, ou du colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre intérimaire, ne font plus recettes, tant la réalité criarde du pays s’est imposée à tout le reste, rendant les Maliens de plus en plus sceptiques face à l’avenir d’un pays qui ne s’en sort pas, si vite, des maux qui le menacent, à longueur de journées, et qui s’aggravent davantage en l’absence d’une union sacrée des Maliens.

C’est en cela que veut remédier le guide religieux Chérif Ousmane Madani Haïdara, autorité morale du groupement des leaders religieux,  président du haut conseil islamique du Mali, en appelant les Maliens ; toutes sensibilités confondues, à se retrouver au chevet de leur pays, en proie à de grosses difficultés existentielles, pour lui trouver, au plus vite, une thérapie de choc.

A l’en croire, pas d’apriori, face à l’urgence des choses, comme c’est le cas pour notre pays, assailli de tous les côtés, le bon réflexe du bon religieux, comme le bon musulman,  est de se réfugier dans la prière et de faire beaucoup de bénédictions pour le salut public.

Comme le Mali est « dans une situation intenable », presque à genou, d’autant que «  tout le monde crie à la cherté de la vie, à l’insécurité » qui gangrène le pays, « nous n’allons pas croiser les bras », prévient le président du HCIM, Cherif Ousmane Madani Haïdara, qui annonce ainsi les couleurs. Sous l’égide de l’organisation islamique qu’il dirige, le guide religieux, très respecté, déclare publiquement les partis politiques, les organisations de la société civile ainsi que les représentants d’organisations socio-professionnelles du pays se rencontreront pour envisager une solution pour la sortie de crise du Mali

Mais ce n’est pas tout : le chef religieux, connu pour son franc-parler, aura une adresse pour les autorités de la transition. Celles-ci sont averties de s’ouvrir désormais aux autres et d’être réceptives aux voix discordantes. Il a exhorté les autorités de la transition à l’ouverture, au sens de l’écoute et au dialogue « pour qu’ensemble le Mali puisse respirer ».  Il le pense ainsi d’autant qu’il sait que dans un pays, chaque acteur national joue sa partition pour le progrès commun et que nul n’a le monopole du patriotisme.

C’est d’ailleurs pour cela, dit-il, que les autorités nationales seront en définitive saisie des recommandations et résolutions qui sortiront de l’ultime dialogue qui va réunir les Maliens autour de l’avenir de ce pays.

Pour le moment, le guide religieux ne dit pas sous quelle forme, ni par quelle stratégie ou méthodologie, le prochain dialogue va-t-il prendre pour qu’elle puisse engendrer les résultats, tant espérés. Mais, il est clair que cette annonce publique, provenant d’une telle entité respectable, aura une grande répercussion au sein de la communauté nationale.

Assurément, les Maliens, tant de la diaspora qu’à l’intérieur, des partisans déterminés au dialogue, seront au rendez-vous du pour donner le meilleur d’eux-mêmes quant à l’avenir immédiat de leur pays.
Reste à savoir comment les militaires au pouvoir, dont on sait qu’ils se méfient étrangement des religieux, toutes sensibilités réunies, réagiront face à cet appel au dialogue du président du Haut conseil islamique du Mali.

En état de cause, pour que ce nouveau dialogue inclusif entre Maliens ne soit pas une rencontre de plus, il faut qu’il soit le signe annonciateur d’une véritable union sacrée des cœurs et des esprits pour mettre le pays sur les rails. Et pour cela, il est impératif que les militaires de la transition jouent franc-jeu avec l’ensemble des couches socio-politiques pour redéfinir et appliquer à la lettre les voies de solutions envisagées pour le pays.

Et voilà justement l’énigme de ces nouveaux pourparlers inter-maliens…

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CIPRES : Début des travaux du Comité d’experts à LOMÉ]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/cipres-debut-des-travaux-du-comite-dexperts-a-lome-3004088.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:05:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les travaux du Comité d’experts de la Conférence Inter-africaine de Prévoyance Sociale ont débuté, ce mardi 13 décembre 2022. à l’hôtel du 02 février à Lomé, au Togo.

Le Mali, avec la Conseillère Technique en charge des questions Juridiques du Ministère de la Santé et du Développement Social, le Directeur national de la Protection Sociale, le Point Focal CIPRES/RAMU, les premiers responsables des Organismes de Prévoyance Sociale du Mali (INPS, CANAM, CMSS), accompagnés par leurs Conseillers respectifs, prennent part à la rencontre.

Cette réunion du Comité d’experts de deux jours prépare les dossiers du Conseil des ministres de la CIPRES dont la 33ème session ordinaire s’ouvre ce jeudi 15 décembre dans la capitale togolaise.

Le Comité d’Experts, faut-il le rappeler, est composé pour chaque État membre, du Directeur de l’Administration Centrale chargée de la Prévoyance Sociale, les Directeurs Généraux des Organismes de Prévoyance Sociale.

Pour la présente session, douze (12) points devant être soumis à l’examen du Conseil des ministres, sont examinés par les Experts.

Il s’agit de l’Election du Président du Conseil des Ministres; l’Examen et adoption du compte rendu de la 32ème session ordinaire du Conseil des Ministres de tutelle de la Prévoyance Sociale tenue le 03 juin 2022 à Genève (Suisse); l’Examen et adoption des projets du plan d’actions et du budget de l’exercice 2023.

Mais aussi, l’Examen et adoption du rapport annuel 2021; l’Examen et adoption des propositions de normes en matière de placements des fonds de réserve des Organismes de Prévoyance Sociale; l’Examen et adoption des projets de lignes directrices sur la couverture sociale des travailleurs de l’économie informelle dans les États membres.

A l’ordre du jour également,l’Examen et adoption du projet de lettre de mission de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, conformément à la Décision N° 610/CM/CIPRES du 16 décembre 2021; la Note d’information sur la nomination de nouveaux membres de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale; le Point sur la transposition du Socle juridique de sécurité sociale dans les législations nationales des Etats membres.

Également, le Point sur l’état d’avancement de la révision du plan comptable de la Conférence; la situation des contributions des Etats membres au budget de la Conférence (huis clos) et les Divers.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Myriam DOSSOU-d'ALMEIDA, Ministre du Développement à la Base de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes du TOGO.

La CIPRES, qui regroupe dix sept (17) États membres, a pour missions, entre autres, de fixer les règles communes de gestion des OPS, contrôler leur gestion, Réaliser des études et élaborer des propositions visant à l’harmonisation des dispositions législatives et réglementaires applicables aux OPS.

Mais aussi, faciliter la mise en œuvre, par des actions spécifiques au niveau régional, d’une politique de formation initiale et permanente des cadres et techniciens des Organismes de Prévoyance Sociale des Etats membres.

&nbsp;

<strong>CT GUINDO depuis Lomé</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="37">&nbsp;</td>
<td width="21">&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Après l’échec des sociaux-démocrates au pouvoir : Le bloc libéral comme alternative au Mali ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/apres-lechec-des-sociaux-democrates-au-pouvoir-le-bloc-liberal-comme-alternative-au-mali-2999968.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:44:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Réélu vice-président du Réseau libéral africain en charge de l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Ben Fana Traore, Président du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), a tenu une Assemblée générale de restitution de cet événement dans sa nouvelle résidence à  Moribabougou N’Tabacoro droit le samedi 19 novembre 2022. Pour la circonstance, il s’est prononcé  sur l’actualité nationale, dont le projet d’un bloc libéral comme alternative.</strong>

L’Assemblée générale des partis politiques membres du Réseau libéral africain  tenue en octobre 2022 à Johannesburg, en Afrique du Sud, a honoré le Mali à travers la réélection de Ousmane Ben Fana Traoré. A l’occasion de la restitution de cet heureux événement aux autres membres de cette obédience politique, il brossera les sujets phares de l’actualité nationale et internationale.

Dans son intervention, Ousmane Ben Fana Traoré a exprimé sa fierté d’appartenir  au Réseau libéral qui, selon lui, constitue le meilleur avenir politique pour l’humanité.  Pour lui, aux problèmes africains, il faut des solutions libérales africaines pour relever les défis de notre temps. Au cours de cette Assemblée générale tenue en Afrique du Sud, indiquera-t-il, il a été question du populisme, de l’insécurité, de la mauvaise gouvernance et le désordre qui caractérise notre temps.

De son point de vue, il est indispensable de cadrer les 278 partis politiques du Mali. Il faut des valeurs et idéologies pour incarner nos partis politiques. C’est en cela, estime-t-il, que réside le salut des politiques pour la bonne gestion des affaires publiques.

A en croire Ousmane Ben Fana Traoré, les 3 pays de la sous-région qui ont connu des coups d’Etat à répétition sont ceux fondamentalement gérés par les socialistes. Ce qui prouve que le social-démocrate a atteint ses limites. Car, argumentera l’orateur, pendant que ces pays dirigés par les le social-démocrate sombre, ceux  dirigés par les libéraux sont en train d’engranger des résultats probants, de donner les fleurons  à leur économie. La Côte d’Ivoire, le Sénégal  et le Ghana sont des illustrations parfaites, se vente-t-il.

Pour promouvoir cette prouesse de l’idéologie libérale et en faire profiter au Mali, il préconise une synergie d’action pour la mise en place d’un bloc libéral comme meilleure alternative.

<strong>Insécurité, sources  et pistes de solutions</strong>

Pour le Président du PCR, Ousmane Ben Fana Traoré, l’insécurité ambiante qui sévit dans la bande sahélienne est causée par la crise libyenne. Une crise qui a contribué à la propagation des armes de tout calibre.  Cette situation pour laquelle la France a beaucoup contribué avec ses alliés de l’OTAN ne vent pas son image dans les pays de cette zone. S’y ajoutent sa condescendance et son caractère de puissance coloniale qui ne plaident pas en sa faveur.

Pendant l’intervention des forces françaises et ses alliés, le Mali s’attendait à des résultats plus tangibles. Après 9 ans d’assistance, argumente-t-il,  l’opinion publique a  légitimement jugé inacceptable que des camps entiers soient tombés entre les mains des terroristes.

Le manque de moyen du G5 Sahel a renforcé la frustration des peuples. Car, explique M. Traoré, nonobstant les lobbyings de nos chefs d’Etat légalement élus, l’appui nécessaire pour faire face aux menaces sécuritaires n’a pas été au rendez-vous.  « Le G5 Sahel aurait dû bénéficier du même élan de solidarité  que l’Ukraine. Cette politique de deux poids deux mesures a agacé plus d’un », regrette notre interlocuteur. Cette incompréhension et frustration, détaillera-t-il,   amènera nos pays à vouloir privilégier d’autres types de partenariat avec d’autres puissances.

Parlant de la gestion des affaires, Ousmane Ben Fana est convaincu que la meilleure façon de gouverner se fait par la politique. Pour lui, on doit cesser  de faire de l’amalgame en  jetant  l’anathème sur tous les politiques. Car, certains politiques méritent d’être respectés. Le Président  Modibo Keïta qui a été lapidé pour sa rectitude est une illustration du bien fondé de la gestion des affaires publiques par les politiques.

S’agissant de la posture actuelle de nos dirigeants, Ousmane Ben Fana les invite à la mesure. Parce que l’isolement politique et économique auquel notre pays fait face n’aura que des conséquences fâcheuses sur la vie de la nation. « On ne pourra pas vivre dans en autarcie. Il y a aussi des alliances séculaires qu’on ne pourra pas remettre en cause subitement. Nous ne sommes pas là pour être des souffre-douleurs de personne. On ne peut pas être dur jusqu’à nous faire du mal », a-t-il déclaré.

Précisons qu’à l’occasion de la présente rencontre, les partis  comme le Pacp de Yeah Samaké et le Parti Mali Emergence de Oumar Moussa Diawara ont manifesté leur intérêt pour adhérer à l’obédience libérale. Ils sont une dizaine de partis politiques à afficher leur volonté à devenir des libéraux, a indiqué Osmane Ben Fana Traoré

<strong>Ousmane Ben Fana honore le Mali </strong>

Faut-il le rappeler, pour la deuxième fois consécutive, le Mali a été honoré à travers la personne de l’Homme politique malien, Ousmane Ben Fana Traoré, président du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), réélu vice-président du Réseau libéral africain en chargé de l’Afrique de l’Ouest pour un nouveau mandat de 2 ans. Ce choix par ses frères libéraux est un véritable témoignage de son leadership et de  son engagement militant au sein du Réseau.

Ce réseau, apprend-t-on, est connu pour être le plus grand regroupement des partis politiques d’Afrique affiliés à l’International libéral depuis plus de vingt-cinq ans.

Selon les responsables du réseau, la vision libérale est de créer une Afrique libre et responsable de ses choix. Une Afrique prospère et intégrée avec des démocraties florissantes, en paix les unes avec les autres, dans laquelle chaque peuple a le droit et la possibilité d’accroître son potentiel et de réaliser ce qu’il veut pour son propre développement. Une des missions du Réseau est de donner aux partis libéraux les moyens d'accroître leur influence et leur soutien sur le plan  politique et de mettre en œuvre des politiques libérales selon les réalités de chaque pays, notamment lorsqu'ils sont au pouvoir, a martelé Président Ousmane Ben Fana Traoré.

<strong> Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Commerce : A quoi sert le contrôle des prix ?]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:37:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens sont majoritairement déçus par les autorités. Ils en veulent singulièrement au ministère du Commerce qui semble avoir renoncé à ses sorties, parfois médiatiques, pour contrôler les prix des denrées de première nécessité.</strong>

Rien  n’a changé dans le panier de la ménagère, et la baisse de l’intensité des activités a été suivie d’une tendance à la hausse des prix de certains produits comme le riz et le sucre. Dans des quartiers de Bamako, la population commence à se plaindre de la hausse du prix du sucre. Or, le gouvernement, à travers le ministre du Commerce, avait été clair sur le fait que les prix des produits subventionnés ne devraient plus être fixés n’importe comment.

En réalité, les autorités ne prennent pas au sérieux le contrôle des prix dans les boutiques qui sont situées dans les quartiers. Les gens se sont félicités de l’ouverture forcée des magasins de certains grossistes qui avaient voulu profiter de la subvention pour acheter et stocker du sucre en attendant le bon moment. Cette pratique vise à utiliser les facilités accordées par les autorités pour importer beaucoup de sucre, de riz et autres denrées de première nécessité. Mais de l’autre côté, les marchandises achetées au prix subventionné ne sont pas mises en vente chez les détaillants.

Les contrôleurs auraient dû continuer dans les quartiers de Bamako où des petits malins continuent de vendre du sucre à un prix plus élevé. Il ne fallait pas attendre la cherté pour que des unités de contrôle soient mises en service. Le contrôle doit être permanent, comme c’était le cas dans le passé. Par ailleurs, les contrôleurs ne devraient pas se focaliser sur les prix seulement. Il y a aussi les produits périmés qui doivent être débarqués des boutiques pour préserver la santé de la population qui achète les produits sans souvent se soucier de la date de péremption.

La vie chère est en réalité entretenue par une poignée de commerçants qui profitent des failles du ministère du Commerce pour faire grimper les prix. Les mêmes commerçants sont en train d’acheter du riz à 250 FCFA le kilo auprès des paysans de l’Office du Niger. Au même moment, à Bamako les citoyens continuent de se plaindre de la vie chère. Il est maintenant clair que les commerçants entretiennent la vie chère dans les grandes villes sans craindre la moindre représailles.

Les autorités refusent d’assister les paysans qui auraient voulu que les prix ne chutent pas dans les villages. Beaucoup de membres des coopératives paysannes assistent impuissantes à l’effondrement de leur pouvoir d’achat, alors qu’ils veulent vendre directement leur production dans les villes. Les coopératives ne sont pas malheureusement soutenues par le gouvernement qui continue de faire semblant d’aider les consommateurs.

L’huile alimentaire produite par les unités industrielles est malheureusement resté chère. En dépit des mesures prises par le gouvernement, le prix de l’huile n’a pas baissé. A Bamako, certains boutiquiers ont finalement choisi de ne plus vendre de l’huile depuis plus de six mois à cause de la cherté du prix du bidon que les détaillants achètent. Pourtant, le gouvernement avait pris des mesures, notamment la mise à disposition de la graine de coton dont l’exportation a été interdite en 2022.

Cette année, les commerçants n’ont pas été autorisés à exporter les graines de coton. Cette mesure aurait pu faciliter la production locale d’huile en mettant à la disposition des huileries une matière première abondante et bon marché, surtout que la production de coton avait donné de bons résultats lors de la campagne agricole dernière au Mali. Il n’y avait donc pas un problème de matière première en principe, mais les huileries ont été incapables d’inonder le marché local.

Selon des experts, l’une des causes de la cherté est que le niveau de la production locale est assez faible pour satisfaire le besoin national. Ces petites unités de production se trouvant en grande partie dans la région de Sikasso ne peuvent pas couvrir le besoin des Maliens. Elles ont en effet de la peine à combler le vide créé par la fermeture de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), une usine dont la réouverture est encore attendue en vain par la population de Koulikoro.

L’urgence pour le Mali est de remettre sur les rails l’Huicoma qui a une capacité de production beaucoup plus importante. Aliou Tomota, le repreneur de la société, a pris l’engagement de la remettre en marche en rencontrant le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Mais on est encore loi de la remise en service de l’usine dont la production pourrait compléter celle des petites unités qui se battent.

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Elections :  Inquiétant retard dans la distribution des cartes d’électeur]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:35:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Un gros nuage se dessine à l'horizon des élections générales. Beaucoup doutent de la capacité de la transition à organiser des élections conformes au chronogramme établi. Personne n’a encore vu un exemplaire de la carte d’électeur, à moins de trois mois des premières élections générales promises par la transition. On se demande comment le ministère de l’Administration territoriale procèdera pour mettre à la disposition des Maliens les cartes d’électeurs. Cette situation risque de compromettre la tenue des élections à temps, notamment le référendum constitutionnel. Il y a un retard inquiétant dans les préparatifs des élections. Mais le gouvernement fait semblant de ne rien voir et reste silencieux sur des questions importantes comme la carte d’électeur.

L’un des problèmes est que le gouvernement a fait le choix de cartes d’identité pouvant servir de cartes d’électeur. Malheureusement, la distribution de ces cartes a pris un retard conduisant à l’expansion de la spéculation autour de la carte d’identité nationale. Des policiers véreux ont profité du retard des cartes d’identité nouvelles pour fixer des prix arbitraires. Et le ministre de la Sécurité dit avoir en effet la preuve que la carte d’identité nationale est vendue à 10 000F CFA dans certains commissariats. Or, le prix normal est de 1700 FCFA.  De petits malins font tout pour créer une fausse pénurie de cartes d’identité afin de monter les enchères. Les demandeurs de carte se lèvent très tôt le matin, certains dès 5 heures, pour faire la queue devant les commissariats.

Le matin, les agents distribuent quelques cartes, une dizaine, pour ensuite dire aux demandeurs qu’il n’y a plus de cartes. Dans la même journée, ils vendent la carte à 10 000 FCFA à ceux qui sont prêts à dépenser beaucoup pour avoir le document. Plusieurs commissaires de police sont pointés du doigt dans cette affaire. Le ministre a demandé aux citoyens de dénoncer tous les commissaires qui se rendraient coupables de cette flambée orchestrée du prix de la carte d’identité nationale. Le ministre a promis de sanctionner les commissaires qui sont déjà impliqués dans certains cas connus du gouvernement.

Un appel a aussi été lancé aux citoyens qui devraient refuser d’acheter la carte d’identité nationale à des prix anormaux. Certains citoyens se disant pressés contribuent à la corruption en proposant d’acheter la carte d’identité à n’importe quel prix. C’est cette attitude collaboratrice des citoyens qui a favorisé la corruption autour de la distribution de la carte d’identité nationale. Des policiers ayant pris goût à l’argent facile ont tout mis en place pour créer une fausse pénurie de cartes.

A l’approche des élections, la pression monte sur les autorités, notamment les deux ministères impliqués dans la gestion des cartes d’identité. Le ministre de la Sécurité a annoncé la fin de cette situation pour bientôt. En effet, les premiers lots de la nouvelle carte d’identité nationale seront bientôt disponibles. Ces cartes seront données gratuitement aux populations qui doivent l’utiliser comme carte d’électeur également. La gratuité de cette carte biométrique mettra fin à la spéculation autour de la carte d’identité nationale. Sa validité est de 5 ans. En attendant que tout le monde obtienne la nouvelle carte, l’ancienne sera délivrée parallèlement.

En France, la carte électorale certifie l'inscription d'un électeur sur les listes électorales. Sa présentation lors d'un vote facilite le travail du personnel du bureau de vote. Toutefois, cette présentation est facultative ; une pièce d'identité suffit pour voter, et est exigée dans les communes de plus de 1 000 habitants.

La déclaration de perte de son passeport, de sa carte d'identité, de sa carte électorale ou de sa carte Vitale fait partie des démarches administratives en ligne qu'il est désormais possible d'effectuer via Service-public.fr, la plateforme internet officielle de l'Administration française créée début 2009, pour simplifier les démarches administratives des citoyens.

Depuis 2022, la carte électorale possède un code QR renvoyant sur le site du ministère de l'Intérieur dédié aux élections.

<strong>MADOU COULOU</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mauvaise campagne  cotonnière :  Désespoir et inquiétude dans les zones CMDT]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:31:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La campagne cotonnière 2022-2023 a mal démarré à cause d’un manque criard d’engrais. Pour autant, le monde paysan n’avait pas perdu l’espoir d’une année prometteuse, en raison de sa détermination à vaincre l’adversité. Un optimisme vite ravagé par l’apparition, en fin de cycle du coton, des insectes nuisibles qui ont détruit les cultures. Dans l’impuissante totale d’une Cmdt qui n’a pu rien faire face au fléau ; prise qu’elle est au piège du manque d’anticipation. Etat des lieux sur une campagne cotonnière sinistrée…</strong>

Plombée par de nombreux problèmes, dont l’un des plus récurrents concernait le manque criard d’intrants agricoles, la présente campagne s’annonçait déjà compliquée.  Si dans l’ensemble, reconnaissons-le, les nouvelles ne sont pas très bonnes pour le coton (les autres pays ont été  affectés par le phénomène d’infection des plantes), au Mali, tels que les échos sur les champs de culture nous parviennent, il faudrait s’attendre au pire.

Et pour cause ? Ici, dans les champs, outre cette dangereuse infection des plantes par les insectes, s’y ajoute l’impréparation des structures étatiques d’encadrement, voire l’absence totale d’anticipation, à accompagner les paysans sur le déroulement du cycle de maturation du coton.

Ces derniers, on le sait, ont  pourtant déployé de gros efforts pour minimiser les nombreux facteurs négatifs du démarrage, quelque peu chaotique, de la campagne cotonnière, et qui redoutent, cette année, malgré eux, les pires conséquences d’une piètre production du coton.

En tout cas, les premières cueillettes de coton, dans de nombreuses zones de culture, laissent entrevoir une telle désolation dans le monde paysan.

A Fana, l’un des gros bastions cotonniers, c’est loin d’être l’optimisme. Face à la contreperformance chronique de la production cotonnière, les paysans expriment déjà leur désespoir et leur inquiétude. Nul doute là-dessus, ils aborderont la traite de  coton avec la peur dans le ventre.

« Dans les champs de 6 hectares, rares sont ceux qui arrivent à avoir 1,5 tonne. Chez nous, dans la commune de Massigui, plus de 97% des champs de cette superficie ne dépassent pas ce résultat. Dans les champs de 10 hectares, on ne dépasse pas 3,5 à 4 tonnes. Tout cela dénote de la fin précoce de la cueillette de coton dans plusieurs localités.  A calculer  le prix de vente de ces quantités, on se rend compte qu’on ne pourra aucunement faire face aux charges liées aux intrants. L’argent généré de la production ne pourra pas supporter plus de 40% des frais d’intrants », s’alarment déjà les responsables des sections de la filiale coton de cette filiale.

Désemparés qu’ils sont, les cotonculteurs, quant à eux, tablent sur la prise en charge des frais d’intrants par l’Etat pour pouvoir au moins sortir la tête de l’eau. Déjà, dans cette optique, plusieurs associations de cotonculteurs, et non des moindres, ont saisi la Compagnie malienne pour le développement du textile (Cmdt), holding chargé de la gestion du secteur, pour espérer retrouver un début de solution, ne serait-ce que fortuite.

A l’évidence, le collectif des producteurs du coton est dans l’offensive. Selon plusieurs de ses responsables contactés par nos soins,  une correspondance en bonne et due forme  a même été adressée  à la Cmdt, avec ampliation au président de la transition ; histoire d’alerter les plus hautes autorités du pays sur la crise inévitable du secteur du coton.

Dans ladite lettre, nous a-t-on rapporté de sources concordantes, il est très spécifiquement demandé au président de la transition, le colonel Assimi Goïta, de s’impliquer de toutes ses forces  afin que l’Etat puisse renoncer à tous les frais d’intrants. Et cela, pour la simple raison qu’en plus du manque d’anticipation des structures d’encadrement sur le couvert végétal, il est bien indiqué que la contreperformance de la production est liée à une calamité naturelle.

En attendant une réponse favorable à cette requête des paysans, expressément formulée à l’endroit du président Assimi Goïta,  c’est l’angoisse qui hante les millions de Maliens qui vivent directement du coton.  Vivant d’autant plus dans la hantise des lendemains qui déchantent, les paysans sont d’ores et déjà conscients qu’à défaut d’une telle renonciation de la part de l’Etat sur les frais d’intrants, la situation du monde rural, déjà insoutenable, connaîtra un bien mauvais sort avec son lot de pauvreté qui s’aggravera sans doute avec la vente démesurée, voire le bradage, du bétail, seconde source financière dans les zones Cmdt.

Pourtant, tel un signe prémonitoire, votre journal « La Preuve » avait  tiré la sonnette d’alerte, il y a juste quelques mois, sur l’éventualité d’un tel scénario catastrophe, à travers ce titre accrocheur : « Pénurie d’engrais au Mali : Péril sur la campagne agricole<strong> </strong>».

Un  danger aujourd’hui réel qui guette les paysans.

Malheureusement, pendant ce temps, plutôt que de prendre la menace très au sérieux et d’accentuer la vigilance sur le terrain, en anticipant sur les facteurs de déroulement de la campagne agricole, certains responsables, en charge de l’encadrement agricole, se lançaient dans de sordides opérations de séduction, visant à rassurer les acteurs du secteur cotonnier sur « l’engagement de l’Etat à tout mettre en œuvre pour satisfaire les besoins exprimés ». Rien de plus en termes de mesures concrètes d’assistance et d’anticipation sur l’état de développement des champs de culture.

Aujourd’hui, dans les zones de la Cmdt, si le coton est dans la tourmente des jours sombres ; cela ne semble surprendre aucun observateur averti du secteur cotonnier, pouvant anticiper, en fonction de l’accumulation des ratés du démarrage de la dite campagne, sur un tel résultat catastrophique, pour le pays, en fin de cycle du coton.

Nul n’en doute : avec le péril sur le coton, rien de bon ne s’annonce sur le Mali.

Peut-on encore éviter le pire dans les zones de Cmdt ?

Affaire à suivre donc….

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Commission mixte de la Coopération Mali-Guinée : La contribution utile de Mohamed Chérif Haïdara]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/commission-mixte-de-la-cooperation-mali-guinee-la-contribution-utile-de-mohamed-cherif-haidara-2999972.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:23:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Membre de la délégation malienne pour les travaux de la 9<sup>ème</sup> session de la grande commission mixte de la coopération Mali-Guinée, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) a été d’un grand apport pour la réussite de la présente session.</strong>

Intervenant dans toutes les salles de la commission de l’intégration africaine et de gouvernance migratoire, les contributions de Mohamed Chérif Haïdara ont été appréciées. Car, elles ont porté sur la Convention de 1964. Il s’agit de la Convention d'établissement et circulation des personnes entre la République du Mali et la République et de Guinée. Elle est  relative à la gouvernance migratoire et d’intégration africaine entre les deux pays.

La présentation de ce document a été décisive à plus d’un titre. Car, elle permettra non seulement de gagner du temps, mais aussi elle prenait en compte beaucoup d’aspects inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres du commerce, l’établissement, la frontière, la sécurité et l’extradition contenue dans 18 articles. Un document dont M. Haïdara a toujours fait  de son cheval de bataille depuis 1994, au lendemain de son arrivée en Guinée après les USA.

La Convention d'établissement et circulation des personnes entre la République du Mali et la République  de Guinée indique que le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée, conscients des impératifs historiques, moraux  et matériels qui unissent les deux Etats, décidés à poursuivre leur œuvre en vue de la réalisation de l'Unité africaine, soucieux d'arrêter les principes selon lesquels les deux Etats entendent organiser  dans  l'égalité complète et le respect de leur indépendance, les liens d'amitié qui servent l'intérêt réciproque du Mali, et de la Guinée et qui sont propres à encourager et à développer les rapports entre leurs peuples, désireux d'assurer à leurs nation respectifs sur le territoire de l'autre Etat, un statut privilégié conforme aux rapports spécifiques entre les deux pays et déterminé, préserver et à renforcer la solidarité qui les unit, sont convenus des dispositions qui suivent .

L’article 1<sup>er</sup> indique que les nationaux de chacune des parties contractantes jouissent sur le territoire de l'autre partie contractante des libertés publiques dans les mêmes conditions que ses nationaux. Sont notamment garantis, conformément à la Déclaration Universelle des Droits  de l’homme le libre exercice des activités culturelles, religieuses, économiques, professionnelles, sociales, les libertés individuelles et publiques, telles que la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d'opinion et d'expression, de réunion et d'association et la liberté syndicale.

Ces droits et libertés s'exercent, conformément à la législation en vigueur sur le territoire de chacune des parties contractantes.

L’article 2 ajoute que  chacune des parties contractantes déterminera par sa législation les conditions d'exercice  sur  son territoire des droits politiques par les nationaux de l'autre partie contractante

Pourvu qu'ils soient munis des pièces d'identité réglementaires de leurs Etats, les ressortissants des deux parties contractantes circulent librement de part et d'autre de la frontière. Tout ressortissant d'une des parties contractantes peut entrer librement sur le territoire de l'autre Etat, y voyager, y établir sa résidence dans le lieu de son choix et en sortir sans être astreint à un visa ou à une autorisation quelconque de séjour. Ces dispositions ne portent pas atteinte au droit de chaque Etat de prendre les mesures nécessaires au maintien de l'ordre public, à la protection de la santé, de la moralité et de la sécurité publique,  indique l’article 3.

En  son article 4, on précise que tout national d'une des parties contractantes jouira sur le territoire de l'autre Etat, de la pleine protection légale et judiciaire pour sa personne, ses biens et ses autres intérêts. Il a accès à toutes les juridictions dans les mêmes conditions que les nationaux de l'autre Etat. Il ne pourra, à cet égard, lui être imposé ni cautio judicatum solvi, ni dépôt quelconque à raison, soit de sa qualité de non-national de l'État de résidence, soit de l'insuffisance de ses biens sur le territoire dudit Etat.

Il bénéficie de l'assistance judiciaire dans les mêmes conditions que les nationaux de l'État.

Sans préjudice des conventions intervenues ou à intervenir entre les parties contractantes, les nationaux de chacune des parties pourront accéder aux emplois publics dans l'autre Etat dans les conditions déterminées par la législation de cet Etat, poursuivra l’article 5.

En ce qui concerne le problème de la sécurité, l’article 6  stipule que les forces de l’ordre de sécurité de l'une des parties contractantes ne feront aucune incursion en territoire voisin sans autorisation expresse préalable de l'autorité responsable. Les parties contractantes régleront par la rencontre des délégués ou par échange de notes les éventuels différends frontaliers. Les forces de sécurité des parties contractantes coopéreront dans la recherche des individus coupables de crimes ou de délits, dans la lutte contre les pillages et par la communication mutuelle des renseignements.

S’agissant de  l'ouverture d'un fonds de commerce, la création d'une exploitation, d'un établissement à caractère industriel, commercial, agricole ou artisanal, l'exercice des activités correspondantes, et l'exercice des activités professionnelles salariées, et des professions libérales, les ressortissants de l'une des parties contractantes, sont assimilée aux nationaux de l'autre partie contractant, sauf dérogations imposées par la situation économique et sociale] de ladite partie.

Ces dérogations ne doivent pas avoir pour effet de porter atteinte à l'essentiel des droite reconnus par le présent article au bénéfice des ressortissants de  chacune des parties contractantes sur le territoire de l’autre, précise l’article 7.

L’article 18 détaille, on ne peut plus clair : « Chacune des parties contractantes notifiera à l'autre, l'accomplissement des procédures constitutionnellement requises pour  l’entrée en vigueur de la présente Convention. Celle-ci prendra effet à la date de la dernière  obligation et pourra être révisée

Elle demeurera en vigueur jusqu'à l'expiration d'une année à compter du jour où l'une des parties contractantes aura déclaré vouloir en faire cesser les effets.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Journée internationale de la fille : Le plaidoyer des filles de Konseguela]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-la-fille-le-plaidoyer-des-filles-de-konseguela-2999965.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:23:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les filles de Konseguela se sont fait entendre par les autorités de leur commune. Le 30 octobre 2022, la commune rurale de Konseguela, en partenariat avec World vision cluster de Koutiala, a célébré la Journée internationale de la fille. Cette journée a été une aubaine pour les filles d'interpeller les décideurs et autorités de leur localité sur le respect de leurs droits</em></strong><em>. </em>

Le Mali, à l’instar des autres pays de la communauté internationale, célèbre chaque 11 octobre la Journée internationale de la fille. Pour cette édition 2022 dans la commune rurale de Konseguela, au cluster de Koutiala, elle a été un espace d’échanges, de sensibilisation, d’information et d’orientation sur la nécessité du respect des droits des filles. Placée sous la présidence du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, cette journée s’est déroulée en présence de centaines de personnes de la commune rurale de Konseguela.

L'écrivain Francais Chistian Bobin disait : « Etre écouté, c’est être remis au monde, c’est exister, c’est comme si on vous redonnait toutes les chances d’une vie neuve. » Cette situation sied aux messages que les filles de Konseguela ont adressés à leurs autorités. A peine la mise en place terminée, le chef de village de la commune rurale de Konseguela, Daouda Malick Koné de souligner l’importance des femmes dans la société, avant de remercier tous les encadreurs et le staff de world vision Mali. Aux dires du chef de village, il n’y a pas de familles sans femme. D’ou la nécessité de ne pas nuire à leur avenir.

Pour sa part, la représentante du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, Mme Diallo Aïssata Dicko, a précisé que c’est le lieu de saluer le staff de World Vision Mali pour ses efforts envers les enfants. Elle a également souligné que la protection et le respect des droits des filles est une nécessité absolue pour le développement de nos hameaux, villages, communes et du pays en général. Et elle a conclu en interpellant tous les chefs de village, leaders religieux et élus locaux à ne ménager aucun effort pour faire respecter les droits des filles dans leurs localités.

Quant au manager du cluster de Koutiala, Jacob Dougnon, il a adressé ses salutations aux chefs de village, au sous-préfet, au maire, aux enseignants, les représentants des autres services techniques, les groupements de femmes et tous les autres partenaires de world vision. A l’en croire, le département de la promotion de Femme, de l’Enfant et de la Famille a joué un grand rôle pour la réussite de cette journée. Selon M. Dougnon, la communauté internationale a décidé de choisir le 11 octobre de chaque année pour célébrer la Journée internationale de la fille. L’objectif est d’une part de converger les efforts afin de faire respecter les droits des filles, et d’autre part promouvoir les droits des filles. Aussi, il dira qu’il s’agit de faire comprendre et de rappeler que les filles ont droit à l’éducation, la santé, au respect, la protection.

Par ailleurs, le manager dira aussi: « C'est une première édition pour notre cluster, et nous espérons qu'avec l'appui de toutes les autorités localités (chefs de village, maires, leaders religieux, représentants des services techniques, organisations féminines) chacun s'implique dans la promotion des droits des filles. Et nous espérons aussi que chacun de nous parviendra à célébrer chaque année cette journée dans sa localité. Les messages clés de cette journée sont entre autres: les conséquences de la non scolarisation des filles, la déscolarisation, le mariage précoce, mariage forcé des filles, les violences physiques ou mentales que les filles subissent, etc. »

Pour Zeba Mallé, maire de la commune rurale de Konseguela, il n’y a rien de plus important que le développement de nos villages et communes. Et pour réussir cela, c’est l’éducation et surtout celle des filles qu’il faut mettre en valeur. Selon ses dires, World Vision a beaucoup fait dans sa commune. « Ce combat de Journée internationale n’est pas un combat de World Vision, mais c’est plutôt le nôtre. Car si nos filles parviennent à être des grandes personnalités, c’est la commune qui en bénéficiera. Nous remercions les encadreurs des filles, nos chefs de village, et surtout notre partenaire infatigable, World Vision », a-t-il conclu.

Quant à la porte-parole des filles, elle a d’abord remercié World Vision, ses camarades et les encadreurs avant de poursuivre que les filles de Konseguela recommandent à leurs autorités de bannir le mariage des enfants, de prendre au sérieux la scolarisation des filles, de bannir le mariage forcé, de cesser la marginalisation des jeunes filles, de mettre fin à la maltraitance des filles.

Pour Dany N’Daw, représentante du service local de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille de Koutiala, celui qui éduque, protège et soigne une fille a rendu un grand service à l’humanité. Toujours dans sa conférence débat, elle a non seulement expliqué  l'importance de la scolarisation des filles, mais aussi les conséquences liées au mariage précoce et forcé dont les filles sont généralement victimes. Il faut noter que durant cette journée d'échanges et de sensibilisation, les filles de Konseguela ont encore interpellé les autorités locales sur le respect de leurs droits.

Notons que c’est l'assemblée générale des Nations unies du 19 décembre 2011 dans sa résolution N⁰ 60/170 qui a institué la date du 11 octobre comme Journée internationale de la fille (JIFi). L’objectif est de sensibiliser l'opinion sur les inégalités dont les filles souffrent à travers le monde.

Aussi, il faut rappeler que pour cette 10<sup>ème</sup> édition de la JIFi, le thème national est: « Participation des filles dans la promotion de leurs droits ».  Ainsi, World Vision Mali, en collaboration avec la Direction nationale de la promotion de l'enfant et de la Famille (DNPEF), a mis à profit la célébration de cette journée pour inviter les décideurs, les politiques, les leaders communautaires et le staff de World Vision Mali à œuvrer pour le respect des droits des enfants en général et ceux des filles en particulier.

Par ailleurs, il faut préciser que parmi les centaines de personnes présentes lors de la célébration de cette journée, il y avait environ 103 jeunes filles venues de divers villages de la commune rurale de Konseguela.

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Assurance maladie obligatoire:  La prescription rationnelle et la lutte contre la fraude au cœur des préoccupations]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:12:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La CANAM a organisé ce jeudi 17 novembre 2022 des ateliers de sensibilisation sur la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude à Bamako (dans la salle des Banquets du Centre International de Conférence de Bamako), Kayes (dans la Salle de la Chambre du Commerce et de l'Industrie), Koulikoro (au Centre Mary Delhez, Sikasso (à l’hôtel Maïssa), Ségou (dans la Salle de la chambre des Métiers), Mopti (au Centre Jean Bosco) et à Tombouctou à partir de la Direction Générale de l’hôpital régional.</strong>

Ces ateliers ont eu pour objectifs, entre autres  de : -sensibiliser et informer les prescripteurs sur la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude; rappeler les règles de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie.

Lesdits ateliers ont été suivis par visioconférence par les régionaux.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier de Bamako a été présidée par M. Souleymane Traoré, Conseiller Technique du ministre de la Santé et du Développement Social.

Il a remercié la Direction Générale de la CANAM et tous les partenaires impliqués pour le choix porté sur ce thème combien important portant sur un usage rationnel des médicaments, mais aussi lutter contre la fraude à l’AMO.

Selon M. Traoré, dans le monde, on estime que plus de 50% des médicaments prescrits, distribués ou vendus, le sont de manière irrationnelle.

Au Mali, dira-t-il, force est de constater que l’usage inapproprié et abusif des médicaments demeure un gaspillage de ressources, ce qui aboutit à un préjudice considérable pour le patient sous forme de résultats médiocres et de réactions négatives aux médicaments.

« Cette pratique, à n’en pas douter, occasionne un manque à gagner considérable pour la CANAM », précise-t-il.

Le Directeur Général de la CANAM, le médecin général de Brigade Boubacar Dembélé, a indiqué que la prescription rationnelle et la lutte contre la fraude préoccupent au plus haut point la CANAM et ses partenaires. « Une raison suffisante pour le Comité de Gestion de la CANAM, sur instruction du Conseil d’administration d’inscrire, en bon ordre, cet atelier dans le programme d’activité ».

Le présent atelier qui réunit tous les acteurs impliqués, principalement les prescripteurs, a-t-il dit, permettra d’une part de rappeler les règles de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie et d’informer les prescripteurs sur des cas de fraude, d’autre part.

Selon lui, les résultats de l’étude actuarielle réalisée en décembre 2014 par la CANAM, le poids des médicaments dans les dépenses du régime AMO représente 80 pour cent.

« Pour qu’un régime d’assurance maladie soit viable et pérenne, le poids des médicaments dans les remboursements des soins ne devrait pas être au-delà des 50 pour cent de l’ensemble des dépenses ».

Pour ce qui est de la fraude à l’AMO, la CANAM, a-t-il indiqué, a détecté plusieurs cas de fraude consécutifs, entre autres, à l’abus de prescription et à la prescription complaisante.

« Ces typologies de fraudes interpellent fortement les prescripteurs dans le cadre de la responsabilité médicale, de la prescription rationnelle, de l’éthique et la déontologie ».

Il a tenu à féliciter et remercier tous les participants pour leur dévouement et leur disponibilité à soutenir et accompagner la CANAM.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Respect : Les filles de Dionkala interpellent leurs autorités]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:10:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 29 octobre 2022, World Vision Mali cluster de Koutiala, en collaboration avec les populations de Dionkala, a organisé la Journée internationale de la fille dans la commune rurale de Diédougou. Cette journée d’information et de sensibilisation a été une occasion pour les filles d'interpeller les décideurs et autorités de leurs localités sur le respect de leurs droits. </em></strong>

Instituée par l'assemblée générale des Nations unies le 19 décembre 2011 dans sa résolution n⁰60/170, la date du 11 octobre a été fixée comme la Journée internationale de la fille (JIFi). Le but est de soutenir l'amélioration des perspectives d'avenir des jeunes filles et de sensibiliser l'opinion sur les inégalités dont celles-ci souffrent à travers le monde en raison de leur genre.

Et pour cette 10<sup>ème</sup> édition de la JIFi, le thème national est: « Participation des filles dans la promotion de leurs droits ».  Ainsi, World Vision Mali, en collaboration avec la Direction nationale de la Promotion de l'Enfant et de la Famille (DNPEF), a mis à profit la célébration de cette journée pour inviter les décideurs, les politiques, les leaders communautaires et le staff de World Vision Mali à œuvrer pour le respect des droits des enfants en général et ceux des filles en particulier.

Au total, environ 79 jeunes filles de Dionkala ont pris part à cette édition 2022 de la Journée internationale de la fille au cluster de Koutiala. Ainsi, cette journée a donc été un espace d’échanges, de sensibilisation, d’information et d’orientation sur la nécessité du respect des droits des filles. Placée sous la présidence du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, cette journée s’est déroulée en présence de toutes les autorités locales de la commune rurale de Diedougou et Konina.

Qui mieux que les filles pour exprimer leur volonté en matière de respect de leurs droits. Dans la commune rurale de Diedougou, à Dionkala AP (Area Programm), une étape importante a été franchie dans le cadre du respect des droits de la fille. Devant des centaines de personnes dont les chefs de village, les leaders religieux, les élus locaux, les représentants des services techniques et ceux des organisations féminines et de la jeunesse, les filles de Dionkala ne sont pas passées par mille chemins pour se faire entendre.

Les festivités de cette journée ont d’abord débuté par l’intervention du représentant des chefs de village de la commune rurale de Diedougou et Dionkala Siaka Mallé qui a exhorté les autres chefs de village à ne plus accepter que l’avenir des filles soit piétiné. A sa suite, la représentante du sous-préfet de l'arrondissement de Konseguela, Mme Diallo Aïssata Dicko, a salué toutes les personnes impliquées pour la réussite de cette journée. Elle a également fait savoir que la protection et le respect des droits des filles est une nécessité absolue pour le développement de nos hameaux, villages et communes et du pays en général. Elle a conclu en interpellant tous les chefs de village, leaders religieux et élus locaux à ne ménager aucun effort pour faire respecter les droits des filles dans leurs localités.

Quant au manager du cluster de Koutiala, Jacob Dougnon, il a souligné qu'il s'agit d'une journée dédiée à la promotion et au respect des droits filles. À l'en croire, toutes les statistiques ont montré que les filles sont marginalisées et leurs droits ne sont pas respectés. Ainsi, la communauté internationale a décidé de choisir le 11 octobre de chaque année comme journée internationale de la fille. Le manager dira : « C'est une première édition pour notre cluster, et nous espérons qu'avec l'appui de toutes les autorités locales (chef de village, maires, leaders religieux, représentants des services techniques, organisations féminines) chacun s'implique dans la promotion des droits des filles. Et nous espérons aussi que chacun de nous parviendra à célébrer chaque année cette journée dans sa localité. Les messages clés de cette journée sont entre autres: les conséquences de la non scolarisation des filles, la déscolarisation, le mariage précoce ou forcé, les violences physiques ou mentales des filles, etc. »

Prenant la parole au nom des deux communes de Dionkala, Sounkalo Mallé, maire de la commune rurale de Diedougou, a affirmé que l'objectif recherché à travers cette journée est un défi collectif pour toute la population de sa commune et celle de Konina. Il s'agit pour eux (populations de Dionkala) de faire en sorte que les droits des filles ne soient plus violés au profit d'intérêt particulier.

Accueillie par une standing ovation, la porte-parole des filles de Dionkala a souligné que depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée dans notre pays pour mettre en lumière leurs besoins réels et développer des réponses appropriées de l'égalité entre les filles et garçons de jouir de leurs droits. « Le thème national de cette 10<sup>ème</sup> édition permet d'examiner les progrès d'autonomisation et de participation des filles à prendre des décisions et identifier les défis pour orienter l'engagement des décideurs vers la protection des droits des filles. Les filles sont des forces motrices pour le développement de nos familles, nos communautés et de notre pays, le Malikoura. Nous, filles de Dionkala, demandons à nos chefs de famille, chefs de village et maires de mettre fin au mariage des enfants, de promouvoir la scolarisation des filles, de lutter contre les violences basées sur le genre, de soigner les enfants quand ils sont malades, de bannir le travail des enfants, de permettre aux filles d’être écoutées et de s’exprimer et enfin lutter contre le harcèlement en milieu scolaire. Nous remercions World Vision Mali pour son combat et son engagement quotidien pour notre communauté », a-t-elle conclu.

Quant à Dany N’Daw, représentante du service local de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille de Koutiala, elle a non seulement expliqué l'importance de la scolarisation des filles, mais aussi les conséquences liées au mariage précoce ou forcé dont les filles so

nt généralement victimes.  .

<strong>Seydou SANGARE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[5ème Journée Justice-Presse : Rapports entre structures de contrôle et de vérification au menu]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 01:10:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la présidence du  secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a eu lieu la 5<sup>ème</sup> journée d’échanges presse et justice. C’était le vendredi 11 novembre 2022 à la Maison de la presse.</strong>

Minée par la corruption et la mauvaise gouvernance, les services de contrôle et de vérification sont appelés à jouer un rôle prépondérant pour la bonne gestion des affaires publiques. Pour ce faire, les missions doivent  être connues du  public ; d’où l’importance de la présente session.

Pour la circonstance,  Dr. Boubacar Sidiki Diarra insistera sur l’importance des structures de contrôle dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. D’où le choix du thème de la présente journée : « Synergie dans les rapports fonctionnels entre les structures de contrôle, de vérification et de poursuite dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière et pratiques assimilées ».

Aussi bien pour les initiateurs que pour les bénéficiaires de la formation, cette thématique revêt une importance capitale, car le contrôle, la vérification et les poursuites sont des étapes essentielles tributaires de la réussite des procédures de lutte contre la corruption et de délinquance économique et financière. À ce titre, elle doit continuer à capitaliser les expertises des structures de contrôle et de vérification, a souligné le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

La  plupart des affaires judiciaires en matière de corruption ou de délinquance économique et financière sont consécutives à des missions de contrôle ou de vérification à la suite desquelles des constations opérées relèvent très souvent des comportements frauduleux ou attentatoires aux principes légaux de gestion des fonds publics, indiquera l’orateur.

« L’expérience et la pratique enseignent que l’appréhension des délinquants financiers, en matière de corruption et de délinquance économique et financière, est particulièrement périlleuse en raison du modus operandi, des contraintes sociales et du manque de civisme face aux biens publics », souligne Dr. Diarra.

Pour sa part, le chef de la coopération par intérim de l’ambassade du Canada au Mali, Marc Le Blanc, estime que la présente  journée  s’inscrit dans le renforcement de la crédibilité, l’efficacité et l’accessibilité de la justice pour l’ensemble de la population du Mali. Avant d’indiquer que la confiance de la population en la justice malienne ne pourra s’établir que si la performance du système judiciaire est accrue et des résultats visibles sont démontrés en matière d’amélioration de la qualité des services aux justiciables.

« La distribution d’une bonne justice est largement tributaire de la mise en œuvre efficace du travail combien important qui doit se faire en amont à travers cette chaîne », a-t-il expliqué. C’est dans ce cadre que son pays va appuyer le Mali d’un montant de 25 milliards.

<strong>Madou COULOU</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Modibo Mao Makalou au sujet de l’aide au développement :  «Selon la Banque mondiale, l’aide publique au développement reçue par le Mali en 2020 s’élevait à environ 861 milliards FCFA »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/modibo-mao-makalou-au-sujet-de-laide-au-developpement-selon-la-banque-mondiale-laide-publique-au-developpement-recue-par-le-mali-en-2020-selevait-a-environ-861-mil-2999935.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 21 Nov 2022 15:19:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la suspension de l’aide publique française au développement du Mali, nous avons approché Modibo Mao Makalou. Dans cette interview, cet économiste de renommée internationale nous édifie sur le volume de l’aide publique au développement,(APD) destinée au Mali et du nombre de projets qui pourraient être touchés par cette suspension.</em></strong>

<strong><em>Depuis les premières heures de  l'indépendance du Mali, la France l'accompagne à travers son aide au développement, quel est le volume de cette aide?  En quoi contribue-t-elle au développement du Mali ? </em></strong>

<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Selon la définition du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, on entend par « aide publique au développement » (APD) l’aide fournie par les États dans le but exprès de promouvoir le développement économique et d’améliorer les conditions de vie dans les pays en développement.

En effet, le Mali a constamment bénéficié de l'appui des  partenaires extérieurs depuis son accession à l'indépendance le 22 septembre 1960. Le Plan de Développement Économique et Social (1961-1965) communément appelé plan quinquennal était financé à hauteur de 40% par des partenaires extérieurs dont les 4 plus importants étaient d'abord l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS avec 23%, ensuite la France (17%) puis la Chine (16%) et le Fonds Européen de Développement (FED) avec un apport de 15% de l'APD.

<strong><em>En fin de semaine dernière, on a appris  la suspension de l'aide au développement de la France destinée au Mali.  Quelles peuvent être les conséquences de cette situation?</em></strong>

<strong>MMM</strong> : Selon le Gouvernement français, les pays africains sont les principaux bénéficiaires des dons d’APD française : le Sénégal, le Tchad et le Mali, qui font partie de la liste des pays prioritaires de la politique de développement de la France, figuraient parmi les 10 premiers bénéficiaires de dons de 2019.

Les 19 pays prioritaires de la politique de développement de la France ont bénéficié en 2019 d’1,6 milliards d’euros (environ 1050 milliards FCFA) d’APD française : le premier bénéficiaire était le Sénégal (281 millions d’euros soit environ 184 milliards FCFA), suivi de l’Éthiopie (158 millions d’euros,soit environ 104 milliards FCFA), du Mali (145 millions d’euros, soit environ 95 milliards FCFA) et du Burkina Faso (137 millions d’euros soit environ 90 milliards FCFA).

En 2020, le montant engagé d'APD de la France au Mali était de 233 millions d'euros (soit environ 153 milliards FCFA) y compris 95,6 millions d'euros (soit environ 62 milliards FCFA) de dons. La France est aussi le deuxième contributeur derrière l'Allemagne au sein du Fonds Européen de Développement (FED) qui agit au Mali dans les domaines du développement rural, de l'environnement, de l’aide humanitaire, des infrastructures routières, du développement urbain et social, de l’appui institutionnel et de la culture. Cet appui s'est matérialisé au Mali durant le 11ème FED (2014-2020) à hauteur de 403 milliards FCFA.

<em><strong>Quelles sont les secteurs qui seront fondamentalement touchés?   </strong></em>

<strong>MMM :</strong> L'APD de la France au Mali se concentre essentiellement sur les secteurs suivants : la santé, les banques et services, l'éducation, l'eau et l'assainissement, l'agriculture, les interventions d'urgence, l gouvernement et  la société civile, autres multisecteurs, les infrastructures et services et le soutien budgétaire.

Une lettre envoyée au Président français Emmanuel Macron, le mardi 15 novembre, signée par 35 organisations non gouvernementales (ONG) françaises actives au Mali et dans le monde a demandé à la France de reconsidérer cette suspension de l'APD de la France au Mali.

Selon ce collectif d'ONG, l’arrêt de l’APD française au Mali remet en cause près de 70 projets de développement en cours ou prévus dans le pays ces prochaines années au profit des populations maliennes vulnérables.

<strong><em>Le Mali pourra-t-il avoir une alternative immédiate pour combler ce vide?                       </em></strong>

<strong> </strong><strong>MMM :</strong> Selon la Banque Mondiale, l'aide publique au développement (APD) reçue par le Mali en 2020 s'élevait à 1,565 milliards $ soit environ 861 milliards FCFA. Le budget d’Etat 2023 qui prévoit des recettes de 2 199,908 milliards de FCFA et des dépenses s'établissant à 2 895,903

milliards de FCFA, présente donc un déficit budgétaire global de 695,995 milliards de FCFA contre 664,588 milliards de FCFA dans la Loi de Finances rectifiée 2022, soit une augmentation de 4,73%. Ce déficit budgétaire à défaut d'une augmentation des recettes fiscales ou des ressources budgétaires sera financé par la dette publique et l'APD.

<strong>Interview réalisée par Oumar Konaté/La Preuve </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tension entre la fédération malienne de cyclisme et le CNOSM :  Le président Bagayogo met fin au partenariat avec MoovAfricaMalitel par l’entremise du Cnosm]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 12:00:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Elu en 2021 à l’unanimité pour faire rayonner le cyclisme malien, le président, SidyBagayogo est dans le collimateur d’un groupuscule d’individus que sa méthode de gestion semble déranger. Tout vraisemblablement, le   Comité national olympique du Mali (Cnosm), est cité dans cette affaire. </strong>

C’est la rupture totale entre la fédération malienne de cyclisme et le Cnosm. La pomme de la discorde réside dans le fait que le président de la fédération de cyclisme, Sidy Bagayogo a notifié aux Cnosm sa volonté de ne plus renouveler le contrat de sponsoring qui la lie à ce dernier. Mieux, il souhaite désormais pouvoir traiter directement avec les potentiels partenaires de la fédération notamment, MoovAfricaMalitel, le sponsor officiel. Le Cnosm et son président ne l’entende pas de cette oreille, cela risque de donner des idées aux autres fédérations membres du Cnosm. D’où le lynchage en cours contre le président Bagayogo.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>

Pour comprendre cette histoire digne d’une tentative de chantage, il faut remonter au 3 août 2022 où le président de la fédération de cyclisme envoie une correspondance au président du Cnosm pour demander la mise à disposition des documents relatifs à MoovAfricaMalitel.

En effet, dans la correspondance, le président Bagayogo indique que son bureau souhaiterait voir le contenu du partenariat qui le lie avec son sponsor officiel.

Suite à cela, le président du Cnosm a répondu. Mais au lieu d’envoyer les documents de sponsoring de MoovAfricaMalitel, il a plutôt donné le protocole d’accord entre le Cnosm et les fédérations, les recommandations et le logo de MoovAfrica.

Ne comprenant pas les raisons pour lesquelles, Habib Sissoko refuse de mettre à disposition le document de partenariat avec MoovAfrica, le président de la fédération malienne de cyclisme a signifié, dans une correspondance de notification en date du 26 septembre 2022, que la fédération ne se reconnait plus dans le protocole d’accord arrivé à terme. <em>« Après analyse du protocole d’accord signé le 9 janvier 2016 entre le Cnosm et la Fédération malienne de cyclisme, nous vous rappelons que ledit protocole ne couvre plus notre relation depuis un certain temps car l’alinéa 1 de l’article 7 dudit stipule que « le présent protocole est conclu pour une durée de 4 ans à compter de sa date de signature. Il est renouvelable sur l’accord expressément exprimé des parties. »</em>, a écrit le président Bagayogo.

Plus loin, il a indiqué « <em>Nous vous informons que la fédération malienne de cyclisme, à travers son calendrier de compétitions, ambitionne légitimement de pousser des nouvelles ailes afin de voler plus haut pour être bientôt parmi les plus grandes du continent. Or, le montant annuel que nous percevons de vos produits sponsorings avec MoovAfricaMalitel s’élevant à 18 millions F CFA moins 1,8 millions F CFA que vous retenez à la source pour des frais de bande annonce à la télé en vue d’organiser six compétitions dans l’année, n’est pas satisfaisant pour l’atteinte de notre objectif. Par conséquent, nous vous informons que nous sommes au regret de mettre fin à cette relation de partenariat avec MoovAfricaMalitel par l’entremise du Cnosm.</em>»

Apparemment, cette correspondance qui a mis le feu à la poudre. Et depuis, ce sont des tentatives de déstabilisation, de sabotage des activités de la Fédération malienne de cyclisme.

Mais de quoi a peur Habib Sissoko ? Pourquoi vouloir maintenir le contenu du protocole d’accord avec MoovAfrica caché ?

Pour sûr, la tension entre les deux camps est montée d’un cran et le clash est inévitable.

<strong>Adama TRAORE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Réformes institutionnelles : Quiproquo autour de la nouvelle Constitution]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 07:25:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’avant-projet de Constitution du Mali a été remis au président Assimi Goïta, mais le texte continue de couler des salives et beaucoup d’encre. Les Maliens ne parlent plus que de la première mouture de la future loi fondamentale écrite par de hauts cadres maliens. L’une des particularités de ce texte est qu’il est écrit par des experts nationaux contrairement au texte proposé pour la révision sous l’ancien président IBK en 2017.</strong>

II semble y avoir un hiatus entre les experts et une partie du peuple qui est vent-débout contre l’article 31 de l’avant-projet de Constitution. Tout le monde semble vouloir tirer sur l’avant-projet de Constitution présenté au chef de l'Etat avant d’être vulgarisé. Ainsi, les syndicats de la magistrature ne sont pas contents de certains aspects qui constituent pour eux des reculs des droits de l’homme. C’est pourquoi le SAM et le SYLIMA ont clairement opposé une fin de non-recevoir à l’avant-projet de Constitution qui pourrait mettre en péril la démocratie et les droits de l’homme chèrement acquis avec les évènements de mars 1991 ayant abouti à un changement de régime.

L’un des aspects de la première mouture de la Constitution est le mariage qui est défini comme l’union entre un homme et une femme. En d’autres termes, l’homosexualité dont la promotion est faite par certains milieux occidentaux sera expressément interdite au Mali si la nouvelle Constitution est adoptée. Les Maliens ont réagi face à la perspective de l’interdiction de la culture gay dans la Constitution. En effet, beaucoup ont apprécié cette interdiction, notamment dans les milieux religieux.

Les premières critiques contre le projet de constitution viennent d’hommes et de femmes mécontents du fait que l’article 31 n’ait pas décidé l’officialisation des langues nationales en complément du français. Ce qui semble déranger certains, c’est le maintien du français comme seule langue d’expression officielle du pays. Mais il y a une divergence de point de vue chez les détracteurs de l’article 31. Certains veulent que le Bambara soit la langue officielle tandis que d’autres voient en cela les germes d’un futur conflit.

Certains estiment que des forces étrangères n’attendent que l’officialisation du Bambara seulement pour pousser et armer d’autres ethnies du pays contre l’Etat central. Pour éviter que la question de langue ne divise les Maliens, des défenseurs de la transition proposent l’officialisation de toutes les langues nationales au nombre de 13(treize). Ceux qui préconisent cette démarche estiment que des pays, comme l’Inde qui a 22 langues officielles ou encore l’Afrique du Sud qui en compte 11, sont des exemples en la matière.

<strong>Doute entre alliés</strong>

Au même moment, la transition est en train de perdre certains de ses soutiens depuis quelques mois en raison des erreurs de gouvernance. Dans un communiqué, le mouvement Yèrèwolo Debout sur les remparts ne cache plus sa colère tout comme des groupes et personnalités connues pour leur soutien à la transition. On est loin du divorce entre la transition et ses supporteurs, mais ces derniers n’hésitent plus à sortir contre certains choix en matière de gouvernance et d’orientation des actions publiques. L’une des raisons de la colère de ces défenseurs de la transition est liée à l’administration.

En cause, le maintien des mauvaises pratiques au sein de l’administration publique. Dans ce cadre, les milieux de la justice sont pointés du doigt par les critiques qui estiment que la transition doit et peut mieux faire pour que les tribunaux maliens rompent avec les anciennes pratiques. Beaucoup de citoyens se plaignent en effet des agissements d’hommes et de femmes agissant au nom de la loi en violant les principes de fonctionnement de la justice. Dans certains cas, il s’agit d’actes répréhensibles commis par des fonctionnaires censés rendre la justice en se mettant au service du peuple. Les personnes qui sont coupables de tels actes dans les tribunaux du pays sont connues de tous, mais il semble que le contrôle fait défaut de la part de la hiérarchie. On assiste ainsi à des cas de procès fleuves dont les dessous sont liés à la corruption et l’implication des spécialistes dans la complication des dossiers jugés. Certains responsables connus dans les tribunaux pour leur avidité ne sont pas inquiétés par les autorités judiciaires qui doivent travailler au changement.

Les soutiens de la transition reprochent aussi aux autorités le maintien des pratiques de favoritisme dans les services publics. Il s’agit notamment des recrutements qui sont le plus souvent entachés d’irrégularité. On a vu plusieurs preuves de la persistance des anciennes pratiques de corruption en matière de recrutement. Ces preuves se trouvent sur la place publique dans certains cas, ce qui montre que le changement tant souhaité par les Maliens reste difficile à atteindre.

Enfin, l’autre aspect du mécontentement des soutiens de la transition est lié au choix des personnalités censées jeter les bases du changement à travers l’avant-projet de constitution. Les premières critiques et les plus violentes contre cet avant-projet viennent des supporteurs de la transition. Les espoirs suscités chez les masses populaires ne sont pas pris en compte dans l’avant-projet de Constitution. Il y a eu de nombreux rassemblements notamment au sujet de l’article 31 de l’avant-projet.

Il faut retenir aussi que le choix des 26 nouveaux membres du Conseil national de transition (CNT) a fait plus de mécontents que de bien heureux. La décision du président de la transition d’impliquer d’anciens dignitaires du pays a été largement désapprouvée par l’opinion nationale qui estime qu’il y a suffisamment de personnes au Mali pour que ce soit toujours les mêmes têtes qui reviennent au-devant de la scène. Les gens ne comprennent pas la logique du président de la transition qui s’est montré peu soucieux des critiques de la plupart des citoyens contre les personnalités des régimes précédents.

Assimi Goïta a-t-il choisi les membres du CNT par affinité politique ou sociale ? Difficile à dire. Mais les reproches concernent surtout le choix des personnalités comme l’ancienne ministre de la Famille, Mme Sina Damba qui a été aux affaires sous le président Amadou Toumani Touré. Cette dame a eu tous les privilèges au Mali pour que ce soit elle qui représente à nouveau les populations au sein du Conseil national de transition alors que les femmes battantes sont nombreuses. L’ancienne ministre a même été recrutée spécialement dans la fonction publique à un âge avancé.

Au même moment, des milliers de jeunes et de citoyens honnêtes souffraient en faisant la queue pour déposer leurs dossiers pour les recrutements sans y parvenir. Il est clair que l’ancienne ministre a demandé à être au CNT, puisqu’elle avait trouvé une opportunité de pression en créant une organisation regroupant les anciennes ministres et femmes parlementaires du pays. On peut estimer que ce groupe de pression a dû payer en faisant du lobbying en faveur de l’ancienne ministre.

Assimi semble avoir choisi de faire de l’organe législatif de la transition une affaire d’élite au détriment du bas peuple. Les femmes et les jeunes ruraux ne sont pas représentés au sein du CNT. Les paysans non plus ne sont pas représentés bien qu’ils constituent une couche socio-professionnelle importante dont les efforts sont régulièrement loués par les membres de la transition. Personne ne peut dire avec exactitude ce qui a pu bien orienter la décision du président de la transition.

On imagine qu’Assimi n’a pas agi seul en sélectionnant les nouveaux membres du CNT. Il a dû tenir compte de l’avis du colonel Malick Diaw, l’un des cinq colonels. Quoi qu’il en soit, les Maliens ne sont dans leurs grandes majorités contentes de la décision des autorités de la transition. Le risque que courent les cinq colonels est une rupture du contrat de confiance entre le peuple et les dirigeants. Il est temps que les décideurs s’approprient les doléances de la population qui ne demande qu’un changement des choix de gouvernance en mettant l’intérêt général au-dessus.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sécurité collaborative :   Le guide de poche lancé !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/securite-collaborative-le-guide-de-poche-lance-2998066.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:45:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle de réunion du Conseil national de la société civile (Cnsc) a abrité le lancement du guide de poche sur la sécurité collaborative, le samedi 5 novembre 2022. Ledit lancement, présidé par le président du Conseil national de la société, Boureima Allaye Touré, a été financé par le Fonds d'appui aux moteurs du changement (Famoc).</em></strong>

La représentante de la coordinatrice du projet Force et Sécurité Intérieur (FSI) et Moi, Awa Coulibaly, a souligné que l'objectif majeure du projet FSI et Moi est de contribuer à une meilleure collaboration entre les différents acteurs de la sécurité. Pour elle, durant plus d'une année, le projet a mené des activités de sensibilisation entre forces de sécurité et population civile à Bamako et les communes environnantes,  mais également à Ségou et à Sikasso.  Le projet (FSI) et Moi a bénéficié de l'accompagnement salutaire du Fonds d'appui aux moteurs de changement. Elle a ajouté qu'ils ont contribué à expliquer les missions des différents acteurs de la sécurité afin de contribuer à asseoir une bonne collaboration entre eux.

À l'en croire, au cours des activités, les missions de la police, de la gendarmerie, de la protection civile, de la garde nationale ont été expliquées, de même que celles de la société civile qui sont les portes voix de la population. Elle estime que ce guide est le couronnement de plusieurs actions de réflexion en jetant les bases, axes et pistes de collaboration entre les différents acteurs. « Nous ne pourrions jamais oublier la mobilisation et l'accompagnement des autorités locales,  en l'occurrence les autorités coutumières et traditionnelles (les chefferies). Nous osons espérer que ce guide de poche riche de directives et d'orientations saura être un outil précieux pour tout un chacun, afin de contribuer à asseoir les bases d'une collaboration fructueuse entre les différents acteurs de la sécurité, pour la stabilité et la paix au Mali», a-t-il déclaré

Pour sa part, le président du Conseil national de la société civile, Boureima Allaye Touré, soutiendra que ce guide de poche de la sécurité collaborative est une avancée majeure dans la sécurité publique dans la mesure où la sécurité n'est pas seulement l'affaire des hommes de sécurité. Selon lui, les citoyens doivent s'investir. Et pour cela, estime-t-il, ils doivent être formés, sensibilisés et mobilisés. « Pour ce faire, le meilleur outil que nous avons en tant que Conseil national de la société civile, c'est la mise en place, la dynamisation et la formation de nos comités de veille citoyenne (CV) qui sont plus proches des populations, qui sont dans les villages, dans les quartiers, au niveau de toutes les communes. Rien ne peut se faire dans l'insécurité. Si nous dormons tranquillement, c'est parce que les hommes de sécurité s'investissent. Donc, il faut que la population, les citoyens, tout le monde s'y mettent pour que cette sécurité soit une sécurité réelle », a-t-il martelé.

Rappelons que l'objectif recherché de ce lancement est de rendre public le guide de poche sur la sécurité collaborative. Cette étape permettra de présenter le contexte d'élaboration du présent document et de faire valoir la plus-value de ce document dans la promotion de la gestion concertée de sécurité. Il s'agit notamment d'élargir la compréhension sur l'approche police de proximité.

<strong>Abréhima GNISSAMA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Suspension de Joliba Tv News :  L’indignation du groupe patronal de la presse écrite]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/suspension-de-joliba-tv-news-lindignation-du-groupe-patronal-de-la-presse-ecrite-2998081.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:32:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>A la suite de la suspension de JolibaTV News par la Haute autorité de la communication (HAC), la réaction du groupe patronal de la presse écrite ne s’est pas fait attendre. Avec  véhémence, il exprimera sa désapprobation et son indignation  de cette décision. Il l’a fait savoir à travers un communiqué de presse libellé ainsi qu’il suit :</strong>

« Le Groupe patronal de la presse écrite apris connaissance, avec stupeur, ce jeudi 3 novembre, de la suspension de Joliba TV News pour une période de deux mois par la Haute Autorité de la Communication(HAC). Cette dure sentence est d’autant moins surprenante qu’elle était annoncée dans le ton comminatoire d’une certaine mise en demeure émanant de la même autorité et qui présageait déjà de ses intentions répressives.

Le Groupe patronal de la presse écrite, fidèle aux mêmes principes lui ayant inspiré une précédente condamnation de cette démarche, s’insurge avec la même vigueur contre un verdict qu’elle juge disproportionné et attentatoire à la liberté de la presse ainsi qu’à la libre expression des opinions. Il traduit, en effet, un net recul des acquis démocratiques voire une intolérance notoire de la pensée plurielle combattue sous cette transition par des méthodes répressives d’un autre âge.

En vertu de sa vocation de sentinelle des droits et libertés en matière de presse, le Groupe patronal de la presse écrite ne saurait cautionner un revirement susceptible de porter les germes d’un musèlement du monde médiatique dans son ensemble.

Le Groupe patronal relève par la même occasion une vacuité criante des arguments sur lesquels repose la suspension de Joliba TV Newset constate avec regret que la HAC, au lieu de la boussole tant rêvée, s’érige plutôt en bouclier des autorités, lorsque ses démarches ne sont inspirées d’une personnalisation de ses missions régulatrices. En atteste son allusion à une soi-disant attitude défiante de l’organe incriminé à son égard.

En tout état de cause, le Groupe en appelle à plus de retenue et de modération de la part de la HAC, qu’il invite à examiner avec la sérénité requise le recours gracieux introduit auprès d'elle par Joliba NewsTV.

Il exhorte par ailleurs les acteurs de la presse à plus de mobilisation pour la sauvegarde des acquis obtenus au prix du sang. Autant la forme républicaine et la laïcité de l'état ne sont pas négociables, autant la liberté de la presse doit être préservée.

<strong>Fait à Bamako le 03/11/22</strong><strong> </strong>

<strong>Le président </strong><strong> </strong>

<strong>ElhadjChahanaTakiou</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Liste des membres additifs du CNT :  La déception du  Haut conseil islamique du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/liste-des-membres-additifs-du-cnt-la-deception-du-haut-conseil-islamique-du-mali-2998076.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:30:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>La nomination des membres additifs du Conseil national de transition par décret présidentiel fait jaser. La frustration née de cette décision va au-delà  de la classe politique. Elle a frappé de plein fouet le milieu religieux. C’est du moins ce qu’il faut retenir de l’intervention du Chérif Ousmane Madani Haïdara sur ce sujet. C’était le vendredi 4 novembre 2022 à la faveur de la mobilisation des musulmans contre les propos blasphématoires du sieur Mama Dembélé se réclamant de la secte « Kamite » contre les symboles de l’islam.</strong>

Le vendredi 4 novembre 2022, des milliers de fidèles musulmans ont manifesté leur mécontentement au boulevard de l’indépendance pour condamner le blasphème d’un homme se réclamant de la secte Kamite. En marge des condamnations de cet acte démoniaque du nommé Dembélé, les circonstances de la nomination des membres additifs du CNT se sont invitées dans les débats. Le président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara, a dénoncé le mépris que fait l’objet la communauté musulmane par les autorités de la transition.

Dans son intervention, il déclarera que bien étant au dessus des considérations politiques pour le moment, les leaders musulmans ne méritent pas le manque de considération qu’ils font l’objet de la part des autorités de la transition. « Toute autorité qui tourne dos aux musulmans finira  par se rendre à l’évidence.  Les autorités ont opéré plusieurs réformes en méprisant les musulmans. La plus récente est celle de la proposition des gens pour la liste additive des membres du CNT.  Elles ont demandé au Conseil Islamique de  proposer trois noms. Mais, au finish, aucune des propositions faites par notre organisation n’a été retenue. Sur ce point, je voudrais notifier aux autorités de la transition qu’au niveau du Haut Conseil Islamique, nous avons travaillé à étouffer  beaucoup de problèmes. Il faudrait que les dirigeants se réveillent», a-t-il déclaré.

Pour la même circonstance, Haïdara invitera les différentes confréries musulmanes à l’union sacrée en respectant scrupuleusement les principes édictés par l’Islam. Car, explique-t-il, la division est un facteur de déstabilisation de cette religion qui ne saurait se laisser faire. « Je jure par Dieu que c’est un complot concocté à l’international. La première phase a consisté à payer des jeunes pour s’attaquer et diffamer les leadeurs musulmans.  Certains de ces jeunes m’ont fait cette confidence. Aujourd’hui, qui est ce responsable qui n’a pas été vilipendé, s’est-t-il interrogé».  A en croire l’orateur, ce à quoi on assiste qui est condamné par tout le monde est une autre phase de cette conspiration. Mais, conseille-t-il, pour  contrer ce fléau, outre la cohésion, il faut de la fermeté. Car, un pays voisin avait connu  le cas similaire. Mais, l’auteur n’a été sauvé que  de justesse en se rendant chez les forces de l’ordre. Ce, après le saccage de tous ses biens. Aujourd’hui, notre division  nous porte préjudice. J’ose espérer que nous allons cheminer dans l’union, conclura le Président du Haut Conseil islamique.

<strong>Oumar KONATE  </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Signature de convention entre l’AGETIC et l’INPS :   Des ambitions à hauteur de mission]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/signature-de-convention-entre-lagetic-et-linps-des-ambitions-a-hauteur-de-mission-2998071.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:22:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Après la réalisation de plusieurs activités, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC) renforcent leur collaboration avec la signature d’une convention axée sur l’Offre de domaine sur le point ml (.ml), la messagerie professionnelle, la gestion de courriers (Egescoplus) et la formation, assistances et transfert de compétence.C’était le jeudi 03 novembre 2022, à la faveur d’une cérémonie qui a eu lieu à l’INPS.

Auparavant, apprend-on du Directeur Général de l’’INPS, M. Ousmane Karim Coulibaly, les activités entre sa structure et l’AGETIC avaient porté sur la mise en place d’une commission ad hoc pour la détermination des activités, le suivi et l’évaluation du projet d’informatisation de l’INPS, l’attribution d’une adresse professionnelle de plus de 940 agents de l’INPS, la formation du personnel de l’INPS sur la messagerie.

La création et le déploiement de la plateforme du Conseil d’administration sans papier « e-ca » ainsi que la création et le déploiement de la plateforme e-réunion permettant de tenir des réunions en ligne avec la possibilité de faire des présentations de documents et autres supports, avaient été initiées.

Selon le DG Coulibaly, <em>« il nous appartient pour le développement de notre pays et de sa souveraineté de dynamiser la collaboration entre structures maliennes en faisant recours aux compétences locales. Cela permettra de rendre des services de qualité avec comme seul but l’atteinte des objectifs dans le respect de nos valeurs ».</em>

<em>« Dans un monde de plus en plus globalisé, la modernisation est aujourd’hui un passage obligé et incontournable pour qui veut aller loin et atteindre rapidement ses objectifs. Cela ne peut devenir une réalité que lorsque cette volonté est comprise et épousée de tous »,</em> a-t-il poursuivi, avant d’assurer de l’accompagnement total de la Direction Générale de cette initiative.

Pour sa part, le DG de l’AGETIC, après avoir salué le leadership des dirigeants de l’INPS, a relevé que <em>« les champs de collaboration du présent partenariat permet à l’INPS de se hisser parmi les structures publiques maliennes à fort taux de dématérialisation de ses processus et procédures de travail ».</em>

En effet, soit dit au passage, cette initiative fait suite à beaucoup d’autres depuis que M. Ousmane Karim Coulibaly préside aux destinées de l’INPS. L’homme du sérail avait déjà annoncé les couleurs de sa future mission. C’était déjà, l’on se rappelle, à la cérémonie de passation de service, le 25 novembre 2021. Un engagement qui n’a, du reste, point surpris ceux qui, loin des egos surdimensionnés ou des rivalités de clocher, jugent l’homme sur le « strictement professionnel ».

Méthodique et surtout très confiant pour l’avenir, le Directeur Général de l’INPS, a décidé de s’investir, corps et âme, avec le concours de tous ses collaborateurs, de ramener la grande maison des assurés sociaux à pleinement jouer lerôle d’organe stabilisateur social par excellence avec les ressources nécessaires pour être le contre poids de la précarité sociale des ménages des travailleurs.

Rappelons-le, comme avec l’AGETIC, l’INPSs’est inscrit dans un vaste programme de partenariat gagnant-gagnant entre les autres structures publiques, parapubliques et privées et lui.

<strong><em>Adama DIARRA, Service des Relations Publiques (SRP), INPS.</em></strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mme Moune Phan, analyste politique, sur l’avant-projet de constitution ;  «Il est temps de respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire»]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:18:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>De passage à Bamako, Mme Moune Phan, géopolitique et stratégie, a accordé une entrevue  à votre rédaction sur  l’avant-projet de Constitution du Mali. L’opportunité,   les avancées  et les incommodités du présent document sont évoquées dans cette interview. Lisez-plutôt !     </strong>

<strong>La Preuve : Qu'est-ce que vous pensez de l'avènement d'une 4ème République et quel en est l'intérêt ? </strong>

<strong>Moune Phan</strong> : la Constitution de 1992 qui a été calquée sur celle de la France a montré ses limites.

Le monde change et notre nation a évolué. Il est important que nous ayons une constitution qui prenne en compte nos réalités et les besoins de notre société.

Il y a lieu qu'on aille vers une 4ème République pour poser la base d'une démocratie sincère, car nous sommes plutôt dans une démocratie de façade.

Quelles peuvent être vos critiques et vos suggestions vis-à-vis de ce document ?

En analysant ce texte, j'ai trouvé certains avantages et désavantages, des innovations.

Au niveau des innovations, il y a la création du Haut conseil de la Nation qui sera la deuxième chambre parlementaire. S’y ajoute le fait que tout le monde soit justiciable de droit commun.  Car, avant, l'immunité parlementaire faisait en sorte qu’on ne pouvait pas toucher aux députés.

Dans le cadre de leur fonction parlementaire, cette immunité fut supprimée. Si les députés commettent une infraction en dehors de la plénière, ils seront poursuivis devant les juridictions de droit commun.

Dorénavant avec cet avant-projet, même le Président, les ministres et autres seront  sujets de droit commun. Je trouve que ceci est une bonne chose car cela permettra de lutter contre  l’injustice.

Autre innovation, il y a le fait de donner de la valeur aux autorités traditionnelles (imams, chefs de quartier ou de village) qui pourront désormais régler à l'amiable les différends de la population, avant que cette dernière ne saisisse la justice. Ce domaine sera encadré par la loi.

De ce fait, le dernier recours sera donc la justice.

Toutefois, il faudra préciser les infractions qui peuvent être soumises à ces autorités.

Selon vous, y a-t-il des incongruités dans cet avant-projet?

Il y a des dispositions qui sont des lois de procédures (c’est-à-dire des lois ordinaires), et elles ne doivent pas apparaître dans une constitution.

Il y a aussi le respect de la séparation des pouvoirs. La constitution même s’engage dans le préambule de faire une lutte convenable contre la corruption. Or, on ne peut pas lutter convenablement contre la corruption sans le respect du principe de séparation des pouvoirs.

On doit reconnaître les prérogatives du pouvoir judiciaire tel qu'on les reconnaît pour le pouvoir exécutif. Et là j’interpelle le Président de la Transition et le ministre de la Justice sur le fait qu’il est temps de respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Il ne faudrait pas qu'on mette dans les textes le mot « pouvoir » et qu'on ne lui accorde pas les avantages du pouvoir.

C'est une autorité judiciaire et non un pouvoir judiciaire pour la simple raison qu'il y a une immixtion d'un certain pouvoir dans les prérogatives d'un autre pouvoir. Le Président de la République qui représente l’exécutif ne doit pas s’immiscer dans le pouvoir judiciaire, le ministre de la Justice aussi ne doit pas pouvoir donner d'ordre aux procureurs de la République. Il peut faire des dénonciations au même titre que les justiciables, mais c’est aux procureurs de la République de décider de la suite à donner parce qu'ils ont l'opportunité de poursuite. Sinon, en faisant ce que fait le ministre de la Justice, l’exécutif risque d’abattre ses opposants. Au fait, c’est tout simplement l’instrumentalisation de la Justice avec l'immixtion de l’exécutif dans le domaine du pouvoir judiciaire.

J’interpelle ici les gendarmes et les policiers. Par rapport aux unités d’enquêtes, il faut scinder les choses. Il faut que les procureurs puissent noter les forces qui sont sous leur responsabilité, sinon ces forces risquent de toujours prêter allégeance à l'exécutif.

Concernant les budgets, je vais m’appesantir sur ce sujet car nous constatons que le CNT vote son propre budget, le pouvoir exécutif aussi vote son propre budget qui est ensuite adopté par le CNT. Et le pouvoir judiciaire dans tout ça ? Il doit aussi avoir une autonomie financière au même titre que les deux autres pouvoirs.  Il est temps d’accorder aussi une autonomie financière au pouvoir judiciaire pour une indépendance et une lutte convenable contre la corruption.

Quels sont les articles dans cette mouture qui vous a laissé sur votre faim, qu’est-ce qui peut être amendé afin qu’ils répondent aux aspirations du peuple malien ?

Dans un premier temps, je parlerais des articles 1, 6, 9 et 31 qui parlent de la langue. Mais aussi des article 35, 39 et 46 qui posent ici une discrimination d’opinion politique et d’origine.

L’article 1  est violé dans le texte et dans le corps, notamment avec la notion de « discrimination ».

Si cette disposition dit que « tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs », l’article 46 dit  la viole en stipulant que « tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d'origine et ne posséder aucune autre nationalité à la date du dépôt de la candidature. »

L’article 6 n’a pas sa place dans l'avant-projet de Constitution, mais plutôt dans le Code de procédure pénale.

Si on se réfère à  cet article qui dispose que « nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat indépendant », on se rend compte que le Parquet n’est pas indépendant. Parce que l’exécutif s’ingère dans les affaires judiciaires ; ce qui est déplorable

Je constate que cet avant-projet va en contradiction du Code de procédure pénale dont l’atelier de validation a eu lieu récemment. Car dans cette procédure, on octroie toujours la possibilité aux procureurs de décerner des mandats, mais dans l’avant-projet on leur retire ce pouvoir. Il y a donc contradiction.

L’article 9 aussi n'a pas lieu d'être ici car il est pris en compte par le Code des personnes de la famille.

S’agissant de l’article 31  se référant aux Assises Nationales de Refondation (ANR), je propose d’officialiser deux langues : le bamanankan et le français.

La preuve en est que vous allez constater dans les juridictions qu’il n'y a pas d'interprètes, mais le juge permet à ce que les parties s’expriment en bamanankan.

Dès à présent, on doit promouvoir cette langue au niveau de l’éducation, puis le temps que ça prendra pour qu’à un moment donné si nous nous sentions prêts, nous pourrions réviser la Constitution sur ce plan en annulant le français. Mais pour l'instant, nous ne pouvons rien faire car tout va se bloquer. Attention, je ne dis pas qu'il faut annuler la langue française, j'exprime ici juste une analyse et les possibilités sans donner mon opinion personnelle sur cet article. Même si on n’a pas l’habitude d'écrire le bamanankan, il serait peut-être temps de vulgariser cet aspect au niveau de l'éducation, et après si on se sent prêt, on pourra songer à réviser à ce moment-là.

Il ne faut pas penser que si nous votons une constitution elle est figée, non. Nous pouvons l'adapter selon l'évolution de la société. Avec le temps nous pouvons abandonner le français. Il faut tout simplement couper la poire en deux pour ne pas faire des frustrés. Certes cela prendra du temps, mais il faudra juste encadrer les administrations.

A un moment donné, ce seront les Maliens eux-mêmes qui demanderont à réviser la Constitution car prêts pour bannir le français. Mais est-ce la solution au final ? Est-ce une bonne idée ? Ne sommes-nous pas en train de nous laisser guider par nos émotions et manquer de jugeote quant au bon sens des choses ? Que dire alors de la langue peule, songhaï, tamashek, etc… ? Cela ne va-t-il pas créer une frustration entre ethnies ? Seul le temps nous le dira.

L’article 39  prête à confusion. Car, il précise que « seuls les partis politiques concourent à l’expression du suffrage ». Ce qui veut dire qu'une personne indépendante ne peut concourir, donc fini les candidatures indépendantes.

L’article  46 constitue un obstacle aux Maliens de la diaspora et une discrimination à l’origine et l’opinion politique ; c’est exclure directement les Maliens de la diaspora. Or, nous savons tous qu'ils peuvent développer le pays en fonction de leur valeur ajoutée.

Je vais prendre un exemple, Cheick Modibo Diarra, grand astrophysicien, ancien Premier ministre du Mali, malien et également citoyen américain et qui est une fierté, je ne vais pas rappeler sa biographie ici, j'invite tous à aller le regarder sur l’internet.

S’il décide de se présenter parce qu'il a des ambitions pour ce pays, il ne pourra pas le faire et cela  est bien dommage. Il sera dans l'obligation de renoncer à sa nationalité américaine. Que dire de ce jeune homme né au Mali, grandi au Mali et qui part en France pour terminer ses études et quelques années plus tard il obtient la nationalité française aussi, puis décide de rentrer au Mali pour briguer la magistrature suprême ? Et que dire de cette jeune femme née en France, ayant la double nationalité, connaissant parfaitement les réalités socio-économiques et politiques du Mali, décide de rentrer au pays afin de briguer la magistrature suprême ? Je pense qu'ici il faut soit la suppression de cette disposition, soit de la souplesse.

<strong>Réalisée par Abdrahamane Baba Kouyaté</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Port du casque :  Le plan B de Mme Dembélé Madina Sissoko]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:15:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le port obligatoire du casque par les motocyclistes fait déjà des mécontents au sein de la population, notamment les usagers de ses engins à deux roues. Mais c'est sans compter avec l’intelligence de la ministre des Transports et des Infrastructures qui opte pour un accompagnement des usagers. Elle a donné la preuve de cette stratégie qui prend en compte les souffrances des plus démunis. En effet, la ministre des Transports et des Infrastructures a procédé jeudi dernier à la remise symbolique de casques de protection à son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile et au représentant du ministre de la Défense et des Anciens Combattants</strong>.

C’est une donation portant sur 600 casques de protection, selon les autorités. L’acte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues du Conseil des ministres du 24 août 2022. Par ailleurs, ce geste constitue également des mesures d’accompagnement et d’incitation des porteurs d’uniformes au port du casque. Selon l’article 27, alinéa 1 du Code de la route, le port du casque de protection est obligatoire pour les conducteurs de motos et leurs passagers. Dans son discours lors de la cérémonie, le ministre Dembélé Madina Sissoko est largement revenu sur l’importance de ce geste vital pour les utilisateurs d’engins à 2 et 3 roues. Selon elle, le casque diminue considérablement le risque de blessures graves à la tête et au cerveau car il réduit l’effet du choc sur la tête.

A en croire le gouvernement, une récente évaluation du taux de port de casque de protection réalisée par l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) fait état de 8% pour les conducteurs et un taux insignifiant pour les passagers de motos. Ce pourcentage du port du casque de protection est en deçà des attentes du Gouvernement du Mali. C’est pourquoi l’ANASER mène depuis le mois de mars dernier des campagnes de sensibilisation sur le port du casque.

En procédant à des mesures d’accompagnement, le gouvernement pourrait désamorcer la colère des citoyens qui n’apprécient pas qu’on leur impose des dépenses. Ladite campagne sera intensifiée dans les jours à venir, selon le Directeur général de l’ANASER, en vue de toucher une grande majorité de la population. Monsieur Ousmane BahMaïga poursuit que des contrôles routiers seront organisés dès le mois de décembre 2022 suivis de l’application effective des dispositions réglementaires à partir du 1er janvier 2023. L’application de ce plan B permettra au gouvernement d’atteindre ces objectifs en matière de protection des usagers de la circulation. C’est un coup de maître pour la ministre des Transports qui fait face à d’autres défis. Le retour du train voyageur fait partie de ces défis qui tiennent à cœur la population locale.

<strong>L’importance du casque</strong>

Le casque fait partie des accessoires intégrants une moto. Il ne faut surtout pas s’en passer, car c’est un matériel indispensable. Il préserve les fâcheux imprévus qui peuvent entraîner des conséquences irréversibles. Les conducteurs d'engins à deux roues, motos et bicyclettes, sont les plus exposés au danger une fois sur la route. De par leurs tailles, ces derniers sont effectivement moins visibles sur l’autoroute par rapport aux autres voitures. Or, les motos empruntent la même circulation d’une voiture, d’un camion et d’un bus. Afin d'éviter les risques d’accident, le port du casque est obligatoire pour les motards.

Le rôle principal du casque c’est de protéger la tête en cas de danger. Sachez que le crâne de l’être humain est l’une des parties du corps qui restent très fragiles. Le moindre choc peut engendrer des blessures internes ou des traumatismes graves. Puisque la moto n’a pas de carrosserie, c’est le corps qui est directement à la merci de plusieurs lésions. Le port de casque réduit également la probabilité de décès. Les accidents à moto sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers temps. C'est à prendre au sérieux. Que vous soyez un as dans la conduite des engins à deux roues ou pas, un manque d’attention de votre part pourrait vous ôter la vie en espace d’une seconde.

Au cas d’un glissement sur la chaussée, le casque protège la tête des abrasions. En cas d’hospitalisation, la durée est passagère et les frais ne sont pas importants. Même si vous n’aimez pas mettre un casque par-dessus la tête, vous serez obligé sous peine de recevoir des pénalisations. En effet, la police délivre des amendes sévères aux conducteurs qui ne portent pas de casque en circulation. L’excès de vitesse et l’absence de casque risquent un retrait de permis. Il s'agit d'une des pires punitions auxquelles un scootériste puisse recevoir.

Les casques sont des accessoires conçus de façon à ce que les blessures soient moins graves ou même inexistantes. Par conséquent, il est obligatoire d’en porter à chaque fois que vous montez à bord d’un engin à deux roues. Il faut noter que cet accessoire protège les yeux et les oreilles du conducteur des insectes, du vent et des petites roches. C’est un excellent isolant phonique qui réduit les bruits à travers la route comme celui des moteurs et courants d’air. Les casques sont conçus pour lutter contre le vent et les intempéries. Les vitres sont pourvues d’antireflet pour éviter que les rayons du soleil éblouissent les yeux. Il existe le pratique casque à moto modulable qui s’adapte facilement à n’importe quelle situation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Propos et actes blasphématoires contre l’islam : L’intolérable abus d’un illuminé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/propos-et-actes-blasphematoires-contre-lislam-lintolerable-abus-dun-illumine-2998074.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:10:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Beaucoup de Maliens ont été surpris de découvrir l’existence de groupes de personnes faisant outrage à la foi d’autrui. C’est la première fois que le Mali fait l’expérience de poursuites judiciaires en matière de blasphème. Dans ce contexte, le vendredi dernier, des milliers de musulmans ont pris part à un rassemblement à Bamako pour dénoncer des propos blasphématoires contre l’islam. </strong>

Avant ce rassemblement, Mama Dembélé, le coupable, dans une vidéo, a profané le Coran, le livre saint des musulmans, et tenu des propos injurieux contre plusieurs symboles de la croyance des musulmans. Le jeune homme qui se dit Kamite appartient à un courant de pensée afro centré. L’auteur du blasphème est en fuite est l’homme le plus recherché du Mali depuis la diffusion de sa vidéo. Il est à la fois recherché par les forces de sécurité et les fidèles musulmans.

La vidéo a provoqué la colère des oulémas du Mali. Cherif Ousmane Madani Haïdara, le président du Haut conseil islamique, a vivement dénoncé l’acte en invitant les autorités à prendre les mesures qui s’imposent pour punir l’auteur du blasphème et ses complices. Il a d’ailleurs porté plainte contre l’écrivain Doumby Fakoly Doumbia, considéré par beaucoup comme le père spirituel des Kamites.

A en croire le leader du Haut conseil islamique, Doumby Fakoly Doumbia a apporté son soutien au jeune Mohamed Dembélé. Haïdara a expliqué qu’il suit de près l’évolution du dossier que le ministre des Cultes et des Affaires religieuses a promis de punir. Aux dernières nouvelles, Doumby Fakoly et 5 autres personnes ont été mis sous mandat de dépôt par le procureur de la République près la commune IV du district de Bamako. Selon les textes, le blasphème n’est pas autorisé au Mali et aucun texte ne permet à quelqu’un de s’en prendre à la croyance d’autrui.

L’acte du jeune Mohamed Dembélé a également provoqué la colère de l’imam Mahmoud Dicko, l’ancien président du Haut conseil islamique et influent leader de la communauté sunnité du Mali. Ce dernier a lancé un appel à la mobilisation à la veille du rassemblement qui a eu lieu à la place de l’indépendance le vendredi dernier. Pour l’imam Dicko, tous les musulmans du Mali devraient témoigner de leur colère contre l’acte grave commis contre l’islam et dont les conséquences pourraient être graves pour le pays.

Le blasphème prend son sens à travers ce qu'il reflète du point de vue religieux et de l'état politique du pays où il est davantage une hérésie ou bien une atteinte à l'ordre public. Dans l'intervention au nom de l'ordre public, l'accusation de blasphème relève de l'interdiction de la liberté d'expression et constitue un instrument du pouvoir politique.

<strong>Le blasphème, un délit</strong>

Beaucoup d'idéologies, qu'elles soient religieuses ou non, conduisent à délimiter un domaine sacré exclusif du domaine profané. La protection de ce domaine sacré se caractérise par un système d'interdits. Par rapport à ces interdits, la société, lorsqu'il s'agit d'une société théocratique, peut intervenir pour « protéger Dieu » ou pour « protéger les pratiquants ». Dans une société nationaliste où la nation est au cœur de l'idéologie, c'est par exemple le « drapeau » ou l'hymne national qui sera sacralisé. On diabolise dans ce cas le « délit d'outrage au drapeau ou à l'hymne national ». Dans les États à religion officielle, lorsque le fait religieux est au centre fondateur de la société, la loi protège la religion.

Dans ce contexte, le blasphème peut être un délit, parce qu'il s'attaque au fondement même de l'ordre social. Lorsque l'État ne se fonde pas ou plus sur la religion mais sur un droit non divin, le blasphème peut constituer un préjudice pour les fidèles en tant que citoyens protégés par la loi qui les autorise à posséder leurs propres croyances. Le blasphème peut engager la responsabilité civile de celui qui le profère, lequel peut se trouver condamné s'il contrevient au droit de libre croyance.

Un blasphème n'est tel que de la part d'un membre de la communauté religieuse concernée qui ne se soumet pas aux règles et croyances d'une religion qu'il ne respecte pas. Venant de l'extérieur, les propos irrespectueux ne peuvent atteindre les croyants ni leur foi s'ils émanent de quelqu'un qui ne partage pas cette même foi. C'est pourquoi, il est impossible pour le droit de définir le blasphème. Ce dernier ne se comprend que de l'intérieur, au sein d'une religion et d'une croyance, et d'une communauté religieuse. En dehors d'elles, l'idée même de blasphème est difficilement perceptible par les non-croyants.

Un blasphème conscient trahirait, aux yeux des institutions religieuses, une volonté d'agression délibérée, un rejet de l'« autre » et de ses valeurs. À ce titre, un État théocratique peut être conduit à lutter contre le blasphème, tandis qu'un État laïc peut le sanctionner, mais indépendamment de toute considération religieuse, afin de préserver la paix sociale si nécessaire. La prévention du blasphème tend à la mise en place d'une censure dans les États théocratiques ou nationalistes. Selon ses défenseurs, « la liberté de conscience implique la liberté d’expression. Chacun est donc libre de s’exprimer, y compris sur des sujets religieux ». Ce principe conduit les laïques à considérer que la liberté, de pensée ou d'expression, est absolue ou elle n’est pas.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sécurité alimentaire au Mali :  L’Ajcad  plaide pour l’implication des jeunes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/securite-alimentaire-au-mali-lajcad-plaide-pour-limplication-des-jeunes-2998064.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 01:05:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Impliquer les jeunes dans le processus de sécurité alimentaire. Telle était la volonté affichée par l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie lors de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation cumulée au forum des jeunes sur la nutrition et le Wash. C’était le 26 octobre 2022 dans un hôtel huppé de la place.</strong>

« Il y a beaucoup de jeunes dans la salle qui écoutent l’intervention des spécialistes comme s'ils étaient dans un cours magistral. La plupart d’entre nous entend pour la première fois ces choses », témoigne Adam Dicko, directrice exécutive de l’Ajcad.

Les spécialistes sont unanimes sur la question, la santé humaine dépend de tout ce que « nous consommons ».

Selon le nutritionniste paneliste du jour, Dr Ibrahim Cissé, la sous-alimentation ou sous-nutrition est une forme de malnutrition qui se caractérise par un manque important de nourriture de telle sorte que l’individu dépense plus d’énergie qu’il n’en consomme. Cela a des effets néfastes graves sur la santé et peut entraîner la mort.

Pour Dr Cissé, il existe deux types de sous-nutrition : la malnutrition chronique et celle aiguë. D’après ses explications la malnutrition aiguë est le degré le plus grave de la malnutrition. Car à cause de celle-ci, le corps, à défaut de l’alimentation requise, commence à consommer ses propres tissus pour y trouver de l’énergie et des composants nutritionnels nécessaires à sa survie. Cela peut entraîner la mort.

La malnutrition chronique est, dit-il, la conséquence d’un manque de qualité de la nourriture. Elle se caractérise par un retard de croissance.

« La nutrition est la responsabilité de tous. C’est pourquoi l'ensemble des secteurs doivent intervenir dans la lutte contre la malnutrition », a laissé entendre Dr Issouf Traoré, responsable du volet santé nutrition. Selon lui, la sécurité alimentaire se positionne à différentes étapes que sont la disponibilité, l’accessibilité, la stabilité et une bonne utilisation.

En développant le thème « quel rôle pour la jeunesse », Adam Dicko confie : « On ne mange pour ne pas mourir, on mange pour satisfaire les besoins des organismes par des aliments compatibles et dont l’organisme a besoin ». Et Adam de souligner. « Nous avons voulu à travers cet espace impliquer les jeunes dans le processus de sécurité alimentaire, notamment les différentes politiques qui existent au Mali en matière de nutrition et alimentation, tout en formulant des recommandations qui pourraient être adressées aux autorités ».

En terme de recommandations dont la copie a été remise aux représentants du ministère de la Jeunesse, Dr Alidou Maïga, à celui de la Santé, Hamadoun Dicko et à l’adjoint du maire de la commune IV, Abdallah Yattara, on peut retenir entre autres : la continuité dynamique du conseil national de la nutrition ; la validation de la politique, l’obtention d’un site et l’installation des stations d’épuration des déchets liquides, l’implication des jeunes dans la mises en œuvre des politiques en lien avec le Wash et la nutrition.

L’activité a prix fin par la remise des prix de meilleures productions sur la nutrition et le Wash à Lamine Bagayogo de Mali-Horizon (catégorie presse écrite), Harouna Koné de Joliba TV (catégorie télévision) et Maïmouna Ibrahim Maïga de Klédu pour la radio.

A noter que cette activité s’inscrit dans le cadre d’un programme international dénommé « Rigt2grow », porté au Mali par World vision et Action contre la faim.

<strong>Abdrahamane Baba Kouyaté </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La transition face à l'épreuve du pouvoir :   Les affaires échappent- elles aux autorités ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-face-a-lepreuve-du-pouvoir-les-affaires-echappent-elles-aux-autorites-2998065.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 08 Nov 2022 00:56:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où les chefs religieux, indignés par des propos blasphématoires proférés contre le prophète de l'islam par un illustre ignare, haranguaient la foule immense de fidèles, déchaînés contre les attaques répétées à l'encontre de leur religion, loin de là, dans les abords de Menaka, deux groupes terroristes, engagés dans une logique de positionnement, se livrent à une bataille implacable, d'une rare violence, dans une pays. Deux événements inédits, totalement différents, l'un de l'autre, quant à leur enchaînement idéologique, mais qui symbolisent la gravité d'un pays en tourmente.</em></strong>

Les autorités militaires qui dirigent la transition  ont-elles les coudées franches pour inverser la courbe fâcheuse des événements?

Insécurité grandissante, isolément diplomatique sans précédent, graves troubles sociaux en perspective, scandales de gestion répétitifs....Les défis, auxquels les autorités de la transition sont confrontées, reflètent la réalité d'un pays qui peine à retrouver son souffle. Au-delà de la polémique, née des difficultés liées à la vie chère, consécutive à la flambée des prix, le Mali, depuis plusieurs mois, confronté à l'épineux problème des militaires ivoiriens, détenus dans notre pays, n'arrive toujours pas à juguler une situation, pour le moins sensible, pour laquelle néanmoins presque tous les dirigeants du grand voisinage ont sillonné le nôtre. En dépit du grand ballet diplomatique, déployé auprès des autorités de la transition, aucune lueur d'espoir n'est apparue pour apaiser un dossier qui devient de plus en plus problématique. Autour de cette affaire des militaires ivoiriens détenus dans notre pays, les dernières informations rapportent que   Bamako a transmis une correspondance à Abidjan. Selon  toujours les mêmes sources, les autorités ivoiriennes ont rejeté la requête de Bamako. En d'autres termes plus clairs, ce dossier est au point mort. La diplomatie togolaise est semble-t-il d'arrache pied pour trouver plus efficacement les voies et moyens d'un règlement plus adéquat à ce dossier. En attendant que les efforts de la diplomatie togolaise reproduisent des résultats probants, c'est le monde entier qui observe le Mali du colonel Assimi Goita face à une situation qui a tout l'air de prendre une allure internationale. Autre goulot d'étranglement: l'insécurité grandissante qui touche une grande proportion du pays. Selon plusieurs avis éclairés, il n'est pas exclu que la révision constitutionnelle en perspective soit compromise du fait de la situation sécuritaire préoccupante du pays. A ce problème sécuritaire récurrent, susceptible de gêner le processus de la révision constitutionnelle en perspective, s'ajoutent les difficultés inhérentes à tout processus politique similaire; à savoir les frondes catégorielles qui risquent de compromettre la stabilité sociale. A ce titre, les magistrats et les représentations de la diaspora malienne et certains leaders musulmans sont, pour l'instant, les quelques corporations professionnelles les plus importantes du pays, qui ne sont pas les moindres, ayant manifesté de velléités réelles face à la question. En comptant les partis politiques et les acteurs de la société civile, qui ont tous, autant qu'ils sont, émis de sérieuses réserves contre des points sensibles de l'avant projet constitutionnel, l'on s'aperçoit que la transition aura fort à faire pour apaiser une situation potentiellement explosive. De plus en plus, les partis politiques, toujours plus insistants à exiger le retour à l'ordre constitutionnel, sont entre autres facteurs de pression sur des autorités de la transition qui ne pourront probablement pas bénéficier d'aucune période de grâce, surtout vis-à-vis d'une communauté internationale, de plus en plus implacable sur le retour rapide à l'ordre constitutionnel, et face à l'émergence religieuse, autrement plus forte dans le pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CNT :  Quid des exigences de la nouvelle Charte?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/cnt-quid-des-exigences-de-la-nouvelle-charte-2994571.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 06:33:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[D’importantes réformes sont envisagées au Mali depuis le premier trimestre de l’année, mais les choses traînent. En matière politique, on avait espéré voir de nouveaux membres désignés du Conseil national de transition (CNT) dont la liste attend toujours d’être publiée par les autorités compétentes. Dans la classe politique on attend beaucoup de cette liste, de nombreux candidats se sont ainsi bousculés pour que leurs noms figurent sur la liste des heureux représentants devant joindre l’organe. Malgré le dépôt des candidatures pour la sélection de nouveaux membres du Conseil national de transition, aucun progrès n’a été réalisé.

Dans les états-majors politiques, l’attente devient trop longue pour les prétendants qui ont constamment l’oreille tendue. C’est un long processus qui est engagé. Pour rappel, le 21 février 2022, le président de la transition a convoqué en session extraordinaire le CNT pour l’adoption du projet de loi portant révision de la Charte de la transition. Ledit projet a été adopté à 120 pour, 0 contre et 0 abstention. On dirait que le CNT résiste au changement, puisque la gestion actuelle de la transition est loin de refléter la nouvelle orientation.

Plusieurs mois après la modification de la charte, aucun changement ne s’est réalisé. Il y a notamment l’augmentation du nombre des membres de l’institution, la réduction du nombre des membres du gouvernement limité à 25. Avec le temps, on se demande si cette révision n’était pas faite dans l’unique but d’adapter la durée de la transition aux recommandations des Assises nationales de la refondation. L’augmentation du nombre des membres du CNT a été décidée et les conseillers devraient passer de 127 à 147.

La réduction du nombre des membres du gouvernement limité à 25 n’a abouti à aucun remembrement de l’Exécutif. Les membres de l’organe législatif de la transition ont acté la révision de la charte de la transition. Avec cette révision, les autorités de la transition ne sont pas dans l’illégalité après le 27 février, date à laquelle les élections devraient se tenir pour un retour à la normale. La durée de la transition a été conforme aux recommandations des Assises nationales de la refondation.

Il y avait donc la nécessité de réviser la Charte de la Transition sur le fondement des dispositions de l’article 21, pour procéder aux ajustements nécessaires et permettre ainsi sa mise en œuvre efficiente et l’atteinte des objectifs de la Transition. L’adoption de ce projet de loi a permis également, entre autres, la suppression du poste de vice-président pour réduire le train de vie de l’État et autorisé le ministre chargé de la Défense et celui chargé de la Sécurité de recouvrer et d’exercer la plénitude de leurs attributions traditionnelles.

<strong>Gros nuage sur le référendum en vue</strong>

La nouvelle charte a jeté les bases des élections programmées. Mais là encore, il y a des inquiétudes. La pire crainte de la Mission d’observation des élections du Mali (Modele Mali) est de voir des obstacles s’ériger sur le chemin du référendum constitutionnel en vue. En fait, il y a retard dans la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections(Aige). Et cela n’est pas une bonne chose, selon Modele Mali. En réalité, au vu du chronogramme qui fixe le référendum au 19 mars 2023, tous les démembrements de l’Aigeauraient dû être mis en place au plus tard le 19 septembre 2022.

Malheureusement on est loin du compte. Pourtant, dans le cadre de la désignation des 15 membres du Collège, qui est l’organe délibérant de l’Aige, la Modele a noté que le lundi 22 août 2022 a eu lieu le tirage au sort des représentants des partis politiques et des organisations de la société civile. Ainsi 8 représentants des partis politiques et 6 de la société civile ont été tirés au sort.

A la fin du processus de sélection, 4 représentants des partis politiques et 3 représentants de la société civile seront nommés par décret pris en Conseil des ministres, ainsi que les 8 représentants des pouvoirs publics. Par ailleurs, la Modele Mali rappelle que le système de tirage au sort pour désigner les membres du Collège de l’Aige ne respecte pas l’article 7 alinéa 4 de la loi électorale qui ordonne que : « Les membres représentant les partis politiques et la société civile sont désignés selon les modalités fixées par ces institutions ou organisations ».

Ensuite, la Modele attire l’attention sur le délai de mise en place des démembrements de l’Aige, suivant l’article 24 de la loi électorale qui dispose que : « Les coordinations au niveau des régions, du District, des cercles, des communes, ambassades et consulats sont mises en place six (06) mois avant le début des opérations référendaires et électorales et leurs missions prennent fin un (01) mois après la proclamation des résultats définitifs. »

La Moedlle recommande aux autorités le respect du vhronogramme électoral 2022-2024 ; le respect des dispositions de la Loi électorale en ce qui concerne la désignation des représentants des partis politiques et de la société civile au sein du Collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) ; la publication dans les meilleurs délais de l’avant-projet de Constitution et une large consultation autour de ce texte ; davantage de consensus dans la conduite des différentes réformes envisagées.

<strong>Madou COULOU</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CANAM/BCIM  Diligence dans les paiements des prestataires et adhésion en vue des banques à l’AMO]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/canam-bcim-diligence-dans-les-paiements-des-prestataires-et-adhesion-en-vue-des-banques-a-lamo-2994568.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:31:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les prestataires à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), notamment les pharmacies d’officines privées, montent souvent au créneau, arguant du fait que leurs factures ne sont pas payées.

La CANAM, organisme gestionnaire de l’AMO, en partenariat avec les OGD (Organisme Gestionnaire Délégués), l’INPS et la CMSS, s’efforce toujours de donner une réponse appropriée, et à temps pour payer lesdites factures.

A souligner que la CANAM offre des dotations techniques à l’INPS et à la CMSS afin qu’elles payent les prestataires et les prescripteurs de soins. Donc, la CANAM ne payent pas directement…

La Banque Internationale pour le Commerce et l'Industrie au Mali, BCIM, opérant au Mali, est prête à solutionner ce problème récurent qui a tendance à plomber les relations entre la CANAM et ses partenaires.

Le directoire de la BCIM, avec à sa tête le Président du Conseil d’Administration (PCA), M Niamé TRAORE, a été reçu ce jeudi 06 octobre 2022 par le Directeur Général de la CANAM.

De visite de courtoisie, la rencontre s’est muée en séance d’échanges.

Selon le PCA de la BCIM, son institution « peut positionner », via son système informatique, le paiement de toutes factures à n’importe quelle date.

Le Directeur Général de la CANAM, le médecin Général de Brigade Boubacar DEMBELE, juge cette proposition très opportune de nos jours.

Il a profité de la rencontre avec les banquiers pour soulever l’épineuse question relative à l’adhésion des banques et établissements financiers à l’AMO.

Certes, les banques, a-t-il noté, offrent des prestations à leurs adhérents, mais les laisse en rade à leur retraite. Ce qui est loin d’être le cas pour l’AMO qui prend en charge les retraités, les ascendants, avec aussi un nombre indéterminé d’enfants.

Le PCA de la BCIM était accompagné par le Directeur Général, M. Daniel TOURÉ, et son adjoint, M. Seydou COULIBALY, mais aussi de la gestionnaire du portefeuille de la CANAM, Mme Kanouté Fatoumata BOUARE.

&nbsp;

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Malick Diaw à l’ouverture de la session d’octobre  du CNT ;  «Si ATT a été le soldat de la démocratie, Assimi se trouve être le soldat de la renaissance du Mali »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/malick-diaw-a-louverture-de-la-session-doctobre-du-cnt-si-att-a-ete-le-soldat-de-la-democratie-assimi-se-trouve-etre-le-soldat-de-la-renaissance-du-mali-2994560.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Sur un ton affichant le désir à la souveraineté et la  mobilisation à payer le prix de la liberté, le Président du Conseil national de transition (CNT) s’est adressé à ses collègues. C’était le 03 octobre, au Centre international de conférence de Bamako, en présence d’une forte délégation guinéenne exprimant une volonté d’amorcer l’unité africaine.   </strong>

Teinté des propos nationalistes et de décolonisation de l’Afrique, l’intervention du Président du Conseil national de Transition (CNT), colonel Malick Diaw a accroché l’assistance et au-delà.  Aussi, c’était une manière pour lui d’attirer davantage l’attention de ses collègues sur la responsabilité qui pèse sur eux dans le contrôle  de la gestion des affaires publiques. Ainsi, soulignera-t-il : « S’agissant de l’ordre du jour de la présente session ordinaire, il sera principalement consacré à l’examen du projet de loi de finances 2023. Le vote du budget d’Etat, faut-il le souligner, constitue un moyen privilégié pour le Parlement de contrôler, d’une part, les recettes de l’Etat à travers le système d’imposition des citoyens et, d’autre part, les dépenses publiques en veillant à leur pertinence et l’orientation des ressources financières disponibles. Vous mesurez donc, chers collègues, la grande responsabilité qui est la nôtre en la matière. Après l’intéressant Débat d’Orientation Budgétaire que nous avons eu sur le document de programmation pluriannuelle 2022-2023, faisons en sorte que le vote du budget 2023 soit une autre opportunité pour le CNT d’œuvrer avec le Gouvernement afin d’instaurer une culture financière plus efficace et plus efficiente de protection des deniers publics.

Outre la loi de finances 2023, d’autres projets de loi sont déjà inscrits dans notre tableau de saisines. Il s’agit, entre autres, du projet de loi de finances rectificative du budget 2022, de la loi de règlement du budget d’Etat 2018, du projet de loi fixant les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme, des projets de loi portant respectivement création de la Direction de la justice militaire, de la Direction centrale du service de santé des armées, de la Direction générale des douanes et de la société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali ainsi que du projet de loi relatif à la modification du Statut des fonctionnaires des collectivités territoriales.

A ceux-ci, s’ajouteront sûrement d’autres dépôts en cours de session. En plus, conformément au Règlement intérieur, nous allons examiner le Rapport de contrôle de l’exécution du budget du CNT, au titre du 4ème trimestre 2021, élaboré par la Commission de contrôle. Je voudrais en outre vous informer que l’élargissement en cours du CNT exigera naturellement une modification de notre Règlement Intérieur, cela, pour prendre en compte cette nouvelle situation dans la configuration et le fonctionnement des organes du CNT. Ce serait aussi l’occasion, lors de cet exercice, d’améliorer certaines procédures et de corriger les insuffisances décelées au cours de nos travaux parlementaires précédents. Pour cela, je mettrai en place au moment opportun une commission ad hoc qui sera chargée de mener à bien cette activité.

Il reste entendu que ce volet législatif sera couplé à diverses activités de contrôle de l’action gouvernementale, à des visites de terrain des commissions générales ainsi qu’à des séances de renforcement des capacités qui seront aussi au menu de nos travaux. Je demeure toutefois confiant quant à l’engagement patriotique de l’ensemble des membres du CNT à faire de la présente session une autre opportunité de renforcer nos acquis parlementaires et notre rôle primordial dans l’architecture institutionnelle de la transition ».

Dans une pédagogie de séduction du peuple à faire du sacrifice, prix à payer pour l’indépendance, Malick Diaw citera Frantz Fanon  qui nous enseigne : « Nous ne sommes rien sur cette terre si nous ne sommes d’abord les esclaves d’une cause : celle des peuples, celle de la justice et celle de la liberté. » Une opportunité pour lui de magnifier l’ensemble des autorités civiles et militaires de la transition dans le combat qu’elles mènent au quotidien pour la cause malienne, c’est-à-dire redonner au Mali sa dignité et sa place dans le concert des nations.

« Je tiens particulièrement à saluer le leadership et la clairvoyance du Président de la Transition, chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi Goïta. Martin Luther King disait, je cite : la grandeur d’un homme ne se mesure pas à ses moments d’opulence, mais plutôt quand il traverse une période de controverses et de défis.  A ce sujet, nous sommes tous témoins que malgré les multiples soubresauts et adversités auxquels notre pays est régulièrement confronté, le soldat Assimi Goïta n’a pas été désaxé d’un iota et il ne le sera sûrement jamais. Soldat dans l’âme et dans le sang, le Président Assimi que j’aime surnommer « le Soldat S » ne déméritera jamais, à l’instar des autres acteurs du 18 août 2020. Je pense profondément que si le Président Amadou Toumani Touré, paix à son âme, a été le soldat de la démocratie au Mali, son cadet Assimi se trouve être le soldat de la renaissance du Mali», a-t-il déclaré.

En votre nom, poursuivra l’orateur, je le félicite à nouveau pour tous les efforts qu’il ne cesse de fournir dans la conduite sereine de la transition et lui assure de toute notre détermination à œuvrer ensemble pour le renouveau de la mère patrie.

Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, aura également droit à la gratitude des membres du CNT qui estiment  que son intervention à la tribune de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies a été satisfaisante et brillante à plus d’un titre. « Nous nous réjouissons que son discours hautement patriotique et historique ait clairement exprimé les aspirations profondes du peuple malien et mis à nu les agissements sournois et discourtois de certains acteurs malveillants contre notre pays. Nous saluons en outre ladite intervention pour avoir été, à tous les égards, l’opportunité de réaffirmer à la face du monde l’indépendance et la souveraineté du Mali », a-t-il argumenté.

Dans le même registre, le colonel Diaw précisera que ce que  la République du Mali est en train de vivre n’est nullement une fatalité. Car, explique-t-il, tous les grands pays sont passés par des épisodes douloureux, souvent très douloureux. Notre chemin, il est vrai, n’est pas linéaire ; il n’est pas non plus un fleuve tranquille  mais ensemble, nous pourrons continuer à remporter des succès importants dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et du développement durable. Ensemble, nous pourrons laisser un Mali meilleur à notre postérité.

Avant de poursuivre qu’il est de leur  devoir de rassurer les Maliennes et les Maliens qu’ils vont achever le chantier ouvert par nos pères de l’indépendance. «Avec fierté, nous notons déjà plusieurs pas importants. En effet, le jeudi 22 septembre 1960, la République du Mali est née et à la date du jeudi 22 septembre 2022, le nouveau Mali aussi est déjà né et se construit progressivement », se vente-t-il.  Le seul serment que nous devons maintenant prêter est celui que nous rappelle vaillamment cet extrait de l’Hymne des pionniers du Mali, je cite : « Même s’il faut notre sang, nous irons de l’avant. Même s’il faut notre sang, nous irons en courant. » C’est dire tout simplement que les Maliens n’ont nullement besoin de chance, mais plutôt de courage, a-t-il ajouté.

<strong>Gratitude aux autorités guinéennes</strong>

Se sentant abandonné par certains en ce moment crucial pour la survie nationale, les autorités de la transition du Mali ont salué la solidaire légendaire de celles de la Guinée Conakry à notre pays.

En ces moments décisifs de la vie des nations malienne et guinéenne, invitera Diaw, ayons seulement à l’esprit la célèbre déclaration de feu Président Sékou Touré : « Nous ne renoncerons pas et nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l’indépendance. Il n’y a pas de dignité sans liberté.Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. »

Partant, il renouvèlera notre gratitude à l’endroit de tous les peuples frères, de tous les pays amis et partenaires qui ont déployé leur élan de solidarité sincère à l’endroit du Mali pendant ces moments difficiles. L’occasion est propice pour leur demander de continuer à œuvrer à nos côtés pour l’atteinte des objectifs de la transition, en ayant juste comme seule boussole la vision que les Maliens eux-mêmes ont de l’avenir du Mali.

« C’est le lieu de saluer spécialement, une fois de plus, le soutien multiforme apporté par le peuple guinéen au Mali. Merci très sincèrement à nos frères guinéens et aux plus hautes autorités guinéennes avec à leur tête le colonel Mamadi Doumbouya. Tenez-vous bien, mesdames et messieurs, que c’est le Président Doumbouya en personne qui a donné des instructions fermes à tous les niveaux afin que toutes les situations concernant le Mali soient désormais traitées en urgence, sans entrave de quelle que nature que ce soit. Qu’il en soit remercié !

Vous savez, dans les relations entre le Mali et la Guinée, il ya des signaux qui ne trompent pas. Les faits sont têtus dit-on mais ce qui s’est passé entre nos deux pays en l’espace de quelques mois est tout simplement historique. Je citerai, entre autres, la participation du Mali à la cérémonie d’investiture du colonel Doumbouya à Conakry le 1er octobre 2021 au moment où les pays de la Cedeao ont brillé par leur absence. Je précise d’ailleurs qu’à la fin de la cérémonie, la première audience officielle du Président Doumbouya a été accordée à la délégation du Mali que j’avais eu l’honneur de conduire au nom du Président de la Transition », a-t-il déclaré.

&nbsp;

<strong> Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Contentieux Cherif Haïdara-Baidy Dramé :   La justice rejette la plainte de Baidy Dramé pour défaut de qualité]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le verdict du  jugement n° 831/ n°2924/RG/21 N°1818/RC/21 n°831/JGT21 de l’audience publique ordinaire du 03 novembre 2021 du Tribunal de grande instance de la commune VI est tombé en mai 2022. Baidy Dramé a été débouté par le tribunal en charge de l’affaire.Le bureau du Conseil supérieur de la diaspora (Csdm) tient au respect strict de cette décision de justice. Et compte se battre contre toute forme d’usurpation. </strong>

Pour contester la légalité du mandat du Président du Conseil supérieur de la diaspora (Csdm), Baidy Dramé, le désormais ex-président Conseil supérieur de la diaspora malienne de France (Csdmf), avait assigné en justice, le 10 mai 2021, M. Haïdara.

Conformément au rôle d’impartialité qui lui est dévolu, la justice malienne a tranché l’affaire en faveur du Président du Conseil supérieur de la diaspora malienne.

À travers son audience du 09 juin 2021 et ses renvois successivement aux 06, 23 juin 2021, 07, 28 juillet 2021 et 04 août 2021 pour divers motifs à la demande des parties (réplique à l'assignation, observation et répliques aux observations), Baidy Dramé a été débouté par le tribunal de grande instance de la commune VI.

Faut-il le préciser, le Président du tribunal a clos les débats et l'affaire fût mise en délibéré pour le 06 octobre 2021, mais le délibéré fût prorogé au 27 octobre 2021, puis au 03 novembre 2021.

Le Tribunal a, après en avoir délibéré conformément à la loi, statué en ces termes : « Oui le demandeur et son conseil en leurs moyens, prétentions et conclusions; oui le défendeur et ses Conseils en leurs moyens de défense; Vu les pièces du dossier; outre le ministère public qui a déclaré s'en rapporter à justice; attendu par assignation en date du 10 Mai 2021 de Maître Mamadou Bala Camara, Huissier Commissaire de Justice près le ressort judicaire de la Cour d'appel de Bamako, Monsieur Baidy Dramé, a assigné Mohamed Cherif Haïdara devant le Tribunal de céans en contestation de la moindre disposition de ses statuts; Qu'au regard de ce qui précède et par voie de conséquence, il sied de rejeter la demande du sieur Baidy Dramé comme étant mal fondée ».

En discussion juridique, attendu qu'aux termes de l'article 118 du CPCCS constitue une fin de non-recevoir à tout moyen qui tend à faire déclarer l'adversaire irrecevable sur sa demande, sans examen au fond, pour défaut de droit d'agir, tel le défaut de qualité, le défaut d'intérêt, la prescription, le délai fixé, la chose jugée.

&nbsp;

Dans la présente décision, précise-t-on, « attendu qu'il est constant en l'espèce comme prouvé que M. Baidy Drame avait reçu mandat du Président du Conseil supérieur de la diaspora malienne Mohamed Cherif Haïdara en date du 19 août 2016 en vue de rassembler la communauté malienne de France pour la mise en place d'un démembrement du Csdm-pays; que par note d'information en date du 22 septembre 2019, le bureau du Csdm de France a retiré sa confiance à Baidy Dramé, prononcé une mesure d'exclusion immédiate contre lui avant de lui en notifier par correspondance en date du 1<sup>er</sup> octobre 2019 et d'informer par message d'alerte et d'information du 14 novembre 2019 les militants du Csdmf et du Csdm, la communauté malienne de France, les autorités maliennes et françaises en France; que l'argumentaire selon lequel l'exclusion d'un membre est prononcée après une suspension de 6 mois selon l'article 68 al.3 du R.1 et l'Assemblée générale tenue le 22 Septembre 2019 qui a valu son exclusion du Csdm-France violerait les dispositions du Règlement Intérieur du Csdm et la correspondance d'information à lui adressée relative à son exclusion n'est pas déchargée par lui pour lui permettre de faire valoir ses droits ne peut prospérer dans la mesure où Baidy Dramé qui soutient que l'Assemblée générale qui a décidé de son exclusion n'est conforme au règlement intérieur a pu connaître la sanction prise à son égard et n'a pas réagi à son temps; que dès lors, il n'a aucune qualité à agir au nom du Csdm dont les statuts et règlement intérieur, régulièrement modifiés lors de la conférence nationale statutaire ne laissent cette faculté qu'au seul président. Qu'il convient, en conséquence, de déclarer son action irrecevable pour défaut de qualité à agir. Par ces motifs : statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et en premier ressort; Déclare irrecevable l'action de Monsieur Baïdy Dramé pour défaut de qualité; met les dépens à sa charge».

Ainsi fait, jugé et prononcé par chambre civile de céans les jours, mois et an que dessus.

En conclusion, Baidy Dramé n’a aucune qualité pour agir au nom du Csdm. Alors, force doit rester la loi.

Du côté du Président du Csdm, on se dit déterminé à ne donner aucune chance aux éventuels actes tendant  à faire de l’usurpation.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Polémique autour du stade du 26 mars :  Des leçons à tirer du Maouloud 2022]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 01:22:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Preuve]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Tout comme la religion, le sport a aussi ses inconditionnels qui ne veulent abandonner les matchs de football pour rien au monde. Ainsi, un bras de fer entre religieux et supporters a été évité de justesse le weekend dernier autour du stade du 26 mars. Il y a d’un côté la célébration du Maouloud, date anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (paix et salut sur lui), un rendez-vous devenu un casse-tête pour la communauté Ansardine, dirigée par Chérif Ousmane Madani Haïdara.

De l’autre côté, il y a les compétitions sportives. Les deux évènements ayant lieu au même endroit à la même date, un compromis a été trouvé de justesse. Il y a des leçons à tirer de la coïncidence entre les deux évènements dont les adeptes sont les plus nombreux au Mali. La première leçon, c’est pour Haïdara et ses fidèles, mais aussi pour les autorités qui doivent contribuer à la bonne organisation des évènements nationaux. Depuis plus de 10 ans, les difficultés liées à l’organisation du plus grand rassemblement de Ansardine se révèlent année après année. Le nombre croissant des fidèles contraste avec les dispositions prises par les organisateurs qui sont obligés de travailler en urgence.

Cette année, il a fallu l’ingéniosité des autorités pour trouver un compromis afin que le prêche organisé par Chérif Ousmane Madani Haïdara et les deux matchs se tiennent au même stade. Les religieux ont attendu jusqu’au jeudi passé pour être situés sur la disponibilité du stade. La Confédération africaine de football(CAF) a refusé le report des matchs de la CAF en brandissant la menace de sanctions contre les équipes maliennes, à savoir le Djoliba et le Réal malien.

Selon des sources crédibles, c’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, qui a tout mélangé. Des émissaires d’Ansardine étaient allés le voir si le stade du 26 mars pouvait être disponible pour le prêche à l’occasion de la veillée du Maouloud. Les émissaires avaient eu vent de la tenue des matchs qui coïncident avec la célébration du Maouloud. Mais le ministre a confirmé aux émissaires que le stade serait disponible pour les religieux en lieu et place des matchs.

Le même ministre avait ensuite demandé à la CAF de reporter les matchs en question. Coup de théâtre, l’organisation panafricaine de football a refusé. Finalement, un compromis a été trouvé à la dernière minute. Après le match, les organisateurs du prêche vont installer leurs matériels de sonorisation et autres au stade. Et le lendemain matin, ils vont libérer le terrain pour que les techniciens du ministère des Sport préparent les lieux pour le match suivant de la CAF.

La leçon que l’on tire de cette situation est qu’il est temps qu’Ansardine trouve un autre endroit pour l’organisation de la célébration du Maouloud. Les stades sont faits pour les rencontres sportives. Par ailleurs, la taille de la communauté des fidèles est devenue trop grande pour les stades. On se souvient que le même problème a fait que le stade omnisports Modibo Keïta a été abandonné après une bousculade qui a fait une trentaine de morts en 2009, lors du Maouloud.

<strong> </strong>

<strong>De Bamako à Tombouctou</strong>

Les autorités aussi doivent être prévenantes, puisque le Maouloud est une fête nationale ancrée dans les mœurs depuis des siècles dans certaines parties du Mali. A Tombouctou par exemple, avant le Maouloud 2022, on se préparait à un évènement grandiose.  La ville de Tombouctou s’est préparée avec beaucoup de soin à donner un éclat particulier à l’édition de cette année. Dans la cité des 333 saints, la célébration a été placée sous la haute présidence de Dr Mahamadou Koné, ministre des Affaires religieuses et du Culte. Mieux, une dizaine de ministres du gouvernement de la transition est attendue.

La Commission d’organisation a prévu la participation des citoyens maliens et des étrangers qui vivent dans la région. Tombouctou renoue ainsi avec une partie de son passé de capitale islamique avec ses grands savants, ses mosquées aujourd’hui classées patrimoines mondiaux de l’humanité, ses érudits et ses saints. Selon l’ancien ministre Maouloud Ben Kattra, ressortissant de la ville, il s’agit d’une renaissance de la ville du savoir « avec ses manuscrits, ses bibliothèques » connus à travers l’histoire. Ouverte aux chercheurs, Tombouctou doit être la destination de tous les Maliens pour la célébration du Maouloud.

Le Maouloud est plus la grande fête de la cité des 333 saints depuis des siècles. Ces vingt dernières années, on a assisté à des éditions spectaculaires. Ainsi, on se souvient du passage de l’ancien guide libyen MouammarKadhafi dans la cité lors des célébrations grandioses du Maouloud. De nos jours, le vivre ensemble est désormais menacé à Tombouctou, à en croire Ben Kattra. Il fait notamment référence au constat que dans cette ville très métissée par excellence, « il y a des marches exclusives organisées par des communautés », et que l’autorité des chefs religieux et traditionnels est de plus en plus contestée, sans oublier que celle de l’Etat ne s’en porte pas mieux non plus.

Dans le cadre du Maouloud 2022, le 13 octobre 2022 dans la ville des 333 Saints, un colloque national sera organisé avec comme thème : paix, sécurité et développement, sous la présidence de Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre. Ensuite, un appel intitulé « l’Appel de Tombouctou pour la paix, la réconciliation et le vivre ensemble au Mali » sera publié et remis aux autorités.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]></content:encoded>
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