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        <title><![CDATA[La Sentinelle]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - La Sentinelle]]></description>
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                        <item>
                    <title><![CDATA[Soutien à la Russie ? Les manifestants maliens étonnement silencieux]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 08 Mar 2022 11:22:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les manifestants maliens qui ne passaient une semaine sans sortir et appeler la « Sainte mère Russie » à la rescousse gardent en ce moment un silence étonnant et ce, depuis l’entame de la guerre Russo-ukrainienne. Disons-le franchement : ils ne sont pas blâmables ! L’Etat du Mali n’a –t-il lui-même voté neutre à l’ONU sur la question ?

C’est aussi la désillusion pour nombre d’entre eux. La Russie n’est pas toute puissance et l’Ukraine est un morceau difficile. Au demeurant, chaque guerre a ses réalités.

Poutine gagnera certainement des batailles, mais il perdra la guerre aussi vrai que l’on ne gagne jamais une guerre loin de chez-soi. Après l’invasion, viendra la guérilla qui fera très mal  et risquera fort d’avoir raison de Poutine.

Au Mali, l’on doit se contenter d’observer et surtout ne prendre position ! Sur ce coup, les autorités de la Transition ont été bien inspirées à l’ONU]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Guerre en Ukraine : les limites de Poutine ?  Quels enseignements pour le Mali ?]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 08 Mar 2022 11:18:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Poutine est-il aussi infaillible et tout puissant comme le laissent présager les manifestants maliens et le camp des naïfs ? En attendant qu’il sorte de ce qu’il convient désormais  appeler le «bourbier Ukrainien», ce Peuple d’Ukraine n’a pas fini de donner des leçons de patriotisme et de courage au reste du monde et aux Maliens en particulier. Pour autant, Bamako a adopté une posture très réjouissante laissant paraître une certaine maturité </em></strong><strong>… </strong>

Le camp des naïfs a pensé à tort que la grande Russie ne fera de la «petite» Ukraine qu’une bouchée en quelques jours suite à une guerre éclaire. Le conflit dure aujourd’hui plus de dix jours et les Ukrainiens opposent une farouche résistance à l’envahisseur lequel aurait, au demeurant perdu plusieurs centaines de soldats (selon l’armée russe elle-même – lire encadré) sans compter la destruction de plusieurs matériels de guerre (chars, hélicos, avions, etc.). Tout ne se passe donc pas comme prévu.

Le camp des naïfs ignorait certainement que l’ossature de la troupe d’élites de l’«Armée Rouge» (l’Armée russe de l’ex-Union soviétique), cette ossature, disions-nous, était ukrainienne.

Une chose est sûre : l’histoire nous enseigne, en tout état de cause,  que l’envahisseur, aussi puissant fusse-t-il et où qu’il soit, ne peut se targuer que de gagner seulement des batailles, jamais la guerre ! Les exemples foisonnent à travers le monde et le Mali ne fait pas exception. Après plus d’un siècle, un Colonel du nom d’Assimi Goïta n’a-t-il pas mis fin à la présence française au Mali ?  C’est à la guerre comme à la guerre !

Il est évident que Poutine perdra cette guerre, mais non sans infliger de lourdes pertes à son frère ennemi. Mais au lieu de la fin annoncée de l’Ukraine, l’on s’interroge à raison si Poutine n’a pas amorcé son propre déclin (pas celui de la Russie) à travers ce conflit. Difficile, en tout cas, qu’il sorte indemne de ce bourbier ukrainien. Il a d’ores et déjà perdu la bataille de l’opinion publique internationale comme l’atteste le résultat du vote de la Résolution de l’ONU. Et il (Poutine) doit faire face une partie non-négligeable de son opinion nationale très remontée contre lui...

Cautionner cette invasion Russe consiste à mettre son propre pays en danger. C’est comme si l’on donnait caution à toute Puissance militaire d’envahir et de s’emparer de tout pays, par elle convoité.

A travers cette violation du Droit international, l’Algérie par exemple pourrait avoir des prétentions pour ses voisins...

<strong>Quels enseignements pour le Mali ?</strong>

<strong> </strong>Il y a tout d’abord lieu de saluer la décision des autorités maliennes pour leur abstention lors du vote de la Résolution de l’ONU «exigeant que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine». Le Mali s’est en effet abstenu et a, du coup renoué avec le principe de «pays non-alignés», une ligne si chère aux Pères de l’indépendance. Une option que le pays n’aurait jamais dû abandonner, soit-dit en passant. Hélas !

Le premier enseignement serait donc le retour à cette posture censée nous mettre hors de certaines turbulences géopolitiques et visant surtout à nous impliquer dans des conflits n’étant pas nôtres comme celui opposant aujourd’hui la Russie à l’Ukraine avec une tendance vers la bipolarisation du Monde. Ceci n’est pas notre guerre, a par ailleurs clairement indiqué le PM malien qui semble ici renouer avec la lucidité, pour une des rares fois !

Le second enseignement nous arrive tout droit de Kiev : c’est la fierté, la dignité, l’engagement et le patriotisme d’une Nation ! La résistance qu’opposent aujourd’hui l’Armée et le peuple ukrainiens à la Russie (une très grande armée), cette résistance, disions-nous, doit inspirer les Maliens dont la tendance consiste hélas, à sous-traiter leur sécurité avec des étrangers souvent de mauvaise presse.  <strong><em>«Appeler les autres à vous aider à abattre votre gibier est certes normal. Mais faudra-t-il encore que vous teniez vous-même la tête de la bête» </em></strong>dit un adage du terroir.

Aussi, faut-il négocier la sécurité et l’intégrité de son propre pays ? Bref, l’Ukraine impose le respect !

Loin des frontières de l’Ukraine et du conflit en cours, les lignes semblent bouger au Sahel et au Mali en particulier et ce, depuis l’entame du conflit Russo-ukrainien. Et les nouvelles ne sont pas bonnes.

A se demander si la résurgence des velléités indépendantistes au Nord du pays, les attaques ciblées de camps militaires maliens avec leurs corollaires d’atrocités sont la résultante de nos choix géostratégiques et par extension, de la guerre en Ukraine. Les autorités de la transition se doivent bien d’intégrer cette nouvelle donne dans leurs schémas.

Cette guerre, en tout état de cause, a ceci de bon qu’elle aide aujourd’hui les Maliens à comprendre quelque peu la géopolitique. Du moins, pour ceux qui veulent bien regarder la vérité en face. Pas les illuminés, les sots et ces sourds qui ne veulent nullement entendre.

<strong>B.S. Diarra</strong>

<strong> </strong><strong>10 jours de combat…</strong>

<strong>Au moins 350 civils et plus de 9.000 soldats russes tués</strong>

Après dix jours de guerre, le bilan est impossible à vérifier de manière indépendante. Kiev fait état d'au moins 350 civils et plus de 9.000 soldats russes tués, sans mentionner ses pertes militaires, et Moscou évoque 2.870 morts côté ukrainien et 498 dans ses rangs. Près de 1,37 million de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, selon les derniers décomptes de l'ONU…]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Edito : grève de l’Untm  ● Le Tjikan ! ●]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-greve-de-luntm-%e2%97%8f-le-tjikan-%e2%97%8f-2928963.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 20 May 2021 01:12:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Toute l’administration publique paralysée avec un énorme impact sur les marchés et le Transport dans le District de Bamako ! Pour autant, tous ne sommes pas de cœur avec l’UNTM ! Mais d’esprit, oui ! Le Tjikan (message) est, on ne peut plus clair : tous abhorrent le mode de gestion  des autorités de la Transition lesquelles se sont visiblement engluées dans des considérations partisanes, claniques, voire démagogiques. Il ne pouvait donc en être autrement.

Cette grève, visiblement bien suivie en l’occurrence par les services de l’Administration d’Etat, est en fait, l’expression d’une colère à l’endroit des militaires. Sont passés par-là, la militarisation voire la «Colonelisation» de l’administration publique (dont le dernier acte en date est le limogeage du DG du CHU Gabriel Touré et la nomination d’un Colonel en lieu et place) au moment où plus d’un tiers du pays reste occupé par l’ennemi;  la nomination à outrance des militaires aux postes initialement dévolus à l’administration civile ; le mépris du président de la Transition allant jusqu’à traiter les syndicalistes de «fous» et s’estimant lui-même, comme un dieu Olympien «au-dessus de la mêlée» ; l’exhibition outrageuse du Général Haya Sanogo au moment où les plaies restent encore grandement ouvertes ; les actes de détournements, de  corruption et l’impunité y afférente que décrient également les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) dont la Commission de l’Union Européenne laquelle a justement suspendu son aide pour cause; la justice à double vitesses ; les opérations abusives de démolition des logements des particuliers (affaire de la zone dite aéroportuaire en l’occurrence) ; celle de la prétendue «déstabilisation des institutions» avec ses corollaires ;  les mensonges d’Etat à ciel ouvert érigés en mode de gestion des crises ; les aléas économiques dont sont victimes les opérateurs du secteur et l’augmentation des prix des denrées de première nécessité ; la grosse crise énergétique ; l’insécurité ambiante, interurbaine en l’occurrence …

Et comme s’ils voulaient embrouiller davantage une situation déjà complexe, nos illuminés, entreprendront une opération de découpage administratif très problématique et portant les germes d’une partition du pays ainsi qu’un programme de referendum constitutionnel autant conflictuel ; faisant fi de la création d’une entité unique chargée de l’organisation des scrutins comme initialement convenu…

Cette gestion approximative voire brinquebalante, a visiblement  eu pour effet de rapprocher tous les acteurs, aussi bien au sein de l’administration d’Etat que de la classe politique de tous bords ou presque (y compris du défunt régime et des partisans d’ATT dont les mentors ont été presque sacrifiés à des fins inavouées), syndicalistes, membres de la société civile, élites, ... Bref, la quasi-totalité des entités sociopolitiques semble désormais avoir des griefs contre cette Transition pour avoir été, chacune en ce qui le concerne, sa victime expiatoire… Et chacune voit en cette grève de l’UNTM, une opportunité et une issue salvatrice, d’où le soutien et le  mariage de raison avec la centrale syndicale.

Disons-le : jamais Transition au Mali n’a été autant bancale, parsemée d’actes d’injustices, de corruption, de suffisance, de mépris, d’humiliation, d’insolence, de division voire de risques de Sécession… Et cela ne saurait continuer… Reste aux autorités de ladite Transition de tirer leçons de ce tjikan !

<strong>B.S. Diarra (Journal Sentinelle)</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[● Diabali : trafic d’armes de guerre - de graves soupçons sur un militaire en service ●]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/%e2%97%8f-diabali-trafic-darmes-de-guerre-de-graves-soupcons-sur-un-militaire-en-service-%e2%97%8f-2928964.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 20 May 2021 01:04:04 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[On ne le dira jamais assez ! Ce sont les soldats indignes qui mettent généralement la vie de leurs camarades en danger. Celui qui fait aujourd’hui l’actualité dans la zone de Diabali est fortement soupçonné de trafic d’armes de guerre en faveur des GAT (Groupes armés Terroristes). Des arsenaux de guerre  (armes et minutions) ont été récemment découverts dans un bus de transport en direction de la localité. Les enquêtes préliminaires ont permis d’identifier clairement le suspect numéro 1 : ce porteur d’uniforme en service dans la zone. Nous y reviendrons !

<strong>Source Le Journal La Sentinelle</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[France/Afrique: la menace sous le visage de la charité ?*]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 20 May 2021 01:03:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Sommet de Paris : une nouvelle mascarade qui permettra davantage à d’autres puissances comme les alliés européens et américains de mettre le couteau sous la gorge de l'Afrique.</strong></em>

Encore une manière d'humilier et de masquer la réalité sous une forme de forum de charité.

Les médias mainstream ont des versions assez variées de ce sommet. Certains titres disent que les États africains ont besoin d’argent pour la lutte anti-terroriste, d’autres parlent d’une demande de l’Afrique à accélérer la vaccination, et encore d’autres de la relance économique africaines qui a reçu un grand coup suite à la pandémie mondiale. Bref, les avis sont visiblement variés, mais il est clair que ce rideau économique cachait les vrais intentions européennes et même américaines.

Dans le numéro de Zoom Afrique du 18 mai, nous avons surtout relayé les avis de plusieurs experts qui se sont exprimés par rapport à ce Sommet au volet soi-disant économique. Pour rester dans le ton économique, il est clair que la seule manière de voir l’émergence économique en Afrique, c’est d’abord et avant tout suite à une indépendance monétaire et défensive. Les différents systèmes financiers mis en place pour entretenir l’indépendance des États africains vis-à-vis de l’Occident est un coup qui est bien pire que la pandémie mondiale.

Mais ce Sommet avait tout de même un autre visage. Vu les États africains qui y étaient invités, on aurait pu constater la présence d'autres États qui n’avaient strictement rien à voir avec les pré-carré français, comme entre autres le fameux Mozambique auquel la France accorde un intérêt particulier, l’Éthiopie, le Soudan. Lors de ce Sommet, le terme de « New Deal » a souvent été mentionné. Mais s’agissait-il d’un New-Deal « économique » ?

Ce Sommet avait plus l’air d’être une réunion pour des « arrangements » sous peine de menace en cas de refus.

Dans le numéro de Zoom Afrique de hier, certains experts avaient mentionné une tentative d’expansion et de rétablissement de la Françafrique grâce à ce sommet. Mais cela est peu probable vu que la Françafrique n’existe plus depuis la mise en place de la nouvelle stratégie américaine de reconquête de l’Afrique.

C’est pourquoi nous pouvons constater la présence de certains pays comme l’Éthiopie qui continue de repousser les ingérences étrangères quant à la gestion de sa politique intérieure et le Mozambique qui a tenu en échec le plan d’occupation de son pays.

Un New Deal, certes, mais à quel prix ? Il est clair que la menace est visible et que les pays invités ont plus l’air d’être exhortés à se plier aux diktats et adhérer aux futurs plans de déstabilisation des régions en Afrique. Sinon, beaucoup de pays d’Afrique auraient besoin d’une relance économique malgré que les sommes proposées et même qui sont plutôt ridicules et couvriraient à peine certaines dépenses sur le continent.

La veille, le président français Emmanuel Macron avait annoncé l’effacement de la dette soudanaise et ce n'était pas anodin. Cet effacement de la dette est surtout dû à sa position stratégique par rapport à l’Éthiopie, l’Érythrée, la Centrafrique, le Tchad et dans un proche avenir, l’Égypte et le Soudan du Sud.

Le président sénégalais Macky Sall a d’ailleurs déclaré dans son allocution, « Ce sommet sera une réussite s’il parvient à établir et porter une dynamique novatrice à trois niveaux : un, la réforme; deux, un nouvel état d’esprit de partenariat; et trois, de nouveaux paradigmes pour un New Deal, à défaut d’un Plan Marshall pour l’Afrique », a dit le président Sall.

Ce Sommet était plus une manière pour Paris de transmettre non seulement ses diktats et ceux de ses alliés, et dans le cas où les chefs d’États africains acceptent, il pourrait bénéficier d’une contrepartie financière. Dans le cas contraire, il faudra voir une nouvelle vague de déstabilisation dans les différentes régions d’Afrique.

Il ne faut pas également oublier une chose essentielle. C’est que les États africains se démènent de plus en plus pour récupérer leur indépendance et mettent pas mal d’initiative en route, dans droit fil. Les populations africaines sont également derrière ces initiatives, et c’est pourquoi la France et ses alliés ont de plus en plus recours à la violence directe envers le continent. La stratégie a certes changé du côté de l’axe occidental, mais elle a également changé du côté africain !

<strong>La Rédaction</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’arrêté du maire du district au sujet des «motos-taxis» : «Obligation de Carte grise,  plaque d’immatriculation, couleur jaune, limitation de vitesse… »]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 07:48:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>De gros problèmes en perspective </strong>

C’est un Arrêté (N°067/M-DB) portant réglementation de la circulation des  «motos-taxis» dans le District de  Bamako» qui fixe désormais les règles du jeu. Mais adoptée depuis le mois de Décembre 2020, la mesure peine à être appliquée  et comporte en outre quelques lacunes.

Article 1er : le présent Arrêté a pour objet de réglementer la circulation des motos-taxis sur les voies ouvertes à la circulation publique dans le District de Bamako

Article 2 : On entend par moto-taxi, tout véhicule à deux roues (02) pourvu d’un moteur dont la cylindrée est comprise entre 50 cm3 et 125 cm3  affecté au transport public de personnes ou d’objets.

Article 3 : Toute moto-taxi doit :

- Avoir une carte grise ;

- Avoir une plaque d’immatriculation

- Disposer d’un numération d’identification apposésur une plaque. Ce numéro sera en noir  sur fond jaune fixé devant la moto et attribué par la Mairie du District de Bamako ;

- Avoir comme couleur le jaune ;

- Etre équipé d’un rétroviseur, au moins, de deux (02) places (conducteurs et un passager), d’une paire de repose-pied pour le passager, de l’éclairage fonctionnel et de deux (02) casques ;

Article 4 :

Tout conducteur de moto-taxi doit remplir les conditions  ci-après :

- Être âgé de 18 ans révolus ;

- Etre munis d’une vignette de l’année en cours ;

- Etre titulaire d’un permis de conduire de la moto-taxi

- Être muni d’une carte municipale d’autorisation de transport à jour délivrée par la mairie du District de Bamako ;

- Être couverte par une police d’assurance en cours de validité ;

- Porter un gilet de couleur jaune

Article 5 :

L’exploitation d’une moto-taxi est subordonnée au paiment de la taxte municipale mensuelle de circulation et de la vignette au compte de la Mairie du District de Bamako

Article 6 :

Les motos-taxis ne sont pas autorisées à exploiter les arrêts réservés aux transports collectifs ainsi que des têtes de taxis urbins.

Les cheminements (pistes/bandes  cyclables) dédiés aux deux (02) roues doivent être respectés par les motos-taxis.

Article 7

Il est interdit aux motos-taxis de ne pas stationner ou d’attendre  sur la chaussée en quête de clients ou pour tous autres motifs.

Tout excès de vitesse par les motos-taxis est interdit.

Aussi, tout chargement non conforme à la réglementation sur la moto-taxi est Interdit.

Article 8 : les motos-taxis doivent circuler dans le strict respect du code de la route.

Article 9 :

Les contrevenants aux dispositions du présent Arrêté, sont passibles de sanctions prévus par la réglementation en vigueur

Article 10 :

Le secrétaire Général de la Mairie, l Commandant de la Compagnie de la Circulation Routière, le Directeur Régional des Transports Terrestres et Fluviaux du District de Bamako et le Directeur de la Régulation de la Circulation  et des Transports urbains sont chargés, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent  Arrêté qui sera communiqué et publié partout où besoin sera.

&nbsp;

<strong>Bamako le 31 Décembre 2020 </strong>

<strong>Le Maire du District Adama Sangaré </strong>

&nbsp;

xxxxxx

<strong>De gros problèmes en perspective au Mali</strong>

Parmi les problèmes des villes Camerounaises,  figure  la question des Motos-taxis. «A Douala, sept accidents de la circulation sur dix sont causés par les motos-taxis… Trop d’accidents, de viols, de vols et d’assassinats attribués aux conducteurs… ». De toute évidence, Bamako  risque à son tour de connaître les mêmes affres aussi vrai que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Dans un rapport sur la sécurité routière au Cameroun paru en août 2018, les Nations unies (ONU) notent que «ce secteur d’activité né du chômage des jeunes et de l’absence de transports publics fonctionne presque en marge de la réglementation, pourtant bien existante» (lire article «Au Cameroun, dans la jungle des motos-taxis».

D’ores et déjà à Bamako, l’on déplore un début depis-aller dans la circulation routière. L’Arrêté du Maire du District de Bamako est censé contenir le mal. Mais adoptée depuis le 31 Décembre 2021, la mesure peine à être appliquée dans les faits.  Aussi, la police ne semble être suffisamment équipée pour faire respecter la décision.

Par ailleurs, le document comporte quelques imperfections. Il ne prend pas en compte les Tricycles, cet autre phénomène de mode.

Aussi, au regard de sa formulation, l’article 7 du document peut-être diversement interprété : «Il est interdit aux motos-taxis de ne pas stationner ou d’attendre  sur la chaussée en quête de clients ou pour tous autres motifs». Une formulation très discutable. Il existe ici une double négation qui, grammaticalement, renvoie à une affirmation. «Interdit… de ne pas stationner»

Autrement dit,  «il est autorisé… de stationner… ». Dans la perspective d’un conflit porté devant les tribunaux, le détail aura toute son importance.

<strong>B.S. Diarra </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Edito :  La France coupable mais pas responsable de nos déboires !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-france-coupable-mais-pas-responsable-de-nos-deboires-2923374.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 07:37:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[II ne fait aucun doute que la France est à l’origine profonde des malheurs du continent et du Mali en particulier. Mais nullement responsable de nos échecs et de nos fuites de responsabilité.

Par la force des choses, elle (la France) est devenue le bouc émissaire nous évitant de nous regarder en face et d’affronter nos propres démons. La France par-ci, la France par-là… Hum !

Oui la France est coupable de la colonisation, d’avoir fait et défait nos présidents et chefs d’Etat, coupable de la guerre en Libye et ses répercussions sur le Sahel...

Mais est-elle coupable au Mali du choix des électeurs pour le Président déchu, Ibrahim Boubacar Keïta? Est-elle responsable de la mauvaise gouvernance à l’origine de l’instabilité récurrente dans nos Etats ?

Est-elle responsable du détournement et de l’impunité au sujet du budget affecté à la Loi de Programmation Militaire ? De nos avions «cloués au sol» ? De l’absence de couverture aérienne pour nos troupes au sol ? Du déficit de confiance des gouvernés envers les gouvernants ?

Est-elle responsable de la mauvaise distribution de la justice et ses corollaires ?  Des tares de notre administration ? De la corruption ? Des actes mensongers et de trahison des autorités de la transition ? Est-elle responsable de ces hauts gradés de notre Armée qui désertent les campagnes pour le luxe insolent dans les villes pendant que les fils et soldats d’autres pays restent à nos chevets ?   Quand même !

«Dehors la France ! ». D’accord, que la France parte ! Et puis après ? Quelle caution nos illuminés donnent-ils sur l’avènement d’unMali meilleur? Que gage que le véritable cauchemar ne commencera dès lors après le départ du dernier français ?  Quel gage que ce n’est pas pour mieux profiter des Maliens désormais dépourvus de recours ?

La France n’est certes pas sans reproche, que nenni, mais que l’on nous montre une Puissance parmi les pays ou une doctrine sans faille ! Le mieux ne serait-il pas d’apprendre à grandir et à nous assumer d’abord  au lieu d’accuser et de vivre des autres ?

<strong>Sachons raison garder, comme dirait l’autre ! </strong>

<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bombardement de Bounti… Et si la France avait raison ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/bombardement-de-bounti-et-si-la-france-avait-raison-2923372.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 02 Apr 2021 07:37:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Que nenni ! Nous ne cautionnons nullement ici la mort d’innocents encore moins celle d’enfants ou d’éventuels errements d’une force en présence. Mais saviez-vous que les détracteurs de l’Armée française dans l’affaire du bombardement de BOUNTI sontà la fois membres de la CMA et du  HCUA proches d’Iyad Ag Ghali et surtout, cherchaient au moment des faits, à créer une synergie entre les deux plus redoutables groupes jihadistes qui écument le Sahel à l’heure actuelle, à savoir, l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) qui a récemment revendiqué la mort de 33 soldats maliens à Tessit et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM) d’Iyad Ag Ghaly? Pareille synergie serait le pire scénario pour les Etats du Sahel et le Mali en particulier. Accrochez-vous !

Dans son rapport d’enquête, l’Organisation des Nations Unies accuse formellement l’armée française d’avoir tué près de 20 civils lors d’une opération initialement dirigée contre des djihadistes à Bounti. Une enquête menée par la Division des droits de l’Homme de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA)  en collaboration avec la Police scientifique des Nations Unies. Le document signale que «plusieurs civils auraient été victimes des frappes dirigées contre les djihadistes».

Selon les détails de cette enquête, la situation se serait produite le 3 janvier dernier. Alors qu’une cérémonie de mariage avait réuni une centaine de civils dont cinq  «membres présumés de la Katiba Serma», un engin volant a ouvert le feu sur tout le monde. Au total, 19 civils auraient été tués et 3 membres du groupe armé auraient également trouvé la mort.

Le groupe touché, selon le rapport,  «était très majoritairement composé de civils qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire», a précisé le rapport de la Division des droits de l’Homme de la MINUSMA.

Pour sa part,  «Le ministère des Armées maintient avec constance et réaffirme avec force: le 3 janvier, les forces armées françaises ont effectué une frappe aérienne ciblant un groupe armé terroriste identifié comme tel», a notamment réagi le ministère des Armées dès la publication du rapport, rejetant de facto une possible bavure sur des civils.  Selon l’Etat Major Général des Armées de France, elle  indique avoir «visé près de Bounti, un rassemblement jihadiste à l’issue d’une manœuvre de renseignement ayant duré plusieurs jours». Et que «le raid a été mené par une patrouille de Mirage 2000 [et non par un hélicoptère]. «Aucun élément constitutif d’un mariage n’a été observé».

La ministre des Armées Florence Parly, lors d’une audition parlementaire, a dénoncé une «tentative de manipulation».

MINUSMA et Autorités françaises continuent d’accuser et de démentir en attendant une contre-expertise impliquant cette fois-ci, des observateurs neutres. Nous en sommes-là pour l’instant.

<strong>De troublantes accointances</strong>

Il nous revient que les malheureux événements sont survenus dans le secteur d’Agarnadamos, localité située à 20 km à l’ouest de Talatayedans la région de Gao.

Selon un communiqué de la communautéIdaksahak  «cinq jeunes ont été tués dans une frappe aérienne de Barkhane le 25 Mars 2021 à Agarnadamos» à une vingtaine de kilomètre de de Talataye.

Et sur les réseaux sociaux, le maire de Talataye, Mohamed Assaleh Ahmed Ishak a, à son tour, publié un autre communiqué faisant état de la mort de six jeunes, partis avec «trois motos et armés d’un fusil de chasse» pour «passer la journée tranquillement en dehors de la ville de Talataye et chasser des pintades et des lapins».

Voici deux communiqués qui ne manquent pas de relents pour qui sait lire d’entre les lignes. Passons quand même !

<strong>Mais qui est donc Mohammed AssalehIshak, alias Salah Ag Ahmed maire de Talataye ?</strong>

Il est l’un des principaux pourfendeurs de l’Armée française sur place. Il est signataire des communiqués accusant vertement BARKHANE d’être l’auteure de la frappe ayant occasionné la mort de six (06) enfants en plus d’une douzaine de personnes présentes à cette  «cérémonie de mariage». Et c’est encore lui qui a publié sept photos de l’endroit où a eu lieu la frappe de Barkhane. Aussi, un de ses conseillers a affirmé à AFP avoir vu un drone dans le ciel de Talataye au moment des faits. Pour faire court, c’est le maire de Talataye, le sieur Mohammed Assaleh Ishak alias Salah Ag Ahmed et des membres de son équipe communale qui accusent Barhane, persistent et signent. Sont-ils neutres ou parties prenantes du conflit en cours ?

Il s’avère que le maire de Talataye(Mohammed Assaleh Ishak alias Salah Ag Ahmed, principal accusateur) est membre du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad(HCUA) et présumé membre d’Ansar Dine, d’Iyad Ag Ghaly, point focal du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM). C’est du moins, ce que révèlent lesdifférents rapports du groupe d’experts des Nations unies pour le Mali. En voici un extrait :

«Dans la commune de Talataye (région de Gao), la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), a imposé sa présence au MSA-D (Mouvement pour le salut de l’Azawad – Daoussak, proche de la PLATEFORME GATIA et alliés), après une série d’actes terroristes revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, qui ont contraint les fractions Daoussak soutenant le Mouvement à négocier et à accepter le retour des adeptes parmi elles de la Coordination et leurs chefs politiques, y compris le maire du HCUA de Talataye, Mohammed AssalehIshak, également connu sous le nom de Salah Ag Ahmed».

Selon un autre rapport du groupe d’Expert publié en 2019, «la collusion entre le GSIM (ou JNIM)  d’Iyad Ag Ghaly et le HCUA s’est révélée au grand jour à Talataye, où l’on a assisté à une nette recrudescence d’attaques terroristes contre le seul MSA-D, revendiquées par le GSIM (ou JNIM)  entre février et avril 2019, période pendant laquelle la CMA et le MSA étaient censées partager la zone en vertu de l’accord de réconciliation».

Par ailleurs, le Groupe d’Experts a recueilli d’autres preuves documentaire attestant que des «individus proches de Salah Ag Ahmed(le Maire de Talataye) étaient directement liés aux activités terroristes revendiquées par la katiba locale du GSIM».

Cette Katiba locale n’est autre «Serma» qui aurait perdu cinq (05) membres lors du bombardement de Talataye au mois de Février dernier. Et il y a plus grave !

<strong>Le maire de Talataye chargé d’établir le contact entre GSIM et EIGS ou Daech ? </strong>

De violents combats opposent très souvent le GSIM d’Iyad Ag Ghaly au groupe rival EIGS ou DAECH ou «Etat Islamique». Le premier est connu pour mener une guerre religieuse (Jihad) donc idéologique pendant que le second, a une vision plutôt territorialiste. Il cherche territoire ou s’implanter pour toujours.

Ce groupe (DAECH) mène des excursions particulièrement périlleuses surtout dans la zone dite des 3 frontières au Sahel (Niger-Burkina-Mali). Ses derniers crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été le massacre de soldats et des civils au Niger et au Mali.

Puisqu’opposé Iyad Ghaly, ce groupe génocidaire est régulièrement pris en chasse par le GSIM. En clair, les deux entités jihadistes ne s’entendent pas. Et c’est tant pieux pour les gouvernements des Etats du Sahel. Mais seulement voilà !

Selon le rapport du groupe d’experts pour le Mali, au mois de Novembre 2017, «Salah Ag Ahmed (le maire de Talaye et proche d’IyadAg Ghali), aurait rencontré Abdallah Ag Albakaye, haut commandant d’Ansar Dine, basé dans le cercle de Tessalit, chargé d’assurer la liaison et la coordination entre le GSIM et l’EIGS». Et patatras !

Le maire de Talataye et son équipe seraient donc la dynamique de fusionner, en tout cas, d’établir une coordination entre GSIM et EIGS ?

Ceci expliquerait-il d’une part, les frappes préventives françaises et de l’autre, les accusations et «tentatives de manipulations»contre la France ?

En tout cas, pour être proches d’Iyad Ag Ghaly et être dans la dynamique d’une fusionentre GSIM - EIGS, le Maire de Talataye et son équipe, ne sont nullement neutres et sont même susceptibles de constituer une menace pour la paix dans le Sahel en général et au Mali en particulier. Alors loin de minimiser la mort d’enfants, faut-il blâmer ou  féliciter Barkhane pour avoir écarter une véritable menace ? Aussi, le rapport de la MINUSMA précise que les personnes prises pour cibles ont délibérément choisi de se fondre parmi les «personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire». Un bouclier humain donc !  Mais comment et quel instant précis ? Vivement des observateurs neutres !

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Daouda Yattara et complices placés sous mandat de dépôt par le Procureur du tribunal de Grande instance de Kati – le film de leur arrestation]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/daouda-yattara-et-complices-places-sous-mandat-de-depot-par-le-procureur-2920328.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 01:42:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>De grosses présomptions contre CHITANÊ au sujet des crimes rituels de Fana, Ouinzimbougou et autres…</strong>

<strong><em>C’est, disent les Puristes et Gardiens de la foi religieuse,  la victoire du bien sur le mal. Pour Daouda Yattara dit Chitanê, c’est une fois de plus la descente aux enfers dans la mesure où les enquêteurs sont parvenus à établir un lien entre les crimes rituels survenus à Fana, Ouinzimbougou et ses disciples sis à «CHITANEBOUGOU» en commune IV du District de Bamako. Et patatras ! </em></strong>

Ce jour 22 février 2021 vers 12h, un blessé à sang accompagné par son oncle, se présente au Commissariat de police du 1<sup>er</sup>  arrondissement. Il dit s’appeler NÉNÉ COULIBALY, 23 ans, Soudeur résident à Kati-Koko Plateau. On pouvait voir des traces de blessures au couteau sur son cou, son dos et sur ses cuisses. Le plaignant dit avoir été agressé au  couteau par son cousin KOMAN COULIBALY,  25 ans chauffeur résident à Kati. Les deux habitent  Chez leur oncle,  Sougalo COULIBALY,  un adjudant de l'Armée. Après son audition, une enquête fut immédiate ouverte par le commissariat

C'est ainsi qu'une enquête fut ouverte par le commissariat du 1<sup>er</sup> Arrondissement de Kati, sous les ordres du Commissaire Mamadou Y DIARRA. Conduite par le très fin enquêteur, le major Souleymane Z COULIBALY dit Konko-Solo,  l’enquête connu ses premiers résultats dès le lendemain de la forfaiture. Les Limiers ont en effet interpellé le mis en cause, KOMAN COULIBALY.

Au cours des interrogatoires, ce dernier ne peut que passer aux aveux, déclarant qu’il aurait attenté à la vie de la victime sur ordre de son maître spirituel, DAOUDA YATTARA DIT CHITANÉ, et d'ajouter qu'il voulait extraire son sang pour des sacrifices que son maître CHITANÉ lui a conseillé.

A ses dires, c’est son Grand Maître «Karamogo», à savoir Daouda Yattara dit «Chitané» qui lui a demandé le sang d'un des proches pour son sacrifice personnel. Et à l’en croire, il n'était pas seul. Il a, séance tenante, livré ses complices KALILOU DIARRA 19 ans et ABDRAMANE DIARRA 29 ans.

Dans le cadre de l’enquête, les limiers du 1<sup>er</sup>  Arrondissement de Kati ont donc procédé à l’interpellation de ceux-ci. C'est ainsi que l'enquêteur en charge de ce dossier, le Major CHEF BR Souleymane COULIBALY dit Konko-Solo se souvint d’un d’assassinat similaire,  en l’occurrence du corps d’un jeune abandonné dans sa chambre à coucher au quartier N'tominikoro de Kati au mois d’août 2020.Y avait-il un rapport ?  Le flic décida donc d’en avoir le cœur net.

Il amena alors les suspects au quartier N'Tominikoro de Kati et leur demanda séparément  s'ils connaissaient les lieux. Affirmatif ! Et l’un d’eux reconnut la chambre où la victime a été égorgée et vidée de son sang. Il donna même des indications précises sur les meubles et autres objets se trouvant dans la chambre. A leurs dires, ils étaient 4 à assassiner et extraire le sang de la victime dans la nuit du 30 août au 31 août 2020.  La victime répondait au nom de ALASSANE KONÉ 38 ans, Tailleur à N'Tominikoro. Le sang ainsi recueilli, avouèrent-ils, était destiné à Daouda Yattara dit «Chitanê».

&nbsp;

<strong>La bataille de Chitanèbougou n’a pas lieu faute de démons de taille</strong>

Munis de tous les renseignements et préparés par conséquent, les Limiers décidèrent de faire une descente à «Chitanèbougou», l’antre de Satan afin d’y livrer la bataille épique du Bien contre le Mal.<strong> </strong>Ce lundi 08 mars 2021 vers 05h, une équipe d’élite composées des éléments de la brigade de recherche de la police du 1<sup>er</sup>  arrondissement de Kati conduite par le commissaire Mamadou Y DIARRA,  de deux unités du BAC (Brigade anti criminalité), des éléments du commissariat du 9<sup>ème</sup> Arrondissement de Bamako et un détachement du commissariat du 9<sup>ème</sup> Arrondissement de Sebenicoro, prit d'assaut «Chitanébougou».

Sur place, certains disciples de «Chitané » tentèrent de résister. Mais bien évidemment, la force était du côté des Anges. Ils furent vite neutralisés. Le sommeil matinal du maître féticheur Daouda YATTARA fut ainsi écourté. Il dormait profondément à l'étage sous une moustiquaire devant sa chambre. Il fut cueilli comme un poussin. Au début, il ne voulut coopérer mais avec le professionnalisme  requis du commissaire et de ses guerriers, il a été vite maîtrisé sans incident et conduit au Commissariat de police  du 1<sup>er</sup>arrondissement de Kati. C’est dire qu’en sa qualité de  «Chitanê», fils de Démon, il n’a pas vu le coup venir, n’a pu s’opposer et empêcher son destin de s’accomplir. Un constat qui doit faire méditer. Passons !

Sous son  matelas, les Policiers découvrirent un pistolet automatique «Moraga» chargé de 5 balles. Des fouilles poussées ont permis de mettre la main sur une carabine chinoise chargée de deux 02 balles ;  plusieurs munitions de calibre 9mn et 7,62 mn, en plus des tenues de tous les corps des forces de sécurité maliennes...

&nbsp;

<strong>Il nia les faits mais identifia clairement ses disciples</strong>

&nbsp;

Aux dires des jeunes suspects,  c’est bien Daouda YATTARA qui leur donne son véhicule et tous les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions qui consistent à se promener en ville, y trouver des victimes, les assassiner et apporter leur sang et/ou organes au Maître Féticheur pour des travaux mystiques. Et l'un d’eux  se souvient même d'un jeune accidenté de la circulation routière transporté en catimini à Chitanêbougou. Le malheureux n’a plus jamais été retrouvé. Etait-il décédé suite à l’accident sur la route ou achevé dans l’antre du Démon? Nul ne le sait.

Et lors de la confrontation entre disciples et maître, les premiers s’exclamèrent «KARAMOGO» en s’adressant à  Daouda et ce dernier identifia un de ses disciples en l’appelant «NGANA» («le Téméraire» en Bamanakan). Il est évident qu’ils se connaissaient entre eux au point de s’appeler par des titres familiers.

<strong>Déjà des plaintes</strong>

Les enquêtes sont désormais bien lancées et la situation se complique chaque un peu plus pour Daouda et ses Disciples. Les Limiers sont parvenus à mettre en évidence le lien entre les victimes de crimes rituels survenus à Fana ces trois dernières année et à Ouinzzinbougou vers Sebenicoro. Toutes ces victimes ont été vidées de leur sang après avoir été sauvagement assassinées par décapitation ou la veine jugulaire sectionnée.

<strong><em>«Le mode opératoire est toujours le même  : on tranche la tête, on prend le sang et on laisse sur place le corps et la tête».</em></strong> C’est en ces termes que le procureur Boubacar Diarra de Fana résumait la situation au moment des faits.

A signaler que le huitième meurtre survenu à Fana remonte au 10 juin 2020 : le corps exsangue de Bakary Sangaré, un ancien soldat, a été retrouvé par son frère devant la porte de sa maison. Sa tête posée à côté et vidé de son sang.

Les victimes sont une ménagère, un gardien d’antenne téléphonique, une fillette de deux ans, un enfant albinos de cinq ans... Un seul élément récurrent à Fana: toutes les personnes tuées vivaient dans les zones isolées géographiquement et six sur huit habitaient le quartier de Badialan à Fanan, à la limite de la brousse. Et le procureur n’a guère de doute <strong><em>: «Nous pensons qu’il y a un lien entre les neuf crimes à Fana»</em></strong>. Les témoins ont également évoqué <strong><em>«un véhicule noir aperçu près d'une scène de crime, un téléphone borné près d’une autre».</em></strong>

Aujourd’hui, deux des principaux suspects avouent avoir assassiné et vidé les victimes de tout leur sang et utilisé les moyens dont un «véhicule noir» mis à disposition par Daoudaauquel était destiné le sang et les organes prélevés sur les victimes… Hum !  Tout le monde sait qu’il n’y a pas deux maraudeurs à Fana et que c’est bien BINADJAN.

Les Tribunaux de Fana et de Kati collaborent étroitement en ce moment pour tirer les affaires au clair. D’ores et déjà, les parents d’une des victimes ont décidé de porter plainte contre Daouda et Co pour assassinat de leur enfant du nom de  Saoulé Diarra 28 ans, commerçant ambulant domicilié à  Ouizzambougou en commune 4 du district de Bamako. Cette autre victime à été également vidé de son sang.

Déférés devant le Procureur du tribunal de grande instance de Kati, «Chitané» et  disciples ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kati. A rappeler que DaoudaYattara connaissait un sort presque similaire. Nous y reviendrons.

A suivre donc !

<strong><u>I.Coulibaly Bamanan den et B.S. Diarra - (Journal Kojugukelebaa)</u></strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Il y a un an coronavirus : «l'Afrique doit se préparer au pire»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/il-y-a-un-an-coronavirus-lafrique-doit-se-preparer-au-pire-2920332.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 01:13:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C’est à la mi-mars 2020 que le Directeur Général de l’organisation mondiale de la Santé) l’Ethiopien TedrosAdhanom Ghebreyesus faisait sa fameuse mise en garde à l’Afrique: «l'Afrique doit se préparer au pire face au COVID19… Elle doit ouvrir les yeux ! Nous passons sous silence l’insulte à peine voilée des «yeux fermés». Mais comment se présente la situation une année après, en cette mi-mars 2021 ? Le continent a le bilan le plus faible du monde en termes d’infection, de contamination et de décès.

A la date du mercredi 10 mars 2021, on dénombrait 117.156.073 de cas dans le monde et 2.586.817 décès. Ce n’est donc pas en Afrique que «le pire» est survenu. Les scientifiques commencent juste à comprendre les raisons de cette répartition géographique. En attendant qu’ils comprennent cette manifestation que nous pensons naturelle et divine, nous vous proposons à la relecture l’article que nous avions publié au moment des faits, suite à la déclaration du Directeur Général de l’OMS…

<strong>Les errements du Directeur Général de l’OMS</strong>

<strong><em>Le saviez-vous ? A la date du samedi 21 mars 2020 (avant-hier donc), 97 % des personnes contaminées par le coronavirus en Afrique y ont survécu. S’il est trop tôt de tirer une conclusion sur la base de cette statistique, il est cependant évident que les continents, les populations voire les peuples et les types de races ne réagissent pas de la même façon face au covid19. Alors, l’Afrique doit-elle continuer avec son légendaire mimétisme des autres pour une fois que la nature elle-même semble lui avoir tracé un destin clair ?  Nous sommes parfaitement d’accord avec le DG de l’OMS au moins sur ce point : l’Afrique doit ouvrir les yeux !</em></strong>

De l’avis du Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, «l’'Afrique doit se préparer au pire" face à la menace que représente le Covid19. Elle doit « ouvrir les yeux » !

«Ce coronavirus constitue une menace sans précédent. Mais c’est aussi une occasion sans précédent de nous rassembler contre un ennemi commun, un ennemi de l’humanité», a-t-il poursuivi, rappelant que « plus de 200 000 cas ont été signalés à l’OMS et plus de 8 000 personnes ont perdu la vie ». 80 % de ces cas ont été recensés en Europe et dans le Pacifique occidental.

«Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain seuil. Donc le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui», a déclaré le DG de l’OMS. Parole de spécialiste !

Mais en parlant de l’Afrique, il est évident le Monsieur de l’OMS fait allusion à cette partie du continent noir, pauvre, démuni et avec un système de santé branlant. Aussi, «s’attendre au pire» peut vouloir dire mettre très haut les barres des mesures à adopter face au risque. Pour autant…

C’est en décembre 2019 que le premier cas de covid19 a été décelé en Chine. Et à la date du samedi 21 Mars, la situation se présentait ainsi un peu partout dans le monde, excepté l’Afrique.

L’on ne constate que le taux de mortalité oscille entre 5 et 4% et est exceptionnellement bas avec 0,3% en Allemagne. Et à la date du dimanche 22 mars 2020 à 12H TU, le nombre de personnes infectées était de 306.395 dans le monde. Au total, 13.031 décès ont été enregistrés, 92.335 personnes ont guéri (OMS).

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<strong>Le taux de létalité du covid19 en Afrique : 2,55%. Ebola : entre 25 et 90%</strong>

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Selon le très sérieux africanews, à la date du vendredi 20 mars 2020, on dénombrait 909 cas de personnes contaminées par le coronavirus sur tout le continent africain. À ce chiffre, il faut ajouter 23 morts répertoriés en Égypte, en Algérie, au Maroc au Soudan au Burkina Faso et au Gabon. Le taux de mortalité est donc ici de 2,55 %, du moins, pour l’instant !

Et le site de rappeler qu’entre «25 et 90 % des personnes qui ont contracté Ebola en sont décédées» contre manifestement 2,55% pour le covid19 (à l’heure actuelle). A rappeler en outre que l’on ne déplore aucune mort parmi les Occidentaux ayant contracté le virus Ebola en Afrique.

L’on notera, en tout état de cause que plus de 97 % des personnes contaminées par le coronavirus en Afrique y survivent avec les traitements connus ou non.

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<strong>Le cas du paludisme : 67 % des décès associés au paludisme dans le monde.</strong>

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Voici un extrait du rapport 2018 de l’OMS sur le paludisme :

«L'Organisation Mondiale de la Santé affirme que «l'Afrique est le continent qui souffre le plus de cette maladie. En 2017, le paludisme a touché 219 millions de personnes dans le monde dont 92% en Afrique, toujours selon le rapport. Le nombre de décès dû à cette maladie est estimé à 435 000, dans le monde, avec toujours le taux le plus élevé 93% sur le continent Africain.

Les pays qui enregistrent plus de victimes dû à cette maladie cités dans le rapport de l'OMS sont le Nigeria avec 25% de décès, la République démocratique du Congo (11%), le Mozambique (5%) et l’Ouganda (4%).

<strong>Mortalité associée</strong>

À elle seule, la région Afrique de l’OMS a enregistré 94 % des décès liés au paludisme dans le monde en 2018.

Près de 85 % des décès dus au paludisme dans le monde en 2018 ont été concentrés dans 20 pays de la région Afrique de l’OMS et en Inde. Le Nigéria a représenté à lui seul près de 24 % de ces décès, suivi par la République démocratique du Congo (11 %), la République-Unie de Tanzanie (5 %), ainsi que l’Angola, le Mozambique et le Niger (4 % chacun)».

Au Mali et toujours selon le même rapport, le nombre de cas confirmés de paludisme en 2018 s’élève à plus de 2 million 7 cent mille personnes dont 1 778 décès. Selon les données de l'Enquête Démographique et de Santé du ministère de la santé, le taux de prévalence du paludisme est de 19% au Mali. Selon ce document, les régions les plus touchées par cette maladie sont Sikasso avec 30 %, Ségou 26 % et Mopti 25 %. Bamako et Kidal restent les zones les moins touchées avec un taux de prévalence de 1% (source : ministère de la santé).

A la lumière de ces statistiques, si l’Afrique doit impérativement choisir entre Ebola, Paludisme et Covid19, elle choisira immanquablement le dernier (le Coronavirus).

Mais puisque le Covid19 a visiblement des préférences (ses victimes sont généralement des personnes âgées, donc en activité, généralement aisées et avec un système immunitaire défaillant ne pouvant désormais plus aller se faire soigner à l’extérieur,) alors l’on ne cherche même pas à trouver un traitement intermédiaire sur le continent.  C’est pourtant l’occasion pour l’Afrique de chercher et trouver sa propre voie.

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<strong>L’OMS discréditée ?</strong>

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Le sport aujourd’hui favori de l’Organisation Mondiale de la santé semble désormais de livrer les statistiques les plus alarmistes et d’en rajouter à la psychose d’un continent déjà meurtri.

Elle a pourtant pour mission de veiller sur la santé planétaire en anticipant sur les risques d’épidémie et de pandémie. Sur ce registre, elle semble avoir lamentablement échoué puisque n’ayant pas vu le Covid19 venir.

Le pire, pour le continent africain, ce sera rater cette opportunité de sortir de l’éternel mimétisme, de chercher et trouver sa propre voie. Après tout, l’OMS n’a plus rien à proposer pour vaincre cette pandémie.  Chacun est désormais libre d’emprunter le chemin qui lui est approprié. C’est d’ailleurs ce qui se passe à travers le monde : chacun pour soi !

Et attention aux conséquences du suivisme aveugle : n’ayant nullement les moyens de compenser certaines mesures restrictives, nos Etats risquent, à la longue de retourner les populations contre eux. Bref, la mauvaise gouvernance et les décisions légères et approximatives peuvent s’avérer plus désastreuses et létales que le Covid19. Et la Commission nationale des Droits de l’Homme, dans un communiqué, a déjà mis en garde.

Et tout cela, sans compter le risque de tuer nos économies déjà fragiles  et à susciter du coup, l’instabilité sociopolitique.

Par ailleurs, tous les Analystes de ce nom sont d’avis que le monde ne sera plus le même après le Covid19. Naîtra probablement un nouvel ordre mondial sous le contrôle non des plus forts, mais des mieux adaptés. Le processus de la sélection naturelle semble avoir commencé à une échelle encore plus élevée.

Pour avoir toujours laissé la nature faire (par dépit, fatalisme et/ou résignation) après des siècles d’esclavage, d’exploitations, de malnutrition, de faim, de soif, de guerres, de maladies les plus infectieuses et d’épidémie, il est évident que les survivants du Continent Africains dont fait allusion Monsieur le Directeur Général de l’OMS, ont développé une capacité de survie face au risque d’extermination, à savoir le «pire». Autrement, ils ne seront encore de ce monde. Ce n’est pas faute de la part de leurs détracteurs d’avoir essayé de les rayer de cette existence ici-bas. Et l’on constate que face à des contraintes moindres et pour n’avoir pas réussi à s’adapter, des peuples ont tout simplement disparu de la surface de cette planète terre suite à la même pression. Mais ces Africains-là sont toujours-là ! Pour tout dire, le Covid19 est loin d’être leur «pire».

<strong>B.S. Diarra – </strong>

<strong>Article publié dans «La Sentinelle» N°  483  du Lundi 31 Mars  2020</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Attaques successives à Bandiagara (Mopti),  Hèrémakono (Sikasso), San (Ségou) :  Les leçons d’une défaillance politico-militaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-successives-a-bandiagara-mopti-heremakono-sikasso-san-segou-les-lecons-dune-defaillance-politico-militaire-2919764.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 01:45:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moins 20 morts suite à trois attaques successives dans des situations presque similaires… Au-delà du constat d’une insécurité désormais sans limite ni frontière, l’on retiendra une défaillance regrettable et combien déplorable de notre système sécuritaire et surtout un manque total de réalisme de la part des autorités politiques et militaires de la Transition. </em></strong>

D’abord cette certitude : ce n’est pas en vain que nos soldats tombent en ce moment sous les balles ennemies. C’est justement parce qu’ils se battent, qu’ils résistent et qu’ils meurent tous les jours que le pays existe encore là, débout. Nous leur devons donc une fière chandelle. Il est faux, voire insultant et démoralisant de dire que nous avions perdu la guerre d’où la nécessité de négocier le couteau sous la gorge.

Si guerre nous avions effectivement perdue, les vainqueurs auraient, à l’heure actuelle, imposé leurs lois comme ils l’ont déjà fait dans les régions tombées sous leur giron en 2012. Il est cependant évident que le pays subit une forte pression à l’heure actuelle. L’ennemi aussi d’ailleurs. Mais à la guerre comme à la guerre ! Tant pis pour le premier à craquer.

Alors, que les Morts reposent en paix, prompt rétablissement aux blessés et courage aux Vivants !

Pour autant, trois attaques visiblement planifiées dans trois régions dans un intervalle régulier de trois jours ayant fait chacune plus d’une trentaine de victimes et de nombreux dégâts matériels, laissent perplexes et suscitent de nombreuses interrogations.

Nous avions, dans ces mêmes colonnes, longuement critiqué la hiérarchie lors de la chute de OGOSSAGOU (1 et 2), DIOURA et SOBADANI… Mais ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à envier à ces localités sur le plan purement militaire. Il s’agirait d’un véritable scandalemilitaire.

La Transition, majoritairement composée  de militaires et avec la militarisation à outrance de l’administration en l’occurrence, doit s’expliquer. Il a fallu moins que cela (Bandiagara, Hèrèmakono et San) sous IBK pour susciter la grogne populaire et une instabilité politique qui aura finalement raison du régime politique en place...

Tout se passe aujourd’hui comme si personne à Heremakono et San, n’a appris la moindre leçon de la première attaque (Bandiagara). Pour un pays en état de guerre… Hum ! L’on constate que l’assaillant, dans les trois cas, est arrivé pendant le même intervalle de temps (entre 19h – 00h). Il a tué, saccagé et s’en est allé.

Aussi, Bandiagara ou pas, au regard de la situation d’urgence imposée de fait au pays, toute unité, brigade, commissariat, entre autres, doit être en tout temps et en tout lieu, être en position de combat. Mais il est tout simplement regrettable que les nôtres se fassent régulièrement surprendre. Pourquoi donc ? La hiérarchie seule n’est pas interpellée. Les hommes et femmes sur le terrain doivent également s’interroger.

L’on en saurait éternellement attribuer les défaillances à la hiérarchie, au manque de matériels, au non-paiement de primes, entre autres motivations. La guerre est d’abord et avant tout une question de survie personnelle avant d’être celle de défense du territoire et de la Nation. La troupe au sol et sur le terrain doit donc se sentir interpellée.

On a ouï dire par le Premier Ministre de la Transition dans son fameux Plan d’Action du Gouvernement, qu’il faille dialoguer. Négocier ? Oui, mais avec qui ? Ces auteurs des attaques de Bandiagara, Hèrèmakono et et San ?

Il est évident que les ces assaillants ne donnent aucune chance à la paix en procédant de manière répétitive aux attaques sanglantes. Un message  se cache visiblement dans ces offensives meurtrières. Il ressemble à ceci : <strong><em>«pas de répit, pas de paix. Seulement la reddition et rien d’autre !».</em></strong>

Et le choix de leurs cibles est très parlant : Tous les symboles attaqués représentent l’Etat du Mali. Aucun objectif civil ! Le clin d’œil à l’endroit des populations civiles est donc évident. Elles constituent (les populations) manifestement l’enjeu.

Il est dommage que rien ne soit entrepris à l’heure actuelle par Bamako, pour réduire le fossé existant désormais entre l’Armée malienne et la population de manière générale. Tenez par exemple : les fêtes du 20 Janvier et 22 Septembre sont devenues purement et exclusivement militaires, les populations civiles étant de facto exclues, ne se sentent plus concernées et ont tendance à se replier sur elles-mêmes; le coup d’Etat militaire du 18 Août 2020 a engendré le règne des Colonels et amoindri la représentativité et le rôle des politiques assimilés dans certains cas, à des apatrides; la militarisation de l’administration publique a accentué la méfiance… Bref, le fossé entre populations civiles et militaires est en train de s’élargir. Et ceci, loin d’une bonne nouvelle, arrangerait plutôt les affaires des assaillants qui perçoivent là un potentiel allié.

Aussi, l’on constate d’ores et déjà que les attaques pourtant meurtrières et systématiques sont accueillies dans l’indifférence presque totale des populations civiles de façon générale. Elles semblent avoir perdu foi en certains militaires qui ont visiblement dilapidé le capitale de confiance que les Maliens, dans une écrasante majorité, vouaient au Soldat et au «Porteur d’uniforme» malien en général. Hélas !

Force est de reconnaître que les autorités politico-militaires de la Transition pèchent en ce moment en maints endroits et ne donnent nullement l’impression d’être conscients du péril qui se dessine. Les attaques à Bandiagara, Hèrèmakono et San semblent en être des signes annonciateurs.

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Premiers lots de vaccins COVID-19 au Mali : De troublantes indications !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/premiers-lots-de-vaccins-covid-19-au-mali-de-troublantes-indications-2919761.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 01:06:15 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Y a-t-il épidémie de covid19 au Mali nécessitant une vaccination de masse ? Aucun Epidémiologue sérieux ne se hasarderait à répondre par l’affirmatif. Les taux d’infection, de contamination et de décès étant très faibles ici (moins de 1%) … Et ces vaccins alors ? Sont-ils nécessaires ? Affecteront-ils le système immunitaire collectif que les populations semblent naturellement développer contre la maladie ? La durée de l’efficacité de ces vaccins étant de six mois dans la plupart des cas, quelles garanties offrent les généreux  donateurs, (ceux-là même qui annonçaient l’hécatombe pour l’Afrique),  quant au renouvellement des stocks et le second passage de la vaccination au regard des aléas sociopolitiques et de l’instabilité  dans nos régions ? Enfin, ces vaccins sont-ils hallal  étant entendu que la plupart des produits vaccinaux contiennent de la gélatine de porc… ? Nous avions demandé l’avis de très nombreux spécialistes et leurs conclusions ne sont pas forcement rassurantes.      </em></strong>

Un premier lot de 396.000 doses du vaccin anglo-suédois <strong>AstraZeneca</strong> a été réceptionné par les autorités maliennes en fin de semaine dernière. Le pays attend 8,4 millions de doses de vaccins dans le cadre de l'initiative Covax (lire encadré).

Et selon le Ministre de la santé, les premières personnes sur la liste à être vaccinées sont <strong><em>«les médecins, les personnes âgées de plus de 60 ans et les patients atteint de comorbidité».</em></strong> La «comorbidité» désigne la présence<strong> </strong>de<strong> maladies et/ou divers troubles aigus ou chroniques s'ajoutant à la maladie initiale </strong>(par exemple : avoir du diabète et être infecté par la Covid-19).

&nbsp;

<strong>Et pourtant, la COVID n’est pas (encore) un problème de santé publique au Mali –  COVID19 : 358 morts – Accidents de la circulation routière : 663 tués</strong>

Le Mali,  à l’instar de ces autres pays durement touchés, connait-il une surmortalité du fait de la COVID19 ? La réponse est bien évidemment non ! Cette maladie est encore loin d’être un problème au Mali. Les problèmes de santé publique sont bien connus ici : <strong><em>«La prévalence contraceptive reste faible (6,9%). La malnutrition constitue toujours un problème de santé publique ; 27% d'enfants de moins de 5 ans souffrent d'insuffisance pondérale…,»</em></strong> et le Paludisme dans une certaine mesure (source : ministère de la santé).

Et le saviez-vous ? Les accidents de la circulation routière sont plus meurtriers au Mali que la COVID 19 !  Tenez : pour la seule année 2019,  il a été recensé 8.935 cas d'accidents au Mali. On déplore  8.460 victimes soit 663 tués et 7.797 blessés… (Source ANASER - 20<sup>ème</sup> session ordinaire du conseil d'administration du 24 février 2021).

S’agissant de la prétendue pandémie, à la date du samedi 06 mars 2021, le pays comptabilisait 8.509 cas identifiés de Covid-19 et 358 décès. C’est le bilan de Décembre 2019 à ce 06 Mars 2021. Faites le rapport !  Pour faire simple, ce sont 358 décès pendant 15 mois par le covid-19 contre 663 morts en 12 mois suite aux accidents de la circulation routière.

Ce bilan certes macabre est en tout cas indicatif. Comme pour dire que les accidents de la circulation routière constituent plus à l’heure actuelle, un problème de santé publique que le Coronavirus au Mali. Le taux de mortalité de la maladie n’atteint même pas 1% au contraire du paludisme par exemple de l’ordre de plus de 20% dans certaines régions du pays.

Ceci étant, pourquoi donc les partenaires du Mali ne se sont autant empressés en vue de circonscrire ces accidents de la circulation routière ou le palu au même titre que la COVID-19 ? Hum ! L’on comprend que les autorités de la transition à la recherche effrénée de légitimité internationale soient particulièrement motivées aux côtés des organismes internationaux au point de réfléchir peu ou prou à la question.

<strong>«Renouveler les vaccins tous les six mois… Pour autant, «la maladie sera de retour»</strong>

C’est le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu qui informait ainsi ses concitoyens, le16 février dernier à Jérusalem : <strong><em>«Il est important de dire que le vaccin est efficace pendant une période limitée. Pour le moment, nous donnons le passeport vert pendant six mois, mais il peut être efficace pendant un an ou deux... Nous nous préparons au scénario pessimiste, selon lequel il faudra renouveler les vaccins tous les six mois»</em></strong> (Source i24NEWS).

Et le plus grave reste à venir à en croire le Premier ministre israélien, toujours selon la même source : <strong><em>«Mon objectif est d'apporter 36 millions de doses supplémentaires cette année. Le vaccin n'a pas éradiqué le corona, il sera de retour et nous devrons rebooster nos anticorps» </em></strong>(Source i24NEWS).

Les faits sont têtus : l’efficacité du vaccin anticovid est bien limité au point que le Premier Ministre Israélien mise plutôt sur les anticorps naturels qu’il faudra selon lui, «rebooster». Rappelons que le pays (Israël) utilise en ce moment le  vaccin «Pfizer-Biontech».

Cette sortie du Premier ministre israélien pose à la fois la problématique de l’inefficacité des vaccins existant, aussi, une probable dépendance  des sujets vaccinés et surtout, l’efficacité des anticorps naturels à l’origine de l’immunité collective. Un don de Dieu pour les pays du continent dont le nôtre !

<strong>Beaucoup de questions et très peu de réponse</strong>

Quel impact auront ces vaccins dont on ignore la nature réelle (il en existe désormais tant), sur les Africains lesquels ont d’ores et déjà développé une résistance certaine face à la maladie ? On le sait : lesdits vaccins ont été conçus et élaborés dans des laboratoires européens, américains et asiatiques pour des populations  bien spécifiques ne possédant l’immunité des Africains du Sahel en l’occurrence. Ces vaccins renforceront-ils cette immunité naturelle désormais reconnue chez certaines populations ou, au contraire, la briseront- ils ? Quelle étude, Donateurs et Receveurs des fameux vaccins ont donc menée en amont avant de proposer la marchandise à ces populations ?

Et pendant qu’on y est, rappelons que l’Afrique du Sud a gentiment rejeté certains vaccins estimant qu’ils sont inefficaces pour ses populations. Alors ?

Il est évident que les généreux donateurs ignorent les tenants et aboutissants de la maladie et de leurs produits sur la santé des populations africaines en général. N’ont-ils pas annoncé une hécatombe  pour le continent avant que les faits leur fassent mentir ? Ils n’en savent rien, en vérité.  Les populations d’ici seraient-elles finalement leurs cobayes ?

Et il y a plus incertain encore : certains vaccins nécessitent deux passages. Le continent, en tout cas, une grande partie, étant sujette aux aléas sociopolitiques et à de nombreuses incertitudes (troubles politiques, conflits communautaires, faillite des dispositifs sécuritaires, etc.), serait-il possible d’obtenir les deux passages annoncés dans toutes les régions ?   Hum !

En tout cas, il n’y aura pire catastrophe pour un vacciné que de s’entendre dire par exemple, qu’il ne pourra bénéficier d’un deuxième passage pour cause de rupture ou destruction de stocks par des groupes armés, ou de coupure d’électricité n’ayant pas permis la conservation des produits.

Par ailleurs, le timing d’une éventuelle vaccination est d’ores et déjà sujet à caution, dans le cas de nombreux pays africains à forte population musulmane. L’injection de corps étranger dans l’organisme est prohibée par la religion lorsque le sujet est à jeun. Il s’avère que le Ramadan commence au mois d’Avril prochain (12 ou 13), dans moins de 40 jours. Si opérations de vaccination de deux (02) tours il y a, le calendrier ne le permet plus. Il faudra alors attendre la fin du mois de Ramadan (Mai – Juin 2021), début d’hivernage avec ses corollaires.

<strong>Ces vaccins sont-ils hallal ?</strong>

Toutes les sociétés pharmaceutiques dont Pfizer, AstraZeneca et Moderna, persistent et signent : leur vaccin est hallal, c’est à dire propre à être injecté chez les Musulmans, parce qu’à leurs dires, ne comportant aucun produit Haram (alcool, viande de porc, etc.). Ce détail est primordial chez de nombreux musulmans et certains préféreraient (à tort ou à raison) mourir de covid que de consommer du haram.

Mais pourquoi donc la question de haram et de hallal vient ici au devant de la scène ? Tout simplement parce de nombreux produits pharmaceutiques dont des vaccins contiennent justement de la gélatine de porc, une substance issu de cet animal dont la consommation est interdite aux Musulmans.

Pour autant, l’Islam n’autorise-t-il pas l’utilisation des substances même haram en cas de nécessité absolue et surtout, lorsqu’il est question e vie ou de mort ? Bien vrai ! Mais il ne s’agit pas ici de médicament (produit curatif), donc d’une question de vie ou de mort. Mais de prévention dont l’efficacité n’est pas encore et définitivement prouvée. Cela change tout.

Aussi, les gros mensonges ayant accompagné le phénomène et l’avidité des laboratoires ont ébranlé la confiance des populations sur tous les continents.

Souvenez-vous donc du débat sur les types de  masques, leur efficacité ou pas, le mode de transmission de la maladie, l’Afrique et l’hécatombe programmée, le cas des enfants et adolescents, la négation de l’immunité collective chez certaines populations, celle du soleil et de la température sur la maladie, etc.  Ce qui apparait aujourd’hui comme de gros mensonges ont été proférés et défendus mordicus il y a peu.

Les lobbies pharmaceutiques et certains gouvernements se sont en effet appliqués à tout nier à leur seul et unique profit au point qu’aujourd’hui, la confiance des populations  s’est considérablement érodée.

Voyez-vous ? En prétendant donc aujourd’hui que leurs produits sont hallal, l’on doute tout simplement.  C’est le prix du mensonge. Vous souvenez-vous de l’histoire du Berger menteur annonçant tous les jours être attaqué par un lion et se moquant des villageois venus à son secours ? Personne ne sortit le jour où la bête s’en prit effectivement à lui et à son troupeau.

Les sociétés pharmaceutiques, les Etats et Gouvernements ont beaucoup trop menti et semblent aujourd’hui rattrapés par leurs forfaits au point que l’on prenne aujourd’hui du recul face à toutes leurs déclarations. Alors, hallal ou haram ?

L’on retiendra, en tout état de cause, que le programme de vaccination contre la COVID19 tel que prévu, n’inspire nullement confiance aux populations maliennes en général au regard des très nombreux mensonges, incertitudes et duplicités des acteurs nationaux et étrangers.  L’autre grosse bêtise serait de rendre la vaccination obligatoire.

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Gestion de la transition : N’est pas ATT qui veut !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-de-la-transition-nest-pas-att-qui-veut-2899493.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 02:37:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Notre Peuple veillera avec jalousie et réagira avec fermeté à toute tentative de confiscation de sa victoire ainsi qu’à toute manœuvre de récupération». Dixit ATT. Avril 1991. Pour les besoins de la cause, nous vous livrons ici un aperçu des événements survenus en 1991, commentés et relayés par nos très sérieux confrères de l’Essor au moment des faits. De quoi inspirer certains acteurs d’aujourd’hui.   </em></strong>

<strong> </strong>

<strong>LE NOUVEAU PAYSAGE POLITIQUE SE MET EN PLACE</strong>

<strong>Le CRN s’efface, vive le CTSP </strong>

Dans les jours qui viennent, un gouvernement provisoire doté d’un premier ministre devrait être mis en place par le comité de transition pour le salut de peuple (CTSP). Cet organe de vingt-cinq membres – 15 civils et 10 militaires- présidé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré a été mis en place dimanche 31 Mars a la maison du peuple à l’issue d’une réunion entre le coordination des Associations et mouvement démocratiques et le conseil de Réconciliation nationale qui avait déposé, le 26 Mars le Général Moussa Traoré. Ce même dimanche en début d’après-midi, fut prononcé la dissolution du CRN.

Quelle sont les prérogatives du C.T.S.P. ? Elles sont, dans leurs grandes lignes énoncées dans l’acte fondamental adopté par les deux parties réunies (la coordination et le défunt CRN). Le CTSP a charge de légiférer mais surtout de réunir le plus rapidement possible en approfondissant la réflexion, les conditions nécessaires au retour des militaire dans les casernes prévu pour le 20 janvier 1992. C’est dire que dans les trois mois qui viennent, le CTSP doit organiser une conférence Nationale qui devrait permette à tous les courants de pensée de ce pays de s’exprimer et de faire valoir leurs positions sur la future constitution et sur le code électoral. Au-delà d’une Conférence   Nationale, le CTSP doit préparer les élections municipales, législatives et présidentielles qui doivent intervenir avant la fin des onze mois qui nous séparent de la fête de l’armée malienne (20 Février 1992).

Dans l’acte fondamental, il ressort d’une part, une incompatibilité entre le fait d’être membre du CTSP et le gouvernement, d’autres part, le président du CTSP n’a pas le droit de se présenter aux élections présidentielles. Par ailleurs, le texte consacre la création des partis politiques au Mali et met l’accent sur le respect des droits de l’Homme et la dignité humaine. Enfin, soulignons que le CTSP, qui est en fait, l’instance suprême du pays pour cette période de transition, compte en son sein un membre du Front Islamique Arabe et un autre du Mouvement populaire de l’Azaouad. Deux organisations qui, il y a quelques mois encore, étaient en rébellion armée dans le nord du pays. Dans le CTSP, font aussi leur entrée deux militaires qui ne faisaient pas parties des 17 membres du CRN connus à ce jour. Il s’agit du médecin commandant Mohamed Coulibaly et du commandant Yaya Ouattara (…).

A l’issue de la cérémonie de mise en place du CTSP, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré président de la nouvelle structure, s’est, dans un discours, félicité de la naissance du Comité qui consacre la légitimité née du 26 Mars 1991

Il a poursuivi :

«L’acte Fondamental portant organisation des pouvoirs publics fait une large place aux droits fondamentaux de l’Homme et du citoyen. C’est dire la volonté du comité de transition pour le salut du peuple d’œuvrer à l’émergence d’un ordre reposant sur les valeurs démocratiques dans lequel l’état et ses services sont d’abord au service du peuple. C’est dans cette éthique que nous inscrivons l’action du 26 Mars 1991, qui venait parachever le combat du mouvement démocratique et syndical, dont l’objectif est de rendre à notre Peuple et à sont Armée leur dignité afin que dans la paix soit bâtie une société de démocratie pluraliste, débarrassée de toute injustice sociale.

On ne fait pas le bonheur d’un peuple sans lui et l’histoire est riche d’exemples ou l’ambition et la générosité d’un projet politique n’ont pas suffi à en assurer la mise en œuvre. C’est pourquoi nous ne devons pas oublier que la revendication démocratique de nôtre peuple, revendication pour l’aboutissement de laquelle il a consenti et est prêt à consentir le sacrifice ultime, reflète une profonde aspiration au changement et à la justice. Notre Peuple veillera avec jalousie et réagira avec fermeté à toute tentative de confiscation de sa victoire ainsi qu’à toute manœuvre de récupération. Je voudrai assurer mes compatriotes que l’armée n’a aucune prétention à exercer le pouvoir de l’état. Elle aussi a tiré les leçons de la gestion désastreuse  qui a été faite en sont nom, directement ou indirectement, au cours des 22 dernières années. Elle aussi a payé un lourd tribut à l’affairisme, au favoritisme et la répression. Pire elle a été utilisée contres son peuple qui en avait fait le 20 janvier 1961 un des premiers symboles de sa dignité retrouvée.

Aussi, afin que nul ne se méprenne sur nos intentions et pour couper court à toute campagne insidieuse, nous avons décidé de dissoudre aujourd’hui même le Comité de Réconciliation Nationale. Mais vous comprendrez que notre devoir est de continue, avec vous, à préparer avec sérénité et fermeté, dans la confiance réciproque et la solidarité, la transition de notre pays vers une réelle démocratie pluraliste.

Je voudrai me permettre de dire, qu’à mon humble avis, l’heure n’est pas encore à l’électoralisme. Nous devons approfondir la réflexion, la cohésion et l’éducation afin que se renforce durablement dans notre peuple l’adhésion aux valeurs démocratiques fondamentales et qu’émerge un nouvel humanisme dans la vie politique pour qu’en soit exclu à jamais, le recours à l’intimidation et à la violence, et que plus jamais, la démagogie et l’opportunisme ne puissent abuser notre peuple. La tâche qui nous attend est colossale tant est énorme le gâchis dont nous héritons. Je souhaite vivement que nous puissions l’accomplir avec fermeté, un sens élevé des responsabilités et un réel esprit d’ouverture».
<ol>
 	<li>Kanté</li>
</ol>
<strong>LE COMITÉ DE COORDINATION S’EST DISSOUT</strong>

<strong>Mission accomplie !</strong>

<strong><em>Après le CRN, c’est le comité de coordination (les membres sont à la gauche de la photo), qui s’est effacé.</em></strong>

Le comité de coordination des Organisations et Associations Démocratiques, mis en place le samedi 23 Mars 1991 à la Bourse du Travail sous la présidence de M. BaKary Karambé.

Après avoir constaté que l’ensemble de ses objectifs à savoir :

- la chute du président Moussa Traoré et de son gouvernement ;

- la dissolution de l’Assemblée Nationale ;

- la mise en place d’une structure de salut public ;

Ont été atteints, le comité de coordination a décidé sa propre dissolution à du même jour le comité de coordination remercie tous les patriotes maliens qui l’ont aidé, même au prix de leur vie, à la réalisation de ses objectifs.

Le Comité de coordination présente encore une fois ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux Camarades blessés.

&nbsp;

<strong>L’AVENIR POLITIQUE DU MALI</strong>

<strong>Le franc jeu est possible</strong>

Lorsque l’histoire part au pas de charge, les mentalités ont parfois du mal à suivre. Surtout si les événements se bousculent chaque jour et si les repères et précédents manquent pour ajuster les analyses. Ainsi, sur le plan politique, depuis plus d’un quart de siècle, notre pays vit sous le signe de la dualité. Dualité instituée par le Président Modibo Keïta quand le Comité National de Défense de la Révolution étouffa  l’exécutif après avoir après avoir dissous le législatif, dualité prolongée par le coup d’Etat du 19 Novembre 1968 lorsque le gouvernement était juste un appendice du CMLN qui y plaçait  ses hommes et ses fidèles, dualité perpétuée par l’avènement de l’UDPM qui, dans le choix des responsables gouvernementaux et administratifs faisait intervenir le concept inconnu du militantisme.

Alors aujourd’hui, les questions ne manquent pas quant aux conditions de cohabitation du CTSP et du futur gouvernement provisoire. Le premier devant selon les dispositions de l’Acte Fondamental, contrôler le second, ne risque-t-il pas d’y avoir ingérence excessive de l’organe de supervision dans les affaires de l’exécutif ?

N’y a-t-il pas danger de voir le gouvernement perturbé dans ses choix techniques par des instructions politiciennes qui en «bâtardiraient» la portée ?  Objectivement, ces dangers existent mais l’Acte fondamental en a limité les risques.

D’abord, en cas de désaccord avec les mesures gouvernementales, l’intervention du CTSP se fait de manière publique par une interpellation qui prendra le plus souvent la forme de questions écrites ou orales auxquelles l’Exécutif sera tenu de répondre.  Ce qui signifie tout d’abord que le « dérapage » gouvernemental doit être suffisamment grave pour que le CTSP s’en émeuve, sinon, les rectifications seront laissées à l’appréciation du premier Ministre ou du chef de l’Etat. Ce qui signifie ensuite que la gravité du «dérapage» aurait fait l’objet d’une appréciation unanime du CTSP et non d’une des sensibilités qui y est représentée et qui serait tentée de faire prévaloir un point de vue corporatiste ou électoraliste.

D’autre part, l’Acte fondamental prévoit une coopération assez entre le Gouvernement et le CTSP pour que soit réduit au minimum les risques de mésententes.

Ainsi, les ordonnances (qui prennent provisoirement le relais des décrets) sont adoptées par le comité de transition et signées par le Président de celui-ci, mais elles sont indifféremment initiées par le CTSP et le Gouvernement.  Les propositions d’ordonnances du Premier sont transmises pour observation au Premier Ministre. Inversement, les projets d’ordonnance adoptés par le second seront revus par le comité.

Les conditions sont donc réunies pour que le franc-jeu soit possible et que le gouvernement travaille l’esprit libre.

Toujours dans le cadre de cette autonomie d’action gouvernementale, l’Acte Fondamental confie au Premier Ministre le titre de Chef du Gouvernement. Une responsabilité que l’ancien Président avait refusé au Pr Dembélé qui, lors de son mandat, se retrouva «primus inter pares» premier parmi des égaux.

Soumana Sacko, pour sa part, a carte blanche et dirige l’action gouvernementale. Comme dans tous les régimes démocratiques la composition de l’équipe qui œuvre sous ses ordres fera certainement ‘objet d’une concertation très ouverte entre lui et le chef de l’Etat, celui-ci conservant le dernier mot pour la nomination des Ministres. Mais là également, la possibilité de désaccords majeurs est praticable ment nulle. En effet, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, en choisissant «ZOU» pour Premier Ministre devait se faire déjà une idée des futurs autres membres du gouvernement et son appréciation rejoindra certainement celle de Sacko pour l’essentiel.

Les deux hommes auront comme souci d’entretenir la vague porteuse d’espoir soulevée par la nomination de Sacko et de consolider la confiance populaire suscitée par l’actuelle évolution des événements. Ils miseront, pour appuyer leur action, sur la fierté des Maliens d’être redevenus eux-mêmes et de pouvoir un jour se présenter en exemple aux yeux de l’Afrique.

<strong>G. DRABO</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CMAS … Issa Kaou N’Djim dans le collimateur des jeunes du M5-RFP]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/cmas-issa-kaou-ndjim-dans-le-collimateur-des-jeunes-du-m5-rfp-2899488.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 02:29:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Celui qui était qualifié comme le dossard numéro 10 du M5 -RFP ou l’un des meneurs de jeu semble tomber de son piédestal. Il a annoncé la mort du M5-RFP de sa plus belle mort et interdit la tenue des rencontres de ce regroupement au siège de la CMAS. Toute chose qui créa une scène d’émulation au sein du regroupement dont il est l’un des pères fondateurs. Des jeunes ont failli le lyncher Samedi dernier. Du coup l’on se demande s’il n’est pas devenu un attaquant de rupture ? Cela </em></strong> <strong><em>au regard de sa volteface. Et là où le bas blesse c’est le silence radio de son mentor Imam Mahamoud Dicko  dont il est également le porte-parole</em></strong>

Le porte-parole de l’imam Dicko non moins coordinateur général de la CMAS a été agressé par des jeunes du M5 RFP, du moins, a-t-il accusé ces derniers d’être ses agresseurs. Une attaque selon lui, qui fait suite à ses propos. Il a décidé de porter plainte contre ses agresseurs et affirme avoir identifié certains d’entre eux.

Mais derrière ce phénomène se cacherait une ambition inavouée du porte-parole de l’imam Dicko non moins coordinateur de la CMAS. On a l’habitude de voir   plusieurs fois  son mentor (Imam Dicko) le rappeler à l’ordre après ses dérapages. Ce fut le cas lors de la signature d’une convention électorale en janvier 2020 en prélude aux législatives 2020 (annulées) avec la CODEM dans le district de Bamako. Il n’a pas eu autant de chance cette fois-ci.

Depuis le départ du Président IBK, le divorce s’est invité entre la CMAS à travers Issa Kaou N’Djim et le retrait de l’imam Dicko. Et pourtant la mission du M5-RFP n’est pas encore terminée au regard de  car nous sommes toujours dans l’incertitude malgré les organes de transition.

La composition du nouveau Gouvernement en a rajouté .L’Imam semble avoir poussé ses pions au détriment du M5-RFP. Et, pourtant la CMAS à travers son Coordinateur général Djim  aussi bien que l’Imam Dicko eux affirmaient tous qu’il ne s’agissait pas d’une question de postes ou de privilège. Comme on le dit, le temps reste le meilleur juge.

Notons que la décision de Issa Kaou N’Djim est loin d’être partager par les membres de la CMAS qui l’accuse toujours de ses dé&amp;cisions unilaterales.Ce regroupement n’est pas aussi à l’abri d’une implosion.

Mais visiblement l’Imam Dicko et son gendre Issa Kaou N’Djim ont trahi les idéaux du M5-RFP. Mais c’est aussi oublier que cette junte n’est pas un allié sûr. Wait and see !

<strong>Coulou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Soumaila Cissé, président du FSD, libre :  Qu’est-ce qui va changer au M5 – RFP ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-president-du-fsd-libre-quest-ce-qui-va-changer-au-m5-rfp-2899491.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 01:35:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ex-otage de jihadistes est enfin libre. Et après, est-on tenté de demander ? Après, donc maintenant, il reprend ses activités politiques en assumant la présidence du FSD (Front pour la Sauvegarde de la Démocratie), entité membre à part entière du M5-RFP dont l’aile dure a d’ores et déjà choisi de poursuivre le combat après la mise en place d’un gouvernement transition.</em></strong>

En l’absence de Soumaïla Cissé, c’est Choguel K. Maïga qui a pris les commandes du FSD, un regroupement de partis politiques de l’Opposition. Il occupe évidemment une place de choix au sein du M5-RFP lequel, suite aux derniers événements (mise en place du gouvernement de la transition), a choisi le prendre ses distances par rapport à la junte au pouvoir et même de s’inscrire dans l’opposition.

C’est donc dans ce contexte que débarque le chef de file de l’Opposition sous IBK. Prendra-t-il le train en marche ou s’alignera-t-il derrière la tendance désormais proche de la junte en caressant l’espoir d’être le candidat de cette dernière à la faveur de la prochaine consultation présidentielle ?

Certains observateurs évoquent d’ores et déjà une manœuvre peu orthodoxe de la part des militaires visant à se présenter comme les véritables et principaux acteurs de la libération de l’otage malien en occultant les efforts du président déchu (IBK). Il nous revient, pour la petite histoire, que les membres de la junte ont plutôt trainé les pieds dans le processus de libération des otages, certainement dans le but de s’arroger tout le mérite, d’obtenir une reconnaissance internationale et pourquoi pas, s’attirer les faveurs de l’ex-otage dans la perspective des combats politiques futurs. L’ex-otage des jihadistes étant bien côtés au sein des organismes internationaux et surtout de la sous-région (CEDEAO, UEMOA…) au sein desquels il a occupé de hautes fonctions

L’ex-otage, est dans tous les cas attendu sur ce terrain hautement stratégique Et sa position pèsera lourdement sur le paysage politique national et sur les futurs enjeux.

<strong>B.S. Diarra  </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[«Groupes d’opposants armés», «jihad… » Et si Mariam Petronin avait raison ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/groupes-dopposants-armes-jihad-et-si-mariam-petronin-avait-raison-2899485.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 01:33:37 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà de colère et de l’indignation qu’elle a suscitées en France en l’occurrence, Sophie Petronin alias Mariam doit inspirer une autre réaction au Mali : non celle d’une méditation sabbatique, mais de véritables interrogations.  D’abord l’on comprend déjà mieux pourquoi qu’il y a désormais tant de Sophie Petronin, hommes et femmes dans les rangs des jihadistes. Aussi, c’est visiblement notre approche et conception de la lutte contre ce phénomène qui semble en cause. La preuve par Mariam Petronin.  </em></strong>

<em>Ses premières déclarations ont fait l’effet d’une bombe dans son pays et dans le monde judéo-chrétien extrémiste où le phénomène islamiste, voire le musulman est perçu avec beaucoup de préjugés. </em>

<em><strong>«Je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous»,</strong></em> <em>a-t-elle lancé à la face des journalistes et des politiques français lesquels s’attendaient plutôt à un mot de remerciement à l’adresse des autorités françaises qui avaient justement besoin d’une reconnaissance paternaliste et protectrice de la part d’une compatriote effrayée, sauvée in extrémis des griffes de Jihadistes impitoyables et sanguinaires. C’est du moins l’image qu’aurait bien accueillie Paris.  Mais au lieu de cela, c’est plutôt un laurier que l’ex-otage a dressé sur la tête de ses ravisseurs allant jusqu’à les assimiler à des victimes, des </em><em><strong>«groupes d’opposants armés».</strong></em>

<em><strong>«Pourquoi vous les appelez jihadistes»,</strong></em> <em>interroge-t-elle ainsi le confrère de RFI qui lui avait tendu son micro</em><em> ?  <strong>«Parce qu’ils font le jihad ? Vous savez ce que ça veut dire jihad en français ? Jihad, c’est la guerre». </strong></em>

<em>A peine si elle n’annonce pas avoir séjourné au paradis en compagnie de ces </em><em><strong>«groupes d’opposants armés»,</strong></em><em> déclarant </em><em>avoir accepté sa détention, <strong>«comme une retraite spirituelle»</strong> </em>ayant à sa portée de<em> <strong>«l’air pur»</strong></em><em> et <strong>«l’eau fraîche»</strong></em><em>. D’ailleurs, elle annonce </em>s’être convertie à l’islam et s’appelle désormais Mariam et non<em> <strong>«Sophie»</strong> !</em>

Choquant ! Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un français catholique abandonne sa foi d’origine et embrasse l’Islam. Aussi, il existerait à l’heure actuelle, plus d’une centaine de combattants jihadistes français ayant combattu en Irak, Syrie, Afghanistan et aujourd’hui au Sahel.

S’il est évident que Sophie… Pardon, Mariam ne saurait nullement justifier la présence de ces <strong><em>«opposants armés»</em></strong> si loin de leur pays d’origine, elle suscite cependant de véritables interrogations quant à la méthode en vigueur en vue de les combattre et tout d’abord, sur la nature et le statut des combattants en question.

&nbsp;

<strong>Le GSIM d’Iyad Ag Ghali</strong><strong> a-t-il changé de cap ?</strong>

<strong> </strong>

<em>Souvenez-vous ! C’est à partir de 2012 que la lutte contre le Jihadiste s’est intensifiée au Sahel en général et au Mali en particulier. Mais qu’on s’y arrête un instant ! Ces groupes armés seraient-ils apparus seulement à cette date (2012) ?  </em>

<em>L’histoire retiendra qu’à la date indiquée (2012), c’est bien le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad- une entité séparatiste) qui a introduit les groupes jihadistes au Sahel. Les deux mouvements étaient même à deux doigts de signer une plateforme en vue de mener des opérations communes (si ce n’est d’ailleurs fait – on parle d’accords secrets signés entre certains belligérants). </em>

<em>Vu sous prisme, l’allusion de Mariam Petronin relative aux</em><em><strong> «groupes d’opposants armés»</strong></em><em> prend tout son sens étant entendu que ses interlocuteurs sont parvenus à la convaincre qu’ils sont de «simples» combattants de la liberté et non des jihadistes. Faut-il alors craindre un changement de cap de </em>Jamat Nusrat al-Islam wal-Muslimine (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans- GSIM) dirigée par Iyad Ag Ghali ?

Pour rappel, au contraire de l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS ou DAECH au Sahara) qui mène une guerre spirituelle et territoriale en vue de s’implanter, le GSIM d’yad Ag Ghali entend plutôt islamiser son pays et contribuer à l’expansion de sa religion au-delà de ces limites. Les deux entités ont une approche totalement différente!

En assimilant donc ceux du GSIM d’yad Ag Ghali à de simples <strong><em>«groupes d’opposants armés»</em></strong> et non des Jihadistes, Sophie alias Mariam laisse perplexe plus d’un. Le GSIM d’yad Ag Ghali a-t-il changé d’orientation et, comme le MNLA ou DAECH au Sahara, cherchera-t-il désormais à s’implanter quelque part dans le Sahel ? Ou chercherait-il plutôt une reconnaissance politique ?

Signalons en tout cas que les récents et violents affrontements d’avec l’EIGS (DAECH) n’ont pas encore fini de susciter des interrogations sur ses véritables motivations.  Et force est d’admettre qu’à l’heure actuelle, Iyad est incontestablement le seul maitre à bord après avoir presque anéanti l’Etat Islamique au Grand Sahara. Et du coup, il devient le seul interlocuteur des forces en présence et de la communauté internationale. N’oublions cependant que l’homme est sur la liste noire des Etats-Unis (USA) et que sa tête est mise à prix par l’Oncle SAM.

&nbsp;

<strong>Notre approche antiterroriste est-elle la bonne ?</strong>

&nbsp;

Les révélations de Mariam dite Sophie Petronin incitent en outre à repenser la méthode jusqu’à ce jour utilisée en vue de contenir les jihadistes (pardon, les «groupes d’opposants armés»). Quel résultat de 2012 à nos jours ? Des milliers de victimes, civiles et militaires et, malgré une débauche de moyens logistiques et humains, le phénomène se propage au-delà des limites du Sahel.  A croire que la méthode utilisée a montré ses limites.

Et du coup, au regard de la persistance d’une méthode très faillible et contrastée, de bienpensants soupçonnent désormais l’existence d’un vaste complot entre les fameux groupes armés et certains régimes politiques en vue du maintien de ceux-ci avec, bien entendu, la bienveillance des armées étrangères sur place. D’où les manifs désormais au quotidien en vue de leur retrait pur et simple.

Si c’est un peu trop demander (ce départ) à l’heure actuelle, il importe cependant pour ces forces étrangères et nationales de changer de fusil d’épaule.

Ici, en effet, il existe beaucoup trop de zones d’ombres dans la lutte terroriste. Le Mali a récemment connu une de ses ambiguïtés.

Des Forces antiterroristes sont accusées d’avoir envahi une mosquée et tiré sur des manifestants désarmés. Des soldats de Barkhane pour leur part, ont interpellé de présumés suspects qu’ils ont ensuite remis aux autorités maliennes. Des prévenus ont été assimilés à de dangereux terroristes sans pourtant être jugés. Des opposants politiques ou tout empêcheur de tourner en rond sont taxés de dangereux terroristes est traités comme tels. Au nom de la lutte contre le phénomène, des actes de corruption et de détournements sont quotidiennement posés. Pour raison de menaces et risques d’attentats terroristes, les pouvoirs en place procèdent à de graves restrictions des libertés individuelles et collectives ; des manifestations des opposants sont alors interdites voire violemment réprimées. L’Institution judiciaire est dépouillée de toutes ses prérogatives…

Ces mesures suffisent-elle à contenir la menace ? Le doute est plus qu’autorisé. La preuve : de 2012 à nos jours, le phénomène gagne plutôt du terrain. Des zones jusqu’à ce jour épargnées sont désormais conquises et interdites d’accès aux autorités maliennes en l’occurrence mais ouvertes à de mystérieuses forces militaires. Nos armées nationales sont dépréciées et dévalorisées…

Ces mesures, loin de dissuader d’éventuels candidats au jihad, sont plutôt de nature à inciter les potentielles victimes à rejoindre le fameux <strong><em>«groupe d’opposants armés»</em></strong> dont fait allusion Mariam Pétronin.

Et les initiateurs et adeptes de la méthode forte trouvent-là des arguments justifiant leur approche. Et voilà la boucle ainsi bouclée !  Autant dire qu’avec cette méthode, c’est l’éternel recommencement. Mais à qui profite le crime ?

Certes des Jihadistes purs et durs, ça existe ! Il s’agit pour la plupart des hommes de forte conviction religieuse, des idéologues convaincus de pouvoir changer le monde en bouleversant le présent ordre mondial, de victimes de graves injustices sociales, de nationalistes, de trafiquants de tous genres,  entre autres.

Au regard de la complexité du problème et surtout de sa persistance, le Nigéria a finalement décidé de changer d’approche. Les prisonniers faits dans les rangs de Boko Haram, au lieu d’être systématiquement exécutés ou servir de monnaie d’échange, sont internés dans un centre spécial créé pour les besoins de la cause et «désintoxiqués» avant d’être envoyés en mission auprès des leurs restés dans le maquis ou sur les dunes. Cette méthode a déjà porté fruits en maints endroits sur le territoire nigérian. Pourquoi ne serait-elle pas efficace au Sahel ?

L’on constate, en tout état de cause, que les présumés jihadistes se présentent ici, non comme des coupables mais plutôt comme des victimes d’un vaste complot d’une coalition mondiale.  D’où les «groupes d’opposants armés».

Aussi, la dame Sophie alias Mariam Pétronin livre au moins un début de réponse et de réflexion sur le phénomène jihadiste au Sahel.

<strong>B.S. Diarra  </strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Issa Kaou Djim :  Ce danger politique N°1]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/issa-kaou-djim-ce-danger-politique-n1-2899487.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 13 Oct 2020 01:27:45 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est rare de voir un politique insulter autant et aussi bien le passé que l’avenir. Il est vrai que le sieur Kaou Djim est en train de se forcer une carrière politique... Mais quelle maladresse</em></strong> !

Sa dernière sortie voire diatribe contre le M5 est bien la preuve qu’il manque cruellement de maturité politique. Prétendre interdire le siège de la CMAS au M5-RFP et vouloir expliquer l’attachement de celui-ci à cet endroit précis par une absence de gite ou de siège, est tout simplement ridicule mais nullement surprenant venant de cet individu, nullement surprenant pour ceux qui le connaissent.

Ce ne sont pas les auditeurs de la Radio NYENTA où il fait office d’animateur, qui seront surpris par ce comportement de Monsieur Djim. Nombreux sont ceux qui se plaignent de lui à cause de ses écarts de langage et surtout de sa discourtoisie et de son irrespect. Il a en effet très peu d’égard («GASSI» en Bamanan-Kan) pour les autres y compris les personnes âgées.

Aussi, prétendre qu’il a autorité sur le siège de la CMAS est une insulte pour les autres membres du bureau voire à l’adresse de l’Imam lui-même. Dans tout système démocratique organisé, de tels privilèges relèvent de la compétence d’un ensemble et non d’un individu.

Le principe est justement le même au sein des points de rencontre générationnelle communément appelés «GRIN» au Mali.  Le chef de GRIN ou le point focal n’est nullement le plus puissant encore moins le plus riche, ou le mieux loti du groupe et à qui les autres doivent obéissance et soumission. Que nenni ! Les critères de choix sont diverses. La disponibilité, la convenance, l’accueil, la respectabilité s’avèrent, entre autres, les critères prédominants.

Et l’absence du Point focal du GRIN n’empêche nullement les rencontres chez lui. Il arrive même dans certains cas, que le chef de GRIN ou le point focal soit, l’un ou l’autre, sanctionné par les autres membres du groupe. Une belle leçon de démocratie adoptée à raison par tous les partis politiques de la place qui se respectent ! Ce phénomène du GRIN est culturel et propre au Mali. Mais tout le monde n’en a pas le sens et la culture. La preuve !

Aussi, se peut-il que l’Imam ait cautionné un tel comportement ? Les probabilités est quasi nulles ? Qu’importe ce que l’on pourra éventuellement penser de cet homme, l’Imam Dicko ! Une chose est sure : il est très sage et courtois même avec ses pires détracteurs. Toute chose qui lui vaut aujourd’hui le respect même de ses ennemis. Mais n’est pas Dicko toute personne qui se réclame de lui.

Pour autant, le risque que fait peser aujourd’hui l’Imam sur sa propre personne et sur l’immense travail qu’il vient d’accomplir consiste à laisser faire Kaou Djim. Cet homme est un danger politique pour lui-même et pour les autres !

Ses déclarations discourtoises et à la limite insultantes sont par ailleurs de nature à pousser les M5 et le MP4 l’un dans les bras de l’autre… On le sait : en politique, rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme.

Fort heureusement, il existe des bienpensants au sein de la CMAS. Ceux-ci ont d’ores et déjà entrepris de recadrer le fou-furieux.

<strong>Sidiki Magassouba</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La chasse policière aux vignettes factices]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/la-chasse-policiere-aux-vignettes-factices-2895514.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 15 Sep 2020 01:29:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Par-delà les services fiscaux de l’Etat et des collectivités, les effets du Coronavirus font rage dans l’existence quotidienne certaines catégories socioprofessionnelles. Il s’agit notamment de la police routière, qui est habituée à vivre plus de ce créneau que de ses rétributions régulières. En effet, avec la renonciation aux vignettes de l’exercice en cours pour les engins à deux roues, les agents n’ont visiblement d’autre choix que de rançonner les usagers les moins avertis. On aura remarqué que les contrôles ne sont plus diurnes et s’opèrent nuitamment, sans doute pour se mettre à l’abri des bruyantes indiscrétions. Les usages nocturnes de la route font ainsi plus les frais des tracasseries policières spontanées qui ont tout l’air de rackets en règle, consistant à immobiliser les moins avertis pour défaut de vignettes 2020. Elle n’est pourtant facultatives, et pour cause : les autorités du district en avaient suspendu le paiement avant la date butoir pour cause de Coronavirus et les attroupements que le paiement suscite. Il n’en demeure pas moins que les rançonneurs ne sont jamais à court d’arguments leur permettant de récupérer partie des gains que leur enlève la mesure dérogatoire. Il arrive même que l’usager soit interpellé sur les raisons pour lesquelles il ne s’est pas procuré la vignette de l’année en cours avant l’échéance. Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage, un adage qui prospère avec le sentiment de terreur créé par l’avènement d’un pouvoir militaire.

<strong>Entre responsabilités politique et militaire</strong>

Les victimes des manifestations anti-IBK ne sont pas aussi reléguées aux oubliés qu’on se l’imagine. Par-delà la prière collective organisée par l’imam Mahmoud Dicko en leur mémoire, elles ont mérité d’autres égards lors des concertations nationales. Des voix se sont élevées, en effet, pour réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les tueries de juillet consécutives à la désobéissance civile. Il était question, en clair, d’introduire le sujet dans la feuille de la transition, mais la suggestion n’a pas manqué de rencontrer une vive réaction de la part des participants militaires aux concertations. Il nous revient de source bien introduite que les représentants de la junte ont balayé d’un revers de la main toute velléité investigatrices sur lesdits événements tragiques en concédant, toutefois, que ne soient retenues que les seules responsabilités politiques y afférentes. De quoi laisser subodorer une crainte en rapport avec des bévues sécuritaires.

<strong>Les effets du coup d’Etat commencent par Gao </strong>

En plus de l’insécurité et des affrontements intercommunautaires, la Cité des Askia est frappée de plein fouet par une cherté de la vie. D’abord imputable à l’affluence démographique due à l’exploitation aurifère porteuse d’inflation, le phénomène s’est dangereusement aggravé avec l’embargo que la Cedeao a infligé au pays, en réponse au coup d’Etat militaire du 18 Août dernier. Mais pas seulement. Aux incidences des sanctions sous-régionales sur l’approvisionnement de la 7 ème région s’ajoute une économie régionale qui subit de plein fouet les effets de la suspension de nombreux projets par les partenaires occidentaux, lesquels assurent la plupart des services sociaux de base et soutiennent l’essentiel des activités génératrices de revenus. A une cherté de la vie induite aux distorsions de l’offre se greffe ainsi une consommation régionale fortement affectée par une baisse drastique du pouvoir d’achat causée par la cessation des activités de plus en plus insupportable. A un point tel qu’à la misère de la capitale pourrait en rajouter une forte vague de déplacés de Gao vers Bamako si les effets du coup d’Etat se prolongeaient.

<strong>La mesure peu responsable des colonels putschistes </strong>

Les tombeurs d’IBK n’ont cessé d’exceller dans l’art d’attirer la vindicte populaire au régime déchu. Un intrigant épisode de cette posture aura retenu les attentions, la semaine dernière, avec le rappel par les hommes forts de Kati de toutes les automobiles détenues par les parlementaires et les ministres. Il n’en fallait pas plus pour que leurs détenteurs se bousculent au portillon de la restitution des biens publics, avec un engouement à rappeler «le bûcher des vanités». La démarche n’aura pour autant pas épargné aux responsables concernés des jets de pierres de la part de ceux qu’on a voulu monter contre eux. En atteste la charge d’opprobre de dramatisation ayant inondé les réseaux sociaux sur le nombre de véhicules rendus par certaines personnalités. La demie dizaine pour certains, la dizaine pour d’autres; de quoi révéler l’ampleur de la frustration qui anime certains Maliens contre leurs concitoyens. Seulement voilà : l’opération haineuse de la junte n’est digne de reproches. Et pour cause, les véhicules ciblés ont été rendus et réceptionnés sans aucune précaution ni regard sur leur état alors que leurs utilisateurs ont pu remettre des carcasses à la place de bagnoles toutes neuves, notamment par subtilisations de pièces détachées ou de moteurs entiers, etc. Décidément, la restauration de la gouvernance n’est pas une mince affaire.

&nbsp;

<strong>Quand la terreur change de camp à Koro </strong>

Naguère sous contrôle des milices locales jusque dans l’expression des suffrages, le Cercle de Koro, selon nos sources, a définitivement quitté le joug de Dan Nan Ambassagou pour la bannière de leurs adversaires djihadistes. C’est la conséquence, selon nos sources, d’une perte considérable de terrain par la milice dogonne au profit des islamistes, qui font actuellement main-basse sur la quasi-totalité des contrées de la zone. Nos sources affirment, en tout cas, que la milice qui faisant sa loi - en polarisant les présomptions de massacres ethniques - a disparu sans laisser de traces. Les récentes dénonciations des experts de l’ONU sont-elles passées par là ? Il nous revient, en tout cas, que le vide laissé par le retrait de Youssouf Toloba et consorts a été vite comblé par leurs adversaires à coups de pactes passés avec les différentes communautés pour leur permettre de mener leurs activités socio-économiques sans entraves. Et l’avènement du nouveau pouvoir, conviennent les observateurs, se caractérise par une nette diminution de phénomènes néfastes tels les vols et extorsions de bétail, les attaques et incendies de villages, les obstacles aux activités champêtres, etc.]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Nouhoum Togo, à l’issue des concertations nationales :  «Il y a eu un hold-up et un coup d’Etat dans la salle… »]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 14 Sep 2020 15:03:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Nous avons senti beaucoup de manipulations visant, pour certains jeunes militaires, à se maintenir au pouvoir…</em></strong> <strong><em>les résultats ont été manipulés ! Raison pour laquelle nous nous sommes démarqués… Et nous allons nous assumer politiquement dans les jours à venir ». NouhoumTogo dixit ! </em></strong>

Il est l’un des responsables du M5, membre de la cellule de communication du M5-RFP, président de l’Union pour la Sauvegarde de la République (USR), Porte-Parole du Chef de file de l’Opposition, SoumaïlaCissé.  Il nous livre ici sa vision propre et celle de son mouvement politique sur la situation en cours au Mali et en l’occurrence sur les incidents qui ont émaillé les travaux des concertations nationales en fin de semaine dernière au CICB. Entretien !

<strong><em>Que s’est-il passé au CICB lors des concertations nationales ?</em></strong> La réponse de M. Togo est très édifiante :

<strong><em>« Il y a eu un débat très houleux pendant les deux jours-ci… A l’issue des travaux, les rapports ont été lus dans la salle. Les rapporteurs devraient continuer à faire un travail de synthèse jusqu’à 02, voire 03 heures du matin en faisant la compilation des deux journées… Mais lors de la lecture du rapport final en plénière, nous avons remarqué qu’ils n’ont pas pris en compte, de manière fidèle, les conclusions des travaux des deux journées…Nous avons constaté qu’il y a eu un hold-up, un coup d’Etat… ». </em></strong>

Selon M. Togo, la majorité des participants a opté pour une transition civile, un premier Ministre civil. Mais dans le rapport, ils ont mis un <strong><em>«Premier Ministre civil ou militaire». </em></strong>

Et de préciser : <strong><em>«nous tenons à rappeler que dès les premiers jours du changement </em></strong>(les événements du 18 Aout<strong><em>), la junte a clairement dit qu’elle remettra le pouvoir aux civils. Mais dans la salle, nous avons senti beaucoup de manipulations visant, pour certains jeunes militaires, à se maintenir au pouvoir. Nous pensons que cette situation n’est pas bonne pour le Mali. C’est regrettable ! ».</em></strong>

<strong><em>«Bien entendu, nous ne sommes pas satisfaits parce que les résultats ont été manipulés ! Raison pour laquelle nous nous sommes démarqués du rapport qui ne prenait pas en compte notre aspiration et notre vision.  Ils cherchent à diviser le 05 pour régner. Mais nous restons unis et solidaires. Et nous allons nous assumer politiquement dans les jours à venir.  Nous avions d’ores et déjà publié un communiqué de démarcation»</em></strong>.

De l’avis de M. Togo, le Mali se trouve aujourd’hui dans une situation de crise généralisée. Et pour en sortir, il ne faudra pas gérer avec le sentiment. Il est important qu’ensemble avec tous les Maliens, et avec lucidité, <strong><em>«nous regardions les problèmes en face et cherchions ensemble les solutions appropriées en faisant une rétrospective des 60 dernières années»</em></strong>.

A y regarder de très près, poursuit-il, <strong><em>«nous constatons que le pays a été dirigé, pendant ces 60 dernières années, 35 ans par des militaires et 25 ans par les civils. Et le plein-pouvoir a été donné à nos présidents de 1960 à nos jours. Et hormis le régime d’Alpha Oumar Konaré</em></strong> [le premier Président démocratiquement élu - ndlr], <strong><em>tous les autres se sont été soldés par un coup d’Etat militaire… Il faudra en tirer les leçons. Le pays reste toujours à la traine malgré la présence de ses nombreux cadres ».</em></strong>

<strong><em>«Si nous voulons sortir de cette situation, il va falloir que l’on travaille avec fermeté et rigueur, dans le respect et la dignité et que tout le monde se mette au travail en évitant les erreurs du passé. Et les règles doivent être claires pour tout le monde... L’armée ne doit pas être gérée par les sentiments, mais dans la dignité et l’honneur, le respect des principes…».  </em></strong>

Le Porte-parole du chef de file de l’opposition et non moins président de l’USR, poursuit : <strong><em>«Tous ceux qui ont détourné des biens publics, doivent rendre compte… L’école malienne doit être capable de préparer l’avenir du pays en produisant les cadres compétents de demain. Nous avons la force pour ce faire. Et j’invite les Maliens à cet effet ! ».</em></strong>

Et parlant de la junte, il soutient : <strong><em>«Ils ne peuvent venir parachever le travail des autres et vouloir se maintenir… C’est l’arrogance et le mépris qui ont mis ce pays à terre»</em></strong>.

Est-il possible d’apporter un changement qualificatif dans ce pays ? Bien possible, de l’avis de M. Togo : <strong><em>«Si nous voulons changer ce pays de manière irréversible, il faut changer de système et adopter des règles basées sur l’honneur, la dignité, le respect et la morale. Que les responsables soient honnêtement nommés sur la base de leurs moralité et compétences, sans distinction de coloration politique   ou familiale ; que ces jeunes cadres acceptent aussi de faire la politique ; que l’Armée soit redéployée sur l’ensemble du territoire et qu’elle fasse son job.  Idem pour la justice !»</em></strong>

Et quel conseil M. Togo donnerait-il éventuellement, d’abord au M5-RFP ?

<strong><em>«Il est vrai que nous nous sommes battus et avions payé le prix fort. Mais le M5 –RFP va au-delà de ses seuls responsables et militants. Le Mouvement s’est approprié l’aspiration de tout le Mali et est, à cet effet, l’émanation de tout le pays. Il doit donc créer toutes les conditions afin que tous les Maliens se retrouvent.  </em></strong>

<strong><em>La junte quant à elle, elle doit rester dans la logique du changement. </em></strong>

<strong><em>La CEDEAO pour sa part, doit éviter les sanctions aveugles contre le peuple malien. C’est plutôt le défunt régime qu’elle aurait dû sanctionner. Il y a des protocoles au niveau de l’organisation commune pour ce faire. Mais ils ne l’ont pas fait et ont laissé IBK détruire le pays sous leurs yeux. La CEDEAO et l’ensemble de la Communauté internationale doivent continuer d’assister le Mali et soutenir le peuple Malien et non en créant les conditions d’un chaos avec la fermeture des frontières, des embargos… ».</em></strong>

<strong>Entretien réalisé par B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ces détails qui militent en la faveur d’A.O. TOURÉ, nouveau président de la C.C du Mali : Comment il a sauvé des centaines de ressortissants africains en Côte d’Ivoire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/ces-details-qui-militent-en-la-faveur-da-o-toure-nouveau-president-de-la-c-c-du-mali-comment-il-a-sauve-des-centaines-de-ressortissants-africains-en-cote-divoire-2890841.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 18 Aug 2020 08:45:46 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est à l’unanimité que le chevronné Magistrat a été désigné hier par ses pairs, président de la cour constitutionnelle du Mali. On attend certes le voir à l’œuvre, mais d’ores et déjà, des détails et non des moindres réconfortent le choix des 8 autres Sages à son sujet. Témoignage ! </em></strong>

Ce n’est pas seulement son statut d’ancien Procureur en charge du pôle Economique et d’ancien Vérificateur Général qui lui vaut aujourd’hui le respect et des préjugés favorables. Il a laissé des traces indélébiles au niveau de ces structures et ses rapports annuels en qualité de VEGAL restent encore d’actualité tant par leur qualité, leur sérieux et impartialité.

Ce n’est, non plus, parce qu’il fait l’unanimité au sein de la Magistrature de son pays comme l’atteste d’ailleurs le choix porté sur sa personne par l’unanimité des membres de l’auguste Cour. L’homme regorge d’autres potentialités certainement ignorées de la majorité de ses compatriotes.

Il a une parfaite expérience de la crise constitutionnelle ivoirienne et a été d’un grand secours pour ses compatriotes maliens et africains dans ce pays en crise au moment des faits. Nous l’avions vu à l’œuvre sur place, d’où ce témoignage !

C’est à la faveur d’un reportage sur la crise ivoirienne en 2008 que nous nous sommes rendus à Abidjan. La tension était encore vive et les ressortissants des différentes communautés africaines ne savaient où donner de la tête. Les milices, armées loyalistes pro-Gbagbo et ceux des «Forces Nouvelles» s’affrontaient à même dans les rues abidjanaises et les populations civiles étaient prises en tenailles.

Nombreuses parmi elles (des ressortissants maliens et d’autres nationalités africaines en l’occurrence) trouvèrent alors refuge à l’Ambassade du Mali à Abidjan. Le Diplomate malien en poste ne se contenta de leur accorder aide, assistance et gîte. Il parvint à faire évacuer nombre d’entre eux en direction de leurs pays d’origine via le Mali. Et profitant des relations privilégiées qu’il entretenait avec le régime en place et le respect que lui vouaient les « Forces Nouvelles», son Ambassade fut épargnée par chacun des camps.

Il fut par ailleurs l’un des rares diplomates étrangers à rester en poste où nous l’avions rencontré, dans une ambassade totalement vide de son personnel habituel. Lui, est resté après avoir contribué à faire partir tout le monde, y compris les ressortissants maliens et étrangers.  Ce Diplomate n’était autre qu’Amadou Ousmane Touré, aujourd’hui désigné par ses pairs, président de la Cour Constitutionnelle du Mali.

Ayant suffisamment appris de la crise constitutionnelle ivoirienne, cet acquis lui sera certainement d’un apport appréciable dans la résolution de celle malienne. Du moins, en sommes-nous convaincus.

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ogossagou - ce témoignage qui a inspiré les experts de l’ONU : ALY Belco Barry, chef du village martyr d’Ogossagou, seul et unique survivant du génocide  : «Nous sommes convaincus que les plus hautes autorités du pays y ont une grande part de responsabilité»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-ce-temoignage-qui-a-inspire-experts-de-lonu-aly-belco-barrynique-survivant-du-genocide-nous-sommes-convaincus-que-2890840.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 18 Aug 2020 07:53:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<em><strong>«Le Président de la République est venu sur place. Et il a promis que ce qui est arrivé-là ne se reproduira plus… Mais les problèmes étaient loin de prendre fin. Au contraire. Les enlèvements et tueries ont continué… »… C’est manifestement sur la base de ce témoignage (du moins en partie) que les experts de l’ONU ont fondé leur religion et produit le rapport qui accable tant les autorités maliennes…</strong></em>

<strong> </strong><strong><em>Pour avoir été sauvé in extremis et par miracle divin (Dieu Seul est en effet capable de la subtilité à l’origine de la prouesse en question), il fut le témoin oculaire d’atrocités de la part des assaillants, de la complicité active des éléments des Forces Armées maliennes et du crime de non-assistance dont se sont rendus coupables ceux de la MINUSMA. Voici le récit d’ALY Belco Barry, chef du village martyr d’Ogossagou, seul et unique survivant du génocide. </em></strong>

C’est à Bamako où il se trouvait, qu’il a été interrogé par des confrères de la place. ALY Belco Barry répondait ainsi à la convocation du chef de l’Etat lui-même, mais seulement après sa rencontre avec les Envoyés spéciaux des Nations-Unies sur place à OGOSSAGOU. En somme, le Président IBK ne l’a rencontré qu’après la publication du rapport onusien sur les deux massacres. Profitant donc de sa présence à Bamako, nos confrères l’ont rencontré et recueilli son témoignage sur les deux massacres d’Ogossagou. Voici son récit, traduit et transcrit pour vous. Interview !

<strong> «  Je les ai vus décapiter les victimes, les éventrer, arracher leurs entrailles » </strong>

<strong>Question</strong> : <strong><em>Que s’est-il passé l’année dernière à Ogassagou ?</em> </strong>

<strong>ALY Belco Barry : </strong><em>Des brigands sont venus et ont attaqué le village. C’était aux environs de 05 Heures du matin. Ils ont encerclé le village. Nous avons été réveillés par des coups de feu. Mais ils n’ont pu accéder au village ce jour-ci. Tous les assaillants étaient des Dogons. </em>

<strong><em>Pourquoi n’ont-ils pu y accéder ?</em></strong>

<em>Nous avions, au moment des faits, quatre jeunes que nous avions préparés et dotés d’armes que nous avions payées. Ce sont eux qui montaient la garde. Ils ont ainsi pu repousser les assaillants.  </em>

<strong>Etaient-ils nombreux et par quels moyens sont-ils arrivés sur place ?</strong>

<em>Ils étaient très nombreux et sont arrivés sur motos et d’autres à pied. </em>

[caption id="attachment_2811156" align="aligncenter" width="680"]<img class="size-full wp-image-2811156" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/IBK-Ogossagou-c.jpeg" alt="" width="680" height="453" /> Le président IBK à Ogossagou[/caption]

<strong>Et après ?</strong>

<em> Deux mois et quatre jours plus tard, ils sont revenus. Auparavant, nos autorités administratives et politiques (le maire, le préfet, les gendarmes…) sont venues de Bankass parlementer entre nous. Et on nous a rassurés que l’incident était clos et qu’il n’en aurait plus. Les intervenants ont conclu que les assaillants (les Dogons) avaient tort et nous ont, par conséquent demandé de pardonner. Nous avions accepté et c’est sur ce ton que nous nous sommes quittés. </em>

<em>C’est donc deux mois et quatre jours plus tard qu’ils sont revenus et ont allumé le plus grand feu dont il est aujourd’hui question. Et parmi ces assaillants, il y avait des militaires venus expressément du nord. Je les ai personnellement vus, moi-même.  </em>

<em>Les Dozos parmi eux sont venus des quartiers Dogons d’Ogossagou et avec les militaires, ils ont attaqué le village en passant vers la maison du KARAMOKO (maître coranique) du nom de BARSEKOU-ISSA qu’ils ont abattu.</em>

<em>Je signale que les intercesseurs qui avaient auparavant intervenu, nous avaient laissé leurs contacts téléphoniques au cas-où. Et lors de cette seconde attaque, je les ai personnellement appelés. En vain ! </em>

<em>Finalement, un d’entre eux, un militaire, a pris mon appel. Je lui ai demandé où il se trouvait à cet instant précis. Il m’a répondu qu’il était en route pour Ogossagou. Il ignorait que je l’apercevais au même moment alors qu’il était posté vers la maison du KARAMOKO en question. Il m’a promis de venir conformément à sa mission. Je le voyais pendant qu’on communiquait au téléphone. Mais lui, ne me voyait pas.  </em>

<em>Ce jour, j’ai reçu une balle dans la tête et elle n’est pas encore ressortie. Je n’ai pas eu le temps de me rendre à l’hôpital pour l’extraire.  </em>

<em>Sont également arrivés sur les lieux, les militaires venus de Sévaré. Ils sont restés aux portes du village et n’ont pas intervenu. Ils ont laissé faire. Nous nous sommes refugiés à côtés d’eux. </em>

<em>Et c’est après le massacre et le départ des assaillants, qu’ils sont rentrés dans le village et se sont mis à filmer les scènes d’horreur. </em>

<strong><em>Quel est le nombre des victimes ?</em></strong>

<em>Deux-cents quatre (204) personnes !</em>

<strong>Les autorités parlent pourtant de 174 victimes. Qu’en est-il ?</strong>

<em>Faux et archi-faux ! Nous avions personnellement compté les corps. Et parmi les victimes, figuraient des femmes et des enfants ! </em>

<em>Ils ont également détruit les greniers et abattu nos animaux. Ils n’ont rien épargné. </em>

<strong><em>Et que s’est-il passé après ?</em></strong>

<em>Le Président de la République est venu sur place. Et il a promis que ce qui est arrivé-là ne se reproduirait plus. Il a en outre promis d’envoyer des militaires sur place lesquels, à ses dires, y resteront le temps qu’il faut, en tout cas, tant que le calme ne sera pas revenu sur l’ensemble du territoire national. </em>

<em>Nous lui avions fait confiance et nous avons accepté ses dires. Chose promise, chose faite. Des militaires sont en effet venus.Mais les problèmes étaient loin de prendre fin. Au contraire. Les enlèvements et tueries ont continué. On déplore au moins 15 personnes tuées en brousse, dans les champs, les pâturages, etc. Et ce, dans l’indifférence totale. </em>

<strong><em>Qui peut donc être à l’origine de ces tueries ?</em></strong>

<em>Nous sommes convaincus que les plus hautes autorités du pays y ont une grande part de responsabilité. </em>

<strong>Et comment donc ?</strong>

<em>Nous avions vu des personnes en train d’être abattues devant les militaires présents, à moins de 20 mètres d’eux, sans qu’ils lèvent le petit doigt pour empêcher le massacre. Et les auteurs n’ont nullement été inquiétés. Pis ! Un des assaillants a perdu son téléphone que nous avions récupéré. Et là-dedans, il y avait des images etdes noms de personnes, des Dogons, que nous connaissons parfaitement.</em>

<em>Ces assaillants sont toujours parmi nous à Ogossagou, et ne sont nullement inquiétés.  Nous avions remis le téléphone en question aux autorités de Bankass, mais rien à présent ! Ces faits se sont déroulés l’année dernière. </em>

<em>Par la suite, le chef militaire du nom de Siaka Coulibaly présent à Ogassagou, nous a réunis pour nous informer de son départ très prochain. Mais, a-t-il dit, ce n’était pas encore le moment. Il ne partira que lorsque son remplaçant sera sur place. </em>

<em>Il est resté une semaine durant et le jour de son départ, il ne nous a nullement informés. Et son prétendu remplaçant n’est pas venu non plus. </em>

<em>Nous avions appelé le Procureur Ibrahim SAMAKE pour l’informer de la situation qui prévalait désormais à Ogossagou.</em>

<em>En partant, ils ont embarqué deux personnes et leurs affaires (dont des munitions qu’ils leur avaient auparavant données) dans le quartier Dogon. Et ils les ont amenés avec eux. Et les femmes criaient et se lamentaient du fait que Coulibaly (le chef militaire) les abandonnait ainsi à leur sort.</em>

<em>Il (Coulibaly) s’est contenté de leur remettre des munitions, notamment à un nommé Oumarou, un Forgeron.</em>

<em>Après leur départ, j’ai de nouveau appelé SAMAKE [le Procureur] et il a affirmé avoir alerté toutes les autorités concernées et que d’autres militaires sont en route, qu’ils arriveront avant le crépuscule. Ces militaires, a-t-il dit, venaient de Sevaré et Koro. </em>

<em>Nous avions également fait appel à un responsable de la MINUSMA du nom d’Amadou Bâh à Sévaré. Lui aussi nous a confirmé qu’une équipe de la MINUSMA se trouvant à DJALASSAGOU à 20 KM de là, se mettra incessamment en route pour Ogossagou. Et nous attendions toujours. En vain ! Personne n’est venue ! </em>

<em>Ceux de la MINUSMA ont quitté DJALASSAGOU à 04H du matin et sont passés par là avec des touristes. Nous les avions signalés mais ils ont refusé de s’arrêter. Ils ont ainsi traversé le village sans s’arrêter. Le convoi a fait une pause à la sortie du village au niveau du cimetière avant de poursuivre son chemin. Et moins de 15 minutes plus tard, nous avions entendu les premiers coups de feu. </em>

<em>Les assaillants étaient venus durant la nuit et s’étaient idéalement postés dans le village. Ils ont ainsi ouvert le feu. Ainsi pris au piège et paniqués, nous ne savions que faire et où aller. Ils avaient fermé toutes les issues de secours et de fuite en direction des villages voisins (SONTÈ, TIENBALA, SON, SONDJO, etc.). Aussi, les habitants de ces villages obligeaient les fuyards à retourner sur leurs pas, c'est-à-dire, en direction d’OGOSSAGOU, se trouvant sous le feu. </em>

<em>J’ai pu être sauvé parce que je suis parvenu à me cacher au pied d’un arbre dans un buisson. Trois (03) vieillards et quatre (04) jeunes ont également trouvé refuge non loin de là. Moi je les voyais ! Les assaillants sont arrivés, les ont pris et les ont tous exécutés sous mes yeux.  Tous les assaillants sont ressortissants d’OGOSSAGOU. Tous, sans exception ! Je les connais tous ! </em>

<em>Ils ont tiré sur eux avant de les éventrer et d’ôter leurs entrailles. Sous mes yeux ! J’ai tout vu mais, eux, ne m’ont pas vu ! C’est Dieu qui m’a sauvé !  </em>

<em>Une des victimes du nom de Yaya a été décapitée, éventrée, le foie et autres organes arrachés. Un autre du nom de Moussa a subi le même sort et a été en outre mutilée des pieds et des mains. Les autres (répondant aux noms de BOCAR GORBA, BOULA…) ont été «simplement» abattus.  </em>

<em>J’étais assis-là et j’observais. Ils ont aperçu un groupe de fugitifs et les ont pris en chasse. Deux autres assaillants sont venus à mon niveau. L’un répond au nom de BREHIMA. Je le connais personnellement pour avoir le même âge que lui. Il est Dogon et natif d’Ogossagou. Et l’autre s’appelle AMAGUENDEN. Le premier a demandé au second de fouiller le buisson en vue de retrouver d’éventuels fugitifs. Ce dernier a tenté de l’en dissuader, convaincu qu’i n’y avait plus personne-là, au regard de la présence des dépouilles sur le sol. Mais il insista et se dirigea vers ma cache. Mais au même moment, des coups de feu ont retenti. Il crut à une riposte et chercha à comprendre. Il se rendit compte que ce sont les siens qui tiraient et des balles m’ont d’ailleurs frôlé puisqu’ils tiraient en direction du buisson en question. Ils échangèrent quelques mots entre eux, et s’en allèrent, oubliant de fouiller. </em>

<em>Nous sommes les deux seuls survivants, le chef du village de DJOUHAGOU et moi, d’Ogossagou. Tous les autres ont péri. Ils ont tué ce seul jour, 55 personnes. </em>

<strong><em>Et pourtant, certains parlent de 34 victimes. Qu’en est-il ?</em></strong>

<em>Jamais de la vie !  Ce sont 55 personnes et 19 sont encore portées disparues parce qu’elles étaient en brousse, au champ ou au pâturage au moment du massacre ! Et les autorités ne nous ont pas aidés en vue de les retrouver. Et pour notre part, nous avons peur d’entamer des recherches. </em>

<strong><em>Qu’est-il advenu de vos biens, bétails et récoltes ?</em></strong>

<em>Ils ont tout emporté ou détruit. Presque tout ! Il est resté seulement 15 bovidés en tout pour les quatre villages ! </em>

<strong><em>Et les auteurs de ces massacres et exactions sont véritablement d’Ogassagou ?</em></strong>

<em>Oui, pour la plupart d’entre eux ! Et je suis témoin ! Et pis, ils sont en train, en ce moment, de construire leurs maisons à Ogossagou... Nullement inquiets ! </em>

<strong><em>Et qu’est-ce que les autorités ont dit ou fait ?</em></strong>

<em>Elles sont venues, ont constaté et sont reparties sans rien dire.</em>

<strong><em>Les forces de sécurité sont-elles encore présentes sur les lieux.</em></strong>

<em>Oui ! Elles y sont ! </em>

<strong>Mais pourquoi donc des concitoyens du même village vous ont-ils pris pour cibles ?  Que leur avez-vous fait de mal ?</strong>

<em>Wallaye (je jure) ! Nous ignorons ce que nous avions fait de mal et pourquoi ils nous ont attaqués à deux reprises. Ce que nous savons par contre, c’est l’existence d’un litige foncier dans le village. Cela les a certainement servis de prétexte. </em>

<strong><em>Mais comment donc ?</em></strong>

<em>Depuis belle lurette, les Dogons cherchaient à accaparer nos terres. Ils savent pertinemment que ces terres ne leur appartiennent pas. Nous en sommes les propriétaires même si ce sont eux qui, parce que cultivateurs, les exploitent. En sommes, nous leur prêtons nos terres et nous nous occupions de nos pâturages. Nous pensons qu’ils ont engagé une guerre d’extermination en vue de récupérer nos terres… </em>

<em>Pour ma part, je n’ai jamais appris un seul jour, qu’un peulh a tué un Dogon, un fonctionnaire en service...</em>

<strong><em>Le village est-il habité en ce moment ?</em></strong>

<em>Oui, il est habité. Et les éléments des  forces de sécurité y sont présents. Mais ceux-ci demandent tous les jours à quitter. Ils ne veulent pas rester. .  </em>

<strong><em>Et pourquoi n’ont-ils pas encore quitté ?</em></strong>

<em>Il n’y a pas de voie praticable en ce moment, ni pour joindre Mopti, encore moins le Burkina voisin.  </em>

<strong><em>A quoi vous aspirez-vous à l’heure actuelle ?</em></strong>

<em>Une chose est sûre : nous ne voulons plus rester dans ce village où il nous est impossible d’effectuer le moindre déplacement.  Il est désormais impossible d’y vivre... </em>

<strong>Traduits et transcrits par B.S. Diarra</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Enseignants – Gouvernement - Article 39 :  Ce qu’il faut savoir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/enseignants-gouvernement-article-39-ce-quil-faut-savoir-2882243.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 10:30:40 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ca y est ! C’est fait ! Les enseignants grévistes ont obtenu satisfaction au risque d’une année blanche. L’article 39 sera respecté ; c’est du moins, ce à quoi s’est engagé le gouvernement malien. Mais…</em></strong>

L’Article 39 de la loi N°2018-007 du 16 Janvier 2018 était la pomme de discorde entre le gouvernement de Boubou Cissé et les Syndicats de l’éducation Signataires du 15 Octobre 2016.

Cette Loi porte sur le Statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, signé entre le gouvernement, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM).

Elle contient notamment des dispositions relatives au recrutement, à l’avancement, à la rémunération ainsi qu’à la cessation de fonction et prévoit également que le droit syndical ainsi que le droit de grève sont reconnus aux enseignants. Elle ne s’applique pas au personnel enseignant contractuel engagé sous le régime du Code du travail.

Ladite Loi stipule: <strong><em>«Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire, de l’éducation préscolaire et spéciale».</em></strong>

Se refermant à cette disposition, les enseignants réclamaient au gouvernement les 20% de la nouvelle grille alloués aux fonctionnaires. Pas question du côté du Gouvernement Boubou Cissé qui évoquait jusque-là le problème de trésorerie et le respect de la trêve sociale souhaitée par le dialogue national inclusif.

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Le Gouvernement a cédé et s’engage à respecter le fameux article 39. Mais le prix à payer a été si fort ! Serait-ce la fin d’une grande guerre ? Hum ! Il est de notoriété qu’au Mali, une chose est de promettre, une autre est de respecter ses engagements !

<strong>Sidiki Magassouba</strong>

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&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Edito :  Jeter le bébé avec l’eau du bain ? Le piège !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-jeter-le-bebe-avec-leau-du-bain-le-piege-2882235.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:48:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Une certitude : le pays va mal du fait d’une gestion approximative et hasardeuse de la part des actuels gouvernants.  Nul, y compris les partisans et défenseurs de «Boua » ne sauraient le nier. Il suffit juste de se rappeler l’état des lieux en 2013, année d’investiture du président IBK et de faire une judicieuse comparaison avec les faits présents. Il faudra une puissante dose de malhonnêteté intellectuelle ou de malhonnêteté tout court, pour prétendre que le bilan à mi-parcours du président IBK est positif !  Ceci est donc un fait : le Mali souffre aujourd’hui du fait d’une très mauvaise gouvernance et IBK en est entièrement responsable. Il a brisé les espoirs et conduit le pays, non encore dans l’impasse, mais dans une situation fort inconfortable.

Ceux, estimant, à tort ou à raison que n’existe désormais en possession du Président malien, la moindre chance de sortie de crise, n’ont peut-être pas tort ! Après plus de 7 années de tergiversations, de faux-fuyants, d’aventure, l’on doute en effet fort qu’IBK dispose encore d’une grande marge de manœuvre. Il semble avoir épuisé ses dernières cartouches. D’Homme de la situation, il est devenu l’Homme par lequel sont survenus tous les problèmes du pays. Et ca n’arrive qu’à lui. Lui qui n’a eu cesse de st<strong>igmatiser tout opposant et contestataire, l’assimilant à un apatride. Aujourd’hui, c’est la revanche des «apatrides». Puisque lui en est arrivé à oublié de  rendre hommage aux militaires tombés à Djabaly (Bouki-Wêrê dans son adresse à la Nation le lendemain de l’attaque. Une grave omission nullement digne d’un patriote de son envergure. Mais l’usure semble se faire désormais sentir.   </strong>

Il faudra donc le débarquer ! C’est en tout ce que prétendent ses détracteurs. Ils ne sont pas blâmables ! Pour autant !

Existent cependant deux équations : quand et comment le débarquer ? Ne pas avoir réponse à ces deux questions c’est prendre le risque de faire pire qu’IBK lui-même !

«Tout et tout de suite» s’avère la pire des options ! Elle comporte en effet les germes du syndrome libyen, Soudanais et même malien. Souvenez-vous donc des événements de mars 2012 ! Le putsch survenu à Bamako a incité des militaires à abandonner leurs positions de combat au nord du pays pour se rendre à Bamako. La conséquence immédiate de ce choix fut la chute de Gao ainsi que de nombreuses autres localités. Est-on sûr de ne rien perdre du tout avec le départ immédiat et sans condition d’IBK ? Hum ! Rien n’est moins sûr !

Et faut-il continuer à monter la pression à travers des manifs au quotidien autant pour le maintien que le départ du président ? Puisque partisans de la non-violence, (ainsi s’autoproclament-ils), les détracteurs du régime ne disposent que de ce moyen (les manifs pacifiques) afin d’obtenir sa reddition. Mais il y a un revers de la médaille : le pays est de moins en moins sûr ; craignant un chaos inéluctable, les investisseurs ne se bousculent plus aux portillons ; non plus les partenaires ! Les nationaux font désormais sortir les capitaux ! Plus de financement, plus d’investissement au point que l’on s’interroge désormais sur le respect des engagements pris en vue d’une sortie de crise…

Et dans cet imbroglio, il est illusoire de croire que les médiateurs de la sous-région (CEDEAO) sont uniquement soucieux du devenir du pays. Que nenni ! Ils sont là d’abord dans le seul souci de se préserver eux-mêmes (leurs pays) d’une probable explosion de l’empire et, comme des vautours, chercher à tirer bénéfice, à se protéger des desideratas de l’éclatement et à apprendre davantage sur les causes afin de faire face au mieux au même phénomène dans leurs pays respectifs. C’est de bonne guerre ! Le Mali servirait de cas d’école, en tout état de cause !

En injectant donc le président à la demande pressante des manifestants et sans aucune «préparation», l’on risque tout simplement de susciter plusieurs autres équations inconnues, peut-être plus complexes que celles engendrées par IBK lequel, on s’en rend compte, semble désormais avoir peu à gagner ou perdre. Son avenir n’était plus inscrit devant lui !

La solution ou du moins, une proposition de solution ? La suspension de la Constitution ; la nomination d’un premier Ministre de plein pouvoir avec des objectifs bien identifiés (dont la relecture de la Constitution du 25 Février 2002) pour gérer une transition d’au moins 18 mois, renouvelables une fois sur une période de 3 à 6 mois ! Et IBK alors ? Il reste jusqu’à la fin de la période transitoire correspondant approximativement à la fin de son second et dernier quinquennat ! Après tout, il possède, non une légitimité certaine, mais une certaine légitimité !  Ceci est une évidence !

<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Phénomène Ras-Bath :  La fin d’un mythe ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/phenomene-ras-bath-la-fin-dun-mythe-2882237.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:22:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le célèbre chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath semble tombé du pic de l’arbre au fond du puits. Et pour cause ! </em></strong><strong><em>A force d’adopter des positions instables, empreintes de volteface, il risque de tomber dans la disgrâce et perdre tous ses fans comme ce fut le cas de « Madou Ka journal ». </em></strong><strong><em>Visiblement sa popularité est en chute libre. </em></strong>

Ses récentes interventions traitant ses anciens alliés de déstabilisateurs du régime ont véritablement dégouté l’opinion publique malienne.

Concepteur de «Boua ka bla» et connu pour sa position depuis bien avant les présidentielles de 2018, («tout sauf IBK») Ras-Bath s’est affiché du côté de l’opposition et a même signé un pacte avec l’URD durant toute la campagne. Ce qui avait d’ailleurs fait un grand bruit au sein du collectif pour la défense de la République (CDR) au regard de ses précédents propos sur le candidat Soumaïla Cissé.

Mais, après le scrutin présidentiel de 2018 à l’issu duquel son candidat arriva 2<sup>ème</sup>, Ras Bath a remercié Soumi et ses alliés et s’est reversé dans la société civile pour continuer son combat.

Mais son cas est surprenant depuis un certain temps. Il ne tire plus à boulet rouge sur le régime pis, il a littéralement changé de langage dans ses émissions.

Comme si cela ne suffisait, il accuse ses compagnons d’hier (hommes politiques et leadeurs religieux) d’être impliqués dans une prétendue manœuvre de déstabilisation du régime.

En tant qu’ex-porte-parole du candidat malheur Soumaïla Cissé lors des Présidentielles de 2018 et un de ses bras-droits au moment des faits, la décence voudrait que Ras Bath retienne un peu sa langue.

A ce rythme, il (Ras Bath) risque d’être victime du syndrome «Madou Ka journal» qui a finalement perdu ses fans et a décidé de se taire au risque d’être toujours rappeler à l’ordre.

L’on sait, en tout cas, au Mali, qu’importe le bord politique, l’on déteste les traitres. Et une sagesse bambara nous enseigne qu’il ne faut jamais couper sa traditionnelle tresse au risque de devenir méconnaissable aux yeux des siens et du monde entier.

<strong>Coulou </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Me Bathily à propos des 9 membres de la constitutionnelle «Ils ont failli à la dignité du magistrat de la Cour… !  Ils sont, à ce titre, démissionnaires d’office ! »]]></title>

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                    <pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:18:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un message vocal disponible sur les réseaux sociaux, Me Bathily n’y va nullement avec le dos cuillère. A l’en croire, les membres de l’actuelle Cour Constitutionnelle se trouvent dans l’illégalité depuis 2018 et doivent par conséquent, intégralement rembourser toutes les indemnités perçues depuis cette date. Et ce n’est pas tout. Ils se sont rendus coupables de forfaiture et encourent une peine de 05 à 20 de prison ferme…</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<u>Me Bathily : </u>

«Lorsqu’on me parle aujourd’hui d’une probable démission de Manassa et de son équipe, j’en ris. Et pour cause. Pourquoi donc c’est seulement aujourd’hui qu’on parle de démission à leur sujet ? Normalement, dans un Etat de droit, ils sont censés démissionnaires depuis 2018. Depuis cette date en effet, ils ne sont là que pour eux-mêmes, en dehors de toute légalité…

Je m’en souviens encore ! Un samedi, le dernier avant l’élection présidentielle de 2018, aux environs de 18 heures, nous étions à la Primature pour discuter des derniers contours du scrutin en présence des représentants de la Communauté internationale et des candidats en lice.

Boubeye [Soumeylou Boubèye Maïga] était alors Premier Ministre.  Nous avions fait le tour des questions et le dernier point était en rapport avec une correspondance du Ministre de l’Administration territoriale (Mohamed Ag Erlaf au moment des faits) adressée aux Gouverneurs, Préfets et sous-préfets, les Maires, etc. La lettre autorisait le vote par procuration sous réserve que les électeurs concernés résident dans la même commune. C’était la seule et unique condition.

Nous avions exprimé notre surprise d’autant que le code électoral en vigueur n’évoque que les électeurs du même bureau de vote, non de la même circonscription électorale. Ce, étant entendu qu’il existe dans certaines communes, plus de 200 bureaux de vote. C’est bien ainsi que l’on procédait auparavant [le vote par procuration des électeurs de la même commune]. Mais au regard de nombreux cas de fraude, la loi en question a été revue et corrigée en vue d’éviter la confusion et les votes multiples d’un même électeur…

La nouvelle loi n vigueur autorise donc le vote par procuration uniquement aux électeurs d’un même bureau et inscrits sur la même liste électorale…

Mais Manassa a changé la donne en autorisant les électeurs d’une même commune à voter par procuration ce, dans la dynamique de l’élection présidentielle de 2018.

Nous avons donc demandé au Ministre Ag Erlaf les raisons ayant motivé sa décision relative à l’autorisation du vote par procuration aux électeurs d’une même commune et non du même bureau de vote, en violation de la loi en vigueur.

Voici sa réponse : <strong><em>«Non, je n’ai nullement, de mon propre chef,  pris cette décision. Avant toute chose, j’ai pris conseil avec la présidente de la Cour Constitutionnelle. Je lui ai adressé une correspondance pour demander son avis et dans sa réponse, elle m’a signifié que le vote par procuration concerne non les seuls électeurs d’un même bureau, mais aussi,  ceux de la même commune. Voici la lettre que je lui ai adressée et sa réponse !».</em></strong>

Comment se peut-il ? Les décisions de Manassa sont-elles au-dessus de la loi ? Alors, Yayi Boni, l’ancien président du Bénin qui conduisait la délégation de la communauté internationale, a alors signifié au Premier Ministre que son gouvernement était en porte-à-faux avec la loi du pays. Et d’ajouter que la décision [de Manassa] est susceptible de créer de graves problèmes dont le gouvernement serait tenu responsable.

En réaction, le Premier Ministre Boubèye Maïga s’est adressé  au Ministre Ag Erlaf. Je rappelle que nous étions samedi aux environs de 15h – 15H30 [à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote - ndlr]. Le Premier Ministre s’est donc adressé au ministre Ag Erlaf en ces termes : <strong><em>«envoie un message à tous (Gouverneurs, Préfets, sous-préfets, Maire…,) pour dire que le vote par procuration ne concerne que les électeurs d’un même bureau et non ceux d’une même commune. La décision de Manassa et par extension du Ministre est illégale. Dites-leurs de revenir à la légalité».    </em></strong>

On lui a fait remarquer que nous étions samedi, à quelques encablures de l’ouverture des bureaux de vote. Quand donc ce message parviendra-t-il à destination, les procurations étant déjà signées et remises à leurs destinataires ? Cette décision [du PM] ne pouvait donc rien changé. C’est dans ces conditions que se s’est déroulé le scrutin présidentiel de 2018…

J’ai,  par la suite, écrit et demandé à Manassa  de se démettre conformément à la  loi qui régit la cour Constitutionnelle. Et aux autres membres de ladite Cour, de statuer sans elle. C’est ce que dit la Loi…

En réponse à ma correspondance, Manassa est montée sur le créneau pour s’exprimer ainsi à la faveur d’une de ses sorties : <strong><em>«certaines personnes ont demandé que je sois écartée et démise. Mais me voilà présente en chaire et en os, présidente de la même Cour, prête à statuer».</em></strong>

J’ai compris ce jour que Manassa avait commencé à jouer avec les lois de la République. J’avais certes demandé sa récusation. Mais la loi prévoit mieux et plus : elle stipule que tout membre de la Cour qui prononce publiquement un avis sur un sujet d’ordre électoral en cour et si la preuve de son forfait est établie, sera demis de ses fonctions.   Il s’agit de la loi n° 010 du 11 Février 1997, une loi adoptée sous le Président Alpha Oumar Konaré, ayant pour Premier Ministre, au moment des faits,  Ibrahim Boubacar Keïta.

Et l’article 8 des statuts et règlement intérieur de la Cour Constitutionnelle  interdit scrupuleusement à ses membres de donner le moindre avis, de se prêter à la moindre consultation sur un processus électoral en cours. Il leur est même interdit d’expliquer les contours d’une loi électorale. Ne répondez à aucune correspondance dans ce sens ! Que chacun agisse selon ses propres concepts et compréhension des textes en vigueur, dit la loi.

Ceci est d’autant plus normal qu’il leur revient seulement à eux de trancher les litiges postélectoraux. Ils ne doivent donc pas anticiper.

Et l’article 10 de la même disposition prévoit la démission d’office de quiconque enfreindra cette mesure. L’auteur de cette violation ne doit plus statuer au nom de cette Cour…

Tout est clair ! C’est la Loi même qui se dresse contre Manassa. Elle a refusé de démissionner d’office et a continué à statuer. La loi ne dit nullement que c’est le Président de la République ou le premier Ministre ou toute autre personne qui doit faire démettre l’auteur de ces graves violations. Que nenni !  Elle dit tout simplement que la personne en question est désormais disqualifiée et doit se démettre elle-même ! La Guinée Conakry a connu un cas similaire. Le Président de la Cour Constitutionnelle a été contraint à la démission.

<strong> </strong>

<strong>Au Mali, Manassa a refusé de démissionner malgré la demande pressante qui lui a été faite.  Et les huit autres membres ont failli en s’abstenant de lui signifier et accepter sa présidence.</strong>

&nbsp;

Il s’avère que la même disposition (l’article 10 des statuts et règlement de la CC) prévoit la même sanction pour tout membre de ladite Cour qui s’abstiendra de se plier à cette exigence, c'est-à-dire la démission pure et simple ! On dit alors qu’ils ont failli à la dignité du magistrat de la Cour Constitutionnelle !  Ils sont, à ce titre, démissionnaires d’office ! C’est dire que ces neuf (09) membres sont démissionnaires d’office depuis 2018. Précision : il ne leur est pas demandé de rédiger une quelconque lettre de démission, non ! C’est la Loi qui les fait démettre de facto suite à des actes illégitimes et délictueux qu’ils ont eux-mêmes posés.

Certains [parmi les membres démissionnaires] font semblant d’avoir démissionné d’eux-mêmes comme si tout allait bien jusqu’à ce jour. Que nenni !  Ils étaient tous en conflit avec la loi et sont, par conséquent démissionnaires de facto depuis 2018.

Que veut dire démission dans une République sérieuse ? Le concept ne s’appliquant nullement à quelqu’un qui occupe illégalement un poste comme c’est désormais le cas des 9 membres de la cour Constitutionnelle du Mali, ils sont donc appelés à rembourser intégralement au Trésor Public, suite à un ordre de recettes, tous les salaires, primes et indemnités qu’ils ont perçus depuis 2018. La prétendue de lettre de démission qu’ils ont écrite, leur évite juste de bénéficier des avantages à partir de la date  de dépôt de leur prétendue démission. Ils le savent tous ! Ils ont toujours évité le débat auquel je les ai  invités. Qu’ils viennent, s’ils en sont capables, apporter le démenti de mes déclarations !

J’ai, par la suite, introduit une plainte contre eux (Manassa et les 8 autres membres) au niveau de la Cour suprême pour forfaiture, une infraction sanctionnée par les articles 72 et 73 du code pénal malien. Les auteurs de forfaitures et reconnus comme tels encourent une peine de 05 à 10 prison ferme.

Et lorsqu’ils sont plusieurs, les co-auteurs tombent sous le coup de la disposition relative à la coalition des fonctionnaires contre les Lois de l’Etat et contre la Constitution et ils encourent une peine allant de 5 à 20 ans de prison ferme. Et c’est la Cour d’Assises qui a en charge de juger et de prononcer les peines en question.

Mieux, à la seule évocation de ces violations dans leur dossier, le juge [de la Cour d’Assises] est tenu d’interpeller et d’emprisonner immédiatement, à titre préventif, les suspects, quitte à eux de demander la liberté provisoire dans les conditions fixées par la loi. Dans tous les cas, les suspects ne sauront être poursuivis ans être détenus dans un premier temps.

Manassa et les siens ont passé le plus clair de leur temps à violer ces dispositions. C‘est dire qu’à l’entame du scrutin législatif [de 2020], ils n’étaient plus considérés comme membres de la Cour Constitutionnelle pour les raisons évoquées plus haut. Par extension, les membres de l’actuelle Assemblée  Nationale ne sont pas légitimes, Manassa ne devant plus statuer au regard de la loi en vigueur. Elles et les siens ne sont plus membres de cette Cour. Leurs prétendus Arrêts depuis 2018, sont nuls et de nul effet. Ils doivent être d’ailleurs poursuivis.

A l’heure actuelle, les violations de la loi sont devenues monnaies courantes au point que toutes les juridictions sont discréditées.

&nbsp;

<strong>Le peuple ne commet pas un coup  d’Etat</strong>

<strong> </strong>

On parle de coup d’Etat ! Mais qu’est-ce donc ? Parlons-en ! C’est lorsque deux institutions de la République en arrivent à s’affronter, se détruire,  annihiler, ou s’accaparer le pouvoir de l’autre. C’est cela le coup d’Etat. Ce n’est pas le cas lorsque le peuple se lève pour réclamer des exigences. Aucune loi n’a instauré le peuple au contraire des institutions traditionnelles (Présidentielles, militaires, Judiciaires, etc.).  En somme, ce n’est nullement la loi qui a instauré le peuple. C’est plutôt ce dernier qui a instauré le Loi. Il n’y a donc pas coup d’Etat quand c’est le peuple qui agit. Il ya coup d’Etat seulement en cas de conflit et d’usurpation de titre et de prérogatives d’une Institution au détriment d’une ou de plusieurs autres. Le Peuple est Souverain ! Il en ainsi dans toutes les Constitution du monde. Et à lui seul appartient la légitimité, source de légalité et du droit !

[…] Et la loi (l’article 121) de la Constitution autorise ce peuple à la désobéissance civile en cas d’abus, de trahison, entre autres violations, de la part des représentants des Institutions Républicaines en question.  Cette désobéissance, ce refus légitime ne saurait être considéré comme un coup d’Etat. Non !

Que le peuple demande par conséquent aux gouvernants de quitter le pouvoir n’est guère un coup d’Etat puisque sa Souveraineté l’y autorise au contraire des Institutions lorsque celles-ci tentent de se substituer les unes aux autres. Là, il y a tentative de coup d’Etat. L’on ne saurait parler de coup d’Etat du peuple.

[…]  Tenez ! Parlant des événements de 1991, on ne parle nulle part du coup d’Etat d’ATT (Amadou Toumani Touré) contre Moussa Traoré, mais de l’insurrection des Mouvements démocratiques. C’est bien ce que l’histoire a retenu et qu’on enseigne dans les écoles. C’est aussi ce qui figure dans le préambule de la Constitution du 25 Février 1992. Retenez aussi que Moussa Traoré était dans la légalité. Mais le peuple avait avec lui, et la Souveraineté et la légitimité !

Aujourd’hui, toutes les Institutions de la République sont bafouées : 10 ans aujourd’hui que le mandat du Haut Conseil des Collectivités a expiré et ses membres continuent de percevoir les salaires et jouir d’autres avantages…; 2 ans pour l’Assemblée Nationale… Et c’est encore et toujours la même Manassa qui a dit au Premier Ministre Boubeye  que la Constitution ne prévoit nullement la prolongation du mandat de l’Assemblée Nationale. Et c’est encore elle qui, une semaine plus tard, a dit le contraire à Issiaka Sidibé [président sortant de l’A.N], qu’il était possible de proroger le même mandat. Et ils ont pris des dispositions pour contourner l’obstacle. Ils ont adopté une Loi pour ce faire. N’est-ce pas qu’on s’amuse avec la République ! Et ce n’est pas le Peuple ! Qui donc a fait un coup d’Etat à ce peuple en se substituant à lui ? Et gardes à qui ose protester au risque d’être gazé et bastonné par la police !

Cette même loi nous enseigne que si l’on arrive-là, alors finie la démocratie, fine la  République ! Que le Peuple retire sa confiance et son autorité aux élus ; qu’il refuse de se soumettre ! C’est l’article 121 de la Constitution de la République du Mali qui l’y autorise.

Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune violation de la Loi [de la part des manifestants ndlr]. Ras-Bath [le fils de Bathily lui-même] est venu me voir ici [à domicile]. Je lui ai dit la même chose. Pas question pour moi, lui-ai-je dis, de lui demander d’abandonner sa position, mais il connaîtra très bientôt les limites de sa logique…

[…]

Pour parler de coup d’Etat, encore faudra-t-il avoir un Etat ! Au Mali, il n’y a désormais plus d’Etat. Des réseaux issus de la Famille, des Enfants, et amis qui se sont substitué à l’administration publique partout sur le territoire malien…

[…]

Personnellement, je n’ai perçu le moindre centime de la part d’IBK. Au contraire. Lui faisant entièrement confiance, j’ai mis mes propres moyens dans sa campagne présidentielle en 2013.

[…]

<strong>Propos traduits et transcrits par B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Première et importante fissure dans le front anti-IBK :  De nombreuses associations et partis membres taclent Issa Kaou Djim et menacent de claquer la porte]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 10 Jun 2020 07:33:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si tous s’insurgent en ce moment en vue d’obtenir le départ d’IBK, tous ne sont cependant plus sur la même longueur d’ondes au sein du front anti-IBK après la manif d’envergure du 05 Juin dernier. Plusieurs associations et partis membres dénoncent en effet la démarche dédaigneuse, méprisante voire dictatoriale du Coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahamoud Dicko (CMAS).</em></strong>

Il n’y a pas à dire : la mobilisation était à son comble ce samedi 05 Juin 2020. Des centaines de milliers de personnes, (plus d’un million selon les organisateurs) ont répondu à l’appel des initiateurs) pour réclamer la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta. Une totale réussite ! Pour autant !

«Officiellement», cette grande mobilisation fait suite à l’appel du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), d’Espoir Mali Koura (EMK), et de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahamoud Dicko (CMAS).

Dans les faits, le mérite revient surtout à ces centaines d’associations de la société civile, partis politiques, influenceurs et activistes.

Mais ces derniers dénoncent aujourd’hui la propension du Coordinateur Issa Kaou Djim à s’attirer tous les mérites et surtout, à faire main-basse sur le mouvement en vue de le contrôler et d’y imposer sa marque et sa loi. D’où l’exclusion des acteurs pourtant engagés et dont le rôle a été et demeure encore déterminant.

Il nous revient que parmi les oubliés voire les exclus, figurent les associations membres du FERDI ou «Forces vives Engagées Résolument pour la Démission de IBK».  Il s’agit de ce regroupement ayant en premier et par voie officielle, demandé la démission du président IBK. C’est encore lui qui a initié une marche initialement à la date symbolique du 04 Juin (date anniversaire de la naissance du premier Président Modibo Keïta) avant que ceux du FSD, de Mali-Koura, et surtout de la CMAS d’Issa Kaou Djim ne lui proposent ce 05 Juin (lire encadré : la lettre d’implication du FERDI adressée à chacun des membres, à savoir Cheick Oumar SISSOKO, Issa Kaou N’DJIM et Choguel Kokalla MAIGA).

En clair, le FERDI a non seulement et de manière officielle adressé une lettre de démission au président de la République, il a aussi initié une grande manifestation au 04 Juin 2020, remise ensuite au 05 suite à la proposition d’Issa Kaou Djim.

De toute évidence, c’est ce regroupement fort d’une vingtaine d’associations membres, d’influenceurs et d’activistes de réputation qui a initié toute l’opération. Et Issa Kaou et les siens sont venus en milieu récupérateur.

Abusivement exclues, ces associations (membres de FERDI) accusent le sieur Kaou Djim non seulement d’autoritarisme, et aussi dénoncent la précipitation dont il fait montre. Avait-il par exemple besoin de lancer un ultimatum aussi court au président de la République ? Selon ces associations membres de FERDI, pressé de parvenir à ses fins, (succéder certainement à IBK), Kaou Djim n’en fait qu’à sa tête. A se demander, dit-on ici, s’il se préoccupe de l’intérêt supérieur du pays au même titre que les autres dont l’Imam Dicko.

Il nous revient, en tout état de cause, que le FERDI et partenaires, ont décidé de prendre du recul par rapport à la CMAS. De bonnes sources, un autre front serait en gestation avec le même objectif : obtenir le départ du président en exercice, mais sans passion et avec la participation de toutes les forces vives, sans exclusion aucune. Desdémarches seraient déjà en cours en vue d’associer les partis politiques dont l’URD, le SADI d’Oumar Mariko, entre autres.

Et contrairement aux lanceurs d’ultimatum, Ce groupe envisage d’organiser une série de manifestations jusqu’à obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.  Et cela prendra le temps qu’il faut, en tout cas, avant la fin de son deuxième quinquennat, dit-on ici. Et, précise-t-on, pas question de chasser un dictateur pour installer un autre !

L’on constate en tout cas, que cette démarcation constitue une fissure et non des moindres dans le front anti-IBK. Et les associations désormais réfractaires pointent toutes un doigt accusateur vers Issa Kaou Djim. Et d’inviter l’Imam Dicko à revoir la stratégie et la démarche par lui imposées aux autres.

<strong>Sidiki Magassouba </strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>LETTRE D’ENGAGEMENT</strong>

<strong>FERDI Forces vives Engagées Résolument pour la Démission de IBK</strong>

<strong>MALI - FERDI</strong>

<strong> </strong><strong> De :La Coordination du collectif FERDI, Forces-vives Engagées Résolument pour la Démission de IBK,</strong>

<strong> </strong><strong>Objet : </strong>Sollicitation de votre implication aux manifestations populaires pour la démission de IBK

Le collectif FERDI, regroupant de nombreuses organisations, sociale, syndicale et politique, organisera de grandes manifestations pacifiques et populaires qui débuteront le jeudi 04 juin 2020 (date anniversaire de naissance, 04 juin 1915, du Président de la République Modibo Keita) jusqu’à l’obtention de la démission de IBK. Ce même jour, une délégation des Forces Vives se rendra à la Présidence pour remettre au Président de la république une lettre exigeant sa démission

Tous les membres du collectif FERDI sont convaincus que votre implication dans la Communication médiatique et la mobilisation populaire contribuera, sans doute, à la totale réussite de ces manifestations historiques. C’est pourquoi nous espérons compter sur votre implication patriotique pour l’émergence d’un nouveau Mali.

<strong>Lacine Diawara, coordinateur général du collectif FERDI, président du Biprem Fasoko et directeur de publication du journal Option.</strong>

&nbsp;

<strong>Bamako, ce 21  mai 202</strong>

<strong>Ces femmes à l’origine des déboires d’IBK</strong>

<strong><em>La première pense encore bien faire. Est-elle blâmable ?  Les deux autres, des carriéristes de toute évidence, ont visiblement été inspirées par des intérêts non avoués. Elles ont tout simplement trompé leur patron. Les conséquences ne se sont pas fait attendre.</em></strong>

Derrière tout grand homme, se trouve une grande femme ! Aussi vrai qu’à l’origine de l’échec de nombreux gouvernants, se trouvent très souvent des femmes. IBK ne semble pas échappé à cette règle. L’on ne saurait dire que sa gouverne est sans reproche. Loin s’en faut ! Suite à une gouvernance très controversée, le pays se trouve en ce moment, non dans l’impasse, mais sur le fil du rasoir.  Un rien peut le faire désormais basculer ou l’entailler à jamais.

Cette situation sert aujourd’hui d’argument aux contestataires entre autres contradicteurs de réclamer son départ pur et simple. L’histoire nous enseignera s’il s’agissait d’une bonne option.

En attendant, l’on constate que l’origine des déboires du président aujourd’hui durement éprouvé se trouve ailleurs. Et trois femmes semblent avoir joué un rôle déterminant dans la situation présente.

Mais d’abord, pourquoi diable Mahamoud Dicko, principal leader du front anti-IBK a-t-il demandé et obtenu l’adhésion de la classe moyenne, à savoir le monde du petit commerce en l’occurrence à la manif du 05 Juin dernier à Bamako ? Parce qu’il s’agit là des toutes premières victimes de la gouvernance d’IBK et désireuses de prendre leur revanche. Et pour cause.

Courant 2016, moins de trois ans après son investiture, le tout nouveau président élu nomma une femme Gouverneur du District. Ami Kane, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, s’appliqua consciencieusement à détruire tout sur son passage. Elle s’attaqua à cette classe moyenne, à travers des actes de destruction abusivement dénommés «opération bulldozer».

La plupart des espaces dégagées pour cause de salubrité publique dans la capitale, furent ensuite attribués aux plus nantis. Les moins fortunés furent contraints à l’exil à défaut du chômage.  Cette destruction était était-elle la seule initiative du gouverneur du District ? Peut-être oui, mais le Président IBK commis la maladresse de la féliciter publiquement sur les écrans de la télévision nationale. Le message était donc clair ! Mais dans les faits, la gouverneuredu district avait des visées politiques. Elle a tout simplement abusé de la confiance de son employeur.

L’autre femme n’est autre Manassa Danioko, président de la Cour Constitutionnelle. On l’accuse d’avoir tripatouillé les résultats de tout le scrutin (législatif et présidentiel) depuis son accession à ce fauteuil en Février 2015. Selon ses détracteurs, elle a littéralement pris la démocratie malienne en otage. Tout est en effet tout entrepris en vue de réconforter la majorité et le Président de la République. Et avec à la clef, des propos pleins d’arrogance, des lois de la République foulées au pied…

Abusivement appelée «gardienne de la Constitution (un concept démonté par l’imminent juriste Me Mountaga Tall), la présidente de la Cour Constitutionnelle n’en fait qu’à sa tête. Et visiblement imbue de sa personne, elle n’accepte ni contestation ni contribution soit-elle pertinente. Elle a donné la preuve de cette assertion à la faveur des toutes dernières élections législatives. Toutes choses à l’origine de graves troubles sociopolitiques et de la présence de nombreux acteurs politiques lors de la manif du 05 juin dernier.

Si elle est seule responsable de ses actes, c’est le président IBK qui en subit en ce moment les conséquences de plein fouet. Une chose est évidente : elle n’était pas obligée !

La première-Dame est bien évidemment le troisième personnage dans la sphère d’influence du président. Mais disons-le tout de suite : l’on ne saurait blâmer une femme pour s’être fermement tenue aux côtés de son époux, président de la République ou simple citoyen, peu importe !C’est le contraire qui aurait plutôt été scandaleux et condamnable. Mais où et quand commence et finit la mission d’une épouse aux côtés de son mari, président de la République ? Là est toute la question !

Nombreux sont les Maliens qui pensent aujourd’hui que l’actuelle Première-Dame a exposé son foyer en prenant une part active aux activités officielles de son époux.  La Famille est en tout cas, accusée à tort ou à raison, d’influencer jusqu’aux institutions de la République. Un privilège ayant beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages dans la mesure où il constitue la porte ouverte à toutes les dérives et celle d’entrée à tous les opportunistes du pays. Les faits divers nous enseignent d’ailleurs que des escrocs, arnaqueurs et autres opportunistes se sont justement servis de cette couverture pour commettre des forfaits, régler des comptes (et même détruit des foyers) et ont du coup souillé la réputation de la famille. Ce ne sont ces quelques commissariats de police du District qui nous contrediront. Mais cela n’aurait été possible que suite à la forte implication de la Famille dans la gouvernance. Une implication au demeurant à l’origine d’une gestion sentimentale des affaires de la République, avec ses corollaires. Un phénomène aujourd’hui mis à contribution par les détracteurs du régime.

<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Les critiques de l’Imam Mahamoud Dicko à l’adresse d’Ibk À prendre ou à laisser !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/les-critiques-de-limam-mahamoud-dicko-a-ladresse-dibk-a-prendre-ou-a-laisser-2878680.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 10 Jun 2020 07:31:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ils sont certes acerbes, virulents et violents ; mais les propos de l’Imam Dicko à l’adresse d’IBK sont-ils pourtant à ignorer ? S’il a encore souci d’améliorer sa gouvernance, IBK doit accorder une très grande importance à ces critiques retraçant les erreurs et tares de sa gestion après 7 ans de gouvernance chaotique et à quelques encablures de la fin de son mandat. Un bilan avant l’heure comportant de très nombreux enseignements ! Mais des illuminés sont… Enfin
Nous avons traduit et transcrit pour vous l’entretien réalisé par un confrère de la place avec l’Imam Dicko en question, 24 heures avant la marche du 05 Avril ayant mobilisé des centaines, voire plus d’un million de personnes pour sa réclamer sa démission.

<strong>Mamamoud Dicko :</strong>  <strong>Même pas peur !</strong>
«Je n’ai, certes rien dit pour l’instant, mais je parlerai, Inch’Allah. Des rumeurs portent en ce moment sur mon arrestation et incarcération. Aucun mal à cela. Ce qui compte, ce n’est pas l’arrestation d’une personne, mais les motifs de ladite arrestation. Des motifs peuvent être source de disgrâce et de déshonneur pour l’intéressé et les siens (pour lui-même, sa famille, sa communauté, voire son pays). D’autres motifs sont par contre sources de fierté et d’honneur. Des personnes qui me sont supérieures à plus d’un égard ont été arrêtées. Il s’agit en l’occurrence de descendants du prophète Mahomed (PSL) ; d’autres ont été même tués… Ils ont en outre subi des tortures dont la seule description est pénible. De grands imams et érudits ont également connu un traitement peu enviable. Beaucoup de choses peuvent survenir. Beaucoup de choses !
Plus proche, chez nous au Mali, le cas du très du Vénéré Cheick Hamallah s’avère très édifiant ! Si la qualité de Chérif [descendant du Prophète – PSL] était de nature épargner une personne, rien de grave ne serait évidemment arrivé à ce Saint-homme ! Mais il a été arrêté, lui et les siens, déportés et incarcérés durant plusieurs années. Et ses détracteurs sont allés jusqu’à contester ses origines. Mais cela a –t-il permit de mettre un terme au processus et à la qualité de l’homme ? Que non, au contraire ! L’acte (l’arrestation) lui a d’ailleurs donné une plus grande dimension… Bref, ce n’est pas l’arrestation qui compte, mais les motifs !
Au-delà de la religion, il existe sur le continent africain, une parfaite illustration : une personne [Nelson Mandela- ndlr] a été arrêtée et incarcérée pendant 27 ans pour être ensuite libérée et célébrée en héros par le monde entier. Les raisons sont simples : elle a été injustement arrêtée ; interpellée pour avoir défendu l’honneur et la dignité. Être donc arrêté pour s’être battu pour sa foi (Dieu), son pays et ses convictions n’a absolument rien d’humiliant… C’est pour dire aux auteurs de ces rumeurs que je ne suis nullement de ceux-là craignant pour leur arrestation pour pareils motifs. Il n’y a rien de mal à être arrêté pour avoir défendu sa foi et son pays… comme ce fut justement le cas du Très Vénéré Cheick Hamallah. Les menaces et tentatives d’intimidation nous laissent donc indifférents. Totalement indifférents !

L’heure est grave et les seuls coupables sont les actuels gouvernants !
S’agissant de la manifestation prévue ce vendredi, nous l’assumons entièrement ! Nous sommes parties prenantes et appelons effectivement au rassemblement ! Un bijou en or, dit-on dans nos terroirs, perdra toute sa valeur et ne vaudra pas mieux que le cuivre s’il n’est porté le jour convenable par son propriétaire. Chaque chose, dans la vie, a son temps et il y a un temps pour toute chose.
Nous avons assez subi et accepté dans ce pays. Il ne nous reste plus qu’à préserver ce droit consistant à défendre nos opinions. Faut-il accepter être privé de ce droit ultime ? Non, on doit parler ! Et, il est quasi impossible d’embellir un mauvais acte avec la parole. Y a-t-il, dans cette gouvernance, une seule action dont-on peut s’enorgueillir et flatter le mérite ? Absolution aucune ! Alors, la manière de dénoncer ces mauvais actes ne saurait non plus être embellie. Il est bien temps qu’on tienne des discours francs et honnêtes. Il est temps en effet temps que l’on se dise certaines vérités. L’heure est vraiment grave !
A l’annonce de la manif en question [de ce vendredi –ndlr], il y a eu de très nombreuses interventions tendancieuses à mon niveau et mettant en garde contre d’éventuels dérapages et effondrements… Mais qui ou quoi donc est à l’origine de ces risques d’affrontement et d’effondrement ? La violation des engagements, de la parole donnée, le non-respect du serment, les tentatives d’humiliation, d’agression… Ce sont tous cela à l’origine des risques en question. Et les seuls coupables ne sont autres que les actuels gouvernants ! C’est bien ce qui arrive dans tout pays où les droits des citoyens sont bafoués. Il n’y a pas de feu sans fumée ! Tout effet a une cause ! La réaction des gens aujourd’hui n’est que la résultante de ces actes [de mauvaise gouvernance].

<strong>«J’étais à Kidal : le Mali était là»</strong>
Il est vraiment temps qu’on se dise certaines vérités et que l’on évite les jeux de cache-cache. Voyez-vous, on ne parle même plus de Kidal aujourd’hui ! Il fut un temps où c’était, partout, le sujet à l’ordre du jour ! Mais aujourd’hui, on n’en parle plus parce que tout semble compromis.
Je me suis personnellement rendu à Kidal en 2014 où j’ai trouvé sur place et le gouverneur de la région, et chacun des préfets des différents cercles. Nous avions pris un repas ensemble, et le drapeau malien flottait sur les édifices publics. Etaient présents tous les représentants des services centraux de l’Etat et plus de 400 militaires et policiers [maliens]. Le Mali était là ! Mais la mauvaise gouvernance a tout remis en cause.
Je suis un témoin vivant de ces faits, ce n’est nullement par ouïe dire. J’ai personnellement vécu ces douloureux événements ! Je me souviens encore de ces éléments des forces de l’ordre maliens présents à notre accueil, du Gouverneur de la région (MKAMISSOKO) qui est encore parmi nous en ce monde. C’est la mauvaise gestion de la question qui nous a conduit-là aujourd’hui. Le Mali a par conséquent subi la pire humiliation, la honte, l’ignominie… Le pays n’a jamais auparavant connu ce niveau de déshonneur…
Je rappelle ces faits, juste dans le but de rafraîchir la mémoire collective. La situation s’est véritablement détériorée. Et ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on le dit, non ! Imaginez-vous que c’est un président étranger, mauritanien en l’occurrence, qui s’est rendu à Kidal pour les supplier (les combattants kidalois) d’arrêter les hostilités. Le monde entier s’est impliqué pour ce faire. Et le Mali dut courber l’échine à Alger et signer des décisions imposées. Et le comble a été de célébrer ces faits [échec]… Ilfaut être réaliste : lorsqu’on perd une guerre suite à une mauvaise gestion comme c’est le cas ici, on en subi les conséquences de plein fouet. Nos problèmes font suite à cet échec dû à son tour à la mauvaise gestion.
Aussi, à y voir de très près, y a –t-il un seul point de l’accord [d’Alger] ayant été appliqué plus de cinq ans après sa signature ? Le seul ayant peut –être fait objet de respect, est le cessez-le-feu. Mais plus question de l’appartenance de Kidal au Mali ! Le drapeau malien a cessé d’y flotter, on y entend plus la voix du Mali ! Là-bas, ils sont libres d’entreprendre ce qu’ils veulent. Le seul présumé représentant de l’Etat malien [Le gouverneur] n’y est responsable de rien. On ne lui adresse même pas la parole à fortiori demandé son avis ou autorisation. A part la présidence des réunions du comité de suivi [de l’accord d’Alger], il n’assume aucune autre responsabilité. Et à la suite de ces travaux [du comité de suivi], les participants se contentent de prendre leurs perdiems et de se retirer sans rien lui demander…
Et de Kidal, le problème s’est déplacé vers le centre du pays. Il importe de chercher à savoir ce qui se passe ici…

<strong>«Au centre, ils ont incité les populations à s’entre-tuer »</strong>

Nous ne pouvons rester les bras croisés face à ces différentes situations quand bien même il soit désormais de notoriété que la moindre réaction de notre part suscite des accusations fantaisistes. L’on est en effet systématiquement accusé de combattants [jihadistes] à la première tentative d’opposition à la destruction et l’effondrement du pays…
Au centre du pays, ils ont incité les populations à s’entretuer sans qu’elles sachent ce qui se passe véritablement. Et personne ne cherche à savoir ce qui s’y passe réellement ! Wallaye ceux qui s’entretuent aujourd’hui ignorent les raisons du conflit qui les oppose. Et les gouvernants assistent paisiblement aux atrocités. Et chaque jour apporte son lot de cruautés.
Et dans cette veine, l’on commet la grave erreur de nommer-là un Haut représentant de l’Etat. Ce, dans un pays où existent déjà un ministre de la réconciliation, un autre ministre de l’administration [territoriale], des gouverneurs de régions, des préfets. Bref, l’Etat ainsi que ses autres composantes sont déjà présents. Autant dire qu’il existe sur place des mécanismes pour rassembler et réconcilier les gens en conflit. Mais le président [de la République] se permet de nommer un haut représentant comme s’il s’agissait d’une autre entité. Le voilà donc qui consacre la participation du pays en nommant successivement un représentant au Nord, au centre, comme si le pays était divisé en trois entités… C’est avec un pincement de cœur que je le dis et le maintien : le président [de la République] pose en ce moment des actes de scission et d’effondrement du pays.On ne gouverne pas un pays en opposant les gens, les uns contre les autres : les familles, les communautés, les terroirs, les religieux, les porteurs d’uniformes [éléments des forces de l’ordre, entre autres. Et prétendre faire sortir le pays du gouffre ! Quelle prétention ?
C’est pourtant bien ce que fait en ce moment le président de la République. C’est la stricte vérité. Voici le véritable problème auquel nous sommes aujourd’hui confrontés au Mali.

<strong>«Ils nous ont divisés»</strong>

Rien n’est évidemment possible sans la paix et la cohésion… Ils ont opposé tout le monde et du coup, fragilisé et bafoué le pays, en commençant par les religieux. Ils ont en effet pris l’habitude de nous opposer nous les religieux, en entretenant la discorde et la zizanie, arguant ça et là avoir remis à celui-ci ou à celui-là un tel montant en millions de francs CFA, entre autres bienfaits. Toute chose, à leurs dires, expliquant différentes réactions de la part des uns et des autres.
Nous avions, nous aussi, tous les enregistrements des propos par eux tenus en notre présence. Nous avions fait comme eux. C’est cela leur méthode de gouvernance : opposer des personnes vivant auparavant dans l’entente et la concorde ! C’est vraiment grave ! Evidemment, cette méthode est détestable et ne saurait aider à construire un pays, y vivre en paix ! Il est vraiment temps que l’on se dise ces vérités. Se peut-il qu’il ait un mal en cela ? Doit-on continuer à saupoudrer le mensonge et entretenir l’hypocrisie ?
Le pays est en train de se rétrécir. Et il ne reste plus qu’une portion congrue [Bamako et environs] où les gens sont libres d’aller, de venir et de gagner leur vie. Toute chose de nature à obscurcir les vues et donnant faussement l’impression que tout va comme dans le meilleur des mondes. La réalité est toute autre dans le reste du pays.

<strong>«Nous ne sommes pas un peuple qui accepte la résignation et la soumission. Non ! »</strong>

Voyez-vous ? Nul ne peut parler ou émettre un avis contraire aujourd’hui sous ce régime sans être attaqué et vilipendé !
Et suite à l’échec de toutes ces méthodes et tentatives de dissuasion, l’on en vient, à l’heure actuelle à celle forte, la répression consistant aux enlèvements et kidnappings des personnes gênantes dans le but de faire taire toute opposition. Inacceptable ! Je l’ai dit et je le répète : notre peuple n’est pas un peuple soumis. Nous ne sommes pas un peuple qui accepte la résignation et la soumission. Non ! Ce n’est pas cela le Mali ! Mais eux croient ferment que c’est le cas. N’ont-ils pas l’habitude de dire [leur slogan] que tout acte d’opposition et de refus de la part du Malien est la résultante de la pauvreté et de la faim et que la seule façon de le circonscrire est de mettre fin à cette privation en termes de nourriture ? Ainsi pensent-ils ! Point d’honneur et de dignité, à les en croire ! Comment peut-on soumettre un peuple à un tel déshonneur et prise d’otage ? Faire main basse sur les ressources et mettre le grappin que le pays, enrayer toute opposition et vouloir s’imposer à tous ! Quand même !
Ce sont eux qui disposent en effet de toutes ressources et opportunités du pays. Nul autre n’y a accès ! Et toute personne refusant de se soumettre à ce diktat est assimilée à un affamé à la quête d’une hypothétique pitance. Doit-on réduire un peuple à çà ?
Je le dis haut et fort : Nous croyions auparavant en l’homme, Ibrahim Boubacar Keïta, ce président que nous avions tous élu au regard de son sens de l’honneur, de sa dignité, de sa droiture [KANKELENTIGUI]… Raisons pour lesquelles nous l’avions justement choisi… Dieu a voulu qu’il en soit ainsi !
C’est lui, Ibrahim Boubacar Keïta qui, dans la Grande mosquée de Bamako, devant les caméras des télévisions et de nombreux témoins, a levé la main aux cieux et dit : «vous érudits, je vous tiendrai griefs le jour où vous vous abstiendrez de me rappeler mes éventuels erreurs et errements. Je ne vous pardonnerai jamais votre silence».

<strong>Il ne supporte pas les critiques</strong>

Il nous a certes mis à l’aise ce jour-ci. Mais quand bien même, il n’aurait tenu ces propos devant nous, nous n’aurions été nullement gênés de lui dire nos vérités.
Et contrairement à ce qu’il a dit, mes propos du 29 Février [2020] portant sur l’affaire des «blindés en cartons» susciteront leur colère au point de d’inciter la justice à nous interpeller et arrêter éventuellement. C’est ainsi que le procureur a décidé de me convoquer aux fins d’un interrogatoire. Un plan était minutieusement préparé : une fois sur place, je devrais être arrêté et conduit au camp I de la Gendarmerie. J’avais reçu toutes les informations, mais pas question de me dérober ou de fuir ! Qu’ils fassent donc comme bon leur semble ! C’est dire en tout état de cause, que les propos qu’il a tenu dans la Mosquée et prenant Dieu à témoin, sont dénués de toute sincérité. Autrement, il ne m’aurait pas fait interpeller par la justice. Qu’ai-je donc fait ? Qu’ai-je donc fait ? Qu’ils le disent ! Pour avoir parlé ? Ce n’est pourtant pas la première fois que je parle. J’ai parlé sous Moussa Traoré, sous Alpha [Oumar Konaré], sous ATT ! Ce n’est pas la première fois que je parle. Seulement, ils venaient là de montrer leur vrai visage : faire taire toute opposition et leur laisser les mains libres ! A se demander alors pour quelles raisons il eut cette lutte pour l’avènement démocratique.

<strong>Qu’il se remémore donc ses propres critiques contre ATT</strong>

Aujourd’hui, tous les droits sont bafoués, y compris le droit d’expression ! Comment est-ce possible ? A-t-il oublié ses promesses ? En 2008 à Ségou, il a tenu un discours dont on détient les extraits. En sa qualité de président élu, il a, ce jour tenu des propos aujourd’hui considérés comme un crime de lèse-majesté parce que venant de la bouche d’autres personnes. S’adressant à ATT, un président démocratiquement élu, il a dit : «quand on ne peut pas et quand on n’est pas capable, on dégage ! Il a échoué ! Il est incompétent ! Plus d’école, plus de ceci, plus de cela». Il [IBK] doit aujourd’hui se remémorer ces propos. On est en droit de lui tenir les mêmes remarques. Il a échoué…, [et doit donc dégager- ndlr]. Quel mal y a-t-il à dire cela ? Pourquoi donc arrêter, kidnapper les gens ?
[…] Je dis et le répète : le peuple va s’assumer ! Que cela plaise ou non ! Que le peuple s’assume équivaut, à leur entendement, à chasser IBK du pouvoir, à vouloir ceci ou cela ! Voyons ! Le Peuple a droit de dire ce qu’il ressent et ce qu’il veut !

<strong>Si tu refuses d’accorder la parole au peuple, il l’arrachera</strong>

J’ignore s’il s’en souvient encore. A la faveur d’une rencontre à Koulouba je lui ai dit ceci : « président, si tu refuses de donner la parole à ton peuple et qu’il soit contraint de l’arracher lui-même, cela ne serait nullement de bon augure». Je le lui ai bien dit ! Mais ce peuple est sage. Il ne commettra le moindre acte susceptible de déshonorer le pays. Ce sera dans la dignité, l’honneur et dans le respect mutuel. Et nous restons convaincus que l’on parviendra à des fins utiles…
L’appel s’adresse à tous et à toutes. En premier lieu aux commerçants siégeant dans les différents marchés de la capitale et opérateurs économiques du pas lesquels constituent aujourd’hui les piliers du pays. Notre souhait est qu’il n’y est point de marché ce vendredi. Qu’ils se rendent au lieu de rencontre où j’officierai personnellement la prière collective de ce vendredi, Inch’Allah ! Que les autorités sachent que cette sortie n’est nullement une défiance, mais un droit d’expression et une juste mesure. S’ils décident de s’opposer à cela, alors nous ne serons pas responsables de ce qui adviendra.
Pas question de renoncer ! C’est Dieu qui décide de tout ! Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah ! D’ores et déjà, j’ai informé celui qui devrait l’être en premier lieu [le Chérif de Nioro – ndlr]. Tout monde doit se sentir concerné. Tout le monde sans exception ! Je n’oublie nullement les familles fondatrices de Bamako ! Qu’elles reçoivent-là l’expression de tous nos respects. Inch’Allah, par la Volonté et la grâce de Dieu, nous y seront et tout se passera bien ! Nulle volonté de notre part de brûler, de casser ou de le dévoyer. C’est d’ailleurs la mauvaise gouvernance qui constitue un acte de démesure et de dévoiement à l’origine de tous les maux.
La manifestation ne concerne pas que les seuls habitants de Bamako. Sont concernés, ceux de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, tout le Mali… Que tous ceux, en mesure d’effectuer le déplacement se rendent ici à Bamako… Afin que tout le monde sache que nous ne sommes pas un peuple résigné, se laissant trimbaler et à l’écoute des sirènes.
Doit-on contenir à vivre dans un pays où l’école n’existe plus, où l’économie est paralysée, où l’armée est en proie à des crises… Doit rester inactif jusqu’au jour où tout sera fini ?
Ceux auxquels nous sommes aujourd’hui opposés ne sont autres que nos parents, voisins, amis et concitoyens… des personnes en qui nous avions, de bonne foi, accordé notre confiance mais qui ont aujourd’hui, atteint leurs limites.

<strong>Le Cherif a un cas sur la conscience</strong>

Voyez donc le Cherif de Nioro ! A peine si l’on ne l’accuse de trop parler. C’est normal qu’il parle parce qu’il est aujourd’hui confronté à un cas de conscience, pour avoir contribué à l’élection d’IBK devenu aujourd’hui, la grande déception. Il ne peut ne pas parler. Il ne s’agit nullement pour lui, de dénigrer ou de diffamer pour le plaisir. Il n’en a nul besoin. Il a tout simplement un cas sur la conscience ! C’est bien ce qu’il m’a dit.
C’est nous qui avions, en effet appelé les Maliens de tous bords et de toutes tendances à porter IBK au pouvoir. Nous croyions en lui. Nous l‘avions désigné et soutenu par conséquent. Et voilà le résultat. Inconcevable et inacceptable pour le Chérif de Nioro. Se taire, équivaudrait pour lui, à un acte de trahison. C’est ce cas de conscience qui l’empêche de se taire. Il parle donc chaque vendredi pour libérer sa conscience. Une manière aussi pour lui de dire au peuple malien qu’il s’est trompé d’homme !
Nous ne pouvons restés-là à ne rien dire et à ne rien faire. Qu’allons-nous dire à Dieu en fin de compte. C’est notre silence qui serait plutôt préjudiciable. Dois-je me taire en acceptant éventuellement les cadeaux et autres présents pendant que le peuple souffre dans sa chair ? Non ! J’assumerai mes responsabilités ! Je ne saurai avoir peur !
Je sais qu’ils entretiennent en ce moment des personnes qui animent les réseaux sociaux pour me vilipender. De propos de nature à effaroucher les miens ! Mais j’appelle ceux-ci au calme ! Il s’agit d’honorer la confiance que nous voue les gens. J’ai l’habitude de le dire : je n’ai pas confiance en toi vaut mieux que de perdre une confiance préalablement acquise. C’est mon principe ! Je n’ai donné ni argent ni or à ceux qui m’ont accordé leur confiance. Je n’ai non plus rien à leur donner ! La confiance mutuelle me suffit ! C’est Dieu qui est pourvoyeur de toutes choses.
Ils [ceux du régime en place] prétendent que j’ai un agenda politique, des intentions présidentielles, etc. C’est oublier que c’est Dieu qui donne le pouvoir. Il l’accorde et le retire à qui Il veut.
Une chose est sûre : les tentatives d’intimidation, les menaces et insultes ne nous empêcheront pas d’entreprendre et de mener à bien les missions qui nous sont assignées. Inch’Allah !
[…]
<strong>Propos traduits et transcrits par B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Guerre au Mali : Entre camouflet et cacophonie]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/2857132-2857132.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 29 Jan 2020 01:35:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<h3><em>Qui croire et qui ne pas croire : </em><em>le</em> <strong><em>Haut représentant du chef de l’Etat pour les régions du centre. A savoir, Dioncounda Traoré, parle d’une éventuelle négociation avec les insurgés ; IBK (ainsi que les partenaires du Mali dont la France), jure la main sur le cœur ne jamais négocier et menace au demeurant ceux-là qui s’empennent à ses amis toubabs. Et pendant ce temps, les attaques se font de plus en plus nombreuses et meurtrières et visent particulièrement les FAMAS et ceux de l’opération Barkhane visiblement incapables de contenir la menace. La guerre au Mali semble bien avoir poussé la France dans ses derniers retranchements et étaler ses limites au grand jour. Et ce n’est pas le seul enseignement</em></strong></h3>
<strong> </strong>

<strong>A la faveur d’une conférence de presse le jeudi 23 janvier dernier, l’ex-président de la transition et désormais Haut représentant du chef de l’Etat pour les régions du centre annonçait avoir personnellement </strong><strong><em>«envoyé des émissaires en direction de Kouffa et Iyad pour leur dire que je suis disposé à discuter avec eux».</em></strong>

<strong><em> «Nous sommes prêts à lancer les passerelles pour dialoguer avec tout le monde. Tout conflit se termine par un dialogue. Il faut à un moment donné, s’asseoir autour d’une table et discuter. On essaie le dialogue avec tout le monde sans exclusion»,</em></strong> a-t-il précisé.

L’annonce n’a nullement eu pour effet de calmer les ardeurs des groupes armés dans la mesure où l’on déplore plusieurs attaques visant à la fois Barkhane et les FAMAS en milieu et fin de semaine dernière à Koro et Sokolo.

Au demeurant, la négociation ainsi prônée par le <strong>Haut représentant du chef de l’Etat ne semble nullement être l’option du Président de la République lequel croit plutôt en ses amis français qui écartent toute idée de négociation. Et mieux, il a mis en garde contre toute velléité désobligeante contre eux. </strong>

<strong>Il a, en outre, validé le principe d’une armée européenne (TAKUBA) dans son pays. Sans oublier le don et l’achat de plusieurs véhicules blindés ainsi que de nouveaux types armements. </strong>

<strong>En clair, le Président de la République s’enfonce dans l’option guerrière pendant que son Haut Représentant prône le dialogue et la négociation. Une véritable cacophonie ! </strong>

<strong>L’incompréhension est également perceptible côté français. Après avoir vainement appelé à l’union sacrée autour de la nouvelle opération dénommée TAKUBA, la France peine à drainer foule. </strong>

<strong>Censé regrouper 23 pays de l’Europe et de l’OTAN, l’initiative TAKUBA ne suscite pas grand intérêt pour l’instant. L’Allemagne a, semble-t-il décliné l’offre. </strong>La Belgique a ironiquement annoncé l’envoi de 3 officiers en attendant les 140 promis dans les années à venir. D’autres ont préféré envoyer deux ou trois observateurs en attendant… Bref, l’Europe et l’OTAN semblent avoir les yeux plutôt rivés sur d’autres points chauds du club (Libye, Moyen-Orient) et surtout, sur la menace russe et Turque. Un véritable camouflet pour la France de Macron dont le présumé leadership prend là un coup sérieux.

En tout état de cause, les groupes armés jihadistes ont là toutes les raisons de se frotter les mains.

<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Péril sur les législatives du 29 mars 2020 :  Un nouveau report ou le forceps et corollaires]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/peril-sur-les-legislatives-du-29-mars-2020-un-nouveau-report-ou-le-forceps-et-corollaires-2857129.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 29 Jan 2020 01:25:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Les réserves de la CMA en plus de l’insécurité dans la quasi-totalité des régions du pays ne constituent pas les seules menaces pesant sur le scrutin législatif annoncé pour le 19 Avril. La délicate question relative à l’existence d’un u fichier électoral parallèle n’a pas encore été évacuée. S’y ajoutent désormais ces confidences portant sur l’attribution du marché de confection des cartes d’électeurs dans des conditions troubles voire scandaleuses.
«Le collège électoral est convoqué le 29 mars 2020 sur toute l’étendue du territoire national, pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Le second tour a lieu, le 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des voix », a déclaré Yaya Sangaré, le ministre de la communication et Porte-parole du gouvernement du Mali.
Le décret fixant la date desdites consultations a été adopté lors du conseil des ministres mercredi 22 janvier, sous la présidence du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.
La date limite de dépôt des candidatures à ces élections, précise le ministre, est arrêtée au 13 février 2020. «La proclamation de la liste provisoire des candidats par la Cour constitutionnelle interviendra le 27 février et l’ouverture de la campagne électorale, le 1er tor, le 8 mars 2020.». Telle est la volonté des autorités maliennes ! Mais comme le dit si bien l’adage, l’homme propose…
Le défi sécuritaire : de mal en pis !

Il s’agit d’abord, pour le Gouvernement, de mettre en œuvre l’une des résolutions du Dialogue national inclusif tenu en décembre 2019 et portant sur la tenue des élections législatives avant le 2 mai prochain. Rappelons que ledit scrutin a été plusieurs fois reporté. Annoncé pour les 28 octobre et 18 novembre 2018, il a été reporté respectivement les 25 novembre et 16 décembre 2018 avec, à la clef, la prorogation de six mois du mandat des députés. Et aujourd’hui, pour le 19 Avril 2020. Et même là…
En somme, si l’intention du gouvernement est noble, force est cependant de constater l’existence de très nombreuses contraintes limitant ses marges de manœuvres et susceptibles de conduire à un autre report au risque de tenir un scrutin à risque dans de nombreuses circonscriptions.
C’est dévoiler un secret de Polichinelle que de parler de contraintes sécuritaires. L’on constate d’ailleurs que les attaques se sont multipliées depuis l’annonce de la tenue du scrutin par le gouvernement. Sokolo et Koro, respectivement dans les régions de Ségou (cercle de Niono) et Mopti ont été prises pour cibles. Passons sous silence les attaques quasi quotidiennes des positions des FAMAS plus au nord. Et la présence de Barkhane ou du G5-Sahel n’y a rien changé.
Par ailleurs, l’Etat est absent dans la quasi-totalité des circonscriptions du Nord et du centre du pays. Qui donc organisera le scrutin ici ? Les autorités intérimaires ? Les groupes jihadistes ? Hum !
Deux fichiers électoraux, 1 200 000 électeurs fictifs…
A la faveur de l’élection présidentielle, l’opposition politique a dénoncé l’existence de deux fichiers électoraux. La question a-t-elle été évacuée depuis ? Pas si sûr.
C’est Tiébilé Dramé, Président du PARENA, opposant politique, président du directoire de campagne du candidat et non moins chef de file de l’Opposition, à savoir Soumaïla Cissé, au moment des faits, qui a levé le lièvre. Il a en effet évoqué l’existence de «nombreuses incohérences entre le fichier audité par un Comité d’experts nationaux et de l’Organisation internationale de la Francophonie et la version électronique mise en ligne par la DGE, la Direction Générale des Élections. Des anomalies qui laisseraient supposer un potentiel de plus d’un million d’électeurs fictifs».
En réaction, Tiébilé Dramé et sa délégation ont été reçus par le chef du gouvernement, Soumeylou Boubeye Maïga, au moment des faits. Ce dernier les a assurés que la mission essentielle de son gouvernement était d’œuvrer à ce qu’il y ait «une élection transparente, crédible et apaisée au Mali. […] Et qu’il nes’agissait nullement d’une volonté de fraude mais d’une erreur informatique».
Le Directeur général des Élections, le général Siaka Sangaré, abonda dans le même sens en parlant lui aussi «d’erreur informatique» expliquant l’existence de 1,2 millions d’électeurs fictifs.
La réaction du PM au moment des faits ainsi que celle du Directeur général des Élections, fut apparentée à raison par de nombreux observateurs, à un aveu de culpabilité. Elle ne convainc, nullement le camp d’en face qui dénonça dès lors l’existence d’un fichier électoral parallèle. Une question loin d’être définitivement évacuée à ce jour. Le Gouvernement Malien n’a, en tout cas, été prolixe sur le sujet.
Faut-il alors croire que c’est avec deux fichiers électoraux, voire 1,2 millions électeurs fictifs que les législatives du 19 Avril seront organisées ? Si oui, l’on risque bien là encore, d’assister à une autre crise politique consécutive auxdites consultations.
Le déplacement des populations : un impact majeur sur le recensement démographique et par conséquent sur le fichier électoral
Selon différents rapports, (UNHCR, OCHA, PAM, UNICEF, entre autres), «la crise humanitaire qui affecte le Mali depuis 2012 a généré des déplacements massifs de populations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, avec d’importantes répercussions sur les pays voisins, notamment le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie. Depuis 2018, un nouveau cycle de violence a aggravé la situation et provoque des déplacements forcés».
Les organisations humanitaires ont dénombré, au 31 Octobre 2019, 199.385 personnes déplacées internes et 138.974 Maliens encore réfugiés dans les pays limitrophes.
Si un grand nombre de déplacés est retourné, il ne s’agit pas forcement des mêmes populations dans les mêmes circonscriptions.
Aussi, d’octobre 2019 à Janvier 2020, la situation a encore évolué et la tendance va crescendo. Les rapports signalent par exemple que «33%des rapatriés enregistrés ne disposent pas de document d’Etat civil». Par ailleurs, des réfugiés Nigériens affluents désormais et de manière massive vers certaines régions du Nord Mali.
Pour faire court, il s’avèrera difficile, voire impossible d’avoir un registre fiable des électeurs aussi bien dans les circonscriptions de départ que celles d’accueil. Et n’importe quel déplacé pourra éventuellement être assimilé à un électeur de la commune d’accueil. Suffit juste de recourir à la bonne vieille méthode des pièces d’identité adaptées aux cartes d’électeurs. Il s’agit d’établir des pièces d’état civil conformes aux cartes d’électeur. A propos, des informations peu rassurantes nous sont parvenues à ce sujet (lire article : LE MARCHÉ DOUTEUX DE LA CONFECTION DES CARTES D’ÉLECTEURS…).
En tout état de cause, ce ne sont pas les contraintes et défis qui manquent à l’heure actuelle. Réussir l’organisation d’un scrutin et dont les résultats seront acceptés par tous, serait une véritable prouesse. L’échec n’en sera que plus retentissant et en rajoutera davantage à la crise déjà complexe.
<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[L’ancien ministre Empé nommé Pdg de l’office du Niger :  Un choix éclairé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/lancien-ministre-empe-nomme-pdg-de-loffice-du-niger-un-choix-eclaire-2857136.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 29 Jan 2020 01:07:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce n’est pas habituel à «La Sentinelle» de magnifier ou d’encenser les personnes. Mais aujourd’hui, l’honnêteté morale et intellectuelle nous impose de saluer la décision portant nomination d’Abdel Karim Konaté dit «EMPÉ» en qualité de Président Directeur de l’Office du Niger ! Et pour cause. Cet homme impose tout simplement le respect. </em></strong>

Ce cadre de l’administration des Douanes, détenteur d’un Master en finances publiques a été ministre de façon continue de Juillet 2012 à Septembre 2018. Il a forcé l’admiration de Sept (07) Premiers Ministres dont Cheick Modibo Diarra, Django Sissoko, Tatam Ly, Moussa Mara, Modibo Keïta, Abdoulaye Idrissa et Soumeylou Boubeye Maïga.

Il eut successivement en charge la gestion des départements du Commerce et de l’Industrie ; des Finance ; de la Concurrence et fut Porte-Parole du Gouvernement.

Il a également bénéficié de la confiance des cinq derniers chefs d’Etat et Présidents de la République à travers des distinctions honorifiques et des mérites nationaux. Il a en effet été décoré de la Médaille Commémorative de campagne en 1985 par le Général Moussa Traoré en 1985 ; Médaillé du Mérite National en 1999 sous Alpha Oumar Konaré ; Chevalier de l’Ordre National en 2005 sous ATT ; Officier de l’Ordre National en 2013 avec Dioncounda Traoré et Commandeur de l’Ordre National par IBK 2018.

Ce parcours montre à suffisance, la constance, le dévouement et le sérieux de l’Homme dans ses entreprises. Et ses Employeurs le lui ont bien reconnu.

Aujourd’hui nommé PDG de l’Office du Niger, le Grenier du Mali, l’on ne peut que saluer cette décision en restant convaincu que l’Homme fera davantage parler de lui pour le bien de tous.

<strong>La Rédaction </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Arrestation du maire Abba Niaré et autres : Ce que lui reproche le personnel de la mairie de la Commune II]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/arrestation-du-maire-abba-niare-et-autres-ce-que-lui-reproche-le-personnel-de-la-mairie-de-la-commune-ii-2850435.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 04 Dec 2019 01:33:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[L’arrestation du Maire Abba Niaré et de deux de ses présumés complices, ne semble émouvoir personne, ni les familles fondatrices de Bamako, ni le personnel de la mairie de la commune II ! Les premières lui reprochent de s’être totalement désolidarisé des affaires de la Famille depuis son élection. Le second, à savoir le personnel de la Mairie de la Commune II a plusieurs fois contesté son leadership à travers deux mouvements de grève. Voici leurs griefs.

Les travailleurs de la mairie de la commune II ont en effet observé une grève de 48 heures, les 5 et 6 novembre 2018 et autre, illimitée à partir du 04 février 2019.

A l’origine de leur colère, le retard dans le paiement des salaires (un semblant d’accord est intervenu après le paiement de deux mois d’arriérés de salaire et puis, plus rien), le non-reversement des cotisations (AMO, CMSS, INPS), la mauvaise gestion, etc.

&nbsp;

306 travailleurs de la mairie de la commune II du district de Bamako ont en effet observé une grève de 02 jours à compter du 5 novembre 2018.

Les trois points de revendications portent sur : «le paiement régulier des salaires et accessoires de salaires (AMO, CMSS, INPS) ; le paiement intégral et sans délai des cotisations des travailleurs non versés, à L’INPS, CMSS (12 mois), l’AMO (07 mois), et rétablissement immédiat des prestations déjà suspendues, et enfin, le paiement régulier des remises (4%) consenties par le conseil communal aux agents de recouvrement».

Les travailleurs déplorent en effet le retard permanent dans le reversement des cotisations INPS, AMO, CANAM, CMSS… » ; S’y ajoutent «des dysfonctionnements notoires de l’Administration et la mauvaise gestion des ressources de la Mairie».

Les travailleurs sont en effet excédés par des cas de détournements des cotisations d’un montant d’un peu moins de 700 Millions Francs CFA non reversées aux différentes services de protection sociales ;  les retards de salaires… Les syndicalistes dénoncent la mauvaise gestion des autorités communales en tête, le maire de la commune II Monsieur Abba NIARE qui, selon eux, est en outre inaccessible.

Au total 306 travailleurs dont 99 fonctionnaires des collectivités sont aujourd’hui sans salaires depuis deux mois (Septembre et octobre 2018). Le hic, est que les caisses de la mairie sont vides. Aux dernières nouvelles, en vue d’apaiser la situation, le Mairie a payé deux mois de salaires. Ce qui ne représente qu’une goutte d’eau dans la mare.

Selon les syndicalistes, les autorités communales actuelles n’ont aucune volonté de mettre fin à cette situation de retard des salaires des travailleurs.

<strong>Les non-dits d’une grève</strong>

Les motifs de cet arrêt de travail sont nombreux. Il s’agit de problèmes administratifs et aussi d’ordre politique. Il faut dire que le Maire est politiquement très contesté, voire illégitime. Son parti (le RPM) a obtenu la majorité au forceps. Les résultats des urnes des suites du scrutin communal ont été tripatouillés et les requêtes des détracteurs ont été favorablement accueillies par le tribunal de la Commune II lequel a procédé à d’importantes corrections devant normalement coûter le fauteuil du maire Niaré. Mais il nous revient qu’IBK lui-même voulait Abba ici et nulle part ailleurs. Il en fut ainsi. Conséquence : le maire en question ne disposa d’aucune légitimité politique. En clair, il a été imposé nonobstant les tentatives de redressement de la justice.

Mais c’est plus la gestion du maire que sa coloration politique qui est en cause. «A l’heure où je vous parle, témoignent un agent, tous les ordinateurs des états civils sont en panne... Pendant qu’on y est, vous avez remarqué à l’instant qu’EDM vient d’interrompe la fourniture d’électricité à la mairie de la commune II pour cause de plusieurs mois d’impayés équivalant à 40 millions Franc CFA... ».

Rappelons que la quasi-totalité des requêtes sont toujours à l’ordre du jour (lire encadré). Les travailleurs attendent toujours.

<strong>Sidiki Magassouba</strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>La quasi-totalité des requêtes toujours d’actualité</strong>

SYNTRACT de la mairie de la commune II du district de Bamako a déposé sur la table du maire de ladite commune depuis le 17 janvier dernier.

-Vu le préavis de grève N°001 et 002 respectivement des 26 juillet et 13 novembre 2018

-Vu  l’échec des démarrages de réconciliation entreprise par les chefs de quartier s de la commune II, suite aux multiplex grèves des travailleurs de la mairie consécutive aux crises permanentes de salaire depuis bientôt un an,

-           Vu les multiples démarches infructueuses entreprises par les instances supérieures du syndicat (coordination du DISTRIC, Bureau National) pour un règlement à l’amiable de la crise entre les autorités communales et le comité SYNTRAT de la c commune II,

-           Vu les nombreuses promesses non tenues par le maire relatives au paiement des salaires accessoires des mois de Novembre et décembre

2018 au plus tard avant le 31 Décembre 2018 et autres délais qui ont suivi

-vu la décision de mutation arbitraire N° 2018-572 MCII DB du 07/12/18 des responsables du comité Syndicales suite à la levée du mot d’ordre de grevé illimitée le 04/12/18,

Vu l’assemble générale extraordinaire du 17 janvier 2019,

Le comité Syndical (SYNTRACT) de la mairie de la commune II du district de BAMAKO décide d’observer un arrêt de travail (grève illimitée) à partir du lundi 04 février 2019 à 00 heure jusqu’au paiement intégrale des salaires et accessoire des mois de novembre, et décembre 2018 et janvier 2019…

Le travail reprendra lorsque les différentes doléances seront entièrement satisfaire (paiement intégrale de tous les arrières de salaires et accessoires)…]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Alerte ! Réchauffement climatique et religion : Les Ramadans 2020 jusqu’en 2023 seront les plus chauds]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/alerte-rechauffement-climatique-et-religion-les-ramadans-2020-jusquen-2023-seront-les-plus-chauds-2850433.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 04 Dec 2019 01:28:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Quel Jeûneur Malien ne se souvient de la canicule et du calvaire des mois de Mai et juin 2018 correspondant au Ramadan de la même année ? Le pire est cependant à venir dans la mesure où les Scientifiques annoncent une augmentation progressive des températures pendant les cinq prochaines années et des pics durant les mois de Mars, Avril et Mai correspondant au creuset des Ramadans 2020-2023. Des Ramadans véritablement caniculaires et… seulement, dans 05 petits mois !  Il a été enregistré plus de 45° à l’ombre dans certaines régions du pays pendant les mois d’avril-Mai 2019. Il n’en fallait pas plus pour certains jeûneurs de lâcher prise et d’attendre des jours plus cléments. On déplore, hélas des cas de décès !  Pour faire court, les records de chaleur ont été battus durant cette période correspondant au mois de Ramadan 2019. Qu’adviendra-t-il en 2020 et au-delà ?

Une tendance à la hausse jusqu’en 2022

Tous les Scientifique s’accordent à le dire : la période 2018-2022 sera particulièrement chaude.

&nbsp;

«Une étude se basant sur un nouveau système de prévisions estime que les cinq prochaines années vont être encore plus chaudes que ne l’envisageaient les précédents modèles climatiques. Pour la période 2018-2022, la variabilité naturelle du climat pourrait en effet être égale au réchauffement lié aux activités humaines. Le résultat ? Une hausse des températures deux fois plus élevée» (https://www.futura-sciences.com).

Et «Nature Communications» (une revue scientifique spécialisée), annonce «une période plus chaude que la normale» qui va «temporairement renforcerle réchauffement» et des «risques d’épisodes de températures anormalement élevées».

D’ores et déjà, précisent-ils, les trois dernières années ont déjà été les plus chaudes jamais enregistrées.

«Et septembre 2019 est le mois de septembre le plus chaud sur le globe depuis le début des relevés météorologiques» selon le service européen «CopernicusClimate Change Service» (C3S).

«Durant ce mois, (septembre 2019), les températures ont été plus chaudes que la normale sur de très nombreuses régions du globe (Asie de l'Est, moitié sud-est des Etats-Unis, régions arctiques, Moyen-Orient, Afrique saharienne et australe, Brésil, etc.)».

Il s’agit, selon les climatologues de la NASA en l’occurrence, d’un phénomène planétaire. Mais l’impact sera particulièrement visible dans les régions traditionnellement arides et semi-arides comme le Sahel.

Les Ramadans 2020 jusqu’en 2023 coïncideront avec les pics de chaleur et dans un contexte de réchauffement climatique planétaire

Selon le calendrier musulman, le Ramadan des quatre prochaines années surviendra aux périodes sus-indiquées

2020 : du 24 avril au 23 mai

2021 : du 13 avril au 11 mai

2022 : du 3 avril au 1er mai

2023 : du 23 mars au 20 avril

En somme, les quatre prochains Ramadans surviendront durant le trimestre Mars – Avril – Mai, une période correspondant traditionnellement aux pics de chaleur dans le Sahel et au Mali en particulier et pendant lesquels, la température dépasse en certains endroits, 45° à l’ombre.

Soit dit en passant, cinq petits mois seulement nous séparent de ce début du Ramadan 2020 ! 05 petits mois : Décembre – Avril !

Une période de gros déficit énergétique dans un contexte de gouvernance chaotique

&nbsp;

C’est connu : le trimestre Mars – Avril – Mai est au Mali, la période de gros déficits énergétiques particulièrement marquée par des coupures et délestages. Il en est ainsi depuis 2013 après un semblant d’amélioration en 2012 suite à la pression exercée par l’ex-junte militaire au pouvoir.

Mais de déficit, il en est justement question dès maintenant (dernier trimestre 2019) ! Les abonnés de la société EDM S.A, ont en effet constaté d’importantes perturbations dans la distribution de l’électricité depuis le fameux mois de Septembre (2019) marqué par une hausse inhabituelle des températures, il est vrai !

Pour autant, la question se résume ici à ce principe sacro-saint de la gouvernance : administrer c’est anticiper !

Voyez-vous ? Pendant 7 ans, de 2013 à nos jours (2019), les consommateurs Maliens ont été régulièrement confrontés au même déficit énergétique et d’eau pendant la même période ! Et il s’agit, chaque année, de la même symphonie et litanie : des coupures et délestages, sauvages dans certains cas ; de graves désagréments et préjudices pour les abonnées et, bien entendu, de laconiques communiqués d’excuses et de remerciement de la société EDM S.A !

Seulement cette fois-ci, pour cause de Ramanda coïncidant dangereusement avec la canicule sur une période relativement longue et avec des défis politiques majeurs (une période électorale par excellence), les consommateurs auront certainement tendance à sanctionner la médiocrité !

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le mauvais procès du Djoliba ac au ministre Touré : C’est fini ! L’Etat ne financera plus les clubs !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/le-mauvais-proces-du-djoliba-ac-au-ministre-toure-cest-fini-letat-ne-financera-plus-les-clubs-2850431.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 04 Dec 2019 01:25:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il parait que le ministre Harouna Modibo Touré et le président de la FEMAFOOT, Mamoutou Touré dit Bavieux sont désormais persona non grata au stade lors des matches du Djoliba AC à Bamako ! Ainsi en a décidé la Direction du club à la faveur d’une conférence de presse en fin de semaine dernière. Occasion pour le département ministériel de signifier que l’Etat ne financera désormais plus les associations sportives. Et patatras !

Direction du Djoliba AC reçu dans l’après-midi du lundi 25 novembre 2019 une correspondance de la FEMAFOOT lui annonçant que la DNSEP, à travers le ministère en charge des Sports, n’est plus à mesure de prendre en charge les frais de voyage du Djoliba AC comptant pour ses matches à la coupe CAF. Aussitôt, le comité exécutif du Djoliba AC a organisé une conférence de presse à l’Hôtel sis Hèrèmakono pour étaler son indignation.

Ecœuré voire consterné, le premier Vice-président du Djoliba AC, Me Bassalif Sylla a jugé irresponsable ce comportement des autorités du football malien. A l’en croire, cet agissement de la FEMAFOOT et du Département est un complot contre le Djoliba AC.

En conséquence, poursuit-il, le ministre Arouna Modibo Touré et le président de la FEMAFOOT, Mamoutou Touré dit Bavieux ne seront plus les bienvenus lors des matches du Djoliba AC à Bamako !  Ils sont persona non grata !

Il s’avère en effet qu’une correspondance du ministre de tutelle adressée à la FEMAFOOT à l’’intention du Djoliba AC, précise ; «conformément à la lettre circulaire du ministre de l’Economie et des Finances…, du 18 septembre 2019 dont copie vous a été transmise, aucune prise en charge de l’équipe ne sera possible».

La correspondance date du 18 Septembre 2019 et a été adressée à la FEMAFOOT en charge de l’acheminer aux clubs en général et au Djoliba AC en particulier, pour être le seul engagé, à l’heure actuelle, dans une compétition internationale : la coupe CAF !

Mais ce n’est que le 25 novembre dernier, soit 2 mois et 7 jours plus tard, et à la veille du déplacement du Djoliba AC sur l’Egypte, que la correspondance parvint enfin à la direction du club.

De l’avis des responsables dudit club, ce n’est ni plus ni moins qu’un complot. Et de déclarer le Ministre et le Président de la FEMAFOOT, persona non grata lors des matches du Djoliba AC à Bamako.

Une décision qui fait bien rire le Ministre concerné, selon ses proches. Aux dires de ces derniers, les infrastructures appartiennent à l’Etat, pas au Djoliba AC. «Monsieur le Ministre a donc plus de droit de propriété sur elles qu’un club ! ».

Il nous revient en outre que c’est «Monsieur le Ministre qui a pris en charge les billets d’avion du club en question lors du match contre Maranatha de Fiokp à Lomé au Togo le 04 septembre dernier».

Mais c’est fini, «conformément à la lettre circulaire du ministre de l’Economie et des Finances, l’Etat ne financera plus les clubs, Monsieur le Ministre non plus d’ailleurs», disent-ils.

<strong>S. Dembélé</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Barkhane : Coupable ou Victime ? Le prix du mépris !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/barkhane-coupable-ou-victime-le-prix-du-mepris-2850426.html</link>
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                    <pubDate>Wed, 04 Dec 2019 01:12:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Si le sentiment antifrançais s’explique parfaitement aujourd’hui au Mali et au Sahel en général suite aux errements de Barkhane, il serait exagéré, en tout cas hasardeux de tenir cette armée seule et unique responsable du déboire des pays du Sahel.  Et pour cause, il existe-là des forces obscures évoluant parallèlement aux côtés de Barkhane et poursuivant des enjeux autant économiques que stratégiques et à l’origine de graves confusions. Toute chose cependant loin de disculper la France. Au contraire ! Décryptage !

Plus d’un siècle de «relation», de «cohabitation» et surtout empreint de domination et d’exploitation, ne peut engendrer que des sentiments amicaux. Comme pour dire qu’il existe forcément un contentieux historique entre Maliens et Français et susceptible, selon les aléas politiques, de prendre des dimensions inattendues. Aujourd’hui avec la «promiscuité» du fait de la présence de Barkhane, il n’est pas rare que ce contentieux se manifeste plus fréquemment, les Maliens tenant pour responsables l’ancien colonisateur de tous leurs déboires et ce dernier, visiblement perdu dans ses propres calculs «stratégiques».

Ces errements de la France au Mali !

Kidal est manifestement le problème entre Maliens et Français.  Venue en libérateur, l’armée française a plutôt pris position et réconforté la rébellion touarègue dans sa tendance sécessionniste. Et si les choses en restent-là, les Maliens ne lui pardonneront jamais cette trahison.  Jamais !

La sincérité des Français sera encore mise à rude épreuve suite à l’enlèvement suivie de l’exécution des confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon en novembre 2013 près de Kidal. Les Maliens ne sont pas seuls à soupçonner les forces spécialistes françaises d’être mêlées à cette opération. La mère de Ghislaine, Marie-Solange Poinsot en personne a déclaré à l’ONU que «l'armée [Française] détient la vérité» dans cette affaire.

Aujourd’hui, 7 ans après le double assassinat, une certaine opacité entoure toujours le dossier nonobstant la présence de Barkhane dans la ville interdite. Selon des indiscrétions, les deux journalistes de RFI auraient tout simplement mis à jour la complicité de l’Elysée dans la situation actuelle de Kidal.  L’armée française les aurait donc livrés à leurs bourreaux lesquels n’ont encore été retrouvés malgré les moyens colossaux mis en œuvre par Barkhane en vue de les retrouver. Vous connaissez la fameuse histoire du chercheur d’aguille dont le pied couvre l’objet perdu ?

Le troisième constat d’ordre sécuritaire à l’origine des soupçons maliens est relatif à Iyad Ag Aly et Amadou Kouffa. Le Premier a été plusieurs fois aperçu à Kidal, (la ville pourtant interdite aux FAMAS), sous contrôle du MNLA avec ce qu’il convient appeler la bénédiction de la France.

Voyez-vous ? Barkhane prétend activement rechercher Iyad et justifie sa présence à Kidal par ce motif, entre autres raisons. Et pourtant, le 27 janvier 2013, l'aviation française a localisé et bombardé avec précision la maison de celui-ci(Ag Ghali)àKidal. Autant dire qu’ils (les Français) disposent de moyens de localisation et d’identification appropriés pour mettre Iyad hors d’état de nuire !

Aussi, l’on sait avec certitude que le prétendu homme le plus recherché par la France séjourne très souvent à Kidal, ville sous contrôle du MNLA allié de cette France. Le paradoxe est évident et est très logiquement à l’origine du doute et de la colère des Maliens !

S’agissant de l’autre ennemi public N° 1 des Maliens, à savoir Amadou Koufa, la Ministre des armées françaises l’a fait «abattre» en Novembre 2018 avant de le faire «ressusciter» quelques mois plus tard.

En novembre 2018, Florence Parly déclarait en effet sans ambages : «Cette nuit l’opération Barkhane a mené une action d’ampleur complexe et audacieuse qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, HamadounKouffa, chef de la katibaMassina».

Mais patatras ! En Février 2019, réapparait le fantôme, bien en chair et en os. De quoi discréditer les officiels français aux yeux des Maliens et surtout, de faire naître un doute affreux dans les esprits malins, pardon, Maliens !

Ces errements, disions-nous, sont à l’origine du récent sentiment antifrançais, sans parler, bien entendu, de la colère et de la frustration liées au scandale du F CFA. Au Sahel, l’on s’accommodait et vivait pourtant bien avec cet aléa économique. Ce sont les incertitudes nées de Barkhane (SERVAL fut plutôt bon-enfant) qui ont trahi les espoirs au Sahel et réveillé le démon.  Pour autant…

La France n’est pas seule… Il y a bien une guerre par procuration au Sahel

Le Mali ne disposant de flotte aérienne pour cause d’avions «cloués au sol faute de maintenance», tout hélico aperçu dans le ciel ou dont la présence est annoncée sur un théâtre d’opérations, est systématiquement catalogué français. Et tout jihadiste de type européen, combattant de l’Etat Islamique (DAECH) ou autre entité d’obédience jihadiste est de facto français, voire de l’opération Barkhane ! La situation est hélas, loin d’être simple !  Ces stéréotypes ne sont pas très souvent conformes à la réalité !

En vérité, tout hélico en activité dans le ciel sahélien n’appartient pas à Barkhane et tout combattant jihadiste étranger de type européen n’est pas français ! C’est la triste réalité !

Dans les faits, le Sahel est devenu eldorado pour les prétendus professionnels de la sécurité (lire article «Le Sahel, nouvel eldorado pour les compagnies militaires privées».

En clair, il existe sur le terrain de très nombreuses entreprises privées dont les services sont souvent loués par des puissances étrangères (France, USA, Russie, etc.), et même par l’ONU. Ces entreprises sont Russes, américaines, Ukrainiennes, françaises, etc. La situation est jusque-là, quelque peu simple.

Elle se complique à partir de l’instant où les jihadistes arrivent aux affaires dans les pays d’origine de ces entreprises privées ou négocient eux-aussi, des contrats. C’est le cas de l’Ukraine, ce pays de l’ex-Union Soviétique aujourd’hui envahi par les combattants de DAECH de retour de Syrie, d’Irak et autres points chauds du globe.

Ces combattants de DAECH, toujours actifs y sont bien accueillis parce que censés participer à la guerre contre les indépendantistes russes en Ukraine. Ainsi, ils sont censés sous contrat avec les autorités ukrainiennes, ici et ailleurs, dans le but de compromettre l’hégémonie russe, aidés en cela par les détracteurs de Moscou.

Et bien évidemment, de la même manière, toutes les puissances étrangères, y compris la Russie, entretiennent des contrats avec ces sociétés privées, selon leurs spécificités, orientations et intérêts. Toutes disposent de moyens colossaux (des hélicos de combats, avions de transport de troupes, ou médicalisés, et surtout de combattants, etc.).

Aussi, par le truchement de ces sociétés privées pour la plupart dirigées par d’anciens officiers des pays concernés, les puissances étrangères espèrent bien régler de petits comptes entre elles. Ni vu, ni connu !

En marge donc de la «guerre contre le terrorisme au Sahel», se cachent bien d’enjeux géopolitiques, stratégiques et surtout miniers et par conséquent, d’opérations. Plusieurs guerres dans une guerre !

Et tous les intervenants commettent la même erreur que la France : le mépris à l’endroit des armées nationales. Et tous, comme la France, risqueront bien d’en payer le prix. Ce n’est qu’une question de temps !

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les pays ou l'on consomme le plus d'alcool au monde – 2019 : Le Mali : 40ème pays africain]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/les-pays-ou-lon-consomme-le-plus-dalcool-au-monde-2019-le-mali-40eme-pays-africain-2848458.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 01:42:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Mai 2019. Le Mali est 40ème et contrairement à un certain rapport (2017) qui classe le pays dans le top - 5 des plus grands consommateurs d’alcool. Ce classement (2017) en question a surtout tenu compte des importations d’alcool en direction du Mali et non la consommation à proprement parler. Ce critère est tout simplement erroné du fait de la présence de très nombreuses armées étrangères sur place.

Pour autant, le document souligne que dans «certains pays, notamment musulmans, les buveurs, très minoritaires, ont tendance à lever le coude plus que de raison… Au Tchad par exemple, leur consommation annuelle culmine à 33,9 litres. En Gambie, elle atteint 30,9 litres et au Mali, 29,3 litres… Et même aux Emirats Arabes Unis, elle s’élève à 32,8 litres ! »

Il s’agit donc de moyennes sur la majorité des populations... L’OMS a en tout cas mesuré dans chaque pays, la consommation des seuls buveurs d’alcool, en excluant toutes les populations abstinentes. Toute de nature à nuancer quelque peu le classement.

Retenez, en tout état de cause, que l’alcool, à forte dose, est préjudiciable à la santé. Boire donc avec modération là, où et quand il est autorisé.

Aussi, un appel à la modération aux jeunes filles maliennes de plus en plus portées sur ce breuvage.

<strong>B.S. Diarra</strong>

<strong>Aperçu du  classement (en litre d'alcool ingurgités par personne de plus de 15 ans, par an) :</strong>
<ol>
 	<li>La Moldavie, 18,22 l</li>
 	<li>La Rép Tchèque, 16,45 l</li>
 	<li>La Hongrie, 16.27 l</li>
 	<li>La Russie, 15,76 l</li>
 	<li>L'Ukraine, 15,60 l</li>
 	<li>L'Estonie, 15,57 l</li>
 	<li>Andorre, 15,48 l</li>
 	<li>La Slovénie, 15,19 l</li>
 	<li>La Biélorussie, 15,13 l</li>
 	<li>La Corée du Sud, 14,80 l</li>
 	<li>La France, 13,66 ll</li>
 	<li>Le Nigéria, 12,28 l</li>
 	<li>L'Australie, 10.02 l</li>
 	<li>L'Argentine, 10.00 l</li>
 	<li>Les Etats-Unis, 9,44 l</li>
</ol>
Conclusion : c'est en Europe que la consommation d'alcool est la plus forte, et certainement la plus inscrite dans les mœurs !

La liste des pays africains qui consomment le plus d’alcool par habitant selon l’OMS !

&nbsp;

1          Gabon                                   9.1

2          Cameroun                           9.00

3          Nigeria                                              8.9

4          Ouganda                              8.33

5          Afrique du Sud                                7.77

6          Rwanda                               7.12

7          Congo Kinshasa                 6.32

8          Angola                                   6.20

9          Congo Brazzaville              6.20

10        Côte d’Ivoire                        5.98

11        Guinée équatoriale             5.73

12        Sierra Leone                        5.64

13        Swaziland                            5.05

14        São Tomé &amp; P.                               4.42

15        Seychelles                           4.33

16        Burkina Faso                       4.29

17        Botswana                             3.99

18        Zimbabwe                            3.85

19        Cap-Vert                              3.25

20        Liberia                                   3.07

21        Lesotho                                             2.92

22        Zambie                                             2.75

23        Maurice                                            2.65

24        Gambie                                             2.44

25        Burundi                                             2.41

26        Guinée-Bissau                                 2.28

27        Ghana                                   1.84

28        Tanzanie                              1.75

29        Centrafrique                        1.73

30        Kenya                                   1.73

31        Soudan                                             1.73

32        Malawi                                              1.44

33        Tunisie                                              1.26

34        Bénin                                     1.18

35        Djibouti                                              1.13

36        Togo                                      1.13

37        Mozambique                        1.10

38        Madagascar                        0.92

39        Éthiopie                                0.69

40        Mali                                       0.62

41        Érythrée                               0.58

42        Tchad                                     0.46

43        Maroc                                   0.45

44        Sénégal                               0.23

45        Égypte                                              0.20

46        Guinée                                              0.20

47        Comores                              0.14

48        Algérie                                   0.11

49        Niger                                     0.10

NB : Les chiffres de la Libye, de la Mauritanie, de la Somalie et de la Namibie, ne sont pas disponibles.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Quand la maladresse de la ministre française des armées dévoile … Les visées impérialistes et néocolonialistes de l’Europe au Sahel]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/quand-la-maladresse-de-la-ministre-francaise-des-armees-devoile-les-visees-imperialistes-et-neocolonialistes-de-leurope-au-sahel-2848443.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 01:16:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Nous avons décidé de créer une unité de forces spéciales européenne. Dès 2020, les forces spéciales françaises aux côtés des forces spéciales de nos partenaires européens seront déployées au Mali…». Dixit Florence Parly, Ministre des Armée de France. Au-delà de l’allure chevaleresque, désobligeante voire insultante  envers les Maliens et les Sahéliens en général, l’on note une  volonté manifeste de la France de Macron «d’introduire» toute l’Europe au Sahel avec la bénédiction de Kidal, bien entendu, sans le moindre accord des pays concernés et en absence totale de résolution de l’instance onusienne… Et le pire est à craindre !</em></strong>

En visite à Gao le 06 Novembre dernier, Florence PARLY, Ministre français des Armées a en effet déclaré devant les militaires de l'opération Barkhane, que les soldats [français] qui luttent au Sahel ainsi que leurs chefs militaires et politiques disposent  «de volonté» et «d’idées nouvelles» parmi lesquelles, le déploiement très prochain «de forces spéciales européennes [pas seulement françaises]. Et d’ajouter que <strong><em>«dès 2020, les forces spéciales françaises aux côtés des forces spéciales de nos partenaires européens seront déployées au Mali…».</em></strong>

La décision est donc prise : des Armées Européennes, sous l’égide de la France seront déployées au Sahel dès 2020 !

<strong>Mais pourquoi des «Forces Spéciales européennes» et non l’OTAN ?</strong>

La visiteuse (Florence PARLY) a bien précisé à Gao : <strong><em>«dès 2020, les forces spéciales françaises aux côtés des forces spéciales de nos partenaires européens seront déployées au Mali…».</em></strong> Que fait donc Madame PARLY de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ?

Ah oui, son Employeur, Emmanuel Macron a enterré cette entité le 7 novembre dernier, seulement quelques heures après les déclarations à Gao, de son ministre en charge des Armées.

Aux dires de Macron en effet, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est en état de <strong><em>«mort cérébrale».</em></strong> Et de justifier ses propos : <strong><em>«Vous n’avez aucune coordination de la décision stratégique des Etats-Unis avec les partenaires de l’OTAN et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’OTAN, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination… Ce qui s’est passé est un énorme problème pour l’OTAN».</em></strong>

Soit dit en passant, l’on dénote une frustration certaine chez le Président français en Syrie, frustration susceptible de justifier une volonté évidente de créer sa propre coalition au Sahel. En clair, l’OTAN étant cliniquement morte ou «assassinée» pour les besoins de la cause, il faudra alors créer sa propre coalition taillée sur mesure… au Sahel !

Et la «coïncidence» voudrait que les «forces spéciales européennes» dont il est question soient sans nul doute issues des pays membres de la Mission de Formation de l'Union Européenne au Mali, (EUTM). Et l’on constate que 19 des 21 potentiels adhérents à cette coalition sont aussi membres de l’OTAN pendant 10 des 29 de l’OTAN restent en marge de l’EUTM.

En clair, la Coalition de Macron se fera avec la majorité des pays de l’EUTM en laissant en rade une dizaine de membres de l’OTAN dont les Etats-Unis (voir tableau). Une réponse à l’Oncle SAM en Syrie ?

L’on imagine, en tout cas, qu’il s’agit là d’un aperçu de la nouvelle configuration géopolitique du monde. Bien entendu, il faudra compter avec l’Oncle SAM (USA) et la Russie ! Ceci est une autre histoire, ou du moins la suite à donner à la politique française au Sahel.

<strong>Kidal et les groupes terroristes : l’option et le prétexte</strong>

Le Président Nigérien n’a pas caché ses appréhensions à propos de Kidal. A ses dires, cette ville est le fief des terroristes. Et le monde entier est aujourd’hui d’avis, y compris des Français encore rattachés aux valeurs humaines et républicaines, que Paris file là du mauvais coton en soutenant les indépendantistes du MNLA et en flirtant avec les présumés groupes jihadistes qui seraient, au demeurant, ses propres créations.

En tout état de cause, cette initiative du «Gamin» [excusez de peu - l’expression est de Salif Keita], cette initiative disions-nous, consistant à déployer une «force spéciale européenne» au Mali et dans le reste du Sahel sous le prétexte de la lutte contre le terroriste, confirme tout simplement les visées impérialistes et néocolonialistes de cette France et de ses alliés européens.

Leur point d’attache est bien entendu Kidal où ils ont d’ores et déjà entamé la construction d’un aéroport internationale ; et l’alibi tout trouvé est la lutte contre le terrorisme avec, à la clef, la défaillance des armées nationales Maliennes, Nigériennes et Burkinabées.

Dans les faits, ils sont loin d’être innocents et sans reproches au sujet de la contreperformance de ces armées nationales. L’échec de celles-ci semble d’ailleurs délibérément provoqué en vue de justifier une éventuelle intervention.

Mais ils en attribuent évidemment toute la responsabilité à ces armées nationales. Pourtant…Tenez par exemple : les camps militaires maliens d'Indelimane et de Boulikessy (et bien d’autres censés respecter la norme internationale et qui sont pourtant tombés entre les mains des assaillants) ont été financés par la MINUSMA, construits par Barkhane, sous la supervision de l'EUTM avant d’être finalement livrés aux FAMAS. Peut-on dès lors dire que la responsabilité de l’échec incombe aux seuls militaires maliens lesquels sont en outre formés par l’EUTM ? Hum !

<strong>«Forces spéciales» : une autre appellation de «mercenaires»</strong>

La décision de déployer une unité spéciale au Mali et au Sahel en général est déjà prise et le nom de l’opération, adoptée. Elle est dénommée «Takuba» signifiant «Sabre» en Tamashek. Bien entendu, la question taraude bien d’esprits : pourquoi «Takuba» ?

Faudra-t-il finalement accorder du crédit à cette réflexion deLarba Israël LOMPO, Président de l’Association «Œil D’Afrik» au Burkina Faso ? Il a, en substance, déclaré ceci lors d’un séminaire sur la sécurité au Sahel :

<em>«De 2014 à 2018, Nous n’avions cessé de demander des explications sur les noms donnés aux forces d’interventions françaises en Afrique.</em>

<em>La Côte d’Ivoire : la force d’intervention française était «Licorne». La Licorne est le seul animal mystique au monde capable de tuer un éléphant. Or l’emblème de la Côte d’Ivoire est l’éléphant.</em>

<em>La Libye : Force d’intervention française, «l’Harmattan», ce vent impétueux qui laisse sur son passage la sécheresse. L’emblème de la Libye, c’est un aigle royal à la poitrine verte qui exprime la volonté du peuple Libyen de reverdir le désert.</em>

<em>Le Mali : Les forces d’interventions françaises sont Serval et Barkhane. Serval est un animal né entre le chat sauvage et la panthère sa langue fait 5m. Il se nourrit d’oiseaux.</em>

<em>L’emblème du Mali, c’est un vautour au cou doré qui couvre la mosquée de Ségou.</em>

<em>Barkhane : dunes de sable en forme de croissant, utilisées par les habitants du sahel pour cacher leurs trésors pendant les déplacements. Une sorte de coffre-fort.</em>

<em>Aussi ne pouvons-nous pas penser que Serval s’évertue à détruire l’emblème du Mali pour que Barkhane s’accapare de ses trésors cachés ? Mais bon ! C’est au Chef d’état-major général des Armées Françaises de nous expliquer mieux».</em>

Comme pour dire que le choix des noms voulus par la France n’est jamais innocent. «Takuba» serait loin de l’être.

Aussi, pourquoi une unité spéciale européenne aux côtés de Barkhane, opération jouissant pourtant de tous les «privilèges» et de gros moyens sur le terrain ?

Il est évident que ces «forces spéciales» dont il est question sont tout simplement des «Mercenaires» (des groupes de sécurité privés) appelés à faire les sales boulots au sujet desquels les armées régulières et respectables évitent d’être mêlées.  C’est justement la raison pour laquelle, les pays concernés (le Mali en particulier) n’ont nullement été consultés. D’ailleurs leur avis compte-t-il ?

Ces Etats doivent tout simplement refuser ce déploiement, synonyme pour eux, de début de la fin. Leurs sociétés civiles respectives, ont la latitude de saisir les juridictions internationales compétentes puisqu’il ne s’agit, ni plus ni moins que d’une invasion en règle et d’une grave violation de leur souveraineté territoriale.

<strong>B.S. Diarra</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Projet de LOI autorisant la ratification du traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/projet-de-loi-autorisant-la-ratification-du-traite-de-cooperation-en-matiere-de-defense-entre-la-republique-francaise-et-la-republique-du-mali-2848453.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 01:16:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[ÉTUDE D’IMPACT

- Situation de référence et objectifs du Traité

La coopération en matière de défense avec la République du Mali a été longtemps encadrée par un accord de coopération militaire technique signé le 6 mai 1985. Le déclenchement de l'opération « Serval » a nécessité la signature d'un accord par échange de lettres les 7 et 8 mars 2013  afin de conférer un statut juridique aux forces françaises et de faciliter leur intervention. En effet, face à l’avancée de groupes terroristes vers Bamako, la France a lancé, le 11 janvier 2013, cette opération à la demande des autorités de transition et aux côtés des forces armées maliennes et de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), force africaine mandatée par les Nations Unies à travers la résolution 2085.

Près d'un an après le déclenchement de cette opération, et après la tenue d'élections démocratiques au Mali, il est apparu nécessaire aux deux Parties de refonder le cadre juridique de leur coopération bilatérale en matière de défense. Tel est l’objet du Traité signé le 16 juillet 2014.

Conséquences estimées de la mise en œuvre du Traité

Conséquences économiques

Le Traité pourrait offrir des débouchés aux entreprises françaises dans les domaines de l’armement et de l’équipement des forces de sécurité. Il inscrit dans la durée l’influence militaire française et donne aux forces locales des méthodes de travail et d’équipement  favorables, sur le long terme, à ces exportations.

Les effets du Traité peuvent être également positifs sur l’économie malienne. Des forces mieux formées contribuent, en effet, à une meilleure sécurisation des échanges économiques et donc à une croissance économique durable dans le pays.

-           Conséquences financières

Le Traité pérennise notre coopération en matière de défense avec le Mali. Il est prévu pour une durée de 5 ans avec une tacite reconduction. En termes de volume financier, la coopération devrait rester à un niveau à peu près équivalent à ce qu’elle est actuellement et n’alourdira pas davantage les finances publiques (pour mémoire, le total des actions financées par le ministère des Affaires étrangères et du développement international pour la coopération structurelle de sécurité et de défense au Mali s’élevait en 2013 à 4 625 702 euros, traitements des coopérants inclus).

Les conséquences financières pourraient, en revanche, être importantes pour le Mali. Le pays pourrait décider d’accélérer le processus d’équipement de ses forces actuellement en cours.

Sur le plan fiscal, l’article 14 du présent accord prévoit le maintien de la domiciliation fiscale des personnels dans l’Etat d’envoi, ainsi que des personnes à charge lorsqu’elles n’exercent pas d’activité professionnelle propre, nonobstant les stipulations de la Convention fiscale bilatérale franco-malienne. Outre le maintien de la résidence fiscale dans l’Etat d’envoi, cet article prévoit l’imposition, dans ce même Etat, des rémunérations perçues au titre des services rendus dans le cadre de l’accord de coopération en matière de défense, à l’exception des pensions. Ce dispositif de maintien de la résidence fiscale dans l’Etat d’envoi est celui qui est appliqué dans la plupart des accords de défense signés par la France depuis 2008.

Aussi, en application de ces nouvelles stipulations, la rémunération perçue par les coopérants français sera désormais imposable en France.

En outre, l’accord permet l’importation en franchise de droits et taxes des biens et effets personnels des membres du personnel de la Partie d’envoi à l’occasion de leur première prise de fonctions. Il prévoit également des exonérations de droits et taxes pour l’importation de matériels et équipements destinés à l’usage exclusif des forces pouvant être présentes sur le territoire de l’autre Partie (articles 7 et 20).

-           Conséquences sociales

Aucune conséquence particulière n’est à relever sur le plan social. A noter toutefois que la coopération en matière de défense avec le Mali peut contribuer à renforcer la cohésion et le sentiment républicain au sein des forces de sécurité maliennes. Elle peut donc faire refluer les risques de coup d’État. Pour mémoire, le Mali en avait connu un en mars 2012 et ce n’est qu’au terme d’une transition d’un an et demi que l’ordre constitutionnel avait été pleinement restauré avec les élections présidentielles de juillet-août 2013 puis législatives de novembre décembre 2013.

- Conséquences environnementales

La ratification de ce Traité n’aura aucune conséquence sur le plan environnemental.

- Conséquences juridiques

L’objectif du Traité est de marquer dans la durée l’engagement de la coopération de défense entre la France et le Mali. Cette coopération est centrée sur la coopération structurelle menée par la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères et du développement international et la coopération opérationnelle menée par l’étatmajor des armées du ministère de la Défense.

Le Traité ne prévoit pas de clause d’assistance en cas d’exercice de la légitime défense par la République malienne. Ses dispositions sont pleinement compatibles avec, d’une part, les engagements de la France dans le cadre des Nations Unies (articles 2 et 51 de la Charte des Nations unies) et, d’autre part, avec ses engagements dans le cadre de l’OTAN et de l’Union européenne. Le Traité de Washington du 4 avril 1949 n’exclut pas la possibilité pour un Etat Partie de conclure des accords avec des Etats tiers pour autant qu’ils ne soient pas en contradiction avec ledit Traité (article 8). Le Traité sur l’Union européenne (article 42.7) renvoie aux engagements souscrits par les Etats membres dans le cadre de l’OTAN et stipule que l’Union européenne et ses Etats membres peuvent être invités à s’associer aux activités qu’il prévoit.

Le présent Traité a été rédigé sur le modèle des accords et traités instituant des partenariats de défense conclus entre 2009 et 2012 avec huit autres Etats africains (Union des Comores, Cameroun, Togo, République centrafricaine, Gabon, Côte d’Ivoire, Djibouti, Sénégal).

Le texte expose les principes généraux de la coopération et rappelle les grands objectifs et les principes de celle-ci. Il présente les domaines et formes de la coopération en matière de défense et engage chaque Partie à mettre à disposition de l’autre les facilités qui apparaîtraient nécessaires à son accomplissement.

Il détermine le statut des membres du personnel engagés dans la coopération en matière de défense, en particulier sous l’angle des conditions d’entrée et de séjour des personnels, du port de l’uniforme et des armes ainsi que de l’utilisation de celles-ci, de la compétence juridictionnelle et du règlement des dommages.

Les stipulations du Traité confèrent aux personnels civils et militaires français engagés dans la coopération en matière de défense, et aux personnes à leur charge, les garanties essentielles de protection de leurs droits. Ces garanties découlent des stipulations de l’article 15 du Traité. Conformément aux stipulations classiques des accords de coopération dans le domaine de la défense, inspirées des clauses dites SOFA/OTAN, les autorités compétentes de l’Etat d’origine exercent en priorité leur droit de juridiction en cas d’infraction résultant de tout acte ou négligence accompli par un membre du personnel dans l’exercice de ses fonctions officielles. Ce principe vaut également dans les cas où l’infraction porte uniquement atteinte à la sécurité ou aux biens de l’Etat d’origine ou lorsqu’elle porte uniquement atteinte à la personne ou aux biens d’un autre membre du personnel de l’Etat d’origine. Dans tous les autres cas, l’Etat d’accueil exerce en priorité son droit de juridiction. L’Etat qui a le droit d’exercer en priorité sa juridiction peut y renoncer et le notifie alors immédiatement aux autorités compétentes de l’autre Etat. Les autorités compétentes de l’Etat qui bénéficient de la priorité de juridiction examinent également avec bienveillance les demandes de renonciation à ce droit.

Parallèlement, tout membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à leur charge bénéficieront des garanties relatives au droit à un procès équitable au sens de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH) telles qu’elles sont traditionnellement formulées dans les accords de coopération en matière de défense conclus ces dernières années. L’article 15, paragraphe 7 du Traité stipule que ces garanties incluent notamment le droit à être jugé dans un délai raisonnable, à être représenté selon son choix ou à être assisté dans les conditions légales en vigueur dans l’Etat d’accueil, à communiquer avec un représentant de l’Ambassade de l’Etat d’origine et, lorsque les règles de procédure le permettent, à la présence de ce représentant aux débats, à être informé, avant l’audience, des accusations portées contre lui, à être confronté avec les témoins à charge, à ne pas être poursuivi pour tout acte ou négligence qui ne constitue pas une infraction à la législation de l’Etat d’accueil au moment où cet acte ou négligence a été commis. S’agissant de la peine capitale, le Traité précise qu’elle ne sera ni requise ni prononcée lorsqu’elle est encourue.

Ces dispositions permettent d’éviter que les membres du personnel français, ou les personnes à leur charge, ayant commis des infractions en dehors du service, ne soient exposés devant les juridictions maliennes à la peine de mort  ou à des traitements qui seraient contraires à l’article 3 de la CEDH.

Par ailleurs, le Traité accorde des facilités opérationnelles dans les domaines de la circulation militaire, du soutien logistique, de l’importation et de l’entreposage des matériels, et des moyens de communication.

L’accord n’appelle pas de modification du droit interne.

Articulation du texte avec les accords ou conventions internationales existantes :

Le Mali a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1974 et son premier protocole facultatif en 2001 mais  n’a pas signé le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Il a ratifié en 1999 la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L'accord de coopération militaire technique franco-malien signé le 6 mai 1985, ainsi que les accords et arrangements subséquents seront abrogés par le nouveau Traité.

Il faut noter, et c’est sa spécificité par rapport aux accords de coopération signés récemment avec des Etats africains, que l’entrée en vigueur du Traité n’aura pas pour effet d’abroger l’accord sous forme d’échanges de lettres des 7 et 8 mars 2013 dont les stipulations s’appliqueront, sur demande de la Partie française, aux opérations d’assistance militaire à l’Etat malien et de protection des ressortissants français que les éléments français pourraient encore être amenés à conduire. Ce mécanisme est détaillé à l’article 25 du Traité.

Articulation du texte avec les dispositions européennes :

L’accord prévoit des exonérations de droits et de taxes pour l’importation de matériels et autres marchandises, sous certaines conditions (cf. article 20). Il est conforme au droit communautaire. L’article 131 a) du règlement n° 1186/2009 du 16 novembre 2009  (codifiant le règlement n° 918/83) établissant un régime communautaire de franchises douanières prévoit, jusqu'à l'établissement de dispositions communautaires dans le domaine considéré, que les Etats membres peuvent octroyer des franchises particulières aux forces armées stationnées sur leur territoire en application d'accords internationaux.

Conséquences administratives

Le Traité ne suppose pas de modification substantielle dans l’organisation administrative française et n’implique pas d’augmentation des moyens humains ou administratifs.

Sans objet.

III. - Historique des négociations

Par lettre du 16 octobre 2013, le Président de la République du Mali a demandé au Président de la République française que soit conclu un traité de coopération en matière de défense afin de marquer l'engagement dans la durée de la coopération entre la France et le Mali.

Dans cette perspective, un projet de traité a été proposé aux autorités maliennes le 8 janvier 2014. Une session de négociation menée par une délégation composée de représentants du ministère de la Défense et du ministère des Affaires étrangères et du développement international s’est déroulée à Bamako du 13 au 15 janvier 2014. Les échanges menés entre février et avril 2014 ont permis d'aboutir, dans des délais très courts, à un texte validé par les deux Parties qui a pu être signé le 16 juillet 2014 à l’occasion du déplacement du ministre de la Défense au Mali.

- Etat des signatures et ratifications

Ce Traité a été signé à Bamako le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de la République française et Bah Ndaw, ministre de la Défense et des anciens combattants de la République du Mali.

Les procédures constitutionnelles nécessaires à l’entrée en vigueur sont en cours au Mali.

Déclarations ou réserves

Sans objet.

<strong>QUELQUES PASSAGES DU TRAITÉ…</strong>

« Article 19

Déplacement et circulation des forces

Les forces de l’Etat d’origine sont autorisées à entrer sur le territoire de l’Etat d’accueil, y compris ses eaux territoriales et son espace aérien, avec le consentement préalable de ce dernier.

Chaque Partie est responsable des demandes d’autorisation de survol et d’atterrissage de ses aéronefs militaires dans l’Etat d’accueil dans le cadre de l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil délivrent à cette fin les autorisations nécessaires au cas par cas, dans le respect de la réglementation nationale en vigueur. Toutefois, les liaisons régulières ou périodiques font l’objet de renouvellements annuels. Ces autorisations peuvent être suspendues par l’Etat d’accueil si celui-ci estime que ces liaisons sont de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité…

Le Traité pérennise notre coopération en matière de défense avec le Mali. Il est prévu pour une durée de 5 ans avec une tacite reconduction.

III. - Historique des négociations

Par lettre du 16 octobre 2013, le Président de la République du Mali a demandé au Président de la République française que soit conclu un traité de coopération en matière de défense afin de marquer l'engagement dans la durée de la coopération entre la France et le Mali.

Dans cette perspective, un projet de traité a été proposé aux autorités maliennes le 8 janvier 2014. Une session de négociation menée par une délégation composée de représentants du ministère de la Défense et du ministère des Affaires étrangères et du développement international s’est déroulée à Bamako du 13 au 15 janvier 2014. Les échanges menés entre février et avril 2014 ont permis d'aboutir, dans des délais très courts, à un texte validé par les deux Parties qui a pu être signé le 16 juillet 2014 à l’occasion du déplacement du ministre de la Défense au Mali.

Etat des signatures et ratifications

Ce Traité a été signé à Bamako le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de la République française et Bah Ndaw, ministre de la Défense et des anciens combattants de la République du Mali.

Les procédures constitutionnelles nécessaires à l’entrée en vigueur sont en cours au Mali».]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[France - Mali :  Ce que dit le «Traité de coopération en matière de défense»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/france-mali-ce-que-dit-le-traite-de-cooperation-en-matiere-de-defense-2848447.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 01:15:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em> Le saviez-vous ? Le fameux «traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République du Mali» pour une durée de 5 ans, signé en juillet 2014 stipule, entre autres, la mise en place d’un comité de suivi (article 6), une autorisation à «entrer sur le territoire de l’Etat d’accueil, y compris ses eaux territoriales et son espace aérien, avec le consentement préalable de ce dernier…». Et que «Chaque Partie est responsable des demandes d’autorisation de survol et d’atterrissage de ses aéronefs militaires…  Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil délivrent à cette fin les autorisations nécessaires au cas par cas, dans le respect de la réglementation nationale en vigueur. Toutefois, les liaisons régulières ou périodiques font l’objet de renouvellements annuels. Ces autorisations peuvent être suspendues par l’Etat d’accueil si celui-ci estime que ces liaisons sont de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité…».</em></strong>

&nbsp;

<strong>EN MATIÈRE DE DÉFENSE ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LA RÉPUBLIQUE DU MALI, SIGNÉ À BAMAKO LE 16 JUILLET 2014 </strong>

La République française, d’une part, Et La République du Mali, d’autre part, Ci-après dénommées les « Parties »,

Considérant les liens d’amitié anciens et profonds unissant la France et le Mali,

Rappelant leur commun attachement aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations unies, en particulier le principe du règlement pacifique des différends internationaux, l’égalité souveraine des Etats et de leur intégrité territoriale, et dans ce contexte l’engagement pris par les membres de l’Union Africaine de respecter les frontières existantes au moment où ils ont accédé à l’indépendance,

Résolues à inscrire leur coopération dans le cadre du partenariat stratégique Afrique - Union européenne adopté lors du sommet de Lisbonne du 7-9 décembre 2007, afin de construire une paix et une sécurité durables en Afrique et en Europe,

Déterminées dans cette perspective à rendre opérationnelle l’architecture africaine de paix et de sécurité sous la conduite de l’Union africaine, et à soutenir les mécanismes africains de sécurité collective et de maintien de la paix dans leurs dimensions continentale et régionales, ainsi que le rappelle la Déclaration finale du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, des 6 et 7 décembre 2013,

Désireuses d’approfondir leur coopération en matière de défense, en établissant un partenariat fondé sur les principes de respect mutuel de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des deux Etats, et ayant à l’esprit les menaces pouvant peser sur ces dernières,

Sont convenues de ce qui suit :

Article 1er

Définitions

Dans le présent traité, l’expression :

a) «forces » désigne tout corps, contingent ou détachement constitué de personnels appartenant aux armées de terre et de l’air, à la marine nationale, à la gendarmerie nationale, à la garde nationale malienne, ainsi qu’aux services de soutien interarmées ;

b) «membres du personnel» désigne le personnel appartenant aux forces de l’une des Parties ainsi que le personnel civil de l’une des Parties employé par les ministères compétents dans les domaines de la défense et de la sécurité, présent sur le territoire de l’autre dans le cadre du présent traité, à l’exclusion des ressortissants et des résidents permanents de l’Etat d’accueil ;

c) «personne à charge» signifie le conjoint ou toute autre personne vivant maritalement avec un membre du personnel, ainsi que ses enfants mineurs, conformément à la législation respective des Parties

;d) «matériel » désigne les biens, équipements des forces, y compris les armes, munitions, véhicules militaires et tout autre moyen de transport ;e) «Etat d’origine » signifie la Partie dont relèvent les membres du personnel qui se trouvent sur le territoire de l’autre Partie ;

f) «Etat d’accueil » signifie la Partie sur le territoire de laquelle se trouvent, en séjour ou en transit, les forces ou les membres du personnel de l’Etat d’origine.
<ol>
 	<li>Principes généraux de la coopération en matière de défense</li>
</ol>
Article 2

Objectifs de la coopération

Par le présent traité, et dans le respect de leurs engagements internationaux, les Parties s’engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment par la sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif,

Dans la perspective de la constitution de la force africaine en attente, les Parties peuvent décider d’un commun accord d’associer les contingents nationaux d’autres Etats africains à certaines activités initiées dans le cadre du présent traité, en concertation avec les organisations régionales concernées.

L’Union européenne et ses Etats membres peuvent étre invités par les Parties à s’associer aux activités prévues par le présent traité. Les modalités de cette participation sont précisées dans des accords particuliers conclus par les Parties avec l’Union européenne et toute organisation ou Etat concerné.

Article 3

Principes de la coopération

Aucune disposition du présent traité ne déroge aux droits et obligations qui seraient reconnus à une force ou à un membre du personnel de l’une des Parties à raison de sa participation à une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des Nations unies.

Les forces et les membres du personnel de l’Etat d’origine respectent les lois et règlements de l’Etat d’accueil et s’abstiennent de tout comportement incompatible avec les objectifs du présent traité.

Article 4

Domaines et formes de la coopération

Par le présent traité, les Parties mettent en oeuvre une coopération qui peut couvrir les domaines suivants :

a) Echanges de vues et d’informations relatifs aux vulnérabilités, risques et menaces à la sécurité nationale et régionale ;

b) Organisation, équipement et entraînement des forces, le cas échéant par un soutien logistique pouvant se concrétiser par la cession gratuite ou onéreuse de matériels et équipements militaires, ainsi que l’organisation d’exercices mixtes et conjoints ;

c) Organisation de transits, de stationnements temporaires, d’escales aériennes ;

d) Organisation et conseil aux forces par la mise en oeuvre d’actions de formation et de soutien technique, et la mise à disposition de coopérants militaires techniques français ;

e) Formation des membres du personnel malien par leur accueil ou leur admission en qualité d’élève ou de stagiaire dans les écoles de formation militaires françaises ou soutenues par la France ;

f)Toute autre activité convenue d’un commun accord entre les Parties en fonction de leurs intérêts communs.

Les conditions d’application des domaines et formes de la coopération définis ci-dessus sont, au besoin, précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

Article 5

Facilités et soutien logistique accordés aux forces

Chaque Partie s’engage à prendre les mesures appropriées pour mettre à la disposition de l’autre Partie les facilités nécessaires à l’accomplissement du présent traité.

Les conditions d’utilisation des installations et infrastructures, ainsi que du soutien logistique fournis par l’Etat d’accueil, à l’occasion des activités de coopération prévues à l’article 4 du présent traité, sont précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

Article 6

Comité de suivi

Afin de donner une cohérence aux activités prévues par le présent traité, il est créé un comité de suivi co-présidé par un représentant civil ou militaire de chaque Partie. Il peut faire appel, en tant que de besoin, à des experts civils et militaires de chacune des Parties. Le mandat et le fonctionnement du comité sont déterminés d’un commun accord entre les Parties.

Statut des membres du personnel engagés dans la coopération en matière de défense

Article 7

Conditions d’entrée et de séjour des membres du personnel

Les dispositions de la présente section s’appliquent aux forces, aux membres du personnel et aux personnes à charge d’une Partie qui séjournent sur le territoire de l’autre Partie dans le cadre de la coopération en matière de défense.

Les membres du personnel de l’Etat d’origine et les personnes à charge sont autorisés à entrer et sortir du territoire de l’Etat d’accueil sous réserve de détenir un passeport en cours de validité. Ils sollicitent, si nécessaire, un visa et un titre de séjour dont les autorités de l’Etat d’accueil facilitent l’obtention en dispense de frais et dans les meilleurs délais.

Les membres du personnel de l’Etat d’origine présentent un ordre de mission individuel ou collectif ou un ordre de mutation délivré par l’autorité compétente de l’Etat d’origine.

La présente disposition ne peut être interprétée comme conférant à un membre du personnel et aux personnes à charge un droit à résidence permanente ou au domicile dans l’Etat d’accueil.

Les membres du personnel peuvent, à l’occasion de leur première arrivée en vue de prendre leur service sur le territoire de l’Etat d’accueil, importer, dans les limites compatibles avec un usage familial dûment apprécié par l’Etat d’accueil, leurs effets, véhicules et mobiliers personnels, en franchise de droits de douane, taxes et autres redevances, pour la durée de leur séjour.

Les membres du personnel participant pour une durée de plus de 6 mois aux activités de formation mentionnées au 4.1.d ainsi que les personnes à charge sont hébergés à titre gratuit par l’Etat d’accueil dans des logements meublés.

Article 8

Port de l’uniforme

Les membres du personnel de l’Etat d’origine peuvent revêtir l’uniforme et les insignes militaires et civils de leur force conformément à la réglementation en vigueur dans leur armée.

Article 9

Permis de conduire des véhicules et engins militaires

Les membres du personnel de l’Etat d’origine autorisés à conduire les véhicules et engins militaires dans l’Etat d’origine sont également autorisés à les conduire dans l’Etat d’accueil.

Les véhicules d’une force employés sur le territoire de l’Etat d’accueil portent, en plus de leur numéro d’immatriculation, une marque distinctive de nationalité.

Article 10

Port et utilisation d’armes

Pour les besoins du service, les membres du personnel appartenant aux forces armées peuvent détenir et porter une arme de dotation sur le territoire de l’Etat d’accueil, conformément aux lois et règlements en vigueur dans l’Etat d’accueil.

Pour les besoins du service, les membres du personnel de l’Etat d’origine utilisent leur arme de dotation conformément à la législation de l’Etat d’accueil, à moins que les autorités compétentes de ce dernier n’acceptent l’application des règles en vigueur dans l’Etat d’origine.

Article 11

Discipline

Les autorités de l’Etat d’origine exercent une compétence exclusive en matière de discipline sur leurs forces et les membres du personnel. En cas de manquement à leurs obligations, elles peuvent prendre toutes sanctions disciplinaires à leur encontre, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires.

Article 12

Santé

Les membres du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge sont exemptés des cotisations de sécurité sociale en vigueur dans l’Etat d’accueil.

L’Etat d’accueil assure la prise en charge sanitaire, à titre gratuit au sein du service de santé des armées, des membres du personnel ainsi que des personnes à charge de l’Etat d’origine, dans la mesure des moyens disponibles, au même titre et dans les mêmes conditions que pour les membres des forces de l’Etat d’accueil. A ce titre, ils bénéficient des soins médicaux et dentaires, y compris l’hospitalisation.

Les rapatriements sanitaires demeurent à la charge de l’Etat d’origine.

Article 13

Décès d’un membre du personnel

Le décès d’un membre du personnel de l’Etat d’origine sur le territoire de l’Etat d’accueil est constaté conformément à la législation en vigueur dans l’Etat d’accueil par un médecin habilité, qui en établit le certificat. L’Etat d’accueil communique dans les meilleurs délais aux autorités de l’Etat d’origine la copie certifiée conforme du certificat de décès.

Si l’autorité judiciaire de l’Etat d’accueil ordonne l’autopsie du défunt, ou si l’Etat d’origine la demande, celle-ci est effectuée par le médecin désigné par l’autorité judiciaire de I’Etat d’accueil. Un médecin de I’Etat d’origine peut assister à l’autopsie, lorsque la législation de l’Etat d’accueil le permet,

Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil assurent la remise du corps du défunt aux autorités militaires de l’Etat d’origine dès que possible, aux fins de rapatriement.

Article 14

Dispositions fiscales

Pour l’application des impôts sur le revenu et sur la fortune ainsi que des droits de succession et de donation, les membres du personnel de l’Etat d’origine qui, à seule fin d’exercer leurs fonctions, établissent leur résidence dans l’Etat d’accueil, sont considérés, aux fins de l’application de la convention en vue d’éviter les doubles impositions conclue entre l’Etat d’origine et l’Etat d’accueil, comme conservant leur résidence fiscale dans l’Etat d’origine qui leur verse les soldes, traitements et autres rémunérations similaires.

Cette disposition s’applique également aux personnes à charge dans la mesure où celles-ci n’exercent pas d’activité professionnelle propre.

Les soldes, traitements et rémunérations similaires autres que les pensions payés par l’Etat d’origine aux membres du personnel en cette qualité ne sont imposables que dans cet Etat.

Article 15

Infractions commises par des membres  du personnel ou des personnes à charge

Les infractions commises par un membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que par les personnes à charge relèvent de la compétence des juridictions de l’Etat d’accueil, sous réserve des dispositions prévues au paragraphe 2 du présent article.

Les autorités compétentes de l’Etat d’origine exercent par priorité leur droit de juridiction en cas d’infractions résultant de tout acte ou négligence d’un membre du personnel accompli dans l’exercice de ses fonctions officielles, ainsi que dans les cas suivants :

a) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la sécurité de l’Etat d’origine ;

b) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la personne ou aux biens d’un autre membre du personnel de l’Etat d’origine ;

c) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte aux biens de l’Etat d’origine.

Lorsque l’Etat qui a le droit d’exercer par priorité sa juridiction décide d’y renoncer, il le notifie immédiatement aux autorités compétentes de l’autre Etat. Les autorités compétentes de l’Etat qui bénéficient de la priorité de juridiction examinent avec bienveillance les demandes de renonciation à ce droit, lorsque les autorités compétentes de l’autre Etat estiment que des considérations particulièrement importantes le justifient.

L’Etat d’origine s’engage à présenter tout membre du personnel ainsi que les personnes à charge devant les autorités judiciaires compétentes de l’Etat d’accueil aux fins de l’instruction. Celles-ci portent une attention bienveillante aux demandes des autorités de l’Etat d’origine visant à obtenir la garde de cette personne sur le territoire de l’Etat d’accueil jusqu’à ce que des poursuites aient été engagées contre elle par l’Etat d’accueil.

Les autorités de l’Etat d’accueil avisent sans délai les autorités de l’Etat d’origine de toute arrestation d’un membre du personnel ainsi que des personnes à charge, en précisant les motifs de l’arrestation.

Les Parties se prêtent mutuellement assistance pour la conduite des enquêtes et pour la recherche de preuves, et s’informent mutuellement des suites données à l’affaire par leurs juridictions.

En cas de poursuite devant les juridictions de l’Etat d’accueil, tout membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge ont droit à un procès équitable. A ce titre, ils bénéficient notamment du droit : – à être jugé dans un délai raisonnable ;

– à être représenté selon son choix ou à être assisté dans les conditions légales en vigueur dans l’Etat d’accueil ;

– à bénéficier si nécessaire d’un interprète compétent gracieusement fourni par l’Etat d’accueil pour l’assister tout au long de la procédure et du procès ;

– à communiquer avec un représentant de l’Ambassade de l’Etat d’origine, et lorsque les règles de procédure le permettent, à la présence de ce représentant aux débats ;

–à être informé, avant l’audience, des accusations portées contre lui ;

– à être confronté avec les témoins à charge ;

– à ne pas être poursuivi pour tout acte ou négligence qui ne constitue pas une infraction à la législation de l’Etat d’accueil, au moment où cet acte ou négligence a été commis.

En outre, les membres du personnel et les personnes à charge bénéficient, en cas de poursuite ou de condamnation dans l’Etat d’accueil, des dispositions pertinentes de l’Accord de coopération en matière de justice entre la République française et la République du Mali du 9 mars 1962.
<ol start="8">
 	<li>Lorsqu’un membre du personnel de l’Etat d’origine ou une personne à charge a été jugé conformément aux dispositions du présent article et a été acquitté ou condamné, il ne peut être jugé une nouvelle fois pour la même infraction par les juridictions de l’autre Etat.</li>
 	<li>Lorsqu’elles exercent leur compétence de juridiction conformément aux dispositions du présent article, les Parties s’engagent à se remettre mutuellement les membres respectifs du personnel ainsi que les personnes à charge auteurs d’infractions, quelles que soient la nature et la gravité de la faute commise. Si ces infractions sont punies de la peine capitale par la Partie qui exerce sa juridiction ou d’une peine contraire aux engagements résultant des conventions internationales auxquelles l’un ou l’autre des Etats Parties est Partie, la remise par l’autre Partie est subordonnée à l’assurance que ces peines ne seront ni requises, ni prononcées à leur encontre, ou, si elles sont prononcées, qu’elles ne seront pas exécutées.</li>
</ol>
Article 16

Règlement des dommages

Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité.

Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice.

Pour les dommages causés aux biens ou à la personne d’un tiers par les forces ou un membre du personnel de l’Etat ’origine en service, l’Etat d’accueil se substitue dans l’instance à l’Etat d’origine. Les Parties prennent conjointement en charge les indemnités versées pour la réparation des dommages causés aux tiers, selon la répartition suivante :

– lorsque le dommage est imputable à une seule des Parties, cette Partie assure le règlement total du montant de l’indemnité ;

– lorsque le dommage est imputable aux deux Parties, ou qu’il ne peut être précisément attribué à l’une ou l’autre des Parties, le montant des indemnités est réparti à parts égales entre les Parties.

L’imputabilité du dommage et le montant subséquent de l’indemnisation sont déterminés d’un commun accord entre les Parties,
<ol start="4">
 	<li>Par dérogation aux dispositions des trois paragraphes précédents, l’Etat d’accueil prend en charge la réparation des dommages causés en service ou à l’occasion du service par les membres du personnel participant, pour une durée de plus de six mois, aux activités de formation mentionnées à l’article 4.1.d, que ces dommages soient causés au personnel ou au matériel des forces armées de l’Etat d’accueil ou à des tiers, L’Etat d’accueil s’engage à rembourser à l’Etat d’origine les dépenses ayant résulté pour ce dernier des dommages subis par les personnes visées ci-dessus en service ou à l’occasion du service, quelles qu’en soient les causes.</li>
</ol>
Article 17

Echange d’informations classifiées

Les Parties partagent la volonté de conclure un accord bilatéral de sécurité qui régira l’échange d’informations classifiées entre elles.

III. Dispositions relatives aux activités organisées dans le cadre du présent traité

Article 18

Champ d’application

Les activités organisées sur le territoire de l’une ou l’autre des deux Parties sont soumises au consentement de l’Etat d’accueil et aux conditions agréées dans les accords et arrangements prévus aux articles 4.2 et 5.2 du présent traité.

Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes les démarches administratives et techniques nécessaires à la mise en oeuvre du présent traité.

Article 19

Déplacement et circulation des forces
<ol>
 	<li>Les forces de l’Etat d’origine sont autorisées à entrer sur le territoire de l’Etat d’accueil, y compris ses eaux territoriales et son espace aérien, avec le consentement préalable de ce dernier.</li>
 	<li>Chaque Partie est responsable des demandes d’autorisation de survol et d’atterrissage de ses aéronefs militaires dans l’Etat d’accueil dans le cadre de l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil délivrent à cette fin les autorisations nécessaires au cas par cas, dans le respect de la réglementation nationale en vigueur. Toutefois, les liaisons régulières ou périodiques font l’objet de renouvellements annuels. Ces autorisations peuvent être suspendues par l’Etat d’accueil si celui-ci estime que ces liaisons sont de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité.</li>
</ol>
Article 20

Importation du matériel

L’Etat d’accueil prend les mesures utiles pour faciliter l’entrée et la sortie de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnements et autres marchandises nécessaires à l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. La liste de ces matériels, ressources financières, approvisionnements et marchandises est communiquée à l’avance à l’Etat d’accueil, lequel peut, en tant que de besoin, procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité.

Les forces de l’Etat d’origine peuvent importer sous le régime de l’admission temporaire en exonération totale de droits et taxes, pour une période de douze mois prorogeable, le matériel destiné à leur usage exclusif. Les quantités raisonnables d’approvisionnements destinés à leur usage exclusif sont importées en franchise de droits et taxes. L’admission ainsi prévue en franchise est subordonnée au dépôt auprès des autorités douanières de l’Etat d’accueil des documents de douane que les Parties auront convenu de fournir, d’une attestation dont la forme aura été acceptée par les Parties et signée par une personne habilitée à cet effet par l’Etat d’origine. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil peuvent demander que le nom des personnes habilitées à signer les formulaires douaniers ainsi qu’un spécimen de leur signature et des cachets utilisés leur soient adressés par avance.

Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article ne peuvent être cédés à titre onéreux ou gratuit sur le territoire de l’Etat d’accueil. Cependant, dans des cas particuliers, une cession ou une destruction peut être autorisée, sous réserve des conditions imposées par les autorités compétentes de l’Etat d’accueil.

Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article peuvent être réexportés librement en exonération de tous droits et taxes, à condition que soit remise aux autorités douanières de l’Etat d’accueil une attestation délivrée dans les conditions prévues par le paragraphe 2 du présent article. Les autorités douanières de l’Etat d’accueil conservent le droit de vérifier, s’il y a lieu, que les biens réexportés sont effectivement ceux décrits sur l’attestation et ont été réellement importés dans les conditions prévues au présent article.

Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes les démarches administratives et techniques nécessaires à la mise en oeuvre du présent article.

Article 21

Entreposage des matériels et approvisionnements

Le matériel et les approvisionnements, en particulier les armes et munitions de sécurité, destinés aux forces de l’Etat d’origine, sont entreposés et gardés sous leur responsabilité dans le respect de la réglementation applicable dans l’Etat d’accueil.

Article 22

Echange de personnel

L’échange de membres du personnel entre les forces des Parties est autorisé conjointement par leurs autorités militaires compétentes. L’activité des membres du personnel et le soutien logistique dont ils bénéficient sont soumis aux règles en vigueur dans l’unité qui les accueille.

Article 23

Communication

Toute installation de systèmes de communication des forces armées de l’État d’origine est soumise à autorisation préalable de l’Etat d’accueil, Les demandes d’installation sont examinées avec bienveillance par les autorités compétentes de l’Etat d’accueil. Leur construction, entretien et utilisation s’effectuent dans les conditions agréées d’un commun accord entre les Parties dans le cadre d’un arrangement technique spécifique au sens de l’article 4.2.

Les forces armées de l’Etat d’origine n’utilisent que les fréquences qui leur sont attribuées par les autorités de l’Etat d’accueil. Les procédures d’attribution et de restitution des fréquences sont déterminées d’un commun accord entre les Parties. Les Parties coopèrent pour que l’utilisation des fréquences qui leur sont attribuées ne perturbe pas les transmissions locales.

Les installations de systèmes de communication agréées par l’Etat d’accueil ne peuvent être utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été autorisées,

Dispositions finales

Article 24

Règlement des différends

Tout différend lié à l’interprétation ou à l’application du présent traité est réglé par voie de consultations au sein du comité de suivi institué par l’article 6 du présent traité ou de négociations par la voie diplomatique entre les Parties.

Article 25

Combinaison avec les accords conclus antérieurement dans le domaine de la défense

Le présent traité abroge et remplace l’Accord de coopération militaire technique entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française signé à Bamako le 6 mai 1985 et les accords et arrangements subséquents, tels que précisés par la voie d’un accord par échange de lettres entre les Parties établi après l’entrée en vigueur du présent traité.

L’application du présent traité est sans préjudice de la mise en oeuvre d’autres accords conclus entre les Parties, en particulier l’accord sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mais 2013. Dans l’hypothèse où des membres du personnel de la Partie française présents sur le territoire malien au titre du présent traité seraient amenés à participer aux opérations visées par l’accord sous forme d’échange de lettres du 7 et 8 mars 2013, la Partie française en informerait la Partie malienne sans délai. Dans un tel cas, les stipulations de ce dernier accord s’appliqueraient, y compris rétroactivement, aux forces françaises, à leurs personnels et à leurs matériels engagés dans lesdites opérations.

Article 26

Entrée en vigueur, amendements, et dénonciation

Chaque Partie notifie à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnelles requises en ce qui la concerne pour l’entrée en vigueur du présent traité, qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de réception de la dernière notification.

Le présent traité est conclu pour une durée de cinq ans. Il est renouvelable par tacite reconduction pour de nouvelles périodes de cinq ans, à moins que l’une des Parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration.

Les Parties peuvent, à tout moment et d’un commun accord, amender par écrit le présent traité. Les modalités d’entrée en vigueur des amendements sont celles énoncées à l’alinéa 1cr du présent article.Chaque Partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrite. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre Partie.

La dénonciation du présent traité n’affecte pas les droits ou obligations résultant de son exécution préalablement à cette dénonciation.

Fait à Bamako, le 16 juillet 2014 en double exemplaire, en langue française.

<strong>Pour la République française :</strong>

JEAN-YVES LE DRIAN

<strong><em>Ministre de la Défense</em></strong>

<strong>Pour la République du Mali :</strong>

BAH NDAW

<em><strong>Ministre de la Défense et  des Anciens combattants   </strong></em>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le regime IBK dans le creux des vagues :  Après Salif Keïta, Ousmane, Cherif Madani Haïdara se déchaîne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/le-regime-ibk-dans-le-creux-des-vagues-apres-salif-keita-ousmane-cherif-madani-haidara-se-dechaine-2848457.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 01:10:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le célèbre artiste Salif Keita qui dans une vidéo l’invite à démissionner s’il ne peut prendre ses responsabilités, c’est le prêcheur Ousmane Chérif Haidara dans son prêche de clôture du Maouloud Samedi dernier au Stade du 26 Mars de révéler que ce régime ne tient pas promesses. Et qu’il renonce aux 150 hectares à lui promis.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La gestion actuelle du pays avec à sa tête IBK est fortement décriée. L’incapacité, la corruption, l’insécurité et surtout le bilan macabre jamais enregistré dans l’histoire du Mali.

Quoi que l’on dise, l’artiste Salif Keita rappelle son Kôro [aîné] à l’ordre : «Je ne cherche ni argent ni à devenir ni ministre ou président. Je suis Malien, j’aime mon pays. Kôro, moi je ne suis pas contre toi, ce n’est ni la méchanceté, ni la jalousie. Mais Kôro, toi tu sais très bien que c’est Macron, la France qui tue les Maliens. Il n’y a pas de Djihadistes, Ce sont eux qui paient les gens pour faire des fausses rumeurs relatives aux Djihadistes. Il n’y a pas de Djihadistes au nord. Kôro, ce sont les enfants, les bras valides qui sont envoyés à la boucherie. Tu sais bien que c’est la France qui commandite toutes ces attaques malgré tout tu t’accroches à ce Gamin [Macron] parce qu’il garantit ton fauteuil.

Eh kôro !  Ah kôro ! Il y a eu trop de veuves et d’orphelins dans les camps. Toi, tu as la nationalité et le passeport français et certains artistes qui te suivent, je ne dirai pas de noms ! Certains sont Gambiens ! En cas de nécessité, eux vont rentrer dans leurs pays. Ce sont nous Maliens qui resteront ici à subir les conséquences. Je le sais et je suis au courant que tu as peur de la France pour ne pas perdre ta place. Mais kôro, tes aïeux n’ont jamais eu peur ; Soundiata Keita a été élu, il y a eu la démocratie et toi aussi tu as été élu. Tu es à un poste et tu n’es pas un roi. Si tu sais que tu as peur, il faut partir et tu seras remplacé par quelqu’un qui n’a pas peur. Toi, tes enfants sont en train de dilapider l’argent du contribuable, tes proches dont le responsable des services de renseignements qui célèbre son anniversaire à coût de 100 millions... Ce, pendant que le peuple souffre ! Pour le savoir envoie tes enfants Karim et Bouba au nord, on verra bien si tu pourras dormir. Si tu es incapable, il faut partir, on te ferra remplacer ! Tout le monde est unanime que c’est la France qui nous tue et jusqu’à présent toi tu cours derrière cette France. Bon kôro, partir de son propre gré vaut mieux d’être chassé. Ce qui est humiliant. Je suis ton jeune frère et je te dis la vérité. A bon entendeur salut !».

Ce message du «Cheval Blanc» de la musique malienne fortement apprécié par plusieurs compatriotes a été suivi de la réaction de l’Ambassade de France au Mali qui dit «avoir découvert avec étonnement les récents propos tenus par M. Salif Keita, artiste malien de renommée mondiale mettant en cause la France et ses liens supposés avec le terrorisme au Mali». Elle qualifie les propos de Salif Keita d’infondés, diffamatoires et outranciers et ajoute que «de tels discours font le jeu de ceux qui cherchent à semer la discorde et entretenir le chaos. Ils sont également une offense à la mémoire des civils et militaires, maliens français et internationaux, victimes de la barbarie terrorisme au Mali».

Et pour sa part, le Prêcheur Ousmane Cherif Madani Haïdara a fustigé l’attitude du même régime arguant qu’il ne tient pas promesse. Occasion pour lui de renoncer aux 150 hectares promis par IBK en personne.

Aussi, le prêcheur a fait état de sa colère contre le gouvernement pour son silence coupable face aux tueries des soldats Maliens orchestrées par la France.

Haïdara n'est pas allé par le dos de la cuillère également lorsqu’il lui a été demandé de payer les perdiems des forces de l'ordre devant couvrir son événement [le MAOULOU]. Toute chose qui n’est pas habituel. En tout état de cause, les autorités n’ont mis à sa disposition que 100 éléments facturés à 500.000 f par jour. Ancardine a payé.

Lui Haïdara, dit-il, se plait dans son fauteuil de chef religieux et n'envie personne, aucun des présidents de la république s’étant succédé au Mali. « Je n’ai pas changé de fauteuil et je n’y pense même pas » a-t-il précisé.

Et de poursuivre : «rien ni personne ne peut m'empêcher d'aimer mon pays » et c'est cet amour pour son pays qu'il demande au gouvernement. Il s’agit également pour ce dernier (le Gouvernement) de prendre toutes ses responsabilités.

Il a invité tous les religieux du pays à un meeting pour soutenir et aider les militaires. Et de rappeler que des fonds avaient été débloqués, des milliards F CFA pour nos militaires et ayant disparus dans la nature.

«Cette fois Ancardine ira avec ses 10 millions et cette fois-ci, il veillera sur l’usage qui en sera fait, a-t-il indiqué.

Il demande au gouvernement d'armer et d'équiper toutes les forces armées et de sécurités pour la paix définitive au Mali

<strong>Coulou</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Konna Janvier 2013  - Boulikessy – Octobre 2019 : Troublantes coïncidences…, sombres perspectives]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/konna-janvier-2013-boulikessy-octobre-2019-troublantes-coincidences-sombres-perspectives-2844823.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 13:13:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Autant l’intervention militaire française à Konna en Janvier 2013 a légitimé la présence accrue de la France au Mali (Serval puis Barkhane) de la MINUSMA et a, en outre permit de consolider les séparatistes du MNLA, autant Boulikessy risque de servir de point de départ d’une nouvelle opération militaire internationale du genre CJSOTF (combined joint special operations task force), ou Coalition mixte des Forces opérationnelles interarmées spéciales – comme… en Afghanistan avec ses corollaires. En clair, tout indique que Boulikessy n’a pas encore fini de révéler les véritables enjeux géopolitiques des puissances en place. </em></strong>

Tout semblait perdu pour les Maliens à Konna, les 09 et 10 Janvier 2013. Arriva alors la cavalerie française avec SERVAL. L’ennemi qui s’apprêtait à envahir le reste du pays en faisant une bouchée des FAMAS, fut alors stoppé net dans son élan. Commença alors la libération du pays, suivie de la naissance de la MINUSMA, barkhane, EUTM, de la signature de l’accord d’Alger, etc. L’on notera soit dit en passant, que Kidal ne fut nullement concernée par cette prétendue libération dans la mesure où c’est cette même armée du Salut (La France) qui s’interposa avec véhémence.

Mais tout était-il vraiment perdu à Konna au point d’en arriver là aujourd’hui ?  L’histoire retiendra en tout cas, que l’Armée Malienne, à travers le groupe de Commandos volontaire (GCV) a libéré plusieurs villes avec ou sans l’Armée française et a d’ailleurs «nettoyé» le terrain et balisé les pistes d’atterrissage pour les avions français (lire notre article : « Enfin, la vérité sur konna ! La France certes, mais surtout les FAMAS ! ».

Mais l’histoire officielle et une version savamment entretenue indique une débandade des FAMAS, un sauve-qui-peut, une rupture totale de la chaîne du commandement, etc. Il eut certes des défaillances en certains endroits, mais la situation était loin d’être désespérée.

Mais la France libératrice et ses affidés avaient besoin d’entretenir l’idée d’une armée faible, mal formée, inefficace et que sais-je encore ?   Mission accomplie !

Les préjugés et stéréotype ayant la vie dure, les Forces armées maliennes continuent injustement d’être assimilées au maillon faible de la chaine. Mais quelle chaine ?  Un concept qui arrange bien les affaires de certains puissances militaires puisque servant d’alibi à toutes les initiatives permettant de maintenir le pays sous le joug néocolonialiste. L’histoire du Groupe des Commandos volontaires (GCV) atteste pourtant que les stéréotypes ne sont guère fondés et que les FAMAS valent mieux que cela.

En clair, les faits à Konna ont été démesurément exagérés et les FAMAS volontairement diminuées et démoralisées en vue de justifier et de légitimer ce qui semble aujourd’hui un alibi à la présence de toutes ces forces étrangères et de ce qu’il convient appeler une mise sous tutelle du pays. Konna n’aura donc servi qu’à cela !  Et au regard de l’actualité, l’histoire ne fait que commencer, voire, recommencer avec un autre projet plus ambitieux.

<strong>Boulikessy, un remake de Konna ?</strong>

Les premières «nouvelles» en provenance de Boulikessy et de Mondoro firent état d’une «débandade de l’Armée Malienne, des soldats en fuite n’ayant opposé la moindre résistance à l’ennemi pour avoir détalé comme des lapins, abandonnant positions et matériels»…

Mais très vite, la vérité éclata au grand jour : les éléments des FAMAS se sont vaillamment battus mais durent replier face à un ennemi supérieur en nombre, mieux équipés et surtout face à une absence totale de couverture aérienne. L’affaire des fameux «hélicos cloués au sol» est passée par là !

Et soit dit en passant, ils ont infligé de lourdes pertes à l’assaillant lequel ne s’attendait certainement pas à cette réaction. En clair, les FAMAS ont fait ce qu’il fallait. Leur repli se justifiait au risque d’être décimé. Le repli fait partie de la guerre, c’est connu et il n’y a aucune honte à cela !

Mais pourquoi diantre, de prime à bord, il fut question de débâcle alors même que les gars se battaient au même moment ? Le but de ce dénigrement et calomnie était visiblement de démoraliser la troupe, pour des raisons non-avouées.

<strong>Objectifs : L’Afghanisation du Mali avec ses corollaires</strong>

La coïncidence voudrait que surviennent Boulikessy et toute la nébuleuse y afférant, presqu’au moment où le Président nigérien dénonçait le statut scandaleux de Kidal justement assimilé à un repère des jihadistes de la sous-région et également au moment où la CEDEAO s’apprêtait à s’investir militairement en vue de mettre fin à cette situation pour le moins révoltante et qui n’a que trop duré. Et il y a pire !

Presqu’au moment où les hostilités étaient encore cours disions-nous, des sources ayant évoqué l’hypothétique «débâcle» des FAMAS, firent également cas d’une possible et nécessaire mise en place au Sahel et au Mali en particulier, d’un COMBINED JOINT SPECIAL OPERATIONS TASK FORCE (CJSOTF) ou Coalition mixte des Forces opérationnelles interarmées spéciales.

Il nous revient que la France est très avancée dans le dossier et est appuyée par l’Estonie en attendant que les parlements des autres pays de l’Union Européenne valident l’option.

Cette initiative (CJSOTF) a vu jour en Afghanistan et a été initiée par l’Armée américaine et consistait pudiquement à un «accompagnement au combat» de l’armée Afghane par les GI’S.

«L’accompagnement au combat », veut dire la participation directe des forces étrangères dans les opérations militaires sur le terrain, à proprement parler.

L’idée d’une armée malienne se battant côte – à - côte avec l’armée française et européenne en générale sur le même théâtre d’opération est très séduisante.

Seulement, il s’avère que c’est l’Armée française et/ou Européenne qui dirigera les opérations et qui décidera de ce qu’il y a lieu de faire ou pas.  En somme, c’est elle qui commande ! Que restera-t-il du peu de la souveraineté nationale et de notre fierté ?

Aussi, on imagine aisément qu’elle ne se montrera nullement pressée de gérer la question Kidal. Plus de cinq ans qu’elle est présente au Mali sans amorcer même un début de solution et quand bien même des témoignages émanant de ses anciens diplomates au pays confirment sa complicité avec les acteurs de cette localité. Et il a fallu que la CDEAO décide de prendre les choses en main, pour qu’il y ait Boulikessy et l’idée force internationale mixte. Que de coïncidences !

Mais au lieu d’une CJSOTF à l’Afghane qui a, au demeurant montré de nombreuses faiblesses en et aurait d’ailleurs accentué, selon certaines sources, le sentiment anti-américain et précipité le retrait, pourquoi disions-nous, ne pas appuyer la CEDEAO et/ou les FAMAS avec des moyens conséquents et appropriés ?

L’on notera, en tout état de cause, que Konna a de nombreuses similitudes avec Boulikessy : en plus de la tentative de manipulation et de conditionnement en cours, il y a aussi la question de la légitimité des décideurs. Avec Konna, le Président intérimaire Dioncounda Traoré avait certes la légalité, mais manquait de légitimité. Celle d’IBK est aujourd’hui très contestée à l’issue d’un scrutin chaotique et surtout suite à ses nombreux choix politiques très contestés.

Avec Konna, des chefs militaires ont failli. Aujourd’hui sous l’ère IBK, ils ont très contestés. Le président élu a fait admettre des dizaines de généraux à la retraite mais s’est précipité d’en nommer de nouveau pendant que, comme en 2013, l’Armée manque presque de tout.

Et la corruption ambiante, comme en 2013, a aujourd’hui refait surface au sein de l’institution militaire malienne (l’achat des avions et fournitures militaires n’a pas fini de révéler ses nombreuses facettes).

Aussi, il y a l’instabilité politique comme en 2013. Aujourd’hui, à cause du mandat impératif des membres de l’Hémicycle, des institutions et structures y afférentes ont également perdu leur légitimité.

Ainsi dans le souci de continuer à jouir de leurs privilèges, certains acteurs accepteraient volontiers l’idée d’une CJSOTF à l’Afghane au Mali.

Enfin, des compatriotes et responsables mal inspirés et pro-occidents sont d’ores et déjà séduits par l’idée d’une armée étrangère surtout française se battant en lieu et place des nôtres. Hélas !

Pour toutes ces raisons, la CJSOTF a des raisons de passer ! Ce serait véritablement la fin. Et si c’était le but recherché ?

<strong>B.S. Diarra </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Comité syndical DRH-SS –DS : Un préavis de grève de 120 H]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/comite-syndical-drh-ss-ds-un-preavis-de-greve-de-120-h-2844813.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 12:55:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les travailleurs de la Direction des ressources humaines, du secteur de la santé et du développement social sont sur le pied de guerre. A travers une correspondance en date du 16 Octobre 2019, adressée au ministre du dialogue social du travail et de la fonction, le comité syndical décide d’observer une grève de 120 heures allant du 04 au 08 Novembre 2019 si certaines de ses doléances ne sont pas satisfaites</em></strong>. L’on constate que l<strong><em>a tension sociale monte de plus en plus et à travers ces préavis qui se succèdent sur la table du gouvernement.</em></strong>

Voici les insuffisances et constats révélés par le comité syndical :
<ul>
 	<li>l’exiguïté et les conditions d’hygiènes des toilettes du local actuel abritant la DRH SS DS et la lenteur pour la recherche d’un local adéquat conformément au cadre organique ;</li>
 	<li>la non-mise en œuvre de certains points du PV de conciliation du 02 Juillet 2019</li>
 	<li>le mépris du Directeur des ressources humaines à l’endroit du personnel,</li>
 	<li>l’absence de communication interne et de démotivation du personnel à la DRH-SS- DS.</li>
</ul>
Pour ces motifs, le comité syndical exige :
<ul>
 	<li>la diligence de l’acquisition d’un logiciel de gestion des courriers à l’arrivée et au départ ;</li>
 	<li>la maintenance des outils informatiques sans délai ;</li>
 	<li>l’augmentation du carburant hebdomadaire et la maintenance des motos de service courrier (réparation pièces de rechanges et recharge de vidanges) ;</li>
 	<li>le renforcement de la communication, le respect des chefs de divisions dans la mise en œuvre des missions de leurs divisions (Décret n°2009-0136/P-RM du 21 Mars 2009 portant organisation et modalité de fonctionnement des directions des ressources humaines et l’arrêté 2018-3393/MSHP-SG du 17 Septembre 2018 fixant le détail des attributions des sections de la direction des ressources humaine du secteur de la santé et du développement social) ;</li>
 	<li>l’instauration d’un cadre d’échange régulier entre le DRH et le personnel assorti d’un calendrier précis et l’implication du syndicat dans les réunions de direction ;</li>
 	<li>l’arrêt immédiat du mépris à l’endroit des membres du comité syndical et l’implication de tout le personnel aux activités de la DRH SS-DS sans délai ;</li>
 	<li>l’arrêt immédiat de l’utilisation du personnel extérieur pour les missions du service au détriment du personnel titulaire comme précédemment annoncé ;</li>
 	<li>l’équité dans le traitement des agents de la DRH-SS-DS mis en congé de formation continue ;</li>
 	<li>l’implication du syndicat dans la répartition des dotations destinées au personnel (carburant ,alimentation …) dans la plus grande transparence .</li>
</ul>
A la lumière de tout ce qui précède, le comité syndical de la DRH-SS-DS décide d’observer une grève de 120h à compter du Lundi 04 Novembre à 00h jusqu’au Vendredi 08 Novembre 2019 à 00h si les points ci-dessus cités ne sont pas pris en compte.

Selon toute évidence le régime en place semble dépourvu de toute solution aux préoccupations de populations avec la hausse des tensions sociales : les syndicats sont en passe de renouer avec les mouvements de grève, l’insécurité a augmenté de plusieurs crans et s’est récemment traduit par un bilan cruel dans les localités de Boulkessy et Mondoro et des mouvements d’humeur dans les camps ; la fourniture en électricité est perturbée, ajouter à cela une augmentation tarifaire…

<strong>Coulou </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le calvaire de Fifi, victime de viols multiples et répétitifs : Enlevée, séquestrée et violée pendant 10 jours par deux hommes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/faits-divers/le-calvaire-de-fifi-victime-de-viols-multiples-et-repetitifs-enlevee-sequestree-et-violee-pendant-10-jours-par-deux-hommes-2844819.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 12:05:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elle a passé 10 jours aux mains de ses kidnappeurs et violeurs. De quoi alerter les parents !</em></strong>

Dans le souci de ne pas en rajouter à sa peine, nous lui attribuons ici, le nom FIFI, Une jeune fille, âgée de 16 ans, elle a quitté le domicile familial il y a de cela 15 jours.
Inquiète de ne pas la voir rentrer le soir, son tuteur et oncle ISSA DOUMBIA tente de la joindre par téléphone. En vain !

Le téléphone sonnait le premier jour, puis l'appareil s'est éteint brusquement empêchant tout appel. Inquiété par cet état de fait, ISSA et sa famille se sont lancés à la recherche durant toute la soirée avant de se résoudre à signaler sa disparition au commissariat de police du 6<sup>ème</sup> arrondissement de Bamako.

C’est ainsi que le Commissaire divisionnaire Tappa DIALLO a ordonné à sa Brigade de Recherche de se rendre immédiatement sur les lieux et d’ouvrir une enquête.

Après deux semaines de recherche intense, de recoupements les efforts finirent par payer. La fille apparu en compagnie de son tonton au Commissariat du 6éme arrondissement

L'adolescente explique qu’un homme répondant au nom de Mahamadou Traoré 27 ans Agent de sécurité à la SNS (Société Nouvelle de Sécurité) domicilié à Nafadji dans une maison en construction et désaffectée, lui a promis un travail et qu’il l’avait ensuite emmenée de force dans la maison en question dont elle ignore l’adresse. Là elle fut séquestrée puis violée pendant une semaine par ce nommé Mahamadou Traoré.

Satisfait après son acte et 07 jours plus tard, son kidnappeur et geôlier décida de se débarrasser d’elle. Elle la libéra en effet 7 jours plus tard.

Selon toujours la fille, après avoir été libérée, elle aurait été accostée par OUSMANE TOURE, 23 ans Ouvrier et domicilié au quartier Sans-Fil. Ce dernier était à moto et lui proposa son aide.

Fatiguée et hébétée à l’issue de la précédente mésaventure, elle accepta l’offre de ce bon samaritain espérant être définitivement libérée.

Mais cet autre inconnu, profitant de sa faiblesse et de son traumatisme psychologique, la conduisit dans un autre appartement sis au même quartier où elle aurait à nouveau été séquestrée et violée pendant trois (3) jours.

Après trois jours de détention forcée, de sévices et de viol, l'adolescente FIFI parvint à s’enfuir.

Son malheur prit fin lorsqu’elle parvint enfin à rejoindre la famille de son Oncle qui conduisit conduite immédiatement au Commissariat de police du 6<sup>ème</sup> arrondissement où elle était attendue. Les éléments du Commissaire divisionnaire TAPPA DIALLO étaient en effet à sa recherche et des indices probants conduisaient au quartier Nafadji

Ainsi, suite à son témoignage, les limiers du Commissaire Tappa se rendirent sur place 16 octobre dernier et recueillir le premier suspect. Le second fut à son tour appréhendé 24 heures plus tard.

Au commissariat, tous deux reconnurent avoir eu des relations sexuelles avec la malheureuse, une mineure de 16 ans.

Accusés  d’enlèvement, de séquestration et viol (des actes criminels), les deux malfrats sont gardés à vue avant d’être déféré chez le Procureur du Tribunal de grande Instance de la Commune II du District de Bamako.

Les parents sont donc avertis. Nos sociétés regorgent désormais de personnages sans foi ni loi. Prenez donc garde aux enfants !

<strong>Bamanan den (ISSIAKA COULIBALY)</strong>

<strong>GROUPE KOJUGU KELEBAA</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le Général démissionnaire Moussa Sinko Coulibaly à propos d’Amadou Haya Sanogo : «Notre amitié ne date pas de 2012. Et elle est toujours au beau fixe»]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/le-general-demissionnaire-moussa-sinko-coulibaly-a-propos-damadou-haya-sanogo-notre-amitie-ne-date-pas-de-2012-et-elle-est-toujours-au-beau-fixe-2844817.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 11:30:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Invité d’une émission-débat sur la radio Kayira la semaine dernière, le général démissionnaire Moussa Sinko s’est prononcé sur ses relations avec le Général Amadou Haya Sanogo en détention depuis presque 7ans sans jugement. </em></strong>

L’invité a, en substance, affirmé ceci : «Amadou Haya <strong><em>est un ami d’enfance, même si beaucoup de gens ne nous ont aperçu pour la première fois que lors des évènements de 2012. Bien vrai que certains pensent que ce sont ces mouvements qui nous ont rapprochés. Ceci a été une parenthèse de notre amitié qui était au beau fixe bien avant 2012. Aujourd’hui c’est la même chose et demain encore, s’il plait à Dieu, il en sera de même. Entre-nous c’est l’amitié et ce que tout cela peut impliquer», </em></strong>a indiqué Moussa Sinko Coulibaly<strong><em>.</em></strong>

Répondant à la question de savoir s’il est en contact avec le collectif des femmes de ses ex-compagnons, il dira que leur combat vise le même objectif : La bonne gouvernance dans ce pays.

«Ce qui suggère également le jugement dans le délai raisonnable de ses camarades pour prévaloir la présomption d’innocence. Que ce soit le Général Amadou Haya et ses compagnes ou même d’autres citoyens, cette pratique consistant à les maintenir en prison en dehors du délai raisonnable est à dénoncer. Tout citoyen poursuivi doit être jugé afin que cette détention ne porte pas préjudice en cas de non-lieu ou d’acquittement».

Par ailleurs, s’agissant de son tweet considéré comme une incitation à une insurrection ou un putsch par certains, il affirme qu’après avoir passé près de 7h de temps d’audition, il a tenu une mini-conférence de presse à sa sortie. A ses dires à l’issue de cette conférence de presse : <strong><em>«le procureur de la CV aurait envoyé un document pour dire que le message que j’ai posté sur tweeter et que quelqu’un, (j’ignore qui) a compris que ce message était une incitation à une révolution, à un soulèvement, à une insurrection, à un coup d’Etat. Tout cela sous-entend que j’aurais un régiment de char, des avions, des navires de guerre pour essayer de déstabiliser la nation malienne. Que j’aurais des fonds à disposition et que le peuple malien n’attend qu’un seul mot du Général Moussa Sinko pour essayer de déferler sur les institutions de la République. C’est ce qu’on m’a reproché. J’ai dit Ok C’est bien ! Le message que j’ai posté, je l’ai posté en français et permettez-moi de douter et vraiment de douter sincèrement du niveau de la personne qui dit que ce que j’ai posté est une incitation à un coup d’Etat, à une révolte … ».</em></strong>

Il poursuit :<strong><em> «quand j’ai décidé de quitter l’armée et de m’engager dans la vie politique, mes opinions et points de vue ont tout le temps été clairs. J’ai tout le temps dénoncé la gouvernance dans ce pays, la corruption l’absence de services sociaux de base, la mauvaise éducation, l’insécurité. Le peuple malien est béni. Ce qui nous arrive actuellement arrive par la faute de certaines personnes, quelqu’un est responsable et doit répondre de cela. Ce que j’ai dit est tout simplement le reflet de l’opinion, d’une partie de la population malienne ».</em></strong>

En tout cas ses propos du général démissionnaire Moussa Sinko Coulibaly, ancien Chef de Cabinet du Général Amadou Haya Sanogo, ex-ministre de l’administration territoriale et ex-Directeur général de l’école de maintien de la paix «Me Alioune Blondin Bèye» suscitent l’insomnie autour d’IBK. D’où son interpellation.

<strong>TC</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sikasso : Le syndicat de la police dénonce des «actes d’intimidation», des policiers «traqués» et «persécutés» par les membres de la Plateforme]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/police/sikasso-le-syndicat-de-la-police-denonce-des-actes-dintimidation-des-policiers-traques-et-persecutes-par-les-membres-de-la-plateforme-2844811.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 10:58:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une correspondance en date du 17 Octobre 2019 adressée au Gouverneur de la Région de Sikasso, le Syndicats de la Police (SYNACOM) dénonce les dérives et met en garde les membres de la Plateforme. </em></strong>

Objet de ladite correspondance : «Lettre d’information concernant les actions de la Plateforme contre la libre circulation des personnes et des Biens au niveau des Postes».

Le Syndicat y dénonce l’existence de «faits pouvant aboutir à une crise sécuritaire au niveau des frontières de la Région, à cause des agissements des acteurs de la Plateforme » en porte-à faux avec les principes de la libre circulation des personnes et de leurs biens.  Une véritable «entrave aux agents dans l’exercice de leur mission». Voici un extrait du document :

«Depuis quelques mois, les policiers sont victimes de toutes sortes d’intimidation et d’influences orchestrées par les membres de la Plateforme. Cette initiative a pour dessein de démoraliser les forces de sécurité dans les différents postes de contrôle et frontaliers de la Région de Sikasso (Sona, Koury et Hérémakono).

De l’avis du Syndicat, les membres de la Plateforme font une véritable fixation. La preuve : «Ils étaient initialement basés dans les postes frontaliers de Sona, Koury. Suite à l’attaque du poste frontalier de Sona, du mercredi 03 Juillet 2019, de 22 heures à 05 heures du matin…

Au regard de la détérioration sécuritaire de ces côtés, ils se sont retirés pour partir s’installer aux postes frontaliers de Hérémakono et Sirakoro sur la route de Bouaké».

«Nos militants sont traqués et persécutés par la Plateforme. Les activistes qui sont en train sévir dans lesdits postes n’ont aucune notion de sécurité…

Le constat est amer : ils sont les premiers à sauter dans les véhicules, avant le contrôle de la police, des fois, empêchent les collègues de faire, correctement leur travail…

Il y a lieu de reconnaitre que le poste frontalier de Hérémakono est l’un des plus stables. Cela est dû à l’engagement, au professionnalisme et la vigilance des policiers… ».

Selon le syndicat, « le moment est très mal choisi pour entreprendre une telle campagne d’intimidation ou de tentative de démoralisation de la troupe».

Et de rappeler que dans les autres pays de l’UEMOA et de la CEDEAO, les acteurs similaires de la Plateforme sont responsables et encouragent les forces de sécurité dans la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes.

« Nos actions ont pour but d’empêcher l’infiltration des personnes non-identifiées, les terroristes, les délinquants transfrontaliers, les trafics humains, les détournements de mineurs, et les grands escrocs internationaux… »

Alors, «les policiers doivent, au même moment faire face aux caprices de la Plateforme, la mission serait impossible à mener et les résultats incertains ».

En conclusion, le syndicat tient responsables les autorités administratives de tous les désagréments ou attaques dans les différents postes de contrôle et frontaliers de la Région de Sikasso et plus précisément la Frontière de Hérémakono.

La Correspondance est signée « Adjudant de Police ANTEMBELOU SAGARA, Porte-parole.

Pour sa part, l’Adjudant Kariba Togola, Secrétaire aux revendications dudit Syndicat (SYNAPOL) et membre de la Coordination, <em>«une association ne peut ainsi entraver le travail des fonctionnaires de l’Etat et en plus uniquement dans la région de Sikasso ». Et de s’interroger : « Où sont les services de contrôle de l’Etat ? Pourquoi seulement la police ? ». </em>

L’on note, en tout état de cause, une montée d’adrénaline à Sikasso et la Plateforme est particulièrement pointée du doigt.

<strong>B.S. Diarra    </strong>

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&nbsp;

<strong>Attention à l’amalgame et à la dérive !</strong>

<strong><em>La présomption de culpabilité risque de faire plus de ravage au Mali que la lutte contre la corruption à proprement parler. Et c’est déjà le cas.</em></strong>

Saviez-vous pourquoi l'<em>Office</em> Central de <em>Lutte contre la Corruption et l'Enrichissement Illicite</em> (<em>OCLEI</em>) a perdu toute crédibilité ? Tout simplement parce que certains de ses membres sont loin d’être crédibles. Aussi, les textes le régissant excluent de facto certaines catégories de fonctionnaires de son champ d’action. Pour voter la loi y afférente, les Députés ont en effet posé comme condition leur exclusion de son champ d’action. Ceci s’avère un des points faibles de la structure et ayant contribué à la discréditer.

Plus grave ! L’OCLEI peut exiger d’un fonctionnaire la justification et l’origine de ses biens. Toute chose de nature à simplifier la tâche aux accusés.

Simplifier la tâche des accusés ? Oui ! Et pour cause, il suffit juste à un suspect de mettre ses biens sous le nom d’une tante lointaine pour être à l’abri et d’attaquer par la suite les accusateurs pour préjudices et obtenir réparation. Simple comme bonjour !

Le principe, en tout état de cause, ne sied pas au cas malien où le système de contrôle et de surveillance est très limité.

Pour la petite histoire, un Directeur Général des Impôt en visite à Kayes au milieu des années 2000, s’est indigné devant les contribuables de la région, du retard dans le paiement des taxes et impôts malgré l’abondance des signes de richesse, visibles à mille lieues dans ladite région. La réaction des contribuables kayesiens ne s’est pas fait attendre.

Il ressort des explications fournies, que les richesses dont faisait allusion le Directeur, ne sont pas personnelles ou individuelles. Elles appartiennent très souvent à la communauté et appartiennent à la diaspora. Une villa peut ainsi être ainsi géré par un opérateur économique voire même un fonctionnaire, mais appartenir, dans les faits, à toute une communauté. En se focalisant donc sur le bien en question en vue d’imposer ce contribuable, on fait fausse route.

Ce phénomène peut se présenter sous diverses formes dans le cadre de la lutte contre la corruption. Dans nos sociétés, un bien communautaire est très souvent enregistré au nom de l’ainé de la famille, à celui de l’intellectuel du village voire au seul fonctionnaire du milieu, ce, pour des raisons de commodité.

Si à Bamako, cette tendance est désormais à l’abandon à cause des nombreuses tentatives de falsification et d’usurpation, le principe, basé sur la confiance, est cependant toujours d’actualité dans les milieux conservateurs et vertueux.  Et dans de tels milieux, on abhorre la corruption. Les actes de corruption sont ici assimilés à de l’indignité et à l’avilissement ? Et c’est culturel ! Faut-il juger et condamner la vertu ?

En clair, les textes ne sont pas adaptés à la situation au Mali. Un propriétaire peut être seulement apparent. Et un présumé indigent peut être immensément riche. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. En clair, il existe plus de riches non déclarés que de véritables propriétaires enregistrés dans les bases de données officielles. C’est tout simplement parce que le système de contrôle et de surveillance est déficient.

Aussi, le principe de la justification des biens assimilable soit dit en passant, à la présomption de culpabilité, connait ses limites. Les jeux de hasard (les paris-PMU et casinos) produisent chaque jour plusieurs millionnaires. Ces heureux gagnants ne sont nullement enregistrés. Il n’existe aucune base de données des gagnants de gros lots au niveau du PMU-Mali, des casinos, et autres structures du genre. Ainsi, tout le monde peut justifier son revenu sans risque d’être contredit.

Il serait donc hasardeux, voire contreproductif d’assimiler tout signe de richesse à un acte de corruption au seul motif de la limitation présumée des revenus d’une personne.

Il existe par contre, de véritables indices de perception de la corruption sur lesquels les acteurs de la lutte contre la corruption peuvent attirer l’attention du Procureur.  Ceci est une autre histoire.

En tout état de cause, l’opération exige beaucoup de tact, de recul surtout de lucidité. Il faudra en outre éviter de faire de la fixation et se débarrasser des clichés quand bien même certaines fonctions, de par leur nature, exposent à la corruption. Mais il vaut mieux épargner cent (100) coupables que de condamner un (01) innocent. Ajouter à ce principe, le risque de souiller toute une famille sur la seule base de la présomption.

<strong>B.S. Diarra  </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Face aux dérives de la plateforme de lutte contre la corruption au Mali… La Police et la Douane s’insurgent !]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 10:54:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si tous les citoyens Maliens sont d’avis de la nécessité de lutter contre la corruption et la délinquance financière, les opinions divergent quant aux différentes approches et méthodes ? Celles de la Plateforme de Clément Dembélé laissent planer de sérieux doutes quant à leur efficacité. Deux réactions appropriées émanant de la Police et des Services de la Douane attestent des gros risques voire des périls qui pèsent désormais sur le processus et même sur certains acteurs de ce mouvement. La preuve ! </em></strong>

On peut dire sans risque de se tromper que les actes de dénonciations entrepris par les associations de la société civile, en l’occurrence, la Plateforme de lutte contre la Corruption, la délinquance financière et l’enrichissement illicite, ont donné des résultats. Ce, au regard des procédures judiciaires désormais en cours contre certaines personnes.

Aussi, l’engagement des responsables de la société civiles et l’ouverture des premières enquêtes sont de nature à décourager le phénomène puisque susceptibles de dissuader d’éventuels corrupteurs et corrompus. A ce stade, l’on ne peut donc qu’encourager les acteurs. Pour autant…

<strong>Oui à la dénonciation. Non à la délation, à l’humiliation, aux actes de persécution !</strong>

Il importe, dans ce combat de faire preuve de discernement et surtout, d’éviter les aprioris et les préjugés au risque de s’exposer à de graves discrédits. Faut-il, de facto, conclure que certaines catégories de fonctionnaires sont naturellement corrompues ou que les opérateurs économiques sont indubitablement des corrupteurs ? Hélas, selon toute évidence, nombreux sont ceux qui n’ont de référence que ces préjugés pour fonder leur religion ! Trop simpliste !

Une accusation infondée s’appelle la délation. Et l’auteur s’expose à un retour de boomerang puisque susceptible de se retrouver à la place de l’accusé, c’est-à-dire derrière les barreaux.  Dans tous les cas, le mal serait fait de part et d’autre en cas de délation et de poursuites judiciaires y afférentes.   C’est justement le risque auquel s’expose le professeur Clément Dembélé suite à certaines accusations pour le moins très légères et la menace de faire publier les photos de maisons censées appartenir à de présumés riches et «corrompus douaniers». Mais un Douanier riche est-il forcement corrompu ?

Dans une correspondance qui nous est parvenue, un inspecteur des Douanes démonte cette allégation, pièce par pièce. A l’en croire, un Douanier a tout pour s’enrichir de manière licite et propre. La preuve ici.

<strong>La réaction d’un Douanier </strong>

<em>«Je viens aujourd'hui pour répondre aux mensonges d’un soi-disant lutteur contre la corruption qui sera probablement poursuivi les jours à venir par la justice pour complicité de conclusion d’un contrat illégal. </em>

<em> Je suis un inspecteur des Douanes,  Chef de division à la Direction Générale des Douanes,  j’ai une prime mensuelle de 990.000 Francs  CFA minimum  comme travail supplémentaire,   j’ai plus de 1.200.000 Francs CFA  par mois comme prime de saisie car j’interviens dans toutes les affaires contentieuses. Ma prime sur les recettes s’élève à plus de 500.000 Francs par mois.</em>

<em>Et je ne parle pas de mon salaire ni mes indemnités de responsabilité en tant que Chef de division. </em>

<em>Cela fait un montant dépassant les trois millions (3.000.000) de francs CFA. </em>

<em>Donc, je pose la question à ce futur habitant de Bamako-Courra près la Brigade Territoriale de la Gendarmerie. </em>

<em>Combien de temps me faut-il pour construire une VILLA ?</em>

<em>Pas deux cents (200) ans mais deux (02) ans seulement. Je peux vous montrer les différents arrêtés qui régissent ces primes et indemnités. </em>

<em>Et je vous fais comprendre que tous ces sous viennent du Trésor public et non de la Douane. Renseignez-vous. </em>

<em>Par ailleurs, pour ceux qui s’attaquent aux anciens DG des Douanes à cause de leur fortune, sachent que l’administration des Douanes exerce son action fiscale par l’intermédiaire du Directeur Général des Douanes. </em>

<em>À ce titre il reçoit presque 80.000.000 de Francs CFA par an quand il atteint les objectifs budgétaires et cela, c’est encore un arrêté qui le donne comme prime d’encouragement. </em>

<em>Et avant d’être DG, il a fait combien de postes de responsabilité où il a gagné des primes ?...». </em>

<em> </em>L’auteur de la Correspondance estime que le Syndicat de la Douane n’a, pour l’instant, jugé nécessaire, de réagir, mais le fera quand même et ce, conformément à l’article 44 du code des Douanes…

Au-delà de la douane, associer de facto le revenu d’un cadre, voire d’un citoyen Malien lambda à ses réalisations ou vice-versa, c’est faire preuve d’une grosse méconnaissance des réalités socioculturelles du pays et de ses différentes sociétés (lire article : <em>«<strong>Attention à l’amalgame et à la dérive</strong></em><strong> !</strong>).  En tout état de cause, la prudence doit être de mise.

<strong>B.S. Diarra</strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lettre ouverte à son Excellence M.Ibrahim Boubacar Keïta Président de la république du Mali, chef de l'Etat.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-ouverte-a-son-excellence-m-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-du-mali-chef-de-letat-2841568.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 01 Oct 2019 14:02:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Monsieur le président, après mes multiples sorties médiatiques pour informer votre auguste personne sur la situation des violations des droits fondamentaux et humains des travailleurs locaux de l'Ambassade du Mali à Washington D.C., dont je me porte volontiers porte-paroles, je viens par la présente vous informer de ce qui suit.

Il s'agit du fameux arrêté ministériel du Premier Ministre Boubou Cissé en violation des textes du contrat de travail consistant à déduire 250 dollars de mon salaire. Toute chose en violation des lois Américaines.

Je n'ai ni assurance ni repos maladie. Dans le système américain, on paye le loyer entre le 1er et le 05, ou le 10 du mois.

Nous n’avons pas de plan de carrière alors que les compétences ne manquent pas sur place.

Je demande vôtre arbitrage.

Je signale que les représentants diplomatiques ne sont ni de près ni de loin impliqués dans ma démarche.

<strong>Diocolo Coulibaly Huissier /Réceptionniste en charge de la sécurité de la chancellerie, des informations générales, touristiques et économiques) au public de l'orientation des visiteurs et usagers ; la gestion des courriers électroniques sur la boite générale et la mise à jour d'une «mailing-list» (liste des correspondants de l'Ambassade).</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Incendie de deux camions-citernes en l’espace de 24 heures : Curieuse coïncidence : Les deux engins de la mort appartiennent à la même société et à la même personne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/incendie-de-deux-camions-citernes-en-lespace-de-24-heures-curieuse-coincidence-les-deux-engins-de-la-mort-appartiennent-a-la-meme-societe-et-a-la-meme-personne-2841566.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 01 Oct 2019 08:00:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités se sont contentées d’annoncer que «des investigations sont en cours pour comprendre les circonstances exactes de ces l’accidents et situer les responsabilités». On connait la chanson ! Une chanson qui cache souvent des complicités. </em></strong>

Le premier camion-citerne de 14 000 litres de carburant notamment de l’essence, a pris feu le mardi 24 septembre 2019 vers 16 heures près de la Station Shell non loin de l’Hôtel «Colibris» à Badalabougou, en plein centre de Bamako.

Le bilan provisoire à la date d’aujourd’hui est de 22 morts et une trentaine de blessés graves par suite de brûlures. Une quarantaine de motos calcinées sont visibles au lieu du sinistre. Idem les restes d’un pick-up ainsi que d’un bus de transport privé.

C’est à la suite d’un accident avec un motocycliste que le camion-citerne de 14 mille litres d’essence s'est d'abord renversé et a explosé cinq minutes plus tard.

Ignorant ce qui allait survenir, la foule présente sur les lieux s’est précipitée pour tenter de redresser la cabine en vue de sauver l’apprenti coincé sous la cabine. Et au même moment, d’autres personnes puisaient de l’essence qui s’est déversée sur la chaussée. Etaient également présents des curieux, certains cherchant à faire des photos. C’est en ce moment que l’explosion s’est produite.

Le souffle a projeté tout ce beau monde et certains ont été atteints par les flammes. Parmi eux, des motocycles et autres passants qui attendaient sagement que le passage soit dégagé pour continuer leur route. Les commerces et non plus les réparateurs à côté ne furent épargnés. Certains ont été brûlés vifs.

Des véhicules de sapeurs-pompiers sont arrivés en renfort. Avec de puissants jets d’eau, les agents de la protection civile ont fait face à la situation.

Scène apocalyptique : des victimes en feu, ressemblant à de véritables torches humaines, couraient dans tous les sens en vue de trouver un point d’eau ou une source de fraicheur. Les plus chanceux en trouvèrent dans les jardins potagers à côté et dans les caniveaux contenant des eaux de pluie stagnantes.

Les malheureux, à travers leur geste, ignoraient qu’ils aggravaient leur situation. Et pour cause. Selon les Pompiers que nous avons demandés, la meilleure façon d’atténuer les flammes en cette circonstance, c’est d’abord éviter de se débattre et de courir. L’air qui s’agite attise ainsi les flammes.

La solution consiste à enrouler la personne dans un tissu : vous pouvez l’envelopper dans une couverture ou un vêtement de coton ou de laine. N’utilisez surtout pas de tissu en matière synthétique qui s’enflammerait rapidement. Si la victime à suffisamment de force pour se déplacer, elle peut rouler sur le sol. Cela permettra d’étouffer rapidement les flammes.

N’utilisez surtout pas un extincteur à incendie. Qu’il soit à poudre ou à CO2, il aggraverait les lésions dues aux brûlures.

<strong>Comme si de rien n’était </strong>

Un deuxième camion-citerne rempli de carburant (Gasoil) également de 45 000 Mille litres appartenant à la même société a également pris feu le lendemain. Parce qu’apprend-on, la société s’est abstenue d’immobiliser ses véhicules pour ne pas perdre de l’argent !

Ainsi, le mercredi 25 septembre vers 15 heures, cette autre citerne de la mort roulait comme si de rien n’était, avant de prendre feu. C’est arrivé près de la colline du même quartier Badalabougou à 100 mètre du Lycée CASTOR. Heureusement que la rentrée des classes n’est pas encore effective. Un sapeur-pompier, le héros du jour, le Sergent SIDIKI était là au bon moment. Il a pu éteindre la flamme du camion-citerne avec extincteur et éviter l’explosion en pleine journée avant l’arrivée des autres agents de la protection civile. Il mérite des félicitations !

<strong>Le silence coupable des pouvoirs publics</strong>

Le gouvernement malien n'a déterminé ni les causes des deux accidents, ni les circonstances. Il s’est contenté de lancer dans un communiqué laconique, que «des investigations sont en cours pour comprendre les circonstances exactes de ces l’accidents et situer les responsabilités». On connait la chanson !

Il ressort de nos propres investigations que les deux citernes de la mort appartiennent au milliardaire MODIBO YARANANGORE de l’Etablissement YARA SERVICE sise au Quartier Mali. L’individu est connu pour son goût trop prononcé pour l’argent, qu’importe sa provenance. Nos autorités sont alertées : l’Etablissement YARA SERVICE DU MILLIARDAIRE MODIBO YARANANGORE est responsable de ces drames.

Une citerne remplie de carburant doit-elle vraiment circuler à Bamako sans un extincteur, sans les mesures de sécurité en cas d’accident ou de feu ?

Les véhicules transportant des matières inflammables et de danger pour l’environnement doivent obéir à des règles spécifiques. L’Etablissement YARA SERVICE du MILLIARDAIRE MODIBO YARANANGORE respecte-t-il ces règles ?

Bien évidemment, nous poursuivrons nos investigations. En attendant, n'est-il pas temps de revoir les horaires de circulation de ces engins à haut risque ?

Alors que les autorités en charge des transports et de la mobilité urbaine prennent leurs responsabilités afin de préserver la vie des Maliens. Et d’apporter une réponse à la mesure du drame qui a occasionné des morts et des dégâts matériels.

<em> </em><strong><em>Bamanan den (Issiaka COULIBALY) (Groupe KojuguKelebaa)</em></strong>

<strong>Le GROUPE KOJUGU KELEBAA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Edito :  IBK cohérent !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ibk-coherent-2841564.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 01 Oct 2019 07:57:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La croisade contre la corruption et le détournement entreprise par la justice inquiète plus d’un aujourd’hui. L’argutie de ces détracteurs serait que le moment ne se prête guère un tel exercice, au regard, disent-ils de l’insécurité. Faut-il alors leur rappeler que les suspects ont opéré en période d’insécurité et qu’ils ont justement usé et abusé des contingences liées à cette situation pour se servir ? Aussi, il existe un lien très étroit entre l’insécurité et la corruption, l’une alimentant l’autre, délibérément dans certains cas.

L’on prétend en outre que les acteurs de la justice seraient animés d’un sentiment revanchard et engagés dans une mission de déstabilisation. C’est plutôt leur éternelle inaction qui aurait finalement conduit à cette conclusion. Trop longtemps accusée de fait partisan et d’actes de corruption (les accusations du diplomate allemand sonnent encore dans les oreilles), cette justice se devait de redorer son blason aux yeux l’opinion nationale et internationale. Aussi, elle est, elle aussi victime !

Suspects et accusés soutiennent pour leur part, avoir été trahis par IBK. L’actuel président malien n’est certainement pas parfait et il y a énormément de choses à dire à propos de sa gestion. L’heure du bilan viendra, Inch’Allah ! En attendant, il faudra bien lui rendre justice au moins sur un point.

A ceux-là qui crient aujourd’hui à la trahison, il convient de rappeler certains faits. Au mois de novembre 2013, alors fraichement élu à la tête de l’État, Ibrahim Boubacar Keita, déclarait ceci : « Je ne puis donc tolérer le détournement ou la mauvaise gestion des ressources publiques. […] Je prends l’engagement que personne n’entravera le cours de la justice. […] L’argent du peuple sera restitué, s’il doit l’être et ce, sans préjudice des réparations et poursuites requises». On ne peut plus cohérent !

Il convient de signaler par ailleurs qu’il fait plus et mieux que son prédécesseur lequel, pour des raisons sentimentalistes s’est abstenu de faire engager des procédures contre des suspects avérés parce que dit-il, ne souhaitant humilier son prochain ou tout simplement parce que celui-ci lui a décerné une médaille en or pour services rendus à la Nation (suivez mon regard !).

Comme pour dire que sur ce registre, IBK tient la dragée haute. Pour l’instant ! A ce rythme, il se réconciliera sans nul doute avec son peuple et peut espérer une honorable sortie. Et disons-le tout de suite : une éventuelle abdication aurait des conséquences plus désastreuses qu’une abnégation.

<strong>B.S. Diarra  </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Massacres de Koulongo, Guiré, Ogossagou, Sodane-Da… Quand le sentiment anti-français sert des causes politiques]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/massacres-de-koulongo-guire-ogossagou-sodane-da-quand-le-sentiment-anti-francais-sert-des-causes-politiques-2824147.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 18 Jun 2019 01:35:05 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cela n’arrive pas tous les jours au Mali ! Qu’Opposition et Majorité politiques soient unanimes sur un fait : la présumée responsabilité ou culpabilité de la France dans les déboires des Maliens, en l’occurrence les massacres au centre du pays (KOULONGO, GUIRÉ, OGOSSAGOU, SOBANE-DA…) et des menaces désormais portant sur la quasi-totalité de ladite région voire au-delà. Responsable ou coupable ? Où commence et finit cette éventuelle responsabilité ou culpabilité ? A moins que le véritable coupable se trouve ailleurs ! </em></strong>

Les récents évènements survenus à SOBANE-DA ont tout simplement exacerbé le sentiment anti-français au Mali faisant du coup oublier un passé pourtant récent. Et Le Sauveur est subitement devenu l’ennemi public numéro 1, «ce pelé, ce galeux d’où vient tout le mal».

Des illuminés sont même arrivés à prétendre qu’elle (la France) a organisé une mascarade en 2012 afin de justifier son intervention au Mali. Une allégation qui tombe vite à l’eau pour qui sait que c’est le coup d’Etat le plus stupide du monde qui est à l’origine immédiate de l’occupation jihadiste. Pour autant…

<strong>Le péché français</strong>

La France a bel et bien une responsabilité dans la situation actuelle du pays. Son péché s’appelle KIDAL. Elle s’est, en effet trop acoquinée avec les indépendantistes du MNLA et de la CMA au point de créer de fâcheux antécédents à l’origine profonde de la tentative d’hégémonie peuhle d’Amadou KOUFA, et par extension, des affrontements intercommunautaires et ethniques.

Une simple mais grave naïveté ! Elle semblait ignoré que les séparatistes de Kidal n’étaient en fait que des affidées d’Iyad Ag Aly auquel Amadou Koufa avait fait allégeance.  En prenant donc fait et cause pour les sécessionnistes du MNLA, elle faisait le jeu des jihadistes d’Ançar-dine et du FLN de KOUFA, tous trois (MNLA, Ançar-dine FLN) affiliés par alliance.

Certainement mue par son reflexe Imperio-colonialiste, elle a relégué l’Armée malienne au second plan. Mais elle sera très vite rattrapée par les faits. L’ennemi n’était pas celui qu’elle croyait, mais plutôt celui-là avec lequel il s’était liée amitié.

Cette erreur d’appréciation aura de lourdes conséquences puisqu’elle érigera les coupables en victimes et donnera une autre dimension à la tentative d’hégémonie peuhle. De Jihadiste, Kouffa est en effet devenu le symbole de la cause Peuhle. Et les autres, de présumés mécréants, à de présumés exterminateurs de Peulhs. En clair, le présumé jihadisme s’est vite transformé en conflit ethnique et la France, par naïveté et par méconnaissance des réalités géopolitiques du milieu, a joué un rôle important en protégeant, au moment des faits, les véritables criminels et en fragilisant l’Armée Malienne.

<strong>Une gouvernance chaotique et des accords douteux</strong>

Ce n’est évidemment la première fois que la France, par naïveté ou par ruse tente d’en imposer au Mali, un pays qui, pour des raisons géopolitiques et stratégiques, semble beaucoup compter pour elle et ce, depuis des lustres.

Mais jamais avant ce jour, elle n’eut la tâche facile. Au contraire des anciens Présidents et chefs d’Etat, c’est IBK signa un accord de défense (ou de coopération militaire : quelle différence ?).

Ainsi, en marge du mandat des Nations-Unies, Barkhane évolue dans le cadre dans cet accord militaire aux contours pour le moins flous et douteux.

Sur le terrain, la Mission (Barkhane) se comporte comme en terrain conquis. Libre d’aller et de venir, elle ne rend compte à personne, en tout cas, pas au Mali et aux Maliens. Pour s’informer sur ses activités sur le sol malien, le citoyen malien est contraint de consulter les sites d’information français en l’occurrence ceux de l’Etat-Major des armées de France.

Tout se passe comme s’il s’agissait d’une armée étrangère d’occupation nullement différente des occupants jihadistes d’il y a 7 ans.  Et dire qu’au même, surviennent des massacres en série à l’aide d’importants moyens militaires qu’elle ne parvient ni à prévenir, ni à empêcher. Et malheur au Malien qui ose publiquement manifester sa désapprobation ! Il se fera dire qu’il s’agit d’un pays ami et se faire mater par une police préoccupée de servir le principe du jour que les populations dont l’indignation et la démarche sont pourtant justifiées.  Quel est donc cet accord de coopération Militaire ? Et quelle gouvernance ?

Pis ! Puisque nul, hormis ladite opération (Barkhane) parmi les protagonistes ne dispose de moyens militaires colossaux utilisés dans les massacres (hélicos de ravitaillement et/ou de transport de troupes), le coopérant militaire est vite accusé d’être le véritable auteur des tueries. Et le sentiment antifrançais fait le reste.

L’idée passe comme une lettre à la poste et pour cause. La majorité politique (ou ce qui reste d’elle), cherchant à sauver la tête de son protégé a désormais son bouc-émissaire pendant que l’Opposition dispose-là, l’occasion de se débarrasser de la même entité qu’elle accuse de consolider le pouvoir du président. En clair, l’une et l’autre tirent des dividendes politiques des accusations impliquant l’ancienne métropole. Mais a-t-elle véritablement intérêt à se compromettre à ce point et prendre le risque de se faire supplanter par d’autres forces aspirant à s’installer là ? Le doute est autorisé (lire encadré).  En clair, tout se passe comme si les politiques maliens se servaient du sentiment antifrançais des Maliens. Un sentiment bien réel et fondé. Pour autant !

<strong>Des sociétés privées dévolues à la sécurité privée</strong>

Si aucun élément d’appréciation ne permet à l’instant, au moins de soupçonner une quelconque force en présence d’être l’instigatrice des tueries au centre du pays, l’on sait d’ores et déjà qu’il existe sur place au Mali, des sociétés privées présumées spécialisées dans la sécurité, de véritables armées privées offrant leurs services aux plus offrants.

Il ne s’agit que d’une autre appellation des groupes mercenaires disposant d’importants arsenaux militaires et même des drones. Des sociétés privées créées par d’anciens militaires des forces spéciales étrangères et embauchant toute racaille du terroir désireuse de les rejoindre pour une raison ou pour une autre.

Sur certains théâtres d’opération, les forces étrangères régulières évitent de se salir la main et leur confient le sale boulot pendant que des groupes sociaux sollicitent leur concours pour différentes motivations. Il arrive même que des Etats voyous les sollicitent pour des raisons inavouées.

Difficile, en tout cas à l’heure actuelle, d’imputer de manière formelle, la responsabilité des massacres à une quelconque force en présence. L’absence de l’Etat dans les zones concernées a permis à tous les criminels de s’y installer et d’agir à leur guise. J’y suis et j’y reste !

Il revient à l’Etat malien de prendre ses responsabilités !

<strong>B.S. Diarra</strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>IBK, S’ADRESSANT À LA DIASPORA MALIENNE À RABAT (MAROC – MARS 2014)</strong>

«Poutine m’a appelé après la visite des séparatistes du MNLA à Moscou. Il a décliné leur offre et dit que le Mali reste un pays ami de la Russie»

<strong> </strong><strong><em>Le Président malien sait-il véritablement ce qu’il veut pour son pays ? Faisant fi de la disponibilité de son plus vieil ami, il mène en ce moment une diplomatie à l’issue incertaine. </em></strong>

Le saviez-vous ? Au mois de Mars 2014, le MNLA a tenté d’amener la Fédération de Russie à prendre fait et cause pour lui en lui proposant l’exploitation des ressources minières de «l’Etat l’Azawad».

La délégation du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (Mnla) était conduite par Bilal Ag Acherif et a été reçue à Moscou, au moment des faits, par Mikhaïl Bognanov, vice-ministre russe chargé de l'Afrique et du Moyen-Orient.

Le président Vladimir Poutine ne s’est pas contenté de rejeter l’offre des visiteurs. Il leur a aussi rappelé que le Mali est et reste un pays ami de longue date. Mieux, il a informé IBK de la démarche des séparatistes en question. Les aveux sont d’IBK lui-même à la faveur de sa rencontre avec la communauté malienne du Maroc à Rabat en mars 2014.   Il s’est ainsi exprimé face à ses compatriotes : <strong><em>«Poutine m’a appelé après la visite des séparatistes du MNLA à Moscou. Il a décliné leur offre et dit que le Mali reste un pays ami de la Russie</em></strong>».

En football, on appelle cela une passe décisive. Le Président malien l’a visiblement ignorée.

À rappeler que c’est l’ex-Union Soviétique (URSS) qui a fourni au Mali ses premiers armements dont les fameux MIG 21 et construit ses premiers édifices (Stade Omnisports, Pavillon des Sports, la Piscine Olympique, l’ENA, l’ENSUP…).

<strong>B.S. Diarra</strong>]]></content:encoded>
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                    <title><![CDATA[Propositions du ministère de l’éducation relatives aux cours de rattrapage : Les syndicats rejettent: «non au dépassement du volume horaire normal» !]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Tue, 18 Jun 2019 01:05:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[La Sentinelle]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Pas de cours samedi conformément au souhait du Ministère de tutelle ! C’est ce qui ressort de la réunion des syndicats de l’éducation.
Suite aux mouvements de grèves de plusieurs mois ayant fortement impacté le niveau des apprenants, le Ministère de l’éducation a fait des propositions visant à entreprendre des cours de remédiation ou cours de rattrapage destinés aux élèves de classes d’examen.
Mais c’était sans demander l’avis des enseignants lesquels n’ont visiblement pas été impliqués dans la prise de décision.
Aussi, le Gouvernement n’a préconisé aucune mesure pécuniaire destinée à motiver le corps enseignant.
Pour tous ces motifs, les syndicats de l’éducation signataires du 15 0ctobre (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENAREC, COSES, SNEC) ont, à l’issue d’une réunion tenue lemardi 11 Juin 2019 à la Maison de l’Enseignant, décidé de ce qui suit :
1. « Accepte
2. r le prolongement de l’année scolaire 2018-2019 jusqu’au 31 Juillet 2019
3. Rejeter le dépassement du volume horaire normal
4. Travailler uniquement du lundi au Vendredi ».
Sur le terrain, à savoir, dans les écoles, le mot d’ordre a été largement suivi. Conformément à la lettre circulaire en question, le personnel enseignant s’est abstenu de procéder à des cours de rattrapage le samedi.
Selon toute évidence, le Ministère de tutelle n’a pas géré l’après-crise. Ceci explique cela !
<strong>B.S. Diarra</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-2824149" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/06/lettre-circulaire.jpg" alt="" width="650" height="890" />]]></content:encoded>
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