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        <title><![CDATA[Le Wagadu]]></title>
        <link>https://www.maliweb.net/rss-feeds/feed/author/lewagadu</link>
        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - Le Wagadu]]></description>
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                    <dc:rights><![CDATA[Copyright 2002-2026 maliweb.net - All Rights Reserved.]]></dc:rights>
        
                        <item>
                    <title><![CDATA[Réformes de la presse : le « oui mais… » des organisations patronales]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/reformes-de-la-presse-le-oui-mais-des-organisations-patronales-3119990.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée composé de l’ASSEP, du Groupement patronal de la presse et de l’UNAJEP— a tenu une assemblée générale extraordinaire le samedi 12 septembre au siège de l’ASSEP.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 12:37:49 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de cette rencontre, les trois organisations se sont prononcées sur la mise en place de la cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias ainsi que sur la relecture de la convention collective. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours d’une assemblée générale tenue ce 12 septembre au siège de l’ASSEP, le Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée -composé de l’ASSEP, du Groupement patronal de la presse et de l’UNAJEP- a réaffirmé son attachement à l’unité de la profession, au dialogue et à la concertation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que cela soit dit et entendu, les trois organisations professionnelles de la presse ne sont nullement contre ni l’organe d’autorégulation des médias et encore moins contre la relecture de la convention collective. Elles estiment cependant que toute réforme concernant la presse doit être menée de manière inclusive, transparente et avec l’implication effective des organisations représentatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant l’autorégulation de la presse, l’ASSEP, le Groupement et l’UNAJEP réaffirment leur adhésion au principe de l’autorégulation des médias, qu’ils considèrent comme un moyen de renforcer l’éthique, la responsabilité et la crédibilité de la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils expriment toutefois des réserves sur la démarche engagée, estimant que les principales organisations représentatives de la presse écrite privée auraient dû être associées dès le début du processus. Le Cadre de concertation souhaite, en conséquence, que les travaux se poursuivent dans un cadre inclusif afin de garantir la représentativité, l’indépendance et la légitimité de l’organe d’autorégulation, qui doit être véritablement l’émanation de la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sujet de la révision de la <strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">convention collective de la presse</span></strong>, les trois organisations reconnaissent la pertinence d’une actualisation de ce texte <strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">dont les dispositions remontent à 2009</span></strong>, au regard des évolutions du secteur et des nouvelles réalités professionnelles. Elles soulignent cependant que <strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">cette révision</span></strong> doit tenir compte de la situation économique particulièrement difficile des entreprises <strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">du secteur</span></strong>, confrontées à la faiblesse des recettes, à l’augmentation des charges et à des difficultés de fonctionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réserve des trois organisations ne porte donc pas sur le principe de la révision, mais sur la méthode, la procédure et le contexte dans lequel elle est envisagée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Par la voix d'un communiqué commun</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">, l’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP réitèrent leur volonté de dialoguer avec la Maison de la Presse, les autorités publiques, les syndicats et l’ensemble des partenaires du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils appellent également l’État et les partenaires de la presse à prendre en compte la situation économique des entreprises, condition essentielle à la préservation des emplois, à l’amélioration des conditions de travail et au développement d’une presse professionnelle et indépendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv0729486140msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[ASSEP-APEX : Vers la concrétisation d’un partenariat stratégique]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/assep-apex-vers-la-concretisation-dun-partenariat-strategique-3119981.html</link>
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                    <description><![CDATA[Une importante délégation du bureau de l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP), conduite par son président, Boubacar Yalkoué, a été reçue, ce vendredi 11 septembre 2026, par le Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX), Massoudou Cissé.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:23:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une atmosphère empreinte de cordialité, le président de l’ASSEP a présenté brièvement l’organisation, ses missions ainsi que la vision de la nouvelle équipe dirigeante de la faîtière de la presse écrite privée. Boubacar Yalkoué a salué la promptitude et la disponibilité du Directeur général de l’APEX, tout en félicitant son équipe pour les efforts déployés en faveur de la promotion de la destination « Mali ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le président de l’ASSEP, malgré un contexte particulièrement difficile, l’APEX mène des actions importantes pour valoriser l’image du Mali et attirer des partenaires ainsi que des investisseurs venus de différents horizons. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette dynamique, Boubacar Yalkoué a réaffirmé la disponibilité des éditeurs de presse privée à accompagner les efforts de l’APEX, dans une logique de partenariat mutuellement bénéfique. Pour ce faire, il a proposé la mise en place d’un cadre formel de collaboration permettant de traduire cette volonté commune en actions concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très favorable à cette démarche, le Directeur général de l’APEX, Massoudou Cissé, entouré de ses collaborateurs, n’a pas caché son enthousiasme à l’issue de la rencontre. « Cette visite est un honneur pour l’APEX et intervient à point nommé. Elle cadre parfaitement avec les objectifs de notre structure », a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur général a également rappelé les principales missions de l’APEX, notamment la promotion et le développement des exportations de biens et de services du Mali. Une mission qui, selon lui, confère à l’agence une place importante dans la dynamique de développement de l’économie nationale. « C’est un maillon essentiel de l’économie nationale. C’est une structure promotionnelle », a-t-il souligné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, Massoudou Cissé a estimé que l’ASSEP constitue un partenaire de choix pour assurer la visibilité et le relais des activités de l’APEX auprès de l’opinion publique. Il a ainsi réaffirmé l’adhésion de son institution à la proposition de collaboration formulée par le président de l’ASSEP et s’est prononcé en faveur de la mise en place d’un cadre formel, à travers la matérialisation d’un partenariat gagnant-gagnant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’ores et déjà, le Directeur général de l’APEX a proposé que l’ASSEP soit associée en qualité de partenaire à la deuxième édition des Journées des exportations du Mali, prévue en décembre 2026. Il a également invité l’ASSEP à prendre part aux expositions et foires commerciales organisées à l’étranger, manifestations pour lesquelles le DG de l’APEX assure le rôle de commissaire général. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme des échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions dans les meilleurs délais, avec la perspective de concrétiser prochainement ce partenariat stratégique entre la faîtière de la presse privée et l’agence chargée de la promotion des exportations du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Secrétaire aux Relations extérieures<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Il est temps de changer de modèle, Nouhoum Togo au Président du Djoliba AC]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/il-est-temps-de-changer-de-modele-nouhoum-togo-au-president-du-djoliba-ac-3119980.html</link>
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                    <description><![CDATA[À la suite de l’élimination du Djoliba AC au tour préliminaire de la ligue des champions africaine de football, Nouhoum Togo, a adressé une lettre ouverte au président du club de Hérémako.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:16:20 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ce n’est pas encore la nuit des petits couteaux, l’ancien responsable de la communication du Djoliba AC et président du club Tieba invite toutefois à un changement de logiciel. Nous vous livrons le contenu de sa lettre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec tout le respect que j’ai pour votre personne et pour la responsabilité que vous assumez à la tête du Djoliba AC, je voudrais m’adresser à vous avec la franchise d’un supporter qui aime profondément son club. Je ne vous écris ni pour polémiquer, ni pour accuser qui que ce soit. Je vous écris parce que le Djoliba est plus grand que nous tous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les présidents passent, les entraîneurs passent, les joueurs passent, les dirigeants passent, mais le Djoliba demeure. C’est justement parce que le club doit demeurer que nous devons avoir le courage de regarder ses difficultés en face et de nous interroger sur son avenir. Aimer le Djoliba, ce n’est pas seulement applaudir lorsqu’il gagne. C’est aussi avoir le courage de dire ce qui ne va pas lorsqu’on estime que certaines pratiques peuvent compromettre son avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une équipe est une continuité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier principe que nous devons comprendre est simple : une équipe est une continuité. Un grand club ne peut pas être reconstruit à chaque saison. Il doit disposer d’une ossature, conserver ses meilleurs éléments, former ses jeunes, développer une identité de jeu et construire progressivement une équipe compétitive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, lorsque le club est obligé de vendre ses meilleurs joueurs faute de moyens, il entre dans un cercle qui l’empêche de progresser durablement. Nous formons les joueurs, nous les faisons émerger, puis d’autres clubs les récupèrent. Ces clubs bénéficient ensuite du travail accompli au Djoliba et construisent leur puissance avec les talents que nous avons contribué à former.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment pouvons-nous devenir un grand club si nous sommes constamment obligés de recommencer à zéro ? Vendre un joueur n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Dans le football moderne, les transferts font partie de l’économie du sport. Mais il y a une différence entre vendre parce qu’une opportunité stratégique se présente et vendre parce que le club n’a pas d’autre choix pour régler ses difficultés immédiates.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba doit sortir de cette logique.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne doit plus vendre son avenir pour financer son présent. Le football moderne est aussi une entreprise. Il faut aujourd’hui changer de logiciel. Une équipe de football n’est plus uniquement une formation sportive. C’est également une entreprise, une marque, un patrimoine, une communauté et un projet économique. Un club professionnel doit savoir mobiliser des ressources, attirer des partenaires, développer ses revenus, valoriser ses joueurs, protéger ses actifs et investir dans son avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne pas réfléchir à un modèle permettant à davantage de personnes et d’entreprises de participer légalement et de manière transparente au développement économique du Djoliba ? Il existe certainement parmi les supporters, les anciens joueurs, les entrepreneurs, les cadres, les partenaires économiques et la diaspora des personnes prêtes à investir dans un projet sérieux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelqu’un qui investit aujourd’hui dans une entreprise sportive solide doit pouvoir espérer que son investissement prendra de la valeur demain, dans un cadre juridique clairement défini. La passion doit devenir une force économique organisée. Le Djoliba possède quelque chose que beaucoup d’entreprises rêveraient d’avoir : une histoire, une identité et une immense communauté de supporters. Il faut transformer cette force en ressources pour le club.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba ne peut pas être l’affaire de quelques personnes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’une des questions fondamentales est celle de l’ouverture. Le Djoliba est une institution sportive. Il ne peut pas être considéré comme la propriété personnelle de quelques individus ou fonctionner comme un cercle fermé. Des générations de Maliens ont grandi avec ce club. Des hommes et des femmes ont consacré des années à son histoire. Des supporters l’aiment depuis leur enfance. Des anciens dirigeants, des joueurs, des entraîneurs, des techniciens et des bénévoles ont contribué à son rayonnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi écarter des compétences qui pourraient être utiles au club ? Pourquoi ne pas rassembler autour du Djoliba toutes les compétences disponibles ? Juristes, financiers, communicateurs, spécialistes du marketing, entrepreneurs, anciens joueurs, techniciens, experts du sport et supporters engagés peuvent tous apporter quelque chose. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un grand club rassemble les compétences ; il ne les écarte pas. La diversité des parcours ne doit pas être une faiblesse. Elle doit devenir une richesse. Il faut donc sortir des logiques personnelles, des petits cercles et des appartenances particulières pour construire une véritable communauté autour d’un projet commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transparence est indispensable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut également parler de la gestion. La transparence ne doit pas être perçue comme une accusation. Elle doit être considérée comme une règle normale de bonne gouvernance. Lorsqu’un club participe à des compétitions nationales et internationales, lorsqu’il bénéficie de partenariats, de ressources diverses, de recettes de matchs ou de transferts, les supporters sont en droit de vouloir comprendre comment ces ressources participent au développement du club. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment les ressources sont-elles mobilisées ? Comment sont-elles utilisées ? Quels investissements sont réalisés ? Quelle place est accordée à la formation ? Comment les transferts sont-ils gérés ? Quels sont les revenus générés par les activités sportives et commerciales ? Que devient l’argent qui entre dans le club ? Ce sont des questions légitimes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transparence protège les dirigeants honnêtes. Elle renforce la confiance des supporters, rassure les partenaires et donne davantage de crédibilité au club auprès des investisseurs. Le professionnalisme ne consiste donc pas seulement à payer les joueurs. Le professionnalisme, c’est aussi une administration moderne, une comptabilité rigoureuse, une stratégie financière, des infrastructures, une politique de formation, une médecine sportive, une communication efficace, du marketing et une véritable stratégie de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable problème est le modèle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président, je pense que le problème du Djoliba ne doit pas être réduit à un entraîneur, à quelques joueurs ou à une saison. Le problème est plus profond : il concerne le modèle de gestion. Tant que le club fonctionnera principalement dans l’urgence, nous connaîtrons les mêmes difficultés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut passer : d’une gestion de survie à une gestion d’investissement ; d’une gestion concentrée à une gestion participative ; d’une culture de l’opacité à une culture de transparence ; d’une logique de dépenses à une logique de création de revenus ; d’une logique de vente urgente à une logique de valorisation des joueurs ; d’une reconstruction permanente à une véritable continuité sportive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut surtout apprendre à penser à cinq, dix ou quinze ans. Un président doit préparer le club pour ceux qui viendront après lui. C’est cela, la véritable responsabilité. Former, conserver et valoriser nos talents. Le Djoliba doit investir massivement dans la formation. Un jeune joueur doit pouvoir entrer dans le système de formation, progresser, intégrer l’équipe première et devenir un actif important du club. Mais il faut ensuite être capable de le conserver suffisamment longtemps pour que le club bénéficie réellement de son potentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si un joueur formé au Djoliba est vendu trop tôt parce que le club manque de ressources, le bénéfice sportif et économique à long terme est perdu. Il faut donc créer les conditions permettant au club de conserver ses meilleurs éléments et, lorsque leur transfert devient nécessaire, de négocier dans des conditions qui permettent au Djoliba de franchir un nouveau palier. Le joueur doit devenir un investissement, et non pas seulement une solution aux difficultés financières du moment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transformer les supporters en force économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba possède une autre richesse extraordinaire : ses supporters. Mais le supporter ne doit pas être sollicité uniquement lorsqu’il faut remplir un stade, encourager l’équipe ou contribuer ponctuellement. Il faut construire une véritable communauté économique autour du club. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Produits dérivés, abonnements, partenariats, événements, communication numérique, marketing, mécénat, diaspora, entreprises et investisseurs peuvent constituer de nouvelles sources de revenus. Le club doit également mieux valoriser son image et son histoire. Le nom Djoliba est un capital. Il faut savoir le transformer en valeur économique tout en protégeant son identité et ses couleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président, le moment est venu<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre démarche ne doit pas être interprétée comme une volonté de déstabiliser les dirigeants. Elle doit être comprise comme un appel à la réflexion. Nous devons accepter de reconnaître nos faiblesses pour pouvoir les corriger. Le Djoliba a une histoire immense. Il a des supporters fidèles. Il a des talents. Il possède une identité forte. Il dispose d’une capacité de mobilisation considérable. Ce qui lui manque surtout, c’est un modèle capable de transformer toutes ces forces en puissance sportive et économique durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba ne doit plus seulement chercher à survivre. Il doit construire son avenir. Il faut une gouvernance ouverte. Il faut de la transparence. Il faut des investisseurs. Il faut une politique de formation ambitieuse. Il faut conserver les talents. Il faut développer les infrastructures. Il faut professionnaliser l’administration. Il faut développer le marketing et la communication. Il faut créer de nouvelles sources de revenus. Et surtout, il faut rassembler autour du club toutes les personnes qui peuvent contribuer positivement à son développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous le dis avec respect : le temps est venu de changer de logiciel. Le Djoliba ne peut pas continuer à fonctionner avec les mêmes mécanismes et espérer obtenir des résultats différents. Nous devons passer d’une logique où quelques personnes portent le club à une logique où toute une communauté contribue à son développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons passer d’une logique où l’on cherche simplement l’argent nécessaire pour la saison à une logique où l’on construit un patrimoine économique pour les générations futures. Nous devons passer d’une logique où l’on vend les meilleurs joueurs pour résoudre les problèmes du présent à une logique où les joueurs deviennent des actifs capables de créer de la richesse pour le club.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba doit rester plus grand que ceux qui le dirigent<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est peut-être l’essentiel de mon message. Le Djoliba ne doit appartenir à aucun homme. Les hommes doivent servir le Djoliba. Un président passe. Un comité directeur passe. Un entraîneur passe. Un joueur passe. Une génération passe. Mais le Djoliba doit rester. C’est pourquoi chaque décision prise aujourd’hui doit être évaluée en fonction de son impact sur le club de demain. Nous ne devons pas seulement chercher à gagner aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons construire un Djoliba capable de gagner demain. Nous ne devons pas seulement chercher à payer les joueurs. Nous devons construire une institution capable de produire ses propres ressources. Nous ne devons pas seulement chercher des résultats. Nous devons construire un patrimoine sportif et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président, ce message est celui d’un supporter qui veut voir le Djoliba retrouver une véritable dimension nationale et internationale. Il ne s’agit pas de condamner des hommes. Il s’agit de remettre en question un système qui montre ses limites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Djoliba mérite une gouvernance à la hauteur de son histoire. Il mérite la transparence. Il mérite l’ouverture. Il mérite l’investissement. Il mérite la compétence. Il mérite la continuité. Il mérite surtout une vision. Car le Djoliba n’est pas simplement une équipe de football. C’est une institution, une mémoire, une passion et un patrimoine collectif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, ayons le courage de changer ce qui doit être changé. Ayons le courage d’ouvrir le club. Ayons le courage de rendre sa gestion plus transparente. Ayons le courage de mobiliser toutes les compétences. Ayons le courage d’attirer les investisseurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ayons surtout le courage de penser aux générations qui viendront après nous. Le Djoliba ne doit plus vendre son avenir pour financer son présent. Le Djoliba doit investir dans son avenir pour devenir maître de son destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum TOGO/Ancien responsable de la communication du Djoliba AC,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Président du club Tieba,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako, Officier de l'Ordre National du Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : le chapeau est de la Rédaction. <o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Me Jean-Claude Sidibé : l’architecte de l’âge d’or et de la renaissance du basketball malien]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/yelimane-la-bsic-ouvre-ses-portes-au-miracle-porte-par-les-12-communes-3119969.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le parcours de Me Jean-Claude Sidibé à la tête de la Fédération Malienne de Basketball (FMBB) s’articule autour de deux mandats charnières : un premier cycle (2014-2017) couronné de succès sportifs majeurs et un second (depuis 2022) marqué par la gestion de crise et la restructuration.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:17:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement » : cette citation de Nicolas Boileau sied particulièrement à Me Jean-Claude Sidibé. Président de la Ligue de Basketball de Bamako de 2000 à 2005, puis deuxième vice-président de la Fédération Malienne de Basketball (FMBB) de 2010 à 2014, cet avocat d’affaires de profession a gravi tous les échelons au sein de la famille de la balle au panier dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette parfaite connaissance des arcanes du basketball national lui vaut d’être élu pour la première fois en mai 2014 à la présidence de la FMBB. Élu sur la base d’un programme axé sur le développement du basketball féminin et la réorganisation des compétitions nationales, l'avocat inscrit au barreau malien a su très vite insuffler une nouvelle dynamique au basketball national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous son leadership, le Mali se hisse au sommet du basketball continental et mondial en enchaînant les titres dans les catégories de jeunes (notamment chez les U16 et U18, filles et garçons). En trois ans et demi de mandat, le Mali remporte neuf coupes d’Afrique toutes catégories confondues. Ces différentes consécrations ne doivent rien au hasard : elles sont la résultante de réformes courageuses, parmi lesquelles la modernisation du championnat avec l’instauration d’une nouvelle formule intégrale, ce qui a considérablement accru la compétitivité des clubs maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce premier passage est également marqué par le rayonnement international du pays. Le Mali abrite de nombreux événements d’envergure, à l'image de l’organisation du Championnat d'Afrique féminin de basketball (Afrobasket) en 2017 à Bamako. La réussite de son mandat lui vaut d'être nommé ministre des Sports à la fin de l'année 2017, poste qu'il occupe avant de se voir confier le portefeuille de l'Emploi et de la Formation professionnelle en mai 2019. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’ayant plus rien à prouver, Me Jean-Claude Sidibé aurait pu se contenter de son statut d’ancien président avec le sentiment du devoir accompli. Pourtant, voyant la maison du basketball malien plongée dans une crise institutionnelle et morale majeure (marquée par des scandales d'abus et des suspensions), il choisit de sortir de sa zone de confort pour prêter main-forte à la discipline. Candidat à la présidence de la FMBB, il est réélu en décembre 2022 et s’attelle dès lors à redorer le blason de l’instance dirigeante. Il met en place des textes pionniers pour la sauvegarde des athlètes ainsi que de nouvelles règles d’éthique et de gouvernance, tout en remettant l'accent sur les ligues régionales, la formation des cadres et la prise en charge des équipes nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à cet engagement, la balle au panier retrouve un second souffle. Le Mali refait surface sur la carte du basketball africain et mondial : les catégories jeunes raflent de nouveau les trophées continentaux, les Aigles hommes seniors atteignent pour la première fois la finale de l’Afrobasket 2025 en Angola, et les Aigles dames signent une victoire retentissante sur l’Espagne, vice-championne d’Europe, lors de la Coupe du monde disputée en Allemagne. Depuis l’Égypte en 1950, aucune sélection africaine n’avait réussi l'exploit de battre le royaume ibérique en Coupe du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En unissant rigueur d’avocat et passion du jeu, Me Jean-Claude Sidibé prouve qu'un grand leadership ne se mesure pas seulement aux victoires remportées dans le confort des sommets, mais à la capacité de relever un géant quand il s'effondre. Pour le basketball malien, l'histoire ne fait sans doute que recommencer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Maillots d’entraînement des Aigles cadets : le « coup de bleu » de la Femafoot et WA Team Sport qui passe mal]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/maillots-dentrainement-des-aigles-cadets-le-coup-de-bleu-de-la-femafoot-et-wa-team-sport-qui-passe-mal-3119825.html</link>
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                    <description><![CDATA[Il y a des symboles qu'on ne touche pas sans conséquence. Les couleurs d'une sélection nationale en font partie, elles ne sont pas un simple choix esthétique laissé à l'appréciation d'un fournisseur, mais une mémoire collective portée à chaque sortie de nos Aigles. C'est pourquoi le changement de couleur observé chez les Aigles Cadets, à la suite de l'arrivée de WA Team Sport comme nouvel équipementier, ne peut être balayé d'un revers de main.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 03:07:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont des images venues de l'entraînement et publiées sur la page Facebook de la Femafoot qui ont mis le feu aux poudres. Actuellement au Sénégal pour le tournoi UFOA A, les Aigles Cadets se sont présentés à l'entraînement dans un bleu inhabituel, loin du vert-jaune-rouge qui signe le maillot principal, et loin aussi du blanc traditionnellement porté à l'extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Simple tenue d'entraînement, dira-t-on. Mais dans un pays où chaque nuance portée par la sélection est scrutée, même un maillot d'entraînement n'échappe pas à l'exigence de fidélité au drapeau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la diffusion de ces images, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les discussions de rue, le peuple ne s'y retrouve plus. Pour certains, c'est la République Démocratique du Congo, pour d'autres c'est tout sauf le Mali. Ce n'est pas une querelle de goût. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une partie significative des supporters exprime son incompréhension face à un choix qui touche à l'identité visuelle de l'équipe nationale, c'est un signal qu'aucune fédération sérieuse ne devrait ignorer, même si, bien sûr, ce ne sont pas les couleurs qui gagnent les matchs, mais les joueurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question de méthode, de souveraineté et de confiance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix d'un nouvel équipementier peut se justifier, soutien à une marque locale, retombées financières, ouverture de boutiques, contribution au développement du football national. Ces arguments méritent d'être entendus. Mais la modernisation des équipements et le respect de l'identité visuelle historique ne devraient jamais être présentés comme contradictoires. À défaut d'une plus-value clairement expliquée, le sacrifice des couleurs traditionnelles apparaît comme un choix arbitraire, pris sans concertation suffisante ou sans communication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire dépasse le sport<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les couleurs d'une sélection relèvent aussi de la souveraineté symbolique d'un pays. Le département en charge des sports ne peut rester à l'écart d'un choix qui engage l'image de la nation. Un cahier des charges imposant le respect des couleurs traditionnelles devrait être la norme pour tout futur équipementier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un précédent qui interroge<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas un cas isolé, ce changement intervient après une polémique similaire ayant déjà touché l'équipe féminine à la dernière CAN. Où se situe le problème ? WA Team Sport traverse-t-il des difficultés ? La fédération a-t-elle validé ce choix en toute connaissance de cause ? Le silence nourrit plus les doutes qu'il ne les apaise, et des regrets se font déjà sentir jusque dans les rangs de ceux qui avaient soutenu ce choix d'équipementier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que le peuple attend<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple demande des explications claires, une transparence sur les critères de ce choix, et la garantie que les couleurs traditionnelles, patrimoine commun autant que symbole sportif, seront respectées à l'avenir. Le public sportif ne veut pas de surprise désagréable en ce qui concerne les matchs officiels !<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Lamine DIALLO/Journaliste sportif </span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali–Algérie : transformer la reprise du dialogue en un partenariat stratégique durable]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/malialgerie-transformer-la-reprise-du-dialogue-en-un-partenariat-strategique-durable-3119827.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/malialgerie-transformer-la-reprise-du-dialogue-en-un-partenariat-strategique-durable-3119827.html</guid>

                    <description><![CDATA[Après une période de fortes incompréhensions qui a affecté leurs relations diplomatiques, le Mali et l'Algérie ont choisi de renouer le dialogue et de regarder de nouveau vers l'avenir. Il faut s'en féliciter.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 02:24:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'Algérie et le Mali ne sont pas simplement deux États voisins. Ils appartiennent à un même espace sahélo-saharien, partagent une longue frontière, des populations liées par l'histoire, des échanges anciens, des préoccupations sécuritaires communes et, surtout, un intérêt objectif à la stabilité et au développement de toute la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La reprise du dialogue doit donc être considérée non comme un simple retour à la situation antérieure, mais comme l'occasion de construire une relation nouvelle, adaptée aux profondes transformations géopolitiques actuellement à l'œuvre au Sahel. Il appartient désormais aux deux peuples et à leurs dirigeants de transformer cette volonté politique en résultats concrets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Repartir sur des principes simples et solides<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une coopération durable entre deux États voisins doit d'abord reposer sur la confiance. Cette confiance suppose, à mon sens, quatre principes fondamentaux : le respect de la souveraineté nationale, la non-ingérence dans les affaires intérieures, la réciprocité et l'égalité entre États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ces principes ne doivent pas être de simples formules diplomatiques. Ils doivent guider concrètement la conduite des relations entre nos deux pays. Chaque État doit notamment conserver pleinement le droit de définir ses priorités nationales et de faire évoluer ses politiques en fonction de ses intérêts, de ses institutions et des aspirations de sa population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsqu'un État estime nécessaire de modifier l'orientation d'une coopération, de renégocier un mécanisme ou de mettre fin à un dispositif devenu incompatible avec ses nouvelles priorités, cette décision souveraine doit pouvoir être examinée par le dialogue, conformément aux engagements juridiques applicables, mais sans pression politique, économique ou sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'expérience des divergences apparues autour de l'Accord issu du processus d'Alger doit, de ce point de vue, servir d'enseignement. Il ne s'agit ni de refaire aujourd'hui l'histoire de cet accord ni de chercher à attribuer des responsabilités. Il s'agit plutôt de reconnaître qu'une architecture de coopération ne peut rester durable que si elle demeure acceptable pour les États concernés et si elle peut évoluer lorsque les circonstances politiques et sécuritaires changent profondément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le meilleur moyen de préserver l'amitié entre les peuples est parfois d'accepter que leurs gouvernements puissent avoir des appréciations différentes d'une situation donnée, tout en maintenant ouverts les canaux du dialogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Faire de la sécurité un domaine de coopération d'égal à égal<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le deuxième pilier de cette nouvelle relation doit naturellement être la sécurité. L'Algérie connaît parfaitement le Sahara et possède une longue expérience de la lutte contre le terrorisme et les réseaux criminels. Le Mali et les autres États du Sahel sont, pour leur part, engagés depuis plusieurs années dans une confrontation particulièrement difficile contre les organisations terroristes et les trafics transfrontaliers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Nos intérêts convergent largement. Le terrorisme, les trafics de drogues et d'armes, la criminalité organisée et les mouvements illicites ignorent les frontières. Aucun pays ne peut durablement répondre seul à ces menaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il serait donc utile de reconstruire progressivement un dispositif de coopération comprenant l'échange de renseignements, la surveillance des frontières, la lutte contre les trafics, la formation, la coordination opérationnelle lorsque celle-ci est souhaitée par les parties et la sécurisation des grands corridors économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mais cette coopération doit changer de philosophie. Elle doit être fondée sur le partenariat entre États souverains et non sur une relation où l'un des partenaires pourrait apparaître comme définissant à la place de l'autre les solutions à appliquer sur son propre territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Tenir compte d'une réalité nouvelle : l'AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La situation régionale a également profondément évolué. Le Mali appartient aujourd'hui à la Confédération des États du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger. Cette réalité doit être prise en compte avec pragmatisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La relation entre Bamako et Alger doit naturellement rester forte sur les questions bilatérales. Mais certaines problématiques— sécurité régionale, grands corridors, énergie, commerce, infrastructures numériques ou coopération industrielle— gagneraient à être également discutées entre l'Algérie et l'espace AES. Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre une coopération renforcée Mali–Algérie et une coopération Algérie–AES. Bien au contraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'Algérie pourrait devenir l'un des principaux partenaires du nouvel espace sahélien au nord, tandis que l'AES pourrait offrir à l'Algérie une profondeur économique et commerciale supplémentaire vers l'Afrique de l'Ouest. Il existe ici une occasion historique de rapprocher deux espaces qui se tournent encore insuffisamment l'un vers l'autre : le Maghreb et le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le paradoxe d'un voisinage ancien mais d'échanges économiques encore très faibles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">C'est probablement l'un des constats les plus frappants. En 2024, selon les données issues d'UN Comtrade, les exportations de l'Algérie vers le Mali n'ont représenté qu'environ 2,75 millions de dollars, tandis que les importations algériennes en provenance du Mali atteignaient environ 4,9 millions de dollars. Le commerce bilatéral officiellement enregistré se situait donc autour de 7,7 millions de dollars seulement. (Trading Economics)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ce montant doit naturellement être interprété avec prudence. Une partie des échanges entre le sud algérien et le nord du Mali reste informelle et échappe aux statistiques douanières. La CNUCED souligne d'ailleurs l'importance de ces flux transfrontaliers pour l'approvisionnement du nord du Mali. (UNCTAD)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mais même en tenant compte de cette réalité, l'écart entre les échanges actuels et le potentiel économique est considérable. En 2024, le commerce extérieur de marchandises du Mali représentait près de 12,6 milliards de dollars, avec environ 5,5 milliards d'exportations et 7,1 milliards d'importations. Celui de l'Algérie dépassait 94 milliards de dollars, dont environ 49,2 milliards d'exportations et 45,6 milliards d'importations. (</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="http://unctadstat.unctad.org" target="_blank" rel="noopener"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: windowtext; mso-fareast-language: FR;">unctadstat.unctad.org</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Autrement dit, les échanges directs Mali–Algérie restent aujourd'hui presque marginaux au regard des capacités commerciales respectives des deux économies. C'est aussi la démonstration qu'il existe une marge de progression exceptionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le coton malien montre déjà qu'une complémentarité est possible. Les statistiques révèlent également un autre élément intéressant. Sur les quelque 4,9 millions de dollars importés du Mali par l'Algérie en 2024, environ 4,71 millions de dollars provenaient du coton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'Algérie a ainsi acheté au Mali environ 2 310 tonnes de coton non cardé ni peigné, pour une valeur supérieure à 4,7 millions de dollars. Le Mali figurait cette année-là parmi les principaux fournisseurs de cette catégorie de coton du marché algérien. (</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><a href="http://wits.worldbank.org" target="_blank" rel="noopener"><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: windowtext; mso-fareast-language: FR;">wits.worldbank.org</span></a></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ce chiffre est modeste à l'échelle de nos économies, mais il illustre ce que pourrait devenir une véritable stratégie de complémentarité. Pourquoi ne pas aller plus loin demain dans le coton et le textile, mais aussi dans l'élevage, les cuirs et peaux, les produits agricoles, les mines, les produits pharmaceutiques, les équipements industriels et les services ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Transformer la frontière en corridor économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pendant trop longtemps, la frontière sahélo-saharienne a surtout été perçue sous l'angle des risques : terrorisme, trafics, contrebande ou migrations irrégulières. Il faut naturellement continuer à lutter contre ces phénomènes. Mais une frontière durablement sécurisée est aussi une frontière où existent des emplois, des marchés, des infrastructures et des perspectives pour les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'un des grands projets de la nouvelle coopération pourrait donc être la transformation progressive de l'axe Alger–Tamanrasset–Gao–Bamako en véritable corridor économique. Le potentiel est loin d'être théorique. En juin 2026, le Comité de liaison de la Route transsaharienne indiquait que l'ensemble du réseau était réalisé à plus de 90% et rappelait explicitement l'existence de la branche Tamanrasset–Gao, prolongée jusqu'à Bamako. (الإذاعة الجزائرية)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La CNUCED considère elle-même que la Route transsaharienne peut évoluer d'un simple corridor de transport vers un véritable corridor économique, reliant le Maghreb au Sahel et à l'Afrique de l'Ouest. (UNCTAD)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Des investissements coordonnés pourraient donc porter sur les routes, les postes frontaliers, les plateformes logistiques, les entrepôts, les télécommunications, l'énergie, les marchés, les services de transport et les formalités douanières. À terme, ce corridor pourrait relier les infrastructures et les ports algériens aux marchés du Mali puis, au-delà, du Burkina Faso, du Niger et d'une partie de l'Afrique de l'Ouest. La géographie deviendrait alors un avantage économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le commerce et l'investissement comme instruments de rapprochement entre nations souveraines<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il existe une conviction que je voudrais particulièrement souligner. Le commerce et l'investissement figurent parmi les instruments les plus puissants pour rapprocher et intégrer durablement des nations qui demeurent pleinement indépendantes et souveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsque des entreprises investissent ensemble, lorsque des banques financent des projets communs, lorsque des marchandises circulent régulièrement dans les deux sens, lorsque des emplois dépendent de la bonne santé de la relation avec le pays voisin, la coopération cesse progressivement d'être uniquement l'affaire des gouvernements. Elle devient une réalité vécue par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les intérêts économiques partagés créent des interdépendances positives. Ils ne suppriment ni la souveraineté ni les différences nationales. Ils donnent au contraire à chaque pays une raison supplémentaire de préserver une relation stable avec l'autre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">C'est ainsi que de nombreuses régions du monde ont progressivement transformé des voisinages autrefois difficiles en espaces de coopération. Le Mali et l'Algérie peuvent suivre cette voie sans reproduire aucun modèle extérieur : en inventant leur propre forme d'intégration, conforme à leurs réalités, à leur histoire et à leur souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Faire de l'économie le nouveau moteur de la relation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'Algérie possède une base industrielle, énergétique et pharmaceutique importante ainsi qu'un capital humain et technologique considérable. Le Mali dispose, de son côté, d'importantes ressources agricoles, pastorales et minières et appartient désormais à un espace AES offrant un marché et des ressources sensiblement plus importants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les complémentarités sont nombreuses. Dans l'agriculture et l'élevage, l'agro-industrie, le Mali pourrait développer davantage ses exportations de coton textile et habillement, de viande, de produits d'élevage, de cuirs et peaux, de sésame et d'autres productions agricoles, à condition de renforcer les normes sanitaires, la transformation et la logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans l'énergie, l'expérience algérienne pourrait contribuer à des projets portant sur les hydrocarbures, les réseaux électriques, le solaire et le stockage. Dans les mines, une coopération pourrait être développée dans la géologie, les laboratoires, la formation, les équipements et surtout la transformation locale des ressources. Dans l'industrie pharmaceutique, l'objectif ne devrait pas être seulement d'accroître les exportations de médicaments algériens vers le Sahel. Il pourrait être de créer progressivement des partenariats industriels, des unités de production et de conditionnement et des transferts technologiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans l'enseignement supérieur enfin, l'Algérie a formé des générations d'Africains. Cette tradition pourrait être considérablement renforcée dans les domaines désormais stratégiques : ingénierie, mines, énergie, agriculture, médecine, numérique et intelligence artificielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un potentiel commercial qui permet d'être ambitieux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Avec un commerce bilatéral officiel inférieur à 10 millions de dollars, il serait précisément possible de fixer une ambition nouvelle. Sans prétendre déterminer ici des objectifs qui relèvent des gouvernements et des opérateurs économiques, il serait parfaitement concevable de travailler progressivement vers : 100 millions de dollars d'échanges bilatéraux à court terme ; plusieurs centaines de millions de dollars à moyen terme ; et, avec le développement du corridor transsaharien et l'intégration progressive de l'espace AES, de viser à plus long terme un commerce dépassant le milliard de dollars. Il ne s'agit pas d'une prévision mais d'un ordre de grandeur illustrant le potentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour rendre ces objectifs réalistes, il faudrait identifier les produits échangeables, réduire les obstacles logistiques, faciliter les paiements, sécuriser les transports, rapprocher les entreprises et développer les investissements croisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le véritable indicateur du succès de la nouvelle relation ne devrait donc pas seulement être le nombre d'accords signés. Ce devrait être aussi le nombre d'entreprises créées ensemble, le montant des investissements réalisés, les emplois générés et l'augmentation effective des flux commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Impliquer davantage les entreprises<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La coopération entre nos pays reste encore trop fortement dépendante des administrations publiques. Elle doit désormais faire une place beaucoup plus importante aux entrepreneurs, aux banques et aux investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Je proposerais volontiers la création d'un Conseil d'affaires Mali–Algérie, pouvant ensuite être élargi à l'AES. Sa mission ne serait pas seulement d'organiser des conférences. Il devrait identifier des projets précis, trouver les partenaires, faciliter les financements et mesurer les investissements effectivement réalisés. Un forum économique régulier pourrait alternativement se tenir en Algérie et dans les pays de l'AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Mesurer ce que nous faisons<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La relance de la coopération ne doit toutefois pas déboucher sur une nouvelle accumulation de déclarations, de protocoles et de commissions dont les décisions seraient insuffisamment suivies. Il faudrait instaurer dès le départ une véritable culture du résultat. Chaque programme majeur devrait disposer d'objectifs précis, d'un calendrier, d'un responsable clairement identifié, d'un financement et d'indicateurs mesurables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un tableau de bord conjoint pourrait suivre notamment : la progression des échanges commerciaux ; les investissements réalisés ; les infrastructures achevées ; le nombre d'entreprises partenaires ; les programmes de formation ; les projets transfrontaliers ; ainsi que les résultats de la coopération sécuritaire selon des indicateurs appropriés et confidentiels. Une revue périodique permettrait ensuite de constater les retards, d'identifier leurs causes et d'apporter les corrections nécessaires. Le suivi-évaluation n'est pas un exercice administratif supplémentaire. Il constitue probablement l'une des meilleures garanties contre l'essoufflement progressif des engagements pris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Construire une relation capable de traverser les désaccords<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il serait irréaliste d'imaginer que le Mali et l'Algérie auront désormais la même position sur toutes les questions. Aucun partenariat sérieux ne repose sur une telle hypothèse. La maturité d'une relation se mesure précisément à sa capacité à résister aux désaccords.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Nos deux pays devraient pouvoir se dire franchement leurs divergences tout en continuant à commercer, à investir ensemble, à sécuriser leurs frontières, à former leurs étudiants et à réaliser des projets communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Plus les relations économiques et humaines seront profondes, plus les deux pays disposeront de mécanismes naturels pour empêcher qu'une divergence ponctuelle ne remette en cause l'ensemble de leur relation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Transformer le Sahara et le Sahel en espace de connexion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une vision encore plus ambitieuse pourrait progressivement émerger. L'Algérie est une grande porte africaine sur la Méditerranée. Le Mali se situe au cœur de l'espace sahélien et constitue lui-même une porte vers l'Afrique de l'Ouest. Entre les deux se trouve le Sahara, souvent présenté comme un obstacle alors qu'il pourrait devenir un formidable espace de connexion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Routes, fibre optique, énergie, commerce, industrie, universités et infrastructures logistiques pourraient progressivement structurer un véritable axe économique reliant : la Méditerranée, le Maghreb, le Sahara, le Sahel et l'Afrique de l'Ouest. Cette ambition nécessitera du temps. Mais les grands partenariats commencent toujours par une vision partagée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Après les incompréhensions de ces dernières années, l'Algérie et le Mali disposent aujourd'hui d'une occasion précieuse : ne pas simplement rétablir leurs relations, mais les refonder. Une relation fondée sur la souveraineté et le respect mutuel. Une relation dans laquelle aucune partie ne cherche à imposer à l'autre ses choix nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une relation où la sécurité commune accompagne le développement économique. Une relation dans laquelle le commerce et l'investissement deviennent des facteurs d'union, de confiance et d'intégration entre deux nations qui demeurent totalement indépendantes et souveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une relation suffisamment forte pour accepter les divergences sans remettre constamment en cause l'amitié entre les peuples. Et enfin une relation capable de s'élargir, lorsque cela est pertinent, à la Confédération des États du Sahel afin de contribuer à bâtir un nouvel espace de coopération entre le Maghreb et le Sahel. C'est, à mon sens, l'ambition que mérite la profondeur historique des relations entre les peuples algérien et malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Harouna Niang/Économiste–Ancien ministre malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Consultant indépendant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sinayoko, Gaucher, ces Aigles qui séduisent l’Europe]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/sinayoko-gaucher-ces-aigles-qui-seduisent-leurope-3119826.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/sports/sinayoko-gaucher-ces-aigles-qui-seduisent-leurope-3119826.html</guid>

                    <description><![CDATA[Dans la chaudière que peut être le Vélodrome, l’international malien, Lassine Sinayoko, n’a pas eu chaud.  Au contraire, il s’est attelé à la refroidir. Il l’a fait avec un triplé (1, 19, 86e minute).]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202609/image_870x580_6aa33b4c7e753.jpg" length="60582" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 02:20:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un exploit qu’aucun joueur n’avait réussi depuis 2012, sans compter que son premier but inscrit à la 23<sup>e</sup> seconde est pour le moment le but le plus rapide du championnat.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son duel d’avant-centre avec le virevoltant Amine Gouiri qui a inscrit un doublé, lui est sorti vainqueur avec son triplé. S’il ne s’agissait pas d’un classico, l’ambiance et l’intensité n’avaient rien à envier à un Marseille-Paris Saint Germain (PSG). <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Aigles du milieu</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré la lourde défaite de Valence ce soir face au Barça (0-5), l’international malien, Aliou Dieng, a montré de belles choses. La séquence où il se joue de Pedri et de Raphina sur une feinte du corps avant d’accélérer un milieu barcelonais tourne en boucle sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une séquence qui met en évidence son aisance technique balle au pied et son sang-froid même face aux grandes équipes. Un autre Malien qui fait des merveilles au milieu de terrain cette fois du côté de l’Angleterre, c’est bien entendu Mamadou Sangaré. Meilleur joueur africain du championnat français l’an dernier avec Lens, le plus gros transfert de l’histoire des Sang et Or n’a pas eu besoin de période d’adaptation à Brentford. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déjà élu joueur du mois du Club, avec une chanson hommage en son nom et classé dans l’équipe type de la journée dès son premier match, Gaucher a séduit son monde et est désormais suivi de près par toutes les grosses écuries d’Europe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre top milieu malien qui devrait rebondir dans les prochains jours, c’est le capitaine des Aigles, Yves Bissouma. Absent des discussions depuis son départ de Totttenham, il est désormais cité et de grands clubs s’intéressent à son profil. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Joe Cole estime qu’avec le départ de Enzo Fernandez du côté de City, Alonzo pourrait faire le choix de Bissouma pour renforcer le milieu des Blues. Du côté du Rochers, les Monégasques aussi voudraient de lui pour appuyer le Sénégalais Laminé Camara et pallier l’échec et le départ de Paul Pogba, un jouer avec lequel il partage cette finesse de jeu et cette élégance dans la conduite de balle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre club qui serait dans les starting-blocks pour l’Aigle, c’est l’Ajax d’Amsterdam. Lui qui était en quête de projets turcs faute de propositions a désormais le choix d’évoluer dans un top club. Ces excellents joueurs perpétuent une tradition malienne : celle d’avoir des milieux de terrain de classe mondiale. Ils sont les dignes héritiers de Mamadou Diarra « Djila », Seydou Keïta « Seydoublen », Mohamed Sissoko « Momo de Liverpool »<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv5791940622msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Dagnoko<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mine de Kobada : le nouveau partage de l’or malien]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mine-de-kobada-le-nouveau-partage-de-lor-malien-3119644.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali a réservé 35% du capital de la future mine d’or de Kobada à l’État et aux investisseurs nationaux, conformément au Code minier de 2023, pour une première production attendue au troisième trimestre 2027.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 02:11:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La portée de cette participation se mesurera toutefois au financement du projet, aux résultats de la mine et à ses retombées réelles dans l’économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil des ministres du 28 août a adopté le décret fixant les modalités de participation de l’État au capital de Mines de Kobada-SA. Cette société a été créée après l’attribution du permis d’exploitation à Toubani Resources Mali-SARL pour le gisement situé dans le cercle de Kangaba, dans la région de Koulikoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La répartition retenue comprend 10% attribués gratuitement à l’État et protégés contre toute dilution, 20% supplémentaires acquis en numéraire et 5% réservés aux investisseurs nationaux. L’État détiendra donc directement 30% du capital, tandis que les acteurs privés maliens pourront en posséder 5%. La gestion de la participation publique a été confiée à la Société du patrimoine minier du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette structure marque l’une des premières applications à grande échelle du nouveau cadre minier. Elle accorde au Mali une place plus importante dans l’actionnariat que les 10% gratuits généralement détenus dans les anciennes exploitations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle implique également un effort financier, puisque les 20% supplémentaires ne sont pas gratuits. Le communiqué gouvernemental ne précise ni leur coût d’acquisition, ni le calendrier des versements, ni les critères qui encadreront l’entrée des investisseurs nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kobada se trouve à environ 126 kilomètres au sud de Bamako. L’étude de faisabilité définitive réalisée par Toubani Resources estime les réserves exploitables à 1,56 million d’onces d’or, contenues dans 53,8 millions de tonnes de minerai. Les ressources géologiques, catégorie plus large comprenant l’or dont l’exploitation n’est pas encore entièrement démontrée, atteignent 2,2 millions d’onces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le programme présenté par la compagnie prévoit une production moyenne de 162 000 onces par an pendant un peu plus de neuf ans. Le scénario actuel prévoit une extraction totale de près de <strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';">1,5 million d'onces</span></strong>. Le coût initial de construction est évalué à 216 millions de dollars, auquel pourraient s’ajouter 70 millions destinés au traitement de la roche dure à partir des sixième et septième années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Financement</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toubani Resources a annoncé en juillet avoir finalisé un financement de 208 millions de dollars. Ce montage associe 48 millions de dollars apportés sous forme de capital et 160 millions provenant d’un accord de préfinancement sur l’or conclu avec Eagle Eye Asset, déjà actionnaire important de la compagnie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce type de contrat permet à une société minière de recevoir des fonds avant le démarrage de la production, en contrepartie de livraisons futures d’or selon des conditions convenues avec le financeur. Il réduit le recours à l’endettement bancaire classique, mais engage une partie des flux futurs de la mine. Toubani poursuit parallèlement les discussions autour d’une facilité de crédit pouvant atteindre 40 millions de dollars.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En juillet, la compagnie indiquait que plus de 500 personnes travaillaient déjà sur le site et que plus de 60% des dépenses de construction avaient été engagées. Elle maintient son objectif d’une première coulée d’or au troisième trimestre de 2027. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accord conclu avec l’État comporte aussi des dispositions fiscales. Selon les informations publiées par Toubani, le projet bénéficiera d’une réduction de deux points du taux de la redevance minière pendant la durée du permis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’impôt sur les sociétés sera fixé à 25% durant les cinq premières années d’exploitation, puis à 30%. Ces paramètres devront être associés aux dividendes, aux redevances, aux impôts et aux autres prélèvements pour établir la contribution globale de Kobada aux finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La participation de 35% ne correspond donc pas à 35% de la valeur de l’or extrait. Les recettes seront d’abord affectées aux charges d’exploitation, aux remboursements liés au financement, aux investissements et aux obligations fiscales. Les bénéfices éventuellement distribués aux actionnaires interviendront après la prise en compte de ces dépenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les retombées nationales comprendront également les emplois, les achats auprès des entreprises maliennes et les activités confiées aux sous-traitants locaux. La loi sur le contenu local adoptée en 2023 prévoit une plus grande participation des compétences et des fournisseurs nationaux. Pour l'heure, la compagnie n’a pas publié de répartition détaillée des quelque 500 personnes présentes sur le chantier selon leur nationalité, leur lieu de résidence ou leur niveau de responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension locale concerne aussi les villages entourant le site. Toubani a annoncé avoir obtenu l’autorisation environnementale nécessaire et engagé son plan de réinstallation des populations affectées. Le suivi de ce programme permettra d’apprécier les indemnisations, la restauration des moyens de subsistance et l’accès futur des communautés aux emplois et aux services créés autour de la mine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kobada réunit ainsi plusieurs composantes du nouveau modèle minier recherché par le Mali : augmentation de la participation publique, ouverture du capital aux investisseurs nationaux, application du contenu local et renforcement attendu des recettes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les montants investis par l’État, les conditions d’attribution des 5% aux acteurs maliens, les dividendes reçus et la part des marchés accordée aux entreprises locales fourniront les premiers indicateurs concrets de son fonctionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mali–Côte d’Ivoire : le choix du bon voisinage]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/malicote-divoire-le-choix-du-bon-voisinage-3119643.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/economie/cooperation/malicote-divoire-le-choix-du-bon-voisinage-3119643.html</guid>

                    <description><![CDATA[En arrêtant le tracé de leurs 532 kilomètres de frontière commune, le Mali et la Côte d’Ivoire accomplissent davantage qu’un travail cartographique.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 01:56:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs années de crispations politiques et de soupçons, la véritable réussite se mesurera désormais dans les villages frontaliers, sur le corridor Pogo-Zégoua et dans la capacité des deux États à transformer leur accord en sécurité, en échanges plus fluides et en confiance retrouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réunis à Bamako du 21 au 25 août, les experts maliens et ivoiriens ont adopté par consensus le tracé définitif de la frontière commune. Ils ont également validé l’avant-projet du traité de délimitation et le canevas technique qui servira aux opérations de démarcation et à l’installation des bornes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avancée mérite d’être saluée. Elle intervient entre deux pays dont les relations ont été profondément éprouvées par l’affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako en juillet 2022, puis par les accusations, les sanctions régionales et les méfiances alimentées par la recomposition politique entre la CEDEAO et l’AES. La grâce accordée aux soldats avait mis fin à la crise la plus visible, sans faire disparaître immédiatement tous ses effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que les capitales se regardaient avec suspicion, les populations ont continué de commercer, de voyager, de cultiver et de vivre de part et d’autre de la frontière. Le trafic de marchandises transitant par le port d’Abidjan à destination du Mali est ainsi passé de 800 000 tonnes en 2024 à 1,5 million en 2025, soit une progression de plus de 83%. Ce chiffre dit mieux que bien des discours combien les deux pays demeurent liés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un voisin ne se choisit pas et aucune divergence politique ne peut effacer la géographie. Le Mali, pays sans littoral, a besoin d’accès sûrs et compétitifs aux ports de la sous-région. La Côte d’Ivoire a besoin, elle aussi, d’un voisinage stable, de débouchés commerciaux et d’une coopération sécuritaire efficace face aux trafics et aux groupes armés qui exploitent les zones faiblement administrées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accord de Bamako arrive cependant très tard. Dès juillet 1999, les deux pays avaient signé un accord-cadre relatif à la matérialisation de leur frontière. Vingt-sept années ont donc été nécessaires pour parvenir au tracé aujourd’hui présenté comme définitif. Ce délai ne retire rien au travail des experts, mais il invite à contenir les proclamations de victoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tracé est définitif sur les documents techniques. Il ne l’est pas encore juridiquement ni physiquement. Le traité doit être signé par les gouvernements et la ligne doit être reportée sur le terrain. Il faudra mobiliser les financements, poser les bornes, informer les villages et régler les contestations éventuelles. Entre une carte adoptée à Bamako et une frontière comprise par un cultivateur de Pogo ou un éleveur de Tengrela, une longue chaîne de décisions reste à construire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Épreuve</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’abornement ne devra surtout pas transférer les incompréhensions des capitales vers les communautés. Les habitants doivent être consultés avant les opérations, notamment lorsque des terres agricoles, des pâturages, des points d’eau ou des pistes rurales sont concernés. Des procédures simples de réclamation seront nécessaires pour éviter qu’une clarification territoriale destinée à prévenir les conflits n’en provoque de nouveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propositions formulées en 2024 par les acteurs de Tengrela, en Côte d’Ivoire, et de Kolondièba, au Mali, offrent déjà une base concrète. Ils demandaient la création de plateformes réunissant les services des deux pays, une cartographie des conflits communautaires et la mise en place d’un groupement local de coopération transfrontalière. Ces mécanismes doivent désormais sortir des comptes rendus de réunion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako et Abidjan gagneraient aussi à instituer un suivi public du traité, avec un calendrier, un budget et des bilans réguliers. Les préfets, les services douaniers, les forces de sécurité et les collectivités frontalières devraient disposer de canaux directs d’alerte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges de renseignements et les patrouilles conjointes ou simultanées doivent reprendre là où la situation sécuritaire l’exige, sans transformer la frontière en mur contre les commerçants, les familles et les éleveurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire africaine montre que de graves différends peuvent être dépassés. Après leur affrontement de 1985 autour de la bande d’Agacher, le Mali et le Burkina Faso ont accepté la décision rendue l’année suivante par la Cour internationale de Justice. Cette frontière a cessé d’être une cause de guerre entre les deux États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Cameroun et le Nigeria ont, de leur côté, transformé le contentieux de Bakassi en processus politique grâce à l’accord de Greentree de 2006 et à une commission mixte chargée de suivre son application.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces exemples montrent également que la paix frontalière ne naît pas d’une cérémonie. Près de vingt ans après l’accord de Greentree, le Cameroun et le Nigeria poursuivent encore certains travaux de démarcation. Ce sont la permanence du dialogue, le traitement des difficultés locales et la volonté de ne pas rouvrir les anciennes querelles qui ont empêché le retour à la confrontation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali et la Côte d’Ivoire n’ont pas besoin d’être d’accord sur toutes les questions régionales pour travailler ensemble. Ils doivent simplement replacer la sécurité, le commerce et la tranquillité de leurs populations au-dessus des ressentiments politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discours de souveraineté prennent tout leur sens lorsqu’ils permettent aux citoyens de vivre paisiblement, et non lorsqu’ils isolent des voisins condamnés par la géographie à coopérer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le meilleur traité ne sera donc pas celui qui recueillera le plus d’applaudissements au moment de sa signature. Ce sera celui qui permettra au cultivateur de savoir de quelle administration il relève, à l’éleveur de suivre un parcours reconnu, au transporteur de franchir Pogo-Zégoua sans incertitude et aux responsables locaux de prévenir ensemble un incident avant qu’il ne devienne une crise diplomatique. C’est à cette condition que le tracé adopté à Bamako réparera réellement la confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Parlement de l’AES à Niamey : un symbole fort face à l'épreuve des résultats concrets]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/parlement-de-laes-a-niamey-un-symbole-fort-face-a-lepreuve-des-resultats-concrets-3119642.html</link>
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                    <description><![CDATA[Les premières sessions confédérales des Parlements de l’AES se sont ouvertes le 24 août 2026 à Niamey avec 45 représentants, soit 15 par pays.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202609/image_870x580_6a99d18a604e2.jpg" length="114751" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 01:39:34 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette installation complète une partie importante de l’architecture commune, mais la légitimité de la nouvelle instance dépendra moins de la cérémonie que de sa capacité à informer les citoyens, interroger les ministres et produire des résultats visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Niamey a accueilli une étape que les trois États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) veulent historique. Des représentants des organes législatifs du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont pris place dans une enceinte commune. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouverture a été présidée par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, représentant le président Abdourahamane Tiani, tandis que le président de l’organe législatif burkinabè, Ousmane Bougouma, dirige les sessions dans le cadre de la présidence tournante de la Confédération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le symbole est fort. Après la création de l’Alliance en septembre 2023 et celle de la Confédération en juillet 2024, l’AES ne veut plus être perçue uniquement comme une coordination de défense ou une entente entre exécutifs. L’installation d’une enceinte parlementaire introduit, au moins dans les textes, une possibilité de débat, de circulation de l’information et de dialogue avec le Conseil des ministres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut pourtant nommer correctement l’institution pour comprendre ce qu’elle peut faire. Le protocole signé à Bamako le 23 décembre 2025 comporte 27 articles répartis en huit chapitres. Il prévoit 15 députés confédéraux par Parlement national, deux sessions ordinaires par an et une présidence assurée par le responsable du Parlement de l’État qui préside la Confédération. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première séquence d’installation, annoncée pour les 24 et 25 août, doit être suivie du 26 au 29 août par une session ordinaire consacrée notamment aux règles de fonctionnement et aux premiers dossiers communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un Parlement au pouvoir surtout consultatif</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son état actuel, cette instance ne ressemble pas à un Parlement supranational qui adopterait directement des lois applicables de la même manière dans les trois pays. Le protocole lui confie la mission de délibérer et d’émettre des avis sur les questions soumises par le Collège des chefs d’État et sur les sujets intéressant la vie de la Confédération. Cette nuance est essentielle. Elle évite de promettre aux citoyens un pouvoir législatif que les textes ne lui donnent pas encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les 45 membres ne sont pas élus directement à l’échelle confédérale. Ils sont désignés par les Parlements nationaux selon leurs propres règles, pour la durée de leur législature, et peuvent être remplacés conformément au droit national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’égalité de quinze sièges par État protège l’équilibre politique entre les trois membres, quelle que soit leur population. Elle ne règle toutefois pas la question de la représentation sociale, territoriale et politique. Dans des régimes de Transition, la légitimité ne pourra pas reposer seulement sur la désignation. Elle devra se construire par la qualité du travail, l’ouverture au public et la capacité à rendre compte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le protocole contient justement des leviers plus importants qu’il n’y paraît. Les députés confédéraux doivent voter en toute indépendance et exprimer librement leurs opinions. Ils peuvent organiser des séances de travail avec les membres du Conseil des ministres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article consacré à l’information des populations leur donne aussi une responsabilité directe envers les citoyens. Utilisées sérieusement, ces dispositions peuvent transformer une instance consultative en espace de questionnement public et de suivi des engagements communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faire de Niamey un début et non une vitrine</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première exigence devrait être la transparence. La liste complète des représentants, leur parcours, les règles de prévention des conflits d’intérêts, les ordres du jour, les présences, les avis adoptés et les suites données par les ministres devraient être accessibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sujets sensibles de défense imposent naturellement des limites, mais la confidentialité ne saurait devenir le régime ordinaire pour les questions économiques, sociales ou administratives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième exigence concerne la proximité. Des auditions publiques de transporteurs, d’entrepreneurs, de femmes, de jeunes, d’élus locaux et d’organisations de la société civile permettraient de faire remonter les problèmes communs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des comptes rendus courts dans les langues nationales donneraient un contenu concret à la mission d’information prévue par le protocole. Sans cet effort, le Parlement confédéral risque de rester connu des seules capitales et de ceux qui suivent les cérémonies officielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’instance doit choisir quelques dossiers sur lesquels les citoyens pourront mesurer son utilité. La circulation entre les trois pays, la reconnaissance des diplômes et qualifications, les coûts de communication, les paiements transfrontaliers, la protection des commerçants, l’entretien des corridors et le contrôle civil des grandes institutions confédérales offrent des terrains concrets. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Parlement n’a pas besoin de promettre de tout régler. Il doit obtenir des réponses, fixer des délais de suivi et montrer ce qui change à la suite de ses avis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES a franchi une étape institutionnelle réelle à Niamey. La saluer n’interdit pas d’en rappeler les limites. Les 45 représentants disposent aujourd’hui d’un pouvoir surtout consultatif, mais ils peuvent faire de ce pouvoir un instrument de redevabilité, d’harmonisation et de pédagogie publique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les sessions se réduisent à deux rendez-vous protocolaires par an, l’enthousiasme retombera vite. Si elles rendent les décisions plus compréhensibles, rapprochent les ministres des préoccupations communes et publient le suivi de leurs travaux, elles pourront donner à la Confédération une profondeur que les sommets, à eux seuls, ne peuvent pas produire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="yiv7808508434msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coopération Mali–BID : l'heure du bilan pour les projets prioritaires]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-malibid-lheure-du-bilan-pour-les-projets-prioritaires-3119493.html</link>
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                    <description><![CDATA[La coopération entre le Mali et la Banque islamique de développement mobilise d’importantes ressources dans des secteurs essentiels.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 28 Aug 2026 01:59:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience du 16 août à Djeddah offre à l’État malien l’occasion de présenter les réalisations, les retards et les décisions attendues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ambassadeur du Mali en Arabie saoudite, Ibrahima Dahirou Dembélé, a rencontré le 16 août 2026 le président par intérim de la Banque islamique de développement (BID), Rami Muhammad S. Ahmed. Les discussions ont porté sur les infrastructures, les transports, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la santé. Les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue régulier pour faciliter l’exécution des projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audience relevait principalement d’une revue politique de la coopération. Elle n’a débouché sur l’annonce d’aucun nouvel accord, mais elle intervient à un moment où plusieurs financements importants entrent dans leur phase d’exécution. La priorité devrait donc porter sur le suivi des engagements déjà contractés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dernier bilan consolidé rendu public indiquait qu’au 20 mars 2023, la BID détenait au Mali un portefeuille actif de 20 projets représentant 554 millions de dollars, soit environ 335,5 milliards de FCFA. Les décaissements atteignaient alors 232 millions de dollars, environ 140,2 milliards de FCFA, ce qui correspondait à un taux moyen de 42%. Ces chiffres avaient été communiqués par le ministère malien de l’Économie et des Finances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce taux ne signifie pas que tous les projets connaissaient les mêmes difficultés. Un financement récent décaisse naturellement moins vite qu’un programme proche de son achèvement. Trois ans plus tard, ce bilan ne suffit toutefois plus pour apprécier la situation actuelle. Le gouvernement devrait préciser combien de projets sont achevés, combien avancent normalement et lesquels nécessitent une restructuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Exécution</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une première clarification concerne l’accord-cadre de 500 millions de dollars signé en mai 2023 avec la Société internationale islamique de financement du commerce. Cette institution appartient au Groupe de la BID, mais son mécanisme sert principalement à financer des importations de produits pétroliers et alimentaires sur cinq ans. Cette enveloppe ne doit donc pas être additionnée automatiquement au portefeuille des projets d’infrastructures comme s’il s’agissait de crédits déjà décaissés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs opérations récentes appellent maintenant un suivi précis. Pour le Projet de renforcement de la sécurité alimentaire dans le Kaarta-Séféto, la BID a accordé 18,8 millions d’euros, soit environ 12,33 milliards de FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le programme prévu entre 2025 et 2029 doit construire 20 micro-barrages, aménager 951 hectares de bas-fonds dans 20 villages et toucher au total 33 localités. Les autorités lui attribuent un objectif de 25 000 emplois directs et indirects. Les accords ont été ratifiés le 31 juillet 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 juillet 2026, une procédure était encore ouverte pour recruter un cabinet chargé de former les huit experts de l’unité de gestion du projet. Cette formation doit couvrir la passation des marchés, la gestion financière, le suivi des travaux, l’irrigation et les normes environnementales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appel à manifestation d’intérêt publié par la BID confirme que le dispositif de gestion continue d’être renforcé pendant la deuxième année du programme. Le ministère de l’Agriculture gagnerait maintenant à publier le niveau d’exécution du budget 2025, l’état des marchés et le calendrier de construction des premiers ouvrages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’énergie, la BID finance à hauteur de 55 millions d’euros, environ 36 milliards de FCFA, une partie de la Boucle Nord 225 kV de Bamako. Ce projet cofinancé avec la Banque africaine de développement, la BOAD et l’État doit relier Dialakorobougou à Kénié, créer de nouveaux postes électriques et renforcer le réseau de la capitale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La procédure de passation des marchés est documentée par la BID. Dans un pays confronté à des délestages prolongés, le public doit pouvoir suivre séparément les financements mobilisés, les contrats attribués et les travaux effectivement réalisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dossier de Taoussa rappelle ce qui se produit lorsqu’un grand projet reste longtemps entre financement, sécurité et procédures administratives. La première pierre du barrage avait été posée en février 2010. Une revue officielle arrêtée à décembre 2016 chiffrait son coût à 167,68 milliards de FCFA et ses décaissements cumulés à seulement 9,12 milliards, soit 5,44%. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mars 2021, le gouvernement réunissait encore les bailleurs, parmi lesquels le Groupe de la BID, pour rechercher une nouvelle entreprise et préparer la reprise des travaux. Le ministère des Finances évaluait alors le projet à 167,93 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopération a également produit des résultats visibles. La BID avait engagé 44 millions de dollars en 2016 dans la deuxième phase du programme d’eau potable de Kabala, financé avec plusieurs autres partenaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ensemble du programme a porté la production d’eau de Bamako de 220 à plus de 500 millions de litres par jour, réalisé plus de 2 000 kilomètres de canalisations et facilité plus de 106 000 branchements sociaux. Il a donné accès à l’eau potable à 1,3 million de personnes et amélioré le service pour plus de deux millions d’autres, selon la Banque mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Méthode</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État pourrait tirer parti de l’audience de Djeddah pour instaurer un tableau public du portefeuille Mali–BID, actualisé tous les six mois. Chaque projet y figurerait avec son montant approuvé, sa date d’entrée en vigueur, les sommes décaissées, la contrepartie nationale, le taux d’exécution physique, les marchés conclus et la date révisée d’achèvement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette publication permettrait aussi de désigner clairement la cause des retards. L’insécurité peut bloquer un chantier dans le Nord. Ailleurs, les difficultés peuvent venir de la préparation technique, des procédures de marché, du versement de la contribution nationale ou de la capacité de l’unité de gestion. Chaque blocage appelle une réponse différente, avec un service responsable et une échéance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La représentation malienne à Djeddah peut faciliter les échanges avec la Banque, mais le pilotage doit rester entre les mains du ministère des Finances et des départements sectoriels. La prochaine revue devrait donc déboucher sur des décisions précises pour Taoussa, le Kaarta-Séféto, la Boucle Nord et les autres projets actifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidité de la coopération Mali–BID ne se mesurera pas seulement au montant des accords signés. Elle dépendra surtout du nombre de barrages, de lignes électriques, de réseaux d’eau, d’écoles et de centres de santé effectivement livrés aux populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Fourou : quand l’or finance le développement communautaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/fourou-quand-lor-finance-le-developpement-communautaire-3119337.html</link>
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                    <description><![CDATA[Située dans le cercle de Kadiolo, la commune rurale de Fourou abrite la mine d’or de Syama, un important site aurifère industriel du Mali. Son exploitation industrielle a débuté en 1990.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:07:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée en maintenance en 2001, la mine a été acquise par Resolute Mining en 2004, puis remise en exploitation au second semestre 2008. Elle est aujourd’hui exploitée par la Société des mines de Syama (SOMISY), contrôlée par le groupe australien Resolute Mining. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Rapport ITIE-Mali 2024, la commune de Fourou a perçu plus de 600 millions de FCFA au titre de la patente minière. Ces ressources contribuent au financement d’investissements publics et à l’amélioration des conditions de vie des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre les mécanismes de gestion de ces revenus et leur incidence sur le développement local, POINT FOCUS s’est entretenu avec Ousmane Ouattara, maire de la commune rurale de Fourou. Dès le début de l’entretien apparaît le défi auquel fait face une commune rurale située à proximité immédiate d’une mine de l’envergure de Syama. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attentes sont fortes, tant envers la société minière, en matière de redistribution des revenus, qu’envers les autorités locales, chargées de les traduire en réalisations concrètes. La mairie de Fourou tente d’y répondre par des investissements planifiés et financés notamment grâce aux recettes liées à l’exploitation minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Planifier l’utilisation des revenus miniers<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mairie de Fourou dispose d’un Programme de développement économique, social et culturel (PDESC), qui constitue son principal outil de planification. Ce document fixe les priorités de développement de la commune pour une période de cinq ans, en fonction des besoins exprimés par les populations. Les recettes issues de la patente minière permettent de financer une grande partie des investissements inscrits dans ce programme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après le bilan présenté par Ousmane Ouattara, ces revenus ont permis à la commune de réaliser de nombreuses infrastructures contribuant directement au bien-être des populations. Les projets concernent plusieurs secteurs et différentes catégories de la population. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre de l’exercice 2025, la commune de Fourou s’est vu attribuer 1 221 948 898 FCFA du Fonds minier de développement local (FMDL). Le chèque correspondant a été remis à son maire le 12 mars 2026 à Koulouba. Pour Ousmane Ouattara, ces ressources constituent une occasion majeure de financer des projets structurants et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les principaux projets financés par les recettes minières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Invité à dresser le bilan des investissements réalisés par son administration, le maire évoque des interventions qui couvrent aussi bien l’agriculture que l’éducation, la santé, la culture ou encore les infrastructures routières. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les informations communiquées par la mairie, la commune rurale a récemment réceptionné trois barrages à Gouéné, Torokoro et Katiorni, pour un coût global de plus de 300 millions de FCFA. Ces ouvrages permettent de retenir l’eau pendant l’hivernage afin de soutenir les activités agricoles en saison sèche. Ils favorisent ainsi le développement du maraîchage, l’augmentation des productions et l’amélioration des revenus des ménages. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Ouattara ajoute : « Nous avons également investi dans les infrastructures routières et l’éclairage public. La commune compte aujourd’hui plus de 20 kilomètres de voies équipées de lampadaires solaires à batteries au lithium, dont 35 installés dans le village de Fourou. Par ailleurs, les travaux de construction d’un canal de quatre kilomètres sont en cours afin d’améliorer la maîtrise de l’eau et l’irrigation. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il poursuit : « Le secteur de l’éducation bénéficie également de ces ressources. Sur les 37 écoles que compte la commune, 20 ont été clôturées et l’ensemble des écoles publiques a fait l’objet de travaux de réhabilitation, y compris les plus anciennes. Pour l’année scolaire 2025-2026, plus de 500 tables-bancs ont été distribuées aux établissements scolaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commune a également consacré 24 millions de FCFA à l’acquisition de fournitures scolaires. Un véhicule tout-terrain a été mis à la disposition du Centre d’animation pédagogique (CAP), tandis que les directions des établissements secondaires ont été équipées en matériel informatique et en installations électriques. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un impact qui dépasse les frontières communales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de la santé, les cinq centres de santé communautaire (CSCOM) de la commune ont été clôturés et dotés d’installations solaires composées de vingt panneaux chacune. Les salaires des cinq médecins-chefs ainsi que ceux de dix-sept agents de santé communautaire sont pris en charge par la commune. Une ambulance médicalisée a également été acquise afin d’améliorer les évacuations sanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La jeunesse de Fourou n’a pas été oubliée. Un centre culturel, d’un coût de 127 millions de FCFA, a notamment été construit. Plusieurs équipements roulants ont également été acquis pour soutenir les activités des jeunes. La commune a par ailleurs contribué à la réhabilitation de la grande mosquée de Fourou, désormais alimentée par une installation solaire moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le maire, les retombées des revenus miniers profitent également à l’ensemble du cercle de Kadiolo. Il cite notamment la participation de la commune rurale de Fourou à la construction du commissariat de police de Kadiolo, à la clôture et à l’électrification du centre de perception, à l’équipement de plusieurs services administratifs, à la réhabilitation du bâtiment du Conseil de cercle ainsi qu’à la dotation du Tribunal de Kadiolo en matériel informatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ajoute : « Nous avons aussi renforcé les capacités opérationnelles de plusieurs services déconcentrés de l’État en mettant à leur disposition des véhicules destinés à faciliter leurs déplacements et leurs missions de terrain. » Selon Ousmane Ouattara, ces investissements s’inscrivent dans un dialogue institutionnalisé depuis plusieurs années. Un cadre de concertation réunit chaque mois environ 75 participants, sous la présidence du sous-préfet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque village riverain de la mine est représenté par quatre délégués : le chef de village, un conseiller, une femme et un jeune. La mairie, les services techniques de l’État ainsi que les responsables de la mine participent également à ces rencontres. Ces échanges permettent d’évaluer les activités réalisées, de recenser les préoccupations des habitants et de rechercher des solutions consensuelles. Les résolutions adoptées font ensuite l’objet d’un suivi régulier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mode de concertation rejoint l’approche désormais préconisée par les autorités nationales pour la gestion du Fonds minier de développement local. Le dispositif prévoit en effet un suivi des projets aux niveaux communal, régional et national. « Les revenus miniers sont une opportunité pour accélérer le développement ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La mine a indéniablement contribué au développement de notre commune. Les revenus miniers sont une opportunité pour accélérer le développement. De nombreuses infrastructures publiques ont été réalisées grâce aux recettes minières », souligne Ousmane Ouattara. Selon l’élu, le bâtiment abritant la mairie de Fourou a lui-même été construit grâce aux ressources minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscient qu’une entreprise minière ne peut répondre à tous les besoins de la communauté, le maire entend préserver ce partenariat au service du développement local. Il conclut en appelant la population à privilégier le dialogue et la collaboration avec la société minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M.C./POINT FOCUS 12<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[OCLEI : le rapport choc du Vegal sur la gestion de l'anti-corruption]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/oclei-le-rapport-choc-du-vegal-sur-la-gestion-de-lanti-corruption-3119336-3119336.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Bureau du Vérificateur général a relevé près de 353 millions de FCFA d’irrégularités financières dans la gestion de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) entre 2021 et juin 2025.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:02:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une institution chargée de promouvoir l’intégrité publique, ces constats posent une question d’exemplarité sans remettre en cause, à eux seuls, la légitimité de sa mission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport publié début août chiffre précisément les irrégularités à 352,918 millions de FCFA. Seuls 900 000 FCFA avaient été régularisés à la suite de la vérification, laissant un montant de 352,018 millions à traiter. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les montants les plus importants figurent 100,8 millions de FCFA de traitements versés à deux anciens membres du Conseil de l’OCLEI après la fin de leurs fonctions, 115,125 millions liés à la minoration de l’assiette de cotisations sociales et 41,941 millions d’impôts et taxes foncières non retenus ou non reversés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Vérificateur général relève également 38,627 millions de FCFA de dépenses d’assurance santé jugées indues, 34,487 millions de TVA sur des locations et 13,156 millions de dotations de carburant. D’autres anomalies concernent les marchés publics, les missions et l’application de pénalités de retard. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemplarité en question<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres prennent une dimension particulière au regard de la mission de l’OCLEI. Créé pour prévenir et combattre l’enrichissement illicite, l’Office reçoit des informations patrimoniales, mène des investigations et transmet à la justice les dossiers dans lesquels il estime disposer d’indices suffisants. Il serait toutefois excessif d’assimiler automatiquement les irrégularités relevées à des détournements de fonds. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le BVG distingue précisément les anomalies de gestion des faits susceptibles de constituer des infractions. Ces derniers doivent être transmis à la Section des comptes de la Cour suprême et au procureur financier, tandis que les irrégularités fiscales sont destinées à la Direction générale des Impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’OCLEI peut par ailleurs faire valoir des résultats dans son domaine. En 2023, il avait conduit 27 investigations et transmis six dossiers à la justice pour un patrimoine présumé illicite de 1,542 milliard de FCFA. Entre 2019 et 2023, 29 dossiers représentant 25,5 milliards de FCFA avaient été transmis aux autorités judiciaires. Mais l’institution signalait elle-même une autre faiblesse du dispositif anticorruption. Seulement 60 déclarations de biens avaient été déposées à la Cour suprême en 2023, dans un mouvement de baisse continue observé depuis 2018. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Corriger sans affaiblir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport du BVG peut ainsi devenir une occasion de consolider l’OCLEI plutôt qu’un argument pour l’affaiblir. Le Vérificateur recommande notamment de mieux encadrer la rémunération du personnel, de respecter les procédures de passation et de réception des marchés, de régulariser la situation administrative de certains membres et d’améliorer la production des comptes de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse la plus convaincante serait désormais de rendre compte de l’exécution de ces recommandations, des montants récupérés ou régularisés et des mesures prises pour empêcher la répétition des anomalies. Une institution qui demande aux responsables publics de justifier leur patrimoine peut difficilement se satisfaire d’incertitudes dans sa propre gestion. Mais le contrôle dont elle vient de faire l’objet montre aussi que les organes chargés de surveiller l’action publique peuvent eux-mêmes être contrôlés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est désormais d’aller jusqu’au bout de cette logique. L’exemplarité de l’OCLEI se mesurera aussi à la manière dont il répondra aux irrégularités relevées chez lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Zone aéroportuaire : le procès d'Adama Sangaré remet l'épineux dossier foncier au premier plan]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/zone-aeroportuaire-le-proces-dadama-sangare-remet-lepineux-dossier-foncier-au-premier-plan-3119334.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le procès annoncé de l’ancien maire du District de Bamako, Adama Sangaré, et de huit coaccusés, remet au premier plan l’épineux dossier foncier de la zone aéroportuaire de Sénou. ...]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a881281ac6ca.jpg" length="59809" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 08:57:03 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des responsabilités individuelles que devra établir la justice, l’affaire révèle surtout des années de décisions administratives contradictoires sur un domaine stratégique que l’État avait lui-même décidé de protéger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience est annoncée pour le 5 octobre 2026 dans un dossier portant sur des attributions foncières au sein de l’emprise aéroportuaire. La presse évoque plusieurs milliers de parcelles et un préjudice provisoire de près de 484 millions de FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La culpabilité des personnes poursuivies relève du tribunal. Le problème foncier, lui, dépasse largement leur procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La zone réservée à l’aéroport international Modibo-Keïta de Bamako-Sénou couvre plus de 7 149 hectares. Elle avait été délimitée pour préserver les activités aéronautiques et la sécurité autour de la principale porte aérienne du pays. Pourtant, des habitations, entrepôts, installations industrielles et autres constructions ont progressivement occupé une partie de cet espace. À Faladié Est-extension seulement, environ 3 000 lots avaient été recensés dans l’emprise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des papiers délivrés par l’administration</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dossier devient plus complexe lorsque l’on examine la situation des occupants. Certains affirment s’être installés sur la base de lettres d’attribution, de permis d’occuper ou d’autres documents émanant d’autorités publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une enquête menée sur la zone avait ainsi retrouvé des détenteurs de documents portant les cachets d’administrations maliennes. Elle rappelait également que plusieurs autorisations temporaires d’occupation avaient été accordées en 2013 sur des parcelles comprises dans le domaine aéroportuaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est là que la responsabilité de l’État apparaît au-delà des poursuites judiciaires. Pendant des années, différentes administrations ont pu intervenir sur un même espace avec des décisions parfois difficiles à concilier. Des citoyens ont acheté, construit ou investi pendant que d’autres services continuaient d’affirmer le caractère protégé du domaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation ne transforme pas une occupation irrégulière en droit acquis. Elle impose toutefois de distinguer le spéculateur qui savait acheter dans une zone interdite du ménage ayant pu croire à la validité d'un document délivré par une autorité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les précédentes tentatives de déguerpissement montrent d’ailleurs que le problème est ancien. Dès 1995, des occupations avaient donné lieu à des démolitions et à des mesures de recasement ou d’indemnisation. Malgré les différentes opérations engagées depuis, les constructions ont continué sur certaines parties du domaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sécuriser définitivement l’emprise</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès d’octobre pourra déterminer des responsabilités individuelles, mais il ne suffira pas à régler le problème foncier de Sénou. Une réponse durable suppose d’abord que l’État rende incontestable la délimitation actuelle de l’emprise aéroportuaire et la rende accessible au public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faudrait ensuite inventorier les titres, lettres d’attribution et autorisations délivrés au fil des années, déterminer leur valeur juridique et identifier les administrations qui les ont émis. Les occupants de bonne foi doivent pouvoir connaître clairement leur situation avant toute nouvelle opération de déguerpissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les zones indispensables à la sécurité aérienne doivent parallèlement être protégées de nouvelles implantations. Le contrôle des constructions et des transactions foncières autour de l’aéroport ne peut plus intervenir seulement lorsque les bâtiments sont déjà sortis de terre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dossier de Sénou montre ainsi les limites d’une politique qui sanctionnerait uniquement les conséquences d’un désordre administratif ancien. L’État doit protéger son domaine, mais aussi assumer la cohérence de ses propres décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès dira éventuellement qui a enfreint la loi. La solution durable dépendra surtout de la capacité de l’administration à faire en sorte qu’une parcelle protégée aujourd’hui ne puisse plus être attribuée demain par une autre de ses structures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Chemin de fer Bamako–Kayes : à quand le retour du train sur les rails ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/transport/chemin-de-fer-bamakokayes-a-quand-le-retour-du-train-sur-les-rails-3119168.html</link>
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                    <description><![CDATA[Un train a récemment circulé sur les rails ravivant l’espoir des usagers. Trois ans après une coûteuse relance, la pérennité du service voyageur reste toutefois à confirmer.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a7ec5cf9c991.jpg" length="72997" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 07:38:32 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sifflement du train a de nouveau retenti sur l’axe Bamako–Kayes à la faveur d’un essai organisé en fin juillet 2026. L’événement a suscité un réel soulagement dans les localités traversées, où le chemin de fer représente à la fois un moyen de transport populaire, un débouché commercial et un lien historique avec la capitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette circulation ponctuelle marque une évolution encourageante après une longue période d’incertitude. Elle ne constitue cependant pas encore la preuve d’une reprise régulière. Aucun calendrier public durable, précisant les jours de départ, les fréquences, les tarifs et les conditions de réservation, n’accompagne pour l’instant ce retour sur les rails.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les habitants de Kayes, Kita, Bafoulabé, Mahina et des nombreuses localités riveraines, la question dépasse largement le symbole. La suspension prolongée du trafic a renforcé la dépendance à la route, avec des déplacements souvent plus coûteux et plus pénibles. Elle a également affecté les petits commerçants, restaurateurs, transporteurs et vendeurs qui vivaient en partie de l’activité des gares.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Près de 10 milliards de FCFA pour une reprise vite interrompue</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le trafic régulier de voyageurs entre Bamako et Kayes avait officiellement repris le 9 juin 2023, après cinq années d’arrêt. L’événement avait été présenté comme l’aboutissement d’un important effort national et comme une réponse aux attentes des populations de l’ouest du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Près de 10 milliards de FCFA avaient été mobilisés dans le cadre du plan d’urgence de relance. Les travaux comprenaient notamment la réhabilitation de 19 gares, le confortement des ponts de Galougo, Mahina et Toukoto, l’acquisition de pièces de rechange ainsi que la remise en état de locomotives, de voitures, de fourgons et de générateurs. Des conducteurs, aiguilleurs et agents de gare avaient également été formés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’espoir a été de courte durée. Le 24 novembre 2023, le train n°15, qui transportait 410 passagers entre Kayes et Bamako, a déraillé à environ neuf kilomètres de la gare de Mahina. Aucun voyageur n’avait été blessé, mais deux agents de la Société de patrimoine ferroviaire du Mali avaient subi des blessures légères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis cet accident, le trafic n’a pas retrouvé une régularité clairement établie et accessible au public. La question n’est donc pas de nier l’investissement réalisé ni les efforts techniques consentis. Elle est de comprendre pourquoi une remise en service aussi coûteuse n’a pas encore débouché sur une exploitation continue, prévisible et durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités gagneraient à rendre publiques les conclusions techniques relatives au déraillement, l’état actuel de la voie, le coût des réparations engagées depuis novembre 2023 et les garanties de sécurité exigées avant toute reprise complète. Ces informations permettraient de mesurer ce qui a été corrigé et ce qui reste encore à faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un voyage spécial ne fait pas encore un service régulier</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le récent voyage Bamako–Kayes constitue un signal positif. Un reportage consacré à cette circulation spéciale la présente comme une opération organisée pour répondre à l’attente des voyageurs. Mais une liaison ferroviaire ne peut durablement reposer sur des voyages exceptionnels annoncés au cas par cas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un service public régulier suppose un calendrier connu, des billets accessibles, des départs respectés, un dispositif permanent de maintenance et une information fiable des passagers. Il implique également une programmation budgétaire permettant d’entretenir la voie, le matériel roulant, les gares et les ouvrages d’art au-delà des opérations ponctuelles de remise en état.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’absence d’un calendrier clairement annoncé entretient l’incertitude. Les voyageurs ignorent si le trajet spécial ouvre la voie à une reprise hebdomadaire, bimensuelle ou simplement occasionnelle. Les acteurs économiques établis le long de la ligne ne peuvent pas davantage organiser leurs activités autour d’un service dont la fréquence reste imprévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La relance du train revêt pourtant une importance particulière pour un pays enclavé comme le Mali. La voie ferroviaire Bamako–Kayes forme la partie nationale de l’ancienne ligne Dakar–Bamako, un axe historique qui pourrait contribuer à diversifier le transport des personnes et des marchandises, à réduire la pression sur les routes et à soutenir les économies locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sénégal poursuit de son côté ses projets de modernisation ferroviaire vers Tambacounda. Cette dynamique rappelle l’intérêt stratégique d’une vision concertée à long terme, même si le rétablissement intégral de la liaison internationale reste un chantier beaucoup plus vaste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité immédiate demeure toutefois nationale. Après les milliards investis, les années d’attente et les espoirs suscités par le voyage spécial de juillet 2026, les populations ont besoin d’une feuille de route précise. Elles doivent savoir quand le train circulera, à quelle fréquence, dans quelles conditions de sécurité et avec quelles garanties de continuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv1677048506msonormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retour ponctuel du train mérite d’être salué. Sa véritable réussite se mesurera néanmoins lorsque les usagers pourront se rendre à la gare en ayant la certitude qu’un train les attend, et non le simple espoir qu’un nouveau voyage spécial soit annoncé.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cheick Bougounta CISSE</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[CHU-IOTA : le Centre d’ophtalmo-pédiatrie financé par la Canam]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/communique-391/chu-iota-le-centre-dophtalmo-pediatrie-finance-par-la-canam-3119008.html</link>
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                    <description><![CDATA[Entreprise citoyenne, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a financé la construction du Centre d’ophtalmo-pédiatrie du CHU-IOTA à Bamako.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a75c33964474.jpg" length="106864" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 11:36:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette infrastructure moderne contribue à la préservation de la vue des enfants du Mali et d’autres pays africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fonctionnel, le Centre est un bâtiment de type R+2, extensible, comprenant des salles de consultation, d’examens angiographiques ainsi que des bureaux pour le personnel médical. Il offre des conditions optimales pour le diagnostic, le traitement et le suivi des pathologies ophtalmologiques de l’enfant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalisation de cette infrastructure illustre l’engagement de la Canam en faveur du renforcement du système de santé et de la solidarité envers ses assurés. La première pierre du centre a été posée le 2 octobre 2014 par feu le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, dans l'enceinte du CHU-IOTA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SERCOM/CANAM-La CANAM est certifiée ISO 9001:2015<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Carburant : l'après-convoi]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/carburant-lapres-convoi-3119007.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’arrivée régulière de centaines de camions-citernes a amélioré l’approvisionnement du Mali en carburant après plusieurs mois de fortes perturbations.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202608/image_870x580_6a734722f1886.jpg" length="66951" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 11:34:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce répit confirme l’efficacité des escortes, mais rappelle aussi la dépendance du pays à des routes vulnérables et la nécessité de constituer rapidement des réserves durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un convoi de 950 camions-citernes est arrivé à Bamako le 17 juillet 2026, vers 5 heures du matin, sous la protection des Forces armées maliennes. La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence, avec l’appui de la Police nationale, a ensuite supervisé l’acheminement des produits vers les points de distribution. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois jours plus tard, la réunion gouvernementale consacrée aux hydrocarbures a fait état de 902 citernes importées entre le 13 et le 19 juillet par 42 opérateurs. Elles représentaient plus de 40,9 millions de litres, dont 432 citernes de gasoil, 408 de supercarburant, 51 de fuel et 11 de gaz butane. Ces chiffres traduisent une accélération sensible. Entre le 15 et le 21 juin, le pays n’avait réceptionné que 655 citernes, soit environ 29,8 millions de litres et un taux de ravitaillement évalué à 27%. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les opérateurs signalaient alors des commandes en attente, la dégradation de certaines routes et des retards dans l’arrivée des convois. Les données publiées les 17 et 20 juillet utilisent toutefois des périmètres différents, avec 950 camions annoncés à l’arrivée contre 902 citernes comptabilisées dans les importations de la semaine. Une présentation harmonisée des volumes, des périodes et des produits aiderait les consommateurs à mieux apprécier le niveau réel de l’approvisionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un répit encore fragile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La succession des convois a réduit la pression sur les stations-service et permis de reconstituer une partie des stocks. Elle représente aussi un résultat sécuritaire important pour les soldats chargés des escortes, les conducteurs et les opérateurs qui continuent de parcourir de longues distances dans des conditions difficiles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience récente invite néanmoins à la prudence. En septembre 2025, au moins 40 citernes avaient été détruites lors de l’attaque d’un convoi de plus de 100 véhicules sur l’axe Kayes-Bamako, après l’annonce par le JNIM d’un blocus visant les importations de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pénurie qui avait suivi avait ralenti les transports, perturbé les activités économiques et aggravé les difficultés d’approvisionnement électrique. Après deux mois de blocus, Bamako avait connu la fermeture de stations, l’arrêt temporaire des cours et de lourdes contraintes pour les entreprises dépendantes des groupes électrogènes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le carburant est ainsi devenu une cible stratégique. En attaquant les citernes et les routes commerciales, les groupes armés peuvent affecter la vie quotidienne sans contrôler les grandes villes. Chaque interruption se répercute rapidement sur les transports, les prix des marchandises, la production, les services publics et les revenus des ménages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les escortes militaires restent donc indispensables, mais elles constituent une réponse coûteuse et exposée. Elles mobilisent des soldats, des véhicules, du renseignement et des moyens logistiques sur des axes très étendus. La protection des chauffeurs et de leurs apprentis mérite également une attention particulière, notamment à travers des assurances et des mécanismes d’indemnisation adaptés aux risques encourus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des routes sous pression<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali demeure tributaire de ses voisins côtiers pour son approvisionnement. La Côte d’Ivoire occupe une place centrale dans ce dispositif grâce aux capacités de raffinage et de stockage d’Abidjan et de Yamoussoukro. La GESTOCI indiquait avoir assuré 52% de l’approvisionnement du marché malien en 2023. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette relation est un atout plutôt qu’une faiblesse en elle-même. Le corridor ivoirien offre au Mali un accès à des infrastructures importantes et à un fournisseur régional expérimenté. Les difficultés apparaissent lorsque le pays dépend trop fortement d’un itinéraire, d’un nombre limité de dépôts ou d’une chaîne logistique reposant principalement sur le transport routier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux retards observés en juin, le gouvernement avait annoncé une mission à Abidjan et la recherche de sources d’approvisionnement plus diversifiées. Cette orientation doit être poursuivie en maintenant plusieurs corridors actifs vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée et les autres marchés accessibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diversification ne consiste pas seulement à changer de fournisseur. Elle suppose aussi de disposer de capacités de stockage dans plusieurs régions, afin que l’essentiel des produits ne transite pas systématiquement par Bamako avant d’être redistribué vers le reste du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités ont d’ailleurs demandé une meilleure traçabilité des livraisons et une répartition plus équilibrée des stocks, avec une attention particulière accordée aux zones confrontées à l’insécurité. Cet effort doit permettre d’éviter qu’une amélioration visible dans la capitale coexiste avec des pénuries prolongées dans certaines régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le stock comme priorité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État a commencé à construire une réponse plus durable. Une ordonnance publiée en avril 2026 a institué un stock national de sécurité couvrant le supercarburant, le gasoil, le carburéacteur et le gaz butane. La réserve doit représenter 45 jours de consommation pour chacun de ces produits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Office malien des produits pétroliers est chargé de constituer, gérer et contrôler ces stocks. Le dispositif prévoit des dépôts proches des grandes zones de consommation et dans des localités éloignées des sources d’approvisionnement. Durant la période transitoire, le tiers des capacités existantes doit être consacré à la réserve nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi confie le financement à l’État, notamment au moyen de taxes prélevées sur les produits pétroliers. Elle autorise également les opérateurs privés à constituer une partie de la réserve, dans la limite de la moitié du volume national, et impose des rapports trimestriels sur son niveau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce cadre constitue une avancée importante. Son efficacité dépendra maintenant de la capacité réelle des dépôts, du rythme de constitution des réserves et de la transparence sur leur financement. Les consommateurs devront notamment savoir quel effet les nouvelles taxes auront sur les prix à la pompe et comment les recettes collectées seront utilisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La publication régulière du nombre de jours de consommation disponibles, sans divulguer d’informations sensibles sur la sécurité des sites, renforcerait la confiance. Elle permettrait aussi de distinguer les stocks commerciaux ordinaires de la réserve stratégique, qui doit rester disponible pour les situations de force majeure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse de l’État ne peut cependant reposer uniquement sur les citernes et le stockage. Le développement du solaire, de l’hydroélectricité et des interconnexions régionales doit progressivement réduire la quantité de carburant utilisée pour produire de l’électricité. Une moindre dépendance des entreprises et des ménages aux groupes électrogènes allégerait également la pression sur les importations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les convois de juillet offrent un soulagement réel et témoignent d’un effort important des forces de sécurité, des services publics et des opérateurs. Le véritable progrès apparaîtra lorsque l’approvisionnement ne sera plus mesuré seulement au nombre de citernes arrivées à Bamako, mais à la régularité des livraisons, au niveau des réserves, à la disponibilité dans les régions et à la capacité du pays à résister plusieurs semaines à une nouvelle perturbation.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Cheick B. CISSE</span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pr Drissa Diakité, quatre ans après sa disparition : un plaidoyer pour que la Cité universitaire de Kabala porte son nom]]></title>

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                    <description><![CDATA[Il y a des personnes qui ont dédié toute leur vie au rayonnement de la Nation malienne. Parmi celles-ci figure le Pr Drissa Diakité...]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 09:27:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des personnes qui ont dédié toute leur vie au rayonnement de la Nation malienne. Parmi celles-ci figure le Pr Drissa Diakité, arraché à l’affection des siens le 1er juillet 2022. Il fait partie des hommes qui méritent d’entrer au Panthéon dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décédé le 1er juillet 2022 à Bamako à l’âge de 70 ans, le Professeur Diakité aura passé toute sa carrière dans la transmission du savoir aux enfants maliens. Du début de sa carrière en 1982 à sa mort, le professeur d’histoire a enseigné à plusieurs milliers d’étudiants du Mali et d’ailleurs, d’abord à l’École normale supérieure (ENSup) de 1982 à 1996, puis à la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH), où il a été Doyen de 1996 à 2006.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le professeur d’histoire, alors conseiller technique, a été le principal artisan de la construction de la Cité universitaire de Kabala pour avoir été en charge des négociations auprès de la partie chinoise. Ses anciens collaborateurs le décrivent comme un gros travailleur dont l’intégrité était au-dessus de tout soupçon. « Le Pr Drissa Diakité était un homme d’engagement et de rigueur », témoignent plusieurs d’entre eux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de tout son parcours professionnel et de son engagement pour l’éducation malienne, le Pr Drissa Diakité mérite qu’on donne son nom à la Cité universitaire de Kabala, ou du moins à un de ses bâtiments. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui serait mérité au vu de son implication surtout en cette année dédiée à la culture et à l’éducation. En procédant ainsi, les autorités répareraient non seulement une injustice, mais elles rendraient aussi hommage à la mémoire d’un grand homme ayant laissé une empreinte indélébile sur cette terre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honorer la mémoire du Pr Drissa Diakité, c’est faire preuve de reconnaissance à l’endroit d’un digne et loyal serviteur de la Nation, et pousser d’autres à suivre son exemple. C'est une manière concrète de faire vivre sa mémoire, pour que les étudiants et futurs étudiants qui fouleront ce campus sachent qu'ils le doivent, en grande partie, à la persévérance d'un enseignant-chercheur patriote. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, les autorités de la transition traduiront en actes concrets l’adage selon lequel « aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ». Pour mieux connaître l’homme, nous vous proposons de lire en encadré son portrait dressé par nos confrères de l’AMAP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur Drissa Diakité, le parcours atypique d’un historien chevronné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako, 27 juin (AMAP), le Professeur Drissa Diakité était un historien et universitaire malien, spécialisé dans l’histoire du Mali et des sociétés africaines. Son parcours professionnel se caractérise par une longue carrière dans l’enseignement supérieur, la recherche et la production intellectuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né le 16 octobre 1952 à Baraouéli, Drissa Diakité effectue ses études primaires à Gourma Rahrous. Après l’obtention du DEF, il a été orienté au Lycée de Badalabougou à Bamako. Il y obtient son baccalauréat en 1971 en série Lettres Modernes Techniques (LMT).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette même année, grâce à une bourse d’études, il s’envole pour la France (l’Université de Caen) où il a obtenu une licence d’enseignement en Histoire. Son brillant parcourt le conduit ensuite à la Sorbonne (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) où il prépare une maîtrise puis un DEA en Histoire avant de soutenir, en 1980, un doctorat en Lettres, option Histoire. Il a également fréquente l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) où il a obtenu un Certificat de Langues et Civilisations Mandingues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Carrière professionnelle d’un enseignant par vocation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1982, Dr Drissa Diakité décide de rentrer au Mali où il entama la même année sa carrière d’enseignant-chercheur à l’Ecole Normale supérieure (ENSup) où il enseigne de 1982 à 1996. Professeur à l’Université de Bamako (devenue par la suite l’Université du Mali). Il devient le premier Doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH). Il œuvre à l’introduction des langues nationales dans le cursus universitaire et participe à la modernisation de l’enseignement supérieur malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De 1995 à 2005, Drissa Diakité a été coordonnateur d’un projet de recherche mené dans le cadre de la coopération entre l’Université d’Oslo (Norvège) et l’Ecole normale supérieure (ENSup) intitulé : « Recherches concernant l’introduction des langues nationales dans le système éducatif. Il participe à l’élaboration de manuels de grammaire en bamanankan et en fulfulde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">‎Conseiller technique auprès des ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le Professeur Drissa Diakité était doué d’une impressionnante capacité de conception. Cette qualité lui a valu l’appréciation et l’estime de sa hiérarchie dans sa fonction de conseiller technique au département de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, fonction plusieurs fois renouvelée. (De 1991 à 1994 puis de 2007 à 2017) et ses compétences ont été mises à profit quelque temps après son départ à la retraite pour le suivi de l’exécution des travaux de construction des infrastructures universitaires de Kabala.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Travaux et publications<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pr. Drissa Diakité a consacré ses recherches à l’histoire du Mali, à la civilisation mandingue et aux traditions orales africaines. Parmi ses ouvrages les plus connus : Mali-France, regards sur une histoire partagée (2005), co-dirigé avec Catherine Choquet ; Contribution à Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, avec Adame Ba Konaré (2008) ; Kuyatè, la force du serment, aux origines du griot mandingue (2009) : une œuvre qui retrace la genèse de l’Empire du Mali et met en valeur le rôle des griots dans la transmission de l’histoire. Cet ouvrage a reçu le Prix Massa-Makan Diabaté ; Le Mansaya et la société mandingue (2021), récompensé par le Prix Moussa Sow en 2022.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imprégné de la culture Malinké et notamment celle de son terroir d’origine, le Birko, l’historien Drissa Diakité a aussi conduit de nombreuses enquêtes sur les pratiques culturelles malinkés, dont certains des résultats ont fait l’objet de publications dans différentes revues scientifiques et littéraires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distinctions honorifiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre ces prix littéraires, les multiples talents, les nombreuses réalisations et contributions du Pr Drissa Diakité lui ont valu plusieurs autres distinctions honorifiques. Il était notamment Chevalier de l’ordre national du Mali ; Officier de l’ordre national du Mali. ; Chevalier de l’ordre international des Palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ; Chevalier de l’ordre national des Palmes académiques de France ; Officier de l’ordre national des Palmes académiques de France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Fin de parcours</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur Drissa Diakité est décédé le 1er juillet 2022 à Bamako après une carrière bien remplie. À l’occasion de ses cérémonies funéraires, le Pr Doulaye Konaté a rendu pour le compte de l’Académie des Sciences du Mali (ASM) et de l’Association des historiens du Mali (ASHIMA) un hommage mérité à l’illustre disparu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’instar de ses parents, collaborateurs et toute la communauté scientifique, le professeur Doulaye Konaté a reconnu les valeurs d’un bâtisseur. Un homme d’action qui savait faire preuve de pragmatisme, un pédagogique exceptionnel et un modèle d’humanisme dont l’œuvre continuera d’inspirer les générations futures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MLHD/KM (AMAP)<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Cinq ans de Transition du le Général d’Armée Assimi Goïta :  Des avancées significatives dans les secteurs de la santé, de la réconciliation et des affaires religieuses]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/nation/visa-pour-dubai-que-se-passe-t-il-avec-les-passeports-maliens-3118224.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans le cadre de la commémoration des cinq années d’exercice du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, trois membres du gouvernement ...]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 09:22:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la commémoration des cinq années d’exercice du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, trois membres du gouvernement se sont prêtés, ce jeudi 2 juillet, à un exercice de redevabilité devant un public venu s’informer sur les principales réalisations enregistrées dans leurs secteurs respectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit du ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, du ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, et du ministre du Culte et des Affaires religieuses, Mahamadou Koné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assurant la police des échanges, le ministre d’État Ismaël Wagué a introduit ses deux homologues avant de leur donner la parole pour la présentation des résultats obtenus au cours des cinq dernières années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la sérénité et la maîtrise qui la caractérisent, le ministre Assa Badiallo Touré a dressé le bilan de son département. Un bilan largement salué par les participants, les bénéficiaires et les différents témoignages recueillis dans la salle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les réalisations majeures figurent notamment la construction de 15 hôpitaux de district actuellement en chantier, l’édification des sièges de la Maison des Pupilles, de l’INPS et de la CANAM, la création de centres de dialyse, l’installation de panneaux solaires dans les structures sanitaires (hôpitaux et CSRéf), les dons de vivres et de non-vivres aux couches vulnérables ainsi qu’aux victimes d’inondations, les actions de solidarité à travers l’initiative « Soungalo Solidarité », l’équipement des établissements de santé et la promotion de la digitalisation des services de santé et de développement social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette modernisation a notamment permis la mise en œuvre du paiement des pensions par transfert d’argent mobile, facilitant ainsi l’accès aux prestations sociales pour de nombreux bénéficiaires. Profitant de cette tribune, le ministre a exprimé sa profonde gratitude au président de la Transition pour sa vision fondée sur le partage, la cohésion sociale et le développement du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le ministre du Culte et des Affaires religieuses, Mahamadou Koné, a mis en lumière les avancées enregistrées dans l’organisation des pèlerinages musulman et chrétien, ainsi que les efforts consentis en matière de formation des leaders religieux au Mali et à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre d’État Ismaël Wagué a, quant à lui, présenté les actions entreprises dans les domaines de la réconciliation, de la paix et du développement communautaire. Il a souligné l’importance du partenariat établi avec les acteurs locaux, véritables relais de proximité, qui contribuent à l’atteinte des résultats enregistrés. Il a attribué ces avancées à la vision du président de la Transition, qu’il a saluée avec respect et reconnaissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différentes questions et demandes d’éclaircissement adressées aux trois ministres ont reçu des réponses jugées satisfaisantes par les participants. Les intervenants ont réaffirmé leur disponibilité et assuré que les portes de leurs départements demeurent ouvertes à tous, dans un esprit de collaboration et de service public, afin de contribuer ensemble au développement du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Si nous nous donnons la main, il n’y a aucune raison pour que nous ne réussissions pas », a déclaré le ministre Koné. C’est sur une note d’espoir que s’est achevée cette plénière, marquée par des échanges fructueux, des témoignages édifiants et l’engagement renouvelé des autorités à poursuivre les efforts en faveur du développement, de la paix et du bien-être des populations maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réseau de communication du MSDS<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Face à la complexité de la crise, les FAMa veillent au grain et infligent de lourdes pertes à la coalition FLA/JNIM]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/face-a-la-complexite-de-la-crise-les-fama-veillent-au-grain-et-infligent-de-lourdes-pertes-a-la-coalition-flajnim-3118285.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le week-end a été marqué par une série d'attaques terroristes contre plusieurs localités du Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 09:12:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le mode opératoire lâche et complexe des assaillants, les Forces armées maliennes (FAMa) ont réussi à prendre le dessus en leur infligeant de lourdes pertes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Regain de tension dans le pays. Après leur forfait du 25 avril dernier, les Forces de libération de l’Azawad (FLA) et leurs alliés djihadistes du JNIM ont lancé, ce week-end, des attaques coordonnées contre plusieurs localités du territoire malien. Ces assauts lâches et barbares ont notamment visé Aguel'hoc, Gao, Sévaré, Kénioroba et surtout Anéfis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dessein funeste de cette offensive d'envergure, selon plusieurs sources sécuritaires, était de s'emparer de la ville d'Anéfis, située à une centaine de kilomètres de Kidal. Une telle prise aurait permis aux groupes armés non étatiques de renforcer leurs positions dans le Nord de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un échec cuisant pour les assaillants, qui n'ont réussi à atteindre aucun de leurs objectifs. Grâce à la détermination et la promptitude des FAMa, dont la riposte vigoureuse a permis de repousser le danger tout en infligeant de lourdes pertes à la coalition FLA/JNIM. Une correction que ces apprentis sorciers, qui ensanglantent le pays depuis des années, ne sont pas près d'oublier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Sévaré, le bilan provisoire fait état de la neutralisation de 20 terroristes, ainsi que de la destruction de plusieurs motos et de véhicules équipés. Du côté de Gao, la hiérarchie militaire annonce que six terroristes ont été neutralisés et un véhicule détruit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Côté ami, l'armée déplore dans son communiqué la mort d'une personne à Gao et signale quatre blessés, tous pris en charge par les services de santé. « Les opérations de ratissage se poursuivent », annonce la hiérarchie militaire, qui rassure l'opinion publique : la situation est entièrement sous contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Or malien : le gouvernement de la transition veut reprendre la main sur la filière artisanale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/or-malien-le-gouvernement-de-la-transition-veut-reprendre-la-main-sur-la-filiere-artisanale-3118284.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali a franchi une nouvelle étape dans l’encadrement de son or artisanal]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 09:10:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">. Le Conseil national de Transition a adopté, le 30 juin 2026, la loi ratifiant la création de l’Office malien des substances précieuses (OMASP), chargé d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mesure intervient dans un contexte de fortes préoccupations autour de la traçabilité, de la contrebande et des pertes de recettes publiques dans l’un des secteurs les plus stratégiques du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créé par ordonnance le 10 avril 2026, l’Office malien des substances précieuses (OMASP) est un établissement public à caractère industriel et commercial relevant de l’État. Ses modalités d’organisation ont été fixées par décret, tandis que Soumaïla Siby a été nommé Président-directeur général de l’Office le 5 mai 2026. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les autorités, cette structure doit permettre de mieux organiser la commercialisation de l’or, notamment celui issu de l’orpaillage artisanal et des petites mines. Le gouvernement entend ainsi renforcer le contrôle des flux, améliorer la transparence et réduire les écarts entre les volumes officiellement déclarés au Mali et ceux enregistrés par les pays importateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces écarts sont au cœur du problème<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’après les données de SWISSAID, le Mali aurait produit plus de 300 tonnes d’or artisanal non déclarées entre 2012 et 2022, pour une valeur estimée à 13,5 milliards de dollars. L’organisation estime aussi que plus de 634 tonnes d’or auraient été exportées en contrebande du Mali vers les Émirats arabes unis entre 2013 et 2022, représentant un manque à gagner fiscal potentiel de plusieurs centaines de millions de dollars. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question dépasse le seul Mali. À l’échelle africaine, SWISSAID estime qu’entre 321 et 474 tonnes d’or artisanal sont produites chaque année sans déclaration. En 2022, au moins 435 tonnes auraient quitté illégalement le continent, principalement vers les grands hubs internationaux de négoce, dont les Émirats arabes unis, la Suisse et l’Inde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l’enjeu est d’autant plus sensible que l’or reste la principale richesse d’exportation du pays. Le secteur industriel traverse cependant une période de tension. La production industrielle a reculé de près de 23% en 2025, en raison notamment des difficultés autour du complexe Loulo-Gounkoto de Barrick. Dans le même temps, l’État cherche à augmenter sa part des revenus miniers à travers le nouveau code minier, la renégociation des relations avec les compagnies et le contrôle accru des circuits de commercialisation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’or artisanal constitue l’autre grand chantier. Il fait vivre de nombreux orpailleurs, fournisseurs, transporteurs, acheteurs, intermédiaires et familles dans les zones minières, notamment à Kayes, Sikasso, Koulikoro et dans certaines localités du Sud et de l’Ouest. Mais il reste largement dominé par l’informel, avec des circuits difficiles à tracer, une fiscalité limitée, des conditions de travail précaires et des risques environnementaux liés notamment à l’usage de produits chimiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création de l’OMASP répond donc à une nécessité réelle. Mais son efficacité dépendra de sa capacité à agir sur le terrain. Centraliser la commercialisation ne suffira pas si les orpailleurs ne trouvent pas d’intérêt à vendre par les circuits officiels. Pour réduire la contrebande, l’État devra proposer des prix attractifs, simplifier les procédures, sécuriser les sites, contrôler les comptoirs, accompagner les coopératives et éviter une fiscalité qui pousserait les acteurs vers les routes clandestines. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transparence sera également déterminante. Les volumes achetés, les prix pratiqués, les exportations, les recettes collectées et l’utilisation des fonds devront être publiés régulièrement pour mesurer l’impact réel du dispositif. Sans données accessibles, l’OMASP risque de devenir une structure supplémentaire dans un secteur déjà marqué par l’opacité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu n’est donc pas seulement de reprendre le contrôle de l’or artisanal. Il est de transformer une richesse largement informelle en ressource mieux tracée, mieux taxée et mieux utile au développement national. Pour Bamako, le défi sera de passer d’une logique de contrôle administratif à une véritable organisation économique de la filière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick B. CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Opération spéciale d'immatriculation des motos : Pourquoi la sensibilisation sera la clé du succès]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/transport/operation-speciale-dimmatriculation-des-motos-pourquoi-la-sensibilisation-sera-la-cle-du-succes-3117784.html</link>
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                    <description><![CDATA[Lancée ce lundi 15 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national, l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues répond à des impératifs de sécurité et de traçabilité. Mais son acceptation dépendra surtout de la capacité des autorités à informer, expliquer et rassurer les usagers.]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 22 Jun 2026 02:06:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération concerne les motos, tricycles et autres engins motorisés circulant sans plaque d’immatriculation. Présentée par le ministère des Transports et des Infrastructures comme une mesure destinée à mieux identifier les engins en circulation, elle intervient dans un contexte marqué par l’insécurité, les accidents de la route, le vol de motos et l’utilisation fréquente de deux roues dans les déplacements de groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le principe, la mesure peut se comprendre. Un engin sans plaque est difficile à identifier en cas d’accident, d’infraction, de vol ou d’enquête. Lorsqu’un conducteur prend la fuite après avoir percuté un piéton, lorsqu’une moto volée est revendue ou lorsqu’un engin est utilisé pour faciliter une activité criminelle, l’absence d’immatriculation complique le travail des services compétents. Une plaque permet de rattacher un engin à un propriétaire, de responsabiliser les usagers et de réduire l’anonymat dans la circulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dimension sécuritaire est également importante. Dans plusieurs zones du pays, les motos sont utilisées par des groupes armés pour se déplacer rapidement, contourner les axes surveillés, transporter des combattants ou mener des attaques avant de se disperser. Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs localités du Mali ont rappelé l’importance de la mobilité dans les modes opératoires des assaillants. Dans ce contexte, mieux identifier les engins en circulation répond à un besoin réel de sécurité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais une mesure peut être nécessaire sans être automatiquement comprise. C’est là que se situe le cœur des inquiétudes. Beaucoup d’usagers ne rejettent pas forcément le principe de l’immatriculation. Ce qui inquiète davantage, c’est la manière dont l’opération est expliquée, organisée et appliquée. Une mesure sécuritaire conduite sans pédagogie peut être perçue comme une contrainte supplémentaire, surtout dans un pays où les deux et trois roues occupent une place centrale dans la mobilité quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bamako comme dans les régions, les motos servent à aller au travail, au marché, à l’école, au champ ou au centre de santé. Les tricycles sont indispensables dans le commerce, les livraisons, le transport de charges et plusieurs petits métiers. Derrière chaque engin, il y a souvent une activité économique, une famille à nourrir ou une nécessité sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si aucun chiffre public récent ne permet d’établir avec précision le nombre total de motos en circulation au Mali, les données commerciales montrent l’ampleur du phénomène : en 2024, la Chine a exporté vers le Mali plus de 140 000 motocyclettes, sans compter les engins venus d’autres pays et ceux déjà présents sur le territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première difficulté reste celle de l’information. Tous les usagers savent-ils quels engins sont concernés ? Connaissent-ils les pièces à fournir, les centres compétents, le coût exact, les délais et les sanctions éventuelles ? Que se passe-t-il pour ceux qui n’ont plus de facture d’achat ? Quelles solutions sont prévues pour les motos anciennes, les engins achetés de main à main ou les propriétaires vivant loin des centres d’immatriculation ? Tant que ces questions ne recevront pas de réponses claires, l’inquiétude restera forte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les informations disponibles, les usagers doivent fournir une copie d’une pièce d’identité, un certificat de résidence, la facture d’achat ou la vignette de l’année en cours, ainsi qu’une déclaration de mise en circulation à renseigner au centre d’immatriculation. Le coût annoncé est de 12 000 francs CFA par engin, avec un paiement prévu via la plateforme Trésor Pay. Ces précisions sont importantes, mais elles doivent être largement expliquées, notamment aux usagers vivant loin des services administratifs ou peu familiers avec les démarches numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question du coût est également sensible. Même lorsqu’un montant paraît limité, il peut représenter un effort important pour un conducteur de mototaxi, un livreur, un petit commerçant, un apprenti, un paysan ou un chef de famille déjà confronté à la hausse du coût de la vie. Pour beaucoup, la moto n’est pas un luxe, mais un outil de travail. L’immatriculation devient alors une dépense obligatoire directement liée à la survie économique quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sensibilisation doit être placée au cœur du dispositif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accès aux centres d’immatriculation constitue un autre défi. Dans les grandes villes, il faut éviter les longues files d’attente, les lenteurs et les incompréhensions. Dans les régions, il faut tenir compte des distances, de l’état des routes, de l’insécurité et du temps perdu par les usagers. Si un propriétaire doit parcourir plusieurs dizaines de kilomètres et suspendre son activité pour se mettre en règle, la mesure risque d’être vécue comme une charge lourde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La confiance est aussi au centre du problème. Beaucoup de citoyens associent encore les formalités administratives aux tracasseries, aux frais imprévus ou aux contrôles abusifs. Si l’opération n’est pas clairement encadrée, certains pourraient craindre que l’absence de plaque devienne un prétexte pour multiplier les sanctions, les saisies ou les paiements non officiels. Une opération de sécurité ne doit pas devenir une nouvelle source de pression sur les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi la sensibilisation doit être placée au cœur du dispositif. Elle ne doit pas venir après les contrôles, mais avant. Il ne suffit pas d’annoncer le démarrage de l’opération. Il faut aller vers les usagers, parler leur langue, répondre à leurs inquiétudes et expliquer concrètement ce que l’immatriculation peut leur apporter : meilleure identification en cas d’accident, lutte contre le vol, protection des propriétaires honnêtes, responsabilisation des conducteurs et appui aux enquêtes sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les radios locales, les mairies, les chefs de quartier, les autorités coutumières, les syndicats de transporteurs, les vendeurs de motos, les mécaniciens, les associations de jeunes et les organisations communautaires peuvent jouer un rôle déterminant. Les messages doivent être diffusés dans les langues nationales et adaptés aux réalités de chaque zone. Plus l’information sera proche des usagers, plus les rumeurs et les résistances pourront être réduites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État devra aussi clarifier les cas difficiles : motos sans facture, engins anciens, achats de main à main, propriétaires éloignés des centres et usagers ne maîtrisant pas les démarches numériques. Il devra également annoncer clairement les délais, les sanctions éventuelles et les recours possibles. Sans cette clarté, l’opération risque d’être mal comprise, même si son objectif sécuritaire est légitime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’immatriculation des engins à deux et trois roues peut donc être utile, mais sa réussite dépendra de la méthode. Elle doit être transparente sur les coûts, accessible dans les communes, souple pour les cas particuliers et encadrée contre les abus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte actuel, encadrer les motos et tricycles est nécessaire. Mais les encadrer sans expliquer serait une erreur. La sécurité ne se construit pas seulement avec des contrôles et des sanctions. Elle se construit aussi avec la confiance. Et pour une opération aussi sensible, cette confiance commence par la sensibilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou relance le débat sur le sort des journalistes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/le-placement-sous-mandat-de-depot-de-chahana-takiou-relance-le-debat-sur-le-sort-des-journalistes-3117466.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 Septembre », le 8 juin, par le tribunal de Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ...]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 12 Jun 2026 06:55:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le placement sous mandat de dépôt de Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 Septembre », le 8 juin, par le tribunal de Pôle national de lutte contre la cybercriminalité relance le débat sur le traitement judiciaire des faits reprochés aux journalistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les cas Youssouf Sissoko et Alfousseyni Togo, la question n’est pas de soustraire la presse à toute responsabilité, mais de clarifier le cadre applicable entre rigueur professionnelle, loi sur la presse et recours croissant aux textes sur la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la liberté de la presse a longtemps fait partie des marqueurs démocratiques du pays. Avant la crise de 2012, le Mali était régulièrement cité parmi les espaces les plus ouverts du continent en matière de pluralisme médiatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les radios privées, la presse écrite, les débats publics et les journaux d’opinion ont accompagné l’enracinement démocratique depuis les années 1990. Cette tradition demeure un capital précieux pour un pays qui a souvent voulu se distinguer par la vitalité de sa parole publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce paysage que s’inscrit le dossier Chahana Takiou. Directeur de publication du journal Le 22 Septembre, il a été placé sous mandat de dépôt le 8 juin 2026 par le tribunal de Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité, selon des sources professionnelles concordantes, pour des faits rapportés comme relevant de « l’atteinte au crédit de l’État » à travers l’institution judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette procédure intervient deux jours après la clôture du Forum panafricain des médias, tenu à Bamako du 3 au 6 juin, au cours duquel des propos qui lui sont attribués auraient retenu l’attention. Les détails judiciaires précis doivent naturellement être établis par les autorités compétentes et les conseils de l’intéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelques mois plus tôt, Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L’Alternance, avait lui aussi été placé sous mandat de dépôt, le 5 février 2026, après la publication d’un article de presse. Les chefs d’accusation rapportés concernaient notamment la diffusion de fausses informations, l’atteinte au crédit de l’État et l’offense à un chef d’État étranger. Ces affaires, ajoutées à d’autres procédures récentes visant des professionnels des médias, installent une interrogation de fond dans la corporation comme dans l’opinion publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette interrogation ne porte pas sur le droit de sanctionner les abus. Aucun métier ne peut fonctionner sans responsabilité. Le journaliste n’est pas au-dessus des lois. Il doit vérifier ses informations, recouper ses sources, éviter les accusations gratuites, distinguer les faits du commentaire, respecter la présomption d’innocence et donner la possibilité aux personnes mises en cause de répondre. La liberté de la presse n’est crédible que lorsqu’elle s’accompagne d’exigence, de prudence et de déontologie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’autre versant du débat concerne la proportionnalité des réponses. Lorsqu’un fait reproché relève de l’exercice journalistique, beaucoup d’acteurs de la presse estiment que la loi portant régime de la presse et délit de presse devrait rester le cadre naturel d’appréciation. Cette loi de 2000 n’a pas supprimé toutes les peines d’emprisonnement, contrairement à une idée parfois répandue, mais elle institue un régime spécifique, avec des procédures, des délais et des garanties propres aux infractions de presse. Elle distingue aussi les cas ordinaires de diffamation ou d’injure des faits plus graves touchant à la défense, à la sécurité ou à l’incitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat s’est compliqué avec l’essor du numérique. Les articles de journaux circulent désormais sur Facebook, WhatsApp, les sites d’information et les plateformes de partage. Une publication née dans un organe de presse peut être reprise, découpée, commentée, sortie de son contexte ou amplifiée en ligne. C’est précisément là que se pose la difficulté : quand un contenu journalistique passe par Internet, doit-il être traité comme un délit de presse ou comme une infraction de cybercriminalité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi de 2019 sur la cybercriminalité répond à des menaces réelles. Elle vise les fraudes informatiques, l’usurpation, les données illicites, les atteintes commises par voie numérique, les escroqueries en ligne, les menaces, le cyberharcèlement et d’autres formes d’abus. Elle est nécessaire dans un pays où les réseaux sociaux servent parfois à propager de fausses informations, des insultes, des manipulations, des images sensibles ou des accusations sans preuve. Mais son usage dans des dossiers concernant des journalistes pose une question de frontière juridique et professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette frontière mérite d’être clarifiée. Si un journaliste commet une faute dans l’exercice de son métier, le premier réflexe devrait être d’examiner si cette faute relève du régime de la presse. Si le même fait est poursuivi sous un autre fondement, plus lourd, plus rapide ou plus coercitif, la profession peut y voir un déplacement du contentieux journalistique vers un terrain plus répressif. Même lorsque la procédure est légalement défendue, son effet public peut être mal compris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La place d’un journaliste n’est pas entre quatre murs</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est aussi international. Le Mali n’est pas un pays sans histoire en matière de libertés. Son image a longtemps reposé sur une presse vivante, parfois excessive, souvent critique, mais considérée comme un acquis de l’ouverture démocratique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les classements internationaux, le pays figurait encore parmi les bons élèves africains avant la crise de 2012. Sa chute progressive dans les évaluations de la liberté de la presse montre que chaque dossier de journaliste emprisonné dépasse le cas individuel. Il nourrit un récit extérieur sur le rétrécissement de l’espace civique, même lorsque les autorités estiment agir dans le strict cadre de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette mauvaise publicité peut être évitée sans affaiblir l’État. Protéger la liberté de la presse ne signifie pas accepter les dérives. Cela veut dire organiser une réponse graduée, lisible et conforme à la nature des faits. Un droit de réponse rapide, une mise au point, une saisine de l’organe de régulation, une plainte en diffamation, une citation directe ou une sanction financière peuvent parfois suffire à rétablir un équilibre, sans transformer un contentieux médiatique en affaire carcérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La place d’un journaliste n’est pas entre quatre murs lorsqu’il s’agit de répondre d’un article, d’une opinion ou d’une information contestée, sauf lorsque des faits d’une gravité particulière sont clairement établis. Sa place est dans la rédaction, sur le terrain, devant ses lecteurs, et, si nécessaire, devant un juge, mais dans un cadre qui préserve à la fois les droits de la défense, l’ordre public et la liberté d’informer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La profession, de son côté, doit aussi faire sa part. Le climat actuel impose plus de rigueur, pas moins. Les rédactions doivent renforcer les mécanismes internes de vérification, archiver leurs preuves, solliciter les réactions avant publication, corriger rapidement les erreurs et refuser la confusion entre journalisme, activisme, règlement de comptes et rumeur numérique. Plus la presse sera professionnelle, plus elle sera forte pour défendre ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution durable passe donc par une relecture apaisée des textes et des pratiques. Il serait utile de préciser l’articulation entre la loi sur la presse, le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité lorsque les faits concernent des professionnels des médias. Un dialogue entre autorités judiciaires, régulateur, organisations professionnelles de la presse, juristes et représentants de l’État pourrait permettre de fixer des repères clairs, sans créer d’impunité ni d’arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a besoin d’une presse responsable. Il a aussi besoin d’un cadre qui rassure ceux qui informent, ceux qui gouvernent et ceux qui lisent. Trop de laxisme affaiblit la qualité du débat public. Trop de restrictions l’étouffent. Entre les deux, il existe une voie plus exigeante : celle d’une presse tenue à la rigueur, mais protégée dans sa mission essentielle d’informer librement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pénurie de carburant : Pourquoi le Mali doit repenser son modèle de résilience face au blocus]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/penurie-de-carburant-pourquoi-le-mali-doit-repenser-son-modele-de-resilience-face-au-blocus-3116581.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali a récemment renforcé l’escorte des convois de carburant pour garantir l’approvisionnement face aux menaces armées.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 07 May 2026 07:42:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette opération met en lumière des défaillances structurelles dans la protection des infrastructures essentielles et leur impact sur l’économie et la vie quotidienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l’insécurité persistante, plus de 830 camions citernes de carburant ont été réceptionnés début mai 2026 sous escorte militaire et policière pour alimenter Bamako et les zones environnantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques répétées sur les corridors logistiques ont transformé la distribution du carburant en un défi stratégique pour l’État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération est coordonnée par la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence et la Police nationale avec le soutien des Forces de Défense et de Sécurité. Les hydrocarbures sont essentiels pour les transports, l’électricité, les télécommunications, l’industrie, les mines et les services de santé, rendant toute interruption particulièrement critique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dépend fortement des importations, avec plus de 2,6 millions de mètres cubes importés en 2024 et une augmentation de 14,4% des volumes de gaz butane par rapport à 2023. Les attaques de septembre 2025 avaient déjà détruit une quarantaine de camions citernes, révélant l’incapacité des forces de sécurité à protéger ces infrastructures sur de longues distances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perturbations affectent directement les entreprises et les services essentiels, provoquant des files d’attente devant les stations service et perturbant l’électricité et les transports. Le stock national de sécurité couvre 45 jours de consommation, mais il reste insuffisant pour garantir la résilience face à des attaques prolongées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les importations de carburant sont gravement fragilisées depuis septembre 2025 par le blocus imposé sur les axes routiers principaux en provenance de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Guinée, paralysant des secteurs économiques entiers. La pénurie a entraîné des retards et des perturbations de services essentiels comme le transport ambulancier et l’alimentation électrique des centres de santé, y compris certaines activités médicales menées par Médecins Sans Frontières dans les zones affectées. Avant l’escalade récente, des stations service avaient été réservées aux forces de sécurité pour sécuriser le carburant, laissant la population civile vulnérable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’international, des pays comme Singapour, la Thaïlande et la Malaisie, confrontés aux tensions sur le marché énergétique, ont développé des réserves stratégiques et diversifié leurs sources d’approvisionnement, réduisant ainsi leur vulnérabilité aux interruptions. Le Mali pourrait s’inspirer de ces modèles pour sécuriser ses corridors logistiques et renforcer sa souveraineté énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des initiatives multilatérales montrent également qu’il est possible d’améliorer la résilience des chaînes logistiques grâce à la coopération régionale. Par exemple, des accords récents entre Singapour et la Nouvelle Zélande ont permis de maintenir ouverts les circuits d’approvisionnement des biens essentiels, y compris le carburant, même en période de tensions ou crises locales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse révèle que la sécurité de l’approvisionnement au Mali ne peut reposer uniquement sur l’escorte militaire de corridors vulnérables. Elle nécessite un renforcement institutionnel, une diversification des routes logistiques, des stocks stratégiques et des partenariats régionaux pour protéger les services essentiels et maintenir la confiance des citoyens et des acteurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE <o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La végétalisation de la ville de Bamako face aux effets néfastes des changements climatiques]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/la-vegetalisation-de-la-ville-de-bamako-face-aux-effets-nefastes-des-changements-climatiques-3116580.html</link>
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                    <description><![CDATA[Une stratégie de résilience oubliée par les pouvoirs publics]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 07 May 2026 07:38:24 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, à partir des mois de mars, avril, mai et un peu juin, Bamako en particulier et la plupart des villes du Mali en général, sont caractérisées par des températures très élevées (36°, 38°, 39°, 40°, 42°, 45°). Par conséquent cette hausse de la température nuit beaucoup à la santé des populations citadines, en diminuant leur qualité de vie et leur commodité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, ce dernier temps, les pouvoirs publics sont en train d’aggraver la situation à travers l’exécution de certains projets urbains qui ne tiennent pas compte de la végétalisation de la ville de Bamako. Ces infrastructures urbaines, notamment la voirie urbaine, sont réalisées sans l’intégration du végétal en leur sein. C’est le cas actuellement de la section urbaine de la Route nationale numéro 6 (RN6) qui quitte la Tour de l’Afrique jusqu’à Niamana. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En pratiquant cette voirie urbaine, l’usager voit le ciel « grandement ouvert » avec un ensoleillement très intense qui frappe les citoyens aussi bien dans les véhicules, qu’à pied. Aucun végétal ne s’aperçoit à l’horizon en ce qui concerne les emprises de la voie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette minéralisation extrême de cette section urbaine, contribue à l’augmentation de la température dans la ville de Bamako en général et dans les quartiers traversés en particulier. Par ricochet, cela diminue l’aménité, l’urbanité, et la qualité de vie des citoyens. Les trottoirs de la voie dédiés ou conçus pour la marche, sont aussi occultés de végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la ville de Bamako les modes doux de transport comme le vélo, la marche à pied, doivent être encouragés dans le cadre de l’adaptation face aux changements climatiques. Dans cette dynamique, les terrepleins centraux doivent aussi être végétalisés. À ce sujet, on doit veiller à leur entretien en y empêchant les entreposages, les stationnements de véhicules, les pratiques sociales et spatiales du secteur informel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ville ne doit pas être faite seulement par du bitume, du béton et de l’asphalte etc., elle doit être faite par une composition entre le végétal et le minéral. Dans les pays très développés, la toute minéralisation de la ville est finie. Ce type d’urbanisme est à son déclin. Pour ce faire, en ce qui concerne les stratégies d’adaptation face aux changements climatiques, c’est le végétal qui est priorisé et préconisé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce titre, le végétal non seulement il joue un rôle important dans la fonction chlorophyllienne comme poumon de la ville d’une part, et d’autre part, il contribue à l’esthétique de la ville, en procurant à la ville, des paysages urbains et des urbanités particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette posture, on assiste au retour dans la ville de la rusticité, donc de la nature. L’homme qui avait chassé de la ville, la nature, recourt à elle afin de se résilier face aux effets néfastes du changement climatique. L’autre projet urbain qui quitte Azalaï Grand Hôtel de Bamako jusqu’à Titibougou et qui aboutit sur la RN 27, risque d’être semblable au précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, en tant qu’enseignant-chercheur sur la ville, je me suis permis de parcourir le tronçon en chantier dans le but d’observer l’exécution des travaux d’aménagement. Mon inquiétude apparaît, c’est que ce grand projet de voirie urbaine, n’a pas prévu d’aménagement en végétal, non seulement au niveau des terrepleins centraux, mais aussi au niveau des trottoirs. En tout cas, les sections du chantier qui sont réalisées à Djélibougou et à Boulkassoumbougou, ne laissent pas s’apercevoir l’aménagement en végétal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par conséquent, on voit le ciel encore grandement ouvert. À n’en pas douter, si un apport en végétal n’a pas été prévu pour cette grande voirie dans sa section urbaine, cela va aussi entraîner la hausse de la température dans les communes traversées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette route a de grandes emprises en certains endroits. À ce sujet, l’entreprise en charge de l’aménagement de la voie doit prévoir des petits massifs forestiers (comme on les voit dans les villes nouvelles en Europe) sur les espaces qui ne seront pas concernés par le bitumage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement, dans l’attelage gouvernemental, il y a trois ministères (le Ministère de l’Urbanisme de l’Habitat, de l’Aménagement et des Affaires Foncières, le Ministère de l’Environnement, de l’Hygiène, et de l’Assainissement et de Développement Durable, et le Ministère des Équipements et des Transports) dont les actions sont transversales et s’inscrivent dans le cadre de l’aménagement urbain. Pour ce faire, ces ministères doivent conjuguer leurs efforts pour bien prendre soin de la ville de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de l’augmentation du végétal dans la ville dans un contexte d’adaptation au changement climatique, les parcs de bétail ou «Grabal» qui viennent d’être démolis et déguerpis à Faladié en Commune VI et Niamana en Commune VII, doivent être érigés en Parcs et jardins publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la Rive Droite du Fleuve Niger pour rattraper son retard face à cette inégalité spatiale en termes d’aménagement et d’équipement collectif structurant paysager face à la Rive Gauche, mérite qu’on y aménage ces friches urbaines en parcs et jardins publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, pour une durabilité ou une pérennisation de ces équipements publics urbains, on peut attribuer leur gestion à des structures privées. Ce qui va induire que l’accès à ces parcs et jardins, sera payant comme au Parc national de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours dans le même registre, et dans le but de l’augmentation du végétal dans la ville de Bamako, la restauration et la réhabilitation des anciens jardins publics aménagés par «Feu» le Président Amadou Toumani Touré (Place du Général Abdoulaye Soumaré, Place du Cinquantenaire à Darsalam, le jardin public de Badalabougou) et la Place CAN à Lafiabougou ACI par le Président Alpha Oumar Konaré, doivent être effectuées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, un service consacré à l’aménagement et à l’entretien du végétal doit être créé au sein de la Mairie du District de Bamako dans le cadre de la résilience face au changement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Abdramane Sadio SOUMARÉ, Maître de Conférences CAMES en Géographie urbaine et détenteur d’un Master en Urbanisme et Territoires, Spécialité : Aménagement des Espaces Publics, en service à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) de l’Université KURUKANFUGA de Bamako (UKB) Cell: 00223.5.20.00.58/63.21.03.23<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Aide publique à la presse : six ans d’oubli et une profession à l'article de la mort]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/aide-publique-a-la-presse-six-ans-doubli-et-une-profession-a-larticle-de-la-mort-3116578.html</link>
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                    <description><![CDATA[À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, le rapport 2026 de Reporters Sans Frontières (RSF) classe le Mali à la 121e place sur 180 pays, confirmant ainsi l’inquiétant déclin du paysage médiatique national.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 07 May 2026 07:31:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Privés de l’aide publique à la presse depuis six ans, les médias maliens ne survivent désormais que par pur sacrifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le classement mondial 2026 de la liberté de la presse publié par l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF), le Mali est classé 121e sur 180 pays, enregistrant un recul de deux rangs. Ce document publié chaque année retrace l’état de la liberté de la presse dans le monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On enregistre une dégradation continue de la situation de la liberté de la presse qui n’a jamais été aussi alarmante dans le monde depuis 25 ans. Les journalistes travaillent dans un environnement de plus en plus difficile où il n’est plus bon de soutenir la vérité. Le classement est établi selon cinq indicateurs clés (politique, légal, sécuritaire, économique, social) qui évaluent la dégradation des conditions de travail des journalistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce qui concerne le Mali, le pays reste toujours dans la zone rouge et perd même deux places en une année passant de la 119e place en 2025 à la 121e place en 2026. Selon RSF, les journalistes et les médias sont libres de couvrir l’administration, et les médias privés sont relativement indépendants. « Cependant, les journalistes sont particulièrement fragilisés par la situation politique et le durcissement du pouvoir en place », note le rapport de l’ONG. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan économique, les journalistes et médias maliens travaillent dans un environnement très difficile. Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivent dans une grande précarité, ce qui les rend vulnérables aux influences et à la corruption. Ces difficultés ont été accrues par la baisse des recettes publicitaires due à la crise sanitaire et l’arrêt total, ces dernières années, de l’aide publique à la presse, souligne le rapport. Il confirme une vérité immuable et admise dans les pays au monde : l’indépendance du journaliste est liée à son indépendance financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant l’aide publique à la presse, il faut à ce niveau rappeler que les médias n’ont reçu un kopeck depuis plus de six ans. La dernière distribution de l’aide à la presse remonte à l’année 2019. Pourtant, l’aide publique à la presse n’est pas de l’aumône, c’est un dû. Elle a été instaurée pour soutenir des médias qui non seulement exercent une mission de service public, mais vendent également une marchandise atypique : l’information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le non-versement de cette aide, en plus d’accroître la précarité des entreprises de presse, contribue à "clochardiser" les journalistes. À cela s'ajoute le problème des abonnements via des tiers : de nombreux services publics préfèrent passer par des intermédiaires plutôt que de s'abonner directement auprès des médias. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela constitue un manque à gagner considérable pour ces derniers, qui continuent de crouler sous la misère. En d'autres termes, des acteurs extérieurs captent des revenus destinés aux médias, accentuant ainsi leur vulnérabilité ou leur marginalisation sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les démarches entreprises par le bureau de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP), rien n’y fait. Pendant ce temps, les directeurs de publication, en tant que chefs d’entreprise, doivent faire face à des charges fixes lourdes : frais d’impression, salaires, loyers, impôts et taxes (ces dernières ayant même augmenté par endroits). Comme si tout cela ne suffisait pas, les entreprises de presse subissent une concurrence déloyale des réseaux sociaux, qui captent de plus en plus le peu de ressources disponibles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à de telles difficultés, exercer le métier de journaliste dans notre pays est un véritable sacerdoce. Dans un monde en pleine mutation, une vérité demeure pourtant : le Mali n’aura une presse de qualité que le jour où l’État malien décidera de mettre des moyens adéquats à sa disposition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ministère de la Défense et des Anciens combattants : Le général Assimi Goïta prend les commandes pour maintenir le cap]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/ministere-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-le-general-assimi-goita-prend-les-commandes-pour-maintenir-le-cap-3116577.html</link>
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                    <description><![CDATA[En décidant de prendre personnellement le contrôle du portefeuille de la Défense et des Anciens combattants, le président de la transition, le général Assimi Goïta, souhaite poursuivre les œuvres entreprises par son camarade de la 24e promotion de l’EMIA, feu le général Sadio Camara, mort le 25 avril, à la suite d’une attaque kamikaze contre son domicile.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 07 May 2026 07:26:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, est le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants, selon un décret lu le lundi 04 mai à la télévision nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers cette décision, qui intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires importants après les attaques coordonnées du 25 avril dernier, est un signal fort envoyé au peuple malien : maintenir le cap dans la lutte contre le terrorisme.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mort de son camarade de la 24e promotion de l’École Militaire Interarmes (EMIA) de Koulikoro, feu le général Sadio Camara, décédé le 25 avril à la suite d’une attaque kamikaze contre son domicile, semble plus que renforcer la détermination du chef de l’État de bouter l’hydre terroriste hors du territoire national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cumulant sa fonction de chef de l’État et celle de ministre de la Défense et des Anciens combattants, le président de la transition répond à l’urgence du moment en accélérant la prise de décision. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prendre les rênes de ce département stratégique marque la volonté du président Goïta d’éviter toute rupture dans la dynamique enclenchée au sein des forces de défense et de sécurité. C’est aussi une façon pour lui de réaffirmer sa ferme volonté de maintenir la sécurité au cœur de ses priorités et de poursuivre les œuvres entreprises par son prédécesseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la transition sera assisté par le général Oumar Diarra. Ce dernier, précédemment chef d’état-major général des Armées, devient ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, chargé de la Défense. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’entrée au gouvernement de l’ancien chef d'état-major de l’Armée de terre, qui évolue en terrain connu pour avoir gravi tous les échelons au sein des Forces de défense et de sécurité maliennes, marque la volonté du président de la Transition de préserver les acquis et de sauvegarder la chaîne de commandement de l’Armée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l'ordre protocolaire, le ministre délégué vient immédiatement après les ministres d’État, signe de la volonté du chef de l’État de placer la Défense au cœur de son action. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contribution   : La nation en deuil]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-nation-en-deuil-3116425.html</link>
                    <guid isPermaLink="true">https://www.maliweb.net/contributions/contribution-la-nation-en-deuil-3116425.html</guid>

                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 02 May 2026 10:16:42 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le samedi 25 avril 2026 restera gravé dans notre histoire comme le jour où notre pays a subi la conséquence la plus dramatique de la trahison et du laxisme de son histoire moderne. Cinq régions majeures ont été frappées par des groupes terroristes, dans sept villes presque simultanément : Bamako (Sénou), Koulikoro (Kati et Tiénafla), Kidal (ville-centre), Mopti (ville-centre, Sévaré) et Gao (ville-centre).<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle opération exige des mois de préparation. Des alertes ont été émises. Quelque part, certains n’ont pas fait leur travail, d’autres n’ont pas pris à temps les décisions nécessaires. Et voilà que nous subissons d’énormes pertes stratégiques, dont la perte, tragique, de notre ministre de la Défense, le général Sadio Camara, l’un des plus intègres de nos soldats. Des positions stratégiques restent encore disputées par nos braves FAMa...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement a eu raison de décréter un deuil national de deux jours, à compter de ce lundi à minuit, pour honorer la mémoire d’un héros et souligner la gravité de la situation. Une fois l’émotion retombée, tous les enseignements doivent être tirés de cet épisode malheureux. Les responsabilités doivent être établies sans exception. Les sanctions et les reconnaissances doivent être attribuées avec objectivité et rigueur. Plus jamais cela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président doit repenser sa stratégie nationale de gouvernance de l’État. Le Gouvernement doit revoir sa stratégie globale de gestion de la crise malienne. Il faut, de toute urgence, sauvegarder l’unité nationale par des mesures courageuses et nécessaires, reconstruire nos alliances, relancer la lutte et ouvrir un dialogue sincère avec qui le souhaite. Inch’Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mahamadou KONATÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Sacrifice du général Sadio Camara : que ce deuil devienne un sursaut national]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/sacrifice-du-general-sadio-camara-que-ce-deuil-devienne-un-sursaut-national-3116424.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 02 May 2026 10:05:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques du 25 avril ont frappé des sites sensibles, déjà exposés lors de précédents connus, et ont entraîné la mort tragique du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio Camara. Elles posent une question centrale : comment des signaux aussi clairs ont-ils pu se répéter sans qu'une nouvelle offensive d’envergure ne soit empêchée ? Une fois la période de deuil passée, des leçons devront impérativement être tirées afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 avril, plusieurs attaques coordonnées perpétrées par des mouvements terroristes ont visé Bamako, Kati, Sévaré, Gao, Mopti et Kidal, selon un communiqué du gouvernement de la transition lu par son porte-parole sur les écrans de l’ORTM, la télévision nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les assaillants ont frappé des sites militaires, des points stratégiques et des zones à forte valeur symbolique. À Kati, la résidence du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio Camara, a été touchée par un kamikaze, entraînant sa mort confirmée le lendemain par les autorités, plongeant le pays dans l’émoi et la consternation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même mouvement, les séparatistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont revendiqué la reprise de Kidal, tandis que des informations concordantes ont évoqué un retrait des instructeurs russes dans certaines zones du nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de ces événements, plusieurs localités, dont Bamako, Mopti, Gao, Sikasso et Koulikoro, ont été placées sous couvre-feu. Ces mesures ont affecté la circulation, les activités économiques et l’organisation des services, traduisant l’ampleur du choc sur la vie quotidienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce choc ne surgit pas dans le vide. En juillet 2022, la base militaire de Kati avait déjà été attaquée à l’aide de véhicules piégés. La même chose s’est reproduite en septembre 2024 où l’école de gendarmerie de Faladié et la base aérienne 101 de Bamako-Sénou avaient été visées simultanément. Ces attaques ciblaient déjà des installations situées au cœur du dispositif sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de ces précédents fâcheux, des mesures avaient été engagées. Les contrôles ont été renforcés aux entrées de la capitale, la présence sécuritaire accrue autour des sites sensibles et la surveillance étendue sur plusieurs axes. Des marchés à bétail, notamment les « garbaal », ainsi que des activités commerciales installées à proximité de camps militaires, ont été déplacés afin de limiter la présence civile autour de ces infrastructures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La répétition des attaques contre ces mêmes zones interroge la portée de ces ajustements dans la durée. Kati en 2022 montrait que le cœur militaire pouvait être atteint. Bamako en 2024 montrait que la capitale restait exposée. Le 25 avril 2026 a confirmé que ces vulnérabilités n’avaient pas été entièrement corrigées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question du renseignement apparaît centrale. La simultanéité des frappes et le choix des cibles suggèrent une préparation en amont et une capacité à contourner les dispositifs de surveillance. L’efficacité du renseignement humain, la circulation de l’information et la coordination entre services restent déterminantes dans la prévention de ce type d’attaques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les groupes armés ont adapté leurs modes d’action. Ils combinent frappes symboliques, pression sur les axes routiers, menaces sur les circuits d’approvisionnement et actions simultanées. Cette évolution traduit une capacité à produire des effets militaires et psychologiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres pays confrontés à des attaques ont engagé des réponses combinées. Au Maroc, les attentats de Casablanca du 16 mai 2003 ont fait 33 civils tués, en plus des kamikazes, et près d’une centaine de blessés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enquêtes ont établi que plusieurs auteurs venaient du quartier de Sidi Moumen, marqué par des fragilités sociales. La réponse des autorités a associé action judiciaire, réforme du cadre légal antiterroriste, réorganisation du champ religieux et programmes urbains. Le programme « Villes sans bidonvilles », lancé en 2004, et l’Initiative nationale pour le développement humain en 2005 ont été présentés comme des leviers pour réduire les vulnérabilités mises en évidence par les attentats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Mauritanie, après plusieurs attaques entre 2005 et 2011, l’État a renforcé ses capacités militaires et son renseignement, tout en développant une présence dans les zones éloignées à travers des unités mobiles et des services publics. À partir de 2010, un dialogue a été engagé avec des détenus impliqués dans des mouvements extrémistes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon des analyses de l’Institut d'études de sécurité (ISS), une part importante de ces détenus ont renoncé à ces positions à l’issue de ces échanges. Depuis 2011, aucune attaque majeure n’a été enregistrée sur le territoire mauritanien, malgré une frontière étendue avec des zones instables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces exemples montrent qu’une réponse durable repose sur plusieurs leviers. La protection des sites sensibles, le suivi des axes stratégiques, la présence de l’État dans les zones exposées et la fluidité de la circulation de l’information jouent un rôle déterminant dans la prévention. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le sacrifice du général Camara et de toutes les victimes civiles et militaires, tombés sous les balles assassines des terroristes, ne soit pas vain, le gouvernement doit tirer tous les enseignements de cette énième attaque afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais dans notre pays. C’est ainsi que l’on rendra un hommage mérité au ministre de la Défense et des Anciens combattants ainsi qu'à toutes les autres victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Accident de la route : l’urgence d’agir]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/accident-de-la-route-lurgence-dagir-3116423.html</link>
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                    <description><![CDATA[Les données sur les accidents de la route sont disponibles, actualisées et largement partagées. Elles posent une question directe : pourquoi leur exploitation ne se traduit-elle pas par une baisse nette des accidents ?]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 02 May 2026 09:56:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres font froid dans le dos. En une année, ils sont passés de 7 673 accidents, 8 828 blessés et 682 morts en 2024 à 7 691 accidents, 8 863 blessés et 648 morts en 2025. La variation reste limitée, avec une stabilité du nombre d’accidents et de blessés, malgré une légère baisse des décès. Ces chiffres confirment un niveau élevé et consternant du phénomène. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accidents de la route, qui sont loin d’être une fatalité, ont également un coût économique et sanitaire important. Dans plusieurs pays africains, les pertes liées aux accidents représentent entre 3% et 5% du produit intérieur brut, avec des conséquences directes sur les systèmes de santé et les revenus des ménages.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs facteurs sont identifiés de manière récurrente. L’état des routes reste désastreux, avec des portions dégradées ou insuffisamment aménagées. Le parc automobile est marqué par la vétusté et l’absence de contrôle technique régulier pour une partie des véhicules. Le non-respect du code de la route est également relevé, notamment l’excès de vitesse, la surcharge, la conduite sans permis et l’usage du téléphone au volant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En milieu urbain, la densité du trafic et la cohabitation entre motos, véhicules particuliers et transports collectifs multiplient les situations à risque. Sur les axes interurbains, la vitesse et l’état des infrastructures contribuent à la gravité des accidents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise en charge des victimes reste un facteur déterminant. Sur plusieurs axes, les délais d’intervention des secours peuvent être prolongés en raison de l’éloignement des centres de santé et des difficultés d’accès, ce qui aggrave un peu plus le bilan humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités disposent désormais de systèmes de collecte et d’analyse des données, permettant d’identifier les zones à risque et les comportements récurrents. L’application des règles de circulation constitue toutefois un enjeu central. Les contrôles routiers existent, mais leur régularité et leur couverture restent variables selon les zones, ce qui limite leur effet dans la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces éléments montrent que les informations sont connues, les facteurs identifiés et les outils disponibles. La question reste celle de leur traduction en actions continues capables de réduire durablement le nombre d’accidents et leurs conséquences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Le défi vital de l’union sacrée face aux attaques coordonnées du 25 avril]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-defi-vital-de-lunion-sacree-face-aux-attaques-coordonnees-du-25-avril-3116422.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 02 May 2026 09:43:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lendemain des attaques terroristes coordonnées ayant frappé plusieurs localités stratégiques du Mali le 25 avril, de Bamako à Kidal, l’heure est au bilan mais surtout à la résilience. Au-delà du choc sécuritaire, ces offensives simultanées révèlent une volonté délibérée de fracturer la cohésion sociale de notre pays. Face à cette stratégie du chaos, l’unité nationale s’impose désormais comme une nécessité stratégique absolue pour faire échec aux tentatives de déstabilisation durable du tissu social malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali a été durement éprouvé le 25 avril 2026. Des attaques terroristes coordonnées ont visé plusieurs localités, de Bamako à Kati, en passant par Gao, Kidal et Sévaré. Par leur simultanéité, ces offensives ont cherché à installer un climat de peur et à donner l’image d’un pays fragilisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de leur portée sécuritaire, ces événements posent une question essentielle : comment une nation réagit-elle lorsqu’elle est frappée au cœur ? Car l’objectif des groupes armés ne se limite pas à des gains militaires. Il consiste aussi à fissurer la société, à opposer les citoyens entre eux, à nourrir la suspicion et à fragiliser le vivre-ensemble. En d’autres termes, transformer une attaque ponctuelle en crise durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément là que se joue l’essentiel. Face à l’épreuve, le Mali n’a d’autre choix que de se rassembler. L’unité nationale n’est pas une posture, encore moins un slogan de circonstance : elle est une nécessité stratégique. Dans un contexte où les menaces évoluent et s’adaptent, la division interne serait la plus grande des failles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela implique un engagement à tous les niveaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités sont attendues sur un terrain de responsabilité : informer avec rigueur, éviter toute communication précipitée, rassurer sans minimiser. Les acteurs politiques, religieux et communautaires ont un rôle de stabilisation, en appelant au calme et en refusant toute instrumentalisation des événements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’enjeu concerne aussi chaque citoyen. Refuser les rumeurs, éviter les amalgames, ne pas céder à la peur ou à la colère : ces gestes, en apparence simples, participent directement à la solidité du tissu national. Dans les moments de tension, la cohésion se construit aussi dans les comportements individuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire récente du Mali montre que les crises sécuritaires peuvent rapidement se doubler de tensions sociales. C’est ce terrain que cherchent à exploiter les groupes armés. En cultivant la division, ils espèrent affaiblir durablement le pays. À l’inverse, en renforçant l’unité, les Maliens opposent une réponse silencieuse mais décisive. Les attaques du 25 avril rappellent une réalité : la menace persiste. Mais elles offrent aussi une occasion, celle de réaffirmer ce qui fait la force d’une nation. Dans l’épreuve, choisir l’unité, c’est déjà résister.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Kéniéba : le fleuve Falémé sacrifié sur l’autel de l’or]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kenieba-le-fleuve-faleme-sacrifie-sur-lautel-de-lor-3116235.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Sun, 26 Apr 2026 09:53:22 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kéniéba, la dégradation de la Falémé ne relève plus de l’alerte, mais d’un dommage installé. Entre interdictions déjà prévues par la loi, plaintes locales répétées et exemples étrangers plus fermes, la question est désormais celle de la responsabilité de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sujet est grave. Dans le cercle de Kéniéba, la Falémé est devenue le point de rencontre entre la rente aurifère, la fragilité de l’environnement et les carences du contrôle public. Ce fleuve transfrontalier, long d’environ 625 à 650 kilomètres, prend sa source en Guinée, marque une grande partie de la frontière entre le Mali et le Sénégal, puis rejoint le fleuve Sénégal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Kéniéba, territoire aurifère majeur, il reste un support vital pour l’eau, l’agriculture, le maraîchage, l’élevage et la pêche, dans une zone dont la population était estimée à 42 657 habitants au dernier recensement réalisé en 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, ce cours d’eau est aujourd’hui décrit comme gravement dégradé par le dragage, les engins lourds, les “crasseurs” et l’usage de produits chimiques sur ou à proximité du lit du fleuve. Des témoignages recueillis sur place évoquent un lit de rivière parcouru sur plus de 7 kilomètres sans eau en saison sèche, des activités de pêche en recul, des terres devenues difficilement exploitables et une eau jugée impropre par les riverains. Le site Mongabay rapporte aussi la présence de chantiers au cyanure et au mercure, ainsi qu’une division locale alimentée par les intérêts économiques que génère l’orpaillage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alertes <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les données scientifiques renforcent ces alertes. Une étude publiée en 2024 sur la qualité des eaux de la Falémé à Kéniéba relève des niveaux de cyanure atteignant 0,067 mg/L et 0,078 mg/L sur certains points, au-dessus de la norme de référence de 0,05 mg/L mentionnée par les auteurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La même étude relève des concentrations de plomb allant jusqu’à 0,163 mg/L, également au-dessus de la norme de 0,05 mg/L, ainsi qu’un fer total moyen de 3,726 mg/L, supérieur aux seuils retenus par le Laboratoire national des eaux. Une autre publication scientifique parue la même année confirme une pollution du fleuve par des matières en suspension supérieures à 1 100 mg/L et par plusieurs métaux, dont le fer, le zinc, l’aluminium et l’arsenic. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle exposition n’est pas neutre pour les populations riveraines, le mercure étant associé à des atteintes du système nerveux, tandis que l’ingestion d’eau ou de poissons contaminés peut entraîner des risques sanitaires accrus, en particulier chez les femmes et les enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arsenal juridique <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus accablant est que le Mali dispose déjà de l’arsenal juridique nécessaire. Le Code minier de 2023 interdit explicitement l’exploitation dans les lits des cours d’eau par dragage ou par toute autre méthode. Il interdit aussi, dans l’exploitation artisanale, l’usage de substances chimiques dangereuses, notamment le cyanure, le mercure et les acides. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le texte prévoit en outre des couloirs d’exploitation artisanale, une publicité de leur localisation et un permis environnemental. En clair, la loi existe. Le problème n’est donc pas l’absence de norme, mais l’absence de mise en œuvre visible et durable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce décalage interpelle d’autant plus que l'or est le principal produit d'exportation du Mali, représentant environ 75% à plus de 90% des recettes d'exportation totales selon les années. En 2024, la part du métal jaune atteignait 84,41% des exportations, générant 1 608,48 milliards FCFA. Il constitue également une part importante du PIB (environ 10-25%). Cette défaillance de l’État est d’autant plus difficile à minimiser que les alertes ne datent pas d’hier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des associations locales, des pêcheurs, des groupements de femmes et des acteurs de la société civile disent avoir multiplié marches, meetings, interpellations et courriers. En 2022, après une mobilisation importante, des membres du gouvernement s’étaient rendus à Kéniéba pour constater la situation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois ans plus tard, la présence de pelleteuses, de chantiers chimiques et de dispositifs de lavage dans ou près du fleuve continue d’être dénoncée. Un spécialiste cité par Mongabay estime même qu’en cas d’arrêt immédiat de toutes les activités de dragage et d’orpaillage, il faudrait près de 20 ans pour que la couleur de l’eau redevienne normale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des actions <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako peut difficilement soutenir qu’il n’agit pas du tout. Le gouvernement a adopté en mars 2026 les textes créant une Brigade spéciale des mines, chargée notamment de la police judiciaire des mines et de l’application des mesures de protection et de sécurisation des sites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il affirme aussi qu’en 2024, l’intensification de la répression a permis la fermeture de 61 sites d’orpaillage illégaux et la saisie de 286 pelleteuses et 63 véhicules. Mais ces chiffres, loin de clore le débat, posent une autre question : comment, après de telles opérations, les plaintes restent-elles aussi fortes dans une zone aussi sensible que la Falémé ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemple le plus proche est celui du Sénégal, et il est embarrassant pour le Mali. En août 2024, Dakar a suspendu toutes les activités minières sur sa rive de la Falémé jusqu’au 30 juin 2027, dans un périmètre allant jusqu’à 500 mètres de la rive gauche. Le Sénégal a également gelé la délivrance de permis dans cette zone. Cette décision a été prise après un constat de pollution du fleuve par le dragage et les rejets chimiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une enquête avait recensé plus de 800 sites illégaux le long des rives sénégalaise et malienne, contre 600 en 2021. Le signal envoyé est clair : face à un cours d’eau menacé, l’État peut choisir le moratoire, la zone tampon et la suspension des titres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un espace partagé entre le Mali, le Sénégal et la Guinée, la dégradation du fleuve ne s’arrête pas aux frontières et soulève la question d’une réponse coordonnée, les pollutions observées en amont pouvant se répercuter sur les usages en aval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ghana offre un autre enseignement, même si la situation y reste loin d’être réglée. Accra a choisi en 2025 de serrer la chaîne de contrôle sur l’or artisanal. Une nouvelle structure publique, le Ghana Gold Board, est devenue l’unique entité autorisée à acheter, vendre, expertiser et exporter l’or provenant des petits producteurs licenciés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À partir du 1er mai 2025, les étrangers ne pouvaient plus acheter ni négocier cet or dans le pays sans passer par ce cadre. En juillet 2025, le président ghanéen a en outre lancé une task force spécialisée, dotée de pouvoirs d’arrestation, pour lutter contre l’exploitation illégale et la contrebande, avec un suivi par caméras-piétons. Même si les résultats restent discutés, la logique est cohérente : traçabilité, centralisation des achats, force d’intervention dédiée et responsabilisation du marché. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la leçon pour le Mali est simple. Le dossier de la Falémé ne peut plus être géré par de simples annonces, ni par des missions ponctuelles, ni par des descentes spectaculaires sans suite publique. Il faut un moratoire immédiat sur le dragage et l’exploitation à proximité immédiate des berges, au moins sur le modèle sénégalais, une cartographie publique des sites, des analyses régulières et publiées de l’eau et des sols, des poursuites effectives contre les contrevenants, une coordination Mali-Sénégal et un plan de réhabilitation du fleuve.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tant que ces mesures n’existent pas à la hauteur du péril, les autorités resteront exposées à une critique difficile à écarter notamment celle d’avoir laissé s’installer, malgré la loi et malgré les alertes, une pollution dont les riverains paient déjà le prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Stock national de sécurité de produits pétroliers : Une réponse stratégique face à une fragilité structurelle]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/stock-national-de-securite-de-produits-petroliers-une-reponse-strategique-face-a-une-fragilite-structurelle-3115912.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:25:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d’un stock national de sécurité de produits pétroliers marque une étape importante dans la gestion énergétique du pays. Mais cette décision, prise après plusieurs pénuries, hausses de prix et attaques de convois, soulève aussi la question d’une réaction venue après plusieurs signaux d’alerte</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réuni le 1er avril 2026, le gouvernement malien a adopté les textes instituant un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux, avec une capacité de couverture annoncée de 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. La mesure vise à réduire les risques de rupture d’approvisionnement dans un pays fortement dépendant des importations, alors que les tensions logistiques et sécuritaires se sont multipliées ces derniers mois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chiffres officiels donnent la mesure de cette dépendance. Les importations de produits pétroliers ont atteint 2 665 106 m³ en 2024, contre 2 621 513 m³ en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les volumes sont passés de 13 847 tonnes à 15 838 tonnes, soit une hausse de 14,38%. Ces volumes confirment le rôle central des hydrocarbures dans le fonctionnement quotidien de l’économie, du transport routier à la production d’électricité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette annonce intervient quelques jours seulement après la hausse des prix du carburant entrée en vigueur le 28 mars 2026. Le litre de super est passé de 775 Fcfa à 875 FCFA, soit +100 FCFA, tandis que le gasoil a connu une augmentation plus marquée, passant de 725 Fcfa à 940 Fcfa, soit +215 Fcfa. Cette hausse, particulièrement lourde pour le diesel, a immédiatement affecté les transporteurs, les industriels et surtout les centrales d’EDM-SA, dont le fonctionnement reste étroitement lié au gasoil.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La question qui se pose est celle du timing. Pourquoi avoir attendu une succession de pénuries, des files d’attente dans les stations, des délestages aggravés et plusieurs attaques contre les convois pour mettre en place un outil qui existe déjà dans de nombreux pays ? L’attaque du 29 janvier 2026 contre un convoi dans l’ouest du pays, après plusieurs escortes de 300 à 400 citernes, a surtout révélé une fragilité devenue structurelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le stock stratégique constitue une réponse utile, mais 45 jours de couverture peuvent paraître limités pour un pays enclavé, exposé à la fois aux tensions régionales, aux contraintes des corridors et à une forte demande énergétique intérieure. La pression reste particulièrement forte sur le gasoil, devenu une ressource essentielle pour le transport, l’activité économique et l’alimentation des centrales électriques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs pays africains ont adopté des approches plus complètes. Le Sénégal a progressivement renforcé ses réserves tout en diversifiant ses sources avec le gaz et les énergies renouvelables. Le Maroc a, de son côté, associé les capacités de stockage à des investissements massifs dans le solaire et l’éolien. Dans ces cas, le stock de sécurité n’est qu’un maillon d’une politique énergétique plus large.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable enjeu reste donc la suite. La sécurisation durable des corridors, la transparence sur le niveau réel des réserves et surtout la réduction progressive de la dépendance au diesel seront déterminantes. Sans cela, ce stock risque d’être perçu moins comme une solution durable mais une réponse tardive à une crise qui s’installe depuis plusieurs années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contribution : "LE DÉTROIT DE D’ORMUZ : la géopolitique du levier et les leçons stratégiques pour l’Afrique"]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-le-detroit-de-dormuz-la-geopolitique-du-levier-et-les-lecons-strategiques-pour-lafrique-3115911.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:19:28 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise récente autour du détroit d’Ormuz dépasse largement le cadre d’un simple affrontement entre puissances régionales. Elle révèle une vérité fondamentale des relations internationales contemporaines : dans un monde dominé par les rapports de force, la puissance ne se mesure pas uniquement en missiles ou en budgets militaires, mais en capacité à contrôler des leviers stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En moins de 48 heures, l’échec du cessez-le-feu entre États-Unis et Iran a démontré que la maîtrise d’un point névralgique du commerce mondial peut suffire à faire vaciller l’économie globale. La fermeture du détroit, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial, n’est pas un acte militaire classique : c’est un instrument de coercition économique d’une efficacité redoutable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">UNE GUERRE ASYMÉTRIQUE MAÎTRISÉE <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à une superpuissance comme les États-Unis, l’Iran n’a jamais prétendu rivaliser sur le terrain conventionnel. Téhéran a plutôt développé une doctrine fondée sur la guerre asymétrique : utiliser ses vulnérabilités apparentes pour créer des dépendances critiques chez ses adversaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le détroit d’Ormuz est au cœur de cette stratégie. En le fermant ou en menaçant de le fermer, l’Iran transforme une faiblesse militaire en force géopolitique. Il impose ainsi un dilemme stratégique à Washington : intervenir au risque de provoquer une crise énergétique mondiale, ou négocier en position de contrainte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette capacité à « verrouiller » un point stratégique confère à l’Iran un pouvoir disproportionné par rapport à son poids économique réel. Elle illustre parfaitement une règle essentielle : le contrôle des flux est plus déterminant que la possession des ressources elles-mêmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'EXTENSION RÉGIONALE DU CONFLIT: une lecture divergente<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture de la trêve met également en lumière une divergence fondamentale d’interprétation. Pour Israël, les opérations contre le Hezbollah relèvent d’un théâtre distinct. Pour l’Iran, au contraire, le conflit est systémique et englobe l’ensemble de ce qu’il considère comme « l’Axe de la Résistance ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce désaccord n’est pas seulement diplomatique : il est stratégique. Le Hezbollah n'est pas un simple allié. Il est une puissance militaire et stratégique et constitue ainsi pour Téhéran une pièce centrale de sa dissuasion régionale. Laisser cet acteur être affaibli sans réaction reviendrait à compromettre l’ensemble de son architecture sécuritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la fermeture du détroit d’Ormuz apparaît comme une réponse indirecte mais structurante : plutôt que de répondre frontalement, l’Iran frappe là où cela fait le plus mal: l’économie mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LE PIÈGE STRATÉGIQUE DES GRANDES PUISSANCES <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle révèle un paradoxe majeur pour les États-Unis. Malgré leur supériorité militaire, leur marge de manœuvre est limitée. Une escalade militaire risquerait d’embraser la région.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une attaque contre les infrastructures énergétiques amplifierait la crise pétrolière. Une pression sur Israël fragiliserait une alliance stratégique clé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce blocage illustre une évolution du système international : la puissance militaire brute ne garantit plus la maîtrise des crises. Les acteurs capables d’influencer les chaînes d’approvisionnement mondiales disposent désormais d’un avantage décisif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AFRIQUE FACE À SES PROPRES VULNÉRABILITÉS <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde lecture, la plus importante, concerne directement l’Afrique. Le cas iranien agit comme un miroir stratégique. Il pose une question essentielle : pourquoi des régions riches en ressources naturelles, comme l’Afrique, restent-elles marginales dans les rapports de force mondiaux ? Le continent dispose pourtant de nombreux atouts : ressources minières critiques (cobalt, lithium, or) ; vastes terres agricoles ; corridors maritimes et terrestres stratégiques. Mais contrairement à l’Iran, ces ressources ne sont pas transformées en leviers géopolitiques. Elles sont exploitées dans des conditions souvent dictées par des acteurs extérieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois leçons majeures pour l’Afrique : 1. Transformer les ressources en instruments de puissance ; posséder des ressources ne suffit pas. Il faut contrôler leur accès, leur transformation et leur distribution. Sans cela, elles deviennent une richesse captée par d’autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Maîtriser les points de passage stratégiques : ports, détroits, corridors logistiques : ces infrastructures doivent être sécurisées et intégrées dans une vision continentale. À l’image du détroit d’Ormuz, certains points africains pourraient devenir des leviers de négociation majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Construire une doctrine de dissuasion économique : l’Afrique n’a pas besoin de rivaliser militairement avec les grandes puissances. Elle doit plutôt développer une capacité à rendre toute exploitation extérieure coûteuse sans contrepartie équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela suppose : une coordination régionale forte, des politiques souveraines sur les ressources, une capacité à imposer des conditions dans les échanges internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une souveraineté stratégique africaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement principal de cette crise est clair : dans le monde actuel, la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit autour de leviers concrets. L’Iran, malgré ses contraintes, parvient à peser sur l’ordre mondial grâce à un atout géographique unique et une stratégie cohérente. À l’inverse, l’Afrique, pourtant riche et stratégique, peine encore à transformer ses avantages en pouvoir réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas de reproduire le modèle iranien, mais de s’en inspirer : identifier ses propres leviers, les sécuriser et les utiliser comme instruments de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion : de la dépendance à la dissuasion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture du détroit d’Ormuz n’est pas seulement un épisode de crise. C’est une démonstration de puissance non conventionnelle. Elle rappelle une vérité fondamentale : ceux qui contrôlent les points de passage du monde contrôlent le rythme de l’économie globale. Pour l’Afrique, l’enjeu est désormais clair. Continuer à subir, ou apprendre à dissuader.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car dans le jeu des nations, la vraie puissance n’est pas d’avoir des ressources. C’est de faire en sorte que personne ne puisse y accéder sans votre consentement."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pr Clément DEMBÉLÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Derrière les chiffres record, les défis persistants de l'agriculture malienne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/derriere-les-chiffres-record-les-defis-persistants-de-lagriculture-malienne-3115910.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:12:50 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La campagne agricole affiche des résultats en progression et des budgets revus à la hausse. Pourtant, les tensions sur les prix, les pertes post-récolte et la dépendance aux aléas climatiques continuent d’alimenter les interrogations sur la solidité du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les données officielles présentées à l’issue de la campagne 2025 font état de 11,45 millions de tonnes de céréales, 433 700 tonnes de coton, plus de 157 000 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson. Pour 2026, les projections portent la production céréalière à 11,9 millions de tonnes, soutenue par un budget de 164,4 milliards de FCFA, en légère hausse par rapport à l’exercice précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres traduisent une dynamique encourageante, portée par les aménagements hydro-agricoles, la récupération de superficies perdues et les efforts de mécanisation. Mais sur les marchés, la perception reste plus nuancée. Les prix de plusieurs produits de base demeurent élevés, sous l’effet des coûts de transport, des difficultés logistiques et des perturbations sur certains axes commerciaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie du problème se situe entre le champ et le consommateur. Malgré les volumes produits, les pertes post-récolte continuent de peser lourdement sur la disponibilité réelle des denrées. Le manque de magasins de stockage, de chambres de conservation et d’unités de transformation réduit l’impact concret des performances annoncées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La maîtrise de l’eau reste également un point sensible. Même si les autorités mettent en avant de nouveaux aménagements, une part importante de la production demeure encore fortement dépendante de la pluviométrie. Dans un contexte de saisons de plus en plus irrégulières, cette dépendance fragilise les prévisions et expose les producteurs à des risques récurrents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation locale constitue un autre défi majeur. Une grande partie des produits agricoles continue d’être écoulée à l’état brut, avec une faible valeur ajoutée sur place. Cette situation limite les revenus des producteurs et freine la création d’emplois dans les filières agroalimentaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres pays africains ont engagé des approches plus intégrées. La Côte d'Ivoire a développé des chaînes de transformation dans plusieurs filières stratégiques, tandis que l’Ethiopie a investi massivement dans l’irrigation et les programmes céréaliers. Le Rwanda, de son côté, s’est appuyé sur les coopératives, l’encadrement technique et l’intensification agricole pour améliorer durablement les rendements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces expériences montrent qu’une hausse de la production ne suffit pas à elle seule. Le véritable enjeu reste la capacité à relier production, stockage, transformation et commercialisation, afin que les performances annoncées se traduisent par une amélioration visible pour les producteurs comme pour les consommateurs. Tant que cette chaîne restera fragile, la question de l’efficacité des investissements publics et de la résilience du secteur continuera de se poser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[11è édition du FIDEM : cap sur les chaînes de valeur locales durables]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/11e-edition-du-fidem-cap-sur-les-chaines-de-valeur-locales-durables-3115909.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:01:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Centre international de conférence de Bamako a abrité le mardi 24 mars le lancement de la 11ᵉ édition du Forum international de l’entrepreneuriat du Mali (FIDEM). C’était sous la présidence du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le thème « Mines et entrepreneuriat : créer des chaînes de valeur locale durable ». Ce thème traduit la volonté ferme de transformer nos ressources naturelles en un moteur puissant de développement économique, en plaçant l’entrepreneur malien au cœur de cette dynamique de création de richesse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette édition du Forum international de l’entrepreneuriat du Mali (FIDEM) a rassemblé, comme tous les ans, des décideurs, des opérateurs économiques et des porteurs de projets. L’événement a été marqué par des panels, des ateliers et des rencontres d’affaires, visant un entrepreneuriat malien plus fort, résilient et inclusif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le promoteur du Forum, Bakary dit Bouba Traoré, a chaleureusement salué l’accompagnement des sponsors et le soutien du ministère pour la réussite de cet événement. Dans son discours, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a indiqué que « le Mali de demain se construira en grande partie par et avec ses entrepreneurs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a mis en avant le rôle essentiel des Petites et moyennes entreprises (PME) et des startups. La cheffe du département de l’Emploi et de la formation professionnelle a également présenté la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat, adoptée par le gouvernement, qui vise à faire de l'entrepreneuriat le moteur du développement économique et social du Mali d'ici à 2063. « Cette stratégie repose sur six axes prioritaires, incluant l'amélioration de l'environnement des affaires et l'accès facilité aux marchés », a expliqué Oumou Sall Seck.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Anne Marie Soumouthéra</strong> <o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[« N’té-N’tala » : la riposte citoyenne de la jeunesse malienne face au terrorisme]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/nte-ntala-la-riposte-citoyenne-de-la-jeunesse-malienne-face-au-terrorisme-3115903.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:47:57 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la persistance de la menace terroriste, depuis plus d’une décennie, une nouvelle voix s’élève au Mali, portée par la jeunesse elle-même. À travers le slogan « Non, je ne suis pas dedans (N’te-N’tala) », une initiative citoyenne entend déconstruire les récits extrémistes et offrir des alternatives concrètes à une génération exposée aux risques de radicalisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». Cette déclaration du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en 2021, résonne encore dans la tête de la jeunesse malienne. Face à l’insécurité, dont la lutte constitue la priorité numéro un des autorités maliennes, la jeunesse ne souhaite plus rester les bras croisés. « La jeunesse ne vous laissera pas échouer, monsieur le président », semble désormais dire en substance cette jeunesse de plus en plus engagée pour le retour de la paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, la lutte contre le terrorisme au Mali ne se joue plus uniquement sur le terrain militaire. Elle s’étend désormais à un autre front, tout aussi décisif : celui des esprits. Face à cette guerre cognitive, la jeunesse s’implique à travers l’initiative citoyenne « Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) », un mouvement de sensibilisation destiné à dissuader les jeunes de rejoindre les groupes extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déconstruire les récits de la radicalisation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Portée par des acteurs de la société civile, cette campagne cible en priorité les jeunes de 15 à 35 ans, notamment dans les zones les plus exposées à l’influence des groupes armés. Elle s’inscrit en appui aux efforts des Forces armées maliennes, en agissant en amont, là où se construisent les choix individuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de l’initiative, c’est la conviction que le terrorisme prospère sur la manipulation. Les groupes extrémistes exploitent les frustrations sociales, les vulnérabilités économiques et les aspirations identitaires pour recruter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers « N’té-N’tala », les initiateurs entendent déconstruire ces discours en mettant en lumière les mensonges qui les sous-tendent. Promesses de richesse, d’honneur ou de justice sociale. Autant d’arguments qui, une fois confrontés à la réalité, se révèlent illusoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réhabiliter les valeurs du vivre-ensemble<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La campagne insiste ainsi sur la nécessité de développer un esprit critique chez les jeunes, afin qu’ils puissent identifier et rejeter les tentatives d’endoctrinement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la déconstruction, l’initiative s’appuie sur un socle de valeurs profondément ancrées dans la société malienne : le « Maaya » (humanisme) et le « Dambé » (dignité).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays marqué par une riche diversité culturelle, « N’té-N’tala » promeut la tolérance, la solidarité et la cohésion sociale comme remparts contre l’extrémisme. Il s’agit de rappeler que l’identité malienne s’est historiquement construite sur le dialogue et le vivre-ensemble, à rebours des logiques de violence et d’exclusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Montrer les conséquences réelles du terrorisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’un des axes majeurs de la campagne consiste à exposer les conséquences concrètes du terrorisme sur les individus et les communautés. Derrière les discours idéologiques se cachent des réalités brutales : pertes humaines, déplacements de populations, destruction des infrastructures, traumatisme psychologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mettant en avant ces impacts, « N’te-N’tala » cherche à briser toute forme de fascination ou de banalisation de la violence. Le message est de faire comprendre que rejoindre un groupe terroriste, c’est participer à la destruction de sa propre société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais sensibiliser ne suffit pas. Encore faut-il proposer des perspectives. Consciente de cet enjeu, l’initiative met en avant des alternatives positives : accès à l’éducation, insertion professionnelle, engagement communautaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un slogan comme acte d’engagement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif est de redonner aux jeunes des raisons d’espérer et de s’investir dans des trajectoires constructives. Dans un contexte où le chômage et le manque d’opportunités alimentent les frustrations, ces alternatives constituent un levier essentiel de prévention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Non, je ne suis pas dedans (N’té-N’tala) » n’est pas qu’un simple slogan. Il s’agit d’une déclaration d’intention, d’un acte de résistance individuelle face à la pression des groupes extrémistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En affirmant leur refus, les jeunes deviennent acteurs de leur propre protection, mais aussi de celle de leur communauté. Le slogan incarne ainsi une prise de position claire : celle d’une jeunesse qui choisit la paix plutôt que la violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une bataille décisive pour l’avenir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays confronté à des défis sécuritaires complexes, l’émergence d’initiatives citoyennes comme « N’té-N’tala » témoigne d’une évolution des stratégies de lutte contre le terrorisme. Elle souligne que la réponse ne peut être uniquement militaire, mais doit également être sociale, culturelle et éducative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mobilisant la jeunesse autour d’un message simple et puissant, cette initiative ouvre une nouvelle voie : celle d’une résistance par la conscience et l’engagement. Car, au-delà des armes, c’est bien dans les esprits que se joue l’avenir du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance particulière <o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Santé : l’explosion du privé à l’épreuve du contrôle au Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/sante-lexplosion-du-prive-a-lepreuve-du-controle-au-mali-3115574.html</link>
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                    <description><![CDATA[La multiplication des structures privées de santé au Mali redessine progressivement le paysage des soins, notamment à Bamako.]]></description>

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                    <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 09:43:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette évolution, qui répond à une demande croissante des populations, soulève en parallèle des interrogations sur la capacité des pouvoirs publics à encadrer durablement ce secteur en pleine expansion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Bamako, en l’espace de quelques années, les établissements privés ont pris une place de plus en plus visible dans l’offre sanitaire. Cliniques, cabinets, maternités, laboratoires et centres spécialisés se sont installés dans de nombreux quartiers de la capitale, mais aussi dans certaines grandes villes de l’intérieur. Les données disponibles montrent qu’on est passé d’environ 1 038 structures en 2011 à plus de 2 300 en 2018, signe d’une progression particulièrement rapide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux patients, ce réseau représente aujourd’hui la première porte d’entrée vers les soins. Dans certains cas, il permet de contourner l’engorgement des structures publiques, les longues files d’attente ou les difficultés d’accès à certaines spécialités. Cette montée en puissance du privé s’explique aussi par une pression démographique croissante et par les attentes d’une population urbaine qui recherche davantage de proximité, de rapidité et parfois une meilleure qualité perçue du service.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière cette expansion se pose une question plus large : l’appareil de contrôle observe-t-il le même rythme ? Plusieurs analyses relèvent que les mécanismes de supervision, d’agrément et de collecte des données n’ont pas évolué à la même vitesse que le secteur lui-même. Une partie des informations issues du privé continue de remonter de manière incomplète vers le système national d’information sanitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fragilité structurelle plus profonde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce point n’est pas secondaire. Lorsqu’une part importante des consultations, diagnostics ou actes médicaux échappe à une centralisation rigoureuse, cela complique la lecture réelle de la situation sanitaire du pays. La surveillance des maladies, la planification des besoins en médicaments, la gestion des urgences sanitaires et l’anticipation des flambées épidémiques deviennent alors plus difficiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’autre enjeu majeur reste celui des ressources humaines. Les références de l’OMS en matière de densité du personnel de santé restent un indicateur particulièrement parlant. Le seuil historique souvent retenu est d’au moins 2,5 professionnels de santé qualifiés pour 1 000 habitants, tandis que le repère plus récent lié à la couverture sanitaire universelle se situe à 4,45 pour 1 000 habitants. Le Mali demeure encore très éloigné de ces niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce déficit contribue à expliquer l’essor du privé, mais il met aussi en évidence une fragilité structurelle plus profonde. Dans certains quartiers de Bamako, l’offre privée s’est fortement densifiée, alors que plusieurs régions continuent de souffrir d’un accès limité aux soins spécialisés. Cette concentration territoriale crée un déséquilibre entre la capitale et le reste du pays, avec un risque d’accentuation des inégalités sanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre sujet régulièrement évoqué par les observateurs du secteur : la question des structures non autorisées ou insuffisamment encadrées. L’absence d’un recensement public régulièrement mis à jour complique l’identification des établissements pleinement conformes aux exigences administratives et techniques. Cela alimente les inquiétudes sur la qualité des prestations, la qualification du personnel et le respect des protocoles de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains, des dispositifs ont été mis en place pour mieux accompagner la montée du privé. Le Rwanda a renforcé l’intégration des structures privées dans le suivi national des données de santé. Le Maroc a consolidé le cadre d’agrément et d’inspection des cliniques. En Côte d’Ivoire, des mécanismes de contrôle plus soutenus ont été développés à mesure que le secteur gagnait en importance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capacité de l’État à garantir une qualité minimale des soins pour tous<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali pourrait utilement s’inspirer de ces expériences. La publication d’un registre national des structures agréées, l’obligation de transmission régulière des données sanitaires et le renforcement des inspections de terrain constitueraient déjà des avancées importantes. À cela s’ajoute la nécessité d’un effort plus large sur la formation et le déploiement des personnels de santé afin de réduire l’écart avec les standards internationaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu dépasse largement la simple croissance du privé. Il touche à l’équilibre même du système de santé et à la capacité de l’État à garantir une qualité minimale des soins pour tous. Le véritable défi n’est donc pas l’existence du privé, mais la manière dont cette évolution s’inscrit dans une politique sanitaire cohérente, contrôlée et équitable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Effondrement d’un immeuble à Bamako : le naufrage du contrôle public]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/effondrement-dun-immeuble-a-bamako-le-naufrage-du-controle-public-3115573.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’effondrement de l’immeuble en construction à Daoudabougou en commune V du district de Bamako, survenu le 22 mars 2026, a de nouveau placé la question de la sécurité des chantiers au cœur du débat public au Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 09:37:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bâtiment, un R+4 en cours de réalisation, s’est écroulé en pleine phase de bétonnage, ensevelissant plusieurs ouvriers et personnes présentes sur le site. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs jours de recherches et de fouilles sous les décombres, le bilan officiel s’est alourdi à six morts et une vingtaine de blessés, selon des sources concordantes relayées par la presse nationale. Outre le drame humain, ce nouvel accident remet en lumière une interrogation récurrente : comment des immeubles de plusieurs niveaux continuent-ils de s’effondrer dans la capitale alors que des services techniques, des procédures d’autorisation et des règles de construction existent en principe pour prévenir ce type de catastrophe ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les premières informations recueillies pointent une défaillance survenue lors du coulage du béton, étape particulièrement sensible dans tout chantier de hauteur. Des questions se posent déjà sur la qualité des matériaux, le dosage du ciment, la résistance des étais ainsi que le respect du plan de ferraillage. Mais très vite, le débat dépasse le seul aspect technique pour interroger la chaîne de contrôle administratif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. À Bamako, plusieurs incidents similaires ont été signalés ces dernières années dans des quartiers en forte expansion urbaine, notamment dans les communes V et VI. Même en l’absence d’un recensement officiel consolidé, les professionnels du bâtiment et plusieurs observateurs rappellent que la multiplication des constructions verticales dans la capitale s’est souvent accompagnée d’un contrôle insuffisant, voire inexistant, des chantiers en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’effondrement survenu à Daoudabougou ravive ainsi le souvenir d’autres accidents liés à des constructions irrégulières, des surélévations non maîtrisées ou des travaux engagés sans supervision technique rigoureuse. Cette répétition alimente un sentiment de vulnérabilité dans une ville où la pression foncière pousse de plus en plus vers les constructions à étages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête officielle afin de déterminer les causes exactes du sinistre et d’identifier les responsabilités. Cette enquête devrait notamment porter sur l’existence d’un permis de construire, la conformité du projet aux normes urbanistiques, la présence ou non d’un ingénieur agréé, ainsi que les éventuels contrôles effectués par les services municipaux et ceux de l’urbanisme avant et pendant les travaux. C’est précisément sur ce point que la responsabilité publique est posée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’un immeuble de cette envergure atteint un stade avancé sans qu’aucune anomalie ne soit détectée ou corrigée, la question ne concerne plus seulement le promoteur ou l’entrepreneur. Elle touche aussi le rôle des mairies, des services d’urbanisme, des bureaux de contrôle et, plus largement, la capacité de l’État à faire respecter les normes minimales de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les faits, Bamako connaît depuis plusieurs années une urbanisation rapide, parfois anarchique. La demande croissante en logements et en espaces commerciaux a favorisé l’essor de constructions menées à un rythme soutenu, souvent sans accompagnement technique suffisant. Dans certains cas, les projets évoluent avec des modifications non autorisées en cours de chantier, notamment des surélévations qui augmentent considérablement la charge sur les structures initiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer la responsabilité des mairies et des services techniques dans le suivi des autorisations et des visites de chantier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame de Daoudabougou met ainsi en évidence une faiblesse plus profonde : celle du contrôle public en matière d’urbanisme et de sécurité des constructions. D’autres pays de la sous-région ont été confrontés à des situations comparables et ont adopté des mécanismes correctifs dont Bamako pourrait utilement s’inspirer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Dakar, après plusieurs effondrements d’immeubles, les autorités ont renforcé les contrôles préalables sur les bâtiments à étages, avec des inspections obligatoires à des étapes clés du chantier, notamment avant le coulage des dalles. À Abidjan, les services municipaux ont multiplié les opérations de vérification et les démolitions administratives de bâtiments jugés dangereux ou non conformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Maroc, les projets immobiliers de plusieurs niveaux sont soumis à une validation technique renforcée par des bureaux d’études agréés, avec un suivi plus strict des phases critiques. Pour Bamako, plusieurs mesures concrètes apparaissent aujourd’hui indispensables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première serait de rendre obligatoire la validation de toute construction à partir de R+2 par un ingénieur en structure. La deuxième consisterait à instaurer des contrôles physiques systématiques à chaque étape structurante du chantier, en particulier avant le bétonnage des planchers. La troisième viserait à renforcer la responsabilité des mairies et des services techniques dans le suivi des autorisations et des visites de chantier. Enfin, une publication périodique des chantiers autorisés et contrôlés permettrait d’améliorer la transparence et de renforcer la confiance des citoyens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fond, ce drame dépasse la seule tragédie d’un chantier effondré. Il interroge la manière dont la ville se construit, la solidité des mécanismes de contrôle et la capacité de l’État à protéger les populations face à des risques pourtant largement prévisibles. À chaque immeuble qui tombe, ce sont certes des vies qui sont brisées, mais aussi la confiance dans l’autorité publique qui vacille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi n’est donc pas seulement de sanctionner les responsables du chantier de Daoudabougou. Il est aussi de corriger durablement les défaillances institutionnelles qui rendent possible la répétition de tels drames.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Football : la CAN féminine 2026 renvoyée à juillet-août au Maroc]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/football-la-can-feminine-2026-renvoyee-a-juillet-aout-au-maroc-3115024.html</link>
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                    <description><![CDATA[La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026, initialement prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc, se jouera finalement du 25 juillet au 16 août, comme l’a annoncé ce jeudi 5 mars la Confédération africaine de football (CAF).]]></description>

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                    <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 20:05:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quelques jours du démarrage officiel de la compétition, la CAF a décidé de décaler le tournoi afin qu'il se tienne après la Coupe du Monde masculine prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique (du 11 juin au 19 juillet 2026). L’instance dirigeante du football africain a ainsi reprogrammé la CAN du 25 juillet au 16 août 2026. C’est ce qu’a indiqué la CAF dans un communiqué publié ce jeudi 5 mars. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’instance n’a fourni aucune justification précise sur les raisons de ce report, se contentant d’évoquer des « circonstances imprévues » sans plus de détails. « Après des discussions entre la CAF et ses partenaires, la FIFA et d’autres parties prenantes, la CAF a décidé de reprogrammer les dates de la TotalEnergies CAF WAFCON 2026, du 25 juillet au 16 août 2026, afin d’assurer le succès de cette importante compétition féminine », souligne le communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les observateurs ne sont pas surpris par ce report, tant les signaux étaient alarmants (l’Afrique du Sud avait été même évoquée pour se substituer au Maroc), ils s’étonnent en revanche du timing. Pourquoi la CAF a-t-elle attendu seulement deux semaines avant le démarrage initial pour annoncer ce changement de calendrier ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il faut dire que les équipes engagées dans la compétition avaient déjà commencé leurs stages de préparation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette affaire, la Confédération semble avoir fait preuve de légèreté et d’amateurisme. Un épisode qui n'honore pas le football africain, dont l’image se trouve une fois de plus écornée par la faute de ses dirigeants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de rappel, 16 Nations, dont le Mali, réparties en quatre groupes, participeront à cette 14e édition contre 12 pour les précédentes. C’est la troisième fois consécutive que le royaume chérifien va abriter la compétition. Les Aiglonnes sont logées dans le groupe D en compagnie du Ghana, du Cameroun et du Cap-Vert.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Présidence de la FEMAFOOT : Dr Moussa Sow, pour un Football Malien Fort et Respecté!]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/presidence-de-la-femafoot-dr-moussa-sow-pour-un-football-malien-fort-et-respecte-3115023.html</link>
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                    <description><![CDATA[Unir, Réformer, Performer, telles sont les visions qui motivent la candidature du Dr Moussa Sow à l’élection du Président de la Fédération Malienne de Football du Mali.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_68743f62e4308.jpg" length="58560" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:49:59 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour un Football Malien Fort et Respecté, Dr Moussa Sow, ce jeune et ambitieux Président de la League Régionale de Kayes, vise à rassembler la famille du football malien, restaurer la confiance et bâtir une gouvernance moderne et performante. Sans prétendre avoir un bâton magique pour rendre possible cette vision, le jeune prodige vous dévoile un résumé de son projet tant performant et efficace. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. POSITIONNEMENT STRATÉGIQUE DU CANDIDAT DR MOUSSA SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Moussa Sow, comme il a l'art de le faire partout il est passé, dans sa vie socio-professionnelle, se veut un homme de dialogue et de consensus une fois à la tête de la FEMAFOOT. Cela, avec un esprit réformateur, pragmatique d'un gestionnaire rigoureux et transparent. Mais aussi et surtout avec une vision tournée vers la jeunesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet esprit réformateur transparent se justifie avec ses principaux slogans, à savoir : « Ensemble pour un nouveau départ du football malien ; la compétence au service du ballon rond ; la Transparence, l’unité et l’ambition de Bâtir aujourd’hui les victoires de demain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. LES 5 PILIERS DU PROGRAMME DU DR MOUSSA SOW : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1 Gouvernance &amp; Transparence : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Audit indépendant dès les 100 premiers jours ; Publication annuelle des comptes ; Mise en place d’un comité d’éthique indépendant ; Digitalisation de l’administration fédérale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Objectif : restaurer la crédibilité auprès de la FIFA, de la Confédération Africaine de Football et des partenaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2 Réconciliation &amp; Unité du Football Malien: <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dialogue inclusif avec tous les clubs et ligues régionales ; Médiation institutionnelle permanente ; Réintégration des acteurs marginalisés. À en croire le Dr Moussa Sow, il n’y aura pas de développement sans <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">unité. <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3 Développement du Football Local<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscient que la performance de l’équipe nationale dépend de la professionnalisation progressive du championnat national ou local, il ambitionne : La création d’un fonds d’appui aux clubs ; La Réforme du calendrier pour plus de compétitivité ; La Formation des dirigeants de clubs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4 Formation &amp; Jeunesse : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de la professionnalisation progressive dans laquelle se projette le Dr Moussa Sow, il y a la Relance des centres de formation agréés ; la Détection nationale annuelle des jeunes talents ; le Renforcement des équipes U17, U20 et féminines ; Partenariats avec des académies internationales. L’objectif sera pour le candidat Sow, de faire du Mali une référence en Afrique de l’Ouest.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5 Performance des Aigles : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la sélection nationale, les Aigles du Mali "Mali national football team" : Plan de performance à long terme ; Encadrement technique stable ; Meilleure coordination avec les joueurs évoluant en Europe et la Prime basée sur la performance et la discipline. Cela, dans l’ambition de la qualification régulière du Mali à la CAN et au Mondial. Et mieux, remporter la CAN afin d'inscrire le Mali dans le concert des nations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Correspondance Particulière<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Pression minière à Kéniéba : les mutations foncières et sociales de Faléa]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/pression-miniere-a-kenieba-les-mutations-foncieres-et-sociales-de-falea-3115022.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans la commune rurale de Faléa, dans la région de Kayes, l’essor des activités aurifères modifie progressivement l’équilibre foncier et économique local.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x580_69b5b99f7e6b6.jpg" length="90485" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:40:52 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre ventes de terres, orpaillage artisanal et présence d’opérateurs étrangers, cette zone du cercle de Kéniéba se trouve au cœur d’une pression minière croissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Située dans le cercle de Kéniéba, dans la région de Kayes, Faléa appartient à l’un des principaux bassins aurifères du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. Cette zone frontalière avec la Guinée et le Sénégal concentre plusieurs projets miniers industriels et de nombreux sites d’orpaillage. L’or constitue aujourd’hui la principale richesse minérale du pays : le Mali produit en moyenne entre 65 et 70 tonnes d’or par an, et ce métal représente environ 76 à 80% des exportations nationales ainsi qu’une part importante des recettes publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, certaines terres agricoles de Faléa font l’objet de transactions entre habitants et exploitants attirés par le potentiel aurifère du sous-sol. Selon les informations rapportées dans la presse, des parcelles sont cédées par des propriétaires locaux à des opérateurs impliqués dans l’exploitation artisanale de l’or. Les montants varient selon les superficies et la localisation des terrains, certaines transactions atteignant plusieurs millions de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces acquisitions concernent notamment des exploitants étrangers présents dans l’orpaillage, dont certains opérateurs venus d’Asie, en particulier de Chine. La présence d’acteurs extérieurs dans les zones aurifères du Mali s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans plusieurs régions minières d’Afrique de l’Ouest, où l’exploitation artisanale attire des travailleurs et des investisseurs venus de différents pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de l’orpaillage artisanal constitue un facteur important de cette évolution. Au Mali, cette activité mobiliserait plus d’un million de personnes directement ou indirectement et s’exerce sur plusieurs centaines de sites répartis principalement dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro et Kangaba. La production artisanale est estimée entre 10 et 20 tonnes d’or par an, ce qui en fait un secteur économique significatif en dehors des mines industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pression sur les terres s’explique aussi par l’importance stratégique du cercle de Kéniéba dans l’industrie aurifère malienne. Cette zone abrite plusieurs grandes mines industrielles, notamment Fekola, exploitée par la société canadienne B2Gold, ainsi que le complexe Loulo-Gounkoto exploité par Barrick Mining. Ces installations comptent parmi les plus grandes mines d’or d’Afrique et contribuent fortement à la production nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faléa est également connue pour avoir fait l’objet de projets d’exploration minière portant non seulement sur l’or, mais aussi sur d’autres ressources du sous-sol. Des études géologiques réalisées dans les années précédentes ont notamment mis en évidence la présence de minerais contenant de l’uranium ainsi que d’autres métaux, suscitant par le passé des débats au sein des communautés locales et parmi certaines organisations de la société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation progressive des terres agricoles en zones d’exploitation aurifère soulève plusieurs enjeux pour les populations rurales. Dans certaines localités, la réduction des surfaces cultivables peut affecter les activités agricoles qui constituent la principale source de subsistance des familles. L’arrivée de travailleurs venus d’autres régions ou de l’étranger modifie également l’organisation économique et sociale des villages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation artisanale de l’or peut par ailleurs entraîner des impacts environnementaux liés notamment à l’utilisation de produits chimiques comme le mercure, utilisé pour séparer l’or des autres matériaux. Dans plusieurs zones aurifères du Mali et de l’Afrique de l’Ouest, ces pratiques ont été associées à la dégradation des sols, à la pollution de l’eau et à la transformation des paysages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une évolution réglementaire depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains producteurs d’or, des dispositifs ont été mis en place pour encadrer ces activités. Au Ghana, l’orpaillage artisanal est soumis à un système de licences et à la délimitation de zones autorisées afin de mieux contrôler l’exploitation et de limiter les impacts environnementaux. Au Burkina Faso, les autorités ont également instauré un cadastre minier et des mécanismes d’encadrement des sites d’orpaillage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, le secteur minier fait l’objet d’une évolution réglementaire depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023, qui prévoit notamment une participation plus importante de l’État dans les projets miniers ainsi qu’une implication intense d’investisseurs nationaux. Cette réforme vise à renforcer les retombées économiques du secteur pour le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, la situation observée à Faléa illustre les transformations en cours dans certaines zones rurales du Mali où l’expansion des activités aurifères redéfinit progressivement l’usage des terres, l’organisation des économies locales et les perspectives de développement des territoires concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick B. CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise énergétique : entre incidents techniques et défis structurels]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/crise-energetique-entre-incidents-techniques-et-defis-structurels-3115021.html</link>
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                    <description><![CDATA[La distribution de l’électricité s’est encore dégradée dans la capitale et dans plusieurs villes du pays.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68cb0bbf983fe.jpg" length="36456" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 19:35:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation intervient après l’incendie survenu fin février 2026 sur un poste électrique stratégique de la Société d’exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF) de l’Organisation pour la mise en valeur du Sénégal (OMVS) à Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation énergétique s’est nettement détériorée au début du mois de mars 2026, avec des coupures d’électricité prolongées dans de nombreux quartiers de Bamako. Dans certaines zones de la capitale, l’alimentation électrique n’est assurée que quelques heures par jour, tandis que d’autres secteurs restent parfois toute une journée sans courant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dégradation du service intervient après l’incendie d’un poste de la SEMAF (Société d’exploitation de Manantali et de Félou) à Bamako. Cette structure assure l’exploitation des installations hydroélectriques du système énergétique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les barrages de Manantali et de Félou, exploités dans le cadre de l’OMVS, alimentent les réseaux électriques du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. Une partie importante de l’électricité hydraulique consommée au Mali provient de ces installations. L’incident survenu sur le poste de Bamako a perturbé l’acheminement d’une partie de cette énergie vers le réseau national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation intervient dans un contexte où les besoins en électricité ont fortement augmenté au Mali au cours des deux dernières décennies. La consommation nationale est passée d’environ 600 millions de kilowattheures en 2002 à près de 3,2 milliards de kilowattheures en 2024, soit une progression de plus de 430% en un peu plus de vingt ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La structure de la production d’électricité a également évolué au cours de cette période. Au début des années 2000, l’hydroélectricité représentait environ 83% de la production nationale, contre 17% pour les centrales thermiques. En 2024, près de 70% de l’électricité consommée au Mali provient des centrales thermiques, tandis que l’hydroélectricité et les autres sources représentent environ 30% de la production.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les centrales thermiques utilisées pour compléter la production hydraulique fonctionnent principalement avec des combustibles importés, notamment le fioul et le gasoil. Leur utilisation permet de répondre aux besoins du réseau lorsque la production des barrages est insuffisante ou lorsque la consommation dépasse les capacités disponibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Énergie du Mali (EDM-SA) est l’entreprise publique chargée de la production, du transport et de la distribution de l’électricité sur l’ensemble du territoire national. Elle exploite les centrales thermiques, gère les lignes de transport haute tension et assure la distribution vers les centres urbains et les localités raccordées au réseau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonctionnement du système électrique repose sur plusieurs infrastructures : les barrages hydroélectriques, les centrales thermiques, les lignes de transport et les postes de transformation. Lorsqu’une infrastructure de transport est affectée, comme dans le cas de l’incendie du poste de la SEMAF à Bamako, la distribution de l’électricité disponible sur le réseau peut être perturbée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nouveaux projets annoncés <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis avril 2025, l’État malien a mis en place un prélèvement sur les recharges téléphoniques et les transferts d’argent via mobile money afin d’alimenter un fonds de soutien aux infrastructures de base et au développement social. Ce mécanisme de financement concerne notamment les infrastructures énergétiques et les prélèvements continuent d’être appliqués sur ces transactions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le secteur de l’électricité fait également l’objet de plusieurs programmes visant à augmenter les capacités de production et à renforcer le réseau national. Ces initiatives concernent notamment la construction de nouvelles centrales électriques, l’extension des lignes de transport et le développement de projets solaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les projets annoncés figure notamment la centrale solaire de Sanankoroba, dont la capacité prévue est d’environ 200 mégawatts, pour un investissement estimé à plus de 120 milliards de francs CFA. Les travaux de cette installation ont été lancés en mai 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre projet de centrale solaire a également été annoncé à Safo, dans le cercle de Kati. Ces installations doivent contribuer à exploiter le potentiel solaire du Mali et à compléter la production issue des barrages et des centrales thermiques. Cependant, ces projets ne sont pas encore opérationnels et leurs effets ne se reflètent pas pour l’instant dans l’approvisionnement du réseau national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays africains, des réformes du secteur énergétique ont été engagées pour améliorer la production et la distribution de l’électricité. Au Sénégal, les investissements dans les centrales électriques et l’extension du réseau ont permis d’augmenter progressivement l’accès à l’électricité, avec un taux national supérieur à 80%. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Rwanda, les programmes combinant développement du réseau et solutions hors réseau ont permis d’augmenter l’accès à l’électricité, passé de moins de 10% au début des années 2010 à plus de 70% aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évolution du secteur électrique au Mali reste liée à la progression de la demande nationale, au développement des infrastructures de production et à la capacité du système énergétique à assurer l’acheminement de l’électricité vers les zones de consommation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’incident survenu fin février 2026 sur une infrastructure de la SEMAF intervient dans ce contexte où l’équilibre entre production, transport et distribution demeure déterminant pour le fonctionnement du réseau électrique national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mohamed Diarra, un champion national au service de l’émergence minière du Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mohamed-diarra-un-champion-national-au-service-de-lemergence-miniere-du-mali-3114679.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans le paysage stratégique de l’industrie extractive en Afrique de l’Ouest, certains noms s’imposent par la force de leur expertise et la profondeur de leur engagement. Mohamed Diarra, actuel vice-président exécutif Afrique de l’Ouest de Toubani Resources, est de ceux-là.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:15:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Plus qu’un cadre dirigeant, il incarne aujourd’hui la figure du « Champion National », un leader visionnaire dont le parcours est une boussole pour la jeunesse malienne et un gage de confiance pour les investisseurs internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un parcours d’excellence entre rigueur académique et leadership mondial<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réussite de Mohamed Diarra repose sur un socle solide : une formation multidisciplinaire de haut niveau, acquise dans les meilleures institutions mondiales. Titulaire d’un Master of Science en économie des minéraux et de l’énergie de la Curtin University en Australie, il a su coupler cette expertise technique à des certifications en gestion de projet aux États-Unis et en leadership exécutif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette polyvalence rare lui permet de naviguer avec une aisance égale entre les modèles financiers complexes, les audits opérationnels et les enjeux de gouvernance. Pour M. Diarra, la mine ne se résume pas à l’extraction ; c’est une science de l’optimisation où la stratégie doit rencontrer la responsabilité sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’architecte des grands projets<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La carrière de Mohamed Diarra est jalonnée de succès qui ont marqué l’histoire minière récente du Mali. L’expérience B2Gold (2015-2020) : en tant que Country Manager, il a piloté les opérations de ce qui est devenu la plus grande mine d’or du pays, prouvant sa capacité à gérer des budgets CAPEX/OPEX dépassant les 50 millions USD. M. Diarra a aussi servi l’État : son passage au ministère des Mines comme Chargé de mission lui a conféré une compréhension unique des rouages institutionnels et de la conformité réglementaire, faisant de lui un pont indispensable entre le secteur privé et les autorités publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a aussi servi à l’Agence de promotion pour l’investissement (API) – Mali comme le Responsable de la promotion des investissements. À API-Mali, il a été l’ambassadeur du Mali, élaborant des stratégies pour attirer les capitaux étrangers et rassurer les géants miniers mondiaux. Aujourd’hui, chez Toubani Resources, il supervise le développement du projet Kobada Gold. Sa mission est claire : transformer ce potentiel en une réalité industrielle génératrice de valeur pour les actionnaires et de progrès pour la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un stratège de terrain et un mobilisateur de fonds<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Diarra se distingue par une approche « pratique » du management. Il ne se contente pas de diriger depuis un bureau ; il audite, analyse les risques et évalue la pertinence des modèles financiers pour maximiser le retour sur investissement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa capacité à mobiliser des fonds auprès d’institutions prestigieuses comme la Banque mondiale, le FMI ou l’Union européenne témoigne de sa crédibilité internationale. Expert des partenariats publics-privés (PPP) et des projets d’infrastructure (IPP, BOT), il est l’un des rares cadres capables d’accompagner avec succès la transition critique d’un projet de la phase d’exploration vers la mise en production effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un leader engagé pour la jeunesse et le développement local<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des chiffres et des onces d’or, c’est l’impact humain qui définit le leadership de Mohamed Diarra. Leader démocratique, il prône une culture de la performance basée sur la communication ouverte et la motivation des équipes. Son engagement envers la jeunesse malienne est profond. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il voit dans le secteur minier un levier d’insertion professionnelle et de renforcement des compétences locales. Pour beaucoup, il est une « légende vivante », un modèle de réussite qui prouve qu’avec de la rigueur, une formation solide et un patriotisme économique, un cadre malien peut diriger les projets les plus ambitieux du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi suivre Mohamed Diarra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivre Mohamed Diarra, c’est comprendre l’avenir du Mali. Sa nomination en tant que vice-président exécutif Afrique de l’Ouest de Toubani Resources n’est pas seulement une promotion personnelle, c’est la confirmation que le Mali dispose de champions capables de conjuguer souveraineté économique et attractivité internationale. Pour la nouvelle génération d’ingénieurs, d’économistes et de décideurs, Mohamed Diarra n’est pas seulement un mentor ; il est la preuve que l’excellence malienne n’a pas de frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Mazo KONE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Élection à la Femafoot : qui est le Dr Moussa Sow, le candidat du renouveau et du leadership régional ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sports/election-a-la-femafoot-qui-est-le-dr-moussa-sow-le-candidat-du-renouveau-et-du-leadership-regional-3114678.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr Moussa Sow, est candidat à l’élection de la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) prévue le 16 avril à Bamako.]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:06:39 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il a officiellement annoncé sa candidature le dimanche 1er mars à Kayes lors d’une rencontre avec les responsables des districts de football de ladite localité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr Moussa Sow, se lance dans la course à la présidence de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). L’annonce a été faite ce dimanche 1er mars lors d’une rencontre avec les responsables des districts de football de Kayes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette candidature s’inscrit dans une dynamique de renouveau, de transparence et de professionnalisation de notre sport roi. Elle se veut un appel au rassemblement de tous les acteurs du football malien : dirigeants, joueurs, encadreurs, supporters et partenaires, pour construire une fédération forte au service du sport et de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec détermination et foi en l’avenir du football malien, l’homme dit être porteur d’une vision ambitieuse, moderne et rassembleuse. Fort de son expérience à la tête du football régional à Kayes, il entend bâtir une fédération plus structurée, plus inclusive et plus performante, capable de valoriser les talents locaux, de renforcer la formation des jeunes, de soutenir les clubs et d’assurer une meilleure gouvernance du football national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’engagement du président de la ligue régionale du football de Kayes repose sur quatre valeurs fortes : l’unité du football malien ; la promotion des jeunes talents, la modernisation des infrastructures ; et la crédibilité et la bonne gouvernance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il est temps d’ouvrir une nouvelle page pour notre football. Ensemble, nous pouvons redonner au Mali toute sa grandeur sportive », a déclaré le désormais candidat à la présidence de la FEMAFOOT devant les responsables du sport de la région. Cette candidature, nous a-t-on dit, est perçue comme un souffle d'espoir pour les acteurs du sport à la base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que l’annonce de la candidature de Dr Moussa Sow intervient quelques jours seulement après le lancement de l’appel à candidatures pour l’élection du président et des membres du bureau de la FEMAFOOT. Celui-ci fait suite aux directives de la FIFA, consécutives à la démission collective en janvier des membres du bureau précédent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mot sur le candidat Moussa Sow <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Moussa Sow est président de la ligue régionale de football de Kayes et 2e vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Kayes. Acteur engagé pour le développement durable, Dr Moussa Sow se distingue par son leadership, sa vision et son implication constante en faveur du progrès économique et social. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jeune entrepreneur dynamique et engagé, il évolue dans plusieurs secteurs clés du développement socio-économique de la région. Il est notamment : promoteur du Complexe scolaire et universitaire Boubou, du Centre de formation professionnelle agro-pastorale de Kayes et de Bafoulabé. Dr Sow participe à ce titre au renforcement du système éducatif malien en œuvrant pour la formation des jeunes et leur insertion professionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Qualité des aliments: l’alerte rouge du Laboratoire National de la Santé]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/sante/qualite-des-aliments-lalerte-rouge-du-laboratoire-national-de-la-sante-3114677.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Laboratoire National de la Santé (LNS) a révélé, lors de sa 36e session ordinaire le vendredi 27 février, un taux de non-conformité de 38,59 % pour les produits alimentaires contrôlés.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x580_69a946b684266.jpg" length="109637" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:04:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce manquement est principalement dû à un défaut de fortification en vitamine A. Parallèlement, 28,5 % des échantillons d’eau analysés se sont révélés non conformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres interpellent : près de quatre produits sur dix présentent des irrégularités, qu’il s’agisse de denrées périmées, mal conservées, mal étiquetées ou hors normes sanitaires. Au-delà des statistiques, c'est un enjeu de santé publique majeur qui est soulevé. L’insécurité alimentaire ne se limite plus à la disponibilité des denrées ou au pouvoir d’achat ; elle concerne désormais la qualité sanitaire de ce que consomment les citoyens, particulièrement dans un contexte où l’alimentation de rue est devenue un pilier du quotidien urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, l’alimentation de rue joue un rôle central. Elle nourrit chaque jour des milliers de ménages urbains, étudiants, travailleurs informels et familles à revenus modestes. Mais les études menées par des chercheurs et les diagnostics soutenus par la FAO indiquent que ces circuits sont exposés à des risques de contamination microbiologique importants, liés au manque d’eau potable, à l’insuffisance des équipements de conservation et à la faiblesse des contrôles réguliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année en Afrique à cause d’aliments contaminés, entraînant environ 137 000 décès. Les maladies diarrhéiques représentent une large part de ces cas. Si ces chiffres sont continentaux, ils éclairent l’ampleur du défi sanitaire auquel les États sont confrontés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conséquences ne sont pas seulement sanitaires. Les maladies d’origine alimentaire entraînent des pertes économiques considérables, liées aux hospitalisations, à l’absentéisme au travail et à la baisse de productivité. Selon des estimations de la Banque mondiale et de l’OMS, l’Afrique subsaharienne enregistre chaque année des pertes de plusieurs milliards de dollars en raison d’aliments contaminés. Outre des cas individuels, l’insuffisance des contrôles fragilise également la crédibilité des filières agroalimentaires nationales et limite leur potentiel d’exportation. La sécurité sanitaire des aliments est donc aussi un enjeu économique stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question est donc institutionnelle. Un taux de non-conformité de 38,59 % traduit des failles dans la chaîne d’approvisionnement, de stockage et de distribution, mais aussi dans la régularité et la dissuasion des contrôles. La protection des consommateurs suppose une traçabilité renforcée, des inspections fréquentes, des laboratoires fonctionnels et des sanctions appliquées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, des exemples existent sur le continent. Au Ghana, la Food and Drugs Authority publie régulièrement les résultats des inspections et procède à des rappels publics de produits non conformes. Au Rwanda, la digitalisation des inspections et le renforcement des laboratoires ont permis d’améliorer la traçabilité. Au Sénégal et au Maroc, des campagnes de contrôle médiatisées et la destruction publique des produits saisis contribuent à renforcer l’effet dissuasif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi n’est pas d’opposer vendeurs et autorités, mais de structurer un système où la sécurité sanitaire devient un réflexe collectif. Dans un contexte de pression économique et démographique, garantir la qualité des aliments n’est pas un luxe administratif. C’est une obligation régalienne, au cœur de la confiance entre l’État et les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise de carburant : Bamako replonge dans une pénurie de gasoil]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/crise-de-carburant-bamako-replonge-dans-une-penurie-de-gasoil-3114676.html</link>
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                    <description><![CDATA[Après des mois de tensions liées aux attaques contre des convois-citernes, Bamako replonge dans une pénurie de gasoil. Cette nouvelle crise révèle des fragilités structurelles dans la gestion des approvisionnements énergétiques.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_699624546226d.jpg" length="68453" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 08:59:27 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capitale sort à peine d’une période critique amorcée en septembre 2025, lorsque des attaques ciblées contre des camions-citernes ont perturbé les circuits d’approvisionnement. Depuis, la question énergétique s’est imposée comme un enjeu de sécurité nationale autant qu’économique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files devant les stations-service et l’immobilisation de véhicules de transport rappellent combien la chaîne logistique demeure vulnérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gasoil est au cœur de l’activité urbaine. Il alimente les transports publics, les groupes électrogènes des entreprises, les chantiers et une large partie du commerce informel. Chaque rupture d’approvisionnement ralentit l’économie, augmente les coûts de transport et alimente un marché parallèle où les prix dépassent largement le tarif officiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation interroge la planification stratégique. La dépendance à des corridors routiers exposés, l’insuffisance de capacités de stockage stratégique et la faiblesse des mécanismes d’anticipation accentuent l’impact des chocs. Dans plusieurs pays africains confrontés à des risques similaires, des mesures ont été mises en place pour atténuer ce type de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali demeure fortement dépendant des importations de produits pétroliers raffinés, acheminés principalement par voie terrestre depuis les ports d’Abidjan, Dakar, Lomé ou Conakry. En l’absence de raffinerie nationale pleinement opérationnelle et de réserves stratégiques couvrant plusieurs semaines de consommation, toute perturbation logistique —qu’elle soit sécuritaire, politique ou technique— se répercute immédiatement sur le marché intérieur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays, les standards recommandent des stocks de sécurité couvrant entre 30 et 90 jours de consommation afin d’amortir les chocs d’approvisionnement. L’absence d’un tel mécanisme expose davantage l’économie nationale aux aléas régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, des mécanismes de gestion des stocks stratégiques permettent d’absorber temporairement les ruptures d’approvisionnement. Le Maroc, confronté à la volatilité des marchés internationaux, a renforcé ses capacités de stockage et diversifié ses sources d’importation. Au Kenya, des dispositifs de coordination entre autorités sécuritaires et opérateurs pétroliers ont été mis en place pour protéger les axes logistiques sensibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, la sécurisation des convois reste indispensable, mais elle ne peut constituer l’unique réponse. La question des réserves stratégiques, de la transparence sur les volumes disponibles et de la régulation du marché parallèle mérite d’être posée avec clarté. Une économie qui dépend massivement du transport routier ne peut se permettre des ruptures répétées sans en payer un coût social élevé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pénurie actuelle ne se limite pas à un problème d’approvisionnement. Elle met en lumière une fragilité structurelle qui appelle des réponses durables. Garantir la continuité énergétique ne relève pas seulement de la gestion de crise. C’est une condition essentielle de stabilité économique et de confiance publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cheick Bougounta CISSE</strong><o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coopération internationale : le Ministre Assa Badiallo Touré renforce les axes humanitaires et sanitaires avec l'ONU et la Banque mondiale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/communique-391/cooperation-internationale-le-ministre-assa-badiallo-toure-renforce-les-axes-humanitaires-et-sanitaires-avec-lonu-et-la-banque-mondiale-3114485.html</link>
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                    <description><![CDATA[Ce lundi 23 février 2026, le Ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a reçu successivement le Coordinateur résident du Système des Nations Unies au Mali Madame Hanaa Singer, puis la Chargée du projet de santé de la Banque mondiale au Mali.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:44:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du Coordinateur-résident du Système des Nations Unies au Mali, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération humanitaire, l’alignement des interventions sur les priorités du gouvernement et la concrétisation matérielle du plan humanitaire 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention Madame Hanaa, a félicité l’excellent partenariat entre le département et les structures du système des Nations Unies au Mali ; elle s’est également réjouie de la réussite de l’organisation du Forum humanitaire de l’AES par le Mali, tout en mettant l’accent sur la consolidation de cette forme de partenariat à l’issue de laquelle, elle invite Madame le ministre à effectuer ensemble une mission à Genève auprès des partenaires pour contribuer à porter les priorités nationales et à renforcer le mécanisme d’assistance en faveur des couches vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette intervention, madame le ministre de la Santé et du Développement Social a félicité le nouveau coordinateur pour sa nomination. Elle a invité Madame Hanaa à s’inscrire dans la dynamique de continuité de son prédécesseur pour une meilleure intervention sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde audience a été consacrée au projet ARISE, axé sur la santé maternelle et infantile, l’amélioration de l’offre de soins, le financement basé sur les résultats et la couverture sanitaire et universitaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet ARISE est un programme qui vise à appuyer les priorités du département en matière de santé, conçu pour renforcer la fourniture des soins et à institutionnaliser le financement basé sur les résultats. Il prévoit également une assistance technique destinée à soutenir la capacité du ministère à offrir des soins adéquats aux populations, a indiqué Madame Zenab Konkobo Kouanda, Cheffe du programme Santé à la Banque Mondiale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Assa Badiallo Touré a salué la convergence de vues entre les deux parties, estimant que cette synergie constitue un atout majeur pour renforcer l’efficacité des interventions. « Nous regardons dans la même direction afin d’offrir le meilleur à nos concitoyens », a-t-elle conclu, réaffirmant ainsi la volonté du département de consolider ce partenariat stratégique au service des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réseau de communication du MSDS<o:p></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">NB : le titre est de la Rédaction</span></strong></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Contenu local : une impulsion structurante pour l’économie malienne]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/contenu-local-une-impulsion-structurante-pour-leconomie-malienne-3114483.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans une économie, certaines décisions font du bruit. D’autres sont plus silencieuses, mais transforment durablement les mécanismes de création de valeur. L’orientation de la commande publique vers la production locale appartient à cette seconde catégorie]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:37:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque ministère réserve 100 millions FCFA à des acquisitions issues de la production nationale. Sur une base de 28 ministères, cela représente 2,8 milliards FCFA potentiellement injectés dans le tissu productif malien. Ce n’est pas simplement un chiffre budgétaire. C’est un flux économique structurant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout dépendra évidemment du calibrage des marchés. Si les lots peuvent démarrer à partir de 1 million FCFA, la diffusion peut être massive. À 1 million, on parle théoriquement de 2 800 lots. À 5 millions, environ 560 lots. À 10 millions, 280 lots. Plus les lots sont accessibles, plus l’effet d’écosystème est large : artisans, PME, fournisseurs de matières premières, transporteurs, manutentionnaires, services connexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans des secteurs comme l’ameublement, l’agro-transformation, l’hygiène ou les fournitures de bureau, une commande publique régulière agit comme un premier marché stabilisateur. Elle permet de planifier, d’acheter en volume, d’investir progressivement, de formaliser des emplois et de renforcer la crédibilité bancaire. La visibilité est souvent plus structurante que le volume lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’on considère de manière prudente que 20 à 30% des montants se transforment en masse salariale et services locaux, cela représenterait entre 560 et 840 millions FCFA directement redistribués aux ménages et aux prestataires nationaux. C’est par ce canal que se crée l’effet multiplicateur interne. Avec un multiplicateur raisonnable entre 1,5 et 2, les 2,8 milliards pourraient soutenir entre 4,2 et 5,6 milliards FCFA d’activité économique totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà des calculs, l’impact le plus structurant est peut-être ailleurs. L’État envoie un signal. Il assume un rôle de client structurant. Il affirme que la production nationale peut répondre à ses besoins. Ce signal agit sur plusieurs niveaux : confiance des producteurs, adaptation des banques, intérêt des investisseurs. Il pousse aussi à la formalisation. Pour accéder à la commande publique, il faut s’identifier, présenter un catalogue, afficher des prix, fournir des échantillons, respecter des standards. Ce processus améliore la qualité et renforce la crédibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a également un impact territorial. Des lots accessibles ouvrent la porte aux unités productives régionales. Le contenu local devient alors un outil d’équilibre économique entre Bamako et les régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À terme, ce mécanisme peut élargir la base fiscale, structurer des filières, créer un standard “Made in Mali” et installer progressivement un véritable marché domestique organisé. Ce qui se joue ici dépasse une enveloppe annuelle de 2,8 milliards FCFA. Ce qui se joue, c’est la structuration d’un marché intérieur. Ce n’est pas seulement une dépense. C’est une orientation stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamet TRAORÉ/Expert en communication Stratégique/Analyste<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Commande publique : entre espoir de souveraineté et risques d’effets pervers, la réussite de la mesure dépendra de sa mise en œuvre]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/commande-publique-entre-espoir-de-souverainete-et-risques-deffets-pervers-la-reussite-de-la-mesure-dependra-de-sa-mise-en-oeuvre-3114480.html</link>
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                    <description><![CDATA[En orientant la commande publique vers les produits nationaux, le gouvernement malien veut faire de l’État un moteur direct de la relance économique. Entre espoir de souveraineté et risques d’effets pervers, la réussite de la mesure dépendra de sa mise en œuvre.]]></description>

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                    <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 15:24:41 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[Le Wagadu]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali fait le pari du 100% local. La décision est claire et politiquement assumée. À travers une instruction signée par le ministre de l’Économie et des Finances, l’administration malienne est appelée à privilégier les biens fabriqués localement dans ses achats, qu’il s’agisse de mobilier, de produits alimentaires ou d’articles d’hygiène. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque département ministériel devra réserver une enveloppe de 100 millions de FCFA dédiée dans le budget 2026 afin de soutenir les petites et moyennes entreprises nationales. L’État veut montrer l’exemple et transformer la commande publique en levier de souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le papier, les avantages sont évidents. En orientant ses dépenses vers les entreprises maliennes, l’État crée des débouchés stables pour un tissu productif souvent fragilisé par l’accès limité au crédit et par la concurrence des importations. La trésorerie des PME peut s’améliorer, leur capacité d’investissement se renforcer et l’emploi local bénéficier d’un effet d’entraînement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’argent dépensé par l’administration circule ensuite dans l’économie nationale, alimentant un effet multiplicateur susceptible de soutenir la consommation et l’activité dans d’autres secteurs. Dans un contexte marqué par la réduction de certains partenariats extérieurs et par la nécessité de réduire la dépendance aux importations, cette orientation apparaît comme un signal fort en faveur du “consommer malien” et de la résilience économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commande publique représente en effet un instrument stratégique puissant. Dans de nombreux pays, elle a servi à structurer des filières locales, à encourager la formalisation des entreprises et à améliorer les standards de production. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En garantissant un volume d’achats, l’État peut inciter les producteurs nationaux à investir dans la qualité, la normalisation et la modernisation. Pour des secteurs comme le mobilier, l’agroalimentaire ou les produits d’hygiène, l’effet peut être significatif à court et moyen terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’expérience internationale invite aussi à la prudence. Lorsque des politiques de préférences nationales ont été appliquées sans préparation suffisante, les résultats ont parfois été contrastés. Au Nigeria, dans le secteur pétrolier, les exigences élevées de contenu local ont contribué à une montée en compétence progressive, mais elles ont également entraîné des hausses de coûts et des retards dans certains projets, faute de capacités techniques immédiatement disponibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique du Sud, des audits publics ont mis en lumière des surcoûts et des difficultés de qualité dans certains marchés réservés à des fournisseurs locaux. Au Ghana, des chantiers confiés prioritairement à des entreprises nationales ont souffert de retards et de sous-traitances informelles vers des partenaires étrangers, révélant les limites d’un dispositif insuffisamment encadré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le principal risque tient à la compétitivité. Si l’offre locale n’est pas en mesure de garantir des prix raisonnables, des volumes suffisants et des standards de qualité conformes aux exigences publiques, la facture peut s’alourdir pour l’État. Une concurrence réduite peut également freiner l’innovation et créer des situations de rente, où certains fournisseurs deviennent dépendants de la commande publique sans chercher à améliorer leur performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les environnements où les mécanismes de contrôle sont fragiles, une préférence locale mal encadrée peut aussi exposer à des risques de favoritisme et entamer la confiance dans la transparence des marchés publics. La question n’est donc pas de savoir s’il faut soutenir la production nationale, mais comment le faire efficacement. Les exemples comparatifs montrent qu’une politique de préférence locale réussit mieux lorsqu’elle est progressive, accompagnée de programmes de renforcement des capacités et adossée à des mécanismes rigoureux d’évaluation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise à niveau des entreprises en matière de qualité, de certification et de gestion financière apparaît comme un préalable essentiel. Le respect du code des marchés publics, la publication transparente des appels d’offres et l’évaluation régulière des coûts et des performances constituent également des garde-fous indispensables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le pari du 100% local produise ses effets, il devra s’inscrire dans une stratégie plus large de compétitivité. Investir dans la formation technique, faciliter l’accès au financement, encourager l’innovation et promouvoir la normalisation des produits nationaux seront autant de conditions de réussite. À défaut, la mesure risque de rester symbolique ou de générer des effets inattendus sur les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En choisissant d’orienter sa commande publique vers la production nationale, le Mali engage un tournant économique assumé. Entre ambition de souveraineté et exigences de performance, l’équilibre sera déterminant. La solidité du tissu productif local et la rigueur institutionnelle feront la différence entre une politique transformatrice et un simple affichage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cheick Bougounta CISSE<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                </channel>
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