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        <title><![CDATA[SOLONI]]></title>
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        <description><![CDATA[Actualités au Mali en temps réel et info en direct - SOLONI]]></description>
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                    <dc:rights><![CDATA[Copyright 2002-2026 maliweb.net - All Rights Reserved.]]></dc:rights>
        
                        <item>
                    <title><![CDATA[Rodéo urbain et discipline de fer : le réveil brutal des « As de la piste »]]></title>

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                    <description><![CDATA[Après six mois de sermons, la police sort enfin les carnets de contraventions]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:24:38 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous n’imaginez pas le choc thermique qu’ont subi ce matin nos champions nationaux de la circulation car, sous l’impulsion déterminée du Commissaire divisionnaire Panama Dembélé, le Groupement de Sécurité Routière (GSR) a décidé de siffler la fin de la récréation sur les artères de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après six mois d’une sensibilisation angélique où l’on expliquait patiemment que les pistes cyclables n’étaient pas de simples éléments de décoration urbaine, la phase de fermeté absolue a été lancée ; elle marque le passage brutal du conseil amical à la mise en fourrière musclée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès les premières lueurs du jour, le dispositif de contrôle a permis d'intercepter ces cavaliers solitaires qui, par un mépris souverain de la loi, persistent à transformer les voies réservées aux automobiles en pistes de slalom géant. Cette indiscipline légendaire, qui fait de chaque trajet une aventure digne d'une épopée, a été stoppée net par le GSR avec la mise en fourrière immédiate de dizaines de motocyclettes. Cette action témoigne de la volonté inébranlable des autorités de restaurer un semblant d’ordre dans ce chaos organisé, tout en protégeant la vie des citoyens face à une mort qui, trop souvent, voyage en deux-roues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est désormais primordial que nos usagers réalisent que le Code de la Route n’est pas un recueil de suggestions facultatives, mais une législation dont l'Article 22 est pourtant explicite. En effet, tout usager doit emprunter exclusivement la voie affectée à sa catégorie, une règle qui semble aussi difficile à intégrer pour certains que la physique quantique. Pour ceux qui auraient encore besoin d’un encouragement financier pour changer de comportement, l’Article 120 rappelle qu'une amende de 15 000 FCFA attend les contrevenants, assortie du plaisir de voir leur engin partir en vacances forcées à la fourrière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afin de garantir une transparence totale et d’éviter les négociations de quartier, le Commissaire Panama Dembélé rappelle avec insistance que le paiement s'effectue désormais exclusivement par voie électronique ; une modernité qui risque de doucher les espoirs des habitués du « arrangement ». Le GSR promet de multiplier ces contrôles de manière imprévisible sur l'ensemble du territoire urbain car, si la pédagogie a ses limites, le portefeuille, lui, reste le meilleur vecteur de sagesse pour une circulation enfin fluide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ZAK SAG<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Lettre ouverte aux maitres de la farine et du bitume]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-aux-maitres-de-la-farine-et-du-bitume-3114132.html</link>
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                    <description><![CDATA[Objet : De l’art de pétrir la santé publique sur l’autel de l’asphalte
Messieurs les Présidents des Syndicats de Boulangers,]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:50:23 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec une admiration teintée d’effroi que l'opinion publique contemple, chaque matin, le ballet motorisé de vos ambassadeurs de la baguette ; ces voltigeurs du petit-déjeuner qui, au mépris des lois élémentaires de la physique et de l’hygiène, transforment nos rues en un laboratoire d’expérimentation bactériologique à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est fascinant de constater comment une denrée aussi noble que le pain, fruit d’un labeur ancestral, peut être soudainement dégradé au rang de simple passager clandestin sur des engins dont la propreté reste, pour le moins, sujette à caution. Vos sacs béants, véritables filets à poussière et collecteurs de gaz d’échappement, offrent à nos concitoyens une expérience gustative enrichie aux particules fines que personne n'avait pourtant sollicitée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette logistique de l'aventure, où la miche de pain se comporte comme une éponge à pathogènes entre le four et la table, constitue une agression caractérisée contre la santé de millions de Maliens. Il est en effet difficile de concilier vos discours sur la qualité artisanale avec ce spectacle désolant de grappes de pain bringuebalant au gré des vents pollués de la capitale ; cette négligence souveraine ne peut plus être justifiée par l'urgence du gain ou la simple commodité du transport.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la présente, l’œil de Soloni vous interpelle sur la nécessité impérieuse de restaurer la dignité de notre pain quotidien car la sécurité sanitaire ne saurait être une option ajustable selon l'humeur du transporteur. Nous attendons désormais que vos structures passent de la complaisance à l’exigence, en imposant des caissons hermétiques et des protocoles de livraison qui respectent enfin l'intégrité physique du consommateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pain est un symbole de vie et non un vecteur de pathologie ; il est donc temps que vos pratiques reflètent la noblesse de votre métier plutôt que la précarité de vos méthodes de distribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’attente de voir vos baguettes enfin protégées des assauts de la rue, recevez, Messieurs, l'expression de notre vigilance citoyenne la plus soutenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’œil de Soloni<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Années 2026–2027 : l’epreuve de vérité pour l’école malienne Assimi Goïta décrète année 2026 « année de l'éducation et de la culture» au Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/annees-20262027-lepreuve-de-verite-pour-lecole-malienne-assimi-goita-decrete-annee-2026-annee-de-leducation-et-de-la-culture-au-mali-3114130.html</link>
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                    <description><![CDATA[L'année 2026-2027 a été officiellement décrétée « Année de l'éducation et de la culture » au Mali, annoncée le 5 février 2026 pour renforcer le capital humain et la refondation de l'État.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:37:43 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette initiative vise à relever des défis structurels, après une rentrée 2025-2026 marquée par des difficultés scolaires. Cette annonce, aussi porteuse d’espoir soit-elle, soulève une question fondamentale : s’agira-t-il d’un simple slogan politique ou d’un véritable tournant historique pour l’éducation nationale ? Une institution face à des défis structurels<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, l’école malienne traverse des zones de turbulences caractérisées par l’insécurité territoriale, la fermeture d’établissements et une insuffisance criante d’infrastructures. Dans de nombreuses localités, les apprenants évoluent encore dans des conditions précaires, souvent privés de manuels et d'encadrement stable. Ces réalités ne sont pas de simples données statistiques car elles représentent des destins et des talents que la nation a le devoir de préserver.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les aspirations légitimes de la jeunesse<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les élèves et étudiants, ces années dédiées à l’éducation incarnent la promesse d’une égalité des chances retrouvée. La jeunesse malienne aspire à fréquenter des établissements dignes de ce nom, dotés de bibliothèques fonctionnelles, de laboratoires modernes et d’un accès structuré aux outils numériques. Elle ne réclame aucun privilège indu, mais sollicite simplement les moyens de bâtir son avenir par la force du travail et la reconnaissance du mérite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignant, pilier de la refondation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est impératif de souligner qu’aucune réforme ne saurait porter ses fruits sans placer l’enseignant au cœur du dispositif. Véritables colonnes vertébrales du système, les formateurs attendent aujourd’hui une reconnaissance institutionnelle accrue, une stabilité professionnelle garantie et un accompagnement pédagogique de qualité. Investir dans la condition de l’enseignant revient, par essence, à investir dans l’avenir de chaque enfant du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modernisation des savoirs et défi technologique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les années 2026–2027 doivent impérativement amorcer une refonte des programmes pour favoriser l’esprit critique, la créativité et l’autonomie intellectuelle. À l’ère de la transformation digitale, l’intégration des technologies de l’information doit être maîtrisée afin de transformer le numérique en un levier pédagogique puissant. Cela nécessite la création de plateformes nationales et la production de contenus locaux d'excellence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une responsabilité collective pour une souveraineté durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’éducation n'est pas l'unique responsabilité d'un ministère ; elle requiert l’implication de toute la société, des familles aux chefs religieux en passant par la société civile. Un pays qui valorise l’intelligence prépare sa liberté et se dote d’une arme pacifique contre la pauvreté et l’extrémisme. Faire de cette période un succès, c’est bâtir les fondations d’un Mali souverain, stable et prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités actuelles portent une responsabilité historique et ont l’opportunité de transformer durablement le paysage éducatif national. Si le succès est au rendez-vous, elles auront posé un acte fondateur pour les générations futures. L’école malienne attend, la jeunesse observe et l’histoire, en dernier ressort, rendra son verdict.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kolly Kamissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial :  Accès du Mali à la mer : Le projet du fleuve Sénégal au cœur des espoirs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-acces-du-mali-a-la-mer-le-projet-du-fleuve-senegal-au-coeur-des-espoirs-3114126.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’ambition de désenclaver le Mali n’est plus une simple incantation politique car elle s’inscrit désormais dans une vision géostratégique audacieuse qui place le fleuve Sénégal au cœur de notre destin économique.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:26:17 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce du Président de la Transition concernant l’accès direct à l’Atlantique ne constitue pas seulement un tournant historique pour nos populations ; elle active les leviers d’une souveraineté réelle, capable de briser les barrières géographiques qui ont longtemps entravé notre plein essor. En s’appuyant sur l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et le bras séculier qu’est la SOGENAV, l’État malien dessine les contours d’une autonomie commerciale retrouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu de cette mutation fluviale dépasse la simple logistique routière puisqu’il s’agit de transformer une artère naturelle de plus de 900 kilomètres en un véritable corridor de prospérité nationale. Par l’aménagement de chenaux navigables et la construction de ports modernes entre Ambidédi et Saint-Louis, le Mali s'offre une fenêtre stratégique sur le monde qui permettra de réduire drastiquement les coûts de transport. Cette compétitivité nouvelle est la clé qui ouvrira les marchés internationaux à nos ressources minières et agricoles, tout en garantissant une fluidification des importations essentielle au pouvoir d'achat des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’architecture financière de ce projet, estimée à plus de 800 millions de dollars, exige une rigueur et une transparence exemplaires, elle appelle surtout à une mobilisation sans précédent des partenariats public-privé. Le passage de la promesse à la réalité technique nécessite une synergie interétatique sans faille au sein de l’espace sahélien, car la réussite de cette œuvre colossale repose sur notre capacité collective à transformer un défi d'ingénierie en un succès diplomatique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation du fleuve Sénégal en une autoroute souveraine dépasse aujourd'hui le cadre technique pour devenir le symbole d'un Mali décomplexé et conquérant. Pour les populations de Bamako à Kayes, l’accès à la mer n'est plus un rêve lointain mais une opportunité historique que nous devons saisir pour garantir aux générations futures une économie forte, résolument tournée vers l'horizon atlantique.<o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ce que je pense :   De la visite du Président TIANI en Alger : Le Général Tiani à Alger pour briser les chaînes de l’isolement]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/politique/ce-que-je-pense-de-visite-du-president-tiani-en-alger-le-general-tiani-a-alger-pour-briser-les-chaines-de-lisolement-3114125.html</link>
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                    <description><![CDATA[La récente visite officielle du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, à Alger, marque un tournant décisif dans la reconfiguration des alliances régionales car ce déplacement de haut niveau témoigne de la volonté du Niger de diversifier ses partenariats stratégiques]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:57:54 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que cette visite suscite aujourd'hui plusieurs interprétations au sein des chancelleries et de l'opinion, elle constitue, à mon avis, une ouverture diplomatique majeure capable de transformer les défis sécuritaires en opportunités de développement économique durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que la visite du Président Tiani est un acte de sagesse politique car, non, l’AES ne doit pas s’isoler dans un vase clos qui limiterait ses capacités d'influence et de croissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette main tendue vers l'Algérie offre au Niger une ouverture multidimensionnelle, notamment à travers l'accès facilité aux infrastructures portuaires et énergétiques du géant maghrébin. En renforçant cet axe, Niamey s'assure une bouffée d'oxygène logistique qui réduit sa dépendance aux ports de la côte ouest-africaine, tout en consolidant sa position de verrou sécuritaire incontournable dans la zone sahélo-saharienne. Cette synergie nouvelle permet d'envisager des projets structurants tels que le gazoduc transsaharien, dont l'aboutissement ferait du Niger un acteur énergétique de premier plan sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que l'isolement est un piège que l'AES doit éviter à tout prix puisque la souveraineté ne signifie pas l'autarcie, mais plutôt la liberté de choisir des partenaires solides et respectueux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des frontières du Niger, ce rapprochement avec Alger constitue une victoire diplomatique pour l'ensemble de la Confédération AES, démontrant que le bloc sahélien est capable de dialoguer d'égal à égal avec les puissances régionales. Cette ouverture permet d'atténuer les méfaits d'un isolement diplomatique qui ne servirait qu'à asphyxier les économies locales et à fragiliser les efforts de défense collective. En s'appuyant sur l'expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme, l'AES renforce sa propre architecture de sécurité tout en s'ouvrant les portes d'un marché maghrébin vaste et demandeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que l'AES doit rester une force de proposition ouverte sur le monde car l'isolement affaiblit, tandis que les alliances stratégiques renforcent la résilience de nos nations en pleine transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire nous enseigne que l'isolement total conduit inévitablement à une stagnation économique et à une vulnérabilité accrue face aux pressions extérieures ; il est donc impératif que les pays de l'AES cultivent une "souveraineté connectée". La visite du Général Tiani prouve que l'on peut défendre fermement ses intérêts nationaux tout en étant un acteur actif de l'intégration continentale. En multipliant ces passerelles avec des voisins stratégiques comme l'Algérie, l'AES s'offre les moyens de sa politique : une indépendance réelle, financée par une économie dynamique et protégée par une diplomatie offensive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense que le pragmatisme du Président Tiani montre la voie : l'AES doit briller par son ouverture et sa capacité à nouer des liens là où on l'attend le moins, car c'est ainsi que nous bâtirons un Sahel fort et respecté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’œil de Soloni <o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Interview :  Mahamoud Touré : « Pour être un leader, il faut être un visionnaire »]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/interview-mahamoud-toure-pour-etre-un-leader-il-faut-etre-un-visionnaire-3112989.html</link>
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                    <description><![CDATA[Dans le tumulte de la jeunesse malienne en quête de repères, Mahamoud Touré s’impose comme une figure singulière, alliant avec brio pragmatisme économique et altruisme social.]]></description>

                                            <enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x580_6931d67652cf0.jpg" length="45008" type="image/jpeg"/>

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                    <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 14:28:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Promoteur de l’initiative Solid’Art et mécène engagé, cet entrepreneur au parcours atypique a choisi la voie de l’action concrète plutôt que celle des discours en bureaux climatisés. Gérant de la rôtisserie Fakala et Responsable du bureau de transit ÉDIFICE MODERNE DICKO LOGISTIQUE (EMDL), il incarne cette réussite forgée à la force du poignet, prouvant par l'exemple que les métiers de la terre et de l’artisanat sont des tremplins vers un leadership d’impact.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconnu à Sénou pour son intégrité et sa détermination, Mahamoud Touré a fait de la réussite de ses pairs son cheval de bataille. C’est avec une sérénité remarquable, installé dans son domicile, qu’il nous a ouvert ses portes pour livrer sa vision d’une société plus juste. Au cours de cet entretien exclusif, ce quadragénaire au regard éclairé revient sur les exigences de l’engagement citoyen, les défis de l’entrepreneuriat jeune et l’impérieuse nécessité d’une intégrité sans faille pour bâtir le Mali de demain. Lisez plutôt !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tant que jeune leader, quelle est votre définition du leadership citoyen ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À mon sens, le leadership citoyen réside dans l’engagement actif et désintéressé pour le bien-être de la communauté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’est-ce qui a motivé votre immersion dans l’action citoyenne ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conviction qu’un véritable leader doit posséder une vision claire. Je considère que chaque Malien naît avec une prédisposition au leadership, bien que certains s’en détournent sous le poids des pressions sociales ou familiales. En tant qu’êtres humains, nous avons le devoir de rendre notre existence utile à la collectivité ; c’est précisément cette quête de sens qui m’a conduit vers cette voie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel rôle la jeunesse doit-elle jouer pour construire une société plus responsable ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avenir d’une nation repose intrinsèquement sur sa jeunesse, c’est pourquoi chaque jeune devrait aspirer à devenir un leader. Cette posture nous permet de nous mobiliser efficacement pour le développement de la citoyenneté. Nous ne pouvons certes pas tout accomplir simultanément, mais nous avons le pouvoir de poser des actions qualitatives au moment opportun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon vous, quelles sont les qualités indispensables à un leader ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vision éclairée constitue le socle fondamental, laquelle doit être soutenue par un courage constant, un engagement ferme, une détermination sans faille ainsi qu'une intégrité absolue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intégrité est un mot fort. Comment l’interprétez-vous ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intégrité commence par la confiance en soi, puis par la capacité à gagner celle de ses collaborateurs et compatriotes. C’est une vertu qui exige d’être un homme de parole, objectif et profondément honnête dans <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;">ses interactions.<o:p></o:p></i></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quels sont les défis majeurs auxquels se heurtent les jeunes leaders au Mali ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans nos communautés, et plus particulièrement à Sénou, le besoin d’accompagnement est criant. On peut être visionnaire et intègre, mais l'isolement freine l'ambition. Qu'il s'agisse de soutien financier, matériel ou technique de la part de l'État ou de mécènes, cet appui est crucial car personne ne peut bâtir un édifice seul.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment réagissez-vous face à la démotivation de certains jeunes ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'y vois souvent la conséquence d'un déficit de communication ou d'une incompréhension des enjeux. Puisque le leadership est en chacun de nous, il est de notre devoir de sensibiliser cette jeunesse. Nous devons communiquer davantage pour leur révéler leur propre potentiel ainsi que l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur commune et leur pays. La compréhension de leurs devoirs les mènera naturellement vers l'engagement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelles actions concrètes illustrent votre engagement à Sénou ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'ai débuté par la sensibilisation, car un leader doit anticiper les besoins. Nous avons installé des lampadaires solaires pour améliorer le cadre de vie. De plus, je mets un point d'honneur à promouvoir le civisme fiscal : chaque année, je m'acquitte de ma vignette et j'encourage les jeunes à faire de même, allant parfois jusqu'à soutenir financièrement ceux qui ont des difficultés à se mettre en règle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment conciliez-vous civisme, solidarité et responsabilité ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'exemplarité est le premier levier. Si le leader vacille, c'est toute la chaîne qui risque de rompre. Il faut donc agir avec conscience et dynamisme, en analysant chaque situation avant de passer à l'offensive. Sur ce chemin, la solidarité est primordiale car l'isolement affaiblit ; il faut savoir écouter avant de trancher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle place accordez-vous à la culture malienne dans votre approche ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est centrale. La culture malienne nous enseigne intrinsèquement la solidarité, le respect et le civisme. S’appuyer sur nos racines est essentiel pour mieux appréhender les défis contemporains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quels sont les sujets les plus urgents à débattre dans nos "grins" ou dans les médias ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons impérativement questionner notre place dans la société, nos rôles et surtout nos devoirs envers la nation. Avant de revendiquer des droits, il est fondamental de comprendre notre contribution citoyenne. Ces thématiques doivent saturer les espaces de discussion, qu'ils soient physiques ou numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-on réellement devenir un agent de changement sans grands moyens financiers ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En toute franchise, tout commence par l'esprit. L'idée et la volonté priment sur la finance. Sans créativité, même les fonds les plus importants ne résoudront rien, bien qu'il faille reconnaître que les moyens matériels restent indispensables pour mener les projets à leur terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel est l'impact des réseaux sociaux selon vous ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont devenus nos vecteurs de communication les plus puissants. Grâce à des contenus créés de manière responsable, nous pouvons ramener la jeunesse vers une prise de conscience salutaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment voyez-vous l'avenir du Mali d'ici cinq ans ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis optimiste. La jeunesse commence à s'éveiller grâce aux efforts de sensibilisation. Un changement profond est en marche au sein de la nouvelle génération malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un message final pour la jeunesse ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J’invite chaque jeune à s’impliquer dans la construction de l’édifice national. Ce pays est le nôtre, et nul ne viendra le bâtir à notre place. Rien ne s'oppose à notre réussite si nous cultivons la conscience, l'idée et la volonté. Valorisons le leadership, le civisme, la citoyenneté et surtout la discipline. Mobilisons-nous dans la paix !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Propos recueillis par Chaka Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Editorial : Le 14 Janvier ou le printemps de notre dignité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-14-janvier-ou-le-printemps-de-notre-dignite-3112988.html</link>
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                    <description><![CDATA[Le Mali célèbre ce 14 janvier la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée ; une date gravée en lettres d'or dans les annales de notre histoire contemporaine puisqu'elle marque l'affirmation d'une nation debout, fière et désormais maîtresse absolue de son destin.]]></description>

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                    <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 14:19:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, le Choix de l'audace et de la liberté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelques années, le peuple malien, uni derrière ses autorités de transition, faisait le choix courageux de l'autonomie face aux pressions extérieures les plus vives. Cette souveraineté, loin d'être un simple concept théorique, s'incarne aujourd'hui dans la capacité de notre État à assurer sa propre sécurité, à définir ses partenariats stratégiques et à exploiter ses ressources naturelles au bénéfice exclusif de ses citoyens. Sous l'impulsion du Chef de l'État, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Mali a brisé les chaînes de la dépendance pour restaurer l'honneur de chaque Malien ; un acte de bravoure qui résonne désormais comme un exemple de libération bien au-delà de nos frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, le sacrifice héroïque d’un peuple résilient<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de cette quête de dignité se trouve l'acteur principal de notre libération, à savoir le peuple malien, dont la résilience sans faille force aujourd'hui l'admiration du monde entier. Malgré les épreuves imposées par une conjoncture particulièrement ardue, nos concitoyens ont accepté de supporter l’obscurité des délestages, les affres de la faim, les pénuries de carburant ainsi que l’angoisse lancinante du quotidien ; ce courage exemplaire n'avait qu'un seul but, celui d'apporter un soutien indéfectible aux autorités de la Transition dans leur mission sacrée de refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce peuple, conscient que le prix de la liberté réside parfois dans l'endurance face à l'adversité, a transformé ses privations en un acte de résistance patriotique. En refusant de céder au découragement malgré les pressions économiques et sociales, les Maliens ont démontré que la souveraineté est un idéal pour lequel ils sont prêts à tous les sacrifices. C'est donc à ce peuple bâtisseur, patient et déterminé, que revient le mérite de cette indépendance véritable ; sa force morale demeure le socle inébranlable sur lequel se construit le Mali nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, un engagement pour les générations futures<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Célébrer le 14 janvier, c'est avant tout renouveler notre pacte de fidélité envers la patrie. La route vers l'indépendance totale est certes exigeante, mais elle demeure la seule voie possible pour garantir un avenir prospère et respecté à nos enfants. En ce jour de commémoration, chaque Malien est invité à cultiver le sens de la responsabilité et du travail bien fait, car si la souveraineté a été conquise par la volonté politique et le sacrifice populaire, elle se consolidera durablement par notre capacité collective à bâtir une nation forte et économiquement souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est clair que cette souveraineté se maintiendra et sera le moyen de sortie du gouffre grâce à la participation de tous. Le rôle de chacun est primordial : une vision claire et engagée prenant en compte les aspirations du peuple résilient, revient aux autorités de transition et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la volonté ferme d’accompagner les autorités malgré les dures réalités doit être davantage entretenue par le peuple. Ainsi, un nouveau Mali politiquement fort et économiquement autonome et culturellement enviable est bien possible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama B SAGARA<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’école : le plafond de verre de l’émergence nationale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/lecole-le-plafond-de-verre-de-lemergence-nationale-3112762.html</link>
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                    <description><![CDATA[Pourquoi aucun pays ne pourra jamais s'élever au-dessus de la qualité de son système éducatif.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:10:10 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les nations se perdent dans des calculs budgétaires et des stratégies militaires, une vérité fondamentale demeure occultée : l’avenir d’un pays ne se joue pas dans ses coffres-forts, mais dans ses salles de classe. Entre dénuement matériel et vocation héroïque, l’école est aujourd’hui le miroir d’une société en quête de repères. Si le savoir vacille, c'est toute la structure républicaine qui menace de s'effondrer. Analyse d’une urgence nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque matin, des milliers d’enfants se rendent à l’école avec un espoir fragile mais puissant : celui de devenir meilleurs qu’ils ne le sont aujourd’hui. Certains marchent pieds nus, d’autres serrent contre eux un cahier déchiré ou un stylo à bout de souffle. Pourtant, ils avancent vers un avenir qu’ils imaginent lumineux. Mais cet avenir dépend d’un lieu unique : l’École. Car une Nation ne dépasse jamais le niveau de son système éducatif. Cette phrase n’est pas un slogan : c’est un avertissement, peut-être le plus crucial de notre époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’école faiblit, la nation recule<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises que nous traversons, insécurité, pauvreté, corruption, divisions sociales ne tombent pas du ciel. Elles germent silencieusement là où l’École n’arrive plus à jouer son rôle de rempart. Dans une classe surchargée, un enfant qui ne saisit pas la leçon d’aujourd’hui devient l’adulte vulnérable de demain : une proie facile pour les manipulations, les discours extrémistes et les promesses démagogiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un élève qui ne lit pas devient un citoyen qui subit. Les décideurs doivent l'intégrer : l’éducation est une question de sécurité nationale, au même titre que l’armée ou la justice. Là où l’instruction recule, les menaces progressent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des enseignants, architectes solitaires</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le dénuement des salles de classe, l’enseignant tente de transmettre les mathématiques, la morale et l’histoire à des cohortes de 60 ou 80 élèves. Souvent sans bibliothèque, sans matériel, et parfois sans salaire régulier, il tient bon par vocation. Cet enseignant n’est pas un simple agent de l’État ; il est l’architecte silencieux de la cité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement est le seul métier dont la réussite conditionne celle de tous les autres. Un pays qui néglige ses maîtres se condamne à la pénurie de médecins, d’ingénieurs et de citoyens éclairés. Revaloriser ce métier, moderniser la pédagogie et intégrer le numérique ne sont pas des luxes, mais des impératifs de survie. Sans cette locomotive, la Nation restera à quai, prisonnière d'un cercle vicieux de pauvreté intellectuelle.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’investissement : entre chiffres et dignité humaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On parle souvent de budgets et de pourcentages. Mais derrière la froideur des statistiques se cache une réalité humaine. Chaque enfant est une possibilité. Ne pas réformer l’école aujourd’hui, c’est condamner des milliers d’esprits à l’obscurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’esprit critique, la capacité de débattre et l’analyse des faits sont les piliers de l’autonomie d’un peuple. Ce n’est pas un hasard si les régions les plus instables du globe sont celles où le système éducatif est le plus défaillant. L’école n’est pas une dépense que l’on coupe en période de crise, c’est le placement le plus rentable pour garantir la croissance économique, la paix durable et l’unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, dans un monde marqué par une compétition internationale féroce, la véritable richesse d’un pays ne se mesure ni à l’abondance de son sous-sol, ni à la puissance de son armée, mais à la qualité de ses cerveaux. Nous pouvons bâtir des ponts et bitumer des routes, mais si l’école ne forme pas les esprits capables de les entretenir et de les transcender, ces infrastructures ne seront que des monuments à notre propre déclin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de comprendre que le plafond de notre développement sera toujours celui de nos salles de classe. Si l'avenir nous effraie, c'est que nous n'avons pas encore donné à nos enfants les outils pour le dompter. Refonder l’École, ce n’est pas simplement retoucher un programme, c’est poser l'acte fondateur de la Renaissance de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kolly Kamissoko, Professeur de philosophie, Master à l’ENSup.<o:p></o:p></span></b></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : 2026, faut-il en désenchanter ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-2026-faut-il-en-desenchanter-3112741.html</link>
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                    <description><![CDATA[L’année 2026 était attendue comme une promesse, espérée tel un enfant désiré. Pourtant, trois jours seulement après son avènement, l’optimisme des premiers vœux semble déjà s'évanouir.]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:21:11 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce matin du 3 janvier, le monde se réveille sous le choc d’un séisme géopolitique majeur en Amérique latine : à deux heures du matin, les États-Unis ont lancé une offensive militaire sans précédent contre le Venezuela. En capturant le président Nicolas Maduro et en instaurant une administration de transition sous tutelle, Washington justifie l'injustifiable, à savoir diriger le pays jusqu'à une hypothétique « gestion correcte ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette intervention brutale vient bousculer un ordre mondial déjà chancelant, ajoutant une onde de choc supplémentaire à un globe au bord du gouffre. En effet, la communauté internationale doit déjà composer avec le lourd tribut légué par 2025, marqué par l’enlisement du conflit ukrainien face à une agression russe qui s'éternise ; mais aussi par l’embrasement persistant du Moyen-Orient, véritable poudrière à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette nouvelle agression américaine, une question brûlante s'impose : quel engrenage vient de s'enclencher et à quoi faudra-t-il s'attendre pour la suite ? Si le ton de l'année semble donné par le fracas des armes en Occident, un autre récit, plus constructif, s'écrit ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’opposé de ce chaos, la Confédération des États du Sahel (AES) consolide sa marche vers une souveraineté assumée. Forte des jalons posés l'an dernier, l'alliance entre désormais dans une phase de concrétisation historique grâce au lancement de sa Banque de Développement ; parallèlement à la mise en service de la télévision de l'espace AES. Pour les autorités de la région, 2026 ne sera pas l'année du désenchantement, mais celle de la réalisation de grands projets mûris de longue date. Entre ingérences impérialistes et soif d'autodétermination, cette année s'annonce, plus que jamais, décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne et heureuse année 2006.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong> <o:p></o:p></span></p>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Tribune libre :  Virus de coup d’Etat]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-libre-virus-de-coup-detat-3032420.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:42:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Rire ! en réalité, tout ça fait rire souvent. On nous fait savoir que la solution n'est pas militaire. Or, le problème lui-même n'est autre chose que militaire. Comment Bazoum a-t-il été donc dépossédé de son pouvoir légal et légitime ? Des militaires se servent honteusement des armes de guerre mises à leur disposition par un Président de la République. En lieu et place de Daech et Boko Haram, l'objet de l'acquisition desdites armes, Thiani et sa bande préfèrent lâchement s'en prendre, et encore dans son sommeil, au même Président désigné par le Peuple libre du Niger. Et bizarrement, il y en a qui osent encore s'étonner du fait qu'un embryon de rébellion se mette actuellement en place dans le pays. J'ai toujours dit que nous sommes des peuples vulnérables, qu’analphabètes en majorité, exposés donc aux conflits sociaux de tous genres, ethniques, tribaux, religieux, et autres, et qu'il était donc préférable d'éviter des Coups d'État pour ne pas davantage empirer ces problèmes. À chaque fois qu'il est question de l'avènement au pouvoir d'un président en Afrique, que ce soit par la voie des urnes ou par un Coup d'État, c'est d'abord et toujours sa région ou sa communauté qui sont devant pour applaudir. Il est utile de faire attention quand on a ce genre de problème qui existe chez soi. La France est encore et abusivement accusée de soutenir cette rébellion. Mais je crois que c'est une longueur d'avance que nous avons sur ceux que nous accusons de vouloir toujours provoquer des rébellions chez nous, si nous savons déjà que leur intention est effectivement de créer ces genres de troubles dans nos sociétés pour profiter de nos ressources. Mais au lieu de nous mettre dans de meilleures postures en anticipant ce qui peut effectivement arriver de préjudiciable à nos pays et lié aux Coups d'État, nous préférons plutôt pleurnicher sur notre sort tout en continuant de prêter le flanc. Nous sommes nous-mêmes pressés d'appeler à la rescousse les mercenaires russes, sachant bel et bien que les objectifs sont les mêmes que ceux qui sont en permanence vus comme des impérialistes. Les Coups d'Etat sont applaudis à la fois par les analphabètes et les intellectuels, alors même que nous savons tous que les Présidents qui en sont victimes, ont aussi leurs militaires partisans, leurs civils partisans, et des communautés partisanes. C'est une simple question de logique que ceux-là décident de réagir s'ils ne veulent simplement pas rester bras croisés face à ce qu'ils considèrent plutôt eux, comme une injustice, un abus, et même de la violence à leur égard. Comment pouvons-nous, un seul instant, nous attendre à ce qu'il n'y ait pas des mouvements, même armés, contre des Coups d'État dans des pays comme les nôtres, franchement. C'est bien le contraire qui devrait plutôt étonner. Je comprends que certains puissent penser que ce sont les Occidentaux et précisément les Français qui sont derrière ces mouvements armés au Niger, mais c'est exactement de la même manière que les partisans de Bazoum pourraient aussi penser que c'est la Russie et Wagner qui sont derrière ce Coup d'État dans leur pays, et la meilleure manière de défendre leur cause, c'est bien évidemment d'appeler eux-aussi à la rescousse les mêmes Occidentaux. Et de cette façon, nous tous, nous livrons nous-mêmes nos pays à ces désordres. En réalité, je n'arrive toujours pas à comprendre. C'est quand même étonnant que cette pratique des Coups d'État qui a été toujours un outil privilégié par les autres pour se servir de l'Afrique, soit encouragée par les Africains eux-mêmes. C'est vraiment bizarre ! Les occidentaux s'en servent contre nous. Les Russes s'en servent contre nous. Nous-mêmes, nous nous en servons et contre nous-mêmes. Non ! ça, c'est vraiment l'Afrique, quoi ! Et certains pensent que les partisans de Bazoum devraient simplement accepter le fait accompli, et que la CEDEAO ne devrait nullement intervenir militairement pour remettre Bazoum à sa place. Imaginons simplement un Coup d'État quelque part dans le sahel de la part des soldats infiltrés dans nos armées par des mouvements armés Touareg, et que la CEDEAO décide d'intervenir militairement.

<strong>Amadou Garan Kouyaté</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bisbilles au cabinet de la primature :  Crise de confiance entre le premier ministre et ses plus proches collaborateurs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/bisbilles-au-cabinet-de-la-primature-crise-de-confiance-entre-le-premier-ministre-et-ses-plus-proches-collaborateurs-3032410.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:27:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce n’est plus le grand amour entre le Premier Ministre, Choguel Kokalla Maïga et son entourage, en tout cas si on s’en tient à cette courte vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle on peut l’entendre dénoncer les attitudes hypocrites de son entourage au sein de son cabinet. Selon ses dires, c’est ceux-là même qui sont censés le conseiller et l’aider dans ses tâches quotidiennes, qui complotent dans son dos.</em></strong>

« Dans mon cabinet les gens qui font les doubles jeux, je les connais. Souvent dans les réunions, je les dénonce. Ils sont assis, ils prennent des notes, ils baissent la tête mais moi, je les vois. Même quand les gens sont venus l’autre jour dénoncer la société civile dans mon bureau, je leur dis que parmi les conseillers il y en a qui sont en train de nous écouter pour aller rendre compte ailleurs.  Moi, je les vois, je les connais ; des conseillers qui vont rendre compte ailleurs mais ne rendent pas compte à celui chez qui ils sont. Certains viennent me dire de les renvoyer mais je dis non, c’est des Maliens, laissez-les. », a dénoncé Dr Choguel Kokalla MAIGA.

Cette déclaration fracassante du chef du gouvernement prouve à suffisance qu’il se méfie grandement de certains individus de son entourage et voit en eux des conspirateurs œuvrant discrètement à mettre les bâtons dans ses roues. Cela laisse entendre que les vrais ennemis du premier ministre sont certains membres de son cabinet. Avec de telle inquiétude qui pèse sur sa tête, Choguel est-il capable de bien mener sa mission ? Difficile pour un chef qui soupçonne ses conseillers des actes d’hypocrisie, de sabotage envers lui. Si cette déclaration s’avère, la primature est conduite vers une direction inconnue où les attentes des Maliens ne seront certainement pas réalisées de sitôt. La mission du premier ministre est de rassembler le peuple autour d’une même vision pour la construction du Mali Koura tant chanté. Et si celui-ci n’arrive pas à orienter son équipe vers sa vision de gouvernance, c’est le pays qui payera les frais.

Si le manque de confiance ou la méfiance entre les membres du cabinet est installé, il serait difficile que les gens y travaillent en synergie et avec l’esprit tranquille. C’est désormais une division dans cette haute institution du pays. Et rien de positif ne peut se construire dans de telle condition. Une telle déclaration ne doit pas être prise à la pincée des doigts.

<strong>A.S</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Crise sécuritaire : Le Centre du Mali se vide de sa population,  Les villageois ne savent plus à quel saint se vouer]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-le-centre-du-mali-se-vide-de-sa-population-les-villageois-ne-savent-plus-a-quel-saint-se-vouer-3032412.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 08:30:12 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle pour les Maliens avisés que le centre du pays est meurtri par de multiples attaques terroristes. Une crise perdure depuis sous le régime d’IBK. Les cris de détresse de ces braves populations ne cessent de troubler le sommeil des autorités maliennes. Cependant, jusqu’ici les plans sécuritaires mis en place pour la protection de ces populations et leurs biens restent toujours inefficaces. Les attaques criminelles continuent malgré la montée en puissance de l’armée.  Le peu de répit qu’ont les pauvres populations est dû à la bravoure de la milice des chasseurs traditionnels appelés « Dana Ambassagou » qui sacrifient leurs vies pour éviter la disparition totale de leur terroir.  C’est désormais une lutte permanente pour la survie d’une société bouleversée par des menaces et crimes que mènent ces hommes.

Les populations sur place vivent permanemment dans la psychose et assistent impuissamment aux massacres, ont décidé de rejoindre les grandes villes pour sauver leur vie. Faut-il rappeler ? L’histoire des attaques atroces qui ont ravagées des villages du centre causant beaucoup de pertes en vies humaines et en matériels sous le régime IBK. Malgré sa chute, l’insécurité demeure toujours le maître du jeu sous un régime militaire ? Les villages comme koulogon, Ogossagou, Diallassagou, Deguessagou, Dianwelli, Kani Bonzon et autres dans la région de Bandiagara ont tous été victimes des attaques terroristes dévastatrices.

La triste réalité, les populations n’arrivent plus à cultiver pendant l’hivernage ou à se rassembler dans les marchés en toute quiétude. Les écoles restent fermées et les menaces terroristes pèsent sur leurs têtes telles l’épée Damoclès. Finalement, la seule voie qui s’ouvre, c’est de partir loin, c’est de fuir et de ne plus regarder en arrière. C’est d’affronter la misère et famine. Que c’est triste d’abandonner la terre de ses ancêtres !  Ainsi les villages en agonie se vident-ils tristement de leurs populations.

<strong>Les populations affolées et meurtries</strong>

Récemment, nous avons été encore attristés de voir sur les réseaux sociaux des vidéos sur le déplacement massif des populations de Bodio. Il s’agit d’un village situé à une dizaine de kilomètres de Bandiagara qui a été sauvagement frappé par une attaque terroriste dans la soirée du 05 août 2023 et qui aurait provoqué 17 morts et des blessés.  Les populations sommées de quitter le village dans un bref délai sous la menace des individus sans foi ni lois. Dans l’une des vidéos, on peut visiblement regarder des gens quitter le village incendié avec leurs bagages et bétails. En plus, on peut entendre une voie masculine dire en langue dogon puis bambara : « Nous allons emporter les bétails au second tour du camion. Nous n’avons pas le choix wallaye ! Il n’y a rien à faire, c’est devenu grave. Faites-nous des bénédictions. C’est un village qui se vide comme ça. ». Dans une autre courte vidéo faisant le tour des réseaux sociaux, on constate des gens en train de charger des bagages dans un camion pour rejoindre les grandes villes où l’on entend encore une voix masculine : « C’est Bodio qui se vide de sa population le 06 huitième mois 2023, vous voyez les éléments, que Dieu nous aide ! (…) aujourd’hui, le Mali est à ce niveau…c’est la situation de Bodio. Vous voyez tout (en montrant les femmes et enfants tristement arrêtés à côté des bagages), Que Dieu nous aide tous ! »

C’est le sauve-qui-peut dans la région de Bandiagara. Les rescapés de ces événements malheureux grandiront les camps de réfugiés et seront sans doute exposés à la famine et toutes formes d’humiliations. Tous les Maliens le savent, la vie est chère dans les grandes villes.

<strong>L’espoir semble se dissiper</strong>

Durant cette crise sécuritaire qui sévit au centre, des associations de jeunes ont mené plusieurs actions fortes telles que les communiqués de dénonciations et d’interpellations à l’endroit des autorités régionales et nationales. Elles ont engagé des manifestions comme les marches, meetings, la fermeture de la RN 15. Cette démarche n’a servi à rien concrètement étant donné que le centre surtout la région de Bandiagara continue à brûler et mourir. L’espoir semble se dissiper, l’horizon est complément bouché et aucune perspective n’est disponible vu que les mesures prises pour garantir la sécurité des populations n’ont jusqu’ici pas porter de résultats escomptés. Des innocents et paisibles villageois sont lâchement assassinés et brûlés.

Pendant que les maliens du centre sont en deuil et plusieurs ménages sont exposés à la misère, à l’humiliation, au massacre, Bamako est déconnecté de la réalité. Ce sont des conflits de poste, le soutien à telle personnalité et la prorogation de la transition qui se disputent les salons, dans les rues et les réseaux sociaux.

Une page triste de l’histoire des populations du centre est en train d’être rédigée actuellement faute aux bandits armés non identifiés qui y règnent en maîtres. Le devoir s’impose aux autorités de la transition de maintenir la sécurité au centre, l’une des raisons de leur prise de pouvoir et de l’achat des nombreux équipements militaires. Les Maliens du centre ont besoin d’aide sécuritaire et alimentaire en ce moment.

<strong>Adama SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
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                    <title><![CDATA[Editorial : Malgré la montée en puissance de l’armée, le défi sécuritaire demeure]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 08:00:16 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis 2012, le peuple malien traverse une situation sécuritaire sans précédent. Le pays fait face à une guerre qui lui a été imposée par des personnes sans foi, ni loi. Depuis, « ces combattants d'Allah » ne cessent de terroriser les paisibles populations dans l’optique d’imposer leur vision de la religion. Ainsi, villages, camps militaires, postes de contrôles sont constamment attaqués faisant des victimes aux conséquences dévastatrices.  Que de familles endeuillées, que de biens matériels et bétails partis en fumée depuis lors. Si cette crise sécuritaire a pris sa source dans le Nord, elle s’est vite dégradée et s’est élargie dans le centre ainsi que dans les autres localités du pays.   C’est d’ailleurs l’une des causes de la<em> chute du régime IBK en 2020. Deux ans après sa chute où en est-on avec cette crise ?</em></strong>

Le principal défi à relever pour les militaires au pouvoir était d’ordre sécuritaire. Et consciente de cela, la transition conduite par le colonel Assimi Goïta s’est engagée à doter l’armée malienne d’équipements militaires pour la défense des populations et de leurs biens.  Ainsi, elle a procédé à l’achat d’importants équipements militaires dont certaines images ont été publiées avec des commentaires d’espoir sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les Maliens ont accueilli le geste avec joie.

Les opérations avec succès commençaient à se sentir peu à peu. Déjà, on se disait que la peur a changé de camp. Les actions de l’armée malienne étaient désormais déterminantes. Les terroristes se sont mis à l’abri de la puissance de feu des FAMA pendant un temps. Alors, sur les lèvres de certains Maliens, on percevait l’expression « l’armée monte en puissance ». Celui qui osait prononcer le contraire, recevait immédiation des attaques verbales et était traité d’apatride.

Bien que l’attaque des camps militaires soit devenue rare mais les paisibles populations du nord comme du centre continuaient à recevoir les coups meurtriers des terroristes.  Ces derniers temps, la situation s’est encore dégradée. Les populations du centre surtout celles de la région de Bandiagara traversent actuellement une crise sécuritaire sans précédent. L’attaque du village de Bodio avec un bilan de 17 morts et des blessés en est une illustration. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. C’est pourquoi les populations de Bandiagara ont tenu une marche le 9 Août 2023 qui s’est, à la fin, mal tournée.

Par ailleurs, la milice auto-défense Dana Ambassagou fait de son mieux pour protéger ces populations et leurs biens mais ses efforts restent insuffisants. Les villages continuent d’être ravagés, les jeunes, enfants, femmes, vieux sont assassinés lâchement. Et cette situation devient inacceptable pour les plus vulnérables. Les populations du centre et même celles de Bamako commencent à lever la voix, lancer des cris de cœurs aux autorités de la transition qui sont censées assurer la sécurité   du pays. Elles ne trouvent aucune justification pour les autorités à ne pas pouvoir empêcher ces attaques meurtrières.

S’il est vrai que le slogan « l’armée monte en puissance » tient toujours, il faut que les autorités réagissent promptement et apportent de l’amélioration.  Car le défi sécuritaire demeure. Les populations ne savent plus à qui se confier ; les menaces terroristes pèsent sur leur tête. Et il faut les comprendre ! La déception et le désespoir se sont installés dans les cœurs de ces personnes sans défense. La fuite reste le seul choix pour sauver leurs vies.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les examens au Mali : Les raisons de l’échec des élèves]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/les-examens-au-mali-les-raisons-de-lechec-des-eleves-3032430.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 03:50:35 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le résultat du baccalauréat malien, session de juin 2023, a été proclamé ce vendredi 4 Août 2023 avec un taux de réussite de 25,73 %.  Ce résultat est juste catastrophique !  Les causes ainsi que les responsabilités du taux élevé d'échec aux examens nationaux se situent à plusieurs niveaux.</em></strong>

D'abord, tout le monde parle du manque de niveau des apprenants sans pour autant s'interroger sur leurs profondes causes. Le mal est véritablement profond et cela mérite beaucoup de réflexions.

Interrogeons-nous sur le système éducatif du fondamental au secondaire, et même du supérieur : quel type d'enseignement sommes-nous entrain de donner à nos apprenants et cela dans quelles conditions ? Il faudra tout d'abord noter que toute bonne formation (éducation) requiert une base solide. Toutefois, si la base est ratée, c'est peine perdue. Or, si on se réfère sur le fondement de l'apprentissage de nos enfants, les conditions dans lesquelles les élèves ainsi que les enseignants se trouvent au niveau fondamental, c'est vraiment très déplorable : la pléthore dans les salles de classe, le manque d'enseignants, l'insuffisance de formation continue des enseignants, la variation sempiternelle de démarches pédagogiques, et j'en passe !

Au secondaire, ce sont les mêmes difficultés qui se poursuivent et même pire car à ce niveau, il y a une rupture pour ce qui concerne la démarche pédagogique à adopter. Parlons un peu de l'A.P.C (Approche par Compétences) la fameuse démarche pédagogique du secondaire qui ne rime surtout pas avec un effectif pléthorique. Or, la pléthore demeure une réalité cruciale dans nos établissements et constitue une énorme entrave pour la bonne marche de cette démarche pédagogique.

Ensuite, parlons des diverses responsabilités de cet échec. Beaucoup rejetteront ces responsabilités sur l'Etat sans savoir qui est réellement l'État. Pour un résultat satisfaisant à nos examens nationaux, chacun à un grand rôle à accomplir, que ce soit les gouvernants, les parents tout comme les apprenants.

Les premiers doivent veiller sur le bon déroulement du système éducatif favorable et apaisé ; les deuxièmes semblent avoir carrément démissionnés de leurs responsabilités.  Le constat est écœurant, il devient de plus en plus rare de voir à nos jours un parent d'élèves se rendre à l'école pour s'enquérir des nouvelles de son enfant au cours de l'année scolaire. Des fois, même en les convoquant, ils ne répondent pas à la convocation. Rares sont les parents d'élèves qui se rendent volontairement à l'école pour s'informer sur la ponctualité, l'assiduité, le comportement disciplinaire de leurs enfants au cours de l'année scolaire. Il est très difficile d'encadrer un enfant qui est laissé à lui-même par ses propres parents, c'est en conjuguant les efforts qu'on parviendra à obtenir un apprenant modèle.

Pour ce qui concerne les derniers, c'est-à-dire le noyau autour duquel notre analyse se porte, jouent également un rôle fondamental dans l'accomplissement de leur formation pour réduire le taux d'échec jugé trop élevé.

Le divertissement semble dominé la vie des apprenants en lieu et place de la lecture, des exercices d'application, d'apprentissage des leçons. Bien que tous les moyens pour un apprentissage adéquat et plus facile soient en leur faveur, les élèves préfèrent utiliser ces moyens pour des futilités en ne donnant place qu'à la paresse intellectuelle, au dégoût et au désintérêt pour les études.

Mais au-delà des responsabilités situées, nous pouvons constater que les apprenants d'une part sont victimes de l'inconscience, de l'insouciance des uns et des autres.

<strong>Mamadou Sanogo</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Ce que je pense :  De l’insécurité au pays dogon et des solutions pour la fin des attaques terroristes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/insecurite/ce-que-je-pense-de-linsecurite-au-pays-dogon-et-des-solutions-pour-la-fin-des-attaques-terroristes-3032417.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 02:00:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Avant tout propos, j'aimerais m'incliner devant la mémoire de tous les morts liés au terrorisme depuis 2012 à nos jours. La lutte contre le terrorisme au Mali ne saurait se gagner uniquement par l'effort de l'armée. L’adhésion de la population dans la lutte contre ces bandits armés sans scrupule devient un impératif pour la survie du pays dogon qui a perdu tout espoir.

On peut clairement lire que les terroristes ont des avantages grâces à des indicateurs ou informateurs déguisés dans la masse populaire. Les cellules mortes et les complicités actives de certaines populations profitent bien aux terroristes. Nos faiblesses résident dans les accords entre certains villages et les djihadistes.

Au Mali, nous n’avons pas su, dès le début, adopter une approche locale de la lutte contre le terrorisme. Nous n’avons plus laissé les terroristes occuper le terrain et y régner en maîtres absolus. Ils ont corrompu certaines populations en leur permettant de gagner de l'argent. D’autres ont été terrorisées à leur obéir. Tout ce scénario s’est déroulé à l’absence de l’armée. Finalement, les terroristes ont recruté massivement dans nos villages.

Aujourd'hui, le plus grand défi pour l'armée est de déconnecter les populations des groupes terroristes.  Beaucoup de collaborateurs avec ces individus armés se sont adaptés à une nouvelle vie qui rapporte d'énormes intérêts économiques et d'autres. Beaucoup de jeunes sont devenus malheureusement des bandits armés en adhérant aux groupes terroristes. L'insécurité arrangent beaucoup de gens dans l'ombre.

Il faut des actions coordonnées de la part des autorités pour établir la confiance avec les populations afin de ramener les égarés à la raison. Le terroriste se nourrit de la peur et de la misère des populations. Il devient alors nécessaire de rassurer les populations par la garantie d’une sécurité permanente et alimentaire.

<strong>Qui peut donc aider l'État dans cette tâche ?</strong>

Pour moi, ce sont naturellement les autorités locales, les chefs coutumiers et d'autres personnes ressources, les cadres en accord avec les populations. Aucun pays au monde n'a pu vaincre le terrorisme sans le soutien des populations. Si les populations du centre sont avec l'armée, nous gagnons la guerre sans difficultés, mais si elles jouent le jeu des terroristes, la guerre devient difficile.

<strong>L'argent et l'obscurantisme religieux au centre des intérêts </strong>

Ce fut le cas au Nigeria avec boko Haram. L'armée était inefficace parce que les zones où boko Haram intervenait, étaient totalement acquises à leurs causes. Donc l'armée nigériane allait d'échec en échec malgré les grands moyens militaires.

En Algérie, l'armée a longtemps galéré avant de prendre la décision d'impliquer les populations dans la lutte contre les terroristes. Ainsi, elle a lancé un appel aux terroristes de déposer les armes avec possibilité d'avoir une chance de revenir dans la société algérienne en tant que citoyen normal. Ceux qui ont refusé, ont été combattus par la coalition de l'armée et des combattants volontaires qui avaient la maîtrise du terrain. C'est ainsi que l'Algérie se débarrassa du terrorisme.

A lire beaucoup de mes concitoyens, je vois que nous pensons que l'armée seule pourra mener cette guerre à son terme. J’invite chacun à comprendre que nous devons nous mobiliser militairement au côté de l'armée sans cela, nous subirons encore des attaques meurtrières.

Débarrassons-nous des accords avec les terroristes et soyons unis. Si les terroristes savent que tout le pays Dogon parle le même langage, ils vont nous attaquer sans distinction mais nous pourrons les vaincre parce que nous sommes unis.

Le schéma actuel ne nous aide pas. Pendant que certains villages refusent les accords avec les terroristes, d'autres les acceptent. Cela démontre clairement que nous sommes divisés et cela donne la force aux terroristes. Nos divergences avec nos voisins peulhs, les fractures entre les différentes communautés nous fragilisent.

Aujourd'hui, il devrait y avoir une synergie des groupes d'auto-défense des différentes communautés mais ce n'est pas le cas. La méfiance, les rancunes et l'amalgame nous divisent et aucune initiative sérieuse n'est prise pour réconcilier véritablement les communautés. Le terrorisme vit de nos divisions internes.  Pensons à nous unir et à faire front commun contre le terrorisme, et nous gagneront le combat.

Je ne détiens pas la vérité mais c'est mon point de vue et ma contribution.

Que Dieu bénisse le Mali !

<strong>Michel Amaka Dara</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bamako : Les actes de corruptions suite aux contrôles de vignette]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/bamako-les-actes-de-corruptions-suite-aux-controles-de-vignette-3032438.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:56:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les agents de la mairie font des sorties pour se rassurer du civisme du peuple. La vignette est la seule pièce dont tout usager d'un engin à deux roues doit disposer et elle est renouvelable chaque année. Pour l'année 2023 en cours, des sensibilisations et mises en garde ont été entreprises. Jusqu'à présent certains usagers n'en disposent pas. Voilà pourquoi ces agents de la mairie des trois caïmans ont commencé des sorties de contrôle.</em></strong>

Au monument de la Tour de l'Afrique, dans un brouhaha de klaxons, ce mercredi 09 Août 2023, ces agents de la mairie arrêtaient les motocyclistes, juste au virage vers Senou en créant ainsi de l'embouteillage. Là n'est pas le problème, selon une source confidentielle, ils l'ont arrêtée pour vérifier sa vignette. N'étant pas le propriétaire de la moto, elle affirme avoir été claire avec eux. Très bizarrement, un agent de la mairie visiblement dans les quarantaines, éteint la moto et retire la clé. Cette source affirme que cet agent lui a demandé de garer la moto pour le rejoindre. L'agent s'est éloigné de tout le monde pour lui proposer de payer 5000fcfa sur le champ.  Frappé par une galère intense et consciente de ces actes, notre source dit n’avoir même pas essayé de négocier. Indignée par l’acte et le comportement de l’agent, elle dit avoir fait un demi-tour avec sa casquette.

Une autre source confidentielle disait que ces agents ne contrôlent pas bien les vignettes. Des usagers arrivent à détourner leur attention avec la vignette d’un autre engin. Ils seraient très occupés par ceux qui n'en disposent pas. Mais la tâche qui est de vérifier si les informations sur la vignette et celles de l’engin sont identiques, ils n'en donnent pas assez d'intérêts. D'autres témoins oculaires de la scène sous l’anonymat ont dénoncé que ces agents refusent de remettre aux propriétaires leurs engins même après avoir apporté la pièce. Tout se résume aux billets.

Aussi, après le contrôle, ces agents ont apporté avec eux une importante quantité d'engins à deux roues dans la cour de la voirie à Sotuba. A la porte d'entrée, des policiers sont arrêtés pour contrôler les gens qui viennent chercher leur moto. Ainsi, ils forcent ceux-ci à la corruption. Beaucoup de personnes sont tombées dans leur piège. Evidemment, c’est en fonction de votre look qu’ils font le dosage du pot de vin à verser, disait un témoin de la scène.

Il faut noter aussi que certains citoyens n’empruntent jamais le droit chemin. Chacun est interpellé à se conformer aux règles régissant la bonne conduite sur la route. Accomplissons nos devoirs de citoyens et évitons de gonfler la poche d'une seule personne. Cet argent de corruption ne tombe pas dans la caisse de l’Etat ; il sert seulement à ceux qui l'encaissent. Refusons de donner les pots de vin pour notre dignité et notre honnêteté. Faisons preuve de citoyenneté en refusant de donner et de recevoir des pots de vin tout et en nous conformant aux lois de notre nation.

<strong>Chaka Diallo, stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La gouvernance du pays : Appel du 20 Février 2023 pour sauver le Mali tire à bout portant sur les autorités de la transition au Mali]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/la-gouvernance-du-pays-appel-du-20-fevrier-2023-pour-sauver-le-mali-tire-a-bout-portant-sur-les-autorites-de-la-transition-au-mali-3032415.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:48:19 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[C'était ce Samedi 05 Août 2023, que les membres du mouvement Appel du 20 Février pour sauver le Mali se sont réunis à leur siège sis à l'ACI 2000 pour la tenue d’une conférence de presse. Le sujet portait sur les actualités nationales et internationales du pays. Certains responsables du mouvement ont eu l'honneur de s’exprimer sévèrement sur la situation du pays qu’ils trouvent désastreuse.

Le représentant de la société civile, la représentante des femmes, le représentant du mouvement de soutien à Mahmoud Dicko, le coordinateur général et le chargé du rapport général de l'Appel du 20 Février, le représentant des partis politiques étaient présents pour témoigner leurs engagements concernant la défense de l'intérêt suprême de la nation. Cette séance a débuté par la lecture d'une déclaration luminaire de M. Mohamed Koné Coordinateur de ce mouvement. Celui-ci a pointé du doigt leurs préoccupations majeures du peuple malien. Après cette lecture, certains conférenciers ont donné également leurs avis sur la situation du pays.

Parlant de la situation actuelle du pays, M. Dramane Diarra Rapporteur Général de l'Appel du 20 Février dit que le PM de la transition a fait une récente sortie devant le CNT disant qu'il ne sait pas le bilan de l'équipement des forces armées. L'idéal n'est point de rentrer dans les détails d'après ce conférencier, mais il faut au moins donner les montants globaux investis dans le domaine. « Qui a déjà entendu parler des montants globaux par rapport à l'équipement de l’armée ?  Il reste à croire que les choses sont floues moyennant la vision claire du peuple. Afin de se donner raison et de se blanchir des faits, il dit qu'on a vu la présentation d'une ordonnance sur la passation des marchés juste à la veille de l'ouverture des campagnes pour les élections référendaires. Malgré tout ça les gens ne sont pas émus de la situation. D'autres sont traqués et traînés derrière les barreaux pour ces mêmes causes. », s’est-il exclamé.  Ce dernier affirme avoir mis en garde le peuple bien avant ce jour en ces termes : « Quelqu'un qui prend goût à la violation de la loi, on ne peut pas le freiner (...). La charte de la transition, la constitution de 1992 et celle promulguée à peine quelques semaines ont été violées par elles (les autorités de la transition). ».
<ol>
 	<li>Diarra a violemment dénoncé les actions de la transition en expliquant que le problème du Mali ne repose pas sur les lois mais plutôt sur les personnes. Ces gouvernants ne se soucient aucunement des préoccupations majeures du peuple.</li>
</ol>
Il poursuit son intervention en se prononçant sur le cas du Niger où il qualifie les autorités de la transition malienne non seulement de "putschistes" mais aussi promoteurs de putschs. Selon lui, la démocratie serait le pouvoir de la gouvernance presque partout dans le monde en nommant la Russie. « Vladimir Poutine est venu par la voie normale car c'est à l'issue des élections même si elles manqueraient de transparence. », a-t-il souligné.

Pour M. Dramane Diarra, les putschs prennent de l'ampleur au point qu’ils sont devenus une opposition dictatoriale à la démocratie et cela doit cesser. « Donc, on est très clair aujourd'hui, la voie des coups d'État, la voie de la violence et la voie de contraintes comme mode de gestion ne peut pas prospérer », a-t-il fait une mise en garde. Il trouve aussi que le soutien des autorités de la transition aux putschistes nigériens n'est pas pour aider le Niger mais plutôt de prévenir leur sort comme ils sont des fils de même mère.

Selon M. Diarra, les gens accusent la CEDEAO d'avoir imposé des sanctions au Niger. Il n'y aurait pas une loi qui freine la CEDEAO de se servir d'une telle sanction contre ses pays membres. Cette décision d'entrée en guerre n'est pas profitable pour le Mali…

Quant à la représentante des femmes, Mme Dalaïcha Haïdara, elle a mis en relief la cherté de la vie avec la hausse des prix des denrées de première nécessité. Et après, elle proposa une non-ingérence des autorités de la transition dans les affaires du Niger. Car une déclaration éventuelle de guerre est dangereuse. Il faut surtout prendre des mesures pour sauver l'âme des vaillants soldats maliens.  « Tous les jours il y a des embuscades, ils (terroristes) assaillent des villages, chaque jour les hommes meurent, comment les femmes vont-elles faire ? », a-t-elle conclu. Une manière pour elle d’interpeller les autorités de la transition à protéger leur peuple que de s’interférer dans les affaires des autres.

Même si les mots choisis sont différents, les idées sont pareilles. Tous intervenants laissèrent entendre que les autorités de la transition feraient mieux de s'occuper des priorités du Mali. Elles doivent s'investir dans la mise en œuvre des lois en vigueur. Elles doivent veiller à l’application de la constitution de la république sans condition ni restriction et sur tout citoyen du Mali.

<strong>Chaka Diallo, stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La mendicité : un phénomène récurrent de la société]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/la-mendicite-un-phenomene-recurrent-de-la-societe-3032432.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:48:09 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mendiants-garibou-pauvre-enfant de la rue, ils sont jeunes, vieux, de sexe masculin ou féminin, certains sont malades, d’autres en bonne santé et ils vivent de la mendicité. Bien qu’elle soit interdite officiellement, la mendicité prend de plus en plus de l’ampleur à Bamako. De nos jours, il est très difficile de se promener dans les rues de la capitale malienne sans croiser un enfant mendiant ou talibé. Ce phénomène devient inquiétant pour les Maliens, au regard de son évolution.</em></strong>

<strong><em>Quelles sont les causes de la mendicité ? Quel risques les enfants encourent en errant dans la rue pour quémander ? Quelles solutions durables pour endiguer ce phénomène dans la société ? Autant de questions qui ont trouvé leurs réponses dans notre enquête.</em></strong>

Autrefois, certains voyaient cette pratique sous le prisme de sa vocation éducative et didactique : initier les enfants à l’endurance, au courage et à la débrouillardise et pour d’autres elle reflète une dimension traditionnelle et religieuse ancrée dans la société.

Aujourd’hui, la réalité est toute autre ! La plupart des enfants censés être encadrés par les marabouts n’apprennent rien. En lieu et place de l’apprentissage du coran et des hadiths du prophète Mohamed (PSL), les apprenants sont envoyés par leurs maîtres coraniques à la quête du prix de condiment et les abandonnent ainsi à l’éducation de la rue.

C’est un phénomène inquiétant aujourd’hui quand on sait que l’insécurité et la criminalité sont monnaies courantes dans les villes.

Les témoignages de certains enfants talibés sont écœurants et illustrent leurs drames. Agé 8 ans, Oumar Coulibaly habitant autrefois à Daoudabougou avec ses parents, parle en ces termes <em>« Quand j’étais encore plus jeune, mes parents m’ont donné à un marabout pour apprendre le Saint Coran en même temps que d’autres enfants. Mes amis et moi marchons de quartiers en quartiers</em> des <em>kilomètres et des kilomètres pour aller mendier ».</em>

Ces enfants mendiants sont tenus de réunir 1000f/jour, somme fixée par le maître coranique avant de retourner à son domicile.

Malheur à celui qui n’aura pas apporté cette somme : soit il reste au dehors ou accepte de rentrer en s’exposant au châtiment corporel.

<em>« Un soir vers le crépuscule quand nous étions encore à la répétition à l’église pour la messe du lendemain, j’observais un petit garçon couché à l’entrée de l’église depuis un certain moment. Malgré l’heure tardive, il ne bougeait pas. A la fin de la répétition aux environs de 19h quand je rentrais chez moi, je me suis approché de lui pour lui demander pourquoi il ne rentrait pas à la maison. Mon cœur fut brisé en mille morceaux quand il m’a dit qu’il ne pouvait y retourner sans sa requête journalière qui s’étendait à 1000f et lui n’avait que 300f. Au vu et au su de ce qu’il traverse, mes larmes n’ont pu s’empêcher de couler…, c’est ensuite que je lui remis les derniers 2000f que j’avais sur moi pour ma journée du lendemain. Après m’avoir fait des bénédictions, il quitta l’église pour rentrer chez lui ». </em>Confie notre interlocuteur Zacharie Dougnon.

De magnifiques jumeaux Alassane et Fousseynou Koné, âgé à peine de 6 ans dont j’ai vu leur maman enceinte d’eux. Ils m’expliquent que leur corvée de mendicité commence chaque jour à 06h00 du matin et ne s’achève que tard dans la nuit et se plaignant de ne disposer du moindre temps pour jouer<em>. « Jouer pour nous est un luxe »,</em> ont-ils affirmé les larmes aux yeux.

Les causes économiques de ce fléau : D’abord, on retient que c’est la pauvreté qui est à la base de ce phénomène.  Les mendiants sont des gens qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins élémentaires c’est-à-dire se nourrir, s’habiller, se soigner et même se loger.

Que faut-il faire pour y remédier ?

L’amélioration des conditions de vie des enfants talibés : logements, eau potable, couchage, et moustiquaire, inscription à l’état civil et à la mutuelle de santé et l’amélioration des enfants.

<strong><em>« Môgô ci nôtai i koun tere ye » prenons soins de chaque enfant.</em></strong>

<strong><em>Melle Light.</em></strong>

<strong> </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Coup d'État au Niger : La CEDEAO risque de s'effondrer]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-la-cedeao-risque-de-seffondrer-3032405.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:39:07 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>D'échec en échec, la CEDEAO est devenue une coquille vide pour les putschistes </strong>

<strong> </strong><strong>Tout commence avec le coup d’Etat au Mali</strong>

Après une longue période de résistance à un soulèvement populaire, le régime du président feu Ibrahim Boubacar Keïta a fini par tomber le 18 août 2020, à la suite d’un coup d'Etat militaire. Cette action bien qu'antidémocratique a été saluée par plusieurs acteurs de partis politiques, de la société civile et une grande majorité des Maliens.  La Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n'a pas tardé à lancer un "matraquage correctionnel" aux nouvelles autorités. Une multitude de mesures et de sanctions ont été prises immédiatement à l’encontre des putschistes pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Se focalisant sur le soutien de la population, ces nouvelles autorités ont préféré s'affronter aux durs moments pour les Maliens, au nom de la souveraineté.  Pendant des mois d'embargo, les négociations entre les militaires et la CEDEAO se sont poursuivies sans connaitre une grande évolution.  Ces sanctions édictées par la CEDEAO seraient une manipulation des chefs d’Etats par la main invisible de l'impérialisme français.  Car, dès le départ, les putschistes n'ont pas été tendres avec la France qui semble être la source de tous les problèmes.  Connaissant la position catégorique des nouvelles autorités maliennes sur la gouvernance du pays, une série de médiations a été engagée par cette organisation sous régionale afin de trouver un consensus aboutissant à l’organisation des prochaines élections présidentielles en février 2024. Cette histoire était le premier échec de la CEDEAO en matière de gestion des affaires de coup d’Etat.  Elle a perdu la crédibilité aux yeux du monde africain qui voit en elle une organisation pilotée par l'humeur de l'occident, une Organisation au service des chefs d'Etat insoucieux de leurs peuples et déterminés à défendre leur fauteuil présidentiel.

<strong>Les menaces de la CEDEAO sont-elles devenues des jeux d'enfants ? </strong>

Effectivement, les autorités du coup d'Etat en Guinée Conakry, au Burkina Faso ont aussi affronté les décisions de la CEDEAO sans crainte. Les défaites sont devenues nombreuses à cause de son incapacité à trouver une attente rapide avec les auteurs de putschs. A force de lancer des menaces dans l’émotion, les putschistes sont désormais requinqués à surmonter les situations imposées par elle (CEDEAO). Aujourd'hui l'Afrique en a marre de l'occident et les putschistes l'ont bien compris. Alors, le peuple est le bouclier des putschistes dont les premiers actes sont l'expression de lutte contre l'occident. Ainsi, par solidarité, le peuple s'attaque aux décisions sévères prises lors des sommets de la CEDEAO.  Le cas récent du Niger est une illustration parfaite. Au lendemain du renversement du pouvoir de Mohamed Bazoum, la CEDEAO a vite lancé un ultimatum au Comité National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Suite à une conférence extraordinaire des chefs d’Etats tenue le 30 juillet 2023, elle a pris des mesures et sanctions dures envers le Niger. Pire, elle est allée jusqu'à une menace d'intervention militaire au Niger si le président Bazoum n'est pas réinstallé avant le 06 août 2023. Elle comptait peut-être sur cette option pour provoquer une révolte du peuple contre les putschistes. Et si c’était le cas, cela n'a malheureusement pas marché car le peuple nigérien est sorti en masse pour soutenir les putschistes.  Mais rien n'a été fait à la date indiquée même si l’option militaire est toujours d’actualité.  Apparemment les putschistes ont tiré des enseignements du cas Mali, de la Guinée Conakry du Burkina Faso. La CEDEAO reste faible face à cette situation, vu qu'elle a perdu la crédibilité par des intimidations, des menaces sans effets contre des pays qui réclament défendre leur souveraineté. Chose étonnante encore, les putschistes nigériens ont refusé de recevoir la délégation de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU le mardi 08 août 2023 pour une mission de médiation. Les raisons de ce refus sont explicitement connues dans un communiqué du CNSP. C'est clairement pour répondre à l'une des décisions de la CEDEAO qui a demandé la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes des États membres de   l'organisation avec le Niger.

En somme, la CEDEAO ne fait plus peur, elle est devenue une coquille vide pour les putschistes qui la considèrent comme une organisation à la solde des agendas cachés des puissances étrangères.  Les multiples échecs de la CEDEAO finiront par causer sa perte, son effondrement total.  Seul le peuple a le dernier mot et le pouvoir lui appartient.  Ce peuple se trouve au service des putschistes par des actes de soutiens et solidarités. Les agissements de la CEDEAO peuvent être légitimes car les coups d’Etats sont des crimes imprescriptibles mais les réalités de la situation s’y opposent malheureusement. Les approches de la CEDEAO doivent alors changer pour gagner la confiance des putschistes et des populations par l'ouverture d'esprit face aux situations critiques telles que les coups d'État sinon elle risque de disparaître.

Adama SAGARA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Déséquilibre dans les foyers : les causes]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/desequilibre-dans-les-foyers-les-causes-3032435.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:32:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’égalité des sexes devient l’un des sujets qui est à la base du déséquilibre dans nos foyers aujourd’hui. La nouvelle place des femmes dans la société entraine des agencements qui sont mal évalués par les hommes car ceux-ci pensent toujours que la place des femmes est au foyer auprès de ses enfants, pour le ménage, la cuisine et l’éducation. </em></strong>

En effet, dans nos sociétés, on constate que l’éducation des enfants est mise entre la main des femmes alors qu’elles ne sont pas les seules responsables de cette tâche. Les hommes devraient aussi jouer leur rôle de chef de famille. Bien vrai qu’en Afrique il est de nos traditions que c’est aux hommes de travailler pour assurer les besoins de la famille mais avec l’évolution de nos sociétés actuellement, il serait difficile pour ces derniers de pouvoir répondre seuls aux besoins de la famille. Et c’est dans ce sens que les femmes veulent travailler pour aider leur mari mais certains parmi eux ne l’acceptent pas.  Cette incompréhension est très souvent la source des conflits dans les foyers causant même des divorces. Une mère de famille nous donne son avis sur ce cas. Elle déclare que les hommes sont tout simplement jaloux. Selon elle, ils ont peur de se rabaisser auprès de leurs femmes et qu’ils veulent toujours être à la tête de tout. La réussite de la femme devient une menace à leur autorité dans le foyer.

Bâtir un foyer est la meilleure chose qui puisse arriver dans ce bas monde.  C’est par cela que se construit un pays harmonieux et équilibré. Aujourd’hui, on constate que les foyers sont bafoués et désintéressés par les différents conjoints.  Ce qui peut jouer négativement sur l’éducation des enfants et la bonne conduite de nos sociétés.  A ce titre, un homme marié nous laisse entendre que la cause du déséquilibre au foyer est due au manque de respect et d’amour de certaines femmes envers leur mari. Selon lui, celles-ci ne respectent plus leur mari et elles se mesurent à lui.

En réalité, la société actuelle réclame l’égalité entre l’homme et femme. Ce que certains hommes sous le couvercle de la religion et des traditions n’arrivent pas à comprendre et accepter. Il y a des hommes qui sont heureux en restant attentifs à leur foyer. Ils arrivent à se passer de leur égo pour le bonheur de la famille. A noter que c’est avec une bonne communication qu’il y aura plus de confiance, de complicité et d’entente dans tous les foyers.

<strong>Anna Ballo, Stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Rentrée solennelle : Le club Rotaract et le club Interact de Bamako Amitié lancent leurs activités du mandat 2023-2024]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/rentree-solennelle-le-club-rotaract-et-le-club-interact-de-bamako-amitie-lancent-leurs-activites-du-mandat-2023-2024-3032428.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:25:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’hôtel Amitié a servi de cadre pour la tenue de la rentrée solennelle des clubs Rotaract et Interact Bamako Amitié. C’était le samedi 05 août 2023 à la présence de plusieurs membres du Rotary, Rotaract et Interact du Mali. Cette rentrée solennelle était, pour ces clubs, l’annonce du lancement des activités de l’année rotarienne 2023-2024 dont le thème du mandat est « Créons de l’espoir ».</em></strong>

Cette sobre cérémonie s’est déroulée par les mots de bienvenue de la présidente actuelle du club Rotaract Bamako, Aïssatou Traoré et ceux de la présidente du club Interact de Bamako, M’barka Tangara. Les deux présidentes ont tenu à adresser des mots de remerciement au public pour le déplacement effectué.

Au cours de la cérémonie, l’immédiat past président (président du mandat 2022-2023), Saïbou Koné a eu l’immense honneur de la présenter son rapport de fin de mandat. Ainsi, il a dévoilé les réalisations faites au cours de son mandat. Il s’agit notamment d’une action don de sang, une activité de salubrité au lycée kankou Moussa et autres. Monsieur Koné a remercié les membres de son club pour l’avoir accompagné et encouragé et les résultats obtenus sont les efforts de tous. « Le mandat a été vraiment difficile pour plusieurs raisons mais nous nous sommes battus et nous avons apporté notre contribution pour le développement de notre communauté. », a-t-il laissé entendre. Pour terminer, il a invité les membres à une synergie d’efforts pour relever les défis du club.

Quant à la présidente du Club Rotaract de Bamako amitié, elle a présenté le plan d’actions du mandant 2023-2024. Cette présentation était axée sur l'ensemble des projets prévus et leurs coûts de réalisation.

Dans son intervention, elle a salué les efforts abattus par son prédécesseur et sollicité l’aide de ses membres pour la réussite de son mandat. Pour elle, il faut de l’union pour faire bouger le club et atteindre les objectifs fixés. « Seule je ne peux rien, j’ai fort besoin de l’accompagnement, le soutien de tous pour honorer mes engagements envers le club… », a conclu Aïssata Traoré.

En outre, la présidente M barka Tangara a agi dans le même sens même les expressions choisies n’étaient pas pareilles.  Dans une atmosphère détendue et professionnelle suivie d’un cocktail et une remise d’attestations que s’est close la cérémonie.

<strong>Awa Traoré</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Environnement : UNESCO lance le camp chantier International de reboisement et d'échanges culturels des clubs]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/environnement/environnement-unesco-lance-le-camp-chantier-international-de-reboisement-et-dechanges-culturels-des-clubs-3032423.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:25:31 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’était ce dimanche 06 Août 2023 que le lancement de la 17ème édition du camp chantier International de reboisement et d'échanges culturels des clubs pour l’UNESCO s’est tenu à Kangaba.   C’est une activité citoyenne qui a regroupé les jeunes du Mali pour échanger sur des sujets relatifs aux actions communautaires, socio- éducatives, sportives et récréatives, durant deux semaines. </em></strong>

Le but de ce camp est de former et sensibiliser les participants sur les valeurs citoyennes, le patriotisme et le civisme. Ils mèneront pendant dix jours des activités de reboisement et d'assainissement, des ateliers de formations sur l'entreprenariat jeune en milieu rural, des causeries débats sur le changement climatique, le vivre ensemble, la culture de la paix. A noter que cette 17ème édition met l'accent sur l'environnement, surtout le changement climatique d'où le thème : <strong><em>« L’environnement au service de la culture de la paix et de la cohésion sociale ».</em></strong>

Ce lancement s'est tenu à la place publique de Kangaba en présence de plusieurs autorités administratives et coutumières dont le préfet, le chef du village, le président de la fédération UNESCO, la présidente de la commission nationale UNESCO, le parrain maître Gaoussou Diarra et bien d'autres.

Le chef du village, dans son allocution, s’est dit très content de la tenue de cette 17ème édition à Kangaba et a souhaité un bon séjour aux campeurs.

Quant au président de la fédération Monsieur Alou koita, il dira : « L’occasion est opportune pour rappeler que le changement climatique nous affecte tous, il impacte la croissance économique, réduit considérablement les surfaces de nos terres cultivables, provoque la pénurie d'eau, les déplacements massifs et autres. Cette édition permettra d'améliorer le cadre de vie de la population et contribuer à la préservation de l'environnement, encourager l'entreprenariat jeune en milieu rural, et planter dix mille pieds d'arbres sur les sites protégés. »

Le parrain de l’édition, ancien membre de clubs UNESCO, Maitre Gaoussou Diarra s’exprimait ainsi : « Nous nous sommes assignés pour mission de planter des arbres tous les ans dans le cadre du camp soit national soit international.  Aujourd’hui, l'objectif, c'est dix mille pieds d'arbres mais c'est aussi dix mille pieds de réussite comme on le dit celui qui plante un arbre, n'a pas vécu inutilement. »

En plus du reboisement, la fédération a mis l'accent sur la paix et la cohésion d'où la nécessité d'organiser des ateliers sur la paix et le vivre ensemble. C'est pourquoi madame la secrétaire générale de la commission nationale de l’UNESCO, Pr Diallo Kadia Maïga, dans son intervention, a laissé entendre ceci : « Cette activité s'inscrit dans le dynamisme de la reconstruction du Malikura pour un développement durable. C'est aussi une occasion pour les jeunes de se retrouver et d'échanger sur les sujets comme le civisme, la citoyenneté, la culture de la paix, le leadership et surtout l'entreprenariat jeune en milieu rural… »

A signaler que plusieurs jeunes et anciens membres de clubs UNSECO ont effectué le déplacement pour animer les conférences et former les participants sur les différents modules précités.

<strong>Lassina Traoré</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Assimi Goïta, possible candidature aux présidentielles ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/assimi-goita-possible-candidature-aux-presidentielles-3031620.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 12:11:33 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 23 juillet dernier, le président de la transition, colonel Assimi Goïta a effectué en grande pompe une visite dans la ville de Kayes. Au cours de cette visite, il a tenu un discours plutôt « politique » selon plusieurs observateurs et analystes maliens. Ce discours vient remettre sur la table la question de la probable candidature aux élections présidentielles de février 2024 du colonel Assimi Goïta. </em></strong>

Comme à son habitude, le chef d’Etat était habillé en treillis, coiffé d’un béret vert lorsqu’il se tient debout au pupitre devant cette marée humaine venue lui témoigner son soutien. Jusqu’ici reconnu pour son silence, il a rompu avec la tradition en tenant un discours digne d’un leader.  C’était au lendemain de la proclamation des résultats définitifs du référendum du 18 juin 2023. Il a commencé d’abord par remercier le peuple malien pour avoir voté cette nouvelle constitution à une large majorité. « Tous les maliens se sont mobilisés lors du référendum. Certains étaient d’accord avec le projet de nouvelle constitution, d'autres non plus. La cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs, plus de 96% des maliens ont dit oui à la nouvelle constitution. Ce qui prouve que c’est une recommandation du peuple », a-t-il affirmé dans un stade rempli sous le bruit des vuvuzelas. « Cette nouvelle constitution permettra de préserver l’intérêt du peuple malien et d’accroître l’économie du Mali », poursuit-il.

Dans son discours, il n'a pas manqué de citer les réalisations faites par la transition depuis son début. A commencer par les nouvelles acquisitions à l’armée « Nous sommes en train de réorganiser l’armée, nous l'avons dotée d’équipements de dernières générations… ». Il a aussi parlé de l’hôpital militaire dont la première pierre a été posée il y'a quelques mois « Nous sommes aussi en train de construire un hôpital militaire pour éviter l’évacuation sanitaire à l’étranger de nos blessés de guerre. L’évacuation est trop couteuse. », a affirmé le président de la transition.

Il n’a oublié aucun domaine comme un homme politique en campagne. « Nous venons de doter Kayes d’un centre de dialyse… Nous comptons construire un hôpital de haut niveau pour qu'aucun malien n’aille se soigner à l’étranger », promet le président de la transition.

Dans le domaine de l’éducation, il a fait de grandes annonces : « Notre but est que le système éducatif malien soit apprécié partout dans le monde. Les kayesiens, je vous promets une université ! ». Il a promis aussi la construction des infrastructures scolaires un peu partout au Mali : « Nous allons aussi construire une nouvelle université à Bandiagara aussi. Nous allons construire 13 lycées dont 2 lycées d’excellence. »

Il a aussi promis la rénovation des stades dans plusieurs régions dont Kayes : « Pour la jeunesse kayesienne, nous allons rénover le stade de Kayes. » Le chef de l’état a aussi promis un nouveau stade aux populations de Tombouctou. « Nous allons construire un nouveau stade à Tombouctou car la ville abritera la biennale artistique et culturelle dans deux ans », a-t-il conclu.

Tous ces projets sont-ils réalisables par quelqu’un qui compte quitter le pouvoir en février 2024 ? Si la constitution du 25 février 1992 interdisait à un militaire d’être candidat aux élections, la constitution dont Assimi vient de promulguer ne l’interdit guère. Lors de cette visite à Kayes, des personnes brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Assimi en 2024, une chance à saisir ».

Même si le colonel Assimi Goïta ne s'est pas encore prononcé sur sa future candidature aux élections présidentielles de février 2024, ses attitudes sèment du doute à seulement quelques mois des élections. Va-t-il se présenter en 2024 ou retournera-t-il dans la caserne ? C’est la principale question que les maliens se posent.

<strong>Mory Keita</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les institutions du Mali : Le couteau remue toujours dans la plaie entre le CNT et la primature !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/non-classe/les-institutions-du-mali-le-couteau-remue-toujours-dans-la-plaie-entre-le-cnt-et-la-primature-3031612.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 10:45:29 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Depuis le début de la transition, c’est une guerre ouverte entre ces deux institutions de la République. Il s'agit surtout du Conseil National de la Transition dirigé par le Colonel Malick Diaw et le chef du gouvernement de Transition, Dr Choguel Kokala Maïga. Même si les deux chefs d’institutions ne sont pas directement impliqués dans cette affaire, le terrain semble bien être occupé par certains de leurs proches et homologues. Pourquoi ces institutions tirent ainsi la ficelle entre elles ? Est-il exactement le moment opportun de s'attaquer ainsi ?

Le Conseil National de la Transition étant un organe libre dans sa prise de décisions peut se permettre des propos indépendants mais jusque-là s’agresser verbalement, a étonné le peuple. Depuis quelques jours, précisément les premières heures de la promulgation de la nouvelle constitution, les mots durs à avaler s'accélèrent entre les concernés.

S'exprimant sur cette situation sur Joliba TV, Nouhoum Sarr s'indigne du comportement du patron de la primature. Parlant des propos tenus par le premier ministre à l’endroit de l’ancien président Alpha Oumar Konaré et son parti Adema, il martèle : « C'est scandaleux, c'est une honte qu'un premier ministre descend à un tel niveau. ». Selon lui-même, c’est un regret le choix de Dr Choguel Kokalla Maïga comme premier ministre. Dans ses propos, il rassure le public de garder sa conviction malgré les déséquilibres souhaitées à travers des &lt;&lt;loubards numériques&gt;&gt; de la partie adverse.  Le jeune leader reste ferme et imperturbable dans sa logique tenant compte du rôle qu'il joue dans l'édifice de sa patrie, le Mali. En rafraîchissant votre mémoire sur la tribune du CNT, ce leader a dénoncé sans toucher le nom de la personne qui voulait organiser les élections à Baco-djicoroni et proclamer son résultat. « Les gens voulaient organiser les élections quelque part à Baco-djicoroni et proclamer les résultats sur les ondes. Nous avons stoppé ça » s'est félicité Nouhoum Sarr.

Aussi, dans le même CNT, la position du Dr Amadou Albert Maïga est bien précise. Selon lui, le PM doit être responsable de ses actes au lieu de chercher à se faufiler vis-à-vis de ses devoirs. Il ressort clairement dans ses propos sur Joliba TV que le PM doit être conscient de l’éveil des consciences de ses compatriotes. D'après lui, Choguel ne devait pas dire à un tel moment que « si jamais on ne cède pas le pouvoir à temps les maliens risqueraient de venir nous jeter des cailloux... ». Selon les analyses d'Amadou Albert Maïga, ce serait une manière pour ce leader vétéran de la politique malienne de dégager ses responsabilités. Il serait peut-être à la recherche d’une échappatoire après avoir vu le moment sombre venir au préalable. Selon le Dr Albert Maïga, le vieux de la primature serait en manque de santé nécessaire pour sa mission. Depuis son arrivée juste après quelques mois de repos forcé, le leader du Parti MPR ne semble pas bien rétabli d’où il manque de rappel dans ces discours d'alors bien avant son AVC.

Du côté de la primature, un membre du cabinet du PM à la fois chargé de communication du M5RFP, Oumar Mamadou Traoré est préoccupé de la situation. Dans ses propos, il pique froidement les détracteurs sans préciser leur identité. « Il y a des gens qui créent de la polémique après le discours de Choguel. Certains sont dans le CNT d'autres n'y sont pas qui font semblant de soutenir la transition », a regretté ce jeune. Avant de continuer : « c'est eux qui ont dit qu'on ne doit pas dire ça, ce n'est pas le lieu et le moment opportuns. ». Dans son intervention au micro, il accuse ces derniers de critiquer sans proposer et il place leurs agissements dans le cadre de la méchanceté et la vengeance après la chute de leur président idéal. En se servant du titre Dr, il tacle des compagnons de Diaw d'avoir accepté le lavage du bureau à Kati avant d'accéder à leur place dans le CNT. Il les qualifie de "faux Dr ou des Dr démérités" sinon qu'il ne fallait pas accepter un tel job. Selon ses mots, habituellement la primature ne s'attaque pas au CNT mais c'est plutôt le contraire.

Dr Allaye Bocoum, chargé de mission à la primature s’indigne néanmoins de la façon de réagir de ces gens. Il met en garde la partie adverse tout en saisissant le peuple comme témoin oculaire de la scène politique et de laisser le jugement au temps.  « Le peuple est attentif aux moindres turpitudes de ses leaders et il est toujours intelligent pour comprendre tous les enjeux et tous les calculs politiques, a-t-il confirmé sur Facebook.

Il est grand temps que ces genres de problèmes cessent au Mali. Nous savons tous que pour avoir la paix avec les autres, ayez d'abord une entente entre vous. Pour le bien être de tout le monde, un ressaisi total s’impose aux deux. Le plus important, c'est le pays Mali.

<strong>Chaka Diallo, stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Retour des Coup d’Etats en Afrique de l’Ouest : Le Choix de la mauvaise gouvernance plutôt qu'un Coup d’État !]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/retour-des-coup-detats-en-afrique-de-louest-le-choix-de-la-mauvaise-gouvernance-plutot-quun-coup-detat-3031616.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 10:13:48 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Il est souvent tentant de rechercher des solutions radicales pour faire face aux problèmes qui affectent nos sociétés. Cependant, en tant que citoyens conscients, nous devrions nous rappeler que la stabilité et la prospérité durables ne peuvent être atteintes que par une gouvernance responsable et démocratique. La mauvaise gouvernance peut certes présenter des défis, mais opter pour cette voie vaut mieux que de s'en remettre au chaos créé par les coups d'État.

Une gouvernance imparfaite peut sembler frustrante, car elle peut entraîner des inégalités, des dysfonctionnements administratifs et des décisions politiques discutables. Cependant, elle conserve l'intégrité des institutions et la continuité du processus démocratique. Cette stabilité relative offre aux citoyens un espace pour s'exprimer, s'organiser et engager un dialogue constructif pour faire progresser leur société.

D'un autre côté, les coups d'État sont des événements chaotiques qui perturbent violemment l'ordre établi. Ils créent des ruptures brutales dans les institutions et peuvent engendrer des cycles de violence difficilement contrôlables. Les coups d'État sont souvent associés à des violations des droits de l'homme, des arrestations arbitraires et une répression de la liberté d'expression. Ils peuvent également engendrer des crises économiques, avec des répercussions négatives sur le bien-être de la population.

En privilégiant la voie de la gouvernance responsable, nous optons pour une approche équilibrée et réfléchie pour résoudre les problèmes qui se posent à notre nation. Cela nécessite un engagement collectif pour renforcer les institutions démocratiques, lutter contre la corruption et garantir la responsabilité des dirigeants. En encourageant la transparence et la participation citoyenne, nous pouvons construire un avenir meilleur pour tous.

Alors, plutôt que de se tourner vers des alternatives tumultueuses, nous devons insister sur l'importance de la gouvernance responsable pour le bien-être à long terme de notre société. Faisons preuve de patience et de persévérance pour construire une nation solide, basée sur les valeurs démocratiques et l'équité sociale.]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les réseaux sociaux : un effritement de nos valeurs sociétales ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/technologie/les-reseaux-sociaux-un-effritement-de-nos-valeurs-societales-3031613.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 10:02:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les réseaux sociaux sont des sites internet ou logiciel qui permettent aux utilisateurs (usagés) de partager les contenus. Le réseau social est né dans les années 1995 aux Etats Unis d’Amérique. C’était juste un service de réseautage qui permet de relier les étudiants dans les campus appelés « classmets » qui veut dire tout simplement les camarades de classe. C’était dans les années 2004 que les autres continents ont commencé à utiliser les réseaux sociaux et ce processus d’épanouissement a véritablement fait des réseaux sociaux un continent virtuel avec plus de six milliards d’utilisateurs à travers le monde aujourd’hui.</em></strong>

Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, utilise beaucoup les réseaux sociaux de 2004 à nos jours. Les réalités sur l’utilisation de ces outils technologiques nous poussent à poser la question suivante : Les réseaux sociaux sont-ils des freins pour le respect de nos valeurs jadis ?

Après avoir interviewé plusieurs personnes sur le sujet d’utilisation des réseaux sociaux, on constate qu’il y a plus de 67% sur les différents réseaux sans aucune ambition de s’épanouir, elles y sont uniquement pour regarder et écouter les autres, ce que ceux-ci font quel qu’en soit leur style de vie. On nomme ce groupe comme consommateur sans raison.

Le deuxième groupe, on le nomme comme des professionnels de la matière, il représente 23% de la population. Ce groupe est volontairement conscient de ce qu’il fait sur les réseaux sociaux, il regarde pour inspirer des valeurs et cultures d’autrui pour améliorer les leurs. Il commercialise ses produits afin de gagner un revenu sûr (les commerçants et les entrepreneurs). Les politiciens, les imams, marabouts, les artistes les utilisent aussi enfin d’organiser leurs communautés. Ils les utilisent pour faire passer leur message très rapidement et à moindre coût. Et enfin le dernier et troisième groupe est appelé consommateur par obligation. Il représente 10% des consommateurs, ce groupe utilise les réseaux sociaux par une nécessité. Ces consommateurs aident plus généralement la population afin de donner une certaine rapidité à leur service : les enseignants, les avocats, les médecins, etc.

A partir de ces constats, les réseaux sociaux n’entravent pas nos valeurs culturelles et apportent beaucoup à nos sociétés. Mais, il ne faut pas se voiler la face sur certains aspects négatifs que génèrent les réseaux sociaux dans nos sociétés. Ils sont devenus un espace où la prolifération des injures se fait ouvertement, la jeunesse s’exhibe et tient des propos honteux, vulgaires à l’égard des ainés. Le respect semble avoir quitté nos sociétés lorsqu’il est l’une de nos valeurs sûres.

En conclusion on peut dire que les réseaux sociaux sont utilisés par deux types de personnes. Certains les utilisent pour valoriser nos cultures. Ils participent activement à la prolifération de nos valeurs partout dans le monde. Donc un acquis comme développement !

D’autres les utilisent dans le mauvais sens c’est-à-dire uniquement imiter les autres cultures ou poser des actions contraires à nos valeurs. Ils sont un obstacle pour le développement.

<strong>Ibrahime Kané</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Youssouf Diawara, DG de l’EUTG : “Transmettre un savoir, c'est construire toute une nation, tout un continent”...]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/youssouf-diawara-dg-de-leutg-transmettre-un-savoir-cest-construire-toute-une-nation-tout-un-continent-3031603.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:58:25 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Ingénieur en Informatique de l'Ecole Expert Génie Informatique, Promoteur de l'Ecole Universitaire de Technologie et de Gestion (EUTG), en même temps Directeur Général de cette université, Youssouf Diawara a un riche parcours universitaire. Il se bat inlassablement pour l'atteinte de ses objectifs, c'est-à-dire un enseignement de qualité accessible à tous malgré les moyens et partout en général et au Mali en particulier. Cela lui coûte très cher en temps, en énergie et surtout en argent. Dans son bureau en tant que Directeur Général, devant l'écran de son ordinateur, il nous accorde une interview dans laquelle il fait sortir beaucoup de secrets. Cet homme très courageux, ambitieux, généreux nous a accordé cette interview le Mercredi 24 Mai 2023. Lisez plutôt !

<strong><em>Soloni : Pourquoi avez-vous choisi le domaine de l'enseignement comme votre domaine d’activité ?</em></strong>

Parce que je suis convaincu que le développement passe nécessairement par un enseignement de qualité surtout dans le domaine de la Technologie.

<strong><em>Qu'avez-vous apporté comme innovation dans l'enseignement ou dans la Technologie au Mali ?</em></strong>

Je fus le premier à initier la formation robotique dans l'université au Mali. Et je signe des contrats de partenariat avec les incubateurs de startup pour la promotion de l'intelligence artificielle au Mali. En 2020, j'ai conçu une intelligence virtuelle nommée&lt;&lt;SIA YATABARE&gt;&gt; qui interagit avec des interlocuteurs. J'ai ouvert un centre qui est le Centre International d'Informatique et de Communication (CIC) qui est spécialisé dans les formations continues.

<strong>Êtes-vous un fonctionnaire étatique ?</strong>

Non, je ne le suis pas. Je ne veux pas l'être et je ne conseille même pas quelqu'un à l'être. Chez nous ici, on se bat sur ça mais renseignez-vous, par exemple aux USA. Lorsque vous êtes un employé et raconté que c’est l'Etat votre employeur, on vous dira quel malheur vous est tombé dessus. Parce que travailler pour l'Etat, synonyme de ramasser des miettes contrairement à son propre compte, dans les entreprises, dans les ONGs ou dans les organisations internationales, c'est encore plus de revenus.

<em><strong>En votre qualité de promoteur de cette université, comment avez-vous eu l'initiative de sa création ?</strong></em>

L'EUTG, c'est d'abord une histoire. En fait, l'initiative vient des étudiants comme je l'ai dit, l'université EUTG est pour les étudiants. J'étais un enseignant-Formateur dans le domaine de l'informatique. J'étais au poste du Directeur des Études et en même temps Professeur d'informatique. Mais j'ai démissionné pour ouvrir le Centre International d'Informatique et de Communication (CIC) pour les formations continues. Après des groupes d'étudiants sont venus me voir de façon récurrente en sollicitant de l'aide de ma part. Puisque c'était une demande récurrente, je suis allé me renseigner auprès de mes aînés afin de me préparer pour démarrer. Parce que mes ambitions pour la jeunesse est l'avenir. Et s'il y a des groupes d'étudiants qui sont à la quête du savoir, c'est de cette manière que je peux les aider. J'ai compris qu'ouvrir un établissement est une façon d'apporter mes pierres à l'édifice de ce pays. Je le dis très souvent à tout un chacun que je ne vois pas quelque chose de très noble qu'ouvrir un établissement surtout universitaire, d'être enseignant. Transmettre un savoir, c'est construire toute une nation, tout un continent. Imaginez combien d'espoir vous allez donner, combien de jeunes vont réussir grâce à vous ?  Vous vous sentez comme un demi-dieu. Je ne dis pas que vous l’êtes mais plutôt comme... car vous êtes capable de décider la réussite d'une personne. Vous ne détruisez pas mais vous construisez. C'est pourquoi partout dans le monde l'enseignement est le domaine le plus privilégié. Et c'est dans ce contexte que Nelson Mandela disait que « l'éducation est l'arme la plus utile qu'on peut utiliser pour changer le monde. » Et aussi Michel Roman disait : « Pour détruire un pays, il faut détruire son éducation. » Donc, si je trouve quelque chose à apporter de plus dans ce pays c'est sûrement cette université. Imaginez les pauvres qui n'ont pas les moyens d'aller à l'extérieur et qui étudient dans cette université. Imaginez également que la plupart des jeunes Maliens pensent qu'aller étudier à l'extérieur est le seul facteur de réussite. Moi, je dis le savoir est universel. On peut transmettre cette connaissance dans nos universités. Mettons la rigueur en donnant la qualité à ces étudiants pour que le Mali puisse être fier de ses enfants.

<strong><em>Quelle est la date de la création de cette université ?</em></strong>

Cette université a eu son Arrêté d'ouverture en 2012.

<strong><em>Quelles sont les satisfactions après environ 11 ans d'expériences ?</em></strong>

Je dirai que notre quête est perpétuelle. Je suis fier des jeunes que nous avons encadrés. Aussi, je suis très satisfait aujourd'hui de ce que j'ai apporté comme contribution à l'édifice. Mais celui qui est à la quête du perfectionnement est insatiable. On se remet toujours en cause pour aller de l'avant.

<strong><em>Quels sont vos objectifs à atteindre dans les jours à venir ?</em></strong>

Pour cela l'EUTG est une jeune université par rapport à d'autres. Dans un article Sorbonne fêtait ses 200 et quelques années. Donc nous voulons que l'Afrique soit plus compétitive malgré notre jeunesse. Pour la comparaison, on a raison. On n'a pas besoin de dire qu'on est jeune, qu’on ne peut pas avancer.  Depuis la première année, nous apportons des cours de renforcement, de développement personnel afin que nos étudiants soient plus compétitifs. Nous voulons instaurer un enseignement de qualité accessible à tous malgré les moyens et que l’EUTG ou toute autre université soit à la hauteur des souhaits afin de mettre des produits de qualité sur le marché. Que nos étudiants soient plus promoteurs car aucun pays ne se développe sans secteur économique. Je vais vous expliquer un peu le système LMD : c’est un système éducatif quasi universel de nos jours. C’est un système qui est formé sous forme de nombre de modules étudiés par étudiant. C’est-à-dire qu’un étudiant peut commencer ses études dans un pays et les poursuivre dans un autre pays.

<strong><em>Quelles sont les faveurs faites aux étudiants de l’EUTG et ou aux parents des étudiants en matière de paiement ?</em></strong>

Un étudiant peut s’inscrire chez moi même s’il n’a pas la possibilité de payer la scolarité en intégralité. Il peut choisir quelques unités d’enseignement, les étudier et faire l’examen. Après, il ira chercher l’argent encore pour revenir et continuer avec le reste des unités. Cela est flexible et c’est le système LMD. En Europe c’est comme ça et une unité d’enseignement est un groupe de matières. Vous pouvez continuer ainsi jusqu’à la fin du cursus scolaire. Vous vous rendez compte aussi que l’EUTG est l’une des universités qui offrent plus de bourses aux étudiants. Nous sommes très jeunes, pas assez costaud que beaucoup mais nous apportons plus d’aides aux populations. Nous aimerons arriver à des milliers de bourses pas seulement au Mali mais aussi en Afrique entière.

<strong><em>Monsieur le Directeur avec un parcours plein de courage, d’espoir, d’ambition et surtout de générosité, que pouvez-vous dire aux jeunes ?</em></strong>

Je peux tout simplement dire qu’on a tous droit à rêver. Il faut savoir que pour réaliser nos rêves, c’est surtout le travail. Je suis un pur produit du Mali. Rien ne s’obtient dans la facilité ou tout ce qui s’acquiert dans la facilité, se perd facilement et ce n’est pas efficace.

<strong>Propos recueillis par CHAKA DIALLO, stagiaire</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’élection du nouveau bureau de l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP) : un espoir pour la presse écrite malienne avec Boubacar Yalcouye]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:49:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme annoncée, l’assemblée générale ordinaire de l’Association des Editeurs de la Presse Privée s’est tenue dans la salle de conférence de la maison de la presse ce samedi 29 juillet 2023. L’ordre du jour était axé sur deux points essentiels à savoir l’adoption des nouveaux statuts de l’ASSEP et l’élection d’un nouveau bureau exécutif. Cette assemblée générale ordinaire est le début d’un processus qui donne un sang neuf à cette corporation plongée dans une crise interne ces dernières années.</em></strong>

Rappelons qu’il y a au moins six (6) mois que cette faitière de la presse écrite a mis en place un comité transitoire pour piloter les activités aboutissant à l’élaboration des textes et l’organisation des élections.   Au cours de cet événement marquant un nouvel espoir pour la presse écrite malienne, 140 directeurs de publication ont pris l’engagement d’adopter les nouveaux statuts de l’association après quelques observations.  Ces textes qui donnent désormais un nouveau souffle à l’ASSEP afin de relever les nombreux défis de la presse écrite malienne.

La phase électorale fut la plus intéressante car, animés de sagesse, les candidats ont vite trouvé un consensus en apportant une seule liste sur la table. Ce geste est un témoignage sans doute de l’entente et l’intérêt suprême de la presse. Cette liste dont à sa tête Boubacar Yalcouyé du Journal Le pays, est composée de dix-sept (17) membres, un membre d’honneur et deux commissaires aux comptes et a été votée à l’unanimité   par les 140 directeurs de publication présents.  Désormais, l’ASSEP est non seulement dotée des nouveaux statuts reflétant les réalités de la presse écrite malienne mais aussi des dirigeants préoccupés par l’avenir la presse.

Dans un discours rassembleur, le nouveau président de l’ASSEP Boubacar Yalcouyé a rendu un vibrant hommage au comité transitoire piloté par Ibrahim TIOCARY pour la réussite de sa mission. Aussi, a-t-il situé, sans langue de bois, les maux qui freinaient l’évolution de l’association en pointant du doigt justement la prise en otage de l’association par un groupuscule de personnes.   Selon ses propos, ce nouveau bureau exécutif s’engage de servir valablement l’ASSEP et s’impliquer auprès de la maison de la presse dans les activités aboutissant à la refondation de la presse malienne.

« Les nouveaux statuts de notre faitière commune l’ASSEP que vous venez d’adopter avec amendements, sera un outil précieux pour renforcer le renouveau que nous avons tant rêvé. Ce texte architecturé en 7 titres et 34 articles prennent entièrement en compte l’ensemble de nos préoccupations pour faire de notre faitière un organe respecté, organisé et discipliné.  Comme on le dit, les textes ne servent à rien s’ils ne sont pas appliqués, c’est pourquoi je prends l’engagement ferme, au nom du bureau que nous venons d’élire à la tête de l’ASSEP, de veiller à l’application stricte de ces textes afin de permettre d’atteindre nos objectifs… », a déclaré Boubacar Yalcouyé.  Cette déclaration montre que l’espoir est permis et l’ASSEP se battra pour le bonheur de la presse malienne plus particulièrement la presse écrite malienne qui vit en léthargie ou meurt progressivement. Désormais, il est possible de croire, si ses propos sont mis en application, que l’ASSEP révolutionnera le monde médiatique malienne. Bon mandat au nouveau bureau !

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Les premières actions du Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille rassurent :  Prise de contact réussie avec le personnel et les structures rattachées à son département]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/les-premieres-actions-du-ministre-de-la-promotion-de-la-femme-de-lenfant-et-de-la-famille-rassurent-prise-de-contact-reussie-avec-le-personnel-et-les-structures-rattachees-a-son-departeme-3031579.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

                    
                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:10:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nouvellement nommée au ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Docteure en Droit de santé, Madame Coulibaly Mariam Maiga est loin d’être une novice dans les questions relatives à la femme, l’enfant et la famille.  Professeure d’enseignement supérieur à la Faculté de Droit Privé à l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, membre de la plateforme équipe juridique du projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD-Mali) et Point focal « Genre » de  la Faculté de Droit Privé (FDPRI) et d’autres organisations féminines, Dr Mariam Maiga possède toutes les compétences et expériences nécessaires permettant  de répondre aux attentes du ministère dont elle tient désormais la commande.

A peine nommée, elle est déjà aux fours et aux moulins. Comme toute personne dotée d’une grande expérience, elle entame une démarche méthodique. Lors de sa prise de contact avec le personnel du département, elle l’invita à partager une même vision. Celle de la promotion de la synergie des actions pour le rayonnement du ministère. Sans être prétentieuse et avec une grande ouverture d’esprit, Madame le ministre a tenu un discours fédérateur demandant l’implication de tous pour relever les multiples défis de son département. Ainsi dira-t-elle : « Il existe beaucoup de défis auxquels nous devons faire face. Quand je dis ‘’nous’’, il s’agit fondamentalement du personnel de ce département ; chacun dans son rôle, chacun dans son poste et dans ses responsabilités à commencer par moi-même… ».

Après une brillante communication interne favorisant davantage la motivation du personnel et permettant de bénéficier la confiance du personnel, Madame le ministère ne se repose point car consciente des lourdes tâches à mener. Elle passe à la phase de visites des sites relevant de son département à savoir le siège de l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF), la cité des Enfants, la Direction Nationale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le centre d’accueil et de déplacement familial (pouponnière), la maison de la femme, de l’enfant et de la famille de Bamako rive droite …pour s’enquérir des conditions de travail du personnel et les réalités du terrain. Cette étape est une méthode rassurante par laquelle elle pourra diagnostiquer les problèmes relevant de sa mission pour vite apporter des solutions adéquates.

En outre, elle ne cesse de recevoir en audience les organisations de femme pour des échanges constructifs permettant d’orienter ses actions vers la voie de la réussite. L’écoute est l’un des caractères des sages et Madame le ministre a le sens de l’écoute vu la démarche adoptée dès sa venue à la tête de ce ministère précisément le 03 juillet 2023. Elle a compris que les actions inclusives s’inscrivent dans le processus de la refondation de son ministère.

Il est clair qu’on ne peut diriger valablement un ministère sans connaitre les inquiétudes des cibles et lancer des actions efficaces. C’est <strong>une femme leader sur un terrain connu, c’est déjà la réussite à moitié assurée. </strong>Par ses premières actions, tout porte à espérer que Dr Coulibaly Mariam Maiga est une chance pour la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[L’accession au pouvoir par les armes : Les démons du coup d’Etat de retour en Afrique de l’Ouest]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/armee/laccession-au-pouvoir-par-les-armes-les-demons-du-coup-detat-de-retour-en-afrique-de-louest-3031567.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 08:56:06 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Nous sommes au soleil des Coups d’Etat militaires en Afrique francophone. Nous assistons au renversement des présidents démocratiquement élus par le peuple. Il s’agit justement du cas du Mali, de la Guinée Conakry, du Burkina Faso et récemment le Niger. Les raisons sont la plupart justifiées par la mauvaise gouvernance source de la corruption, de l’injustice, de l’inégalité sociale, du clientélisme, du détournement des deniers publics et autres maux.  A cela s’ajoute l’insécurité provoquée depuis des années par le terrorisme dans les zones sahéliennes.

Les présidents montrant incessamment leur incapacité à protéger les populations et leurs biens, à satisfaire les attentes des populations surtout leurs besoins essentiels, sont désormais vus comme des ennemis  à abattre.  Beaucoup de ces présidents ont longtemps ignorés les cris de cœur de leurs populations en servant indignement l’impérialisme français. Une pratique qui ne saurait prospérer dans un monde où rien ne se dissimule grâce aux nouveaux outils de communication.  Ainsi, les vieux démons ont refait surface s’assimilant à une révolution.

Et depuis, les treillis ont été troqués contre le luxueux fauteuil des palais. Ce coup de force à la démocratie commence à susciter l’appétit du coup d’Etat au point à le normaliser. On voit même au militaire le sauveur de l’Afrique. Désormais, on est en droit de se demander s’il est encore possible de conquérir le pouvoir par la voie des urnes ou faire une passation démocratique du pouvoir. Les problèmes socio-politiques, économiques et religieux seront toujours des défis à relever pour les autorités choisies par le peuple, si cela est toujours possible. Surtout lorsque à la moindre des erreurs dans la gouvernance, au lieu de bénéficier le soutien des populations, elles sont vite vilipendées et confrontées à des actions de révolte conduisant finalement à une prise de pouvoir par les militaires. Ce scénario commence à être compris au point que la plupart des gens désirent aujourd’hui devenir militaire pour espérer un jour accéder au pouvoir.

Même si les coups d’Etat sont un crime imprescriptible aux yeux de la loi, ils semblent ne plus être le cas vu qu’ils deviennent monnaie courante. Les soutiens au putsch augmentent à chaque coup d’Etat. A ce rythme, il serait difficile voire impossible pour un président élu en Afrique francophone de terminer son mandat sans être victime d’un coup d’Etat militaire.

Il revient aux hommes politiques de respecter désormais leurs engagements envers le peuple car, sans l’accord d’un peuple meurtri et révolté, le coup d’Etat militaire n’est possible. Les putschistes ont toujours besoin du peuple pour légaliser ou légitimiser leur prise de pouvoir. En tous cas, l’habitude est une seconde nature et la nature a horreur du vide, dit-on.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : Fronde Mali-Burkina face à la menace d’intervention militaire de la CEDEAO au Niger : les raisons d’une solidarité radicale]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-fronde-mali-burkina-face-a-la-menace-dintervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-raisons-dune-solidarite-radicale-3031558.html</link>
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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:46:18 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué conjoint signé par <strong>l</strong>e Mali et le Burkina Faso en date 31 juillet 2023, les deux États se désolidarisent des actions en cours de la CEDEAO contre la junte militaire au Niger et lui prêtent main forte.  Ils vont même plus loin en avertissant qu’une intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre eux également. Et pour achever, ils menacent également de se retirer de la CEDEAO.

Ce communiqué intervient suite à la cinquante et unième sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenue à Abuja le 30 juillet 2023, sur la situation politique qui prévaut au Niger. Au cours de ce sommet, de grandes décisions et de mesures fermes ont été prises à l’encontre du Niger. Les chefs d’Etats ont unanimement condamné la tentative de Coup d’Etat contre le président Mohamed Bazoum. Parmi ses mesures, on peut citer la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les Etats de la CEDEAO et le Niger, l’établissement d’une zone d’exclusion de la CEDEAO pour tous les vols commerciaux à destination ou en provenance du Niger, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les Etats membres de la CEDEAO et le Niger, et beaucoup d’autres. Pour rappel, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry ont également fait face à la même situation pendant le début de leur coup d’Etat militaire.

Au-delà de ces mesures visant à asphyxier le peuple nigérien et obliger les militaires au retour à l’ordre constitutionnel, la CEDEAO menace d’engager une intervention militaire au Niger. Une menace qui n’a pas été prise à la légère ni par le Niger ni par les autres pays dirigés par des militaires notamment le Mali et le Burkina Faso.

Ce soutien aux militaires nigériens est-il le début de la création d’un front des putschistes contre cette organisation sous-régionale ? Ces pays gouvernés par des militaires sont confrontés aux mêmes réalités. Il est donc logique qu’une coalition se forme pour contrer les menaces et les actions envisagées par la CEDEAO. Ne dit-on pas que l’ennemi de ton ami est ton ennemi ?

A noter que l’hypothèse d’une intervention militaire réussie au Niger pourrait affecter le Mali et le Burkina sur plusieurs plans surtout celui sécuritaire. Et cela pourrait donner à la CEDEAO la confiance et la détermination de s’attaquer à ces deux pays qui n’ont jamais fléchi jusqu’ici à ses menaces et mesures antérieures.

Si les présidents de la CEDEAO se soutiennent contre les coups d’Etat, les putschistes ne sont-ils pas obligés de réagir pareillement pour sauver leur tête ? Bien évidemment, la solidarité entre ces pays au destin commun est raisonnable car, ensemble, ils constituent une force de tenir tête à la CEDEAO. Ils sont tous dans le même bateau, ils doivent serrer les coudes et tenir bon pour ne pas subir la force de frappe de la CEDEAO qui soutient bec et ongles, à son tour, ses dirigeants.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Qui est qui ? À la découverte de Dr Coulibaly Mariam Maiga, une battante à la tête du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille]]></title>

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                    <pubDate>Mon, 07 Aug 2023 00:15:08 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La rubrique « Qui est qui ? » traite le sujet sur le mérite de certaines personnalités qui par leur engagement et initiative ont servi ou continuent de servir de repères. L’objectif est de faire connaitre ce que beaucoup ignorent sur ces personnalités qui se battent au quotidien pour donner un coup de pouce aux autres, améliorer la situation de leur entourage. Des personnalités dévouées et mettant toujours leurs capacités intellectuelles, leurs expériences et leurs ressources au profit de leur pays et des autres. Cette semaine, nous vous donnons à lire le parcours d’une femme qui se classe dans le rang des personnes d’inspiration, des personnes dont l’amour pour la patrie et la loyauté se valent, des personnes dont la défense des droits et des intérêts de la femme est une passion : Dr Coulibaly Mariam Maiga, Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

<strong>QUI EST DR COULIBALY MARIAM MAIGA ?</strong>

<strong>Parcours universitaire :</strong>

Elle obtint le baccalauréat en série Langue et Littérature en 2000 au                                        Lycée Notre Dame du Niger de Bamako. Passionnée grandement par la recherche du savoir et convaincue que seule une éducation de qualité et le partage du savoir peuvent permettre à un peuple de s’épanouir, elle s’inscrit à l’Institut de Formation Professionnelle et de                                  Qualification de l’Université d’Etat de Kuban (Russie) pour obtenir au départ un diplôme en Psychologie du Travail. Puis, elle décrocha également un diplôme d’Etudes Approfondies en droit privé (D.E.A) en 2007 à l’Université d’Etat de Kuban (Russie).  Après quelques années, la femme leader poursuivit ses rêves en s’inscrivant en 2016 en thèse à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) où elle sortit en 2020 avec un doctorat en Droit sur le thème : La responsabilité hospitalière et médicale en contexte africain : Etude de droit malien.

Ayant compris la maitrise d’une langue est un facteur conduisant facilement à la quête du savoir, elle se lance dans l’apprentissage de l’Anglais. Ainsi, de Mai à Aout 2019, elle effectue des formations en Anglais au Centre de Langues De Bamako et au CELPS d’ACCRA.

<strong>Expériences professionnelles :</strong>

Partager ses connaissances acquises grâce à un riche parcours universitaire, devient pour elle un devoir, un sacerdoce. Elle entame en 2008 une carrière d’enseignante en tant qu’enseignante vacataire en droit privé Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako / Institut consulaire d’étude et de formation.  De 2008 à 2013 est chargée du cours de droit des affaires et de droit du travail à l’Institut consulaire d’études et de formations (Bamako) et chargée de cours à l’Institut de formation en gestion et en informatique. Depuis avril 2010, Dr Coulibaly Mariam Maiga est Enseignante permanente au Département des Etudes et de Recherche à Faculté de droit privé (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako). Elle y enseigne le Droit de la famille, droit des obligations, droit commercial etc.  Pour son intérêt relatif à la promotion de la femme dans nos sociétés, elle devient, depuis 2015, le Point focal « Genre » de la Faculté de Droit Privé (FDPRI).  Femme battante, Dr Coulibaly Mariam Maiga est membre de la plateforme Equipe juridique Mali du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende démographique au Sahel (SWEDD- Mali). Elle y occupe le rôle de Représentante de l’Université depuis juin 2021.    Sans oublier qu’elle est également chargée de cours en cycles de Master en droit de la santé, en contentieux de la Santé dans différentes facultés.

<strong>Stages de perfectionnement :                                  </strong>

Afin d’associer la pratique à la théorie pour atteindre un niveau d’excellence en matière de Droit, elle a effectué, durant des années, plusieurs stages pratiques dans différents lieux :

En Août 2004, elle effectua son premier stage pratique au Cabinet d’Avocats Abdoul Wahab BERTHE et Collègues au Quartier du fleuve (Bamako). En Octobre 2007, elle fut stagiaire au Service Juridique de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Bamako).  Animée par la soif du savoir et le surpassement de soi, elle fut Juriste stagiaire en janvier 2008 au Tribunal de Première Instance de la Commune V de Bamako.  Le stage pratique se poursuit avec détermination en la conduisant cette fois-ci à la Direction des Affaires Juridiques/ Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale (Bamako) en février 2009 puis au Service juridique de la caisse d’épargne et de crédit « Kondo Jigima », Direction Générale, (Bamako) en juillet 2009.

Au cours de ses différents stages pratiques, elle avait pour Missions principales : la rédaction des factums et conclusions, la Saisie des procès-verbaux et décisions de justice et l’orientation des justiciables.

<strong>Vie extra professionnelle :</strong>

Dr Coulibaly Mariam Maiga est une femme très active dans la vie associative. Elle est membre de quelques associations de femmes où elle est en première ligne pour la protection de la femme et la défense des causes de la femme. C’est une modeste contribution pour elle de valoriser la femme au sein de nos sociétés où celle-ci doit et peut jouer des rôles dans le développement des différents secteurs.

Depuis Octobre 2014, elle est Vice- présidente du REFUE-MA (Réseau des Femmes Universitaires Enseignantes du Mali. Depuis mars 2008, elle est également membre de l’AMJH (Association Malienne des Juristes Handicapés) à Bamako.

En somme, son choix au poste de Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille n’est pas fortuit. C’est certainement la somme de ses connaissances et expériences dans le domaine du genre qui lui a valu cette nomination. La nomination d’une personne sur un terrain connu est juste une chance pour ce département.

Elle est celle qui maitrise bien le domaine de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille pour avoir mené plusieurs activités avec succès en faveur des femmes. Par les connaissances et expériences acquises depuis plusieurs années, elle sera capable de relever les défis. Ayant vite compris que le développement d’un pays repose sur la promotion de la femme, Dr Coulibaly Mariam Maiga a été à la tête de la réalisation de plusieurs activités relatives au sujet de la femme, de l’enfant et de la famille.

<strong>Une intellectuelle confirmée :</strong>

Elle a pris part à la réalisation de plusieurs travaux scientifiques dont :

-Les innovations apportées à l’institution du mariage au Mali, édition CADI, n° 027, septembre 2022, pp. 1-20.

-La responsabilité du professionnel de la santé en contexte Africain. Etude de droit malien, édition L’Harmattan Paris, Coll. Eurafricaines, 2022, 491p.

-La médiation : de l’apaisement des litiges à l’indemnisation des Dommages médicaux, in Mélanges en l’Honneur de Samba TRAORE, L’Harmattan 2021, p.301.

&nbsp;

-L’accès aux soins en période de conflits armés au Mali : analyse Juridique de la trilogie : Victime- Etat- Auteur, in Revue REMASJUPE, n° 10-2021, p.289.

-Personnel soignant et Covid-19 au Mali : Réflexion sur les droits et Devoirs. Revue semestrielle, Recherches Africaines, Annales de l’ULSHB, n° 33, Décembre 2022, pp 136-144. Présenté lors des journées scientifiques de la FSHSE en Novembre 2021.

<strong>Elle a participé à plusieurs activités scientifiques et conférences :</strong>

Juin 2023 : Participation à la conférence annuelle organisée par le CCAR en partenariat avec l’Université de St Gallen (Zurich-Suisse), Thème de la communication : « Réflexion juridique sur la rupture du lien conjugal relative aux injustices de genre à l’égard de la femme : les Vulnérabilités », les 15 et 16 juin.

Mai 2023 : Participation au Colloque National organisé par l’UCAO-UUBa les 25 au 27 mai, Thème de la communication : « Les atteintes du commerce informel contre le commerce formel dans l’espace d’intégration OHADA ».

-Co-conférencière à la Conférence débat sur la planification familiale : pratique et cadre juridique, organisée par le REFUE-MA en partenariat avec le projet SWEDD et ONASR à l’INFTS le 10 mai.

Avril 2023 : Participation à la Rencontre internationale Mali-Suède, Thème : Perspectives citoyennes et défis de société au Mali, du lundi 24 au Vendredi 28 avril à l’ISH.

Mars 2023 : Participation au Colloque National organisé par le REFUEMA les 20 et 21, Thème présenté : La protection de l’espace féminin contre les abus à l’ère des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Mars 2023 : Participation à la Table Ronde de l’AMDC du 15 mars à la FSAP Thème présenté : L’évolution et la place du concept « Genre » dans les réformes constitutionnelles du Mali démocratique.

Février 2023 : Participation à l’Atelier régional de la Plateforme des juristes SWEDD du 20 au 25 Février à Dakar.

Janvier 2023 : Colloque sur les droits de l’homme à la santé et responsabilité des entreprises en Afrique. Genève St Gall, 30-31. Thème présenté : La responsabilité des entreprises d’assurance de l’Espace CIMA en matière de couverture : cas du Mali.

Décembre 2022 : Participation à la formation en « leadership féminin dans le domaine de la Recherche » du 20 au 22 décembre à la FST.

Novembre 2022 : Participation à la Journée Scientifique Nationales de la FSHSE, 2 è Edition, titre « Scolarisation des filles et crise sécuritaire dans le Cercle d’Ansongo au Mali » du 29 au 30 novembre.

-Participation au « 1 forum de la Recherche et la Prospective » au CARESS/ EMPABB du 29 au 30 novembre, Thème : Cadre juridique des soins ambulatoires en ORL »

-Communication à la Journée constitutionnelle du 17 novembre, Thème : APC et Genre.

-Communication au 13è Congrès du SMORL du 23 au 24 novembre, Thème : « Le cadre juridique des soins ambulatoires en ORL »

Mai 2022 : Participation à la caravane juridique de l’USJPB, Régions de Ségou et San.

Avril 2022 : Membre du Jury de la journée doctorale organisée par l’USJPB.

Mars 2022 : Participation à la caravane juridique de l’USJPB, Commune rural de Yekébougou, village de Guily.

<strong>Autres compétences…</strong>

Comme compétences linguistiques, elle a une très bonne maitrise du français ; elle parle le Bambara, l’anglais et le russe. Elle possède une connaissance des outils informatiques et une Connaissance du tableau numérique interactif.

A noter que Dr Coulibaly Mariam Maiga a pour loisir la lecture pour enrichir ses connaissances et renforcer ses compétences, la cuisine pour le bien être de sa famille et la gymnastique pour avoir un corps sain dans un esprit sain.

Ce parcours brillant de madame le Ministre doit être une source d’inspiration pour toute jeunesse ambitieuse qui souhaite contribuer au développement de son pays. Une femme d’actions, toujours en activités, Elle a occupé des postes de responsabilité pour apprendre et renforcer ses compétences. Elle est convaincue qu’il faut associer la connaissance théorique à la connaissance pratique pour produire quelque chose de grand et d’utile. Ainsi, une carrière si riche ne peut être que l’œuvre d’une personne engagée et prête à surmonter les obstacles de la vie. Dr Coulibaly Mariam Maiga est une légende vivante au milieu d’un monde où les gens s’adonnent à la facilité ; elle est l’incarnation de la réussite et un modèle à suivre.

<strong> Adama B SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Culture : Focus : place de la culture dans la société]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/art-culture/culture-focus-place-de-la-culture-dans-la-societe-3004020.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 19:06:58 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La culture est l’ensemble des pratiques sociales appartenant à un peuple. Elle joue un rôle majeur dans le développement d’un pays. Selon monsieur Abbasse TOURE, Professeur de l’enseignement secondaire, la culture est axée sur deux volets. Elle est d’abord comme un système de réseautage c’est-à-dire chaque individu doit pratiquer la culture de son milieu afin de devenir membre valable dudit milieu. L’enfant suit en général la voie de ses parents autrement dit les pratiques de famille.  Ensuite, lorsque l’enfant devient adulte, il peut admirer une autre culture et il peut aussi adopter de nouvelles pratiques qui seront suivies par sa progéniture. Alors, toute culture doit évoluer selon les réalités du moment pour subsister et devenir un pilier de développement.

Donc, la culture existe avant et après la naissance de chaque individu. Il existe plusieurs cultures au Mali à cause de sa diversité ethnique et, chaque clan a ses propres valeurs transmises de génération en génération.

Pour Abbasse, la culture a des avantages et inconvénients à la fois. Les avantages sont multiples, exemple pour le milieu Bambara, les enfants étaient toujours confiés aux personnes âgées qui assuraient leur éducation. Celles-ci racontaient des contes ou anecdotes aux enfants pour que leur intelligence s’accroisse le plus rapidement. L’éducation des enfants était encore mieux contrôlée. Les vols, les mensonges, l’adultère et tout ce qui peut nuire à l’humanité dans son sens réel étaient interdits par la communauté. Le caractère de l’enfant était connu avant l’âge de maturité. Il était alors facile de faire un choix de responsabilité dans chaque communauté.

Comme inconvénients, il existe toujours des pratiques dans certaines familles : il s’agit d’épouser les femmes du frère décédé pour protéger la veuve et perpétuer la lignée. Cette pratique a disparu à cause des énormes problèmes qu’elle provoquait dans les familles.

En effet, après le décès d’un homme dont les raisons de la mort ne sont pas connues, on donne automatiquement sa femme à son frère. On met la vie du frère en danger car il se pourrait que cet homme soit mort suite d’une maladie contagieuse ou incurable.

Parmi les conséquences néfastes de nos coutumes, il y a la non flexibilité dans le domaine du mariage Chez certaines ethnies comme les peulhs et forgerons, les dogons et les bozos, etc. qui ne se marient entre eux à cause des interdits.

Par conséquent, la coutume dans son sens occulte peut freiner notre développement dans le monde extérieur car c’est des choses qu’on ne peut pas souvent enseigner comme la science. C’est toujours un fait miraculeux qu’on ne saura expliquer aux autres. On ne peut l’enseigner à tout le monde, il est uniquement réservé aux initiés.

La culture est aussi un facteur de développement lorsqu’elle permet de désamorcer les conflits entre les peuples. Elle joue une très grande importance dans la cohabitation à travers le cousinage.

<strong>Ibrahime Kané dit Babroua</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Circulaire du PM : Entre irrégularité administrative et absence d’opportunité]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/circulaire-du-pm-entre-irregularite-administrative-et-absence-dopportunite-3004005.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:40:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le PM dès sa reprise a adressé une lettre circulaire aux ministres dans laquelle il leur demande de lui faire le point des activités ordinaires et stratégiques de leurs départements respectifs.  Au regard de la science administrative moderne, l'on s’interroge sur l'opportunité d'une telle démarche dès lors que l'intérim a été assuré par un autre Ministre d'Etat conformément à un décret du Président de la transition.   En effet, le PM intérimaire est supposé rendre compte fidèlement au Premier ministre de toutes les tâches effectuées durant la période intérimaire dès sa reprise.  Cette quasi reddition des comptes, concerne aussi bien les activités ordinaires que stratégiques du gouvernement.  S'il n'y avait pas eu d'intérim, la circulaire aurait du sens. Si, en dépit de l'intérim, on demande à chacun des ministres de rendre compte encore, cela voudrait dire que le ministre intérimaire n'a pas rendu compte ou qu'il n'a pas assumé pleinement sa fonction. Ce qui ne peut être valablement le cas.  Cette circulaire n'était pas opportune du point de vue du droit administratif car elle viole le décret de nomination du premier ministre intérimaire. Et puisque par nature une circulaire n'est pas un acte administratif en ce sens qu'elle ne peut créer de droit ni d'obligation, elle ne saurait être opposable aux Ministres concernés. Par conséquent, elle n'a pas de valeur ni d'effet juridique.  Le PM devrait se conformer au décret de nomination de son intérimaire.

<strong>Bassirou Ben Doumbia (L'œil D'Horus)</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Editorial : Le peuple malien en quête perpétuelle du changement ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-peuple-malien-en-quete-perpetuelle-du-changement-3004004.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:40:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le changement était le mot d’ordre d’un peuple longtemps resté dans la routine, un peuple trahi par ses propres fils.  Il s’agit évidemment du peuple malien. Il faut le dire, les maliens ont trop peu souffert dans leur histoire en quête pour le changement. Après le renversement puis l’assassinat du père de l’indépendance, le président Modibo Keïta, ses fils et filles tentent désespérément de se frayer un chemin. D’abord, ce fut un régime dictatorial du feu général   Moussa Traoré qu’il a dû supporter sur une période de plus deux décennies avec ses corolaires de l’aristocratie et du favoritisme.

Ensuite, ce fut la gestion calamiteuse de l’Etat pendant deux autres décennies marquées par une démocratie de façade. L’ère démocratique n’a brillé que par l’impunité, l’oppression du pauvre, du chômage, la scarification de l’école, la cherté de la vie et la paralysie de l’Etat. Pendant que les uns sont en train de mourir à petit feu, d’autres par contre baignent dans l’opulence et l’excès de table.

Malgré tout, le brave peuple s’il en est un, a supporté pour ne pas dire subi.  Mais l’envie du changement se faisait de plus en plus présente.

Ainsi vinrent les événements du 22 mars 2012 que le peuple a salué dans sa grande majorité, croyant que c’était enfin venu le changement tant attendu. Un évènement qui allait tout changer et permettre au pays de repartir sur de nouvelles bases. Mais hélas ! Il fut vite réveillé de son sommeil. Les vieux démons étaient toujours en œuvre. Les anciennes habitudes décriées ont refait surface et encore plus dangereuses pour la construction d’un monde meilleur.

Alors suivirent les élections présidentielles 2013. Bien que les conditions ne fussent pas réunies, le peuple malien toujours dans la quête inespérée du changement, sortit pour voter comme il ne l’a jamais fait auparavant. Le premier, puis le second tour, les urnes donnaient victoire au feu président Ibrahim Boubacar Keita alors président du RPM. C’est vers lui que tous les regards étaient désormais tournés comme porteur de ce changement qui hantait tous les esprits. Le peuple a cru, il a même trop cru.  Pour lui, le changement était proche, le changement était là, le changement était IBK. Sous sa gouvernance, après un court envol, le pays est retombé très vite dans l’abîme. Le laxisme, la mauvaise gouvernance et l’immixtion de la famille présidentielle dans le cœur de la gouvernance ont fragilisé la pourvoir du vieux tisserand. Les conditions de vie sont restées   inchangées, les rebelles ont continué à régner en maître absolu dans le septentrion du pays toujours au grand désespoir du peuple.  Les multiples crises et grognes sociales ont eu finalement raison du régime IBK.

Enfin arrive le coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020 par la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta. Cette fois, il ne fait aucun doute, le changement tant attendu est enfin là, cria à nouveau le peuple.

Le colonel Assimi Goïta et son équipe bénéficient très vite d’un grand soutien populaire. Et chaque jour qui passe, vient grandir davantage cet amour entre les autorités de la transition et une grande partie de la population. Le slogan « Mali kura » a vu le jour. Les nouvelles autorités parviennent à chasser l’ambassadeur de la France, puis l’armée française et tissent un nouveau partenariat avec la Russie. Non, cette fois, le peuple ne s’est pas trompé. Le messie annoncé est bien là.

Mais depuis un moment, ce n'est plus le grand amour entre le peuple et les autorités de la transition. Et pour cause, le désespoir commence à s’emparer des cœurs. Pendant qu’il est demandé aux pauvres populations de serrer la ceinture, le train de vie des autorités de la transition à démotiver même les plus téméraires. Alors que le pays est en pleine crise, le budget 2023 de la présidence et celui du Conseil National de Transition (CNT) ont augmenté sans aucune raison valable. L'ajout de vingt-six (26) nouveaux membres du CNT est la goutte d'eau qui a débordé le vase. Beaucoup de Maliens ont jugé cet acte "inopportun " qui ne fait qu'augmenter les dépenses de l'État à un moment de crise aiguë. Comment comprendre que des autorités qui, au début ont montré un air désintéressé de la chose publique, revirent aussi subitement la veste ?  Les autorités doivent écouter davantage le gémissement du peuple afin d’y apporter des réponses.

La soif du changement que le peuple a toujours senti et l’idéal tant attendu se transforme peu à peu à un long rêve.

Amadingué SAGARA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Bienvenue dans la République où les violents sont honorés : Imam Mahi Ouattara Chevalier de l’Ordre national]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:24:01 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République du Mali a présidé, le lundi 12 décembre 2022, la cérémonie de décoration des récipiendaires de Chevalier de l’Ordre national et de Mérite national avec Effigie Lion Débout. Au total 54 récipiendaires, élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et 37 décorés de la médaille de Mérite national avec Effigie Lion Débout.

Si des voix se sont levées pour dénoncer la façon dont se passe cette distribution de médaille, il y a un principalement une qui a attiré l'attention de plus d'uns.

En effet, sa décoration était tellement imprévisible que certains peinent encore à réaliser ce qu'ils ont vu ou été témoins. Il s'agit de la décoration du tonitruant et radical prêcheur Iman Mahi Ouattara. Qu'est-ce que cet homme a pu faire pour la nation à part faire l'apologie du terrorisme ?

Dans plusieurs de ses vidéos, encore visibles sur les réseaux sociaux, on le voit clairement appeler à tuer ceux qui ne pensent pas comme lui.

Il pense que ceux qui tuent au nom de la religion le font pour de bonnes causes.

Un véritable danger pour la laïcité, le vivre ensemble et la tolérance. Comment on peut rendre hommage à un apologiste du terrorisme dans un pays qui se dit laïc ? Au Mali, c'est bien possible et l'intégriste Mahi c'est bien vu épingler une médaille sur la poitrine avec sourire aux lèvres. Qui l'aurait cru ? La surprise est d'autant plus grande, l'intéressé lui-même accepte cette décoration au nom d'une République qu'il combat.

Si le Porte-parole des récipiendaires, Mme TRAORÉ Fatou Binta DIOP, Cheffe de la Cellule diplomatie de la Présidence, élevée au grade de

Chevalier de l’Ordre national, a exhorté les récipiendaires à faire preuve d’exemplarité, surtout que le Mali est à la croisée des chemins, Mahi est loin d'être sinon n'a jamais été exemplaire. Ce n'est un secret pour personne.

C'est chose faite, le porte-parole du radicalisme religieux est désormais chevalier de l'ordre national du Mali. Et c'est sous le MaliKura.

<strong>A SAGARA</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Gouvernance budgétaire : 2023 vs 2022 : Mon commentaire]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/economie/gouvernance-budgetaire-2023-vs-2022-mon-commentaire-3004006.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:22:51 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministère des finances à travers sa page Facebook a annoncé que le budget national pour l'année 2023 a été adopté au CNT. L'annonce fournit des informations ci-dessous que nous avons commentées. </em></strong>

✅️RECETTES PUBLIQUES

☑️2023: Prévisions : 2 199, 908 milliards FCFA

☑️2022: Budget rectifié: 1 982,440 milliards FCFA

☑️AUG : +10.97%

✅️DÉPENSES PUBLIQUES

☑️2023: Prévisions: 2 895,903 milliards FCFA

☑️2022 RECTIFIEE : 2 647,028 milliards

☑️AUGMENTATION : +9,40%.

✅️DEFICIT :

☑️2023: 695,995 milliards FCFA

☑️2022 RECTIFIE : 664,588 milliards FCFA

☑️AUGMENTATION : +4,73%.

Sources : page Facebook du ministère des finances

<strong><em>Mon commentaire :</em></strong>

On va trouver l'excuse pour soutenir que la crise qui affecte le pays réduit considérablement les possibilités de l'Etat à mobiliser les recettes publiques alors que les charges de l'Etat augmentent chaque année. Le premier argument est juste ou peut-être juste. Mais l'Etat, devrait songer à orienter la mobilisation des recettes vers d'autres sources.

Le second argument ne me semble pas convaincant car la crise devrait justifier la réduction des charges.

On peut valablement voir qu'au moment où les recettes augmentent en prévision, les dépenses aussi suivent la courbe d'évolution et paradoxalement, le déficit budgétaire 2023 connaît également une progression de 4.73% comparativement à celui de 2022.

Du point vu théorique, faute d'exécution, on ne peut parler de performance budgétaire, et il serait assez prématuré de soutenir que l'Etat a fait des efforts d'optimisation.

Je ne suis pas économiste, mais Professionnel RH donc praticien des finances d'entreprise.

Les principes de performance sont les mêmes : Diminuer les charges pour augmenter les recettes afin de réaliser des excédents budgétaires.

A défaut, maintenir les charges et les recettes au même niveau pour obtenir un équilibre budgétaire et éviter les déficits.

<strong>Bassirou Ben Doumbia (L'œil D'Horus)</strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Dr N’dji dit Jacques Dembélé : « Le Mali n’aura jamais la paix tant que ces jeunes resteront à la maison en train de prendre du thé… ».]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/interview/dr-ndji-dit-jacques-dembele-le-mali-naura-jamais-la-paix-tant-que-ces-jeunes-resteront-a-la-maison-en-train-de-prendre-du-the-3004013.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:17:14 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enseignant-chercheur, Maître de Conférences en Géologie du quaternaire/géomorphologie à la Faculté d’Histoire et Géographie, Responsable du laboratoire « Hommes, Peuplements et environnements », le Docteur N’dji dit Jacques DEMBELE est un universitaire au parcours exceptionnel. Scientifique de renommée mondiale, l’homme est toujours plongé dans ses recherches afin d’améliorer la condition de ses concitoyens. Son éternel combat pour faire bénéficier une formation de qualité aux étudiants maliens pour un Mali émergent, lui coûte en temps, en énergie et surtout en finance. Dans l'interview qu’il a bien voulu nous accorder, N’dji Jacques DEMBELE, nous parle non seulement de son brillant parcours universitaire, de ses expériences vécues mais aussi, il nous révèle son ressenti face aux problèmes réels qui freinent le développement du pays. Il exprime ouvertement sa déception sur les attitudes des autorités face à l’éducation. C’était le mercredi 14 décembre 2022 dans son bureau, sise à ladite faculté. Lisez-plutôt ! </em></strong>

<strong>SOLONI :</strong> <strong><em>Dans un poste sur votre page Facebook, vous avez dit, je cite : « Mon plus grand regret que j’ai de toute ma vie de scientifique est d’être revenu au Mali enterrer ma vie de scientifique. ». Qu’est-ce qui peut provoquer un tel remord à un homme qui a tout sacrifié pour son pays ?</em></strong>

<strong>Dr N’Dji dit Jacques DEMBELE</strong>

<strong><em>‘’Malgré tous les efforts que j'ai pu faire, j’ai vu que scientifiquement c’était un suicide… ‘’</em></strong>

J’ai fait ce poste en me basant sur l’expérience   que j'ai vécue depuis que je suis revenu au Mali.  Pour que vous puissiez comprendre, j’ai fait une partie de mes études au Mali et une partie en Chine.  J’ai fait huit (8) ans en Chine où j’ai fait le Master et le doctorat. Je travaillais dans un laboratoire là-bas et quand j’ai terminé, j’avais des propositions de contrat pour rester mais j’ai préféré revenir au Mali parce que je me suis toujours dis que le Mali a besoin de moi. Voilà pourquoi je suis revenu mais malheureusement j’ai constaté que personne n’a besoin de moi en réalité.   Malgré tous les efforts que j'ai pu faire, j’ai vu que scientifiquement c’était un suicide, je ne dis pas socialement ni professionnellement mais je dis scientifiquement parce qu’un scientifique    se mesure par rapport à la recherche qu’il fait et aux communications scientifiques qu’il arrive à produire, qui donne des résultats.

Quand on est à l’extérieur, on a les moyens pour faire la recherche. C’est-à-dire qu’on a les outils, on a les matériels, l’équipement, on a l’encadrement et on a même l'accompagnement pour faire la recherche scientifique et pour donner beaucoup de résultats. Par exemple, là-bas en une année, on peut produire trois à quatre, voire cinq articles de hauts niveaux. Mais quand on vient au Mali, on ne peut même pas produire pendant dix (10) ans un seul bon article de haut niveau parce que qu’on n’a rien qui puisse nous permettre de le faire. C’est ce que j’appelle un suicide scientifique ; c’est ça l’enterrement de la vie du scientifique.

<strong><em>Donc vous regrettez d’être revenu au Mali ? </em></strong>

Aujourd’hui je le regrette, sincèrement je le regrette <em>(d’un air très déçu)</em> parce que l’effort que j’ai fourni ici au Mali, si je l’avais fourni en chine, je ne serais pas à ce niveau en tout cas sur le plan scientifique.  Imaginez aujourd’hui les Chinois avec qui j’ai étudié, ils sont où aujourd’hui comparés à moi ? C’est ça qu’il faut voir ! Beaucoup sont à des niveaux très avancés et moi je suis encore ici en train de tourner. On ne peut même pas faire une seule bonne analyse avec l’équipement que nous avons. Nous avons des équipements partiels.

<strong><em>Dans le même poste vous avez également dit que vous avez été meilleur parmi les meilleurs dans une université chinoise de géosciences de 32.000 étudiants dont 2086 doctorants. Qu'est-ce que ça fait d'être le meilleur des meilleurs ?</em></strong>

<strong><em>‘’Quand je suis revenu ici au Mali, ce que j’ai fait au laboratoire, rares sont ceux qui peuvent le faire.’’</em></strong>

C’est une chose qu’on n’a pas besoin de démontrer ; ce sont des résultats scientifiques. Quand J'ai terminé, j’étais parmi les plus excellents.  Et même, à la remise du diplôme, c'est moi que le recteur a pris comme exemple dans toute l’université. Il y’avait des chinois, mais il m’a nommément pris pour dire qu’on a connu des étudiants vraiment excellents. Juste pour vous dire que je n’étais pas médiocre.  Et jusqu’à présent, je suis connu là-bas. Premièrement, lorsque je suis retourné là-bas en 2017, j’ai été invité à animer trois conférences à l’université. Ça veut dire que j’ai laissé quelque chose, une bonne impression. Deuxièmement, quand je suis revenu ici au Mali, ce que j’ai fait au laboratoire, rares sont ceux qui peuvent le faire. Après l’interview, je pourrai vous faire visiter le laboratoire, la salle d’analyse mais personne ne peut le faire. Troisièmement à la faculté ici, je suis l'un des premiers à être admis au CAMES   et à être maître de conférences. Donc, si on fait la comparaison, on peut voir clairement qui est le meilleur qui ne l’est pas.  Ce n'est pas une façon d'être orgueilleux. Les preuves sont là !  Il y a beaucoup de choses que je peux citer.

<strong><em>Quelles ont été les actions que vous avez menées en rapport avec votre formation depuis votre retour au pays ? </em></strong>

<strong><em>‘’La journée des systèmes d’information géographiques, je l’ai créée et je l’organisais chaque année avec mon propre salaire.’’</em></strong>

Ici par exemple, <em>(montrant du doigt la salle),</em> quand je suis arrivé, il n'y avait pas de laboratoire. C'est moi qui ai créé le laboratoire et c'est le seul laboratoire qui existe.  Il n’y avait pas de journées scientifiques, c’est moi qui ai créé la journée scientifique. La journée des systèmes d’information géographiques, je l’ai créée et je l’organisais chaque année avec mon propre salaire.  Le journal scientifique, ici il n’y avait pas de journal scientifique et c'est moi qui ai créé le journal scientifique. Le Master que je suis en train d'animer, c’est   moi qui l'ai créé.  Je vous donne un autre exemple, mon laboratoire et moi avions été les premiers à travailler sur les inondations à Bamako. Est-ce que vous en avez entendu parler ? La carte des inondations qu’ils utilisent, c’est nous qui l’avons faite. Chacun copie la carte mais personne n’a dit d'où vient la carte.

<strong><em>Comment les autorités d'alors ont accueilli cette performance ?</em></strong>

Rien ! Ici au Mali, les performances n’ont pas de valeur. Au contraire, les gens te combattent. Vous connaissez le Mali, quand vous faites bien, vous prouvez par la même occasion qu’on peut bien faire. Et les gens vous combattent pour ça parce qu’eux, ils font mal. En le faisant bien, vous démontrez d’une manière ou d’une autre que les autres font mal. C’est ça le problème.

Une fois des collègues Nigérians sont venus ici dans le cadre des travaux. À l’époque, j’étais assistant. Ça les a surpris, ils disent mais comment je peux être assistant ? J’ai été assistant, maitre-assistant et maitre de conférences. Je l’ai fait pas à pas. Beaucoup ont bénéficié de ces grades par décret. Mais moi, c’était étape par étape et même là, pour passer de maitre-assistant à maitre de conférences, mes dossiers ont été rejetés deux fois. Les raisons ? Ancienneté non requise me disent-ils alors qu’on demandait trois publications et moi, j'en avais onze (11). Pendant qu’on y est, cette question d’ancienneté est tellement relative…il y a tellement d’injustices dans cette chose <em>(d’un air songeur)</em>.

<strong><em>Sous d'autres cieux, vous auriez dû être honoré, pourquoi selon vous ça n'a pas été le cas au Mali ? On vous connaît à peine ?</em></strong>

Oui ! Mais je suis plus connu à l'extérieur qu’au Mali. Quand vous allez à l’université d’Abomey Calavi, on me connait ; vous allez à l’université de Ouagadougou, on me connait ; vous allez à Niamey, on me connait et même en dehors de l'Afrique. Malheureusement, c’est au Mali ici qu’on ne me connait pas.

<strong><em>Qu’est ce qui justifie cet état de fait ? </em></strong>

<strong><em>‘’Je fais la recherche ici au Mali sur les mêmes thématiques que les Chinois…’’</em></strong>

Mais, le Mali s’en fiche complètement de la science. Ce n'est pas le problème du Malien de parler de la science. Tout ce que nous faisons ici au Mali, c’est la recherche de pointe. Moi, je fais la recherche ici au Mali sur les mêmes thématiques que les Chinois qui sont en train de faire les recherches en Chine.  Je dis bien les mêmes thématiques parce que je suis en contact permanant avec les chinois. Je suis avec eux tous les jours. Même jusqu’à présent, je fais partie du laboratoire de mon professeur en Chine. Je sais à quel niveau ils sont dans la recherche et je fais la recherche en fonction de ça. Malheureusement, ça n’intéresse personne au Mali. Au contraire, ça dérange les gens donc tout le monde fait en sorte que vous soyez effacé.

<strong><em>Qu'attendez-vous des autorités maliennes ?</em></strong>

<strong><em>‘’Nous sommes en train d’outiller les étudiants maliens à rester sur place et à faire et réussir les mêmes choses que ces étudiants là-bas.’’</em></strong>

Ce que j’attends des autorités maliennes, ce n’est pas qu’on me donne de l’argent pour que je « bouffe », non ! Aujourd'hui grâce à Dieu, je gagne de l'argent pour mon propre entretien. Mais ce que je suis en train de faire, c’est le rôle de l'État. C’est l’État qui devait mettre en place les laboratoires, les équiper pour que les gens travaillent afin que les   enfants puissent bénéficier.

Les analyses que nous faisons ici sont les mêmes analyses qu’on fait ailleurs, en Europe et en Asie. Nous sommes en train d’outiller les étudiants maliens à rester sur place et à faire et réussir les mêmes choses que ces étudiants là-bas. Donc, je suis en train de jouer le rôle de l’État en achetant les matériels, en achetant les équipements, en payant les étudiants. Ce que l’État peut faire, c’est de nous donner le minimum de moyens pour avoir l'équipement et prendre en charge nos étudiants. Un doctorant qui est là, qui a fini avec son Master, mais… sa famille pense qu’il doit aller travailler, qu’il doit donner de l’argent pourtant, il est là pour faire de la recherche, il faut qu'on arrive à le payer aussi quelque chose. Mais on le paye avec quoi ? Je suis obligé de prendre mon salaire pour le payer !  Quand il tombe malade, je suis obligé de prendre mon salaire pour le soigner !  Mais c’est l’État qui devait jouer ce rôle-là.  Mon cri de cœur c'est ça. Ce n’est pas pour que l’État me donne une médaille.  Je n’ai pas besoin de médaille. Je n’ai pas besoin qu’on me donne de l’argent pour acheter quoi que ce soit. Je veux qu’on m’appuie pour équiper le laboratoire. Qu’on puisse réellement financer les doctorants pour que nous puissions produire scientifiquement au même niveau que les Asiatiques et les Européens. C’est ça mon souci ! Beaucoup de gens ont mal interprété. Ils pensent que je suis en train de quémander de l’argent pour moi, non ce n’est pas cela.   Tous ceux qui me connaissent, savent que s’enrichir est le dernier de mes soucis. Mais il y’a quelque chose qu’on peut faire pour ce pays, c’est ça. Imaginez au Mali ici, on ne peut même pas faire une lame mince de roche. C'est-à-dire quand on part prendre une roche pour voir s’il y a de l’or dedans, on ne peut pas faire le travail ici. On est obligé d’aller faire les lames en Europe ou en Côte d’ivoire. J’ai acheté l’appareil qui est là, l’appareil n’est pas installé. La salle qu’on m’a donnée, elle est petite, c’est une salle qui est déjà remplie aujourd’hui.   L’appareil est là, je l’ai acheté avec mes fonds. Mais la structure, qu’est-ce qu’elle peut faire ? Au moins me donner une place, voilà, installe ton appareil ici. L’étudiante qui était là lorsque vous êtes arrivé veut partir. Elle est là, on ne lui donne pas l’argent, on ne lui donne rien, mais elle va partir !  Tous ceux qui viennent comme ça, on les forme et ils s’en vont parce que nous n’avons pas l’argent pour les payer. En chine, les collègues avec qui j’ai étudié ont chaque année 8 millions pour s’occuper de leurs doctorants et des étudiants. Ici, c’est zéro franc !

<strong><em>Vous êtes également le président de l'association du quaternaire de l'Afrique de l'ouest, comment vous aviez été élu et pour combien de temps ?</em></strong>

J’ai été élu en 2014. En fait, quand je suis venu en Afrique de l'Ouest, j’ai fait la géologie de quaternaire donc j’étais en train de voir s’il y’ avait une association ici en Afrique de l’Ouest qui faisait le quaternaire. C’est comme ça que je suis tombé sur cette association. Je lui ai écrit pour dire que je faisais le quaternaire et directement elle m'a contacté. Il faut dire qu’elle-même cherchait un moyen pour organiser une conférence ici mais elle n’avait pas les moyens. Elle n’a même pas pu avoir un spécialiste en géologie de quaternaire. En Afrique de l'Ouest, ce spécialiste n’existe pas. Je suis le seul. D’autres ont fait d’autres disciplines de la géologie mais ils touchent au quaternaire en passant mais moi, c’est ma spécialité. Quand cela s’est passé, j’ai cherché le financement avec des structures, j’ai eu à peu près 23 000 dollars, j’ai fait venir les gens à Bamako, on a fait la conférence. J’ai assuré la prise en charge complète. A l’issu de cette conférence, ils devaient renouveler le bureau et j’ai été élu président. Pour le mandat, c’était deux ans, deux fois deux mandats mais malheureusement à la fin du premier mandat, le problème de coronavirus est survenu et ce problème a fait que le bureau n’a pu être renouvelé. Mais je suis pressé de passer la main pour pouvoir faire autre chose mais malheureusement nous n’arrivons pas à faire une conférence physique.

<strong><em>Parlons d'autres choses, Quelle lecture faites-vous de la situation socio-politique du pays ?</em></strong>

<strong><em>‘’Le problème du Mali n’est pas politique, c’est un problème économique…’’</em></strong>

C’est très vaste mais ce que je peux dire, le débat est en train d’être mal posé. En tant que chercheur, c’est comme ça que je le vois. Tous les débats au Mali, on veut en faire un débat politique. Alors que le problème du Mali n’est pas politique, c’est un problème économique. Il faut donner à manger aux maliens, il faut habiller les maliens, il faut loger les Maliens, il faut éduquer les Maliens. Il faut assurer les soins de santé des Maliens, c'est ça ! Ce n’est pas qui va devenir président, qui va devenir premier ministre. Ce n’est pas ça notre combat en réalité, parce que ça, c’est un faux combat.  Le vrai combat, c’est ce que j’ai cité. Si on veut la paix au Mali, c’est très simple.  Il faut donner à manger aux Maliens. Si tous les Maliens mangeaient, si tous les Maliens avaient accès aux soins de santé, si tous les Maliens avaient accès à l’éducation de façon égale, si tous les Maliens avaient accès à la justice, vous pensez que le Mali aura des problèmes ?  Mais on est en train de fausser le débat.  Tout le débat est politique, il faut maintenant changer le débat.  Et ensuite, depuis que cette situation a commencé on n’a jamais appelé les intellectuels, les scientifiques maliens pour se prononcer. Nous leur avons dit avant de faire les assises nationales, il faut faire les assises de l’intelligentsia pour prendre les propositions de ceux qui sont basés ici plus à l’extérieur ; qu’ils viennent réfléchir sérieusement sur le Mali.  Après les résultats de ce niveau, on pourra amener à un niveau général mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a appelé tout le monde s’asseoir dans la même salle et les professeurs d’université qui ont été appelés, et moi je dis, vraiment, ils n’étaient pas à leur place. Tu appelles un professeur d’université et au même moment tu appelles un chef de village qui n’a pas été à l’école, tu veux qu’ils s’asseyent pour parler du Mali, o bè se ka kè cogo di ? (Comment cela est-il possible ?) on peut faire ça ? Ce n’est pas possible. Mais c’est ce qu’ils ont fait. Ils ont appelé quelques professeurs d’université plus ceux qui n’ont jamais été à l’école, on les a mis ensemble pour proposer des solutions pour le pays. Vous pensez que le pays va se relever comme ça ? Jamais ! Aucun pays ne se relèvera comme ça, le pays se développe toujours à partir de la tête, la réflexion.

Quand tu entends parler de la Chine actuelle, c’est le travail de certaines personnes au sommet, c’est Deng Xiaoping et aujourd'hui quand vous partez en chine tous les étudiants étudient la théorie de Deng Xiaoping. C’est lui qui a tracé toutes les grandes lignes de développement de la chine et que tous ceux qui viennent après suivent. Tout le monde étudie la théorie de Deng Xiaoping ce qu’ils appellent en chine « Deng Xiaoping Lilun ». Et il a tracé les voies par lesquelles la Chine doit passer et tous les présidents qui ont succédé, sont entrain de suivre cette théorie. Voilà pourquoi il y’a pas de rupture politique. Chez nous ici quelle ligne nous suivons ? Qu’est-ce que nous suivons ici ?  Le pays est géré le jour au jour en fonction des humeurs. On se lève le matin, il y a grève quelque part, on cherche à gérer. Ensuite, il y’a une attaque quelque part, on gère. Non ! un pays ne se gère pas comme ça.  Un pays se gère à partir d’une théorie de développement qu’on a élaboré que le pays suit et n'importe quel président qui vient, il est obligé de suivre cette théorie. En ce moment, tu peux avoir cinq (5), six (6) présidents qui viennent, ils suivent la même théorie et on se développe. Mais si on fait que chaque président qui vient, change et amène une nouvelle politique, on va s’en sortir ? Et notre école a été victime de ça. Regardez notre école, on a amené toutes sortes de théories : pédagogie convergente, un village une école, aujourd'hui d'autres théories, comme ça, l’école s’est complétement trouvée divisée, partagée entre les théories. Et on veut que ça marche, non. Dès le départ, on devrait avoir une politique claire de l’école. Notre école doit servir à ça et on travaille pour ça. On ne change pas sauf s’il y’a nécessité de changer. Et on change pour mettre une nouvelle théorie, elle doit être meilleure que la théorie ancienne. Ici, chaque fois que les blancs amènent quelque chose, on prend et on abandonne l’ancien. On amène la théorie, on amène l’argent avec. C’est dans ça que nous sommes. La situation politique du Mali, moi je la vois ainsi. Je veux qu’on sorte des débats politiques, qu’on parte au débat réel de l’économie du pays. On est en train de faire tout ça, le Mali est le 6ème avant dernier pays du monde, je crois bien, au classement IDH c’est-à-dire le classement du développement humain. Derrière le Mali, il n’y a que 5 pays. Sur les 189 pays classés, le Mali est le 6ème avant dernier. Il faut que les Maliens prennent conscience de ça ! Ça ne sert à rien de dire notre Maliba alors qu’on est complètement pauvre parmi les derniers.

<strong><em> Avec toutes les ressources que nous avons ?</em></strong>

<strong><em>‘’Pour parler de la ressource naturelle, il faut qu'il ait de la ressource humaine capable de transformer les conditions naturelles en ressources…’’</em></strong>

Est-ce que nous avons même de ressources ?  Nous avons des ressources naturelles mais pas de ressources humaines parce que les ressources naturelles sont ressources naturelles que quand il y’a des ressources humaines pour transformer ces ressources-là. Avant tout, on ne peut même pas parler de ressources naturelles au Mali. On parle de conditions naturelles. Parce qu’il y’a une différence entre ressources naturelles et conditions naturelles. Pour le moment tout ce que nous avons dans notre sous-sol sont des conditions naturelles ; ce ne sont pas des ressources naturelles.  Pour parler de la ressource naturelle, il faut qu'il ait de la ressource humaine capable de transformer les conditions naturelles en ressources. Mais nous n’avons pas ça. Le gouvernement dit qu’on va mettre en place une filature, on va créer des usines ; filature à Bamako, filature à Koutiala, etc. qui va travailler là-dedans ? Pense-t-on qu’il suffit de créer une usine et ramasser les gens dans rue pour travailler dedans ? Une usine, il faut des écoles de formation. Aujourd’hui l’usine, tout est électronique. Il faut des écoles textiles, de mécaniques, des écoles d'électroniques…, on n’en a pas. C’est ce qu’un chinois me disait qu’ils sont prêts à venir investir au Mali mais selon lui, le problème du Mali est que même si amène aujourd’hui une usine neuve, tu l’implantes, tu n’as personne pour travailler là-dedans. Tu amènes l’usine, tu es obligé encore d'aller chercher encore la main d’œuvre en chine pour l’amener. Il faut former, il faut créer des écoles.

Faites un tour dans les hôpitaux, les appareils qui sont gâtés, il n’y’a personne au Mali pour les réparer. Un   scanner se gâte, il n’y a personne au Mali pour réparer le scanneur.  On est obligé d’amener quelqu’un de la France pour le réparer. Quand le groupe électrogène de l’EDM se gâte, on va chercher les réparateurs où pour le réparer ? Il n’y a pas. Voilà les vrais défis de ce pays. Mais on est là, chaque jour en train de parler de politique. Telle personne a fait ceci, telle personne a fait cela. Ce n’est pas ça qui développe un pays.  Le développement du pays, c’est au niveau de l’économie. Il faut qu’on arrête avec tous ce brouhaha là pour s’occuper réellement de notre économie. C’est ce qui va nous permettre réellement d’avoir la paix et de sortir la tête de l'eau.

<strong><em>La transition a-t-elle jusqu'ici été à la hauteur des attentes dans sa gouvernance du pays ?</em></strong>

Je ne veux pas me prononcer sur cette question. Je suis un chercheur, je ne fais pas de politique mais je peux seulement faire des analyses. La transition, pour le moment je préfère ne pas porter un jugement parce que je n'ai pas toutes les données, je n’ai pas toute l’analyse nécessaire pour me prononcer.

<strong><em>Et pour un Mali émergent et souverain. Pensez-vous que le pays est sur le bon chemin ? </em></strong>

<strong><em>‘’Pour émerger, il faut d’abord avoir une école.’’ </em></strong>

Non ! ça je vous le dis clairement que le Mali n’est pas sur le bon chemin. Pour un Mali émergent, la première étape, c’est l'école, la formation. Tous ces grands pays que vous voyez là, ils n’ont pas commencé ailleurs, c’est l’école. Nous n’avons pas des ressources humaines, mais les ressources humaines sont formées où ? À l’école évidemment. Pour émerger, il faut d’abord avoir une école. Il faut une université ou des universités pour le moment, on n’a pas d’universités au Mali.  Tout ce que vous voyez là sont des grands lycées. Des universités sans salles de classes, sans laboratoires, sans bibliothèques sans campus universitaires, rien. Ça, ce n’est pas une université. Ce sont des grands lycées. On envoie les étudiants là-bas pour se débarrasser d’eux, pas pour apprendre quelque chose. Et tout le monde s'en fout qu’ils aient appris ou qu’ils n’aient pas appris quelque chose. Donc pour émerger, il faut l’école. La chine par exemple…

<strong><em>Vous admirez beaucoup la chine ? </em></strong>

<strong><em>‘'N'importe quelle spécialisation que vous cherchez dans le monde, vous l’avez en Chine…’’</em></strong>

<strong>C’est ce je connais beaucoup plus.</strong>

La chine n’a pas assez de ressources naturelles. Sur le plan des ressources naturelles comme vous le disiez tantôt, mais moi je parle de conditions naturelles, le Mali est plus doté que la chine.  Parce que la chine utile ne fait que 16% du territoire mais les chinois ont misé sur quoi ? sur la main d’œuvre. Ils ont formé des gens, des ingénieurs qualifiés, des ouvriers qualifiés… n'importe quelle spécialisation que vous cherchez dans le monde, vous l’avez en Chine. Et cette main d’œuvre coûte moins chère. Les ingénieurs coûtent moins chers. Le salaire d’un ingénieur français peut payer onze (11) ingénieurs chinois. Mais ils ont les mêmes niveaux, les mêmes compétences. Et qu’est ce qui s’est passé ?  Les entreprises ont quitté l’Europe, les États-Unis pour s’installer en Chine parce que la main d’œuvre est là. Elle est qualifiée et moins chère. Voilà comment la Chine s’est développée, elle fabrique tout maintenant. Mais ce n’est pas sorcier, c’est l'école. La chine a mis l’argent dans l’école et l'école aujourd'hui a fait développer la Chine. Mais aujourd’hui nous, qu’est-ce que nous faisons ?  Aujourd'hui, même le peu que nous pouvons faire nous n’arrivons pas à le faire. Quand quelqu'un amène son enfant dans une école et qu’on lui apprend que ce sont les enseignants sont Togolais, il est content. Mais quand on lui dit que ce sont les Maliens qui enseignent, il enlève son enfant pour l’amener où les Togolais enseignent parce qu’on n’a même pas confiance aux Maliens. Voilà comment notre école a été complétement détruite. On ne sera pas émergent tant qu’on ne reconstruira pas l’école. Tant qu’on ne prendra pas l’école au sérieux, on ne sera pas émergent. On va créer des usines, les étrangers viendront travailler là-dedans ; on va créer des écoles, les étrangers viendront y travailler.

Notre marché de construction va être toujours dominé par les sénégalais ainsi de suite. Nous serons le pays où les étrangers viendront travailler, s’enrichir chez nous ici. Et c’est ce qui se fait déjà et ça va continuer. Il faut revoir l’école, il faut reprendre l’école, il faut reconstituer l’école parce que tout le reste est lié à ça.  Même la santé, si tu veux des médecins, c’est l’école.  Aujourd’hui, est ce que les maliens ont confiance à leurs médecins. Tu dis à quelqu’un d’aller à l’hôpital Gabriel Touré, il commence à s’inquiéter parce qu’il se demande s’il y’aura des spécialistes pour le consulter.

<strong>L’école, c'est la base, le départ et la fin.</strong>

<strong><em>Un dernier message ? </em></strong>

Je ne perds pas confiance au Mali mais, je n'ai plus confiance aux autorités maliennes. Ça n’a rien de politique parce qu’en réalité nous ne sommes pas des adversaires encore moins des ennemis mais je ne leur fais pas confiance. Pourquoi ? Parce qu’ils   n’ont jamais pris les choses par le bon bout. Le bon bout c’est quoi ?  C’est l’école, la formation. Je dois le dire parce qu’après nous serons tous jugés, moi, eux et vous par rapport à ça.

Et nous sommes en train de former une bombe. L’âge moyen de notre jeunesse est 16 ans au Mali. Ce qui veut dire qu’il y’a plus de jeunes que d’adultes. Tous ces jeunes qui sont là, chacun veut au moins se marier, avoir sa famille, sa voiture, construire donc avoir un boulot. On est en train de les former au rabais. On les forme, on les jette dehors. Vous pensez qu’ils vont s’assoir et regarder ?  Un jour viendra, ils vont réclamer et vous pensez que le Mali aura la paix ? Le Mali n’aura jamais la paix tant que ces jeunes resteront à la maison en train de prendre du thé, être ouvert à toutes sortes d’influences, on n’aura jamais la paix. Elle a des aspirations qu’il faut prendre en compte. Ça devrait être notre plus grande préoccupation. La majorité de la population qui est cette jeunesse-là, comment elle peut être prise en charge, être encadrée pour que le pays en profite ? Chaque année, des promotions sortent et chaque année, on produit 80 000 diplômés. Sur les 80 000, il n’y a que 3% qui ont le boulot. Les autres font quoi ? chacun se débrouille, moto-taxi par-ci Katakatani (moto tricycle) par-là. Et vous pensez que ces gens-là vont s’asseoir et regarder ? Non, un jour viendra, ils vont se lever et ce jour-là, tous ceux qui se disent des autorités, vont se chercher. Voilà pourquoi, on va refaire la transition. Tant qu’on ne prend pas en compte ces jeunes-là, dans 5 ans, on va faire une autre transition parce que ces jeunes-là ne vont pas s’asseoir et regarder. Voilà mon mot de fin.

<strong>Propos recueillis par Adama B. SAGARA avec Amadingué Sagara</strong>

xxxxxxxx

<strong>Qui est qui ? A découverte de docteur N’dji dit Jacques Dembélé un scientifique au parcours exceptionnel et au service de l’école malienne</strong>

<strong><em>Ils sont nombreux à avoir passé la grande partie de leur vie au service de leur pays. Ils se sont dévoués pour la cause de la patrie et les responsabilités qui leur ont été assignées. </em></strong>

[caption id="attachment_3004026" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/docteur-Ndji-dit-Jacques-Dembele-.jpg"><img class="size-full wp-image-3004026" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/docteur-Ndji-dit-Jacques-Dembele-.jpg" alt="" width="450" height="474" /></a> Dr. N’dji dit Jacques Dembélé[/caption]

<strong><em>Mais hélas ! Ils ne sont pas connus par la grande majorité de la population et passe le plus souvent inaperçu. Ces hommes au parcours exceptionnel, le Mali en regorge beaucoup. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de l’un d’entre eux qui a tout quitté pour rejoindre son pays afin de jouer sa partition dans la construction de ce pays.</em></strong>

<strong>Qui est Jacques Dembélé ?</strong>

<strong>Vie et formation et parcours professionnel </strong>

Docteur N’dji dit Jacques Dembélé est né en 1974 à Dieli N’gosso Sous préfecture de Dieli, Préfecture de Santoro au cœur de la région du Santoro.

Après son Baccalauréat, il entre à l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) département Histoire et Géographie d’où il sort en            1997 en qualité de professeur d’histoire Géographie. Une fois son diplôme en poche, N’dji embrasse une riche carrière professionnelle. D’abord comme Professeur d’histoire et géographie à l’IPEG de Niono de novembre 1997 à novembre 2001.  En 2001, il pose sa valise au lycée de Koutiala et y restera jusqu’en juillet 2004.

En quête perpétuelle du savoir, il s’envole pour la Chine où il obtient en 2008 un Master es Sciences à China University of Geosciences, Spécialité́ : Géologie du quaternaire,Géomorphologie. En 2012, il soutient et réussit sa thèse de Doctorat es Sciences dans la même université.

De novembre à décembre 2017, docteur Dembélé suit un stage de formation de Haut niveau au Laboratoire de Géographie Physique (LGP) du CNRS à Paris.

Suite à ce programme qu'il a réussi avec brio, s'en suivra alors une promotion en 2015 en tant que Maitre-assistant à la Faculté́ d’Histoire et Géographie de l’Université́ des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako. Puis, il devient Maitre-assistant des Universités du CAMES en 2017 et Maitre de conférences à la Faculté́ d’Histoire et Géographie de l’Université́ des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako en 2020.

<strong>L’intelligentsia au service du développement </strong>

Rentré de la Chine, il a créé le seul laboratoire qui existe dans sa faculté.  Il a également instauré les journées scientifiques et le journal scientifique. Avant, il n’y avait pas de journal scientifique à la Faculté. L’instauration du Master est aussi une de ses idées.  La carte des inondations utilisée au Mali est sa création. Intelligent, créatif et déterminé pour le travail bien fait, Dr Dembélé ne cesse de surprendre son entourage par des initiatives salutaires pour le développement du monde universitaire.

Pour arriver à produire des résultats pour l’avenir de l’école, il est parfois obligé de financier des projets de sa propre poche. Dr Dembélé a formé plusieurs jeunes maliens dans son domaine en tant responsable du laboratoire et du master.

<strong>Travaux de recherches et publications</strong>

Docteur N’Dji dit Jacques Dembélé est auteur d’une cinquantaine de recherches et publications de 2001 à nos jours et qui sont entre autres :

Dembélé N’dji dit Jacques, Tessougué Moussa Martin, Cisse Youssouf, Keita Daouda, Diallo Boubacar Amadou, Les structures de déformation des sédiments meubles dans les alluvions de la rive droite du fleuve Niger à Bamako, Mali et leur importance paléosismique, pp. 188-199

Dembélé N’dji dit Jacques, Keita Daouda, Tessougue Moussa Martin, Signification paléoenvironnementale des galets du profil stratigraphique de la rive droite du fleuve Niger à Bamako, Mali, Cahiers du CBRST, No10 Décembre 2016, Environnement et Sciences de l’Ingénieur, Cotonou, Benin, pp.19-33.

Dembélé N’dji dit Jacques, Keita Daouda, Diallo Boubacar Sega, Changements climatiques et Histoire politique du Soudan occidental de 850 a la pénétration coloniale, Revue de Géographie du Benin, Université d’Abomey-Calavi (Benin) No19, pp. 170-185.

Wang Jietao, Dembele N’dji dit Jacques, Geomorphological evolution of the Hengshixi Anticline of the Three Gorges Area through isobases : a model of the Yangtze Capture, IJSSST, pp. 171-177

Jietao Wang, Wang Tong, Pei Lai-Zheng, N'dji dit Jacques Dembele, Delineation of groundwater potential zone based on morphometric analysis of Qingjiang watershed, Hubei, China, Resources and Environment of the Yangtze Basin, Vol 31, Nº8, PP 1823-1835, 2022 ;

Wang Jietao, Pei Laizheng, Zhang Hongxin, N’dji dit Jacques DEMBELE, Morphology of gravels from the Yangluo Formation in the Southern Piedment of Dabie Mountains, Geology in China, Vol 48, Nº 1. Pp: 139-148,2021 ;

Salihi El Hadji Haidara, N’dji dit Jacques DEMBELE, Abdoulaye M Guindo, Variabilité interactionnelle de la pluviométrie dans la zone soudanienne du Mali. Revue Hommes-Peuplements-Environnements, Vol 1, Nº2, pp 43-51 2020 ;

WANG Jietao, DEMBELE N’dji dit Jacques, The Three Gorges Area and the linking of the Upper and Middle Reaches of the Yangtze River, Journal of Geographic Information System, vol 10, pp : 301-322, 2018 ;

COULIBALY Kadidia, DEMBELE N’dji dit Jacques, OUOLOGUEM Mahamadoun S. La variabilité́ pluviométrique et production agricole dans la zone cotonnière du Mali (Koutiala, San). Rev.Sc.Env.Univ., Lomé (Togo), 2018, no15, vol 1. Pp 195-206, 2018, etc.

Scientifique de renommée internationale, docteur Dembélé a participé à plusieurs conférences internationales. En mars 2022, il participe au congrès International de Géologie à New Delhi, Inde. En mai 2022, il participe au 1er Colloque International Mines et Société́. En septembre 2018, il participe au CAS-TWAS-WMO forum on ecohydrology and climate change, Beijing, China ; la même année à la conférence de AFQUA à Nairobi, Kenya. En Aout 2016, il prend part au Congrès International de Géologie à Capetown en Afrique du Sud pour ne citer celles-ci.

<strong>Un scientifique confirmé</strong>

Dr Dembélé est un scientifique confirmé avec une maitrise parfaite des outils informatiques. De maitrise des systèmes d’exploitation Windows, Mac Os X et Linux, les logiciels de dessin : Coreldraw, Adobe Illustrator, Inkscape en passant par les Logiciels de SIG (systemes d’Information Géographique) : GRASS GIS, QGIS, SAGA GIS, ARCGIS aux logiciels d’analyse d’images : IDRISI, ERDAS, ENVI, Photoshop et Logiciels de statistiques : STATISTICA, STATA, R Statistics, SPSS, rien ne lui résiste.

Présidence de l'association du quaternaire de l'Afrique de l'ouest

Depuis 2014, Dr N’dji dit JacquesDembélé est président de l’association quaternaire de l'Afrique de l'ouest.  En effet, il est le seul spécialiste du domaine en Afrique de l’Ouest.

Marié et père d’un enfant, Dr N’dji Jacques Dembélé est un passionné de la lecture, la guitare et le sport.  Comme langues internationales, il parlement couramment le français, l’anglais et le chinois. Il parle également le Bamanankan et Mamaara (minianka) comme langues locales.

De jeunes cadres honnêtes et travailleurs, le Mali en regorge suffisamment   et le docteur N’dji dit jacques Dembélé est un exemple des élites maliennes qui sont loin des projecteurs, mais qui font avancer le pays dans leur différents domaines et spécialités. A la prochaine parution pour d’autres découvertes !

<strong>Amadingué SAGARA</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Visite de la Radio Dakan : Les étudiants en filière journalisme et communication de l'Ecole Universitaire de technologies à la découverte du paysage radiophonique.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/visite-de-la-radio-dakan-les-etudiants-en-filiere-journalisme-et-communication-de-lecole-universitaire-de-technologies-a-la-decouverte-du-paysage-radiophonique-3004011.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:15:53 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Jeudi 15 décembre 2022, les étudiants en filière Journalisme et Communication de l’Ecole Universitaire de Technologie et de Gestion (EUTG) ont rendu une visite de courtoisie à la rédaction de la Radio Dakan sis à Baccodjicoroni-Golf.  Cette visite rentrait dans le cadre de la découverte des réalités du monde médiatiques par les étudiants en communication journalisme.

C’était une occasion en or pour ces futur(e)s hommes et femmes de médias de se frotter aux réalités du métier surtout du paysage radiophonique.

Les curieux étudiants ont été accueillis à leur arrivée par M. Dakité connu sous le nom de Mandé Massa, Directeur général de la structure. Il a d’entrée de jeu, exprimé   sa joie de les accueillir et les faire visiter les locaux de la radio.

A rappeler que cette visite avait pour objectif de découvrir, de se former et de s’informer à la fois sur l’un des outils pertinents des nouvelles technologies d’information et de communication, en particulier la Radio.

La visite était l’initiative de l’Administration de l’Ecole Universitaire de Technologie et de Gestion qui est engagée à cultiver l’excellence. Elle donne l’opportunité à ses étudiants d'être opérationnels sur le terrain après l’obtention de leur diplôme.

Au cours de la visite, le Directeur a expliqué en détails le monde radiophonique et a exhorté les étudiants à être passionnés et déterminés car le journalisme est un métier exigeant. Il a répondu avec satisfaction aux questions posées par ces futurs journalistes.

On retient de cette visite les points suivants : encourager les futurs journalistes vers le domaine du journalisme ; susciter le goût de l’apprentissage chez les étudiants en journalisme et pousser les futurs journalistes à cultiver l’excellence.

A la fin de la visite mirifique, les futurs journalistes se sont dotés de connaissances qui leur seront très utiles tout au long de leur carrière Journalistique et communicationnelle.

Enfin, on peut dire : « Aujourd’hui on a besoin de communiquer afin de transmettre : message, patrimoine, tradition, pour s’exprimer et convaincre ». Et Cela nous renvoie directement à l’importance et l’évolution des moyens d'informations comme la radio sein de nos sociétés.

<strong>TOURE Mahamadoun Oumar, Etudiant à l’EUTG en Licence 1 journalisme et communication.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éducation :  La rentrée scolaire aura-t-elle lieu comme prévu ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/education/education-la-rentree-scolaire-aura-t-elle-lieu-comme-prevu-2993147.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 09:48:00 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Selon le chronogramme du département en charge de l'éducation, la rentrée scolaire 2022-2023 est prévue pour le 3 octobre 2022 sur toute l’étendue du territoire national. Si la date, telle qu’annoncée, arrive à galop, la question et non pas la moindre qu'on est tenté de se poser est de savoir si cette rentrée sera effective sur l'ensemble du territoire national.

On se souvient encore de cette polémique   autour de la date de cette rentrée. Finalement, il a fallu un point de presse de la Ministre de l'Education Nationale Madame Sidibé Dédéou Ousmane pour donner des éclaircissements sur ce sujet  qui enflammait la toile et les médias.  C'est justement au cours de ce point de presse que la Ministre parlera de la date du  16 septembre 2022, comme la rentrée administrative et le  03 octobre 2022, comme l'ouverture  des classes.  Il est évident qu'une rentrée  scolaire exige des préparations  de la part des parents, c' est ce quiproquo avait plongé  plus d'uns  dans une peur bleue.

Au-delà, nul ne peut ignorer  que cette rentrée scolaire  est grandement menacée surtout pour celui qui se renseigne sur les sujets éducatifs du pays. A rappeler  que les syndicats des enseignants  signataires du 15 octobre 2016 avait  suspendu leurs grèves relatives à  la question de la grille unifiée à cause  des sanctions de la CEDEAO contre le Mali. En patriotes, c'était pour eux une manière  de témoigner leur solidarité envers la transition  et le pays.  Après la levée des sanctions, la situation  n'a bougé d'un iota. Les rencontres de négociations se programment et se reportent. Certaines rencontres ont été tenues mais sans suite  favorable. A quelques jours de la rentrée, le constat est bien triste,  rien n'est encore résolu. La situation  n’est-elle pas une menace contre une rentrée scolaire effective?  Les syndicats  des enseignants  ne sont pas prêts  à renoncer à leurs droits acquis au prix d'une lutte sanglante. Il est évident que  l'inertie des autorités  de la transition  face à  ce problème  pourra engendrer des conséquences  néfastes sur la rentrée.

A cela s’ajoute la situation des enseignants du District de Bamako. Ceux-ci, à travers un préavis, menacent d’aller en grèves à partir du 03 octobre 2022 pour non-paiement des rappels des années précédentes. Si toutes ces questions ne sont pas prises au sérieux, la rentrée scolaire pourrait  être un échec et risquerait de traîner l'année scolaire dans sa chute.

Par ailleurs, la Coordination des Associations de Promoteurs des Ecoles Privées au Mali ont adressé une demande ( Ref: 020221/ Coordination.023) le 26 septembre 2022, à  la ministère  de l'éducation  pour le report  de la rentrée scolaire jusqu'au 17 octobre 2022. Les raisons sont liées à  l’aspect  financier  car jusqu'à  présent, les subventions de l'année scolaire 2020-2021 ( frais scolaires et demi bourses) des écoles privées  de Sikasso  n'ont  pas été payées. Aussi, les paiements en frais de scolaires et demi-bourse  dans le District de Bamako, Sikasso, Tombouctou et Gao au titre de l'année scolaire 2021-2022 n'ont pas été effectués.

Certains établissements  du niveau Secondaire général ont reçu  les  paiements partiels en frais scolaires  mais tel n'est pas le cas des  établissements techniques et professionnels. Pour chacun d'eux, les paiements  la demi-bourse sont en attente.

La coordination  des associations de promoteurs d'écoles privées au Mali espèrent  aux paiements  de ces frais d'ici  le 17 septembre 2022. C'est une manière  pour eux, de rejeter non seulement  la date du 03 octobre 2022 prévue comme la rentrée scolaire  mais aussi  de conditionner  la nouvelle date aux paiements  des subventions. La Ministre de l'Education  Nationale pourra-t-elle  gérer ce problème à temps? Question dont elle seule ne peut  répondre. D'ici  là,  la rentrée scolaire  voire  l'année  scolaire  est menacée.  Le droit à l'éducation  pour tous les enfants  existe dans notre constitution. Alors, la tâche  revient aux autorités de mettre les enfants  dans leur  droit en faisant de l'école  malienne une priorité.

Outre ces réalités, il faut noter la fermeture des classes dans plusieurs localités du centre et du nord. Depuis la crise, les classes sont restées fermées dans plusieurs localités au centre. Les dispositions ont-elles été prises pour la réouverture de ces classes ? Aussi, le problème du pléthore d'enseignants dans les établissements des grandes villes et le manque crucial d'enseignants dans les localités reculées.

Autant d'inquiétudes sur  une rentrée réussie le 3 octobre prochain.

<strong>Adama B SAGARA</strong>]]></content:encoded>
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                            <item>
                    <title><![CDATA[Le soi-disant activisme : Les "Videomens," la plaie de la transition]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/technologie/le-soi-disant-activisme-les-videomens-la-plaie-de-la-transition-2993144.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 09:41:47 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Avec l'essor des réseaux sociaux, un nouveau type de métier  connaît aujourd'hui du succès.  A travers ce métier, beaucoup  arrivent à gagner  de la popularité  et même de l'argent auprès des personnalités dont ils, soit  vantent les faits, soit font du chantage.  Cette entreprise  qui est sur point  de détruire notre société  ne demande pas beaucoup d'investissements; il suffit de posséder un smart Phone et du forfait et tout est joué.   Les personnes qui exercent ce soi-disant métier, veulent même détrôner les journalistes dans la diffusion des informations. Elles donnent des informations  de tout genre et font des commentaires rocambolesques  sur des sujets qu'ils ne maîtrisent souvent pas.  Elles se sont érigées en patriotes en traitant tous les autres qui ont des avis contraires aux leurs d'apatrides, d'ennemis de la nation. Elles ne vont que les éloges des autorités  du moment et à chaque changement  de pouvoir, elles changent  aussi de veste.  Indignité  ou autres choses immorales, voilà comment la plupart d'entre elles gagnent leur vie.  Ce phénomène a commencé depuis le régime d'IBk et continue toujours d'avoir du succès tant que certaines autorités utilisent ces personnes pour des actes de propagande afin de brouiller toute piste conduisant à la découverte de la réalité.

On constate  aujourd'hui que "les videomens" dénommés ainsi,  se dire défenseurs de la transition. Ils racontent tout et rien en même temps sur la toile à partir des directs.  Souvent, en voulant défendre  de leurs points de vie afin de gagner l'admiration des autorités et de la population, ils tirent  à  tout bout de champ, ils déversent des propos diffamatoires, mensongers.

Derrière leur écran et en attitudes comiques et laides, raconter des balivernes sans mesurer les conséquences  est  leur jeu préféré. Ils attisent même le jeu entre les communautés, les partis politiques et autres. Ils ne donnent de limites à des  propos provocateurs de conflits ou de mésententes.

Ces patriotes 2.0 rendent-ils service à  la transition ?  Absolument pas! Pour soutenir de la transition, il faut tenir des propos  qui peuvent renforcer la cohésion sociale, amener la paix et réunir tous autour de l'intérêt pays. Il faut également  dire la vérité  lorsqu'il  y a des manquements ou des dérives au niveau de la gouvernance afin d'attirer l'attention des plus hautes  autorités pour la prise des mesures pouvant contribuer à  l'épanouissement du pays.

Aussi,  il arrive souvent que ces "Videomens" rendent la tâche difficile  aux autorités de la transition  à  cause des louanges insensées et des propos mensongers qu'ils balancent sur la toile.  Finalement, au lieu d'être un soutien pour la transition, ils deviennent  une plaie pour elle.  Les propos de division  que prolifèrent  ces individus sont une menace contre la construction  du Mali kura. Le Mali dans lequel tout le monde se retrouve. Enfin, les "videomens" peuvent jouer un rôle dans la construction du pays s'ils travaillent sur la base de la vérité et de la réalité en arrêtant  de faire la promotion du populisme et de la médiocrité, et de détourner l'attention  du peuple. Ainsi, il serait difficile  pour eux de gagner de l'argent facile mais  au moins ils défendront l'inter du pays pour le bonheur de tous.

<strong>La Blanche</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mine : Quand une mine devient un problème pour les paisibles citoyens  Les populations spoliées de leur terre]]></title>

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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 08:01:55 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Depuis une dizaine d’années, les populations de Samaya, commune de Nouga, cercle de Kangaba dans la région de Koulikoro sont privées d’exploiter la terre de leurs ancêtres. Cet état de fait est le résultat de l’arrivée d’une société minière dénommée AGG (African Gold Group).  Après un grand conflit qui a opposé AGG à une partie des orpailleurs traditionnels, une zone rouge avait été instaurée par la société minière en 2015. Pour la mise en œuvre de cette décision unilatérale, le groupe de Sékou Konaté, le Directeur de la mine va faire appel à l’armée notamment la gendarmerie pour la surveillance de ses sites.  Aussitôt arrivée, cette force sera soupçonnée voire indexée par les populations de se livrer à des actes qui sont aux antipodes de sa présence. Pendant la journée, on ne pouvait voir un seul oiseau survoler le site mais à la tombée de la nuit, le même site devient une véritable foire : les bruits des Benz, des motos tricycles, les tracteurs…, on y trouve tout. Pour être parmi les partisans de cette foire, il faut simplement s’acquitter d’une somme.  Le tarif en fonction des matériels et du type d’opération. Cette somme tombe dans la poche des gendarmes !   En une seule nuit, les « clandos », appellation vulgaire des orpailleurs, pouvaient banalement donner plus de cinq millions aux gendarmes. Cet affairisme ne va pas sans conséquences. En effet, il est difficile de passer une nuit entière sans que les populations n’assistent à plusieurs cas d’éboulement de la mine. Dans la plupart des cas, ce sont ces mêmes populations qui viennent chercher les corps sous terre pour aller les enterrer.  Curieusement ce travail se fait sous la bénédiction de l’AGG car comme on le dit ‘’ qui ne dit mot, consent ‘’. Partage-t-elle ces sommes avec la société minière ? Eu égard de ce que nous avons recueilli comme information, cette question mérite bien d’être posée car l’AGG est loin d’être correcte.

Ainsi, cette pratique scandaleuse sera décriée et dénoncée à maintes reprises par les habitants de Samaya en pointant du doigt les agissements et les violences multiformes de l’AGG qui agit à travers la gendarmerie. Il est à préciser que les populations victimes ont contacté ou alerté sans suite favorable les autorités locales et nationales, du Maire aux Ministres en passant par le sous-préfet, sur la situation. Mais, la situation reste toujours inchangée, pire elle s’aggrave davantage. L’AGG est devenue un rouleau compresseur pour les populations.

Donc, après une longue attente, les habitants de Samaya avec à sa tête Lanseye  Diawara, le chef de village, assisté par  ses conseillers, les « <strong>tomboloma »</strong>  qui est une sorte de police locale et le président de la jeunesse Drissa Diawara ont tenu un grand rassemblement ce samedi  17 septembre 2022 dont le but principal était la  protestation et la dénonciation de la société African Gold Group d’une part  et les multiples comportements inappropriés de la gendarmerie qui sécurise l’AGG d’autre part.

Tour à tour, tous les intervenants ont fustigé l’incompétence et l’inefficacité de la société minière avant de demander le retrait pur et simple de son permis d’exploitation. Pour le chef de village de Samaya, ce grand rassemblement ne vise pas les autorités locales encore moins nationales. Mais, il s’agit plutôt à tirer la sonnette d’alarme sur la souffrance de sa population qui est due aux multiples violences et injustices commises par la gendarmerie.

Si le slogan « Mali Kura » est bien une réalité alors les autorités de la transition sont interpellées par les populations de Samaya pour sauver une zone en situation de détresse qui saigne partout. L’agriculture et l’orpaillage constituent le poumon de développement de cette zone. Doit-on laisser cette population entre les dents et les griffes d’une société qui ne fait absolument rien pour le développement local ?

<strong>Moussa Touré    </strong>

&nbsp;]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Mauritanie, Niger, Algérie, ces pays qui menacent la sécurité intérieure du Mali]]></title>

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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 07:55:21 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[La situation sécuritaire à Andwerboukane et Talatay s'est fortement dégradée ces derniers temps.  Les tensions sont montées d'un cran entre les paisibles citoyens et les groupes terroristes sévissant dans cette partie du Mali. La carte d'identité nationale malienne est même interdite dans la circulation. Les populations fuient la zone par centaine pour sauver leur peau.

Depuis la visite officielle du président français Emmanuel Macron, il en est ainsi. Simple hasard ? Difficile de le croire. Comment comprendre que juste après cette visite, les ennemis du Mali ont poussé les ailes, multiplié des déclarations provocatrices jusqu'à aller hisser leur drapeau ?

Une chose est sûre, le Niger, la Mauritanie et l'Algérie ne jouent pas franc jeu dans la crise malienne.

Leur soutien indéfectible à la France n'est que le secret de polichinelle.  Cette position confuse avec le Mali est certainement la cause de ce revirement des groupes terroristes qui avaient fait profil bas depuis la montée en puissance enclenchée par l'armée malienne.  Le jeu diabolique est compris car la France compte, comme d’habitude, utiliser des certains pays pour agresser indirectement le Mali.

Les autorités doivent impérativement renforcer la sécurité et la surveillance sur ces trois frontières.

Amadingué SAGARA]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[486 jours du Colonel Assimi GOÏTA :  Quel bilan ?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/486-jours-du-colonel-assimi-goita-quel-bilan-2993123.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 07:51:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>Le 22 septembre 2022, le Mali fêtait avec sobriété son soixante deuxième anniversaire. Cette célébration intervient alors que le président de la transition comptait ses 486 sixième jours au pouvoir depuis la mise en touche du Président Bah N’Daw. Pour certains, un Coup d’Etat, pour d’autres, la rectification de la transition. Chacun qualifie l’événement selon la compréhension et sa position. Ce qui est sûr, à la grande surprise des Maliens, Bah N’Daw est contraint de démissionner de la présidence. Ainsi, Assimi GOITA a pris le pouvoir le 24 mai 2021 et a prêté serment le 07 juin 2021.</strong>

Après cette rectification de la transition, le M5-RFP, jusqu’ici mis à l’écart après un combat sans merci pour départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, revient sur la scène politique. Il occupe sans surprise la primature avec à sa tête Choguel Kokalla MAÏGA.

Désormais, le duo Assimi- Choguel s’attaque aux problèmes prioritaires du Mali.  En seulement quelques mois, le nom du Mali est porté haut partout à travers le monde. Les Maliens qui jusqu’ici souffraient de la situation un peu honorable de leur pays, se sont vite retrouvés dans le combat des autorités. Pour le Mali, l’espoir renaît dans les cœurs.

<strong>Vers la résolution de la crise sécuritaire</strong>

A la tête du pouvoir avec le gouvernement de Choguel Kokalla MAÏGA, le président de la transition Assimi GOITA, joignant l’acte à la parole, décide de restaurer l’honneur et la dignité du peuple malien.  Sa priorité absolue sera de faire face aux problèmes sécuritaires notamment la lutte contre le terrorisme. Le terrorisme étant la source des maux du pays, il fallait utiliser tous les moyens pour le combattre voire l’éradiquer du territoire malien. Alors, un partenariat devient une nécessité pour la formation des soldats et l’achat des équipements militaires. Malgré l’opposition de la France qui se voit perdre le Mali, Assimi GOITA ne s’arrête pas car alléger la souffrance du peuple malien est devenu sa mission. Il lance un appel à la jeune malienne pour l’accompagnement dans ce combat est aussi le sien d’où ce propos de sa part ; « si j’échoue, c’est toute la jeunesse malienne qui aura échoué. ».

Du temps du président IBK jusqu’au passage de Bah N’Daw à la présidence, la lutte contre le terrorisme n’a pas donné de résultats satisfaisants. Les camps militaires étaient attaqués à tout bout de champ et les pertes en vies humaines étaient énormes.  Le mental du soldat malien a finalement fini par s’affaiblir à force d’essuyer des échecs sur le champ de bataille face aux terroristes.  Les détracteurs trouvaient toujours des mots pour dénigrer le pouvoir et l’armée qui restaient impuissants face à cette guerre. L’espoir d’un nouveau Mali ne brillait plus à l’horizon. De désastres en désastres, la situation sécuritaire a fini par avoir raison du régime IBK.  Le manque de formations et d’équipements militaires en étaient les principales causes. Si au départ, les populations du centre et celles Nord étaient les seules victimes, l’ennemi partenariat s’installer dans plusieurs autres régions du pays. Les attaques à répétition a semé alors la psychose chez les populations.

Pour remédier à cette triste situation, Assimi GOITA a concrétisé le partenariat avec la Russie. Ainsi, de nouveaux armements ont été achetés, offerts par le nouveau partenaire. Ces différents acquis et le soutien indéfectible de la population à son armée, ont requinqué le mental du soldat malien.

Dès lors, l’armée malienne monte en puissance. Les ennuis n’attaquent presque plus ; la peur à changer de camp.  L’armée est aujourd’hui une armée offensive qui gagnent des batailles.

Par ailleurs, malgré le départ de l’armée française du territoire malien à la demande des autorités maliennes qui ne voyaient plus la nécessité pour un manque de résultats, la situation sécuritaire s’est améliorée.  Cela a établi une confiance entre les autorités et le peuple. Même les partis politiques opposés à la méthode de gouvernance du Mali par les militaires, reconnaissent et saluent cette performance de l’armée.

On retient que beaucoup d’efforts ont été accomplis sur le plan sécuritaire mais la crise reste toujours d’actualité. A présent, il faut le retour de l’administration dans les localités libérées et les sécuriser définitivement. Cependant, il est impérieux d’aider les populations qui, dans l’impuissance et par crainte, ont signé des pactes avec les terroristes afin de préserver leur vie.

<strong>Une économie affaiblie</strong>

Le pouvoir de Assimi GOITA est confronté à un problème économique depuis le départ. Cela s’explique non seulement par la crise économique mondiale engendrée par la COVID-19 et la guerre de la Russie en Ukraine mais aussi par les sanctions de la CEDEAO.

A rappeler que cette institution sous-régionale (CEDEAO) a exigé un chronogramme aux autorités de la transition pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le Mali en tant qu’Etat souverain s’y est opposé et il a été mis sous embargo pendant des mois.  Cette crise a affaibli économiquement le pays et plongé la population dans la souffrance. Les produits sur le marché surtout les produits de premières nécessités ont augmenté de prix et certains étaient même introuvables. Malgré les mesures prises par les autorités pour subventionner ces produits et les importer via le port de la Guinée et celui de la Mauritanie, la lutte contre la crise économique n’a pas connu une grande avancée.  Même avec la levée de l’embargo, elle demeure toujours. La cherté de la vie est une réalité !  Il revient aux autorités surtout au président de trouver les voies et moyens pour alléger la souffrance de la population. Les maliens ont faim mais restent attacher au soutien pour la réussite de la transition car, c’est le prix à payer pour une indépendance totale.

<strong>Changement positif sur le plan éducatif</strong>

Au début de la transition avec Assimi GOITA comme président, rien n’allait sur le plan éducatif. Les enseignants étaient continuellement en grèves à cause de la grillée unifiée dont l’application a provoqué l’abrogation de l’article 39 du statut des enseignants. Les enseignants n’ont cessé d’exprimer leur colère par des grèves. C’est ainsi qu’ils se sont abstenus à surveiller et corriger les épreuves des examens de fin d’année scolaire 2020-2021.

En soutien aux autorités de la transition suite aux sanctions de la CEDEAO, les syndicats des enseignants vont suspendre les grèves pendant tout le reste de l’année scolaire 2021-2022. Les cours sont données normalement et les programmes ont été épuisés dans la plupart des cas. Les examens ont été bien organisés car il y a eu moins de fuite de sujets et la surveillance était serrée. Cela a été témoigné par les candidats via les médias et réseaux sociaux. A ce sujet, le peuple malien dans sa majorité a félicité les autorités de la transition pour avoir fait de l’école une priorité.

Pour continuer dans la même dynamique, afin de rehausser le niveau de l’élève malien, les autorités doivent rapidement trouver une solution à la menace qui se pointe à l’horizon. Il s’agit de trouver un terrain d’entente avec les syndicats des enseignants concernant la grille unifiée pour que la rentrée scolaire soit effective et pour éviter de nouvelles grèves.

<strong>La classe politique se sent écartée </strong>

La classe politique critique le gouvernement de la transition car elle se sent lésée. C’est pourquoi même les partis politiques qui ont participé au M5-RFP ne cessent de dire qu’ils ne sont pas impliqués dans la gestion des sujets brûlants du pays. Ils s’attaquent à Choguel dont les comportements et les paroles sont devenus des actes de mépris envers eux.  En vérité, il n’y existe pas une grande confiance entre la classe politique et les autorités de la transition. Les politiciens trouvent que la transition doit être de courte durée et se focalisent sur les élections or, pour les autorités de la transition, il faut des reformes des institutions, des secteurs et la maitrise de la crise sécuritaire avant de procéder aux élections.  La nouvelle loi électorale a été source de divergence entre les deux. On retient que les relations ne sont jusqu’à présent pas bonnes entre eux.

Pour construire le Mali Koura, il faut impérativement la participation de tous. Une union sacrée autour du Mali est une nécessité. Les Maliens doivent parler le même langage pour faire face aux ennemis extérieurs. Il est alors temps d’enterrer cette hache de guerre qui existe entre les deux parties et bâtir un Mali épanoui, uni et envié.  Etablir la confiance et travailler pour sauver le pays, tel doit être la vision des autorités et celle de la classe politique.

<strong>La lutte contre la corruption devient une réalité</strong>

L’arrivée du président de la transition Assimi GOITA pour pouvoir, la lutte contre la corruption s’est beaucoup renforcée. Beaucoup ont fui le pays parce qu’ils risquaient d’être poursuivis pour faits de corruption. Des gens ont été arrêtés pour détournement de biens publics.

Aujourd’hui, le Malien a peur de se lancer dans les affaires sales car les autorités ont décidé d’avoir un œil sur tout. On se rappelle du scandale d’octroi des logements sociaux, du recrutement de la CANAM, de l’insertion de certains individus à l’ENA sans passer par le concours. Cela prouve que la lutte contre la corruption est une réalité. Et elle est devenue efficace grâce à l’implication de tous surtout les lanceurs d’alerte, les médias…

En conclusion, tout n’est pas parfait mais on doit reconnaitre qu’il y a eu des changements positifs. Le Mali tient tête à la France en dénonçant ses attitudes véreuses, ses abus et manigances.  La suspension des médias français à savoir RFI et France 24 qui sont qualifiés de source de diffamation et propagande en faveur de la France. L’ambassadeur de France au Mali a été sommé de quitter le pays…

A travers ces actions à caractère nationaliste et avec le soutien total de la majorité des Maliens, la transition a porté haut le nom du pays et se bat pour restaurer sa dignité. Le Mali est un modèle d’Etat souverain en Afrique et dans le monde.  Le Mali est aujourd’hui respecté et nul ne peut l’ignorer même les détracteurs.

<strong>Adama B  SAGARA </strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[62ème anniversaire de L'INDÉPENDANCE : Ce qu'il faut comprendre.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/62eme-anniversaire-de-lindependance-ce-quil-faut-comprendre-2993090.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 07:49:26 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong><em>On ne fera pas le procès des dirigeants politiques qui se sont succédés durant ces 6 décennies. Un Etat, c'est avant tout les institutions fortes.</em></strong>

Mais, il n'est pas toujours facile de comprendre l'action et le fonctionnement de ces institutions si l'on ne les intègre pas dans un ensemble homogène : l'Etat.

C'est d'ailleurs, la raison pour laquelle ces institutions publiques sont aussi appelées les "Organes" de l'Etat.

Sous une approche biologique et systémique des organisations, le rôle des institutions consiste à assurer de manière coordonnée les fonctions de l'Etat au même titre que les organes le sont pour le corps humain.

Ce qui semble essentiel aujourd’hui pour nous Maliens réside dans notre volonté à faire fonctionner de manière régulière et normale ces organes afin d'assurer l’entièreté de la SOUVERAINETÉ de notre ETAT.

Puisqu'il s'agit de celle-ci, la SOUVERAINETÉ, aussi chère aux autorités de la transition qu'aux citoyens lamda doit être appréhender, non comme un concept ou une simple idée mais, comme un PRINCIPE en ce sens qu'elle débouche sur un postulat.

Alors, qu'est-ce que la SOUVERAINETÉ ?

En langage simple, la souveraineté signifie que l'Etat n'a de supérieur au plan international et n'a d'égal au plan interne.

L'État souverain est INDÉPENDANT et agit de manière libre et autonome contrairement à la colonie qui demeure sous la dépendance d'un autre Etat souverain.

Ainsi, L'INDÉPENDANCE confère la SOUVERAINETÉ, qui à son tour attribue à l'Etat des pouvoirs et des prérogatives tant à l'interne qu'à l'externe.

La SOUVERAINETÉ comporte donc des implications factuelles à savoir la CAPACITÉ à :

✅️Assurer la défense et la sécurité nationale ;

✅️S'engager librement dans le cadre des accords bilatéraux et multilatéraux ;

✅️Rendre justice au nom du Peuple ;

✅️Exercer l'exclusivité de ses compétences sur l'ensemble du territoire national.

Au regard de ces implications, on peut discuter sur le succès de certaines actions tendant à rendre effectives ses "souverainetés" mais, la bonne foi recommande que l'on reconnaisse l'engagement politique des autorités à donner au Mali tout son honneur et sa dignité afin qu'il retrouve sa place d'antan dans la construction de l'histoire comme ce fut, au temps des empires.

Bonne fête d’indépendance !

<strong>Bassirou Doumbia.</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Éditorial : 22 septembre 2022: le Mali, enfin la vraie indépendance?]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-22-septembre-2022-le-mali-enfin-la-vraie-independance-2993120.html</link>
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                    <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 07:45:44 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Maliba a désormais 62 ans, vive le MaliKura ! A 62 ans, l’homme a atteint la maturité. Il n’est plus à la charge d’aucune personne. Après avoir soufflé ses 62 ème bougies, le Mali est-il finalement indépendant ? Dans un passé récent, répondre à cette question relevait d'une gymnastique. Mais aujourd'hui, on peut aujourd'hui sans se tromper répondre par l'affirmatif.

Faut-il le rappeler que le Soudan Français accédait à l’Independence le 22 septembre 1960 ? Après cette date, le président Modibo Keita demandait aux troupes françaises de quitter toutes les bases qu’elles occupaient en territoire malien. L’armée malienne naissait suite à ce départ des troupes coloniales, une armée qui était le gage de la souveraineté du Pays.

Après 60 ans, le Mali à l’instar de la plupart des Etats africains, surtout subsahariens, restaient sous les ordres de l’ancienne métropole, qui décidait de tout (élections, gestions du pays, le mode de gouvernance, etc.) à telle enseigne que certains par ironie, ne manquent plus de qualifier nos dirigeants de gouverneurs ou encore des sous-préfets. Au fond, cette manière de voir les choses n’est pas aussi ridicule que cela parait à la première lecture. L’indépendance qui a été saluée à ses premières heures avec beaucoup d’optimisme, s’est révélée être un mirage.

Revenons au Maliba qui fait l’objet de notre analyse de cette semaine. De l’indépendance à nos jours, tout montre à suffisance que la situation échappait au contrôle des autorités.

Aujourd'hui, les choses semblent changées et le Mali peut se vanter d'avoir amorcer le chemin de l’indépendance.

La chronique maladie du Mali qui était l’épineuse question du nord laissant libre cours aux rumeurs à cause de la position ambigüe de la France, est totalement guérie. La France a été chassée du Mali. Gaillardement débout, le Mali tient à la France et tous ceux qui tentent de piétiner sa souveraineté et sa dignité. Seul contre tous, le Mali défend sa position sans crainte ni complexe. Les choix des partenaires, la réorganisation de son armée, la gestion de la chose publique ; le Mali ne compte avoir des ordres de la part de personne. Et quoi qu'on dise, le Mali par son audace a fini par imposer le respect.

Même si les festivités du 22 septembre se sont passées dans la modestie, nul n'ignore où qu'il se trouve sur la planète, que le Mali a tracé sa voie. Une voie de liberté et de vraie indépendance.

<strong>Amadingué SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[La FORSAT civile tient la journée citoyenne à Bandiagara : Le pays dogon s'engage pour le Mali à travers ses autorités de transition]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 12:05:36 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Lundi 5 septembre 2022, s'est tenue à Bandiagara dans la salle de conférence des jeunes, la journée citoyenne organisée par La FORSAT civile en collaboration avec la société civile de Bandiagara

Le thème de  cette journée portait sur la nouvelle loi électorale.

La cérémonie d’ouverture s'est déroulée sous la présidence du gouverneur de la région, M.Sidy Mohamed El Béchir Baby,

du maire de la commune urbaine de Bandiagara, du président du conseil de cercle, Dana Amassagou et plusieurs personnalités.

C'est le mot de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bandiagara, non moins membre du Conseil National de Transition, M. Housseini SAYE qui donne le ton. Dans son allocution, il a salué la tenue de ces journées. Pour lui, soutenir la transition est plus qu'une nécessité, c'est vitale. Pour lui,  c'est l'histoire d'un Mali glorieux qui se trace, donc personne ne doit rester en marge de la révolution. " Soutenir la transition n'est pas que soutenir Assimi, c'est au contraire soutenir le Mali, ses institutions pour un Mali nouveau, " a-t-il conclu.

Abordant dans le même sens, le président du conseil de cercle,  N'Dindé Ongoïba

a encouragé et salué l'initiative. " Aujourd’hui tous les Maliens sont unanimes qu'il faut conjuguer les efforts pour relever le défi, " a-t-il expliqué. Et d'ajouter qu'il n'est plus un secret pour personne que les choses ont changé et qu'il faut continuer dans cette dynamique.

&nbsp;

Quant au secrétaire général de la FORSAT civile et Coordinateur de la région de Bandiagara, M. Marcelin Guenguéré, il s'est félicité de cette journée à Bandiagara. Pour lui, c'est devoir pour tout  Malien de soutenir les actions de la transition. Il a ensuite expliqué les objectifs de la FORSAT civile qui sont essentiellement de soutenir toutes les actions de la transition et de rendre visible toutes les actions de la transition. "Nous avons invité les populations de Bandiagara pour leur expliquer la nouvelle loi électorale afin qu'elles puissent se l’approprier," a laissé entendre le secrétaire général. Parlant de la  sécurité , il a demandé aux populations de faire confiance à l'armée qui est à pieds d'œuvre pour rendre effectif la libre circulation des personnes et de leurs biens dans la région de Bandiagara. Pour finir, il a invité les populations à rester mobiliser et se préparer pour la nouvelle constitution qui est en vue.

Dans son discours d'ouverture le Gouverneur n'a pas caché sa joie face à cette action citoyenne de la FORSAT civile. Pour le gouverneur, le Mali est à la croisée de chemin. Il a invité les populations à servir ce pays avec passion, un Mali qui est en train de rentrer dans l'histoire de façon glorieuse. Pour le Gouverneur, les actions de la FORSAT civile doivent être soutenues  par tous d'où son appel pressant à sa population. Pour finir, il a rassuré la population que les services de l'Etat seront effectifs dans toute la région d'ici peu et  en avance sur beaucoup de régions nouvellement créées.

Après une cérémonie riche en couleurs les travaux ont continué avec le 1er Adjoint au Préfet, Sinaly Keita et l'expert local,  Mamoudou SAGARA. Un débat sans langue de bois a émaillé cette journée citoyenne qui a marqué l'esprit de plus d'uns. Bandiagara s'engage désormais pour la cause du Mali en apportant son soutien aux actions de la transition.

&nbsp;

<strong>Amadingué SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[NTICs : L’utilisation des réseaux sociaux au Mali, un mal nécessaire.]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/technologie/ntics-lutilisation-des-reseaux-sociaux-au-mali-un-mal-necessaire-2990429.html</link>
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                    <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 12:00:30 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont des moyens indispensables pour connecter les individus partout à travers le monde. Au Mali, le réseau social a été révélé à partir des années 2004-2006.  À cette époque, peu de personnes l’utilisaient encore. On utilisait en son temps 1,2,3 Love et MSN.  C'est à partir de 2006 à 2007 que Facebook a commencé à faire son succès dans notre société. Son apogée a coïncidé avec l’évolution frénétique des nouvelles technologiques.  Pendant ce temps, seuls quelques internautes maliens s'y aventuraient en se connectant   via l'ordinateur. Ainsi, l’arrivée des téléphones portables avec le système Android a provoqué l’explosion de l'utilisation des réseaux sociaux. Comme une drogue, ils sont aujourd’hui consommés par beaucoup de Maliens de différentes tranches d'âge et dans le milieu urbain comme rural. La population malienne a pris le goût des réseaux sociaux tels que Facebook, Tik tok, Instagram... Qu'est ce qui explique cette utilisation massive des réseaux sociaux ? Les utilisateurs se construisent-ils un monde imaginaire et d'évasion des soucis via les réseaux sociaux ?  Les réseaux sont-ils devenus un centre de business ? Voilà autant de questions que l'on peut se poser aujourd'hui.

Nous constatons que l'utilisation de ces outils technologiques est devenue un mal nécessaire car cela est à la fois inévitable et effrayant. Pour recueillir des informations sur ce sujet, nous avons demandé  les avis  de certaines personnes.  Selon Monsieur Salif SANOGO promoteur de l’entreprise SSI (Sanogo Services Informatique) : 《les réseaux sociaux ont plus d'avantages que d'inconvénients. Ils créent de l'emploi, aident les entreprises à faire leurs promotions, facilite la mondialisation dans toutes ses dimensions et approfondissent  la connaissance de la population. C'est le moyen le plus rapide pour informer et sensibiliser la population et aussi un moyen de faire la pression sur le régime en pouvoir pour la bonne gouvernance.》.

Nous avons abordé  le sujet avec une dame portant le nom Haby KAMIA, personnel de la Société Firefly Services. 《La mauvaise utilisation peut détériorer  nos cultures. Certains  utilisateurs complexés, véhiculent une mauvaise image de notre société à travers des styles vestimentaires indécents. La diffamation est aujourd'hui au centre de l'utilisation de ces outils; ce qui peut conduire à la prison en cas de plaintes. Les réseaux sociaux entraînent des dégâts chez les jeunes. Les mineurs ont adopté des mauvais comportements comme le port des tenues indécentes, la consommation de la drogue et même la prostitution à cause des réseaux sociaux. Aussi, son utilisation abusif cause la perte de temps pour certaines personnes  travaillant dans les services publics et privés. Et cela déstabilise  le fonctionnement de la société.》, a-t- elle déclaré.

Les réseaux  sociaux  marquent aujourd'hui notre vie quotidienne. Ils sont à  la fois bons et mauvais car tout dépend des objectifs  de l'utilisateur.

&nbsp;

<strong>Ibrahime KANE dit Baboura</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[SNJ-BAPHO: Visite du ministre de la jeunesse et des sports à Mme Traoré, mère d'un nouveau-né L'image de la honte]]></title>

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                    <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 10:05:13 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>L’aventure des 807 éléments dont 281 femmes admises à la Fonction publique suit tristement son cours.</strong>

<strong> </strong>Plusieurs journaux de la place se sont penchés sur le dossier pour dénoncer le calvaire de ces hommes et femmes pris au piège par la volonté de fuir le chômage. Dès l'annonce de leur départ imminent, évidemment sans une bonne forme, nous avons tenté d'alerter sur les conséquences de cette légèreté dans son organisme. À l'époque, nous étions convaincus que la mauvaise organisation de ce programme (cher au président dont la nécessité ne fait aucun défaut) allait zapper le bien-fondé de cette belle initiative. Mais hélas, le pire s'est produit.

À ce jour, 200 sont indisponibles pour plusieurs motifs : abandon pour cause de manœuvre intense, maladies et cas de crises répétitives. Deux cas de fausses-couches dont un grave évacué sur l’hôpital de Ségou ont été signalés. La joie d'avoir passé à la Fonction publique s'est vite transformée en cauchemar avec cette formation militaire de base. Les candidats n'ont pas été recrutés sur les exigences militaires. Ça, les instructeurs s'en moquent éperdument. Aujourd’hui, les ministères en charge de ce programme à savoir le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et du ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social tentent de sauver ce qui peut être sauver. Ils se livrent désormais à un défilé entre Bamako et Bapho. La scène surréaliste, c'est lorsque le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, a publié fièrement une photo avec une recrue en la personne de Mme Traoré venant d'accoucher. Une image de la honte. Comment une femme enceinte peut se retrouver dans un camp de formation militaire jusqu'à y accoucher. Depuis quand des personnes dans cet état, sont admises à de telles formations ? Nous passons sous silence ces braves dames qui allaitent, ces handicapés et autres malades. Quelle urgence il y a à vouloir séparer pendant six longs mois une femme de son époux et ses enfants ? Quelle urgence de vouloir séparer un chef de famille de son épouse et ses enfants ? Des innocents dont le seul tort a été de passer à la Fonction publique. Une fonction publique pour laquelle ils vont devoir travailler six mois sans salaire.

D'après nos confrères du journal Aujourd’hui, le premier national de la statistique, dépassé par les manœuvres militaires, a abandonné ses camarades en pleine journée sous le coup de la fatigue. Il a dit préféré sa santé à la Fonction publique. Le candidat a décidé de quitter le Centre d’instruction de Bapho en remettant le matériel militaire qui lui avait été remis (kit complet) pour la formation aux instructeurs.

L'autre mise en scène pour cacher cette lamentable situation est la délégation ministérielle « à la corvée » pour souhaiter un bon appétit aux recrues de la Fonction publique.

"Arrivés à Segou, à l’heure du déjeuner, précisément dans le camp de Bapho, les dames de la délégation ministérielle n’ont pas hésité à se soumettre à la corvée de cuisine," peut-on lire dans un article sur la page du ministère de la fonction publique.

Selon nos indiscrétions, il a fallu des semaines de répétitions pour donner une image des recrues qui ne cessent de compter les jours.

<strong>À suivre</strong>

<strong>Amadingué SAGARA</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
                            <item>
                    <title><![CDATA[Maladie de Choguel et la fonction primatoriale: Ce que je pense]]></title>

                    <link>https://www.maliweb.net/societe/maladie-de-choguel-et-la-fonction-primatoriale-ce-que-je-pense-2990372.html</link>
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                    <description><![CDATA[]]></description>

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                    <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 09:55:56 +0000</pubDate>

                    <dc:creator><![CDATA[SOLONI]]></dc:creator>

                    
                                            <content:encoded><![CDATA[<strong>D'abord, il faut qu'on cesse de nous faire croire que Choguel se porte bien et qu’il est en repos forcé sur recommandation de son médecin et pendant plus de deux semaines, le peuple ne peut rester dans la confusion.</strong>

On peut soutenir un homme politique et demeurer réaliste. Le peuple a besoin de savoir la vérité.

Aussi, s'il est vrai que le PM est victime d'un AVC, alors, ce n’est pas certain qu'il soit à mesure d'occuper la plénitude de ses fonctions en si peu de temps après son rétablissement car selon les informations que l'on sait, le traitement post-AVC varie entre 6 et 12 mois.

Ce qu'il ne faut pas également ignorer dans les facteurs de cet Accident Cardio-vasculaire, c'est le poids des pressions sociales et politiques en plus de la crise économique et sécuritaire.

De sa nomination à aujourd'hui, Choguel n'a reçu que des coups de ses adversaires politiques et ce n'est pas méchant ou mauvais en politique, lui-même devrait s'y attendre car, il en a donné aussi à ses prédécesseurs.

Ce n'est pas sûr que les adversaires politiques cesseront de lui asséner des coups au motif de son état de santé ou de convalescence au cas où le PM revenait à occuper ses fonctions.

Ce qui peut l'exposer à des risques de rechute.

La politique n'a pas de pitié et les sentiments n'y ont aucune place.

Alors, face à ce constat, le Président de la transition devrait prendre deux mesures importantes pour l'intérêt de Choguel et de la transition elle-même :

Abroger le décret de nomination de Choguel pour le décharger de la lourde mission primatoriale afin de le libérer psychologiquement et lui permettre de se concentrer sur son traitement.

✅️Confirmer le Colonel Maiga au poste de Premier Ministre en raison du contexte d'urgence car un poste de PM, en cette période ne peut-être assuré par intérim pendant une longue durée.

Le gouvernement doit continuer à fonctionner normalement.

<strong>JUSTIFICATIONS :</strong>

Le ministre de l'administration territoriale est la cheville ouvrière de l'organisation et la coordination d'importantes missions gouvernementales et devrait rendre compte au PM, chef du gouvernement.

Or il se trouve qu'actuellement le Ministre incarne le PM.

Ce cumul de fonction présente un risque en ce sens qu'on ne peut être juge et partie à la fois.

Enfin, le ministre de l'administration territoriale, qui en plus de ses fonctions ordinaires ne peut aussi demeurer longtemps sous le poids de deux charges extrêmement élevées sans risque d'altérer son état de santé aussi.

Puisse Dieu veiller sur Choguel Maiga.

<strong>L'oeil D'Horus</strong>]]></content:encoded>
                                    </item>
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