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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Info&#45;Matin</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Info&#45;Matin</description>
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<title>Sans Tabou: FLA, le poker menteur des terroristes</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 09:30:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incapable de tenir tête aux forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires sur le terrain, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés semble trouver un nouveau terrain de chasse : les cabales médiatiques dans le but de semer la panique chez les populations civiles. Mais, c’était sans compter avec la puissance de feu des FAMa qui multiplient les succès militaires.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous les feux de l’armée malienne et ses partenaires, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés, incapable d’affronter directement les FAMa sur le terrain, semble trouver une autre méthode de combat pour semer la panique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis un certain temps, les combattants et militants dudit groupe ont investi les réseaux sociaux avec des mensonges distillées avec malice pour couper le sommeil aux populations civiles des régions du nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis qu’un convoi de l’armée malienne a quitté Gao le 10 juillet dernier en direction de Kidal, le FLA et ses alliés terroristes ont multiplié les actions de désinformation dans le but de saboter cette mission hautement stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 21 juillet 2025, on apprend qu’un militaire russe du nom de Igor Nesterov a perdu la vie le 14 juillet dernier à Alkite, une information relayée par un site Ukrainien, pays dont le soutien aux terroristes du nord ne fait pas l’objet d’aucun doute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans montrer le corps de la victime, le site de propagande Ukrinform affirme que Nesterov a trouvé la mort après l’attaque d’un hélicoptère ait été abattu lors d’une embuscade tendue par les terroristes du FLA à Alkit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un incident qui n’a jamais fait l’objet de confirmation de la part de la DIRPA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ses actions de propagande, ce qui est évident, c’est que ces terroristes sont en train de mourir part dizaine depuis près de deux semaines, comme en témoigne les communiqués de l’Etat-major.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, depuis que le président Assimi a quitté la Russie le mois dernier, la doctrine est très claire au sein de l’armée, plus d’actions et moins de parole. C’est ainsi que le convoi de l’armée qui a quitté Gao est arrivé, le samedi dernier, à Aguelhok sans encombre malgré les embuscades, les EEI, les drones kamikazes et la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que ces derniers temps des cabales médiatiques faisant état que Kidal et plusieurs localités de la région sont encerclés par les terroristes ont circulé sur les réseaux sociaux. Une information démentie par le commandant de zone de défense n°7 sur les antennes de l’ORTM avant d’appeler au calme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, la cabale ne s’arrête pas là. Dernièrement, c’est la communauté Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) qui a été la cible de cette campagne de propagande et de manipulation, présentée comme étant les nouveaux alliés des terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué publié le 19 juillet 2025, la Coordination des chefs de fractions Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) a démenti ces rumeurs faisant état d’un prétendu ralliement de la communauté Imghad au Front de Libération de l’Azawad (FLA).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qualifiant ces allégations de « sans fondement », la Coordination dénonce une tentative délibérée de semer « confusion et discorde » parmi les populations de Kidal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mensonge et la propagande sont donc devenus le sport favori des ex-rebelles de Kidal. A travers cette stratégie improductive, ils essayent désespérément de faire rallier des populations à leur cause perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Justice et libertés: Mara encore… Moussa Mara, l&amp;apos;ex&#45;Premier ministre malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice-et-libertes-mara-encore-moussa-mara-lex-premier-ministre-malien-3107585.html</link>
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<description><![CDATA[ Le plus célèbre lanceur d’alerte malien, l’ancien Premier Moussa Mara occupe encore, à sa grande satisfaction, devant de l’actualité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 20:18:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la maladresse d’un régime qui prête flanc aux entourloupes politiques. Embourbé dans une procédure judiciaire qu’il a cherché par son penchant maladif à être sur les réseaux sociaux, Mara a trouvé l’occasion rêvé de paraitre comme l’opposant principal que la transition traque et empêche de voyager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En l’empêchant de quitter Bamako pour Dakar afin de participer à une conférence internationale sur la paix et la sécurité dans le Sahel, organisée par la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung les 22 et 23 juillet, les autorités de transition victimise Mara et lui offre une précieuse tribune, à lui et à ses avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Mara en tant qu’un ancien chef du gouvernement Premier ministre n’est pas sans savoir que quand la justice retient une personne pour les suites d’une procédure, il n’est pas logique pour cette personne puisse faire le pigeon voyageur sans l’accord de la justice. Mais, dans sa ‘‘situation de sursis’’, Mara cherche l’incident, la faute, le scandale… et on le lui offre sur un plateau d’argent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement, comment dans les conditions qui sont celles de notre pays aujourd’hui, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a pu s’entourer de sa famille pour vouloir aller à Dakar assister à une conférence ; dans ce climat délétère de notre pays où les soupçons tiennent lieu de preuves ? Un expert-comptable fut-t-il ancien Premier ministre est-il le mieux placé pour parler de sécurité en l’absence de toutes les autorités sécuritaires du Sahel ? Qu’est-ce qu’il recherche ? La provocation ? Le buzz ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, pourquoi ne pas informer les autorités judiciaires de son intention de voyager avec ses enfants et son épouse, sachant que la procédure dont il fait l’objet au niveau du pôle de la lutte contre la cybercriminalité suit son cours ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui savent tant soit peu des arcanes judiciaires savent que c’est normal qu’une personne qui fait l’objet d’une procédure pénale en cours comme Moussa Mara puisse être interdit de quitter le territoire du pays. En effet, dans la législation malienne, il est courant que des restrictions de sortie du territoire soient imposées à une personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire, notamment si celle-ci peut entraîner une peine d’emprisonnement. Selon les praticiens du droit, cette mesure vise à garantir que la personne reste à la disposition des autorités judiciaires pour les besoins de l’enquête ou du procès, et à prévenir tout risque de fuite. Encore que nous ne prêtons à Mara aucune intention de faire la malle avec sa famille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est éviter le spectacle que Mara a offert ce lundi 21 juillet 2025 à l’aéroport que la loi a instauré l’exigence d’une autorisation de sortie du territoire comme pratique courante lorsque des restrictions judiciaires sont en place. Cette autorisation doit généralement être demandée auprès du juge chargé de l’affaire ou d’une autorité compétente (par exemple, le procureur ou un juge d’instruction). La demande doit souvent être accompagnée de justificatifs précisant les raisons du voyage, la destination et la durée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Code pénal (Loi N°2024- 028 du 13 décembre 2024) permet aux autorités judiciaires de prononcer des mesures restrictives, telles que l’interdiction de sortie du territoire, dans le cadre de sanctions pénales ou de mesures conservatoires pour des personnes impliquées dans des procédures judiciaires (par exemple, en cas de suspicion de crimes ou délits graves). L’Article 424 du Code de la Procédure pénale (Loi N°2024- 027 du 13 décembre 2024) prévoit spécifique des cas où une interdiction du territoire peut être ordonnée. Dans le cadre de la Législation sur la sécurité nationale, des lois spécifiques, telles que celles relatives à la lutte contre le terrorisme (par exemple, Loi n° 08-025 du 23 juillet 2008 portant répression du terrorisme) ou la criminalité organisée, permettent aux autorités de restreindre les déplacements, y compris la sortie du territoire, pour des raisons de sécurité nationale ou publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme ailleurs, les autorités administratives, comme le ministère de l’Administration ou le Ministre de la Sécurité, peuvent imposer des interdictions de sortie du territoire par des arrêtés ou décisions administratives, souvent dans des contextes de crise ou pour des raisons politiques ou sécuritaires. Ces mesures peuvent être prises sans texte législatif précis, mais elles doivent respecter les principes constitutionnels et les droits fondamentaux garantis par la Constitution du 22 juillet 2023 (articles 14 et 17, relatifs à la liberté de circulation).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la législation malienne, une interdiction de sortie du territoire peut être prononcée dans les cas suivants : enquêtes judiciaires ou poursuites pénales ; raisons de sécurité nationale ; mesures administratives dans des contextes politiques ou de crise ; protection judiciaire pour les mineurs ; dettes ou obligations financières ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, toute interdiction de sortie du territoire doit respecter les droits fondamentaux garantis par la Constitution malienne, notamment la liberté de circulation. Une mesure jugée arbitraire ou sans base légale peut être contestée devant les tribunaux maliens, comme la cour d’appel ou la Cour suprême. Les avocats de Moussa Mara, par exemple, ont exigé la levée immédiate de l’interdiction, arguant qu’elle était une «mesure de fait» sans fondement légal clair.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si c’est un peu tiré par les cheveux, l’incident de l’aéroport offre à l’ancien Premier Moussa Mara du pain béni. Le refus des autorités de la transition de le laisser sortir pour faire le globe-trotter le permet de projeter sur lui l’image de victime expiatoire d’un régime autoritaire aux abois qui embrigade et réduit au silence toutes les voix discordantes. Cet incident renforce sa position de figure de proue d’une opposition sous pression sinon sous éteignoir. Revers de la médaille : l’affaire de l’aéroport pourrait limiter sa capacité à s’exprimer librement ou à voyager à l’international pour des engagements politiques ou professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays avait-il besoin de ce spectacle tragi-comique ? L’incident de l’Aéroport offre une tribune à tous les adversaires de la transition pour crier haro sur le baudet et le présenter comme reflétant le climat de restriction des libertés dans un pays désormais caporalisé. Même si l’interdiction de voyager imposée à une figure de premier plan comme Moussa Mara envoie un signal fort aux autres opposants ou voix critiques, accordons-nous sur la vérité qu’elle renforce l’image d’une transition autoritaire et d’un régime martial qui cherche à contrôler le débat public. De telles mesures sont susceptibles de nuire à l’image internationale de notre pays et compliquer les efforts de dialogue et réconciliation en vue d’un retour à la normal dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Laissez Mara aller où il veut. Laissez-le parler et agir dans le respect de la loi. Les anciens disent : a ye ben ciébakoro ni berè ma ; nka ciebakoro ni kuma mugu, a ye a bla a ka teme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">EL HADJ SAMBI TOURÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tebboune: le tricheur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/tebboune-le-tricheur-3107513.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé, ce vendredi soir 18 juillet 2025, une interview périodique à trois représentants de la presse algérienne : la représentante de la télévision publique nationale (Canal Algérie), le représentant de la chaîne privée Ennahar Tv et le représentant de la radio nationale (Afriqia FM). ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:54:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme à son habitude, l’octogénaire aux commandes à Alger n’a pas dérogé à la règle de son sport favori, celui du jonglage avec les faits et la triste réalité. Sur la situation de notre pays et celle du Sahel en général, le président algérien ne prend pas seulement ses options comme verset du Coran, il prend toutes ses distances avec la vérité sur son soutien au terrorisme contre notre pays. Car il doit être le seul chef d’Etat sur cette planète à ignorer que le FLA (front de libération de l’Azawad) est un groupe terroriste qui s’allie avec des groupes terroristes (JNIM, EI) contre le Mali. Nous avons fait pour vous l’économie de ses affirmations scandaleuses ; et notre éclairage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la politique de bon voisinage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé, lors d’une rencontre avec la presse nationale, diffusée dans la soirée du vendredi 18 juillet 2025, l’attachement de l’Algérie à la politique de bon voisinage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a estimé qu’il n’y a pas d’autres solutions que la politique de la main tendue. « Jamais je n’userai de menaces ou d’autres envers nos frères maliens. Ce n’est ni de notre nature ni de notre philosophie. Notre doctrine, c’est le bon-voisinage. Moi, j’y crois. Si les autres n’y croient pas, c’est leur problème …Nous n’utilisons jamais le langage de la menace avec nos frères. Il n’est pas de notre philosophie et de notre nature de le faire. Nous sommes attachés au bon voisinage. Si les autres ne croient pas à cela, c’est leur affaire. Si vous agressez nos frontières, nous réagissons. Le reste, si vous demandez de l’aide, nous sommes prêts à répondre à votre requête», a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces affirmations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au cours de sa rencontre traditionnelle avec des représentants des médias algériens, résument l’état réel des relations de l’Algérie avec ses voisins, plus particulièrement notre pays. «Il n’y a pas de crise avec nos voisins. Il y aurait crise s’il y avait eu agression. Il se trouve qu’un voisin veut réduire ses relations avec moi. Que puis-je y faire ?». L’accusation facile. Pourquoi le président accusateur ne tente pas de contredire les griefs que notre pays porte contre l’Algérie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le voisin en question qui n’est que le Mali continue de dire sans être contredit par les faits accablants que l’Algérie continue d’encourager les groupes armés séparatistes et terroristes contre notre pays, que l’Algérie est le parrain du « terrorisme » au Sahel à travers le gite et couvert qu’elle offre aux terroristes sur son sol.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la médiation algérienne dans notre pays<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En quoi l’Algérie est « la plus grande université de lutte contre le terrorisme » au point que le Mali inspire de la catastrophe, expérience qui exporte et entretient le terrorisme sur son sol depuis 1990 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui Monsieur le président de la République algérienne populaire et démocratique, «Le Mali connaît une instabilité entre le Nord et le Sud, depuis 1960, soit deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. (Oui, vous êtes) intervenus à chaque fois (pour apaiser les tensions). Les Présidents (Ahmed) Ben Bella, (Houari) Boumediène et Chadli (Bendjedid) sont tous intervenus pour régler la situation, jusqu’à aboutir au processus de l’Accord d’Alger de 2015». Mais pourquoi, à votre grand désarroi, «au Mali, on considère cela comme une ingérence dans (nos) affaires intérieures ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Tebboune a-t-il dit toute la vérité ? Sinon comment un voisin s’implique dans une crise pendant plus 60 ans sans succès ? Pourquoi, l’Algérie continue à s’accrocher à l’Accord d’Alger que notre pays a déclaré caduc le 25 janvier 2024 ? N’ka biŋe ŋinina sin be biŋe kan… «Nous n’avons jamais imposé l’Accord d’Alger. C’est un Accord approuvé par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies (ONU). Toutes les fractions maliennes l’avaient signé. Reste l’application de cet Accord, entre autres, la réintégration de ceux qui s’étaient rebellés contre l’État malien. Il s’agit d’une question interne qui ne nous concerne pas. Les Maliens sont des frères que nous n’allons jamais abandonner, contrairement à ce qu’ils disent. Le Mali reste sur nos têtes. Nous avons toujours aidé le Mali depuis notre indépendance».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors pourquoi l’Algérie ne veut-elle pas laisser à notre pays de régler cette ‘‘question interne qui ne (la) ne concerne pas’’ ? Pourquoi le président Tebboune et son pays Samakoro Sigi ŋogon jugu s’obstinent à vouloir rejeter notre option militaire pour régler la ‘‘question interne qui ne (la) concerne pas’’ au profit de la paix qui n’a pas produit d’effet depuis 60 ans ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la solution algérienne au séparatisme malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arcbouté sur ses convictions, mais sur ses doutes, le président Abdelmadjid Tebboune exclu totalement un règlement militaire de la ‘‘question interne qui ne (le) concerne pas’’: «ce que je dis, je l’assume : l’Histoire a démontré qu’à chaque fois qu’il y a eu un coup d’État, les putschistes étaient convaincus que le problème du nord du Mali devait être réglé par la force. Ils arrivent finalement au résultat que la force ne règle pas les problèmes. Nous avons toujours fait en sorte d’intervenir pour apaiser les esprits entre les protagonistes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé que l’ancien Premier ministre (Choguel Maïga) avait critiqué l’Accord d’Alger dans un livre avant d’arriver au pouvoir. « Donc, c’était prémédité. La solution consensuelle (à la crise au Mali) est incontournable. L’Algérie a le plus défendu l’unité du peuple malien et l’unité territoriale du Mali. Nous n’avons jamais soutenu les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes calmement… », a-t-il soutenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solution ? C’est le dialogue, martèle le président avec emphase et grandiloquence : «Je répète que sans une solution consensuelle, il sera difficile de trouver une issue. Aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie. Nous n’avons jamais encouragé les séparatistes. Nous essayons de régler les problèmes avec douceur. S’ils pensent qu’ils peuvent régler le problème par la force, libre à eux.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Alger, permettre à un groupe armé séparatiste (FLA, Front de LIBERATION de l’Azawad) de squatter son territoire comme base arrière pour combattre notre pays en vue d’obtenir son indépendance n’est pas de soutenir le séparatisme. Et le divertissant président nous dit le plus tranquillement du monde qu’aucun pays n’a défendu et ne défend l’intégrité et l’unité du Mali comme le fait l’Algérie et qu’elle n’a jamais encouragé les séparatistes… Pourtant, c’est à partir d’Algérie que FLA attaque notre pays ; c’est en Algérie qu’il se replie pour échapper aux FAMa ; et c’est pour protéger l’alliance des séparatistes et des terroristes dans le viseur d’un de nos drones que l’Algérie a poussé le Rubicon jusqu’à l’acte d’agression et de guerre contre le Mali qu’elle dit respecter et défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les menaces de guerre algériennes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En patin instrumentalisé entre les mains des généraux mafieux, Abdelmadjid Tebboune reprend la tonalité martiale et indique la ligne rouge à ne pas dépasser : l’intégrité territoriale de l’Algérie. «S’ils demandent à ce qu’on les soutienne (pour lutter contre le terrorisme), nous sommes là. Pour le reste, nos frontières sont bien sécurisées, il n’y a aucun problème. L’armée est forte et les services de sécurité ont une grande expérience en la matière. Nous ne sentons aucune crise d’encerclement. La plus grande université de lutte antiterroriste, c’est l’Algérie. Nous avons vécu une période où il existait l’Etat du jour et l’Etat de la nuit (les années 1990). Nous avons vécu une période où on enregistrait 400 victimes (du terrorisme) par jour. Rien ne peut nous atteindre par rapport à ce qui se passe ailleurs », a soutenu le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le déploiement de Wagner au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est revenu sur le déploiement du groupe russe Wagner dans notre pays, le Mali, le président algérien a laissé entendre que «Nous ne badinons pas avec les questions sérieuses. Les Russes sont des amis, mais moi, président de la République algérienne démocratique et populaire, j’ai dit : «Je n’accepte pas des mercenaires à nos frontières », a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, la solution à la crise politique et sécuritaire est chez les Maliens, pas en Algérie. «S’ils veulent régler la crise en s’attachant à l’unité nationale, il leur reviendra de le faire. L’Algérie a toujours refusé qu’on s’immisce dans ses affaires intérieures, elle ne peut donc pas le faire pour les affaires du Mali, du Niger, du Burkina Faso ou de la Libye».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la situation au Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Samakoro déplore que les autorités de la transition aient déclaré caduc, le jeudi 25 janvier 2024, l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, sans proposer d’alternative. Ensuite, «le Mali a décidé de retirer son ambassadeur en Algérie, nous ne pouvons pas lui imposer de rester. Nous avons décidé de fermer l’espace aérien au Mali à cause du drone militaire qui est entré chez nous (abattu par les forces armées algériennes dans la nuit du 31 mars 2025 près de Tinzaouatine). Notre espace aérien est toujours ouvert avec le Niger…», a déclaré le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par El Hadj Sambi Touré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: les divagations ministérielles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-les-divagations-ministerielles-3107512.html</link>
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<description><![CDATA[ Défendant sa forfaiture, le ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE a affirmé lors de son passage à l’émission Mali Kura Taasira 3 que le Mali est dans l’ordre constitutionnel après l’adoption de la constitution de juillet 2023 par référendum. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 11:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cette déclaration, l’administrateur civil s’accroche à une définition simpliste du retour à l’ordre constitutionnel qui n’honore pas son rang de ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Invité de l’émission Mali Kura Taasira 3, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral, Mamani NASSIRE, a étalé sa méconnaissance des principes fondamentaux du droit constitutionnel à travers une affirmation tendancieuse. Celui qui est chargé des réformes politiques, sans hésitation, clame et exhibe que notre pays est déjà dans l’ordre constitutionnel, étonnamment du seul fait de l’adoption, en juillet 2023, d’une nouvelle constitution par référendum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On nous a imposé des terminologies qui n’ont rien à voir avec la réalité. Vous ne pouvez pas parler de transition à un pouvoir qui a déjà adopté une Constitution en vigueur, là où trois présidents élus ont échoué. Le simple fait d’avoir une Constitution signifie que nous sommes dans l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé pour défendre le régime en place face aux critiques de violation de la loi fondamentale. Pour se conforter dans sa thèse, l’administrateur oppose cette adoption, représentée comme une prouesse, aux différents régimes dits, selon lui, démocratiques n’ayant pas été en mesure de la réaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est évidemment un bon point pour les autorités de la transition d’avoir reçu là où trois présidents démocratiquement élus, selon lui, ont échoué à concrétiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il fait une confusion lamentable entre l’existence d’une constitution et le retour effectif à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de rappeler que l’adoption d’une Constitution par un pouvoir d’exception, en l’occurrence la transition en cours, ne saurait, à elle seule, consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet ordre suppose non seulement un texte fondamental, mais surtout la mise en œuvre effective des institutions prévues par ce texte. En effet, un président élu au suffrage universel, un Parlement légitime issu des élections, une Cour constitutionnelle indépendante et fonctionnelle, le respect scrupuleux des libertés publiques, entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, le retour à l’ordre constitutionnel est un paquet de principes, de valeurs et de droits</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, depuis le renversement du régime de feu Ibrahim Boubacar KEÏTA en août 2020, une bonne partie de ce paquet est transgressée. La mise en place des trois organes de la transition est une illustration palpable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise à jour d’aucun des organes de la transition n’a été faite conformément à la nouvelle constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce jour, ils sont tous en conflit avec des textes du pays, à commencer par la présidence assurée par le général Assimi GOÏTA, chef d’État autoproclamé au terme d’un double coup d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce pouvoir est fondé sur la base d’une légitimité jugée populaire, non par le suffrage librement exprimé par les Maliens. Sa prestation de serment devant la Cour suprême ne saurait lui conférer la légalité d’une élection démocratique conformément aux principes constitutionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idem pour le Conseil national de Transition (CNT) qui n’est pas non plus l’émanation d’élections libres comme l’exige la loi fondamentale (article 96 de la nouvelle constitution : les membres de l’Assemblée nationale portent le titre de Député.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct. Le mode de scrutin peut être majoritaire, proportionnel ou mixte.) Cet organe qui fait office de Parlement a été constitué sur la base d’appels à candidatures au sein des « forces vives » du pays. Ses membres ont ensuite été désignés par décret présidentiel. D’où le refus de la Cour constitutionnelle de les accorder le statut de députés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des institutions, l’ordre constitutionnel garantit avant tout les libertés et droits fondamentaux. Or, malgré l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale en juillet 2023, des décrets présidentiels continuent de restreindre des libertés essentielles, telles que celle de réunion des partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment alors prétendre que le Mali est revenu dans l’ordre constitutionnel, alors même que le régime en place s’arroge des pouvoirs qu’aucune Constitution démocratique ne saurait lui conférer durablement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le retour à l’ordre constitutionnel ne saurait se résumer aux élections, l’adoption d’une constitution est aussi loin de consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, l’adoption d’une nouvelle constitution représente une étape importante dans le processus de retour à la normalité institutionnelle. Mais elle ne saurait suffire à elle seule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, adopter une constitution est une condition nécessaire, mais nullement suffisante. Ce n’est qu’un point de départ vers un retour véritable à l’ordre constitutionnel, qui exige plus que des mots : des actes, des institutions fonctionnelles et une gouvernance fondée sur le droit et non sur la force. Et l’application de la constitution, dont il se targue de l’adoption, n’est à ce jour pas effective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong> SIKOU BAH</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Moussa Mara: ce n’est pas fini</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/affaire-moussa-mara-ce-nest-pas-fini-3107394.html</link>
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<description><![CDATA[ Après deux jours d’auditions dans le cadre d’une enquête sur ses prises de position publiques dans un message posté sur X (ex-Twitter), l’ancien Premier ministre, Moussa MARA, présenté hier au procureur de la commune IV, a regagné son domicile. Il était assisté de son avocat, Me Mountaga TALL qui laisse entendre que la procédure suit son cours. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 09:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>L’ancien Premier ministre malien Moussa MARA a été déféré ce mercredi 16 juillet 2025 devant le procureur de la République de la commune IV, après deux jours d’auditions à la Brigade d’investigation judiciaire, dans une procédure ouverte pour ses messages de solidarité envers des « détenus d’opinion ».</p>
<p>La veille, le mardi 15 juillet, il avait déjà passé plusieurs heures à la BIJ avant de rentrer à son domicile en soirée, indiquant dans un bref communiqué qu’il restait « serein » et qu’il avait été convoqué pour une nouvelle audition ce mercredi. Une 2e audition qui s’est déroulée sous une haute sécurité. La direction de la BIJ était entièrement quadrillée par les forces de l’ordre.</p>
<p>Cette convocation judiciaire intervient dans le cadre d’une procédure ouverte à son encontre à la suite une publication sur ses réseaux sociaux. Depuis le début du mois de juillet, l’ancien chef du gouvernement malien, président d’honneur du parti dissous Yelema (Le Changement), a multiplié les messages de solidarité à l’endroit de plusieurs personnalités incarcérées qu’il qualifie de « détenus d’opinion ».</p>
<p>Si les autorités judiciaires n’ont, pour l’heure, fourni aucune précision officielle sur les faits qui lui sont reprochés, les enquêtes préliminaires dont il fait l’objet évoquait une publication datant du 2 juin 2025 sur son compte X (ex-Twitter).<br>Dans ce message, Moussa MARA fait état de visites rendues à plusieurs personnalités publiques détenues, dont Adama Diarra alias Ben le Cerveau, Mme Rokia Doumbia dite Madame vie chère, Issa Kaou NDJIM.</p>
<p>Clément Dembélé, l’imam Bandiougou TRAORE et le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath.<br>Dans son tweet, l’ancien maire de la commune IV affirme agir en solidarité avec ceux qu’il qualifie de prisonniers d’opinion, tout en mentionnant avoir également rencontré leurs familles.</p>
<p><strong>Tout cela pour que jamais ne s’éteigne en eux la flamme de l’espoir, avait-il tweeté.</strong><br>Mais c’est la formule finale de sa publication qui aurait retenu l’attention des enquêteurs, selon des sources. Il s’agit de celle-ci : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître. Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive, et le plus tôt possible.»</p>
<p>D’après midi, l’interessé lui même dans sa page Facebook affirme regagner ses bureaux, avant de préciser : ‘‘La procédure continue. J’ai confiance en la justice de mon pays.</p>
<p><strong>Restons sereins et surtout restons derrière le Seigneur !’’</strong><br>Quelque temps après, c’était au tour de son avocat Me TALL dans un message posté sur ex-Twitter d’ajouter que les auditions de son client se sont déroulées de façon professionnel et dans la courtoisie aussi bien à la Brigade d’investigations judiciaires ((BIJ) que devant la Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako.</p>
<p>‘‘Moussa Mara, serein et calme à répondu à toutes les interrogations. Nous attendons, avec sérénité les suites qui seront réservées à cette affaire’’, a indiqué Me Mountaga TALL.</p>
<p>Le dossier est désormais entre les mains du procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune IV, qui doit décider des suites à donner.</p>
<p>Selon la procédure pénale en vigueur, il peut demander le classement sans suite s’il estime les faits non constitués, renvoyer Moussa MARA devant le tribunal pour une citation directe, solliciter son placement sous contrôle judiciaire pour qu’il reste à la disposition de la justice, ou saisir le juge d’instruction en vue d’un mandat de dépôt si les faits le justifient.</p>
<p>Dans les affaires de ce type, qualifiées « d’opinion », la pratique observée reste généralement la liberté sous conditions en attendant un éventuel procès.</p>
<p>Par Abdoulaye OUATTARA</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
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<title>Consommation de drogue au Mali: la jeunesse blanchie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/consommation-de-drogue-au-mali-la-jeunesse-blanchie-3107393.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali change, avec ses us, coutumes, sa foi et ses valeurs sociales. Il fut un temps où on ne demandait au jeune qui voulait se marier que s’il était musulman. Puis, on a commencé à lui demander s’il travaillait, ensuite s’il était de la Diaspora… Aujourd’hui, la question épineuse serait : prend-il de la drogue ? ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 08:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Pour cause ! L’affirmation sans support selon laquelle 70% de nos enfants seraient des drogues a fait un électrochoc dans la société. Si elle a mis la jeunesse vertueuse de notre pays sur les bancs des accusés, la prise de conscience chez les parents a été immédiate. Au-delà des prêches dans les mosquées et dans les églises pour sensibiliser sur le phénomène, les autorités et les légitimités traditionnelles se seraient impliquées en prenant le taureau par cornes : nous ne donnerons nos filles à aucun garçon qui prend de la drogue. Comment surmonter l’obstacle quand on voit d’abord en chaque jeune un junkie ?</p>
<p>Face au scandale, les autorités en charge de la lutte contre le fléau, l’Office Central des Stupéfiants (OCS), dont la mission est de coordonner les actions de prévention, de contrôle et de répression du trafic illicite de stupéfiants à l’échelle nationale, sous-régionale et internationale, montent au créneau pour restituer à la jeunesse malienne son honneur et sa dignité. Chargé d’enquêter et réprimer les infractions liées au trafic de drogues ; de collaborer avec divers services (police, gendarmerie, douanes, justice, santé) pour une lutte efficace contre le narcotrafic en partenariat avec l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) ou Interpol, l’office central des stupéfiants (OCS) du Mali est bien la structure indiquée pour distinguer le vrai de l’ivrai. Et l’OCS a dit que 70% des jeunes du Mali ne sont pas drogués. Alors, question, d’où vient cette grave accusation ?</p>
<p><strong>70% de jeunes exposés ou 70% de jeunes drogués ?</strong><br>La statistique selon laquelle 70 % des jeunes Maliens consomment de la drogue est issue d’un rapport mentionné sur plusieurs sites d’informations qui citent le président du Réseau «Un Mali sans Drogue», Sidy Mohamed Samake. Selon ce rapport, environ 70 % de la jeunesse malienne (estimée à 11 millions sur une population totale de 22 millions de Maliens) serait exposée à la consommation de drogues, avec des estimations suggérant que 7,6 millions de jeunes pourraient être concernés. Quelle est la fiabilité de cette statistique ?<br>La statistique attribuée au Réseau «Un Mali sans Drogue», semble s’appuyer sur une interprétation du Rapport mondial 2020 de l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime). Or, ce rapport ne fournit pas de données spécifiques aussi précises pour notre pays, et la mention de 70 % semble être une estimation locale plutôt qu’une donnée vérifiée par une étude rigoureuse. En effet, aucune méthodologie claire (taille de l’échantillon, méthode de collecte, définition de « consommation » ou « exposition ») n’est mentionnée, ce qui limite la robustesse de cette enquête. Par ailleurs, le terme « exposition » peut prêter à confusion. Il pourrait inclure non seulement les consommateurs réguliers, mais aussi ceux ayant expérimenté une drogue une fois ou ceux vivant dans un environnement où les drogues sont accessibles. Cela pourrait gonfler artificiellement le pourcentage. Enfin, les substances concernées par la statistique ne sont pas clairement définies (cannabis, opioïdes, drogues synthétiques, etc.), ce qui rend difficile une interprétation précise.</p>
<p><strong>D’où viennent les 70% de drogués ?</strong><br>C’est le Rapport mondial sur les drogues 2023 de l’ONUDC qui indique que 70 % des personnes en traitement pour des troubles liés à la drogue en Afrique ont moins de 35 ans. Mais cela ne signifie pas que 70 % des jeunes africains consomment des drogues. Cette donnée reflète plutôt la démographie des personnes en traitement, dans un contexte où l’accès aux soins est du reste très limité en Afrique : seulement 1 personne sur 5 en traitement pour usage de drogues en 2021. Aucune autre source fiable, comme des enquêtes épidémiologiques ou des études nationales dans notre pays, ne corrobore directement ce chiffre de 70 % pour la consommation chez les jeunes.<br>En effet, notre pays, à l’instar de beaucoup d’autres en Afrique, ne dispose pas de systèmes de collecte de données épidémiologiques aussi développés que ceux des pays occidentaux. Les estimations peuvent donc être basées sur des observations partielles ou des extrapolations. Aussi, le Réseau « Un Mali sans Drogue » a un objectif militant (sensibilisation et lutte contre la drogue), ce qui peut conduire à des estimations alarmistes pour mobiliser l’opinion publique.<br>Le pays d’Air-cocaïne est décrit comme un point de transit pour le trafic de drogues, notamment la cocaïne et le cannabis, avec une augmentation des saisies ces dernières années (toutes choses qui sont à l’actif de la douane). Cela suggère une disponibilité accrue des substances, mais pas nécessairement une consommation généralisée à 70 %.</p>
<p><strong>Une fausse accusation réparée</strong><br>Les rapports de l’ONUDC et d’organisations régionales comme la CEDEAO montrent une augmentation du trafic et de la consommation de drogues en Afrique de l’Ouest, mais aucune donnée ne valide un pourcentage aussi élevé pour notre pays spécifiquement.<br>Pour couper court à la polémique, et aux scandales, dans un communiqué en date de ce mardi 15 juillet 2025, l’Office Central des Stupéfiants (OCS) a apporté un démenti catégorique à cette information sans aucun fondement. Selon l’OCS, elle proviendrait d’une erreur de formulation relevée dans certaines déclarations publiques et reprises dans les médias. Cette affirmation, selon laquelle « 70% des Jeunes Maliens seraient des consommateurs de drogues » est erronée et ne reflète en aucun cas les données officielles issues des opérations de lutte contre la drogue au Mali, précise-t-il.<br>Pour l’OCS, les données disponibles sont : ‘‘70% des personnes interpellées pour consommation de drogues sont des jeunes âgés de 15 à 45 ans ; 25% des consommateurs interpellés sont des femmes ; 5% sont des personnes âgées. Il ne s’agit donc nullement d’une proportion de la population malienne globale, mais bien d’une répartition démographique des consommateurs de drogues interpellés par les services compétents’’.<br>L’OCS appelle les médias, les partenaires et le grand public à plus de prudence dans l’usage des données sensibles liées à la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants. Une communication rigoureuse est essentielle pour éviter toute confusion ou stigmatisation injustifiée.</p>
<p><strong>Par El Hadj Sambi Touré</strong></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: guerre et augmentation des salaires, l’UNTM n’est pas demanderesse, mais preneuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/sans-tabou-guerre-et-augmentation-des-salaires-luntm-nest-pas-demanderesse-mais-preneuse-3107389.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour marquer et réaffirmer son patriotisme, l’UNTM, à l’instar d’autres syndicats, avait gelé son cahier de doléances parce que le pays était plongé dans la guerre et dans l’ostracisme et l’adversité économique avec des sanctions injustes et inhumaines. Elle a été saluée pour ce faire par les plus hautes autorités et tous les patriotes qui ont soucis de ce pays. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 07:50:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Accepter de la part de ce même État une augmentation de salaire pendant que le pays reste toujours en guerre est-il très patriotique ? Au moment où l’Etat taxe les citoyens, au moment où les Maliens demandent aux autorités de renoncer à certains de leurs privilèges comme vient de faire le CNT, comment comprendre que l’UNTM et les autres syndicats ne fassent pas preuve de patriotisme en acceptant des prélèvements sur salaire pour augmenter la capacité de l’Etat à sécuriser le territoire ?</p>
<p>Le gouvernement a décidé de revaloriser le 9 juillet 2025 les salaires des fonctionnaires et contractuels de l’Etat et de la fonction publique des collectivités. Il faudra toutefois noter que cette décision n’est pas unilatérale, car elle est le fruit d’un long processus de concertation entre le Gouvernement et les syndicats, notamment la principale centrale, l’UNTM. Spécifiquement Cette augmentation de la grille salariale des fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé le 25 août 2023 entre le Gouvernement, le Patronat et les organisations syndicales. Pour l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), elle n’est pas demanderesse, mais simplement preneuse comme les autres syndicats.</p>
<p>Yacouba Katilé secrétaire général de l’UNTM reconnaît et salue l’effort fait par l’Etat «Compte tenu de tout ce qu’il y a comme difficultés, la situation économique, la situation de sécurité au niveau du pays, même si c’est un franc comme geste à l’endroit des travailleurs, on ne peut que saluer ». Cette avancée majeure a été saluée par Yacouba Katilé, le Secrétaire Général de l’UNTM, qui l’a qualifiée de «fruit d’un combat longuement mené». Pour le principal syndicat du pays, cette adoption représente une victoire importante pour les travailleurs maliens et une étape cruciale pour apaiser le climat social. Le syndicat a également souligné que les retraités de la fonction publique et des collectivités territoriales bénéficieront également de cette revalorisation, qui se répercutera sur leurs pensions.</p>
<p>Selon l’économiste Modibo Mao Macalou, cette augmentation va alourdir la masse salariale qui sera lourde de conséquences pour nos finances publiques parce que nous avons un déficit budgétaire de l’ordre de 581 milliards de francs CFA. Pour lui, ‘‘le service de la dette va augmenter et évidemment, c’est le fonctionnement de l’État qui augmente encore au détriment du budget des investissements.»</p>
<p>Rappelons que la nouvelle grille indiciaire a été conçue pour harmoniser et rendre plus équitable le système de rémunération au sein de l’administration publique. Les salaires publics devraient augmenter de 5,5 % à partir de janvier 2026 et 2028, puis de 6,5 % en 2030, pour un coût total de 103 milliards de FCFA.<br>El Hadj Sami Touré</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial: la liberté de s’exprimer et le devoir de s’assumer</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-liberte-de-sexprimer-et-le-devoir-de-sassumer-3107342.html</link>
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<description><![CDATA[ Oui. Le ‘’Vieux’’ a repris la plume. Non par nécessité, mais par vocation que ne semble pas partager cet ex-leader politique, notre éditorial de ce lundi. Apologie du putsch ou réalisme politique ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 09:38:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour notre faiblesse d’intelligence, nous pensions qu’en démocratie, chaque citoyen avait la liberté de penser et d’expression, que la défense de la patrie était un devoir pour tous, que tout citoyen a le devoir d’œuvrer pour le bien commun, et que tout citoyen investi d’un mandat public ou d’une mission de service public (comme un journaliste) a le devoir de l’accomplir avec conscience, loyauté et probité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devrions-nous rappeler à tous ceux qui espèrent trouver en Info-Matin un relais de leurs opinions subversives et de leurs prises de position qu’ils ont peur d’assumer publiquement, que le Quotidien ‘’des sans voix’’ n’est porteur que des voix sereines et exprimées dans le confort de la démocratie et dans l’intérêt strict du peuple malien, dont certains ont, semble-t-il, oublié comme leurs premières chaussettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faudrait aussi noter que faire la politique est un choix, comme faire le journalisme. Nous déplorons aujourd’hui comme chaque démocratie et chaque patriote de ce pays la conduite hasardeuse de notre transition, certaines décisions difficilement défendables, des mesures liberticides prises au nom d’une sécurité alibi, des taxes impopulaires qui étouffent les populations, des faits de prince institutionnels qui enterrent la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais lorsque ceux qui doivent être les premiers sur les remparts se cachent derrière les journalistes et les videomans kriti-kratas pour estimer, faire le combat pour la démocratie et faire comprendre aux militaires que leur vocation n’est pas de s’éterniser au pouvoir, c’est l’espoir de toute une nation qu’ils enterrent. Pour quelle sacro-sainte raison les journalistes devraient-ils se substituer à ces déserteurs du combat démocratique pour couvrir leur capitulation et leur lâcheté ? Quand on montre aux militaires qu’on a peur de la prison et de la mort, alors que chaque jour, eux, ils les affrontent au prix de leur vie, pourquoi voudriez-vous qu’eux, ils se fassent massacrer tous les jours pour que vous vous partagiez le pouvoir à Bamako dans la corruption et dans l’impunité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes pas fans et supporters d’Assimi Goïta outre mesure ; mais nous ne sommes aucunement contre lui parce qu’il est militaire. Nous sommes, comme tous les Maliens, à 1000% derrière les forces armées et de sécurité de notre pays, convaincus qu’elles sont les seules à pouvoir assurer à notre pays dignité, souveraineté et prospérité. Qu’on donne, pour ce faire, le temps au temps, comme disent les Maures, Ya Melou. Mais quand on n’est pas d’accord, qu’on ait le courage, comme chaque Malien, libre d’opinion et d’expression, de le dire sans crainte et sans se cacher derrière les journalistes. U be an bila kasso la, U be an bila kasso… Thurrr ! Waxati sera, a ka ka tiè ye. Allah te jigi ka mogossi ka kele ke.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même demain, Asso ta nayé.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’il eut reçu le serment de fidélité de ses compagnons après la mort du prophète (PSL), le nouveau calife, de son vrai nom Abdallah Ibn Abu Qouhafa, plus connu comme Abou Bakr As-Siddiq, leur tint ce discours : ‘‘Me voici chargé du soin de vous gouverner ; si je fais bien, aidez-moi ; si je fais mal, redressez-moi. Dire la vérité au dépositaire du pouvoir est un acte de zèle et de dévouement ; la lui cacher est une trahison. Devant moi, l’homme faible et l’homme puissant sont égaux ; je veux rendre à tous une impartiale justice ; si jamais je m’écarte des lois de Dieu et de son prophète, je cesserai d’avoir droit à votre obéissance’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne se renforcent-ils pas de courage pour aller voir à Koulouba le général Assimi Goïta pour lui exprimer leur désaccord et leur opposition à son nouveau mandat de 5 ans sans élection ? Pourquoi sont-ils allés voir IBK qui en avait légalement pour lui dire : an tè, a bana, a ka bila. Ayi u ye a bè dje.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le 10 juillet 2025, une nouvelle page institutionnelle s’ouvre dans notre pays. Pour Info-Matin, elle doit être écrite avec responsabilité, lucidité et engagement envers notre peuple. Pour y arriver, nous devrions, chacun et tous, œuvrer pour éviter l’enlisement de la transition au cours de laquelle nous devrions recentrer nos efforts et nos priorités sur la cohésion nationale et l’unité. Un pays ne peut vivre indéfiniment dans une transition, de laquelle il faut savoir sortir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays est une vieille nation de tolérance et de réconciliation. Elle ne peut être ad vitam ad aeternam dans l’agitation et la défiance. Le président de tous les Maliens ferait œuvrer utile de lever la suspension des partis politiques, les associations à caractère politique et d’appeler les Maliens au sursaut national et à la réconciliation des cœurs et des esprits, d’organiser des élections pour mettre un terme à la transition, conformément à la lettre de cadrage du président au PM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici ce que pense Info-Matin. Mais personne ne mangera son piment dans sa bouche. Que chacun s’assume et fasse son métier, et les vaches seront mieux gardées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">EL HADJ SAMBI TOURE</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Economiste Makalou sur les attaques dans la région de Kayes: « une guérilla économique » contre le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economiste-makalou-sur-les-attaques-dans-la-region-de-kayes-une-guerilla-economique-contre-le-pays-3107047.html</link>
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<description><![CDATA[ L’économiste, Modibo Mao MAKALOU a affirmé que le basculement des attaques vers la région de Kayes, jusque-là épargnée, est une guérilla économique visant asphyxier l’économie nationale. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 09:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était lors de l’émission « Le Grand Jury » du jeudi 3 juillet 2025 dont il était l’invité ; 48 heures après des attaques coordonnées du 1er juillet qui ont visé 7 positions de l’armée malienne dans différentes localités du pays, notamment la région de Kayes</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette région était, jusque-là, relativement épargnée par les attaques terroristes. Sa particulière, elle est l’une des principales voies d’approvisionnement, mais également une région qui abrite plusieurs unités industrielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des attaques du 1er juillet, trois d’entre-elles ont été détruites par des terroristes dans le cercle de Bafoulabé. Répondant aux enjeux de celles-ci sur l’économie nationale déjà éprouvée, Modibo Mao MAKALOU a affirmé qu’en plus de la crise énergétique, ces attaques vont davantage fragiliser le secteur industriel dont l’apport à l’économie ne représente 6% du PIB.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Donc, cela va affecter nécessairement ce secteur secondaire en termes de PIB », a ajouté l’économiste, soulignant que les terroristes mènent « une guérilla économique », dont la finalité est d’asphyxier et isoler la région de Kayes où passe 70% d’exportation de notre pays. Ce genre de guérilla risque de couper Kayes de Bamako et Kayes de Dakar, a analysé M. MAKALOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il faut qu’on se lève et qu’on puisse circonscrire ce problème très rapidement », a-t-il alerté, avant d’insister sur l’apport de cette région dans l’essor économique en prenant l’exemple sur les mines de Loulo-Gounkoto, représentant, à elles seules, un tiers des recettes minières de l’État malien, avec quelque 8 000 employés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce sont les deux plus grandes mines d’or du Mali, et la deuxième d’Afrique. C’est parmi les dix plus grandes au monde », a-t-il affirmé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, il a expliqué que le coton qui était le fleuron de l’économie malienne, est également en déclin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le coton est en train de baisser en tant que culture d’exportation et son poids dans l’économie est en train de baisser, et ça c’est très dangereux pour nous », a déclaré l’économiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dressant un panorama global, l’économiste a rappelé que le secteur primaire (agriculture, élevage, forêt) représentait autrefois 40 % du PIB, mais n’en pèse plus que 35 % aujourd’hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’argent n’aime pas le bruit. L’incertitude est une épée de Damoclès sur le climat des affaires. S’il n’y a pas de lisibilité et visibilité dans les politiques publiques. Si les règles de jeu sont changées en cours de match, évidement ce sont les investissements qui vont plonger. Or, ce sont les investissements qui font décoller le pays », a déclaré M. MAKALOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, il a expliqué que l’augmentation de la masse salariale qui est presque à 50% des recettes au lieu de 35% conformément à la norme de l’UEMOA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, 1/3 du budget est affecté à la masse salariale qui passe de 800 milliards de FCFA, il y a quelques années, à plus de 1000 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La paix sociale n’a pas de prix, mais elle a coup. Parce qu’elle se fait au détriment des investissements publics dont les routes, les écoles… », a indiqué l’invité, rappelant que le pays n’a jamais atteint ses objectifs de croissance économique de 7%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong> SIKOU BAH</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Stabilité du pays: HAÏDARA invite la communauté musulmane à une prière collective ce Samedi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/stabilite-du-pays-haidara-invite-la-communaute-musulmane-a-une-priere-collective-ce-samedi-3106376.html</link>
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<description><![CDATA[ Afin que le Mali passe une saison pluvieuse productive en 2025, le président du Haut conseil Islamique (HCI), Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, a invité la communauté́ musulmane à une prière collective ce samedi 21 juin 2025 à la grande mosquée de Bamako à 10h. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 15:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Cette mobilisation sera également l’occasion pour les croyants d’implorer ont Allah pour la stabilité du Mali, qui fait face à de nombreuses crises notamment sécuritaires.</p>
<p>Entouré des autres membres du haut conseil, le chérif Ousmane Madani HAÏDARA a convié les siens de Bamako ainsi qu’à l’intérieur du pays, non seulement pour la stabilité du Mali mais aussi pour un bon hivernage.</p>
<p>Pour ce faire, il les appelle d’abord à faire des Douaws lors des prières du vendredi 20 juin prochain, et une autre prière collective à la grande mosquée de Bamako, le jour suivant, afin que notre pays recouvre sa stabilité ; et que l’hivernage soit clémente et productive.</p>
<p>En effet, le guide des Ançars a expliqué que le haut conseil a reçu de nombreuses plaintes de nos compatriotes, particulièrement sur le plan sécuritaire.</p>
<p>« Le Haut conseil, à travers ses membres, ne peut que prier afin que le bon Dieu nous accorde sa miséricorde, pour que le Mali et les maliens retrouvent la paix et la stabilité » a déclaré le président.</p>
<p>Les imams des régions sont aussi appelés a invoqué Allah pour la situation du Mali.</p>
<p><strong>PAR AMINA SISSOKO</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Négociations avec Iyad pour la libération des otages: Assimi répond aux terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/negociations-avec-iyad-pour-la-liberation-des-otages-assimi-repond-aux-terroristes-3106035.html</link>
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<description><![CDATA[ L’opinion publique nationale est mise à rude épreuve depuis ce mardi 10 juin 2025 par un coup médiatique de piètre facture du JNIM affirmant détenir une vingtaine d’otage militaire dans une vidéo de propagande dont le script achève de convaincre les plus sceptiques que dans la communication de guerre, il n’y a pas de morale. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 07:40:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise en scène, digne de série B, où chaque prisonnier répète comme un perroquet que Cheickh Iyad est beau et gentil, qu’ils sont bien traités, que leurs conditions de détention sont « dignes », qu’ils sont bien «nourris », qu’ils sont bien respectés par leurs kidnappeurs…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, les porte-paroles du groupe terroriste ont tous bizarrement l’apparence de sahélien enrôlé, et leur message sibyllin lève un coin du voile sur leur revendication et leur exigence : ouvrir des négociations avec les autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne lecture de la vidéo de propagande du groupe terroriste est un message clair adressé au président de la transition, le Général Assimi GOÏTA, pour demander une négociation, une médiation, à une solution à la crise. Point ne s’agit de la libération des otages, face à la contre-offensive foudroyante des FAMa, le JNIM veut marchander sa réédition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, pourquoi il se presse de demander la libération des otages qui sont des pièces d’échanges précieuses entre ses mains. La vérité est que le groupe terroriste, qui ne souhaite qu’il arrive quelque chose à d’éventuels otages qu’il détiendra, ouvre grande sa porte pour trouver une issue à l’escalade dont il est pourtant le seul responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre contre le terrorisme n’est pas seulement les bombardements des drones et les opérations des forces spéciales. Elle est aussi de la Communication de guerre, de stratégie, de psychologie, de sensationnel….<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une épreuve dans laquelle, on ne recule devant rien, tout est permis. C’est pourquoi, il est de l’ordre du raisonnable d’envisager que tous ceux qui ont pris la parole dans cette vidéo de propagande soient des communicants djihadistes déguisés en otages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui ont quelques notions de la guerre et de la communication de guerre ne se laisseront pas émouvoir et surprendre trop longtemps devant cette piètre propagande. En effet, comment un groupe terroriste sérieux, qui n’a pas le couteau sous la gorge, qui a revendiqué l’assassinat de plus de 100 soldats maliens à Boulkessi le 1e juin, et a fanfaronné sur les réseaux détenir 200 FAMa, balance une vidéo dans laquelle elle demande au président de la transition, le Général d’armée Assimi GOITA, chef suprême de l’armée malienne, commandant du Bataillon autonome des forces spéciales d’ouvrir des négociations pour obtenir la libération de 20 soldats ? Tiè, an ka niogon boyan ; respectons-nous, vivants. Non, Hamadiw, aw ye a be djè. On ne s’attaque pas impunément à l’armée malienne. Nul n’emportera au paradis un coup traîtresse contre les FAMa, et vouloir négocier avec elles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à l’offre de dialogue qui constitue l’ossature de la vidéo de propagande des terroristes, la réponse anticipée du chef suprême de l’armée à l’occasion de la fête de tabaski ne souffre aucune équivoque : non c’est non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Général d’armée Assimi Goïta, ‘‘la lutte contre le terrorisme qui est nationale et internationale sera menée avec détermination, en tout lieu, en toute circonstance, sans relâche, sans répit ni compromis. Seguin ko te a la ! C’est une guerre pour l’honneur et pour la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">‘’Le sacrifice de ceux qui ont perdu la vie dans cette guerre ne sera pas vain’’.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cernant la stratégie des terroristes qui consiste à faire révolter les populations, le président de la transition dira que ‘‘la lutte contre le terrorisme n’est pas une guerre ethnique ou religieuse, mais plutôt une nouvelle forme d’esclavage qui vise à imposer aux populations leur vision en vue de la défense de leurs intérêts. C’est pourquoi nous allons faire cette guerre sans répit jusqu’à la victoire finale’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, la hiérarchie a tenu à rassurer les Maliens que la mission sacrée et la raison d’être des FAMa sont de défendre l’intégrité territoriale et de protéger les populations. Aussi, elles mettront tout en œuvre pour le retour de la paix, de la stabilité et de la quiétude dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la posture défense stratégique, les FAMa ont engagé la contre-offensive générale contre les groupes armés avec des résultats éloquents. Les opérations aéroterrestres contre les groupes terroristes s’intensifient sur l’ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à leur soutien constant aux FAMa et leur légendaire résilience, les populations n’ont pas succombé à la psychose que les terroristes cherchaient à installer. Grâce à cette compréhension de la stratégie des terroristes et de leurs alliés, les Maliens ont su garder leur calme à l’occasion des récentes attaques contre les FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la date de ce lundi 9 juin, les groupes terroristes n’occupent aucun camp, aucun poste ou aucun check-point de l’armée malienne et aucune localité de notre pays n’est tombée sous le contrôle d’un groupe armée terroriste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les forces de défense et de sécurité du Mali prennent l’engagement que tous les moyens seront mis en œuvre pour rechercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et leurs caches logistiques sur l’ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la grande contre-offensive visant à protéger les populations et leurs biens face aux velléités des groupes armés terroristes cherchant à embraser la situation sécuritaire et déstabiliser les institutions, l’armée poursuivra les actions de destruction des bases et refuges terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Opu mi opata, o wana hité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Abdoulaye OUATTARA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>L’A.E.S: autopsie d’une vraie révolution</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/laes-autopsie-dune-vraie-revolution-3106028.html</link>
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<description><![CDATA[ La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), fondée sur la Charte du Liptako-Gourma entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, fait trembler les fondations du système néocolonial qui est en train de vaciller, au bord de la rupture totale. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 17:34:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Et pendant que coincée dans les cordes, la France s’englue dans une stratégie de communication ubuesque pour la déstabiliser, elle développe sa philosophie de défense et de construction avec une sérénité qui n’a d’égale que la détermination de ses peuples à sortir du joug infernal. Qui l’eût cru ?</p>
<p><strong>LA FRANCE PRISE DE COURT DANS LE SAHEL</strong><br>Trois instruments majeurs ont été utilisés par la France pour s’imposer à ses anciennes colonies qui, même proclamées indépendantes, restent prises dans des liens quasi inextricables. Il s’agit de la langue française, du franc CFA et des bases militaires dans certaines régions stratégiques. Cela lui a permis de surveiller en protégeant ses alliés, mais surtout de déstabiliser ceux qui voulaient sortir des rangs. Plus de soixante ans durant, la France est restée maîtresse de ce jeu de massacre. La révolution en cours dans le Sahel, et qui l’a véritablement prise de court, est le résultat de plusieurs décennies d’injustices et de frustrations mal contenues. En effet, aucun projet structurant ou innovant ne pouvait être réalisé sans l’aval de l’Union Européenne, la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) qui s’arrangeaient toujours via la France, pour créer les conditions de son échec, afin de pérenniser la dépendance à l’aide et à l’assistance extérieure. Les pays du sud, façon de désigner les damnés de la terre, devaient être cantonnés dans la simple production de matières premières, pour alimenter les usines du Nord et y créer de la richesse et de l’emploi. Dans le même temps, leur sous-sol était considéré comme la réserve en produits et minerais stratégiques. Tout le monde le savait et chacun devait s’y faire, au risque de subir des bombardements massifs à l’image de la Libye, avant d’être spoliés par les maîtres du moment. L’agression contre la Libye et l’assassinat de Kadhafi ont permis au reste du monde de comprendre la véritable nature des relations internationales conçues par l’Occident.</p>
<p><strong>LE RAPPORT DE FORCE DANS LE MONDE A FINI PAR BASCULER</strong><br>La guerre d’Ukraine a mis en lumière la situation réelle des rapports de force dans le monde. En effet, la Russie est incontestablement un géant militaire et la Chine un géant économique. La vérité et la sécurité se trouvent donc aujourd’hui du côté de leur alliance avec d’autres pays émergents au sein des BRICS. Les crises récurrentes dans le Sahel depuis plus de dix ans ne s’expliquent ni par des guerres tribales ou ethniques, ni par le djihad. Il s’agit tout simplement de mercenaires de tous bords recrutés, armés et soutenus par l’Occident pour maintenir les liens de dépendance et imposer sa vision du monde. C’est pourquoi, les principales victimes de la déstabilisation de la Libye, ont décidé de prendre leur destin en main. Après avoir identifié les causes de leur malheur, trois pays du Sahel ont noué des partenariats stratégiques pour y faire face. Les attaques en meute de l’Occident contre des pays faibles ne sont plus tolérées et lorsque ceux-ci se placent sous le parapluie militaire russe, personne n’a les moyens de les brimer, tant au sein de l’ONU que sur le théâtre des opérations militaires. Le Mali a commencé seul face à la CEDEAO et on ne lui donnait aucune chance. Il a été plus tard rejoint par le Burkina Faso et le Niger dans une alliance qui fait rêver le reste de l’Afrique. Le coq gaulois est désormais bien nu !</p>
<p><strong>LES RESSOUCES LES PLUS IMPORTANTES SONT DANS LE CERVEAU</strong><br>Les Etats de la Confédération ont créé un bouclier très solide contre leur éclatement, en adoptant la politique des trois « D » et, toutes les questions y afférant, à savoir la Diplomatie, la Défense et le Développement sont traités de façon conjointe. On ne négocie plus séparément, on ne décide plus isolément, on agit toujours ensemble, à l’abri de toute pression extérieure. Comme le levier principal utilisé pour assujettir les Etats est le Financement, l’AES a créé la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID), dont le capital de 500 Milliards F CFA est entièrement détenu par les Etats membres. Cette création leur confère le pouvoir de décider, planifier, financer, et porte un coup fatal au système financier établi. C’est la justification de toutes les attaques actuelles dont les trois pays sont l’objet, avec la multiplication des tensions diplomatiques et des agressions armées, pour décourager d’autres pays qui seraient tentés par le projet. Mais la dynamique est bien lancée.</p>
<p>La force de l’AES réside dans sa capacité à avancer dans la tempête, sans faire de bruit, en brisant la logique des bailleurs de fonds internationaux. Avec son logo, son passeport, son drapeau, son hymne et sa Banque, elle a provoqué un séisme économique et géopolitique perçu comme un affront vis-à-vis du modèle imposé par l’Occident. En vérité, les ressources les plus importantes ne se trouvent pas dans le sous-sol mais dans les cerveaux. Les chefs d’Etat de l’AES n’en manquent pas.</p>
<p><strong>Mahamadou Camara</strong><br><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Exploitation minière: les autorités modifient les règles du jeu</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-les-autorites-modifient-les-regles-du-jeu-3106027.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre pays a entamé une nouvelle dynamique, depuis plus d’une année, où chaque gramme de minerai extrait devra désormais servir un objectif supérieur : la souveraineté économique et la justice sociale. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 17:29:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans cette révolution minière en cours, les autorités de la transition envisagent la création d’une véritable industrie extractive nationale, capable de porter la croissance du pays sur des bases endogènes et durables. Mais aussi de veiller à la déperdition des richesses naturelles du pays qui fait le bonheur de quelques personnes au détriment de l’écrasante majorité de la population.</p>
<p>Ce n’est pas un gisement, c’est un tournant. En inaugurant officiellement, en 2024, la mine de lithium de Goulamina — la première du genre sur le continent africain — les autorités maliennes ont actionné un levier stratégique majeur. À l’heure où la transition énergétique mondiale propulse le lithium au rang d’« or blanc du XXIe siècle », le Mali, fort de ses 52 millions de tonnes de réserves prouvées, s’impose désormais comme un acteur incontournable de l’échiquier géo-économique mondial.</p>
<p>Plus qu’un projet extractif, Goulamina symbolise une nouvelle ère : celle où le sous-sol malien ne sera plus bradé, mais valorisé selon les intérêts vitaux de la nation. Le contrat signé avec le groupe chinois Ganfeng Lithium, couplé à la participation stratégique de l’État malien (20 %), reflète cette volonté de reprendre la main sur la destinée minière du pays.</p>
<p>À terme, Goulamina ambitionne de produire jusqu’à 831 000 tonnes de spodumène par an, générant des recettes fiscales et douanières inédites et créant plus de 1 000 emplois directs et 2 000 indirects. Plus encore, le projet prévoit la transformation locale du minerai à travers la création d’une unité de broyage et de traitement à Dioïla, posant ainsi les jalons d’une industrie nationale des batteries.</p>
<p>Dans un monde où les États se battent pour sécuriser leurs approvisionnements en métaux critiques, le Mali, par sa lucidité stratégique, entend monnayer son lithium non en position de faiblesse, mais en puissance assumée.<br>Si le lithium incarne l’avenir, l’or demeure l’épine dorsale actuelle de l’économie nationale. Première source d’exportation (environ 70 % des recettes), le métal jaune fait vivre des millions de Maliens. Mais son extraction artisanale, source de revenus pour nombre de communautés rurales, a longtemps été synonyme d’anarchie, de dégradation environnementale et d’insécurité.</p>
<p>Conscientes de ces défis, les autorités de Transition ont engagé une réforme en profondeur de l’orpaillage traditionnel. Loin de vouloir l’interdire, il s’agit de le formaliser, le sécuriser et l’écologiser.</p>
<p>Les autorités de la Transition ont mis fin à une époque : celle où le Mali exportait des matières premières brutes sans en tirer la moindre valeur ajoutée. Le nouveau Code minier, adopté fin 2023, repose sur un principe fondateur : l’exploitation des ressources doit servir le développement national, et non l’inverse.</p>
<p>Pour ce faire, le texte prévoit :<br>• Une obligation pour les sociétés minières de transformer une partie de leur production sur le territoire national ;<br>• La création de joint-ventures avec des partenaires maliens ;<br>• L’augmentation de la participation de l’État dans les projets miniers stratégiques (jusqu’à 35 %) ;<br>• La constitution d’un Fonds souverain minier pour financer les infrastructures locales.<br>L’objectif affiché est de créer un écosystème minier national, où la richesse ne se résume pas à des royalties évanescentes, mais irrigue l’ensemble des chaînes de valeur — de la prospection à la commercialisation.<br>Dans cette optique, le Gouvernement a lancé, avec l’appui de ses partenaires de l’AES et de la Chine, des projets pilotes dans le raffinage de l’or et la production de concentrés de lithium, manganèse et fer.<br>Ainsi, en réorientant la politique minière autour de la souveraineté économique, les autorités de Transition font des mines non plus un cadeau à l’étranger, mais un bien commun au service du développement endogène du Mali.</p>
<p>Par Tientigui</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Contre&#45;offensive stratégique des FAMa: succès total</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/Contre-offensive-strat%C3%A9gique-des-FAMa%3A-succ%C3%A8s-total-3105961.html</link>
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<description><![CDATA[ Les deux dernières semaines ont été marquées particulièrement par une recrudescence des attaques lâches et barbares menées contre les emprises des forces armées maliennes et celles de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que des localités et des paisibles populations. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 17:06:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ces attaques sont le fait d’une coalition de groupes armés terroristes de toutes obédiences, disposant d’appuis internes et externes, notamment d’ordre opérationnel, logistique, financier et informationnel. Il s’agit notamment du JNIM (Jama’at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin), toutes les katibas confondues et de l’EIGS (Etat islamique au grad sahara).</p>
<p>La semaine dernière aura été rude ; et pour les forces armées maliennes (FAMa) qui ont fait face à une douzaine d’attaques contre leurs empires et positions sur l’ensemble du territoire national ; et pour les appareils qui n’ont cessé de pilonner avec efficacité et succès les refuges, bases arrières, dépôts de carburant…</p>
<p><strong>Offensive terroriste contre l’AES</strong><br>Contre les attaques terroristes contre Boulkessi (1e juin 2025), Mondoro, Didiéni, Kimprana, les axes de Didiéni-kouloukani, koumantou (Sikasso), San-kimprana (Ségou), Mahou, Tessit, Kidal, Ménaka, Tombouctou, Mourdiah…, l’état-major qui avait dans son pipeline un plan de contre-attaque stratégique s’est déployé sur l’ensemble du territoire national, sur terre et dans les airs, pour porter estocade aux groupes terroristes. Pour l’état-major général des armées, la moisson est digne de la grande armée malienne : plus de 300 terroristes neutralisés et capturés, plus de 5 bases terroristes détruites, des quantités d’armes et de munitions récupérées, des quantités de matériels logistiques détruits et/ou récupérés.</p>
<p>L’offensive terroriste s’est intensifiée contre nos emprises militaires, avec l’attaque terroriste perpétrée, le mercredi 04 juin 2025, contre le poste de sécurité de Tessit, région de Gao. Contrairement au narratif des relais terroristes sur les réseaux sociaux avec forte utilisation d’images et de vidéos truquées pour le besoin de la communication de guerre, les nôtres ont porté le coup le plus dur contre les combattants de l’Etat islamique. Selon un bilan provisoire officiel, les terroristes ont laissé sur place une cinquantaine de cadavres abandonnés sur le terrain, sans compter les corps et blessés emportés par les GAT. Selon un communiqué de la DIRPA, un chef terroriste nigérien du nom de Mamoudou AKILOU et quatre de ses lieutenants se trouvent parmi les morts abandonnés de Tessit.</p>
<p><strong>Vaste plan de déstabilisation</strong><br>Le jeudi matin 05 juin 2025, à deux jours de la Tabaski avec l’attaque contre le poste de sécurité de Mahou, cercle de Yorosso, région de Sikasso. Là également, les forces de défense et de sécurité ont riposté avec promptitude à l’assaut des groupes armés terroristes. La défense des FAMa a ‘‘mis en déroute les colonnes terroristes qui ont fui, en abandonnant sur le terrain 25 corps et une quinzaine d’autres emportés, 16 motos dont 02 calcinées, 01 arme 12,7, 04 PM, plusieurs chargeurs, 03 radios, une importante quantité de munitions sur maillons et en vrac et de nombreux autres effets’’.</p>
<p>La stratégie de l’ennemi, de ces commanditaires et de ses relais médiatiques était de provoquer de la psychose au sein de la population malienne, déjà éprouvée par la conjoncture économique et fortement préoccupée par les préparatifs de l’Aïd El Kébir et débranler suffisamment le moral des troupes afin d’obtenir un chaos indescriptible qui lui permettra de faire d’une pierre deux coups. D’une part, faire comprendre à ses commanditaires et sponsors qu’ensemble, ils (les groupes terroristes) ont la capacité d’agir simultanément sur l’ensemble du territoire national. D’autre part, ébranler la conviction des populations en la capacité des FAMa à les protéger à travers des coups d’éclats afin de réussir son plan de déstabilisation et d’effondrement de notre pays.</p>
<p>En d’autres termes, il s’agissait d’amplifier, à travers une campagne mensongère, les attaques terroristes furtives et éclaires contre les emprises militaires partout au Mali et dans les pays de l’AES. L’objectif, in fine, est de distraire les autorités de l’AES et de les détourner de leur priorité affichée d’aller vite à la création de la Banque confédérale pour l’investissement et de Développement (BCID-AES). Raison : la mise en place de cette banque confédérale affaiblira l’hégémonie occidentale au Sahel. Aussi, on comprendra pourquoi leurs bras armés terroristes ont été mis en mission pour intensifier les attaques au sein de l’AES.</p>
<p><strong>Contre-offensive stratégique</strong><br>Face au vaste plan de déstabilisation ourdi contre l’armée malienne et ses sœurs du Burkina et du Niger, pour briser la dynamique récente des attaques obscurantistes, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa, la contre-offensive stratégique ne se fait pas attendre dans l’ensemble du territoire national par les FAMa de même que les résultats de la traque des groupes armés terroristes.</p>
<p>A la veille de l’Aïd Kébir, la vigilance des services de renseignement et des forces défense et de sécurité combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la République. Ce sombre dessein était nourri en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leurs actions. Toutefois, des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés.</p>
<p>A l’intérieur du pays, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été débusquées et détruites. Selon l’état-major général des armées :<br>– Le vendredi 06 juin 2025, un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulekessi et de Douna, région de Bandiagara.<br>– Le vendredi 06 juin 2025 également, les FAMa ont débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjiba, à l’Est de Gourma Rharous, région de Tombouctou. Cet important dépôt, comprenant plus de 1000 barriques de carburant, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens.<br>– Le samedi 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, les FAMa ont détruit une importante base terroriste à l’Est de Zarko dans la localité de Gourma Rharous. Cette action a permis de détruire : un (1) Poste de Commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, trois (3) véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques.<br>-Le même samedi 07 juin 2025, concomitamment avec l’action de Zarko, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal.<br>-Dans la journée du même samedi 07 juin 2025, des raids aériens ont visé cinq (05) bases que les terroristes tentaient d’installer dans l’Ouest du pays. Il s’agit de deux (02) bases terroristes qui étaient installés à la lisière de la forêt du Baoulé, à environ 40 km à l’Ouest de Didjéni totalement détruites ; de deux bases détruites aussi à 20 km au Nord de Sandaré; et d’une (01) base réduite en cendres aux environs de Bafarara, à environ 40 km au Nord de Aourou dans la région de Kayes.</p>
<p><strong>Riposte de la force unifiée de l’AES</strong><br>Au début de l’offensive terroriste contre les forces de défense et de sécurité ainsi que les populations de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la force unifiée de l’AES a mis tout en œuvre pour enrayer cette action de groupes armés terroristes déjà terrassés, en train d’être ressuscités et maintenus en vie par des forces hostiles désormais identifiées.</p>
<p><strong>Dans le cadre de la force unifiée, le mercredi 04 juin 2025 :</strong><br>-Des refuges et plots logistiques terroristes ont été détruits dans la région de Ménaka.<br>-Des cellules de plusieurs dizaines de terroristes localisées dans le secteur de Boulekessi, région de DOUENTZA ont été neutralisées en appui aux unités FAMa engagées au sol.<br>-Des refuges terroristes localisés dans la forêt de Soussan, région de Koulikoro ont été détruits dans le cadre des actions préventives.<br>-Un échelon logistique composé de véhicules de transport de troupes a été détruit à Yenchechi, à 50 km à l’ouest de Kidal avec sa cargaison et plusieurs cadres terroristes. Un groupe d’une dizaine de terroristes et un important plot logistique, y compris 03 pickups, ont été détruits au nord de YENCHECHI.<br>-Une colonne de terroristes ayant attaqué le camp FAMa de TESSIT a été repoussée, poursuivie et violemment frappée pendant leur tentative de repli.<br>Ce dimanche 08 juin 2025, les FAMa ont détruit avec succès un véhicule bourré d’explosifs et neutralisé ses occupants à 11km au sud-ouest de la localité de Ballé, région de Nara. L’opération a été menée suite aux renseignements faisant état d’un projet d’attentat avec utilisation traître de ce véhicule civil précédemment enlevé par des groupes armés terroristes. Une longue et minutieuse surveillance a permis l’identification dudit véhicule, qui a été détruit avec précision, en même temps que ses occupants.</p>
<p><strong>Ensemble jusqu’à la victoire totale</strong><br>L’ensemble des unités de la force unifiée de l’AES se maintient en alerte, pour défendre l’intégrité territoriale et protéger les populations. La recherche et la destruction des terroristes continuent. Leurs complices, qui sont également surveillés de près, seront appréhendés et mis hors d’état de nuire.</p>
<p>Pour leur part, les FAMa mènent une contre-offensive sur l’ensemble du territoire national, avec pour priorité absolue de sécuriser les populations et d’éviter tout amalgame ou dommage collatéral.</p>
<p>L’État-major général des armées tient à rassurer les Maliens que la mission sacrée et la raison d’être des FAMa est de défendre l’intégrité territoriale et de protéger les populations. Aussi, elles mettront tout en œuvre pour le retour de la paix, de la stabilité et de la quiétude dans notre pays et dans la zone de l’AES.</p>
<p>De la posture défense stratégique, les FAMa ont engagé la contre-offensive générale contre les groupes armés avec des résultats éloquents. Les ratissages et raids aéroterrestres continuent. D’intenses efforts sont activement menés pour identifier et déjouer d’autres tentatives en cours de préparation.</p>
<p>L’armée malienne se félicite du soutien constant des populations et magnifie leur légendaire résilience qui leur permet de ne pas succomber à la psychose que les terroristes cherchaient à installer. Grâce à cette compréhension de la stratégie des terroristes et de leurs alliés, les Maliens ont su garder leur calme à l’occasion des récentes attaques contre les FAMa.</p>
<p>À la date de ce lundi 9 juin, les groupes terroristes n’occupent aucun camp, aucun poste ou aucun check-point de l’armée malienne. Et aucune localité de notre pays n’est tombée sous le contrôle d’un groupe armé terroriste.<br>Les forces de défense et de sécurité du Mali et de l’AES prennent l’engagement que tous les moyens seront mis en œuvre pour rechercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et leurs caches logistiques sur l’ensemble du territoire de l’AES.</p>
<p>Tout en mettant en garde contre toute complicité avec les groupes armés terroristes, dans le cadre de la grande contre-offensive visant à protéger les populations et leurs biens face aux velléités des groupes armés terroristes cherchant à embraser la situation sécuritaire et déstabiliser les institutions, l’armée poursuivra les actions de destruction des bases et refuges terroristes.</p>
<p><strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien à l’économie nationale 2021&#45;2025 : plus de 800 milliards de subventions accordées par l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105793-3105793.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105793-3105793.html</guid>
<description><![CDATA[ Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni SANOU, lors de l’émission, Mali Kura Taasira 3, diffusée sur ORTM le samedi 31 mai 2025 a affirmé que la transition entre 2021 à 2025 a consenti plus de 800 milliards dans la subvention en vue de soulager les populations, mais aussi de permettre à certains services comme la CMDT de renforcer leur capacité. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:43:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’économie du Mali se porte bien et tous les indicateurs sont orientés vers de bonnes tendances », a rassuré le ministre de l’Economie et des finances, Alousseni SANOU, lors de Mali Kura Taasira 3, l’émission où les membres du gouvernement, abordent l’actualité de leur département respectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, le ministre SANOU a mis l’accent sur les efforts consentis par les autorités en vue de maintenir la dynamique de l’économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet effet, entre 2021-2024, le cumul des subventions accordées s’élève à plus de 800 milliards de FCFA, a-t-il évalué, sans compter les engagements en cours de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le ministre, ces subventions directes permettent de soutenir les allègements fiscaux et les mécanismes de relance sectorielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, il est revenu sur ces efforts colossaux, soulignant avoir appuyé la CMDT qui avait rencontré des difficultés en 2020, année durant laquelle la production avait chuté à 255 000 tonnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour restaurer la confiance, l’État n’a pas hésité à s’impliquer pleinement : désignation d’un mandataire judiciaire, revalorisation du prix du coton à 290 francs CFA, puis 300 francs CFA, paiement des 69 milliards d’impayés de la filière et titrisation de 70 milliards de financement en décembre 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat : un record historique de 795 000 tonnes de coton récoltées en 2021-2022.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«En même temps qu’on a payé les 20 milliards de subventions, en tout, l’État a payé 90 milliards de FCFA à la CMDT en décembre dernier », a-t-il fait le point. Tout cela, a-t-il expliqué, pour permettre à la CMDT de contenir la croissance dans le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, il a affirmé que l’Etat a accompagné la COMATEX, l’OMH, l’UMPP qui avaient des difficultés en vue de les mettre sur pied. Ainsi, la relance de la COMATEX a nécessité un premier apport de 787 millions, auquel viendra s’ajouter un second financement supérieur à un milliard de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’UMPP, pilier de la production pharmaceutique, a perçu 1,253 milliard pour sa remise à flot, avec une seconde phase d’expansion en cours de négociation. La finalité est de permettre à l’UMPP de produire localement les 14 produits qui font partie de l’assistance maladie obligatoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement s’est également engagé à soutenir le secteur privé via un fonds de garantie, doté de 28 milliards, permettant de générer plus de 150 milliards de crédits bancaires et 17 000 emplois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Dans le même temps, nous avons le PAFEM, qui est un programme financé par la Banque mondiale, logé au niveau du ministère de l’Économie et des finances, qui était également chargé de lancer toutes les activités et d’amélioration du circuit financier. Ce secteur a également pu financer beaucoup d’ONG dans le centre et beaucoup de petites et petites micro-entreprises dans le centre du Mali, ce qui a pu créer à peu près 17 286 emplois. Donc, c’est à partir de ces différentes activités que nous avons pu maintenir notre économie », a indiqué le ministre SANOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la maîtrise du prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Economie a souligné que l’État accorde des subventions à de nombreux secteurs en signant notamment des conventions avec toutes les cimenteries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si elles permettent aux Maliens d’avoir du ciment de sortie d’usine à un prix constant, cependant, a-t-il relevé, elles font des manques à gagner importants au Trésor qui se chiffrent environ à plus de 25 milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« L’État fait des subventions importantes au niveau des sociétés qui transforment du blé. Aujourd’hui, on a un contrat sur trois ans avec ces sociétés qui coûtent un manque à gagner d’environ 75 milliards sur trois ans à l’État », a-t-il ajouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours sur le plan social, l’Etat accompagne l’Énergie du Mali (EDM-SA). Il est aujourd’hui le secteur qui a bénéficié le plus de subventions de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce constat est plus frappant : « Entre 2021 et 2024, la subvention totale accordée à l’énergie du Mali a été de 461 milliards de francs et francs, de 2021 à 2024. L’année passée, on a subventionné 55 milliards. Cette année, ça va être 60 milliards », a affirmé le ministre SANOU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À entendre le ministre, la subvention au secteur de l’énergie va se poursuivre « jusqu’à ce que les investissements structurants, qui sont en train d’être mis en œuvre, puissent amener du mixte énergétique et permettre donc à la société de pouvoir s’équilibrer tout de suite ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une hausse de 46 % des recettes grâce à la digitalisation</strong><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’ère des multiples transitions que connaît le Mali, la transformation numérique de l’administration publique s’impose désormais comme l’un des leviers majeurs de la modernisation de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une conviction portée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présenté les résultats tangibles de cette digitalisation en matière de mobilisation des recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Depuis l’annonce du chef de l’État à Ségou, en juin 2024, nous avons accéléré la mise en œuvre du Modus Trésor Pay, un dispositif qui permettra à terme que tous les paiements à destination de l’administration se fassent de façon totalement numérique », a déclaré le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et les premiers effets ne se sont pas fait attendre. Sur les axes prioritaires de perception (documents administratifs, contraventions, fiscalité locale, recettes douanières ou encore services universitaires), les recettes ont connu une hausse de 46,6 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, les 826,6 millions de FCFA collectés avant la digitalisation sont passés à 1,21 milliard de F CFA après mise en œuvre des outils numériques, soit une augmentation de 46%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les domaines concernés sont notamment : les cartes d’identité, cartes grises et permis de conduire, les amendes et contraventions de police, les immatriculations et visites techniques, l’état civil, la fiscalité numérique, les services du Centre des œuvres universitaires (CENU).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce dernier secteur, le ministre a révélé que la digitalisation a permis d’identifier des fuites de ressources estimées à près de 4 milliards de FCFA, auparavant dissimulées dans des zones d’opacité ou de paiements irréguliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Aujourd’hui, tout ce qui se paye au niveau des universités est tracé. La transparence est devenue un outil de bonne gouvernance», a-t-il souligné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà de l’aspect strictement budgétaire, la digitalisation vise également à réduire les inégalités d’accès aux services publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne faut pas qu’un citoyen à Bamako ait plus de facilité à accéder à un service que celui qui vit à Kati ou à Kolokani », a plaidé le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le développement de plateformes numériques permet désormais à chaque Malien, quel que soit son lieu de résidence, de bénéficier des services administratifs, parfois en un clic.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’impact de la réforme du secteur minier</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adopté récemment dans le cadre d’un vaste chantier de réforme économique, le nouveau Code minier, couplé à la loi sur le contenu local, a permis une hausse sans précédent des revenus issus de l’exploitation aurifère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« On était, par exemple, à 235,5 milliards pour toutes ces sociétés. Et avec le nouveau code minier en 2023, on a atteint 767,4 milliards, ce qui fait un gain de 531,9 milliards. Donc, ça, c’est l’impact sur l’application du code minier par les sept principales sociétés minières », a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre les recettes fiscales, la loi sur le contenu local vise à garantir une meilleure implication des entreprises maliennes dans la chaîne de valeur minière. Elle impose aux sociétés étrangères de recourir prioritairement à des prestataires, à une main-d’œuvre et à des biens et services locaux, favorisant ainsi le développement de PME nationales et la création d’emplois durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne s’agit plus seulement de tirer des ressources financières de nos mines, mais de faire en sorte que le secteur contribue au tissu économique local de manière structurée et inclusive », a insisté le ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PAR SIKOU BAH<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES: union judiciaire contre le terrorisme et le crime organisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</guid>
<description><![CDATA[ Notre capitale, Bamako, a abrité les 29 et 30 mai 2025 les travaux de la première réunion des ministres de la Justice de la Confédération des États du Sahel (AES). Pendant deux jours, les émissaires de la justice des trois nations membres (Mali, Niger et Burkina Faso) se sont rassemblés dans la capitale malienne pour poser les fondations d’une intégration judiciaire robuste, garante de stabilité et de sécurité juridique dans cette région tourmentée, mais résiliente. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 16:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>L’objectif étant de forger un arsenal juridique commun pour répondre aux défis qui transcendent les frontières, qu’il s’agisse de la menace terroriste ou des aspirations à une souveraineté pleine et entière.</p>
<p>La cérémonie d’ouverture des assises, intervenue après la réunion préparatoire des 27 et 28 mai 2025 des experts judiciaires de la confédération, a été présidée ce jeudi 29 mai par le général de division, Abdoulaye MAIGA, Premier ministre.<br>Cette rencontre historique vise à renforcer l’opérationnalisation de l’AES en mettant en place des mécanismes administratifs et juridiques communs.</p>
<p>Face aux défis majeurs comme le terrorisme, le blanchiment d’argent, la prolifération des armes et la criminalité transnationale, les ministres Edasso Rodrigue Bayala (Burkina Faso) et Alio Daouda (Niger) et Mamoudou KASSOGUE (Mali) ont souligné la nécessité d’une action concertée et d’un arsenal juridique et judiciaire unifié pour garantir la sécurité et la souveraineté des peuples sahéliens.</p>
<p>Cet évènement visait à proposer des solutions concrètes et à formuler des recommandations stratégiques afin de renforcer l’intégration judiciaire des pays membres.</p>
<p>Au terme des travaux, les ministres en charge de la justice de l’AES ont été reçus par le président de la confédération le général d’armée Assimi GOITA à qui ils ont présenté les conclusions de leurs travaux et les décisions prises.<br>Harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires<br>Il s’agit notamment de l’harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires ainsi que du cadre de collaboration avec les autres pays de la sous-région.</p>
<p>«Nos trois États forment un espace confédéral. Aujourd’hui nous devons, au niveau de nos systèmes juridiques et judiciaires, nous rapprocher davantage, essayer d’harmoniser autant que peut se faire ces différents systèmes pour accompagner la dynamique confédérale», a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA, ministre burkinabè chargé de la justice.<br>En outre, aujourd’hui les trois États font toujours partie d’organisations régionales et internationales.<br>«Il nous appartient d’étudier les règles qui sont issues de l’ensemble de ces organisations et de voir si ces règles sont toujours en adéquation avec la vision de la confédération et de voir comment les adapter pour atteindre les résultats », a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA</p>
<p>À Bamako, les trois Gardes des sceaux ont convenu de travailler dans une dynamique de rapprochement, d’échanges d’expérience entre nos différents systèmes judiciaires et juridiques nationaux.<br>«Nous avons convenu également de renforcer notre coopération dans le cadre de ces organisations régionales ou africaines afin d’avoir une démarche cohérente et une stratégie qui permet d’être dans la vision de la confédération des États », a-t-il expliqué.</p>
<p><strong>Rôle déterminant de la justice</strong><br>Dans son discours, le ministre nigérien de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les institutions, M. Alio DAOUDA, a rappelé que l’histoire, la géographie, les réalités socioculturelles et les défis sécuritaires sont autant de dénominateurs communs à nos trois Etats.</p>
<p>Pour le Garde des Sceaux nigérien, ’’Il est opportun et plus que jamais nécessaire pour consolider notre quête de souveraineté, dans un contexte d’hostilité à la construction de notre confédération’’.</p>
<p>Face à la menace terroriste imposée aux peuples de l’AES, Alio DAOUDA, d’insister sur le rôle déterminant de la justice quant à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre les auteurs des infractions issues de ces agissements criminels : ’’Nous devons faire en sorte que ces criminels ne trouvent aucun répit dans notre espace’’ a martelé le ministre nigérien de la Justice.<br>La rencontre de 2 jours a permis aux gardes des sceaux des pays de l’AES de travailler sur les conclusions des experts afin de valider les textes juridiques. Il s’agit d’harmoniser les différentes politiques au bénéfice des populations de l’espace confédéral.</p>
<p>La rencontre de Bamako a été sanctionnée par un communiqué final lu par Mamoudou KASSOGUE ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux et incluant 20 points.</p>
<p><strong>Intégrer la justice parmi les compétences déléguées</strong><br>De ce document, il ressort que les Ministres ont salué la qualité des travaux préparatoires menés par les Experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES.</p>
<p>Aussi, les Ministres ont approuvé la proposition de modification de l’article 4 du Traité instituant la Confédération pour y intégrer le domaine de la justice et du Droit parmi les compétences déléguées et la création d’un cadre de concertation permanent entre les Ministres de la Justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun.<br>Constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles, régionales et internationales, les ministres ont approuvé la nécessité de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérales. Les ministres ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS) liée à la future Cour pénale sahélienne et des Droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales.</p>
<p>Concernant la coopération pénitentiaire, les ministres ont souligné l’importance de renforcer la coopération en matière de renseignement, de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, de sécurisation des prisons et de gestion des détenus, en particulier ceux arrêtés pour terrorisme.</p>
<p>Par Abdoulaye OUATTARA</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien à l’économie nationale 2021&#45;2025 : plus de 800 milliards de subventions accordées par l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/soutien-a-leconomie-nationale-2021-2025-plus-de-800-milliards-de-subventions-accordees-par-letat-3105765.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni SANOU, lors de l’émission, Mali Kura Taasira 3, diffusée sur ORTM le samedi 31 mai 2025 a affirmé que la transition entre 2021 à 2025 a consenti plus de 800 milliards dans la subvention en vue de soulager les populations, mais aussi de permettre à certains services comme la CMDT de renforcer leur capacité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 16:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>« L’économie du Mali se porte bien et tous les indicateurs sont orientés vers de bonnes tendances », a rassuré le ministre de l’Economie et des finances, Alousseni SANOU, lors de Mali Kura Taasira 3, l’émission où les membres du gouvernement, abordent l’actualité de leur département respectif.<br>À cette occasion, le ministre SANOU a mis l’accent sur les efforts consentis par les autorités en vue de maintenir la dynamique de l’économie nationale.</p>
<p>À cet effet, entre 2021-2024, le cumul des subventions accordées s’élève à plus de 800 milliards de FCFA, a-t-il évalué, sans compter les engagements en cours de négociation.<br>Selon le ministre, ces subventions directes permettent de soutenir les allègements fiscaux et les mécanismes de relance sectorielle.</p>
<p>Ainsi, il est revenu sur ces efforts colossaux, soulignant avoir appuyé la CMDT qui avait rencontré des difficultés en 2020, année durant laquelle la production avait chuté à 255 000 tonnes.<br>Pour restaurer la confiance, l’État n’a pas hésité à s’impliquer pleinement : désignation d’un mandataire judiciaire, revalorisation du prix du coton à 290 francs CFA, puis 300 francs CFA, paiement des 69 milliards d’impayés de la filière et titrisation de 70 milliards de financement en décembre 2024.<br>Résultat : un record historique de 795 000 tonnes de coton récoltées en 2021-2022.<br>«En même temps qu’on a payé les 20 milliards de subventions, en tout, l’État a payé 90 milliards de FCFA à la CMDT en décembre dernier », a-t-il fait le point. Tout cela, a-t-il expliqué, pour permettre à la CMDT de contenir la croissance dans le pays.<br>En outre, il a affirmé que l’Etat a accompagné la COMATEX, l’OMH, l’UMPP qui avaient des difficultés en vue de les mettre sur pied. Ainsi, la relance de la COMATEX a nécessité un premier apport de 787 millions, auquel viendra s’ajouter un second financement supérieur à un milliard de FCFA.<br>L’UMPP, pilier de la production pharmaceutique, a perçu 1,253 milliard pour sa remise à flot, avec une seconde phase d’expansion en cours de négociation. La finalité est de permettre à l’UMPP de produire localement les 14 produits qui font partie de l’assistance maladie obligatoire.<br>Le gouvernement s’est également engagé à soutenir le secteur privé via un fonds de garantie, doté de 28 milliards, permettant de générer plus de 150 milliards de crédits bancaires et 17 000 emplois.<br>« Dans le même temps, nous avons le PAFEM, qui est un programme financé par la Banque mondiale, logé au niveau du ministère de l’Économie et des finances, qui était également chargé de lancer toutes les activités et d’amélioration du circuit financier. Ce secteur a également pu financer beaucoup d’ONG dans le centre et beaucoup de petites et petites micro-entreprises dans le centre du Mali, ce qui a pu créer à peu près 17 286 emplois. Donc, c’est à partir de ces différentes activités que nous avons pu maintenir notre économie », a indiqué le ministre SANOU.<br>Concernant la maîtrise du prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Economie a souligné que l’État accorde des subventions à de nombreux secteurs en signant notamment des conventions avec toutes les cimenteries.<br>Si elles permettent aux Maliens d’avoir du ciment de sortie d’usine à un prix constant, cependant, a-t-il relevé, elles font des manques à gagner importants au Trésor qui se chiffrent environ à plus de 25 milliards de francs CFA.<br>« L’État fait des subventions importantes au niveau des sociétés qui transforment du blé. Aujourd’hui, on a un contrat sur trois ans avec ces sociétés qui coûtent un manque à gagner d’environ 75 milliards sur trois ans à l’État », a-t-il ajouté.<br>Toujours sur le plan social, l’Etat accompagne l’Énergie du Mali (EDM-SA). Il est aujourd’hui le secteur qui a bénéficié le plus de subventions de l’Etat.<br>Ce constat est plus frappant : « Entre 2021 et 2024, la subvention totale accordée à l’énergie du Mali a été de 461 milliards de francs et francs, de 2021 à 2024. L’année passée, on a subventionné 55 milliards. Cette année, ça va être 60 milliards », a affirmé le ministre SANOU.<br>À entendre le ministre, la subvention au secteur de l’énergie va se poursuivre « jusqu’à ce que les investissements structurants, qui sont en train d’être mis en œuvre, puissent amener du mixte énergétique et permettre donc à la société de pouvoir s’équilibrer tout de suite ».</p>
<p><strong>Une hausse de 46 % des recettes grâce à la digitalisation</strong><br>À l’ère des multiples transitions que connaît le Mali, la transformation numérique de l’administration publique s’impose désormais comme l’un des leviers majeurs de la modernisation de l’État.<br>Une conviction portée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présenté les résultats tangibles de cette digitalisation en matière de mobilisation des recettes.<br>« Depuis l’annonce du chef de l’État à Ségou, en juin 2024, nous avons accéléré la mise en œuvre du Modus Trésor Pay, un dispositif qui permettra à terme que tous les paiements à destination de l’administration se fassent de façon totalement numérique », a déclaré le ministre.<br>Et les premiers effets ne se sont pas fait attendre. Sur les axes prioritaires de perception (documents administratifs, contraventions, fiscalité locale, recettes douanières ou encore services universitaires), les recettes ont connu une hausse de 46,6 %.<br>Ainsi, les 826,6 millions de FCFA collectés avant la digitalisation sont passés à 1,21 milliard de F CFA après mise en œuvre des outils numériques, soit une augmentation de 46%.<br>Les domaines concernés sont notamment : les cartes d’identité, cartes grises et permis de conduire, les amendes et contraventions de police, les immatriculations et visites techniques, l’état civil, la fiscalité numérique, les services du Centre des œuvres universitaires (CENU).<br>Dans ce dernier secteur, le ministre a révélé que la digitalisation a permis d’identifier des fuites de ressources estimées à près de 4 milliards de FCFA, auparavant dissimulées dans des zones d’opacité ou de paiements irréguliers.<br>«Aujourd’hui, tout ce qui se paye au niveau des universités est tracé. La transparence est devenue un outil de bonne gouvernance», a-t-il souligné.<br>Mais au-delà de l’aspect strictement budgétaire, la digitalisation vise également à réduire les inégalités d’accès aux services publics.<br>« Il ne faut pas qu’un citoyen à Bamako ait plus de facilité à accéder à un service que celui qui vit à Kati ou à Kolokani », a plaidé le ministre.<br>Le développement de plateformes numériques permet désormais à chaque Malien, quel que soit son lieu de résidence, de bénéficier des services administratifs, parfois en un clic.</p>
<p><strong>L’impact de la réforme du secteur minier</strong><br>Adopté récemment dans le cadre d’un vaste chantier de réforme économique, le nouveau Code minier, couplé à la loi sur le contenu local, a permis une hausse sans précédent des revenus issus de l’exploitation aurifère.<br>« On était, par exemple, à 235,5 milliards pour toutes ces sociétés. Et avec le nouveau code minier en 2023, on a atteint 767,4 milliards, ce qui fait un gain de 531,9 milliards. Donc, ça, c’est l’impact sur l’application du code minier par les sept principales sociétés minières », a-t-il déclaré.<br>Outre les recettes fiscales, la loi sur le contenu local vise à garantir une meilleure implication des entreprises maliennes dans la chaîne de valeur minière. Elle impose aux sociétés étrangères de recourir prioritairement à des prestataires, à une main-d’œuvre et à des biens et services locaux, favorisant ainsi le développement de PME nationales et la création d’emplois durables.<br>« Il ne s’agit plus seulement de tirer des ressources financières de nos mines, mais de faire en sorte que le secteur contribue au tissu économique local de manière structurée et inclusive », a insisté le ministre.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Alousseni Sanou, ministre de l’Economie et des finances: les chiffres et la réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/alousseni-sanou-ministre-de-leconomie-et-des-finances-les-chiffres-et-la-realite-3105764.html</link>
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<description><![CDATA[ Après son homologue de la défense et celle des transports et infrastructures, le ministre de l’Economie et des finances, Alousséni Sanou, était ce samedi 31 mai 2025 l’invité de l’ORTM dans le cadre de l’émission Mali Kura taasira 3. C’est un technicien sûr de ses notes qui assène les performances enregistrées au plan économique, financier et celui de la gouvernance dans un pays où l’on a déjà arraché la queue du Diable. Chiffre à l’appui, Alousséni Sanou égraine ses certitudes, les efforts consentis, et les progrès enregistrés face aux Maliens hébétés devant leur téléviseur. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 15:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans un Mali kura où de nombreux secteurs sont à l’arrêt en raison de la conjoncture consécutive à la crise énergétique, à l’insécurité, et à la mauvaise gouvernance, le Patron de l’Hôtel des finances soutient que le taux de chômage a baissé et considérablement baissé. Comme au bons vieux temps, le ministre de l’économie et des finances dit que la trésorerie se porte bien, que les chiffres macroéconomiques sont au vert. Donc aucune inquiétude.</p>
<p><strong>Scandaleux taux de chômage</strong><br>Selon le ministre de l’hôtel des Finances, le taux de chômage est passé de 6.1% à 3.5% de 2020 à 2024, donc soit +3% de progrès et un ratio supérieur à 0,5%. Le progrès est dans son affirmation étonnante énorme… si on sait l’impact de la crise énergétique, du départ de la Minusma, de la fermeture des ONGs. Il semblerait que Sanou a la recette imparable pour la réduction du taux de chômage : l’amélioration de l’efficacité du marché du travail, de la formation et de l’éducation des travailleurs, l’accroissement de la flexibilité du marché du travail. Mais, où est-ce qu’on en est aujourd’hui au Mali en matière d’offre de travail ?</p>
<p>Le ministre de l’Economie et des finance Sanou sait-il qu’entre 2020 et 2025 de nombreux jeunes travailleurs de notre pays ont perdu leurs emplois ? Du jour au lendemain, l’arrêt des ONGs, le départ de la Minusma,la crise énergétique, l’insécurité, et maintenant l’arrêt des financements de l’USAID qui a mis des milliers d’autres à la rue. Les Maliens sont des patriotes, des nationalistes. Ils veulent croire, mais comprendre d’abord, comment le taux de chômage a baissé de 6 à 3% pendant la transition. Parce que l’affirmation qui ressemble à une insulte à leur intelligence dépasse l’entendement. Contrairement à l‘affirmation du ministre Sanou, selon les dnnées de l’INSTAT, le taux de chomage est estimé à 5% en 2024. Cet indicateur est basé sur le rapport EMOP du second passage de 2024.</p>
<p>Selon Alousséni Sanou, par la multiplication par 4 de la subvention des 28 milliards accordés au Fond de garantie pour le secteur privé nous avons non seulement eu 150 milliards de crédits injectés dans l’économie mais aussi un bonus de 17.000 emplois. Grâce à la générosité de la Banque mondiale, à travers le PAFM (Projet d’Accès au Financement au Mali), notre l’Etat a pu créer ‘‘à peu près 17.286 emplois’’. Ne serait que dans ces deux seuls domaines, c’est environ 35.000 emplois créés sur combien de chômeurs créés au même mont. Par Allah Azzawajal, ayons pitié de l’intelligence du Malien. Allah kama.</p>
<p><strong>Taux d’inflation imaginaire</strong><br>Selon le Ministre de l’Economie et des Finances, notre cher Mali kura enregistre le deuxième meilleur taux d’inflation sous régional avec 3,2 %.<br>Pour la BAD, l’inflation de notre pays est passée de 9,7 % en 2022 à 2,2 % en 2023, sous l’effet conjugué de la politique monétaire restrictive de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, de l’approvisionnement ininterrompu des marchés locaux en produits et de l’exonération de 25 % des droits de douane accordée par le gouvernement en contrepartie de la fixation de prix plafonds pour le sucre.</p>
<p>La reprise de l’activité économique devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7 % en 2024 et de 5,3 % en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium en 2024, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Grâce au maintien d’une politique monétaire restrictive, l’inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2 % en 2024 et 1,8 % en 2025</p>
<p>Bémol. Selon le bulletin mensuel des statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en février 2025, notre pays a affiché le taux d’inflation le plus élevé au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), s’établissant à 8,3%. Ce taux est en hausse par rapport à celui de 7,6 % enregistré en janvier 2025, bien au-dessus de la fourchette cible de la Banque centrale comprise entre 1% et 3%.</p>
<p>Selon le rapport de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) de l’UEMOA, cette hausse de l’inflation est due à l’augmentation des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées (8,2 %), du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et autres combustibles (11,4 %), des services de restaurants et services d’hébergement (5,8 %), des services de soins personnels, protection sociale et biens divers (12,5 %) ainsi que des services d’information et communication (9,8 %) ».</p>
<p><strong>Subventions inutiles et inopérantes</strong><br>Le ministre de l’Economie et des finances, fier de ses notes, annonce qu’au cours de cette transition, l’Etat a subvention EDM à hauteur 461 milliards, la Comatex d’environ 2 milliards, l’UMPP d’environ 1,253 milliard pour fabriquer 10 produits AMO), Fonds de garantie du secteur privé à hauteur de 28 milliards, la CMDT de 90 milliards pour soutenir l’économie).</p>
<p>En dépit de brillante énumération, faudrait-il rappeler à l’argentier de la transition qui sait plus que tout autre qu’en économie, une subvention est une aide financière accordée par une entité publique (État, collectivités territoriales) à une entité privée ou publique, sans contrepartie directe, dans le but de financer une activité d’intérêt général ou de corriger une défaillance du marché. Les subventions pouvant être aussi destinées aux entreprises pour les aider à financer leurs investissements, à développer leurs activités ou à faire face à des difficultés économiques. De ce qui précède, on voit bien qu’il ne s’agit de charité d’Etat, fi sabil allah qu’on fait aux Maliens.</p>
<p>Et ce n’est pas de la bonté de cœur que le gouvernement accorde des subventions au secteur de l’électricité, de l’éducation, de l’aide humanitaire, des denrées de première nécessité, de la farine, du gaz, de l’aliment bétail, des outils et intrants agricoles… comme les céréales et les engrais.</p>
<p>Les subventions, qu’elles soient directes ou indirectes, aident l’Etat à stabiliser les prix des produits essentiels, mais peuvent aussi entraîner des distorsions de marché et des coûts budgétaires importants. Les subventions peuvent être utilisées pour soutenir des secteurs stratégiques comme l’agriculture ou l’industrie, favorisant leur développement et leur compétitivité. Les subventions peuvent artificialiser la concurrence, en offrant un avantage injustifié aux entreprises bénéficiant de ces aides. Cela peut désorganiser les marchés, dissuader les investissements dans d’autres secteurs et engendrer des problèmes de corruption.</p>
<p>Les subventions sur les produits de base comme le carburant ou les céréales peuvent permettre de maintenir les prix stables en période d’inflation ou de fluctuations des marchés internationaux, protégeant ainsi les ménages et les entreprises. Globalement, les subventions peuvent être un outil utile pour soutenir l’économie malienne, mais elles doivent être utilisées avec précaution, en veillant à minimiser leurs impacts négatifs et à garantir leur efficacité et leur transparence. Une approche plus ciblée et une évaluation régulière des programmes de subvention sont nécessaires pour assurer leur pertinence et leur impact positif sur le développement économique du Mali.</p>
<p><strong>Problématique financement du PAG 2025-2026</strong><br>Face aux Maliens, le ministre Sanou réitère ses certitudes. Pour lui, le budget d’Etat 2025 adopté en pièces détachées par le CNT, le 12 et le 19 décembre 2024. Pour 2025, le budget de l’État est évalué à 2 648,900 milliards FCFA en recettes et 3 229,886 milliards FCFA en dépenses, entraînant un déficit de 580,986 milliards FCFA. Aussi, pour prendre en charge les priorités du PAG estimées à environ 1600 milliards, il faut forcément passer par la loi des finances rectificative de juin pour supprimer beaucoup de chapitres afin de prendre en compte les secteurs prioritaires du PAG. La cohérence stratégique voudrait qu’on prévoit d’abord puis on dépense. Mais dans le Mali kura de Sanou, c’est la gouvernance à l’envers : on dépense d’abord, on prévoit ensuite. Sinon avec une masse salariale de 964 milliards, un fonctionnement de près de 400 milliards, près de 400 milliards de services de dettes à payer sans le principal, il est impossible de financer le PAG du Général Abdoulaye Maïga par le budget d’état.</p>
<p><strong>La réalité qui interpelle</strong><br>A cette contrainte, il faudrait aussi attirer la haute attention du Patron de l’Hôtel des Finances sur le fait que malgré la subvention à la CMDT qu’il brandit comme un trophée, les cotonculteurs partout dans les zones CMDT ne savent plus à quel Saint se vouer et n’arrivent toujours pas à se faire payer. Toutes choses qui impacteront gravement la campagne agricole.<br>Il en est de même pour la crise énergétique. Malgré 461 milliards se subventions injectées et la ponction de la taxe de 100 francs (Mugan-Mugan) sur les Maliens pour les besoins de la cause, comme Soundjata, EDM n’arrive pas à décoller de ses propres ailes. Conséquence les Maliens sont toujours dans le noir ; avec la promesse d’être éclairés 19h/24.<br>La question est : à quoi a-t-il servi tous ces milliards de subvention si les Maliens n’ont ni eau ni électricité, si le panier de la ménagère reste troué, si l’Etat ne parvient pas à payer les paysans, si Soudjata traine toujours sur les rails, si la reprise de la COMATEX, de l’UMPP, de Huicoma… reste au stade de vœux pieux, voir à la phase expérimentale, si les nouveaux investisseurs sont toujours confrontés à la concurrence déloyale du marché parallèle.<br>Faut-il se réjouir des annonces du Ministre des finances à savoir que tous les indicateurs sont dans la bonne tendance et que notre Maliba demeure toujours la 4ème économie de la zone Franc derrière le Burkina, au moment où les Mali pensaient être troisième…<br>Allah Ka an progoto.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali: la renaissance politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-la-renaissance-politique-3105666.html</link>
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<description><![CDATA[ La première expérience démocratique remonte à la Charte de Kurukanfuga de 1236 et non à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1946. Pourtant, peu d’hommes politiques se sont battus pour que la Constitution de 1992 s’en inspire. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 May 2025 13:49:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui est constant, c’est que le mode de gouvernance issue de cette Constitution tient plus de la 5ème République française que du vécu du peuple malien. En envoyant ses enfants à l’école occidentale, le Mali s’attendait-il à recevoir en retour des légions d’intellectuels déracinés et assimilés, vivant en Afrique dans la nostalgie de l’Europe ?</p>
<p><strong>LA REVOLUTION GALVAUDEE DE 1991 A CREE L’ANARCHIE</strong><br>D’Alpha Oumar Konaté à Ibrahim Boubacar Kéita en passant par Amadou Toumani Touré, en fait de démocratie, les Maliens n’ont vu que le revers de la médaille car les partis et dirigeants politiques se sont plutôt évertués à exercer des pressions pour obtenir une part du gâteau. Afin de sauver leur pouvoir, les Chefs d’Etat ont dû céder, confirmant que la démocratie n’est viable qu’avec des ressources humaines de qualité, des dirigeants ayant le sens de l’Etat, mais aussi une population laborieuse et bien éduquée. Il en résulte que l’action politique doit être guidée par la saine appréciation des réalités dans la recherche du bien commun. C’est au nom de ce réalisme qu’un pouvoir politique responsable s’appuie sur une bonne connaissance de l’histoire et de la culture. Depuis la chute du régime de Modibo Kéita, le Mali n’a pas connu une doctrine politique cohérente. Ainsi, le magister de Moussa Traoré a été un long dérapage plus ou moins contrôlé, d’abord sous l’emprise du Comité Militaire de Libération Nationale (1968-1978), ensuite avec la timide ouverture tentée par l’Union Démocratique du Peuple Malien (1979-1991). Arriva dans ces conditions la révolution de mars 1991 sur laquelle le peuple avait fondé un grand espoir. Hélas !</p>
<p>La déception est d’autant plus grande que les fruits ont trahi la promesse des fleurs de 1991 par la faute de politiciens roublards, adeptes de demi-vérités qui sont des mensonges malicieusement servis. En outre, aucune crise politique majeure n’a pu être résolue grâce à la Constitution de 1992, obligeant les présidents démocratiquement élus à recourir aux autorités religieuses et aux légitimités coutumières. La Constitution est la boussole intégrant les valeurs cardinales du peuple et non un produit de mode. A l’exception du coup d’état du 19 novembre 1968 qui était purement militaire, tous les autres putschs ont été perpétrés avec le soutien actif de partis et mouvements politiques. Aujourd’hui, leurs maîtres et gourous occidentaux ayant été éconduits sans ménagement, quelques apprentis sorciers sentant la fin proche, sont désemparés et au bord de la crise de nerf.</p>
<p><strong>LE MALI TOUJOURS A LA POINTE DU COMBAT</strong><br>Après Modibo Kéita, Moussa Traoré avait quelque peu réussi à maintenir l’élan souverainiste du pays mais leurs successeurs finiront par livrer, souvent à leur corps défendant, le Mali à la France et aux institutions de Breton Wood. Le multipartisme intégral n’a été qu’un leurre qui n’a pas servi la démocratie. Il a plutôt permis à la France de mieux tenir les dirigeants, suite à la suppression des partis uniques. En effet, la création de nombreux « partis-boutiques » avait affaibli les présidents élus qui ne pouvaient s’appuyer sur aucune force politique stable. Des incompétents ont ainsi été propulsés à des postes de responsabilité, à tous les niveaux de l’échelle sociale, favorisant la grande corruption et l’anéantissement de l’autorité de l’Etat. Suite à la déstabilisation de la Libye et l’assassinat de Kadhafi, le Mali d’ATT s’est retrouvé dans le viseur puisque Kidal avait été promise par Nicolas Sarkozy à certains groupes rebelles comme butin de guerre. De nombreuses tribulations ultérieures conduiront à la signature de l’Accord d’Alger en 2015, un texte imposé au Mali en violation de sa Constitution, dans le silence des partis politiques. Le régime d’IBK n’y survivra pas.</p>
<p>Toute démocratie forte s’appuie sur une armée capable de défendre l’intégrité du territoire et l’économie nationale. En cela, l’arrivée d’Assimi Goïta au pouvoir constitue indéniablement le point de rupture avec le mouvement dit démocratique sous lequel l’autostop politique avait pris le dessus sur la saine gestion de l’Etat. Son principal mérite est d’avoir tiré les leçons des errements du passé et pris les décisions salutaires pour le renouveau du pays. Mêlant audace et dextérité, il a opéré une remise à plat avec la communauté internationale et évité toute relation incestueuse avec les politiciens opportunistes. Comment ne pas saluer le soutien des blogueurs patriotes sur les réseaux sociaux, qui ont fait le contre- poids nécessaire aux media occidentaux et à leurs relais locaux, dans leur funeste entreprise de désinformation et de déstabilisation ! Grâce à eux, de plus en plus de maliens sont informés et se sentent concernés par la gestion des affaires publiques. On peut donc dire que l’arbre planté par Modibo Kéita n’est pas mort. Il a certes produit de nombreuses branches et feuilles mortes, balayées de façon cyclique, mais le tronc a résisté, porté par des racines solides. Assimi Goïta est en train de poursuivre son œuvre, comme Ibrahim Traoré est en train de bonifier celle de Thomas Sankara au Burkina Faso. Les deux pays ont été rejoints par le Niger et ils ont créé à trois l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui sonne le déclin des pratiques néocoloniales, pendant que sa naissance est saluée par tous les grands pays émergents du monde. Le grand Mali, celui qui joue dans la cour des grands, est de retour.</p>
<p>Le nanisme politique a fait beaucoup de mal au Mali. Le véritable défi qui est lancé à la « génération Assimi » est de s’affranchir du carcan néocolonial, pourque la pratique de la démocratie se constate d’abord au sein des partis politiques eux-mêmes. L’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques sans remettre en cause le multipartisme garanti par la Constitution, a ouvert la voie à la dissolution très attendue des partis et associations à caractère politique. La bipolarisation constatée actuellement entre les adeptes de la refondation et ceux qui défendent l’ordre ancien, pourrait servir de base à la constitution de deux grands groupes politiques rivaux. Place désormais au renouveau au sein de l’AES.</p>
<p><strong>Mahamadou Camara</strong><br><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: centrale solaire de Safo, un rendez&#45;vous manqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/sans-tabou-centrale-solaire-de-safo-un-rendez-vous-manque-3105598.html</link>
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<description><![CDATA[ Un an s’est écoulé. Le 28 mai 2024, le président de la transition Assimi GOITA en grande pompe, a posé la première pierre du chantier de la centrale solaire de Safo pour un délai d’exécution de 15 mois. Alors que l’échéance s’approche, le projet est toujours à la phase de démarrage. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202405/Lancement-Safo-Solaire.jpg" length="63939" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 May 2025 19:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, il était la lueur d’espoir pour de nombreux Maliens étouffés par la crise énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, le chantier, de ladite centrale, lancé dans une grande ferveur populaire, avait suscité un vif engouement et une adhésion massive. Avec ses 100 mégawatts-crête, ses modules photovoltaïques en silicium monocristallin, son système de stockage d’énergie de 50 mégawatts-heure et ses équipements de pointe, dont 20 transformateurs de 2,5 mégavolts ampères et des cabines préfabriquées de 30 kilovolts, la centrale de Safo qui doit être érigée sur 228 hectares, était ainsi présentée comme une réponse aux coupures intempestives d’électricité qui minent le quotidien des Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, un an plus tard, le chantier avance à pas de caméléon, loin des attentes d’une population en proie à un stress énergétique et loin des promesses initiales des autorités de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, prévue pour être achevée dans un délai de 15 mois, la construction de la centrale solaire de Safo, confiée à l’entreprise Sinohydro (une société chinoise), se fait encore désirée. Les autorités ont-elles lancé cette initiative comme un écran de fumée pour apaiser la colère de la population ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, la main sur le cœur, elles annonçaient faire du solaire, une alternative à la crise d’électricité dont les conséquences ont affecté de petites entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup d’entre elles ont mis les clés sous le paillasson faute d’avoir d’électricité. Comment ne pas se rappeler de la vidéo du jeune entrepreneur qui a jeté des centaines de volailles avariées à cause du problème d’électricité. Ils sont aussi nombreux, ces entreprises qui, dans le silence total, confectionnent à temps partiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conséquence : une baisse drastique de leur chiffre d’affaires.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour anniversaire du lancement des travaux de la centrale de Safo, dont les habitants avaient accueilli le maître d’ouvrage, regardent le chantier avec peu d’espoir et de résignation. Parce qu’en réalité, la pose de 1ère pierre perçue comme un acte fort, une réponse concrète à un besoin vital, mais qui peine à se concrétiser. Certains Maliens ont l’impression d’être dupés par des promesses creuses. Plus qu’un retard, la situation s’apparente à un rendez-vous manqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour justifier ce retard, en janvier 2025, le président GOITA lors de la présentation de vœux aux légitimités traditionnelles et religieuses, accusait un maire d’avoir vendu une partie du terrain destiné au projet. Une sortie qui a jeté le trouble et alimenté les polémiques. Cette controverse, loin d’apaiser les esprits, a ravivé le sentiment d’un espoir galvaudé, d’une promesse trahie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul besoin d’espérer sur une inaugurer imminente de ladite centrale lorsque le Premier ministre lui devant le Conseil national de Transition admet que le chantier est à son début.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par SABA BALLO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: démocratie, le double standard de l’Occident</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/sans-tabou-democratie-le-double-standard-de-loccident-3105467.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour avoir le toupet de poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et délivré contre lui un mandat d’arrêt délivré le 21 novembre 2024, Karim Khan, le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI), a été placé sous sanctions américaines par l’administration Trump pour contraindre la Cour à mettre fin aux enquêtes sur les abus israéliens à Gaza. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 13:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ses e-mails sont bloqués, ses comptes bancaires sont gelés et 900 membres de la CPI sont interdits d’entrée aux États-Unis, accusés de mener des enquêtes « illégitimes » sur des crimes de guerre présumés commis par Israël. </p>
<p>À travers un habituel double standard, le chef de file de l’Occident menace toute personne ou organisation fournissant à Khan une assistance financière, matérielle ou technologique de se voir infliger des amendes ou des peines de prison.</p>
<p>Pour n’avoir pas plié à ces pressions américaines, le procureur Karim Khan a été suspendu ce dimanche 18 mai 2025 après des accusations de harcèlement sexuel sur une collègue malaisienne alors même qu’il est en congé. Dans la guerre communicationnelle et non juridique engagée contre Khan on brandit le délit de fasciés : il ne peut être coupable parce que son frère, Imran Ahmad Khan, ex-député britannique, a été condamné pour agression sexuelle sur un adolescent de 15 ans…</p>
<p>Pour les nôtres qui se font encore des illusions sur la démocratie occidentale comme modèle de société pour nous les Africains, faudrait-il seulement rappeler que l’avenir de notre continent ne reposera pas sur la pratique aveugle de la démocratie occidentale, mais se jouera entre deux visions : celle des nations ou celle des pantins.</p>
<p>Ce week-end, c’est la vertueuse Europe qui nous donne l’image affligeante de leur démocratie en faisant expulser par la police de son bureau de vote le candidat à la présidentielle qui se déroulait et le favori des élections annulées de 2024. Ce n’est pas tout.<br>A 21heures, heure de Roumanie, La chaine de télé privée roumaine RealitateaNET qui a 25 ans d’existence transmettant les résultats des élections en Roumanie en direct a été bloquée pendant la transmission ! Raison : elle venait tout juste de transmettre : George Simion 52% (choix du peuple)-Nicusor Dan 47% (choix de l’Europe), et elle a été bloquée.</p>
<p>Face à la forfaiture démocratique, les dénonciations du PDG de Télégram sonnent comme un désaveu pour l’Europe. En effet, pour lui, on ne peut pas « défendre la démocratie » en la détruisant. On ne peut pas « lutter contre l’ingérence électorale » en s’ingérant dans les élections. Soit, on a la liberté d’expression et des élections équitables, soit on ne les a pas. Et le peuple roumain mérite les deux».</p>
<p>Mais Macron n’est pas de cet avis. Pour lui, les ‘‘accusations contre la France ne sont qu’une manœuvre de diversion face aux réelles menaces d’ingérences qui visent la Roumanie… Comme partenaire et ami, nous rappelons que la France a été aux côtés de la Roumanie pour son accession à l’Union européenne, ses réformes, son entrée dans Schengen et ses avancées. Pour sa sécurité aussi, par exemple l’envoi de nos soldats cinq jours après le début de l’invasion russe en Ukraine en février 2022. Mentir sur la France, l’insulter, c’est rompre cette histoire’’. Ça ne vous rappelle rien ? Dès que la France envoie des soldats, on doit se taire et ravaler toute dignité.</p>
<p><strong>Voilà les deux piliers sur lesquels sont bâtis la démocratie occidentale : double standard et ingérence.</strong></p>
<p>Le double standard désigne une situation dans laquelle, au sein d’un ensemble d’individus ou de choses, des groupes sont traités selon des règles différentes, alors qu’en principe ils devraient être traités de la même manière. L’expression double standard est souvent utilisée pour mettre en lumière une situation d’injustice signifiant «deux poids, deux mesures», d’inégalité de traitement. Exemple : l’Occident accepte qu’il n’y ait pas d’élection en Ukraine, et oblige les Africains à faire des élections bâclées. Il reconnait un terroriste comme président en Syrie qui a pris le pouvoir par la force et sur des cadavres, mais refuse d’accepter nos chefs de l’Etat qui sont venus par coups d’Etat.</p>
<p>Intervention non désirée dans les affaires par une tierce partie, pouvant s’effectuer sur le plan individuel, organisationnel ou international et pouvant diverses formes (politique, économique, sociale, culturelle, religieuse, humanitaire) l’ingérence d’un État dans les affaires par un autre est l’intervention du premier dans les affaires du second, sans son consentement et au détriment du concept de souveraineté. Cette ingérence peut aussi être implicite lorsque la souveraineté de l’autre est remise en cause de manière camouflée ou par le biais d’intermédiaires. Quid du droit d’ingérence humanitaire ? Il s’agit du droit que revendiquent des organisations non gouvernementales (ONG) et certains États d’intervenir sur le territoire d’un État, dont la population se trouve en situation de crise humanitaire ou dont les droits humains fondamentaux paraissent violés, avec ou sans son consentement.</p>
<p>Est-ce cela qui fonde la pierre angulaire de notre société, bâtie sur du socle du Ouagadu au moins 300 ans avant la naissance de Jesus Christ ? Nos héros n’étaient pas élus, mais ils étaient légitimes et justes. Nos systèmes sociétaux n’étaient pas ‘‘démocratiques’’, mais ne cariaient pas l’injustice et la perfidie. Notre société était fondée sur la souveraineté et la liberté des peuples et non des élus cupides et vendus.</p>
<p>Il est temps de mettre un terme au copier-coller improductif d’un système de gouvernance, de pensée et d’action qui n’est pas et ne saurait être le nôtre. La démocratie occidentale est une tragédie pour l’Afrique. Pensons-y.</p>
<p>PAR SIKOU BAH</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Modibo Sidibé: La démocratie : une œuvre à poursuivre, un pacte à réinventer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/modibo-sidibe-la-democratie-une-oeuvre-a-poursuivre-un-pacte-a-reinventer-3104911.html</link>
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<description><![CDATA[ La démocratie n’est pas un mot figé, mais un chantier vivant. La démocratie n’est jamais donnée une fois pour toutes. Elle est toujours à construire, à corriger, à défendre. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie est un système politique dans lequel le pouvoir émane des citoyens. Mais au-delà des mécanismes électoraux, la démocratie c’est aussi le respect de l’État de droit et l’existence de contre-pouvoirs indépendants. C’est un équilibre entre des institutions légitimes et une culture citoyenne vivante, où la critique n’est pas une menace mais une promesse de progrès.<br>Quant à la gouvernance, il s’agit de la manière dont l’autorité est exercée pour gérer les affaires publiques. Une bonne gouvernance suppose des dirigeants responsables, transparents et redevables, capables d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques au service du bien commun.</p>
<p>Ces deux notions – démocratie et gouvernance – sont intimement liées et forment le socle du développement humain durable. La démocratie crée un environnement favorable aux progrès sociaux. Inversement, une gouvernance défaillante sape la démocratie et brise cet environnement propice, engendrant défiance et stagnation.</p>
<p>Le 26 mars 1991, une nouvelle page de notre Histoire s’écrivait en lettres de sang pour que le Mali puisse accéder à la démocratie, et la IIIe République naquit.</p>
<p>Aujourd’hui, certains accusent la démocratie d’avoir échoué. Je ne le crois pas. Je crois que nous avons sous-estimé les exigences de la démocratie. Et que nous avons encore à la parfaire.</p>
<p><strong>I. Ce que la démocratie nous a apporté – Rendons justice au parcours accompli</strong><br>La démocratie a d’abord été pour nous un espace conquis. Elle fut arrachée dans le tumulte de l’Histoire, portée par des voix, des luttes, des sacrifices. Ce que nous avons conquis par l’instauration d’un système démocratique au Mali, c’est :</p>
<p>• la liberté d’association, d’expression, de presse ;<br>• le droit de vote, la pluralité politique, l’alternance pacifique du pouvoir ;<br>• l’existence de contre-pouvoirs : justice constitutionnelle, société civile, médias.<br>La démocratie a permis au Mali de libérer ses énergies vives. Elle a permis aux jeunes de s’engager, aux femmes de s’affirmer, aux idées de circuler.</p>
<p>Ces trente dernières années, nous avons connu des avancées réelles et sans être exhaustif, permettez que je cite :<br>• le développement des centres de santé communautaire et de référence, hôpitaux nationaux et régionaux ;<br>• l’instauration de l’Assurance Maladie Obligatoire ; logements sociaux, couverture en eau potable, l’accroissement de la capacité énergétique et des infrastructures télécoms et couverture TV-FM ;<br>• le triplement du taux de scolarisation ; multiplication écoles et lycées, structures de formation des enseignants ; infrastructures universitaires, financement de la recherche ;<br>• la loi d’orientation agricole, équipements, augmentation de la production de riz grâce aux subventions et aménagements hydro-agricoles ;<br>• l’expansion des routes, construction de ponts dont Kayes, Gao, Bamako ;<br>• le lancement du barrage emblématique de Taoussa et des infrastructures y attenantes ;<br>• le développement sans précédent des infrastructures sportives, culturelles ;<br>• l’essor du secteur privé national ; dispositif pour l’emploi des jeunes.</p>
<p>Ces progrès ne doivent pas être effacés de la mémoire collective, d’autant plus que notre peuple en est le vrai artisan. Ce n’est pas la démocratie qui a empêché le développement, c’est elle qui a rendu ces progrès possibles. Certes, tout n’a pas été parfait – loin s’en faut, entre autres en matière d’école, jeunesse et emplois, de défense et de sécurité, de gouvernance.<br>La question de la sécurité ne peut être contournée. Car il ne peut y avoir de démocratie véritable sans sécurité, tout comme il ne peut y avoir de sécurité durable sans démocratie. La démocratie oblige l’Etat à se défendre avec la loi, à protéger en rendant des comptes, à reconquérir le territoire avec et pour les populations.<br>Il nous faut donc penser ensemble la refondation démocratique et la refondation sécuritaire comme les deux faces d’un même impératif national : celui de garantir la souveraineté, la dignité, et la paix durable dans tout le pays.<br>Sur la défense et la sécurité, au-delà du soutien indéfectible à nos Forces de défense et de sécurité, je suggère un processus de livre blanc pour mettre fin aux narratifs, conduire à leur institutionnalisation comme objet de consensus indispensable à une république et à une démocratie.</p>
<p><strong>II. Pourquoi notre démocratie s’est fragilisée – Un diagnostic lucide et équilibré</strong><br>Je ne crois pas que la démocratie ait échoué. Je crois que nous avons, collectivement, sous-estimé ce qu’elle exigeait pour s’enraciner et durer.</p>
<p>Nous avons négligé la construction du citoyen démocratique. La démocratie n’a pas irrigué les comportements quotidiens, ni les pratiques sociales ordinaires. Le vote est resté un acte ponctuel, Il faut reconstruire une culture démocratique parce que la culture démocratique, c’est le terreau sans lequel les institutions ne tiennent pas.<br>Le système électoral a manqué de crédibilité. La justice a manqué d’exemplarité. La décentralisation est restée incomplète.<br>La gouvernance n’a pas su incarner l’éthique de l’intérêt général. La délinquance financière, la gestion opaque, les pratiques de prédation se sont installées dans l’impunité. Il est impératif de rétablir la chaîne de responsabilité.<br>Le dialogue politique a été trop souvent instrumentalisé, utilisé comme un mécanisme de contournement ou de légitimation, plutôt qu’un espace sincère de construction collective.<br>Il faut des acteurs politiques responsables, qui acceptent la défaite électorale comme un temps de reconstruction, la victoire comme une charge, et la gestion comme une mission. La démocratie ne peut non plus exister sans une justice indépendante, accessible et crédible. Elle a été perçue comme une promesse sans effets et l’État a laissé le citoyen seul, désarmé, devant un système qu’il n’a pas toujours compris.</p>
<p><strong>III. Que faire maintenant ?</strong><br>Dans la crise que nous traversons, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. C’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance. Il s’agit donc de poursuivre et renforcer notre processus démocratique afin de créer les conditions d’un nouveau progrès démocratique. Il nous faut refonder notre démocratie de l’intérieur à partir de nos réalités, de nos forces et de nos aspirations.</p>
<p>Je propose donc un pacte autour de quatre piliers :<br><strong>1.le renouveau de la démocratie</strong><br>Refonder nos institutions, en les rendant plus lisibles, plus accessibles, plus redevables. Réconcilier le citoyen avec l’État, redonner sens à l’idée même de représentation, clarifier le rôle des pouvoirs, renforcer les contre-pouvoirs.<br>Au total, déployer des Institutions sur lesquelles chaque Malien doit pouvoir compter pour défendre ses valeurs, ses droits et faire prendre au pays les bonnes directions ; des institutions qui doivent inspirer à chacun l’envie de les servir, de les respecter et de les défendre.</p>
<p><strong>2. le renouveau de la politique</strong><br>Il faut repolitiser la politique, la recentrer sur le débat d’idées, sur la confrontation des projets, le culte de l’intérêt général.<br>Réconcilier le politique avec la société, restaurer l’autorité morale de la fonction politique, moraliser la vie publique, c’est travailler à ramener la politique à ses lettres de noblesse, à rétablir la transparence et le respect de son vote au citoyen malien, à donner au paysage politique les couleurs permettant la compréhension des différentes visions et des projets pour notre pays.</p>
<p><strong>3. Le renouveau citoyen</strong><br>Il faut des citoyens conscients, des citoyens qui ne se contentent pas de voter, mais qui surveillent, questionnent, proposent. Des citoyens qui se sentent responsables de leur environnement. Il s’agit de faire émerger un citoyen actif, informé, critique, engagé. La jeunesse est au cœur de ce renouveau citoyen.<br>L’unité du peuple et la justice sociale sont des conditions indispensables à la solidité de la société et de ses institutions. Aussi, la cohésion sociale doit s’articuler autour de trois axes : développer la citoyenneté ; assurer à chaque citoyen l’accès au savoir, aux soins de santé, à la création et à la distribution de la richesse nationale ; assurer l’accès à l’emploi et à la protection sociale. Une charte de la Cohésion sociale pourrait être élaborée dans ce sens.</p>
<p><strong>4. Le renouveau de la gouvernance</strong><br>Mettre fin à la confusion entre service public et pouvoir personnel, intégrer la reddition de comptes, promouvoir l’efficacité administrative. La gouvernance, ce n’est pas seulement gérer, c’est servir, agir pour le bien commun, et non pour des intérêts privés ou corporatistes.<br>La décentralisation doit avoir un contenu stratégique axé sur un véritable aménagement du territoire, intégrant une cartographie des besoins, des ressources et des dynamiques régionales. Il s’agit de faire émerger des pôles régionaux et locaux de croissance et de développement.<br>Le chantier est vaste et complexe. Et pour structurer ce chantier dans la durée, nous devons progresser avec la quête de notre modèle démocratique que les différents foras et autres concertations n’ont pas dessiné.<br>Je propose la mise en place d’un Haut Conseil de la Refondation démocratique, instance nationale, inclusive et transversale, composée de représentants des partis politiques, de la société civile, des femmes, des jeunes, des autorités coutumières et religieuses, des universitaires, des Maliens de la diaspora, des opérateurs économiques, et d’anciens hauts responsables de l’État.<br>Ce Haut Conseil aura pour mandat, pendant deux ans, de :<br>• conduire une réflexion de fond sur l’état de notre démocratie ;<br>• animer un large dialogue national, participatif, incluant toutes les régions, et toutes les sensibilités du pays ;<br>• proposer une Charte du Renouveau démocratique, issue de cette démarche collective ;<br>• formuler des propositions de réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales, éducatives et sociales, à inscrire dans un agenda national de transformation.<br>Son objectif ne sera pas de remplacer les institutions existantes, mais de préparer les bases d’un nouveau contrat démocratique, fondé sur la vérité, la justice, l’inclusion et la projection vers l’avenir.</p>
<p><strong>Dans l’immédiat, nous avons besoin d’un choc de gouvernance.</strong><br>Le choc de gouvernance doit être un sursaut volontaire, profond, systémique. Il s’agit d’une transformation assumée des rapports entre l’Etat, les citoyens et la puissance publique. Ce choc doit se traduire par des gestes clairs : la réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des institutions et des structures redondantes, la limitation stricte des avantages protocolaires, l’introduction et le renforcement de mécanismes indépendants d’évaluation et de reddition de comptes.<br>Il s’agit de restaurer l’autorité morale de l’action publique par des actes sobres mais forts. Il s’agit de montrer que le pouvoir n’est pas un privilège, mais une charge.<br>Dans cette optique, la société politique et la société civile doivent faire leur introspection. C’est un chantier de vérité, d’exemplarité, et d’efficacité publique.<br>La crédibilité se reconstruit dans la durée, par la constance, par la clarté des priorités, et par le respect des engagements. C’est cela, l’exigence du renouveau. Et pour que la confiance revienne, il faudra donner des gages, parce que le citoyen doit pouvoir constater que la gouvernance repose désormais sur la transparence, l’équité et la redevabilité. Le citoyen doit sentir que le respect de la règle est redevenu la norme, y compris au sommet.<br>Nous sommes à l’heure du courage politique et de la transmission<br>J’ai la conviction que la démocratie malienne peut se relever et doit se relever !<br>Nous ne repartons pas de zéro. Mais nous devons repartir avec d’autres repères, d’autres exigences, d’autres ambitions, un nouveau contrat entre l’État et les citoyens, entre les institutions et la société, entre le politique et l’éthique et l’adoption d’un agenda consensuel de sortie de crise durable.<br>Notre démocratie a besoin de courage moral, de patience refondatrice, de citoyens debout, d’une jeunesse engagée.<br>Elle a besoin que ceux qui ont porté le combat démocratique hier, le transmettent aux générations nouvelles.<br>Une œuvre nous attend. Une œuvre à poursuivre. Un pacte à réinventer.</p>
<p><strong>Modibo Sidibé</strong><br><strong>Ancien Premier Ministre</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Alou Boubacar Diallo: ‘‘an te son’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alou-boubacar-diallo-an-te-son-3104910.html</link>
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<description><![CDATA[ La crise politique est à son paroxysme à Bamako. Tandis que face aux risques de provocations et de violences, le Collectif des partis politiques pour la Constitution ont reporté leur appel à manifester, beaucoup de leaders politiques prennent la parole pour réitérer leur position et appeler à l’apaisement. Au nombre des voix qui portent, celle de Alou Boubacar Diallo, le plus pacifique et l’un des plus sages de la classe politique. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Dans un second appel enregistré sur les réseaux sociaux, en langue bambara, le troisième homme de la dernière présidentielle organisée dans notre pays, obligé de prendre la parole face à la situation politique actuelle de notre pays, pour l’amour de la patrie, a voulu être aussi clair que limpide.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Pour le président d’honneur de ADP-Maliba, il faut que ça soit clair pour tout le monde qu’il refuse de souscrire au jugement dépouillé de tout fondement que la classe politique et les acteurs politiques soient des ennemis de cette nation ou soient considérés comme des opposants aux militaires. ‘‘Il faudrait que ça soit clair pour tout le monde, tous les Maliens aiment ce pays et soutiennent l’armée ’’, martèle-t-il.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Prenant son propre exemple, il explique être intervenu suite au massacre de nos soldats à Aguelhock en 2012 pour soutenir les orphelins et les femmes militaires veuves suite à ces événements.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘La Fondation Maliba a été créée à la suite de ce geste. Le soutien financier aux orphelins et veuves de militaires tombés à Aguelhok a été la première activité de cette Fondation qui réalise, aujourd’hui, plusieurs œuvres sociales, dont des forages… Aujourd’hui, j’ai beaucoup d’homonymes dans les camps, car on a donné mon nom aux enfants de militaires nés à cette période dans les camps. Nous avons fait cela parce que nous aimons notre pays, nous soutenons notre armée.’’, dit-il.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">C’est pourquoi, l’homme d’affaire et le politique qu’il est ne peut accepter aujourd’hui, qu’en se mobilisant pour que la Constitution soit respectée, que les acteurs politiques qu’ils soient apostrophés comme des ennemis de la nation et des opposants aux militaires.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘Nous aimons notre armée qui est là pour la défense et la sécurité de tous les Maliens, nous les soutenons, et nous devons la soutenir pour que le pays retrouve la paix et la stabilité. Sans paix et sécurité, il faut craindre le pire’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Alou Boubacar Diallo explique que si au tout début, lui-même et l’ensemble de la classe politique ont tous soutenu l’actuelle Transition, qu’il est clair qu’une transition n’est pas faite pour s’éterniser au pouvoir, surtout en piétinant la Constitution.</span><br><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">‘‘Nous ne pouvons pas l’accepter et le peuple Malien ne peut pas accepter cela’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Le Sage de la classe politique souhaite qu’on ne puisse pas empêcher les gens de manifester leur désaccord. Car, dit-il, ‘‘il faut que ceux qui sont au pouvoir, les militaires, comprennent que personne n’est contre eux. Nous nous mobilisons pour que le pays avance, retrouve la paix et la stabilité. Ils n’ont pas le droit de toucher aux jeunes, aux Maliens qui veulent manifester pour exiger le respect de la Constitution’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Enfin, dans un souci d’apaisement, il demande aux responsables de la transition d’organiser, le plus rapidement que possible, l’élection présidentielle comme ce fut le cas avec le référendum. Alou Boubacar Diallo dit ‘‘ne pas comprendre qu’aujourd’hui, on puisse justifier le refus d’organiser les élections par l’insécurité alors que le référendum a été organisé dans les mêmes conditions.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">D’ailleurs, il y a des responsables de la Transition qui continuent de dire que le pays a été libéré grâce aux actions de la transition. Vous nous dites que le pays a été libéré, qu’il y a la sécurité partout sur le territoire, mais dès qu’on parle d’élections, on met en avant l’insécurité dans le pays. Alors, que doit-on comprendre ? Je veux qu’on me donne des explications’’.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Selon lui, il n’est pas admissible que ceux appellent à la violation de la Constitution puissent le faire en toute liberté pendant que les autres sont privés de liberté de manifestations et d’opinion. Nous sommes contre ceux qui veulent profiter de la transition pour confisquer le pouvoir.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Par Abdoulaye OUATTARA</span></p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting du vendredi: vers un nouveau face&#45;à&#45;face entre pro et anti&#45;transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-du-vendredi-vers-un-nouveau-face-a-face-entre-pro-et-anti-transition-3104651.html</link>
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<description><![CDATA[ Après un week-end explosif à Bamako, les leaders de partis politiques ont annoncé un autre rassemblement ce vendredi 9 mai au Boulevard de l’indépendance pour exprimer leur désaccord aux conclusions des concertations et demander le retour à l’ordre constitutionnel. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 15:26:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p> En revanche, d’autres jeunes se préparent à la riposte pour empêcher la tenue dudit rassemblement.</p>
<p>Une nouvelle mobilisation se prépare. La décision a été prise par la conférence des présidents ce lundi 5 mai 2025. Cette fois-ci, elle se tiendra le vendredi 9 mai au Boulevard de l’indépendance.</p>
<p>Le message est clair : exprimer un rejet catégorique de ce qu’ils qualifient de «dérive autoritaire» de la transition, tout en demandant le retour à l’ordre constitutionnel d’ici à la fin de l’année.</p>
<p>Du côté des partis organisateurs, ils dénoncent une volonté de confiscation du pouvoir, de faire taire les voix divergentes, contrairement aux lois de la république, notamment la nouvelle Constitution de juillet 2023. Pour eux, le régime, dans la dérive, veut museler la classe politique, à travers sa dissolution en violation de la Loi fondamentale.</p>
<p>« Nous pensions que nous étions dans un Etat de droit. Ce qui s’est passé est une violation flagrante à nos droits, de la loi fondamentale. Celle-ci nous permet de nous exprimer », avait affirmé M. KOITA lors du meeting du samedi dernier, empêché.</p>
<p>Ce nouvel appel à manifester traduit la forte divergence entre les deux camps : d’un côté, ceux qui veulent donner le temps aux autorités de transition pour «refonder l’État» ; de l’autre, ceux qui ont peur de la confiscation du pouvoir et de la restriction des libertés.</p>
<p>Mais déjà, dans les rues et sur les réseaux sociaux, la riposte s’organise du côté également des soutiens de la transition.<br>En effet, des groupes de jeunes favorables à la transition ont appelé encore à «empêcher par tous les moyens» la tenue de ce meeting. Selon eux, cette manifestation viserait à semer le trouble, voire à saboter le processus en cours.</p>
<p><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>
</div>
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</section>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Stratégie contre stratégie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/strategie-contre-strategie-3104649.html</link>
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<description><![CDATA[ Le stratège militaire doublé de visionnaire politique, le Général d’armée Assimi GOÏTA, à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation, a l’ambition de réinitialiser la pratique politique en cours dans notre pays, de nettoyer le landerneau politique des anciens partis qui se sont montrés incapables durant trois décennies de reconstruire le pays et d’en assurer le progrès. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 15:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>Dans le narratif des partisans de la transition, pour réussir sa mission, le Général Assimi et ses compagnons d’armes doit d’abord restaurer la souveraineté, la paix, la sécurité, pacifier et stabiliser le pays.</p>
<p>Aussi, l’union sacrée de toutes les filles et de tous les fils derrière lui est-elle indispensable. Il s’agit dans cette première phase de faire bloc pour un Mali-Kura uni pour le bonheur de toutes les générations et de toutes les classes sociales, mais par-dessus tout réussir ensemble de faire sortir notre pays des griefs de l’impérialisme et du néocolonialisme afin de faire du Mali un pays fort et respecter sur la scène internationale.</p>
<p>Au regard des résultats tangibles et indéniables engrangés en si peu temps, argumentent les soutiens de la transition, l’intérêt du Mali et des Maliens commanderait de laisser la dynamique de refondation en cours se poursuivre sereinement et souverainement afin de mettre en place les institutions viables et solides, mais aussi de parachever la stabilisation du pays.<br>Car la guerre est loin d’être terminée. Or, sans une vraie victoire sur les forces obscures et leurs sponsors, il serait illusoire de vouloir forcer la marche vers le retour à un chimérique ordre constitutionnel.</p>
<p>Le Général Assimi GOÏTA a besoin du temps, la guerre n’est pas terminée. Soyons patients, les élections seront pour plus tard.<br>Ce n’est sûrement pas la faute du Général Assimi GOÏTA que nous sommes là aujourd’hui.</p>
<p>Car depuis le 5 juin 2020, les partis politiques coalisés avec les religieux et la société civile de tous bords, avaient convenus de faire partir IBK, comme ils avaient accepté de laisser tomber ATT le 22 mars 2012.</p>
<p>Serions-nous, s’ils avaient réussi à bâtir depuis le 26 mars 1991 des institutions fortes et indéboulonnables, et au lieu d’accepter des partages de gâteaux, des strapontins et des poudrières… comme l’aurait dit Me Mountaga TALL en son temps. Nous n’en serions pas là, si les hommes politiques qui ont géré ce pays l’avaient doté d’une armée solide et républicaine, à hauteur de tout défi et de toute épreuve au lieu de le démanteler et de vendre l’épave des Mig.</p>
<p>Serions-nous ici aujourd’hui à nous scandaliser et à nous inquiéter des conséquences de la dissolution des partis politiques, si les acteurs politiques étaient parvenus à instaurer depuis 1991 un système de santé performant digne de ce nom et à faire de la santé publique une priorité, au lieu de privatiser le secteur obligeant les plus nantis à aller se soigner à l’extérieur et à nous autre de trépasser dans les mouroirs sur place ?</p>
<p>Qui se serait inquiéter aujourd’hui si le Mali démocratique avait choisi d’investir judicieusement dans ses ressources humaines, dans l’éducation et dans la formation des générations futures, par le biais d’un système éducatif solide, plutôt que d’abandonner l’Ecole au privé, sinon à son triste sort entre les années blanches et les années facultatives sacrifiant des générations entières de notre pays.</p>
<p>Après trente (30) de hallali, l’héritage du Mouvement démocratique, de la justice sociale, de l’équité et de notre système judiciaire, en tant qu’institution, et régulateur social, est loin d’être élogieux.</p>
<p>Aujourd’hui, la justice malienne est beaucoup perçue par les Maliens comme un outil de peur et d’exclusion plutôt qu’un pilier d’équité et de la justice sociale.</p>
<p>Qui aurait eu le toupet de prôner la dissolution des partis politiques si l’avènement de la démocratie avait été, au-delà des slogans creux et mielleux, synonyme pour les entreprises publiques et le secteur privé national soutien et promotion.</p>
<p>Mais au lieu de ça, on a bradé le reste des entreprises publics presqu’au franc symbolique. Falaki ! Le cas de la Société Malienne d’Etudes et de Construction de Matériels Agricoles (SMECMA) est l’illustration la plus scandaleuse de cette liquidation planifiée. Et aujourd’hui, on se mord les doigts. ‘‘Hali ni an tun ye a don’’.</p>
<p>Serions-nous là à organiser des meetings pour, soit disant, défendre la démocratie et les acquis de la Révolution, si ceux qui ont géré ce pays avaient mis au centre de leurs soucis les attentes et les préoccupations de la jeunesse malienne, et non pas seulement faire la promotion de leurs enfants et leurs proches dans les prestigieuses universités étrangères. Et on s’étonne après que les jeunes tentent l’impossible : la traversée de la méditerranée !</p>
<p>Trente ans après l’avènement de la démocratie dans notre pas, comme une aiguille dans une boite de foin, l’égalité des chances pour tous les Maliens, on tomberait sur le clientélisme plus abject : ‘‘ka do boso ka do fana’’.</p>
<p>Serions-nous là si tous ceux qui enfourchent aujourd’hui vuvuzela et trompette pour défendre la démocratie avaient veillé à ce qu’on n’achète pas le vote des Maliens 2000-5000 FCFA et œuvré à l’émergence d’une réelle et véritable culture et pratiques politique et démocratique.<br>‘‘Tiè, do be Nia là, do be Nia tièlakaw la’’.</p>
<p><strong>PAR MODIBO KONÉ</strong></p>
</div>
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</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>…Les menaces d’un membre du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-menaces-dun-membre-du-cnt-3104648.html</link>
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<description><![CDATA[ À 72 heures du meeting annoncé par plusieurs partis politiques pour ce vendredi 9 mai 2025, au boulevard de l’indépendance, un membre du Conseil national de transition (CNT), Biton Mamadi COULIBALY, a lancé une diatribe incendiaire contre les organisateurs, qu’il accuse, à tort ou à raison, de vouloir semer le chaos dans le pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 15:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans une sortie virulente accordée à Info 7/7, Biton n’y est pas allé par quatre chemins. L’homme qui parle comme le propriétaire du Mali prévient « Ko ni mi yé tiè yé, o ka bô ! ». En d’autres termes : « Si vous osez, venez ! Mais vous ne repartirez pas indemnes ».</span><br><span></span></p>
<p><span>Face à la caméra, il tient ses propos tout à l’aise dans une république censée être de droit, de liberté où les voix des minorités doivent se faire entendre.</span><br><span></span></p>
<p><span>Sans murmure, il piétine des valeurs qu’il devait protéger en tant que digne descendant des guerriers de Ségou. En clair, en plus d’un ton martial, ses propos contiennent des menaces à peine voilées : des agressions…</span><br><span></span></p>
<p><span>Défendant son propos machiavélique, il tente de justifier sa haine et la violence au motif que derrière le meeting du vendredi se cacherait une volonté manifeste de saboter la transition et de déstabiliser le pays, tout en oubliant que rien ne cautionne son discours si dangereux. Et à ceux qui espèrent bénéficier de la protection des forces de l’ordre, il répond : «Aucun militaire, aucun policier ne vous protègera. Détrompez-vous.»</span><br><span></span></p>
<p><span>Ironie du sort : les libertés de réunion, d’association et d’expression, dont il a bénéficié en 2020 pour affaiblir le régime de feu Ibrahim Boubacar KEITA avant d’être renversé par les militaires, Biton veut priver d’autres Maliens de ces mêmes valeurs.</span><br><span>En plus d’être un simple membre du CNT, Biton agit comme le maître du Mali qui a droit sur la vie des Maliens opposés à leur démarche.</span><br><span></span></p>
<p><span>« Ce meeting sera votre dernière sortie », affirme devant la caméra sans gêne et convaincu dans ses propos.</span><br><span>Des signaux qui ne trompent pas et montrent l’état de déliquescence de notre nation laissée pour compte où des individus qui ne sont dictés que par l’intérêt personnel et non à la stabilité et la paix dans le pays font leur loi.</span><br><span></span></p>
<p><span>Les autorités, en fermant les yeux sur ces déclarations, se rendent complices de dérives très graves et feront jurisprudence.</span><br><span>Dans ses diatribes contre la classe politique, il appelle ouvertement les jeunes des régions à se mobiliser pour empêcher le meeting de vendredi prochain, affirmant que le boulevard de l’indépendance, situé dans sa commune, ne sera pas un terrain de sédition.</span><br><span></span></p>
<p><span>« Vous feriez mieux d’aller à Tinzaouatène, là-bas au moins, personne ne vous empêchera », martèle-t-il, appelant à en découdre.</span><br><span></span></p>
<p><span>Puis, il accuse les partis politiques d’avoir contribué à l’effondrement du pays et de refuser de reconnaître les conclusions des concertations nationales sur la relecture de la charte des partis.</span><br><span></span></p>
<p><span>Pour lui, la dissolution des partis politiques est une exigence populaire, soutenant que « 95 % des Maliens ont dit non à votre système ! La démocratie, c’est la volonté de la majorité.»</span><br><span></span></p>
<p><span>Grave que ceux, dont les Biton COULIBALY, qui prônent le Mali Kura se permettent d’être des va-t’en guerre en faisant la promotion du désordre, du trouble, du discours de haine dans pays où l’on doit cultiver le vivre ensemble.</span><br><span></span></p>
<p><span>Dans ses paroles empreintes d’une colère profonde, il avertit : «Sortez si vous en avez le cran ! Mais que personne ne traverse le pont sans savoir nager.» Cette déclaration en dit long sur l’intention de ce membre du CNT.</span><br><span></span></p>
<p><span>Dans un pays comme le nôtre, les autorités doivent faire attention aux monstres, à l’image de Biton COULIBALY qui entretient la haine et vit de la violence.</span><br><br><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis : la boîte de Pandore</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-la-boite-de-pandore-3104646.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que les « forces vives » réclamaient, à cor et à cri, la dissolution des partis politiques, le gouvernement de transition a choisi une voie plus sinueuse : abroger la charte des partis. Cette décision contraste avec le vœu de ceux demandant une purge des partis politiques. Ces partisans radicaux peuvent encore patienter d’ici à une éventuelle dissolution des formations politiques dont l’existence est constitutionnelle. En attendant, la mesure crée un vide juridique quant à l’organisation et le fonctionnement des partis. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 15:12:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span>Engagée dans les chantiers de la refondation pour poser le jalon d’un nouveau départ sous le slogan “Mali Kura”, la transition, depuis quelque temps, est confrontée à des oppositions.</span><br><span></span></p>
<p><span>La récente contestation est consécutive à l’abrogation de la Charte des partis par le gouvernement. En effet, les consultations organisées par le gouvernement sur la relecture de la charte, boycottées par une centaine de partis, préconisent une dissolution pure et simple des formations politiques.</span><br><span></span></p>
<p><span>Pourtant, le Conseil des ministres tenu le 30 avril a opté pour l’abrogation de la Charte des partis et du Statut du chef de file de l’opposition, laissant les formations politiques dans un no man’s land juridique. Une tentative maladroite de contourner la Constitution de juillet 2023 qui garantit le multipartisme.</span><br><span></span></p>
<p><span>Cette décision suscitant de vifs débats est loin de répondre aux attentes exprimées par les forces vives lors des concertations nationales, qui appelaient sans ambages à une rupture nette avec le passé politique.</span><br><span></span></p>
<p><span>Toutefois, l’exécutif, cachant mal son désir de museler la classe politique, est obligé de s’inscrire dans la légalité, mais pour combien de temps, quitte à décevoir ceux qui aspirent à un changement radical. En clair, les recommandations des forces vives ont été, pour l’instant, partiellement ignorées par le gouvernement de la transition. Donc, ceux qui espéraient une dissolution des partis devront patienter.</span><br><span></span></p>
<p><span>En attendant la nouvelle charte, dans sa décision d’abroger le texte régissant les partis, sans proposer de cadre alternatif, le gouvernement ouvre la boîte de Pandore.</span><br><span></span></p>
<p><span>Les partis, désormais sans statut clair, sont suspendus entre existence fantomatique et dissolution technique.</span><br><span>Dans les faits, les partis ne sont pas dissous, mais ils ne sont pas non plus encadrés. C’est le mal à la portée des autorités.</span><br><span>Puisqu’il n’y a pas d’alternative juridique pour le gouvernement heurté à sa propre Constitution. Promulguée en juillet 2023, elle n’offre pas de possibilité de s’en prendre au multipartisme, au même titre que le mandat du président de la République et les formes laïque et républicaine de notre pays.</span><br><span></span></p>
<p><span>En réalité, le gouvernement est en train de tomber dans le piège de son bricolage juridique depuis le début de la transition. Une chose est claire : il n’y a pas de refondation sans le respect des textes.</span><br><span></span></p>
<p><span>Et l’Etat ne se gère pas avec les recommandations de quelques individus, dits des forces vives, triés au volet, dont les souhaits sont imposés à la très grande majorité de la population.</span><br><br><strong>PAR SIKOU BAH</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clément Dembélé: « un Mali divisé est un Mali vulnérable »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/clement-dembele-un-mali-divise-est-un-mali-vulnerable-3104232.html</link>
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<description><![CDATA[ En détention depuis novembre 2023, le Pr Clément DEMBÉLÉ, depuis sa cellule, lance un message vibrant à l’unité entre les Maliens. Cette unité, affirme-t-il, n’est pas un choix, mais une nécessité vitale pour un pays où la cohésion sociale est fragilisée depuis des années, notamment par l’insécurité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans un message solennel, le Pr Clément DEMBÉLÉ s’adresse à ses compatriotes. L’acteur engagé dans la lutte contre la corruption et fervent défenseur du changement au sein du M5-RFP estime que le temps de l’hésitation pour le Mali est révolu.</span></p>
<p><span>« Il est des moments dans l’histoire d’un Peuple où l’on ne peut plus se permettre de douter, ni de reculer. Des moments où l’unité n’est pas un choix, mais une nécessité vitale. Ce moment, c’est maintenant… », a déclaré M. DEMBÉLÉ, s’appuyant sur le riche passé du Mali, qu’il décrit comme une « terre de bravoure, forgée par les royaumes, les empires, les résistances, les luttes et les espoirs ».</span></p>
<div class="card-header" id="card_img_jt">Appelant à la fidélité à cette histoire, il rappelle que « nos ancêtres n’ont jamais fléchi », ajoutant que « face à l’injustice, face à l’oubli, face aux mensonges, ils se sont levés, debout, fiers, unis. »
<p>Pour lui, il incombe aujourd’hui aux Maliens de « marcher dans leurs pas ».</p>
<p>Alors que l’opinion se polarise sur de nombreux sujets, le Pr Clément DEMBÉLÉ souligne qu’« un Mali divisé est un Mali vulnérable. Un Mali divisé est un rêve brisé, une lumière affaiblie ».</p>
En revanche, lorsque le pays est uni, affirme-t-il, « c’est une montagne que rien ne peut ébranler. C’est une Nation qui parle d’une seule voix, qui avance d’un même pas, du fleuve au désert, du nord au sud, de Kayes à Kidal, de Ségou à Tombouctou. »<br>Selon lui, l’unité nationale ne signifie pas uniformité, mais plutôt « respect dans la diversité, solidarité dans la différence, amour dans la fraternité ».</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Il ajoute que chaque village, chaque langue, chaque culture est une pierre précieuse de l’édifice malien.</div>
<div class="card-header">« Ce n’est pas en cédant à la peur ou à la haine que nous construirons ce pays. C’est en tendant la main, en guérissant les blessures, en reconstruisant les ponts. Ce sera long. Ce sera difficile. Mais nous avons de la force. Nous avons du courage. Nous avons le devoir », a plaidé le Pr Clément DEMBÉLÉ.</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">Enfin, il a lancé un appel pressant à l’union, exhortant les Maliens à rejeter toute forme de division.<br>« Que chaque voix, qu’elle vienne des villes ou des plaines, dise : nous refusons la division. Nous choisissons l’union. Pour nous. Pour nos enfants. Pour notre avenir », a-t-il conclu.<br><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong>PAR SIKOU BAH</strong>
<p></p>
</div>
<div class="card-body" id="card-body"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Destruction du drone des FAMa: les femmes dénoncent l’ingratitude de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/destruction-du-drone-des-fama-les-femmes-denoncent-lingratitude-de-lalgerie-3103159.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 16:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone de l’Armée malienne a été détruit par les forces algériennes. Ce geste, interprété comme une violation de la souveraineté du Mali, suscite une onde de choc dans l’opinion publique, renforçant davantage l’élan patriotique de la nation entière. Le Mali, en pleine recomposition politique et sécuritaire, y voit une provocation de plus.</strong>

C’est dans ce climat de colère et de vigilance accrue que des centaines de femmes patriotes maliennes se sont réunies le 15 avril 2025 au CNDIFE à Bamako, pour exprimer leur solidarité indéfectible envers les Forces Armées Maliennes (FAMa) et dénoncer ce qu’elles qualifient d’agression directe.
Ce rassemblement a marqué un tournant dans l’engagement citoyen face aux menaces extérieures. Anciennes parlementaires, ministres, représentantes religieuses, leaders d’associations musulmanes, chrétiennes, de personnes handicapées… toutes unies dans une même déclaration : le Mali ne pliera pas face à l’adversité.
Dans une déclaration lue en bamanankan par Mme Maïga Sina Damba, et en français par Mme Doumbia Mama Kouyaté, les femmes du Mali ont tenu à rappeler le long combat de la nation pour son indépendance et sa dignité. Elles ont dénoncé l’hypocrisie de certaines puissances qui refusent d’accepter les choix souverains des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), préférant alimenter l’instabilité pour préserver leurs intérêts.

« L’Algérie a été ingrate envers le Mali. Nous avons été une arrière-base dans sa lutte pour la libération. Aujourd’hui, elle abat notre drone sur notre territoire ! », a dénoncé une intervenante.
L’unité nationale, un rempart contre l’agression
Dans un climat où le sentiment anti-algérien se développe, les leaders féminins ont appelé à l’unité nationale et à un appui massif aux FAMa. Pour elles, ce n’est pas seulement un drone qui a été visé, mais tout un symbole de souveraineté et de résilience.
« Cet acte ne peut rester impuni. Notre souveraineté est entre nos mains », a martelé Mme Maïga Sina Damba, figure politique et militante du REFAMP-Mali.
La multiplication des témoignages de mères de soldats et de femmes engagées dans la vie publique a donné à cette journée une profondeur humaine poignante, renforçant l’idée que la paix ne peut être obtenue sans une mobilisation de tous les segments de la société.
« L’Algérie n’est pas reconnaissante », ont scandé plusieurs voix lors du meeting, rappelant l’engagement du Mali dans les luttes anticoloniales de la région.

<strong>Un réveil patriotique et une perspective d’espoir</strong>
La destruction du drone malien, bien que grave, renforce paradoxalement la cohésion autour des institutions de la transition et de l’armée, perçue comme un pilier essentiel de la nouvelle souveraineté malienne. Le meeting du 15 avril restera dans les annales comme un acte de résistance symbolique : celui de femmes debout, prêtes à faire front, et décidées à construire un avenir de paix, sans compromission.
Le Mali, dans sa quête d’équilibre entre fermeté et diplomatie, devra naviguer habilement dans ces eaux troublées. Une chose est sûre : le peuple malien, dans sa diversité et son courage, est prêt à écrire une nouvelle page de son histoire. « Ensemble nous pouvons, ensemble nous réussirons », a conclu Mme Maïga Sina Damba, résumant en une phrase l’état d’esprit qui anime désormais une partie grandissante du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concertations sur la Charte des partis politiques: “nous avons décidé de ne pas participer”</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/concertations-sur-la-charte-des-partis-politiques-nous-avons-decide-de-ne-pas-participer-3103157.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 15:58:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une centaine de partis politiques ont rejeté, ce mardi 15 avril 2025, les concertations annoncées par le gouvernement sur la relecture de la charte des partis politiques, en décidant de ne pas y participer. Selon eux, la question, déjà tranchée par les Assises nationales de la refondation, ne saurait être remise en cause par des concertations qui pourraient entraîner la dissolution des partis politiques.</strong>

Le point de presse tenu à la Maison de la presse a été marqué essentiellement par la relecture de la déclaration commune attribuée à 101 formations politiques. Son contenu a été livré par le président de l’APR, Oumar Ibrahim TOURE, qui avait à ses côtés le président Mountaga TALL, Mme ASCOFARE Ouleymatou TAMBOURA.
Plusieurs leaders politiques dont Yaya SANGARE, Amadou KOITA, Mamadou Traoré dit le Roi, ABBA Alassane, Nouhoum TOGO, Youssouf DIAWARA, Mahmoud ben KATTRA, Yeah SAMAKE et Coulibaly Kadiatou SAMAKE ont participé à la rencontre dont l’objectif était d’informer l’opinion de leur position commune sur les concertations des forces vives concernant la révision de la charte des partis politiques.

<strong>Concertations des forces vives, une démarche sans logique</strong>
Le bloc des partis politiques, haussant le ton, dénonce l’approche du gouvernement pour la tenue des concertations des forces vives, pour avoir manqué notamment l’ouverture d’un ‘’dialogue entre les autorités politiques et les représentants des partis, dans un esprit partagé de recherche de l’intérêt général’’.
Sans consultation préalable, les partis politiques affirment apprendre ‘’avec étonnement la décision du gouvernement d’organiser une consultation des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur pour la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation (ANR), dans le cadre de la relecture de ladite Charte’’.
N’ayant, indiquent-ils, aucune objection à la consultation des Forces vives sur des sujets d’intérêt national, cependant la démarche soulève des inquiétudes et des doutes : pourquoi le gouvernement veut-il encore consulter les forces vives sur un sujet sur lequel elles se sont clairement prononcées lors des Assises nationales de la Refondation (ANR) ? Quelle est la pertinence des consultations envisagées dès lors qu’elles ont une légitimité inférieure à celles de l’ANR et ne pourraient-elles pas également modifier les résolutions ?

<strong>Un sujet déjà tranché</strong>
Pour les signataires de cette déclaration, ces concertations n’ont presque pas de sens parce qu’elles doivent se tenir sur un sujet déjà tranché, d’une part, par les Assises nationales de la refondation et, d’autre part, par la nouvelle constitution de juillet 2023, adoptée fort heureusement sous la transition.
En effet, les ANR, considérées comme la boussole de la transition, ont formulé la relecture de la charte des partis politiques et ont approuvé le multipartisme tout en se plaignant de la pléthore des formations politiques.
La constitution de juillet 2023, garantissant la reconnaissance et la protection des partis politiques dans l’exercice de leurs missions, consacre dans son article 185 que la forme républicaine de l’État, la laïcité, le nombre de mandats du Président de la République et le multipartisme sont mis à l’abri de toute révision ou violation.
Au regard de ces faits, vouloir encore tenir des concertations des forces vives sur un sujet sur lequel elles se sont clairement exprimées constitue ‘’une dépense supplémentaire de ressources publiques, qui pourrait être affectée à des priorités plus urgentes’’, souligne la déclaration des 101 formations politiques qui soupçonnent une tentative de les dissoudre ou de suspendre leurs activités, à l’image de ce qui s’est passé au Niger et au Burkina Faso.
Contrairement à ces deux pays qui ‘’n’ont pas de Constitution en vigueur, notre pays a d’ailleurs adopté une nouvelle constitution’’, relèvent ces partis politiques, ajoutant aussi que, contrairement à eux, ‘’les Forces vives du Mali, réunies dans le cadre de l’ANR, ont reconnu et validé l’existence des partis’’.

<strong>La politique de la chaise vide</strong>
Sans ambages, le respect de la légalité constitutionnelle et des résolutions de l’ANR s’impose donc à tous, confrontent-ils les autorités de la transition, en appelant le Premier ministre à ouvrir, sans délai, un dialogue responsable sur la Charte des partis politiques avec les leaders politiques.
En attendant, ces partis politiques ‘’ont décidé de ne pas participer aux concertations des forces vives sur la relecture de la charte des partis politiques’’.
Outre la démarche biaisée, ils déplorent être sous-représentés. ‘’Sur les 22 représentants des forces vives, les partis politiques ne peuvent être représentés que par 2 personnes’’, a regretté Oumar Ibrahim TOURE.
Leur seule volonté est de ‘’renforcer l’inclusivité, la cohésion nationale, la paix, la stabilité et la réussite de la transition dans le cadre du respect de la loi et des principes républicains par tous.’’

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dissolution des partis politiques: le spectre d’un recul démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-politiques-le-spectre-dun-recul-democratique-3102848.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 09:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La réduction du nombre de partis politiques et la suppression de leur financement figurent parmi les recommandations adoptées lors des Assises nationales de la refondation (ANR) de décembre 2021 et du Dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation. Face à la perspective de mise en œuvre de cette mesure controversée, nous avons recueilli les réactions de plusieurs acteurs politiques et de la société civile.

Parmi eux, l’ancien ministre Yaya SANGARE, secrétaire général du Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), estime que « Toute initiative visant à réduire ou dissoudre les partis politiques sans fondement légitime et démocratique constitue une grave atteinte aux droits de l’homme ».

Lors du Conseil des ministres du 4 avril 2025, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani NASSIRE, a présenté les résultats des consultations menées avec les partis politiques et les organisations de la société civile. Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation.

De l’avis de certains observateurs, la tentative de réduire ou de dissoudre les partis politiques suscite une inquiétude majeure quant au respect des droits humains fondamentaux. Cette démarche, qu’elle soit justifiée par des considérations politiques ou sécuritaires, entre directement en conflit avec les mécanismes juridiques nationaux, régionaux et internationaux qui garantissent la liberté d’association et la participation à la vie publique et politique.

<strong>La relecture de la Charte des partis pourrait s’avérer providentiel</strong>

Pour l’ancien ministre Yaya SANGARE, après plus de trois décennies d’exercice démocratique et multipartite, notre pays a été confronté à de multiples épreuves qui ont fini par fragiliser et discréditer les acteurs et les partis politiques aux yeux des citoyens.

Cependant, la volonté de réduire leur nombre aujourd’hui n’est pas forcément la solution idoine au problème structurel que connaît l’offre politique dans notre pays. Selon lui, le processus de relecture de la Charte des partis politiques en cours, s’il n’est pas biaisé, pourrait s’avérer providentiel dans une optique d’assainissement, de moralisation et de contrôle politiques, et cela sans porter préjudice aux droits et libertés garantis par la Constitution de juillet 2023.

« Au regard de toutes les campagnes de dénigrement orchestrées et alimentées par des officines de propagande, il incombe donc aux hommes politiques d’unir leurs forces au sein de leurs formations politiques, dont ils feraient des outils aiguisés dans l’art des négociations habiles et de dynamiques alternatives », a préconisé Yaya SANGARE.

« Vouloir affaiblir les acteurs et les institutions politiques, c’est ignorer l’évidence que ceux-ci sont incontournables et irremplaçables dans l’animation politique, si tant est que la démocratie signifie un repère pour nous », a-t-il prévenu.

Il a rappelé que notre démocratie est marquée du sang des compatriotes qui ont sacrifié leur vie en mars 1991 pour l’ouverture politique et l’idéal démocratique. Ce n’est pas anodin si la Constitution de juillet 2023 prête autant d’importance, en son article 185, au multipartisme intégral qu’à la forme républicaine et laïque de l’État, voire à la limitation du mandat présidentiel : « La forme républicaine de l’État, la laïcité, le nombre de mandats du Président de la République et le multipartisme ne peuvent faire l’objet de révision ».

<strong>Oui à un encadrement, non à une réduction arbitraire</strong>

Il a indiqué par ailleurs que les réformes souhaitables pour les partis politiques ne relèvent pas d’un ajustement d’ordre quantitatif, mais de l’amélioration des lignes programmatiques et de l’animation politique. Or, jusqu’ici, soutient-il, les propositions qui reviennent dans le débat public comme alternatives à l’inflation des partis politiques consistent à ramener leur nombre à trois, quatre, au maximum cinq.

Pour lui, la question aurait pu être posée autrement : « Comment les partis politiques pourraient, à la fois, correspondre aux aspirations éclectiques des Maliens et élargir les horizons de leur perception globale et pertinente de la vie publique ? »

Au fait, quelle est ou pourrait être la portée d’une opération de réduction à outrance des choix ? s’est-il interrogé. S’il est vrai qu’il existe une crise du nombre des partis politiques, Yaya SANGARE pense que la régulation à marche forcée de ces derniers risque d’ouvrir la porte à une fragilisation du processus démocratique.

« Je suis pour une régulation encadrée, sinon une réduction arbitraire comme cela se dessine à l’horizon entraînera la fragilisation de notre processus démocratique, un recul des acquis démocratiques du 26 mars 1991. Il pourrait même ouvrir des tensions politiques aux conséquences imprévisibles », a-t-il prévenu, appelant les autorités à une analyse holistique de la situation.

« Toute initiative visant à réduire ou dissoudre les partis politiques sans fondement légitime et démocratique constitue une grave atteinte aux droits de l’homme », a-t-il insisté.

<strong>Le risque de porter un coup à la démocratie</strong>

L’ancien diplomate Abdoulaye Amadou SY, également contacté par nos soins, estime qu’il ne serait pas judicieux d’arriver à la dissolution pure et simple de tous les partis politiques alors que la Constitution du 22 juillet 2023 prône la création des partis politiques.

Toutefois, il y a lieu de veiller au mode de création et d’organisation des partis politiques, a précisé le responsable politique de la Coalition des forces patriotiques (CoFoP), tout en rappelant le rôle crucial des partis politiques qui participent à l’éveil des populations et à leur active participation à l’action publique.

<strong>« La suspension ou la suppression des partis politiques serait un grand recul dans le mode de vie de notre Nation », a affirmé M. SY.</strong>

Quant au président de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), Housseini Amion GUINDO dit Poulo, il estime que ce débat de la dissolution des partis politiques ne devrait pas se poser puisque le multipartisme est consacré dans la Constitution adoptée sous la transition. « Il faut seulement que les autorités respectent les textes de la République », a exhorté Poulo.

Auparavant, des experts avaient fait la même analyse en marge des travaux du Dialogue inter-malien. D’ailleurs, le comité de pilotage du dialogue inter-malien avait reconnu que la Constitution de juillet 2023 consacre le multipartisme.

Pour Jérémie COULIBALY, membre du comité, cette recommandation vise à durcir les critères de création des partis politiques et à changer leur mode de fonctionnement.

« Le fait d’avoir près de 300 partis politiques, on ne peut pas avoir 300 projets de société pour le Mali, donc il s’agit de durcir les conditions de création des nouveaux partis politiques », soutient-il. Et l’universitaire d’ajouter : « Les partis politiques demeurent importants, mais ce qui est difficile à comprendre c’est surtout d’avoir une pléthore de partis politiques qui vivent généralement du financement public ».

De son côté, le politologue Ballan DIAKITE a affirmé que la réduction du nombre des partis politiques n’est pas sans conséquences sur la stabilité politique du Mali.

« J’estime que la solution n’est pas la réduction du nombre de partis politiques parce qu’en voulant réduire les partis politiques, on crée d’autres polémiques », a indiqué le politologue.

« Il faut renvoyer les partis politiques à leur mission fondamentale, c’est-à-dire la formation politique des citoyens sur leurs droits politiques, quitte à maintenir évidemment le financement des partis politiques, mais conditionné à la réalisation d’un certain nombre d’activités citoyennes », avait-il préconisé.

Pour Bréma Ely DICKO, membre du comité de pilotage, ces recommandations peuvent être mises en œuvre. Selon lui, cela passe par une relecture de la charte des partis politiques avec les acteurs.

<strong>PAR Abdoulaye Ouattara et Sikou Bah</strong>

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<title>Lutte contre le terrorisme: ’’l’AES ne sera sous l’influence de personne’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-laes-ne-sera-sous-linfluence-de-personne-3102775.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 16:32:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Nous voulons sortir de la dépendance », a déclaré Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la coopération du Mali, lors d’un panel au Forum diplomatique d’Antalya. Co-animé avec ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES), lors du panel portant sur le thème : « Le Sahel : le futur de l’intégration régionale », M. Diop a réitéré la détermination de l’AES à assurer sa propre sécurité sans être tributaire de puissances étrangères.</strong>

Les trois chefs de la diplomatie de la confédération de l’Alliance des États du Sahel ont animé ce samedi 12 avril un panel consacré à « Le Sahel : le futur de l’intégration régionale ».

À cette occasion, les ministres des Affaires étrangères et de la coopération internationale de la Confédération des États du Sahel (AES) ont affiché une position commune en faveur de politiques coordonnées en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.
Évoquant la crise sécuritaire à laquelle les trois pays sont confrontés depuis plusieurs années, le ministre Diop a affirmé avec insistance que l’Alliance des États du Sahel (AES) n’a pas besoin d’hommes, car ses armées sont « en mesure de faire le travail nécessaire ».

Il a cependant souligné le manque d’équipements militaires, illustrant le besoin du Mali en vecteurs aériens pour traquer efficacement les terroristes sur son vaste territoire.
Malgré les attaques persistantes des groupes terroristes, le chef de la diplomatie malienne a déploré que, ces dernières années, « certaines puissances occidentales ont pratiquement mis des embargos sur nos pays, les empêchant d’acquérir les équipements nécessaires à leur défense. »

C’est pourquoi, a-t-il justifié, son pays s’est tourné vers la Turquie, la Chine et la Russie, « qui nous permettent d’acquérir ces équipements », précisant que ces acquisitions ne sont pas gratuites, même si ces partenaires accordent des facilités.

« Avec la MINUSMA et la mission française au Mali, nous étions dans des scénarios de dépendance. Elles n’ont jamais mis notre pays en capacité d’assurer sa sécurité. Donc, nous voulons sortir de la dépendance pour pouvoir assurer nous-mêmes la sécurité de nos pays », a déclaré le ministre Diop.

Il a également critiqué les rapports « macabres » des Nations unies qui comptabilisent les victimes du terrorisme.

« Ce n’est pas son rôle, mais celui de sauver des vies », a pesté le ministre DIOP, rappelant le bilan mitigé de la Mission onusienne dans son pays, dont le mandat n’était pas adapté à la réalité du terrain. Après dix ans de présence au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme, il a affirmé que la Mission n’avait atteint aucun résultat tangible.

En obtenant le départ de la MINUSMA et des autres missions militaires étrangères, le ministre malien note une amélioration de la lutte contre le terrorisme, attestée par la baisse des attaques, comme le souligne également le dernier rapport de l’indice mondial du terrorisme de 2024.

Ce rapport annuel indique clairement que l’offensive des forces armées maliennes a contribué à la diminution des actions des groupes terroristes en 2024.

Pour preuve, a avancé le ministre Diop : « Pendant dix ans, le Mali ne contrôlait pas plus de 40 à 50 % de son territoire. Depuis le départ de la MINUSMA, il a pu le récupérer. Ça ne veut pas dire que le terrorisme est fini, mais nous constatons une amélioration qualitative aujourd’hui. »

Face aux terroristes, le ministre Diop a assuré que la Confédération de l’Alliance des États du Sahel agit en synergie, à travers ses trois armées (du Mali, du Niger et du Burkina Faso), qui travaillent ensemble comme une seule entité. À terme, une force unifiée, une armée intégrée, sera mise en place.

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary SANGARE, a abondé dans le même sens, affirmant que depuis le départ des forces étrangères, « nos forces armées ont retrouvé la plénitude de leurs actions » et n’attendent plus d’ordres extérieurs pour agir.
Il a également accusé certains États d’être les financiers du terrorisme.

« Le départ des forces étrangères a permis de couper les sources de financement des terroristes », a déclaré le chef de la diplomatie nigérienne.

Pour lui, la confédération de l’AES est un projet pilote pour l’Afrique, fondé sur le respect de la souveraineté des États. Quel que soit le partenaire, l’AES ne sera sous l’influence de personne. M. SANGARE a ajouté que l’AES est disposée à coopérer avec tous les pays du monde, à condition que le partenariat respecte les intérêts des peuples, ce qui n’était pas le cas auparavant, a-t-il insisté.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>24 mars au Mali: la chute de deux Généraux</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/24-mars-au-mali-la-chute-de-deux-generaux-3100763.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 18:57:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[24 mars 1980 : Les étudiants maliens ont occupé pendant quelques heures les locaux de leur ambassade à Dakar le lundi 24 mars 1980 à la suite de l’assassinat d’un dirigeant syndical étudiant par la police de Bamako (le Monde du 25 mars,). À Paris, le Comité de défense des libertés, présidé par Georges Marchais, a protesté contre « les sévices exercés par les tortionnaires du régime sanguinaire de Moussa Traoré contre des étudiants et dirigeants syndicalistes «.

24 mars 1991 :Le dimanche 24 mars lors d’un meeting aussi impressionnant que le précédent, le Comité de coordination des associations et organisations qui s’était formé, composé de l’UNTM, l’AEEM, l’AMDH, l’ADIDE, l’AJDP, la JLD, l’ADEMA et le CNID, informait l’opinion publique dans un communiqué du déclenchement d’une grève générale illimitée. Il posait comme condition la dissolution du Gouvernement, celle de l’Assemblée nationale et dans le même document, la coordination demandait la démission du Président de la République. Elle prônait la mise en place d’un Comité de Salut Public qui serait chargé de gérer la transition politique jusqu’à l’organisation d’élections libres et démocratiques.

24 mars 1991 : Une délégation se rendit à Koulouba pour remettre ce manifeste au général Moussa TRAORE qui avait reçu, auparavant, une délégation des chefs religieux. Les positions étaient trop tranchées pour être conciliées. L’entourage du chef de l’Etat tenta néanmoins, désespérément, de transformer l’après-entrevue en séance de négociation. Les délégués s’y refusèrent, se limitant strictement à leur rôle de messagers.

Dans la même journée, le Secrétaire politique du Bureau exécutif central de l’Union démocratique du peuple malien (le Parti unique au pouvoir), Djibril Diallo, faisait remettre au général Moussa TRAORE sa lettre de démission des instances du Parti. Il rappela à l’occasion qu’il avait toujours prôné une ouverture politique qui aurait épargné à notre pays des violences regrettables.

24 mars 1991 ; Dans la soirée le Président Moussa TRAORE fit une seconde déclaration à la Nation. Ce message s’avéra aussi déphasé que sa première adresse. Les événements allaient désormais se précipiter en dehors de son contrôle.

Dans l’après-midi du 24 mars, une commission ad hoc composée de membres du BEC et du Gouvernement rencontrait à la Bourse du travail le Comité de coordination des associations et des organisations et arrêtait, de commun accord avec lui, des mesures susceptibles de ramener le calme dans le pays. Parmi ces mesures, il y avait la levée de l’état d’urgence et du couvre feu (ouvertement bafoués à Bamako et à l’intérieur du pays) ;la libération de tous les prisonniers arrêtés lors des événements du 21 et 22 janvier qui marquent le point de départ de la contestation estudiantine contre le pouvoir de Moussa Traoré et ceux des 22, 23 et 24 mars 1991.

La Commission ad hoc demandait naturellement la cessation des actes de violence.

Mais le Président qui avait préalablement enregistré son discours, ne fit mention d’aucune de ces mesures. Tout se passait comme si de son Palais de Koulouba, il était coupé du reste du pays et étranger aux flots démontés de l’histoire qui battaient à ses pieds.

24 mars 1991 ; Pour la troisième journée consécutive, l’armée malienne a ouvert le feu, dimanche 24 mars 1991, à Bamako, contre les manifestants. Selon les informations provenant à l’époque des milieux d’opposition et des sources diplomatiques, 100 à 150 personnes auraient été tuées depuis vendredi. Le président Moussa Traoré, pour sa part, après une visite au fameux PC opérationnel, parlait lui de « 23 morts seulement ». Alors qu’émeutiers et opposants réclament son départ, le chef de l’Etat a affirmé que ni lui ni son gouvernement ne démissionneraient.

24 mars 1991 : Ce dimanche 24 mars 1991, impossible de dresser un bilan exact de la répression. Mais on sait déjà que de nombreux enfants figurent parmi les victimes. Tués par balles ou brûlés vifs.

Pourtant, le Mali a été l’un des premiers pays à ratifier la Convention internationale des droits de l’enfant. Le président Moussa Traoré partagea, avec le premier ministre canadien, la présidence du sommet des enfants aux Nations unies, à New-York, en septembre 1990.

24 mars 1991 ; La Radio-Télévision du Mali (RTM) a annoncé, dimanche 24 mars 1991 dans la soirée, la levée de l’état d’urgence et du couvre-feu instaurés depuis vendredi noir dans les principales villes du pays.

Ce même dimanche, le président Moussa Traoré a déclaré, dans une interview accordée à la radio France-Info, qu’il ne démissionnerait pas. Il a affirmé que les troubles des trois derniers jours n’avaient fait que 23 morts. A la journaliste qui lui demandait s’il allait se démettre, comme le demande l’opposition, il a répondu : «je ne le ferai pas, je ne démissionnerai pas, mon gouvernement ne démissionnera pas, parce que je ne suis pas l’élu de la seule opposition, je suis l’élu du peuple malien. «

Prié de dire s’il était prêt à instaurer le multipartisme, il a ajouté : « Je n’ai pas à refuser ou à accepter le multipartisme. Ça n’est pas mon problème à moi. Mon problème, c’est de laisser le libre choix à notre peuple. C’est tout. «

Le même 24 mars 2007, le Président Amadou Toumani TOURE a annoncé, au cours d’un déplacement à Nioro du Sahel, sa candidature à l’élection présidentielle du 29 avril 2007, tandis que La Convention Sociale-Démocrate (CDS) a investi son président Blaise SANGARE et l’Union nationale pour la république (UNPR) a investi Modibo SANGARE comme candidat à cette élection.

24 mars 2019 ; Suite au massacre perpétré à Ogossogou qui a fait au moins 157 membres de la communauté peule, dont 46 enfants, blessé 65 autres civils et incendié 95 % du village, le Président IBK a convoqué une session extraordinaire du Conseil des ministres, lequel a publié un décret annonçant la révocation du chef d’état-major des armées et la dissolution du groupe d’autodéfense dozo Dan Na Ambassagou, présumé être impliqué dans cette attaque. Le groupe a refusé de se démanteler, invoquant la persistance de l’insécurité, tandis que d’autres voix se sont élevées pour réclamer la dissolution de l’ensemble des milices et groupes d’autodéfense dans la région. Le procureur de Mopti a ouvert une enquête sur les faits.

24 Mars 2007 : Investiture pour la présidentielle du candidat de Convergence (ASMA) Soumeylou Boubèye Maïga. Soumeylou a présenté sa candidature sous le triple sceau du souvenir aux luttes multiples pour la démocratie, de la fidélité aux engagements et de la revendication du bilan de l’Adéma, de la nécessité de se battre pour les plus pauvres et les plus démunis.

24 mars 2007 : annoncé pour octobre 2006 puis reporté à janvier 2007, le Forum de Kidal s’est finalement tenu, les 23 et 24 mars 2007. Le cadre institutionnel du Forum de Kidal pour le développement des régions du Nord, comprenant un comité national d’orientation, un secrétariat technique et une commission nationale d’organisation. La rencontre a enregistré la participation de près de 300 participants, notamment des membres du gouvernement, les institutions de la république et les partenaires.

24 mars 2008 : le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale explique aux diplomates la situation au nord-est de la région de Kidal, après les attaques perpétrées par des bandes armées. Dans une déclaration liminaire, le ministre Ouane a rappelé que les 19 et 20 mars derniers, la bande à Ibrahim Ag Bahanga, appuyée par d’autres hommes armés venus de pays voisins, a attaqué des convois militaires de ravitaillement et posé des mines, occasionnant mort d’hommes et de nombreux blessés civils et militaires, ainsi que la destruction de véhicules civils et militaires.

24 mars 2008 : Un regroupement de femmes, dénommé “Le collectif des mamans pour sauver l’école” organise une marche pour exprimer au Premier ministre son inquiétude face à la radicalisation des positions dans la crise de l’école.

24 Mars 2012 : Alors que personne ne savait où était le président ATT, dix partis politiques : l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-Pasj), l’Union pour la république et la démocratie (URD), le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), l’Union pour la démocratie et le développement, l’Union des forces démocratiques pour le progrès (UFDP), le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), le Parti de la solidarité et du progrès (PSP), le Parti pour la démocratie et la justice (PDJ), le Parti pour la démocratie et le progrès (PDP), le Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD) se joignent à plusieurs associations, dont l’UNTM pour mettre en place le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FDR).

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poste de Premier ministre de transition: qui a piégé Me Mountaga Tall ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/poste-de-premier-ministre-de-transition-qui-a-piege-me-mountaga-tall-3100330.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 19:23:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les récentes déclarations de Me Mountaga TALL sur les ondes de radio Djékafo ont jeté une lumière crue sur les manœuvres politiques qui ont précédé la nomination du Premier ministre de transition. L’avocat et homme politique affirme avoir été «piégé» autour de ce poste, suscitant de nombreuses interrogations.

En novembre 2024, alors que le départ du Dr Choguel Kokalla MAIGA de la Primature était pressenti, le nom de Me Mountaga TALL circulait avec insistance parmi les potentiels remplaçants. Membre du M5 «originel» et proche de l’imam Oumarou DIARRA, il semblait avoir les faveurs du général Assimi GOITA, qui aurait souhaité confier la Primature à une figure du M5 pour «colmater les brèches».

Cependant, contre toute attente, Me Mountaga TALL a été écarté au profit du général de division Abdoulaye MAIGA, malgré les assurances qui lui avaient été données par certains émissaires de la transition.

Sur les ondes de la radio  Djékafo dimanche dernier, le leader politique de CNIDT a affirmé avoir été piégé, sans plus de détails. Invité du débat politique de ladite radio, Me Mountaga TALL a abordé des sujets essentiels, tel : Transition malienne : avancée ou recul démocratique ? Gouvernance : forces et faiblesses de la transition ; Diplomatie malienne : souveraineté ou isolement ? Résilience du peuple face aux mesures des autorités, etc.

<strong>Le récit d’un piège</strong>

«Nous avons tenu une réunion cet après-midi. Tous les participants à cette rencontre sont à l’écoute. Je leur ai fait savoir qu’au moment où la transition se mettait en place. Je n’ai jamais été demandeur de poste ni au sein du M5 encore moins de la transition. Dieu faisant les choses, je me suis retrouvé piégé autour de ce poste de Premier ministre. On a fait circuler mon nom, on m’a massé les pieds, on m’a flatté en me faisant passer pour l’homme de la situation. Nous savons que vous n’avez pas d’ambition pour ce poste, mais nous vous demandons de l’accepter pour le Mali.

Quand je me suis rendu compte que c’était un piège, il était trop tard. Après cela, tous ceux qui m’ont approché pour le poste de Premier ministre, j’ai répondu que ça ne me regardait pas.

J’avais été obligé d’accepter la proposition par le concours de personnalités que je respecte beaucoup. Je leur ai demandé, en cas de polémique, d’accepter de témoigner, que c’est à leur demande que j’ai décidé d’accepter. Car je ne peux rien leur refuser, surtout quand c’est pour le Mali.

Mais, qu’à cela ne tienne, mon souci n’est pas d’être aujourd’hui le Premier ministre du Mali ; mais comment faire que cette transition puisse bien arriver à terme.

Je ne suis pas de ceux qui se battent pour l’intérêt personnel.

Voici les conseils que je donne aux autorités de la transition : écouter les Maliens ; rassembler les Maliens ; donner un chronogramme de fin de transition ; travailler à ce que ce nouveau délai soit respecté ; veiller au renforcement de la sécurité ; initier des mesures économiques pour soulager les populations ; Ramener la paix au Mali.

Quand j’ai décidé de m’opposer au régime du général Moussa TRAORE, force est de reconnaître qu’il était dix fois plus puissant que les autorités de cette transition.

Mais cela ne m’a pas empêché de lui dire la vérité à l’époque.

Quand il s’agit du Mali, je n’ai jamais peur de donner mon opinion. Mais, le message que j’ai à faire passer, c’est d’inviter tout le monde à aider cette transition pour qu’elle arrive à bonne échéance.

En ce mois béni de Ramadan, je prie pour le retour de la paix dans notre pays. Je prie pour plus de sécurité. Je prie pour que les dirigeants soient bien inspirés en rassemblant les Maliens, en renforçant la sécurité, en favorisant la prospérité, pour réduire la pauvreté.

Enfin, je prie pour une amélioration des relations avec nos voisins».

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Kokalla Maïga : ‘‘je n’ai pas changé’’</title>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:08:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Radicalisme ou anti-occidentalisme primaire ? Ceux qui l’ont pratiqué savent de lui qu’il n’est ni situationniste ni vindicatif ; et les Maliens ont reconnu en l’Homme d’Etat visionnaire et le patriote à toutes épreuves.

Tenir avec constance aux Maliens un discours de vérité et agir invariablement avec probité et exemplarité explique le parcours de cette icône qui a brillé au sein de la classe pendant plus de 30 ans.

Son secret, explique-t-il à la correspondante de TV évasion venue l’interviewer à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, c’est : tenir ‘‘un discours très clair, très précis et qui est totalement fondé sur les faits’’, pour être compris des Maliens, pris au sérieux par nos partenaires afin d’avancer vers la paix et le progrès de notre nation.

Ceux qui ne l’ont connu et suivi que sous cette transition seront surpris et confortés de savoir que l’homme n’a pas changé d’un iota ni dans la conviction, ni dans la démarche encore moins dans le discours.

Choguel Kokalla Maiga aligne le même narratif depuis, au moins cet entretien avec Évasion TV le 20 juillet 2018 qui retrace ‘‘ va vision pour le Mali’’.

Nous vous en ressortons les grandes lignes qui ont servi de trame au programme de la transition en cours.

<strong>L’Allié du temps et de la patience</strong>

Le candidat le plus pauvre de la course à l’élection présidentielle de 2002 et de 2012 aime toujours chahuter les militants de son parti en disant ‘‘que nous n’avons pas d’argent, mais nous avons des idées. Leur argent finira un jour et nous, nos idées ne finiront pas’’. Ostracisé et diabolisé aux premières heures de l’avènement de la démocratie, Choguel Kokalla Maïga a fait du temps son principal allié en endurant les insultes, toutes sortes de sarcasmes et de provocations.

Leon Tolstoï aimait répéter à satiété que «tout vient à point pour celui qui sait attendre. Il n’y a rien de plus fort que ces deux-là : patience et temps, ils feront tout. » (Tolstoï).

Passée la période de confusion inhérente à tout post-insurrection, le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) estiment qu’aujourd’hui (2018) ‘‘les Maliens ont compris. Avec ce qui est arrivé en 2012, les Maliens ont compris que l’armée Moussa Traoré avait été détruite par ceux qu’on appelle les «démocrates ». Les Maliens ont compris que ce qu’on appelle les « démocrates » étaient en collusion avec les rebelles avant la chute de Moussa et après la chute de Moussa ils ont fait jeu de la rébellion. C’est qui a détruit notre armée. Donc, le fait que notre pays ait été trahi, par élite, c’est très connu par les Maliens et ils le regrettent’’.

Choguel Kokalla Maiga peut également se réjouir que sa ‘‘vision pour le Mali’’ ait été comprise par les Maliens : «restituer au Mali son honneur, sa dignité et sa souveraineté ».

A partir de 2012, les Maliens a constaté dit Choguel, avec amertume, la mort dans l’âme et dans la chair que notre territoire est divisé, que trois-quart échappe totalement au contrôle de l’Etat, que la souveraineté du Mali n’est pas totale sur l’ensemble de son territoire, que nous étions pratiquement sous tutelle de la communauté internationale.

<strong>L’armée a été trahie</strong>

Aussi, le président du MPR, membre du FSD, inscrit-il parmi les urgences et priorité dans son programme de candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 : le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et la réhabilitation des forces armées et de sécurité du Mali.

«Parce qu’en réalité, dit-il à Evasion TV, ce qui nous est arrivé est la conséquence d’une mauvaise gestion j’allais dire d’une trahison de notre armée et d’autre peuple par l’élite dirigeante… On avait une armée dont la puissance de feu était supérieure à celle de plusieurs pays de l’espace UEMOA réunie. Imaginez qu’aujourd’hui, cette armée se trouve en débandade face à un groupe de 500 bandits associés à des narcotrafiquants. En vérité, c’est parce que pendant 20 ans, notre armée a été démontée, émasculée, détruite et trahie».

Donc ce n’est pas pour caresser les militaires au pouvoir dans le sens du poil, ni pour faire du populisme qui ne lui ressemble pas que Choguel passait son temps à dire que l’armée a été trahie.

Par qui, demande la consœur incisive ? Sans aucun détour, Choguel répond par «le président de la République, c’est le chef suprême des armées.

C’est lui le garant de l’unité nationale et c’est lui répond de l’État et de l’armée».

<strong>L’armée a été défaite…</strong>

Selon Choguel Kokalla Maïga, «les Maliens étaient convaincus qu’ils avaient une puissante armée. Les Maliens étaient loin de savoir que pendant vingt (20) ans, nous n’avons pas acheté une cartouche, pendant vingt (20) ans nous n’avons pas fait d’entraînement. Pendant vingt (20) ans, nous n’avons fait que distribuer des grades, des généraux, des colonels. Le budget de l’armée, c’est une enveloppe qui est distribuée aux militaires, aux grands officiers, à hauteur de 50 millions de francs CFA. Ils voyagent, ils sont contents.

Nous avons une armée où il y a pratiquement plus de généraux que dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest réunis. Plus de 800 colonels.

La corruption s’est dissolue dans l’armée au point que le métier des armes est complètement abandonné. Et le président a fait exprès parce qu’en fait il voulait détruire l’armée, mais comme il ne pouvait pas le décréter donc il est passé par ce système-là. Nous nous sommes réveillés un jour en 2012, et nous nous sommes rendus compte que nous n’avions pas d’armée et c’est pourquoi que nous parlons de la trahison».

<strong>FAMa, Monaibodew</strong>

Quand il a qualifié les militaires qui ont renversé un «président démocratiquement élu» de monaibodenw, ce fut un grand tollé. Lui-même n’a pas manqué d’être qualifié de populiste. Or, pour Choguel, au-delà de l’épisode du 18 août qu’on ne peut déchirer des annales de l’histoire de notre pays, il s’agit en fait de la libération de notre pays, de deux de ses ennemis avec lesquels il ne pouvait jamais espérer à la liberté et à la souveraineté : les rebelles (terroristes) et leurs sponsors occidentaux et de la communauté internationale.

Pour ceux qui lisent entre les lignes, voilà ce qu’il a dit le 20 juillet 2018 à EVasion TV dans le cadre de la campagne présidentielle : «les Maliens doivent avoir confiance en eux-mêmes ; les Maliennes ne doivent pas perdre espoir. J’ai dit que nous sommes un grand peuple, un pays berceau des plus grands empires, des plus grandes formations étatiques que l’Afrique noire ait connu. Je veux dire l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire Songhoï qui s’étendait de l’atlantique au lac Tchad. Des grandes structures étatiques avec des universités à Tombouctou qui comptait des dizaines de milliers d’étudiants dans des années où certains pays européens n’existaient même pas. Un pays où la pénétration coloniale a fait 38 ans avant de s’imposer. Un pays qui avait l’une des armées les plus fortes dans la sous-région. Ce pays ne peut pas tomber si bas. Il est tombé si bas parce qu’il a été trahi.

Je dis donc aux Maliens de prendre confiance en eux-mêmes. Notre peuple a trébuché mais il ne tombera pas. Il se trouvera toujours des Maliens? que ce soit de nos générations, ou de la future génération, qui restituera à notre peuple son honneur, sa dignité et sa souveraineté ».

<strong>Le Soutien à Assimi</strong>

Pour ses pourfendeurs, le soutien de l’ancien Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, au président de la transition, le colonel puis Général d’armée Assimi Goita était de la malice, un soutien factice, calculé et insincère.

Ce que les adversaires politiques et les faux-soutiens de la transition ont oublié, c’est la sagesse populaire : A Mina a Be a Dala, Nka a mina a be a komo… On a fait un procès en sorcellerie à Choguel sur la base d’un délit de faciès. Or, le soutien qu’il a apporté loyalement à Assimi Goïta dérive d’une conviction que «si Dieu veut que je prenne les commandes de l’État (élection présidentielle de 2018), la première des choses que je vais faire, c’est d’abord chercher à créer l’union sacrée autour du président de la république que je suis. Il faut que la totalité des forces vives de notre pays ait le même objectif : être derrière le président pour libérer notre pays» (Interview du 20 juillet 2018).

<strong>Le troisième D</strong>

Lorsque le 8 mai 2023, à l’occasion de la présentation du rapport du CINSERE Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (Cinsere-ANR), le Dr Choguel Kokalla Maïga avait développé sa vision sur le développement économique comme troisième étape incontournable de la transition, on a voulu lui rendre gorge.

Or, loin de coup de Jarnac contre les Colonels «qui l’ont soigné et nourri». Il s’agissait bien d’un pan de sa vision pour le Mali qu’il a toujours développé avec constance, analyse du reste reprise par le président de la transition lors de sa visite, le 23 juillet 2023 à Kayes, pour inauguré le Stade Macoro Sissoko.

<strong>De quoi s’agit-il ?</strong>

Le président du MP estime qu’une fois la sécurité et l’intégrité du territoire assurées, ‘‘il faut investir dans les secteurs du développement économique. Il ne s’agit pas d’attendre de finir à réaliser les deux premiers piliers mais ma priorité c’est de restaurer l’État. Il faut investir ensuite massivement dans le secteur agro-sylvo-pastoral. Nous sommes un pays à vocation agricole, nous avons plus d’un million d’hectares de terres irrigables à l’Office du Niger et les deux plus grands fleuves d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal et le Niger. Il suffit seulement de faire des grands aménagements hydro agricoles, nous avons un peuple travailleur et nous pouvons devenir un pays agro-industriel.

Nous avons les cheptels les plus élevés en Afrique de l’ouest, nous avons beaucoup de personnes qui s’occupent de la pêche.

Donc, en investissant massivement dans les secteurs agro-sylvo-pastoral nous pouvons assurer l’autosuffisance alimentaire de notre population.

Un peuple qui a faim ne peut pas être libre… Produire, transformer, transporter, commercialiser. Ce qui sous-entend l’industrialisation en matière agricole.

Ce qui sous-entend la construction des infrastructures routières. Une fois que tout cela est fait, je crois qu’on crée les conditions pour l’épanouissement de notre population’’.

<strong>Bâtir le socle de la nation</strong>

Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga qui n’a assumé aucune responsabilité sous Moussa Traoré, l’École et l’organisation territoriale restent les autres priorités prioritaires et les socles sur lesquelles reposent notre nation.

Pour lui, «il faut investir dans l’école. Il faut repenser l’école malienne, parce qu’en vérité, l’école a été utilisée dans les années 90 par les hommes politiques pour appréhender le pouvoir».

Pour ce qui est de la décentralisation, il estime qu’il urge de donner un contenu à la politique de décentralisation. «Notre gouvernement s’est lancé dans une décentralisation tous azimuts en créant plus de 700 communes. Mais en réalité, quand vous regardez ces communes à par le drapeau porte – parole, il n’a y rien dans la Commune. Elles n’ont même pas de budget pour acheter les papiers d’état civil. Par contre, le Mali s’en vante à l’extérieur.

Ce qui fait que pendant vingt ans, le Mali a été présenté à toute l’Afrique, et surtout à l’Afrique francophone en particulier, comme l’Exemple de pays démocratique. Mais il se trouve que derrière ce vernis démocratique, il y avait la rouille, il y avait un État qui s’est désintégré progressivement au point de s’effondrer au moment où personne ne s’y attendait».

<strong>Les terroristes et leurs sponsors</strong>

L’ancien Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla Maiga a été longtemps présenté comme un anti-français primaire, un adversaire de la Communauté internationale et un pion de Moscou.

Dans son interview du 20 juillet 2018, il explique certaines raisons qui l’opposent à la France et à la Communauté internationale : «dans l’accord (ndlr : préliminaire de Ouagadougou), il est dit que les mouvements armés doivent être cantonnés et désarmés. La communauté internationale n’a pas fait cela. Elle ne les a ni cantonnés ni désarmés.

Au contraire, alors qu’on a interdit à l’armée malienne de rentrer à Kidal, alors que la résolution du Conseil de sécurité qui autorisait la création et l’intervention et la MINUSMA et de l’opération Serval indiquait très clairement qu’elles doivent apporter un appui aérien et des renseignements à l’État malien pour qu’il puisse recouvrer l’ensemble de son territoire. Mais, arrivés à Kidal, les Français ont interdit à l’armée malienne d’aller à Kidal».

Comme il l’a repris devant l’ONU et pendant tout le temps de la transition : «ils sont sortis du mandat que le Conseil de sécurité leur a donné pour faire autre chose. Ils ont amené les militaires Français, la MINUSMA et les Tchadiens à Kidal, et ils ont interdits à l’armée malienne de rentrer à Kidal. Au lieu de désarmer les rebelles, on est allé les chercher. Le mouvement séparatiste MNLA qui avait été chassé du Mali, qui était logé dans les hôtels à Ouagadougou et en Mauritanie, qui ne constituait plus ni une force militaire, ni une force morale, ni une force politique, a été ramené dans le fourgon des Serval et réinstaller à Kidal».

<strong>Faucon ou colombe ?</strong>

Ce n’est pas sous cette transition que Choguel Kokalla Maïga a commencé à prôner l’amélioration du «rapport de forces militaires sur le terrain.

Parce que je ne connais pas dans l’histoire de l’humanité, sur cette planète Terre, une rébellion qui s’est achevée uniquement par la négociation.

Aussi longtemps que le rapport de forces militaires sur le terrain n’aura pas changé, nous n’aurons pas la paix. Il faudra créer une situation équilibrée qui conduira les rebelles à comprendre qu’ils n’obtiendront rien par la force. Ce n’est qu’à ce moment qu’ils seront prêts aux négociations. Et une fois qu’ils sont prêts à une négociation, je pense que ce sont des Maliens, il faut négocier avec eux et faire des concessions qui sont acceptables… La rébellion est devenue un fonds de commerce pour un certain nombre de personnes. Ça, il faut que ça s’arrête. Il n’y aura plus de prime à la rébellion».

<strong>El Hadj Sambi TOURÉ</strong>

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<title>Sans Tabou: d’insulteurs publics à Insulteurs officiels</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-dinsulteurs-publics-a-insulteurs-officiels-3098974.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag C, a présidé ce mardi 4 mars 2025 l’atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale destiné aux acteurs de divers secteurs de la presse publique et privée ainsi que de la communication gouvernementale.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du séminaire gouvernemental tenu le lundi 3 mars 20025 sur le même sujet avec la participation de l’ensemble des membres du gouvernement.

Pour le gouvernement, ‘‘la crise multidimensionnelle que traverse notre pays et les différents défis à relever, notamment au niveau sécuritaire et le terrorisme médiatique, (lui) imposent … la prise en main de sa communication pour mieux édifier les populations, renforcer la cohésion sociale et préserver les intérêts de la Confédération des États du Sahel.’’

Les objectifs de ces journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale tenues lundi sont, entre autres, de sensibiliser les membres du Gouvernement sur les enjeux et les perspectives de la communication, en particulier dans un contexte de guerre informationnelle, de créer un cadre de collaboration harmonieux entre les acteurs de la communication gouvernementale et tout l’écosystème de la communication et d’élaborer les outils pour rendre la communication gouvernementale plus fluide et plus cohérente.

L’objectif principal de cet atelier technique de renforcement des capacités en communication gouvernementale tenu mardi est de renforcer la collaboration entre ces acteurs afin de structurer une communication gouvernementale plus efficace, transparente et responsable.

Cela est d’autant plus crucial dans un contexte où la cohésion sociale demeure une priorité absolue pour les plus hautes autorités.

En associant toutes sortes de médias à la communication gouvernementale, le gouvernement donne la preuve qu’il pêche en eaux troubles, qu’il ne fait aucune différence entre Communication et information, acteurs de la communication gouvernementale, activités et vidéos propagandistes mangeant aux râteliers de la transition, pour l’instant.

Organisées par la Primature, les journées de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale prouvent éloquemment que les vidéomans n’appartiennent pas qu’à Choguel.

Le Gouvernement aussi a les siens et les associe à la communication gouvernementale. Toutes choses qui veulent dire désormais que tout ce que ces vidéomans et activistes diront (broudjalisation, insulte, invective…), ils l’auront pris dans la bouche du Prince du jour… Ils étaits hier des insulteurs publics, ils devenus insulteurs officiels avec permis de broudja.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assimi Met Abdoulaye Maïga en mission: ‘‘une feuille de route pour le renouveau’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assimi-met-abdoulaye-maiga-en-mission-une-feuille-de-route-pour-le-renouveau-3086139.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:31:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la transition, le Général d’armée Assimi GOÏTA, a présenté sa feuille de route pour l’action gouvernement au Premier ministre, le général de division, Abdoulaye MAÏGA, lors du conseil des ministres ce mercredi 27 novembre. Elle est axée sur la sécurité, la gouvernance et le développement pour répondre aux attentes du peuple malien et consolider les acquis de la transition.</strong>

Le nouveau Premier ministre, le général de division, Abdoulaye MAÏGA, a été fixé sur ses missions lors du premier conseil des ministres de son gouvernement tenu ce mercredi sous la présidence du général d’armée, Assimi GOÏTA.
Pas de changement cap, le président de la transition a présenté sa feuille de route au chef du gouvernement à qui il revient de la mettre en application. Elle doit servir de boussole, de repère pour les initiatives du gouvernement constitué le jeudi dernier.
Au cours de cette cérémonie, le président GOÏTA a mis l’accent sur les priorités nationales, soulignant l’urgence de consolider les acquis et d’accélérer les réformes essentielles dans un contexte où les attentes sont fortes.

<strong>Les préoccupations des Maliens, la boussole du gouvernement</strong>
Dans son discours, le président de la transition a rappelé que les attentes du peuple, exprimées lors des Assises nationales de la Refondation, servent de ligne de conduite à l’action gouvernementale. Celles-ci se concentrent autour de trois axes majeurs : la défense et la sécurité, la gouvernance, et le développement.
Ces Assises nationales tenues, du 27 au 30 décembre 2021, ont abouti à des centaines de recommandations dont l’application contribuera à poser le jalon d’un nouveau départ, le Mali Kura.

« Les préoccupations exprimées par notre peuple constituent la boussole de notre action », a-t-il insisté.
Dans le cadre de la sécurité et de la défense du territoire, le chef de l’État a salué les efforts déployés pour équiper et former les forces armées maliennes, tout en rappelant l’importance de maintenir cet élan. « Les victoires éclatantes sur les groupes armés terroristes prouvent à suffisance la pertinence de notre nouvelle politique de défense », a-t-il affirmé, tout en rendant hommage aux victimes de l’insécurité.
Grâce à ces efforts, les Forces armées maliennes sont montées en puissance avec des résultats probants dans la lutte contre l’insécurité et les groupes terroristes, en dépit de quelques poches d’insécurité notamment dans la région de Bandiagara.

<strong>L’émergence économique doit se matérialiser</strong>
L’adoption de la nouvelle Constitution du 22 juillet 2024 et d’autres textes juridiques marque, selon le Président de la transition, un tournant vers une gouvernance plus inclusive.
Pour ce faire, il a exhorté le gouvernement à poursuivre les réformes dans le domaine de la justice pour combattre la corruption et renforcer la légitimité des institutions de l’État.
L’émergence économique du Mali demeure une priorité.
« Le développement économique ne doit pas se limiter à des chiffres, mais se matérialiser par une amélioration des conditions de vie pour tous », a souligné le général GOÏTA. L’agriculture, l’industrie, les infrastructures énergétiques et les technologies de l’information ont été identifiées comme des secteurs stratégiques.
Le président de la transition a insisté aussi sur l’amélioration du système éducatif, de la couverture sanitaire et de l’emploi des jeunes.
« Notre pays a besoin de citoyens intègres et soucieux de travailler avec abnégation pour l’intérêt général », a-t-il déclaré, en appelant à inculquer des valeurs patriotiques à la jeunesse.
De même, le général Assimi Goïta a invité les membres du gouvernement et les partenaires sociaux à maintenir et renforcer le dialogue social et à veiller à la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance. Ce document signé en août 2023 a été évalué du lundi et mardi dernier par les différents acteurs. Dressant un bilan, les centrales syndicales et les syndicats non affiliés ont estimé que plusieurs accords du Pacte souffrent par défaut d’application.
Par ailleurs, le président Goïta a invité le gouvernement à œuvrer pour doter le pays de plateau technique plus moderne et développer un système de solidarité nationale pour faire de l’inclusion sociale une réalité.
La synergie diplomatique avec les pays respectueux de la souveraineté du Mali et la protection des Maliens à l’étranger figurent également parmi les priorités.
Le Président a rappelé l’importance de la Confédération des États du Sahel, réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qu’il voit comme une alliance stratégique pour l’avenir.
Trois pays face à l’hostilité de la CEDEAO ont signé en septembre 2023 la charte instituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES) devenue une confédération en juillet dernier.
A travers cette organisation, le Mali, le Niger et Burkina Faso entendent mutualiser leur effort dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui freine leur développement socio-économique.
Alors qu’il y a la levée des boucliers des acteurs politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel, le président Assimi GOÏTA, lors du conseil des ministres de ce jour s’est prononcé sur l’organisation des élections en exhortant le gouvernement à garantir un processus libre et apaisé pour mettre un terme à la Transition.
Il a également insisté sur la gestion rigoureuse des ressources publiques et sur une reddition de comptes accrue.
« L’objectif est de doter notre pays d’institutions légitimes et fortes », a-t-il précisé.
Enfin, le Président a insisté sur la cohésion au sein du gouvernement, qu’il considère comme la clé pour relever les nombreux défis.
Pour l’atteinte des résultats escomptés, le président de la transition a instruit au Premier ministre d’élaborer un plan d’actions global assorti de plans d’actions sectoriels avec des objectifs clairs, des indicateurs et des chronogrammes de réalisation et d’assurer e suivi de sa mise en œuvre.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<title>Retrait des pays de l’AES: les enjeux du prochain sommet de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-des-pays-de-laes-les-enjeux-du-prochain-sommet-de-la-cedeao-3086134.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 12:27:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réuniront, dans un sommet inédit qui doit se tenir le 15 décembre à Abuja. A en croire le site d’information www.africaintelligence.fr, le principal dossier à l’agenda des chefs d’État de l’organisation régionale sera le retrait de trois de ses membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.</strong>

Les trois États sahéliens avaient annoncé avec fracas, en janvier, leur départ sous un an et, dans la foulée, la création de leur propre structure sous-régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).

Ce processus de retrait, qui doit théoriquement être entériné le 29 janvier 2025, n’a toujours pas été formellement acté.
C’est ce que devraient faire les chefs d’État de la CEDEAO, le 15 décembre. Une poignée d’entre eux ont espéré pouvoir convaincre les autorités de la transition malienne, burkinabè et nigérienne de revenir sur leur décision.
Après son élection, le président sénégalais Bassirou Diomaye FAYE a publiquement fait part de son souhait de voir ces trois «peuples frères» rester au sein de la CEDEAO (AI du 14/05/24). Il a même fait le déplacement fin mai à Bamako, puis à Ouagadougou. Malgré ses efforts, il s’est heurté à de polis refus.
En juillet, Bassirou Diomaye FAYE a parrainé la nomination de l’ancien ministre sénégalais Abdoulaye BATHILY en tant que médiateur de la Cedeao avec l’AES.
L’ancien patron de la mission des Nations unies en Libye s’est, dans ce cadre, rendu en octobre au Burkina Faso et au Mali, sans parvenir, lui non plus, à convaincre les deux États de revenir sur leur décision. En marge de l’investiture pour un quatrième mandat de Paul KAGAME, en août à Kigali, le diplomate sénégalais a évoqué le dossier avec plusieurs présidents ouest-africains, soulignant ses difficultés à négocier avec Bamako et Ouagadougou.
Outre Dakar, Abuja a tenté de mener plusieurs missions de bons offices, alors que le président nigérian, Bola Ahmed TINUBU, assure la présidence de la CEDEAO.
Son ministre des affaires étrangères, Yusuf TUGGAR, a mené ces dernières semaines une série de consultations avec plusieurs de ses homologues en préparation du sommet du 15 décembre. Ils se retrouveront, quant à eux, à Lomé dès le 11 décembre.
Avant de se rendre pour la conférence ministérielle Russie-Afrique qui s’est tenue à Sotchi les 11 et 12 novembre, il s’est entretenu, le 5 novembre à Lomé, avec le président togolais, Faure Gnassingbé. Ce dernier est, à ce jour, le seul chef d’État de la CEDEAO à jouir encore de relations privilégiées avec les putschistes sahéliens.
Mais le Togo se montre pessimiste quant à un retour de l’AES dans l’organisation ouest-africaine et plaide davantage pour un accompagnement de ce retrait. Outre Lomé, le chef de la diplomatie nigériane s’est également rendu début novembre à Abidjan, Bissau et Banjul.

<strong>Visas obligatoires ?</strong>
Tout en quittant la Cedeao, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont émis le souhait de rester au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils devraient donc, à moyen terme, en garder les avantages, en particulier commerciaux. Cependant, près de la moitié des pays de la Cedeao ne font pas partie de l’Uemoa.
Certains d’entre eux s’inquiètent de l’avenir de leurs relations avec Ouagadougou, Bamako et Niamey en l’absence de structure régionale intégrée. C’est le cas du Nigeria, qui a fait part de ses interrogations auprès de plusieurs États francophones de la Cedeao.
La question du maintien du passeport Cedeao accordé aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali et du Niger est également sur la table.
À ce jour, aucun État membre ouest-africain ne souhaite exiger de visa pour les citoyens de l’AES, une fois que les trois pays auront officiellement quitté l’organisation.
Chargé d’organiser la mise en place technique du retrait des pays de l’AES, le président de la Commission de la Cedeao, Omar Touray, doit présenter aux États membres les premières conclusions de ses travaux lors du sommet du 15 décembre.
Il a, pour cela, multiplié depuis septembre les voyages dans la sous-région et s’est spécifiquement rendu à Lomé le 19 novembre pour évoquer le sujet.
Parmi les questions toujours en suspens figurent celle de l’avenir des fonctionnaires maliens, nigériens et burkinabè actuellement en poste au sein de la Cedeao, ainsi que celle des bâtiments de l’organisation à Bamako et à Ouagadougou.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Création de la Confédération de l’AES: le CNT examine aujourd’hui le traité</title>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 11:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil national de Transition (CNT) va examiner, ce jeudi 31 octobre 2024, l’ordonnance du gouvernement autorisant la ratification du traité portant création de la confédération des Etats du Sahel (AES) adopté le 6 juillet 2024 à Niamey. De plus, l’organe législatif de transition envisage de statuer sur le projet de loi portant code pénal et celui portant code de procédure pénale.</strong>

La première séance plénière de la session d’octobre, dont les travaux ont été lancés le 7 octobre dernier par le président du CNT Malick DIAW, se tient aujourd’hui.
10 projets de loi, selon nos sources au Conseil national de Transition, sont inscrits à l’ordre du jour décidé par la conférence des présidents.

Parmi les textes à examiner par les membres du CNT, figure le Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel.

Après son adoption par ordonnance par le gouvernement, il est soumis à la ratification de l’organe législatif de la transition pour son application.

Après la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en septembre 2023, il a été décidé d’instituer une confédération regroupant les trois pays lors de la première réunion de l’organisation tenue à Niamey.

Ainsi, ces trois pays passent à un autre niveau dans le cadre de la mutualisation de leurs efforts au plan sécuritaire, politique et de la diplomatie, dans un contexte marqué par le repositionnement de la géopolitique.

La ratification de ce texte par le CNT est un signal donné par le général d’Armée, Assimi GOÏTA qui assure la présidence tournante ladite Confédération.

Outre ce texte, le CNT doit statuer aussi sur quatre projets de loi dans le domaine de la justice. Les plus attendus pourraient être le projet portant code pénal et celui portant code procédure pénale. Ces deux textes ont été adoptés par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 11 octobre 2023.

Il était apparu nécessaire de revoir ces deux textes dont les contenus avaient montré des limites et comportaient un vide juridique.
Comprenant plus de 700 articles, le nouveau code pénal contient des innovations majeures qui criminalisent l’esclavage et prend en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre.

Il précise la définition et la répression de la haute trahison, le délit d’apparence, le financement occulte des partis politiques, notamment, tout en abordant la rétention des notes en milieu scolaire et universitaire. S’y ajoutent l’incrimination de l’apologie du terrorisme, le recrutement de terroristes.

Quant au projet de code de procédure pénale, il prend en compte la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière et la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Libération des 11 leaders politiques: plus d’une vingtaine de partis politiques dénoncent la lenteur du dossier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/liberation-des-11-leaders-politiques-plus-dune-vingtaine-de-partis-politiques-denoncent-la-lenteur-du-dossier-3082655.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 19:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une note dont nous avons reçu copie, plus d’une vingtaine de formations politiques, au nom des partis politiques de la déclaration du 31 mars 2024, ont dénoncé la lenteur dans la gestion du dossier des 11 leaders politiques inculpés par la justice pour avoir violé des restrictions.

Ils sont accusés d’avoir violé les mesures interdisant les activités des partis et associations à caractère politique. Après quatre mois de détention, la libération des responsables politiques est sollicitée par les partis politiques qui, en plus des 11 leaders, appellent aussi à la libération de Ras Bath, Mme Sidibé Rose Vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Clément Dembélé, Ben Le Cerveau détenus leurs opinions.

Ces pratiques, regrettent les signataires de la déclaration, remettent en cause les acquis démocratiques de Mars 91 dont les restrictions des libertés individuelles et collectives et le musellement des partis politiques de notre pays.

Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration des partis politiques signataires de la déclaration du 31 mars 2024, suite à la détention des 11 camarades politiques

Le 20 Juin 2024, onze (11) de nos camarades politiques que sont les sieurs Moustapha DICKO et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Malley CAMARA (CNDR) sont arrêtés au cours d’une rencontre dans un domicile privé et placés sous mandat de dépôt, le 24 juin 2024, au motif de tentative d’atteinte ou d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, de trouble à l’ordre public et d’opposition à l’autorité légitime.

Pendant plus de quatre (04) mois, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars ont suivi avec une attention soutenue l’évolution de ce processus judiciaire, notamment le maintien en détention de nos camarades, suite à l’incompréhensible appel du parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune V du District de Bamako, le 19 septembre dernier, en opposition à l’ordonnance de mise en liberté conditionnelle prononcée par le juge d’instruction.

Soucieuses du maintien de la paix sociale et de l’apaisement du climat politique national, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 ont privilégié la voie du dialogue avec les autorités politiques et judiciaires du pays, par l’implication de facilitateurs sociaux, dans le respect de nos valeurs sociales et culturelles, mais aussi du fonctionnement des institutions en place.

Les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 saluent les leaders religieux et toutes les bonnes volontés, pour leurs actions de médiation auprès des plus hautes autorités du pays, à notre demande, pour un dénouement heureux de cette crise. Aussi, félicitent-elles les responsables des partis et organisations politiques signataires de la déclaration du 31 Mars, pour les différentes démarches de facilitation et de médiation auprès de différentes autorités du pays qui ont bien voulu les recevoir et les écouter. Qu’elles en soient aussi remerciées ! Cependant, au sortir de toutes ces actions de diplomatie politique et sociale, nos camarades n’ont toujours pas encore recouvré leur liberté.

Malgré tout, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 réaffirment leur attachement inébranlable au dialogue. Elles en appellent aux Autorités de la Transition, pour libérer, dans les meilleurs délais, les onze (11) hauts responsables politiques, et au-delà, tous les camarades détenus pour leurs opinions politiques, notamment Rasbath, Mme Sidibé Rose Vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Clément Dembélé, Ben Le Cerveau, afin de favoriser la réconciliation nationale et une paix durable, gages du développement harmonieux du pays.

Ainsi, les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024 :

Prennent à témoin l’opinion publique nationale et internationale de leur longue patience et de la détention indéfiniment prolongée de leurs camarades ;

Dénoncent la gestion lente de ce dossier dont le dénouement heureux pourrait participer à la décrispation et à l’apaisement du climat politique, ainsi qu’à la réconciliation et à la stabilité du pays ;

Encouragent les autorités au dialogue politique national inclusif, pour régler les questions politiques et toutes les questions d’intérêt national ;

Rappellent leur demande d’un dialogue politique inclusif pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers un processus consensuel d’organisation des élections transparentes et crédibles.

Les Partis Signataires de la Déclaration du 31 mars 2024, attachés aux valeurs de la Démocratie et de la République, informent l’opinion qu’elles se réservent le droit d’informer le peuple malien par les canaux légaux sur les pratiques de remise en cause des acquis démocratiques de Mars 91 dont :

– les restrictions des libertés individuelles et collectives,

– le musellement des partis politiques de notre pays.

Que Dieu bénisse et protège notre patrie commune !

<strong>Adoptée à Bamako, par la plénière du 29 Octobre 2024</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dr Choguel Kokalla Maiga : ‘‘personne ne va nous inoculer le virus du défaitisme’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-choguel-kokalla-maiga-personne-ne-va-nous-inoculer-le-virus-du-defaitisme-3081581.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 09:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il reste chevillé sur les principes, et il défend ses convictions avec une constance aisance. Parce qu’elles procèdent de la cohérence et cheminent avec la vérité. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga n’est pas homme à ravaler les couleuvres et à se laisser impressionner par des caméléons institutionnels et saisonniers politiques.</strong><strong>
</strong>

Il croit dur comme fer que pour réussir, les transitions dans l’espace AES doivent être obligatoirement adossées à des défenses nationales et conjointes fortes, à des diplomaties convergentes et mutuelles et à une intégration économique plus poussée au bénéfice de nos populations.

En plus des ‘‘Monimbo Dew’’ dont l’engagement et la détermination ne font aucun doute en vue de l’éradication très prochaine du terrorisme dans la zone des trois frontières, le Dr Choguel Kokalla MAIGA reste tout aussi convaincu que le patriotisme du secteur privé propulsera l’Alliance des Etats du Sahel à la place qui lui est due dans le concert des Nations.

Pour lui, ce n’est pas l’octroi d’une sinécure pour les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger que d’élever au rang de héros nationaux les opérateurs économiques de l’AES qui, pendant que les autres prédisaient le chaos dans notre pays, ont fait preuve de patriotisme.

Autant il n’entend laisser aucun répit et aucune espace de marge de manœuvre à ceux qui changent de veste pour devenir de nouveaux amis de la transition avec le funeste dessein de la faire sombrer, autant le citoyen ; l’homme politique, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA ne pense pas qu’une négociation avec les terroristes téléguidée depuis l’extérieur qui pousserait les ficelles puisse être une solution durable à la crise sécuritaire au Mali et dans l’Espace AES.

Tant que le terrorisme n’est pas coupé de ses soutiens et sponsors, puis terrassé, il ne viendra pas à table. Donc, c’est un jet d’éponge de que vouloir aujourd’hui engager quelque négociation que ce soit avec les assassins de nos soldats et de nos populations civiles.

Nous vous proposons un extrait du discours d’ouverture du Premier ministre, Choguel Kokalla MAÏGA, consacré au terrorisme. C’était ce samedi 19 octobre 2024 à Azalaï Hôtel de Bamako lors de la rencontre des ministres en charge de l’industrie et du commerce et des représentants du secteur privé de l’AES.

«(…) Il y a beaucoup de jeunes qui ne comprennent même pas. La religion et l’ethnie, c’est dangereux. Quand on vous dit qu’on a tué quelqu’un de votre ethnie, souvent, vous vous laissez emballer sans chercher à comprendre, de votre religion sans chercher à comprendre. C’est pour cela qu’il faut faire beaucoup de discernement.

Tous les terroristes ne sont pas Peuls et tous les Peuls ne sont pas des terroristes.
Mais il y a des gens qui entretiennent l’amalgame
J’ai dit la même chose concernant les Touaregs et les Arabes. Tous les Touaregs et les Arabes ne sont pas terroristes et tous les terroristes ne sont pas Arabes et Touaregs.
D’ailleurs, celui qui a apporté le terrorisme au sud du Mali, c’était un Keita, ce n’était pas un Arabe.

Lorsqu’ils ont tué nos soldats à Aguelhok en 2012, quand on a tué tout le monde, on a déchiré les ventres des Arabes et des Touaregs pour sortir leurs intestins pour filmer et diffuser.

Mais j’ai dit : c’est quoi ça ? Mais comme disent nos parents ivoiriens, « Cabri qui est mort n’a pas peur du feu ou du frigo » c’est la même chose. Quelqu’un qui est déjà mort, que vous l’éventeriez ou que vous ne l’éventeriez pas, il est mort, c’est tout. Mais ça, c’est pour terroriser les vivants, oui.

<strong>’’Il faut éviter l’amalgame’’</strong>

C’est pourquoi, il faut faire preuve avec beaucoup de discernement, pour ne pas tomber dans l’amalgame. Aussi j’en appelle au soutien de tous les citoyens et du peuple, parce que sans le soutien du peuple, aucune force ne peut gagner une bataille.

Récemment j’ai eu des parents qui sont allés rendre visite à des amis au Burkina Faso. J’ai reçu un d’entre eux avant-hier. Il m’a dit qu’ils étaient très contents. J’ai demandé pourquoi. Il a répondu : quand ils étaient arrivés en moins de 15 minutes, les forces de sécurité étaient là et on leur a demandé : «D’où est-ce qu’ils sont venus ? Qu’est-ce que sont venus faire ? Où sont leurs pièces d’identité ? «. Quand ils ont tout décliné, on leur a laissé en paix. J’ai dit que c’est la sécurité et c’est bien pour tout le monde.

Sans la collaboration du peuple, l’engagement, le discernement, la détermination seule des forces armées de sécurité ne pourront pas venir à bout du terrorisme. Parce qu’en réalité, le terrorisme, ce sont des jeunes qui sont manipulés. Il y a des jeunes qui sont dans le terrorisme, ils n’ont aucune conviction.

Est-ce que vous savez qu’il y en a certains qui veulent se marier, ils veulent avoir l’argent du mariage ? On les paye 100 000 francs ou combien ? Ils s’engagent dans le terrorisme. D’autres personnes, parce qu’on a tué leurs frères ou quelqu’un de leur ethnie.

Donc, ceux qui sont idéologiquement constitués, qui sont les vrais terroristes, ne sont pas nombreux. Mais si on ne fait pas le discernement, si l’information n’est pas bien gérée, cet amalgame-là, c’est ce qui arrange les autres.

<strong>Mauvaise foi de l’ONU</strong>

C’est pour cela que, depuis juillet 2022, le Mali a amené au Conseil de sécurité des preuves que les terroristes sont fabriqués, entretenus, et entraînés contre nos États. Mais ils se sont opposés à ce que nous leur montrions les preuves. Parce que je crois que leurs militaires, les chefs de l’État, ont dit d’attention. Si jamais les Maliens montrent leurs preuves là, tous les Africains vont se révolter. Donc, ils ont fait le véto et nous n’avions pas pu les exposer.
Je reviens d’ailleurs pour rappeler que nous exigeons et nous demandons qu’on donne au Mali la possibilité d’exposer ces preuves-là au monde entier.

D’ailleurs, il y a un ministre de l’AES qui m’a dit que quelqu’un lui aurait téléphoné en lui disant : «Ne suivez pas le Mali». Si vous suivez le Mali, vous n’aurez rien. Mais si vous les laissez, tout ce que vous voulez, dites-nous, on va changer de langage, on va vous amener de l’argent, on va vous amener tout. La personne leur a dit : «Mais tout ça s’est dépassé.

Nous, nous sommes à une autre phase.» Le lendemain, il y a eu des attaques avec de nombreux morts. La personne a téléphoné pour dire : «Vous avez vu ça ? Ce n’est que le début tant que vous ne quitterez pas l’Alliance là, vous n’aurez jamais la paix.»

<strong>’’Il y a des réseaux organisés qui ont décidé de casser l’AES’’</strong>

Donc, il y a des réseaux organisés qui ont des relais dans les pays qui ont décidé de casser l’AES, et pour cela il faut qu’on en soit très conscients.

(…) Certains viennent nous dire : «Ah, vous savez, la guerre seulement ne règle pas le problème d’un pays, il faut négocier.» On trouve même des spécialistes qui citent dans l’histoire des exemples. Mais est-ce qu’on n’a jamais dit ça ? Personne n’a jamais dit ça ! Le Mali a négocié pendant 30 ans ; est-ce que cela a empêché le terrorisme de s’entendre ? Est-ce que cela l’a empêché d’arriver au Burkina ou au Niger où il n’était pas ?

Donc, c’est très clair : ce discours spécieux, là, qui consiste à nous annihiler et à cultiver le défaitisme, sinon le pessimisme, chez nous pour dire «négocier». C’est comme si quelqu’un qui prend son arme veut venir vous retirer votre chèvre. Vous croyez que c’est en lui parlant de paix qui va se retenir ?

Il faut prendre une arme contre lui aussi. Quand les rapports de force vont changer, vous serez équilibré ; vous négociez en ce moment. Mais tant que le terrorisme n’est pas affaibli, toute négociation, c’est du défaitisme, une abdication.

<strong>Pas de négociation avec les terroristes</strong>

Je me réjouis qu’un président de l’AES ait dit récemment qu’il n’y a pas de négociation avec les terroristes. Les terroristes, il faut les combattre. Le jour où ils se sentiront suffisamment affaiblis, ils viendront négocier.

(…) Quand il y a eu le bateau de Tombouctou, près de 60 morts, les gens qui ont assumé que c’était eux, nous avons dit que ce sont des terroristes. Ils se sont vus pour aller se cacher dans les locaux des services secrets français. Comme eux, ils ne gardent jamais longtemps ; ils les ont dits de retourner. Ils vont s’asseoir dans ce pays-là, et c’est ce pays qui se met à nous donner des leçons. Il faut nous laisser en paix. Celui qui ne nous laisse pas en paix, il aura des problèmes personnels, que ce soit un leader, que ce soit un pays.
Il y a des pays qui ne négocient jamais avec les terroristes. Dans ce même pays, quand les terroristes sont attaqués à la base de Inatess… je ne sais pas comment… mais ils sont allés et ont tué tout le monde.

Mais ce sont les mêmes qui nous disent : «Ah non, il faut négocier.» Mais on va négocier avec un terroriste, des gens qui ont tué 60 personnes ?

En ce moment, à la CEDEAO, il y a eu un sommet. La CEDEAO n’a même pas parlé aux Nations Unies, même pour une lettre de condoléance à notre président, la France était opposée.

Mais les gens qui sont là, vous venez nous baratiner ici au Mali. Vous m’excuserez de termes, pour nous dire : «Il faut négocier.» Et on trouve des perroquets ici au Mali, des gens qui ont découvert, qui pensent que nous, on ne les connaît pas.

Nous, on connaît tout le monde. Moi, j’ai entendu des gens dans les micros ici : «Ah, vraiment, le gouvernement est trop belliqueux, il faut négocier.» Et puis, «La guerre seulement ne résout pas les problèmes.» Mais nous n’avons jamais dit ça.

Mais personne ne va nous inoculer le virus du défaitisme. Quand on est en guerre, on se bat, les militaires se battent, les diplomates négocient, les opérateurs économiques font leur travail. Mais si un militaire se met à faire de la diplomatie pour venir dire aux gens de ne pas se battre, «Ah, la guerre seulement ne résout pas les problèmes.» Mais ça, c’est quoi ça ?

<strong>Chacun fait son travail</strong>

Dans chaque pays, chacun fait son travail. Les enseignants enseignent, les médecins soignent, les diplomates négocient, les militaires cognent les adversaires.
Donc, qu’on arrête avec cette histoire de négocier avec les terroristes. Personne n’acceptera, en tout cas, les populations du Mali n’accepteront pas. Moi, je connais l’état d’esprit des populations de Gao, Tombouctou et Kidal. Personne n’acceptera plus des négociations-bidons dont l’objectif, c’est sanctuariser le terrorisme.

Gao, Tombouctou, toutes les populations réelles, on les a renvoyées. Ce sont les narcotrafiquants qui paient les maisons. Tous les opérateurs économiques importants, ce sont des assassinats ciblés pour que, dans 20, 30 ans, on change totalement la morphologie de la société. Mais nous n’allons jamais l’accepter. Et les hommes politiques qui se sont mis au service de ça au Mali, ils seront dans les poubelles de l’histoire. Ceux qui veulent les soutenir pour nous les imposer, nous n’allons jamais accepter. Il y a beaucoup de leurs réseaux qui ont infiltré la transition aujourd’hui».

<strong>Par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: élévation des 5 colonels : loin d’une auto&#45;promotion</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/sans-tabou-elevation-des-5-colonels-loin-dune-auto-promotion-3081415.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 05:44:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le mercredi, il y a du nouveau à Dougouba où l’élévation des responsables militaires de la transition au grade du général à titre exceptionnel polarise l’opinion. Opposés à ces décisions, certains responsables politiques avancent des arguments tirés par les cheveux frisant à la limite de la manipulation en soutenant notamment que les charges de ces généraux est une mer à boire par la Transition dans un contexte de conjoncture.</strong>

Lors du conseil des Ministres de ce mercredi 16 octobre, le président de la transition a été élevé au grade du général d’Armée à titre exceptionnel. Il devient ainsi le plus gradé de l’armée malienne. Comme lui, d’autres responsables de la transition qui ont parachevé les contestations du M5-RFP ont bénéficié de cette promotion exceptionnelle mal appréciée par des Maliens dont des leaders politiques, à l’image de Moussa MARA.

Très actif sur les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre qui anime des chroniques sur des sujets d’actualités, n’a manqué d’ajouter une couche aux avalanches de contestations avec presque le même langage et narratif de communication.

« Promotion aux grades de Général des principales autorités de la transition, Décidée ce jour par le Conseil des Ministres !

Cette décision m’attriste profondément pour deux raisons principales : Se gratifier ou se récompenser soi-même diminue fortement son mérite, il aurait été indiqué de laisser la prise de cet acte à d’autres ;

En ces temps difficiles pour les Finances publiques, il aurait été indiqué pour nos autorités de montrer leur sensibilité à la peine de nos compatriotes en évitant des actes à leur profit qui accroissent les charges pour le trésor », a indiqué M. MARA.

Comme une trainée de poussière presque ces mêmes arguments de façon synchronisée sont repris contre les autorités de la transition et les nouveaux généraux d’encourager l’auto-promotion. Sauf qu’à l’analyse, on peut les détester, de les haïr, mais la décision du conseil des ministres est loin d’être une auto-graduation, parce qu’elle est adossée aux recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) initié par le président de la transition, après la dénonciation de l’Alger, en vue de permettre aux Maliens d’œuvrer par eux aux solutions de la paix et de la réconciliation nationale.

Ce forum populaire, DIM, auquel ont pris part toutes les forces vives de la nation de toutes les régions du pays n’est pas pourtant antonyme des règles démocratiques. Alors dire que ces distinctions constituent de l’auto-promotion c’est faux. Elles tirent leur légitimité de ce Dialogue inter-Maliens, même si à l’époque il a été boycotté par des partis politique consécutif à la suspension des activités des partis et associations à caractère politique levée en juillet dernier.

Quant au 2e argumentaire relatif aux dépenses pour ‘’entretenir’’ les nouveau généraux, il s’appuie plus sur l’émotion d’une grande partie de la population qui peinent à joindre deux bouts que sur des bases réelles de conjoncture économique du pays. Certes, le contexte économique est difficile pour les citoyens, les entreprises, entre autres, mais les charges de ces nouveaux généraux n’ont presque pas d’incident financier. Déjà, ils occupent presque tous des postes politiques, des responsabilités pour lesquelles ils sont payés. Ainsi, à défaut de bénéficier de deux salaires qui est interdit, ils ne peuvent pas bénéficier de tous les avantages du grade de général.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Phase de la clarification: comment on n’en est arrivé là ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/phase-de-la-clarification-comment-on-nen-est-arrive-la-3081009.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/phase-de-la-clarification-comment-on-nen-est-arrive-la-3081009.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le premier appel au changement de régime adressé au peuple malien a été lancé le 5 juin 2020 par un Triumvirat composé du mouvement Espoir Mali Koura (EMK, pôle associatif dirigé par Cheick Oumar Sissoko), du FSD (pôle politique, dirigé par Choguel Kokalla Maïga) et de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko (pôle religieux dirigé par Issa N’Kaou Djim).

L’appel du 5 juin a trouvé un écho et un accueil favorable au sein des forces vives à travers : Anko Mali Dron, le mouvement FASODE, le mouvement MDP, deux Centrales syndicales que sont la CDTM et de la CSTM, le Forum des organisations de la Société civile, la Coordination des Partis politiques adhérents, la Coordination des Associations adhérentes, la Coordination des Femmes, la Coordination des Jeunes, les Coordinations Régionales, la Coordination de la Diaspora… Le jonction spontanée de toutes composantes politiques, associatives, religieuses, syndicales, citoyennes a donné naissance à ce qu’on a appelé dans la foulée Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques en abrégé M5-RFP dont le noyau dur était composé de EMK, du FSD et la CMAS.

<strong>La Transition</strong>

Progressivement s’est opérée la jonction avec d’autres composantes de notre Peuple, à travers la forte implication de leaders religieux et traditionnels, des commerçants, des détaillants et autres acteurs des marchés de Bamako, des corporations et syndicats des transporteurs, des boulangers, de fonctionnaires des départements des finances et du matériel (DFM), d’agents de police, de surveillants de prison, d’enseignants, de travailleurs des mines.

Ce soulèvement hautement patriotique a été parachevé le 18 août 2020 avec l’intervention des Forces de défense et de sécurité de notre pays conduite par le CNSP (Conseil national pour le salut du peuple) dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Mais très tôt, le mouvement unitaire qui a eu raison du régime d’Ibrahim Boubacar Keita a montré des signes de fissures et étalé sur la place publique ses divergences.

Toutefois, le mot d’ordre a mobilisé beaucoup de Maliens, il continue de résonner. Cependant, quelques deux mois après la chute de l’ancien régime, le M5-RFP se rendra compte que toutes ses composantes n’avaient pas la même conception du changement. En tout cas, tandis que Mahmoud Dicko au nom de la CMAS prenait part à la désignation du président de la Transition, pour les politiques, il ne s’agit pas d’enlever IBK pour mettre d’autres hommes à la place et continuer les mêmes pratiques.

Car, en effet, ‘‘certains, parmi nous, qui, en réalité, criaient le changement, mais n’y croyaient pas. Parce que, dès que IBK est parti, ils se sont mis avec d’autres pour continuer les mêmes pratiques… certains sont partis. Moi, je respecte leur choix. Je ne les condamne pas. La partie saine du M5-RFP est restée soudée et elle a élaboré un document qu’on appelle « La vision du M5-RFP pour la transition »… A partir de là, nous allons vers de nouvelles actions, de campagnes politiques, de campagnes de mobilisation, de campagnes d’explication pour amener les militaires à changer la trajectoire de la transition.’’ rapport Choguel Kokalla Maiga dans l’Essor (Décembre 2020).

C’est dans ce processus que l’Imam Oumarou Diarra a été coopté pour siéger à la place de la CMAS dans le Triumvirat de base du M5-RFP après que le beau-fils de l’Imam Issa Kaou Djim ait déclaré que le M5 est mort de sa belle mort (en novembre 2020). Ensuite, l’Imam Oumarou Diarra avec le MPJ Faso Yelen prendra définitivement la place de la CMAS. Car, il vous souviendra que l’Assemblée  Générale constitutive du Mouvement Patriotique pour la Justice Faso Yelen de l’Imam Oumarou Diarra s’est tenue le samedi 5 décembre 2020 au Dream Hôtel de Missabougou, donc bien après la chute d’Ibk et bien après qu’il ait refusé de siéger au CNT.

Après un moment d’incompréhension qui a duré 9 mois, les deux légitimités qui ont œuvré pour l’avènement du changement ont fini par se retrouver dans le cadre d’un partenariat stratégique pour rectifier la trajectoire de la transition et pour ainsi poser les jalons de la Refondation du Mali.

Cette vaste entreprise, dans le narratif des autorités de la transition, devrait être inclusive et ouverte à toutes les personnes ou forces politiques et sociales acquises au changement. Donc, pas d’exclusive, mais pas d’inclusivité candide. Le tigre ne pouvant se départir de sa tigritude ou mieux Doso koro te a sonsoro ciogo bila.

Toutefois, elles continuent de prêcher la bonne parole : le Mali Kura est l’affaire de tous les Maliens. C’est avec tout le monde que le changement sera irréversible. Il s’agit de montrer à la face du monde un Peuple uni soucieux de prendre son destin en main par un changement de paradigmes et d’occuper toute sa place dans le concert des Nations. Mais pour le M5, cette quête d’un renouveau passera nécessairement par la mise en œuvre rationnelle et intelligente des 10 points déclinés en 17 mesures fortes dont la satisfaction est exigé par le M5-RFP et dont l’application permettra la Rectification de la trajectoire de la Transition pour la Refondation totale du Mali.

<strong>La Rectification</strong>

Mais avant. Deux mois après la chute du président IBK, c’est le désenchantement dans les rangs du M5-RFP, mais ce n’est point l’abdication, le renoncement, la démission. Le M5-RFP n’était pas ‘‘mort de sa belle mort’’, mais beaucoup convictions se sont ébranlées et beaucoup d’engagements se sont effilochés. Il revenait, à celui que l’histoire avait propulsé à la tête du Mouvement, Choguel Kokalla Maïga, de rassembler, de mobiliser et d’élargir la base afin de convaincre les Maliens de la pertinence de poursuivre le combat, en dépit de la chute d’IBK.

C’est dans ce contexte que le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), enfin le président du comité stratégique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le Dr Choguel Kokalla Maïga a donné au quotidien national le mercredi 9 décembre 2020 une interview intitulé : «Il faut ramener la Transition sur le droit chemin».

Toutefois, comme l’interdit la sagesse africaine, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Estimant que ‘‘la transition, c’est l’enfant du M5-RFP’’, Choguel Kokalla Maïga explique que ce n’est pas parce que votre enfant se comporte d’une manière qui n’est pas satisfaisante que l’abandonniez.

Le combat du M5-RFP n’est pas de chasser les militaires pour prendre leur place, ‘‘c’est d’amener la transition sur la voie du véritable changement.

Sur la voie pour laquelle les Maliens se sont battus et d’autres y ont laissé leur vie’’, a-t-il confié à L’Essor.

Pour lui, ‘‘tous les problèmes que ces militaires ont, aujourd’hui, toutes les difficultés d’ordre institutionnel, politique, auraient pu trouver une solution dans une collaboration loyale et juste entre les forces du changement, dans des décisions entre partenaires, pour mettre en œuvre ce pourquoi les Maliens se sont battus’’. C’est pourquoi, le M5-RFP a promis de continuer à peser de tout son poids pour les amener dans le droit chemin, tout en rappelant les doléances phares de son mémorandum dont la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. ‘‘Parce que cet accord est inapplicable en l’état’’ (argument d’ailleurs repris en janvier 2024 pour le déclarer caduc), et les réformes politiques et institutionnelles qui doivent conduire à la refondation. Pour le MRFP, les réformes sont nécessaires avec toutes les forces vives de la Nation. ‘‘C’est le chemin que nous avons voulu emprunter. Malheureusement ce chemin est dévié aujourd’hui parce que des apprentis sorciers se sont retrouvés autour des militaires pour les tromper’’.

<strong>Les préalables</strong>

Lors de sa rencontre avec le secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU (Organisation des Nations Unies), Jean-Pierre LACROIX, le 18 janvier 2021 le Dr. Choguel Kokalla Maïga, président du comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a fait savoir au diplomate onusien que la Transition en cours souffrait ‘‘principalement et fondamentalement et, de façon non exhaustive, de cinq handicaps majeurs qui, s’ils ne sont pas corrigés à temps, signeront inéluctablement son échec en fin de parcours’’. Au nombre de ces défis, il a évoqué :

-le déficit avéré de légitimité des organes de la Transition ayant tous été installés en violation des idéaux et valeurs pour lesquels le changement a été réclamé par le peuple malien. En si peu de temps, explique le président du CS-M5-RFP, les autorités de la Transition ont réussi à se mettre sur le dos toutes les forces vives significatives : partis politiques,  syndicats,  société civile,  organisations professionnelles,  etc »,

-la militarisation « outrancière » de l’appareil politique et administratif de gestion de l’État.

Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga, les autorités de la Transition ont perdu totalement la boussole qui doit les guider pour réaliser par ordre de priorité les objectifs et impératifs du changement : la restauration et la défense de l’intégrité territoriale, la sécurisation des personnes et des biens, la lutte contre le terrorisme ; la justice pour les victimes des tueries des 10, 11, 12 juillet 2020 à Bamako, ainsi que celles de Sikasso et Kayes ; les réformes politiques, institutionnelles et administratives, sur une base consensuelle et inclusive ; la création des conditions d’élections libres, transparentes et crédibles pour éviter des crises postélectorales ; la lutte contre la corruption et l’impunité ; le respect des droits et libertés consacrés dans la Constitution; la prise en charge de la problématique de la Refondation à travers l’organisation  d’Assises nationales.

C’est pourquoi, il estime au nom du M5-RFP dont il est le président du Comité stratégique que les plus hautes autorités de la transition doivent ‘‘prendre ses responsabilités devant le peuple malien et face à l’histoire pour changer ou rectifier la trajectoire de la Transition. Dans le cas contraire nous courrons tous  le risque grave de conduire le pays dans une nouvelle impasse’’.

Le dimanche 21 février 2021, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) mobilise ses troupes et tint un meeting au Palais de la Culture de Bamako dans une salle comble, malgré une dissuasion policière sans précédente.

En effet, selon le M5, il y a l’existence d’une complicité objective et d’une convergence d’intérêts et d’objectifs entre l’ancien régime officiellement déchu et les autorités militaires de la transition. Aussi, fidèle à ses idéaux et engagements, il ne peut ni s’associer ni assumer la gouvernance en cours, ni rester non plus observateur passif de ses dérives.

Aussi, il décide d’agir pour mettre un terme à la perpétuation des pratiques que le peuple malien, sous sa houlette, a combattu au prix du sang des martyrs tombés sous les balles assassines du régime déchu.

Parmi ses revendications, le M5-RFP martèle son ‘’NON’’ à la mise en œuvre intégrale et accélérée de l’Accord d’Alger et exige, pour le moins, sa relecture. Pour le M5-RFP, l’intégrité territoriale du Mali, la souveraineté nationale, l’unité nationale, la forme républicaine et laïque de l’État ne sont pas négociables

S’opposant à la marche d’une transition sans boussole ni repère, ne sachant où aller ni que faire, le M5-RFP prône la tenue sans délai, des Assises nationales de la Refondation pour arrêter le pilotage à vue, les multiples dérives et surtout pour fixer un cap à l’action publique.

Il s’agit pour le M5-RFP de redonner à la Transition son vrai sens et la trajectoire dont elle n’aurait jamais dû dévier.

A cet égard, le meeting du dimanche 21 février 2021 peut être considéré comme le premier jalon de l’entreprise de RECTIFICATION de la Transition entamée par le M5-RFP.

Pour obtenir cette « rectification » de la transition, le M5-RFP remobilise ses troupes à travers la tenue d’une Assemblée Générale avec les responsables et dirigeants de toutes les entités membres du regroupement de Bamako et Kati à la Maison des Ainés de Bamako, le samedi 06 mars 2021 à 16 heures.

A la veille de cette assise, le président du comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a, dans une vidéo, invité les responsables des différentes entités membres du M5-RFP à sortir massivement pour prendre part à cette rencontre pour engager la « rectification de la transition » en cours. Il s’agissait, selon le président du Comité stratégique, de donner la parole aux militants pour qu’ils définissent, eux-mêmes, les démarches à suivre dans le combat de « rectification de la transition ».

Dans le même cadre, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) tient le 6 mars 2021 une Assemblée générale dite de “Rectification” pour examiner la situation sociopolitique nationale et de la marche de la Transition qui prend des tournures de plus en plus inquiétantes.

Faisant le constat d’une part de l’incapacité de la direction du pays à réussir la Transition, tant qu’elle peine à réunir les conditions d’une union sacrée des Maliennes et des Maliens et tant le gouvernement fait montre d’une incompétence notoire à tenir les multiples promesses face au Peuple et à combler les attentes légitimes de l’heure, et d’autre part des manœuvres dilatoires pour donner l’impression d’inclusivité dans la conduite du processus d’Alger et dans le processus d’adoption des réformes politiques et institutionnelles, et de la tenue d’élections transparentes et crédibles, cette Assemblée Générale a constitué un cadre fécond de discussion et de mutualisation des initiatives, stratégies et actions à entreprendre pour la RECTIFICATION de la Transition en cours, conformément aux exigences et impératifs du changement attendu par le Peuple.

C’est ainsi que lors de sa session extraordinaire du 10 mars 2021, le Comité Stratégique du M5-RFP tirant les enseignements de l’Assemblée Générale du 06 mars 2021 a décidé d’aller à la rencontre des militants, sympathisants et de toutes les personnes physiques et morales acquises au changement à Bamako, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, pour définir les voies et moyens à mettre en œuvre pour consolider et élargir sa base sociale et politique en vue des futures activités.

A la suite de ces concertations, le M5-RFP organisera à Bamako, des rassemblements d’ampleur pour imposer la « rectification » de la Transition.

Ces rassemblements seront synchronisés avec des manifestations et actions nécessaires à l’intérieur du Mali et aussi dans la Diaspora.

Le vendredi 9 avril, le comité stratégique du mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a organisé un point de presse dans l’ancienne cour de la compagnie Bittar Trans sis à Sogoniko. L’objectif était de mettre le point sur les impératifs du changement attendus du processus de Transition.

Sur la détérioration de la situation globale dans notre pays, nécessitant plus que jamais une Rectification du processus de Transition, le comité stratégique du mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) estime qu’afin de créer les conditions d’une Refondation totale du Mali il faut des Assises nationales de la Refondation. En effet, du constat unanime, la Transition n’a pu apporter même un début de commencement de solution aux difficultés que rencontre le pays mais, au contraire, elle les aggrave par son « amateurisme, son manque de compassion et sa volonté effrénée d’accaparement de plus de pouvoir et de richesses ».

Toutefois, lors de cette assemblée, le M5-RFP annonce qu’il observera une trêve pour la période de Ramadan en suspendant certaines de ces activités déjà annoncées.

<strong>Les retrouvailles</strong>

Après le ramadan, comme les autres forces vives de la nation, le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a été invité à Koulouba pour conférer. Prenant la parole au Palais de la République, au nom du Mouvement, la première fois depuis la chute d’IBK, le Dr Choguel Kokalla Maïga a commencé par certaines mises points ‘‘dans l’intérêt exclusif de la réussite de la Transition, que le M5-RFP considère comme étant son enfant’’.

D’emblée, il a martelé les appréhensions du M5-RFP ‘‘sur la mauvaise direction que prenait la Transition (qui) se sont malheureusement avérées fondées’’. Pour lui, nous avons une ‘‘transition de continuité en cours au lieu d’une transition de rupture réclamée et voulue par notre peuple.

Pour ne pas poursuivre la marche vers un échec irrémédiable dont notre pays, déjà fragilisé mettra du temps à se relever, le M5-RFP préconise la RECTIFICATION du processus de Transition afin de créer les conditions d’une REFONDATION totale du Mali’’.

Voici les deux expressions, les deux socles sur lesquelles repose la transition, employés pour la première fois dans une phrase.

Pour le reste, le président du Comité stratégique du M5-RFP a longuement évoqué les doléances contenues dans le mémorandum de son organisation à savoir les 10 mesures déclinées en 17 actions qu’il propose pour la Rectification du trajectoire de la Transition.

A cette phase de la lutte, le M5-RFP avait-il tort de ‘‘crier haro sur le baudet ?’’. Pour la plupart des observateurs et des Maliens à l’époque, la Transition en cours au Mali avait besoin, non d’un lifting mais d’une ‘‘chirurgie sans anesthésie’’ en profondeur, de plus d’ouverture, de plus d’inclusivité pour maximiser ses chances de réussir. Toutes quêtes qui apparaissait dans toutes les rencontres que le président de la transition Bah N’Daw avait pris l’initiative d’organiser avec les forces vives du pays en d’autres termes le besoin d’intégrer ne serait-ce que les acteurs majeurs à la gestion du pays.

C’est pourquoi, l’appel à une « rectification du trajectoire de la transition» prônée par le M5-RFP rallie les Maliens au-delà des seuls tombeurs d’IBK pour trouver un écho mobilisateur dans toutes les couches de la société et de l’intelligentsia.

<strong>La consécration</strong>

L’ébullition du front social, la multiplication des manifestations de désapprobations de certaines couches de la population (sit-in et marches contre les délestages électriques, la vie chère, les grèves, les protestations contre certaines nominations, etc) sans compter les revendications politiques qui électrisent davantage le climat confortent le M5-RFP dans sa détermination.

Mais au lieu de l’ouverture attendue, le président Ba N’Daou et son Premier ministre Moctar Ouane, ont choisi de se refermer sur eux-mêmes et de tenter un ‘‘duo solitaire’’. Le 23 mai 2021, l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement prouve leur velléité d’écarter l’ex-CNSP (les auteurs du Coup d’État) et de prendre en otage le peuple malien, dans un contexte social exacerbé par la grève générale et illimitée de l’UNTM.

C’est dans ces conditions que pour déjouer le putsch de Ba N’Daou, le Colonel Assimi Goïta et ses camarades qui l’avaient appelé dans son champ pour lui confier le pouvoir, vont le placer lui, et Son Premier ministre Moctar Ouane «hors de leurs prérogatives».

Selon le communiqué rendu public par le jour de l’Afrique, cela fait ‘‘suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, (où) le gouvernement dirigé par M. Moctar OUANE, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux.

Dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le Premier ministre…’’

Le vice-président explique dans le même communiqué que lors des démarches en vue de constitution d’un nouveau gouvernement ‘‘le Premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président en charge des prérogatives à lui conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité’’.

Au regard du limogeage de tous les membres de l’Ex-CNSP (sauf Wagué), le vice-président de la transition et ses camarades, se sont vus dans ‘‘l’obligation d’agir pour préserver la charte de transition et défendre la République en vue de placer hors de leurs prérogatives le Président et son Premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation’’.

Deux jours après le placement hors de leurs prérogatives du Président Ba N’Daw et du son Premier ministre, le mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui a réitéré son appel au dialogue inclusif pour la rectification de la Transition. Une demande de rectification de la trajectoire de la Transition qui avait été confrontée à « l’indifférence » du Président et à « l’immobilisme » du Premier ministre de Transition.

Malgré les discussions engagées, dès le soir du 24 mai à Kati avec les militaires de l’ex-CNSP, le M5-RFP maintient sa doléance de 10 points déclinées en 17 actions dans son mémorandum soumis au président sortant de la Transition, Bah N’Daw.

C’est dans ce contexte qu’il maintient sa manifestation populaire du 4 juin pour soutenir la dynamique de Rectification en cours, pour jeter les bases de la Refondation du Mali.

Le mercredi 26 mai 2021, au cabinet du chef de file de l’opposition malienne, le Comité Stratégique du M5-RFP, réuni en session ordinaire, fait du surplace et ne transige point sur sa démarche.

Deux jours plus tard, il a organisé le 28 mai 2021 un point de presse au siège du parti de Jeamille Bittar sur la crise institutionnelle que vit le Mali actuellement. Lors de ce point de presse, les responsables du M5 RFP, à l’unanimité, ont proposé le Dr Choguel Kokalla Maiga qui sera au poste de Premier ministre.

Si le M5-RFP fait bloc pour la mise en œuvre des 17 mesures salvatrices pour le Mali, il se dit ‘‘en contact étroit avec les autorités de la Transition pour la prise en compte de ces mesures et le cas échéant s’engagera à jouer pleinement et efficacement son rôle et sa partition pour la réussite de la Transition qu’elle n’a jamais cessé de présenter, à juste titre, comme son bébé’’.

Après avoir constaté la démission du Président de la Transition Ba N’Daw dans une lettre du 24 mai 2021 ainsi libellée : «… je voudrais en ce moment précis tout en remerciant le peuple malien pour son accompagnement le long de ces derniers mois, la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment, et avec toutes les conséquences de droit… », dans l’arrêt N°2021-02/CC du 28 mai 2021 relatif à la vacance de la présidence de la transition, la Cour constitutionnelle, gardienne suprême de la légalité républicaine, de l’équilibre et du jeu institutionnel ‘‘dit que le Vice-Président de la Transition exerce les fonctions, attributs et prérogatives de Président de la Transition pour conduire le processus de transition à son terme. En outre, la Cour ‘‘dit qu’à compter de la notification du présent arrêt, le Vice-président de la Transition porte le titre de Président de la Transition, Chef de l’État’’.

Ainsi le 7 juin 2021, avec la prestation de serment du colonel Assimi Goïta comme président de la transition et sa nomination de Choguel Kokalla Maïga comme Premier commence la Rectification, de la trajectoire de la transition dont la finalité est la Refondation de l’État, pour l’émergence du Mali-Kura.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dénonciation des VBG: ‘‘Maakun Bana’’ ou briser le silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/denonciation-des-vbg-maakun-bana-ou-briser-le-silence-3080822.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 19:28:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[‘’Maakun Bana’’ qui signifie ‘’le silence est fini’’ en Bamanankan, est une plateforme innovante de l’Association Jeuness’Art permettant aux victimes de violences basées sur le genre(VBG) de partager leurs témoignages. Cette Plateforme digitale vient d’être lancée pour six mois, ce lundi 14 octobre 2024, par l’Association Jeuness’Art, à Banankabougou, avec une contribution financière de l’Ambassade du Canada et de la Jeuness’Art elle-même, à hauteur d’environs 12 millions de francs CFA.

C’est le représentant de l’Ambassade du Canada, Youssouf KEITA qui a procédé au lancement officiel de cette Plateforme’ ’Maakun Bana’’, en présence du Président de l’Association Jeuness’Art, Aboubacar CAMARA ; de la Chargée à la Communication de l’Association Jeuness’Art, Fatoumata Seydou TRAORE ; ainsi que plusieurs autres invités de marques.

‘’Maakun Bana’’, selon les initiateurs, vise à briser le silence autour des violences souvent taboues, tout en offrant un espace sécurisé pour exprimer et sensibiliser la communauté, à travers l’art et le slam.

De son coté, Aboubacar CAMARA a soutenu qu’avec le soutien du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), son Association s’est engagée à promouvoir les droits humains et à protéger les plus vulnérables. Il a soutenu que le projet ‘’Maakun Bana relevons les injustices pour les éradiquer’’, est financée à environs 12 millions de FCFA mobilisés par le Fonds canadien d’initiatives Locales et l’Association Jeuness’Art.

Il a indiqué que ‘’Maakun Bana’’ vise à combattre les violences basées sur le genre (VBG) et à travers l’utilisation de l’art particulièrement le slam, poésie et de la technologie pour une durée de six mois.

Pour sa part, Fatoumata Seydou TRAORE a déclaré que l’application ‘’Maakun Bana’’ est téléchargeable sur Play store et Google Play. Par ailleurs, elle a fait savoir que le témoignage est très facile à faire sur les violences basées sur le genre. Elle a révélé que la Jeuness’Art a plusieurs option pour faire le témoignage en cas de violences basées sur le genre. Elle a révélé que les victimes peuvent envoyer à la Jeuness’Art, des images de violences ou des vocaux ou encore des écrits, à travers cette application ‘’Maakun Bana’’.
Quant au Coordinateur du Fonds canadien Youssouf KEITA, il a fait savoir que cette cérémonie de lancement de l’Application ‘’Maakun Bana est l’une des activités du projet ‘’ Maakun Bana, révélons les injustices pour les éradiquer’’, initié par l’Association jeuness’Art avec l’appui de l’Ambassade du Canada au Mali, à travers le Fonds canadien d’initiatives Locales (FCIL). Ensuite, il a expliqué que ce projet fait partie des 11 projets que l’Ambassade du Canada soutient cette année 2024, dans le cadre du Fonds canadien d’initiative Locales.

Le représentant de l’Ambassade canadienne au Mali, dans son discours, a annoncé que le projet ‘’ Maakun Bana, révélons les injustices pour les éradiquer’’ a été sélectionné à la suite d’un long processus mettant en compétition plus de 200 projets. Le coordinateur Youssouf KEITA a soutenu que l’Ambassade du Canada est fière d’accompagner ce projet qui se propose de contribuer à la sensibilisation du public, à soutenir les victimes du VBG et à promouvoir la justice et les droits humains à travers l’initiatives artistiques et technologique innovantes. Il a expliqué que le Fonds canadien d’initiatives Locales est un programme conçu pour appuyer les projets à petite échelle et à fort impact dans les pays en développement comme le Mali et le Niger.

Aux dires de Youssouf KEITA, les violences basées sur le genre restent une problématique persistante dans le pays, malgré les efforts déployés par les autorités nationales et les organisations de la société civile malienne.

Par SABA BALLO]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Manœuvres subtiles de la Cédéao pour contrecarrer le départ du Mali, du Niger et du Burkina</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/manoeuvres-subtiles-de-la-cedeao-pour-contrecarrer-le-depart-du-mali-du-niger-et-du-burkina-3080820.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 19:26:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, qui devra prendre effet en janvier 2025, selon les textes de l’institution, pourrait être entravé par des manœuvres subtiles de l’organisation sous-régionale. À l’approche de cette date fatidique, la Cédéao multiplie les tentatives pour préserver son influence et freiner cette émancipation.</strong>

Le départ annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cédéao, prévu pour prendre effet en janvier 2025, a ouvert une nouvelle phase de tensions dans la sous-région. Si ce retrait symbolise pour ces trois pays une émancipation face à une organisation qu’ils jugent inféodée à des intérêts étrangers, les obstacles à cette séparation sont loin d’être simplement bureaucratiques. En coulisses, la Cédéao, aidée par des sponsors étrangers, emploie déjà des moyens subtils et parfois maladroits pour empêcher cette rupture définitive.

<strong>La sortie annoncée : une menace pour l’ordre régional ?</strong>

L’annonce faite en janvier 2024 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso de quitter la Cédéao est perçue par beaucoup comme un coup de tonnerre dans les relations sous-régionales. Les trois pays, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), depuis septembre 2023, ont décidé de se libérer d’une institution qu’ils accusent de servir les intérêts de puissances occidentales, et plus particulièrement la France ou encore les États-Unis. Cependant, si sur le papier cette décision semble claire, la réalité est bien plus complexe. Le retrait effectif n’interviendra qu’en janvier 2025, et d’ici là, la Cédéao pourrait déployer toute une panoplie de stratégies pour ralentir, voire contrecarrer cette sortie.

D’ores et déjà, l’on constate une montée des tensions sociales dans chacun de ces trois États. Des voix dissidentes s’élèvent pour dénoncer le bilan de ces transitions, qu’elles jugent mitiger, la cherté de la vie, l’isolement de leur pays sur la scène géopolitique, la restriction de l’espace civique, la violation des droits de l’homme, ou encore des transitions qui s’éternisent sans résultat. Toutes ces critiques ou dénonciations ne sont que, une fois de plus, des tentatives d’instrumentalisation des populations en vue de déstabiliser les régimes en place.

La Cédéao, en tant qu’actrice géopolitique majeure en Afrique de l’Ouest, ne souhaite point accepter sans résistance la perspective d’un départ qui affaiblit sa légitimité et pourrait inciter d’autres pays à suivre le même chemin. Ainsi, à mesure que 2025 s’approche, elle use de tactiques subtiles, mais nuisibles, visant à fragiliser ces trois pays et à les dissuader de poursuivre leur projet d’émancipation.

<strong>Tactiques insidieuses : sanctions déguisées et tentatives de déstabilisation</strong>

Dans les mois à venir, il serait naïf de penser que la Cédéao va simplement attendre janvier 2025 pour acter le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les sanctions économiques imposées par le passé, bien que inefficaces à long terme, se transformeraient en restrictions financières plus ciblées et discrètes, affectant directement les secteurs vitaux de ces nations. Par ailleurs, des tentatives de déstabilisation politique sont déjà en œuvre. Les gouvernements de transition devront donc surveiller de près les manœuvres diplomatiques et économiques que nous observons et qui pourraient créer des fractures internes au sein de leurs administrations et de leurs armées.

Le contexte de tensions géopolitiques actuelles fait émerger une série de pressions indirectes : l’intensification de la guerre de l’information, le financement de groupes d’opposition, ou encore l’infiltration de réseaux d’influence dans les cercles décisionnels de ces pays. La Cédéao, craignant de perdre son poids géopolitique, a recours à des méthodes plus subtiles pour semer le doute sur la capacité de ces États à se gérer seuls, tout en essayant de brouiller l’image d’une transition réussie.

<strong>L’Alliance des États du Sahel : un contrepoids en gestation sous pression</strong>

Face à ces manœuvres, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), transformée en confédération en juillet 2024, est une tentative de réorganiser la coopération régionale en dehors du cadre de la Cédéao. Cependant, ce projet ambitieux est lui-même dans le viseur. La Cédéao multiplierait les tentatives pour affaiblir cette structure naissante, notamment en cherchant à influencer les partenaires internationaux des trois pays. Des efforts sont faits pour isoler diplomatiquement l’AES et décourager d’autres États de la région à les rejoindre.

D’un point de vue économique, des pressions sont exercées via des instruments financiers régionaux contrôlés ou influencés par la Cédéao. En bloquant ou en retardant l’accès à des fonds et à des marchés régionaux, l’organisation tente de fragiliser les économies des trois pays, créant un climat d’instabilité propice à la révision de leur décision.

<strong>2024 : une année charnière, entre pressions extérieures et défis internes</strong>

Si l’année 2024 marque la dernière ligne droite avant la rupture officielle, elle est également une période de vulnérabilité. Les pays du Sahel devront rester sur leurs gardes, car la Cédéao, ayant échoué à faire plier ces gouvernements par la force, pourrait redoubler d’ingéniosité pour les faire reculer. La fenêtre est étroite : des élections à organiser, une économie à stabiliser et une nouvelle coopération régionale à faire vivre, tout en contrant des tentatives de déstabilisation multiples.

Finalement, le retrait de la Cédéao est loin d’être un simple acte administratif. Il s’agit d’un processus complexe, où chaque geste compte, et où la Cédéao, même discrète, emploiera tous les moyens pour que ce départ n’aboutisse pas ou, du moins, soit perçu comme une décision erronée.

Correspondance

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<title>Françafrique: le cauchemar Français</title>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 11:23:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au sein de la Confédération des Etats du Sahel, la Françafrique a vécu. Paix à son âme tourmentée ! Des officiers militaires patriotes ayant une maîtrise parfaite du terrain, ont décidé de défendre l’intégrité de leur pays et de veiller sur les mamelles nourricières de leur espace, privant la France et les potentats locaux d’un lait abondamment et généreusement offert depuis des années, grâce à un système de prédation qui a conduit à spolier les populations et jeter leurs enfants sur les routes périlleuses de la migration. Telle une femme éconduite, la France revancharde veut déstabiliser le Sahel, distillant contre-vérités et duplicité, mais le coq gaulois est bien nu.</strong>

<strong>LES AVEUX DE LA HONTE : ON NOUS A TROP VOLÉS !</strong>
Les sorciers mangeurs d’âmes avouent toujours leurs crimes avant de rendre eux-mêmes l’âme. En mission commandée pour préparer les esprits à la difficile succession d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, l’avocat franco-libanais Robert BOURGI s’autorise des « confessions » qui laissent sans voix, tellement sont gravissimes les faits. Qu’on ne s’y trompe pas, les habitués du bois sacré ont nettement perçu le portrait-robot du dauphin putatif de la Françafrique. En effet, prenant à la légère l’équation Soro Guillaume, on s’attèle à mettre hors de course Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, en oubliant que les voies de Dieu et celles des Ivoiriens restent imprévisibles et déterminantes. Le porteur de valises et de « djembés » ne fait que confirmer ce qu’on a toujours tenté de couvrir d’un voile de mépris, c’est-à-dire l’immixtion dans les affaires intérieures et le détournement de l’argent des pauvres par des dirigeants corrompus, pour être placés sur des comptes personnels ou remis à des chefs d’état européens kleptocrates, contre leur silence et leur protection. Les présidents abonnés à ces pratiques peuvent se permettre tous les abus sous l’œil approbateur des Européens, pendant que les autres sont constamment voués aux gémonies. Les coups d’État militaires sont ainsi devenus à géométrie variable, des mercenaires et des groupes terroristes sont formés, des bases militaires sont maintenues avec pour mission de protéger les régimes favorables et déstabiliser ceux qui ne veulent pas rentrer dans les rangs. En réalité, le souci des Européens n’a jamais été la promotion de la démocratie, le respect des droits de l’homme et encore moins la bonne gouvernance en Afrique. Pendant que les ressources vitales des pays utilisant le franc CFA sont systématiquement pillées pour alimenter le Trésor français, les dirigeants kleptocrates de la Métropole soumettent ceux d’Afrique de leur giron à un véritable racket, avant de confisquer purement et simplement leurs avoirs en Europe, dès que ceux-ci ne seront plus aux affaires. En somme, c’est l’histoire du voleur volé qui aura du mal à crier « au voleur ». Quel cynisme ! Et tant pis pour ceux qui n’apprennent rien de l’histoire dégoutante des relations franco-africaines.

<strong>UN « PATRIOT ACT » POUR LE MALIKURA ET L’AES</strong>
Comment ne pas établir un parallèle entre les aveux de l’homme lige et les déclarations de certains officiels français ? Jacques Chirac avait reconnu sans grand mal que l’argent dans les portefeuilles français venait en grande partie de l’exploitation de l’Afrique. De son côté, François Hollande a avoué que l’intervention de Barkane au Mali en 2013 était un acte de reconnaissance au sacrifice des soldats maliens morts pour la libération de la France. Quant à Nicholas Sarkozy, il situe preuves à l’appui, les peuples les plus violents et les plus barbares du monde en Europe. Seule la fragilité de leur position ainsi que la violence extrême exercée sur eux, expliquent le stoïcisme de certains chefs d’État africains. C’est pourquoi, pour éviter que des opportunistes et des parvenus accèdent trop facilement comme par le passé à des postes de responsabilité, il faut adopter d’urgence un « Patriot Act » comme aux USA après les attentats de septembre 2001, pour légiférer sur la sécurité et le profil des futurs dirigeants de l’AES. En effet, lorsqu’il s’agit de la défense des intérêts supérieurs de la nation, il n’y a pas de compromis acceptable entre le mensonge et la vérité, et ce serait une discrimination positive que d’ériger le patriotisme comme condition pour accéder à des postes de responsabilité. A titre d’exemple, tous les dirigeants maliens savaient que la voie tracée par le président Modibo Kéita était celle de la souveraineté, de l’honneur et de la dignité, mais ils n’avaient pas l’étoffe du combattant politique et ont choisi des raccourcis qui ont conduit à des impasses en mars 1991, en mars 2012 et en août 2020. Il faut donc être reconnaissant à Assimi GOÏTA et à ses fidèles compagnons qui ont su s’assumer pleinement dans la défense des intérêts supérieurs du pays, en le ramenant sur la voie salvatrice qu’il n’aurait pas dû quitter. Aujourd’hui, les Africains se sentent réhabilités par les présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger qui sont des dirigeants d’un autre calibre, capables de dicter leurs conditions face à un nain qu’on a longtemps pris pour un géant. Les énergumènes politiques formatés ailleurs pour diriger nos pays, dont une liste restreinte avait été communiquée à Assimi par le président français lui-même, doivent être écartés sans ménagement de la gestion du pouvoir.

Les chefs d’État de l’Alliance des Etats du Sahel ont décidé de s’émanciper et de réhabiliter l’Afrique à la manière de certains pionniers lâchement trahis. Si la France et l’Europe veulent survivre, elles sont obligées de négocier aux conditions des dirigeants de l’AES qui ont le soutien total de leurs peuples et du monde libre. Quand l’ombre du pygmée grandit, c’est que le soleil n’est pas loin de se coucher. Le glas sonne désormais pour la vieille Europe dont le déclin semble irréversible devant la montée en puissance de l’Asie et de l’Afrique.

<strong>Mahamadou Camara</strong>
<strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Horreur: la France frappée à son tour</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/horreur-la-france-frappee-a-son-tour-3080407.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 14 septembre dernier les Forces armées maliennes (FAMas) ont mené avec succès une frappe chirurgicale à Zarho, dans la commune de Ber à 30 km de Rharous dans la région de Tombouctou. Cette opération anti-terroriste, réalisée après une longue mission de surveillance basée sur des informations précises, a permis de détruire un camion et un pick-up transportant une importante quantité de carburant. Les véhicules étaient protégés par un poste de contrôle et un péage illégal, installés par des groupes terroristes pour extorquer la population de la rive gauche du fleuve Niger. La frappe de l’armée de l’air a permis aussi la neutralisation d’un chef terroriste, notamment le responsable logistique du JNIM, en la personne de Abou Zara Chinguity.

Pour venger cette perte importante dans leur dispositif, le groupe terroriste de Iyad et Kouffa, ceux-là même qui sont préposés au dialogue avec la Nation, suivant le vœux du peuple malien, a monté un contre opération punitive, dans la hâte, le 17 septembre, contre Bamako. Cible : une école de gendarmerie de Faladjé et un camp militaire Sénou situé à proximité de l’aéroport international président Modibo Keita de Sénou. Le seul succès de l’attaque fut une campagne publicitaire déployée par les djihadistes au sein du pays et dans les médias des pays occidentaux. Car, dans la journée, 13 assaillants, y compris le chef du groupe d’attaque, ont été neutralisés.

Près d’un mois après, dans la nuit du mardi 8 octobre au mercredi 9 octobre 2024, le commissariat de Cavaillon (Cavaillon est une commune française du Sud-est de la France, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur) subi une attaque nocturne au cours de laquelle plusieurs véhicules de police ont été incendiés par les assaillants : quatre véhicules de police, trois sérigraphiés et un banalisé.
Que ça soit des terroristes ou des trafiquants, des dealers ou d’autres petites mains qui seraient à l’origine de ces faits, ‘‘la France 2024, la France qui brûle, la France sans autorité, la France sans sanction’’, a tweeté Rudy Manna, porte-parole du syndicat Alliance Police nationale. Et Selon le nouveau patron de la Place Beauvau, Bruno Retailleau «l’attaque du commissariat de Cavaillon est une nouvelle illustration de la dérive à laquelle notre pays est confronté… L’État ne se laissera pas intimider et nous allons intensifier notre lutte contre le narco-banditisme. Je placerai la lutte contre le crime organisé au centre de mes préoccupations parce qu’il constitue une attaque contre nos institutions».
Comme on le voit, de Bamako à Paris, face à aux attaques gratuites, au terrorisme, au crime organisé, il s’agit de violence ; une violence sans nom dont l’objectif ne fait aucun : faire plier l’Etat et les institutions à leur lois. De part et d’autre, l’Etat dit résolu à lutter contre cette barbarie et qu’il ne se laissera pas intimider.

Au Mali, la nation résiliente, après plus d’une décennie de terrorisme imposé et sponsorisé, est résolument engagée et débout derrière son armée. L’attaque du 17 septembre a démontré au monde entier que ce ne serait pas seulement les FAMa que les assaillants vont devoir affronter, mais l’ensemble du peuple malien déterminé à ne courber l’échine. Comme l’a dit le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, ‘‘face aux forces du mal et leurs sponsors, nous ne céderons, nous capitulerons, nous ne faiblirons. Nous les combattrons et les vaincrons sur chaque centimètre carré du territoire national. La bataille sera longue mais le Mali triomphera’’.

Histoire de dire à la France qui est aujourd’hui sous le choc, qu’aucune nation n’est à l’abri d’attaques, qu’elles viennent du terrorisme djihadiste ou du crime organisé, le narcotrafic comme nous l’avons chez nous sous différents noms : rebelles, séparatistes, groupes signataires, CMA,CSP, Azawadiens…

Non, loin de délectation comme certains l’ont fait le 17 septembre et jours suivants. Nous ne dirons pas que c’est bien fait pour eux, que c’est à chacun son tour chez le coiffeur. Non, Non, Non !

Que certains responsables et partisans de la terreur en France trouvent ici matière à réflexion et l’expression de toute la compassion et l’empathie du peuple malien. En effet, malgré les divergences et les tensions, le fait pour certains de jubiler à la mort des citoyens d’un pays par les forces du mal est intolérable.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Libération de Tinzawaten: quand le secret des opérations inonde les réseaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/liberation-de-tinzawaten-quand-le-secret-des-operations-inonde-les-reseaux-3080386.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:27:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les forces armées maliennes (FAMa) auraient lancé ce lundi 30 septembre une offensive contre les groupes terroristes du CSP/JNIM retranchés dans les derniers kilomètres à libérer du territoire national, et sous la protection et la bénédiction de qui on sait.</strong>

L’objectif de cette opération que la manipulation outrancière a appelé ‘‘vengeance’’ (qui n’est pas une langue nationale malienne, or toutes les opérations militaires dans notre pays sont baptisées dans une langue nationale ou se réfèrent à une réalité nationale) serait de prendre le contrôle de Tinzawaten, dernière localité malienne à quelques 8 km à la frontière algérienne. Ce convoi massif des FAMa, estimé à 80 véhicules blindés et accompagné de drones Bayraktar TB2, témoignerait de la détermination des forces maliennes à reprendre Tinzawaten.

Après un arrêt stratégique à Tin-Essako, il a repris sa route vers Tinzawaten, où il a retrouvé un autre détachement parti de Tessalit. Face à l’avancée des Forces Maliennes (FAMa) vers Tinzawaten, l’Algérie a érigé une barrière de sable pour marquer de manière visible la frontière entre les deux pays, ont rapporté plusieurs médias.

Cette mesure vise à empêcher tout débordement et à clarifier les limites territoriales. Depuis ce lundi 30 septembre, les réseaux sociaux sont en ébullition, les activités et les experts en stratégie de défense se relayent sur les pages pour expliquer que l’affaire est pliée, la victoire est déjà dans le sac (a be palan konon)…

S’il faut saluer le patriotisme des uns et louer l’optimisme de tous face à une situation qui reste comme une écharde dans la blessure, en français sahélien une arrête dans la gorge de tout Malien, la perspicacité et la clairvoyance devraient motiver chacun à moins d’enthousiasme fanfaron.

L’armée malienne a-t-elle communiqué officiellement à travers la DIRPA (Direction de l’Information et des relations publiques des Armées) sur une quelconque opération de récupération de Tinza ? Depuis quand les opérations des forces de défense et de sécurité font l’objet de publicité sur les réseaux sociaux ? Serions-nous le seul pays au monde où il n’y a pas de secret-défense ?

Au Mali qui savait que la France allait intervenir le 13 janvier 2013 dans notre pays ? C’est pourquoi, nous devons revoir autant notre communication sur les opérations militaires, envers ou se rapportant à l’armée malienne, creuset de la nation, mais aussi revoir notre façon de soutenir les FAMa. Ce n’est pas avec ou par des tapages, des vuvuzelas et élucubrations hasardeuses qu’on soutient les soldats. La Communication aide à la victoire, mais ce n’est pas cette communication-là, qui dévoile et expose les soldats sur les théâtres des opérations.

Car il est inacceptable que la stratégie, l’effectif des soldats, le nombre d’engins, leurs types, les positions de nos hommes soient sur les réseaux sociaux, connus de tous, amis et ennemis et parfois avec des précisions qui jurent avec la traitrise, l’intelligence avec l’ennemi. Si les terroristes connaissent toutes les données sur notre armée, comment voulez-vous qu’on les battent car ils sauront à l’avance comment se défendre, et adieu l’effet de surprise.

Pire, cela a permet aux terroristes de miner l’itinéraire des hommes comme le cas de la reprise de Kidal… d’encercler nos hommes comme dans le cas de Tinzawaten. Il est temps que nous apprenions de nos erreurs, et savoir enfin que l’aide la plus utile et la plus précieuse qu’on puisse aujourd’hui apporter aux FAMa, c’est de s’abstenir de divulguer des informations sur leurs opérations.

Laissons la DIRPA communiquer pour l’armée. C’est de cette façon que nous aiderons les gagner sans coup férir. Pour ce qui est des autorités, il est temps de faire primer l’intérêt supérieur de la nation sur les considérations divertissantes de liberté d’expression.
S’il faut couper les communications (téléphone et internet) pour permettre aux FAMa d’opérer A ye a tige. Il faut traquer et expurger de nos rangs et sur les réseaux sociaux toutes les taupes et tous les complices des terroristes. Les FAMa peuvent gagner, les FAMa doivent gagner et les FAMa vont gagner. Mais aidons-les à gagner de la plus des manières, en leur soutenant et non en les livrant aux terroristes.

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
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<title>Identité et liens sociaux: malgré la crise sécuritaire, les Maliens restent soudés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/identite-et-liens-sociaux-malgre-la-crise-securitaire-les-maliens-restent-soudes-3080246.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 18:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis plus d’une décennie, notre pays traverse une crise sécuritaire sans précédent dont les moteurs dynamiques sont principalement l’émergence des mouvements islamistes radicaux devenus très actifs et des conflits et tensions inter- et intra-communautaires dans le Nord et le Centre du pays. En plus d’avoir occasionné des milliers de blessés et de pertes en vies humaines, des centaines de milliers de déplacés et d’énormes dégâts économiques, cette crise a perturbé la cohésion sociale dans le pays. Les résultats de la dernière enquête Afrobarometer, réalisée en 2022, montrent que malgré ce contexte d’insécurité qui perdure dans le pays, les Maliens expriment un fort attachement à leur identité nationale plutôt qu’à leur appartenance ethnique et ressentent des liens forts avec leurs concitoyens.

Le Mali étant un peuple composite, la stigmatisation et les violences que subissent les membres de certaines communautés à cause de leur présence disproportionnée parmi les groupes djihadistes armés suscite de vifs débats. Dans ce contexte, comment les Maliens ordinaires perçoivent-ils leur relation avec leurs concitoyens ? Les résultats de la dernière enquête Afrobarometer, réalisée en 2022, montrent que malgré ce contexte d’insécurité qui perdure dans le pays, les Maliens expriment un fort attachement à leur identité nationale plutôt qu’à leur appartenance ethnique et ressentent des liens forts avec leurs concitoyens. Plus des trois quarts des répondants déclarent que les membres de leur groupe ethnique ne sont jamais injustement traités par le gouvernement à cause de leur ethnie, bien qu’un nombre signifiant de citoyens disent que ce genre de discrimination advient couramment.

La confiance interpersonnelle est fortement répandue parmi les Maliens, qui aimeraient ou seraient indifférents à l’union avec un partenaire d’une autre ethnie. La grande majorité des Maliens accepteraient l’idée d’avoir comme voisins des personnes de religion ou d’ethnie différente, des immigrés ou travailleurs étrangers ou des supporteurs d’un autre parti politique. Par contre, avoir des personnes homosexuelles comme voisins semblent ne pas les plaire. Aussi, on retient de ces résultats que la confiance aux autres groupes sociaux est restée majoritaire parmi les Maliens quel que soit le groupe social.

Les Maliens sont fortement attachés à leur identité nationale : Seulement 14% tiennent à leur groupe ethnique plus qu’à leur identité nationale. Près de huit Maliens sur 10 (78%) disent que les membres des groupes ethniques auxquels ils appartiennent ne sont « jamais » injustement traités par le gouvernement à cause de leur ethnie.

Toutefois, 21% affirment que la discrimination sur la base de l’ethnie survient « quelques fois », « souvent » ou « toujours ». L’écrasante majorité des Maliens disent qu’ils ressentent des liens forts avec les autres Maliens (96%) et que les autres citoyens les considèrent comme des Maliens tout comme eux (93%).

La majorité des répondants disent faire « partiellement » ou « beaucoup » confiance aux personnes d’autres groupes ethniques (81%) ainsi qu’à la plupart d’autres catégories de personnes.

La majorité des citoyens maliens aimeraient ou seraient indifférents au fait d’avoir pour voisins les gens d’autres ethnies (92%) ou d’autres religions (87%), les immigrants (86%) et les supporteurs d’autres partis politiques (80%), mais pas les personnes homosexuelles.
Huit Maliens sur 10 (81%) aimeraient ou seraient indifférents au mariage d’un membre de leur famille avec une personne d’un autre groupe ethnique.

Toujours selon les résultats de l’enquête Afrobaromètre, les Maliens tiennent plus à leur identité nationale qu’à toutes les autres formes d’identité. En effet, 85% des répondants déclarent se sentir uniquement malien (38%), plus attachés à leur identité nationale qu’à leur groupe ethnique (4%) ou attachés également à ces deux types d’identités (43%). Seulement 14% parmi eux s’identifient plus à leur identité ethnique qu’à leur identité nationale (9%) ou uniquement à leur groupe ethnique (5%).

Les Bambara (31%) sont la plus grande ethnie au Mali. Les autres Maliens se répartissent entre une multitude de groupes ethniques, parmi lesquels les Soninké/Sarakollé (11%), les Peulh/Fulfude (10%), les Malinké (9%), les Dogon (8%), les Minianka (7%), les Sonrhaï (7%), et les Senoufo (6%).

La composition ethnique du Mali, dominée par un groupe particulier et complétée par divers autres groupes ethniques, pourrait soulever des inquiétudes quant à la possibilité d’actes discriminatoires de la part du gouvernement basés sur l’ethnie. Près de huit Maliens sur 10 (78%) déclarent que les membres de leur groupe ethnique ne sont « jamais » injustement traités par le gouvernement. Cependant, deux Maliens sur 10 (21%) affirment qu’ils sont injustement traités à cause de leur ethnie « quelques fois » (5%), « souvent » (7%) ou « toujours » (9%).

Les Maliens sont restés soudés par un lien fort tout en gardant un niveau élevé de confiance interpersonnelle malgré la situation sécuritaire délicate que traverse le pays. Ils acceptent la cohabitation avec toutes les autres catégories de personnes à l’exception des personnes homosexuelles.

Même si la majeure partie d’entre eux déclarent qu’il n’arrive jamais que les membres de leur groupe ethnique soient injustement traités par le gouvernement, le fait qu’une minorité significative dénoncent ce genre de traitement constitue un appel aux gouvernants qui doivent faire des efforts pour prendre davantage des dispositions nécessaires pour mitiger ces pratiques.

PAR MODIBO KONÉ]]> </content:encoded>
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<title>Sana Tabou: Mali&#45;CEDEAO, la page est&#45;elle tournée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sana-tabou-mali-cedeao-la-page-est-elle-tournee-3080244.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 18:53:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation du Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique (GIABA), de six membres en mission de quatre jours à Bamako, a été reçue le vendredi 4 octobre 2024 par Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou KASSOGUÉ, et du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de Brigade Daoud Aly Mohammédine.

L’objectif de la visite dans notre pays était de s’assurer de l’implication et de l’appui, au plus haut niveau des autorités politiques de la transition au GIABA dans la perspective du troisième cycle de l’évaluation mutuelle des pays membres. En effet, anciennement membre de la CEDEAO, le Mali, est toujours sous surveillance du Groupe d’Action financière (GAFI), duquel il bénéficie de l’appui constant dans sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce partenariat stratégique vise à aider notre pays à améliorer sa conformité aux normes internationales en matière de régulation financière.
C’est quoi le GIABA, Groupe intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique ?
‘‘Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a été établi en 2000 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La création du GIABA est une réponse majeure et la contribution de la CEDEAO à la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO, chargée du renforcement des capacités des États membres dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région. Outre les Etats membres, le GIABA octroie le statut d’Observateur à des Etats africains et non-africains et à des organisations intergouvernementales qui soutiennent ses objectifs et ses actions et qui ont sollicité le statut d’Observateur’’.

Comment le Mali, et les autres Etats de l’AES, qui a claqué la porte à la CEDEAO peut être membre d’une de ses institutions spécialisées ? I te se ka bo du denyala, ka to blon kono.
En tout cas, c’est ce que semble soutenir le Directeur général du GIABA, le Libérien Edwin W. Harris Jr et notre ministre des finances Alousséni Sanou. Pour ce qui est du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le premier, pleinement conscient de la situation a fait prévaloir la neutralité technique de son institution, le GIABA : «nous ne sommes pas politiques, le Mali restera membre du GIABA» et assuré les autorités de la transition de la poursuite de la coopération avec notre pays.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou réitère l’adhésion de notre pays au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Pour ce qui concerne le retrait avec effet immédiat de notre pays et les autres pays de la Confédération des États du Sahel, le 28 janvier 2024, le ministre Sanou affirme que ‘‘ce retrait n’implique aucunement, notre retrait du GIABA, mais plutôt, il induit un changement de statut au sein de l’Institution’’.
Il a évoqué d’important chantier de réforme entrepris avec le GIABA, qui vise à combler les insuffisances de conformité technique et à renforcer l’efficacité de son dispositif, en matière de lutte contre le Blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Selon lui, l’achèvement de l’évaluation nationale des risques, l’adoption de la nouvelle loi sur la lutte contre le Blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, permettra, la sortie du Mali du suivi renforcé du GIABA, est l’une des conditions pour les critères de l’examen du 3è cycle des évaluations : « objet principal de votre visite, à savoir la réduction du nombre de recommandations non conformes ou partiellement conformes à un maximum de 10 recommandations ».

Quant au Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga, il a salué cette démarche et assuré que le Mali se tiendra en bon élève et suivra attentivement les recommandations du GIABA pour une amélioration significative de la lutte contre le blanchiment de capitaux et pour la stabilisation économique. Il a réitéré l’engagement du gouvernement de la transition à maintenir les efforts nécessaires pour sortir durablement de la crise actuelle.
Sur quelle base, les autorités maliennes, souverainistes ont-t-elles décidé de rester membre à part entière du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ?
Légalement, c’est possible. Bien qu’institution spécialisée de la CEDEAO, le GIABA est ouvert à des Etats non membres de la Communauté désireux d’y être. Il leur suffit d’adresser leur demande d’adhésion au Secrétariat Exécutif pour approbation par l’Autorité sur recommandation du Conseil.
En effet selon l’article 3 des statuts du Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) sont éligibles à l’adhésion ‘‘a) Les États membres de la CEDEAO. b) Tous les autres États africains adhérant aux présents Statuts’’.
En tant que membre du GIABA, quelles obligations pèsent sur notre pays ?
Selon l’article 4, les États membres du GIABA doivent : Prendre des mesures pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; Adopter les recommandations du Groupe d’Action financière (GAFI) et les mettre en œuvre efficacement ; S’approprier la méthodologie de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT) adoptée par le GAFI en 2004 et mise à jour de temps à autre au niveau international, entre autres.
Au regard de ces obligations, rien ne s’oppose à l’appartenance du Mali à l’Alliance des Etats du Sahel et au Groupe intergouvernemental d’action contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

<strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réhabilitation des monuments: les chantiers de nouveau look de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/rehabilitation-des-monuments-les-chantiers-de-nouveau-look-de-bamako-3079141.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 13:52:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Après la réhabilitation du monument le Square Lumumba et celui de Rond-point Sokolo, le Président de la délégation spéciale, Balla TRAORE a procédé à leur inauguration le 19 septembre 2024. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le chef de cabinet du ministère d’Etat, de l’administration territoriale.</em>

<em>La cérémonie d’inauguration de ces monuments a enregistré la présence du représentant du ministre d’État, de l’administration territoriale et de la décentralisation, en présence des responsables de services de la mairie du District de Bamako.</em>

<em>Selon le Président de la délégation spéciale, Balla TRAORE, dès sa prise de fonction le 17 Janvier dernier, la délégation spéciale a fait l’état des lieux des grands carrefours, boulevards, ronds-points et places publiques de la capitale. Cet exercice, selon lui, a permis de localiser certains grands carrefours en piteux état donnant à Bamako l’allure d’un gros village plutôt que celle d’une capitale moderne.</em>

<em>C’est ainsi que la délégation spéciale a élaboré un plan de réhabilitation et d’embellissement qui, compte tenu de ses moyens modestes à l’époque, ne concernait que trois carrefours et ronds-points à savoir : le Square Lumumba, le Rond-point dit « Bougie Ba » à l’ACI 2000 et le Rond-point Sokolo, en CV, route de l’aéroport.</em>

<em>«Notre plan d’embellissement porte également sur d’autres sites, en l’occurrence, le square Général Soumaré à l’entrée du troisième Pont», a-t-il ajouté.</em>

<em>Le président de la délégation spéciale a remercié la Directrice du Groupe DANA, Madame Sissoko Fadima TOURE et le Directeur de l’entreprise GSCOM, pour avoir respectivement réhabilité et embelli le Square Lumumba et le Rond-point Sokolo, au-delà des attentes.</em>

<em>Il a aussi salué le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie Hôtelière et du Tourisme, qui a donné l’autorisation nécessaire pour l’exécution de certains travaux sur le site et qui a encouragés la délégation. D’autres carrefours et grandes artères feront l’objet de réhabilitations suivant un programme qui portera sur l’ensemble des six communes du District de Bamako. La finalité est de changer le look de Bamako qui ressemble à celui d’un gros village, pour autant la ville est la vitrine du pays.</em>

<em>Ensuite, M. TRAORE a pris l’engagement que l’équipe de la délégation spéciale installée pour apporter du changement travaillera pour faire de Bamako une capitale propre et belle dans un cadre de vie agréable et sain.</em>

<em>Pour sa part, le chef de cabinet du ministère de l’administration territoriale, Abdrahamane OUATTARA, a rappelé que la mise en place de la délégation spéciale est une volonté des plus autorités, qui, après un constat se sont rendus compte que le statuquo de Bamako n’est plus tenable qu’il fallait changer les choses.</em>

<em>« A juste titre, la délégation spéciale a pris les taureaux par leur cornes en identifiant certains endroits publics qu’elle est en train de réhabiliter aujourd’hui », a-t-il indiqué que l’assainissement n’est pas l’apanage de l’Etat, mais de tous les citoyens.</em>

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
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<title>AES: un projet satellitaire pour la communication et la télédétection</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/aes-un-projet-satellitaire-pour-la-communication-et-la-teledetection-3078681.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 17:40:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les ministres de l’Alliance Économique Sahélienne (AES) ont annoncé le lancement prochain d’un projet satellitaire ambitieux, qui renforcera les capacités de communication et de télédétection dans la région.</strong>

Les ministres de l’Alliance Économique Sahélienne (AES) ont annoncé le lancement prochain d’un projet satellitaire ambitieux, qui renforcera les capacités de communication et de télédétection dans la région.

Un projet de haute envergure selon le ministre Sanou, qui vise à améliorer la diffusion des signaux télévisuels et radiophoniques sur l’ensemble du territoire de l’AES. Il permettra également la mise en place de services de communication multi-services tels qu’Internet, la téléphonie et la télévision, en particulier dans les zones où les infrastructures traditionnelles font défaut. En outre, le système offrira des communications confidentielles et sécurisées, renforçant ainsi la sécurité nationale.

Au-delà des télécommunications, le projet prévoit d’utiliser des satellites pour surveiller les frontières des États membres, contribuant à la lutte contre les menaces transfrontalières. L’observation spatiale apportera aussi des bénéfices pour la gestion des ressources naturelles, en particulier pour l’inventaire des forêts, la gestion des situations d’urgence comme les inondations, les sécheresses et les incendies, ainsi que pour la cartographie des terres.

Un partenariat stratégique avec la Russie dont la coopération a été soulignée comme étant une relation « de confiance et d’amitié », selon les propos du ministre nigérien Raliou. Il a ajouté que ce partenariat s’inscrit dans une dynamique « gagnant-gagnant », adaptée aux enjeux actuels de l’AES. En effet, la Russie, par le biais de Roscosmos, offre un soutien technologique crucial et une réactivité qui renforcent les capacités des pays sahéliens dans un contexte mondial de plus en plus complexe.

Un avenir prometteur pour l’AES à travers ce projet représentant une avancée stratégique pour les États de l’AES, à la fois sur le plan technologique, mais aussi pour la sécurité et le développement durable de la région. Il s’inscrit dans une vision à long terme de modernisation des infrastructures et de gestion intelligente des ressources naturelles, tout en renforçant les liens de coopération internationale avec des acteurs majeurs comme la Russie.

<strong>Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Colonel Sadio Camara, ministre de la défense et des anciens combattants: la hiérarchie travaille à la libération des militaires pris en otage</title>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 17:37:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Défense tenue ce lundi 23 septembre 2024 à Koulouba, le ministre de la Défense et des anciens combattants, le colonel Sadio Camara, s’est exprimé sur les antennes nationales en annonçant que les démarches sont en cours pour la libération des otages aux mains des terroristes et séparatistes.

Le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a rencontré ce lundi 23 septembre 2024 les chefs d’état-major et chefs de service militaire. Cette rencontre fait suite à la récente attaque terroriste dont notre capitale a fait l’objet le mardi 17 septembre dernier. Réunissant l’ensemble des chefs militaires autour du président, la rencontre a procédé à une évaluation sans complaisance du dispositif sécuritaire et en a tiré les leçons qui s’imposent. Un accent particulier a été mis sur le renseignement humain et un hommage a été rendu aux martyres lâchement fauchés à l’affection de la nation toute entière.

Lors de cette réunion, le Président de la Transition a réaffirmé son soutien au dispositif opérationnel en cours pour faire face à la lutte contre le terrorisme. « Nous sortons satisfaits de la rencontre qui a permis de comprendre et de voir l’engagement des autorités politiques et militaires pour faire face à ce fléau. Parmi les leçons à tirer : la collaboration des populations en matière de renseignement qui demeure un impératif si l’on veut en finir avec le fléau terroriste.

Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux populations qu’elles continuent à soutenir leur armée dont la mission est la sécurisation des personnes et des biens. La lutte contre le terrorisme est une guerre d’usure. Le soutien des autorités et de la population vont nous permettre de pouvoir gagner ce combat et bientôt ce problème sera un lointain souvenir », a déclaré le ministre de la Défense Sadio CAMARA.

Profitant de l’occasion, l’officier de l’armée nationale s’est prononcé sur la situation des militaires pris en otage lors de plusieurs opérations militaires. Dans de nombreuses vidéos postées sur les réseaux sociaux, ces soldats maliens appellent les autorités de la transition à leur libération : « Je voudrais avoir une pensée pour tous nos militaires qui sont présentement engagés à en opération et je voudrais aussi souhaiter un prompt rétablissement à nos blessés et formuler le vœu pour le repos de l’âme de nos disparu. Je voudrais dire à nos otages et aux parents de nos otages que les autorités, la hiérarchie militaire sont en train de tout faire pour qu’ils puissent recouvrir la liberté et venir nous rejoindre pour que nous continuions la mission que nous avons commencé ensemble ».
Le ministre de la Défense et des anciens combattants a annoncé que les jours à venir seront décisifs pour les forces armées maliennes dans le cadre du recouvrement total du territoire national.

« Les semaines et mois à venir seront mis à profit par les FAMa et leurs chefs pour mieux affiner les stratégies et galvaniser les troupes pour la victoire finale mais cela ne peut se réaliser sans la contribution de chacun d’entre nous », a indiqué colonel Sadio CAMARA.

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
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<title>Assimi sur la lutte contre le terrorisme: ‘’nous allons combattre ce fléau avec la plus grande détermination’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/assimi-sur-la-lutte-contre-le-terrorisme-nous-allons-combattre-ce-fleau-avec-la-plus-grande-determination-3078396.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:53:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’occasion de la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance, le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, a accordé une interview à la presse. Il a tout d’abord rendu hommage aux pères de l’indépendance, avant de reconnaitre que la célébration de cette année se déroule dans un contexte marqué par de nombreux défis, notamment la lutte contre le terrorisme et le développement. Parlant des récentes attaques terroristes, il a rassuré que la Confédération de l’AES va combattre ce fléau avec la plus grande détermination pour que nos pays puissent vivre dans la paix et dans la concorde.

« Nous célébrons aujourd’hui les 64 ans de l’indépendance de notre pays sous les signes de la grande résilience et de la reconquête de notre souveraineté. Je voudrais en ce jour solennel rendre un vibrant hommage au père de l’indépendance, en l’occurrence le Président Modibo Keïta et ses illustres compagnons qui ont tracé la voie de l’honneur et de la dignité.

L’anniversaire de cette année se déroule dans un contexte marqué par de nombreux défis, notamment la lutte contre le terrorisme et le développement. La lutte contre le terrorisme est un engagement national et international que le Mali va toujours honorer, et cela a été réconforté dans le cadre de la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Nous allons mettre tous les moyens aux trois armées pour traquer de jour comme de nuit ces groupes armés sans foi ni loi jusqu’à ce que nos trois pays soient totalement débarrassés de cette menace terroriste.

Les récentes attaques terroristes ayant visé l’école de la gendarmerie et l’aéroport montrent aisément les actes désespérés des groupes armés qui avaient pour seul objectif de saper le moral des troupes et de briser l’élan de solidarité du peuple malien autour de nos FAMa.

Je tiens à rassurer le peuple malien et les États de l’Alliance du Sahel que nous allons combattre ce fléau avec la plus grande détermination pour que nos pays puissent vivre dans la paix et dans la concorde.

Je tiens aussi, une fois de plus, à rappeler à nos trois États de faire l’union sacrée autour de nos forces armées de défense et de sécurité. Sans un soutien total et constant de nos peuples, cette lutte sera énormément difficile. Nous avons besoin de l’accompagnement de nos populations et, en ce qui nous concerne, nous allons combattre ce fléau, comme je viens de dire tantôt, de nuit comme de jour.

Je tiens aussi à saluer l’engagement de nos différentes populations suite aux récentes attaques et nous avons vu l’engagement de nos populations qui ont aidé les FAMa, souvent à la recherche de ces terroristes. Je voudrais aussi saluer et remercier nos partenaires qui nous soutiennent dans ce moment difficile et les rassurer que le Mali et les États du Sahel restent ouverts à tout partenariat dans un esprit de gagnant-gagnant et surtout de respect mutuel.

Je voudrais aussi m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires et souhaiter aussi un prompt rétablissement aux blessés. Une fois de plus, bonne fête d’indépendance à toutes les Maliennes et à tous les Maliens ainsi qu’à nos partenaires, je vous remercie ».

<strong>PAR SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>64 ans d’indépendance: le Mali, entre défis géopolitiques et renaissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/64-ans-dindependance-le-mali-entre-defis-geopolitiques-et-renaissance-2-3078394.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 22 septembre 2024, le Mali célèbre son 64e anniversaire d’indépendance, marqué par une transition politique populaire sur fond de lutte acharnée pour la souveraineté nationale. Entre réformes, alliances stratégiques et montée en puissance de l’armée, le pays s’obstine à affirmer sa souveraineté.</strong>

Ce dimanche 22 septembre 2024, le Mali célèbre son 64e anniversaire d’indépendance dans un contexte particulièrement symbolique. Le pays, en pleine transition politique depuis août 2020, vit une période de bouleversements profonds. Certains verront une époque de turbulences, mais pour beaucoup d’autres, c’est une ère de renouveau, où le Mali renoue avec sa souveraineté, sa fierté et son désir d’autodétermination. Ce 64e anniversaire n’est donc pas qu’une simple date de commémoration, mais bien le reflet d’un Mali en pleine transformation, prêt à tracer sa propre voie, loin des diktats extérieurs, en témoigne les dynamiques internes enclenchées (les Assises nationales de la refondation, la promulgation d’de la nouvelle Constitution, le dialogue inter-malien, une nouvelle loi sur le secteur minier et son contenu local, etc).

<strong>Un État malien souverain, maître de ses décisions</strong>
Depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de la Transition, une dynamique nouvelle s’est installée. Certes, la crise sécuritaire reste un défi majeur, mais il est impossible d’ignorer la montée en puissance de l’armée malienne. Celle-ci, désormais plus autonome et confiante, a pris les choses en main pour défendre le territoire national. Fini le temps où la sécurité du pays dépendait de forces étrangères souvent déconnectées des réalités locales. Aujourd’hui, c’est l’armée malienne qui mène la danse, avec des victoires stratégiques à la clé, comme la reprise de Kidal, le 14 novembre 2023, une ville qui a longtemps échappé au contrôle de l’État, ainsi que d’autres localités.

Cette montée en puissance n’est pas qu’une question militaire. Elle s’inscrit dans une démarche plus large : celle de la reconquête de la souveraineté nationale. Et c’est là que le rôle des autorités de la Transition prend tout son sens. En l’espace de quatre ans, elles ont initié des réformes politiques, institutionnelles et économiques majeures pour remettre le pays sur les rails. Certes, tout n’est pas parfait, et le chemin est encore long, mais les fondations d’un Mali plus fort et plus autonome sont bel et bien posées. Ces réformes ne se contentent pas de traiter les symptômes, elles s’attaquent aux racines mêmes des problèmes, avec une vision claire : celle d’un État malien souverain, maître de ses décisions. Tout ceux-ci dans le souci d’éviter un éternel recommencement. En dépit de certaines gesticulations politiciennes, il reste évident que cette transition s’inscrit dans une vision durable pour la prospérité et l’émergence du Mali.

<strong>Un bloc solide, résolu à défendre les intérêts du Sahel</strong>
Simultanément, à cette quête permanente de souveraineté, il est impossible de ne pas mentionner la réorientation diplomatique spectaculaire amorcée par le Mali. Jadis tourné vers l’Occident, le pays s’est détourné de ses alliés traditionnels, à la volonté hégémonique, notamment la France et les États-Unis, pour forger de nouvelles alliances avec des puissances comme la Russie, la Chine ou encore la Turquie et l’Iran, jugés fiables et sincères. Ce n’est pas simplement un changement de partenaires : c’est une réappropriation de la diplomatie malienne, désormais centrée sur les intérêts du pays et non plus dictée par des agendas extérieurs. Le message est clair : le Mali choisit ses amis et refuse de n’être qu’un pion dans la géopolitique internationale.

Cette nouvelle dynamique trouve un écho retentissant avec la création de la Confédération des États du Sahel (AES) le 6 juillet 2024, à la suite de la signature du Pacte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, en partenariat avec le Burkina Faso et le Niger. Cette alliance régionale, qui symbolise la solidarité entre trois nations sœurs, partageant les mêmes frontières, et les mêmes défis sécuritaires, est bien plus qu’un pacte politique : elle représente une vision partagée de souveraineté et de défense commune, un rempart face aux ingérences extérieures. Ensemble, ces pays forment un bloc uni, résolu à reprendre le contrôle de leur destin.

<strong>Le Mali ne reviendra pas en arrière</strong>
Et si certains observateurs étrangers s’inquiètent de cette évolution, les Maliens, eux, y voient une occasion historique de redéfinir leur avenir. Le Mali traverse certes une période de transition. Mais cette transition n’est pas synonyme d’instabilité, c’est plutôt une opportunité de renouveau (tout dépend du narratif.) C’est justement à la déconstruction de ces narratifs défavorables que le Mali s’est dédié. Les autorités actuelles, malgré les critiques et les pressions, ont le mérite d’avoir replacé le Mali au centre de ses propres décisions, avec la ferme volonté de redonner au pays sa place sur la scène africaine et internationale.

En ce 64e anniversaire d’indépendance, le Mali peut se targuer d’avoir franchi des étapes cruciales. Bien sûr, le chemin reste semé d’embûches, mais une chose est certaine : le Mali ne reviendra pas en arrière. Il avance, avec ses propres choix, ses propres partenaires, et surtout, avec la fierté de construire un avenir où la souveraineté nationale n’est plus une illusion, mais une réalité tangible. Ce n’est pas seulement une fête de l’indépendance, c’est une renaissance, une nouvelle page qui s’écrit dans l’histoire d’un Mali debout, résolu à prendre son destin en main.

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
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<title>22 septembre 2024: la grande résilience du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/22-septembre-2024-la-grande-resilience-du-peuple-3078392.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:22:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre pays a célébré ce dimanche 22 septembre 2024 le 64èe anniversaire de son accession à l’indépendance sous les signes de la grande résilience et de la reconquête de notre souveraineté. À cette occasion,le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, conformément à la tradition républicaine a procédé, dans la matinée, au dépôt de gerbe de fleurs au pied du monument de l’indépendance sous la sonnerie aux morts. Avant, il s’est acquitté d’un devoir patriotique, celui de saluer le drapeau national avant de passer en revue les troupes.

À son arrivée à la Place de l’Indépendance, le Président de la Transition s’est acquitté d’un devoir patriotique, celui de saluer le drapeau national avant de passer en revue les troupes, puis déposer la gerbe de fleurs sous la sonnerie aux morts.

En tant que Chef suprême des Armées, il a présidé les cérémonies commémoratives du 64e anniversaire de l’indépendance au Génie militaire de Bamako, en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement, ainsi que de nombreux partenaires et amis de notre pays.

La cérémonie millimétrée a débuté par un hommage aux soldats tombés pour la patrie, avec le dépôt de gerbes de fleurs sur le monument du Soldat inconnu. Ce geste symbolique marquant le respect pour les sacrifices consentis par les Forces Armées Maliennes, a été suivi de la revue des troupes après l’exécution de l’hymne national.

Le clou de la cérémonie a été la parade aérienne de l’Armée de l’air, suivie du défilé des Forces de Défense et de Sécurité. Les élèves du Prytanée militaire ont ouvert le cortège, suivis des éléments de l’Administration pénitentiaire, des Eaux et Forêts, des Douanes, de la Protection civile, de la Police, de la Gendarmerie et de la Garde nationale. Les troupes du Génie militaire, de l’Armée de l’air, de l’Armée de terre et du Bataillon des sports ont également défilé. Le défilé de la troupe motorisée de la Gendarmerie nationale et le saut des éléments du 33e Régiment des parachutistes ont clôturé l’événement.

À l’issue du défilé, le Colonel Assimi GOÏTA, dans une interview, a réaffirmé la volonté du Mali de préserver sa souveraineté face aux multiples défis actuels.

« Nous célébrons aujourd’hui les 64 ans de l’indépendance de notre pays sous le signe de la grande résilience et de la reconquête de notre souveraineté », a-t-il déclaré, rendant un vibrant hommage aux pères fondateurs de la nation malienne, notamment le Président Modibo KEÏTA.

Le Président de la Transition a également souligné l’importance de la lutte contre le terrorisme, affirmant que le Mali, en collaboration avec ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES), mettra tous les moyens en œuvre pour éradiquer cette menace. Il a rappelé que les récentes attaques terroristes, visant l’École de la Gendarmerie et l’Aéroport, étaient des actes désespérés visant à affaiblir le moral des troupes. « Nous allons traquer ces groupes armés de jour comme de nuit jusqu’à ce que notre pays soit totalement débarrassé de cette menace », a-t-il affirmé avec fermeté.

Le Colonel GOÏTA a également salué l’engagement des populations maliennes, qui, malgré les difficultés, continuent de soutenir activement les FAMa dans leur mission de protection du territoire. Il a encouragé l’union sacrée autour des Forces de défense et de sécurité, en soulignant que cette lutte ne pourra être remportée sans l’appui constant des populations et des partenaires. « Nous sommes ouverts à tous nos partenaires dans un esprit de gagnant-gagnant et de respect mutuel », a-t-il ajouté.

Le Chef suprême des Armées a terminé son allocution en honorant la mémoire des victimes civiles et militaires, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre le combat pour la paix, la sécurité et le développement du Mali. « Une fois de plus, bonne fête d’indépendance à toutes les Maliennes et à tous les Maliens ainsi qu’à nos partenaires », a-t-il conclu.

PAR MODIBO KONÉ]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: Frappes des drones : les lamentations des terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-frappes-des-drones-les-lamentations-des-terroristes-3077785.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 17:03:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Visiblement les hommes du général Alou Boï Diarra, le chef de l’état-major de l’armée de l’air, font du bon travail et du travail propre. Au regard des gémissements et geignements qui commencent à pomper l’air, ce que ‘’bunteli be komi a digilen bé ciedo birankew la’’. Papapa, papapa Yalari, yalari, ciayara !</strong>

Après les balivernes de l’ambassadeur algérien au Conseil de sécurité, Amir Bendjama, les jérémiades de Mohamed El Maouloud Ramadane, porte-parole du Cadre Stratégique pour la Défense du Peuple de l’Azawad (CSP-DPA), c’est un fantomatique Forum Politique de l’Azawad qui sort ce samedi 14 septembre un communiqué suite à une frappe aérienne menée par un drone attribuée aux FAMa à Zerho, dans la région de Tombouctou dans le cadre de la lutte sans concession engagée contre les groupes pour la restauration complète et définitive de l’intégrité territoriale, la stabilité et la sécurisation des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire.

Selon le ridicule ‘‘Forum politique de l’Azawad’’ qui dit condamner ‘‘dans les termes les plus fermes ces raids répétés et aveugles visant des civils innocents dans l’Azawad, qui, depuis la violation par le Mali de l’accord d’Alger en 2023, ont entraîné la mort de quelque 300 civils non armés’’, oublie soigneusement de noter le triomphalisme macabre des terroristes du CSP et de ses alliés internes et externes qui jubilaient sur la dépouille de nos soldats lâchement exécutés le 25 juillet dernier.

Le prétendu ‘‘Forum politique de l’Azawad’’ qui a la mémoire courte en appelle à la Turquie ‘’pour qu’elle reconsidère ses accords’’ avec l’armée malienne ‘‘qui exploite ses drones pour cibler brutalement les civils de l’Azawad’’. Comme s’il y avait une manière douce et élégante de cibler des terroristes. Aujourd’hui et bien avant, le CSP-DPA a vendu son âme aux forces du mal en s’affichant fièrement avec les terroristes. Bénéficie-t-il de la population soumise à la torture souvent tuée par des groupes terroristes dont il est allié. Mais spécialisé dans la manipulation, des membres de ce groupe n’hésitent sur aucun fait pour tenter de salir les forces armées maliennes.

Ces quidams disent considérer que la poursuite de la fourniture par la Turquie de ces avions (– tout ce qui vole est avion non ?) à notre pays, malgré sa connaissance des graves dommages qu’ils causent aux vies et aux biens des terroristes déguisés civils, ‘‘constitue une participation au crime et une complicité avec ses auteurs’’.

Faut-il rappeler à ses troubadours instrumentalisés par les parrains et sponsors des groupes terroristes, qui sont connus, que le 12 septembre 2024, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE, a reçu en audience M. Efe CEYLAN, Ambassadeur de la République de Türkiye au Mali.
Ce dernier a présenté ses condoléances pour toutes les victimes du terrorisme ainsi que pour les décès survenus suite aux récentes inondations. Le diplomate turc a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir le nôtre dans ses efforts pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble de son territoire. Il a notamment évoqué l’importance du partage d’expériences en matière de lutte contre le terrorisme.

« La République de Türkiye est prête à renforcer son appui dans le domaine de la formation des forces de sécurité », a-t-il assuré.

Wakh’lass ! La cause est alors entendue. Non seulement la Turquie va poursuivre sa coopération avec le Mali, mais aussi, elle est prête à la renforcer en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale, le renseignement, la cyber-sécurité et le partage d’expériences.

En résumé, les messages d’intoxication de ces groupes séparatistes ne sont pas audibles auprès des partenaires turcs déterminés à aider notre pays à appliquer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

Alors en conclusion : tant que vous ne capitulez pas, les hommes de Alou Boï Diarra vont continuer le ‘’Bunteli’’.

Ce que les complaintes ne disent pas, selon une source relayée par AES-info sur X ce lundi, l’opération ciblée menée par les FAMa dans la zone de Zarho ce samedi 14 septembre 2024 a conduit à la neutralisation de Mohamed Sidaty Ould Aghwaylim, alias Abou Zar Chinguity, un élément clé du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM). Ce terroriste sans foi ni loi occupait une position stratégique en tant que responsable de la logistique, assurant l’approvisionnement crucial des forces combattantes sur le terrain en matériels, vivres et équipements.

Cela porte un coup sévère au JNIM, notamment sur le plan logistique. Abou Zar Chinguity était le pivot de la coordination des approvisionnements essentiels aux combattants déployés sur divers théâtres d’opérations, facilitant ainsi leurs activités terroristes. Sa mort est susceptible d’entraîner un ralentissement, voire une désorganisation temporaire des opérations de ravitaillement en vivres et en armement, impactant la mobilité et l’efficacité des troupes sur le terrain.

Mohamed Sidaty Ould Aghwaylim, alias Abou Zar Chinguity, terroriste invétéré, un élément majeur du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) est-il un innocent civil sans défense ciblé par une frappe de drone des FAMa ce samedi ?
‘’An ka ta dron, an be se wo’’.

<strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaque terroristes à Bamako: des terroristes neutralisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-terroristes-a-bamako-des-terroristes-neutralises-3077783.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 16:59:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une tentative d’infiltration d’un groupe de terroristes a échoué, hier mardi 17 septembre 2024 au matin, au niveau de l’école de gendarmerie de Bamako sise à Faladiè. Grâce à la prompte réaction des forces armées maliennes (FAMa), des éléments du commando ont été neutralisés et des arrestations ont été effectuées. Le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Oumar DIARRA, s’est rendu sur les lieux après l’attaque avant d’inviter les populations au calme et à la sérénité, précisant que la situation est sous contrôle. Par ailleurs, l’aéroport Bamako Sénou a été aussi visé où l’avion présidentiel a été incendié et une partie et une partie du bâtiment du salon président de l’aéroport.

Des tirs et des détonations ont résonné hier mardi aux environs de 5 heures du matin, à Bamako suite à une attaque des hommes armés identifiés comme des terroristes contre l’école de gendarmerie de Faladiè.
Les coups de feu d’intensité variable, entrecoupés d’explosions, ont commencé vers 05H00 du matin, aux alentours de Faladiè, un quartier de la commune 6, situé sur la rive droite de Bamako.

<strong>Une fumée noire s’élevait au lever du jour d’une zone proche de l’aéroport.</strong>
« Nous avons été brusquement réveillés par les détonations, les tirs des armes lourdes. Depuis ma maison, j’ai l’impression que les assaillants étaient devant ma porte », a affirmé un habitant de Faladié non loin de l’école de la gendarmerie.

« C’était quelque chose d’inhabituelle. Donc tout naturellement, il y a un peu de frayeur parce que l’on n’avait aucune nouvelle de ce qui se passe », ajoute ce habitant.
Alors que les nouvelles font le tour des réseaux sociaux, dans un communiqué publié aux environs de 8h30 heures, la Direction de l’information et de la relation publique des armées (Dirpa) déclare que l’attaque est imputable à « un groupe de terroristes qui a tenté de s’infiltrer dans l’école de gendarmerie de Faladié».

« Ce matin à l’aube, des points sensibles de la capitale ont été visés par des attaques terroristes, notamment les écoles de la gendarmerie de Faladiè », a ajouté, de son côté, le ministère de la sécurité, dans ce communiqué sans donner de précision.
Le département a surtout précisé dans sa note que « la vive réaction des forces de défense et de sécurité a permis de repousser ces attaques ».

<strong>La circulation momentanément restreinte</strong>
Plusieurs zones périphériques de l’attaque avaient été quadrillées dans le cadre du ratissage des forces armées et de sécurité pour la cherche des suspects et des complices. Déjà vers 9 heures, plusieurs usagers de cette zone très fréquentée de la ville, ont affirmé que « les routes ont été libérées », après un moment de restriction à la circulation ayant obligé certains usagers de rebrousser chemin.
Des faits confirmés plus tard par le communiqué par le ministre des Transports et des Infrastructures qui a annoncé que l’accès de l’aéroport est temporairement retreint, afin de prévenir tout risque.
«Le ministre invite les usagers au calme et assure que les dispositions sont en cours pour la levée des restrictions qui fera l’objet d’un communiqué ultérieur», précise le communiqué.
Dans une autre note, le ministre des transports annonce levée des restrictions d’accès des usagers à l’aéroport international Président Modibo KEITA Sénou aux environs de 16 heures.
Auparavant dans la foulée, le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Oumar DIARRA, s’est rendu sur les lieux et accompagné de plusieurs officiers militaires. Objectif : s’enquérir de la situation.
«Ce matin, il y a eu des tentatives d’infiltration un peu complexes au niveau de l’école de gendarmerie. Depuis les premiers coups de feu, on a déployé les forces et la situation est sous contrôle », a rassuré Oumar DIARRA avant d’inviter les populations de Bamako à vaquer librement à leurs affaires.
Selon lui, la situation a été prise en charge par les forces armées maliennes qui ont neutralisé les terroristes et le ratissage continue. «Nous sommes en train de travailler pour arrêter des complices afin de contrôler la situation. Nous sommes des professionnels. Je voudrais aussi profiter de l’occasion pour demander à la population de fournir des informations dont l’appui a été très substantiel pour arrêter les complices. Les investigations sont en cours», a-t-il dit.
«On est en train de faire le point de tous les terroristes qui ont été neutralisés. Des renseignements ont été recueillis. Cela va nous permettre de faire des enquêtes approfondies et mettre la main sur les éventuels suspects», a-t-il poursuivi.
Selon ses explications, l’objectif de ces terroristes, c’est de nous mettre dos à dos, pour qu’on essaye de se stigmatiser.
«Nous sommes tous des maliens. Il faut faire attention pour que les gens ne nous mettent pas dos à dos. Il faut éviter les amalgames. La menace a été circonscrite», a-t-il conseillé.
Le ministère de la Sécurité a également tenu à saluer « la vive réaction des Forces de Défense et de Sécurité [qui a permis] de repousser les attaques ». Avant de « rassurer les populations » et de les inviter à « vaquer à leurs occupations ».
Le communiqué en appelle à leur « vigilance et esprit patriotique pour signaler tout mouvement suspect ». Aucun de ces communiqués n’établi un bilan et ne parle de l’attaque dirigée contre l’aéroport international Bamako-Sénou où l’avion présidentiel a été incendié par des assaillants, selon d’autres sources.
Si la capitale n’a pas connu d’attaque d’ampleur depuis l’attaque du Radisson en 2015, un autre lieu de pouvoir a été attaqué en 2022. En effet, le 22 juillet 2022, le camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, avait été ciblé par deux véhicules piégés, dont l’explosion avait été suivie de tirs de mortiers et d’une attaque au sol.
Une attaque hautement symbolique, sur ce camp dans lequel résidait Assimi GOÏTA à l’époque des faits, revendiquée plus tard par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM).

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali face au terrorisme: aucun État n’est infaillible</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-face-au-terrorisme-aucun-etat-nest-infaillible-3077781.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 16:57:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bravo aux Forces armées et de sécurité

Tôt ce mardi 17 septembre 2024, aux environs de 5h30 min, l’école de gendarmerie de Bamako sise à Faladié a été attaquée par des terroristes. L’information a été vite confirmée dans un communiqué de l’armée sans plus de détails. Cet attentat revendiqué par le JNIM de Iyad, aurait fait deux blessés parmi les gendarmes. Et de nombreux terroristes arrêtés. C’est l’une des rares fois que les terroristes réussissent à attaquer dans notre capitale. Ceux qui font des jérémiades et se questionnent en disant que malgré la montée en puissance des forces armées maliennes, Bamako est attaquée par les terroristes, doivent savoir qu’aucun Etat n’est infaillible face au terrorisme. En effet, les pays les plus puissants économiquement et militairement n’arrivent pas à empêcher ces forces du mal d’agir sur leur territoire. En dépit de cet état de fait, les forces de sécurité et de défense doivent renforcer la vigilance. Car le plus important c’est de déjouer leurs plans et minimiser les dégâts

Il y a deux ans de cela, à la porte de Bamako précisément à Kati, la ville garnison où est logée le Président de la transition et plusieurs officiers maliens, a été attaquée. Après cet attentat au véhicule piégé, ce mardi à 5 heures du matin les terroristes se sont attaqués à l’école de gendarmerie, cette fois-ci basée à Bamako. Une zone de forte concentration d’activités avec la présence des gares routières.

« Tôt ce matin (mardi 17 septembre), un groupe de terroristes a tenté de s’infiltrer dans l’école de gendarmerie de Faladié », informe les Forces armées maliennes, ajoutant que les opérations de ratissage étaient en cours dans toute la zone.

« La situation est sous contrôle. Nous invitons les habitants de la zone à garder leur calme et à suivre les consignes des forces de sécurité », indique le communiqué de l’armée.
Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile, en dehors de l’école de gendarmerie, d’autres points sensibles étaient visés sans apporter plus de précision.

En effet, plusieurs sources affirment avoir entendus des tirs d’arme lourde vers l’aéroport de Bamako où l’avion présidentiel a été incendié par des assaillants, selon des sources.
Déjà, certains narratifs rendent inconcevables ces attaques à Bamako alors que les autorités de la transition ne cessent de clamer la montée en puissance des forces armées maliennes. Ces attaques sonnent comme le glas de la rhétorique populiste de «la junte» au pouvoir à Bamako, dont la ritournelle est jusqu’ici : «l’armée monte en puissance, l’armée monte en puissance !». Ils vont de galéjade en conjecture : si l’armée monte en puissance, comment les terroristes viennent-ils frapper à Bamako ?

Nul ne peut en effet contester le regain d’intensité des actions d’éclat et de désarroi (Kamikaze) que mènent les groupes terroristes contre notre pays. Depuis une décennie, des attentats continuent d’endeuiller le pays. Le nombre des victimes se compte par millier.
A quelque chose, malheur est bon. L’attaque aura le bénéfice de redoubler la vigilance, la combativité et la détermination de nos FAMa. Ni peur, ni panique, ni découragement ; ce n’est pas la première fois que le terrorisme frappe à Bamako, ce ne serait pas le dernière fois, sans être un oiseau de mauvais augure. Il y a eu avant des attaques terroristes à Bamako, l’armée n’était pas au pouvoir. Bamako est-elle la seule ville du monde à être attaquée ? Kati est-elle la seule garnison à être prise pour cible par les terroristes ? Souvenons-nous, et reconnaissons que les plus grandes puissances au monde ont été attaquées par les terroristes sur leur territoire et qui ont réussi à atteindre leurs cibles. Donc, aucune ville au monde, aucun pays au monde n’est à l’abri d’une attaque terroriste. Sinon New-York, Washington, Paris, Londres, Berlin, Madrid, Moscou… ne seraient pas attaquées.

<strong>Énième attaque de Bamako</strong>
Cette attaque contre l’école de gendarmerie où sont arrêtées de nombreuses personnalités militaires du pays inculpés dans plusieurs dossiers de détournement de denier public n’est pas la première à Bamako. Avant elle, il y en a eu plusieurs. Alors qu’on s’en souvienne seulement de quelques attaques terroristes, parmi les plus emblématiques ayant lieu dans les grandes villes de notre pays :
-le 7 mars 2015, des assaillants s’attaquent au bar La Terrasse en commune II du District de Bamako, fréquenté notamment par des expatriés européens, faisant 5 morts et 9 blessés. L’attaque est revendiquée par Al-Mourabitoune.
-le 20 novembre 2015, une prise d’otages dans un grand hôtel de Bamako coûte la vie à 22 personnes (dont deux terroristes) et fait dix blessés. L’attaque est revendiquée par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, antenne d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
-le 22 février 2016, un attentat contre un hôtel hébergeant à Bamako la mission de l’Union européenne qui entraîne l’armée malienne est déjoué. Le 21 mars 2016, attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune contre le quartier général de l’EUTM Mali à Bamako, un assaillant tué et deux personnes interpellées.
-le 18 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée contre le MOC (mécanisme opérationnel conjoint) fait plus de 50 morts à Gao.
-le 26 avril 2018 à Aklaz et le 27 avril 2018 à Awakassa, 2 terroristes ayant prêté allégeance à l’EI massacrent au total 43 civils, à proximité de la frontière Nigérienne.
-le 1er novembre 2019, une attaque terroriste de grande ampleur contre un camp militaire à Indelimane fait 49 morts parmi les soldats. Le groupe djihadiste État islamique (EI) revendique l’attaque le lendemain.
-le 21 mars 2021, 33 soldats de l’armée malienne sont tués à Tessit dans une attaque revendiquée par l’État islamique.
-le vendredi 22 juillet, c’est la première fois la transition qu’une ville voisine de Bamako soit attaquée de surcroit, une garnison militaire. Ce jour-là, l’attaque a été menée par un commando composé notamment de kamikazes. Ces derniers ont fait sauter leur véhicule bourré d’explosifs. Des combattants ont tenté de s’infiltrer dans le camp. Elles avaient été planifiées par les terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida.
Quid des autres ?
Sommes-nous les seuls à subir les attaques terroristes ? Que nenni. Les Etats-Unis d’Amérique, la plus grande puissance militaire du monde qui abrité, New-York, la capitale du monde est attaquée le 11 septembre 2001 avec le bilan qu’on sait : près de 3000 morts et 6200 blessées. L’Amérique a perdu en une journée ce que le Mali a perdu au bout de 10 de lutte contre le terrorisme. A-t-elle pourtant eu la tranquillité avec ces fous de Dieu ?
-le 2 décembre 2015, 14 personnes sont tuées et 17 blessées dont certaines dans un état grave après un attentat commis à San Bernardino (Californie) par un couple d’Américains qui avait fait allégeance à l’État islamique.
– le 17 septembre 2016, un homme d’origine somalienne blesse neuf personnes à l’arme blanche dans un centre commercial du Minnesota avant d’être abattu par un citoyen armé. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.
-le 1er octobre 2017 un homme situé au 32e étage de l’hôtel-casino Mandalay Bay Resort and Casino tire avec des fusils d’assaut pendant un festival de musique country en plein-air, tuant 58 personnes et faisant 527 blessés, avant de se donner la mort. L’État islamique revendique la fusillade, en affirmant que l’auteur s’est converti à l’islam il y a quelques mois et le présente comme Abu Abd al-Barr al-Amriki, son nom de guerre.

<strong>Après les USA, la France</strong>
– du 7 au 9 janvier 2015, attentats en France. Une série d’attaques terroristes islamistes qui se déroule entre les 7 et 9 janvier 2015 en France, visant le comité de rédaction du journal Charlie Hebdo, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher. Dix-sept personnes sont assassinées et vingt sont blessées.
-le 13 novembre 2015, une série de sept attaques, à Paris et en Seine-Saint-Denis, perpétrée par au moins dix terroristes avec au moins une vingtaine de complices, provoque la mort de 130 personnes et fait 413 blessés, dont 99 dans un état très grave. Les tueries sont revendiquées par l’État islamique.
-le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 286, avant d’être abattu par les forces de l’ordre. L’État islamique revendique cet acte.
-le 26 juillet 2016, lors d’une messe, deux islamistes munis d’armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Un prêtre est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes se réclament de Daesh.
-le 1er octobre 2017, un Tunisien en situation irrégulière connu pour différents crimes égorge deux jeunes femmes dans la gare de Saint-Charles à Marseille avant d’être abattu par les forces de l’ordre. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.
– le 16 octobre 2020, une attaque terroriste islamiste est commise à proximité d’un collège à Conflans-Saint-Honorine où un fonctionnaire de l’Éducation nationale, Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie est décapité à l’arme blanche par un tchétchène en représailles d’une récente leçon sur la liberté d’expression illustrée par des caricatures de Mahomet stigmatisée sur les réseaux sociaux.
-le 29 octobre 2020, une attaque terroriste islamiste est commise dans la Basilique Notre-Dame de Nice, où trois personnes décèdent. Une femme et un homme sont assassinés dans la Basilique et une autre une femme succombe à ses blessures après avoir fui la scène du crime et s’être réfugiée dans un bar.
Egalement des villes comme Madrid, Berlin-Charlottenbourg en Allemagne, Bassan en Côte d’Ivoire n’ont pas été épargnées par les hordes des terroristes motivés à restreindre les libertés fondamentales.
Que représente le Mali pour ne pas subir comme les autres ? Non le Mali ne peut être à l’abri parce qu’il est dirigé par les militaires ou parce que l’armée y monte en puissance. En effet, la lutte contre le terrorisme, les forces du mal, est un engagement perpétuel et une vigilance accrue à tous les niveaux pour déjouer certains pièges de ces groupes terroristes.

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
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<title>Général Oumar Diarra, CEMGA sur le lieu de l’attaque: ‘‘nous travaillons à arrêter les complices’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/general-oumar-diarra-cemga-sur-le-lieu-de-lattaque-nous-travaillons-a-arreter-les-complices-3077777.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 16:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Très tôt ce mardi matin vers 5 heures, deux attaques terroristes simultanées revendiquées par le JNIM ont ciblées le camp de gendarmerie de Faladié et le poste de contrôle, près de l’aéroport international Modibo Keita. La prompte réaction des forces de défense et de sécurité de notre pays a permis d’enrayer ces attaques et de neutraliser tous les terroristes avec le précieux concours de la population. Le Chef d’état-major général des armées, le général Oumar DIARRA, qui s’est rendu sur les lieux, a appelé la population à la collaboration et à faire confiance à l’armée.</strong>

Message du Chef d’état-major général des armées, le général Oumar Diarra, suite à sa visite à l’École de la gendarmerie nationale suite aux récentes attaques
La tentative d’infiltration est un peu complexe au niveau de l’École de gendarmerie ici. Depuis les premières heures, la situation est sous contrôle. Ma présence ici même, dans cet état, prouve que la situation est vraiment sous contrôle.

Je voudrais en premier lieu rassurer les populations maliennes. Vous pouvez vaquer librement à vos affaires. La situation a été prise en compte par les forces armées maliennes. Les terroristes infiltrés ont été neutralisés et le ratissage continue, ainsi que la recherche des complices. Nous travaillons pour récupérer les complices et pour vraiment contrôler la situation. C’est notre travail, nous sommes des professionnels.

Je demande également à la population de fournir des informations. L’appui a été vraiment très substantiel, ce qui a permis de récupérer des suspects qui étaient passés par ci par là. Les investigations sont en cours. Comme nous venons de voir tous les terroristes ont été neutralisés ici. Le point est en train d’être fait, les évaluations vont être réalisées. Nous demandons à la population malienne, cette situation, elle est faite exprès. Nous devons montrer que nous sommes tous des Maliens et que les gens ne doivent pas nous monter les uns contre les autres. Il faut éviter les amalgames. Si une telle situation se présente comme ça, les forces armées maliennes sont les premières responsables de cette situation. Les personnes interpellées sont mises à la disposition de la gendarmerie pour les enquêtes.

Je demande à tous d’éviter les amalgames, parce que l’objectif de ce terrorisme est de nous diviser et de stigmatiser les gens. Nous n’allons pas rentrer dans çà. La menace a été circonscrite au niveau de l’École de gendarmerie. Les ratissages continuent, les recherches se poursuivent tout autour et dans d’autres coins. Nous allons continuer. Nous sommes des forces professionnelles, nous savons comment faire ce travail. Beaucoup de renseignements ont déjà été recueillis, ce qui nous permettra de mener des enquêtes très approfondies et puis de renforcer notre action afin de nous permettre de mettre la main sur les personnes à la tête des suspects.

<strong>Le combat continue où que vous soyez.</strong>

Une chose reste certaine : si les terroristes ont pu commettre ces attaques, ils ont certainement bénéficié de complicité, de renseignements et d’appuis de leurs sponsors qui ne sont plus à présenter. Quoi qu’il en soit, l’État triomphera toujours des mercenaires, ceux-là qui tentent de déstabiliser et déstructurer le Mali et l’AES.

Transcription libre Info-Matin

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser: un engagement inébranlable en faveur de la stabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/paix-et-securite/honorable-abdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-un-engagement-inebranlable-en-faveur-de-la-stabilite-3077158.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:30:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis son intronisation, l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser, chef général de la grande tribu Kel-Ansar, a pris son bâton de pèlerin pour parcourir la région de Tombouctou, le camp de Mberra en Mauritanie, ainsi que des pays comme l’Arabie saoudite et le Maroc. À travers ces déplacements, il a transmis des messages forts de paix, de vivre-ensemble, d’unité nationale et de défense de la patrie.</strong>

En effet, l’engagement de l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed pour la paix et le développement s’est illustré par de nombreuses initiatives majeures, notamment : l’organisation des rencontres sur la paix et le développement à Gargando en 2016, au cours desquelles le drapeau du Mali a été hissé, remplaçant celui de la CMA. Aussi, il a organisé une caravane de la paix dans le cercle de Goundam en 2015 ; une rencontre à Zarho en 2018 ; une rencontre à Goundam en 2019 ; et une rencontre à Tombouctou en 2021.

A celles-ci s’ajoutent une rencontre des chefferies traditionnelles à Bamako en 2022 sur les thèmes de la paix, du développement et de la sécurité, sous la haute présidence du Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, représenté par le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye MAIGA.

En plus de ces actions, l’honorable Nasser a mené des campagnes de sensibilisation dans divers lieux : au camp de Mberra en 2015 ; en Arabie saoudite en 2017 et 2018 ; au Maroc en 2017 et 2018 ; dans toutes les communes nomades du cercle de Goundam en 2017.
Plus récemment, en novembre 2023, il a organisé une rencontre d’engagement patriotique sous la présidence du ministre de la Paix et de la Réconciliation.

Il faut également noter son rôle actif au sein de la commission de la révision constitutionnelle, où il a mené une campagne pour le référendum constitutionnel. De plus, il était membre du comité de pilotage du dialogue inter-malien pour la paix et la réconciliation. Un autre témoignage de son engagement inébranlable en faveur de la stabilité et du développement de notre nation.

L’honorable Nasser demeure une figure clé dans la promotion de l’unité, de la paix et du développement pour le Mali.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview bilan du Col. Assimi Goita sur la participation du Mali au sommet 2024 du FOCAC: ‘‘nos pays regorgent des ressources stratégiques qui peuvent nous permettre de discuter avec n’importe quel pays’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-bilan-du-col-assimi-goita-sur-la-participation-du-mali-au-sommet-2024-du-focac-nos-pays-regorgent-des-ressources-strategiques-qui-peuvent-nous-permettre-de-discuter-avec-3077152.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 13:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la fin des travaux du 9e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine qui s’est tenu du 4 au 6 septembre à Beijing , le Président de la Transition, chef de l’Etat, Son Excellence le colonel Assimi Goïta a accordé à l’ORTM, une interview exclusive dans laquelle il a les résultats de sa mission en Chine, la situation sécuritaire rassurante, les réformes politiques et institutionnelles, l’Alliance des États du Sahel, la lutte contre le terrorisme avec la mutualisation des moyens entre les 3 pays, le partenariat stratégique avec la Chine, le secteur privé… Bref, le chef de l’État a plaidé pour le changement, le renouveau, le Mali Kura dans la transparence, sans aucune concession à la corruption, à la concussion et à l’escroquerie, mais uniquement dans l’intérêt du peuple malien comme l’exigent les articles 34 et 35 de notre Constitution.</strong>

Il a appelé l’émergence d’un secteur privé national à l’abri de chantage et de manipulation extérieurs et à aider les opérateurs économiques maliens sérieux.

«Nos pays regorgent de ressources stratégiques. Nous ne sommes pas un pays pauvre. Toutefois, la clé de la porte de l’avenir est entre nos mains». Rien ne peut se bâtir, dit le président Goïta dans la facilité et la légèreté. A l’instar du peuple travailleur et discipliné de la Chine, notre pays à tout le potentiel, les ressources naturelles, les compétences et expertises… pour réussir. Reste unique la volonté, le mental à changer. Or, le président Assimi dit être convaincu que le Malien peut, lorsqu’il veut.

Nous avons transcrit pour vous l’interview qu’il a donnée en français à la télévision nationale, l’ORTM à l’issue des travaux du 9e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine.

<strong>ORTM : Merci de nous rejoindre sur l’ORTM pour un entretien exclusif avec le président de la transition, qui achève son séjour ici à Beijing avec un agenda qui était assez dense.</strong>

Président Assimi : Monsieur le Président, bonjour.
<strong>Bonjour, merci d’avoir accepté cet entretien que nous réalisons depuis Beijing. Vous avez été reçu dès votre arrivée par votre homologue Xi Jinping. Que peut-on retenir de votre rencontre ?</strong>

Président Assimi : Merci. Tout d’abord, nous avons répondu à l’invitation du président Xi Jinping pour participer au 9e Forum du sommet Chine-Afrique, qui est une grande rencontre de partenariat entre la Chine et ses partenaires africains. En marge de ce sommet, nous avons été reçus par le président Xi Jinping pour faire le point sur notre coopération. La Chine et le Mali entretiennent des relations de fraternité qui sont vieilles de plus de 60 ans, et ces relations ne cessent de se renforcer davantage.
Ces relations portent, entre autres, sur les domaines de la défense et de la sécurité, de l’éducation, de l’agriculture et du secteur énergétique, pratiquement tous les domaines intéressants pour la vie de nos populations.

Nous avons fait le point sur cette coopération, et à la demande du président Xi Jinping, il a été décidé d’élever le niveau de notre partenariat à un partenariat stratégique. Cela a tout son sens. Pour y parvenir, nous avons décidé que les deux ministres des Affaires étrangères commencent à organiser une visite d’État au cours de laquelle nous allons définir les périmètres de notre partenariat stratégique. Nous avons également discuté d’un certain nombre de projets que nous devions finaliser, notamment le financement de Safo II, qui a été acquis. De plus, le président Xi Jinping a décidé d’offrir environ 22 milliards sans contrepartie au peuple malien. Une partie de ce montant sera orientée vers les sinistrés des différents cas d’inondation.

Un autre montant, en instance depuis 2018-2019, a également été accepté. Nous sommes parvenus à ressusciter ce financement destiné à la construction de la nouvelle Assemblée nationale et du centre de diabétologie. Cela représente environ 25 milliards de dollars. Nous tenons vraiment à remercier le président Xi Jinping pour cette donation.
Le plus important avec la Chine est que nous partageons aujourd’hui un certain nombre de principes et de valeurs avec la Chine, notamment le respect de la souveraineté de nos États, la prise en compte des intérêts de nos peuples et surtout la non-ingérence dans les affaires intérieures. Cela nous a permis de continuer à discuter et à explorer toutes les possibilités qui peuvent nous permettre d’avancer dans ce partenariat stratégique.

<strong>Monsieur le Président, vous avez également eu certains entretiens avec quelques homologues africains. De quoi avez-vous parlé ?</strong>
Avec les chefs d’État africains que j’ai rencontrés, nous avons largement parlé des questions sécuritaires. Comme vous le savez, nous faisons face aux groupes armés terroristes et, avec la porosité des frontières, aucun pays n’aura ni la politique nécessaire ni les moyens nécessaires pour faire seul face aux groupes terroristes. Nous devons donc mutualiser nos moyens et partager le renseignement pour lutter efficacement contre ces groupes armés terroristes. C’est dans ce cadre que j’ai échangé avec un certain nombre de présidents, notamment le président togolais.

Même si nous ne partageons pas la même frontière, nous devons travailler ensemble parce qu’ils sont frontaliers avec le Burkina Faso. Avec la Mauritanie, nous partageons les mêmes frontières, donc il était nécessaire de les rencontrer et de discuter avec eux pour que nous puissions élaborer la stratégie nécessaire et voir dans quelle mesure nous pouvons nous appuyer mutuellement pour lutter efficacement contre ces différents groupes armés terroristes.

<strong>Vous êtes à Beijing, comme nous l’avons dit, dans le cadre du FOCAC 2024, qui a été sanctionné par une déclaration et un plan d’action. Est-ce que le Mali se reconnaît il dans ces deux documents adoptés ici ?</strong>
Effectivement, nous adhérons totalement aux 10 axes de développement prônés par le président Xi Jinping. Ces 10 axes de développement concernent pratiquement tous les secteurs que nous avons évoqués, notamment la santé, la sécurité, l’éducation, l’agriculture, l’énergie, ainsi que l’environnement et le climat. Tous ces secteurs font partie de ces 10 axes, donc nous adhérons totalement au plan d’action de ces 10 axes.

<strong>Quatre conférences thématiques de haut niveau ont marqué ce forum. Vous avez pris notamment part à celle portant sur la gouvernance. Vous en êtes sorti avec quelle conclusion, Monsieur le Président ?</strong>
Cette thématique concerne la gouvernance, et la Chine et l’Afrique ont pris conscience de leur rôle et surtout de leur poids dans le cadre de la gouvernance mondiale. Comme vous le savez, la population africaine et la population chinoise représentent un tiers de la population mondiale. Aucune politique de développement, surtout en matière de gouvernance, ne peut se faire en dehors de ces deux. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, avec la Chine, effectivement de travailler pour une meilleure gouvernance mondiale. Cette gouvernance ne peut pas être seulement réléguée de certains pays qui prétendent avoir le privilège de promouvoir la bonne gouvernance.

Au cours de cette réunion, il s’agissait de donner et de recevoir. Effectivement, nous avions aussi certaines bonnes pratiques que nous avons échangées avec les Chinois. Nous donnions et nous recevions, donc c’était un échange d’expériences au cours duquel nous avons discuté. Mais le plus important aujourd’hui est que la Chine et l’Afrique ont pris conscience de leur rôle à jouer dans le cadre de la gouvernance mondiale.

<strong>Vous êtes également président de la Confédération des États du Sahel. En a-t-il été question ici au cours de vos entretiens ?</strong>

Exactement. Depuis la création de la Confédération des États du Sahel le 6 juillet dernier, j’ai eu le privilège d’envoyer une lettre d’information à tous nos partenaires stratégiques, y compris la Chine. Au cours de notre audience avec le président Xi Jinping, nous avons parlé de la création de la Confédération des États du Sahel.

Nous avons également demandé son soutien politique et de nous aider dans le cadre de la sécurisation de nos différentes frontières. Je pense qu’il a été très ouvert et disposé à nous aider en fonction de nos demandes. J’ai aussi rencontré les différents Premiers ministres de la Confédération. C’était pour les rassurer et leur donner des orientations par rapport à notre position, qui est de toujours prôner la vérité en fonction de nos réalités et de nos besoins.

Nous avons des capacités, les trois pays, des ressources stratégiques. Par exemple, quand vous prenez le Niger, il a l’uranium, le pétrole et l’or ; le Mali a l’or, le lithium, le fer et le manganèse ; et le Burkina Faso a également de l’or et beaucoup de ressources stratégiques. Je pense qu’aujourd’hui quand nous arrivons à mutualiser toutes ces ressources stratégiques, nous pouvons promouvoir le développement que nous voudrions pour le bien-être de nos populations.

<strong>Dans votre agenda, figurait en bonne place une série de visites de certaines entreprises chinoises. En quoi c’était important pour vous de vous rendre dans ces différentes sociétés ?</strong>

Pour moi, la visite de ces différentes sociétés avait deux objectifs majeurs. D’abord, nous avons des contrats avec toutes ces entreprises. Il s’agissait non seulement de finaliser certains contrats en cours d’exécution, mais aussi de pouvoir renforcer ou valider un certain nombre de contrats que nous avons signés. Il s’agissait également pour moi de leur apporter un soutien politique, car il a été décidé avec le président Xi Jinping d’amener notre partenariat à un niveau stratégique. Il fallait les rassurer qu’ils avaient le soutien du peuple malien pour que nous puissions vraiment travailler pour renforcer davantage le niveau du partenariat.

Mais tout cela se fera dans un partenariat gagnant-gagnant. Nous ne sommes pas venus demander 100% de contrepartie. Nos pays égorgent des ressources stratégiques qui peuvent nous permetre de discuter avec n’importe quel pays dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant. Nous sommes allés visiter ces entreprises non seulement pour finaliser certains contrats, mais aussi pour voir ce que nous pouvons faire ensemble à l’avenir. Ils ont des compétences que nous n’avons pas, et nous avons constaté beaucoup de capacités, notamment dans la construction de chemins de fer, la construction d’usines de fabrication d’explosifs et d’autres domaines.

Il s’agira de voir ce que nous pouvons faire ensemble, mais de les rassurer qu’à partir de maintenant, nous sommes à un niveau stratégique. Cela leur donnera le poids et la volonté nécessaires pour engager tout ce que nous pouvons faire ensemble.

<strong>Monsieur le Président, le clou de votre séjour a été la traditionnelle rencontre avec vos compatriotes établis ici en Chine. Quel était votre message à leur endroit ?</strong>

Nous avons institué que chaque déplacement dans n’importe quel pays, c’est de rencontre nos populations pour les saluer et saluer leur engagement par rapport à tout ce qu’ils ont fait pour la transition. Nous saluons également leur détermination parce que ce sont nos concitoyens qui contribuent effectivement au développement de notre pays. Donc, le minimum pour moi est de les rencontrer, de les saluer et de leur donner des nouvelles du pays pour les rassurer que nous sommes sur le bon chemin.

Au cours de cette rencontre, je leur ai expliqué tout ce que nous avons échangé comme séances de travail avec la partie chinoise. J’ai aussi donné des conseils pour respecter la loi du pays de résidence, ce qui nous permettra de les défendre dans beaucoup de leurs demandes.
Effectivement, ils ont évoqué un certain nombre de contraintes, et nous allons travailler avec les autorités au niveau des Affaires étrangères pour qu’ils soient à l’aise ici et leur donner un certain nombre de facilités leur permettant non seulement de se déplacer, mais aussi de pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

Au terme de cette visite en Chine, vous rentrez à Bamako avec quel sentiment ?
Je suis satisfait de cette visite, parce que non seulement il a été décidé d’élever notre partenariat à un niveau stratégique, ce qui a tout son sens. Tout partira de là, comme si nous venions de commencer la coopération, par ce que ce sera une coopération franche et gagnant-gagnant.Tous les problèmes qui ont été évoqués par nos compatriotes ici et tout ce que nous voulons faire dans l’avenir je pense qu’à partir de cette visite nous allons relancer tout ceci. Il s’agira surtout, au cours de la visite d’État, de cibler des secteurs sensibles qui permettront de renforcer davantage l’épanouissement de nos populations. Tous les projets structurants qui peuvent non seulement promouvoir le développement du Mali, mais aussi assurer l’épanouissement et le bien-être de nos populations.

<strong>Merci, Monsieur le Président, d’avoir répondu à nos différentes questions.</strong>

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<title>Crise au sein du M5&#45;RFP: les vraies raisons de la vindicte</title>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 12:31:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À la Formation du premier Gouvernement de la Rectification de Transition, certains Barons du M5-RFP ont été parmi les premiers que le Premier ministre Choguel a consulté pour en être membre et prendre en charge certaines demandes pressantes du Mouvement dont la lutte contre la corruption, la délinquance financière et l’impunité. Surprise et intrigue : ont carrément refusé la proposition, et ont même dit à certains «qu’ils ne vont pas se mouiller avec une équipe qui ne durera pas plus de 3 mois».

Le hasard voudrait-il que la plupart d’entre eux soit signataires du pamphlet du vendredi 7 janvier 2022 dans lequel ils accusent le Comité stratégique de ne pas suivre leur option de faire du M5-RFP un contre-pouvoir aux militaires qui n’a pas eu la majorité des membres du Comité stratégique ? L’histoire dira un jour si en réalité, ces politiques ne prenaient ainsi date, pour qu’à la chute éventuelle du Gouvernement de la Transition, consécutive à l’embargo de la CEDEAO (c’était ça le plan), l’opinion publique et le monde entier surtout leurs mentors de la CEDEAO, sauront qu’eux ils n’étaient déjà pas d’accord avec les autorités de la Transition, notamment les militaires.
Le M5-RFP Malikura est née quelques temps après dans ces conditions loufoques peut être rangé du côté de ceux qui défendent la transition plus que ceux qui la dirigent.

<strong>L’affaire des limogeages</strong>
Après le remaniement gouvernemental du 1e juillet 2023 qui a vu l’Imam du Boulevard Oumarou Diarra soulagé de son strapontin et Bréhima Kamena ( CNID-FYT) limogé proprement par le Président de la Transition ( puisqu’il n’a jamais été démenti que le président du CS/M5-RFP n’ait pas été mis devant les faits accomplis), les frondeurs de la nouvelle fracture du CS/M5_RFP ont tenté de manipuler le CS du M5-RFP et faire révolter les militants des bases du Mouvement, en tenant de leur faire croire que :
– d’une part, le président du Comité stratégique, Choguel Kokalla Maïga, a trahi le Mouvement en permettant aux militaires à chasser du gouvernement tous les Ministres M5 pour préserver son seul poste de Premier ministre.
– d’autre part, il aurait dû refuser de contresigner le décret de nomination des membres du Gouvernement et s’opposer frontalement au PT Assimi GOÏTA conformément à l’article 51 de la Constitution qui dit que : ‘‘les actes du Président de la République autres que ceux prévus aux articles 38,41,42,45 et 50 ainsi que l’alinéa premier du présent article sont contresignés par le Premier Ministre et le cas échéant par les Ministres concernés’’.
Or, tous ceux qui ont une pratique des institutions notamment de la formation et du fonctionnement d’un gouvernement savent que l’initiative vient toujours du ‘‘Boss’’, le Premier ministre avale très souvent sinon toujours les couleuvres. Selon la fameuse formule du plus gaulliste des présidents français qui ne fait pas la politique avec un petit ‘‘p’’ : ‘‘je décide, il exécute’’.
Mais après les réponses et les explications de la démarche du Président de la Transition qui a abouti au changement de l’attelage gouvernemental, tout le monde s’est calmé et les choses sont rentrées dans l’ordre. Depuis on a entendu aucun ‘‘démis’’ ou ‘‘limogé’’ à la trahison de Choguel dans cette affaire de remaniement.

<strong>Changement de fusil d’épaule</strong>
Puisque la cabale suite au remaniement n’a pas prospéré, on n’a vite monté un nouvel échafaudage dans le sombre et funeste dessein, comme dirait l’autre, de créer une nouvelle ‘‘alliance stratégique avec les militaires contre Choguel’’. Il faut alors faire croire aux militaires, après que le DIM ait recommandé la candidature de Assimi Goïta pour la présidentielle prochaine que son Premier ministre est en train de manœuvrer dans son dos pour être candidat contre lui comme au Tchad. Comme ça, en réussissant à les séparer, les militaires et Choguel, on fera d’une pierre deux coups : on affaiblira les militaires et on donnera l’estocade à Choguel. Les récentes accusations contre Choguel de l’Imam Oumarou Diarra qui n’a jamais avalé son limogeage, sont-elles proférées dans ce cas.

En tout cas, pour beaucoup de militants du M5-RFP, la haine de l’Imam Oumarou Diarra envers le président du Comité stratégique du M5-RFP s’explique par le fait qu’il pense que son Premier ministre ne l’a pas soutenu quand qu’il était bloqué dans certaines de ses initiatives par les militaires, notamment le président Assimi Goïta qui lui a dit publiquement de ne pas faire de campagne pour son parti quand il est en mission de l’Etat. Pourquoi quelqu’un qui n’a aucune autre ambition que de servir Dieu dans sa mosquée affiche partout les banderoles de son parti (Mouvement Patriotique pour la Justice (MPJ-Faso Yelen)) lorsqu’il distribue des vivres aux déplacés en tant que ministre délégué chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés ?
Selon Evangile de Jean (chapitre 8, verset 7) : « que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Pourquoi l’Imam Oumarou Diarra et son mentor plusieurs fois candidat à la présidentielle ne renonceraient-ils pas à leurs ambitions ? Parce que beaucoup de candidats savent qu’ils ne seront pas président, mais leur prétention peut leur ouvrir la porte du gouvernement.

Sinon jusqu’ici personne ne dément que Choguel Kokalla Maïga ait dit publique dès qu’il a été nommé Premier ministre, le 7 juin 2021, à tous les membres du CS du M5-RFP, que les débats sur la gestion de l’après-transition au sein du M5-RFP ne seront engagés qu’après un échange avec le Président de la transition, Assimi Goïta, et ses compagnons. Mais au Mali, c’est très facile d’accuser sans apporter la preuve.

<strong>Affaire à suivre</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tinzawaten: KONFOUROU confond le diplomate algérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/tinzawaten-konfourou-confond-le-diplomate-algerien-3076843.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:54:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans surprise, le représentant permanent de notre pays auprès des Nations unies, Issa KONFOUROU, a, le vendredi le 30 août 2024, rendu au diplomate algérien la monnaie de sa pièce après avoir tenu des accusations fallacieuses, diffamatoires et sans fondement sur l’opération des FAMa à Tinzawaten. En qualifiant ce diplomate de colporteur de rumeurs, M. KONFOUROU a également exhorté les autorités algériennes à adopter une attitude plus constructive et plus respectueuse vis-à-vis du Mali et de son peuple, conformément aux relations séculaires de bon voisinage.

Profitant la rencontre de la réunion du Conseil de sécurité tenue, le vendredi dernier, sur la fourniture des armes par les pays occidentaux à l’Ukraine, le représentant permanent de notre pays auprès des Nations unies, Issa KONFOUROU, est revenu sur les accusations portées par Amar BENDJAMA, ambassadeur algérien auprès des Nations Unies.
Ce dernier, lors de la table-ronde sur les 75 ans de la Convention de Genève sur le droit de la guerre, tenue le 26 août 2024 en Suisse, a fait un parti pris sans équivoque contre les Forces armées maliennes engagées dans la restauration de l’Autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, une mission d’ailleurs régalienne de tout Etat.
Lors de son intervention à cette tribune, faisant fi de tout principe de responsabilité, l’Algérien s’est permis sur la base d’informations données par des trolls des pays occidentaux, de porter de graves accusations contre nos soldats les accusant d’avoir des civils à Tinzawaten.

« J’appris qu’un drone a effectué une frappe dans le nord du Mali, tuant une vingtaine de civils … ceux qui appuient sur la manette de ce drone n’ont de compte à rendre à personne sur ces frappes… », a déclaré M. BENDJAMA.

Cette accusation, en plus d’être surprenante et à la fois grave, n’est pas fondée, a répondu M. KONFOUROU, parce que ne se reposant que sur la base de simples allégations de presse.

« En colportant à la légère ces informations de presse non vérifiées, il se fait le relai de la propagande terroriste dans notre région », a indiqué Issa KONFOUROU, avant de rétablir les faits qui ont été d’ailleurs malmenés, tronqués par certaine presse, et savamment bien repris par ceux qui mènent des campagnes contre notre pays, à l’image des responsables algériens.

« Je rappelle à mon collègue algérien que les Forces de défense et de sécurité du Mali sont des forces professionnelles, qui mènent une lutte implacable contre les groupes terroristes dans le respect strict des droits de l’homme et du droit international humanitaire pour libérer notre territoire et pour protéger les populations et les biens», a dit le représentant du pays auprès de l’ONU.

Que s’est passé le 25 août 2024 à Tinzawaten ? L’événement auquel l’Algérien fait référence. Il s’agissait, a signalé M. KONFOUROU, d’une mission de reconnaissance offensive qui a repéré des véhicules de type pick-up chargés de matériel de guerre, soigneusement gardés dans une concession dans la localité de Tinzawaten.

Après une surveillance minutieuse, les FAMa ont effectué une série de frappes, qui a permis de détruire ces cibles terroristes et de neutraliser une vingtaine d’hommes armés, a-t-il affirmé avant de confondre l’Ambassadeur colporteur « il s’agit bien de terroristes que nos Forces ont neutralisés, le 25 août et non des civils ».

Cette sortie est la énième des autorités algériennes contre notre pays depuis quelques mois et dont le ton s’est davantage durcit après la dénonciation de l’Accord d’Alger.
Sans déférence aux leaders de la transition, les autorités algériennes ne cessent de s’afficher avec notamment les groupes séparatistes de Kidal et même des opposants maliens dont l’imam DICKO.

Des faits mettant en doute la sincérité du bout de lèvre de ce voisin qui manque d’approche positive en faveur de notre pays.

« Je vous invite donc à adopter une attitude plus constructive et plus respectueuse du Mali et de son peuple, conformément aux relations séculaires de bon voisinage, de fraternité, d’amitié et de coopération qui ont toujours existé entre le Mali et l’Algérie », a exhorté le diplomate malien.

Auparavant, M. KONFOUROU a abordé les enjeux de la fourniture des armes par les pays occidentaux à l’Ukraine. Ses inquiétudes c’est de voir que ces armes ne se retrouvent entre les mains des terroristes alors que l’Ukraine a clairement assumé leur apporter de l’appui contre les FAMa.

De fait, notre pays appelle le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face à ce choix délibéré de l’Ukraine, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent la stabilité du Sahel, voire du continent africain.

« Compte tenu de ce précédent fâcheux que je viens de dénoncer, le Gouvernement du Mali exprime sa vive préoccupation pour la question de la fourniture des armes de guerre à l’Ukraine, car il est désormais établi qu’une bonne partie de ces armes fournie à l’Ukraine vient alimenter le terrorisme et la criminalité au Sahel, avec le risque de déstabiliser davantage nos pays et d’aggraver les souffrances de nos populations, déjà éprouvées par plusieurs années de conflits aux conséquences dramatiques », a-t-il alerté.

Ainsi, M. KONFOUROU conseille aux fournisseurs des armes à l’Ukraine de s’assurer que lesdites armes « ne tombent pas entre les mains des groupes terroristes et extrémistes au Sahel et en Afrique », relevant que son pays ne souhaite « point devenir un champ de convoitise ou de bataille entre les puissances ».

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: un bourreau peut&#45;il être un sauveur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-un-bourreau-peut-il-etre-un-sauveur-3076841.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:49:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au moment où des pays du Sahel réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, sont engagés pour leur souveraineté en écartant les faux partenaires, le nouveau Président du Sénégal, Bassirou Diomaye FAYE, appelle l’Europe à s’engager pour la stabilité au Sahel. Cette démarche du Président sénégalais n’est-elle pas vouée à l’échec quand on sait que certains pays européens sont considérés comme des instigateurs du désastre sécuritaire qui sévit au Sahel. Les dernières évolutions de la situation au Sahel laisse prédire que ce projet du président sénégalais est un hors sujet au moment où les trois pays du Sahel les plus frappés par l’insécurité ont décidé de changer de collaborateurs dans la lutte contre le terrorisme. Pire, ceux auxquels ils font appel sont à l’origine du désordre au Sahel, à travers la déstabilisation de la Libye. Alors comme dirait l’autre, un bourreau peut-il être un sauveur ?

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE, a appelé le jeudi dernier l’Europe à contribuer davantage à la lutte contre l’instabilité au Sahel, lors d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, qui a exprimé la volonté d’engagement de son pays dans la région.

«La situation au Sahel face au terrorisme nécessite une mobilisation globale de la communauté internationale, et surtout de l’Europe, aux côtés des pays concernés, car il est connu que les continents africains et européens ont un destin sécuritaire lié», a déclaré M. Faye lors d’une déclaration devant la presse à Dakar.

Avec cet appel l’on est en droit de se demander si le président sénégalais ignore que l’insécurité au Sahel fait suite à l’intervention de l’OTAN en Libye ? Ainsi, après avoir allumé le feu au Sahel, veut-t-il que l’Europe vienne jouer le pompier pyromane ? Ou bien appelle-t-il a une recolonisation du Sahel par l’Europe ?

Cet appel a été fait quelques semaines après que l’Ambassadeur de l’Ukraine au Sénégal ait affirmé clairement le soutien de son pays aux terroristes qui ont tué des soldats maliens dans la localité de Tinzawatène. Peut-on combattre le terrorisme qu’avec les puissances qui les soutiennent ?

En 2011, la France sous le régime de Sarkozy a bombardé la Libye en faisant croire qu’elle intervenait pour protéger le peuple libyen. Après cette intervention, des groupes armés bien équipés ont trouvé refuge au nord de notre pays et se sont alliés à des indépendantistes pour semer le trouble au nord du Mali.

Aussi, les autorités maliennes affirment détenir des preuves réfutables du soutien de la France aux terroristes. Sachant avec tous ces coups bas orchestrés au Sahel, il serait difficile que ce projet du Président FAYE aboutisse. Ainsi, appeler l’Europe à contribuer davantage à la lutte contre l’instabilité au Sahel revient ainsi à inviter un renard dans le poulailler, affirmait un internaute.

Il serait inconcevable que les pays du Sahel commettent l’erreur en faisant appel à ces pays pyromanes pour venir jouer au pompier car ils font partir des causes des maux qui endeuillent le Sahel aujourd’hui.

En tout cas, le président FAYE allait être écouté par les pays du Sahel s’il s’était engagé pour la mobilisation des forces armées de la sous-région pour faire face au terrorisme.
A travers cet appel, Bassirou Diomaye FAYE prouve son échec à faire revenir les trois pays de l’AES au sein de la CEDEAO. Le mois de juillet dernier, il a été nommé par la CEDEAO pour mener la médiation afin que le Mali, le Burkina Faso et le Niger reviennent au sein de la CEDEAO.

Cette initiative du président sénégalais prospérera difficilement au moment où trois Etats sahéliens multiplient les actes de rupture avec des pays occidentaux, en renforçant leur coopération avec la Russie, la Chine, l’Iran. Une marche arrière sera synonyme de renonciation à l’engagement enclenché pour leur souveraineté et leur indépendance.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sans Tabou: Sahel : une coalition des forces du mal</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sans-tabou-sahel-une-coalition-des-forces-du-mal-3076839.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:47:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon plusieurs sources, une délégation des rebelles nigériens du Front Patriotique de Libération (FPL) a rencontré, du 25 au 29 août 2024, dans le nord de notre pays, des responsables rebelles du Cadre Stratégique et Permanent (CSP). L’objectif pour ces groupes armés était de renforcer leurs relations et défendre mutuellement leurs intérêts. Une provocation de plus au moment où l’armée malienne enclenche un combat sans merci contre les dernières poches d’insécurité sur le territoire national. Quand est ce que ces forces du mal vont abandonner leurs projets fantaisistes pour que les innocentes populations retrouvent la paix ?

A l’image de l’Alliance des État du Sahel (AES), l’Alliance des rebelles du Sahel est en projet. En tout cas, la rencontre en fin août à Tinzawatène entre une délégation des rebelles nigériens du Front Patriotique de Libération (FPL) et des responsables rebelles du Cadre Stratégique Permanent (CSP) en dit long sur l’intention des forces du mal d’unir leurs forces au service du mal. L’objectif funeste n’est autre que maintenir le Sahel dans un état de hors-la-loi où ils vont mener librement leur trafic illégalement.

Pour cette rencontre, la délégation des rebelles nigériens du Front patriotique de libération (FPL) était dirigée par Barak Taher Hamit qui porte le titre de « commandant en chef » de ce mouvement armé opposé aux autorités nigériennes. Celui des rebelles maliens du Cadre Stratégique Permanent (CSP) avait à sa tête Alghabass Ag Intalla, chef dudit groupe armé et adversaire déclaré des autorités maliennes. Ce dernier, malgré la signature de l’accord pour la paix qui avait consacré le caractère unitaire et indivisible de l’Etat malien, n’a jamais abandonné son projet scissionniste.

Au cours de cette rencontre louche entre forces du mal, il s’agissait de déterminer, de concert, les contours et pourtours d’une alliance, de discuter dans le menu des détails des modalités d’un pacte d’assistance et d’entraide mutuelle contre les opérations militaires des armées régulières de l’AES. Encore, une force de déstabilisation en marche qui n’inquiète visiblement des membres de la communauté internationale.

A l’issue de la rencontre, les deux parties se sont convenues de se prêter main forte mutuellement chaque fois que l’une d’entre elles est ‘’agressée’’. En clair, la stratégie du berger à la bergère. Donc, chaque fois qu’il y aura une intervention coordonnée des régimes militaires ou des frappes contre des positions des dissidents, il y aura une riposte synchronisée et collective de la part des forces du mal.

Les groupes rebelles comptent désormais se battre l’un aux côtés de l’autre et envisagent de fédérer et de fusionner, s’il y a lieu, leurs forces pour mener des actions conjointes. Bref, ils s’engagent à lutter ensemble contre les forces armées de l’AES pour le triomphe de leurs idéaux moribonds.

Comme on le dit souvent, le ridicule a cessé de tuer dans ce monde depuis belle lurette. Sinon, comment des forces du mal peuvent oser faire une coalition pour faire face à des forces républicaines ?

Le chic est que toutes ces manœuvres sont orchestrées sans que la communauté internationale et les organisations dites de défense des droits de l’homme ne pipent mot. C’est quand les forces républicaines décideront de les déloger qu’ils crieront à la violation des droits de l’homme.

Il n’est jamais trop tard de bien faire et la communauté internationale a encore du temps pour faire revenir ces forces du mal à la raison. Ce qui est évident, le Mali restera un et indivisible et aucune fanfaronnade des rebelles ne défieront les forces armées et de sécurité malienne de leur mission de sécurisation de l’ensemble du territoire national.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaque contre le Bateau Tombouctou: l’Etat ne faillira pas, le Peuple n’oubliera pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-contre-le-bateau-tombouctou-letat-ne-faillira-pas-le-peuple-noubliera-pas-3076837.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 7 septembre 2023, restera gravé dans la mémoire collective des Maliens comme l’un des plus grandes tragédies que notre nation a subi, à l’instar de l’attaque traitresse du Pacha Juder contre Tondibi (2000 morts), l’héroïque bataille de Sabouciré (150 morts)… Il y a un an, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) alliés aux terroristes du CSP-PSD lançait deux attaques simultanées distantes d’une trentaine de kilomètres : l’une à Bamba contre le camp militaire en faisant 15 morts et l’autre près de Banikane (une commune de Gourma-Rharous, région de Tombouctou).

Au même moment sur le fleuve Niger, à la hauteur du village de Banikane, près de la ville de Gourma-Rharous le Tombouctou, un navire de la compagnie malienne de navigation, en service depuis 1978, qui assure la liaison entre Koulikoro et Gao, vogue paisiblement quand les terroristes coalisés l’attaquent à son tour.

D’une capacité de 300 personnes, ce funeste jeudi 7 septembre 2023, le Tombouctou est surchargé lors de cette traversée, avec plus de 500 personnes à bord, dont des militaires et des élèves de retour de vacances.

<strong>Trois obus, puis le chaos…</strong>
L’attaque criminelle contre le navire commence dans la matinée, avec des échanges de tirs entre les terroristes embusqués sur les berges et les forces de défense et de sécurité postés sur les ponts supérieurs du bateau. Selon les témoignages de certains rescapés, c’est vers 10 h 30 que le navire est heurté par au moins trois roquettes. Conséquences fatales : les moteurs touchés et fortement impactés explosent. Toutes choses provoquent un immense incendie. C’est la sauve qui peut, la tragédie qui profile. Certains passagers se retrouvent bloqués à l’intérieur du navire, meurent calcinés d’autres se jettent à l’eau mais ne sachant pas nager plusieurs passagers se noient. Les rescapés, environ 300-350 trouvent refuge dans les villages avoisinants. Ils sont ensuite acheminés à Gourma-Rharous, puis Gao par les secours et les autorités.

Les deux attaques sont par la suite revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, allié du CSP contre l’armée malienne.

<strong>Pertes</strong>
Le vendredi 8 septembre, lendemain de l’attaque le gouvernement décrète un deuil national de trois jours et annonce un bilan provisoire de 49 civils et 15 militaires tués ». Le bilan officiel est provisoire, il sera revu en hausse les jours suivants. Toutefois, selon plusieurs sources locales, plus d’une centaine de personnes ont été tuées dans l’attaque terroriste inhumaine du Tombouctou et des dizaines ont été portées disparues ; de nombreux blessés qui sont admis à l’hôpital régional de Gao.

Pour preuve : des dizaines de corps sont repêchés et enterrés directement sur les berges du fleuve. Des dizaines d’autres personnes sont également portées disparues. En effet selon le chef d’un village voisin, plus d’une centaine de victimes ont déjà été enterrées – sans compter les passagers ayant péri dans les flammes1. Une autre source locale fait état d’au moins 130 victimes.

Dans un rapport publié le 1er novembre 2023, Human Rights Watch rapporte qu’au moins 120 personnes ont péri lors de l’attaque, d’après plusieurs témoignages. Un survivant ayant accompagné les sauveteurs sur le site de l’attaque affirme, selon l’ONG américaine, que c’est 154 corps ont été récupérés.

<strong>L’Etat ne faillira pas</strong>
En riposte à cette attaque terroriste, les forces armées maliennes ont déclenché une action combinée aéroterrestre qui a permis de neutraliser une cinquantaine de terroristes. En outre, des dispositions immédiates ont été prises par le gouvernement pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance.

Après avoir présenté leurs condoléances à la nation endeuillée, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, le Gouvernement et l’ensemble des institutions ont souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Pour les plus hautes autorités de notre pays, ces attaquent illustrent la barbarie et la lâcheté des terroristes qui fuient l’offensive des FAMas et s’attaquent à des objectifs civils vulnérables. Aussi, le Gouvernement de la Transition réitère son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de la Refondation de notre patrie.

Le vendredi 8 septembre, le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale Djibril Traoré organisée, a annoncé « l’ouverture d’une enquête sur ces faits criminels (…) en vue d’identifier, d’interpeller, de poursuivre et de traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de ces faits criminels. »

L’attaque du bateau Tombouctou a rapidement suscité une vague d’indignation internationale. Des organisations de défense des droits humains, telles que la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et Human Rights Watch (HRW), ont fermement condamné ces violences et exhorté les autorités maliennes à mener une enquête approfondie et transparente. Malgré ces pressions, les résultats concrets manquent cruellement.

<strong>Le peuple n’oubliera pas</strong>
Rappelons qu’un adolescent de 12 ans avait été tué le vendredi 1e septembre 2023 dans une attaque contre le bateau Express Fihroun Ag ALINSAR, qui était à son sixième voyage en provenance de Mopti pour Kabara, région de Tombouctou. Lors de la même attaque un agent de l’escorte et un membre de l’équipage ont été blessés. Des dégâts importants ont été aussi enregistrés sur le bateau.
La compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAF) par la voix de Mahamoudou Sogoba, Directeur commercial avait toutefois rassuré que «toutes les dispositions seront prises pour sécuriser les passagers ». Selon lui, cet incident n’affectera en rien le programme de voyages des bateaux.

Une année après la tragédie, la douleur reste encore très vive. L’attaque terroriste ignoble du Bateau Tombouctou revendiquée par l’Union terroriste JNIM-CSP attend toujours d’être instruite par le Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale. Si aucune communication officielle n’a fait le point de l’enquête la volonté des plus hautes autorités ne souffre d’aucune espèce d’équivoque. Pour le chef du gouvernement, en meeting le 17 août dernier avec le M5-RFP dans le cadre de l’anniversaire de l’avènement de la transition : ‘‘lorsque des citoyens maliens se mettent à assumer un acte terroriste, la tuerie des populations qui était dans le bateau Tombouctou. Mais vous voulez qu’on aille négocier avec ceux qui assument cette tuerie-là ? Non, il faut les poursuivre et les juger
S’ils veulent des négociations qu’ils reviennent comme des Maliens. Ils se mettent sous le coup de la justice. Elle peut les libérer. Les Mali peuvent pardonner. Mais les humiliations que nous avons subies pendant des années nous n’allons pas les oublier’’.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chine: Assimi à la disposition de la Diaspora</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chine-assimi-a-la-disposition-de-la-diaspora-3076835.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[‘’Dugu bla ka fusa ni lada wilili ye’’. Il était donc un devoir pour le Président de la Transition, le colonel Assimi GoÎta, de rencontrer pour échanger et s’enquérir de leur situation, ses compatriotes établis dans cette lointaine partie du monde, la Chine. L’ambassadeur du Mali en Chine, Son Excellence Elysé Jean DAOU, a donc ouvert le 6 septembre 2024 les grandes les portes de la grande salle de réunion de la Maison du Mali la tenue de la rencontre.

L’hôte de tous les Maliens sur le territoire chinois a salué la forte mobilisation de la millier de ses compatriotes établis en Chine, dont plus de quatre-cents étudiants, signe de l’intérêt qu’ils accordent à leur pays et de leur soutien aux autorités de la Transition. L’ambassadeur DAOU a magnifié la constance des autorités de la Transition, qui a permis à la partie chinoise d’élever à un niveau stratégique la coopération entre le Mali et la Chine.

Quant à Abdoulaye DOUCOURE, porte-parole des Maliens établis en Chine, il a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des victimes civiles et militaires succombées sous les balles assassines des groupes armés terroristes.

Ensuite, il a exposé les difficultés des Maliens vivant en Chine. Celles-ci sont, entre autres : le problème des visas, la difficulté d’obtenir des documents administratifs, le problème du rapatriement des dépouilles, en cas de décès, vers le Mali.

Les Maliens de Chine souhaitent également l’ouverture de consulats dans certaines villes chinoises où il y a une forte communauté malienne, ainsi que la résolution du problème de la scolarisation des enfants. Ils ont aussi évoqué le développement du partenariat public-privé, la formation des opérateurs économiques maliens dans le domaine des finances, et la mise en place d’un système efficace pour le paiement du complément des bourses des étudiants.

Prenant la parole, le Président de tous les Maliens, le Colonel Assimi GOÏTA, a fait le compte-rendu de la participation du Mali au 9e Forum sur la coopération sino-africaine. Il est revenu en détail sur les activités menées, notamment sa rencontre avec son homologue chinois, les visites d’entreprises, et les accords conclus avec des sociétés et entreprises chinoises au profit du Mali.

Ensuite, il leur a brossé la situation sécuritaire du pays, des avancées dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que des réformes en cours.

S’agissant des doléances, il dit avoir pris bonne note et a assuré que les membres du Gouvernement ne ménageraient aucun effort pour rechercher des solutions en collaboration avec la partie chinoise.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Moussa Diarra, secrétaire général de Yéréwolo: Ben le Cerveau, un mal nécessaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/moussa-diarra-secretaire-general-de-yerewolo-ben-le-cerveau-un-mal-necessaire-3076833.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:38:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 4 septembre 2023-Le 4 septembre 2024. Un an que le mentor du Mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts, Adama DIARRA alias Ben est en détention. Plaidant sa cause, les responsables dudit mouvement ont animé, ce mercredi 4 septembre 2024, une conférence populaire, à la Maison de la presse. En plus de leur leader, ils demandent la libération de tous les détenus politiques et d’opinion.</strong>

Au présidium, on y notait la présence de plusieurs responsables dudit Mouvement dont Sidiki KOUYATE, porte-parole ; Honorable Moussa DIARRA, ancien député et secrétaire général ; de Bassaro SYLLA, chargé des affaires extérieures. Y étaient présents le Chef de quartier de Konébougou (commune II); des représentants d’autres Mouvements et organisations ; et deux représentants du Parti Yèlèma à savoir Hamidou DOUMBIA et Mody SIDIBE.

Campant le décor, Moussa DIARRA a précisé que la rencontre portait sur trois points essentiels à savoir : le 8e anniversaire du décès d’Amadou Seydou TRAORE dit Amadou Djicoroni ; le 1er anniversaire de la détention de Adama DIARRA dit Ben Le cerveau ; et l’anniversaire de la descente du tout dernier drapeau français au Mali le 5 septembre 1960, en remplacement de celui du Mali.

Ensuite, il a évoqué les raisons apparentes de la détention de leur leader, pour autant, l’un des fervents soutiens de la transition. Selon la justice, a-t-il rappelé, il est inculpé pour deux chefs d’accusation : atteinte aux crédits de l’État ; et menace pour les autorités nationales.

Décortiquant ces reproches de la justice, le secrétaire général de Yèrèwolo a soutenu qu’il n’y a pas un Malien aujourd’hui qui avait accordé de crédit de l’État plus que Ben Le cerveau. Pendant longtemps, il a joué ce rôle de protecteur des autorités, tout en s’interposant entre l’Etat et ses ennemis.

De son engagement pour le pays et sa détermination pour la réussite de la transition, détenir Ben en prison durant un an, cela est trop, a relevé Moussa DIARRA. En dehors du Mali, cette situation porte un coup au combat panafricain. Par conséquent, elle met en retard le continent.

Selon lui, la place de leur leader n’est pas en prison. C’est pourquoi, il a réitéré la demande de Mouvement Yèrèwolo aux autorités politique et judiciaire de libérer leur ‘’Cerveau’’ afin que continue la lutte enclenchée par notre pays.

«On ne peut pas rattraper le temps perdu ; mais on peut arrêter de perdre le temps. Nous demandons aux autorités judiciaires d’arrêter de perdre le temps », a conseillé M. DIARRA.
Selon lui, aujourd’hui, si Ben Le cerveau est un mal, il serait un mal nécessaire. Il a demandé sa mise en liberté.

Cependant, Moussa DIARRA a rappelé que le Mouvement Yèrèwolo avait décidé le 21 novembre 2021, d’aller remettre le drapeau au Président de la Transition, Assimi GOITA à Koulouba. Aux dires du secrétaire général de Yèrèwolo, les hommes et les femmes qui ont eu cette initiative, ne pourraient jamais être l’ennemi du Mali.

Pour sa part, le porte-parole Sidiki KOUYATE a demandé la libération des prisonniers à savoir : Adama DIARRA dit Ben Le cerveau ; Rokia DOUMBIA ; Mohamed Youssouf Bathily dit RAS-BATH; Mamadou Clément DEMBELE; Etienne Fakaba SISSOKO ; ainsi que les 11 politiciens.

A signaler que plusieurs témoignages ont été projetés sur Ben Le cerveau, par plusieurs pays africains tout en demandant sa liberté.

Par SABA BALLO]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Alexandre Ivanov: ‘’les ambassades ukrainiennes menacent l’Afrique’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/alexandre-ivanov-les-ambassades-ukrainiennes-menacent-lafrique-3075642.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 09:47:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Les missions diplomatiques ukrainiennes représentent une menace pour les pays africains en raison de leurs liens avec des terroristes’’. Cette déclaration a été faite à l’agence TASS par Alexandre Ivanov, chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI), en commentant le soutien ouvert des autorités ukrainiennes au terrorisme international, en particulier au Sahel.</strong>

«Les événements récents démontrent l’échec total de la diplomatie ukrainienne en Afrique. Dans ses tentatives de trouver des alliés sur le continent, l’Ukraine s’est fourvoyée et n’a pu établir une coopération qu’avec des terroristes luttant contre des civils. […] L’activité des ambassades ukrainiennes s’est déjà manifestée en Afrique de l’Ouest, mais les autres États ayant des ambassades ukrainiennes doivent être sur leurs gardes, car elles représentent déjà une menace», a-t-il déclaré.

M. Ivanov a déclaré que la coopération de Kiev avec les terroristes «a naturellement amené les gouvernements légitimement élus des pays africains à ne plus vouloir coopérer avec l’Ukraine».

«Aujourd’hui, l’ambassadeur du Burkina Faso en Russie, Aristide Tapsoba, a poursuivi la politique du Mali et du Niger et soutient la décision des alliés de l’association des États du Sahel de rompre les liens avec l’Ukraine. L’Ukraine a fait de gros efforts pour fournir une assistance complète aux terroristes, qui sont souvent reconnus en tant que tels, même par les pays occidentaux», a-t-il souligné.

Alexandre Ivanov a également déclaré que Kiev avait organisé un réseau complexe pour approvisionner le marché noir et livrer des armes et divers produits électroniques militaires pour les besoins des terroristes. «Les ambassades ukrainiennes en Afrique, qui voient le jour dans différents pays pour une raison ou une autre (l’Ukraine n’a commencé à s’intéresser à l’Afrique que ces dernières années) font également partie du réseau de soutien aux terroristes. Les ambassades ukrainiennes permettent aux terroristes de légaliser leurs mouvements en obtenant des visas, ce qui leur donne le droit de se déplacer librement dans toute l’Europe. Il s’agit là d’un problème sérieux qui préoccupe les services de renseignement des États africains, notamment au niveau intergouvernemental dans le cadre des travaux des organisations internationales telles que l’Union africaine», a-t-il précisé.

En effet, du 25 au 27 juillet, des groupes terroristes ont attaqué des unités des forces armées maliennes (FAMa) près de Tin Zaouatine. Rapidement, le porte-parole de la Direction principale des renseignements de l’Ukraine, Andreï Ioussov, a déclaré que Kiev était impliqué dans l’attaque des groupes terroristes armés près de Tin Zaouatine. Le Mali et le Niger ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine en raison de son soutien aux terroristes. Le Burkina Faso n’a pratiquement pas de relations diplomatiques avec l’Ukraine et soutient la décision du Mali et du Niger de rompre les liens avec Kiev.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: insulter les autorités est&#45;elle désormais légalisée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/sans-tabou-insulter-les-autorites-est-elle-desormais-legalisee-3075633.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 09:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Contre les autorités de la transition tout est-il permis ? La Constitution du 22 juillet 2023 a-t-elle bien fait de reconduire systématiquement les dispositions des articles 14 et 15 qui posent le principe des libertés de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de presse ?</strong>

On peut difficilement reprocher à la légistique constitutionnelle qui a posé les pendants de ces libertés, ‘‘reconnues et garanties’’ qui ne peuvent s’exercer que ‘‘dans le respect de la loi…, dans les conditions déterminées par la loi’’.

Notre pays s’est doté de loi n°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la Cybercriminalité dont le champ d’application est d’une part ‘‘toute infraction commise au moyen des technologies de l’information et de la communication en tout ou partie sur le territoire de la République du Mali’’ et, d’autre part, ‘‘toute infraction commise dans le cyberespace et dont les effets se produisent sur le territoire national’’.

S’étonne-t-on que le Procureur Coulibaly mette systématiquement les gens en prison pour leurs dérives ou ‘‘peccadilles’’ selon les vidéomens (ni ma se kaso don na sa…). Le Procureur n’est contre personne, il ne fait qu’appliquer la loi. Mais chacun sait que la loi, c’est loi qui s’applique tout en temps et tout lieu suivant le principe : Dura lex, sed lex. Et l’article 21 de la loi portant répression de la Cybercriminalité dit clairement et distinctement (Injures commises par le biais d’un système d’information) que ‘‘Quiconque profère une injure par le biais d’un système d’information envers une personne est puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 1.000.000 à 10.000.000 de francs CFA ou de l’une de ces deux peines’’.

Dans le dessein de ‘‘broudia’’, les autorités de la transition qui ne font pas leur politique ou leurs affaires, de temps en temps, des politiciens mal inspirés, des syndicalistes égarés, des activistes en mission, ou des vidéomans zélés se permettent, dans les espaces complaisamment prêtés dans les médias ou sur les réseaux sociaux de ‘‘descendre’’ sur eux. Leur cible de choix Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre qui est devenu la courte échelle (Kogo yoro surun) depuis qu’il a déclaré qu’il ne porterait jamais plainte contre un journaliste ou un politicien. Alors on s’en donne à cœur joie…

Après son meeting du M5-RFP du 17 août 2024 qui a été une réussite contrairement aux prédictions et aux manipulations, certains ont juré, sans l’avoir écouté, que le Premier ministre a insulté tous les hommes politiques et injurié le président de la transition le colonel Assimi Goïta. Cerise sur gâteaux : un responsable syndical national de premier plan s’en prend ouvertement au Premier ministre. Dans sa diatribe affligeante, il soutient qu’au regard des antécédents de Choguel Kokalla Maïga, le colonel Assimi Goïta n’aurait pas dû le nommer Premier ministre. Autrement dit, Assimi n’a pas fait d’enquête de moralité avant de nommer Choguel ; qu’il a nommé et maintenu à la tête du Gouvernement quelqu’un qui n’aurait pas dû y être.

Pense-t-il trouver une parade pour opposer le président de la Transition et le Premier ministre ? En tout cas, sa sortie est de loin un éloge pour le président de la transition qu’on fait passer pour un homme d’Etat qui choisit ses collaborateurs au hasard sans enquête. Bon, comme au Mali, être syndicaliste c’est être une sainte nitouche, et être au-dessus de la loi… alors à l’occasion, on peut prendre la défense des politiques incapables de répondre à Choguel, dont le discours a été publié dans ses grandes lignes dans nos colonnes et qui nulle part ne s’en prendre à tous les chefs des partis politiques.

Le président du Comité stratégique du M5-RFP a stigmatisé des hommes politiques qui, au lieu d’être des agitateurs d’idées, font des réalisations populistes comme des forages, puits, routes, ponts. Pour lui, c’est une forme de corruption (investir matériellement pour récolter plus tard des dividendes électorales). Ça n’a rien à voir avec le président de la Transition (le colonel Assimi Goïta n’est pas un homme politique mais un soldat) ou le Premier ministre qui font des réalisations (forages) au nom de l’Etat.

La question est : où sont les hommes politiques de cette catégorie pour répondre ? Quand on mène un combat personnel dans les syndicats, on parle à la place des partis politiques décriés et de tous les voleurs, délinquants à col-blanc et autres corrompus ayant fui le Mali et qui se sont mis personnellement en exil en attendant…

Constitutionnalisée à travers l’article 14, la liberté d’expression est une liberté fondamentale qui permet et conditionne l’exercice d’autres droits et libertés tels que la liberté d’opinion, la liberté de la presse, la liberté de manifestation ou le droit de grève. Au regard de ses dérives, de l’escroquerie avec laquelle on n’en abuse et du détournement de son objet dans notre pays, peut-on et doit la restreindre ? Pas besoin. La liberté d’expression est encadrée par ses restrictions constitutionnelles et légales.

En effet, l’article 14 de la Constitution en pose les limites : ‘‘toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression, dans le respect de la loi’’. En d’autres termes, sous cette transition et au-delà, tout Malien peut continuer de parler, écrire, imprimer librement, tout sauf de rependre l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Il est admis par ceux qui nous servent de référence et continuent de nous donner des leçons (Cour européenne des droits de l’Homme) que, la liberté d’expression peut être limitée pour des motifs :

-d’intérêt général, comme la sécurité nationale, la sûreté publique ou encore l’intégrité du territoire ;

-relatifs au devoir de réserve qui pèse sur les agents publics (exigence d’un certain niveau de neutralité des agents de la fonction publique dans l’expression de leurs opinions) ;

-de protection de droits de la personnalité visant à éviter toute diffamation, discrimination ou atteinte excessive à la vie privée d’autrui ;

-de protection de certains documents, notamment ceux relatifs au secret de la défense nationale ou encore certains documents confidentiels sur des affaires judiciaires en cours.
Puissent les lois nous inspirer pour un Mali de justice, de respect et de liberté.

<strong>PAR ABDOULAYE OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sortie du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations&#45;Unies: le Mali ne cédera pas à la provocation algérienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sortie-du-representant-permanent-de-lalgerie-aupres-des-nations-unies-le-mali-ne-cedera-pas-a-la-provocation-algerienne-3075629.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 09:02:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité à prendre la parole lundi 26 août 2024, lors de la séance consacrée au 75è anniversaire de l’adoption de la Convention de Genève, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations-Unies, l’ambassadeur Amir Bendjama a, avec mépris envers notre pays, appelé à la nécessité de mettre un terme aux violations commises par les ‘‘armées privées qui sont louées par certains États et qui ne sont redevables d’aucun compte’’.</strong>

Le diplomate algérien se désole que ceux qui avec leurs manettes ont ordonné le drone à bombarder ‘‘20 civils maliens’’ ne soient comptables devant personne. Pour lui, quelque chose doit être fait ‘‘au niveau du Conseil de sécurité, au niveau de l’Assemblée générale, pour essayer de trouver une formulation qui puisse intégrer l’action de ces acteurs non étatiques ; mais aussi la punition de ces acteurs non étatiques pour ce qu’ils font à l’encontre du droit international humanitaire et du droit international tout court’’. Estimant enfoncer le clou, du haut de cette tribune des Nations-Unies, il lance ‘‘un message la responsabilisation, la remise des comptes pour tous ceux qui contreviennent au principe du droit international humanitaire’’.

Très belle et pieuse manifestation d’état d’âme s’il ne venait de l’autre côté de la frontière.

<strong>Notre malheur vient de vous</strong>

De notre avis, ce discours devrait venir de tout le monde sauf de l’Algérie. Parce qu’elle est, en tout point, l’antithèse de ce représente notre voisin, devenu méconnaissable, qui feint d’oublier que tous les malheurs que notre nation a subis proviennent d’un groupe armé non étatique algérien, créé par l’Algérie, composé d’Algérien, financé par l’Algérie, et renvoyé au nord de notre pays par l’Algérie.

Il s’agit du Groupe salafiste pour la prédication et le coran qui est devenu Al Qaïda au Maghreb islamique, puis l’État Islamique au Grand Sahara.

Depuis quand l’Algérie se soucie du respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dans ses frontières, à plus forte raison dans notre pays qu’elle doit se résoudre définitivement à arrêter de considérer comme un ‘‘bonus’’ au Sud ?

En tout cas, on ne peut pas être héritière de Ahmed Ben Bella et fouler aux pieds l’intangibilité des frontières, la non immixtion dans les affaires intérieures des autres pays, le respect de la souveraineté des nations, surtout celle du Mali grâce auquel il a pu mener et terminer sa lutte pour l’indépendance.

<strong>Des ‘‘Armées privées louées par certains États’’</strong>

Cicéron a tort quand il pensait qu’il fallait supprimer de toute notre vie l’hypocrisie et la simulation. Car, en diplomatie plus qu’ailleurs, “l’hypocrisie est l’hommage que la vérité paie à l’erreur” (George Bernard Shaw).

Pour peu, on aurait succombé au discours mensonger du sexagénaire. Qui plus que l’Algérie a loué et continue de louer les services des armées privées, des acteurs non étatiques ?

Laissons à la conscience, pardon à la mémoire algérienne et l’Histoire, de dire et de juger de toute l’histoire infectée du Polisario. Intéressons-nous uniquement aux balivernes du représentant permanent de l’Algérie auprès des nations-unies, Amir Bendjama.

En liant le bombardement de ‘‘20 civils maliens’’, aux ‘‘armées privées’’ et ‘‘acteurs non étatiques’’, le diplomate ne fait-il pas référence maladroitement aux deux petites frappes de précisions des FAMa qui ont visé ce dimanche 25 août 2024 des objectifs terroristes auteurs de plusieurs exactions et abus sur les populations civiles.

Le diplomate algérien reprend le narratif des terroristes du CSP, relatif au prétendu ‘‘projet d’épuration ethnique ciblée’’ (brandie chaque fois qu’ils sont en difficulté) perpétré par ‘’ l’Armée de la junte Malienne et les mercenaires Russes du groupe Wagner… à Tinzawatene, à quelques mètres du territoire Algérien’’ et au fantaisiste bilan de ‘’ 21 civils tués, dont 11 enfants et le gérant de la pharmacie, des dizaines des blessés et des dégâts matériels énormes’’.

Est-ce c’est parce que ceux qui sont accueillis à bras ouverts, hébergés, nourris, formés et armés sur son sol contre l’intégrité territoriale du Mali, sont aujourd’hui en difficultés, au regard des succès opérationnels de notre armée, depuis la traite embuscade dont elle n’est pas étrangère, que l’Algérie monte sur ses grands chevaux et ajoute l’épouvantail Wagner, comme si elle ne connaissait les Russes, ni d’Eve ni d’Adam. Quelle hypocrisie diplomatique ?

Dans un excellent article de Sahel intelligence, consultable sur le net, intitulé ‘‘Afrique : Les raisons du soutien financier de l’Algérie à Wagner’’ paru le 26 juillet 2023 et de Frédéric Powelton, on a un aperçu des solides liens entre Wagner et l’État algérien :

‘’Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait pris la décision d’allouer un milliard de dollars à l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dans le but de financer des projets de développement dans les pays africains.

Cependant, l’attribution de ce fonds est soumise à certaines exigences, parmi lesquelles le soutien à Wagner. Cette obligation a suscité des désaccords au sein du gouvernement avec le général Saïd Chengriha, chef de l’armée nationale populaire, entraînant le renvoi du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui s’opposait à toute implication avec Wagner.

Pour comprendre les raisons qui poussent l’Algérie à financer Wagner, il est essentiel d’analyser les facteurs politiques, économiques et sécuritaires qui entrent en jeu.

L’une des principales raisons pour lesquelles Alger a décidé de financer Wagner est liée à ses intérêts géopolitiques. Le régime algérien voit Wagner comme un moyen de renforcer son influence dans la région, en utilisant cette force militaire privée pour protéger ses intérêts économiques et politiques.

En soutenant Wagner, l’Algérie cherche à étendre sa sphère d’influence tout en consolidant sa position dans des conflits régionaux, notamment au Mali et dans les pays du Sahel.

… l’Algérie finance Wagner pour protéger ses infrastructures et installations clés. En échange du soutien de Wagner, le pouvoir algérien offre des accords commerciaux avantageux à la Russie.

En outre, le régime algérien utilise cette force paramilitaire pour intimider et réprimer les manifestations et les mouvements de contestation internes, ce qui renforce le pouvoir en place’’.

Au regard de ce qui précède, force est de constater que Wagner n’est pas consubstantiel qu’au Mali, au Niger, au Burkina. Elle est une réalité qui s’impose à l’Algérie qui travaille avec Wagner depuis bien longtemps.

<strong>L’Algérie doit balayer devant sa case</strong>

Quelle leçon de droit de l’homme l’Algérie peut-elle se farder pour incommoder notre pays. Dans le Rapport 2023 de Human Right Watch on apprend ceci sur l’Algérie :

‘’Les autorités algériennes ont intensifié leur répression des libertés d’expression, de la presse, d’association, de réunion et de circulation, dans le cadre de leurs efforts persistants pour écraser toute contestation organisée.

Elles ont dissous d’importantes organisations de la société civile, suspendu des partis politiques d’opposition et des médias indépendants et continué de recourir à une législation restrictive pour poursuivre en justice des défenseurs des droits humains, des militants, des journalistes et des avocats, notamment sur la base de chefs d’accusation douteux de terrorisme et de réception de fonds dans le but de porter atteinte à la sécurité de l’État, poussant certains d’entre eux à partir en exil.

Entre mars et avril, les autorités ont également adopté une nouvelle législation qui renforce le contrôle des autorités sur les médias et une nouvelle loi sur les syndicats qui pourrait limiter davantage la capacité des travailleurs à s’organiser librement…’’

<strong>Quid des droits des migrants</strong>

En 2023, les autorités algériennes ont continué d’expulser collectivement et arbitrairement vers le Niger de migrants de multiples nationalités, dont des enfants, souvent sans étude de cas individuel ni respect des procédures régulières. Entre janvier et août 2023, l’Algérie a expulsé plus de 20 000 migrants à sa frontière avec le Niger, selon l’ONG Alarme Phone Sahara, basée au Niger.

Des migrants ont continué en 2023 de rapporter des cas de violences, de vols de leurs biens, de détentions arbitraires, de mauvais traitements en détention et d’autres sévices subis aux mains des autorités algériennes lors de leur arrestation, détention et expulsion aux frontières terrestres.

Alors que l’Algérie avait refoulé environ 27 000 migrants à sa frontière sud entre 2015 et 2018, ce sont plus de 36 000 migrants qui ont été expulsés par les autorités algériennes lors de la seule année 2022, selon Médecins sans frontières(MSF), et 27 208 en 2021’’.

En effet, au niveau du Conseil de sécurité, au niveau de l’Assemblée générale, il faut vite ‘’trouver une formulation qui puisse intégrer l’action de ces acteurs non étatiques, mais aussi la punition de ces acteurs non étatiques pour ce qu’ils font à l’encontre du droit international humanitaire et du droit international tout court’’ et les pays qui louent leurs services dont l’Algérie elle-même.

<strong>Après l’immixtion, l’agression puis l’annexion</strong>

La logique algérienne est tellement téléguidée qu’elle est accessible même aux Coulibaly.

Reniant les Martyrs de la Révolution qui ont donné leur sang pour la libération de l’Algérie et oublieuse de l’histoire et de ses enseignements, les dirigeants actuels d’Alger ont pacté avec l’impérialisme français pour attaquer, militairement, le Mali via ses proxys terroristes, puis de plus en plus diplomatiquement, à travers des accusations fallacieuses, diffamatoires et sans fondement auprès de l’ONU et dans les foras des non-alignés.

Mais quelle leçon en droits humains le Mali peut-il recevoir d’une Algérie criminelle qui a renvoyé 20.000 migrants subsahariens dans le désert du Sahara sans eau ni nourriture ?

Faut-il évoqué les centaines de milliers de morts de la guerre civile, l’exportation de son terrorisme vers les pays du Sahel dont le nôtre, l’expulsion de 350.000 marocains le jour de la tabaski (18 décembre 1975).

Pourquoi la vertueuse qui s’émeut du bombardement de ‘‘20 civils maliens’’, armés et habillés en tenus militaires, omet sélectivement le massacre de plus de 200 Burkinabé au même moment et dans la même zone ?

La mort des ‘‘20 civils maliens’’ qui attendrit tant l’Algérie est-elle plus importante que les 200 morts burkinabè ?

Ce parti pris a toujours été une constante dans l’équation séparatiste avec une Algérie comme arbitre qui tape toujours dans le ballon. Cette préférence des narco-séparatistes et des narco-terroristes au détriment de la majorité des populations maliennes met à nu le racisme et la xénophobie d’une Algérie qui s’essaie à un jeu malsain de paternalisme vis-à-vis de cette partie des populations de notre pays. Qu’est-ce qui lie tant l’Algérie et les terroristes ? La mort d’innocents armés ? D’enfants soldats utilisés comme bouclier humain ?

Qu’est-ce que Alger fait de la mémoire des 340 victimes du Bateau Tombouctou qui était rempli non pas de ‘’20 civils maliens’’, mais des centaines d’enfants, des femmes et de vieilles personnes, tous inoffensifs.

Personne n’a jamais entendu un seul mot de compassion, ni de soutien, venant d’Alger pour la vie de ses «pauvres innocents».

Selon le Site le360.ma ‘‘plus le jour J du vote de la présidentielle anticipée du 27 septembre 2024 approche, plus le régime algérien perd ses nerfs. En cause, le rejet massif de cette parodie électorale que les Algériens considèrent comme une mascarade visant à leur imposer à nouveau un président illégitime.

Des dizaines d’opposants politiques ont été arrêtés en Kabylie durant la seule journée de mardi dernier, alors que d’autres ont été strictement interdits de s’exprimer dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Mardi (20 août 2024), des dizaines d’opposants ont été arrêtés en Algérie au moment où ils s’apprêtaient à commémorer le 68è anniversaire du Congrès de la Soummam, un événement historique tenu sous le sceau de la clandestinité dans la wilaya de Bejaia entre les 13 et 20 août 1956, marquant ainsi un tournant majeur dans la structuration et la création d’institutions qui vont servir à encadrer et organiser la résistance algérienne. Ces arrestations, intervenues suite à une rafle policière, ont concerné quasiment tous les hauts cadres du parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont le président du parti lui-même, Athmane Maazouz’’.

Contrairement à l’Algérie, le Mali de Assimi GOÏTA, héritier des traditions diplomatiques léguées par Modibo Keïta et Ahmed Ben BELLA, ne s’est pas immiscé dans les affaires intérieures de son voisin algérien.

<strong>Quid des prises d’otages d’Inamenas</strong>

C’est l’Algérie qui a refusé de céder aux terroristes qui avaient pris en otage le Site gazier d’Inamenas et abattu in fine otages et preneurs d’otages (35 otages) qui demande au Mali de ne pas combattre, pardon bombarder les terroristes. C’est la même Algérie à fleur de peau sur sa Souveraineté qui attend de la nation malienne un renoncement de souveraineté, une abdication de défense de son intégrité territoriale et un abandon de toute dignité et de toute fierté.

Elle, elle peut coopérer avec Wagner, mais pas nous. Elle, elle peut et doit défendre ses intérêts, mais pas nous. Elle, elle est souveraine, mais pas le Mali dans la vision étriqué du diplomate Amir Bendjama.

Pour avoir commis le crime de bombarder des terroristes, des civils armés, l’Algérie de Teboune préconise des sanctions exemplaires contre le Mali pour le dissuader de défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale qu’il ne cède sous aucun prétexte, de coopérer avec qui il veut et de défendre les intérêts supérieurs des populations maliennes.

Non, Son Excellence Amir BENDJAMA doit d’abord trouver une formule au conseil de sécurité dont il est désormais membre pour sauver les populations de Gaza du génocide dont ils sont victimes depuis plus de 10 mois.

Qu’est-ce que l’Algérie a fait depuis une décennie à l’ONU pendant que les Maliens étaient flagellés, amputés, lapidés par des narco-terroristes qu’elle veut blanchir aujourd’hui comme des ‘‘civils maliens’’ ? Depuis quand l’Algérie se soucie-t-elle des civils maliens ? L’affaire a pris un tournant inattendu ?

<strong>Complicité de terrorisme international</strong>

C’est normal que de l’autre côté de la frontière on s’excite après s’être extasié d’avoir massacré, éradiqué Wagner en Afrique et défait l’armée malienne à Tinzaouatène. En effet, c’est le voisin Algérien qui héberge ces terroristes. C’est l’Algérie qui leur sert de base arrière pour attaquer notre pays.

Or d’après la doctrine algérienne :

– celui qui héberge un terroriste est un terroriste ;

– celui qui protège un terroriste est un terroriste ;

– celui qui ne dénonce pas un terroriste est un terroriste.

– celui qui aide un terroriste est un terroriste

– le fils d’un terroriste est un terroriste

– la femme d’un terroriste est une terroriste

– le père d’un terroriste est un terroriste

– le frère d’un terroriste est un terroriste

– l’ami d’un terroriste est un terroriste.

Pourquoi donc Alger accueille Bilal Ag Achérif et ses mercenaires sur son territoire et leur permet d’Algérie, d’attaquer le Mali ? C’est ce receleur de terroristes qui veut instrumentaliser des sanctions contre le Mali ?

Pour mémoire, l’ambassadeur Amir BENDJAMA se rappelle-t-il du nombre d’Algériens massacrés dans les années 90 et 2000 pour venir à bout des terroristes en 2013 ? 100.000 Algériens !

Et, aujourd’hui, on verse des larmes de crocodile sur 20 terroristes peints en ‘’civils maliens’’.

Que l’Algérie qui festoie son apothéose onusien, trouve la formule magique pour punir le Mali de son refus de s’aplatir, de lui céder cette partie de notre territoire à elle et aux terroristes.

En attendant, rien n’empêchera l’armée malienne d’être à Tinzaouatene, dans les prochains jours. Inchallah.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de l’AES de la CEDEAO: bientôt des missions des parlementaires dans l’AES</title>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 15:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le vice-président de la Chambre des représentants du Nigéria, Benjamin Kalu, a confirmé ce samedi 17 août, que des mécanismes de diplomatie parlementaire sont déployés en vue d’éviter la désintégration de la CEDEAO avec le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Bientôt, a-t-il annoncé, des missions du parlement de la CEDEAO sont attendues dans ces trois pays qui forment la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

La capitale ivoirienne a abrité, ce week-end, une réunion du comité conjoint du Parlement de la CEDEAO présidée par le vice-président Benjamin Kalu. En marge de cette rencontre, l’élu nigérian a abordé avec les journalistes la situation conflictuelle au sein de la CEDEAO avec le préavis de trois de ses membres : le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Alors que le sommet des chefs d’Etat de l’organisation ouest africaine a mandaté les présidents sénégalais et togolais pour mener des négociations, le Parlement de la CEDEAO ne veut pas aussi rester en marge. L’objectif ultime est d’éviter le retrait de ses trois pays de la CEDEAO.

Convaincu que le dialogue conduirait à leur réintégration au sein de l’organisation sous régionale, M. Kalu a affirmé que des lettres avaient été envoyées aux gouvernements des pays concernés et que des visites de représentants parlementaires suivraient bientôt.
« Il existe déjà des mécanismes en place, à travers ce qu’on appelle la diplomatie parlementaire, pour les atteindre. Des lettres leur ont été envoyées et très bientôt, certains d’entre nous commenceront à visiter ces pays pour dialoguer avec les chefs de gouvernement », a-t-il indiqué.

« Nous allons leur ouvrir les portes pour qu’ils reviennent dans la famille ; nous avons besoin d’eux. Nous leur dirons, par exemple, que, certes, ils ont peut-être été offensés par une ou deux choses, mais asseyons-nous à nouveau et discutons », a souligné le vice-président du parlement qui craint que le retrait de ces Etats augmente les problèmes de sécurité dans la région.

Kalu a également noté que même dans le pire des cas où les trois pays procéderaient à leur sortie, la stabilité financière de la CEDEAO ne serait pas menacée.
Il a souligné les multiples sources de revenus de l’organisation, notamment la taxe communautaire et les contributions des agences de développement.

« Il existe de nombreuses autres sources. Nous voulons donc nous assurer de rationaliser le processus et de savoir d’où proviennent les fonds. Si cela ne suffit pas, nous augmenterons parce qu’il y a tellement d’agences de développement, il y a tellement de gens qui s’intéressent à la sous-région », a soutenu M. Kalu.

« Il existe de multiples façons de collecter des fonds pour le Parlement, ainsi que pour la communauté », a-t-il déclaré.

En plus de se pencher sur les sorties potentielles, le Parlement de la CEDEAO fait pression en faveur des réformes visant à renforcer l’indépendance législative.

Le vice-président qui préside également le Comité de révision constitutionnelle de la Chambre des représentants du pays, a déclaré que les lois régissant la CEDEAO doivent être mises à jour pour refléter l’évolution du paysage politique.

Depuis des mois, il y a eu plusieurs appels des personnalités politiques et des dirigeants du monde appelant les pays de l’AES à reconsidérer leur position en vain.

Pour les présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le processus de retrait de la CEDEAO est irréversible. Renforçant leur solidarité et complicité, ils ont créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES) devenue ensuite une confédération présidée par le président Assimi GOITA pour un an.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Relations Mali&#45;Algérie: la médiation russe peine à apaiser les tensions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/relations-mali-algerie-la-mediation-russe-peine-a-apaiser-les-tensions-3074535.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 15:00:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les relations entre l’Algérie et le Mali continuent de se détériorer, selon www.africaintelligence.fr. A en croire le média sénégalais, malgré les efforts de médiation russe, les deux voisins semblent s’être enfermés dans une spirale de méfiance. Les activités des Forces armées maliennes à la frontière algérienne suscitent une vive inquiétude à Alger, qui ne cesse de renforcer sa position.</strong>

La Russie tâche depuis plusieurs semaines de rapprocher son client algérien et son protégé malien, dont les relations sont à couteaux tirés autour de la gestion de la crise sécuritaire entre Bamako et les rebelles Touaregs au nord du Mali dont l’Algérie était le principal médiateur.

En janvier 2024, les autorités de la transition ont annoncé la « fin avec effet immédiat », de l’important accord d’Alger signé en 2015 avec les groupes indépendantistes du nord du pays, longtemps considéré comme essentiel pour stabiliser le pays.

Le Mali a invoqué « le changement de posture de certains groupes signataires », mais aussi « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation », selon les termes du communiqué lu à la télévision nationale.

Parmi différents griefs, le gouvernement du Mali reproche à l’Algérie d’héberger des bureaux de représentation de certains groupes signataires de l’accord de 2015 devenus « des acteurs terroristes ». Le régime malien « exige des autorités algériennes de cesser immédiatement leur hostilité ».

L’accord était déjà considéré comme moribond depuis la reprise en 2O23 des hostilités entre l’armée malienne et les groupes indépendantistes à dominante touareg du Nord, dans le sillage du retrait de la mission des Nations unies (Minusma), poussée vers la sortie par les autorités maliennes après dix années de présence. L’accord avait reçu un rude coup supplémentaire le 31 décembre quand le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé lors de ses vœux de Nouvel An la mise en place d’un « dialogue direct intermaliens », donc sans médiation internationale contrairement à l’accord d’Alger.

Par ailleurs, le 4 août dernier, le Mali a rompu ses relations avec l’Ukraine dont les responsables ont reconnu avoir fourni des renseignements aux groupes terroristes à Tinzawaten. Cité par les quotidiens britanniques le Guardian et le Times, Andrii Yusov, le porte-parole du GUR, le service de renseignement militaire de l’Ukraine, avait déclaré que «les rebelles ont reçu les informations nécessaires, et pas seulement des informations, qui ont permis de mener à bien une opération militaire contre les criminels de guerre russes». Une déclaration qui a démontré l’implication des GUR dans les opérations des forces armées de l’Azawad.

Suite à cette affaire, les autorités russes auraient reproché ouvertement à leurs homologues algériens d’avoir manqué à leur devoir de coopération avec les services secrets russes et de surveillance d’une région située tout près des frontières algériennes.

Les autorités russes soupçonnent même l’Algérie d’avoir autorisé, sous pression américaine, l’ouverture de son ciel pour les avions acheminant une brigade des agents paramilitaires des services ukrainiens jusqu’au nord du Mali notamment au niveau de certaines localités situées tout juste près des frontières algériennes.

C’est dans ce contexte explosif que les relations algéro-russes connaissent des tensions vives en raison du rôle très douteux joué par le régime algérien auprès de l’armement et du renforcement des capacités de défense des rebelles Touaregs.

Au regard de ce qui précède, on peut aisément comprendre pourquoi la médiation russe peine à rapprocher ses alliés maliens et algériens.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien de l’Ukraine aux terroristes: Koutiala dénonce et exprime son soutien aux autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soutien-de-lukraine-aux-terroristes-koutiala-denonce-et-exprime-son-soutien-aux-autorites-3073944.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 17:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’appel des forces vives de la région de Koutiala, des centaines de manifestants ont battu le pavé, hier jeudi 8 août 2024, pour dénoncer le soutien de l’Ukraine aux terroristes et exprimer leur soutien aux autorités. La marche a été couplée à une opération de don de sang au profit des forces armées et de sécurité. A l’issue de la marche, un mémorandum a été remis aux autorités administratives qui ont donné l’assurance de l’acheminer à qui de droit.

Sur les banderoles que tenaient les marcheurs, l’on pouvait lire, entre autres, messages : «Honte aux États Terroristes.» «A bas l’Ukraine.» «Honte à l’Ukraine.» «Oui au respect de la souveraineté du Mali.» «Oui au respect de l’intégrité du territoire du Mali.» «Vive Assimi.» «Vive Tiani.» «Vive Ibrahim.» ‘’Non au silence complice de la communauté internationale face à l’attaque terroriste du Mali par l’Ukraine et ses alliés terroristes’’. ‘’Non au terrorisme et l’association des pays terroristes contre le Mali’’. ‘’ Non à la guerre par procuration au Mali’’. ‘’ Non à l’ingérence des ennemis du Mali aux affaires maliennes’’.

Dans la foule, il y avait des dizaines de drapeaux des trois pays de l’AES ainsi que de la Russie.

Selon les organisateurs, cette marche pacifique populaire couplée à un don de sang pour les FAMa a été initiée afin d’exprimer leur désaveu et leur condamnation suite à l’attaque terroriste ignoble et complotiste perpétrée contre nos forces armées et de sécurité à Tinzawatène.

Le porte-parole a déclaré que l’acte de l’Ukraine viole non seulement la souveraineté du Mali et dépasse le cadre de l’ingérence étrangère. Selon lui, c’est une volonté de transformer notre pays en un théâtre de guerre géopolitique par procuration entre les deux pôles du monde.

« Notre pays fait l’objet d’un complot des impérialistes et des vampires assoiffés de la quête de nos richesses. Et si nous ne prenons garde, c’est une nouvelle Libye, une nouvelle Somalie qui est en planification pour faire du Sahel un no man’s land », a-t-il averti.

C’est pourquoi, les forces vives de la région de Koutiala ont appelé le peuple du Sahel à rester débout sur les remparts comme un seul homme. Selon elles, le moment est venu pour le peuple du Sahel pour s’affranchir.

Les manifestants ont rassuré que le combat porté par les pères des indépendances est porté plus haut.

« La population de la région de Koutiala, à travers ses forces vives de façon inclusive, s’est mobilisée pour exprimer son soutien infaillible et indéfectible aux FAMa et aux autorités. Nous disons non au silence complice de la communauté internationale face à l’attaque terroriste contre le Mali par l’Ukraine et ses alliés terroristes ; non au terrorisme et l’association des pays terroristes ; non à la guerre par procuration au Mali ; non à l’ingérence des ennemis du Mali dans les affaires maliennes ; honte à l’Ukraine et ses soutiens complices. La population de Koutiala dit oui au respect de l’intégrité territoriale du Mali ; au respect de la souveraineté du Mali ; au respect des choix politiques des dirigeants ; au respect du choix des alliés du Mali par les Maliens », souligne la déclaration.

Aussi, la population de Koutiala réaffirme son soutien aux autorités maliennes et soutient les décisions prises à l’encontre de l’Ukraine et ses alliés terroristes. Elle demande à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora de se dresser comme un seul homme contre cette hégémonie des ennemis du Mali et de mettre tout en œuvre pour que le Mali ne devienne le théâtre de guerre des puissances par procuration.

Par ailleurs, les manifestants ont pris l’Union africaine et le reste de la communauté internationale à témoin l’affirmation des autorités ukrainiennes. Ils ont déclaré que le soutien de ce pays aux terroristes au Mali viole tous les traités internationaux. C’est pourquoi ont-ils appelé la communauté internationale à sortir de son silence à défaut d’être complice, et de condamner cette attaque terroriste lâche et ignoble contre nos FAMa.

En recevant la déclaration, le représentant du Gouverneur, entouré par plusieurs personnalités de la région, a affirmé recevoir à bras ouvert le cri de cœur des populations de Koutiala.

Selon lui, ce mémorandum démontre la volonté farouche de tout le peuple malien pour recouvrir la souveraineté dans tous les domaines, tous les plans et sur toute l’étendue du territoire national.

«L’attaque dont a fait l’objet nos FAMa et leurs alliés à Tinzawatène a ébranlé les cœurs et les esprits de tous les Maliens dignes de ce nom », a-t-il dénoncé, avant de présenter les condoléances aux familles des disparus et souhaiter prompt rétablissement aux blessés.

Il a indiqué que ce mémorandum contient la volonté de tous les Maliens et qu’il sera transmis aux autorités compétentes dans les plus brefs délais.

Le représentant du gouverneur a enfin remercié les organisateurs pour cette marche qui, dit-il, encourage et réconforte davantage d’être Malien.

PAR MODIBO KONÉ

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<title>Mali: le secteur bancaire résiste au contexte difficile</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-le-secteur-bancaire-resiste-au-contexte-difficile-3073942.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 17:47:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré un contexte économique et politique difficile, marqué par une crise sécuritaire associée à une hausse du niveau des prix, le secteur bancaire malien a démontré sa résilience en 2023.</strong>

Le total bilan des établissements de crédit (14 banques et 4 établissements financiers) a atteint 7 567 milliards FCFA à fin 2023, soit une hausse de 220 milliards FCFA par rapport à l’année précédente.

Cette croissance, bien que modérée, témoigne d’une activité bancaire qui continue de se développer malgré les difficultés. En revanche, les résultats nets ont connu une baisse de 17,6%, s’établissant à 85,7 milliards FCFA.

Cette contraction est attribuable au contexte économique difficile qui a pesé sur la rentabilité des banques. Malgré ce résultat net, le secteur bancaire malien demeure solide, avec un ratio de solvabilité de 15,6%, largement supérieur au seuil réglementaire. Ce ratio indique que les banques disposent de fonds propres suffisants pour absorber d’éventuelles pertes.

La Banque Malienne de Solidarité (BMS) conserve sa première place avec un total bilan de 1 593 milliards FCFA, devançant la Banque de Développement du Mali (1 389 milliards FCFA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (881 milliards FCFA).

D’autres institutions telles qu’Ecobank Mali, la BOA-Mali et la Banque Internationale pour le Mali (BIM) maintiennent également leur position dans le classement.

Coris Bank Mali est descendue de la septième place avec un total de bilan de 333 milliards F CFA, au profit de la Banque Atlantique Mali avec 337 milliards de F CFA.

Enfin, AFG Mali fait son entrée dans le top 10 avec 299 milliards de F CFA d’actifs, reléguant la Banque Sahélo-Saharienne pour l’investissement et le Commerce Mali à la douzième place avec 280 milliards de F CFA.

Malgré les défis, le secteur bancaire malien continue de jouer un rôle essentiel dans l’économie du pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

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<title>Abdel Kader Maiga sur la durée de la transition: pas opportun de proroger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdel-kader-maiga-sur-la-duree-de-la-transition-pas-opportun-de-proroger-3073940.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 17:45:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S’exprimant devant le Premier ministre, ce 5 août 2024, Abdel Kader Maiga a souligné avec insistance qu’il ne serait pas opportun de vouloir poursuivre la transition dans les circonstances présentes, où l’on constate un mouvement de recul : « (…) continuer, aujourd’hui, à vouloir prolonger la transition alors que nous sommes en train de régresser, je ne pense pas que ce soit une très bonne chose (…) ». Après un séjour à la prison, Abdel Kader Maiga, membre du M5-RFP tendance Choguel Kokalla MAIGA, qui réclamait 10 ans de transition, a complètement changé de langage.</strong>

«J’ai bien apprécié le mémorandum du M5-RFP, et c’est le moment de le réitérer. Au fort intérieur des acteurs du M5, au plus fort de la crise, notre souhait, c’est que la transition dure trois ans. Ça, c’était notre souhait, au moins, en tout cas trois ans pour pouvoir régler les différentes questions du Mali.

Dieu merci, nous avons fait ce qu’on peut faire jusque-là. Mais continuer aujourd’hui à vouloir prolonger la transition, alors que nous sommes en train de régresser, je ne pense pas que ça soit une très bonne chose», a-t-il déclaré.

Pour avoir signé le mémorandum évoqué ci-haut, Boubacar Karamoko TRAORE, chargé de mission à la primature et proche du Premier ministre, a été arrêté dans des circonstances controversées le 27 mai 2024 et condamné à un an de prison, le 9 juillet dernier.

Le premier vice-président du M5-RFP, frange fidèle au Dr Choguel Kokalla MAIGA, avait rédigé et diffusé un mémorandum critique qui avait provoqué de vives réactions dans les milieux militaires et politiques. Accusé d’« atteinte au crédit de l’État », « outrage à magistrats » et « diffusion de propos mensongers de nature à perturber la paix publique », il a été condamné à un an de prison ferme en juin 2024.

Le Dr Choguel Maiga a soutenu son collaborateur dans sa démarche, le 5 août 2024, lors d’une audience accordée à Abdel Kader MAIGA, membre du M5-RFP, récemment libéré de prison.

Selon lui, l’arrestation de son collaborateur « n’était pas une histoire seulement de mémorandum ». « Je ne sais pas ce que la justice va décider, c’est la justice qui décidera, mais personne ne va oublier Bouba », a-t-il dit.

Pour sa part, Abdel Kader Maïga, figure influente et proche allié du Premier ministre, avait été arrêté après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, il accusait certains leaders du mouvement et des figures militaires de tenter de déstabiliser le chef du gouvernement de transition. Sa condamnation initiale avait soulevé des questions sur la solidité des relations avec les militaires au pouvoir, un sujet de plus en plus délicat.

Emprisonné à la maison centrale d’arrêt de Koulikoro depuis le vendredi 8 mars 2024 pour « injures publiques », Abdel Kader Maïga avait été jugé sévèrement par le tribunal de première instance, qui l’avait condamné à 12 mois de prison ferme et 12 mois avec sursis. Cependant, lors du nouveau jugement en appel, la peine a été réduite, permettant à MAÏGA de quitter la prison, ayant déjà purgé ses quatre mois de détention.

Par Abdoulaye OUATTARA

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<title>Sans Tabou: quand l’Ukraine se fait ridiculiser !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-quand-lukraine-se-fait-ridiculiser-3073216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 16:52:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aveuglé par la guerre qui l’oppose à la Russie, l’Ukraine a commis le pire des péchés au monde en s’alliant avec les terroristes contre l’armée malienne dans la localité de Tinzawatène. En adoptant cette posture terroriste, l’Ukraine s’isole du reste du monde dont le combat commun est la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Après avoir pactisé avec le diable, l’Ukraine s’est rendu compte de sa forfaiture impardonnable. C’est pourquoi, dans un communiqué en réaction à la décision des autorités maliennes de rompre ses relations diplomatiques, l’Ukraine, en tentant de se racheter, se fait ridiculiser davantage. Donc cette faute mérite une correction exemplaire pour servir de leçon à tous les alliés du terrorisme.

Dans un post sur Facebook le vendredi dernier, l’Ambassadeur d’Ukraine à Dakar, Yuril PYVOVAROV, a déclaré que : « le travail se poursuivra (ndlr : attaques terroristes contre les FAMa). Il y aura certainement d’autres résultats (Ndlr : d’autres morts). La punition des crimes de guerre et du terrorisme est inévitable. C’est un axiome ».

De son côté, à travers des propos subversifs, Andriy Yusov, porte-parole de l’agence ukrainienne de renseignement militaire, a avoué l’implication de son pays dans une attaque lâche, traître et barbare des groupes armés terroristes ayant entrainé la mort de plusieurs éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes à Tinzawatène, ainsi que des dégâts matériels.

Ces deux responsables ukrainiens ont ouvertement et sans la moindre équivoque, affiché le soutien de leur pays au terrorisme international qui sévit dans notre pays. Pire, ces officiels Ukrainiens ont annoncé d’autres « résultats » à venir.

Ces affirmations d’une extrême gravité, n’ont fait l’objet d’aucun démenti ni d’une condamnation de la part des autorités ukrainiennes. Donc, comme on le dit souvent, qui ne dit mot consent. Cela prouve clairement un soutien officiel du gouvernement ukrainien au terrorisme au Mali.

Face à la gravité de l’acte posé par l’Ukraine, notre pays a décidé de rompre toutes ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. Aussi, le Gouvernement envisage une saisine des autorités judiciaires compétentes.

Au lieu de reconnaître son tort et faire marche arrière, l’Ukraine enfonce davantage le clou à travers un communiqué laconique et ridicule. Il estime que la décision du Gouvernement de Transition de notre pays de rompre les relations diplomatiques avec lui est à courte vue et précipitée. Aussi, ajoute-il qu’il est regrettable que le Gouvernement de Transition de la République du Mali ait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l’Ukraine sans avoir mené d’enquête approfondie sur les faits et les circonstances de l’incident survenu dans le nord du Mali, et sans fournir de preuves de l’implication de l’Ukraine dans cet incident.

Quelle preuve l’Ukraine veut encore à partir du moment où certains de ses officiels ont confirmé son appui aux terroristes face à l’armée malienne. Décidément, après avoir commis une faute impardonnable, ce pays veut tenter de berner le monde entier.

En tout cas, les autorités maliennes se disent déterminer à tirer au clair cette affaire de soutien public aux terroristes en saisissant les juridictions compétentes.

Pour son appui aux terroristes ayant coûté la vie à plusieurs de nos forces armées et de sécurité, l’Ukraine mérite des sanctions exemplaires pour servir de leçons à tous les pays et organisations qui s’adonnent à cette sale besogne au profit des ennemis de la paix.

PAR MODIBO KONÉ]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara renonce à ses avantages d’anciens PM: geste citoyen ou stratégie politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-renonce-a-ses-avantages-danciens-pm-geste-citoyen-ou-strategie-politique-3073214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 16:49:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien Premier ministre, Moussa MARA, a décidé de renoncer à ses avantages financiers. Il justifie sa décision par les conditions extrêmes que vivent nos compatriotes. La décision suscite beaucoup de réactions au sein de l’opinion malienne. Si beaucoup de Maliens saluent la décision prise par l’ancien Premier ministre Moussa MARA, d’autres trouvent que c’est juste une stratégie politique, après avoir bénéficié desdits avantages depuis des années.</strong>

Dans une lettre adressée à la Primature, l’actuel Premier ministre, Moussa MARA a fait part de sa décision de renoncer aux avantages financiers que l’Etat lui accorde en sa qualité d’ancien chef du gouvernement. Il justifie cette décision par sa volonté de soulager les finances publiques en contribuant à l’orientation des maigres ressources du Mali vers des destinations plus utiles, notamment les populations éprouvées par la crise sécuritaire et les inondations.

Moussa MARA instruit les services financiers de la Primature d’arrêter le paiement des indemnités mensuel de 700 000 F CFA, la prise en charge de factures d’électricité et d’eau ainsi que la ligne de téléphonie mobile.

Cette décision de l’ex-chef du gouvernement est largement saluée par les Maliens. Certains estiment que les autres anciens Premiers ministres doivent suivre son exemple.

Par la même occasion, les autres hauts responsables ont été appelés à réduire leurs revenus par solidarité aux victimes de la crise.

Mais d’autres Maliens analysent ce geste de Moussa MARA sous un autre angle. Pour eux, cette décision n’est pas anodine quand on sait qu’elle vient d’un homme politique dont l’ambition ultime est de briquer la magistrature suprême du Mali.

L’on se rappelle que dans une courte vidéo postée sur sa page Facebook, il y a quelques semaines, l’ancien Premier ministre, Moussa MARA, abordait le train de vie de l’État. Il avait invité les autorités à s’en passer de certaines dépenses non essentielles pour soulager la souffrance des populations.

Par exemple, l’expert-comptable a suggéré au Conseil national de transition (CNT) de surseoir à l’achat de véhicules cette année pour que les deux milliards prévus servent à d’autres choses plus importantes et plus urgentes.

Aussi, il a proposé la suppression des fonds de souveraineté, notamment ceux octroyés au Président, au Premier ministre et au président du CNT.

Parlant de la réduction du train de vie de l’État, l’homme politique avait insisté à dire que l’exemple devait venir d’en haut, c’est-à-dire des autorités et des institutions de la République. Cela, en se privant de certaines dépenses dont l’argent servira à soulager des milliers de Maliens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Cet appel de l’ancien Premier ministre avait suscité beaucoup de critiques à son encontre. Certains lui avaient rétorqué en disant qu’il doit aussi renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre. Visiblement, il a décidé de corriger cette erreur car on ne peut pas demander aux autres d’être exemplaire alors qu’on n’est pas exempt de critiques.

Rappelons que quand il était chef du gouvernement de transition, Django CISSOKO (Paix à son âme) a initié des projets de lois fixant les avantages accordés au Premier ministre en fonction et aux anciens Premiers ministres. Une initiative prise pour combler un vide juridique en la matière dans notre pays.

Selon la loi, les avantages accordés aux anciens Premiers ministres

sont les suivants : une indemnité de représentation exonérée de tous impôts et taxes dont le mandat est égal aux ¾ du traitement du Premier ministre en fonction ; la gratuité du logement ; une indemnité compensatrice mensuelle de 700 000 FCFA ; deux véhicules dont un véhicule de ville et un véhicule tout-terrain prélevés sur le parc automobile de la Primature, des services de deux chauffeurs et d’une dotation en carburant. Ils bénéficient en outre de la gratuité des fournitures d’eau, d’électricité et de téléphone de leur résidence principale. Deux agents de sécurité sont affectés à leurs services.

PAR MODIBO KONÉ

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<item>
<title>Colonel&#45;major Souleymane DEMBELE, DIRPA : ‘‘les FAMa mettront pieds à Tinzaouatène au prix de leur sang’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-major-souleymane-dembele-dirpa-les-fama-mettront-pieds-a-tinzaouatene-au-prix-de-leur-sang-3073211.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 16:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Les FAMa ne se laisseront jamais divertir par un quelconque appui ou guerre informationnelle à outrance, magistralement cocottés par des ennemis de notre nation dans le but de saper le moral et semer le doute dans leur esprit», a déclaré le Colonel-major Souleymane DEMBELE. Pour le patron de la DIRPA qui a animé, hier lundi, son traditionnel point de presse mensuel, les événements de Tinzaouatène, loin d’être une défaite, ont été une occasion pour les FAMa de démontrer, une fois de plus, leur dévouement et leur sens élevé du devoir. «Il est de notre devoir de sécuriser la population, de stabiliser ce pays après 12 ans de guerre», a-t-il dit.</strong>

Malgré l’appui des pays voisins hostiles à la stabilité du pays, les supplétifs des armées impérialistes, connus sous le vocable de groupes armés terroristes (GAT), les narcotrafiquants et séparatistes ont été défaites à Tinzaouatène, à la frontière avec l’Algérie.

Cette victoire prouve, une fois de plus, la volonté affichée par les Forces armées maliennes de libérer complètement notre territoire de la coalition des terroristes internationaux qui sont en train de sévir dans cette partie du pays.

<strong>Le film des événements</strong>

Ce lundi 5 août 2024, le patron de la Direction des informations et des relations publiques des armées (DIRPA), est revenu largement sur ces derniers événements survenus à Tinzaouatène entre le 19 et le 26 juillet 2024.

Tinzaouatène, dit-il, est une localité située à 200 Km au nord-est de Kidal, et dans laquelle, les groupes armés terroristes sévissaient contre les populations avec des raquettes, des vols et le braquage des convois de ravitaillement des principales villes du nord.

Ainsi, il ressort de son propos que le jeudi 25 juillet 2024, une patrouille FAMa a fait l’objet d’une première attaque terroriste aux abords de Tinzaouatène, mais que la vive réaction de nos forces a permis de repousser l’ennemi et de lui infliger de lourdes pertes en vie humaine et matérielle.

Le vendredi 26 juillet 2024, les combats ont repris avec beaucoup d’intensité. L’aviation FAMa a opéré deux frappes chirurgicales sur les positions ennemies.

Durant toute la journée, les combats ont été ardus et violents. Les GAT ayant bénéficié d’une coalition opportuniste avec l’EIGS et le JIMN ont lancé des véhicules kamikazes contre les positions des FAMa.

Dans la nuit du vendredi à samedi, la coalition terroriste, venue de tout bord, a fait une tentative d’encercler nos forces ayant conduit à de violents combats avec beaucoup de pertes en vie humaine et en matériels tant du côté des FAMa et de la horde internationale des terroristes.

<strong>Trois choses à retenir</strong>

De ces derniers combats, le patron de la DIRPA nous invite à retenir trois choses, à savoir : la dégradation drastique des conditions météorologique avec des vents de sables violents ; les appuis subséquents dans une alliance de circonstance avec les groupes terroristes de la sous-région ; et la bravoure la détermination exemplaire de nos hommes.

Selon lui, les FAMa engagées dans cette opération d’envergure ont montré, une fois de plus, leur dévouement et leur sens élevé du devoir lors de l’attaque.

«La situation n’entamera, en rien, la détermination des Forces armées maliennes engagées dans une dynamique de restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Les FAMa ne se laisseront jamais divertir par un quelconque appui ou guerre informationnelle à outrance, magistralement concoctés par des ennemis de notre nation dans le but de saper le moral et semer le doute dans leur esprit», a-t-il fait savoir.

<strong>L’appui de l’AES</strong>

C’est pourquoi, a-t-il expliqué, les autres forces de l’AES, en appui aux FAMa, ont lancé des opérations coordonnées portées sur des cibles militaires majeures.

Dans son intervention, le Colonel-major Souleymane DEMBELE a rappelé que les forces armées maliennes n’ont jamais reculées devant des obstacles pour recouvrer l’intégrité du territoire national. L’objectif étant de faire en sorte que la population malienne, où qu’elle soit sur le territoire malien puisse vaquer à ses occupations, circuler librement entre les différentes localités, tant pour les personnes que pour les biens.

«En aucun cas, les forces armées ne se lasseront de partir partout où cela est nécessaire pour donner la joie de vivre au Peuple malien», a-t-il rassuré.

Comme ça été le cas pour les autres localités du Mali, que ça soit à Ber, Aguelhok, Tessalit, Kidal, les forces armées maliennes iront à Tinzaouatène et les patrouilles continueront sur l’ensemble du territoire national.

<strong>Soutien avéré</strong>

Sur le cas de l’Ukraine qui a expressément reconnu son soutien aux groupes terroristes, le patron de la DIRPA a répondu qu’effectivement les groupes terroristes ont reçu un appui de l’extérieur.

«C’est un acte diplomatique qui doit être traité par les autorités compétentes en la matière. Le gouvernement malien a déjà réagi avec la rupture des relations diplomatiques avec ce pays», a-t-il expliqué, avant d’ajouter qu’il n’y a pas d’accord de coopération militaire entre nos deux pays.

Pour lui, Tinzaouatène est une localité malienne et dès lors que les FAMa sont investies de cette mission de sécurisation de l’ensemble du territoire malien, de stabilisation de l’ensemble du territoire malien, les forces armées maliennes mettront pied là où cela est nécessaire s’il s’avère que c’est une portion du territoire malien.

«Il est de notre devoir de sécuriser la population, de stabiliser ce pays après 12 ans de guerre», a-t-il dit.

Peut-on parler de défaite à Tinzaouatène ? A cette question, le Colonel-major Souleymane DEMBELE répond sans ambages que ‘’Non’’.

«On ne peut pas parler de défaite à Tinzaouatène, parce qu’on n’était pas sur place pour que ces gens-là viennent nous attaquer. Ce sont les forces armées maliennes qui se sont portées sur Tinzaouatène, qui ont cherché à y mettre pied, qui se sont distingués par leur dévouement et leur bravoure et leur engagement auprès de ce peuple malien », a-t-il précisé.

<strong>Tinza en ligne de mire</strong>

Pour lui, Tinzaouatène n’est pas une défaite pour les FAMa car, ces combats ont été la réaffirmation de la volonté affichée par les Forces armées maliennes à libérer complètement notre territoire de la coalition des terroristes internationaux qui sont en train de sévir dans cette partie.

«Ça nous a permis de nous galvaniser de plus, de faire en sorte que nous puissions acquérir des ressources nécessaires pour mener à bien notre mission régalienne. Ne vous en fait pas, personne ne pouvait imaginer que les forces armées maliennes pouvaient mettre pied à Kidal. Cela a été fait. Tinza par rapport à Kidal, il n’y a pas de comparaison possible. Dès lors qu’on a pu mettre pied à Kidal, Inchallahou, nous allons le faire pour Tinza, mais nous n’allons pas vous dire quand», a-t-il fulminé.

Pour lui, l’objectif n’était pas d’aller conquérir Tinzaouatène et de s’y installer, comme ce fut le cas à Kidal.

«C’est une patrouille de routine qui s’est retrouvée dans cet incident. Les FAMa ont pris pleinement, et en toute responsabilité, la mesure de cet événement. Elles ont aussi procédé à une analyse claire de la situation en vue d’une réadaptation de notre stratégie de sécurisation et de stabilisation du territoire», a-t-il expliqué.

En tout cas, ce qui est évident, si on en croit cet officier supérieur de l’armée malienne, c’est que les forces armées maliennes mettront les pieds à Tinzaouatène, vaille que vaille, au prix de leur sang pour sauver ce peuple malien qui a tant souffert depuis des années.

<strong>Situation sous contrôle à Kidal</strong>

La situation est toujours sous contrôle des FAMa dans la région de Kidal. Et rien ne pourra nous divertir, nous distraire de notre mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire malien, a rassuré le patron de la DIRPA.

«Aujourd’hui, la priorité des FAMa demeure le retour de l’Etat et des services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national ; ainsi que la réduction de la violence», a-t-il annoncé.

A l’issue des combats de Tinzaouatène, les FAMa dénoncent la manipulation des images de guerre en porte-à-faux avec la convention internationale sur le traitement des prisonniers de guerre.

Des images qui, dit-il, ont été prises sous différents angles pour des fins de propagande pour amplifier l’horreur et faire peur.

Avant de terminer, il a appelé à la vigilance et au patriotisme à rester calme et serein, en dépit des campagnes de désinformation, à rester critique face aux sources d’information moins fiables et à se retenir de partager des informations de nature à porter atteinte à la cohésion, à l’unité nationale et le vivre ensemble.

Enfin, le colonel-major a salué la bravoure et la détermination de nos soldats tombés sur le champ de l’honneur et présente les condoléances aux familles des victimes et prompt rétablissement aux blessés.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cession directe des logements sociaux par l’OM: ‘’ une initiative pour faire face à un problème de trésorerie’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/cession-directe-des-logements-sociaux-par-lom-une-initiative-pour-faire-face-a-un-probleme-de-tresorerie-3072783.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/cession-directe-des-logements-sociaux-par-lom-une-initiative-pour-faire-face-a-un-probleme-de-tresorerie-3072783.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 18:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office malien de l’habitat (OMH) a lancé une opération de cession directe de logements sociaux. Cette initiative qui écarte le malien lambda qui n’a pas de gros moyens suscite beaucoup de réactions au sein de la population. Pour éclairer les lanternes et dissiper tout amalgame, le Directeur général de l’OMH, Issa Seydou SISSOKO, a animé, hier jeudi 1er août 2024, un point de presse. Il était entouré par certains de ses collaborateurs.</strong>

A l’entame de ses explications, le directeur général de l’OMH a affirmé que cette opération de cession directe n’est pas destinée à se substituer aux attributions classiques de logements sociaux telles qu’on a l’habitude d’assister depuis environ deux décennies. Selon lui, elle a été décidée par le Gouvernement, en marge d’une série d’autres mesures, pour aider l’OMH à relancer ses activités et à renforcer ses capacités financières afin de faire face aux engagements générés par les séries de conventions signées entre 2015 et 2016.

<strong>Le contexte</strong>

Aux dires de Issa Seydou SISSOKO, dans le cadre de la réalisation du programme présidentiel de 50 000 logements sociaux au Mali, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a organisé, le 16 mars 2015, à l’Hôtel RADISSON BLU de Bamako, une cérémonie de signature de protocoles d’accord de Partenariat Public nationales et internationales.

A cet effet, dit-il, plusieurs protocoles ont été signés par le ministre chargé de l’habitat qui a ensuite instruit à l’OMH de signer les conventions pour leur mise en œuvre.

«C’est dans ce cadre que l’OMH a signé 109 conventions portant sur la réalisation de 45 300 logements, pour un montant global de 955 209 968 470 FCFA devant être amortie sur une période de 4 ans », a éclairé le DG de l’OMH.

Il a rappelé que la pose de la première pierre a été faite le 30 juillet 2015 par le Premier Ministre pour une première tranche de 20 000 logements. Et que le mécanisme de financement retenu prévoit la mobilisation des fonds par les promoteurs immobiliers, qui devront achever la construction des logements dans un délai d’un an.

<strong>Résorber un gap de trésorerie</strong>

« L’OMH s’engage à rembourser les sommes utilisées par les promoteurs immobiliers sur une période de quatre ans, avec un différé d’un an correspondant à la phase de réalisation. Les ressources de l’OMH pour faire face à ce programme proviennent de la Taxe Logement, de la subvention de l’Etat et les loyers perçus pour les logements déjà attribués, et ne dépassent pas les 20 milliards de FCFA par an. Face à cette incongruité, le gouvernement était obligé de demander à l’OMH d’annuler toutes les conventions qui n’ont pas connu un début d’exécution ainsi que celles n’ayant pas atteint 2 % de taux de réalisation des travaux. Cette mesure a réduit le programme initial de 45 300 logements à 12 566 logements dont environ 10 000 logements à Bamako. L’endettement de l’OMH a ainsi été ramené de 955 209 968 470 FCFA à 288 milliards de FCFA hors taxes. Ce montant restait toutefois supérieur à la capacité de remboursement de l’OMH. Cette situation a amené, en l’an 2018, le Gouvernement à prendre certaines mesures dont entre autres, la cession directe de 1200 logements au prix coûtant et la restructuration de l’encours des traites relatives au paiement des logements réceptionnés, sur une période de remboursement de 10 ans au taux de 6 %. Malgré ces mesures, la situation de l’OMH a continué à se dégrader et le plan de financement sur la période de 10 ans, faisait ressortir un gap de trésorerie global de 60,029 milliards de FCFA qu’il convenait de résorber, et qui ne tenait pas compte des engagements résultant des logements attendus », a détaillé Issa Seydou SISSOKO.

<strong>Les attributions classiques reprendront</strong>

Au regard de ce qui précède, informe-t-il, le Gouvernement a adopté en décembre 2021, un plan de restructuration des dettes élaboré par les Ministères chargés des Finances et de l’Habitat, l’OMH et le pool bancaire (représenté par la BMS-SA ) et qui a permis d’obtenir au terme des négociations, une réduction du taux de 6 % à 3 % et l’étalement de la période de remboursement de 10 à 15 ans par les banques et une avance du Trésor public de l’ordre de 50 milliards FCFA pour prendre en charge les impayés.

Aussi, l’on apprend que la convention de restructuration de la dette signée entre les parties prévoit le remboursement sur 15 ans et la cession directe au prix coûtant du reste des logements attendus au titre du programme de 12 566 logements en ce qui concerne la localité de Bamako.

Le Directeur a rassuré que les attributions classiques de logements sociaux reprendront dès que les conditions financières le permettront.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Algérie a&#45;t&#45;elle des leçons à donner à notre pays ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/algerie-a-t-elle-des-lecons-a-donner-a-notre-pays-3072781.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 17:58:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, Ahmed Attaf, en affirmant ‘’le retour à la guerre civile’’ dans notre pays suite aux récents affrontements dans le nord fait une lecture simpliste de la situation. Aujourd’hui, notre pays est agressé et attaqué par des groupes armés qui ont établi des connivences avec des terroristes en vue d’atteindre leur objectif ultime : la partition du Mali. Et l’accord d’Alger qui était l’un des verrous contre ce projet machiavélique a été torpillé par ces groupes au vu et su de l’Algérie alors chef de file de la médiation. Aussi, contrairement à ce que dit le chef de la diplomatie algérienne, le Mali n’est pas uniquement dans la solution militaire pour résoudre ce problème, d’où le dialogue inter-Maliens en vue parvenir à la paix et à la réconciliation nationale.

L’Algérie s’est encore prononcée sur la situation dans notre pays, à travers son ministre des Affaires étrangères, alors que la tension est tendue entre les forces armées maliennes et les groupes séparatistes autour de la localité de Tinzawaten où il y a eu de nombreuses pertes en vie humaine. Ainsi, répondant à une question lors d’une conférence de presse au siège du ministère, M. Attaf a souligné que la dénonciation de l’accord «porte préjudice à tous les acquis réalisés dans ce pays». Tout en ajoutant que «tout ce que l’Algérie redoutait est aujourd’hui une réalité dans la région avec le retour de la guerre civile contre laquelle elle avait mis en garde».

Le gouvernement de notre pays a dénoncé l’accord d’Alger parce que après 8 ans d’application, il a échoué à parvenir à une paix sincère entre les protagonistes. Et le seul acquis de ce document signé en 2015 suite à 8 longs mois de pourparlers a été compromis lorsque les groupes armés ont attaqué les forces armées qui s’apprêtaient à occuper le camp de Ber. Une emprise qui, pour autant, revenait de droit à l’Etat central, selon les textes de la MINUSMA.

Aussi, les groupes armés se sont verser dans des déclarations de guerre être iniquités. La médiation internationale, avec sa tête Algérie, est restée laxiste face à la situation. Que vaut alors un accord s’il est incapable de faire la paix ? Il y a quel processus de paix lorsque les protagonistes se tuent ? Va-t-on rester éternellement dans cet accord vidé de ses valeurs et principes ?

L’évidence est qu’après 8 ans d’exécution, l’accord a montré ses limites avec la complicité passive et active de la médiation internationale. Pour preuve, le président algérien a reçu plusieurs mouvements partisans de la partition de notre pays sans que les autorités n’en soient informées. Une attitude qui a d’ailleurs renforcé le doute sur la sincérité de l’Algérie à conduire à bien le suivi de la mise en œuvre de cet accord. Alors il était logique pour le Mali de trouver une autre alternative.

Comme l’Algérie, le Mali a aussi droit d’expérimenter ses propres solutions dans l’optique de parvenir à la paix d’où l’initiative du dialogue inter-Maliens initié par le président de la transition, Assimi GOITA. Ce dialogue ayant réuni des communautés de toutes les régions a recommandé notamment l’élaboration d’une Charte nationale pour la paix, dont l’avant-projet est en phase de rédaction. A cet égard, notre pays n’est pas dans une dynamique de mener uniquement l’option militaire pour imposer la paix comme rappelé plusieurs fois par le gouvernement.

Qu’est-ce que cette Algérie citée en exemple dans la lutte contre le terrorisme a fait pour faire la paix chez-elle ? Elle a mené une lutte acharnée contre les terroristes en vue de les affaiblir avant de passer à la phase politique avec le dialogue. Après avoir agi de la sorte, ce pays a-t-il des leçons à donner au Mali ?

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Mao MACALOU sur la monnaie de l’AES: le plus important c’est l’aspect sécurité et gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-mao-macalou-sur-la-monnaie-de-laes-le-plus-important-cest-laspect-securite-et-gouvernance-3072370.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:23:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Présent à Ouagadougou dans le cadre d’un panel international de l’AES sur le thème central : « Confédération de l’AES une plateforme d’avenir, les conditions d’une souveraineté économique et monétaire », Modibo Mao MACALOU, économiste et gestionnaire financier, a livré une interview à la chaîne nationale burkinabé. Dans cet entretien, il évoque, entre autres, les voies et moyens pour la souveraineté économique de l’AES, les forces et les faiblesses des pays de l’AES et les préalables pour la création de la monnaie de l’AES.</strong>

L’Économiste Modibo Mao MACALOU a affirmé que l’AES a décidé d’aller, non seulement vers une confédération, mais aussi vers une union économique et monétaire. Pour cela, explique-t-il qu’il y a plusieurs étapes à franchir comme fluidifier les échanges commerciaux entre les États et harmoniser les politiques économiques, notamment la politique fiscale et monétaire.

Il a indiqué qu’une monnaie a trois objectifs essentiels, à savoir : une unité de compte qui permet de fixer les prix des biens et des services ; un moyen d’échanges et enfin une réserve de valeur.

Selon lui, avoir une monnaie ce n’est pas seulement des billets et des pièces de banques seulement, mais aussi le pouvoir d’achat du citoyen.

C’est-à-dire est ce que cette monnaie s’apprécie ou bien se déprécie.

C’est pourquoi a-t-il expliqué que le rôle de la Banque centrale qui fabrique et qui a en charge de mettre en œuvre la politique monétaire est d’imprimer les billets et monnaies pour que les citoyens et les entreprises puissent acheter les biens et les services et que les prix soient stables.

« L’AES peut créer sa monnaie, mais il faudrait qu’il y ait des préalables comme l’harmonisation des politiques économiques. Car si vous n’avez pas les mêmes niveaux des prix et d’inflation, c’est-à-dire si un pays a 5% d’inflation et un autre à 50% d’inflation c’est difficile d’avoir la même monnaie. L’avantage pour l’AES est que les critères de convergence macro-économique sont similaires et les économies sont aussi similaires, c’est-à-dire agro-sylvo-pastoral, mais aussi des économies minières. Les trois pays ont aussi les mêmes faiblesses, à savoir le faible niveau des taux de scolarité, d’accès aux soins de santé, à l’électricité », a décortiqué l’économiste.

Il s’est dit convaincu qu’en se donnant la main et en harmonisant les positions l’AES pourra faire des progrès.

A la question de savoir si les préalables pour la création de la monnaie sont réunis, l’Économiste a soutenu que la monnaie est le reflet de l’économie et que les trois pays traversent une période difficile marquée par l’effort de guerre. Aussi, ajoute-t-il que les trois pays ont des économies extraverties, c’est-à-dire ouvertes sur le monde.

« Si vous prenez les trois pays, ce qu’on appelle le produit intérieur brut (la valeur des produits et des biens que nous produisons pendant toute l’année) 60% de cela dépendent du commerce extérieur. Comme nous finançons l’effort de guerre et nous finançons le développement, est ce qu’il est prudent de produire une monnaie en ce moment, alors que nous avons une monnaie qui, pour le moment, tient bien la route ? Le niveau des prix n’est pas trop élevé, c’est une monnaie fonctionnelle pour le moment. De même, les trois pays au 31 mars 2024 ont pu financer leur économie, la trésorerie des États, à hauteur de 5 mille milliards de FCFA à travers le marché régional de la BCEAO. Je pense que ça peut venir, mais pour le moment il faut se concentrer sur les efforts de défense, de sécurité et de production au sein de nos États », a fait comprendre l’Économiste Modibo Mao MACALOU.

A la question de savoir si l’AES doit créer une nouvelle monnaie ou d’aller avec l’ECO qui est en train d’être mise en place par la CEDEAO ; il rappelle que la monnaie commune de la CEDEAO est en gestation depuis 1983 et que ça été reportée cinq fois déjà.

Selon M. MACALOU, la décision prise par les chefs d’État de la CEDEAO est qu’en 2027 l’ECO soit lancée. Donc, les monnaies nationales disparaîtront.

Pour lui, d’ici là l’AES doit étudier la faisabilité de la monnaie qui n’est pas une question de susceptibilité, mais la stratégie économique qui dépend de ce que vous produisez, de ce que vous vendez et de ce que vous achetez.

Par ailleurs, il a affirmé qu’il va valoir que l’AES amorce la coopération économique avec le reste de l’Afrique. Pour cela, M. MACALOU soutient que tout n’est pas perdu en rappelant que depuis le 1er janvier 2021 il y a la zone de libre-échange continentale africaine qui a été créée et qui va permettre de créer un marché intérieur pour les 54 pays de l’Union africaine.

« Il va falloir que les pays de l’AES qui sont en tête dans la production de l’or, de l’uranium, du pétrole et du coton changent de paradigme pour ne pas être les pays les moins électrifiés, moins d’accès aux centres de santé et à la scolarité. Cela, en disposant de nos ressources naturelles et humaines. Une stratégie qui permettra aux pays de l’AES de prendre leur destin en main pour dépendre moins des chocs exogènes », a conseillé l’Économiste.

Aussi, a-t-il informé que la Confédération de l’AES a mis en place deux stratégies pour ce changement structurel de nos économies.

A savoir le fonds de stabilisation macroéconomique pour maîtriser les prix et ne pas être assujettis aux aléas conjoncturels et à la crise économique. Et la banque d’investissement que les trois pays veulent mettre en place est un aspect très important qui va nous permettre de redynamiser l’outil de production, de mettre en place des infrastructures de production, se désenclaver à l’intérieur et à l’extérieur, d’avoir accès à l’énergie.

Il a insisté pour dire que monnaie coûte excessivement chère et qu’actuellement il y a 62 pays dans le monde qui impriment leurs monnaies à l’extérieur. Selon lui, en Afrique sur les 54 pays membres de l’Union africaine il n’y a que dix pays qui produisent leurs monnaies à l’intérieur. Et en Afrique de l’Ouest il n’y a que deux pays à savoir le Nigéria et le Ghana qui impriment leurs monnaies chez eux.

Il a révélé que les pays de l’UEMOA qui impriment leurs monnaies en France déboursent une cinquantaine de milliards de FCFA chaque année.

Pour Modibo Mao MACALOU, c’est l’aspect sécuritaire et de gouvernance qui sont les plus importants. Il a expliqué que si vous produisez la monnaie et que les conditions de sécurité et de bonne gouvernance ne sont pas réunies cela va provoquer beaucoup de problèmes et le pays va se retrouver avec beaucoup plus de monnaies en circulation que de biens et de services. Ce qui n’est pas bon pour l’économie.

C’est pourquoi il a insisté sur les conditions de sécurité et de bonne gouvernance comme préalable à la création de la monnaie de l’AES.

Il a enfin paraphrasé Kwamé NKRUMAH qui disait que l’Afrique doit s’unir ou périr tout en soutenant que la Confédération de l’AES est une bonne initiative. Et que ce n’est pas pour faire du populisme, du dogme de la démagogie, mais parce que nos pays ont des difficultés et des potentialités similaires.

« Si ces trois pays se donnent la main, vont à l’unissons, ces pays seront entendus au sein de l’Union africaine, au sein des Nations Unies et dans le monde entier », a-t-il conclu.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>

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<title>Colonel Souleymane Dembélé sur les événements de Tinzawaten: ‘‘les FAMa ne vont pas se dénier de leur mission’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-souleymane-dembele-sur-les-evenements-de-tinzawaten-les-fama-ne-vont-pas-se-denier-de-leur-mission-3072368.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le chef de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel-major Souleymane DEMBELE, a affirmé le lundi 29 juillet sur la chaine nationale que les forces armées maliennes ne vont jamais reculer, malgré les pertes en vie humaine aux abords de Tinzawaten où sont basés des groupes séparatistes.</strong>

Dans la bataille de Tinzawaten, la hiérarchie militaire confirme avoir enregistré de nombreuses pertes en vie, sans avancer de bilan précis, lors de plusieurs jours d’affrontement avec les groupes séparatistes aidés par des terroristes.

« Avec la zone très montagneuse, alors on n’est pas à présent arrivé à faire une évaluation de la situation. Mais tout ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu des pertes en vies humaines et matérielles de part et d’autre », a souligné le directeur de la DIRPA ce lundi 19 juillet sur la chaine nationale.

Lors de ce passage médiatique, le colonel-majr DEMBELE est revenu sur les circonstances de ces attaques survenues alors que les Forces armées maliennes menaient leur mission de reconquête de l’ensemble du territoire national.

« Les FAMa étaient dans leur mission régalienne de sécurisation des personnes, mais aussi de stabilisation du pays. Et, ce n’est autre qu’une patrouille de routine qui a été conduite de Kidal en passant par In-afarak, Bougueissa jusqu’à Tinzawaten. C’était alors une bataille de survie pour les groupes armés terroristes », a indiqué l’officier malien, rappelant que les FAMa ont quitté depuis le 19 juillet Kidal pour converger d’abord vers In-afarak avant de l’occuper.

Après Bougueissa, c’est aux abords de Tinzawaten que l’armée a été attaquée par les groupes séparatistes considérés depuis quelques temps par le gouvernement de terroristes. Mis en déroute, ils ont ensuite bénéficié de l’aide des membres du JNIM affilié à Al-Qaïda, a-t-il précisé.

« L’opération est en cours. Les FAMa ne vont jamais se dénier de leur mission régalienne qui est de recouvrer l’intégralité du territoire national, mais aussi d’assurer la sécurisation des personnes et de leurs biens. Et les FAMa sont engagées à cet effet et malgré les vicissitudes, elles vont combattre jusqu’au dernier souffle. Nous n’allons jamais reculer. Notre mission, c’est d’assurer la sécurisation, la libre circulation des personnes et des biens. Mais aussi de stabiliser ce pays », a déclaré l’officier malien.

Selon lui, cette situation ne doit nullement cacher les prouesses de l’armée nationale qui, en deux ans, a fait des exploits que les forces étrangères en dix ans de présence n’ont pas pu réaliser.

« Les forces armées sont seules aujourd’hui à faire face à cette cohorte de terroristes internationaux qui sont sur notre territoire et qui ne veulent pas que les FAMa aillent jusqu’au bout de leur mission. », a-t-il indiqué.

Alors que le pays cherche à assoir sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, il a déploré que dans ce combat, le Mali est victime de guerre informationnelle et communicationnelle. L’objectif, selon lui, est de dénigrer les FAMa, de déstabiliser le pays.

« Il faudrait bien que les populations comprennent cela. Il faudrait bien que les Maliens se rendent compte que ça soit les forces armées maliennes, que ça soit le Mali, que nous sommes dans une dynamique de déstabilisation par les forces extérieures », a conseillé le colonel-major Souleymane DEMBELE.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>

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</item>

<item>
<title>Battaille de Tinzaoutène: ‘’nous sommes tous FAMa’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/battaille-de-tinzaoutene-nous-sommes-tous-fama-3072364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p class="p1">Depuis quelques jours, les Forces armées maliennes sont engagées dans une bataille pour la libération de la localité de Tinzaoutène où les terroristes ont trouvé refuge après avoir fui Kidal. Après le communiqué de ce lundi 29 juillet de l’état-major général des armées faisant le point de la situation et qui rassure par la détermination des FAMa à infliger une correction exceptionnelle aux forces du mal, les messages de soutien ont fusé de partout. Des états-majors des partis politiques et des organisations de la société civile ont exprimé leurs soutiens aux FAMa à travers des communiqués. Nous vous livrons les contenus de certains communiqués que nous avons pu rassembler.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le M5 RFP : « Les FAMa attaquée par des terroristes à la solde de l’Algérie, de l’Ukraine et des pays de l’OTAN »</b></span></p>
<p class="p3">C’est avec une attention particulière que nous suivons l’évolution de la situation militaire à Tinzaouetene à la frontière de l’Algérie où nos forces armées patriotiques sont victimes d’une agression sans commune mesure par une horde de terroristes à la solde de l’Algérie, de l’Ukraine et des pays de l’OTAN.</p>
<p class="p3">Cet acte ignoble et indigne traduit la volonté de l’Algérie et de ses complices d’empêcher par tous les moyens le peuple malien d’exercer sa souveraineté pleine et entière sur l’ensemble de son territoire national.</p>
<p class="p3">Depuis le rejet par les autorités maliennes de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger ce pays que nous avons soutenu durant sa guerre de libération contre le colonialisme français s’est érigé en plaque tournante du terrorisme au nord Mali.</p>
<p class="p3">Face à cette situation délicate nous exprimons notre soutien total et indéfectible à nos forces armées patriotiques dans leur lutte héroïque pour la défense de la patrie et saisissons l’occasion pour dénoncer l’alliance d’un pays fantoche comme l’Algérie aux côtés des forces impérialistes de l’OTAN pour agresser le peuple malien.</p>
<p class="p3">Nous profitons de la présente pour adresser notre entière soutien au gouvernement de la transition, au peuple malien et à tous les patriotes africains dans cette lutte pour la liberté, la souveraineté et la dignité.</p>
<p class="p3">Paris, le 30 juillet 2024</p>
<p class="p3">La Présidente</p>
<p class="p3">Assitan Diallo.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Moussa Mara demande d’engager toutes initiatives d’unité des forces vives</b></span></p>
<p class="p3">Je suis avec attention la situation sécuritaire difficile dans la Région de Kidal, particulièrement ces derniers jours dans la zone de Tinzaouaten.</p>
<p class="p3">J’exprime mon soutien indéfectible à nos forces armées dans leur combat pour instaurer et renforcer le contrôle de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire. Je présente mes sincères condoléances aux familles de nos valeureux FAMA tombés sur le champ d’honneur et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés.</p>
<p class="p3">Je demande aux autorités du pays d’engager toutes initiatives d’unité des forces vives du pays en ces moments particulièrement sensibles de notre vie nationale et de travailler à recoudre les fils d’un dialogue sincère et efficace entre tous les enfants du Mali.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le SYNAFOMA apporte son soutien indéfectible aux FAMa</b></span></p>
<p class="p3">C’est avec une grande attention que le SYNAFOMA suit la situation sécuritaire à TINZAWATENE caractérisée par un violent affrontement entre les Forces Armées Maliennes (FAMA) et les groupes armés terroristes du CSP comme l’indique le Communiqué de l’Etat-Major des Armées.</p>
<p class="p3">En cette douloureuse circonstance, le BEN SYNAFOMA apporte son soutien indéfectible aux Forces Armées Maliennes dans leur lutte noble de recouvrement de l’intégralité territoriale et de protection des personnes et de leurs biens.</p>
<p class="p3">Par ailleurs, le SYNAFOMA adresse aux familles des victimes tombées dans le champ d’honneur ses sincères condoléances. Que leurs âmes reposent en paix et prompt rétablissement aux Blessés.</p>
<p class="p3">Qu’Allah dans sa miséricorde apaise notre Chère patrie.</p>
<p class="p3">Unis, nous vaincrons</p>
<p class="p3">S/C Seran SACKO</p>
<p class="p3">Secrétaire Administratif BEN SYNAFOMA</p>
<p class="p3">Porte-parole</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La CODEM demande d’explorer d’autres pistes pour le retour de la paix</b></span></p>
<p class="p3">C’est avec consternation que le Parti Convergence pour le Développement du</p>
<p class="p3">Mali (CODEM) a appris à travers le communiqué de la DIRPA du 29 juillet 2024, les pertes en vies humaines et matériels dans les rangs de notre vaillante armée lors d’une patrouille de sécurisation dans les environs de TINZAWATEN les 25, 26 et 27 juillet 2024.</p>
<p class="p3">Le Parti présente ses condoléances aux familles endeuillées, aux FAMA, à toute la nation, prie pour le repos de l’âme des disparus et souhaite prompt rétablissement aux blessés.</p>
<p class="p3">Aussi, en plus de la consolidation de l’aspect militaire indispensable pour la sécurisation des personnes et leurs biens ainsi que la sauvegarde de l’intégrité territoriale, CODEM exhorte les autorités à explorer d’autres pistes permettant le retour de la paix et la stabilité à travers tout le pays.</p>
<p class="p3">CODEM condamne le terrorisme sous toutes ses formes et réaffirme son soutien indéfectible à nos forces armées de défense et de sécurité.</p>
<p class="p3">Dans l’esprit d’une communion générale autour de toutes les victimes civiles et militaires sur l’ensemble du territoire, CODEM suggère aux autorités de décréter un deuil national.</p>
<p class="p3">Bamako, le 30 juillet 2024</p>
<p class="p3">POUR LE BUREAU NATIONAL</p>
<p class="p3">Lamine DIALLO</p>
<p class="p3">Secrétaire à la Communication</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La FEMAFOOT exprime sa consternation et sa tristesse</b></span></p>
<p class="p3">C’est avec consternation et tristesse que nous avons appris, à travers le communiqué de l’Etat-major Général des Armées, l’attaque des Groupes Armés Terroristes contre nos forces de défense, ayant occasionné des pertes en vies humaines et matérielles.</p>
<p class="p3">Cette situation ne peut laisser indifférent aucun malien digne de ce nom.</p>
<p class="p3">Aussi, le président, les membres du comité exécutif et toute la famille du football de notre pays, condamnent énergiquement ces actes ignobles et barbares.</p>
<p class="p3">Par la même occasion, nous réaffirmons notre soutien sans faille à notre armée nationale dans son œuvre salvatrice, pour la conquête et la sauvegarde de l’intégrité territoriale de notre cher pays le Mali.</p>
<p class="p3">Vive les FAMAS dans un Mali uni, indivisible et prospère.</p>
<p class="p3">Bamako, le 30 juillet 2024</p>
<p class="p3">P/ LE COMITE EXECUTIF</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’URD demande de décréter un deuil national</b></span></p>
<p class="p3">L’Union pour la République et la Démocratie (URD) a suivi avec une très grande préoccupation les événements survenus à Tinzaouatene entre nos vaillantes Forces Armées Maliennes (FAMas) et les Groupes Armés Terroristes.</p>
<p class="p3">Cette situation survenue à Tinzaouatene est une manifestation supplémentaire de cette cabale orchestrée contre le peuple malien en général et nos braves FAMas en particulier, par une coalition de forces terroristes de la sous-région et leurs soutiens étrangers.</p>
<p class="p3">Les informations officielles fournies par l’État-Major des Armées font cas d’un nombre important de pertes en vies humaines et matérielles.</p>
<p class="p3">L’URD salue la mémoire de nos braves soldats tombés en défendant la patrie et adresse ses condoléances les plus émues à leurs familles.</p>
<p class="p3">L’URD adresse ses sincères souhaits de prompt rétablissement à tous les blessés.</p>
<p class="p3">LURD condamne avec la dernière énergie la guerre communicationnelle que subit notre pays à travers différents réseaux sociaux et certains médias étrangers dans un dessein funeste de saper le moral de nos FAMas et une vaine tentative de déstabiliser notre pays.</p>
<p class="p3">L’URD invite les autorités de la Transition à décréter un deuil national à la mémoire de nos vaillants soldats tombés sur le champ de l’honneur à Tinzaouatene,</p>
<p class="p3">LURD réitère son soutien indéfectible à nos vaillantes Forces Armées.</p>
<p class="p3">Qu’Allah bénisse le Mali !</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>L’Adéma-PASJ salue le dévouement des FAMa</b></span></p>
<p class="p3">Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) exprime son soutien total et sa solidarité aux Forces Arillées Maliennes (FAMA) à la suite des récents affrontements survenus à Tinzawaten.</p>
<p class="p3">L’Adéma-PASJ salue le courage, le dévouement et le professionnalisme de nos soldats qui, au quotidien, défendent l’intégrité territoriale, la sécurité et la paix dans notre cher pays.</p>
<p class="p3">Les événements de Tinzawaten nous rappellent les sacrifices constants que nos militaires consentent pour protéger nos citoyens.</p>
<p class="p3">L’Adema PASJ présente ses sincères condoléances aux familles des soldats tombés au combat, partage leur douleur et leur tristesse et souhaite prompt rétablissement aux blessés.</p>
<p class="p3">En ces moments critiques, l’Adéma-PASJ appelle à l’unité nationale, à la solidarité et à la cohésion sociale.</p>
<p class="p3">Il est impératif que tous les citoyens maliens, au-delà des clivages politiques, se mobilisent pour soutenir nos forces armées dans leur mission sacrée.</p>
<p class="p3">L’unité nationale est notre meilleure arme pour surmonter les défis sécuritaires auxquels nous sommes confrontés.</p>
<p class="p3">L’Adema PASJ réaffirme son engagement à œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement du Mali.</p>
<p class="p3">L’Adéma-PASJ exhorte la communauté internationale, notamment les partenaires sincères du Mali, à apporter son soutien et son accompagnement à notre pays dans la lutte contre les menaces terroristes qui ne connaissent aucune frontière.</p>
<p class="p3">Que Dieu bénisse le Mali et protège nos forces armées.</p>
<p class="p3">Bamako, le 29 juillet 2024</p>
<p class="p3">Le Comité exécutif</p>
<p class="p3">Le Président</p>
<p class="p3">Abdel Karim KONATÉ</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le FISPA demande la mobilisation générale</b></span></p>
<p class="p3">Le Front International des Sociétés civiles Panafricaines (FISPA) bureau du Mali fidèle à son combat de libération de l’Afrique et singulièrement du Mali du joug néocolonialiste, se réjouit de l’accomplissement par les FAMA de leur mission régalienne dont entre autres : La Défense de la patrie, la protection des personnes et de leurs biens.</p>
<p class="p3">Le FISPA compte tenu du travail remarquable de nos FAMA sur le terrain, réaffirme son soutien et en appelle à une union sacrée de tous les fils du pays autour des autorités et de l’armée.</p>
<p class="p3">L’heure est grave car nos FAMA sont rentrées dans une nouvelle phase de la guerre contre les terroristes qui faut-il le rappeler, prend une nouvelle tournure avec la bataille héroïque et victorieuse menée dans la zone de Tinzawatene ces dernières heures.</p>
<p class="p3">Le FISPA en appelle à la mobilisation générale afin d’encourager nos FAMA pour une victoire finale contre les envahisseurs de la Nation.</p>
<p class="p3">Unis, nous réussirons !</p>
<p class="p3">Fait à Bamako le 30 juillet 2024</p>
<p class="p3">Le Président</p>
<p class="p3">Bokari Dicko</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La LC condamne les agissements criminels des terroristes</b></span></p>
<p class="p3">Le Parti La Convergence a appris avec une grande consternation, à travers un communiqué de l’Etat-major Général des Armées, l’attaque terroriste lâche et barbare contre l’unité de nos FAMA dans les secteurs d’In-Farak et de Tinzawatene.</p>
<p class="p3">La Convergence «L.C» condamne avec la dernière rigueur les agissements criminels des groupes terroristes et de tous leurs soutiens.</p>
<p class="p3">La Convergence «L.C» tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et à l’ensemble des FAMa.</p>
<p class="p3">La Convergence «L.C» rassure les FAMa de son soutien indéfectible dans leur noble mission de défense de la Mère Patrie.</p>
<p class="p3">La Convergence «L.C» exhorte les autorités de la Transition à mettre tout en œuvre pour traquer les terroristes et les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils rendent compte de leurs actes odieux.</p>
<p class="p3">La Convergence «L.C» appelle le peuple malien à l’union sacrée et à la solidarité sans faille autour des FAMa.</p>
<p class="p3">LA CONVERGENCE «LC»</p>
<p class="p3">Le Mali, notre raison d’être !</p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inondation à Bla: l’Etat vole au secours des populations sinistrées</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/inondation-a-bla-letat-vole-au-secours-des-populations-sinistrees-3072362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:10:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pieds dans l’eau depuis plusieurs jours suite à des inondations, Bla vient d’avoir le soutien des autorités nationales. Ce mardi 30 juillet 2024, le ministre de la Santé et du développement social, Assa Badiallo TOURE, était présente pour alléger les souffrances des sinistrés avec des vivres et non vivres ainsi qu’une enveloppe d’une valeur de 230 millions de F CFA.</strong>

Les inondations à Bla, région de San, ont eu des conséquences importantes. Entre le 22 et le 25 juillet 2024, des pluies diluviennes ont touché la ville de Bla et les communes environnantes, causant d’importants dégâts. Plus de 6 000 personnes (400 ménages) ont été touchées par ces intempéries, avec des dommages matériels considérables. Deux tiers des habitations, 165 latrines, le Centre de Santé de Référence (CSRef) et d’autres infrastructures ont été détruits ou endommagés.

Le ministre de la Santé et du Développement Social, médecin colonel Assa Badiallo TOURE, accompagnée du ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, du président de la Commission Santé et Développement Social du CNT, Aboubacar Sidiki Fomba, et des autorités locales dont le Gouverneur de la région, a effectué ce mardi 30 juillet 2024, une visite dans la ville de Bla pour constater les dégâts et apporter le soutien d’urgence des plus hautes autorités du pays.

Ce soutien est composé de vivres et de non vivres, de kits Wash, des tentes et des bâches pour servir d’abris provisoires, de kits de dignité pour les femmes et les filles ainsi que des ressources financières en liquidité d’un montant de 230 millions de nos francs pour assurer les services du « cash transfert » (transfert d’argent).

En effet, les premières évaluations font état de 876 villages touchés dans tout le cercle de Bla pour 9731 personnes touchées dont 3533 femmes et 3 068 enfants et 1930 maisons endommagées contre 1587 maisons effondrées.

Plusieurs bâtiments publics et privés sont également endommagés dont certaines unités du Centre de Santé de Référence, le magasin de Save The Children, le Centre d’Autonomisation des Femmes de Bla.

Ainsi, au CSREF, pratiquement toutes les unités ont été touchées avec des dégâts énormes par endroits. La pharmacie, le groupe électrogène et l’incinérateur ont été complètement endommagés, ce qui a amené la délocalisation du dépôt de pharmacie et la consultation dans les locaux du Conseil de Cercle de Bla.

Après 72 heures, les accouchements et les hospitalisations ont repris au CSRef. Le tour de la ville a également permis à la délégation de constater les dégâts assez énormes et des sinistrés logés temporairement dans les écoles.

Une situation difficile qui, selon le représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM), Eric Perdison, a nécessité une assistance rapide des acteurs humanitaires qui n’ont ménagé aucun effort pour se donner la main.

La solidarité du gouvernement « se poursuivra pour répondre aux besoins les plus urgents des populations affectées à travers le concours des groupes de veille dûment équipés et installés sur toutes l’étendue du territoire », a assuré le ministre Assa Badiallo Touré.

Elle a opportunément salué les populations de Bla pour leur résilience et leur patience face aux différentes épreuves que traversent la région et le Mali tout entier.

A l’ensemble des Maliens, le Ministre de la Santé et du Développement Social en appelle à plus de vigilance et davantage de respect des consignes et conseils des services compétents en libérant les voies de ruissellement des eaux, en évacuant les caniveaux à l’approche de l’hivernage et en respectant les consignes relatives aux mesures d’hygiène et de salubrité.

Pour le ministre Redouwane, ce don va permettre aux sinistrés de subvenir à leurs besoins pendant trois mois au terme desquels le PAM interviendra, entre-temps la recherche d’autres partenaires humanitaires se poursuivra.

Un représentant des familles touchées s’est réjoui de cette marque de considération des autorités et espère que des solutions plus durables vont être envisagées afin d’éviter que de telles inondations ne s’abattent sur une population déjà fragilisée par la pauvreté.

Par ailleurs, les ressortissants du cercle de Bla résidant à Bamako, se sont félicités de l’initiative du ministre Assa Badiallo TOURE et son homologue. Ils ont salué et félicité les villageois pour l’assistance qu’ils se sont apportés eux-mêmes face au sinistre.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Côte d’Ivoire: que craint la communauté malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/cote-divoire-que-craint-la-communaute-malienne-3072359.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lors d’un point de presse à la maison du Mali en côte d’ivoire, le vendredi 25 juillet, le Haut Conseil des Maliens de la Côte d’Ivoire (HCM-CI) avait réagi à un faux communiqué de protestation contre le retrait du Mali dans la CEDEAO, circulant sur les réseaux sociaux au nom de la Diaspora malienne en côte d’ivoire. Dans son communiqué, le HCM-CI se disait consterné par ce qu’il qualifie de tentative machiavélique avant de réaffirmer sa ferme conviction de soutien à la politique des autorités actuelles. Double propos, ces mêmes personnes sont sorties dans une autre vidéo publiée quelques jours après, pour une rectification et s’excuser auprès des autorités ivoiriennes pour avoir pris position contre les manifestants.

Les responsables du Haut conseil des maliens de Côte d’Ivoire ont-ils reçu des menaces ? Difficile de croire le contraire face au revirement de position qu’ils viennent de faire.

Après avoir critiqué l’initiative de la marche de protestation, dans une nouvelle déclaration, les représentants des Maliens établis en Côte d’Ivoire, avec un ton plus courtois, disent avoir le regret de faire une telle déclaration qui, disent-ils, « a été mal compris».

Ainsi, ils présentent leurs excuses et remerciements aux autorités ivoiriennes (membres de la Cedeao), qui ne ménagent aucun effort pour offrir à la communauté malienne l’hospitalité, la sécurité et le bien-être.

« Lorsque l’homme fait une erreur, il doit la reconnaître et la corriger, c’est pourquoi nous demandons pardon à toute la population Ivoirienne pour les excès de langage » peut-on entendre de la voix de Moulaye HAIDARA, président du HCM-CI.

Rappelons que dans leur première déclaration, le Haut Conseil des Maliens de Côte d’Ivoire (HCM-CI), le Conseil Supérieur de la Diaspora malienne (CSDM) et le Conseil National de la Jeunesse malienne en Côte d’ivoire (CNJ), ont réagi face à la demande d’une soit distante « Association des Maliens de la CEDEAO en Côte d’Ivoire » qui circule sur les réseaux sociaux depuis le 24 juillet , pour être autorisée à manifester devant l’ambassade du Mali en Côte d’ivoire, le vendredi 02 Août 2024, entre 10h et 11h, aux motifs fallacieux de « rejeter leur marginalisation, réaffirmer leur attachement à la CEDEAO et dénoncer la tentative de retrait unilatéral du Mali de la CEDEAO ».

Face à cela, les responsables desdites faitières, seuls habilités à parler au nom de la communauté malienne en Côte d’Ivoire, ont condamné avec la dernière rigueur cet acte crapuleux d’usurpation de titre dans lequel ne se reconnaît aucun Malien vivant en Côte d’ivoire de la part d’une association fictive qui n’a aucune existence légale car ne disposant d’aucun récépissé, peut-lire dans leur déclarations.

En réalité, accusaient-ils, ladite association n’est qu’un paravent pour des milieux politiques aux desseins inavoués et en perte de popularité et ne saurait en aucun cas s’opposer à une décision souveraine, prise en toute connaissance de cause par les plus Hautes autorités de la Transition, soutient la communauté.

Elles avaient ainsi saisi cette occasion pour réaffirmer son entière solidarité aux autorités maliennes et son soutien indéfectible au Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition Chef de l’Etat du Mali ainsi qu’à ses pairs de l’AES, les présidents Général Abdourhamane TIANI et Capitaine Ibrahim TRAORE.

Enfin, la communauté malienne a tenu à rassurer tous ses concitoyens que le Mali demeure toujours membre de l’UEMOA et qu’à ce titre, aucune entrave ne sera faite à la libre circulation et au libre établissement des citoyens des pays membres dans ledit espace.

Après cette reculade, les responsables maliens se sont comme livrés aux vautours ivoiriens ; car sur les réseaux sociaux, ils ont été traités de tous les noms par les internautes, certains même souhaitant leur rapatriement de la RCI.

En marge de cela, si leur première déclaration était dans le dessein d’éviter une manifestation illégale et dont ils ne se reconnaissent point ; attendons de voir si ladite sortie d’une association illégale prévue pour le vendredi 2 août sera effectuée.

<strong>PAR AMINA SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: riposte des FAMa, les balivernes des terroristes du Cadre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-riposte-des-fama-les-balivernes-des-terroristes-du-cadre-3072345.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi soir, les forces armées maliennes soutenues par leurs frères d’armes du Burkina Faso, ont bombardé plusieurs positions tenues par les séparatistes et leurs alliés terroristes à Tinzawaten. Du coup, le discours de réjouissance du côté des terroriste a vite changé. La propagande terroriste, depuis ce mercredi, occupe les médias étrangers et tente de faire croire que les cibles de ces attaques étaient des orpailleurs. Or, cette pratique est suspendue par une décision du ministre en charge des Mines, comme chaque année pendant la période hivernale.</strong>

« Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Cette expression juridique sied au contexte de la bataille dans la zone de Tinzawaten lorsque des groupes séparatistes du Centre stratégique permanent s’est coalisé avec le JNIM affilié à Al-Qaïda pour tendre une embuscade aux forces armées maliennes. Le bilan est lourd : plusieurs soldats sont tués et d’autres se sont faits prisonniers.

C’est dans cette euphorie qu’ils appellent une victoire sur les FAMA, que les groupes malfaiteurs n’ont pas hésité à exposer sur les réseaux des corps jonchés sur le désert en violation flagrante des droits les plus élémentaires du respect de la dignité humaine. Comment des gens qui ont filmé en direct les exactions sur des «soldats maliens » et des « combattants dits de Wagner » et leurs exécutions sommaires en montrant leur fosse commune sur les réseaux peuvent-ils invoquer l’humanité de communauté internationale sur le retour de la manivelle ? Ces « rebelles victorieux » ne savent-ils pas que courte queue se paie par courte queue ?

En effet, dans leur communiqué de propagande, ils lancent un appel « pressent aux juridictions internationales indépendantes et aux organisations de droit de l’homme à s’intéresser à ces crimes de guerre et contre l’humanité visant des populations civiles sur la base de leurs appartenances et leur choix politique, afin que leurs auteurs ne demeurent impunis ». Quelle ironie ? Ont-ils oublié en si peu de temps, les tortures, les privations des libertés, l’hécatombe commis dans certaines localités du pays par leur faute ?

Une piqure de rappel s’impose. En 2012, ce sont ces groupes rebelles pour des revendications politiques transformées en doléances sécessionnistes qui ont noué des partenaires avec des groupes terroristes qui ont commis des crimes les plus abominables dans notre pays. Des mains ont été coupées, des femmes violées et mariées de force, des civils et des militaires désarmés et tués. Bref, la liste est longue. Des victimes et des témoins vivent toujours avec les séquelles de ces faits.

Comme si ces situations n’ont pas servi de leçon, encore lors de l’embuscade contre les forces armées maliennes, ces groupes séparatistes ont réaffirmé leur connivence avec les terroristes qui ne cessent de massacrer les communautés qu’ils disent protéger. L’un des leaders de ces organisations, en l’occurrence Iyad Ag GALI, est recherché pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Forts dans la manipulation et dans la propagande, les séparatistes du Cadre veulent tourner le sujet en présentant les victimes comme étant des candidats à la migration qui font de l’orpaillage. Depuis quand le sort des communautés est leur souci ? Celles qu’ils oppriment en les soumettant à l’esclavage. Pas certainement.

Dans tous les cas, depuis le 25 juin dernier, l’orpaillage comme chaque année, à la même période, est suspendu par une décision du ministre des Mines.

« Conformément à l’arrêté interministériel n°1907/MM-MATD-MSPEC-MEADD du 1er juillet 2015, le ministre des Mines informe l’opinion publique de la suspension des activités d’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national de la période allant du 15 juin au 30 septembre 2024 », précise le communiqué du ministre des Mines Amadou KEITA.

Ce qui veut dire que ceux qui étaient en train d’exploiter ce site d’orpaillage étaient dans l’illégalité et dans la clandestinité, selon les textes. L’on estime par ailleurs que seuls les brigands et malfaiteurs se livrent à ces genres d’activités malsaines. À moins qu’ils ne soient des ignorants or nul n’est censé ignorer la loi. Les manœuvres pour faire passer leurs complices pour des orpailleurs ne passeront pas. Les images diffusées (des adultes barbus et costauds comme des mercenaires djihadistes) trahissent l’âge des candidats à l’émigration.

Comme toujours après chaque débandade, ils s’en prennent à la Turquie d’avoir vendu des drones à un pays souverain en vue de la protection de son territoire contre des forces du mal. Ainsi, ils invitent les autorités turques à revisiter leur politique de fourniture de drones aux militaires de notre pays.

Pourquoi ne demanderaient-ils pas à la Turquie d’arrêter seulement de les fabriquer ?

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinée&#45;Bissau : le gouvernement de transition approuve l&amp;apos;adhésion du pays à la Convention de La Haye sur l&amp;apos;apostille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/Guin%C3%A9e-Bissau-%3A-le-gouvernement-de-transition-approuve-ladh%C3%A9sion-du-pays-%C3%A0-la-Convention-de-La-Haye-sur-lapostille-3072103.html</link>
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<description><![CDATA[ BISSAU, 10 février (Xinhua) -- Le gouvernement de transition de la Guinée-Bissau a approuvé mardi l&#039;adhésion du pays à la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l&#039;exigence de la légalisation des actes publics étrangers, également connue comme la Convention de La Haye sur l&#039;apostille, un instrument international qui supprime l&#039;exigence de légalisation des documents publics, facilitant ainsi leur reconnaissance et leur utilisation à l&#039;étranger. ]]></description>
<enclosure url="" length="38744" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="detailContent">
<p>Cette décision a été prise lors d'une session ordinaire du Conseil des ministres, présidée par le chef de l'Etat de transition, Horta Inta-A.</p>
<p>Adoptée à La Haye en 1961, cette convention est perçue comme une étape importante pour simplifier les procédures, réduire les coûts et débureaucratiser la circulation internationale des documents publics bissau-guinéens, tels que les actes de naissance, les diplômes ou encore les documents commerciaux. Fin</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Indépendance judiciaire en Afrique: l’influence des gouvernements pointée du doigt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/independance-judiciaire-en-afrique-linfluence-des-gouvernements-pointee-du-doigt-3072101.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un nouveau rapport du Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire met en lumière la crise de l’indépendance judiciaire en Afrique. Ledit rapport met en lumière de nombreux défis qui menacent les fondements de la justice dans les pays africains, notamment l’influence du gouvernement sur le système judiciaire, ainsi que le mépris des décisions de justice.</strong>

Les résultats de cette enquête ont été publiés lors du lancement en juillet du Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire, une initiative d’Afrobarometer conçue pour soutenir les activités qui renforcent l’indépendance judiciaire en Afrique.

Selon le rapport, l’indépendance judiciaire en Afrique est soumise à de fortes pressions alors que de nombreux pays sont aux prises avec des défis qui constituent des menaces existentielles pour l’intégrité de leur système judiciaire.

L’analyse panoramique, intitulée « Analyse générale de l’état de l’indépendance judiciaire en Afrique », fournit une évaluation approfondie de l’indépendance judiciaire africaine, en se concentrant sur 11 pays prioritaires : l’Angola, la République Démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Zimbabwe et le Ghana.

Le rapport met en lumière de nombreux défis qui menacent les fondements de la justice dans les pays africains, notamment l’influence du gouvernement sur le système judiciaire à travers les nominations des dirigeants et les promotions judiciaires, ainsi que le mépris des décisions de justice. Le rapport cite également une corruption omniprésente qui érode la confiance du public, conduisant à des poursuites sélectives, à des procès inéquitables et à des violations des procédures régulières. D’autres défis identifiés sont les transitions de pouvoir non démocratiques qui perturbent l’ordre constitutionnel, les menaces et les attaques contre les juges et les professionnels du droit, ainsi que l’influence de l’origine ethnique, du régionalisme et des préjugés sexistes sur la prise de décision et les nominations judiciaires.

Les défis socio-économiques tels que l’insuffisance des ressources, les mauvaises conditions de travail et les bas salaires des magistrats sont également identifiés comme des facteurs qui augmentent la vulnérabilité à la corruption et aux influences extérieures. Les risques liés à la sécurité des juges, en particulier dans les régions touchées par des conflits, nuisent encore davantage à l’efficacité et à l’impartialité de la justice.

Les résultats ont été publiés lors du lancement en juillet du Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire, une initiative d’Afrobarometer conçue pour soutenir les activités qui renforcent l’indépendance judiciaire, favorisent la transparence des systèmes juridiques et renforcent l’état de droit sur le continent africain. En fournissant des financements, des ressources et des activités de plaidoyer, le Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire vise à donner aux systèmes judiciaires les moyens de résister aux pressions extérieures et de fonctionner avec intégrité et impartialité.

Le rapport propose une série de recommandations concrètes, notamment donner au pouvoir judiciaire le pouvoir de fonctionner sans l’influence de l’exécutif en réformant les processus de nomination et de promotion. D’autres recommandations incluent la mise en œuvre de mesures anti-corruption strictes au sein du système judiciaire pour restaurer la confiance du public et l’équité, ainsi que la fourniture d’une meilleure protection aux juges et aux professionnels du droit, en particulier dans les affaires politiquement sensibles.

Le rapport appelle également à des mesures pour lutter contre les préjugés liés à l’origine ethnique, au régionalisme et au genre afin de garantir des processus judiciaires justes et impartiaux.

S’exprimant lors du lancement, le professeur Willy Mutunga, ancien juge en chef du Kenya et président du conseil consultatif du Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire, a souligné l’importance de l’indépendance judiciaire dans le maintien de la gouvernance démocratique et de l’Etat de droit en Afrique.

« L’indépendance du pouvoir judiciaire est un pilier fondamental de la démocratie », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « il est nécessaire de créer un environnement dans lequel les fonctions judiciaires peuvent être exercées en toute indépendance, en tant que l’une des trois branches du gouvernement, sans ingérence ».

Saeed Salahudeen, directeur financier principal d’Afrobarometer et directeur du Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire, a appelé à la collaboration avec la société civile et d’autres acteurs pour garantir que le système judiciaire en Afrique puisse fonctionner sans influence, intimidation ou ingérence indue.

« Grâce au Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire, nous visons à fournir des ressources et un soutien connexe aux institutions et aux activistes qui travaillent au renforcement des systèmes judiciaires à travers le continent afin de faire respecter les principes d’équité et d’impartialité dans l’administration de la justice », a-t-il déclaré.

« Votre participation active et votre engagement sont non seulement cruciaux, mais ils sont également le moteur de ce voyage transformateur. Vous êtes les architectes de ce changement », a affirmé Saeed Salahudeen.

Le Fonds Africain pour l’Indépendance Judiciaire est une initiative d’Afrobarometer dédiée à soutenir les initiatives visant à renforcer l’indépendance judiciaire en Afrique, en garantissant que les magistrats des pays cibles puissent exécuter leurs mandats de manière équitable, transparente et indépendante.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et sécurité en Afrique de l’ouest: pourquoi l’AES et la CEDEAO doivent dialoguer</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/paix-et-securite-en-afrique-de-louest-pourquoi-laes-et-la-cedeao-doivent-dialoguer-3072099.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un euphémisme de dire qu’entre la CEDEAO et l’AES, c’est le désamour. Mais, malgré leurs divergences, les deux entités doivent faire preuve de pragmatisme pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Selon une analyse de l’Institut d’étude et de sécurité (ISS), les deux parties doivent maintenir le dialogue pour atténuer les risques géopolitiques en Afrique de l’Ouest.</strong>

Le 6 juillet dernier, les régimes de transition militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont formé une confédération lors du premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative renforce les relations entre ces trois pays qui ont lancé l’AES en septembre dernier comme pacte de défense mutuelle contre les menaces extérieures et intérieures, y compris le terrorisme.

En janvier, ces trois pays ont annoncé leur intention de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le général nigérien Abdourahamane TIANI a confirmé cette décision lors de l’ouverture du sommet du 6 juillet en déclarant que « les peuples du Sahel ont irrévocablement tourné le dos à la CEDEAO ». Cette question était également à l’ordre du jour du sommet de la CEDEAO le 7 juillet.

Malgré la détermination des dirigeants de l’AES à se retirer, la CEDEAO a nommé les présidents sénégalais Bassirou Diomaye FAYE et togolais Faure GNASSINGBE pour négocier le maintien des États du Sahel dans le giron de l’organisation.

Les trois pays devraient saisir cette ouverture diplomatique, qui leur permettrait de parvenir à un accord avec la CEDEAO et de promouvoir ainsi une nouvelle dynamique régionale.

L’annonce de leur retrait a engendré une crise majeure pour la CEDEAO, susceptible de pousser le bloc à faire des concessions politiques à court terme et à réformer ses processus de paix et de sécurité à long terme.

En effet, la CEDEAO a annoncé la tenue prochaine d’un sommet spécial dédié à l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, « en tenant compte de l’état de la gouvernance, de la paix et de la sécurité et du projet d’intégration régionale ».

Des cadres de collaboration devraient également être développés avec les pays limitrophes de l’espace AES, tels que la Guinée, le Sénégal, le Tchad, la Libye, la Mauritanie et l’Algérie.

Enfin, l’AES devrait collaborer avec l’Architecture continentale de paix et de sécurité de l’Union africaine.

L’AES et la CEDEAO doivent également atténuer les risques géopolitiques auxquels l’Afrique de l’Ouest est désormais exposée. L’alignement des trois États du Sahel central sur la Russie au moment où les pays occidentaux se repositionnent sur les États côtiers de la région met face à face deux blocs soutenus par des grandes puissances antagonistes.

Pour l’AES, il s’agit d’assurer l’autonomie de sa force conjointe. Tirant les leçons de l’expérience de la Force conjointe du G5 Sahel – perçue comme étant sous contrôle français – les États du Sahel central doivent limiter le rôle opérationnel de la Russie et son monopole sur la formation et la fourniture d’équipements.

De même, la CEDEAO doit se prémunir d’une instrumentalisation par la politique occidentale d’endiguement de l’influence russe dans la région.

Par exemple, le plan de l’organisation visant le déploiement d’une force en attente de 5000 hommes et financée à hauteur de 2,6 milliards de dollars par an pour lutter contre l’aggravation des crises sécuritaires régionales devrait reposer sur les ressources propres de ses États membres.

Cette force devrait également être structurée de manière à garantir des synergies avec la force conjointe de l’AES.

«Pour résoudre la crise de manière constructive, l’AES et la CEDEAO doivent être flexibles dans leurs positions. Le maintien du dialogue et la coordination des politiques de sécurité et de développement sont indispensables pour préserver leurs intérêts respectifs et ceux des populations de la région, unies par la parenté, l’histoire et la culture», conclu l’analyse de l’ISS.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tinzaoutène: les FAMa préparent la riposte</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tinzaoutene-les-fama-preparent-la-riposte-3072097.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:44:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les violents combats qui ont opposé les forces armées maliennes (FAMa) aux forces du mal dans les localités de d’In-Afarak et de Tinzaouatène( Région de Kidal), ces dernières 72 heures, l’arme fait le point et rassure. Dans un communiqué rendu publique ce lundi 29 juillet 2024, l’Etat, à travers la DIRPA, l’informe l’opinion nationale que les forces armées maliennes (FAMa) ont engagé depuis le 19 juillet dernier une vaste opération de stabilisation dans les secteurs d’In-Afarak et de Tinzaouatène( Région de Kidal).</strong>

C’est dans ce cadre que nos unités ont pris le contrôle de la localité de d’In-Afarak, située à 122 km au nord-ouest de Tessalit, le 22 juillet 2024.

Après IN-Afarak, le cap a été mis sur Tinzaouatène, située à 233 km au nord-est de Kidal à la frontière algérienne et dans laquelle les GAT sévissent contre la population civile avec des rackets, des vols et le blocage des convois logistiques destinés à approvisionner les principales villes du Nord.

L’état-major général des armées informe que le jeudi 25 juillet 2024, les FAMa ont rencontré une première attaque terroriste.

« Leur vive réaction permet de repousser cette attaque et d’infliger de lourdes pertes humaines et matérielles à l’ennemi. L’ennemi affaibli était en débandade. Après ce premier échec des terroristes, les conditions météorologiques ont fortement influé sur la situation. Une nuit orageuse marquée par des tempêtes de sable dans la zone ont permis à la coalition terroriste de se réorganiser, et de recevoir des renforts de tous les groupes terroristes de la sous- région. Ainsi, le vendredi 26 juillet 2024, les combats ont doublé d’intensité. Les Groupes Armés Terroristes, regroupés dans une coalition opportuniste comprenant l’EIGS et le GSIM, ont lancé plusieurs véhicules kamikazes contre nos forces.

L’unité FAMa a été encerclée par la coalition des forces terroristes du Sahel et de violents combats se sont engagés avant l’arrivée des renforts. La bravoure et la détermination exemplaires de nos soldats, n’ont pas permis d’éviter un nombre important de pertes en vies humaines et matérielles », explique l’état-major général de l’armée.

La hiérarchie militaire a souligné que cette situation ne saurait remettre en cause la dynamique d’exercice de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, comme matérialisée par la prise de contrôle d’In-Afarak.

« Nos soldats engagés dans cette opération d’envergure ont démontré une fois de plus leur dévouement et un grand sens du devoir lors de ces batailles qui imposent le respect et la fierté. Nous leur exprimons notre reconnaissance infinie. Les FAMa prennent pleinement et en toute responsabilité la mesure de cet événement et procèdent actuellement à une analyse détaillée des événements pour en tirer toutes les leçons nécessaires et réadapter leur stratégie de sécurisation et de stabilisation », rassure la hiérarchie militaire.

Par ailleurs, les condoléances les plus sincères ont été adressées aux familles des héros tombés sur le champ d’honneur et un prompt rétablissement aux blessés.

L’état-major général insiste à dire que leur sacrifice et leur courage ne seront jamais oubliés. Et qu’un soutien adéquat sera mis en place pour les accompagner en ces temps difficiles.

Enfin, l’Etat-major général des armées assure la population malienne que cette épreuve a renforcé plus que jamais la détermination et l’engagement de nos FAMa.

« Tout en nous félicitant du soutien constant du Peuple malien, nous demandons aux braves et paisibles citoyens de rester sereins et de continuer à transmettre les précieuses informations qui nous permettent de vaincre les ennemis de la paix », exhorte l’état-major général des armées.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: Guerre informationnelle, ne tombez pas dans le piège</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-guerre-informationnelle-ne-tombez-pas-dans-le-piege-3072095.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:40:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’on ne se lassera jamais de dire et de le redire que la guerre contre le terrorisme à laquelle fait face notre armée n’est pas seulement militaire, elle est aussi communicationnelle. Les Maliens doivent admettre que les fakes-news et autres formes de désinformations sont devenues des armes de guerre par ces temps qui courent. Pour preuve, depuis l’assaut contre les terroristes à Tinzawatène dans la région de Kidal, des images propagandistes ont inondé les réseaux sociaux dans le but de démoraliser un Peuple qui se défend.</strong>

Le pire est que des Maliens aident les ennemis dans leurs sales besognes en partageant lesdites images ou vidéos sur les réseaux sociaux. Toute chose qui crée la panique au sein de la population et sape le moral de nos forces armées sur le terrain.

En effet, au moyen de la force des images sorties de leurs contextes, les terroristes arrivent souvent à abreuver l’opinion nationale et internationale de mensonges qu’on désigne aujourd’hui sous la générique appellation de Fake-news.

Face à cette guerre informationnelle, le peuple ne doit céder à l’intox de ces images très souvent falsifiées de nos braves forces armées et de sécurité tomber sur le front de l’honneur.

En la matière, les spécialistes sont unanimes à reconnaître qu’aucune guerre ne se gagne sans perte en vie humaines et matérielles. Ces images atroces, parfois truquées ou sorties de leur contexte, diffusées par l’ennemi sont des outils de propagande utilisés pour susciter des émotions fortes au sein de la population et manipuler les pensées.

La mort de certains FAMa (Paix à leurs âmes) ne signifie pas que la bataille est perdue et que l’ennemi a pris le dessus. Le peuple doit rester optimiste, car nos braves soldats continuent de se sacrifier pour libérer le pays.

Ceux qui s’affolent à la vue des images des soldats maliens tombés sur le front et véhiculées sur les réseaux sociaux doivent savoir que des dizaines, voire des centaines d’ennemis y ont laissé leurs peaux même si le respect du Droit international humanitaire ne permet pas à nos forces armées de prendre les photos des ennemis tombés sur le front et les publier sur les réseaux sociaux.

Contrairement à ces forces du mal qui sont prêts à tout pour faire mal.

Donc, en partageant ces images et ces vidéos atroces, nous faisons le travail des terroristes qui consiste à créer la panique et la psychose au sein de la population.

Le véritable combat des FAMa se mène sur le terrain et non sur les réseaux sociaux.

Dans la guerre ou lors de tout conflit, certaines parties ont fondé leur réputation sur le mensonge et la propagande. C’est le cas des terroristes qui sèment la terreur dans notre pays depuis des années.

C’est pourquoi, chaque Malien se doit aujourd’hui d’être lucide et faire la part des choses en ce qui concerne les images véhiculées sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, et la hiérarchie militaire à travers la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) ont toujours sensibilisé les populations à se méfier de ces images partagées sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué signé le 29 juillet, le Gouverneur de la région de Kidal informe l’opinion de la région qu’il a constaté, depuis quelques jours, la publication de fausses informations véhiculées par des individus malintentionnés par la voie des réseaux sociaux, sur un retrait des structures publiques de la ville de Kidal.

Le Gouverneur a apporté un démenti formel auxdites informations à caractère propagandiste qui, dit-il, ne vise qu’à créer la panique au sein des paisibles populations de la région.

Aussi, le Gouverneur a rassuré la population de la région de Kidal que l’Administration et les FAMa demeurent résolument engagées sur place à Kidal et sur toute l’étendue de la région avec comme seul objectif le bien-être de la population, la protection des personnes et de leurs biens, sans distinction d’ethnie et de couleur.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cour d’Appel de Bamako: Clément Dembélé reste en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dappel-de-bamako-clement-dembele-reste-en-prison-3072093.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:36:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cour d’appel de Bamako a décidé de maintenir Clément DEMBELE, le militant anti-corruption, ce mercredi 24 juillet 2024, a-t-on appris près de l’entourage de l’homme.</strong>

Depuis novembre 2023, Clément Dembélé est incarcéré suite à la diffusion d’un enregistrement menaçant le président de transition, le colonel Assimi GOÏTA. Bien que l’expertise technique aurait innocenté DEMBELE, le juge d’instruction avait ordonné sa libération en avril 2024. Pourtant, la cour d’appel a rejeté cette ordonnance sans fournir d’explication.

L’avocat de Clément Dembélé n’a pas encore reçu l’arrêt de la chambre d’accusation. Le procureur du pôle judiciaire anti-cybercriminalité avait également refusé de mettre en œuvre la libération sous contrôle judiciaire.

M. Dembélé, aussi actif dans la lutte contre les coupures d’électricité, n’a toujours pas de date de procès. Un proche dénonce une justice à deux vitesses, voire une absence totale de justice au Mali, alors que le militant reste derrière les barreaux sans preuves d’inculpation.

Lundi dernier, la même cour d’appel a permis la libération d’Abdel kader MAÏGA, un proche du Premier ministre de transition Choguel MAÏGA, condamné à un an de prison ferme pour injures publiques. Sa peine a été réduite à quatre mois, déjà effectués. Il est rentré chez lui.

Ce contraste dans les décisions judiciaires alimente les accusations d’injustice sélective et politique.

Clément DEMBELE n’est pas le seul à souffrir de cette situation. Plusieurs personnalités politiques et membres des sociétés civiles opposées aux autorités de transition sont actuellement en prison. Parmi eux, onze cadres politiques arrêtés le 20 juin 2024, Youssouf Diawara de la CMAS de l’imam DICKO, l’économiste Etienne Fakaba Sissoko, l’animateur radio Ras Bath, et l’influenceur Rose vie chère. Tous sont soit condamnés, soit en attente de procès pour leurs critiques envers le gouvernement de transition ou pour leur engagement en faveur du retour à l’ordre constitutionnel.

Cette situation soulève de nombreuses questions sur l’état de la justice au Mali.

L’affaire de Clément DEMBELE, figure emblématique de la lutte contre la corruption et les coupures d’électricité, met en lumière les difficultés rencontrées par ceux qui osent défier le pouvoir en place. L’absence de preuves tangibles contre M. Dembélé et le rejet de son ordonnance de libération interpellent sur l’indépendance et l’équité du système judiciaire malien.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bataille de Tinzawaten: les terroristes acculés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/bataille-de-tinzawaten-les-terroristes-accules-3072088.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 16:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aux portes de l’Algérie, les Forces armées maliennes (FAMA) ont infligé plusieurs pertes aux groupes armés basés à Tinzaouten. Selon le communiqué des FAMA, une vingtaine de terroristes ont été tués ainsi que plusieurs véhicules et une importante quantité de matériels de guerre détruits. Cette percée illustre l’engagement des FAMa à recouvrir l’entièreté du territoire national.</strong>

Après la reprise et le contrôle, le lundi 22 dernier juillet 2024, de la localité d’In-Afarak, les forces armées maliennes dans leur mission de reconquête et de sécurisation du territoire, ont continué sur leur progression vers les derniers kilomètres dans la localité de Tinzawaten qui les séparent de la frontière algérienne. L’objectif : déloger des groupes armés qui y sont basés après leur fuite à Kidal. parmi lesquels, les rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad. Cette localité est le village d’origine de Iyad Ag Ghaly, recherché par les autorités maliennes, le gouvernement américain et la Cour pénale internationale pour ses exécutions contre les civils.

Ce jour, les forces armées maliennes, conformément aux orientations de la hiérarchie militaire, ont riposté à l’attaque les rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l’Azawad allié des terroristes, qui, durant des années, imposent leurs diktats aux populations civiles. Après plusieurs heures de combat, ce groupe séparatiste considéré par les autorités maliennes des terroistes a subi des pertes d’énormes, indique le communiqué des FAMA.

En effet, dans un communiqué daté du jeudi 25 juillet 2024, l’État-major général des Armées rassure le peuple, dont le soutien ne lui a jamais fait défaut, sur la mission de reconquête et de sécurisation du territoire ainsi que la protection des populations et leurs biens. Selon l’État-major général des Armées, une patrouille des FAMa dans la zone de Tinzaoutène, à la frontière algérienne a été attaquée par les groupes terroristes. Lors de cet affrontement, au moins une vingtaine de terroristes ont été tués. De même, ils ont enregistré de nombreuses pertes matérielles avec une importante quantité de moyens de guerre détruits.

Cependant, du côté de nos FAMA, deux soldats ont perdu la vie,10 blessés, 2 blindés et 2 Pick up hors service.

Après la chaude journée, le lendemain, les FAMA qui tiennent à ce que l’autorité de l’Etat s’applique sur l’ensemble du territoire national, ont repris les offensifs « avec des frappes chirurgicales contre les positions » des ennemis. Dans cette zone, les groupes terroristes jouent leur va-tout parce que c’est leur dernier retranchement dans la zone limite avec l’Algérie qui, selon des sources, a fermé ses frontières.

Evaluant la situation sur le terrain qui ‘‘reste un bastion où ont convergé les terroristes et les trafiquants de tous genres… les unités FAMa en patrouille dans le secteur de Tinzaoutene depuis 3 jours, ont amorcé leur mouvement rétrograde’’, laissant les vecteurs aériens FAMA traiter avec succès cinq cibles terroristes.

Suite aux violents combats qui les ont opposés ce vendredi 26 juillet 2024 à la coalition des terroristes et narcotrafiquants de tous acabits, ‘‘l’Etat-Major Général des armées salue et magnifie la bravoure et le professionnalisme des unités engagées malgré les pertes humaines et matérielles’’. Pour la suite des opérations, il invite ‘‘les populations de se départir des positions terroristes pour prévenir les dommages collatéraux’’.

Ces affrontements interviennent alors que la transition est engagée dans un processus de réconciliation nationale et de paix suivant les conclusions du Dialogue inter-Maliens. Certaines de ses résolutions encouragent les discussions avec les groupes terroristes et leurs chefs en l’occurrence Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa et des séparatistes comme Bilal Ag Achérif, Alghabass INTALLA, Fahad Ag Almahmoud, entre autres. Cependant, le ministre de la réconciliation, le Colonel major Ismaël WAGUE, estime que le processus ne cautionnera pas l’impunité. Selon lui, tous ceux qui ont du sang malien sur leurs mains devraient être payé de leur crime devant la justice. Ce qui est aussi certain, ces affrontements réduisent la chance d’établir les connexions d’échanges et de discussions pour faire la paix et la réconciliation nationale. Or, il est une évidence que les victoires militaires, seules, ne sont pas suffisantes pour parvenir à une paix durable.

En outre, l’Etat-Major Général des armées a communiqué sur l’accident d’hélicoptère de type Mi-24 appartenant aux FAMa à Kidal qui n’a rien à voir avec les opérations en cours à Tinzaoutène. L’hélicoptère a été endommagé, mais aucune victime n’est à déplorer, ni au sol, ni parmi les occupants de l’appareil. L’Etat-Major Général des armées saisit encore cette occasion pour rendre hommage à la bravoure, à l’engagement, et surtout au professionnalisme des FAMa, dans la gestion exemplaire de cet incident survenu le vendredi 26 juillet 2024 dans la ville de KIDAL.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Critères d’intégration des ex&#45;combattants au sein de l’armée: le gouvernement abroge les décrets</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/criteres-dintegration-des-ex-combattants-au-sein-de-larmee-le-gouvernement-abroge-les-decrets-3071545.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 16:58:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’abrogation de deux décrets fixant les critères d’intégration et les modalités d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité</strong>

Suite à la décision du Gouvernement de mettre fin à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, plusieurs mesures ont été adoptées, notamment la fin de mission de tous les organes de mise en œuvre de l’Accord sous tutelle de la Médiation internationale et la relecture des textes de création des structures sous tutelle du Gouvernement pour recentrer leurs missions.

C’est dans la continuité de ces actions matérialisant la fin de l’Accord que l’abrogation des Décrets n°2019-0184/P-RM du 05 mars 2019 et n°2019-0874/P-RM du 30 octobre 2019 fixant respectivement les critères d’intégration et les modalités d’attribution de grades, de fonction de commandement et de reclassement des ex-combattants des mouvements signataires dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité, est proposée pour permettre au Gouvernement de conduire le processus de paix souverainement, conformément aux recommandations du Dialogue inter-maliens.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Issoufi Maiga, commission nationale d’élaboration de la charte pour la paix: il faut instaurer au Mali une gouvernance vertueuse’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ousmane-issoufi-maiga-commission-nationale-delaboration-de-la-charte-pour-la-paix-il-faut-instaurer-au-mali-une-gouvernance-vertueuse-3071543.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 16:55:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les partis politiques, les légitimités traditionnelles, les jeunes et les femmes, les membres de la Commission nationale d’élaboration de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ont rencontré, hier mercredi, dans la matinée, les responsables des organisations socioprofessionnelles, au CICB. L’objectif étant de recueillir les observations, les critiques et les suggestions de ces acteurs clés pour enrichir le document.</strong>

Dans son mot de bienvenue, le président de la Commission nationale d’élaboration de l’Avant-Projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi MAIGA dit Pinochet, a exprimé sa gratitude à ces acteurs du secteur privé venus nombreux l’écouter.

Malgré la tenue du dialogue inter-maliens, des assises nationales de la refondation, du DNI ainsi que les différents états généraux, force est de constater, souligne l’ancien Premier ministre, que le pays n’est pas sorti de la crise.

Tant qu’il n’y a pas de solution, a-t-il expliqué, ces problèmes vont demeurer. De son analyse, il ressort que toutes les questions tournent autour de la gouvernance.
« Il faut instaurer au Mali une gouvernance vertueuse. Au-delà de l’Etat, il doit y avoir aussi une gouvernance vertueuse de nos entreprises, dans nos villages », a affirmé M. MAIGA.

Dans leurs interventions, les participants ont, pendant plus de 3 heures, évoqué des préoccupations qui touchent tous les secteurs vitaux du pays.
A commencer par la justice, les impôts, les commerces, l’artisanat, la formation professionnelle et l’emploi des jeunes.

Ces préoccupations portent également sur la promotion des droits humains et la question de la politique culturelle.

Ces acteurs ont surtout dénoncé l’envahissement des marchés maliens par les acteurs étrangers, notamment les opérateurs économiques chinois qui les livrent une concurrence déloyale.

Par ailleurs, les intervenants ont, dans leur majorité, reconnus que la solution à la crise socio sécuritaire qui secoue notre pays depuis plus d’une décennie n’est pas militaire.
Pour eux, cette solution passe nécessairement par l’implication des citoyens dans la lutte contre l’insécurité.

Par exemple, El Hadj Dantouma KOÏTA, membre des syndicats nationaux des commerçants détaillants du Mali, invite les commerçants et les transporteurs à dénoncer tous les cas suspects aux autorités sécuritaires.

«Ils peuvent par système de dénonciation faire parvenir l’information aux autorités par rapport à la venue des bandits dans le secteur», a-t-il préconisé.

Pour Harouna Kanté, président des chambres de commerce et d’industrie de Bamako, il faut surtout qu’il y ait un changement de mentalité.
«Il faudra aussi que les maliens comprennent qu’aucun sacrifice n’est de trop pour le changement», a-t-il dit.

Selon Mme Cissé Fatimata KOUYATE, président des agences de voyage, la solution passe par le pardon.

«Avant, on ne pouvait aller à Ségou, aujourd’hui, il est possible d’aller à Kidal. Il faut que les Maliens se parlent et se pardonnent mutuellement», a-t-elle dit.

Pour sa part, la comédienne et femme de média, Fatoumata COULIBALY dite ‘’FC’’ préconise la formation des jeunes dans les métiers du cinéma pour lutter contre le chômage.

Dans ses mots d’apaisement, l’ancien Premier ministre a reconnu qu’il était important de faire une régulation à tous les niveaux.

Pour lui, tous les acteurs économiques doivent se remettre en cause quand on sait que dans notre pays, on ne produit plus, on ne fait que consommer.

«Gérer le pays dans ces circonstances où le monde entier est bouleversé n’est pas chose aisée», a-t-il reconnu.

Selon lui, Bamako est déconnecté du reste du Mali. C’est pourquoi, a-t-il fait savoir que dans les jours à venir, les membres de la Commission vont se rendre à l’intérieur du pays pour parler sur comment les paysans ne peuvent pas aller cultiver au champ, les éleveurs ne peuvent pas aller en pâturages avec les animaux, les prêcheurs ne peuvent pas aller au fleuve, et où les commerçants ne peuvent pas aller et revenir.

«Les problèmes de libre circulation des personnes et des biens sont des problèmes de droits humains, de droits économiques. Toutes ces questions, nous allons les discuter avec les gens », a-t-il rassuré.

Dans son propos, il a réaffirmé tout l’engagement du Chef de l’Etat de faire en sorte que les Maliens eux-mêmes s’approprient le processus de paix.

Ainsi, le Dialogue inter-maliens a, dit-il, eu lieu sur l’ensemble du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali. L’une de ses principales résolutions a porté sur l’élaboration d’une Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale.
D’où la création de cette commission qu’il a l’honneur de diriger.

La Charte, a-t-il expliqué, doit constituer un document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble au Mali.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: le retour sans gloire des déserteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-le-retour-sans-gloire-des-deserteurs-3071540.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 16:52:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En conditionnant leur participation aux activités politiques de la transition à la libération des 11 leaders inculpés par la justice, des partisans de cette option viennent d’abdiquer. Contre toute attente, plusieurs d’entre eux ont, dont l’Adema PASJ, le Parena, le PS Yelen Kura, ont participé ce mardi 23 juillet à la rencontre de la commission d’élaboration de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix. Une surprise ? Vraiment pas pour qui connaît l’incohérence et l’inconsistance des partis politiques dans notre pays.</strong>

‘’Dire ses quatre vérités et quitter gaillardement la salle’’. Cette scène produite lors de la rencontre avec l’Autorité indépendante de la gestion des élections (AIGE) et la classe politique le lundi 15 juillet n’a pas récidivé hier mardi. Des partis politiques qui se sont auto-exclus de toutes les activités politiques de la transition jusqu’à la libération de leurs camarades ont participé à la rencontre autour de l’élaboration de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix. Ainsi, le Parena, le PS Yelen Kura, l’Adema PASJ membres de la coalition du boycott semblent mettre un peu d’eau dans leur ‘’Gnyama koudji’’ en participant pleinement à ladite. Contrairement aux deux premiers, deux cadres de l’Adema sont au gnouf dans cette affaire.

Alors, qu’est ce qui a changé entre les deux rencontres pouvant justifier le parjure au mot d’ordre ? Ces partis politiques ont-ils ravalé leur orgueil pour revenir sur la pointe des pieds au tour de la table après des déclarations fracassantes ?

Encore une fois, on dira qu’ils ont trahi leur engagement et failli à la solidarité qui était jusque-là affichée : on renonce à toutes activités organisées par les autorités de la transition.

Ce qui est certain, la participation de l’un d’au moins de ces trois formations politiques à cette rencontre est un revirement de position, une volte-face à la déclaration commune du lundi 15 juillet dans laquelle ils annoncent « leur décision de boycott des activités du cadre de concertation politique, aux organisations politiques soeurs et à l’AIGE, afin qu’elles s’impliquent dans la libération de nos 11 camarades ». Et même un abandon en plein vol des camarades politiques arrêtés qui oeuvraient pour un retour à l’ordre constitutionnel.
Une décision pas surprenante dans un pays où les principes ou les lignes de conduite politique sont dictés pour défendre les intérêts particuliers de quelques responsables politiques qui financent les activités politiques. Ou encore pour faire plaisir au prince du jour à la recherche de strapontins.

Après plus de 30 ans de vie démocratique, les acteurs du mouvement démocratique peinent à asseoir une véritable culture en leur sein. Et ces pratiques devenues la règle du jeu contribuent à galvauder la confiance des citoyens.
Sinon comment peut-on avoir confiance à un parti qui change de position comme une personne qui change d’habits ?

La preuve : des premières heures du coup d’Etat de 2020 à nos jours, les va-et-vient de certaines formations politiques donneraient des tournis.

Aussi, quelle ignominie de refuser de participer à une rencontre de l’AIGE, une structure indépendante et constituée des représentants des partis politiques pour ensuite assister à la rencontre d’une commission mise en place par le chef de la transition.

Sur les sept membres de l’AIGE, deux représentent les partis politiques et un de la société civile et quatre des pouvoirs publics, ‘‘choisis sur la base des critères de compétence, de probité, de bonne moralité, d’impartialité ainsi que de jouissance des droits civiques et politiques’’ (article 22 de Loi n°2022- 019 du 24 juin 2022 portant loi électorale).

Ce n’est pas aussi grave dans un pays où l’on préfère un militaire à un politique dans le seul but de se venger de l’autre. L’on se rappelle, comme si c’était hier, de l’enthousiasme exprimé par des responsables politiques après la désignation du Premier ministre intérimaire, colonel Abdoulaye MAIGA. Dans la foulée de la désignation, Me Kassoum TAPO, président du MOREMA et membres du bureau politique de l’Adema, était l’un des premiers a salué la décision. Sans ambages, pour lui, « ce choix permettra, sans nul doute, la bonne poursuite de l’action gouvernementale », car Abdoulaye MAÏGA « est doté d’une volonté de ressembler toutes les filles et fils du Mali autour des objectifs notamment, la refondation nationale, segment majeur de la transition ».

Le parti Rassemblement pour le Mali (RPM), du moins le clan conduit par Bocary TRETA, souffle dans la même trompette que TAPO, pour charger le Premier ministre actuel.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: inondations, fatalité ou responsabilité humaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-inondations-fatalite-ou-responsabilite-humaine-3071536.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 16:48:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S’il y a un phénomène qui inquiète les Maliens pendant l’hivernage c’est bien les inondations avec leurs corolaires de pertes en vie et les dégâts matériels importants. Malheureusement, c’est année ne fait pas exception à la règle. Ces derniers jours, des inondations ont fait des dégâts dans certaines localités du pays, dont les cercles de Koutiala et de Bla. Aussi, la forte pluie qui a arrosé Bamako hier mercredi 24 juillet 2024 a provoqué des inondations dans plusieurs quartiers. La situation remet à jour les débats sur les causes des inondations dans nos villes, loin d’être une fatalité.</strong>

Les pluies diluviennes de ces derniers jours ont déjà fait parler d’elles en faisant des sans-abris et en causant des dégâts matériels énormes. Dans la journée d’hier mercredi, plusieurs quartiers de Bamako (Boulkassoumbougou) ont fait les frais ainsi que des localités les plus huppées de la capitale. Les images des inondations qui ont fait le tour des réseaux sociaux sont effroyables et interpellatrices. Elles montrent une ville ‘’pied dans l’eau’’.

Inutile d’affirmer que les responsabilités sont partagées dans un pays où le laxisme des autorités, l’incivisme de la population constituent des motifs de fierté. Il est temps pour notre Etat engagé dans un projet de réformes en profondeur dans le cadre du Mali Kura de changer de paradigme tout en privilégiant la prévention. Cela, à travers les opérations de curage des collecteurs et des caniveaux en prélude à la saison pluvieuse. Ces veilles pratiques nécessaires qui ont tendance à disparaître et me permettaient d’éviter plusieurs cas d’inondation en attendant l’application d’une véritable politique d’urbanisation dans le pays. Cependant, cette année plusieurs chantiers s’inscrivant dans ce cadre sont en cours.

Une autre réalité est que nos caniveaux et collecteurs ne répondent pas souvent aux normes requises. A cause de leurs étroitesses, combinées au non curage régulier, les collecteurs sont facilement débordés par les eaux de pluie. Et bonjour les dégâts.
Les populations ont également une grande part de responsabilité du fait de l’incivisme de certaines personnes qui occupent les passages naturels des eaux de pluie se trouvant ainsi obstrués.

Aussi, certaines personnes se permettent de verser les ordures dans les caniveaux. C’est pourquoi l’insalubrité est constamment citée comme étant l’une des principales causes de ces catastrophes.

En tout cas, avec les fortes précipitations qui continuent de tomber, on peut craindre le pire à l’avenir, si on n’y prend pas garde. Et force est de reconnaitre que toutes les mesures seront vaines si chacun de nous, dans son comportement de tous les jours, n’intègre pas le respect de l’environnement et du cadre de vie.

C’est vrai que les catastrophes naturelles existent, mais le plus généralement elles sont provoquées par les humains, à travers des comportements irresponsables et parfois égoïstes qui frisent avec la protection de l’environnement et les exigences de la ville.
C’est dire qu’il n’est pas encore trop tard pour éviter le pire. Comme on le dit souvent, on ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs.

Les autorités doivent se montrer exigeantes quant au respect des normes de construction, à la réalisation des collecteurs dignes de ce nom, et aux curages réguliers des caniveaux. Pour que toutes ces initiatives portent les résultats escomptés, des sanctions rigoureuses doivent être prises contre les contrevenants. Donc après la carotte le bâton s’impose.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: les démocrates hybrides</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-les-democrates-hybrides-3071116.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 16:51:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les discours changent. Ceux qui ont appelé à renverser le régime de feu président Ibrahim Boubacar KEITA en faisant l’apologie du coup d’Etat semblent en avoir marre. Plusieurs d’entre eux, lors de la rencontre avec l’Autorité indépendante de la gestion des élections (AIGE), exigent un retour à l’ordre constitutionnel qu’ils ont contribué à interrompre. Après avoir s’accommodé avec le régime d’exception, ces mêmes responsables politiques militent en faveur d’un régime issu des élections. De véritables hybrides qui n’ont position que le combat de leur intérêt personnel. Quelle ignominie ?</strong>

L’appel en faveur de la fin de la transition s’est accentué le lundi 15 juillet au Centre international de conférences de Bamako. Parmi les acteurs favorables à cette décision, des responsables politiques, qui estimaient que les élections ne pouvaient pas attendre.

Les priorités, pour eux, étaient la refondation, la sécurité, la préservation de l’intégrité territoriale, avant les consultations électorales.

A ce jour, plusieurs de ces cadres politiques marchent sur la pointe des pieds pour rejoindre la position de ceux qui ont commencé à hausser le ton depuis le février 2024 en demandant l’organisation des élections dans les meilleurs délais. Parmi ces nouveaux partisans et militants de la restauration du processus démocratique, Nouhoum TOGO, président de l’Union pour la Sauvegarde de la République (USR).

Ce fervent soutien de la transition et de l’un des animateurs au boulevard de l’indépendance, après la rencontre avec l’AIGE, n’a pas caché son vœu d’un retour à l’ordre constitutionnel dans un contexte où des valeurs de libertés individuelles et collectives sont menacées au motif que le pays est en transition.

«Le pays traverse une période au plan politique avec notamment la suspension des activités qui a été levée. Aujourd’hui, les Maliens veulent savoir quand est ce que nous allons aux élections. Et on pensait que lorsque la rencontre avec l’AIGE, une réponse allait être donnée. Dans les propos du président de l’AIGE, tout est fin prêt pour aller aux élections », a indiqué M. TOGO, alertant la transition que la mauvaise organisation des élections était l’une des causes de la chute du régime de feu Ibrahim Boubacar KEITA.

Selon lui, les Maliens veulent aller aux élections parce qu’ils estiment qu’elle va contribuer à résoudre certaines difficultés auxquelles la population est confrontée notamment la cherté de la vie.

« Si nous voulons une stabilité dans le pays, il faut procéder à la libération de tous les leaders politiques et tous ceux qui sont détenus à cause de leur opinion politique », a exhorté Nouhoum TOGO qui, selon lui, les politiques n’ont plus de choix que de s’unir ou de périr.

Qu’est ce qui presse maintenant Nouhoum TOGO ? Celui là-même dont les propos étaient virulents, contre ceux qui plaident pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Drôle de position de Nouhoum TOGO et autres qui ont fignolé pendant des années avec la transition contre d’autres partis politiques aujourd’hui jouent à l’avocat de la défense des causes justes, peut-être, en faisant semblant d’ignorer l’avènement de ce régime d’exception.

Avant, ces mêmes leaders ont joué le bourreau de la démocratie en militant dans une coalition qui a délogé de force un pouvoir issu des suffrages des urnes.

Inutile d’affirmer que ces ‘’démocrates’’ ont opté pour une transition en toute violation des principes et des valeurs que devaient observer ces acteurs. Rien de surprenant non plus dans un pays où les règles sont muables en fonction de l’intérêt particulier.

En clair, hier, ils étaient dans les rues pour dégager un régime démocratique.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: scandale des anti&#45;jassides, impunité ou punitive ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/sans-tabou-scandale-des-anti-jassides-impunite-ou-punitive-3071114.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 16:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une semaine après le limogeage du ministre de l’Agriculture Lassine Dembélé remplacé au pied levé par Daniel Siméon Keléma, la contre-offensive tente de frayer le chemin. Depuis les premières heures de l’annonce de la double destitution du ministre et de son PDG, une source bien suivie, relayant des proches de Lassine Dembélé, avait fait entrevoir une possible démission du ministre. Selon elle, le changement dans le Batiment N°1 de la Cité Administrative serait dû à une démission du locataire qui ne voulait pas être complice des magouilles de l’Hôtel des finances. Derrière l’écran de fumée, on projette le scénario suivant lequel l’intégrité et la probité morale du démis ne lui permettaient de vendre au marché noir des dons pour renflouer les caisses vides de l’Etat, si ce n’est sous-entendu, les proches de son collègue. Sauf que le produit anti-jassides (pesticide) qui aurait tué dans la zone de Kita est à mille lieues du prétendu engrais généreusement donné par l’institution de Breton Woods. La Banque mondiale, à notre connaissance, accorde des financements (des prêts) et non des dons en nature.

Le brouillard comme on le voit n’est pas si épais que ça pour masquer le gros scandale des produits anti-jassides qui aurait provoqué mort d’homme, et le scandale encore plus retentissant de la tentative maladroite et malicieuse de Nango Dembélé à travers son homme de main pour instrumentaliser les responsables des secteurs afin de cacher la vérité à la Commission d’enquête que la Présidence de la République s’apprêtait à envoyer afin d’éclairer la religion du Président de la transition sur cette question.

Les tentatives de fuite en avant du démis n’expliquent pas pourquoi, il a sollicité le Président Assimi plusieurs fois afin d’avoir la dérogation pour couvrir ses produits anti-jassides ‘’mortels’’. C’est la vigilance et l’intuition du Président qui ont évité au pays le pire.

L’écran de fumée qu’on tente d’allumer, aurait du mal à couvrir le scandale, le crime. Car il y a eu au moins un mort, à Kita, selon plusieurs sources. Surtout, il aura du mal à convaincre les Maliens que le ministre sortant, qui était bien présent au Conseil des ministres du mardi 16 juillet 2024 au cours duquel il a même fait une communication, était démissionnaire. Lors de ce conseil des ministres, il a pris la décision de remplacer le PDG de la CMDT, Nango Dembélé. Celui qui est animé de la volonté de partir, prend sur lui la responsabilité de mettre fin aux fonctions d’un autre cadre. Il faut bien être (bagnègo) pour le faire.

A moins qu’il ne nous dise comme les enfants du village : (Assimi m’a doublé, surpris) !

Si le ministre sortant, Lassine Dembélé, avait l’intention de démissionner, pourquoi a-t-il attendu son limogeage pour annoncer qu’il avait l’intention de le faire ?

Comme chacun sait, la démission caractérise une volonté explicite, claire et non équivoque de quitter définitivement sa position. Pour que le départ soit considéré comme une démission, il faut qu’il soit manifesté une volonté claire et non équivoque de quitter la fonction, dans le cas d’un ministre.

Pour être valable, la démission doit répondre à un certain nombre de conditions de validité. Au fond, le salarié démissionnaire doit faire preuve d’une volonté claire et non équivoque de démissionner. Ce qui n’est pas le cas de Lassine Dembélé. Parce que selon la jurisprudence, le salarié qui cesse de travailler sans apporter d’explications ne peut être considéré comme démissionnaire, à plus forte raison un ministre qui prend part au Conseil des ministres.

Enfin, au-delà de la controverse stérile qu’on voudrait enclencher, la vraie question n’est pas de savoir si le ministre et le PDG de la CMDT ont été limogés ou s’ils étaient sur le point de démissionner. Dans cette affaire, c’est la suite que les Maliens attendent. Des hauts responsables de l’Etat qui passent outre le décret de dérogation et introduisent des produits anti-jassides qui peuvent tuer. Des Hauts responsables de l’Etat qui projettent, de concert, à dribbler et tourner en bourrique une commission d’enquête à l’initiative du Président de la transition lui-même doivent répondre devant la justice. Non seulement pour la redevabilité et surtout la vérité après de telles révélations gravissimes. Sans cette étape, les autorités encouragéraient l’iimpunité. Alors leur limogeage resterait une simple punition dans un contexte où les Maliens ont soif de la justice.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Charte nationale pour la paix: les consultations engagées avec les forces vives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/charte-nationale-pour-la-paix-les-consultations-engagees-avec-les-forces-vives-3071111.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 16:47:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des partis politiques vont-ils maintenir leur mot d’ordre de boycott ?</strong>

En vue de l’élaboration de l’avant-projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, la Commission d’élaboration de ladite Charte entame une série de rencontres ce lundi 22 juillet 2024, à l’issue d’une cérémonie de lancement officielle des travaux au CICB. Selon le calendrier établi, elle rencontre la classe politique demain mardi 23 juillet 2024 au CICB. A l’ordre du jour de ces rencontres : «Consultation des partis politiques dans le cadre de la rédaction de l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale»

Mis en place par le Président de la Transition le 2 juillet dernier, la commission de rédaction de l’avant-projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale est déjà à pied œuvre.

Cette rencontre annoncée au lendemain de la tenue du cadre de concertation entre la classe politique et l’Autorité indépendante de gestion des élections suscite des interrogations. En effet, cette rencontre tenue lundi 15 juillet dernier a été boudée par une partie de classe politique qui revendique la libération immédiate et sans conditions des 11 leaders politiques.

Cette libération, avaient souligné des responsables de partis politiques, constitue un préalable à leur participation au processus électoral.

La question que tous les observateurs se posent est de savoir si le processus d’élaboration de la charte de la paix connaîtra le même sort ou si la Commission nationale d’élaboration aura un peu plus de chance que l’AIGE.

Hier nous avons joints au téléphone, certains responsables politiques membres de la coalition politique qui a boycotté la rencontre AIGE qui nous confient « Notre participation n’est pas certaine. Des échanges se poursuivent avant de prendre une décision commune ».

Un autre ajoute : « Jusque-là, aucune réunion n’a été ténue en lien avec la situation de nos camarades. Et cette rencontre, je pense ne concerne pas leur situation. Ca va m’étonner que dans cette condition que nous participons à ladite rencontre ».

L’objectif de cette rencontre vise, en plus de garantir l’inclusivité du processus de la paix, de requérir les contributions des forces vives de la nation dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de ladite Charte. Elle sera considérée comme la boussole pour parvenir à la paix dans notre pays où le vivre ensemble, la cohabition sont menacés sur une partie du territoire national.

Pour rappel, la commission de rédaction de l’avant-projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale est composée de près d’une cinquantaine de membres dont un président.

En plus du président, la commission inclut un rapporteur général et un rapporteur général adjoint.

La Commission rendra compte également au Président de la transition, tous les 15 jours ou en cas de besoin, lit-on dans le décret.

Par ailleurs, à la fin de sa mission qui n’excède pas deux mois, la commission remet au chef de l’État un rapport de fin de mission et de l’avant-projet de la Charte.

En plus, les membres de la commission bénéficieront d’indemnités et de primes forfaitaires fixées par le décret présidentiel conclut le document.

La charte pour la paix et la réconciliation nationale est un document qui sera constitué de toutes les initiatives, actions et activités concourant à la sécurité, à la paix, à la réconciliation et au vivre ensemble.

Il faut rappeler que l’élaboration d’une charte pour la paix, la sécurité et la cohésion nationale faisait partie des résolutions du dialogue inter-malien tenu en mai dernier.

Des observateurs estiment que la rédaction de cet avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale est importante pour le pays. Ils expliquent que son élaboration se fera sans aucune pression sur l’État, et ce, à tous les niveaux. Ce qui fait que son apport sera indispensable à la stabilité du Mali.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: Bittar, retraite ou trahison ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-bittar-retraite-ou-trahison-3070034.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 07:02:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après s’être mobilisé au boulevard de l’Indépendance et arraché le départ de celui dont il a contribué à son élection en 2018 à savoir feu Ibrahim Boubacar KEITA, Jeamille BITTAR a décidé de quitter le navire politique. L’homme aux multiples facettes politiques a annoncé ce mercredi 10 juillet sur sa page Facebook avoir pris sa « retraite politique ». Il abandonne ainsi ‘’en plein vol’’, pour parapher Choguel K. MAIGA, ses désormais anciens ‘’camarades’’ de la dissidence du M5-RFP.</strong>

« Ce qui arrivera est inéluctable ». Opérateur économique doublé de casquette d’homme politique, Jeamille BITTAR a annoncé avoir pris ses distances avec les activités politiques en ces termes : « J’ai décidé de mettre fin à ma carrière politique et je remercie le peuple malien pour sa confiance… ». Pas d’autre détail pour l’ancien président du Conseil économique, social et culturel du Mali pour justifier cette retraite anticipée parce qu’il a encore cette boulimie des actions politiques.

Après deux décennies de vie politique, l’annonce de sa retraite politique n’est-il pas drôle pour un président de parti politique de démissionner de sa formation politique ? Son attitude révèle son mépris pour ses militants et une trahison de ceux qu’il a embarqués dans la création de cette formation politique pour avoir cru à sa ténacité et à son engagement politique. Que s’est-il passé ? A-t-il été mal servi après la victoire du M5 au boulevard de l’Indépendance ? On lui a-t-il vendu de la chimère ?

Autant de questions que l’on est en droit de poser lorsque Jeamille BITTAR qui a été politiquement révélé aux Maliens récemment envisage de mettre fin à sa carrière politique qui n’est auréolée, pour autant, d’aucun poste électif (remporter par lui-même).

Pendant ce laps de temps en politique, M. BITTAR s’est fait remarquer par ses incohérences et ses prises politiques maladroites en soutenant notamment en 2018 feu Ibrahim Boubacar KEITA qui était devenu, le fervent opposant de son mentor Amadou Toumani TOURE.

Auparavant, celui qui plaidait pour « le report de la présidentielle » va finir par jeter l’éponge en appelant son Mouvement Citoyen Pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT) à voter IBK. Quelle incongruité ?

Comme un aventurier politique, l’heure est venue pour cet homme de quitter le navire dans un contexte où il était engagé au sein de la dissidence du M-RFP pour réclamer le départ du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA. Ce dernier, comme IBK, était aussi son allié politique pour la mise en place d’une transition pour l’avènement d’un « Mali Kura » par l’instauration des pratiques de gestion saine.

A l’analyse, au sens propre, Jeamille BITTAR est en train d’abandonner ses ‘’camarades’’ de la fronde contre Choguel, une initiative qui commence à prendre de l’eau. Une trahison politique de la part de BITTAR après que des gens soient victimes (tués et blessés) lors de leur mobilisation de même qu’une bonne partie du peuple qui attend la réalisation des multiples promesses tenues au boulevard de l’Indépendance.

En tout cas, avant de quitter le navire politqiue il doit d’abord rendre des comptes à ses camarades politiques, aux militants de son partis et à tous ces maliens qui se sont mobilisés pour soutenir le M5-RFP dans sa lutte.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: des civils continuent de vadrouiller avec la tenue militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-des-civils-continuent-de-vadrouiller-avec-la-tenue-militaire-3070031.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-des-civils-continuent-de-vadrouiller-avec-la-tenue-militaire-3070031.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 07:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le dimanche 30 avril 2023, dans un communiqué signé par le Patron de la Direction de l’Information et des relations publiques des armées (DIRPA), le Colonel-major Souleymane DEMBELE a informé l’opinion nationale, de l’interdiction du port des tenues militaires par les civils dans notre pays. Malgré le communiqué des FAMa, des civils continuent de porter des tenues militaires et au vu et au su de la hiérarchie militaire. Pour preuve, des motocyclistes civils habillés en tenue militaire, circulent à Bamako sans aucune inquiétude.</strong>

Si dans un passé récent, cette pratique pouvait être considérée comme une manifestation de soutien à l’armée, de nos jours, force est de constater qu’elle est utilisée par les ennemis de la paix pour commettre des forfaits dont les FAMa sont parfois les victimes.
D’où les décisions des autorités militaires de mettre fin à ce désordre depuis avril 2023 sans jamais y parvenir réellement.

«Les Forces armées maliennes (FAMa) invitent les civils à s’abstenir de porter des tenues militaires sans autorisation. Toutefois, les dispositions seront prises pour rechercher et lutter contre le port irrégulier d’Uniformes dans notre pays ».

C’est ce qui ressort du document signé par le Chef de la DIRPA, le 30 avril 2023.
Selon les constats, aucune mesure n’a été prise par la hiérarchie pour accompagner la décision.

Parce que, jusqu’à preuve de contraire, la population a du mal à faire la différence entre les FAMa et des citoyens à cause du port illégal de la tenue militaire. Malgré le fait que cette pratique contribue à l’insécurité que vit notre pays, depuis des décennies, certains civils continuent à porter les tenues militaires dans notre pays.

En tout cas, c’est sans doute que les ennemis profitent du port illégal des tenues militaires pour attaquer les Forces armées maliennes. Ainsi, il n’est pas nécessaire de signaler que cette pratique comporte un grand risque car elle crée la confusion entre les combattants et les civils.

Le colonel-major Souleymane DEMBELE de la DIPRA, dans son communiqué, a soutenu que les FAMa avaient constaté que les nombreux combattants neutralisés lors de l’attaque complexe déjouée contre l’aéroport de Sévaré, le samedi 22 avril 2023, portaient des uniformes militaires.

Malgré ces preuves, les pouvoirs publics n’arrivent pas à empêcher des civils de porter la tenue militaire.

« Il est important que les civils ayant pris l’habitude de porter illégalement les tenues militaires, prennent conscience du danger que représente ce phénomène et dont pourraient profiter des terroristes qui sont soumis à une forte pression », a déclaré le Colonel-major Souleymane DEMBELE.

La question est de savoir si le port de la tenue militaire par les civils ne constitue plus un danger de nos jours ? Les FAMa ne sont-ils pas confrontés à des cas de confusion entre les combattants et les civils au front lors de leurs opérations ?
Ce sont entre autres des questions qui taraudent sur les esprits des Maliens. Cependant, ce qu’il faut savoir, c’est que des militaires mêmes dotent ces civils en tenue en guise de cadeau.

Car, ces tenues que portent des civils, sont pour la plupart des anciennes uniformes.
Cela prouve que ces gens n’achètent pas chez les vendeurs d’uniformes ou d’équipements militaires agrées.

Si la DIRPA, dans son communiqué en date du 30 avril 2023, avait signalé que des dispositions seraient prises pour rechercher et lutter contre le port irrégulier d’uniformes, force est de constater que des personnes s’habillent et circulent librement avec la tenue militaire à Bamako.

Outre le port de la tenue militaire, les FAMa doivent aussi, sans hésitation, interdire les cagoules que des gens se permettent de porter en circulation et autres lieux. Parce que, de toute évidence, ces pratiques amplifient les risques d’insécurité dans notre pays.
En tout cas, il est grand temps que la hiérarchie militaire s’assume afin d’appliquer des mesures qui s’imposent en la matière contre cette mauvaise pratique qui perdure…

<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Editorial: Diomaye FAYE va dans le mur en klaxonnant</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-diomaye-faye-va-dans-le-mur-en-klaxonnant-3070023.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 06:52:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En acceptant d’être le facilitateur de la CEDEAO dans la crise de confiance avec l’Alliance des Etats du Sahel, le président Bassirou Diomaye FAYE, alors que les dés sont jetés, ne se dirige-t-il pas vers un mur en klaxonnant ?</strong>

Aucun répit pour les dirigeants de la CEDEAO qui veulent recoller les morceaux avec l’Alliance des Etats du Sahel (AES) engagée dans une dynamique de reprise en main de leur destin en dehors de cette organisation dont l’un des objectifs majeurs est de renforcer l’intégration entre les peuples de l’espace.

Le nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye FAYE, participant à son 1er sommet des chefs de l’Etat de la CEDEAO est envoyé en mission au Mali, au Niger et au Burkina Faso avec comme défi de convaincre ces trois Etats de revenir sur leur décision de retrait de l’organisation ouest-africaine accusée de se détourner de ses missions en agissant sous ordre de puissances étrangères.

Le président sénégalais, en dépit du fait qu’il partage les frustrations des pays membres de l’AES et la nécessité de sortir la CEDEAO sous l’influence des pays occidentaux, va entamer une médiation déjà vouée à l’échec.

Tous les signaux sont réunis et présagent que le président va « taper poteaux » comme disent les Ivoiriens. L’idée n’est pas mal de tenter les négociations avec les membres de l’AES pourvu que les conditions se prêtent à cette démarche.

En effet, le président sénégalais, pour son obtention d’arracher un consensus avec l’AES, ne se rend pas compte qu’il est déconnecté de la réalité et que ses interventions risquent de tourner à vide.

Déjà, dès sa désignation comme facilitateur de la CEDEAO, les membres de l’AES lui ont envoyé les signaux de l’échec de sa mission.

En effet, les ministres des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, reprenant le langage de communication de leur chef respectif, ont réaffirmé la décision de la confédération de l’AES de ne faire une volteface.

En clair, leur position vaut pour l’avenir pour ceux, comme Bassirou Diomaye FAYE, qui veut s’accrocher à la moindre chance afin d’éviter la désintégration.

« Naturellement par rapport à la CEDEAO nos chefs d’État ont été très clairs à Niamey, vous les avez entendus, en indiquant que le retrait des trois pays de la CEDEAO est irrévocable et a été fait sans délai », a rappelé le chef de la diplomatie malienne sur la chaine nationale le mardi dernier.

Selon lui, le retour à la CEDEAO est un sujet débattu et bouclé. Et comme une réponse au président sénégalais envoyé aux charbons par ses ainés, il a affirmé : « à partir de cet instant nous devons cesser de regarder dans le rétroviseur. Nous voulons vraiment travailler plutôt à matérialiser cette volonté-là. Aujourd’hui, il n’est pas question vraiment de s’attarder sur ces questions. Nous devons plutôt travailler à réaliser ce qui est important pour les populations de cet espace ».

Insister dans cette condition avec le désamour en popularité contre l’organisation ouest-africaine, Bassirou Diomaye FAYE, estimons, est en train de se préparer à un échec patent de sa médiation. Celle-ci pourrait avoir au moins le mérite d’être tentée.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>CEDEAO&#45;AES: l’ultime médiation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cedeao-aes-lultime-mediation-3069694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 09:39:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a été désigné comme facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger). C’est ce qui ressort du communiqué final du 65e Sommet des Chefs d’États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu ce dimanche 7 juillet 2024, à Abuja (Nigeria), sous la présidence de Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria. Dans sa mission, le Président sénégalais sera en collaboration avec le Président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé.

Le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO réuni ce dimanche 7 juillet à Abuja dans son communiqué final a exprimé sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. En outre, la Conférence a demandé à la Commission d’élaborer un plan d’urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l’AES, en tenant compte des exigences de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993.

Parallèlement à ces initiatives, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur position de maintenir le dialogue en vue du retour de ces trois Etats au sein de l’organisation. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont notifié, en janvier dernier, à la Commission de la CEDEAO leur décision commune de se retirer de l’organisation sous régionale avec effet immédiat.

Pour éviter la désintégration qui a de lourdes conséquences dans l’espace ouest africain, le sommet a désigné le président du Sénégal Bassirou Diomaye Diakhar Faye comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec le président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé pour tenter sauver la demeure de la fissure. Le président de Guinée Bissau, le Général Umaro Sissoco Embaló s’est proposé de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.

A la veille, les trois États, au cours de leur sommet, le 6 juillet dernier à Niamey, ont confirmé «leur retrait irrévocable et sans délai de la CEDEAO». Ils ont acté, en outre, la création de la confédération des États du Sahel avec le Colonel Assimi GOITA, président de la Transition du Mali comme président en exercice pour un an.

Élu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle, il y a plus de trois mois, Bassirou Diomaye FAYE vient d’être officiellement mandaté par son homologue nigérian Bola Tinubu, actuellement président en exercice de la CEDEAO, pour négocier les trois pays sahéliens de reconsidérer leur décision de retrait.

Toutefois, le tout nouveau Médiateur de la CEDEAO, depuis son retour au bercail, le dimanche soir, après avoir participé à son tout premier Sommet de la CEDEAO, s’est prononcé sur sa désignation comme facilitateur de la CEDEAO auprès des trois pays de l’AES que lui a confié le Président Tinubu.

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE, à son arrivée à l’aéroport de Dakar, le 7 juillet 2024, après son retour du 65e Sommet de la CEDEAO, a déclaré ceci :« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Notre responsabilité, c’est de travailler à rapprocher les positions, à les réconcilier, à faire en sorte qu’il puisse y avoir une place de dialogue entre l’organisation et les parties prenantes, notamment l’Alliance des États du Sahel (AES) ».

En tout cas, le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO, selon nos sources, a été largement discuté le 7 juillet 2024, à Abuja, lors du 65e Sommet ordinaire de l’organisation régionale. Cette Médiation de la CEDEAO sera probablement une dernière chance pour les États de l’AES, à se retourner dans l’Organisation sous régionale. Il reste à savoir si les Présidents de l’AES accorderont une oreille attentive à la médiation du Président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE.

Par ailleurs lors de la cérémonie d’ouverture du sommet de la CEDEAO, le président de la commission Omar Alieu TOURAY a dressé le tableau des conséquences de ce retrait pour la CEDEAO ainsi que les membres de l’AES.

Les conséquences du retrait

Pour M. TOURAY, qui appelait quelques jours plutôt à tout faire pour éviter la désintégration, ce retrait perturbera des acquis consolidés par des années par la CEDEAO en termes de la libre circulation avec un passeport et une carte biométrique commune, des avantages liés au marché commun de plus de 400 millions d’habitants, l’établissement des citoyens, entre autres. Par ailleurs, a-t-il ajouté, cette décision ‘’irréversible’’ selon les dirigeants de la confédération de l’AES aggravera l’insécurité.

« Le retrait des trois pays portera un coup dur à la coopération internationale en matière de sécurité notamment en termes de partages d’information et de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région et d’autres initiatives conjointes de la sécurité », a indiqué le président Omar Alieu TOURAY.

En dehors de la CEDEAO, les trois Etats qui ont notifié leur retrait depuis janvier 2024 à la Commission seraient affectés par les conséquences de leur décision conjointe.

Ainsi, selon M. TOURAY, le Mali, le Niger et le Burkina Faso pourraient s’isoler au plan politique et diplomatique sur la scène internationale dans la mesure où ils ne pourront plus bénéficier d’un soutien de bloc.

« Ce retrait affecterait les conditions de voyage et d’immigration des citoyens de l’AES, car ils auront désormais des démarches à mener en vue de l’obtention d’un visa avant de voyager dans les autres États membres de la CEDEAO. Les ressortissants des trois pays vont devoir cesser d’utiliser le passeport biométrique et la carte d’identité nationale de la CEDEAO », a-t-il annoncé.

La désintégration n’est pas aussi sans conséquence au plan économique et financier. En effet, le retrait des membres de l’AES pourrait entrainer l’arrêt ou la suspension de tous les projets et programmes mis en œuvre par la CEDEAO dont la valeur est estimée à plus de 500 millions de dollars. En termes d’emploi, ce sont 130 personnes des trois pays qui vont rendre le tablier.

<strong>PAR SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire du mandat d’arrêt contre IYAD: Un piège pour les autorités de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/affaire-du-mandat-darret-contre-iyad-un-piege-pour-les-autorites-de-la-transition-3069018.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 10:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre le chef terroriste, Iyad Ag GHALY, pour des supposés ’’crimes de guerre et crimes contre l’humanité’’ commis au nord du Mali entre janvier 2012 et janvier 2013.</strong>

Figure de proue du mouvement terroriste au Mali et au Sahel, Iyad Ag GHALY n’a jamais été retrouvé ; malgré l’intervention des forces internationales au Mali. Quelles sont les chances pour mettre la main sur le chef terroriste ? Les autorités actuelles de la transition doivent-elles faire confiance à la justice internationale ?

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rendu public ce vendredi 21 juin 2024, un mandat d’arrêt contre l’un des principaux chefs djihadistes du Sahel, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. De l’avis de la CPI, ils auraient été commis ces crimes, pour l’essentiel, dans la légendaire ville de Tombouctou, au Mali, entre janvier 2012 et janvier 2013, selon le communiqué de la CPI.

Depuis le lancement de ce mandat, nombreux sont les observateurs qui s’interrogent sur l’opportunité de cette décision de la justice internationale.

Alors que le mandat avait déjà été lancé en 2017, le regain d’intérêt des juges de la CPI, plusieurs années après la mise en accusation laisse peu de place à la pertinence, la sincérité et l’efficacité de cette action judiciaire quand on sait que les crimes ont été commis il y a plus de 10 ans.

L’annonce par la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt à l’encontre du chef d’un groupe armé au Mali souligne la nécessité pour les autorités maliennes de renforcer les efforts visant à rendre justice pour les crimes graves commis par toutes les parties belligérantes, a déclaré Human Rights Watch.

Mais de l’avis du Dr Ahmadou TOURE, chercheur en sciences politiques, Paix et Sécurité au Mali, il s’agit d’effets d’annonce de la part de la communauté. Pour lui, ce mandat est purement politique et stratégique.

D’ores et déjà, le 28 novembre, la justice malienne avait déjà ouvert une enquête pour terrorisme contre ces leaders terroristes, notamment Iyad Ag Ghaly et Amadou KOUFFA.
A cela s’ajoute, dit-il, la montée en puissance de l’armée ; sans oublier les patrouilles mixtes des forces de l’Allaince des Etats du Sahel créées par le Mali, le Niger et le Burkina Faso en vue de mutualiser leur effort contre les forces du mal.

Enfin, il a souligné la ratification de l’accord de coopération militaire entre le Mali et la Russie par le Conseil des ministres le 20 juin 2024.

Au regard de ce qui précède, le lancement de mandat pose un problème de timing. Et la question que l’on se pose est de savoir est-ce que la Cour peut faire arrêter Iyad qui a échappé à la vigilance des forces pendant dix ans de présence au Mali.
En tout cas, compte tenu du contexte actuel, on voit mal comment les autorités maliennes vont arrêter Iyad et la remettre à la CPI alors que la justice nationale a déjà pris le dossier en main.
Au regard de la place qu’occupe la crise malienne dans la géostratégie mondiale, on est fondé à croire que la CPI constitue un prétexte pour la communauté internationale, particulière occidentale, de s’inviter dans le dossier.

De ce fait, la coopération avec la CPI peut être un piège pour le gouvernement, compte tenu des pressions actuelles sur le Mali et sur l’armée malienne concernant la question des droits de l’homme.

Car, en vertu du droit international, il incombe au gouvernement malien de garantir la justice pour les crimes les plus graves.

Surtout que la pratique a démontré que le mandat d’arrêt international de la CPI concerne les exactions, les meurtres et dictatures et autres crimes contre l’humanité, généralement commis dans les pays du tiers monde. Ce qui fait que les mandats d’arrêt de la CPI sont appliqués aux dirigeants des pays les moins puissants militairement.

Cette situation fait croire à des observateurs avertis qu’à la suite de Iyad Ag GHALY, des mandats similaires de la CPI pourraient être émis contre des dirigeants militaires maliens actuels.

En tout cas, nous avons vivace à l’esprit les sanctions américaines contre la hiérarchie et certains officiers maliens en juillet 2023.

Ces sanctions visent trois gradés de l’armée malienne, à savoir : le colonel Sadio CAMARA, ministre de la Défense ; le colonel Alou Boi DIARRA et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, tous deux responsables dans l’armée de l’air.

Dans un communiqué, Washington avait déclaré avoir fait «de preuves montrant que ces responsables maliens ont contribué aux activités malveillantes du groupe Wagner au Mali», dans un communiqué du Trésor américain.

Pour rappel, Iyad Ag GHALY dirige le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, qui opère au Mali, au Burkina Faso et au Niger et est accusé d’innombrables attaques contre les armées nationales et d’exactions contre les populations civiles.

Chef rebelle touareg radicalisé, aussi connu comme « Abou Fadl », il avait fondé en 2012 le groupe Ansar Dine qui a envahi et occupé Tombouctou.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>MALI&#45;BANQUE MONDIALE: les raisons d’un faux bond</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/mali-banque-mondiale-les-raisons-dun-faux-bond-3068733.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:49:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors d’une plénière au Conseil national de transition, jeudi dernier, sur le vote du projet de loi portant modification de la loi des finances 2024, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, a évoqué les difficultés financières que traverse notre pays. Il a fait savoir que le Mali était confronté à beaucoup de crises. Selon lui, actuellement, il y a un resserrement très important du financement de notre économie. Il a expliqué que ‘’les bailleurs de fonds ne nous accompagnent pas’’.</strong>

Le ministre SANOU a fait savoir que récemment le gouvernement avait obtenu des accords avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Selon lui, jusqu’à présent, il y a des difficultés pour mobiliser ces ressources. À titre d’exemple, Alousséni SANOU a affirmé que les 60 milliards de F CFA qui avaient été annoncés ne sont pas encore décaissés.

Rappelons que dans le cadre du renforcement des relations entre le Mali et des Institutions de Bretton Woods, Alousséni SANOU, ministre de l’Économie et des Finances, a conduit la délégation malienne aux Réunions du Printemps 2024 du Fonds Monétaire International (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale qui se sont tenues du 15 au 20 avril 2024 à Washington (USA).

Lors de cette rencontre, dans le cadre de l’amélioration de la fourniture d’énergie, les institutions de Bretton Woods se sont engagés à mettre à la disposition du Mali soixante (60) millions de dollars, soit environ 36 884 328 000 F CFA, immédiatement, pour permettre à Energie du Mali-SA de faire face aux achats de carburants ou d’énergie à partir des pays de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Lors de ladite mission, le ministre de l’Économie et des Finances a eu plusieurs entretiens et des échanges approfondis avec les dirigeants du Fonds Monétaire International (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sur les défis économiques et sociaux auxquels fait face le Mali, ainsi que sur les réformes envisagées pour y répondre de manière efficace et durable, dans un contexte marqué par des chocs exogènes et des fragilités structurelles.

Ces rencontres ont permis de passer en revue l’état de la coopération existante et de poser les jalons des nouvelles perspectives conformes aux orientations des plus hautes autorités du Mali en matière de politique économique, financière et budgétaire.

Aussi, la mission a souhaité la restructuration de certains projets pour répondre mieux aux besoins actuels réels du pays.

« La Banque mondiale est le premier partenaire multilatéral du Mali qui a financé au Mali plus de 1500 milliards de FCFA de projets. Certains sont finis, d’autres sont en cours de réalisation. Il s’agissait de voir avec la Banque mondiale les axes d’amélioration et d’analyse des défis. En termes de résultats, cette mission a permis de nous accorder avec la Banque mondiale sur plusieurs sujets notamment le projet de construction d’écoles, dans le cadre du Projet MIQRA, où des fonds supplémentaires vont être alloués.

Dans le cadre de l’amélioration de la fourniture d’énergie, ils sont d’accord pour mettre à la disposition du Mali soixante (60) millions de dollars immédiatement pour permettre à Energie du Mali SA de faire face aux achats de carburants ou d’énergie à partir des pays de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et également de nous accompagner dans le cadre d’autres projets sur la réalisation d’infrastructures photovoltaïques pour charger le mix énergétique » avait expliqué le ministre Alousséni SANOU sur les antennes de l’ORTM.

Ces annonces avaient suscité de l’espoir chez le peuple malien confronté notamment à un problème d’énergie depuis plusieurs mois.

Malheureusement, au lieu d’honorer leur engagement pour le bonheur de la population malienne, les institutions de Bretton Woods continuent de faire tourner en rond les autorités maliennes.

<strong>Les dessous</strong>
De l’avis de certains observateurs, les raisons sont ailleurs. Selon eux, le Mali qui, depuis quelques années est très à cheval sur des questions de respect de sa souveraineté ne devrait pas s’attendre que les règles changent pour les beaux yeux des princes du moment. Car, sans trop de démagogie, les principes de ces Institutions connus de tous, n’ont pas changé d’un iota.

En tout cas, on se rend compte que les raisons du blocage évoquées par le ministre SANOU devant les membres du CNT ne sont autres que les conditions posées par la Banque Mondiale au moment de la signature de l’accord de prêt et que le Mali a acceptées. Ces conditions restent quasiment les mêmes dans le communiqué de presse du département qui a annoncé l’accord entre les deux parties. Mais visiblement, les autorités maliennes étaient sous pression et n’ont pas trop fait attention avant au moment de la signature avant de regretter après.
C’est ce qu’on appelle tombé dans le piège…

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rapport 2023 du CINSERE: le PM appelle à plus d’implication du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rapport-2023-du-cinsere-le-pm-appelle-a-plus-dimplication-du-gouvernement-3067139.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rapport-2023-du-cinsere-le-pm-appelle-a-plus-dimplication-du-gouvernement-3067139.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 11:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p class="p1"><b>Le Comité indépendant de Suivi-Évaluation de la Mise en œuvre des Recommandations des Assises nationales de la Refondation (CINSERE-ANR) a présenté au Premier ministre, ce lundi 10 juin 2024, le rapport annuel 2023 portant état de l’exécution des 517 recommandations desdites assises tenue en décembre 2021 et inscrites dans le Cadre stratégique de la Refondation de l’Etat (CSRE) qui en est l’outil de planification et de gestion.</b></p>
<p class="p1">A l’analyse, au 31 décembre 2023, sur les 55 actions prioritaires, 20 ont été réalisées, soit un taux 36, 36 %, et 60 % sont en cours de réalisation. Au titre des actions prioritaires complémentaires, l’on note un taux de réalisation de 6,53 % et un taux de 71,89 % pour celles qui sont en cours de réalisation. Quant aux actions non prioritaires, elles ont été réalisées à hauteur de 6,14 % pendant que 39,15 % connaissent un début de réalisation.</p>
<p class="p1">Dans le cadre de la réalisation des recommandations des ANR, plusieurs projets structurants ont été menés, notamment ceux de la Présidence de la Transition, dont les centres de dialyse, l’école de guerre, les infrastructures d’eau potable…</p>
<p class="p1">Pour ce qui est des effets et des impacts, l’on peut noter, entre autres, les progrès inédits dans la défense et la sécurité, la reconquête de Kidal, la formation de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), les actions de relance économique et la mobilisation des acteurs.</p>
<p class="p1">En termes des perspectives, il est prévu l’organisation des restitutions des résultats du suivi-évaluation du CINSERE-ANR et d’échanges avec les institutions de la République. Il s’agit également d’organiser des activités de communication sur le Cadre stratégique ainsi que des rencontres de restitution avec d’autres acteurs ; d’organiser des missions de suivi sur le terrain, à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali, afin de s’enquérir des dynamiques en cours en lien avec les actions relatives aux ANR.</p>
<p class="p1">Pour le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, le mécanisme du Mali Kura est enclenché avec les ANR. Il a également rappelé que ce n’était pas facile au debut, avant de se réjouir de l’ensemble des résultats et des réalisations qui ont eu le mérite d’insister sur le suivi et l’évaluation.</p>
<p class="p1">Au vu des résultats atteints, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, s’est dit déjà satisfait du travail accompli, un travail qui est un mécanisme visionnaire et à long terme. La combinaison des avis des couches de la société est, en effet, devenue la feuille de route de la Transition et des futurs dirigeants du Mali. «Vous pouvez être fiers de vous», s’est-il adressé aux membres du Gouvernement qui n’ont ménagé aucun effort pour l’atteinte des objectifs. Il les a alors exhortés à davantage d’implication car, a-t-il rappelé, les défis sont encore de taille.</p>
<p class="p3"><b>CCRP</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Macron et la coopération décentralisée au Sahel: l’incertitude juridique dénoncée par les Sénateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/macron-et-la-cooperation-decentralisee-au-sahel-lincertitude-juridique-denoncee-par-les-senateurs-3066078.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/macron-et-la-cooperation-decentralisee-au-sahel-lincertitude-juridique-denoncee-par-les-senateurs-3066078.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/Mohamed-SACKO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 14:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis qu’il a accédé à l’Elysée, Macron a commis des erreurs qui ont contribué à attiser le sentiment anti-français sur le continent africain. Ces fautes furent d’autant plus stratégiques qu’elles concernèrent la relation du président français à ses homologues africains allant jusqu’à la rupture des relations diplomatiques et la suspension de l’aide au développement.</strong>

C’est en effet plus de 400 projets de coopération décentralisée au Mali, au Niger et au Burkina Faso qui sont en périls à cause du peu d’intérêt et de la pure négligence du gouvernement français. C’est le constat fait par M. Bruno Belin, sénateur de la Vienne (Nouvelle Aquitaine) rattaché au groupe « Les Républicains », au cours d’une question écrite à la 16è législature du Sénat français, le 04 avril 2024. M. Bruno Belin attire l’attention du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères sur l’incertitude juridique dans laquelle se trouvent les collectivités françaises engagées dans des coopérations au Burkina Faso, au Mali et au Niger depuis la suspension de l’aide publique au développement dans ces trois pays.

Comme nous le savons tous, à la suite de coups d’État qui se sont produits en 2020 au Mali puis en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger, la dégradation des relations bilatérales avec la France s’est matérialisée notamment par la suspension de l’aide publique au développement (APD) française le 16 novembre 2022 au Mali, le 29 juillet 2023 au Niger et le 6 août 2023 au Burkina Faso.

Depuis ces dates, le gouvernement français, pris de court, ne sait plus où donner de la tête. Au lieu d’examiner froidement la question et d’y apporter des réponses adéquates, comme tout bon gouvernement responsable l’aurait envisagé, d’improvisation en improvisation, la réponse à la suspension de l’aide, côté gouvernement français, s’est muée en invectives, en complots de déstabilisation des trois régimes issus des coups d’Etat, en sabotage des actions entreprises par ces régimes sur l’arène internationale. Et comme si cela ne suffisait pas, les ambassadeurs français et quelques plumitifs à la solde sont mis en contribution à coût de millions d’Euro pour apporter, via les réseaux sociaux, la contradiction aux volontés d’indépendance et du rejet du paternalisme français des trois pays du Sahel.

Dans son interpellation, M. Belin a cité l’article L. 1115-1 du code général des collectivités territoriales qui stipule : « les collectivités territoriales peuvent, dans le respect des engagements internationaux de la France, mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire ». Mais, à son grand regret, il a estimé que « ces échanges ne se sont jamais traduits par une position formelle qui serait de nature à garantir aux collectivités françaises engagées au Burkina Faso, au Mali et au Niger la sécurité juridique nécessaire à la poursuite de leurs engagements respectifs ».

Toutefois, à regarder de près, certaines réalités se cachent derrière ce comportement du gouvernement Macron face à cette incertitude juridique dans laquelle se trouve la coopération décentralisée au Sahel.
1- malgré les tentatives désespérées de déstabilisation et l’échec des sanctions inhumaines, Macron s’est rendu à l’évidence qu’il a perdu la manche contre Assimi GOITA, Ibrahim TRAORE et TCHIANI, mais espère tout de même qu’en maintenant le statu quo, la situation des 400 projets de coopération décentralisée pourrait de nature et à la longue créer des problèmes sociaux dans ces trois pays. Or, ce qu’il semble peut-être oublier, des mesures palliatives sont examinées par les trois gouvernements individuellement et au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ;
2- ce flou juridique place les collectivités dans une posture de grande incertitude et de risques vis-à-vis de leurs administrés et de leurs propres exécutifs.
3- sur le plan de la politique économique intérieure, rien ne va. Partout, les économistes de tout bord tirent la sonnette d’alarme pour alerter Macron et son gouvernement de la situation catastrophique de l’économie française « au bord de la faillite ». Le dérapage des finances publiques et les drames engendrés par la violence au quotidien en France commencent sérieusement à entamer le socle électoral du président Macron. A tel point que le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans sa lettre annuelle adressée à Macron, publiée dans la semaine du 2 avril 2024, écrivait : « le redressement budgétaire s’impose d’abord pour la France : c’est une illusion trop longtemps entretenue que d’espérer résoudre la dérive de nos dépenses en pariant seulement sur une future accélération de la croissance ».
4- la suspension de la coopération décentralisée au Mali, au Niger et au Burkina Faso intervient à un moment où Macron s’est véritablement enlisé dans la guerre de l’Ukraine contre la Russie, histoire d’oublier l’échec cuisant infligé par ces trois présidents à la politique de Macron dans les pays du Sahel ;

Ce tâtonnement de la politique Macron et son incapacité d’apporter une solution à ces dérives constatées dans la coopération décentralisée au Sahel hérissent le Sénateur Belin à telle enseigne qu’il crie son ras-le-bol et « demande au Gouvernement de préciser formellement sa position quant au cadre juridique régissant la poursuite par les collectivités françaises ». Parce que si conséquences directes, il y a ça serait sur « les partenariats de coopération décentralisée soutenus par les collectivités françaises dans ces trois pays ». Or, poursuit-il « la détérioration des relations diplomatiques et la suspension de l’aide publique au développement ont eu des impacts à la fois sur les plans politique, financier et opérationnel des coopérations. Pour les collectivités liées par des conventions dans le cadre des projets menés avec leurs homologues burkinabè, maliennes et nigériennes, l’arrêt de la coopération pose des questions quant aux risques juridiques associés à une telle décision ».

Ainsi, donc, Macron et son gouvernement se trouvent dos au mur. Comment redonner vie à la coopération décentralisée au Sahel sans laisser des plumes ? L’histoire est un éternel balbutiement et Emmanuel Macron l’aurait appris à ses dépens. Lui qui avait pour ambition de restaurer le prestige de sa fonction, se retrouve confronté aux limites posées par l’Histoire. Des sources proches du Sénat affirment que la réponse du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères sera publiée aujourd’hui 30 mai 2024.

<strong>Wait and See !</strong>
<strong>Mohamed SACKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CNJ&#45;Mali: l’entente retrouvée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnj-mali-lentente-retrouvee-3066046.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Jun 2024 13:57:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le désaccord sur le renouvellement des instances du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) a été levé ce jeudi 30 mai suite à la signature d’un document d’Entente sous la présidence du ministre Abdoul Kassim FOMBA. Cet acte de consensus participe à la mise en place d’une faitière plus inclusive et renforcée au profit de la jeunesse.

Le processus de renouvellement des instances du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), qui était menacé par des responsables des structures régionales et communales, peut désormais se poursuivre aisément.

En effet, la Commission nationale de mise en place des organes du CNJ, les présidents des Conseils régionaux et ceux des conseils communaux ont trouvé un terrain d’entente ; sous la présidence du ministre de tutelle. Les positions antagonistes ont été revues après des échanges francs sur les deux points du goulot d’étranglement à savoir : les textes du CNJ-Mali et le processus de mise en place des bureaux des différents niveaux.

A l’issue de cette rencontre, les parties ont convenu de la participation de tous les acteurs (les présidents régionaux, communaux et locaux) à la dynamique enclenchée par le département de la jeunesse ; la vulgarisation des nouveaux textes, à travers l’organisation d’ateliers de restitution dans les régions et les communes de Bamako. Enfin, l’Entente permet d’apaiser la tension, mais aussi de garantir la poursuite du processus de mise en place avec la prise en compte des points d’amélioration opérés au niveau des textes.

« Les parties saluent et félicitent le ministre de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne pour sa clairvoyance, sa sagesse et son leadership qui ont permis d’accéder à cette entente retrouvée entre les différentes parties dont le but commun est de mettre en place une faitière plus inclusive et renforcée au profit de la jeunesse malienne », félicitent les parties dans un communiqué conjoint.

En outre, il y a aussi un accord sur la composition des commissions régionales et communales de la mise en place des organes du CNJ-Mali qui a entamé sa phase de refondation. Chacune des commissions sera présidée par un représentant de l’Etat accompagné par des représentants du bureau sortant, des personnes ressources, des représentantes des organisations féminines.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: qui veut la peau de Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-qui-veut-la-peau-de-choguel-3065664.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:33:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre Maliba, comme à chaque catharsis, renoue encore avec les bavardages politiques incessants, les balivernes et les jactances. Hier, on aurait dit, sans aucune offense à Sonko, c’est du ‘‘ouolofo baro’’, mais aujourd’hui, le monde nous regarde, l’Afrique nous prend pour exemple. Dès lors, avons-nous le devoir de faire fi de cette responsabilité historique pour nous livrer aux ‘‘dama tèmè walé’’ (l’excès de libertinage) ?</strong>

Il se dit dans le Maliba des réseaux, avec délectation que la sécurité d’État est allée cravater dans son Bureau primatial un politicien pour ‘‘malparlage’’ ; mais qu’en réalité on voudrait lui tirer le vers du nez pour confondre son chef hiérarchique qui serait l’auteur du mémorandum pour avoir une bonne raison de le destituer. Comme si le Chef d’État avait besoin de toutes ces acrobaties ou excuses pour se débarrasser d’un collaborateur, fut-il Chef du gouvernement. Choguel serait-il une épine dans le pied de Assimi Goïta ? Au contraire.

Ce n’est qu’au Mali des réseaux sociaux où l’on n’invente des prétextes, des justificatifs ou excuses au président pour procéder à un remaniement, des scénarios nollywodiens pour démettre ‘‘un Premier ministre devenu trop populaire’’. Pour paraphraser Saint Luc, ‘‘Seigneur pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils disent et ce qu’ils font’’ sous le prétexte de liberté d’expression.

Parce qu’un tel ministre ou un tel directeur ne fait pas leur affaire, ils décrètent une fatwa ; parce que la tête d’un ministre ou du Premier ministre ne leur revient pas ou parce que pour des raisons personnelles en termes d’intérêt bien souvent pécuniers (ils n’ont réussi à ‘‘manger’’ avec lui) ils font pleuvoir sur lui une pluie d’injures, le vouent aux gémonies, en le jetant à la vindicte. Comme on dit, c’est la ‘‘broudialisation’’. Pour donc leur confort personnel et non celui de la République et les intérêts supérieurs du peuple malien, ils décretent que tel ou tel responsable doit partir, doit être sacrifié aux intérêts des réseaux si n’est à ceux de petits clans affairistes qui ne voient en le Mali que comme ‘‘Sama sogo’’… Comme si on était dans une République gérée par la clameur publique.

Or, c’est bien le colonel Assimi Goïta qui est aux commandes du bateau-Mali. Quoique disent les réseaux sociaux, quoique veuillent les réseaux sociaux. C’est lui en tant que Président de la Transition qui assume les fonctions de Chef de l’État (article 4 de la Charte de la Transition) et qui nomme le Premier ministre, chef du gouvernement (article 11 de la charte).

La Constitution que les Maliens ont plébiscité en juin dernier est encore plus claire en disant sans équivoque à son article 57 que ‘‘le Président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions (sans avoir besoin d’artifices). Il nomme les autres membres du Gouvernement, après consultation du Premier ministre et met fin à leurs fonctions (sans consulter les réseaux sociaux)’’.

Les activistes maliens se croient au-dessus de la Constitution et de la République ? Qui sont-ils et sur quelles légalité et légitimité se fondent-ils pour mettre en cause le jugement du Chef de l’Etat, pour décider à la place du président de la transition qu’il doit se débarrasser de son Premier ministre, car le Mali n’a pas besoin d’un Premier ministre clivant, mais d’un Premier ministre rassembleur… ? Pourtant, hier, quand ils avaient le pain à la bouche, ils ont servi sans reproche et sans murmure. Oui, la cohérence politique devrait épargner à la République certains combats d’arrière-garde.

Dans ce Mali des réseaux sociaux chacun est ce qu’il n’est pas et ce qu’il ne sera jamais. Aussi, il est temps que les gens sur les réseaux sociaux et dans les grins, cessent de vouloir se substituer au président, au ministre, au directeur… Parce que, dans ce Mali des réseaux, chacun se croit investi en expertise et en dignité pour penser et agir à la place de ceux qui dirigent. Or, dès lors que les gouvernés se mettent dans le fauteuil des gouvernants, il y a comme quelque chose de pourri au royaume d’Autriche, pardon, il y a comme une permanente jacquerie au sein de la République.

Honni soit qui Mali y pense ! Notre pays ne mérite pas ce qui s’y passe en ce moment. Cette transition mérite beaucoup plus, au regard de la restauration de notre dignité, de notre souveraineté, du respect et de la considération dont notre pays jouit désormais à travers l’Afrique et le monde.

A l’entame de la Rectification de la transition, notre pays à fait face à l’incompréhension, à l’adversité, à l’inimitié du monde entier notamment des plus puissances de ce monde. Notre crime : vouloir nous émanciper de la tutelle de ceux qui voulaient nous maintenir éternellement sous une abjecte et infâme domination. Notre résilience a forcé, et continue de forcer l’admiration du monde. Nous avons été, en l’espace de trois petites années, comme un phare sur le continent qui émerveille tous les peuples africains et ceux épris de paix et de liberté à travers le monde. Notre combat et notre détermination, tant que peuple uni dans sa dignité, fait florès et exalte la dignité africaine.

Grâce à la résilience de notre peuple, au sacrifice consenti par nos forces défense et de sécurité et à la combativité ancestrale du grand peuple Mali, beaucoup de pays africains osent lever la tête, oser lever la voix, oser emprunter la voie de la liberté. L’espoir renaît partout en Afrique.

C’est pourquoi, celui qui est aujourd’hui l’aîné sans être le plus âgé et son Premier ministre n’ont cessé de rappeler que nous n’avons pas le devoir d’échouer. Car aujourd’hui, le Maliba n’est pas que le Mali, c’est un espoir, une fierté et une dignité retrouvés par tous les africains.

Donc, si chacun s’occupait de sa chacune, les vaches seraient mieux gardées et la République ne s’en porterait que trop bien.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arrestation de Bouba Karamoko Traoré: divorce acté entre le pouvoir et le M5&#45;RFP ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arrestation-de-bouba-karamoko-traore-divorce-acte-entre-le-pouvoir-et-le-m5-rfp-3065661.html</link>
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<pubDate>Fri, 31 May 2024 10:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du comité stratégique par intérim du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (tendance Choguel Kokalla MAIGA) a été arrêté, le lundi 27 mai 2024, avant d’être placé sous mandat de dépôt hier mardi. Cette arrestation fait suite à un mémorandum signé par Bouba K TRAORÉ, le vendredi 24 mai, dans lequel le M5-RFP dresse un bilan élogieux des autorités de la transition avant de relever les tares de cette même gestion. Toutes les observateurs s’accordent à dire que cette arrestation de Bouba K TRAORÉ est en lien avec le contenu de son mémorandum qui continue de susciter les réactions. Un mémorandum qui a dévoilé au grand jour le fossé entre les colonels au pouvoir et le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, mentor de la tendance du M5-RFP dirigé par Bouba K TRAORÉ. Aussi, cette arrestation intervient au moment où le M5 se trouve fragilisé par les divisions en son sein. Les charges retenues contre lui sont : atteinte au crédit de l’Etat et outrage à magistrat.</strong>

En effet, en dépit de sa proximité avec le pouvoir, le président par intérim du M5-RFP proche du Premier ministre s’est permis de critiquer la gestion de la transition. Mais, dans son mémorandum, il a essayé d’être objectif en reconnaissant les acquis de cette transition, avant de pointer du doigt sur ce qui n’a pas marché.

Dans le mémorandum signé par Bouba K TRAORÉ, un accent particulier a été mis sur les résultats du changement qui sont visibles et tangibles à tous les niveaux. Il a notamment évoqué la Refondation du système de défense et de sécurité pour restaurer la dignité et l’honneur du Mali, par la reconstruction de l’outil de défense et la reconquête de l’intégrité ; la Refondation de la souveraineté nationale et l’affirmation de la diplomatie malienne ; la Refondation institutionnelle et politique, avec le passage à la 4ème République ; la Refondation de la Vision endogène de l’Etat et de la Gouvernance ; la Refondation du système électoral avec la création de l’AIGE ; la Refondation de la réorganisation administrative avec l’opérationnalisation des nouvelles régions et l’adoption de la nouvelle carte administrative du Mali ; la Refondation du système biométrique de l’état civil (Mali Kura Biométrie) et des effectifs des agents de la Fonction publique de l’Etat et des collectivités territoriales (Projet SIGRH).

Ce n’est pas tout, Bouba K TRAORÉ a salué la refondation du Capital humain à travers la moralisation des examens scolaires et des concours de la Fonction publique ; la refondation de la justice pénale et de la lutte contre la corruption et l’impunité ; la Refondation de la politique économique nationale à travers une meilleure gestion des ressources financières de l’Etat, la réappropriation des richesses nationales (Secteur minier et contenu local, COMATEX, SUKALA, UMPP, Chemins de fer, etc.) ; la Refondation de la politique agricole, de l’élevage et de la pêche, avec des productions records.

Par ailleurs, il a évoqué la refondation de la production nationale et de la consommation des produits nationaux ; la refondation de la gouvernance financière et économique, avec la tendance vers une autonomisation des revenus de l’Etat, et une meilleure gouvernance des finances publiques ; la refondation du dialogue social à travers la signature et la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, et l’harmonisation valorisante des grilles salariales des agents publics.

Cependant, Bouba Karamoko TRAORÉ souligne que malgré le redressement de la trajectoire de la Transition et la mise en œuvre progressive du processus de Refondation de la Nation, sous l’impulsion du Gouvernement, le Peuple malien témoigne et assiste à un relâchement des termes du Pacte d’honneur du partenariat stratégique liant les deux Forces civiles et militaires pour le changement.

« Ainsi, nous avons pu assister, le 1er juillet 2023, à la rupture de ce pacte initialement incarné par la formation du gouvernement de Transition le 11 juin 2021 par, purement et simplement, le limogeage et le remplacement de presque tous les ministres du M5-RFP, sans consultation ni proposition de Dr Choguel K. MAIGA, en sa double qualité de Premier ministre et de Président du M5-RFP. Cette situation sera plus tard exploitée par certaines forces politiques, pour tenter d’affaiblir et de déstabiliser le M5-RFP qui est, heureusement, resté vigilant et a mis les intérêts supérieurs du Mali au-dessus de certaines considérations », a dénoncé le président du comité stratégique par intérim du M5-RFP.

Aussi, il a soutenu que plusieurs questions majeures de la gestion gouvernementale vaient été traitées sans y associer le Chef du gouvernement, notamment la finalisation de la réorganisation territoriale, la gestion de la crise énergétique, l’organisation de la campagne référendaire et du « meeting de la honte » du 8 juin 2023, le report des élections, etc.
Bouba K TRAORÉ n’a pas manqué d’évoquer les discussions sur l’Alliance des Etats du Sahel (AES), des négociations sur certains dossiers à caractère économique et financier avec des partenaires stratégiques, ainsi qu’avec des partenaires techniques et financiers du Mali.

« Certaines pratiques de l’ancien système qui jurent avec les intérêts supérieurs du Peuple malien, refont surface à travers des arrestations et détentions extrajudiciaires notamment de membres du M5-RFP, le retour progressif et l’infiltration rampante de ceux qui avaient observé une position « neutre » et de ceux qui avaient combattu ouvertement l’avènement du renouveau et s’adonnent à un sabotage et à une déstructuration, depuis l’intérieur, du processus de Refondation, dans le but de remettre en cause l’esprit et les acquis du changement », a fustigé le responsable du M5-RFP.

Selon lui, plusieurs pratiques qui sont inimaginables pour le Malien lambda pendant cette Transition, se manifestent de jour en jour. ‘’Et, le M5-RFP ne peut, et ne veut, s’en rendre complice’’, a-t-il lancé.

Il n’a pas fait de cadeau à l’initiative du Dialogue inter-Maliens (DIM) qui devrait servir d’alternative à la fin de l’Accord issu du processus d’Alger en matière de paix et de réconciliation nationale, tel que prévu par les recommandations des ANR.

M. TRAORÉ regrette que la déclinaison de certaines recommandations tendancieuses « phares » du DIM ont heurté l’opinion, en ce qu’elles s’écartent des objectifs visés et qu’elles tombent dans le piège des pourfendeurs de cette initiative.

Il a souligné notamment la prorogation de la durée de la Transition, l’élévation de six (6) colonels aux grades de généraux, et la négociation avec les chefs des groupes terroristes.
Pour lui, la durée de 5 ans de nouveau proposée pour la Transition est inutile, car la durée de 6 mois à 5 ans maximum a été déjà actée par les ANR. Aussi, dit-il, les propositions « d’auto-promotion » aux grades de généraux de certains officiers au détriment d’autres risquent de créer des frustrations. Enfin, critique Bouba K TRAORÉ, la proposition d’imposer au Peuple malien une négociation avec de « faux » djihadistes et groupes armés terroristes fait oublier le fait que ce sont plutôt des « mercenaires irrédentistes », auteurs proclamés de massacres de civils innocents (notamment du Bateau Tombouctou), à la solde d’autres puissances extérieures, à l’affut de la moindre brèche pour pénétrer le mécanisme de reconstruction de l’Armée et de l’Administration, et du processus de réconciliation nationale pour mieux les saboter de nouveau.

Après avoir dénoncé ce qui n’a pas marché, le président du comité stratégique du M5-RFP a engagé les Autorités de la Transition à une plus grande vigilance, d’éviter d’exposer inutilement le processus de Transition à des risques d’instabilité, afin de mieux défendre et servir les intérêts du Peuple malien sans exclusive, et de s’interdire toutes démarches encourageant le retour des forces hostiles ou des pratiques contraires au changement.

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr Choguel Kokalla MAÏGA sur la suspension des activités des partis : ‘‘personne ne viendra, au nom des élections, s’emparer du pouvoir pour aller vendre le Mali’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-choguel-kokalla-maiga-sur-la-suspension-des-activites-des-partis-personne-ne-viendra-au-nom-des-elections-semparer-du-pouvoir-pour-aller-vendre-le-mali-2-3063998.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 May 2024 09:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présidant, Le mardi 16 avril 2024 dans un hôtel de Bamako, la cérémonie de signature du contrat de fourniture de carburant entre la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) et Energie du Mali (EDM SA), le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, a déclaré que la mesure de suspension des activités des partis politiques visait à protéger tous les Maliens qui sont tous logés à la même enseigne.

Évoquant la suspension provisoire des activités des partis politiques et des activités politiques des associations, Dr Choguel Kokalla MAÏGA a déclaré que le défi, aujourd’hui, c’est de stabiliser le Mali afin d’atteindre un point de non-retour dans la recherche de la paix ».

Pour lui, «Gouverner c’est prévoir, gouverner c’est décider, gouverner c’est s’assumer. C’est pour protéger les Maliens qui sont tous logés à la même enseigne, même si la décision n’est pas forcément acceptée par tous».

Selon lui, il y a une partie de la classe politique que se bat pour faire croire aux populations que cette décision d’interdiction des partis politiques constitue une dérive autoritaire, un recul de la démocratie.

Heureusement, s’est–il réjoui de constater qu’il est de notoriété établie que lorsque les Maliens comprennent le sens d’une décision, ils y adhèrent.

D’ailleurs, a-t-il fait savoir, les participants aux Assises nationales de la refondation (ANR) ont eu, après explication, à renoncer à leurs perdiems dont le coût s’élevait à plus de 2 milliards de F CFA.

Parmi ceux qui se lèvent contre cette décision du gouvernement, il y en a qui ne comprennent pas, d’autres parce qu’on les influence.

Mais, il y en a aussi, dit-il, qui sont clairement de mauvaise foi en fonction de leur agenda.
Ainsi, tirant les leçons des remous politiques de 2012, le gouvernement a donc décidé de suspendre les activités des partis politiques pour éviter que des soubresauts politiques ici à Bamako ne démotive les soldats engagés au front pour la stabilisation du pays.
«En 2012, il y a eu des manifestations politiques au Mali. Il y avaient des hommes politiques qui demandaient aux militaires de décrocher », a-t-il justifié.

Alors que nous sommes aujourd’hui à la phase de stabilisation de la souveraineté retrouvée du Mali, on constate une recrudescence des attaques terroristes sur l’ensemble du pays.
« Ayons des actions patriotiques, posons des actions qui découlent de l’histoire du Mali.

Tous ces pays qui nous donnent aujourd’hui des leçons ont fait la même chose à un moment donné de leur histoire », a-t-il dit, avant d’ajouter : «Nous voulons nettoyer toutes les poches des terroristes au Mali avant d’organiser des élections ».

Il ressort de son propos que l’armée a décidé d’aller chercher les terroristes dans leurs derniers retranchements.

Selon lui, quand la vie du citoyen et la survie du pays sont en cause, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en prenant des décisions qui peuvent s’avérer impopulaires, mais pour la bonne cause.

«Nous avons décidé de prendre notre destin en main. De nous assumer pour que certains ne profitent pas de la démocratie pour détruire la démocratie.», a-t-il assuré.
Pour le Dr Choguel, il est clair que ces terroristes et leurs parrains veulent nous avoir à l’usure en créant une instabilité politique et sécuritaire dans le pays.

« Nous allons nous battre jusqu’à ce que la stabilité du pays atteigne un point de non-retour. », a-t-il fait savoir, avant de poursuivre : «Personne ne viendra, au nom des élections, s’emparer du pouvoir pour aller vendre le Mali à l’extérieur».

Après la tenue du Dialogue inter-maliens, alors que le président du Comité va présenter son rapport, ces informations serviront au président de la transition et au gouvernement à prendre des décisions.

« Il n’y rien d’autre derrière. Sinon, si aujourd’hui il s’agissait simplement d’aller aux élections ; le gouvernement actuel, même s’il présente un poulet comme son candidat, il va passer», a-t-il clamé.

Pour lui, la question n’est pas de gagner des élections, mais de préserver la vie des Maliens et la survie du Mali.

Avant de terminer, il a invité les présidents des partis politiques à avoir des comportements patriotiques car, dit-il, il y a une période de pause que tous les patriotes devraient observer par ces temps qui courent.

Lors de cette intervention, il a également dénoncé le double standard de la communauté internationale sur les questions de démocratie et de liberté qui, selon ses explications, a fermé les yeux sur le report des élections et la dissolution des partis politiques en Ukraine au nom de la guerre alors que son belligérant, la Russie, a organisé les leurs.

« L’Onu nous demande aujourd’hui de lever la suspension des activités des partis politiques alors qu’elle n’avait pas daigné condamner l’attaque terroriste contre le bateau Tombouctou en septembre 2023», a-t-il critiqué.

Selon lui, le temps où c’était la communauté internationale qui décidait pour le Mali et les dirigeants étaient au gardez-vous comme si c’était les employés de l’ONU, est révolu.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Choguel Kokalla Maiga sur la suspension des activités des partis : ‘‘personne ne viendra, au nom des élections, s’emparer du pouvoir pour aller vendre le Mali’’</title>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 16:53:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présidant, Le mardi 16 avril 2024 dans un hôtel de Bamako, la cérémonie de signature du contrat de fourniture de carburant entre la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) et Energie du Mali (EDM SA), le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAÏGA, a déclaré que la mesure de suspension des activités des partis politiques visait à protéger tous les Maliens qui sont tous logés à la même enseigne.

Évoquant la suspension provisoire des activités des partis politiques et des activités politiques des associations, Dr Choguel Kokalla MAÏGA a déclaré que le défi, aujourd’hui, c’est de stabiliser le Mali afin d’atteindre un point de non-retour dans la recherche de la paix ».

Pour lui, «Gouverner c’est prévoir, gouverner c’est décider, gouverner c’est s’assumer. C’est pour protéger les Maliens qui sont tous logés à la même enseigne, même si la décision n’est pas forcément acceptée par tous».

Selon lui, il y a une partie de la classe politique que se bat pour faire croire aux populations que cette décision d’interdiction des partis politiques constitue une dérive autoritaire, un recul de la démocratie.

Heureusement, s’est–il réjoui de constater qu’il est de notoriété établie que lorsque les Maliens comprennent le sens d’une décision, ils y adhèrent.

D’ailleurs, a-t-il fait savoir, les participants aux Assises nationales de la refondation (ANR) ont eu, après explication, à renoncer à leurs perdiems dont le coût s’élevait à plus de 2 milliards de F CFA.

Parmi ceux qui se lèvent contre cette décision du gouvernement, il y en a qui ne comprennent pas, d’autres parce qu’on les influence.

Mais, il y en a aussi, dit-il, qui sont clairement de mauvaise foi en fonction de leur agenda.

Ainsi, tirant les leçons des remous politiques de 2012, le gouvernement a donc décidé de suspendre les activités des partis politiques pour éviter que des soubresauts politiques ici à Bamako ne démotive les soldats engagés au front pour la stabilisation du pays.

«En 2012, il y a eu des manifestations politiques au Mali. Il y avaient des hommes politiques qui demandaient aux militaires de décrocher », a-t-il justifié.

Alors que nous sommes aujourd’hui à la phase de stabilisation de la souveraineté retrouvée du Mali, on constate une recrudescence des attaques terroristes sur l’ensemble du pays.

« Ayons des actions patriotiques, posons des actions qui découlent de l’histoire du Mali. Tous ces pays qui nous donnent aujourd’hui des leçons ont fait la même chose à un moment donné de leur histoire », a-t-il dit, avant d’ajouter : «Nous voulons nettoyer toutes les poches des terroristes au Mali avant d’organiser des élections ».

Il ressort de son propos que l’armée a décidé d’aller chercher les terroristes dans leurs derniers retranchements.

Selon lui, quand la vie du citoyen et la survie du pays sont en cause, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en prenant des décisions qui peuvent s’avérer impopulaires, mais pour la bonne cause.

«Nous avons décidé de prendre notre destin en main. De nous assumer pour que certains ne profitent pas de la démocratie pour détruire la démocratie.», a-t-il assuré.

Pour le Dr Choguel, il est clair que ces terroristes et leurs parrains veulent nous avoir à l’usure en créant une instabilité politique et sécuritaire dans le pays.

« Nous allons nous battre jusqu’à ce que la stabilité du pays atteigne un point de non-retour. », a-t-il fait savoir, avant de poursuivre : «Personne ne viendra, au nom des élections, s’emparer du pouvoir pour aller vendre le Mali à l’extérieur».

Après la tenue du Dialogue inter-maliens, alors que le président du Comité va présenter son rapport, ces informations serviront au président de la transition et au gouvernement à prendre des décisions.

« Il n’y rien d’autre derrière. Sinon, si aujourd’hui il s’agissait simplement d’aller aux élections ; le gouvernement actuel, même s’il présente un poulet comme son candidat, il va passer», a-t-il clamé.

Pour lui, la question n’est pas de gagner des élections, mais de préserver la vie des Maliens et la survie du Mali.

Avant de terminer, il a invité les présidents des partis politiques à avoir des comportements patriotiques car, dit-il, il y a une période de pause que tous les patriotes devraient observer par ces temps qui courent.

Lors de cette intervention, il a également dénoncé le double standard de la communauté internationale sur les questions de démocratie et de liberté qui, selon ses explications, a fermé les yeux sur le report des élections et la dissolution des partis politiques en Ukraine au nom de la guerre alors que son belligérant, la Russie, a organisé les leurs.

« L’Onu nous demande aujourd’hui de lever la suspension des activités des partis politiques alors qu’elle n’avait pas daigné condamner l’attaque terroriste contre le bateau Tombouctou en septembre 2023», a-t-il critiqué.

Selon lui, le temps où c’était la communauté internationale qui décidait pour le Mali et les dirigeants étaient au gardez-vous comme si c’était les employés de l’ONU, est révolu.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tenue des élections: ‘‘aucun désaccord entre Assimi et Choguel’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/tenue-des-elections-aucun-desaccord-entre-assimi-et-choguel-3059850.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Apr 2024 11:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le 26 mars 2024, certains partis politiques ont, dans une déclaration publiée le 31 mars, déclaré la fin de la transition et ont réclamé orbi et orbi, ici et maintenant, la tenue de l’élection pour consacrer le retour à l’ordre constitutionnel. Pour eux, le Mali est pris en otage par les autorités notamment militaires de la transition qui n’ont pas la volonté de se hâter pour organiser les élections.</strong>

Si l’on fait abstraction de la déclaration du gouvernement en date du 25 septembre 2023, où il exprime clairement sa volonté de s’atteler uniquement à l’organisation de la présidentielle, laissant le reste du processus électoral au nouveau pouvoir issu des urnes, il n’y aucun désaccord entre autorités de la transition, notamment entre le président et le Premier ministre sur la tenue des élections. Les deux hommes ont toujours été en phase sur la nécessité, les conditions, la séquence et la finalité du processus électoral devant consacrer le retour à l’ordre constitutionnel. Voici les positions respectives sur la question :

<strong>La position du président de la transition</strong>

Saluant le 14 novembre 2023, la victoire des forces armées maliennes (FAMa) sur l’alliance narcoterroriste et séparatiste à Kidal, le Chef suprême de l’armée malienne, le Colonel Assimi GOÏTA avait clairement indiqué que la ‘‘mission (était) pas achevée pour autant. (Car) elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusive aucune, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité’’.

C’est en rendant hommage dans son discours de nouvel an aux FAMa pour leur engagement et détermination que les Maliens ont appris que l’opération Dugukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toutes l’étendue du territoire national suite au retrait de la Minusma… En appelant à la modération et au calme ceux qui ont été pris en otage 11 ans durant par la mafia terroristes, le président de la transition, le colonel Assimi GOÏTA rappelle encore que la ‘‘mission n’est pas achevée (car) elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusivité aucune’’.

Pour ceux qui n’ont pas compris, l’officier de terrain explique ‘‘la question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien… En vue de recréer des conditions de vie normale, le retour de l’État et des services sociaux de base se poursuit.’’.

Aussi, la question du retour à l’ordre constitutionnel dont le processus a été souverainement décidé par le peuple du Mali lors des Assises nationales de la refondation n’est pas remise à la Saint Glinglin, mais à l’élaboration de certaines reformes prioritaires, à la restauration de l’intégrité territoriale et au retour de la sécurité.

Malgré les progrès accomplis dans le domaine des réformes politiques et institutionnelles, force est de constater avec le président de la transition que le chemin est encore long pour parvenir à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. ‘‘Pour ancrer une véritable démocratie au Mali, nous avons estimé que cette fois-ci, l’ordre constitutionnel, désiré par les Maliens devrait être différent des autres et être apaisé et sécurisé’’, explique le président dans son discours du nouvel an. Toutefois, le président de la Transition promet qu’au cours de l’année 2024, les efforts tendant à retourner à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ne faibliront point.

Dans la même veine, en parfaite phase avec le gouvernement dont il a salué les efforts et le rôle dans la reconquête de Kidal, le président de la transition, le colonel Assimi GOÏTA a estimé, le 20 janvier, que pour la sortie progressive de la longue crise multidimensionnelle qui a profondément affecté tous les segments de notre société au regard de l’ampleur du phénomène du terrorisme et en raison de son caractère transfrontalier, pense qu’au-delà de la restauration de l’intégrité territoriale, le défi majeur qui reste à notre peuple de relever est celui de la refondation de l’État. Il s’agit, a-t-il dit, d’une ‘‘œuvre de conviction, un idéal qui doit structurer le comportement au quotidien de chaque citoyen. Sa réalisation ne sera possible que dans un environnement apaisé et sécurisé’’.

Le président Assimi GOÏTA rappelle que le succès de Kidal, ‘‘résulte de l’application rigoureuse dans le plan d’action du gouvernement de la volonté politique largement exprimée par le Peuple malien. En plus de la poursuite des réformes indispensables engagées au profit des forces de défense et de sécurité, les efforts du gouvernement ont porté d’une part sur l’accroissement des capacités opérationnelles à travers l’augmentation des effectifs et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires.

D’autre part, par l’acquisition d’équipements au profil des armées et services pour la préparation et le maintien en condition opérationnelle des troupes.

Comme son Premier ministre, Choguel Kokalla MAÏGA, le président de la transition, le colonel Assimi GOÏTA estime que la Refondation ‘‘ne sera possible que dans un environnement apaisé et sécurisé. Elle renvoie fondamentalement aux missions de forces de défense et de sécurité. Toutes choses qui justifient largement la priorité accordée à la composante défense et sécurité dans les Plan d’action gouvernemental.

Pour le chef suprême de l’armée malienne, ‘‘le contexte spécifique de notre pays exige la poursuite de l’opération Maliko en coordination avec les autres initiatives de stabilisation dans le centre et dans le Nord pour l’atteindre des objectifs fixés dans le cadre d’une approche globale de la crise multidimensionnelle que nous traversons…Il s’agira donc de consolider les acquis dans la perspective du développement et du maintien des capacités opérationnelles autonomes avec la mutualisation des moyens de l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour faire face aux menaces intérieures et transfrontalières’’.

Il n’y aucun désaccord entre les positions constantes des deux hommes. Le discours tenu par le Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, devant la classe politique, le 25 mars 2024, confirme qu’il y a une concordance de vue entre les deux têtes de l’Exécutif.

La position du Premier ministre

‘’Si jamais on élisait un président, tout de suite, dans quelques mois, il va tomber et puis n’aura pas la force nécessaire pour s’arrêter, dire non aux occidentaux. La première des choses, c’est la sécurité.

Nous sommes partis de l’histoire. Jamais dans l’histoire, une nation ne se reconstitue pas à partir des élections. Jamais. C’est des gens déterminés qui assurent la sécurité, et après l’ensemble du peuple fait des élections ; mais on ne commence pas par des élections.

J’ai donné le cas de Haïti. Haïti, c’est le premier pays indépendant d’Amérique latine. Ils ont fait plus d’élections que tous les pays réunis mais jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas de paix dans ce pays ni de développement, on y tue le président et le Premier ministre.

Donc, les élections, c’est un élément de la démocratie, mais ne suffisent pas à elles seules à faire une démocratie.

Une démocratie sans élection ne peut pas aller ; mais si vous ramenez tout aux élections, ça ne peut pas aller. Au Mali on a fait que des élections depuis 1992.

Pour nous, c’était très clair : qu’aussi longtemps qu’on n’aura pas réglé la question d’insécurité, aller aux élections, c’est juste un discours. C’est cela, en réalité, le point de discorde principal. Pourquoi il y avait une incompréhension entre une partie de la classe politique et l’élite dirigeante. Celui qui n’intègre pas ce point dans son raisonnement, peut pas comprendre le reste ; parce que tout est parti de là.

Nous avons analysé la situation, on est arrivé à deux conclusions.

La première, c’est que sans imposer la paix, imposer résolument la force de l’État malien, parce qu’un Etat, c’est la force et le droit. La force pour s’imposer à n’importe qui veut s’imposer par la force et le droit pour défendre les plus faibles. Sans cela, on va continuer à changer de régime perpétuellement. Le terrorisme va aller…

On est allé de l’indépendance, on est allé au régime militaire. Des régimes militaires, on est allé au parti unique, des partis uniques, on est allé à la démocratie, on est venu au multipartisme. On allait continuer jusqu’à ce que l’Afrique se désintègre.

La deuxième chose dont nous étions convaincus, c’est que l’ensemble des forces internationales constituait une camisole de force qu’on a mis sur le Mali. En ce moment si vous dites à quelqu’un que la Munisma n’est pas là pour le Mali, ils vont dire que vous êtes fous. Si vous dites qu’il faut retourner à Kidal, il y en a qui vont dire que cela, ce n’est même pas envisageable encore moins possible.

Cette histoire de Dogon et Peulh qui se tuaient au centre n’était pas dans les missions de la Minusma au départ. On a ramené au Centre à partir de 2015 pour qu’on oublie ce qui se passe au nord. Et au nord, il y avait un Etat dans l’Etat qu’on construisait des mines d’or, délivrait des permis d’occuper, construisait des magasins à n’en pas finir. On exploite l’or depuis 10 ans, mais aucun puits n’a été réalisé pour les populations de Kidal.

Il y a des zones à Gao même si vous touchez le sol vous avez de l’or. On importe des milliers de soudanais, de tchadiens qui exploitent l’or. La grande partie de l’or exploité est allé là vous savez ; le reste est redistribué ici à travers un réseau, une oligarchie, des hommes politiques, des militaires, des juges qui font l’opinion. Et le pays est pris en otage.

Donc pour nous, il fallait détricoter ce tissu-là. Si vous le disiez au début, on va dire que vous êtes fous. Les autres disaient qu’il faut aller aux élections. A supposer qu’on aille aux élections, qu’on élise un président. Mais il ne sera pas plus légitime que IBK qui a été élu en 2013. IBK, c’est le président le plus légitime qui a eu dans l’histoire du Mali après Modibo Keïta qui avait une légitimité populaire. Mais lui il avait la légitimité historique et populaire. Modibo avait une légitimité historique mais il a craqué après ; parce qu’on voulait d’un président faible qu’on peut faire chanter ; on fait ce qu’on veut avec lui…

Celui qui a vu l’intervention de IBK à la signature de l’accord pour la paix la réconciliation issu du processus d’Alger ; l’altercation qui a eu entre lui et le représentant spécial des Nations Unies du secrétaire général des nations-unies, Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de paix, ce jour, c’est le sang malien qui a coulé dans ses veines. Ce jour-là il a dit : nous, nous avons une claire conscience des relations internationales. Nous savons ce que vous voulez, le Mali a toujours respecté ses engagements. Vous nous dites de ne pas attaquer ceux qui n’ont pas signé l’accord, vous nous menacez or le Mali a toujours respecté ses engagements. Qu’est-ce qui se passe en fait ? C’est la CMA qui a refusé de signer. Comme on le sait depuis ce moment, ils ont commencé à défendre la CMA.

La CMA a signé le 20 juin ce qu’ils appellent le relevé des conclusions et c’est là-dans qu’il y a le poison qui divise le Mali. La partition du Mali est actée dans ce document qui a la même valeur juridique que le document de base. IBK, ce jour-là était dans tous ses États ce jour-là. Il sentait la trahison. Il le sentait.

Avant lui ATT que j’ai rencontré peu avant sa chute. Je l’ai vu le 17 mars 2012, soit 5 jours avant sa chute. Cela faisait 5 ans qu’on ne s’était pas vu. Quand on a fini de nous entretenir, arrivés à la porte, il m’a pris par la main et m’a dit : ‘‘cousin, toute personne qui a têté le lait d’une femme malienne ; toute personne qui a le sang malien qui coute dans ses veines, il y a des pays dans ce monde qui ne voudront jamais que son pays soit quelque chose. Il a dit que ça fait 6 mois qu’ un président qui veut téléphoner refuse même de prendre son téléphone. Mais il était fini ; en réalité le complot contre lui avait été ficelé. Il est tombé.

Dès qu’ATT est tombé. Les Dioncounda sont venus. La CEDEAO a fait les ‘‘pan-pan’’. On a cru que ce sont les élections qui allaient régler le problème. C’est ce qu’on ne voulait pas répéter parce que la transition de 2012 il y avait pas d’aile politique, c’était juste les militaires ; u ye u bagaga ‘‘embargo, embargo’’. On est allé à Ouaga. Tout le monde est rentré dans l’avion. Ils sont venus, on a tous cédé mais cela n’a servi à rien.

C’était bien pour nous mettre la cordre au cou. Dioncounda a écrit pour dire qu’il fallait ‘‘un soutien aérien et en renseignement’’. Ce n’était pas prévu qu’il y ait des militaires français au sol. Ils ont appliqué cela jusqu’à Anefiss. Mais à partir d’Anefiss, ils sont retournés à une Convention du 7 septembre 1907 signée par la France où c’est écrit l’Adrar des Ifoghas appartient aux français et à ce qu’il plaira à la France d’installer. On a interdit à l’armée malienne d’aller. On a été cherché le MNLA dans les fourgons de Serval, on l’a ramené. On a pris une partie d’Ansardine qui est devenu Mia, on l’a métamorphosé en HCUA. Avec HCUA et MNLA mis ensemble, on a fait la CMA et c’est la CMA qui est devenu l’interlocuteur de l’État Mali. Un mouvement qui n’a même pas de récépissé. Voici ce qui s’est passé en réalité. Est-ce que vous savez qu’on n’a pas trouvé au Mali la lettre que Dioncounda a écrite pour demander l’intervention militaire. Quand le gouvernement de la rectification est venu, Assimi n’a pas pu la trouver. Il a fallu qu’on aille la chercher pour la retrouver finalement sur le site internet des autorités françaises. L’accord de défense qu’il y a entre le Mali et la France, il n’y en avait pas au Mali. C’est dans les archives françaises qu’on a trouvé. Donc on était un Etat comme ça, les dirigeants étaient là, ils se cravatent, ils parlaient… Mais il n’y avait rien derrière. IBK est venu, il a fait son temps, il est parti.

On a tiré les leçons de tout ça. On s’est dit que cette fois-ci là on va plus faire comme avant. Il faut d’abord la sécurité. Parce qu’on a remarqué qu’au Niger, Burkina, ailleurs, partout en Afrique, la cause de renversement des régimes, c’est l’insécurité. Ce n’est pas le manque d’élection. Aussi nous avons dit, attaquons-nous d’abord à l’insécurité.

La deuxième chose, il faut détricoter cette chemise-là. Mais en ce moment une partie de la classe politique avait d’autres données. Elle ne pouvait pas se comprendre avec nous. Moi, je voudrais vraiment que les uns et les autres comprennent pourquoi il y avait ce hiatus-là. On a élaboré des termes à l’extérieur. Nous savons les officines qui les ont élaborées, comme le Premier ministre clivant.

N’oubliez pas quand Assimi Goïta a été et à Accra, la CEDEAO en bloc c’est opposé à la nomination du Premier ministre. Ils lui ont dit de trouver quelqu’un d’autre. Il a tenu bon. Ils ont dit qu’ils vont voir d’ici 3 mois s’il arrive à tenir. Mais pour nous c’était très clair, on avait la chance contrairement à la transition de 2012, la transition militaire et l’aile politique, on avait une symbiose de réflexion et on a commencé à travailler.

<strong>LA REDACTION</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Brouille au sein du M5&#45;RFP: Choguel appelé à sortir de son mutisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/brouille-au-sein-du-m5-rfp-choguel-appele-a-sortir-de-son-mutisme-3055595.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 10:05:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) traverse actuellement un moment décisif de son histoire marqué par un conflit de leadership.</strong>

Cette situation a créé un bicéphalisme à la tête du mouvement. Pour sauver les meubles alors qu’il est encore temps, la tendance dirigée par l’ancien ministre Oumarou DIARRA a fait une déclaration, avant-hier lundi, pour demander au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, à sortir sans délai de son mutisme.

En effet, des membres du M5-RFP, réunis en session extraordinaire le 26 février 2024, sous la présidence du vice-président par intérim Oumarou DIARRA, ont élaboré une déclaration portant éclairages sur la vie du M5-RFP.

Dans ladite déclaration, les signataires déplorent ce qu’ils qualifient de ‘’communiqué puéril, enfantin et dérisoire du 22 février 2024, signé par l’ancien Vice-président Bouba K. Traoré, portant suspension de membres du Comité stratégique du M5-RFP’’.

Ainsi, le clan Oumarou DIARRA souligne qu’une majorité claire et incontestable s’est dégagée pour, d’une part, relever de ses fonctions l’ancien Vice-président Bouba K. Traoré pour incompétence notoire et à la demande expresse de son entité, et d’autre part, valider le bureau des jeunes dirigé par Ibrahima Traoré dit Jack Bauer.

Aussi, les signataires déclarent que le M5-RFP est conscient de ses responsabilités pour la réussite de la Transition en cours et est déterminé à continuer à y apporter toute sa part.

Pour ne pas rentrer dans des débats de caniveaux suscités et entretenus pour servir certains agendas individuels qui n’ont rien à voir avec les intérêts fondamentaux du Mali, la tendance Oumarou DIARRA réaffirme son ferme engagement à œuvrer pour la réalisation pleine et entière des idéaux du M5-RFP.

De ce fait, ils se disent prêts à œuvrer à cette fin à la restauration et au renforcement de la cohésion au sein du M5-RFP, malgré les graines de la division que sèment certains fossoyeurs du mouvement.

Ils ont saisi l’occasion pour demander à Choguel Kokalla Maiga, président du Comité stratégique, à sortir, sans délai, de son mutisme pour rassurer face aux graves accusations de manipulation qui pèsent sur lui et sur sa responsabilité éminente dans la situation actuelle.

Enfin, les signataires de la déclaration affirment qu’ils inscrivent toutes leurs actions dans la réussite de la Transition et la consolidation de ses acquis.

Le moins que l’on puisse dire est que cette guerre des clans au sein de ce mouvement tombeur du régime IBK risque de le faire voler en éclat. Comme on le dit souvent, le linge sale se lave en famille. C’est pour dire que les cadres du M5-RFP doivent se retrouver face à face pour discuter et trouver une bonne fois pour toute une solution à ce problème de leadership au sein du mouvement.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Abdoulaye Amadou Sy sur la démission collective à la CoFoP: la coalition a été victime de déloyauté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdoulaye-amadou-sy-sur-la-demission-collective-a-la-cofop-la-coalition-a-ete-victime-de-deloyaute-3053698.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 06:24:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Coalition des forces patriotiques, Abdoulaye Amadou SY, a déclaré ce lundi que les démissionnaires de son regroupement n’avaient que deux options : « démissionner ou être exclus de la COFOP » après avoir manqué de loyauté. Selon lui, contrairement aux textes de la Coalition, certains d’entre eux militent au sein d’une autre organisation dont les objectifs sont contraires à ceux de la CoFoP.</strong>

« Les 2 partis politiques et 5 associations qui viennent de démissionner de la COFOP avaient juste 2 options : démissionner ou être exclus de la COFOP », a réagi le président de la CoFoP, Abdoulaye Amadou SY, ce lundi 12 février, à la lettre de démission collective de certains membres de la Coalition.

En quittant la CoFoP la semaine dernière avec fracas, les démissionnaires dans leur lettre conjointe dénoncent avec véhémence les violations de textes du regroupement politique par son président Abdoulaye Amadou SY accusé de pouvoir se maintenir aux commandes de la Coalition en faisant fi du principe de la présidence tournante.

« Notre démission collective vise ainsi à signaler notre désaccord profond et notre refus de participer à une gouvernance qui ne respecte pas les principes qui nous ont unis au départ », signalent-ils dans leur lettre.

Joints par nos soins, le président Abdoulaye Amadou SY bat en brèche les accusations de ses détracteurs et précise : « certes, nous avons opté pour la présidence tournante, mais sur la base d’élection. Ce, pour éviter qu’un président reste définitivement contre la volonté des autres présidents. C’est pourquoi il est élu par la conférence des présidents pour un mandat d’un an renouvelable. A part l’élection du président, aucun texte de la Coalition ne détermine une ligne de succession à la tête de la CoFoP ».

Selon lui, ceux qui lui reprochent de torpiller les textes pour rester président en le taxant « de paternaliste » n’ont pas la confiance de leur pairs, soutenant que leur candidature à la présidence de la CoFoP avait été rejetée par la conférence des présidents.
« Ce sont eux qui m’ont élu président de la CoFoP », a-t-il déclaré, précisant que les textes ne limitent pas le nombre de mandat.

S’il y a violation des textes, fulmine-t-il, ce sont les démissionnaires qui en sont auteurs pour avoir militer dans une autre organisation politique dont les objectifs sont contraires à ceux de la CoFoP.

« Ces démissionnaires ont fait montre de déloyauté vis-à-vis de la CoFoP en militant au sein du Front uni pour le Mali (FUMA) pendant qu’ils sont membres de notre regroupement », a regretté M. SY, en référence à l’article 7 de leur statut dont nous avons reçu copie.
Cette disposition stipule :« (…) Nul Parti politique ou Association ne peut adhérer à un autre regroupement de Parti politique ou d’Association dont les buts sont contraires à ceux de la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP) ».

Après avoir commis cette trahison, selon le président de la Coalition, leur exclusion était une question de temps. C’est pourquoi, estime-t-il, ils ont pris l’option d’anticiper sur leur départ parce qu’ils allaient être remerciés par la conférence des présidents.
Ces démissions bien que largement commentées constituent « du pain béni » pour la CoFoP, a affirmé son président, parce que c’est la partie « molle dudit regroupement qui vient de se détacher ».

« La COFOP comprenait 23 partis et associations membres », a-t-il fait le point, tout en soulignant qu’avec la démission de 7 de ses membres « la COFOP se portera beaucoup mieux ».

Également, l’ancien diplomate estime que les frondeurs ne voulaient plus suivre la voie de la CoFoP consistant à soutenir les autorités de la transition conformément à leur protocole signé en septembre 2021 avec le M5-RFP.

« Nous avons décidé d’apporter notre soutien à la transition avec des critiques et observations. Mais nous avons constaté que les sorties de certains démissionnaires s’opposent à cette position », a ajouté Abdoulaye Amadou SY.
« Ils veulent être présidents de la Coalition des forces patriotiques pour la donner à l’opposition », a-t-il accusé.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Général Abdourahamane TIANI du Niger: ‘’ la monnaie est un signe de souveraineté’’</title>
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<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 06:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview accordée à la télévision nationale dimanche dernier, le Président de la transition du Niger, Abdourahamane TIANI, a abordé plusieurs sujets d’actualité dont la création d’une monnaie pour l’Alliance des États du Sahel (AES). Abordant la question de la monnaie, le Chef de l’Etat du Niger a déclaré que cela était un signe de souveraineté.</strong>

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se sont engagés dans un processus de recouvrement de leur souveraineté totale. Plusieurs actes ont été déjà posés dans ce sens, et les populations des pays membres de l’AES ont actuellement les yeux rivés vers la création d’une nouvelle monnaie. Les dirigeants des trois pays de l’AES ne cachent pas leur intention d’abandonner le franc CFA pour leur « souveraineté totale »

Dans son interview, le général Abdourahamane TIANI a affirmé que l’Alliance des États du Sahel travaillait sur une monnaie commune, et pourrait donc quitter l’UEMOA à terme.
Donc après leur départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali, le Burkina Faso et le Niger pourraient bientôt quitter l’UEMOA et abandonner le franc CFA. En tout cas, en référence à la monnaie commune et à la France, ex-puissance coloniale, le général Abourahamane TIANI a déclaré que « la monnaie est une étape de sortie de cette colonisation », avant d’ajouter que les pays de l’Alliance des États du Sahel « ont des experts [monétaires] ». « Et au moment opportun, nous déciderons ».

« La monnaie, c’est un signe de souveraineté », a poursuivi le Général TIANI, et les États de l’AES sont « engagés dans un processus de recouvrement de [leur] souveraineté totale ». Il a assuré qu’«il n’est plus question que nos États soient la vache à lait de la France ».

Le dirigeant nigérien n’a pas donné de précisions sur la possible mise en circulation d’une future monnaie. Celle-ci pourrait, au sein de l’AES, remplacer le franc CFA, aujourd’hui commun aux huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali font partie.

Les vives critiques formulées par les pays de l’AES et leurs partisans à l’encontre du franc CFA pourraient également les conduire à quitter l’UEMOA. En novembre 2023, les ministres de l’Économie et des Finances de l’AES, lors d’une rencontre à Bamako, avaient notamment recommandé la création d’un fonds de stabilisation et d’une banque d’investissement.
Cette déclaration du Général TIANI intervient deux semaines après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO. L’AES reproche à la CEDEAO d’être instrumentalisée par la France.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>

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<title>Sans Tabou: retrait AES de la CEDEAO, les langues se délient</title>
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<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 15:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) continue de faire de grands bruits. Après la sortie de plusieurs observateurs pour critiquer les décisions impopulaires des chefs d’État de la CEDEAO ayant abouti au retrait des pays de l’AES, les langues commencent à se délier au sein de l’organisation sous régionale. Le Président du Bénin, Patrice TALON, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer les chefs d’État qui, à travers leurs décisions irréfléchies, sont en train de faire voler en éclat la CEDEAO des peuples. Les sanctions prises par la CEDEAO contre les pays de l’AES étaient-elles unanimes ?</strong>

Le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO risque d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase. En tout cas, à l’allure où vont les choses, le réveil risque d’être brutal pour les chefs d’État de la CEDEAO qui, au lieu de défendre la cause des citoyens, prennent des décisions impopulaires dont les conséquences pèsent sur ceux-ci.

Après ses sanctions illégales et inhumaines contre notre pays en 2022, l’organisation sous régionale a imposé le type d’embargo au Niger. Une décision qui, visiblement, n’a pas fait l’unanimité au sein de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO. C’est pourquoi, les langues commencent à se délier. Le Président béninois a exprimé sa désapprobation et appelle à préserver la CEDEAO des peuples. Une CEDEAO des peuples qui n’a d’ailleurs jamais prospéré face à la volonté des chefs d’Etat de défendre leur propre intérêt.
Cet appel lancé par le Président Patrice TALON n’est-il pas le médecin après la mort ?
En tout cas, les pays de l’AES n’entendent pas revenir sur leur décision de se retirer de la CEDEAO.

La semaine passée, dans un communiqué, le Mali a réitéré le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation par l’Organisation de ses propres textes.

« Ni les textes ni aucun autre instrument juridique de l’Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un État membre », a critiqué le ministre DIOP.

En outre, ajoute-t-il, par cette décision, la Conférence de la CEDEAO a violé le droit d’accès à la mer et la liberté de transit du Mali.

Abordant les sanctions infligées par la CEDEAO au Niger, le Président du Bénin, Patrice TALON, a affirmé qu’il était ‘’temps pour nous de lever ces mesures-là qui n’étaient pas destinées à durer’’. Il a déploré le fait que ces sanctions aient provoqué le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la CEDEAO.

« Moi, ça m’a beaucoup peiné. Même après cette décision, j’ai personnellement parlé au téléphone avec l’un des trois présidents. À un moment donné, il faut tout dire. J’ai dit que ce n’était pas bien. Les peuples ne nous ont pas élus pour les diviser. Moi j’ai été élu au Bénin, vous, vous êtes en fonction dans votre pays. Notre rôle, c’est de conduire le destin de la communauté globale (CEDEAO, UEMOA) pendant un temps. Mais la volonté des peuples, c’est de s’intégrer. Il n’y a pas de conflit entre le peuple du Bénin et le peuple du Niger et il n’y a pas de conflit entre le peuple du Bénin et le peuple du Burkina ni du Mali. Il n’y a aucun problème entre les peuples de la communauté de l’UEMOA et de la CEDEAO. C’est au niveau des organes de la CEDEAO. La CEDEAO des peuples n’est pas en difficulté.
Le problème, c’est au niveau de la conférence des chefs d’État, au niveau de la commission de l’UEMOA. Ceux-ci sont chargés de veiller au respect des règles. Personne n’a dit que le peuple malien, burkinabé ou nigérien a fait quelque chose de contraire aux règles. Le problème, c’est au niveau des responsables et s’il y a problème au niveau des responsables si ça se dégénère ce n’est pas l’affaire des peuples », a craché le Président béninois.
Il a insisté à dire qu’il ne faudrait pas que ce différend aboutisse à la division des peuples. « Moi je conçois que les Présidents du Mali, du Burkina et du Niger disent à un moment donné, ont suspendu notre participation aux organes de ces institutions, cela se comprend.

Mais dire que je vais détacher le peuple burkinabé, malien et nigérien du peuple béninois, togolais, sénégalais… Ce n’est pas les peuples, or cette décision sépare les peuples. C’est pourquoi j’ai dit que ça allait trop loin, nous allons trop loin. Il faut qu’on arrête tout et on préserve l’essentiel qui est la communauté des peuples. Ce qui est reproché aux uns et aux autres et les sanctions sont mineurs par rapport à l’intérêt des peuples, à la communauté des peuples. Donc il faut regarder ce qui est important à un moment donné et laisser tomber ce qui n’est pas important. Ma position aujourd’hui, et si j’ai l’occasion de l’exprimer au sein de la conférence des chefs d’État, je dirai qu’il faut tout laisser tomber. Que cette décision de séparer les peuples n’aille pas plus loin, on peut leur dire de revenir. C’est ma position, c’est mon souhait et je le dirai haut et fort partout. S’il faut arriver à la division des peuples je dis non », s’est montré catégorique le Président TALON.

Le moins que l’on puisse dire est que Patrice TALON a fait preuve de hauteur, de réalisme et d’objectivité dans cette affaire. Mais il n’est plus évident que son plaidoyer produise les effets escomptés vu l’engagement des pays de l’AES de ne plus faire marche arrière. Mais, ce qui est sûr, dorénavant les Présidents de la CEDEAO réfléchiront deux fois avant de prendre des décisions qui ne figurent pas dans les textes de l’organisation.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Pr Brahima Fomba: l’imposture diplomatique Algérienne sur fond d’ingérence grossière dans dans les affaires intérieures du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pr-brahima-fomba-limposture-diplomatique-algerienne-sur-fond-dingerence-grossiere-dans-dans-les-affaires-interieures-du-mali-3052643.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 15:01:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est victime d’un trop plein d’abus de confiance de la part de l’Algérie. Il espérait, de toute bonne foi mais sans doute naïvement, qu’en se mettant à genou devant l’encombrant voisin algérien dans le conflit du Nord, le pays retrouverait enfin la paix. On ne fait cependant pas fi, sans le payer catch, de son histoire millénaire qui conseille de laver le linge sale en famille.</strong>

<strong>LA MAIN DE L’ÉTRANGER ALGERIEN DANS LE LINGE FAMILIAL MALIEN</strong>
Le Mali paye aujourd’hui à prix d’or, le fait d’avoir plongé la main sale de l’étranger algérien dans le seau d’eau de son linge familial.

<strong>Résultat des courses : patatras !</strong>
Le parrainage du pseudo médiateur algérien pêcheur en eau trouble, a fini par déboucher sur la substitution de ce pays à l’Etat souverain du Mali.
Le conflit interne au Nord du pays est ainsi érigé en dossier internationalisé dans lequel l’Algérie trouve à boire et à manger.

L’Algérie glissant allègrement de son statut de pseudo médiateur à celui de sponsor de la rébellion armée au Nord du Mali, va a griffonner en 2015 un Accord séparatiste dit d’Alger au service de ses propres intérêts géostratégiques dont l’agenda à peine caché n’était rien d’autre que l’auto-entretient de la crise de la rébellion au nord du Mali en vue de la partition du pays.

<strong>L’ALGÉRIE HYPOCRITESE DEVOILE ENFIN</strong>
Aujourd’hui que les dignes autorités du Mali décident souverainement de défaire le pays de l’étau mortel de l’hypocrite Accord séparatiste, l’encombrant voisin algérien crie sans pudeur au scandale. Preuve s’il en était besoin, que le soi-disant « Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger » n’a jamais été entendu et compris dans la dure oreille condescendante algérienne, que comme un accord purement algérien dans lequel l’Etat du Mali n’est qu’entité négligeable voire inexistante.

C’est bien la raison pour laquelle l’Algérie à l’instinct rétrograde bassement néocoloniale, est le premier pays à aboyer contre la décision souveraine de l’Etat du Mali de mettre fin à un texte juridique purement national qui n’a jamais répondu aux attentes de son peuple.
L’ÉTRANGER ALGERIEN QUI OPINE SUR UNE AFFAIRE MALIANO- MALIENNE
En effet dans son Communiqué du 25 janvier 2024, « le gouvernement de la transition constate l’inapplicabilité absolue de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, signé en 2015 et par conséquent, annonce sa fin, avec effet immédiat ».
Dans une imposture diplomatique sur fond d’ingérence grossière dans les affaires intérieures du Mali, le ministère algérien des Affaires étrangères a précipitamment publié le 26 janvier 2024 un communiqué dans lequel il dit soi-disant « regretter la dénonciation par les autorités maliennes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ». De quel droit un pays étranger opine sur le bien-fondé d’une décision souveraine d’un autre Etat qui plus est, sur une question relevant de sa compétence nationale?

La visée néocoloniale rétrograde de l’Algérie ne laisse planer ici le moindre doute.
On aura noté d’ailleurs, la divergence terminologique entre la décision souveraine de l’Etat du Mali et le communiqué de l’imposture diplomatique algérienne. Alors que le Mali prenant acte de son «inapplicabilité absolue», « met fin » tout simplement à l’Accord séparatiste d’Alger, l’Algérie néocoloniale y voit hypocritement, plutôt « une dénonciation » dudit Accord, comme s’il s’agissait d’un instrument juridique international obligeant le Mali. L’Accord séparatiste ne relève point du droit international!

<strong>UN ACCORD DE DROIT MALIEN RELEVANT DE LA SOUVERAINETE DU MALI</strong>
On rappellera à l’Algérie que l’Accord d’Alger procède tout naturellement de l’expression souveraine de l’Etat du Mali et ne porte que sur les rapports entre les parties du même ordre juridique national qu’est celui du Mali.

Nous avons déjà eu à le préciser. L’Accord ne répond à aucun des critères d’un accord international, l’élément fondamental d’extranéité lui faisant défaut. D’une part, son contenue n’est pas inscrit dans le droit international et d’autre part, les groupes rebelles signataires n’étant pas des mouvements de libération, n’ont pas la qualité de sujet de droit international. Son maquillage à travers le contreseing d’Etats ou d’organisation internationales qui n’a fait que l’habiller d’un semblant de contexte internationalisé n’en fait point un instrument juridique international classique au sens du droit international.
Nous avions ajouté qu’au surplus, même si l’Accord d’Alger était considéré comme une norme internationale, il faut se rappeler que la suprématie relative des engagements internationaux conféré par l’article 183 de la Constitution du 22 juillet 2023 ne s’applique pas dans l’ordre interne aux dispositions de nature constitutionnelle. Dans l’ordre juridique interne, la Constitution a la primauté sur les engagements internationaux et c’est d’ailleurs à travers son article 152 que la Constitution préserve cette primauté en précisant qu’« un engagement déclaré contraire à la Constitution ne peut être ratifié ».

Si ne n’est par pur instinct néocolonial sinon par condescendance à forte odeur raciste, pourquoi l’Algérie s’offusquerait-elle de la décision souveraine de l’Etat du Mali de mettre un terme à un Accord de portée interne qui n’a enregistré qu’échec sur échec et qui menace l’existence même de l’Etat du pays ? Si l’Algérie, comme un vautour, attendait de se jeter sur la proie d’un Mali désarticulé, elle mourra de faim certaine.

<strong>L’ALGÉRIE EN FLAGRANT DELIT DE VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL</strong>
L’Accord d’Alger faisant partie intégrante du droit national malien et portant sur une question naturellement intérieure au Mali, le Communiqué publié par le gouvernement algérien qui prétend regretter la décision des autorités maliennes d’y mettre un terme ne peut s’interpréter que comme une grossière ingérence de l’Algérie dans les affaires intérieures du Mali.

En vertu du principe de l’égalité souveraine de tous les Etats garanti par la Charte de l’ONU, il est fait interdiction absolue à l’Algérie de s’ingérer dans la gestion de la crise interne du Nord du Mali qui relève essentiellement de la compétence nationale du pays.
Mieux, le paragraphe 7 de l’article 2 de la Charte de l’ONU est plus explicite : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte…».

Tout le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères est truffé d’arrogances qui constituent autant d’actes attentatoires à la souveraineté du Mali et qui se trouvent enveloppés dans des formules démagogiques et hypocrites du genre :
– « Le peuple malien frère sait que l’Algérie n’a jamais failli à travailler à la mise en œuvre de l’Accord » ;
– « Le peuple malien doit aussi savoir et doit se convaincre que la longue liste des raisons invoquées à l’appui de la dénonciation de l’Accord ne correspond absolument ni de près ni de loin à la vérité ou à la réalité » ;
– « Le peuple malien frère doit savoir que des décisions aussi malheureuses et aussi malvenues ont prouvé par le passé que l’option militaire est la première menace à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, qu’elle porte en elle les germes d’une guerre civile au Mali, qu’elle diffère la réconciliation nationale au lieu de la rapprocher et qu’elle constitue enfin une source de menace réelle pour la paix et la stabilité régionales ».
Le gouvernement algérien serait donc beaucoup plus soucieux des intérêts du Mali que le peuple malien lui-même et ses autorités légitimes. Une outrecuidance de la pure logique d‘asservissement colonial d’antan !

<strong>L’INSULTE ALGERIENNE AU PEUPLE MALIEN</strong>
Cette arrogance paternaliste algérienne poussée à l’extrême s’exprime comme une insulte à la souveraineté du peuple malien lorsqu’on lit dans le même Communiqué le passage suivant : « En effet, il n’a échappé à personne que les autorités maliennes préparaient cette décision depuis bien longtemps. Les signes avant-coureurs depuis deux ans en ont été leur retrait quasi-total de la mise en œuvre de l’Accord, leur refus quasi-systématique de toute initiative tendant à relancer la mise en œuvre de cet Accord, leur contestation de l’intégrité de la médiation internationale, leur désignation de signataires de l’Accord, dûment reconnus, comme dirigeants terroristes, leur demande de retrait de la MINUSMA, l’intensification récente de leurs programmes d’armement financés par des pays tiers et leur recours à des mercenaires internationaux ».
Ces formules pathétiques qui font finalement sourire sont véritablement symptomatiques de l’instinct colonial d’un voisin encombrant perdu dans son rêve fou de domination d’un peuple souverain.
L’Algérie impérialiste en a décidément gros sur le cœur ! Mais c’est tant pis pour elle. Elle va devoir se rendre à l’évidence qu’au Mali, les dirigeants dirigés ont disparu et laissé la place à des dirigeants qui dirigent. Et que sa débile velléité de caporalisation du Mali est vouée à l’échec.
En vérité, le Communiqué d’imposture diplomatique algérienne vient confirmer le chapelet de faits d’ingérences qui lui sont reprochées dans le communiqué du gouvernement malien publié le 25 janvier 2024.

<strong>QUE L’ALGÉRIE FOUTE LA PAIX AU PEUPLE MALIEN</strong>
Que l’Algérie ingrate foute la paix au peuple malien qui n’a rien à cirer de ces balivernes d’essence néocoloniale. Qu’elle s’occupe plutôt du peuple algérien.
Aucune paix au Mali ne va se construire contre les intérêts vitaux du pays. Au nom de la Constitution de la 4ème République, le peuple malien tout entier et ses autorités légitimes ont le droit souverain et l’obligation d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale de résistance contre l’Accord séparatiste d’Alger. Un Accord, n’en déplaise à l’encombrant voisin algérien et ses velléité expansionnistes, en état d’inapplicabilité absolue dont il est définitivement mis fin. En toute souveraineté!

<strong>Pr Brahima FOMBA</strong>
<strong>Constitutionnaliste</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO: Sanou rassure les banquiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/retrait-des-pays-de-laes-de-la-cedeao-sanou-rassure-les-banquiers-3052641.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 14:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de l’Économie et des finances, Alousséni SANOU, a rencontré le vendredi 02 février 2024, les dirigeants de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements financiers du Mali (APBEF) pour échanger sur le dossier relatif au retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans les échanges avec les banquiers, il a été question de la gestion intelligente des éventuels impacts de ce retrait sur le secteur bancaire.</strong>

Lors des discussions, le ministre SANOU a indiqué que ce retrait de la CEDEAO était une question de survie pour les États de l’AES. Il a rappelé les dysfonctionnements organisationnels et les manquements graves au respect des textes et de l’esprit de l’organisation qui risquent de causer sa perte.

Le ministre a rassuré de la disponibilité des Autorités a recherché l’établissement de bons rapports de voisinage avec les États de la sous-région.

Il a indiqué que la libre circulation des biens et des personnes au sein de l’UEMOA restait d’actualité, y compris les pays de l’AES avec lesquels le Mali assure l’essentiel de ses importations.

Le ministre Alousseni SANOU a également expliqué que ce retrait constituait une opportunité pour développer une stratégie endogène de croissance de notre économie en lien avec les pays de l’AES.

Il a saisi l’occasion pour évoquer les nouvelles opportunités offertes, en ce qui concernent notamment les facteurs de production : population, ressources naturelles (eau, soleil, terre, faune, flores) et les ressources minérales permettant de se concentrer sur des politiques économiques endogènes.

La vision commune de créer des capacités communes en matière d’énergie, de transport, de développement rural, de technologie de l’information et de la communication et de finance favorise la réalisation des progrès rapides en matière de prospérité socio-économique.

Selon le patron des finances, les retombées des différentes réformes, notamment dans les domaines miniers, assureront les ressources de financement pour tous les secteurs vitaux au-delà des avancées certaines en matière de coopération bilatérales et multilatérales.
Le ministre Alousseni SANOU a enfin insisté sur la nécessité de sensibiliser les opérateurs économiques et la mise en place d’un cadre de concertation. Il les a rassurés de l’accompagnement de l’État.

Après avoir exprimé leurs préoccupations dont le ministre a pris une bonne note, les dirigeants des Banques et des Établissements Financiers ont salué l’initiative du ministre et se disent mobiliser pour accompagner cette décision.
Ils se sont engagés à tout mettre en œuvre pour accompagner les efforts de l’État afin de relever les éventuels nouveaux défis.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal: le coup d’Etat de Macky Sall, la complaisance de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/senegal-le-coup-detat-de-macky-sall-la-complaisance-de-la-cedeao-3052614.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 14:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir été contraint d’abandonner sa volonté de briquer un 3ᵉ mandat, le président du Sénégal, Macky SALL, surprend son pays à quelques heures de l’ouverture de la campagne pour la présidentielle de février 2024 en abrogeant le décret de convocation du collège électoral. A travers cette décision, il reporte ainsi l’élection pour la 1ere fois au Sénégal et proroge illégalement son mandat en se maintenant au pouvoir en toute violation flagrante de la Constitution. Jusqu’où ira Macky SALL dans sa boulimie du pouvoir ?</strong>

Un véritable putsch constitutionnel, à l’image de l’intervention militaire ont accaparé le pouvoir au Mali, est en train de se dessiner au Sénégal. Mais la CEDEAO, pendant ce temps, miaule dans un communiqué en avalisant ce camouflet de Macky SALL. En effet, contrairement aux pays en transition, la CEDEAO indique avoir pris note et appelle « à accélérer les différents processus afin de fixer de nouvelles dates ». Une véritable complaisance de l’organisation qui veut sentinelle des valeurs démocratiques dans l’espace de l’Afrique de l’Ouest.

Coup de surprise : la présidentielle prévue le 25 février prochain a été repoussée par le président Macky SALL dans une adresse à la nation ce samedi 3 février, en abrogeant le décret de convocation du collège électoral. Une première dans l’histoire du Sénégal. La consternation et l’indignation dépassent les frontières du pays de la Teranga. A juste titre : par cette décision, c’est parti pour une prorogation du mandat du président Macky SALL en violation de tous les textes de son pays et de l’espace communautaire de la CEDEAO au motif qu’il pèse des soupçons d’insincérité sur le Conseil constitutionnel dont les décisions sont sans recours. Une décision annoncée à quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne pour les trentaines de candidats dont les dossiers ont été validés.

Justifiant sa décision, M. SALL avance des soupçons contre le Conseil constitutionnel qui est investi d’une telle responsabilité et jette du discret sur toutes les institutions au Sénégal pour autant, vue de l’extérieur, sont considérées parmi les plus fortes et capables de résister aux poids politiques.

S’il a capitulé en renonçant à son 3ᵉ mandat sous la pression populaire, le président donneur de leçon de démocratie aux autres n’avait pas renoncé à sa volonté de se maintenir au pouvoir vaille que vaille. En effet, en repoussant la présidentielle sans fixer une nouvelle date, il met en exécution son Plan B au détriment de la démocratie et tombe sous le coup d’un putsch.

Pire, pour l’ancien ministre de la Justice de notre pays, Mamadou Ismaïla KONATE, la démarche de Macky SALL est la caricature de la haute trahison. « Pour les étudiants en droit, les novices, les politiques non-juristes et les juristes non politiques et les politiques et juristes en herbe qui ont lu ou entendu parler de la Haute Trahison sans jamais savoir ce que c’est : regardez vers le Sénégal et son président », a commenté l’ancien ministre malien.

Sans ambages, c’est un coup d’Etat, a affirmé le ministre KONATE ajoutant que le président sénégalais par sa décision vient de créer un vide au plan juridique, politique et institutionnel. Seul à bord, face à rien et sans contrainte ni limite dans le temps et dans l’espace, il navigue seul comme monarque d’un pays cité en exemple pour son respect des princes démocratiques.

Macky SALL est en train de torpiller les valeurs et principes bien ancrés et entretenus par des présidents, en l’occurrence Léopold Sédar SENGHOR, Abdoul DIOUF et foule au pied les règles démocratiques. Sa décision n’est plus ni moins qu’un coup d’Etat, à l’image du renversement du pouvoir au Mali, au Niger, au Burkina Faso…

Par conséquent, Macky SALL mérite le même sort que ces chefs de transition arrivés au pouvoir par les armes qui sont également auteurs de coup d’état constitutionnel.
Bien au contraire, la CEDEAO dans son communiqué rendu dans la soirée de ce 3 février, cautionne le report en soulignant avoir ‘’pris note’’ et exhorte les autorités sénégalaises d’accélérer ‘’les différents processus» pour fixer une nouvelle date.

Si la CEDEAO laisse planer le caractère normal et légitime de la décision du président Macky SALL. Encore, la CEDEAO déjà fragilisée rate le coach de soigner son image de syndicat des chefs d’Etat pour avoir manqué de rappeler fermement à l’ordre le putschiste Macky SALL.

Pour autant, après le changement anticonstitutionnel au Mali, au Burkina Faso, au Niger ; la CEDEAO s’est montrée beaucoup plus sévère envers les militaires au pouvoir dans ces pays en imposant des sanctions économiques lourdes. Au Niger, l’organisation est allée plus loin en envisageant la possibilité d’intervenir militairement dans ce pays pour rétablir l’ordre constitutionnel.

Comme Alassane Dramane OUATTARA, Alpha CONDE, la partialité de la CEDEAO face aux changements anticonstitutionnels est un quitus au coup d’Etat, mais également un encouragement à ces démocrates véreux qui torpillent les textes pour se maintenir au pouvoir.

Sinon, si la CEDEAO a été capable de sanctions les pays en transition, le Sénégal ne devrait en aucun cas échapper à des sanctions pour avoir violé des textes communautaires. Pour son orgueil, le respect de ses principes, la CEDEAO devrait aller au-delà de son communiqué laconique, de torpeur. Mais hélas, encore une fois elle est en train des facteurs de son impopularité et de sa défiance.

Cette partialité flagrante de la CEDEAO est un véritable camouflet pour la démocratie sénégalaise et un encouragement à tous les chefs d’État de la région à s’affranchir des règles constitutionnelles. Le peuple sénégalais est en droit de se demander si la CEDEAO est encore un défenseur de leurs intérêts ou si elle est devenue un simple instrument au service des puissants.

Face à des circonstances similaires, la CEDEAO a décidé des sanctions et même manifesté sa volonté d’intervenir militaire au Niger pour rétablir le président Bazoum dans ses fonctions. En clair, l’organisation fait du deux poids deux mesures et donne l’impression que les décisions et les sanctions sont prises suivant la tête du client. Mais ce qui est sûr, des présidents de la CEDEAO ne peuvent manquer à des engagements démocratiques et l’exiger aux régimes dits « putschistes ».

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après l’occupation de Kidal: le retour des services sociaux de base</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-loccupation-de-kidal-le-retour-des-services-sociaux-de-base-3049925.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 17:18:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">

<strong>La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a animé son traditionnel point de presse mensuel consacré à la situation sécuritaire de notre pays. Cette dernière session a été une occasion pour le patron de la DIRPA, le colonel-major Souleymane DEMBÉLÉ, de jeter un regard rétrospectif sur l’année écoulée et d’annoncer les perspectives pour 2024.</strong>

Il ressort de son propos que l’année qui vient de s’achever a été marquée par six défis majeurs pour les Forces armées maliennes (FAMa), à savoir : la confirmation de la montée en puissance des FAMa, la sécurisation de la biennale, du référendum du 18 juin, la reprise des emprises de la MINUSMA, la libération de la ville sanctuaire de Kidal, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES).

<strong>Au-delà des attentes</strong>
Faisant le bilan de l’année écoulée, le colonel-major Souleymane DEMBÉLÉ a affirmé que globalement, 2023 va au-delà des attentes des FAMa. Une année qui a surtout été marquée par la confirmation de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) à plusieurs égards.
Sur ce plan, il s’est réjoui de faire constater que les forces armées maliennes ont maintenu le tempo de l’acquisition d’équipements individuels, collectifs, des engins blindés, des véhicules de combats et de transport de troupes. Mais aussi des véhicules d’allègement, des drones, des avions de combat, etc.
A cela s’ajoute l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos hommes dans les différentes casernes.
A ce niveau, le conférencier a tenu à faciliter et encourager les FAMa pour tout ce qu’elles sont en train de faire de jour comme de nuit.
Conformément aux trois principes qui soutiennent l’action publique au Mali, les FAMa, a-t-il expliqué, se sont investies en se dispensant de toute dépendance étrangère avec une autonomie opérationnelle sur l’ensemble du territoire sans aucune autre force extérieure.

<strong>Les 3 axes de la montée en puissance</strong>
Évoquant les raisons de cette montée en puissance sans équivoque, le patron de la DIRPA a souligné les axes majeurs.
Le premier axe, dit-il, c’est la solidarité, l’unité et la cohésion des forces.
« C’est ce premier axe qui fait l’assise même de la force de notre armée », nous a-t-il confié.
Le deuxième axe, dit-il, c’est la chaîne de commandement unie et unifiée.
« Aujourd’hui, il n’y a pas de forces parallèles, la chaîne est clairement définie et les opérations sont planifiées, conduites et combinées », a rassuré le Colonel-major DEMBÉLÉ.
Et enfin, le troisième axe, et non le moins important, c’est la cohérence entre le niveau politique, le niveau stratégique et le niveau opératif.
De l’avis du chef de la DIRPA, c’est ce qui permet, de nos jours, au politique de comprendre le stratégique et de l’accompagner, d’autoriser la hiérarchie à recruter, à former, à entraîner et à faire la guerre.
De nos jours, a-t-il fait savoir, les FAMa sont actives dans la recherche, la neutralisation, la destruction des sanctuaires et des combattants terroristes.
Ce qui fait croire au Colonel-major DEMBÉLÉ que les FAMa sont toujours fidèles à leurs objectifs.

<strong>’’La tête du serpent est coupée violemment’’</strong>
Toutefois, a-t-il reconnu, les groupes armés terroristes (GAT) disposant par endroit de capacités de nuisance sur le terrain, avec des attaques contre les casernes FAMa et les populations civiles ; mais les FAMa ne se laisseront pas divertir de leur mission régalienne. Selon lui, la tête du serpent est coupée violemment, les terroristes chassés de plusieurs zones.
Sur le retrait de la Minusma, il a affirmé que conformément à la résolution 2690 de juin 2023, le Conseil de sécurité a mis fin à sa mission au Mali, à la demande des autorités maliennes.
Ainsi, la MINUSMA a rétrocédé une quinzaine de camps aux autorités maliennes et fermé son Quartier général à Bamako.
A la date du 31 décembre 2023, toutes les forces internationales se sont retirées de notre territoire, et les emprises occupées par les FAMa, malgré quelques déconvenues.

<strong>Maintenir le cap en 2024</strong>
En termes de perspectives, les FAMa comptent maintenir le cap en 2024.
« Il n’y a pas lieu de changer de stratégie car nous sommes sur la meilleure stratégie. Nous allons continuer à travailler sur les directives politiques qui ont été données ; à travailler sur la montée en puissance des FAMa, à renforcer les objectifs déjà atteints courant 2023», a fait savoir le porte-parole de l’armée malienne.
Il s’agit aussi pour 2024, d’être plus ambitieux en termes de recrutement, d’équipement, et d’impact sur la sécurité sur le terrain.
Selon lui, le processus de maillage du territoire va se poursuivre malgré les velléités des GAT. Les FAMa, selon leur porte-parole, vont également travailler sur le retour de l’État et des services sociaux de base sur tout le territoire avec comme indicateur, la réduction de la violence.
Messages
L’occasion était bonne pour le Colonel-major d’adresser un message aux FAMa, les invitant à ne pas s’écarter de l’idée que c’est une chance inouïe pour notre génération de vivre ses moments historiques.
« En tant que descendants des grands conquérants, des grands empires, nous devons être à la hauteur de cette mission », a-t-il exigé, avant d’ajouter : « La guerre n’est pas finie ».
Selon lui, le politique a donné des directives claires, le peuple malien s’est sacrifié en dotant l’armée d’équipements de dernières générations.
« Il revient à nous d’honorer ce peuple et de porter haut le flambeau Mali », a-t-il galvanisé.
Selon le colonel-major, une armée ne se construit pas en une ou deux années, elle se construit dans la durée. La guerre qui nous est imposée est asymétrique, l’armée connaît des hauts et des bas sur le terrain mais continue de se battre avec engagement et détermination.
Pour lui, il s’agira pour le peuple de continuer à soutenir son armée pour que les objectifs soient atteints.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>

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<title>Moussa Tembely, SG du parti CDP&#45;Mali Kura: ‘‘il faut laisser la justice faire son travail’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-tembely-sg-du-parti-cdp-mali-kura-il-faut-laisser-la-justice-faire-son-travail-3049923.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 17:13:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dimanche 14 janvier, notre pays a célébré avec faste la journée de la souveraineté retrouvée en hommage de la grande mobilisation de notre peuple au lendemain des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines infligées par la CEDEAO et l’UEMOA au Mali, le 9 janvier 2022. A la faveur des activités de cette journée, le Secrétaire général du parti CDP-Mali Kura, Moussa TEMBELY, s’est prononcé sur la situation sociologique du pays. De son analyse, il ressort que l’initiative du dialogue inter maliens annoncé par le chef de l’État à l’occasion du nouvel an ’’pourrait être une solution politique si elle est bien accueillie par l’ensemble des protagonistes’’. Sur la lutte contre la corruption, il a salué ’’le courage des Autorités qui sont en train de procéder à un nettoyage méthodique au sein de l’Administration pour le bonheur des Maliens. « Pour la réussite de cette lutte difficile, tous les maliens doivent s’impliquer en laissant la justice faire son travail », a-t-il soutenu. Nous vous proposons ci-contre son message à l’occasion de cette journée.

La période de transition est évidemment une période propice pour poser les bases d’un changement indubitable et durable dans la gestion des affaires politiques et publiques.
Dans le contexte particulier de la souveraineté retrouvée, nous affirmons avec enthousiasme que la période de transition ne doit pas se border à l’organisation de nouvelles élections, elle peut servir à poser les bases d’un véritable changement pour le bonheur des maliens.

Pour ce faire, les maliens doivent accompagner les autorités actuelles dans la poursuite des efforts entrepris depuis le début de la transition. Il s’agit du combat pour la sécurisation, les réformes politiques et institutionnelles, ainsi que le rassemblement des acteurs politiques et de la société civile autour des priorités pour une transition réussie.

La réussite des objectifs fixés par les autorités de la Transition nécessite en effet un large consensus des acteurs maliens pour éviter les engorgements néfastes à la bonne marche de la transition malienne qui reste aujourd’hui un modèle pour toute l’Afrique.
Parmi ces priorités, des chantiers sont en cours de réalisation et demeurent possibles avec la détermination des maliens sous le leadership des plus hautes autorités de la Transition.
Il s’agit dans un premier temps, de rassembler les forces politiques et sociales maliennes autour des autorités, qui ont promis de mettre en œuvre les recommandations formulées lors des assises. Nous avons tous assisté à cet effet à la matérialisation de cette volonté à travers l’organisation du referendum et le découpage administratif qui est une réalité aujourd’hui.

La lutte implacable contre la corruption et la bonne gestion des deniers publics qui passerait par une réduction du train de vie de l’État est aussi d’actualité. Nous félicitons, par cette occasion, le courage des Autorités qui sont entrain de procéder à un nettoyage méthodique au sein de l’Administration pour le bonheur des maliens. Cependant, pour la réussite de cette lutte difficile, tous les maliens doivent s’impliquer en laissant la justice faire son travail. Les partenaires, mais aussi les partis politiques maliens, devraient soutenir et encourager les autorités dans cette démarche car le Mali Kura passe forcément par une gestion saine des deniers publics.

Nous n’oublierons pas le volet sécuritaire qui est une priorité pour tous les maliens car le développement passe la sécurité.

Il faut rappeler que depuis 2012 notre pays fait face à des attaques multiples et complexes de la part des groupes armées sans foi ni loi.
Ainsi, les autorités de la transition ont fait de la sauvegarde de l’intégrité territoriale une priorité absolue. La montée en puissance de notre armée dénote des efforts consentis par les autorités pour réussir ce pari.

Dieu merci ! Aujourd’hui, nous avons une machine de guerre sur laquelle les maliens peuvent compter. La reprise de Kidal marque ainsi un nouveau départ pour notre pays mais ne doit pas nous faire oublier l’essentiel. Il faut donc préserver et pérenniser les acquis.
A côté de la solution militaire, l’initiative du dialogue inter malien pourrait être une solution politique si elle est bien accueillie par l’ensemble des protagonistes.

Notre Parti le Congrès pour la Démocratie et le Progrès CDP MALI KURA est conscient des défis et lance donc un appel à tous les maliens, celui de la solidarité et de l’union sacrée autour de nos Autorités pour une transition réussie. Cette volonté passe forcément par un accompagnement franc et sincère de la Transition. Vive le Mali ! Vive le CDP MALI KURA.

Moussa TEMBELY,
Secrétaire General du parti CDP-Mali Kura]]> </content:encoded>
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<title>Abdoulaye Maiga sur le report de la présidentielle: ‘’la prorogation n’a jamais été un objectif ‘’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdoulaye-maiga-sur-le-report-de-la-presidentielle-la-prorogation-na-jamais-ete-un-objectif-3049921.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 17:09:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre d’Etat, ministre l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye MAIGA, lors de l’émission Mali Kura Taasira 2, a déclaré que « la prorogation de la transition n’a jamais été un objectif ». Selon lui, elle a été imposée par les circonstances.</strong>

Le ministre Abdoulaye MAIGA, pour l’une des rares fois, s’est prononcé sur le ‘’léger report’’ de l’élection présidentielle prévue initialement les 4 et 18 février 2024. Plus de trois mois après, les nouvelles dates qui devraient être fixées par le gouvernement après échange avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) se font attendre.

La situation fait douter plusieurs responsables politiques, à l’image du candidat du Yelema, Moussa MARA, désigné lors du dernier congrès du parti.

«Dans le budget d’État de 2024, on a enlevé le budget des élections. Si le budget d’État est l’illustration chiffrée des décisions politiques, cela voudrait dire que la décision politique de nos autorités est de ne pas organiser les élections en 2024. Nous avons besoin que nos autorités nous fixent un cap en la matière», a déclaré Moussa MARA, estimant par ailleurs que personne n’a intérêt à ce que la transition ne réussisse pas ses missions. «Si elle échoue, c’est tout le Mali qui aura échoué», dit-il.

Le ministre Abdoulaye MAIGA tente de rassurer en affirmant que l’adoption d’une nouvelle Constitution exprime déjà la volonté des autorités d’aller au retour à l’ordre constitutionnel.
« Son adoption annonce le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il insisté. Autre preuve de bonne foi est la décision, selon lui, du gouvernement de se consacrer uniquement à la tenue de la présidentielle en laissant le soin au Président qui sera élu de tenir les autres consultations électorales.

« Nous voulons un retour à l’ordre constitutionnel sécurisé et apaisé. Dans cet exercice, nous faisons la différence entre la vitesse et la précipitation. C’est vrai, il faut aller vite, bien et surement, mais il ne faut pas précipiter pour ne pas engendrer des chaos et des tensions », a déclaré le ministre d’Etat.

Il a expliqué que le ‘’léger report’’ avait été décidé à cause de certains défis qu’il faut impérativement résoudre. Parmi lesquels, ‘’la prise en otage ‘’ des bases de données du RAVEC par le prestataire IDEMIA, une entreprise française.

« Sans base de données, il n’y a pas d’élection », a indiqué le ministre MAIGA, en soupçonnant l’entreprise IDEMIA de faire « volatiliser » les données. Heureusement, dit-il, ceux-ci sont des réalités à prendre en compte.

En dépit du doute des hommes politiques, il a affirmé que tous les moyens de l’Etat étaient déployés pour faire face aux défis techniques.

« Nous allons travailler d’arrache-pied pour que le délai de la transition soit respecté. La prorogation de la transition n’a jamais été un objectif.

Cette décision a été imposée par les circonstances », a déclaré le Colonel Abdoulaye MAIGA, soutenant que leur souhait le plus ardent est de tenir les élections le plus rapidement possible.

« Mais entre le choix et la réalité, il y a une grande différence », a-t-il souligné, rappelant que l’actualité sur le terrain n’était pas envisagée avec les groupes armés signataires de l’Accord devant jouer un rôle capital dans la sécurisation des élections qui ont décidé de s’attaquer à l’Etat.

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: laïcité n’est pas Kafriya:</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sans-tabou-laicite-nest-pas-kafriya-3010945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 10:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La principale faîtière des musulmans du Mali, le Haut conseil islamique, face à la presse le jeudi 9 février 2023, rejette-t-il en bloc l’idée de toute nouvelle Constitution, à l’instar de la CMAS de l’Imam Mohamoud Dicko qui, dans une déclaration en date du 9 janvier 2023, avait estimé que «les causes et la source de la pérennisation des mauvaises élections, de la mauvaise gouvernance, de l’impunité, du népotisme, de l’insécurité et du délitement de l’État se trouvent ailleurs que dans la Constitution du 25 février 1992» ?</strong>

Pour beaucoup de Maliens qui ont suivi à distance cette sortie médiatique, le Haut conseil islamique s’oppose et rejette la laïcité républicaine héritée de la colonisation constitutionnelle et prône un État islamique. Pour certains dont la Plateforme Badenya ni Faso Makaran, «le choix d’une religion d’État provoquera l’existence de deux catégories de citoyens : ceux dont la religion et celle adoptée par l’Etat et les autres ! (…) Le HCIM affirme que l’Etat a une religion, alors que l’Etat est une personne morale (qui ne peut donc avoir subjectivement la foi), et reconnaît, dans le même temps, que certains citoyens de cet Etat peuvent ne pas avoir cette conviction religieuse doivent intégrer une bonne fois pour toute que l’Etat est le garant de la liberté de religion et non de la religion afin de ne pas être le principal acteur de l’embrasement de ce que toutes les confessions religieuses ont en commun : la patrie. Le peuple malien est un peuple libre, décidé à le demeurer… ». La plateforme a-t-elle eu tort de charger ceux qui sont à la manette ?

La question de la laïcité n’est pas sans intérêt pour les Maliens depuis que l’élaboration d’une nouvelle Constitution est devenue incontournable. Avant Badenya ni Faso Makaran, le Collectif des associations musulmanes du Mali piloté par Cheick Mohamed Kimbiri faisait une sortie le 7 janvier dernier pour dénoncer une laïcité « négative, sectaire, agressive et intolérante », qui, selon lui, marginalise et exclut délibérément la communauté musulmane de presque toutes les instances de décision du pays. Avant Kimbiri, depuis novembre dernier, l’Imam Mohamed Mahi Ouattara s’est signalé par ses prêches au vitriol contre « une laïcité qui constitue une entrave pour la religion musulmane » et « au nom de laquelle on se permet de tout faire dans le pays ».

L’opinion du haut conseil islamique du Mali en tant creuset de toutes les associations et obéissances islamiques est-elle la synthèse de toutes ces dénonciations ? Pour donner sa position sur la question, le Haut conseil islamique a convié les hommes de médias à son siège le jeudi dernier. Ses propositions « d’amendements… en vue de la prise en compte conforme à ses préoccupations dans la rédaction du projet de la nouvelle constitution » sont sans équivoques.

Sur la laïcité (article 32), le Haut conseil islamique dit avoir constaté « la non suppression de « laïcité-» dans l’avant-projet. A défaut de cette suppression, le Haut Conseil islamique du Mali insiste qu’il soit absolument indiqué que :
– la laïcité n’est pas irréligieuse et autorise tout citoyen, à titre personnel, de se référer à sa religion dans son comportement et ses propos, d’en arborer les signes, dans la sphère publique et privée ;
– qu’elle tient l’Etat à équidistance des religions et des croyances.

A cette fin, l’article 32 de l’avant-projet doit être reformulé comme suit :
Article 32La laïcité a pour objectif de promouvoir et conforter le vivre-ensemble dans la société, fondée sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle.
En application de ce principe, la laïcité n’est pas athée ou irréligieuse et l’État, en équité et en équidistance des religions et des croyances, garantit le respect des croyances ainsi que la liberté de conscience, de religion et de libre exercice des cultes.
Tout citoyen peut, à titre personnel, dans les conditions déterminées par la loi, se référer à sa religion dans son comportement et ses propos, d’en arborer les signes, dans la sphère publique et privée;

<strong>Toujours dans le cadre de la laïcité:</strong>

Il est dit dans l’article 11 de l’avant-projet que « l’enseignement public est laïc ». Ce caractère laïc de l’enseignement public s’oppose au fait que les enfants puissent bénéficier de l’enseignement religieux à l’école publique. C’est pourquoi, le Haut Conseil Islamique estime pertinemment que le mot laïc soit retiré des qualificatifs de l’enseignement public comme l’ont fait beaucoup d’autres pays.

La formulation de l’article 11 de l’avant-projet doit être comme suit :
L’enseignement public est gratuit et obligatoire. »

Comme on le voit contrairement à ce qu’on lui prête, le Haut Conseil islamique du Mali ne s’est jamais opposé à la «laïcité» pour prêcher un État islamique. Au contrairement il va de l’incompréhension de celle-ci pour proposer une approche plus pédagogique fondée sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle, plus pragmatique pour promouvoir et conforter le vivre-ensemble dans la société. Estimant que la laïcité n’est pas athéisme (Kafriya), le haut conseil islamique estime que l’école publique ne saurait avoir pour vocation de produire des citoyens irréligieux, dépourvus de foi, et livrés à toutes sortes de vices comme l’homosexualité.

La Haut conseil islamique du Mali qui prêche le dialogue entre les religions, n’a jamais opté pour un État islamique au Mali. Au contraire, il a toujours prôné l’équité et l’équidistance de l’État entre les religions et les croyances, toutes choses qui garantissent le respect des croyances ainsi que la liberté de conscience, de religion et de libre exercice des cultes.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>60 ans de crise : L’adhésion du Mali à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/60-ans-de-crise-ladhesion-du-mali-a-lonu-2989708.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 15:38:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>60 ans après son éclatement, la Fédération du Mali continue à faire jaser et à alimenter les fantasmes. Toute la vérité a-t-elle été dite à propos? Un fragment de vérité veut qu’après un refus absolu d’accepter la sécession du Sénégal comme un fait accompli, le Président Modibo KEITA expliquera par la suite que la scission du Mali était une conséquence du divorce profond qui existe entre le Sénégal et le Soudan sur les plans économique, politique et social. Le Jeudi 22 septembre 1960, le congrès extraordinaire de l’Union soudanaise a proclamé jeudi que la République soudanaise s’appelait désormais « République du Mali «.  Le 26 septembre 1960, prenant acte que la République soudanaise avait pris le nom de République du Mali, le gouvernement français a décidé de reconnaître cette République comme État indépendant et souverain. Le 28 septembre 1960, le Conseil de sécurité se réunit dans l’après-midi à 15 h. 30 (heure française) pour examiner les demandes d’admission à l’O.N.U. de la République du Mali et de la République du Sénégal. Le 28 septembre 1960, c’est par acclamation que l’Assemblée générale a adopté mercredi après-midi 28 septembre 1960 les résolutions franco-tunisienne et franco-tuniso-sénégalaise en faveur de l’admission du Sénégal et du Mali. Telle est la vérité sur le 22 Septembre telle qu’elle nous a été rapportée. Retour sur l’histoire. </em></strong>

<strong><u>26 septembre 1960</u></strong>

Prenant acte que la République soudanaise avait pris le nom de République du Mali, le gouvernement français a décidé de reconnaître cette République comme État indépendant et souverain.

<strong><u>26 août 1960</u></strong>

A propos de la déclaration du président Modibo KEITA, selon laquelle la sortie d’un territoire de la Fédération du Mali est constitutionnellement impossible, Abdoulaye MAIGA, haut représentant du Mali à Paris, a tenu à faire la mise au point suivante : «Les journaux, a-t-il dit en substance, ont pris comme référence dans leurs commentaires un texte de Constitution qui n’est plus en vigueur. Ce texte, adopté au début de l’année 1959 et qui créait la Fédération du Mali au sein de la Communauté, contenait bien des dispositions prévoyant la sortie d’un État membre, à condition qu’elle soit décidée par un vote de l’Assemblée législative confirmé par un référendum’’.

«Or il existe un second texte de Constitution du Mali en tant qu’État indépendant, voté en juin dernier par l’Assemblée fédérale, et qui est seul valable. Les dispositions de l’ancien texte relatives à la sortie d’un territoire de la Fédération en ont disparu sur la proposition même de  Léopold Sédar Senghor «, a précisé  M. MAIGA.

Selon le haut représentant du Mali à Paris, toute modification de la forme de la Fédération est de la compétence de l’Assemblée fédérale.

<strong><u><img class="aligncenter size-full wp-image-2989719" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/mali-onu2.png" alt="" width="595" height="591" />25 août 1960</u></strong>

Le chef du gouvernement soudanais, qui s’est confirmé comme un excellent débateur dans ses réponses aux journalistes qui le harcelaient, a montré, malgré une ironie souriante, qu’il restait irréductible sur les positions arrêtées avec ses amis du bureau politique de l’Union soudanaise, qui étaient à ses côtés lorsqu’il prit la parole dans la grande salle du conseil des ministres de Bamako : refus absolu d’accepter la sécession du Sénégal comme un fait accompli, volonté de recourir à tous les moyens quels qu’ils soient pour préserver l’unité du Mali, détermination de régler au Soudan même les problèmes intérieurs urgents avant de répondre positivement à l’offre du général de Gaulle de venir à Paris.

Les dirigeants soudanais ne paraissent même pas exclure le recours à la force pour empêcher la sécession du Sénégal. Interrogé sur la conséquence d’une reconnaissance éventuelle de l’indépendance du Sénégal,  le Président Modibo KEITA a répondu: «nous adopterions une attitude analogue à celle des puissances occidentales à l’égard de la Chine communiste. «

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

Pas de crise du ravitaillement à Bamako.

Les autorités sont particulièrement irritées par les rumeurs qui courent sur un manque de vivres. En fait, seules les denrées d’importation ont été stockées par une fraction de la population européenne redoutant que la fermeture éventuelle de la frontière entre le Sénégal et le Soudan n’entraîne une raréfaction du sucre et de la farine, des conserves ou des pommes de terre. Mais, contrairement au Sénégal qu’il alimente traditionnellement en produits agricoles, le Soudan peut vivre en autarcie alimentaire. Le tonnage de denrées vivrières qu’il produit annuellement est en effet vingt fois plus élevé que celui du Sénégal pour une population deux fois plus nombreuse. Le déséquilibre entre les cultures d’exportation et les cultures vivrières n’existe pas au Soudan, ce qui constituait d’ailleurs un des éléments de la «complémentarité « économique entre les deux États fédérés.

<u><strong>25 août 1960</strong> </u>

Le Président Modibo KEITA, chef du gouvernement soudanais, a tenu jeudi, à Bamako, une conférence de presse, dont on attendait qu’elle clarifie l’attitude du principal protagoniste de la crise du Mali.

Le président Modibo Keita a confirmé sa demande d’intervention des Nations unies - démarche entourée de quelque mystère et dont on déclare n’avoir pas connaissance à l’O.N.U., - renouvelé ses attaques contre certains militaires et gendarmes français et rejeté sur les dirigeants sénégalais toutes les responsabilités de la crise. Il n’a par contre apporté que deux éléments neufs à une attitude déjà fermement prise. C’est d’abord l’indication qu’il ira à Paris «quand l’émotion se sera apaisée au Soudan «. C’est ensuite l’affirmation selon laquelle son pays ne veut plus être un simple «marché» du Sénégal et qu’il cherchera d’autres débouchés. Le président Modibo acte-t-il lui aussi la rupture ?

En tout réalisme, le président Modibo Keita semble sinon prendre son parti de la rupture du moins tirer les premières conséquences et amorcer une «reconversion» du Mali, dont «Bamako est maintenant la capitale», a-t-il souligné.

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

Le président Modibo KEITA a tenu jeudi 25 août 1960, en tant que chef du gouvernement fédéral du Mali et président du conseil soudanais, une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment souligné que la scission du Mali était une conséquence du divorce profond qui existe entre le Sénégal et le Soudan sur les plans économique, politique et social. Il a notamment reproché à Senghor et à ses amis de ne pas vouloir réformer les structures dans le sens d’un véritable socialisme africain, d’» africaniser « les Blancs alors que le Sénégal a des cadres nantis de toutes les références, cadres qui demeurent inemployés ou sous-employés, et de ne pas chercher de débouchés aux produits maliens en dehors de la zone franc afin de rechercher des devises.

Abordant les problèmes économiques, il a affirmé que dans les semaines à venir la preuve serait faite que la pauvreté du Soudan n’est qu’un mythe. « Jusqu’à ce jour, le Soudan était un marché et le Sénégal un relais. Maintenant nous nous refusons à être seulement un marché et nous chercherons ailleurs un autre relais.»

<strong><u>24 août 1960</u></strong>

Le Sénégal avait proposé dans les dernières heures de la crise la reprise des échanges commerciaux avec le Soudan. Lors de sa conférence de presse du jeudi 25 août 1960, le président Modibo Keïta révèlera que le directeur adjoint du chemin de fer Dakar-Niger était arrivé mercredi 24 août 1960 à Bamako pour étudier le rétablissement de la liaison ferroviaire entre le Sénégal et le Soudan. Le président Modibo Keita a également indiqué qu’il n’envisageait pas la création d’une zone monétaire, «sauf, dit-il, si les événements m’y contraignent «.

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

<u>Message aux Nations unies</u>

A propos de l’envol de « Casques bleus « au Mali,  le Président Modibo KEITA a souligné lors de sa conférence de presse que : « Il n’y a rien que nous ne puissions envisager pour maintenir l’intégrité territoriale du Mali. « Le leader soudanais a révélé que le message qu’il avait adressé à Dag Hammarskjœld, secrétaire général de l’ONU, avait été transmis par son émetteur personnel, installé chez lui à Dakar, alors qu’il était en résidence surveillée. Ce message avait été répercuté à New-York par Bamako. Il a ajouté qu’il n’avait pas reçu de réponse de l’O.N.U. au sujet de sa demande d’assistance.

Concernant son départ éventuel pour Paris, le président  Modibo Keita a affirmé qu’en arrivant à Bamako dans la nuit de lundi 22 août à mardi 23 août 1960 son vœu était de répondre dans les meilleurs délais à l’invitation que lui avait adressée, à Dakar, le général de Gaulle. «Mais, a-t-il dit, la situation intérieure au Soudan exige encore ma présence, d’où le retard apporté à ce projet ».

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

A propos de la situation intérieure soudanaise, le président Modibo Keita déclaré : «elle est provoquée par scission du Mali et par l’action d’activistes de l’armée française. J’ai été désagréablement surpris d’apprendre, à mon arrivée, que les gendarmes maliens avaient été désarmés, que le stock de munitions mis à leur disposition avait été déménagé, et que tous les soldats maliens avaient été relevés et remplacés par des militaires français. D’autre part des avions ont survolé en rase-mottes certains villages de la brousse, provoquant une vive émotion dans la population. «

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

Le Président Modibo KEITA a déclaré lors de sa conférence de presse que son gouvernement romprait les relations diplomatiques avec tout gouvernement qui reconnaîtrait l’État du Sénégal.

A la question de savoir s’il avait - le 19 août au soir - souligné au haut représentant de la France à Dakar que, aux termes des accords franco-maliens, il avait le droit de réclamer l’intervention des forces de la Communauté, et quelle avait été la réponse du haut représentant, la président du conseil soudanais a déclaré : «Il est resté muet. «

Le président Modibo Keita a conclu : « Le Mali est juridiquement indissoluble. Nous considérons comme éphémère une initiative de quelques dirigeants sénégalais qui ont trahi le serment du 17 janvier 1959. Ce serment, qui est celui des Maliens du Soudan et du Sénégal, le voici : «Pour la Fédération du Mali, pour» l’unité africaine, si je dois accepter l’ultime sacrifice je n’hésiterai pas, je ne reculerai pas, je le « jure. «

<strong><u>25 août 1960</u></strong>

Ahmadou Ahidjo, président de la République du Cameroun, est arrivé jeudi 25 août 1960 à Abidjan, venant de Bamako, afin de s’entretenir avec  Houphouët-Boigny de la crise du Mali. Le chef de l’État camerounais devait repartir vendredi pour Yaoundé.

<strong><u>26 août 1960</u></strong>

Selon le secrétariat de Dag Hammarskjœld une communication du président  Modibo Keita, président de la Fédération du Mali, a été reçue vendredi matin. On indique toutefois qu’un pays qui n’est pas membre de l’O.N.U. ne peut demander la convocation du Conseil de sécurité que s’il s’agit d’une affaire internationale et s’il accepte par avance les obligations de règlement pacifique prévues par la charte de l’O.N.U. Le secrétaire général n’a donc pas demandé la réunion du Conseil, mais s’est contenté de communiquer « pour information « aux membres du Conseil de sécurité la note du président Modibo Keita.

Voici le texte des télégrammes échangés, ainsi que ceux envoyés par Mamadou Dia.
<ul>
 	<li>MAMADOU DIA (le 20 août) : le Sénégal demande son admission à l’O.N.U.</li>
</ul>
«Honneur vous informer qu’à l’instigation du président du gouvernement fédéral du Mali et de certains ministres fédéraux véritable complot a été ourdi contre ! Sécurité intérieure de l’État du Sénégal. En conséquence l’Assemblée législative du Sénégal sur initiative gouvernement a voté ce i jour 20 août 1960 loi abrogeant transfert de compétences à Fédération du Mali, déclarant République du Sénégal se retirer de la Fédération du Mali et proclamant indépendance de la République du Sénégal. République du Sénégal demande son admission à l’O.N.U. Vous prie agréer assurance de ma ! Très haute considération.»
<ul>
 	<li>HAMACIRE DOUR (le 20 août) : transmet le premier message de Keita.</li>
</ul>
Le président du conseil par intérim du Soudan transmettait, le 20 août également, l’appel du président Keita, dont Radio-Moscou avait seul fait état ;

« Honneur vous transmettre citation messages reçus Président Modibo KEITA Dakar. Gouvernement Fédération Mali a décidé état urgence pour faire face à coup de force du gouvernement sénégalais compromettant gravement ordre public et paix du monde. Gouvernement Mali en application accord défense entre République! Française et Fédération du Mali a demandé représentant gouvernement français mettre sa disposition troupes françaises stationnées Dakar pour assurer maintien ordre public et permettre fonctionnement régulier institutions. Mais pas reçu gouvernement français suite favorable. Demande réunion immédiate Conseil de sécurité et assistance immédiate Organisation Nations unies. Colonel SOUMARE, chef état-major général armée Mali, arrêté et séquestré par gouvernement Sénégal. Haute considération. Le Président Modibo KEITA, président gouvernement fédéral Mali, Dakar.

«Ce télégramme arrive Soudan parce que n’a pu vous être transmis de Dakar par suite investissement tous bureaux transmission. «
<ul>
 	<li>MAMADOU DIA (le 23 août) : réitère demande admission du Sénégal à l’O.N.U.</li>
</ul>
«J’ai l’honneur de vous confirmer par le présent mon télégramme du 20 août et de préciser que, la République du Sénégal ayant accédé le 20 août 1960 à la pleine indépendance et désireuse d’assumer intégralement les nouvelles responsabilités qui lui incombent sur le plan international et d’apporter sa coopération aux activités de la communauté des Nations unies, le gouvernement du Sénégal a donc décidé de solliciter sans tarder l’admission de la République comme membre des Nations unies. Aussi ai-je l’honneur de vous réitérer ici la prière faite au nom de mon gouvernement de bien vouloir, conformément à l’article 4 de la charte, soumettre la candidature de la République du Sénégal aux délibérations du Conseil de sécurité en vue d’obtenir la recommandation nécessaire à son inscription à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée générale. Le gouvernement de la République du Sénégal déclare par la présente lettre accepter les obligations que comporte la charte des Nations unies et être en mesure de les remplir. Il s’engage solennellement a s’y conformer en toute loyauté et conscience. «
<ul>
 	<li>«H» A MODIBO KEITA (le 25 août) : nous savons que vous examinez la proposition de pourparlers du président de la République française.</li>
</ul>
«J’ai l’honneur d’accuser réception du message signé par Harnache Dour en date 20 août que  Dour indique comme étant envoyé par vous de Dakar. A titre officieux j’ai informé membres du Conseil de sécurité du fait que ce message a été reçu : avant de les informer de la réception du message, nous avons reçu des renseignements sur l’initiative de pourparlers proposés par le président de la République française, ainsi que votre réponse à cette initiative, indiquant que vous êtes en train de l’examiner. Très haute considération. «
<ul>
 	<li>MODIBO KEITA : renouvelle demande de convocation du Conseil de sécurité (message parvenu le 26 août à l’O.N.U.)</li>
</ul>
« Honneur vous donner relation des événements survenus Dakar nuit 19 au 20 août. Pour permettre fonctionnement des institutions fédérales menacées investissement par gouvernement sénégalais, gouvernement Mali a décrété état urgence et ordonné colonel SOUMARE protéger chef état-major général armée malienne, immeubles, installations et ministres fédéraux, à exclusion ceux du Sénégal. Colonel SOUMARE mettait en place dispositifs arrêtés, lorsque fut invité avec instance par colonel français Pierre à venir extrême urgence siège gendarmerie. Colonel SOUMARE répondant appel, son collaborateur fut mis en état d’arrestation. Colonels Pierre et FALL tous deux de l’armée malienne, relevèrent soldats maliens et les remplacèrent par gendarmes du gouvernement du Mali et gardes républicains du gouvernement du Sénégal, consignant ainsi chez eux ministres fédéraux soudanais, Boubacar GEYE, ministre fédéral sénégalais, et tous dirigeants soudanais présents Dakar.

«Demande assistance militaire française formulée en application accords militaires franco-maliens reçut aucune suite. Renouvelle ma demande réunion immédiate du Conseil de sécurité et d’assistance militaire Organisation Nations unies. Vous informe que gendarmerie fait partie intégrante armée du Mali et ne dépend nullement des Etats fédéraux. D’autre part capitale Fédération Mali provisoirement fixée Bamako. Haute considération. Le président Modibo Keita, président gouvernement fédéral Mali et gouvernement République soudanaise. «
<ul>
 	<li>MAMADOU DIA le 26 août) : voici la description réelle des événements.</li>
</ul>
«Faisant référence à mes télégrammes des 20 et 23 août, j’estime utile, en face des relations inexactes des événements que présentent certaines personnes et le président Modibo Keita lui-même, de vous donner ici des précisions sur le déroulement des faits du 18 au 20 août :

« 1°) 18 août : appel aux troupes stationnées en points éloignés de l’intérieur fut fait par le colonel SOUMARE irrégulièrement, à l’insu du ministre de la défense responsable ;

« 2°) 19 août : à 21 h. 30, destitution du ministre fédéral de la défense et de la sécurité par le président Modibo Keita en conseil des ministres restreint, contrairement aux dispositions de la Constitution fédérale, art. 12, quatrième alinéa ;

« 3°) 19 août, même heure, ordre de réquisition générale émis par  le président Modibo Keita. Cet acte était illégal parce que contraire à la Constitution fédérale, qui prévoyait que seule la sécurité extérieure était de la compétence de la Fédération ;

« 4°) Déclaration d’état d’urgence et investissement d’immeubles en territoire sénégalais effectué par l’armée malienne sur ordre du président  Modibo Keita, avec déploiement d’armes automatiques.

« Cet acte, décidé sans que l’ordre ait été troublé, créa situation de violence qui justifia les plus graves inquiétudes et la réaction du gouvernement du Sénégal A la suite de ces irrégularités et mesures de force, le gouvernement sénégalais a très régulièrement requis la gendarmerie qui était à sa disposition de maintenir l’ordre. Il a arrêté le colonel SOUMARE pour faire échec au coup d’État préparé par  le Président Modibo KEITA. Il a réuni l’Assemblée législative de la République qui, à l’unanimité, a décidé le retrait de la Fédération et proclamé l’indépendance du Sénégal, Ces actes, qui étaient de sa compétence, furent librement et, je le répète, unanimement décidés par l’Assemblée et approuvés par le peuple. Depuis ces événements Tordre règne parfaitement sur toute l’étendue du territoire de la République. Les populations sont calmes i et rassurées. Le gouvernement du Sénégal a assuré dans les conditions de sécurité les plus parfaites le retour de  Modibo KEITA et des ex-ministres soudanais à Bamako. Cette situation est aisément vérifiable, et mon gouvernement accueillerait volontiers des envoyés de l’O.N.U. qui voudraient s’en assurer de visu. Elle rend ridicules les bruits d’une demande quelconque d’intervention. Au reste, Fédération ayant cessé d’exister du fait du retrait du Sénégal, elle ne saurait accomplir un acte international valable. Je réitère les assurances données par mon gouvernement quant à sa volonté et sa capacité d’assumer toutes les obligations intérieures et internationales d’un État policé prêt à entrer dans le concert des nations. Haute considération. «

<u><strong>29 août 1960</strong> </u>

Une nouvelle phase de la crise du Mali s’est ouverte lundi 29 août 1960 avec l’arrivée simultanée à Bamako et à Dakar de deux délégations guinéennes : au Soudan ce sont Keita Fodeba, considéré comme le chef de l’aile gauche du bureau politique du parti démocratique guinéen, et Conte Seydou, ambassadeur de ce pays à Moscou, qui viennent s’entretenir avec le président Modibo Keita ; au Sénégal c’est  Camara Damantang, personnalité de tendance plus modérée, qui est l’hôte de Mamadou DIA.

On a relevé que dans sa déclaration de lundi devant l’Assemblée de Bamako, le Président Modibo KEITA - qui semble prendre progressivement son parti d’une rupture durable avec Dakar - a déclaré que dorénavant deux débouchés s’offraient au Soudan, «les ports de Conakry et d’Abidjan «.

Comme  Sékou TOURE, entre Dakar et Bamako on voit le président Modibo Keita vouloir tenir la balance égale entre ses deux possibles associés : Côte-d’Ivoire et Guinée. Une mission de la chambre de commerce de Bamako part en tout cas pour Abidjan.

<strong><u>29 août 1960</u></strong>

L’assemblée malienne réunie lundi à Bamako a adopté une résolution spécifiant notamment que les représentants de la Fédération « regrettent vivement :

1°) que le haut représentant de la France au Mali n’ait pu respecter les clauses des accords de coopération en ce qui concerne la défense intérieure du Mali ;

2°) les termes du télégramme du président de Gaulle au président du gouvernement du Mali, laissant croire à l’éclatement du Mali alors que la sécession n’est constitutionnellement pas possible ;

3°) certaines manifestations inamicales des troupes françaises stationnées sur le territoire de la République soudanaise, au lendemain des événements des 19 et 20 août «.

Le Président Modibo KEITA a lu pour sa part une communication dans laquelle il a demandé aux Maliens du Soudan « de se considérer comme mobilisables à tout moment « et a réaffirmé que la République soudanaise ne serait pas le prolongement du marché du Sénégal et qu’elle cherche ailleurs des voies d’accès à la mer. « Les ports de Conakry et d’Abidjan sont tout indiquées «, a-t-il dit. vivement applaudi par l’assemblée.

<strong><u>Soudan-Sénégal : le désavantage des chiffres</u></strong>

Le Soudan, situé à l’intérieur des terres, est moins accessible. Bamako, sa capitale, située à plus de 1 000 kilomètres de la mer, n’est reliée directement par voie ferrée qu’aux seuls ports sénégalais. Les expéditions vers la Guinée se font par le Niger jusqu’à la gare de Kankan, terminus d’un chemin de fer allant vers Conakry. Les exportations sur la Côte-d’Ivoire sont dirigées par la route jusqu’à la gare de Bobo-Dioulasso, en Haute-Volta.

Le Soudan, six fois plus étendu que le Sénégal, a une population plus nombreuse - la différence est de 40 % - mais ne compte que trois habitants au kilomètre carré au lieu de 12.

Le total des comptes courants existant dans les banques à la fin de 1959 s’élevait à 6 milliards 325 millions de francs C.F.A. au Sénégal et à 765 millions au Soudan ; celui des comptes de dépôts à 2 982 millions au Sénégal et à 451 millions au Soudan. L’écart était moins considérable pour les comptes de chèques postaux, dont le total s’élevait à 4 milliards 633 millions au Sénégal et à 3 281 millions de francs C.F.A. au Soudan.

Le Soudan a pourtant, avec l’élevage, une ressource importante. Le cheptel est évalué à 2 900 000 bovins, à 6 900 000 ovins ou caprins, et le chiffre des abattages contrôlés, qui peuvent n’être pas les seuls, paraissent montrer que ces évaluations ne sont pas exagérées. Il existe aussi des cultures vivrières, riz, mil et sorgho. Mais la culture des arachides, qui fournit la principale monnaie d’échange des deux pays, est moins développée au Soudan qu’au Sénégal. La différence est grande : la récolte commercialisée d’arachides pendant la campagne 1958-1959 a été évaluée par l’Institut national de la statistique à 675 123 tonnes pour le Sénégal et à 85 897 tonnes pour le Soudan, soit une proportion de 8 à 1.

<strong><u>Subventions indirectes de la France</u></strong>

On a une idée de l’importance pratique de cette inégalité si l’on sait le rôle joué par les arachides dans les exportations des trois pays contigus : Sénégal, Soudan et Mauritanie. Dans le total de ces exportations, qui en 1958 ont atteint 28 778 millions de francs C.F.A., les produits de l’arachide - arachides décortiquées, huiles et tourteaux - ont été compris pour 25 682 millions de francs C.F.A.

Cette production est vendue, grâce aux avantages consentis par la France, à des prix qui dépassent le plus souvent les prix dits « mondiaux «, et en particulier ceux qui sont offerts aux territoires de l’ancienne Afrique britannique ; les mesures de soutien sont particulièrement nécessaires dans l’éventualité de récoltes pléthoriques. Actuellement, bien que l’écart entre les prix britanniques et les prix français ait été réduit à 15 % environ, on peut calculer que les mesures prises en faveur des producteurs d’arachides correspondent, pour le Sénégal, la Mauritanie et le Niger, à un supplément de recettes de 7 milliards et demi environ d’anciens francs,

D’autres subventions indirectes ont été consenties aux entreprises industrielles établies au Sénégal, et le jeu d’une caisse de péréquation est nécessaire pour permettre au Soudan de vendre sa production de riz aux consommateurs sénégalais à un prix égal au prix du riz d’Indochine.

Ces avantages sont, pour les territoires de la côte occidentale d’Afrique comme pour ceux de l’intérieur, une condition de progrès. Ils ont contribué à un retour de prospérité observé après la petite crise, provenant de l’accumulation de stocks excédentaires, qui a obligé un certain nombre de sociétés, en 1956 et en 1957, à réduire ou à suspendre leurs répartitions. En 1958 et en 1959 la situation s’est redressée, des incorporations de réserves ont été décidées, les dividendes se sont faits plus larges, et cette amélioration, en même temps qu’une optique boursière optimiste, a contribué à un certain redressement des cours. Puis l’évolution de la situation politique a entraîné, depuis le début de 1960, un nouveau fléchissement. Le tableau que l’on trouvera ci-dessous montre que la plupart des valeurs africaines - nous donnons sur chacune, dans une notice, les renseignements essentiels - ont un rendement net particulièrement élevé.

<strong><u>27 août 1960</u></strong>

Évoquant l’éclatement du Mali et les événements d’Afrique.  Marius Moutet, sénateur S.F.I.O. de la Drôme, ancien ministre de la France d’outre-mer et ancien sénateur du Soudan, dans une interview au Dauphiné libéré, a notamment déclaré :

« Je vois mal comment, même avec sa haute autorité, le général de Gaulle pourra rétablir un accord solide et durable dans une situation que tant de raisons profondes ou personnelles entraînent vers une scission qui ajoutera aux troubles profonds de l’Afrique, et la fera participer au conflit général Est-Ouest. «

<strong><u>29 août 1960</u></strong>

L’Union soudanaise et le Parlement de Bamako se concertent sur l’éventualité du voyage à Paris du président Modibo Keita. Une véritable mobilisation des masses est en cours au Sénégal.

Tandis que les polémiques se poursuivent entre Dakar et Bamako sur les responsabilités de la rupture et sur le rôle qu’auraient joué les militaires et gendarmes français dans les événements, les deux groupes s’affairent à consolider leur situation. A Bamako deux réunions politiques se déroulent lundi 29 août 1960 : la conférence générale des cadres du parti unique, l’Union soudanaise, et une session de l’Assemblée législative du Soudan. Ce n’est qu’à la suite de ces deux réunions que le président Modibo Keita pourrait décider son départ pour Paris.

<strong><u>28 août 1960</u></strong>

Le président Modibo Keita, président du conseil soudanais, a lancé dimanche soir, 28 août 1960, aux Français et aux « non-Maliens « habitant le Soudan, un appel dans lequel il spécifie notamment :

« Les événements dramatiques de Dakar ont pu vous émouvoir au point de craindre, pour vos personnes et vos biens, des représailles de la population soudanaise. Mais cette émotion, si légitime soit-elle, ne saurait justifier les propos haineux et les actes provocateurs de certains Français de Bamako. En aucun moment, dans les heures les plus graves de la vie politique de notre territoire et de la tension avec les représentants du gouvernement français, le peuple soudanais n’a perdu son calme et sa sérénité, et les règles traditionnelles de l’hospitalité n’ont pas été violées.

Une telle attitude de la part d’un peuple qui a su refouler sa rancœur et son indignation pour montrer un visage digne et serein mérite le respect. C’est la règle d’or des peuples forts, des peuples éduqués, des peuples civilisés. «

Rappelant sa déclaration faite lors de la proclamation de l’indépendance du Mali le 20 juin dernier, le président Modibo Keita dira :» Eh bien !, a conclu le président soudanais, nous entendons rester fidèles à cette ligne de conduite Français et non-Maliens, montrez-vous dignes de cette fraternelle et généreuse hospitalité. Ce sera à l’actif du prestige de votre pays. Merci. «

<strong><u>30 août 1960</u></strong>

L’organe de - l’Union nationale des forces populaires Ar Rai Al Am commente « l’éclatement de l’Union du Mali « : «  le président Modibo Keita, écrit-il, a proclamé son appui à la lutte du peuple algérien. On peut dire que le jour n’est pas loin où il reconnaîtra le gouvernement de  Ferhat Abbas. « La chose pourrait même évoluer vers un accord entre l’Algérie et le Soudan pour exploiter en commun les richesses du Sahara. C’est ce qui entraînerait un changement radical dans la position de Bamako à l’égard de l’organisation mixte des régions sahariennes. «

<strong><u>1er septembre 1960</u></strong>

Deux membres du gouvernement Soudanais, Ahmadou Aw, ministre fédéral des travaux publics et télécommunications, et le docteur Seydou Badjan KOUYATE, ministre de l’économie rurale, sont arrivés mercredi matin à Paris, porteurs d’un message du président Modibo Keita au général de Gaulle, qui devait être remis à l’Élysée au cours de l’après-midi par  MAIGA, haut représentant du Mali en France.

Les deux collaborateurs du leader soudanais ont fait savoir d’autre part que  Keita se proposait de se rendre vendredi 2 septembre 1960 à l’invitation du président de la Communauté.

Le Président Modibo KEITA sera reçu vendredi après-midi par le général de Gaulle Les deux membres du gouvernement de Bamako arrivés mercredi à Paris, le docteur KOUYATE et  Ahmariou AW, se rendront ensuite aux Nations unies pour y exposer le point de vue des milieux dirigeants soudanais sur la crise du Mali.

<strong><u>2 septembre 1960</u></strong>

Le Président Modibo KEITA, chef du gouvernement de Bamako, arrivé vendredi matin 2 septembre 1960 à Paris, est reçu à 17 heures à l’Élysée par le général de Gaulle et s’entretiendra également de la crise de la Fédération du Mali samedi matin 3 septembre avec Michel Debré.

Le président soudanais, interrogé à sa descente d’avion, a notamment réaffirmé la position de son gouvernement, à savoir que le Mali demeure et que le Soudan « ne s’inclinera pas devant la situation de fait créée par certains de nos amis du Sénégal «, et a ajouté : « ... Seul l’avenir permettra de dégager les moyens par lesquels la réalité juridique du Mali deviendra une réalité de fait. «

Mais le président Modibo a laissé entendre qu’il n’était pas opposé à un regroupement des États de l’ex-A.O.F., auquel pourrait participer le Soudan, et a ajouté à propos d’une possible médiation de Houphouët-Boigny : « Le Mali ne rejettera aucune médiation. «]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sanou: « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sanou-lhomme-quil-faut-a-la-place-quil-faut-2982971.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:22:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Dieu ne dort pas hein… » !  Quand les sanctions ont été instrumentalisées contre notre pays en janvier dernier, toute une foulée de conjurés s’était empressée de promettre à notre pays dans deux petites semaines l’Armageddon, l’apocalypse, l’enfer de Dante… Parce que, disaient, nos autorités étaient «tombées sur la tête », allaient très être « rattrapés par la réalité d’ici deux semaines environ »… Dans leurs fourches caudines, deux hommes : le Premier ministre Choguel Maïga et le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, jugé être le plus « jusqu’au-boutiste » de la bande.

Ces experts Banque-mondialistes, qui ont été tout ici et ailleurs parce qu’on a mis en avant leur expertise et leur probité morale, avaient dit que notre pays était dans une situation intenable et que «ce sera extrêmement difficile de tenir encore trois ou quatre semaines financièrement. La pression est réelle, les prix ont flambé, il est difficile aujourd’hui de se procurer du riz, du sucre, du ciment à un prix normal.»

Le Mali  « dont 30 % ou 40 % du budget est financé par l’extérieur ne peut tenir qu’un ou deux mois. Après cela, ils ne pourront même plus payer les salaires », avait-il dit, oubliant que Dieu, s’appelle Miséricordieux, qu’il est Dieu des pauvres et des opprimés. Six mois après le Mali est encore debout, gaillardement, sur ses deux pieds, plus que jamais uni comme un seul homme, déterminé à restaurer sa dignité, sa souveraineté et son indépendance vendues à vil prix.

Mérite revient au peuple malien soutenu par cet extraordinaire élan de solidarité des peuples africains, ensuite à toutes ces petites mains fermes et patriotiques qui travaillaient anonymement, mais aussi au plus haut sommet de l’État pour que le Mali tienne, pour faire mentir ces oiseaux de mauvais augure, pour que le Mali éternel continue d’être pour des siècles et des siècles, des millénaires et des millénaires. Au nombre de ces patriotes de l’ombre et de la lumière, les Facebookeurs et les Twitteurs ont rendu hommage mérité : Alfousseini Sanou, ministre de l’Économie et des Finances. Pourquoi ? Lisez

<strong>Salimata Thiam</strong> : le ministre des Finances du Mali, une pépite d’or. Il a géré la crise sans tambour ni trompette, alliant anticipation et efficacité. L’Afrique a tout ce qu’il faut pour voler de ses propres ailes.

Gommez Edy Jr : respect ! Voilà des hommes de l’ombre que l’on présente rarement, mais qui sont d’une efficacité chirurgicale !

<strong>Abdurahmaan Faal</strong> : MaashÀllaah ! C’est très bien ce que vous faites, madame Sata ! Vous nous montrez de bons exemples sur des personnes, qui travaillent sans relâche pour aider leur nation.

<strong>Sidi KONE</strong> : tous les mérites reviennent à ce monsieur ; Bravo à lui !  Un génie de l’économie et de la finance, mieux que les experts du FMI !

<strong>Klazier Kaba</strong> : ils disaient qu’on n’avait pas d’économistes ! Quand l’intelligence se met au service du peuple, elle ne peut qu’être créative.

Vive le gouvernement malien !

Guerrier Mandingue : leurs économistes sont des bonimenteurs. Ils roulent nos Présidents corrompus avec des mensonges bien choisis, ayant pour seul but de maintenir nos pays dans la pauvreté ; car, si on se met à transformer nos matières premières, eux ils retourneront à l’âge de pierre !

<strong>Baba Traoré :</strong> sauf que la France ne nous laissera jamais voler tranquillement de nos propres ailes ! Elle saisira la moindre faille pour créer des zones de turbulences, pour faire crasher notre vol. C’est pourquoi il nous faut des pilotes patriotiques et chevronnés pour nous mener à une bonne destination.

<strong>Seutou Samory</strong> : en effet, on a,  les moyens pour développer notre continent, il nous manque juste des hommes intègres et le patriotisme économique. J’ai suivi Atepa au grand jury de rfm du dimanche.

À la fin de l’émission, j’ai eu mal au cœur.

Le potentiel que nous avons est énorme je vous dis !

<strong>Diems</strong> : voilà ! Quand on engage des personnes compétentes les résultats sont là. Mais en Côte d’Ivoire on engage des gens, avec des faux CV comme Bictogo, ce rigolo !

Lilkha juris junior : félicitations M. le Ministre. Rien n’entravera ni ne s’opposera au développement du Mali !]]> </content:encoded>
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<title>Levée de l’Embargo: et après ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/levee-de-lembargo-et-apres-2982963.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:17:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Takuba définitivement parti, Barkhane en voie de la suivre, les réformes politiques et institutionnelles amorcées, le sentier électoral balisé, les discussions politiques relancées, embargo injuste de la CEDEAO levé… les autorités de la transition sont en bonne voie et font preuve de bonne volonté pour un come-back à une vie constitutionnelle normale. Toutefois, dans son empressement à monter patte blanche, le régime de la transition semble faire peu cas du front social qui dans un élan patriotique avait fait un moratoire sur ses doléances et avait fait bloc derrière les autorités lorsque la CEDEAO avait pris des sanctions illégales et inhumaines contre notre pays. Le gouvernement a-t-il anticipé sur la levée des sanctions en prenant en compte cet effort citoyen consenti ? Quelle réponse a-t-il dans ses tiroirs, au-delà de la tenue de la conférence pour parvenir à un pacte de stabilité et de croissance ? Comment faire patienter les impatiences de la classe politique ? Et comment rassurer la communauté internationale ?

Enfin, la fumée blanche tant attendue par les Maliens est là. La bonne nouvelle est venue d’Accra, la capitale ghanéenne qui a abrité ce dimanche 3 juillet 2022 le 61e sommet des chefs d’État de la CEDEAO : la levée des sanctions économiques et financières qui pesaient sur notre pays depuis le 9 janvier dernier.

Après 6 mois de souffrances dues à la fermeture des frontières et à des restrictions financières<strong> sans aucune base légale, le peuple malien espère maintenant à un </strong>changement qualitatif de ses conditions de vie et surtout à la satisfaction des attentes et aspirations légitimes.

Aussi, les autorités de la transition doivent-elles honorer leurs engagements en s’attelant à la mise en œuvre intégrale et dans les délais convenus notamment du PAG et du chronogramme des réformes institutionnelles et des élections de fin de transition.

Lors de leur sommet du 3 juillet, les chefs d’État de la CEDEAO ont levé les sanctions économiques et financières imposées à notre pays.  Par contre, les sanctions individuelles contre les autorités de la transition et la suspension du Mali dans les organes de la CEDEAO sont maintenues jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, ont-ils décrété.

Après 6 mois d’embargo illégal et inhumain subi dignement, le Mali entame une nouvelle phase de la transition.

Cette la reprise des relations économiques et financières avec les États membres de la CEDEAO doit être mise à profit pour tirer les leçons du passé et fixer un nouveau cap afin que la situation ne se répète plus.

Le Peuple malien dans son ensemble est à féliciter pour son courage, sa détermination, sa résilience et son soutien aux autorités de la transition pendant cette période difficile. Mais, naturellement, avec la levée des sanctions plusieurs fronts s’ouvriront en même temps et l’équation ne sera pas facile à résoudre pour les autorités<strong>.</strong>

<strong>Satisfaire vite le front social</strong>

L’embargo avait permis de mettre en veilleuse plusieurs revendications sur le front social, où les drapeaux ont été tus en bernes par patriotisme. Comme on le dit souvent, à quelque chose malheur est bon. Et dans le cas du Mali, on peut dire que  l’embargo n’a pas fait que du tort. Car, en évidence, le front social qui était en pleine ébullition avant les sanctions s’est apaisé. Ce qui explique d’ailleurs le fait que l’année scolaire 2021-2022 est en passe de se terminer en beauté sans grèves des syndicats d’enseignants.

L’on se rappelle, tout juste après la prise des sanctions contre notre pays, les syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 ont manifesté leur soutien et accompagnement aux autorités en levant leur mot d’ordre de grève qui était déjà en vigueur.

Le gouvernement à commencer par le Premier ministre n’a pas tari d’éloge sur le patriotisme du monde syndical pour accompagner la refondation du pays et faire face à l’embargo. Mais «à chaque chose son temps», aime-t-on dire.

Comme s’il anticipait la levée des sanctions, lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a pris note d’une communication du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social relative au processus d’organisation de la conférence sociale dans le domaine du travail.

L’organisation d’une conférence sociale dans le domaine du travail était, on se rappelle, une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation.

Elle a été aussi, retenue par le Gouvernement comme une des activités prioritaires de l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance instruite par le président de la Transition dans son discours d’investiture.

Selon le gouvernement l’objectif général visé par la conférence sociale est d’identifier les moyens et les mécanismes permettant d’aboutir à une stabilité sociale durable à travers trois thèmes :

–la politique salariale de l’État ;

–la liberté syndicale et de l’exercice du droit de grève ;

– le dialogue social.

Il s’agit pour le gouvernement Choguel K Maïga  de faire un diagnostic clair des causes réelles de la détérioration constante du climat social ; d’identifier les inégalités salariales et leurs causes pour plus d’équité et de justice sociale ; d’identifier les besoins de renforcement des capacités des acteurs tripartites ; et de favoriser l’élaboration et la signature d’un pacte de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance.

<strong>La parade convaincra-t-elle les syndicats ?</strong>

<strong>Résoudre l’équation de l’Article 39</strong>

Après l’embargo, il urge de régler cette épineuse question des enseignants. Les enseignants ont fait preuve de patriotisme et d’engagement en tout arrêtant pour cause d’embargo. Les épreuves du DEF, par cet engagement collectif, ont été un succès reconnu par tous. Mais la fin actée de l’embargo présage un embrasement du front social tandis que le Bac reste encore à organiser.

Allons-nous retourner au point zéro avec l’impasse quant à une solution négociée à l’épineux problème de l’article 39 ?

Si le Collectif des Enseignants du Mali «CEM» saluent et applaudit des deux mains la levée des sanctions économiques et financières (Embargo) contre notre pays, il s’inquiète en même temps de la situation de l’école malienne avec toujours l’absence de solution au problème de l’ARTICLE 39 de la loi N°2018-007 Du 16 JAN 2018. Dans un message diffusé ce lundi sur les réseaux sociaux, le Collectif des Enseignants du Mali «CEM» estime que « le gouvernement du Mali doit éviter la pratique de la politique dissuasive ».

Pour le Collectif, ce lundi 04 Juillet 2022, les examens de fin d’année (Brevets de Techniciens BT1 et BT2) se poursuivent normalement sur toute l’étendue du territoire National dans les centres retenus conformément aux calendriers des examens de fin d’année qui ont été établis par le ministère de l’Éducation nationale. Mais, le gouvernement ne doit pas se faire d’illusion : les enseignants du Mali restent fidèles à leur revendication à savoir le respect de la constitution et la loi, les accords et traités internationaux ratifiés par la République du Mali.

Pour le Collectif, « l’application arc-en-ciel des lois ne fera pas reculer les enseignants du Mali…pour rétablir un partenariat sincère dynamique avec les syndicats de l’éducation, au bonheur du Peuple malien en général et singulièrement celui des élèves et étudiants du Mali, l’État malien doit élaborer sans délai la nouvelle grille salariale du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Avec un partenariat sincère dynamique, une nouvelle école malienne est possible ».

Après avoir mis les bouchées doubles pour assurer l’approvisionnement correct, tant bien que mal, les Maliens pendant la période de l’embargo, les autorités seront obligées de fournir plus d’efforts pour le reste de la période transitoire.

<strong>Apaiser le front</strong>

En plus de la course contre la montre pour honorer le délai de 24 mois décrétés pour la transition, nos autorités doivent aussi œuvrera à apaiser les impatiences politiques légitimes. Ce qui demandera de la part du gouvernement plus de pédagogie et de moyens financiers pour éviter les mouvements de contestation susceptibles mettre en cause les acquis.

La reprise du cadre de concertation national est à cet égard de bon augure. En effet, cela fait une semaine que le gouvernement a partagé son chronogramme avec l’ensemble de la classe politique et de la société civile. Jusqu’ici, à part la CNAS-Faso Hère, aucun acteur majeur de la classe politique n’a encore rejeté le délai décrété de 24 mois ainsi que le chronogramme des élections à venir. Signe de ralliement ?

En tout cas, manifestement un pas important dans le sens de la revendication des acteurs politiques pour plus d’inclusivité pour la conduite du processus politique de la transition, notamment l’organisation des élections. Ce qui semble en bonne voie.

Par ailleurs, ces quelques mois d’embargo auront permis de connaître le poids de notre pays sur le plan commercial dans la sous-région.

Autant les Maliens ont souffert, autant les populations de certains pays de la sous-région ont aussi souffert de la fermeture des frontières.

En plus d’avoir frappé de plein fouet le secteur économique de certains pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal, la fermeture des frontières a influé sur la cherté de la vie dans ces pays.

Face à la montée des prix de certains produits de grande consommation qui sont importés via notre pays, les populations de ces pays ont maintes fois interpellé leurs dirigeants à lever les sanctions.

<strong>Rassurer la communauté internationale</strong>

Aussi, cet embargo a été l’occasion pour le Mali de diversifier ses partenaires économiques. Les ports de la Guinée Conakry et de la Mauritanie sont désormais de nouvelles destinations pour les opérateurs économiques maliens. Comme on le dit chez nous, l’on reconnaît ses vrais amis que pendant les périodes difficiles.

La Guinée Conakry, la Mauritanie et le Burkina Faso ont été aux côtés du Mali et du Peuple malien pendant ces moments difficiles. Après avoir soutenu le Mali pendant cette période difficile, en ouvrant leurs frontières et/ou leurs ports, les autorités maliennes ne devront jamais tourner le dos à ces pays amis.

Outre ces pays limitrophes, d’autres pays à travers le monde comme la Russie et la Chine ont beaucoup soutenu le Mali pendant ces périodes de crise.

Ces deux pays se sont dressés en bouclier au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies pour faire échouer les projets machiavéliques de certaines puissances mondiales qui avaient décidé d’enfoncer davantage le Mali.

Au-delà des leçons à tirer et les reconnaissances aux soutiens du Mali, il faut reconnaître qu’une autre priorité des autorités sera la mise en œuvre du chronogramme des réformes institutionnelles et des élections de fin de transition en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Cela permettra au Mali de gagner la confiance des partenaires et d’être à l’abri d’un éventuel bras de fer avec la communauté internationale.

Comme le dit un adage, à cœur vaillant rien d’impossible. Il suffit que la volonté politique, l’accompagnement de tous les Maliens et des partenaires internationaux soient au rendez-vous pour relever ce défi.

<strong> </strong>

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après six mois d’arriérés à la COMATEX: les travailleurs enfin mis dans leurs droits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/apres-six-mois-darrieres-a-la-comatex-les-travailleurs-enfin-mis-dans-leurs-droits-2982966.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:16:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>C’est enfin une réalité. Les autorités de la Transition viennent de payer six mois d’arriérés de salaire des travailleurs de la COMATEX de Ségou, après plusieurs mois de tractations. L’information est confirmée par Noumou Mory KANTE secrétaire à l’organisation de la coalisation syndicale de l’UNTM-CSTM de la COMATEX de Ségou. L’autre bonne nouvelle : aucune déduction des honoraires des avocats n’est faite sur le montant comme précédemment annoncé.

Chose promise, chose faite, le gouvernement de la Transition a mis un point d’honneur à son engagement de payer les arriérés de salaires des travailleurs de la COMATEX à l’arrêt depuis des mois pour motif économique.

En effet, le paiement des 600 millions de FCFA, le montant global des mois impayés des 1300 travailleurs est effectif depuis ce lundi 4 juillet, selon plusieurs sources, dont le secrétaire à l’organisation de la coalisation syndicale de l’UNTM-CSTM de la COMATEX, Noumou Mory KANTE.

Cet acquis est le fruit d’un combat farouche engagé au plan judiciaire et syndical pour contester la décision du juge qui a avait instruit au trésor de faire main mise sur leur dû, a expliqué M. KANTE.

« Bien que cette demande de main mise soit une idée du Secrétaire général de la section syndicale de la COMATEX, nous travailleurs des deux syndicats ont vu nécessaire d’unifier le combat contre DIAKITE et de son avocat, qui arguaient que c’est grâce aux avocats que nous avions pu être mis dans nos droits ! Pourtant, nous n’avions pas fait recours à un avocat », a rappelé M. KANTE.

Selon lui, 806 travailleurs de la COMATEX avaient aussi signé une pétition qui a été déposée à la Primature dont une copie a été donnée à la justice.

« Nous avons fait des rassemblements pour contester avec la dernière rigueur contre tout prélèvement sur notre argent. Nous sommes satisfaits de voir que nous avons été mis dans nos droits », a-t-il indiqué.

« Nous sommes vraiment contents d’être en possession de nos arriérés de salaires. Nous remercions le président Assimi GOITA qui a entendu notre cri de coeur.  Grâce à cet argent, nous allons faire la Tabaski en toute quiétude », s’est-il réjoui.

Ce processus a traîné à cause de l’opposition des avocats qui réclamaient des honoraires aux travailleurs. Et devant le Conseil national de Transition lors de l’évaluation de son plan d’action gouvernementale, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a regretté que le processus de paiement de reliquat ait connu quelques difficultés parce que les fonds mis à la disposition avaient été saisis par des huissiers.

Ainsi, en tirant les leçons d’autre affaires similaires, le gouvernement a opté le paiement par virement bancaire dans le compte individuel de chaque travailleur afin d’éviter d’autres problèmes. Aussi, le système à l’avantage d’enregistrer la traçabilité des opérations. En tout état de cause, cette décision des autorités judiciaires est devenue une bouée de sauvetage pour des centaines de chefs de famille, qui ne savaient plus à quel saint se vouer depuis la fermeture de l’usine.

À l’image de l’Office malien de l’habit (OMH), le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé la restructuration de l’Énergie du Mali (EDM-Sa) et de la COMATEX dont la survie est menacée par les dettes qu’ils cumulent.  Le besoin financier de ces réformes est estimé à plus de 2367 milliards de FCFA. L’objectif de ces réformes, pour le ministre SANOU, est de minimiser tout risque budgétaire et de contribuer à la relance de l’économie.

<strong> </strong>

<strong>PAR CHRISTELLE KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite à Nioro du Sahel: les promesses du Président Assimi</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/visite-a-nioro-du-sahel-les-promesses-du-president-assimi-2982964.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 10:11:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la transition, le Colonel Assimilé GOITA, a présidé ce  mardi 5 juillet, à Nioro du Sahel ;  le lancement officiel du Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement ; du président du CNT ; des gouverneurs ; des élus communaux ; des ambassadeurs ; ainsi que la population de Nioro du Sahel et environ sortie massivement.

Dans ses mots de bienvenue, le maire de la commune de Nioro du Sahel, Moctar DICKO, a affirmé que le déplacement du Président de la transition dans sa ville témoigne de l’engagement qu’il accorde à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il a rassuré du soutien de la cité religieuse aux autorités de la transition.

Au nom des partenaires techniques et financiers, l’Ambassadeur de l’Union européenne, Bart OUVRY, a reconnu que d’énormes progrès ont été enregistrés dans la lutte contre toutes les formes de malnutrition avec des résultats probants.

Il a informé que la malnutrition aiguë est passée de 13,3% en 2014 à 10% en 2021. Quant au retard de croissance, le diplomate européen a fait savoir que celui-ci est passé de 28,1% en 2014 à 21,9% en 2021.

« La réponse des partenaires de l’Etat en sécurité alimentaire, de janvier à mai 2022, a été apportée à 840 857 personnes, y compris 98 162 personnes déplacées internes. Cela représente 46% de la cible de 1,8 millions de personnes. Cette assistance à la soudure précoce a été faite essentiellement dans les régions de Ségou, Gao, Tombouctou et Mopti », a affirmé l’ambassadeur Bart OUVRY.

Il a informé que dans le souci de contribuer au plan national de réponses, de juin à septembre, le PAM et ses partenaires planifient de couvrir plus de 1 200 000 bénéficiaires et environ 270 000 personnes déplacées en appui aux efforts du gouvernement et en étroite collaboration avec les structures techniques dans toutes les régions.

Aux dires de M. OUVRY, le montant à transférer aux bénéficiaires pour la période se chiffre à près de 22 milliards de FCFA et 6 000 tonnes de vivres.

Le diplomate a salué les efforts du gouvernement et de ses partenaires pour la sécurisation des zones à défis sécuritaires tout en les exhortant àintensifier les actions pour un accès sécurisé et libre aux populations affectées dans toutes les régions.

Le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a expliqué que le plan national de réponses à l’insécurité alimentaire, bâti autour de l’engagement des autorités du Mali à combattre et à éradiquer, constituait l’ossature  de la politique nationale de sécurité alimentaire et sa mise en œuvre n’intervient qu’à l’issue d’un long processus.

Selon lui, le plan national de réponses à l’insécurité alimentaire demeure le mécanisme d’intervention le mieux approprié que l’Etat met en œuvre chaque année avec l’appui de ses partenaires pour répondre aux difficultés alimentaires.

« L’évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle au titre de l’année 2022 a identifié 1 241 067 personnes en difficulté alimentaire pour lesquelles il apparaît un besoin qui s’élève à 64 000 tonnes de céréales toutes catégories confondues », a souligné le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire.

Il a informé que malgré les efforts consentis le gap de financement du plan de réponse approprié évalué à 30 000 tonnes de céréales demeure énorme et constitue une préoccupation majeure.

Le Président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, a tout d’abord salué la grande mobilisation de la population de Nioro du Sahel et félicité la résilience de la population malienne en générale face aux sanctions de la CEDEAO qui viennent d’être levées.

Selon le Colonel Assimi GOITA, cette opération de distribution gratuite de céréales et d’aliments bétails vise à renforcer la résilience des populations les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire.

Il a indiqué que les causes de l’insécurité alimentaire sont entre autres les aléas climatiques et les conflits intercommunautaires.

« L’assistance humanitaire aux populations est un devoir régalien pour les autorités de la transition. Cela va se faire en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance », a noté le Colonel Assimi GOITA, avant d’instruire au gouvernement de veiller à une gestion rigoureuse de ces stocks afin qu’ils arrivent à destination.

Il n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers pour leurs appuis constants en faveur la population malienne.

Le Président de la transition a également saisi l’occasion pour remercier les maliens et tous les amis qui ont soutenu le pays pendant ces moments difficiles.

De même, a-t-il lancé un message à l’union sacrée autour du Mali face aux énormes défis.

‘’La voie est déjà tracée et nous sommes tournés vers l’avenir. Nous allons procéder aux réformes politiques et institutionnelles et à l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes tout en amenant la sécurité sur l’ensemble du territoire national’’, a rassuré le Président de la transition.

En effet, à travers ce geste, le chef de l’État apporte sa solidarité et son assistance aux populations vulnérables qui sont dans un besoin urgent d’assistance alimentaire et nutritionnelle.

Malgré la situation de crises exacerbées, la mise en œuvre du plan d’opération et du plan national de réponses 2021 a enregistré des résultats tangibles.

Cette année, l’évaluation du système d’alerte précoce, à travers le Cadre harmonisé, a identifié 1 841 067 personnes dans le besoin d’être assistées sur le plan alimentaire et nutritionnelle ; 2 997 103 personnes dans la nécessité d’être soutenues pour la restauration de leur capital productif à travers d’activités dans les domaines de l’agriculture, du maraîchage, de l’élevage, de la pêche, de la restauration des actifs productifs et des activités productrices de revenus. Cette année, la réponse demande à mobiliser 64 000 tonnes de céréales.

L’évaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle par le Système d’alerte précoce indique que de juin à août-septembre 2022 plus de 2 millions de nos compatriotes à travers le pays auront besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle.

Au plan national, la situation se présente comme suit : Mopti : 564 998 personnes ; Ségou : 155 091 personnes ; Tombouctou et Taoudeni : 103 979 personnes ; Gao, Kidal et Ménaka plus de 200 000 personnes et les autres régions environ 300 000 personnes.

Aussi, le plan national de réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle 2022 sera marqué par la distribution de plus de 7 mille tonnes d’aliments bétails et 500 tonnes d’aliments poissons.

De même, il s’agira de procéder à la construction des infrastructures pastorales (20 puits, 15 forages et 20 marres ; 15 jardins maraîchers ; 93 Kg de semences maraîchères pour 15 groupements ; 5,9 tonnes d’engrais.

Ce n’est pas tout, les personnes vulnérables bénéficieront de près de 700 millions de transfert monétaire.

&nbsp;

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronogramme des élections: enfin dévoilé</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/chronogramme-des-elections-enfin-devoile-2982030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 12:47:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>– Référendum : mars 2023</strong>

<strong>– Élections des collectivités : juin 2023</strong>

<strong>– Législatives : novembre 2023</strong>

<strong>– Présidentielle : février 2024</strong>

<strong> </strong>Quelques jours après la visite du Médiateur de la CEDEAO au Mali, le contenu du projet de chronogramme des différents scrutins et celui des reformes politiques et institutionnelles de la Transition ont été présentés à la classe politique ce mardi 28 juin 2022, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT), à la faveur d’une réunion de la formation politique du Cadre de concertation nationale (CCN). De cette rencontre, il ressort que les différents scrutins se dérouleront entre en mars 2022 et février 2024.

L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Abdoulaye MAIGA, qui avait à ses côtés, le ministre de la Refondation, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAIGA ; et la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou DICKO. On y notait la présence massive des présidents des partis politiques.

À l’ouverture des travaux, Abdoulaye MAIGA a fait savoir que cette réunion s’inscrivait dans le cadre de la relance du dialogue politique.

Il a signalé que cette rencontre entre les partis politiques et les autorités de la Transition intervenait dans un contexte particulier marqué par les sanctions injustes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali.

Selon le ministre Abdoulaye MAIGA, beaucoup d’efforts ont été fournis par le Président de la Transition pour que le pays retourne à l’ordre constitutionnel. Il s’agit selon le président de la séance, de l’adoption du décret fixant la durée de la Transition ; de la création par décret du président de la Transition d’une commission de Rédaction de la nouvelle constitution, le 10 juin 2022 ; de l’adoption de la loi électorale par le Conseil national de Transition, le 17 juin 2022 et sa promulgation par le Président de la Transition , le 24 juin 2022 ; et enfin, de la mise en place d’un dispositif de suivi des élections et des réformes.

Ainsi, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, a soutenu que les plus hautes autorités du pays avaient toujours fait de l’inclusivité et de la co-construction le pilier de toutes les démarches devant aboutir à des reformes politiques et institutionnelles consensuelles pendant la Transition.

Pour lui, la tenue des Assises nationales de la refondation, conformément aux orientations du Président de la Transition Assimi GOITA, en est une parfaite illustration de cet engagement de la Transition.

En campant le décor, le Colonel MAIGA a précisé que les échanges portaient sur le contenu des projets de Chronogramme du referendum constitutionnel et des élections à savoir : le referendum constitutionnel ; les élections des conseillers des collectivités territoriales (communes, cercles et régions) ; les élections législatives et l’élection du Président de la République.

Il s’agissait selon le ministre Abdoulaye MAIGA, de la présentation du contenu du chronogramme initial des reformes politiques et institutionnelles.

À ce propos, il a fait allusion à l’élaboration et l’adoption de la nouvelle Constitution ; à l’adoption du projet de loi sur la réorganisation territoriale et ses textes connexes ; à la relecture et adoption des textes connexes aux élections ; notamment de la Charte des partis politiques, la loi sur le régime des députés ; etc.).

Le président de la séance a révélé que le contexte national et international exigeait les autorités de la Transition plus d’anticipation, d’écoute et de participation.

De son intervention, il ressort que l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le Conseil des ministres sont provisoirement programmés pour novembre 2022.

Aussi, la Transmission du projet de Loi référendaire au Conseil national de Transition est prévue en novembre 2022.

À cela s’ajoute également de l’adoption du projet de Loi référendaire par le Conseil national de Transition.

La Convocation du collège électoral, selon le ministère de l’Administration territoriale, est prévue en février 2023 qui sera suivi de la Campagne référendaire en mars 2023.

Enfin, le déroulement du scrutin est programmé pour le mars 2023.

La promulgation de la loi adoptée par référendum par décret du président de la Transition interviendra dès la proclamation des résultats définitifs du référendum par la Cour Constitutionnelle.

S’agissant des élections des conseillers des collectivités territoriales, le ministère de l’Administration territoriale à proposer aux hommes politiques, la convocation du collège électoral en mars 2023.

Pour la campagne électorale, elle est prévue selon le projet de chronogramme en juin 2023 ; et enfin le déroulement du scrutin en juin 2023 également.

Parlant des élections législatives, la convocation du collège électoral est prévue en juillet 2023 qui sera également suivi de la campagne électorale du premier tour en octobre 2023.

Pour le déroulement du premier tour, c’est initialement prévu en octobre 2023.

Aussi, il est attendu l’ouverture de la campagne électorale du second tour en novembre 2023 ; et enfin, le second tour en novembre 2023.

Enfin, selon le chronogramme soumis à l’attention de la classe politique par le gouvernement hier mardi, en ce qui concerne l’élection du Président de la République, dernière étape d’une année électorale, la convocation du collège électoral est prévue octobre 2023.

Quant à la campagne électorale, l’ouverture est pour le premier tour est prévue en janvier 2024 suivie du déroulement du premier tour en février 2024.

Ensuite, la campagne électorale du second tour est programmée au cours du même mois ainsi que e déroulement du second.

Au sortir de cette rencontre, les partis politiques, dans leur majorité, ont salué cette démarche pour en soulignant quelques préoccupations relatives essentiellement calendrier qu’ils jugent trop chargé.

<strong> </strong>

<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle loi électorale: les griefs de la MODELE&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/nouvelle-loi-electorale-les-griefs-de-la-modele-mali-2982029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 12:44:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Mission d’Observation des Élections au Mali (MODELE-Mali) a publié ce lundi 27 juin 2022 une note technique portant analyse de la nouvelle loi électorale promulguée par le président de la transition le 24 juin 2022. Dans ce document de 6 pages, la MODELE-Mali conclut que les changements majeurs, attendus dans le cadre de la prévention des crises électorales en République du Mali n’ont pas été pris en compte dans la Loi N°2022-O19 du 24 juin 2022 portant Loi électorale. Pire, certaines modifications ouvrent la voie à une possibilité aux autorités de la Transition de se porter candidat à la prochaine élection Présidentielle. Ce qui, de l’analyse de la MODELE-Mali, est une volonté de confiscation du pouvoir politique.

La MODELE-Mali est un dispositif d’observation électorale mis en place par la Synergie 22, comprenant 43 organisations de la société civile malienne.

Après une analyse approfondie du texte, la MODELE invite les autorités de la Transition à prioriser le consensus politique pour le retour à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais.

Sous la plume de son Chef de mission, le Dr Ibrahima SANGHO, la MODELE Mali a rappelé que la Commission des lois du Conseil national de Transition (CNT) a terminé ses séances d’écoute des acteurs socio-politiques autour du projet de loi électorale. Sur la base des écoutes et après les débats en plénière, le CNT a adopté, le 17 juin 2022, le projet de loi comprenant 217 articles (sur un total de 225 articles) avec 92 amendements à travers un vote de 115 voix pour ; 3 contre et 0 abstention. La Loi électorale a été promulguée le 24 juin 2022.

<strong>Une loi en deçà des attentes</strong>

Au vu du contexte postélectoral de 2020 et des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR), la MODELE-Mali note que les changements majeurs attendus dans le cadre de la prévention des crises électorales en République du Mali n’ont pas été pris en compte dans la Loi N°2022-O19 du 24 juin 2022 portant Loi électorale.

Il s’agit notamment de la fin du nomadisme politique en cours de mandat ; la révision des compétences de la Cour Constitutionnelle en matière électorale ; la mise en place d’un organe unique et indépendant de gestion des élections ainsi que la mise en place d’un mécanisme de contrôle et de plafonnement des dépenses de campagne électorale (pourtant prévu dans le projet initial), ont été occultés.

Avec plus de 20 mois de transition, la MODELE-Mali regrette de constater que les Autorités n’ont pas pu mener les réformes profondes qui impliquent la relecture de la Constitution du 25 février 1992.

Il en est de même pour la relecture de la Loi n°02-010/ du 05 mars 2002 portant Loi organique fixant le nombre, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l`Assemblée Nationale en cas de vacance de siège, leurs indemnités et déterminant les conditions de la délégation de vote.

La relecture de la Charte des partis politiques. Sans oublier la nécessité du découpage territorial avec les 19 régions créées en 2012.

<strong>‘’L’AlGE doit avoir son ancrage dans la Constitution’’</strong>

Concernant les attributions de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), la MODELE pense que l’ancrage dans la seule loi électorale, qui est une loi ordinaire, ne garantit pas la stabilité et la longévité de l’AIGE. Par conséquent, ‘’nous concevons que l’AIGE doit avoir son ancrage dans la Constitution du Mali’’, indiquent les auteurs du rapport.

Concernant les attributions du ministère chargé de l’Administration territoriale (MADT), la MODELE trouve que ce département bénéficie d’une large place dans la gestion des élections au détriment de l’AIGE.

De ce fait, l”AIGE ne peut satisfaire aux critères d`une autorité indépendante.

Concernant les attributions de la Cour Constitutionnelle, la MODELE-Mali considère que cette institution est juge et partie dans le jeu électoral en République du Mali avec les prérogatives relatives à la gestion du contentieux préélectoral, à la proclamation des résultats définitifs et la gestion du contentieux postélectoral.

Avec le maintien des anciennes prérogatives de la Cour Constitutionnelle, la MODELE constate que peu de leçons ont été retenues de la crise postélectorale de 2020 qui a abouti à la déstabilisation des Institutions de la République.

<strong>Une autorité sous ordre</strong>

Concernant le Collège et la mise en place des bureaux de l’AIGE, la MODELE trouve que la composition de l’AIGE donne une majorité absolue aux membres désignés par les pouvoirs publics qui peuvent mettre en place le bureau de l’AlGE, suivant l’article 8, qui cite les postes de Président, Vice-Président, Rapporteur et Rapporteur adjoint, sans consulter les membres des partis politiques et de la société civile.

La MODELE remarque également que cette majorité donne d’énormes opportunités aux pouvoirs publics de peser sur le processus électoral d’autant que le deuxième organe chargé de l’organisation des élections, à savoir le ministère de l’Administration territoriale, travaille sous les ordres du Chef de l’exécutif.

Toutefois, la MODELE-Mali trouve que la présence des partis politiques et de la société civile au sein de l’AIGE est le signe d’une plus grande inclusivité même si les pouvoirs publics constituent une majorité de fait.

Concernant la proclamation des résultats et leur publication en ligne, la MODELE estime qu’il faut procéder à la publication des résultats par centres et bureaux de vote, au fur et à mesure de la proclamation des résultats provisoires. Cela permet d’éviter les conflits et d’éventuels tripatouillages des résultats pendant la remontée et la centralisation des résultats ; contribuant ainsi à la transparence et à la crédibilité des élections. Elle permet également d’obtenir les résultats par bureaux de vote avant le début légal du contentieux.

<strong>La menace kaki</strong>

Concernant la candidature à la Présidentielle des membres des Forces armées et de sécurité, l’article 155 précise que tout membre des Forces Armées ou de Sécurité qui désire être candidat aux fonctions de Président de la République doit démissionner ou demander sa mise à la retraite au moins six mois avant la fin du mandat en cours du Président de la République.

Toutefois, pour les élections pendant la Transition, les membres des Forces armées ou de Sécurité qui désirent être candidats aux fonctions de Président de la République doivent démissionner ou demander leur mise à la retraite au moins quatre (04) mois avant la date de l’élection présidentielle marquant la fin de la Transition.

Pour la MODELE-Mali, ces modifications laissent la possibilité aux autorités de la Transition de se porter candidat à la prochaine élection Présidentielle.

Malgré les possibilités, une candidature des autorités actuelles de la transition aux prochaines élections pourrait être analyser comme une volonté de confiscation du pouvoir politique.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi électorale: l’aveu, l’administration n’est pas crédible pour organiser seule les élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/loi-electorale-laveu-ladministration-nest-pas-credible-pour-organiser-seule-les-elections-2982026.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 12:41:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qui du gouvernement ou du Conseil national de la Transition (CNT) a voulu torpiller l’Administration et la dépouiller de ses prérogatives dans l’organisation des élections ? Dans la nouvelle loi électorale, l’Administration n’est plus chargée des « opérations de dépouillement des bulletins de vote, du recensement des votes, de la centralisation, de la proclamation, de la publication des résultats provisoires des scrutins par bureau de vote et de la transmission des procès-verbaux ». Raison : «ces dernières années, force est de constater que la présomption de culpabilité des Représentants de l’État dans la fraude électorale a entaché (sa) crédibilité, donc celle de l’État lui-même», telles sont les termes d’une circulaire à tous les chefs de circonscriptions administratives. Explications et analyse.

La loi N°2022-19 du 24 juin 2022 portant loi électorale finira-t-elle par livrer tous les secrets de son adoption et de sa promulgation ? Présentée comme « une motion de censure » déguisée contre le gouvernement qui dit ne pas se reconnaitre dans le texte voté et un désaveu personnel pour le Premier ministre, appelé à la démission par ses détracteurs à la perspective d’une rebelotte, la loi électorale promulguée par le président Assimi Goïta, le vendredi 24 juin 2024, reste au centre de la controverse et dans le point de mire des observateurs qui continuent de la scruter.

L’essentielle dans l’affirmation de la volonté des autorités de Transition est de hâter pour le retour à l’ordre constitutionnel en vue notamment de restaurer la confiance écorchée avec la communauté internationale, elle n’est pas moins un casus belli dans l’articulation des prérogatives et missions de l’Administration qui se voit crucifier par les honorables membres du conseil national de transition (CNT) au nom de l’émergence d’une Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).

Même en faisant intervenir l’administration territoriale dans le processus électorale, les missions à elle confiées par le CNT dans la nouvelle loi électorale n’ont pas été à la hauteur des diatribes du jour de l’examen et de l’adoption.

<strong><em>Quels sont les missions confiées à l’Administration ?</em></strong>

Aux termes de l’article 5 de la N°2022-19 du 24 juin 2022 portant loi électorale, « le Ministère chargé de l’Administration territoriale a pour mission d’appuyer l’AIGE. A ce titre, il est chargé :

-de l’organisation technique et matérielle des opérations référendaires et électorales ;

-de la révision des listes électorales ;

-de la création, de l’emplacement et du ressort des bureaux de vote en rapport avec l’AIGE ;

-d’appuyer le suivi et la supervision de l’ensemble des opérations référendaires et électorales ;

-de la gestion du matériel et de la logistique des opérations référendaires et électorales et de la conservation du matériel après les élections ;

-de la détermination du nombre de Conseillers à élire par Commune, par Cercle, par Région et par District ;

-de la légalisation des candidatures et des procurations, conformément aux dispositions de la Loi n°64-21/AN-RM du 15 juillet 1964 déterminant les modalités des légalisations en République du Mali ;

-du financement public des partis politiques ;

-de la mise en place du matériel et des documents électoraux, en rapport avec l’AIGE.

Le Ministère chargé de l’Administration territoriale apporte également un appui technique à l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections, notamment dans les domaines suivants :

-l’élaboration des procédures et actes relatifs aux opérations référendaires et électorales ;

-la formation électorale.

A l’extérieur, la Coordination de l’AIGE bénéficie du concours de l’Ambassade et du Consulat. »

Qu’est-ce que cela implique concrètement dans l’organisation et dans la gestion des prochaines élections ? Selon une circulaire (N°000832/MATD-SG) relative à l’adoption de la nouvelle loi électorale adressée à tous les Chefs de Circonscription administrative qui a circulé sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Administration et de la décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, tente de rassurer et de remobiliser les administrateurs qui se sentent déjà floués.

Selon lui, en application de la nouvelle loi électorale, « la nouvelle mission qui est confiée au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation est d’appuyer l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), notre Organe Unique Indépendant de Gestion des Élections. Plus concrètement, il s’agira pour nous d’apporter notre aide à l’AIGE.

Par conséquent, dans nos attributions, entre autres innovations, nous retenons que le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ne proclame plus les résultats provisoires et les Représentants de l’État n’interviennent à aucun moment dans le traitement et la gestion des résultats électoraux (opérations de dépouillement des bulletins de vote, recensement des votes, centralisation des résultats, publication des résultats provisoires). Ces attributions sont dorénavant celles de l’AIGE ».

En effet, l’article 4 de la loi votée par les honorables membres du CNT pour faire justice disons à l’Administration que Choguel K Maïga que voulait déplumer, confie à l’autorité indépendante de gestion des élections les missions suivantes :

« L’Autorité indépendante de Gestion des Élections a pour mission l’organisation et la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales.

A ce titre, elle est chargée :

-de la confection, de la gestion, de la mise à jour et de la conservation du fichier électoral ;

-de la réception et de la transmission des dossiers de candidatures relatifs aux élections des Députés à l’Assemblée nationale, des Conseillers nationaux et des Conseillers des Collectivités territoriales ;

-de la sécurité, de la fiabilité, de la confidentialité et de l’intégrité des données électorales ;

-des opérations de dépouillement des bulletins de vote, du recensement des votes, de la centralisation, de la proclamation, de la publication des résultats provisoires des scrutins par bureau de vote et de la transmission des procès-verbaux ;

-de la gestion des observateurs nationaux et internationaux ;

-de la formation électorale et de la coordination des activités y afférentes ;

-de la publication et de la remise officielle de son rapport annuel d’activités ;

-de l’acheminement des procès-verbaux des consultations référendaires, présidentielles et législatives, accompagnés des pièces qui doivent y être annexées à la Cour Constitutionnelle, en rapport avec les Représentants de l’État ;

-de la centralisation des résultats des consultations électorales communales, régionales, de Cercle et de District et de la conservation des procès-verbaux ;

-du suivi et de la supervision de la révision des listes électorales à l’occasion des opérations référendaires et des élections dans les conditions prévues par la présente loi ;

-de la confection, de la personnalisation, de l’impression et de la remise des cartes d’électeur biométriques à l’occasion des opérations référendaires et des élections ;

-du suivi de la campagne électorale ;

-des opérations de délivrance des procurations de vote ;

-du suivi du déroulement des opérations de vote ;

-de l’élaboration de son budget annuel de fonctionnement et du budget des consultations référendaires et électorales.

-de la mise en place des cadres de concertation permanents avec l’Administration, les partis politiques et la société civile ;

-de la dénonciation des infractions aux autorités judiciaires compétentes.

L’AIGE participe à l’élaboration de la législation afférente aux élections».

Pourquoi le législateur du 17 juin 2022 sensé prendre à contre-pied toutes les propositions «claniques » du gouvernement a-t-il retiré à l’administration ses missions relatives aux « opérations de dépouillement des bulletins de vote, du recensement des votes, de la centralisation, de la proclamation, de la publication des résultats provisoires des scrutins par bureau de vote et de la transmission des procès-verbaux.» ?

La réponse n’est donnée ni par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ni par les deux ministres (Ibrahim Ikassa Maiga et Mme Fatoumata Sékou Dicko) que le gouvernement a envoyé au charbon pour défendre la loi électorale, mais a posteriori par le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation.

En effet dans sa circulaire à tous les chefs de circonscriptions administratives, le colonel Abdoulaye Maïga explique que « ces dernières années, force est de constater que la présomption de culpabilité des Représentants de l’État dans la fraude électorale a entaché notre crédibilité, donc celle de l’État lui-même». Donc en clair l’administration n’a plus de «crédibilité» suffisante pour organiser les élections, compiler et publier les résultats.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur et tentant d’apaiser ses troupes, le ministre justifie la mesure par «le fait de ne plus intervenir dans la gestion des résultats électoraux nous oblige à remercier nos plus hautes autorités, en particulier SE le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, pour sa clairvoyance et sa détermination à Refonder notre État, ainsi qu’à préserver la crédibilité des Représentants de l’État. Cette orientation politique vise à protéger l’État lui-même, car en plus de la fonction que vous exercerez avec abnégation dans un contexte complexe, vous êtes d’abord et avant tout un symbole.

Les Représentants de l’État sont les déclinaisons du Chef de l’État au niveau de la Région, du Cercle et de l’Arrondissement, cela ne devrait jamais être oublié. Ceci vous oblige en permanence à avoir une conduite exemplaire et irréprochable. Il s’agira donc de poursuivre avec professionnalisme et efficacité la mission à vous confier, en veillant toujours à la neutralité et à l’impartialité qui s’imposent, notamment en matière électorale.

L’un des objectifs majeurs de la Transition est d’organiser des élections crédibles et transparentes. Pour relever ce défi, je vous invite à redoubler d’efforts et à apporter l’aide et le concours nécessaires à l’AIGE ».

Affaire à suivre

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Diop à l’occasion du renouvellement du mandat de la Minusma: le plaidoyer historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-diop-a-loccasion-du-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-le-plaidoyer-historique-2980225.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 20:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La situation de notre pays était, ce lundi 13 juin 2022, au centre d’une séance spéciale du conseil de sécurité des Nations unies. En huis clos, les membres du conseil se sont exprimés sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire de notre pays. Le secrétaire général et son représentant spécial au Mali, El-Ghassim Wane, ont donné les premières salves accusatrices.

Comme sous influence, la majorité du conseil déplore que le Mali ne soit pas parvenu à un accord avec la CEDEAO et ait pris la décision de quitter le G5. Estimant indispensable une feuille de route claire, vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel, les membres du conseil ont encouragé notre pays à parvenir à un accord avec la CEDEAO.

Également dans leur viseur, ils se sont plaint des lenteurs des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger malgré les assurances données par le ministre Diop quant à l’engament de son gouvernement pour la mise en œuvre « diligente et intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui a connu des avancées notoires.

Sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, le Mali, à travers son ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, a tenu à être clair quant à sa position et à ses préoccupations et attentes…

<strong><em>Voici les principaux points évoqués par les membres du conseil de sécurité</em></strong> :

<strong>Chronogramme de la Transition</strong>

Tous les intervenants, à l’exception des représentants de Russie et de la Chine, ont prôné qu’une solution soit rapidement trouvée à l’impasse politique entre notre pays et la CEDEAO pour envisager une levée des sanctions lors du sommet du 3 juillet prochain.

En effet, pour ce qui est de l’annonce du délai de 24 mois pour la Transition, l’écrasante majorité des membres du conseil prend note, mais sont loin de l’approuver.

Le Mali, ont-ils argumenté, a besoin d’une feuille de route claire vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel, et pour y parvenir, la société civile doit être associée à tout plan de transition élaboré par les autorités maliennes. L’absence d’accord sur la feuille de route transitoire, ajoutent certains, a un impact négatif sur les activités de la MINUSMA, ainsi que sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

C’est pourquoi les membres du conseil de sécurité ont-ils plaidé et exhorté notre pays à poursuivre ses échanges avec la CEDEAO afin de parvenir à un accord sur la transition et à une levée des sanctions. Tous souhaitent un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Seuls six (6) intervenants (le ministre Abdoulaye Diop du Mali, la Directrice de l’ONG Mali Muso, Sadya Touré du Mali, les représentants de la Chine, du Brésil, du Mexique et de la Russie) ont plaidé pour la levée prochaine des sanctions contre le Mali.

Pour rassurer les membres du conseil sur la question du retour à l’ordre constitutionnel au Mali, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé l’attachement du peuple malien à la démocratie. Évoquant les récents décrets relatifs à la fixation de la durée de la transition à 24 mois, à partir du 26 mars 2022 et créant auprès du Président de la Transition, une Commission de rédaction d’un avant-projet de Constitution, dans le cadre de la Refondation, Abdoulaye Diop a estimé qu’il s’agissait là de la manifestation de l’engagement des autorités de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel. Abondant dans le même sens, il a révélé qu’une nouvelle loi électorale sera très bientôt adoptée par le Conseil National de Transition (CNT) et que le Gouvernement procédera à la publication du chronogramme de la Transition.

<strong>Relations Mali-Minusma</strong>

L’une des préoccupations des membres du Conseil de sécurité lors de la séance de ce lundi 13 juin 2022 était relative aux relations entre l’État et la force onusienne.

En dehors du représentant de la Chine et celle de la Russie, la plupart des membres du Conseil ont demandé à l’État de respecter l’accord sur le statut de la force et de garantir la liberté de mouvement de la Mission (Mexique) et de cesser toute entrave aux activités de la MINUSMA et aux relèves des contingents.  La MINUSMA, souhaitent-ils, doit pouvoir accéder aux zones où il y a allégations de violations de droits de l’homme pour mener ses enquêtes et publier ses rapports (France). En d’autres termes pour permettre à la MINUSMA de mener à bien son mandat au Mali, le Mali doit éviter d’édicter des restrictions de déplacement à l’encontre de la Minusma. Comme si cette mission était de se balader à la recherche d’atteintes aux droits de l’homme.

Enfin certains membres du conseil de sécurité ont déploré le retard dans la rotation des contingents africains de la Minusma, sachant que certaines troupes ont passé plus d’un an avec la MINUSMA par suite du non-octroi des autorisations de vol.

Sur la question le ministre au nom du gouvernement a promis que le Mali ne fera aucune restriction à la liberté de circulation de la Minusma pour remplir son mandat. Selon le ministre Abdoulaye Diop tous les vols demandés par la MINUSMA sont autorisés dès lors que la coordination nécessaire est faite, que les risques à la circulation aérienne sont maîtrisés, et que cela n’interfère pas de manière négative avec les opérations militaires en cours.

<strong>Soutien aérien de Barkhane</strong>

Pour le renouvellement du mandat de la Minusma, le représentant de la France au Conseil de sécurité a informé les membres du conseil que la France entendait poursuivre son soutien à la Minusma sur le plan aérien, et estimé que ce soutien était nécessaire à la sécurité des Casques bleus notamment.

Pour sa part, notre ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a répliqué en faisait savoir que « le Gouvernement du Mali exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force française Barkhane ». Abdoulaye Diop a appelé le Conseil de sécurité « au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard. »

Le Gouvernement du Mali, a-t-il dit, est conscient que la sécurité de la Mission est de la responsabilité du pays hôte, qui mettra tout en œuvre pour assumer cette responsabilité.

<strong>Mise en œuvre de l’APR</strong>

La plupart des membres du conseil de sécurité des Nations unies, exception faite du représentant du Brésil, se sont plaint à la suite du représentant spécial du secrétaire général, Chef de la Minusma des lenteurs des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger. Pour El-Ghassim Wane, l’incertitude liée à la durée de la transition a rendu plus difficile la réalisation d’avancées dans certains domaines, dont l’engagement soutenu en faveur de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015.

En réponse à ces critiques, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, a déclaré que son gouvernement reste pleinement engagé dans la mise en œuvre « diligente et intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui a connu des avancées notoires, notamment sur les plans politique, sécuritaire, du développement, de la justice et de la réconciliation.

<strong>Sur le renouvellement du mandat de la Minusma</strong>

Évoquant le renouvellement du mandat de la MINUSMA, seuls les représentants du Ghana, de la Russie et de Chine ont plaidé pour qu’il soit adapté à ses objectifs.  Ces membres favorables à un mandat plus robuste ont toutefois demandé un soutien plus important en matière de contingents, de renforcement des capacités sur les actions antiterroristes et de soutien logistique, y compris pour le transport aérien. Cependant, les membres du conseil de sécurité se plaisent à rappeler que même avec un mandat approprié donné par le Conseil, il n’y aura pas de résultats positifs pour la Minusma sans la coopération des autorités hôtes.

Sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, le Mali à travers son ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a tenu à être clair quant à la position du Mali et à ses préoccupations et attentes :

1°) Le Mali tient tout d’abord, à ce que le mandat soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire.

2°) Le Mali souhaite que le mandat de la Minusma  puiisse obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali

3°) Le Mali s’oppose l’intervention de la force française Barkhane sur son territoire et appelle le Conseil de sécurité au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard.

4°) Le Mali demande une nécessaire et meilleure coordination des actions de la Minusma avec l’État malien. En d’autres termes la nécessité pour la MINUSMA de travailler étroitement et véritablement avec les autorités et les parties prenantes maliennes

<strong>Respect des droits de l’homme</strong>

Tel un procureur, le Représentant spécial du Secrétaire général, chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a requis à charge contre notre pays ce lundi 13 juin 2022 devant le conseil de sécurité des Nations unies en matière de respect des droits de l’homme. À sa suite plusieurs membres du conseil ont évoqué une forte augmentation des violations des droits de l’homme dans notre pays, violations dont les auteurs présumés seraient des membres des groupes extrémistes et les forces de sécurité maliennes positionnées dans le centre du Mali.  Ils ont demandé des enquêtes rapides de manière à permettre la poursuite des auteurs des violations des droits de l’homme.

Pour le chef de la Minusma, le succès des opérations dirigées par le Mali dépendra de deux facteurs : une approche globale qui réponde aux enjeux institutionnels, de gouvernance et socioéconomiques et le respect des droits humains et du droit international humanitaire.

Enfin certains membres de conseil ont demandé qu’un accès humanitaire sans entrave soit garanti dans tout le Mali et que les travailleurs humanitaires soient protégés.

Réitérant la position du Gouvernement du Mali, le ministre Abdoulaye Diop a appelé l’attention du Conseil sur les risques de politisation et d’instrumentalisation des droits de l’homme aux fins d’agendas cachés.

Il a tenu à rappeler que l’amélioration de la situation des droits de l’homme est étroitement liée au progrès sur le plan sécuritaire, ainsi que le retour des représentants de l’État et des services sociaux de base au profit des populations.

<strong>Augmentation des effectifs de la Minisma</strong>

À la suite du rapport du secrétaire général, certains membres du conseil ont plaidé pour une augmentation des effectifs de la Mission, comme proposé par le Secrétaire général en juillet 2021, afin qu’elle soit en mesure de protéger son personnel, ses convois et ses camps, ce qui suppose des ressources supplémentaires.

<strong>Alors dans ce cas pourquoi l’ONU a recours à Barkhane pour protéger la Minusma ?</strong>

Le Mali qui avait déjà donné sa position sur la question estime qu’il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la MINUSMA peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace ?

<strong>Retrait de la Force G5</strong>

La plupart des membres du conseil de sécurité intervenant sur la question ont exprimé leur regret quant à la décision du Mali de se retirer de la Force conjointe du G5 Sahel, surtout après les décisions de retrait des forces françaises et autres partenaires du Mali.

Sur le retrait du Mali du G5 Sahel, y compris la Force conjointe le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé qu’il s’agit là d’une décision souveraine de notre pays en réponse aux violations des traités fondateurs de l’Organisation, à la politique de deux poids deux mesures et aux ingérences extérieures hostiles à l’égard d’un État membre fondateur. Il a invité le Conseil de sécurité à prendre acte de cette décision et à en tirer toutes les conséquences dans la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA. En clair, a-t-il ajouté, le G5 Sahel n’a plus vocation à intervenir sur le territoire malien.

Et l’après G5 sahel ? Il gouvernement à travers Abdoulaye Diop se veut rassurant : toutes les dispositions sont prises afin qu’il ne se crée un vide sécuritaire après le retrait de notre pays du G5 et à la suite du départ des forces françaises et de la Task- force Takuba.

<strong>Situation humanitaire</strong>

Au cours de la séance de ce lundi 13 juin 2022 devant le conseil de sécurité, la situation humanitaire « dramatique » de notre pays où près de 2 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire a été évoquée.

Les membres du conseil ont prôné un soutien urgent des donateurs afin de combler le déficit de 651 millions de dollars pour l’aide humanitaire au Mali. Quant au représentant des Émirats arabes unis, il a estimé qu’il faut agir vite pour éviter une famine au Mali, compte tenu de l’impact des changements climatiques.  Elle a d’ailleurs regretté l’insuffisance des fonds concédés aux pays vulnérables à ce phénomène.

<strong>Conclusion</strong>

Selon le représentant d’un pays ami du Mali au Conseil de sécurité, il importe que la communauté internationale aide notre pays à renforcer les capacités de son État afin qu’il puisse étendre son autorité sur l’ensemble du territoire et surmonter ses difficultés politiques, sécuritaires et humanitaires. Dans ce contexte, la Minusma doit assumer ses responsabilités de force déployer pour lutter contre le terrorisme et maintenir le rétablissement de l’autorité de l’État dans le nord et dans le centre.

Mais en définitive, la résolution durable de la crise laquelle notre pays est confronté reste la responsabilité principale des Maliennes et des Maliens. La nation malienne qui entend recouvrer sa souveraineté et sa dignité reste déterminée à jouer toute sa partition pour le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ainsi que celui de l’ordre constitutionnel, en faisant recours aux leviers politique, sécuritaire, du développement socio-économique, de la justice et de la réconciliation.

Cependant, estime le chef de la diplomatie malienne, « la réalisation de ces chantiers ambitieux requiert une lecture lucide, pragmatique, réaliste et holistique de la situation, mais également la compréhension et l’accompagnement de l’ensemble des partenaires du Mali».

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: Ménaka, le Mali humilié par la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-menaka-le-mali-humilie-par-la-minusma-2980223.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 20:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tandis que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et  Abdoulaye Diop s’échinent lors du processus de renouvellement de la force onusienne autour de l’augmentation de l’effectif autorisé de la MINUSMA de 2 069 soldats, sur le terrain la force onusienne joue aux bons samaritains. Au lieu de combattre le terrorisme, les soldats de l’ONU se sont transformés en acteurs humanitaires s’ils ne font pas la délation dans le dos des FAMa.

Au pire moment de la dégradation des relations entre notre pays et la France qui a choisi unilatéralement de nous abandonner en plein vol, et au moment où sans la France le Malien respire à plein poumon sa souveraineté et sa dignité, la Minusma choisit d’émousser notre fierté nationale en recourant la France pour venir en aide à nos populations déplacées de Ménaka.

Selon le porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado, suite à l’arrivée de nombreux déplacés se regroupant à Ménaka, la Minusma a fourni au HCR-Mali des centaines de tentes pour loger les déplacés internes &amp; kits médicaux. Barkhane a organisé le convoi logistique.

Selon les responsables du HCR-Mali qui fondent dans le « Koromatigueli », sans aucune aide de l’État, « victimes des conflits armés, à la merci du soleil, de la pluie et du vent depuis deux semaines, les populations réfugiées/déplacées à Ménaka vont bientôt bénéficier d’abris grâce à la MINUSMA pour les 15 conteneurs comprenant 400 tentes et 300 kits médicaux donnés au HCR Mali ».

Selon le compte tweeter de l’Armée française – Opération BARKHANE qui savoure la claque à notre fierté nationale « grâce à l’appui de la Force Barkhane, 15 conteneurs contenant 400 tentes et 300 kits médicaux ont pu être livrés par la MINUSMA pour aider les populations déplacées à l’est de Ménaka ».

Toute la question est : 31 mai 2022 où le Chef de la MINUSMA s’était rendu à Ménaka pour suivre l’évolution de la situation, rencontrer les autorités locales et renforcer l’appui de la Mission à ce dimanche 12 juin 2022, elle est venue au secours des populations à Ménaka, la force onusienne n’a-t-il pas trouvé d’autres transporteurs que Barkane pour acheminer ces tentes ?

Parce que tout sauf que ces «15 conteneurs contenant 400 tentes et 300 kits médicaux » proviennent de la France…

Comme le disait le président Moussa Traoré, « l’aide la plus utile et la plus noble est celle qui provient de nous-mêmes. »

En attendant que nous puissions nous passer de l’aider, notre dignité commande de décliner certaines formes d’aide.

Il est vrai l’aide occupe une place importante dans l’économie, dans les institutions et même dans la société malienne. L’Aide publique au développement (APD) reçue chaque année par le Mali se monte à un peu plus de 300 milliards ; montant à peu près constant depuis deux décennies qui représente entre 15% et 25% de notre PIB. Toutefois, les montants d’aide cités proviennent des donateurs et correspondent plus à une mesure de leur «effort» en faveur du Mali qu’à une comptabilisation de ce qui est réellement injecté dans l’économie malienne.

Les structures publiques chargées de la coordination n’assurent ni individuellement ni collectivement, une coordination d’ensemble de l’aide. Ceci au point que les bailleurs de fonds tentent tant bien que mal de jouer ce rôle à la place de l’État.

Les ministères sectoriels soumettent et négocient eux-mêmes les requêtes avec les bailleurs, quand ce ne sont pas ces derniers qui sont à l’origine des requêtes qu’ils souhaitent se faire soumettre.

Il faut sortir de la spirale. Soyons nous-mêmes. Saya Ka foussa malo yé. Le spectacle de ces réfugiés qu’on affiche pour des miettes (des tentes) est affligeant. Pour notre fierté pour notre dignité, sachons renoncer.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réforme constitutionnelle: la classe politique entre ‘‘pour’’ et ‘‘contre’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reforme-constitutionnelle-la-classe-politique-entre-pour-et-contre-2980222.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 20:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des responsables politiques relèvent qu’il n’est pas opportun de réviser la Constitution malienne à plus forte raison de rédiger une nouvelle loi fondamentale comme annoncée par le Président de la Transition qui a pris une décision à cet effet. D’autres pensent qu’au contraire c’est le moment de sortir définitivement de l’actuelle Constitution qui serait la réplique de la Constitution de la 5e république française.

Déjà, des voix s’élèvent au niveau de la classe politique et de la société civile pour dénoncer la décision du Président de la Transition d’engager la rédaction d’une nouvelle constitution pour passer à la 4e République. Cette décision du Président Assimi GOITA s’inscrit dans le cadre d’un vaste chantier de réformes annoncées par la Transition en vue de poser les jalons du Mali Kura.

Ainsi dans un décret, le Président Assimi GOITA met en place une Commission de rédaction chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant constitution de la République du Mali, dans le cadre de la Refondation de l’État. Elle a deux mois pour remettre au Président de la Transition un rapport de fin de mission et l’avant-projet de constitution.

Si conformément à la loi, le président de la Transition a l’initiative de ce projet, à cause du contexte, il ne bénéficie pas encore de la confiance de certains acteurs politiques, à l’image d’Amadou KOITA, président du Parti socialiste (PS Yelen Kura).

L’ancien ministre Amadou KOITA a affirmé être conscient de la nécessité réviser la Loi fondamentale du pays en vue de corriger ses lacunes pour l’adapter aux défis du moment plus de trente ans après l’avènement de la démocratie.

Cependant, le président du PS Yelen Kura n’est pas d’accord pour la rédaction d’une nouvelle constitutionnelle.

« Nous pensons que le besoin ne se pose pas, le Mali n’a pas un problème avec la constitution de 1992 à part son toilettage pour prendre en compte certaines exigences », a soutenu M. KOITA.

Aussi, se réserve-t-il d’apporter son soutien à un tel projet parce qu’il y a encore de nombreux points d’ombres à préciser. Pourquoi une nouvelle constitution, est-ce pour changer de régime constitutionnel, se questionne Amadou KOITA également membre du Cadre d’échanges.

Le parti Adema PASJ n’a pas officiellement tranché la question, selon le responsable de la communication du parti joint par nos soins. Toutefois, l’un de ses cadres, l’ancien ministre de la justice, Me Kassoum TAPO, lors du débat du dimanche sur Africable télévision n’a pas hésité à mettre en garde les autorités. Selon lui, au lieu pour les autorités de tirer les leçons de l’échec des différentes tentatives, il constate avec stupéfaction que le Président de la Transition a pris un décret, en date du 10 juin 2022, portant création, mission, organisation et fonctionnement de la commission de rédaction de la nouvelle Constitution.

<strong>Pour lui, il n’est pas nécessaire de faire une nouvelle constitution</strong>.

Pour Me TAPO, le modèle de Constitution que nous avons (mi- présidentiel, mi- parlementaire) marche bien ailleurs.

« Les Etats-Unis, depuis 200 ans, sont régis par la même Constitution.Nous, on va s’amuser encore à réécrire une nouvelle Constitution », a dénoncé l’ancien bâtonnier.

De son côté, le président de la Coalition des forces patriotiques (COFoP), Abdoulaye Amadou SY, non moins ancien ambassadeur, soutient l’initiative du Président de la Transition.

« Je pense qu’il est même nécessaire de sortir définitivement de la Constitution actuelle qui n’est en fait que la copie de la Constitution de la 5ème République Française », a déclaré M. SY.

Pour lui, cette décision s’inscrit en droite ligne de la démarche proposée par la CoFoP lors des Assises nationales de la refondation (ANR).

Dans ce document dont nous avons reçu copie, la CoFoP estime que le moment est venu de rompre avec le système institutionnel inspiré de la France.

En effet, c’est le moment de mettre en œuvre les dispositions du ‘’Kourou Kan Fouga’’ et procéder à une réelle refondation du Mali, « Le Mali Kura ».

Dans cette nouvelle constitution, la CoFoP propose que le chef de l’Etat du Mali soit élu suite à un scrutin organisé par l’Organe unique de gestion des élections. De même, pour ce regroupement, la nouvelle loi fondamentale doit intégrer des dispositions pour que le président de la république soit désormais élu sur une liste électorale comprenant l’élection d’un président et d’un vice-président qui seront élus pour une durée de quatre ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à un tour. Ils sont rééligibles.

Comme la CoFoP, de nombreux acteurs politiques ont plaidé en faveur de l’élaboration de cette nouvelle constitution lors des Assises nationales de la refondation boycottées par une partie de la classe politique qui trouvait l’initiative budgétivore, inopportune…

Entre ces deux positions extrêmes, la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE-Mali), prenant acte de la décision de réforme constitutionnelle, appelle les autorités de la Transition à assurer un large consensus politique sur ces questions.

Par ailleurs, l’on apprend à travers d’autres sources que des rencontres sont prévues entre des acteurs politiques qui ont des réserves sur le processus en cours pour parler d’une voix.

De même, le Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie doit aussi se réunir en principe aujourd’hui sur la situation.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: M5&#45;RFP, le ralliement des ‘’opprimés’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sans-tabou-m5-rfp-le-ralliement-des-opprimes-2979316.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 10:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables, les militants du M5-RFP, ou anciens mécontents de la gestion de la rectification de la Transition veulent constituer un vaste mouvement, rassemblement pour le Mali. Une stratégie pour duper le peuple à la recherche uniquement de leur popote. La misère de la population est un moyen pour eux afin d’atteindre leur objectif.

La dissidence du M5-RFP, les partisans de l’imam Mahmoud DICKO ont récemment appelé au regroupement des patriotiques et de ceux toujours convaincus des idéaux du mouvement à s’unir. Pour quoi faire ? Nulle part, ils ne donnent de précisions sur cette question qui demeure posée.

Eux, ce sont les cadres, responsables qui étaient au-devant de la scène lors des grandes mobilisations du M5 pour exiger le départ d’IBK, qui aujourd’hui sont mécontents de la gestion de leur ‘’pouvoir’’ comme aiment-ils le dire. Les raisons : la mauvaise gouvernance, les idéaux du M5 détournés, etc.

Déjà les partisans de l’imam Mahmoud DICKO ont entamé ce processus de remobilisation des troupes, des militants, en rencontrant la plateforme de lutte contre la corruption et le chômage dirigé par Clément DEMBELLE. Comme avec IBK, peu importe la nature de l’alliance et la vertu des responsables, l’essentiel est de créer un mouvement pour déstabiliser et empêcher de travailler.

Sinon, après le clash de Clément contre l’iman DICKO le qualifiant d’un fou de la liasse, pardon de l’argent, qui ne refuse pas les billets de banque, la CMAS devrait chercher des alliés ailleurs, mais pas au sein de cette plateforme.

<strong>La série de rencontres va se poursuivre, selon des sources.</strong>

En dessous, le mouvement est rattrapé par ses mensonges lancés au peuple au monument de l’Indépendance, parce que les raisons de leurs divergences résident dans le partage de gâteaux, pardon de responsabilité, après la conquête du pouvoir dans la rue de la gestion du pouvoir.

En clair, chacun réclame son butin de guerre. En effet, certains sont impatients de savourer la victoire de la rue contre IBK.

La preuve : la CMAS était restée très silencieuse pendant la 1ere phase de la Transition.

Pour les observateurs, cette retenue s’expliquait, à l’époque, par le fait que le gouvernement était dirigé par Moctar OUANE, un homme désigné par leur guide spirituelle, Mahmoud DICKO.

Sans oublier les autres membres du Gouvernement issus des rangs de la CMAS et qui, par la suite, ont été débarqué après le coup rectification de la trajectoire de la transition le 24 mai 2021.

Maintenant, que ce dernier est peu consulté par les nouvelles autorités, ‘’ses héritiers idéologiques’’ ont tous les arguments du monde pour saper, critiquer la Transition. Idem pour la dissidence du M5.

Cette situation était prévisible parce qu’à son début, le M5-RPF a été et demeure un mouvement hétéroclite.

On se rappelle que ses membres, eux-mêmes, aimaient toujours dire qu’ils étaient réunis autour du Mali à cause de la mauvaise gouvernance qu’ils imputaient à l’époque au régime de feu président Ibrahim Boubacar KEITA, même si certains étaient comptables de ce bilan sans l’assumer publiquement.

Pour déloger IBK, ils ont scellé leur mariage incestueux avec comme seule ambition de sauter le président de la République. Des mois de complicité, de complaisance au sein du M5-RFP n’ont pas résisté à la gestion du pouvoir.

Ainsi, la guéguerre au sein du mouvement de contestation est la conséquence d’une union fondée en violation des valeurs et principes moraux et idéaux politiques. Le seul critère : avoir une capacité de mobilisation, être mécontent de la gestion d’IBK, entre autres. S’ils se sont réunis autour du Mali, publiquement, leur séparation s’explique par des comportements d’ego et de différends, de positionnement.

C’est pourquoi, les lésés, les frustrés de la gestion de la rectification de la Transition en dressant un bilan mitigé de la gouvernance de leur président du comité stratégique, Choguel Kokalla MAIGA, sont dans la dynamique de former un vaste mouvement.

Après autant de coups bas, quelle crédibilité, quelle image ces responsables envoient au peuple au du nom  duquel ils prétendent agir. Ce qui est sûr, on peut tromper le peuple une fois, pas pour toujours.

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition et vie chère : la grogne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-et-vie-chere-la-grogne-2979313.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 10:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entre soutien et abandon ‘’en plein vol’’, il y a qu’un fil qui peut séparer les deux. Depuis quelques jours, des Maliens expriment leur désarroi face à la cherté de la vie. Oui à la Transition, mais le ventre plein d’abord ! C’est la position exprimée par des Maliens dans certains marchés et rues de Bamako. Toute chose qui témoigne la baisse de la ferveur de la fibre souverainiste qui caractérise jusque-là la majorité des Bamakois, préoccupés à la recherche de la popote à cause de l’inflation.

Outre les contestations politiques, la situation du Mali est exacerbée par une augmentation presque inédite des prix de certains produits de grande consommation. Le constat choque et inquiète des concitoyens. En plus de l’embargo, la guerre en Ukraine a beaucoup affecté l’économie mondiale et notre pays ne fait pas l’exception.

Entre  « Vive Assimi », à «A bas la France », la boutade « tout est cher maintenant» semble prendre de plus en plus le dessus. Les fervents guerriers de la liberté et de la souveraineté lancent un cri de cœur aux plus hautes autorités de la transition. Leur refrain : trouver une solution à la vie chère.

Au marché très brouillant de Kalanbakoro, ce matin, à l’heure de pointe, les femmes de ménage qui font le marché se faufilent entre les étals sur lesquels sont exposées les épices et légumes qui se vendent au triple de leur prix initial.

Mme CISSE, une fervente admiratrice du colonel Assimi GOITA, qu’elle surnomme fièrement ‘’Le libérateur’’ se bat avec le peu d’argent de la popote du jour qu’elle a dans la main.

« Je ne sais même plus ce que je vais proposer à ma famille aujourd’hui. Les prix des produits se sont triplés en seulement une semaine. Rien n’est plus accessible ! J’en appelle à notre libérateur de revoir sa politique, sinon les Maliens sont à bout. Nous pouvons dire aujourd’hui qu’au Mali, c’est la survie. », a-t-elle dit.

Comme Mme CISSE, les ménagères issues de familles modestes au Mali crient aussi à l’inflation et surtout à l’abandon des plus hautes autorités.

En réalité, les impacts du plan de riposte ne se font pas sentir sur les étals, estiment-elles.

Mme Kadiatou FOMBA, une vendeuse d’épices s’affaire au tour de ses marchandises.

« Les trois cubes Maggi qui se vendaient à 75 FCFA sont passés à 100 CFA.  Le prix du Kg de poisson sec a augmenté de 750 FCFA. En un mot les prix de tout ce que vous voyez ont triplé voire quadrupler », a-t-elle déploré.

Si les autorités commerciales imputent la situation à la guerre en Ukraine, à l’insécurité dans une partie du territoire national, l’effet des sanctions de la CEDEAO ne peut être aussi relégué en seconde zone.

Dans tous les cas, le peuple a besoin d’être rassuré, au-delà de toute autre considération, de la prise en compte ce besoin vital.

Et l’absence de certains produits sur les marchés doit amener les autorités à évaluer leur plan de riposte dont l’objectif est d’atténuer la souffrance des

<strong>Maliens quant à l’accès aux produits de 1ère nécessité.</strong>

«Je prends moins d’oignons et moins d’huile, alors que c’est ce qu’on cuisine le plus», raconte Ami FANE, 46 ans et mère de quatre enfants, devant un étal à moitié plein.

Cela fait des années, dit-elle, que son panier lui semble plus léger à chaque retour du marché. Et chez tous les interlocuteurs interrogés par nos soins, toutes les femmes se pour dire que la plaignent que la vie soit devenue encore plus chère à cause des sanctions.

Aux prix des denrées alimentaires chaque jour en hausse s’ajoutent ceux des hydrocarbures qui viennent de connaître une hausse remarquable.

Cette augmentation du prix du carburant à la pompe risque certainement d’en ajouter à une situation qui était déjà corsée pour le Malien lambda. Comme pour dire que le bout du tunnel est encore loin.

&nbsp;

Signalons que les frontières du Mali sont, à présent, fermées avec les  États membres de la CEDEAO, sauf la Guinée, où les colonels au pouvoir se sont désolidarisés de la décision de l’organisation sous régionale.

Les échanges commerciaux et financiers sont suspendus, hormis les produits de première nécessité.

Toutefois, ces produits ne semblent pas être épargnés, car ils sont à la fois rares et chers sur les marchés. En tout état de cause, les populations commencent à bourdonner dans les marchés, les ‘’Grins » et autres lieux de rassemblement publics. Comme pour dire aux plus hautes autorités que ventre creux n’a point d’oreilles.

<strong> </strong>

<strong>PAR CHRISTELLE KONE    </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Incompréhensions mutuelles, divergences compréhensibles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/incomprehensions-mutuelles-divergences-comprehensibles-2979312.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 10:14:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entre le narratif des uns et le descriptif des autres, Vaugelas se chercherait à comprendre ce sur quoi sont d’accord le Mali et la CEDEAO, et ce qui les oppose. La divergence de position et d’approche entre les deux parties cloue le processus de la fin de brouille et la levée des sanctions.

Incapables de se mettre d’accord ce samedi 4 juin 2022 sur la levée des sanctions iniques contre notre pays, les Chefs d’État et de gouvernement feignant d’être surpris, disent prendre acte du décret pris le lundi 6 juin 2022 par le Président de la Transition le colonel Assimi Goïta pour fixer la Transition à 24 mois à compter du 26 mars 2022, alors que le processus de négociation est en cours.

Sans prendre le courage de s’assumer qui sied en pareille occasion, comme l’a fait Bamako, la CEDEAO verse en conjecture et tente de nous vendre des illusions sur un présupposé bonne foi surprise par le tempo imprimé aux évènements par les autorités de la Transition. Qu’est-ce qui n’a pas marché lors du sommet du 4 juin à Accra où l’espoir de la levée de l’embargo a été brisé ?

Après avoir acté dans le marbre les 24 mois dont l’incompressibilité avait été annoncée dès le 20 mars par le gouvernement, on se surprend à voir la CEDEAO vouloir s’agiter, peut-être croit-elle faire saliver les Maliens, l’hypothèse d’«un chronogramme mutuellement acceptable de transition, permettant d’assurer un soutien de la CEDEAO». Alors que le soutien le plus évident était d’épargner à notre peuple une épreuve supplémentaire que constituait l’imposition des sanctions qui ne s’imposaient pas.

Après 5 longs mois de privations illégales de fonds de l’État malien au niveau de la BCEAO, et toutes les concessions que notre pays a faites sur la durée de la Transition, qu’est-ce que la CEDEAO espère encore négocier avec le Mali si ce n’est sa réédition, sa capitulation, son humiliation pures et simples en renonçant à sa dernière position ?

Parce qu’officiellement, le Mali n’a jamais renoncé aux 24 mois de la Transition malgré qu’il ait sollicité la mission de bons offices du Président togolais en vue de renouer avec le dialogue.

Le Mali ne ferme point la porte du dialogue fraternel avec les frères de la CEDEAO, laissent entendre les autorités maliennes. Mais tant qu’ils nous divertiront avec les sornettes de chronogramme détaillé, d’élections, de démocratie, de droits de l’homme, au moment où les priorités et les urgences nationales s’appelleront restauration de la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale, la paix, la réconciliation, l’unité et la cohésion nationale, l’honneur et la dignité de notre pays, la CEDEAO et le Mali ne parleront pas le même langage. Car, pour une très grande partie de la population malienne, la priorité n’est pas la tenue des élections.

Certes, les sanctions sont les conséquences d’un coup d’État, mais la CEDEAO est loin du tempo et des besoins d’une majorité importante de la population malienne pour réussir à mettre fin à cette crise avec l’un de ses membres, le Mali. Aussi, l’organisation sous régional ne peut pas gérer la situation malienne par l’État interposé pour mettre notre pays dans un petit sac.

Dans tous les cas, entretenant un bras de fer avec certaines puissances étrangères en osant « non, ça suffit », le Mali fera mieux d’avancer dans la mise en œuvre des aspirations légitimes de son peuple et oublier les complaintes d’une certaine communauté internationale qui n’a rien à foutre de nos malheurs. Sinon, on ne serait pas là…

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Levée des sanctions: faut&#45;il trop espérer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/levee-des-sanctions-faut-il-trop-esperer-2977708.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/levee-des-sanctions-faut-il-trop-esperer-2977708.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 May 2022 14:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est annoncé pour le samedi 4 juin 2022 à Accra(Ghana) sur la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Faut-il prêter une oreille attentive aux forts bruits politiques, diplomatiques et médiatiques qui évoquent une possibilité de compromis entre les autorités de la Transition et celles de la Cédéao sur le chronogramme des élections de fin de transition ?</strong>

Le dimanche 1er mai, le ministère des Affaires étrangères et de l’intégration régionale de la République du Ghana avait, dans une note verbale fuitée sur les réseaux sociaux, annoncé le report du sommet extraordinaire qui devrait se tenir le samedi 21 mai à Accra et promis de communiquer la nouvelle date à temps voulu. Euh bien, c’est chose faite : le sommet extraordinaire prévu sur la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso se tiendra finalement le 4 juin toujours à Accra.

Si le ministre des Affaires étrangères fondant tous ses espoirs sur Faure Gnassimbé auquel il a demandé « d’user de son expérience et de sa sagesse pour aider à faciliter le dialogue » pense qu’on est plus proche d’un accord avec la CEDEAO qu’on n’en a jamais été, les lignes ont-elles fondamentalement bougé pour que les sanctions soient levées ?

Officiellement, si les autorités de la Transition espèrent sur l’entregent diplomatique de Faure Gnassingbé à convaincre les acteurs régionaux, et plus largement, l’ensemble de la communauté internationale pour sortir le Mali de la situation actuelle, et de renforcer la stabilité de la région, autre que le calendrier de 24 mois, aucune nouvelle proposition n’a été faite à l’organisation sous-régionale, selon des sources.

De son côté, Jean-Claude Khasi Brou, président de la Commission de la CEDEAO estimait, ce lundi 23 mai 2022, sur son compte Twitter que « L’appréciation de la durée des transitions dans les pays de la CEDEAO appartient à la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement. Dans une interview récente, j’ai fait une analyse générale sur la durée des transitions au vu de la longue expérience dans notre région, sans citer de pays.»

On peut donc comprendre que la CEDEAO reste arcboutée sur le calendrier de 12 à 16 mois, recommandé pour la prolongation de la période de transition. Toute chose qui ne présage rien de bon pour le Mali quant à l’issue du sommet extraordinaire du samedi 4 juin à Accra.

Quid de la Guinée et du Burkina Faso ? En Guinée, le Conseil national de la Transition (CNT) avait validé un chronogramme de 36 mois pour la transition contre les 39 mois initialement proposés par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

Pour ce qui est du Faso, le porte-parole du gouvernement de la transition burkinabè, Lionel Bilgo, avait déclaré que les Burkinabè avaient déjà tranché sur la question de la durée de la transition qui est de trois ans.

Dans la mouvance de la célébration de la journée de l’unité africaine, les questions se posent. Elles restent sans réponses, au pire des réponses honteuses.

Loin des préoccupations qui ont motivé sa création, la Cedeao réduit son rôle d’intégration des peuples à une vile répression dans l’illégalité des pays qui osent élever la voix. La durée des Transitions (des régimes) est une question de souveraineté. La souveraineté des peuples est-elle à l’encan de la conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ?

La conférence des dirigeants de la CEDEAO ne doit pas empiéter sur la souveraineté des peuples des pays membres.

Surtout quand on sait que cette conférence des chefs d’État en déficit de légitimité et de crédibilité a, plusieurs fois, fait voir des signaux qui montrent que ses décisions sont dictées à ailleurs. Toute chose qui rend, la CEDEAO et ses mesures impopulaires auprès des Peuples. Et si l’on s’en tient à l’affirmation du président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Khasi Brou, on devrait se demander si l’adhésion à la CEDEAO, à une organisation régionale, sous régionale, etc., entraîne ipso facto le renoncement à la souveraineté nationale ?

Alors, levée d’embargo, A Be Fali Tlo La!

<strong> </strong>

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marimantia DIARRA, lors du 31e anniversaire de l’ADEMA: «personne ne doit avoir comme agenda pour la construction du Mali l’exclusion, la récupération politique ou la diversion»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/marimantia-diarra-lors-du-31e-anniversaire-de-ladema-personne-ne-doit-avoir-comme-agenda-pour-la-construction-du-mali-lexclusion-la-recuperation-politique-ou-la-diversion-2977705.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 May 2022 14:39:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[25 mai 1991-25 mai 2022, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) a 31 ans. Pour marquer l’événement, le Comité exécutif du parti a initié, ce mercredi 25 mai 2022, une conférence-débat qui avait pour thème «Quel avenir pour les partis politiques dans les démocraties africaines ? Cas du Mali», au CICB. En cette date anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), devenue Union africaine, l’Adema-PASJ, dans une déclaration, rend un vibrant hommage aux pères fondateurs de l’organisation continentale. Ce même hommage va à l’endroit de tous ceux qui, par leur lutte héroïque, ont contribué à l’avènement de la démocratie dans notre pays et à mettre sur les fonts baptismaux le PASJ.

Créé le 25 mai 1994, le jour de l’Afrique, l’Adéma-PASJ, selon ses responsables, est un parti africain et malien, auquel le Peuple du Mali a fait confiance dès les premières heures de la démocratie. Un capital de confiance qui, disent-ils, reste actif grâce à la constance et à la fidélité de ses militants et de ses cadres.

<strong>Un grand parti</strong>

Il ressort des différentes interventions que l’Adéma-PASJ est un grand Parti qui a fait la fierté du Mali et suscité le respect et l’admiration en Afrique et dans le monde.

Malgré le contexte marqué par un recul de la démocratie depuis quelques années dans notre pays, les responsables du parti trouvent que le Peuple malien continue de croire à l’ADEMA dans le combat qu’il mène pour la liberté, la dignité, la paix, la prospérité et la démocratie.

À l’entame de son propos, le président du parti, l’ancien ministre Marimantia DIARRA, a fait observer une minute de silence pour le repos de l’âme de tous les responsables, cadres et militants de l’Adéma-PASJ qui nous ont quittés depuis le 30e anniversaire.

Cette minute de silence est aussi dédiée à la mémoire des éléments des Forces armées Maliennes et autres soldats étrangers tombés sur le champ d’honneur pour le Mali.

Selon lui, la commémoration du 31e anniversaire de l’Adéma-PASJ se tient à un moment décisif de l’histoire de notre pays, voire de l’Afrique et au-delà, du monde entier, où un nouvel ordre politique et géostratégique est en train de se mettre en place.

<strong>Soutien à la transition</strong>

C’est pourquoi à l’occasion de cette commémoration il a réitéré le soutien de son parti aux Autorités de la transition, aux Forces armées de défense et de sécurité, pour le combat acharné qu’elles mènent contre le terrorisme, pour l’intégrité du territoire national, pour la paix et la sécurité.

Il ressort de son propos que face au défi de préservation des acquis démocratiques, l’Adéma-PASJ, à l’instar de tous les partis politiques et organisations du Mouvement démocratique, est interpellé par nos concitoyens.

Il n’est un secret pour personne que de nos jours, certains de nos concitoyens jettent le discrédit sur les partis politiques, les tenant pour seuls responsables de tous les maux qui nous assaillent, allant jusqu’à prôner leur suppression ou leur mise en veilleuse.

À ce propos, le président de l’ADEMA se demande comment construire une société démocratique et un État de droit, dans lequel les libertés individuelles et collectives sont protégées, la justice bien distribuée et rendue, sans les politiques et les partis politiques ?

Même si les partis politiques en Afrique jouent insuffisamment leur rôle de fonction programmatique, de contrôle de l’action gouvernementale, de socialisation politique, de l’avis de M. DIARRA, il n’en demeure pas moins que la crédibilité de la démocratie dépend de la vitalité des partis politiques à proposer des projets de société et des programmes de gouvernance compétitifs et alternatifs.

Quel type de démocratie pouvons-nous construire sous nos tropiques sans les partis politiques ? a continué de s’interroger l’ancien ministre.

Selon lui, l’Adéma-PASJ repose sur le travail, la justice, la solidarité, la tolérance et la fraternité. Des valeurs qui, de son avis, n’ont jamais été autant menacées.

<strong>Menaces sur les valeurs démocratiques</strong>

«Nous devons participer pleinement à leur défense en tant que militant du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, en tant que Maliens, en tant qu’Africains et en tant qu’Homme tout court», a conseillé Marimantia DIARRA.

Contrairement à certains de nos compatriotes qui appellent à une sortie du Mali des organisations sous régionales, l’ADEMA a la conviction profonde que le développement du Mali passe par l’entente avec nos voisins de l’Afrique et du reste du monde, dans le respect de notre souveraineté et de la dignité de notre Peuple.

Pour lui, des avancées significatives ont été faites sous le leadership de l’ADEMA que nous devons valoriser dans la cohésion, l’unité et la discipline en notre sein.

«Notre parti n’a jamais été l’ennemi de ce pays, il a été sa truelle et son ciment accompagné par d’autres forces, d’autres volontés, d’autres démocrates et patriotes », a-t-il dit.

<strong>L’Appel de l’ADEMA</strong>

Se fondant sur les résolutions du 6e congrès ordinaire qui a insisté sur la recomposition de la famille Adéma-PASJ, la fusion des partis politiques maliens membres de l’International socialiste, le président a profité de cette tribune pour renouveler l’appel de son parti à toutes les forces acquises aux valeurs démocratiques et républicaines de se rassembler pour faire face aux multiples défis auxquels le pays est confronté.

Au-delà du Mouvement démocratique, cet appel s’adresse à toutes les forces sociopolitiques du pays. Face aux enjeux multiformes, l’union sacrée est indispensable, a affirmé Marimantia DIARRA.

Selon lui, personne ne doit avoir comme agenda pour la construction du Mali l’exclusion, la récupération politique ou la diversion.

Pour lui, nous devons tous adopter un comportement fédérateur, par-delà nos appartenances politiques et nos positions temporelles, pour conjurer les maux qui assaillent notre pays, conforter les acquis démocratiques et participer au redressement du pays.

De son avis, le seul baromètre de la réussite de la transition en cours est la conduite des réformes indispensables et compatibles avec un délai imparti raisonnable, ainsi que l’organisation d’élections inclusives, transparentes et crédibles.

&nbsp;

«Toute autre démarche pouvant disperser ou éparpiller les efforts ne sera que divertissements préjudiciables » a-t-il prévenu.

Raison pour laquelle, l’ADEMA parti a décidé de tout mettre en œuvre pour contribuer à la réussite de la transition en cours dans notre pays.

«À l’Adéma-PASJ, nous restons ouverts à toutes les forces démocratiques et républicaines éprises de paix et de justice, car c’est ensemble que nous pouvons bâtir le Mali nouveau tant espéré», a-t-il conclu.

Avant d’inviter les militants à redoubler d’ardeur au travail pour redynamiser le parti.

Notons que, tout à tour, les représentants des partis amis se sont succédé à la tribune pour rendre un hommage appuyé à l’ADEMA pour le rôle pionnier qu’il a joué et continue de jouer dans l’avènement de la démocratie et la consolidation des valeurs démocratiques.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Polémiques sur les 225 logements: la version du ministre KAMENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/polemiques-sur-les-225-logements-la-version-du-ministre-kamena-2975155.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 May 2022 19:31:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La liste des bénéficiaires de la 2e tranche des 12 566 logements sociaux tant attendue est finalement publiée avec certaines erreurs qui ont suscité une fois de plus un tollé qui ne dit pas son nom. Et pour cause ! Parmi les bénéficiaires figurent des enfants qui ne remplissent point les critères d’attribution. Se voyant sur le banc des accusés, les autorités de transition à travers le ministre l’Urbanisme, de l’habitat, des domaines, de l’aménagement du territoire et de la Population, se sont exprimées sur la question, mardi soir, sur les antennes de l’ORTM.

Selon le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat, des domaines, de l’aménagement du territoire et de la Population, Brehima KAMENA, une partie des 225 lots qui font l’objet de polémique sont occupés illégalement pas des personnes en complicité avec certaines agentes de l’OMH ; et le reste n’est pas en mesure à être attribué, puisqu’inachevé.

Sur le plateau de nos confrères de l’ORTM, le ministre KAMENA a expliqué que sur la présente liste jugée frauduleuse, que l’on pouvait lire des noms des enfants et l’absence totale de 225 logements comparée à la première liste. Ce qui a fait l’objet polémique dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Il a ainsi rappelé que la première liste qui a été annulée, il y a plus de deux mois, comportait 225 bénéficiaires de plus.

« C’est l’occasion de vous expliquer la différence de nombre. Nos enquêtes nous ont montré tout simplement que la plupart de ces personnes avaient des notifications signées par des agents indélicats de l’office malien de l’habitat. Ces notifications prévoyaient que les logements sont attribués au titre de la première tranche des logements sociaux. Première tranche dont la liste a été publiée en 2019. Mais si vous regardez la liste de la première tranche, vous n’allez pas retrouver les noms de ces personnes détentrice de ces notifications litigieuses et nous avons pu recenser 187 personnes et nous avons la copie de ces notifications qui après vérification se sont avérées fausses », a-t-il été clair.

Suite à cette affaire, a-t-il savoir, deux agents sont sous mandant de dépôt. Et un autre agent a quitté son poste et est introuvable.

« Nous allons engager une procédure pour expulser tous ceux qui ont des fausses notifications et qui se trouvent aujourd’hui dans des logements sociaux qui doivent être attribués au titre de la deuxième tranche. Par précaution, la commission a décidé tout simplement de ne pas attribuer ces logements qui sont aujourd’hui illégalement occupés pour éviter toute confrontation entre les nouveaux bénéficiaires et les personnes qui occupent illégalement ces logements. C’est la raison principale de la diminution du nombre officiel des logements attribués », a-t-il rassuré l’opinion nationale.

Le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat, des domaines, de l’aménagement du territoire et de la Population a révéler aussi qu’une autre raison est que certains logements ne sont pas terminés et qui ne sont prêts à habiter.

« Nous avons une autre raison, nous avons des logements qui ne sont pas totalement terminés et qui ne peuvent pas faire l’objet d’attribution. Lors de la saisie, nous avons constaté quelques erreurs sur quelques noms. On m’a rapporté trois cas. Contrairement à ce qui se dit, ces trois personnes ne sont pas des bébés, ce sont adultes », a-t-il dit, sans pour autant indiquer un délai précis dans lequel les personnes victimes de ces dysfonctionnements peuvent être mis dans leur droit.

PAR CHRISTELLE KONE

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<item>
<title>Sans Tabou: Mourrah, les Famas libèrent la population otage des terroristes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sans-tabou-mourrah-les-famas-liberent-la-population-otage-des-terroristes-2972310.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 18:27:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un bastion des terroristes a été démantelé cette semaine à Mourrah. Cette opération qui a permis de neutraliser des centaines de terroristes a été saluée par la grande majorité des Maliens. En plus de la défaite infligée aux ennemis, cette opération antiterroriste de Mourrah a une conséquence immédiate : elle a permis la délivrance d’une population qui vivait depuis plus d’une décennie sous le joug des djihadistes.

Les nombreux commentaires font l’impasse des dures conditions qui régentaient la vie et les rapports sociaux de cette zone de pastoralisme devenue une zone de prédilection pour la galaxie extrémiste religieuse de la Katiba du Macina. Cette liberté recouvrée par ces populations innocentes grâce à l’intervention des FAMA est à saluer.

Dans un communiqué, en date du 1er avril dernier, l’armée malienne a annoncé avoir neutralisé 203 terroristes dans une opération aéroterrestre de grande envergure, menée du 23 au 31 mars 2022 dans la zone de Mourrah, dans le cercle de Djenné.

En plus de nombreux terroristes appréhendés et remis à la justice, l’opération avait également permis de saisir d’importants lots de matériel de guerre, en plus de la destruction de plusieurs dizaines de motos.

La polémique a dès lors enflammé la toile relative au bilan et les conséquences de l’engagement.

Mourrah faisait partie de ces nombreuses zones de non-droit, où évoluaient les groupuscules terroristes de toute obédience, profitant du désengagement progressif de l’État et de ses services.

Les populations civiles y avaient été soumises à de mauvais traitements imposés par les groupes terroristes.

Ainsi, selon plusieurs témoignages recueillis sur place, on apprend que le chef djihadiste de la Katiba du Macina, Amadou Koufa, avait dépossédé les autorités traditionnelles, en les dépouillant de toutes leurs prérogatives et les avait remplacés par des chefs de guerre de sa phalange.

La mainmise terroriste avait bouleversé de fond en comble l’organisation sociale de ce terroir, reposant sur une hiérarchisation et une répartition des ressources pratiquement séculaire.

Les djihadistes avaient fait main basse sur les bourgoutières, ressources indispensables à la seule activité de vie du milieu, l’élevage.

L’accès aux ressources était ainsi conditionné à l’acquittement d’excessifs prélèvements par l’imposition de lourdes zakats, voire des pratiques de dépossession justifiées par des édits prétendument religieux, mais n’ayant rien à envier au banditisme de grand chemin.

Sur le plan social et des relations communautaires, la population a vu son mode de vie radicalement modifié par substitution de pratiques antédiluviennes, à travers le recours à des fatwas obscurantistes interprétées par et pour le bénéfice des seuls djihadistes.

On ne le souligne jamais assez, mais l’opération de la semaine du 23 au 31 mars a libéré une population otage qui a accueilli l’engagement des FAMa comme une délivrance providentielle.

Pour les nombreuses familles qui ont longtemps subi les affres et les contraintes djihadistes, où n’étaient pas absents les règlements de comptes, l’intervention signe le retour de la protection de l’État, à la normale et la reprise des activités.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>

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<title>Accusées de tuer les civils à Mourah: ces témoignages qui blanchissent les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/accusees-de-tuer-les-civils-a-mourah-ces-temoignages-qui-blanchissent-les-fama-2972308.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 18:25:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les accusations d’exactions font rage, des témoignages que nous avons accueillis auprès de certains habitants de la zone semblent bien créditer la version officielle des événements de Mourah livré par l’état-major général des armées du Mali. Des sources locales contactées dénoncent une cabale et donnent, ce qu’ils appellent la vraie version des faits.</strong>

Des habitants de Mourah nous ont témoigné, ce mercredi, que le ratissage continue dans la zone après l’attaque de l’armée contre les djihadistes basés dans la zone. De sources locales rapportent qu’après l’opération aéroterrestre des FAMa, des éléments de l’armée malienne sont restés sur les lieux, non seulement pour continuer les fouilles, mais aussi rassurer les populations civiles.

Après l’action aéroportée et aéroterrestre qui a permis de cerner la zone de regroupement des terroristes et de neutraliser des centiares d’entre eux, les accusations vont bon train contre l’armée malienne. Mais les populations civiles dénoncent une cabale contre les FAMa et donnent, ce qu’ils appellent la vraie version des faits.

Joints par téléphone, des habitants de Moura rejettent tout accusation d’exaction contre les populations civiles au cours de cette opération des FAMa.

Ainsi, S B, commerçant de bétail dans le village nie en bloc les accusations faites par les ONG internationales et certains hommes politiques à l’encontre des FAMa.

« Toutes les personnes qui ont été interpellées par l’armée malienne ont juste été soumises aux interrogatoires et certaines ont été libérées par la suite. Dire que les soldats maliens ont pris les innocents et les ont assassinées est un grand mensonge. Tout Malien qui détenait la carte d’identité, même ceux qui ne le détenaient pas ont été relâchés après de longues heures d’interrogatoires. Une fois que les éléments des FAMa se sont rassurés que la personne entre leurs mains ne se rapprochait rien, ils la libèrent. Je suis commerçant et je connais la zone très bien. Mourah était devenu la capitale des terroristes de Mopti », a-t-il dit, avant d’insister que les allégations d’exaction attribuées aux FAMA sont fausses.

« Je témoigne que les soldats de l’Armée de l’air n’ont commis aucune bavure sur les civils que nous sommes. Le village de Mourah est un sanctuaire des djihadistes et ceux qui ont été tués sont vraiment des djihadistes qui nous pourrissaient la vie. Ils régnaient d’une main de fer ici. Les femmes ne pouvaient même plus circuler en toute tranquillité. Toutes les femmes étaient obligées de se voiler au risque d’être convoquée à la police religieuse. La femme interpellée ne sera libérée qu’en partie du paiement d’une amende de son mari, si elle est mariée, ou par ses parents, si elle est célibataire. Si la femme n’est pas mariée, dans la plupart des cas, on est donnée en mariage à un combattant », a-t-il relaté leur calvaire, avant cette opération des FAMa.

AD, un autre habitant témoigne que cette opération réussie des FAMa a permis d’éliminer un sanctuaire de criminels de tout bord qui avaient envahi la zone.

« Les djihadistes ont fait de la zone de Mourah, Tokorékoumbé, Djondjonri, Kouakrou, Koua et autres villages, leur sanctuaire, puisque la zone est très enclavée. Pour notre village Mourah, c’est encore pire, à part les charrettes et les motos, aucun engin à quatre roues ne peut y accéder facilement. C’est une zone qui est humide presque toute l’année. Pire, la minorité qui n’est pas de leur côté était surveillée par les villageois complices. Même pour un simple soupçon, on peut t’exécuter sans état d’âme. Ces terroristes ont tué des centaines de civils innocents dans cette zone », a-t-il martelé.

Selon lui, le ratissage continue dans les villages et environs. « C’est avec les haut-parleurs qu’ils demandent aux populations civiles de rester chez elles tout au long de leur opération. Grâce aux fouilles, ils ont pu récupérer d’armes dans le QG des djihadistes et même dans les familles complices des djihadistes. Vraiment nous sommes tranquilles ici, rien qu’à penser que certains chefs ne sont plus dans ce monde. Pour nous, c’est un ouf de soulagement. Mais malgré tout, nous ne sommes pas trop tranquilles, puisque, les zones ne sont pas totalement nettoyées. Nous qui sommes contents de la défaite des terroristes ne pouvons pas manifester notre joie », a-t-il dit, comme pour nous dire que les populations sont encore sous la psychose.

En tout état de cause, les témoignages des habitants de Moura corroborent parfaitement le communiqué des FAMa. En effet, ledit communiqué paru le lundi a indiqué que le contrôle total de la localité avait permis de faire le tri, rechercher, identifier des terroristes déguisés et dissimulés parmi les populations civiles.

« La fouille a abouti à la récupération d’importants matériels militaires et la destruction d’un magasin et d’un dépôt de munitions fortement gardés et vraisemblablement piégés. À l’issue de l’opération vivement saluée par les populations opprimées et otages des terroristes, les suspects interpellés et les groupes d’action ont été exfiltrés hors de la zone par air. Les suspects terroristes ont été mis à la disposition de la prévôté. Ils répondront de leurs actions devant la justice », ainsi libellé dans le communiqué des FAMA.

PAR CHRISTELLE KONE

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<item>
<title>Colonel Souleymane DEMBELE, DIRPA: ‘‘aucune manœuvre malsaine n’entamera la volonté des FAMa à neutraliser les hordes terroristes’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-souleymane-dembele-dirpa-aucune-manoeuvre-malsaine-nentamera-la-volonte-des-fama-a-neutraliser-les-hordes-terroristes-2972306.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 18:16:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le directeur général de la DIRPA, le colonel Souleymane DEMBELE, a animé ce jeudi 7 avril 2022, une conférence de presse essentiellement consacré aux événements qui ont eu lieu à Mourrah, localité située dans le cercle de Djenné, la semaine dernière. Occasion, encore une fois de plus de revenir sur la version de fait de cette attaque qui a tout l’air d’un démenti catégorique aux allégations mensongères de certains individus ou organes de presse.</strong>

Le responsable en charge de la communication et de l’information de l’armée a donné une conférence de presse pour répondre à certaines allégations mensongères, mais de donner la bonne information à l’opinion nationale et internationale sur l’attaque de Mourrah où les Forces armées maliennes affirment avoir neutralisé plus de 200 terroristes.

Ce résultat considéré comme une prouesse par certains est représenté par d’autres un échec au regard à des allégations d’exaction contre les civils.

Lors de sa conférence, le responsable de la DIRPA affirme que ces infos sont sans fondement et cherchent à créer un climat de méfiance entre les FAMa et une partie de notre population en le présentant comme étant des cibles privilégiées des FAMa.

«Ce qui est faux, car les FAMa sont multiethniques, patriotes et républicaines», s’insurge le conférencier.

«Nul ignore que ceux qui divulguent ces informations infondées n’ont d’autres objectifs que de ternir l’image des FAMa résolument engagées dans la lutte pour la liberté, la sécurité, et la protection des populations», a déclaré le patron de la DIRPA.

Pour lui, le succès des opérations de neutralisations des hordes terroristes dans leurs sanctuaires prouvent à suffisance le professionnalisme, l’engagement et la détermination des FAMa à honorer leur serment.

Le hic, a-t-il déploré, c’est que ces derniers temps, il y a une campagne de dénigrement contre l’armée nationale, d’intoxication et de désinformation sur les réseaux sociaux et même dans certains médias audiovisuels et de la presse écrite des populations maliennes.

Ces medias se sont focalisés sur des accusations d’exactions, d’exécutions extra-judiciaires, sans prendre en compte les souffrances endurées par les paisibles populations de Mourrah pendant presqu’une décennie.

De toute évidence, a dit le colonel DEMBELE, aucune manœuvre malsaine n’entamera la volonté des FAMa de ‘’terroriser’’ les terroristes jusqu’à leur anéantissement total de notre territoire.

Mourrah, selon les explications de la DIRPA, était un sanctuaire terroriste principalement occupée par les éléments du JNIM, la branche de Katiba du Macina.

Pour l’officier malien, l’opération a été un franc succès grâce à la précision des renseignements collectés par des moyens techniques et électroniques à Mourrah.

A l’issue de l’opération vivement saluée par les populations opprimées et otages des terroristes, les suspects, une cinquantaine au total, ont été interpellés et les groupes d’action ont été exfiltrés hors de la zone par air. Les suspects terroristes ont été mis à la disposition de la prévôté.

Par la même occasion, le directeur de la DIRPA, a insisté sur le fait que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit International Humanitaire (DIH) reste une priorité dans la conduite des opérations de l’armée. C’est pourquoi, a-t-il rappelé, les énormes efforts de sensibilisation et de formation de même que l’ouverture systématique d’enquête à chaque fois que des allégations sont portées contre l’action des FAMa.

«On veut jeter l’opprobre sur les Forces armées maliennes, en mettant en cause leur monté en puissance, pendant que cette opération a été la plus professionnelle possible que les FAMa ait eu à mener», a-t-il dit.

Par ailleurs, le colonel DEMBELE a indiqué qu’après la récolte et l’analyse des renseignements, des actions aéroportée et aéroterrestre ont été lancées et celles-ci ont mobilisé des drones de surveillance, 5 hélicoptères dont 3 de transport Mi 171 et 2 de combat Mi 35 ; 4 groupes d’action de forces spéciales pour cerner la zone de regroupement des terroristes.

Ces équipes ont mené de violents contre les éléments de Katiba de Macina, à l’issu desquels les FAMa ont pu avoir le contrôle du secteur sud de la localité, suite à une désorganisation des terroristes qui étaient en débandade, narre M. DEMBELE.

Puis, poursuit-il, pris en étau, les terroristes tentant de fuir la localité sur les plaines ont été interceptés et neutralisés par le Mi 35 en couverture.

Le contrôle total de la localité a permis de faire le tri, rechercher, identifier des terroristes déguisés et dissimulés parmi les populations civiles.

« La fouille a abouti à la récupération d’importants matériels militaires et la destruction d’un magasin et d’un dépôt de munitions fortement gardés et vraisemblablement piégés », a affirmé l’officier malien.

Faisant la genèse de cette opération, le Colonel DEMBELE a fait savoir que dans le cadre du suivi des activités des terroristes, les services de renseignement ont établi des échanges téléphoniques entre plusieurs chefs de groupes de la Katiba Macina faisant état d’une rencontre des cadres les 20 mars 2022 à Mourrah.

L’objectif de cette rencontre était d’une part, de trouver des voies et moyens pour financer le Katiba. Il s’agissait pour ces responsables de voir comment la Katiba va s’autofinancer. Et d’autre part, il s’agissait de mettre cette rencontre à profit pour renforcer les liens entre leaders de la Katiba du Macina qui traversait une crise interne.

Selon les informations recueillies par le renseignement, ça faisait un bon moment que la Katiba de Macina ne recevait plus de financement de la part de Iyad Ag GHALI, qui est son parrain.

A l’issue de cette rencontre, un deuxième rendez-vous a été donné à Mourrah encore le 27 mars 2022, où étaient conviés tous les chefs de cette Katiba sur l’ensemble des zones qu’elle est censé contrôlée.

Cette fois, il s’agissait de mieux partager les décisions prises lors de la rencontre du 20 mars, parmi lesquelles, les rapts de bétails, l’imposition d’une zakat à un taux de 40%, poursuivre les réflexions sur ces deux points.

La rencontre devrait se tenir entre 11 heures et 13 heures à Mourrah.

Cette rencontre, selon les renseignements, devrait être présidée par Amadou KOUFFA.

Ce qui voudrait dire que la pression allait montée sur les populations de la zone, et les FAMa ne pouvaient pas rester indifférent à cette nouvelle dynamique des terroristes qui se mettait en place.

C’est ainsi qu’une opération a été planifiée pour neutraliser le plus grand nombre possible de terroristes, dont Kouffa lui-même, si possible.

Par Abdoulaye OUATTARA]]> </content:encoded>
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<title>Anderamboukane: l’ultimatum de l’EIGS à la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/anderamboukane-lultimatum-de-leigs-a-la-population-2968997.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 11:00:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le groupe l’État islamique au grand Sahara (EIGS) a attaqué le dimanche 13 mars 2022 la localité de Anderamboukane faisant des morts et de nombreux blessés, selon plusieurs sources locales avant de sommer les habitants à quitter la ville dans trois jours, au risque de représailles.

Un groupe de combattants de l’EIGS est entré ce samedi soir dans la paisible ville de Anderamboukane où ils ont exécuté sommairement quelques habitants, saboté et détruit les antennes téléphoniques, emportant du bétail

et saccageant le marché.

«Ils ont brûlé le marché après avoir volé ce qu’il y avait dedans. Ils ont également saboté le réseau téléphonique. C’est le forfait commis par des éléments de l’État islamique au grand Sahara», témoigne un habitant de la localité dans une vidéo.

En clair, ces actions constituent des représailles contre la population civile après la déroute que des éléments de ce groupe terroriste ont subie ces derniers jours dans certaines localités du nord.

En effet, la foire hebdomadaire d’Anderamboukane qui se tient chaque mardi est la plus importante de la zone où des Maliens et Nigériens s’approvisionnent.

Cette foire est, de fait, fermée aux usagers à cause de cette attaque.

Comme conséquences de cette situation, les forains de la zone ne peuvent plus aujourd’hui faire leur marché hebdomadaire vital pour leur survie, car elle est leur point s’approvisionnement en produits divers.

Face à la situation et à ses impacts, dans un message un vocal de 8 minutes diffusées sur les réseaux sociaux, un ressortissant du cercle d’Anderamboukane dans la région de Ménaka, appelle les autorités à venir urgemment au secours des populations de cette zone qui est sous pression terroriste depuis près d’une semaine.

«Dites à la Transition que si nous sommes des Maliens qu’ils viennent à notre secours. Si nous ne le sommes pas aussi qu’ils nous laissent à la merci des terroristes. Nous souffrons vraiment ! Nous souffrons ! Avant hier, c’était Inchinanane. Hier, c’était Tamalat. Aujourd’hui, c’est Anderamboukane. Et demain, on ne sait où ce sera. » s’est-il lamenté.

Après cette scène, encore hier lundi, des groupes terroristes, rapportent des sources locales, sont revenus dans la ville pour donner un ultimatum de 3 jours aux populations pour quitter la zone.

Hannah Rae Armstrong, un observateur et analyste, a réagi à ces attaques répétitives des groupes terroristes sur sa page Twitter.

« Un fil conducteur sur l’escalade de la violence à Ménaka au Mali, située le long de la zone frontalière Mali-Niger qui est le bastion de l’État islamique dans le grand Sahara. Au cours des deux dernières années, l’ISGS est passé de la réalisation d’attaques sophistiquées contre des postes de sécurité à des massacres de civils dans des villages », a-t-il écrit.

Il a expliqué que la douleur et la fureur provoquées par cette nouvelle offensive susciteront probablement des meurtres de représailles.

Selon lui, la présence des soldats français au nigérien pourrait pousser probablement le groupe Etat l’islamique à commencer à s’abriter du côté malien, ce qui, dit-il, augmentera davantage la violence sur notre territoire, a-t-il prévenu.

Il estime aussi que ces attaques constituent la preuve que ce groupe est encore vivant et capable de mener des attaques complexes.

Par ailleurs, d’autres sources accusent le deal du président Bazoum qui a libéré des prisonniers dans le cadre d’une nouvelle initiative de dialogue et qui s’est engagé avec eux sécuriser sa frontière.

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>COMATEX: la réouverture en bonne voie</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/comatex-la-reouverture-en-bonne-voie-2969010.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:47:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’issue d’un conseil de Cabinet tenu le jeudi 10 mars passé, le gouvernement de la transition a annoncé la relance de la COMATEX et le règlement de la situation des ex-travailleurs.

L’information a été donnée par une source proche de la primature qui rassure que le budget pour ce programme est déjà un acquis.

Après plus de deux ans que les machines ne tournent plus, l’espoir renaît peu à peu chez les Ségoviens.

En effet, en visite à Ségou en novembre 2021, le chef du gouvernement de Transition, après avoir expliqué aux travailleurs que le centre de gravité d’un pays est son peuple, a annoncé la décision de son gouvernement de mobiliser 600 millions pour éponger la première tranche des arriérés de salaire des travailleurs du géant textile.

La somme en question, a-t-il fait savoir, était bloquée dans un compte bancaire par le ministre depuis un mois auparavant.

Le gouvernement, afin d’éviter que l’argent en question ne rate sa destination, devait le virer dans les comptes bancaires respectifs de chaque bénéficiaire, avait expliqué Choguel, en rassurant les travailleurs de la relance très prochaine de la COMATEX S.A.

Selon notre source, cette promesse est déjà un acquis depuis le 10 mars dernier à l’issue de ce conseil de cabinet dont la principale conclusion a été l’exécution imminente de relance de la COMATEX et le paiement des travailleurs.

«Ce qui reste à faire, c’est l’organisation des travailleurs eux-mêmes. Parce que l’État veut verser dans les comptes individuels de chaque travailleur, non via un avocat. C’est pour éviter des brouilles après », a-t-il confirmé. Conformément à l’engagement pris par le PM, il y a quelques mois ; le processus n’entendait que les formalités administratives des compressés, notamment, la liste de tous les travailleurs de la COMATEX, et la création d’un numéro de banque.

En tout état de cause, cette décision des plus hautes autorités de la transition va être une bouée de sauvetage pour des centaines de chefs de famille, qui ne savent plus à quel saint se vouer depuis la fermeture de l’usine.

&nbsp;

<strong>PAR CHRISTELLE KONE      </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des camions reprennent le trafic: des camions reprennent le trafic</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/des-camions-reprennent-le-trafic-des-camions-reprennent-le-trafic-2969005.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:41:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis ce 13 janvier 2022, des camions chargés de clinker ont été autorités à franchir la frontière Mali-Côte d’Ivoire en direction de Bamako. Une première depuis que la CEDEAO a décrété un embargo économique et financier contre notre pays le 9 janvier 2022 à Accra (Ghana), avec la fermeture immédiate des frontières terrestres et aériennes. Un grand soulagement pour les conducteurs de ces camions qui étaient bloqués depuis plus de deux mois à Tengrela, une localité ivoirienne voisine de Kolondièba.

L’information a été donnée par le site Abidjan.net qui affirme la levée des sanctions CEDEAO/UEMOA pour les camions-bennes chargés de clinker

«Nous avons reçu des instructions de nos hiérarchies qui nous demandent de libérer les camions chargés de clinker… », a déclaré ce 13 mars 2022, le lieutenant de police chargé de la gestion des frontières qui s’est confié au site ivoirien.

Ce capitaine est chef du bureau des douanes de Nigouni poste frontalier au Mali.

Des formalités administratives se déroulent au niveau des deux postes de douanes frontières puis à la police frontière et la barrière est levée pour rentrer sur le territoire Malien a-t-on constaté.

Ces camions-bennes, comme les autres camions-remorques, étaient bloqués pendant deux mois à Tengrela à cause des sanctions CEDEAO/UEMOA.

Les autres camions chargés de bois de constructions et ’autres ne sont pas concernés par cette mesure de traversée des frontières.

Depuis plus de deux mois, des camions maliens et sénégalais chargés de tourteaux et de graine de coton à Korhogo pour Bamako et Dakar étaient bloqués à Tengrela.

De même, une vingtaine de camions chargés de clinker, un constituant du ciment, y étaient stationnés au bureau des douanes ivoiriennes de Nigouni.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Entre la présence de Wagner et de l’UE: un choix cornélien pour les autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/entre-la-presence-de-wagner-et-de-lue-un-choix-cornelien-pour-les-autorites-maliennes-2968988.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:33:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères du Mali, le 9 mars, le chef de la diplomatie européenne, Josep BORRELL, conditionne le maintien des opérations de l’Union européenne dans notre pays à une stricte séparation avec les activités des paramilitaires russes de Wagner, selon Africa Intelligence. Un choix difficile pour les autorités maliennes dans un contexte de crise sécuritaire où elles doivent compter sur ces deux partenaires pour résoudre les problèmes.

Dans sa correspondance adressée au ministre Abdoulaye DIOP, dont le contenu est relevé par Africa Intelligence, le chef de la diplomatie européenne, Josep BORRELL, pose les conditions de la continuité des actions de l’UE en faveur des soldats maliens.

« Le chef de la diplomatie européenne Josep BORRELL conditionne le maintien des opérations de l’Union européenne au Mali à une stricte séparation avec les activités des paramilitaires russes de Wagner », a indiqué Africa Intelligence.

L’information révélée par nos confrères est la position de l’UE écrite dans une lettre et adressée au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP. À défaut de l’envoi d’une mission de clarification, c’est une lettre de clarification qui a été envoyée au ministre DIOP.

Une position non surprenante parce que l’UE avait déjà annoncé les couleurs en prenant des sanctions contre Wagner en décembre dernier. Sur le plateau de l’émission internationale de TV5MONDE, en janvier dernier, M. BORRELL a déclaré que le moment était venu dans les relations entre l’UE et les autorités maliennes de se convenir sur des choses.

« Il faut clarifier la situation », a indiqué le chef de la diplomatie européenne, sans donner plus de précision.

Pour l’Union européenne, ses missions de formations sont incompatibles avec la présence de cette société de sécurité privée accusée d’exaction en Centrafrique où elle opère avec la bénédiction des autorités de ce pays. Il s’agit de l’EUTM et de l’EUCAP Sahel Mali. Leur mission est de mettre à niveau l’armée malienne face à la complexité de la lutte contre les groupes armés. Et depuis 2013, ce sont des centaines d’instructeurs qui se sont succédé au Mali pour la formation des forces armées maliennes.

La présence de ces deux missions de formation est menacée avec le déploiement des mercenaires russes au Mali.

En fin décembre 2021, l’UE avait mis en garde les autorités de la Transition tout en sanctionnant Wagner. Dans tous les cas, comme à Pau, le chef de la diplomatique européenne entend du Mali la clarification de sa position sur la présence des missions de formation de l’Union européenne des soldats maliens.

En clair, c’est l’équation de la Centrafrique qui se dessine pour notre pays, à travers laquelle l’UE veut obliger les autorités de la Transition à faire un choix ‘’Eux’’ ou ‘’Nous’’. Un pari risqué pour les deux partenaires qui pourrait aboutir à la suspension de la coopération militaire de formation de nos soldats comme ç’a été le cas en Centrafrique.

Dans ce pays également en proie à des rebellions, les autorités ont fait appel au service du groupe paramilitaire russe pour circonscrire l’insécurité. Cette situation a poussé les instructeurs européens à plier les bagages. Officiellement depuis mi-décembre 2021, la mission de formation de l’UE est suspendue.

<strong> </strong>

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’infâme rhétorique accusatrice contre l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/linfame-rhetorique-accusatrice-contre-larmee-malienne-2968989.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 10:31:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les adversaires du Mali Kura, en collusion avec les valets de l’impérialisme et les factions néocolonialistes, instrumentalisés se sont délectés à l’idée que notre compatissant voisin mauritanien allait prendre pour alibi la disparition de ses concitoyens et rompre ses relations séculaires d’amitié et de fraternité avec notre peuple. Pour l’instant, un compromis est acté entre les autorités maliennes et mauritaniennes qui ont promis de mener les enquêtes pour faire la lumière sur ce qui s’est passé. En attendant, sans aveu des autorités maliennes, tout ce qui est avancé contre les soldats maliens consiste des accusations sans fondement.

Pour l’heure, ceux qui jouissent de gît et de couvert de l’intelligence avec l’ennemi prennent leur mal en patience : le franc CFA n’a pas cours en Mauritanie et Nouakchott n’a pas fermé ses frontières avec le Mali. Un traitement préférentiel et différentiel est fait de l’information dans le dessein de salir.

Dommage ! La petite campagne connectée sur les médias de la propagande française ne trompe personne. Que nos confrères des médias étrangers soufflent dans la même trompette que l’hebdo de la Françafrique pour accuser les soldats maliens d’être des tortionnaires et des génocidaires d’une communauté, surprend-t-il outre mesure ? Les a-t-on entendu faire état de l’intervention de l’armée de l’air malienne qui a procédé, ce dimanche, à plusieurs frappes contre l’État islamique au grand Sahara (EIGS) qui procédait depuis jeudi à des attaques systématiques dans la zone de Ménaka ? Non, les succès du Mali sont à occulter dans la guerre de manipulation déclenchée depuis l’année dernière contre le Mali !

L’action concrète – Frappes aériennes des Forces armées Maliennes (FAMA) sur des positions de l’EIGS cette matinée du 13 mars 2022 dans la zone de Harodi localité située à une dizaine de kilomètres au sud d’Inchinanane (zone frontalière avec le Niger)- saluée par le Gatia à travers son secrétaire général Fahad Ag Almahmoud et le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), témoins oculaires, est mieux que tout discours. Elle est l’antithèse de « l’indifférence face au sort et à la détresse de certaines communautés » claironnées par les adeptes de la stigmatisation et de l’instrumentalisation du « silence des autorités de la Transition malienne face aux massacres récurrents dans cette région ».

Non loin de là, c’est la convocation par le Ministère des Affaires étrangères de la Mauritanie de l’Ambassadeur du Mali à Nouakchott, Mohamed Dibassy, au sujet de la disparition d’un groupe de citoyens mauritaniens, le 05 mars 2022, à Lagataye sur le territoire malien, dans la zone frontalière commune qui fait le buzz. Puis pensent-ils donner l’estocade à la vaillante armée malienne, les médias français se donnent à cœur joie le rapport de la Minusma.

L’infâme rhétorique accusatrice contre l’armée malienne et le peuple malien n’a pas tenu compte qu’à ce jour «sur la base de preuve matérielle technologique, il s’avère qu’aucune patrouille militaire des FAMa n’était présente dans la zone et aux dates indiquées et jusqu’à présent, aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer nos vaillantes FAMa».

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>RPM: chasser la dissidence ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rpm-chasser-la-dissidence-2968160.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rpm-chasser-la-dissidence-2968160.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/bureau-RPMTRETA.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 15:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les membres du Collectif pour la défense des statuts et règlement intérieur du RPM (CDSRI – RPM) évoquent un problème de légitimité écornée pour tout le bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (BPN-RPM) en interprétant la décision du tribunal de la commune II, à la tendance Bocari TRETA, on murmure des sanctions contre ceux qu’on appelle la dissidence. Entre les deux clans des Tisserands, ce n’est pas encore le divorce, mais la fracture semble désormais inconciliable.</strong>

La chienlit s’installe au sein du parti du défunt président Ibrahim Boubacar KEITA. Le fossé de la discorde s’est élargi avec l’action en justice initiée par le collectif pour la Défense des Statuts et Règlement inté¬rieur du RPM qui a saisi le tribunal de la commune II pour invalider les résolutions du 3e Comité central.

Sans trancher l’affaire au fond, la décision de justice fait naître une polémique sur la légalité et la légitimité de l’actuel bureau politique national du parti. En effet, le tribunal de la commune II, en statuant en annulation sur les résolutions des 3es assises du comité central du parti a rejeté le mercredi 2 mars la requête des plaignants pour défaut de qualité.

Un jugement à interpréter qui vient donner une autre dimension au conflit entre les héritiers politiques de feu Ibrahim Boubacar KEITA. Ainsi, en commentant cette décision, les membres de ce collectif CDSRI – RPM) estiment que ce n’est pas un coup qui est porté à leur démarche, mais à l’ensemble de la direction du parti mise en place lors du dernier congrès ordinaire du parti, il y a 6 ans.

« Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a tenu les assises de son 4e congrès ordinaire octobre 2016 au Palais de la culture. Le bureau est élu pour un mandat de 3 ans. Depuis, il n’y a pas eu de renouvellement de l’instance dirigeante du parti. C’est à ce titre que notre plainte a été rejetée pour défaut de qualité. En tant que membre de ce bureau, par ricochet le président Bocari TRETA est frappé par la même décision », nous a indiqué un membre du collectif CDSRI – RPM) dont les responsables, disent-ils, se battre pour le respect des textes du parti.

Pour lui, c’est tout le Bureau politique national du parti issu de ce dernier congrès qui est frappé par cette décision de justice. Ce n’est pas propre à un clan ou à ceux qui ont porté plainte, ajoute-t-il.

La conséquence de droit de cette situation, poursuit notre source, est qu’aucun responsable ne peut engager et agir au nom et au compte du RPM qui ne peut pas être contesté. Or, les textes du parti ne prévoient pas d’autre mécanisme de prise de décision lorsque le mandat du bureau arrive à terme. En clair, précise-t-il, des élections sont organisées  dans cette condition, TRETA ne peut pas être le candidat du RPM.

« Nous voulons empêcher cette situation, c’est pourquoi nous avons demandé d’aller à un congrès en vue d’éviter ce vide. Mais, on ne nous a pas écoutés », a indiqué notre interlocuteur qui lève toute équivoque en affirmant que « le combat n’est pas contre le leadership de TRETA ».

Toutefois, affirme-t-il, il ne faut pas être plaisant avec des actes qui peuvent compromettre l’avenir du parti.

En revanche, du côté du clan TRETA, on répond que c’est un tout simplement un commentaire pour tromper l’opinion des militants même s’ils ne nient pas que le mandat du dernier congrès ayant consacré l’élection de TRETA à la tête du RPM est arrivé à terme.  Bien au contraire, on le justifie : « ce n’est pas la 1re  fois que le bureau du parti fonctionne au-delà de son mandat. Cela n’est pas valable seulement au RPM, mais à toutes les formations politiques au Mali ».

Pendant tout ce temps, personne n’a rien dit et c’est maintenant après l’échec de leur action en justice qu’ils ressassent ce discours de défaut de qualité pour tout le bureau du parti, indique un responsable du RPM qui soutient la démarche de TRETA.

Selon lui, Bocari TRETA n’a pas refusé d’aller au congrès dont l’organisation demande des préalables en citant, pêle-mêle, le renouvellement des sections, le problème de mobilisation de fonds.

« Depuis quelques semaines, nous sommes en tournée pour le renouvellement des instances locales du parti. Et le week-end prochain, nous serions à Bla », a annoncé notre interlocuteur.

Puis, il lâche l’information selon laquelle des sanctions seront certainement prises à l’encontre des membres de ce collectif. En tous cas, c’est l’avis partagé par des cadres et responsables du clan de TRETA. Mais pour l’instant, ce dernier est toujours dans une logique de rassembler tout le monde<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’hypocrisie des objecteurs de conscience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lhypocrisie-des-objecteurs-de-conscience-2968159.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lhypocrisie-des-objecteurs-de-conscience-2968159.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/04/CHRONIQUE-DU-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 15:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La morale malienne a de la pudeur à revendiquer la gloire ou à aligner, les chiffres macabres de l’épreuve comme certains dans le sombre dessein d’en faire un funeste fonds de commerce. Jamais le Mali qui paye le plus lourd tribut n’a mis en avant le nombre de ses soldats tués sur le théâtre des opérations.

À la cinquantaine d’enfants bien nés de France qui ont perdu la vie pour défendre les valeurs et les intérêts de la République française, le Mali aurait pu dire qu’il a aussi stoïquement (sans s’en vanter) déploré la perte de plus 2.700 de fils qui ont accepté le sacrifice suprême pour défendre la survie et la pérennité d’un Mali un et indivisible. Quid des civils que la Minusma est censée protéger ?

<strong>Plus 5.245 civils maliens ont péri depuis 2013.  Mais hélas !</strong>

Entre la France qui revendique la reconnaissance des efforts consentis, comme si c’était désintéressé, et notre nation meurtrie, toujours en quête de souveraineté et d’unité, la fracture ne porte point sur les chiffres, mais bien au-delà. Ce dont il s’agit réfère à l’éthique, à la morale, à l’intégrité… bref toute chose qu’ici on désigne sous le nom de Danbé.

Aussi, est-il donc étonnant de voir cette France qui chante urbi et orbi qu’elle refuse de cohabiter avec ceux qu’elle appelle des ‘’mercenaires’’ se taire quand l’Ukraine, qui cherche à se défendre comme le Mali, lance partout des appels à l’enrôlement de mercenaires de tous les pays.

Le mercenariat à géométrie variable. Le Mali n’a-t-il pas le même droit que l’Ukraine ? Pas sûr.

Encore, les pays dits développés et appartenant à la classe supérieure bénéficient toujours des traitements de faveur.

Face à cette situation, la France ferme les yeux avec le reste de l’Europe qu’elle a reçu à berner, sur la sélection clairement raciste des réfugiés devant bénéficier du Visa temporaire Schengen ?

Quel tollé n’a-t-il pas fallu sur les réseaux sociaux pour sensibiliser sur la question ?

Les objecteurs de conscience et les relais médiatiques instrumentalisés ne peuvent dès lors qu’ignorer le succès engrangé ce vendredi 4 mars 2022 à Mondoro par nos forces armées.

Non, la vertueuse France et ses médias ne peuvent annoncer à la face du monde que l’armée malienne dont la montée en puissance est superbement occultée sur ses antennes a pu sans l’aide de Barkhane neutraliser 70 terroristes. Une prouesse jamais réalisée par la force Barkhane.

À cette immonde hypocrisie de nos objecteurs de conscience, le Mali répond : saya ka foussa malo yé (plutôt la mort, que la honte).

Mondoro est loin d’être une défaite de notre armée. Au contraire, la première d’une série qui n’est pas étouffée par la désinformation et la propagande mensongères.

L’effort a subi une raclée, mais il n’est pas totalement défait. Nos hommes doivent s’attendre à une tentative de sursaut de la part de l’ennemi après tant de déroutes infligées depuis déjà quelque temps.

Dignes fils du Mali vous êtes sur la bonne voie, persévérez-y pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale de notre pays.

La nation reconnaissante du Mali vous assure du soutien constant et inconditionnel de tous les patriotes maliens et africains au-dedans comme au-dehors.

Que ceux prient pour une défaite de l’armée malienne sachent qu’elle est synonyme de l’effondrement du Sahel. Et la situation sans doute va s’élargir dans d’autres pays en Afrique et en Europe.

<strong> </strong>

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: candidature de Assimi, les opportunistes à l’œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-candidature-de-assimi-les-opportunistes-a-loeuvre-2968156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 15:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis un certain temps, les opportunistes sont à l’œuvre. Leur objectif : susciter la candidature du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, à la prochaine élection présidentielle, en violation de la Charte et des principes de la Transition. Une démarche qui rappelle bien de mauvais souvenirs dans un contexte où les priorités ont pour nom : le retour de la sécurité et de la paix ; la levée des sanctions de la CEDEAO ; la vie chère.

« Chasser le naturel, il revient au galop », dit-on. Cet adage semble bien traduire le comportement de certains qui voient en chaque changement de régime une opportunité de se faire valoir et de se faire une place au soleil.

Pour ce faire, la pratique est connue et sa passe, à travers des Associations, clubs et autres Mouvements de soutien.

Se faisant appeler du Mouvement Assimi Kanubaw (MAK), des énergumènes, visiblement plus royalistes que le roi, au cours d’une conférence de presse tenue jeudi dernier à Bamako, ont publiquement invité l’actuel président de la transition à se présenter à la prochaine élection présidentielle.

«Notre but est de soutenir  et accompagner les autorités de la transition du Mali et son Chef du Gouvernement Dr Choguel Kokalla MAÏGA et particulièrement le Président de la transition, Chef de l’État, son excellence Assimi GOÏTA dans toutes ses actions et ensuite lui demander qu’après la transition qu’il se présente à sa propre succession afin de réaliser les aspirations de la majorité du peuple malien proposées lors des Assises nationales de la Refondation qui viennent de se tenir à Bamako », a déclaré un certain Dramane SANGARE qui s’est présenté comme président dudit mouvement.

Cet appel de pied dudit mouvement rappelle bien celui d’un autre qui a fini par avaler sa langue à savoir : le mouvement Appel citoyen pour la Réussite de la Transition (ACRT) de l’ancien porte-parole du M5-RFP, Issa Kaou N’DJIM.

En mars 2021, Issa Kaou N’Djim, avait été l’un des premiers acteurs à réclamer publiquement la candidature du Colonel Assimi GOITA, alors vice-président de la transition.

En sa qualité de vice-président du Conseil national de transition, Issa Kaou Djim, avait déclaré face aux femmes « c’est autour de l’ACRT que nous voulons créer cette force patriote, dynamique et s’assumer pour aider nos forces de défense et de sécurité tout en assurant la continuité de l’Etat et du vivre ensemble ».

Avant d’annoncer que « l’imperturbable patriote » Colonel Assimi GOÏTA sera le candidat de son mouvement aux prochaines élections présidentielles.

Aujourd’hui, tombé en disgrâce suite à son incarcération pour « comportement délictuel via les réseaux sociaux », le fervent défenseur de la transition semble avoir changé de disque.

Comme pour dire que son soutien au Colonel GOITA n’était fondé sur aucune conviction, il est aujourd’hui parmi les plus pourfendeurs des autorités de la transition.

Au demeurant, ces comportements courants au Mali risquent d’encourager consciemment ou inconsciemment le président de la transition à aller vers la confiscation du pouvoir qu’il a promis de rendre aux civils.

Nous estimons que le Colonel Assimi GOITA doit se méfier de ces laudateurs qui ne seront que source d’ennuis, parce qu’ils aspirent tous à se faire entretenir au détriment du trésor public.

Pour leur bonne information, nous rappelons aux responsables du Mouvement Assimi Kanubaw l’article 9 de la charte de la Transition dont la teneur est sans équivoque : «Le président de la transition n’est pas éligible aux élections présidentielles qui seront organisées pour marquer la fin de la transition. La présente disposition n’est pas susceptible de révision ».

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO versus CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-versus-cedeao-2960158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 12:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>En dégainant une batterie de mesures aussi illégales contre le Mali, parce que violant impudemment ses propres dispositions, qu’illégitimes, parce que ne bénéficiant d’aucune espèce d’onction populaire, la CEDEAO étale au grand jour l’existence paradoxale de deux CEDEAO.</strong></em>

D’une part, il y a celle des dirigeants qui s’affublent du titre pompeux d’autorité dans leur communiqué final du mini-sommet d’Accra consacré au Mali. Il s’agit, non seulement de ceux qui ont hérité du pouvoir par suite de retro-passe de leur prédécesseur pour service rendu, de ceux qui ont opéré un coup d’Etat constitutionnel pour se tailler un troisième mandat dit constitutionnel exactement comme l’a fait Alpha CONDE en Guinée, de ceux qui ont hérité du pouvoir par transmission de père à fils, mais aussi de ceux qui ont la forte tentation d’emprunter une voie déjà bien balisée.  Ceux-là représentent la CEDEAO d’en-haut, celle qui décide au nom des populations. Ils sont dans l’inconfort total, surtout depuis que les forces de Wagner sont à leurs frontières. Ils sont dans une peur-panique d’une déstabilisation de leur pays depuis le Mali, mais en réalité d’un Coup d’Etat. En la matière, le Mali commence à faire des émules. Ce ne sont pas les Guinéens qui diront le contraire. Ainsi, la sévérité des sanctions imposées à notre pays est à la mesure de la menace qui plane sur leur boulimie du pouvoir.

D’autre part, il y a la CEDEAO des peuples qui tendent vers  l’intégration économique, qui vivent l’interpénétration sociale par-delà les frontières artificielles, en raison des liens de sang, des liens matrimoniaux… Il s’agit de cette CEDEAO qui gronde au Burkina Faso, allant jusqu’à demander l’éjection du président Roch Christian KABORE, qui s’irrite au Sénégal en fustigeant l’impact négatif sur les activités portuaires et de transport des sanctions contre le Mali. Cette CEDEAO, la CEDEAO d’en bas, est la vraie CEDEAO qui est blackboulée par ‘’l’autorité’’, c’est-à-dire la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

Ainsi, depuis ce sombre après-midi du dimanche 9 janvier, ce sont ces deux CEDEAO qui s’affrontent et se confrontent. Cette situation nauséeuse trahit les velléités autocratiques de dirigeants en mal de légitimité pour beaucoup qui sont obnubilés par châtier le Mali pour l’exemple.

Depuis ce dimanche 9 janvier 2022, ‘’l’autorité’’ a pris ses aises avec le but principal de la CEDEAO qui est de promouvoir la coopération et l’intégration avec l’objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine.

Depuis ce dimanche, ‘’l’autorité’’ de la CEDEAO a réussi l’exploit de susciter un sursaut patriotique au Mali où le tissu social était décousu et où la devise : Un Peuple-Un But-Une Foi n’était plus qu’une vue de l’esprit pour de nombreuses personnes. En voulant atteindre les autorités de la Transition, ce sont les populations qu’elle trouve en travers de sa route.

Dans l’espace communautaire, les réactions irritées attestent que l’on n’entend pas non plus encaisser en victimes expiatoires cette forfaiture de ‘’l’autorité’’.

En somme, l’autorité ne représente pas les peuples. D’où l’impérieuse nécessité de passer d’une CEDEAO des États, pardon des chefs d’Etat, à une CEDEAO des peuples. En attendant, le Mali explore la voie de sortie. Quel gâchis pour l’intégration !

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions de la CEDEAO: le Sadi condamne et appelle au dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sanctions-de-la-cedeao-le-sadi-condamne-et-appelle-au-dialogue-2960152.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 12:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Déclaration du Parti SADI suite aux sanctions combinées de la  CEDEAO ET DE L’UEMOA ce dimanche 09 décembre 2022 à ACCRA</strong>

Le Bureau Politique du Parti SADI a tenu une réunion extraordinaire pour analyser le régime  des sanctions décidé contre le peuple du Mali par les Chefs d’État et de Gouvernement lors du double sommet de l’UEMOA et de la CEDEAO tenu à Accra, le 09 janvier 2022.

Le Bureau Politique du Parti SADI rappelle que depuis 2012, il n’a cessé de dénoncer les nombreux actes de parjure et de trahison de la CEDEAO qui n’a jamais soutenu et encouragé des solutions politiques autonomes dans le règlement de la crise politique, sécuritaire, territoriale, institutionnelle et sociale de notre pays.

C’est la raison pour laquelle, il avait introduit en 2012 :

-Une première requête à la Cour de Justice de la CEDEAO pour condamner les décisions des Chefs d’Etat de la CEDEAO lors du Sommet extraordinaire du 26 avril à Abuja, lesquels, en violation flagrante de la Constitution du Mali, de l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle et surtout de l’Accord Cadre du 6 avril 2012 conclu entre les militaires (qui avaient renversé le régime du Président ATT) et la CEDEAO, avait fixé arbitrairement et illégalement la durée de la Transition à un (1) an, prolongé le mandat du Président par intérim en violation de la Constitution pourtant invoquée comme socle du retour à l’ordre constitutionnel au Mali et sans concertation aucune avec les forces vives du pays ;

-De même, les jours qui ont précédé ce sommet extraordinaire, un gouvernement de transition a été nommé en violation des dispositions de l’Accord Cadre et de la conférence de Ouagadougou qui prévoyaient la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ;

-Ledit sommet extraordinaire, sans considération aucune pour le peuple malien a décidé de déployer sur le terrain, une force militaire pour sécuriser le processus de transition en violation des dispositions de l’acte fondateur de la CEDEAO ;

-En 2020, en coordination avec son allié du PDG-RDA de la République de Guinée, une autre requête a été introduite par le parti SADI à la Cour de Justice de la CEDEAO pour établir l’illégalité des sanctions contre le Mali et la République de Guinée. Pour toute réponse, la Cour de Justice l’a jugé irrecevable au prétexte  que nos deux pays étaient suspendus à la suite des Coups d’État qui y ont été perpétrés !

Après un examen approfondi des décisions prises par les Chefs d’État lors du double sommet de l’UEMOA et de la CEDEAO à Accra, le 09 janvier 2022, le Parti SADI :

-Condamne fermement les sanctions concomitamment prises par l’UEMOA et la CEDEAO contre le Peuple du Mali confronté à toutes sortes d’adversités existentielles depuis plus de dix ans. Ces sanctions visent à soumettre notre Peuple au diktat des puissances extérieures, à lui ôter la possibilité de faire face aux multiples défis notamment sécuritaires et de développement ;

-Demande au Peuple de garder son calme et de rester vigilant afin de surpasser cette nouvelle étape qui lui est imposée ;

-Suggère aux autorités de la Transition de prendre l’initiative de dialogue constructif avec toutes les forces politiques et sociales afin d’obtenir une plateforme minimale acceptable et soutenue par tout le Peuple ;

-Salue les forces Armées et de Sécurité pour leur sacrifice et leur détermination à préserver la sécurité, la paix et la stabilité malgré les difficultés et les privations ;

-Remercie les forces syndicales et tous les acteurs sociaux qui ont décidé de sursoir momentanément à leurs revendications et les encourage à observer une trêve sociale durant cette période afin de permettre à notre Peuple de réussir à sortir de ce piège.

&nbsp;

Fait à Bamako, le 10 janvier 2022

Le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

Mohamed AG AKERATANE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions contre le Mali: l’impact sur le Sénégal et la Côte d’Ivoire…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/sanctions-contre-le-mali-limpact-sur-le-senegal-et-la-cote-divoire-2960153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 12:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le sommet extraordinaire de la CEDEAO a approuvé de lourdes sanctions contre le Mali qui sont diversement appréciées, mais fortement rejetées au Sénégal. Outre les conséquences de ces mesures sur le Mali, elles vont aussi sévèrement affecter la Côte d’ivoire et le Sénégal, deux pays de l’UEMOA, qui sont les principaux destinataires des produits maliens. En 2020, ils ont abordé respectivement 35,9% et 54,9% des exportations d’animaux vivants du Mali. Par ailleurs, ces deux pays sont également les deux principaux fournisseurs du Mali avec 35,4% et 45,5% en 2020.

Fermeture des frontières avec le Mali, gel des avoirs de l’État malien, sont entre autres sanctions décidées contre notre pays au cours du sommet extraordinaire CEDEAO-UEMOA. Ces mesures pour contraindre les autorités de la transition qui, selon les chefs d’État de ses institutions internationales, trainent le pas pour se maintenir au pouvoir, à tenir les élections pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Les sanctions disproportionnées et illégales selon certains observateurs et responsables politiques de ces deux organisations ne sont pas sans conséquences pour les autres États. Mais, elles affecteront davantage, en plus du Mali, le Sénégal et la Côte d’ivoire. Parce que le Mali commerce plus avec ces deux pays en exportations comme importations dans l’espace UEMOA, selon la Balance des paiements et position extérieure globale du Mali-202o dont le contenu a été rendu public en décembre dernier. Ensuite cette fermeture des frontières avec le Mali aura des répercussions sur le Burkina Faso.

Contrairement à ces pays, c’est la Guinée Conakry qui profite très peu du commerce avec le Mali.

En extrapolant la situation, l’Afrique étant le plus grand fournisseur et client du Mali, ces sanctions de l’UEMOA vont davantage affecter les économies de l’espace déjà fragilisée par la pandémie à Coronavirus, l’insécurité et la corruption.

C’est l’analyse que nous faisons du rapport de la BCEAO sur la balance de paiement du Mali en 2020.  En effet, que dit ce document sur les exportations et importations du Mali dans l’espace UEMOA où il occupe une place de choix en termes de sa contribution dans le commerce de l’Union.

&nbsp;

Selon la BCEAO, sur la base des estimations des échanges intra-communautaires réconciliés en 2019 et 2020, le commerce entre le Mali et les autres pays de l’UEMOA a enregistré une diminution de 2,7% de la valeur totale des flux échangés, la ramenant à 1.304,2 milliards en 2020, contre 1.341,1 milliards en 2019.

De même, la part des pays de l’UEMOA dans les exportations du Mali a diminué de 11,9 milliards, avec une valeur de 219,8 milliards (8,0% des exportations totales) en 2020, après 231,7 milliards en 2019 (10,8%), en décalage avec les objectifs d’intégration de la zone UEMOA.

Pour l’institution financière, les ventes à destination des autres pays de l’UEMOA restent dominées par les animaux vivants. En effet, poursuit-elle, les exportations de bétail sont ressorties à 73,3 milliards en 2020, soit 33,3% des exportations totales vers les pays de l’Union.

« La Côte d’Ivoire et le Sénégal, principaux destinataires de ce produit, absorbent respectivement 35,9% et 54,9% des exportations d’animaux vivants », affirme la Balance de paiement et position extérieure globale du Mali – 2020 élaborée par la BCEAO.

Par ailleurs, les exportations d’engrais vers la zone ont diminué en 2020, en s’établissant à 12,4 milliards, soit 5,6% du total des exportations vers les pays de l’UEMOA, après 25,1 milliards, soit 10,8% en 2019. Le Burkina Faso reste le principal pays de destination pour ce produit.

Outre ces produits, le Mali approvisionne l’UEMOA en fers et aciers 4,3%, produits énergétiques 4,4%, légumes et fruits 2,7%.

Ces différentes transactions du Mali contribuent à maintenir la stabilité sociale dans ces pays et participent également au développement socio-économique, à travers des emplois et revenus qu’elles créent.

En ce qui concerne les importations dans l’espace UEMOA, les importations communautaires du Mali mettent en évidence le Sénégal et la Côte d’Ivoire comme principaux fournisseurs.

« Les parts respectives de ces deux pays dans les importations communautaires du Mali sont de 45,5% et 35,4% en 2020, après 51,7% et 30,8% en 2019 », précise le document de la BCEAO.

Les importations en provenance des pays de l’UEMOA restent dominées par les produits pétroliers. En effet, si le Mali approvisionne le Sénégal et de la Côte d’Ivoire d’animaux vivants, ces deux États fournissent notre pays en produits pétroliers qui représentent respectivement 53,0% et 36,7% des importations communautaires de ces produits.

« Les importations intra-UEMOA portent également sur les matériaux de constructions et les produits alimentaires. Ces produits ont représenté respectivement 8,9% et 5,9% du total des importations en provenance de l’Union », peut-on lire dans le document de la BCEAO.

Pour ces produits, les pays de l’Union restent les principaux fournisseurs du Mali. En effet, ils l’ont approvisionné en hydrocarbures pour 93,8%, en matériaux de construction pour 30,0% et en produits alimentaires pour 15,9%.

« Le continent africain a consolidé sa place de principal fournisseur du Mali, suivi de l’Asie et de l’Europe », a indiqué le rapport de la Balance de paiement et de position extérieure globale du Mali en 2020.

A l’analyse de ces données d’importations, le Mali reste un pays fragile en rompant ces relations avec l’UEMOA dont les membres sont ces principaux fournisseurs. La situation est davantage pesante pour le Mali parce qu’il n’a pas de débouché direct sur la mer. Celle-ci pourrait être atténuer en renouant la coopération avec la Mauritanie et la Guinée Conakry qui ont manifesté leurs soutiens aux autorités de la transition.

Toutefois, ces alternatives ne vont pas tout régler comme la dépendance énergétique du Mali à la Côte d’ivoire.

Cependant, en termes de transferts en capital correspondant aux projets financés par les partenaires techniques et financiers du Mali dans différents secteurs, il ressort que l’Union a une part très faible pour soutenir le Mali dans le cadre des investissements. A ce titre, les dons aux projets en faveur du Mali sont provenus de la Banque mondiale (21,3%), de l’Agence française de développement (13,6%), de l’Union européenne (11,0%), de la KFW (17,1%).

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: Bandiagara, l’indifférence face à l’horreur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-bandiagara-lindifference-face-a-lhorreur-2956078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 11:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Maliens ont assisté au massacre de 31 innocents, dont le tort est d’être dans une partie éloignée de la capitale du pays. Parce ce que n’ayant pas peur de le dire, les habitants de Bamako ne se sentent pas menacés, donc pas concernés par ce que les populations des zones touchées vivent. Et pour cause, malgré la décision des plus hautes autorités de la transition d’observer trois jours de deuil national, sur toute l’étendue du territoire national, les opérateurs culturels n’ont pas rangé bits et micros, pour compatir à la douleur des autres Maliens qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Un camion calciné avec à l’intérieur des femmes et des enfants brûlés vifs, des corps qui jonchent le sol des deux côtés de la RN6, voilà l’horrible spectacle qui a secoué tout Malien sensible vendredi dernier. Malgré tout, les humeurs festives n’ont pas été gâchées dans la capitale et dans d’autres agglomérations du Mali.
Bama’Art a cassé la baraque, le samedi dernier, au bord du fleuve Niger. Pire, un artiste du membre du CNT qui chantait le Mali-koura, était l’artiste phare de cet évènement qui a écœuré plus d’un.
Dans la même veine, les meetings de soutien à la transition programmés avant le drame ont été maintenus.
Par une telle indifférence, les Bamakois ont prouvé à Bandiagara que seul Bamako et certaines grandes villes comptaient.
En effet Bamako et d’autres grandes villes ont abrité une sortie dite du peuple en soutien à l’armée. Seulement, ce genre de tribune met à mal l’image de soldats aux commandes qui peinent à sécuriser les Maliens. Malgré le drame et les larmes des familles endeuillées, les plus hautes autorités n’ont pas daigné conseiller leurs supporteurs de surseoir à ces manifs, en vue de pleurer avec la ville meurtrie Bandiagara.
En plus de ces fêtes pendant le week-end d’horreur, les mégas concerts animés par des stars interplanétaires comme le célèbre Fally IPUPA qui a cassé la baraque la semaine dernière n’ont pas été empêchés. Et la salle de 5000 places a refusé du monde. De sources concordantes, des personnalités de la transition auraient soutenu cet évènement avec des enveloppes pleines de liasses de billets, malgré que les déplacés internent cherchent leur pitance quotidienne avec toutes les peines.
Pire, les matchs de gala de soutien au président Assimi, soutenus par les ministres de la transition donnent souvent à réfléchir sur cette volonté affichée des plus hautes autorités d’être là pour le bien-être des Maliens.
Force est de constater que ces manifs de soutien font l’affaire de tous, surtout qu’il s’agit bien d’une connexion entre politiciens et syndicalistes. Autrement dit, un couple parfait qui au nom des frustrations et de la récupération donne naissance au populisme.

<strong>PAR CHRISTELLE KONE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour injures grossières à l’encontre du PM : Oumar MARIKO et co&#45;accusé à la barre le 15 février</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-injures-grossieres-a-lencontre-du-pm-oumar-mariko-et-co-accuse-a-la-barre-le-15-fevrier-2956074.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/pour-injures-grossieres-a-lencontre-du-pm-oumar-mariko-et-co-accuse-a-la-barre-le-15-fevrier-2956074.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 11:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président du Parti SADI, Oumar MARIKO, a été présenté ce mardi à un juge qui a délivré contre lui et son co-accusé Aboubacar CAMARA un mandat de dépôt en attendant leur jugement fixé au 15 février 2022, selon des sources judiciaires.

Le Tribunal de la commune IV a délivré un mandat dépôt contre l’ancien secrétaire de l’AEEM, Oumar MARIKO, non moins Président du parti SADI dans une affaire où il est accusé d’avoir tenu dans un message vocal des injures à l’encore du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA.
Selon le Parquet de la Commune IV qui l’a inculpé, l’infraction retenue contre lui est prévue et punie respectivement par les articles 21, 55, 56 et l’article 24 de la loi sur la cybercriminalité et le Code pénal.
La même source judiciaire précise que M. MARIKO et son co-accusé seront jugés le 15 février 2022.
Depuis son interpellation, l’affaire de Oumar MARIKO est en train de provoquer des vives réactions de ses militants et anciens camarades de l’AEEM qui haussent le ton contre une justice jugée sélective et au service du prince du jour.
Ainsi, dans une déclaration dont nous avons reçu copie, SADI affirme que le vocal de MARIKO incriminé a servi d’alibi aux autorités de la Transition pour actionner la machine judiciaire et mettre aux arrêts leur mentor qui les empêche de tourner en rond.
Pour le Parti SADI, cette arrestation est une énième tentative de musellement, de répression et d’intimidation qu’il dénonce avec la dernière vigueur. C’est l’acharnement et l’aveuglement des autorités de la Transition contre toute velléité d’expression contraire à leur pensée unique, peste SADI.
Dans sa déclaration, le Parti, exigeant la libération immédiate et sans condition du Dr Oumar MARIKO, et de Aboubacar CAMARA, journaliste-animateur à Radio Kayira, demande aux autorités de la Transition de se recentrer sur leurs missions essentielles qui sont la restauration de la paix et de la sécurité, l’amélioration des conditions de vie des Maliens qui ne cessent de se détériorer, la lutte véritable et implacable contre la corruption qui gangrène notre pays.
Aussi, SADI affirme avoir pris à témoin le peuple malien sur « ces dérives dictatoriales, les méthodes d’inquisition par procuration, l’instrumentalisation de la justice, la réécriture de l’histoire récente de notre peuple, la manipulation des consciences qui pourront avoir des conséquences désastreuses pour notre nation confrontée à une crise existentielle ».
Enfin, le Parti lance un appel à ses militants, aux acteurs du mouvement démocratique, aux défenseurs des droits humains, aux organisations de la société civile, aux syndicats à rester mobiliser et à redoubler de vigilance « pour barrer la route aux imposteurs et marchands d’illusions afin de préserver l’unité et la stabilité de notre pays en cette période cruciale de notre histoire ».
Auparavant, le lundi dernier, devant le Camp 1 de la Gendarmerie où il a été interpellé, les compagnons de Oumar MARIKO de l’AEEM ont également dénoncé sa détention.
Ainsi pour Bakari MARIKO, ancien secrétaire général du bureau de l’AEEM, la convocation de Oumar MARIKO pour des faits qu’on lui reproche est un précédent très fâcheux dans l’histoire contemporaine du Mali.
Au lieu d’arrêter Oumar MARIKO, la justice, selon lui, devrait interpeller d’abord Choguel Kokalla MAIGA qui a tenu des propos « honteux pour toute une république en se permettant de dénigrer les martyrs ».
Pour lui, le pays a beaucoup à faire que de venir traquer la population sur les réseaux sociaux.
« Aujourd’hui prendre Oumar MARIKO sur la base de la loi sur la cybercriminalité n’est pas justifiable. Aujourd’hui, vouloir museler les gens, au nom de la lutte contre la cybercriminalité, n’est pas justifiable. Nous avons plus à faire puisque ce pays a besoin de plus d’unité, de concours de tous ses fils», a protesté Bakari MARIKO avant de réagir à l’audio de Choguel Kokalla MAIGA qui a fuité sur les réseaux et auquel Oumar MARIKO a rétorqué.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrêt des cours dans les écoles publiques: péril sur l’avenir du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/arret-des-cours-dans-les-ecoles-publiques-peril-sur-lavenir-du-pays-2956076.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 11:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Apres le lancement en grande pompe de la rentrée 2021-2022, par le Premier ministre, Dr Choguel Kokala MAIGA, le 1er novembre dernier, les cours sont à l’arrêt dans les écoles publiques. Pour cause, les enseignants n’ont pas encore perçu leur salaire du mois de novembre. Face à cette situation ce sont les enfants qui sont premières victimes et par ricochet l’avenir de notre pays. Les autorités de la transition sont donc interpellées.

En effet, les enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales sont confrontés à un retard dans le traitement de leur salaire du mois de novembre. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont purement et simplement déserté les salles de classe laissant les enfants face à leur triste sort.

Tous les matins, les écoliers des écoles publiques part à l’école et reviennent sans étudier. Pour les enseignants, il n’est pas question de franchir la porte des salles de salaire sans avoir toucher leur salaire.

Il faut rappeler que cette décision fait suite à une lettre circulaire du ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation, en date du 24 février 2021, adressée à tous les gouverneures de région et du district de Bamako, préfets de cercle, présidents de conseil régional, président de conseil de cercle, et maires. Ladite lettre circulaire fixe le processus de traitement des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités au 25 du mois.

Depuis des années maintenant, notre pays pas connu année scolaire normale. Les grèves interminables des enseignants qui luttaient pour l’application de l’article 39 ont sérieusement bouleversé l’espace scolaire.

Cette année également après un démarrage en retard, l’arrêt des cours risque de chambouler l’année scolaire.

Face à cette situation dont les premières victimes sont les enfants les autorités de la transition sont fortement interpellées. Cela quand on sait que l’avenir du pays appartient à la jeune génération. Sans un enseignement de qualité c’est l’avenir du pays qui est menacé.

&nbsp;

<strong>PAR AMINA SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Patrimoine culturel malien: 900 objets archéologiques restitués au Mali par les USA</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-malien-900-objets-archeologiques-restitues-au-mali-par-les-usa-2956071.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 11:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement américain a restitué officiellement ce mardi 7 décembre aux autorités maliennes 900 objets archéologiques et ethnographiques du Mali issus du pillage et du trafic illicite, en provenance des États-Unis d’Amérique. C’était au Musée national du Mali.

L’ambassadeur des USA au Mali, Dennis B. HANKINS, a symboliquement remis l’un de ces objets saisis du trafic illicite au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA en présence du ministre de la Culture et de nombreux diplomates accrédités auprès du Mali.

Ce sont près de 900 objets archéologiques et ethnographiques pillés pour la plupart sur les sites archéologiques au Mali et exportés illégalement vers les USA entre 2008-2011.

La réception de ces objets de valeur historique et culturelle par les autorités maliennes est un événement inoubliable, a salué Fatoumata C., l’une des invités de la cérémonie, très pressée d’immortaliser la cérémonie en se prenant en photo dernière une calebasse qui fait partie des objets rendus aux autorités nationales.

Même sentiment chez le diplomate américain avec cependant une certaine dose de mélancolie, parce que la cérémonie se tient dans un contexte de deuil.

« C’est un jour de célébration entre les USA et le Mali, mais aussi un jour deuil en raison des citoyens tués dans la région de Bandiagara (NDRL le vendredi dernier, une trentaine de civils ont été assassinés par les terroristes)», s’est d’emblée incliné l’ambassadeur américain à la mémoire de ces victimes et de toutes celles dont la vie a été arrachée par les terroristes.

Donc, pour lui, la cérémonie est liée à la lutte contre cet extrémisme.

Également, il a ajouté que l’événement est la célébration de la culture et de l’histoire malienne auxquelles des terroristes se sont pris à travers notamment les mausolées de Tombouctou dans le but de « casser les lignes qui unissent les Maliens ».

« L’histoire du Mali fait partie des plus riches d’Afrique et même du monde. Avec le retour de quelques 900 pièces du Mali, nous allons renforcer cette idée d’être malien, d’une culture commune aux Maliens » a déclaré l’ambassadeur américain

Après cette parenthèse, il a expliqué que cette restitution d’objets historiques et culturels du Mali s’inscrit dans le cadre d’une coopération scellée entre les deux pays, il y a 30 ans. L’objectif de cette coopération est de protéger le patrimoine culturel en réduisant l’incitation au pillage et en mettant fin au trafic illicite.

« Le Mali est l’un des premiers pays à signer un tel accord avec les USA et jusqu’à ce jour, le Mali est le seul pays de l’Afrique subsaharien avoir un tel accord avec les USA », a déclaré Dennis B. HANKINS pour qui cette restitution d’objets était un acte concret de la collaboration entre les deux États.

Puis, il a expliqué que ces pièces ont été saisies grâce un travail de la douane américaine et sur la base des informations données par le Musée national du Mali.

« Les objets saisis sont issus d’exportation récentes, de pillages récents. Ce sont des pratiques illicites récentes. Mais, avec la collaboration de nos experts culturels et de nos services, on est bien avancé dans l’idée de protéger les cultures maliennes pour les Maliens», a précisé le diplomate américain, en annonçant une très prochaine mission d’experts américains qui aura comme tâche d’aider les experts maliens à cataloguer ces objets.

Il espère qu’avec cette occasion, les Maliens seraient plus conscients de la recherche de leur histoire, de protéger davantage les sites aux objets d’histoire et d’archéologie.

« Cet événement est l’une des premières étapes de la longue collaboration entre le Mali et les USA dans la préservation de la culture d’histoire malienne pour mieux renforcer cette idée de ‘’maliennité’’ », a indiqué l’ambassadeur américain.

De son côté, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a salué la démarche volontariste des autorités américaines et les a remercié pour ce geste symbolique avec toute sa charge d’émotion et de joie.

« S’il est inédit par son ampleur, le retour de 900 objets traduit la mise en œuvre concrète de la convention de 1970 interdisant l’exportation, le transfert de propriété illicite de biens culturels. Cette convention a été ratifiée par les deux Etats », a affirmé le Premier ministre.

L’engagement atteste aussi pour Choguel Kokalla MAIGA la volonté du gouvernement américain pour la conservation et la promotion du patrimoine culturel du Mali.

« Ce retour ouvre une nouvelle page dans nos relations dans le cadre de la coopération internationale », a-t-il déclaré.

Selon le chef du gouvernement, la restitution de ces objets n’est qu’une question de rééquilibrage de la géographie culturelle mondiale. Aussi, a ajouté Choguel MAIGA, c’est une question de justice, car il s’agit d’accès du peuple à sa propre culture.

« C’est plus qu’une question d’éthique, morale que de l’égalité ou de logique juridique. Notre patrimoine culturel ne doit pas rester prisonnier des musées d’autres pays », a affirmé le Premier ministre en réitérant son soutien aux appels lancés pour le retour des biens culturels africains. Ces appels doivent être entendus, a-t-il indiqué.

Ainsi, l’exemple des USA mérite d’être suivi par tous les pays où sont exposés ou détenus des objets du patrimoine culturel africain.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: massacre de Bandiagara, ayons le courage des mots</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-massacre-de-bandiagara-ayons-le-courage-des-mots-2955678.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 10:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[‘’Bandits armés’’, ‘’attaque terroriste’’, la communication officielle barguigne et finasse quand il faut appeler un chat un chat. En effet, dans son communiqué, le Gouvernement de la Transition informe l’opinion nationale et internationale que des « bandits armés non identifiés ont attaqué et incendié le camion transportant des forains à mi-chemin entre le village de Songho et la route bitumée ». Il parle de « bandits armés », en se gardant soigneusement de parler de terroristes. Mais quand des psychopathes allument un camion (un bus ?) civil bondé de forains, dont le seul tort est de braver les routes à la quête de leur pitance, il y a-t-il un autre qualificatif pour eux sinon celui de « terroriste » ? Le terrorisme étant en français facile, selon Wikipédia, l’emploi de la terreur à des fins idéologiques, politiques ou religieuses. L’on est bien dans l’une de ces trois catégories, si ce ne sont les trois en même temps.

D’ailleurs, il ne manque pas de s’en mêler les pinceaux et de battre la coulpe par la même occasion puisque dans le même communiqué, « le Gouvernement du Mali salue les efforts déployés par les forces armées de défense et de sécurité du Mali (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Même s’il procède par analogie et insinuation, il lui est impossible de tronquer les faits, en niant qu’il s’agit bien d’une « attaque terroriste ».

Le décret N°2021-0885/PT-RM du 4 décembre 2021 déclarant un deuil national du président de la Transition, lui, est des plus explicites : « un seuil national de trois (03) jours, à compter du dimanche 05 décembre 2021 à zéro heure, est déclaré sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée entre Songho et Bandiagara ».

Notre communication officielle n’en est pas à sa première aberration quand elle s’approprie les expressions prêt-à-porter et galvaudées des autres de « présumés jihadistes » quand bien même ces sinistres individus sont abattus en plein combat les armes à la main ou même l’orthographe « Dozo » importée depuis la Côte-d’Ivoire voisine où ils ont brillé par la division mentale du pays en Nord musulman et Sud on ne sait quoi. Un schéma du reste dupliqué chez nous, avec un Nord abandonné par l’Etat et un Sud où tous les citoyens nagent dans la béatitude.

Dans une guerre, laisser l’initiative du choix des mots à d’autres est mortel, parce que la guerre est aussi communicationnelle. Cela n’est pas une révélation, mais juste une piqûre de rappel. La preuve, quand il s’agit d’accabler et d’affubler les FAMa « d’exactions, d’exécutions sommaires, d’arrestations extrajudiciaires », et de toutes les barbaries ignobles, l’on ne s’encombre pas de fioritures précautionneuses d’innocence présumée. Les accusations sont généralement portées sur la foi de témoignages aussi fantaisistes que partisans, en lieu et place d’une enquête sérieuse impliquant la partie malienne.

Dans ce maelstrom où le pays doit traverser des « cercles de feu », il urge de reprendre la main pour gagner la bataille communicationnelle comme d’autres ont si bien balisé la voie aux moments les plus forts de la rébellion armée, en arpentant les mêmes estrades de diffamation du Mali pour donner de la repartie. En attendant de gagner la guerre militairement. Pour cela, il faut avoir le courage des mots.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANR: disponibilité du Président GOITA au plus large consensus…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/anr-disponibilite-du-president-goita-au-plus-large-consensus-2955674.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 10:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition SE le colonel Assimi GOITA a reçu ce vendredi 3 décembre 2021 le rapport d’étape No1 du Panel des hautes personnalités des Assises nationales de la refondation (ANR). C’était lors d’une audience qu’il a accordée à la délégation du Panel conduite par son Président, Zeïni Moulaye.

«Nous sommes venus remettre le rapport d’étape N°1 des activités que nous avons menées depuis notre mise en place. Ces activités ont concerné, d’abord la base juridique et réglementaire du Panel et des assises nationales », a indiqué Zeyni Moulaye à sa sortie d’audience.

Ces activités, selon le Président du Panel, concernent également « un guide pour l’organisation matérielle sur le terrain des assises nationales de la refondation. Ça concerne également des concertations que nous avons eu avec les forces vives de la nation, à la fois des partis politiques, des regroupements de partis politiques, des organisations de la société civile, le secteur privé », a-t-il précisé avant d’ajouter qu’ils ont aussi reçu tous les acteurs sociaux, notamment les chefs de quartier et les communicateurs traditionnels.

«Nous sommes allés à l’écoute pour créer le plus grand consensus possible, le plus large possible pour une participation active aux assises nationales de la refondation », espère Zéïni Moulaye qui s’est dit être agréablement surpris d’être reçu par tout le monde. « Nous avons rencontré une grande disponibilité, y compris chez les acteurs qui ont annoncé qu’ils ne partaient pas aux assises, et avons eu un dialogue extrêmement franc et direct, mais nous n’avions pas de jugement à porter, nous étions venus écouter ces acteurs-là », a-t-il indiqué.

Selon Zeïni Moulaye le Président de la Transition a marqué sa disponibilité au plus large consensus, à l’inclusion à condition que cette inclusion ne soit pas faite au détriment des populations, du peuple malien. L’inclusivité doit selon lui profiter à tout le monde, d’abord aux populations à la base. Et le Président du Panel de reconnaître : « on ne peut pas espérer l’unanimité, mais nous avons bon espoir qu’une large majorité, une majorité écrasante à partir du moment où nous allons déclencher le processus des travaux des assises nationales, montera au créneau pour participer à cet événement d’une importance capitale pour notre pays. Puisqu’il s’agira de réfléchir ensemble entre Maliens sur tous les problèmes qui se posent à notre pays ».

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet Wagner: les raisons d’un blocage</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/projet-wagner-les-raisons-dun-blocage-2954156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 16:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors qu’une frange importante de la population, en l’occurrence sa frange juvénile, réclame à cor et à cri l’intervention de la Russie, dont «(…) la pratique montre qu’il s’agit d’un partenaire fiable », selon le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, dans une récente interview accordée à l’agence russe RIA Novosti, elle doit plutôt se préparer à accueillir des para-militaires de la société de sécurité privée Wagner. Mais qu’est-ce qui bloque son déploiement tant espéré pour porter un « coup fatal » aux agresseurs qui imposent des épreuves rédhibitoires à notre pays depuis au moins 8 ans?

L’information a été révélée par les medias hexagonaux : les autorités maliennes sont proches de conclure un accord avec la société militaire privée russe Wagner pour la sécurisation du territoire national. Reuters, citant une source européenne qui suit le dossier ouest-africain et une source proche des services de sécurité au Sahel, ajoute que « l’accord pourrait porter sur l’envoi d’un millier de mercenaires russes au Mali. » « Deux autres sources ont dit penser que leur nombre serait moins élevé, sans fournir d’estimation chiffrée », rapporte l’agence.

Des sources du ministère de la Défense et des anciens combattants ont également confirmé des contacts avec la partie russe dans le cadre de la sécurisation du territoire, dans la perspective de « la transformation profonde du dispositif militaire au Sahel » synonyme de retrait progressif.

Mais l’équivoque a été définitivement levé lorsque le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, du haut de la tribune de la 76e Assemblée générale des Nations-Unies, le 25 septembre 2021, a assené : «La nouvelle situation née de la fin de l’opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autres partenaires ».

C’est vrai que le même jour que le chef du Gouvernement faisait sa déclaration de guerre à notre « partenaire historique », le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï LAVROC, confirmait implicitement, sans les nommer, que des mercenaires russes seraient déjà présents au Mali.

Mais, ce qu’attendent nos compatriotes qui ont réclamé à gorge déployée la présence militaire russe dans notre pays, ce n’est pas une présence clandestine à travers des déclinaisons sous forme de sociétés de gardiennage ; mais plutôt une présence militaire opérante et triomphante sur les théâtres d’opérations. Or, sur ce plan, les attentes sont loin d’être comblées.

Alors, différentes explications sont fournies quant à la procrastination de l’intervention militaire du groupe de sécurité russe Wagner.

Selon ‘’Ouest France’’, dans un article intitulé ‘’La France redimensionne son dispositif au Sahel’’ : ‘’Les menaces françaises et estoniennes de se retirer de la mission Takuba, composée de détachements de forces spéciales européennes, ont gelé ce projet’’. (NDLR : recourir aux services de la société militaire privée russe Wagner).

Cette explication vaut ce qu’elle vaut, dès lors qu’il est généralement admis que gouverner c’est prévoir et que par conséquent les autorités de la Transition ont dû envisager différents cas de figure possible, dont justement celui du retrait de certains pays de la Force Takuba qui n’apparaît d’ailleurs pas jusque-là comme un foudre de guerre.

Une autre explication plus crédible cette fois-ci, c’est la facture prohibitive de l’intervention de Wagner pour un pouvoir de transition. Parmi les conditions, quatre sources auraient déclaré à Reuters que le groupe Wagner serait payé six milliards de francs CFA (environ 9,15 millions d’euros) par mois pour ses services. L’accord pourrait également garantir à la société russe l’accès à trois gisements miniers, deux d’or et un de magnésium, a ajouté une des sources.»

Non seulement, il n’est pas évident que le Gouvernement qui n’est pas Crésus par ces temps de crise protéiforme puisse payer rubis sur ongle six milliards de francs CFA par mois, mais également il serait scandaleux de plonger tête baissée dans les travers de certains pays où intervient Wagner accusé de piller les ressources minières, notamment en République centrafricaine. Evidemment le groupe Wagner est accusé, notamment par la France, de se rémunérer sur les ressources des pays dans lesquels il intervient. Mais, la France accuse pour des raisons propres, d’autres sources portent les mêmes accusations.

Une conséquence, selon Roland Marchal Sociologue, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), de l’intervention du Groupe paramilitaire Wagner, c’est que l’armée malienne sera attaquée très frontalement et n’aura pas le backup de ses autres partenaires.

A cela, il ajoute les réticences de mouvements armés, à l’instar de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Autant de facteurs qui peuvent expliquer les atermoiements des autorités de la Transition.

Pour autant est-il important de rappeler que le Premier ministre, lors de différentes interventions, n’a parlé que de « Plan B ». Ce qui implique que nonobstant les levées de boucliers, c’est le Plan A qui court toujours.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: suspension de la constitution, nationalisme ou délire populiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-suspension-de-la-constitution-nationalisme-ou-delire-populiste-2954155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 16:13:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au moment où les autorités de la transition sont dans une dynamique d’écouter, de rassembler l’ensemble des forces vives de la nation pour poser les jalons d’un nouveau départ, certains exprimant leur soutien inconditionnel de la transition appellent paradoxalement à la suspension de la Constitution du 25 février consacrant un certain nombre de droits et de la liberté publiques.

Alors que président Assimi GOITA, a engagé des consultation tous azimuts avec les forces vives de la nation pour arracher un consensus autour des ANR, des politiques comme Aboubacar Sidick FOMBA et Jeamille BITTAR qui ne respirent que pour la Transition et la défense de celle-ci, ne ratent plus l’occasion d’aller au charbon même contre des valeurs pour lesquelles ils s’identifiaient en s’engageant dans la vie politique.

C’est ainsi que contre les positions politiques opposées à la démarche du gouvernement, donc de la transition, ils souhaitent la suspension de la Constitution en vue de maintenir ces voix dans le silence.

« Ce n’est pas une histoire du M5. Ma conviction est réelle. Je le dis, je le réaffirme, si ça ne tenait qu’à moi, je demande au président Assimi de suspendre la Constitution et de dissoudre toutes les formations politiques afin que nous ayons des formations politiques qui ont une légitimé en se reconstituant », a déclaré Jeamille BITTAR à nos confrères du LePays en réaction au communiqué du Parena l’accusation de torpiller des valeurs de la démocratie.

Après lui, c’était au tour de Aboubacar Sidick FOMBA dans un communiqué rendu public le mardi 23 novembre de défendre la même proposition.

« Le parti ADEPM demande aux autorités de la transition de réviser la charte de la transition et de suspendre la Constitution du 25 février 1992 au nom de laquelle certains politiciens profitent pour s’inscrire dans la déstabilisation du Mali », signé Aboubacar Sidick FOMBA, président du parti ADEPM, une formation politique qui fait son beau temps sur les réseaux sociaux en attendant de faire ses preuves sur le terrain.

Objectif de cette proposition est de faire taire et empêcher à d’autres la liberté d’expression, d’opinion et de mouvement dont ils ont pour autant bénéficié pour dire, en son temps, ce qu’ils pensaient de la gestion d’IBK.

Mouvement de déstabilisation ou pas, à ce jour, ces acteurs politiques ont invoqué hier la Constitution pour marcher et même organiser la désobéissance civile.

Des routes ont été barricadées, des bâtiments et édifices publics ont été saccagés. Des biens privés ont été pillés. Les traces de ces violences sont encore visibles sur les locaux de l’Assemblée nationales. Et certains agents victimes de ces actes attendent toujours réparation.

Pendant ce temps, certains politiques, s’ils le sont réellement, qui voulant s’accrocher à des responsabilités qu’ils bénéficient après le coup d’Etat veulent museler des individus.

C’est un délire qu’un individu se réclamant de la vie politique et défendant des valeurs démocratiques puisse plaider pour la suspension de la Constitution qui consacrent les principales libertés individuelles et collectives.

Aussi, c’est grâce à cette constitution que Jeamille BITTAR et Aboubacar Sidick FOMBA tire leur statut d’homme politique.

Outre cet aspect, le parti ADEPM face aux violations des textes de la CEDEAO par les chefs d’Etat qui la compose et leur instinct grégaire de déstabilisation de notre pays, demande aux autorités de la transition de retirer notre pays, le Mali, de la CEDEAO.

Et la suite va être quoi ? Le Dr Aboubacar Sidick FOMBA dans une démarche populiste semble oublier que la CEDEAO n’est pas la seule Organisation à laquelle le Mali est membre. Il n’y a pas que la CEDEAO qui nous met la pression ou qui prend des sanctions contre le pays. Il y a aussi l’Union Africaine dont le Mali est membre. Et si le pays suit leur logique, il sera presque isolé du reste du monde.

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos anti&#45;démocratiques: l’ADEMA&#45;PASJ s’insurge contre Choguel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-anti-democratiques-ladema-pasj-sinsurge-contre-choguel-2954152.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 16:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’ADEMA Association et le PARENA de Tiébilé DRAMÉ, le Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ) en veut au Premier ministre, Dr Choguel Kokalla MAIGA, pour avoir tenu des propos jugés anti-démocratiques. Dans un communiqué signé par le président Marimantia DIARRA, l’ADEMA PASJ montre ses biceps au chef du gouvernement et appelle le Président de la Transition à jouer pleinement son rôle de garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

Dans ledit communiqué, l’ADEMA affirme avoir constaté, depuis un certain temps, que le Premier ministre actuel de la Transition, le Dr Choguel Kokala MAIGA, et d’autres nostalgiques de la période révolue de la dictature et du parti unique ne cessent de pourfendre les acquis démocratiques arrachés de haute lutte, dans le sang par le peuple du Mali.

« Profitant des leviers du pouvoir de transition, le Premier ministre actuel est en train de dévoiler, jour après jour, sa vraie nature revancharde contre le Mouvement démocratique. Les récents propos lors de sa rencontre avec les notabilités traditionnelles et coutumières du pays en sont une parfaite révélation. Il martelait lors de ladite cérémonie que « le seul et unique bilan que la démocratie nous a légués est la floraison des associations et des partis politiques », s’insurge le président de l’ADEMA.

Le parti déplore que ces propos aient été ‘’repris par des pseudo-démocrates qui profitent des libertés individuelles et collectives chèrement acquises par le peuple malien pour jeter l’anathème sur les acquis démocratiques’’.

C’est pourquoi l’Adéma-PASJ, parti historique, héritier de la révolution de mars 1991, dénonce avec véhémence ces propos du Premier Ministre de la Transition et de certains nostalgiques de la dictature militaire incarnée par le Général Moussa Traoré et son parti unique I’UDPM.

L’ADEMA qualifie les propos du Premier ministre de malencontreux, d’inacceptables et d’insultes à la mémoire des martyrs de mars 1991.

Le président Marimantia DIARRA estime qu’au moment où le pays a le plus besoin de rassemblement de tous ses fils et filles à un tournant historique marqué par de multiples défis, de tels discours haineux et vindicatifs sont à bannir et à combattre sans concession aucune.

Ainsi, face à ce qu’il décrit comme la falsification et la réécriture délibérée de l’histoire démocratique de notre pays, l’ADEMA-PASJ estime qu’il devient impérieux pour les démocrates de s’unir face à l’apologie de la pensée unique du Premier ministre de la Transition qui menace la démocratie chèrement acquise par le peuple malien.

« Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice ne tolérera aucune attaque injustifiée contre les acquis démocratiques, la révolution populaire du 26 mars 1991 », a déclaré le président du parti, avant de lancer un appel pressant et patriotique au Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, à jouer pleinement son rôle de garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale dans un pays en proie à de multiples défis, gage de réussite de la Transition.

&nbsp;

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accidents de la route: l’excès de vitesse, la 1ere cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/accidents-de-la-route-lexces-de-vitesse-la-1ere-cause-2953775.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 14:43:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">« Réduire la vitesse pour sauver des vies sur la route », tel était le thème de l’édition 2021 de la journée mondiale du souvenir des victimes de la route célébrée, ce dimanche 21 novembre 2021, dans notre pays, à l’instar des autres pays du monde.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">La cérémonie officielle de lancement des activités a eu lieu, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE; sous la haute présidence de la Ministre des Transports et des Infrastructures, DEMBELE Madina SISSOKO, qui avait à ses cotés, le ministre de la Santé et du développement social, Diéminatou SANGARE et celui de la securité intérieure et de la protection civile, Daoud Ali MOHAMEDINE.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">On y notait également la présence du Représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé au Mali, Baptise Jean Pierre ; du représentant du maire de la commune IV, Alkassoum Amadoun MAIGA ; de la directrice générale de l’Agence nationale de la securité routière, DOUMBIA Diadji SACKO ; du représentant de l’Association des victimes et parents de victimes de la route (AV-PAR) ; etc.<br />Pour sa part, l’hôte de la cérémonie, Alkassoum Amadoun MAIGA, a d’abord salué au nom de son conseil communal. Ensuite, il a soutenu que le thème de cette année était plus que d’actualité et interpellait tous.<br />Le maire a osé espérer que cette journée soit mise en profit pour passer en revue, les différentes activités menées dans le domaine de la route avant de se pencher également sur les difficultés rencontrées afin de se projeter dans l’avenir.<br />De son coté, Baptise Jean Pierre, dans son intervention a expliqué que le thème de l’édition 2021 visait à informer le plus grand nombre de personnes sur les conséquences des accidents de la circulation et les inciter à lutter efficacement contre l’insécurité routière et à soutenir les victimes des accidents de la route.<br />Il a affirmé que les témoignages qui avaient été faits par les victimes des routes, montrent à tous qu’une seconde d’inattention ou un excès de vitesse peut non seulement briser les vies mais également faire augmenter le nombre d’orphelins dans ce pays.<br />A l’entame de son propos, DEMBELE Madina SISSOKO, s’est pieusement inclinée tout d’abord devant la mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont perdu la vie au Mali et dans le monde avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés.<br />Elle a rappelé que cette journée mondiale commémorait les graves et tristes événements survenus sur la route dans le monde entier, en général, et particulièrement au Mali.<br />Au passage, elle a déploré le fait que la plupart des victimes de la route soient des piétons et des usagers des engins à deux roues et qui soient majoritairement les enfants et les jeunes de la tranche d’âge allant de 5 à 29 ans.<br />Elle a signalé que la journée mondiale du souvenir des victimes de la route poursuivait des objectifs comme suivants : rendre hommage à toutes les personnes tuées et gravement blessées sur les routes ; reconnaitre le travail crucial des braves hommes de la protection civile qui ne cessent jour et nuit, de secourir aux victimes de la circulation routière ; plaider pour un meilleur soutien aux victimes de la route et à leur famille…<br />Selon la ministre des Transports et des Infrastructures, un accident mortel sur trois au Mali, est imputable à la vitesse excessive.<br />Au regard des constats, selon DEMBELE Madina SISSOKO, le développement enregistré dans le domaine de la vitesse a induit un accroissement dramatique de l’insécurité routière.<br />La ministre Madina SISSOKO a rappelé le Code de la route interdit de dépasser la vitesse maximale autorisée 50 kilomètres par heure en agglomération ; 110 kilomètres par heure par agglomération sur les routes à deux chaussées séparées par un TPC ; 90 kilomètres à l’heure en agglomération sur les routes revêtues.<br />Enfin, Madame la ministre a fait savoir que le code de la route précise qu’en temps de mauvaise visibilité notamment inferieur à 50 mètres, les vitesses sont abaissées à 50 kilomètres par heure sur l’ensemble du réseau routier et autoroute.<br />Signalons que la remise de don des matériels sanitaires au CHU Gabriel TOURE et à la Protection civile sise à Bamako-Coura, a marqué la journée mondiale du souvenir des victimes d’accidents de la route par la ministre des Transports et des Infrastructure DEMBELE Madina SISSKO.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Par SABA BALLO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violations des textes: le CPS&#45;URD charge</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/violations-des-textes-le-cps-urd-charge-2953773.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 14:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Parti Union pour la République et la Démocratie (URD), en raison de la gouvernance erratique qui y a cours, est plus que jamais en proie aux soubresauts de la 10e conférence nationale tenue le samedi 23 octobre dernier. C’est pourquoi, dans une lettre adressée au Président de la Commission Nationale de Conciliation et d’Arbitrage, le Collectif Pour la Sauvegarde de l’URD (CPS-URD) est engagé à exorciser le Parti de démons apparus, lors de ladite conférence, sous forme de composition taillée sur mesure du présidium, d’opacité autour des fonds engrangés et engagés pour l’organisation de l’événement, de dictature d’une majorité qui en impose à la majorité des 504 délégués… Quelles sont les graves entorses à la pratique et aux statuts et règlement intérieur relevées par le Collectif Pour la Sauvegarde de l’URD ?
<p style="font-style: inherit">La 10e conférence nationale de l’URD particulièrement électrisée par la désignation du candidat à la candidature du Parti n’a pas tenu ses promesses d’apaisement. Bien au contraire, à l’aune des différentes réactions, pendant et après, elle n’aura contribué qu’à exacerber les tensions. Toutes choses qui expliquent que des responsables et membres du BEN de l’URD dénoncent des irrégularités intervenues lors de la 10e conférence nationale de l’URD qui entachent sa sincérité et violent totalement les statuts et règlement intérieur de l’URD.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Un présidium taillé sur mesure</strong>
Ainsi, sur la composition du présidium, ils relèvent que pour la première fois dans l’histoire de l’URD, le présidium concocté par le premier vice-président Salikou SANOGO était composé ainsi qu’il suit : « le premier vice-président assurant les fonctions de président du Parti ; le 4e vice-président Mamadou DIAWARA président semble-t-il de la Commission nationale d’organisation de ladite conférence ; les secrétaires généraux du BEN ».
Ce, dénoncent-ils, à l’exclusion des 3e, 5e et 6e vice-présidents, de la Présidente du Mouvement National des Femmes et du Président du Mouvement National des Jeunes membres à part entière du BEN, pourtant présents dans la salle.
Selon les auteurs de la lettre, cette configuration intervenue contrairement aux habitudes, à la jurisprudence est créée sciemment pour imposer la volonté d’une seule personne fût-elle 1er vice-président du Parti, ou en tout cas d’une minorité entretenue.
« Cet acte posé et prémédité viole les règles démocratiques et les dispositions des articles 20, 49, 50, 52 des statuts et règlement intérieur. Ce présidium est fabriqué à dessein pour parvenir à imposer à la majorité des 504 délégués un simulacre de conférence nationale ».</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>L’opacité dans la gestion des fonds</strong>
Les responsables politiques ont également des griefs relativement au déroulement de la Conférence Nationale.
Dans ce registre, ils pointent du doigt que l’organisation, le budget, le financement de la conférence nationale et la source de financement n’ont jamais été soumis au BEN, encore moins au SE pour validation. D’où cette interrogation : « pourquoi cette opacité ? »
Pour ces responsables, qu’’ils soient par le biais du financement public ou de cotisations volontaires, les fonds engrangés et engagés pour assurer la couverture d’un tel événement doivent respecter les règles de transparence, de sincérité et de crédibilité.
Aussi demandent-ils de faire toute la lumière sur la provenance et la destination de ces fonds pour lesquels aucune réunion du SE et/ou du BEN n’a été tenue pour discussion et validation.
Le déroulement de la conférence est également entaché d’irrégularités, selon les auteurs de la lettre.
« Les membres du BEN majoritairement, y compris plusieurs vice-présidents n’ont pris connaissance du programme de la conférence nationale que dans la salle en même temps que les invités. Un refus catégorique et ferme a été opposé à une motion tout le long de la conférence. Toutes attitudes contraires aux règles démocratiques », ont-ils dénoncé, sans oublier de rappeler que ce refus ferme et catégorique de la part du 1er vice-président a failli entraîner des échauffourées.
Pour eux, c’est à son corps défendant que M. SANOGO a feint de réviser sa position. Ils estiment que c’est coincé, après la lecture difficilement obtenue et face à une quasi-unanimité des délégués à la conférence nationale, manifestée par des applaudissements assourdissants, le premier vice-président s’est aligné sur une intervention vide de sens qui dit :
‘’Que les motions doivent être inscrites au préalable à l’ordre du jour de la conférence puisque cela n’a pas été le cas, elles sont nulles et non avenues’’.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>La dictature d’une minorité</strong>
Pour les auteurs de la lettre, il n’y a plus de doute : « Cette conclusion imposée aux délégués qui ont réclamé à cor et à cri que la motion soit soumise démocratiquement au vote a fini de faire comprendre aux uns et aux autres que la conférence nationale était prise en otage ». Aussi tiennent-ils à noter que les motions sont universelles, et elles doivent être soumises à un débat et au vote.
Une autre violation et non des moindres relevées, c’est qu’ayant pris la mesure de la majorité acquise à l’application des bonnes règles de transparence et de démocratie, même les conclusions (vote du rapport, motions et résolutions préparées à l’avance) n’ont pas été soumises par le 1er vice-président à la censure des délégués de la conférence nationale. Ce, contrairement aux dispositions de l’article 50 des statuts qui stipule: « La conférence nationale se prononce sur le rapport d’activités du BEN qui fait aussi ressortir l’état du parti, la situation nationale et internationale.
Elle trace les perspectives jusqu’à la prochaine conférence. En cas de nécessité, elle procède au remembrement du BEN et à la relecture des textes du parti ».
De même, rappelle-t-on, l’article 52 des statuts qui stipule: « La présence des (3/4) de ses membres suffit pour qu’elle puisse valablement prendre une décision. Ses décisions sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres présents ».
L’article 48 du règlement intérieur, stipule : « La présence des (3/4) de ses membres suffit pour qu’elle puisse valablement prendre une décision.
Ses décisions sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres présents ».
In fine, l’on dénonce une violation systématique, orchestrée et exécutée contrairement à toutes les règles démocratiques, pire, contraires aux dispositions des statuts et règlement intérieur de l’URD. Toute chose qui autorise à croire que le parti se personnalise, et est en plein dans la dictature.
D’où l’impérieuse nécessité de dénoncer ces faits et d’y apporter les solutions idoines conformes aux textes de l’URD.</p>
<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PM à la rencontre des agents de la Haute administration: ‘‘le Mali n’a jamais été isolé, le Mali ne sera jamais isolé’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pm-a-la-rencontre-des-agents-de-la-haute-administration-le-mali-na-jamais-ete-isole-le-mali-ne-sera-jamais-isole-2953770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 14:32:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, a rencontré, hier lundi, au Centre international de conférence de Bamako les agents de la Haute administration alors que les rencontres se poursuivent en vue d’obtenir la participation de tous les acteurs aux Assises nationales de la refondation. Une fois de plus, le chef du gouvernement est revenu sur leur vision de Mali Kura et de la coopération du Mali avec ses partenaires en affirmant que son pays ne sera jamais isolé.</strong>

S’exprimant à cette occasion, le Premier ministre est revenu des raisons du coup d’État du 18 août 2020 et la rectification de la transition qui a permis à ce qu’il soit à la tête du gouvernement. De même, il a rappelé les actions prioritaires de son Plan d’action du gouvernement inspiré de la feuille de route du président Assimi GOITA.

Après ce rappel, il a rappelé aux agents de la Haute administration les missions phares qui sont attendues par la Transition dont l’exécution implique leur collaboration. Ces actions prioritaires s’articulent autour du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; des réformes politiques et institutionnelles ; de l’organisation des élections générales ; de la promotion de la bonne gouvernance.

Cependant, certaines de ces actions doivent être précédées par les Assises nationales de la refondation qui doivent définir les contours. Et l’organisation de ces assises entretient la contestation entre des acteurs politiques.
Contrairement aux acteurs favorables à sa tenue, les responsables du cadre et d’autres acteurs politiques estiment que l’organisation des ANR serait dilatoires et budgétivore.

« Il donne des indications pour orienter l’action de l’exécutif. Sa mise en œuvre resterait incomplète si ne se tenaient les Assises Nationales de la Refondations (ANR). D’avance, je donne l’assurance qu’elles ne seront ni des assises de trop, ni des assises susceptibles d’opposer une catégorie de Maliens à d’autres Maliens », a répliqué Choguel MAIGA lors de son intervention.
Selon lui, les Assises Nationales de la Refondation sont conçues pour restituer la parole au peuple souverain, afin qu’il se prononce sur son destin, qu’il soit l’artisan du projet politique national, et qu’il procède aux indispensables réformes politiques et institutionnelles.

Ensuite, il a évoqué la création d’un organe unique de gestion des élections (OUGE), autre point d’achoppement avec des détracteurs.

Selon le Premier ministre, pour réussir l’organisation des élections générales, la création de l’organe unique a été retenu, consécutive à la forte demande de l’ensemble de la classe politique.

« Qu’il s’agisse des Assises nationales ou de l’Organe Unique, des avancées significatives ont été réalisées. Un chronogramme a été élaboré, des termes de références validés, deux organes, le Panel des Hautes Personnalités et la Commission d’organisation, installés. Des indications précises ont été formulées à leur intention lors de leur installation solennelle », a expliqué le Premier ministre MAIGA.

Par ailleurs, il a abordé les relations entre le Mali et certains de ses partenaires dans un contexte de vives tensions diplomatiques, même si elles ont baissé ces deux derniers jours.

« La CEDEAO a décidé de nous sanctionner. Nous en prenons acte tout en déplorant la décision. Pourtant, la concertation fondée sur la bonne foi aurait permis l’instauration d’une fructueuse collaboration. Elle nous a opposés la réalité des textes. Nous lui avons opposé le principe de réalité (la réalité du terrain) », a-t-il déclaré.

Si l’exigence de la CEDEAO est d’aller aux élections dès février 2022, le Premier ministre pense que celles-ci interviendraient après un amendement des textes afin d’éviter les crises politiques et les contestations postélectorales répétitives.
A niveau, il a rappelé que cette révision des textes en matière de gestion des élections avait été dans un passé récent une recommandation de la CEDEAO.

« D’aucuns ont parlé de bras de fer entre nous et l’organisation subrégionale. Il n’en est rien. D’autres ont parlé d’étouffement. Nous nous posons la question : quel intérêt des pays que nous considérons tous comme des pays frères ont-ils à nous étouffer ? », a-t-il clarifié.

Il a également été question de la coopération entre le Mali et la Russie.
« L’on a essayé de nous dissuader de nouer un partenariat avec la Russie. C’est vite oublier les données de notre histoire contemporaine. Peu de pays dépassent l’ex-URSS dans la mobilisation de l’aide au développement en faveur du Mali. Enfin, certains ont parlé d’isolement. A cela, je réponds, le Mali n’a jamais été isolé, le Mali ne sera jamais isolé », a affirmé M. MAIGA.
Selon lui, ce qui doit être clair pour tous, est que les Maliennes et les Maliens, dans leur écrasante majorité, ont opté pour une Transition de rupture.

« C’est une donnée non négociable, car il en va de notre renaissance pour cesser d’être le vieil homme malade de l’Afrique de l’Ouest et reprendre notre place dans le concert des nations en jouant de nouveau le rôle de pays-phare que nous avons été trois décennies durant », a promis le Premier ministre.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Velléités dictatoriales: le Parena appelle à la mobilisation contre CKM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/velleites-dictatoriales-le-parena-appelle-a-la-mobilisation-contre-ckm-2953763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 14:29:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’Adema Association, le Parena a aussi rédigé un communiqué pour déplorer et s’indigner contre les propos du chef du gouvernement et celui du porte-parole du M5 sur le mouvement démocratique. Dans son communiqué, le Parena s’inquiète contre l’instauration des velléités dictatoriales et liberticides du régime du M5 pour remettre en cause les acquis démocratiques arrachés au prix de sacrifice ultime.

Sonnant la mobilisation contre le Premier ministre et son projet qu’il juge anti démocratique, le Parena invite les marginalisés du M5, les Maliennes et les Maliens, les démocrates de tous horizons, tous ceux qui sont épris de liberté et de justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à se rassembler pour mettre en échec les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ; la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, notamment la résistance à l’autocratie, entre autres.

<strong>DÉCLARATION DU PARENA SUR LES NOSTALGIQUES DE LA DICTATURE ET DU PARTI UNIQUE, ET LEUR PROJET DE RESTAURATION AUTORITAIRE</strong>

Le PARENA dénonce les attaques du Premier ministre de la transition et celles du Porte-parole du M5 contre le cadre démocratique et républicain instauré au Mali depuis le renversement du régime de parti unique en mars 1991.

Jetant peu à peu les masques et cachant difficilement leur haine de la démocratie et du pluralisme politique, les héritiers du CMLN et de l’UDPM, que sont Choguel Maïga et Jeanmille Bittar, ont multiplié les déclarations provocatrices et les attaques frontales contre les acquis démocratiques obtenus de haute lutte et dont les tenants de l’UDPM ont été parmi les principaux bénéficiaires.

&nbsp;

En effet, recevant des chefs de villages et de quartiers, le 11 novembre 2021, regrettant le temps du parti unique, exprimant ouvertement sa nostalgie de la dictature, le Premier ministre a déclaré : « le seul et indiscutable bilan que la démocratie nous a légués est la floraison des associations et des partis politiques ».

Embouchant la même trompette, le Porte-parole du M5 a déclaré sur LTV:

« je profite de votre micro pour demander au colonel Assimi de dissoudre l’ensemble des partis politiques …..et que la constitution de la 3è République soit suspendue… ».

Faisant fi de la situation générale du pays qui se détériore jour après jour, le Premier ministre apparaît pour ce qu’il est: le plus grand diviseur commun du pays (PGDCP) au moment où le Mali a besoin de rassemblement en ces circonstances historiques graves.

Il devient clair que la transition est entrée dans une nouvelle phase, celle de l’hégémonie des partisans de la dictature qui utilisent le pouvoir d’État transitoire pour faire l’apologie du parti unique et menacer les libertés démocratiques.

&nbsp;

Le Carré des Martyrs, le Pont des Martyrs, le Monument des Martyrs, la Pyramide du Souvenir sont, entre autres, des symboles indélébiles de la lutte héroïque du peuple malien, pendant des décennies, pour sa dignité et pour la liberté.

Hommage à nos martyrs!

Hommage à ceux qui sont morts dans les cachots de la dictature, à ceux qui ont porté et qui portent les cicatrices indélébiles d’abominables tortures, aux déportés dans les bagnes du Sahara, aux exilés !

Devant les assauts répétés contre le cadre démocratique et républicain, contre la constitution de 1992, contre les acquis de la révolution de mars 1991, le PARENA invite:

– la présidence de la transition et le CNT à clarifier leurs positions sur le multipartisme et la préservation du cadre démocratique;

– les démocrates épris de liberté et de justice dans la diaspora, à Bamako et dans les régions à faire front contre les velléités dictatoriales et liberticides du régime du M5.

Il exhorte les sensibilités marginalisées du M5 à se démarquer clairement et nettement de l’aventurisme politique qui menace les fondations du régime démocratique et républicain.

Le Parti pour la renaissance nationale invite les Maliennes et les Maliens, les démocrates de tous horizons, tous ceux qui sont épris de liberté et de justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à se rassembler pour mettre en échec:

– les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ;

– la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, notamment la résistance à l’autocratie, la lutte pour l’avènement de la démocratie ainsi que pour les progrès enregistrés dans la satisfaction des droits économiques et sociaux.

Tous debout et unis pour relever le Mali et le sauver!

<strong>Bamako, le 22 Novembre 2021</strong>

<strong>Pour le PARENA</strong>

<strong>Tiébilé Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intervention militaire de la France au Mali: avant Tessalit, les évacuations des bases françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/intervention-militaire-de-la-france-au-mali-avant-tessalit-les-evacuations-des-bases-francaises-2953077.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 10:48:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans le sillage de la remise du camp de Tessalit relevant du secteur N°2 du théâtre-Est de l’opération Maliko aux Forces armées maliennes par la Force Barkhane intervenant après l’abandon de l’emprise de Kidal, conformément à l’annonce de réadaptation du dispositif militaire français par le président MACRON, il importe de revisiter un pan de l’histoire souvent tumultueuse des relations militaires avec notre partenaire historique. </span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">20 septembre 1960 : accord sur la gestion des bases militaires
Un accord est intervenu entre la République française et la République soudanaise pour le regroupement des forces terrestres françaises stationnées à Gao, Tombouctou, Sévaré, Ségou, Nioro et Kayes sur la base de Kati.
Ce mouvement est conforme aux accords de coopération franco-maliens signés en juin dernier à Paris. Ces accords prévoyaient notamment le maintien de la base terrestre française de Kati et celui des trois bases aériennes de Bamako, Tessalit et Gao.
Aux termes de la décision franco-malienne, les diverses garnisons françaises terrestres devaient avoir réintégré la base de Kati au 1er octobre 1960. À cette même date, et selon la même décision, l’état-major de la brigade stationnée à Bamako et placée sous le commandement du général Claude Charles sera dissous. Les effectifs fiançais stationnés au Soudan n’étant pas officiellement connus, il n’est pas possible encore de connaître le chiffre total des troupes devant faire mouvement. On sait seulement, de source informée, qu’il est relativement peu important.
On apprend dans les milieux officiels que le gouvernement du Mali vient de demander le détachement, en qualité de conseillers techniques auprès des forces maliennes, de trente officiers et sous-officiers français, et qu’une demande similaire sera faite dans les prochains jours en ce qui concerne des cadres des armes spécialisées.
Concernant la gendarmerie, dont le commandant de groupement, le lieutenant-colonel Marcel Auriol, et ses officiers ont quitté Bamako, on croit savoir que, là aussi, le gouvernement fédéral envisage de faire appel à un certain nombre d’entre ses membres comme conseillers techniques.
Jeudi 22 septembre 1960 : naissance de la République du Mali
Le congrès extraordinaire de l’Union soudanaise a proclamé jeudi que la République soudanaise s’appelait désormais « République du Mali «, et qu’elle se proclamait libre de tous engagements et liens politiques à l’égard de la France. Debout et par acclamation, les congressistes ont constaté que la Fédération du Mali n’existait plus en tant qu’entité territoriale. M. Modibo KEITA a d’autre part annoncé l’instauration d’une économie socialiste planifiée, mais qui n’entraverait par les activités du secteur privé.
La proposition adoptée précise que la « République du Mali « est libre de tous engagements et de liens politiques vis-à-vis de la France.
L’Assemblée soudanaise, convoquée en session extraordinaire, a officiellement entériné les motions du Congrès de l’Union soudanaise, s’employant à renforcer l’indépendance. La totalité des compétences jusque-là détenues par la Communauté a été transférée au gouvernement malien, et les prérogatives du chef de l’État malien ont été confiées à Modibo KEITA.
La situation étant ainsi clarifiée, rien ne s’oppose plus à l’admission de la République soudanaise à l’O.N.U. sous le nom de Mali. Le gouvernement français a d’ailleurs l’intention de parrainer cette candidature auprès de l’Assemblée générale, en même temps que celle de la République du Sénégal.
La décision prise à Bamako de dégager la République du Mali de tout lien politique et de tout engagement envers la France n’implique pas de rupture totale. L’attitude adoptée est analogue à celle des dirigeants ivoiriens et de leurs amis du Conseil de l’Entente.
Le Président Modibo KEITA ne pouvait évidemment pas défendre des positions se situant en deçà de celles qui avaient été adoptées il y a trois mois par M. Houphouët-BOIGNY. D’autre part, dans l’atmosphère enfiévrée qui règne à Bamako depuis un mois le leader soudanais ne pouvait pas manquer, ne fût-ce que par concession vis-à-vis des éléments extrémistes de son parti, de se montrer très ferme dans ses propos.
Mais, pour continuer à bénéficier de l’assistance technique française, les pères fondateurs du Mali nouveau veilleront à ne pas rompre avec Paris. Ayant des problèmes pratiques à résoudre, ne souhaitant pas adopter une ligne de conduite guinéenne, dont ils ont mesuré les conséquences, ils se rallieront à la formule du statu quo. Tout au plus invoqueront-ils la caducité des accords lorsque leur application leur sera défavorable…
Un fait est significatif : au moment même où s’opère le regroupement sur la base de Kati des forces françaises stationnées sur le territoire de la République du Mali ceux qui ont proclamé la République demandent des instructeurs militaires français.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">23 septembre 1960 : le télégramme de Modibo à De Gaule
Le Président Modibo KEITA a adressé un télégramme au général de Gaulle pour l’informer des décisions prises par le gouvernement de la République du Mali.
Les observateurs présents à Bamako ont remarqué à l’issue du congrès de l’Union soudanaise que les motions qui demandaient la rupture des relations diplomatiques avec la France et l’évacuation des bases militaires cédées à la France n’ont pas été retenues, à l’initiative de Jean-Marie KONE, vice-président du gouvernement.
L’attention s’est également portée sur un passage du discours de M. Idrissa DIARRA, dans lequel le secrétaire politique de l’Union soudanaise se déclarait «douloureusement peiné en constatant que certains dirigeants africains acceptent délibérément de se faire les auxiliaires de la division en Afrique, et, nous prêtant des sympathies pour telle ou telle idéologie, faisaient exprès de confondre un certain dirigisme économique avec le communisme».
26 septembre 1960 : la France reconnaît le Mali
Prenant acte que la République soudanaise avait pris le nom de République du Mali, le gouvernement français a décidé de reconnaître cette République comme État indépendant et souverain, annonce-t-on au secrétariat d’État chargé des relations avec les États de la Communauté.
Cette reconnaissance a été notifiée au Président Modibo KEITA par Wybaux, consul général de France à Bamako, lequel, en attendant que soit nommé dans cette ville un agent accrédité de chef d’État à chef d’État, ce qui exige une délibération du conseil des ministres, a été désigné en qualité de chargé d’affaires.
2 novembre 1960 : les accords diplomatiques
La République française et la République du Mali ont décidé d’élever leurs représentations diplomatiques au rang d’ambassades. Le gouvernement malien a donné son agrément à la nomination de M. Fernand Wibaux, consul général de France à Bamako, comme chargé d’affaires.
9 novembre 1960 : des accords avec la France
A la suite d’une récente déclaration de M. MESSMER, ministre des armées, sur la défense de l’Afrique, le parti gouvernemental de l’Union soudanaise (R.D.A.) a publié un communiqué spécifiant notamment :
« A) Que la République du Mali n’est liée à la République française par aucun accord, à plus forte raison de défense ;
« B) Que la mise en place de l’armée malienne a été faite dans l’esprit des accords passés entre la France et l’ex-Fédération du Mali, rendus caducs par le seul fait de la République française et dénoncés ensuite par la République du Mali ;
« C) Que les solutions empiriques adoptées par la France et la République du Mali avant de nouvelles discussions pour de futurs accords de coopération, ne sauraient avoir valeur d’accords. «
Rappelons que Pierre MESSMER, parlant au déjeuner de l’Association des journalistes d’outre-mer, avait évoqué en termes généraux le regroupement des forces françaises en Afrique noire en vertu des accords, sans faire état de la situation particulière de la République du Mali.
Le 20 janvier 1961 : la structuration de l’Armée
Le Président Modibo KEITA rappela par « décision politique » le Colonel Pinana DRABO pour jeter, sous le commandement du général SOUMARE, les bases de la nouvelle armée du Mali. Ce jour-là, le tout nouveau Commandant s’attela avec d’autres officiers, dont son frère Kélétigui DRABO, à structurer l’armée du Mali avant que le président ne demande l’évacuation des troupes coloniales, vingt jours plus tard.
Le 20 janvier 1961 : quatre mois après la proclamation solennelle de l’indépendance de la République du Mali le 22 septembre 1960, les députés, réunis en séance plénière de l’Assemblée nationale, adoptent la loi n° 61-26 qui crée le drapeau national du Mali. Celui-ci sera composé de trois bandes verticales et égales de couleur verte, or et rouge.
Trois mois plus tard, le 20 janvier 1961, après avoir été adoubé par l’Assemblée nationale et investi à l’unanimité comme Chef de l’État, le Président Modibo KEITA invite le corps diplomatique accrédité dans son pays et leur tient ce discours sans ambiguïté :
«Je vous remercie de vous être distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses préoccupations pour répondre à mon invitation.
L’importance de la communication exige que je vous la fasse moi-même.
À l’heure qu’il est, l’Ambassade de France en République du Mali est informée par mes soins de la décision de mon parti et de mon gouvernement de voir la France évacuer les bases militaires de Bamako, de Kati, de Gao et de Tessalit, qu’elle occupait du fait des accords franco-maliens signés à Paris le 22 juin 1960, entre elle et la Fédération du Mali et qui deviennent caducs après les événements du 19 au 20 août 1960 et l’acte de reconnaissance par la France du gouvernement du Sénégal, acte qui consacre la dislocation de la Fédération du Mali.
La République du Mali a affirmé sa volonté de coopérer avec la France sur la base de la non-ingérence dans nos affaires intérieures et du respect de notre souveraineté. La décision de mon parti et de mon gouvernement ne met nullement en cause cette volonté. Elle est l’expression de notre conviction qu’à moins d’abandon volontaire de souveraineté de la part d’un État jeune ou d’accords particuliers dans le domaine de la défense, les troupes de l’ex-puissance coloniale ne peuvent stationner sur le territoire de l’ex-colonie aux côtés des troupes du jeune État. D’autre part, le peuple du Mali, l’Union Soudanaise-R.D.A., et le gouvernement de mon pays ont toujours affirmé leur option en faveur de la politique de non-alignement sur l’un ou l’autre des deux blocs. Cette attitude est en contradiction avec la présence, sur son territoire, des troupes d’une puissance étrangère et à laquelle ne le lie aucun accord et qui d’autre part est engagée dans le pacte militaire d’un bloc.
Je prie vos Excellences d’informer vos gouvernements respectifs et d’attirer leur attention sur notre ferme décision de l’évacuation rapide des troupes stationnées en République du Mali.
Je vous remercie. »
Les troupes françaises sont donc priées de plier bagage, telle est la volonté et la position clairement affirmées des nouvelles autorités souveraines de Bamako. Volonté de matérialiser l’indépendance ? Affirmation de la souveraineté ? Ou une manifestation de solidarité sans faille à l’égard du peuple frère algérien qui à travers le FLN avait était passé à la lutte armée contre l’armée coloniale ?
Les historiens diront que l’anticolonialiste, le progressiste et panafricaniste Modibo KEITA n’était pas homme à laisser sur son territoire une armée coloniale continuer de dominer et d’asservir un peuple frère qui lutte pour recouvre sa liberté et sa dignité. Mais ça, c’est une autre histoire.
Continuons et disons simplement comme le président de l’AMEMOK (Association pour la Mémoire de Modibo KEITA), M. Sanounou KEITA que « dans les conditions de l’époque, pour les combattants de l’indépendance, ce fût un acte courageux, téméraire, patriotique et surtout visionnaire de créer dès le 1er octobre 1960 notre armée et d’exiger dès le 20 janvier 1961 l’évacuation des bases militaires maliennes qui étaient occupées par les troupes coloniales».
Mais l’Histoire retiendra que c’est à partir du juin 1961 que l’armée coloniale a commencé son retrait de notre territoire. Ainsi, de juin à septembre 1961, toutes les bases françaises ont été évacuées. La dernière, la Base 162 de Bamako, actuelle Place d’armes du Génie, sera évacuée le 5 septembre 1961.
C’est donc, ce 5 septembre 1961, et non le 20 janvier 1961, que le dernier contingent des militaires français a quitté le sol malien. À cette occasion une cérémonie militaire solennelle a été organisée au cours de laquelle le drapeau malien a été hissé à la place du drapeau français. C’est pour cette raison du reste que l’avenue reliant le Monument de la paix et celui de l’Indépendance sera baptisée, « Avenue du 5 septembre 1961 ».
20 janvier 1961 : volonté de normalisation des rapports
Malgré les incompréhensions de première heure (l’éclatement de la Fédération du Mali, le problème de l’admission du Mali à l’ONU, l’évacuation des bases militaires françaises à la demande du gouvernement de Modibo KEITA) la volonté de normaliser les rapports entre les deux pays était réelle, de part et d’autre. De Gaulle dépêcha auprès de Modibo KEITA André MALRAUX, lequel a défini ainsi les bases de la coopération entre le Mali et la France, le 20 janvier 1961, dans une déclaration au moment de l’évacuation des bases militaires françaises.
Les rapports franco-maliens, qui sont entrés dans une phase de tension depuis le 22 septembre 1960, date à laquelle le Mali décida de rompre tout lien politique avec la France, ont besoin d’être normalisés. Autant la situation des fonctionnaires français détachés au Mali doit faire l’objet d’un examen attentif, autant l’évacuation des bases militaires françaises en territoire malien réclamée par le gouvernement le 20 Janvier 1961 doit faire l’objet d’un suivi de part et d’autre. Au-delà, il y a les relations économiques, et financières, à évaluer le Mali étant devenu indépendant et restant toujours dans la zone franc.
Ces relations peuvent être envisagées au plan bilatéral et au plan multilatéral dans le cadre ouest-africain notamment des pays ayant en usage le franc CFA.
23 janvier 1961 : conditions techniques de l’évacuation des troupes françaises
À Gao où est installée l’une des quatre bases militaires françaises au Mali, on accueille sans aucune la décision du président Modibo Keita de demander à la France d’évacuer toutes ses installations militaires dans l’ex-Soudan. En effet, cette demande était attendue depuis que le gouvernement soudanais devenu malien avait fait connaître en septembre dernier qu’il considérait comme caducs les accords de défense signés entre la France et la Fédération du Mali du fait de l’éclatement de cette dernière et de la reconnaissance du Sénégal par la France.
Les effectifs militaires stationnés à Gao – base aérienne – avaient d’ailleurs été considérablement diminués et une quarantaine d’Européens seulement y sont encore installés.
On affectait cependant sur place de croire officiellement qu’un « modus vivendi « pourrait être trouvé, et, ces derniers jours encore, des travaux avaient été entrepris à la base de Tessalit, située au nord de Gao, à la frontière algérienne.
Les parties s’accordent à dire que des négociations vont s’ouvrir pour fixer les conditions techniques de l’évacuation des troupes françaises demanderont un certain temps. En effet, le Mali souhaite que le départ des militaires français s’effectue sans que ses transports intérieurs en soient affectés. Or l’infrastructure des aéroports de Gao et surtout de Bamako sont pour le moment confiés aux militaires français et il faudra un certain délai pour assurer la relève.
On estime d’autre part que le fait que le président Modibo Keita ait tenu à se réserver les deux portefeuilles de la défense et des affaires étrangères dans les circonstances actuelles est révélateur de la sensibilité du dossier coté malien.
Annonçant la décision malienne à propos des bases françaises, le président Modibo KEITA a d’ailleurs souligné devant le corps diplomatique réuni à cet effet que cette décision « de son parti et de son gouvernement ne mettait nullement en cause la volonté de la République du Mali de coopérer avec la France sur la base de la non-ingérence dans nos affaires intérieures et du respect de notre souveraineté. «
22 mars 1961 : des camions quittent Kati pour Abidjan
Une centaine de camions transportant du matériel militaire ont quitté mercredi 22 mars 1961 la base française de Kati à destination d’Abidjan.
Kati est, avec Gao, Bamako et Tessalit, une des quatre bases militaires françaises existant encore au Mali, dont l’évacuation avait été demandée par le gouvernement malien. Un second convoi, composé de deux jeeps et deux camions transportant une trentaine de chauffeurs militaires, partira de Gao pour Bamako les 8 et 27 avril 1961.
4 avril 1961 : accord complet avec la France
Les négociations « franco-maliennes » (fédération du Mali s’entend) se sont terminées ce matin jeudi 31 mars 1961. Les deux délégations sont parvenues à un accord complet sur les derniers points qui restaient à résoudre. Elles se sont félicitées de l’esprit de compréhension et d’amitié qui a constamment animé les négociations. Cette réunion met le point final aux négociations franco-maliennes. La signature ou le paraphe des accords définitifs « franco-maliens » est intervenu le lundi 4 avril 1961, à 9 h. 30, à l’hôtel Matignon.
Côté du Mali (fédération s’entend) participait notamment aux pourparlers de jeudi matin : Senghor, président de l’Assemblée législative du Mali, qui présidait la délégation malienne ; Modibo KEITA, président du gouvernement fédéral du Mali ; Mamadou DIA, chef du gouvernement sénégalais, vice-président du gouvernement fédéral du Mali, et Lamine-GUEYE, président de l’Assemblée législative du Sénégal.
La Fédération du Mali et la République malgache présenteront leur candidature à l’O.N.U. sous parrainage français. Les deux États auront une représentation diplomatique propre dans certains pays, dont le choix est laissé à leur discrétion. Dans tous les autres cas la République française assurera la défense de leurs intérêts, étant entendu que chacune de nos missions diplomatiques à l’étranger pourra accueillir un national malien (Malien et Sénégalais) sur la demande de son gouvernement.
Les hauts commissaires à Dakar et à Tananarive seront remplacés par un « haut représentant «, titre que portera également le représentant de la Fédération du Mali à Paris.
Sur le plan de la coopération militaire que va-t-il se passer ? Il y aura-t-il «cession» ou «libre disposition» des bases militaires ?
À partir de la signature des « accords franco-maliens », la France disposera d’un Bureau d’aide militaire à Dakar et la Fédération du Mali, qui comprendra une armée de quatre mille à cinq mille hommes, «cède» à l’armée de la Communauté les bases qui lui sont nécessaires, dont Dakar, Tessalit et Bamako.
Mais cet accord ne sera jamais mis en œuvre en raison de la rupture entre le Mali et le Sénégal.
11 avril 1961 : l’évacuation des bases françaises se poursuit
Dans un discours qu’il a prononcé à Gao, au cours d’un voyage d’inspection dans la boucle du Niger, le président Modibo Keita a déclaré le mardi 11 avril 1961 : «l’évacuation des bases françaises au Mali a commencé et elle est même assez avancée.
Notre demande n’est pas fondée sur une hostilité à l’égard de la France, mais il est inconcevable qu’un pays indépendant ait sur son sol une armée étrangère destinée à mater les velléités de lutte pour l’indépendance… Je pense que les dirigeants et les officiers français comprendront notre position et feront en sorte que cette évacuation soit opérée rapidement et sans difficulté aucune pour conserver la confiance réciproque entre les deux pays et permettre au Mali de coopérer avec la France comme avec tous les autres pays. «
2 mai 1961 : Modibo reçoit un émissaire de Gaule
Maintenant qu’un accord est trouvé sur la défunte Fédération, il faut à présent chercher à normaliser les relations entre les deux pays.
C’est dans ce cadre qu’André Malraux, ministre d’État chargé des affaires culturelles, arrive le mardi 2 mai 1961 à Bamako, où il est envoyé en mission par le général de Gaulle afin de rencontrer Modibo KEITA, et lui transmettre un message de sa part.
Si aucune information filtré de la rencontre sur l’objet de cette mission officielle, l’on s’accorde à dire dans les milieux parisiens que celle-ci avait pour but de passer en revue l’ensemble des relations franco-maliennes. Dans ce cadre général, André Malraux qui avait l’estime et le respect du président Modibo Keïta étudierait les conditions dans lesquelles pourrait s’exercer l’aide technique au Mali.
Le ministre a donné mardi à Bamako une réception à laquelle assistaient de nombreuses personnalités du Mali, dont Madeira Keita, ministre de l’Intérieur et de l’information, ainsi que le corps diplomatique et des représentants de la colonie française de Bamako
L’ambassade de France a publié un communiqué précisant que l’entretien entre le chef de l’État malien et le ministre d’État avait été très cordial et que le message personnel du général de Gaulle concernait, selon des indications officieuses, l’ensemble des relations franco-maliennes et l’avenir de ces relations.
8 mai 1961 : l’envoyé personnel de Modibo à l’Élysée
Le général de Gaulle a reçu lundi après-midi 8 mai 1961, à l’Élysée, le Dr Seydou Badian KOUYATE, ministre de l’Économie rurale, envoyé personnel de Modibo KEITA. Le Dr Kouyaté a remis au chef de l’État français un message personnel du président de la République du Mali. Ce document répond à la lettre personnelle que le général de Gaulle que le président Modibo Keita avait reçu la semaine dernière à travers André Malraux, ministre d’État français chargé des affaires culturelles.
7 juin 1961 : la base de Kati évacuée
Concomitamment à ces négociations, Kati, la plus importante base militaire française au Mali, a été complètement évacuée mercredi 7 juin 1961. Elle comprenait un matériel considérable et un personnel essentiellement constitué par des troupes appartenant à l’infanterie de marine. Matériel et personnel ont été évacués sur Dakar et Bobo-Dioulasso.
Le communiqué officiel du secrétariat d’État français à la défense et à la sécurité annonçant la fin de l’évacuation précise que les bâtiments et les installations diverses que comprenait cette base ont été entièrement transférés au gouvernement du Mali à compter de cette date.
Restent en cours d’évacuation les bases aériennes de Bamako, Tessalit et Gao.
13 juillet 1961 : évacuation de la base de Tessalit
La base aérienne de Tessalit, située sur les confins sahariens, à la frontière nord du Mali, a été entièrement évacuée par les forces françaises, conformément à la demande malienne, et remise au secrétariat d’État malien à la défense.
Le communiqué malien annonçant cette évacuation indique que celle-ci s’est déroulée dans de bonnes conditions.
1er septembre 1961 : évacuation de la base de Bamako
Le gouvernement malien a annoncé officiellement que «l’évacuation du territoire malien par les forces françaises est entrée dans sa phase finale».
Un train spécial a transporté de Bamako à Dakar 812 tonnes de matériel militaire. Ce matériel est évacué vers la base aérienne de Bel-Air, au Sénégal. D’autres matériels militaires sont évacués par avions et cargos. Ces matériels proviennent de la dernière base française restant au Mali, qui est la base aérienne de Bamako.
Les trois autres bases françaises qui restaient au Mali lors de la demande d’évacuation des bases formulée par notre pays ont déjà été évacuées au cours des derniers mois.
5 septembre 1961 : fin de l’évacuation des bases françaises dans notre pays
Les forces françaises ont terminé mardi l’évacuation du territoire malien. Le dernier détachement français a quitté, en effet, la base aérienne de Bamako, qui était la dernière base militaire à être encore occupée par l’armée française.
Le départ de l’armée française de la base de Bamako termine ce cycle d’évacuation, met fin également à la période de soixante-dix-huit années d’occupation militaire totale française de notre pays.
A cette occasion, Mamadou Diakité, secrétaire d’État malien à la défense et à la sécurité, a déclaré notamment que si le début de l’évacuation des bases françaises du Mali avait donné lieu à quelques difficultés, cette évacuation s’était déroulée de façon satisfaisante. Toutes choses qui, dit-il, « laissent bien augurer des relations futures entre la France et le Mali «.
Rappelons que l’évacuation des bases françaises avait été officiellement demandée par le Mail le 20 janvier 1961 par Modibo Keïta. Quatre bases françaises restaient alors au Mail. Trois d’entre elles, comme celles de Kati, Tessalit et Gao, furent évacuées respectivement les 8 juin, 6 Juillet et 2 août. Le départ de l’armée française de la base de Bamako termine ce cycle d’évacuation, met fin également à la période de soixante-dix-huit années qui s’est «coulée depuis l’occupation militaire française de l’ancienne colonie du Soudan.</span></p>
<p style="text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">21 mai 1962 : signature de plusieurs accords à Moscou
Le président Modibo Keita est arrivé ce lundi matin 21 mai 1962 à Moscou pour une visite officielle d’une dizaine de jours, la première que le chef du jeune État africain entreprenne dans les pays de l’Est. Accueilli à l’aéroport par M. Khrouchtchev lui-même, retour de Bulgarie, et conduit aussitôt à sa résidence du Kremlin, comme tous les chefs d’État, le président Modibo Keita a eu avec le chef du gouvernement et les autres dirigeants soviétiques plusieurs entretiens. Il a entrepris ensuite un voyage en province qui l’a conduit notamment à Sotchi, à Tachkent et à Leningrad. Après son départ de Moscou, le 31 mai 1962, le Président Modibo Keïta s’est rendu à Prague puis en Allemagne fédérale.
Les relations soviéto-maliennes ont été établies il y a un peu plus d’un an. Ouvertes en fait par les accords militaires conclus à Moscou en février 1961, elles avaient abouti notamment à la fourniture de matériel, elles prirent leur départ officiel en mars de la même année, avec l’arrivée dans la capitale soviétique Madeira Keita, à l’époque ministre de l’Intérieur et de l’information. Plusieurs accords furent conclus à l’issue de cette visite, notamment un traité de coopération militaire, économique et technique assorti d’un crédit de 40 millions de roubles, ainsi qu’un accord d’échanges culturels. Peu après, le premier ambassadeur du Mali, M. Mamadou Keita, prenait son poste à Moscou.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Source : archives Info-Matin</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Détentions des enfants en temps de COVID&#45;19: l’UNICEF appelle à une réforme de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/detentions-des-enfants-en-temps-de-covid-19-lunicef-appelle-a-une-reforme-de-la-justice-2953074.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 10:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Congrès mondial sur la justice avec les enfants qui se tient du 15 au 20 novembre 2021 de manière virtuelle au Mexique a réuni les décideurs politiques, les praticiens du droit, les universitaires, la société civile, les enfants et les jeunes. Il a pour but d’influencer la justice pour enfants, explorer les meilleures pratiques, favoriser la coopération scientifique et sensibiliser à l’environnement adapté aux enfants.

En cette occasion, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié un rapport intitulé «La détention d’enfants en temps de COVID». Cette nouvelle analyse de l’UNICEF estime que plus de 261 000 enfants sont détenus dans le monde. Aussi, il ressort du document que plus de 45 000 enfants ont été libérés de détention et rendus en toute sécurité à leur famille ou à une alternative appropriée depuis le début de la pandémie de COVID-19, selon de nouvelles données publiées ce lundi 15 novembre 2021 par l’UNICEF.
Face à cette situation insupportable, le Fonds appelle à une réforme de la justice des mineurs pour mettre fin à la détention de tous les enfants.
Ainsi, le rapport intitulé «La détention d’enfants en temps de COVID» révèle que les gouvernements et les autorités de détention d’au moins 84 pays ont libéré des milliers d’enfants depuis avril 2020, date à laquelle l’UNICEF a attiré l’attention sur leur risque accru de contracter la COVID-19 dans des espaces confinés et surpeuplés, et a appelé à leur libération immédiate.
« Nous savons depuis longtemps que les systèmes judiciaires sont mal équipés pour répondre aux besoins spécifiques des enfants ; une situation encore exacerbée par la pandémie de la COVID-19 », a déclaré Henrietta FORE, Directrice générale de l’UNICEF.
« Nous félicitons les pays qui ont tenu compte de notre appel et ont libéré les enfants de la détention. En protégeant les enfants de conditions qui auraient pu les exposer à des maladies graves, ces pays ont pu vaincre la résistance du public et susciter des solutions de justice innovantes et adaptées à l’âge des enfants. Cela a prouvé quelque chose que nous savions déjà ; des solutions de justice adaptées aux enfants sont plus que possibles», a-t-elle ajouté.
Espaces confinés et surpeuplées
Le rapport indique aussi que les enfants en détention, y compris en détention pré et post-procès, en détention pour l’immigration, détenus en relation avec un conflit armé ou la sécurité nationale, ou vivant avec des parents en détention sont souvent détenus dans des espaces confinés et surpeuplés. Ils ne bénéficient pas d’un accès adéquat aux services de nutrition, de soins de santé et d’hygiène, et sont exposés à la négligence, aux abus physiques et psychologiques et à la violence sexiste.
Nombre d’entre eux se voient refuser l’accès à un avocat et à des soins familiaux, et sont incapables de contester la légalité de leur détention.
De plus, la COVID-19 a profondément affecté la justice pour les enfants, en fermant les tribunaux et en restreignant l’accès aux services sociaux et judiciaires essentiels. Ainsi de nombreux enfants, y compris des enfants des rues, ont été détenus pour avoir enfreint les ordres de couvre-feu et les restrictions de mouvement liés à la pandémie.
Une autre analyse de l’UNICEF montre que dans le monde entier, 261 000 enfants en conflit avec la loi ; ceux qui ont été présumés, accusés ou reconnus comme ayant commis une infraction sont détenus.
Le document intitulé «Estimation du nombre d’enfants privés de liberté dans le cadre de l’administration de la justice » ; la première analyse de ce type depuis 2007 ; prévient que la tenue incomplète des dossiers et le manque de systèmes de données administratives dans de nombreux pays signifient que le nombre est probablement beaucoup plus élevé.
Mettre fin à la détention de tous les enfants
La Directrice générale de l’UNICEF a indiqué que « tout enfant détenu est la preuve de l’échec des systèmes, mais cet échec est encore plus grand », insistant que les systèmes judiciaires censés protéger et soutenir les enfants ajoutent souvent à leur souffrance.
Pour ré-imaginer la justice pour les enfants et mettre fin en toute sécurité à la détention de tous les enfants, l’UNICEF appelle les gouvernements et la société civile à agir dans différents domaines.
Il s’agit d’investir dans la sensibilisation aux droits juridiques des enfants dans les systèmes de justice et de protection sociale, en particulier pour les enfants les plus marginalisés ; développer l’aide juridique gratuite, la représentation et les services pour tous les enfants ; donner la priorité à la prévention et à l’intervention précoce dans les cas de délinquance infantile, ainsi qu’à l’orientation vers des alternatives appropriées.
Il s’agit également de mettre fin à la détention des enfants, notamment par des réformes juridiques visant à relever l’âge de la responsabilité pénale ; garantir la justice pour les enfants survivants de violences, d’abus ou d’exploitation sexuels, notamment en investissant dans des processus de justice adaptés aux enfants et aux femmes.
Par ailleurs, l’UNICEF appelle à la mise en place des tribunaux spécialisés adaptés aux enfants, ainsi que des tribunaux virtuels et mobiles.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: transition, le concours de muscle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-transition-le-concours-de-muscle-2953072.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 10:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la pipolisation de la politique, place à la téléréalité politique. Les diatribes à l’accent guerrier, les réquisitoires tapageurs jugés politiquement incorrects menés par Poulo, Président du Cadre d’Echanges des Partis et Regroupements des partis politiques pour une Transition réussie au Mali, dans le rôle de poil à gratter des autorités de la Transition, lui ont, semble-t-il, valu un kidnapping raté par de mystérieux ravisseurs, dont on ne devrait plus s’encombrer de vouloir démasquer les commanditaires.

L’on ignore si le Président de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), Housseini Amion GUINDO doit son salut à sa vélocité, ses longues jambes étant un atout majeur dans le sprint ou à sa science occulte du camouflage ou d’évanescence.
Bref, il ne s’est pas fait chopé réussissant à se fondre dans la nature. Il faut rappeler qu’en matière de camouflage, la nature est le meilleur allié. Les bidasses le savent mieux que quiconque.
L’idée de l’ancien ministre pour tous les amateurs de sports et observateurs du marigot politique malien, où grouillent toutes sortes d’amphibiens et pas toujours des plus bienveillants, paraissait lumineuse.
Parce que l’argumentation cède le pas à l’intimidation, la délibération s’incline sous le poids de la pression, alors que les propositions de réponses sécuritaires, sociales et politiques ajustées au plus près des aspirations des populations ne sont que rarement au rendez-vous. Des dérives aussi organisées qu’inquiétantes en ces moments d’apnée démocratique où les fora sont devenus des aires de paresse intellectuelle, des déserts de réflexion, une « rectification de la trajectoire » relèverait de l’urgence la plus absolue.
À rebours des manipulations idéologiques, démagogiques et populistes, il faut se battre pied à pied pour sauver l’essentiel, le Mali qui ne coïncide malheureusement pas avec les agendas de la plupart des nouveaux oracles qui battent les estrades avec un vrai talent oratoire propre à endormir les oreilles non averties.
Dans le cas de Poulo, avec un optimisme raisonné, l’on peut dire que tout est bien qui finit bien. Un épisode de la téléréalité politique consacré à des garanties de sécurité est annoncé.
La bonne nouvelle est de Poulo lui-même : « Je tiens personnellement à remercier toutes celles et ceux qui ont manifesté de la solidarité dans l’épreuve que nous venons de vivre ma famille et moi-même.
Je salue particulièrement le ministère de la sécurité avec lequel j’ai pu entrer en contact et qui s’est porté garant de ma sécurité ainsi que de celle des miens. De ce fait, j’ai pu regagner mon domicile l’esprit rassuré ». C’est la fin de la clandestinité et un retour plus ou moins serein en famille.
Mais est-ce la fin du verrouillage de la critique à coup d’exhibition des biceps?
L’exercice de refondation devrait interpeller quant au respect de certains fondamentaux en lien avec la démocratie, tel le droit « à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi » (article 4 de la Constitution).
Pour cela, il faut dératiser les officines gangrenées par les idéologies radicales, sortir des combats d’arrière-garde, d’un délire complotiste commun à tous ceux qui se sont inscrits dans une logique de détestation de la différence, de blackbouler l’autre pour ses opinions.
« C’est la différence qui est jolie », chantait le Rossignol Salif KEITA, l’ambassadeur de la musique malienne.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rencontre Panel des ANR et Cadre d’échanges: l’ultime tentative d’arracher la participation inclusive</title>
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<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 10:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Panel des hautes personnalités chargées de l’organisation des Assises nationales de la refondation (ANR) a entamé, hier mardi, une série de rencontres avec des acteurs politiques opposés à l’organisation de ces rencontres qu’ils jugent budgétivores et dilatoires. Lesdites rencontres ont commencé par une délégation du Cadre d’échanges. Après ce regroupement, d’autres acteurs politiques sont sur la liste d’attente comme ceux du PARENA. L’objectif de démarche est de convaincre ceux qui ont opté pour la politique de la chaise vide afin de les amener autour de la table.

Des personnalités désignées par le président de la Transition, Assimi GOITA, pour conduire les Assises nationales de la refondation (ANR), dont la phase finalement doit se tenir en décembre prochain ont rencontré des responsables du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie.

La réunion inaugurale de la série de rencontres tenue à l’hôtel Salam de Bamako a été l’occasion d’une prise de contact entre les deux parties, de prendre connaissance des dossiers, selon des témoins de la rencontre. Cette initiative se présente comme la dernière chance pour arracher la participation de tous les acteurs politiques et de la société civile aux ANR.

Cette démarche est une instruction du Président de la Transition, Assimi GOITA, afin que ces assises soient les plus inclusives. D’où la reprogrammation de ces rencontres en décembre prochain.

A l’issue de cette 1ere réunion, le président de la CDS Blaise SANGARE et membre du Cadre d’échanges a déclaré à la presse : « Nous sommes venus écouter les personnalités en charge des ARN. Nous nous sommes dit que le dialogue est dans le gène des partis politiques. Il est essentiel au Mali que les gens puissent s’écouter et s’entendre. Tant qu’on ne se comprend pas, on ne pourra pas aller de l’avant. C’est dans cette profonde philosophie et de mise ensemble des idées et des capacités que nous avons décidé de nous mettre en branle ce matin (NDLR: hier mardi 16 novembre) », a expliqué Blaise SANGARE.

Selon lui, il n’y a pas de raison de refuser de venir à la rencontre des personnalités du Panel des Assises nationales de la refondation qui sont reconnues pour leur neutralité et leur engagement pour le pays.

« La rencontre n’était pas une réunion pour aboutir à des conclusions. Mais, elle ouvre la porte entre les deux partenaires et parties. Nous notons que le contact est pris. La relation est créée », a-t-il indiqué, avant de rappeler que la rencontre a été l’occasion également de remettre leur mémorandum aux membres du Panel.

Elle sera suivie d’autre réunion, a annoncé le responsable politique. Donc, à ce jour, il est trop tôt de dire si le Cadre d’échanges va revenir sur sa position initiale (le boycott des ANR).

En tout cas, dans leur document politique remis à des autorités de la Transition, les membres du Cadre d’échanges « émettent de vives inquiétudes face aux conditions de préparation des Assises Nationales de la Refondation dont ils ne voient nullement la pertinence. »

Pour des responsables de ce front politique, l’organisation de ces assises nationales de la refondation est planifiée dans le but de proroger le délai de la Transition qui devrait prendre fin en février 2022 avec l’organisation de l’élection présidentielle.

Dans la même veine, il est prévu que la délégation du Panel rencontre aussi le PARENA qui est également dans une posture de boycott des Assises nationales de la refondation.

L’information est confirmée par le secrétaire général du Parti, Djiguiba KEITA dit PPR. Toutefois, le jour et l’heure de la rencontre restent à déterminer.

A l’image du Cadre d’échanges, le Parti du Bélier blanc estime aussi que les ANR ne sont pas opportunes. Dans une déclaration, le parti dirigé par Tiébilé DRAME a appelé le président Assimi GOITA à créer « les conditions du sursaut et du rassemblement autour du Mali et de son armée », tout en renonçant à la tenue des « Assises de la Refondation » pour ne pas diviser davantage les Maliens autour de sujets comme l’Accord d’Alger ou le découpage territorial.

Ainsi, le PARENA propose que les 2 milliards prévus pour l’organisation de ces « Assises de la Refondation » soient destinés aux populations en détresse qui sont chassées de leurs terres et de leurs foyers par les groupes terroristes dans les cercles de Niono et Djénné, sur le « Plateau » et dans le Delta du Niger.

&nbsp;

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Koulouba: la promesse de Assimi aux Chefs de village</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/koulouba-la-promesse-de-assimi-aux-chefs-de-village-2952623.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 19:15:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA a reçu, vendredi 12 novembre 2021, dans la salle des banquets de Koulouba, les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali. À l’ordre du jour : les défis et enjeux socio-politiques auxquels fait face le Mali.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">C’était en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de la Transition, de l’Archevêque de Bamako ainsi que du Président du Haut conseil islamique.<br />Toutes les 19 régions du Mali, en plus du district de Bamako, ont répondu à l’invitation du Chef de l’État.<br />À l’unanimité, les légitimités coutumières et traditionnelles ont témoigné qu’une telle rencontre relevait « du jamais vu dans notre pays », car selon leurs précisions, c’était la toute première fois qu’un Président réunissait les représentants des terroirs ainsi que les notabilités sous un même toit.<br />M. Bajan Ag Hamatou, de la délégation de Ménaka, renchérit en déclarant que « les Chefs traditionnels ont toujours été écartés de la gestion du pouvoir, notamment dans le processus de prise de décisions. » Une erreur qui, selon lui, est en train d’être corrigée progressivement par le Président de la Transition, depuis son investiture.<br />Certains représentants des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses du Mali, ont, au cours de cette cérémonie, réclamé sans réserve, une rallonge de la Transition jusqu’à l’apaisement du climat social, politique et sécuritaire dans notre pays.<br />Quant à El Hadji Djibril DIARRA, patriarche des familles fondatrices de Koulikoro, « la prolongation de la Transition est une logique qui s’impose de facto aux Maliens au regard du contexte socio-politique, sécuritaire et humanitaire difficile que vit le pays. » Aussi, a-t-il exhorté les autorités de la Transition à persévérer dans la lutte implacable contre la corruption, la délinquance financière et l’impunité. Un soutien de taille qui n’a pas manqué d’en provoquer bien d’autres.<br />Les hôtes ont lancé un appel pressant aux Maliens à se donner la main pour la réussite de la Transition, quelle qu’en soit la durée.<br />De l’avis général, il ressort une vive opposition à la tenue d’une quelconque élection au mois de février prochain pour d’évidentes raisons de sécurité et de paix sociale. C’est pourquoi, M. Zantigui DIAKITÉ, Chef de la délégation de Bougouni estime que les Maliens doivent « prendre le temps de balayer d’abord la maison commune avant de songer à des élections ». Pour sa part, M. Oumar Cheick OUATTARA, Chef de la délégation de Koutiala, salue les différentes initiatives du Président GOÏTA depuis sa venue aux affaires.<br />Satisfait de ces bons témoignages, le Chef de l’État a salué la présence massive des légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses aux côtés des autorités de la Transition. « Votre engagement au quotidien est une chance énorme pour l’équilibre social qui est un facteur déterminant au sein de toute collectivité », a déclaré le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA avant d’inviter ces visiteurs de marque à poursuivre leur dynamique de soutien à « l’État en général et à la Transition en particulier ».<br />Le Président GOÏTA a réconforté les Chefs de village en s’engageant à leur octroyer, « dans un avenir très proche, en plus d’un macaron, un drapeau que chacun fera flotter en un endroit visible de sa maison, de préférence à la porte d’entrée ou au milieu de la cour ». Une information aussitôt accueillie par un tonnerre d’applaudissements, signe tangible de satisfaction de la part des concernés dont le leadership de certains a déjà permis de mobiliser les populations dans le sens des contributions volontaires à l’effort de guerre.</span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Syndicats de l’éducation: pantalonnade et reculade</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/syndicats-de-leducation-pantalonnade-et-reculade-2952620.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 19:12:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Après voir tenu en haleine l’opinion nationale, en particulier, tenu la dragée haute aux partenaires de l’école, par une pantalonnade dans un ramdam assourdissant, c’est leur face cachée que les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont donné de voir, ce vendredi, par une reculade spectaculaire avec la mise en abyme absolue et définitive de l’article 39 de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et l’éducation préscolaire et spéciale. Comme quoi, de seuil à deuil, il n’y a souvent qu’un petit pas.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Dans le communiqué n°2021-015 relatif aux négociations du vendredi 12 novembre 2021, on peut lire :<br />« Les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 informent les militantes et militants qu’ils ont participé à la conciliation du vendredi 12 novembre 2021 au ministère de l’Education nationale.<br />Ils tiennent à rappeler que ces négociations font suite à celles des 1er et 05 novembre 2021.<br />En ce qui concerne les négociations d’aujourd’hui, il convient de retenir que les deux parties sont restées sur leur position.<br />Le Gouvernement a proposé une augmentation de 10 à 15% de l’indemnité de responsabilité, ce qui revient à une augmentation par catégorie de : 4 650 FCFA pour la catégorie C ; 6 150 FCFA pour la catégorie B ; 7 575 pour le Professeur titulaire ; 8 700 FCFA POUR LE Professeur principal ; 9 450 pour le Conseiller pédagogique cat. A ; 10 200 FCFA pour le Professeur agrégé et inspecteur.<br />Les syndicats pour leur part ont manifesté leur disponibilité au dialogue. Ils ont demandé à la partie gouvernementale de s’inscrire dans la dynamique de l’élaboration de la grille du personnel enseignant tout en exprimant leur volonté d’aller à une flexibilité concernant ladite grille.<br />Les représentants du Gouvernement ont affirmé qu’ils n’ont pas mandat de discuter sur la grille. Il leur a été demandé de remettre aux autorités la grille aménagée remise par la partie syndicale.<br />Les conciliateurs ont sollicité les syndicats de revoir les différentes mesures en attendant qu’ils finissent leurs consultations avec les autorités sur la grille proposée par les syndicats.<br />C’est sur ces notes que les négociations ont été suspendues ».<br />Comme on le voit, les syndicats de l’éducation ont banni de leur vocabulaire l’article 39, quand il y a juste quelques mois le slogan était « article 39 ou rien ». Le produit de substitution, c’est une supplique au Gouvernement de s’inscrire dans la dynamique de l’élaboration de la grille du personnel enseignant. D’où peut bien venir cette métamorphose et cette magnanimité syndicale ; d’autant plus que le Gouvernement reste campé sur sa position et compte bien y rester avec sa grille harmonisée à lui et rien d’autre?<br />Dans leur disponibilité au dialogue dont ils gratifient les Maliens et leur volonté d’aller à une flexibilité concernant la grille amenée remise par la partie syndicale, dans la lettre circulaire n°020 portant modification de la lettre circulaire n°014 et 019 à l’attention des administrateurs scolaires et enseignants de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale : « Les Syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 remercient chaleureusement les enseignants et les administrateurs scolaires pour le suivi de leurs mots d’ordre déclenchés dans le but d’atteindre l’objectif commun.<br />Les syndicats de l’éducation afin de permettre aux directeurs de s’organiser et de mieux se préparer pour les actions futures demandent aux collègues de rendre les notes et les propositions qu’ils ont à leur disposition.<br />Aussi, en vue de donner le temps d’organiser les assemblées générales dans les meilleures conditions et en donnant une suite à la demande de la conciliation, les syndicats de l’éducation décident d’un allègement dans les mesures édictées dans la lettre circulaire n°019.<br />Ainsi, les mesures sont suspendues jusqu’à la tenue des assemblées générales.<br />Toutefois, la non-évaluation reste en vigueur.<br />Les syndicats de l’éducation sont convaincus de l’engagement des militantes, des militants et des administrateurs scolaires à défendre la fonction enseignante. Ensemble, nous vaincrons. »<br />Si l’on peut commencer à lancer un ouf de soulagement, il n’en demeure pas moins que cette lettre circulaire désarçonne par certaines de ses contradictions flagrantes. Le lien entre remise des notes et organisation des assemblées générales ; la confusion entre allègement dans les mesures édictées dans la lettre circulaire n°019 et la suspension des mesures visées dans ladite lettre circulaire sont de ces contradictions qui pourraient amener les plus soupçonneux à s’interroger sur l’état d’esprit des syndicalistes au moment de rédiger leurs communiqué et lettre circulaire.<br />En tout état de cause, nous venons d’assister à une reculade spectaculaire qui pourrait sonner le glas de tous les radicalismes. Dans le « Mali Kura », on rentre dans les rangs. Comprenne qui pourra.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">PAR BERTIN DAKOUO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Sans tabou: CKM, destination action ou diversion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-ckm-destination-action-ou-diversion-2952619.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 19:12:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Malaise social, marasme économique, insécurité grandissante, incertitude politique, relations détricotées avec les voisins…, le pays, de plus en plus, suscite l’inquiétude, nonobstant les enflammades de certains compatriotes abreuvés d’un optimisme béat. Le Stratège du Mouvement de contestation devenu chef du Gouvernement, en est pleinement conscient. Il a recours au modèle autoritaire-nationaliste qui a fait école et qui fait encore les beaux jours de pouvoirs autocratiques dont nous cherchons en ce moment à nous rabibocher. Il allume un incendie en plantant des banderilles à notre « partenaire historique » et en livrant la CEDEAO à la vindicte populaire.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Le stratagème consiste à fabriquer un ennemi extérieur et tous ceux qui ne porteraient pas d’œillères pour regarder dans la direction voulue, tous ceux qui s’autoriseraient des libertés pour se détourner des figures imposées seraient désignés « agents de l’étrangers » ou « forces rétrogrades » opposées aux « forces du changement ». Il en est ainsi. Quand la situation politique se caractérise par un vide des idées, elle est remplie comme à chaque fois par la violence des arguments pour paraphraser Jacques ATTALI. Mais là n’est pas le propos.
L’ennemi étant désigné, il faut un front uni, pardon une brigade pour mener la riposte face à une agression tout autant spécieuse. Ainsi, après les applaudissements des rentiers politiques et leur courtisanerie à deux balles subventionnée, ces spécialistes du retournement de veste, la valse spectaculaire des jeunes voltigeurs égarés sur les remparts, CKM, jamais avare en mise en scène pompière, reçoit pompeusement les Chefs Traditionnels et Coutumiers du Mali ‘’pour échanger sur la conduite de la Transition, les enjeux et les défis’’, selon un communiqué de la Primature.
«Kayes demande 5 ans pour la Transition », aurait dit le représentant de la première région, lors de la rencontre de ce vendredi avec le Premier ministre. On dirait que les chèques alimentaires ont altérés le jugement de certains vénérables, parce que de telles déclarations surréalistes nous ramènent au bas des pâquerettes. Elles illustrent de toute évidence le théâtre dans le ramdam de certains ‘’processionnistes’’ séducteurs jusqu’à l’obséquiosité. Depuis quand, en démocratie, un chef coutumier ou traditionnel peut-il engager une région ? Nous sommes dans une transition, certes, mais pas dans une anarchie où le tout-venant peut se draper d’une mission prophétique.
En définitive quelle est la destination de CKM en organisant de grand raout politique : diversion ou action ?
En s’engluant dans une réunionnite bréhaigne, il y a certainement une bonne dose de diversion, d’endormissement des oreilles non averties pour un triomphe certain de la chronophagie, le seul en agenda que l’on ne saurait objectivement mettre en doute en ces moments de frénésie autour des Assises Nationales de la Refondation qui en seraient le vernis de légitimité populaire.
L’action ? Elle semble se conjuguer aux slogans incantatoires, aux prédictions dans bien des dossiers comme celui de la sous-traitance la sécurité à un groupe privé russe, de l’école où l’harmonisation de la grille de salaire semble masquer une carambouille.
Loin de faire les cassandres qui annoncent la bérézina, il y a une urgence de reprendre la main en sortant des ravaudages pour que le « Mali Kura », de mythe devienne une réalité.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">PAR BERTIN DAKOUO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel répond à ses détracteurs: ‘‘ils ont la bouche pour parler…’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-repond-a-ses-detracteurs-ils-ont-la-bouche-pour-parler-2952616.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 19:07:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’organisation des élections n’est pas conforme maintenant aux aspirations du peuple, a estimé le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, ce samedi 13 novembre, à Ségou, en réaction à ses détracteurs politiques opposés à sa démarche sur la gestion de la Transition malienne.

Le chef du gouvernement a abordé à nouveau l’actualité politique du pays lors de la clôture du forum national sur l’entreprenariat jeunes et femmes en milieu rural tenu à Ségou, en réagissant à ceux qui le rendent déjà responsable du report des élections.
Eux, ce sont les acteurs opposés notamment à l’organisation des Assises nationales de la refondation, à la création de l’Organe unique de gestion des élections selon le format proposé par le gouvernement.
En répondant coup pour coup à ses détracteurs politiques, Choguel Kokalla MAIGA ne ménage pas les termes pour défendre ses initiatives.
« Laissons les adversaires de la transition parler. Ils ont la bouche pour parler, nous nous agissons, nous ne parlons pas, bien que nous avons la bouche pour parler», riposte le Premier ministre, Choguel MAIGA.
Si ces acteurs politiques se vantent de leur richesse, rétorque-t-il, la Transition, quant à elle, n’est pas à court de conceptions. Bien au contraire, affirme-t-il, le « gouvernement de la Transition est riche en idées et en initiatives».
Des actions, dont la finalité est de répondre aux préoccupations du peuple malien et non de satisfaire l’extérieur. La seule boussole et baromètre de la Transition reste l’intérêt du Mali, a-t-il insisté.
« Le gouvernement et le président de la Transition ont le souci que le peuple se sente fier d’avoir de tels dirigeants. Que les Maliens se reconnaissent dans tout ce qu’ils font. C’est la seule façon d’avoir la légitimité. Ce n’est pas une légitimité octroyée sur les médias étrangers par des dirigeants d’ailleurs », a ajouté Choguel MAIGA en se défendant des critiques mettant en cause sa légitimité pour être issu des rangs du mouvement de contestation M5-RFP dont la lutte a été parachevée par le coup d’Etat du 18 août 2020. Ce renversement est une opportunité pour ceux qui se réclamant des forces du changement de fixer un nouveau cap pour le pays contre la mauvaise gouvernance.
Les Assises nationales de la refondation envisagées à cet effet sont jugées trop coûteuses par certains en plus d’être dilatoires. Le projet est de proroger la transition, estiment des partis politiques ayant d’ailleurs opté pour la politique de la chaise vide lors de ces rencontres dont la phase nationale est programmée en décembre prochain.
« Si on veut faire le changement, si on veut être de vrais démocrates, pas de démocrates qui cherchent à faire plaisir à l’extérieur, il faut que la majorité silencieuse (50% des moins de 15 ans, 7( qui ont moins de 30 ans, 75% sont en milieu rural) se reconnaisse dans la façon de gouverner et de gérer le pays », a déclaré M. MAIGA.
La finalité de la Transition est d’obliger les hommes politiques à travailler au service du peuple, avant d’aller chercher des labels de satisfecit de bonne gouvernance à l’extérieur.
Cette étape de la vie de notre pays est plus importante que d’aller aux élections, selon lui. C’est pourquoi, a-t-il affirmé, l’organisation des élections n’est pas, à ce jour, la préoccupation des Maliens. Leur priorité, affirme-t-il, est la sécurité.
Il est persuadé que les acteurs qui réclament l’organisation des élections sont d’ailleurs convaincus que la situation n’y est pas favorable. Mais, il comprend que ce sont des discours pour faire plaire à l’extérieur.
La preuve : parmi ceux qui revendiquent les scrutins, certains ne peuvent pas « faire la campagne dans leur propre village ». Beaucoup d’entre eux le feront à la télé, ironise-t-il.
Le Premier ministre a également profité de l’occasion pour remettre les pendules à l’heure sur la relation entre le Mali et la France qui étaient très tendues quelques semaines plus tôt.
Choguel Kokalla MAIGA rassure que ce sont des divergences entre des dirigeants politiques qui n’entachent en rien les rapports entre les deux peuples.
« Trop de choses lient le peuple français et le peuple malien pour qu’ à cause d’une température qui s’élève souvent, on pense que nous sommes des adversaires», a-t-il indiqué.
Aussi, a-t-il ajouté : « Si on veut faire la politique, on ne peut pas décider d’être l’ennemi d’autres peuples. Après la communauté algérienne, la 2e communauté la plus importante, ce sont les Maliens. Leur part dans l’économie malienne est plus importante que l’aide au développement ».
Alors, commente-t-il, vouloir s’opposer au peuple français, c’est de brimer aussi l’intérêt des Maliens.
« On ne peut aller contre les intérêts de ces citoyens et contre le pays où ils vivent. Ils sont accueillis par les citoyens de ce pays qui les intègrent», a-t-il clarifié, insistant ensuite que l’honneur, la dignité et la souveraineté du Mali ne sont pas à marchander.
« On doit nous respecter. Nous cherchons les moyens d’assurer la sécurité de nos concitoyens parce que la sécurité est le premier besoin de l’homme. Un gouvernement qui ne peut pas assurer la sécurité des citoyens ne peut pas être légitime. Notre travail et engagement, c’est de sécuriser les Maliens. Tout le reste viendra après», a levé l’équivoque l’ancien responsable du comité stratégique du M5-RFP.
Quant aux Assises nationales de la refondation, elles portent la lourde responsabilité, désormais, de fixer le calendrier électoral des élections et par ricochet le délai de la transition. Son organisation a été repoussée à décembre prochain en vue de donner le temps aux réticents de revenir à de meilleurs sentiments, a-t-il justifié.
Malgré les décisions de boycott, le Premier ministre a déclaré que le gouvernement continue de les démarcher sur instruction du président de la Transition.
« Personne n’a été marginalisé. Tout a été fait pour que tout monde soit ensemble (…). Si des citoyens refusent, ils endosseront seuls devant l’histoire cette responsabilité », a affirmé le Premier ministre MAIGA, tout en invitant les jeunes et les femmes à se mobiliser lors de ces assises pour porter leurs préoccupations.
Pour lui, toutes les grandes nations ont connu leur période d’incertitude, le Mali n’est pas un cas inédit. À l’instar de ces nations, seule la détermination pourrait permettre au Mali de se remettre debout.
« C’est ce que l’on veut à la fin de la Transition », s’est-il fixé comme objectif ultime.
Par ailleurs, il a invité la population à la vigilance par rapport au mot d’ordre de certains acteurs politiques les appelant à la manifestation contre la situation de COMATEX par exemple, l’une des conséquences de leur mauvaise gestion.
Aussi, pour Choguel MAIGA, le dessous de ces agissements c’est vraiment mobiliser une partie de la population contre les nouvelles autorités.
« Les Maliens ne suivront personne pour déstabiliser la Transition. Je vous fais l’engagement que nous allons réhabiliter l’ usine de COMATEX», a-t-il promis. D’ici là, il a annoncé que l’Etat va payer sur les 2 milliards de FCFA d’arriérés de salaire 600 millions de FCFA.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conduite de la transition: recadrage d’une bavure diplomatique nigérienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conduite-de-la-transition-recadrage-dune-bavure-diplomatique-nigerienne-2944916.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 10:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 16 septembre 2021, la CEDEAO tenait, à Accra au Ghana, une conférence extraordinaire des chefs de l’État sur la situation dans notre pays et en République sœur de Guinée. À la suite de cette réunion, Hassan Massoudoum, ministre des Affaires étrangères du Niger, s’est prononcé en termes inamicaux et va-t-en-guerre contre notre pays qu’il accuse par procuration sur des rumeurs sur les antennes de RFI. Pour le chef de la diplomatie nigérienne « (…) l’évolution de la situation au Mali ne préjuge rien de bon, parce que les militaires marquent leur volonté lorsqu’ils disent que les élections ne sont pas leur priorité. Pour la CEDEAO, et cela a été réaffirmé : les élections, c’est notre priorité ». Et, le diplomate nigérien d’ajouter, ‘’en février 2022, les élections doivent avoir lieu, sinon nous allons associer l’ensemble de la communauté internationale aux sanctions contre les militaires maliens. Nous exigeons une feuille de route claire pour qu’on aille aux élections’’.

S’agissant toujours de notre pays, Hassan Massoudan annonce sur un ton comminatoire : «nous n’acceptons pas que, dans notre sous-région, des mercenaires viennent s’impliquer, viennent dégrader davantage la situation sécuritaire. Par conséquent, la CEDEAO condamne cette velléité du Mali de signer un accord avec cette société Wagner de mercenaires russes ».

Face à la diplomatie guerrière verbale, le gouvernement du Mali à travers le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a jugé utile de recadrer la bavure concernant les bons usages diplomatiques. Lisez le communiqué.

&nbsp;

<strong>COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT DU MALI</strong>

Suite aux déclarations du Ministre des Affaires Étrangères du Niger à l’issue de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 16 septembre 2021 à Accra, au Ghana, le Gouvernement de la République du Mali s’interroge sur les motivations réelles de cette sortie tout comme celle du Président Mohamed Bazoum en juillet dernier.

Dans la mesure où le Niger n’assume pas la Présidence en exercice de la CEDEAO, le Gouvernement de la République du Mali s’interroge à quel titre son ministre s’érige en porte- parole de l’Organisation dont les décisions et recommandations sont clairement énoncées dans le communique final du Sommet.

Le Gouvernement de la République du Mali condamne fermement et rejette ces propos inacceptables, inamicaux et condescendants de la part d’un responsable dont le pays a toujours entretenu d’excellentes relations avec le Mali et qui dispose de canaux bilatéraux pour aborder l’ensemble des questions d’intérêt commun dans un esprit constructif.

S’agissant de la volonté prêtée aux Autorités maliennes d’engager des «mercenaires», le Gouvernement de la République du Mali s’étonne et s’interroge sur ces allégations basées uniquement sur des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement de notre pays et de diabolisation de ses dirigeants.

Le Gouvernement de la République du Mali rappelle que dans l’accomplissement plein et total de sa souveraineté et dans le souci de préserver son intégrité territoriale et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États, il ne permettra à aucun État de faire des choix à sa place et encore moins de décider quels partenaires il doit solliciter ou pas.

Au regard de l’implication forte de l’ensemble de la communauté internationale aux côtés des pays du Sahel afin de lutter contre les nombreux défis auxquels ils sont confrontés, l’essentiel aujourd’hui est de conjuguer les efforts pour assurer véritablement le bien-être et la sécurité des populations du Sahel dans un esprit de cohésion et non pas s’appesantir sur des rumeurs.

En tout état de cause, le Gouvernement de la République du Mali, tout en déplorant vivement la position non concertée de notre organisation régionale contrairement aux usages diplomatiques et sur une question aussi grave touchant i la souveraineté d’un membre fondateur de la CEDEAO et un pays important dans la résolution de la crise sécuritaire au Sahel, reste disponible pour un dialogue franc et sincère à travers les canaux diplomatiques appropries.]]> </content:encoded>
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<title>Crise à l’URD: de troublantes révélations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-a-lurd-de-troublantes-revelations-2944912.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 10:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En pleine crise de l’URD, la plus grande depuis sa création en 2003, des cadres diagnostiquent une mauvaise gouvernance de la Direction du Parti qui se traduit par des violations flagrantes et répétées des textes. Une situation exacerbée par la précampagne électorale par des personnes jugées mal intentionnées qui veulent détruire le Parti.</strong>

C’était à la faveur d’un point de presse, le vendredi dernier, au lendemain d’une assemblée générale d’information à laquelle ont pris part 7 des 9 présidents des fédérations du Parti, au Palais de la Culture Amadou Hampathé BA.

Modibo CAMARA, Président de la Fédération de Koulikoro ; l’honorable Ould Mohamed FALL, Président de la Fédération de Tombouctou ; Abdrahamane DIARRA, Président du Mouvement national des jeunes et d’autres cadres étaient face à la presse pour apporter leur part de vérité sur la crise actuelle.

Sur les questions de forme, ils ont tenu à faire deux mises au point.

La première est relative à la légitimité contestée aux présidents des fédérations de convoquer une assemblée générale d’information, selon un communiqué de la Direction du Parti qui a circulé sur les réseaux sociaux.

« Autant les textes ne prévoient pas que les présidents des fédérations convoquent une Assemblée générale, autant ils ne disent nulle part que des cadres et militants ne peuvent pas se réunir pour parler de la vie du Parti », rétorque Abdrahamane DIARRA.

La seconde est relative au choix du Palais de la Culture pour tenir un point de presse, au lieu du siège de l’URD.

« Nous ne sommes pas partis au siège du Parti tout simplement parce qu’il est en rénovation. Nous ne sommes pas des rebelles, nous sommes membres de l’URD. Tous les candidats sont représentés dans cette salle à l’exception d’un seul », a tenu à clarifier M. DIARRA.

Sur le fond, les conférenciers fustigent : « depuis plusieurs mois l’URD traverse une grave crise de mauvaise gouvernance de la Direction actuelle exacerbée par la précampagne électorale orchestrée par des personnes mal intentionnées qui veulent détruire notre Parti ».

Dans leur genèse de la crise, ils remontent à la réunion extraordinaire du 9 février 2021 du Bureau Exécutif National (BEN) « au cours de laquelle il a été annoncé unilatéralement la mise en place d’une Commission de réflexion et d’orientation stratégique pour le Parti ».

Après des débats souvent houleux du Secrétariat Exécutif (SE), a-t-on fait savoir, la décision est amendée et il a été décidé de la mise en place de 4 commissions au lieu d’une : vie du Parti ; orientations et stratégies de positionnement politique ; reformes et programmes politiques ; financement et mobilisation des ressources.

Si les documents et recommandations de ces commissions ont été validés fin avril/début mai par le BEN élargi aux Mouvements des femmes et des jeunes, « à la date d’aujourd’hui, le rapport de synthèse n’a pas été distribué. Pire aucune des recommandations n’a été mise en œuvre », dénoncent les conférenciers.

Face à cette situation jugée préjudiciable au Parti, un groupe de cadres a élaboré et proposé au 1er vice-président, Salikou SANOGO, « des activités de redressement de la situation ».

Il s’agissait de : la mise en place d’une plateforme politique qui devrait permettre d’aborder sereinement les prochaines échéances électorales ; l’organisation de la Conférence nationale extraordinaire devant procéder, entre autres, au remembrement du BEN suite aux décès, aux nouvelles adhésions ou aux démissions au cours de l’année écoulée.

C’est devant l’échec des actions préconisées que le groupe de cadre a lancé « ce qu’on a appelé pétition, puisque ce terme n’est écrit nulle part, afin d’obtenir les 2/3 de signatures de membres du BEN nécessaires à la convocation d’office d’une Conférence Nationale Extraordinaire ».

Selon les conférenciers, l’engouement pour la signature a ébranlé les certitudes du 1er vice-président qui a été contraint de convoquer une réunion du BEN, le 21 août 2021, au cours de laquelle il a annoncé la convocation d’une Conférence nationale ordinaire le 23 octobre 2021.

« Quant au 2e point à l’ordre du jour de cette réunion du BEN, à savoir le lancement de l’appel à candidatures, plusieurs intervenants ont demandé son report à la prochaine réunion, en attendant les résultats des travaux de la Commission technique chargée de préciser le « modus operandi » de la sélection du candidat de l’URD à la présidentielle ».

En dépit des réserves, s’insurge-t-on, le 1er vice-président a adressé à tous les secrétaires généraux des sections une lettre circulaire d’appel à candidatures.

Les conférenciers se scandalisent du mode de désignation : chaque section ne peut faire remonter que la candidature de son ressort.

« Contrairement à ce que beaucoup disent que Soumaïla était le candidat naturel, en 2018, il a adressé une lettre aux sections pour leur demander de proposer des candidats. Ce qui tanche avec ce que nous voyons » a rappelé M. DIARRA qui souligne que le problème n’est pas une question de Boubou ou de tel autre candidat, mais de respect des textes.

« Les sections se voient refuser le droit de désigner les candidats à l’investiture », a enfoncé le clou l’honorable FALL.

In fine, le groupe a deux exigences : mettre en place une Commission technique dont la composition, les missions, la démarche et les recommandations seront validées par le BEN ; organiser la Conférence nationale le 23 octobre en respectant son ordre du jour statutaire.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La sécurité tout comme souveraineté se conquiert</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-securite-tout-comme-souverainete-se-conquiert-2944904.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 09:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une affaire d’Etat. Ç’en est bien une, celle de la société de sécurité russe Wagner, présentée dans la littérature propagandiste occidentale comme un nid de dangereux mercenaires, recrutés et formés contre les intérêts de l’Ouest. Le guerre de communication au milieu de laquelle se retrouve notre pays ramène l’équilibre des blocs 50 ans en arrière et a l’avantage de clarifier le jeu de certains.

A rebours de gentils humanistes et d’alliés mus par des préoccupations démocratiques, la belle France laisse tomber le masque pour laisser découvrir sa hideuse face du colonialiste qui tient à l’intangibilité de son influence sur ses possessions. A coup de chantages, Paris et ses complices colonialistes rouspètent et menacent : si jamais vous appelez les Russes, nous on plie bagage… L’opinion malienne et africaine, longtemps blasée et grugée piaffe d’impatience à la perspective et répond : jacta est alea ! Mogo be Allah ya ni m’i jan ! Si la France veut se retirer, grand bien lui fasse.

En embouchant la trompette de y en a marre, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, estampillé communiste et russophone pour avoir fait ses études en Ex-Union soviétique comme la plupart part des dirigeants de l’ex-junte met son pays sur la sellette, pardon fait passer sous les fourches caudines du grand capital qui perd patience. Et les demi-mots du Kremlin suivis des « sorties téléguidées du pouvoir malien dont le double-jeu» agace Le Drian , sont scrutés avec maestria. Comme au temps de la guerre froide, on fait recours à l’ancien testament : «celui qui n’est pas avec nous est contre nous». Ce qui exclut la diversification de partenariat dans le domaine de la coopération militaire. Ce que la tradition a longtemps observé par l’exclusive au profit de la France. Les temps changent, les acteurs, et les discours… Quelqu’un doit s’adopter ou dégager.

Mais si nous osons parler en garçon, ayons le courage d’agir en conséquence.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Wagner&#45;Gate: Choguel clarifie l’affaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/wagner-gate-choguel-clarifie-laffaire-2944902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 09:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présente au Mali depuis 2018, notamment pour sécuriser l’ambassade russe à Bamako comme dans d’autres capitales à travers le monde, la société Wagner est à la une de l’actualité depuis la révélation non démentie de Reuters de la possibilité de partenariat entre elle avec le l’État malien. Les arguties de la diversification du partenariat dans le domaine de la défense et de la sécurité alignées n’estompent guère la colère de Paris qui ne se satisfait pas d’un «nous n’avons rien signé avec Wagner, mais nous discutons avec tout le monde».

La France coutumière des lettres de cachet ne peut accepter qu’une de ses colonies, pardon ex-colonies, le Mali pour lequel plus de cinquante de ses soldats sont morts en opération depuis 2013, se départisse du devoir de reconnaissance ad vitam aeternam envers elle pour imaginer pactiser avec la Russie de Poutine via la société Wagner. Pour cette France, chantre des droits de l’homme et pays de la liberté, point n’est libre le Mali souverain de contracter avec qui il le veut pour sa sécurité et sa défense, mais il devrait toujours prendre ses ordres auprès d’elle. Parce qu’au cas, elles l’ignoreraient, selon Mme la ministre des Armées Florence PARLY qui s’exprimait sur le sujet la semaine dernière(mardi) devant la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée « si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent (…) » avec l’action de la France au Sahel…. Soufflant dans la même trompette que son homologue de la Défense devant la même Commission, le Chef de la diplomatie française, le Corse Jean-Yves Le Drian estime : «c’est absolument inconciliable avec notre présence ».

Le Franc-Malien servit jeudi par le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA avec des révélations troublantes n’arrange pas la tempête entre Bamako-Paris. Suite à la sortie du Premier ministre Choguel MAIGA qui a expliqué que Wagner est le plan B malien, Paris était en train d’étudier son plan B qui consistait en l’évacuation de ses troupes vers le Niger et une lâchée des djihadistes sur Bamako. La question est pourquoi Wagner, pardon la Russie, fait si peur à la France ?

En dépit du démenti officiel du Kremlin, ce mercredi 15 septembre, qui a annoncé qu’aucune négociation officielle n’est en cours, Paris ne décolère pas. Engagée visiblement dans une épreuve de nerf avec les colonels de Bamako ligués avec leurs homologues de Conakry, la France ne semble pas réaliser que le temps des menaces est révolu et celui de la géopolitique africaine a totalement changé de paradigme, pour ne pas dire qu’elle n’est plus en odeur de sainteté en Afrique. Le repli des forces françaises vers le Niger pourrait-t-il aller sans problème avec l’opinion publique nigérienne qui se pose légitimement la question pourquoi son uranium fait de la France la première puissance nucléaire du monde alors que les Nigériens dorment encore à la lumière des lampes tempêtes ?

En attendant que Paris son nouvel allié dans sa croisade contre le Mali ne se ressaisissent voici les réactions à enregistrées à la suite de l’affaire Wagner au Mali. Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, s’est exprimé, vendredi, sur l’envoi éventuel dans le pays de mercenaires russes du groupe de sécurité Wagner. Voici ce qu’il a dit.

&nbsp;

Vous savez, les questions sécuritaires sur lesquelles on a énormément de difficultés aujourd’hui. Parce que la situation est celle que vous savez. Vous avez des partenaires qui ont changé un peu leur politique. Vous avez, après le changement 18 août, sinon bien avant, des partenaires qui ont décidé requitter le Mali pour se replier sur d’autres pays.

Il des zones qui sont abandonnées qu’il faut occuper aujourd’hui, on ne peut pas laisser le vide.

Les forces ne suffisent pas pour amener une certaine dispersion des forces.

Nous sommes obligés aujourd’hui de nous interroger, si de la même façon dont les partenaires ont décidé de quitter certaines localités, s’ils décident désormais de partir, qu’est-ce qu’on fait ?

On est obligé de nous interroger. Est-ce qu’il ne faut pas avoir un plan B ? D’autant plus qu’on a vu des pays qu’on a lâché et les gens se sont retrouvés seuls.

C’est cette réflexion qui conduit à des débats aujourd’hui. On nous accuse de vouloir changer de stratégie. Le président (Ndlr : le Colonel Assimi GOÏTA) a dit simplement à la CEDEAO qu’on ne peut pas dans une situation où on apprend qu’il y a une attaque quelque part, on un hélico qu’on veut faire voler pour aller, on nous l’interdit. Au motif que cette zone, c’est une zone d’entraînement d’autres forces partenaires. Cette situation ne peut pas continuer.

C’était par le passé, mais aujourd’hui, on ne peut continuer dans ça.

Ça, c’est très clair. On ne peut pas nous interdire d’acheter du matériel à un pays si on a un accord parce qu’un autre ne veut pas.

On ne peut nous empêcher d’envoyer des gens se former dans un pays donné, parce qu’un pays ne veut pas. Et ce, d’autant plus qu’au départ, l’intervention des forces internationales était justifiée par 3 raisons :

Premièrement : détruire le terrorisme.

Deuxièmement, aider l’État malien à étendre son autorité et sa souveraineté sur l’ensemble du territoire.

Et troisièmement, appliquer les résolutions des Nations Unies.

Le terrorisme s’est étendu ; l’autorité et la souveraineté de l’État ne sont pas restaurées partout ; les résolutions des Nations Unies changent chaque année.

La dernière, c’est celle qui devrait passer, il y a deux semaines, le Mali a refusé l’augmentation du contingent de la MINUSMA, parce que ç’a été fait sans nous.

D’habitude, ça se fait sans le Mali, cette fois, on dit qu’on n’est pas d’accord. Donc, on dit à notre ambassadeur de s’opposer.

On ne peut pas augmenter le nombre d’éléments de la MINUSMA sans savoir pourquoi, qu’est-ce qu’ils vont faire ? Et qu’on discute. C’est ce qu’on a fait pendant 9 ans.

On va vers d’autres horizons. Je l’ai dit dans mon discours à la place de l’Indépendance le 4 juin alors que je n’étais pas investi par le président de sa confiance. Mais, j’avais déjà la désignation du M5.

J’avais dit très clairement qu’il faut qu’on ait la possibilité de regarder vers d’autres horizons, qu’on élargisse les possibilités de coopération pour maîtriser notre défense nationale. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Maintenant, naturellement, tout ce changement est difficile à être accepté, il n’y a rien d’autre que ça. Voilà là où nous en sommes.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dicko sur la prolongation de la Transition: »la décision de prolonger ou pas émanera du peuple souverain du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dicko-sur-la-prolongation-de-la-transition-la-decision-de-prolonger-ou-pas-emanera-du-peuple-souverain-du-mali-2944885.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 06:25:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La prolongation de la Transition est la reine des sujets qui fâchent au Mali, devant l’affaire Wagner. Si le CEDEAO pense pouvoir en imposer aux autorités transitoires maliennes et des voisins, en mal de recadrage, qui estiment y parvenir en concoctant des disputes diplomatiques, les religieux eux ne font pas mystère de leurs stratégies. Le Chérif des Chérifs sur la question est plutôt d’une limpidité surprenante. Pour lui et ses fidèles, il faut trois ans au Colonel et à son équipe pour redresser le pays et organiser des élections.</strong>

Pour sa part, le très respecté et éclairé Imam Mahmoud DICKO s’est prononcé sur le sujet dans les colonnes de notre confrère du Journal du Mali N°336 du 16 au 22 septembre 2021.
<strong>Extraits d’interview.</strong>

« Ce débat est trop sérieux pour que je le fasse de façon solitaire. Le Chérif de Nioro est un personnage respecté de notre pays. Son statut lui permet de dire certaines choses et nous respectons ses avis. Je me souviens, si je ne me dédis pas qu’au moment où l’on parlait de transition, j’étais parmi les gens qui avaient proposé 18 mois. J’en ai même discuté avec certains chefs d’État qui proposaient 12 mois. Je leur ai dit que 12 mois étaient peu et qu’à la limite ils nous donnent 18 mois. Il y a des chefs d’État qui m’ont appelé pour me dire qu’ils étaient d’accord avec ces 18 mois, à condition que ce délai soit respecté.

Aujourd’hui, la décision de prolonger ou pas émanera du peuple souverain du Mali qui doit se concerter de façon consensuelle pour que ce débat ne nous mène pas à des contradictions internes. C’est mon point de vue».

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité routière : l’apologie de la médiocrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securite-routiere-lapologie-de-la-mediocrite-2942140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 11:13:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[4 petites activités totalement réalisées et 18 qui ont été partiellement exécutées sur 49 prévues, soit un taux d’exécution respectivement de 8% et de 37% sur un budget arrêté en recettes et en dépenses à 2 270 675 000 F CFA, tel est l’horrifiant bilan du premier semestre de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) qui vaut étrangement à sa Directrice générale les lauriers tressés du Président du Conseil d’Administration (PCA) outrageusement laudateur, bien en cour.

Le Conseil d’Administration d’il y a quelques jours de cette Agence a fait un étalage épouvantable d’une gestion erratique. En effet, le programme d’activité annuel prévoit 49 tâches à effectuer. Selon la première responsable du service, lors du dernier conseil d’administration, c’étaient seulement 4 activités qui avaient été réalisées totalement et 18 l’avaient été partiellement sur 49 prévues, soit un taux d’exécution de 8% et de 37%.

Selon des sources bien informées, les 4 activités totalement réalisées sont : l’organisation d’un atelier de validation des statistiques ; l’organisation de la Journée pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO) ; l’organisation de la Journée nationale de la courtoisie sur les routes ; le contrôle routier à la veille de la fête de Ramadan.

Elle se cloue elle-même au pilori en révélant que le taux d’exécution du budget à mi-parcours est de 1 386 437 036 FCFA, soit 61,06%, termes de recettes, et de 286 263 214, soit 12,61%, en termes de dépenses. Comme on peut le constater, la balance est loin d’être établie laissant apparaître une inefficacité consternante.

L’on relève également certaines bizarreries dans le rapport d’activités.

Pour une allocation budgétaire de 331 000 000 FCFA, le rapport d’activité ne fait état d’aucune dépense d’investissement en un semestre. Les seules dépenses concernent le personnel (178 141 686 FCFA) et le fonctionnement (108 121 528 FCFA).

De même, pour un budget équilibré en recettes et en dépenses à 2 270 675 000 FCFA, le niveau d’exécution au 30 juin 2021 est de 286 263 214 FCFA pour un taux d’exécution, à la même période, de 12,61%. Ce qui est dérisoire.

En ce qui est de l’état d’exécution des recommandations issues de la vingtième (20e) session du Conseil d’Administration de l’ANASER, sur 8 recommandations, seulement 1 est en cours d’exécution, à savoir procéder à la finalisation du manuel des procédures administratives, financières et comptables.

Les 7 autres recommandations ne sont pas exécutées, dont celles relatives à : faire ressortir la situation des recettes de la redevance de sécurité routière par rubrique ; donner une base légale au paiement des ristournes liées au recouvrement des recettes de l’ANASER ; rendre opérationnel le numéro vert de la sécurité routière ; mettre en place un réseau d’élus locaux pour la sécurité routière.

L’on apprend de bonnes sources que l’exutoire trouvé à cette impéritie est, d’une part, la pandémie de COVID-19, d’autre part, le manque de personnel qualifié. Pourtant rétorquent des sources bien informées, avec le même personnel avant l’arrivée de l’actuelle Directrice Générale, jamais résultat aussi catastrophique n’a été enregistré. Ce qui incline à situer la responsabilité de cette contre-performance au niveau du management.

Pour sa part, le Président du Conseil d’Administration (PCA), lui, il applaudit à tout va et se laisse même aller à tresser des lauriers à la Directrice générale qui est de toute évidence coupable d’une piètre prestation, si elle n’est tout simplement pas scandaleuse au regard du fossé entre le nombre d’activités menées et l’enveloppe mise à sa disposition. Voilà une flagornerie confondante sur fond de passivité très déconcertante qui s’abreuve à la source de la médiocrité et de l’autolâtrie. Cette tarte à la crème du marketing administratif ne fera pas florès.

Selon le PCA, apprend-on, le reste de l’année sera consacré à la promotion de la sécurité routière, comme si l’ANASER avait autre mission que cela. Et pour cause, c’est est un établissement public à caractère administratif, créé par Ordonnance n°09- 003/P-RM du 9 février 2009, ratifiée par la Loi n°09-006 du 5 juin 2009. L’ANASER a pour mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière et de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier

Il faut signaler en plus que depuis 2011 une Convention signée avec ANANAS-CNJ est foulée au pied de même que des recommandations pertinentes de la 20e Session du Conseil d’administration.

Incompétence, léthargie, paresse intellectuelle et désert de réflexion, tous les ingrédients sont réunis pour une indigestion administrative au niveau de ce service pourtant de la plus haute importance pour les citoyens, en général.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tentative de déstabilisation du Mali: le collectif des membres du CNT fait front</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tentative-de-destabilisation-du-mali-le-collectif-des-membres-du-cnt-fait-front-2942134.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 10:51:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’annonce par le président de la Transition de la réadaptation du Traité de coopération en matière de défense entre le Mali et la France lors de la rencontre des chefs d’État du G5 Sahel, les autorités maliennes ne dorment plus.

Le rapport de la MINUSMA de ce lundi 30 Août 2021 qui survient après l’argument fallacieux d’utilisation des enfants mineurs dans l’armée comme motif de blocage de l’avion de transport militaire Airbus CASA C295 en lien également avec la sanction liée aux événements du 18 Août 2020 .

Le rapport de la MINUSMA accuse les FAMa d’exaction sur les civils et fait un silence radio sur le Traité de coopération en matière de défense entre le Mali et la France. Ce Traité protège juridiquement l’intervention française au Mali en violation de toutes les dispositions des questions de droit de l’homme et du droit des enfants.

Le collectif des membres du CNT pose les questions de compréhension suivantes :

1-quels sont les critères utilisés par la MINUSMA pour parvenir à identifier un civil innocent d’un civil terroriste?

2-Comment les ONG parviennent à faire la différence entre un civil terroriste et un civil non terroriste ?

3-Comment savoir que les civils tués par les forces onusiennes et Barkhane sont des terroristes, mais ceux tués par les FAMa sont des civils innocents et de surcroît sachant que toutes ces forces évoluent et agissent conjointement ?

4-Qui finance ces ONG de dénonciation sur le territoire malien ? Qui les protège et leur donne des informations pour parvenir à fournir les renseignements ?

5-Pourquoi toutes ces manœuvres après la demande par le président de la Transition de la réadaptation du Traité de coopération militaire entre le Mali et la France et de surcroît à un moment important où les FAMa engrangent des victoires sur l’ennemi ?

Les réponses à ces questions seront édifiantes pour permettre une compréhension plus éclairée de ce qui se trame contre notre pays.

Pour plus de précision, le Collectif des membres du CNT est à pied d’œuvre auprès de certains ministères pour l’identification de toutes les ONG au Mali et des Maliens renégats complices de ces relations incestueuses.

Le Collectif emploiera tous les efforts possibles afin de parvenir à publier la liste de toutes les ONG impliquées dans ces dénonciations calomnieuses.

Le Collectif des membres du CNT est sidéré par le comportement ambigu de la MINUSMA qui devrait être une force pour la paix au Mali et non une force complotiste pour la déstabilisation de notre pays.

Le Collectif des membres du CNT continuera sa sensibilisation et sa mobilisation, non seulement pour parvenir à un sursaut national, mais aussi pour la restauration de la souveraineté militaire, économique et culturelle du Mali.

Le Collectif demande au peuple malien de n’accorder aucune importance à ce rapport calomnieux et sélectif visant à ternir l’image de nos forces armées et de sécurité.

Le Collectif des membres du CNT invite la MINUSMA à reconsidérer sa position vis-à-vis de la souffrance du peuple malien, mais aussi à apporter son soutien au Gouvernement de transition pour la restauration de la paix et de la sécurité, conformément aux dispositions relatives à sa présence au Mali.

Le Collectif des membres du CNT invite les Maliens à ne pas céder aux chantages et à la manipulation.

<strong>Bamako le 30 Août 2021.</strong>

<strong>Aboubacar Sidick Fomba, Président de la Commission scientifique et porte-parole du Collectif des membres du CNT.</strong>

<strong>Fousseynou Ouattara, Président du Collectif des membres du CNT</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Que cherche encore l’imam DICKO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/que-cherche-encore-limam-dicko-2942131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/Dicko-ORTM-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 10:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’unisson et dans la fraternité de la foi, les chefs religieux du Mali se sont retrouvés, ce lundi 30 août 202, au siège du Haut conseil Islamique, pour délivrer leur Message de paix en vue de la mobilisation pour le sursaut national autour de la patrie en crise depuis 2012. Si l’initiative est favorablement accueillie par une grande partie de l’opinion, compte tenu du contexte socio-sécuritaire très volatile, force est de constater que tous les initiateurs de ce appel ne font pas l’unanimité.
Ainsi, la présence de l’imam Mahmoud DICKO est mal perçue par un nombre important d’internautes qui lui en veulent pour son passage au sein du M5-RFP qui s’est terminé par un sentiment de trahison. A la suite de la diffusion de ce message, la toile s’est braquée contre l’ancienne autorité morale du M5-RFP qui est pourtant, selon certaines sources, le principal initiateur. Les internautes voient dans cette initiative une autre manière pour l’Imam de se remettre en selle avant la présidentielle de 2022, après l’échec du M5-RFP.

Zakaria ZK Drabo : je ne crois pas à la sincérité de DICKO. Parce que les membres du bureau du Haut conseil islamique lui avaient demandé de venir faire une déclaration d’apaisement de la situation nationale après les évènements des 10, 11, et 12 juillet 2020. Il a refusé sous le prétexte que la situation n’était pas propice. Pour cela, maintenant qu’il a dévoilé son vrai visage à l’égard de ses anciens compagnons du M5 et qu’il est en perte de popularité, il essaie de se refaire une nouvelle popularité en se montrant comme un homme qui cherche la paix et qui cherche l’apaisement du Mali….

Madou Dembele : merci à vous tous pour cette belle initiative. On veut la paix. Inchallah !

Siraman Diarra : absolument, tu ne souhaites pas la paix plus que moi. Tous les rassemblements auxquels DICKO a participé, on a vu les effets dans le pays.

Bourama Fotigui : moi, je n’ai jamais confiance en DICKO. Je suis sûr qu’il veut faire quelque chose encore au Mali. Mais que Dieu protège le Mali.

Mamadou Fofana : un peu en perte, que la paix règne dans tous les pays du monde, longue vie à tout le monde.

Ba Moussa Traore : tous ceux qui critiquent DICKO ont parfaitement raison. Le temps passe, mais les faits restent. Un religieux est toujours prêt à pardonner et à réconcilier. Je ne vois pas quelqu’un au Mali qui peut critiquer DICKO mieux ou plus que moi. Les critiques d’un musulman ne doivent pas porter sur la personne, mais sur ses faits. Ainsi, il sera facile de pardonner si la personne change de comportement.
L’idée de DICKO est à saluer, car on a besoin que de la paix. Le Mali et les Maliens ont trop souffert. Donnons-nous la main pour avoir la victoire sur les ennemis.

Mamadou Chérif : vraiment on veut la paix au Mali, mais HAIDARA fais beaucoup attention à DICKO, on ne sait pas ce qu’il cache. Il est en froid avec Bouyé, le M5, il cherche une popularité pour se hisser au sommet avant les prochaines élections.

Abdoulay Moulassy : DICKO a utilisé ses forces pour ses propres intérêts, mais en vain. Attention à ce monsieur, il est très stratège. Il sautera encore avec vous comme il a si bien sauté avec M5. DICKO est un homme, il ne faut pas avoir confiance en lui 100%.

Ibrahim Absolue : vive imam DICKO la force tranquille, le rassembleur. Seul Dieu connaît ce que tu fais dans ce pays.

Diakite Mounirou Sidate Diakite : Achraf chourafa, Mohamed Ould Cheickna Hamaoullah a dit que jamais il ne va aider quelqu’un à détruire ce pays-là. Donc, si DICKO essaie de changer de stratégie, on espère que Cherif Ousmane Madani HAIDARA connaît tous ses plans. DICKO n’a jamais aimé ce pays-là.

Anoumabolais : au lieu de dénoncer les vrais problèmes du pays, l’insécurité, le vol des deniers publics, la flambée des prix, eux c’est le RS qui les inquiète.

Elimane Ba : l’insécurité combinée avec les divisions politiques, l’influence des extrémistes religieux, et une crise de leadership font du Mali un cas complexe. Un retour à la normale ne saurait être de sitôt. IBK doit décoder le message du peuple, il y va de la stabilité de la région.]]> </content:encoded>
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<title>ProRogation de la Transition: le niet du Conseil de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/prorogation-de-la-transition-le-niet-du-conseil-de-securite-2942132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 10:46:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de sécurité a décidé, ce lundi 30 août, de reconduire jusqu’au 31 août 2022 les sanctions découlant de la résolution 2374 (2017) au Mali et de proroger jusqu’au 30 septembre 2022 le mandat du Groupe d’experts prévu par le même texte. Il demande le respect du délai de la Transition fixé à 18 mois et réaffirme que le Chef de la transition, le Vice-Président et le Premier Ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle.

Lisez la substance de la décision.

Lesdites mesures, réaffirme la résolution 2590 (2021) adoptée aujourd’hui par consensus, s’appliquent aux personnes et entités désignées par le Comité, notamment pour le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre, au Mali, des actes qui violent le droit international humanitaire, ce qui pourrait comprendre des attaques contre le personnel médical ou le personnel humanitaire.

Dans ce texte, le Conseil rappelle qu’il a été invité à appuyer pleinement l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, à en suivre de près la mise en œuvre et à prendre, le cas échéant, des mesures contre quiconque entraverait l’exécution des engagements qui y figurent et la réalisation des objectifs poursuivis.

Les mesures imposées par la présente résolution, précise le Conseil, sont censées être « sans conséquences humanitaires négatives pour la population civile du Mali ».

Le texte souligne également que les parties doivent s’employer davantage à s’approprier et à prioriser la mise en œuvre de l’Accord, insistant sur l’importance de garantir la participation pleine, égale et véritable des femmes dans tous les mécanismes créés dans le cadre de l’Accord, pour en appuyer et en surveiller l’application.

Le Conseil réexaminera le mandat du Groupe d’experts et se prononcera, le 31 août 2022 au plus tard, sur une nouvelle prorogation. Le Groupe devra lui présenter, après concertation avec le Comité, un rapport à mi-parcours, le 28 février 2022 au plus tard, et un rapport final, le 15 août 2022 au plus tard, et lui adresser au besoin d’autres rapports périodiques dans l’intervalle.

Au Secrétaire général, le Conseil demande de prendre dès que possible les mesures administratives requises pour rétablir le Groupe d’experts, en consultation avec le Comité. Il le prie aussi d’intégrer, dans son rapport de décembre 2021 sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), une mise à jour des mesures prises pour veiller à ce que les personnes visées par les sanctions ne bénéficient d’aucun soutien de la part des entités des Nations Unies déployées au Mali.

Le Conseil restera activement saisi de la question.

Texte du projet de résolution adopté

Le Conseil de sécurité,

Rappelant toutes ses résolutions antérieures, les déclarations de sa présidence et ses déclarations à la presse sur la situation au Mali,

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, insistant sur le fait que c’est avant tout aux autorités maliennes qu’il incombe d’assurer la stabilité et la sécurité sur l’ensemble du territoire malien, et soulignant qu’il importe que le pays prenne en main les initiatives en faveur de la paix et de la sécurité,

Rappelant les dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (« l’Accord »), dans lequel il a été invité à l’appuyer pleinement, à en suivre de près la mise en œuvre et à prendre, le cas échéant, des mesures contre quiconque entraverait l’exécution des engagements qui y figurent et la réalisation des objectifs poursuivis,

Réaffirmant que l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les autres partenaires internationaux restent fermement attachés à l’application de l’Accord, comme un moyen de parvenir à une paix et une stabilité à long terme au Mali, accueillant avec satisfaction la Feuille de route actualisée concernant la mise en œuvre de l’Accord, les efforts déployés par le Comité de suivi de l’Accord pour renforcer son rôle à l’appui de cette mise en œuvre, mais exprimant sa vive impatience face aux retards persistants pris par les parties dans l’application de l’Accord, lesquels contribuent à créer un vide politique et sécuritaire qui compromet la stabilité et le développement du Mali, soulignant qu’il importe que les parties s’emploient davantage à s’approprier et à prioriser la mise en œuvre de l’Accord et insistant sur l’importance de garantir la participation pleine, égale et véritable des femmes dans tous les mécanismes créés dans le cadre de l’Accord, pour en appuyer et en surveiller l’application,

Se déclarant gravement préoccupé par la poursuite de la dégradation de la situation politique au Mali, en particulier à la suite de la mutinerie du 18 août 2020 et de la violation de la charte de transition du 24 mai 2021, qu’il a toutes deux condamnées, rappelant la mise en place de dispositions relatives à la transition au Mali, notamment une charte de transition, un plan d’action pour la transition et un calendrier électoral, rendu public le 15 avril 2021, exhortant toutes les parties prenantes maliennes à faciliter la pleine réalisation de la transition politique et le transfert du pouvoir aux autorités civiles élues, exhortant les autorités maliennes à mettre en place ces dispositions durant la période de transition de 18 mois qui a été décidée, notamment l’organisation de l’élection présidentielle le 27 février 2022 selon le calendrier électoral, réaffirmant à cet égard que le Chef de la transition, le Vice-Président et le Premier Ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle, et se félicitant de la médiation assurée par la CEDEAO et du rôle joué par le mécanisme de suivi dont elle a annoncé la création,

Exprimant sa vive préoccupation face aux actes violents et unilatéraux commis par des acteurs non étatiques qui entravent le rétablissement de l’autorité de l’État et des services sociaux de base,

Condamnant énergiquement les activités au Mali et dans la région du Sahel d’organisations terroristes liées à l’EIIL (Daech) et à Al-Qaida telles que le groupe « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique » (ISWAP), l’État islamique du Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM),

Condamnant fermement toutes les violations des droits humains et atteintes à ces droits et toutes les violations du droit international humanitaire au Mali, y compris les actes de violence sexuelle dans les situations de conflit et le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés, et demandant à toutes les parties de mettre fin à ces violations et atteintes et de s’acquitter des obligations que leur impose le droit international applicable,

Soulignant que les mesures imposées par la présente résolution sont censées être sans conséquences humanitaires négatives pour la population civile du Mali,

Étant conscient que les États Membres doivent veiller à ce que toutes les mesures qu’ils prennent pour appliquer la présente résolution soient conformes aux obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et le droit international des réfugiés, selon qu’il convient,

Rappelant les dispositions de la résolution 2584 (2021) dans laquelle il a exhorté les parties maliennes à prendre immédiatement des dispositions concrètes, dans un véritable esprit de coopération, pour appliquer les mesures prioritaires énumérées au paragraphe 4 avant la fin du mandat actuel de la MINUSMA, engageant le Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017) (« le Groupe d’experts ») à identifier, dans ses rapports et mises à jour périodiques, les parties qui n’appliqueraient pas ces mesures prioritaires, et déclarant son intention, si ces mesures prioritaires n’étaient pas mises en œuvre avant la fin du mandat actuel de la MINUSMA, d’appliquer les mesures prévues dans la résolution 2374 (2017) aux personnes et entités qui entraveraient ou menaceraient la mise en œuvre de l’Accord,

Insistant sur le fait que toutes les parties à l’Accord partagent la responsabilité principale d’enregistrer des progrès constants dans la mise en œuvre de celui-ci,

Prenant note des décisions du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2374 (2017) concernant le Mali (« le Comité ») en date des 20 décembre 2018 et 10 juillet 2019 d’inscrire plusieurs personnes sur la liste des personnes et entités visées par les mesures prévues par la résolution 2374 (2017) (« la Liste »), et notant l’intention du Comité d’envisager de radier ces personnes de la Liste si les mesures prioritaires énumérées au paragraphe 4 de la résolution 2584 (2021) sont pleinement appliquées et si les personnes désignées cessent toute activité illicite, notamment celles mentionnées dans l’exposé des motifs, mais soulignant qu’il n’a pas encore constaté de progrès suffisants qui justifieraient d’envisager une telle mesure,

Demandant à nouveau à tous les États, en particulier au Mali et aux États de la région, d’appliquer activement les mesures figurant dans la présente résolution,

Réaffirmant que les personnes ou entités inscrites sur la Liste ne bénéficieront d’aucun appui financier, opérationnel ou logistique de la part des entités des Nations Unies déployées au Mali, et ce jusqu’à leur radiation de la Liste, sans préjudice des dérogations prévues aux paragraphes 2, 5, 6 et 7 de la résolution 2374 (2017), et se félicitant des mesures déjà prises par les entités des Nations Unies déployées au Mali pour garantir que ces personnes ou entités ne reçoivent aucun soutien de ce type, Prenant acte du rapport final (S/2021/714) du Groupe d’experts,

Notant qu’il importe de poursuivre la coopération et l’échange d’informations entre le Groupe d’experts et toutes les autres entités des Nations Unies opérant au Mali, dans les limites de leurs mandats et de leurs capacités,

Constatant que la situation au Mali continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

Décide de reconduire jusqu’au 31 août 2022 les mesures énoncées aux paragraphes 1 à 7 de la résolution 2374 (2017) ;

. Réaffirme que lesdites mesures s’appliquent aux personnes et entités désignées par le Comité, conformément aux paragraphes 8 et 9 de la résolution 2374 (2017), notamment pour le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre, au Mali, des actes qui violent le droit international humanitaire, ce qui pourrait comprendre des attaques contre le personnel médical ou le personnel humanitaire;

Décide de proroger jusqu’au 30 septembre 2022 le mandat du Groupe d’experts énoncé aux paragraphes 11 à 15 de la résolution 2374 (2017) et de renouveler sa demande faite à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) au paragraphe 16 de cette résolution, déclare son intention de réexaminer le mandat du Groupe d’experts et de se prononcer, le 31 août 2022 au plus tard, sur une nouvelle prorogation, et prie le Secrétaire général de prendre dès que possible les mesures administratives requises pour rétablir le Groupe d’experts, en consultation avec le Comité, en faisant au besoin appel aux compétences de ceux qui sont à l’heure actuelle membres dudit Groupe d’experts;

Prie le Groupe d’experts de lui présenter, après concertation avec le Comité, un rapport à mi-parcours, le 28 février 2022 au plus tard, et un rapport final, le 15 août 2022 au plus tard, et de lui adresser au besoin d’autres rapports périodiques dans l’intervalle;

Réaffirme les dispositions concernant la notification et la révision des mesures énoncées dans la résolution 2374 (2017) et prie le Secrétaire général d’intégrer, dans son rapport de décembre 2021 sur la MINUSMA, une mise à jour des mesures prises pour veiller à ce que les personnes visées par les sanctions ne bénéficient d’aucun soutien de la part des entités des Nations Unies déployées au Mali;

Décide de rester activement saisi de la question.

<strong>Source : ONU</strong>

<strong>*Titre est de la rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fuite des sujets du BAC: les candidats se régalent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/fuite-des-sujets-du-bac-les-candidats-se-regalent-2941026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 14:34:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les épreuves du Baccalauréat malien ont démarré lundi dernier. Même si la particularité de cette année reste le boycott des enseignants de la synergie, force est de constater qu’il y a un fait qui est toujours au rendez-vous depuis des années. Il s’agit de la polémique relative à la fuite des sujets. Malgré les mises en garde des autorités à ce sujet, force est de constater, si on en croit les internautes, que les sujets ont fuités avant les épreuves. Sur la toile, on ironise la situation en ces termes : « Fuite des sujets du BAC : les élèves se régalent’’. En tout cas, les enseignants grévistes semblent se réjouir de cette situation qu’ils expliquent par leur absence dans les salles. Un argument qui semble avoir du mal à convaincre sur la toile, où beaucoup de personnes pensent que ce n’est pas un fait nouveau. C’est le débat de votre Facebookan du jour.

Collectif des enseignants du MALI «CEM» : URGENT : Fuite des sujets des épreuves écrites pour l’obtention du diplôme de baccalauréat malien session d’Août 2021. Les sujets sont dans la nature.

<strong>Les élèves se régalent…</strong>

<strong>NB : Certaines épreuves écrites sont terminées. Les élèves en possession des sujets et leurs réponses sont très heureux car les chevaux sont tous venus dans l’ordre</strong>.

Exemple :

– L’épreuve écrite de la géographie des séries Terminales «Sciences Sociales» TSS et Terminale «Sciences Économiques» TSECO qui vient de terminer, était dans la nature… Elle est restée inchangée.

– L’épreuve écrite de philosophie de la série TSS était également dans la nature… Elle est restée inchangée.

– Dans certains centres de la série Terminale «Lettres et Langues» TLL, l’épreuve de ce matin qui devrait commencer à 8 heures, à 10 heures les candidats étaient dehors à l’attente des sujets…

À faire à suivre «CEM»

Moussa Mdgk Kouyate : chaque année, c’est la même chose, ça n’a pas commencé cette année, arrêtez de dénigrer ce pays. Si les examens ont été comme ça vous êtes aussi responsables. On comprend votre lutte, mais cela ne doit pas aller jusqu’à mettre l’avenir de ces enfants en jeu quand ils auront dignement leurs examens.

Nouhoum Diarra : est-ce que tu es enseignant ? Si tu es enseignant, tu es enseignant de la rue, tu écris comme un bon élève de la 5è année, qui écrit en linguistique, tu es un enseignant de Mali Koro. tu n as pas ta place dans le Mali koura …

Hamed Baba : c’est une tradition au Mali, au moment où vous étiez parmi les surveillants, et ça va continuer sans vous donc laissez-nous tranquille.

FG Lüxkid Baws : personnellement, en tant que candidat je trouve que ce n’est pas en criant sur les toits que cela va changer quelque chose. Ça a toujours été avec ou sans les enseignants du public. Mais n’oubliez aussi pas qu’il y a des candidats qui bossent nuits et jours pour avoir leur examen «Anw kana bai boukô béré kelen na»

Vladimir Poutine : bien avant cette bavure des enseignants, les sujets ont toujours fait l’objet de fuite au Mali. S’il vous plaît ! Arrêtez de dénigrer ce dont vous les enseignants constituez l’un des acteurs principaux pour sa refondation. La lutte est noble, mais non à une lutte sans fin. Je vous laisse imaginer la suite. Vous oubliez que cette page n’est pas visible au Mali seulement…mais plutôt dans le monde entier.

Tôt ou tard, vous reviendrez enseigner ces mêmes classes dans ce même pays que vous bafouillez au tant aujourd’hui. De grâce ne laissez pas votre colère précédée vos raisons. Cordialement dans le respect…

Car j’ai des parents enseignants, mais je suis bien avant tout un Malien.

Mes respects !

Dramane Tangara : ça n’a pas commencé cette année, laissez les gens respirés au moins. Fait ta lutte dignement, c’est ton droit. Sinon chaque annéec’est comme ça tu es au courant.

Python Venimeux : ça, c’est depuis le temps du Président Alpha Oumar et surtout les 98% des enseignants, des cadres etc.

Moussa Yalcouye : moi personnellement, je suis candidat au baccalauréat. Mais je suis là pour dire la vérité, les règles sont très claires et appliquées, car je sais ce qui ce passe dans notre centre.

Yoro Sanogo : ce sont là les futurs nouveaux cadres qui doivent bâtir le «MaliKoura» de Assimi et Choguel, promis aux maliens.

Dramane Sekou Diarra : on dirait que la synergie est en perte de vitesse, ne vous rabaissez pas à de tel niveau. Une lutte syndicale se mène à travers le dialogue, l’argumentation et la communication et non par des tentatives éparses et désespérées. Wa Salam.

Mamadou Diakite : comme si c’était nouveau, nous avons tout compris. L’ennemi de l’homme c’est l’homme. Que Dieu nous préserve.

Mame Camara : Tchai, svp laisse les gens faire leur travail. Vous savez depuis combien de temps que certains candidats sont à la recherche du BAC ‘’Ko a dona tan à bora tan’’. Vous-mêmes vous avez triché pour réussir, tchruuuuu.

Alou Niare : mais c’est très bien hein ! Bonne chance aux candidats, bonne surveillance aux enseignants qui ont accepté de surveiller pour le bien de nos enfants.

Abdoulaye Konaté : le Mali n’a jamais pris des enseignants aussi honteux. Cela fait combien d’années que les sujets fuitent ? Mais cette année, vous faites comme si c’est la première fois. Et puis vous n’avez aucun respect envers vos collègues du privé. A chaque fois, les examens sans les enseignants, donc pour vous ceux-ci sont qui ?

Patrice Dembélé : Ce n’est pas une première dans ce pays. Je pense qu’il faut plutôt mettre les bouchons doubles pour relever le niveau dans les classes avant les examens. C’est une solution à mon avis et continuer à chercher les moyens pour la fuite des sujets pendant les examens.

Mvlienboy Prisko Savage : vas au diable ! Tu es peut-être un professeur de la science. Sinon, on sait tous que le premier sujet qui a fait fuite était le sujet de la TSEXP.]]> </content:encoded>
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<title>Approvisionnement: les transporteurs tournent le dos à Dakar</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/approvisionnement-les-transporteurs-tournent-le-dos-a-dakar-2941074.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 14:31:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’accident meurtrier à Kaolack impliquant un taxi et un camion conduit par un chauffeur malien, le syndicat des chauffeurs a décidé, lors d’une assemblée générale tenue le lundi dernier, de ne plus aller dans ce pays voisin. L’assemblée a eu lieu en présence de deux membres du gouvernement qui étaient en visite au Sénégal.

Suite à l’accident de route qui a fait 4 morts à Kaolack, des habitants de cette ville sénégalaise se sont pris aux chauffeurs maliens en vandalisant leur véhicule. En représailles à cette agression, des Maliens se sont révoltés contre des chauffeurs sénégalais à Diboli.

Face à la situation, une délégation malienne conduite les ministres en charge des Transports et des infrastructures et des Maliens Établis à l’extérieur, respectivement DEMBÉLÉ Madina SISSOKO et Alhamdou AG ILYENE, s’est rendue le lundi dernier au Sénégal.

L’objectif de la mission était d’aller présenter les condoléances du peuple malien aux familles des victimes de l’accident. Aussi, il s’agissait également pour la délégation de rencontrer les opérateurs économiques, les transporteurs, les chargeurs et les chauffeurs au siège des entrepôts maliens au Sénégal.

Ainsi, dans la journée d’hier mardi les ministres ont rencontré ces acteurs. La réunion a été l’occasion pour le syndicat des transporteurs d’exprimer son ras-le-bol face aux souffrances qu’ils vivent au quotidien sur le territoire sénégalais où transite l’essentiel des produits d’importation de notre pays.

Leur porte-parole, Adama COULIBALY, a, pour la circonstance, restitué aux autorités maliennes la conclusion de leur assemblée générale tenue la veille.

« Tous les chauffeurs se sont réunis. Et Nous avons pris une décision. Nous avons décidé de ne plus venir au Sénégal pour transporter les marchandises. Nous ne demandons pas à l’État de mettre fin à sa coopération, mais nous n’allons plus venir au Sénégal. Ainsi, nous demandons aux opérateurs économiques de chercher un autre moyen pour faire parvenir leurs marchandises au de changer de port », a indiqué M. COULIBALY.

Pour lui, ce que les transporteurs maliens vivent sur le territoire sénégalais est plus qu’un calvaire. « Nous avons assez encaissé et nous ne pourrons plus continuer dans ce calvaire. On a souffert au Sénégal. Nous n’allons plus accepter et tolérer les menaces et les tentatives d’assassinat. C’est pourquoi, nous ne voulons plus transiter entre le Mali et le Sénégal. A cet effet, nous demandons aux opérateurs et aux autorités d’explorer d’autres pays. Pour ce qui concerne le Sénégal, il n’en est plus question », a rapporté le porte-parole du syndicat.

Dans son intervention, il a aussi souligné les tracasseries routières entre Bamako et Dakar, le manque de parkings de stationnement et des aires de repos pour les camions gros porteurs, la rénovation du parking de M’Bao (Dakar), l’insécurité des chauffeurs et conducteurs maliens.

Il a rappelé que c’est tout récemment que les marchandises du Mali transitent par le Sénégal. Or, le corridor Dakar-Bamako représente près de 70% du fret malien dans les ports de transit.

En clair, les chauffeurs disent être disposés à faire le trafic avec tous les pays sauf le Sénégal.

Conséquence : des centaines de véhicules de transport conduits par des chauffeurs maliens sont stationnés au Sénégal suite à cette décision.

De son côté, la DEMBÉLÉ Madina SISSOKO, prenant bonne note ces préoccupations, a rassuré les transporteurs d’apporter des solutions idoines aux problèmes soulevés.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contre la vie chère: une mobilisation devant la Primature demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/contre-la-vie-chere-une-mobilisation-devant-la-primature-demain-2941058.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 14:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le meeting du 22 juin dernier devant la Primature, les responsables du ‘’Front populaire contre la vie chère’’ envisagent, de nouveau, d’organiser un grand meeting de protestation, demain jeudi 26 août 2021, devant la Primature pour dire trop c’est trop au Chef du gouvernement, Choguel Kakalla MAIGA par rapport à la cherté de la vie au Mali.

Selon les organisateurs, les slogans qui seront brandis sur les pancartes sont entre autres : « Nous voulons juste vivre » ; « Nous avons faim » ; « Non à la vie chère » ; « Une Transition réussie équivaut à une baisse des prix des denrées alimentaires » ; « Que le ministre du commerce s’assume ou démissionne » ; « Nous voulons que les prix de nos aliments baissent ».

Pour la circonstance, plusieurs responsables d’associations et de mouvements apolitiques seront associés à la mobilisation cette fois-ci. Les organisateurs annoncent la présence de madame Mariétou SENOU, présidente de la communauté de lutte contre la pauvreté et la vie chère ; de Kadialy DEKA DIABATE de l’association 17 millions de consommateurs.

Le but du rassemblement est, selon les organisateurs, non seulement de dénoncer l’indifférence des autorités nationales par rapport à la cherté de la vie, et demander la baisse de tous les produits alimentaires (riz, maïs, viande, sucre, lait…).

En effet, malgré la signature d’un protocole d’accord entre les bouchers et le gouvernement, le prix de la viande est passé de 2 200 à 3000 F le kilogramme. Aussi, le riz importé est passé de 350 F à 400 F le kilogramme. A cela s’ajoute la cherté du sucre qui est passé de 500 F à 550f le kilogramme. Le sac de 100 kilogrammes de maïs est allé jusqu’à 23 000 FCFA. Cette flambée des prix n’interpelle-t-elle pas les gouvernants et les hommes politiques ? s’interrogent les responsables du front populaire contre la vie chère.

En tout cas, aujourd’hui les maliens souffrent beaucoup à cause de la hausse des prix des aliments.

Parmi ces aliments nécessaires et obligatoires figure le riz, le maïs, le mil, l’huile, la viande, le pain, le lait en poudre, etc. l’objectif de cette manifestation est de demander au ministre du commerce de s’assumer pour faire baisser les prix ou à défaut de démissionner purement et simplement.

<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prolongation de la transition: les membres du CNT disent oui</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/prolongation-de-la-transition-les-membres-du-cnt-disent-oui-2939157.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 10:10:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« La Transition ne peut pas respecter le délai imparti ». C’est un constat fait hier par des membres du Conseil national de la transition, lors d’un atelier sur les réformes politiques et institutionnelles. Mais l’approche pour prolonger la durée de la Transition les divise.

Initiée par le Conseil national de la transition (CNT), en collaboration avec Mabendy consulting, l’objectif de la rencontre de deux jours est de préparer les membres du CNT aux réformes politiques, institutionnelles envisagées par les nouvelles autorités, conformément aux orientations des assises nationales.

Le débat sur le premier thème de la journée, relatif au contexte politique de 1960 à nos jours et les normes et conventions internationales en matière d’élections, de gouvernance et de démocratie, présenté par le Pr Mamadou SAMAKE, a été transformé en des discussions sur le délai de la transition.

La boîte de pandore a été ouverte par Mamadou SAMAKE pour avoir déclaré l’impossibilité de sécuriser le pays, de procéder les réformes avant d’aller aux élections.

« Je crois qu’on est en train de tourner autour du pot. Nous sommes dans une logique de prolongation que personne n’ose dire. Et le Plan d’action du gouvernement s‘inscrit dans cette dynamique », a déclaré M. SAMAKE.

Selon lui, le pays ne peut pas tenir les élections en respectant ses engagements internationaux comme le protocole de la CEDEAO qui interdit toute réforme politique à moins de 6 mois des élections. Or, poursuit-il, il ne reste que 7 mois à la transition pour tenir les élections, conformément à sa promesse.

« À ce jour, on n’a pas la réforme sur la loi électorale. Je ne sais qu’il est impossible de la faire en 1 mois », a indiqué le Pr Mamadou SAMAKE, tout en rappelant que le pays a pris des engagements devant le peuple et la communauté internationale.

Son intervention a été suivie de celles de nombreux participants à la rencontre qui plaident pour une prolongation de la transition. Ils sont également tous membres du CNT, à l’image Moulaye KEITA.

« Les politiques ont empoisonné notre pays. Même au sein du CNT, nous sommes empoisonnés. Je ne peux pas comprendre que des membres du CNT fassent des déclarations contre le système en place », a souligné M. KEITA, avant d’évoquer l’évidence pour la transition de ne pas respecter sa durée initiale.

« Le délai et insuffisant. Maintenant, comment trouver les moyens de prolonger la transition ? Nous devons trouver la formule », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, Alassane CISSE insiste qu’il faut prendre le temps qu’il faut pour mettre en place l’Organe unique en vue de gérer les élections.

« On prend tout le temps qu’il faut, même s’il faut continuer avec le reste du mandat d’IBK. À partir de ce moment, on ne doit parler que des actions à mener et non du délai », a ajouté M. CISSE. Le prix à payer, s’il faut, est d’accepter les sanctions de la communauté internationale.

C’est un leurre réplique le conférencier aux propos de M. CISSE. Puis, il ajoute :

« Le Mali est un pays pauvre qui ne peut pas supporter les sanctions de la communauté internationale. Si demain, la CEDEAO décide de fermer les banques, les conséquences seraient immédiates. »

De son côté, Aboubacar Sidiki FOMBA pense que le préalable est de procéder à la révision de la Charte de la transition. Cette approche aura l’avantage, selon lui, de résoudre le problème du délai, mais aussi de baliser le terrain en vue d’aller aux réformes annoncées.

« Aujourd’hui, on ne peut pas organiser les élections envisagées. On est limité par le temps. Et aller à ces scrutins dans ce contexte qui n’est pas idoine, on n’aurait trahi ceux qui sont morts dans le combat pour un nouveau départ », a affirmé M. FOMBA.

Par ailleurs, l’autre alternative à la révision constitutionnelle est d’aller à l’adoption d’une nouvelle constitution avec l’avènement de la 4e république. En ce moment, le CNT sera transformé en une assemblée constituante, a préconisé Aboubacar Sidiki FOMBA.

Mamadou DIARRASSOUBA, s’il est également d’avis pour une prolongation de la transition, pense que cela ne peut pas se décider « comme ça » par le CNT. À cet effet, il propose un débat à l’interne entre tous les membres de l’organe pour trancher.

La meilleure formule, pour Issa Kaou N’DJIM, est d’élargir ce débat d’autres forces vives de la nation, en l’occurrence les acteurs de la société civile.

«Ce que nous aurons décidé, sera soumis à la validation du président de la Transition Assimi GOITA », a précisé Issa Kaou N’DJIM qui, en plus de sa demande de prolonger la transition, milite pour la candidature de Assimi lors de la prochaine présidentielle.

De son côté, Souleymane DE, l’un des juristes du CNT, évoque la problématique de la durée de la transition sous un autre angle. Il interroge, est-elle comptée à partir de l’investiture de Bah N’DAW ou de Assimi GOITA ? Puisqu’en la matière, la Charte est muette, a-t-il soulevé.

Par ailleurs, le conférencier a estimé que certains problèmes de la transition trouvent leur origine aux premières heures du coup d’Etat. À son avis, si les militaires avaient assumé la responsabilité de l’acte du 18 août 2020 en le reconnaissant comme un coup d’Etat, le pays n’allait peut-être pas connaître certaines situations auxquelles il fait face.

« À l’époque, il fallait suspendre la Constitution et la remplacer par la charte. Le problème est, aujourd’hui, que nous sommes dans un canal boueux entre la Charte et la Constitution », a relevé le Pr SAMAKE à qui un un membre du CNT issu du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a aussitôt être rétorqué.

Pour ce dernier, ils n’ont pas eu peur d’assumer l’acte contre le régime d’Ibrahim Boubacar KEITA pour suspendre la constitution.

« C’est à cause des conseils des soi-disant experts que nous n’avons pas suspendu la constitution », a-t-il riposté.

&nbsp;

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2 052 logements de N’Tabakoro: arrestation de plusieurs présumés jihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/2-052-logements-de-ntabakoro-arrestation-de-plusieurs-presumes-jihadistes-2933549.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 06:21:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus que jamais, les Forces de défense et de sécurité de notre pays sont sur le qui-vive. Avant-hier dans l’après-midi, à la suite d’informations recueillies à travers divers canaux, les Forces de sécurité ont effectué une descente musclée aux 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro où elles ont mis le grappin sur une dizaine de présumés jihadistes à l’issue d’échanges de tirs, selon des témoins qui ajoutent qu’au moins un élément du gang a réussi à prendre la poudre d’escampette.</strong>

Après le lancement de l’opération de démolition de maisons dans la Zone aéroportuaire, plusieurs familles de victimes avaient éli domicile dans les logements attribués, mais non encore occupés par les bénéficiaires. Ces squatters, au bout d’un certain moment, ont été priés par les autorités compétentes d’aller trouver refuge ailleurs. C’est après ce semblant de retour à la normale, apprend-on, qu’une bande d’individus non identifiés a pris pied dans l’une des maisons des 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro.

Etaient-ils présents sur la base d’une sous-location comme c’est souvent le cas dans les cités des logements sociaux ? Etaient-ils attributaires ? S’agissait-il d’une occupation clandestine des lieux ? Aucune source n’y apporte de réponse.

Par contre, leur attitude sectaire, plutôt leur ermitage en vivant reclus n’a pas manqué d’intriguer les rares personnes qui avaient connaissance de leur présence dans ce logement social lesquelles s’en sont confiées après l’intervention des forces de l’ordre.

En tout état de cause, les fouineurs de l’Etat n’ont pas été abusés. Ainsi, apprend-on, après un travail minutieux de renseignement, de recoupements, de guet, la décision a été prise de lancer l’assaut sur ce repaire d’individus jugés suspects qui n’ont d’ailleurs pas accueilli leurs hôtes à coup d’accolade, d’embrassade, de papouille. L’accueil des forces de sécurité était des plus hostiles. La preuve, rapportent des sources, des échanges de tirs ont eu lieu.

Mais, à en croire les mêmes sources, la mission a été couronnée de succès puisqu’une dizaine d’individus a été alpaguée ; un seul probablement ayant réussi à prendre sa jambe au cou.

Une double lecture peut être faite de cette intervention.

La première est la grande vigilance des services de renseignement qui, quoi qu’on pense ou dise, travaillent sans relâche pour déjouer les plans des terroristes. Les exemples ne manquent pas où leur professionnalisme a permis d’éviter le pire. Parce que l’ennemi est partout et peut frapper à tout moment. Aussi ne négligent-ils aucun détail permettant de sauver des vies humaines, des biens matériels et surtout épargner aux populations le traumatisme d’un attentat.

La seconde lecture est relative au rôle de la population civile quant à l’aide à apporter aux forces de défense et de sécurité pour leur sécurité et la sécurité de leurs biens. L’incident des 2 052 logements sociaux de N’Tabakoro interpelle fortement sur l’impérieuse nécessité de collaborer, sans ressentir une quelconque honte d’être catalogué comme délateur. C’est un devoir citoyen dont chacun doit s’acquitter pour l’intérêt général et pour son propre intérêt.

Il faut souligner par ailleurs le renforcement des mesures sécuritaires dans la capitale avec des patrouilles diurnes comme nocturnes ; question de permettre aux citoyens de pouvoir fermer l’œil la nuit après une journée de dur labeur pour la majorité qui ne niche pas parmi les privilégiés. Une détermination salutaire à maintenir, parce que toute baisse de garde pourrait profiter à l’ennemi tapi souvent en des endroits insoupçonnés.

Depuis quelques années, notre pays est en proie à des violences perpétrées par des groupes terroristes. Les conditions de sécurité se sont nettement détériorées dans de nombreuses localités, nonobstant l’engagement sans faille des Forces de défense et de sécurité qui ont recours aux actions civilo-militaires (assistance aux populations sous diverses formes), tout en menant les opérations militaires. D’où l’impérieuse nécessité de faire front commun contre un ennemi commun, en particulier en ces moments où des partenaires stratégiques de notre pays dans la lutte contre le terrorisme ont décidé de trahir leur engagement envers le Mali et le Sahel.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Wagué devant le CNT: ‘‘ il n’ y a aucun arrangement contre l’État’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/wague-devant-le-cnt-il-n-y-a-aucun-arrangement-contre-letat-2926428.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 14:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Trois membres du gouvernement répondaient hier jeudi aux questions des membres du Conseil national de Transition (CNT) sur des problématiques relevant de leur département. Sur la réconciliation, le ministre Ismaël WAGUE a affirmé qu’aucun des accords signés entre les donsos et les djihadistes ne porte atteinte aux valeurs qui sont si chères à notre pays, contrairement ce que rapportent les détracteurs de ces accords.</strong>

Le ministre de la Réconciliation nationale était l’un des trois ministres interpellés devant le Conseil national de Transition. Lors de cet exercice, il défendait, pour sa part, les actions de son département dans le cadre de la réconciliation nationale tant attendue par le peuple malien, malgré la signature de l’Accord pour la paix. Pour le ministre WAGUE, la réconciliation nationale n’est pas pour l’instant un acquis, mais les efforts sur le terrain sont prometteurs.

Déjà, en 6 mois de travail, il se réjouit qu’il y a moins d’attaques au Nord et au Centre. Cette dynamique d’accalmie s’explique, selon le ministre de la Réconciliation nationale, par la performance de l’armée sur le terrain.

Outre l’aspect militaire, il a aussi évoqué les prouesses dans le dialogue entre des communautés du Centre, à travers les comités locaux de réconciliation. En la matière, le cercle de Koro est un cas d’école. Dans cette localité fragilisée par les affrontements entre Peuls et Dogons, les deux parties, lors d’une grande rencontre, ont accepté de résoudre leur différend. Le ministre a rappelé que la rencontre y afférente a regroupé plus de 400 participants et a abouti à la signature d’un accord d’entente et de paix entre les deux communautés.

« Ce sont les acteurs armés eux-mêmes qui ont décidé de s’entendre sous la direction de mon département. Subissant des attaques à tort ou à raison, ils ont décidé de faire la paix. Les communautés cessent d’être des menaces », a affirmé le ministre WAGUE qui entend dupliquer cette approche dans les autres localités confrontées aux mêmes problèmes. A cet effet, l’étape de Bankass sera bientôt programmée et sera suivie de cette de Bandiagara et éventuellement de Mopti.

Par ailleurs, il est abordé la question, avec mélancolie, des accords signés entre les populations et des djihadistes. En effet, de nombreuses localités pour jouir de la liberté d’aller et de venir, de cultiver les champs, signent des conventions avec les djihadistes, a signalé le ministre WAGUE. C’est regrettable dit-il, mais il estime qu’ils n’avaient pas d’autres solutions avec l’absence de l’État dans ces zones.

« Mais en réalité si la population signe des accords avec les djihadistes, c’est contre l’État. Parce que des clauses de ces engagements interdisent aux populations de collaborer avec les militaires. Donc, si notre population décide de ne pas collaborer avec l’armée, c’est qu’il y a un problème. C’est pourquoi l’Etat ne cautionne pas forcément ces accords », a fait savoir le Colonel-Major qui affirme ne pas en vouloir à ces individus, car c’est leur moyen de survie en attendant le retour de l’État.

En revanche, il se réjouit de l’accord arraché par le Haut conseil islamique aux donsos et aux djihadistes puisqu’il va dans le sens de l’intérêt de la population. « Tous ces engagements ont été pris dans le cadre du respect de l’État. Tout ce qui a été fait comme arrangement ne va pas contre l’État. Le seul point qui menaçait les intérêts était le départ de l’armée à Farabougou que l’on n’a pas accepté », a déclaré le ministre de la réconciliation nationale.

Il a indiqué outre les accords, que son département travaille pour la justice. « Nous sommes persuadés que sans la justice, il n’y aura pas de réconciliation. C’est pourquoi la justice a une forte place dans notre travail. A cet effet, la commission justice, vérité et réconciliation rattachée à mon département y joue un rôle important », a souligné le ministre WAGUE qui annonce qu’une politique de réparation des victimes est attendue après les audiences de la Commission justice, vérité et réconciliation.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présidentielle: le mythe du magot</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-le-mythe-du-magot-2925064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 10:03:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lancé dans sa jactance, il jaspille : «(…) et je suis opérateur économique. Pour 2022, je suis serein ». Eskey ! Effectivement, surtout quand on a déjà offert aux Bledards une formidable démonstration de sa capacité de dévergonder des élus. Nulle amnésie sur ces députés qui sont passés à gauche, avec âneries et bagages de 50 briques, selon les papotages pour concocter un bon petit contingent de déshonorables pour les besoins de marchandage politique.
Dans les pronostics, cette fois, il y aura d’autres candidats friqués qui tiendront la dragée haute à un milliardaire périclitant. Seydou Mamadou COULIBALY, Président du Groupe CIRA Holding SA qui a annoncé les couleurs, à travers son Mouvement Benkan, est plein aux as. Il y aura sans grande surprise, dans le starting-block, Mamadou Igor DIARRA, un banquier qui ne manque pas non plus de surface financière. Il y aura certainement d’autres magnats de la finance qui s’annonceront le moment venu.
En outre, les Bledards suivent avec la plus grande attention les achats de conscience par procuration ou par anticipation emmaillotés dans les langes de la philanthropie à Kayes et quelques autres localités. À travers la Fondation Maliba, un corbillard a été gracieusement offert aux populations de cette ville. Merci au nom des Kayésiens ! Mais une élection présidentielle, ce ne sont pas des législatives en matière de couverture territoriale. Kayes, ce n’est pas le Mali et Kayes à elle seule ne peut pas non plus faire gagner à un candidat la présidentielle.
Donc, la distribution circonscrite de fric ne sera pas le couteau suisse pour remporter haut la main la prochaine élection présidentielle. Il va falloir piger cela.
Très obtenu, le milliardaire en phase de dégénérescence financière persiste et signe : « j’ai commencé quelque chose et je ne compte pas m’arrêter en chemin ». Ah oui ! Et si la justice brisait ce bel l’élan, transformant du coup un fantasme en cauchemar ! Parce que, selon les clabaudages, l’intérieur des armoires et des tiroirs ne semble pas très clean. En y foutant le pif, évanouissement pourrait s’en suivre pour raison d’odeurs pestilentielles. Bons comptes, bons amis ; or, il paraît que les comptes n’y sont pas et que des gens très fâchés sont à l’angle avec le bâton.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violences faites aux femmes à Kéniéba: Me BATHILY invite les populations à la désobéissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/violences-faites-aux-femmes-a-kenieba-me-bathily-invite-les-populations-a-la-desobeissance-2925069.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 09:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès opposant les femmes de Camara (Commune de Faraba), représentées par l’Association Ba Damabé, aux sociétés minières chinoises pour coups et blessures volontaires avec menace d’arme à feu a connu son épilogue ce 31 mars 2021 au Tribunal de première instance de Kéniéba. Au terme du verdict, le juge a soutenu que l’accusation n’avait pas apporté les preuves irréfutables de ses allégations et a condamné les représentants des sociétés chinoises à des amendes pour exploitation illégale de l’or. Une décision que rejette l’Association Ba Dambé qui a aussitôt interjeté appel.

Les enjeux dudit procès étaient au cœur des échanges, ce lundi 12 avril 2021, entre l’avocat de l’Association ‘’Ba Dambé’’, Me Mohamed Ali BATHILY et les hommes de médias, à la Maison de la presse.

Pour la circonstance, il avait à ses côtés, l’ancien ministre Maouloud Ben KATTRA ; la Présidente de l’Association ‘’Ba Dambé’’, Mme Mariam Yagaré DIALLO ; ainsi que plusieurs autres responsables d’Associations engagées pour la cause.

Dans son exposé, Me BATHILY a indiqué qu’il est temps que les Maliens se mobilisent contre l’injustice. Selon lui, les populations rurales sont, de nos jours, exposées à toutes formes de dérives judiciaires en raison de leur ignorance sans que l’État ne puisse être d’aucun secours pour elles.

De son constat, il ressort que le Mali n’est pas un Etat de droit depuis belle lurette, car, dit-il, les autorités gouvernent dans l’arbitraire, le népotisme et le laxisme.

Pour lui, les citoyens n’ont pas besoin de supplier les autorités pour qu’elles appliquent la loi. Face à la mauvaise application, voire non-application du droit, les populations, selon Me BATHILY, doivent répondre par la désobéissance civile.

<strong>Les persécutions</strong>

L’ancien Garde des sceaux s’est insurgé contre le fait que les populations de Kéniéba sont toujours menacées et jetées en prison pendant que les sociétés chinoises qui exploitent les ressources minières en toute illégalité, en utilisant du mercure et du cyanure, ne sont jamais inquiétées. Pour l’Avocat, ces faits sont constitutifs d’empoisonnement collectif.

De l’avis de Me BATHILY, le juge de Kéniéba est lui-même conscient qu’il n’a pas dit le droit. De ce fait, il a accusé le Président du Tribunal de manger dans la main des Chinois.

Pour lui, les populations ne devraient plus respecter les autorités à partir du moment où elles agissent en dehors de la loi.

«Dans un pays où règnent l’anarchie et la corruption, ce sont les étrangers qui s’adjugent les meilleurs droits », a-t-il déploré. Sinon, a-t-il fait savoir, aucun Malien n’aurait le courage de porter la main sur une femme en Chine a fortiori de porter des armes.

Pour lui, le Mali n’existe pas et que nous devons nous mobiliser avant qu’il ne soit trop tard. «Le mensonge, la corruption et le manque de justice ont mis à terre le Mali», s’est-il insurgé.

Face à la gravité de la situation, Me BATHILY a exigé le départ du Commandant de la Brigade territoriale de Gendarmerie de Kéniéba qu’il accuse de piétiner le droit des populations de la circonscription en faveur de Chinois.

Dans cette situation, il a invité les populations de Kéniéba à se faire justice en incendiant le matériel des sociétés chinoises qui se trouvent dans le lit de la Falémé.

Pour lui, l’indépendance de la justice ne donne pas le droit au juge de faire tout ce qu’il veut en dehors de la loi.

Le conférencier fait savoir que lors de l’audience du 13 mars 2021, le Procureur près du Tribunal de première instance de Kéniéba a exposé une vingtaine d’armes à feu ayant été saisies sur les différents sites où a lieu la violence. A cela s’ajoutent des photos montrant les vigiles des Chinois en train de frapper les femmes, ainsi que d’autres braquant des armes à feu sur les femmes aux mains nues. A cela s’ajoutent les excuses publiques des accusés lors de l’audience du 13 mars.

<strong>Le complot</strong>

Malgré l’accumulation de ces preuves palpables de violences, le juge en a décidé autrement. Parmi les raisons de son refus, le juge, a-t-il fait savoir, a évoqué l’absence de témoins oculaires pour les cas de menaces de mort.

Ce qui fait dire à Me BATHILY que les populations sont victimes d’un complot de la justice à Kéniéba. Car, dit-il, si le Procureur était convaincu de son réquisitoire, il devrait être le premier à interjeter appel de la décision du juge pour que les représentants des sociétés chinoises restent en prison.

Mais, au lieu de cela, ce n’est que la plaignante qui a fait appel laissant le choix au juge de libérer les accusés.

«Un pays où les autorités n’appliquent pas la loi est appelé à disparaître», a prévenu le Président de la Plateforme de la justice.

Pour lui, l’utilisation du cyanure dans l’extraction de l’or peut engendrer des conséquences sur près de 100 ans.

D’ailleurs, en 2014, selon les données médicales, plus de 348 enfants sont nés dans le cercle de Kéniéba avec des malformations.

«La décision de justice s’impose, mais la décision de l’injustice se combat», a martelé Me BATHILY. De ce fait, il a encouragé les populations de Kéniéba à porter plainte contre tous les auteurs d’abus d’autorité.

<strong>Un soutien de taille</strong>

Dans son intervention Maouloud Ben KATTRA a exprimé toute sa solidarité avec les populations de Kéniéba, notamment les femmes victimes de violences. Selon lui, aucun Malien ne doit fermer les yeux sur ce qui se passe actuellement à Kéniéba. Pour lui, cette affaire n’est pas la faute des seules populations de Kéniéba, mais de l’ensemble du Mali. «Tout bon Malien doit s’associer aux populations de Kéniéba pour trouver une solution à ce problème», a-t-il lancé. Avant de s’engager à être l’un des défenseurs des populations de Kéniéba.

Pour ce faire, il a invité les responsables de l’Association ‘’Ba Dambé’’ à lancer un appel patriotique pour défendre la richesse minière de Kéniéba.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Covid&#45;19: le Mali s’endette encore</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-le-mali-sendette-encore-2925066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 09:56:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Pour faire à la flambée très inquiétante de la Covid-19, notre pays s’endette auprès du Fonds de Développement Agricole pour un montant d’environ 10 milliards FCFA. L’information est donnée à la suite du conseil des ministre tenu ce mercredi sous la présidence du président de la Transition Bah N’Daw.<br />En effet, le gouvernement a, au cours de ce conseil des ministre, ratifié l’Accord de financement, signé à N’Djamena, le 13 février 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds de Développement Agricole. Cet accord est relatif au Programme régional conjoint Sahel en réponse aux défis COVID-19, conflits et changements climatiques au Mali.<br />Par cet accord, le Fonds de Développement Agricole consent à accorder à notre Gouvernement un prêt d’un montant d’environ 10 milliards ? Cet argent sera utilisé dans un Programme, qui vise à renforcer la résilience des populations rurales les plus vulnérables de la région du Sahel et à atténuer, notamment les effets de la crise de la COVID-19 et des conflits.<br />Au cours du même conseil des ministre, Mme la ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation continue du nombre de cas testés positifs. Dr Fanta Siby a également présenté au Conseil des Ministres le point d’exécution des mesures barrières arrêtées dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la maladie à Coronavirus et le point de l’évolution de la campagne de vaccination.<br />Face à la situation, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, réitère son appel à tous les citoyens de respecter strictement les mesures de prévention et de lutte contre la maladie arrêtée lors du Conseil supérieur de la Défense nationale du 09 avril 2021.</span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Candidatures: la honteuse course aux milliardaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/candidatures-la-honteuse-course-aux-milliardaires-2925065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 09:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans tirer les leçons de ses mauvaises pratiques qui ont mis à genoux la démocratie, des partis politiques animés uniquement de la volonté de briguer la magistrature suprême scellent toutes sortes d’alliances. C’est pourquoi, de plus en plus, des opérateurs économiques et autres personnalités non politiques gagnent du terrain au détriment des politiques après 30 ans de démocratie.

Alors que les consultations et les rencontres s’enchaînent au sein des états-majors politiques, en prélude de la prochaine présidentielle, les partis dits de grandes formations politiques, sont confrontés à un problème de leadership. Ainsi, à une année de la probable date (mars 2022) de ce scrutin, c’est l’incertitude au sein du Rassemblement pour le Mali (RPM), de l’Adema PASJ et de l’Union pour la République et la démocratie (URD), les trois plus grands partis au Mali en termes du nombre d’élus avant le coup d’État du 18 août.
A ce jour, aucun d’eux ne peut positionner un candidat populaire à la dimension de l’enjeu. « Difficile de le dire, nos formations souffrent du manque de cadres et de ressources humaines d’une certaine envergure », nous indique un observateur politique en affirmant que c’est le même problème auquel le président Alassane OUATTARA est confronté en Côte d’Ivoire. La situation est le résultat de manque de stratégies de positionnement des cadres et des candidats dans les partis politiques. En somme, les conséquences de pratiques anti-démocratiques. En effet, tout se résume à une personne généralement. Et le parti ne peut que proposer cette personne. Au lieu de la voix majoritaire pour décider, c’est celle du mieux-disant qui est actée.
A l’approche de la prochaine présidentielle, au lieu de tirer les conséquences de la situation, ils sont en train de faire le pire en ayant recours à des personnalités non politiques en vue de porter leur candidature. La preuve : après le décès de Soumaila CISSE, l’URD se retrouve presque orpheline. Et l’après Soumaila CISSE n’était pas planifié parce qu’il était le ‘’candidat naturel’’. Pour combler ce vide, du moins tenter de combler ce vide, l’URD, selon une source, veut essayer la carte de personnalités novices en politique. Il s’agit de celle de Mamadou Igor DIARRA qui vient d’y déposer ses valises. On parle aussi de l’opérateur économique Diadiè dit Amadou SANKARE. Dans l’un ou l’autre cas, c’est un recul pour la démocratie de notre pays.
A l’Adema, on n’est pas loin du même scénario. Aussi invraisemblable, ce grand parti manque de candidature prometteuse parmi ses cadres. D’ailleurs, il vit cette situation depuis 2002. Ce qui expliquerait ses multiples soutiens à d’autres candidats. Pour la prochaine consultation présidentielle, le président Tiémoko SANGARE a promis que le parti aura son candidat. Si ce choix doit être entériné par le Comité exécutif de la Ruche, aucune tête ne sortirait du lot des cadres. « Il y a des cadres à l’Adema comme à l’URD, mais ils n’ont pas de personnalité de rang national capable de porter un projet de société pour un pays », affirme notre observateur politique.
Ainsi, le fait pour l’ancien Premier ministre, Boubou CISSE d’intégrer ce parti n’est pas anodin. Parce qu’il est attendu, après avoir été sollicité par certains militants, pour devenir le sauveur de la Ruche qui à tout prix veut conquérir et gérer le pouvoir. Une mauvaise presse pour l’Adema PASJ qui fonde son espoir sur une personnalité malienne, mais une novice politique. Selon une source, c’est la première fois que Boubou CISSE milite officiellement dans un parti politique afin de réaliser son ambition présidentielle. Mais à ce stade le pari n’est pas gagné pour lui, car le poste est convoité par un homme d’affaires Seydou COULIBALY. Ce dernier est aussi un inconnu du landerneau politique.
Le RPM, lui, multiplie les rencontres pour galvaniser ses troupes afin de se relever du coup subi par le coup d’État. Là également qui pourrait remplacer IBK ?

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le MATD à propos de l’organisation des élections: «ce n’est pas un problème d’organe, nous avons problème d’intégrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-matd-a-propos-de-lorganisation-des-elections-ce-nest-pas-un-probleme-dorgane-nous-avons-probleme-dintegrite-2924985.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 10:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Lt-Colonel Abdoulaye MAIGA, a présidé, ce mardi 13 avril 2021, la 5è session du Cadre de concertation national entre les partis politiques et son département. C’était à la faveur d’une visioconférence sur 4 sites du MATD.

A l’ouverture des travaux, le Lt Colonel Abdoulaye MAIGA s’est réjoui de la tenue de cette rencontre, avant de rappeler que, le 8 mars 2021, son département avait adressé une correspondance aux partis politiques pour les inviter à réagir sur deux points, à savoir : la composition de la CENI et la suppléance des députés à l’Assemblée nationale.

Cette démarche de son département, a fait savoir le MATD, s’inscrit dans le cadre de la recherche d’un large consensus et de l’inclusivité au processus.

A sa suite, le Chef de la cellule d’appui au processus électoral a présenté les conclusions de cette synthèse qui résulte d’une analyse technique des différentes propositions faites par les acteurs politiques représentés au sein de ladite Cellule technique.

De sa présentation, il ressort que sur 25 partis politiques attendus, le ministère n’a reçu que 33 propositions.

Sur la composition de la CENI et ses démembrements, 10 propositions portent sur la mise en place d’un nouvel Organe de gestion des élections, soit un taux de 30%.

Six propositions ont porté sur la recomposition d’une CENI dont le nombre est inférieur à 15, soit un taux de 18%.

Sept partis ont proposé la mise en place de la CENI, sans toutefois déterminer le nombre de ses membres (15%).

Quatre partis préconisent une institution autre que la CENI (12%).

Deux ont nommément désigné leurs représentants à la CENI pendant que deux autres demandent de réhabiliter la CENI dissoute.

De la répartition des propositions des 33 partis politiques sur la composition de la CENI, on note que c’est 31 % des formations politiques qui demandent la création d’un organe unique de gestion des élections contre 18% pour une CENI non conforme au contexte, 15% pour une CENI incomplète et 12% autres institutions, etc.

En qui concerne la suppléance, 26% ont proposé la suppléance contre 4 partis qui se sont opposés et 3 partis n’ont pas donné d’avis.

Au total, sur les 33 partis qui ont fait des propositions, 79% se sont montré favorables à l’introduction de la suppléance dans la loi électorale.

Dans le document projeté, il ressort que c’est une majorité écrasante de la classe politique qui a opté pour la création d’un organe unique de gestion des élections.

Pour le ministre, cette question n’est pas à l’ordre du jour au niveau de son département qui va se focaliser seulement sur les propositions et suggestion concernant la composition de la CENI.

«Nous avons reçu une instruction ferme allant dans ce sens», a-t-il tranché.

Pour justifier le choix du Gouvernement, il a rappelé que le Mali a organisé, par le passé, 18 élections. Et l’organe unique de gestion a été expérimenté en 1997 avec la suite qu’on connait, à savoir l’annulation du scrutin.

«Ce n’est pas un problème d’organe, on n’a pas un problème de textes, c’est un problème d’intégrité», a-t-il recadré.

Mieux, le Ministre a rappelé l’orientation donnée par le Premier ministre lors de la présentation de son Plan d’action gouvernemental devant les membres du CNT.

En effet, lors de cette déclaration solennelle, Moctar OUANE avait indiqué que, dans le contexte actuel de notre pays, il était difficile pour le Gouvernement de réunir les conditions permettant la création d’un tel organe.

«Il a été très clair, c’est notre chef, je suis un ministre, nous sommes dans une équipe. Si le chef parle, on va exactement dans cette direction », s’est-il défendu, avant de souligner avec force que toutes les activités du Département s’inscrivaient dans le cadre de l’action gouvernementale.

«Toutes les activités qui sont mentionnées dans le Plan d’action gouvernemental constitue pour nous des ordres. Et, nous allons les exécuter dans la limite de nos possibilités. Nous allons faire exactement ce que est à notre pouvoir pour le faire», a -t-il soutenu.

Alors que le pessimisme avait gagné la majorité des participants du Cadre de concertation concernant la réorganisation territoriale, le Ministre s’est réjoui de voir que les cadres de son département sont parvenus à mettre en place un projet de réorganisation territoriale.

Dans un proche avenir, le ministère va procéder au lancement des débats au plan régional, a annoncé le Lt-Colonel, ajoutant qu’à la suite de cette étape, les avant-projets de loi seront élaborés en vue de leur adoption.

De la même manière, le Département entend s’atteler, avec détermination, aux autres activités programmées dans le cadre de la transition, a-t-il rassuré.

Sur la capacité de la transition à mettre en œuvre toutes les priorités retenues dans la feuille de route de la Transition, le Lt Colonel Abdoulaye MAIGA a estimé que cette question devait se poser lors des journées de concertations de septembre 2020.

Selon lui, l’exercice à laquelle étaient conviés les chefs de partis politiques consistait à faire des propositions sur la composition de la nouvelle CENI qui doit être mise en place après la dissolution de l’ancienne équipe.

Cet exercice était devenu nécessaire au regard de la configuration actuelle de la classe politique où il n’y a plus de majorité ni d’opposition comme par le passé, a-t-il expliqué.

Concernant le problème de sécurité des candidats pendant les campagnes électorales, le ministre a indiqué des mesures appropriées seraient prises par le Gouvernement pour assurer la sécurité de chaque candidat dans la localité où il désire aller battre campagne.

Pour ce faire, le candidat doit signaler sa présence au représentant de l’Etat sur place, les partis devant néanmoins avoir un répondant en charge des questions.

«C’est pour votre sécurité», a-t-il conseillé.

Par ailleurs, il annonce que le chronogramme détaillé des échéances sera très bientôt dévoilé.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assassinat de Sidi Brahim Ould SIDATTI: qui a fait le coup en plein Bamako ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/assassinat-de-sidi-brahim-ould-sidatti-qui-a-fait-le-coup-en-plein-bamako-2924984.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 10:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il aura marqué l’histoire du processus de paix par sa signature ce 20 juin de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, par son flegme lorsqu’il a refusé de répondre au zèle populiste d’un chef de la diplomatie le 25 mai 2019 lors d’une réception offerte à l’hôtel Sheraton Hôtel de Bamako, par feu Pierre Buyoya, Haut représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel, … et ce triste matin lorsqu’il est battu en pleine capitale malienne.</strong>

Il, c’est Sidi Brahim Ould SIDATTI, le Président en exercice de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). Comment est-ce possible ? Où vivons-nous désormais ?

L’information de la tentative d’assassinat sur la personne Sidi Brahim Ould SIDATTI, le Président en exercice de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a vite circulé sur les réseaux. Hier matin, au sortir de la mosquée du quartier Kidal-Bougou pour la prière de fajr, deux individus armés non encore identifiés ont tiré à bout portant sur lui.

Transporté d’urgence à la clinique Golden-life de Bamako, Sidi Brahim Ould SIDATTI, Président en exercice de la CMA succombera finalement à ses blessures. Cette version de la mosquée est battue en brèche par le communiqué de la CMA qui parle plutôt de « l’assassinat ciblé de son Président en exercice et chef de sa délégation au Comité de Suivi de l’Accord (CSA), M. Sidi Brahim Ould Sidatt, ce mardi 13 Avril 2021 à son domicile à Bamako ».

Selon des sources proches de la CMA, Sidi Brahim Ould SIDATTI était devant son domicile à Bamako, tôt ce mardi matin, lorsqu’un deux-roues est arrivé à sa hauteur. Deux personnes étaient sur le véhicule, et l’une d’entre elles, selon des témoins, a alors fait feu. Le Président en exercice de la CMA a été touché, un de ses compagnons également.

Ils ont été très rapidement transportés dans une clinique de la capitale malienne. Admis au bloc opératoire, Sidi Brahim Ould SIDATTI a succombé à ses blessures.

Pour la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) l’assassinat de son président en exercice et chef de sa délégation au Comité de Suivi de l’Accord (CSA) est une perte cruelle. Il a été atteint dans l’exercice d’une mission noble à laquelle il a entièrement sacrifié son énergie et sa confiance.

Le Président Sidi Brahim Ould Sidatt, explique un communiqué rendu public ce mardi 13 avril, aura en effet marqué l’histoire par son sens de leadership au profit de la cause de son peuple et son rôle d’acteur engagé au profit de la paix.

C’est pourquoi ménageant sa profonde tristesse suite à cet assassinat ciblé, la CMA ‘’condamne avec la plus forte rigueur cet acte lâche et abominable. Elle regrette profondément la perte d’un de ses leaders, pendant que celui-ci conduisait une mission dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger’’ et exige la diligence d’une enquête indépendante et transparente bénéficiant d’un fort engagement des autorités de la Transition, mais également de l’implication des parties prenantes au processus de Paix au Mali, notamment de la Médiation internationale à travers la MINUSMA.

Dans la douleur, mais restant engagée pour la poursuite du processus de paix, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) exige du Gouvernement la mise en place d’un dispositif de sécurité pour ses cadres évoluant officiellement dans les structures de mise en œuvre de l’Accord Pour la Paix et la Réconciliation en son nom à Bamako.

Le Gouvernement du Mali qui a appris certainement sur les réseaux que Sidi Brahim Ould SIDATTI a été assassiné à Bamako s’empresse de faire des petits communiqués sur Facebook pour condamner avec la dernière rigueur cet acte abominable, regretter la perte d’un des acteurs importants du processus de paix au Mali, présenter ses condoléances attristées à la famille et aux proches du défunt et annoncer l’ouverture d’une enquête qui sera diligentée pour faire la lumière sur les circonstances ainsi que sur les auteurs de cet acte qui seront identifiés, arrêtés et traduits en justice, conformément aux lois en vigueur.

Dans la même veine le Premier ministre Moctar OUANE dit avoir appris avec stupeur la mort du Président en exercice de la CMA Sidi Brahim Ould SIDATTI à la suite d’une attaque par deux individus armés non identifiés. Il a condamné fermement cet acte abominable survenu alors qu’il devrait le recevoir ce mardi même pour des discussions autour du comité d’orientation stratégique sur les réformes politiques et institutionnelles avant d’assurer qu’une enquête sera diligentée pour identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de ce forfait.

En attendant, le gouvernement aura du fil à retordre à expliquer comment Ould SIDATTI a pu être abattu à Bamako comme un quidam (chez lui ou devant la mosquée). Toutes choses qui laissent supposer que ces ex-rebelles dont on dit qu’ils habitent les hôtels de luxe à Bamako, seraient plutôt logés dans les quartiers périphériques et sans aucune protection.

Pour ceux qui suivent le processus de paix, Sidi Brahim est sans doute l’un des piliers les plus solides des mouvements signataires. Leader de sa communauté, il fut un homme ouvert, tolérant, sage, cultivé, patient, humble, brave et généreux.

Si la mort de Sidi Brahim est une perte énorme pour la Coordination des mouvements de l’Azawad, elle l’est aussi pour le Mali, la sous-région et les nombreux partenaires du Sahel. En effet, sa mort brutale pourrait avoir pour conséquence le retard dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation et une recrudescence de l’instabilité dans l’Azawad et la région du Sahel ; car Sidi Brahim Ould SIDATTI ne fut pas qu’un rebelle. Il fut aussi un homme pacifique et un trait d’union entre plusieurs communautés.

Dors en paix digne fils de l’Azawad et du Mali tout entier. Puisse Allah t’accueillir dans Janatoul Firdaouss. La Mort est triste. Elle n’est point souhaitable. Mais tout bon musulman souhaiterait une telle fin : mourir à la sortie de la mosquée, après la prière, mourir étant en jeun, mourir le premier jour du ramadan. Qu’Allah lui fasse miséricorde et l’accueille dans son paradis éternel ! Amine.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ballon d’essai crevé sur la durée de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/le-ballon-dessai-creve-sur-la-duree-de-la-transition-2924982.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 09:57:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques jours, une polémique prend de l’épaisseur sur les réseaux sociaux au sujet d’une hypothétique prolongation de la durée de la Transition. Ce serait un truisme que de dire que c’est un ballon d’essai qui n’est pas sans rappeler un autre débat relatif à une mystérieuse injonction faite par le Président de la Transition, Bah N’DAW, à la Force Barkhane de collaborer avec les FAMa sous peine de se voir réexpédier dans l’Hexagone.

Sur la question, nonobstant un calamiteux imbroglio, il ne devrait pourtant pas avoir matière à se faire des nœuds au cerveau. Deux options s’offrent aux autorités de la Transition.

La première est de poser le problème de la prolongation de la durée de la période transitoire sur la table et en discuter avec l’ensemble des forces vives de la Nation qui ont adopté la Charte de la Transition (cf : Article 1er : ‘’est promulguée, la Charte de la Transition adoptée le 12 septembre 2020 par les Forces vives de la Nation’’) qui dit clairement en son article 22 : ‘’la durée de la Transition est fixée à dix-huit(18) mois à compter de la date d’investiture du Président de la Transition’’.

C’est le choix de l’inclusivité fait par le Premier ministre Moctar OUANE qui a promis de rencontrer les forces vives pour discuter de l’organisation des futures élections ; même s’il n’a pas résisté au virus des bidasses de décider d’autorité l’impossibilité de mettre en place l’organe unique de gestion des élections qui est pourtant une recommandation des forces vives de la Nation.

Il faut dire que sur ce terrain, la confiance n’est pas le meilleur allié de ceux qui sont comptables de pronunciamiento. Les pulsions totalitaires qui ont mû la mise les méthodes rocambolesques pour la mise en place du CNT sont suffisamment édifiantes à cet égard. Ils ont réussi l’exploit de développer un dangereux syndrome de méfiance à leur endroit et de plus en plus les critiques virulentes, font écho à la polarisation du débat idéologique. Dans cette veine, le M5-RPF, dans sa déclaration de ce 9 avril, pointait du doigt : ‘’la marche solitaire du gouvernement sur des sujets requérant par essence un consensus et une mobilisation nationale comme la Révision Constitutionnelle, les reformes politiques, administratives et territoriales dans lesquelles le M5-RFP ne se reconnait nullement’’.

La seconde option est celle qui a été privilégiée jusque-là : le chien aboie, la caravane passe, en somme un passage en force de la prorogation du délai de la Transition. Un pari hautement risqué qui pourrait se heurter cette fois-ci à une levée de boucliers générale de la classe politique, de façon générale, et du M5-RFP qui considère que le ‘’peuple’’ a été spolié de sa victoire, en particulier. Aux entournures de ces deux chausse-trappes, il y a la CEDEAO qui n’est pas particulièrement encline à l’accolade, l’embrassade, la papouille avec les subversifs.

Au risque de l’overdose, c’est peu de dire que la société malienne semble plus que jamais à bout de souffle, ses fractures internes s’étant approfondies au point de mener le pays au bord du précipice. Le scénario catastrophe serait de rentrer dans une spirale d’événements hors de contrôle. Or, le M5-RFP a annoncé les couleurs : ‘’mais que nul ne s’y trompe : les manifestations de masse annoncées seront juste différées et reprendront avec plus de vigueur après la période de Ramadan avec un Mouvement mieux implanté sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora et qui aurait achevé sa structuration interne au demeurant en cours de finalisation’’.

Un proverbe rwandais dit : ‘’les promesses engraissent les oreilles, pas les joues’’. Les colonels, à la retraite comme en activité, seraient donc bien inspirés de nous épargner une nouvelle aventure.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dicko&#45;Kaou NDJIM: double aveu de divorce</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dicko-kaou-ndjim-double-aveu-de-divorce-2917005.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 12:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est un secret de polichinelle, l’Imam Mahmoud DICKO, autorité morale du M5-RFP et son porte-parole, Issa Kaou NDJIM, Coordinateur général de la CMAS, ne sont plus en odeur de sainteté. En tout cas, même les plus optimistes des observateurs sont parvenus à ce constat après les deux sorties médiatiques de l’imam, ces derniers temps, suivies de la démission d’un cadre important de l’ACRT créé par M. NDJIM pour soutenir la Transition en cours. Et cela, en guise de protestation au soutien de l’ACRT à une éventuelle candidature du vice-président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, à la présidentielle de 2022.
<p style="font-style: inherit">Pour le n°10 du M5-RFP, Issa Kaou NDJIM, les événements semblent visiblement évoluer dans le mauvais sens, à tel point qu’il y’a quelques semaines de cela, une partie du bureau du Comité exécutif de la CMAS a publiquement remis en cause sa présence à la tête de cette organisation qu’il a pourtant créée pour défendre, dit-il, les valeurs sociétales ainsi que la vision politique et religieuse de l’imam Mahmoud DICKO.
Comme si cela ne suffisait pas, le fossé semble aussi se creuser entre le coordinateur général de la CMAS et mentor.
Alors que Kaou NDJIM continue de crier haut et fort qu’il garde toujours la confiance de l’imam, ce dernier, longtemps muré dans le silence, est sorti de sa réserve en s’adressant directement au Peuple malien, à travers un Manifeste qu’il vient de publier. Mais c’est l’interview accordée à nos confrères de France 24 qui a permis de mettre en évidence les divergences de vue entre l’imam et son porte-parole.
Entre les deux hommes, on est plus loin d’une rupture, voire du clash, si ce n’est déjà le cas. Selon certaines indiscrétions, l’Imam aurait même déjà refusé de recevoir Issa Kaou Djim quand ce dernier a cherché à le rencontrer.
Mais étant conscient du fait qu’il risque d’être une étoile filante sans le soutien de l’imam, Kaou NDJIM va-t-il rebrousser chemin à temps ?
Ce qui est évident, c’est que la sortie médiatique de l’imam sans le concours d’Issa Kaou NDJIM est en soi un aveu de divergence avec son porte-parole.
Visiblement, les deux hommes ne partagent plus la même vision de la gestion de la transition quand on sait que Issa Kaou NDJIM, qui prête une ambition présidentielle au Colonel Assimi GOITA, multiplie les sorties comme dans un élan de préparer l’opinion à cette éventualité.
Par contre dans son Manifeste, tout comme lors de son interview sur France 24, l’imam est moins enthousiaste et n’hésite même pas à montrer les limites de la gouvernance actuelle face aux défis qui assaillent le pays.
Dans l’hypothèse que le Colonel GOITA nourrit les ambitions secrètes d’être le candidat de la junte en 2022, l’imam et les militaires putschistes ne seraient pas sur la même longueur d’onde.
Mais, pour le moment, ce ne sont que des hypothèses, quand on sait que le Colonel GOITA est interdit, selon les termes de la Charte de la transition, d’être candidat en 2022, à condition de démissionner de son poste avant les élections ou de tripatouiller les textes.
Mais, sans l’une ou l’autre condition, le Colonel Assimi serait donc victime d’un procès d’intention de la part de ses détracteurs. Et, aujourd’hui, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que l’imam et les militaires putschistes de Kati ne partagent plus les mêmes priorités de la transition.
L’autre fait qui est assez révélateur des divergences entre, d’une part, l’imam et Kaou NDJIM et, d’autre part, entre l’imam et la junte de Kati, c’est la démission de Albadia DICKO de l’ACRT. Parmi les motivations qui soutiennent la décision de ce fidèle de l’imam DICKO, il y a évidemment son opposition à un soutien à la candidature du vice-président de la transition en 2022.
Les termes de la lettre de démission sont assez clairs sur ce point. ‘’Après votre (ndlr : Issa Kaou NDJIM) déclaration de souhait et de soutien à la candidature du vice-président de la transition à la prochaine élection présidentielle sur certaines chaînes de télévision, qui est contraire à l’esprit du manifeste de l’ACRT, vous violez les accords fondamentaux de ce mouvement. Le manifeste de l’ACRT ne mentionne nulle part «le soutien à un candidat», sa mission est d’aider les acteurs de la transition à sa réussite, faire justice pour les victimes du 10, 11 et 12 juillet.
Je suis également au regret de vous voir jouer tout le rôle de Secrétaire à (‘organisation, à la mobilisation et à l’information en plus de vos prérogatives de Président. Ce serait irresponsable à mon sens de continuer à occuper de fait, le poste de chargé à la Communication de l’ACRT.
Aussi, j’estime que la lutte qui a failli me coûter la vie le 10 juillet dernier avait pour objectif le changement du système de gestion oligarchique et clanique.
Par conviction, je me disais qu’il faut aider la transition à mettre en place les nouvelles bases du Mali Koura en 18 mois. C’est regrettable de vous entendre dire que vous soutenez un acteur de la transition avant même de faire le bilan de leur gestion. C’est pourquoi je pense que nous n’avons plus les mêmes visions du changement souhaité par le peuple et des objectifs de l’ACRT.
Convaincu de mon engagement pour le Mali Koura avec ou sans les acteurs de cette transition, je me désolidarise de vos actes et déclarations que je trouve peu catholiques. Pour ces raisons qui ne sont pas compatibles à ma vision, je démissionne de toutes les instances de l’ACRT qui me semble aujourd’hui être un instrument de votre candidat’’, a dénoncé Albadia DICKO.
En voyant ce dernier se désolidariser de tout appel de Issa Kaou NDJIM à soutenir la candidature du Vice-Président de la Transition, on en vient à la conclusion que ce proche de l’imam défend clairement sa vision qui est différente de celle prônée par Kaou NDJIM en son nom.
Les jours à venir nous édifieront davantage…</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Arbitrage à la CMAS: le niet de l’Imam à Kaou Djim</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/arbitrage-a-la-cmas-le-niet-de-limam-a-kaou-djim-2916999.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 12:10:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo d’une minute cinquante-six secondes, diffusée sur la page de Gandhi malien, l’Imam Mahmoud DICKO a répondu à son ancien Coordinateur général de la CMAS, Issa Kaou N’DJIM qui a été suspendu depuis quelques jours de son poste de coordinateur, par des présidents de la CMAS, propos de l’arbitrage attendu de lui.

Si l’ancien porte-parole et coordinateur national de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO, Issa Kaou NDJIM, s’en est remis à l’arbitrage de son mentor pour trancher l’affaire de sa destitution de son poste de coordinateur de la CMAS, celui-ci vient de réagir à cette sollicitation : «( …) vous n’allez pas me faire parler de cela. Je ne pense pas que cela soit le lieu où le moment. C’est un regroupement qui se revendique de moi, des sympathisants. Il y a des millions de Maliens qui sont mes sympathisants qui ne sont pas dans ce regroupement. Donc, ce sont des femmes et des hommes intelligents. Il y a eu un moment de divergence entre eux. Ils en ont la capacité eux-mêmes de mettre ensemble sur la table pour vider les contentieux et aller. Pourquoi vous voulez que ça soit l’imam qui va faire l’arbitrage dans ça aussi ? »
Et l’interviewer de relacer : « parce que leur président suspendu, Issa Kaou DJIM a dit qu’il se remet à l’arbitrage de l’Imam DICKO publiquement ! » Dans sa réponse, Imam DICKO a déclaré: «(…) c’est ce qu’il vous a dit, mais, moi, il ne me l’a pas dit. Ce n’est pas à travers les médias qu’il va me parler, non ! Je me respecte et je le respecte lui-même. Je crois que s’il y a un problème, rien ne l’empêche de venir en discuter avec moi, qu’on échange et voit qu’est-ce qu’il en est. Mais, pas à travers des médias qu’il me parle. Je ne réponds pas à cela. Il n’y a aucun problème. Il me doit le respect pour beaucoup de raisons…»

<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Macron le G5 et l’alliance Sahel: la force Barkhane restera</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/macron-le-g5-et-lalliance-sahel-la-force-barkhane-restera-2917001.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 12:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Le président français, Emmanuel MACRON, a tranché, ce mardi 16 février 2021, le débat sur le retrait ou non des soldats français engagés au Sahel contre le terrorisme. Ainsi, après sa participation par vidéo-conférence au sommet de N’Djaména (Tchad) qui réunissait les dirigeants du G5 Sahel. MACRON a lors d’une conférence de presse tenue hier mardi déclaré que l’agenda du retrait des troupes françaises au Sahel n’est plus à l’ordre du jour.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Après le sommet de sommet N’Djaména, Emmanuel MACRON a animé une conférence de presse élargie à des journalistes du G5 Sahel qui ont y participé par vidéo-conférence. Lors de cette rencontre, le président français a axé son intervention les actions militaires et de développement qui doivent accompagner les stratégies de lutte contre les terroristes.<br />A l’entame de ses propos, Emmanuel MACRON a rappelé que la tenue du sommet de N’Djaména est l’un des résultats de la rencontre de Pau où des présidents du G5 Sahel sont allés clarifier leur position sur la présence militaire de la France.<br />Malgré les critiques qui sont faits en France et en Afrique sur les actions militaires françaises, pour Emmanuel MACRON, la rencontre de Pau « a permis une 2e fois de sauver le Sahel parce que le Mali, le Niger et le Burkina Faso étaient au bord de la rupture, puisqu’ils étaient menacés par des groupes lourdement équipés ». Egalement, Pau a aussi permis de galvaniser les soldats des pays du G5 Sahel qui étaient démoralisés.<br />Donc, déduit MACRON, le sursaut de Pau a permis de renverser la situation, mais aussi un ressaisissement moral des armées de l’espace et la relance de leur dynamique opérationnelle. Au plan politique, la rencontre de Pau a aussi produit des résultats démocratiques. En effet, deux Etats démocratiques sont en train de conduire un processus électoral de manière pacifique, a apprécié le conférencier.<br />Toutefois, au Mali, dit-il, le coup d’Etat contre le régime d’Ibrahim Boubacar KEITA a pénalisé la mise en œuvre de la feuille de route de Pau parce qu’il a été précédé par une longue crise politique.<br />Par ailleurs, il a salué et encouragé l’alignement des nouvelles autorités, nées après le coup d’Etat, sur les trois axes fondamentaux sur lesquels elles sont attendues, à savoir : la feuille de route de la CEDEAO pour une transition de 18 mois ; la feuille de route de Pau en matière de lutte contre le terrorisme et la relance de l’Accord d’Alger. « Toutes les décisions prises pour les FAMa ont été tenues par les autorités de Transition. En quelque mois, les autorités de Transition ont donné plus de gage que les autorités précédentes en 3 ans », a déclaré Emmanuel MACRON.<br />Pour revenir sur le sommet de N’Djaména, le conférencier a affirmé qu’il y a eu une convergence fixée avec la haute hiérarchie sur le dialogue avec les responsables de groupes terroristes. Contre à l’opinion publique au Mali et au Burkina Faso, les responsables politiques du G5 Sahel et de la France ont convenu de ne pas négocier avec ces responsables, a laissé entendre MACRON.<br />« Nous avons ces dernières semaines consolidés une convergence avec le G5 Sahel pour considérer que Iyad Ag Agali et Amadou Kouffa sont des ennemis et en aucun cas des interlocuteurs. Ils sont des chefs terroristes et ils ont la responsabilité de la mort de milliers de civils et de militaires », a-t-il soutenu. Tout en nuançant qu’il est favorable pour discuter avec les forces politiques et civiles et les réintégrés. Cela suppose, pour Emmanuel MACRON, qu’elles déposent les armes, se désolidarisent des mouvements terroristes. Aussi, les membres de ces forces politiques doivent afficher la volonté de lutter contre leur chef terroriste. Mais pas avec des terroristes qui ont déjà choisi leur camp. Cette concordance dans les démarches est importante pour le président français afin d’éviter de produire un effort symétrique dans la zone des trois frontières comme ça été le cas au Mali. « La France ne se bat contre tous les groupes insurrectionnels, mais contre les groupes terroristes », a-t-il levé l’équivoque.<br />Quant au financement pérenne de la Force conjointe qui tarde à se concrétiser après plus de deux ans de plaidoyer, MACRON a laissé entendre que cela est indispensable pour réussir ce combat contre les terroristes. Et, par an, a dit MACRON, la Force conjointe du G5 Sahel a besoin de 40 millions d’euro soit de plus 25 milliards de FCFA pour son fonctionnement. Egalement, il a indiqué que le plaidoyer va se poursuivre en vue de permettre à cette Force d’avoir un mandat onusien qui la garantira ce financement. Avec la nouvelle administration américaine, il affirme avoir l’espoir que cela puisse aboutir. Parce que, révèle-t-il, l’équipe de TRUMP avait bloqué le dossier.<br />De même, il s’est réjoui que lors de ce sommet de N’Djaména, ils ont bénéficié du réengagement des USA, de l’Algérie et du Maroc à soutenir et à accompagner la dynamique en cours au Sahel dans la traque des terroristes. Ainsi, la priorité, pour la France, dans les mois à venir c’est d’accompagner cet élan en vue de produire des avancées irréversibles.<br />« Des évolutions significatives seront apportées à notre dispositif militaire au Sahel en temps voulu, mais elles n’interviendront pas dans l’immédiat. Parce qu’elles sont le fruit d’une discussion collective avec nos partenaires sahéliens et les autres qui ont accepté de nous suivre. Elles seront fonction des résultats obtenus et du degré d’engagement effectif de nos partenaires », a déclaré le conférencier. Pourtant, quelques semaines plutôt, le président évoquait un possible ajustement du dispositif militaire français au Sahel. Alors qu’est ce qui a changé ?<br />En analysant le bilan militaire, pour MACRON, l’année 2020 a porté les fruits des victoires qui étaient attendues. Donc à l’aune de ces résultats d’une part, du réengagement conséquent du Mali, du Burkina Faso, du Niger, à la fois, sur le sujet et du retour de l’Etat et de la politique de développement, il considère que « précipiter un retrait français serait une erreur ». Il a rappelé que c’est le fruit des discussions qu’il a eues avec les différents dirigeants.<br />Cette décision de maintien des troupes françaises au Sahel est aussi une demande des chefs d’Etat du G5 Sahel. Et, une décision contraire fragilisera leurs efforts, a ajouté MACRON. « Donc, dans les mois qui viennent, nous ne changerons pas notre présence. Nous allons continuer avec des opérations conjointes, nous allons lancer d’autres opérations importantes. Et nous allons surtout être renforcés par les bataillons tchadiens, par la remobilisation malienne, par l’apport mauritanien », a-t-il déclaré. Ces engagements donnent l’espoir des résultats concrets attendus en termes de sécurité dans les prochains mois.<br />Indépendamment des actions militaires, le président français a souligné que les efforts sont également en cours pour accompagner les politiques de développement. Selon MACRON, il n’y a pas de stabilité possible au Sahel sans solutions durables pour les populations. C’est pourquoi, dit-il, son pays a soutenu la création de la coalition pour le Sahel qui a facilité le financement de centaine de projets en faveur de la population.<br />Enfin, le conférencier a annoncé que pour évaluer les engagements, des réunions hebdomadaires se tiendront, et une nouvelle réunion avec les responsables du G5 Sahel sera programmée. Aussi, a-t-il indiqué, il est prévu un sommet de la Coalition pour le Sahel pour faire le point des avancées concrètes et le financement.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Par Sikou BAH</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faut&#45;il croire à l’ «imamité » dolosive du Cheickh égaré en politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/faut-il-croire-a-l-imamite-dolosive-du-cheickh-egare-en-politique-2915612.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:16:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cheickh Mahmoud DICKO, le très éclairé et très respecté Imam, après 4 mois sabbatique dans sa mosquée a-t-il honni son Dieu pour le lucre et la luxure occidentale ? Rien qu’à y penser serait un suprême sacrilège et une abominable insolence à l’imamité de ce mufti par les muftis qui vient d’être adoubé par l’autorité suprême, le conseil des oulémas ! Non l’Imam Cheickh Mahmoud DICKO n’a pas apostasié encore moins abjuré.

&nbsp;

Toutefois, après 4 mois de confinement, pardon de retraite spirituelle ponctuée de mise en scènes publiques, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur ses nouvelles références. Et pour cause, la référence à une aristocrate américaine et épouse d’un président des Etats-Unis. Le choix de cette citation particulière d’Anna Eleanor Roosevelt («il ne s’agit pas seulement de parler de paix, il faut y croire. Il ne s’agit pas simplement d’y croire, il faut la construire ») surprend et inquiète. En effet, d’un Cheickh et d’un Imam, on s’attendait plus à un verset de coran et/ou un hadith qu’une citation d’une femme, fut-elle Première dame des USA, qui est loin d’être un modèle pour la communauté musulmane. Parce que les Tarikhs de l’islam regorgent certainement de milliers de vertueuses références que l’Imam Dicko aurait pu et aurait dû choisir.

Autant crève les yeux l’aplatissement par l’appel du pied du Cheickh très respecté et éclairé à l’Occident autant le choix de la citation apparaît insultant pour l’Islam et les musulmans. L’Imam est-elle prête autant à faire les yeux doux aux Occidentaux au point de laisser penser qu’il n’y a pas de citation dans le Coran, dans les hadiths, dans la pensée musulmane qui puisse égaler celle qu’il a choisie ? Veut-il avoir l’onction des Occidentaux au point de laisser croire que l’Islam et les musulmans ne connaissent pas la paix, c’est pourquoi il a fait recours à Anna Eleanor Roosevelt ! Non le Cheickh éclairé et très respecté Imam DICKO qui connaît plus que quiconque le verset 72 de la Sourate Houd («la paix en Islam est la règle ; la guerre, l’exception dictée par la nécessité.») sait que l’Islam est une religion de paix. Et la paix, on la construit sur la vérité et la foi en l’éternel.

DICKO a-t-il toujours la foi ? Sans aucun doute. Est-il toujours un homme de Dieu ? Le temps du choix a sonné pour lui. Soit il reste dans la maison de Dieu soit il choisit l’aréna politique.

A l’Imam d’intégrer que dans l’aréna politique, ce n’est pas la spiritualité, mais la réalité crue, on n’y croit pas on prouve pour convaincre. Or sur ce terrain, l’Imam ne propose rien que ce qu’il n’a déjà fait par le passé : établir le dialogue. Mais quel pacte républicain propose-t-il. Sauf respect pour son imamité, qu’on nous permette de ne plus le croire sur parole. En tout cas, pas cette fois-ci.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zone de défense: le gouvernement accuse, la CMA se défend</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zone-de-defense-le-gouvernement-accuse-la-cma-se-defend-2915615.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Entre le gouvernement et la CMA, le ton monte et depuis ce vendredi 5 février, c’est la réponse du berger à la bergère. Le gouvernement accuse, la CMA se défend.</strong></em>

La décision unilatérale de la CMA de créer une zone de défense dans le Gourma est une violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation et du pacte pour la paix au Mali. Face à cette situation, le Gouvernement invite la CMA à réviser sa position et la Médiation internationale à se pencher sur la question.

Dans un communiqué qui a fait le tour des réseaux sociaux ce vendredi après-midi, le gouvernement dénonce la décision de la CMA de créer une zone de défense et de sécurité dans Gourma.

Pour le Gouvernement cette décision de la CMA est une transgression du cessez-le-feu conclu entre les parties et dont les clauses les engagent à conserver leurs positions et une flagrante violation des dispositions des articles 17, 25 et 29 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger relatives aux questions de défense et de sécurité.

C’est pourquoi le Gouvernement demande à la CMA de revenir sur sa décision et à la Médiation internationale de se pencher sur la question.

Cette décision unilatérale de la CMA est de nature à susciter des interrogations et des suspicions au moment où les parties se sont engagées à tenir une concertation de niveau décisionnel pour finaliser la phase d’intégration du dernier groupe des ex-combattants issus des bataillons du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) dans les Centres de formation.

Aussi, condamne-t-il fermement cette décision qui fragilise le processus de paix dans un contexte de recrudescence des attaques des groupes terroristes dans la Zone concernée où se déroulent les opérations – MALIKO et ELIPSE en collaboration avec les forces partenaires notamment Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel. Elle est également de nature à compromettre les résultats probants obtenus sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel.

Le Gouvernement de la République du Mali rappelle sa constante détermination à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord et lance un appel à toutes les parties prenantes à maintenir les concertations de haut niveau entre les responsables politiques et militaires, dans le cadre de la mise en œuvre dudit Accord, en vue d’aplanir les obstacles qui retardent encore le déploiement des premières unités de l’Armée reconstituée dans toutes les régions concernées et de manière plus générale, le parachèvement des objectifs d’étape retenus en matière de défense et de sécurité

Par rapport à la création d’une nouvelle zone militaire de la CMA dans le Gourma, la CMA s’insurge contre les allégations du gouvernement qui ne sont fondées que sur des passions et sous la pression de la rue au détriment de la vérité du terrain. Dans un communiqué rendu public hier soir vendredi 5 février, la CMA dit apporter un démenti formel aux accusations du gouvernent.

La CMA rappelle que la zone dite de Gourma n’est pas une création nouvelle, depuis la signature du cessez-le-feu du 23 Mai 2014 et bien avant la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, cette zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa (rive gauche du fleuve de Gao). La seule nouveauté est que la zone devient autonome vis-à-vis du Haoussa et dépend directement de l’état-major général de la CMA.

Ainsi, cette réorganisation s’inscrit dans le cadre de la redynamisation de la CMA en vue de protéger et de sécuriser les populations de cette zone laissées pour compte et pour mieux coordonner avec les forces internationales et nationales y compris les FAMa et la Plateforme.

La CMA rappelle que les FAMa ont maintes fois et de façon répétitive violé le cessez-le-feu en faisant des opérations militaires et des patrouilles unilatérales procédant aux fouilles et aux arrestations des paisibles citoyens azawadiens dans des Zones sous son contrôle, en occupant le terrain en dehors des mécanismes de L’APR/D’Alger sans que cela suscite ses réactions, la dernière en date concerne l’incursion des FAMa à Razelma sans concertation et sans préavis.

La CMA, tout en condamnant les accusations à peine voilées, distillées avec subtilité dans le communiqué du gouvernement insinuant que sa présence dans la Gourma serait un handicap à la lutte contre les terroristes alors même qu’elle gêne et empêche en premier lieu les mouvements et la fixation des terroristes, réitère son attachement au cessez-le-feu signé le 23 Mai 2014 à Kidal et aux arrangements sécuritaires qu’elle a signés. Elle invite le gouvernement malien à s’inscrire exclusivement et de façon diligente à la construction de la paix et de la confiance, gage de la réussite d’une bonne mise en œuvre de l’accord.]]> </content:encoded>
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<title>Untm&#45;Gouvernement: le marché de dupes</title>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entre le Gouvernement et la Centrale syndicale UNTM, c’est désormais le presque parfait accord. Tous les 9 points de revendications ont été religieusement acceptés par le Gouvernement, comme si la menace de « grève dure » que le secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba KATILE, a subrepticement laissé traîner dans la lettre qu’il a fait circuler sur les réseaux sociaux n’était pas tombée dans l’oreille d’un gouvernement qui était jusqu’ici resté sourd à certaines revendications phares de la Centrale Syndicale. En tout cas, depuis la missive du mardi 2 février, tous les observateurs auront constaté une évolution positive dans les négociations, évolution qui s’est conclue vendredi avec la signature enfin du Procès-verbal par toutes les parties.

Acculé et dans les cordes, le gouvernement de Transition qui a voulu faire du Trapèze sans filet de secours a du rétropédaler pour ne pas s’aplatir devant la puissance d’une Centrale syndicale que les soutiens zélés ont poussé vers le radicalisme dans lequel nul n’a intérêt. En effet, en faisant du cahier de doléance de la Centrale Syndicale l’affaire du seul Yacouba KATILE à qui on veut faire rendre gorge pour avoir osé porter les aspirations légitimes de sa centrale et auquel on promet la géhenne, le pouvoir de Transition a payé le prix de son amateurisme et de son impuissance face à un secteur très organisé et très solidaire. La réussite des deux grèves en est une preuve éclatante.
Face à la menace que la Centrale syndicale a laissé planer, le gouvernement, contre mauvaise fortune a fait bon cœur et accepté les accommodements raisonnables proposés in fine par le patron de la Bourse du Travail. Parce qu’en vérité, si le gouvernement n’a aucune alternative face à l’irrédentisme syndical auquel le bras de fer avec l’UNTM pourrait donner naissance, il faut tout aussi reconnaître que la Centrale syndicale n’avait pas elle aussi beaucoup de marge de manœuvre. Après deux grèves, dont la dernière de 5 jours, la Bourse du Travail était désormais face au Rubicon syndical : soit le franchir en décrétant la grève illimitée, soit obtenir du gouvernement un accommodement raisonnable, quelque chose qui sauve la face de tout le monde.
Le Gouvernement acceptant tout sans aucune pression immédiatement avec une marge de manœuvre d’un trimestre voire un semestre dans certains cas, si n’est dans bien des cas la mise en place de Commission pour endormir les doléances. Le presque parfait accord du vendredi 5 février 2021 à cet égard apparaît pour le gouvernement une très bonne opération, en tout cas un moratoire qu’il pourrait mettre à profit pour ajuster sa stratégie de dialogue social. Quid de la Centrale Syndicale ? L’accord est à tous points de vue du pain béni pour Yacouba KATILE et ses camarades qui étaient obligés d’obtenir quelque chose pour leurs mandants.
Toutes choses qui font que nous sommes face à un marché de dupes conclu dans un contexte où les protagonistes étaient fortement sous pression où l’échec devenait un sens interdit pour chacun. Alors s’accordant sur les désaccords dans le fond, on s’accorde sur un accord de pure forme pariant sur la bonne fortune du temps. Les travailleurs crieront victoire avant de se déchanter très vite. Quant au gouvernement en prenant le pari sur le bénéfice du temps, il va se prendre très vite au piège de la fuite en avant, car un trimestre c’est vite fini. Au finish, c’est un accord bidon qui finira par embraser le front social.
En effet, sur les principaux points de négociations qui ont une incidence financière, la Centrale syndicale n’a rien obtenu. Par exemple à sa demande d’éradication des disparités dans les conditions des travailleurs par l’établissement de la justice sociale à travers « l’octroi des primes spécifiques et indemnités selon la profession et l’emploi et selon les catégories de la fonction publique, en évitant les écarts que rien ne justifie et cela au terme des discussions sur le présent préavis » après avoir connu la légitimité de la revendication, le gouvernement a expliqué les difficultés auxquelles il est confronté pour y faire face. Pour ne pas perdre la face, la Centrale a accepté la mise en place d’une commission ad hoc qui travaillera pour une période de 3 mois (du 31 décembre 2020 au 31 mars 2021). Et pour faire vrai, on fait dire au PV de conciliation que « ladite commission ad hoc qui a, d’ailleurs, commencé ses travaux le 06 janvier 2021, est chargée d’élaborer un schéma de propositions en réponse à la demande d’éradication des disparités dans l’octroi des primes et indemnité des travailleurs par l’établissement de la justice sociale formulée par l’Union nationale des Travailleurs du Mali. Si tout ça est vrai, «les conclusions de la commission ad hoc seront soumises à la validation de la commission de conciliation au mois d’avril 2021. Les conclusions validées seront mises en œuvre au 1er juillet 2021».

Pour ce qui est du « respect de l’égalité de chances, de non-discrimination entre fonctionnaires par l’établissement de grilles indiciaires catégorielles par catégorie de la Fonction publique, au terme des discussions du présent préavis. »
Si les deux parties ont convenu de procéder à « l’alignement à l’indice plafond 1 382 des grilles indiciaires dont le plafond n’atteint pas ledit indice pour compter du 1er janvier 2021 ». Afin de permettre cette harmonisation, les dispositions des statuts autonomes faisant le lien avec les augmentations de rémunération des fonctionnaires relevant du statut général il faut attendre des concertations avec les partenaires sociaux concernés en vue d’avoir une grille harmonisée. Concertations dont le timing n’apparaît nulle part dans le Procès-verbal.

Pour ce qui est de l’opération de charme des vieux de la Bourse du Travail à l’égard de la Jeunesse malienne à travers «le Recrutement de 8 600 jeunes diplômés dans les fonctions publiques par an, pendant 5 ans » notamment «le Recrutement d’au moins 20 000 jeunes diplômés dans la fonction publique en janvier 2021» et « le point de la situation des diplômés recrutés dans les corps de défense et de sécurité de 2019-2020, même si les Accords de 2019 ne les concernaient pas spécifiquement», il faut bien craindre que la Centrale syndicale ne se soit laissé prendre au jeu du verbiage gouvernemental.
Parce qu’en s’engageant :
« -à recruter 23 728 jeunes, conformément à la prévision budgétaire de 2021 ;
– à porter à la connaissance de l’Union nationale des Travailleurs du Mali le nombre de jeunes diplômés à recruter pour le compte de l’Armée en 2021 » le gouvernement de Transition noie visiblement le poisson. L’oxymore gouvernemental est presqu’insultant pour l’UNTM. Parce que si « le gouvernement s’engage à recruter 23 728 jeunes, conformément à la prévision budgétaire de 2021», c’est bien 23.728 jeunes qui vont être recrutés point final. Quel autre « nombre de jeunes diplômés à recruter pour le compte de l’Armée en 2021 » va-t-il s’engager à communiquer à l’UNTM si ce n’est le double jeu et le double langage. Et la très sérieuse Centrale syndicale, qui se fait donneur de leçons en tançant le gouvernement de Transition pour son amateurisme brouillon se laisse lui-même prendre scandaleusement au piège.
Où sont les résultats concrets de cette épreuve de force syndicale ?
A presque tous les points, l’UNTM a accepté le différé, la mise en place d’une commission, chacun le sachant, c’est pour résoudre les problèmes à la Saint-Glinglin. C’est par exemple le cas pour :

-«Le reclassement dans la fonction publique, en fonction des diplômes détenus par tous les jeunes, anormalement utilisés dans des fonctions de conception et de direction dès le mois de janvier 2021 » où le Gouvernement et l’Union nationale des Travailleurs du Mali conviennent de la mise en place d’une commission qui travaillera pendant 3 mois, à compter de la signature du présent procès-verbal, en vue d’élaborer et adopter le projet de texte relatif à la question, le cas échéant.
-« La régularisation de la situation administrative des enseignants (cas des matricules 0100 pour l’ouverture prochaine) »

Le Gouvernement et l’Union nationale des Travailleurs du Mali conviennent de la mise en place d’une commission de travail pour examiner les dossiers en vue d’une régularisation, au plus tard le 31 mai 2021.

-« 7ème Point: La libération des domaines fonciers de l’ORTM et de TIER illégalement occupés. ». Le Gouvernement et l’Union nationale des Travailleurs du Mali conviennent de la mise en place d’une commission de suivi de 9 mois (à compter de la date signature du présent procès- verbal) de l’ensemble des dossiers relatifs aux sous-points ci-après sous réserve des décisions de justice.

Le plus désolant, l’UNTM n’a même pas réussi la simple «intégration dans les fonctions publiques, pour raison nationale de tous les enseignants des Écoles Communautaires (ECOM) au plus tard à l’ouverture prochaine des classes ».
Si le salaire de misère passe de 25 000 à 50 000, le Gouvernement qui reste campé sur ses positions dit qu’il continuera à mettre l’accent sur l’effort fait par rapport à l’intégration des enseignants communautaires. Cet effort va se poursuivre en 2021 avec l’intégration de seulement six cents (600) autres sur les 16 014 restants.
Dans ce contexte de concession scandaleuse, on comprend bien que les travailleurs du privé soit sacrifiés. En effet, pour ce qui est de «la transposition dans le secteur privé des augmentations de salaires obtenues en 2014 et 2019 », comme dans un deal mafieux, syndicat et patron s’accordent que ce n’est pas une urgence. Aussi, promettent-ils de « mettre en place un cadre de concertation, supervisé par le Gouvernement en vue de rendre effective l’ouverture des négociations salariales dans les branches et secteurs d’activités en application des Procès-verbaux de 2014, 2019 et 2021 »

Sur les autres questions dites de sensibilités politiques, c’est une totale fuite de responsabilité collective et complice. Par exemple pour ce qui est de «la suspension immédiate des activités des Bureaux de Placement privés», les parties conviennent de la mise en place d’une commission pour identifier toutes les difficultés liées aux bureaux de placement afin de faire des propositions de modification de la législation en vigueur….Le Gouvernement et le Conseil national du Patronat du Mali s’engagent à écrire, chacun en ce qui le concerne, aux bureaux de placement pour les inviter au respect du Code du Travail. (Comme si ce n’était pas son problème) l’Union nationale des Travailleurs du Mali s’engage à accompagner le Gouvernement et le Conseil national du Patronat du Mali dans leurs actions ».
Pour ce qui est de l’«indemnisation des travailleurs victimes de la crise au Mali depuis 2012.», «le règlement intégral des droits des travailleurs licenciés de l’AZI-SA. », «les mesures immédiates pour réduire la cherté de vie. », «la prise en charge sociale et économique des travailleurs victimes des conséquences de la pandémie de la COVID-19 (Hôtel de l’amitié, etc.)», le gouvernement s’est contenté de promettre sans aucune garantie.

Mettant à l’encan, en tout cas à plus tard, le sort douloureux des des travailleurs du secteur de l’hôtellerie, la reprise du chemin de fer, l’évaluation des privatisations, l’évaluation des contrats et du code minier ainsi que rexploitation d’or pour remettre le Mali dans ses droits, la Centrale syndicale s’est investie bizarrement, et comme par hasard et comme si tout ça était pour ça, à obtenir du gouvernement la relecture des textes anti-corruption. Le résultat sur le point interpelle :

Sur «l’adoption des lois et décrets sur l’OCLEI proposées par la Commission de suivi et la relecture de la loi n°015 du 27 Mai 2014 et ce au terme des discussions de ce préavis», KATILE et ses camarades peuvent respirer. En effet, «le Gouvernement a informé que les projets de texte ci-après, issus des travaux de la Commission susmentionnée ont été transmis au Secrétariat général du Gouvernement suivant le Bordereau d’Envoi n°1700/MJDH-SG du 06 novembre 2020 :
-projet de loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite ;
-projet de décret fixant les modalités d’application de la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite ;
-projet de loi portant création de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite ;
-projet de décret portant organisation et modalités de fonctionnement de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite.
Le Gouvernement s’engage à faire diligenter l’adoption desdits projets de texte avant le 31 mars 2021 »]]> </content:encoded>
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<title>Issa Kaou NDJIM en conférence de presse: « je m’en remets à l’arbitrage de l’imam»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/issa-kaou-ndjim-en-conference-de-presse-je-men-remets-a-larbitrage-de-limam-2915163.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 07:03:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Plus de 48 heures après l’annonce fracassante de sa suspension par une partie du Comité exécutif ce lundi 1er février 2021, le Coordinateur général la CMAS, Issa Kaou NDJIM, a indiqué qu’il s’en remettait à l’arbitrage du parrain, l’imam Mahmoud DICKO. «En dehors des textes, que la volonté du Cheick se fasse. Ça veut dire tout simplement, tout ce que le Cheick respecté, l’imam DICKO dira de la CMAS, en tout cas, moi en tant que Coordinateur général, je m’en remets. Si cette décision me demande de partir pour l’intérêt de la CMAS, je m’en vais », a-t-il déclaré.</p>
C’était ce mercredi 3 février 2021, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de la CMAS, à Magambougou Faso-Kanu.

Une déclaration qu’il a faite, dit-il, en sa qualité de coordinateur général de la CMAS, entouré pour la circonstance de certaines personnalités et responsable de la CMAS ainsi que d’autres soutiens. Dans son exposé, il a souligné qu’il a jugé nécessaire de donner la bonne information à l’opinion nationale et internationale à ce sujet. Pour lui, le plus important aujourd’hui est d’aller à l’essentiel. «L’essentiel, c’est ce qui a fondé notre démarche qui est de s’inspirer de la sagesse de l’imam DICKO qui est un homme de rassemblement qui a toujours cherché à rassembler les Maliens et les Maliennes », a-t-il dit. De son avis, on ne peut pas être à cette école (Imam DICKO) et avoir d’autres comportements, d’autres attitudes, qui sont en porte à faux avec cette logique. «Nous pensons que le Mali a besoin de rassemblement. Le Mali a besoin de tout le monde pour soutenir la réussite de la transition, certes, mais on ne doit pas s’éloigner des grandes lignes », a-t-il insisté.

Parmi les trois signatures qui engagent la CMAS, a-t-il expliqué, il y a la sienne, celle de la présidente du Mouvement des femmes de la CMAS, Mme Diawara Zeinab et puis aussi, le Dr Laya GUIDO. « Dans les textes, les tâches qui sont confiées à la CMAS à travers le leadership de son coordinateur général, vous les retrouverez à l’article 12 du règlement intérieur », a-t-il indiqué.

« Aucune décision ne peut être prise au nom de la CMAS quand c’est contraire aux statuts et règlement intérieur. Seul le Coordinateur général peut convoquer une réunion du bureau exécutif et c’est lui qui préside. Seul le Coordinateur général engage la CMAS », a fait savoir Kaou N’DJIM.
Mieux encore, nulle part dans les statuts et règlement intérieur, il n’y a allusion aux mots comme intérim destitution.

«C’est cette Assemblée nationale qui peut renouveler le mandat du coordinateur général. Et le bureau exécutif peut procéder, si besoin en était, à la révision des textes. En dehors de cette disposition, toute démarche est contraire à la légalité. Nous sommes républicains, nous restons légalistes. En dehors de la légalité, nous avons ce souci de rester fidèles à notre démarche. Nous avons voulu partager avec l’imam Mahmoud DICKO, avec son consentement, de mettre en place une organisation politique pour promouvoir ce que je viens de dire. Donc, on ne peut pas s’éloigner de cette démarche. Nous sommes convaincus, tout le Peuple sait que l’imam DICKO est un homme de paix, un homme qui a toujours contribué à la recherche de solutions, même en dehors du Mali. Il serait inacceptable, incompréhensible que la CMAS puisse s’éloigner de cette démarche.

Donc, nous restons dans cette dynamique. En dehors des textes, que la volonté du Cheick se fasse. Ça veut dire tout simplement, tout ce que le Cheick respecté, l’imam DICKO dira de la CMAS, en tout cas, moi en tant que Coordinateur général, je m’en remets à sa décision. Si cette décision me demande de partir pour l’intérêt de la CMAS, je m’en vais. Si cette décision consiste à mettre tout le monde ensemble pour trouver la solution et avancer, je suis partant. Je ne peux pas me renier. Je l’ai dit, le Cheick, il est respecté, il est éclairé, donc on s’en remet à son arbitrage», a-t-il dit.]]> </content:encoded>
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<title>Conférence sur la relecture des textes électoraux: Choguel désavoué par des membres du M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conference-sur-la-relecture-des-textes-electoraux-choguel-desavoue-par-des-membres-du-m5-rfp-2913794.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) Choguel Kokalla MAIGA, dans une note signée le 20 janvier dernier, appelle les membres de son regroupement au boycott de la vidéoconférence sur la relecture des textes électoraux. Une décision qui n’a pas été respectée par de nombreux partis politiques membres du M5. Un cinglant désaveu pour le comité stratégique.

Le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation a tenu hier lundi 25 janvier le Cadre de concertation avec la classe politique sur la relecture des textes sur le processus électoral. La rencontre s’est déroulée par vidéoconférence sous la présidence du ministre Abdoulaye MAIGA.

Plusieurs partis et organisations politiques ont pris part à la vidéoconférence sur la relecture des textes sur le processus électoral longtemps réclamé par la majorité des partis politiques pour une meilleure organisation des élections. L’objectif de ces réformes est de garantir et d’assurer la sincérité des scrutins afin de permettre au pays de minimiser les crises post-électorales auxquelles le Mali assiste fréquemment, à l’image des contestations des législatives de 2020.

En prélude à cette rencontre, le comité stratégique du M5-RFP dirigé par Choguel Kokalla MAIGA a produit une déclaration en date du 20 janvier, dans laquelle, il appelle les partis politiques membres du M5 d’opter pour la politique de la chaise vide en avançant quelques motifs.

Ainsi, dans sa déclaration, le Comité stratégique du M5 déplore la démarche solitaire des autorités de la Transition en annonçant une rencontre sans termes de références préalables. De même, il regrette encore une fois de plus un processus non inclusif de révision des textes électoraux. Enfin, le Comité stratégique du M5 estime que les questions relatives à l’opérationnalisation des nouvelles régions et circonscriptions électorales sont préjudicielles à celles de la relecture de la loi organique sur le nombre d’élus. Donc, pour le M5, il est impossible de dissocier l’une de l’autre.

En dépit de cet appel au boycott lancé par le Comité stratégique, des partis politiques du M5 ont décidé de prendre part à la rencontre. « Je sais qu’elles sont nombreuses les formations politiques qui participent à la vidéoconférence », nous a indiqué Abdramane Kaou DIALLO un membre du PACP. Leur parti prend également part à la rencontre, a-t-il précisé. À l’image du PACP, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le plus grand parti membre du M5 n’a pas non plus suivi le mot d’ordre du Comité stratégique.

À la veille de la rencontre, plusieurs autres formations politiques ont dénoncé la démarche solitaire des autorités de la Transition par rapport à l’organisation de ladite réunion. Toutefois, elles ont décidé d’y participer afin d’apporter leur expertise pour l’amélioration des textes électoraux. En plus de la divergence sur la forme, la classe politique et la junte sont également partagées sur la création de l’Organe unique pour l’organisation des élections.

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kidal: les raisons d’une visite ministérielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-raisons-dune-visite-ministerielle-2913791.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:17:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une forte délégation gouvernementale comprenant 6 ministres est arrivée ce lundi 25 janvier à Kidal. Au total, ce sont 8 ministères, dont 2 sont représentés, à faire le déplacement.

Outre le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mossa Ag ATTAHER, éminent membre de la CMA, la délégation gouvernementale comprend : le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Modibo KONE; le ministre de la Réconciliation Nationale, Ismaël WAGUE; le ministre de la Santé et du Développement Social, Fanta SIBY; le Ministre des Mines, Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou TRAORÉ; le Ministre Secrétaire Général du ministre de l’Education national, M. Khanane Ag GADEGA.

La délégation a été accueillie et logée par le gouverneur, le Colonel Fodé Malick SISSOKO au pied-à-terre de Kidal.

Après un bref entretien avec la représentation locale de la MINUSMA, le Colonel WAGUE et sa suite se sont rendus chez l’ex troisième vice-président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ag Intalla qui a accueilli ses visiteurs en sa qualité d’Amenokal de la population touareg de sa région. Avant de retourner, la délégation gouvernementale a tenu une conférence de cadres en vue de recenser les besoins les plus pressants de la région et d’ébaucher des propositions de réponses à travers chaque ministre responsable du secteur correspondant.

Selon les échos venant de Kidal, le CMA qui comme à son habitude a peint la ville aux couleurs du MNLA, pardon de l’Azawad, n’a pas pris part à la conférence de cadres.

Toutefois, indiquent certaines sources, les hommes forts de Kidal ont accepté de rencontrer la délégation gouvernementale pour un entretien à huis clos pour aplanir certaines divergences, dit-on.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à la Covid&#45;19, il y a le Mali des protégés et le Mali des exposés</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/face-a-la-covid-19-il-y-a-le-mali-des-proteges-et-le-mali-des-exposes-2913789.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:10:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’actualité ce lundi 25 janvier 2021 dans le Mali Koura de Bah N’DAW, des colonels et des colonelisés, ce n’est pas que risible coup de théâtre qui se traduit par la pseudo-destitution d’El Hadji Issa Kaou N’DJIM, Coordinateur général de la CMAS par la volonté et la bénédiction du très respecté-éclairé Imam Mahmoud DICKO, ni que le safari de la demi-douzaine de ministres dans la forteresse toujours séparatiste de Kidal où ils ont eu droit, malgré la présence de leurs représentants dans le gouvernement, à l’hospitalité azawadienne aux couleurs du MNLA.

Tandis que le très précautionneux ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation conviait ce lundi matin 25 janvier 2021 les représentants des partis politiques et des organisations de la société civile au Gouvernorat du District de Bamako, au Centre de Formation des Collectivités territoriales (CFCT), sur la route de Kati et la Direction nationale de l’état civil (DNEC), contiguë au CFCT pour l’ouverture de la Rencontre Technique du Cadre de Concertation National et pour les travaux des groupes de travail sur la relecture des textes régissant les élections, les élèves et étudiants du Mali reprenaient le chemin des classes et des amphis.

Entre les deux événements apparemment rien de commun, sauf qu’ils interviennent tous les deux dans un contexte marqué fortement par résurgence de la pandémie de la COVID-19 et le contraste révulsant et révoltant au niveau des images qui circulent sur les réseaux. D’un côté, on voit ceux d’en-haut le ministre de l’Administration dans une belle salle entourée de ses principaux collaborateurs en visioconférence avec les membres du Cadre de Concertation National dans strict respect des mesures barrières. De l’autre on a vu hier circuler les images, de ceux d’en-bas, le peuple du Mali, les pauvres et les enfants des pauvres, les écoliers de Bakaribougou (Bakaribougou est l’un des quartiers populaires de Bamako qui se situe entre Quinzambougou et la Zone industrielle) avec leurs maîtres d’école, entassés tels des sardines dans une cour, sans aucune mesures de distanciation sociale, sans masques et sans solutions hydro alcooliques, hisser avec fierté et ferveur le drapeau du Mali….

Le contraste des images donne des larmes aux yeux de toute âme sensible. Mais, tel est le Mali, la réalité de notre Nouveau Mali, le Mali Koura à double vitesse qu’on veut bâtir contre la COVID-19 : d’un côté un Mali des protégés et ceux qui ont les moyens de se protéger contre la COVID-19 et, de l’autre, un Mali des exposés et de ceux qui n’ont d’autre alternative que d’être exposés à la maladie de la COVID-19. Comme si la pandémie était là pour décimer les plus pauvres…

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission Goodluck: la transition clouée au pilori</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mission-goodluck-la-transition-clouee-au-pilori-2912132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 14:20:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une mission de la CEDEAO dirigée par Goodluck Jonathan vient de boucler un séjour de 2 jours dans notre capitale (11 et 12 janvier 2020). Lors de ce déplacement de 48 heures, des rencontres avec des acteurs chargés de l’organisation des élections présidentielle et législatives de l’année prochaine, les autorités de la transition et la classe politique ont eu lieu. L’ancien président nigérian qui n’est plus à présenter dans notre pays était accompagné par Mme Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana, Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO et du Président de la Commission de la CEDEAO, Kassi BROU. Les acteurs politiques n’ont pas raté l’occasion de décharger leur bile en portant sur la place publique leurs griefs sur les Reformes, l’organisation d’élections générales, la ‘’mise en place rampante d’un régime autocratique’’… Toutes choses qui placent les autorités dans une posture inconfortable.

Selon un communiqué de la Primature, trois domaines ont constitué le centre d’intérêt de la mission de la CEDEAO conduite par SEM Goodluck Jonathan dans notre pays.

Il s’agit de: la feuille de route de la transition ; l’inclusivité du processus ; le niveau de concertation avec les différents segments de la société.

Le médiateur a aussi fait remarquer que l’ébullition du front social et les récentes arrestations ne sont pas de nature à faciliter la conduite de la transition. Le Premier ministre Moctar Ouane a souligné que le programme de la transition assorti d’un chronogramme est bien ficelé depuis le 25 novembre 2020 et n’attend que le quitus du Conseil National de la Transition censé valider selon la charte de la transition.

Quant à l’inclusivité, tous les acteurs seront impliqués au processus qui sera enclenché.

Enfin s’agissant de la question des personnalités arrêtées, le dossier est entre les mains de la justice. Moctar Ouane rassure, que son gouvernement veillera au respect des lois et des droits.

Pour rappel, le communiqué en date du 31 décembre 2020 du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako informe qu’une ‘’information judiciaire a été ouverte contre les nommés Mahamadou KONE, Vital Robert DIOP, Souleymane KANSAYE, Aguibou Macky TALL, Youssouf Mohamed BATHILY alias RASBATH et Boubou CISSE pour complot contre le Gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits’’.

Dans son mémoire devant la Mission de la CEDEAO, le Président du M5-RFP, Dr Choguel Kokalla MAIGA, parlant de ‘’l’inacceptable mise en place rampante d’un régime autocratique, avance : ‘’en témoignent les arrestations extrajudiciaires qui se généralisent et qui sont inacceptables dans un État de droit nonobstant la présentation ultérieure des personnes « enlevées » devant les autorités judiciaires’’.

Au cours d’une conférence de presse organisée le vendredi 8 janvier 2020, le Collectif des avocats pour la défense des personnes arrêtées pour ‘’complot contre le Gouvernement association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits’’ dénonce plutôt un procès politique, une violation des droits de leurs clients garantis par l’article 10 de la Constitutions du Mali.

‘’Le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) suit avec gravité l’évolution de la situation nationale caractérisée par des arrestations extrajudiciaires (…). La présentation ultérieure des personnes arrêtées ou détenues en dehors de toute procédure et délais légaux ne saurait, en aucun cas, ni justifier les méthodes employées, ni couvrir les graves violations de la loi et encore moins préserver les libertés et droits fondamentaux du citoyen énoncés dans la Constitution de la République du Mali et dans les Conventions internationales dûment ratifiées’’.

En attendant que la justice ne fasse ‘’toute la lumière sur ces faits suffisamment graves (NDLR : complot contre le Gouvernement, association de malfaiteurs, offense à la personne du Chef de l’État et complicité de ces faits), ce dossier n’en finit pas de meubler les conversations des salons feutrés de Bamako et de faire des vagues avec des manifestations de soutien au PDG de PMU-Mali Vital Robert DIOP des travailleurs de la boîte ou des tentatives de manifestation des militants du CDR dont la demande n’a pas reçu suite favorable du Gouverneur du District de Bamako au double motif de l’état d’urgence et des mesures de restriction liées à la propagation de la maladie à Coronavirus.

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres du mercredi 23 décembre 2020 a adopté un projet d’ordonnance autorisant la prorogation de l’état d’urgence déclaré sur le territoire national. L’adoption du présent projet d’ordonnance s’inscrit dans ce cadre et permettra aux autorités compétentes d’assurer la mise en œuvre diligente des mesures d’urgence arrêtées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 et à faire face aux défis sécuritaires du pays. Le projet d’ordonnance adopté proroge jusqu’au 26 juin 2021 à minuit l’état d’urgence en cours.

S’agissant de l’organisation d’élections générales, le PARENA insiste à dessein sur la mise en place de ‘’l’organe indépendant en charge des élections’’, après avoir exprimé ‘’ses préoccupations relatives à la création par le Gouvernement d’une Cellule d’appui aux opérations électorales de la Transition’’.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’affligeante innocence des héros et hérauts de la contestation militaro&#45;politico&#45;religieuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/laffligeante-innocence-des-heros-et-herauts-de-la-contestation-militaro-politico-religieuse-2912125.html</link>
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<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 14:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission d’évaluation de la CÉDÉAO des progrès de notre Transition inqualifiable conduite par l’ancien président de la République fédérale du Nigéria, Goodluck Ébélé Jonathan a bouclé hier son premier tour de table avec les acteurs militaro-politico-religieux et les leaders non encartés de notre pays.</strong>

Au-delà de la rhétorique coutumière des instances régionales et internationales, le malaise est saisissant. L’embarras des uns, la tourmente des autres, la confusion du moment et l’absence de lisibilité de l’horizon immédiat devraient inquiéter. On peut désormais clairement acter qu’entre les vrais tombeurs du Président IBK et de son régime (les putschistes aux commandes de l’État) et leurs alliés naturels et logiques de ‘’partenaires stratégiques’’ (les faux héros et les vrais hérauts du Boulevard de l’indépendance) le temps de la lune de miel est bien loin. Que les derniers s’égosillent et dénoncent la mise en place d’une autocratie rampante apparaît bien pour la majorité d’hier, en tout cas celle silencieuse des Maliens, une suprême galéjade si ce n’est une injure inacceptable.

Comment des politiques visionnaires, de respectables hommes d’État et des cadres d’avenir ont pu croire qu’il suffisait de battre des tam-tams et de crier avec des vuvuzelas sur la Place de l’Indépendance, de s’agiter sur les réseaux sociaux, tous les jours «Malienw, Malienw… » pour s’approprier le pouvoir comme un héritage… !

En rejetant tout compromis politique avec leur adversaire politique, qu’ils voulaient à n’importe quel prix voir partir, les contestataires du régime du Président IBK avaient pris le pari d’une aventure politique incertaine. En pensant que l’Armée allait leur rétrocéder le pouvoir comme à la fin d’une régence réglée par l’orfèvre, le M5-RFP et tous les politiques embusqués, ceux du camp d’IBK qui avaient tourné casaque et les éternels voltigeurs, auront fait preuve d’une suprême et affligeante naïveté dont ils payeront ici et à jamais la facture. Parce que l’aventure politique dont ils sont les seuls responsables ne fait que commencer…

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation politique: à rebours des manipulations idéologiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-a-rebours-des-manipulations-ideologiques-2899866.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 10:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À rebours des manipulations idéologiques, démagogiques et populistes, autant la situation politique que la situation des hommes politiques est tout sauf un long fleuve tranquille. Que peut-il se cacher derrière ce clame apparent ?

En ce mois d’août, si la Contestation avait réussi à rendre le pays pratiquement ingouvernable par son mouvement de désobéissance civile, et s’il y avait des appels du pied à l’armée à prendre le pouvoir, son irruption sur la scène politique ne semblait pourtant pas le scénario le plus probable. Comment en est-on arrivé à ce traitement radical de la crise ? L’histoire nous le dira. Pour le moment, le vin est tiré, il faut le boire jusqu’à la lie. Et c’est là que se posent les questions politiques existentielles.

La situation politique, de façon générale, se caractérise par une transition annoncée pour une durée de 18 mois. Un des premiers enseignements que l’on peut tirer sur le vif, c’est un bannissement de la classe politique. Il y a eu comme un apartheid viscéral dirigé contre la classe politique qui, en trente ans de pratique démocratique, s’est beaucoup illustrée par la duperie du peuple, l’enrichissement sauvage ayant donné naissance à une bourgeoisie compradore à la malienne… La chute du régime du Président Ibrahim Boubacar KEITA est perçue comme une occasion de nettoyer les écuries d’Augias. Si la classe politique est tolérée pour prendre part aux concertations nationales des 10, 11, et 12 septembre 2020, elle est superbement snobée pour la composition du Collège de désignation du Président de la Transition. Après la « pipolisation » de la politique, place à la télé-réalité dans la politique.

Les hommes politiques pris individuellement ? Ils ne paraissent pas avoir connu meilleure fortune. Un des baromètres de cette censure pourrait objectivement être la formation du Gouvernement de Transition. À en croire la communication qui a pignon sur rue, le ‘’Mali kura’’ exige des hommes nouveaux pour de nouvelles ambitions. Si l’on a quand même vu de vieilles têtes à la tête de certains départements ministériels, parce qu’au Mali on partage la charge dans un grand mouvement girondin, elles ne sont pas celles politiques qui sont présentes à tous les râteliers. Il y a-t-il risque d’attiser les clivages ? À première vue, ceux qui détiennent la réalité du pouvoir veulent faire du neuf sans faire dans la démesure avec l’ancien. Mais cette délicatesse ne devrait pas faire perdre de vue que la classe politique et ses acteurs se trouvent dans une posture très inconfortable de pestiférés de la République.

Comment faire un virage pragmatique et programmatique pour réhabiliter l’image de la classe politique partie en lambeaux ? L’équation est simple : chacun, en ce qui le concerne, devrait pouvoir s’infliger (parce que ce devrait être un exercice douloureux dans le cas d’espèce) une introspection, faire le diagnostic de ses graves manquements ; ensuite, retrouver, simplement le sens des priorités. La priorité la plus pressante pour la classe politique et les acteurs politiques, comme le suggère l’ancien Premier ministre Moussa MARA, c’est de se transporter sur le terrain, de tenir aux futurs électeurs le langage de la vérité alimentée à la sève d’un programme cohérent. Cela pour deux raisons toutes simples.

La première est que la courtisanerie prospérera difficilement dans ce contexte de la Transition où les responsables ont promis des résultats à la population et entendent de la lui donner.

La seconde, est que les prochaines élections ne seront pas organisées par des acteurs qui seront juge et partie. Ce qui présage un crépuscule pour ceux qui ont fondé leurs mandats électifs sur les tripatouillages. D’ailleurs, le Président de la Transition, lors de sa prestation de serment n’a pas usé la langue de bois pour se prononcer sur cette question : ‘’(…) il nous faudra sans délai mener une réflexion profonde sur les tares de nos processus électoraux, et ce, à l’effet de nous doter de bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs, car ce sont ceux-là, la force de toute démocratie.

Au nom du peuple malien qui ne saurait être privé de ses choix, au nom de la vérité des urnes qui doit être la seule norme en démocratie, je combattrai sans concession les scrutins aux coûts astronomiques, la fraude électorale, l’achat de voix, l’incursion de l’administration dans le processus électoral, la perversion des résultats pour les Cours d’arbitrage’’.

En somme, c’est par le travail, dans la vérité que se construira le Mali kura qui, faut-il en convenir, n’adviendra pas comme un coup de baguette magique.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>AEEM, ce cul&#45;de&#45;sac universitaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/aeem-ce-cul-de-sac-universitaire-2899868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 10:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après de nouvelles violences sur la colline de Badalabougou entre les étudiants, lundi dernier, les internautes ne sont pas passés par mille chemins pour exiger la dissolution pure et simple de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM). Cette faîtière des élèves et étudiants du Mali, jadis défenseur de l’école malienne, devenue au fil des années une industrie de fabrication des bandits et l’instrument de la violence dans l’espace scolaire et universitaire. Sur la toile, on estime que la transition ferait un grand pas pour l’école malienne en dissolvant l’AEEM. Voici votre facebookan du jour…

Djibril Elhassane TRAORE : encore des coups de feu sur la colline du «désespoir». L’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) a transformé le campus universitaire sur la colline de Badalabougou en un champ de bataille entre les étudiants. Les étudiants se sont encore tirés dessus aujourd’hui, plusieurs personnes seraient blessées.

Cette colline s’appelait avant «colline du savoir» à l’image des valeureux étudiants qui ont fait la fierté du Mali partout en Afrique et dans le monde.

Qu’attend le gouvernement pour dissoudre cette Association politisée ? Si les autorités n’y gagnent rien, pourquoi laisser les étudiants se tuer entre eux au lieu d’étudier ? Le peuple vous observe !

Youssou MANGARA : des coups de feu entendus sur la colline de Badalabougou, à l’IUG. Des éléments de l’AEEM ont utilisé des pistolets artisanaux au sein de la faculté. Pour le moment nous ignorons les causes exactes de cette situation. Cependant, plusieurs blessés sont à signaler.

Safoune Saf Togo : les anciens de l’AEEM ont la responsabilité morale de mettre fin à ces violences meurtrières à l’école. Ce n’est pas cette AEEM de violences que nous avons laissée à nos cadets.

Mamadou CAMARA : la transition ferait un grand pas pour l’école malienne en dissolvant l’AEEM.

Nouhoum Traore : je le dis et je le répète, cette organisation commence à se radicaliser, elle doit être dissoute ; l’AEEM est devenue un refuge pour les vagabonds.

Abou Ahmed Diallo : qu’on appelle l’ancien Président de l’Assemblée nationale pour intervenir, c’est eux qui sont allés le saluer et ont fait un cortège après son élection.

Seydou Maïga : tu vois, même les anciens veulent revenir dans l’AEEM. Quand il y’a question d’intérêt, tu ne meurs pas pour rien camarade.

Moussa Bagayoko : ce sont ces mêmes anciens qui ont fait de cette situation leurs fonds de commerce. Nous avons vu récemment Oumar MARIKO, TIMBINE se glorifier de ces comportements d’un autre siècle. J’ai été moi-même secrétaire aux revendications de cette association en 1998 (Avec Bakary MARIKO), mais j’ai honte de ces violences devenues l’image de cette association. Ceci ne peut et ne doit continuer indéfiniment.

Oumar Kone : aux grands maux, il faut les grands remèdes. Il faut dissoudre purement et simplement l’A.E.E.M.

Issa Togo : nous demandons la dissolution de l’AEEM et l’interdiction de toute association dans l’espace scolaire pendant 5 ans pour pouvoir pallier à ces violences.

Issa Nafo Ouattara : dissolution pure et simple et mettre tous les étudiants gangsters aux arrêts. Les anciens prenez vos responsabilités, même si je sais que certains ont été comme ces jeunes aujourd’hui (loubards, fusils, machettes, etc.). À un moment, certains anciens de l’AEEM ont failli à cause des brutalités et la politisation de l’espace universitaire, qui d’ailleurs continue jusqu’à présent. Ancien Militant et membre du B/AEEM de la FMPOS de 1996 à 2004.

Ousmane Traore : c’est quoi cette histoire des anciens de l’AEEM ? Il faut avoir le courage de dissoudre cette maudite association tout simplement.

Abdoulaye KONE : Il faut se méfier de certains anciens de l’AEEM : bilaye escroc «do». Ils font de cette association un instrument de manipulation.

Mohamed Ayman Ousmane Dicko : la dissolution pure et simple. L’université est un milieu d’apprentissage de recherche et non un fief pour les bandits armés.

&nbsp;

Abdoul Karim Coulibaly : qu’on dissolve ce machin-là. Le pays peut se développer sans ces associations dont le but est de ternir l’éducation de nos enfants.

Ibrahim Diop : il arrive un moment dans toute existence où il faut se poser la question s’il faut continuer à exister ? L’AEEM est devenue une industrie à production de délinquants de tout genre.

Issa Traore : cette association est devenue le fossoyeur de l’éducation nationale. L’État doit agir le plus vite que possible.

El Myno Magne : vu que L’AEEM ignore ses rôles, vu qu’aucun mouvement n’a fait de l’éducation son problème, certains élèves de différents établissements ont pris l’initiative ensemble de sortir ce lundi demain pour réclamer les examens, pour faire part au ministre de l’Éducation qu’ils sont privés de leur droit et ne veulent entendre aucune parole d’année blanche.

Moi, j’ai trouvé leur initiative encourageante, c’est pourquoi j’ai décidé de me joindre à eux. Cependant, je demande à vous tous, vous les autres élèves, parents d’élèves, frères et sœurs d’élèves, de faire comme moi.

Sortons massivement demain pour essayer encore de sauver l’année scolaire. Tous devant le ministère de l’Éducation dans la matinée.

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<title>Processus de libération de Soumi: le rôle du colonel&#45;major Doumbia</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/processus-de-liberation-de-soumi-le-role-du-colonel-major-doumbia-2899857.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 10:31:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que le moulin à rumeurs tourne à plein régime sur les artisans supposés ou réels de la libération de l’ex-chef de file de l’Opposition républicaine et démocratique, Soumaïla CISSE, des sources bien informées apportent un éclairage nouveau faisant état du rôle déterminant du colonel-major Lassine DOUMBIA brièvement patron de la Direction Générale de la Sécurité d’Etat (DGSE). Qu’en est-il concrètement ?

A en croire nos sources, le colonel-major Lassine DOUMBIA n’a pas attendu de se faire morigéner pour marquer de son empreinte le dossier Soumaïla CISSE qui, bien qu’étant en cours de traitement, a été, à moment donné, plongé dans une impasse. Il est connu que dès le mois d’avril 2020, soit quelques jours seulement après l’enlèvement du candidat de l’URD aux législatives dans la circonscription électorale de Nianfunké, l’ancien Président Ibrahim Boubacar KEITA avait mis en place une Cellule de crise présidée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi MAIGA qui a abattu un travail titanesque. Pour autant, la multiplication des intervenants, la surenchère des ravisseurs qui en demandaient toujours plus, à en croire nos sources, a grippé le mécanisme en maarche.

Réputé discret dans l’efficacité, nous fait savoir son entourage, le colonel-major Lassine DOUMBIA inscrira le dossier Soumi dans son agenda des missions prioritaires les plus pressantes. Rapidement, il mit en branle la troupe de ses travailleurs de l’ombre avec à leur tête le chef des opérations, en l’occurrence le Colonel SANOGO, salué à juste titre par l’ex-otage Soumaila CISSE de retour parmi les siens depuis ce jeudi 8 septembre. Ce, au plus grand soulagement de tous ceux qui l’attendaient avec impatience et angoisse.

Selon certaines indiscrétions, pour relever le challenge de la libération de l’honorable Soumaïla CISSE, l’officier supérieur n’a fait l’économie d’aucune ressource possible. L’on apprend à cet effet qu’il est allé jusqu’à mettre à contribution des relations personnelles pour subvenir à la logistique indispensable soutenant ce genre d’opération. Pour lui, apprend-on de son entourage, l’investissement en valait la peine au regard du caractère noble et exaltant de cette mission de sauvetage. Ce d’autant plus, est-il convaincu, que l’enlèvement de Soumaïla CISSE, personnalité politique de premier ordre sur l’échiquier national, transcende le cadre familial, partisan, relationnel ; mais engage l’honneur et le crédit du Mali. Aussi, sa libération, apprend-on de son entourage, était perçue par l’ancien Directeur de la Direction Générale de la Sécurité d’Etat comme un enjeu majeur à double titre.

D’abord, le retour de l’honorable Soumaïla CISSE parmi les siens rétablirait l’honneur terni du Mali par les six mois de captivité d’une personnalité politique de sa trempe.

Ensuite, il s’agissait d’envoyer un message clair aux ravisseurs : les personnalités politiques, en République du Mali, ne serviront jamais de fonds de commerce à personne. Tant qu’ils seront détenus, ses services les rechercheront, les trouveront et les ramèneront chez eux.

Pour les raisons ci-dessus citées, le colonel-Major Lassine DOUMBIA n’a ménagé ni son temps ni ses efforts. Ainsi, le happy-end du feuilleton avec la libération de l’ancien Président de la Commission de l’UEMOA est une consécration pour cet officier supérieur des Forces armées et de sécurité qui prouve ainsi son efficacité et son efficience.

Ce qu’il faut également et surtout mettre en exergue, c’est que cette libération un début de réhabilitation du Mali confronté à des épreuves rédhibitoires.

Là où d’autres se mettraient à plastronner, le colonel-major Lassine DOUMBIA a fait le choix de rester lui-même, en restant dans la discrétion qui le caractérise. Comme le dit l’adage, ‘’il faut agir et laisser les autres commenter’’. Dans tous les cas, pour un homme de devoir, la récompense est toujours au bout de l’effort, ne serait-ce que la satisfaction morale qu’il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir se délecter.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soumi: le héros éclopé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soumi-le-heros-eclope-2899440.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/soumi-le-heros-eclope-2899440.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 16:13:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dun point de vue purement humain, la libération de l’honorable SoumaIla CISSE est unanimement saluée par ceux qui ont émis des réactions. Par contre, les mécanismes ayant abouti à sa libération, en l’occurrence l’élargissement d’environs 200 terroristes ; la lecture de l’ex-otage de cette transaction ; l’affichage de dividendes politiques escomptés font polémique. Raison et émotion s’affrontent sur cette libération qui n’a pas fini de révéler ses dessous. Lisez.</strong>

&nbsp;

<strong>Aminata Ouédrago</strong>

Est-ce qu’il n’a pas tué son capital sympathie de cette histoire déjà ? Si c’était nous les Chinois, on allait disparaître un an et revenir à deux jours des élections pour dire tout le malheur qu’on a vécu. Victimisation Dan, mais hélas hélas, le buzz est déjà mort en 24 h. Les ravisseurs n’étaient pas méchants, on a l’impression qu’il a fait 6 mois de villégiature et qu’il est revenu requinqué pour les élections.

<strong> </strong>

<strong>CAS SOUMI ET MARKETING POLITIQUE/ EXPLICATION</strong>

Des raisons expliquent ces polémiques, surtout que le champ des rumeurs avait prospéré et produit à foison au risque de susciter d’énormes craintes sur la vie de l’otage. Après la libération, pas étonnant que joie et interrogations fassent mariage.

Dans des situations pareilles, les gens ont souvent soif de «tout savoir « et étaient en attente, particulièrement le cas Soumi, d’un otage très affecté, dimension que doit diffuser son apparence.

La parole peut être «glissante «, le silence peut être « suspect «.

Parler, même actuellement, n’est pas selon moi le problème essentiel, mais l’attente de l’opinion et l’image projetée sont les ENJEUX. L’ex-otage ne devait-il pas sourire, montrer bonne mine?

Il est en forme ? Donc, fallait-il être piteux?

Il brille ? Devrait-il être dans un état hideux? Il a grossi. S’attendait-on à un maigrichon ?

Les gens étaient «conditionnés» avant la libération et s’attendaient peut-être à un otage libéré, en mauvais état physique et psychologique. Et pourtant, c’est une bonne nouvelle que SOUMI soit en bonne santé!

Ce qui manque à cette interview, c’est surtout la «gravité» sémiotique (l’économie des signes et des affects). Le sourire, marque de jovialité, semble surprendre beaucoup.

Sur la question de la libération des djihadistes, il aurait dû intégrer le souci et les inquiétudes légitimes d’une grande partie de l’opinion et insister sur cet aspect, surtout que, facteur important, le NOMBRE DE DJIHADISTES LIBÉRÉS EST TRÈS ÉLEVÉ.

Normal, dans de tels cas, beaucoup sont «suspicieux», doutent même si la vérité est dite, ils aimeraient mieux savoir. Il y a risque de la théorie du complot (1). Aussi, beaucoup s’attendaient sans doute à ce que Soumi fasse mieux usage de l’économie de l’émotion, du commerce de la pitié (2) là où lui revendiquerait peut-être la sincérité.

C’est une bonne nouvelle que l’ex-otage se porte bien. Mais l’opinion est «délicate» à manier, difficile parfois à convaincre, surtout quand il y a DISSONANCE entre ce qui était attendu (un ex-otage inspirant pitié) et ce qui est vu ( le libéré en forme, arborant une jovialité surprenante).

Peut-être que ces polémiques le pousseront à plus de détails dans une prochaine interview voire une conférence de presse.

<strong>Dr Yaya Traoré, Politologue</strong>

<strong> </strong>

<strong>L’âme d’un homme politique, est-elle meilleure à celle d’un citoyen quelconque ?</strong>

Au risque de me voir traiter de tous les noms, je vais devoir livrer mon opinion qui, je l’estime, devrait être le point de vue de nombre de mes compatriotes ; mieux, de ceux dont les parents, amis et connaissances sont actuellement détenus par des ravisseurs connus ou inconnus.

Avant tout propos, afin de lever toute équivoque, je me félicite de la libération de l’honorable Soumaila Cissé qui n’est rien d’autre pour moi qu’un compatriote, donc un frère ou père, et un adversaire politique indirect, mais adversaire quand même. Pour être plus clair, cet homme politique a toujours été, par l’idéologie qui l’anime, l’antithèse de ce pour quoi je me suis toujours battu : une société fondée sur une meilleure organisation sociale et sur la lutte contre les injustices, une réduction des inégalités sociales. Bref, je ne saurais et ne pourrais jamais me reconnaître et encore moins soutenir une vision libérale de la politique.

Pour en venir au fait, je le répète sans ambages, je me réjouis autant que tous mes compatriotes de la libération de ce fils du pays. Cependant, je pense, autant pour Soumaila Cissé, que de nombreux autres Maliens demeurent encore entre les mains de ravisseurs souvent inconnus. Des grands commis de l’Etat, enlevés pour la plupart dans l’exercice de leurs fonctions et dont les parents, en plus d’être sans nouvelle d’eux, ne bénéficient d’aucun égard de nos autorités. Des familles meurtries dans leurs âmes, sans soutien, sans mots doux, sans rappel tous les soirs sur l’ORTM, n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ces veuves et orphelins avant l’heure, auraient bien aimé bénéficier de toute la ferveur autour de cet homme dont le seul mérite est d’être politique, cet homme enlevé dans la quête d’un mieux-être personnel qui fut momentanément arraché de l’affection des siens. Une âme vaut-elle mieux qu’une autre ? Ou encore l’âme d’un homme politique, d’un nanti, si populaire soit son porteur, est-elle meilleure à celle d’un citoyen quelconque, d’un indigent ou d’un citoyen lambda ? Négatif.

Le mécanisme d’échange dont l’issue a été la libération de 4 ex-otages ne pourrait-il pas être mis en action pour que les fonctionnaires et élus voire tous les citoyens maliens qui ne valent pas moins que Soumaila Cissé, Sophie Petronin et autres, puissent aussi recouvrer leur liberté ? Que si.

Pensant tirer un quelconque avantage de cet enlèvement, de cette ferveur en faveur de sa libération puis de cette liberté recouvrée dans des conditions que lui-même décriait, il y a peu, l’homme politique remercia les dirigeants, diplomates, autorités actuelles et l’ensemble du peuple malien, sans souffler mot de celui-là dont il fut deux fois challenger et n’est autre que le président sortant qui a mis en place une équipe en charge de le ramener avec tous moyens de sa mission à disposition.

Mieux, l’homme pour qui tout le Mali s’est mobilisé, à commencer par les premiers responsables du pays, moins de 24h après sa libération, se présente devant les médias internationaux dans son accoutrement des jours de campagne, reluisant, pour vilipender ceux de ses compatriotes qui s’inquiètent des conséquences de la libération de plus de 200 jihadistes en leur reprochant de ne point s’inquiéter de son propre sort. Voilà l’exemple type de ceux-là mêmes qui jurent du sacrifice ultime pour le Mali. À peine, le danger apparu, la solution ultime demeure «la poudre d’escampette». On se souvient encore de l’escalade du mur lors de son interpellation par les militaires putschistes en 2012. Ce qui lui valut des soins plus tard.

Donc, revoilà Soumaila Cissé, dans sa quête de la magistrature suprême, à peine ses soutiens commencent à savourer le bonheur de ses retrouvailles, ou encore les jihadistes libérés ont regagné leurs camps et à peine les Maliens ont ressassé tous les contours de cette libération. Cependant, en homme politique avisé, il semble ignorer qu’il ne faille pas confondre la foule et les électeurs. Cette vague de sympathie ne saurait être confondue avec «la victimisation» qui semble guider les électeurs maliens à bien des égards, surtout lorsque l’on se remémore tous les mensonges qui ont accompagné sa période de captivité : l’ex-Président IBK à l’origine du rapt, le président sachant très bien où se trouverait l’otage de luxe, IBK menacé de poursuites judiciaires et enfin, le téléphone de Soumaila Cissé allumé dans un bunker à Sebenikoro. Le réveil risque d’être brutal.

A suivre…

<strong>Bemba KEITA</strong>

<strong>Apprenti politique</strong>
<ol>
 	<li><strong> B. : Le titre est de la Rédaction</strong></li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>L’État s’est assumé dans le cadre de la continuité</strong>

Ne dit-on pas que la liberté n’a pas de prix ? Eh bien ! La preuve vient de nous en être donnée par les efforts et concessions gigantesques de l’État malien pour voler au secours d’un de ses fils et pas des moindres. Au milieu de la tempête que connaît le pays, les autorités maliennes ont réussi à relever un grand défi en obtenant la libération de cette figure de la politique malienne. C’est tout le pays qui doit saluer cette prouesse de l’État malien qui, dans le cadre de la continuité, s’est assumé. Le prix est cher, mais le jeu en vaut la chandelle. Mr Soumeyla Cissé est un grand de ce pays qui a beaucoup donné de lui-même pour son rayonnement. Ce n’est donc que justice, si le peuple entier a salué sa relaxe. Il faut aussi rendre un vibrant hommage au président Bah N’DAW qui n’a pas manqué de reconnaître les efforts inlassables du gouvernement d’IBK qui ont permis ce dénouement heureux. Cette libération de Mr Soumeyla Cissé n’est-elle pas un bon présage pour l’avenir de notre pays par ces temps de tumultes politiques ? J’ose croire que cette épreuve qui a tant défrayé la chronique nous rappelle que nous sommes un même peuple, une même famille et un même corps. Le sociologue ne dit-il pas que la patrie est comme le corps humain? Quand on se coupe le doigt, c’est tout le corps qui ressent la douleur. Toutes mes félicitations à l’honorable Soumeyla Cissé pour avoir survécu à ce péril. Que sa famille et ses amis trouvent en ces mots, toute ma joie pour sa libération.

Vive le Mali réconcilié ! Vive la République responsable !

<strong>Hamady Sangaré dit Zé la solution</strong>
<ol>
 	<li><strong> B. : Le titre est de la Rédaction</strong></li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>L’international Soumi est un bon comédien politique</strong>

Il a été en mille lieux. Il avait fait ses déplacements par pinasse, en 4×4 dans le Sahara et même à dos de chameau. Il a affirmé être dans des conditions insoutenables, avec une alimentation qui ne répondait pas à son alimentation habituelle. Les seuls souvenirs qu’il a gardés sont ceux du paysage désertique avec les conditions de tempêtes difficiles et un isolement accru pendant ces moments difficiles.

L’international Soumi, est un bon comédien politique, même si c’est l’un des plus grands perdants politiques de l’histoire du Mali, mais un mauvais comédien en matière de dissimulation.

Dans sa première intervention sur TV5, tout allait bien jusqu’à la question portant sur les centaines de terroristes libérés. Cela l’a mis automatiquement sur la défensive, et dans la perturbation. Il a trouvé des raisons ailleurs comme en Afghanistan, en Israël et autres par rapport à la libération de terroristes. En fuyant la question sur les conséquences de cette libération massive, il avait surtout concentré l’intervention sur sa personne. Ce qui est très significatif.

Soumi champion, semble être quelqu’un qui s’était très bien reposé et impatient de revenir pour se lancer dans le jeu.

Nous continuerons d’écouter surtout son silence, parce que les vraies réponses s’y trouvent. Il peut dire ce qu’il veut, mais ce qu’il ne dira pas sera plus important que tout le reste. Ce n’est pas la bouche ou la logique seulement qui commandent nos manifestations. Tout de nous est révélateur, que nous le voulions ou non.

Il est venu en héros national, même si cela a permis de laisser dans la nature des psychopathes sans foi, ni loi et qui ont bénéficié de fonds considérables pour relancer les massacres: seul moyen pour financer le terrorisme sans trouver de responsables de financement ni coupables.

Notre héros est au mieux de sa forme, alors que l’inquiétude des milliers d’individus risquerait d’atteindre la psychose.

PS: Ceux qui sont tellement envahis par l’émotion peuvent se retenir, ignorer le post ou simplement nous bloquer. Ce n’est pas un post pour les esprits fragiles. Il s’agit de pousser la réflexion, parce que c’est une question de vie ou de mort pour des milliers de nos citoyens qui sont sans sécurité.

<strong>Source : Touré Abdoul Karim</strong>
<ol>
 	<li><strong> B. : Le titre est de la Rédaction</strong></li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>Libération de Soumi : Ce qu’il faut retenir</strong>

Les négociations ayant permis la libération de Soumaïla CISSE et 3 autres otages du JNIM d’Iyad Ag GHALY ont débuté au début avril 2020. Elles n’ont échappé ni aux pressions de pays partenaires ni à une inflation des revendications.

Outre la libération de 230 djihadistes (derniers chiffres), une rançon estimée entre15 et 20 millions d’euros a bien été payée pour les 4 otages libérés dans notre pays. Les fonds venaient du Mali pour l’honorable Soumaïla CISSE ; de la France pour PETRONINn et de l’Italie pour les 2 Italiens.

L’un des enseignements à tirer des libérations d’otages : ce sont les moyens investis par JNIM (AQMI) afin de bien garder les otages. Soumaïla CISSE du centre du pays à Boghassa. Les Italiens du Niger et Douentza à Boghassa et Sophie PETRONIN de Gao à Boghassa.

Au final Sophie PETRONIN est devenue musulmane. Elle promet de continuer son œuvre en faveur des enfants malnutris et des orphelins. Désormais appelée Mariam, Sophie PETRONIN a également évoqué sa foi : «pour le Mali, je vais prier et implorer la bénédiction d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous».]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suprématie de la charte sur la constitution de 92: l’avis scandaleux de la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/suprematie-de-la-charte-sur-la-constitution-de-92-lavis-scandaleux-de-la-cour-supreme-2898691.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 10:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une fois qu’on a mis le pied à l’étrier du bricolage juridique, c’est à une chevauchée sauvage d’irrégularités qu’on se condamne. C’est ce qui arrive à la Transition amorcée depuis le coup d’État du 18 août 2020 qui paraît se complaire dans de l’amateurisme juridique.

L’étrier du bricolage juridique a été façonné par la coexistence de trois textes fondamentaux de nature constitutionnelle régissant le pays que sont la Constitution du 25 février 1992, l’Acte fondamental du 24 août 2020 et la Charte de la Transition du 12 septembre 2020.

Des textes constitutionnels faussement qualifiés de complémentaires, mais qui dans la réalité juridique, s’entrechoquent et se déchirent permanemment en l’absence de véritable dispositif d’arbitrage. L’Avis scandaleux n° 12-2020 de la Cour suprême en date du 25 septembre 2020 témoigne éloquemment de ce bric-à-brac juridiquo-institutionnel dans lequel personne ne se retrouve.

<strong>UNE DÉCLARATION PÉREMPTOIRE DE SUPRÉMATIE DE LA CHARTE</strong>

L’Avis n° 12-2020/CS-AC.FR de consultation juridique est d’une misère argumentaire qui en dit long sur l’embarras que la Cour suprême a probablement éprouvé à donner un avis sur une question juridique qui n’est point de son domaine de compétence. Le Secrétaire général du gouvernement s’est manifestement trompé de destinataire à sa lettre n° 127/PRIM-SGG du 24 septembre 2020 de demande d’avis juridique « sur le choix des textes constitutionnels à retenir au niveau des visas entre l’Acte fondamental, la Constitution et la Charte de la Transition voire leur prééminence ».

La réponse de la Cour suprême a été « qu’il sied de retenir dans les visas, la prééminence de la Charte de la Transition suivie de la Constitution du 25 février 1992 ».

La Cour suprême consacre ainsi, en réaction à une question juridique de nature fondamentalement constitutionnelle, la suprématie de la Charte de la Transition sur la Constitution du 25 février 1992.

Elle n’aura eu besoin, pour aboutir à cette déclaration péremptoire insoutenable, que de quatre petits « Considérants » à la teneur juridique insignifiante, dont deux ne sont franchement pas à hauteur de rang d’institution judiciaire suprême de la République.

Le premier considérant évoque de soi-disant « limites de la Constitution du 25 février 1992 ». La Cour se garde d’expliquer en quoi ces limites rentrent-elles dans les cases de subordination de la Constitution du 25 février 1992 à la Charte de la Transition.

Le deuxième considérant est encore plus problématique au regard de l’Assemblée nationale que la Cour considère comme ayant démissionné : « Considérant la démission du Président de la République, du Gouvernement et de l’Assemblée nationale ». Les juges font l’amalgame entre d’une part la démission du Président de la République et du gouvernement et d’autre part la dissolution de l’Assemblée nationale. La blague d’une démission de l’Assemblée nationale qui fait simplement sourire ne peut trotter que dans la tête d’une institution qui ignore de quoi elle parle.

Le troisième considérant n’est pas moins problématique lorsqu’il soutient que la Charte de la Transition est entrée en vigueur le jour même de son adoption au motif que son article 25 stipule que « la présente Charte entre en vigueur dès soin adoption par les forces vives de la nation ». La Cour semble aller trop vite en besogne. L’article 25 juridiquement bancal du reste, semble plutôt suggérer une entrée en vigueur à la date du 13 septembre 2020 correspondant au lendemain de l’adoption de la Charte. La Charte étant en vigueur, la Cour rappelle que l’Acte fondamental n° 001/CNSP du 24 août 2020 « demeure sans effet ». Elle ne juge pas nécessaire de préciser que cela résulte de l’Acte fondamental lui-même en son article 41.

Le quatrième et dernier considérant quant à lui, préfère botter en touche. La Cour renvoie le Secrétaire Général du Gouvernement au texte de la Charte de Transition, comme si elle soupçonnait le Secrétariat Général du Gouvernement de n’avoir pas lu l’article 26 de la Charte selon lequel « en cas de contrariété entre la Charte de la Transition et la Constitution du 25 février 1992, les dispositions de la présente Charte s’appliquent ».

Au total, la misère argumentaire de la Cour suprême débouchant sur l’insoutenable suprématie de la Charte sur la Constitution de 92 et qui se ressent dans les quatre considérants montre bien qu’en la matière, elle s’est manifestement évadée de son périmètre normal de compétence.

<strong>LA COUR SUPRÊME EMPIÈTE SUR LES COMPÉTENCES DU JUGE CONSTITUTIONNEL</strong>

La demande d’avis juridique du Secrétaire général du gouvernement soulève dans le fond des questions éminemment constitutionnelles qu’on ne saurait régler à la sauvette à travers la loi n° 2016-046/du23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle, en ses articles 123 à 126 relatifs aux compétences de son Assemblée consultative.

L’existence dans l’ordonnancement juridique du Mali de trois textes de nature constitutionnelle et la hiérarchie entre ces textes fondamentaux soulèvent des questions juridiques qui ne sont pas du ressort de la Cour suprême. Ces questions juridiques ne peuvent que naturellement relever du domaine de compétence de la Cour constitutionnelle. C’est à elle seule et non à la Cour suprême, de se prononcer y compris par voie consultative sur ces questions de nature constitutionnelle. Dans l’absolu, le vrai destinataire de la lettre n° 127/PRIM-SGG du 24 septembre 2020 de demande d’avis juridique était la Cour constitutionnelle. Sauf qu’en la matière, le Secrétaire général du gouvernement est incompétent. De la même manière, il reste à se demander dans quelle mesure les autorités de Transition qui résultent de l’anticonstitutionnalité couchée dans l’Acte fondamental et la Charte de la Transition, seraient-elles fondées à saisir la Cour constitutionnelle qui ne peut se prévaloir que de la seule Constitution du 25 février 1992. C’est toute la quadrature du cercle juridique au Mali en net recul d’État de droit constitutionnel depuis le coup d’État du 18 août 2020.

<strong>LES EFFETS COLLATÉRAUX DES ABERRATIONS JURIDIQUES DE LA DUALITÉ CONSTITUTIONNELLE</strong>

L’Acte fondamental au départ, et maintenant la Charte de la Transition, pêchent par l’imposture juridique fondamentale consistant à vouloir régir le Mali sous transition par deux textes constitutionnels inconciliables. En même temps que la Charte se fonde sur la Constitution du 25 février 1992, elle vise également à combler le vide constitutionnel qui prévaut. Or, comment peut-il y avoir à la fois vide constitutionnel et Constitution du 25 février 1992 ? Comment peut-on prétendre que la Charte de la transition a pu modifier la Constitution du 25 février 1992 tout en étant dans une posture extra constitutionnelle ? La grille de lecture de l’analyse constitutionnelle se trouve altérée par le caractère atypique de la double voire de la triple normativité constitutionnelle qui revient dans le fond à une rupture de la cohérence et de l’unité de l’ordre constitutionnel dans son ensemble. La double normativité constitutionnelle avec primauté de la Charte sur la Constitution du 25 février 1992 revient à une déconsidération de cette dernière pourtant adoptée par référendum populaire.

La dualité constitutionnelle matérialisée par la Constitution du 25 février 1992 et la Charte de la transition avec primauté de cette dernière ne procède que du bricolage juridique dans la pure tradition du régime défunt de IBK. Ni l’Acte fondamental du 24 août 2020 abrogé ni la Charte de transition n’ont pu à aucun moment réviser la Constitution du 25 février 1992. Cette prérogative relève des seuls pouvoirs institués par la Constitution du 25 février 1992 qui font défaut aujourd’hui.

Encore une fois, les chemins de la constitutionnalité qui ne soit pas que du délavé juridique, auraient dû passer par la reconnaissance de la suspension de facto de la Constitution du 25 février 1992 et du vide résultant de la rupture de l’ordre constitutionnel du fait du coup d’État que la Charte elle-même reconnait expressément. Le seul document constitutionnel qui vaille actuellement reste la seule Charte qui fait office de Constitution de transition.

<strong>DR BRAHIMA FOMBA</strong>

<strong>ENSEIGNANT-CHERCHEUR À L’UNIVERSITÉ DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES DE BAMAKO (USJPB)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition: pourquoi le CNSP en veut tant au M5 et quel est le projet politique des militaires pendant et après la transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-pourquoi-le-cnsp-en-veut-tant-au-m5-et-quel-est-le-projet-politique-des-militaires-pendant-et-apres-la-transition-2898702.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 10:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le feuilleton des relations tumultueuses entre le CNSP et le M5 suscite incompréhension et interrogations de la part des observateurs de la situation politique au Mali.

Pourquoi deux organisations que tout semblait condamner à travailler ensemble s’entredéchirent depuis la prise du pouvoir par les militaires ? Pourquoi le M5 semble foncer tête baissée à chaque fois dans les pièges tendus par le CNSP malgré la grande expérience politique de ses principaux responsables ? Quel est le projet politique réel des militaires pour la transition et au-delà ?

<strong>Pourquoi le M5 est l’adversaire principal pour le CNSP ?</strong>

Comme ils ne l’ont jamais caché, l’objectif de la junte est de mettre en place une transition militaire ou à défaut une transition civile pilotée par eux plus ou moins ouvertement. Pour cela ils ont vite compris (avec une grande capacité d’analyse politique) qu’il fallait neutraliser toutes les forces politiques qui pouvaient contester leur suprématie. Les forces politiques pro-IBK ne leur posent aucun problème. Le souci principal de ces forces politiques est de passer la transition sans trop de dommages. Elles sont donc prêtes à tout accepter des militaires pourvu qu’on ne s’attaque pas à eux frontalement. Leur seul souci reste donc le M5 qui est la seule force organisée, avec des responsables expérimentés et une aura gagnée lors des mouvements populaires. Le M5 est donc et restera leur adversaire principal.

<strong>L’erreur fondamentale du M5</strong>

Qu’est-ce qu’on fait d’un adversaire politique ? On essaie de le détruire ou à défaut on le neutralise. Il ne peut être question d’un partenariat sincère avec un adversaire politique au risque de le renforcer. De ce fait toute offre n’a pour but que de l’affaiblir.

L’erreur fondamentale du M5 a été de ne pas comprendre dès les premiers actes du CNSP que celui-ci était dans une attitude d’adversité et non de partenariat vis-à-vis du M5 et que cette attitude n’allait pas changer parce que c’était la seule possible pour le CNSP compte tenu de sa stratégie de pouvoir exclusif. Une fois ce bon diagnostic posé, le M5 devait analyser toutes les offres du CNSP comme des manœuvres de diversion pour gagner du temps et mettre en place une transition sans le M5.

<strong>Quelle a été la stratégie du CNSP pour affaiblir le M5 ?</strong>

Cela s’est fait en deux étapes. D’abord ils ont fait croire à quelques membres ou courant du M5 qu’ils avaient leur place au sein de la transition mais que l’obstacle était ces « vieux politiciens malhonnêtes » qui les empêcheraient toujours d’être au-devant de la scène. On a ainsi assisté à un déferlement de haine de ces naïfs vis-à-vis de la direction du M5. Avec de faux débats sur la place des jeunes ou la durée dans la vie politique (cela fait sourire aujourd’hui quand on voit l’âge du Président et du Premier Ministre et le fait qu’ils sont dans la vie politique depuis Moussa Traoré). Ensuite le CNSP a entrainé la direction du M5 dans des rencontres interminables, remettant chaque fois en cause leurs promesses de la veille. Puis ils ont carrément roulé le M5 dans la farine que ce soit pour les assises nationales, la désignation du Président ou du Premier Ministre. A chaque fois, la main sur le cœur ils ont fait croire au M5 qu’ils avaient tiré les leçons du passé et que désormais ce sera un partenariat complet et sincère.

<strong>Pourquoi les responsables expérimentés du M5 se sont laissés piégés si facilement par le CNSP ?</strong>

La première explication est liée à l’erreur fondamentale du début. Comme le M5 n’a jamais compris qu’il était et resterai un adversaire pour le CNSP, ses dirigeants n’ont jamais eu l’esprit critique nécessaire pour analyser les propositions du CNSP. Ils se sont basés sur les paroles des militaires au lieu d’avoir une analyse politique de leurs motivations. Le cas de la désignation du Premier Ministre en est l’exemple emblématique. Comment le M5 a pu croire que le CNSP laisserai un poste aussi stratégique à son adversaire principal ? Une fois qu’une grande partie du M5 à cru à cette fausse promesse, l’envoie des 14 CV se comprend. En bon analystes politiques beaucoup avaient compris que si le CNSP voulait vraiment donner le poste de PM au M5, le choix ne se ferait pas sur le critère de la compétence mais sur celui qui serait le plus loyal au CNSP tout en laissant l’illusion d’associer le M5 à la transition. A ce petit jeu de nombreux candidats ont pensé qu’ils avaient leur chance. En fait les militaires avaient déjà fait leur choix. Quelqu’un comme Moctar Ouane qui connait bien les rouages de l’état et des relations internationales, qui a servi loyalement tous les régimes depuis celui de Moussa Traoré et qui servira loyalement celui des militaires sans faire de vague avait de loin leur préférence. Un Premier Ministre M5 quel qu’il soit était le pire scénario pour le CNSP, c’est une faute politique que de ne pas l’avoir compris. Si le M5 avait été uni et avait défendu collectivement la candidature de quelqu’un de consensuel et de haute valeur morale comme Cheick Oumar Sissoko, ils avaient une petite chance de l’imposer à l’issue d’un bras de fer avec le CNSP. Mais chacun a voulu jouer sa carte sans comprendre qu’aucun d’eux n’avait de chance en y allant isolé.

&nbsp;

<strong>Quel est le projet politique du CNSP pendant et au-delà de la transition</strong>

Le CNSP essaie de faire croire qu’il est là en arbitre impartial, à équidistance de tous les courants politiques et qui va venir faire le nettoyage et refonder l’état pour laisser le pouvoir aux civils à l’issue d’élections transparentes. La réalité est très loin de cette image d’Epinal que le CNSP essaye de faire croire.

Les militaires sont là pour s’installer durablement dans le paysage politique malien. Pour cela ils ont besoin de contrôler totalement la transition pour affaiblir toute la classe politique existante, de quelque bord qu’elle soit et faire émerger une nouvelle classe politique qui leur devra tout et qui sera leur instrument de contrôle du pouvoir. Pour cela ils ont deux modèles : celui d’ATT avec un retour au pouvoir par les élections dans 10 ans (ou peut-être même cinq ans) et celui de l’Algérie ou l’armée contrôle tout derrière un régime civil de façade. Ils sont jeunes et ils ont le temps devant eux pour mettre en place patiemment leur contrôle du pouvoir. Et la façon dont ils ont manœuvré le M5 montre qu’ils sont intelligents et fins tacticiens. On n’a donc pas fini d’entendre parler d’Assimi Goita. Il sera président ou il sera le Général Gaïd Salah malien, président de fait dans l’ombre.

<strong>Comment le M5 peut se ressaisir ?</strong>

La situation est difficile pour le M5 mais il peut encore tirer les leçons de ses échecs récents pour redevenir un contre-pouvoir puissant et peser sur la transition à l’intérieur ou à l’extérieur de celle-ci.

Pour cela, tirant les leçons de l’épisode des 14 CV, ses membres doivent comprendre qu’il n y a pas de perspectives dans le chacun pour soi et que la force du M5 vient de son unité qu’il a su sauvegarder face à IBK.

Ensuite il doit avoir un discours de clarté et de fermeté vis-à-vis du CNSP quitte à rester à l’écart de la transition (le M5 n’a jamais été aussi puissant que quand il a su rester à l’écart du régime IBK). Ainsi il doit :

– Exiger d’être associé à la relecture de la Charte de la Transition. La fiction d’une charte adoptée par le peuple a déjà volé en éclats puisque les militaires vont être obligés de l’amender en dehors de tout processus consultatif pour satisfaire aux exigences de la CEDAO.

– Ne pas aller en ordre dispersé pour la composition du nouveau Gouvernement et exiger au préalable la nature des postes (y compris régaliens) qui vont revenir au M5. Si jamais le M5 accepte d’aller occuper des postes subalternes au Gouvernement il ne servira que de faire valoir et n’aura aucune emprise sur la transition.

– Réactiver et développer ses structures partout au Mali pour être prêt à conquérir par la lutte la place légitime qui lui revient dans cette transition

<strong>Ce qui est arrivé au M5 arrivera aux autres forces politiques</strong>

Comme certains membres du M5, beaucoup de forces politiques au Mali essaie de jouer leur carte individuelle auprès du CNSP, en espérant avoir le dividende de leur soutien à l’issue de la Transition. D’autres essaient de ne pas faire de vague en espérant se refaire aux prochaines élections Ils font l’erreur de ne pas comprendre les objectifs à long terme des militaires qui est d’éliminer toute la classe politique actuelle pour faire émerger une autre qui leur est entièrement dévouée. Comme ils l’ont fait avec le M5 ils feront tout pour affaiblir toutes les forces politiques qui ne s’inscriront pas dans leur projet à long terme de mainmise sur la vie politique du pays. Comme le M5 beaucoup auront un réveil douloureux s’ils ne saisissent pas ces enjeux dès maintenant.

<strong>Boubakar Diawara, Enseignant -chercheur, Université PSL (Paris Science et Lettre) – France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau gouvernement: qui est qui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/nouveau-gouvernement-qui-est-qui-2898703.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/nouveau-gouvernement-qui-est-qui-2898703.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/moctar-ouane-PM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 10:32:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans la journée du lundi, les noms des ministres de la transition ont été rendus publics. Composé de 24 membres, la grande majorité de ces membres ne sont pas connus du grand public. Nous avons tenté de coller une brève présentation à chaque nom.
<ol>
 	<li>Ministre de la Défense et des anciens Combattants : Col Sadio Camara (2ème vice-président du CNSP).</li>
 	<li>Ministre de la Justice, garde des Sceaux : Mohamed Sida Dicko (Magistrat, inspecteur en chef des services judiciaires).</li>
 	<li>Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Lt Col Abdoulaye Maiga (membre du CNSP).</li>
 	<li>Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Col Modibo Koné (3ème vice-président du CNSP).</li>
 	<li>Ministre la Réconciliation nationale : Col Major Ismaël Wagué (porte-parole du CNSP).</li>
 	<li>Ministre de la refondation de l’Etat chargé des relations avec les institutions : M. Mohamed Coulibaly (ancien journaliste. Il a fondé le 2ème journal satirique privé ‘’Wara blen’’. Il est connu comme un ami du Premier ministre Ouane).</li>
 	<li>Ministre des transports et des infrastructures : M. Makan Fily Dabo (en 2009, il a été directeur de cabinet du Premier ministre avec rang de ministre. Il était récemment secrétaire général du ministère des Infrastructures et de l’Équipement).</li>
 	<li>Ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Zeyni Moulaye. ( ancien ambassadeur du Mali en Arabie Saoudite)</li>
 	<li>Ministre de l’économie et des Finances : M. Alfousseyni Sanou (…)</li>
 	<li>Ministre des affaires foncières, de l’urbanisme et de l’habitat : M. Dionké Diarra (Proche du Premier ministre Moctar Ouane, il a été directeur général des impôts).</li>
 	<li>Ministre de l’industrie, du commerce et de la promotion des investissements : M. Arouna Niang (un cadre du parti CNAS-Faso Hère de l’ancien Premier ministre Soumana Sako).</li>
 	<li>Ministre de la communication et de l’économie numérique : Dr Hamadoun Touré (directeur exécutif et fondateur de Smart Africa, il est membre du Mouvement EMK de Cheick Oumar Sissoko).</li>
 	<li>Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme : Mme Kadiatou Konaré (elle est écrivaine, épouse du ministre sortant des Affaires étrangères Tiébilé Dramé et fille de l’ancien Président Alpha Oumar Konaré).</li>
 	<li>Ministre de l’éducation nationale : Pr Doulaye Konaté (Professeur d’université et cadre du parti Adema-PASJ).</li>
 	<li>Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Pr Amadou Keïta (il est le directeur de l’ENA dont la démission a fait de grands bruits en 2019).</li>
 	<li>Ministre de la santé et du développement social : Dr Fanta Siby (elle fut directrice régionale de la santé du district de Bamako).</li>
 	<li>Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche : M. Mahmoud Ould Mohamed (connu sous le nom de Mado, il est membre de la CMA).</li>
 	<li>Ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine : Al Hamdou Ag Ilène (membre de la Plateforme).</li>
 	<li>Ministre du Travail et de la Fonction publique – PPG: Me Harouna Mahamadou Touréh (il a été longtemps porte-parole de la Plateforme).</li>
 	<li>Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle : M. Mohamed Salia Touré (il est l’ancien président du CNJ-Mali qui a démissionné avant la fin de son mandat en 2017. Mohamed Salia Touré est membre de la CMAS et très proche de l’imam Mahmoud Dicko)</li>
 	<li>Ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable : Mme Bernadette Keïta (elle a été directrice régionale de la promotion de la famille, de la femme et de l’enfant de Koulikoro).</li>
 	<li>Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille : Mme Bintou Founé Samaké (Présidente de WILDAF Mali).</li>
 	<li>Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau : M. Lamine Seydou Traoré (Expert-Comptable et Financier, il est membre du conseil de régulation de l’AMRTP. Il est proche de la CMAS).</li>
 	<li>Ministre de la Jeunesse et des Sports : M. Moussa Ag Attaher (porte-parole de la CMA).</li>
 	<li>Ministre des Affaires religieuses et du Culte : Dr Mahamadou Koné (membre de la CMAS)</li>
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<title>A propos des gouverneurs et du chef de l’Etat: Les propositions maussades du PARENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/a-propos-des-gouverneurs-et-du-chef-de-letat-les-propositions-maussades-du-parena-2896568.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 13:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Faire de l’élection du président de la République une affaire de « komo » ou de « fétiche » pour initiés (clergés) politiques dans le but de contrer l’expression véritablement libre des populations par le biais du « suffrage universel direct », telle est l’une des propositions phares du parti du Bélier, rendues publiques le 12 juillet 2014, avec comme sujet central : « La situation politique nationale : comment sortir de l’impasse ? ».

La première proposition « novatrice » du PARENA, en la matière de rationalisation et de modernisation des institutions,  porte sur la gouvernance locale à travers le mode d’élection des gouverneurs de région ou chefs de l’exécutif régional, en rompant avec la pratique en cours avec des administrateurs, civils ou militaires, plutôt nommés comme au bon vieux temps de la colonisation française avec tous les travers (abus) y afférents.

<strong>Un plat politique réchauffé</strong>

« Nous préconisons l’élection des gouverneurs de toutes les régions du Mali par des assemblées régionales élues à la proportionnelle et disposant de réelles compétences (pouvoirs réels) dans le cadre du principe démocratique de la libre administration des collectivités territoriales », souligne le PARENA, le 12 juillet 2014, sur la situation politique nationale (l’impasse) et les recettes (solutions) du Bélier blanc pour y faire face avec plus ou moins de succès.

Le PARENA enfonce à ce niveau une porte déjà grande ouverte, réplique la majorité présidentielle autour du parti RPM avec 125 députés contre 22 pour l’opposition VRD (Vérité pour la république et la démocratie) dont fait partie le Bélier blanc avec seulement 1 député à l’Assemblée nationale qui en compte 147 au total.

« Les états généraux de la décentralisation ont préconisé l’élection au suffrage universel de l’exécutif régional », peut-on lire dans cette réplique au PARENA, tout en précisant que le Président de l’exécutif sera ainsi désigné « parmi les membres du conseil régional élu au scrutin proportionnel ».

Le projet de loi instituant cela, anticipe la majorité présidentielle, est inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale qui a d’ailleurs été convoquée le 14 juillet 2014.

Le Gouverneur, représentant de l’État dans une région, ne sera pas élu par les populations, mais nommé par l’État, relève la majorité présidentielle, avant de préciser à ce sujet: « Le Gouverneur ne sera plus en charge de l’exécutif régional, le Président de la Région occupera cette fonction. Le Gouverneur, ou celui qui en tient lieu, se chargera de la vérification du respect des textes, exercera la tutelle administrative et s’occupera des fonctions régaliennes de l’État ».

Comme on le voit, cette proposition du PARENA, concernant « l’élection des gouverneurs de région », n’est pas si « novatrice » que cela ; sauf s’il s’agit, pour le Bélier blanc, de s’en attribuer « la paternité politique ».

D’ailleurs, le fait de confier la gestion locale et régionale aux gouverneurs « élus » transparaît, en permanence, dans les propositions « intangibles et non négociables» des différents mouvements rebelles, de l’indépendance à nos jours,  même si la motivation sous-jacente est foncièrement « raciste » derrière cette exigence des rebelles (sous la forme régulière d’autonomie ou de statut particulier, à défaut de l’indépendance ou du fédéralisme). Lesdits rebelles abhorrant d’être « coiffés » par des administrateurs venus du Sud du pays, au passage qualifiés tous de « Cafres Bambaras », dont un grand nombre fait partie des populations « autochtones » du Nord, notamment dans la région de Tombouctou (Bambaramaoudé ou N’Tibala, Niafunké, Diré, etc.). Nous passons sous-silence le fait (également indéniable) que c’est Kankou Moussa KEITA (l’empereur le plus emblématique du Mali après le très grand Soundjata) qui a construit (1324) la grande mosquée (Djingareyber) de Tombouctou et que ce soit encore le Sud (Ségou) qui a volé au secours de Tombouctou (1787) et de Gao (1804) pour débarrasser ces villes et toute la zone du Gourma/Guimbala de la domination des Mossis, à la demande des Arabes KOUNTA auxquels les rois (Bambaras) de Ségou étaient alliés. Comme quoi, c’est grâce à Ségou que le Nord, jusqu’à Ansongo (Monzonga), est redevenu « malien », après être passé sous le contrôle de l’empereur mossi, le Môgô Nabaa (l’homme venu d’ailleurs pour être « roi » d’un peuple étranger, en langue malinké).  Le relai (malien) ayant été pris par l’Empire peul (du Macina) à partir de 1820 après la défaire de Ségou, à Ninkouma (1818), par des soldats mus par un projet de société théocratique (islamiste).

Mieux, la société civile, notamment « Cri 2002 », que dirige l’ancien ministre Abdoulaye SALL, a régulièrement proposé, depuis plusieurs années,  « l’élection des gouverneurs de région » pour pousser plus loin les mesures de la décentralisation, permettant aux populations locales de prendre en main leurs propres affaires (économiques, sociales et culturelles) par le truchement des autorités « plus légitimes » parce que désormais « élues » par elles-mêmes et avec lesquelles elles se sentent « en plus grande confiance » sur les questions d’administration au quotidien.

Car, comme évoquée ci-dessus, la question politique de fond est de pouvoir rompre définitivement avec l’administration de commandement (l’argument de la force)  pour l’administration de développement (la force de l’argument).

<strong>Le fond sacrifié pour la forme   </strong>

Donc, si l’on peut admettre la pertinence de cette proposition (non novatrice) du PARENA sur l’élection des gouverneurs ou chefs de l’exécutif régional, il en va autrement pour la seconde proposition phare du Bélier blanc en ce qui concerne l’élection du président de la République par les députés.

« Dans le cadre de la rationalisation et de la modernisation des institutions et de la lutte contre la personnalisation du pouvoir,  nous préconisons la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel et l’élection (subséquente) du président de la République par un parlement monocaméral élu à la proportionnelle », annonce le PARENA dans sa contribution datée du 12 juillet 2014.

Implicitement, cette proposition du PARENA (élection du chef de l’État par les députés) met en cause un pan entier du système politique lui-même (l’élection du président de la République au suffrage universel direct) ; alors que l’origine de notre plaie politique (impasse)  réside la pratique (prédatrice) des acteurs politiques eux-mêmes.  En témoignent les (fonctionnaires) milliardaires de la démocratie (des années 1990 à nos jours), après les villas de la sécheresse (1974-1975), sans compter l’opération taxi (anticorruption) sous le régime RDA (1967).

Sinon, tous les systèmes (régimes) politiques se valent, ou presque, en termes de forces et faiblesses avec la différence notable que, en paraphrasant CHURCHILL, les hommes d’État (qui pensent aux futures générations) tirent profit des atouts de leur système respectif ; tandis que les hommes politiques/politiciens (qui pensent aux prochaines élections), à l’instar des Maliens, profitent des lacunes du système pour « privatiser l’État » (une notion empruntée à Edem KODIO, ancien SG de la défunte OUA), c’est-à-dire les services de l’État sont détournés pour servir plutôt des intérêts « privés » et non collectifs, contrairement à leur vocation à la fois naturelle et juridique.

Cette preuve nous est administrée par le système (français) qui nous sert de modèle (bible politique) en la matière, à savoir l’architecture institutionnelle et politique de la Ve République française : le général de GAULLE (la comparaison est du PARENA lui-même dans la même contribution), qui a conçu la Ve République à sa propre image politique et militaire, a pu tirer profit des atouts de ce système pour sortir son pays (la France) du gouffre économique, social,  culturel et militaire (les décombres de la Seconde Guerre Mondiale), tout en lui conférant un statut de « moyenne puissance » militaire (indépendance énergétique avec Elf et dissuasion nucléaire) et économique (3<sup>e</sup> économie européenne après l’Allemagne et la Grande-Bretagne).

Ce cas pratique (le copier-coller de la Ve République française) nous fonde à croire à la faisabilité de la politique-fiction suivant laquelle, les Nord-Américains transplantés dans le (mauvais) système malien (actuel ou version PARENA) continueront à maintenir le Mali (nouveaux USA), après un seul mandat de 5 ans, au peloton de tête des pays les plus développés dans tous les sens du terme ; alors que les Maliens convertis dans le (bon) système nord-américain (l’équilibre des pouvoirs entre le chef de l’État et le Congrès, plus connu sous le vocable de « check and balance ») tireront les USA (nouveau Mali), au bout d’un seul mandat de 4 ans, vers le tréfonds du sous-développement, dans toutes les acceptions du terme.

Pour revenir à la réalité du terrain, l’on perçoit toutes les limites de la proposition PARENA (l’élection du président de la République par les députés)  avec le vote de plus en plus « censitaire » dans notre pays, le Mali démocratique et pluraliste post 26 Mars 1991: le candidat avec le portefeuille le plus lourd est sûr (à 80 %) de remporter la députation face à un concurrent moins fortuné (20 % de chances).

Le phénomène est devenu si répandu que les partis eux-mêmes, à l’interne, départagent les candidats en fonction de leur « puissance financière » pour se porter candidat soit à la municipalité, soit à la députation, au détriment du militantisme « pur et dur » ou de la capacité politique (leadership ou force de mobilisation/d’organisation). En effet, dans certains partis, il faut mettre sur la table 3 à 5 millions FCFA pour être « tête de liste » aux communales et bien plus pour les législatives, sans compter les autres libéralités (corruptrices) en nature (thé, sucre, t-shirt, pagne, ustensiles de cuisine, etc.), ni les espèces sonnantes et trébuchantes (2 000 FCFA/personne) le jour du vote pour drainer (transporter à bord de Sotrama) les électeurs (financièrement intéressés) vers les urnes.

Cette monétisation rampante de la vie politique dans notre pays (une tendance de plus en plus mondiale, au regard du volume de plus en plus croissant des budgets de campagne électorale, mais aussi de la fréquence des scandales politico-financiers en France ou ailleurs) fait que la légitimité des élus (députés et maires) est plus financière que véritablement populaire (leadership social) avec, à la clef, un chef d’Etat dont le fauteuil présidentiel est manifestement « acheté » par transitivité électorale (suffrage indirect).

<strong>Comparaison n’est pas forcément raison   </strong>

Si ce présent factuel n’offre pas suffisamment de garanties politiques en termes de « légitimité réelle » du futur président élu grâce à cette transitivité électorale, le passé (politique), lui, ne milite pas non plus en faveur de la pertinence ou de l’efficacité de cette proposition PARENA, à la lumière du vécu RDA (de 1960 à 1968): Modibo KEITA a été élu au « suffrage indirect » par les députés (Assemblée monocamérale) par un jeu de passe-passe juridique (la loi fondamentale de l’époque dit que l’Assemblée nationale désigne « le chef du gouvernement » ; et la même loi dit que le chef de gouvernement est « chef de l’État, président de la République).

Car, ce mode d’élection n’a pas pu empêcher « la personnalisation du pouvoir » de Modibo KEITA, comme le dénonce fort justement le PARENA, avec le coup d’État civil (1967) qui a vu la dissolution de l’Assemblée nationale par le président KEITA (il a scié lui-même la branche juridique de l’arbre politique sur laquelle il était royalement assis), mais aussi, la mise entre parenthèses des instances et structures du parti US-RDA, à travers « la Révolution active », et leur remplacement par le Comité national de défense de la révolution (CNDR), pour rester pratiquement « seul maître » à bord du bateau-Mali, si l’on peut s’exprimer ainsi, avec son bras armé, les fameuses « milices populaires » dont les exactions étaient monnaies courantes contre les populations civiles « sans défense ».

L’argumentaire PARENA est encore moins percutant sur son propre cas référentiel, avec le « copier-coller » d’Afrique du Sud, parce que l’élection (indirecte) du président par les députés n’est pas gage de « bonne gouvernance » en matière politique: Thabo M’BEKI est trempé une affaire de « pot-de-vin » dans l’attribution d’un contrat d’armements (3,7 milliards d'euros, soit 2 405 milliards FCFA) sous son règne (1999-2008), de même que son successeur, Jacob ZUMA, qui a défrayé la chronique dans son pays avec un autre scandale, celui des travaux indûment réalisés dans sa résidence privée à plus de 15 millions d’euros (soit près de 10 milliards FCFA).

« Nous pensons que ces contrats sont inconstitutionnels, illégaux et frauduleux et il y a suffisamment de preuves pour étayer ça. Donc, ce que nous disons, c’est que si ces contrats sont frauduleux, ceux qui les ont orchestrés ne devraient pas en bénéficier. Il faut donc annuler les contrats, rendre les armes et récupérer l’argent», a récemment déclaré Terry Crawford-Browne, un activiste sud-africain qui lutte contre la corruption ans son pays, cité par la presse locale.

Même si ZUMA a été disculpé (le 19 décembre 2013) par un rapport commandité sur le sujet, la population, elle, n’est pas dupe, comme elle l’a démontré à l’occasion de l’investiture de ZUMA pour un second mandat à la tête de son pays (21 mai 2014).

Par conséquent, n’eût été ce système de « président élu par les députés », tout le monde sait que ZUMA II n’aurait jamais existé en Afrique du Sud, à cause des scandales évoqués ci-dessus, qu’ils soient avérés ou pas.

Heureusement que feu le grand MADIBA (Mandela) a existé (1994-1999) pour ne pas désespérer de « l’Homme africain », qui peut aussi servir de « valeur d’exemple » pour l’humanité entière, en se contentant d’un seul mandat de 5 ans à la tête de l’Afrique du Sud post apartheid où il n’y a pas eu de place avec lui pour la revanche raciale ni la culture de la haine sociale ; alors que, s’il le voulait, il serait mort au pouvoir sans que l’opinion publique locale et même mondiale en soit offusquée outre mesure, contrairement à d’autres chefs d’État africains passés champions dans « le tripatouillage constitutionnel » pour s’éterniser au pouvoir (suivez notre regard dans le voisinage immédiat comme lointain de notre pays).

Donc, le problème n’est pas le système (le chef de l’État élu au suffrage universel direct ou par les députés), encore une fois, mais son animation par des (mauvais) acteurs politiques.

Comme l’a dit le dirigeant chinois, Deng XIAOPING, peu importe que le chat (système) soit gris (suffrage direct) ou noir (suffrage indirect), pourvu qu’il  attrape (résolve) les souris (les questions/problèmes de développement) pour le grand bénéfice des populations (maliennes) concernées.

<strong>Par Seydina Oumar DIARRA-SOD</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: soutien au CNSP, les opportunistes à l’œuvre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sans-tabou-soutien-au-cnsp-les-opportunistes-a-loeuvre%25e2%2580%2589-2894895.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Sep 2020 08:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelques semaines après le coup d’État du 18 août 2020, les opportunistes sont à l’œuvre. Ainsi, nous assistons depuis peu à la multiplication des ‘’Clubs de soutien’’ au CNSP, les militaires putschistes. Ces organisations, qui poussent comme des champions partout, sont des pratiques bien connues au Mali, qui rappellent bien de mauvais souvenirs. Le même scénario s’est passé en 2012 avec le coup d’État où un foisonnement de clubs de soutien au CNRDRE et à Amadou Aya SANOGO a vite assombri l’espace politique malien avec à la clé des marches et meetings qui ont fini par prendre en otage les débats de fond sur la transition.

« Chasser le naturel, il revient au galop », dit-on. Cet adage semble bien traduire le comportement des Bamakois, en général, et des jeunes, en particulier, qui voient dans chaque changement de régime une opportunité de se faire valoir et de se faire une place au soleil.
Pour ce faire, la pratique est connue et s’appelle Associations, clubs et autres Mouvements de soutien.
Malheureusement, le changement de régime du mois dernier, intervenu au prix du sang n’échappe pas à la règle avec des foisonnements de clubs de soutien et de manifestations en faveur de la junte au pouvoir, depuis le 18 août 2020.
La dernière en date, c’est ce meeting de soutien au CNSP organisé hier mardi par le Mouvement Populaire du 04 Septembre composé de la ‘’Plateforme Wati Sera’’, ‘’les APM’’, ‘’les Patriotes’’ et le ‘’Mali est pour Nous Tous’’ au boulevard de l’indépendance.
Avant, lors des concertations nationales sur la transition, des groupes de manifestants sont venus témoigner leur soutien au CNSP devant le CICB.
La floraison de ces organisations amène à se poser la question de savoir où sont passés les milliers de clubs de soutien à Amadou Toumani TOURE ? Que dire des clubs de soutien à Amadou Haya SANOGO et au CNRDRE. Et, plus récent, malin sera celui qui pourra nous dire le sort qui a été réservé aux milliers de clubs de soutien à IBK et à Karim Keita, en si peu de temps.
« Nous sommes persuadés que le changement du Mali commencera par celui des Maliens, qui sont partout et nulle part, mais comme du bouillon dans toutes les sauces », a dénoncé l’autre.
Au demeurant, ces comportements courants au Mali risquent d’encourager consciemment ou inconsciemment la junte à aller vers la confiscation du pouvoir qu’elle a promis de rendre aux civils.
Nous estimons que le CNSP doit mettre fin ou du moins se démarquer de ces pratiques illusoires au même titre qu’il a mis en garde des particuliers qui tentaient de le soudoyer avec de l’argent.
En cette période critique de la vie politique de notre pays, les acteurs qui s’ingèrent, à travers les clubs de soutien en faveur de la junte militaire, peuvent être certainement utiles ailleurs.
Le CNSP doit se méfier de ces laudateurs qui ne seront que source d’ennuis, parce qu’ils aspirent tous à se faire entretenir au détriment du trésor public. Une raison de plus pour que les militaires se démarquent rapidement de ces initiatives qui sonnent la filouterie.
Sans démagogie, le CNSP, membre à part entière de notre armée nationale, qui a le soutien de tout le peuple, comme en témoigne le meeting populaire du M5-RFP, n’a pas forcément besoin de club de soutien à présent.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Colonel Malick Diaw à la classe politique: ‘‘le Mali a besoin de tous les Maliens’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-malick-diaw-a-la-classe-politique-le-mali-a-besoin-de-tous-les-maliens-2893637.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 12:14:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est dans la logique de tenir une concertation nationale. L’objectif de forum qui se veut inclusif sera de déterminer l’architecture de la transition, la feuille de route, la durée de la transition, entre autre. C’est dans ce cadre que la junte a rencontré hier lundi 31 août 2020, au ministère de la Défense et des anciens combattants, outre les autres forces vives de la Nation, les partis politiques et regroupements de partis politiques.

Voilà deux semaines, des militaires ont renversé le régime de Ibrahim Boubacar Keita. Mais depuis, c’est le statu quo. La transition politique et civile promise par la junte peine à prendre forme. Acculé, à la fois par le M5 et la CEDEAO, le CNSP envisage de tenir une concertation nationale avec toutes les forces vives de la Nation. Objectif : se tirer d’affaires par la mise en place d’une transition politique aussi inclusif que possible, notamment quant à sa gestion.

C’est dans ce cadre que le vice-président du CNSP, le Colonel Malick Diaw, 1er vice-président du CNSP, accompagné d’autres membres de la junte, a reçu la classe politique ce lundi au ministère de la Défense et des anciens combattants. Plusieurs leaders de partis politiques et chefs de regroupements politiques ont honoré de leur présence cette rencontre : Bokary Treta, Moussa Mara, Tiémoko Sangaré, Oumar Ibrahim Touré, Youba Ba, Yeah Samaké. Après les préliminaires la presse a été priée de sortir. Les deux parties pendant une heure ont discuté à huis clos.

Selon plusieurs participants, la rencontre qualifiée de « pré-concertation » a porté sur la proposition de Charte de la transition; le projet de Feuille de route de la transition; le projet d’architecture institutionnelle de la transition; et la durée de la transition. Au cours de la réunion, la délégation du CNSP a informé les participants qu’il sera soumis dans les plus brefs délais aux forces vives du pays des avant-projets de TDR de la « concertation nationale sur la transition » pour avis, ont rapporté plusieurs participants.

A leur sortie, le président de l’Alliance Ensemble pour le Mali (EPM), le Dr Bokary Tréta, s’est réjoui de la marche « d’équilibriste » de la junte face à tous les acteurs. « Nous marquons notre adhésion au processus de la transition politique et civile que les militaires ont annoncée. Nous avons espéré qu’ils tiennent à ce qu’ils se sont engagés à rendre le processus participatif, inclusif et d’être d’égal partage vis-à-vis des forces politiques et sociales », a indiqué le Dr Tréta par ailleurs président du RPM, tout en affirmant la disponibilité de l’EPM à apporter sa contribution à l’organisation et à la réussite de la transition.

En dépit du mécontentement de certains au sein l’ancienne majorité les alliés du président promettent d’être à ce rendez-vous. « Nous viendrons dire comme toutes les forces vices et politiques ce que l’EMP pense de la transition», a insisté Bokary Treta. Mais en attendant la finalisation de leurs propositions en cours de rédaction, l’EPM, selon son président, adhère aux propositions de la CEDEAO qui doivent être seulement adaptées à la situation du Mali. En effet, le vendredi dernier, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont tenu un autre sommet extraordinaire virtuel sur notre pays. Il a été sanctionné par des résolutions de sortie crise. Ils exigent notamment une transition d’une année avec à sa tête un civil ou un militaire à la retraite. La levée de l’embargo sur le Mali est liée à l’application de ces mesures.

Le vice-président du CNSP, Malick Diaw, de son côté, a souligné la nécessite pour les Maliens de discuter au tour de la même table « La concertation va être un cadre d’échange afin de convenir des initiatives pour la bonne marche de la transition. Aujourd’hui, le Mali a besoin de tous les Maliens », a-t-il indiqué tout en rassurant de la bonne marche du processus.

Cette approche d’inclusive de la junte est saluée et appréciée, pour sa part, par le président de l’Adema PASJ, Tiemoko Sangaré. « Nous avons senti la volonté du côté d’agir avec l’ensemble des Maliens et de faire face aux urgences du Mali. A ce titre, nous avons exprimé notre disponibilité à accompagner la démarche et à jouer notre rôle force politique. C’est un bon début, en attendant les autres rencontres », a déclaré le président Sangaré. Selon lui, la politique d’exclusion prônée par le Mouvement du 5 juin pourrait conduire à l’échec de la transition. Les problèmes du Mali n’auront de solution que lorsque les Maliens auront l’intelligence de se mettre ensemble et d’agir ensemble, a-t-il soutenu.

Selon lui, le pays a des défis importants à relever. Pour ce faire, des uns et autres doivent dépasser certaines considérations pour faire face à l’essentiel, conseille-t-il. « Ce qui importe aujourd’hui c’est que personne ne gagne en se mettant dans une posture d’exclusion. Il faut rappeler qu’au-delà de ce qui se passe, on se connaît tous dans ce pays. Donc de ce point, il est important que chacun sache raison gardée », a-t-il déclaré.

Pour le Pr Sangaré, il est facile d’invectiver, il est facile de critiquer, mais ce qui est difficile c’est de poser des actes positifs qui permettent d’avancer. C’est pourquoi, poursuit-il, il faut sortir de certaines postures et de comprendre que le Mali c’est pour nous tous. « Le Mali ce n’est pas Bamako, mais l’ensemble du peuple malien. C’est à preuve du contraire, personne ne peut parler au nom de l’ensemble du peuple du Mali », a déclaré le président Tiemoko Sangaré.

Quant au président du parti Yelema, Moussa Mara, il a affirmé qu’ils ont convenu que les termes de référence de cette rencontre, dont l’avant-projet est déjà prêt, seront envoyés aux participants pour que les uns et les autres puissent regarder afin que la rencontre soit vraiment profitable. « Donc, ça été vraiment positif. Et Inch Allah, on sortira de cette rencontre avec une architecture de la transition », a déclaré l’ancien Premier ministre.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou : transition, la commedia dell’arte</title>
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<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 11:51:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Deux semaines après le coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keita, le Mali se cherche toujours un chemin. Si le Comité militaire pour le salut du peuple (CNSP) a entamé des concertations avec les acteurs politiques comme ceux de la société civile, rien de concret ne se dégage pour le moment : pas de gouvernement, pas de président de la transition, même si chacun des acteurs qu’il soit de la classe politique, de la société civile ou même du CNSP semble avoir son idée. Le plus difficile reste à concilier ces intérêts divergents, pardon ces idées avec les intérêts d’une patrie malade et même menacée dans existence.

Alors que la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO, dont le Mali est membre, a fixé ses lignes rouges, la semaine dernière, en accord avec plusieurs partenaires techniques et financiers (une transition dirigée par un civil, dont la durée ne peut excéder un an), les responsables de la junte militaire de Kati multiplient les rencontres avec les acteurs maliens, la classe politique et la société civile autour du contour de la transition de l’après IBK. Si la page de l’ex-président est tournée avec la dernière rencontre vendredi dernier des chefs d’État de la CEDEAO, l’avenir de notre pays reste toujours sombre. Et pour cause, la démission d’un président en cours de mandat a aiguisé des appétits de plusieurs acteurs : les militaires qui ont parachevé l’œuvre des opposants du président IBK, d’un côté, les contestataires regroupés au sein du M5-RFP et de l’autre côté, les désormais ex-collaborateur du régime tombé. C’est en tout cas, un conflit entre l’ensemble des intérêts de ces acteurs qui est à la base du flottement persistant après le putsch du 18 août 2020.
Si pour le M5-RFP et les militaires, la démission de l’ancien président, qui a aussi prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement entraîne l’avènement d’un nouveau régime avec des acteurs nouveaux, il n’en est pas ainsi pour des ex-dignitaires. En tout cas, si le Mali opte pour une transition «l’Assemblée doit demeurer pendant la transition », confie Brahima Dianessy, député du Mouvement pour le Mali (MPM), à nos confrères de RFI, qui souhaite une transition d’un an à dix-huit mois.
Aux yeux des responsables du M5-RFP, tous ceux qui ont accompagné l’ex-président jusqu’à sa chute doivent être mis dans la poubelle, à défaut de les mettre à l’écart. Mais ces derniers et même la plupart des acteurs politiques ayant participé à la contestation contre IBK pensent que le pouvoir revient toujours aux partis politiques et non à une organisation hétéroclite. C’est un débat très houleux qui se mène depuis quelques jours. Ce qui a semblé guider le CNSP à convoquer unilatéralement une concertation nationale sur la transition qui sera d’ailleurs annulée, sous la pression du M5-RFP qui l’avait boudé.
Pour le moment, la machine de la transition est grippée, même si le CNSP arrive à se satisfaire de quelques succès précaires sur le front social, notamment la levée du mot d’ordre de grève des administrateurs civils et les rencontres qui se mènent depuis hier avec différents acteurs. En effet, c’est seulement hier lundi que les responsables du CNSP ont organisé des rencontres avec une partie des forces vives de la nation en vue de la préparation prochaine des assises qui vont déterminer le format de la transition. Les urgences du moment, notamment la situation sécuritaire du pays nécessite que chaque acteur fasse violence sur lui afin de sortir le pays la crise qui la ronge, depuis des années.
<strong>Par Sidi DAO</strong>

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<title>CNSP: ça ne va pas…</title>
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<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 11:27:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Douze (12) jours après le renversement du régime du président IBK, beaucoup de choses ne semblent pas évoluer dans notre grand Mali. Au front, les hommes se battent toujours comme des ennemis invisibles avec tous les risques. Les succès sporadiques ne doivent pas cacher l’énormité de la tâche : la très grande partie de notre territoire échappe à notre contrôle. La présence de 15 000 soldats et policiers étrangers ne nous est pas d’un grand secours, les attaques commencent à s’enregistrer aux portes des villes (Ségou). Au bord du Djoloba, rien ne change : les belles affaires ou empoignades se poursuivent de plus belle. On chicane, on se crêpe le chignon pour des postes. Des deux côtés du Djoliba, il y a toujours ceux qui applaudissent le Prince du jour et ceux qui le maudissent à voix basse. Un Goïta a pris la place d’un Keïta, et tout va au mieux dans le meilleur des mondes. Le CNSP remplace le RPM. Les mêmes pratiques, les mêmes tares. Autant de fautes, de scandales, en tant de jours de pouvoir. Les militaires qui sont aux commandes gagneraient changer le tempo.

<strong>Faire le Coup d’État.</strong>

La première faute du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), est le péché mignon de tous les militaires qui entrent en effraction sur scène politique. Contrairement aux berceuses et aux sérénades d’intervention salutaire rechassées par Choguel K. Maïga, il n’y a pas de bon Coup d’État, encore moins de putsch légitime. En tant que rupture de l’ordre constitutionnel, le coup est toujours une agression contre l’ordre démocratique et républicain. Aussi, en intervenant ce mardi 18 août 2020, les militaires conjurés regroupés au sein du Comité national pour le salut du peuple se sont mis en marge avec l’article 121 de la Constitution du 25 février 1992 en commettant un crime imprescriptible : « le fondement de tout pouvoir en République du Mali réside dans la Constitution. La forme républicaine de l’État ne peut être remise en cause. Le peuple a le droit à la désobéissance civile pour la préservation de la forme républicaine de l’État. Tout coup d’État ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien ».

<strong>Putsch non assumé.</strong>

On ne peut pas vouloir être en enfer et se plaindre de la chaleur. En intervenant ce mardi 18 aout 2020 à la résidence sis à Sébéninkoro du président élu du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, pour le mettre aux arrêts ainsi que son Premier ministre, les militaires du CNSP perpétraient, sans équivoque, un coup d’État. Il en est de même de l’arrestation des membres du gouvernement et de plusieurs autres personnalités civiles et militaires. Ne pas vouloir assumer ce coup d’État et vouloir la présenter comme une démission volontaire, c’est non seulement une fuite de responsabilité, mais aussi une insulte à l’intelligence des Maliens. En festoyant avec « le peuple du M5 » sur le boulevard de l’indépendance, le 21 aout dernier, les militaires putschistes ont eux-mêmes avoué qu’ils sont intervenus pour parachever le travail de leurs nouveaux amis. Dès, lors l’élégance martiale et la vérité commandent au CNSP, s’il veut être crédible, d’assumer le coup d’État et d’arrêter de nous parler de démission du président. Parce que personne ne croira à la « démission volontaire » d’un président enlevé manu militaire de chez lui, trainé de force par une junte et sous les huées de la population instrumentalisée, conduit dans une caserne, mis nuitamment devant une caméra… qui a dit : « Si aujourd’hui, il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? »

Rien ne peut désormais couvrir ce vice de consentement qui, quoiqu’on veuille faire croire aux Maliens, entachera à jamais cette démission obtenue sous contrainte et la menace des armes et dans une caserne.

<strong>La démission non constatée.</strong>

Face à l’insoutenabilité du putsch au plan international surtout, la junte a trouvé la parade de faire démissionner le président en direct à la télé. Cédant aux chants des sirènes du landernau politique, les putschistes pensent bien faire de se cacher derrière une démission qui n’en est pas une. Car, le plus benêt des observateurs sait qu’un président ne choisit pas une caserne pour rendre sa démission. C’est bien beau de dire que personne n’a vu une armée à côté de lui pendant cet enregistrement diffusé sur la chaine nationale, mais l’évidence reste la chose la plus partagée. A ce jour, contrairement à ce que la junte avance, la démission n’a jamais été constatée par la Cour constitutionnelle par un arrêt. En tout cas, l’arrêt n’est pas rendu public, comme en 2012 (Arrêt N° 2012-001/CC/VACANCE du 10 Avril 2012 aux fins de constatation de la vacance de la Présidence de la République). Un défaut de constatation qui rend nulle et nulle d’effet la démission forcée du président IBK.

<strong>La visite à l’Imam.</strong>

Les tarikhs de cette ténébreuse page de notre démocratie retiendront que le matin du mercredi 19 aout 2020 vers midi, une forte délégation de la Junte, qui a renversé la veille le président de la République et qui le détient dans leur caserne à Kati, est allée présenter leur respect à l’Imam de Badalabougou. En réservant sa toute première visite à l’Imam Dicko, autorité morale du M5-RFP, en clair chef de file de la contestation, la junte donne l’impression qu’elle était aux ordres du très éclairé et respecté Imam et auquel elle était obligée de venir rendre compte. En tout cas, le déplacement en grande pompe et en priorité à l’Imam Mahmoud Dicko donne l’impression d’une accointance avec le religieux voire même une allégeance à l’Imam que le CNSP aura du mal à justifier par la suite.

<strong>Participation au meeting.</strong>

Tout le monde, y compris les partisans de la junte, que c’était une grosse bourde de prendre part au meeting du M5-RFP, de s’y faire ovation et prendre la parole pour dire que le coup d’État du 18 aout était le prolongement de la lutte du M5-RFP, que la junte n’a fait que parachever l’ouvre de la contestation.

Manifestant publiquement sa reconnaissance envers un groupe aussi hétéroclite qu’ambitieux, le CNSP s’est rendu redevable du combat de ceux qui tueraient leur Dieux pour une place au soleil. Croyant bien faire, les putschistes s’obligent et se ligotent ad vitam ad aeternam entre les crocs des requins de la contestation. Or, là ce n’est pas loin d’être la posture enviable pour une junte qui souhaite par-dessus tout être à équidistance des chapelles politiques, pour ne pas se compromettre en faisant comme les autres.

<strong>Détention extra-judiciaire des autorités.</strong>

Les nouvelles autorités militaires qui ont pris le pouvoir par la force, le 18 aout dernier, s’enferment dans leur propre piège en arrêtant et en séquestrant les personnalités civiles et militaires du régime renversé du président IBK. En effet, il est bizarre qu’on arrête quelqu’un pour avoir volontairement démissionné. Nier l’arrestation et la détention du président et des autres personnalités civiles et militaires par la phraséologie militaire aussi populiste qu’irritante de sécurisation ne peut prospérer longtemps. Les organisations de défense des droits de l’Homme auxquelles on ne peut longtemps refuser l’accès à ces personnalités établissent des constats peu reluisants de leur situation de détention.

Et les parents des célèbres détenus dénoncent l’entrave à la liberté de communiquer. Or, ça, ce n’est pas bon signe. Ces organisations vont s’en saisir pour nous emmerder.

<strong>Communication populiste.</strong>

Aux premières heures du coup d’État, on avait l’impression que la Junte maitrisait sa Com ; qu’elle s’était payé les expertises et compétences pour cette période de crise ! Mais à longueur d’épreuve, c’est le grand cafouillage et les travers qui ont fait la tombe du régime précédent : intox et infox ! Coup sur coup, on fait croire, à travers des tracts diffusés sur les réseaux que IBK a dit ceci, il a dit cela : min danyé min tigi la yé ! D’abord qu’il a démissionné de son plein gré (or, nulle part dans sa déclaration cela ne figure), qu’il a donné des conseils aux nouvelles autorités pour ce qui est de la gestion de la Transition.

En faisant passer le président IBK comme un conseiller intéressé de la junte, on tente de déconstruire une image et une légende, celle du Kankelen Tigi, qui n’est jamais entré dans une compromission malgré les tares de gouvernance et les scandales qui ont émaillé ses deux mandats. Dans cette immonde entreprise, on est allé jusqu’à présenter le président IBK comme complice du coup d’État à coup d’infox dans lesquelles, IBK apparaît comme une éminence grise au service de la junte, les conseillant de régler les comptes à ses adversaires et les conjurant de mettre en selle une nouvelle génération de dirigeants.

<strong>Rupture constitutionnelle.</strong>

Le jeudi 27 août, le secrétariat général du gouvernement publie sur son site un texte intitulé Acte fondamental N° 1/CNSP du 24 aout 2020 dans lequel le Chef de la junte s’arroge le titre de Chef de l’État : « le Comité National pour le Salut du Peuple désigne à son sein un Président qui assure les fonctions de Chef de l’État. Lorsque le Président du Comité est empêché de remplir ses fonctions, de façon temporaire ou définitive, ses pouvoirs sont exercés par un vice-président suivant l’ordre de préséance déterminé par le Comité » (article 32).

Outre le caractère solitaire qui opère une véritable rupture constitutionnelle (« les dispositions du présent Acte qui s’appliquent comme dispositions constitutionnelles, complètent, modifient ou suppléent celles de la Constitution du 25 février 1992. Toutefois, les dispositions de la Constitution du 25 février 1992 s’appliquent tant qu’elles ne sont pas contraires ou incompatibles avec celles du présent Acte. » article 41), l’acte contient certaines inexactitudes qui le rendent caduc. En écrivant dans le préambule « considérant la démission du gouvernement », l’acte fondamental N° 1/CNSP du 24 août 2020 jure avec la vérité des faits et se trouve dès lors en conflit avec l’ordonnancement juridique. Parce que ce qui s’est passé, le 18 août, ce n’est pas une démission du gouvernement comme l’énonce l’Acte fondamental mais une dissolution du gouvernement (Décret N° 2020-0346/P-RM du 18 août 2020 mettant fin aux fins du Premier ministre et des membres du gouvernement). Entre les deux, il y a une sacrée différence. Et du reste, c’est la première fois sous la troisième République qu’un président soit obligé de dissoudre le gouvernement. Là aussi, on est à côté de la plaque de la constitutionnalité, car nulle part, la Constitution ne confère le pouvoir de congédier le Premier ministre. Ce dernier doit démissionner.

<strong>Des annonces bidon.</strong>

Le porte-parole qui s’était lancé dans les dénégations et démentis à propos de la durée de la Transition (3 ans) proposée par la junte avant de reconnaître sur TV5 que cela avait été effectivement proposé, surprend encore à propos de l’Acte fondamental N° 1/CNSP du 24 aout 2020. Appelé à défendre le bien-fondé de l’Acte et de la désignation du Coolonel Assimi GoÏta comme chef de l’État, le Colonel-Major Ismaël Wagué explique que : « actuellement la seule institution qui existe, c’est vraiment la Constitution. Il n’y a plus d’Assemblée, il n’y a plus de gouvernement, il n’y a rien d’autre. Maintenant, pour assurer la continuité de l’État, il faut qu’il y ait un chef de l’État. Donc, cet acte permet de prendre le président du CNSP comme chef de l’État qui lui permet d’assurer la continuité de l’État… ». Un second classe de 14-18 ferait mieux.

D’abord, la Constitution n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais une Institution. Les Institutions de l’État ne s’arrêtent pas au président, au parlement et au gouvernement. Si le porte-parole de la junte dit qu’à part la constitution, il n’y a rien, faut-il croire que les autres institutions (Cour suprême, Cour Constitutionnelle, Haut conseil de Collectivité, Haute cour de justice) passent à la trappe avec le putsch ? Parions que ce soit juste une contre-performance passagère du porte-parole.

<strong>Le repli stratégique des colonels.</strong>

S’estimant maître de son affaire, la junte de Kati ne veut pas mener les choses à la baguette, mais selon leur bon tempérament. Officiers supérieurs formés dans les prestigieuses écoles de guerre ici et à travers le monde, les responsables de la junte ne comptent jouer les bidasses pour aucun bord politique. Comme cet autre général que l’histoire retiendra, ils veulent se mettre au-dessus des querelles politiques et être à bonne distance des chapelles politiques. A tous ceux qui pensent qu’ils sont les bras armés de l’Imam, les colonels entendent tenir l’équilibre. Pour le prouver : depuis le meeting (l’erreur) du 21 août, ils ont pris leurs distances avec l’ancienne contestation. Mettant tout le monde dans le même sac, ils convoquent tout le monde au même titre à une rencontre vendredi pour samedi afin d’échanger sur l’organisation de la Transition. Sacrilège ! Le M5-RFP déterre la hache de guerre et crie à la trahison et à la confiscation de la victoire du peuple. L’Imam s’en mêle, son porte-parole enflamme les foules… Pour calmer le jeu, Kati tempère.

Il est vrai que la rencontre avait été décidée à la hussarde. Et beaucoup de ces messieurs qui ont une haute estime d’eux n’ont pas été personnellement conviés. Pour rattraper les ratés organisationnels, les colonels acceptent de reporter le grand bavardage. Un repli stratégique, mais non une capitulation.

<strong>Le jeu dangereux avec le M5-RFP.</strong>

C’est peu de dire que le torchon brûle entre CNSP et M5-RFP. La confiance s’effiloche entre les « deux acteurs majeurs » du 18 août 2020, entendez par là le coup d’Etat contre IBK. Boudé en début de semaine dernière par le Chef de la junte qui s’est fait représenter par son porte-parole, le M5-RFP prend ombrage et avale les couleuvres. Le partenariat stratégique que souhaite le M5 semble être le cadet des préoccupations de la junte qui unilatéralement décrète Acte fondamental et nomination… au grand dam des « vrais vainqueurs ».

La négligence et l’indifférence affiche envers l’ex-contestation incommode jusqu’au très éclairé et très respecté Imam qui monte sur ses grands chevaux, tance les militaires et les mettent en garde : vous n’avez pas carte blanche. Et Issa Kaou Djim de préciser la pensée du Maître : si vous tenez de confisquer la victoire du peuple, vous nous trouver sur votre chemin.

Dans le contexte très instable du renversement du régime avec toutes les pressions internationales et exigences internes (ne serait-ce que sur le front social) le CNSP gagnerait à temporiser, à montrer patte blanche et à jouer le jeu en attendant l’embellie.

<strong>Tenir ses engagements envers la Cédéao.</strong>

Les cantiques de l’anti-malianisme primaire de la Cédéao ont vécu. Ce que la junte, à travers son porte-parole, dénonce comme ingérence n’est en réalité que la contrepartie de notre appartenance à cette organisation sous régionale. Avons-nous aujourd’hui le choix de ne pas appartenir à la Cédéao ? Comme IBK n’avait d’autres choix que de démissionner, le Mali n’a pas d’autre choix que de respecter ses engagements envers la Cédéao.

La crise pèse déjà durablement sur notre pays. Cela fait plus de deux pays que le Mali est à l’arrêt, agité par des troubles et livré à toutes sortes de bandes terroristes et criminelles. Le Covid-19 est aussi passé par là. Le CNSP n’a pas le devoir de tomber dans les travers d’un nationalisme qui étoufferait davantage l’économie d’un pays continental en proie à une future crise de sa production agricole. En dépit de la bonne pluviométrie, la CMDT se meurt à cause du boycott de la culture du coton, le front social n’est pas sur le point s’apaiser.

<strong>LA REDACTION</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cédéao: forte pression sur la Junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-forte-pression-sur-la-junte-2893435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 09:53:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a tenu ce 28 août, la deuxième visio-conférence extraordinaire sur la situation de crise politique au Mali, suite au coup d’État perpétré le 18 août 2020 par une junte militaire. La cérémonie était présidée par le président du Niger Mahamadou Issoufou non moins président en exercice de l’organisation sous-régionale.

Selon le président du Niger dans son discours d’ouverture la présente rencontre est la suite logique de notre précédente rencontre du 20 août 2020 convoquée en urgence sitôt que nous avions eu l’information sur les événements graves qui sont survenus dans ce pays frère.

La Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a insisté vendredi, lors de l’ouverture du sommet extraordinaire consacré au Mali, sur le retour au pouvoir à des civils après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

“Si nous pouvons considérer que la question de la libération d’IBK est résolue, il n’en est pas de même pour celle du retour à l’ordre constitutionnel qui suppose que tous les militaires regagnent les casernes”, a affirmé à Niamey le président nigérien Mahamadou Issoufou, également président en exercice de la Cédéao lors de son discours d’ouverture du sommet en visioconférence.

À l’issue de ce sommet extraordinaire, les chefs d’État de la CEDEAO ont décidé : une transition civile avec un président civil et un Premier ministre civil pour une durée d’un an au maximum. Mais, sans cela, les sanctions resteront en vigueur.

Voici les principales décisions des chefs d’État de la CEDEAO :
<ul>
 	<li>Ils prennent acte de la démission du Président Ibrahim Boubacar KEITA comme indiqué par le Médiateur qui a été chargé d’en informer notre Conférence ;</li>
 	<li>Ils prennent acte de la libération du Président Keita ainsi que celle des autres officiels détenus ;</li>
 	<li>Ils demandent aux Responsables du CNSP d’engager une transition civile immédiatement en consultation avec la Cour Constitutionnelle, les Partis Politiques et les Organisations de Société Civile et tous les autres acteurs engagés ;</li>
 	<li>Ils décident que cette transition civile doit prendre en compte les éléments suivants :</li>
</ul>
-Nomination d’un Président de la transition. Cette personnalité, civile, reconnue pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale, sera chargée de diriger la transition. Le Président de la transition ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.

-Nomination d’un Premier ministre civil, Chef de Gouvernement, reconnu pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale. Il sera chargé de conduire le gouvernement sous la responsabilité du Président de la transition. Ce Premier ministre ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.

-Mise en place rapide d’un gouvernement pour faire face aux différents défis du Mali et, en particulier, préparer les élections législatives et présidentielles dans un délai de 12 mois.

Aucune structure militaire ne devrait être au-dessus du Président de la transition.
<ul>
 	<li>le Sommet décide que les sanctions énoncées aux points 13 (h) et 13 (i) de la Déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement du 20 août 2020 seront levées progressivement en fonction de la mise en œuvre des décisions ci-dessus ;</li>
 	<li>le Sommet à la finalisation urgente d’un accord sur la transition politique entre la CEDEAO et le Mali et invite l’Union Africaine et les Nations Unies à endosser cet accord ;</li>
 	<li>le Sommet de la mise en place d’un Comité de suivi comprenant le Médiateur, le Président du Conseil des ministres et le Président de la Commission de la CEDEAO, et incluant les Représentants de l’Union Africaine et des Nations Unies à Bamako ;</li>
</ul>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition: le torchon brûle entre M5 et CNSP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-le-torchon-brule-entre-m5-et-cnsp-2893431.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 09:48:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Grosse chicane entre le CNSP et le M5RFP à propos de la conduite de la Transition. La divergence est apparue précisément à propos des échanges sur l’organisation de la concertation sur la Transition que le CNSP a unilatéralement convoquée, sans associer les autres principalement le M5-RFP.

Pour les militaires qui ont pris le pouvoir, il y a dix (10) jours, le M5-RFP est un regroupement de civils politiques et membres de la société civile comme les autres. Donc, ils sont soit avec les politiciens soit dans le lot de la société civile. Or, pour le M5-RFP, il est le principal acteur de la chute de IBK, c’est qui a fait tout le travail, le CNSP n’a fait que parachever son œuvre. Donc il doit être, lui M5-RFP, l’acteur majeur et privilégié de la transition.

La crise de confiance entre la junte, qui a renversé le président IBK et la contestation regroupée au sein du M5-RFP, commence avant-hier jeudi 27 aout 2020 avec la publication de l’Acte fondamental N° 1 du CNSP.

Dans cet Acte fondamental, les militaires disent que c’est le Chef du CNSP qui est désormais le Chef de l’État (article 32).

Dabs la tradition propre aux périodes des coups d’État, l’Acte fondamental remplace la Constitution que les auteurs du coup d’État prennent soin de suspendre dès leur première déclaration.

Cette tradition n’a pas été respectée dans le cas de nos militaires qui renverser le président IBK. Car pour maquiller le coup d’État, qui est condamnable par et pour tout le monde, ils n’ont pas suspendu la Constitution dans la première déclaration qu’ils ont fait à la télévision nationale aux premières heures du mercredi 19 aout après la démission forcée du président IBK.

Les militaires ont donc attendu 6 jours pour rédiger un Acte fondamental. Neuf (9) jours après l’arrestation du président IBK, c’est-à-dire avant-hier jeudi, ils ont rendu public leur Acte fondamental sans concerter les forces de la Nation encore moins la CEDEAO.

Ce vendredi, lors de la cérémonie d’hommage et de prières aux victimes des émeutes du 11 juillet, organisé au Palais de la Culture, l’autorité morale de la contestation, le très éclairé et très respecté Imam Mahmoud Dicko a tiré la sonnette d’alarme et mis en garde la junte.

Comme si cela ne suffisait pas à entamer la confiance entre partenaires du renversement du régime du président IBK, sans concerter les autres forces vives, la junte publie communiqué pour inviter (mais c’est comme convoquer) les forces vives : partis politiques de tous bords et société civile dans ses diverses composantes au CICB samedi matin pour des échanges sur l’organisation de la Transition.

Pour le M5-RFP, c’est le cassis belli (Kélé Koun). Le M5-RFP, qui le dit ouvertement qu’il refuse d’aller à cette convocation, invite à son tour le CNSP « à une concertation urgente entre les deux forces principales du changement que sont le M5-RFP et le CNSP, comme cela avait été souhaité lors de la rencontre de prise de contact du 26 août 2020 ».

En termes clairs et direct, Issa Kaou Djim, porte la voix du M5-RFP, dans ses diverses composantes, dira aux militaires que la victoire du peuple ne sera pas confisquée.

La junte au pouvoir critiquée et dénoncée de toutes parts, et sous la pression forte de la CEDEAO qui maintient ses sanctions et lance un ultimatum recule.

Après l’annonce de boycott du M5-RFP et de plusieurs acteurs politiques et de la société civile annonce le report de la concertation sur la transition qu’elle avait prévu de tenir ce samedi matin 29 août 2020. Ce jour,plusieurs organisations de la société civile, des partis politiques, des groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconcilation nationale avaient pris d’assaut la salle de réunion du CICB. Alors que tout le monde attend le début des échanges, le report de la rencontre a été annoncé sans plus de précision.

Dans la salle des responsables et acteurs qui étaient dans la salle stupéfaits. Certains n’ont hésité à éclater leur colère. «Il faut qu’ils nous prennent au sérieux. On ne peut pas nous inviter et se foutre de nous. On n’est pas d’accord. Il faut qu’il nous respecte», declarait une participante.

De même, le président du parti RDS, Younouss Dicko a déclaré que c’est désagreble de les faire attendre, déplacer pour rien. « Il est necessaire d’organiser l’événement de manière plus reflechie, de manière qu’on ne perd pas beaucoup de temps. C’est un désagrement pour nous, mais tout ce qui est bon pour le Mali, nous allons le faire», a déclaré le responsable politique.

La Junte explique que c’est pour “des raisons d’ordre organisationnel”… Mais en vérité, c’est la pression du M5-RFP et le manque de soutien des autres acteurs. Il s’agit clairement d’un échec d’envergure pour les militaires puisqu’aucune nouvelle date n’est donnée pour cette rencontre.

La Junte va-t-elle tirer des leçons de sa démarche solitaire ?

Une rencontre est prévue actuelle à 20 heures entre le CNSP et le M5-RFP à Kati pour aplanir les divergences.

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Échanges sur l’organisation de la transition: le repli stratégique des colonels</title>
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<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 09:48:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement du 5 juin, Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et le Comité national pour le Salut du peuple, deux acteurs majeurs, du coup d’État du 18 août 2020, se sont rencontrés dans la nuit du samedi au dimanche à Kati. L’objectif de la rencontre, qui était de dissiper les malentendus, a été l’occasion pour le M5 de remettre son document de proposition à la junte. Selon nos conifères de RFI qui ont affirmé avoir pris connaissance de son contenu, le M5 propose une transition dirigée par civil.

Se considérant comme l’acteur majeur du coup d’État contre le président IBK, des membres du Mouvement du 5 juin, d’un ton de colère et d’indignation, sont sortis de leur silence pour décrier la conduite des militaires pour la mise en place d’une transition et de sa gestion. Parce que la démarche d’inclusion prônée par les soldats mutins n’est pas partagée par le M5. Celui-ci, est dans la dynamique d’une transition qui ne sera gérée qu’entre eux et le CNSP. Le coup de gueule de Issa Kaou N’DJIM après la cérémonie d’hommage aux victimes du 10, 11 et 12 juillet dernier et le refus du M5 de prendre part à la rencontre entre le CNSP et les forces vives de la nation qui a été reportée sine die attestent le malaise entre les deux acteurs majeurs du coup d’État.

En effet, les deux parties sont divisées par rapport à la notion du changement et le nouveau départ pour le Mali. Pour le M5, ceux-là qui sont restés avec IBK jusqu’à ses derniers jours ne doivent pas être sollicités pour la mise en place de la transition et de sa gestion. Cette responsabilité doit être dévolue uniquement au M5 et au CNSP. En somme, les responsables du mouvement de contestation veulent une justice de vainqueurs. Après la bataille réussie contre IBK, ils veulent être les privilégiés du CNSP pour la gestion de la transition.

En revanche, la démarche des soldats mutins est d’aller à une gestion concertée avec l’ensemble des forces vives de la nation sans aucune exclusion.

« On n’a aucun lien particulier avec le M5. On va travailler avec l’ensemble des Maliens », avait déclaré le porte-parole de la junte, Ismaël WAGUIE, lors d’un entretien avec nos confères d’Africable. Le CNSP compte bien évidemment sur les conseils de l’ancienne classe politique, mais les militaires sont résolus à faire en sorte qu’une nouvelle génération dirige la Transition. Réussiront-ils à résister à l’assaut de la vieille garde politique qui utilise le M5-RFP pour s’imposer ?

Donc, la réunion de ce 29 août entre le M5-RFP et les militaires du CNSP, à Kati, était placée sous le double saut de dissiper les malentendus et de clarifier les positions. Cette nuit, la forte délégation conduite par Choguel Kokalla MAIGA comprenait en occurrence l’ancien Premier ministre Modibo SIDIBE ; la présidente des femmes du M5 ; Issa Kaou DJIIM coordinateur de la CMAS, Amadou Dounga MAIGA, chargé de communication de la CMAS.

Dans la garnison de Kati où ils ont été reçus par le Colonel Malick DIAW, les échanges ont porté tout naturellement sur la gestion de transition, selon plusieurs sources. D’entrée de jeu, selon une source, le CNSP a refusé la surmédiatisation de la rencontre en demandant à la presse de rester à l’extérieur. Pour la même source, les militaires auraient indiqué qu’ils veulent compter avec tous les Maliens et pas seulement un groupe. « Nous avons voulu leur rendre leur dû en allant jusque sur le lieu du meeting à la place de l’indépendance, mais on ne peut pas faire plus », ajoute-t-il.

Après des discussions et échanges pendant près de deux heures, le porte-parole du M5-RFP, Choguel Kokalla MAIGA, a accordé des interviews à la presse. L’ancien ministre a précisé que l’un des objectifs de la rencontre était de clarifier le type de rapport qui devrait lier le M5 au CNSP étant entendu, selon lui, que ce sont ces deux mouvements qui constituent les forces du changement.

« C’est l’organe politique qui a opéré le changement le 18 août 2020. Le CNSP a parachevé la lutte héroïque du peuple malien porté par le M5-RFP. Donc, ce sont les deux acteurs majeurs du changement. Naturellement, ces deux acteurs doivent convenir, harmoniser leur position pour d’avis sur le sens que nous devons donner au changement », a rappelé M. Choguel Kokalla MAIGA.

Le porte-parole a déclaré avoir attiré l’attention des militaires sur l’attitude des forces qui voulaient pas le changement, les partisans de l’ancien régime : « Nous sommes limités à attirer l’attention du CNSP sur le fait que tout le monde ne donne pas le même sens au changement au Mali. Nous avons vu ici des Maliens de tout bord, des partis politiques, des associations confessionnelles, des syndicats, des ONG se retrouver pour demander le changement. C’est l’ensemble de ces organisations qui sont au sein du M5. Nous avons, de l’autre côté, les forces qui ne voulaient du changement qui sont venus envahir la cour du CNSP. Ils ont été également remplir la salle du CICB à la première heure pour venir jouer à la quantité », a critiqué M. MAIGA.

Pour lui, le changement doit être d’abord une question de qualité, un état d’esprit en prenant en compte l’aspiration du peuple. Qu’est-ce que nous voulons changer, de quoi nous ne voulons plus sont d’après Choguel les points d’interrogation à répondre. Et en la matière, les positions du M5 sont les mêmes. Elles n’ont pas changé. Au contraire, elles ont été d’ailleurs réaffirmées au CNSP.

Et comment aboutir à cela, le porte-parole du M5 a affirmé avoir remis aux militaires leur document de proposition sur la transition. Il détermine les articulations, définit les rôles des organes de la transition, a-t-il précisé. Quelle transition, quelle orientation, quel organe de la transition et l’articulation entre tous ces organes sont entre autres des aspects qui y sont abordés. Dans tous les cas, à comprendre Choguel, la transition doit être gérée par les acteurs qui se sont mobilisés pour le changement.

Quant au choisi du président de la transition, le M5 ne souhaite pas que sa victoire soit volée par la junte. Puisqu’elle est venue parachevée une lutte. Ce faisant, il appelle le CNSP à faire attention aux notes venant de certains politiques leur demandant de diriger la transition.

« Nous avons vu des forces qui ne voulaient du changement venir au CNSP qu’il faut que les militaires gardent le pouvoir qu’il ne faut pas donner le pouvoir aux civils. Ces forces sont devenues des experts qui produisent des notes, des schémas de transition. Nous avons dit au CNSP d’être vigilants qu’il ne faut pas qu’on se trompe de partenaires, ni d’alliés, ni de combat, ni de sens à donner à l’action des uns et des autres. Je pense qu’on s’est bien compris sur ce plan », a déclaré Choguel Kokalla MAIGA.

Par ailleurs, l’on apprend des confrères de RFI, qui affirment avoir pris connaissance du document du M5, remis à la junte, que le mouvement de contestation contre le régime de l’ex-président IBK, propose une transition de 12 mois minimum. Aussi, le M5-RFP souhaite-t-il que la transition soit gérée par un civil.

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<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Succession d’IBK: Dicko candidat de Kouffa</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/succession-dibk-dicko-candidat-de-kouffa-2892152.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 08:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement de contestation M5-RFP qui demandait la démission du Président IBK a tenu ce vendredi après-midi un grand rassemblement 0à, la Place de l’Indépendance à Bamako. Il s’agissait selon les organisateurs de remercier le peuple suite à la démission forcée du Président IBK et qui est toujours prisonnier de la junte à Kati.

Prenant la parole lors de ce rassemblement, l’autorité morale de la contestation, l’Imam Mahmoud DICKO a lancé un vibrant appel à tous les belligérants du Centre notamment les Peuls et les Dogons à déposer les armes. «Ici et maintenant, a-t-il dit, je lance un appel à la communauté peule du Mali, tous les peuls qui ont pris les armes pour quelque raison que ce soit, à faire taire les armes. Je message s’adresse particulièrement à Amadou KOUFFA pour qu’il regagne la République » a-t-il plaidé.

Commune une réponse du Berger à la Bergère, un vocal, en version peulh et bambara traduit, attribué à Amadou KOUFFA a fait son apparition sur les réseaux sociaux notamment dans les groupes d’appels WhatsApp.

Comme s’il avait entendu l’appel de l’Imam DICKO, le prédicateur et djihadiste peulh appelle ouvertement à élire Mahmoud DICKO à la tête de l’Etat. Il menace même d’apostasier toute personne qui ferait un autre choix que Mahmoud DICKO. La coïncidence est-elle sans intérêt ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi Mahmoud DICKO ? Si on n’a pas toutes les réponses, on a au moins des indications claires sur l’estime mutuelle entre les deux hommes.

Comment les deux hommes vont-t-ils gérer leurs relations avec leurs relations personnelles (les djihadistes d’un côté et les démocrates de l’autres) dans le contexte d’un Mali nouveau démocratique et républicain et les concilier les impératifs de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit avec le rigorisme islamiste qu’ils prônent par-dessus tout.

Si le vocal attribué à Amadou Kouffa est authentique voici ce que sa transcription libre pourrait :

« J’invite tout le monde à ne plus voter pour les hommes politiques au Mali, car ce sont tous des cafres. Par le passé, nous avons invité les gens à aller voter pour que la paix revienne dans notre pays, mais on s’est rendu compte que ce n’est pas le cas. Nous demandons à ce que le pouvoir reste entre les mains des militaires. Donc, tous ceux qui iront voter aux prochaines élections sont des mécréants.

Nous demandons aux Maliens de ne plus voter pour quelqu’un d’autre si ce n’est l’Imam Mahmoud DICKO. Nous sommes tous prêts à voter pour l’Imam Mahmoud DICKO. Si ce n’est pas le cas, chers Maliens, ceux-là que vous qualifiez d’ennemis du Mali, de terroristes, de djihadistes par tout le monde sont tous prêts à voter pour Mahmoud DICKO aujourd’hui. Si c’est Mahmoud DICKO, nous allons voter, mais pas quelqu’un d’autre.

À part Mahmoud DICKO, si vous votez pour quelqu’un d’autre, ça veut dire que vous êtes tous des cafres. Nous ne serons plus d’accord pour qu’on vote pour quelqu’un d’autre ici au Mali ».]]> </content:encoded>
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<title>Dicko au Monument de l’indépendance: ‘‘je ne vais jamais me taire…’’</title>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 08:03:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l`appel du Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), des milliers de personnes se sont mobilisées pour fêter la chute du président Ibrahim Boubacar Kéïta ce 21 Août 2020, à la Place de l`indépendance. Vedette de ce rassemblement, l’imam Mahmoud DICKO, l’autorité morale du M5-RFP, a prêché pour la paix et la réconciliation.

« Je vous demande d’aller vers la paix entre les Maliens. Nous sommes tous les mêmes, nous venons de la même famille », a-t-il conseillé. En outre, l’autorité morale du M5-RFP a demandé au peuple malien de pardonner à “son grand” frère, Ibrahim Boubacar KEITA, arrêté depuis le 18 août 2020 par la junte militaire au pouvoir.

Je rends grâce à Allah, paix et salut sur le Prophète (PSL). Je salue tous ceux qui ont fait le déplacement cet après-midi sur la place de l’Indépendance. Que la paix d’Allah soit sur vous tous.

Permettez-moi de m’acquitter d’un devoir religieux. J’avais promis à Allah qu’à mon arrivée ici que je ferais un « Soudjoud » (prière front contre le sol) pour lui remercier du fait qu’il a exaucé nos vœux et prières dans le cadre de ce combat. Nous prions encore une fois pour cette lutte soit couronnée de succès et de bonheur.

Chers musulmans, cher public, j’ai entendu beaucoup de propos une fois arrivé ici. Je demande pardon à ce public. Je tiens à rappeler, comme d’habitude d’ailleurs ; que je suis un imam. Et prie Dieu pour que je reste à cette fonction jusqu’à la fin de ma vie. Cette fonction m’oblige à vous dire certaines vérités ici. Je dois vous prodiguer certains conseils avant de formuler des prières.

Ce que je voudrais vous demander, je le dis et je le répète, c’est vrai que nous sommes un peuple digne, un peuple debout. Ça, il n’y a pas de doute sur cela. Mais cela doit nous conduire à avoir un comportement vertueux à la hauteur de nos valeurs sociétales.

Je n’ai pas apprécié certains actes qui ont eu lieu ces derniers temps. Non, je vous en prie de ne pas vous en prendre aux domiciles des gens, n’agresser pas les gens, ne violer pas les droits des gens. On ne combat pas l’injustice par l’injustice.

<strong> </strong>

<strong>Point de vengeance, plus de réconciliation</strong>

Je crois que les gens ont agi sous l’effet de la colère, ce qui n’est pas normal. Je ne souhaite pas que mes enfants que vous êtes agissent sous l’effet de la colère, mais avec la raison. Ne cassez pas les édifices, ne mettez pas le feu, n’agressez pas ou n’insultez pas les gens. Il faut éviter de tomber dans la vengeance, cela n’est pas un comportement digne de notre peuple.

Il y a des valeurs que nous devons respecter en tant que Maliens. Ici, chez nous, il y a le pardon, la tolérance et l’entente mutuelle. C’est ça notre pays, il y a des lignes rouges qu’il faut respecter. Ceux qui ont franchi ces lignes rouges l’ont l’appris à leur dépens.

Ce que je souhaite, en ma qualité d’imam, c’est de vous inviter à laisser de côté le bâton de la vengeance. Je vous exhorte, cependant, à prendre le bâton de la réconciliation, de la fraternité, de la solidarité. Nous avons l’obligation de nous réconcilier dans ce pays. N’oubliez jamais cela.

Si les choses se stabilisent, que Dieu le fasse, nous allons voir ce qui doit être à la lumière de la vérité et du respect de la loi. Il faut faire ce travail avec sérénité et méthode.

Car, après tout, nous sommes tous des frères et sœurs dans ce pays, nous ne devons jamais oublier cela dans le cadre de nos entreprises.

Du haut de cette tribune, je lance un appel pressant à nos frères du nord et du centre qui doivent comprendre que notre seul ennemi, c’est la mauvaise gouvernance, c’est l’injustice. Nous devons nous donner la main pour que ces mauvaises pratiques cessent dans ce pays.

<strong>Faire taire les armes et les rancœurs</strong>

Ici, je lance un appel à la communauté peule du Mali, tous les peuls qui ont pris les armes pour quelque raison que ce soit, à faire taire les armes. Ce message s’adresse particulièrement à Amadou KOUFFA pour qu’il regagne la République.

De même, j’invite les Dogons, ce sont mes enfants (cousinage), que leur ‘’père’’ leur demande de laisser les armes pour que la réconciliation se fasse.

Je lance le même appel à la Plateforme, à la CMA. Je leur rappelle qu’il y a un accord entre eux et le peuple malien. Nous sommes du même pays, et rien de mieux ne se fera dans ce pays sans qu’on se mette ensemble pour le faire.

J’estime que j’ai joué mon rôle ici sur cette tribune, et je pense que j’ai été à la hauteur de vos attentes. Dès à présent, j’ai décidé de retourner dans ma mosquée. Mais, cela veut dire beaucoup de choses.

Je vous jure que je n’ai pas d’arrière-pensée en faisant ce combat. Mon seul souci est que les Maliens se réconcilient du nord au sud. Pour ce faire, je vais prendre mon bâton de rassembleur, accompagné de certains de mes frères. Car, je suis convaincu que je ne peux pas réussir tout seul cette mission. Il y a mon jeune-frère, mon collaborateur, je veux parler du Chérif Ousmane Madani HAÏDARA. Je vais aussi joindre à nous, le Cardinal Jean ZERBO, à qui je rends un hommage. Je le salue pour la fraternité, la solidarité, la collaboration avérée à mon égard.

Je vais aussi associer à cette mission, mon cadet ; je le connais depuis notre jeune enfance à Tombouctou ; le Pasteur Nouhou Ag Noch. Cette équipe ira sous les bénédictions de Achorofou Choroffa, le Cheick Bouyé HAÏDARA. Vous savez, il y a de ces hommes, dès qu’il formule une prière et un vœu, il est tout de suite accepté auprès d’Allah. La première personnalité qui a juré sur la fin de ce régime, c’est bien lui.

Dans les moments à venir, mes frères et moi-même, allons faire le tour de ce pays pour tenter de réconcilier les communautés, pour que la paix et la quiétude reviennent dans ce pays.

Avant d’aller au nord, nous allons voir le Soufi Lassana KANE à Ségou. Il nous a aidés dans ce combat avec des prières. Il est temps et il est grand temps de chasser les démons de la division et de la haine.

<strong> </strong>

<strong>Respect aux hôtes qui nous aident</strong>

Ce que je vous demande, c’est de laisser les hôtes qui le souhaitent venir dans notre pays. Nous avons une longue tradition de Diatiguya dans ce pays. De ce fait, il faut bien accueillir nos hôtes. Beaucoup de ces présidents de la sous-région ont leur origine au Mali. Donc, ils sont les bienvenus.

En arrivant ici, j’ai vu des pancartes où il est écrit, à bas X, à bas Y ; moi je réponds, à bas personne. Je salue ici tous les amis du Mali.

Il faut qu’on sorte de ces genres d’accusations. Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux qui veulent nous aider de bonne foi. Mais, il faut que la jeunesse reste debout sur les remparts. Restez vigilants, ce pays vous appartient.

<strong>Pardonnez à IBK</strong>

Il faut bannir les insultes, les actes de vengeance et d’accusations gratuites, nous sommes tous les mêmes. En cas de faute, le linge sale se lave en famille. Il faut se pardonner mutuellement. Et ce pardon doit concerner mon grand-frère (IBK). Je vous demande de lui pardonner. Je ne souhaitais pas que ça se termine comme ça. Faisons preuve de retenue, car nous sommes entre nous. La raison doit prévaloir. Je suis venue ici pour vous saluer et féliciter de la plus belle des manières.

Mais, je ne saurais quitter cette tribune sans rendre hommage aux gens qui m’ont défendu au prix de leur vie. Pour le respect de leur mémoire, je serais dans la mosquée, mais mon esprit sera toujours ici.

Je ne vais jamais me taire tant que je vois qu’il y a des choses qui se passent en mal dans ce pays. Car, en gardant le silence face à la nation en péril, je n’aurai pas de mots pour répondre ces jeunes dans l’au-delà. Je prends cet engagement devant Dieu. Je prie pour le repos éternel de leurs âmes. Dans les jours à venir, je vais faire des sacrifices en leur mémoire. La date et le lieu vous seront communiqués ultérieurement.

<strong>Message à l’armée et à la CEDEAO</strong>

C’est vrai, je dois le dire ici et lancer appel pressant. J’ai un message à l’endroit de nos enfants porteurs d’uniforme, je les remercie pour l’œuvre qu’ils ont eu à accomplir. Mais leur demander aussi d’être digne que le peuple du Mali les observe. C’est l’Afrique qui les observe. Il faut qu’ils respectent leur serment et leur engagement devant le peuple souverain du Mali. En tout cas, pour le moment, ils nous donnent une bonne impression.

Contrairement à mon cadet, Me Mohamed Ali BATHILY, je ne vais pas convoquer les chefs d’Etat de la CEDEAO à un autre tribunal que celui de Dieu.

Je les dis très sincèrement et je veux que le message les arrive. Ceux qui s’apprêtent à sanctionner le peuple martyr du Mali, ceux qui le feront seront châtiés par le Bon Dieu.

J’ai la ferme conviction que ceux qui feront subir des misères à ce peuple martyr du Mali seront châtiés par le Bon Dieu. J’aimerais que ce message leur arrive. Ceux qui prennent ce message comme de simples menaces en air n’ont qu’à tenter le coup. Je jure que tous ceux qui tenteront le coup le regretteront. Que Dieu sait que c’est un peuple martyr qui subit toutes sortes d’injustice. Alors, au lieu de le consoler, on le menace. Je les invite à la raison. De toute façon, ce sont nos frères. Il faut saluer tous les amis du Mali.

En ce jour de vendredi, sur cette place, nous prions pour le retour sain et sauf de Soumaïla CISSE dans sa famille. Prions pour que de tels événements n’arrivent plus jamais encore dans notre pays.

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse ce qui s’est passé hier à Gao. J’invite tout un chacun à faire preuve de retenue. L’heure n’est pas à l’affrontement. Ayons pitié de ce pays !

Je prie pour le retour de a paix et de la cohésion sociale dans notre pays. Qu’Allah bénisse le Mali.

<strong> </strong><strong>Transcription libre : Info-Matin</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chérif de Nioro: « Je soutiens ce coup d’Etat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cherif-de-nioro-je-soutiens-ce-coup-detat-2892148.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 08:00:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le chérif de Nioro Mohamed Ould Cheicknè HAIDARA dit Bouyé a applaudi le vendredi dernier le coup de force contre le Président ayant abouti à l’obtention de sa démission. Cette victoire, si elle était une, Bouyé la met à l’actif de la population civile qui ne s’est pas démobilisée pour décrier la gouvernance du régime sortant.

Sans surprise, l’un des grands détracteurs du régime depuis 2018, le Chérif de Nioro du Sahel Mohamed Ould Cheicknè HAIDARA dit Bouyé, lors de son sermon du vendredi dernier, a salué le courage des jeunes militaires pour avoir délogé IBK après sept ans de gestion controversée. Pour le Chérif de Nioro, l’intervention des forces militaires pour obtenir la démission de IBK est à l’actif de la mobilisation populaire. Sans se lasser, une grande partie de la population à Bamako et à l’intérieur du pays n’a cessé de manifester durant des mois pour exiger un nouveau cap ou le départ du pouvoir du Président IBK. Selon le Chérif de Nioro, sans ces révoltes et la mobilisation du peuple qui ont affaibli le régime, ce coup d’Etat n’allait peut-être pas être possible. En somme, commente-t-il, la junte a parachevé la lutte des civils.

Contrairement aux précédents coups d’Etat, celui-ci s’est déroulé dans la plus grande civilité sans aucune effusion de sang, a affirmé Bouyé. « Je pense que ce coup d’Etat est un salut pour le Mali. Il est préférable aux souffrances que les Maliens vivaient et ce qu’ils allaient endurer. Donc, je dis haut et fort que je soutiens les auteurs du coup d’Etat », a déclaré Mohamed Ould Cheickné HAIDARA. Pour lui, leur action n’est pas condamnable. Toutefois, il espère qu’à partir de cette initiative que le pays reparte sur de nouvelles bases, que la paix soit rétablie, que la réconciliation nationale soit une réalité.

Aussi, espère-t-il, les acteurs vont se mettre d’accord sur la suite à donner au départ du Président IBK. Et il dit soutenir toute action allant dans le sens du développement et du bien-être de la population. Une position qui ne surprend pas puisqu’auparavant, le Chérif avait appelé les militaires à s’assumer si les protagonistes n’arrivent pas à privilégier le dialogue afin d’éviter à notre pays de tomber dans un chaos.

« Nous n’accepterons pas que le pays sombre à cause de ces oppositions (IBK-M5-RFP). Il est nécessaire que chacun se ressaisisse et accepte des compromis. A défaut d’un consensus entre les parties, c’est normal que l’armée prenne le pouvoir jusqu’à la stabilisation de la situation », déclarait le vieux.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transition: le CNSP abat ses cartes</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/transition-le-cnsp-abat-ses-cartes-2892144.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 07:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le porte-parole du Comité National pour le Salut du Peuple, le colonel major Ismaël WAGUE, a accordé une interview à France 24. Sur le sort réservé à IBK, il a déclaré qu’il appartient à la justice de décider. Le porte-parole du CNSP a nié tout contact avec le M5-RFP. Quant à la durée de la transition, aucun délai n’a été donné, le colonel-major Wagué se contente de dire qu’elle sera la plus courte possible. Pour la présidence de la transition, le porte-parole laisse entendre que ça sera soit un militaire ou un civil. Cette question sera tranchée à l’issu d’une série de rencontres avec les forces vives du pays.

<strong>France 24 : Pourquoi vous avez fait ce coup d’Etat ?</strong>

Colonel major Ismaël WAGUE : Déjà il y avait un blocage au niveau du pays il y a longtemps. Ensuite il y a une partie de la population qui souffrait. Ensuite au niveau même de la défense, il y avait beaucoup de disfonctionnements dans l’armée, les militaires n’étaient plus en mesure de faire leur mission régalienne. Le niveau de corruption était trop élevé. Je vous dis clairement, je préfère éviter le mot coup d’Etat parce qu’il n’en est pas un.

<strong>Mais il a démissionné sous la contrainte</strong>

C’est ce que vous dites ? Est-ce qu’il a dit qu’il a démissionné sous la contrainte ?

<strong>Il a dit est-ce que j’avais le choix</strong>

Il n’avait pas le choix parce que lui-même il a vu comment les gens souffraient. Ça ne veut pas dire qu’il n’avait pas le choix parce qu’on avait braqué des armes sur la tempe. Non ! C’est une interprétation et chacun interprète à sa façon. Mais déjà on est en train de rencontrer des forces vives et à l’issue de la rencontre des forces vives on va mettre en place un conseil de transition avec un président de transition qui va être ou un militaire ou un civil. Mais on est en contact avec la société civile, les partis d’opposition, la majorité, tout le monde, pour essayer de mettre en place la transition. Donc, je ne peux pas vous dire quand est-ce qu’on va donner le pouvoir aux civils, parce qu’il faut mettre en place la transition.

<strong>Quel est le sort qui va être réservé à IBK?</strong>

Ce n’est pas à nous de le décider, il y a le système judiciaire qui va décider ça. Ce n’est pas notre travail.

<strong>Quels sont vos liens avec le M5 ?</strong>

On n’a pas de lien avec le M5. Aucun lien. On n’est pas manipulé par un parti politique, on n’a aucun lien avec le M5.

<strong>Mais en tout cas vous avez fait le même constat que vous n’étiez pas satisfaits avec IBK, le même constat qu’eux ?</strong>

Ce que les gens du M5 disaient c’était la vérité, mais ça ne veut pas dire qu’on était avec eux. On n’a aucun contact avec le M5, aucun. C’est après l’action comme tout le monde on les a contactés pour les entendre.

<strong><em>Vous avez vu que la communauté internationale condamne ce qu’elle appelle un coup d’État. Vous n’avez pas peur des sanctions ?</em></strong>

Mais forcément on n’a peur des sanctions. Parce que quand il y a les sanctions c’est le peuple qui souffre.

<strong><em>Le gouvernement de transition, il doit rester en place jusqu’à la présidentielle de 2023 ou la présidentielle peut avoir lieu avant ?</em></strong>

Mais ça va être une transition qui va être la plus courte possible. Il n’y a pas histoire de 2023 ou 2022. C’est tenir cette transition la plus courte possible et nous on va retourner à autre chose.

<strong><em>Dans ce gouvernement de transition, est-ce qu’il ne faudrait pas uniquement des civils ?</em></strong>

De toute façon ce sera des points de discussions qu’on va faire avec la société civile.

<strong><em>Est-ce que vous avez dialogué avec la CEDEAO pendant ce temps ?</em></strong>

On est en contact avec la CEDEAO, je dois même les rencontrer.

<em><strong>Vous avez des contacts avec l’armée française ?</strong></em>

Dans le cadre opérationnel en temps normal on est en contact avec Barkhane, avec… mais depuis qu’on est là, le CNSP est en place on n’a aucun contact avec l’armée française.

<em><strong>Vous n’avez pas peur que la situation actuelle favorise les groupes djihadistes ?</strong></em>

Bien sûr c’est notre hantise. Voilà pourquoi on demande aux partenaires de continuer à nous aider pour stabiliser.]]> </content:encoded>
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<title>Imam Dicko à la place de l’indépendance: ‘‘IBK et son régime ont franchi les lignes rouges ‘‘</title>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 14:33:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce mardi 11 août 2020, les militants et sympathisants du M5-RFP s’étaient donné rendez-vous au boulevard de l’indépendance pour exiger le départ du président IBK et de son Premier ministre. À sa prise de parole, l’Imam Mahmoud DICKO a dénoncé l’immixtion de puissances étrangères dans la crise malienne. Aussi, l’autorité morale du M5-RFP a-t-il eu une pensée pour les militants tombés lors des événements du mois dernier ainsi que ceux qui sont arrêtés et condamnés. Enfin, il a invité une nouvelle fois le président IBK à écouter son peuple. « C’est la seule voie de salut », a-t-il conseillé.

Ici, je rends hommage aux victimes des derniers événements et prie pour le repos de leur âme ainsi que tous ceux qui sont morts pour ce pays. J’avais fait une prière, et le Tout-Puissant a exaucé ma prière pour que cette mobilisation se fasse sans que des précipitations ne viennent indisposer les gens. Je crois que Dieu m’a entendu.

Je crois et j’en suis convaincu, sans aucun doute que ceux qui ont tué les enfants d’autrui de manière injuste et injustifiée, dans la maison d’Allah (mosquée) et devant ma porte, je suis sûr que même si vous rentrez tous à la maison, Allah fera ce combat à votre place. Ils rencontreront la colère d’Allah. J’assure mon grand-frère qu’Allah me rendra justice. Lui et ses collaborateurs verront les résultats de ce combat. Celui qui se dit être mon fils (le PM) le verra également. Je vous dis qu’Allah ne les pardonnera jamais pour ces actes. Je crois en cela, je suis convaincu qu’Allah ne laissera pas ces actes impunis. Je vous jure que Dieu nous donnera la victoire sur eux. Je suis convaincu qu’Allah le fera. Je vous dis que le combat est terminé. Ainsi en a voulu Allah.

Car nous nous sommes mobilisés pour défendre les pauvres et les déshérités. Ceux à qui on donne gratuitement la mort, ceux qui sont victimes d’injustice, touchés dans leur dignité. IBK et son régime ont franchi les lignes rouges, ils se sont rendus indignes aux yeux du peuple.

Ici, je salue et remercie tous les pays voisins du Mali qui se sont mobilisés pour nous venir en aide même si leurs propositions ne nous conviennent pas. Nous sommes un pays de Diatiguya (d’accueil), nous acceptons et accueillons tout le monde.

Mais je crois qu’il est temps qu’on trouve une solution endogène à cette crise. Il faut qu’on engage le dialogue. C’est ce que j’ai toujours dit, et je suis engagé dans cette voie. J’ai demandé aux responsables du M5 de me faire des concessions. De son côté, je lui ai demandé d’engager le dialogue entre nous Maliens.

Mais en retour, je suis devenu un ennemi à éliminer. Ils sont en train d’ourdir un complot international pour ce faire. Mais je suis sous la protection d’Allah. Je suis convaincu de cela. Si je dois mourir, ça sera avec la volonté d’Allah. En attendant, je n’ai pas de doute, je n’ai pas peur.

Ce que je vous demande, cher public, c’est de rester mobilisé et unis. C’est à ce seul prix que vous aurez la victoire. Ils ont assez de nous diviser. Mais grâce à Allah, on a déjoué tous ces plans, car nous sommes sincères dans ce combat. Je prie pour que la cohésion et l’entente entre le peuple malien. Car, c’est le combat de tout le peuple malien, le combat pour l’honneur et la dignité.

Il faut restaurer la dignité malienne. Rendre au Mali sa dignité et son honneur qui sont des valeurs d’antan de notre pays. Certes, le chemin est semé d’embuches, mais la victoire sera au bout. Mais celui qui tente de mettre notre pays en péril, nous allons le dégager.

Je vous ai toujours dit, ils veulent nous pousser à la faute. Il faut éviter qu’on nous pousse à la faute. Ils veulent que nous soyons des gens qui coupons les routes et jettent les pierres pour qu’on dise que nous sommes des gens violents, des casseurs. Non, c’est pour nous distraire. Faisons ce combat dans la dignité, la sérénité, le calme. S’il plait à Allah, notre combat va aboutir.

Je le demande à Allah, s’il n’écoute pas le peuple, il va quitter ce pouvoir sur la pointe des pieds, s’il plait à Dieu. On verra ça, si Dieu nous donne longue vie, vous verrez. Je m’arrête là.

En attendant, je rends hommage au Chérif de Nioro. Je vous assure qu’il est aux côtés du peuple. Il y a eu beaucoup de rumeurs qui ont été rapportées, il a dû être mal informé. Je vous demande de comprendre cette situation. Mais je suis sûr qu’il ne va jamais renoncer à son engagement pour le Mali.

À Ségou, le Cheick Soufi Lassana KANE a apporté son soutien à notre combat. Il m’a exprimé sa sympathie et son engagement et celui de tous ses partisans. Il nous a conseillé de ne pas reculer. Il a prié pour nous et je suis sûr que Dieu va exaucer sa prière.

Avant de terminer, je prie pour le retour sain et sauf de l’honorable Soumaïla CISSE parmi nous.

Nous prions aussi pour le repos de l’âme de tous ceux qui nous ont quitté au cours de ce combat. J’ai prié sur leur corps, je suis aussi témoin de leur assassinat. Je peux le témoigner ici-bas et à l’au-delà. Ces jeunes n’ont pas été pris en flagrant délit de vol, ils ne sont pas allés piller une banque. Ils étaient devant ma porte et dans la mosquée. Je demande justice à Allah. Je suis convaincu qu’Allah leur rendra justice.

Nous nous sommes rendus dans les familles des victimes, ce qu’ils nous ont dit en guise de réponse dépasse tout entendement. ‘’Si on savait que c’était le cas, on allait envoyer le reste de nos enfants pour vous défendre’’, m’ont-ils dit. Mais le plus étonnant, c’est que les mamans des victimes sont venues chez moi à la maison pour me dire qu’elles sont prêtes, elles aussi, à me défendre au prix de leur vie.

Je remercie tout le peuple malien. Mais je vous prie de me laisser rendre un hommage particulier à la jeunesse de Badalabougou et de la commune V qui s’est mobilisée pour venir me défendre. J’ai le devoir moral de faire ce témoignage ici et de les rendre hommage. Que Dieu bénisse la jeunesse malienne, les hommes, les femmes, les commerçants, les paysans, etc.

Qu’Allah sauve le Mali des injustes et des corrompus. Que Dieu nous donne la vertu. Je prie pour le repos de l’âme de toutes les victimes.

Je réitère jusqu’à présent mon appel, j’invite mon grand-frère à être un homme tolérant, à écouter le peuple. C’est la seule voie de salut. Que Dieu nous protège. Qu’Allah nous donne un bon hivernage. Qu’Allah nous donne la paix et la stabilité dans notre pays. Qu’Allah fasse de vous des bâtisseurs de ce pays.

<strong>Transcription libre Info-Matin</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cour constitutionnelle: Manassa passe la main</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/cour-constitutionnelle-manassa-passe-la-main-2890025.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 14:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’élection d’un nouveau Président de la Cour constitutionnelle en la personne de Amadou Ousmane TOURE et la transmission de témoin, hier, entre la Présidente sortante et son successeur, c’est une nouvelle page qui s’inscrit au niveau de cette haute juridiction qui est juge de la constitutionnalité des lois et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, elle statue obligatoirement sur la constitutionnalité des lois organiques et des lois avant leur promulgation; les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale, du Haut Conseil des Collectivités et du Conseil économique, social et culturel avant leur mise en application quant à leur conformité à la Constitution; les conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat; la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats…

Première mission de la plus haute importance, dans le cadre de la stabilisation du pays, la révision de l’Arrêt N°2020-04/CC-EL du 30 avril 2020 portant proclamation des résultats du deuxième tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, en l’occurrence pour ce qui est des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le Président de l’Assemblée nationale.

En attendant de s’attaquer à ce gros morceau des députés ‘’mal élus’’, l’on rapporte que c’est dans une ambiance chaleureuse que s’est déroulée la passation de service entre Manassa DANIOKO et Amadou Ousmane TOURE.

En prenant les commandes de l’auguste Cour ce mercredi 12 août 2020, Amadou Ousmane, élu à l’unanimité par les autres Conseillers, le dimanche 9 août 2020, devient le 5e Président de la cinquième législature de l’Institution. Outre Mme Manassa DANIOKO (mandature 2015-2022), trois autres présidents ont officié à la tête de l’Institution avant Amadou Ousmane TOURE. Ce sont : Amadi Tamba CAMARA (mandature 2008-2015), Abdrahmane Baba TOURE (mandature 2001-2008) et Abdoulaye DICKO (mandature 1994-2001).

Le nouveau Président de la Cour constitutionnelle qui a prêté serment ce 10 août devant l’Assemblée nationale est loin d’être un inconnu sur la scène politique malienne. Jusqu’à son élection dimanche, Amadou Ousmane TOURE occupait le poste de Directeur de Cabinet du Premier ministre, Boubou CISSE, avec rang de ministre. Il a également été ambassadeur du Mali en Côte-d’Ivoire de 2008 à 2011.

Mais c’est surtout son rôle en tant que Vérificateur général, de 2011 à 2018, qui a fait de lui une personnalité de premier plan, en le plaçant au cœur de l’un des sujets les plus épineux, et qui concentre les attentes de ses concitoyens : la lutte contre la corruption.

En considérant la bonne grâce avec laquelle Manassa a passé la main, l’on peut déduire que le recours gracieux en annulation du décret d’abrogation de la nomination de Manassa DANIOKO, Baya BERTHE, et Bamassa SISSOKO, révèle d’un mauvais souvenir.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Choguel Kokalla Maiga sur les violences policières: ‘‘on a atteint le point de non&#45;retour’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/choguel-kokalla-maiga-sur-les-violences-policieres-on-a-atteint-le-point-de-non-retour-2890021.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 14:13:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En réaction aux violences policières contre les manifestants au Monument de l’indépendance, le Dr Choguel Kokala MAÏGA, président du CS/M5-RFP, a accordé une interview à la Plateforme « Djoliba FM » sur Facebook ce mercredi 12 août 2020. Dans cet entretien, il a dénoncé cette intervention qui prouve que le régime n’est pas dans une logique de dialogue. Toutefois, a-t-il indiqué, le combat que le M5 mène a atteint un point de non-retour et que tout ce qui se fait actuellement en ce qui concerne la CEDEAO, la Cour constitutionnelle ; l’Assemblée nationale, le Gouvernement, n’engage pas le M5-RFP.

Voici ce qu’il a dit :

« Je salue et félicité l’ensemble des militants et sympathisants du M5-RFP, notamment sa jeunesse. Les Maliens sont sortis de Kayes à Kidal ainsi qu’à la diaspora pour manifester leur colère. Pour montrer au monde entier qu’ils rejettent ce régime. Je les félicite pour cette mobilisation du 11 août 2020. Il n’y a jamais eu un rassemblement pareil dans l’histoire du Mali. On l’a dit, et on l’a fait. Les jeunes ont fait preuve d’engagement.

Nous sommes restés sur place, l’autorité morale a fait passer son message, l’imam Mahmoud DICKO. Après ça, nous lui avons donné la permission de rentrer à la maison, compte tenu de son âge. Mais tous les responsables du M5-RFP sont restés sur place jusqu’à minuit. Vers 1 heure du matin, les jeunes nous ont demandé de rentrer à la maison, à l’exception des jeunes leaders membres du comité stratégique, notamment Kader MAIGA, Hamadoun DOUNGA, et les autres collègues.

J’ai lancé un appel à l’ensemble des Bamakois, et j’ai demandé aux jeunes de le faire sur les réseaux sociaux, pour qu’ils se joignent à nous cette nuit. J’ai demandé aux autres, tous ceux qui devraient aller travailler dans l’administration publique de nous rejoindre après la prière de l’aube ce mercredi 12 août 2020 pour montrer au monde entier que les Maliens rejettent ce régime.

Je sais que les jeunes ont passé la nuit jusqu’au petit matin où les gens ont commencé à les apporter le petit déjeuner. On avait même loué des tribunes (bâche) pour y passer la journée.

Mais, comme vous le savez, le régime a complètement paniqué ces derniers temps, étant convaincu qu’il ne va pas rester à la tête de ce pays. C’est ainsi qu’ils ont envoyé les forces de l’ordre vers 8 heures munies de gaz lacrymogène et de camion à eau pour disperser nos jeunes. Ils ont frappé certains. Je félicite les jeunes qui ont très bien réagi, car ils sont quittés les lieux sans violences, sans mettre le feu ou poser des barricades sur la route. On peut faire partir ce régime sans violence. Je salue et félicite les jeunes pour ce comportement responsable. Le comité stratégique fera une réunion d’évaluation ce mercredi 12 août 2020 pour remercier les populations, surtout les jeunes pour la réussite de cette mobilisation. Nous les rassurons que cette lutte va continuer. Mais avant, nous allons nous réunir pour nous pencher sur les nouvelles stratégies à engager. Les jeunes seront aussi à cette rencontre pour nous donner leur point de vue. On ne va plus reculer. Si les responsables du M5-RFP reculent, les Maliens vont les accuser de trahison. Car ce combat, c’est pour sauver le Mali, faire en sorte que la gouvernance devienne vertueuse. C’est pour que le Mali puisse recouvrer sa souveraineté, sa dignité, son honneur.

Tout ce qui se passe maintenant : CEDEAO, Cour constitutionnelle ; Assemblée nationale, gouvernement ne nous concerne pas. Ce qui concerne les Maliens, aujourd’hui, c’est le départ de ce régime. C’est les jeunes qui font 80 % de ce combat. On ne fait que donner les stratégies. Mais hier, nous avons eu la preuve que la jeunesse malienne est prête à franchir une nouvelle étape. On avait dit que les gens n’ont pas le courage de passer la nuit dehors, mais on l’a fait. Cela nous a montré qu’on a atteint le point de non-retour. Donc, je salue les jeunes et l’ensemble des Maliens pour cette mobilisation. Un nouvel appel sera lancé dans les prochains jours. La prochaine fois, nous allons paralyser le pays.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mardi des mardis ou la guerre des marabouts</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-mardi-des-mardis-ou-la-guerre-des-marabouts-2889794.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 14:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pleuvra, pleuvra pas, ce mardi 11 août appelé le ‘’mardi des mardis’’ ? La réponse à cette question déterminera la réussite ou non de la manifestation organisée par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Si l’homme propose, Dieu dispose de la pluie, il n’en demeure pas moins que le camp de Boua et de la Contestation se sont livré une bataille sous-marine épique par marabouts interposés. Les détenteurs de la science occulte ne sont pas demeurés en reste. Pour les marabouts et les morticoles de Boua, il était question de forcer le le ciel à se déchaîner par une activité orageuse d’une violence unique anéantissant toute velléité de sortie.
A contrario, les marabouts et des charlatans de la Contestation avaient la mission historique d’imposer la clémence du ciel pour permettre une démonstration de force populaire.
Ainsi, alors que Sébénikoro voulait une pluie diluvienne pour perturber le grand meeting du ‘’mardi des mardis’’, Badalabougou souhaitait que la pluie soit en congé afin que réussite le grand évènement.
C’était la guerre de la pluie contre soleil. S’il y a pluie, il n’y a pas de soleil et inversement.
Et voilà, il est environ 2 heures du matin, la pluie commence à se déverser sur la capitale. Dans les environs de 5 heures, il s’abat avec une force extraordinaire et il continue à goutter jusqu’à 8 heures. Les marabouts de Boua sont contents, Sébénikoro exulte, parce que le ciel a entendu ses supplications.
Mais, ce n’était que la première mi-temps d’une confrontation très serrée entre marabouts et dépositaires des connaissances cryptuaires. Mais, la pluie s’est fatiguée au grand désespoir de Sébénikoro et s’est accordée une sieste réparatrice et l’excitation et l’exultation ont changé de camp. Les haut-parleurs qui crachent la musique de Tara BOUARE sont installés depuis les environs de midi sur la Place de l’Indépendance. À l’heure convenue, le meeting s’est tenu et la foule était une nouvelle fois au rendez-vous.
In fine, si les marabouts de Sébénikoro ont gagné la première partie du match des incantations, le vainqueur de la deuxième mi-temps est Badalabougou. Pour le reste, les gens ont besoin de la bénédiction divine de pluie pour ne pas clamser de faim.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Meeting du M5&#45;RFP d’hier: les menaces de l’Imam Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/meeting-du-m5-rfp-dhier-les-menaces-de-limam-dicko-2889789.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 14:05:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme annoncé lors de sa conférence de presse du vendredi 8 août, au siège de la Coordination des Mouvements, Associations de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS), le M5-RFP a tenu hier un grand rassemblement à la Place de l’Indépendance pour exiger le départ du Président et de son régime. Voici les principales interventions de cette impressionnante manifestation.

<strong>Choguel égrène les résultats de la lutte</strong>

Après l’exécution de l’Hymne national du Mali, Choguel Kokala MAIGA, le Président par intérim du FSD, prend la parole. Il a salué la confiance et la mobilisation des Maliens pour la démission du chef de l’État. Dans son speech, au nom de l’ensemble du M5, il a eu une pensée pieuse pour les personnes tuées lors des évènements des 10, 11 et 12 juillet par des éléments de la FORSAT. Les chiffres avancés par le M5 font état de 23 morts tous par balles réelles. « Les militants tués sont tombés pour que le Mali recouvre son intégrité territoriale, une véritable démocratie », a-t-il déclaré.

Le porte-parole de la Contestation rassurera les militants que leurs «camarades emprisonnés seront en liberté bientôt. Pour faire tomber un pouvoir, ce n’est pas un seul jour. Mais, nous sommes fiers de cette lutte » avant de citer ce que pour lui sont les retombées de la mobilisation du M5-RFP contre la mal gouvernance du régime du Président IBK : « Des gens nous disent que le régime n’est pas tombé depuis le 5 juin. Mais grâce aux différentes manifestations, nous avons accéléré l’application de l’article 39 des enseignants. Nous avons fait en sorte que le prix du coton des cultivateurs soit régulier et les revendications sont encore en cours ».

L’opposant dans l’âme depuis le COPPO est plus que jamais déterminé et confiant dans la justesse de la lutte du M5-RFP : « nous ferons en sorte que ce pouvoir tombe. Vous avez ma parole… Nous chercherons tous les coupables des assassinats du rassemblement passé et ils seront trainés devant la justice ». Le Président du MPR enfonce le clou pour terminer : « IBK va démissionner cher peuple ».

<strong>La litanie des griefs du M5-RFP</strong>

Le très respecté et très éclairé, Cheikh Imam Mahmoud DICKO est accueilli à 16h35 en messie sauveur ce mardi 11 août à la Place de l’indépendance. Habillé en boubou blanc légèrement brodé, il prend place au milieu des membres du Comité stratégique du M5-RFP dans la loge officielle.

Après l’accueil de l’autorité morale de la Contestation, le tour est à Ibrahim I. MAIGA de prendre la parole pour la lecture de la déclaration du Comité stratégique du M5-RFP.

Celle-ci énonce entre autres : ‘’nous, M5-RFP, avons décidé de mener pacifiquement cette lutte contre la mauvaise gouvernance du Président IBK et elle va s’étendre partout au Mali. Nous porterons plainte contre les responsables des tueries du rassemblement passé. Nous voulons instaurer la bonne démocratie. Nous exigeons la libération de Soumaila CISSE. Nous exigeons également la démission des députés dont la victoire a été contestée.

Nous condamnons les arrestations arbitraires de nos membres qui sont en ce moment emprisonnés dans la main du régime. Nous continuerons cette lutte jusqu’à la démission du Président de la République et de son régime. Le peuple malien reste déterminé et mobilisé’’.

<strong>Le réquisitoire de Kaou Ndjim</strong>

Après Ibrahim I. MAIGA, c’est au nouveau Kamalen Kountigi, El Hadj Issa Kaou NDJIM alias le N°10 du M5-RFP de prendre la parole pour dénoncer comme il sait le faire les tares et les turpitudes du régime. Le porte-parole de l’Imam DICKO dira: «l’insécurité est arrivée jusqu’à Kayes. Ils ont bouffé l’argent du pays, la justice est paralysée, la bonne gouvernance n’est plus. L’éducation est bafouée. Le chômage prend de l’ampleur. C’est IBK, le vrai problème du pays. Il doit démissionner pendant qu’il est encore temps. M5-RFP ne veut rien d’autre que sa démission. Mais, nous exigeons le caractère pacifique de la lutte… Nous n’avons pas oublié nos manifestants emprisonnés. Ils seront bientôt libérés grâce à vous, le peuple… Nous voulons aussi la libération de Soumaila CISSE».

<strong>COS enfonce le clou</strong>

Comme pour montrer aux militants que tout va bien dans la famille, le N°10 du M5-RFP fait la passe à Cheick Oumar SISSOKO sous les ovations. Le président du Mouvement Ensemble Mali Koura, dira : «IBK dit qu’il va nous emprisonner. Qu’il vienne le faire ! Nous existons grâce à vous. Nous mènerons cette lutte jusqu’à la fin. IBK et son régime sont les ennemis du pays.»

Cheick Oumar Sissoko rappelle : « le sous-sol malien est riche, mais nous ne voyons pas l’intérêt. Si nous ne sommes pas unis, nous n’y arriverons pas cher peuple. Nous voulons écrire l’histoire de notre propre pays. Ni la CEDEAO ni la communauté internationale ne pourront le faire. D’ailleurs, ils sont présents pour leurs intérêts. »

<strong>La hargne des avocats de la Contestation</strong>

Les deux avocats de la Contestation, Me TALL et Me BATHILY galvaniseront à leur tour le peuple du M5-RFP. Le premier, Me TALL, s’en prend vertement au Président IBK : «le pouvoir actuel est méchant, très méchant. Ce pouvoir ne pourra pas arrêter le vol, la corruption, ni l’insécurité. La famine persiste, l’éducation est morte, le chômage détruit les jeunes. Il doit partir pour la paix du peuple. Nous ne sommes pas seuls, la diaspora est sortie également et les autres régions.»

Tandis que le second, Me BATHILY, règle ses comptes avec son confrère TAPO qui vient d’être nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, poste que lui-même avait occupé sous IBK. Il lance des graves accusions contre le nouveau Garde des Sceaux : «TAPO peut-il arrêter les gens ici présents ? Non ! TAPO dit qu’il est un homme de justice, mais les responsables des 23 martyrs sont encore dans la nature. IBK est l’ADN du déshonneur du Mali et TAPO est son disciple.»

<strong>L’escalade virulente</strong>

Pour sa part Adama DIARRA dit Ben le cerveau ironisera en ces termes : «après la pluie, vient le beau temps, mais, aujourd’hui, ce n’est pas le beau temps pour IBK et son régime.» Clément DEMBELE ajoutera : « nous voulons qu’IBK et son régime démissionnent. A cause de lui, nos enfants ne vont plus à l’école. Il doit démissionner ». Pour faire aboutir cette lutte Mme SY Kadiatou SOW envoie la balle dans le camp des jeunes du Mali : «si vous voulez, IBK s’en ira pour de bon. Il ne peut plus, il doit partir ».

L’ancien Premier ministre, Modibo SIDIBE, comme à son habitude, met la barre très haute. Justifiant le bien-fondé de la lutte et la détermination du M5-RFP contre le régime, le Président des FARE qui a rallié lui aussi l’Imam dans sa croisade dira : « ils pensaient que nous n’allions pas y arriver après le premier meeting. Nous ne voulons pas de poste. Nous voulons le bien du pays. Nous voulons que notre pays nous revienne. Nous y arriverons inchallah ».

Le Président de SADI, quant à lui, fait une diatribe d’une rare violence contre la France. Pour le Dr MARIKO «le Président Macron doit se taire un peu au sujet au Mali. Qu’il envoie SARKOZY à la CPI pour avoir détruit la Lybie. Nos soldats meurent chaque jour. Ils doivent parler, parce qu’ils ont assez d’être tués par les rebelles. Il est complice d’IBK. Les deux sont les mêmes. IBK va démissionner ».

Mais pour le porte-parole du Collectif des jeunes patriotes de Tombouctou et sympathisants (CJPTS), Mohamed Ben Habib, ces actions ne sont pas suffisantes pour résoudre le problème. Selon lui, les difficultés auxquelles le pays est confronté ne se résument pas à la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale. Il soutient que le problème est de gouvernance. « Le président IBK doit prendre sa responsabilité et s’assumer. S’il n’agit pas conformément aux attentes du peuple, qu’il démissionne», a indiqué le jeune M. Mohamed Ben Habib.

Au-delà des décisions qui sont déjà prises par le Président, le Collectif des jeunes de Tombouctou estime que le chef de l’Etat devait aller plus loin en mettant fin aux fonctions du Premier ministre Boubou CISSE. Parce que ce dernier, soutient-il, est l’une des plaies du pouvoir. « Spécifiquement au niveau de la région de Tombouctou, Boubou CISSE n’a respecté aucun de ses engagements. Nous attendons encore la réalisation de la route qu’il a promise à notre localité », a ajouté M. Ben Habib.

<strong>L’Imam et le fondement de la lutte politique</strong>

Dernier à intervenir, la vedette du spectacle sur le Boulevard, le très respecté et très éclairé autorité morale de la Contestation, Cheickh Mahmoud DICKO. Dans sa harangue, il insistera sur l’objectif et le fondement de la lutte politique que lui et ses alliés mènent contre le régime du Président IBK. Il dira, à cet effet : « nous menons cette lutte pour le pays. Ceux qui ont tué les innocents jusque chez moi payeront si Dieu le veut. Une fois que vous partirez à la maison, Dieu fera son travail. Et ce travail ne passera inaperçu aux yeux de personnes. Je suis avec le peuple. Il y a certaines familles qui sont venues me voir en disant : « s’ils tuent nos enfants, nous viendrons nous-mêmes prendre votre garde ».

Après ces menaces allégoriques à peine voilées, l’Imam DICKO fait son prêche à ses fidèles avec plein de promesses pour ici-bas et pour l’au-delà : « je vous demande d’être unis et ensemble ; nous y arriverons. Ce combat nous concerne tous. Nous allons rendre au Mali son honneur et sa dignité. Ils veulent nous pousser dans l’erreur, pour nous nuire et nous détruire. Mais, n’acceptez jamais cela. Si Dieu le veut, inch Allah, quelqu’un s’en ira en courant de ce pays… Notre appel, Dieu va l’entendre cher peuple… Que Dieu nous ramène Soumaila CISSE sain et sauf… IBK doit écouter son peuple. C’est ce qui nous arrange tous. Moi je rentre, mais, vous, vous pouvez rester ici comme vous voulez.»

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<strong>PAR Sikou BAH</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahamoud Dicko le populiste !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahamoud-dicko-le-populiste-2889796.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 14:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le proverbe dit : «apprenez à dire la vérité dès le début de la relation car il y a des mensonges qui ne se pardonnent pas. »
</strong>En effet, depuis quelques jours voire des semaines, le combat du M5-RFP a du plomb dans l’aile et pour cause, les multiples erreurs de stratégies et les incompréhensions qui se font jour entre les différents leaders.
Dans une dernière tentative de couper court à toutes ces vérités qui ne sont guère des rumeurs, l’imam Mahmoud Dicko a tenu un point de presse…
<p style="font-style: inherit">Pour battre le rappel des troupes en vue du meeting du 11 août. On l’a compris, il fallait donner du tonus au mouvement qui s’essouffle… Car M5-RFP s’étant mis dans l’impasse à cause de son intransigeance qui a provoqué l’échec de sa démarche.
Dans son soliloque, on a vu tout sauf un véritable imam…, on a plutôt vu un populiste qui joue avec maestria avec tous les artifices classiques du populisme. Celui qui se présente pour pacifiste n’a jusque-là pas condamné le saccage des biens de l’Etat et ceux des citoyens ordinaires. Il s’empresse de réclamer une condamnation des tueries dans son quartier et des enquêtes, mais fait semblant d’oublier que ces tueries sont le corollaire malheureux et regrettable de l’irresponsabilité du M5-RFP. Il dit n’être pas sorti le 10 juillet 2020 et ne comprend donc pas pourquoi il a été attaqué ; il peut continuer à jouer sur tous les tableaux, mais les Maliens ont compris sa façon de faire. Se prendre pour le corbeau alors qu’il est pire que le faucon. Pourquoi s’est-il abstenu ce jour sachant que l’occupation des institutions allait déraper d’autant que la foule comprenant toutes sortes de personnes aux intentions diverses et variées. Quand il avait l’intention d’empêcher les débordements, le 5 et le 19, il s’est porté en garant par sa présence. Le 10 juillet il a choisi l’abstention par l’absence pour laisser libre court à des ouailles d’appeler à des actes irresponsables. Pourquoi ne dénonce-t-il pas cet appel inconséquent qui a ouvert la boîte de Pandore? C’est facile d’accuser l’autre, mais il est plus sage de voir les choses avec objectivité dans leur globalité. Le temps de Dieu viendra !
Tout le monde savait que Dicko cherchait des martyrs pour sa lutte … le sang versé des martyrs conférerait à sa revendication un argument imparable. Il avait besoin de sang humain comme sacrifice pour sa lutte. Il a poussé les jeunes à se tuer pour lui … sinon, il aurait pu se livrer pour épargner leurs vies. Le double langage consistant à prôner la paix en public et à attiser le feu dans l’ombre, demeure la caractéristique principale de cet imam qui a fini par exaspérer même ses alliés. Personne ne comprend plus la logique ; tout au plus on sait qu’il n’est pas digne de confiance. Il réclame la tête du PM à défaut de celle du Président sachant qu’une telle demande (démission du président), l’exposerait à des sanctions pouvant aller jusqu’à la Cour pénale internationale. Qui est-il pour vouloir faire et défaire les carrières de Premier ministre au Mali ? Qui a-t-il consulté en 2019 pour soutenir la candidature de Boubou Cissé si tant est qu’il l’a fait… et pourquoi vouloir sortir les masses pour obtenir son départ ? Qu’est-ce qui n’a pas marché entre le père et le fils ? On voit clairement qu’il s’agit d’un règlement de compte.
Par populisme, il fait croire que le Révérend Jean Zerbo s’est rallié à sa lutte … ! Pitoyable quand on commence à perdre la face, car le respectable ecclésiastique n’est pas allé chez Dicko pour soutenir quoi que ce soit, mais pour présenter ses condoléances dans un pays où la tolérance religieuse demeure le socle du vivre ensemble. Il fait venir des individus se réclamant de l’église pour prétendre avoir les chrétiens avec lui. Il a besoin de ce mensonge pour se soustraire au manteau d’islamiste qui commence à lui peser et dont il a peur des conséquences. C’est la même raison qui explique le choix d’un autre jour pour le meeting que le vendredi.
En constatant que les rangs du M5-RFP s’étiolent, il manœuvre pour rallier à eux d’autres contestataires que lui Dicko n’avait pas soutenu quand ceux-ci battaient le pavé. Il s’agit des opposants à la présence française au Mali. Il sait qu’un tel discours a du répondant auprès d’une certaine classe analphabète instrumentalisée ; il en use pour attirer ceux-ci. Il pousse l’outrecuidance jusqu’à insinuer que c’est la même France qui impose Boubou Cissé pour révolter davantage la foule. Il use à dessein d’un discours populiste pour mobiliser ses fidèles dans ce meeting qui a tout l’air d’un baroud d’honneur. A cet effet, il n’hésite pas à se présenter aux Maliens comme le chantre de l’islam qui combat l’homosexualité et autres tares face aux Cafres qui dépravent les valeurs sociales. L’homosexualité qu’il met en avant n’est pas pire que la pédophilie … suivez mon regard ; il en sait de quoi on parle.
Dans un combat, il y a toujours un temps pour avancer et un autre pour s’arrêter ne serait-ce que pour évaluer le chemin parcouru. Quand on perd cette notion et tombe dans le jusqu’au-boutisme, on risque de se creuser un abîme d’impasse dans lequel échouera le combat.
Dicko fait croire qu’il est un homme de dialogue et que sa culture et son statut l’obligent à accueillir toute personne venue pour dialoguer. Cependant il se recroqueville sur ses positions aussitôt les rencontres organisées, car son ultime but c’est le pouvoir suprême. Alors imam, assumez-vous et advienne que pourra !
<strong>La Rédaction</strong>
<strong>Source : défendons le Mali</strong></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Idrissa Arizo Maïga, Procureur général: ‘‘aucune attitude ou comportement de nature rebelle contre le ministre Tapo n’a été exprimé par un seul Procureur de mon ressort’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/idrissa-arizo-maiga-procureur-general-aucune-attitude-ou-comportement-de-nature-rebelle-contre-le-ministre-tapo-na-ete-exprime-par-un-seul-procureur-de-mon-ressort-2889786.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 13:07:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Déclaration de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants a été reçue par un cinglant désaveu par le Parquet général qui rappelle que le principe hiérarchique est l’un des caractères principaux du Parquet. Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako nous apporte les éclairages nécessaires.

Dans une Déclaration datée du lundi 10 août 2020 sous la signature de son Président, Cheick Mohamed Cherif KONÉ, l’Association malienne des Procureurs et Poursuivants (AMPP) ‘’(en réaction aux propos du ministre entrant de la Justice sur le Parquet)’’, ‘’juge comme contraire, tant au Statut de la Magistrature, qu’aux lignes directrices (…) l’imposition d’un magistrat non méritant, voire un néophyte du ministère public, à la tête du parquet de la Cour Suprême, au mépris des observations pertinentes du Conseil Supérieur de la Magistrature, aux seules fins abjectes d’organiser l’impunité des prédateurs de l’économie, convaincus de malversations financières et de détournement de deniers publics’’. ‘’Au vu de ce cafouillage heurtant l’éthique et la morale, et n’ayant autre but que d’organiser le dysfonctionnement de la Justice, pour les besoins d’une cause manifestement illicite et d’une entreprise profondément immorale, suspend toute collaboration avec le ministre de la Justice entrant et de son Cabinet jusqu’à nouvel ordre’’.

Suite à la publication de cette déclaration, y compris dans nos colonnes, sous le titre ‘’les Procureurs entrent en rébellion contre TAPO’’, notre rédaction a été assaillie par des appels de protestation de Procureurs de la République qui disent ne pas s’y reconnaitre pour n’avoir été associés ni de près ni de loin à sa rédaction.

Face à cette vague de protestations inattendues, nous avons joint le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo MAIGA, qui a exprimé son étonnement par rapport à cette déclaration de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants parue dans le Journal Info-Matin du mardi 11 août 2020.

Sur le fond, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako conteste la légitimité de cette Association dont il n’a pas connaissance de la convocation d’une assemblée générale constitutive, conformément aux dispositions règlementaires en vigueur en République du Mali. Les modalités de mise en place du bureau dirigé par M. KONE sont sujettes à caution.

Sur la forme, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako assure qu’aucun Procureur de son ressort n’a été convié à une quelconque réunion pour donner son avis sur le sujet objet de la Déclaration de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants, sous la signature de Cheick Mohamed Cherif KONÉ. Ce qui lui fait dire que la Déclaration n’engage que son auteur qui agit en solitaire. Dans la même veine, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako exprime clairement qu’aucune attitude ou comportement de nature rebelle contre le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Kassoum TAPO n’a été exprimé à aucun moment par un seul des Procureurs de son ressort. Idrissa Arizo MAIGA a saisi l’occasion pour marteler que le principe hiérarchique qui est l’un des caractères principaux du Parquet ne saurait autoriser une telle attitude de la part de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants. Pour lui, autant le Procureur est indépendant ; autant il doit s’inscrire dans le principe hiérarchique, sinon il va là où il veut.

Par ailleurs, selon d’autres Procureurs qui ont exprimé leur réprobation formelle de la Déclaration de l’AMPP, le Président Cheick Mohamed Cherif KONÉ mène un combat purement personnel qui prend racine dans sa frustration de n’avoir pas été nommé à la tête du Parquet de la Cour Suprême comme il s’y attendait, se fondant en cela sur son ancienneté. Or, poursuit-il, l’autorité est libre de nommer qui il veut pourvu qu’il réponde aux critères de compétence et d’intégrité. Et de marteler que le combat qui vaille réellement est celui de l’intérêt général qui seul peut susciter l’adhésion de l’ensemble des Procureurs. Ceci expliquant cela, il se désolidarise de cette Déclaration qui discrédite l’Association qui est plutôt attendue sur d’autres chantiers.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Départ d’IBK: ‘‘le M5&#45;RFP est décidé à aller au bout de son combat’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depart-dibk-le-m5-rfp-est-decide-a-aller-au-bout-de-son-combat-2889337.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 17:15:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la trêve pour raison de fête de Tabaski, le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) annonce de nouvelles manifestations sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora, ce mardi 11 août 2020. L’annonce a été faite au cours d’un point de presse animé, ce 7 août 2020, par les responsables du mouvement au siège de la CMAS de l’Imam Mahmoud DICKO. Au cours de la rencontre avec les hommes de médias, le président du comité stratégique, le Dr Choguel Kolla MAIGA, a indiqué que le M5-RFP est décidé à aller au bout de son combat, à savoir la démission du président IBK.

Engagement, détermination, cohésion…voici ce qu’il faut retenir du point de presse organisé par le M5- RFP de ce vendredi 7 août au siège de la CMAS.
Cette rencontre, la première après la trêve de la Tabaski décrétée par le mouvement, intervient avant le ressemblent projeté pour le mardi 11 août prochain et jours suivants. Lors du point de presse, les responsables du mouvement ont retiré leur engagement à poursuivre ‘’le combat’’ jusqu’à a la victoire finale qu’est le départ du président IBK et de son régime. Aussi, elle intervient après une vague d’arrestation et de condamnation des jeunes manifestants du M5-RFP dans le cadre des activités de désobéissance civile décrétée le mois dernier par le Comité stratégique du M5-RFP.

Pour les responsables du Mouvement, ce ‘’ combat’’ porté aujourd’hui par une majorité écrasante de la population de l’intérieur et de la diaspora sera mené conformément à la constitution malienne malgré les tentatives de menaces de la CEDEAO.
Au M5, les responsables ont insisté sur la cohésion non seulement du mouvement, mais, et surtout des Maliens face aux multiples tentatives de menaces du régime IBK.
Comme un naufragé, IBK, disent-ils, n’a d’autre solution que d’opposer les Maliens afin de sauver un fauteuil fascinant. Malgré tout, la détermination est aujourd’hui grande de Kayes à Mopti en passant par Bamako, Ségou et Kidal. Idem pour la diaspora.
Partout, l’objectif reste le même : la démission d’un Président dont le bilan se résume au confort de sa famille, de son clan et de ses affidés.
Dans intervention, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, a indiqué que le peuple malien va bientôt libérer les militants de M5-RFP injustement emprisonnés.
« Les arrestations arbitraires et les jugements expéditifs contre des militants du M5-RFP qui ne font qu’exercer un droit constitutionnel, sans violence, ne nous paraissent pas acceptables », a-t-il protesté.
Pour lui, certains corps de l’État, à l’image de la magistrature, sont utilisés aujourd’hui dans une bataille contre notre peuple.
Face à cette situation, il a rappelé aux magistrats, un corps d’élites, dit-il, que le combat du M5-RFP est un combat pour la restauration de la dignité des Maliens dans toutes les couches.
« Nous interpellons fortement le corps de la justice pour qu’elle ne soit pas utilisée dans le combat politique que nous menons au nom du peuple malien contre un pouvoir finissant, rejeté par la majorité de la population », a-t-il clamé.
Dans un passé récent, a-t-il rappelé, le président IBK a livré ici les magistrats dans un récent discours à la vindicte populaire, en fait porter le chapeau d’une partie de son échec au corps des juges et des magistrats.
Aussi, les revendications maintes fois réitérées du corps de la justice d’avoir un budget conséquent comme dans tous les pays de la sous-région a toujours rencontré un refus systématique du régime.
Dans tous les cas, a-t-il fait savoir, le M5-RFP est décidé à aller au bout de son combat.
« Et les intimidations, les condamnations expéditives, les enlèvements n’auront pas raison de la volonté de notre peuple et de notre jeunesse que je félicite fortement ici au nom de l’ensemble du peuple malien », s’est-il insurgé.
En tout cas, il a invité l’ensemble des forces armées et de sécurité à faire preuve de modération. D’ailleurs, dit-il, les FAMa sont les premières victimes de la mauvaise gestion de ce pouvoir corrompu.
« C’est l’argent destiné à la sécurité qui est détourné le plus massivement. Elles ne sont pas équipées de moyens à la hauteur de leur mission », a-t-il accusé.
Avant de rassurer que cette question fait partie du combat du M5-RFP qui l’a dit dès le départ.
« Nos militants ne sont pas des ennemis des forces de sécurité. Je lance un appel aux uns et aux autres de faire preuve de modération, de retenue, », a-t-il souligné.
Selon lui, lorsqu’un pouvoir détourne l’essentiel de l’argent destiné au développement, lorsque des journalistes disparaissent de façon forcée ; lorsque les élections sont truquées et quand les citoyens manifestent, on tire sur eux pour les tuer ; que l’élection ne sert plus de baromètre, de moyens de régulation du processus électoral, qu’est qui reste à ce peuple que d’utiliser les voies que la Constitution lui donne : la désobéissance civile pour en imposer à un pouvoir définitivement rejeté dans les poubelles de l’histoire.
« Tous ceux qui sont avec ce pouvoir sont du mauvais côté de l’histoire. Nous leur demandons de rejoindre le bon côté de l’histoire, le côté du peuple, du M5-RFP », a-t-il invité.
Avant de terminer, le conférencier a lancé un appel à tous les Maliens, même ceux qui sont dans la majorité, ceux qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas s’exprimer, à sortir massivement le 11 août 2020 pour montrer au monde entier que ce pouvoir est rejeté définitivement par l’écrasante majorité du peuple malien.
« Nous sortons jusqu’à obtenir démission du président de manière pacifique », a-t-il conclu.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Manifestation contre IBK: Bouyé prévient Dicko contre la trahison des politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifestation-contre-ibk-bouye-previent-dicko-contre-la-trahison-des-politiques-2889361.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 16:11:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Chérif de Nioro du Sahel Mohamed Ould Cheicknè HAIDARA a conseillé, dans son sermon de vendredi, à l’Imam DICKO d’être vigilant dans sa collaboration avec des hommes politiques. Selon lui, ils n’hésiteront pas à le trahir quand ils en auront opportunité.

Le Guide des hamallistes comme à ses habitudes s’est prononcé sur la situation socio-politique du pays dans sa Zawya de Nioro du Sahel. Il était entouré de ses fidèles disciples et plusieurs de ses fils. Pendant plus d’une heure, il a abordé ses relations avec de l’Imam Mahmoud DICKO, la formation du mini gouvernement de Boubou CISSE et également les actions de contestation du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui mobilise la rue pour exiger le départ du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA.

Pas de revirement de position à l’égard du régime, a précisé d’emblée le Chérif. Selon lui, ce n’est pas la nomination de certains de ses proches dans le gouvernement qui le fera changer. Ainsi, Bouyé, dans son sermon de ce jour, a réitéré son combat contre le pouvoir. La réaction tardive du Président IBK à ses propositions est à l’origine de cette position très catégorique du Bouyé.

« Je constate que certaines de mes propositions sont en train d’être prises en compte par le Président. Je dis que cette réaction du chef de l’Etat est tardive. Il aurait dû agir avant que des citoyens ne soient tués », s’est indigné le Chérif tout en affirmant qu’il allait agir auprès d’autres personnes pour aider IBK à surmonter cette tempête si le Président avait réagi un peu tôt à sa lettre contenant des propositions.

Contrairement à des allégations, Bouyé clarifie que sa position n’a pas changé. Il n’est pas pour le régime. De même, il affirme ne pas être partisan de la violence et de la déstabilisation du pays. « J’ai des amis dans le mouvement de contestation contre IBK. Je soutiens les causes qu’ils défendent ; mais dans le calme et dans la tranquillité. Je pense qu’il faut privilégier le dialogue, le consensus en lieu et place de la violence », a-t-il déclaré. Conformément à son statut, il s’interdit d’être le soutien à la violence a fortiori en être l’instigateur.

Dans son sermon, le Chérif a démenti toute division ou problème entre lui et l’Imam Mahmoud DICKO. Ils gardent toujours de bonnes relations, a-t-il soutenu. Leur désaccord sur le maintien ou le départ du Premier ministre, explique-t-il, est lié un déficit de communication. « Personne ne viendra créer un problème entre nous. (…)A ce jour Mahmoud ne m’a rien fait de mal. Je pense également ne pas faire du tort à DICKO», a indiqué Mohamed Ould Cheickné Haidara.

Profitant de l’occasion, il a conseillé l’Imam DICKO de faire attention à sa collaboration avec des hommes politiques au sein du M5. Leur bonne foi pour le Mali dans ce combat n’est pas sincère.

« Je te jure mon ami Mahmoud que ces politiques n’hésiteront pas à t’abandonner si jamais ils trouvaient quelque chose. Parce qu’ils ne cherchent que leur intérêt », a-t-il mis garde. Car, poursuit-il, la plupart de ces hommes engagés contre IBK sont à la quête de leur ambition personnelle.

Pire, il y a certains dans le groupe qui ne veulent pas la paix. Leur stratégie est de maintenir le désordre afin qu’ils puissent obtenir gain de cause, a affirmé Bouyé.

« En ce moment, je conseille à DICKO de les guider vers le chemin de la construction, de la paix conformément à son statut de religieux », a conseillé le chérif.

A cet effet, il rappelle à Mahmoud que ces hommes politiques ont failli c’est pourquoi ils s’allient aux religieux pour mener un combat politique. Sinon, pour chasser Moussa TRAORE, ils n’ont pas eu à recouvrir aux des religieux, a indiqué Bouyé. Maintenant, ils ont failli parce que chacun d’entre eux ne voit et ne cherche que son intérêt.

Enfin, le Chérif a déclaré ne pas être favorable à la dissolution de l’Assemblée nationale comme l’alternative au contentieux électoral brandie par certains protagonistes. Il estime que dissoudre de l’Hémicycle, alors que des députés ont été légalement élus, est injuste.

&nbsp;

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manifestation contre IBK: l’Imam DICKO appelle à faire du 11 août le mardi des mardis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manifestation-contre-ibk-limam-dicko-appelle-a-faire-du-11-aout-le-mardi-des-mardis-2889355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 16:07:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entourée des principaux leaders du M5-RFP (Modibo Sidibé, Me Mountaga Tall, Dr Choguel Maiga, Issa Kaou Djim, Mohamed Salia Touré…), l’autorité morale de la contestation, l’Imam Cheickh Mahmoud Dicko, a tenu un point de presse ce dimanche après-midi au siège de la CMAS. L’Objectif de cette sortie médiatique au lendemain de l’appel lancé par le M5-RFP pour un grand rassemblement ce 11 août 2020 était de clarifier sa position et réitérer sa détermination pour tenir ses engagements en vue de l’instauration d’une gouvernance vertueuse.

L’Imam a tenu à rassurer ses partisans quant à l’entente entre lui et les responsables du M5-RFP et sur la cohésion au sein du Mouvement. Il a ensuite invité à nouveau le président IBK à écouter le peuple, à respecter et à arrêter de mépriser le peuple. Il a expliqué comment il a été impliqué dans le choix de Boubou Cissé en 2019 et pourquoi il estime aujourd’hui que l’actuel Premier ministre doit partir. Aussi, l’occasion était bonne pour le dignitaire religieux d’expliquer les raisons de son divorce avec le président IBK.

L’Imam Dicko a souhaité que le grand rassemblement de ce mardi 11 août 2020 reste dans les annules de l’Histoire. Il a appelé ses partisans, tous les dignes fils et à tous les patriotes à faire de ce mardi 11 août, le Mardi des mardis. Il faut qu’on réussisse par la mobilisation. Mardi dès midi, que tous les commerces se ferment lance-t-il. Il a aussi fait appel à tout Bamako et ses environs à sortir massivement, pacifiquement sans rien casser, sans rien bruler, sans s’en prendre aux vitres et aux biens des gens.

« J’ai décidé de venir, par cette occasion, me joindre à l’appel lancé par les responsables du M5-RFP. Certes, il y a eu la conférence de presse d’annonce, mais j’ai jugé nécessaire de venir manifester mon soutien aux responsables du M5-RFP pour couper court aux nombreuses rumeurs qui ont circulé ces derniers temps au compte du M5-RFP avant la mobilisation du 11 août.

Je voudrais que ça soit clair pour tout le monde que je m’associe pleinement à l’appel lancé par le M5-RFP pour la mobilisation du mardi prochain.

Dans nos us et coutumes, le mardi représente un grand jour. Il y a beaucoup d’événements qui sont arrivés un mardi dans notre pays. Et souhaitons que le mardi prochain reste une grande date dans les Tariks de l’histoire du Mali. S’il plait à Dieu, ça sera le cas. Je crois à cela, il n’y a pas de doute, on ne tremble pas, on n’a pas peur. Car, nous ne sommes pas en train de faire semblant.

Il est grand temps de mettre fin à l’instabilité, à la mauvaise gouvernance qui gangrène ce pays.

Il faudrait que les gens comprennent. Il y a des révélations qu’on ne peut pas faire si le contexte ne s’y prête pas. Nous sommes obligés de faire des révélations.

Nous avons toujours prôné le dialogue, la concertation pour que tout se passe dans le calme et la sérénité.

C’est par l’engagement et la détermination que le peuple peut montrer qu’on a la force ; mais pas avec violence.

Nous avons tout fait pour démontrer que nous sommes animés de bonne foi pour ce pays ainsi que chaque citoyen de ce pays ; y compris ceux qui nous prennent pour leurs ennemis.

Compte tenu de la situation du pays, j’ai eu à demander aux responsables du M5-RFP de renoncer à la démission d’IBK. Cela a soulevé beaucoup de polémiques et de doutes ; de mauvaises interprétations. Mais je l’ai fait, et je l’assume. Car dit-on, chez nous une case avec un mauvais portail vaut mieux qu’une case qui n’en dispose pas.

C’est ainsi que les responsables du M5-RFP ont élaboré le mémorandum. Je me suis transformé en médiateur. J’ai rencontré le président et je lui ai demandé de recevoir le M5. Mais j’ai été très mal à l’aise de voir la manière dont il les a reçus. Au bout de quelques minutes, il les a renvoyé discuter avec sa majorité. Une majorité que lui-même ne considère pas.

C’est ainsi que le M5-RFP est revenu sur sa décision pour exiger sa démission.

Malgré tout, je les ai supplié de ne pas aller à l’extrême. J’ai tenté de les raisonner. Si on est de bonne foi, on finit toujours par se comprendre.

C’est ainsi qu’il y a eu les manifestations du 10 juillet où j’étais absent.

Mais j’ai été surpris de voir des hommes armés débarquer chez moi, le 11 juillet. On a tué des innocents devant ma porte et dans la mosquée.

Mais le plus surprenant dans cette affaire est qu’aucune autorité n’est jamais venue chez moi pour présenter ses excuses. Ni le président ni le PM. La seule autorité qui est venue chez moi, c’est le cardinal Jean Zerbo.

Il y a des précisions que je dois faire.

Ceux qui cherchent à nous distraire, à nous opposer ne peuvent pas le faire. S’il plait à Dieu, je vais chez Bouyé.

Malgré mes efforts, le président m’a accusé de vouloir créer un État islamique. Mais contrairement à lui qui veut créer un État de mécréants.

Je préfère mourir en martyr que de vivre en traite. On n’était convenu de la dissolution de l’Assemblée nationale et celle de la cour constitution. Mais, il a changé d’avis à la dernière minute.

Il est en train de tout faire pour engager un bras de faire avec nous. Mais il n’y a pas de bras de fer entre le peuple et celui qu’il a élu.

On est en train d’entretenir cette crise. Mon grand-frère (IBK) vit de crises. Notre pays est devenu la risée de tout le monde.

Concernant Boubou CISSE, j’ai soutenu sa nomination en 2019.

Mais, les événements nous permettent de connaitre les hommes. C’est une école. Il a fait un an. Mais, le 29 février, quand j’ai parlé de blindés, cela a été un tollé. Le PM et le président ont coupé le pont avec moi.

Quand Boubou est venu chez moi, la seule chose que je lui ai demandé de savoir comment les FORSAT se sont retrouvées chez moi. Il a promis de faire des enquêtes. Mais personne n’est dupe. Il était le seul responsable du Gouvernement. Sur France 24, il a présenté des excuses et pourquoi le faire s’il n’a rien à se reprocher. Aujourd’hui, il y a des chancelleries, à l’image de la France, qui exigent le maintien du PM qui n’a aucune légitimité. Comment Boubou peut réconcilier les Maliens alors qu’il n’a aucune base, aucun soutien ?

Mais il n’y a que la France qu’IBK écoute. Je ne suis pas ennemi de la France, mais que les Français aussi nous respectent. Comment la France peut s’ingérer dans le choix du Premier ministre dans notre pays. Dès que la France décide, cela s’impose à tout le peuple.

Pour aller ensemble, il faut regarder dans la même direction. Tant qu’on reste divisé, on ne s’en sortira jamais. Cette gouvernance nous conduit vers l’abime. Il y a suffisamment de ressources pour qu’on puisse s’entendre.

Boubou n’a fait que démarcher les gens par-ci par-là. Le vrai fils de ce pays aime le Mali. Ce sont les doubles nationalités qui nous trahissent. Ils achètent des maisons en France, au Canada…

Nous sommes un peuple tolérant. Mais aujourd’hui, on a divisé tout le monde.

Le mardi prochain sera le plus grand de tous les mardis au Mali. Nous devons prouver ce mardi que nous sommes un grand peuple, un peuple debout. Nous devons montrer cela par notre mobilisation.

À partir de midi, il faut fermer tous les marchés. J’invite les populations de Bamako et environs à se mobiliser dans la sérénité, sans violence. Même en cas de pluie, nous allons sortir ».

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement d’union nationale: Boubou contesté au sein de la Majorité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement-dunion-nationale-boubou-conteste-au-sein-de-la-majorite-2889333.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 16:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un accord politique est en gestation pour tourner la page de la crise politique. Sa signature attendue dans les jours à venir risque encore d’être prolongée avec les contestations au sein de la Majorité et ses alliés sur le choix du Premier ministre. Si le RPM et la CODEM ont affiché clairement leur position contre Boubou CISSE, le Parena, en revanche, ne voit pas d’inconvénient pour son maintien.</strong>

&nbsp;

Le document d’un Projet d’Accord politique de Rassemblement national (APRN), pour résoudre la crise politique, est soumis à l’appréciation des partis politiques. L’objectif de cet accord, s’il est validé par la classe politique, doit permettre de créer les conditions d’une sortie définitive de la crise politique qui secoue le pays, depuis quelques années, exacerbée avec les revendications du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).

Plus d’une dizaine de pages, le projet d’accord politique est réparti en 6 chapitres. Ils traitement notamment la gestion des contestations liées au 2e tour des législatives, l’apaisement du climat social, le respect des principes démocratiques et républicains, la formation du Gouvernement d’union nationale. Seul, le chapitre concernant le choix du Premier ministre fait l’objet de divergence. En effet, les partis de la Majorité présidentielle, le RPM et de ses alliés, sont partagés sur le choix de Boubou CISSE pour conduire ledit gouvernement.

Le parti présidentiel RPM, à l’image de la CODEM, ne souhaite pas le maintien de l’actuel Premier ministre.

« Depuis toujours, nous réclamons la Primature en tant parti présidentiel et 1ere force politique du pays. Cela ne date pas de Boubou CISSE. Cette fois-ci, nous avons clairement donné notre position dans un mémorandum », nous a indiqué un responsable du Rassemblement pour le Mali (RPM). Et dans ce mémorandum dont nous avons copie, le RPM revendique sans équivoque le poste de Boubou CISSE.

Le RPM « réclame son statut de parti majoritaire et revendique le poste du Premier ministre pour la formation du futur gouvernement d’union nationale en considération des recommandations et résolutions du DNI », peut-on lire dans le mémorandum signé le 25 juillet par le président Bokary TRETA.

De même, le parti CODEM rejette le choix de Boubou CISSE en avançant son incapacité à maintenir la bonne gouvernance au sommet de l’État. « La crise que nous connaissons est une crise de gouvernance. Toutes les revendications du M5 et autres sont liées à la mauvaise gouvernance contre laquelle Boubou CISSE n’a pu rien faire. Pour ce motif, nous estimons qu’il ne mérite pas de conduire le gouvernement d’union nationale », commente un responsable du parti de la Quenouille.

Deuxième motif de rejet, notre interlocuteur soutient que le choix du Premier ministre pour le GUN doit faire le consensus au sein de la société civile et de la classe politique (Opposition et Majorité). Or, Boubou est contesté de tous les côtés.

« Même au sein de la Majorité présidentielle, il est décrié par plusieurs partis politiques à plus forte raison qu’au M5 », a-t-il soutenu.

Enfin, pour le responsable politique de la CODEM pour des enquêtes indépendantes et sérieuses sur les événements des 10, 11 et 12 juillet ayant occasionné des morts par des balles réelles, le Premier ministre doit être écarté de la gestion du pouvoir.

« À l’époque des faits, il était le seul membre du gouvernement. C’est lui qui était aux commandes. En ce moment, nous estimons qu’il ne peut plus diriger ce gouvernement qui a déjà ouvert une enquête », a-t-il ajouté.

En revanche, pour le Parena, le document est un bon projet d’accord politique et affirme n’avoir pas de problème avec Boubou CISSE.

&nbsp;

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M5&#45;RFP: le temps de la fracture</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/m5-rfp-le-temps-de-la-fracture-2888758.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 17:16:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au troisième jour de la désobéissance civile, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas eu de perturbations majeures à Bamako et à l’intérieur du pays, sauf à Ségou où le maire Nouhoun DIARRA a tenu à être ferme avec les jeunes manifestants. Droit dans ces bottes, le Maire de Ségou a catégoriquement refusé de dire à son personnel d’arrêter de travailler. Si la désobéissance civile est votre droit, travailler est aussi notre droit et même un devoir, a-t-il tranché. A noter que parallèlement à un déploiement impressionnant des Forces de l’ordre pour sécuriser les personnes et les biens, la justice est entrée en action et des individus ont été condamnés, après leur arrestation.

<strong>Voici le journal la désobéissance civile du mercredi 5 août.</strong>

<strong>Le constat d’échec</strong>

La reprise de la campagne de désobéissance civile a été annoncée à grand renfort de publicité. Les actes de banditisme qui ont émaillés les précédentes sorties des militants du M5-RFP ont fait craindre à beaucoup le pire. Naturellement, à Bamako principalement, le lundi, la population dans une proportion importante était dans l’expectative. Pour autant, le changement de stratégie des contestataires reposant sur l’évitement avec les Forces de l’ordre et le chantage, sinon les menaces de violence sur les personnes et les biens sur leurs lieux de travail n’a pas produit l’effet escompté.

Ici à Bamako l’activité économique reprend timidement sous haute surveillance policière. Les services publics n’ont pas été perturbés comme mardi et les banques sont restées ouvertes sans aucun problème.

Dans les régions de Kayes, Sikasso et ailleurs, le mot d’ordre reste très peu suivi sans grande perturbations sur le trafic des personnes et des biens.

Les jeunes du M5-RFP évitent toute confrontation avec les Forces de l’ordre, préférant les aborder dans un esprit de fraternité.

C’est donc dans un climat de timide reprise du mouvement de désobéissance civile que le Comité stratégique du M5-RFP annonce la tenue d’un rassemblement le mardi 11 août à la Place de l’indépendance. L’échec des opérations insurrectionnelles dites de désobéissance civile pousse les contestateurs du régime d’IBK à mener une pression supplémentaire.

Selon le porte-parole de M5- RFP, Choguel Kokalla MAIGA, ‘’cette mobilisation prévue, le 11 aout sera la toute dernière sortie du peuple Malien parce que nous ne nous rentrons pas jusqu’à la démission de IBK et son régime’’.

<strong>Les apparences trompeuses</strong>

Pendant que le Comité stratégique du M5-RFP appelle à manifester des déchirures profondes se font jour. Tout indique désormais que les adversaires du Président IBK ne soufflent plus dans la même trompette. Derrière la cohésion de façade affichée mercredi dernier 29 juillet lors de la conférence de presse où l’Imam a été exhibé comme preuve de la solidité du M5-RFP, les positions semblent désormais inconciliables. Pire, les fractures s’étalent sur la place publique.

Ainsi, alors que le président par intérim du FSD le Dr Choguel MAIGA annonçait la tenue d’un grand rassemblement le mardi 11 août, qui sera, selon lui et ses partisans, le tsunami qui va balayer le régime et débarrasser le Mali d’IBK et de son clan, le président de Ensemble Mali Koura (EMK), l’ancien ministre Cheick Oumar SISSOKO rendait public le bannissement (l’exclusion) du Coordonnateur général de la CMAS, El Hadj Issa Kaou NDJIM, par ailleurs porte-parole de l’Imam DICKO. Issa Kaou N’DJIM a été remplacé par l’Imam DIARRA au sein du Comité stratégique du M5-RFP.

Cheick Oumar SISSOKO assène que Issa Kaou N’DJIM ne s’exprime plus au nom du club des opposants du M5-RFP, tout propos de ce dernier n’engage que la CMAS de l’Imam DICKO. Cette position relève de la divergence des agendas politiques.

Même Cheick Oumar SISSOKO feint d’oublier que le M5-RFP a été mis en place, promu et entretenu par la CMAS, que sans la CMAS, le M5-RFP ne sera qu’une coquille vide.

Est-ce ces divergences d’avec le M5-RFP qui expliquent le choix du mardi 11 août pour tenir le prochain rassemblement au lieu de vendredi 7 ou de vendredi 14 aout ?

<strong>Le bilan des arrestations</strong>

Parallèlement à un impressionnant déploiement des Forces de l’ordre pour s’assurer de l’ordre de la désobéissance civile, l’appareil judiciaire est rentré en action pour sévir contre ceux qui enfreignent la loi.

Ainsi, à l’instar de la Commune I, 5 jeunes du M5-RFP ont été arrêtés hier matin par le Commissariat du 6e Arrondissement et déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de la Commune I. Ils ont été jugés et condamnés chacun à 45 jours de prison.

En Commune II, un jeune nommé Ousmane TRAORE a été interpellé par la Gendarmerie du Camp I. Avant cette interpellation, il avait témoigné sur Media A, qu’un véhicule de la Police avait roulé sur le crâne d’un manifestant à terre.

Ces interpellations se déroulent au moment où la direction politique du M5-RFP annonce avoir porté plainte auprès du Procureur près le Tribunal de la Commune 5 pour ‘’assassinat, tentative d’assassinat, coups et blessures volontaires aggravés’’ et toutes autres qualifications qui pourraient se révéler utiles à la manifestation de la vérité.

Le M5-RFP accuse l’Inspecteur Général de la Police Moussa Ag INFAHI, le Lieutenant-Colonel Boubacar DIAWARA, Commandant de la FORSAT et ses agents impliqués dans les tueries, ainsi que tous autres co-auteurs ou complices que l’enquête pourra désigner.

Il y a également la situation de notre confrère Yacouba Dionkoloni COULIBALY, Directeur Radio Djiguifa de Sanankoroba qui a été arrêté hier matin dans le cadre de son travail, battu à sang par les forces de l’ordre au mépris total de sa profession qui est garantie par l’article 7 de la Constitution. M. COULIBALY qui couvrait une manifestation de la désobéissance civile au niveau de la Tour de l’Afrique a été inculpé pour trouble à l’ordre public. Selon les sources, au moment de son arrestation par les agents des Forces de l’ordre notre confrère était en possession toutes les pièces justificatives de son statut de journaliste et de directeur de radio. Selon son avocat Maître Alifa KONE, son jugement est prévu pour aujourd’hui jeudi 6 août 2020 au Tribunal de la CVI.

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Choguel K. Maiga, porte&#45;parole du M5&#45;RFP: ‘‘le chef de l’Etat tient un double langage’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-choguel-k-maiga-porte-parole-du-m5-rfp-le-chef-de-letat-tient-un-double-langage-2888756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 16:16:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo postée sur la page Facebook du M5-RFP relayée sur les réseaux sociaux ce mercredi 5 août 2020, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, président du Comité stratégique du M5-RFP rend compte aux militants du M5-RFP et aux Maliens des décisions du Comité stratégique. De cette vidéo, il a annoncé un Grand Rassemblement patriotique prévu le 11 août 2020 au Monument de l’indépendance.

<strong>Nous vous proposons la déclaration du président du Comité stratégique du M5-RFP</strong>

‘’Bonsoir militantes et militants du M5-RFP, je voudrais m’adresser à vous et à l’ensemble du peuple malien pour vous rendre compte des décisions importantes que vient de prendre le comité stratégique de M5-RFP.

Nous avons été, d’abord, informés par nos avocats qu’une plainte a été déposée contre ceux qui ont décidé de donner l’ordre aux FORSAT et leurs complices de tirer sur les populations dans les maisons, dans les rues, et dans les lieux de culte.Actions qui ont engendré 23 morts et plus de 150 blessés.

La même plainte sera constituée et déposée auprès du tribunal pénal international. Le M5-RFP à travers le Comité stratégique a aussi décidé de remercier et de féliciter la jeunesse M5-RFP, la jeunesse combattante du mouvement, pour la réussite complète et totale des actions de désobéissance civile dans le cadre de l’exercice d’un droit constitutionnel.

Il nous a été donné de constater que les jeunes M5-RFP ont respecté les mots d’ordre qui leur ont été donnés. À savoir : d’éviter à tout prix d’indisposer les populations dans la circulation. Parce que nous avons appris que le pouvoir avait monté des jeunes qui devaient infiltrer notre mouvement s’attaquer aux populations, briser les vitres des citoyens dans le but de retourner l’opinion publique contre notre mouvement.

Les jeunes ont intelligemment déjoué ce stratagème et ont réussi la désobéissance civile de manière très efficace.

Nous avons aussi décidé d’adresser nos remerciements et nos félicitations aux forces de l’ordre et aux jeunes ; parce que nous avons indiqué aux jeunes du M5-RFP que les forces de l’ordre ne sont pas leurs ennemis ni leurs adversaires.

Elles sont mises en mission par le pouvoir. En réalité, le combat du M5-RFP, nous sommes convaincus que s’il y a des couches de la population qui la partagent, c’est bien les forces de l’ordre.

En vérité, elles souffrent beaucoup plus que toutes les autres composantes de la société de la mauvaise gestion, de la gestion catastrophique de l’État des forces armées de sécurité, à travers la corruption à grande échelle.

Donc, nous avons constaté que nos jeunes ont plutôt fraternisé avec les forces de l’ordre au lieu d’être dans une situation d’hostilité.

Nous avons aussi décidé de fixer la date de la prochaine grande manifestation, le prochain grand rassemblement patriotique, au mardi 11 août, à partir de 14 h à la place de l’indépendance et dans toutes les capitales régionales, dans les grandes villes secondaires et dans la diaspora.

Nous avons, pour réussir cela rassemblement, décidé de désigner des membres du comité stratégique pour coordonner directement au niveau des communes du district l’implantation et l’élargissement de la base sociale et sociologique du Mouvement M5-RFP pour que l’ensemble des populations de Bamako se mobilise pour le grand rassemblement du mardi 11 août 2020.

Par la même occasion, des membres du comité stratégique ont été désignés pour coordonner directement l’action des structures du mouvement dans toutes les capitales régionales et les grands centres urbains et dans la diaspora.

Nous voulons que la grande manifestation patriotique du 11 août soit plus grande que jamais il n’y en eut pareille en République du Mali.

Pour que l’ensemble des Maliens, l’ensemble de la communauté internationale, l’ensemble des amis du Mali à l’intérieur et à l’extérieur comprenne le caractère populaire, démocratique, légitime de la lutte M5-TFP.

Pour montrer que le pouvoir en place, l’oligarchie qui a pris notre pays en otage est rejeté par l’écrasante majorité de notre population.

Mais toutes ces manifestations doivent se faire dans la paix, la tranquillité, sans violence conformément aux droits reconnus par la constitution.

Nous avons aussi décidé, pour l’histoire et pour le présent, d’éditer un livre blanc sur le combat du M5-RFP, sur les objectifs du M5-RFP, sur le parcours du M5-RFP et sur la vision du M5-RFP ; sur ce que le M5-RFP propose au peuple malien comme alternative à la gestion catastrophique actuelle qui a mis l’existence de notre État en péril.

Ce document servira de guide et de bréviaire à informer tous ceux qui ne sont pas bien informés sur la situation réelle du Mali. Et permettra de contrer la propagande du pouvoir qui consiste à faire croire que le M5-RFP est un mouvement dirigé par un chef religieux qui veut installer un État islamique au Mali et qui se retrouve avec quelques politiciens mécontents pour s’en prendre au pouvoir en place.

Nous en avons eu l’illustration lors du sommet des chefs d’État de la CEDEAO que celui du Mali s’est attaqué à l’imam Dicko auquel nous avons rendu hommage et félicitations en le faisant passer pour un islamiste qui veut installer un État théocratique au Mali.

Alors que le même imam DICKO déployait tous les efforts pour que le M5-RFP accepte de renoncer à la démission du président de la République.

L’un dans l’autre, nous avons compris, je crois que l’imam DICKO a compris aussi, qu’en vérité, le chef de l’État, le président Ibrahim Boubacar KEÏTA, tient un double langage.

Ce qu’il dit quand ils sont ensemble et ce qu’il dit après lui sont totalement différents.

Je crois que c’est ça d’ailleurs qui a incité, entre autres, je ne dis pas que c’est la seule raison, c’est une analyse approfondie de la situation qui a permis à l’imam DICKO de tenir le discours qu’il a tenu devant les chefs d’État de la Cedeao, le 23 juillet 2020. Au courant duquel discours, il a précisé que le peuple malien est un peuple debout. Il n’est pas un peuple qui est résigné. Et lui-même préfère mourir en martyr que de vivre en traite.

Nous avons alors envoyé une forte délégation pour féliciter l’imam et lui dire que par ce discours, je pense qu’il s’est adressé à l’ensemble du peuple malien, la conscience collective des Maliens et que c’est un discours qui rentre dans l’histoire.

Parce que ce jour, s’est joué aussi le destin du Mali, et dans une certaine mesure le destin de l’Afrique.

Nous avons fait l’analyse de cette situation et nous avons décidé de rencontrer demain le mouvement des jeunes et des femmes pour partager avec eux notre vision et les appeler à la mobilisation générale pour le mardi 11 août 2020’’.

<strong> </strong>

<strong>Transcription libre de Info Matin</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niger: l’ONU ordonne la fermeture de deux camps de réfugiés maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/niger-lonu-ordonne-la-fermeture-de-deux-camps-de-refugies-maliens-2888752.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 16:14:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ONU a annoncé, ce mercredi 5 août, avoir fermé deux importants camps au Niger abritant des milliers de réfugiés maliens qui vont désormais vivre au sein de la population de la région de Tillabéri (ouest), proche du Mali et théâtre d’attaques djihadistes.

«La fermeture des camps est une idée conjointe» du Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) et du gouvernement nigérien «qui a été accélérée l’an dernier avec la détérioration de la situation sécuritaire», a indiqué à l’AFP Benoît Moreno, un responsable du HCR à Niamey.

Pour «le gouvernement nigérien, les camps ne sont pas une solution dans la mesure où il y a des services (publics de base) parallèles et ça isole les gens», a-t-il expliqué. Les camps de réfugiés fermés sont Tabarey Barey et Mangaizé dans l’ouest du Niger, où vivaient 15.000 Maliens ayant fui les violences dans leur pays depuis 2012.

Les pensionnaires ont été déjà transférés dans les villes d’Ayorou et Ouallam (ouest), selon lui. Benoît Moreno assure que le HCR va s’atteler «à accompagner les réfugiés» afin qu’ils puissent s’intégrer à la population locale en attendant de pouvoir repartir au Mali». «Le camp de Tabarey Barey et celui de Mangaizé ont déjà été abandonnés et leurs infrastructures ont été officiellement remises au gouvernement du Niger par le HCR», a affirmé à la radio publique un responsable du ministère de l’Intérieur.

<strong>Les camps soupçonnés d’abriter des terroristes</strong>

Des maisons seront construites pour les réfugiés et des habitants «vulnérables» de la région en vue de «faciliter l’intégration», a-t-il dit. Ce transfèrement «a un double avantage: il met les réfugiés à l’abri des attaques terroristes et la population bénéficiera des services sociaux», santé, éducation, alimentation, fournis par l’ONU, a confié à l’AFP un élu local.

Les autorités nigériennes soupçonnent par ailleurs ces camps d’abriter «des terroristes ou leurs complices». L’ouest du Niger est le théâtre d’attaques fréquentes de groupes djihadistes, notamment de l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS).

Entre 2014 et 2016, Tabarey Barey et Mangaizé ont subi des attaques djihadistes qui ont fait une dizaine de morts parmi les réfugiés et les membres des forces nigériennes qui assuraient leur sécurité. Selon l’ONU, le Niger abrite près de 60.000 réfugiés maliens qui avaient fui le nord du Mali tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes. Le Niger doit aussi faire face aux attaques dans l’Est des djihadistes de la nébuleuse Boko Haram.

&nbsp;

<strong>Source : Le figaro</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial: Il est temps de hâter hâtivement le pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-est-temps-de-hater-hativement-le-pas%25e2%2580%2589-2888753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-est-temps-de-hater-hativement-le-pas%25e2%2580%2589-2888753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 16:09:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au sortir de la première réunion du Gouvernement restreint, nommé par Décret N°2020-0325/P-RM du 27 juillet, le Premier ministre Boubou CISSE a clairement décliné ses missions : ‘’j’ai conscience que la valeur ajoutée de l’Exécutif restreint en place est de pouvoir négocier la sortie de crise, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et le retour à la normalité’’. De cette déclaration découle que le Gouvernement dont les membres sont présumés triés sur le volet pour une mission spéciale et spécifique de sauvetage du pays devrait être sous pression intense et tenu à une obligation de résultats. Tout lui est permis, excepté de tourner dans le beurre.
Hélas, les vieilles habitudes ont la vie dure, tout comme le sont d’ailleurs les vieilles personnes réformées et redéployées à la tête de ministères régaliens. Nommés depuis le 27 juillet par décret présidentiel, le Gouvernement riquiqui se montre davantage préoccupé des salamalecs, appelés prises de contact que de la triple mission à lui confiée. Une ringardise qui amène à poser la question : a-t-on une compréhension commune et partagée de la notion de crise ? Parce que la crise dont il s’agit, ce n’est pas en priorité les revendications des syndicats de Policiers avec lesquels le nouveau ministre de la Sécurité et de la protection civile fait de la chronophagie, à travers une roucoulade incongrue.
Quid de cet autre ministre qui organise une procession de regroupements politiques pour obtenir la réponse qu’il connaît à l’avance, à propos de la démission de 31 députés.
Le Chef de la diplomatie qui doit avoir une restriction de déplacement, en raison de la pandémie de Coronavirus, n’est pas visible sur les radars officiels.
Or, plus de 2 mois après la dissolution du Précédent Gouvernement et la reconduction du Premier ministre Boubou CISSE à son poste, le constat est patent que le pays est à l’arrêt ; les secrétaires généraux des ministères, quoiqu’investis de missions exceptionnelles, ne pouvant agir en dehors de la légalité. Les conséquences sont incommensurables en termes d’impacts sur le service public, sur l’économie, sur la paix sociale avec les prises de position de plus en plus clivantes… La mission des 7 mousquetaires est de nous sortir de ce marasme, en créant les conditions idoines à l’avènement d’un Gouvernement d’union nationale formé sur la base d’une feuille de route, elle-même toujours en route, dans le cadre de l’application d’un Accord Politique de Rassemblement national courant jusqu’en 2023 qui s’attellera à la mise en œuvre diligente et mesurable des recommandations du Dialogue national Inclusif.
Au regard de tous ces impératifs, il urge de hâter hâtivement le pas. Cela serait déjà un signal fort à la Contestation que son message a été reçu 5/5 et que plus rien ne sera comme avant, sous réserve de quelques bonnes choses à préserver et à affermir.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bétisier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/betisier-3-2888763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 02:25:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tous les codes de la communication de restauration y sont : périphrases, logorrhée managériale ; mais les emmerdes ne bougent pas et la CEDEAO n’est pas loin de s’embourber dans notre bled après que ses incantations et sa potion se soient avérées inopérantes, en tout cas jusqu’à preuve du contraire, pour la sortie de crise. Voici votre BÊTISIER du jour.</strong>

<strong> </strong><strong>La CEDEAO et sa poudre de perlimpinpin inopérante</strong>

<strong> </strong>Notre organisation communautaire est un client fidèle des boulettes. C’est connu. Dans sa très grande sollicitude à l’égard d’un membre, à savoir le Maliba, il a débarqué avec ses potions et ses incantations. La formule magique contient 6 recettes miracles : la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le Président du Parlement ; une recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali ; la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition et de la Société civile ; la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entrainé des décès et des blessés les 10, 11 et 12 juillet 2020 ainsi que les destructions des biens publics et privés ; la mise en place d’un Comité de Suivi de toutes les mesures ci-dessus prises qui comprendra des représentants du Gouvernement, du Parlement, de la Société civile, de la Magistrature, du M5-RFP, des femmes et des jeunes, avec la participation de l’Union africaine et des Nations Unies, sous la présidence de la CEDEAO ; la mise en place par la CEDEAO d’un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise, étant entendu que l’ensemble des décisions et mesures ci-dessus devront être mises en œuvre au plus tard le 31 juillet 2020.

La CEDEAO, dans son dogmatisme politique, a manifestement fait maldonne ou s’est purement et simplement gourée. Un boomerang politique qui lui revient à grande vitesse au visage ; d’autant plus qu’excepté le point 2 relatif à la ‘’ recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali’’ qui connaît un début d’exécution, c’est un immobilisme mortifère retentissant, quand bien même ‘’l’ensemble des décisions et mesures ci-dessus devront être mises en œuvre au plus tard le 31 juillet 2020’’.

Il y a 31 députés qui devraient démissionner immédiatement et qui font de la résistance. Les sanctions devraient tomber à partir du 1er août ; mains on ne voit que dalle.

Il y a un Gouvernement d’union nationale qui devrait être rapidement mis en place. Mais, le M5-RFP fait de la résistance pour y prendre part, après l’échéance du 31 juillet. L’on n’a pas non plus connaissance de volontaires du côté de la société civile qualifiée de ‘’forces vives’’ par le Premier ministre au sortir de la première réunion du Gouvernement restreint. Il semble qu’elle aussi chique la guenille.

Et puis, il y a deux notions, tellement que c’est du charabia, qu’on fait des yeux de carpe frite.

D’abord, il y a ce fameux régime de sanctions. Concrètement quelles sont les sanctions encourues par les violateurs hiérarques qui tailleraient des croupions aux ‘’mesures fortes’’ de notre organisation communautaire, en posant des actes contraires au processus de normalisation de cette crise ?

Ensuite, il y a ce ‘’rapidement’’ qui est bizarrement insalissable. Parce que depuis le 27 juillet, date de la visioconférence des chefs d’État de la CEDEAO au cours de laquelle les ‘’mesures fortes’’ ont été édictées, l’on est toujours dans l’expectative. ‘’Rapidement’’ serait-il synonyme de ‘’lentement’’ dans la très haute diplomatie de la CEDEAO ? Les bledards qui ne sont pas initiés aux arcanes de la diplomatie aimeraient comprendre ce qui cale, parce que ça continue à cailler. ‘’Makan cayara, Modibo KEITA dun be sunogo la’’, comme disait le rappeur.

Enfin, face aux résistances tous azimuts à boire la potion magique de notre organisation communautaire, quel crédit à accorder à cette déclaration : « la crédibilité de la CEDEAO est en jeu dans cette crise », a déclaré Alassane OUATTARA, Président de la Côte d’Ivoire. « Nous sommes du côté du peuple malien, mais nous ne sommes pas du côté du désordre », a-t-il ajouté au micro du correspondant à Niamey de RFI. Parce que, chez nous au pays, le peuple des râleurs continu à s’égosiller et, s’il vous plaît, à qui mieux mieux. Koutoubou ! Kow bey yan deh !]]> </content:encoded>
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<title>Cheickh Chérif Ousmane Madani Haidara à Tamani: ‘‘nous appelons au calme’’</title>
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<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Depuis Tamani, à l’occasion de la Zihara de cette année, le Cherif Ousmane Madane Haidara s’est prononcé sur la crise socio-politique du pays. Il a déploré la situation dans laquelle le pays est plongé depuis quelques semaines. Pour lui, il n’a pas été écouté par les autorités sinon le Mali n’allait pas être confronté à cette crise. Aussi, il en a profité pour rappeler quelques valeurs de la religion musulmane qui sont loin d’être respectées par certains se réclamant de l’islam. Son combat, dit-il, est pour le Mali et non pour un intérêt particulier. La preuve : aucun de ses fidèles n’a été ministre contrairement à d’autres leaders religieux. Aussi, il dit n’être financé par aucune autorité malienne et d’ailleurs.<br />Nous vous proposons un extrait de l’intervention de Cherif Ousmane Madane Haidara !</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">L’islam authentique que nous avons hérité n’est jamais partisan du bain de sang. La religion a été très catégorique sur le respect de la vie humaine. Elle est sacrée. C’est seulement en cas de légitime défense pour sauver sa vie que l’islam tolère la mort d’homme. Et cela est valable pour tous les textes du monde. Et Dieu a prouvé qu’il n’aime pas qu’on verse du sang humain. Cela est attesté par l’Histoire de Ibrahim qui voulait sacrifier son fils. Ainsi, celui qui le fait est un mécréant.<br />Alors, toute personne qui se rend responsable de la mort des individus sciemment même au nom de la religion ira en enfer. Tuer les hommes, les femmes et les enfants n’est pas une valeur de notre religion. Et l’on apprend par Allah que la mort d’une personne par un musulman est synonyme de l’extermination de l’être humain. Si des musulmans se rendent responsables de cet interdit, cela prouve que l’islam est en train d’être sorti de son contexte originel. Parce que l’islam authentique est venu nous enseigner la paix, renforcer les liens, convertir les mécréants.<br />Les hommes de foi ne détruisent et ne commandent non plus de détruire. C’est cela l’islam. Et ce sont ces valeurs qui ont permis à cette religion d’avoir des fidèles et de s’implanter. Tous les combats de l’islam ont été justifiés pour se protéger contre des envahisseurs. Nous sommes des Malikites, mais nous ne dénonçons aucun autre courant religieux. Nous sommes pour un islam qui ne verse pas de sang qui aide les plus nécessiteux. Nous n’offensons pas les autres avec leur idéologie. Au contraire, nous les accueillons. Nous n’insultons personne et nous avons du respect pour tout le monde à condition de ne pas dépasser les limites. Parce que le Prophète lui-même (SWS) a collaboré avec tout le monde y compris les mécréants.<br />Ce que nous demandons toujours, c’est le calme. Nous appelons au calme, mais nous ne demandons pas aux gens d’oublier. Si jamais le calme ne résout pas le problème, ce qui doit se faire se passera. Ici, c’est le Mali. Ceux qui sont entretenus par les autorités dans ce pays, ceux qui font les rondes dans les bureaux des autorités sont connus. C’est pourquoi je dis aux fidèles de Ançar dine d’être fiers puisque moi votre guide peut se tenir droit dans mes bottes devant n’importe quelle autorité. Ce que les membres d’Ançar dine me donnent, m’empêchent d’aller tendre la main à une autorité. Les hypocrites peuvent dire ce qui les enchante, mais la vérité finira toujours par triompher un jour. J’implore toute Tout Puissant pour cela.<br />Je jure que par la volonté d’Allah, les maires ont oublié de me donner un centimètre carré de parcelle. Aucune autorité, aucun maire ne m’a donné une portion de terre. Je défie quiconque à prouver le contraire de cela. Par contre, d’autres sont renforcés par les cadeaux des autorités derrière lesquelles ils marchent à quatre pattes.<br />Si on m’avait écouté, le pays n’allait pas tomber dans cette crise. Toutes les fois où j’ai eu l’occasion de rencontrer les autorités, je les ai interpellées sur des comportements et faits injustes. Ce que nous faisons, c’est pour le pays et son intérêt. Aucun pays ne peut aller de l’avant sans la vérité. Et pendant plus de 30 ans de prêche, je n’ai cessé de dire aux hommes, ceux qui m’écoutent, d’être justes, véridiques. Ce qui est à notre pouvoir, c’est de le dire parce que nous n’avons aucune force d’imposer notre volonté à qui que ce soit.<br />Jamais, aucun de mes partisans n’a été ministre dans ce pays. Si cela est faux qu’ils sortent pour le démentir. Si on le prouve, j’arrêterai de prêcher jusqu’à ma mort. Pour moi, c’est un motif de fierté. Chaque Ansar dine peut s’en glorifier. Or, le gouvernement est composé essentiellement des partisans de beaucoup de leaders ‘’religieux ou d’autorités traditionnelles’’. Alors, le problème du gouvernement ne m’intéresse que dalle. Mais pour mon pays, on doit prier pour la paix, le calme. Et personne dans ce pays n’est plus malien que nous, à commencer par le président de la République jusqu’au plus bas de l’échelle.<br />Mais nous allons réserver nos sorties pour prêcher la parole d’Allah. Nous n’allons pas quitter ce domaine. Et personne ne nous poussera à outrepasser cela.<br />En regardant toutes les réalisations en mon nom, il y a de quoi à créer des jaloux. Notre argent ne vient pas de Madina, au Golf ni du président de la république du Mali, ni des ministres ni les hommes politiques.<br />Notre ambition aujourd’hui est de continuer sur notre marche par la création des usines partout au Mali et ailleurs pour lutter contre le chômage. Dans la crise qui secoue le pays, notre position est pour la stabilité au Mali.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Transcription libre</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: entretien routier, l’État rattrapé par son faux&#45;fuyant</title>
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<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 15:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En cette période hivernale, les usagers de la route vivent un véritable calvaire, dans l’indifférence presque totale d’un Gouvernement qui investit pourtant des milliards chaque année pour l’entretien de ces infrastructures. Les eaux de pluie rendent en effet plusieurs routes impraticables pour plusieurs raisons. Si l’on note très l’obstruction des caniveaux par les ordures de toute nature comme la cause des inondations de plusieurs voies, le mauvais entretien des routes est également l’une des causes.

Entre les nids de poule, les gravats et eaux stagnantes dues à l’érosion du bitume, tous les habitants de la capitale reconnaissent que les routes sont impraticables en cette période hivernale.

De nos jours, c’est le parcours du combattant pour les usagers du tronçon « Tour d’Afrique – Stade du 26 mars ».

Il en est de même sur l’axe Bamako-Koulikoro au niveau de l’ambassade de Chine au quartier hippodrome à Sotuba ACI aux feux tricolores qui mènent sur l’avenue des Armées.

Au quartier Hamdallaye ACI, des habitants soutiennent qu’il n’y a aucun caniveau l’écoulement des eaux au point que certaines rues deviennent inaccessibles jusqu’à la fin de l’hivernage.

A la Place de la liberté (devant la mairie du district) c’est souvent le déluge après chaque pluie.

Sur l’axe du troisième pont-route de Ségou, des travaux sans fin occasionnent la dégradation de ce tronçon en passant par la route de Missabougou.

Ces états piteux de nos routes sont souvent à l’origine d’accidents très graves mettant en péril la vie de beaucoup d’usagers.

Le phénomène est récurrent depuis plusieurs années déjà. Certains axes deviennent en quelque sorte ‘’un sens interdit’’ pour les usagers qui se trouvent bloqués, à cause des eaux qui coupent littéralement le passage aux engins.

L’État est souvent accusé d’être responsable en ce sens que certaines entreprises bénéficiaires des marchés ne font pas correctement les travaux des entretiens réguliers des routes. Pourtant, chaque année, l’Etat débloque des milliards de francs CFA pour assurer l’entretien de ces voies.

De l’autre côté, les municipalités ne sont pas sans reproche, selon des Bamakois qui soutiennent qu’elles ne s’occupent pas correctement de l’entretien des caniveaux.

Les populations aussi ne sont pas exemptes de reproches quand on sait que plusieurs ménages profitent du passage des eaux qui leur servent de moyens de transport de leurs ordures vers le fleuve. Malheureusement, ces ordures finissent par obstruer les caniveaux empêchant l’eau de suivre son cours normal jusqu’au fleuve.

Selon certains spécialistes, les routes se dégradent rapidement parce qu’elles sont construites de façon approximative, malgré leur coût très élevé. Aussi, ils ajoutent que les routes au Mali ne font pas l’objet d’entretien régulier et le règlement relatif aux charges de transport n’est jamais appliqué.

« Normalement, l’entretien d’une voie bitumée débute cinq ans après sa construction », indique un ancien directeur des routes.

En 2018, la Direction nationale des Routes affirme avoir dépensé « seulement » 25 milliards FCFA dans l’entretien des routes pour un besoin réel estimé à 84 milliards FCFA. Certains tronçons entretenus, en 2018, devront recevoir la visite des agents d’entretien en 2019, au même endroit. Pis, des routes à peine construites doivent parfois être entretenues avant leur mise en service officielle. En définitive, c’est un État rattrapé par son semblant de faire alors qu’il n’en est rien.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : La stratégie du chaos</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-strategie-du-chaos-2888512.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 13:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son Mémorandum déclaré par la suite caduc qui pourtant fait toujours autorité, le M5-RFP décide de : ‘’poursuivre la lutte pour amener pacifiquement, mais avec détermination, le Président Ibrahim Boubacar KEITA et son régime à démissionner, par le moyen d’actions populaires de désobéissance civile’’ (1) ; ‘’fixer les objectifs et la durée d’une période de transition : tenir des concertations nationales pour faire l’état de la Nation ; opérer les réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales nécessaires pour refonder l’État, jetant ainsi les bases d’un Mali nouveau’’ (2).

‘’Cependant, le M5-RFP, conscient de ses lourdes responsabilités en ces moments critiques, prenant en compte les nombreuses sollicitations, dont celles de l’Imam Mahmoud Dicko, et en signe d’esprit d’ouverture au dialogue, exige la mise en place de cette Transition dans les conditions ci-après :

1-La dissolution immédiate de l’Assemblée nationale ;

2- La mise en place d’un organe législatif de transition ;

3-Le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle ;

4- La mise en place d’un gouvernement de Transition, avec les caractéristiques ci-après :
<ol>
 	<li>a) Le Premier ministre est désigné par le M5-RFP ;</li>
 	<li>b) Il ne peut être demis par le président de la République que dans les conditions prévues par la Charte de transition ;</li>
 	<li>c) Il forme son Gouvernement en entier ;</li>
 	<li>d) Il nomme aux hautes fonctions nationales (Administration, Justice, Forces armées et de sécurité …).</li>
</ol>
5- L’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’État et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation (…)’’.

En établissant le parallèle avec les évènements en cours, il est évident qu’il y a de la suite dans les idées. Suite aux reports du mandat des députés de la Vème législature, en 2018 et 2019, des partis politiques et organisations de la société civile avaient réclamé la mise en place d’une Assemblée Constituante qui est en fait une institution collégiale détenant un pouvoir lui permettant de rédiger, d’adopter et de réviser une constitution (‘’organe législatif de transition’’). Et au Président d’user des Ordonnances pour gérer les matières qui relèvent normalement du domaine de la loi. Mais, là, il est question de le dégommer. L’ambition prend de l’épaisseur.

Après, la dissolution de l’Assemblée actuelle, pour laquelle des juristes offrent leur afflux d’arguments de droit, n’est ni plus ni moins qu’un moyen d’obtenir en 2020 ce qui n’a pas pu l’être en 2019. Cette Constituante étant souveraine (par nature), place à la destitution du Président élu (1er point ci-dessus) et à l’ouverture d’une période de transition (2e point). Et le putsch politique est consommé. Conséquences : les partenaires se barrent et le pays sombre dans le chaos total (cf : 2012 où 3 régions du Nord sont tombées en 3 jours et l’apocalypse à Bamako avec les pro-Junte et le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR)). Ce n’est pas tout, puisqu’on aura donné des idées à d’autres, désormais, il est permis d’emprunter des raccourcis pour accéder au pouvoir. Il ne s’agit point d’une rhétorique périlleuse, catastrophiste ; mais du bon sens, dont personne n’a le monopole. Le coup de billard est à bandes multiples. Les acteurs de la crise actuelle (de tout bord) gagneraient à y penser pour ne pas être comptables devant l’histoire de l’atomisation du Mali.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Bétisier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/betisier-2-2888511.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 13:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une guerre des chefs entre un Premier ministre d’une paranoïa revancharde affreuse et un Président de l’Assemblée aussi incisif qu’infatué, c’est le spectacle d’une indécence politique abjecte qui se joue en ce moment sur la scène nationale. Au lieu de se serrer les coudes, se prendre la main, comme dirait l’autre, ils ont fait le choix tout autant périlleux que puéril pour tous les deux de se tirer dans les pattes. Les boulets rouges partent de tous les côtés, au grand bonheur du M5-RFP qui constate qu’on se neutralise au sommet de l’État. Ils vont se faire dégager eux-mêmes. Voici votre BÊTISIER du jour.

<strong>Puérils et périlleux choix institutionnels</strong>

Dans une interview qu’il a accordée au téléphone le jeudi 30 juillet à la chaîne radiophonique allemande Deutsche Welle, le Dr Boubou CISSE pense que c’est quelque chose qui est normal, à savoir la démission des 31 députés contestés. C’est une décision, évidemment, vers laquelle nous allons aller en espérant que l’ensemble de ces 31 députés le comprendrait. Mais il est normal qu’ils aient cette réaction au début.
Mais, à propos de sa propre démission réclamée par l’Imam Mahmoud DICKO, ‘’pour son honneur et l’intérêt du Mali’’, parce qu’il est ‘’le problème’’, le Premier ministre oppose une fin de non-recevoir. Pour lui, seul le Président de la République est celui qui a cette prérogative-là, de nommer son Premier ministre et, éventuellement, de le faire démissionner s’il n’est pas satisfait. Il est le seul à pouvoir le faire. La Contestation a fait un boulot remarquable, parce que sous ses coups de boutoir, le PM est devenu pluridisciplinaire. Chez nous au bled, on dit qu’il est devenu tout-terrain. À l’arc de ses connaissances en économie et finances, il vient d’ajouter la corde du droit et il débite à la perfection l’article 38 de la Constitution qui dispose : ‘’le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. Sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions’’. Ici, il s’adosse confortablement à la Loi fondamentale pour dire au très éclairé Imam qui doit broyer du noir juridique, nous pas bouger.
Selon Boubou CISSE, pour l’instant, le Président IBK ne lui a pas du tout montré cela – au contraire. Il dit qu’il est en totale phase avec le Président IBK par rapport à tout ce qui se passe, par rapport à la tentative de solution de sortie de crise. Donc, en plus de l’assurance du droit, Boubou CISSE peut placarder une véritable lune de miel avec flèches de Cupidon et floraison romantique à l’appui avec le Président IBK, son seul employeur. Tout n’est que strass et paillettes, la vie est belle. Au diable, ou du moins à la mosquée, Imam !
En réalité, Boubou tient sa revanche sur TIMBINE qui, dans  l’exaltation de son élection (ou nomination) à la tête de l’Assemblée, a promis aux enseignants de recaler le PM à son examen de passage (Déclaration de Politique Générale) s’il n’appliquait pas illico presto l’article 39 de la LOI N° 2018-007 DU 16 JAN 2018 portant statut particulier du personnel enseignant du Secondaire, du personnel enseignant du fondamental et du préscolaire qui stipule : ‘’toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale’’. Dès lors, les relations entre les deux chefs d’institution étaient devenues exécrables. Ils n’arrêtaient plus de se crêper les chignons par lampistes interposés. Dans cette guerre des tranchées, un TIMBINE laminé par la Contestation, blackboulé par la CEDEAO qui a placé en tête des ‘’mesures importantes’’ à prendre ‘’ la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le Président du Parlement’’ n’est plus qu’une proie facile. Boubou se soucie des 30 autres députés contestés comme d’une guigne. Donc, il n’entend plus retenir ses coups et TIMBINE va vraiment les sentir.
Sinon, autant le Chef du gouvernement riquiqui peut s’arc-bouter sur l’article 38 de la Constitution, autant le Président de l’Assemblée nationale peut invoquer l’article 61 de la même Constitution : ‘’les députés sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct. Une loi fixe les modalités de cette élection’’. Mieux, il y a l’article 68 qui affermit TIMBINE dans sa posture : ‘’l’Assemblée nationale établit son règlement intérieur. Le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature’’. La durée de la législature est de 5 ans. Et si Boubou invoque des relations idylliques avec le Président de la République, TIMBINE pourrait lui opposer des relations paternelles avec lui. Zéro à zéro. Le spectacle n’est pas du tout relevé. C’est un véritable nanar. Changez de scénario, svp.]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Enfin, le Président décide de s’assumer</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/enfin-le-president-decide-de-sassumer-2888513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 10:36:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il s’assumera face à l’insécurité ;

Il s’assumera pour libérer Soumaila Cissé ;

Il s’assumera face à la corruption ;

Il s’assumera face à l’éducation ;

Il s’assumera face à la Gabegie ;

Il s’assumera face au chômage des jeunes ;

Il s’assumera face à l’injustice ;

Il s’assumera face aux groupes armés ;

Il s’assumera face aux terroristes ;

Il s’assumera face à la menace de l’intégrité du territoire malien ;

Il s’assumera face à la situation de Kidal ;

Il s’assumera face au respect des engagements de l’État ;

Il s’assumera face à ceux qui perturbent la quiétude des citoyens ;

Il s’assumera face aux doléances du M5 RFP ;

Il s’assumera face à ceux qui l’induisent en erreur ;

Il s’assumera face aux recommandations de la CEDEAO.

Alors, Malien bon teint doit se réjouir aujourd’hui. Car, après sept ans de règne le Président IBK avec sa baguette magique s’assumera et fera bientôt appartenir les maux du Mali à l’histoire.

Mais, quelle valeur à donner aux déclarations du président si elles ne sont pas suivies d’actions fortes ?

Je ne négocie jamais avec le couteau à la gorge. Il l’a fait ;

Je ne négocie pas avec des terroristes. Il l’a fait ;

On ne me trimballera pas, il l’a été ;

Kati ne fera plus peur à Bamako, ça l’a été,

Après l’avoir traité de petit monsieur, il est dans son gouvernement.

Des engagements sociaux ont été pris, ils n’ont pas été honorés

Des hectares promus à Haïdara, sans être concrétisés

Alors faut-il croire vraiment qu’il ’assumera cette fois-ci ? Car tard, vaut mieux que jamais.

En tout cas, nous espérons que ça ne soit fait de façon sélective.

Il doit totalement s’assumer.

En attendant moi je m’assume dans mon champ.

<strong>Moussa Salif Diarra.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manassa: amazone hier, bouc émissaire du jour, héroïne de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/manassa-amazone-hier-bouc-emissaire-du-jour-heroine-de-demain-2883111.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:36:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis un certain temps l’histoire se venge cruellement de notre pays avec cette ironie mordante qui est sa marque de fabrique. En faisant de lui le symbole géographique du dédit et de la vénalité.

Il m’a semblé que je pouvais me permettre d’être un «nouveau républicain» vu que les «démocrates sincères et patriotes convaincus « ont pour la plupart rallié les légions djihadistes, les coteries restauratrices, ou tout simplement choisi de donner leur langue au chat en se murant dans un silence complice voire pendable face à la situation gravissime de notre pays.

Où sont jadis les défenseurs des Institutions de notre République ? Comment peuvent-ils garder le silence face à l’agression de notre loi fondamentale ? Nombre de ces pseudos démocrates ont soit viré dans le camp adverse de peur de perdre tout avantage dans une prochaine recomposition de la scène politique, soit éteint les lampions pour se faire oublier et éviter de nager à contre-courant … car dans toutes les hypothèses ceux-ci croient que le navire va bientôt chavirer.

La démocratie que les thuriféraires du M5-RFP invoquent pour soutenir leur action putschiste est soutenue par des institutions dont la solidité est garantie par la Constitution du 25 février 1992, celle-là même que ces mêmes personnes se sont toujours liguées pour défendre même quand les modifications envisagées là-dessus sont pertinentes et intelligentes.

S’ils avaient réussi à garder comme le coran ou la bible la constitution c’est pour haute estime qu’ils en ont et leur souci de défense éternelle de ceux dont le sang a servi d’ancre pour écrire ce texte fondamental. Comment peut-on comprendre qu’avant-hier avec Alpha Oumar Konaré en 2000, avec ATT en 2010 et avec IBK en 2017 ils ont porté en échec tous les projets visant à toucher à la constitution et voir que ces mêmes personnes montrent leurs muscles pour s’asseoir sur cette même constitution? Ils avancent des arguments qui ne sont consistants dans leur bêtise pour fouler au pied la constitution comme un chiffon qu’on peut jeter à la poubelle après usage.

Je voudrais tout simplement rendre un hommage républicain mérité à la Présidente de notre Cour constitutionnelle Mme Diakité Manassa Dagnoko, car aujourd’hui beaucoup de gens sont en train de juger la Cour alors que son rôle est méconnu des citoyens.

Dieu n’a-t-il pas dit dans le verset 12 de la sourate 49 (les appartements) : « Ô vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car la plus grande partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. » (6)

En d’autres termes, il ne sied pas à aucun musulman de s’autoproclamer juge, alors qu’elle s’oublie elle-même…Il est plutôt de son devoir de chercher ses propres défauts d’abord, avant de regarder ceux des autres.

Dans la même sourate au verte 6, il est clairement mentionné ceci : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, assurez-vous (de son authenticité) [de crainte] que par ignorance, vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » (7)

Combien sont parmi eux qui ont lu l’intégralité de l’arrêt de la proclamation définitive des résultats du second tour des législatives du scrutin du 19 avril 2020 ?

Une fois encore la politique fait cause commune avec la mauvaise foi. Sinon comment des hommes politiques avisés peuvent-ils s’associer pour faire sauter le garant de notre démocratie au nom d’une fausse légitimité ?

Relisons les articles 85, 86 et 94 de notre Constitution à laquelle nous aimons tant nous référer pour les besoins de la cause :

-La Cour Constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des Pouvoirs Publics (article 85).

-La Cour Constitutionnelle statue obligatoirement sur :
<ul>
 	<li>la constitutionnalité des lois organiques et des lois avant leur promulgation;</li>
 	<li>les règlements intérieurs de l’Assemblée Nationale, du Haut Conseil des Collectivités et du Conseil Economique, Social et Culturel avant leur mise en application quant à leur conformité à la Constitution;</li>
 	<li>les conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat;</li>
 	<li>la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats (article 86).</li>
</ul>
-Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales. Les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, ainsi que la procédure suivie devant elle, sont déterminées par une loi organique (article 94).

Ce qui se profile à l’horizon serait une forfaiture et un précédent très dangereux pour notre démocratie et la stabilité de nos institutions. Car revenir sur un arrêt qui a d’essence « l’autorité de la chose jugée « n’est ni plus ni moins qu’une forfaiture.

Dans cette histoire tout sonne faux chez les tenants de ce changement au nom d’un soi-disant peuple malien.

Qu’on s’insurge contre l’arrêt, c’est tout à fait logique quand il ne vous est pas favorable. Mais la démocratie a ses règles qui veulent que même en cas de défaite qu’on s’aligne. Sinon à quoi bon établir des règles si on doit les dénoncer dès qu’on n’est pas content ?

L’actuel président n’a-t-il pas été victime à plusieurs reprises de la dureté des arrêts de la cour ? A-t-il pour autant appelé à casser la Cour, à marcher sur la constitution puisqu’il s’agit bien de cela quand on sait que la cour tient sa force de la constitution.

C’est pourquoi je salue la résistance de la présidente de ladite Cour, Mme Diakité Manassa Danioko, cette dame habitée par une haute exigence de l’État et du Mali. Vouée aux gémonies aujourd’hui par ceux-là même qui l’ont porté au pinacle quand elle croisait le fer avec Moussa Traoré, la dame Manassa n’est pas un enfant de la république né de la dernière qui jettera son honneur aux chiens enragés. Celle qui a poursuivi un général président et y a gagné son procès avant d’être réintégrée dans le corps de la magistrature, va continuer à défendre les instituions tel qu’il lui incombe de par sa fonction.

Quoi qu’il arrive l’histoire retiendra qu’elle n’aura fait que son devoir et était strictement et sincèrement convaincue que notre pays a besoin d’un État qui dispose des moyens de sa mission au service de la République et de l’intérêt général.

Oui la liberté ne s’oppose pas au pouvoir, elle meurt tout au contraire de l’absence de pouvoir ou sombre quand celui-ci fuit ses responsabilités. Quand l’État abdique de ses prérogatives sous couvert de crise politique et où trop souvent ses responsables gesticulent plus qu’ils n’agissent, des individus prétentieux vont lui en imposer.

Comme disait Montesquieu « la plupart des mépris ne valent que des mépris. «

De toutes les façons L’histoire se chargera de juger ces manifestations comme étant celles de la démesure voire de la déraison et réhabilitera Manassa, Inch’Allah !

<strong>BAKARY MARIKO</strong>

<strong>LE NOUVEAU RÉPUBLICAIN !</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>RPM: un idéal, une éthique et un engagement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rpm-un-ideal-une-ethique-et-un-engagement-2883112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/Bacary-treta.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il se conçoit sur la base de un homme – une voix et consacre l’égalité des militants et des sexes. Le vote intervient dans tous les processus de prise de décision au sein du parti, notamment dans l’adoption des motions, des résolutions, des déclarations et dans le choix des hommes.

Camarades délégués,

Le BPN a voulu rappeler ces quelques valeurs, principes fondateurs et lignes philosophiques qui doivent caractériser notre parti et concourir à la définition de son identité. Car, il ne faut jamais oublier que notre pays compte environ 113 partis politiques, parmi lesquels les maliennes et les maliens se regroupent en fonction de leurs rapports humains et leurs choix politiques, économiques, éthiques et de société.

Nous, ici présents, venus de toutes les régions du pays et de l’extérieur, avons décidé d’appartenir au parti RPM aux couleurs or et vert dont la devise est justice-progrès-solidarité, le symbole est le tisserand rassembleur, créatif et vivant dignement de son travail.

<strong>Identité du RPM</strong>

Camarades, définir l’identité propre du RPM revient donc à répondre aux questions ci-après :
<ul>
 	<li>Quelles sont les valeurs de base essentielles de notre projet de société (synthèse des valeurs universelles et des valeurs culturelles et des traditions historiques positives maliennes) ? Peut-on en retenir trois (3) ou cinq (5) les plus importantes ? Quelle est la place de la devise dans les valeurs de base du parti ? Comment fidéliser les membres du parti autour des valeurs de base essentielles du parti ? sa devise ? ses couleurs ? son symbole ?</li>
 	<li>Quels sont les grands principes politiques qui organisent les réflexions et l’action politique du RPM ? Par exemple, quel contenu mettons-nous dans « faire la politique autrement » ? « le Mali au dessus de tout » ? ; «être cohérent avec soi-même » ? « kankélentigui » ? « Dieu-le Mali-ma conscience » ?</li>
 	<li>Quelles sont les catégories sociales de la population malienne auxquelles le projet de société du RPM s’identifie ? Pensons-nous que la société malienne est structurée en classes sociales ? Sinon, comment identifier des catégories sociales aux intérêts antagonistes ?</li>
 	<li>Quelles sont les théories philosophiques, politiques, économiques et culturelles dominantes qui inspirent le projet de du RPM ? Comment définir l’humanisme soudanien ?</li>
 	<li>Que propose le projet RPM en particulier aux maliennes et aux maliens en terme de choix politiques majeurs et d’options économiques? En quoi le projet de société du RPM ou le programme économique du RPM serait-il différent des autres ?</li>
</ul>
Ces questions entre autres doivent faire l’objet de longs échanges au sein de nos comités, sous-sections, sections et fédérations du parti dans la perspective du prochain congrès du parti. J’ose espérer que vos propositions, suggestions et recommandations sur chacune de ces questions seront largement reflétées dans les rapports d’activités que chaque structure doit nécessairement préparer à l’occasion des instances nationales du parti.

Dans le but d’assurer une large diffusion des textes fondamentaux du parti, le BPN a préparé, avec l’appui technique et financier de la Fondation CMDID, deux dépliants : l’un sur le résumé du projet de société du parti et l’autre sur les valeurs et symboles du parti (ils vous seront distribués au cours des présentes assises). En outre, le BPN a organisé divers ateliers de formation et des conférences de cadres thématiques afin de mieux faire connaître le parti.
<ol>
 	<li><strong> Le Parti : type et organisation</strong></li>
</ol>
Le choix de type de parti est un exercice politique majeur qui s’opère en général en fonction du projet de société que l’on ambitionne de bâtir.

Notre projet de société, vise la réalisation au Mali d’un ordre social-démocrate nouveau fondé sur l’humanisme soudanien. Il consiste en la transformation de notre société à la lumière des valeurs fondamentales de liberté, de justice et de solidarité, motivées par notre tradition humaniste qui place l’homme comme but, fondement et moyen.

A terme, le projet de société RPM devra assurer à notre pays les conditions d’un développement humain durable dans le triple contexte de la décentralisation, de l’intégration africaine et de la mondialisation.

La transformation qualitative de notre société dans le contexte d’un Etat de droit où les libertés publiques et les droits humains sont garantis et protégés, ne peut être envisagée que par des réformes politiques, économiques, sociales et culturelles profondes dans lesquelles les larges masses se reconnaissent et auxquelles elles adhèrent.

Le Parti, l’un des instruments de mise en œuvre de cette politique de réformes doit, à cet effet, être large et ouvert. Il doit être représentatif de la société malienne dans sa diversité sociale, ethno-culturelle et socioprofessionnelle parce que visant la consolidation de la nation malienne, qui ne peut se concevoir que par la réalisation d’une symbiose parfaite des racines historiques de l’humanisme soudanien et des valeurs fondamentales du socialisme démocratique.

C’est pourquoi, au plan politique, nous faisons le choix de construire un parti de masse ouvert aux maliennes et aux maliens, à tous citoyens vivant au Mali et singulièrement à ceux de l’espace Ouest Africain.

L’action politique du RPM vise à traduire dans les faits les valeurs de vérité, de droiture, d’équité et de respect de la parole donnée.

Le Rassemblement Pour le Mali (RPM) un parti de rassemblement, de réconciliation, de compromis sans compromission et d’entente mutuelle. Son organisation se fonde sur une structuration pyramidale, allant de la base au sommet en comités, sous-sections, sections et fédérations ; il fonctionne selon les principes du centralisme démocratique. Il reste ouvert au débat d’idées constructif, à l’expression forte, courageuse et publique de toutes les opinions et positions, à la critique et à l’autocritique.

La conception de la démocratie chez la plupart de nos concitoyens étant communautariste, parce que fondée sur « l’égalité et la justice, le respect mutuel, l’unité et le travail en commun », le Rassemblement Pour le Mali (RPM) veut intégrer les fondements de l’organisation sociale des communautés de base « démocratiques et républicaines » avec les principes de la gestion administrative d’une entreprise politique.

C’est pourquoi, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) est conçu comme une équipe d’hommes et de femmes, rassemblés autour d’un chef d’équipe, qui en est le leader politique. Celui-ci est le premier et principal responsable du RPM.

Un chef d’une équipe politique est nécessairement un rassembleur, un meneur d’hommes et un élément d’équilibre. Pour constituer la référence du groupe, le principal responsable doit s’efforcer de refléter la personnalité et l’image extérieure fortes et positives du projet tout en incarnant ses valeurs cardinales et ses principes organisationnels. Il doit en outre pouvoir dire la vérité et être capable de justice et d’équité.

Les responsables du RPM à l’échelon comité, sous-section, section et fédération doivent incarner, à l’instar de son principal responsable, l’éthique, la personnalité et l’image extérieure du RPM. C’est pourquoi, ils doivent être choisis parmi les hommes et les femmes de vérité, les hommes et les femmes crédibles, rassembleurs, justes, capables d’équité envers chaque camarade du RPM. Ils sont socialement représentatifs et politiquement capables et engagés. A ce titre, ils seront suffisamment responsabilisés vis-à-vis de l’échelon supérieur et évalués chaque fois au regard de la ligne du RPM, de ses valeurs et principes fondateurs, de ses objectifs électoraux et des qualités de premiers responsables telles que décrites plus haut.

Pour la constitution d’une telle équipe, il ne peut et ne doit y avoir d’exclusion, d’esprit de clan, de groupe ou de tendance. Dans une communauté comme au sein de notre famille politique, ce sont : l’idéal de vie, les objectifs politiques, les valeurs partagées et les principes de travail qui constituent le socle, la plate-forme commune et le cadre de référence pour le projet.

Par contre, les divergences des idées, les contradictions dans les prises de position sont admises du fait qu’elles constituent un facteur d’enrichissement. C’est le débat franc, sincère, direct, sans à priori et dirigé suivant les principes démocratiques et de respect mutuel qui permet d’atténuer les divergences et contradictions et rapprocher les positions.

C’est pourquoi, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) a opté pour le principe d’une représentation consensuelle et proportionnelle de toutes les sensibilités politiques et sociales en son sein lors de la mise en place des équipes dirigeantes. Il en est de même que celle des structures de base dans les organes hiérarchiquement supérieurs partout où cela est possible et compte tenu du critère de fonctionnalité de ces organes. Toutefois, l’affectation des postes de responsabilité peut faire intervenir une procédure de vote.

Le vote est un acte politique de haute portée démocratique. Il se conçoit sur la base de un homme – une voix et consacre l’égalité des militants et des sexes. Le vote est l’expression matérielle la plus forte de la volonté de la majorité et de la participation du plus grand nombre. Le vote intervient dans tout processus de prise de décision au sein du RPM, notamment pour l’adoption des motions, résolutions, déclarations et dans le choix des hommes.

Chers délégués, le BPN a voulu rappeler en quelques mots certaines valeurs, des principes fondateurs et lignes philosophiques qui doivent caractériser le Rassemblement Pour le Mali (RPM) et guider notre action politique. Il ne faut jamais oublier que notre pays compte environ quatre vingt partis politiques, entre lesquels les maliennes et les maliens se sont regroupés en fonction de leurs sensibilités et choix philosophiques, éthiques et de société. Nous qui sommes là aujourd’hui, venus de toutes les régions du pays et de l’extérieur avons donc décidé de fonder une et une seule famille politique autour du camarade Ibrahim Boubacar KEITA.

Puisse Allah le tout puissant faire régner la paix et la concorde au sein de notre famille et accompagner le Rassemblement Pour le Mali (RPM) sur le chemin de la victoire de 2002. Amen !

&nbsp;

<strong>Source : rapport du Secrétaire général au second congrès du RPM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M5&#45;RFP: l’implosion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/m5-rfp-limplosion-2883110.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/m5-rfp-limplosion-2883110.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 11:28:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques jours, ce n’est plus l’attente parfaite entre les responsables du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) parce qu’ils sont divisés désormais sur l’idée d’une transition avec ou sans le président Ibrahim Boubacar Keita.

Face à la mauvaise gestion, à la crise sécuritaire, à la corruption la troïka devenue plus tard le Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) est braquée contre le pouvoir central. Pour les responsables du M5, la seule alternative est la démission du président IBK parce qu’en 7 ans, il peine à satisfaire les attentes de la population. Après deux grandes mobilisations à la place de l’indépendance qui a drainé du monde, la complicité entre les responsables dudit front n’est plus de mise. Conséquences : la naissance de deux tendances. D’une part, il y a ceux qui veulent une transition politique avec à la tête de l’État le président IBK et, d’autre part, ceux qui pensent qu’il faut tout mettre à plat pour un départ.

« Nous pensons que les grandes mobilisations très réussies ont été un signal pour le pouvoir qui sait désormais qu’il y a une force populaire qui peut le déstabiliser. Aujourd’hui, nous avons voulu accepter le dialogue grâce à la médiation de certains partenaires d’accepter le dialogue. Mais ce dialogue se fera sur la base des propositions du M5-RFP », nous a expliqué un membre du mouvement joint par nos soins au téléphone. Pour lui, le départ du président IBK n’est plus à l’ordre du jour.

« Les positions sont en train d’évoluer. Je fais partie de ceux qui estiment qu’il faut maintenir IBK au pouvoir, mais avec des conditions qui seront certainement déterminées après », a indiqué notre source.

Abordant dans le même sens, une autre source du M5 ajoute que la démarche en cours est de réduire la mainmise de la famille présidentielle sur les ressources de l’État, de mettre fin à ses influences sur l’administration publique.

Bref, soutient-elle : « Nous voulons un pouvoir qui travaille pour l’intérêt général ». Pis, il a indiqué qu’en renonçant à la démission d’IBK, une très grande partie du M5 maintient sa position sur l’Assemblée nationale et à la Cour constitutionnelle.

« Nous n’accepterons pas que l’Assemblée nationale soit dirigée par Moussa Timbiné qui a été imposé par Karim Keita. Cela, il n’en est pas question », a déclaré notre source avant de se réjouir que déjà la mobilisation va permettre de remembrer la Cour constitutionnelle dont l’arrêt sur les résultats des législatives ont été fortement contestées. À l’époque, plusieurs communes de Bamako et de l’intérieur du pays ont manifesté pour rejeter ces résultats.

En clair, précise notre interlocuteur, ils veulent une transition politique de trois ans. Pendant cette période, le pouvoir du président IBK sera très diminué.

« Nous allons nous profiter de cette occasion pour faire toutes les réformes nécessaires dans la transparence totale. Et le gouvernement d’union nationale dont il est question, nous l’espérons représenter les forces vives de la nation avec un Premier ministre qui ne sera qu’à la merci du chef de l’État », a-t-il indiqué. Et nous parvenons à obtenir ces résultats, on peut dire que les Maliens se sont mobilisés utilement.

En revanche, une partie du mouvement rejette ces thèses. Selon eux, la lutte doit aller jusqu’au bout. Le mot d’ordre initial de la démission d’IBK ne doit en aucun cas changer. Il faut le départ du président afin que les choses rentrent dans l’ordre. Cette position est défendue par Espoir Mali kura dirigé par Cheick Oumar Sissoko.

« Il faut tout mettre à plat, redistribuer les cartes sans IBK », se défendent-ils.

Cependant, il y a certaines figures de l’opposition à l’image de Nouhoum TOGO, qui pensent qu’il n’y a aucun problème au sein du rassemblement.

« Je vous dis qu’il n’y a pas de division dans le groupe. Il y a des gens qui n’ont pas intérêt à notre solidarité qui manipule l’information en faisant croire que ça ne va pas. En tous cas, il n’y a rien entre nous », a réagi de son côté M. TOGO qui appelle à la mobilisation. Ceux qui affirment que le M5 a renoncé à la démission du président IBK n’ont pas dit la vérité.

Et même le Chérif de Nioro, l’un des sympathisants du M5, a adouci le ton en écartant la démission du président même s’il accepte de faire des concessions en proposant d’éloignant son fils de la gestion du pouvoir, de tenir des élections législatives partielles et de faire partir Manassa, la présidente de la Cour constitutionnelle. Il va même jusqu’à encourager la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Est-ce la position également de Mahmoud DICKO, qui prend fréquemment conseil auprès de Bouyé HAIDARA ?

C’était en tous les positions affichées avant la réunion du comité stratégique d’hier du M5 tenue au siège de la CMAS. Au moment où nous mettions sous presse, la rencontre était en cours. L’objectif était d’harmoniser les positions par rapport au dialogue proposé par le pouvoir, selon une source.

Nous y reviendrons…

&nbsp;

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tapo sur les propositions de sortie de crise: ‘‘la CEDEAO joue au pompier et vient avec des produits inflammables’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tapo-sur-les-propositions-de-sortie-de-crise-la-cedeao-joue-au-pompier-et-vient-avec-des-produits-inflammables-2881745.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/tapo-sur-les-propositions-de-sortie-de-crise-la-cedeao-joue-au-pompier-et-vient-avec-des-produits-inflammables-2881745.html</guid>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 07:49:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Aucune partie n’est preneur des recommandations formulées par la Mission de la CEDEAO pour une sortie de crise socio-politique de notre pays. Le Mouvement du 5 Juin de même que les partisans en faveur du respect des Institutions rejettent tous les propositions de l’Organisation sous régionale au motif soit qu’elles violent la Constitution soit qu’elles ne prennent pas en compte l’ampleur de la situation.</strong>

En vue d’apaiser la situation socio-politique au Mali, la CEDEAO a dépêché une mission ministérielle conduite par le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur de la République du Niger Kalla ANKOURAO ; ministre des Affaires Etrangères de la République de Côte d’Ivoire, Ally COULIBALY ; ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale du Nigeria, Geoffrey ONYEAMA…

Après 48 heures de mission d’échanges et de réunions, les émissaires de la CEDEAO ont formulé plusieurs recommandations aux parties maliennes pour une sortie de crise socio-politique. Parmi lesquelles, la Mission a proposé au Gouvernement de reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions ayant fait l’objet de révision par l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle. De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais. Elle a également suggéré aux autorités d’envisager une relecture des textes régissant la Cour Constitutionnelle.

Ces propositions de la CEDEAO n’enchantent aucune des parties maliennes. Les responsables du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) tout comme les partisans du respect des Institutions de la République rejettent les options de l’Organisation sous régionale.

Sur ce sujet, Choguel Kokalla MAIGA, président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) a rappelé que le M5-RFP a été reçu par la délégation de la CEDEAO. Toutefois, il a affirmé que le M5 ne partage pas la déclaration ayant sanctionné les rencontres. « Nous n’avons parlé de Gouvernement d’union nationale à personne. C’est le régime qui n’est pas bon. On a parlé de la démission d’IBK et de son régime », a indiqué M. MAIGA.

Aussi, Me Kassoum TAPO, qui estime que force doit respect à la loi, à travers le respect des institutions, est sidéré des propositions de la CEDEAO. Lesquelles poussent les autorités à la violation de la Loi fondamentale. Il pense que les décisions de la CEDEAO ont été mal réfléchies. « La CEDEAO s’est précipitée sans avoir le temps d’examiner les textes, de voir la réalité, les difficultés. La CEDEAO a fait des propositions dont l’une qui m’a profondément choquée », a fait savoir Me TAPO, ancien ministre en charge des Réformes institutionnelles en 2017.

Selon lui, en suggérant au gouvernement du Mali de faire des élections là où la Cour constitutionnelle a annulé les résultats de l’administration territoriale, l’Organisation sous régionale est en train de cautionner la violation des lois du pays. Parce que la proposition ne repose sur aucun support juridique, alors que l’article 94 de la constitution malienne en vigueur est sans équivoque, a indiqué Me TAPO. Selon cette disposition, l’arrêt de la Cour s’impose à tout le monde et a force obligatoire à l’égard de toute personne morale et physique et autorités administratives et judiciaires. Dès lors que les résultats de proclamation des 147 députés sont prononcés par l’institution, il n’y a pas de possibilité de mettre en cause l’arrêt, a-t-il affirmé.

L’alternative, image-t-il, pourrait être la démission des députés pour constater une vacance du pouvoir. Et, a-t-il ajouté, cette démission doit être volontaire. « La CEDEAO joue au pompier et vient avec des produits inflammables », a déclaré Me TAPO. Parce qu’il estime qu’en donnant la possibilité au Président d’organiser des élections partielle, « c’est d’ouvrir une boite de pandore. C’est d’ouvrir la voie à une instabilité constitutionnelle. C’est une confusion de pouvoir».

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les responsables du M5&#45;RFP face à la presse: ‘’nous sommes contre le coup d’Etat, la violence…’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-responsables-du-m5-rfp-face-a-la-presse-nous-sommes-contre-le-coup-detat-la-violence-2881727.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 07:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la mobilisation record du 19 juin dernier, à la place de l’Indépendance, les responsables du Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont animé, ce lundi 22 juin 2020, un point de presse au siège de la CMAS, à Magnambougou Faso Kanu, pour faire le point et dégager les perspectives pour la suite des événements. Au cours de cette rencontre, les nouveaux membres ont été présentés à la presse, dont Seydou TRAORE, du Parti PTR ; Mama Salamenta du Parti APCAM ; Jean DEMBELE du Parti PDM ; Mamaye KASSOGUE du Parti PARI ; et l’ancien ministre Modibo KADJOKE du Parti APM-Maliko.

Cette conférence de presse était animée par le Président du Mouvement EMK, Cheick Oumar SISSOKO, qui avait à ses côtés, le représentant du FSD, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, président du Comité stratégique du M5-RFP ; le coordinateur de la CMAS, Issa Kaou N’DJIM ; ainsi que plusieurs leaders du M5-RFP.

A travers cette conférence de presse, il s’agissait pour les responsables du M5-RFP de féliciter le peuple qui s’est mobilisé, le 19 juin dernier, à Bamako, Kayes, Ségou, Sikasso, Mopti, Tombouctou, et dans beaucoup d’autres localités. Il s’agit aussi de remercier, disent-ils, les Maliens qui se sont également mobilisés en France, au Canada, aux Etats-Unis.

D’entrée de jeu, Check Oumar SISSOKO, a invité les uns et les autres à rester mobiliser pour le Mali. Selon le conférencier, il s’agit de se battre pour un Mali nouveau. Dans son intervention, il a eu une pensée pour l’honorable Soumaila CISSE, enlevé dans le nord du pays le 25 mars 2020.

Selon lui, l’événement du 19 juin a mobilisé plus de manifestants que le 5 juin. Pour lui, la réussite de cette mobilisation prouve la maturité du M5-RFP. De son avis, l’événement a permis au peuple malien de prouver à la face du monde entier que nous sommes un grand pays. Il en sera de plus, dit-il, quand IBK et son régime vont rendre le tablier. «Nous voulons dire à notre peuple que nous n’avons pas changé d’un iota. Nous maintenons le cap de l’exigence de la démission du Président Ibrahim Boubacar KEITA et de son régime», a-t-il rassuré. Avant d’ajouter : «nous sommes ici pour vous féliciter, vous dire de rester mobiliser». En attendant, les responsables vont se pencher sur les propositions à venir. «Notre exigence demeure, c’est la démission de Ibrahim Boubacar KEÏTA et de son régime», a-t-il conclu.

Avant de terminer, il a invité les militants et sympathisants du M5-RFP à ne pas se laisser distraire par les démissions enregistrées ces dernier temps au niveau de certaines institutions de la République.

De son côté, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, a fait savoir qu’après avoir fait le diagnostic de notre pays, il est ressorti deux préoccupations essentielles, à savoir : la démission d’BK et de son régime ; et la libération de Soumaila CISSE.

De même, a-t-il fait savoir, à la date d’aujourd’hui, et après le grand rassemblement patriotique du 19 juin qui s’est tenu à l’intérieur et à l’extérieur du pays, la direction du M5-RFP, ainsi que le comité stratégique, invitent les manifestants à ne pas baisser la garde. Pour le président du Comité stratégique du M5-RFP, il s’agit de faire de propositions allant dans le sens de l’intensification de la lutte et de l’élargissement de la base de la contestation sur l’ensemble du territoire national. Pour ce faire, il a invité les uns et les autres à rester à l’écoute du comité stratégique qui dévoilera dans les prochains jours la nouvelle planification des actions à mener pour atteindre les objectifs. «Il est important que nous gardions espoir parce que la finalité de notre lutte, c’est de redonner espoir au peuple malien, lui redonner confiance, lui rendre sa dignité et son honneur», a-t-il encouragé. Selon lui, il ne s’agit pas d’un changement cosmétique, mais de transformations en profondeur pour un nouveau départ, un nouveau contrat politique et social entre le peuple malien et tous ceux qui sont appelés à exercer des responsabilités dans ce pays. Cette lutte, dit-il, mérite la patience, de la persévérance dans les idées et dans les faits. «Il faut rester mobiliser et attendre les mots d’ordre de la direction du M5-RFP afin que cette lutte puisse aboutir dans les meilleurs délais, avec le moins de dégâts possible», a-t-il invité.

Pour sa part, Issa Kaou N’DJIM, c’est le peuple qui est déterminé à réaliser les objectifs du M5-RFP, à savoir la démission d’IBK ainsi que la libération de Soumaila CISSE. Selon lui, IBK a fait une gestion familiale, clanique du pays. Il souligne qu’il y a aujourd’hui un éveil de conscience. Pour lui, ça fait mal et d’accepter qu’après mars 91 que le peuple soit aujourd’hui obligé de se battre pour que l’Etat de droit et la démocratie soient une réalité. Pour lui, le changement dont le Mali a besoin ne peut se réaliser sans le départ du Président IBK. «Nous sommes contre le coup d’Etat, la violence ; mais notre détermination est intacte».

Selon lui, les démissions annoncées ainsi que les propositions de dissolution de l’Assemblée constituent une manière de distraire les gens. Car, dit-il, le serpent n’est dangereux que par sa tête. De ce fait, il dira que le mal du Mali, c’est IBK.

<strong> </strong><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien au Président et aux institutions: le plan de la CFR pour écarter un putsch civil</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soutien-au-president-et-aux-institutions-le-plan-de-la-cfr-pour-ecarter-un-putsch-civil-2881743.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 07:44:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Convergence des forces républicaines a organisé, hier lundi, une rencontre au Mémorial Modibo KEITA pour exprimer son soutien au Président de la République et aux institutions. Les responsables du mouvement ont annoncé l’organisation d’un grand rassemblement le samedi prochain. La CFR table sur la mobilisation d’un million de personnes à la place de l’Indépendance.</strong>

La rencontre a enregistré la présence de plusieurs députés, des leaders des partis politiques de la Majorité, d’associations et de mouvements de soutien au régime.

Selon les organisateurs, l’objectif de ce grand rassemblement est de montrer à la communauté nationale et internationale que les manifestants qui sont sortis le 5 et le 19 juin ne représentent pas le peuple malien.

Lazare TIMBELY a affirmé qu’ils ont décidé de se constituer en veille citoyenne pour soutenir les institutions. Selon lui, il n’est pas question de défendre une institution et laisser les autres.

Il a déclaré que la nation est en danger et qu’ils se mobiliseront pour soutenir les institutions. Après le rassemblement du samedi, la Convergence des forces républicaines entend continuer à se battre pour défendre les institutions. « Soyons conscients, soyons citoyens et sachons raison garder », a invité Lazare TEMBELY.

A son tour, l’ancien ministre Amadou KOITA a ajouté que l’objectif est de faire sortir le pays de la crise actuelle. « Si l’on ne fait pas attention, la démocratie et les institutions du Mali seront malmenées par ceux qui ont échoué lors de la présidentielle de 2018. Il faut que les républicains, les patriotes et les démocrates se mobilisent pour faire échouer le coup d’Etat civil que certains préparent. Que tout le monde se mobilise pour montrer à la communauté nationale et internationale que ceux qui se mobilisent ne représentent pas le peuple malien. C’est leur droit de manifester, mais ils ne représentent pas le peuple. Ils réclament la démission du Président au nom du peuple, nous leur demandons de savoir raison garder. Nous sommes dans un pays de droit et nous avons une constitution et des institutions. Accéder au pouvoir par le coup d’Etat est un crime imprescriptible. Leur plan est de déstabiliser certaines institutions, à savoir la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale pour réussir leur projet », a prévenu l’ancien ministre Amadou KOITA.

KOITA a déclaré que tout sera fait pour faire échouer le plan des contestataires. « Nous allons sortir le samedi, sans violence, pour montrer que le Président a des soutiens. Si nous restons immobiles, nous serons des complices. Nous allons montrer à l’opinion nationale et internationale que la majorité des Maliens dit non au coup d’Etat. Ceux qui veulent cela peuvent attendre 2023. Nous allons faire une mobilisation jamais égalée au Mali », a annoncé Amadou KOITA.

<strong> </strong>

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Formation du nouveau gouvernement: les dessous d’un blocage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/formation-du-nouveau-gouvernement-les-dessous-dun-blocage-2881740.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 07:39:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre, Dr Boubou CISSE, a présenté la démission de son gouvernement au Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, le jeudi 11 juin. Le chef de l’Etat a aussitôt reconduit Boubou CISSE et l’a chargé de former un nouveau gouvernement. Cela fait maintenant 13 jours que les Maliens sont dans l’attente de ce nouveau gouvernement. Qu’est-ce qui peut expliquer ce retard dans la formation du nouveau gouvernement ?

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, et son Premier ministre Boubou CISSE, ont-ils d’autres priorités que la formation du nouveau gouvernement ? La réponse est affirmative. Les autorités sont actuellement préoccupées par la recherche de solutions à la de manifestations demandant la démission du Président de la République. En plus de retarder la mise en place du gouvernement, ces manifestations en cours risqueraient de chambouler la configuration du futur gouvernement.

Depuis des semaines maintenant, le régime est menacé par un grand mouvement de contestation qui réclame la démission du Président de la République. Les autorités mettent les bouchées doubles pour trouver une solution à cette crise socio-politique. Des bons offices sont mis à contribution pour trouver un terrain d’entente avec les contestataires. Les négociations sont en cours et des propositions sont faites.

Lors d’une rencontre avec les forces vives de la nation au CICB, le Président a annoncé la formation d’un gouvernement d’union nationale. IBK a déclaré devant les forces vives : « je tire les leçons de toutes les péripéties que nous vivons. A cet égard, j’ai décidé d’engager des consultations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Mon projet n’a jamais été d’exclure qui que ce soit. Mon projet c’est le Mali et je vous l’avais dit dès 2013, cela n’a pas changé ». Cette déclaration démontre que la formation du nouveau gouvernement dépasse la responsabilité du Président de la République et du Premier ministre.

Donc, le retard dans la formation du gouvernement peut s’expliquer par la décision du président de former un gouvernement d’union nationale et les nécessaires consultations qui précèdent un tel exercice.

En plus des négociations menées par les bons offices auprès des responsables du M5-RFP, la majorité présidentielle sollicite une rencontre dans le cadre de la recherche d’une solution à la crise sociopolitique que connaît notre pays. Si les contestataires acceptent de faire marche arrière et accordent leur violon pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, il faudrait s’attendre à de grands changements dans la configuration du nouveau gouvernement.

Selon des indiscrétions, il n’est pas à exclure de voir annuler le décret de nomination du Premier ministre Boubou CISSE et de nommer un Premier ministre consensuel et de plein pouvoir.

Le temps presse et il urge de mettre en place un gouvernement de mission pour faire face aux priorités. Le Mali fait face à une crise sécuritaire qui paralyse le pays depuis des années. A cette crise sécuritaire est venue s’ajouter une crise sanitaire qui a frappé de plein fouet l’économie. Nous sommes dans un pays où tout est devenu priorité.

Face à cette réalité, la formation du futur gouvernement nécessite le choix des hommes et des femmes non seulement consensuels, mais aussi compétents pour faire bouger les choses et donner satisfaction aux populations. Tout doit être fait pour que la montagne de la revendication n’accouche pas d’une souris. La mise en place d’un gouvernement laxiste serait de nature de raviver la contestation et éloigner davantage notre pays de la résolution de cette crise sociopolitique.

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>‘‘Démission d’IBK’’: l’Imam Mahmoud Dicko trompe le ‘‘peuple’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/demission-dibk-limam-mahmoud-dicko-trompe-le-peuple-2878987.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur la revendication (démission du Président IBK), outre leurs déclarations rendues publiques, ils ont dit publiquement qu’ils ne reculeraient pas.

L’Imam Dicko, le vendredi 5 juin, sur la Place de l’Indépendance, déclare : « je le dis à qui veut l’entendre, Ibrahim Boubacar KEÏTA, mon grand-frère, comme dirais l’autre, je vous demande de régler cette affaire dans la paix et la dignité.

Faisons ça à l’amiable et la discrétion pour préserver ce pays. Je l’invite à écouter la voix du peuple, les revendications du peuple. Il faut qu’il comprenne que ce n’est que le début. Je jure, au nom d’Allah (3 fois) s’il ne tire pas les enseignements de cette mobilisation à temps, il risque de le regretter amèrement.

<strong>… Mes prédécesseurs ont déjà dit l’essentiel. Ils ont dit tout ce qu’on devrait dire à IBK.</strong>

Mais, je le répète ici, comme il déteste les ultimatums. Dès que tu lui lances un ultimatum sur quelque chose, il le répète plusieurs fois.

Mais, Bilahi, s’il ne respecte pas cet ultimatum, il va le regretter amèrement. Ça sera fait qui restera gravé dans les Tariks de ce pays.

Issa Kaou N’DJIM, tout aussi incisif que l’Imam DICKO, déclare en marge du rassemblement, sur la Place de l’Indépendance : ‘’ce 5 juin, nous sommes là pour permettre à ce pays de retrouver la quiétude. C’est pourquoi, je ne ferais pas dans la démagogie, je m’exprimerais clairement et distinctement pour ne pas vous trahir. Il n’y a aucune ambiguïté par rapport à l’objectif de cette manifestation, IBK doit rendre le tablier. Ce n’est pas une question de bagarre, comme Boua lui-même l’a toujours dit. Il a dit qu’il n’est pas prêt à laisser le pourvoir pour que le père de quelqu’un d’autre en profite. On est d’accord. Ça, c’est son droit ; mais, il doit laisser le pouvoir pour le peuple. Le peuple est d’accord, IBK et son régime dégagent. On est ensemble, on n’est pas dans les petits arrangements, non ! Il va partir. Il partira, Inch’Allah. À partir de ce vendredi, IBK n’est plus le Président du Mali’’.

<strong> </strong><strong>Qu’est-ce qui a changé entre vendredi après-midi et dimanche soir?</strong>

Le Gouvernement avait rappelé que l’exercice du droit constitutionnel de manifestation pacifique ne doit pas donner lieu à des actes de vandalisme ni de violences et invité les acteurs politiques et de la société civile au respect du cadre institutionnel républicain et démocratique. Avant de rassurer ‘’les populations qu’il restera attentif à la satisfaction de leurs préoccupations légitimes’’.

Puisqu’aucun d’eux, malgré les fanfaronnades politiques ne veut aller au Ngnouff, ont-ils mis illico de l’eau dans leur vin, assafourllaye, le vin c’est haram, c’est dans leur jus de Tamarin ? Ceci explique que Kaou N’DJIM ait reconnu sur Africable que si le régime lâche Manassa et soulageait le jeune PAN de son nouveau jouet, pardon du perchoir, ils pourraient dire Iyad et Kouffa de patienter un peu là où ils sont.

Plus sérieusement, l’annonce de Kaou N’DJIM n’est nullement ni une erreur ni une aspérité de communication. Le porte-parole de DICKO ne s’est pas trompé. Au contraire, ce que Kaou N’DJIM a dit sur Africable procède d’un timing clair et précis dans la communication en droite ligne des négociations secrètes entamées déjà entre les organisateurs de la marche et le régime via les notabilités de Bamako.

Haranguant la foule dupée sous cette chaleur torride Mahmoud DICKO reste malgré tout conforme à sa logique déjà développée sur Renouveau-TV et engagements pris devant les notabilités de Bamako quand il dit : «je l’ai dit à Ibrahim Boubacar KEITA, face à face ; je l’ai dit hier, je le répète aujourd’hui : je ne suis pas un ingrat. Je ne vous dirais jamais qu’il ne m’a jamais rendu service. Mais je lui dis que même s’il me donnait tout le trésor du Mali, cela ne m’empêcherait pas de lui cracher la vérité s’il déraille.

Je n’ai rien contre la personne de IBK, mais je m’insurge contre sa gestion chaotique du pays. Je suis contre le fait que toutes les richesses du pays sont concentrées entre ses mains et de son entourage. C’est ce que j’ai dénoncé, et c’est pour cela qu’on a voulu me mettre en prison. »,

Son « je n’ai rien contre la personne de IBK » ne rejoint-il pas ce qu’il avait auparavant avoué, à savoir qu’il n’a pas demandé la démission d’IBK (…) ?

Et à la vérité, le M5-RFP ne demande pas la démission d’IBK, tout ce qu’il demande c’est d’être dans le jeu, pardon dans le beurre… Comme le dirait Bakari TOGOLA : dioni dioni ke ou da la ! Et ça de leur part, c’est plus qu’une duplicité, c’est une duperie, un double jeu et une trahison du «peuple » qu’ils trimballent au gré de leur appétit pour assouvir leur ambition.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Majorité présidentielle&#45;RFP: ‘‘ tout est négociable sauf IBK’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-presidentielle-rfp-%25e2%2580%2589tout-est-negociable-sauf-ibk-2879002.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Écartelés entre groupuscules et encartés en petits clans d’intérêts sordides la grosse majorité molle, indolente et dolosive du président IBK se réveille-t-elle enfin pour s’ériger en remparts face putschistes ligués autour de l’Imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique ? On ne peut si bien dire ! En effet, l’une des conséquences majeures de l’embrasement du front politique suite à l’appel à la démission du président IBK et de son régime aura été les retrouvailles entre les amis et alliés du président IBK, remontés et « décidés à ne pas se laisser faire et à ne pas les laisser faire ». Si la quête du saint graal, pour les politico-religieux, passe par la démission du locataire de Koulouba et de tout son régime, le leitmotiv dans ce régime justement est désormais : tous pour un, un pour tous. Pour toutes les factions confondues de la majorité en effet pour atteindre IBK, il faut d’abord passer par nous.

Depuis, en effet, l’annonce du mot d’ordre des partisans de l’Imam Dicko, c’est le branle-le bas de combat au sein des phalanges de la majorité présidentielle. Si jusqu’ici elles étaient divisées sur tout et sur rien, à cause des querelles de postes et de positionnement en vue de 2023, l’urgence pour les factions Ibkistes est désormais de sauver le régime d’abord. De réunions internes en initiatives conciliatrices tous les leaders de la majorité ont été sur le front : Dr Tréta du Rpm, Pr Tiémoko Sangaré de l’Adéma, Sbm de Asma, Tiéman Hubert de l’UDD, Amadou Sy de Ramata-Plus, Siaka Diarra de l’UFD, IBB de l’UM-Rda, Pr Dicko de Rds, etc.

En étroite concertation avec le gouvernement aussi très mobilisé autour du Premier ministre Boubou, dit-on, contrairement à ce qu’on tente de faire croire à travers la désinformation, le camp présidentiel n’est pas resté aphone. La majorité présidentielle, politique et gouvernementale, à travers une intelligente concertation a dès l’abord privilégié l’apaisement et l’ouverture, à travers une offre de dialogue clair et précis dans le cadre du respect des institutions de la République et des lois du Mali.

Avant, pendant et après le rassemblement du 5 juin le camp présidentiel en contrepartie de l’autorisation de la manifestation par le gouverneur avait obtenu des garanties de la part des organisateurs que leur sortie se fera pacifiquement et dans le cadre du respect des lois, des personnes et de leurs biens. Ainsi, lors d’une rencontre chez les notabilités en présence de Choguel Maiga (FSD), de Kaou Djim (CMAS), Hamadoun Touré (ancien candidat qui représentait Cheick Oumar Sissoko) à la veille du rassemblement des leaders du M5-RFP, l’Imam Mahoud Dicko s’y était engagé et a même promis de ne pas demander la démission d’IBK. Au résultat, on peut constater une divergence d’approche entre les putschistes conduits par Cheick Oumar, Moussa Sinko (auxquels on peut ajouter Mariko) qui ont dirigé les manifestants sur le domicile du président le 5 juin et les a limé du groupe et les républicains modérés autour de l’Imam qui ne voulaient pas que quelque chose change (Choguel, Mountaga, Konimba…)

Faisant le constat de la divergence dans les rangs de la nouvelle contestation, la majorité présidentielle et tous les partis signataires de l’accord politique de gouvernance après concertation et analyse profonde de la situation avec le Premier ministre-chef du gouvernement, le Dr Boubou Cissé a réitéré ses positions et options. Le camp présidentiel en bloc décide de privilégier l’apaisement non sans détermination à en découdre s’il y a lieu.

« Nous avons les moyens, nous avons les hommes, nous avons surtout le devoir : celui de défendre les institutions et la République », explique ce responsable de la majorité que nous avons rencontré. Pour lui, c’est conscient de ses responsabilités historiques, en humilité, mais sans peur ni complexe que la majorité et le gouvernement ensemble tendent la main et remettent sur le tapis l’offre de dialogue ! Mais que de l’autre coté qu’on comprenne qu’il ne s’agira point et en aucune manière d’une offre à durée illimitée.

La majorité et le gouvernement explique un autre responsable, tout en fustigeant les débordements et l’assaut contre le domicile du président dont les responsabilités restent à situer » sont et demeurent à l’écoute des populations dont les attentes et les préoccupations sont seules celles qui comptes. Pour ce qui est des doléances du Mouvement du 5 juin, Rassemblement des forces patriotiques, la majorité présidentielle est claire et nette : oui au dialogue, mais non à la surenchère. Sur quoi vont-ils porter alors ce dialogue ? La réponse dans le camp présidentiel est sans équivoque : tout est négociable sauf la démission d’IBK, l’atteinte à la démocratie, à la forme laïque et républicaine de l’État et aux institutions de la République.

En clair, si les contestataires dont la plupart ont pris part au dialogue national inclusif à commencer par leur leader Mahmoud Dicko, veulent venir ou revenir dans le jeu la porte est grandement ouverte. Toutes choses qui préfigurent déjà une nouvelle ère de consensus en attendant l’heure de la redistribution des cartes prévue en 2023. Ça, c’est une autre paire de manches.

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong> </strong><strong>Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée malienne a parlé: ‘‘ll n’y aura pas de coup d’Etat’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/larmee-malienne-a-parle-ll-ny-aura-pas-de-coup-detat-2879000.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/larmee-malienne-a-parle-ll-ny-aura-pas-de-coup-detat-2879000.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 12:35:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 5 juin a vécu ! Mais comment ? Le Premier constat et la plus notable c’est : la machine de propagande a été on ne peut plus efficace, face à la désertion communicationnelle du régime. Seuls sur le terrain, les organisateurs de la marche ont développé leurs thèses, opinions, griefs et propositions sans aucune contradiction. Politiciens populistes, activistes islamistes, citoyens manipulés et enrôlés, les organisateurs ont, dans ce cadre, à l’appui et pour le confort de leur revendication majeure (démission du Président IBK et de son régime) instrumentalisé à des fins politiciennes et subversives, une lettre circulaire du Chef d’État-major général aux différents Chefs d’États-majors et directeurs de service relative aux ‘’Dispositions sécuritaires pour le vendredi 5 juin 2020’’.

Dans cette lettre, normalement secret-défense, qui malheureusement à fait largement le tour des réseaux, le Chef d’Etat-major général instruit ‘’l’observation rigoureuse de ces mesures qui doivent être accompagnées d’une vigilance extrême, avec le devoir de rendre compte en permanence’’. Comme entre autres mesures : ‘’mettre en place des piquets d’intervention au niveau de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde Nationale, de la Gendarmerie Nationale et du Génie militaire ; les piquets doivent être dotés de véhicules d’intervention… ‘‘

Mais dans la grossière manipulation, tout ce que les organisateurs des manifestations ont retenu et mis en avant ce sont les mesures d’usage traditionnelles en vue d’éviter la confusion : ‘’une manifestation est prévue à Bamako le vendredi 5 juin 2020 à 14h00. À ce titre, il convient de sensibiliser les hommes placés sous vos ordres afin qu’ils restent en marge d’un tel évènement et qu’ils adoptent les mesures suivantes : -rester au camp et ne sortir que par stricte nécessité auquel cas en informer la permanence ;- au besoin, se mettre en tenue civile pour aller en ville et rester loin des manifestations’’.

Ces mesures de prudence habituelles du CEMGA ont été interprétées et brandies par les organisateurs de la manifestation et les adversaires du Président IBK comme un lâchage du régime par l’Armée qui a rallié les manifestants comme ce qui s’est passé en Algérie. Le buzz provoqué par la manipulation grossière et subversive a eu fort impact mobilisateur sur le rassemblement du 5 juin. Il a convaincu les hésitants, motivé les curieux et renforcé la détermination des militants manipulés qu’on allait assister en direct et pour la première fois dans l’histoire à la démission d’un Président de la République.

Face aux extrapolations et supputations, consécutives à l’intoxication des organisateurs de la manifestation, l’armée a tenu à mettre les points sur les i : ‘’à propos de la lettre du CEMGA 5 juin :

Dans une lettre datée du 02 juin 2020, le Chef d’État-major général des Armées (CEMGA) invite et instruit aux personnels FAMa le respect strict des principes militaires, par rapport à la manifestation du 05 juin 2020 sur la place de l’Indépendance.

Cette lettre a fait le tour des réseaux sociaux. Malheureusement certaines interprétations tendent à en déformer le contenu. Face à cette velléité tendancieuse, la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées en appelle à la bonne compréhension de tous pour accepter et reconnaître que le militaire n’intervient au maintien de l’ordre que sur réquisition, conformément à la législation.

En tout état de cause, cette lettre du CEMGA a valeur de rappel des principes réglementaires aux personnels FAMa. Toute autre interprétation est inacceptable’’.

Comme si cela ne suffisait pas, après avoir lancé ses troupes de manière irresponsable à l’assaut du domicile du Président IBK sis à Sébéninkoro, avec tous les affrontements et le bilan qui en a résulté, ces organisateurs de la manifestation ont encore distillé sur les réseaux sociaux une pernicieuse et insidieuse rumeur de coup d’État.

Sans se laisser divertir, au moment même où les manifestants affrontaient les forces de l’ordre, l’Armée apporte un cinglant démenti à l’intox : ‘’des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux faisant état d’une réunion de généraux et d’une adresse éventuelle du Général Ibrahima Dahirou Dembele à la Nation.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants y apporte un démenti catégorique. Il s’agit d’un montage grotesque qui n’a d’autre but que la propagande. Les auteurs de l’intox visent à semer le doute dans les esprits dans leur dessein de déstabilisation des institutions de la République. Le Ministre réaffirme que l’Armée demeure sous les ordres des institutions républicaines. Il invite par conséquent à la vigilance de tous’’.

Voyant leur baudruche se dégonfler, ils tentent de saper le moral des troupes et de créer la zizanie dans les rangs des FAMa en inventant une fantasmagorique coordination des Forces Armées et de Sécurité du Mali qui serait le bras armé de la CMAS. Agacée par cette cabale vicieuse et pernicieuse la grande muette avertit : ‘’attention à la propagande subversive : aucune coordination au sein des forces armées.

Un texte de soutien d’une prétendue coordination des Forces Armées et de sécurité du Mali aux idéaux de la CMAS de l’imam Mahamoud Dicko fait le tour des réseaux sociaux. Il y a lieu de préciser que le ou les auteurs ne parlent qu’à leur nom propre. Il n’existe aucune structure officielle du genre dans l’armée. Nous invitons par conséquent tous les personnels FAMa et les populations à la plus grande vigilance. L’Armée demeure républicaine et aux ordres des institutions républicaines.

Cette lettre non signée ne participe ni plus ni moins qu’à une velléité de manipulation, de propagande visant à déstabiliser les institutions de la République. L’armée se préoccupe plutôt de la sécurisation des personnes et de leurs biens ainsi que de l’intégrité territoriale, à un moment de terrorisme et de coronavirus’’.

En français simple : à tous les putschistes qui caressent le funeste dessein de voir l’armée intervenir pour mettre un terme au processus démocratique avec toutes les conséquences qu’on sait, les FAMa disent : que nenni ! Que nenni ! Que nenni !!!

<strong>Source: Info Matin</strong>]]> </content:encoded>
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<title>5 juin: l’Imam réussit son coup</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/5-juin-limam-reussit-son-coup-2878384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 16:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une marée humaine excitée et même surexcitée au Monument de l’Indépendance a demandé le vendredi dernier la démission du locataire de Koulouba, Ibrahim Boubacar KEITA, pour avoir été incapable de satisfaire pendant 7 ans de règne les besoins cruciaux de sa population.</strong>

Contre la mauvaise gestion, la corruption, l’insécurité, le favoritisme, les violations des droits de l’homme ; le trio (le Mouvement Espoir Mali Kura (EMK), la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) a organisé son grand rassemblement au Monument de l’Indépendance avec le soutien de plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques de l’Opposition. Malgré les déclarations et communiqués qui ont inondé les réseaux sociaux à la veille pour condamner ledit regroupement, de milliers de personnes ont assiégé le site depuis le matin. Tous scandaient des messages hostiles au régime et demandaient le départ immédiat d’IBK.

Également, sur des pancartes, on pouvait lire : « IBK démissionne », « Manassa démissionne », « Sept ans de corruption, ça suffit », « IBK nous a déçu », « IBK a montré ses limites, qu’il démissionne », « Ce régime est un coronavirus pour le Mali », « Depuis plus de 7 ans, IBK nous étouffe », « IBK, 7 ans de monarchie, ça suffit, il faut quitter », « ça suffit, trop c’est trop », etc.

Lors de ce rassemblement, des responsables et soutiens à l’initiative, pendant près de deux heures, se sont succédé à la tribune pour dépeindre la situation politique, sécuritaire, sanitaire et économique du pays. S’il y a une chose dont ils sont tous unanimes, malgré leur divergence d’approche est le manque d’espérance avec et ses alliés à redresser le pays tout en répondant aux aspirations du peuple.

Pour l’intérimaire à la tête du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), Choguel Kokalla MAIGA, le président IBK, de par sa gestion, est en train d’exposer le Mali à une disparition. Le chef de l’État est passé à côté de son mandat, le problème du nord, pour lequel le peuple malien l’a plébiscité en 2013, a indiqué Choguel MAIGA. Outre ce point noir, les Maliens souffrent de la faim, de l’insécurité, du problème d’école…

« Un gouvernement qui ne peut assurer ces services à son peuple n’est pas légitime. Donc, c’est un gouvernement qui est incapable de résoudre les problèmes des Maliens. Alors, on ne peut pas accepter un gouvernement illégitime », a déclaré le président du MPR qui a rallié l’Opposition après son départ du gouvernement.

Très attendu, l’imam DICKO a commencé ses propos par présenter son pardon au peuple pour lui avoir donné des consignes de vote en faveur d’IBK, en 2013.

« Aujourd’hui, moi et le Chérif de Nioro demandons pardon au peuple malien pour cette décision », s’est excusé M. DICKO.

Malgré ce remords, Mahmoud DICKO a soutenu qu’ils se sont patientés et ont même conseillé le président, mais en vain, face à des dérives de gestion du pays. Donc, pour lui, le moment est venu de ne plus se taire et, a-t-il ajouté, que contre tout l’argent de ce pays, il ne gardera le silence. C’est une lutte pour le Mali, a-t-il insisté.

« Notre combat est de sauver la patrie. Ce n’est pas un combat contre IBK et son régime qui sont éphémères. Mais pour le Mali qui demeure », a indiqué l’imam DICKO.

Par ailleurs, il a condamné la stratégie du régime de diviser les forces vives de la nation pour régner.

« Ils ont divisé tous les secteurs, toutes les couches », a dénoncé l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali. Cela n’est pas soutenable parce que c’est loin d’être un système de gouvernance d’un État. Le pire, cette division est répercutée au sein de l’armée.

« Ce n’est pas avec le clanisme et la division au sein de l’armée que l’on pourra récupérer Azawad. C’est dur, mais la réalité du pays », a déclaré Mahmoud DICKO.

De même, dans son intervention, il est revenu sur certains récents événements dont la répression de la manifestation des jeunes dans la région de Sikasso où plusieurs personnes ont été tuées lors des heurts entre manifestants et des éléments d’une unité spéciale. Une scène révoltante pour DICKO, car proteste-t-il « un régime démocratique et légitime ne tue pas son peuple ». Avant d’ajouter que de par sa gestion IBK « a fait subir au peuple malien, l’humiliation ultime ».

En outre, a-t-il évoqué, sa convocation avortée par la justice consistait à l’arrêter pour des propos qu’il n’a pas tenus. Toutefois, s’il y a une personne qui doit rendre compte au peuple et à la justice, c’est bien IBK et son gouvernement mouillés dans les affaires de corruption. « Ce sont eux qui doivent rendre compte à ce brave peuple », a indiqué l’imam DICKO.

Devant ses milliers de partisans, Mahmoud DICKO a durci le ton en lançant un ultimatum au président de la République. Pour lui, cette mobilisation n’est que le début si jamais IBK ne rend pas sa démission.

« Je jure que si ce rassemblement ne lui sert pas de leçon, il en prendra en compte. (…) Pas de casse ni d’insulte, nous demandons à IBK et à son gouvernement de partir », a-t-il déclaré.

Les trois organisations, dans leur déclaration, ont donné 18 heures au plus tard à IBK pour démissionner ce vendredi.

« Nous allons rester mobilisés au monument de l’I7ndépendance jusqu’à la démission du pouvoir. Nous demandons à tous les Maliens ne pas se démobiliser », a affirmé le porte-parole de la CMAS, Issa Kaou DJIM.

Également, selon Nouhoum TOGO, l’un des membres du cabinet du chef de file de l’Opposition, l’alternative pour ce pays est le départ d’IBK et de tous ses clans qui ont fait une mainmise sur tout.

« Le peuple est souverain. Il a demandé le départ du régime actuel. Donc, ceux qui gèrent doivent être en conscients et de rendre le tablier », a soutenu M. TOGO. Comme ce qui s’est passé en Algérie, nous allons maintenir la mobilisation jusqu’à ce que l’on obtient la fin du règne de ce régime, qui est en sept ans, a échoué à tenir toutes ses promesses.

Après la déclaration de ce nouveau front contre IBK, des manifestations très en colère se sont dirigées vers le domicile privé du président de la République, à Sébénicoro. L’objectif étant de contraindre IBK à démissionner. En tentant d’empêcher ce coup de force, des heurts ont éclaté entre des forces de l’ordre et des manifestants : des jets de gaz lacrymogène contre des cailloux. De même, des pneus ont été brûlés sur la route. La scène de violence a duré pendant plusieurs heures. Selon des sources, l’incident a fait plusieurs blessés des deux côtés et de dégâts matériels<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>
<div class="single_post_title">
<h1 class="entry-title single-post-title">Coulisses</h1>
</div>
<div class="clearfix"><strong>Évanouies à cause de la forte chaleur</strong></div>
<div class="post_content">

Alors que le thermomètre affichait 35 °C à Bamako, sous cette forte chaleur, des manifestants voulaient en finir avec le régime. Parmi eux, des jeunes, hommes, femmes et vieux qui ont en commun leur mécontent de la façon dont le pays est géré. Sur place, la protection civile, qui était déployée, a secouru quelques manifestants évanouis. La plupart était des jeunes, des enfants et des femmes.
« C’est à cause de la forte chaleur et du manque d’air que ces individus se sont certainement évanouis. Notre mission est de les secourir », nous explique un agent de la protection civile avant de préciser qu’il n’y a pas eu de cas graves ou compliqués recensés.
<strong>DICKO adoube MARIKO</strong>
Si les autres intervenants politiques ont été introduits par les deux maitres de cérémonie, c’est l’imam DICKO lui-même qui a introduit l’ancien député Oumar MARIKO. Dans ses propos, il a lancé une pique aux autres acteurs politiques. Selon lui, dans le lot des hommes politiques, qui l’entouraient ce jour, Oumar Mariko, est seul à être cohérence en mettant le cap dans son combat pour le Mali.
« On a été opposé sur beaucoup de choses. Mais ce que j’apprécie chez lui, c’est la constance dans sa démarche », a indiqué l’imam DICKO.
<strong>Le grand absent, Modibo SIDIBE</strong>
À la veille de la manifestation, le parti Fare a fait une longue déclaration pour appeler ses militants à participer à la mobilisation. « Beaucoup de militants et sympathisants des FARE prendront part à ce rassemblement. Pour autant, la gravité et la complexité de la crise, la dimension sahélienne font que nous n’avons plus droit à l’erreur. Par conséquent, nous devons préserver l’essentiel et il importe que toute solution soit républicaine et démocratique », informe le document des Fare. En dépit de cette déclaration, le président du parti Modibo SIDIBE n’était pas présent au rassemblement alors que la formation politique y était représentée par Souleymane KONE.
<strong>Un dispositif impressionnant de sécurité</strong>
Très tôt le matin, les autorités ont déployé une forte équipe des forces de l’ordre (police nationale, la gendarmerie nationale et la garde républicaine) pour sécuriser et encadrer la mobilisation. Au monument de l’Indépendance et tout aux alentours, des éléments de la sécurité étaient en faction pour quadriller la zone. Et plusieurs fois, les manifestants ont salué le professionnalisme avec lequel ils ont assuré l’ordre et la quiétude.

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<title>3 millions de manifestants pour IBK: la fanfaronnade des imposteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/3-millions-de-manifestants-pour-ibk-la-fanfaronnade-des-imposteurs-2878378.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 16:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En revendiquant récursivement la souveraineté nationale, en s’affublant du qualificatif de ‘’peuple’’, autant les protestataires du 5 juin que les affidés du régime sont dans l’imposture. Autopsie d’une bataille de légitimité à géométrie variable.

Après avoir plongé la tête dans le sable, refusé de voir arriver la tempête qui se formait et grossissait à l’horizon, le régime et ses affidés sont foudroyés par la réussite du ‘’rassemblement’’ organisé par le Mouvement Espoir Mali Kura (EMK), la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), ce 5 juin, sur le Boulevard de l’indépendance. Groggy par ce succès retentissant, ils pointent un million de manifestants au tableau de l’Imam et de ses nervis. C’est clair, les orchestrateurs de la manif ont su cantonner la convergence des fureurs et les frustrations d’une frange importante de la population, non seulement de Bamako, mais également des capitales régionales. L’onde de choc provoquée par cette démonstration populaire a bouleversé la conception traditionnelle et étriquée de la politique fuite en avant. Ce qui cauchemarde le pouvoir.
Revenant des vapes, la coterie tente de donner de la repartie. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils débrident leur imagination pour proposer un concept novateur. Ils reconduisent les mêmes recettes galvaudées. ‘’Plusieurs associations, groupements de femmes, mouvements de jeunesse, partis alliés, les partis politiques membres de l’Ensemble Pour le Mali (EPM) et tous les autres soutiens du président de la République regroupés dans une seule et même plateforme « NOUS LE PEUPLE « étaient ce soir en réunion préparatoire à la maison des jeunes de Bamako. Plus de trois (3) millions de Maliens marcheront le vendredi prochain pour le respect des institutions de la République du Mali’’, annoncent les partisans du régime templiers autoproclamés du ‘’respect, de la défense et de la sauvegarde des institutions de la République.
Mais, il y a problème. Les royalistes s’affublent de l’appellation ‘’NOUS LE PEUPLE’’. Quelques jours auparavant, quand les boutefeux, se sont autorisés une telle prétention, quelle volée de bois vert n’ont-ils pas reçu ! Au nom de l’article 26 de la Constitution du 25 Février 1992 qui dispose : ‘’la souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’.
La notion de ‘’souveraineté nationale’’ est donc une disposition constitutionnelle qui n’est ni sélective ni à géométrie variable. En s’en attribuant l’exercice, autant le Quarteron (EMK, CMAS, FSD, PCC) accusé de ‘’diffuser sur les réseaux sociaux et les médias : des propos insurrectionnels, subversifs, séditieux appelant à la démission, la première institution, qu’est le Président de la République’’ que les ouvriers de la 25e heure, ces fantassins inaudibles, inodores et sans saveur, sont de parfaits imposteurs.
Au-delà des apparences, c’est bien à une bataille de légitimité que nous assistons. Mahmoud DICKO et ses moudjahinnes en se proclamant le ‘’peuple’’ (en violation de l’article 26 de la Constitution) fondent leur revendication (leur légitimité populaire) sur deux faits.
D’abord, le score réalisé par le Président Ibrahim Boubacar KEITA lors de la présidentielle de 2018. Au premier, il a été crédité de 1 331 132 voix (41,70%) et de 1 798 632 (67,17%). Pour les ‘’séditieux’’, avec un tel score, à savoir moins de 2 millions d’électeurs sur une population totale estimée à 20 millions d’âmes, IBK a certes la légalité, mais pas la légitimité. Une légitimité d’autant plus effilochée qu’il est vomi par une fraction non négligeable de la population pour haute trahison de promesses non tenues.
Ensuite, ils peuvent brandir le nombre de manifestants réclamant le départ de la première institution de la République, en tout cas, un changement radical de GOUVERNANCE.
Le clan au pouvoir objecte que même une victoire étriquée avec une voix de différence suffit à asseoir autant la légalité que la légitimité. Il oppose le même réquisitoire aux protestataires sur les stats : un million de manifestants à Bamako ne représente pas les 20 millions de Maliens. Donc, IBK a bel et bien la légitimité que les frondeurs tentent de lui denier par une entourloupe du peuple, éternel objet de manipulation pour l’assouvissement des visées pouvoiristes.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marche du 5 juin: et après ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/marche-du-5-juin-et-apres%25e2%2580%2589-2878377.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 16:05:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le rassemblement du 5 juin sur le Boulevard de l’indépendance, ce n’était pas seulement pour exiger la démission du Président IBK et de son régime ; mais il avait également comme objectif de réclamer une nouvelle gouvernance. Sur cette double exigence, qu’est-ce l’Imam DICKO a-t-il obtenu ? Que lui reste-t-il à faire ? Qu’elle pourrait être réaction du Président IBK et de ses partisans ?

Nul déni toxique de réalité. L’onde de choc provoquée par le ‘’rassemblement’’ de ce vendredi 5 juin, à l’appel du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), et la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahamoud Dicko (CMAS), bousculera des certitudes et reconfigurera le jeu politique, à travers une redistribution des cartes. Qu’on ne s’y trompe pas, et qu’on ne nous trompe pas : la mobilisation contre le régime en place est à l’aune des déceptions, des fureurs individuelles. Face à cette donne, les notions de Pays, de Nation brandies paraissent abstraites en tant qu’elles ne sont que des exutoires.

Après le rendez-vous de ce vendredi 5 juin, quels sont les dividendes pour les leaders ?

<strong>Les dividendes de la marche</strong>

Il y a une évidence : les organisateurs ont réussi le pari de la mobilisation. De Bamako, comme de certaines régions du pays, en l’occurrence Sikasso, l’appel à manifester a trouvé un écho favorable. En effet, pour les organisateurs de la conférence de presse du samedi 30 mai dernier, au siège de la CMAS, à Magnambougou Faso-Kanu, il était question de : ‘’une grande mobilisation pour le sursaut national face à une mal gouvernance chaotique, au risque de partition du pays, aux atteintes graves aux principes constitutionnels, républicains et démocratiques, notamment la confiscation du vote des citoyens’’. Ce challenge a été relevé.

L’Imam Mhamoud DICKO a dit qu’il transformera le Boulevard de l’indépendance en Mosquée à ciel ouvert pour diriger la prière du vendredi. Il l’a fait, même si les fidèles ont prié en son absence.

Qu’est-ce l’Imam n’a pas réussi ? La principale revendication des conjurés était la démission du Président IBK et de son régime avant 18 heures précises, le vendredi 5 juin 2020. IBK n’a pas démissionné et il est toujours aux commandes du pays. C’est clair, qu’il n’a pas réussi à « dégager » le Président IBK. Pour autant, il faut lui reconnaître d’avoir réussi à flanquer la frousse au régime, à ses courtisans et valets. Tout le monde a semblé montrer patte blanche…

<strong>Les attentes légitimes des grognons</strong>

Que peuvent espérer légitimement l’Imam DICKO et ses compagnons de circonstance ? La réponse à cette question est à chercher dans les solutions de sortie de crise qu’ils proposent eux-mêmes. Il s’agit de la reconstruction des forces armées et de sécurité, mieux recrutées, mieux formées et mieux équipées, dignes d’un État protecteur de ses citoyens et de ses institutions ; la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, son unité, sa laïcité et le plein exercice de sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire national ; une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale ainsi que la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens ; une priorisation de l’éducation et de la santé ; la garantie de l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures ; la restauration de l’État de droit par la consolidation de la démocratie afin de permettre au Peuple malien de jouir librement de tous ses droits constitutionnels. A cela, il faut ajouter les réformes politiques et institutionnelles garantissant des élections régulières et crédibles se traduisant par une forte légitimité des institutions de la République ; la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour la libération de I’Honorable Soumaila CISSE, Chef de file de l’opposition républicaine, et de toutes ces personnes enlevées et injustement privées de leur liberté ; l’union sacrée autour de l’idéal d’un Mali uni, prospère et respecté, à travers la rupture avec le système actuel qui a mis en danger de dislocation notre Pays et notre Nation.

<strong>Quelle sera la réaction du Président IBK et de ses partisans ?</strong>

Il faut d’abord signaler la fanfaronnade de gens tenus et obligés qui s’illustrent par l’indigence de leur offre face à un problème éminemment politique. ‘’Plusieurs associations, groupements de femmes, mouvements de jeunesse, partis alliés, les partis politiques membres de l’Ensemble Pour le Mali (EPM) et tous les autres soutiens du président de la République regroupés dans une seule et même plateforme « NOUS LE PEUPLE « étaient ce soir en réunion préparatoire à la Maison des jeunes de Bamako.

Plus de trois (3) millions de Maliens marcheront le vendredi prochain pour le respect des institutions de la République du Mali’’. Les responsables de la Majorité présidentielle seront-ils complices de cette loufoquerie ?

Selon nos informations, contrairement à des insinuations persistantes, aucune rencontre entre le Président IBK et les manifestants n’est à l’ordre du jour dans l’immédiat.

Par contre, apprend-on, la Majorité présidentielle à qui IBK avait instruit de se renforcer après la séquence de la mise en place du Bureau de l’AN a décidé de prendre en charge le dossier.

« Les revendications étant politiques, elles doivent être traitées politiquement », fait-on savoir dans le camp présidentiel qui serait en train de mettre sur place les canaux de discussion nécessaires afin de parvenir à un apaisement.

D’autres idées plutôt opportunistes qui sont véhiculées avec insistance sont balayées d’un revers de la main.

La démission du Gouvernement. Mais il s’agit d’enfoncer une porte déjà ouverte, dès lors que dans toute démocratie sérieuse, il y a un remaniement gouvernemental pour prendre en compte la configuration de l’Assemblée nationale.

Pour ce qui est de la dissolution de l’Assemblée nationale, le débat est verrouillé par l’article 42 de la Constitution : ‘’le président de la République peut, après consultation du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Les élections générales ont lieu vingt et un jours au moins et quarante jours au plus, après la dissolution.

L’Assemblée nationale ne peut être dissoute dans l’année qui suit ces élections’’.

Bien sûr, en tant que dernier recours, le Président IBK pourrait recevoir les manifestants si les conditions l’exigeaient.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La foule, ce n’est pas le peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-foule-ce-nest-pas-le-peuple-2878379.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 16:05:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La République a tremblé, la démocratie a vacillé, pour autant l’éternel Djoliba reste dans son lit ; et le Président IBK toujours aux commandes du bateau-Mali ! Pour paraphraser cet autre président victime du déchaînement des foules instrumentalisées, le navire a subi des bourrasques, ‘’le bateau Mali vient d’essuyer une lame d’une violence inouïe, mais il n’a pas chaviré et il ne coulera pas’’. Si tant est que son capitaine du jour, Ibrahim Boubacar KEITA, puisse pouvoir compter sur chacun et tous pour l’amener à bon port conformément à la devise de notre cher pays ; un peuple, un but, une foi !

Est-ce objectivement la situation de IBK, Président d’un pays en guerre, et résolument en guerre « contre tous les manques, contre la précarité, contre le faible taux d’éducation, contre le faible accès aux centres de santé et à l’eau potable, contre la corruption et l’injustice » ? Nul ne conteste aux contestataires leurs diatribes et fulminations contre l’insécurité, les hypothèques sur la souveraineté, les risques de partition du pays, la gangrène corruptrice, le laisser-aller, le l’impunité… sur fond de clientélisme et clanisme.

Pour autant, pour autant ! A la base de notre contrat social, chacun convient et défend comme verset de coran (ou parole d’évangile) que ‘’la souveraineté́ nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’ ! Dès lors, comment des leaders dit-on très éclairés, très sages et très respectés peuvent remettre en cause notre contrat social à travers une imposture républicaine sans pareille en se proclamant « peuple » sans aucun mandat du peuple souverain du Mali ?

Les temps changent, le Mali demeure, et dans ses frontières. « L’homme d’acier trempé » qui embastillait à tour de bras les opposants et les déportait à travers le pays pour leur rappeler ce qu’est l’autorité de l’Etat est aujourd’hui «l’aîné sans être le plus âgé » qui accepte « d’être l’aiguille » pour coudre et recoudre « le tissu national » et dis, comme son aîné et prédécesseur « à tous les Maliens et à toutes les Maliennes de la classe politique, des organisations de la société civile, à nos corps en tenue…: Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment, alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l’aiguille a besoin pour coudre » !

Que ceux qui se refuseront d’aventure à s’insérer dans cet impératif national et républicain se souviennent que le 5 juin est passé ; le ‘’18 heures’’ fixé comme ultimatum est passé ; 18 autres heures sont passées ; 18 autres heures passeront… Mais le Mali restera et force restera, inch’Allah, à la Nation et à la République. Et le Président, jusqu’à la fin du mandat que le peuple souverain du Mali a bien voulu lui donner restera à la tête du Mali. In en est ainsi en la démocratie.

Les bravades, les défiances, les provocations de rue, les appels à la subversion et au pronunciamiento ne changeront rien. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. A ces hybrides qui ont carotté aussi le fruit de la rapine, le peuple demande des réponses : comment appelle-t-on celui qui accepte le bien volé du peuple ? Qui parmi ceux qui crient aujourd’hui n’a pas bénéficié de ce régime ?

Don ka djan a sebali tè ! Un jour viendra, où beaucoup de gens, des deux côtés, répondront de leur forfaiture contre la République et la Nation !

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bétisier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/betisier-2877508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:39:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’effet d’annonce est trop risqué et politiquement hasardeux. Mais le Bureau de l’Assemblée nationale a pris le pari de vendre la martingale de la fin de crise scolaire, dès demain vendredi 5 juin. Vive le Timbinisme qui s’illustre par des miracles à tous égards. Pendant qu’il vend ses rêves, le vénéré Ckeikh Mahmoud Dicko coupe le sommeil à Boubou qui a privilégié la capitulation à l’affrontement, en bouffant au détour de sa reculade jean-fesse son piment dans la bouche du Gouverneur du District qui autorise la marche du 5 juin, dans le mépris des réserves de la Cour constitutionnelle et en violation flagrantes des mesures du Conseil Supérieur de la Défense nationale du 17 mars 2020. Lisez votre BÊTISIER du jour.

<strong> </strong><strong>École : le tripotage parlementaire</strong>

<strong> </strong>‘’Le Bureau de l’Assemblée nationale trouvera une solution définitive à la crise scolaire d’ici la fin de cette semaine’’, selon le Journal de la boîte nationale. Génial ! Mais, attention ! La fin de cette semaine, c’est demain vendredi 5 juin 2020. À moins que la semaine parlementaire de cette 6e législature soit extensible, modulable et tripotable à souhait comme l’ont été les conditions ébouriffantes de l’élection du Président et de la constitution du Bureau de l’Assemblée nationale, demain la conjuration du mauvais sort (la crise scolaire) qui s’acharne sur l’école malienne depuis plus de 20 ans.

Ainsi, pendant que le vacarme médiatique résonne de mille incantations sur l’école, les honorables députés relèvent les manches au nom d’un soudain intérêt pour l’avenir des enfants, pauvres hères qui errent depuis des mois, et appliquent la poudre de perlimpinpin. Eh oui, le Timbinisme fait des miracles. Mais un proverbe rwandais dit : ‘’les promesses engraissent les oreilles, pas les joues’’. Le répondant chez nous au Mali doit être : ‘’a barika an tulo nisondiya la, sani an nyèw k’a ye’’ (littéralement : merci de réjouir nos oreilles, en attendant que nos yeux ne contemplent).

Les députés de la 5e législature ont pataugé dans le bourbier de l’école ; le vieux Isac a crié à gorge déployé pour l’application de l’article 39 de la Loi N° 2018-007 du 18 janvier 2018, Portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale suite à la valorisation de la grille annexée au Statut général. Il stipule : ‘’toute majoration, rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’appliqua de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et Spéciale’’. Pour toute réponse, un jeune PM dit niet, nada. Au diable l’article 39 ! La loi, c’est moi.

Et voici des prestidigitateurs qui se croient plus habiles, vendent la martingale. Entre nous, l’effet d’annonce est trop risqué et politiquement hasardeux. Sauf si la camaraderie faisait son effet magique dans la République où la coterie régente tout : PM jeune, PAN jeune pote du PR Junior. Les échanges de bons procédés sont fortement envisageables. Tu me sauves la mise et la face en capitulant sur l’article 39, en retour de l’ascenseur, je capitule sur tout, à commencer par ta Déclaration de Politique Générale (DPG). C’est ce que les diplomates appellent pudiquement ‘’dans l’intérêt bien compris des parties’’. Dans un régime défaillant, les méthodes bling-bling marchent en général.]]> </content:encoded>
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<title>5 juin: le gouvernement capitule</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/5-juin-le-gouvernement-capitule-2877495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:28:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La CMAS, le FSD et le Mouvement Espoir Mali Kura (EMK) prévoient un grand rassemblement contre le régime IBK, demain vendredi 5 juin. Lors de la conférence de presse annonçant le ‘’rassemblement’’, le samedi 30 mai, les organisateurs ont clairement déclaré que l’objectif est de demander la démission du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA et de son régime. Cet objectif risque de porter du coup dur à la réussite du rassemblement qui divise les initiateurs. Pour preuve, dans un entretien accordé à Renouveau TV, l’Imam Mahmoud DICKO a clairement affirmé qu’il n’a jamais appelé à la démission du Président IBK. Alors qui veut donc détourner le combat de l’Imam DICKO qui, précise-t-il, est de défendre la République, la religion et les lois ?

Sur Renouveau TV, répondant à la question du journaliste sur l’objectif réel de la manifestation, l’Imam DICKO a affirmé qu’il n’a jamais parlé de démission du Président de la République, comme annoncé par les conférenciers le samedi passé. Il a rappelé son combat qui est de défendre la République, la religion et les lois du pays. Alors que lors de la conférence de presse du samedi, l’appel des conférenciers, censés porter la voix de l’Imam DICKO, était clairement à porte-à-faux des propos qu’il vient de tenir.

<strong>De la démission du Président IBK</strong>

Les trois organisations (CMAS, FSD EMK) ont lancé un appel à tous les Maliens, de l’intérieur et de la Diaspora pour une grande mobilisation pour : ‘’le sursaut national face à une gouvernance chaotique et prédatrice, au risque de partition du pays, aux atteintes graves aux principes républicains et démocratiques, notamment la confiscation du vote des citoyens ; la reconstruction des forces armées et de sécurité, mieux recrutées, mieux formées et mieux équipées, dignes d’un Etat protecteur de ses citoyens et des institutions ; la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, son unité et le plein exercice de sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire national ; une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale, ainsi que la restauration de la confiance entre l’Etat et les citoyens ; une priorisation de l’éducation et de la santé ; la garantie de l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures ; la restauration de l’Etat de droit par la consolidation de la démocratie afin de permettre au Peuple malien de jouir librement de tous ses droits constitutionnels, y compris des élections régulières et crédibles se traduisant par une forte légitimité des institutions de la République ; la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour la libération de l’Honorable Soumaïla CISSE, Chef de file de l’opposition républicaine, et de toutes les personnes enlevées et injustement privées de leur liberté ; un rassemblement des forces vives de la Nation afin de créer les conditions d’une union sacrée autour de l’idéal d’un Mali uni, prospère et respecté, à travers la rupture avec le système actuel’’.

Les conférenciers, dans leur déclaration, ont clairement indiqué que ‘’la réalisation d’un tel objectif exige la démission du Président Ibrahim Boubacar Keita et de son régime dont la gouvernance a mis en danger de dislocation notre Pays et notre Nation’’.

Les conférenciers ont-ils pris la lourde responsabilité d’exiger la démission du Président IBK sans consulter l’Imam DICKO ? La question taraude Maliens depuis la sortie de Dicko sur Renouveau TV affirmant qu’il n’a jamais parlé de la démission d’IBK.

Déjà en mars dernier, lors d’un meeting au Palais de la culture, l’ancien Président du Haut conseil islamique du Mali avait lancé un message dans lequel il invitait ses militants à sortir ‘’avec des gourdins, des machettes…’’. Mais, après une convocation avortée, il a fait une adresse de clarification se faisant passer pour soucieux de la stabilité du pays. L’Imam Dicko a affirmé que ses propos tenus, lors du meeting en question, ont fait l’objet de manipulation. Il reste à savoir si la position de Dicko concernant la manifestation a été mal interprétée ou s’il a tout simplement reculé.

<strong>Marche du 5 juin, Boubou s’aplatit</strong>

Même s’il reste à trouver un point d’accord sur l’objectif du grand rassemblement de demain vendredi, la panique a déjà gagné les rangs du gouvernement. Les tractations sont en cours pour faire échouer le projet de ‘’rassemebelent’’ ou du moins en minimiser les conséquences.

Selon nos sources, dans cette veine, une réunion restreinte du gouvernement s’est tenue, avant-hier mardi, autour du Premier ministre Boubou CISSE. Une réunion qui a enregistré la participation des ministres du Clan Boubou.

L’ordre du jour portait sur le point de la situation politique et sociale en relation avec le projet de marche du 5 juin.

Acculés par la mauvaise gestion dans tous les domaines, le Premier ministre et son clan ont tout simplement décidé de s’aplatir en montrant patte blanche. Ils sont conscients qu’il n’y a rien à faire et que Dicko et ses partisans ont le contrôle de la rue. Donc la stratégie adoptée est de les ménager et surtout ne pas aller à l’affrontement avec eux.

D’ailleurs, face à la panique, le gouvernement a décidé de violer les dispositions prises par le Conseil supérieur de la défense, notamment celles relatives à la distanciation sociale (pas plus de 50 personnes) sous la haute présidence du président de la République. En d’autres termes, le conseil restreint réuni autour de Boubou s’en fout des décisions prises par le Président IBK tant qu’il s’agit de faire plaisir à Dicko.

Aussi, le gouvernement Boubou CISSE ignore les avis et les recommandations de la Cour constitutionnelle (couvrant ainsi la haute juridiction de ridicule) comme pour dire : de quoi elle se mêle Manassa, on va accorder l’autorisation, parce que c’est la séparation des pouvoirs, parce que c’est la démocratie, les gens ont le droit de marcher et de s’exprimer.

Il a été également instruit aux forces armées et de sécurité de ne pas mater la manif (c’est la substance de la lettre du Chef d’État-major). Une lettre qui donne l’impression que la grande muette s’affranchit de la tutelle politique et affiche une incompréhensible neutralité. Alors que dans un passé récent, le pouvoir se donnait le plaisir de mater toutes les manifestations qui dénoncent les tares du régime.

Le gouvernement a aussi ignoré l’appel subversif au renversement du régime. Ce qui peut s’assimiler à une forfaiture démocratique. Boubou CISSE et son équipe ont-ils eu si peur ou qu’est-ce qu’ils ont à gagner dans l’autisme face à cette escalade verbale des initiateurs qui appellent à la démission du Président.

Le Gouverneur du district de Bamako a ordonné le rassemblement malgré la mauvaise formulation de la demande qui ne précise pas la nature du rassemblement. Donc, désormais, il suffit de dire qu’on a un rassemblement pour avoir l’autorisation de faire une marche, un sit-in, ou un meeting comme on veut. Jusqu’où va-t-on montrer patte blanche ?

<strong> </strong><strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Manif du 5 juin : l’Imam se dédie encore</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manif-du-5-juin-limam-se-dedie-encore-2877500.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:26:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon une publication de la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko : ‘’le Gouverneur du district de Bamako dans les meilleures dispositions : il est d’accord avec la tenue du grand rassemblement du sursaut national’’. Pauvre Gouverneur ! Le Boyz band de Boubou a décrété à l’unanimité des conjurés présents à un conseil des ministres clandestin de manger son piment dans sa bouche.</strong>

<strong> </strong>

Pourtant, le Conseil Supérieur de la Défense nationale, au cours de la session extraordinaire du 17 mars 2020, a pris les mesures importantes suivantes à compter du jeudi 19 mars 2020, dont ‘’l’interdiction jusqu’à nouvel ordre, des regroupements à caractère social, sportif, culturel et politique de plus de cinquante (50) personnes, sous réserve du respect des gestes-barrières. Il s’agit des mariages, des baptêmes, des funérailles’’.

‘’Par ailleurs, en ce qui concerne les rassemblements à caractère religieux, le gouvernement engagera incessamment des consultations avec les responsables du Haut Conseil Islamique, de la Ligue des Imams, des Églises Catholiques et Protestantes ainsi qu’avec d’autres autorités religieuses et cultuelles du Mali afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles’’.

Point besoin de faire de la divination : le vendredi 5 juin, les manifestants, qui répondront à l’appel de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), et du Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), se compteront par centaines dans une projection pessimiste, sinon par milliers, en se référant à de précédentes mobilisations. Le Gouvernement, dans sa capitulation, fait porter au Gouverneur la responsabilité de transgresser cette mesure du Conseil Supérieur de la Défense nationale par le dépassement prévisible du nombre de 50 manifestants.

Le Gouverneur ne peut pas non plus user de subterfuges en alléguant le caractère religieux de la ‘’manifestation’’ sur lequel le Gouvernement lui-même est resté vague jusque-là. Avec le Mouvement EMK, le FSD et la CMAS ensemble, il s’agit d’une manifestation politico-religieue qu’on ne saurait soustraire à la rigueur des mesures de distanciation sociale.

Pendant que le Gouvernement rendait les armes, Mahmoud DICKO, de son côté, comme à son habitude, hisse le drapeau blanc sur Renouveau TV : ‘’je n’ai pas demandé la démission d’IBK’’. Un pied de nez à ses adeptes pithiatiques déterminés à faire de ce vendredi 5 juin, le jour du jugement dernier. Les communistes d’alliés de circonstance ne le savent peut-être pas ; mais les religieux embusqués dans la peau du politique savent que l’Apocalypse est aux entournures de ce ‘’rassemblement’’ dont on sait un peu plus depuis hier, de ‘’sursaut national’’. La palinodie des adeptes du très vénéré Cheickh se mesurait déjà à l’aune de la viscosité du genou pour se prosterner devant le Gouverneur (idolâtrie qui renvoie au paganisme), après le tintamarre médiatique, pour obtenir l’exeat, mieux la réédition des fidèles lieutenants brusquement placés devant leurs limites en matière de gouvernance d’État. Un obstacle, on le surmonte ou on le contourne. Ils ont préféré le contourner. Chacun se bat avec les armes qu’il a, et apparemment les jeunes ne sont pas des foudres de guerre politique.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manif du 5 juin: IBK trahi par les siens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/manif-du-5-juin-ibk-trahi-par-les-siens-2877489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’imam Mahmoud DICKO et ses alliés s’apprêtent à organiser une grande manifestation demain vendredi pour exiger la démission du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA. Curieusement, les soutiens du Président IBK regroupés au sein de la Majorité présidentielle brillent par leur silence. Cette indifférence des soutiens du régime qui frôle la complicité avec les opposants au régime est synonyme d’une trahison qui ne dit pas son nom.</strong>

Ce n’est pas la première fois que le Président de la République est laissé à son triste sort face à des opposants qui ne lui font pas de cadeau. La majorité silencieuse n’a jamais su défendre le programme du président ni se dresser contre les attaques à son encontre. Un manque de soutien que le chef de l’Etat a reproché à ses collaborateurs à maintes reprises. Mais rien ne semble changer pour de bon.

Malgré l’annonce du grand rassemblement du vendredi pour demander la démission du président, c’est la passivité dans le camp présidentiel. Aucune réaction de la part du gouvernement et des dizaines de partis politiques qui se réclament de la majorité présidentielle. Le porte-parole du gouvernement, Yaya SANGARE, qui est prompt à produire des communiqués a complètement disparu. De même, le ministre des Affaires étrangères, Tiébilé DRAME, qui s’est auto proclamé comme le défenseur N°1 du régime IBK a préféré garder le silence.

Même sur les réseaux sociaux cette passivité des soutiens du régime est palpable. A part quelques jeunes activistes favorables au régime, aucune réaction de la part des grosses pointures.

Jusqu’à l’après-midi d’hier, au moment où nous mettions sous presse cet article, seuls le RPM et le Parti MPLUS RAMATA avaient réagi à travers un communiqué. Le MPM de Hadi NIANGADO, à la faveur d’une conférence de presse, a invité DICKO à sursoir à cette manifestation. Tous les autres partis et soutiens du régime sont restés silencieux.

Cette passivité des soutiens du régime prouve à suffisance qu’IBK est trahi par les siens à un moment où il a le plus besoin d’eux.

Selon des indiscrétions, des proches du régime dont des ministres en fonction ont déjà fait allégeance au camp DICKO. A en croire nos sources, certains ministres, ont non seulement cotisé pour l’organisation du rassemblement du 5 juin, mais aussi sont allés se confiés à l’Imam DICKO.

Certains ministres, affirment nos sources, ont déjà pris toutes les dispositions pour quitter Bamako avant le grand rassemblement annoncé pour exiger la démission du Président de la République.

&nbsp;

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demande de liberté du Colonel : Le juge apprécie, le DFM sous mandat de dépôt !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/demande-de-liberte-du-colonel-le-juge-apprecie-le-dfm-sous-mandat-de-depot-2876894.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 14:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La révélation de l’affaire avait sérieusement brimbalé la Direction des Finances du Matériel (DFM) du ministère de la Défense et des anciens combattants (MDAC) au point de donner lieu une suite judiciaire. Il s’agit d’un détournement présumé de 700 millions FCFA par l’établissement de faux contrats de livraison de véhicules pour 2020, impliquant Cheickné SYLLA dit colonel, PDG de Motors Leader Africa SARL (GMLA Africa), placé sous mandat de dépôt, un cadre de la BCS,</em> <em>placé sous contrôle judiciaire et récemment le DFM du ministère de la Défense, mis à la disposition de la justice, dont on a appris hier la mise sous mandat de dépôt. Où est-on avec M. SYLLA ?</em>

<em> </em>Selon nos sources, l’opérateur économique Cheickné SYLLA dit colonel a déjà été entendu à deux reprises par le juge dans l’affaire à laquelle il est mêlé.

Les mêmes sources confirment également que le prévenu a bel et bien déposé une demande de liberté provisoire. Une mesure prévue par les articles 148, 149, 150 du Code de procédure pénale : ‘’en<em> toute matière, la mise en liberté assortie ou non du contrôle judiciaire peut être ordonnée par le juge d’instruction soit sur demande de l’inculpé ou son conseil, soit sur réquisitions du ministère public, soit d’office, à charge pour l’inculpé de prendre l’engagement de se représenter à tous les actes de la procédure aussitôt qu’il en sera requis et de tenir informé le magistrat instructeur de tous ses déplacements’’ ; </em>‘’<em>lorsque le procureur de la République requiert la mise en liberté, le juge d’instruction doit statuer dans le délai de trois jours à compter de la date de réception des réquisitions’’ ; ‘’la mise en liberté peut être demandée à tout moment au juge d’instruction par l’inculpé ou son conseil, sous les obligations prévues à l’article 148.(…)’’.</em>

Tout en reconnaissant la demande de liberté formulée pour leur client, comme l’autorise d’ailleurs la loi dans notre pays, les Conseils de M.  SYLLA nient toute ingérence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux dans ce dossier, contrairement à ce que certaines sources ont pu avancer. Selon les avocats de Cheickné SYLLA dit colonel, le Juge en charge du dossier continue d’agir en toute conscience, sans pression de la part qui que ce soit et d’où que ce soit. Il travaille en toute indépendance, soutiennent-ils. Les mêmes sources sont formelles : il n’y a aucune manipulation de la procédure judiciaire de la part de qui que ce soit ; surtout pas de la part du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Malick COULIBALY, en qui elles voient un confrère constant dans son combat pour l’indépendance de la justice, synonyme d’indépendance du juge qui rend ses décisions au nom du peuple.

En outre, font savoir nos interlocuteurs, la demande de mise en liberté ne vise nullement à l’extraire des griffes de la justice ; mais de saisir simplement une opportunité qu’offre la loi à un sujet de droit. Ils argumentent également en faisant valoir que la détention doit être l’exception, la liberté la règle, en l’absence de condamnation. Aussi, nourrissent-ils un optimisme raisonnable quant à la mise en liberté provisoire de leur client ; quand bien même ils soulignent l’importance de l’appréciation du juge du dossier de demande de liberté à qui reviendra le dernier mot.

Selon nos sources, la mise sous mandat de dépôt du principal suspect, à savoir le DFM du ministère de la Défense devrait donner une tournure favorable à l’affaire en ce qui est de M. SYLLA.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Misogynie: l’Assemblée viole sa propre loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/misogynie-lassemblee-viole-sa-propre-loi-2876881.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 13:10:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Assemblée nationale a mis en place son bureau au grand dam de la loi sur le genre. Sur les 23 membres de cette nouvelle équipe, seulement 6 sont des femmes. Ce qui ne représente que 26 %, un peu en déca des 30 % exigés. Idem pour des commissions. Cela constitue ainsi une violation de la loi sur le genre par l’Assemblée nationale qui a elle-même voté ledit texte. Une Assemblée nationale épinglée par sa propre initiative.

En 2015, l’Assemblée nationale a adopté la loi sur le genre visant à promouvoir plus de représentativité des femmes dans certains postes de responsabilité. Cette loi validée par l’Assemblée nationale avait la bénédiction du président de la République Ibrahim Boubacar KEITA. Aussi, elle est le résultat de plusieurs années de combat collectif et/ou individuel des femmes de plusieurs générations.

Cette loi comprenant plusieurs articles marque une avancée dans le combat de la représentativité des femmes dans les postes électifs et de nominatifs. En la matière, deux des articles de cette loi sont sans équivoques. Ainsi, l’article 1 stipule : « A l’occasion des nominations dans les Institutions de la République ou dans les différentes catégories de services publics au Mali, par décret, arrêté ou décision, la proportion de personnes de l’un ou de l’autre sexe ne doit pas être inférieure à 30 % ».

L’article 2 va encore plus loin en précisant : « à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Haut conseil des collectivités ou des conseillers des collectivités territoriales, aucune liste d’au moins trois personnes, présentée par un parti politique, groupement de partis politiques ou regroupement de candidats indépendants, n’est recevable si elle présente plus de 60 % de femmes ou d’hommes ».

Grâce à l’application de cette loi lors du processus du renouvèlement de l’hémicycle cette année, le nombre de femmes députées a plus que doublé. De 14, elles sont 41 élues de la nation à pouvoir siéger à l’AN. Donc, cette loi sur le genre marque un tournant important dans l’histoire politique et de l’épanouissement de la femme malienne. En somme, elle marque un grand pas pour améliorer la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions.

Cependant, ce texte arraché suit à de longues luttes n’est pas respecté par les élus de nation. Ceux-là mêmes qui sont chargés de voter les lois et d’assurer leur application. En effet, le jeudi dernier, les élus de la 6e législature lors de leur plénière délocalisée au Centre international de conférence de Bamako ont mis en place leur bureau de 23 membres.

Le choix des membres de cette 1re équipe de la 6e législature est le résultat d’un accord entre les différents groupes parlementaires. Si à ce niveau, les élus de la nation ont réussi à prévaloir le dialogue, toutefois ce compromis va au détriment de la loi sur le genre. En effet, sur les 23 membres, on n’en compte que 6 femmes. Ce qui représente 26 % de femme dans le bureau de l’AN, un chiffre un peu en deçà des 30 % exigés par la loi. Aussi, il n’y a qu’une femme parmi les 10 vice-présidents de l’Assemblée nationale. A part le poste de la questure où il y a parité, dans la plupart des cas, la loi a été allègrement violée par les députés. En clair : 2 femmes sur 9 sont représentées à la Haute Cour de Justice, soit 22,22 %. Et, aucune femme n’est présidente de commission, d’une manière générale. Également, au niveau des postes de rapporteur, 3 femmes sur 12 sont rapporteuses de commission générale, soit 25 %. En revanche, à la Haute Cour de justice, 3 femmes sur 9 sont suppléantes, soit 33,33 %.

Ce qui s’est passé est gravissime. Les députés de la majorité présidentielle et leurs complices de l’URD ont mis à nu leur gloutonnerie soutenue par un mépris poussé pour les lois de République par eux votées, dont celle du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives et son décret d’application 2016 -0909 P- RM du 06 décembre 2016, déterminant les fonctions nominatives et électives, en son chapitre 2, articles 4 et 5.

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<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réouverture des classes: vers un cataclysme sanitaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/reouverture-des-classes-vers-un-cataclysme-sanitaire%25e2%2580%2589-2876879.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 12:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors qu’aucun signe, du moins officiellement, ne présage la fin proche de la pandémie du coronavirus ou même une baisse de sa propagation, le gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, décide de la réouverture des classes, à partir de demain mardi. Malgré les instructions données pour la mise en place des dispositions d’une reprise sécurisée sur le plan sanitaire, la décision suscite des interrogations. Les plus sceptiques prédisent déjà un cataclysme sanitaire et même des procès contre l’État du Mali.

Suite au Conseil de défense tenu ce 8 mai 2020, le gouvernement du Mali décide d’aller à une reprise partielle des cours à l’école, à partir de ce 2 juin. Ainsi, dans un communiqué signé du ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’on précise que cette reprise concerne les classes d’examen du fondamental, du secondaire (général et technique), de l’enseignement technique et professionnel, ainsi que des IFM. Les autres doivent se contenter des cours à distance qui vont se poursuivre.

Et pourtant, à la date de 30 mai 2020, rien ne présageait encore un lendemain meilleur dans le cadre de la propagation du virus de la COVID-19 au Mali. En effet, sur un échantillon de 141 personnes, 32 ont été testées positives à la COVID-19, samedi dernier. Ce qui veut dire que la pandémie du coronavirus continue de bousculer les habitudes dans notre pays.

En dépit de ce constat peu reluisant, le gouvernement décide quand même d’ouvrir les portes des classes d’examen. Toutefois, pour cette reprise, les autorités nationales se veulent rassurantes quant aux dispositions sanitaires prises pour sécuriser les enfants.

« Suite à la réunion du Conseil de défense, du vendredi 08 mai, et tenant compte de la progression de la pandémie du Covid-19, ainsi que des impératives éducatives, nous avons l’honneur et le plaisir d’informer les parents d’élève, les enseignants, les élèves et étudiants, l’ensemble des acteurs et partenaires sociaux de l’école, toute la communauté éducative des écoles publiques, privées, confessionnelles, y compris les medersas, que les cours pour les classes d’examen du fondamental, du secondaire (général et technique), de l’enseignement technique et professionnel, ainsi que des IFM, reprendront le mardi 02 juin 2020 sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué du ministère de l’Éducation nationale.

Pour ce faire, rassure le ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Mamadou Famanta, le gouvernement prendra toutes les dispositions idoines pour assurer le respect des mesures barrières contre la pandémie du Covid-19 aussi bien dans les salles de classe que dans tous les lieux de regroupement des élèves et des enseignants (dispositifs de lavage des mains, le port du masque et le respect de la distanciation sociale).

En cinquième région administrative, le directeur de l’académie d’enseignement de Mopti se veut également rassurant. Ainsi, dans un message en date du 5 mai, aux directeurs de CAP et aux chefs d’établissement secondaire général et technique, il précise : « par conséquent, je vous engage dans les préparatifs de la reprise des cours au respect de l’ensemble des mesures administratives et sanitaires prises par le ministère de l’Éducation nationale. Alors, vous devez également tenir compte des spécificités de chaque localité et école.

Par ailleurs, je vous invite à prendre les dispositions suivantes : – prévoir d’ouvrir des salles de classe avec 25 élèves par salle, soit un élève par table banc – Réaménager les emplois du temps en ne prenant en compte que les matières principales ».

Au regard des préjugés développés autour de cette maladie par une importante partie des Maliens, ces mesures suffisent-elles sécuriser les enfants ? Quelles peuvent être les motivations profondes des autorités nationales en décidant d’ouvrir les écoles ? Pour rappel, on sait que la décision de fermeture des écoles et d’autres mesures barrières pour la prévention et la lutte contre la COVID-19 ont été prises quand le pays n’avait officiellement que deux cas contamination. Aujourd’hui, le tableau global de la contagion est à plus de 1000 patients ?

En tout cas, les plus sceptiques n’écartent pas une chaine d’infections dans les écoles dont les autorités nationales et les parents doivent s’apprêter à assumer les conséquences. Dans ce cas, ils n’écartent pas non plus de voir des parents traîner le gouvernement devant les tribunaux pour avoir ouvert les boulevards à la contamination des enfants.

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<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bureau de l’AN: les dessous des cartes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bureau-de-lan-les-dessous-des-cartes-2876853.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 12:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De conciliabule en conciliabule, les députés sont parvenus à mettre en place un bureau consensuel de 23 membres. Elle est la 1ere équipe de la 6e législature de l’Assemblée nationale. Retour sur les 48 heures de travaux parlementaires ayant marqué la mise en place du bureau et des commissions…</strong>

Après la validation les réserves de la Cour constitutionnelle sur le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés ont procédé à la mise en place de groupes parlementaires le mardi 26 mai dernier.

Lors de cet exercice, 6 groupes ont été ainsi constitués dont un de l’Opposition conduit par les élus de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) de Soumaila CISSE.  Ces deux actes ont été suivis de la suspension de la séance par le Président Moussa TIMBINE pour 24 heures, le temps de permettre aux présidents des groupes parlementaires de se concerter pour la constitution du Bureau de l’Assemblée nationale.

C’est ainsi que les présidents des 6 groupes parlementaires se sont réunis le lendemain (le mercredi) autour des choix et la répartition des postes du bureau de l’Assemblée nationale, des questeurs, des secrétaires parlementaires et des présidents, vice-présidents, rapporteurs des 11 commissions permanentes et la commission contrôle. Selon des sources proches de cette rencontre,  ce travail a permis de former une équipe en fonction du poids de chaque groupe parlementaire. Pour certains postes, il n’y avait plus d’enjeux à cause du deal politique entre MPM, Adema, ADP-Maliba et des élus du RPM qui a imposé le choix du perchoir, l’honorable Moussa TIMBINE. C’est pourquoi au détriment des faits majoritaires, le parti présidentiel a laissé du champ notamment au MPM et à l’Adema PASJ. Des élus de ces partis occupent respectivement la 1ere vice-présidence et la 1ere questure de l’Assemblée nationale.

Le même jour, chaque responsable de groupe parlementaire a rencontré ses députés pour la restitution des travaux et de ce qui a été convenu entre eux. Le but était d’avoir plus de transparence possible et compromis de la mise en place du bureau de l’Assemblée et des commissions.  De même, il s’agissait de mettre les députés au même niveau d’information.

Ensuite, les députés par régions donnent un représentant qui s’associe aux autres représentants et les tractations s’entament entre eux pour obtenir des postes selon leurs poids régionaux (nombre de députés par région). Et le jeudi matin, les représentants régionaux ayant choisi un rapporteur sont revenus vers les députés de leurs groupes parlementaires pour leur faire part de la répartition interne des postes attribués à leur groupe parlementaire.

Après cette étape, les présidents des groupes parlementaires ont tenu une dernière rencontre pour établir la liste définitive consensuelle qui sera soumise au vote de l’ensemble des députés. De retour dans la salle de plénière, cette liste de 22 membres a été acclamée par 135 voix.  Elle comporte 10 postes de vice-présidence, 2 postes de questure et 10 postes de secrétaire parlementaire.

Et la journée a pris fin aux environs de 20 heures par l’élection également des  rapporteurs des commissions permanentes et de la commission de contrôle ; la désignation des membres de la Haute cour de justice ; le choix des représentants du Mali dans les commissions parlementaires de l’espace CEDEAO, de l’UEMOA.

Malgré le conciliabule qui a prévalu, des députés du parti CODEM selon des sources sont mécontents de la répartition des postes de responsabilité. Avec ses 5 députés, le Parti ne figure pas dans le bureau contrairement à d’autres.

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<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Grande manifestation de la CMAS et ses alliés ce 5 juin: la démission du Président IBK à l’ordre du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/grande-manifestation-de-la-cmas-et-ses-allies-ce-5-juin-la-demission-du-president-ibk-a-lordre-du-jour-2876882.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 08:43:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud DICKO (CMAS) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), ont animé, le samedi 30 mai, une conférence de presse sur l’actualité politique nationale. La conférence était focalisée sur l’évolution dramatique du pays au plan socio- économique, sécuritaire et politique. La principale décision prise à l’issue de cette conférence de presse est l’organisation d’un grand rassemblement, le vendredi 5 juin prochain, pour demander la démission du président Ibrahim Boubacar KEITA.

Cette conférence de presse, qui s’est déroulée au siège de la CMAS, à Magnambougou, était animée par le coordinateur de l’EMK, Cheick Oumar SISSOKO ; le coordinateur de la CMAS, Issa Kaou DJIM et le représentant du FSD, Choguel Kokalla MAIGA. C’était en présence des responsables de plusieurs organisations qui adhèrent au projet de faire partir le président de la République de Koulouba.

Dans la déclaration liminaire, le coordinateur de l’EMK, Cheick Oumar SISSOKO, a soutenu que c’est l’existence même du Mali qui est désormais en danger. Pour justifier ses dires, il a fait allusion aux difficultés de l’école, l’état de l’armée, des libertés ainsi que de la gouvernance globale de l’État.

Face à la situation dramatique que vit notre pays, dit-il, le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), ont convenu de créer les conditions d’une grande mobilisation pour le sursaut national face à la gouvernance chaotique et prédatrice, au risque de partition du pays, aux atteintes graves aux principes républicains et démocratiques, notamment la confiscation du vote des citoyens.

« Notre Pays, le Mali, jadis envié, écouté et respecté aussi bien en Afrique qu’à travers le Monde entier, est en passe de devenir la risée des autres nations, tant il est aujourd’hui balloté et humilié, à cause d’une gouvernance aléatoire. La gestion actuelle du régime en place, symbole de la décrépitude d’un système étatique décrié, a fini de précipiter notre Pays dans l’impasse, pire, au bord du gouffre le plus improbable », a déploré Cheick Oumar SISSOKO.

Il a indiqué que la gestion catastrophique du pays actuelle livre le sort de notre Peuple à la fatalité, notamment à travers : une gestion catastrophique de la crise multidimensionnelle au Mali ; des atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays ; une armée laissée à l’abandon ; la remise en cause des valeurs et principes de la République ; les droits et libertés individuels et collectifs en péril ; l’abandon des secteurs clés de l’activité socioéconomique ; l’impasse d’une voie électorale désormais hypothéquée…

Toujours dans la déclaration liminaire, M. SISSOKO a dénoncé le fait qu’un des principes clés de notre démocratie, qu’est la liberté d’expression, soit constamment remis en cause.

« Le régime en place s’est montré progressivement réfractaire à toutes critiques citoyennes et démocratiques, en répondant par une violence verbale inouïe qui caractérise désormais la vie politique, se muant en violence morale et physique, laissant aujourd’hui la voie ouverte à toutes les dérives », s’est-il indigné.

Après avoir sermonné la gestion du régime d’IBK, Cheick Oumar SISSOKO a déclaré que la nécessité d’un sursaut national est plus que de mise pour susciter une transformation des mentalités et un renforcement de l’État de droit avec des institutions républicaines, un service public vertueux qui place le citoyen au début et à la fin de notre système sociopolitique et institutionnel.

Par ailleurs, dira-il, il est impératif de favoriser l’érection d’un jeu politique sain et crédible, soumis à une veille citoyenne forte exercée par une société civile plus légitime.

Pour les conférenciers, cela passera par l’accès et l’exercice du pouvoir politique, conformément à la Constitution et aux principes d’un État de droit ; la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ; la participation des citoyens au processus démocratique et à la gestion des affaires publiques par l’exercice d’un contrôle citoyen ; la transparence dans la gestion des affaires publiques ; la condamnation et la répression des actes de corruption ; l’indépendance, la crédibilité, la célérité de la justice et la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.

Au regard de ce qui précède et de l’impérieuse nécessité de sauver notre Nation d’un péril certain, les trois organisations ont décidé de lancer un appel patriotique à tous les Maliens, de l’intérieur et de la Diaspora, pour un grand rassemblement ce vendredi 5 juin 2020 à 14H00 à la Place de l’Indépendance. Selon eux, l’objectif principal de cette manifestation est de réclamer la démission pure et simple du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA.

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<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>DDR spécial pour le Centre: le ras&#45;le&#45;bol des ex&#45;combattants</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ddr-special-pour-le-centre-le-ras-le-bol-des-ex-combattants-2874945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 16:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des éléments d’un Groupe autodéfense cantonnés au camp de formation Soufouroulaye dans le cadre du DDR spécial sont montés au créneau à travers une vidéo postée sur les réseaux sociaux pour dénoncer leurs conditions de vie. Et 8 mois après leur regroupement, ils affirment être trahis par le gouvernement et la MINUSMA pour n’avoir pas tenu leur engagement.

En grande pompe, le Premier ministre, en octobre dernier, a procédé au lancement de l’opération spéciale du DDR pour le Centre dans le cadre de la stabilité dans la zone qui était l’épicentre de la violence. Au moins plus de 400 actes de violation de droit de l’homme ont été enregistrés dans ces localités par an. Près de 8 mois après le lancement de cette opération, le résultat est plus que décevant pour des éléments toujours cantonnés.

Selon leur porte-parole dans la vidéo de 7 minutes qui a été largement commentée et partagée par des internautes, ce qui se passe dans le camp de Soufouroulaye est le comble. D’où la nécessité, selon lui, de faire un élément audiovisuel d’indignation. En même temps, une opportunité de faire connaître les conditions effroyables dans lesquelles ils vivent. Également de partager leur souffrance tout en appelant le gouvernement et son partenaire la MINUSMA au respect de leur engagement.

« Nous sommes là depuis octobre 2019. En adhérant à l’opération, nous avons fait un pacte avec le gouvernement et la MINUSMA. Près de 8 mois, il n’y a rien. Tous nos droits ont été violés », a déclaré le porte-parole enturbanné avant d’indiquer qu’ils ne sont dans aucune condition contrairement aux engagements pris par les autorités au moment de leur regroupement. Mal hébergés, il affirme également de ne pas bénéficier de prise en charge sanitaire. Pour ces éléments, ils ont été trahis par leur patrie après avoir risqué leur vie pour le pays au sein du Groupe d’autodéfense.

« Nous avons combattu pour ce pays. Nous avons apporté notre soutien à l’armée pendant des moments très délicats. Malheureusement, on est mal récompensé. Aujourd’hui, on est mis de côté. Dans le camp de Soufouroulaye, nous ne bénéficions d’aucune attention », a dénoncé le porte-parole. Sur ce site, ils sont 292 à vivre. Et chacun d’entre eux a passé les épreuves physiques avec succès. Ce qui devrait leur garantir l’intégration dans l’armée nationale, a-t-il affirmé. Mais, jusqu’à ce jour, pour lui, leur avenir est incertain.

Par ailleurs, il a déploré que le gouvernement fût également dans les difficultés de s’acquitter du paiement de 30 000 FCFA promis à chaque ex-combattant par mois pendant 3 mois. Outre ce montant, d’autres avantages avaient été également promis aux combattants à la fin de leur formation. Chaque élément à la fin de son séjour devrait bénéficier d’un kit d’une valeur d’un million de FCFA. Rien de tout cela ne semble être à l’ordre du jour.

Dans la vidéo, on pouvait entendre certains dire : « quand on avait des armes, on n’avait pas ces problèmes ». D’autres lancent même l’idée de devenir des djihadistes.

Pire, le porte-parole accuse des éléments de l’armée chargés de leur protection de les empêcher de revendiquer leur droit. À la suite du porte-parole, une dame prenant la parole ajoute : « Nous ne sommes pas des rebelles. Si tel était le cas, on allait se rebeller. Pendant 8 mois, ils sont en train de nous mentir, Boubou et Zahabi. On a laissé les armes au nom de la paix, de la réconciliation nationale. Chacun d’entre eux est responsable de famille ; donc ce n’est pas acceptable qu’ils viennent nous mettre ici sans rien ».

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali d’IBK: fusion des pouvoirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-dibk-fusion-des-pouvoirs-2874912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 16:09:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’élection du président de l’Assemblée nationale de la Rue-publique du Mali, le très très honorable Moussa Timbiné, ce 11 mai 2020, au CICB, a porté un coup au principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) inhérent à toute démocratie. Mais que faire ? Puisque faire gagner Timbiné, c’était avant tout préserver le système et ses intérêts contre le vent du changement. Ainsi, tel un loup dans la bergerie, la panique semble s’emparer d’un pouvoir qui a promis ciel et terre à sa population. Pour l’instant, les observateurs ne finissent toujours pas de trouver le qualificatif juste de l’attitude d’un président de la République qui a désormais du mal à faire la différence entre la gestion des affaires familiales et celle de son pays. En imposant son homme au perchoir contre la volonté du bureau politique du parti majoritaire et de tout un peuple, IBK tord le cou à la démocratie et à la loi de son pays. Quelle indépendance, quelle liberté d’esprit peut-on attendre du président d’une telle institution ? La séparation des pouvoirs consacrée par la loi fondamentale de notre pays et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 Juin 1981, relève-t-elle de vains mots ?

« Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » (Article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789).

En effet, la démocratie, c’est depuis Montesquieu, la séparation des pouvoirs : le pouvoir doit arrêter le pouvoir. En français facile, il faut que les pouvoirs d’État soient séparés.

Aussi, élaborée par Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755), la théorie de la séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines.

La séparation des pouvoirs est un principe, une théorie, qui préconise que les trois grandes fonctions de l’État (le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire) soient chacune exercée par un organe ou une instance différente :
<ul>
 	<li>le pouvoir législatif, dévolu aux assemblées représentatives, édicte les règles,</li>
 	<li>le pouvoir exécutif, détenu par le gouvernement, exécute les règles,</li>
 	<li>le pouvoir judiciaire, assuré par les juridictions, règle les litiges.</li>
</ul>
Le contrôle que chacun des trois pouvoirs exerce sur les autres est censé préserver les citoyens des atteintes à ses droits fondamentaux.

La séparation des pouvoirs est appliquée dans la plupart des États démocratiques modernes.

Pour Montesquieu, dans une République, il faut nécessairement distinguer :
<ul>
 	<li>une fonction exécutive détenue par le monarque,</li>
 	<li>une fonction législative exercée par les représentants du peuple et les représentants de l’aristocratie,</li>
 	<li>une fonction judiciaire sans pouvoir liberticide, chargée d’appliquer la loi et qui n’est pas dévolue à un corps social déterminé.</li>
</ul>
Pour lui, l’attribution de ces fonctions à trois parties distinctes de l’État est un moyen de garantir la liberté des citoyens, contrairement à la monarchie absolue où le roi détient l’ensemble des pouvoirs. L’équilibre entre les pouvoirs est assuré par la capacité que doit avoir chacun d’eux d’agir et d’empêcher, ce qui les contraint à la collaboration et au contrôle mutuel, réduisant ainsi le risque d’abus de part et d’autre.

« Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » (L’Esprit des lois)

Comment cela se passe dans notre Maliba battant pavillon RPM ?

Ici, le président de la République, qui ne doit son élection à personne, détient son pouvoir d’Allah Soubahana Wat’Allah et il ne cesse de marteler : « HASBOUNALLAHOU WA NIMAL WAKIL.. » (Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant, verset 173 de la sourate 3 appelé la Famille d’Imran) ! Incarnation donc de Dieu sur terre, le président régent de la République et pourvoit aux autres pouvoirs.

Il nommait déjà les hauts magistrats de la République (Cour suprême et cour constitutionnelle).

Bien que l’article 81 de notre loi fondamentale dispose que « le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif », et qu’il « est gardien des libertés définies par la présente la Constitution. », « les membres de la Cour Suprême sont nommés par décret pris en Conseil des ministres » (article 47 de la Constitution).

Et cerise sur le gâteau : l’article 91 de la Constitution précise que « les neuf membres de la Cour Constitutionnelle sont désignés comme suite :

– trois nommés par le Président de la République, dont au moins deux juristes ;

– trois nommés par le Président de l’Assemblée nationale dont au moins deux juristes ;

– trois Magistrats désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature ».

Quid du pouvoir législatif ?

Le pouvoir législatif au Mali est incarné par l’Assemblée nationale. Au début de la mandature, son président est élu selon le règlement intérieur de la précédente législature. Il stipule en son article 9 : ‘’au cours de la première séance de la législature, le Bureau d’âge invite l’Assemblée nationale à procéder à l’élection de son Président.

Les candidatures sont communiquées au Secrétariat Général de l’Assemblée nationale, ou au Présidium provisoire par les Directions des Partis, par les groupes politiques de députés, des regroupements politiques ou par tout Député avant l’ouverture du scrutin.

Avant l’ouverture du scrutin, les candidats ou les groupes politiques de députés peuvent demander une suspension de séance pour se concerter’’.

Ainsi, bien que théoriquement élu par ses pairs lors de la première session du parlement, aujourd’hui c’est le président de l’Assemblée nationale lui-même, le très honorable Moussa Timbiné, qui avoue sans vergogne républicaine que lui doit sa nomination au président de la République qu’il considère comme son père et qu’il entend présider l’institution républicaine suivant ses directives. ‘’C’est le lieu, très sincèrement de remercier le Président de la République qui est un père pour moi. Comme je l’ai dit, depuis que mon père est décédé, c’était une des rares fois où j’ai senti quelqu’un remplacer mon père. Aujourd’hui, le Président de la République vient de prouver de plus, après la nomination du Premier ministre, après la nomination de plusieurs ministres jeunes, après la loi du Genre qui a aussi promu beaucoup de jeunes femmes à l’Assemblée nationale, qu’il est au service de la jeunesse, qu’au cœur de son combat il a placé la jeunesse », a déclaré le président élu de la nouvelle Assemblée.

Faut-il en rire ou en pleurer ? En tout cas, après bientôt 30 ans de pouvoir démocratique, c’est plus qu’une confusion de pouvoir, c’est une fusion de pouvoirs, des trois pouvoirs d’Etat entre les mains d’une seule et unique personne : IBK ! Les autres sont des ornements, pardon des oripeaux de son pouvoir presque divin !

<strong>Qui du gouvernement ?</strong>

Ailleurs, comme dans notre cas, le chef du gouvernement n’a aucune légitimité politique autre que le décret qui le nomme, son gouvernement qui est donc composé d’obligés et de faire-valoir est dans l’agenouillement et dans l’aplatissement le plus affligeant que le Mali ait connu. Les Chefs de partis et responsables politiques qui y sont dans le renoncement et dans les reniements de tous les principes démocratiques et de toutes les valeurs qui fondent et cimentent l’engagement politique. Il est dès lors logique dans cette situation d’assujettissement républicaine et d’omerta démocratique que personne ne révèle la situation ubuesque dans laquelle se trouve le secrétaire général du parti présidentiel. Même la respectable Cour constitutionnelle !

D’inélégante et gênante, la situation de Me Baber Gano est devenu depuis anticonstitutionnelle. Or, si on peut torturer le fait majoritaire et la vérité ; le texte constitutionnel est et reste intangible.

« -Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à l’échelle nationale ou locale, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle et lucrative.

Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tel mandat, fonctions ou emplois.

Le remplacement des membres du Parlement appelés au Gouvernement a lieu conformément aux dispositions de l’article 63 » (article 58 de la Constitution du 25 février 1992).

« -Une loi organique fixe le nombre des membres de l’Assemblée nationale, leurs indemnités, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités.

La loi organique détermine aussi les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance de siège, le remplacement des Députés jusqu’au renouvellement de l’Assemblée nationale » (article 63 de la Constitution du 25 février 1992).

Pas toujours d’accord avec les coups de gueule de l’ancien ministre de la Justice, Me Konaté, mais on peut lui donner acte quand il tweete ce mercredi : «le système politique du régime avec IBK a cadenassé les institutions, pris le contrôle de l’administration et de la production, installé des sous-fifres aux postes clés, domestiqué les sans-cœur à coup de billets de banque et anéanti la justice… ».

<strong>Par Sidi DAO</strong>

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<title>Les illusions de la Terre promise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/les-illusions-de-la-terre-promise-2874939.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2020 15:56:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vassalisation des institutions constitutionnellement indépendantes et l’institutionnalisation de la médiocrité sur fond de népotisme aliènent le système politique malien. L’attachement démocratique ne cesse de s’affaiblir face au retour fulgurant d’un pouvoir autocratique où la crise d’autoritarisme du Président montre qu’il est en perdition, démocratiquement parlant, après le show de l’élection (nomination) du Président de l’Assemblée nationale.

Prenons le parti d’en sourire même si le sujet ne s’y prête guère, non seulement parce qu’il est question d’impasse économique, politique, et sociale, mais également de la surface politique, peut-être intellectuelle pour diriger une auguste assemblée qui n’est pas au rendez-vous. Qu’il est loin, mais si proche ce jour de juillet 2018, où à l’occasion du lancement de l’opération 13 000 PC-tablettes du projet ‘’DONIYA’’ ou ‘’Un étudiant, Un ordinateur’’ le Président IBK : « nul ne sera invité au banquet de l’universel qu’il n’aura mérité ». Le mérite serait-il à géométrie variable ? Les valeurs démocratiques devraient-elles être liquidées pour la promotion de sicaires et lampistes ?

Pour la réalisation du new deal politique promis un 4 septembre 2018, dans un discours d’investiture, pendant que la rue procédait également à son investiture, le carburant de la confiance est ce qui manque le plus. Or, la confiance, comme chacun le sait, ne se décrète pas, elle se gagne. Et comme chacun le sait, la propagation de la crise de confiance a gagné le pays depuis que l’honneur et le bonheur de la famille ont remplacé l’honneur et le bonheur des Maliens.

Le fait du prince est consacré, depuis ce sinistre 11 MAI 2020 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) ; mais pas tant sacré que ça. Quand il porte sur une stratégie rampante de mise sur rampe d’une progéniture (la succession monarchique), il faut se préparer à une vive opposition de la population qui n’est pas à confondre avec certains élus malléables, corvéables, vendables et achetables à souhait et qui sont le modèle plus achevé et le plus achalandé de la vénalité. Quand les députés qui sont censés incarner l’Opposition (indispensable dans toute démocratie sérieuse) s’y refusent ; pis, trempent dans le putsch contre la démocratie, sans être fataliste, on peut faire ses adieux à la démocratie. Une chambre monocolore est la légitimation parfaite de la douce tyrannie démocratique. Pas étonnant qu’ils se retrouvent pour faire sa fête à la démocratie malienne : les oiseaux du même plumage font le même ramage. C’est le peuple le dindon de cette vaste farce démocratique. Ainsi, ce peuple risque de ne jamais voir la terre promise !

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance démocratique: ‘‘tout se gagne ou se perd sur le chantier des réformes majeures’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/gouvernance-democratique-tout-se-gagne-ou-se-perd-sur-le-chantier-des-reformes-majeures-2873690.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 May 2020 15:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre pays a organisé les législatives les 29 mars et 19 avril 2020, dans un contexte sécuritaire improbable. L’exposition de violence qui a suivi la proclamation des résultats définitifs impose un screening de notre gouvernance démocratique qui traîne encore de nombreuses scories. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, le Dr Abdoulaye SALL, ancien ministre des relations avec les Institutions, Président de CRI-2002, Contact national de Transparency International, Consultant, apporte son éclairage.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Info-Matin : L’Arrêt de la Cour constitutionnelle a été suivi d’une flambée de manifestations pour divers motifs. Quelle analyse en faites-vous ?</strong>

<strong>Dr SALL</strong> : Permettez-moi tout d’abord de remercier votre Quotidien, le nôtre, Info –Matin, qui s’est fixé comme valeurs et principes directeurs de « ne pas plaire ou de déplaire », celui de « tremper la plume dans la plaie » (Albert LONDRES).

Il ne saurait être indifférent à la flambée de manifestations pour divers motifs à laquelle nous assistons, suite entre autres, à la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle des élections législatives 2020, scrutins des 29 mars 2020 pour le 1er tour, et du 19 avril 2020 pour le 2ème tour.

Vous avez bien dit ‘’l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle’’, et qui dit ‘’Arrêt’’ dit ‘’chose jugée’’, et « les décisions de la Cour Constitutionnelle », selon l’Article 94 de la Constitution du 25 février 1992 de la République du Mali ‘’ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales. Les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, ainsi que la procédure suivie devant elles, sont déterminées par une loi organique’’.

Je m’en arrête là en ce qui est de la loi, du droit stricto sensu. Je laisse ce champ aux constitutionnalistes et publicistes.

Mais, comme il s’agit de la 5e institution constitutionnelle sur les huit que compte le pays, relevant du pouvoir judiciaire indépendant des deux autres pouvoirs, le pouvoir exécutif (le Président de la République et le Gouvernement) et le pouvoir législatif (l’Assemblée Nationale), intervenant et jugeant dans/et sur un champ dont les acteurs du jeu politique, à savoir, les partis et groupements politiques, ‘’usent des règles du droit pour conquérir, exercer, renforcer, ou défendre le pouvoir, centre du pouvoir politique’’, la Cour Constitutionnelle, elle-même, devient un enjeu de premier ordre, et la cible potentielle de tirs groupés justifiés et/ou non venant d’horizons divers.

Ce qui me fait croire, et dire, qu’elle constitue, par excellence le foyer de la construction et de la consolidation porteur des dilemmes et des apories de la démocratie et de l’Etat de droit. Il faut en sortir.

Le système électoral, si l’on veut véritablement atténuer les conflits post-électoraux, est à revoir dans ses trois dimensions avant, pendant, et après les scrutins.

La loi électorale doit être renseignée, et équilibrée en conséquence. Malgré son statut verrou de juge de l’élection du Président de la République, et des élections des députés à l’Assemblée Nationale, un seul article, l’article 167 sur les 208 articles que compte la loi électorale est consacrée au contentieux électoral impliquant la Cour Constitutionnelle, et de manière évasive.

Cet article 167 stipule : ‘’le contentieux relatif au référendum, à l’élection du Président de la République et des députés à l’Assemblée Nationale relève de la Cour Constitutionnelle conformément à la loi organique déterminant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle’’.

Cette loi organique et ces règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle sont-elles connues, partagées, et assumées par les multitudes de Maliens et de Maliennes, de partis et groupements politiques, qui s’engagent dans la bataille démocratique et républicaine de conquête et/ou d’exercice du pouvoir politique ? Du citoyen malien lambda électeur et/ou éligible ?

Située en aval du processus électoral, la Cour Constitutionnelle méconnue, et tenue dans les ténèbres du maquis des articles de la loi électorale, ne saurait, à elle seule répondre, des « dilemmes », des « apories », et des contradictions en amont et en aval de notre système électoral, à commencer par une loi électorale en déphasage avec les enjeux, les défis, les perspectives de l’heure en matière de conquête et d’exercice du pouvoir politique, le faible taux de participation aux élections, à toutes les élections, le déficit criard de citoyenneté, de civisme, et de patriotisme.

Sur la question, tout le monde sait, reconnaît, et ce n’est pas l’Homme politique anglais Winston CHURCHILL qui me contredirait, que « la démocratie n’était pas toujours un bon système, mais, on n’en a pas encore trouvé de meilleur. Mais la démocratie ne se fait pas par les armes à la main. Il faut choisir ».

Les conflits, les manifestations, c’est naturel, et en la matière, tout se gagne ou se perd sur le chantier de la résilience, des réformes majeures et robustes du système électoral adoptées par le Dialogue National Inclusif, et dont l’opérationnalisation est fortement attendue pour la grandeur de notre pays, et l’honneur des Maliens et des Maliennes.

La 6e législature s’ouvre dans un contexte où le pays fait face à de nombreux défis, y compris en termes de réformes à entreprendre. Quel est le challenge pour les députés de cette législature ?

Les Députés qui doivent siéger à l’Assemblée Nationale tirent leur légalité, leur légitimité, et leur honorabilité, de leurs élections au suffrage universel direct dans les 55 circonscriptions électorales que compte notre pays, à savoir, les 49 cercles et les 6 communes du district de Bamako.

A ce titre, les 147 députés dont 42 femmes, portent le titre de Députés du peuple, parce qu’élus au suffrage universel direct dans les 55 circonscriptions électorales, et d’élus de la Nation parce qu’en siégeant à l’Assemblée Nationale s’impose à eux le principe du « mandat impératif » conformément aux dispositions de l’article 64 de la Constitution du 25 Février 1992 qui édicte ‘’tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres de l’Assemblée Nationale est personnel. La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de plus d’un mandat’’.

Ce principe, ce challenge de premier ordre pour les députés de la 6e législature, signifie que le choix de l’électeur se limite à la personne de son représentant qu’est le Député à l’Assemblée Nationale. Celui-ci n’est pas, censé, tenu d’agir en fonction des vœux, des souhaits, de ceux qui l’ont élu, il doit exprimer la volonté de l’ensemble de la collectivité, de la nation, « vouloir pour la Nation ».

C’est pourquoi un Député est « député à », et non « un député de », alors qu’un Maire est « maire de », et non « maire à ».

Si le « Député à » appartient à la nation entière, à ce titre, il vote les lois, contrôle l’action gouvernementale, évalue les politiques publiques, peut renverser le Gouvernement par la motion de censure et/ou encore par la question de confiance, le « Maire de », lui, appartient à sa collectivité, à sa commune, son périmètre d’action se limite à sa collectivité, sa commune, dont il est chargé de promouvoir le développement économique, social, culturel, et environnemental.

Ce décor que je viens de planter, prouve à suffisance, que la position et les tâches des Députés sont à la fois ambivalentes, difficiles, complexes, redoutables, et que dans tous les cas, ils doivent chercher à trouver un terrain d’entente avec les Maires, les Élus des collectivités territoriales, pour occuper leur place, et leur rôle, d’Élus Nationaux siégeant à l’Hémicycle dans la capitale et de Serviteurs Humbles des Collectivités Locales du Mali qui les ont élus.

C’est dire, Député élu du Peuple, par le peuple, pour le peuple par les seuls électeurs de sa circonscription électorale, il doit à la fois parler en son nom suivant le principe du mandat impératif, mais aussi, et en même temps, s’occuper spécifiquement de sa circonscription électorale.

C’est dire, Élu de la Nation, malienne, dans sa diversité (147 députés dans 55 circonscriptions électorales) et dans son unité (le Mali Un et Indivisible) à travers les valeurs, les principes, les règles du jeu, de ce que j’appelle volontiers du patriotisme intelligent au-dessus de toutes velléités partisanes et/ou discriminatoires, le Député est chargé de contribuer, par ses fonctions, au bonheur de tous les villages, fractions, quartiers, collectivités du pays, et pas seulement du sien, ou de ceux qui ont voté pour lui. Un véritable challenge sur lequel il faut travailler, et acter.

<strong><em>Quelles suggestions pouvez-vous faire pour un meilleur confort de notre démocratie ?</em></strong>

Quel confort ? Mais, il n’y en a pas. En démocratie, il n’y a que du travail, de la sueur, des décisions difficiles à prendre, et assumer.

Et, au sortir des épreuves des deux scrutins des élections législatives 2020, des élections des 147 députés dont 42 femmes, de l’installation de la nouvelle Assemblée Nationale, nous ferons mieux, je dis nous « Maliennes » et « Maliens », ou du moins, nous serons bien inspirés, d’entendre, et d’écouter l’historien Burkinabè le Professeur Joseph Ki ZERBO « N’an laara, an saara (Si nous nous couchons, nous sommes morts) » (Joseph Ki-ZERBO « A quand l’Afrique ? 2003).

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ramadan: échanges amoureux entre époux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ramadan-echanges-amoureux-entre-epoux-2873681.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2020 14:45:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[M’est-il permis de dire à mon épouse :  je t’aime ma chérie, Bébé, tu es l’amour de ma vie, tu es la fille la plus belle et plus gentille, etc. Elle aime ça

Il n’y a aucun mal à ce que des échanges verbaux amoureux aient lieu entre des époux qui observent le jeûne, pourvu qu’ils soient à l’abri de l’éjaculation. En revanche, cela n’est pas permis aux époux qui ne se maîtrisent pas totalement. C’est le cas de celui  qui éprouve un plaisir débordant et craint que ses échanges avec sa femme ne conduisent à une éjaculation qui invalide son jeûne. Il n’est donc pas permis à un gars de s’adonner à ces échanges parce qu’il exposerait son jeûne à la nullité. Il en est de même pour celui qui craint de secréter du madhy ».

Le baiser et les caresses effectués par une personne qui se sait à l’abri de l’éjaculation sont autorisés en vertu de ce qui a été rapporté par al-Boukhari (1927) et par Mouslim (1106) d’après Aïcha (P.A.A.) qui a dit : «  Le Prophète (Saws) (me) donnait le baiser et (me) caraissait tout en observant le jeûne, mais il restait celui qui se maîtrisait le mieux..

Il est rapporté dans le Sahih de Mouslim (1108) d’après Amr ibn Salamata qu’il avait interrogé le Messager d’Allah (Saws) en ces termes :

–  Le jeûneur peut-il donner le baiser ?

– « Interroge celle-ci (Um Salamata) dit le Messager (Saws).

Cette dernière l’informa que le Messager d’Allah le faisait.

Cheikh ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :   Des actes autres que le baiser, qui servent de préparatifs à l’accoupplement, comme le fait de serrer l’autre contre soi-même, sont assimilables au baiser parce que rien ne les différencie.

Cela étant, le seul fait de votre part de dire à votre épouse (ou votre mari) que vous l’aimez ne porte pas atteinte au jeûne…

Allah le sait mieux.

Mon épouse et moi sommes allé loin…

Observant tous les deux le jeûne de Ramadan, ma femme et moi-même nous avons folâtré au point que j’ai éjaculé… ma femme aussi Nous le regrettons. Nous avons l’impression d’avoir commis un énorme péché ? Si tel est le cas, comment l’expier ?

Louange à Allah

Vous avez commis un péché en folâtrant avec votre femme au point d’éjaculer, car, en le faisant, vous avez annulé votre jeûne, violé le caractère sacré de ce mois très vénéré et raté la récompense à propos de laquelle Allah a dit :  « il se prive du plaisir charnel et de la nourriture par égard pour Moi »  (rapporté par al-Boukhari, 1761).

Votre regret pour l’acte que vous avez commis constitue un repentir selon les propos du Prophète (Saws) :   « regretter c’est se repentir »  (rapporté par Ahmad, 3558 par Ibn Madja, 4252 et déclaré authentique par al-Albani dans le Sahih d’Ibn Madja, 3429).

&nbsp;

Ayant éjaculé, votre jeûne du jour concerné est nul, mais vous deviez le maintenir jusqu’au coucher du soleil et procéder à un rattrapage un autre jour.

Quant à l’expiation, elle s’impose si vous avez eu des rapports intimes avec votre femme.  Elle revêt alors une forme aggravée qui consiste à affranchir un esclave ou, à défaut, jeûner deux mois successifs ou, à défaut, nourrir 60 pauvres.

Si vous avez éjaculé sans l’acte sexuel, ladite expiation ne vous incombe pas, seul le rattraper s’imposant à vous.

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :  le baiser ,la caresse qui n’est pas suivi d’un contact sexuel, le contact avec le corps d’une femme par la main ou par un autre (organe), tout cela n’entraîne la nullité du jeûne que s’il provoque l’éjaculation . Al-Madjmou, 6/322.

Cheikh Muhammad ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a dit :  Avoir un contact charnel avec sa femme par une caresse, un baiser ou un frottement sexuel sans le coït peut entraîner la rupture du jeûne si cela s’accompagne d’éjaculation. Dans le cas contraire, le jeûne n’est pas rompu . Ach-Charh al-Mumti, 6/388.

Cette disposition s’applique aussi bien à vous-mêmes qu’à votre femme. Si celle-ci a éjaculé suite à ladite folâtrerie, son jeûne est nul et elle doit se repentir devant Allah et jeûner un autre jour à titre de rattrapage. Si elle n’a pas éjaculé, elle n’encourt rien …

<strong> </strong>

Allah le sait mieux]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coulisses élection PAN</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/coulisses-election-pan-2873680.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2020 14:37:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un dispositif sécuritaire impressionnant</strong>

Les organisateurs de la première séance de la 6e législature de l’Assemblée nationale n’ont rien laissé au hasard pour que tout se passe pour le mieux possible. La principale mesure forte a été la délocalisation de la session de l’antre de l’Assemblée nationale, à Bagadadji, au Centre international de conférence de Bamako où l’espace disponible devrait permettre la mise en pratique de la distanciation sociale, une mesure recommandée dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Au nom de la sécurité sanitaire, le port de masque était obligatoire, conformément à l’une des mesures du dernier Conseil extraordinaire de la défense nationale.

En dehors de la dimension purement sanitaire liée à la propagation de la Maladie à Coronavirus, la sécurité, en termes d’ordre et de discipline était omniprésente ce lundi au Centre international de conférence de Bamako : filtrage de l’accès au CICB ; contrôle systématique à tous les niveaux. Tout a été mis en œuvre pour réduire autant que faire se peut les risques d’incident qui sont inhérents à ce genre de rassemblement.

<strong>L’amateurisme des scrutateurs</strong>

Finalement deux candidats étaient à lice, ce lundi 11 mai 2020, pour briguer la Présidence de l’Assemblée nationale : le vice-président sortant, Moussa TIMBINE, laborieusement réélu dans sa circonscription électorale de la CV et l’ancien Premier ministre Moussa MARA, élu sans bavure en CIV et dont la déclaration de candidature a été émaillée de la déclaration de son patrimoine.

Au regard de la manière très peu cavalière dont un hold-up a été perpétré contre l’honorable Mamadou DIARRASSOUBA, le match était joué d’avance. Face au candidat de Koulouba, MARA avait peu de chance, il le savait et se savait perdant d’avance.

Ce qu’il ne savait pas, c’est l’amateurisme des agents en charge du décompte des voix qui ont fait perdre de précieuses minutes. Tellement assurés de la victoire de Moussa TIMBINE qu’ils ne se sont pas encombrés du respect des procédures élémentaires : nombre de votants, bulletins valablement exprimés, bulletins nuls, nombre de voix par candidat… Etaient-ils programmés pour juste venir certifier la victoire de TIMBINE ?

&nbsp;

<strong>L’inélégance et l’immaturité politique</strong>

Après avoir fait turbiner le Bureau Politique National du RPM, durant 5 jours (mardi à vendredi), pour le tourner en bourrique le dimanche, le Président IBK remettait gracieusement le Perchoir à Moussa TIMBINE, pote de Karim KEITA. La victoire étant dans la poche, avant même le vote, place à la rédaction d’un discours fleuve très peu accrocheur, en raison de la température (EDM reste fidèle à sa réputation pour les coupures de courant en période de chaleur), mais également en raison des conditions rocambolesques de l’élection de l’orateur soporifique.

Après le brigandage électoral, il restait une petite chance à TIMBINE de prouver que lui aussi méritait de briguer la présidence de l’Assemblée, en rendant un hommage appuyé à l’honorable Mamadou DIARRASSOUBA sans le désistement duquel le Parti aurait offert au monde le spectacle le plus affligeant de bordel.   Il a tout simplement choisi de zapper tout ce qui est Mamadou. Inélégance, immaturité politique ou mépris souverain ? L’ami du fils du Président qui vainc sans péril et triomphe sans gloire peut s’autoriser de telles médiocrités politiques.

Pourtant, comme il s’en défend lui-même, l’honorable DIARRASSOUBA n’est pas porteur d’un Projet personnel.  La preuve c’est qu’il accepte l’oukase. Mais également et surtout il est engagé pour la stabilité du Parti qui a d’autres échéances importantes à aborder.

En étalant tant de mépris à l’endroit de celui dont la grandeur d’âme lui a fait un boulevard pour le Perchoir, TIMBINE administre la preuve qu’il est difficile d’assurer un développement harmonieux des muscles (pour la bagarre) et du cerveau (pour être à même de prendre la hauteur).

<strong>La République des loubards, branle ?</strong>

Le sacre de Moussa TIMBINE à la présidence de l’Assemblée nationale aurait laissé un goût d’inachevé si les gros bras ou loubards n’étaient pas de la partie. En raison des mesures sécuritaires, ils étaient confinés hors zone accessible aux invités. Ils étaient là, en nombre et ont manifesté bruyamment leur présence en scandant le nom de leur compère  de longue. Ils étaient si euphoriques que leur manifestation de joie était sur le point de désorganiser le dispositif sécuritaire mise en place, nécessitant la réaction des Forces de l’ordre.  Que cache cette joie débordante des gros bras ? L’élection de TIMBINE est-elle l’occasion pour eux de gravir un échelon supérieur ? En tout cas on peut dire que l’histoire d’amour entre TIMBINE et les loubards qu’ils sollicitaient régulièrement pour des missions spécifiques se poursuit de plus belle. Nouveaux députés, soyez sur vos gardes, parce que c’est quand même ‘’Moussa bésé’’ qui trône là-haut et que les loubards ne sont pas très loin !

<strong>RASSEMBLES PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mesure contre le coronavirus au Mali: le port du masque devient obligatoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/mesure-contre-le-coronavirus-au-mali-le-port-du-masque-devient-obligatoire-2873531.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2020 07:29:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de Défense Nationale s’est réuni, le vendredi 8 mai, en session extraordinaire, autour du Président de la République, pour faire le point sur la Pandémie du COVID-19 dans notre pays. Il a examiné le chemin parcouru depuis les premiers cas de Coronavirus déclarés sur notre territoire. Le samedi 9 mai, le Premier ministre, Dr Boubou CISSE, a fait une déclaration pour rendre public les grandes décisions prises lors du conseil de défense nationale.

Le chef du gouvernement a expliqué que le rapport du Comité scientifique présenté au Conseil est à la fois succinct et édifiant. Un rapport qui confirme qu’à des degrés divers, le coronavirus se trouve pratiquement dans toutes les régions administratives de notre pays.

Face à cette situation, Dr Boubou CISSE a soutenu que le premier des défis est la capacité de notre pays à faire des tests.

Il a informé qu’à ce jour, ce sont près de 3000 tests qui ont été réalisés, dans quatre laboratoires, tous à Bamako. Le Premier ministre a exprimé la nécessité de renforcer les capacités de tests et de prises en charge dans les régions.

Au nom du Président de la République, le chef du gouvernement a appelé tous les Maliens à plus d’action, à une action soutenue, cohérente, décisive, volontariste, sans aucune volonté de nuire, et avec pour seul souci le bien-être de tout le monde.

Après une évaluation rigoureuse du chemin parcouru et un examen minutieux des corrections à apporter autant que des mesures à renforcer, le Conseil national de Défense du vendredi 8 mai 2020 a pris certaines décisions.

Il s’agit entre autres du port obligatoire du masque dans les espaces publics; la prorogation jusqu’au 2 juin prochain de la fermeture des écoles primaires, secondaires et supérieures ; la levée du couvre-feu sur l’étendue du territoire national.

Le Premier ministre a rassuré que le Programme présidentiel « Un Malien, un masque » est en cours, comme chacun a eu à le constater. Il a pris l’engagement qu’il sera une réalité tangible et vérifiable dans le plus proche avenir. « L’expérience de pays asiatiques qui ont su dompter le COVID 19 montre à suffisance que le meilleur confinement c’est le masque, que la meilleure prévention c’est le masque », a soutenu le Dr Boubou CISSE.

Il a déclaré que le gouvernement redoublera d’efforts afin de tester toutes les personnes-contacts identifiées et de les prendre en charge au besoin.

Toujours au chapitre des mesures prises, le Premier ministre a informé que l’apurement de la dette intérieure dont le montant s’élève à plus de 110 milliards de nos francs, commencera à partir de cette semaine. Selon lui, cela permettra d’améliorer la trésorerie de nos entreprises, en plus des autres mesures de soutien à l’activité économique.

Le chef du gouvernement a rassuré que chaque engagement pris par le Président de la République sera tenu. ‘’Aucun ne sera négligé. Du reste, le Gouvernement s’y emploie activement déjà. Le Gouvernement se surpassera. Il est obligé de se surpasser car il sait que la solidarité avec les familles qui souffrent des conséquences de la pandémie n’est pas facultative, mais impérative’’, a affirmé le Dr Boubou CISSE.

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<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cour constitutionnelle: l’ignorance des règles du jeu</title>
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<pubDate>Wed, 06 May 2020 07:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis la proclamation des résultats des législatives, jeudi dernier, par la Cour Constitutionnelle, les débats dans les milieux politiques sont focalisés sur la ou les supposés erreurs faites par l’auguste institution en charge de trancher le contentieux électoral et de valider les élections présidentielle et législatives.

Mais, la plupart de ceux qui s’entre-déchirent et s’égosillent sur tous les réseaux connaissent-ils seulement ou ont-ils pris seulement le temps de connaître les règles du jeu ?

Pour tous ces totos qui font le savant devant leurs militants ou sur les réseaux, est-il besoin de rappeler que c’est seulement dans une seule hypothèse, en français facile dans un seul cas, que la Cour constitutionnelle peut être amenée rectifier un arrêt qu’elle a rendu.

Un extrait de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle du Mali relativement aux demandes de rectification d’erreur matérielle :

Arrêt N°02-147/CC-EL du 19 Septembre 2002 relatif à la requête en date du 27 Août 2002 de Maître….., Avocat à la Cour, candidat à l’élection des députés à l’Assemblée Nationale aux fins de rectification d’erreur matérielle par lui constatée suite à l’arrêt n°02-144/CC-EL du 09 Août 2002 portant proclamation des résultats définitifs de l’élection des députés à l’Assemblée Nationale (scrutin du 28 Juillet 2002);

«….considérant que la requête de Maître……… ne vise pas la rectification d’une erreur matérielle mais la remise en cause des résultats des premier et deuxième tours proclamés par la Cour Constitutionnelle ;

Considérant que l’article 94 de la Constitution dispose ‘’les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont pas susceptibles de recours’’ ;

Qu’en conséquence il y a lieu de déclarer la requête de Maître…… irrecevable ;

PAR CES MOTIFS

Article 1er : Déclare la requête de Maître…. irrecevable ;

Article 2 : Ordonne la notification du présent arrêt au requérant et sa publication au Journal Officiel…»

Comme dirait l’autre, l’ignorance en politique est plus dangereuse  qu’un boucher qui se substitue à un chirurgien.

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<title>Retoquage des résultats à Kati, Sikasso, Bougouni et Bamako: vers une crise postélectorale ouverte ?</title>
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<pubDate>Wed, 06 May 2020 07:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des heurts ont éclaté entre des manifestants et des Policiers ce lundi dans plusieurs communes de Bamako lors de différentes marches de protestation contre des résultats des législatives annoncés par la Cour constitutionnelle le jeudi dernier.  La rue exige la révision d’une disposition constitutionnelle : ‘’les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales’’ (cf : article 94).

‘’Non à la confiscation de nos votes’’, ‘’on n’acceptera pas les résultats de la Cour constitutionnelle’’, ‘’nos suffrages ont été volés’’, fulminaient des dizaines de jeunes à Banconi en commune I du District de Bamako pour rejeter des résultats des 9 Sages de la Cour constitutionnelle.

Plusieurs autres circonscriptions de la capitale et de l’intérieur du pays ont manifesté ce lundi. Leur message est le même : le rejet de l’arrêt de la Cour au motif qu’il n’est pas conforme aux résultats issus des urnes.

Ce jour, à Banconi Flabougou, une centaine de personnes essentiellement des jeunes filles et garçons, a fait le tour de leur quartier en allant occuper pendant plusieurs minutes la route de Koulikoro, l’axe principal pour les habitants de la commune I devant se rendre au centre-ville. Certains étaient assis à même le sol, malgré la forte chaleur. Preuve de leur engagement et de leur détermination, s’il en était besoin. Le contexte du mois de Ramadan et de la maladie n’a pas découragé. Ils scandaient ‘’A bas Manassa’’, ‘’Frankaly et Ouali ne sont pas nos députés’’, ‘’les résultats de la Cour en commune I sont les résultats de la falsification par les 9 Sages’’.

« Nous sommes sortis pour réclamer nos voix qui ont été annulées en commune I. On n’est pas contre la Cour constitutionnelle, ni contre sa présidente, mais on est contre qu’on se moque de nos suffrages dans certains quartiers de notre circonscription électorale. On réclame que nos voix soient restituées et que nos députés soient remis dans leur droit », explique Modibo KONE, Président de la jeunesse de Banconi Flabougou. En clair, il reproche aux 9 Sages d’annuler plus de 2 000 voix favorables à leurs candidats du PRVM-Fasoko et de YELEMA.

Selon notre interlocuteur, la marche doit se terminer au domicile de Cheick Ousmane Chérif Madani HAIDARA à qui ils vont soumettre leurs doléances, afin qu’il intercède auprès des autorités politiques. Dans tous les cas, M. KONE est formel : ces manifestations vont se poursuivre jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause. Il est convaincu également que ce résultat est un complot contre la population.

Dans la même commune, à Doumanzana, des gens ont également marché pour le même motif. Contrairement à Banconi, l’atmosphère était plus violente. Des pneus brûlés, des routes barricadées. Ces scènes ont conduit à des heurts entre des Policiers et des manifestants. Et il aura fallu l’usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Selon des jeunes de Doumanzana, c’est du jamais vu dans l’histoire de la démocratie malienne que les membres de la Cour torpillent les résultats des législatives. Cet arrêt de la Cour constitutionnelle montre combien la vie démocratique est en danger. « On n’a l’impression que des gens sont morts pour rien à la quête de la démocratie. Parce que ceux qui sont les garants de ce système s’en fichent qu’il soit bafouillé », déclare un manifestant. Peu importe que les 9 Sages reviennent sur leur arrêt, l’essentiel, pour lui, est d’exprimer son ras-le-bol, son désaccord, son mécontentement.

En commune II où il n’y a pas eu de renversement de situation, des jeunes ont profité de la situation de fébrilité dans le pays pour ériger des barricades sur la route, brûler des pneus. Pour eux, l’objectif de la manifestation est de décrier de façon générale les difficultés auxquelles la population est confrontée, dont le problème des enseignants qui réclament leur salaire ; des populations sont privées de leur droit. « Tous ces faits montrent que le pouvoir est en difficulté et qu’il n’est pas en mesure de répondre aux attentes de la population. C’est pourquoi nous avons décidé de sortir pendant ce moment critique pour nous faire entendre », affirme un jeune manifestant.

A l’intérieur du pays, c’est la même indignation et plainte. A Sikasso, la mobilisation ne s’affaiblit pas depuis quelques jours. Ce lundi encore, la population a occupé les rues tenant des pancartes sur lesquelles elle réclame à la Cour des suffrages qui ont été injustement annulés. Nouhoum T. KONE, un habitant de Sikasso, sidéré par l’arrêt, a déclaré : « l’heure est grave, l’heure est grave dans un pays où on veut bafouiller les voix des patriotes, des citoyens qui se sont dignement mobilisés pour porter leur confiance sur des gens qu’ils estiment crédibles. C’est dur que ces suffrages soient modifiés au profit de quelqu’un d’autre. Ce qui est en train de se passer une honte pour l’ensemble de tout le pays. C’est de l’hypocrisie que la Cour est en train de faire. On n’adhérera pas à ce projet. On n’est pas d’accord et on ne sera jamais d’accord ».

A Niéna, l’un des fiefs de Bakary TOGOLA, des populations se sont également révoltées contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Elles soupçonnent des fraudes et tripatouillages des chiffres par les Sages. Pour elles, ce qui est présenté comme résultat est loin de refléter la réalité des urnes.

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<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prise en charge des malades du COVID&#45;19: révélations accablantes des syndicats des CHU</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/prise-en-charge-des-malades-du-covid-19-revelations-accablantes-des-syndicats-des-chu-2871263.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 01:05:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables des Comités syndicaux des CHU Gabriel TOURE, Hôpital du Mali, de Kati et du Point G ont conjointement animé une conférence de presse, ce 28 avril 2020, dans la salle-conférence du service gynécologique de Gabriel TOURE. L’objectif de cette rencontre était d’alerter l’opinion nationale sur la situation de malaise qui prévaut au sein de ces 4 CHU.

Cette conférence de presse était animée par le Dr Locéni BENGALI, secrétaire général du Comité syndical de l’Hôpital Gabriel TOURE qui avait à ses côtés, ses homologues de trois autres hôpitaux. Il s’agit du Pr Moussa DIARRA, secrétaire général du SYNACAM à l’Hôpital de Kati ; le Dr Mahamaddou DAMA, SG-SYMEMA à de l’Hôpital du Mali ; et le Dr Fousseïni COULBALY, du SNS-AS-PF (Comité du CHU du Point G).

Au cours des échanges, les syndicalistes ont appelé au respect des engagements pris par les autorités ; la sécurité du personnel et l’amélioration des conditions d’accueil d’hospitalisation et des soins des patients ; l’avènement d’une bonne gouvernance hospitalière.

« Nous osons croire que dans un plus bref délai, nos plus hautes autorités s’activeront à satisfaire les préoccupations suivantes », a-t-il prévu.

Les conférenciers ont fait le point de différents PV de conciliation qui ont sanctionné les mouvements de grève précédents, mais aussi, et surtout d’alerter le Gouvernement sur l’état d’humeur des agents au niveau de ces 4 CHU dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19.

Dans son exposé liminaire, le Dr Amadou MAIGA du SNS-AS-PF de l’hôpital Gabriel TOURE a indiqué cette rencontre faisait suite au non-respect par le gouvernement des engagements pris par les autorités face aux syndicats : la sécurité du personnel dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 et l’amélioration des conditions d’accueil d’hospitalisation et des soins des patients.

<strong>D’entrée de jeu, le Dr MAIGA est sans langue de bois.</strong>

« Nous sommes face à des autorités qui n’ont que mépris pour nous, qui ne daignent même pas répondre à nos correspondances et demandes d’audience pour rechercher des solutions concertées à des problèmes qui peuvent mettre en péril la vie des Maliens », a-t-il critiqué.

Si pour le moment aucun préavis n’est déposé sur la table du Gouvernement, les conférenciers envisagent le faire dans les jours à venir autour des six points de revendication non satisfaits, si rien n’est fait du côté des autorités pour satisfaire lesdites doléances.

Il s’agit de : rendre effectives les dispositions de sécurité et de motivation du personnel dans le cadre de la lutte contre l’épidémie à Coronavirus.

Mettre le personnel biappartenance lésé dans ses droits en : payant intégralement leurs arriérés d’émoluments, intégrant lesdits émoluments dans leur salaire, uniformisant lesdits émoluments dans toutes les structures, réalisant la convention hospitalo-universitaire en associant de ceux déjà intégrés. Parachever le processus d’intégration dans la fonction publique de l’État du personnel contractuel dont les dossiers ont été déjà traités en tenant compte de leur nouvelle situation administrative et régularisant la situation de ceux déjà intégrés.

Rendre effective la prise en charge gratuite des soins médicaux et du médicament pour le personnel socio-sanitaire assujetti à l’AMO, conformément aux engagements et aux textes.

Améliorer les conditions de travail des CHU et hôpitaux concernés par : le recrutement du personnel qualifié, l’amélioration et l’adaptation des plateaux techniques en tenant compte de nouveaux défis sanitaires.

Rembourser intégralement les primes de fonction Spéciales prélevées et procéder à l’augmentation substantielle de ces primes de fonction spéciales ainsi que les primes de garde et des primes de monture.

Selon le Dr Amadou MAIGA, sur les six points de revendication envisagés par les syndicalistes, à part le point relatif aux mesures face au COVID-19, les autres ont fait l’objet de PV de conciliation par le passé.

« Si plus de 9 syndicats des hôpitaux de Bamako et de Kati vous adressent une correspondance et que vous ne répondez pas, ça s’appelle du mépris », a indiqué le conférencier.

Par rapport à la lutte contre le Coronavirus, le Pr Moussa DIARRA, de l’hôpital de Kati, a reconnu que l’État a mis à la disposition des différentes structures de santé des moyens. Mais, dit-il, ces moyens ne sont pas insuffisants.

« On a beaucoup de choses qui manquent. On essaye de travailler avec le peu de moyens que nous avons. Vous avez vu à Kayes que nos collègues se sont mobilisés pour décrier le manque de moyens », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « Si les moyens sont insuffisants, ça pose un problème. Parce que, si le personnel n’est pas protégé, c’est la catastrophe. Imaginez un personnel de la santé qui est contaminé et qui ne le sait pas, il va continuer à prodiguer les soins aux patients. Et combien de personnes vont-t-elles être contaminées par jour », s’est-il interrogé.

Dans son discours, le président de la République, a rappelé le conférencier, a annoncé qu’il propose des cache-nez pour les Maliens. Pendant qu’on est en train de les donner dans les quartiers, à des chefs de quartier, à des marabouts, à Gabriel TOURE, a dit le Pr DIARRA, ‘’nous avons des cache-nez qui ne sont pas dans les normes’’.

Pour lui, il est clair l’État a mis à la disposition des différentes structures des moyens, mais ces moyens sont insuffisants.

« On a beaucoup de choses qui manquent. On essaye de travailler avec le peu de moyens que nous avons. Malheureusement, il y a beaucoup de nos collègues qui ont été contaminés par cette maladie », a-t-il déploré.

Pour changer la donne, il préconise de renforcer les moyens pour permettre au personnel soignant de lutter efficacement contre cette pandémie.

S’agissant des autres revendications, le Pr DIARRA a fait savoir que depuis très longtemps, les agents de santé sont obligés de se battre pour avoir leurs émoluments.

« Chaque fois qu’on garde le silence, ces droits sont coupés », dit-il.

Pendant que le président de la République annonce qu’il y’aura des primes spéciales pour le personnel de la santé dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, entre temps, on est en train de couper ce qui existe déjà.

« Après cette conférence de presse, s’il n’y a pas de réaction, nous allons déposer notre préavis de grève », a indiqué le conférencier.

Selon lui, la pandémie n’est pas un prétexte pour faire de la surenchère. « Nous nous lassons parce que nous ne sommes pas dans les conditions. Pire, ils sont en train de grignoter dans nos salaires. Et ça, c’est inacceptable », a-t-il mis en garde.

Le Dr Mahamadou DAMA, secrétaire général du Comité syndical du CHU Hôpital du Mali, rappelle que le Mali a été l’un des derniers pays à être affecté par le Coronavirus. De ce fait, dit-il, on a eu tout le temps de se préparer avant l’arrivée de cette pandémie, mais cela n’a pas été fait. S’agissant des revendications posées par les agents de santé de Kayes, le Dr DAMA a répondu que toutes les structures de santé du Mali sont dans le même bateau.

« Il y a un manque criard de matériel de protection », déploré le syndicaliste qui regrette de constater que nos autorités semblent se limiter à des engagements sur les médias.

De son côté, le Dr Fousseïni COULBALY, du SNS-AS-PF du Comité du CHU du Point G, a axé son intervention sur les moyens de lutte contre le COVID-19 au niveau de sa structure. De ses propos, il ressort que beaucoup de choses ont été dites, et que les mesures annoncées par le Gouvernement tardent à venir. Depuis l’éclatement de cette pandémie dans notre pays, ce n’est qu’en début de cette semaine, le CHU du Point G n’a pas reçu de Kits venant de l’État. C’est des anciens kits qui étaient destinés à la lutte contre Ebola qui ont été utilisés pour prendre en charge les malades du COVID-19. S’agissant des masques, il a fait savoir que dans certains services du Point G, les agents sont dotés de 10 cache-nez pour le mois. Or, il se trouve que la durée maximum de ces outils varie entre 4 et 6 heures de temps. Avec le climat que nous avons aujourd’hui, les masques ne résistent pas longtemps et les agents de santé sont obligés de payer des cache-nez complémentaires pour se protéger dans le cadre de l’exercice de leur métier au service de l’État.

Même si les kits de lavage des mains sont disponibles, le plus souvent, il n’y a pas d’eau ni de solution hydro alcoolique au Point G.

Par ailleurs, a-t-il déploré, au CHU du Point G, les autres malades sont abandonnés à leurs propre sort. On a fermé le bloc des services de réanimation qui sont transformés en salle d’hospitalisation des malades du COVID-19.

Pour sa part, le Dr Locéni BENGALI, dira que les émoluments réclamés ne constituent pas un luxe, mais une partie du salaire des médecins.

« Si la population ne souhaite pas voir un arrêt de travail dans les hôpitaux, elle doit exiger que le Gouvernement honore ses engagements sans délai », dit-il.

Suite à la suspension des salaires des enseignants, certains médecins ont vu une partie de leurs salaires coupés.

« Cela est inadmissible, même s’ils relèvent du ministère de l’Enseignement, c’est du personnel soignant ». Aussi, s’insurge le Dr BENGALI exige que ces primes de l’ordre de 50 000 F CFA soient restituées.

Dans le cadre de l’exercice de leur métier, des agents de santé ont contracté le virus. Mais pour le test, ces agents qui sont exposés tous les jours, on dit qu’il n’y a pas de kits. Comment peut-on comprendre ça au moment où des hommes politiques se font tester alors qu’on dit qu’il n’y a pas de test pour les agents de santé.

« Que les autorités se détrompent pas, ce n’est pas parce qu’il y a la pandémie qu’on ne peut pas faire la grève. On peut arrêter à tout moment le travail même s’il y a épidémie. Épidémie oui, mais le personnel de soins d’abord », a conclu le Dr BENGALI.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Votre Betisier du jour. Blocage du fonds Covid&#45;19 : le PM coincé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/votre-betisier-du-jour-blocage-du-fonds-covid-19-le-pm-coince-2871258.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 22:00:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Circulation anarchique des cadavres; usurpation de tombe ; rudoiement du Département ministériel, tête d’affiche de la prévention et de la réponse à la Maladie à Coronavirus par une asphyxie financière dont l’onde de choc balaie autant le personnel soignant que les patients, le spectacle pathogène auquel il est donné aux Maliens d’assister est pathétique.</strong>

À l’issue de la session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale du 17 mars 2020, ‘’vu l’urgence de la situation, le Président de la République a décidé la mise en place d’une enveloppe initiale de six milliards trois cents millions (6 300 000 000) F CFA pour lutter contre la pandémie de Coronavirus’’.

&nbsp;

Quelques jours plus tard, le 10 avril, nouvelle adresse à la Nation du Président de la République. Il annonce : ‘’le Gouvernement, pour ce faire, a décidé plusieurs mesures sociales qui coûteront à l’État, près de 500 milliards de nos francs, dans les hypothèses basses’’. Au titre de la brochette de mesures sociales, on peut retenir : la mise en place d’un Fonds spécial de 100 milliards de nos francs pour les familles les plus vulnérables, à l’échelle des 703 communes du Mali ; la dotation du Fonds de Garantie du Secteur Privé d’un montant de 20 milliards de FCFA destiné à garantir les besoins de financement des PME/PMI, des Systèmes Financiers Décentralisés, des industries et de certaines grandes entreprises affectées par la pandémie ; le lancement du Programme « Un Malien, un masque » ; diminution pendant 3 mois, de la base taxable au cordon douanier des produits de première nécessité, notamment le riz et le lait ; la prise en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’électricité et d’eau des catégories relevant des tranches dites sociales, c’est-à-dire les plus démunies ; l’exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée les factures d’électricité et d’eau, de tous les consommateurs, pour les mois d’avril, mai et juin 2020 ; la distribution gratuite de cinquante-six mille tonnes de céréales et de seize mille tonnes d’aliments bétail aux populations vulnérables touchées par le COVID 19.

Mais depuis, rien. Du moins pour ceux à qui les fonds annoncés sont destinés, en l’occurrence les structures sanitaires, en première ligne de la lutte contre la Maladie à Coronavirus.

En désespoir de cause, le Directeur des Finances et du Matériel du ministère de la Santé et des Affaires Sociales a adressé au Directeur Général du Budget une demande de mise à disposition de fonds d’un montant d’un milliard trois cent soixante millions (1 360 000 000) FCFA au profit de certaines structures du Département. Il s’agit, pour les Organismes personnalisés, de CHU-IOTA (40 000 000) ; CHU-CNOS (40 000 000) ; CRLD (40 000 000) ; CNTS (40 000 000) ; LNS (40 000 000) ; ANTIM (50 000 000), pour un total de 250 000 000 FCFA.

Pour le compte des hôpitaux régionaux : Hôpital de Kayes (80 000 000) ; Hôpital de Sikasso (80 000 000) ; Hôpital de Ségou (80 000 000) ; (Hôpital de Mopti (80 000 000) ; Hôpital de Tombouctou (80 000 000) ; Hôpital de Gao (80 000 000) ; CHU-Kati (80 000 000), pour un total de 560 000 000 FCFA.

Pour les Directions Régionales de la Santé (DRS) : DRS de Kayes (50 000 000) ; DRS de Koulikoro (50 000 000) ; DRS de Sikasso (50 000 000) ; DRS de Ségou (50 000 000) ; DRS de Mopti (50 000 000) ; DRS de Tombouctou (50 000 000) ; DRS de Gao (50 000 000) ; DRS de Kidal (50 000 000) ; DRS de Ménaka (50 000 000) ; DRS de Taoudeni (50 000 000) ; DRS de Bamako (50 000 000), pour un total de 550 000 000 FCFA.

‘’Ces fonds serviront à la prise en charge des besoins urgents dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus au Mali’’, justifie le ministère de la Santé et des Affaires Sociales.

Pourtant, quand des Maliens ont crié que le Gouvernement ne prenait pas la pleine mesure du péril sanitaire, il s’est trouvé aussi des gens pour crier aux spécialistes des rhétoriques périlleuses des cavaliers de l’apocalypse. Voilà, on y est. Plus d’un mois après que notre pays soit attaqué par ce virus mortel et que tout le dispositif de réponse devrait être en place, on en est au stade des correspondances pour la mise à disposition de fonds pour faire face à des situations d’urgence. Nulle galéjade, la situation est cataclysmique. À Kayes, faute de combinaison, le personnel soignant passe les plats des patients préparés par la famille par la fenêtre. Les frais d’alimentation passent pour pertes et profits. À l’Hôpital Fouseyni DAOU de Kayes, les agents sont sans aucun moyen et laissés à eux-mêmes, rapportent des sources concordantes. 7 d’entre eux sont déjà infectés, dont le médecin-chef du CSRéf, dont 4 guérisons.

Paradoxalement, le Président IBK, dans son adresse à la Nation du 10 avril, avait alimenté bien d’espoirs : ‘’il sied, qu’avant toute chose, je salue notre personnel de santé, ces aides-soignants, ces manœuvres, ces infirmiers, ces ambulanciers, ces médecins, ces laborantins, le personnel administratif des services de santé ainsi que les membres du Conseil Scientifique National. (…) Enfin, une prime spéciale sera payée au personnel de santé mobilisé ainsi qu’aux éléments des forces de sécurité et de défense affectés à la surveillance du couvre-feu et des lieux d’attroupements éventuels’’. À rebrousse-poil de la reconnaissance et des promesses présidentielles, l’état de dénuement est si prononcé, qu’il a suscité une manifestation de solidarité de la population de Kayes envers le personnel soignant qui fait preuve d’un dévouement suicidaire.

La situation calamiteuse de l’Hôpital régional de Kayes où a été diagnostiqué l’un des premiers cas de Coronavirus dans notre pays et qui abrite encore de nombreux patients est symptomatique de l’indigence financière du ministère de la Santé et des Affaires Sociales et de la mistoufle dirigée contre lui. Au nom d’un duel fratricide mortel (CISSE et SIDIBE sont tous les deux des Peulh), pour le pouvoir, on ne lésine point à creuser la tombe d’innocentes personnes qui ne demandent que le matériel pour exercer leur boulot ou qui ne demandent qu’à être soignées pour décamper au plus vite.

Pour alerter l’opinion nationale et internationale sur l’ostracisme dont il est victime, le ministère de la Santé et des Affaires Sociales a dû avoir recours aux réseaux sociaux. Méthode peu conventionnelle, certes, mais peut-on encore s’acoquiner avec les codes officiels, lorsqu’il y a un constat d’évidence d’un travail de sape de ses actions ?

Néanmoins, le Département martyr, à travers sa DFM, a renoué avec les canons classiques en adressant une demande en bonne et due forme de mise à disposition de fonds à la Direction Générale du Budget. Mais, qu’on ne s’y méprenne pas : demande n’est pas synonyme de mise à disposition de fonds, tant que Boubou CISSE aura son mot à dire. Or, c’est bien le cas, depuis qu’il a décidé de mettre entre parenthèses le ministre délégué auprès du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget Madame BARRY Aoua SYLLA, dont le rôle semble réduit à l’inauguration des chrysanthèmes. Quand deux ministres se suivent, dont un super ministre, l’un se conjugue à l’infinitif.

Mais, en dehors des rivalités personnelles, face à une situation d’une gravité aussi exceptionnelle, comment en est-on arrivé à tel stade de blocage sous les regards complices de tout le monde ?   Faut-il invoquer le traditionnel bouc émissaire, à savoir les lenteurs administratives ? L’argument ne tient pas dans un contexte d’urgence sanitaire où les financiers ne s’encombrent pas des principes élémentaires de l’orthodoxie financière. Il pourrait s’agir plus d’irresponsabilité que d’incompétence puisque la Primature est censée abriter la fine fleur de l’intelligentsia malienne. À moins que la réputation de ces gens-là ne soit surfaite ; d’autant plus que jusque-là, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Dès lors, la piste d’un blocage intentionnel des activités du ministère de la Santé et des Affaires Sociales, paraît très crédible. La jonction entre une cupidité à la Picsou et une jalousie maladive, privant les hôpitaux publics des subsides nécessaires, a engendré un bazar dans le dispositif de prévention et de réponse à la Maladie à Coronavirus.

Mettons bas les masques, voyons entre quat’z’yeux, le Virus, au Mali, ce n’est pas le Corona, ce sont ces, mercantiles, arrivistes, qui tuent les Maliens. Ce Virus domestique est à la puissance x plus mortel que le Coronavirus. Que Dieu nous en préserve, en attendant que l’Employeur des protagonistes se réveille pour trancher et mettre un terme à la chienlit et au massacre des populations, victimes expiatoires d’une guerre de pouvoir. En tout cas le spectacle pathogène auquel il est donné aux Maliens d’assister est pathétique.

<strong>Covid-19 : la ballade des cadavres</strong>

La situation épidémiologique actualisée de notre pays, à la date d’hier lundi, affiche un total de 424 cas positifs ; 122 patients guéris et 24 décès. 24 Maccabées, c’est peu, comparativement à certains pays où les victimes se comptent par centaines et par jour ; mais beaucoup dans notre contexte où certains d’entre eux se baladent dans la ville, la faute à un laxisme des responsables sanitaires. C’est un confrère qui rapporte ce fait pas tout à fait anodin qui se déroule dans le quartier Djélibougou, en Commune I du District de Bamako. Un homme raconte que son voisin, après avoir été placé sous traitement de paludisme, a finalement été testé positif au COVID-19 et transporté dans un centre de prise en charge par les services compétents venus le chercher avec une ambulance. Puis sa maison a été pulvérisée ; les membres de la famille du désormais patient du COVID-19 et les personnes contacts placés au confinement. Jusque-là, la procédure est scrupuleusement respectée.

Contrairement à la centaine de patients qui a survécu à la maladie, le patient de Djélibougou, lui, a passé l’arme à gauche, nonobstant les intenses efforts des médecins traitants. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que son nom soit loué !

En bon croyant, il ne restait plus à la famille qu’à préparer les funérailles, conduire cet être cher à sa dernière demeure, le dimanche.

Mais, la famille n’était pas au bout de ses peines et devait faire face à une nouvelle épreuve inattendue : le corps est introuvable. Le corps remis à cette famille éplorée était celui d’une femme ; alors qu’elle avait plutôt perdu un homme. Une première alerte sur le laxisme qui prévaut dans la gestion des corps des personnes décédées du COVID-19.

Informations prises au niveau de la morgue, la famille apprend que le corps a été remis par inadvertance à une autre famille qui a également perdu un parent décédé du COVID-19.

S’il n’y a pas de peine par procuration, l’on peut raisonnablement se faire une idée de ce qu’a pu éprouver cette famille qui, en plus de perdre un être cher, doit également souffrir de la disparition, par négligence, de son corps. Elle aurait bien aimé l’enterrer dignement. En général, chez nous, la famille y attache une grande importance.

Mais, au-delà de la frustration de la famille, on ne peut pas ne pas déplorer que les corps de personnes décédées du COVID-19 se baladent dans la nature sans aucun contrôle. Cette situation n’est pas sans poser des questions légitimes : tout le monde a-t-il le droit de manipuler les corps de personnes décédées du COVID-19 ? Pourquoi l’Etat n’organise-t-il pas, en intelligence avec la famille, des enterrements sécurisés du point de vue sanitaire, pour éviter les manipulations et réduire les risques de propagation en circonscrivant les attroupements ?

Faute professionnelle, légèreté et négligence, le Mali aura-t-il son procès du COVID-19 à l’instar d’autres pays où des organisations piaffent d’impatience d’attaquer l’État devant diverses instances ? Une certitude, les corps méritent beaucoup de respect pour qu’ils se volatilisent dans des structures officielles.

Ailleurs, à Magnambougou, en Commune VI du District de Bamako, c’est une autre famille qui a eu droit à son haut-le-cœur ce lundi 27 avril. Tout comme à Djélibougou, les faits sont tout autant déroutants et pourraient relever d’un banditisme d’un nouveau genre. Les faits : des membres d’une famille éplorée viennent creuser une tombe, dans la perspective de l’enterrement de leur parent, calé à 13 heures. Leur tâche terminée, les fossoyeurs retournent vaquer à d’autres occupations. À l’heure convenue, le corps est transporté au cimetière dans le respect du cérémonial (habituel) pour être déposé dans sa dernière demeure. Mais diantre ! De tombe creusée, que dalle ! Enfin, il y avait bien la tombe creusée ; mais une autre dépouille d’une autre famille arrivée plus tôt au cimetière qui y reposait. Une seule personne pouvait désembrouiller sur cette situation ahurissante, à savoir le gardien du cimetière. Interrogé, il cafouille et farfouille. Ses réponses ne font qu’en rajouter à la confusion. Il n’édifie guère. Selon des sources proches de la famille, la Police s’est saisie de l’affaire qui dépasse le simple cas d’une usurpation de tombe. La gravité de la situation est à l’aune de la violation des règles strictes à observer en matière d’inhumation, notamment la présentation d’un certificat de décès délivré par les autorités sanitaires et d’une autorisation d’inhumation délivrée également par des services compétents. Cette violation des règles élémentaires connues de tous les gardiens de cimetière laisse croire à une inhumation à la sauvette. Pourquoi ? Parce que des gens, soit ne voulaient pas être identifiés, soit ne voulaient pas que l’identité du mort soit connue. Dans l’un ou l’autre cas, il y a anguille sous roche et la situation devrait être tirée au clair au plus vite, pour des raisons de sécurité. La personne enterrée en clando avait-elle été assassinée et que des personnes voulaient effacer les traces ? S’agit-il d’une personne décédée du COVID-19 ? Cette hypothèse corroborerait alors le cas précédent qui s’est déroulé à Djélibougou de cadavres qui se baladent. Il revient désormais à la Police de fourgonner pour mettre définitivement un terme à la circulation anarchique des cadavres et aux inhumations illicites à Bamako.

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<title>Confinement: IBK a&#45;t&#45;il tranché trop tôt ?</title>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 19:54:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, a reçu en audience, avant-hier lundi, le comité scientifique chargé de la gestion du Covid-19 dans notre pays. Cette rencontre avec ledit comité avait pour objectif de faire le point de la situation et échanger sur les dispositions idoines à prendre pour circonscrire la pandémie.

En cette période de crise sanitaire, les membres du comité scientifique ont la mission d’éclairer la lanterne des décideurs dans la prise des décisions pour lutter contre le COVID-19 dans notre pays. La principale proposition de cette rencontre avec le Président est d’isoler les villes de Bamako et de Kayes. Une mesure qui peut être considérée comme un mal nécessaire face à la propagation du coronavirus qui est en train de gagner tout le territoire national.

Lors de la rencontre avec le chef de l’État, les scientifiques ont réitéré leur proposition d’isoler Bamako et Kayes. Il reste à savoir si le Président IBK va suivre les scientifiques. Le 19 avril, après avoir accompli son vote, il avait écarté toute décision de confiner Bamako. Maintenant que les scientifiques proposent l’isolement, le chef de l’État acceptera-t-il cette autre mesure?

En marge des actions visant à sensibiliser les populations à respecter les mesures barrières, le comité scientifique vient de proposer au chef de l’Etat une mesure un peu plus contraignante. Face à la propagation de la maladie dont des cas ont été enregistrés dans plusieurs régions, le comité scientifique a proposé d’isoler les villes de Bamako et de Kayes qui sont les épicentres de la maladie.

En attendant, la proposition des scientifiques sera examinée lors du conseil des ministres, d’aujourd’hui mercredi.

Aux dires du Coordinateur national de la Cellule de lutte contre le Covid-19, le Pr Akory Ag Iknane, c’est la deuxième fois que le comité fait cette recommandation. Il n’a pas manqué d’expliquer les limites de la mesure et les dispositions à prendre pour minimiser l’impact de cet isolement sur les populations.

Le Coordinateur national a reconnu que la ville de Bamako est ravitaillée en produits agricoles par d’autres zones. Aussi, les produits manufacturés proviennent de la capitale vers de nombreuses contrées du pays. Ainsi, l’isolement de la capitale aura des conséquences et pour les populations de Bamako et pour celles de l’intérieur du pays.

IBK est-il sur la même longueur d’onde que le comité scientifique. Acceptera-t-il la décision des scientifiques ? Déjà, le dimanche 19 avril, après son vote, le chef de l’État s’est dit favorable à un isolement de Bamako afin d’éviter la propagation de la maladie à l’intérieur du pays. Une position également partagée par le comité scientifique de lutte contre le Covid-19.

Cependant, le président IBK a écarté toute thèse de confiner la capitale malienne, l’épicentre de la maladie. « J’exhorte beaucoup au port des masques parce que nous ne pouvons pas confiner les Maliens, les bloquer à la maison, les condamner à la mort par la faim. Nous avons le devoir de les protéger. J’espère que chacun comprenne que le masque protège. Il faut le porter pour vous, pour vos enfants, pour vos familles et pour les autres aussi. Chacun a le devoir de protéger tout le monde », a déclaré le Président de la République après avoir accompli son vote le 19 avril à Sébénicoro.

Les raisons humanitaires avancées par le Président IBK quoiqu’à son honneur résistent-elles aux prescriptions insistantes de ses experts qui prônent l’isolement de Bamako ? La balle est alors dans le camp d’IBK pour trancher cette question d’isolement de Bamako et de Kayes.

Qu’il s’agisse de confiner ou d’isoler ces deux villes, la décision n’est pas facile dans l’un ou l’autre des cas. Malgré que l’idée de confiner est d’emblée écartée, l’isolement de Bamako et de Kayes peut avoir comme conséquence une crise humanitaire importante.

La position du président de la République de ne pas confiner Bamako est compréhensive quand on sait que les Maliens vivent du jour le jour. Sans confinement, populations pourront vaquer à leurs occupations et chercher leur pain quotidien. Cela minimisera le risque de voir mourir plus de Maliens de faim que le coronavirus n’aura tué. Mais, il faut reconnaître que le non-confinement contribue à la propagation de la maladie. Les conséquences peuvent être très graves et il faudrait mettre plus de temps pour maîtriser la maladie. C’est dire que le chef de l’État est face à un dilemme.

En termes de conséquences humanitaires, le confinement et l’isolement sont du pareil au même. Le Président se trouve alors entre le marteau et l’enclume. Aujourd’hui, une décision qui consistera à isoler Bamako et Kayes sera lourde de conséquences. Mais, c’est le prix à payer, comme l’ont déjà fait certains pays de la sous-région, pour contrecarrer cette maladie. Les Maliens attendent alors la réponse du Président de la République qui doit trancher aujourd’hui, normalement.

<strong>Par Modibo Kone</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Défense et sécurité: ça bouffe encore les per diem…</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/defense-et-securite-ca-bouffe-encore-les-per-diem-2871107.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 08:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des éléments des Forces de défense et de sécurité ayant pris part aux opérations de sécurisation des élections législatives, scrutin du 29 Mars 2020, courent toujours dernière leur per diem. C’est ce que rapportent des sources concordantes.

Après 2 reports, les élections législatives ont été annoncées pour 29 mars, pour le premier tour, et le 19 avril, pour le second tour, dans les circonscriptions où il n’y a pas eu de vainqueur dès le premier. Ce, dans un contexte sécuritaire explosif marqué par des attaques tous azimuts autant contre les populations civiles que contre les FAMa et les Forces internationales. Dès lors, les Forces de défense et de sécurité mobilisées pour sécuriser le vote avaient un véritable challenge à relever. Autant que faire se peut, elles ont accompli leur mission. Bravo aux FDS.

Mais, le vote est terminé et certains engagements ne sont toujours pas tenus, dont le paiement des per diem des agents des Forces de défense et de sécurité.

Selon une source, les éléments des Forces de défense en poste à Ké-Macina, à Monimpébougou, dans le Cercle de Ké-Macina (Région de Ségou), déployés dans le cadre de la couverture sécuritaire des élections législatives, n’ont toujours pas perçu leurs sous. Pour en rajouter à la pétaudière, le Gouverneur de la Région et Commandant de la zone se renvoient mutuellement la balle de la responsabilité du non-paiement des per diem des agents qui ont correctement rempli leur part du contrat. Dans ce jeu de ping-pong, où est le pognon ? À quoi peut-on s’attendre au finish puisque le soldat n’a pas où aller se plaindre ? Et pourtant, il s’agit de montants dérisoires pour les soldats pris individuellement et surtout eu égard le péril qu’ils ont dû braver pour sécuriser les opérations de vote. Il va sans dire qu’ici, il ne s’agit point de secret défense ; mais des sous du contribuable malien qui ne sont pas arrivés à destination. À César ce qui est à César (…), y compris dans l’Armée. Il y a va de l’autorité du Chef qui s’affirme et s’affermit aussi par la probité morale et de la construction de la nouvelle Armée, après une vingtaine d’années de naufrage émaillé par l’humiliation nationale de la perte des trois régions du Nord du pays.

Mais, il semble que les indélicatesses persistent toujours au niveau des Forces de Sécurité. En tout cas, la lettre N° 0130/MSPC-SG-CT-YB adressée à tous les Gouverneurs de Région, faisant référence à la lettre confidentielle n° 0121/MSPC- SG-CT-YB du 25 mars 2020 n’est pas sans révéler un malaise toxique par rapport au paiement des per diem des agents déployés pour la sécurisation des opérations de vote, à l’occasion du scrutin législatif de Mars/Avril 2020. Le ministre de la Sécurité et de protection civile dit en effet : ‘’explicitant les termes de ma lettre sus référencée, j’ai l’honneur de vous inviter à veiller particulièrement à la prise en charge, au taux de cinq mille (5 000) francs CFA par jour, des éléments déployés dans vos circonscriptions respectives, en fonction du nombre de jours de service effectif. Il reste dès lors entendu que le reliquat du montant par vous perçu sera complété à l’occasion du 2eme tour des élections législatives, prévu le 19 avril 2020. Vous me rendrez compte des dispositions prises à cet effet’’.

Cette lettre est symptomatique de l’abus quasi systémique dont sont victimes les éléments des Forces de défense et de sécurité, autant au premier tour qu’au second tour des élections législatives et surtout la preuve que les vieilles habitudes, sous nos tropiques, ont la vie dure.

Il faut noter que les élections ne sont pas les seules occasions d’abus de pouvoir de la part de la hiérarchie. En effet, selon certaines indiscrétions, les agents qui ont des per diem substantiels à Bamako (c’est-à-dire le double des 5 000 FCFA) doivent se contenter de ce que leur donnent les chefs, sans murmurer, sous peine de ne plus jamais être désignés pour monter la garde devant cette (structure) si convoitée, parce que juteuse.

Il en serait de même, de certaines positions jugées stratégiques dans la circulation routière où les agents désignés ont une obligation de rendement financier ; bien sûr pas pour le compte du Trésor public.

Il n’est pas trop tard pour se ressaisir. Ressaisissons-nous individuellement et collectivement pour le bien de tous et de chacun.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bill: Ministre et Directeur de campagne</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/bill-ministre-et-directeur-de-campagne-2871105.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 08:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Invité de l’émission Débat politique de Radio Kledu Moussa TIMBINE, candidat au second tour des élections législatives en Commune V du District, a étrenné une série de dysfonctionnements dans l’organisation du scrutin électoral, dont deux inquiétudes, qui ont pu lui être fatal, à la lumière des résultats provisoires proclamés par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation qui le donnent perdant.

En Commune V du district de Bamako, c’est la liste RPM/APR, comprenant le vice-président sortant de l’Assemblée nationale, l’honorable Moussa TIMBINE, qui était opposée à l’Alliance URD/ADEMA/ADP-Maliba. Pour les observateurs avisés, TIMBINE et ses camarades jouaient gros face à de grosses pointures politiques dont il était impossible de vendre la peau avant de les avoir vaincus.

Mais les inquiétudes du député et président de la jeunesse du Parti présidentiel se situaient ailleurs. Elles se rapportaient plutôt à la sincérité du processus électoral, dans sa circonscription électorale en commune V du district de Bamako. Ainsi, au cours du débat, Moussa TIMBINE, tête d’affiche de la liste RPM/APR, soulève deux inquiétudes, jugées « légitimes » par certains.

L’honorable TIMBINE a souligné que la circonscription électorale de la commune V compte 582 bureaux de vote. C’est dire autant d’assesseurs pour la Majorité et autant pour l’Opposition. Si au premier tour, il y avait dans chaque bureau de vote un assesseur de la Majorité et un assesseur de l’Opposition pour tous les candidats, a-t-il rappelé, au second tour, s’inquiète TIMBINE, la configuration avait dangereusement changé. Il explique ses appréhensions. Dans la nouvelle configuration, les assesseurs de la Majorité sont aussi ceux de l’ADEMA qui est en alliance avec l’URD (Opposition). Il en déduit que dans des bureaux de vote, les deux assesseurs (Majorité et Opposition) seront en réalité pour la seule liste URD/ADEMA/ADP-Maliba. Cette situation inquiète au plus haut point Moussa TIMBINE qui se laisse aller à dire : « Le Fossé s’est rétréci entre Opposition et Majorité ». Ce, d’autant plus, prévient-il : « on risque de ne pas avoir d’assesseur de la Majorité dans certains bureaux de vote. Cela posera le problème de la validité des procès-verbaux qui doivent être signés par l’assesseur de la Majorité et celui de l’Opposition ».

Pour autant, TIMBINE ne cède pas à la fatalité. En effet, il propose la désignation des assesseurs par liste. « Demain, nous écrirons au Gouverneur pour signaler ce problème, avec ampliation au ministère, à la CENI et à la Cour Constitutionnelle », a assuré le candidat.

La seconde préoccupation du candidat Moussa TIMBINE était relative à la posture du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Un sujet qu’il n’a pas manqué d’évoquer au cours de ce débat politique. Le candidat n’a pas hésité à accuser Boubacar BAH d’immixtion dans le processus électoral en commune V. En effet, s’il n’a pas parlé avec force détails, Moussa TIMBINE affirme que plus d’une fois le ministre Boubacar BAH, Secrétaire général de la Section ADEMA en commune V, a été vu aux activités de campagne de son Parti.

« On ne peut pas être organiseur d’une élection et être superviseur dans un QG de campagne », dénonce le candidat qui a plaidé pour un processus électoral transparent et impartial.

Le repositionnement des assesseurs, le jeu jugé trouble du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation ont-ils eu raison de l’élection de Moussa TIMBINE ? L’Arrêt de la Cour constitutionnelle nous édifiera.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ramadan et Coronavirus: rien ne s’y oppose</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ramadan-et-coronavirus-rien-ne-sy-oppose-2870446.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 16:15:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mois de Ramadan (9e mois lunaire) de cette année 1441 de l’hégire débutera très probablement le 24 avril 2020, puisque la nouvelle lune du mois de Ramadan sera en principe visible le 23 avril 2020 sur une grande partie du continent africain et tout le continent américain. La conjonction (naissance de la nouvelle lune) aura lieu le 23 avril à 4h26, heure de Paris. A noter qu’entre la conjonction et la possibilité que la Lune soit visible, il pourrait s’écouler plusieurs heures.
<p style="font-style: inherit">L’interdiction de tout rassemblement physique de personnes ainsi que la fermeture des lieux de culte pendant toute cette période de confinement entraîneraient très probablement la suspension de nombreuses activités du mois de Ramadan dans leurs formats habituels. Elle n’a encore pas été décidé. D’après les autorités de notre pays qui préconisement le port du masque, il y aura pas de confinement pour raison de crise de (Covid-19) au risque de oriver beaucoup de fidèle de moyens de subsistance. Donc les musulmans pourraient vaquer à leurs occupations et continuer à remplir leurs obligations envers Allah.</p>
<p style="font-style: inherit"><span style="font-style: inherit;font-weight: inherit"><strong style="font-style: inherit;font-weight: inherit">Coronavirus : rien ne s’oppose au jeûne du Ramadan</strong></span></p>
<p style="font-style: inherit">Dans son sillage funeste, le Covid-19 ne sème pas seulement le malheur et la mort… Il sème aussi les ferments de la controverse sur des réseaux sociaux en proie à l’anxiété, et aux rumeurs que certaines peurs irraisonnées font naître immanquablement.</p>
<p style="font-style: inherit">Alors que le mois béni de Ramadan se profile doucement à l’horizon, le Comité de jurisprudence d’Al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite, a rendu mardi son arbitrage au sujet de la question qui fâche et a suscité un vif émoi sur le Net : l’observation du jeûne, à l’heure du Covid-19, ne risque-t-il pas de faire perdre à l’organisme ses précieuses défenses immunitaires et de le rendre, de fait, très vulnérable ?</p>
<p style="font-style: inherit">« Il n’y a aucune preuve scientifique selon laquelle le jeûne faciliterait la contraction du virus », a tranché cet aréopage de juriconsultes musulmans. « Les prescriptions de la charia sur le jeûne restent inchangées : le jeûne est une obligation pour tous les musulmans, à l’exception de ceux qui en sont dispensés avec une excuse valable », ont-ils précisé, ainsi que s’en fait l’écho le site d’information égyptien Al-Ahram.</p>
<p style="font-style: inherit">Ils ont mis fin à la polémique depuis le Caire, au cœur d’une Egypte qui n’est pas épargnée par le virus (plus de 1 450 personnes infectées et 94 décès). Avec ses 100 millions d’habitants, le pays le plus peuplé du monde arabe a toutes les raisons de redouter l’infernale propagation de ce fléau sur ses terres. A son tour, il tente de lui faire barrage en ayant suspendu toutes les prières dans ses mosquées, fermé ses écoles et ses universités, instauré un couvre-feu depuis le 25 mars, et plus récemment, en interdisant tout rassemblement religieux lors de la célébration du Ramadan.</p>
<p style="font-style: inherit"><span style="font-style: inherit;font-weight: inherit"><strong style="font-style: inherit;font-weight: inherit">Peut-on jeûner sans risque </strong></span><span style="font-style: inherit;font-weight: inherit"><strong style="font-style: inherit;font-weight: inherit">à l’heure du Covid-19 ?</strong></span></p>
<p style="font-style: inherit">Ce sont dans des circonstances extrêmement difficiles et douloureuses, marquées par la propagation désastreuse du Covid-19, que le Ramadan sera célébré prochainement.</p>
<p style="font-style: inherit">Alors qu’une véritable calamité s’est abattue sur notre vaste monde, de nombreuses questions taraudent les esprits, à l’approche du mois béni entre tous. L’une d’entre elles est sur toutes les lèvres et se pose avec une acuité particulière : les musulmans pourront-ils jeûner sans s’exposer à de graves risques pour leur santé, à l’heure d’une pandémie de plus en plus meurtrière ?</p>
<p style="font-style: inherit">La réponse est venue du Caire, et plus précisément de l’aréopage de savants qui composent le Centre mondial de la Fatwa au sein d’Al-Azhar. Dans un avis juridique consultable en ligne, ceux-ci ont confirmé qu’il n’est pas permis à un musulman d’interrompre son jeûne, à moins que des médecins estiment, preuves scientifiques à l’appui, que la privation de nourriture et de boisson de l’aube jusqu’au coucher du soleil fragilise l’organisme, au point qu’il soit sans défense face au virus.</p>
<p style="font-style: inherit">Ils ont également insisté sur le fait que les experts médicaux n’avaient pas encore tranché la question, et que, dans l’attente de leur arbitrage, il ne fallait céder ni à la panique, ni à l’anxiété, ces deux mauvaises conseillères, et encore moins prendre pour argent comptant toutes les rumeurs qui mettent en émoi les réseaux sociaux.</p>
<p style="font-style: inherit">Dans leur fatwa, les érudits d’Al-Azhar ont notamment fait référence à une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre, selon laquelle s’hydrater régulièrement pourrait protéger de toute contamination.</p>
<p style="font-style: inherit">« La vie humaine est sacrée et un don d’Allah, le Créateur », ont-ils rappelé de manière vibrante.</p>
&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coronavirus: le Pr Akory déconseille le traitement à domicile</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/coronavirus-le-pr-akory-deconseille-le-traitement-a-domicile-2870445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 16:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a franchi ce jeudi la barre de 300 cas de contamination au coronavirus, un mois après les premiers cas de contamination. À cette date, presque toutes les régions à l’exception de Ménaka, de Taoudeni et de Ségou sont touchées. Cette situation est explicite de l’évolution inquiétante de la pandémie dans notre pays.</strong>

Le Coordinateur de la cellule de lutte contre le Coronavirus, le Pr Akory Ag IKNANE a animé, ce 23 avril 2020, sa conférence de presse hebdomadaire sur la situation épidémiologique du covid-19 dans notre pays. Il était accompagné, pour la circonstance, du représentant de l’OMS au Mali, Jean-Pierre Baptiste.

À l’entame de ses propos, le Pr Akory a fait le point de la situation journalière du jeudi 23 avril. À cette date, il a affirmé que le pays a enregistré 17 nouvelles contaminations, ce qui porte à 310 cas, le total des personnes malades du covid-19, dont 73 guéris. Malheureusement, le pays déplore 17 décès, dont 4 dans les centres de santé.

Aussi, il a indiqué que le coronavirus se propage rapidement sur le territoire national. Après Bamako, l’épicentre de la maladie, presque toutes les autres régions sont affectées. Excepté Ségou, Ménaka et Taoudeni, toutes les autres régions sont maintenant servies. Face à la situation, le coordinateur de la lutte contre le covid-19 a annoncé que des médecins sont attendus dans certaines de ces localités afin de renforcer les dispositifs existants.

En outre, la rencontre a également été l’occasion d’aborder les difficultés auxquelles le monde soignant est confronté. Ainsi, au cours de son intervention, le Pr Akory Ag IKNANE a déploré le travail supplémentaire que des patients font subir aux médecins.

« Les malades sont pris en charge gratuitement par l’État y compris la nourriture. Mais de plus en plus, certains se plaignent de ce que nous leur proposons. Ils commencent à faire venir les repas dans leur famille. Et pour les acheminer dans les salles, ce sont les médecins qui le font », a indiqué le conférencier.

Par ailleurs, le Pr Akory Ag IKNANE est revenu sur les tests rapides qui circulent dans le pays. Selon lui, ils ne sont pas approuvés par le Mali ni par l’OMS.

« Il ne faut pas que les agents aillent se faire tester. Ça donne beaucoup de faux négatifs alors que la personne est porteuse de virus. Cela est très grave. Il n’est pas souhaitable que les gens achètent des tests rapides. Ils vont avoir une fausse sécurité. La situation peut être un risque de propagation de la maladie », a-t-il conseillé.

Quant au médicament lancé par le Madagascar contre le coronavirus, le coordinateur et le représentant de l’OMS ont tous émis des réserves. C’est très tôt pour eux d’affirmer la fiabilité de ce produit, disent-ils.

Pour Jean-Pierre Baptiste, l’OMS étant le garant de la santé de la population, ne peut pas accepter qu’un médicament ou un vaccin soit mis à la disposition de ses Membres sans que certaines procédures ne soient respectées. Donc, il faut au préalable des études cliniques, des analyses sur la toxicité du médicament, entre autres. Le respect de ces principes a pour objectif d’éviter que le produit ne soit nocif pour les populations.

« Ce n’est pas que l’OMS refuse les traitements. Il y a des principes à suivre. Respectons ces principes », a-t-il précisé.

De même, pour Pr Akory, il faut que le pays ait des preuves scientifiques avant de s’évertuer à l’utiliser sur les malades contre le covid-19.

Lors de cette conférence de presse, le coordinateur a été interpellé sur le traitement à domicile de Moussa MARA, ancien Premier ministre, testé positif au covid-19. Pour lui, ce n’est pas une approche sanitaire recommandée surtout face à une pandémie.

« L’état d’urgence sanitaire a été décrété. Dans ce contexte, on devait contraindre ces patients à aller dans un centre de santé », a déclaré le coordinateur avant d’ajouter que d’autres personnalités ont accepté de rester sous traitement à l’hôpital.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: l’incivisme suicidaire des Malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-lincivisme-suicidaire-des-malien-2869866.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 10:49:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong>Depuis l’arrivée du Coronavirus, dans notre pays, certains Maliens, voire la plupart des populations piétinent les mesures-barrières indiquées par les services sanitaires, en vue d’arrêter rapidement la chaine de contamination. Malgré tous les efforts de sensibilisation en cours, aucune habitude n’est mise en berne en ce moment particulier pour freiner la transmission. Ce qui nous fait croire que le bout du tunnel est très loin.</strong></p>
<p class="p1">Malgré la barre des 200 cas dépassée, rien n’a découragé les Bamakois à célébrer avec faste leurs mariages, à aller voter pour le second tour des législatives. Des cortèges des motos Djakarta qui transportaient parfois jusqu’à trois personnes, des SOTRAMA bourrées des jeunes ravis, des femmes qui s’attroupent à plus de centaines de personnes sous des bâches qui tremblent sous le rythme des tamtams et autres instruments de musique. Voilà l’atmosphère qui prévaut d’ailleurs chaque dimanche, en cette approche de ramadan.<span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p1">Pire, le mois d’avril connu par sa grande canicule, les plages ne désemplissent pas de jeunes. Pour la seule journée du dimanche, des centaines de jeunes ont pris d’assaut la plage de sable du Kalaban-Coro, malgré que les vendeurs de sables y soient déguerpis, à cause de la pandémie du Covid-19.</p>
<p class="p1">Dans les plages comme lors des mariages, on ne voit aucune personne porter de masques et les verres de thé y faufilaient entre amis comme si on était en temps normal. Tout cela non loin des forces de l’ordre ont choisi de rester passives face à ces manifestations interdites.</p>
<p class="p1">À ces indociles s’ajoutent aux comportements des personnes qui font de l’intox leur sport favori, renforçant les doutes de ceux qui pensent que cette pandémie est une politique montée de toute pièce par les plus hautes autorités pour bouffer l’argent de la communauté internationale.</p>
<p class="p1">Ces attitudes sont des facteurs, sans aucun doute, de propagation du Covid-19 dans notre pays, au détriment d’une population qui vit en majorité dans la pauvreté extrême, puisque le gouvernement n’a aucun de moyen de courir après 20 millions de personnes, pour faire respecter les mesures-barrières.</p>
<p class="p1">Sans risque de se tromper, le chiffre que connait notre pays risque de se multiplier rapidement dans les jours à venir, si chaque Malien ne prenait pas rapidement conscience de la situation pour respecter en toute responsabilité les mesures-barrières. Dans ce combat, chacun doit d’abord se protéger et protéger les autres. Lors de son 3ème adresse à la nation sur le COVID 19 est revenu sur cette problématique de refus de certains Maliens d’ouvrir les yeux sur la présence de cette pandémie sur notre sol.</p>
<p class="p1">« Je viens de voir un élément de notre télévision nationale où certains s’en disaient encore sceptiques, ne croient pas encore à l’existence du mal, à sa présence au-dedans de notre pays, parmi nous. Ils se trompent ! J’ai entendu, un jeune homme, un de mes fils, dire qu’il n’y croyait pas du tout, il n’était prêt à y croire, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Fiston, reviens sur terre, ce mal existe et a fait des dégâts, de grandes personnalités africaines en ont été victimes, de grands artistes ne sont plus », a-t-il lancé. Il y a des centaines de fistons de ce genre du président IBK, qui contribuent à la propagation de cette maladie au Mali.</p>
<p class="p1">En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas faire le gendarme dernier chaque Malien pour exiger l’application des gestes barrières. Il n’a d’ailleurs ni la volonté ni les moyens de le faire.</p>
<p class="p1">Rappelons que les Italiens s’étaient comportés de la sorte avant d’être l’épicentre de la pandémie dans le monde. Pour couper donc la chaine de contamination, il y va du civisme de chaque Malien pour nous débarrasser de cette maladie.</p>
<p class="p3">P<b>AR CHRISTELLE KONE</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: après ‘‘un Malien un masque’’, ‘‘un électeur un masque’’ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-apres-un-malien-un-masque-un-electeur-un-masque%25e2%2580%2589-2869860.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 10:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>10 des 20 millions de masques promis par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, sont arrivés aujourd’hui à Bamako, ce 18 avril 2020. Chaque commune a son lot de masques. Cependant, l’initiative présidentielle saluée par tous les Maliens est déjà Covidée par la corruption et enveloppée dans un drap de mensonge, trop politisée pour atteindre son objectif de protection des Maliens contre la pandémie du siècle. L’initiative un Malien, un masque, se transforme en un Électeur un masque ?</b></p>
<p class="p1">Contrairement à son objectif initial, le gouvernement du Mali a privilégié les électeurs et les agents électoraux aux autres Maliens dans la distribution des masques promis par le président IBK à l’ensemble des Maliens.</p>
<p class="p1">Dès leur arrivée ce samedi, les autorités ont changé l’usage des masques promis par le chef de l’État pour en faire un outil politique et de chantage. Ainsi, nous apprenons que le gouvernement a donné la priorité aux votants pour limiter la propagation du virus le jour du vote. Si certains observateurs apprécient cette manière de faire, des interrogations demeurent quant aux insuffisances de la mesure. En effet, il, selon les statiques officielles, il y a 18 millions d’habitants, peut-être même plus. Sur ce lot, seulement 8 millions de Maliens sont inscrits. Par contre, le nombre de votants dépasse rarement les 3 millions, comment les autorités comptent-elles procéder pour la distribution du reste des masques ? Comment faire la distinction entre ceux qui ont déjà perçu des masques lors des opérations de vote et ceux qui ne l’ont pas eu ?</p>
<p class="p1">En réalité, il s’agit d’un détournement et une corruption à ciel ouvert autour de l’affaire des masques qui ont été promis sans condition aux Maliens en vue de les protéger contre le COVID-19. En tout cas, le président IBK a été très clair dans ses propos ce 10 avril, en soutenant ‘’un Malien, un masque’’ et non ‘’un électeur, un masque’’. Pourquoi acheminer donc nos masques dans les bureaux de vote, si ce n’est une volonté de politiser l’affaire ?</p>
<p class="p1">Lors du dernier conseil des ministres ce 15 avril, le chef de l’État a d’ailleurs instruit aux ministères de l’Administration territoriale, de la Santé et de la Sécurité de prendre des mesures idoines pour la protection des électeurs. En aucun moment, il n’a été question de changer la vocation des 20 millions de masques promis aux Maliens.</p>
<p class="p1">Aussi, en optant pour cette formule, le gouvernement convaincu qu’il est incapable d’atteindre l’ensemble des bureaux de vote des circonscriptions électorales, à travers le pays (Kayes à Taoudéni et de Sikasso à Ménaka) en si laps de temps (samedi et dimanche) décide de s’installer dans la fraude et l’arnaque. Cela signifie que les masques seront distribués seulement dans les bureaux de vote dans Bamako et sa périphérie. Puisque ne disposant d’aucun moyen d’atteindre l’ensemble des électeurs ce dimanche, jour de vote.</p>
<p class="p1">Pire, la tragédie de ce détournement est le risque de contamination du peu de masques qui va être distribué sur place dans les bureaux de vote. Car ces maques contaminés vont être acheminés dans les domiciles par les bénéficiaires pour constituer des supports de larges diffusion du COVID-19 au Mali dans les jours à venir. Il faut donc craindre le pire dans les prochains jours dans notre pays où les autorités ne sont pas encore dans les dispositions de protéger les populations contre cette pandémie, mais plutôt de défendre leurs propres intérêts. Car à ces mauvaises appréciations au sommet de l’État, il faut ajouter également l’ignorance et/ou l’incivisme d’une importante partie des Maliens qui continue avec des célébrations sociales (baptêmes, mariages) et les prières collectives dans les mosquées…</p>
<p class="p3"><b>Par Sidi DAO</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La vérité, rien que la vérité, toute la vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-verite-rien-que-la-verite-toute-la-verite-2869617.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 09:25:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Plan d’Actions pour la Prévention et la Réponse à la Maladie à COVID-19 (COVID619) budgétisé coûte 3 322 417 000 FCFA et est articulé autour de la prévention et de la prise en charge, c’est-à-dire la riposte.

Pour un total de 2 436 517 000 FCFA, les activités de prévention sont essentiellement basées sur la Surveillance Epidémiologique, les Ressources Humaines, le Transfert des Patients, le Renforcement des Mesures d’Hygiène, la Communication, la Mobilisation sociale et la Coordination et Suivi des Activités.

En ce qui concerne la prise en charge, on note la disponibilité des équipements Médicaux, la Prise en Charge du Personnel de Garde et la Prise en Charge Médicale des Cas. Le montant total de cette prise en charge est de 885 900 000 FCFA.

Ce qui retient notre attention, ici, c’est la PRISE EN CHARGE MÉDICALE DES CAS. Cette prise en charge inclue-t-elle l’alimentation des patients ? Oui, selon le Plan d’action budgétisé. Cette rubrique est ainsi libellée : alimentation des patients (forfait 100 patients/mois) ; unité : 1 ; quantité : 30 ; montant : 900 000 FCFA ; financement disponible : 0 FCFA. Telle est la triste réalité financière. Soit dit en passant, c’est d’un embrouillamini à donner des migraines, cette formulation.

De ce qui précède, il découle des informations persistantes faisant état de patients dont ventre gargouille. Certaines sources allant jusqu’à faire allusion à des cas qui ne résistent pas à la tentation de fausser compagnie à leurs soignants pour aller calmer leurs crampes d’estomac. Les négationnistes ont vite fait de mettre ces infos sur le compte des rumeurs, en ignorant certainement qu’une rumeur, c’est juste une nouvelle de source incontrôlée qui se répand. Ce qui n’en fait pas nécessairement un moyen de désinformation.

Voilà qui nous ramène au ras des pâquerettes. Pour le bien des malades et le salut de la population tout entière, il faut tordre le cou aux dites rumeurs qui prennent de l’ampleur en déverrouillant l’information sur la situation alimentaire des patients qui ne saurait souffrir d’omerta sous le prétexte de quelle que collégialité que ce soit. Il est temps de clore au plus vite une polémique à risques qui n’honore ni le corps médical encore moins le Gouvernement qui administre une nouvelle fois la preuve la plus irréfutable sa matoiserie. Aucune alliance sacrée au détriment de l’alimentation et partant de la santé des patients. Il faut dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. La vie humaine est très sacrée pour en faire un instrument du jeu politique entre les mains d’individus qui la méprisent. Et surtout, donner à manger à satiété aux patients. Ce n’est pas de la charité. C’est une obligation quand on collecte les sous des gens.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes politiques et institutionnelles: le Centre Carter charge l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reformes-politiques-et-institutionnelles-le-centre-carter-charge-letat-2868606.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 12:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Centre Carter, qui assure la mission d’Observateur indépendant dans le suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix de 2015 issu du processus d’Alger, a rendu public, ce 13 avril 2020, son septième rapport sur l’état de la mise en œuvre de ce document de paix. Il souligne deux obstacles majeurs persistants : le retardement d’un nouveau découpage administratif et électoral et la question du redéploiement complet des unités intégrées de l’armée.

Le rapport exhorte les Parties signataires et les garants internationaux de l’accord pour la paix à s’attaquer aux problèmes de longue date du redécoupage administratif et électoral ainsi qu’à parvenir à un accord quant à la structure de commandement de l’armée nationale nouvellement reconstituée.

Il signale l’écart important entre l’attention accrue accordée au processus de redéploiement des forces intégrées, et la faible mobilisation autour des questions de redécoupage administratif et électoral.

Depuis 2015, les Parties débattent, et le Gouvernement a maintes fois promis de parachever, de manière inclusive, la réorganisation territoriale, sans pour autant en donner suite.

En ne s’attaquant pas à la sous-représentation des populations du nord au sein des institutions nationales, les Parties et les garants internationaux perpétuent l’une des causes politiques fondamentales de la rébellion de 2012.

<strong>Les législatives violent l’APR</strong>

Le rapport souligne également que les conditions du déroulement des élections législatives de 2020 portent atteinte aux engagements pris dans l’Accord et inscrits dans la loi malienne. Comme prévu à l’Article 6 de l’Accord, l’Assemblée nationale a institué les régions de Taoudénit et Ménaka comme collectivités territoriales. Cependant, en l’absence de redécoupage, leurs populations ne pourront pas élire les représentants qui leur sont accordés par la loi.

L’Observateur indépendant recommande que le Comité de suivi de l’Accord pour la paix place le redécoupage administratif et électoral au cœur de ses priorités et soutienne les Parties dans leur dialogue actuel à ce sujet.

Le rapport salue le récent redéploiement de 1000 soldats nouvellement intégrés (ex-combattants des Mouvements signataires faisant désormais partie de l’armée nationale malienne) à Kidal, Gao, Tombouctou et Ménaka. Il déplore cependant les six mois de négociations supplémentaires qui ont été requis pour le redéploiement. En particulier, le rapport souligne la lenteur du Gouvernement ainsi que son impréparation pour le redéploiement, mais aussi la réticence des commandants des Mouvements à rompre complètement les liens de commandement avec leurs anciens combattants.

<strong>La CMA indexée</strong>

L’Observateur indépendant constate avec inquiétude que le redéploiement des unités intégrées a eu lieu au moment même où la Coordination des mouvements de l’Azawad étendait ses opérations sécuritaires et sa présence territoriale dans le nord du Mali.

Le rapport souligne que, les Parties n’ayant pas encore trouvé d’entente sur la question du commandement des unités intégrées redéployées, celles-ci ne sont toujours pas pleinement opérationnelles. Les Parties sont également en désaccord quant à la structure globale et les besoins de l’armée reconstituée.

Au vu des difficultés observées, auxquelles vient s’ajouter la pandémie de COVID-19, il est peu probable que les Parties atteignent l’objectif fixé par le Conseil de sécurité des Nations unies, consistant à former et redéployer 3000 soldats nouvellement intégrés d’ici à juin 2020.

L’Observateur indépendant prévient qu’à moins que les Parties accordent autant d’attention à la réforme politique qu’à la question de sécurité. Au cas contraire, la mise en œuvre de l’Accord restera butée à d’importants blocages au risque d’échouer.

Pour rappel, le Centre Carter fut désigné comme Observateur indépendant fin 2017. Selon l’article de l’Accord de 2015, le rôle de l’Observateur indépendant consiste à identifier les blocages dans le processus de mise en œuvre.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Covid 19: d’une crise à une opportunité de développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/covid-19-dune-crise-a-une-opportunite-de-developpement-2868597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 10:40:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Appréhender la riposte au Covid-19 qui cristallise toutes les énergies au plan national dans une vision prospective, reviendrait à transformer une crise sanitaire en opportunité de développement socioéconomique.

En prélude à la première édition du Salon de l’entrepreneuriat et des Petites et Moyennes Entreprises (SALEP 2019), du 22 au 26 juillet 2019, le ministre de la Promotion de l’investissement privé, des petites et moyennes entreprises et l’entrepreneuriat national, Safia BOLY, soulignait que les PME sont confrontées à diverses difficultés : accès au financement (82 %), approvisionnement (44 %), la faiblesse de la qualification professionnelle (23,9 %), l’accès à la commande publique (7 %), l’accès au marché (2 %).

S’il existe différents mécanismes pour les rendre compétitives, les mesures phares annoncées par le Président IBK, dans son adresse à la Nation de ce vendredi 10 avril, devraient avoir une dimension particulière : le Fonds de Garantie du Secteur Privé sera doté d’un montant de 20 milliards de FCFA destinés à garantir les besoins de financement des PME/PMI, des Systèmes Financiers Décentralisés, des industries et de certaines grandes entreprises affectées par la pandémie ; des remises d’impôts, au cas par cas et secteur par secteur, aux entreprises privées impactées par les mesures de prévention du COVID 19 (…) ; les crédits de toutes les entreprises sinistrées suite au COVID 19 seront restructurés et des orientations seront données aux banques, afin que les entreprises maliennes puissent bénéficier des concessions accordées par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.

La dimension particulière de cette mesure, c’est qu’elle intervient dans un contexte où nos entreprises ont vite été placées face à leurs limites pour satisfaire la demande nationale dans le cadre de la riposte au COVID-19. Il est impératif d’en tirer toutes les conséquences. 20 milliards, c’est dérisoire pour impulser toutes ces entreprises enchevêtrées dans une faillite chronique. Mais 20 milliards, c’est largement suffisant pour affermir certaines entreprises disposant d’un véritable plan de développement pouvant poser les jalons de la souveraineté nationale dans certains domaines. À cet effet, cette crise de COVID-19 devrait favoriser l’émergence d’entreprises leaders, par exemple en matière de fabrication de gel hydro alcoolique, avec comme corollaire de booster l’employabilité. Il s’agit d’une question de vision que d’investir dans la durabilité.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Putsch avorté: des politiciens à la manette ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/putsch-avorte-des-politiciens-a-la-manette-2867598.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 15:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour certains, l’histoire est un éternel recommencement. La superstition à la vie dure. Comme elle veut qu’il ne puisse y avoir deux sans trois, après le 26 et le 22 Mars, ils ont voulu remettre ça le 31 Mars pour accomplir le mythe du « Tarata Saba » (les 3 mardis).

Si l’on sait depuis que l’ignorance et la superstition ont toujours un rapport étroit et même mathématique entre elles, Voltaire nous apprend que ‘’les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont, et donnent des terreurs paniques’’. Mais, les auteurs de ce coup d’État manqué et leurs complices, ont simplement oublié que leurs consultants superstitieux leur avaient conseillé de ne pas passer sous un pont ou un échangeur, mais n’ont jamais garanti qu’ils ne passeront pas sous le scanner des services des renseignements qui sont plus que jamais vigilants en matière de terrorisme et de stabilité des institutions.

Tout commence au lendemain de ce mardi 28 janvier 2020, date de la remise en liberté provisoire de Amadou Haya SANOGO et de ses coaccusés. Le sous-lieutenant Soyiba DIARRA dit Seyba, qui n’a jamais digéré le sort qu’il juge funeste réservé à lui et à ses compagnons d’armes par le régime du Président IBK, décide de prendre les choses en main. Tandis que la plupart de ses co-putschistes de 2012 se cherchent et veulent tourner la page pour s’inscrire dans la République qui fait face à des défis énormes, Seyba, officier charismatique, se donne le temps de constituer un petit commando prêt à intervenir.

L’ex-putschiste multiplie les contacts avec des éléments d’autres corps, mais aussi avec des responsables civils dont certains ont joué un rôle de premier plan  sous le règne de la Junte de Kati et qui veulent dans la confusion se faire passer comme des saints. Des réunions ont eu lieu, des adhésions ont eu lieu, des moyens ont été mobilisés et un plan d’opération a été arrêté.

Faisant foi à la superstition, Seyba et ses complices ont planifié leur coup pour le mardi 31 mars. Le Président IBK, sa famille, son Premier ministre et la plupart des membres du Gouvernement et des leaders politiques devraient être neutralisés (en clair liquidés). De même que tous les officiers qui ne se seraient pas ralliés à leur projet félon. Nom de Code : Kokadjè Koura !  Selon les indiscrétions des réseaux sociaux, c’est un ancien ministre de la Junte qui devrait être président.

Au parfum du projet depuis sa gestation, le Général Moussa DIAWARA a mis en place et détaché spécialement une unité d’élite pour suivre et surveiller les moindres gestes et mouvements de Seyba et de ses complices. En professionnels du renseignement, ils ont tenu à avoir tous les éléments matériels et s’assurer de la détermination du commando à passer à l’acte. La décision est prise pour le mardi. En bon stratège, le général DIAWARA ordonne à ses hommes d’opérer dans la discrétion pour ne rien laisser fuiter.

Conformément à sa mission de veiller à la sécurité et la stabilité des institutions républicaines, les limiers de la Sécurité d’État qui suivent depuis février les apprentis putschistes et leurs complices ont décidé de choper le lundi 30 mars soit à la veille de leur putsch les principaux organisateurs : le sous-lieutenant Soyiba DIARRA dit Seyba futur chef de la Junte et son chauffeur, un certain sergent BENGALY, trois (3) autres officiers, six sous-officiers dont un certain Dian BAGAYOKO. Selon certaines indiscrétions plusieurs autres complices civils et militaires sont déjà arrêtés et quelques-uns activement recherchés parmi lesquels des politiciens. Aussi il paraît que des lourds soupçons pèsent sur un traître très bien placé.

À la date du 31 mars dernier, tous les cerveaux avaient déjà été cravatés. Après les interrogatoires et les confrontations, tout ce beau monde sera présenté au Procureur KASSOGUE qui les mettra au Gnouf  comme on dit.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conséquences du couvre&#45;feu sur le travail des médecins: le SYMEMA crache ses quatre vérités</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/consequences-du-couvre-feu-sur-le-travail-des-medecins-le-symema-crache-ses-quatre-verites-2867154.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 09:34:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’affaire du médecin interpellé par les forces de l’ordre dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2020, n’a pas fini de révéler toutes ses vérités. Cette affaire qui a été largement diffusée sur les réseaux sociaux a été banalisée par la Direction générale de la Police dans un communiqué. Dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité et de la protection civile, le 6 avril, le Syndicat des médecins du Mali crache ses quatre vérités et tient le ministre pour responsable et tous les décès liés à l’interdiction des médecins de circuler la nuit.

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, le Pr Niani MOUNKORO, de retour de l’hôpital Gabriel Touré, où il avait été appelé d’urgence pour consulter un cas suspect de coronavirus, a été arrêté et conduit au Commissariat du 1er Arrondissement par des éléments dudit commissariat, selon les sources policières

Ce comportement des agents de Police qui ont arrêté le médecin malgré la présentation de sa carte professionnelle a été très critiqué sur les réseaux sociaux. Pour calmer les esprits, la Direction nationale de la Police a publié un communiqué pour expliquer les faits.

Dans ledit communiqué, on peut lire : «la Direction Générale de la Police Nationale a appris ce jour 03 avril 2020 sur les réseaux sociaux, des allégations faisant état d’atteintes à l’intégrité physique d’un médecin. Immédiatement une enquête a été ouverte. Il s’est révélé que dans la nuit du 28 mars 2020 vers 23h, au niveau de la station Total près de la Direction du PMU Mali, une patrouille du commissariat du 1er Arrondissement du District de Bamako a rencontré un individu pendant les heures du couvre-feu. Comme il n’était pas loin du 1er Arrondissement, il a été conduit dans cette unité. L’Officier de permanence à qui il a décliné son identité, l’a immédiatement laissé partir. Ces faits remontent au 28 mars 2020 et ce n’est que ce jour 03 avril 2020 que les réseaux en parlent. Dans tous les cas, depuis l’instauration du couvre-feu, le respect des droits de l’homme (l’inviolabilité de intégrité physique, l’interdiction des tortures et traitements inhumains et dégradants) a toujours fait partie des consignes particulières constamment rappelées aux différentes forces de l’ordre par le Directeur Général de la Police Nationale, avec comme règle: tolérance zéro ».

Contrairement à ce communiqué de la Direction générale de la Police qui tente de minimiser cette affaire, la lettre que le Pr MOUNKORO a adressée au Directeur général du CHU Gabriel TOURE, prouve le comportement discourtois des éléments de la Police qui l’ont conduit au commissariat du 1er arrondissement.

Dans sa lettre d’explication adressée à sa hiérarchie, le Pr MOUNKORO indique que son équipe de garde l’a appelé pour un cas suspect de maladie à coronavirus admis dans son service. ‘’Serment prêté comme tout médecin, cela doublé de ma formation militaire, j’ai pensé qu’il fallait mettre en sécurité la vie de la patiente, ainsi que le personnel soignant. Mais hélas cela a tourné au vinaigre’’, a détaillé le Pr Niani MOUNKORO. Il a précisé qu’il s’est rendu à l’hôpital avec ses documents d’identité, y compris sa carte professionnelle.

A la suite de cette lettre d’explication du Pr MOUNKORO, le Syndicat des médecins du Mali (SYMEMA) vient de monter au créneau pour exprimer son indignation. Dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Syndicat crache ses quatre vérités et met le ministre en garde contre tout décès suite à l’interdiction des médecins de faire leur travail.

Dans ladite lettre, le secrétaire général du SYMEMA précise qu’une première lettre a été adressée au ministre de la Sécurité, en date du lundi 30 mars, sans réponse. Ainsi, dans la présente lettre datée du 6 avril, le Syndicat des médecins du Mali rappelle au ministre de la Sécurité et de la protection civile qu’il existe d’autres maladies qui tuent autant que le COVID-19.

« Malheureusement nous avons reçu des plaintes des confrères qui ont été empêchés de mener à bien leur mission régalienne de tous les jours, le cas de l’un de nos éminents Professeurs la nuit du 28 mars 2020 est illustratif. La santé est un droit fondamental et universel, par conséquent la prise en charge des autres maladies ne doit pas s’arrêter, au risque de voir plus de décès dans nos familles suite aux urgences non traitées que par le COVID-19. Le ministre de la Sécurité et de la protection civile assumera l’entière responsabilité de ces décès », s’indigne le Syndicat des médecins du Mali.

Le SYMEMA exige que le ministre prenne sans délai les mesures idoines afin que les soldats de cette guerre sanitaire (Médecins/ agents de santé) puisent avoir libre circulation chaque fois que l’appartenance à ce corps est prouvée par une pièce authentique quelconque (Carte d’identité nationale, passeport, permis de conduire…).

Le Syndicat se dit être dans la dynamique d’user tous les moyens légaux pour se faire entendre. Pour les syndicalistes, le COVID-19 est une guerre sanitaire qui se gagne par les agents de santé sans contrainte de circulation comme partout dans le monde.

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile est donc interpellé à canaliser ses éléments qui doivent assurer le respect du couvre-feu. Ceux-ci doivent faire preuve de professionnalisme et de discernement pour que cette mesure prise par les autorités pour contrecarrer la propagation du coronavirus ne provoque pas d’autres dégâts plus graves<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Camp de Goudoubou: sale temps pour les réfugiés du Nord et du Centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/camp-de-goudoubou-sale-temps-pour-les-refugies-du-nord-et-du-centre-2867159.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 09:31:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La quête de meilleures conditions de vie sécuritaires a tourné au cauchemar pour les milliers de réfugiés des régions de Gao, Tombouctou et Mopti du Camp de Goudoubou, au Burkina Faso, en raison des violences et persécutions dont ils font l’objet de la part des groupes armés non étatiques.</strong>

Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), le camp des réfugiés de Goudoubou, au Burkina Faso, qui récemment abritait 9 000 réfugiés, a été déserté. L’Organisation des Nations-Unies rapporte que les réfugiés maliens qui s’y trouvaient ont fui les violences et la persécution des groupes armés non étatiques. Elle explique que face à la récurrence des agressions mettant en péril leur intégrité physique, certains réfugiés ont choisi de déménager à l’intérieur du Burkina Faso. Ce, alors que d’autres sont retournés au Mali. Dans cette confusion, fait savoir l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, 5 639 réfugiés maliens obligés de fuir pour survivre ont exprimé leur intention de retourner au pays. Ainsi, fait-elle savoir, à la date du 3 avril 2020, ce sont 2 777 rapatriés du Burkina Faso qui ont été enregistrés par le HCR et ses partenaires dans les communes de retour de N’Tillit et Tessit (Gao), Gossi (Tombouctou), ainsi qu’à Mopti.

Pour autant, le retour au bercail ne rime pas nécessairement avec la fin de tous les tracas pour nombre de réfugiés qui doivent replonger dans un environnement marqué par une insécurité de plus en plus grandissante du fait des Groupes Armés Terroristes (GAT) qui infestent tous les interstices des régions de Gao, Tombouctou et Mopti.

Par ailleurs, l’Agence onusienne pour les réfugiés souligne que pour certains des rapatriés du Camp de Goudoubou, au Burkina Faso, le retour dans leur lieu d’origine n’était pas possible, par crainte de subir de nouveau les persécutions.

‘’Dans ce contexte, et ajoutant à cela le couvre-feu imposé par les autorités en réponse au COVID-19, les problèmes de sécurité et les risques de santé des groupes vulnérables atteignent un point alarmant’’, interpelle le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés.

Ainsi, fait savoir l’UNHCR Mali, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des Directions régionales de la santé, deux agents de santé ont été déployés dans chaque point d’enregistrement, pour assurer la prise de mesures de prévention de la pandémie. Il s’agit d’une précaution qui s’inscrit dans la batterie de mesures prises par les autorités nationales dans le cadre du Plan d’action pour la prévention et la Réponse à la Maladie à COVID-19 (COVID-19). Ce, à travers la Stratégie de Prévention de l’Introduction du COVID-19 en République du Mali incluant le ‘’renforcement de la surveillance épidémiologique à travers i) la disponibilité au niveau des structures sanitaires, agro-sylvo-pastorale et environnementales, les directives techniques simplifiées, la définition des cas et des fiches de notification ; ii) la transmission quotidienne de la situation épidémiologique ; iii) le renforcement des capacités opérationnelles des points d’entrée’’.

Le 3 avril, lors de la conférence de presse au Palais des Nations, à Genève, Babar BALOCH, porte-parole du HCR, est revenu sur cette situation des réfugiés maliens cherchant à fuir le Camp de Goudoubou qui leur avait pourtant permis de renouer avec un semblant de vie normale, grâce à la sollicitude des autorités du pays d’accueil et à l’investissement des organismes humanitaires.

Il faut signaler que l’insécurité au Burkina Faso oblige des civils en nombre croissant à fuir leur foyer en quête de sécurité dans leur propre pays ou à rejoindre le Mali en tant que réfugiés. Selon l’UNHCR, en mars dernier, environ 14 000 personnes ont fui leur foyer au Burkina Faso au cours de la seule période des 17 derniers jours, ce qui porte à 780 000 le nombre total de déplacés internes. Les violences récentes ont également forcé plus de 2035 personnes à fuir vers le Mali voisin.

Face à ces drames, ‘’le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, reste alarmé par la hausse spectaculaire des déplacements forcés au Sahel et réitère son appel pour la protection des populations civiles et des personnes qui ont fui la violence. Le personnel humanitaire a besoin d’un accès sûr pour acheminer l’aide. Notre réponse intensifiée à la crise se concentre sur les prestations de protection et la fourniture d’articles de première nécessité aux personnes déracinées et aux communautés qui les accueillent, en mettant particulièrement l’accent sur les abris, l’éducation, la prévention et la lutte contre la violence sexuelle et sexiste, tout en limitant l’impact sur la nature’’.

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COVID&#45;19 : ce que le Mali n’a pas fait</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-ce-que-le-mali-na-pas-fait-2867153.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 09:26:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Coronavirus est devenu une pandémie qui met à rude épreuve les pays du monde entier. Les plus riches ou ceux dont les gouvernants se soucient de leur peuple débloquent des milliards pour soutenir leurs industries et leurs populations. En plus de sa mauvaise foi de secourir les populations, le gouvernement Mali s’illustre désespérément par le lancement de son Fonds spécial coronavirus où il tend la sébile aux pauvres citoyens.

Tout près de nous, dans la sous-région, les autorités ont marqué leurs ambitions, à travers des actions concrètes. Ainsi, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et même la Guinée Conakry ont débloqué des milliards de francs CFA pour faire face à la demande sociale. Au Mali, le Président Ibrahim Boubacar KEITA (IBK) et son gouvernement caracolent en queue avec l’annonce du déblocage de 6,3 milliards de FCFA pour lutter contre le Coronavirus.

Cette somme, dérisoire au regard de ce que font d’autres pays de la sous-région, montre-t-elle les limites de l’État malien en matière de finances ou sa mauvaise foi ? En tout cas, l’appel lancé pour la solidarité à travers le Fonds spécial COVID-19 du gouvernement du Mali est loin d’être du goût de la majorité.

<strong>Le Plan Ghazouani :</strong>

En Mauritanie, loin d’être financièrement plus nanti que le Mali, le Président renonce à 3 mois de salaire.

En République islamique de Mauritanie, pour faire face à la pandémie du COVID-19 et soulager les populations, des mesures rigoureuses ont été prises.

En plus du renoncement à trois mois de son salaire pour le président de la république, deux mois pour le PM et un mois pour les ministres, la Mauritanie a décidé la suppression de taxes et la gratuité de services ; le confinement de tous les passagers d’Air France.

Les autorités nationales ont créé un Fonds spécial de solidarité sociale et de lutte contre le coronavirus doté de 25 milliards MRO, ouvert à la contribution de tous, acteurs locaux et partenaires internationaux. Les priorités se présentent ainsi :
<ol>
 	<li>Pourvoir aux besoins du pays en médicaments et matériel médical afin de mieux lutter contre le Covid-19.</li>
 	<li>Consacrer 5 milliards d’Ouguiyas aux 30 000 familles les plus démunies, en particulier les femmes chefs de famille, les handicapés, les personnes âgées, dont la majorité vit à Nouakchott, et ce par une aide matérielle durant 3 mois.</li>
 	<li>Exonérer, entièrement, les frais de douane et les taxes liés aux produits de première nécessité, en particulier le blé, l’huile, le lait en poudre, les fruits et 4. Gratuité des factures d’eau, au bénéfice des familles les plus démunies et ce, pendant 2 mois, ainsi que les frais liés à l’approvisionnement, en eau potable, des habitants des villages de l’intérieur du pays. Cette mesure couvre le reste de l’année courante.</li>
 	<li>Règlement, par l’Etat, pendant 2 mois, des taxes municipales pour les contribuables des métiers à faible revenu. L’exception s’étend aussi, en 2020, aux pères de famille qui travaillent dans le secteur de la pêche artisanale.</li>
</ol>
Dans son discours, le Président de la République n’établit aucune distinction entre les Mauritaniens et les étrangers résidents en Mauritanie. Avant son adresse solennelle, il avait entamé une large concertation avec les principaux acteurs politiques, les syndicats et les représentants des corporations.

Pour appuyer ces efforts du gouvernement, les hommes d’affaires mauritaniens ont mobilisé 8 millions de dollars contre le Coronavirus

<strong>Au Niger, eau et électricité gratuites</strong>

Dans le pays du Président Mahamadou Issoufou, la lutte contre le Corona n’est pas prise à la légère. Ainsi, le gouvernement a annoncé un plan de riposte de 597 milliards FCFA, alors que le chef de l’État a procédé à la remise de peine pour 1 540 détenus. Mieux, les autorités décident de la prise en charge par l’État, pour les mois d’avril et mai, des factures d’électricité et d’eau pour les tranches sociales.

L’état d’urgence sanitaire et un couvre-feu (19H-6H) pour 2 semaines renouvelables a été décrété.

Au plan social, les mesures annoncées par le chef de l’État sont relatives, entre autres, à la prise en charge par l’État pour les mois d’avril et mai des factures d’électricité et d’eau pour les tranches sociales ; le renforcement du plan de soutien annuel pour soutenir les personnes vulnérables : (distribution gratuite, vente à prix modéré, etc.) ; la remise gracieuse de peines en faveur de 1540 détenus pour des raisons humanitaires et pour désengorger les maisons d’arrêt.

L’ensemble de ces mesures fait l’objet d’un plan de riposte dont le montant est estimé à 597 milliards de FCFA selon Mahamadou Issoufou.

<strong>En Côte d’Ivoire</strong>

Pour combattre le COVID-19, les autorités ivoiriennes ont procédé à la suspension, pour une période de 15 jours renouvelable, à compter du 16 mars 2020 à minuit, l’entrée en Côte d’Ivoire des voyageurs non ivoiriens en provenance des pays ayant plus de 100 cas confirmés de maladie à coronavirus (COVID-19) ; le renforcement du contrôle sanitaire aux frontières aériennes, maritimes et terrestres ; la mise en quarantaine des cas suspects et des contacts des malades dans les centres réquisitionnés par l’État ; la fermeture de tous les établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur pour une période de 30 jours à compter du 16 mars 2020 à minuit ; le respect d’une distance d’au moins un (01) mètre entre les personnes dans les grandes surfaces, les maquis, les restaurants, les entreprises, la zone aéroportuaire et les lieux publics.

Au plan économique, le voisin ivoirien met une enveloppe initiale de 1 700 milliards au compte de la bataille contre la pandémie du COVID-19, dont 250 milliards de FCFA pour soutenir les PME ; 100 milliards de FCFA, pour soutenir l’informel ; 250 milliards pour soutenir les filières de l’anacarde, le coton, l’hévéa, le palmier à huile, le cacao, le café ; 50 milliards pour le soutien à la production vivrière, maraîchère et fruitière ; la poursuite du dialogue avec le secteur privé pour améliorer ces mesures et assurer la reprise économique dans les meilleures conditions de succès ; report de 3 mois des dates limites de paiement des factures d’électricité et d’eau ; électricité et eau gratuites pendant 3 mois pour les ménages fragiles (au tarif social) soit un million de ménages ou environ 6 millions de nos concitoyens ; 170 milliards de FCFA, de soutien humanitaire d’urgence aux populations les plus vulnérables ; appel aux propriétaires, à la flexibilité dans le paiement des loyers ; mise en place d’une éducation à distance en commençant par les classes d’examens (CM2, Troisième et Terminale) par le biais de la télévision ; octroi d’une prime exceptionnelle à tous les agents en première ligne dans la lutte contre la COVID 19, sur la période de durée de la crise, en guise de reconnaissance de leurs efforts…

<strong>Au Sénégal</strong>

Toujours pour faire face à la crise du COVID-19, le Président Macky SALL a offert 1000 milliards de francs CFA. En effet, lors de sa dernière déclaration à la nation, le chef de l’État avait annoncé d’importantes mesures économiques permettant d’armer le pays et les corps de métier engagés dans la guerre contre le Covid-19. Parmi ces mesures, il y’a la mise en place d’un fonds de lutte FORCE COVID-19 doté de 1000 milliards FCFA. À cela s’ajoute une enveloppe de 69 milliards de francs CFA destinée à soutenir les populations lésées par la tragédie. L’achat des vivres devrait concerner plus de 8 000 000 millions de Sénégalais sachant qu’un ménage sénégalais est constitué en moyenne entre sept et neuf personnes. De manière pratique, les canaux courants de transfert d’argent tel que WARI, JONI JONI et ORANGE MONEY faciliteront la distribution électronique de l’assistance alimentaire.

<strong>Le Mali à la traîne</strong>

Dans son effort de guerre contre le Coronavirus, IBK opte pour le service minimum en faveur de sa population. Suite à la convocation d’un conseil national de défense, il a été annoncé que le Président débloque 6,3 milliards FCFA pour faire face à la prévention de la pandémie. Pour le reste, il convoque ‘’toutes nos ressources en tant que nation’’ en s’appuyant sur la résilience qui nous caractérise. Quelques jours plus tard, les autorités mettent en place un Fonds spécial Coronavirus pour le gouvernement que d’aucuns n’hésitent pas de qualifier de ‘’fonds du désespoir’’.

Quelques opérateurs économiques ont fait des contributions. Toutefois, ni le Président de la République, IBK, ni le chef du gouvernement Boubou CISSE n’ont daigné mettre la main à la poche.  Et pourtant, au sommet de l’État, l’on met en avant l’article 16 de la constitution : « (en cas de calamité nationale constatée, tous les citoyens ont le devoir d’apporter leur concours dans les conditions prévues par la loi) » pour appeler les autres Maliens à la mobilisation et à la solidarité nationale. Où est alors le signe de l’exemplarité qui doit venir d’en haut ? Et pourtant, la générosité n’est le monopole de personne, elle n’est pas une exclusivité. Ce qui fait dire à plusieurs internautes que les autorités actuelles ont perdu toute notion de partage, de solidarité dans un Mali de la ‘’jatigiya’’, qui a fait preuve d’exemplarité dans le temps.

Les effets économiques de la crise, à cause de l’inertie des autorités, se font cruellement sentir.

Selon plusieurs sources concordantes, entre le 28 et le 30 mars, 200 salariés, travaillant pour la plupart depuis plus de 16 ans, sont déjà sans revenus ni filet social : l’Hôtel de l’amitié a mis en chômage technique de trois mois sans revenus 101 salariés ; l’hôtel Alfarouk, environ 69 salariés ; les Amandines, 30 salariés.

Autant dire que sans intervention de l’État et des syndicats pour diriger et contrôler, on assistera à une faillite généralisée des entreprises de certains secteurs suivie d’un chômage de masse. Pire, dans la République de Boua et de Boubouni national, les prix des produits de première nécessité prennent de l’ascenseur par la volonté d’opérateurs véreux sous le regard complice des autorités nationales.

<strong>PAR SIDI DAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le pacte politicard machiavélique a tenu bon !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/le-pacte-politicard-machiavelique-a-tenu-bon-2865557.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 09:40:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le deal entre les politiques de la Majorité, de l’Opposition et des apprentis sorciers politiciens à la sauce de la maladie à coronavirus, de l’insécurité sur fond de braquages et d’enlèvements des candidats aux législatives (dont le Chef de file de l’Opposition), de confinement des électeurs par les jihadistes, aura tenu bon. Envers et contre toute logique autant sécuritaire que sanitaire.

L’avalanche de critiques n’y a rien fait. Tous persuadés jusqu’au ridicule que ces élections sauveront le Mali du naufrage démocratique, ils ont bu le vin jusqu’à la lie. Le scrutin du 29 Mars 2020 a eu lieu ‘’sur toute l’étendue du territoire national’’. Les candidats à l’élection des députés à l’Assemblée nationale tout comme les états-majors politiques peuvent  sabrer le champagne.

Mais, était-ce vraiment une urgence républicaine que d’organiser ces élections législatives  en temps de guerre sanitaire ? L’état d’urgence sanitaire doit-il s’accommoder d’indécence, de médiocrité et de cynisme ? C’est vrai, le Dialogue National Inclusif (DNI)  a recommandé la mise en place d’une nouvelle Assemblée au plus tard le 2 mai 2020. Cette sornette, qu’on se le dise, permet juste de faire prévaloir une boulimie du pouvoir sur les intérêts existentiels du peuple. Manipulation (voire escamotage) des faits, trucages, mauvaise foi, tout est bon pour tenter de convaincre.

La question qui tarabuste est alors pourquoi la classe politique (tout bord confondu) n’a pas réussi à former une sainte alliance au nom de la sécurité sanitaire nationale pour dire non à ces élections ? Mais, non, ils se sont mis d’accord de ne pas être d’accord pour assouvir leur instinct grégaire de pouvoir. Par cette connivence politique atypique, ils ont fait entrer le loup dans la bergerie, désormais, le CIVID-19 peut se propager à volonté. Face à un tel scénario catastrophe, l’habitude de la médiocrité politique n’est pas une excuse. Ils sont coupables de parjures par leur félonie. Bien sûr que l’on peut se désoler face à un aussi affligeant  «spectacle d’ego et de cyniques» de ces Torquemada aux petits pieds nous interdisent de penser notre sécurité sanitaire. Parce que pour leurs agendas politiques, Soumi peut aller se faire cuire un œuf, le coronavirus peut faire tous les ravages possibles.

N’en déplaise aux as de la défausse, si la responsabilité première de cette scélératesse revient aux dirigeants actuels, elle ne saurait s’y limiter. Il y a des choix collectifs qu’il faudrait assumer, chers politiciens. Le peuple vous tient à l’œil.  Les grands spécialistes du «c’est pas ma faute » et du « yaka » pourront battre la coulpe sans espérer l’absolution.  Espérons seulement que le pire ne se produise pas.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives: pour un RDV avec le COVID&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/legislatives-pour-un-rdv-avec-le-covid-19-2865466.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 10:54:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré la menace de la pandémie du COVID-19, les électeurs étaient aux urnes ce 29 mars 2020 pour le 1er tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale.</strong>

<strong>E</strong>n commune I du district de Bamako, malgré les assurances données par les autorités gouvernementales, force était de constater que les mesures de préventions contre le COVID-19 étaient loin d’être respectées. Dans la matinée, en plus des attroupements dans les centres de vote, on pouvait noter l’insuffisance voire l’absence de dispositifs sanitaires dans plusieurs bureaux de vote.

Au groupe scolaire de Doumanzana, près du lycée Fily Dabo SISSOKO (LFDS), à notre passage c’était le désordre en cette matinée électorale. Dans ce centre qui compte 56 bureaux de vote, 9 présidents étaient absents à l’ouverture des opérations de vote. À cela s’ajoute, le manque de mesures sanitaires, l’insuffisance du dispositif sécuritaire avec zéro contrôle à la porte d’entrée, malgré la présence des forces de l’ordre.

<strong>Non-respect des mesures</strong>

Djembéri Alamir TOURE, secrétaire général du Conseil communal de la société civile (CCSC), constate que l’affluence est très timide. Cela est dû à la peur des électeurs face à cette menace de Coronavirus. Le troisième constat, c’est qu’il y a un manque de dispositif sanitaire. Ce qui, à mon avis, est très grave. Par ailleurs, le dispositif sécuritaire est insuffisant, nous a-t-il notifié.

Selon le coordinateur adjoint du centre de vote de Doumanzana, Yoro Amadou DIAKITE, aucune disposition n’était prise par rapport aux salles pour permettre l’aménagement des bureaux de vote à la veille.

« On était obligé nous-même de procéder au numérotage des bureaux », a-t-il soutenu.

Mais la plus grande difficulté au niveau de ce grand centre qui abrite 56 bureaux de vote aura été l’absence de plusieurs présidents de bureau de vote qui a perturbé le début des opérations de vote pendant plus de 2 heures. C’est le cas des bureaux n° 28, 52, 51, 56, 30 où le dispositif de vote a été installé aux environs de 10 heures pour permettre enfin aux électeurs d’accomplir leur devoir citoyen.

<strong>9 présidents de bureaux absents</strong>

Selon les responsables dudit centre, plus de 9 présidents de bureaux manquaient à l’appel.

« Nous avons été obligés de les remplacer par les assesseurs présents pour que le bureau puisse fonctionner », a expliqué Yoro Amadou DIAKITE.

Concernant les mesures de prévention du COVID-19, M. DIAKITE a indiqué que le gel, les gants et le savon en liquide étaient disponibles au niveau du centre et n’attendait que d’être distribué. Sauf que deux heures après le début des opérations, ce dispositif était absent dans tous les bureaux de vote du centre.

« Cette absence est due au retard que nous avons connu au démarrage des opérations. Il fallait d’abord installer les gens dans les bureaux avant de leur donner tout le nécessaire », s’est se justifié notre interlocuteur.

<strong>Faible affluence</strong>

Pour le coordinateur dudit centre, Mamadou TANGARA, l’affluence est timide. S’agissant des mesures de prévention, il a indiqué que les autorités communales étaient en train de tout mettre en œuvre pour que les kits de lavage des mains soient disponibles sous peu.

Autre centre, autres réalités. Au Lycée Fily Dabo SISSOKO où il y avait 13 bureaux de vote, un imposant kit de lavage des mains se situait à l’entrée principale de l’établissement avec du gel hydroalcoolique à côté. Ici, les opérations de vote ont démarré à l’heure dans tous les bureaux. Seule insuffisance, les archives pour la Cour constitutionnelle n’existent pas. S’agissant du dispositif sanitaire, le président de ce nouveau centre, Adjouro SAYE, ne se fait pas d’illusion. Son dispositif ne tiendra pas le coup en cas d’affluence.

« Le dispositif sanitaire est un peu insuffisant. Si les gens venaient en nombre, d’ici la fin de la journée, on n’aura rien », a-t-il déploré.

Au groupe scolaire de Korofina-Nord, situé en face du terrain de l’AS-Ko où nous sommes arrivés à 11 heures moins, le coordinateur général du centre, Békaye HAÏDARA, se veut rassurant.

« Il y a 28 bureaux de vote ici. Les opérations de vote ont démarré à 8 heures dans tous les bureaux. Pour la prévention du COVID-19, toutes les dispositions ont été prises. Il y a le gel dans tous les bureaux », a-t-il dit. Dans ce centre, 13 bureaux ont connu des difficultés au début qui ont été vite résolues et aucun incident n’a été enregistré.

<strong>Un flacon pour deux bureaux</strong>

Mais après un tour des lieux, nous avons constaté que tout n’est pas aussi nickel comme le prétend M. HAÏDARA. Dans le bureau de vote n° 1, par exemple, même si le matériel électoral était au complet, le président dudit bureau, Seydou BOUARE, juge les mesures sanitaires insuffisantes. Ici, pas de gants de protection, un seul cache-nez pour l’ensemble des agents du bureau, pas de kit de lavage des mains. Pire, le bureau est obligé de partager un seul flacon de gel hydroalcoolique avec le bureau suivant sans compter que c’est le même que les électeurs des bureaux doivent utiliser avec 492 inscrits. Du côté de l’affluence, le bureau n° 1 avait enregistré 8 votants près 3 heures après le démarrage des opérations.

Dans le même centre, au niveau des bureaux 6 et 8, le constat est le même. Les dispositifs sanitaires sont quasi-inexistants. Partout, le flacon de gel est affecté à deux bureaux. Le seul kit de lavage visible se trouve devant le bureau de vote n° 7.

Rappelons qu’en Commune I, nous avons 225 289 électeurs pour 462 bureaux de vote. Ces électeurs sont invités à élire les deux députés de cette circonscription électorale à l’Assemblée nationale sur 24 listes au total. Parmi les plus influentes, nous avons la liste RPM-ADEMA de l’ancien député Oualy DIAWARA et de l’ancien ministre Frankaly KEÏTA. Ils auront fort à faire avec la liste MPM-ADP-MALIBA des deux députés sortants Abdoul Kassoum TOURE, Fatoumata dite Ténin SIMPARA, etc.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives: envers et contre toute logique</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/legislatives-envers-et-contre-toute-logique-2865464.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 10:41:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Vaille que vaille, le régime a tenu le 1er tour des élections législatives hier dimanche. Ni la crise sanitaire avec la confirmation de plusieurs cas au coronavirus ni l’insécurité sur une grande partie du territoire national n’a convaincu le pouvoir de revoir sa copie pour la tenue des législatives. En maintenant à tout prix ce scrutin dans ces contextes, le pouvoir montre son insouciance quant à la santé de sa population avec le risque lié à la propagation du coronavirus.

Des Maliens étaient appelés aux urnes hier dimanche pour le 1er tour des élections législatives sur l’ensemble du territoire national. Le processus rentre dans le cadre du renouvellement de l’Assemblée nationale dont le mandat est devenu caduc depuis plus d’une année.

Toutefois, le contexte de son organisation est marqué par l’insécurité et l’urgence sanitaire dans la lutte contre le coronavirus. Deux situations préoccupantes pour la vie de la nation qui n’ont pas conseillé, interpellé le pouvoir de reporter ces élections. Tout se passe dans les discours comme s’il n’y avait rien. Or, il y a péril en la demeure.  Dans l’un ou l’autre cas, ce sont des centaines de vies qui sont menacées. Elles ne semblent pas couper le sommeil au Président qui a prêté serment de sécuriser, de protéger son peuple.

En violation de ce serment, le Président IBK est en train de ramer à contre-courant des attentes d’une frange importante de la population dont il tire sa légitimité. En effet, des cas confirmés au coronavirus, acteurs politiques, notabilités, membres de la société civile ont tous exprimé le souhait de surseoir aux législatives. Leur argument, pourtant très légitime, est d’éviter la propagation du virus dans notre pays. Car, le Mali n’a ni les moyens humains ni matériels pour faire face une contamination de masse au coronavirus.  Ces cris du cœur et appels à la préservation de la vie et de la santé de la population ont été superbement ignorés par le pouvoir qui vaille que vaille a organisé ce scrutin contre toute attente. En effet, c’est le pouvoir lui-même qui est en train de créer les conditions d’une situation catastrophique au Mali.

Donc, le régime renvoie comme message que la seule chose qui compte et prioritaire est la tenue de ces élections. La vie des Maliens est le dernier de ses soucis. Sinon, comment comprendre qu’IBK lui-même reconnait que le Mali a des moyens très insignifiants dans le domaine de la santé peut s’accrocher à ces élections avec le risque de contagion de masse à la pandémie Covid-19 ? En ce moment, il y a un problème d’insouciance face à la santé publique.

Pire encore, aucune disposition rigoureuse n’a été prise pour le respect des mesures d’hygiène pour les rares électeurs qui ont décidé de braver le risque pour aller voter.

Pourtant à la veille du scrutin, le ministre de l’Administration territoriale Boubacar Alpha BA était très rassurant. Il a déclaré que les mesures sont prises pour doter tous les centres de vote des kits de lavage de mains. Aussi, il était question de mettre des kits devant chaque bureau de vote. En faisant un tour dans certains centres de vote, en l’occurrence en commune I et II du District de Bamako, ces mesures ne sont pas totalement effectives.

Voilà que le pouvoir qui s’est entêté à organiser le scrutin d’hier n’a pas été capable de respecter la plus petite des mesures de prévention du Covid-19 à savoir assurer le lavage des mains devant les bureaux de vote. Ainsi, il expose davantage le peuple à la maladie qui se propage déjà dans notre pays à un rythme très inquiétant. En quatre jours seulement, le pays  dénombre 20 cas confirmés et un décès. Où est alors le sérieux dans la protection de la population contre cette pandémie qui est en train d’emporter de milliers de morts par jour à travers le monde.

Quant à l’insécurité, elle sévit depuis 2013 au Mali. Mais après le lancement de la campagne électorale, des groupes armés et terroristes ont décidé gâcher la ferveur électorale. Pour ces élections, au moins quatre candidats ont été enlevés ou attaqués. L’on se rappelle des deux candidats du Nara, de celui de Banamba. Il y a enfin la situation de Soumaila CISSE qui toujours détenus par ses ravisseurs.

En outre, des dizaines de candidats calfeutrés dans leur commune n’ont pas pu battre de campagne à cause de l’insécurité.  De même dans des communes, à l’image de Ouatagouna, les électeurs n’ont pas pu voter hier sous menace de mort par des groupes terroristes.

Ainsi, sur le plan sécuritaire, à part les discours de propagande et de m’as-tu-vu du ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, le Général Salif TRAORE, peu de résultats concrets sur le terrain. Les acteurs politiques étaient laissés à leur sort. Donc, à défaut de prendre des dispositions pour sécuriser le processus, en toute logique, le gouvernement devait surseoir à ces législatives comme il a été suggéré par des hommes politiques.

&nbsp;

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CMA: la bouffonnerie ne fait plus rire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-la-bouffonnerie-ne-fait-plus-rire%25e2%2580%2589-2864916.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Mar 2020 08:02:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Profitant de la menace de la maladie du Coronavirus, la Coordination des mouvements armés (CMA) s’invite au-devant de l’actualité nationale par un communiqué boutefeu qui n’a plus de secret pour elle.

Dans sa longue tirade, l’on peut faire ressortir deux points. Le premier est : ‘’afin de palier aux plus urgents, la CMA demande :

À toutes les populations d’observer le minimum des consignes de prévention élémentaires, notamment la limitation des déplacements hors nécessités suffisamment justifiées (…)’’. Ainsi, les mesures édictées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), par le Gouvernement de la République du Mali ne suffiraient-elles pas à protéger ‘’les populations de l’Azawad’’ du Covid-19 ? À moins que lesdites populations n’aient d’ouïe que pour la CMA qui n’a pourtant jamais eu à établir la preuve d’une quelconque compétence en matière de médecine et qui, pis est, dans le même communiqué, dit dans ses considérants : ‘’considérant la quasi-absence des moyens de dépistage précoce et la précarité des établissements sanitaires pour une prise en charge éventuelle’’. S’il ne s’agit donc pas d’une énième hâblerie sardonique, il pourrait alors s’agir d’une boulimie spasmodique. Avec le ventre qui gargouille, sentant l’odeur alléchante qui chatouille les narines venant de l’annonce par le Président de la mise en place d’une enveloppe initiale de 6 300 000 000 FCFA pour lutter contre le Covid-19, difficile de résister à la tentation du chantage. Il est donc permis de croire à de l’arlequinade de la part d’un mouvement vindicatif et revendicatif et d’un affairisme avéré.

Au second point : ‘’la CMA décide de la mise en place : – D’une commission de veille et de centralisation de données de première urgence’’. Une nouvelle pasquinade certainement ; d’autant plus que la CMA reconnaît elle-même une ‘’absence des moyens de dépistage précoce’’. Une défiance n’est pas non plus à exclure dès lors que cette mesure intervient dans le sillage du Conseil de défense présidé par le Président de la République. Un topo du genre : vous décidez à Bamako (de la mise en place d’une Cellule de coordination nationale de lutte contre le Coronavirus ; nous décidons à Kidal, avec les moyens de Bamako et de la Communauté internationale, de la mise en place d’une Cellule de veille et de centralisation. Comme s’il y avait un besoin à marquer un territoire. Là, nous sommes entre puérilité et absurdité. À ce stade de la menace sur la santé humaine à grande échelle, il serait indiqué de prendre de la hauteur de vue.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Laxisme virale des autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/laxisme-virale-des-autorites-2864915.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Mar 2020 08:00:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali fait désormais face à une double préoccupation : l’insouciance au sommet de l’État et l’irresponsabilité des populations, qui au lieu de se mettre en auto isolement dans des contextes à risque, préfèrent braver toutes les règles de prévention pour aller exposer leur famille qu’ils prétendent pourtant chérir. Sachant bien que la période d’incubation de la maladie est de 15 jours, des voyageurs impétueux arrivés des pays infectés ont fait fi de cette mesure (d’auto isolement), pour prendre la clé des champs dès leur premier test. Leur comportement n’a pas échappé à la vigilance des faceboukeurs dès le communiqué du ministère de la Santé sur trois cas suspects dans le district sanitaire de Kayes.

Samba Gassama Général : La seule question que je me pose, c’est comment on a pu laisser des gens qui viennent de zones à risque partir jusqu’à Kayes sans leur imposer un confinement à Bamako 14 pendant jours ? Celui qui est arrivé le 20 est arrivé avec le dernier vol Air France de vendredi et il est parti aussitôt à Kayes en Car avec d’autres passagers ? Que Dieu nous préserve.

Fatim Touré : Le jour où il y aura un cas officiel au Mali, il aura déjà contaminé au moins 1000 personnes avant d’être détecté. Imaginez le comité d’accueil à Kayes, le trajet par car, le transit par Bamako, le vol dans l’avion, la salle d’embarquement, l’enregistrement, sa famille en France.

Boubacar Koumare : Rien de surprenant. On a tant décrié, on a tant demandé de mettre en quarantaine ces gens, rein. Voici le résultat de l’auto isolément choisi par les autorités. Si jamais ce sont des cas avérés bilaye on tient les autorités pour responsables.

Cheick T. Thera : Nos autorités ont tout mis en œuvre pour nous amener le virus dans le seul dessein d’en tirer profit. Puisse Allah les anéantir avant et sans les pauvres citoyens.

Modibo Dondou Demba : L’État malien est irresponsable et ne mesure pas la gravité de cette pandémie. Nos autorités seront jugées si ces cas se confirment.

Cisse Cisse : Ils ont bien cherché ces irresponsables. Les Maliens minimisent tellement cette maladie. Les gens mangent dans la même assiette même toilettes. C’est ça que je craignais depuis ! Bravo à l’État malien et leurs mensonges et irresponsabilités méritent de respect. Selon le député Gassama, il faut chanter leurs louanges. Ce sont ministres des bla-bla-bla.

El Moctar : On tiendra le gouvernement le seul responsable au cas où ce virus se propage ici et nous allons emmener tous ceux qui seront contaminés à la primature aux autres départements et au palais présidentiel.

Youssouf Sidibe : De l’incompétence et de l’insouciance au sommet de l’État. Que le Bon Dieu nous en préserve, sinon le scénario sera chaotique. Une véritable tragédie se profile à l’horizon.

Keicha Kadi Diarra : Ce n’est pas un souhait, mais c’est très fort probable que ce virus existe déjà au Mali. Protégez-vous et n’attendez pas qu’on vous confirme. Des gens malades ont déjà séjourné au Mali.

Yattassaye Baye : Nos autorités sont méchantes. Il y a beaucoup de cas au Mali, j’en doute fort, mais après l’élection législative, on saura la vérité.

Dominique Séméga : Peut-être que les cas positifs seront déclarés après les élections du 29. Histoire de ne pas perturber les gens motivés pour aller voter comme moi.

Mariam Fofana : Dans 2 h maximum, ils nous diront que c’est négatif tout comme les autres. Eh Dieu fasse que cette maladie n’arrive pas au Mali.

Amadou Goro  : C’est fait, ils ont cherché et trouvé, il s’agit bel et bien de la maladie Covid-19 !

Tidiani Sanamougno Yalcouye : Nous avons un semblant d’État. Quelle irresponsabilité !

Moh-Moh Jallow : Nos autorités sont paresseuses. On sait tous que c’est juste une question de temps cette pandémie. Mais ils ne travaillent pas comme il faut.

Mamadou Binke Traore : Les autorités maliennes ont tout fait pour que le virus vienne au Mali. Ou bien, ils ne croyaient même pas à son existence.

Nanakasse Zoumana : Le problème n’est pas que la mauvaise gestion ou l’incompétence du gouvernement, mais surtout l’irresponsabilité des gens. Comment tu vas quitter une zone à risque et rejoindre ta famille que tu prétends aimer sans respecter les mesures. Finalement tu les exposes, tes parents que tu prétends aimer. Ce n’est même pas nécessaire qu’on dise aux gens de faire l’auto isolément. Ça doit être instinctif. Vraiment triste de voir ainsi…

Souaibou Sacko : Les tests seront négatifs comme d’habitude. On ne sait même pas s’ils font ces tests avec le bon matos ou avec des gens compétents.]]> </content:encoded>
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<title>COVID&#45;19: habitudes et mœurs mortelles des Bamakois…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/covid-19-habitudes-et-moeurs-mortelles-des-bamakois-2864768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 08:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que des mesures de restriction des libertés ont été prises par le gouvernement, la semaine dernière, pour prévenir le virus du Covid-19, les habitudes ont toujours la vie dure à Bamako. Des cérémonies de mariage et de baptême extravagantes, des cortèges à l’allure de provocation ont caractérisé la vie des habitants ces derniers jours. Dans le Mali profond, les messages sur la télé et les radios ne semblent pas suffire pour convaincre les villageois de la véracité de la menace qui pèse sur notre pays.

La date du dimanche, le Mali n’avait encore enregistré aucun cas de Coronavirus. Tous les cas suspects repérés ont été testés négatifs. Mais le Mali reste au-delà du risque, un pays vulnérable, comme l’a indiqué le Premier ministre Boubou Cissé, lors de sa conférence de presse du jeudi dernier. Face à l’urgence, le gouvernement a annoncé cinq mesures phares : « suspension jusqu’à nouvel ordre, des vols commerciaux en provenance des pays touchés, à l’exception des vols cargos ; la fermeture des écoles publiques, privées et confessionnelles (maternelles, primaires, secondaires et supérieures) y compris les medersas, et ce, pendant trois (3) semaines ; la suspension jusqu’à nouvel ordre, de tous les regroupements publics y compris les ateliers, les colloques, les séminaires, les meetings populaires ; l’interdiction jusqu’à nouvel ordre, des regroupements à caractère social, sportif, culturel et politique de plus de cinquante (50) personnes, sous réserve du respect des gestes-barrières. Il s’agit des mariages, des baptêmes, des funérailles et enfin la fermeture jusqu’à nouvel ordre des boites de nuit et bars dancings ».

En effet, malgré ces mesures publiques, la vie continue son rythme normal dans la capitale au grand mépris souvent des règles d’hygiène préconisées. Les marchés sont grandement ouverts, sans aucun dispositif d’hygiène sanitaire. En plus des marchés où s’effectuent des besoins sociaux importants, les cérémonies de baptême et de mariage se poursuivent à leur rythme normal.

L’on est encore loin de nos voisins qui ont déjà enregistré des cas. Il a été signalé dans les rues de Ouagadougou, des militaires avec cordes, fouets et matraques pour faire respecter le couvre-feu.

Si aucun cas n’a encore été enregistré au Mali, rien ne nous prémunit contre cette maladie. Ni notre piété ni notre température élevée sèche sous laquelle nous vivons.

« Des pays qui nous ont précédés dans l’islam ou le christianisme sont infectés ; des pays où il fait autant chaud et sec que chez nous sont infectés, de pays moins riches ou plus riches que nous sont touchés. Alors, si nous sommes jusque-là sauvés, c’est certainement grâce à des facteurs dont nous ne maitrisons pas encore le secret. Donc, de grâce, nous pouvons nous protéger davantage contre cette pandémie en renforçant nos mesures d’hygiène, en observant les mesures d’isolement préconisées », met en garde un professeur d’université à Bamako.

Il est heureux de signaler que la Conférence épiscopale du Mali prononce la suspension jusqu’à nouvel ordre les célébrations publiques dans les Églises. Dans le communiqué daté du vendredi 20 mars est signé de Mgr Jonas Dembélé, Évêque du Diocèse de Kayes et président de la Conférence épiscopale, on peut y lire : « les messes publiques (dominicales, de préceptes et quotidiennes) sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Par conséquent, les fidèles sont dispensés du précepte du dimanche et des jours de fête. Ces mesures sont à observer du 21 mars 2020 jusqu’à nouvel ordre ». Le communiqué est intitulé : « Directives relatives à la lutte contre le coronavirus ».

Quant à l’Église évangélique et protestante du Mali, elle opte pour 50 fidèles par Église lors des prières, selon l’ORTM, citée par notre source.

Mais du côté des mosquées, qui sont les plus nombreuses, aucune disposition ne semble encore prise, les prières continuent normalement. Et pourtant, même la Kaaba est fermée ainsi que le Vatican. Nous devons tirer au maximum les leçons de ce qui arrive à certains pays développés qui ont négligé le drame. C’est le cas, selon les sources de l’Italie, l’Iran, la France.

Par ailleurs, alors que beaucoup d’habitants de la capitale ont du mal à croire à la capacité du COVID-19 à pénétrer nos frontières, à l’intérieur, l’on semble tout simplement ignorer l’existence de la maladie.

« Les Maliens ne savent pas ce qui se passe. Je suis en cours de route pour Koutiala. J’avoue qu’au poste de contrôle, aucune mesure n’est appliquée. Les vendeuses se bousculent aux devantures des cars, les passagers sont serrés dans les cars. J’ai préféré emprunter un 207 qui prend moins de passagers. Ici, je me sens un peu en sécurité », alerte M. Adama Kadiana Goita sur sa page Facebook.

Si le sérieux n’est pas Malien, la négligence n’est pas Corona également. Il faut éviter de se faire facilement rattraper par la pandémie dans le contexte socio-économique quasi impossible que nous vivons, depuis plusieurs années.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Covid&#45;19 et législatives: Me Tall dénonce l’incohérence de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/covid-19-et-legislatives-me-tall-denonce-lincoherence-de-letat-2864767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 08:16:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président du parti CNID Faso Yiriwa ton, Me Mountaga TALL, dans une vidéo de quelques minutes, a estimé que le pouvoir est en train d’exposer la santé des Maliens en maintenant les législatives dans un contexte de menace de cette pandémie qui se propage dans le monde.

Partisan du report des élections législatives dont le 1er tour se tiendra le dimanche prochain, le président Mountaga TALL a trouvé un argument supplémentaire pour demander à nouveau de surseoir audit processus. En effet, il y a quelques semaines, il a saisi la Cour constitutionnelle aux fins d’annuler les législatives. Argument : la violation de la loi sur les nouvelles régions et l’insécurité dans le pays.

Cette fois-ci, l’ancien ministre de la Communication du régime, qui s’est retrouvé dans l’opposition, estime que la menace de la pandémie coronavirus doit être prise au sérieux. Et au nom de la préservation de la santé, laisse entendre Me TALL, le pouvoir doit revoir sa copie sur la tenue du scrutin législatif du 29 mars. À ce jour, tous les pays voisins du Mali ont enregistré des cas d’infection, selon les dernières nouvelles sur l’évolution épidémiologique de la maladie.

Ainsi, dans une vidéo de quatre minutes, le président du CNID revient à la charge et réaffirme son attachement à un report de ces élections législatives. Et pour cause ? Me TALL pense qu’il y va de la protection de notre pays contre la maladie qui fait des ravages.

Saluant les mesures prises par le gouvernement de restreindre les libertés, Mountaga TALL a déploré toutefois son non-application à toutes les activités.

« Pour le Mali, le peuple est d’accord avec les décisions du gouvernement. Le peuple a décidé de faire ses mariages et baptêmes dans la sobriété. Plus difficile, la population a accepté la fermeture des établissements d’enseignement y compris les medersas. Tous ces sacrifices sont consentis afin de mettre le Mali à l’abri du coronavirus pour préserver la santé publique », a commenté TALL dans son speech en Bamanakan.

De même, il a indiqué que des pourparlers sont en cours entre les autorités politiques et leaders religieux pour la fermeture des mosquées, l’interdiction de certains regroupements à caractère religieux. Toutefois, Me TALL relève la contradiction de ces approches avec le maintien des campagnes et des élections législatives. Or, ces deux activités sont des facteurs de rassemblement, a-t-il indiqué. Pour lui, il y a un paradoxal que les religieux soient interdits d’aller à la mosquée et au même moment, les activités politiques pour les législatives battent leur plein.

« À ce jour, des campagnes de sensibilisation sont en cours pour demander aux électeurs d’aller retirer leur carte. Ce qui fait appel à un regroupement de plus de 50 personnes. Également, le jour du vote, il est impossible d’interdire les regroupements de plus de 50 personnes », a soutenu le leader politique. Pour lui, en voulant à tout prix organiser les législatives en interdisant d’autres activités, l’Etat se contredit et expose le pays.

« Il faut que le président évite de donner l’impression qu’il accorde plus d’importance à la politique qu’à l’éducation des enfants. Que le vote a plus de valeur que les rites religieux. Que le retrait des cartes d’électeur vaut mieux que les cérémonies de mariage, de funérailles », a-t-il souligné avant de rappeler que des élections ont été reportées dans le pays pour des situations moins que ça. Pour lui, l’enjeu c’est la santé des Maliens.

Aussi, il a exhorté le président à veiller sur l’usage rationnel des 6 milliards de FCFA annoncés pour la prévention au coronavirus.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Covid&#45;19: les injonctions contradictoires du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/covid-19-les-injonctions-contradictoires-du-pouvoir-2864765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 08:08:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entre ‘’suspendre’’ et ‘’interdire’’, le choix a semblé aisé ; d’autant plus qu’il existe une parfaite synonymie entre les deux termes. Il l’a été également, dans la mesure où l’un paraît moins contraignant que l’autre. Alors le Gouvernement de la République du Mali, dans sa gestion de la crise du coronavirus, a fait le choix moins risqué, dans un premier temps, de ‘’suspendre’’ les regroupements.

Plus tard, dans le Communiqué de la session extraordinaire du conseil supérieur de la défense nationale du 17 mars 2020, dont l’ordre du jour unique a porté sur les mesures relatives à la Pandémie du coronavirus au Mali, il alterne ‘’suspendre’’ et ‘’interdire’’ avec des omissions politiquement stratégiques.

Ainsi, si la mesure n°3 est : ‘’la SUSPENSION jusqu’à nouvel ordre,  de tous les regroupements publics y compris les ateliers, les colloques, les séminaires, les meetings populaires’’ ; la mesure n° 4 porte, elle, sur ‘’l’INTERDICTION jusqu’à nouvel ordre, des regroupements à caractère social, sportif, culturel et politique de plus de cinquante (50) personnes, sous réserve du respect des gestes-barrières. Il s’agit des mariages, des baptêmes, des funérailles’’. Le hic dans cette mesure n°4, c’est au niveau de l’énumération, du moins la spécification des événements concernés. En effet, si les regroupements à caractère politique sont mentionnés dans la phrase précédente, dans la dernière (celle qui détaille), ces regroupements disparaissent comme par enchantement. Or il se trouve qu’au moment de l’édiction de ces mesures de sécurité sanitaire, le Mali était de plain-pied dans la campagne électorale en vue des législatives maintenues à la date annoncée. Les candidats qui n’en demandaient pas mieux s’engouffrent dans cette brèche et multiplient les regroupements.

Néanmoins, quelques-uns d’entre eux, rompus  dans l’art de transformer les situations les plus délicates en opportunité, consacrent une partie de leur temps de campagne à la sensibilisation sur la crise du coronavirus. Ceux-là mériteraient peut-être une plage de félicitations, même s’ils sont davantage mus par les dividendes politiques de leur ‘’altruisme’’ que par la santé de la population.

<strong>Il y a des questions qui se posent.</strong>

Les autorités nationales ont-elles manqué du courage nécessaire ? En tout cas elles slaloment entre les termes. Pis, elles interdisent sans annoncer des sanctions à infliger aux contrevenants. Or, c’est connu qu’interdiction va de pair avec sanction ; sinon à quoi bon ? En appeler au ‘’civisme collectif’’ ? Cela ressemblerait à battre la breloque dans un contexte d’incivisme caractérisé.

Est-on dans un marché de dupes ? D’évidence les décideurs (politiques) ont laissé un vide permettant aux candidats (politiques) de battre campagne sans véritable contrainte.

Une certitude : le scrutin de ce 29 mars sera fortement infecté par le Covid-19.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise scolaire: le gouvernement s’embourbe</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-le-gouvernement-sembourbe-2864050.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Mar 2020 10:15:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que les enseignants volontaires ont du mal à se faire accepter dans les établissements scolaires, le Collectif des syndicats enseignants signataires du 15 octobres 2016 se met dans une logique d’arrêt de travail, depuis hier lundi, en attendant l’exécution de son préavis de grève des 25 jours qui démarre ce 2 avril. Si le gouvernement ne change pas de fusil d’épaule, l’on est plus loin du scénario catastrophique de 2019 où l’année scolaire a été sauvée de justesse grâce à un accord à la sauvette arraché le 18 mai 2019.

Pour exiger l’application de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et celui de l’éducation préscolaire et spéciale, le Collectif des syndicats enseignants signataires du 15 octobre 2020 a déposé, hier lundi, un nouveau préavis de grève de 25 jours, soit 600 heures sur toute l’étendue du territoire. Il s’agit, selon le porte-parole du collectif, Adama Fomba, d’un préavis de grèves séquencées allant du jeudi 2 au vendredi 3 avril 2020 ; du lundi 6 au vendredi 10 avril 2020, du mardi 14 au vendredi 17 avril 2020, du lundi 20 au vendredi 24 avril 2020, du lundi 27 au jeudi 30 avril, du lundi 4 au vendredi 8 mai 2020 inclus.

Le temps de la trêve qui s’étend entre la fin de la grève des 20 jours et celle des 25 jours, qui devait permettre aux élèves de regagner les classes, est en train d’être utilisé par les enseignants pour régler un autre compte avec le gouvernement, la revendication des salaires du mois de février encore bloqués. Ainsi donc, les enseignants sont en arrêt de travail, depuis ce lundi, jusqu’au déblocage de leurs salaires en souffrance.

Le porte-parole du Collectif des enseignants du Mali, Adama Fomba, explique que cet arrêt de travail est une façon de dénoncer le blocage des salaires des enseignants. Car selon lui, ce blocage des salaires, qui ne frappe pas que les grévistes, est le témoignage de l’incompétence du gouvernement Boubou Cissé à gérer le pays.

« Tant qu’il n’y a pas virement, pas de travail. Même si c’est zéro franc, ce qui est impossible, puis qu’il a été demandé de prélever 19 jours sur 30 sans compter la prestation familiale, il faut nous verser le reste de nos sous. Mais il se trouve que le gouvernement n’arrive pas à faire ce travail à tel point que les autres travailleurs de l’éducation qui ne sont pas en grève ne sont pas encore payés idem pour ceux qui sont en congés. Est-ce que cela est aussi la loi », tempête Maliki Amadou Sangho sur sa page Facebook.

Pour minimiser les effets de la grève des enseignants, Boubou Cissé avait misé sur un Plan B, le recrutement de 15 300 enseignants volontaires pour tenir les classes en attendant de trouver un accord avec les enseignants grévistes.

Ce recrutement ne fermait guère la porte au dialogue avec les enseignants grévistes. Il n’est pas non plus question de leur radiation des effectifs de la Fonction publique au profit des volontaires. Ce serait d’ailleurs une violation du droit de grève consacré par la Constitution qui en son article 21 dispose : ‘’ le droit de grève est garanti. Il s’exerce dans le cadre des lois et règlements en vigueur’’. Pour cela, le Premier ministre a mis à contribution les partis politiques de la Majorité présidentielle, après l’échec des négociations le vendredi 17 janvier 2020 ; les organisations de la société civile qui viennent en appoint des efforts des médiateurs traditionnels.

Par ce recrutement, le PM était sur une logique : garder les élèves en classe. Dans cette veine, la durée du contrat (6 mois) proposé aux volontaires n’est pas anodine. Elle couvre la période nécessaire pour boucler l’année.

Mais ce plan a montré jusque-là ses limites. Car du 27 janvier 2020, date du lancement du concours à ce jour, rien ne marche : impossible de parvenir à un accord avec les enseignants grévistes et impossible pour les volontaires de reprendre la main.

Ces derniers, depuis plus d’une semaine, sont chassés ou même violentés par les élèves et les enseignants. En effet, beaucoup d’enseignants voient en ces volontaires une sérieuse menace à leur combat pour la satisfaction de l’article 39.

Dans plusieurs écoles à Bamako, les volontaires ont été tout simplement éconduits : à l’école Magnanbougou Projet, au groupe scolaire de Banankabougou, les volontaires ont été chassés par les élèves.

Selon des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, le maire de la commune de Kapolondougou, cap de N’Kourala, a rejeté la liste des volontaires dans sa commune.

En attendant un plan C du gouvernement, malgré le blocage de leurs salaires du mois de février, le combat semble à l’avantage des enseignants.

<strong> </strong><strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’ouverture et l’hospitalité virale à l’ère de la démondialisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/louverture-et-lhospitalite-virale-a-lere-de-la-demondialisation-2863908.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 10:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, est le premier à franchir le cap. Pour endiguer l’épidémie de Coronavirus, le président américain, Donald Trump, a pris la décision, mercredi 11 mars, de suspendre les vols depuis l’Europe vers les États-Unis. Dans un discours au ton nationaliste, à la limite xénophobe, le locataire de la Maison-Blanche, en campagne pour sa réélection, pointe du doigt l’Europe qui a «échoué» à prendre des précautions contre le virus «étranger». Comme réponse du Berger à la bergère, le président Macron estime quant à lui jeudi que le « virus n’a pas de passeport ».

Mais face au Covid-19, qui est en train de devenir une pandémie sanitaire, économique et sociale, partout désormais les barrières s’érigent. L’interdiction des manifestations aux fermetures de tous les secteurs d’activités non essentiels, du renforcement des contrôles aux frontières aux restrictions de voyage, le monde aborde-t-il le temps de la démondialisation ?

En l’absence d’une réponse globale coordonnée et efficace de l’OMS, chacun se protège désormais comme il peut, chacun s’isole à sa manière. Sauf peut-être que le Mali de nos ancêtres qui pense être en devoir d’accueillir des voyageurs venant de partout, quitte à les mettre en quarantaine : « le gouvernement du Mali ne préconise pas la fermeture des frontières avec les pays touchés par le COVID-19 ».

Devant un phénomène spatio-temporel non encore maîtrisé, le Mali de « An ka a to Allah ma », faisant fi des principes éléments de prudence, de précaution, et de prévention, qui doivent prévaloir pour limiter l’occurrence et l’amplification de ce dernier, prône l’ouverture et l’hospitalité virale.

Si le maintien des législatives, calquée sur la décision de la France, qui a pourtant pris des mesures drastiques (fermeture des écoles, des commerces, des restaurants, des tribunaux), comme beaucoup de nos voisins, procède du suivisme d’un establishment. Il est donc clair que nous sommes en deçà des mesures de sensibilisation que requiert la situation. Or, il est impérieux pour notre pays de se mettre en position d’ajuster sa riposte contre le Covid-19 en fonction des expériences vécues ailleurs.

Jusqu’à quand laisserons-nous nos frontières déjà poreuses ouvertes en cette période de pandémie ?

L’extension du COVID-19 est presque inévitable, il faut s’y préparer et il faut prévoir entre 40 à 60 % de personnes qui seront atteintes à en croire les spécialistes. Les mesures de restriction de voyage ne sont certes pas des palliatives, elles n’empêchent pas la propagation, elles ne serviront qu’à retarder la propagation pour gagner du temps.

Comme beaucoup de pays, le nôtre peut utiliser ce temps pour préparer son système de santé et ses populations pour faire face au virus. Il faut faire des choix fondés sur les recommandations et les expériences des autres pays très vite pour pouvoir minimiser les dégâts pendant le temps du Corona qui pourrait durer environ 3 mois selon les spécialistes.

Les systèmes de santé faibles et déjà débordés, comme le nôtre, auront des limites très vite et il faudra faire participer les communautés en les impliquant dès au départ dans la préparation surtout et la riposte pour la suite. Il nous faut nous préparer à associer d’autres acteurs en dehors du secteur de la santé qui aura autant un rôle primordial à jouer… La promiscuité dans laquelle vivent nos populations et les faibles mesures d’hygiène au sein des familles sont très favorables à une propagation rapide.

Chacun a un rôle à jouer dans cette lutte, ne serait-ce que pour sensibiliser sa famille et mettre en place les mesures d’hygiène (lavage des mains, etc.) de limiter les voyages puis les mouvements une fois que le virus sera dans nos murs. C’est une question de jour, voire d’heure.

&nbsp;

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La fièvre revendicative ou vindicative ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/la-fievre-revendicative-ou-vindicative%25e2%2580%2589-2862159.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:54:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Centre, la coupe est pleine, trop pleine et déborde. L’augmentation du nombre de personnes déplacées internes, se situant à 207 751 et la présence de 140 800 réfugiés maliens dans trois pays d’asile, à savoir le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger, au 31 janvier 2020, est établie de sources officielles.
<p style="font-style: inherit">De même, il serait superfétatoire d’évoquer les greniers, le cheptel des populations du Centre brûlés à chaque attaque terroriste.</p>
<p style="font-style: inherit">Les faits sont constants et abominables : les jihadistes continuent d’aller racler les fonds de grenier et ce ne sont pas quelques misérables tonnes de céréales dont une bonne partie se volatilise avant la destination finale qui soulageront les gargouillements des ventres qui crient famine.</p>
<p style="font-style: inherit">Ainsi, les populations martyres crient à gorge déployée leur rage, leur désespoir, leur angoisse, relève de la logique. Une nouvelle poussée de fièvre revendicative et probablement vindicative se fait alors jour, à travers les manifestations à Bamako et au Centre. Une défiance s’est déployée à grande vitesse née dans les insatisfactions de toutes sortes : insécurités alimentaire, physique, impertinence…</p>
<p style="font-style: inherit">Peut-être que le PM a réussi le tour de force de démanteler les check-points tenus par le Groupe d’autodéfense Dan Ambassagou, avec le soutien de la MINUSMA qui endosse une nouvelle fois son manteau de pondérateur des humeurs, parce qu’autrement ce serait le fiasco assuré comme le 7 juillet 2018, quand l’armée malienne a tenté, sans succès, de désarmer la milice à Kanou Kombolé, et quand sa dissolution non suivie d’effet a été prononcée, le 24 mars 2019, par le Conseil des ministres. La mesure impopulaire, sélective, si ce n’est vindicative provoque l’explosion finale des peurs, le délire généralisé, comme on a pu le constater ces derniers jours. Ne s’agit-il pas d’ailleurs d’un ripolinage balourd inspiré d’une inculture mâtinée de dogmatisme, source de nouveaux délires ?</p>
<p style="font-style: inherit">Mais, la frugalité de l’engagement militaire et la modicité ses résultats jusque-là engrangés sur le plan militaire auraient dû détourner le PM de la tyrannie de l’affirmation de l’autorité de l’État. Parce que, un gestionnaire de crise, c’est ce dont le pays a vraiment besoin ; pas un hiérarque qui en rajoute à la crise par condescendance ou simplement par ilotisme. Il ne fait aucun doute qu’il a un trou dans la raquette. Le ruissellement vers le haut n’existe pas. Contre un PM à irresponsabilité illimitée dans ses choix discriminatoires, le retour du jacobinisme centralisateur ; il faut une nouvelle éthique politique. Le dégagisme prôné, et qui semble faire l’unanimité, dès lors, n’est que juste rétribution des bourdes à répétition.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong style="font-style: inherit;font-weight: inherit">PAR BERTIN DAKOUO</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Démantèlement des check&#45;points sur la RN15: le grand bluff du gouverneur de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/demantelement-des-check-points-sur-la-rn15-le-grand-bluff-du-gouverneur-de-mopti-2862148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:51:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mardi au moment où nous mettions sous presse tous les check-points sur la Route nationale N° 15 étaient toujours tenus par la milice dogon Dana Ambassagou, contrairement à l’annonce faite par le gouverneur de la région de Mopti, le général Abdoulaye Cissé. Les chasseurs dogon qui estiment agir pour le bien de la population, se disent prêts à décamper dès que l’armée réoccupe ses positions initiales pour la protection des populations et leurs biens abandonnés aux terroristes. Chronique d’un bluff éventré !</strong>
<p style="font-style: inherit">Le Premier ministre Boubou CISSE effectue du 22 et 23 février 2020 une mission dans la région de Mopti. À l’issue de cette visite de 48 heures, le chef du gouvernement a ordonné au gouverneur de lever des barrages dans plusieurs zones du centre du Mali tenus par des milices Dana Ambassagou. Pour le Premier ministre, ces check-points « illégaux constituent une atteinte grave à la souveraineté de l’État et sont des points d’insécurité pour les populations ».</p>
<p style="font-style: inherit">Également, ils entravent les activités des populations de cette zone, dit-il. Dans la même foulée, un autre communiqué du gouvernement nuance : « il s’agit en outre, de positions où des versements d’argent sont imposés aux paisibles voyageurs soumis à des contrôles au faciès ; toute chose intolérable dans un État respectueux des droits de l’homme ».</p>
<p style="font-style: inherit">Conformément à cette décision, le gouverneur, dans un communiqué en date du 26 février 2020, a affirmé avoir levé des dispositifs de check-point : « Le gouverneur de la région de Mopti informe l’opinion nationale et internationale que conformément aux instructions du Premier ministre, il a été procédé, ce jour 26 février 2020, à la levée de tous les check-points installés çà et là dans le pays dogon, notamment sur la RN15 et cela sans aucun incident ; grâce à la collaboration bienveillante des populations concernées sans distinction et l’intervention de nos forces armées appuyées de la MINUSMA ».</p>
<p style="font-style: inherit">Le communiqué ajoute, « les forces armées seront désormais présentes sur le terrain pour assurer la sécurité de nos populations et de leurs biens conformément à leur mission et aux instructions des plus hautes autorités ».</p>
<p style="font-style: inherit">La décision est loin de faire l’unanimité au Pays dogon où les populations estiment que la mise en place de ces mesures contribue à réduire le cycle violence et d’attaques dans leur localité. Pour elles, la décision du Premier ministre ne vise que Dan Na Ambassagou.</p>
<p style="font-style: inherit">Quant à Youssouf Toloba, premier responsable de Dana Ambassagou, qui réagit, dans une vidéo, suite à la décision du chef du gouvernement, les check-points des chasseurs sont installés sur ce tronçon parce que les djihadistes profitaient de l’absence de l’État pour faire attaquer les passagers. Aussi, les responsables de la milice Dana Ambassagou croit connaitre les motifs d’un acharnement contre ses hommes : « À l’installation de ces check-points, j’ai instruit aux chasseurs de contrôler les patrons, ceux qui passent avec de belles voitures, car ce sont eux qui font entrer les armes », a affirmé le chef d’état-major de Dana qui dément tout racket de la part de ses éléments.</p>
<p style="font-style: inherit">À M. Toloba de justifier les raisons de l’installation de ces barrages sur la RN15.</p>
<p style="font-style: inherit">« Là où ils veulent vraiment qu’on quitte, c’est le lieu de passage direct des djihadistes qui traversent le fleuve pour semer la terreur de l’autre côté. Si on abandonne ces postes, rien ne les empêchera de rentrer à Bandiagara et ailleurs », a expliqué Youssouf Toloba, qui a précisé avoir sollicité auprès du Gouverneur de Mopti la présence de l’armée dans le secteur lors d’une rencontre, le 25 février dernier, sur la question de la levée des check-points.</p>
<p style="font-style: inherit">« Nous leur avons dit de faire venir l’armée malienne dans toutes les zones que nous occupons. Et nous les chasseurs, nous allons entrer dans la forêt pour fouiller où se trouvent les forces du mal. Au lieu de cela, ils ont dépêché quelques éléments à notre poste de Mandoli. Et dès que ceux-ci sont arrivés, j’ai ordonné aux chasseurs de se replier dans la ville », a-t-il déclaré dans sa vidéo. Sur la question de la levée de tous les postes, le chef d’état-major de Dana Ambassagou s’est voulu très précis : « nous n’allons lever nos check-points qu’à l’arrivée des FAMa ».</p>
<p style="font-style: inherit">Hier 3 mars 2020, nous avons pu joindre au téléphone le président de la jeunesse du Pays dogon qui confirme les propos du patron de la milice dongo.</p>
<p style="font-style: inherit">« Notre position est claire dans cette décision, nous allons maintenir nos check-points jusqu’à l’arrivée des forces maliennes de sécurité pour venir protéger la population. Nous ne sommes pas contre la levée la décision du gouvernement, mais nous estimons qu’il y a des préalables », a indiqué le président Adaman.</p>
<p style="font-style: inherit">Face à un État en déconfiture et une armée en reconstitution dans un contexte déferlement jihadiste sur le pays, le gouvernement a plutôt intérêt à collaborer avec ces groupes d’autodéfense, qui tant bien que mal, s’active pour combler un vide.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong style="font-style: inherit;font-weight: inherit">Par Sikou BaH</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Mahmoud Dicko: au nom de quelle immunité et de quelle complaisance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-mahmoud-dicko-au-nom-de-quelle-immunite-et-de-quelle-complaisance-2862144.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 10:46:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le fait est si rare que je ne me souviens pas de l’avoir rencontré en plusieurs décennies d’observation politique. Il est du genre austère, sectaire, vindicatif et très négatif. Aussi, je m’empresse donc de vous soumettre et de vous proposer d’en juger.

Ce chef religieux, Mahmoud Dicko, Imam de profession de surcroit ex patron du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), censé être l’icône de la foi et de la morale, homme de Dieu et au service des valeurs morales, est malheureusement un spécialiste de la victimisation, grand donneur de leçon devant l’éternel, de la bonne gouvernance. Cet activiste religieux notoire et inconsolable qui, pour paraphraser Winston Churchill, ne prêche pas ce qu’il pratique et ne pratique pas ce qu’il prêche est l’un des derniers adeptes de Nicolas Machiavel.

Pour cet Imam, dit-on très respecté et très vénéré (sauf que la vénération n’est du qu’à Allah) qui a transformé sa mosquée en salle de meeting, il faut «contenter le peuple et ménager les grands, voilà la maxime de ceux qui savent gouverner ». Puisqu’il s’est juré de gouverner ce pays, il applique à la lettre les préceptes du Florentin : «Gouverner, c’est faire croire ».

Dans la légende qu’il s’est bâtie : c’est grâce à lui en 2012 que les occupants ont fait preuve de mansuétude en coupant pas davantage de mains de voleurs, en ne flagellant pas plus de transgresseurs et en ne lapidant plus de fornicateurs ; en 2013, c’est lui qui a fait élire l’actuel président qui lui doit encore son fauteuil ; l’apaisement au centre c’était grâce à lui ; et la remise du dialogue avec les leaders djihadistes, ses frères, c’est encore grâce à lui…

Donc comme son mentor et précepteur, il estime que « rien n’est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d’espérer » et donc le moment venu pour reprendre son du : le pouvoir. Quitte à travers une conjonction de gourdins, de machettes et cailloux… pour caillasser ce régime qui ne tiendrait que grâce à son bon vouloir.

L’imam Mahamoud Dicko dans sa croisade contre le régime d’IBK et la prétendue mauvaise gouvernance, ne sait plus quoi faire et quoi dire. De manière inconsidérée et injustifiée, cet auto-proclamé procureur, adepte affirmé de la confrontation violente, assuré de son impunité, semble ne même pas ne s’est en fait jamais préoccupé un seul instant des conséquences de ses actes et de ses appels au meurtre.

Tout ce qui compte pour lui, c’est le pouvoir. Peu importe la manière. Après tout, y a-t-il une manière élégante de mettre un clou dans le bois ? Que nenni ! Après le maquis de Sade, une autre de ses références n’a-t-il pas dit que “Le pouvoir est par nature, criminel.” ?

En 2012, après le Coup d’État contre ATT, lors d’une mission menée au Burkina Fasso, l’Ex Président Blaise Comparé se serait exclamé ainsi devant la délégation: « messieurs, vraiment votre pays-là ! L’officier que vous avez envoyé pour vous représenter est venu négocier sa propre situation. Votre Imam aussi M. Mahamoud Dicko est venu me dire qu’il serait un bon Président de la Transition, surtout que son grand-père lui avait prédit cela. »

Comme on peut le voir, il ne date pas d’aujourd’hui l’ambition et le projet de notre grand Imam Mahamoud Dicko de chercher par tous les moyens à faire d’une prédication chimérique de grand-père une réalité à imposer au peuple malien.

Tout le monde le créditant d’une proximité voire d’une complicité habituelle avec Iyad au moment de l’occupation, l’ex PM Cheick Modibo Diarra, de bonne foi, lui avait confié la mission de médiateur, où il a envoyé son bras droit le vieux Yacouba Siby récupérer et ramener les militaires prisonniers en passant par Gao et Tombouctou en toute sécurité.

A l’époque c’est le colonel Amara Doumbia, le Commandant de Zone de Mopti qui vient d’être relevé, faisait partie du groupe.  Aujourd’hui certains d’entre eux viennent saluer le vieux Siby dont les enfants de Iyad fréquentaient école franco-arabe à Banankabougou.

C’est pour vous dire que l’Imam Mahamoud Dicko a toujours été complice de cette situation d’insécurité avec les djihadistes et y a toujours voulu tirer son épingle du jeu sur tous les plans.

En novembre 2015, après l’attaque de l’Hôtel Radisson Blue, il a profité de cette situation pour faire l’apologie du terrorisme en minimisant l’acte et le nombre de morts. A l’époque, il a dit sans être inquiété que :

«…Nous devons tirer les leçons des attentats à Paris, comme à Bamako, à Tunis ou ailleurs dans le monde … Dieu est en colère. Les hommes ont provoqué Dieu.  Les hommes ont provoqué Dieu. Ils ont demandé et exigé même la promotion de l’homosexualité.

« …Les terroristes nous ont été envoyés par Dieu pour nous punir de la promotion de l’homosexualité, importée d’Occident et qui prospère dans notre société. » Tout le monde se souvient à cette époque de la sortie du juge Daniel Tessougué qui a payé de sa carrière son courage d’alerter sur la dangerosité de Dicko.

Après la nomination du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, qui dit-il est son ami, il s’est battu auprès de ce dernier pour renouveler sa mission des bons offices auprès des djihadistes Iyad et Amadou Kouffa. En bonne et due forme, une commission a été mise en place et gravement arrosée pour le seul plaisir de l’imam. Il a même été approché par Sébastien Chadaud-Pétronin dont la mère Sophie Pétronin est encore entre les mains de ses ravisseurs. Il était question de sous de gros sous… avec un échancrer pour libérer la vieille dame avant que la France ne fasse pression pour le sortir du dossier. C’est le fils même de Sophie qui le raconte dans son livre « Ma mère, ma bataille »

Il est allé jusqu’à accuser la France d’avoir éliminé Cheik Ag Aoussa à Kidal par l’explosion de sa voiture sur une mine pour faire échouer sa mission, parce qu’ils savaient qu’il avait pu établir le lien entre lui et Iyad.

Voici ce qu’il a raconté à Jeune Afrique en décembre dernier à ce sujet : « Les seuls interlocuteurs connus étaient Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa. Kouffa nous a fait savoir qu’il suivait ce que disait Iyad, donc je n’ai pas échangé avec lui. J’ai donc transmis un message à Iyad Ag Ghaly. Celui qui était en charge de la liaison était Cheikh Ag Aoussa. Un jour, Ag Aoussa m’a appelé. Il m’a dit qu’il avait transmis ma commission, que son destinataire avait accepté ma requête et qu’il voulait trouver une solution au problème. Le jour même de cet appel, Cheikh Ag Aoussa était pulvérisé dans sa voiture à Kidal. »

À en croire Mahmoud Dicko, Cheikh Ag Aoussa l’aurait contacté le 8 octobre 2016 pour lui dire qu’Iyad Ag Ghaly acceptait de dialoguer avec les autorités maliennes. Problème : il n’avait alors pas encore été mandaté par le chef du gouvernement. « J’étais déjà en mission officieuse pour l’État. Ce n’est qu’à l’arrivée d’Abdoulaye Idrissa Maïga à la Primature [en avril 2017] que celle-ci est devenue officielle », explique-t-il à JA.

Le Monsieur « il faut que je devienne président » est devenu presque fou quand des liens solides de complicité ont été établis par les services de renseignement du monde entier entre lui et les milieux terroristes, mettant ainsi fin à sa mission des bons offices, où, dit-on, il avait un budget de presque huit cent (800) millions de francs CFA. Un lâchage qu’il n’a jamais pardonné au successeur de Abdoulaye Idrissa Maïga qu’il a combattu jusqu’au limogeage de ce dernier en avril dernier.

Sans la cagnotte de la Commission des bons offices et sans la préséance du Haut Conseil Islamique, le Grand Dicko est un Imam d’une petite mosquée de quartier comme les autres. Et ça c’est inadmissible pour celui qui se prédestine Président ! Donc à son départ de la présidence du HCIM il choisit d’investir le terrain politique. Ce qui l’oblige à parrainer, en fait créer, son Mouvement de soutien politico-religieux par son homme de main, le fameux sulfureux Kaou Djim.

La défaite est une chose ; la disgrâce en est une autre. Oui l’opération impensable du samedi 29 février 2020 de l’Imam Mahamoud Dicko révèle également l’ampleur de ses angoisses face à son destin.

En effet, pariant sur un énième report des législatives, le Mollah « Koumounin » (selon la formule de Assadek) qui avait retiré ses partisans de la course, se voit pris de court et dribblé par le sort. Le régime met tout en œuvre pour tenir l’échéance. Alors, il faut agir… En fait, il faut empêcher que le peuple ne prenne en main son destin en s’exprimant à travers les urnes ce 29 mars prochain.

Soit un mois avant le premier tour, le chef religieux appelle à la rue, demande aux Maliens de s’armer de bâtons, de machettes, de gourdins, de sabres … pour passer à l’attaque. Contre qui ?

En tout cas pas contre Kouffa et Iyad auxquels il vient d’adresser une demande de trêve. Sinon il aurait été simple de dire aux Maliens de s’armer avec ce qu’ils ont pour aller appuyer les FAMA à déloger Kouffa du Centre et Iyad du Nord. Quelqu’un a-t-il entendu un appel quelconque de Mahmoud Dicko en faveur de nos soldats ? Que Non !

La vérité, c’est aussi le nom d’Allah et celle-ci voudrait qu’on dise que la vraie cible de Mahmoud Dicko est connu de tous : c’est le président IBK et son régime auxquels il a donné une semaine pour changer les choses. En d’autres termes, une semaine pour supprimer des institutions et prendre des mesures dont il a édictées.

Mais quel pouvoir a-t-il un président de la République pour dissoudre et éradiquer une institution prévue par la Constitution sans un référendum ? Dicko plaidera-t-il pour une procédure référendaire accélérée ? Il tombe dans la folie ou veut-il nous ramener aux époques révolues de république bananière ?

Car incapable de se faire élire par le suffrage universel, depuis avril 2019, l’histoire des derniers mois du mollah Dicko est celle d’un soleil rougeoyant qui perd sa chaleur et dont la taille diminue jusqu’à ce qu’on le perde de vue. Un volcan qui crachouille jusqu’à finir par s’éteindre.

M.Dicko se trouve isoler encore et encore, alors pour exister il met le destin du Mali sur la balance à travers des élucubrations, des déclarations légères,  complaisantes et gravissimes.

Dans cette grande désinvolture, avec parcimonie et habilité et sans la moindre hésitation sur les faits, il demande au peuple malien de s’engager sur la voie du martyr et  l’appelle au meurtre.

Mais voilà, le Mali est un pays à part ! Sinon dans tout autre pays du monde, cette forfaiture, cette bourde coûteuse, cette erreur de jugement pour laquelle Mahmoud Dicko allait être interpellé, jugé et condamné.

Car rien ne justifie une telle sortie d’un cynisme et d’une brutalité sans pareille. Sans oublier que Bandjougou Doumbia n’a pas parlé devant un public si nombreux ! Et d’autres sont partis en prison pour moins que ça (Aboul Niang, Bouba Fané, Tiégoum B Maïga). Au nom de quelle immunité ou quelle complaisance d’Etat, Mahmoud Dicko serait-il épargné de toute poursuite ?

Dans ces conditions, la question est : jusqu’où l’Imam activiste peut-il et va-t-il aller ? Les Maliens qui ne sont pas naïfs vont-ils se massacrer comme au Rwanda pour que Mahmoud Dicko soit président parce que son grand-père l’a l’a prophétisé ?

Sans préjuger sur la suite des évènements à savoir l’attitude du régime vis-à-vis de cette pantalonnade qui est une violation manifeste de la loi, Mahmoud Dicko a-t-il tous les atouts pour mettre à exécution son plan de renversement du régime ?

Au regard de sa capacité de mobilisation qui reste insignifiante sans l’apport du Chérif de Nioro et de Chérif Ousmane Madani Haïdara (qui vient de se démarquer en appelant à une journée de prière ce vendredi au lieu d’une guerre de haches et gourdins) il est clair que Dicko se trompe de combat et d’adversaires en engageant une confrontation sanglante et ça avec le régime.

Les Maliens, et surtout ceux de Bamako sont certes en antipathie avec le régime, mais combien d’entre eux sont-ils disposés au martyr à travers une guerre sainte ?

Comme on le voit, cette fois- ci l’expert se trompe totalement de cible (un régime ce n’est pas Premier ministre fragilisé), de combattants (tout le monde n’est pas avec lui) et de règle de jeu (la politique ce n’est pas la guerre).

Il est clair que Mahmoud Dicko est l’activiste islamiste qui nourrit le plus de haine et de mépris envers la classe politique mais il est regrettable qu’il prône la violence, la terreur, la guerre civile et destruction de notre pays simplement pour assouvir son fantasme d’être président de la République.

Comme l’a dit John G Whittier dans le poème patriotique intitulé (Barbara Frietchie) : « tire si tu le dois sur cette vieille tête chenue, mais épargne le drapeau de ton pays, dit-elle. »

Oui, il part chasser le lion et revient avec des chats pourris. Comment peut-il se comporter en patriote d’antichambre ? Qu’est ce qui lui pousse de jouer à la roulette avec l’histoire ?

Le ferment d’idées, l’artiste des solutions inédites, l’homme depuis le 5 avril 2019, est en vérité marginalisé, contredit par les évènements, chassé proprement de la tête du HCIM, mais refusant d’accepter sa déchéance avec élégance et humilité. Lord Alfred Tennyson a dit : «La vraie humilité est la mère de toutes les vertus. »

Faut-il rappeler à ce grand érudit les paroles du Saint Prophète (paix et bénédictions sur lui et toute sa famille et descendance) : « Allah m’a révélé de vous ordonner l’humilité, afin que nul ne méprise un autre, et que nul n’opprime un autre. » (Rapporté par Muslim) ?

L’humilité s’oppose à l’orgueil, à l’arrogance et à la suffisance. Elle est une qualité, lorsqu’elle est sincèrement et profondément ancrée dans le cœur de l’homme, qui ne laisse pas de place au dédain et à l’oppression. Elle est un trait de caractère, fondamental au sein de la foi, qui permet à celui qui le porte, de se remettre sans cesse en question, de ne jamais se satisfaire de ses actions et de toujours agir avec considération pour autrui. Musaylima al-kadhdhâb, le faux prophète s’est fourvoyé et brisé sur l’autel de l’arrogance et des ambitions démesurées sinon n’a-t-il pas été un préféré du prophète et considéré comme le plus méritant de ses parents en ayant accepté de garder leurs biens à l’entrée de Médine ? Il faut être modeste et savoir que seul Dieu peut !

Mais hélas, encore hélas ! L’ancien chef de la communauté musulmane du Mali est progressivement devenu comme un tyran aux yeux pétillants, titillant le Président IBK en raillant la prétendue veulerie de son gouvernement. Et ça, c’est son style : railler, flatter, lécher les bottes, dénoncer systématiquement et de manière excessive. Or tout ce qui est excessif est insignifiant !

Le personnage daté, mû par un désir de gloire et d’éloges, mais n’ayant pas peur de l’opprobre public est en train de perdre foi en Dieu et à l’histoire. Il devient un acteur qui n’existe que pour son public !

Alors la main sur le cœur il veut nous faire croire que c’est lui le recours. Non, la vérité est qu’il joue avec les événements en essayant d’anticiper pour se placer « du bon côté de l’histoire ».

Sauf que son goût délirant du pouvoir l’empêche de comprendre qu’il est comme un avion en fin de vol, sur la pente descendante, dont le carburant s’épuise, cherchant en vain un terrain sûr où atterrir.

Parce que tout simplement le peuple malien n’aime pas tout ce qui est excessif. En effet, “Tout ce qui est excessif est insignifiant.”disait Tayllerand. C’est pourquoi, beaucoup considère le « Mollah Mahmoud Dicko» et sa suite(Iyad et Kouffa) comme ceux-là mêmes qui ont privé l’Etat malien des moyens du changement. Or, un Etat privé des moyens du changement est un Etat privé des moyens de sa conservation.

Ce spécialiste de la tromperie permanente, grand seigneur du vol des mots, a toujours été l’un des grands privilégiés et chouchou de la République.

Aussi se croit-il tout permis ? Mais comme disait Le Négus Haille Séllassié : « à travers l’histoire, c’est l’inaction de ceux qui aurait pu agir, l’indifférence de ceux qui savaient, le silence de la voix de la justice quand elle comptait plus qui a rendu possible le triomphe du mal. »

Sans jouer aux Cassandre, je reste convaincu que l’histoire se vengera cruellement de notre grand Imam Mahmoud Dicko tôt ou tard, avec cette ironie mordante qui est sa marque de fabrique, en faira de lui le symbole de la trahison et du dédit, le synonyme de l’opportunisme et de la veulerie.

Ce partisan et artisan du coup d’État permanent n’est qu’un politicien raté sans plus, un mangécrate et nageur en eaux troubles.

C’est ma conviction. Je souhaite être démenti par l’histoire. Mais hélas !

<strong>Sibiri Samake.</strong>

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<title>Mali: démocratie à l’agonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mali-democratie-a-lagonie-2862008.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Mar 2020 10:31:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On sait que la démocratie pleure et vacille depuis longtemps au Mali. Les larmes de 1990 étaient de tristesse parce que nostalgiques d’un rêve d’accomplissement d’hommes, de femmes et surtout de jeunes portés par une espérance légitime qui a par moments tournée à la folie meurtrière. Les larmes de 2020 par contre sont de désespoir et d’affliction causées par un profond sentiment de trahison et de reniement à tous les niveaux.

<strong>LE MALI EST MALHEUREUSEMENT VICTIME DE SES PROPRES ENFANTS</strong>

Le mouvement démocratique, celui des justes, a fini étouffé et assassiné dans son bain de baptême. Des loups alors parés de la peau de l’agneau sacrificiel ont investi la place, tenant un discours de rêve pour mieux travestir les aspirations légitimes et conduire le peuple malien dans le bois sacré de la perversion, vampirisant la jeunesse et jetant aux orties toutes les vertus d’une république fécondante et refondatrice. La « démocratie à la malienne » désormais balafrée au fer rouge de la duplicité, méconnaissable parce qu’infanticide et cannibale, nourrie à l’eau infecte de la corruption et du clientélisme, a pris le visage d’une vraie « démoncratie » pour se vautrer dans la fange des égouts, devenant par la même occasion un repoussoir pour les dignes patriotes qui se sont imposés une retraite sabbatique en attendant mieux. Ainsi, après avoir brillé à travers des siècles grâce au sacrifice d’hommes de conviction et de devoir, le Mali est devenu la proie de ses pires ennemis. En effet, certains de ses propres enfants dépités et certainement déçus d’une gouvernance de coterie, ont choisi de tourner les armes contre lui ; d’autres sans doute grisés par le libertinage ambiant et l’impunité, se livrent au pillage systématique des ressources et des biens publics, plongeant veuves et orphelins dans un dénuement indicible. Aucun ennemi extérieur n’est donc responsable de nos malheurs. Avec des responsables se comportant comme des requins, le Mali a- t-il besoin d’ennemis extérieurs pour descendre en Enfer ? C’est pourquoi, la solution est à chercher à l’intérieur, en nous-mêmes. Et il est heureux de constater que tous les acteurs majeurs de cette tragédie sont vivants et la plupart encore aux affaires.

<strong>TEL UN ÂNE CHARGÉ DE LIVRES, CERTAINS RESPONSABLES…</strong>

Les élections législatives de mars 2020 et les alliances politiques en cours conduisent à la même conclusion implacable découlant du questionnement suivant : existe-t-il encore une majorité et une opposition politique au Mali ? Si non, pourquoi verser une subvention aux partis politiques maliens en général et au chef de file de l’opposition politique en particulier ? Les sommes colossales ainsi malicieusement distraites du Trésor Public ne devraient-elles pas tout simplement être affectées à l’effort de guerre ? Surtout, ne devrait-on pas trouver une autre appellation pour des « députés » dont les conditions d’élection n’ont rien d’honorables ? Honte à ceux qui trafiquent et complotent sur le dos du peuple au nom de la démocratie. Tel un âne chargé de livres, certains responsables sont totalement ignorants du trésor spirituel et moral que leur charge leur impose. Le nanisme politique a malheureusement pris pied, produisant dans la foulée une flopée de politiciens d’opérette incapables de porter un quelconque héritage de travail, d’honneur et de vertu. L’histoire sera sans pitié pour certains dont le nom sera à jamais associé à la corruption, la médiocrité et la trahison de leur pays. Aujourd’hui, on trouve des Maliens qui revendiquent fièrement l’héritage de Modibo Kéita et même dans une certaine mesure  celui de Moussa Traoré pourtant accusé en son temps de tous les péchés d’Israël. Qui réclame l’héritage d’Alpha Oumar Konaré ou celui d’ATT ? Et qu’en sera-t-il pour IBK vu l’état de déconfiture avancée et provoquée du RPM ? Depuis 1992, les pouvoirs successifs ont passé le clair de leur temps à épier et surveiller des adversaires politiques à qui ils n’offrent d’autre alternative que celle de rejoindre les rangs. Comment peut-on travailler durablement pour l’avenir lorsqu’on passe son temps à surveiller partisans et adversaires? Autant des frères et sœurs utérins peuvent parler sans tabou des pratiques de sorcellerie de leur mère, autant il est temps qu’on arrête de se voiler la face en accusant les autres pour nos propres manquements. En vérité, les « djihadistes » qui ne jurent que par la fermeture des écoles et la fin de la démocratie font moins mal à notre pays en termes d’image et de valeur qu’une liste électorale constituée par la majorité et l’opposition (RPM-URD) pour élire des représentants à l’Assemblée Nationale. Où est le sérieux dans cette affaire ?

Malgré les vicissitudes du moment, le Mali dispose encore de personnes ressources à l’intérieur comme à l’extérieur, capables de briser la mafieuse chaîne constituée par la connivence des élites, pour sortir le pays du pétrin. Après les réformes constitutionnelles projetées et la clarification des missions, la dissolution de l’Assemblée Nationale deviendra une exigence démocratique et une véritable question de salubrité publique.

<strong> </strong><strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong> </strong><strong>Email : mahacam55mc@gmail.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Check&#45;points au pays dogon: le gouvernement a&#45;t&#45;il raison de sortir les muscles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/check-points-au-pays-dogon-le-gouvernement-a-t-il-raison-de-sortir-les-muscles-2-2861102.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 10:57:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement Boubou Cissé n’a apparemment pas tiré les leçons de la dissolution ratée du groupe armé d’auto-défense dogon Dan Nan Ambassagou (mars 2019). Au terme de sa visite de deux jours dans la région de Mopti, le Chef du Gouvernement engage un nouvel bras de fer avec les chasseurs dogons. S’insurgeant contre les check-points tenus par la milice dogon, le Premier ministre Boubou CISSE a immédiatement pris la décision de leur démantèlement, dit-il, dans les 5 jours à venir.

Le maintien de ces check-points est pour le Gouvernement qui prend le relais de la campagne anti-Dan Nan Ambassagou un défi à la souveraineté, une cause d’insécurité et un moyen de racket entre les mains des chasseurs dogons qui s’y livrent à un véritable contrôle au fasciés. Une manière très subtile d’accuser Youssouf TOLOBA et ses hommes de procéder par catégorisation ethnique, sinon de pratiquer dans cette zone une politique d’épuration ethnique.

Ce n’est pas tout. Le Gouvernement estime injustifiable et intolérable de la part de Dan Nan Ambassagou l’entrave à la circulation des FAMa  par le biais «d’individus qui de par leurs agissements, mettent en danger la vie de femmes et d’enfants instrumentalisés ». Clamant son autorité dans un communiqué à Bamako, le Gouvernement assure avoir pris toutes les mesures pour mettre un terme à ces actes qui ne peuvent prospérer dans la République souveraine du Mali.

En attendant de voir l’acte suivre la parole, le Gouvernement n’aurait-il pas été mieux inspiré lui-même de ne pas donner l’impression de procéder par apartheid. En effet, contre comment le Gouvernement peut-il se mettre vent-débout et la taxer sans le dire de génocidaire sans se discréditer contre une milice au Centre du pays qui érigerait des check-points et entraverait la libre circulation des FAMa et des Forces internationales, tandis qu’il cajole et entretient au Nord à grands frais d’autres milices armées, fussent-elles signataires de l’APR, qui font pire y compris en interdisant l’accès de leur zone aux délégations officielles et en caillassant des convois ministériels ?

Après avoir casernés plusieurs centaines de ses forces combattantes à Kidal, le Gouvernement va-t-il prendre le risque d’engager dans une zone aussi installe une guerre aux chasseurs qui pourrait vite se mettre la coupe de Amadou Kouffa ? La dialogue avec les groupes armés ne devrait pas être en fonction du fasciés. Le Gouvernement gagnerait plus en crédibilité et en inclusivité à prendre langue avec la milice Dan Nan  Amabassagou comme il l’a fait, en juillet dernier, lorsqu’il s’était agi de sceller la paix entre Peulh et Dogon.

Croire qu’on peut imposer la paix dans la région de Mopti, notamment dans le pays dogon, sans la milice Dan Nan Ambassagou, c’est prendre le risque d’un embrasement. La preuve, c’est que la milice dissoute est bien celle qui tient encore les check-points, donc qui a le contrôle effectif des axes routiers. A moins que le Gouvernement n’ait opté pour une dissolution armée cette fois-ci. Là, il étalerait un visage exécrable ce lui qui abuse du traitement discriminatoire. Au nom de quelle légalité, de quel principe républicain ?

<strong> </strong>

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retenue sur le salaire des enseignants: qui a ridiculisé le Premier ministre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/retenue-sur-le-salaire-des-enseignants-qui-a-ridiculise-le-premier-ministre%25e2%2580%2589-2861107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 10:55:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Par une lettre N° 00724/MEF-SG en date du 19 février 2020, le ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Boubou Cissé instruit au Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique de faire des prélèvements sur le salaire des enseignants grévistes conformément à la loi N° 87-47/AN-RM du 10 août 1987 relative à l’exercice du droit de grève. Si la retenue opérée ne souffre, au fond, d’aucune contestation ni ambiguïté légale, elle peut être querellée, dans sa forme, au regard de la rigueur quelle que peu désinvolte. Et pour cause ?

En effet, c’est en bon droit et en toute responsabilité que le ministre des Finances, chargé de la parcimonie des deniers publics a instruit en ces périodes de vaches maigres au Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique la retenue ainsi opérée sur le salaire des enseignants grévistes. La loi relative à l’exercice du droit de grève dans les Services publics en son article 17 prévoit que « par suite d’une cessation concertée du travail, l’absence de service fait donne lieu à une retenue du traitement ou du salaire et de ses compléments autres que les suppléments pour charges de famille.

<strong>Les retenues sont opérées en fonction des durées d’absence constatées.</strong>

<strong> </strong>

Toutefois, quel que soit le mode de rémunération, la cessation du travail pendant une durée inférieure à une journée de travail donne lieu à une retenue égale à la rémunération afférente à cette journée. »

Donc, le ministre de l’Économie et des finances, par ailleurs Premier ministre, n’a fait qu’appliquer la loi. Sauf qu’en fait d’application de la loi, le Chef du gouvernement, dans son bras de fer avec les enseignants, peut se voir reprocher son empressement à appliquer la loi quand ça l’arrange (contre ces derniers) et son refus à l’appliquer quand ça le dérange (en faveur des enseignants). Toutes choses qui pourraient mettre en mal un certain nombre de principes généraux du droit à valeur constitutionnelle reconnu par la Constitution du 25 février 1992 à savoir : l’égalité des citoyens devant la loi (article 2), la liberté syndicale (article 20) et le droit de grève (article 21).

En plus de cette application à géométrie variable de la loi clairement au détriment des enseignants, la lettre en date 19 février 2020 du ministre de l’Économie et des finances, par ailleurs Premier ministre et chef du gouvernement, le Dr Boubou Cissé pèche de manière affligeante dans sa rédaction. Les incohérences pour ne pas dire les boulettes inadmissibles pour un gouvernement donné comme étant de compétences avérées et de rigueur vantée sur tous les toits laissent sans voix. Surmenage sous la pression des événements ou simplement incompétence notoire ? Voyons la bourde monumentale dans le tableau soumis à la signature du Premier ministre censé donner la situation des mouvements de grève. Pour les mêmes périodes de grèves effectivement observés (du 21 au 24), selon les experts au service du Premier ministre, on a différents nombres de jours de retenues suivant les mois et les années. Selon qu’on soit du 21 au 24 décembre 2019, on aura 5 jours de grève ; et selon qu’on soit au 21 au 24 janvier 2020 on aura 4 jours !

Comment en effet, un gouvernement fort de 36 départements et d’innombrables conseillers peuvent-ils laisser le Premier ministre se planter sur une simple addition qu’un enfant de la maternelle réussirait mentalement ? Qu’ils aient un problème avec le calcul des pourcentages passe encore, mais simple addition ; là ils couvrent la République de ridicule.

Est-il acceptable que dans une telle situation sociale explosive avec une telle configuration gouvernementale et de compétences affirmées autour du Premier ministre qu’on puisse se tromper sur les jours ouvrables quand il est question de retenue sur le salaire ? Un simple coup d’œil sur un calendrier aurait évité à ces conseilleurs de savoir le 21 décembre 2019 était un samedi et le 22 décembre un dimanche, des jours non ouvrables et donc non comptabilisables comme jours de grève et jours de retenue sur salaire. Il serait trop facile de dire que non ces jours-là n’ont pas été coupés, que le Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique qui est plus vigilant que son ministre des finances de Premier ministre et a recadré ce dernier en corrigeant sa boulette ! Parce que cela voudra dire que le Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique n’a pas en la matière la baïonnette aveugle. Et ça pose un tout autre problème à l’Hôtel des Finances.

Ces « erreurs » flagrantes, si elles sont unes, montrent clairement que le gouvernement, en tout cas, le ministère de l’Économie et des finances, ignore tout de la gestion de la crise scolaire jusqu’à au nombre de jours de grève observés par les enseignants. Est-ce à dire que la crise scolaire n’est pas une priorité de ce gouvernement. Sinon, un gouvernement qui travaille en concertation et avec suivi rigoureux sur un problème national de cette envergure devrait savoir jusque dans le détail (et sans aucune erreur) le nombre de jours et d’heures de grève observés par les enseignants au moins cette année scolaire 2019-2020.

Pour rappel, suite à l’enlèvement de leurs collègues dans la région de Mopti, le Collectif des syndicats de l’Éducation signataires du 15 Octobre 2016 a organisé le jeudi 21 novembre 2019 un Meeting national d’informations et exigé plus de sécurité pour le personnel enseignant et le respect des textes. Par cet appel, les syndicats enseignants demandaient au gouvernement la modification de leur grille salariale afin de bénéficier de la majoration intervenue sur la grille du statut général conformément à l’article 39 de la loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant Statut du Personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement Fondamental et de l’Éducation Préscolaire et Spéciale : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement Fondamental et de l’Éducation Préscolaire et Spéciale ». Faute de quoi, les syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016 menaçaient d’observer une grève en début du mois de décembre 2019.

Dans les contraintes budgétaires de fin d’année, le gouvernement a fait la sourde oreille et les syndicats enseignants ont mis à exécution leur menace en observant 120 heurs de grèves (5jours) allant du Lundi 16 décembre au Vendredi 20 décembre 2019 inclus reconductible dans les mêmes proportions à partir du Lundi 06 Janvier 2020, si le gouvernement n’applique pas l’article 39.

Rejetant la demande de trêve sociale demandée par le président IBK, les syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016 estime que l’État malien doit impérativement mettre les enseignants dans leur droit pour éviter un nouveau dérapage scolaire : « le non-respect de la loi dans un pays est synonyme d’effondrement. Face à l’article 39 pas question de trêve sociale ».

<strong>L’année scolaire 2019-2020 est déjà sérieusement menacée.</strong>

Les enseignants appellent le Président de la République du Mali SEM Ibrahim Boubacar Keïta à faire respecter la loi notamment en mettant en application l’article 39 de la loi N° 2018-007 Du 16 JAN 2018, une loi qu’il a promulguée. Ils exigent l’application immédiate de l’article 39 de la loi N° 2018-007 Du 16 JAN 2018. L’application de cet article permet aux enseignants de bénéficier de l’augmentation de 20% accordée sur le salaire.

Les fonctionnaires en activité et à la retraitée relevant du statut général de la fonction publique bénéficient déjà de l’augmentation de 20% accordée sur le salaire.

La sortie du Premier ministre, le 19 Janvier 2019, lors de l’atelier de validation des grandes orientations politiques sur la mise en œuvre des résolutions et recommandations du DNI (« si dans deux semaines les enseignants ne retournent pas en classe, nous allons procéder à un recrutement exceptionnel sur la base des 15 000 enseignants chômeurs déjà formés par nos IFM »), met la question scolaire au-devant de l’actualité. En dépit de l’implication des partenaires dits de l’école, aucune solution de sortie de crise ne se dessine.

Avec le préavis de Grève Nationale de 14 jours soit 336 heures allant du Mardi 21 au Vendredi 24 Janvier 2020, du Lundi 27 au Vendredi 31 Janvier 2020 et du Lundi 03 au Vendredi 07 Février 2020 inclus déposé par les syndicats de l’éducation signataires du 15 Octobre 2016, l’année scolaire 2019-2020 est déjà sérieusement menacée.

&nbsp;

La mise en œuvre du plan B du gouvernement (recrutement des volontaires) cristallise les positions, malgré l’ouverture du Premier ministre au dialogue. En réponse, les syndicats de l’éducation bien que disposés au dialogue maintien leur mouvement : depuis le lundi 17 février ils observent une nouvelle grève de 20 jours soit 480 heures allant du Lundi 17 au Vendredi 21 Février 2020, du Lundi 24 au Vendredi 28 Février 2020, du lundi 02 au Vendredi 06 Mars 2020 et du Lundi 09 au Vendredi 13 Mars 2020 inclus.

En tout cas, le rédacteur de la lettre n’a pas du tout rendu service à la République et particulièrement à Boubou Cissé engagé dans un autre bras de fer. Cette fois-ci, avec les chasseurs dogon. Aussi, pour la rigueur clamée, on ne peut sur la question faire économie de quelques têtes. Obligé de se rectifier la plantage sur une simple opération d’arithmétique élémentaire, le Premier ministre se épingler par ces «gens saignants» sur le terrain de la rédaction. Dans sa lettre rectificative N°00778/MEF-SG du 25 février 2020, sous le pression certainement des réseaux, il a omis tableau dans la phrase : «toutefois cette modification n’a pas d’effet sur le nombre total des jours de grève évalué à 19 dans le tableau

<strong> </strong><strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le piège du légalisme à la carte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-piege-du-legalisme-a-la-carte-2861071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 08:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p2"><b>Dan Nan Ambassagou est une confrérie de chasseurs qui a ses règles de fonctionnement à cheval sur la probité. Cette célébrissime confrérie rebaptisée ‘’milice’’ pour les besoins de clabauder, parce qu’ayant commis le sacrilège de pourvoir à l’éclipse des FAMa, fait une nouvelle fois l’objet de stigmatisation. Après l’annonce de sa dissolution, le bombardement de son camp de pré-cantonnement de Wadouba, près du village de Kani Gogouna, par l’aviation nationale, alors que la famélique flotte serait plus utile ailleurs, la dernière mesure de rétorsion est relative au démantèlement de ses check-points.</b></p>
<p class="p2">Les Donsos ont-ils outrepassé leurs prérogatives ? Non. Traditionnellement, ils chassent, autant qu’ils protègent l’environnement. Ils sont également ceux qui protègent le village en cas d’agression extérieure. Pour coller à l’actualité, quand le dispositif sécuritaire national était en déconfiture en 2012, beaucoup de regards se sont tournés vers les chasseurs. Et quand ils ont offert de monter de front pour défendre la Patrie en danger, très peu ont objecté. Donc, hier comme aujourd’hui, ils sont dans leurs clous. Protéger les populations de l’agression sauvage de hordes obscurantistes, ne devrait point prêter matière à algarade. D’autant plus qu’autant en 2012 qu’en 2020, le dispositif sécuritaire national est brinquebalant.</p>
<p class="p2">Alors, s’agit-il de trouver le parfait bouc émissaire, agréer à une exigence de Tabital Pulaaku, céder à l’émotion du massacre de nouveaux civils à Ogossagou, remettre à l’Etat l’usage exclusif de la force ? Qu’on se le dise. Porter la tenue de chasseur ne fait pas d’un assaillant un chasseur, encore moins un membre de Dan Nan Ambassagou. Parler dogon ne fait pas non plus de quelqu’un un Dogon. Ce sont pourtant les seuls éléments dont dispose la ‘’Mission d’enquête spéciale’’<span class="Apple-converted-space">  </span>de la MINUSMA dont le ‘’Rapport d’enquête spéciale’’ semble davantage trouver grâce auprès de nos autorités que celui du Procureur de la République de Mopti.<span class="Apple-converted-space">  </span>La décision de démantèlement des check-points de Dan Nan Ambassagou, juste après l’hécatombe de Ogossagou (majoritairement peuh), la désigne comme en étant l’auteur. Cette mise en scène est un artifice dangereux qui prospérera difficilement.</p>
<p class="p2">Parce que démanteler les check-points dans les conditions actuelles serait perçu comme la satisfaction d’une exigence de Tabital Pulaaku. Ce n’est pas défendable parce que l’association est partie prenante de la crise sécuritaire et serait inconfortable pour le PM taxé par certains de parti pris pour qui ont sait.</p>
<p class="p2">Désarmer Dan Nan Ambassagou, parce que seul l’Etat a le monopole de l’usage de la puissance publique ? Mais, ce serait ouvrir la boîte de pandore. Parce qu’il va falloir désarmer toutes les milices, y compris celles avec qui l’Etat sous-traite la sécurité. Autrement, ce serait la prime à l’arbitraire au nom de la loi. Dans ce salmigondis, Dan Nan Ambassaou peut être considéré comme un épiphénomène. Attaquons-nous aux vrais problèmes et arrêtons avec la bouffonnerie politique.</p>
<p class="p4"><b>PAR BERTIN DAKOUO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
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<title>Check&#45;points au pays dogon: le gouvernement a&#45;t&#45;il raison de sortir les muscles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/check-points-au-pays-dogon-le-gouvernement-a-t-il-raison-de-sortir-les-muscles-2861060.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 08:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Le gouvernement Boubou Cissé n’a apparemment pas tiré les leçons de la dissolution ratée du groupe armé d’auto-défense dogon Dan Nan Ambassagou (mars 2019). Au terme de sa visite de deux jours dans la région de Mopti, le Chef du Gouvernement engage un nouvel bras de fer avec les chasseurs dogons. S’insurgeant contre les check-points tenus par la milice dogon, le Premier ministre Boubou CISSE a immédiatement pris la décision de leur démantèlement, dit-il, dans les 5 jours à venir.</b></p>
<p class="p1">Le maintien de ces check-points est pour le Gouvernement qui prend le relais de la campagne anti-Dan Nan Ambassagou un défi à la souveraineté, une cause d’insécurité et un moyen de racket entre les mains des chasseurs dogons qui s’y livrent à un véritable contrôle au fasciés. Une manière très subtile d’accuser Youssouf TOLOBA et ses hommes de procéder par catégorisation ethnique, sinon de pratiquer dans cette zone une politique d’épuration ethnique.</p>
<p class="p1">Ce n’est pas tout. Le Gouvernement estime injustifiable et intolérable de la part de Dan Nan Ambassagou l’entrave à la circulation des FAMa<span class="Apple-converted-space">  </span>par le biais «d’individus qui de par leurs agissements, mettent en danger la vie de femmes et d’enfants instrumentalisés ». Clamant son autorité dans un communiqué à Bamako, le Gouvernement assure avoir pris toutes les mesures pour mettre un terme à ces actes qui ne peuvent prospérer dans la République souveraine du Mali.</p>
<p class="p1">En attendant de voir l’acte suivre la parole, le Gouvernement n’aurait-il pas été mieux inspiré lui-même de ne pas donner l’impression de procéder par apartheid. En effet, contre comment le Gouvernement peut-il se mettre vent-débout et la taxer sans le dire de génocidaire sans se discréditer contre une milice au Centre du pays qui érigerait des check-points et entraverait la libre circulation des FAMa et des Forces internationales, tandis qu’il cajole et entretient au Nord à grands frais d’autres milices armées, fussent-elles signataires de l’APR, qui font pire y compris en interdisant l’accès de leur zone aux délégations officielles et en caillassant des convois ministériels ?</p>
<p class="p1">Après avoir casernés plusieurs centaines de ses forces combattantes à Kidal, le Gouvernement va-t-il prendre le risque d’engager dans une zone aussi installe une guerre aux chasseurs qui pourrait vite se mettre la coupe de Amadou Kouffa ? La dialogue avec les groupes armés ne devrait pas être en fonction du fasciés. Le Gouvernement gagnerait plus en crédibilité et en inclusivité à prendre langue avec la milice Dan Nan<span class="Apple-converted-space">  </span>Amabassagou comme il l’a fait, en juillet dernier, lorsqu’il s’était agi de sceller la paix entre Peulh et Dogon.</p>
<p class="p1">Croire qu’on peut imposer la paix dans la région de Mopti, notamment dans le pays dogon, sans la milice Dan Nan Ambassagou, c’est prendre le risque d’un embrasement. La preuve, c’est que la milice dissoute est bien celle qui tient encore les check-points, donc qui a le contrôle effectif des axes routiers. A moins que le Gouvernement n’ait opté pour une dissolution armée cette fois-ci. Là, il étalerait un visage exécrable ce lui qui abuse du traitement discriminatoire. Au nom de quelle légalité, de quel principe républicain ?</p>
<p class="p1">Affaire à suivre</p>
<p class="p3"><b>PAR BERTIN DAKOUO</b></p>

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<title>Crise scolaire: Kayes décide de bloquer les routes</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/crise-scolaire-kayes-decide-de-bloquer-les-routes-2860981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 15:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur  et de la recherche scientifique entame, depuis ce 24 février 2020, une mission de sensibilisation en direction des forces vives, dont la première étape a été Sikasso, à Kayes, c’est la confusion totale. L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) a fait sortir tous les élèves des écoles privées et ce mouvement de fronde atteindra son paroxysme ce 26 février 2020 avec le blocage du trafic routier.

Dans sa volonté de trouver une solution de sortie rapide de la crise qui frappe le système éducatif, depuis deux mois, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Mamadou Famanta, a entamé, une mission de sensibilisation auprès des populations dans les capitales régionales, autour de l’article 39, dont Sikasso a été la première étape.

A l’entrée de la salle, la détermination se lisait sur le visage des enseignants qui avaient pris d’assaut les lieux pour disent-ils barrer la route à ‘’une campagne d’intoxication du ministre’’. Selon des sources sur place (enseignants), les militants du collectif des enseignants mobilisés en grand nombre ont bloqué la grande porte d’accès à la salle de réunion obligeant le ministre et sa délégation à contourner. Néanmoins, le Pr Famanta et sa délégation ont pu rencontrer, hier, dans la salle Lamissa Bengaly, les forces vives de Sikasso autour de la crise scolaire. Au cours des échanges, l’article 39 a été bien expliqué ainsi que les propositions du gouvernement sur la question pour une sortie de crise.

En plus de cette mission du ministre à Sikasso, on apprend que d’autres équipes sont sur le terrain et dans d’autres localités du pays pour les mêmes objectifs de sensibilisation de la population sur une crise qui n’a que trop duré.

Au moment où le ministre et sa délégation tentaient de rassurer les habitants de la capitale du Kénédougou de la bonne foi du Gouvernement, à Kayes, l’AEEM avait réussi à mettre dans la rue tous les élèves des établissements privés.

Pire à Kayes, des associations de la société civile s’organisent pour transporter la crise scolaire dans la région sur la voie publique. Ainsi, ces organisations prévoient de bloquer le trafic routier ce 26 février 2020, si une solution globale n’était pas trouvée à crise scolaire d’ici-là. « La population de KAYES décide de prendre son destin en main pour exiger la reprise totale et immédiate des cours », lit-on sur les réseaux sociaux.

&nbsp;

Les frondeurs décident de bloquer le trafic routier, ce mercredi 26 février 2020 à partir de 00h00.

Les voies concernées par le blocage sont : – Axe Diboli, barricades au niveau de Kamankolé ; Route Bamako, au niveau de ATT bougou jusqu’au poste de contrôle ; Route Sadiola, barricades au niveau de Niagagnaga ; Route de Bafoulabé, barricades à Papara. Les initiateurs, qui sont apparemment très engagés, appellent les transporteurs et usagers à prendre toutes les dispositions nécessaires. Car, poursuit-on, seuls les véhicules d’urgence et de vivres seront autorisés à circuler sans entraves.

Pour un enseignant, parmi les manifestants, ‘’aucune intimidation, aucune stratégie, aucune propagande, ne fera dévier les enseignants de leur objectif qui est l’application de la loi N.007 du 16 janvier 2018 de leur statut qui dans son article 39’’ qui stipule: «Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et l’éducation préscolaire et spéciale».

Le ministre, dans son argumentaire, explique que l’exigence des syndicats de l’Éducation pose problème pour deux raisons : son insoutenabilité financière dans le contexte actuel et le risque d’injustice sociale que cela pourrait engendrer. Car, explique-t-il, céder face à la pression des enseignants ouvrirait la voie à une spirale de revendications tous azimuts. Car, les mêmes dispositions sont consignées dans les statuts autonomes d’autres syndicats de la place.

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<strong>Par Sidi DAO</strong>

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<item>
<title>Négociation avec les Jihadistes: les concessions, les compromis et la ligne rouge</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/negociation-avec-les-jihadistes-les-concessions-les-compromis-et-la-ligne-rouge-2860979.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 12:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Doit-on parler avec les jihadistes tout en luttant contre le terrorisme ? Avec qui négocier ? Sur quelle base faut- il négocier ? » La problématique était au cœur du dernier numéro de l’émission « Le Débat africain » de la radio RFI enregistrée à Bamako la semaine dernière. Pour cette émission ouverte au grand public dans l’amphi de la Faculté des sciences économique et de gestion (FSEG), Alain FOKA, avait pour invité Me Baber GANO, ministre de l’Intégration africaine ; l’ancien PM, Moussa MARA ; l’Imam Mahmoud DICKO, ancien président du Haut conseil islamique malien.

Pour accompagner ces éminentes personnalités, on avait fait appel aussi à Mariam DIALLO, étudiante à la FSEG ; Abdel Kader MAIGA, président de la Coalition contre la partition du Mali, IGDAH Mali Té Tila et Dr Niagalé BAGAYOKO, présidente de l’African Security Sector Network (ASSN).

Si le principe d’une négociation avec les chefs djihadistes, à l’image de Iyad Ag GHALI et Amadou KOUFFA, tel que décidé par le Dialogue national inclusif (DNI), semble accepté par tous, les acteurs se sont montrés divisés sur un certain nombre que question et principes.

Si pour le ministre GANO, ceux qui ne sont pas des Maliens ne sont pas dans la sphère des négociations ; pour l’imam DICKO, on doit négocier avec tous ceux qui sont sur le terrain d’une manière ou d’une autre.

Autre question qui a laissé paraitre une divergence de vue entre acteurs, c’est les bases sur lesquelles il faut dialoguer avec les djihadistes. Alors que la jeune étudiante, Mariam DIALLO, affirme qu’il est hors que d’envisager l’application de la charia dans un État démocratique. Mahmoud DCIKO répond qu’il faut : « faire des préalables et désigner des lignes rouges avant même le principe de négociations par les autres me parait utopique ».

<strong>De la nécessité de négocier</strong>

<strong>À la question principale, faut-il négocier avec les jihadistes ?</strong>

Mariam DIALLO, étudiante à la faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG) de Bamako, pense qu’il est temps de trouver une solution à cette guerre qui a fait trop de victimes. Toutefois, il faut qu’on reste sur nos gardes. Compte tenu du fait que notre pays n’a pas assez de moyens pour combattre ce phénomène, l’étude pense qu’il est plus sage d’envisager la solution du dialogue.

Pour le Dr Niagalé BAGAYOKO, présidente de l’African Security Sector Network (ASSN), la question est de savoir qu’est ce qu’il faut négocier. On a en face de nous, pas des acteurs qui ont recours à la violence, mais des acteurs qui ont un projet politique et des revendications. Est-ce qu’on est prêt à remettre en cause un certain nombre de modèles ?

Pour Me Baber GANO, ministre de l’Intégration africaine, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali, ces négociations demandées par le président de la République ne sont pas un aveu d’échec, mais une nouvelle option politique favorisée par le contexte politique actuelle. Cette initiative répond à une forte demande largement partagée par toutes les composantes de la nation exprimée lors des assises du dialogue national inclusif qui a eu lieu en décembre 2019. Conformément à cette recommandation, le président de la République, a-t-il fait savoir, a accepté d’aller vers une négociation avec Iyad Ag GHALI et Amadou Kouffa. Pour lui, ce n’est pas une capitulation ni un recule. Nous n’avons jamais jeté l’anathème sur Amadou KOUFFA avec qui le DNI a recommandé de négocier.

De son côté, le chantre de la négociation avec les djihadistes maliens, l’imam Mahmoud DICKO, ancien président du Haut conseil islamique, a indiqué qui a toujours pensé qu’il fallait négocier avec ces acteurs. Et cela, en raison de l’état de notre pays administré par un État faible avec une armée qui est dans une situation très délicate à l’image de la société malienne elle-même. Dans l’état actuel des choses, faire face à une longue guerre est très difficile à supporter pour le Mali. Je crois qu’on a raison de parler avec les djihadistes. Je ne suis pas moins surpris, je pense que le monde actuel vit dans un paradoxe. Nous sommes à une époque où il y a une campagne mondiale pour l’abolition de la peine de mort, tout simplement pour sauvegarder la vie humaine. Et si aujourd’hui, pour sauvegarder des vies humaines on pense qu’il faut négocier avec des gens qui tuent, je ne vois pas comment cela doit être une surprise.

<strong>Avec qui faut-il négocier ?</strong>

À la question avec qui faut-il négocier, l’ancien Premier Moussa MARA, président du parti Yelema, a répondu que la recommandation du DNI indique très clairement avec qui il faut négocier, à savoir : Iyad Ag GHALI et Amadou Kouffa.

Mais le hic selon lui, est que ces deux ne sont pas les seuls acteurs sur le terrain. Pire, les tendances montrent que des acteurs prédominants et surtout violents restent les membres de l’État islamique. Faudra-t-il aussi négocier avec El Saraoui de l’État ? C’est là où se pose toute la question selon l’ancien PM.

Pour Me Baber GANO, en tant que garant de la Constitution, le président de la République doit respecter des règles constitutionnelles et des valeurs républicaines. En plus de l’option militaire, cette démarche, pour Me Baber GANO, va contribuer à l’atteinte des objectifs de la paix tant souhaitée par les Maliens. Pour l’instant, il s’agit de négocier avec Iyad Ag GHALI et Amadou Kouffa, qui sont des Maliens. Ceux qui ne sont pas des Maliens ne sont pas dans la sphère des négociations.

Mahmoud DICKO dira que négocier, c’est d’abord une volonté. Nous voulons négocier et ceux qui sont cités sont seulement des têtes de chapitre. Mais si le principe de négocier est accepté, ça veut dire qu’on va négocier avec tous ceux qui sont sur le terrain d’une manière ou d’une autre. Parce que, c’est très difficile aujourd’hui de savoir ceux qui sont les vrais acteurs sur le terrain si on n’est pas au courant du fonctionnement du système.

Moussa MARA, sans s’opposer au principe, pense qu’il y a lieu de savoir sur quoi on va négocier et jusqu’à quel niveau accepter les exigences des terroristes.

Fondamentalement, ce qui divise aujourd’hui les acteurs sur cette question de négociation, est de savoir sur quelle base va-t-on négocier tant que ces les revendications de l’autre partie tournent essentiellement autour de l’application de la charia ? Un principe difficile à être accepté dans un État laïc et républicain comme le Mali.

<strong>Divergences sur le principe</strong>

Pour Mahmoud DICKO, le principe veut qu’on aille aux négociations sans aprioris. On va aux négociations avec les arguments qu’on a. Pour le Mali, le préalable, c’est d’abord chercher la paix. Maintenant, le contenu sera déterminé au cours des débats. Mais, faire des préalables et désigner des lignes rouges avant même le principe de négociations par les autres me parait utopique.

En tout cas, pour la jeune étudiante, Mariam DIALLO, il est hors que question d’envisager l’application de la charia dans un État démocratique.

Le Dr Niagalé BAGAYO pense qu’au-delà de la charia, il faudra discuter de 4 éléments : la question des positions politiques, la question des réformes en tant que politique publiques. Il y a aussi la question de savoir ce qui va être négocié au niveau local. Et enfin, le quatrième élément est celui des relations avec l’extérieur.

Pour Moussa MARA, le Mali est un pays laïc, et nous ne devons jamais transiger sur ça.

« Ce ne sont pas les textes, c’est la société malienne elle-même qui est laïque, multiconfessionnelle », a-t-il insisté.

La question du modèle d’État doit être au cœur des discussions, selon le Dr Niagalé BAGAYO. Pour elle, c’est une question d’inclusion.

Après avoir écouté les uns et les autres sur l’intransigeance autour de la question de l’application de la charia, Mahmoud DICKO a fait savoir que ces genres de réactions lui font sourire. Pour lui, la démocratie que nous revendiquons a failli autant que l’État républicain. Et d’ajouter que c’est cela qui a amené le terrorisme dans notre pays.

« C’est cette mauvaise gouvernance qui a mis le Mali dessus dessous qui a amené tout cela aujourd’hui. On ne peut pas dire que c’est intouchable, c’est la ligne rouge, alors que ceux qui sont censés protéger ces principes les ont détruit. Pour Mahmoud DICKO, il s’agit de trouver un arrangement avec ces groupes pour que l’État du Mali puisse continuer à exister.

<strong>L’incertitude</strong>

Pour Moussa MARA, quand on écoute dans les détails, ce que les groupes terroristes revendiquent (départ des forces étrangères, rejet de la justice, de l’éducation, de la présence de l’État, etc.), il est très difficile d’envisager un accord avec ces groupes en termes d’administration d’espace, en termes de gouvernance politique et d’ordre socio-politique. Toutefois, il encourage l’État à commencer les négociations pour que la majorité des Maliens qui ignorent la réalité du terrain puisse savoir quelles sont les vraies revendications de ces groupes. On a souvent évoqué la théorie du complot international, mais pour Moussa MARA, si le Mali est dans cette situation, c’est dû en grande partie aux Maliens eux-mêmes. Ce qui est incontestable, à son avis, c’est que la population est grandement ignorante des réalités du pays de façon dont le pays gouverné.

&nbsp;

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Demande d’annulation des législatives:  « la requête de Me Tall est fantaisiste » Explique Me Baber Gano, secrétaire général du RPM et membre du Gouvernement Me GANO dénonce des moyens fallacieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/demande-dannulation-des-legislatives-la-requete-de-me-tall-est-fantaisiste-explique-me-baber-gano-secretaire-general-du-rpm-et-membre-du-gouvernement-me-gano-denonce-des-moye-2860975.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 12:56:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des moyens fallacieux, des arguments superfétatoires, un recours fantaisiste et dilatoire, voici la réplique de Me Baber GANO, avocat, Secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM) et ministre dans le Gouvernement à la requête en annulation du Décret n°2020-0010/P-RM du 22 janvier 2020 portant convocation du collège électoral introduite par le Président du CNID, Me TALL, auprès de la Cour constitutionnelle. Pour le contradicteur aux multiples casquettes, sa réaction vise à mettre un frein à la manipulation de l’opinion et donner à la Cour les arguments de ceux qui ne sont pas intéressés par la requête. Interview.

Le Décret de convocation de collège électoral parle de toute l’étendue du territoire national, or certaines circonscriptions sont exclues comme l’a souligné Me TALL dans sa requête adressée à la Cour constitutionnelle. Quelle lecture en faites-vous ?

J’ai lu dans la presse l’intégralité de la requête de Me Mountaga TALL et qui porte sur l’annulation du Décret n°2020-0010/P-RM du 22 janvier 2020 portant convocation du collège électoral. Je voudrais profiter de cette occasion pour dire pourquoi la requête a suscité ma réaction. J’interviens en ma qualité de ministre, le décret a été adopté en Conseil des ministres, j’étais dans la salle. Deuxièmement, je suis le Secrétaire général du Rassemblement pour le Mali. J’ai intérêt et qualité d’agir pour défendre le décret, parce que les élections qui sont convoquées sont d’une éminence importance. Je suis intéressé et mobilisé par les élections législatives et concerné à ce titre, pour défendre les intérêts du Rassemblement pour le Mali. Le décret est pris pour organiser des élections auxquelles nous prenons part.

D’entrée de jeu, quand j’ai lu la requête, j’ai compris que c’était une requête fantaisiste, fallacieuse, dilatoire. Et ça, c’est la casquette d’avocat qui me permet de le dire.

J’ai lu les arguments déposés par le Président du CNID. L’objet de sa requête est l’annulation de la convocation du collège électoral. Par cette entreprise, il a demandé à travers l’annulation du décret de convocation du collège électoral, l’annulation subséquente de la tenue des élections législatives du 29 mars et du 19 avril.

Cela appelle deux réactions.

Un, par rapport à l’objet de la requête. Le décret de convocation du collège électoral dans le Code électoral, comme il l’a cité lui-même, la loi n°2016-048 du 17 octobre 2016 portant Loi électorale qui dit ceci en son article 86 :’’les électeurs sont convoqués et la date du scrutin est fixée par décret pris en Conseil des ministres et publiée au Journal officiel 60 jours au moins avant la date des élections. En cas de nécessité, il peut  être procédé à la convocation des collèges électoraux à des dates différentes pour les élections communales. Dans ce cas, les élections se dérouleront le même jour au niveau de l’ensemble des communes comprises dans une ou plusieurs régions

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables en cas de risque majeur de remise en cause de  l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté de l’Etat’’.

Quand vous lisez cet article, quelqu’un qui attaque le décret de convocation du collège électoral doit pouvoir monter deux choses.

Premièrement, la requête de Mountaga devait s’appuyer sur les délais fixés par l’article 86. Est-ce que ces délais sont respectés ? Apparemment, la requête de Mountaga TALL ne met pas en cause la régularité des 60 jours requis pour convoquer les élections législatives. Donc, il n’y a pas eu de violation de la loi en ce qui est du décret de convocation du collège électoral.

En ce qui concerne l’autre risque majeur qui consiste à mettre un décret en cause, notamment  l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté de l’Etat, en cas de force majeur ou en cas de risque majeur, la requête n’évoque pas non plus ces aspects. La requête n’évoque aucun risque sur l’intégrité du territoire national pour parler de la violation de l’article 86.

Donc, un, les délais ne sont pas remis en cause par la requête de Me Mountaga TALL, deux, il n’évoque pas de cas de force majeure pouvant empêcher l’Administration territoriale du Gouvernement du Mali d’organiser des élections sur une partie du territoire national. L’exception à la tenue des élections est levée.

Me Mountaga TALL, c’est là où je dis que ses arguments sont superfétatoires, pour appuyer sa requête, alors que c’est le décret de convocation du collège électoral qui est mis en cause devant la Cour constitutionnelle, s’est permis de dire que la loi n°2012-018 du 2 mars 2012 avait créé de nouvelles circonscriptions administratives. Donc, il y a désormais deux objets. Le décret de convocation du collège électoral qui semble être l’argument qu’il a pris pour attaquer les élections, il n’a pas de motif. Les délais sont respectés et il n’y a pas de cas de force majeure, il n’y a pas d’atteinte à l’intégrité territoriale ou à l’unité nationale. De ce point de vue, le décret est régulier.

Il va s’accrocher à la création par le Gouvernement du Mali, en 2012, de nouvelles circonscriptions administratives. Ces circonscriptions administratives également, dans ses explications, ont créé de nouveaux cercles. Il les cite. Il dit, à Kidal, le cercle de Achibogho est créé ; il dit à Taoudenit, Foum-Elba, Achouratt, Al-Ourche, Arouane et Bou-Djénéba. Il dit Almoustarat est créé à Gao. Il dit Andéraboucane, Inékar et Tidermène sont créés à Ménaka. Il dit qu’ainsi, de par ce découpage administratif, les cercle du Mali sont passés de 49 à 60 et que les circonscriptions électorales passent de 55 à 66 et les députés également de 147 à 158.

Sa requête s’appuie sur une organisation administrative du Mali qui n’est pas encore opérationnelle. Et c’est cette réorganisation administrative de 2012 qui a fait l’objet d’un débat. Personne n’a contesté la création des cercles et des communes dans ce décret ; mais l’opérationnalisation de ces cercles et de ces communes, c’est ça le vrai motif pour une administration d’aller à retenir, même s’il est dit dans le Code électoral que la circonscription électorale est constituée par les cercles. C’est l’article 158 qui le dit : les circonscriptions électorales sont constituées par les cercles pour l’élection des députés. Si cela est dit, les 11 cercles qui sont nouvellement créés, mais doivent être accompagnés par un  découpage électoral ; autrement dit, il faut d’abord, un créer ces cercles-là qui étaient des cercles rattachés, par exemple, à Gao, ou bien nouvellement créés à Kidal, ou bien rattachés à Tombouctou.

S’agissant de la région de Taoudenit, c’était un cercle de Tombouctou. Si Taoudenit sort de Tombouctou, les cercles qui sont créés à Taoudenit doivent avoir leurs communes, doivent avoir leurs électeurs, doivent avoir leurs codes. Il faut que ces cercles soient codifiés. Ils doivent avoir leurs électeurs, doivent avoir leur code. Il faut que ça soit des cercles codifiés. Ce travail d’opérationnalisation de ces cercles est en cours. Il en est de même à Cheboch, il en est de même à Almoustarat. Il en de même pour ces nouveaux cercles, vous êtes au courant qu’après 2012, le Mali est rentré dans une crise, qui a amené le déplacement des populations, qui a rendu ces cercles inaccessibles. Et qui a rendu même la présence de l’Etat inopérationnelle dans ces cercles. Donc, nous avons un moment où ces cercles ne pouvaient pas être opérationnaliser en raison de crise à laquelle le Mali fait face.

<strong>Monsieur le ministre, si on veut partir dans le juridisme pure et dure ; la loi dit qu’un cercle est une circonscription électorale. Maintenant, on peut donner des explications politiques. Sinon, du point de vue du droit, un cercle est une circonscription. Or, il se trouve qu’il y a des cercles qui ont été créés et sont exclus. Est-ce que, sur ce plan là, Me TALL n’est pas dans le vrai ?</strong>

Vous savez, le nombre de député à l’Assemblée nationale est fixé par une loi organique. La loi organique n°02-010 du mars 2002 portant loi organique fixant le nombre, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l’Assemblée nationale en cas de vacance de siège, leurs indemnités et déterminant les conditions de la délégation de vote.

La loi organique dit, ARTICLE 1er : « le nombre des députés à l’Assemblée Nationale est fixé à cent quarante-sept (147) ». Tant que la Cour constitutionnelle n’aura pas pris une loi organique, après qu’on a mis ces cercles là en opérationnalisation, pour dire que désormais, le nombre de député peut passer de 147 à 156, 160 ou plus ; pour l’instant, nous ne pouvons qu’aller sur la base juridique de loi organique fixant les conditions d’éligibilité du nombre de député à l’Assemblée nationale. Il n’y a pas une nouvelle loi organique au Mali qui fixe un autre nombre qui n’est pas celui des 147.

De ce point de vue également, la requête est illégale. Parce que la requête est passée avant que la loi organique qui doit fixer le nombre de députés à l’Assemblée nationale ne soit prise par l’Assemblée nationale pour la Cour Constitutionnelle.

Je vais loin ; quand tu prends la résolution n°1 du Dialogue nationale inclusif, portant sur l’organisation des élections législatives. Voilà ce que la résolution dit en quintessence : «l’organisation des élections législatives sur la base des circonscriptions électorales actuelles dans les meilleurs délais afin qu’une nouvelle législature commence au plus tard le 2 mai 2020».

Premièrement : «le processus de la réorganisation territoriale et que le nouveau découpage administratif et électoral sera engagé courant 2020 à l’intérieur du pays et au sein de la diaspora. La prise de mesures appropriées afin de sécuriser lesdites élections sur l’ensemble du territoire national».

Le dialogue nationale inclusif, dans la résolution qu’il a arrêtée, qu’il a adoptée et qu’il a remise au Président de la République a retenu que pour l’organisation des élections législatives, en ce qui concerne le scrutin du 2 mai 2020, avant le 2 mai 2020, ça ne peut que concerner les circonscriptions actuelles.

Mais le dialogue n’a pas fermé la porte. Le dialogue a dit ceci: «Dans la possibilité de mettre en œuvre ce nouveau découpage, le processus de réorganisation territoriale et du nouveau découpage administratif et électoral, ce processus sera engagé en 2020 ». Et comme la loi prévoit que l’élection des députés peut être organisée partiellement, mais à tout moment, quand ces circonscriptions seront opérationnelles, on peut organiser des élections pour ces circonscriptions électorales. C’est ça la souplesse de la loi.

Cela ne veut pas dire que pour l’instant, la convocation que collège électoral est irrégulière ou illégale. C’est infondé ! Parce que, premièrement, la requête ne dit pas en quoi ce collège qui vient d’être convoqué est irrégulier. Les dates sont accomplies ; il n’y a pas aujourd’hui de fait majeur empêchant l’Administration d’organiser ces élections.

Deuxièmement, la loi organique fixant le nombre de députés à l’Assemblée nationale n’a pas changé. Cette loi aujourd’hui ne retient que 147 députés pour aller à l’organisation des élections législatives.

Parce que toute élection doit se référer à la Cour constitutionnelle. Dans l’Article 31 de la loi 97-010 du 11 février 97 portant loi Organique déterminant les règles d’Organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. Dans l’article 31 de la procédure en matière d’élection du Président de la République et des députés à l’Assemblée nationale, l’article 31 dit ceci : «Tout le contentieux relatif à l’élection du président de la république et des députés à l’Assemblée nationale relève de la compétence de la Cour Constitutionnelle ».

Je vais dire ce que la loi électorale aussi sur la base de cette définition qui vient d’être donnée ici par la loi 97-010 du 11 février 97 portant loi Organique déterminant les règles d’Organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. Voici ce que la loi électorale dit, à l’article 165 : ‘’La Cour constitutionnelle procède au recensement général des votes, examine et tranche définitivement les réclamations et statue souverainement sur la régularité de l’élection des membres de l’Assemblée Nationale. Dans le cas où elle constate l’existence d’irrégularités, il lui appartient d’apprécier si, eu égard à la nature et en donné suite’’.

Ça veut dire que : 1) : La Cour Constitutionnelle, elle sait aujourd’hui que la loi organique qui fixe le nombre de députés n’a arrêté que ce nombre (147).

Et deuxièmement, elle sait qu’elle est saisie aujourd’hui pour organiser ces élections sur la base des résolutions du Dialogue national inclusif. Et ces résolutions ont demandé de retenir les circonscriptions actuelles. Et pour la réorganisation territoriale et que nouveau découpage administratif et électoral, d’engager la procédure courant 2020.

Une fois que ces procédures auront été accomplies, les élections seront organisées dans ces circonscriptions que sont les cercles nouvellement créés dans les régions de Taoudénit, Kidal, Gao pour que ces circonscriptions puissent participer aux élections. Mais, la loi a prévu que le remplacement des députés en cas d’empêchement, de décès se fait toujours par scrutin partiel. Il n’y a aucun problème pour le moment pour le nouveau découpage à organiser des scrutins, quand ces découpages seront effectifs et qu’on n’aura la codification pour que la loi organique puisse s’adapter à ça. Donc, juridiquement, il n’y a pas de problème.

Là où la requête n’est pas cohérente, parce que la requête devait dire en quoi le décret de convocation du collège est irrégulier. Parce que c’est d’abord ce décret qui engage l’ensemble des électeurs maliens à aller aux élections. Et tout le reste a suivi ça, en ce qui concerne le dépôt des listes des candidatures des candidats à l’élection des députés. Tout ça se base sur la convocation. Mais, à partir du moment où la requête ne développe, n’incrimine en rien, par rapport au délai, à la non tenue de ces élections pour des cas de force majeur, elle n’avance aucun argument par rapport à ces points, la requête laisse la convocation du collège électoral alors que c’est ça l’objet, pour s’accrocher à la mise en œuvre d’un décret créant une nouvelle organisation administrative et électorale et qui créé 11 cercles de plus. Même si cela est fait, ce n’est que administratif, ça ne peut avoir un impact juridique sur le territoire national. Le décret n’est pas du tout en irrégularité.

C’est pour cela, cet entretien a pour objet d’éclairer l’opinion. Parce que, c’est une manipulation de l’opinion. C’est du dilatoire. La Cour constitutionnelle sait bel et bien qu’elle est aujourd’hui en droit, non seulement de valider les élections, mais d’aller pour ceux qui sont prêts.

Je suis secrétaire général du Rassemblement pour le Mali, j’ai intérêt et qualité à ce que ces élections se tiennent aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national.

<strong>Vous êtes candidat ?</strong>

Je suis candidat ! Mon parti a déposé 87 candidatures sur l’ensemble du territoire national. Et toutes les circonscriptions qui sont ouvertes, qui sont prêtes, qui ont été retenues par l’Administration territoriale, dans toute ces circonscriptions, nous avons des listes.

Donc, je peux comprendre que le CNID Faso Yiriwa Ton ne soit pas prêt, ou qu’il n’y ait pas de la légitimité sur le terrain pour aller aux élections législatives. Cela ne peut pas être pris comme un motif ou un argument dilatoire pour jeter l’opprobre sur la convocation du collège électoral. On ne peut pas jeter l’opprobre sur le collège électoral. Le collège électoral est régulièrement convoqué, légalement bien convoqué, les élections pour le 29 mars sont à date.

Les circonscriptions dont il PARLE, il n’y a pas de problèmes. Nous ne sommes pas un territoire agressé, le scrutin sera couvert par les forces de défense et de sécurité partout. L’Administration qui organise, les préfets et les sous-préfets seront en place pour organiser. Et même dans ce cas, c’est le jour de l’élection qu’on peut constater une irrégularité, pas avant. Tu ne peux pas, avant le jour du 29 mars, dire qu’une circonscription n’est pas prête. C’est le jour de l’élection que l’annulation de l’élection législative peut se constater. Et même là, ça se constate selon la raison qui l’a annulée.

Par exemple, si un cercle n’est pas en mesure d’organiser, on a vu par exemple pour certaines élections, ça peut être des causes d’inondation, de sinistre, de violence, etc. Que Dieu nous en garde, si ces choses arrivaient dans une circonscription, c’est la circonscription concernée qui va faire l’objet d’annulation ; pas le territoire national.

Par ce qui est des faits de force majeure, ils doivent être constatés dans les circonscriptions où ils ont eu lieu.

<strong>Mais, j’ai deux observations, depuis pratiquement 2012, 2013, on est dans un processus d’inclusivité. C’est-à-dire, les choses ne se passent plus sur la base de la loi de manière rigoureuse. On essaye de trouver un terrain d’entente…. Par rapport à ces législatives, est ce qu’on pas péché, par exemple, au niveau du dialogue entre les partis politiques ? C’est-à-dire, arriver à avoir l’adhésion de tout le monde par rapport au dispositif qui est mise en place… ça, c’est une première préoccupation.</strong>

<strong>La deuxième préoccupation, je sais par exemple que les jeunes de Ménaka sont dans la même dynamique que Me TALL. Dans leur logique, nous sommes une région, donc il faut qu’on soit traité comme tel. En tant que membre du Gouvernement, est-ce qu’il y a des démarches de sensibilisation de ces gens pour avoir leur adhésion au scrutin ?</strong>

Le ministère de l’Administration territorial est à pied d’œuvre. Il est en train d’expliquer la démarche du Gouvernement qui est celle qui va consister à accélérer l’opérationnalisation de ces régions. Parce que, ce n’est pas la faute de l’administration de ne pas avoir ces cercles à ce niveau souhaité. J’ai invoqué la crise, mais aussi, j’ai invoqué les raisons de l’agression du territoire. Donc, l’Administration après le dialogue national est en train de prendre des mesures.

Mais, ces mesures, d’abord, c’est : 1) arriver à sécuriser ces régions ; redéployer l’administration. Et ensuite faire le travail de l’opérationnalisation par recensement des communautés.

Parce qu’il faut d’abord qu’on sache que telle communauté appartient à telle commune. Parce que la région est créée, mais ensuite, il y a un schéma directeur de limitation des communes, de recensement des villages qui doivent faire partie des communes, de communes qui doivent faire partie des cercles. Il y a ce travail. Et des populations qui sont concernées par la commune ou dans les cercles concernés. Ce travail est enclenché et l’Administration territoriale est en train certainement de discuter avec les régions de Ménaka et de Taoudénit. C’est un travail qui est enclenché et l’Administration territoriale est en train certainement de discuter avec les régions de Ménaka et de Taoudéni pour mettre le contenu de ces cercles et de ces communes.

Sinon, si nous devons aller tout de suite à une élection à Ménaka et à Taoudéni, ce qui sera un plaisir pour moi, mais la DGE, par exemple, sur quelle base du fichier électoral va-t-elle déposer une liste à Taoudéni ? Parce que c’est ça le découpage électoral ; il faut que la DGE qui est une structure de l’Etat reconnue dans le Code électoral, c’est elle qui est qui censée être l’organisme pour faire ce travail d’audit du fichier, de conception du fichier, de conception des cartes d’électeur, de conception des urnes, de composition des bureaux de vote et la répartition des populations dans les bureaux de vote selon leur appartenance communale.

Ça c’est le travail de la DGE. Donc pour ce travail là, pour le moment, la DGE n’a pas encore reçu le recensement complet des populations de ces cercles. Elle n’a pas reçu le découpage électoral en disant que la circonscription que vous dites, il faut que ce cercle contienne un nombre d’électeurs. Vous savez aujourd’hui ce qui est défini dans le code électoral pour qu’un cercle soit considéré comme circonscription électorale pour avoir un député, il faut avoir un minimum de 60 000 électeurs. Donc, il faut avoir tout ça.

Toutes ces références là c’est ce qui fait la codification du cercle et qu’il faut avoir pour l’engager dans un processus électoral. C’est pour cela que nous avons dit qu’il faut donner un contenu à ce travail là pour que ces élections puissent se tenir là-bas. C’est pour cela que cette résolution du dialogue qui est arrivée en décembre et qui a prévu les élections pour le renouvellement de l’Assemblée nationale, il était impératif parce que de la résolution à l’élection on n’avait que 5 mois. Ces 5 mois-là ne sont utilisés que déjà pour, c’est même insuffisant pour les cercles qui sont prêts à fortiori que pour les cercles qui ne sont pas prêts.

Même par rapport aux circonscriptions habituellement ou traditionnellement connues les 47 cercles qui sont là, mais il y aura des déplacements à faire ; car des personnes se sont déplacées, des personnes sont mortes, des mineurs sont devenus des majeurs. Donc ces circonscriptions il faut les réactualiser. Ce travail n’est pas facile pour la DGE. Pour les nouvelles circonscriptions également, il faut qu’elles aient du temps matériel, du temps juridique pour ne pas qu’elles commettent des erreurs. Il est très facile de dire, il faut organiser les élections dans ces cercles, il ne faut pas les organiser avec des erreurs de population. Il ne faut pas les organiser avec des erreurs d’électeurs. Il ne faut pas les organiser avec des erreurs de découpage qui pourront créer des erreurs de conflits au-delà de ce qu’on cherche dans le choix d’un député.

<strong>Il y a quand même un certain nombre de responsables politiques qui sont pour l’annulation de ces législatives, dont des chefs de parti sont candidats</strong>

Exactement. C’est ça l’incohérence, parce que les gens ont réclamé le renouvellement de l’Assemblée nationale. Les gens ont mis la pression sur le gouvernement en disant que le gouvernement ne travaille pas. Les gens se sont levés pour se battre contre la prorogation du mandat des députés en disant que l’Assemblée nationale est illégitime. Les gens ont dit que le gouvernement du Mali n’est pas capable d’organiser les élections. Maintenant que le gouvernement du Mali en écoutant tous ces reproches s’est mis à mettre en œuvre les exigences nationales du dialogue national inclusif, ce sont ces mêmes personnes qui aujourd’hui ne s’attendaient pas que le gouvernement se mette devant pour accepter la volonté du peuple, ce sont eux aujourd’hui de tirer le gouvernement pour la tenue de ces élections vers le bas. Ils savent qu’ils ne sont pas légitimes, s’ils partent aux élections, ce qu’ils disent dans les médias ne sont pas en réalité leur propre représentativité sur le terrain. Parce que être responsable politique, être président de parti politique, être par exemple membre du gouvernement, il faut avoir une légitimité. On n’a beau dire que les choses se passent comme ça dans les médias, on n’a pas apporté des critiques ou des arguments dans les médias, mais quand vous n’avez pas la base pour vous accompagner, ça pose problème. C’est pour cela que  incohérence là aujourd’hui est mise à nue. Ceux qui sont candidats qui sont président de parti, mais qui sont militants de l’annulation des élections savent pourquoi ils le font. Ce n’est pas à cause d’une irrégularité juridique ou légale, ce n’est pas à cause d’une irrégularité politique, mais c’est pour un confort personnel. C’est pour cela que les intérêts personnels ne peuvent pas être mis devant ou en avant des intérêts généraux. Le Mali aujourd’hui a besoin de renouveler sa troisième, parce que nous ne pouvons pas continuer à garder des députés par prorogation du mandat à la Cour constitutionnelle. Le mandat ayant été terminé depuis en 2018, nous sommes en droit de renouveler le mandat des députés, sinon si nous partons de dilatoire en dilatoire, nous risquerons d’avoir des députés pour dix ans.

<strong>Si ces élections ne se tenaient pas, on ne le souhaite pas, dans quelle position le Mali se retrouverait par rapport à ses partenaires et même par rapport au climat politique national ?</strong>

Exactement, dans une position inconfortable. Vous suivez l’actualité nationale. Un, l’architecture institutionnelle elle n’est pas, parce que les élections de 2018, le mandat du Président de la République devait être renouvelé avec le mandat des députés. Aujourd’hui si la troisième institution n’est pas renouvelée ça veut dire qu’elle est en déphasage avec le mandat du Président de la République. Deuxième constat, comme vous l’avez dit, nous sommes en train de prendre beaucoup de traités qui pourront à la longue être traités d’accords ou de traités nuls ayant été validés par une Assemblée nationale illégale et illégitime aux yeux de la communauté internationale. Troisièmement, le peuple n’a donné qu’un mandat de 5 ans et contre la volonté du peuple en augmentant d’année en année, nous violons en ce moment la confiance du peuple.

Le mandat actuel des députés a été octroyé de décembre 2013 à décembre 2018. C’est ça le mandat, c’est une confiance qu’un peuple vous donne et elle a un délai. Et ce délai comme le dit la loi électorale, le mandat des députés est de 5 ans. Ce mandat de 5 ans doit être contrôlé. C’est ça, parce qu’il faut la censure. Si un député à l’issue des 5 ans n’a pas rempli la confiance qu’on lui a accordée, il doit retourner à la base pour redemander une nouvelle confiance par la voie légale. Donc, nous ne pouvons pas faire face à cette violation par complicité. Donc, c’est pour cela que nous et vous nous devons accompagner ce processus de renouvellement de l’Assemblée nationale, ne serait-ce que pour donner au peuple son droit.

Les députés ne sont pas à l’Assemblée pour eux-mêmes. Ils sont là-bas pour représenter le peuple. On ne peut pas continuer à proroger le mandat des députés alors que la base n’a pas donné un mandat de plus de cinq ans. C’est ça le risque juridique. Le dialogue national a eu l’avantage de fixer les élections législatives et de déterminer ces élections législatives dans les circonscriptions actuelles et de même prévoir ce qu’est la requête de Mountaga TALL est en train de prévoir, de dire que ce qui concerne le découpage administratif et électoral il aura lieu courant 2020. La suite c’est bien sûr de voter, quand ces circonscriptions seront prêtes on aura des députés là-bas aussi et changer la loi organique. Mais, lui, sa requête ne peut pas modifier une loi organique. Une requête ne peut pas modifier une loi organique. C’est là où la requête est infondée, superfétatoire.

La loi organique est une loi votée par l’Assemblée nationale et qui porte sur les députés.

Donc c’est d’abord un projet du gouvernement et qui vient à l’Assemblée nationale pour être voté en loi. Une requête ne peut pas demander par arithmétique de dire qu’il y ait eu 11 députés dans ce cercle créé et que ces 11 députés doivent s’associer aux 147 députés. Et de dire que ces 11 cercles là doivent s’associer aux 49 cercles et ça devient 60 cercles. Ces superfétatoire. C’est prétentieux de sa part. Ça c’est le domaine de la loi organique, le nombre de députés est du domaine de la loi organique. Il ne peut pas être obtenu par une requête fallacieuse. Tant que la loi organique n’a pas prévu un nombre de députés on a 147 pour le moment et l’élection des députés se fait sur la base de ça. C’est ce qui est conforme à la constitution. Ne soyez pas surpris, la requête de Mountaga va être rejetée comme étant mal fondée. Ses arguments sont superfétatoires, la requête elle-même elle est fantaisiste, les arguments sont fallacieux. Je crois que l’intention est dilatoire. Ces des prétentions qui sont du domaine de la Cour constitutionnelle.

<strong>PROPOS RECUEILLIS PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stratégies de dialogue: faiblesses et atouts</title>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:34:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Pour faire face à la dégradation continue de la situation sécuritaire, les autorités, après avoir mis en œuvre les mécanismes d’un processus inclusif de stabilisation et de paix, explorent à présent la piste de pourparlers avec les jihadistes maliens. Mais, le manque d’interconnexion des intervenants, l’approche même du dialogue sont des défis à relever pour la pleine expression des atouts</b>.</p>
<p class="p1">Dans les discours officiels, l’on se défend d’avoir des initiatives concurrentes, sans pouvoir non plus nier l’absence de convergence des actions, le seul dénominateur étant la promotion du vivre ensemble, le retour de la paix et de la sécurité.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>La nouvelle approche</b></span></p>
<p class="p1">A priori, le correctif apporté à l’approche en vue de la stabilisation du pays est salutaire. Le tout sécuritaire cohabite désormais avec d’autres stratégies. Par exemple, pour la mise en œuvre de sa stratégie globale de stabilisation des régions du Centre (Ségou et Mopti), dans son volet humanitaire de relèvement et de développement, le Gouvernement va mettre à la disposition du Projet de Relance et de Reconstruction Économique (PRRE) un montant de 12,3 milliards de francs CFA pour cette année 2020. Ces douze milliards vont concerner, entre autres, les secteurs suivants : la sécurité alimentaire ; l’eau, l’hygiène et l’assainissement ; la santé et la nutrition ; les abris et les biens non alimentaires ; l’éducation.</p>
<p class="p1">À cette action nationale, il faut ajouter celle (aléatoire) du G5 Sahel qui a adopté, dans le cadre du développement durable, un Programme prioritaire d’investissement (PIP) qui a été esquissé, pour répondre aux besoins du développement, notamment en matière de gouvernance, de sécurité, de résilience économique et d’infrastructures. Le G5S souhaite un financement à hauteur de 14,8 milliards de dollars pour le réaliser.</p>
<p class="p1">En sus, dans la dynamique de mettre fin au cycle de violence et de réconcilier les Maliens, les autorités ont mis en place des structures dédiées à promouvoir le dialogue.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Les limites du MARN</b></span></p>
<p class="p1">L’une de ces premières structures est la Mission d’appui à la réconciliation nationale (MARN) rattachée au Ministère de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale. Créée par décret n° 2017/0367/PM-RM du 28 avril 2017, elle a pour mission : de concevoir les outils adéquats à la promotion de la réconciliation nationale ; d’identifier, au niveau national, les forces sociales capables d’influer sur le règlement diligent des conflits ; de déterminer les causes endogènes et exogènes des conflits et proposer des solutions ; d’identifier les voies et moyens susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ; de proposer des mesures de gestion des conflits tenant compte des us et coutumes.</p>
<p class="p1">Sous l’impulsion de son Chef de Mission, l’ancien ministre Modibo KADJOKE, la MARN s’est beaucoup investie à assister le ministre en charge de la Réconciliation dans les questions liées à la réconciliation, pour un Mali en paix et des Maliens tolérants. D’importants efforts ont été déployés dans des actions de communication sur les stratégies de réconciliation ; le renforcement de la société civile dans la prévention et la gestion des crises d’ordre local ; l’accompagnement des autorités dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger, etc.</p>
<p class="p1">Pour autant, globalement, le résultat est bigarré comme l’atteste l’exacerbation des violences intercommunautaires.</p>
<p class="p1">Le lundi 10 juin 2019, le village de Sobame Da était attaqué. Bilan officiel : 95 morts et de 19 portés disparus, plusieurs animaux abattus et des maisons incendiées.</p>
<p class="p1">Environ un mois avant, un communiqué de la MINUSMA du 4 mai 2019 souligne la dimension intercommunautaire du conflit au Centre : ‘’des membres de la communauté Dogon ont été tués au cours de plusieurs incidents distincts survenus les 1er et 2 mai 2019 dans le centre du Mali.</p>
<p class="p1">Mercredi, au nord de Mondoro (région de Mopti), des assaillants ont tendu une embuscade durant laquelle plusieurs Dogons ont perdu la vie. Jeudi, d’autres membres de la même communauté ont été tués alors qu’ils tentaient de retrouver les corps des victimes de la veille. Au cours des incidents, un membre de la communauté Peulh aurait également perdu la vie. Au total, au moins 18 morts sont à déplorer’’.</p>
<p class="p1">Auparavant, il y a eu une attaque du village de Ogossagou (commune de Bankass, cercle de Bankass, région de Mopti), le 23 mars 2019. La MINUSMA dans ses conclusions préliminaires de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou, révèle : ‘’au cours de l’attaque, les assaillants ont tué au moins 157 membres de la communauté peule’’. Elle souligne : ‘’les dozos ont également incendié au moins 220 cases dont certaines, dans lesquelles les villageois s’étaient réfugiés’’.</p>
<p class="p1">Une nouvelle fois, la dimension intercommunautaire du conflit est mise en relief.</p>
<p class="p1">Plus tôt, le 1er janvier 2019, il y a eu une attaque dans le village de Koulogon Peul ayant causé la mort d’une trentaine de personnes. La MINUSMA met cette barbarie sur le compte de conflits intercommunautaires (Dogon/Peulh).</p>
<p class="p1">Cette évolution négative de la situation sécuritaire démontrait à suffisance que le seuil de l’intolérable est atteint et qu’il fallait trouver une alternative aux réponses jusqu’alors apportées, tout au moins les renforcer.</p>
<p class="p1">Ainsi, du point de vue militaire, le Conseil supérieur de la défense a planifié le ‘’Nouveau concept opérationnel’’ reposant sur le tout offensif. Bien sûr, la détermination n’aura pas résisté à étendue du massacre de Tabankort dont la conséquence a été un désengagement de certaines positions.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Le mandat décalé du HRPRRC</b></span></p>
<p class="p1">Le Président IBK a pris une initiative politique en créant par décret N° 0586/PRM du 31 juillet 2019 un Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre (HRPRRC) incarné par l’ancien Président de la Transition, le Pr Dioncounda TRAORE. Au terme de ce décret, il est chargé des missions suivantes : favoriser et soutenir le redéploiement des Forces de défense et de sécurité dans les Régions du Centre ; faire désarmer toutes les milices et forces hostiles ; élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale axée sur la protection des civiles menacés par des violences physiques et la réduction des violences intercommunautaires ; contribuer au rétablissement des services sociaux de base ; veiller à ce que les responsables des violations des droits de la personne et d’atteinte à ses droits ainsi de violations du droit international humanitaire aient à répondre de leurs actes et soient traduits en justice ; assurer le suivi du sort réservé aux crimes perpétrés à Koulongo, Ogossagou et Sobane Da ainsi que d’autres crimes semblables commis au centre du pays ; faciliter les échanges intra-communautaires et de contribuer au rapprochement des points de vue à la lumière de l’intérêt exclusif du peuple malien ; contribuer à l’instauration et au maintien d’un climat de confiance entre toutes les communautés et entre ces communautés et l’État ; contribuer à rétablir les activités économiques du centre, sécuriser les travaux agro-sylvo-pastoraux et promouvoir l’investissement productif ; faire un plaidoyer pour la mobilisation des ressources financières en faveur du développement.</p>
<p class="p1">Même si dans les axes stratégiques des actions à mener le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre, annonce : ‘’ le dialogue ne sera pas écarté a priori. (…) Car même une seule vie épargnée compte’’ ; il apparaît clairement qu’il n’a pas reçu mandat pour cela.</p>
<p class="p1">Pourtant, l’ancien Président de la Transition a révélé, lors de sa première conférence de presse, avoir jeté une passerelle entre lui et Iyad en lui faisant part de sa disponibilité à dialoguer. Il n’y a pas eu retour, avait-il fait savoir.</p>
<p class="p1">En fait, à ce niveau, il y a une espèce d’anachronisme. D’autant plus qu’au moment de la prise du décret de nomination du HRPRRC, le dialogue avec les jihadistes n’était pas à l’ordre du jour. C’est le Dialogue National Inclusif (DNI), sur la thématique n°1 ‘’paix, sécurité et cohésion sociale’’, qui a recommandé, dans le cadre des actions prioritaires : ‘’engager le dialogue avec Iyad et Kouffa pour ramener la paix au Mali’’. Alors, fort de cette légitimité populaire, le Président IBK, en marge du 33e sommet des chefs d’État de l’Union africaine, lors d’une interview accordée à RFI et France 24, a déclaré : « J’ai devoir aujourd’hui et mission à créer tous les espaces possibles et à tout faire pour que par un biais ou un autre on puisse parvenir à quelque apaisement que ce soit possible », « l’idée de dialoguer avec les chefs jihadistes n’a pas surgi au réveil d’IBK ».</p>
<p class="p1">Avec cette nouvelle donne, un recadrage de la mission du Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre d’impose.</p>
<p class="p1">Parmi les autres intervenants à la résolution de la crise malienne, il y a la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) ; la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui appuie les initiatives, à divers niveaux, visant à promouvoir la paix et la cohésion sociale.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>La stratégie gagnante</b></span></p>
<p class="p1">Mais, dans ce fatras de structures, une seule semblait avoir la légitimité de dialoguer avec les jihadistes maliens, à savoir la Mission de bons offices mise en place par l’ancien Premier ministre, Abdoulaye Idrissa MAIGA, présidée par l’ancien Président du Haut conseil islamique du Mali, l’Imam Mahmoud DICKO. Jamais adoubée par le Président IBK, la Mission a été trucidée par l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA. Avec cette pendaison sur la place publique, la seule passerelle qui existait entre les autorités et les chefs jihadistes s’est désagrégée.</p>
<p class="p1">À la décharge des autorités nationales, le dialogue avec les jihadistes n’était pas leur éclectisme. Maintenant, c’est le cas. La structure qui a tenté d’établir le contact avec Iyad, à savoir le Haut Représentant du Président de la République, est butée à une taciturnité tintamarresque, pendant que civils et militaires continue à faisander dans l’horreur.</p>
<p class="p1">La nouvelle orientation stratégique requiert donc une nouvelle stratégie opérationnelle dont le fer de lance devrait être la réviviscence de la Mission de bons offices, avec ou sans l’Imam Mahmoud DICKO, mais de préférence avec lui. Parce qu’il avait déjà réussi à s’aliéner la sympathie de Iyad et surtout qu’il avait déjà abattu un travail colossal dans l’établissement d’un pont avec ce chef jihadiste. Pourquoi réinventer la roue ?<span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Le talon d’Achille</b></span></p>
<p class="p1">Le grouillement de structures sans aucune connexion les unes avec les autres n’est pas nécessairement gage de réussite dans un contexte de pourrissement avancé de la situation sécuritaire où le vivre ensemble est rudoyé. La seule convergence, dans cette pétaudière, est la stabilisation et la paix. Mais, cela devrait avoir comme substrat naturel indispensable la synergie des actions, au lieu d’une balkanisation des efforts, à travers une pléiade de structures.</p>
<p class="p1">Une autre faiblesse, c’est cette fameuse ligne rouge qui peut avoir une portée ambivalente. On ne touche pas à la LAÏCITÉ. Cette intransigeance qui a un fondement constitutionnel pourrait, soit effaroucher l’interlocuteur, auquel cas, on se retrouvera seul autour de la table, soit les parties se retrouvent autour de la table pour un dialogue de sourds. D’évidence, la ligne rouge est une violation des fondamentaux du dialogue : on parle de tout, on ne s’entend pas sur tout, mais on s’entend sur certains points. Au finish, chacun y trouve son compte ou pas, mais on y sera allé sans a priori. That’s the way.</p>
<p class="p1">In fine, il faut reconnaître que dans les mécanismes mis en place pour ramener la paix et la réconciliation il y a une imbrication des forces et des faiblesses qui ôte toute visibilité à l’action sur le terrain.</p>
<p class="p4"><b>PAR BERTIN DAKOUO</b></p>

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<title>Sans Tabou: mandat de la Minusma, de belles empoignades en perspective</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-mandat-de-la-minusma-de-belles-empoignades-en-perspective-2860781.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Après avoir réussi à réduire de façon drastique les budgets de quatre missions de Casques bleus les plus importantes en Afrique, dont celui de la MINUSMA, en 2019, le renouvellement du mandat de cette dernière en juin prochain présage de belles empoignades. Selon des informations concordantes, les USA qui ne cessent de défendre la thèse d’une refonte de la MINUSMA mèneraient actuellement un audit de la Mission onusienne au Mali. Pour quelle fin ?</b></p>
<p class="p1">Selon nos confrères de Jeune Afrique, une délégation du département d’État américain a mené un audit de la MINUSMA, début février, alors que l’administration Trump envisage de réduire le budget qu’elle alloue aux missions onusiennes. Si pour le moment, l’on ignore les raisons exactes de cet audit, nul n’ignore la position de plus en plus tranchée des USA vis-à-vis de l’efficacité de la MINUSMA par rapport à la situation qui prévaut au Mali.</p>
<p class="p1">En effet, les États-Unis ont réclamé, mercredi 15 janvier 2020, au Conseil de sécurité de l’ONU, une refonte, avec sa réduction, de la Mission de paix de l’ONU au Mali (MINUSMA), une position rejetée par la France et la Russie.</p>
<p class="p1">« Il est temps pour ce Conseil de commencer à développer une approche alternative pour faire face à l’instabilité croissante au Mali. Nous devons reconnaître que les missions de maintien de la paix ne sont pas la réponse aux menaces terroristes croissantes au Mali », avait dit l’ambassadrice américaine adjointe à l’ONU, Cherith Norman Chalet.</p>
<p class="p1">Cette position s’est accentuée et Cherith Norman Chalet a souligné que la MINUSMA devait arrêter de soutenir l’application d’un accord de paix signé en 2015 peu respecté par ses signataires. Elle devrait « se focaliser sur la protection des civils » et « la mission peut réduire sa taille », a insisté la diplomate.</p>
<p class="p1">La représentante des États-Unis a réclamé « une nouvelle approche qui rompe avec le statu quo » d’ici à juin, mois au cours duquel le mandat de la MINUSMA vient à expiration.</p>
<p class="p1">Cette position peut être à l’origine de cet audit de la MINUSMA commandité par les États-Unis d’Amérique en début du mois de février 2020.</p>
<p class="p1">À l’opposé des États-Unis d’Amérique, la France et la Russie soutiennent une position médiane.</p>
<p class="p1">« Ce que les Français disent, c’est qu’il y a eu des avancées, des progrès, reconnaissons-le et encourageons les parties maliennes à faire plus », soutient Mahamat Saleh Annadif, chef de la MINUSMA au Mali.</p>
<p class="p1">Au terme de sa visite au Mali, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix a indiqué le jeudi 30 janvier 2020 que le problème de la MINUSMA n’est pas lié à son mandat, mais de moyennes logistiques.</p>
<p class="p1">Le patron des opérations de paix de l’ONU, lui, estime que la MINUSMA fait face à des difficultés de moyens. ‘’La MINUSMA a besoin davantage de moyens’’, a-t-il insisté.</p>
<p class="p1">Au cours de son séjour au Mali, il a sillonné des localités du nord et du centre du pays où des populations ont manifesté récemment pour le départ des forces étrangères, dont la MINUSMA.</p>
<p class="p1">Malgré le dispositif important de la MINUSMA, de Barkhane et même des FAMa, les attaques terroristes contre les civils et les militaires au Mali sont loin de faiblir.</p>
<p class="p3"><b>Par Sidi DAO</b></p>

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<title>Lutte contre le terrorisme au Sahel: SBM déplore le manque de vision globale et de stratégies coordonnées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lutte-contre-le-terrorisme-au-sahel-sbm-deplore-le-manque-de-vision-globale-et-de-strategies-coordonnees-2860779.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:29:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>L’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye MAIGA s’est prononcé encore sur la situation sécuritaire du Mali et au Sahel, le vendredi dernier, à la faveur de la 20e édition du Forum de Bamako. Pour lui, il n’y a pas de vision claire et de coordination des stratégies au Sahel.</b></p>
<p class="p1">La 20e édition du Forum de Bamako s’est tenue du 20 au 23 février dernier sous le thème : « Quelle Afrique à l’horizon 2040 ? ». L’événement annuel est une tribune pour échanger et discuter des problèmes et des défis de développement du Continent. A la faveur de cette rencontre des experts, des décideurs, des chercheurs et des personnalités politiques partagent également les expériences.</p>
<p class="p1">Lors du deuxième journée de cette rencontre, l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye MAIGA et le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, accompagnés d’autres experts ont animé un panel sur les enjeux au Sahel. Le contexte est marqué par la détérioration de la sécurité au Sahel avec la recrudescence des attaques de plus en plus meurtrières. Le récent est le drame survenu à Ogossagou où des dizaines de personnes ont été tuées.</p>
<p class="p1">Pour SBM, on ne doit pas manquer de lucidité dans la gestion de la crise. Il est impossible maintenant de penser vivre dans un monde sans problème. « Le pouvoir ne peut se gouverner sans tension, sans crise. Partout gouverner, c’est difficile. Ça va devenir de plus en plus difficile », a indiqué Soumeylou Boubèye MAIGA.<span class="Apple-converted-space">  </span>Il est convaincu qu’il n’y aura pas de calme total.</p>
<p class="p1">Pour la situation dans le Sahel, il affirme retenir au moins deux problèmes majeurs, de nature à dégrader la sécurité. « Il y a un consensus sur la place du Sahel dans la stabilité de l’humanité. Et le fait que des groupes terroristes se sont incrustés dans la sphère musulmane, majoritaire du Continent, est devenue une menace majeure pour les sociétés, pour les Etats et pour les intérêts intra régionaux », a indiqué le panéliste.</p>
<p class="p1">Deuxième problème évoqué par l’ancien chef du gouvernement est la prolifération des stratégies. Il a souligné qu’il y a une mobilisation extraordinaire de la communauté internationale autour des Etats du Sahel. Mais, a-t-il déploré, cette mobilisation souffre de coordination, d’efficacité. Et pourtant sans elle, il sera difficile d’atteindre les objectifs.</p>
<p class="p1">A cela s’ajoutent les problèmes de la faiblesse des institutions des Etats de l’espace. Le cœur du problème, c’est la faiblesse structurelle des institutions étatiques, a indiqué SBM. Et jusqu’à présent le Sahel manque de vision stratégique globale pour l’ensemble du volet du problème.</p>
<p class="p1">C’est dans ce contexte, a-t-il rappelé, la Force G5 Sahel a été créée. Cette Force avec seulement 5000 soldats est confrontée à la disparité de ses éléments. « Déjà la coordination interarmes est un problème, la coordination inter-armée est aussi un problème à fortiori entre les armées qui n’ont presqu’aucune structure en commun face une menace non conventionnelle par rapport aux standards sur lesquelles nos armées sont formées», a déclaré Soumeylou Boubèye MAIGA.</p>
<p class="p1">La crise dans le Sahel est un système de plusieurs systèmes. En effet, a-t-il soutenu, il y a la crise de la gouvernance et celle de l’inégalité territoriale. « Ce sont les franges territoriales à la marge qui concentre les crises. Le nord du Mali représente 66% du territoire pour seulement 9% de la population. Et historiquement l’investissement public obéissait à un critère de rentabilité qui se basait sur la notion de seuil démographique», a rappelé l’expert en sécurité.</p>
<p class="p1">Cette situation a eu comme conséquence la concentration de plusieurs indicateurs négatifs de la population en termes d’accès aux services sociaux de base et à la sécurité. Cette manière d’aborder les problèmes a rendu plus difficile la reconquête des territoires. « C’est plus facile pour certains de faire l’économie budgétaire que de faire la reconquête du territoire », a déclaré le conférencier avant d’ajouter que le nid des problèmes est le manque de vision globale.</p>
<p class="p1">Toutefois, il affirme ne pas être d’accord avec ceux qui pensent que la solution militaire n’est pas suffisante. Pour SBM, elle demeure fondamentale. « Je ne suis pas certain que nous pouvons avoir une solution politique sans au préalable avoir eu un résultat militaire significatif. Je ne connais pas de victoire politique sans une victoire militaire», a soutenu le conférencier.</p>
<p class="p1">Pour sa part, le Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a rappelé que le maintien de la paix est coûteux. Pour lui, ramener la paix et la stabilité demande du temps et surtout de la patience. Comme SBM, il a noté que le Sahel est confronté à des défis de coordination entre les différentes forces.</p>
<p class="p3"><b>Par Sikou BAH</b></p>

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<title>Souveraineté linguistique: la société civile malienne s’engage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/souverainete-linguistique-la-societe-civile-malienne-sengage-2860776.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:26:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Créer un cadre partenarial entre l’État et la société civile, en vue de l’organisation des Assises nationales sur la question linguistique au Mali en septembre prochain ; créer une dynamique nationale pérenne de gestion appropriée de la question linguistique au Mali ; sensibiliser l’opinion nationale sur l’urgence de l’officialisation et de la reconnaissance des langues comme socle de notre construction nationale ; analyser les enjeux de la question linguistique au niveau social, politique économique et stratégique ; faire la promotion des produits numériques en langues nationales étaient entre autres questions au cœur des journées de réflexion sur la question linguistique au Mali, les 21 et 22 février 2020 au Palais de Culture.</b></p>
<p class="p1">La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Mamadou FAMANTA, en présence de la représentante du ministère de l’Économie numérique et de la prospective, Mme COULIBALY Kadidia SOGOBA. Étaient également présents, le Directeur général de l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGTIC), Hamed Salif CAMARA ; Adama SAMASSEKOU, Président du Réseau Maaya, ainsi que de nombreux autres invités de marque.</p>
<p class="p1">Selon le Président du réseau Maaya, Adama SAMASSEKOU, le Mali avait fait office de pionnier sur la question de la souveraineté linguistique et continue de jouer, à l’échelle continentale et internationale, un rôle de premier plan sur les questions de promotion des langues nationales, notamment grâce à l’intervention d’acteurs nouveaux qui font de l’outil informatique, un allié de taille dans cette volonté.</p>
<p class="p1">Au plan national, poursuit-il, cela s’est traduit par le développement d’un certain nombre d’usages de l’outil informatique basés sur les langues nationales ou tendant à les faire connaitre au public. L’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGTIC) a fait de la promotion des langues nationales, un pilier de sa mission de mise en œuvre de la stratégie nationale dans le domaine des TIC, a-t-il fait savoir. Elle participe à la mise en œuvre de la politique de l’accès universel aux TIC par les couches plus larges.</p>
<p class="p1">« C’est en raison de ces avancées qu’un regroupement de militants et de défenseurs des langues nationales, acteurs de la société civile, en partenariat avec l’État du Mali, à travers quelques-unes de ses structures nationales, a décidé d’inscrire dans l’agenda national la question linguistique au travers des journées de réflexion qu’il entend organiser en février 2020 », a fait savoir M. SAMASSEKOU.</p>
<p class="p1">Ces journées de réflexion, après les différents fora sur l’éducation, sont un espace de concertation, de réflexion et de plaidoyer créé par la société civile malienne, en vue de faire de la question linguistique un sujet d’intérêt national qui mériterait d’être perçu comme une priorité.</p>
<p class="p1">« Souhaitant mettre à profit la célébration de la Journée internationale de la langue maternelle, le 21 février, le regroupement, sous l’impulsion du Réseau MAAYA, en partenariat avec l’Académie malienne des langues (AMALAN), l’Agence des technologies de l’information et la communication (AGETIC) et avec le soutien du mouvement Transformons le Mali, a mobilisé les acteurs de la question linguistique pour mener la réflexion sur la promotion de nos langues nationales avec en perspective l’organisation, courant 2020, des assises nationales sur la question linguistique », a informé le Président du réseau Maaya. Aussi, ces journées permettront-elles de poser la question de l’intégration de nos langues dans les politiques de développent de notre pays et surtout leur officialisation par l’adoption du projet de loi adopté par le gouvernement et une révision de l’article 25 de la Constitution de 1992, qui les relègue au second plan vis-à-vis de la langue héritée de la colonisation.</p>
<p class="p1">En procédant au lancement de ces journées de réflexion sur la question des langues au Mali, le ministre l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr FAMANTA dira que le Mali vient de loin.</p>
<p class="p1">Le Mali a une longue expérience de la pratique des langues nationales dans nos écoles et dans l’éducation non formelle, dans le cadre de notre volonté de lutter contre l’analphabétisme. La capitalisation de cette expérience nous incombe certes, mais la société civile, les partenaires du Mali et les autres acteurs de développement ont un rôle à jouer. Le Gouvernement est pleinement conscient des enjeux de la question linguistique et sous le leadership<span class="Apple-converted-space">  </span>Président de la République, il a adopté en conseil des ministres, le 3 décembre 2014, un document de politique linguistique fondé sur les principes du multilinguisme fonctionnel convivial. C’est un exemple unique dans l’espace francophone africain. Ensuite le Gouvernement n’a pas hésité à aller plus loin en adoptant en 2016 un projet de lois fixant les modalités de promotion et d’officialisation des langues nationales, expression juridique de ce document.</p>
<p class="p1">Au cours de ces assises, plusieurs thèmes ont été débattus : ‘’Gouvernance et langues nationales’’ ; ‘’Éducation et langues nationales’’ ; ’’Langues nationales et système de transcription’’ ; ’’Culture, Arts, Cultes et Langues nationales’’ ; ’’Numérique et langues nationales’’ ; ‘’Médias et langues nationales’’…</p>
<p class="p3"><b>Par Sidi DAO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Me Mountaga Tall: la dangereuse requête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-mountaga-tall-la-dangereuse-requete-2860764.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:24:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Les arguties du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (tout le monde y est, personne ne s’y était opposé) ne passent pas comme lettre à la poste. Pendant que le front du Mouvement démocratique populaire continue de maintenir la pression et l’agitation dans la rue et sur les réseaux sociaux pour demander le report du scrutin, le Congrès national d’initiative populaire (CNID Foso Yiriwa Ton), a décidé, lui, de porter la contradiction sur le terrain judiciaire. Le Parti de Me Mountaga TALL a, dans ce cadre, déposé ce vendredi 21 février devant la Cour Constitutionnelle un recours en annulation des élections législatives prévues le 29 mars pour le premier tour. Tout le monde y est, mais tout reste à jouer… dans un match de pré-qualification. Or, devant Manassa, rien n’est joué et gagné d’avance. </b></p>
<p class="p1">Pour embêter le Gouvernement, l’éminent avocat qui a basculé dans l’Opposition depuis 2016, ne manque pas d’argumentation juridique. Il fait sortir de sa manche d’avocat opposant deux argumentaires imparables : les législatives doivent se faire dans toutes les circonscriptions électorales, d’une part, et, d’autre part, la loi ne prévoit pas de législatives en pièces détachées.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Législatives partout sans exclusive</b></span></p>
<p class="p1">Pour Me Mountaga TALL, le Décret n°2020-0010/P-RM du 22 janvier 2020 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale viole les dispositions des articles 86 et 158 nouveaux de la Loi N° 2016- 048 du 17 octobre 2016 portant Loi Electorale en République du Mali.</p>
<p class="p1">La loi N° 2016-048 du 17 octobre 2016 portant Loi Electorale en République du Mali dispose en son article 86 nouveau que ‘’les électeurs sont convoqués et la date du scrutin est fixée par décret pris en Conseil des ministres et publié au journal officiel soixante (60) jours au moins avant la date des élections.</p>
<p class="p1">En cas de nécessité, il peut être procédé à la convocation des collèges électoraux à des dates différentes pour les élections communales. Dans ce cas, les élections se dérouleront le même jour au niveau de l’ensemble des communes comprises dans une ou plusieurs régions’’.</p>
<p class="p1">‘’Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables en cas de risque majeur de remise en cause de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté de l’Etat.’’</p>
<p class="p1">Selon Me TALL, en application de ce texte, l’article 1er du Décret n°2020-0010/P-RM du 22 janvier 2020 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des DÉPUTÉS à l’Assemblée nationale stipule : ‘’le collège électoral est convoqué le dimanche 29 mars 2020 sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des Députés à l’Assemblée nationale. Un second tour de scrutin a lieu le dimanche 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour’’.</p>
<p class="p1">Mais qu’en vérité, avance-t-il comme argument, l’élection des députés ne concerne pas toutes les circonscriptions électorales, certains cercles dûment créés par la loi, qui constituent aussi des circonscriptions électorales sont exclus de ce scrutin.</p>
<p class="p1">En effet aux termes de l’article 158 nouveau de la loi N° 2016-048 du 17 octobre 2016 portant loi Electorale du Mali : ‘’pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, les circonscriptions électorales sont constituées par les cercles et les communes du District de Bamako.’’</p>
<p class="p1">Me TALL ajoute que l’article 159 alinéa 1er (Modification de la Loi n°2011-085/ du 30 décembre 2011) précise : ‘’les députés à l’Assemblée nationale sont élus au scrutin majoritaire à deux (2) tours dans les cercles et les communes du District de Bamako’’.</p>
<p class="p1">L’article 166 stipule : ‘’la durée du mandat de député est de cinq (5) ans.</p>
<p class="p1">L’Assemblée Nationale se renouvelle intégralement à l’expiration de son mandat. Les députés sortants sont rééligibles.’’</p>
<p class="p1">Selon l’éminent avocat, aux termes de l’article 1er de la Loi N°2012-017 du 02 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali ‘’la République du Mali comprend le district de Bamako et les dix-neuf (19) régions suivantes : Région de Kayes, Région de Koulikoro, Région de Sikasso, Région de Sikasso, Région de Ségou, Région de Mopti, Région de Tombouctou, Région de Gao, Région de Kidal, Région de Taoudénit, Région de Menaka, Région de Nioro, Région de Kita, Région de Dioila, Région de Nara, Région de Bougouni, Région de Koutiala, Région de San, Région de Douentza, Région de Bandiagara’’.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Pas de législatives en pièces détachées</b></span></p>
<p class="p1">Pour lui, plaidant pour son parti, la mise en œuvre de la nouvelle législation, la loi N°2012-018 du 02 mars 2012 portant création de cercles et arrondissements des régions de Tombouctou, Taoudénit, Gao, Menaka et Kidal a procédé aux créations des nouveaux cercles suivants :</p>
<p class="p1">-Achibogho (Région de Kidal).</p>
<p class="p1">-Taoudénit, Foum-Elba, Achouratt, Al-Ourche, Araouane et Boû-Djébéha (Région de Taoudénit) ;</p>
<p class="p1">– Almoustrat (Région de Gao) ;</p>
<p class="p1">– Anderamboukane, Inékar et Tidermène (Région de Ménaka)</p>
<p class="p1">Aussi, pour le Chef parti endossant sa robe pour la cause, le nombre de cercles est passé de 49 à 60, celui des circonscriptions électorales de 55 à 66 et des députés de 147 à 158. Donc l’élection législative du 29 mars 2020 exclut les 11 députés de ces 11 nouveaux cercles qui ont été créés dans des régions déjà opérationnelles au même titre que les autres régions en violation flagrante des dispositions pertinentes ci-dessus rappelées.</p>
<p class="p1">Pour Me TALL cette exclusion constitue une violation manifeste et incontestable des textes en vigueur en ce qu’il n’est possible, en aucun cas, d’organiser l’élection législative de façon séquentielle c’est-à-dire (en pièces détachées) dans certaines circonscriptions tout en omettant certaines autres.</p>
<p class="p1">Pour l’opposant aguerri, même les impératifs de ‘’remise en cause de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté de l’Etat’’ ne sauraient justifier des ‘’élections législatives à la carte’’ qui ne sont autorisées que pour les élections communales.</p>
<p class="p1">Idem pour la force majeure qui suppose entre autres un élément imprévisible. Toutes choses qui ne sauraient être évoquée dès lors que c’est en toute connaissance de cause que les cercles et députés cités ont été exclus de l’élection projetée.</p>
<p class="p1">En clair plaide Me TALL, selon la Loi, l’élection législative se tient simultanément sur l’ensemble du territoire national, dans toutes les circonscriptions électorales ou ne se tient pas.</p>
<p class="p1">C’est pourquoi, son parti le Congrès d’initiative démocratique (CNID-FYT) demande à la Cour Constitutionnelle d’annuler purement et simplement l’élection législative prévue par le Décret n°2020-0010/P-RM du 22 janvier 2020 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale a l’occasion de l’élection des DÉPUTÉS à l’Assemblée nationale.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Requête vicieuse et dangereuse</b></span></p>
<p class="p1">Derrière la brillante plaidoirie, se cache un piège juridico-politique. D’où toute la dangerosité politique de cette requête. En effet, en accédant à la demande de Me TALL, la Cour constitutionnelle donne un coup d’arrêt au processus électoral. L’arrêt de la haute Cour outre qu’il entrera en conflit avec la volonté d’une large frange de la population exprimée lors du Dialogue politique national (DNI), pourrait ouvrir aussi une impasse institutionnelle. Parce que faute de pouvoir faire les législatives, le Président sera obligé de gouverner par ordonnance avec toutes les conséquences politiques que cela peut comporter.</p>
<p class="p1">Mais, s’il est du rôle de la Cour de réguler le fonctionnement des institutions, l’apaisement du jeu politique et les rééquilibrages politiques et sociaux échappent à sa compétence. Et ce ne serait pas une première que la Cour constitutionnelle du Mali annule une élection ou retoque un décret ou une loi organique, bref bloque le régime dans un élan anticonstitutionnelle.</p>
<p class="p1">Si, dans cette hypothèse, la Cour constitutionnelle n’accède pas à la requête de Me TALL, sa jurisprudence aura pour conséquence d’ouvrir une brèche dans l’intégrité du territoire. Parce que celle-ci se définira désormais en application stricte de l’article 1er de la Loi N°2012-017 du 02 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali comme uniquement en fonction des circonscriptions concernées par ces législatives. En d’autres termes, les autres circonscriptions peuvent être considérées comme ne faisant pas parties au Mali.</p>
<p class="p1">Affaire à suivre donc.</p>
<p class="p4"><b>Par Sikou BAH</b></p>

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<title>Crise scolaire: l’article 39 ou le chaos social</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-larticle-39-ou-le-chaos-social-2859998.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 12:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Collectif des enseignants signataire du 15 octobre 2016 a décrété, depuis ce 17 février 2020, une grève séquencée de 20 jours. L’objectif est d’exiger du gouvernement, la satisfaction de l’article 39 de son statut particulier. Ce que le CEM demande, conformément à l’article 39 de son statut particulier, d’autres corporations comme les l’enseignement supérieur doivent aussi bénéficier de la même chose, selon l’article 66 de leur Statut, a expliqué le conseiller technique au ministère du Dialogue Social et de la Fonction Publique, Mamadou KONATE, lors l’émission radiophonique, ‘’An Kan Ben’’ de la radio Klédu.</em></strong>

L’émission radiophonique, ‘’An Kan Ben’’, traduction : ‘’entendons-nous’’ de la radio Kledu, de ce week-end, avait au centre de ses débats « la crise scolaire ». Notre confrère Kassim TRAORE avait comme invités des représentants de trois départements ministériels concernés : le Directeur des ressources humaines (DRH) du secteur de l’Éducation nationale, Mamadou KONTA ; le Chef de cabinet du ministère Délégué chargé du Budget, Sékou TRAORE ; et le conseiller technique au ministère du Dialogue Social et de la Fonction Publique Mamadou KONATE.

Il s’agissait pour ces intervenants d’éclairer les lanternes sur les efforts de l’État face à cette crise scolaire qui s’articule autour de l’application de l’article 39 qui stipule : ‘’toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire, de l’éducation préscolaire et spéciale’’.

Pour rappel, les enseignants grévistes exigent du Gouvernement les 20 % alloués à la grille des fonctionnaires relevant du statut général, un accord signé en 2019 entre le gouvernement du Mali et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), ainsi que le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), dans un contexte de crise sécuritaire.

<strong>Ce que le gouvernement propose aux grévistes</strong>

Selon le conseiller technique du ministère du Dialogue Social et de la Fonction Publique, Mamadou KONATE, le Gouvernement n’a jamais fermé la porte des négociations. Depuis 2019, a-t-il noté, une commission a été mise en place pour négocier avec la Synergie des enseignants pour satisfaire les doléances dans la mesure du possible de l’État. De ce fait, la partie gouvernementale a fait plusieurs propositions aux enseignants prenant en compte la crise sécuritaire et surtout le déficit financier.

« Le 29 novembre 2019, a eu lieu la première rencontre de la commission. Cela trouvait déjà que les syndicats des enseignants avaient déposé un préavis de grève. Il y a eu des pourparlers », a rappelé M. KONATE avant d’ajouter : « nous avons fait quatre propositions : la première était d’amener la grille à 1100 en janvier 2021 ; la 2e proposition est 1200 à partir de janvier 2021, la 3e proposition est 1100 au 1er janvier 2021 et 1200. La 4e proposition 1100 au 1er janvier et 1200 au 1er janvier 2021 », a dit le conseiller technique.

Mamadou KONATE a insisté sur le fait que le Gouvernement reconnait la légitimité et la légalité du combat des enseignants à propos de l’article 39, mais se trouve buté en ce moment à un manque de moyens pour une application immédiate comme le demandent les enseignants. C’est pourquoi il a demandé de l’appliquer à la modalité de l’UNTM qui devrait commencer, à partir de 2020. Mais, aux dires de M. KONATE, les grévistes exigent la satisfaction immédiate de la revendication et surtout la prise en compte des arriérés.

« S’il faut accorder l’application immédiate de l’article 39 aux grévistes, les autres syndicats pourraient revenir à la charge. Or, le Mali en guerre contre le terrorisme manque de ressources pour faire face à ces préoccupations. C’est heureux de dire que d’autres syndicats dans la même situation ont compris la situation et accepté surseoir à leur préavis de grève… Sinon, c’est le même cas avec l’article 66 au niveau de l’enseignement supérieur », dira-t-il. Toutefois, le représentant du ministère du Dialogue Social espère toujours sur la bonne compréhension des grévistes afin de résoudre cette crise scolaire.

<strong>Le cas de l’article 66</strong>

Ce que le Collectif des enseignants signataires du 15 octobre demande, conformément à l’article 39 de son statut particulier, les l’enseignement supérieur doivent aussi le bénéficier, selon l’article 66 de leur statut. Mais eux, ils ont compris la situation et ont accepté de surseoir à leur, a-t-il salué. Aujourd’hui, poursuit-il, tous les DRH attendent l’octroi ou du moins la satisfaction de leurs revendications.

« Nous espérons une entente, à travers les négociations. Tout est lié à la problématique d’argent qui manque cruellement. Je crois que c’est une crise de confiance, sinon dès l’entame des négociations, nous avons été clairs sur la situation avec nos partenaires », a dit M. Mamadou KONATE.

<strong>Une fausse polémique</strong>

<strong>Le recrutement de 15 000 volontaires est différent de la radiation des 50 000 enseignants.</strong>

Sur la polémique du recrutement de 15 300 enseignants lancé par le gouvernement, le Directeur des ressources humaines du secteur de l’éducation, Mamadou KONTA, a fait savoir qu’il s’agit d’un plan arrêté depuis plusieurs années. Depuis 2000, le Mali avait une planification, un programme national de développement dans le secteur de l’éducation qui prévoyait le recrutement d’un grand nombre d’enseignants, a-t-il soutenu.

« Le Gouvernement s’est basé sur cette planification pour recruter des volontaires afin de réduire les conséquences de la grève en cours. L’idée du Gouvernement n’est nullement de recruter 15 000 volontaires pour remplacer les 50 000 enseignants encore moins de les radier… », a tranché le DRH du secteur de l’éducation tout en souhaitant à tous les partenaires sociaux de s’impliquer pour sauver l’année scolaire.

Selon le Chef de cabinet du ministère Délégué chargé du Budget, Sékou TRAORE, il n’est pas possible, à l’état actuel, de satisfaire l’application immédiate de l’article 39.

« C’est quelque chose que l’État ne peut pas supporter. Il vaut mieux payer les salaires, minimum que ce soit, à temps que de proposer une grosse somme et percevoir en retard », a-t-il dit tout en ajoutant : « le Gouvernement a souligné qu’il fallait se référer à l’application accordée à l’UNTM pour l’article 39, mais les enseignants n’ont pas voulu. Le Gouvernement a fait un effort en ramenant l’application à deux ans au lieu de 3 ans. Cette application immédiate coutera à l’État 58 milliards 826 189 FCFA. Ce n’est pas supportable par le budget national à l’état actuel des choses. C’est pourquoi nous demandons la clémence des grévistes, nous ne leur disons pas que ce n’est pas légitime, mais on leur demande un effort. Et le gouvernement s’exécutera conformément à ses propositions ».

Le représentant du ministre du Budget a souligné que son département a consenti des efforts pour rationaliser les dépenses.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des blindés non conformes: chronique d’un scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/affaire-des-blindes-non-conformes-chronique-dun-scandale-2859999.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 12:31:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après des révélations faites par des confrères dénonçant l’acquisition de tocs en lieu en place de blindés de type TYPHOON MRAP, l’Armée s’est fendue hier d’un communiqué qui suscite plus d’interrogation qu’il n’apporte de réponses. Qu’est-ce qu’on ne nous dit pas dans cette affaire d’acquisition d’engins blindés ?</strong>

Dans le communiqué daté du 17 février, signé du ministre de la Défense et des anciens combattants, la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées (DMHTA), constate effectivement la non-conformité des blindés dont elle s’est abstenue de faire la réception demandant au fabricant leur remplacement. Ce à quoi celui-ci n’a opposé aucune objection. Le remplacement des engins non conformes est même en cours, à en croire le communiqué officiel.

A la lecture du Communiqué du ministère de la Défense et des anciens combattants, il est établi que c’est de la pacotille qui a été fourguée au Mali tenant lieu de blindés de type TYPHOON. En tout cas, le constat est établi qu’ils ne répondent pas aux caractéristiques techniques exigées par l’Armée malienne en pleine guerre contre les Groupes Armés Terroristes.

<strong>Alors, deux hypothèses se présentent.</strong>

La première est qu’il y a eu une défaillance dans la chaîne d’acquisition des engins blindés. Or, c’est le Premier ministre qui s’est trouvé au cœur de la commande à Doha. En s’abstenant de réceptionner les blindés non conformes, les militaires ont-ils alors voulu dégager la balle de leur camp ?

La deuxième hypothèse qui n’est pas non plus farfelue est que le fabricant a voulu flouer le Mali en lui livrant du matériel, en violation flagrante des termes du contrat.

Dans tous les cas, de nombreuses questions restent sans réponse : comment un pays en guerre peut-il se laisser gruger sur sa commande d’engins de guerre ? Pourquoi fait-on l’impasse sur le nombre de blindés non conformes en cours de remplacement sur le parc attendu de 130 blindés acquis avec nos partenaires émiratis et dont une trentaine en donation ? Pourquoi le fabricant tout en disposant des caractéristiques techniques stipulées dans le contrat en a-t-il fait à sa tête ? Où se situe la défaillance dans la chaîne d’acquisition de ces blindés de type TYPHOON MRAP ? Pourquoi est-ce qu’on n’envisage aucune sanction dans ces errements ?  Comment en est-on arrivé à traiter avec les Émirats Arabes Unis ? Cette dernière question n’est pas superflue, d’autant plus que les MRAP sont les descendants des véhicules développés pour résister aux mines durant la guerre du Bush de Rhodésie du Sud entre 1972 et 1980 par l’Afrique du Sud qui, dans les années 2010, est un des grands pays producteurs avec les États-Unis, et dont une entreprise, Mobile Land Systems, a vendu la totalité de la propriété industrielle d’un MRAP de nouvelle génération à l’entreprise publique chinoise China Poly Group en 2010 qui depuis produit et exporte des MRAP  et construit également des MRAP aux Émirats Arabes Unis.

Il faut noter qu’un MRAP pour Mine Resistant Ambush Protected, est une famille de véhicules blindés conçus pour résister aux EEI, pour Engins Explosifs Improvisés, et aux embuscades.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dialogue avec les djihadistes: l’histoire donne raison à Mahmoud DICKO</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/dialogue-avec-les-djihadistes-lhistoire-donne-raison-a-mahmoud-dicko-2859501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 15:59:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Désormais le Mali officiel assume publiquement sa disposition à dialoguer avec les chefs de la nébuleuse terroriste qui ensanglante le Nord et le Centre du pays en vue de parvenir à une paix durable. Dans une interview exclusive accordée ce lundi à RFI et France 24, à Addis-Abeba, le Président IBK reconnait pour la première fois l’ouverture d’un dialogue avec les chefs jihadistes Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa. Un changement de cap dans le discours officiel qui donne raison à l’ancien Président du HCIM, Mahmoud DICKO, qui a toujours invité le Gouvernement à prendre attache avec tous les acteurs de la crise malienne, y compris les jihadistes.

lors que la question a été au cœur d’une cacophonie ces derniers temps, au sommet de l’Etat, laissant entrevoir une divergence de vue entre le Gouvernement et le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre (HRPRRC), l’ancien Président par intérim Dioncounda TRAORE, la sortie du Président IBK depuis Addis-Abeba vient mettre fin à cette polémique.

Pour IBK, le dialogue que vient d’entamer son Représentant spécial avec les chefs jihadistes s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif (DNI). En attendant les dividendes de cette approche, si ce n’est trop tard, nous notons que cette nouvelle démarche du Gouvernement dans la gestion de la crise donne raison à l’Imam DICKO, précurseur d’un dialogue avec les djihadistes.

<strong>Une constance</strong>

L’Imam Mahmoud DICKO était ce mercredi 5 février 2020 l’invité de la radio Niétaa. Au cours de cet entretien, l’ancien Président du Haut conseil islamique s’est prononcé sur l’épineuse question du dialogue avec les jihadistes maliens, à savoir Iyad Ag GHALI et Amadou KOUFFA.  Le dignitaire religieux est connu pour sa position tranchée sur cette question.

« Je suis pour cette solution depuis le début de la crise et je maintiens encore cette option. Aujourd’hui, ceux qui meurent, ce sont des Maliens comme nous. Que les victimes soient des civiles ou des militaires, c’est le Mali qui perd ses fils », avait-il déclaré. Alors qu’il était président du HCIM, il avait, sans cesse, invité les autorités à dialoguer avec tous les acteurs maliens de la crise, notamment les djihadistes pour une sortie rapide de crise.

Sur la question du Dialogue avec les djihadistes Iyad Ag GHALI et Amadou KOUFFA, conformément aux recommandations du DNI, Mahmoud DICKO reste constant sur les vertus du dialogue dans notre pays. Malgré le fait qu’on ait mis fin à sa mission en décembre 2017, l’Imam DICKO souligne que sa conviction n’a pas changé : « j’ai toujours dit à qui veut l’entendre qu’il serait plus raisonnable pour le Mali de dialoguer avec les djihadistes maliens. Pour moi, cela était possible à partir du moment où ils ont dit qu’ils respectent l’intégrité territoriale du Mali. À partir du moment où nous avons accepté de dialoguer avec les séparatistes, on devrait tout faire pour établir le même dialogue avec les jihadistes au même titre, puisque ce sont des Maliens comme nous. Les djihadistes ont trouvé que nous sommes déjà convertis à l’islam, ils ont juste amené leur manière de comprendre l’islam sous forme de revendications. Vu que nous sommes dans un monde où il y a des revendications partout, il fallait accepter de les écouter et d’échanger avec eux. Si ce dialogue peut nous ramener la paix, je pense qu’il faut le faire. J’ai toujours dit cela et je le maintiens. À l’époque, quand j’ai avancé l’idée, cela m’a valu d’être traité de tous les noms d’oiseau jusqu’à me traiter de complice avec les djihadistes. Mais ces accusations ne m’ont pas fait changer d’avis. Je suis convaincu que le Mali est un pays fragile. Je ne suis pas sûr qu’on ait les moyens de contrôler et de sécuriser ce vaste territoire. En tout cas, ce n’est pas une chose facile surtout dans un contexte de guerre contre le terrorisme. C’est pourquoi je pense qu’il faut agir avec raison et éviter de prendre les décisions sous le coup de la passion ».

Mahmoud DICKO, convaincu des vertus du dialogue, apprécie l’initiative du Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre. Car ne dit-on pas que toutes guerres se terminent autour de la table ? D’ailleurs, rappelle l’Imam DICKO, « c’est grâce à mes missions de bons offices que le gouverneur est revenu à Kidal. Et il y est toujours. Mais, aujourd’hui, la crise est devenue très complexe parce qu’on n’a pas su trouver rapidement les bonnes voies de sortie de crise. Aujourd’hui, on parle de violences intercommunautaires. Toutes choses qui s’écartent des objectifs de départ de cette crise. Nos divisions et tergiversations ont contribué à faire en sorte que la situation échappe aujourd’hui à tout contrôle ». Mahmoud DICKO a invité les Maliens au dialogue et à la concertation. « Sans ce dialogue, il n’y a pas d’issue à cette crise », est-il convaincu.

<strong>Un dialogue embryonnaire</strong>

Le 16 juillet, le Président du Haut conseil islamique a été chargé par les autorités du pays d’approcher les islamistes d’Ansar Eddine. Bien qu’étant en mission commandée du Gouvernement, et inscrit dans une logique d’approcher des « frères » en religion, son déplacement autant que ces propos ont engendré un tollé général. Réitérant son option pour le dialogue, il a fait savoir : «les autres sont organisés et dirigés, certainement par des gens qui sont un danger pour nous, et lui c’est un compatriote. Il représente un Frère musulman malien, qui est là ».

Mahmoud DICKO a engagé des discussions avec les groupes armés dans le Nord du pays. Pour les observateurs, sa proximité idéologique avec les djihadistes est un atout. Pas sûr toutefois qu’il soit porteur d’une solution pour le pays. Pour lui, on ne peut pas rester là, à Bamako, les bras croisés.

Le Président du Haut Conseil Islamique (HCI), veut croire qu’il peut faire la différence en engageant le dialogue avec les djihadistes qui occupent les deux tiers du territoire malien. Le 26 juillet, après avoir reçu le quitus du Premier ministre, Cheick Modibo DIARRA, il a pris la route de Gao, en toute discrétion. Son objectif ? Rencontrer Iyad Ag Ghali, le chef d’Ansar Eddine, pour une « prise de contact officielle ».

Finalement, la rencontre n’a pas eu lieu, et les deux hommes se sont seulement entretenus au téléphone. Mais, l’Imam en a profité pour rencontrer les notables de la ville, les membres du Conseil régional déchu et Abdel Hakim, leader du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), avec qui l’Imam affirme que les choses se sont très bien passées.

Cependant, depuis son retour à Bamako, les lignes ont bougé, les groupes armés du Nord durcissant le ton avec leur charia en bandoulière.

<strong>Le succès de l’Imam Dicko</strong>

L’organisation islamiste Ansar Eddine accepte un cessez-le-feu proposé par le Président du Haut Conseil Islamique du Mali. Dans une correspondance adressée à ce dernier, les responsables d’Ansar Eddine annoncent qu’ils vont mettre fin aux attaques sur toute l’étendue du territoire et surtout au Nord du Mali. Le Président du Haut Conseil Islamique confirme cette information et dit vouloir rencontrer les autorités du pays. Dans la lettre, l’organisation islamiste dit avoir accepté le cessez-le-feu que lui aurait demandé le Président du Haut Conseil Islamique. Cet accord selon Ansar Eddine entraînera l’arrêt des attaques armées sur toute l’étendue du territoire et surtout au Nord du pays. Dans ce document, l’organisation islamiste insiste sur la bonne application de ce cessez-le-feu demandé, selon elle, à plusieurs reprises par le Président du Haut Conseil Islamique sans succès.

Pour les responsables d4Ansar Eddine, une mise en œuvre « avec bonne foi » de cet accord « permettra d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens et favoriser la cohésion sociale, gage de la paix et de la stabilité ». Dans ce texte le mouvement islamiste reconnaît l’intégrité territoriale du pays, mais réitère aussi son attachement à l’application de la charia sur le territoire du Mali. Joint par téléphone, le Président du Haut Conseil Islamique du Mali confirme l’information. Mahmoud DICKO qui ne doute pas de la fiabilité de la lettre affirme que c’est le résultat d’une négociation qu’il a entamée depuis très longtemps. Cependant, il dit vouloir rencontrer les autorités avant tout autre commentaire.

Pour le Haut Conseil Islamique du Mali, cet accord de cessez-le-feu a été obtenu après de longs mois de négociations discrètes. Selon Mahmoud DICKO son président, l’objectif est de mettre fin aux attaques récurrentes qui ont coûté de nombreuses vies.

<strong>Les oppositions au dialogue</strong>

En novembre 2016, pour l’État malien et la communauté internationale, il n’est pas question de négocier avec les jihadistes maliens dans le cadre du processus de paix au Mali.  « Certains me reprochent de ne pas chercher à négocier avec Iyad Ag Ghaly : c’est hors de question »,  déclarait Ibrahim Boubacar KEITA à Jeune Afrique fin 2017. Rien de très surprenant tant, depuis son arrivée au pouvoir, en 2013, le Président affiche sa fermeté vis-à-vis des jihadistes.

Cela n’empêche que l’option est défendue par des politiques maliens. Interrogé sur la question, le Pr Ali Nouhoum DIALLO, ancien Président de l’Assemblée Nationale indiquait : « Iyad Ag Ghali et son disciple Amadou Koufa doivent être fréquentables au même titre que certains leaders des groupes armés engagés dans le processus de paix, malgré les crimes qu’ils ont commis. »

Soumaïla CISSE, le chef de file de l’Opposition et Président de l’URD, lui aussi n’écarte pas la possibilité de négocier avec les jihadistes maliens. A la question de savoir s’il faut dialoguer avec certains jihadistes comme Iyad Ag Ghali pour la paix au Mali, il a déclaré : « peu importe l’interlocuteur pourvu qu’il soit crédible. » Et pour Tiébilé DRAME, Président du PARENA, « il convient d’explorer la possibilité de parler avec les jihadistes maliens avant qu’il ne soit trop tard ». Selon lui : « il ne sert à rien de nous cacher derrière notre petit doigt, regardons plutôt la vérité en face. Nous avons aujourd’hui des Coulibaly, des Mamadou, des Tounkara, des Konaté dans les groupes jihadistes : ce sont nos frères maliens. Nous devons parler avec eux … Iyad Ag Ghali, Amadou Kouffa et les autres sont nos frères. C’est avec eux que nous devons discuter dans le cadre des assises nationales qui aborderont tous les problèmes du Mali. »

<strong>Une position controversée</strong>

En février 2017, Mahmoud DICKO, le très respectable Président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), accusé de « traître » par les djihadistes d’AQMI, DICKO se retrouve de nouveau sous les feux des projecteurs. Avant les douloureux événements de 2012, il a occupé le devant de l’actualité à la faveur de la réforme du Code de la personne et de la famille. Dans la foulée des actions visant le retrait de ce Code considéré comme non conforme aux valeurs de l’Islam, il lui a été attribué les propos suivants : « je ne suis pas contre l’application de la Charia ». Une déclaration qui lui a aussitôt valu l’étiquette de fondamentaliste religieux dont il était d’ailleurs soupçonné du fait de son obédience wahhabite. Dès lors, ses faits et gestes étaient passés à la loupe par de nombreux observateurs.

Auparavant, le Haut conseil islamique, à travers sa branche “les Ulémas”, avait organisé le dimanche 23 septembre 2012, au centre El Farouk, un atelier sur les conditions d’application de la charia (la loi islamique) au Mali. L’Indicateur du Renouveau relate à cet effet : « pour sa part, le Président du HCI, El hadj Mahmoud DICKO, a fait savoir que ce document sur les conditions d’application de la charia au Mali, une fois validé, déclinera la position du Haut conseil islamique et sera éventuellement soumis à l’appréciation des plus hautes autorités au pays. Après cette étape, a-t-il poursuivi, le HCI demandera l’autorisation au Gouvernement de rencontrer Iyad et son Ançar Eddine avec le document afin de leur expliquer les conditions d’application de la charia ».

Pourtant, l’Imam avait pris le soin de justifier l’élaboration d’un tel document : « nous ne pouvons pas comprendre que des gens se mettent à amputer les mains et les pieds des populations du Nord au nom de l’islam. Et c’est pourquoi nous avons élaboré ce document pour aller les rencontrer afin de leur expliquer les conditions d’application de la charia avec des éléments de preuve. Si c’est une question de religion, on peut la régler sans les armes, car nous avons gagné le combat contre le nouveau Code des personnes et des biens sous l’ère ATT sans prendre les armes. Si Iyad et ses hommes acceptent nos propositions en déposant les armes, tant mieux ; mais dans le cas contraire, nous nous rallions derrière nos autorités parce que le Mali est un et indivisible ».

S’ils ne parviennent pas à les convaincre, l’opinion nationale et internationale serait témoin quand même de la démarche du HCI d’avoir tendu la main à ses frères égarés, a-t-il justifié.

Dans la foulée, le Président du HCIM confiait à TV5Monde : « il faut avoir le courage de le dire, certains éléments qui sont des Maliens eux aussi, qui font partie aussi de cette crise, ont été exclus de la négociation », avant de préciser qu’il pense notamment à Ansar Eddine, le groupe terroriste fondé par le sanguinaire Iyad Ag Ghaly. Et d’ajouter : « il y a eu accord de paix. Ceux qui sont censés être les belligérants, tout le monde est d’accord. Si ça ne marche pas, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas quelque part. Et ce quelque part là, pour moi, selon mes explications, c’est qu’en réalité on n’a pas discuté avec tout le monde». M. DICKO persiste donc dans son choix du dialogue avec Iyad quand celui-ci continue cependant à faire régulièrement des victimes au nom de la Charia.

<strong>La Mission de « bons offices » à Kidal</strong>

Mi-2017, ce chef religieux respecté avait été mandaté par l’ex-Premier ministre Abdoulaye Idrissa MAIGA pour mener une mission de « bons offices » à Kidal, où l’État était alors absent, et dans le Centre, où les groupes jihadistes ne cessaient d’étendre leur influence. Pour cette mission officielle, il disposait d’un bureau à la Primature et un budget lui avait été alloué. Celle-ci a pris fin après la nomination à la tête du gouvernement de Soumeylou Boubeye MAIGA, le 31 décembre 2017.

« J’avais deux missions, raconte Mahmoud DICKO dans cette interview où il s’exprime en bambara. La première était de faciliter le retour de l’État à Kidal après la signature de l’Accord de paix. Cela a été un succès. La deuxième était d’instaurer un dialogue avec les hommes armés du Centre. Les leaders de Kidal sont connus (…) mais le Centre est plus complexe, car il n’y a pas de leader véritable avec lequel parler. »

Puis, DICKO évoque directement des liens avec Iyad Ag Ghaly. «Les seuls interlocuteurs connus étaient Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa. Kouffa nous a fait savoir qu’il suivait ce que disait Iyad, donc je n’ai pas échangé avec lui. J’ai donc transmis un message à Iyad Ag Ghaly. Celui qui était en charge de la liaison était Cheikh Ag Aoussa. Un jour, Ag Aoussa m’a appelé. Il m’a dit qu’il avait transmis ma commission, que son destinataire avait accepté ma requête et qu’il voulait trouver une solution au problème. Le jour même de cet appel, Cheikh Ag Aoussa était pulvérisé dans sa voiture à Kidal. »

<strong>La Conférence d’Entente Nationale</strong>

Clôturée le dimanche 2 avril 2017 au Palais de la Culture ‘’Amadou Hampaté Ba’’ sous la présidence du chef de l’État Ibrahim Boubacar KEITA, la Conférence d’Entente Nationale, dans ses recommandations, a invité le Gouvernement à ouvrir le dialogue avec Iyad Ag Ghali, chef du groupe terroriste Ansar Eddine et son allié Amadou Kouffa. Une demande précédemment faite par l’opposant politique, Tiébilé DRAME, Président du PARENA et par Mahmoud DICKO, Président du Haut Conseil Islamique (HCI). Après une semaine de débats souvent houleux entre les participants représentants toutes les composantes la société malienne sur la paix, l’unité et la réconciliation nationale, les travaux de la Conférence d’Entente Nationale ont pris fin le dimanche 2 avril 2017 au Palais de la Culture ‘’Amadou Hampaté Ba’’.

Présidée par le chef de l’État, Ibrahim Boubacar KEITA,  la cérémonie de clôture a enregistré la présence effective des représentants des groupes signataires de l’Accord, la Plateforme et la CMA, ceux de la société civile, des partis politiques de la Majorité et de l’Opposition, du chef de file de la Médiation internationale.

Ainsi, après avoir débattu durant une semaine sur les problématiques de la paix, de l’unité et de la réconciliation nationale, la CEN a adopté des recommandations consignées dans un rapport général concluant l’ensemble des travaux. Rapport dans lequel, la CEN impute les causes profondes de la crise à la mauvaise gouvernance, au  clientélisme, à la corruption, au trafic de drogue et au manque de suivi de l’application des accords précédents.

Ainsi, dans ses recommandations, la CEN prône non seulement plus de transparence dans la gestion des affaires publiques, mais aussi a invité le Gouvernement à ouvrir le dialogue avec le chef du groupe terroriste Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali et son complice, Amadou Kouffa qui sème la terreur au Nord et au Centre du pays dans les régions de Mopti et Ségou.

Une recommandation qui, depuis longtemps, avait été souhaitée et publiquement exprimée Mahmoud DICKO, Président du Haut Conseil Islamique (HCI), qui a toujours estimé que la paix ne serait pas possible sans l’implication de Iyad Ag Ghali et de Amadou Kouffa.

<strong>L’intérêt affiché pour le dialogue</strong>

Les autorités nationales ne semblent plus être contre l’idée de traiter avec certains groupes terroristes, si cela peut contribuer à faire cesser les violences dans certaines régions du pays. Au cours d’une conférence animée en janvier 2020, le Haut représentant du Président Ibrahim Boubacar KEITA pour le Centre, Dioncounda TRAORE, a révélé avoir mandaté, il y a quatre mois, des personnes pour prendre attache avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, chefs respectifs du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GISM) et de la katiba du Macina. Devant l’absence de retour, le Haut représentant du Président pour les régions du Centre a indiqué avoir décidé, il y a quelques semaines, d’envoyer de nouveaux émissaires.

Pour justifier une telle initiative, Dioncounda TRAORE a rappelé que sa mission consiste à  «faciliter les échanges intra-communautaires et mettre en œuvre une stratégie globale axée sur la protection des civils et la réduction des violences intercommunautaires au centre du Mali». «Nous sommes prêts à lancer les passerelles pour dialoguer avec tout le monde. (…) Tout conflit se termine par un dialogue. Il faut, à un moment donné, s’asseoir autour d’une table et discuter. Alors, si on peut préserver des vies humaines et éviter des violences gratuites, pourquoi pas ? On essaye le dialogue avec tout le monde sans exclusion», a insisté M. TRAORE, ajoutant : «personnellement, j’ai envoyé des émissaires en direction de Koufa et Iyad pour leur dire que je suis disposé à discuter avec eux.»

Les participants au dialogue national inclusif organisé par le Président Ibrahim Boubacar KEITA, en décembre dernier, avaient recommandé de sonder Amadou Koufa et Iyad Ag Ghaly.

Finalement, c’est le Président IBK, lui-même, qui juge que lutte antiterriste et dialogue avec les chefs jihadistes ne sont pas antonymes.

Un changement radical de position quand on sait que les autorités nationales refusaient jusque-là, du moins officiellement, tout dialogue avec les terroristes, même si officieusement, des tentatives de médiation avaient toutefois été engagées par le passé.

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<strong>RASSEMBLES PAR</strong>

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ABDOULAYE  OUATTARA]]> </content:encoded>
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<title>L’allergie générale à la Bouboumicyne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lallergie-generale-a-la-bouboumicyne-2859459.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 14:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’épidémie au Mali, ce n’est pas du coronavirus ; mais celle des syndicats. Dans cette cohue, le Syndicat National de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF) menace d’observer une Grève de 72 heures pour compter du Lundi 17 Février à 00H au le mercredi 19 Février à 00H. La pétulance est également perceptible du côté du Syndicat National des Travailleurs des Collectivités Territoriales (SYNTRACT) qui prévoit d’observer un mot d’ordre de grève de 5 jours, à partir du 24 février prochain ; les Comités syndicaux de la DAF, des DRH, des CPS, des DFM de la Primature et des départements ministériels projettent d’observer une grève de 19 jours, soit du 2 mars 2020 à 7 h 30 au vendredi 20 mars à 18 heures pour reprendre le travail le lundi 23 mars 2020 à 7 h 30.

La souche la plus résistante de cette turlutaine syndicale est le Collectif des Syndicats de l’éducation signataire du 15 Octobre 2016 qui exigent l’application ‘’immédiate’’ de l’article 39 de la loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spécialisée par le Gouvernement.

La seule thérapie connue jusque-là est la Bouboumicyne qui se décline en deux révulsifs : le recrutement de 15 300 enseignants volontaires pour pallier l’absence des enseignants grévistes ; l’octroi d’un indice plafond de 1100 en 2020 et de 1200 en 2021. Telle est la dose absorbable, en raison de la situation sécuritaire et financière du pays, le nombre pléthorique des enseignants.

La réaction allergique du patient est : « on ne négocie pas une loi ; les questions sécuritaires, financières et l’effectif des enseignants ne pourront être des arguments en faveur de la non-application d’une loi ».

Pour les enseignants, la loi doit impérativement s’appliquer sans filtre.

Dans ce kaléidoscope revendicatif, le chef du Gouvernement de large ouverture est dans un corner et la Bouboumicyne provoque une allergie générale.

Pourtant, 3 corps bénéficient de la majoration de l’UNTM :

Statut du personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire et spécial, article 39 : ‘’toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale’’.

Statut du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, article 59 : ‘’toute revalorisation des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique d’office à celle du personnel enseignant de l’enseignement supérieur’’.

Statut de la magistrature, article 62 : ‘’toute revalorisation des rémunérations des fonctionnaires en application de l’ordonnance n° 77-71/CMLN du 26 décembre 1977 s’applique d’office à celles des magistrats’’.

Ainsi, après bilan, c’est soit le Professeur en médecine qui revoit la copie de sa prescription, soit ce sont les patients qui se résolvent à accepter un traitement longue durée (2020 et 2021). Dans tous les cas, il faut stopper l’hémorragie qui ‘’anémise’’ nos enfants. Pour cela, les travaux en laboratoire ne donnent pas de signes encourageants de nouvelles molécules.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Un ajustement sémantique et opérationnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/un-ajustement-semantique-et-operationnel-2859107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 08:17:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Point besoin de recourir à un décompte macabre pour convaincre de l’horreur que vit notre pays du fait de psychopathes obscurantistes aux motivations obscures. Le Mali a saigné et saigne encore ; les Maliens ont pleuré et pleurent toujours. La souffrance est ineffable. La consolation néanmoins dans cette situation cataclysmique, c’est la mobilisation exceptionnelle de la Communauté internationale au chevet du Mali.</strong>

Mais, une mise à jour du logiciel s’impose autant du point de vue de la sémantique que de l’opérationnel.

Le soutien international apporté au Mali se manifeste sous la forme de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il se trouve que la stabilisation qui a, entre autres, comme synonymes l’affermissement, le raffermissement ne s’avère pas congruent avec le cas de figure qui est le nôtre ; d’autant plus qu’on est censé raffermir quelque chose qui est, d’une certaine manière, déjà solide. Or, il n’y a quasiment plus rien de solide au Mali. L’État est illico presto remplacé par les jihadistes dans les zones qu’il déserte quand ils ne le contraignent pas à calter ; dans la même République deux lois font la cavalcade (les textes de la République et la Charia) et sont appliqués, selon les localités, aux citoyens ; sur le même territoire, l’État lève l’impôt autant que les jihadistes ; la justice dans le même pays est distribuée aussi bien par l’État que par les jihadistes. Ce tableau apocalyptique justifie amplement un ajustement sémantique par un remplacement de ‘’stabilisation’’ par ‘’imposition’’. Ce qu’il faut imposer, c’est la sécurité et la paix suivra comme corollaire.

Il faut également un ajustement opérationnel du mandat de la MINUSMA, parce que quoique devenu fort au terme de la résolution 2480 (2019), ses effectifs sont restés au même niveau (au maximum 13 289 militaires et 1 920 policiers). Faute d’effectifs suffisants, le front de Tombouctou est dégarni au profit du Centre devenu une nouvelle zone de déploiement. Conséquence. La Mission onusienne n’est pas plus performante à Tombouctou qu’elle ne l’est au Centre en raison d’un éparpillement improductif des hommes, mais également des moyens matériels qui sont tout autant limités. Dès lors, l’ajustement à opérer, c’est plus d’hommes, davantage de moyens matériels et une meilleure couverture des zones méphitiques par les hordes de séides.

L’ajustement apodictique à opérer devrait également et surtout se faire contre la montée des populismes, la défiance généralisée envers les forces étrangères, le dégagisme et la pratique désinvolte d’un cynisme sans horizon qui sont nourris par une franche de la population. Nous comptons d’abord sur nos FAMa. Il n’y a pas matière à chipoter là-dessus. Mais, le soutien de pays amis dans la riflette mondiale contre le terrorisme, nous ne saurons le décliner au nom d’un chauvinisme ébouleux et fantaisiste.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Négociation avec Iyad et Koufa: le pouvoir slalome et déconcerte, IBK a&#45;t&#45;il scellé le sort de Tiébilé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/negociation-avec-iyad-et-koufa-le-pouvoir-slalome-et-deconcerte-ibk-a-t-il-scelle-le-sort-de-tiebile%25e2%2580%2589-2859101.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 08:14:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À propos du dialogue avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa, s’il y a une constance au sein des assemblées populaires, le pouvoir lui slalome et désarçonne entre le discours servi pour la consommation nationale et celui servi à la communauté internationale qui proscrit tout dialogue avec les jihadistes. Dans cet embrouillamini, la sortie du Président IBK sur RFI et France 24 qui en rajoute à la pétaudière n’en est pas moins un camouflet pour le ministre des Affaires étrangères apparu sur ce coup plus royaliste que le roi.

La position officielle du Mali, jusque-là soutenue par le Président IBK était d’une clarté absolue : pas de dialogue avec le jihadistes.

Mais cette posture rigoriste a été infléchies par des recommandations fortes de la Conférence d’Entente Nationale (CEN) 27 mars au 2 avril 2017 : « ’négocier avec les belligérants du centre, en l’occurrence Ahmadou Kouffa tout en préservant le caractère laïc de l’État ; négocier avec les extrémistes religieux du nord, en l’occurrence Iyad Ag Ghali »’.

Dans la même dynamique, parmi les actions prioritaires au titre de la Paix, sécurité et cohésion sociale (Thématique N° 1), du Dialogue National Inclusif, du 14 au 22 décembre, il a été retenu, à court terme de : « engager le dialogue avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali pour ramener la paix au Mali ».

Lors de la clôture du Dialogue National Inclusif, le Président IBK avait assuré : « j’ai promis de faire tout ce qui me sera possible pour que les recommandations issues des travaux délégués soient appliquées ». Or, engager le dialogue avec Iyad et Kouffa fait partie des recommandations de ce DNI. Il était dès lors conditionné par sa parole donnée à laquelle il accorde beaucoup de prix.

À sa suite, le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre (HRPRRC), le Pr Dioncounda TRAORE, ancien Président de la Transition, en termes d’actions à mener, se dit prêt à lancer les passerelles du dialogue avec tout le monde, d’autant plus que tout conflit se termine par ce dialogue. « Si le dialogue peut permettre de préserver des vies, pourquoi pas ? »

Le 30 janvier dernier, en rencontrant les membres du corps diplomatique, il a remis le couvert : « le dialogue ne sera pas écarté à priori. Il est fortement probable qu’une action militaire concertée et vigoureuse sera nécessaire (ne serait-ce que pour convaincre ces jihadistes de l’utilité de se parler avant de s’entretuer. Car même une seule vie épargnée compte ».

Entre les deux sorties du HRPRRC, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiebilé DRAME, lors de sa présentation des vœux de Nouvel An au monde de la presse nationale et internationale, aux attachés des missions diplomatiques, interrogé sur un dialogue possible avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa, prend le contre-pied du HRPRRC. Il déclare sans coup férir : « ’au moment où je vous parle, l’État malien n’envisage pas une négociation quelconque avec les gens de la brousse (Iyad et Kouffa) »’ ; « ’les propos du Haut Représentant pour le Centre, Pr Dioncounda TRAORE, n’engagent que lui et non le Gouvernement du Mali »’. C’est le comble du zigzag de la position officielle du Mali sur le dialogue avec les deux chefs jihadistes.

Mais l’on n’était pas au bout de nos surprises puisque c’est le Président de la République lui-même qui en rajoute une couche dans une interview accordée à France 24 et RFI. Désormais, il ne jette plus l’anathème sur le dialogue avec Iyad et Kouffa qui est l’émanation d’une volonté populaire exprimée autant par la CEN que par le DNI. En clair, le Président IBK désavoue son chef de la diplomatie qui n’est pas censé tenir un discours différent du sien. Par la même occasion, il affermit le HRPRRC dans sa démarche. Question : le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiebilé DRAME, va-t-il rendre le tablier ? Serait-il l’agneau sacrifié sur l’autel du double langage diplomatique ? Ce serait la logique. Mais, au regard des péripéties qui ont prévalu à son entrée dans le Gouvernement, difficile de gager sur une telle éventualité. Par-dessus tout, il ne faut pas perdre de vue que la culture de la démission (surtout par ces temps de vache maigre) n’est pas la denrée la mieux partagée.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kidal: les dessous d’un déploiement encore manqué pour les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-dessous-dun-deploiement-encore-manque-pour-les-fama-2858302.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 12:38:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans grande surprise Kidal, le départ du Bataillon de la nouvelle armée reconstituée de Gao à Kidal fixé à ce 1er février est reporté sine die. Quels sont les dessous de ce rendez-vous manqué avec l’histoire ?

L’Armée confirme ce report sans en faire tout un pataquès. « Ils ne sont pas encore à Kidal, mais la préparation se poursuit activement. On doit faire l’économie du niveau de cette préparation, mais ils seront incessamment à Kidal », fait savoir le colonel-major Diarran KONE, Directeur de la Direction de l’Information et de Relations Publiques des Armées (DIRPA) à propos du Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal.

Pourtant, certaines informations communiquées, à la faveur de la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) qui s’est tenue le 24 janvier 2020, à Bamako, dont l’un des points à l’ordre du jour portait sur le Plan de redéploiement détaillé du Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal, présageaient un report. Il y avait des blocages objectifs irréfragables. La situation présentée par le Coordinateur du MOC, lors de la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS), était prémonitoire d’un report du redéploiement des éléments de la nouvelle armée reconstituée à Kidal. En effet, sur 60 engins annoncés, seulement 23 Kia (véhicules) étaient en place à Gao. Si tous les éléments ont été dotés d’un gilet et d’un casque lourd, les besoins en habillement et couchage restaient insatisfaits. Il en était de même des matériels optiques, de transmission, d’EOD et des matériels spécifiques qui ont fait l’objet d’une demande adressée aux autorités.

Selon le MOC, le Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal n’avait toujours pas reçu la dotation de carburant pour le déplacement de Kidal. Donc, les FDS-R étaient clairement au pain menu.

Bien sûr, l’état-major général des armées du Mali voit autrement le tableau. Répondant à l’interpellation du président de la CTS à la suite de la présentation de la coordination du MOC, le représentant du CEMGA soutient, en ce qui concerne les moyens roulants que tous les conducteurs ont déjà été transportés sur le site et que les véhicules KIA sont déjà dotés d’équipements de transmission.

« Concernant l’armement collectif, des armes neuves ont été ‘’réalisées’’ par le Gouvernement malien et ont déjà été attribuées au Bataillon. De plus, tous les éléments du Bataillon ont été dotés d’équipements individuels » rétorque-t-il.

L’on notera aisément que le représentant du CEMGA a eu tendance à éluder les vraies questions. Par exemple, il ne dit pas que les 60 engins annoncés sont bel et bien sur place à Gao, mais qu’ils sont dotés de matériels de transmission. Il fait totalement l’impasse sur la dotation de carburant pour le déplacement de Kidal. C’est cet imbroglio que la MINUSMA a tenté, lors de son traditionnel point de presse du 16 janvier dernier, d’emmitoufler dans un échafaudage diplomatique : ‘’l’état-major des armées et les mouvements ont beaucoup travaillé avec nous sur ce plan de redéploiement de ces premières unités. Nous soutenons l’état-major général. Une partie de ces éléments sont déjà à Gao. L’état-major doit finaliser toutes ces étapes et les redéployer’’. C’est clair que tout n’est pas que strass et paillettes. Il serait d’ailleurs une vue de l’esprit de se faire une telle représentation dans un contexte de défiance et de méfiance des parties les unes envers les autres.

Outre la question des moyens, les effectifs annoncés ne sont pas non plus complets. Ainsi, alors qu’un total de 428 éléments des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées sont redéployés à Kidal, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR), 91 éléments formés manquent à l’appel, constate la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) qui s’est tenue le 24 janvier dernier, dans la capitale. Où sont-ils passés ? Quelle réaction de la hiérarchie militaire ?

Le Coordinateur du MOC a dévoilé la clé de répartition suivante des éléments redéployés à Kidal ce 1er février, selon le chronogramme adopté : FAMa : 176 éléments, 0 absent, dont 28 éléments de soutien (Génie, santé, Trans, GATA, et Prévôté) ; CMA : 116 éléments, 47 absents ; Plateforme : 127 éléments, 44 absents ; inclusivité : 9 éléments, 0 absent. Soit un effectif total de 428 éléments, sur lequel 91 éléments manquent à l’appel.

Réponse du Président de la CTS : ‘’pour parvenir à une bonne inclusion, les effectifs des Bataillons devraient être revus et corrigés’’. ‘’Il s’agira donc pour les absents de préciser leur situation pour permettre si nécessaire de procéder à des remplacements’’. Une solution plus facile à énoncer qu’à appliquer puisqu’autant la CMA et la Plateforme dénoncent le non-respect de la règle du 1/3 prévue par l’accord. De plus, la CMA a déclaré que le principe d’attribution du commandement n’avait pas été respecté et cela pourrait être constaté au niveau des compagnies.

In fine, il existe encore des cohérences à établir. Ceci expliquant cela, le Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal (ce qui peut être considéré comme tel), peut ronger son frein à Gao. En attendant ‘’le feu vert de la hiérarchie’’ pour l’effectivité du redéploiement à Kidal.

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise scolaire: le problème Boubou ou Boubou le problème</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-le-probleme-boubou-ou-boubou-le-probleme-2858158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 10:46:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après un mois de bras de fer, le Gouvernement et les Syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 s’enlisent dans le bourbier scolaire. Derrière les fausses déclarations de bonne volonté, l’angoisse est perceptible de part et d’autre. Si les syndicats se disent toujours disposés au dialogue, les marges de manœuvre se trouvent fortement réduites par leur propre stratégie jusqu’au-boutiste : l’application immédiate de l’article 39 ou rien, ou du moins la démission du Premier ministre. Il s’agit là d’un trapèze syndical sans filet qui, dans un contexte de conjoncture financière difficile, peut avoir de fâcheuses conséquences sur leur crédit de leaders syndicaux.

En effet se focalisant sur la personne du Premier ministre (« le problème c’est Boubou »), il est vraiment celui qui a le malheur, dans cette conjoncture sociale, d’être aussi ministre de l’Économie et des finances, les syndicats signataires du 15 octobre 2016 déplacent et personnalisent outrancièrement la question. La question est : Boubou est-il le problème ?

La réponse interpellative serait : un autre Premier ministre pourrait-il accorder ce que Boubou CISSE a du mal aujourd’hui à mobiliser ? L’état des finances publiques dans un contexte qui va s’empirant de guerre ouverte contre le terrorisme devrait inciter à plus de circonspection. Tous autres que les enseignants, après ce douloureux épisode, souhaiteraient récolter des faux engagements de la part d’un gouvernement pris à la gorge par l’incompressibilité des urgences et l’absence des matelas de réserves. Le problème ce n’est pas, à notre avis, Boubou, mais les possibilités de l’État qui aujourd’hui ne peut supporter la pression sociale. Donc, sur la question, il n’y a pas de problème Boubou, parce que Boubou n’est pas le problème.

Par contre, il y a bien un problème : c’est celui que Boubou a. Le Premier ministre Boubou CISSE a effectivement un problème, et un bien gros problème, c’est celui de l’incompétence et l’insouciance de ceux qui le conseillent sur ce dossier. En ramenant toute la revendication des enseignants relevant du statut particulier secondaire, du primaire et de l’éducation spécialisée à une vile appétence intransigeante (ils veulent le beurre et l’argent du beurre), les conseillers du Premier ministre se sont plantés et l’ont conduit à des sorties insoutenables. L’argumentaire tiré du compris avec l’UNTM pourrait donner à sourire pour qui connaît un peu l’histoire du fameux article 39. Et le ministre du Dialogue social fait une belle boulette quand il affirme que cet article était une erreur. Ses collègues ne font pas mieux quand ils brandissent un plan B pour sauver l’année scolaire sans les enseignants. Ça, c’est un problème pour Boubou. Parce que la mise en œuvre d’un plan B entache la volonté et la sincérité du Gouvernement de parvenir à un accord avec les syndicats.

C’est affligeant pour la fierté nationale de voir les ministres de la République recadrés sur les ignorances des lois régissant leurs secteurs. L’article 39 dont les enseignants exigent l’application aujourd’hui n’est ni une erreur ni une hérésie ! Il fait partie d’une jurisprudence syndicale encore en cours, en tout cas dans le même secteur. Les ministres de l’Éducation nationale et du Dialogue, professeurs d’université ne peuvent, sauf mauvaise foi, feindre d’oublier qu’ils ont bénéficié des avantages de l’article 59 de leur statut qui sont textuellement la même chose que l’article 59 de leurs collègues d’en bas.

L’article 59 de la loi 98-067 AN RM, sur le statut du personnel enseignant de l’enseignement supérieur dit clairement: ‘’toute revalorisation des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique d’office à celle du personnel enseignant de l’enseignement supérieur’’. Que ses « conseilleurs » et les ministres de la République l’ignorent, c’est un gros problème pour Boubou CISSE. En effet, comment appliquer la loi si on l’ignore !

Le problème de Boubou  CISSE c’est qu’il est pris en otage et victime un environnement de situationnistes incompétents et de mandarins usés, tous aussi voraces que déloyaux. Sinon, comment des technocrates dits chevronnés et des experts en Com peuvent-ils laisser le chef du Gouvernement communiquer deux chiffres (52 milliards et 58 milliards) sur la même incidence financière ? Le samedi 25 janvier recevant les partenaires de l’école, le Premier ministre annonce 52 milliards, et le mercredi, à Tombouctou, il annonce 58 milliards et poussières. Ne pas expliquer l’écart fragilise et met en doute la parole du Premier ministre et du Gouvernement.

Comme on le voit, cette crise scolaire est un succédané de ratés, de bourdes, d’approximations et de contradictions, pour ne pas dire d’incompétences, sur lesquels les syndicats signataires du 15 octobre 2016 peuvent se fonder légitimement pour dire que le Gouvernement ne joue pas franc jeu.

Il y a problème. Boubou n’est pas le problème, au contraire il a un problème sinon des problèmes qu’il doit résoudre avec les enseignants en mettant à la touche ces « conseilleurs » qui ont déjà fait trop de mal à l’école et à la nation.

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’urgence d’une trêve patriotique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lurgence-dune-treve-patriotique-2858143.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 10:43:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bateau-Mali tangue, dangereusement. Il est loin d’une exagération de style que de dire que le pays est en situation d’état urgence sur tous les plans. L’alerte sécuritaire a franchi tous les seuils de tolérance, le thermomètre social s’affole dans un contexte de conjoncture financière exacerbée par la corruption et la mauvaise gouvernance.

La multiplication des attaques terroristes, de plus en plus meurtrières, a obligé le Gouvernement à appeler à renforcer le soutien aux FAMa dans leur mission sacrée de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations, mais aussi à l’indispensable remobilisation pour assurer la survie de la mère patrie.

Face à la revendication légale et légitime des enseignants, l’État, très mal conseillé, est ballotté entre sa volonté constitutionnelle d’assurer l’éducation à ses enfants pour baliser la voie du progrès et du futur et l’insoluble équation de la rareté de ses ressources. Son appel, pour un temps maladroit, reste inaudible dans un monde enseignant où les susceptibilités et l’orgueil blessé sont en passe de pervertir une lutte syndicale dont nul ne peut contester les fondements.

Au même moment, à Bamako, en voie de devenir un Far West sous-régional, d’autres syndicats (santé et transports) déterrent la hache de guerre. La convocation du Collège électoral pour suppléer à la vacance parlementaire libère tous les démons politiques et alter politiques. Les groupes armés en profitent pour se livrer à leur jeu favori, le chantage, tandis que l’Opposition y voit une occasion de faire une pression supplémentaire. En attendant que sortent les femmes et les jeunes du bois.

Le contexte de guerre et la situation politico-sociale que personne n’ignore aujourd’hui commandent de la part de chacun et de l’État de gros efforts d’apaisement et de sacrifices incompressibles. Pour préserver le Mali, il faut penser Mali et agir Mali. En effet, pour sauver ce Mali, la case commune, il faut aller au-delà des discours et de la bonne volonté affichée. Faute de prendre langue avec les djihadistes maliens, il nous faut nécessairement parvenir à une trêve au moins sur le plan politique et social.

Il ne s’agit pas là d’une pirouette pour geler, pour mettre à l’encan les revendications et les processus en cours, ni même un stratagème pour sauver le régime, mais d’une paix patriotique pour s’accorder sur l’essentiel et faire face ensemble à l’urgence. Au cours de cette trêve patriotique, il sera du devoir de l’État de réévaluer (et non remettre en cause), avec les acteurs politiques et sociaux, ce qui est faisable, ce qui ne l’est pas, afin de les réaliser dans un chronogramme convenu. Cette pause patriotique ne devrait entraîner aucun bavardage inutile sur les acquis politiques et sociaux.

Sortons des logiques de petits groupes pour s’arrêter un sur la direction dangereuse que prend notre pays. Il en va de notre honneur à tous et du salut pour notre pays.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Dialogue avec Iyad et Kouffa : Contradictions au sommet de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/dialogue-avec-iyad-et-kouffa-contradictions-au-sommet-de-letat-2857406.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 13:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Tiebilé DRAME, a présenté hier ses vœux au monde de la presse nationale et internationale, aux attachés des missions diplomatiques autour des recommandations du DNI, des décisions du CSA, des conclusions du sommet de PAU et la conférence des pays voisins sur la Libye. Interrogé sur les passerelles de négociations lancées par le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre à l’endroit de Iyad Ag GHALY et Amadou Kouffa, sa réponse est des plus stupéfiantes</strong>.</em>

&nbsp;

Tout part de la conférence de presse animée par le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre, le Professeur Dioncounda TRAORE, ancien Président de la Transition, la première d’ailleurs qu’il organisait depuis sa nomination. À l’occasion, il s’est dit prêt à lancer les passerelles du dialogue avec tout le monde, d’autant plus que tout conflit se termine par ce dialogue. Il a renchéri « si le dialogue peut permettre de préserver des vies, pourquoi pas ? » Aussi, a-t-il révélé qu’il a envoyé des émissaires en direction de KOUFFA et de Iyad Ag GHALY pour exprimer sa disponibilité à dialoguer avec eux, convaincu qu’il est qu’il faut au moins leur donner l’occasion de dire ce qu’ils pensent.

Invité à commenter cette démarche du Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre, le chef de la diplomatie malienne ne s’est point encombré de fioritures : ‘’au moment où je vous parle, l’État malien n’envisage pas une négociation quelconque avec les gens de la brousse (Iyad et Kouffa)’’ ; ‘’les propos du Haut Représentant pour le Centre, Pr Dioncounda TRAORE, n’engagent que lui et non le Gouvernement du Mali’’.

C’est sidérant, une telle contradiction à des niveaux aussi élevés au moment où toutes les pistes sont explorées pour sortir le pays de la griffe d’aventuriers barbares.

Par rapport à la première déclaration, le diplomate en chef concède qu’il est de ceux qui ont prôné le dialogue avec les jihadistes maliens. C’était au plus fort de l’Opposition. Devenu ministre des Affaires étrangères, donc membre du gouvernement, son regard a changé et coïncide avec celui du Gouvernement qui est : pas de dialogue avec les jahadistes, une position qui, sans se voiler la face, n’est qu’un alignement sur des principes internationaux. Ainsi, le dialogue avec les jihadistes n’est pas dans le schéma actuel du Gouvernement de la République du Mali. Dieu grand bien lui fasse.

Quant à la seconde affirmation, qui relève d’un radicalisme inaccoutumé surtout de la part d’un diplomate, l’on est en droit de  s’interroger : Tiébilé réagit-il à l’ancien Président de la Transition dont la main tendue a été toujours été sincère pour le retour de la paix dans le pays ou au Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre.

S’il peut exister une confusion à son niveau, à ce sujet, pour l’opinion, ce qui est d’actualité, ce sont les propos du Professeur Dioncounda, Haut Représentant du Président de la République et cela appelle nécessairement à des commentaires.

C’est en effet un astigmatisme que de soutenir que ce que dit le Professeur Dioncounda n’engage que lui, parce que, c’est suivant le Décret N°2019-0586/P-RM du 31 juillet 2019 que le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre a été institué. À ce titre, il est en phase avec le Président de la République. Prétendre que ce qu’il dit n’engagement pas le Gouvernement de la République du Mali, mais le Gouvernement dépend du Président de la République dont le Haut Représentant est le lieu-tenant.

Autant dire que même si le Professeur Dioncounda réussissait à trouver un canal de négociation avec ‘’les gens de la brousse’’, cela n’engagerait quand même que lui, non le Gouvernement. Une situation autant ubuesque qu’affligeante qui cache mal une ‘’sectarisation’’ des différents intervenants à l’atteinte d’un seul et même objectif : la paix dans les Régions du Centre.

L’on est catastrophé par les propos du chef de la diplomatie qui semble amnésique sur le fait que la démarche d’un dialogue avec les islamistes, des recommandations fortes de la Conférence d’Entente Nationale (CEN) 27 mars au 2 avril 2017 : ‘’négocier avec les belligérants du centre, en l’occurrence Ahmadou Kouffa tout en préservant le caractère laïc de l’État ; négocier avec les extrémistes religieux du nord, en l’occurrence Iyad Ag Ghali’’. C’est le peuple souverain du Mali, représenté en ces différentes composantes qui a décidé qu’il faille dialoguer avec les ‘’pestiférés’’. Cette décision s’impose au Gouvernement qui est l’émanation du choix d’un Président lui-même émanation du choix du peuple.

Mieux, parmi les actions prioritaires au titre de la Paix, sécurité et cohésion sociale (Thématique N°1), du Dialogue National Inclusif, du 14 au 22 décembre, il a été retenu, à court terme de : « engager le dialogue avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali pour ramener la paix au Mali ».

L’initiative du Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre a bel et bien une légitimité populaire et à ce qu’on sache, la souveraineté appartient au peuple (Cf : article 26 de la Constitution : ‘’la souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’).

Outre la légitimité populaire et la légalité constitutionnelle, il y a l’engagement personnel du Président de la République sur les recommandations du DNI qui accrédite la démarche du Professeur Dioncounda TRAORE. En effet, lors de la clôture du Dialogue National Inclusif, il a assuré : « j’ai promis de faire tout ce qui me sera possible pour que les recommandations issues des travaux délégués soient appliquées ». Or, engager le dialogue avec Iyad et Kouffa fait partie des<strong> recommandations de ce DNI. Alors qui agit pour son propre compte ?</strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre le terrorisme et crise scolaire: Boubou Cissé est&#45;il défendable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lutte-contre-le-terrorisme-et-crise-scolaire-boubou-cisse-est-il-defendable-2857221.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 09:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’ignominieuse attaque contre le poste de gendarmerie de Sokolo, l’angoissante question qui revient sur toutes les lèvres est : à quand la fin du bain de sang… ? «Comment s’en sortir ?» Avec 40 morts, 14 blessés (sans prise en compte des disparus) et d’importantes quantités de matériel entre les mains des terroristes, la question sécuritaire inquiète suscite débat et controverse tout comme l’épineuse équation scolaire. Si le soutien aux forces armées et de sécurité semble faire consensus, l’opinion nationale est largement divisée quant au management de la guerre contre les terroristes par le régime très fortement contesté sur son bras de fer avec les enseignants. Sur ces épineuses questions, le régime est-il défendable ou blâmable ?

Ce dimanche 26 janvier 2020, le poste des forces de défense et de sécurité du Mali à Sokolo (Gendarmerie) a été attaqué aux environs de 6 heures du matin par des djihadistes venus à motos. Le bilan officiel communiqué par la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA) est de 20 morts et 5 blessés. C’est le plus lourd bilan humain enregistré depuis Indelimane, en tout cas le plus lourd depuis le début de cette année 2020.

Dans un casting devenu presque coutumier, le Gouvernement a fait un laconique communiqué pour condamner l’attaque, présenter ses condoléances et renouveler son soutien à l’Armée. Au même moment, le Chef suprême des armées réunit une session extraordinaire du Conseil supérieur de défense et de sécurité. L’Armée rend hommage aux victimes tombées sur le champ de l’honneur, on enterre les morts… En attendant la prochaine attaque.

Aucun hommage national, aucun deuil national pour ces « dignes fils» du pays qui ailleurs auraient été célébrés en héros en hommage à leur sacrifice pour la Patrie. Qui ne se souvient de l’hommage aux 13 soldats français morts dans notre pays auquel notre Président a pris part. Ici, 20 soldats meurent presque dans l’anonymat de la République… presque ingrate face à leur sacrifice.

Au même moment, la classe politique qui a la tête dans les magouilles législatives se retrouve en conclave dans son grin (Cadre de concertation des partis politiques) pour s’accorder sur les modalités de la distribution des sièges pour la prochaine législature. Ceux qui n’y sont pas se retrouvent à vociférer et baver à la Maison de la presse sur la « gestion catastrophique du régime ». Et le régime dans tout ça ?

Sourd, muet et insensible aux aspirations légitimes et aux angoisses du peuple, le régime est abonné absent au moment où le peuple dans la douleur et l’angoisse attend de sa part plus de compassion, d’attention et d’écoute ! Les Maliens ne peuvent comprendre qu’au lendemain du massacre de 20 soldats de l’armée malienne que le Premier ministre, Boubou CISSE, qui s’était promis à sa nomination d’être «un serviteur de l’État au service du peuple ; à l’écoute de ce peuple-là et toujours animé d’un profond désir qui serait celui de pouvoir répondre aux attentes et aux aspirations de ce peuple-là », ne puisse pas aménager son agenda pour se rendre à Sokolo comme il l’avait fait quand il y a eu l’attaque de Guiré ou de Ogossagou.

En choisissant de se rendre à Gao pour « une série de visites de différents chantiers entrepris par l’État en termes d’infrastructures et d’amélioration des conditions de vie de nos citoyens comme la relance de la construction de la route Sévaré-Gao, l’inauguration du système d’adduction d’eau, la visite du chantier de la salle de spectacle, de divers travaux urbains et de l’aérogare de Gao dont les travaux sont en cours de démarrage », ainsi que pour une rencontre avec les forces vives, plutôt qu’à Sokolo, le Premier ministre Boubou CISSE ne  donne-t-il pas raison à ceux qui pensent, comme Tiébilé DRAME, hier dans l’opposition, que le régime est enfermé dans l’autisme ?

Aux yeux de beaucoup de Maliens, y compris des partisans du régime, c’est aussi un très mauvais casting de la part de leur Premier ministre que d’allumer un brasier au front scolaire, à travers son initiative de recruter des volontaires pour remplacer des enseignants, au moment où l’insécurité ravage le pays y compris à Bamako où seuil d’alerte est largement dépassé. Si à la décharge du locataire de la Primature, on peut dire qu’il ne s’est jamais défini comme un messie et a toujours promis de «répondre aux attentes et aux aspirations de ce peuple-là. Et cela dans la limite de nos possibilités et surtout et toujours dans un langage de vérité », on peut clairement lire sa résolution quant à la gestion de la crise avec les enseignants.

En lançant son ultimatum de 15 jours, lors de l’ouverture de l’atelier sur les grandes orientations politiques sur la mise en œuvre des résolutions et recommandations du Dialogue National Inclusif, tenu au CICB ce 18 janvier, le Premier ministre avait pris le risque de radicaliser la position enseignante et de fermer la porte à toute négociation éventuelle. En élaguant ce délai et en le ramenant à 10 jours, avec le lancement comme annoncé du recrutement de 15.300 volontaires pour 6 mois, à travers le Centre national de promotion de volontariat du Mali (CNPV), Boubou CISSE, au-delà de la fermeté qu’il faut saluer, froisse beaucoup de certitudes et fait chanceler autant de convictions quant à sa clairvoyance et à sa volonté de parvenir à un compromis avec les grévistes. Si pour les enseignants le Rubicon est franchi, pour ceux qui suivent le dossier, il pourrait s’agir d’un coup de poker qui malheureusement pourrait aussi constituer un point de non-retour.

La question est : est-ce véritablement la solution ? Comment, en effet, le Gouvernement compte-t-il remplacer 62.000 par 15.300 et pour quelle qualité d’enseignement ? Le cumul des jours de grèves et le temps de recruter et de redéployer ces engagés volontaires à leurs postes, l’année scolaire prendra certainement la couleur que nul parent d’élèves ne souhaite. Faut-il payer ce prix pour satisfaire l’ambition de puissance et le désir de fermeté d’un Premier ministre quoiqu’assis à la confiance aveugle du Président IBK et adossé au soutien total et sans réserve de la Majorité présidentielle ?

Le Dr Boubou CISSE qui n’a pas que des ennemis au Mali, y compris parmi les enseignants, ne doit à aucun prix se laisser bercer par les chants des sirènes des situationnistes. Le déboulonnage de son prédécesseur doit lui servir de rétroviseur pour comprendre qu’à ce niveau de destin national, le discours pèse autant que les actes.

William Shakespeare a dit : ‘’en temps de paix, rien ne sied mieux que le calme, la modestie, l’humilité, mais que vienne la guerre alors prends exemple sur le tigre’’.  Mais la guerre que l’État mène ou devrait mener, ce n’est point contre les pauvres, mais dignes ‘’conducteurs de craie’’, mais bien contre les djihadistes et tous ceux qui attentent à la souveraineté de notre pays. Les crocs du Tigre c’est pour tous les voleurs et les magouilleurs qui ont mis à genoux notre pays en vidant honteusement les caisses de l’État, mais pas pour les inoffensifs maîtres d’école. Leur seul pouvoir, c’est : la craie et le papier (« lacraie mougou ni papier »).

Nul ne saurait valablement reprocher au Dr Boubou CISSE là où le destin l’a conduit de vouloir et de prétendre à la fermeté. En effet, et surtout dans un contexte de crise et de chienlit tel que vit notre pays, «pour gouverner, il faut faire preuve de fermeté et d’autorité », car «  ce n’est pas la popularité qui permet à un gouvernement de gouverner, c’est sa fermeté ». Mais, pour un Premier ministre de crise, la fermeté c’est quoi ? Elle est, selon François-Marie Arouet dit Voltaire ‘’l’exercice du courage de l’esprit : elle suppose une résolution éclairée’’. C’est en somme l’écoute de l’avis contraire.

L’homme d’État à la culture raffinée, le Dr Boubou CISSE devrait, pas plus que quiconque, savoir que le ‘’destin est joueur. Il nous met souvent dans la situation d’autrui, pour nous apprendre l’humilité’’. Or, l’humilité n’est pas humiliation. Au contraire, elle est l’antichambre et la mère de toutes les vertus. Elle n’est honte que pour celui qui a le dessein d’humilier.  Chez nous, au Mali, on dit : c’est celui qui a le pouvoir, le nanti, le Chef qu’on supplie. Boubou ka sabali ! Sabali te dion ya yé ! Mogo bissé ko la, i be i to to !

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<strong>LA REDACTION</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Quel avenir pour l’armée malienne après le sommet de PAU ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/quel-avenir-pour-larmee-malienne-apres-le-sommet-de-pau-2856704.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 23:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La fête de l’armée nationale du Mali prévue le 20 janvier, marque traditionnellement le départ du « dernier soldat français » du territoire malien le 20 janvier 1961. Cinquante-neuf ans après, la présence de l’armée française est réaffirmée et renforcée à la suite du sommet de Pau du 13 janvier 2020. Lisez ‘article de Boubacar S Traoré svp


La réussite de l’engagement de la France et de ses partenaires du G5 Sahel contre Groupes Armées Terroristes (GAT) dans le Sahel, dépend de l’évolution de la situation malienne.

Le pays constitue l’épicentre de la crise. Son vaste territoire peu contrôlé sert de base arrière à de nombreux groupes djihadistes, parmi lesquels se trouvent le Groupes de Soutien à l’Islam et aux Musulmans créé en 2017 et l’Etat Islamique au Grand Sahara créé peu de temps après.

Le pays a connu une grave crise institutionnelle en 2012, cela a particulièrement affecté son armée. L’affrontement entre les « bérets verts » et « les bérets rouges » suite au coup d’Etat conduit par le Capitaine Amadou Aya Sanogo (béret vert et devenu Général de corps d’armée) contre le Président Amadou Toumani Touré (béret rouge et Général d’armée à la retraite), a fragilisé l’armée malienne, qui ne possédait déjà plus aucun ressort opérationnel.

La fête de l’armée nationale du Mali prévue le 20 janvier, marque traditionnellement le départ du « dernier soldat français » du territoire malien le 20 janvier 1961. Cinquante-neuf ans après, la présence de l’armée française est réaffirmée et renforcée à la suite du sommet de Pau du 13 janvier 2020. En effet, la réunion de Pau fut l’occasion de faire un bilan d’étape de l’engagement français au Mali et dans le sahel, à travers l’Opération Barkhane déclenchée en août 2014, pour endiguer la menace terroriste.

L’armée malienne face à un avenir incertain

Les anciens officiers de l’armée malienne aiment à se rappeler du bon souvenir de la toute puissante armée nationale des années 70-80. Une armée qui fut créé en 1961 avec moins de 1500 militaires et qui a très rapidement gagné en puissance, grâce notamment à une bonne coopération avec l’URSS et ses Etats satellites. D’ailleurs, l’ambassade de l’URSS fut ouverte à Bamako, le 21 janvier 1961, soit le lendemain du départ officiel de l’armée française.

L’armée malienne ressemble actuellement à une armée débordée, sans stratégie et n’ayant pas de gouvernance stable (6 ministres de la défense en 6 ans). C’est une armée abonnée aux scandales et aux détournements. Le recrutement y est aléatoire et l’incompétence de certains officiers y est inquiétante.

Malgré les meilleures écoles de formation militaire (L’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, l’école d’état-major, l’école d’administration militaire, l’Ecole militaire inter armes, sans oublier les écoles de sous-officiers), l’armée malienne n’arrive pas à se redresser, ou même à présenter des signes encourageants.

Les statistiques internes ne sont pas maitrisées et malgré le déploiement d’officiers français et européens au sein des états-majors, la planification reste laborieuse.

Le pays n’arrive pas à mener les véritables réformes, le vote de la loi d’orientation et de programmation militaire, suivi de l’adoption de la loi portant sur le statut général des militaires n’ont produit aucun effet. D’ailleurs le ministre malien de la défense a indiqué qu’aucune de ces mesures ne pouvait être mise en œuvre faute de moyens financiers. Pourtant le déficit budgétaire de l’Etat fut systématiquement justifié par l’effort en direction de la reconstruction de l’armée.

Redresser l’armée ou assister à l’effondrement du Mali

De nombreux Etats ne se pressent pas pour venir en soutien à la France au Mali, car ils n’ont pas une véritable lisibilité de la situation, en plus, ces Etats ne font pas confiance aux autorités maliennes.

L’hypothèse d’un effondrement du Mali est de plus en plus évoquée dans les rencontres de haut niveau et beaucoup estiment que la France y perd son temps. Bref, le véritable problème du Mali est sa gouvernance actuelle qui n’arrive pas à présenter une posture favorisant une volonté redressement de la situation.

Le sommet de Pau est la dernière carte française, au Mali, il a été décidé de renforcer considérablement les capacités des Forces Armées Maliennes (FAMa). Il est prévu de mettre 400 militaires maliens avec les éléments de l’opération Barkhane pour effectuer des interventions dans le Liptako Gourma (zone des trois frontières). Il est également prévu que les FAMa prennent rapidement position dans la ville de Kidal (fief de la rébellion séparatiste touareg). L’armée y avait été chassée en 2014.

Les efforts de la France devront être soutenus par une offre politique nationale crédible et opérante.

Si rien ne change dans la gouvernance actuelle malienne, alors, il ne faudra pas s’attendre à un quelconque miracle, il y aura un désengagement des quelques partenaires présents avant celui du principal acteur étranger qu’est la France.

Le départ des français ne veut pas systématiquement dire l’arrivée de la Russie qui fait l’objet de sollicitation de la part du Groupe des Patriotes du Mali (GPM) créé en 2013 et qui revendique plusieurs milliers de personnes.

En effet, les russes ne prendront pas le risque de s’engager au sol dans un conflit sahélien aux contours flous. Il serait difficile pour elle de justifier la probable mort de soldats dans cette zone.

L’avenir de l’opération Barkhane dépend de la montée en puissance de l’armée malienne à travers une gouvernance de qualité.

Le Mali est pour l’instant loin de cette condition. Il faut espérer que le sommet de Pau puisse créer un électrochoc en faveur d’un nouveau départ privilégiant la confiance et la crédibilité.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le manque de cohérence d’une majorité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-manque-de-coherence-dune-majorite-2850784.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2019 09:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la tribune suivante partagée par Mahamadou Dianka, l’auteur pointe du doigt le changement d’attitude de ses compatriotes à l’égard de la France, d’abord saluée en sauveur, ensuite vouée aux gémonies. Et d’interpeller sur la responsabilité individuelle de chaque Malien. Lisez plutôt cette tribune très enrichissante.
<p style="font-style: inherit">Quand la raison prend la parole, cela donne ça. Lisez. De la cohérence.
Lorsqu’un peuple est tourné vers ses devoirs, il n’a ni le temps de la parole inutile ni le temps des incohérences. Pendant plusieurs années, personne n’a entendu les peuples d’Asie, qui portent aujourd’hui nos Etats africains. Ils étaient concentrés sur leurs devoirs.
Moi je me souviens de 2013, à l’époque où on avait la peur au ventre, à l’époque où on craignait que la capitale ne sombre dans le chaos. L’intervention française fut un soulagement et salué du nord au sud. Les convois bamakois qui s’apprêtaient à quitter le pays ont discrètement été déchargés. Dans les grins, les phrases commençaient par «Ni franci koun tè»…
Quelques années plus tard, cette formule a laissé la place à «franci dé nô do». Au motif que «Barkhane a été un échec», que «Barkhane n’a pas atteint ses objectifs» ou encore que «Barkhane soutien les terroristes», ou encore que Barkhane a interdit l’accès de Kidal aux militaires.
Mon frère, toi qui parles, quel est ton résultat dans le processus de paix, connais-tu les objectifs de Barkhane, connais-tu ceux de ton armée ? As-tu été en zone de conflit pour voir les véritables acteurs de terrain ? Es-tu au courant de l’existence de l’accord de Ouagadougou et d’Alger, prévoyant un déploiement progressif de l’armée et de l’administration ? Sais-tu qu’avant mai 2014, il y avait une administration en cours de déploiement dans la région de Kidal ? Sais-tu qu’il ne s’agit pas simplement de déployer une armée à Kidal, mais d’organiser son maintien dans le temps long ? Connais-tu ton pays ? Et les défis auxquels il est confronté? As-tu eu été à la tête d’une mission ? Connais-tu la géopolitique de la sous-région ? As-tu déjà proposé des solutions de sortie de crise ?
Si ce n’est pas ton cas, alors oui, tu fais partie de cette minorité à laquelle je fais allusion, car moi je fais partie de cette majorité de Maliens qui porte en lui une colère légitime, contre la présence des forces étrangères, car nous n’avons pas assez travaillé, car nous aurions pu faire largement mieux. Je fais partie de cette majorité de Maliens, qui n’a pas un comportement incohérent. Je ne suis pas celui qui va détester un pays dans les propos tout en cherchant en m’y rendre coûte que coûte. Je fais partie de cette majorité, qui connaît son pays et les défis auxquels il est confronté, j’ai le souci des conséquences. Je fais partie de cette majorité de Maliens, qui ne se limite pas au seul cercle bamakois, mais qui a conscience des tragédies vécues par la majorité des Maliens. Je fais enfin partie de cette majorité de Maliens qui se bat pour que son armée soit prête, en conseillant au français des pistes pour son renforcement, notamment la responsabilisation des instructeurs locaux.
Une conclusion, nom frère, rejoins la majorité, en t’inscrivant dans la cohérence, en travaillant discrètement au renforcement des capacités ne serait-ce que dans ton quartier, en faisant en sorte que la paix soit possible. En évitant de tenir un discours loin de la réalité, car si tu étais capable, de jeunes Français ne seraient pas venus pour toi.
Un point de convergence quand même, j’ai beaucoup de critiques à faire contre la politique française en Afrique, mais ma différence, avec toi, c’est que je fais la part des choses.
Nous sommes majoritaires, dans l’exigence de plus de transparence et de communication, tout en gardant à l’esprit la nécessité de la présence de Barkhane, le temps de reconstruire une armée malienne efficace.
Fraternellement</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mohamed Ag Assory :</strong>
Rares sont ceux qui analysent à froid sans être distraits. Bravo monsieur Traore. A chaque fois qu’on est proche de la solution, on vient nous distraire avec des théories à deux sous.
Mohamed Idoual Freeman :
Walaye on dirait qu’il est dans ma tête. J’ajoute toute société qui refuse de se faire face, est perverse par essence. Cette dernière trouvera toujours un souffre-douleur à ses propres travers. La vérité est que beaucoup de Maliens sont des pervers, sinon rien n’empêche personne de bien analyser les choses. Rejeter la faute sur les autres, c’est ça notre sport favori depuis tout petit.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Boubacar Salif :</strong>
Traore Mohamed Ag Assory, Mohamed Idoual Freeman, nous devons continuer notre engagement vers la paix. Le processus est compliqué par certains de nos compatriotes qui sont éloignés des vrais enjeux, dans le but de satisfaire des intérêts strictement personnels à travers la manipulation. Merci à vous !</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mahamadou Dianka :</strong>
Boubacar Salif Traore, l’erreur d’appréciation est une conséquence de notre faillite. Elle est intervenue quand on était à terre en 2013. Ce qui ne veut pas dire aussi que la France est exempte de tout reproche.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mohamed Idoual Freeman :</strong>
Boubacar Salif Traore, ils comprendront que dire ça ne fait de personne un collabo, merci bien.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Boubacar Salif Traore:</strong>
C’est vrai, il y a une réelle nécessité pour nous de nous placer au-dessus et de réconcilier le Malien avec lui-même, car beaucoup sont perdus. Mahamadou Dianka, absolument d’accord avec toi !
<strong>Mohamed Idoual Freeman :</strong>
Mahamadou Dianka pour eux, c’est un complot contre le saint peuple malien qui n’a rien fait. Assumons nos fautes.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mahamadou Dianka :</strong>
Il était nécessaire que les gens parlent afin qu’on n’ai pas l’impression que le sentiment anti-français est majoritairement partagé.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Ousmane Guindo:</strong>
J’ai compris mon frère. Il est temps qu’ils sachent que cette majorité ne sait réellement ce que les dirigeants font et elle n’a jamais été associée à quoi que ce soit. Cette majorité meurt au centre et au nord sans la moindre réaction de l’élite et pourtant cette majorité n’a jamais failli à ces devoirs citoyens. C’est au nom de cette majorité que le Mali souffre. Il faut qu’on se dise la vérité. Ce bas peuple a trop souffert, parce que les soi-disant Élites en ont décidé ainsi !</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Seydou Simbo Diakite :</strong>
Je sens que lui aussi évolue à la périphérie sur bien des sujets. C’est bien par claquement des doigts que Ni Franci KOUN té est devenue Franci de no do? Be Safe.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Boubacar Salif Traore :</strong>
Cher frère, je respecte vos propos et je sais que la France est condamnable sur de nombreux points. Mais tout ce que vous dites n’aura un véritable sens que si nous sommes à la tâche et loin des scandales. Je ne connais pas un seul pays qui ne fait pas face à un complot. Vous-même, en tant que citoyen, vous défendez bien vos intérêts, alors pourquoi nous n’en faisons pas autant ? Certains ministres ont attendu leur RENVOI pour dire qu’ils n’ont jamais été associés aux débats sur l’Accord ! Il n’y a qu’au Mali qu’on peut clairement dire sans crainte sa trahison du peuple ! Défendre la France n’a aucun sens pour moi, mais je veux surtout éviter à mes concitoyens de se faire prendre en otage par une minorité qui parfois est inscrite dans une posture personnelle.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mamadou Traore Igor:</strong>
Une très belle contribution dans le débat sans passion avec beaucoup de sérieux. Nous avons besoin d’une telle analyse pour aider nos concitoyens à bien cerner la situation actuelle par rapport à la présence de l’armée française.
Bravo.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Souleymane Dé</strong>
Merci BST: il n’y a point de place après cela, si ce n’est de la spéculation. Vous avez dit ce que chacun de nous se devait de connaître. Merci !</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mahamadou Keita :</strong>
Pour nos médiocres politiciens, l’enfer c’est la France. Regardons-nous dans la glace. Le reflet de notre miroir est un monstre, qu’avons-nous fait ? Comme effet, ce miroir nous montre : le déni de notre identité ; le suivisme ; le mensonge ; la médisance
Non, la France nous aide en défendant ses intérêts. Unissons-nous pour défendre le Mali. Nous sommes tombés trop bas. Mahamadou Dianka, ces gens qui aiment à dire ni franci toun te, et si tout ça n’avait pas eu lieu? Tu as parlé de main invisible, elle est là depuis le début, même si je ne conteste pas la mauvaise gestion à tous les niveaux.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Boubacar Salif Traore :</strong>
Mohamed Keita, tous les pays au monde sont confrontés à des complots. Leur réponse a été de mettre le peuple au travail et à cultiver un véritable esprit de patriotisme. Nous pouvons encore pendant des siècles continuer à pleurnicher, mais ça ne changera rien tant que nous n’aimerons pas notre pays par le travail. Cher frère, le problème est que très peu de nos compatriotes comprennent l’approche prospective. En 2010, j’avais également expliqué en vain l’évolution de la géopolitique du Sahel, en mettant en avant la stratégie de l’OTAN qui était intervenue en Afghanistan.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mahamadou Dianka :</strong>
Boubacar Salif Traore on va résumer. En plus de la crise, il y a aussi une crise de la réflexion.
<strong>Mahamadou Keita Boubacar :</strong>
Salif Traore, savez-vous que le problème a été discuté en 1972 par les firmes Texaco, BP, Exxon Mobil, Elf. J’ai sillonné le nord (2014 -2015), la vérité est tout autre. La France n’est que le bout de l’iceberg. Il faudra agir avec intelligence.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Mohamed Keita :</strong>
Boubacar Salif Traore, je ne conteste pas ce que vous dites, ma réaction est en fonction de la publication.
<strong>Boubacar Salif Traore :</strong>
Tout ce que je veux dire, c’est que chaque Malien doit se donner une mission quotidienne pour améliorer la situation, sinon on ne s’en sortira pas… Il faut la réunion des intelligences pour l’intérêt général.</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DNI : le coup de théâtre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dni-le-coup-de-theatre-2850781.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2019 09:10:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A quelques jours de l’ouverture du Dialogue National Inclusif (DNI) prévue le 14 de ce mois, c’est un coup de théâtre : la Coordination des mouvements armés (CMA), qui avait claqué la porte, est à présent disposée à y prendre part. Elle l’a fait savoir dans un communiqué conjoint signé avec la Plateforme publié, le 4 décembre. La virgule incognito des responsables de la CMA (rendue publique après coup) chez le Président IBK, en fin novembre, y est-elle pour quelque chose ? EST-CE LA Mission onusienne qui a su se montrer plus persuasive ?
<p style="font-style: inherit">Dans une Déclaration sur les sujets d’actualité en rapport avec le Processus de Paix au Mali, le 4 juillet dernier, la CMA exprime ‘’toute sa disponibilité à apporter sa pierre à cette opportunité de dialogue’’, à condition que ‘’l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ne soit remis en cause ni dans la forme, ni dans le fond par ce dialogue’’.
Or, dans son adresse à la Nation, à l’occasion de la commémoration du 59e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale, le Président IBK a dit “réaffirmer l’attachement du Gouvernement malien à cet accord, quitte à en discuter certaines dispositions, l’essentiel étant d’en conserver l’esprit”.
Avec cette annonce du Président de la République, la ligne rouge fixée par la CMA est atteinte et sa réaction ne tardera pas. Dans sa Déclaration du 27 septembre on peut lire : ‘’(…) la CMA se réserve le droit de suspendre sa participation dans tous processus, dont acte, qui risquent d’altérer les dispositions de l’Accord auquel elle prête toute son attention pour éviter aux parties des confrontations susceptibles de faire perdurer l’instabilité qui sévit au Mali et gangrène la sous-région’’.
Ainsi, après le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), un autre poids lourd de l’échiquier national décidait de quitter le train du DNI.
Alors que la date exacte de l’ouverture du Dialogue national inclusif est enfin dévoilée par le Président de la République, dans son adresse à la Nation du 30 novembre dernier, l’on assiste à un véritable coup de théâtre. La CMA se tient désormais souple dans ses bottes. Dans un communiqué conjoint signé avec Me Harouna TOUREH, hier 4 décembre, on peut lire : ‘’toutefois, si la CMA et la plateforme n’émettent pas d’objection à un éventuel retour au dialogue National Inclusif, elles renouvellent au Président de la République et au Triumvirat que toute discussion relative à la relecture de l’accord doit se faire conformément aux dispositions de l’article 65 qui stipule : « les dispositions du présent accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les parties signataires du présent accord et après avis du comité de suivi’’.
Si la même exigence du respect scrupuleux de l’esprit et de la lettre de l’article 65 de l’Accord pour la paix persiste, l’on peut néanmoins constater que les lignes bougent dans le bon sens. On peut dire qu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, puisque la CMA a également formalisé la fin de la suspension de sa participation au Comité de suivi de l’Accord. Avec ces avancées, c’est un vent de soulagement qui souffle sur le chaudron malien, même s’il y a un arrière-goût d’inachevé avec le boycott de l’Opposition.
Par contre, ce qui tarabuste les esprits taquins, c’est la promptitude avec laquelle le loup s’est transformé en agneau. L’entrevue (généreuse) avec le Président IBK est-elle venue à bout de la résistance des responsables de la Coordination des mouvements armés ? Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, infatigable artisan de la paix, a-t-il été un peu plus persuasif ? Dans tous les cas, c’est la paix au Mali qui gagne et c’est cela le plus important.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong></p>
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<item>
<title>Maintien de Barkhane: la France dicte ses conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/maintien-de-barkhane-la-france-dicte-ses-conditions-2850779.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2019 09:07:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que le sentiment anti-français prend de l’épaisseur, au moment même où le peuple français pleure 13 de ses fils tués au Mali, dans le cadre de l’Opération Barkhane, et que la polémique enfle autour de la présence des Forces françaises au Sahel, le Président MACRON décide de renvoyer chacun à ses responsabilités. Le maintien des forces françaises au Sahel se poursuivra uniquement sur la base de positions clairement affirmées et assumées des 5 chefs d’État africains impliqués dans le G5 Sahel invités d’ailleurs à une conférence clarification, à Pau, le 16 décembre prochain.

Trois jours après l’hommage national rendu à 13 soldats français tués au Mali (ce lundi 2 décembre), le Président Emmanuel Macron a voulu répondre aux polémiques sur la présence française dans la bande sahélo-saharienne.
Interrogé lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’OTAN, à Watford, près de Londres, le chef d’État français a conditionné mercredi 4 décembre, le maintien de l’Opération française Barkhane à une clarification des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) concernant la présence militaire de la France dans la région sur fond de «mouvements anti-français».
«J’attends d’eux qu’ils clarifient et formalisent leurs demandes à l’égard de la France et de la communauté internationale», a déclaré le chef de l’État français lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet de l’OTAN, à Watford, près de Londres. «Souhaitent-ils notre présence et ont-ils besoin de nous? Je veux des réponses claires et assumées sur ces questions.»
«je ne peux ni ne veux avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit à l’heure même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements anti-français, parfois portée par des responsables politiques», a-t-il ajouté, trois jours après l’hommage national rendu à 13 soldats français tués au Mali. «C’est la raison pour laquelle j’ai invité à Pau le 16 décembre prochain les cinq chefs d’État africains impliqués dans le G5 Sahel pour pouvoir apporter des réponses précises sur ces points, leurs réponses sont aujourd’hui une condition nécessaire à notre maintien», a-t-il poursuivi.»
Cependant le Président MACRON affirme qu’avec le tête-à-tête qu’il a eu avec chacun des chefs d’État et de gouvernement impliqués dans le G5 Sahel, ils ont toujours été clairs avec lui. ‘’J’ai besoin qu’ils l’affirment politiquement dans leur pays, avec leur parlement ou leur système politique (…), et devant leurs opinions publiques. Qu’on puisse se réaffirmer ensemble et sur cette base on pourra avancer…’’
M. Macron soutient : ‘’il y a eu plusieurs mouvements en société, organisés par des groupes politiques, des groupes d’influence anti-français. Ensuite, il y a eu des ministres qui se sont exprimés sur la question. Moi j’ai besoin d’une clarté, et les chefs d’État et de gouvernement, au moment où nous parlons, compte tenu de ce que nous avons vécu, je considère qu’ils nous doivent la clarté. Le fait qu’ils nous demandent d’être là, qu’ils l’assument. La France n’est pas là, comme j’ai pu l’entendre, avec des visées néocoloniales, impérialistes ou des finalités économiques. Nous sommes là pour la sécurité collective de la région (du Sahel) et de la nôtre’’. Il insiste sur le fait que ce cadre nécessite aujourd’hui d’être clarifié et assumé par tout le monde. Ainsi, ‘’tout le monde se portera mieux et chacun aura à traiter des ambiguïtés qui existent chez lui’’ parce que, pour le moment, ‘’ce n’est pas clairement le cas’’, selon le président français.
Mais, menace-t-il, si cette clarification n’est pas opérée, ‘’j’en tirerai les conséquences. J’ai besoin de ces confirmations pour continuer à maintenir la présence française’’ dans le Sahel.

<strong>RASSEMBLES</strong>
<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CNJ: Amadou DIALLO, le choix du consensus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cnj-amadou-diallo-le-choix-du-consensus-2850471.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 10:14:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ni tripatouillage ni imposition d’un candidat au congrès n’a été fait à Koutiala lors du renouvèlement du bureau du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), selon des membres de la commission nationale d’organisation. Ce sont les candidats eux-mêmes qui ont décidé de la mise en place d’un bureau consensuel, après que le candidat Ousmane Diarra dit Gounso, ait claqué la porte. Ainsi, leur choix a été porté sur le candidat Amadou DIALLO.</strong>
<p style="font-style: inherit">197 délégués du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) étaient conviés à Koutiala dans le cadre du renouvèlement du bureau sortant dirigé par Souleymane Satigui SIDIBE. Du 27 au 28 novembre, les délégués ont procédé à la relecture des textes avant de mettre en place un nouveau bureau pour un mandat de trois ans. Ainsi, les délégués devaient départager 11 candidatures en lice pour la présidence du CNJ-Mali.</p>
<p style="font-style: inherit">Dans l’après-midi de la journée du jeudi 26 novembre 2019 consacrée à la mise en place du nouveau bureau, les différents candidats se sont rencontrés pour privilégier le consensus comme ils avaient promis aux autorités du pays, particulièrement le ministre de la Jeunesse et des sports, Arouna Modibo TOURE, en vue d’éviter toute division, nous a confié un membre de la commission nationale de renouvèlement.
« Avant qu’on ne se retrouve dans la salle pour le vote, sous la houlette des négociateurs, il y a eu un vote à l’interne entre les 11 candidats. Au terme de ce processus, 7 candidats ont voté pour Amadou Diallo, Gousno a eu 2 voix (sa propre voix et celle de Sory Diarra de la commune V), Abakary Touré s’est abstenu. C’est après cette étape à l’interne que nous nous sommes retrouvés dans la salle pour le vote des délégués qui a plébiscité Amadou Diallo. J’ai opté pour le consensus, car je me suis dit qu’il faut mettre l’intérêt de la jeunesse et du pays au-dessus de tout », a témoigné l’unique dame candidate qui est désormais vice-présidente dans le nouveau bureau.</p>
<p style="font-style: inherit">Cette tentative ayant échoué, ils se sont retrouvés dans la salle pour le vote. Ainsi, 8 des 11 candidats ont retiré leur candidature pour se rallier derrière Amadou DIALLO, nous a-t-on confié. Il s’agit de Fatoumata Diouara, Massigui Dri, Mohamed Diakité, Mahamane Ibrahim, Sidi ould Bagna, Hamma Cissé…. De leur côté, Sory DIARRA et Ousmane DIARRA dit Gousno ont formé une liste unique. Et le candidat, Ababakary TOURE est resté seul et n’a plus voulu se porter candidat, selon des membres de la commission. Mis à minorité, Ousmane DIARRA a opté pour la politique de la chaise vide en claquant la porte. En ce moment, Amadou DIALLO était le seul candidat et a récolté 135 voix sur les 190 voix possibles.
Il remplace ainsi Satigui SIDIBE à la tête du CNJ pour un mandat de trois ans.</p>
<p style="font-style: inherit">« Quand on est mauvais perdant, on a toujours des choses à dire. Le candidat Gousno avait un huissier de justice dans la salle. Il a quitté le congrès en présence de ce dernier. Tout a été fait dans la transparence. Et c’est le choix du consensus qui a gagné », nous a déclaré notre interlocuteur avant d’appeler le jeune Gousno à la raison ou à usé des voies de recours disponibles devant la justice s’estime être lésé.
Koutiala semble désormais derrière nous, puisque le président sortant a passé, hier 2 novembre, le témoin, à son successeur élu, Amadou Diallo. Ce dernier après son intronisation a fait un discours rassembleur de la jeunesse malienne et a promis de rencontrer, dans les jours à venir, les autres candidats pour les appeler à travailler ensemble pour le bonheur de la jeunesse.
«Pour moi, Koutiala est derrière nous. C’est une nouvelle histoire qui commence au Conseil national de la jeunesse du Mali. En tant que président du CNJ, je vais chercher tous les frères jeunes et travailler avec eux», a déclaré le tout nouveau président. Aussi a-t-il saisi l’occasion de remercier les candidats qui ont décidé de le soutenir afin qu’il soit président. «Je ne suis pas le plus intélligent de tous. C’est une chance», a-t-il indiqué, avant de prendre l’engagement de donner une autre image au Conseil national de la jeunesse. «Je vous donne trois mois pour juger à la tâche. Je vais donner l’âme à la jeunesse», a soutenu le président Amadou DIALLO, à la tête d’une équipe de 45 membres.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Par Sikou BAH</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue national inclusif: le FSD campe sur sa position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-national-inclusif-le-fsd-campe-sur-sa-position-2850445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 09:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à la main tendue du président IBK lors de son intervention de ce samedi, le cabinet du chef de file de l’Opposition n’entend pas changer sa position relative à sa non-participation au Dialogue national inclusif. Pour l’un des membres du cabinet de Soumaïla CISSE, la tenue du dialogue national inclusif n’est pas une actualité pour eux parce qu’ils ont définitivement cette page.
<p style="font-style: inherit">Dans un discours rassembleur, le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita, s’est adressé à la nation, ce samedi 30 novembre, dans la soirée, en prélude des assises du Dialogue nationale inclusif (DNI) prévu pour ce 14 décembre 2019 et de son voyage pour Paris pour rendre hommage à 13 soldats français tué au Mali. Sur la question spécifique du DNI qui ne finit pas d’alimenter l’actualité, IBK a spécifiquement tendu sa main à tous sont encore réticents à participer à ce débat national.
« Je réitère mon appel au Chef de file de l’opposition, aux partis politiques et associations à regagner ce grand moment, qui n’appartient pas à Ibrahim Boubacar Keita, lequel passera, mais au peuple du Mali et à son avenir. J’en appelle également à mes frères de la CMA, de la Plateforme et de tous les autres mouvements qui participent au processus de paix, pour qu’ils viennent à ce carrefour d’échanges que je pressens féconds et refondateurs », a invité, ce 30 novembre 2019, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keita, les non-partants au dialogue national inclusif lors de son adresse à la nation.
Pour le chef de l’Etat, ce dialogue, qui entame sa phase ultime à partir du 14 décembre, date du démarrage des travaux, doit être un moment d’évaluer sans complaisance le chemin parcouru par la 3e République. L’opportunité doit être mise également à profit pour faire la mise plat, tout en procédant à un diagnostic profond.
C’est un tournoi important pour le pays confronté à la triple crise institutionnelle, sécuritaire et politique depuis 2012, a estimé IBK, au regard duquel il ne souhaite voir aucun Malien laisser au bord de la route du Dialogue. En somme, « Toutes les préoccupations peuvent et doivent y être exprimées sans tabou », a résumé IBK.
En dépit de ce cri de cœur et appel à la mobilisation générale, la position du Front pour la sauvegarde de la démocratie n’a pas changé.
Joint par nos soins, un membre du Cabinet du chef de file de l’Opposition affirme : « Nous resterons sur notre position. Nous ne serons pas au dialogue national inclusif ». Ainsi, la main tendue du président IBK est encore une fois de plus rejetée par le FSD. Selon lui, comme Soumaila CISSE l’a déclaré lors de sa conférence de presse tenue, il y a deux semaines, la participation du FSD au dialogue n’est plus négociable.
« Le Dialogue national ne fait plus partie de leur agenda », affirmait Soumaila CISSE à cette conférence, avant d’ajouter que si pour la Conférence d’Entente nationale, ils se sont présentés au dernier jour, tel ne sera pas le cas pour le dialogue national.
«Nous sommes des hommes politiques. Chacun a réuni ses instances et il a été décidé de ne pas aller au dialogue national. Nous avons donné ces informations à nos militants depuis les communes et dans les régions. Ils ont respecté ce mot d’ordre. C’est de la duperie de changer d’avis sans eux. Nous ne pouvons pas faire ça », déclarait le chef de file de l’Opposition, Soumaila Cissé, au nom de l’ensemble du FSD. Après cette décision commune prise avec la base, une action contraire sera une trahison, est-on tenté de croire. C’est pourquoi pour éviter cette interpellation, le FSD affirme haut et fort qu’il ne reviendrait pas sur sa décision de ne participer au dialogue national inclusif. La page du dialogue est tournée à leur niveau, avait laissé entendre Soumaila CISSE.
Pour les collaborateurs du chef de file de l’opposition que nous avons pu joindre hier, c’est cette position qui est toujours maintenue.</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Par Sikou BAH</strong></p>
<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un pantin devenu marionnettiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/un-pantin-devenu-marionnettiste-2850438.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 08:53:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’idée d’une fusion des groupes armés de Kidal (MNLA, HCUA, MAA dissident) en vue de la formation d’un Parti politique pour la conquête du pouvoir par la voie démocratique avait germé en son temps. Elle aurait pu prospérer beaucoup plus tôt si le repli identitaire, les velléités belliqueuses, mais surtout une névrose obsessionnelle de création d’un chimérique Etat de l’Azawad n’avait pas brouillé le jugement de seigneurs de guerre à la légitimité historique conjecturale.

Néanmoins, un pas important a été franchi, grâce aux pressions amicales du Parrain, avec la création d’une Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), dont les principales composantes sont les 3 groupes précités.
Pour l’Etat, c’est du pain béni ; d’autant plus que cette configuration le met en présence d’un seul interlocuteur majeur et de recentrer son énergie.
Il n’en est pas moins pour le Parrain qui réussit la prouesse de laïciser des mouvements qui ont mitonné avec les jihadistes. Un Parrain qui ne cache pas son amitié avec les Touareg, de façon générale, assume pleinement. «Je le dis pour aujourd’hui mais je le dis aussi pour demain. Les Touaregs, sauf ceux qui se sont laissés embrigader par des groupes terroristes que nous condamnons totalement, (…) sont nos amis». Ces propos sont d’un ministre de la Défense disposant pendant longtemps des pouvoirs de Procurateur au Mali.
Les dividendes pour les 3 groupes armés, c’est davantage de crédibilité aux yeux de l’opinion (internationale) et surtout de poids autour de la table des négociations.
Ainsi, chaque partie prenante y trouve son compte, à des degrés proportionnellement inverse d’intérêts.
Mais, depuis le congrès du HCUA, du 26 au 29 octobre dernier, à Kidal, et l’appel de son secrétaire général, Alghabass Ag INTALLAH, les mouvements armés s’attaquent à un palier supplémentaire : « face à la réalité du terrain, et pour répondre aux aspirations légitimes de nos populations, nous devrons réfléchir à une plateforme politique ». La transformation du HCUA en Parti politique vise à « accélérer la mise en œuvre de l’accord, pour une meilleure cohésion sociale et harmoniser notre lutte au bénéfice des populations », a expliqué Alghabass Ag INTALLA.
Mais, pour lui, l’union va au-delà du seul HCUA : «nous lançons ici un appel à la CMA et à tous les autres mouvements partageant les mêmes idéaux pour fusionner en un seul mouvement politique capable de prendre en charge les préoccupations des populations de l’Azawad (terme utilisé par la rébellion pour désigner le nord du Mali, NDLR) dans le cadre de la construction nationale».
Cet appel, a reçu une oreille attentive du côté du MNLA, dont le secrétaire général, Bilal Ag Achérif déclarait, à l’ouverture du congrès de son mouvement (du 30 novembre au 3 décembre) : « la confiance, la cohésion, la solidarité et l’unité au sein de la CMA ne sont plus à démontrer et le processus politique pour atteindre la fusion de nos organisations est sur ses bonnes marches. Il est cependant important de nous assurer que ce processus ne laissera personne derrière, y compris ceux de nos frères d’autres organisations et obédiences politiques qui estiment être intéressés par l’unité autour de l’Azawad, notre bien commun ».
A s’y méprendre, ces propos sont la reproduction fidèle de ceux tenus, un mois plus tôt, par le secrétaire général du HCUA. Il n’y a donc aucune ambiguïté quant à la convergence de vues. Faut-il pour autant déjà vendre la peau de l’ours, emboucher cors et trompettes ?
Dans l’histoire des pays, il y a eu des transformations de mouvements armés en mouvements politiques à l’issue plus moins heureuse, en fonction de leurs motivations.
Dans le cas qui nous concerne, au Mali, un mirage aux alouettes pourrait être embusqué aux entournures d’un processus camouflant. Le janotisme de la motivation de cette fusion n’échappe à aucun esprit un tant soit peu avisé. En effet, autant chez Alghabass que Bilal Ag Achérif, le discours est dogmatique : ‘’nos populations’’, ‘’l’unité de l’Azawad’’. La Communauté nationale est superbement snobée. Logiquement, l’allusion subrepticement à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger n’est rien moins qu’un fard. Parce que l’Accord conçoit et perçoit ‘’l’Azawad’’ comme recouvrant ‘’une réalité socio‐culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali, constituant des composantes de la COMMUNAUTE NATIONALE’’ (cf. article 5 de l’Accord pour la paix). Or, les prises de libertés rédhibitoires avec ce précepte sont indubitables en ce qu’elles sont le substrat naturel fertile à la formation d’un Parti politique régionaliste et régional.
Nulle prophétie de malheur, nul procès en sorcellerie des mouvements qui décident librement de s’organiser en parti politique comme reconnu par les lois de la République. A cet effet, la LOI N° 05-047/ DU 18 AOUT 2005 Portant Charte des Partis Politiques stipule en son article 3 : ‘’les partis politiques se forment et exercent leurs activités librement, sous réserve du respect des dispositions de la loi. Les partis politiques sont créés par décision d’une instance constitutive de leurs militants qui adoptent les statuts et le règlement intérieur’’.
Pour autant, les mouvements engagés dans une dynamique de fusion pourraient être rattrapés par les dispositions de l’article 15 de la loi ci-dessus citée : ‘’les partis politiques ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public, ainsi qu’aux droits et libertés individuels et collectifs.
Il leur est spécifiquement interdit la mise sur pied d’organisation à caractère militaire ou paramilitaire.
Aucun parti ne peut se constituer et s’organiser sur une base ethnique, religieuse, linguistique, régionaliste, sexiste ou professionnelle.
Tout parti fondé sur une cause ou en vue d’un objet illicite contraire aux lois, aux bonnes mœurs ou qui a pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national et à la forme républicaine de l’Etat est nul et de nul effet’’.
En somme, c’est la sincérité de la démarche qui est à l’épreuve de la devise du Mali : Un Peuple-Un But-Une Foi.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK/CMA : quel nouveau contrat pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-cma-quel-nouveau-contrat-pour-le-mali-2849601.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 10:35:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon nos confrères de RFI, deux responsables de la Coordination des Mouvements armés ont été reçus vendredi par le chef de l’État. Qu’est ce qu’ils étaient venus dire au président de la république après plusieurs mois d’absence et de boycott du CSA ? En effet, selon le confrère de RFI, les ex-rebelles de la CMA, qui avaient un accès privilégié au président malien IBK, ne l’avaient pas rencontré, depuis des mois. S’il est évident que les sujets d’actualité ne manquent pas, entre les parties, cette reprise de contact a encore mis les Maliens en colère et dans le doute. Et pour cause ? On trouve que si la CMA est à Koulouba, c’est pour soutirer des sous dans les caisses de l’Etat. Votre Facebookan du jour !</strong>

<strong> </strong><strong>La pacifique : </strong>Pourquoi ne pas respecter leur choix de rester en dehors du dialogue national? Le Mali finira bel et bien de trouver le bout du tunnel sans eux! Ils viennent voir le locataire de Koulouba parce qu’ils n’ont plus d’argent dans la poche.

<strong> </strong><strong>COULIBALY Yacouba : </strong>De toutes les façons, que les Touaregs séparatistes se détrompent très rapidement, car le régime d’IBK fini en 2023. Après cette date, rien ne garantit qu’ils soient choyés comme ça par le futur régime post-IBK. Et nous restons certains que celui qui serait là après IBK ne traiterait pas ce dossier de façon si lâche en mettant en lambeau la dignité de tout un pays pour le plaisir d’un petit groupe de Touareg pro-français et foncièrement anti-maliens. C’est regrettable ! Pourtant, personne de ce présent Mali ne les traite mal. C’est d’ailleurs eux qui détestent les autres Maliens et les autres Touaregs depuis plus de soixante ans d’existence de notre Mali. Il est temps et grand temps qu’ils mettent de l’eau dans leur vin pour le bonheur de la coexistence pacifique de ce pays.

<strong>Malien : </strong>Il est temps qu’ils reviennent dans la chère patrie. Jamais leur mentor ne pourra continuer à les soutenir. Et, je sais qu’un jour, ils vont les lâcher. Les blancs n’ont pas d’amis, mais ils défendent leurs intérêts !

<strong>Wahao : </strong>Ces rebelles doivent comprendre qu’ils ont embêté tous les Maliens.Ceux du sud comme ceux du nord. Sans leur ambition dévastatrice, on aurait mieux avancé. Combien de victimes ils ont fait parmi les Maliens ? S’ils ont un Dieu, ils doivent comprendre que ce Dieu les observe.

<strong>José Traoré : </strong>Nous ne voulons pas de négociations comme toujours. La région de Kidal est la nôtre et nous ferons tout, pour chasser définitivement ces imposteurs de chez nous. Merci quand même à IBK de les avoir reçu pour discuter de cette question de paix. Nous y arriverons et on ne se laissera plus embobiné par les beaux discours de la France ou de la CMA!!!

<strong>Fantiskasow : </strong>Comme IBK à l’habitude de le dire, pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop. Chacun a un rôle spécifique à jouer dans la reconstruction du pays. IBK nous a montré à jusqu’où il est prêt à aller pour le Mali.

<strong>Mali Beni : </strong>Nous demandons aux groupes armées de déposer les armes et à faire preuve du respect à l’égard de leurs engagements prisent dans l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Le Mali reste notre bien commun à tous. Je rejoins mon président IBK dans sa déclaration qui est la suivante»« LE TEMPS N’EST PAS A LA BARBARIE, MAIS A LA LIBÉRATION DE NOTRE PAYS ». Avec ces mots, IBK lance un appel à tous les fils de ce pays à se donner les mains pour sauver le Mali.

<strong>Alpha Sow : </strong>Aucun sacrifice n’est de trop, dixit le Mandé Massa. Donc, tous les moyens sont bons pour le retour d’une paix durable sur le sol Malien. Nous remercions le Mandé Massa pour son sacrifice à la nation.

<strong>Ag Intifaskiwene Idrissa</strong> : L’Etat doit cesser d’acheter, de financer les négociations avec les mouvements armés. Le paradoxe dans ce problème du nord, c’est le rôle de la France, qui présente militairement au Mali pour aider le gouvernement d’un côté, mais qui de l’autre côté finance les groupes armés, et cordonne leurs opérations contre l’armée malienne. La conclusion est la suivante : ou le président malien est complice de la France et des nations unies, ou il a peur de prendre des décisions comme l’avait fait le président Ruandais, Paule Kagamé. Le Mali, pour trouver une solution durable au problème du nord, doit cesser de financer, je veux dire acheter les accords avec les groupes armés, cesser de les entretenir financièrement à Bamako, en les octroyant des villas et ainsi de suite.D’autre part, la deuxième guerre au Mali, c’est la lutte contre la pauvreté, la corruption à tous les niveaux, dans l’armée aussi. Il faut dégrader tous les généraux en carton, les généraux de salons climatisés .Pourquoi autant de généraux dans l’armée du pays le plus pauvre et le plus corrompu dans le monde .Le ridicule à remplacer la dignité, l’honneur au mali. La population doit sortir, marcher en masse pour forcer le Malien N°1 (président de la république) à prendre ses responsabilités dans la gestion des défis auxquels fait face le pays. L’arrogance, l’impunité, le népotisme, le clientélisme la délinquance économique et financière, ‘politique, militaire, institutionnelle et j’en passe, ont décapité le Mali en tant qu’état, nation.

Le Mali, aujourd’hui est en voie de disparition en tant que république : pas d’institutions, pas de loi, pas d’armée, c’est le laisser faire laisser passer. Pas d’institutions fortes sans l’application de la loi à l’égard de tous, et en commençant par le président de la république.

L’armée malienne était l’armée la plus redoutable dans la sous-région .Aujourd’hui, l’armée malienne n’est plus.Si elle était, l’armée française ne serait pas présente au Mali.En conclusion le Mali est recolonisé et occupé par la France.

Et enfin, tout ce qui se passe au Mali, est le reflet de la mentalité, et de la pensé des dirigeants maliens, et d’une gestion désastreuse des différents régimes qui se sont succédés pendant des dizaines d’années.

<strong>Bouakar Diawara :</strong> La poudre aux yeux! Furieux IBK, mais l’Etat continu d’entretenir ces mêmes gens avec l’argent du contribuable, l’argent des vrais Maliens. Dieu ne dort pas, vous aurez bien des comptes à rendre à ce pays.

<strong>Amadou Arby Maiga</strong> : Cinq cents personnes ne peuvent et doivent pas prendre tout un pays en otage. L’accord a des lignes qui méritent correction et ça, personne ne peut empêcher de le respecter. Venir demander l’aumône à Bamako, ensuite aller chanter a Kidal, on n’a pas besoin de vous. Ayez un peu de dignité.

<strong>Amadou Kambene Mariko</strong> : Ils sont à court de liquidité. Le Mandé pigeon va remplir encore la poche de ces bâtards avec l’argent public. Un président irresponsable à la tête d’un Etat déliquescent par la faute de ces mêmes dirigeants voleurs et malsains. Le bout du tunnel n’est pas pour maintenant ! Surtout que le pompier pyromane français rode dans les parages, tantôt avec les jihadistes, tantôt avec nos généraux voleurs et sans ventrus. Je plains ces braves soldats, fils du Mandé, perdus au milieu de ces apatrides complexés et de ces Blancs racistes et marchands de morts !

<strong>Alpha Diawara</strong> : A force de chercher une solution à un problème, on finit par se perdre. Notre cher président à trahit le PEUPLE. Au cours du débat, il parait même qu’ils préparent un congrès. Donc, ce qui veut dire IBK est au courant peut être même qu’il finance ledit congrès<strong>.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le péril de l’entrisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-peril-de-lentrisme-2849596.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 10:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y avait les signes annonciateurs d’un communautarisme sur fond de victimisation oppressive de certains responsables peuls. Les accusations systématiques de perpétration de massacres de Peuls portées contre les Forces armées et de sécurité ne relèvent ni d’effets de tribune, ni de propos de bistrot. Depuis l’interpellation et la garde à vue de Me Hassane BARRY, un palier supplémentaire a été franchi dans l’entrisme systématique pratiqué par l’Association ‘’TabitalPulaaku’’. L’empreinte clivante de son communiqué est déchirante pour un pays qui a pour devise : ‘’Un Peuple-Un But-Une Foi’’. On peut y lire :‘’cette pratique dans sa forme n’est ni plus ni moins que le début de l’exécution d’un plan machiavélique nourri de longue date contre la communauté peule qui traverse la pire crise sécuritaire de son histoire’’. Ça y est ! Les mêmes sérénades qu’ils radotent tel un mantra. La musique écrite par l’étranger est serinée par les agents de l’étranger. Aucun doute possible sur leur mission : allumer le feu ; servir d’agents pathogènes de la déstabilisation du Mali.

Nul procès en sorcellerie ne prospérera. Me Hassane BARRY n’a pas été interpellé et gardé à vue, parce qu’il est BARRY, Peulh, fier descendant de guerriers peulhs. Que nenni. ‘’Tabital Pulaaku’’, par des rapprochements aussi hâtifs que hasardeux, tombe dans les caniveaux et discrédite son combat à priori très noble. La manipulation est grossière et outrancière. La preuve ?

En République du Mali, il a été biffé la mention ethnie sur la carte nationale d’identité, à dessein.

Ce n’est pas non plus par hasard qu’il est dit ‘’carte nationale d’identité’’ au lieu de carte d’identité nationale qui n’implique qu’une seule identité, contrairement à l’appellation conventionnelle qui reconnait le Mali comme une mosaïque où toutes les ethnies s’expriment librement.

En outre, Me Hassane BARRY est devenu ministre de la République. Personne n’a demandé son appartenance ethnique.

Il a été nommé ambassadeur du Mali, sans que cela ne soit sur une base ethnique.

Il a été président d’un Parti politique dont le fief était en milieu Minianka, Dafing, Bobo, Bambara ; mais sans aucune prédominance peule.

Aujourd’hui, il est interpellé, non encore inculpé, les séditieux crient à la proscription. Attention à la dérive ! Tous les Maliens ressentent dans leur chair et dans leur os l’épreuve qui est imposée à notre pays. Les jeunes qui meurent à Dioura, Boulkessy, à In Delimane, à Tabankort, tous les jours en sautant sur des engins explosifs improvisés (EEI) ont des parents qui ruminent leur disparition. Ils ne sont pas forcément des Peuls. Certains de ces jeunes soldats seront handicapés à vie en défendant la Patrie malienne. Respect pour eux et ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur. Il n’y a pas que les peuls qui traversent la pire crise sécuritaire. Gardons-nous de jeter de l’alcool sur des plaies à peine cautérisées. Me BARRY ne mérite pas de servir de prétexte pour donner libre court à des inclinaisons communautaristes. Le Mali mérite mieux qu’un communautarisme stérile. Prière, donnons-nous la main pour recoudre le tissu social. Il y va de l’intérêt de tous, y compris de nos cousins Peul.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Fuite en avant, enfoncement sans fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/fuite-en-avant-enfoncement-sans-fin-2849593.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 10:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une séquence pour le moins aussi impromptue que truculente s’invite, depuis jeudi dernier, dans le déroulé d’une actualité nationale vampirisée par une crise sécuritaire sans précédent dans l’histoire récente du Mali. Affaire Me Hassane BARRY ou fiction Me Hassane BARRY ? La polémique fait rage autour du timing et du tempo de l’interpellation de cet homme qui, quoi qu’on puisse penser de lui, n’est pas le dernier des quidams sur cette terra malienne. S’agit-il d’une grossière mise en scène ?

Il y a d’abord des précédents fâcheux qui allèguent cette thèse d’une turlupinade. À titre d’exemple, il y a eu l’interpellation ahurissante de Paul Ismaël BORO. Le prétexte ? Il serait impliqué dans l’armement des individus chargés de tirer sur les forces de l’ordre lors d’une marche organisée par l’opposition à Bamako, quelques jours avant la Tabaski. Bien sûr, le spectacle a tenu toutes ses promesses, mais l’affaire Paul BORO, Moussa KIMBIRI et Bourama DIARRA a tourné en eau de boudin.

Il y a ensuite l’opportunité qui est là. L’arrestation de deux présumés terroristes sur lesquels pèsent de très lourdes charges, mais surtout leur jonction supposée ou réelle avec Me Hassane BARRY auquel il est prêté un dessein funeste à l’égard du Mali dans sa croisade anti-terroriste.

Il y a enfin ce que les criminologues appellent le mobile. En effet, vu du microcosme bamakois, épicentre de toutes les contestations et dénonciations de la faillite du pouvoir, l’interpellation rocambolesque de Me Hassane BARRY ne doit rien au hasard. Heurté à une ribambelle de problèmes en chaîne, une spirale négative qui s’est accélérée, le pouvoir a besoin de se refaire la cerise. La situation désastreuse sur le plan militaire en fait un impératif. En un peu plus d’un mois, les Forces armées maliennes [FAMa] ont perdu au moins 120 soldats au cours de trois attaques distinctes. Le 30 septembre, bataillon malien de la Force conjointe du G5 Sahel, a été attaqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM]. Bilan : 40 tués et plusieurs disparus. A In Delimane [au moins 49 tués, ndlr], lors d’une attaque revendiquée par l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] le 2 novembre, au moins 49 FAMa sont tués. Une embuscade dans la vallée de Tabankort a fait environ 44 tués. Ça fait beaucoup, ça fait même trop de pertes en vies humaines. Le traumatisme sur la population n’est pas quantifiable, mais il est certain qu’il a atteint le summum.

Face à une population quinaude, le rôle de tout pouvoir est de véhiculer un message de fermeté et d’assurance inébranlable : la situation est sous contrôle, le meilleur est à venir. Alors, l’on fait appel à la bonne vieille recette dans laquelle ont excellé certains régimes à la survivance spasmodique : la théorie du complot. Il faut noyer une actualité dramatique dans une ‘’affaire’’ qui apparaît comme le lapin sort du chapeau ou une génération spontanée. La garde à vue de Me Hassane BARRY a de forts relents d’un canular similaire. L’impasse totale du côté des officiels d’une tragicomédie qui se joue sous nos yeux. Parce que la personne placée en garde à vue est un Avocat, parce qu’elle a occupé les fonctions d’ambassadeur du Mali, parce qu’elle a occupé les fonctions de ministre de la République. A son sujet, la taciturnité ne peut qu’être charivari. A cet égard, l’offensive généralisée de ses confrères avocats est indicative. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, puisque l’Association TabitalPulaaku, dès l’annonce de la nouvelle a porté les gants contre la garde à vue qu’elle qualifie, à l’instar des Robes noires, de ‘’séquestration’’ de Me Hassane BARRY.

In fine, l’odeur de fuite en avant est toxique. Claude-Louis Combet disait : ‘’il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin’’.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord: vers une reprise imminente des réunions du CSA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-vers-une-reprise-imminente-des-reunions-du-csa-2849603.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 00:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A sa demande, une délégation de la Médiation internationale conduite par le Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh ANNADIF, a été reçue, ce lundi 25 novembre 2019, par le chef de la diplomatie malienne, Tiébilé DRAME, dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI) à Koulouba. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Alpha BAH, du représentant du ministre de la Défense et des anciens combattants et de celui de la Sécurité et de la protection civile. Au cours de cette rencontre les deux parties ont souhaité voir la reprise des sessions du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) dans l’impasse depuis près de 3 mois</strong>

<strong> </strong>En plus du représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh ANNADIF, cette rencontre était également élargie aux ambassadeurs des 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité, ainsi que les autres membres de la Médiation internationale conduite par l’Algérie. On notait également la présence de plusieurs responsables des Forces Armées et de Défense du Mali.

Comment relancer le processus de paix dans l’impasse dans notre pays depuis le report de la 38e session du CSA initialement prévue à Kidal ? La question était au centre des échanges hier matin au MAECI entre le Gouvernement de la République du Mali et la Médiation Internationale. Au cours des échanges, les deux membres du gouvernement ont tenté de rassurer la Médiation internationale de la ferme volonté du Gouvernement à faire avancer le processus de paix.

Entre les deux parties, il a essentiellement été question de la relance du processus de mise en œuvre de l’Accord dans l’impasse depuis quelques mois. En occurrence, de la reprise des sessions du Comité de suivi de l’Accord (CSA) en arrêt depuis le 16 septembre 2019, suite au scandale du report de la 38e session initialement prévue à Kidal.

A l’entame de ses propos, le Chef de la MINUSMA a tenu à remercier le Gouvernement pour sa promptitude à répondre à la demande de la Médiation. Selon lui, cette rencontre a été sollicitée suite à une réunion des membres de la Médiation internationale. Ainsi, après avoir analysé la situation, il a constaté que la mise en œuvre de l’Accord est dans une certaine impasse. Selon lui, depuis la signature de l’Accord en 2015, c’est pour la première fois qu’on fait 3 mois sans tenir le Comité suivi.

Malgré les difficultés réelles, la Médiation a jugé nécessaire d’entreprendre cette démarche afin de faire bouger les lignes entre les parties maliennes. C’est ainsi que l’équipe de médiation a décidé de rencontrer en premier lieu le gouvernement.

A l’issue de cette réunion, il s’agira pour la Médiation de rencontrer les deux autres parties maliennes, à savoir la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme autour de la même préoccupation. L’objectif final de cette démarche de la Médiation est d’obtenir l’adhésion de toutes les parties. «Tout laisse croire que nous allons tenir un CSA très prochainement et qui aura à examiner des points assez substantiels», a-t-il rassuré.

De son côté, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé DRAME, a remercié la délégation pour l’intérêt que ses membres accordent à la mise en œuvre diligente de l’Accord pour la paix au Mali. Selon le ministre DRAME, les deux parties vont se pencher sur les mécanismes à mettre en œuvre pour accélérer le déploiement de la nouvelle armée reconstituée dans la région de Kidal. Pour lui, ce déploiement de l’armée malienne à Kidal est aujourd’hui une question importante qui détermine tout le reste du processus. D’ailleurs, a-t-il rappelé, cette question de la présence de l’Etat du Mali et de son armée à Kidal est au cœur de l’agenda donné par la communauté internationale aux acteurs du processus de paix.

Il a fait savoir que le Gouvernement s’est réuni pour travailler sur cette question jugée primordiale pour le Président de la République, en raison du fait qu’elle touche à la souveraineté internationale.

Aussi, les réformes politiques étaient au cœur des échanges entre les deux parties. Depuis l’échec de la réunion, a-t-il expliqué, les contacts se sont intensifiés entre le Gouvernement et les ex-rebelles de la CMA, grâce auxquels certains responsables de cette coordination sont à Bamako. Ces responsables de la CMA, a indiqué Tiébilé DRAME, ont été d’ailleurs reçus par le Chef de l’Etat en plus des membres de la Médiation. Il a souhaité que la présente rencontre soit le déclic pour un nouveau départ.

«C’est vrai qu’il y a pas eu de CSA à Kidal en septembre. Mais jamais le dialogue inter-malien n’a été aussi intense que pendant cette période. Des canaux de communication ont été établis entre la partie gouvernementale et nos frères de la CMA. Nous avons continué à parler avec nos frères de la Plateforme. Nous essayons d’avancer vers une compréhension commune des problèmes relatifs à la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national. Il y a aujourd’hui une compréhension commune, les divergences s’amincissent. Je pense que nous allons avancer ensemble pour fermer certaines parenthèses et pour avancer dans la mise en œuvre de l’Accord. Les responsables de la CMA sont à Bamako, ils ont été reçus par le Président de la République. Je crois qu’il faut appuyer sur ces signaux très forts pour avancer», a-t-il rassuré.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: FAMa, le soutien équivoque des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-fama-le-soutien-equivoque-des-maliens-2849065.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 00:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La crise socio-sécuritaire du Mali a atteint ces dernières semaines son paroxysme avec les attaques meurtrières contre les positions des FAMa à Boulkessy, Indélimane et Tabankor. Au lieu de stimuler la mobilisation des Maliens autour d’une mère patrie fortement touchée, ces drames semblent amplifier la désunion d’un peuple autour des intérêts politiques, religieux et économiques. Et pourtant, les propos du ministre de Défense et des anciens combattants, Ibrahim Dahirou DEMBELE sont plus qu’interpellateurs pour chaque Malien.

Le Mali est en train de perdre sa souveraineté du fait de la défaillance de l’État dans sa mission régalienne de protection des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, les comportements de tous les jours prouvent qu’ils sont rares les Maliens qui comprennent que seule une armée républicaine bien équipée et solidement soutenue par le peuple peut redonner au Mali son honneur perdu. Mais avec quoi ? Jusque-là, les débats tournent autour du départ des forces étrangères (Barkhane et MINUSMA).
Tout le long de la semaine dernière, il y a eu des meetings, des marches et des conférences appelant à soutenir les FAMa. Mais jusque-là, le seul soutien tangible reste celui Président du Haut conseil islamique du Mali et Guide spirituel de Ançars. Sans attendre un appel des autorités nationales qui ne viendra peut-être jamais d’ailleurs, à la fin du meeting de ce dimanche 17 novembre, il a mis la main à la poche. Le Chérif a ainsi offert 10 millions de francs CFA à nos FAMa en guise de contribution. Cela s’appelle soutien concret. Depuis, aucune autre contribution concrète n’a été annoncée, du moins publiquement. Tout le monde semble jouer à l’indifférence, abandonnant leur sort au seul gouvernement qui, en plus des accusations fortes de corruption et de mauvaise gouvernance, a des ressources financières très limitées. Autant les 18 millions de Maliens attendent des résultats concrets dans la lutte contre le terrorisme, autant les FAMa ont besoin du soutien précieux de ces Maliens pour mener leur mission.

En tout cas, le ministre Dahirou DEMBELE a été suffisamment clair ce jeudi lors de son interpellation à l’Assemblée nationale : ‘’c’est l’armée malienne qui doit défendre le Mali et non une autre force’’, même si, pour le moment, cette armée est en construction. À ce niveau, malgré que les Maliens trouvent que la France ne fait pas assez sa mission de lutte contre le terrorisme, le ministre estime que le Mali ne peut s’offrir le luxe aujourd’hui de chasser ce pays ami.

Peut-on alors compter sur la Russie qui, dans l’imaginaire de beaucoup de Maliens, est le seul sauveur possible de ce peuple ?
Pour le ministre de la Défense qui a déjà séjourné dans ce pays et y rencontré les autorités, la prudence doit être de mise.
« La Russie exige du Mali de payer le reliquat d’un appareil commandé ; sans cela, rien ne sera livré », a lâché le ministre DEMBELE.
Aux députés, notamment son interpellateur, l’honorable Moussa DIARRA, le ministre a demandé de sortir de leur luxe pour aller s’enquérir des réalités quotidiennes de nos FAMa : «je vous demande de vous impliquer, c’est votre armée. Vous avez vu les parlementaires allemands, européens qui viennent voir leurs soldats ». Une manière pour lui de dire que ce n’est pas en restant dans leurs salons climatisés ‘’que vous allez jouer votre rôle de parlementaires’’.
« Faites comme les militaires, sortez de votre confort de parlementaire à deux balles pour aller sur le terrain, au contact de nos braves soldats, s’enquérir de leurs conditions », a souligné le ministre.
En tout cas, les rapports trimestriels du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali répètent que les conditions de sécurité se détériorent. Tous les trois mois, donc, les conclusions restent les mêmes ou presque : dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire, mise en œuvre tardive, sinon inexistante, de l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, expansion des groupes extrémistes violents et retrait de la présence de l’État, surtout au centre du pays.
À ces rapports onusiens s’ajoute un consensus académique grandissant autour des risques croissants d’atrocités, de violences intercommunautaires, de violations des droits de l’homme, de la montée de dynamiques conflictuelles ethniques ou tribales et de la désintégration du tissu social dans les régions de Mopti et Ségou.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice: en pleine turbulence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-en-pleine-turbulence-2848716.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 15:24:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est sur fond de dissentiment, si ce n’est de ressentiment qu’a eu lieu l’audience solennelle de Rentrée des Cours et Tribunaux 2019-2020, ce 18 novembre, à la Cour suprême, sise à Banankabougou, sous le thème : «Rôle de la Cour Suprême en matière de lutte contre les infractions financières et budgétaires». Comme annoncé dans leur Communiqué conjoint N° 08 du 10 novembre 2019, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) ont mis à exécution leur mot d’ordre de boycott : ‘’le SAM et le SYLIMA, tout en se félicitant de la réconciliation progressive du Peuple avec sa Justice, invitent les Magistrats ainsi que leurs amis à boycotter la Rentrée Judiciaire du 18 novembre 2019’’.</strong>

<strong> </strong>

‘’La Magistrature malienne continue à ruminer le traitement, peu amène, qui lui a été réservé par certains de ses interlocuteurs lors du mouvement de grève passé et cela avec, curieusement, la complicité active de certains de ses propres fils avec à leur tête l’actuel plus haut magistrat professionnel du Mali. Aussi, se souvient-elle du déni de justice dont elle est l’objet par le blocage systématique des procédures qu’elle initie à la plus haute juridiction’’.

Il ressort de ce communiqué, la non-exécution d’une revendication des deux syndicats, à savoir la ‘’démission’’ (limogeage ?) du Président de la Cour suprême, Nouhoum TAPILY, et certains blocages inexpliqués des procédures, au niveau de la haute juridiction.

Vindicatifs, jusqu’au-boutistes, à la limite du pronunciamiento, les syndicats de Magistrats font dans la démesure sur ce dossier. Il y a-t-il une entreprise de diabolisation d’un magistrat chevronné ?

Si cette action de boycott est moins pénalisante que de priver les citoyens, pendant plus de 100 jours, de la distribution de la justice et de l’accès à certains actes légaux ; il n’en demeure pas moins qu’elle offre le visage hideux de la justice malienne qui se présente pourtant comme une famille, ‘’la famille judiciaire’’.

Cette action de boycott montre à quel point le Président TAPILY fait l’objet de byssus syndical. Parce que, le 10 octobre 2018, une Assemblée Générale Extraordinaire Conjointe du SAM et du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) exigeait : ‘’la démission de Monsieur Nouhoum TAPILY de ses fonctions de Président de la Cour Suprême et engage les syndicats à porter plainte contre lui pour forfaiture et violation de son serment’’. L’exigence est plus que jamais maintenue.

L’action de boycott traduit également la difficulté de praticiens du droit à se soumettre à la loi. Parce que c’est la Loi fondamentale qui dispose des conditions de nomination du Président de la Cour suprême, en son article 84 : ‘’la Cour suprême est présidée par un magistrat de l’ordre judiciaire nommé par le président de la République sur proposition conforme du Conseil supérieur de la magistrature. Le président de la Cour suprême est assisté d’un vice-président nommé dans les mêmes conditions’’. Il est donc difficile d’envisager son départ sur de simples différences d’approches sur des sujets donnés.

Au-delà de la crise émotionnelle liée à la grève des 100 jours, il faut renouer avec la réalité qui impose un aggiornamento de la justice qui gagnerait en une introspection pour se réconcilier avec la population. L’ennemi à abattre, ce n’est certainement pas le Président de la Cour suprême ; mais le démon qui habite chacun, détournant du vrai défi qu’est la restauration de l’image de la justice malienne auprès des justiciables. Le challenge, c’est une nouvelle virginité de la justice. Or, d’évidence, les querelles byzantines qui ébranlent la ‘’famille judiciaire’’ ne sont pas pour y contribuer particulièrement. Mettre fin à la guéguerre improductive serait indubitablement salvateur pour une corporation qui doit avoir bien d’autres chats à fouetter. Il est possible d’arrêter de regarder dans le rétroviseur, pour avancer. D’ailleurs, Winston Churchill disait : «il n’y a aucun mal à changer d’avis, pourvu que ce soit dans le bon sens». Le bon sens, dans le cas d’espèce, c’est de contribuer au renouveau de la justice.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les hommes du passé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-hommes-du-passe%25e2%2580%2589-2848713.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 15:21:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Le contexte politique, le moment gravissime et l’état actuel de notre pays légitiment toute réponse à ce meeting raté de l’Opposition (FDS). Oui leur sortie du vendredi 15 novembre 2019 est une agression et une faute impardonnable contre notre dignité, notre l’intégrité morale, démocratique et républicaine. Une récupération malsaine, une insulte à notre intelligence et à la mémoire de nos martyrs contre le terrorisme triomphant.</strong>

Au grand malheur de notre brave peuple, les archaïques de l’opposition répondent par l’autisme et le refus d’esquisser la moindre autocritique et continuent de penser que les contrevérités et la manipulation finiront par aggraver les fissures qu’ils tailladent dans les fondations de la maison Mali et emporteront ceux qui maintiennent la république débout contre vents et marrées.
Soumaila Cissé, Modibo Sidibé et consorts sont-ils fondés de se porter aujourd’hui en honorables défenseurs de notre Armée ?
Ces gens n’ont pas honte ! La décence, s’ils en avaient encore, aurait dû leur interdire de parler de magouille dans une affaire d’équipement militaire. Comme disait l’autre : « je pardonne aux gens de ne pas être de mon avis, je ne leur pardonne pas de n’être pas du leur. «
Encore une fois, voilà les pseudos patriotes du FDS trouvé de la voix comme à leurs habitudes chaque fois que le Mali subit une tragédie. Au lieu de l’union sacrée et patriotique pour sauver le Mali, c’est toujours les flèches à l’endroit du président de la République, leur cible privilégiée, dans le seul dessein de lui prendre sa place. Oh que c’est pitoyable !
Soumaïla Cissé et ses hommes du passé, prompts à la récupération pour tirer à boulets rouges sur les autorités, oublient le deuil des parents de ces valeureux militaires tombés pour la Nation tout entière. Ils oublient que même dans les sociétés les plus mercantiles, il y a un temps de deuil à observer et au cours duquel aucune autre attitude n’est plus respectueuse que le silence.

L’obsession du pouvoir rend fou !
Quand la France a subi les assauts des terroristes en novembre 2015, même le pire des hommes politiques (Éric Zemmour ou Marine Le Pen), a rangé sa haine de côté pour être avec le président Hollande et montrer une certaine unité de la République face au péril qui lui guette.
Ils continuent à insister sur les présumées surfacturations comme cause de la dégradation du climat sécuritaire, pauvres d’eux ! Ils oublient qu’ils sont tous des anciens ministres et Premiers ministres, c’est-à-dire des gens qui ont été aux affaires pendant des années sans pouvoir apporter le minimum de solutions aux problèmes posés, et tout d’un coup ils deviennent des hommes nouveaux, aptes à donner des leçons de savoir-faire et de probité morale, cela s’appelle l’escroquerie politique ou l’imposture de la vertu. Comme on le dit : « l’oubli de ses propres fautes est le plus sûr des absolutions.
Si le président de la République est responsable de la situation dramatique du pays, qu’ont fait Soumaila Cissé et ses suiveurs pour améliorer ladite situation (lui qui touche cinq cents millions (500 000 000) de FCFA sans justification pour faire ce travail). Ils ont réclamé à cor et à cri un dialogue national, pensant que le président n’allait jamais y accéder. Et quand le président a lancé le processus du dialogue, ils ont été pris à leur propre piège et ont commencé à paniquer ne sachant quelle attitude adopter.
C’est pourquoi ils sont restés des mois durant sans position claire, car pris au collet.
Soumaila Cissé et son FDS sont obnubilés par le pouvoir au point de vouloir marcher sur des morts pour y arriver.
C’est cette obsession devenue maladive qui leur font perdre le peu de dignité qu’ils leur restent. Jusqu’à aller organiser et soutenir la profanation et l’outrage du drapeau français. À chaque fois que les ennemis du pays frappent nos soldats, il trouve du grain à moudre et du sucre à casser sur le dos des autorités.
La responsabilité du chef de file de l’opposition implique la compassion quand le malheur frappe, la solidarité quand la situation est difficile, et l’humilité dans l’action. Que gagnerait-il à vouloir soulever les veuves et les orphelins, à les instrumentaliser et à utiliser leur douleur pour sa soif de pouvoir personnelle.
À défaut d’être ridicules, Soumaïla Cissé et ses complices paraissent viles et pitoyables si ce n’est pas piteux.
Comment ont-ils pu planifier, organiser, participer et soutenir un tel outrage contre notre Chef Suprême des Armées et contre la France un pays ami et partenaire ?
Or, quand on y est, il faut être exempt de reproches. Est-ce le cas de ces hommes ?
Non-assistance à l’Armée en guerre (non-équipement de l’armée)
En effet, si lui et ses complices apatrides n’avaient pas comploté pour imposer au Mali l’embargo sur les armes, ce régime n’aurait pas eu besoin de passer une commande d’armes à fortiori d’être accusé de magouille dans une quelconque acquisition d’armes.
Sous d’autres cieux, Soumi la rengaine et ses renégats auraient été passés par les armes pour trahison et intelligence avec l’ennemi pour avoir bloqué les armes qui auraient pu nous permettre de repousser les assaillants et préserver par nous-mêmes notre intégrité territoriale.
Les Maliens savent et ne l’oublieront jamais. Je ne parle pas des Maliens du moment, mais des Maliens du Mali éternel.
Aussi, les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui le sont parce que des gens comme Soumi et Modibo Sidibé ont empêché hier notre Armée de s’armer.
Les Premiers coupables de non-assistance pas seulement à l’armée, mais à une nation entière en danger d’annexion ce sont bien Soumi et ses complices, pas IBK et son régime.
Eh oui, Messieurs de la sainte indignation le passé ne peut pas être guéri !
Cette fois-ci encore, face à cette déchéance politique en perspective, il est triste de l’affirmer et encore plus affligeant de l’écrire, que l’objectif est clair et n’a rien à voir avec une grandeur d’âme, un quelconque soutien à l’Armée. Soumaila Cissé et ses complices n’en ont pas. Leur ambition secrète, c’est : démoraliser la troupe et la remonter contre son commandant en Chef, avec in fine le dessein secret de tirer après coup les marrons du feu.
La génération qui s’agite est celle de ces hommes du passé qui a pesé comme un plomb d’abord sur notre économie, notre démocratie et aujourd’hui sur le pays. Elle est à proprement parler, une génération hantée par « les délices du pouvoir », une génération de la faillite politique. En vérité, elle n’a jamais cru à l’opposition encore moins à celui qui l’incarne.
À analyser de façon claire et nette, la litanie des reproches faits au pouvoir par cette opposition nuisible qui mène le Mali à la faillite, on comprend mieux la profondeur de la crise de réelle démocratie dans notre pays, lorsqu’on sait que l’ossature de notre opposition repose sur le bon vouloir de ses chefs de partis intéressés, cupides, inamovibles et totalement dépassés par les évènements.
Aujourd’hui tout donne l’impression du vide, du déjà vu, le gout du ratage, la sensation d’une déconvenue, ils sont nombreux les Maliens qui pensent que l’opposition malienne est vraiment un géant qui a peur de son ombre.
Alors que des citoyens s’éveillent pour museler les ambitions prédatrices d’une minorité sans scrupules ayant rendu hystérique la société et bradé l’économie nationale. Pendant des décennies, ces hommes du passé ont rempli chacun leur panse dans le fruit du labeur collectif et aujourd’hui sans aucune pitié ni honte, ils veulent encore revenir par tous les moyens comme étant des sauveurs.
Quand est-ce qu’ils vont comprendre que les Maliens savent qui est qui et qui a fait quoi ?
À la nouvelle génération de comprendre que se libérer d’une telle situation demande plus que des incantations, il faut plus d’imagination, de courage et de détermination.
Aujourd’hui le monde est interdépendant, aucun pays ne peut vivre en marge de la mondialisation, la recherche de bouc-émissaires est une perte de temps, chacun doit savoir situer ses intérêts et les défendre sans quoi il disparait du jeu.
Retenez que l’histoire enseigne que devant l’inacceptable les nations basculent dans un élan libérateur ou s’abîment dans une désintégration chaotique.

Sibiri Samaké

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<title>Lutte contre le terrorisme au Sahel: Macky Sall charge l’ONU et appelle au respect de l’État malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/lutte-contre-le-terrorisme-au-sahel-macky-sall-charge-lonu-et-appelle-au-respect-de-letat-malien-2848711.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 15:13:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le président Macky SALL, lors de l’ouverture de la 6e édition du Forum inter-national de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, s’est étonné le lundi 18 novembre de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali avec la présence sur le terrain d’au moins 30 000 militaires maliens, de l’opération Barkhane, de la MINUSMA et du G5 Sahel. Pour lui, il y a un problème que ces forces soient prises en otage par une bande d’individus. La situation est inacceptable, désap-prouve le ministre sénégalais, tout en exhortant l’ONU de reformer son système et adopter un mandat robuste à la MINUSMA. Face à des forces terroristes ar-mées et déterminées, il n’y a d’autre choix que d’opposer des forces militaires supérieures, mieux armées et plus déterminées. Autrement, les groupes terro-ristes vaincus et démantelés ailleurs continueront de trouver dans les zones de vulnérabilité en Afrique des sanctuaires où ils pourront prospérer, se réorgani-ser et poursuivre leur expansion. Toutefois, il estime que les missions des Na-tions unies ne doivent pas servir que de payer des indemnités à des pays.

Excellence, Monsieur le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Prési-dent de la République Islamique de Mauritanie, cher frère,
Monsieur Edouard Philippe, Premier Ministre de la République française,
Excellence, Monsieur Pierre Buyoya, ancien Président de la République du Bu-rundi, Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Madame la Présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales,
Madame la Présidente du Conseil économique, social et environnemental,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique,
Mesdames, Messieurs les chefs de délégations,
Chers amis, chers invités,
Mon frère et ami, le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, nous a fait le grand honneur de rehausser de sa présence, en tant qu’invité spécial, ce 6e Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Mes premiers mots seront pour le remercier.
Merci, Monsieur le Président et cher frère. Nous sommes heureux de vous ac-cueillir. Vous êtes chez vous. Votre présence ici traduit notre attachement commun aux relations ancestrales entre les peuples sénégalais et mauritanien, solidement tissées par l’histoire, la parenté, la spiritualité et le voisinage.
Merci à vous, Monsieur le Premier Ministre Edouard Philippe, pour votre vi-site, dans le cadre du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais et pour votre participation au Forum.
Je vous remercie toutes et tous, chers invités, d’être venus encore nombreux, d’Afrique et d’ailleurs, à notre rendez-vous annuel.
J’exprime notre gratitude aux partenaires qui accompagnent le Forum de Dakar sur la Paix et la sécurité en Afrique : la France, le Japon, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Koweit, la Chine, l’Inde, l’UEMOA et la Fondation Konrad Adenauer.
Cette année, le thème du Forum porte sur Paix et Sécurité en Afrique : les dé-fis actuels du multilatéralisme.
Le sujet s’impose de lui-même, tant les défis du multilatéralisme, dans ces do-maines, en Afrique et ailleurs, sont à la fois multiples, complexes et persistants.
Souvenons-nous que la première mission de maintien de la paix des Nations Unies, encore active à ce jour, remonte à 1948, avec l’Organisme des Nations Unies chargé de la Surveillance de la Trève au Moyen Orient.
Il y a eu, depuis lors, plus de 70 opérations de maintien de la paix, dont 13 en cours, parmi lesquelles 7 sont déployées en Afrique.
Il faut rendre hommage à l’action multilatérale. Au fil du temps, les missions de paix des Nations Unies ont considérablement évolué. Elles ont acquis une vocation multidimensionnelle, contribuant à faciliter des processus électoraux, à reconstruire des systèmes judiciaires, aider au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration d’ex-soldats, protéger des civils et prendre en charge les besoins spécifiques des femmes, des enfants et des personnes âgées. Les succès du multilatéralisme sont indéniables.
Mais ses défis le sont tout autant. La situation au Sahel en est un exemple em-blématique.
Il y a plus de six ans, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA), a été créée par le Conseil de Sécurité, avec comme mission l’appui aux efforts de stabilisation du pays, la protection des civils, et le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien. Telle était la lettre de la mission de la MINUSMA.
D’un effectif de 6491 éléments à ses débuts, la MINUSMA en compte au-jourd’hui 14.400 ; plus que le double.
Paradoxalement, l’agression terroriste contre le Mali s’est intensifiée ; et pire, le terrorisme étend son spectre ravageur à d’autres pays, charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et personnes déplacées.
Les attaques sont devenues plus fréquentes, plus meurtrières et plus audacieuses, puisque les groupes terroristes s’en prennent de plus en plus aux Forces de dé-fense et de sécurité, jusque dans leurs casernes.
Je voudrais réitérer ici notre solidarité et notre soutien aux pays amis et frères victimes du terrorisme. Je salue leur résilience et celles des populations.
Je tiens, également, à renouveler notre ferme attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la République sœur du Mali. Pour nous, le Mali est un, le Mali est indivisible. Il faut que l’autorité de l’Etat s’instaure sur l’ensemble du territoire national.
Je salue les efforts du G5 Sahel et des partenaires bilatéraux et multilatéraux engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, évidemment sans lesquels la situation aurait été dramatique. Car, n’oublions pas la réaction de l’intervention de l’Opération Serval au début, aujourd’hui nous aurions une autre situation.
Nous devons remercier les partenaires parmi lesquels la France, qui n’a hésité à plonger la 1ere, mais également depuis lors le G5 Sahel et toutes les autres ini-tiatives américaines, européenne et autres qui viennent s’ajouter à ce bourbier sahélien qui mérite nos réflexions au cours de ce 6e forum et proposer des solu-tions.
Dans mon discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies en sep-tembre dernier, je rappelais que les périls transcendent les frontières, que leur prise en charge ne saurait être fragmentée, et que la paix, la sécurité et la stabi-lité du sahel sont parties intégrantes de la paix, de la sécurité et de la stabilité du monde.
En conséquence, combattre ensemble le terrorisme au sahel est à la fois un de-voir de solidarité et un impératif de sécurité collective. En Afrique ou hors du continent, nous sommes tous menacés. Nous avons tous intérêt au maintien de la paix. Mais pour maintenir la paix, faudrait-il d’abord la rétablir. C’est l’un des défis qui se posent au multilatéralisme de nos jours.
A travers le thème retenu, cette 6e édition du Forum de Dakar suggère d’interroger nos pratiques et d’explorer les améliorations possibles, afin de rendre plus efficaces les missions de paix et de sécurité en Afrique.
Posons alors les questions de fond.
Pourquoi, en dépit de la présence plus massive des forces internationales, la situation continue de se dégrader au sahel ? Comment articuler et coordonner les différentes initiatives déployées sur le terrain, de façon à rendre leur action plus cohérente et plus efficace ?
Plus de 14 000 hommes de la MINUSMA, G5 Sahel 5 000 hommes. Ce qui fait 19 000 hommes. Barkhane, tout le reste et l’armée malienne, ce n’est pas moins de 30 000 hommes sur terrain qui est pris en otage par une bande d’individus. Il y a u n problème. Pourquoi, nous ne sommes pas capables de régler cette af-faire. C’est un problème, mais où se situe le problème, c’est ça que nous devons trouver. Mettre en cohérence les actions s’il faut on met tout dans un comman-dement unique. C’est là que l’ONU doit évoluer dans le concept. Il ne s’agit pas de faire le procès de l’ONU. L’ONU c’est nous-mêmes mais il faut qu’elle ac-cepte de se reformer et de reformer ses procédures. Il faut un mandat robuste au Mali. Je sais que la France n’est pas contre. On m’a dit que la position des USA a bien évolué, merci si c’est le cas. Le Royaume uni est également d’accord. Il faut que la Russie et la Chine pour le Sahel acceptent de donner le mandat robuste pour qu’on en finisse avec ce qui se passe dans le Sahel.
Qu’en est-il des mandats, des équipements et règles d’engagement ? Voilà toute la problématique qui se pose, autrement ces missions servent payer des indem-nités à des pays. C’est bien, c’est confortable. Mais on perd de l’argent dura-blement et on aggrave la situation sur le terrain. Donc, il urge qu’il ait vraiment des efforts sur le système des opérations de maintien de la paix dans les zones où le terrorisme sévit.
C’est en réponse à cette préoccupation que le Sénégal n’a eu de cesse, au cours de son mandat au Conseil de Sécurité sur la période 2016-2017, de plaider pour des mandats robustes et des équipements et règles d’engagement adéquats pour venir à bout des groupes terroristes au sahel.
Bien évidemment, la réponse au terrorisme n’est pas que militaire. Elle est aus-si dans les stratégies préventives et durables d’ordre économique, éducationnel, social et doctrinal.
Mais dans l’urgence, face à des forces terroristes armées et déterminées, il n’y a d’autre choix que d’opposer des forces militaires supérieures, mieux armées et plus déterminées. Autrement, les groupes terroristes vaincus et démantelés ailleurs continueront de trouver dans les zones de vulnérabilité en Afrique des sanctuaires où ils pourront prospérer, se réorganiser et poursuivre leur expan-sion.
Un autre défi au multilatéralisme en Afrique tient à son articulation avec les mécanismes régionaux.
Le Chapitre 8 de la Charte des Nations Unies, relatif à ces mécanismes, recon-nait l’existence d’accords ou d’organismes régionaux destinés à régler les af-faires qui, touchant au maintien de la paix et de la sécurité internationales, se prêtent à une action de caractère régional, pourvu que ces accords ou ces orga-nismes et leur activité soient compatibles avec les buts et les principes des Na-tions Unies.
Sur cette base, l’Union Africaine, poursuit aujourd’hui une tradition qui re-monte à l’OUA. Ainsi, depuis 2004, année de démarrage des activités du Con-seil de paix et de sécurité de l’Union, l’Organisation a déployé 9 Opérations de maintien de la paix, dont deux actuellement en cours au Darfour et en Somalie et une en préparation pour la République Centrafricaine.
En Afrique occidentale, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest conduit depuis plusieurs années des missions allant du maintien de la paix et de la sécurité, à l’encadrement de processus électoraux et à la lutte contre la criminalité transfrontalière.
Plus récemment, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenant compte des nouvelles menaces à la paix et à la sécurité dans son espace commu-nautaire, a ouvert un Chantier paix et sécurité coordonné par le Sénégal.
Les deux organisations ont ainsi décidé de contribuer substantiellement au fi-nancement de la lutte contre le terrorisme dans nos espaces communautaires.
L’expérience africaine en matière de prévention, de rétablissement et de conso-lidation de la paix commande donc que le multilatéral soit davantage à l’écoute du régional. C’est ce que veut la Charte des Nations Unies ; et c’est le sens du Cadre commun Organisation des Nations Unies-Union-Africaine pour un parte-nariat renforcé en matière de paix et de sécurité, adopté en avril 2017.
La complémentarité entre le multilatéralisme et les mécanismes régionaux offre des chances de succès aux missions de paix.
C’est le cas en République Centrafricaine, où la signature d’un Accord de paix a permis la réduction de la violence, en Somalie, avec l’adoption d’un système constitutionnel devant conduire à la tenue d’élections en 2020-2021 et au Sou-dan, avec la mise en place d’une transition apaisée.
Par contre, l’impasse en Libye est révélatrice des limites du multilatéralisme chaque fois que l’Afrique n’est pas associée au règlement de ses propres pro-blèmes. L’union Africaine l’a déploré plus d’une fois.
Et en octobre dernier, à l’occasion du débat sur la coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales, les pays africains membres actuels du Conseil de sécurité ont réitéré la nécessité de tenir compte du rôle de l’Union Africaine pour la résolution du conflit en Libye, y compris par la nomination d’un En-voyé spécial conjoint.
Voilà, entre autres, les problématiques que le Forum abordera dans ses Ateliers autour de plusieurs questions, notamment : Quelles approches pour repenser la sécurité collective ? Quels mécanismes de prévention des conflits et de sortie de crises ? Quelles réponses aux défis à la paix et à la sécurité face à la crise du multilatéralisme ? Quel rôle pour les populations et les acteurs de la société ci-vile dans la sécurité en Afrique ?
J’espère que les réponses à ces questions, et à d’autres inscrites aux Ateliers, seront à la fois pertinentes, pragmatiques et orientées vers l’action. C’est la fi-nalité même du Forum, afin de contribuer à changer le cours de l’histoire dans le bon sens, pour l’avènement d’une nouvelle ère de paix, de sécurité et de sta-bilité durables en Afrique.
Je déclare ouverts les travaux du 6e Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
Je vous remercie.

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<title>Un droit humanitaire à géométrie variable</title>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 14:56:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Selon un communiqué du Gouvernement de la République du Mali informant l’opinion publique nationale et internationale, dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les Forces Armées du Mali (FAMa) basées à Ouenkoro (cercle de Bankass), dans la région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite des informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Le communiqué ajoute qu’après la débandade des assaillants à l’arrivée des FAMa, une fouille des éléments dépêchés dans les campements voisins a abouti à la découverte de dix-neuf (19) corps abandonnés, dont certains, dans des puits. ‘’Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de vingt (20) corps retrouvés’’. Tels sont les faits qui n’ont été remis en cause par aucune source indépendante.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Nonobstant la tendance à la banalisation de la mort, il n’en demeure pas moins que la tragédie de Peh a une spécificité : des corps abandonnés dans des puits. Il y a indéniablement une forte similitude avec les ‘’fosses communes’’ ou les ‘’charniers’’ qui seraient la marque de fabrique des FAMa, des crimes pour lesquels elles ont essuyé les feux roulants des défenseurs des droits de l’Homme.<br />Les accusations ‘’d’exécutions sommaires », « d’exactions » (uniquement sur une communauté donnée comme si elle ne comptait pas d’officiers et d’hommes du rang dans cette même armée), de ‘’massacres’’, en réalité, sont le fagotage de nos FAMa perpétuellement dans la ligne de mire de ceux que l’ancien ministre Tiéna COULIBALY qualifiait d’ennemis du pays.<br />« Vous savez, notre pays a beaucoup d’ennemis. Le Mali, depuis l’époque du président Modibo KEITA, est un pays dont la personnalité est supérieure. Il y a plein de pays qui ne veulent pas que le Mali émerge », accuse-t-il, omettant les ennemis intérieurs très actifs dans leur entreprise de déstabilisation du pays.<br />C’est fort opportunément qu’au cours d’une conférence de presse, en juin 2018, le ministre de la Défense et des anciens combattants, Tiéna COULIBALY mettait en exergue que l’Armée est constituée de tous les fils de ce pays, de toutes les régions, et chaque ethnie a sa chance dans cette Armée ; contrairement à certains pays où l’Armée est l’affaire d’une ethnie qui la monopolise. Il en déduit, qu’il ne puisse pas arriver au Mali que l’Armée se braque contre une ethnie ou une région.<br />L’histoire bégaie par moment et souvent pour rendre sa propre justice. Ainsi, hier, nous étions en présence de ‘’fosses communes’’ impliquant prétendument les Forces armées et de sécurité du Mali. Aujourd’hui, ce sont des ‘’puits’’ qui sont découverts avec des corps à l’intérieur. Si les auteurs de ces œuvres macabres ne sont pas les mêmes, la constante est que des personnes sont traitées de façon inhumaine et que cela doit être dénoncé avec constance.<br />Au grand dam des partisans de l’équité, la dénonciation semble à géométrie variable. Il y a un paradoxe au cœur de ce psychodrame sécuritaire.<br />La preuve : dans les conclusions préliminaires de la Mission d’Enquête Spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou (Commune de Bankass, cercle de Bankass, région de Mopti), le 23 mars 2019, de la MINUSMA, on peut lire : ‘’l’attaque a donné lieu à une confrontation armée ayant opposé les dozos aux éléments armés peuls faisant partie d’un rassemblement de candidats au processus de « désarmement volontaire », installés dans le village et qui s’étaient constitués de facto en groupe d’auto-défense. Le groupe de chasseurs, supérieur en nombre et en puissance de feu, a continué d’avancer sur le village, tuant de manière indiscriminée hommes, femmes et enfants, et incendiant les maisons à l’aide de torches et autres combustibles préparés à cet effet’’. Les termes sont bien choisis pour faire ressortir toute l’étendue de l’horreur.<br />Par contre, le drame de Peh n’a pas suscité la même émotion, même si ce sont les mêmes horreurs qui sont commises ; toute vie humaine en valant une autre. En tout cas, au regard de la Constitution de notre pays qui dispose en ses articles 1er et 2 : ‘’la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne’’ ; ‘’tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée’’.<br />À l’évidence, ce n’est pas seulement le charivari dans lequel tombe le communiqué du Gouvernement qui fait sous-estimer la tragédie de Peh. Il y a en sus et surtout, la volonté délibérée de certains de violer ces dispositions constitutionnelles pour des motivations inavouées.<br />Qu’on félicite l’Armée malienne pour son action humanitaire ? Ce serait lui faire trop d’honneur. Il est le mouton noir ; il faut qu’il le reste. Ne serait-ce que pour permettre à certains à continuer à jouir de privilèges en enseignant le Droit international humanitaire qui est beaucoup plus un handicap qu’un avantage pour nos soldats timorés et vulnérables.<br />Cependant, que ceux qui ethnicisent la crise, ces agents de l’étranger, pour certains, en fin de carrière politique et en fin de séjour sur cette terre, brillent par un silence aussi assourdissant sur la tragédie de Peh, cela laisse pantois. Les conventions des droits de l’homme et le droit international humanitaire seraient-ils sélectifs ? Le droit à la vie serait-il à deux vitesses ? Le déni de réalité est troublant.<br />Toutefois, il est toujours possible de résister à la tentation d’ensemencement de la haine. À condition bien sûr de privilégier les valeurs sur les intérêts sordides.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">PAR BERTIN DAKOUO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Triumvirat&#45;Comité d’organisation du DNI: les trois raisons d’un divorce</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/triumvirat-comite-dorganisation-du-dni-les-trois-raisons-dun-divorce-2848690.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 14:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour sortir le pays de la crise actuelle, ouvrir de nouvelles pistes pour la restauration de la paix et de la sécurité ; bâtir le consensus sur les exigences d’un renouveau de l’État et adopter les instruments juridiques nécessaires à ce renouveau, le Président de la République a proposé lors de son adresse de Nouvel An 2019, l’organisation d’un Dialogue politique et social inclusif. Pour mener à bien la mission, un Comité d’organisation a été mis en place. Il sera appuyé par un Triumvirat qui a une mission de facilitation. Si les travaux du dialogue ont pu démarrer avec toutes les difficultés du monde, le Triumvirat est en passe de tout monopoliser la mission commune. Chronique d’une divergence !

Bien qu’il soit la cheville ouvrière de Dialogue national inclusif, le Comité d’organisation de ce processus, dirigé par l’ambassadeur Cheick Sidi DIARRA peine à s’affirmer à côté d’un Triumvirat qui devient de plus en plus gourmand en autorité et en prestige. Ainsi, en plus de sa mission de facilitation qui du reste est menée, le Triumvirat, réconforté par ses rapports de bon voisinage avec le président de la République et sa notoriété de sagesse (personnes âgées), s’engouffre dans l’organisation, faisant ombrage au Comité mis en place à cet effet.
À l’origine du divorce entre ces deux organes, le partage du gâteau national. Même si les vieux sont prompts à convaincre sur leur désintéressement, en raison de leur âge, ils semblent bien rouler pour leurs arrières.
La première opposition manifeste entre ces deux organes est la circulation de deux logos pour le même Dialogue national inclusif (DNI). En effet, à côté du premier, une colombe en vol tenant au bec un rameau, circule et un autre sur lequel on aperçoit la carte du Mali appuyée de haut en bas par deux mains sur une bande aux couleurs nationales. Ce logo, on le retrouve surtout sur le portail www.dialoguenational.ml dédié au dialogue national. Pourtant, selon des sources bien introduites, le premier logo qui comporte la colombe a été validé par les deux organes et reste valable, parce qu’aucun communiqué officiel ne l’a jusque-là interdit.
Aussi, depuis les premières assises, tous les rapports au niveau des communes et des cercles étaient acheminés directement du ministère de l’Administration territoriale au Comité d’organisation du DNI. Ce processus a été brusquement stoppé, sans raison officielle. À l’origine, il nous revient que c’est sur ordre du Triumvirat que les colis ont changé de destination. Pourquoi ? Selon nos sources, au cours d’une réunion sur l’exploitation de ces rapports, le Triumvirat n’aurait pas partagé la proposition faite par le président du Comité d’organisation. Ce dernier a exprimé sa volonté de scanner l’ensemble des rapports pour les mettre sur le site pour des besoins de consultation. Pour le document de TDR, il aurait proposé de faire une synthèse des recommandations qui lui parviennent. La proposition n’a pas agréé le Triumvirat qui avait certainement d’autres ambitions. Dès lors, il fera dévier l’itinéraire des rapports qui parachuteront désormais sur sa table. Pour quel usage ? Rien d’extraordinaire, il les met à la disposition de techniciens qu’il a lui-même recrutés pour faire le même travail proposé par le président du Comité d’organisation. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les membres de la cellule technique du Comité d’organisation sont refusés aux réunions du Triumvirat alors qu’elles sont ouvertes à des tierces personnes. C’est d’ailleurs dans ce sens que ses informations se retrouvent sur des plateformes qui n’ont rien à avoir avec le DNI.
Une troisième divergence bien perceptible, l’arrêt brutal des annonces du DNI sur l’ORTM. Il semble qu’à ce niveau, c’est un ministre du gouvernement qui a été mis à contribution pour faire arrêter ces annonces. Et pourtant, le Comité d’organisation relève directement de la Primature. Alors quelle mouche a piqué notre ministre pour naviguer à contre-courant de la volonté du PM ? C’est compréhensible, puisque nous sommes au Mali où le ridicule ne tue pas.
Selon nos sources, toutes les propositions venant du comité sont systématiquement rejetées par les ‘’sages’’ qui travaillent désormais, selon son propre agenda. Toutefois, il nous revient que le président du Comité s’est dit prêt à faire avec. Il promet de continuer à proposer, qu’il soit écouté ou pas, l’histoire jugera tout un chacun.
De quoi se mêle donc le Triumvirat ? En tout cas, il est clair que le Président du Comité national d’organisation a été nommé par décret présidentiel et rattaché à la primature avec un plan d’action opérationnelle. Sa mission est l’organisation matérielle et scientifique (Communication visibilité, production de support de communication, de documents techniques tels rapports envoie des invitations, mobilisation des participants, note de synthèse, etc. Il travaille avec un comité élargi.
Quant au Triumvirat, il a une mission de facilitation. Il s’agit de démarcher toutes les couches sociales et professionnelles du Mali. S’il y a des difficultés par rapport à la participation d’une partie, il intervient comme médiateur et fait en sorte qu’il n’y ait de frustration d’aucun citoyen. Il fixe la date des concertations de commun accord avec le Comité. Au regard de cette mission, on comprend aisément que le Triumvirat a suffisamment de défis à relever que de mettre le bâton dans les roues du Comité d’organisation. En tout cas, pour l’instant, il gagnerait davantage à aller convaincre la CMA, l’Opposition et Anw Ko Mali Dron à revenir à la table du dialogue qu’à s’intéresser à l’archivage des rapports ou à donner ordre à l’ORTM pour la publication de tel ou tel message. Des tâches qui reviennent de droit au Comité d’organisation.
Pour le bonheur des Maliens, l’échec de la Conférence d’Entente nationale ne nous conseille pas de laisser toute l’organisation de ce dialogue entre les mains de ce Triumvirat qui, même s’il est difficile de douter de sa bonne foi, manque tout de même de l’énergie nécessaire à la réalisation de la mission.
À suivre !

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bradage des espaces verts: le Préfet de Kati au cœur d’un nouveau scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/bradage-des-espaces-verts-le-prefet-de-kati-au-coeur-dun-nouveau-scandale-2848694.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 14:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Après les populations de Kalaban-Coro, celles de Kabala-Est dénoncent le bradage de leurs espaces verts par le Préfet de Kati. Lors du lotissement dudit quartier, les agents d’aménagement avaient dégagé un espace après l’attribution des parcelles d’habitation qui sera désigné comme un « espace vert ». Mais, les riverains de cet espace sont surpris, depuis 2018, de voir qu’il est attribué à un particulier, un certain Mahamadou DEMBELE. Depuis, ils se sont réunis en Comité pour se dresser contre cette injustice et ce désordre. Le Comité en question a déjà saisi le Préfet de Kati aux fins d’annuler le titre délivré à M. DEMBELE sur l’espace.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Sur place où nous avons pu constater la situation de l’espace, les responsables du Comité des résidents et riverains nous ont confié que l’espace vert dont il est question figure bien dans le plan de lotissement.<br />Depuis 2017, conscients du risque de perdre définitivement leur espace vert, les résidents et riverains ont formé un Comité dirigé par Mamadou Welaba BAGAYOKO qui a mené plusieurs activités pour sauvegarder l’espace. Il s’agissait, dans un premier temps, de redoubler la vigilance autour de l’espace pour empêcher son occupation par le nommé Mahamadou DEMBELE qui aurait acquis son « permis d’occuper » N° 2944-CKTI-DOM du Préfet de Kati, selon les résidents.<br />Selon Bakary COULIBALY, membre du Comité des résidents de Kabala-Est, la population, à travers Mamadou Weleba BAGAYOKO, a adressé une correspondance le 13 aout 2018 à l’actuel Préfet de Kati, lui demandant d’annuler le permis d’occuper N° 2944-CKTI-DOM sur l’espace vert incriminé.<br />Aussi, sur leur initiative, un responsable du service de l’Urbanisme de Kati, Cheick Oumar DIARRA, a effectué une visite de terrain, le 26 octobre 2018. L’Urbaniste est revenu à la conclusion que le site est bien réservé pour un espace vert, nous a-t-il confié. Sur les conseils de ce dernier, des arbres furent plantés pour protéger l’espace.<br />À leur grande surprise, l’acquéreur de l’espace vert, en dépit de tous ces efforts, commença les travaux de fouille de clôture après avoir borné et limité l’espace vert. Comme pour défier les riverains, et la loi nationale, il fait faire un puits pour mieux marquer sa ‘’nouvelle propriété’’.<br />Très déterminés à ce que l’espace reste dans le domaine public, les résidents ont tout de même réussi à arrêter les travaux. Aussitôt, le Maire de Kalaban-Coro a été saisi de l’affaire, nous a-t-on expliqué.<br />En attendant la réaction du Préfet quant à l’annulation du permis d’occuper, les résidents sont en alerte maximum.<br />« Nous ne sommes pas d’accord que la Préfecture de Kati transforme le bien public en bien privé. Sur quel droit s’appuie-t-il pour le faire », s’est interrogé M. COULIBALY.<br />Les responsables du Comité des riverains se disent optimistes quant à l’issue de leur combat. Et pour cause ? Le Code domanial et foncier du Mali en son article 27 stipule : ‘’le domaine public immobilier est inaliénable, imprescriptible et insaisissable ; nul ne saurait se prévaloir du régime de la possession sur une parcelle du Domaine Public’’.<br />Sur un tout autre plan, le comité des résidents nous a expliqué qu’il ne revient pas au Préfet de « délivrer un permis d’occuper. Cela reste de la seule compétence du maire », comme c’est le cas pour cet espace vert incriminé. Sur le sujet, le comité s’appuie sur le Décret du 19 juillet 2002 qui stipule : ‘’l’attribution des concessions urbaines et rurales d’habitation relève de la seule compétence des mairies, conformément aux dispositions du Décret N° 02 P-RM du 6 mars 2002 déterminant les formes et conditions d’attributions des terrains du domaine privé immobilier des collectivités territoriales’’.<br />Dans la Commune de Kalaban-Coro, les vocations de beaucoup de terrains ont été changées avant d’être réattribuées à des particuliers par la Préfecture de Kati, sans l’avis de la mairie, ont déploré les responsables du comité de Kabala-Est.<br />« Nous ne reculerons pour rien au monde pour protéger notre espace vert. C’est un bien de la communauté et non d’une personne ou d’une autorité. Nous appelons le Préfet et le maire à agir pendant qu’il est encore temps », ont prévenu les responsables du Comité.<br />Aussi, à Kalaban-Coro, comme ailleurs, à travers le district de Bamako, le Département de l’Environnement et de l’assainissement est également plus que jamais interpellé sur ce terrain de la préservation des espaces verts qui deviennent des proies faciles pour les prédateurs fonciers.</span></p>
<p style="line-height: 18.0pt;background: white;vertical-align: baseline;font-style: inherit;font-variant: inherit;margin: 0cm 0cm 9.75pt 0cm"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #555555">Par Sidi DAO</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: le réveil des démons</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/kidal-le-reveil-des-demons-2848111.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 21:45:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La décision de la MINUMA de construire un nouvel aéroport à Kidal déchaine désormais les passions au Mali. Occasion pour des plus capricieux de jeter l’opprobre sur l’État malien l’accusant de ne rien faire pour cette région, depuis 1960. Ces intrépides aventuriers oublient certains faits qu’il est important de rappeler au nom de la vérité pour un nouveau départ du Mali. En effet, de 1992 à nos jours, les différents régimes ont orienté des projets de milliards de FCFA pour le développement de cette zone contrairement à d’autres pour tout simplement son statut de « ville rebelle ». Peut-on accuser le seul État d’être la cause du retard de Kidal ?

Dans huit mois, Kidal devrait avoir son aéroport opérationnel qui permettra de désenclaver cette ville désertique du Mali. C’est la nouvelle qui fait le buzz sur les réseaux au Mali, depuis les 48 dernières heures. La future infrastructure sera financée par la MINUSMA pour un montant de plus de 2 milliards de FCFA.
Aussitôt annoncées, les vieilles rancœurs ont refait surface au détriment de la paix et la réconciliation nationale. « Kidal est abandonnée par le Mali » ; « Depuis des années, le gouvernement du Mali a pris la promesse de construire un aéroport à Kidal, il n’y a rien à Kidal »… Tutti quanti. Ces propos contrastent avec l’engagement de l’État dans la région même si tout n’est pas rose, à l’image des autres régions du pays.
Contrairement à ces allégations, les mêmes tristes réalités rencontrées et dénoncées à Kidal sont le quotidien des Bamakois, à savoir l’absence de service de santé de qualité, le manque d’eau potable, les coupures d’électricité, le chômage…
Qui n’a pas vu les bidons dans les charrettes et les pousse-pousse à Sabalibougou, Nimakoro Banconi…Quels sont les quartiers de Bamako qui échappent au délestage même en pleine période du froid ? Donc, si Kidal se plaint, à Bamako également la situation est loin d’être fameuse. De Kayes à Kidal, on peut en vouloir à l’État de ne pas assez fait en termes d’infrastructures pour les régions. Et la région de Kidal a eu ses infrastructures sans compter les projets et programmes de développement même si beaucoup ont été détournés à d’autres fins par des ressortissants.
Ainsi, beaucoup d’initiatives ont été orientées vers la région, à l’image du Programme Intégré de Développement Rural de la région de Kidal (PIDRK). Ce programme de sept ans était cofinancé à des dizaines de milliards de FCFA par l’État et de nombreux partenaires. Cette initiative était exclusivement destinée à la région avec comme objectif de contribuer à réduire la pauvreté et à l’insécurité alimentaire des communautés.
En outre, sur financement du budget national, le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement du Nord initié par le président Amadou Toumani TOURE a fait la part belle à Kidal avec 6,5 milliards de FCFA. À l’heure du bilan, le résultat de ces projets reste mitigé.
Que dire de l’électricité et des efforts déployés par l’État pour donner de l’eau aux populations de Kidal ? En plus, en matière de désenclavement, Kidal est loin d’être le parent pauvre. Ainsi, le gouvernement malien a récemment signé une convention de construction de la route Transsaharienne section Bourem-Kidal Bourem-Kidal à plusieurs milliards de FCFA. Là, également, cette initiative est fortement menacée par l’insécurité qui sévit dans la zone. Bref, l’État a fait de nombreuses réalisations dans la zone, mais les velléités séparatistes ont détruit beaucoup d’entre elles. C’était devenu finalement l’éternel recommencement : l’Etat construit, les rebelles détruisent et après l’on accuse les autorités. Aujourd’hui, Kidal est plus victime de sa rébellion que d’un manque d’investissement de la part de l’État.
Au-delà des projets et des programmes financés à coût des milliards pour son développement, on rappelle que la commune de Kidal a bénéficié de plusieurs privilèges de l’Etat pour être érigée en région. Sinon, en 1991, année à laquelle elle est devenue la 8e région administrative du Mali, Kidal ne répondait à aucun critère pour ce faire, ni démographiquement, ni économiquement encore moins sur le plan infrastructure. Par complaisance et par raccourci, elle est devenue une région sans aucune infrastructure.
Au regard de tout cela, Kidal est loin d’être mal considéré. Alors, dépassionnons le débat.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<title>Société: fiançailles ou ‘‘finançailles’’ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/societe-fiancailles-ou-financailles%25e2%2580%2589-2848109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 21:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le dimanche dernier, le Commissariat de Police du 2e Arrondissement de Kati a été saisi par rapport une affaire d’escroquerie en mariage opposant M. Ibrahima Diarra à Mlle Oumou Diarra. Selon le célèbre écrivain russe Léon Tolstoï : &lt;&lt; Le mariage, tel qu’il existe aujourd’hui, est le plus odieux de tous les mensonges, la forme suprême de l’égoïsme &gt;&gt;. L’histoire qu’on est bien curieux d’entendre, c’est celle qui n’arrive pas tous les jours. Celle qu’on ne voit que dans les films : Un mariage annulé devant le Maire.
Le dimanche 10 novembre restera graver à jamais dans la mémoire de Ibrahima Diarra un jeune résidant à Kati-Malibougou 2, car victime de sa confiance, de sa patience et de son espoir pour avoir été lâché, à la dernière minute, par sa fiancée, OD, à la Mairie secondaire de Kati-Malibougou devant le Maire, les parents, les amis et les collaborateurs.
Après son refus de se marier à M. Diarra, Mlle Diarra a été conduite au Commissariat de Police du 2e Arrondissement de Kati pour audition. Selon elle, tout roulait normalement depuis les fiançailles si bien que M. Diarra était prêt à financer toute sorte de dépenses pour elle : «Il a acheté des téléphones pour moi dont un valait plus de 150 000 fcfa, une moto, des habits, il assurait aussi mes frais de scolarité dans une école privée du quartier.» dixit OD.
Toujours selon elle, une fois ‘’je lui ai même fait croire que mon téléphone était abîmé pour qu’il puisse m’acheter un nouveau et ainsi j’ai pu remettre l’ancien téléphone à mon amant’’.
C’est ainsi que le jeune Diarra se lança dans le mariage croyant que sa gentillesse envers la fille pouvait changer la donne si bien qu’elle commençait à dire à ses amies qu’elle ne va jamais se marier avec ID. Petit à petit le projet d’un mariage entre les deux fiancés se dessine jusqu’à ce que fut proclamée la date tant attendue. Alors, commença les grimaces et les mises en garde de la jeune Oumou, la semaine qui a précédé la semaine du mariage, elle est allée jusqu’à mettre sur son statut Whatsapp : «Le dimanche prochain ce que je ferais sera gravé et raconté partout par les uns et les autres», fin de citation.
Le samedi soir, la tension était à son comble puisqu’elle a clairement affiché sa volonté de dire Non à M. Diarra devant le Maire. Chose étonnante encore, elle avait tous les traits d’une jeune fiancée pressée de se marier le lendemain jusqu’à mettre Monsieur Diarra sur sa main en guise de témoignage de son amour à ce dernier. C’est ainsi qu’à l’instant tant attendu par les uns et les autres, OD exécuta ce qu’elle avait dit la veille, un silence de mort régnait dans la salle après son refus. Instantanément, elle a reçu les premières agressions physiques par ses proches, notamment sur sa tête où elle a été tirée par les cheveux. Au même moment, le Maire n’a eu d’autre choix que de l’amener dans son bureau pour ne pas qu’elle reçoive d’autres coups et a aussitôt appelé les éléments du 2e Arrondissement pour pouvoir l’éjecter de la Mairie en toute sécurité. Dans la foulée, puisqu’il est question de mariage, une jeune fille du nom de Safiatou était parmi celles qui ont effectué le déplacement a été proposée et acceptée automatiquement comme future mariée de M. Diarra. La satisfaction était à la hauteur de l’entendement et tous ont réaffirmé leur joie et leur bénédiction face à un tel événement.
Plus de peur que de mal, le jeune Diarra s’est plaint au Commissariat et ne veut plus rien de OD si ce n’est l’argent qu’il a dépensé pour le mariage qui tend, selon lui, à plus de 800 000 fcfa. Pour l’heure, le Compol Santigui du 2e Arrondissement de Kati suit la procédure habituelle et la jeune ex-fiancée de M. Diarra est attendue demain au Tribunal de Grande Instance de Kati pour escroquerie en mariage.
Affaire à suivre.

Abdou Diakite : Les faits ne sont pas mal, mais on doit connaître les causes, car les faits sont déjà les faits et visibles, mais les causes sont substrats. Cherchons à connaître les causes d’abord pour pouvoir donner un sens aux faits, sinon tout est insensé ici. Chacun a ses raisons et ses arguments si on leur interroge.

La Merveilleuse Coulibaly : Peut-être qu’elle avait déjà planifié son plan. Qui sait si ce n’est pas elle qui l’a poussé à dire non, pour prendre sa place par égoïsme, jalousie et par envie de se marier aussi. Les amitiés d’aujourd’hui donnent vraiment la nausée.

Moussa Bagayoko : cette pratique devient fréquente. Mais c’est assez regrettable que jusqu’au dernier jour et au moment ultime que les futurs époux ne soient pas parvenus à mieux se connaître et à détecter les signes de découragement et de refus de l’autre.
Il y’a aussi des problèmes par rapport au respect de la procédure par les maires. Une déclaration de mariage est publiée au moins 15 jours à l’avance pour permettre à tous de formuler d’éventuelles oppositions contre le mariage sur la base des informations qu’ils auront sur les futurs époux. En se permettant à célébrer un mariage non prévu et non déclaré conformément à la procédure entre deux personnes, le maire a violé la loi même, si je comprends sa volonté d’aider cet homme à laver son affront et son déshonneur.

Daba Jimey Mansaré : Ce mariage serait illégal, si tout s’était passé comme vous racontez. Car, il faudrait un délai légal d’annonce, avant de célébrer un mariage en République du Mali.
Malheureusement, tout se passe toujours à l’envers au Mali.

Alassane Traore : Je ne suis pas du même avis avec les autres qui commentent! C’est vrai que Oumou Traoré a mal agi, mais comment est-ce que son amie peut se déclarer candidate et lutter pour se marier à un homme qu’elle n’a jamais fréquenté ? On se marie si on connaît la personne et s’il y a de l’amour entre les deux ! Coulibaly mousso se croyait dans un film Nollywood ou quoi ?? C’est horrible !

Yousouf Guindo : Une des sources de l’échec des mariages à Bamako. Croire naïvement à des pseudo belles séduisantes filles.

Mahamane Toure : Une chose est en tout cas certaine, l’amant pour lequel, elle a refusé ce mariage ne la prendra pas pour épouse. Tout homme qui a peur d’une mauvaise surprise s’éloignera d’elle. Il ne serait pas non plus étonnant qu’elle finisse vieille fille.

Wahid Raimi : Vraiment félicitations à vous le commissaire et aux autres membres. Mais moi j’aurais aimé beaucoup que l’État, ainsi que les chefs religieux entrent dans le jeu du mariage incohérent qu’on observe aujourd’hui dans notre société. Regardez ces dépenses inutiles. Pourquoi ne pas fixer même un taux désormais, pour le mariage afin de pouvoir empêcher nos sœurs à ses actes ignobles ? Après le mariage, il y a tant de choses à faire et à réaliser, mais elles oublient en imposant des choses de futilités aux amants. Payer la dote n’est pas égale au payement de Paradis Al Firdaos ! Merci pour nos compréhensions !

Mary Dit Bouba Diallo : Moi je veux vraiment savoir le non-dit de cette histoire pour me prononcer après. Pour l’heure, tous les chefs d’accusation sont dirigés contre OUMOU, car nous ne voyons que le contour de l’histoire. Pourquoi le refus de OUMOU ? Parfois, les parents contraignent les enfants à se marier contre leur gré. Généralement, les parents le font pour les protéger, mais les filles ne sont pas généralement de cet avis, tandis que nous sommes à une ère ou leur avis compte. C’est pourquoi nous assistons parfois à ces scènes où les filles n’ayant pas le choix acceptent pour se rétracter après, le jour ou après le mariage. Et très généralement, le marié malheureux n’est pas innocent, pas tous bien sûr. On sait très bien quand quelqu’un ne nous aime pas. Certains signes sont toujours là pour nous le rappeler malgré tout, on fonce la tête baissée pour se prendre plein à la face. Ce qui est fait est fait, que la raison prévale et que chacun tire des leçons de son erreur…

Berger Dicko : Elles cherchent à ce qu’on parle d’elles, ces femmes. Rappelez-vous le premier cas à Sogoniko, pour ceux qui ont suivi. Ces femmes sont devenues célèbres. Vous venez aussi de rendre célèbre celle de Kati. Les femmes aiment qu’on parle d’elles. Ne leur dis pas que c’est le berger qui a dit !

Saly Coulibaly : On t’oblige à épouser un homme, aucun soutien en famille, on veut ne pas t’écouter. Maman est menacée de répudiation, on te traite de tous les noms. Elle dit rien, elle supporte, rit du coin de la bouche. Les parents sont heureux. Son seul recours, c’est devant le maire, la foule peut la sauver. Et puis on lui a posé la question. Elle devait répondre par un oui ou par un non. Elle a choisi le non. C’est mieux que d’aller tromper le monsieur après, ou même l’empoisonner.

Abdoulaye Diaby : Moi, ce qui me tape sur le nerf, ce n’est pas le fait de refuser ou d’accepter, puisqu’elle est libre de faire son choix. Mais pourquoi attendre la dernière minute de surcroît la mairie pour dire non. C’est malhonnête. Ça, aucun prétexte ne peut le justifier.

Mini Mk Konare : Abdoulaye Diaby, vraiment je suis d’accord avec toi pourquoi attendre la dernière minute si tu ne veux pas ?

Abdoulaye Diaby : je suis soninké, je connais le méfait du mariage forcé. Je suis contre. Je te parle en expérience de la chose. Mais à sa place, je n’irai pas à la mairie !

Tima Diarra : Elle a bien fait à son âge, sa place est à côté de ses parents pour continuer les études. Dans tous les cas, sa place ce n’est pas gérer un foyer et ses problèmes. Aussi, ce n’est pas grave, si elle reste chez ses parents. L’essentiel, c’est savoir dire non quand on ne veut pas, et non dire oui à tout par crainte.

Bathily Dramane : Ma chérie, tu pouvais refuser dès le début. Soyons d’accord, ce n’est pas du tout honnête, parce que bien avant la dote, les parents te posent la question si tu veux bien de l’homme.

Tima Diarra : Bathily Dramane OK, mais pourquoi le maire a demandé, parce qu’on peut toujours se désister. Tu es vraiment sûr qu’elle peut tenir tête à ceux qui tenaient à ce mariage-là ? N’oublie pas son âge et aussi les parents sont différents. Nous sommes tous dans la supposition, vu que la fille même ne s’est pas exprimée. Alors, moi je ne peux la juger ne sachant pas le pourquoi du comment.

Aboudou Diarra : c’est plus qu’extraordinaire ! Bamananw k’o, KO ni dôn la bâ man sa, dôn ka na te dja. Donc, Safiatou est une femme bénie qui a sauvé la vie d’YT. On ne peut que leur souhaiter un heureux MÉNAGE avec tous les bonheurs du monde.

Son Excellence Snd : Pourquoi son amie intime donne son accord sur place ? Incohérence dans ce fait ! Y avait- il complicité entre les 2 amies ? Sont-elles réellement amies ?

Bakary Coulibaly : Safiatou avait certainement les yeux sur l’homme de sa meilleure amie. Ça peut-être la raison aussi.

Isaac Coulibaly : Je parie que ce sont ces mêmes amies qui ont contribué à son refus, en lui prodiguant des conseils négatifs. Ça apprendra à plusieurs.

Moh Konaté : Ko par ce que l’autre a refusé pour faire du buzz, tu t’en vas te jeter dans le bras du Monsieur sans savoir qui il est. Et pour quel motif l’autre l’a refusé et c’est pour aller dire, deux mois après au tribunal que ton mari est impuissant alcoolique et violent tchrrr ! Si vous pensez que mariage c’est amusement continuez.

Lassine M’Boua Diarra : Moi je suis perplexe sur ces genres de mariages. Ça me rappelle celui célébré en grande pompe dans les années 90 dont le couple s’appelait «Aminata et Dramane». Aujourd’hui, je me pose la question qu’en est-il de ce mariage ? J’aurai appris dans les rumeurs que cette union, qui avait été bénie par tout le monde (le couple a eu droit au bonheur de voir leur image gravée sur les ustensiles de cuisine et des textiles à l’époque), n’aurait pas survécu. Alors, je me pose la question à savoir si cette récente affaire «Oumou et Safiatou» n’est pas créée de toute pièce simplement pour faire le buzz surtout en cette période de réseaux sociaux. C’est tentant non ?

Amadou Sanogo : Moi je suis en train d’attendre d’autres témoignages, avant de me prononcer sur le sujet. Certaines personnes ont traité Safiatou d’hypocrite, alors que si cet article est proche de la vérité. La fille en question, Oumou est un escroc.

France Vetter : mon p’tit loup, ça me fait marrer. Des escroqueries au mariage sont légion.
Mais dans un pays qui se respecte, on ne peut pas prendre une épouse au pied levé dans l’assistance. Même si celle-ci est d’accord. La publication des bans 15 jours avant le mariage est obligatoire avec le nom des deux futurs époux. S’il y a ratures sur l’état civil. On peut se poser la question sur l’authentique et du document. Mais bon, comme me le disait un ami hier, au Mali tout est possible. C’est un très mauvais film. La première doit payer des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Et que cela soit conséquent.

Amadou Sanogo : France Vetter, ce que la première fille Oumou raconte, étant dans le violon est lucide. C’est que cet escroc mérite dur de peine que les dommages et intérêts. Malheureusement, notre pays est atteint par une hémorragie du laisser-aller.

Sidi Dembele : Oumou doit être poursuivie pour abus de confiance. Car, à ce niveau, on ne peut pas parler de pression des parents à partir du moment où elle a accepté et joui des innombrables services de YT, sa victime.

Seima Walet : Dieu reste le seul juge véridique. Si elle sait qu’elle ne va pas être heureuse, elle a pris la bonne décision, le mariage n’est pas un jeu.

Youssoufa Inoussa Maiga : Seima Walet Pourquoi a-t-elle attendu le dernier moment ? C’est pour faire atteinte à la dignité de l’homme, l’humilier devant le maire, en présence de ses parents et ses amis. C’est vraiment cruel.

Mouhamad Niakate : Si elle avait des raisons valables, il ne fallait pas attendre jusqu’au jour du mariage. Qu’elle manifeste ses raisons depuis avant, mais elle a fait juste pour humilier le gars. Ces genres d’actes sont plus d’actualité. Si tu veux t’humilier, il faire ces trucs. Toi tu as gagné mari, tes camarades de 30 ans sont là non même pas de copain, et c’est-à-dire, toi qui renonces à ton jour de mariage.

Seydou Oumar Traoré : Si Oumou a dit NON à ID, c’est parce qu’elle prenait son argent et ses biens sans l’aimer vraiment et donnait des biens de ID à son amant. Elle avait minutieusement préparé son coup et l’avait presque annoncé sur son statut WhatsApp. Elle est actuellement détenue à Kati et sera présentée demain au juge de Kati, car ID a porté plainte pour escroquerie en mariage et réclame 800 000 francs CFA. Oumou risque la prison.

Soumaila B. Coulibaly : drôle de situation, je me demande pourquoi on doit inquiéter la pauvre jeune fille. C’était des cadeaux qu’il lui remettait. Cela ne saurait être une escroquerie. Bon, je me demande quel type de droit on a chez nous. C’est une question civile ! Pourquoi la criminaliser ?

Hamady Sow : C’est une affaire purement civile. Pas d’infraction à la loi pénale. Ses parents sont civilement responsables.

Rodrigue Yaou Rodrigue : Hamady Sow, l’escroquerie et l’abus de confiance sont des infractions graves.

Abdoulaye Kone : Rodrigue Yaou Rodrigue, mais tu ne penses pas qu’il peut y avoir une forme d’escroquerie dans cette affaire ?

Bakara Moukila Konate : Ils vont payer, c’est quel « molobaliya sa ?»

Faboly Diarra : Bakara Moukila Konate, et pourtant le monsieur a raison de déclarer sa dot. Mon frère, imagine un peu les dépenses. La fille devait dire fort longtemps qu’elle n’aime pas et c’est fini. Dot à peu près 150 000 f. Si le jour du mariage est officiel, le mari envoie le sac de riz de 50 kg, plus le prix de condiments (nanssogo, argent djinibéré, la valise valeur (100.000f) et les dépenses chez le monsieur lui-même. Tous les hommes doivent aider le mari merci.

Bakara Moukila Konate : Faboly Diarra, absolument ! Les parents de la fille vont lui rembourser l’argent qu’il a eu à dépenser. Prochainement, les autres filles sauront comment se comporter.

Faboly Diarra : Bakara Moukila Konate, voilà sinon c’est un coup très dur et humiliant pour l’homme, mais une autre fille a pu se présenter merci.

Bah EL Presi Thiernis : Dans cette affaire, il n’y a pas de poursuite pénale, car dans la législation malienne aucun arsenal juridique ne parle de poursuite pénale. Cette affaire est purement civile. Le monsieur peut juste demander réparation de préjudice voir paiement du dommage et intérêt.

Doumbia Yah Zanfing : Bah EL Presi Thiernis, merci, sinon nous on ne connaît pas votre droit-là heinnn. Nous nous en exprimons selon nos sentiments. Merci pour la leçon. Comme vous soutenez, comme pour berner le citoyen lambda, que le droit est très complexe !!!!!

Cheick Oumar Coulibaly : C’est bien fait, il doit réclamer tout jusqu’au dernier centime ! C’est quel comportement ça ? Pourquoi attendre la mairie pour refuser ?! Des noirs perdus qui ne vont jamais être des blancs

Rodrigue Yaou Rodrigue : Cheick Oumar Coulibaly, même les frais du carburant pour les différentes démarches. Selon Alfred de Musset quand on refuse on dit non.

Koureichy Cisse : Lol. Le Mali c’est grave. On ne peut même pas situer civilement l’affaire, voilà la pauvre fille au pénal. Mdr !!!

Abdoulaye Kone : Koureichy Cissé, l’infraction d’escroquerie pourrait être retenue contre elle.

Bah EL Presi Thiernis : Koureichy Cisse, vraiment mon cher, nous sommes ici en face d’une matière civile pourquoi enfermé la fille ? Ça devient de l’abus.

Bah EL Presi Thiernis : Abdoulaye Koné, ça ne vaut pas le coup. La rupture abusive des fiançailles au Mali n’est pas réprimandée de façon pénale. Elle est civile et peut conduire au payement des dommages et intérêts.

Koureichy Cisse : Abdoulaye Kone Hahahaha !!! Mon grand frère ! Les choses peuvent être mal vues au regard de la société, mais être justes au regard de la loi. Tu fouilles, tu trouves que les parents sont responsables à long et à large. On ne donne pas la dote à la fille et la dote ne paie la femme. Elle n’a rien fait au regard de la loi ni au pénal ni au civil. Le gars n’a qu’à voir avec les parents de la fille. Il aurait même bien fait d’oublier tout. Une t’a rejeté, une autre t’a dit oui. Tu as tout eu. Lol !

Sory Ibrahim Konate : Koureichy Cisse, je ne parle même pas de pourquoi on la garde ou pas ? Pour moi, nous (tous ceux qui partagent cette image) contribuons à lui causer préjudice. Après, elle doit porter plainte.

Koureichy Cisse : La liberté est de principe mon grand frère. Il y’a un problème civil et les commissariats ne doivent pas connaître ces affaires. L’autre soir, une cousine aurait connu un mauvais sort du genre. Si elle n’avait pas eu le réflexe de m’appeler. J’ai intervenu avec le commissaire au téléphone, il a compris que je me connais un tout peu en droit. Il voulait garder ma cousine à cause de son fiancé qui dit que cette dernière l’a escroqué. Le droit ne doit pas être émotif, mais juridique.

Bah EL Presi Thiernis : Koro Abdoulaye Koné, dans cette affaire il n’y a pas de poursuite pénale, car dans la législation malienne, aucun arsenal juridique ne parle de poursuite pénale. Cette affaire est purement civile, le monsieur peut juste demander réparation de préjudice voir paiement du dommage et intérêt.

Rodrigue Yaou Rodrigue : Koureichy Cisse, tu ne penses qu’aux préjudices subis par le Monsieur ? Tu es du côté de cette fille sadique ?

Koureichy Cisse : On ne parle pénal et civil. Le droit n’est pas là pour satisfaire. On n’invente rien. Tout a été dit. Et on ne suit que ce qui a été dit.

Souleymane Guindo : Bah EL Presi Thiernis mon frère, il y a dans le Code pénal, l’infraction qu’on appelle escroquerie en mariage. Cherche à savoir de quoi il s’agit.

Bah EL Presi Thiernis Souleymane Guindo, je te renvoie au Code pénal Paragraphe 1 : l’escroquerie/ Article 275 Va bien lire après on continue.

Abdoulaye Kone : Affaire : Oumou Traoré. Le chef de village de Kati, ses conseillers, le Commissaire de Police, les parents de Oumou Traoré, se sont réunis afin de trouver une solution à l’amiable par rapport au cas Oumou. L’époux trahit, réclamerait près d’un 1 million de FCFA à Oumou Traoré (des téléphones portables achetés et d’autres frais pour le mariage). En cas de désaccord entre les parties, Oumou Traoré risque d’être poursuivie pour escroquerie.

Barou Sidibey : hum, Abdoulaye Kone, je te parle en connaissance de cause. J’en ai connu des exemples comme ça où les parents obligeaient la fille à se marier. On l’insultait, la menaçait et très souvent pour des raisons financières, les parents sont prêts à faire du n’importe quoi.

Bamakè Tassona : Bon, selon moi, la fille doit même être enfermée pour cause de complicité avec ses parents. Soit elle apporte des arguments très fondés qui prouvent qu’elle n’était pas d’accord depuis le début de cette affaire, et qu’elle avait avoué ça à son ex-mari, soit qu’elle avoue son forfait et ses parents payent ou elle reste en prison.

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<title>Soutien aux FAMa : les manifestations de l’union sacrée</title>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 13:36:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Suite à la dernière attaque terroriste contre le camp des FAMa à Indélimane, qui a endeuillé la nation malienne, le Président IBK, d’un ton ferme, avait déclaré que le pays était en guerre et qu’il fallait ‘’l’union sacrée des Maliens’’ pour sauver le pays de l’abîme. Depuis, un début de prise de conscience se fait jour, mais qui doit être renforcée pour faire face à la situation. De quel type de mobilisation le Mali et son armée ont-ils besoin pour faire face à l’assaut jihadiste ?

Face aux pressions de toutes sortes qui s’exercent sur le Mali, les Maliens doivent opérer des choix stratégiques pour l’avenir du pays qui tangue dangereusement. 72 heures après l’attaque contre l’armée à Indélimane, dans le cercle d’Ansongo, région de Gao, le Président de la République s’est adressé à la nation, ce 04 novembre 2019. Ibrahim Boubacar KEITA a appelé, une nouvelle fois, à l’union sacrée autour de l’Armée. D’un ton très ferme, il dira : « Nous sommes en guerre ». Selon IBK, l’objectif « évident » des terroristes est de « détruire nos institutions, notre pays et nos pays ». Depuis, un début de prise de conscience semble se manifester. En tout cas, à l’appel d’organisations de la société civile, un grand meeting a eu lieu, ce 8 novembre 2019, au Boulevard de l’Indépendance de Bamako pour dire : ‘’Stop aux tueries de nos FAMa ». Le samedi dernier, Chérif Ousmane Madani HAIDARA, Président d’honneur de An-çardine international, lors de son grand prêche au Stade du 26 Mars de Bamako, annoncera que des dispositions sont prises au niveau du HCIM pour mobiliser des fonds en faveur de l’Armée. Dans cette veine, le Président du Haut conseil islamique du Mali va plus loin que le chef de l’État en invitant chaque « Malien à mettre la main à la poche pour permettre à notre armée d’avoir les moyens nécessaires pour la défense de la nation contre les agressions terroristes ». Pour joindre l’acte à la parole, HAIDARA a annoncé une enveloppe de 10 millions de FCFA comme sa contribution personnelle à l’effort de guerre.
Cette semaine, le Président du Parti Forces Citoyennes et démocratiques (FCD) de l’ancien ministre Djibril TANGARA, a appelé ses militants, ce 15 novembre 2019, à la Place de l’indépendance pour participer au ‘’rassemblement géant et historique’’ en vue de rendre hommage aux FAMa pour leur courage et leur volonté de sauver le Mali…
Dans la même lancée, ce 17 novembre 2019, à l’initiative du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), plusieurs organisations de la société civile organisent un grand meeting, au Palais des sports de Bamako, à partir de 10 heures. L’objectif de cette manifestation pacifique d’expression citoyenne est de dire également ‘’stop aux massacres’’ et de lancer un appel à la ‘’mobilisation soutenir l’armée malienne’’. Il faut aller au-delà de la mobilisation pour gagner le défi de l’union sacrée. Depuis le putsch de 2012, le Mali recherche en vain cette union sacrée. Elle ne se gagnera pas avec quelques associations et partis politiques, elle ne se gagnera pas non plus avec le mépris et la haine. Tant que les Maliens se regarderont en opposant et majorité, le défi de la paix sera difficilement relevé.
Au-delà des mouvements de mobilisation amorcés, il y a lieu d’aller encore plus loin, puisque la guerre, c’est aussi bien les hommes que les moyens. Il s’agira donc, à travers ces mobilisations et initiatives citoyennes, de montrer que les Maliens sont désormais convaincus que « la paix au Mali ne passe ni par Barkhane ni par la MINUSMA encore moins Takouba ». Et pour cause, l’expérience a montré que nulle part, dans le monde, une armée étrangère n’a gagné le pari de la paix et les Casques bleus ne sont jamais arrivés à l’imposer. Il est donc illusoire de croire que le Mali fera l’exception en la matière. La seule alternative reste la réussite de la guerre de l’union sacrée entre nous Maliens pour réussir le défi de la vraie montée en puissance des FAMa.
Pour cela, l’armée nationale doit redevenir la priorité et tout doit être mis en œuvre pour dénicher les vrais ennemis qui se fondent parmi nous pour nous faire du mal. Chaque Malien où qu’il se trouve doit se comporter en FAMa pour défendre la Patrie contre l’envahisseur, en référence à notre hymne national (si l’ennemi découvre son front, au-dedans ou au dehors) soyons prêts à mourir pour le Mali.
Par ailleurs, pour réussir, il sera judicieux pour l’État de mettre en place toutes les dispositions pour protéger ‘’ses espions’’ qui ont généralement peur de dénoncer faute de garantie de sécurité minimum.
Et tout état de cause, après six ans d’engagement et tous les moyens mobilisés, les terroristes continuent de narguer la force française Barkhane, à travers des alliances qui se font et se défont au Sahel. Les groupes terroristes continuent de se multiplier au rythme des microbes ayant attaqué un corps humain. Les victimes de ces obscurantistes se comptent désormais par centaines avec des dégâts matériels inestimables et chaque jour apporte davantage son cortège de malheur et de psychose pour les populations.
Pour ne pas en finir avec ce piège sans fin, le président français, Macron, lors d’un déjeuner à l’Élysée, ce 12 novembre, en rajoute à l’illusion des chefs d’État du G5 Sahel : Idriss Déby Itno (Tchad), Mahamadou Issoufou (Niger) et Ibrahim Boubacar Keita (Mali). Il annoncera qu’il serait également appelé prochainement à «repréciser le rôle de Barkhane», et à «confirmer et conforter l’engagement» dans la région. Emmanuel Macron a indiqué qu’il allait «rappeler à l’ordre» des pays partenaires «qui s’étaient engagés dans l’Alliance pour le Sahel et qui tardent parfois à livrer leur aide». Aussi, des livraisons militaires sont-elles attendues «en fin d’année et au début de l’année prochaine’’. En en attendant, relevons de défi de l’union sacrée traduite en vaste mobilisation citoyenne.

Par Sidi DAO

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<title>Editorial: on se bat ou on se barre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/edotorial-on-se-bat-ou-on-se-barre%25e2%2580%2589-2848065.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 09:40:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En visite à Gao, le 6 novembre dernier, Florence Parly, la ministre française des Armées a précisé l’idée d’un déploiement de forces spéciales pour épauler les unités locales et les militaires de Barkhane dans leur mission : « C’est pourquoi nous avons décidé de créer une unité de forces spéciales européenne. Dès 2020, les forces spéciales françaises aux côtés des forces spéciales de nos partenaires européens seront déployées au Mali pour transmettre leur savoir-faire d’exception aux militaires maliens. Et je vous annonce aujourd’hui que cette unité de forces spéciales européennes se nommera Takuba, qui signifie « sabre » en tamachek. Ce sera le sabre qui armera les forces armées maliennes sur le chemin de l’autonomie et de la résilience. La force Takuba complète Barkhane et dessine le nouveau visage de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Tout en poursuivant notre combat contre les groupes terroristes, nous concentrons nos efforts vers la montée en puissance de nos forces partenaires. »

Ainsi, en fait d’une nouvelle opération, comme cela avait été reçu par l’opinion nationale, il s’agit d’une nouvelle mission de formation des militaires maliens. Sous réserve que les contours de cette mission ne sont pas encore clairement élucidés, il faut beaucoup plus que des programmes de formation aux forces maliennes, surtout lorsqu’ils réservent la part léonine au respect des droits de terroristes, au détriment d’un engagement franc. Les revers subis par les FAMa à Dioura, à Boulkessy et plus récemment à Indelimane trahissent le capotage desdits programmes.

Est-ce pour cela que l’annonce de ‘’Takuba’’ a été accueillie avec circonspection, si ce n’est avec ironie de la part de cet internaute qui par le truchement d’un jeu de mots substitue à ‘’Takuba’’ ‘’Takamba’’ qui n’est rien d’autre qu’une musique et danse populaire en milieu sonrhaï, nonobstant une condition sécuritaire désastreuse ?

Une certitude par contre : il faut se convaincre une fois pour toutes que la guerre contre les terroristes au Sahel ne sera jamais gagnée sans la Force conjointe du G5 Sahel. Ce n’est pas une prophétie de mauvais augure ; les faits sont là pour l’établir.
Lors de l’opération de reconquête du Nord, en 2012, la suprématie dans les airs de l’aviation française n’a jamais suffi à mettre en déroute les jihadistes. Il a fallu des opérations au sol. Pour cela, les éléments de Serval ont eu besoin de l’Armée malienne avec qui elle a combattu jusqu’à Gao où ils lui ont faussé compagnie pour foncer sur Kidal.

À Kidal, les troupes de Serval ont appelé en renfort des rebelles pour la poursuite des opérations de ratissage. D’ailleurs, c’est face aux récriminations sur cette alliance jugée factueuse, que Jean-Yves Le Drian avait gaillardement assumé, le mardi 22 janvier 2013, sur l’antenne de FRANCE 24 : «Je le dis pour aujourd’hui, mais je le dis aussi pour demain. Les Touaregs, sauf ceux qui se sont laissés embrigader par des groupes terroristes que nous condamnons totalement (…) sont nos amis».
Outre l’amitié politique, l’alliance avec les Touareg avait des raisons objectives lorsqu’interrogé par FRANCE 24, Moussa Ag Assarid décline : «notre rôle pourrait être principal. Par notre connaissance du terrain et des populations, nous sommes plus efficaces que la force de la CEDEAO».

Autant dire que le Nord et le Centre peuvent être le point de convergence de toutes forces spéciales du monde que la guerre ne sera jamais gagnée. La mise à l’encan de la sécurité ne suscitera jamais plus offrant que les États du Sahel eux-mêmes. Les partenaires du Mali le savent, mais continuent à chipoter.

Mais, problème : La FC G5 Sahel a besoin d’importants moyens financiers et elle en manque cruellement. Le G5 Sahel cherche toujours les 2,4 milliards d’euros de promesses de dons de ses partenaires pour financer son premier programme d’investissement prioritaire 2019-2021. C’est pourquoi Maman Sidikou, secrétaire permanent du G5, demande un engagement clair, au cours d’une réunion de relance des requêtes tenue à Nouakchott, en février dernier.

« Il y a eu beaucoup de promesses. Nous avons eu une grande réunion à Bruxelles en février 2018 concernant la force conjointe. Les choses ne se sont pas passées comme on l’aurait souhaité, les financements ne sont pas arrivés assez rapidement pour que notre force conjointe ait les équipements qu’il faut à temps pour la bataille », a-t-il interpellé.

Le Secrétaire général de l’ONU, dans le Rapport du 1er octobre dernier, fait écho à cette interpellation : ‘’la communauté internationale doit également soutenir la force conjointe par un financement durable et prévisible afin qu’elle devienne pleinement opérationnelle’’.

In fine, la clé de la réussite de la lutte antiterroriste tient de deux éléments : mettre les forces nationales au cœur du dispositif de combat et leur donner les moyens de leur mission. Il ne leur resterait alors que l’option de relever le défi de leur engagement. Parce que : ‘’la vie est un combat. On n’a pas le choix. On se bat ou on se barre’’, disait Maleck Bensafia, Fonctionnaire, Inspecteur du Budget (Algérie).

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tréta clashe Soumaila Cissé</title>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 22:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

La tribune de la conférence des cadres du RMP a été saisie par le président du RPM, le Dr Bokary Tréta, de répondre l’opposition politique (FSD) suite à sa récente déclaration. Il a qualifié l’opposition déstabilisatrice et putschiste. Cette déclaration a été différemment appréciée par les internautes. Si les uns pensent comme Tréta que l’opposition malienne a mal à la volonté, les soumistes pensent que leur mentor fait bien son boulot qui est la défense de l’intérêt supérieur du Mali. Votre Facebookan du jour !

Amadou Arby Maiga : Entièrement de cœur avec votre réaction, M. le président. Souvent, il faut montrer ses muscles pour faire comprendre à l’adversaire qu’elle n’est pas la seule à avoir le monopole de la rue. Leur participation est indispensable, mais pas nécessaire, car le Mali se construira sans eux. Ce comportement de l’opposition sur les médias prouve à suffisance qu’elle n’a aucune intention d’apporter leur effort à la construction du pays.

Honoré Traore : Comme le Mali se construira sans nous «Opposition», alors pourquoi tenir coûte que coûte à notre participation à ce soi-disant dialogue ? À mon humble avis, un dialogue est volontaire et non contraignant. Nulle part dans le Code pénal, il n’est dit que refuser de dialoguer est un crime. Alors, la Fameuse Majorité qui aime le Mali Tan, allez plutôt chercher Kouffa et Iyad pour votre dialogue. C’est aussi notre droit de disposer de notre personne. On ne participera pas. Point Barre.

Mohamed Sanogo : Nous apprécions les propos du président du RPM, M. TRETA, à l’endroit de l’opposition malienne. Comme il a si bien dit, cette opposition est vraiment déstabilisatrice. Ce refus de participer au DNI est uniquement justifié par cette forte envie d’être président. Soumis est un aigri, comprenons-le parfois. Mais nous lui conseillons de cesser ses comportements de sorcier de la nation. Le Mali n’a besoin que de Paix dans l’unité de tous ses fils et filles.

Mali Beni : Nous savons déjà que ces opposants ont toujours été de mauvaise foi. Mais une chose est claire, nous n’allons plus jamais permettre à qui que ce soit de plonger notre pays dans une situation regrettable. Il est vraiment temps que nous nous levions pour notre cause. C’est ensemble que nous pouvons pallier tout ce qui nous mine comme maux. Il est temps que les uns et les autres reviennent à la raison pour faire face l’essentiel, qui est le Mali. En effet, tandis que la vie de l’homme prendra fin, le Mali demeura. Donc, réconcilions-nous et ensemble, bâtissons notre grand Mali.

Fantichka Sow : L’opposition malienne est la pire que le Mali ait connue. Elle n’est pas digne de porter le nom de l’opposition démocratique ! Elle est une honte pour le Mali, pire que les djihadistes.

Alpha Sow : Donc, cette opposition de malhonnêtes ignore l’adage qui dit : « Qu’aucun sacrifice n’est de trop pour la nation ». Mais quand est-ce que l’opposition la plus nulle du monde, à savoir la nôtre, mettra le Mali au-dessus de tous ? Le pays est dans le gouffre au lieu de l’aider à s’en sortir et régler après vos petites querelles d’intérêts ! Vous l’enfoncez davantage. HONTE à vous !

Ismael Diombelé : Ce que les uns et les autres doivent comprendre, c’est que cette opposition malienne est remplie de personnes de mauvaises foi qui ne pensent qu’à leur propre intérêt. Et, elles se fichent du Mali. Sinon, comment contester les résultats de ces élections qui se sont passées dans les meilleures conditions ? Mais, je pense que le peuple a compris les manœuvres de cette opposition qui veut mettre le Mali à feux et à sang.

Fatou Togo : Je me demande vraiment quand est-ce que l’opposition va prendre conscience qu’il est question du Mali et qu’il est temps que nous laissions les intérêts personnels de côté, pour celui du pays qui est le Mali. Car aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali.

José Traore : Le Mali est plus beau et le plus cher que tout ce dont nous possédons chacun, parce que c’est la chose commune. L’heure n’est plus à se disputer pour des futilités, mais plutôt de s’unir et décider du sort de notre très cher pays, qu’est le Mali. Le président IBK est un stratège, une véritable incarnation du bien dans ce pays. Ce grand homme est aussi une chance et une opportunité pour nous les Maliens. Ses travaux sont à l’image de tous les Maliens.

Fasso Den : Les Maliens doivent comprendre une chose cette opposition n’aura de repos que quand elle aura mis le Mali à feux et à sang pour leur propre intérêt et les Maliens sont conscients de ça. Mais, on ne va jamais les laisser faire ça.

Moussa Diarra : je pense que cette opposition malienne est dans son rôle de dire non à tous et à n’importe quoi. C’est pourquoi je dis que l’opposition malienne ne connait pas la définition du mot opposition. Car cela ne veut pas dire être opposé à tous pour être seulement vu. Mais une opposition doit jouer son rôle en aidant le gouvernement à prendre les bonnes décisions, mais notre opposition ne fait rien de cela.

Kany : Le Mali est dans une situation très compliquée et les Maliens doivent faire énormément attention. En plus je ne comprends pas cette opposition malienne à vouloir la démission du ministre Tiema Coulibaly qui faisait bien son travail. Quant à la ministre de la promotion des femmes, elle doit des explications au peuple sur ce qui s’est vraiment passé.

Issa : Dans une république, l’opposition est définie comme un regard constructif posé sur le gouvernement en place. Mais force est de reconnaitre que telle n’est pas le cas au mali notre opposition est opposition destructive qui ne sert pas le mali
Koumba Diabaté : Le dialogue inclusif est fait pour les patriotes, pour ceux qui aiment vraiment ce pays et non à des apatrides comme Soumaïla Cissé et ses amis.

Mali beni : Nous savons déjà que ces opposants ont toujours été de mauvaise foi, mais une chose est claire nous n’allons plus jamais permettre à qui que ce soit de plonger notre pays dans une situation regrettable. Il est vraiment temps que nous nous levions pour notre cause, c’est ensemble que nous pouvons palier a tous ce qui nous mine comme maux, il est temps que les uns et les autres reviennent à la raison pour faire face l’essentiel qui est le Mali, car tandis que la vie de l’homme prendra fin, le Mali demeura donc réconcilié nous et ensemble bâtissons notre grand Mali.

Déclin ras bath : Il n’y a pas de véritable opposant au Mali, ils font la politique du ventre et du dénigrement. Il est temps que les uns et les autres reviennent à la raison pour faire face l’essentiel qui est le Mali, car tandis que la vie de l’homme prendra fin, le Mali demeura. Donc, réconcilions-nous et ensemble bâtissons notre grand Mali.

Jeremi Douyon : Et la majorité malienne au pourvoir est aussi une majorité de criminels de merde qui ne se soucie que de leur famille. Au lieu de vous acharner sur l’opposition, faites votre propre remise en cause.

Sidi Mohamed Attaher : Hum, ça doit se sentir même du côté des engrais frelatés.

Bakary DIARRA : Nous devons forcer un référendum. Nous avons échoué lors de la première tentative, à cause d’une opposition farouche du peuple surchauffé par certains leaders. Que faire pour éviter cela ? Nous devons d’abord trouver parmi ces leaders des alliés, qui vont nous accompagner. Le DNI ou DPI est une bonne opportunité. Drame PARAN, Dicko PSP, Thiam ADP et Bah HCI sont cooptés. Pour les opposants, irréductibles, il faut les tenir en joue. Avec quoi ? Le glaive anticorruption .Mais comment ? Faire un exemple frappant, mais pas parmi eux, car ils pourraient ouvrir les hostilités par anticipation. Et nous risquerons de perdre le contrôle.
Donc, ciblons une tête forte qui n’est pas du marigot, et qui est réputée corrompue. Bakary TOGOLA fait affaire. Par la suite, inondons les médias avec d’autres affaires à sensation. Pour les indifférents nous allons continuer à leur vendre nos illusions de justice, d’effort contre le complot extérieur. Le coup Bakary TOGOLA est un bon tremplin pour cela.

Djely Mady KOUYATE : Je ne comprends pas cet acharnement d’un autre âge contre l’URD et son leader Soumaïla Cissé. Il vilipende l’URD, il l’accable, mais je ne comprends pas en toute vérité le péché de l’URD et son leader Soumaïla Cissé. Soumaïla Cissé s’est toujours engagé pour le Mali. Le Mali n’a jamais eu une opposition aussi républicaine et démocratique comme l’URD l’a fait. La non-participation de l’URD au DNI est motivée par des raisons valables et se repose sur les principes de la préservation de l’intérêt supérieur de la nation.
Je pense qu’il est temps de réfléchir à faire avancer les choses que d’aller en cabale contre un parti et son leader pour des raisons de positionnement. L’URD est et restera sur ses positions tant qu’elle n’a pas les garanties que les recommandations de ce DNI aboutiront à assurer un climat de paix de relance des activités économiques pour notre pays. Qu’on se dise cette vérité, l’URD est imperturbable et elle ne suivra aucune voie qui n’est pas celle du Mali. Vive l’Urd !!! Vive Soumaïla le Diamant Noir !

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<title>Sans Tabou: lutte anti&#45;terroriste, la Russie peut&#45;elle sauver le Mali ?</title>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 17:34:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le Mali fait face, depuis 2012, à la plus grave crise sécuritaire de son histoire, exacerbée par des attaques d’ennemis sans visage, ayant coûté la vie à plusieurs centaines de personnes civiles et militaires. Face recrudescence des attaques avec leur cortège de pertes humaines et matérielles, ils sont de plus en plus nombreux les Maliens à solliciter l’intervention de la Russie de Vladimir Poutine. Mais, au regard des expériences en matière de lutte contre les narco islamistes, les analystes restent prudents et conseillent plutôt l’union sacrée des Maliens autour du Mali. Car, « la meilleure aide est celle qu’on se donne soi-même ».

Le Mali, longtemps présenté comme « le bon élève de la sous-région sahélienne », a vu son « État détruit depuis 30 ans, mis en faillite », victime des anciennes puissances coloniales et d’une « économie mondialisée ». Il est curieux de rencontrer encore dans ce pays, des citoyens qui ont de la peine à comprendre la citation de l’homme politique selon laquelle les « États n’ont pas d’amis, mais n’ont que des intérêts ». Ces Maliens, par naïveté ou par manipulation, continuent de réclamer l’intervention de la Russie de Poutine pour délivrer le Mali.

« Nous demandons le départ des troupes de l’ONU et de la France. Si elles ne peuvent pas intervenir contre les terroristes, elles n’ont pas leur place ici. Nous demandons aux Russes de venir », lançait encore ce vendredi un manifestant, au Boulevard de l’indépendance lors de la manifestation de la société civile pour soutenir les FAMa. Pourtant, à la différence de la France, de la Chine et d’autres puissances étrangères, la Russie n’a pas encore un seul Casque bleu sur notre sol, depuis le déclenchement de la guerre en 2013 contre les terroristes. Les raisons de cette absence peuvent expliquer en grande partie, la réticence de la Russie à apporter son soutien à un ami en difficulté, malgré les multiples sollicitations de la société civile et du gouvernement du Mali.

On se rappelle, dans ce cadre, de la pétition lancée par des organisations de la société civile du Mali, en 2017, et envoyée aux autorités russes ; de l’accord de coopération militaire, signé ce 25 juin 2019, entre la Russie et le Mali. Un accord conclu entre les ministres de la Défense respectifs, Sergueï Choigou et Ibrahim Dahirou DEMBELE, en marge du forum Armée 2019, près de Moscou.

Aujourd’hui, les relations entre la Russie, un pays sous embargo depuis plusieurs années, et les autres États du monde entier, se mesurent à l’aune du partenariat gagnant-gagnant. À ce titre, elle entretient de bonnes relations avec le Nigéria, par exemple, qui a signé avec elle un contrat de livraison de 12 hélicoptères Mi-35M, a-t-on annoncé, le mardi 23 octobre 2018. Le Nigeria a également a manifesté de l’intérêt pour des avions de combat russes Sukhoi Su-57, des chars et de l’équipement militaire naval.

Cette phrase du ministre conseiller de l’ambassadeur de Russie en France, Artem Studennikov, en date du 18 octobre 2019, est révélatrice quant aux bonnes relations entre la Russie et la Turquie : "la Turquie a acheté du matériel de guerre russe sophistiqué". L’accord militaire russo-malien du 26 juin 2019 va-t-il permettre au groupe Wagner de s’implanter au Mali comme il l’a fait en Centrafrique ? Les richesses minérales, notamment aurifères du pays, la forte demande en armement de toutes parts, les trafics en tous genres et les campagnes anti-françaises dans l’air du temps à Bamako vont-ils permettre de fléchir la position du Kremlin ?

En tout cas, mieux qu’en Syrie où elle garantit la survie du régime de Bachar, la Russie ne manque pas de moyens (matériel et ressources humaines) pour délivrer le Mali des narcoterroristes. Mais, il y a encore lieu de s’interroger sur les intérêts qui peuvent l’inciter à intervenir pour notre délivrance.

Par Sida DAO

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<title>FAMa&#45;BARKHANE: la vilaine guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fama-barkhane-la-vilaine-guerre-2847626.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 17:27:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Mises en échec toutes les deux par les jihadistes qui se ragaillardissent, les FAMa et Barkhane versent dans une sordide campagne de clabaudage. Est-ce seulement le syndrome de la foirade ?</strong>

« Quand les FAMa sont avec Barkhane, ça se passe bien. Dès qu’ils sont seuls, ça ne suit plus », lâche un officier français basé au Mali.
« Niveau communication, dès qu’on réalise une action en faveur des populations, on met nos partenaires maliens systématiquement en avant, mais derrière, ils ne prennent pas leurs responsabilités », renchérit un soldat de Barkhane dans le Gourma malien. Ces propos ont été rapportés par AFP-Slate Afrique, dans le sillage de la vadrouille de la ministre française de la Défense, Florence PARLY dans certains pays du Sahel (Tchad, Burkina Faso et Mali), du 4 au 5 de ce mois.
Ce coup de dent dénote d’une fébrilité maximale. Pour autant, le timing et le tempo ne doivent rien au hasard. Ces allégations sont proférées à un moment où le sentiment anti-français prend de l’ampleur où les manifestations contre les forces internationales et les déclarations accusatrices de certains leaders d’opinion perturbent le ronronnement de nos partenaires. En clair, il s’agit de donner de la répartie à un déluge d’accusations ; au prix de se dédire et de déblatérer. L’officier et le soldat dépeignent une armée déglinguée, apathique ; bref qui manque à son devoir élémentaire.
Pourtant, le ton est plutôt dithyrambique du côté du ministre Florence PARLY qui déclare : « l’armée malienne a récemment subi des coups très durs, mais cela ne change pas notre sentiment que le niveau et les capacités des FAMa (Forces armées maliennes) continuent de progresser ».
Les accusations des militaires français sont également démenties par les nombreuses actions civilo-militaires menées par les FAMa, indépendamment des soldats de Barkhane et sur fonds propres. L’armée malienne fait donc beaucoup plus qu’assurer le service après-vente ; elle a l’initiative de certaines opérations de solidarité envers les populations : distribution de moustiquaires, de céréales, de lait, de sucre, de couverture, de médicament ; aide à la réhabilitation des habitations. C’était le cas, par exemple en mai 2018, à Dioura, Diguissiré, Togorocoumbé et Diondiori.
Au demeurant, il serait difficile de séparer la faillite des FAMa de celle de la Mission d’entraînement de l’Union européenne créée sur la base de la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, lancée depuis le 18 février 2013. L’effort de la Mission est porté dans les domaines suivants, en matière de formation : droit des conflits armés, leadership, savoir-faire tactique et stratégique ainsi que les méthodes de planification et les principes fondamentaux militaires.
EUTM Mali poursuit sa mission visant à contribuer à la restauration de leurs capacités militaires des FAMa. Le but est qu’elles redeviennent capables de mener des opérations pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali, protéger la population et réduire la menace terroriste.
Le tableau si sombre dépeint traduit l’échec de la Mission d’entraînement qui devrait elle aussi faire son introspection.
Du côté des Forces armées maliennes, la confiance est certainement douchée, après la série d’attaques meurtrières dont elles ont fait l’objet et auxquelles elles restent toujours exposées. La preuve : après l’attaque meurtrière de Indelimane (54 soldats maliens tués et une dizaine de blessés), une source sécuritaire nationale, sous couvert d’anonymat, avait confié à RFI : « la difficulté récurrente pour les FAMa de se fier à des renseignements communiqués par des sources amies ».
Faut-il alors craindre une guerre dans la guerre du fait de frustrations mal assumées ? Un tel scénario serait une dérive périlleuse, parce que la seule guerre qui brave la communauté nationale et internationale est celle contre les terroristes. Les méfiances et défiances ; les affabulations et autres subterfuges représentent un énorme gâchis qui profitent naturellement à l’ennemi qui suscite et surfe sur les divisions. Il a porté un sérieux coup au vivre ensemble de communautés ; une zizanie entre les forces partenaires serait la catastrophe. Alors, sachons raisons garder. Un proverbe allemand dit : ‘’la patience donne le courage, le courage enfante l’espérance, et l’espérance ne laisse pas tomber dans la honte’’. Il est impératif d’éviter de multiplier les erreurs et impairs.

PAR BERTIN DAKOUO

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<title>Le Mali en temps de guerre: dialogue platonique des autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-en-temps-de-guerre-dialogue-platonique-des-autorites-2847623.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 17:25:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Face à la recrudescence des attaques terroristes avec leurs cortèges de morts civils et militaires, des dégâts matériels importants, Me Allassane Diop, dans cette tribune invite les autorités du Mali à faire un choix entre ses deux soldats : le soldat de la guerre et le soldat de la paix. En tout cas, si ‘’on ne sait pas faire la guerre, pour l’amour de Dieu, mettons des fleurs dans nos canons et marchons vers la paix’’. ‘’Si nous ne savons pas faire la guerre, soyons des soldats de la paix, ces soldats qui prennent le chemin le plus court, qui arrivent au but tout de suite, à la paix sans traverser la guerre’’.

Robert SABATIER, dans son œuvre intitulée « Le livre de la déraison souriante » disait ceci : « La paix est un chant, la guerre est un long hurlement aux échos sans fin. On ne fait la guerre que pour conclure la paix.
Entre le soldat de la guerre et le soldat de la paix, la seule différence que j’aperçoive, c’est que le soldat de la paix prend le chemin le plus court ; il arrive au but tout de suite, il arrive à la paix sans traverser la guerre. »
Le Mali est en guerre nous dit-on !
Sommes-nous en guerre mesdames et Messieurs !
Non ! On n’est pas en guerre quand l’un des généraux réputés le plus compétent de sa génération proclamait avec force et sans faiblesse que : « Nous n’avons pas une armée de combat, mais une armée de caserne ». Il y a de quoi perdre tout espoir, une armée de caserne est une armée en état de mort cérébral, elle est incapable de faire la guerre, de défendre son territoire et de partir en conquête. Elle subit et fuit la guerre.
Non ! Nous ne sommes pas en guerre !
Quand un jeune soldat rescapé du massacre d’Indelimane s’adresse à la nation toute entière et au chef suprême de l’armée en ces termes : « ce que je demande à nos chefs militaires, c’est de passer enfin à l’offensive au lieu d’attendre et de se faire tuer » « Do kera défensive là !!! ». Ces mots prononcés par un agneau sacrificiel sont glaçants. Sommes-nous réellement en guerre, ou serait-ce un leurre à grande échelle ?
Une armée de caserne, clouée au sol, statique en défensive sur son propre territoire est-elle au service de la nation ?
Nous avons tous lu ce dialogue de Platon : Le Cratyle, où deux personnages débattent, Cratyle dit à Hermogene que les mots ont un sens au-delà de la convention, ils ont une racine qui tient à la nature même de la chose et qui le distingue de toute autre chose. La guerre et l’armée se distinguent de toute autre chose par leurs contenus et leurs significations.
L’armée est une institution d’un État dont les missions principales consistent à conquérir ou à défendre un territoire, détruire ou protéger d’autres unités militaires ou unités civiles. Protection, intervention et dissuasion sont les trois piliers de la mission de l’armée prête à intervenir en tous lieux et en toutes circonstances, avec des équipements performants et des effectifs constamment entraînés.
Il paraît que notre armée sous équipée et elle est mal formée. En plus, on nous dit qu’elle est confinée dans ses casernes. Il n’y a pas d’armée. C’est un leurre de type épouvantail et qui sera constamment éventré par l’ennemi qui sait désormais à qui il a à faire.
Le Mali doit faire un choix entre ses deux soldats : le soldat de la guerre et le soldat de la paix.
Le soldat de la guerre prépare la paix.
Le soldat de la paix veut aller à la paix sans faire la guerre.
Si on ne sait pas faire la guerre, pour l’amour de Dieu, mettons des fleurs dans nos canons et marchons vers la paix.
Si nous ne savons pas faire la guerre, soyons des soldats de la paix, ces soldats qui prennent le chemin le plus court, qui arrivent au but tout de suite, à la paix sans traverser la guerre.
Quel angélisme !
Hommage aux soldats tombés sur-le-champ de l’honneur.
Hommage aux hommes d’honneur, Morts pour la patrie. Elle vous sera éternellement reconnaissante.
Bon week-end à tous !
Me Alassane Aldior DIOP

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<item>
<title>L’opposition est dévastatrice, déstabilisatrice et putschiste:</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lopposition-est-devastatrice-destabilisatrice-et-putschiste-2847551.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 17:21:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le constat, rassurez-vous, n’est pas de votre journal. Il a été établi, de bonne guerre, par le Chef de file de la Majorité présidentielle et leader du Parti présidentiel, le Dr Bokary TRETA, lors d’une conférence de cadres de son Parti. Une première dans l’ébullition de la situation politique et sécuritaire que vit notre pays ? Le Président du RPM l’avait déjà fait, en décembre 2016. Plus nuancé et plus subtile, l’ancien Président Alpha Oumar KONARE, auparavant, à la suite de la crise politique de 1997, avait lui estimé que « l’Opposition malienne n’est pas sérieuse ». Une opposition, un même constat à deux époques différentes… Constance ou coïncidence ?

Jean Marie Poirier (journaliste et homme politique français) nous enseigne que notre métier, le journalisme, est un manuel pratique de l’espèce humaine. « Il nous révèle les petitesses des grands hommes, la grandeur des petites gens», dit-il.
De notre pôle d’observation de la vie politique nationale, depuis deux décennies, nous nous sommes toujours inquiétés, à Info-Matin, d’une forme sournoise et hypocrite d’intolérance, d’exclusion, mais aussi d’arrogance injustifiable dans un pays d’humanité et d’humilité. Tout alignement sur une opinion, ou position d’un camp de la part d’un journaliste est pris contre une servilité mercantile. Un peu comme la loi de l’Ancien Testament : il est avec nous ou il est contre nous.
Les politiques maliens ne souffrent pas de la contradiction. Ils sont pour la plupart dans la suffisance, dans l’exclusive et dans les avatars d’un ego surdimensionné. Or, il est de constance jamais démentie que lorsqu’un leader commence à se croire supérieur aux autres, c’est souvent qu’il est déjà pire qu’eux.
La paternité et l’exclusivité du combat démocratique, de la compétence, de la probité, de la sainteté : « c’est moi ou le chaos » : tant que ça ne vient pas de moi, le pays sera dans l’impasse, tant que c’est l’autre, ce sera le pays ne sera pas en paix et ne connaîtra aucune prospérité… Ce manichéisme ne peut longtemps prospérer près de 30 ans après la Révolution.
Avant-hier, on a dit que Mountaga n’était pas digne de diriger le CNID-FYT et le Mali parce qu’il prônait le ‘’Kokadjè’’ et allait mettre tout le monde en prison ; on a dit que si le MPR accédait au pouvoir on allait prendre les armes, parce qu’il avait partie liée avec Moussa TRAORE. Pour participer à la soupe populaire, on a créé des micros partis, des partis de gestion gouvernementale … Parce qu’au Mali, personne ne crée un parti pour aller à l’opposition. En tout cas, c’est rarissime. Faute de pouvoir manger, par la faute d’un Président « carré » qui refuse l’équivoque, on déclare la guerre des 100 ans à son régime. Dans l’excès et dans la démesure !
Attaques asystématiques contre l’État traité de tous les noms ; injures quotidiennes du Chef de l’État dont la famille est traînée dans la boue, partout et en tout temps, que leur reste-t-il d’entreprendre contre IBK et sa famille hier et contre son régime et les FAMa aujourd’hui sinon que de prendre les armes comme l’autre l’avait préconisé au cas où le MPR venait à gagner les élections ?
C’est difficile l’Opposition, mais ce n’est pas une infamie. Et la politique pour paraphraser François Bayrou, ce n’est pas la guerre civile. Nous sommes tous fils de ce pays, bon Dieu !
Les hommes passent, le Mali demeure. Si l’on permet cette lapalissade. En politique les postures ne sont jamais immuables, éternelles. L’appel à l’union sacrée n’est pas une faiblesse, mais une sagesse. Mais, sera-t-il perçu et reçu comme tel ? « Entreprendre de consoler quelqu’un qui veut être inconsolable, c’est lui disputer la seule consolation qui lui reste ». Pour autant, l’histoire de la démocratie malienne doit inciter à plus de clairvoyance, de modestie et d’humilité.
Hier, le «petit monsieur » qui se prenait pour le nombril de la terre, se croyait omniscient et voulait faire de sa petitesse infinitésimale une légitimité que le peuple du Mali, dans son ignorance, refusait de rendre souveraine… Aujourd’hui il trône dans le gouvernement d’IBK et lui fait publiquement la courbette.
Point de sévérité gratuite, de satire pour caricaturer, simple constat de journaliste. Même s’il nous vaut des représailles de la part de la coterie des nouveaux courtisans ; ce n’est pas cet autre confrère taxé d’être à la solde de la France qui dira le contraire.
La répétition est pédagogique, notre métier ‘’nous révèle les petitesses des grands hommes, la grandeur des petites gens’’ ; notre petite expérience à Info-Matin nous autorise à donner notre opinion et notre jugement sur les uns et les autres : beaucoup à l’œuvre se sont révélés un cocktail explosif d’ambition, de prétention et de vanité sans borne dans une médiocrité innommable ! Hélas !
Que proposent aujourd’hui ceux qui posent en termes d’alternative : «c’est moi ou le chaos » ? Qu’est-ce qu’ils ont jusqu’ici réussi ? Qu’en est-il des casseroles sur leur parcourir ?
Il y a des pages qu’il faut tourner. Parce que toutes les pages de l’histoire du Mali ne sont pas bonnes à rouvrir. Il urge que nous regardions ensemble le demain du Mali. Il est impératif que les ambitions convergent.
C’est ensemble au chevet de notre pays qui n’est pas encore sorti du gouffre qu’on relèvera les défis sécuritaires, de la paix, de la réconciliation et de l’émergence.
L’apôtre de la non-violence qui disait ne pas aimer le mot tolérance, mais n’en trouvant pas de meilleur, estimait que « la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents ».

PAR BERTIN DAKOUO

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<title>Sans Tabou: stratégie du bavardage et mauvais casting</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-strategie-du-bavardage-et-mauvais-casting-2847255.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Nov 2019 19:49:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La séance de défoulement initiée par les honorables députés pour tirer le ver du nez du ministre de la guerre n’a pas lieu. Adroitement, les ministres ont été soustraits aux feux croisés des députés dont le seul souci était de démontrer à leurs fans qu’ils sont braves, qu’ils peuvent dire leurs 4 vérités aux généraux.

Le contrôle de l’exécutif par le parlement est un paramètre de bonne gouvernance démocratique. Que les ministres s’y plient de bonne grâce est une exigence constitutionnelle. Tout de même, tout de même…

Distraire de ses devoirs un ministre de la guerre, chef militaire au moment où le pays et la région baignent dans le sang pour satisfaire d’une part l’égo suspect de parlementaires à la légitimité triplement reconduite par le souhait d’un gouvernement, un arrêt de la Cour et une loi organique d’auto-prolongation et d’autre part la curiosité d’une opinion versatile et instrumentalisée contre la hiérarchie n’était et n’est pas certainement pas la bonne approche dans le contexte actuel. Le pays est en guerre ; le plus urgent pour un ministre, ce n’est pas de venir répondre aux bavardages des députés sur les comment et que faire, mais de faire la guerre sur le terrain en trouvant les solutions les plus idoines pour remédier à cette situation qui nous est imposée. Les exhibitions parlementaires devant les caméras, pardon explications face aux élus de la Nation peuvent attendre. La stratégie du bavardage et des balivernes ne passe pas en ce moment Messieurs les parlementaires.

Le mauvais casting au Mali, côté Exécutif, c’est aussi de soustraire ce même ministre de la Défense, Chef militaire, de ces mêmes obligations urgentes pour pourvoir à l’appétit protocolaire très démesuré du Prince du jour. Était-il pertinent et judicieux, face à la situation sur le terrain et au regard de ce que Koulouba lui-même a prôné, d’enrôler, d’embarquer le ministre de Défense dans la délégation du président IBK pour faire uniquement la haie d’honneur ? Personne dans l’entourage du président IBK n’a assez de jugeote pour faire en sorte que dans des moments tragiques comme celui-là, où le deuil, la frustration, la colère légitime envahit le peuple, que l’élu du peuple soit le plus près possible du peuple en faisant économie des oripeaux, ornements et privilèges de la République, les honneurs, le cérémonial que celle-là lui doit. L’image d’un commandant en chef sur un tapis rouge pour rendre hommage à 54 soldats que son armée vient de perdre ne procède pas d’un bon casting.

Quel sens donner à un hommage fait 6 jours après la tragédie à 54 dignes fils de la nation par le père de la Nation, chef suprême des armées dont le gouvernement oublie de décréter un deuil national ? Soumi et son quarteron de leaders de l’opposition sont certes coupables d’avoir choisi le mauvais timing pour accabler le régime. Mais que fait le régime aussi pour s’épargner des critiques et autres diatribes ?

Demain, quelqu’un dira quelque part : voyez, Info-Matin-là est l’ennemi du régime, c’est un journal désormais à la solde de l’opposition, il ne fait plus que critiquer le régime d’IBK. Ce fumiste oubliera simplement de noter que c’est ce même IBK qui a dit qu’il faut lui dire la vérité.

<strong> </strong>

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arrêt de travail dans les mairies: le mot d’ordre suivi à 90%</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/arret-de-travail-dans-les-mairies-le-mot-dordre-suivi-a-90-2847142.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 16:42:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>La vice-présidente du Syndicat mixte de l’Inter collectivités de ‘’Grand Bamako’’, Mme KAREMBE Rokia DIARRA, a fait le point, hier mercredi, de leur arrêt de travail pour dénoncer la façon dont certains de leurs militants ont été arrêtés puis déférés à la prison centrale. A ce jour, elle estime à près de 90% le respect du mot d’ordre décidé au sein du Syndicat mixte de l’Inter collectivités ‘’Grand Bamako’’.</strong>

Depuis le lundi dernier, le Syndicat mixte de l’Inter collectivités de ‘’Grand Bamako’’ regroupant 26 collectivités a décidé de suspendre ses services de signature de certains documents et de célébration de mariage. Cette cessation de travail prendra fin le dimanche prochain.
Ce mercredi, des membres du Syndicat ont évalué l’arrêt de travail. A ce jour, la décision a été suivie à près 90%, a estimé la vice-présidente Mme KAREMBE Rokia DIARRA au cours d’un entretien accordé à la presse. Sur les 26 collectivités, la décision n’a pas été respectée dans 3 à 4 communes.
D’une part, sans être contre la justice, le syndicat affirme être contre l’approche, la manière de l’arrestation. «La manière utilisée pour arrêter certains élus membres du syndicat mixte de l’Inter collectivités de ‘’Grand Bamako’’ » a été le facteur déclencheur de l’arrêt de travail, a justifié la vice-présidente. Ainsi, ils expriment leur désapprobation de la procédure du Pôle économique et financier.
D’autre part, le choix de l’arrêt de travail s’explique par le fait qu’ils n’ont pas de statut clair, a-t-elle indiqué avant de réagir aux informations selon lesquelles, ils veulent mettre la pression sur la justice pour libérer leurs collègues. « Nos militants ont leurs avocats qui travaillent pour leur libération. Mais, il fallait défendre la cause à notre niveau », a précisé la vice-présidente. Il s’agit, pour elle, d’accorder le niveau de respect dû aux élus communaux. Cette affaire d’arrestation des maires, commente-t-elle, a démontré que les élus sont faibles. « On est le maillon faible de la situation », a-t-elle critiqué, tout en annonçant que toutes les communes du Mali veulent se joindre au mouvement. Mais, estime-t-elle, il faut aller par étape. Donc, elle n’exclut pas que dans les jours à venir d’autres collectivités se joignent à la cause.
Par ailleurs, elle a déclaré qu’il faut profiter de cette situation pour parler du statut des élus communaux. « On n’a pas de statut précis. On n’est pas payé et pourtant on donne le meilleur de nous-mêmes pour satisfaire nos populations. Cette situation doit être maintenant débattue », a ouvert le débat Mme KAREMBA Rokia DIARRA, très en colère.
À ce jour, ce sont trois membres du Syndicat mixte de l’Inter collectivités de ‘’Grand Bamako’’ qui sont arrêtés par le Pôle économique et financier pour des raisons diverses. Il s’agit en l’occurrence des maires du District de Bamako, de Mountougoula et de Baguinéda.

Par Sikou BAH</span>
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<title>Sécurité et renseignement: le général Sidi Touré reprend service</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/securite-et-renseignement-le-general-sidi-toure-reprend-service-2845140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 14:31:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Général Sidi Alassane TOURÉ, ex-gouverneur de Mopti et surtout ex-Dg de la sécurité d’État, a été nommé ce mercredi 23 octobre 2019 lors du conseil des ministres comme Secrétaire permanent adjoint du Conseil de Sécurité nationale (CSN). Après l’avoir été injecté de son poste suite au drame de Sobane Da où des dizaines de personnes ont été tuées, le Général TOURE a été appelé à nouveau à la tâche.</strong>

<strong> </strong>

Comme pour calmer la tempête, le Général Sidi Alassane TOURE, ancien gouverneur de la région de Mopti, a été remercié suite au drame survenu dans le village de Sobane DA. C’était la manifestation de la colère du gouvernement face à l’incapacité à l’époque du chef de l’exécutif de circonscrire à l’insécurité grandissante à Mopti. La région était devenue l’épicentre des violences. A-t-il été sacrifié ? En tous cas, dans une interview accordée à Jeune Afrique, IBK à demi-mot reconnait la volonté de l’homme de mieux faire. Ainsi, il disait en ces termes : « la sanction peut parfois paraître injuste. Le gouverneur de Mopti qui vient d’être relevé de ses fonctions était de bonne volonté et faisait de son mieux, mais ce mieux n’était pas suffisant ».

Quelques mois après cet acte, la nomination du Général TOURE est une réhabilitation pour l’ancien Dg de la SE révoqué là-bas également suite à l’affaire de « Kati ne fera pas peur à Bamako » en septembre 2013. Et une manière pour le président IBK, estime-t-on, pour réparer son injustice.

Le Conseil de Sécurité nationale, créé en vertu de l’Ordonnance N° 2019-007/P-RM du 08 mars 2019, coordonne l’ensemble des services chargés de la connaissance et de l’anticipation et assure la fusion du renseignement au niveau national. La CSN a pour mission d’une part d’assurer la prospective en matière de défense et de sécurité́ et d’autre part, de coordonner la gestion des crises au niveau national. À ce titre, il est chargé notamment de veiller à l’élaboration de la politique de défense et de sécurité́ nationale ; d’assurer la veille stratégique afin d’identifier les menaces à la sécurité́ nationale ; de veiller à l’adaptation permanente de l’outil de défense à l’évolution de l’environnement national, régional et international y compris à travers les lois de programmation militaire et de la sécurité́ ; de veiller à l’élaboration de la stratégie militaire et de la stratégie de sécurité́ intérieure ; de veiller à l’élaboration, à la mise à jour et à la simulation, à intervalle de temps régulier, des plans stratégiques de défense et de sécurité́ ;

– de donner son avis sur les plans généraux de résolution des crises et des catastrophes nationales.

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aveu d’échec et appel de détresse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/aveu-dechec-et-appel-de-detresse-2845143.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 14:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui a changé entre la rencontre du président IBK avec les partis politiques signataires de l’accord politique de gouvernance et engagés également dans le processus du Dialogue national inclusif (EPM, COFOP, ARP….), rencontre au cours de laquelle il a dit : « le Mali, plus que jamais, a besoin de solidarité, a besoin de se resserrer, n’a pas besoin d’élucubrations des nostalgiques du putsch… Aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu’on se le dise. Et je crois que cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter. Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes » ?

Ce que savent assis les sages, les experts bombardés ne peuvent l’imaginer, ainsi paraphrase-t-on l’adage. Et, ainsi la juridiction chargée de l’équilibre et désormais de l’inclusivité institutionnelle met les pendules à l’heure. Les fondements de la République et les piliers de celle-ci sont aujourd’hui fortement fragilisés par la crise multidimensionnelle qui prévaut dans notre pays, pose comme diagnostic la Cour constitutionnelle qui s’auto-érige de ce fait, gardienne la pacification des rapports socio-politiques.

Donc, ça ne va pas. Et ça ne va pas au pays où il est interdit de noter que « ça ne va pas ». Ce n’est pas une rancœur d’opposant inconsolable ni un pied de nez d’une certaine presse qui en mission commandée pour régler quel que compte que ce soit, mais le constat est de l’institution constitutionnelle suprême garante des « droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques » et régulatrice du fonctionnement des institutions et de l’activité́ des Pouvoirs publics qui s’attribue aussi « rôle profond de créer les conditions d’une pacification des rapports socio-politiques ».

Face au péril en la demeure, avec la fragilisation des piliers de la République, en plus du sursaut national auquel elle convie l’ensemble des patriotes, la Cour constitutionnelle supplie vivement et instamment l’ancien président Alpha Oumar Konaré de faire un « dépassement de soi au profit de l’ensemble national » de s’impliquer « pour la préservation de la cohésion et de l’unité nationale, le vivre ensemble qui a toujours caractérisé le Malien, pour l’ensemble national y compris les générations futures afin que vive le Mali éternel que nous ont légué nos illustres devanciers ».

Quel bel hommage au fils de Dougoukolo Konaré, à ce frère avec lequel le président IBK s’était séparé sur désaccord de destin qui aura duré plus d’une décennie !

La Cour constitutionnelle insultée, agressée et traitée de tous les noms a-t-elle, par finish choisi de se démarquer du régime ou s’agit-il simplement de jouer sa partition pour sauver les meubles ? Elle se dit ouverte, et ce serait une nouvelle injure à elle de la soupçonner de quelle que manœuvre politicienne. Mais l’ordonnance qu’elle décrit n’est pas loin d’un désaveu de la gestion de la crise et du bilan du régime du président IBK. En somme, un constat d’échec qu’elle assume avec le gouvernement sur les antennes nationales. En effet, en appelant à la « capacité (d’Alpha) à influer positivement sur la vie de la Nation », la Cour Constitutionnelle dit sans le dire qu’il n’y a pas de gens capables pour faire face à la situation, que le régime ne peut… pour dire comme l’autre « U tèse, u dèsèra » !

Quelle sera la réaction du président Alpha ?

Affaire à suivre

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blocage du régime d’IBK: Alpha appelé à la rescousse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/blocage-du-regime-dibk-alpha-appele-a-la-rescousse-2845139.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 13:51:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la révélation de nos confrères de Jeune Afrique, la lettre confidentielle de la Cour constitutionnelle à l’ancien président de la république, Alpha Oumar Konaré, pour sa « participation entière aux initiatives en cours pour la préservation de la cohésion et de l’unité et de l’unité nationale, le vivre ensemble », confirme le vœu ardent du président IBK de voir son ancien patron lui tendre la perche, dans la gestion d’un Mali en crise. Pourquoi autant de clins d’œil à un ancien patron qui n’a pourtant pas été épargné de ses critiques acerbes, dès son entrée en fonction en 2013 ? L’appel en insistance d’IBK à AOK prouve que le régime est aux abois et incapable de résoudre les multiples défis auxquels le pays est confronté.

Incapable de conduire le navire Mali qu’il dirige, depuis maintenant six ans, à bon port, le président IBK ne cesse de remuer terre et ciel pour solliciter l’appui de son ancien patron, Alpha Oumar Konaré. Cette sollicitation par le chef de l’État des services de son prédécesseur, qui s’est pourtant imposé, depuis juin 2002, un devoir de réserve sur la gestion du pays, confirme si besoin en était, les critiques des adversaires d’IBK à son endroit, quant à son incapacité de mener le bateau Mali à bonne destination.
Dès l’échec de ses premières initiatives à Koulouba, notamment la réconciliation nationale, la restauration de l’intégrité territoriale du Mali et la révision constitutionnelle, le président IBK désemparé n’a cessé de chercher à réchauffer ses liens avec l’ancien président Alpha Oumar Konaré qu’il avait pourtant claché lors de son investiture au CICB en 2013. Ce jour, au grand étonnement de toute la salle, le nouveau président élu avait qualifié, l’ancien dictateur présent, le général Moussa Traoré, de ‘’Républicain’’, à la différence des autres anciens présidents, notamment Alpha Oumar Konaré, qui n’a pas daigné répondre à l’appel.

<strong>IBK face aux réalités du pouvoir</strong>
Après cette investiture Ibrahim Boubacar Keita devait faire face aux réalités du pouvoir face auxquelles, il laissera dissiper rapidement ses insuffisances, aux yeux des Maliens. Contrairement à ses multiples promesses, le bonheur des Maliens s’est transformé en cauchemar avec la persistance des attaques terroristes contre les forces de défense du Mali et celles étrangères avec son cortège de morts et de blessés civils et militaires. À cet effet, les multiples rapports de l’ONU sur la situation du Mali en font foi.
La corruption et la délinquance financière ont pris une proportion jamais égalée au Mali. Et pourtant, dans son discours de nouvel an 2014 à la Nation, IBK disait : « …en 2014, j’entamerai la seconde phase de mon mandat, qui sera une phase plus axée sur le redressement et le développement économique, pour le bonheur des Maliens. C’est le cap que j’ai fixé, c’est le cap que nous tiendrons Inch’Allah ». Où sont ces promesses ? En tout cas, un rapport des PTF du Mali futé dans la presse en avril dernier fait état de 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières. Il ne s’agit, selon plusieurs témoignages que d’une compilation d’irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG), depuis 2003, chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.
« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.
Sur le plan de la sécurité et de la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire, les actions jusque-là menées restent très timides. Et pour cause ? En plus de la région de Kidal sous le contrôle des ex-rebelles de la CMA, une bonne partie du centre du Mali s’enflamme obligeant les représentants de l’Etat à se replier et les écoles à se fermer.
C’est dans ce contexte que la révision constitutionnelle promise par les différents gouvernements du président est vouée à l’échec par ses opposants. Face à la colère de la rue, IBK recule et s’adresse à la nation. Le seul message à retenir : « Je sursois à la révision constitutionnelle ».

<strong>La persistance du boycott du DNI</strong>
Pire, l’initiative de Dialogue national annoncée depuis janvier 2019 par le président IBK, peine à trouver son chemin. Une bonne partie de la classe politique, notamment l’opposition et même des organisations de la société civile sont toujours dans la logique du boycott du DNI. Pour redresser la barre, IBK tente de recourir en vain aux bons offices de son ancien patron. Selon nos confrères de Jeune Afrique, Ibrahim Boubacar Keita et Alpha Oumar Konaré, en froid, depuis février 2000, se sont longuement entretenus dans la nuit du 12 au 13 septembre dernier, à la villa Nelson Mandela du Palais de Koulouba. La rencontre avait été préparée, dit-on, par plusieurs facilitateurs, dont Denis Sassou Nguesso et Mahamadou Issoufou du Niger.
« Pendant leur rencontre, les deux hommes ont vidé leur vieille querelle et discuté de la difficile mise en place du dialogue politique ouvert à tous, dont est chargé le Premier ministre Boubou Cissé », rapporte le confrère. L’objectif du président IBK, dit-on, est de charger AOK à convaincre l’opposition à participer au DNI.

<strong>Le faux bond de Konaré ?</strong>
Twittant sur le début des concertations dans les cercles et les 6 communes de Bamako, le ministre porte-parole du gouvernement M. Yaya Sangaré confirme à demi-mot le secret de polichinelle. Voici ce qu’il a écrit sur sa page Twitter ce lundi après-midi : « Le dialogue national se poursuit dans les cercles après la phase des communes. Les propositions des acteurs sont résumées en 5 thématiques : paix, sécurité &amp; cohésion sociale ; réformes politiques &amp; institutionnelles ; questions de gouvernance ; culture et jeunesse.
Néanmoins, une partie de l’opposition continue à bouder ces concertations à la base pour cause que le dialogue ne serait pas inclusif. En tous les cas, les filles et fils du pays ont commencé à se parler sans tabou et dans la courtoisie. Pour le Mali…
Le PR (ndlr : Président de la République), SEM Ibrahim Boubacar Keïta &amp; l’ancien chef de l’État, SEM Alpha Oumar Konaré sont en phase pour convaincre tous les sceptiques à participer activement au dialogue national, une opportunité pour diagnostiquer les problèmes du pays &amp; y apporter les réponses appropriées ».
Depuis, la phase régionale du DNI s’est déroulée dans les régions et dans le district de Bamako sans la participation de l’opposition. Pire, les médias n’ont fait aucun cas de négociation entre les non-partants au DNI et l’ancien président Alpha Oumar Konaré. L’ancien président a-t-il fait faux bond ? N’a-t-il pas été écouté par les opposants. Tout est-il que face au chao qui persiste, la Cour constitutionnelle est sortie de sa réserve, à travers une lettre confidentielle qui s’est vite retrouvée sur la place publique. En tout cas, cette lettre confidentielle de la Cour constitutionnelle sollicitant les bons offices d’AOK a été largement commentée par les réseaux sociaux. Mais, il s’agit, selon plusieurs analystes, d’une suite logique des initiatives de médiation entre les deux personnalités. La Cour, indique la lettre, « souhaite vivement votre participation entière aux initiatives en cours pour la préservation de la cohésion et de l’unité et de l’unité nationale, le vivre ensemble qui a toujours caractérisé le Malien, pour l’ensemble national y compris des générations futures afin que vive le Mali éternel que nous ont légués nos illustres devanciers ».
Ce recours du président IBK à Alpha pour lui venir en secours, est le témoignage le premier est dans l’incapacité de mener à bien sa mission de président gardien de l’intégrité territoriale du Mali en paix et du vivre ensemble. Donc, le régime manque de perspectives, de moyens, de stratégies pour faire face aux nombreuses attentes du peuple malien. Encore là, l’histoire donne raison à Alpha Oumar Konaré qui avait refusé de reconnaitre en cet homme son dauphin naturel. Toute chose qui a vite conduit, à l’époque, à la rupture entre l’ancien chef de l’Etat et son PM ; à la fin de son second mandat.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cupidité et voracité impunies des délinquants a col blanc: le poisson pourrit par la tête!</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cupidite-et-voracite-impunies-des-delinquants-a-col-blanc-le-poisson-pourrit-par-la-tete-2845010.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 17:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En lisant ta réflexion sur la délinquance financière commise au gré du vent et impunément dans nos pays africains, on pourrait être tenté de croire qu’il y a péril en la demeure. Parce que ça devrait être effectivement le cas. Mais hélas, c’est tout à fait le contraire, car sous nos tropiques, il n’y a plus aucune honte ni aucun remords pour quelqu’un à voler ! D’aucuns vous répondront, le sourire en coin, qu’il n’y a pas de cimetière pour la honte, le vol, le mensonge d’Etat, l’escroquerie ou le délit d’apparence ! Et «y a foyi» !

De nos jours, quand un gestionnaire de deniers publics originaire d’un de nos pays pauvres et surendettés parvient à dissimuler 500 millions ou à dissiper carrément ou 9 milliards de nos francs, il ne faut pas s’étonner de le voir gravir de grades et d’échelons d’année en année. Lors des toutes prochaines cérémonies de grande envergure, il fera même partie des plus grands récipiendaires. Officiellement «pour services rendus à la nation» !

Mais alors là, une précision de taille : pour être décoré de médailles très précieuses, il faut financer le parti ou la personnalité politique grâce à qui vous avez été nommé à un poste juteux communément appelé «boîte à sous». Sinon, bonjour les interminables interpellations, gardes à vue dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, les poursuites judiciaires à l’infini et, pourquoi pas un jugement en bonne et due forme généralement sanctionné par plusieurs années de prison !

<strong>FAUTE DE LES EMPÊCHER, TOUT RÉGIME PEUT AU MOINS RÉPRIMER DES VOLS !</strong>

Évidemment, le poisson pourrit par la tête. C’est ainsi que dans l’un quelconque de nos cinq continents, on retrouve des délinquants à col blanc impunis dans les pays où les princes gouvernants sont eux-mêmes trempés jusqu’au cou dans des affaires sales. Au Rwanda par exemple, même si votre plus proche parent ou votre meilleur ami vous conseille de détourner un kopeck ou d’empocher un franc dérivé de la corruption, vous réfléchirez par deux fois avant de le faire.
À la limite, vous vous poserez la question de savoir si ce dernier n’est pas en train de vous tendre un piège des plus périlleux pour la poursuite de votre carrière administrative. Puisque, tôt ou tard, vous pourriez être tous les deux épinglés et poursuivis pour délit constitué. Il en était tout autant sous les régimes révolutionnaires anti-corruption chapeautés par des nationalistes comme Jerry John Rawlings, Thomas Sankara, etc.

Cela se voit, aucun régime politique ne peut empêcher que des vols, des arnaques, des détournements de fonds soient commis. Aucun, car il ne peut jouer au gendarme derrière les détenteurs du pouvoir financier ! En revanche, il peut limiter les dégâts en punissant sévèrement les prédateurs. Pour la valeur d’exemple et afin de décourager, une bonne fois pour toutes, d’autres gestionnaires qui auraient des idées sombres.

Dans certains pays comme la Chine, le pouvoir central exécute publiquement les fonctionnaires et agents de l’État reconnus coupables de corruption. Dans beaucoup d’autres pays, ils sont arrêtés, jugés et condamnés à de simples peines privatives de liberté. Et leurs avoirs indus confisqués au profit du budget national. Généralement, ils sont même astreints au versement, entre les mains du contribuable, de sommes faramineuses à titre de dommages et intérêts.

<strong>ARRÊTONS DE CONFONDRE NOS ÉLUS A DES CAISSES DE SOLIDARITÉ !</strong>
En Afrique, les sollicitations des électeurs sont tellement nombreuses que les gouvernants se sentent comme obligés de jongler régulièrement avec les deniers publics en opérant des «Je retiens 1», des ponctions de 10 % sur les marchés étatiques qu’ils octroient aux opérateurs économiques et aux hommes d’affaires désireux d’investir dans le pays. Sans une belle cagnotte, ils courent le risque de perdre ces précieux électeurs or, ils rêvent tous de se faire réélire jusqu’à la fin de leur séjour sur terre.
Attendre de ces politiciens qu’ils contribuent à une élévation du niveau de conscience civique et politique dans le but de mieux booster notre développement, c’est prêcher complètement dans le désert. C’est même synonyme de rechercher des poux sur un crâne rasé et imbibé d’huile ou de pommade ! Ceci étant, c’est au peuple lui-même qu’il revient de se battre pour limiter la prévarication de nos maigres économies. Et il peut le faire en évitant de confondre nos élus et nos gestionnaires à des caisses de solidarité nationale.

Mais si nous continuons à vouloir faire financer tous les frais de scolarité de nos enfants, quittances de loyer, ordonnances et autres notes de mariage, de baptême, de téléphone à des élus qui ont autant sinon plus de problèmes financiers que nous, nous ne devrions nous en prendre qu’à nous-mêmes en cas de comportements délictueux de leur part. Sachons donc raison garder pour ne pas vouloir une chose et son contraire !

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: affaire Adama Sangaré, qui est le délateur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-affaire-adama-sangare-qui-est-le-delateur%25e2%2580%2589-2845008.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 17:08:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis ce mardi 22 octobre 2019, le maire du District Adama Sangaré, est derrière les barreaux, accusé de détourent de dernier public dans un projet d’électrification de la ville de Bamako, il y a près de 10 ans cela. Mais la question qui taraude les esprits est de savoir qui a dénoncé la gestion de notre cher maire pour que son dossier vieux d’une décennie parachute sur la table du procureur anticorruption ?</strong>

Comme on le dit, « Personne n’est au-dessus de la loi », mais dans un contexte de gouvernance très controversé, l’image dans le Mali du président IBK, le choix des dossiers à juger doit faire l’objet de rigueur. Au risque pour le procureur ou les juges de se faire ridiculiser, comme c’est le cas avec le dossier Adama Sangaré où aucun dénonciateur n’a été cité. En effet, jusque-là, tous les dossiers, ouvert par la justice l’ont été suite à des dénonciations. L’on se rappelle, dans l’affaire Bakary Togola, le procureur Mamadou Kasongué disait avoir déclenché la procédure à la suite d’une ‘’dénonciation anonyme’’. Arrêté puis écroué sous mandat de dépôt, depuis plus d’un mois, il est de « corruption » et de « détournements de deniers publics ». Il doit à cet effet justifier la disparition d’environ 10 milliards de nos francs. Une affaire de ristournes où des investigations ont permis de réunir des preuves accablantes.

Aussi, c’est suite à une dénonciation de la Plateforme de Lutte contre la Corruption et le Chômage (PLCC) que le président de l’Assemblée Régionale de Kayes, M. Bandiougou Diawara et quatre de ses collaborateurs ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt, le samedi 21 septembre dernier, par le Pôle économique et financier de la première région. Et leur arrestation serait due à un présumé détournement de plus de vingt milliards de francs CFA.

Tout récemment, l’ancien général Moussa Sinko COULIBALY avait été entendu au camp I de la gendarmerie à la suite d’une ‘’dénonciation anonyme’’ d’un citoyen, avant d’y ressortir libre. C’était au sujet de son tweet, appelant à mettre fin au régime d’IBK, l’ancien général Moussa Sinko Coulibaly a été convoqué, le jeudi 10 octobre 2019 au Camp I de la gendarmerie nationale. L’homme ayant gaillardement soutenu de renverser le régime pour, dit-il, « abréger la souffrance des Maliens », à la suite du massacre de Boulkessi.

Or, il se trouve que dans le cas de l’arrestation de Adama Sangaré, l’opinion publique est restée nostalgique, des raisons qui ont conduit à l’ouverture de son dossier. Est-ce par dénonciation anonyme ou simple initiative du procureur de la république. La précision est importante pour les Maliens assoiffés de justice, dans un contexte sécuritaire tendu. En tout cas, notre justice semble faire un saut dans le passé en sortant du tiroir un dossier qui remonte à dix ans environ (2010). Pourtant, des affaires plus récentes et fracassantes comme celle de l’avion cloué au sol, des équipements militaires et même l’occupation illicite de la zone aéroportuaire de Bamako Sénou défraient la chronique. « C’est comme réveillé un vieux Mammouth », ironisent certains observateurs.

D’ailleurs, ses partisans n’hésitent plus à parler d’un règlement de compte politique pour deux raisons essentielles. Tout d’abord, en plus du fait que l’affaire remonte dans le temps, l’opinion attend depuis 48 heures la sortie du procureur sur le dossier.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les sacrifiables et les saccarifiables</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-sacrifiables-et-les-saccarifiables-2845002.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 17:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vertu pointerait-elle subitement être au zénith au pays de la goinfre avec l’arrestation de quelques boucs émissaires et menus fretins ? Pour les candides, le rêve pourrait bien tourner au cauchemar. Très vite, ceux qui ont cru pourraient déchanter. La fameuse croisade contre la corruption en cours n’étant rien d’autre qu’une opération de communication pour apaiser la communauté des bailleurs et endormir les populations de plus en plus révoltées contre la conjoncture sécuritaire et la mauvaise gouvernance.</strong>

Mis en demeure par les bailleurs de fonds de donner suite judiciaire aux 140 milliards volatilisés en 12 ans et de s’engager résolument dans la voie de la bonne gouvernance, le pouvoir n’avait aucune autre alternative que de montrer patte blanche. Voltigeant sur la crédulité du Malien, on brandit la lutte contre la corruption comme si c’était un concept novateur alors qu’elle est imposée. À travers des mises en scène dignes du petit manuel de l’instrumentalisation des foules, on consacre et sacre des pseudo-héros de cette comédie (les saccarifiables) et on envoie à l’ombre quelques sacrifiables !

À travers cette chasse sélective du système contre le système, on veut faire croire aux Maliens que plus rien ne sera comme auparavant, que cette poignée de mal-aimés du système soigneusement choisis (des lâchés), après moult hésitations, qui est à la base du fléau de la corruption au Mali !

Reste à convaincre les Maliens de bonne foi que la poursuite des auteurs de ridicules spéculations foncières, de détournements présumés des pécules d’une coopérative, des fonds destinés aux lampadaires d’une avenue encore mal éclairée, était plus opportune que celle des criminels à col blanc qui ont fait perdre au trésor public, rien que pour l’année dernière, plus de 100 milliards francs CFA, ou ceux ont qui détourné des milliards destinés à équiper notre armée… en guerre. Mais ceux-ci, on n’est pas pressé de les interpeler. Ils peuvent tranquillement dormir chez eux et continuer à vider les caisses de l’État. Ce qui urge, c’est trainer dans la boue des élus locaux, des leaders paysans et de petits fonctionnaires.

La lutte contre la corruption n’est pas et ne saurait se résumer à une opération de Com, des mises en scènes politiques et actions de spectacle, surtout pas d’injustice et d’iniquité. Les sacrifiables ne peuvent et ne doivent pas payer pour le confort et la tranquillité des saccarifiables. Il y a va l’honneur de la République.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Emprisonnement de Adama Sangaré: lachâge et lynchage politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/emprisonnement-de-adama-sangare-lachage-et-lynchage-politiques-2845001.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 16:46:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le juge a délivré hier mardi un mandat de dépôt contre le maire de la ville de Bamako, Adama SANGARE qui est accusé dans une affaire de détournement présumé de fonds publics dont les faits remontent il y a 10 ans. L’affaire met la ville en émoi et pour beaucoup, elle sent une cabale. Adama SANGARE est-il victime d’une cabale politico-judiciaire ?</strong>

Plus de 400 millions de FCFA est le chef d’accusation retenu contre Adama SANGARE qui a passé ses 1eres heures de garde à vue au Pôle économique et financier. Hier, il s’était présenté au juge qui a décidé le maintenir en détention, à travers un mandat de dépôt, selon nos sources. Dans cette affaire, le maire du District de Bamako est accusé avec trois autres personnes. Ils sont tous poursuivis pour atteintes aux biens publics (détournement de fonds du projet d’éclairage public entre le Palais de Koulouba et l’aéroport de Bamako).
En effet, outre Adama SANGARE, la garde à vue a été aussi ordonnée contre le colonel Bassekou BERHE et Mohamed TRAORE, promoteur d’IFABAKO, ancien président de la fédération de Tennis et ancien DG de la BHM. Sur la liste, les mêmes sources évoquent des soupçons qui viseraient également Mafily TRAORE présenté comme le chef des hydrocarbures à l’EDM.

<strong>La cabale</strong>
L’histoire de cette affaire remonte à 10 ans. À l’époque des faits, le pays était dans la ferveur et préparatif des festivités des 50 ans de l’indépendance du Mali. La mairie du District, l’EDM SA et l’entreprise devaient réaliser des éclairages publics sur l’axe Palais de Koulouba jusqu’à l’aéroport de Sénou. Dans les chefs d’accusation, on reproche à Adama et aux autres de la non-exécution du projet, selon nos sources. Or, des éclairages publics réalisés dans le cadre de ce projet jonchent encore les abords des axes concernés.
Alors question : qu’est-ce qui se trame contre le maire ? Quelle est l’opportunité de cette affaire ? Pourquoi attendre en 2019 pour lancer une poursuite dans cette affaire qui date de 2010 ? Ce marché était-il le seul projet financé à l’époque par l’État malien ?

Sans cracher sur le combat lancé par le régime contre les corrompus et les voleurs des derniers publics, l’action contre Adama SANGARE dans l’affaire de détournement présumé de fonds publics sent la manipulation et l’instrumentalisation à des fins politiciennes. Sommé par les bailleurs de fonds de faire patte blanche en manière de bonne gouvernance, certains pensent que l’on aurait décidé comme dans la fable de La Fontaine de faire tomber quelques grosses têtes pour calmer le courroux des argentiers. Pour d’autres et beaucoup de partisans du Maire dans les mailles de la justice, son interpellation n’est rien d’autre qu’une cabale politique. Derrière l’action, argumentent-ils, l’initiative judiciaire est explicite d’un combat téléguidé pour abattre un homme politique, après l’échec d’une première tentative de l’anéantir en 2013. Là, également dans une affaire banale, Adama SANGARE a été trainé dans la boue et incarcéré à la prison de Koulikoro puis blanchi par la justice après l’avoir humilié. Le temps a passé, mais les rancœurs politiques contre l’homme sont demeurées et devenues vivaces. Notamment, depuis la dernière présidentielle où le président lui a confié la direction de sa campagne à Bamako.

<strong>Confort moral</strong>
Alors, le récent rapport de vérification était comme pain béni. Taisant la délation anonyme, on le brandit comme la cause causale, l’opportunité à ne pas manquer pour en finir avec le maire et prendre sa place auprès d’IBK. Et pour cause ?
En dépit de son combat en faveur de la réélection du président, Adama Sangaré est celui qu’il faut à tout prix écarter du chemin de Koulouba en 2023. Également, à la tête d’une ville avec un budget annuel de 48 milliards pour 2020, la mairie est très convoitée par des adversaires politiques qui ne vont pas rater l’occasion de le calomnier.
C’est pourquoi, pour de nombreux observateurs, la décision du procureur de le placer en garde à vue était fondée exclusivement sur des raisons politiques. Elle procède, selon eux, d’une instrumentalisation de la justice du pays pour saper le moral du Maire.
Dans ce contexte, réveiller ce vieux dossier de 10 ans serait une belle opportunité pour ceux-ci de le disqualifier avant les prochaines élections régionales et du District annoncées pour 2020 par le gouvernement. Donc, s’agit-il de salir sa réputation politique. Car, l’homme jouit d’une popularité à Bamako et dans certaines localités du pays.
Après une première interpellation, il y a moins de deux mois où il était parti donner des informations au juge sur la mise en œuvre du projet, Adama SANGARE a été finalement gardé à vue, le lundi 21 octobre dans un premier temps. Puis, le juge a délivré en son contre un mandat de dépôt.
Confiant quant à l’issue de cette nouvelle épreuve avec la foi inébranlable en Dieu, depuis son lieu de garde à vue, le maire clame son innocence et affirme n’avoir pris 1 franc du fonds qui était géré par l’EDM. Il dit être à l’aise avec ce dossier, car il ne se reproche rien. Selon lui, la mairie n’a pas touché à un kopeck du fonds ayant servi à l’éclairage de la ville de Bamako à l’occasion du cinquantenaire. Selon Adama SANGARE, c’est l’EDM SA qui a géré le fonds en son temps.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière: un saut dans l’inconnu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-un-saut-dans-linconnu-2844998.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 16:32:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis son arrivée au pool économique de Bamako, le procureur anticorruption, Mamadou Kassongué, n’arrête pas de surprendre. De l’APCAM à la mairie de Baguinéda et la sous-préfecture de Kati au district de Bamako, les dossiers jusque-là ouverts par le procureur du tribunal de la commune III de Bamako sont les moins attendus du public malien, qui reste toujours sur sa faim, malgré la promesse du chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keita, de ne « protéger personne ». Les Maliens se souviendront encore longtemps de cette phrase fétiche qu’il a prononcée lors de son discours de nouvel an 2014 à la nation : « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Incha’Allah ». Depuis, le public s’impatiente.</strong>

Depuis quelques années, les attentes des Maliens en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière deviennent grandes, celles des partenaires techniques et financiers aussi. Il s’agit d’une exigence de justice, un devoir de sacrifice pour le salut du pays et de la nation dont les racines sont ancrées dans les socles de glorieux vieux empires qui ont rayonné en Afrique.

« Je suis venu trouver un Mali à genou. Un Mali dont l’autorité de l’État a été considérablement affaiblie, minée par des années de mauvaise gouvernance. Un Mali dont les caisses étaient vides, nous laissant peu de marges de manœuvre budgétaires pour entreprendre tout de suite les formidables progrès auxquels notre peuple aspire », déclarait le président de la république en 2014, lors de son discours de nouvel an à la nation. C’est ainsi que cette même année a été décrétée celle de la lutte contre la corruption par le chef de l’État.

Autorité bafouée
« C’est pourquoi, en 2014, j’entamerai la seconde phase de mon mandat, qui sera une phase plus axée sur le redressement et le développement économique, pour le bonheur des Maliens. C’est le cap que j’ai fixé, c’est le cap que nous tiendrons Inch’Allah », a-t-il promis. Selon IBK, la gestion rigoureuse de « nos ressources passe par le contrôle de la corruption sur deux fronts : la lutte contre l’impunité et les réformes systémiques »’.
Depuis, aucune action concrète n’a été déclenchée par le gouvernement, au point que la majorité des Maliens ont commencé à perdre espoir. Les décisions et les engagements des autorités sont devenus de simples promesses en l’air qui n’émeuvent personne. Les bailleurs commencent à se fatiguer d’un pays à fort besoin sécuritaire. C’est dans cette confusion qu’est futé dans la presse un rapport faisant état 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières. Il ne s’agit, selon plusieurs témoignages que d’une compilation d’irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG), depuis 2003, chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.
« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.

La réticence des bailleurs
Les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux, indiqué une source.
« On cofinance le développement, mais aussi la corruption », s’agace une chancellerie européenne.
En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.

La justice dans le viseur
Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien L’Indépendant.
« Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice », a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.
La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.
Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrements de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.
En juin, le ministère de la Justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.
« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, M. Moumouni Guindo, le patron de l’OCLEI estime qu’il y a aussi lieu de s’interroger sur la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. “Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée”, avance-t-il prudemment.

Le saut dans l’inconnu
Depuis plus d’un mois, le procureur anti-corruption procède à des arrestations, des moins attendues, selon des observateurs. Cette manière de lutter contre les criminels à cols blancs en instrumentalisant le pôle économique n’est que de la manipulation politique, commentent des analystes de la situation.
Selon Sambou Sissoko, si les 18 millions de Maliens ont une priorité aujourd’hui, c’est celle de faire en sorte que l’administration publique puisse retourner partout où elle avait été chassée par les mouvements armés en complicité avec certains pays “amis” du Mali.
“Dans le but de nous divertir de cette priorité noble et salutaire qui consiste à libérer les 2/3 de notre territoire national, les stratèges politiques du régime en place sont en train d’instrumentaliser le pouvoir judiciaire à des fins politiques. En effet, la lutte contre la délinquance financière dans le contexte d’instabilité actuelle que vit notre pays vise à nous affaiblir pour que des manifestations similaires à celle du 5 avril ne puissent plus jamais se reproduire. Or, c’est de telles manifestations populaires que notre pays a justement besoin en vue de demander à la France et ses alliés de faire un choix entre l’État malien et les mercenaires ou autres narcotrafiquants venus de la Libye et de l’Algérie”, explique M. Sissoko.
Pour d’autres qui dénoncent l’inconsistance du dossier qui a conduit à l’arrestation du maire du district de Bamako, Adama Sangaré, la justice a été obligée de fouiller dans les archives pour, pour trouver le mobile de cette arrestation qui remonte à 10 ans.
“La justice doit faire face aux dossiers brûlants : affaire de Sanogo et achats des équipements militaires”, préconise un internaute.

“Il y a beaucoup de dossiers de détournement qui sont d’actualité. On n’a pas besoin de fouiller les archives”, précise un autre.
Alors que la soif de justice est de plus en plus grande, dans un pays marqué par l’insécurité et la pauvreté, la justice semble faire le choix d’un saut dans l’inconnu, en s’attaquant à des dossiers presque tombés dans les oubliettes.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Construction démocratique au Mali: le ‘‘repli tactique’’ de la société civile</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/construction-democratique-au-mali-le-repli-tactique-de-la-societe-civile-2844996.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 16:25:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la destruction de l’appareil productif national provoquant un rétrécissement du marché de l’emploi et surtout l’assombrissement des perspectives de promotion professionnelle, la société civile dans son nouveau rôle de « participation » constitue un refuge naturel pour tous les exclus, les marginalisés, les mécontents et tous ceux qui sont en mal de repère, en quête de sens. Toutefois, notre confrère, Nouhoum Keita constate avec amertume, qu’elle est ‘’incapable d’assumer son rôle de contre-pouvoir réel parce que discréditée et largement instrumentalisée.</strong>

<strong>Analyse !</strong>

L’absence de la société civile en tant que contrepouvoir dans la résolution de la crise sociopolitique et sécuritaire au Mali.
Le débat sur le rôle de la société civile dans la construction démocratique au Mali occupe une place centrale dans le contexte sociopolitique actuel.
Fruit des Politiques d’Ajustement Structurel et du formatage de la Banque Mondiale pour assurer la « bonne gouvernance », en réalité, la régulation sociale pour calmer le mécontentement populaire, éviter la fracture sociétale et l’implosion de la communauté nationale, la société civile malienne ne joue aucun contre-pouvoir réel. Elle n’est en règle générale ni indépendante ni autonome sur les plans conceptuel, financier et politique. Elle est plutôt la «voix de son maître », le cache-sexe institutionnel, politique et économique pour frayer le chemin à des institutions, méthodes et techniques de gestion étrangère.
À partir des années 1980, avec l’échec complet des politiques et modèles de développement inspirés par les États riches et mis en œuvre par les régimes non démocratiques d’Afrique, le marasme économique et financier (voire la banqueroute totale dans certains pays), des Programmes d’Ajustement structurel (PAS) ont été mis en route par le truchement du FMI et de la Banque Mondiale.
L’objectif recherché à travers les Politiques d’Ajustement Structurel est de garantir le remboursement de la dette extérieure des pays placés sous ajustement. Ces programmes et politiques d’austérité et de réformes économiques, administratives et institutionnelles révélèrent très rapidement par leurs effets catastrophiques sur les conditions de vie du plus grand nombre, les tensions et violences de toute sorte (explosions sociales, guerres civiles, guérilla) et donc des risques de fracture et de dualisation que le marché est insuffisant pour réguler la société. Or, les États, sous la pression des créanciers internationaux qui exigent la réduction drastique des budgets nationaux, l’orientation des ressources publiques en priorité vers les secteurs rentables, ont dû abandonner leurs politiques de protection sociale et se sont mis ainsi dans l’incapacité d’assurer la régulation nationale indispensable pour la préservation de la cohésion de la communauté. Dans ces conditions, la société civile sera assignée par les puissances financières à la fonction de relais et d’instrument pour faciliter l’introduction et la mise en œuvre des reformes d’une part de préparer l’installation future d’organismes et institutions (cabinets, bureaux d’expertise ou firmes privées) d’autre part.
Dans le cadre de l’exécution des programmes de compensation qui ne sont en réalité que des mesures palliatives consistant à remplacer les politiques sociales publiques en politiques d’assistance et les citoyens en mendiants, la Banque Mondiale définit une division du travail où la société civile s’occupe essentiellement des secteurs sociaux, de la réduction des coûts de projet par le travail gratuit des populations, du niveau exclusivement local avec interdiction d’agir sur les causes structurelles de la pauvreté des inégalités et de la misère (fiscalité, politique agricole, politique foncière…) laissant les secteurs productifs et les politiques de développement aux priorités et (à la discrétion) des puissances du marché.
En même temps, suite à la destruction de l’appareil productif national provoquant un rétrécissement du marché de l’emploi et surtout l’assombrissement des perspectives de promotion professionnelle, la société civile dans son nouveau rôle de « participation » constitue un refuge naturel pour tous les exclus, les marginalisés, les mécontents et tous ceux qui sont en mal de repère, en quête de sens.
Le contexte actuel de démocratisation a un effet corrosif sur la société civile. Alors que sous la dictature militaire de la 2ème République elle avait su préserver pour l’essentiel sa relative autonomie, sa capacité de résistance et de lutte pour un type de société plus conforme aux aspirations de l’immense majorité, avec la domination sans partage du néolibéralisme, elle est plutôt préoccupée par ses problèmes de survie matérielle et d’intendance au détriment de ses idéaux et objectifs proclamés.
Son objectif primordial est de conquérir une position favorable dans le système clientéliste de gestion des maigres ressources de l’État et des fonds consacrés aux programmes de compensation. Elle est incapable d’assumer son rôle de contre-pouvoir réel, parce que discréditée et largement instrumentalisée.

Nouhoum Keita]]> </content:encoded>
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<title>Immixtion du HCIM dans l’affaire des arrestations de Niono: les mises au point du Chérif Madani HAÏDARA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immixtion-du-hcim-dans-laffaire-des-arrestations-de-niono-les-mises-au-point-du-cherif-madani-haidara-2844881.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 18:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo de 3 minutes et 59 secondes, postée sur les réseaux sociaux, le président du Haut conseil islamique du Mali, le Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, accusé de s’immiscer dans le dossier de l’assassinat du Commissaire de Niono, a fait une mise au point. S’il reconnait avoir rencontré le président de la république à Koulouba avec une délégation de venue de Niono, le président du HCIM a précisé qu’il s’agissait d’introduire ces responsables auprès du chef de l’État, qui voulaient condamner et présenter leurs regrets et excuses par rapport aux événements douloureux du 19 septembre 2019 de la capitale de l’Office du Niger qui ont coûté la vie au commissaire de police de la ville. Nous vous proposons, les explications du chérif !

« Une forte délégation conduite par le Haut conseil islamique de Niono et comprenant l’ensemble des responsables religieux, notamment les imams, le chef de village et les notabilités de Niono étaient venus à Bamako pour nous remercier de notre initiative de rendre visite aux policiers blessés lors des événements de Niono. La délégation voulait aussi rencontrer le président de la République pour exprimer ses regrets et manifester son mécontentement face à ces événements malheureux survenus dans la ville, au nom des populations de Niono. Il s’agissait pour eux de dire que ce qui s’est passé à Niono relève de la volonté divine, indépendant de leur volonté. Aussi, il s’agissait de condamner et de présenter des excuses publiques à l’ensemble de la nation. Nous avons estimé que c’était une initiative heureuse et salutaire. Car, après des événements du genre, il est louable de voir ceux, chez qui le drame a eu lieu, regretter leurs acteurs, présenter des excuses. Il est du devoir de tout leader religieux de s’impliquer dans les situations du genre pour trouver des solutions à l’amiable. C’est pourquoi le président du Haut conseil islamique de Nonio a conduit la délégation chez le président de la république. Les deux parties ont échangé. La délégation de Niono a condamné les faits et présenté ses excuses au président de la république. Les membres de la délégation ont prié pour que ces genres de drame ne se reproduisent plus à Niono et partout ailleurs au Mali. Aux termes de l’audience, nous avons salué et remercié le président de la république pour l’accueil réservé à cette délégation.
En terme clair, il s’agissait de présenter des excuses, mais nullement, il n’a été question de libérer les prisonniers ou de mettre fin à l’action judiciaire enclenchée. D’ailleurs, le vœu de nous musulmans est qu’on puisse rendre la justice sainement dans ce pays pour que la vérité fasse force de loi. Il n’y a pas d’État véritable sans État de droit et de justice. Notre prière est que la justice puisse travailler en toute indépendance et que les juges puissent trancher les affaires suivant le droit. Il y va de la stabilité du pays. Mais, suivant les principes de l’islam et dans tout État civilisé, il est louable que ceux qui pêchent ou qui enfreignent la loi se repentissent. Donc, la délégation de Niono n’était pas venue nous demander d’entreprendre une médiation pour la libération des personnes interpelées, mais de les accompagner pour aller présenter des excuses. Et cette audience a eu lieu sous les projecteurs des médias en présence du Premier ministre, des membres du gouvernement et des chefs des institutions de la république. La rencontre a été couverte par des médias de la place, leurs comptes rendus peuvent être consultés par que ce soit ».

Par Abdoulaye OUATTARA]]> </content:encoded>
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<title>Prochaine visite du Président IBK en Russie: ‘‘une chance à saisir’’ selon le Berger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/prochaine-visite-du-president-ibk-en-russie-une-chance-a-saisir-selon-le-berger-2844876.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 16:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le point de vue du berger de ce jour est consacré à la visite que notre Président de la République, IBK, fera dans les jours ou semaines à venir en Russie. Pour l’instant nous ne savons pas s’il s’agit d’une visite d’Etat, de travail ou simplement d’une visite privée. Dans tous les cas c’est notre chef d’Etat qui se rendra dans l’un des pays qui a formé un grand nombre de cadres maliens. Des cadres qui furent et qui sont encore très nombreux dans les différentes sphères de l’Etat. IBK se rend donc à un moment critique de notre nation chez un ami.</strong>

Moment critique marqué par une insécurité plus prononcée dans certaines parties du pays où les populations sont soumises à la dîme imposée par les occupants du terrain (la nature ayant horreur du vide) et que la population accepte à cœur joie parce que les éléments de langage « s’acquitter de la part d’Allah » utilisés font référence à notre religion.

Moment critique aussi parce que l’espoir que certains observateurs de la scène nationale ont placé dans le dialogue national risque de voler en éclats avec la non-participation annoncée de l’opposition représentative et représentée à l’hémicycle et de certains groupes armés signataires de l’Accord de paix de mai et juin 2015.

Enfin moment critique parce que le président Ibrahim Boubacar Keita se rend en Russie quelques mois après la signature d’une pétition par laquelle des millions de Maliens ont appelé au secours une Russie dont le pragmatisme et la fiabilité dans les relations avec les pays amis n’est plus à démontrer.

A titre d’exemple nous évoquons le cas le plus emblématique de la Syrie. IBK va donc en Russie, fort du soutien de son peuple, un fait rare (des opposants l’accusent de voyager souvent inutilement). Il y trouvera un Vladimir Poutine qui l’écoutera avec une oreille attentive, maligne mais aussi intéressée parce qu’investi par le peuple malien du droit de discuter avec ses dirigeants (hé oui Poutine a été appelé directement par les Maliens ! ).

En effet, rarement un peuple ne s’adresse directement à une puissance étrangère sans passer par ses dirigeants. Poutine se verra dans une certaine légitimité de discuter de presque d’égal à égal avec notre président. C’est surement ce que lui conseilleront ses communicateurs qui lui feront comprendre que les Maliens l’ont investi en s’adressant directement à lui, sans passer par les voies orthodoxes de la diplomatie, de leur venir en aide pour vaincre l’hydre et le serpent de mer rampant depuis des années dans notre pays. De ce fait Poutine suivra donc les faits et gestes d’IBK tout au long de leur entretien pour y chercher les signes d’une harmonie d’avec la volonté populaire exprimée dans la pétition. Volonté du peuple malien de renforcer une coopération jadis des plus avantageuses pour notre pays mais qui a souffert de la fin de la bipolarisation mondiale et d’une démocratisation qui peine à s’incruster dans les esprits en Afrique.

En ancien du KGB et du FSB, Poutine posera des questions au-delà du cadre formel de la diplomatie et fera des avances et des propositions au peuple malien qui l’a ouvertement invité à s’impliquer dans la sécurisation de notre territoire. Il sait en effet que les Maliens ont besoin aujourd’hui d’une défense forte de leur pays. Une défense qui nous préservera de l’état de charogne de notre pays. Il répondra à l’invitation du peuple malien dont il connait les potentialités économiques et le sens patriotique. Car il est parfaitement conscient que la défense (le berger se permet de paraphraser un machiavélien) de la Cité suppose que le gouvernement s’appuie sur le peuple et qu’il ait confiance dans le peuple.

Cette perche qui nous sera tendue doit être saisie sans tenir compte des marchands d’illusion qui nous font miroiter une amitié bancale, fondée sur le rapport d’anciens colonisés. N’oubliant pas, comme l’a si bien dit Lord Palmerston que « les États n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts ».

Il y a donc une chance à saisir pour notre président dont le patriotisme, du point de vue personnel du berger, ne souffre d’aucun doute. En ne la saisissant pas, nous perdrons certainement une occasion que des ennemis internes comme externes n’hésiteront pas à prendre avec les deux mains. Et cela aucun malien ne l’excusera.

PS : les Points de vue du berger sont personnels et n’engagent même ses chèvres. Encore moins ses employeurs.

<strong>Berger Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: lutte contre la corruption, faut&#45;il désillusionner ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-lutte-contre-la-corruption-faut-il-desillusionner-2844874.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 15:44:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’espoir de la concrétisation de la lutte contre la corruption au Mali, qui semblait prendre son envol avec l’arrestation du président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, suscite déjà des doutes au sein de l’opinion. À l’allure où les dossiers sont traités, l’on est tenté de croire à l’orchestration d’un grand bluff.</strong>

Au moment où le peuple s’attend à une suite concernant les grands dossiers qui traumatise la nation tout entière : l’affaire des avions cloués au sol et l’achat des équipements militaires, l’affaire des 741 milliards…, c’est plutôt d’autres dossiers moins costaux qui sont privilégiés. L’on assiste à la traque des ‘’petits poissons ‘’ alors que les ‘’gros’’ qui doivent plutôt se justifier des milliards sont loin d’être inquiétés.
L’arrestation de Bakary TOGOLA avait donné l’espoir aux Maliens que le moment tant attendu de restituer à l’État ses milliards volés était enfin arrivé. Cet espoir a été renforcé par un appel à témoin du Procureur Mamoudou Kasongué, concernant l’affaire des avions cloués au sol et toutes les autres enquêtes au niveau du Pôle économique. Mais hélas ! Depuis ce grand boucan, les choses peinent à évoluer comme le souhaitaient beaucoup de Maliens.
Pire, le procureur a été très vite contrarié lorsque le président de l’Assemblée nationale a écrit au PM pour savoir sur l’ouverture d’une enquête sur le dossier des avions cloués. La réponse était négative et donnant la voix libre aux députés de mettre en place leur commission parlementaire sur ladite enquête.
Le jeudi dernier, pour atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, le maire de Baguinéda et certains de ses complices ont été mis sous mandat de dépôt par le Procureur du Pôle économique. Aussi, pour des affaires de spéculation foncière, le préfet adjoint de Kati a été écroué à la Maison centrale d’arrêt de Bamako-Coura. Si ces initiatives sont salutaires, le peuple du Mali assoiffé de justice attend mieux que tout ça de la part des autorités.
Aujourd’hui, les Maliens veulent connaitre la vérité sur l’affaire des avions militaires cloués au sol. Aussi, il se murmure que des douaniers sont dans le viseur de la justice pour justifier des sommes faramineuses.

Selon certaines informations, plusieurs dossiers concernant les affaires de corruption se trouvent au niveau du Pôle économique et financier.
En ce qui concerne le dossier des avions cloués au sol, des sources indiquent que les auditions se poursuivent. Des indiscrétions rapportent que 25 hauts gradés de l’armée ont été auditionnés et une vingtaine doit être de nouveau auditionné dans les jours à venir.
D’autres sources révèlent qu’un cadre de l’administration est incriminé pour avoir construit un immeuble d’une valeur de plus de 200 millions FCFA pour son fils. De même, plus d’une cinquantaine de douaniers véreux seraient soupçonnés d’avoir détourné plus d’une dizaine de milliards de FCFA au bureau du pétrole. Tous ces dossiers attendent sur le bureau du Procureur du Pôle économique.
Tout comme les menus fretins, les gros poissons, qui doivent justifier des milliards, doivent aussi répondre de leurs actes. Il ne faudrait pas que l’espoir s’estompe après avoir donné l’assurance que rien ne sera plus comme avant et que tous les délinquants financiers seront traqués et jugés conformément à la loi.
La balle est alors dans le camp des autorités compétentes qui doivent montrer à l’opinion que tous les citoyens sont égaux devant la loi et que tout le monde doit répondre de ses actes.

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ILS ONT DIT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ils-ont-dit-2843808.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 16:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Konimba SIDIBE, ancien ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé : Il faut débarrasser le pays des délinquants et criminels financiers »</strong>

Très en verve et en veine de détermination d’anathématiser l’impunité qui enveloppe les pratiques de corruption, l’ancien ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé du Gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA se lance dans un réquisitoire enflammé dans son diagnostic des TDR du Dialogue National Inclusif (DNI) dont l’atelier national de validation a eu lieu, au CICB, les 14 et 15 septembre dernier. La démarche de l’expert-comptable est d’une rigueur irréfragable. Il démontre une rupture totale entre les objectifs et les résultats attendus, dans les TDR validés, en matière de lutte contre la corruption. Il constate que nulle part, il n’est clairement question de lutte implacable contre la corruption ; mais plutôt de conséquences de la corruption sur la vie des Maliens. Or, rappelle-t-il, cet aspect avait fait l’objet d’une Étude sous l’ancien Premier ministre Modibo KEITA et les résultats sont connus de tous. Aussi, se prend-il les mors aux dents : « mais cela, nous le savons ; nous le vivons au quotidien ». Pour celui qui a été la cheville ouvrière du Forum Invest in Mali, en 2013 « il faut débarrasser le pays des délinquants et criminels financiers… Le temps n’est plus au bavardage, mais à l’action ».

Il donne un autre exemple relatif à la Défense et à la Sécurité où les résultats attendus portent, en substance, sur des forces de défense et de sécurité capables d’accomplir leur mission. Mais, fulmine Konimba, « on ne parle pas de la gouvernance de la sécurité. C’est là le vrai problème. On ne parle pas des hélicos cloués au sol… »

Selon Konimba SIDIBE, « le Dialogue national inclusif ou appelez-le comme vous voulez, est derrière nous. Mais, il faut remporter la bataille de l’opinion ». Il justifie cette position : « dans les TDR, on a botté en touche toutes les questions majeures. Ce qu’IBK veut, c’est d’aller à un consensus illusoire sur les questions d’avenir. Qu’est-ce que nous voyons ? Le DNI est devenu un dialogue de la Majorité avec elle-même ».

D’autre part, il préconise à la Plateforme dont son Parti le MODEC est membre, de jeter une passerelle avec tous les regroupements et « pour faire partir ce régime incompétent et corrompu. Cela donnerait un autre espoir pour le peuple. Il faut une unité d’action avec toutes les forces de résistance ». Konimba pense, entre autres, aux anciens Premiers ministres Soumana SAKO et Cheick Modibo DIARRA.

Coumba YARESSI, militante démocratique : « La temporisation dans l’action, c’est la mort »
Coumba YARESSI est d’avis qu’il urge d’agir. « La temporisation dans l’action, c’est la mort », est-elle convaincue.
Cependant, elle soulève la polémique en soutenant que le Mouvement démocratique doit faire son introspection et son mea culpa. « Le Mouvement démocratique doit reconnaître son erreur et demander pardon ; je suis sûre qu’il se fera pardonner », a suggéré cette militante démocratique de la première heure.

Iba N’DIAYE, Directeur de Cabinet du Chef de file de l’Opposition : « Ce régime se maintient artificiellement »
Le transfuge de l’ADEMA/PASJ fonde son opinion sur une découverte en ligne selon laquelle il y a 29 000 soldats étrangers sur le sol malien. Ce qui lui fait également dire : « le Mali est un pays occupé ».

« Il faut faire le bilan des actions du Mouvement démocratique pour rétablir la vérité »
Iba N’DIAYE a très mal accueilli le procès fait au Mouvement démocratique, à ceux qui ont été aux affaires et dont la gestion a pu conduire à l’effondrement du pays. C’est donc, un Iba, dans la robe de l’avocat qui apporte la contradiction : « il n’y a pas d’élection propre, mais nous savons comment nous avons fait pour accéder au pouvoir en 92. Il n’y avait personne au pouvoir pour nous financer. Nous savons que des cadres honnêtes, pendant des années, ont œuvré pour faire avancer le Mali. (…) Si on se laisse faire, c’est un coup d’État qui se prépare… Si on met tout le monde dans le même sac, après nous n’aurons que nos yeux pour pleurer. Il y a quelque chose qui se prépare ».

Tenant visiblement son sucre d’ordre, M. N’DIAYE tente de démontrer que le Mouvement démocratique est victime d’un procès en sorcellerie. Pendant les 8 ans de Modibo KEITA et pendant les 23 ans de Moussa TRAORE, il n’y a pas eu un kilomètre de goudron posé dans la région de Kayes dont je suis originaire. Avec l’avènement de la démocratie, il y a eu plus de 1 700 km de routes construites. S’il fait grâce des hôpitaux, de l’aéroport, il souligne qu’IBK n’a pas réalisé un kilomètre de goudron à Kayes. C’était la substance de la défense de Me N’DIAYE.

Pour le nouvel opposant, le meilleur moyen de mettre un terme à la controverse, c’est : « faire le bilan des actions du Mouvement démocratique. On n’acceptera pas de falsification de l’histoire. Nous voulons, avant qu’on aille, rétablir la vérité et laisser le Mali dans de meilleures conditions ».

Ibrahima LY : « Il faut faire le bilan, même s’il le faut, le procès de la gestion du Mouvement démocratique »
Ce bilan partiel de Iba a eu le mérite de faire sortir de ses gonds le doyen Ibrahima LY qui n’entend pas se laisser conter fleurette : « oui, il faut faire le bilan, même s’il le faut, le procès de la gestion du Mouvement démocratique. On doit faire certains constants. C’est bien beau de dire qu’on a posé des goudrons, mais quels goudrons ! Des calebasses brisées. Quels goudrons nous allons laisser à la postérité ? Un goudron c’est normalement 15 cm ; mais ces goudrons-là ne sont pas carrossables au bout seulement de quelques mois. Il faut faire le bilan pour rétablir la vérité. »

PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Manifestations à Sévaré, Kayes et Bamako: le sentiment anti&#45;forces étrangères se renforce au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/manifestations-a-sevare-kayes-et-bamako-le-sentiment-anti-forces-etrangeres-se-renforce-au-mali-2843799.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 15:23:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme à Sévaré, il y a eu des manifestations à Bamako et à Kayes, ce week-end, pour demander le départ de l’Opération Barkhane et de la MINUSMA du territoire national. Ces manifestations, à répétition, traduisent un sentiment de rejet des forces étrangères par une grande partie de la population.</strong>

Boulkessi où une quarantaine de soldats maliens ont été tués suite à l’attaque traitresse menée contre le camp du G5 Sahel par des jihadistes en plus de l’important dégât matériel a ravivé la colère de la population malienne. Le peuple se sentant floué sur la gestion de sa sécurité a manifesté dans plusieurs localités contre l’Opération Barkhane et la MINUSMA.

Illustrant un sentiment de colère et d’indignation, ce sont des femmes et enfants militaires de la région de Mopti qui ont donné le ton : ça suffit la mort de nos soldats. Dans un premier temps, elles se sont opposées au départ de leur mari au le front.
« Nos maris, nos enfants n’iront pas à la boucherie. On n’a assez souffert de cette situation », laissaient ainsi exploser leur colère des femmes devant le camp militaire de l’armée de Terre. Leur mobilisation a pu empêcher le convoi militaire qui devait partir à Boulkessi.

Comme si cela ne suffisait pas, le sit-in s’est transformé rapidement en marche de protestation dans la ville de Sévaré. Portant de tissus rouges, pour exprimer leur douleur et peine suite au drame de Boulkessi, ces femmes et enfants militaires ont été vite rejoints par d’autres groupes pour réclamer le départ des forces étrangères sur le territoire national.

« On ne veut plus de la MINUSMA », « Abas la France », étaient, entre autres messages lancés par des manifestants très en colères.
Contre toute attente, la marche a dégénéré. Des manifestants mal intentionnés sont allés piller le magasin de stocks de la MINUSMA sur son ancien site, en apportant matelas, climatiseurs et bien d’autres matériels. La ville pendant deux jours était ébullition.
Également, à Bamako comme à Kayes, la population a manifesté sa colère contre la situation sécuritaire très confuse. Dans ces deux villes, il y a eu aussi des manifestations pacifiques. Contrairement à celle de Sévaré, celles des autres villes se sont déroulées dans le calme. Des habitants de Bamako et de Kayes, en toute civilité, se sont exprimés, tout en demandant aussi le départ des forces étrangères. Ils estiment que la MINUSMA et l’Opération Barkhane ont montré leur limite dans la lutte contre le terrorisme et dans le retour de la paix.

Si la scène de pillage dans les magasins de la MINUSMA est un acte ignoble à condamner à Sévaré, il faut reconnaitre que ces différentes manifestations de colère sont des signes de rejet des forces étrangères. Au-delà des critiques et condamnations, ces manifestations interpellent les autorités nationales et la communauté internationale sur les efforts faits en faveur de la paix dans ce pays, depuis 2013. Cette population en a assez de compter ses morts par dizaines alors que l’Opération Barkhane et la MINUSMA ont décidé de renforcer leur position dans la zone en vue de minimiser le risque d’attaques. À l’heure du bilan, il est évident que la situation est loin d’être fameuse. Et pour causes ? Le dernier rapport des Nations unies sur le Mali note une légère augmentation des attaques cette année comparativement à 2018. Pour l’ONU, les extrémistes ont mené 62 attaques asymétriques, le nord du Mali en enregistrant la majorité avec 67 % des attaques [à Tombouctou (15 attaques), Gao (14), Kidal (10) et Ménaka (3)] suivi de 31 % dans les régions de Mopti (17 attaques) et de Ségou (2), et une attaque dans la région de Kayes. Ce chiffre est relativement similaire à celui de la période précédente, au cours de laquelle 59 attaques avaient été perpétrées, principalement dans les régions du Nord (58 % des attaques). Bien que la région de Mopti ait enregistré le plus grand nombre d’attaques au cours de la période considérée, le nombre total d’attaques a diminué par rapport à la période précédente, précise le document.

La recrudescence de ces attaques terroristes prouve que le risque sécuritaire ne cesse de s’amplifier dans la zone en dépit d’une importante présence militaire étrangère. Un paradoxe, qui entretient le doute, renforce la méfiance de la population envers ces missions.

Dans tout le cas, le gouvernement malien, dépassé par la situation, a pourtant toujours plaidé auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, mais en vain, pour une force combattante au Mali en lieu et place de l’actuel mandat de la MINUSMA.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: centre, la malédiction du Tigre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-centre-la-malediction-du-tigre%25e2%2580%2589-2843797.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 14:28:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En avril dernier, le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga, surnommé le Tigre, jetait l’éponge sous la pression de la rue et après le dépôt d’une motion de censure conjointe Majorité et Opposition, au motif qu’il était incapable de trouver la solution idoine à la crise. Six mois après cette démission de SBM, la situation est loin d’être à l’accalmie. Au contraire, en plus des attaques terroristes qui s’amplifient, ce sont des soulèvements des populations partout contre l’autorité de l’État et les forces étrangères (Minusma, Barkhane).</strong>

Malgré toute sa ténacité, des semaines de contestations de la société civile, notamment des religieux ; de l’Opposition politique et la Majorité présidentielle, en particulier le Rassemblement pour le Mali (RPM) qui l’avait même invité à tirer les leçons de son échec, ont fini par avoir raison sur SBM qui a rendu le tablier un 18 avril 2019. Le Tigre était alors considéré comme la source de toutes les tensions et les malheurs qui s’abattaient sur le pays. Des mauvaises langues attribuaient même des conflits et attaques terroristes qui survenaient au lendemain de ses visites au Centre à ses manœuvres et manigances sur le terrain.

Malgré ces tensions et les critiques, SBM lui-même est resté serein en défendant dans ses sorties que le Mali n’était pas en guerre. Mais le peuple durement affecté par la crise, avec son cortège de morts, de blessés et de déplacés, ne voulait rien entendre de ces explications du PM. Six mois après le départ du Tigre, c’est le statu quo.

Boubou Cissé choisi par le Président IBK pour son statut non partisan et sa technicité devrait faire face à la situation. Il devrait rapidement calmer la situation, mettre les Maliens en confiance et s’attaquer aux nombreux chantiers de développement. Il entreprend des voyages au Centre où des vivres ont été distribués, des accords de paix signés entre des communautés pour le retour de la paix. C’est ainsi que ce 25 juillet, toutes les communautés de la commune de Baye approuvent ensemble un accord de paix. C’est dans ce cercle, celui de Bankass, que quelques mois plus tôt, les tensions avaient abouti au drame d’Ogossagou où plus de 150 civils avaient été massacrés. Dans ce document, les Dafing, Samogo, Peul, Dogon et Bozo renouent le dialogue et exhortent les groupes armés, non-signataires, à stopper la violence.

Le 1er août, un autre accord est signé, toujours dans le cadre de la médiation menée par le Centre pour le dialogue humanitaire (HD). Depuis un peu plus de deux ans, dans la zone de Djenné, la transhumance est bloquée, les campagnes agricoles sont perturbées. Les assassinats ciblés et les vols de bétail sont devenus quasi-quotidien. Ici, le groupe armé des chasseurs a été associé aux négociations, contrairement à ceux des jihadistes, approchés, selon HD, par les leaders peuls de la zone.

Enfin, dans le Macina, la région d’origine du chef djihadiste Amadou Kouffa, l’entente entre communauté peule et autres agriculteurs a été conclue pendant une visite du Premier ministre.

Alors que ces accords étaient très fragiles, le PM et son gouvernement doivent faire également face rapidement à d’autres fronts, notamment les émeutes routières, dans les régions de Kayes, Koulikouro, Gao et Tombouctou. C’est une situation de colère généralisée qui semble s’installer dans le pays.

Ainsi, au lendemain de la double attaque terroriste contre le camp des gardes de Mondoro, qui a fait deux cils tués, et le camp du G5 Sahel de Boulkessi ayant occasionné pas moins de 40 morts parmi nos soldats, des portés disparus et les dégâts matériels importants, les femmes et enfants des camps de Kati et Djicoroni Para ont manifesté leur mécontentement.
Avant, à Niono, en zone office du Niger, une émeute populaire avait coûté la vie au Commissaire de Police. Tout au long de la semaine dernière, des manifestations ont eu lieu à Sévaré, Bamako, Kayes, Ségou pour demander le départ de la MINUSMA et même de Barkhane.

À la suite de ces dernières émeutes, IBK, chef suprême des armées était obligé de reconnaître que le pays ‘’est en guerre’’.
Peut-on objectivement dire aujourd’hui que le départ de SBM a arrangé les choses ? Nous répondons par la négative. Pire, des observateurs ne manquent plus de parler de malédiction du Tigre au regard de la situation de plus en plus volatile.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le paradoxe malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-paradoxe-malien-2843789.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 14:25:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

La palinodie de l’ex-officier putschiste devant les limiers du Camp I aura été un feu-follet. Même la guerre virtuelle entre les « rejetons » de la Famille (le fiston et l’ex-fiston), n’a pu supplanter l’oxymore sévarois. La ville jumelle de la Venise malienne, devenue depuis une semaine une curiosité stratégique. Saperlipopette ! Voici une localité dans la fournaise terroriste, qui ne tient que par le fait qu’elle est, depuis mars 2012, la place forte, la digue pour contrer l’avancée djihadiste, qui se rebelle. Marre de cette présence envahissante et encombrante de forces étrangères d’opérette, les populations marchent pour demander leur départ. Au profit d’une montée en puissance des forces nationales qui viennent de subir un énième revers ? Que nenni ! Elles (les populations) marchent pour soutenir les femmes des soldats qui s’opposent à l’envoi de leurs maris au front. Et tous ensemble, on saccage et on pille les magasins de la Minusma… tels de vulgaires vandales et des voleurs de foire. Est-ce à coup de larcins et de fuite en avant qu’on remplacera les Français par les Russes ? Parce que dans le paradoxe, pardon dans le Latin malien : entrer au paradis ne rime pas avec mourir.
Le Facebookan du jour tente de rendre cohérent l’incohérent, de concilier l’inconciliable, de démêler l’indémêlable.

Moussa Nimaga : ceux qui ont demandé le départ de la MINUSMA et ceux qui disent que leurs maris ne partent pas aux fronts sont-ils les mêmes ?

Boubacar Koumare : un vecteur commun : le Malien.

Moussa Nimaga : pas un vecteur commun dèh ! Les épouses des militaires qui sont dans le camp manifestent contre le départ de leur mari au front.
Ceux qui ont manifesté pour demander le départ des forces étrangères sont la population de Mopti qui se sent menacé malgré la présence des forces étrangères. Faisons la part des choses.

Boubacar Koumare : tu essaies de démêler des trucs qui le peuvent pas être.
Les épouses qui manifestent sont maliennes, ceux de Mopti aussi. Pire, à Sevaré, il y a aussi des épouses de militaires qui en font autant après ceux de Para-Djikoroni et de Kati. On a qu’à faire un choix, c’est clair.

Marc Dara : Humm ! Ni ko be kène kan ! Si tu ne veux pas y aller, tu déposes la tenue ! C’est parce que tu as choisi la tenue qu’on te demande d’y aller ! Ni te se i be bô ! C’est simple non ! D’ailleurs, en temps de guerre, ça s’appelle désertion ! Sinon, minin ko tai dai !

Djiguiba Daoud Ben Hassan : Mon frère sur cette posture, on n’aura rien vu ; le pire arrivera. Nous cherchons toujours un bouc émissaire. Cette contradiction montre que nous ne savons même pas ce que nous voulons à plus forte raison de sortir de cette situation.

Boubacar Koumare : Et ce qui m’écœure, c’est de voir certains vouloir justifier les deux postures en même temps et au nom de quoi ?

Djiguiba Daoud Ben Hassan : Le Malien pense qu’il y aura un messie qui viendra nous faire sortir de ce trou alors qu’on se trompe. Ce que j’ai dit : on ne sait pas ce qu’on veut. Comment comprendre que vous voulez le départ des étrangers alors que vous même vous ne voulez pas prendre votre responsabilité. Si jetais à la place de ces étrangers, je ne fais rien.

Halima Ben Toure : Je ne vois aucune incohérence, moi. Ceux qui demandent aux forces étrangères de partir estiment que l’armée malienne, si elle est bien équipée, peut défendre son territoire. Ces femmes, qui refusent le départ de leurs maris aussi, demandent des équipements adéquats à la réalité ; chose qui n’est pas effective. Toi et moi le savons bien. Conclusion : le peuple demande au régime de mieux équiper les soldats maliens afin qu’ils soient plus combatifs sur le terrain et que les forces étrangères ne soient pas aux qui commandent des opérations les plus rudes. Où est l’incohérence ?
Boubacar Koumare : L’incohérence, c’est de se cacher derrière la question d’équipements sachant que nous sommes en train d’être les premiers qui fournissent l’ennemi en armements. Donc, ne nous dites pas qu’on est en face de manque d’équipements. Bi ka fissa ni kounou yé.
L’incohérence, c’est de parler en même temps de sous équipement et de reconnaître que l’armée n’est pas prête à se battre et de demander le départ des forces étrangères.
L’incohérence, c’est de demander ces deux choses contraires. Aucun armement ne rend un homme plus combatif.
Cela doit être inné chez le soldat depuis le jour de son engagement. Le soldat doit être de nature plus combative.
Arrêtons des fuites en avant.
Zeremy Goïta: C’est vraiment absurde ! Celui qui ne veut pas aller au front n’a qu’à démissionner. Opter pour l’armée, c’est abonner le luxe, le confort et se sacrifier pour défendre l’intégrité territoriale. Ah oui. Opter pour l’armée, c’est choisir de vivre autrement. Les armées américaine, française, allemande… quittent leurs pays pour aller vivre à l’étranger (Asie, Afrique, Océanie…) dans le cadre de leur profession. Cherchez à déloger l’ennemi avant qu’il ne vous déloge.

Abass Doumbia : Si tu comprends le Malien, c’est que tu es Dieu.

Tapa Konte : C’est vrai que ces deux messages sur les images sont inconciliables. Seuls les auteurs peuvent nous aider à comprendre.

Mahamadou Cisse : Mais cela démontre une chose que nous connaissons tous : le Malien ne voit que ce qui l’arrange dans l’immédiat. Ceux qui revendiquent le départ des forces étrangères sont manipulés et reçoivent de l’argent pour le thé (à défaut ou en supplément, ils pillent). Ceux qui ne veulent pas que les militaires aillent au front pensent sauver la vie de leur proche (au détriment de celle de la nation).
Ce sont les mêmes Maliens qui ont donné leur voix pour de l’argent (2 000 fcfa).
Ce peuple est béni dit-on… mais regardons la réalité en face… Ce qui est sûr, entre les dirigeants et la population, il n’y a pas un pour rattraper l’autre.

Mamadou Daba Diawara : Les Maliens ne savent plus que faire ni que dire malheureusement. C’est vraiment déplorable.

Hamidou Djimdé : Comprenez tout simplement que dans une manif non encadrée, les slogans peuvent ne pas être les mêmes. Mais cette foule était composée des familles directes de militaires et des citoyens qui ne comprenaient pas que malgré toutes ces forces dites de soutiens entre guillemets, les familles maliennes continuent d’être endeuillées.

Boubacar Koumaré : Comment peux-tu vouloir expliquer ça par ça ? Quand leurs maris s’engageaient, c’était pour compter sur des forces étrangères ? Elles ne savent pas que le militaire s’engage à mourir pour la patrie ?

Doumbia Kalifa : Ils veulent tout simplement l’invasion du reste du pays par les hordes djihadistes ! Et si cela nous tente, on peut l’essayer !

Aboubacar Traoré : je me demande souvent si ça en vaut la peine. Il est vraiment temps que les choses évoluent, que force revient à la loi. Le Mali se perd de plus en plus.

Moussa Cheichna Bagayoko : l’arbre ne doit pas cacher la forêt : c’est le mensonge et l’injustice qui sont en cause dans tout ça.

Samba Gassama General : « A Sevaré, des épouses de militaires manifestent. Pas de déploiement à Boulkessi ! »
Je vais poser trois questions. Donc, je m’excuse comme il est interdit de poser des questions concernant l’armée :
– Est-ce que les femmes manifestent d’elles-mêmes ou ce sont les maris qui les mettent au-devant ?
– Si ce mouvement est indépendant des maris, le fait que les maris ne s’y opposent pas ne veut-il pas dire qu’ils sont d’accord avec les femmes ?
– Dans le cas où ils sont d’accord avec les femmes, est-il judicieux d’envoyer au front des gens qui ne voudraient pas y être ?
Je demande encore pardon pour avoir posé des questions. Évidemment, ça ne m’empêche pas de soutenir l’armée.

Adam Doucouré : Difficile d’aller sereinement au front, quelles que soient les convictions lorsqu’on sait qu’on s’expose à un massacre certain. Ça peut paraître paradoxal avec le fait même d’être militaire, mais un soldat, quel qu’il soit va au front avec l’idée de triompher et non de périr d’avance sans grand moyen pour se défendre. Tu peux être le meilleur soldat de tous et avoir la meilleure volonté du monde, mais pour combattre il faut que les moyens suivent. Alors, oui je crois qu’ils soutiennent le mouvement des épouses, car ayant vu le triste sort de ceux qui y sont allés avant eux avec la meilleure des volontés, mais qui n’ont eu aucune chance face à l’ennemi et certainement pour beaucoup ; pas par manque de courage et de convictions.

Samba Gassama General : Je comprends bien ça, mais dans ce cas-là, comment on fait si chacun décide de ce qu’il fait ou pas en tant que militaire, il n’y a plus d’armée !

Ibrahima Cissé : Ils doivent demander plus de moyens et plus de soutien de la part de leur hiérarchie. Mais, nous remarquons tous que les djihadistes partent en guerre contre eux pour y mourir ou gagner souvent avec des armes rudimentaires. Cette guerre, nous allons la gagner en mettant toutes les populations civiles du côté de l’armée et de l’État.

Oumar Keïta : Pour moi, un soldat c’est un homme qui a le caractère et le sens du devoir, un homme qui est prêt à donner sa vie pour la Nation, un homme respectable dans tous les sens du terme ! Un homme qui aime la discipline, l’ordre, porter l’uniforme avec fierté et dévouement, prêt à sacrifier sa famille à son métier, prêt à partir au front se battre jusqu’au dernier souffle, prêt à mourir pour défendre les couleurs de notre drapeau. Un homme avec le cœur sur la main, toujours là pour toi, un homme qui donne de son temps pour les bonnes causes. La défense de l’intégrité du sol et du territoire national figure au premier plan de l’engagement particulier des membres des forces armées, qu’ils soient militaires du rang, officiers, ou volontaires.
L’esprit militaire, c’est tout d’abord l’honneur, le respect, le courage et l’amour de la Patrie. Être militaire, c’est protéger, servir ou défendre sa patrie, jusqu’au sacrifice ultime : mourir pour elle.

Laurent Mariko: À qui croient-elles rendre service par ces comportements ? Incompréhensibles et totalement injustifiés ? Ça me rend triste qu’elles choisissent le mauvais rôle, au lieu d’être des leviers, remontant le moral de leurs maris ou fils à faire face à leur devoir héroïque. C’est ce métier qu’ils ont choisi avec toutes les implications qui vont avec. Cela fait partie du serment qu’ils ont prêté avec fierté.
Il faut que chacun reste à sa place au lieu de rajouter au désordre qui est en train de nous miner chaque jour un peu plus. À bon entendeur salut

Kadiatou Doucouré: Selon moi, pour répondre aux trois questions, il est nécessaire de relever quelques paradoxes.
Le premier tient à l’intégration même au sein de l’armée. L’époque a changé, l’armée n’a jamais été aussi populaire depuis que l’intégrer est devenu rarement une vocation d’héroïsme, discipliné et courageux.
Le second tient aux défaillances de l’institution militaire et gouvernementale, même si le sacrifice demeure l’une des composantes essentielles de la condition militaire, il est indéniable que les soldats doivent être traités comme il convient entre autres : augmenter leurs moyens, aider à leurs perfectionnements techniques, améliorer leurs conditions militaires et sociales…
Au vu de cette réalité, il faut reconnaître qu’il est difficile pour les familles des blessés et morts d’accepter l’idée d’un « hasard des combats ». D’où, je peux comprendre que les familles des militaires en opération exigent une information complète, souvent humainement difficile à donner…

Keita Yam’s : Je pense que c’est la population qui, dans son écrasante majorité, a demandé le départ des forces étrangères alors que ce sont juste les épouses des militaires qui se sont opposées au départ de leurs maris au front.

Halachi Maiga : Tant que les Maliens continueront à penser que la cause de leurs malheurs, c’est les autres, ils resteront et demeureront contradictoires devant l’éternel.

Kone Adams : SI la France quitte le Mali aujourd’hui, les Terroristes rentrent à Bamako demain matin et ils prendront Sikasso. Vous n’avez pas la tête ou quoi ? Le Mali n’est pas équipé et avec une armée très Faible avec seulement 20 000 soldats pour 1 200 000 Km².

Vane Traore : Pillage à Sévaré contre le camp de la MINUSMA.
Pour ma part, je condamne jusqu’à la dernière rigueur.
Oui, notre nation a été trahie.
Oui, on est trop fatigué.
Oui, le sang a beaucoup coulé sur notre territoire, mais nous ne devrions pas réagir comme ça.
C’est une honte pour le Mali.
Aujourd’hui, l’ennemi a gagné son pari.
Qu’Allah bénisse le Mali.

Oumar Yelinga SeÏba : En toute objectivité, si nos dirigeants pensent que l’armée malienne à elle seule pouvait sécuriser tout le Mali croyez-moi Barkhane et Minusma ne seraient pas là. Allez y demander aux officiers maliens si l’armée malienne dans l’état actuel peut sécuriser le Mali. Donc, arrêtons de passionner. Le Mali fait 1 241 000 km² environ même en temps de paix, il est difficile de sécuriser cet espace. Après les attaques, beaucoup perdent leurs proches, mais si Barkhane et Minusma quittent le Mali, les terroristes et le Mnla vont diner à Bamako. Vous avez donc oublié la circonstance dans laquelle ils sont venus ?

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<title>Sans Tabou: Moussa Sinko COULIBALY, le général populiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-moussa-sinko-coulibaly-le-general-populiste-2843272.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 16:15:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis sa démission de l’armée, le 30 avril 2017, l’ancien général Moussa Sinko COULIBALY, ne manque pas d’occasion pour critiquer avec les mots les plus durs le régime IBK. Le 2 octobre dernier, dans un Tweet, l’ancien général putschiste a franchi le rubicond en appelant à mettre fin au régime du président IBK, qu’il juge incompétent et incapable de faire face aux défis de l’heure.</strong>

Ce comportement antidémocratique lui a valu une convocation au camp 1 de la gendarmerie, ce jeudi 10 octobre 2019. Mais au lieu de s’assumer, l’ancien général n’a pas pu contenir sa panique. À travers la ligue démocratique, qui le soutient, il a fait inonder les réseaux sociaux d’un communiqué au sujet de cette convocation. Une manière pour ce général putschiste d’alerter la communauté nationale et internationale sur ce qui lui adviendrait. De quoi Moussa Sinko a-t-il peur ?

Surement cet ancien putschiste joue à la stratégie de la victimisation. Point d’étonnement, pour qui connait les raisons qui ont poussé ce général de l’armée à un retournement spectaculaire de veste alors que le pays est encore en pleine guerre contre le terrorisme, on peut conclure que ce communiqué est un appel à ses parrains de l’ombre, dont le calcul sur une éventuelle reproduction du phénomène Macron au Mali est vite tombé dans l’eau. Dès lors, doit-il continuer à compter sur ces apprentis charlatans pour avoir une place au soleil ? Nous pensons que le président Moussa Sinko Coulibaly doit compter sur ses propres forces et expertises s’il ambitionne d’aller un peu plus loin dans sa carrière politique.

Les déclarations antidémocratiques de Moussa Sinko COULIBALY ne datent pas d’aujourd’hui. Déjà le 11 janvier 2018, lors d’un point de presse animé par la Plateforme pour le changement, l’ancien Général Moussa Sinko COULIABLY avait dénoncé avec la dernière rigueur l’annulation du lancement officiel de son Mouvement qui était prévu au Stade du 26 mars. À cette occasion, il a qualifié le régime IBK de régime dictatorial.

Aussi, le 20 janvier 2018, lors du lancement de sa Plateforme, Moussa Sinko COULIBALY avait clamé la démission du président de la République en ces mots : ‘’ IBK doit démissionner sinon, le 4 septembre, il ne sera pas là pour prêter serment’’.
Encore, lors d’un meeting au Palais de la culture après le premier tour de l’élection présidentielle de 2018, Moussa Sinko COULIBALY a montré sa vraie intention de déloger IBK de la colline du pouvoir d’une manière ou d’une autre.

« Pour nous, la place des fraudeurs, la place des voleurs, c’est à la prison centrale de Bamako, ce n’est pas à Koulouba. Ceux qui volent, ceux qui trichent, ceux qui fraudent les élections ou autre chose, leur place, c’est à la prison centrale de Bamako-Coura et non à Koulouba. Nous savons aussi faire les calculs et après nos calculs, nous avons constaté que sur les 24 candidats, IBK est 22e. Je vous rappelle que le mandat du candidat IBK finit, le 3 septembre prochain, et celui que vous avez choisi sera investi le 4 septembre. Si on veut, nous allons faire l’investiture de notre président ici au palais de la Culture. C’est pour dire à tout le monde que nous n’allons jamais renoncer à ce combat… », a-t-il déclaré. Mais ces propos incendiaires appelant à la révolte population pendant une période électorale aussi sensible sont restés impunis.

C’est ainsi que profitant des événements malheureux de Boulkessi que le général démissionnaire en temps de guerre écrit sur son compte tweeter : « il est impérieux de mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du Peuple… La nation est meurtrie par l’incompétence du régime d’une médiocrité à nulle autre pareille. Il est temps de trouver des moyens pour mettre fin à cette gouvernance scabreuse ». C’est cette déclaration qui lui a valu la convocation qui fait polémique.

‘’La ligue informe ses membres, sympathisants et l’opinion publique que le régime IBK dans sa logique d’intimidation de toute opposition et de faire taire toute vérité vient d’envoyer une convocation à la gendarmerie pour notre cher président le général Sinko’’, informe le communiqué de son organisation politique. Nous pensons qu’il ne s’agit ni moins ni plus que des signes d’une panique chez le général, qui s’apitoie déjà sur son sort, sans même connaitre véritablement l’objet de sa convocation et le sort qui l’attend.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Convoqué pour incitation au PUTSCH: Moussa Sinko assume</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/convoque-pour-incitation-au-putsch-moussa-sinko-assume-2843215.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 16:12:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plus de 7 heures d’horloge d’audition au camp 1 de la Gendarmerie de Bamako, l’ancien officier putschiste, le général démissionnaire Moussa Sinko COULIBALY, aujourd’hui président d’un petit parti politique dénommé la Ligue démocratique pour le changement au Mali est rentré à la maison libre de toute poursuite. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé, le Général Moussa Sinko est sorti libre du camp 1 à 17h13 minutes, selon des sources.</strong>

Moussa Sinko Coulibaly avait été convoqué au camp 1 de la gendarmerie ce matin jeudi 10 octobre 2019 à 10 h par le procureur de la commune V pour être entendu sur la déclaration qu’il avait faite le 2 octobre dernier sur son compte Twitter.

Pourquoi Moussa Sinko COULIBALY a-t-il été convoqué ? Suite à la double attaque contre les FAMa à Boulkessi et à Mondoro, il avait écrit qu’il était « impérieux de mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple ».

La déclaration de l’ex-officier putschiste a suscité plusieurs condamnations et de vives réprobations dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.

Parmi les premiers à réagir et à condamner la déclaration du général déserteur en temps de guerre aujourd’hui reconverti en activiste politique : le second fils du Président IBK, Bouba KEITA qui a estimé que Moussa Sinko avait raté une occasion de taire.
Au sortir de l’audition, le général adoubé qui s’est rebellé contre le père IBK, s’est exprimé devant les médias et une foule de partisans venue l’acclamer. Nous vous livrons sa déclaration.

« Aujourd’hui, c’était une convocation, une audition. On a beaucoup échangé, j’ai donné mon point de vue et comme j’ai dit, mon point de vue est connu, j’ai tout le temps parlé sur les différentes radios, j’ai tout le temps parlé sur les différentes télévisions. Ce que nous faisons et ce que nous disons ne sont pas cachés. On me dit que quelqu’un a pensé que ce que j’ai mis sur les réseaux était une incitation à une révolution, était une incitation à une insurrection, était une incitation à un soulèvement, était une incitation à un coup d’État. Comme je disais, je doute, je doute vraiment, sincèrement, si la personne comprend français, et j’invite la personne, on ne m’a pas dit qui c’est, je n’ai pas besoin de savoir qui c’est, je ne cherche pas à savoir, mais j’invite la personne éventuellement à retourner à l’école. À aller apprendre à lire et à comprendre le français.

En tant que Politique en contact avec les populations tous les jours, les populations qui souffrent, nous nous devons de faire le devoir d’être le porte-voix de la population qui souffre, même si cette opinion n’est pas partagée par tout le monde. Même si cette opinion n’est pas acceptée par tout le monde. Il est de notre devoir de dire la vérité. Il est de notre devoir de nous tenir aux côtés du peuple et chercher des solutions pour le peuple. C’est de cela qu’on a discuté. C’est de cela qu’on a parlé. J’ai compris que derrière, il y a forcément des intentions cachées. J’ai compris que derrière, il y avait forcément une manœuvre politique pour nous empêcher de dire la vérité, pour nous empêcher de proposer des solutions au peuple du Mali. Nous rassurons la population malienne que nous sommes debout pour elle. Nous rassurons tout le monde que cet état de fait ne va rien changer à notre engagement politique. Nous rassurons la population malienne que nous allons continuer à nous battre pour elle. Nous rassurons tout le monde que notre combat n’est pas dirigé contre un régime. Que notre combat n’est pas pour déstabiliser quelqu’un.

<strong>Est-ce désormais une affaire classée ?</strong>

« Il appartient à ceux qui m’ont convoqué ici aujourd’hui de bien analyser ce que j’ai dit, de biens analyser ce qui a été consigné dans le PV d’audition et de donner suite appropriée à ce qui a été dit. Nous nous tenons prêts, nous nous tenons disponibles à la disposition de la justice malienne pour apporter des précisions, pour apporter des explications tous les jours. Nous savons que le combat que nous menons est un combat juste, est un combat noble. Rien ne va nous dévier sur ce chemin qui est le seul chemin qui va amener le pays et le peuple vers une sortie de crise définitive. Nous voulons la vraie démocratie pour ce pays, nous voulons la paix définitive pour ce pays, nous voulons le bonheur pour le peuple malien et rien ne va nous décourager sur ce chemin. Et avec l’aide de Dieu, les Maliens qui étaient encore sceptiques, les Maliens qui se posaient encore la question où se trouve la voie, où se trouve la solution. Je pense aujourd’hui que personne ne doute que seule la ligue démocratique pour le changement est la solution pour tous les Maliens ».]]> </content:encoded>
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<title>Le Sahel face à la persistance de la crise: les causes et les pistes de solutions</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-sahel-face-a-la-persistance-de-la-crise-les-causes-et-les-pistes-de-solutions-2843213.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 14:15:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Dans la présente tribune, Boubacar Salif TRAORE, Directeur du cabinet Afriglob conseil spécialisé sur les questions de développement dans le Sahel, situe l’origine de la persistance de la crise dans l’espace sahélien dans la méconnaissance du phénomène de crise. Les États se refusent à toute réflexion basée sur la prospective. Il estime que la zone sahélienne devra pourtant faire l’objet de réflexions pertinentes orientées principalement vers la prospective, car tous les indicateurs prouvent qu’elle est et sera l’une des zones les plus convoitées au monde.

Plusieurs définitions ou interprétations de la crise existent, mais globalement, une crise signifie avant toute chose, une rupture de l’équilibre, ensuite, rentrent en ligne de compte, le contexte et la zone concernée.
Depuis plusieurs décennies, la région sahélienne est secouée par plusieurs crises en même temps (sécuritaire, économique, sociale, éducative, sanitaire), d’où l’appellation « crise multidimensionnelle.
La crise dans le Sahel est exacerbée par trois phénomènes :
– Des États fragiles
– Un contexte géostratégique incertain
– L’incohérence des politiques de développement
Une crise n’est jamais brusque, il y a toujours des signes avant-coureurs, dont seule une veille stratégique performante permet de détecter. Dans le Sahel, la détresse des populations, l’absence des projets de développement et l’évolution du contexte international ont placé cet espace en alerte depuis plusieurs années.
Du fait de sa rébellion interne non résolue depuis les années 60 et contrairement au Niger, le Mali est rapidement apparu comme le plus fragile des États de la zone. En 2011-2012, suite à l’intervention de l’OTAN en Libye ayant entraîné la chute du régime libyen, le nord Mali fut occupé par des groupes terroristes en provenance de la Libye. Dès lors, le pays est confronté à une importante crise multidimensionnelle et malgré le déploiement de plusieurs acteurs internationaux (MINUSMA, Barkhane, EUTM, G5 Sahel, etc.) la crise sécuritaire ne cesse d’évoluer vers toutes les régions du territoire malien.
Mes propositions pour favoriser le traitement de la crise dans le Sahel :
1.Renforcer la gouvernance
2.Redéfinir l’action internationale
3.Redéfinir des politiques de développement réalistes
1- RENFORCER LA GOUVERNANCE
Les États sahéliens sont confrontés à d’immenses défis portés par des territoires vastes et sous-peuplés. Cette situation favorise de nombreuses zones de non-droit où prospèrent les pires organisations criminelles. La faiblesse des économies locales et l’absence de données fiables exposent ces sociétés aux menaces permanentes et à l’insécurité chronique. Les États sahéliens doivent renforcer les organes de contrôle en interne afin de favoriser l’émergence d’une vielle permanente. Le renforcement de la gouvernance passe par une bonne organisation et une coopération entre toutes les structures de l’État dans le but de faciliter la circulation de l’information entre les différents acteurs et permettre ainsi des prises de décision rapide et cohérente. La prévention des crises dépend du degré d’organisation. La résolution et la sortie de crise dépendent de la pertinence des actions mises en œuvre par les pouvoirs publics.
2-REDEFINIR L’ACTION INTERNATIONALE
L’action de la communauté internationale dans les deux pays les plus concernés par la crise, le Mali et le Burkina Faso est jugée inefficace au regard de l’évolution continue de l’insécurité. Il faut redéfinir les actions des acteurs engagés. La France évoque dans sa stratégie, les 3 D (Diplomatie, Défense et Développement) il faudrait ajouter un 4e D, Dialogue et agir en meilleure coordination avec les armées nationales, mais également avec les populations locales. Lors des opérations militaires, l’absence de coordination apparaît souvent. Pendant très longtemps, la MINUSMA a fait l’objet de nombreuses critiques par les officiels, qui estiment que son action est inefficace. Ces accusations continuent toujours, laissant transparaître des dysfonctionnements liés soit à la méconnaissance de la mission réelle de la MINUSMA ou à une mauvaise adaptation de ladite mission. La bonne lisibilité des différentes missions par la population est vitale pour la gestion de crise.
3-REDEFINIR DES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT REALISTES
Des fonds importants sont régulièrement annoncés par les partenaires engagés au Sahel, l’AFD a d’ores et déjà mis sur la table 400 millions d’euros pour les prochaines années, tandis que l’Alliance Sahel compte financer près de 800 projets pour 11 milliards d’euros d’ici 2022. Mais sur le terrain, les populations ne voient pas grand-chose, la précarité est à son comble. Au Mali, plus de 5 millions de personnes sont menacées par l’insécurité alimentaire. Les activités génératrices de revenus doivent être directement financées. Le partenariat public-privé doit aussi être renforcé par le financement direct et un soutien aux projets innovants et bénéfiques pour la stabilisation. La création d’un ministère chargé de la lutte contre la pauvreté au Mali doit permettre la définition d’un plan global et quinquennal axé sur les projets de développement. Des indicateurs doivent exister dans les différentes régions afin d’évaluer la pertinence des projets menés.
Boubacar TRAORE
Directeur du Cabinet Afriglog conseil spécialisé sur les questions de développement dans le Sahel

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<title>Sans Tabou: redéploiement de l’administration au Nord, les préalables ignorés par l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-redeploiement-de-ladministration-au-nord-les-prealables-ignores-par-lonu-2843077.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 16:39:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sachant que le plan exhaustif de redéploiement des forces nationales de défense et de sécurité reconstituées n’est pas achevé, les Nations unies mettent la pression sur l’Etat Mali pour le déploiement de l’administration dans les régions du nord et centre. Et pourtant, le déploiement de l’armée doit précéder celui du corps de l’administration.</strong>

Les Nations unies ont rendu public leur dernier rapport sur la situation du Mali. Dans ce document, l’ONU interpelle l’État malien sur la présence et le fonctionnement de l’administration publique dans les régions du nord et du centre du pays. Ces zones sont en proie à l’insécurité depuis des années avec des attaques terroristes contre des cibles militaires et civiles. Les différents rapports et l’organisation onusienne font eux-mêmes état de plus d’une hausse du nombre de victimes civiles cette année.

Ainsi, pendant le dernier trimestre, de juillet à octobre, 331 attentats ont eu lieu, au cours desquels 367 civils ont été tués, 221 blessés, et 63 enlevés, ce qui traduit une légère augmentation du niveau de la violence par rapport à la période précédente (245 attaques au cours desquelles 333 ont civils tués, 175 blessés et 145 enlevés).

En dépit de cette situation, les Nations unies estiment que la progression du déploiement de l’administration est faible. Ainsi, l’ONU rappelle dans son rapport que le pourcentage d’administrateurs civils présents dans leur lieu d’affectation au nord et au centre du Mali est passé de 31 % à 27 % (67 % pour les gouverneurs, 53 % pour les préfets et 17 % pour les sous-préfets), essentiellement du fait de l’insécurité. Alors, tout plaidoyer des Nations unies doit porter sur la couverture militaire du territoire national avant toute autre pression. Ainsi, toute autre approche contraire serait de mettre la charrue avant les bœufs ou de minimiser le risque de ce déploiement sans la présence de l’armée.

Certes, l’administration doit être présente sur l’ensemble du territoire, mais son déploiement dans les zones d’insécurité comme au Nord et au Centre doit respecter des préalables. Il s’agit notamment de la création de conditions sécuritaires acceptables afin de permettre aux agents de travailler. Malheureusement, le plan exhaustif de redéploiement des forces nationales de défense et de sécurité reconstituées, qui doit prendre en compte ce souci, n’est pas encore achevé. C’est d’ailleurs sur ce point que l’ONU doit taper le poing sur la table afin que les lignes bougent. L’administration ne fonctionnera pas à hauteur de souhait avec des agents qui travaillent sous le ‘’qui-vive’’.

La faible présence de l’administration dans le Nord et au Centre est beaucoup liée à l’insécurité comme il a été plusieurs fois rappelé par les responsables des différents syndicats des administrateurs civils. En reléguant cette préoccupation au second plan, l’on se soucie peu de la vie de ces travailleurs qui continuent d’être la cible des attaques, à l’image du cas dernier cas en date, celui du préfet d’Anderaboukane, Moussa DIALLO. Ce dernier a été attaqué par des groupes armés et a reçu une balle au thorax, il y a seulement deux jours. Son cas n’est pas inédit. Il témoigne le danger auquel des agents de l’État et autres travailleurs sont exposés dans ces zones, dans leur mission.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<title>Régularisation de la situation des 119 diplômés de la police: le collectif dénonce une justice sélective de la Cour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/regularisation-de-la-situation-des-119-diplomes-de-la-police-le-collectif-denonce-une-justice-selective-de-la-cour-2843073.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 16:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Le collectif des 119 diplômés de la police nationale, dans une note technique, dont nous nous sommes procuré une copie, dénonce une justice sélective de la Section administrative de la Cour Suprême, dans le traitement du dossier des diplômés de la police. Du même corps et de la même situation, des traitements différents ont été faits, dénonce le collectif, tout en exigeant la régularisation de leur situation administrative de l’ensemble des victimes.</strong>

Intégrés à la Police nationale suivant le décret du 6 février 2006 avec grade de commissaire, 119 individus attendent encore la régulation administrative de leur situation contrairement à l’article 47 dudit décret. Cette disposition stipule « les Inspecteurs de police et les Sous-officiers de police titulaire de la maitrise à la date d’entrée en vigueur du présent décret sont autorisés à entrer à l’École nationale de police par vagues successives suivant l’ancienneté dans le grade et dans le service pour y subir la formation de commissaire de police ».
Depuis, le processus traine pour certains éléments au nombre de 119 regroupées au sein d’un collectif qui a entamé des actions en justice en vue de la régularisation de leur situation. En même temps, décrient-ils, l’injustice et l’inégalité, entourent la gestion de ce dossier avec la méthode d’action à la tête du client.
Ainsi, dans une note technique, dont nous avons reçu également une copie, le collectif très remonté s’indigne qu’en application audit décret, plusieurs agents de police, qui se trouvaient dans des situations identiques, ont été nommés Élèves commissaires par le ministre de la Sécurité. Un traitement illégal régularisé par la Cour Suprême du Mali, en 2010, qui a, après fermé la porte aux autres victimes de la même situation sans aucune justification, déplore le collectif dans son document. Toutefois, les 119 diplômés avancent des raisons politiques pour justifier le blocage du reste du dossier.
Cette attitude de la plus haute juridiction de notre pays est de nature à discriminer certains fonctionnaires de même corps devant la loi en violation de l’article 2 de la Constitution qui stipule que : « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée ».
Autre violation incriminée par le collectif est la décision d’octobre 2016 du gouvernement pour abroger le Décret N° 06-053/PRM du 6 février 2006 qui avait ouvert la voie à la régularisation, selon le dit collectif. Ce nouveau décret semble rétroagir sur les affaires déjà pendantes devant la Cour Suprême.
« Vouloir rétroagir une nouvelle loi à une situation juridique antérieure est une violation flagrante du principe de non-rétroactivité de la loi et du cas jurisprudentiel. Pour le respect de ce principe, il n’est pas convenable d’appliquer une loi à des actes ou des faits juridiques qui se sont déroulés antérieurement au moment où elle a acquis effet obligatoirement », indique le collectif dans son document.
Pour le collectif, alors qu’il refuse d’appliquer le Décret N° 06-053 en violant les droits fondamentaux de ses membres, le Général Salif Traoré s’apprête à appliquer le Décret N° 2019 -0184/PRM du 5 mars 2019 portant intégration des ex-combattants détenteurs de licence dans le corps des commissaires de police.
« Il serait donc injuste d’intégrer certains dans le corps des commissaires de police en violation du Statut de la police et refuser d’intégrer d’autres avec la maitrise ou le master », déplore le collectif.
« Nous informons l’opinion nationale et internationale que nous allons nous opposer à l’application du décret de mars 2019 relatif au DDR à la police si le cas des 119 diplômés n’est pas au préalable résolu. Nous sommes préoccupés par cette discrimination. En effet, nous interpellons le ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme afin de corriger cette injustice », interpelle le collectif dans sa note.

Par Sikou BAH

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<item>
<title>38ème CSA à Bamako: à quoi joue encore Tiébilé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/38eme-csa-a-bamako-a-quoi-joue-encore-tiebile%25e2%2580%2589-2843071.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 16:28:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>En annonçant, dans une interview accordée à Rfi, la tenue de la 38e session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), à Bamako, dans un mois, Tiébilé DRAME insinue un gage de l’Algérie qui briderait les conditions posées par la CMA, à l’issue de sa session extraordinaire du 16 septembre dernier. Mais l’envers de ce tableau en apparence reluisant pourrait révéler un ouragan.</strong>

L’initiative du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de se rendre à Alger, pour discuter avec son homologue, ce 5 octobre, au regard de la tempête de sable qui déferle sur le processus de paix et de réconciliation, après l’ouverture de la porte, par le Président IBK, à des amendements de certaines dispositions de l’Accord, à la faveur du Dialogue National Inclusif (DNI), est à saluer.
De même, le comportement du Chef de la diplomatie, dans l’interview accordée à Rfi, a été impeccable. Il a été le bouclier impénétrable du Président de la République et l’Avocat inébranlable de la cause d’un Mali Un et Indivisible. À une exception près tout de même : son annonce de la tenue prochaine de la 38e session du CSA, initialement prévue à Kidal, le 17 septembre dernier et reportée in extremis, à la demande du Président IBK, pour des raisons d’État. Il déclare à cet effet : « oui, cette annulation ne signifie pas que le processus était sur le point de dérailler. Nous nous sommes entendus avec la présidence algérienne du Comité de suivi de l’Accord. La prochaine session du Comité de suivi de l’accord se tiendra à Bamako dans un mois. Donc, nous nous retrouverons à Bamako dans quelques semaines pour reprendre les travaux, pour accélérer la cadence ». À la question de savoir si ce CSA annoncé se tiendra avec la participation de la CMA, le Chef de la diplomatie répond : « bien entendu que c’est hautement souhaitable que tout le monde soit présent, il n’y a pas de Comité de suivi sans tous les partis signataires ».
À l’enchaînement des idées, il y a un accord avec le ministre algérien des Affaires étrangères pour la tenue du prochain CSA dans la capitale. Un accord d’autant plus important, faut-il le souligner, que l’Algérie est le Chef de file de la Médiation internationale ? Or, pour le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum : « cet accord constitue le cadre idoine pour résoudre la crise dans le nord du Mali dans le cadre d’une approche inclusive qui allie la concrétisation de la paix et de la stabilité et la relance du développement dans le pays ». Pour les observateurs avertis, c’est un verrou diplomatique que le ministre algérien oppose aux velléités d’amendements de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Toutes choses qui ont du reste motivé le retrait de la Coordination des mouvements armés (CMA) du processus de Dialogue National Inclusif. Il semble donc y avoir un quiproquo sur l’objet de l’entente entre les deux ministres qui ne semblent pas capter l’info sur la même fréquence. Ce, d’autant plus que la CMA, dans sa déclaration du 16 septembre dernier ‘’demande aux organisations et pays membres de la médiation d’observer une stricte neutralité vis-à-vis des parties, il y va de leur crédibilité’’. Difficile d’imaginer l’Algérie braver cette ligne rouge des ex-rebelles ; d’autant plus qu’il y a des signes à peine dissimulés que ce pays ami et frère s’accommode très mal de la tendance à l’émancipation du Mali ; de son projet de briser l’image de condominium qui lui colle à la peau et qui heurte la fibre patriotique de plus d’un.
Mais ce tortillage diplomatique n’est pas la seule contrariété pour la tenue du 38e CSA dans la capitale. Il faut rappeler à cet effet que le Comité Directeur de la CMA, réuni le 16 Septembre 2019 en session extraordinaire, à Kidal, suite à l’annulation de la tenue de la 38ème réunion du CSA, a demandé : ‘’une réunion urgente avant toute autre étape avec la communauté internationale et les autres parties de l’Accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes notamment la « raison d’État impérative » qui a motivé l’annulation de la 38ème session du CSA, afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l’accord’’. À ce qu’on sache, cette condition n’a pas été satisfaite. Et ce ne sont certainement pas les appels guillerets du Chef de la diplomatie, Tiébilé DRAME, qui transformeront les faucons de la CMA en colombes.
Dans le pire des scenarii, la CMA pourrait prendre l’annonce faite par M. DRAME comme une énième bravade pour se braquer davantage. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Zahabi Sidi Ould Mohamed, avait pourtant mis en garde : il y a des extrémistes au Nord qui n’attendent qu’un atermoiement de Bamako pour sortir de l’Accord. Du coup, cette annonce, pour le moins rocambolesque, est beaucoup plus périlleuse que salutaire pour un Accord qui est dans le creux de la vague, en dépit de certains jugements plutôt accommodants. La passion a-t-elle pris le pas sur la raison ; dans la mesure où depuis l’esclandre de l’Hymne national, le 25 mai dernier, Tiébilé et la CMA se regardent en chiens de faïence ? Après tout, ce ne serait pas le scandale du siècle de se rendre dans un pays neutre (Algérie ?) pour remettre le processus de paix et de réconciliation sur les rails, puisque l’Accord de mai et juin 2015 a lui-même été négocié durant 8 mois à Alger ; un Accord a été signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 entre le Gouvernement et les groupes rebelles pour permettre la tenue de l’élection présidentielle de 2013 ; un accord a été signé le 4 juillet 2016 à Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal… La fierté nationale ? Elle est depuis belle lurette entre parenthèses. Quand on perd la guerre, on passe sous les fourches caudines. La pilule est amère, il faut bien l’avaler.

PAR BERTIN DAKOUO

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<item>
<title>Accord pour la paix : leurres et lueurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/accord-pour-la-paix-leurres-et-lueurs-2843067.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 16:26:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce 8 octobre 2019, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’occasion des débats sur le dernier rapport trimestriel sur la situation sécuritaire du Mali, le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, a dépeint un bilan rassurant de l’Accord pour la paix, notamment dans les domaines des réformes politiques et institutionnelles, des questions de défense et de sécurité, ainsi que des questions de développement socio-économique. Toutefois, ces acquis deviennent très vite des leurres pour le commun des Maliens qui assiste impuissant à la dégradation progressive de son environnement sécuritaire, à l’exacerbation de conflits communautaires, à la prolifération de groupes armés d’auto-défense et la régression de la restauration de l’autorité de l’État, à cause de l’insécurité éloignant chaque jour davantage l’unité et la cohésion tant attendues.</strong>

Selon Mahamat Saleh Annadif, la promulgation (en juillet dernier) de la loi d’Entente nationale et de la loi établissant les principes fondamentaux de la création, l’organisation et le contrôle de la zone de développement des régions du nord ; la planification du redéploiement des 1 006 combattants issus du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), désormais partie intégrante des Forces de défense et de sécurité malienne (FDSM) ; la programmation de 328 autres qui sont encore en formation qui seront suivis de 506 autres pour ramener l’effectif à près de 1 840 sont autant d’espoirs pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord pour la paix.

Malgré ce tableau reluisant, il est loisible de constater qu’après le report de la 38e session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) qui était prévue à Kidal le 17 septembre, aucune autre réunion n’a pu être programmée, dans ce sens, jusqu’à ce jour. Depuis ‘’un malaise est apparu entre les parties signataires’’ amplifié par l’annonce par le gouvernement de sa volonté de revoir certaines dispositions de l’Accord à l’occasion du Dialogue national inclusif. La mise en œuvre de l’Accord pour la paix est depuis au point mort, comme c’est fréquemment le cas entre les parties à cet Accord pour la paix.

Pire, la situation de zone de non-droit de la ville de Kidal, le non-désarmement de plus de 63 000 combattants qui errent toujours dans la nature avec leurs armes transforment rapidement la lueur d’espoir en leurre pour les observateurs.
En septembre dernier, au cours d’une visite à Bamako, le Président nigérien a déclaré que le statut de Kidal, toujours aux mains des d’ex-rebelles, est une menace pour le Niger.

« Le statut de Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger. Et en plus, nous constatons, avec beaucoup de regrets, qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui ont une position ambiguë et qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui sont de connivence avec les terroristes. Nous ne pouvons plus l’admettre », a martelé le Président nigérien.

La double attaque perpétrée ce 30 septembre 2019 contre le camp militaire du G5 Sahel de Boulkessi et le poste de sécurité des gardes de Mondoro dont le bilan a été porté à une quarantaine de morts et des disparus prouve à suffisance que la paix tant miroitée aux yeux des Maliens par la MINUSMA et Barkhane n’est que leurre.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les États-Unis se sont à nouveau montrés impatients face à l’évolution de la situation du Mali, en début de semaine, au Conseil de sécurité. « Malgré les efforts louables de la Minusma, la tendance générale (…) est extrêmement préoccupante », a souligné l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, lors de la réunion, mardi, du Conseil de sécurité. « Le gouvernement du Mali et les groupes armés signataires (de l’accord de paix) ont fait peu de progrès pour l’appliquer. Ceci n’est pas acceptable » et « nous ne pouvons continuer à soutenir une mission de paix qui profite aux parties signataires alors qu’elles refusent d’appliquer pleinement leurs engagements », a averti la diplomate américaine. « Nous ne pouvons pas laisser passer une autre année sans nous rapprocher de l’application de l’accord de paix », a-t-elle averti.

Répétant une menace ancienne de Washington, Kelly Craft a évoqué implicitement l’idée de mettre un terme à la MINUSMA, une grosse opération militaire au coût annuel dépassant le milliard de dollars et qui subit régulièrement des attaques meurtrières. «Nous ne pouvons pas laisser passer une autre année sans nous rapprocher de l’application de l’accord de paix». «Si toutes les parties restent réticentes à sortir du statu quo, alors nous devons être prêts à développer une approche différente» pour le Mali, a-t-elle dit, sans autre précision.

Pour rappel, trois forces interviennent dans le domaine sécuritaire au Mali, les 5 000 militaires de la Force conjointe anti-jihadiste du G5-Sahel dont le rayon d’action couvre 5 pays (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie, Niger) ; la Force française Barkhane (4 500 militaires) ; et la Force de maintien de la paix de l’ONU, la MINUSMA qui compte environ 15 000 militaires et policiers.

PAR SIDI DAO]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Restauration de l’autorité de l’État: la Minusma dresse un constat peu reluisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/restauration-de-lautorite-de-letat-la-minusma-dresse-un-constat-peu-reluisant-2842888.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 15:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dernier rapport trimestriel de l’ONU sur la situation sécuritaire du Mali, sur la période de juillet à septembre, est disponible. Quatre ans après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, et malgré la présence de plusieurs milliers de forces onusiennes et des unités antiterroristes de Barkhane aux côtés des FAMA, la situation sécuritaire reste très préoccupante. La restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national est également peu reluisante.

Selon le rapport de l’ONU, le pourcentage d’administrateurs civils présents dans leur lieu d’affectation au nord et au centre du Mali est passé de 31% à 27% (67 % pour les gouverneurs, 53% pour les préfets et 17% pour les sous-préfets), essentiellement du fait de l’insécurité. Aussi, le rapport stipule que le transfert de fonds aux autorités locales reste un défi majeur, à cause de l’absence de services bancaires et financiers dans le nord du Mali. Au 28 juin, 21% du budget de l’État avait été alloué aux collectivités locales, alors que, d’après l’Accord, elles auraient dû recevoir 30% des recettes de l’État avant décembre 2018. Le Gouvernement s’est efforcé de s’acquitter de ses obligations en allouant 3,5 millions de dollars aux 21 administrations provisoires de district, mais les fonds n’ont pas encore été versés. Les extrémistes ont mené 62 attaques asymétriques contre 59 pour la période précédente.

<strong> </strong><strong>Situation sécuritaire au Centre et au Nord</strong>

La situation en matière de sécurité est restée complexe dans le nord et le centre du Mali. Les attaques perpétrées par des groupes terroristes, principalement dans le nord du Mali, ont continué de viser les FAMa, la MINUSMA et les forces internationales au moyen d’engins explosifs improvisés, de tirs de roquettes et de mortiers et de tirs d’armes légères. Les combats entre les groupes armés et leurs communautés respectives ont conduit à de violents affrontements dans les régions de Gao, Ménaka et Tombouctou. Des tensions ont persisté entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad et des membres de la communauté Daoussak affiliée au Mouvement pour le salut de l’Azawad, dans les régions de Gao et Ménaka.

Dans le centre du Mali, les conflits intercommunautaires exacerbés par la présence de groupes extrémistes ont continué de faire de nombreuses victimes civiles et de détruire les moyens de subsistance pendant la période considérée, les cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro (région de Mopti) étant les plus touchés. Les visites du Premier ministre, conjuguées à l’intensification de mesures politiques ou liées à la sécurité et d’efforts de réconciliation entrepris par le Gouvernement, avec l’appui des partenaires locaux et internationaux, ont permis de réduire légèrement la violence et semblent avoir contribué à une diminution des attaques à grande échelle.

Toutefois, le massacre du village de Sobane Da, le 9 juin dernier, a coûté la vie à plus de 35 civils parmi les Dogons, pour la plupart des enfants. Des attaques de moindre envergure, y compris des actes de représailles, continuent d’être signalées presque quotidiennement.

<strong> </strong><strong>Attaques asymétriques et autres</strong>

Les extrémistes ont mené 62 attaques asymétriques, le nord du Mali enregistrant la majorité avec 67 % des attaques [à Tombouctou (15 attaques), Gao (14), Kidal (10) et Ménaka (3)] suivi de 31% dans les régions de Mopti (17 attaques) et de Ségou (2), et une attaque dans la région de Kayes. Ce chiffre est relativement similaire à celui de la période précédente, au cours de laquelle 59 attaques avaient été perpétrées, principalement dans les régions du Nord (58% des attaques). Bien que la région de Mopti ait enregistré le plus grand nombre d’attaques au cours de la période considérée, le nombre total d’attaques a diminué par rapport à la période précédente.

La MINUSMA a continué d’intensifier ses efforts pour atténuer les conséquences des attaques asymétriques, notamment dans le cadre des opérations Flow et Flint. La MINUSMA, les forces de défense et de sécurité nationales et les forces internationales ont continué d’être la cible d’attaques asymétriques. Il y en a eu 20 contre la MINUSMA, dans les régions de Kidal (6), Tombouctou (5), Gao (4), Mopti (3) et Ménaka (2), qui ont causé la mort d’un entrepreneur et fait des blessés parmi les soldats de la paix (25), les civils (3) et les entrepreneurs (4). Au cours de la période précédente, 12 attaques contre la MINUSMA ont fait 4 morts et 12 blessés parmi les soldats de la paix.

Le 26 juillet, un véhicule blindé de transport de troupes de la MINUSMA escortant un convoi logistique a heurté un engin explosif à environ 78 kilomètres au sud-est de Tombouctou, sur l’axe Bambara-Maoudé (région de Tombouctou), faisant six blessés parmi les soldats de la paix. Le 16 août, un véhicule loué par la MINUSMA faisant partie d’un convoi logistique a heurté un engin explosif à environ 35 kilomètres à l’est d’Indelimane, district de Ménaka, sur l’axe Ansongo-Ménaka. Un entrepreneur civil a été tué et deux autres blessés.

Le 20 août, un véhicule de la MINUSMA protégé contre les mines a heurté un engin explosif à environ 2 kilomètres au nord-est du camp de la MINUSMA à Kidal. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a revendiqué l’attentat qui a fait sept blessés parmi les soldats de la paix, dont un grave. Le 22 juillet, un véhicule piégé destiné à des attentats-suicides a explosé à l’entrée du camp des forces internationales à Gao, blessant 30 personnes, dont 2 entrepreneurs de la MINUSMA. Il s’agit de la seule attaque de ce type contre les forces internationales au cours de la période considérée. Au cours de la période, il y a eu 32 attaques contre les forces de défense et de sécurité nationales, qui ont fait 42 morts et 33 blessés, contre 35 attaques ayant fait 67 morts et 51 blessés au cours de la période précédente.

Les groupes signataires, pour leur part, ont été la cible de 10 attaques d’éléments extrémistes dans les régions de Gao (7), Tombouctou (2) et Kidal (1). Cinq éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad et quatre de la Plateforme ont été tués.

Au cours de la période couverte par le précédent rapport, les groupes armés signataires ont subi 11 attaques, qui ont fait 43 morts et 17 blessés. Le centre du Mali a continué d’être le plus touché par les incidents liés aux engins explosifs improvisés, 69% des attentats ayant eu lieu au premier semestre de 2019 ayant été commis dans cette région contre 51% à la même période en 2018. Les civils continuent d’être les principales victimes, avec 110 au premier semestre 2019, contre 112 au cours de la même période en 2018.

<strong> </strong><strong>Défense et de sécurité</strong>

Sur ce plan également, la Minusma estime que des progrès ont été enregistrés dans le processus accéléré de désarmement, démobilisation et réintégration. Ainsi, à la date du 9 septembre, la MINUSMA a transporté 1 448 anciens combattants relevant du Mécanisme opérationnel de coordination vers des centres de formation des forces armées nationales. À l’issue d’une formation militaire de base, le 2 septembre, dans les centres de formation des forces armées maliennes dans les régions de Ségou et de Koulikoro, ils ont reçu leurs numéros d’immatriculation et d’identification marquant leur intégration formelle dans les forces armées.

Au total, 668 anciens déserteurs qui ont rejoint des groupes armés en 2012 ont réintégré les forces armées nationales et ont été redéployés dans leurs anciennes unités en conservant leur grade, conformément aux dispositions de l’Accord. Le 25 juin, la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion et le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité ont achevé le projet de décret sur l’intégration des combattants relevant du Mécanisme opérationnel de coordination dans les forces de défense et de sécurité nationales. Le 3 septembre, le Conseil national a adopté un plan d’action concernant une stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité ainsi que le projet de décret sur les modalités d’octroi des grades, le commandement, et la reclassification des ex-combattants des mouvements signataires dans les structures étatiques compétentes, notamment la fonction publique et les forces de défense et de sécurité nationale. La Commission technique de sécurité s’est réunie quatre fois au cours de la période considérée. Les sessions ont porté sur le transport des combattants relevant du Mécanisme opérationnel de coordination, les modifications éventuelles apportées aux mesures de contrôle existantes concernant les convois et les armes lourdes et les résultats de l’enquête des équipes mixtes d’observation et de vérification concernant Talataye (région de Gao).

<strong> </strong><strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: DNI, le gouvernement rattrapé par son arrogance ?</title>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 14:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lundi dernier, la phase communale des concertations a démarré pour deux jours dans les 611 communes retenues par le comité d’organisation sur l’ensemble du territoire. Mais le constat qui se dégage est que ces assises, qui se tiennent en prélude au « Dialogue National Inclusif », se déroulent sans la participation des plus grandes formations politiques de l’opposition, et de certaines organisations de la société civile et des ex-rebelles de la CMA. Alors, un dialogue au forceps pour quelle fin ?

Alors que l’idée de dialoguer pour absorber la crise née de la réélection controversée du président IBK vient de l’opposition, la méprise du gouvernement semble compromettre l’objectif de cet exercice qui démarre dans climat social tendu. À chaque étape du processus, des divergences sont apparues entre le gouvernement, les principaux acteurs de l’opposition ainsi que certains acteurs de la société civile autour de l’objectif et de la démarche.

Du choix des personnalités qui doivent conduire le processus par le président de la république aux TDR, en passant par la dénomination, la démarche du gouvernement a toujours été mise en cause par les différents acteurs.

Malgré cette polémique et la montée de la contestation, les plus hautes autorités ont donné l’impression d’imposer leur démarche aux partenaires avant de se rétracter sur certains points, sous la pression.

Ainsi, du Dialogue politique inclusif national, on a finalement retenu le concept ‘’Dialogue national inclusif’’ sur recommandations des organisations de la société civile. Une marche en arrière qui n’est pas parvenue à calmer une grande partie de l’opposition qui a décidé de bouder le processus qui, de leur avis, ne met pas sur la table toutes les préoccupations qui doivent être discutées lors d’un forum du genre. En terme clair, il y a eu trop d’amateurismes et d’amalgames dans l’organisation de ce dialogue qui est pourtant censé mettre fin à la crise politique et socio-sécuritaire avec des propositions de solutions aux défis qui assaillent la nation.

Pourtant, l’exemple «grand débat national» s’est déroulé en France en début d’année pouvait inspirer les autorités en premier lieu et les acteurs politiques du Mali.

Face à l’attitude du gouvernement, qui frise avec l’arrogance, le principal parti de l’opposition, l’URD de Soumaïla CISSE, a officialisé sa non-participation au Dialogue National Inclusif, comme l’indique par son communiqué en date du 4 octobre 2019.

Aujourd’hui, il faut préciser que ce dialogue se tiendra sans la participation de beaucoup de regroupements politiques, dont le FSD et le mouvement Anw Ko Mali Dron ainsi que plusieurs partis politiques, dont l’URD, le MPR, les Fare An Ka Wuli, le RPDM, la Sadi, la CNAS Faso -hèrè, etc.

Autre signe d’arrogance qui a plombé le processus, le lancement du processus au niveau communal, qui a été longtemps un point de discorde entre les acteurs avant d’être accepté par le gouvernement.

Selon le chronogramme officiel, la première phase qui vient d’être lancée ce lundi 7 octobre va se poursuivre les 14 et mardi 15 octobre 2019 dans les cercles et dans les communes du district de Bamako. Dans les Ambassades et consulats, les concertations auront lieu les 21 et 22 octobre 2019.

Pour le moment, aucune date n’a été communiquée pour la phase nationale. La question qu’on se pose à ce niveau est de savoir quelle coordination aura lieu entre les différentes phases ?

Mais le pire est le flou artistique qui entoure la finalité de ces concertations puisque les objectifs ne sont pas assez clairs aux yeux de beaucoup d’observateurs…

Ce qui est évident, c’est qu’en tant que Maliens, nous devons ensemble conjuguer nos efforts pour imposer la paix, consolider la fraternité, la cohésion et le vivre ensemble.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les pièges d’un dialogue clivant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-pieges-dun-dialogue-clivant-2842884.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 14:54:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Profonde aspiration silencieuse sur fond d’impérieuse nécessité de tout un peuple pour un pays pris à la gorge par une crise protéiforme, le Dialogue national l’est indubitablement. Il a été impulsé par le FSD, au grand soulagement d’un pouvoir en mal de stratégie qui en a fait une récupération éclopée. Hélas ! Dès le lancement du processus de Dialogue, l’incontournable compromis a été la pierre d’achoppement entre un État à la relation passablement détricotée avec une frange importante de population qui a du mal à se suivre. Il en a aussi été le talon d’Achille. De l’intitulé du dialogue, en passant par le format, à la validation des termes de référence, c’est avec mépris que les observations et appels à rectifier le tir de ceux qui sont étiquetés grincheux devant l’éternel ont été accueillis. La session de rattrapage en cours, à travers les concertations communales, une trouvaille de la Plateforme ‘’Anw Ko Mali Dron’’, d’abord snobée, puis accaparée, n’est qu’artifice. Donc, plus que jamais, le Dialogue national inclusif réclamé par de nombreux Maliens pour enfin sortir du cercle vicieux des crises est clivant.

Pourtant l’État (qui calque tout ce qui est mauvais chez les autres) aurait pu faire sienne cette théorie du Président MACRON, à propos de la réforme des retraites : ‘’passer de la puissance de la verticalité à la force de l’horizontalité’’. Il n’y a aucune honte à copier une idée lumineuse jaillie chez l’autre, de surcroît chez le parrain. À moins qu’un ego surdimensionné fasse ombrage à la vertueuse humilité !

À ce stade du processus de Dialogue national inclusif, le bilan est forcément désastreux, comme l’attestent les abjurations en cascade : le FSD originel présidé par le Chef de file de l’Opposition, Soumaïla CISSE, initiateur du projet de Dialogue national ; le RpDM du Dr Cheick Modibo DIARRA, arrivé 4e à la dernière élection présidentielle ; le Parti SADI du Dr Oumar MARIKO ; la CoFoP, à l’exception de la CODEM de Ousseini Amion GUINDO, ministre dans le Gouvernement Boubou CISSE ; les FARE An Ka Wuli de l’ancien Premier ministre Modibo SIDIBE ; le CNID de Me Mountaga TALL ; le MPR du Dr Choguel Kokalla MAIGA ; la Plateforme ‘’Anw Ko Mali dron’’ réunissant autant des partis politiques que des organisations de la société civile…

Pourtant, l’article 2 de l’Accord politique de gouvernance stipule : « le nouveau Gouvernement élaborera un programme d’action et s’attellera à sa mise en œuvre. Ce programme d’action sera articulé autour des axes suivants : l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un dialogue politique inclusif avec toutes les forces politiques du Mali… » Que reste-t-il des forces politiques de l’échiquier national avec toutes ces rétractations ? En tout cas, un « dialogue politique inclusif avec toutes les forces politiques du Mali » à ce stade, relève d’une vue de l’esprit.

En organisant alors un Dialogue, au forceps, comme c’est le cas (en faisant de toutes ces défections un non-événement), le Gouvernement devrait avoir l’obligeance de requalifier le DNI en l’amputant du vocable ‘’INCLUSIF’’. Ce Dialogue National ou prétendument tel est tout sauf inclusif. Et c’est peu de le dire.

Le passage en force, c’est l’option de l’État ; quitte à maquiller son forcing par la mise à contribution d’un ancien Président de la République, ex-mentor de l’actuel, qui, de mémoire de Malien, n’a jamais brillé par un quelconque talent de médiateur. Voici l’homme providentiel que le Président de la République a sorti de son chapeau pour ramener à la grand-messe du Dialogue National Inclusif les réfractaires. Bien sûr que c’est un doux euphémisme de dire qu’homme providentiel égal espoir déraisonnable. Mais si cet homme providentiel s’est bonifié avec l’âge et le recul, on peut au moins espérer qu’il ne donnera pas le coup de grâce à un processus moribond.

En attendant, tout se passe comme si la chienlit était délibérément provoquée ; les organisateurs du dialogue national apparaissent comme les premiers ensevelisseurs des espoirs suscités. Dans cette pagaille organisée dans laquelle certains trouvent parfaitement leur repère, le pouvoir éructe, le peuple trinque.

Conclusion : à qui perd, gagne. Échec retentissant du pouvoir dans l’organisation et la réussite du DNI, mais un échec apparent qui procure un double avantage. D’une part, accéder à la demande populaire d’un Dialogue, d’autre part, faire passer ceux ont fait le choix de ne pas prendre part à une parodie de dialogue, pour les ennemis de la paix et de la réconciliation. Le pouvoir prépare ainsi sa réhabilitation sur les ruines d’un DNI mort-né. C’est aussi cela les pièges de la politique politicienne.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>IBK : ‘‘aucun putsch ne prévaudra au Mali’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-aucun-putsch-ne-prevaudra-au-mali-2842597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 17:45:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président IBK a reçu ce samedi les partis politiques signataires de l’accord politique de gouvernance et engagés également dans le processus du Dialogue national inclusif (EPM, COFOP, ARP….) Actualité oblige, le président IBK a entretenu ses hôtes sur la double attaque terroriste dont notre armée nationale a été victime le 3à septembre à Boulkessi et à Mondoro. Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment en est arrivé là ? Que faire désormais ? Le président IBK qui n’a esquivé aucune zone d’ombre appelle à l’union de tous les Maliens autour de la patrie agressée.</strong>

« Responsables, nous avons tous été concernés. Je ne suis pas un oiseau de mauvaise augure mais nous sommes en guerre. Je l’ai dis, nous sommes en guerre. Ça veut dire que ce qui s’est passé à Boulkessi pourrait malheureusement survenir encore. J’attends aujourd’hui du Gouvernement d’être vigilant, d’anticiper. Est-ce que l’on peut penser sérieusement et honnêtement que nous avons d’autres urgences aujourd’hui que celles-là ?

Mais dans une guerre asymétrique à souhait, un auteur, j’aime bien le citer, Jean Paul Marie, a dit que c’est une guerre d’Antéchrist, une guerre d’avant le Prophète, où la mort la plus accidentelle n’est pas due à un fait de combat héroïque comme ce fût le cas de la guerre de Troie, ou les autres guerres où les héros……

Maintenant nous, avons affaire à un moment de règne de l’obscur, où la mort est devenue l’objectif, la mort est recherchée, la mort est le but. A partir de cela, nos moyens deviennent limités. Nous avons affaire à des gens qui n’ont pas nos valeurs. Quand quelqu’un s’insinue à nous dans notre village, se mêle à nous, on nous sait, et sort pour revenir nous poignarder, ce n’est pas évident.

Boulkessi était l’un de nos points les mieux protégés, je le dis. Nous avions tenu, en raison de la fragilité du secteur et de la récurrence des attaques que le camp avait subies, à le renforcer singulièrement. Cela avait été un engagement réel et exécuté.
Quand les gens arrivent maintenant dans les opérations complexes, avec l’armement qu’ils ont acquis ailleurs, généralement des armes lourdes, à viser ce camp-là, à le pilonner, on peut penser, on peut comprendre l’émoi que ça peut soulever au niveau des jeunes militaires, et l’effroi. Mais nous en tirerons toutes les conséquences.

Le Chef du Gouvernement devait y aller aujourd’hui même. J’ai souhaité qu’il diffère cela, et moi-même, j’étais sur le chemin de Genève où je devais discuter de la question du Coton et plus tard à Lyon pour la question du Fonds mondial pour la Santé. J’ai annulé ces deux missions en raison de la volatilité des choses dans le pays. Parce que je pense également que, dans des moments de ce genre-là, ma présence ici, sans être un héros, est moralement de mise, même si elle est de peu d’effet. Savoir que je suis là, auprès des familles, auprès de l’armée malienne, ne m’est pas indifférent.

Nous tirerons toutes les conséquences de cette affaire-là. Nous renforceront ce qui doit être renforcé. Mais que nul ne pense que nos éléments n’ont pas été braves. Ils ont été braves jusqu’à la témérité. Beaucoup sont morts les armes à la main.
Mais aujourd’hui nous avons affaire à quelque chose qui est encore l’une des conséquences de cette affaire de la Libye dont nous ne cesserons de dire qu’elle a été pour nous l’ouverture de la boîte de Pandore. Cette Libye, dont le sud est devenu un marché à ciel ouvert, dont les armes de tous calibres qui s’exposent à tout sauf Galea ! Aussi en dépit du nombre de victimes et du choc que cette affaire a causé à nos opinions nationales ce n’est pas aussi quelque part un fait de gloire.

Ça peut être aussi un chant de cygne. Le cygne chante quand il meurt. Alors avant de mourir le cygne chante. Je crois que tout ce que nous avons aussi dans le pipeline, que ça soit au plan national, au plan du G5 SAHEL sous régional, au plan de BARKANE, va prospérer Incha’Allah !

C’est ce que je peux dire, en m’inclinant encore une fois sur les mémoires de ces jeunes soldats et en saluant leur bravoure, leur courage, au nom de toute la nation malienne et en priant ALLAH SWT de les accueillir parmi les bienheureux, qu’ils reposent en paix.

Je tenais à vous dire cela et encore une fois, notre nation, aujourd’hui, plus que jamais, a besoin de solidarité, a besoin de se resserrer, n’a pas besoin d’élucubration des nostalgiques du putsch. Aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu’on se le dise. Cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter.
Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes».]]> </content:encoded>
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<title>Affaire d’avions cloués au sol: l’Assemblée ouvre une commission d’enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/affaire-davions-cloues-au-sol-lassemblee-ouvre-une-commission-denquete-2842595.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 17:43:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Assemblée nationale a approuvé, le samedi dernier, la mise en place d’une commission spéciale pour enquêter sur l’affaire dite d’avions cloués au sol. L’équipe comprenant 15 membres sera dirigée par un député de l’Opposition. Son mandat est fixé à deux mois.</strong>

À la faveur de la session extraordinaire consacrée au budget rectificatif 2019, l’Assemblée nationale a examiné la demande du Chef de file de l’Opposition Soumaila CISSE de mettre en place une commission parlementaire afin d’investiguer sur l’affaire d’achat d’avions militaires défectueux.

Ce vendredi 4 octobre 2019, la résolution de mise en place de cette commission spéciale a été approuvée par les députés après l’avis favorable de la conférence des présidents des commissions de l’hémicycle. La mission parlementaire sera composée de 15 députés ainsi répartis : RPM : 5 ; APM : 3 ; Adema : 1 ; Asma : 2 ; VRD 2 ; Renouveau : 1 ; les non-inscrits : 1.
« Tous les groupes parlementaires sont tenus d’envoyer le nom de leurs représentants au sein de la commission au plus tard, ce lundi prochain avant 12 heures », a exhorté le président Issiaka Sidibé afin de rendre opérationnelle la mission parlementaire.
Conformément au Règlement intérieur l’Assemblée nationale, la commission spéciale sera investie de la mission principale de mener des enquête sur l’affaire dite des avions cloués au sol. Son mandat est fixé à deux mois, indique la résolution de l’hémicycle. Mais les postes de la présidence et du rapporteur général appartiennent d’office à l’Opposition, précise le Perchoir.
Pour le président Issiaka Sidibé, il n’y a pas eu pour l’instant l’ouverture d’une enquête par la justice, donc l’Assemblée nationale s’est saisie de ce dossier.

« Comme j’ai dit à la conférence des présidents, j’ai écrit au gouvernement pour demander s’il y a une information judiciaire qui a été oui ou non ouverte. J’ai été répondu par un ‘’non’’ », a informé l’honorable Issiaka Sidibé, avant d’expliquer que conformément à la loi, si la justice avait ouvert une enquête, en ce moment, l’Assemblée nationale était disqualifiée à mettre une commission d’enquête.

Cette déclaration contraste avec les propos du Procureur du Pôle économique et financier, qui lors de son point de presse en date du 21 août dernier, avait annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’affaire d’achat des avions cloués au sol.

« C’est ainsi que, sans acharnement ni a priori, mais avec objectivité et détermination, nous envisageons d’ouvrir systématiquement des enquêtes sur tous les cas de corruption dont nous aurons connaissance par suite de plaintes, de dénonciations ou par d’autres voies. C’est déjà le cas, entre autres, de l’affaire dite « des avions cloués au sol » et de l’affaire dite ‘’des ristournes de la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton’’ révélées par la presse et sur une dénonciation anonyme », avait déclaré le Procureur du Pôle économique, Mamadou Kassongué, qui avait même par la suite lancé un appel à témoins sur le dossier.

Également, la constitution de cette équipe est une victoire de l’Opposant Soumaila CISSE qui, dans une lettre en date du 26 août, a écrit à l’Assemblée nationale pour l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le marché sulfureux d’achat d’avions militaire. Il soupçonne des plus hauts-responsables de l’État d’avoir passé un deal sur le dos du peuple malien. Selon lui, cette affaire dans un contexte de guerre constitue un acte assimilable à de la haute trahison de la part du Chef suprême des armées, susceptible d’ouvrir la voie à sa mise en accusation.

Pour le chef de file de l’Opposition, ce marché d’achat d’avions militaires cache mal d’autres casseroles de plusieurs dizaines de milliards de FCFA que trainent les autorités nationales, à cela, on peut également ajouter le dossier de l’équipement militaire et celui du renforcement des capacités des FAMA.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: dialogue national inclusif, le naufrage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-dialogue-national-inclusif-le-naufrage%25e2%2580%2589-2842593.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 17:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après son règlement intérieur, en septembre dernier, l’annonce en Conseil des ministres du projet de décret fixant les avantages accordés aux personnalités chargées de conduire le dialogue national inclusif, ce 2 octobre 2019 apporte son lot de confusion au processus du Dialogue national inclusif. Le navire, qui tangue, est en train de prendre de l’eau de toute part.</strong>

Avec le retrait annoncé d’importants partis politiques de l’Opposition, et d’organisations de la société civile, le commun des Maliens s’interroge désormais sur la nature du dialogue que le régime du Président IBK s’apprête à offrir à ce peuple. Tout sauf un ‘’dialogue national inclusif’’ comme promis par les autorités elles-mêmes. En effet, après le communiqué du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) dirigé par Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, son parti, l’URD, dans un communiqué en date du 4 octobre 2019, signé de son vice-président Salikou Sanogo, se met en marge : ‘’le Bureau exécutif national de l’URD informe ses militants et sympathisants des sections de l’intérieur et de l’extérieur qu’en raison de la non-tenue en compte par les organisateurs du dialogue national inclusif des conditions liées à sa participation, l’URD ne participera pas au dialogue.

Par Conséquent, aucun responsable, aucun militant et sympathisant n’a mandat pour représenter le parti audit dialogue à quelque niveau que ce soit’’.

De son côté, le Secrétariat Exécutif National (SEN) des FARE – AN KA WULI informe ses responsables, militants et sympathisants de l’intérieur et de la Diaspora, de la non-participation du parti au Dialogue National Inclusif initié
par le Président lbrahim Boubacar KEITA et son Gouvernement.

Dans son communiqué en date du 5 octobre, le parti précise ‘’qu’aucun responsable, militant et sympathisant n’a mandat pour représenter le Parti à quelque niveau que ce soit au Dialogue National Inclusif’’, annoncé par le gouvernement.

Selon les responsables des FARE AN KA WULI, la version finale des Termes de Référence du Dialogue National Inclusif validée par le Comité National d’Organisation ‘’vient malheureusement nous indiquer que le processus ne sera ni inclusif ni participatif ni autonome. Nous sommes bien loin de la qualité de l’organisation et de la préparation minutieuse nécessaire à un tel exercice’’.

Ces deux communiqués viennent rallonger la liste de réticents au dialogue inclusif national. Avant, la Coordination des mouvements armés (CMA) ainsi que Forum des Organisations de la Société Civile (FOSC), la plus grande faîtière de la société civile malienne, le parti Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM) de Cheick Modibo Diarra, avaient annoncé leur retrait dudit processus. Tous avancent comment argument principal, la non-prise en compte de leurs préoccupations.

Pour rappel, le Règlement intérieur du DNI, en son Article 19 stipule : ‘’les concertations ont lieu dans les Communes et les Cercles où cela est possible, dans les Régions et le District de Bamako’’. Article 25 : ‘’les travaux des concertations communales se tiennent à la même date sur toute l’étendue du territoire national. Les travaux de concertation au niveau des cercles se tiennent simultanément sur toute l’étendue du territoire national’’.

Par Sidi DAO]]> </content:encoded>
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<title>IBK&#45;MSK: la guerre des mots</title>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 17:37:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En appelant le 2 octobre « à mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple », l’ancien officier putschiste prônait directement l’instauration de l’ordre kaki. Très vite dénoncé par tous les démocrates et patriotes sur les réseaux, le général déserteur en temps de guerre reconverti en activiste politique avait eu la repartie cinglante du très discret second fils du président IBK. Après avoir rendu un vibrant hommage, ce samedi, aux jeunes soldats tombés les armes à la main à Boulkessi et loué leur bravoure jusqu’à la témérité, le Chef suprême des armées n’a manqué de clasher l’impudent ex-putschiste en lui rappelant que le Mali « n’a pas besoin d’élucubration des nostalgiques du putsch. Aucun putsch ne prévaudra au Mali. Qu’on se le dise. Cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter ». Une guerre des mots entre un général démissionnaire et une virtuose de la langue de Molière largement commentée par les Facebookeurs. C’est le thème de votre Facebookan de ce lundi 7 octobre.

IBK Président DU MALI : « Aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu’on se le dise. Et je crois que cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter. Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes ».

Akibou Yatera : Lol, ça veut dire qu’il suit son ancien ami au twiter lol. Boua koromatigué dabilâ général plaisantin sinko îfanâ kâ sabalî doñi ayiwa.

Al Hassane Hama Thiao : IBK et son fils Bouba viennent de propulser inutilement le General Putschiste Moussa Sinko Coulibaly sur le devant de la scène médiatique alors même que notre armée vit une tragédie innommable. Une publicité gratuite parce que la priorité d’IBK est son pouvoir, pour cela tous les Maliens peuvent mourir il n’en a que faire.

Lamine Drogba Tiékoroba : Un général déserteur en temps de guerre ne doit pas parler. Taisez-vous !

Younoussa Traore : Pas d’autres coups d’État au Mali, celui qui le fera, sera tué, car le coup d’État 2012 a mis le Mali 30 ans en arrière.

Oumar Togola : Aucun putsch ne prévaudra au Mali. Qu’est qui lui fait donner ce rapport entre ces attaques et un putsch ?

Nouhoum Togo : IBK sait très bien ce que c’est qu’un push, car c’est grâce à cet acte imprescriptible qu’il est aujourd’hui au sommet.

Bruce Diop : Il communique trop à l’endroit de la communauté internationale.

MH Câm : En tout cas, que tout le monde commence à faire ses provisions de nourriture et de carburant, car après une autre attaque comme la dernière IBK peut commencer à faire ces bagages.

Issa Telly Moctar Yalbèlè : le discours est vraiment codé pour comprendre ce discours il faut lire et relire encore plus parce que il dénonce de la France.

Issa Telly : Ce discours est vraiment codé, selon moi, il parle de la France rien que d’autres parce que la Libye est détruite par la France pour bien imposée dans le Sahel.

Mohamed Sidibé : Mad’e Dolo. Loll. Avec des références à la civilisation grecque et latin comme si ce message était adressé à des étudiants en fac de Lettre et Latin-Grec.

Seydou Oumar TRAORE : Suite aux drames qu’a subi notre armée et l’ensemble des peuples du Mali plongé dans la tristesse et pendant les 3 jours de DEUIL national décrété par le président de la République, Moussa Sinko Coulibaly a encore fait parler de lui. Dans plusieurs tweets incendiaires, il accable IBK et appelle à renverser son régime. Sous d’autres cieux, Moussa Sinko Coulibaly mériterait la pendaison, mais au Mali ça passe inaperçu. Aucun procureur ne s’autosaisit de cette déclaration très grave et antidémocratique. Ce qui est regrettable, car ici les magistrats ne se sentent pas encore concerner même si leur rôle premier est la préservation l’ordre public ! Un coup d’État est nuisible pour le pays, voilà pourquoi nos constitutionnalistes l’ont prohibé et l’ont rendu comme un crime imprescriptible.
Mais Moussa Sinko Coulibaly a-t-il raison de tenir de tels propos, lui qui fit propulser général de guerre ?
Ma conviction est que non. Sans discernement, ses tweets donnent l’impression d’un grand patriote soucieux des militaires morts et de nos familles endeuillées. Mais il n’en est rien. Moussa Sinko Coulibaly est rancunier assoiffé du pouvoir et n’a aucun engagement patriotique. Pour preuve, Moussa Sinko Coulibaly a eu toutes les chances d’apporter sa contribution et son expertise à l’armée en tant que général. S’il est tant engagé comme il tente aujourd’hui de nous faire croire, il pouvait demander un bataillon pour aller défendre le centre ou le Nord, mais rien. Il a choisi, à une période difficile de la vie de la nation, le moment où le Mali a besoin de l’effort de tous les militaires, pour abdiquer et briguer la magistrature suprême du pays et récolte 0% des voix.
0% pour Moussa Sinko Coulibaly, il ne pouvait en être autrement, car ce jeune officier supérieur a trahi l’espoir du peuple du Mali en démissionnant de l’armée où il avait tous les espoirs des frères d’armes en tant que directeur de la prestigieuse école de formation de guerre Aliou M’Blodin M’Bèye. Voilà pourquoi, en déphasage total avec les attentes du peuple, il n’a récolté que ce score de la honte pour celui dont le premier meeting a fait couler beaucoup d’ancre et de salive. J’avais dit au départ que Moussa Sinko Coulibaly n’avait pas un bon avenir politique, car la constance lui manque. D’un, il n’a pas l’enracinement politique nécessaire et secundo, il n’a pas la somme intellectuelle nécessaire à une telle aventure.

Alors pourquoi moussa Sinko Coulibaly clame sans cesse de rompre l’ordre constitutionnel ?
Un jour putschiste, toujours putschiste… C’est ancré dans la tête de Moussa Sinko Coulibaly que c’est seulement le coup d’État qui est le moyen d’accéder au pouvoir. Comme en 2012, quand ils ont renversé ATT, il a eu sans mérite un poste ministériel et des galons de promo. De simple commandant, il se retrouve Général de Division sans aucun mérite. Toutou est donné dans la facilité sans compter les différents pillages des services et ressources de l’état opérés par le clan CNDRE lors di soulèvement et les avantages financiers liés aux différents postes. Voilà Moussa Sinko Coulibaly pense que tout s’obtient dans la facilité. Il n’a pas de gène à demander de rompre l’ordre constitutionnel et le clame haut et fort. Pourtant en 2018, lui Moussa Sinko Coulibaly a eu l’occasion d’aller à Koulouba, mais il n’a pas fait le poids, car il n’était même pas dans les dix premiers de la course. Il faut donc que nos démocrates rappellent ce jeune officier félon à l’ordre. C’est une insulte au peuple que de demander d’ignorer leurs voix et leurs choix politiques sereinement et librement exprimés. Les propos de Moussa Sinko Coulibaly sont une insulte à la démocratie et aux acteurs du mouvement démocratique ainsi qu’à l’ensemble du peuple du Mali.
Si Moussa Sinko Coulibaly est autant peiné par nos morts, pourquoi il ne s’est pas rebellé pour aller libérer le centre et le nord des djihadistes ?
Sa folie du pouvoir doit attendre 2023. Autrement dit, c’est la justice et la sécurité d’état qui doivent se saisir de son cas pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’état ou apologie de coup d’État au Mali. À eux de requalifier les faits.
Ckeickna Takiou, Dogo, ton analyse est intéressante. Tu aurais dû la publier en trois parties pour permettre à tout le monde de le lire. Chaque 15 minutes, tu publies une partie. Il y’a de fortes idées dedans.
Si nous vivons la situation actuelle, c’est par qu’il y’a eu le putsch de 2012, le plus bête de l’histoire du monde. C’est ce putsch qui a livré les régions nord du Mali aux terroristes. Lui et ses amis ont pris le pouvoir pour se la couler douce à Bamako, contrairement à leurs premières déclarations relatives à la libération du pays. Ils ont humilité la République, favorisé la venue des forces étrangères au Mali, avec les coups assénés à Dioncounda par leur complicité.
Dans la gestion du pays, ce général de bureau, qui a fui l’armée pour la politique, n’a rien à son actif. Que de passifs ! Aujourd’hui, la bouche remplie d’insultes, il fait preuve de rancune, comme tu l’as dit, et montre qu’il est un homme haineux, nostalgique d’un passé révolu.
Il peut continuer à souhaiter un malheur pour ce pays, mais nul ne sait comment cela pourrait terminer.
Évitons les extrêmes, soyons patients et inscrivons nos discours et actions dans un canevas démocratique. Le reste n’est qu’une aventure, sans issue. Wa Salam !

Tchiathel Ziman : Toure Abba- Abba, je t’assure ils connaissent très bien leur vrai problème. Ce n’est ni la Libye ni moins la France, mais quand l’être humain n’est pas digne, il cherche toujours un preneur pour ses propres problèmes en accusant les autres d’être à l’origine de ses malheurs dont il est comptable.
Abdoulaye Kone : Macky Sougouna, c’est toi qui veux encourager je ne sais quoi. Je n’ai jamais eu la moindre intention d’encourager quoi que ce soit.
Banta Gassama Diaby : IBK sait qu’il n’a pas la solution, il a peur, il sait de quoi il parle.
C’est étonnant aussi de se rendre compte aujourd’hui que notre malheur c’est la Libye.
Allah ka malikishi !
Salia Ben Youssou : il est conscient de ce qu’il dit. Car il sera difficile, dans une situation pareille, d’arriver en termes de son mandat. Le temps a toujours jugé.
Abdoulbaki Diallo : Il panique, et pourtant on a besoin d’autres solutions. Il est loin d’être la solution au Mali actuel.
Mangara Cheick Hamalla : Certains ex-officiers félons, au chômage après s’être lancés dans l’arène politique pensent que le coup d’Etat est un métier. Vraiment, quand des peureux lâchent, des malfrats deviennent des donneurs de leçon. Walaye toi tu n’auras pas les honneurs dignes des fils de ce pays. Fougariiii !]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: attaques surprises contre les Fama, l’espoir est&#45;il encore permis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-attaques-surprises-contre-les-fama-lespoir-est-il-encore-permis%25e2%2580%2589-2842227.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 10:05:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Nation malienne est encore endeuillée suite à l’attaque simultanée des FAMA à Boulkessi et à Mondoro. Le bilan provisoire fait état de 25 militaires morts, 4 blessés évacués sur Sévaré, une soixantaine de portés disparus et de lourdes pertes en matériels. Face au tableau macabre des attaques meurtrières contre nos FAMA, il urge de tirer les renseignements et de changer le fusil d’épaule pour faire changer la peur de camp. Pour ce faire, certains facteurs comme le renseignement, le vecteur aérien et la tactique méritent d’être revus et adaptés.</strong>

Lors de sa présentation des vœux de Nouvel An 2016 à l’Armée, le président IBK disait : « Quand nous envoyions nos soldats, nos enfants sur le terrain au combat, ils n’avaient l’appui d’aucune force aérienne… Cela était intolérable et inadmissible, une question de dignité nationale. (…) Tout doucement, au forceps, à coût de gestion orthodoxe quoi que certains aient pu dire, de budget resserré, nous avons réussi à acquérir sur fonds propres d’abord 7 aéronefs, et depuis hier mardi 19 juillet 2018, 4 nouveaux aéronefs qui sont venus du Brésil. Voir ces Super Tucano virevolter dans le ciel du Mali est un bonheur absolu, un bonheur total ».

Le 3 octobre 2017, lors de la cérémonie de présentation de 04 nouveaux appareils, dont 02 avions de type Y-12 et 02 Hélicoptères MI-35, à la base 101 de Sénou, le président IBK soutenait : « La maîtrise du ciel est un objectif stratégique de la guerre asymétrique, parce que constituant à bien des égards une riposte adéquate aux méthodes lâches des terroristes. Nous sommes résolument engagés sur ce front, et d’autres acquisitions viendront s’ajouter à la flotte existante pour que le vecteur aérien ne soit plus le talon d’Achille de l’armée malienne ».

Pourtant, voir un camp de l’armée du Mali entre les mains des jihadistes pendant près de 48 heures, en ce mois d’octobre 2019, sans voir aucun aéronef dans le ciel malien pour y chasser ces malfrats donne beaucoup à réfléchir. L’espoir est-il encore permis pour les Maliens de voir le bout tunnel ? En tout cas, cette semaine encore, les postes militaires de nos FAMA situés à Mondoro et Boulkessi ont été les cibles de deux attaques simultanées. Le bilan lourd enregistré du côté des forces armées vient rallonger la liste noire des attaques qui ont coûté la vie à beaucoup de nos vaillants soldats.

Au-delà de la décision présidentielle de décréter régulièrement un deuil national suite à ces drames humains, et la manifestation de colère par la population, ce bain de sang que subissent nos FAMA mérite une analyse plus approfondie. Une mise en cause de la stratégie et des hommes jusque-là mise en œuvre doit être envisagée pour prendre le dessus sur l’ennemi. Si c’est déjà le cas, il urge alors de corriger les insuffisances en vue de trouver une solution efficace.

Parmi les pistes à explorer, il faut noter le renseignement militaire. Avec la multiplication des attaques qui visent les positions de nos Famas, il faut compter avec la bonne collaboration avec les populations au sein desquelles les terroristes trouvent souvent refuge. Donc, il faudrait des efforts pour extirper les complices infiltrés. De ce fait, le renseignement militaire doit impliquer davantage la population civile pour informer sur la présence de personnes suspectes.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Boulkessi et Mondoro: Réactions des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/boulkessi-et-mondoro-reactions-des-maliens-2842225.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 09:53:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’attaque, le 30 septembre, des camps de Boulkessy et Mondoro s’est soldée par la mort de 25 soldats maliens, 60 autres sont portés disparus. Les assaillants ont aussi emporté une quantité d’armes et de munitions. Il s’agit, dit-on de la pire tragédie pour l’armée, depuis le 17 mars 2019, quand une attaque terroriste contre le camp de Dioura avait fait 29 morts. Face à ces attaques-surprises contre l’armée, des voix s’élèvent pour demander au gouvernement d’éclaircir le public sur les zones d’ombre qui entourent jusque-là cette dernière attaque.

Abdoulaye Niang : « Le peuple attend les réponses à certaines interrogations »
IBK très sensible au deuil des familles éplorées. La meilleure façon de le manifester, c’est d’ouvrir des enquêtes, situer les responsabilités et sanctionner les comportements irresponsables des coupables ! Le peuple malien attend les vraies réponses à certaines interrogations. Avons-nous vraiment une armée ? L’armée est-elle capable de préserver l’intégrité territoriale du Mali ? Combien avons-nous perdu dans ces différentes attaques ? Où étaient les officiers-chefs de mission au moment des faits ? Combien d’officiers ont participé aux combats ? Quel est le niveau d’efficacité du renseignement opérationnel ?

Maître Cheick Oumar Konaré : « sans paix et sécurité, toute réforme est vouée à l’échec »
QUESTIONS SUR UNE TRAGÉDIE NATIONALE
L’attaque, le 30 septembre, des camps de Boulkessy et Mondoro s’est soldée par la mort de 25 soldats maliens. 60 autres sont portés disparus. Les assaillants ont aussi emporté une quantité d’armes et de munitions. C’est la pire tragédie pour l’armée, depuis le 17 mars 2019, quand une attaque terroriste contre le camp de Dioura avait fait 29 morts.
Tout en présentant mes condoléances aux familles des victimes, je me pose les questions suivantes :
* Comment ces colonnes d’assaillants lourdement armés ont-ils pu parcourir de si longues distances sans être repérés, ni par le Mali, ni par les forces internationales beaucoup mieux équipées que notre armée ?
* Comment l’ennemi a-t-il pu nous infliger tant de pertes alors que nous sommes censés disposer d’avions de guerre capables de lui couper la route ?
* Est-ce un hasard si ce carnage se produit au moment où les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sont mis à l’index par la Cedeao et que l’Accord de paix signé entre le Mali et ce groupe armé est de plus en plus critiqué ?
* Quelles réformes institutionnelles peut-on mener dans une insécurité si généralisée ?

Haidara du Csa-ms : « nous devrions retenir la leçon de 2012 »
Je suis opposant du régime IBK et je veux rester lucide.
Les épouses et mères de nos FAMAS ont toute ma solidarité et ma compassion face à une épreuve qui nous frappe tous.
Cependant, nous devrions retenir la leçon de 2012 et les manifestations de colère doivent cesser d’autant notre pays ne peut s’offrir une crise similaire. Nous avons eu l’occasion de dégager ces incompétents l’année dernière : nous ne l’avons pas fait, car certains ont cru plutôt chercher à se remplir les poches.
Celles et ceux qui relaient des informations sur les théâtres d’opérations de nature à décourager ou affaiblir nos hommes qui ont accepté de mourir pour notre pays doivent également se ressaisir. LES FAMAS ne doivent pas rentrer dans nos enjeux politiques sordides.
On peut être devant son clavier en STAR des réseaux sociaux, garder son sens patriotique et ne pas contribuer à pourrir la situation.
Nous avons déjà assez de problèmes. Le président de Fare Anka Wuli, Modibo SIDIBE, le dit et le répète : «l’armée, l’administration et la religion doivent rester neutres».

Boubacar Karamoko Coulibaly : « Il manque une coordination entre les acteurs de la lutte contre le terrorisme au sahel »
Comment, tous ces drones au-dessus de nos têtes, ne peuvent-ils apercevoir tous ces mouvements de motards semeurs de morts gratuites sur nos soldats ?
Alors que les mêmes drones à travers leurs observations ont permis d’assurer la défaite des terroristes en 2013 ?
Aujourd’hui, je suis perplexe, troublé et même très troublé par leur incurie dont j’aimerais vraiment connaître le pourquoi.
Car, des attaques récentes au Faso dont la dernière en date a fait 24 morts à celles sur Boulkessi et Mondoro, les islamo fascistes ont utilisé le même mode opératoire, l’utilisation massive des motos (environ 700).
Y a-t-il vraiment une coopération sincère entre les protagonistes qui se sont dédiés à lutter contre le phénomène terroriste au Mali et dans le Sahel ?

Aboubacar Sidick Fomba : « nous demandons au président de la république le minimum de respect »
Quand le président de la république insulte le peuple et la mémoire de nos militaires tués lors de la tragédie de Boulkessi et de Mondoro.
La réaction du président de la république au nom de l’accord politique de gouvernance a été d’accorder des avantages à son haut représentant du centre et ses collaborateurs comme une moquerie et desquels avantages à un ancien président de la république pris totalement en charge par l’État.
Sans aucune précision sur le rôle et la pertinence de ce choix sur la résolution de la crise au centre.
Au même moment, des avantages aux facilitateurs pendant qu’une grande partie du peuple refuse d’aller à ce dialogue de mise en scène.
Dans la même foulée, on nous parle des élections législatives et l’élection référendaire dans un délai raisonnable.
Le deuil national de trois décrétés perd tout son sens devant de tel cas de déconnexion du président de la république.
Le 17 mars 2019 on a relevé un général de l’état-major de l’armée de terre, à cause de l’attaque de Dioura, après 3 mois, la même personne est nommée chef d’état-major général adjoint comme une moquerie et un mois après cela, nous enregistrons les mêmes stratégies à Boulkessi et à Mondoro.
Nous demandons au président de la république le minimum de respect à la mémoire de nos militaires disparus et au peuple du MALI.
Le président de la république assume la responsabilité totale de ces stratégies et doit tirer les leçons et toutes les leçons.]]> </content:encoded>
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<title>Boulkessi: où est la vérité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/boulkessi-ou-est-la-verite-2842223.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 09:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la tragédie survenue à Boulkessi qui endeuille et douche la nation malienne tout entière, un devoir de rétablissement de la vérité s’impose. Le communiqué du Gouvernement dit en effet : ‘’quatre (04) blessés évacués par aéronefs FAMa sur Sévaré’’. Or, quelque temps après cette sortie gouvernementale qui intervient elle-même à la suite d’une autre où aucun bilan n’était fourni, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) communiquait à son tour et confondait la communication officielle, en révélant : « les Nations unies ne ménageront aucun effort dans leur appui au G5-Sahel et aux FAMa dans leur mission de lutte contre le terrorisme. La MINUSMA a mis à la disposition de la Force du G5-Sahel des moyens aériens pour renforcer sa position à Boulkessi et a ÉVACUE LES BLESSES ».

Entre le Gouvernement et la MINUSMA, il y a forcément un qui est coupable d’un grossier et grotesque mensonge. Et l’on est fondé à croire qu’il y a plutôt un mensonge d’État qui entoure ce carnage qui n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Pourquoi la MINUSMA usurperait-elle une sollicitude qu’elle n’a pas faite ? Il faut dire que les agressions répétées et le manque de reconnaissance de ses efforts pour la sortie de crise au Mali ont pu excéder la Mission onusienne l’amenant à lever un coin du voile sur le flagrant délit de mensonge d’un Gouvernement apathique. Un proverbe kurde dit : ‘’mieux vaut une vérité qui fait pleurer qu’un mensonge qui fait rire’’. Avoir l’honnêteté de reconnaître qu’on n’a pas les moyens de ses ambitions grandit toujours.

Or, ce Gouvernement qui n’a jamais pratiqué la vertueuse humilité en rajoute une couche à son arrogance légendaire en prenant les Maliens pour les benêts. Dans son communiqué, il écrit : ‘’aéronefs’’, au pluriel, donc plusieurs aéronefs. Une véritable insulte à l’intelligence des Maliens, parce que pour évacuer 4 blessés, on n’a pas besoin de plusieurs aéronefs. Parce que si on avait les moyens de disposer de plusieurs aéronefs médicalisés (même à raison d’un aéronef par blessé), on n’aurait pas attendu les Mirages 2000 et les hélicoptères de combat français du dispositif Barkhane décollant depuis Niamey, au Niger, pour reprendre le camp de Boulikessi, après 48 HEURES. Si on disposait d’autant d’aéronefs, peut-être que les 25 soldats ne seraient pas morts. Les jihadistes n’auraient pas eu le cran de rôder dans les parages durant 48 HEURES et de défier les armées maliennes et burkinabées. Ils se seraient sauvés sans demander leur reste.

D’autre part, le communiqué officiel du Gouvernement, suite à la violente attaque djihadiste du Camp des FAMa (Forces Armées Maliennes) de Boulkessi et le poste militaire de Mondoro dans la région de Mopti, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 septembre 2019, est très clair sur le nombre de morts (à relativiser comme toujours) ; le nombre de blessés et de portés disparus. Il dit en effet : ‘’dans les rangs des FAMa, le bilan provisoire fait état de vingt-cinq (25) morts, quatre (04) blessés évacués par aéronefs FAMa sur Sévaré, une soixantaine de portés disparus et de lourdes pertes en matériels’’. Les nombres de morts, de blessés, de portés disparus sont connus. Mais, il devrait peut-être y avoir quelques survivants, malgré la violence des combats. Le communiqué fait l’impasse totale sur ce point. Étant donné que dans le jargon militaire, il n’y a pas une cloison étanche entre ‘’porté disparu’’ et ‘’mort’’, alors la confusion est vite faite. Les épouses et enfants des militaires qui côtoient la mort ont vite fait de franchir le pas. Ils exigent la vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité. Par ‘’portés disparus’’ faut-il entendre ‘’morts’’ ? Une éventualité que l’on ne souhaite envisager même dans le pire des cauchemars ; parce que cela voudrait dire que c’est une compagnie qui aura été exterminée. Que Dieu nous en préserve.

Il urge donc pour les autorités nationales d’arrêter la fuite en avant et de sacrifier au devoir de vérité pour ne pas donner libre cours à l’imagination souvent très frivole qui ne féconde pas toujours de bonnes choses.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Défense et sécurité: réévaluation et réadaptation</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/defense-et-securite-reevaluation-et-readaptation-2841960.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 15:19:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une Loi d’orientation et de programmation militaire (2015-2019) coûtant 1 230 milliards de francs CFA ; une Loi de programmation de la sécurité (2017-2022) de 446 milliards, soit un total de 1 676 milliards FCFA. Résultat : 237 attaques recensées en 2018, soit 11 de plus qu’en 2017 ; plus de 500 morts civils, en 2018, dans les violences intercommunautaires, selon l’ONU ; 37 civils tués à Koulougon le 1er janvier 2019 ; au moins 35 personnes ‘’brûlées ou asphyxiées’’ ou ‘’tuées par balles’’ le 9 juin 2019 dans le village de Sobane Da 154 civils massacrés, le samedi 23 mars 2019 à Ogossagou… Le bilan des victimes militaires, même s’il est loin d’être négligeable, ne mérite pas qu’on s’y attarde. Parce qu’à ce niveau, la communication est parcimonieuse ; les chiffres sont minorés comme le feraient la plupart de nos grandes muettes. Il faut une réévaluation et une réadaptation du dispositif de lutte anti-terroriste.

À la préoccupation de l’insécurité généralisée et protéiforme de l’insécurité se greffe à présent celle de l’Armée elle-même. Incapable de se protéger des embuscades, des engins explosifs improvisés (EEI), des attaques complexes ; elle est aussi proprement délogée de ses bunkers. Aujourd’hui, l’Armée elle-même est la cible des attaques. Ce qui est forcément source d’anxiété et de désarroi pour les Maliens. Ce, d’autant plus qu’il devient difficile de s’abriter cette fois-ci derrière la rhétorique habituelle. Difficile de s’abriter cette fois-ci derrière la rhétorique habituelle. À Soumpi, à Dioura, à Boulikessi, l’ennemi n’était pas lâche et l’attaque n’était pas non plus traîtresse, parce que ce ne sont pas des engins explosifs improvisés (EEI) qui ont été utilisés pour faucher les soldats ; il ne s’agit pas non d’embuscades. Mais, il s’agit d’une violente attaque frontale d’un camp (non une guinguette) occupé par des soldats qui ne sont pas en goguette et qui devraient en avoir la pleine conscience. La très forte vulnérabilité des FAMa est établie par des faits irrécusables et surtout abasourdissants.

<strong>Les retraites inacceptables</strong>

Le samedi 27 janvier 2018, le camp de l’armée de Soumpi, près de Niafunké, dans la région de Tombouctou, a été attaqué par de présumés jihadistes ‘’Les (Forces armées maliennes) FAMa ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4H00 à Soumpi (Tombouctou). Les FAMa déplorent 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels’’, indique l’armée malienne sur sa page Facebook.

À Dioura, le 17 mars 2019 : ‘’très tôt ce matin aux environs de 05H, une quarantaine d’hommes lourdement armés ont lancé l’assaut sur le camp militaire de Dioura, faisant une quinzaine de morts. Ces individus armés non identifiés étaient à bord des pick-up équipés des 14.5, des 12.7 et des lance-roquettes.

Les FAMa ont essayé de riposter, mais surpris par la puissance de feu des terroristes, les soldats se sont retirés en rang dispersé abandonnant le camp aux mains des terroristes’’. Selon l’AFP, au moins 21 militaires ont trouvé la mort. À en croire un communiqué de l’Armée, le camp attaqué aux environs de 6 h, n’est repassé sous le contrôle des FAMa qu’aux environs de 16 heures. Donc, elles en ont été délogées pendant au moins 10 heures.

Pour les derniers événements retentissants en date, dans deux communiqués distincts, le ministre porte-parole du Gouvernement informe : ‘’dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 Septembre 2019, le Camp des FAMa (Forces Armées Maliennes) de Boulkessi et le poste militaire de Mondoro dans la région de Mopti, ont fait l’objet d’une violente attaque djihadiste’’. ‘’Le Gouvernement de la République du Mali informe qu’après un déploiement des Forces Spéciales maliennes, depuis hier lundi, dans la zone des combats (Boulkessi et Mondoro), les FAMa, malgré les tirs d’harcèlement des terroristes, ont pu réoccuper le camp de Boulkessi, ce mardi soir’’.

À la lecture de ces deux éléments des communiqués, il ressort que les FAMa ont été délogés du camp de Boulikessi toute la journée du lundi et presque toute la journée du mardi. Pis, la tentative de réoccupation du camp s’est heurtée à des tirs de harcèlement des terroristes à qui l’Armée manifestement n’inspire aucune peur.

<strong>Le regain d’audace des terroristes</strong>

Ainsi, les terroristes ne se contentent pas d’un mode opératoire reposant sur la guerre asymétrique, mais ils préparent et exécutent des ‘’attaques violentes’’ au cours desquelles nos soldats sont délogés de leurs camps. Sauf méprise, il n’y a pas eu, depuis 2012, de contrôle aussi prolongé d’un camp de l’armée par des assaillants que ce qui s’est produit à Boulikessi. Les ‘’replis tactiques’’ ou ‘’replis stratégiques’’ que l’on croyait d’une époque révolue semblent faire leur réapparition. Il y a un seuil critique qui est forcément atteint face auquel s’impose une rapide reprise en main de la situation. Parce que les attaques à répétition soulèvent des questionnements, notamment quant au contraste entre les moyens mobilisés et les résultats enregistrés (les terroristes ne sont pas vaincus, au contraire, les mines antipersonnelles continuent d’endeuiller les familles ; la paix est loin d’être restaurée ; la stabilité loin d’être garantie et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation n’atteint toujours pas le niveau de satisfaction escompté ; l’administration et les services sociaux de base font cruellement défaut aux populations…) qui commande une réévaluation et une réadaptation du dispositif de lutte anti-terroriste sur le terrain.

Aucune témérité suicidaire ne devrait venir à bout de la détermination de nos FAMa à accomplir leur mission de défense de l’intégrité du territoire national et de protection des personnes et des biens. Mais, il faut que les FAMa arrivent à se sécuriser pour sécuriser les Maliens.

Vive les FAMa pour que vive le Mali débarrassé des marchands de la mort !

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soldats portés disparus: le moins bon et le pire</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soldats-portes-disparus-le-moins-bon-et-le-pire-2841969.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 14:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son communiqué, suite à l’attaque terroriste du Camp des FAMa (Forces Armées Maliennes) de Boulkessi et le poste militaire de Mondoro, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 Septembre 2019, le Gouvernement dresse un bilan provisoire qui fait état de vingt-cinq (25) morts, quatre (04) blessés évacués par aéronefs FAMa sur Sévaré, une soixantaine de portés disparus et de lourdes pertes en matériels. Quelle lecture peut-on faire de ces chiffres qui qui donnent le tournis ?

A l’aune de ce bilan officiel qui doit être purement indicatif (l’Armée ne communique presque jamais les vrais chiffres, surtout quand il s’agit de ses pertes), à Boulkessi, il y a eu un véritable carnage qui endeuille la nation malienne tout entière, au-delà des familles des victimes. C’est la preuve, s’il en était besoin, que le tribut payé à la guerre est lourd et même très lourd.

Par ailleurs, un autre chiffre interpelle. Une soixantaine de militaires portés disparus ! Ça fait beaucoup de soldats qui manquent à l’appel. Alors il faudrait envisager deux scenarii.

Le premier scenario, et le plus optimiste, c’est qu’ils ont réussi à enjamber la frontière pour se retrouver en territoire frère du Burkina-Faso. Néanmoins, il y a un bémol qui pourrait assombrir davantage un tableau pas très reluisant. Ce sont des soldats d’un pays qui abandonneraient leur position (ou désertaient) pour rallier un autre pays également en guerre contre les terroristes par les moyens du bord. Comme c’est le cas, en pareille circonstance, ils sont recueillis (arrêtés en réalité) et remis par la suite aux autorités du pays d’origine (le Mali), après toutes les formalités d’usage. Ainsi, rentrés clando au pays des hommes intègres, les nôtres ne ressortiraient au grand jour. C’était la voie empruntée par certains de leurs prédécesseurs à Boulkessi, à la faveur de l’attaque du 5 mars 2017 au cours de laquelle nos soldats ont été mis en déroute. Une vingtaine d’entre eux trouvent refuge à pied au village burkinabé de Dambatousougou. En gageant une réédition de ce qui s’est passé, à l’issue des récents événements de Boulkessi, c’est certes, un heureux dénouement en perspective. Mais, un déshonneur supplémentaire pour les FAMa et les populations maliennes. Bien sûr, ce serait tout de même un moindre mal.

Le second scénario, le plus pessimiste et le moins souhaitable, c’est qu’ils auront été capturés par les assaillants. L’on retomberait alors dans le cercle vicieux des prises d’otages et des échanges de prisonniers. Les stigmates sont encore très présents. Il s’agit d’un scénario d’autant plus catastrophe qu’avec le contingent d’otages dont les terroristes disposent, ils pourraient faire libérer la plupart de leurs prisonniers et à leurs conditions comme on l’a vu lors de précédentes opérations de ce genre. Le plus anecdotique étant la libération, après une parodie de justice de Mohamed Aly Ag Wadoussène, Haïba Ag Acherif, présumés terroristes, ainsi que Oussama Ben Gouzzi et Habib Ould Mahouloud, auteurs présumés de graves violations de droits humains au Mali, en échange de l’otage français Serge Lazarévic. Il faut rappeler que le 16 juin 2014, Mohamed Aly Ag Wadoussène s’était échappé de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako avec Haïba AG Acherif. Lors de cette évasion, il tue à bout portant le surveillant Adjudant Kola Sofara

Dans ces conditions, c’est un éternel retour à la case départ : les jihadistes harponnés se retrouvent dans la nature et renouent avec leurs activités criminelles.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: Boulkessi, les menteurs confondus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-boulkessi-les-menteurs-confondus-2841966.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 14:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="single_post_title">
<h1 class="entry-title single-post-title"><span style="color: #222222;font-family: Verdana, Geneva, sans-serif;font-size: 15px">Dans deux communiqués, le Gouvernement donne le temps durant lequel l’Armée a été délogée de son camp à Boulkessy : ‘’dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 Septembre 2019, le Camp des FAMa (Forces Armées Maliennes) de Boulkessi et le poste militaire de Mondoro dans la région de Mopti, ont fait l’objet d’une violente attaque djihadiste’’ ;‘’les FAMa, malgré les tirs d’harcèlement des terroristes, ont pu réoccuper le camp de Boulkessi, ce mardi soir’’.</span></h1>
</div>
<div class="post_content">

Il aura fallu une opération conjointe d’envergure des FAMa et des Forces Armées burkinabé appuyée par Barkhane qui aura pris 48 HEURES. Pour la première fois, depuis 2012, une compagnie de l’Armée malienne, fut-elle sous le commandement du G5 Sahel, perdait totalement le contrôle d’un de ses camps et sans moyen aucun de le récupérer dans l’immédiat.
Selon un confrère français, Boulkessy et Mondoro tombent dans un premier temps, avant d’être repris au bout de 48 heures grâce aux bombardements des Mirage 2000 et des hélicoptères de combat français du dispositif Barkhane qui décollent de Niamey. Encore une fois, le salut est venu du ciel, mais pas de nos Pumas (‘’cloués au sol faute de maintenance appropriée’’).
Même le transport des blessés à Sévaré par aéronef dont parle gaillardement le ministre porte-parole du Gouvernement a été rendu possible grâce à la diligence de la MINUSMA qui a mis à la disposition du G5 Sahel des moyens aériens pour renforcer sa position à Boulikessi et évacuer les blessés (source : communiqué de la MINUSMA).
Mais où était alors la flotte aérienne nationale, à en croire certaines forfanteries est forte d’au moins 11 aéronefs (hélicoptères, avions de transport des troupes, avions de combat, en l’occurrence les célèbres Super Tucano) ? Aucun de nos appareils n’a été aperçu dans le ciel de Boulikessi, quand bien même Sévaré est plus proche où ils pourraient être stationnés en vue d’une intervention d’urgence.
Pendant que l’aviation française décollait du Niger pour mener des frappes à des centaines de kilomètres de sa base permettant une contre-offensive des troupes maliennes et burkinabé, des escrocs, à Bamako, retranchés derrière leur écran d’ordinateur, mènent la propagande : des bombardements sont en cours pour reprendre le camp, sans jamais préciser qui est derrière lesdits bombardements. Une manipulation abjecte tendant à faire croire une intervention de l’Armée de l’Air malienne qui a brillé par son absence, certainement faute de moyen.
Pourtant, l’on se gargarisait ici, l’on réceptionnait en fanfare des aéronefs qui se sont avérés être des épaves. À Boulikessi, les menteurs ont été rattrapés par la cruelle réalité. Sans l’aviation française, Boulikessi serait encore probablement sous le contrôle des jihadistes. C’est la triste réalité. Respect Barkhane.
L’hécatombe de Boulkessi pose une nouvelle fois, avec acuité, la question du vecteur aérien pour appuyer les troupes au sol. Cette hécatombe pose en plus un problème moral. La trentaine de soldats qui a trouvé la mort et la soixantaine d’autres dont on est sans nouvelle auraient pu connaître meilleur sort si elles avaient bénéficié d’une couverture aérienne appropriée, si elles disposaient de la puissance de feu à même de donner de la répartie. Ces soldats ont-ils été sacrifiés sur l’autel d’intérêts sordides ?
Pour le moment, l’heure est à se remettre de cette émotion, à compter nos morts et à les enterrer.
Mais après, il faudra situer les responsabilités et sévir avec la dernière rigueur, sans complaisance et sans démagogie. Quand on faute, on paie cash, qui qu’on soit. Parce qu’il faut qu’on se le dise : le Mali souffre autant de l’insécurité que de l’impunité des brebis galeuses. Vraiment, halte à de telles tragédies ; le sang de nos militaires a trop coulé.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>

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<item>
<title>Perception illégale des frais sur les retraits de cartes NINA: des agents de l’État dans le viseur de la PCC&#45;MALI</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/perception-illegale-des-frais-sur-les-retraits-de-cartes-nina-des-agents-de-letat-dans-le-viseur-de-la-pcc-mali-2841801.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 18:17:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plusieurs manifestations contre la corruption et la délinquance financière au Mali, la plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC-MALI) envisage une fois de plus, le vendredi 11 octobre 2019, un meeting de protestation contre la non-distribution et la perception illégale de frais de retrait de la Carte NINA, devant la mairie de la commune I du district de Bamako.</strong>

La non-distribution de la carte NINA et la perception frauduleuse des frais de retrait de la carte sont les deux points qui font l’objet de ce meeting. Selon ses initiateurs du meeting, ces pratiques privent des citoyens d’un de leurs droits les plus élémentaires. D’où, l’appel de la plateforme PCC-MALI au meeting protestation pour mettre fin à la perception frauduleuse de ces frais de retrait de la carte NINA par des agents de l’État. L’information de l’organisation du meeting a été donnée par le président de la plateforme PCC- Mali, le Pr Clément Mahamadou Dembélé.

Selon les initiateurs, c’est une manifestation qui s’inscrit toujours dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali.

En effet, les participants à ce meeting manifesteront leurs indignations, à travers des slogans qui interpelleront toutes les personnes en charge de la distribution et de la distribution de la carte NINA. Des pancartes seront élaborées à cet effet par les manifestants sur lesquelles figureront les mots de mécontentement à l’endroit de ceux qui piétinent les droits des Maliens.
À cette occasion, le président de la plateforme PCC-MAL, le Pr Clément Mahamadou Dembélé appelle l’ensemble des acteurs de la lutte contre la corruption et la délinquance financière à se mobiliser pour le meeting après la prière du vendredi du 11 octobre 2019, contre la non-distribution et la corruption des cartes NINA, devant les élus locaux de la commune I.

Le Pr DEMBELE nous a expliqué que la plateforme PCC-Mali avait recueilli plus de 500 témoignages sur la perception illégale par des agents pour livrer la carte NINA aux Maliens. Les raisons du choix de la mairie de la CI du district s’expliquent par le fait que Centrale de distribution des cartes NINA est installée dans cette commune.

Le président de la PCC-MALI rassuré qu’il ne s’agit pas de remettre le maire ou les conseillers municipaux en cause. Selon lui, le ministère de l’Administration territoriale a installé les agents dans la cour de la commune I pour distribuer les cartes NINA. « Ce sont ces agents qui ont mis en place un réseau de corruption pour percevoir des sommes qui varient entre 10 000 à 25 000 F afin de faciliter les démarches de la carte NINA. Chose qui est anticonstitutionnelle ».

Dans le bon sens, selon Pr Clément, l’État a l’obligation de faciliter l’accès et l’attribution de cette carte NINA aux citoyens.
Le président de la plateforme PCC-MALI a fait savoir que ce meeting était prévu en novembre prochain, dans le programme de son mouvement. Au regard des interpellations au sein de la plateforme, les membres ont jugé nécessaire d’aller au plus vite pour régler de ce problème de la carte NINA. Parce que selon Pr Clément, deux correspondances de la PCC-MALI avaient été adressées aux autorités compétentes en juin dernier ; et qui sont restées sans réponse.

PAR SABA BALLO]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sans Tabou: axe Bamako&#45;Ségou, psychose chez les usagers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-axe-bamako-segou-psychose-chez-les-usagers-2841799.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 18:06:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre laxisme des autorités nationales et relâchement des forces de sécurités, la ligne de l’insécurité est en train de bouger lentement, mais surement vers la capitale. En effet, depuis quatre mois maintenant, c’est la psychose chez les usagers de RN6 entre Bla et Bamako. Ainsi, il ne se passe plus deux semaines sans que ces derniers ne fassent l’objet de braquage de la part de bandits armés qui arrivent toujours à s’en tirer bon compte. Aussi, l’annonce de l’incursion de jihadistes dans le village de Nonkon, cercle de Kolokani, à seulement 70 km de Bamako est fortement préoccupante pour le Mali.</strong>

Après Gao-Sévaré, le voyage entre Bamako-Ségou-Bla devient un nouveau calvaire pour les usagers de la RN6. Le tronçon est en train de devenir un danger, un cauchemar pour les usagers de la route, à cause de la série de braquages que des bandits continuent de perpétrer en toute impunité, depuis quelques mois.

Dans la nuit du 13 juin 2019, des cars de transport ont été braqués sur la RN6 où des paisibles passagers ont été dépossédés de plus de 9 000 000 FCFA et d’autres matériels. Les malfrats reviendront à la charge, quelques jours seulement, sur le même tronçon, dans la nuit du 5 au 6 août. Aux environs de 20 heures, à Fambougou, à 10 kms de Sinzana-Gardans, dans la région de Ségou, les gendarmes du poste sont informés d’une opération de braquage. Effectuant le déplacement pour la reconnaissance, chemin faisant, les gendarmes ont rencontré les assaillants qui ont ouvert le feu sur eux à bout portant. À bord d’une Mercedes 190, tous les 4 gendarmes de la mission ont tous été touchés. Le bilan fait état d’un mort. Il s’agit Adjudant Adama Samak dit Adama Daplom promotion 2001.

Comme pour défier nos forces de sécurité, le vendredi 13 septembre 2019 encore, aux environs de 07 heures du matin, des individus armés non identifiés ont coupé même RN6, à l’aide de gros troncs d’arbres avant de braquer des véhicules. C’était à 10 KM de la ville de Bla, cette fois-ci, dans la région de Ségou.

La dernière incursion en date des bandits, est intervenue, selon nos sources, ce 29 septembre 2019 vers 0 h 7 min, à 7 km environs du poste de péage de Kassela au PK 16. Selon une source, le braquage a concerné de de nombreux véhicules, dont le car ‘’Air Kodio transport’’ quittant vers Fana pour Bamako. Ses occupants, dit-on, ont essuyé des tirs sur le para brise occasionnant un blessé grave. Les assaillant, au nombre de quatre selon des témoins après forfait, ils se sont dirigés vers Bamako après leur forfait. Par ailleurs, un camion semi-remorque quittant Bamako pour Fana surpris par les actions des assaillants est tombé dans le ravin. Enquête en cours !

Pour alerter toujours sur l’insécurité grandissante qui menace de plus en plus la capitale, notre confrère Seydou Traoré annonce sur sa page Facebook que : « le 19 septembre 2019, une colonne de 12 djihadistes sur des motos ont fait irruption dans le village de Nonkon, cercle de Kolokani à seulement 70 km de Bamako. Les djihadistes seraient venus du cercle de Banamba passant par la commune de Massantola en sillonnant des villages environnants.

Pendant ce temps, la guerre asymétrique continue de faire des victimes parmi nos vaillants soldats au nord et au centre, depuis plus de six ans.

Par Sidi Dao]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: sécurité, l’armée de nouveau surpris ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-securite-larmee-de-nouveau-surpris-2841797.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 18:03:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 Septembre 2019, le Camp des FAMa (Forces Armées Maliennes) de Boulkessy et le poste militaire de Mondoro dans la région de Mopti ont fait l’objet d’une violente attaque djihadiste. Le bilan macabre de cette nouvelle attaque qui sonne comme un nouveau revers pour les FAMa face à l’ennemi suscite des interrogations sur l’état d’esprit de nos combattants sur le terrain. A quand la fin de ces attaques surprises contre les FAMA ?</strong>

Après avoir essuyé tant d’attaques ces derniers mois, on pensait que notre armée avait adopté avoir une posture beaucoup plus offensive sur le terrain. Mais, visiblement, les FAMa semblent encore été pris de court par l’ennemi en terrain hostile.

Suite aux attaques meurtrières contre le village d’Ogosagou et le camp de Dioura en mars dernier, le président IBK après des sanctions contre la hiérarchie militaire avait sévèrement mis en garde : ‘‘que nul ne vient plus nous surprendre en train de faire du thé’’. Ce jour, le président IBK n’avait pas pu contenir sa colère face à une attaque barbare qui avait fait 23 morts. «Aucune négligence ne saurait plus être tolérée », avait-il dit sur la Place d’armes du Génie militaire de Bamako où 600 éléments du Service national des jeunes ont été présentés au Drapeau national.

Depuis, les instructions de la hiérarchie militaire sur le terrain lors de différentes sorties sont fermes aux éléments afin d’éviter des attaques surprises.

La destruction du camp de Boulkessi, avec des véhicules équipés emportés, sonne comme une réédition de l’attaque de Dioura par les narcojihadistes alors que la tendance était à l’accalmie, depuis quelques semaines. Cette dernière suscite de nombreuses interrogations, sur le niveau d’équipement de nos militaires et leur état d’esprit sur le terrain. En tout cas, c’est déjà six ans que nous sommes face à cette guerre asymétrique où l’armée et les autorités nationales peinent à trouver la réponse idoine. C’est toujours le même scénario : attaques nocturnes, des engins explosifs improvisés, des embuscades qui font des pertes importantes dans les rangs de l’armée.

A l’analyse des différentes attaques contre les FAMA, on est fondé à croire que la thèse du manque de matériels ne tient pas la route. En effet, que ce soit à Nampala, Tombouctou, Banamba et celles de Boulkéssy et Mondoro ce 30 septembre 2019, on est fondé à croire que notre armée faute d’être très performante dispose des moyens pour éviter d’être de faire surprendre si facilement. Puisque c’est les jihadistes qui arrivent non seulement à détruire le camp, mais à emporter du matériel pour renforcer son arsenal.
Selon des sources non officielles, à le bilan provisoire de ces dernières attaques à Boulkessi et Mondoro est lourd : au moins deux civils tués par des balles perdues, un autre soldat tué classe 2007, 04 pick-up équipés, plusieurs caisses de munitions et armes emportés et le camp est complètement détruit.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dialogue national inclusif: le miroir aux alouettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-national-inclusif-le-miroir-aux-alouettes-2841795.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 17:59:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Dialogue en gestation dans notre pays, qu’il soit politique ou national, dans sa conduite, a réussi à dégager une certaine unanimité à son sujet : une incurie et une désinvolture absolues par rapport à l’inclusivité pourtant exhibée urbi et orbi comme le composant essentiel de ce dialogue.</strong>

La preuve en est que de véritables forces politiques et de la société civile sont laissées en rade. Le FSD, la principale force politique d’opposition ; la CoFoP, un autre regroupement politique d’opposition ; la Plateforme ‘’Anw Ko Mali dron’’ ont annoncé qu’ils n’embarqueront pas dans un navire dont les capitaines témoignent un désintérêt total, si ce n’est un mépris souverain pour leurs préoccupations. À ceux-ci, en l’occurrence le FSD qui est à l’origine de cette démarche normalement salvatrice, il peut être tenu rigueur pour parjure. Pour autant, et à leur décharge, ils ont alerté sur les graves dérives et préconisé des rectificatifs. Ce, alors que du côté du pouvoir aucun effort sincère n’a été constaté tendant à embarquer tous les Maliens (principe de l’inclusivité oblige) dans le bateau du Dialogue National Inclusif (DNI). Un pays aussi déchiré par les crises peut-il se permettre le luxe d’aller à un DIALOGUE NATIONAL sans une frange aussi importante que représente le FSD, si tant est qu’il y a une volonté de guérir le Mali ? Mais bon ceux-ci ont eu leur dose de mépris dans une réponse du Président IBK à Jeune Afrique, en juin dernier : ‘’il n’y a pas eu de crise post-électorale, mais la bouderie d’un seul homme, inconsolable de ne pas être entré au palais de Koulouba. Quelle que soit l’ampleur de son ego, il ne représente pas le sentiment de 20 millions de Maliens. Quant au dialogue, il ne sera ni conférence nationale ni un troisième tour électoral, que cela soit clair’’. C’est vrai que Soumi champion n’incarne pas le sentiment de 20 millions de Maliens, mais il représente tout de même 32,83% des suffrages exprimés au second tour de la présidentielle de 2018, soit 879 235 voix, en faisant l’effort d’avoir foi aux chiffres communiqués. Ce n’est pas rien. Mieux, il faudrait intégrer que le nombre important de Maliens qui n’ont pas voté en 2018 ne partagent pas nécessairement le sentiment du Président de la République qui devrait avoir le triomphe modeste avec ses 67,17 contestés jusqu’au jusqu’à preuve du contraire.
Mais, le Mandé Masa, du haut de son mont de Koulouba, a franchi une étape supplémentaire avec le déclenchement d’une hostilité ouverte par cette déclaration à la faveur de la célébration du 59e anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. Il a dit : “réaffirmer l’attachement du Gouvernement malien à cet accord, quitte à en discuter certaines dispositions, l’essentiel étant d’en conserver l’esprit”. Ce propos aussi populiste (parce qu’il répond aux attentes de l’opinion dans sa plus grande expression) que polémique a eu le mérite d’enflammer les relations entre le Gouvernement et la CMA qui décide à son tour de suspendre sa participation au Dialogue national inclusif.
De ce qui précède, il ressort clairement que l’entourloupe est planifiée.
L’enfumage ou du moins la tentative d’enfumage concerne le parrain et sauveur devant l’Éternel du Mali en 2012. En effet, le Président de France, invité sur France2, le 28 mars 2013, disait : « le temps où la France désignait des chefs d’État en Afrique est révolu… (Mais a-t-il poursuivi) Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. Deuxièmement, il faut qu’il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne ».
L’élection présidentielle a bel et bien eu lieu…
À présent, place au dialogue décrété qui après tant « d’intransigeances » a été mis sur les rails, mais avec une dynamite sous chaque traverse, avec le dessein à peine dissimulé de le saborder. Le pari est pourtant risqué pour un pouvoir à la légitimité toujours fortement contestée et engagé sur plusieurs fronts.
Les Mouvements armés, nonobstant la fenêtre ouverte par l’Accord qui donne la possibilité d’une révision, ont également été floués quelque part sur l’article 65 qui stipule : ‘’les dispositions du présent Accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les Parties signataires du présent Accord et après avis du Comité de suivi’’. Si aucune disposition n’est pour l’heure modifiée ; il n’en demeure pas moins que se posera le moment venu la question du ‘’consentement express de toutes les Parties’’ et l’avis du Comité de suivi. L’on est donc en présence d’un passage en force aussi périlleux qu’hypothétique.
Enfin, le peuple est la grande victime de cette arnaque politique de haut vol du fait que le ‘’Dialogue National Inclusif’’ est volontairement amputé d’objet dans l’intitulé qui devrait renseigner sur les attentes, mais aussi, et surtout servir de fil d’Ariane. Par exemple, le Dr Ousmane SOW a proposé un ‘’Mémorandum Pour un Mali Prospère, Stable et en Paix’’. Ce que recherche le Mémorandum est annoncé dès l’intitulé.
Au Cameroun, l’option a été prise sur un ‘’DIALOGUE NATIONAL POUR LA PAIX’’. L’objet du dialogue c’est la paix, point barre.
Dans le cas du Mali, l’on se contente juste de mettre en garde : ‘’quant au dialogue, il ne sera ni conférence nationale ni un troisième tour électoral, que cela soit clair’’. Il sera quoi alors ? Une comédie grotesque et dérisoire perpétuant une tradition de fuite en avant qui a élu domicile au Mali depuis 2013, un énième rendez-vous manque avec l’histoire. À condition qu’il se tienne bien sûr…

PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Série noire d’incendies: quand l’incurie le dispute à l’impéritie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/serie-noire-dincendies-quand-lincurie-le-dispute-a-limperitie-2841792.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 17:56:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Faute de moyens suffisants ou de volonté, le Gouvernement est réduit à un mutisme assourdissant face à un problème aussi prégnant que la série noire d’incendies qui angoisse les populations depuis une semaine.</strong>

La semaine dernière, un camion-citerne qui se renverse et déclenche un incendie causant des pertes en vie humaine et d’importants dégâts matériels à Badalabougou. Le lendemain, un autre camion-citerne manque de peu de se renverser réitérant probablement le sinistre de la veille. Plus tard, un camion transportant des bâches et des chaises a été totalement consumé. Ce lundi matin, un véhicule 4×4 de transport de lait a pris feu sur la route de Koulouba, côté Jardin zoologique. Il a été totalement calciné. Hier, un car qui prend feu, entre Diéma et Didiéni. Vraiment, ça fait beaucoup. Ça fait même trop pour sortir du cadre d’incidents isolés et s’inscrire en bonne place des priorités les plus pressantes. D’autant plus qu’il s’agit de la sécurité des personnes et des biens publics comme privés.
Dans cette situation bombesque, l’on assiste aux spéculations des plus hasardeuses au plus ensorceleuses : du kérosène dans nos réservoirs de véhicule ; une vengeance des partisans de Bakary TOGOLA, en détention ; des actes de sabotage aux fins de semer la psychose au sein de la population ; un châtiment divin. Des gens incriminent l’état lamentable de la plupart des routes ou pointent du doigt des défaillances techniques des engins… Tout y passe. Parce qu’il faut trouver des réponses. Ainsi est faite la nature humaine. En l’absence de réponse satisfaisante, l’on s’en crée de toutes pièces. Cela aussi relève de la nature humaine. D’ailleurs ne dit-on pas que la nature a horreur du vide ? Il faut donc coûte que coûte trouver une explication à cette série noire d’incendies touchant les véhicules. Et dans cet exercice insolite, les Maliens ont l’imagination particulièrement fertile.
La quête de réponse qui s’inscrit dans l’ordre normal des choses (l’homme a besoin de réponses) ne manque pas de révéler certains comportements : la fatalité, la paresse intellectuelle, l’incurie… Est-on blâmable du comportement que l’on a devant un phénomène inexpliqué ? Assurément pas.
Par contre, comme dans une épidémie de choléra, d’intoxication alimentaire, mettant gravement en péril la vie des populations, l’État est interpellé et devrait réagir avec célérité. Il était attendu de l’État malien d’ouvrir rapidement une enquête pour déceler les causes exactes de ces incendies, afin d’y mettre un terme aussi rapidement. C’est vrai qu’après le premier incendie à Bamako, celui du camion-citerne, le Gouvernement, dans son communiqué, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Tout en ne lui déniant pas le bénéfice du doute (tout présumé coupable y a droit), l’on serait tenté à porter plus de crédit à ce proverbe rwandais : ‘’les promesses engraissent les oreilles, pas les joues’’. Cela, sur la foi à d’une ribambelle de problèmes en chaîne jamais résolus, d’une constellation d’enquêtes ouvertes, jamais refermées.
Depuis la fameuse annonce, la spirale négative des incendies s’est accélérée sans que l’on n’ait aucune réponse irréfragable. L’État malien manquerait-il à ce point d’expertise pour avoir recours à son sport favori, à savoir la fuite en avant ? Serait-il aussi irresponsable pour grossir la foule des spectateurs des véhicules en feu et de la mort de personnes dont le seul tort est souvent de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ? Et nous revoilà à la case départ : des questions sans réponse.
Alors, serions-nous les damnés de la terre obligés d’affronter avec stoïcisme tous les malheurs ? Dans l’attente d’hypothétiques réponses, l’on peut s’accorder sur un fait, sans procès d’intention aucun : cet Etat est défaillant sur toute la ligne. Non pas parce qu’il est responsable des drames qui angoissent la population, mais par son incapacité coupable de diligenter un diagnostic exact et d’appliquer la mesure qui s’impose. Parce que les citoyens ont droit à la sécurité : ‘’la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne’’ (article 1er de la Constitution du 25 Février 1992). Cela n’est pas négociable.

PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Cheickna Camara, président de la Plateforme les bâtisseurs: ‘‘aider le Dr Boubou CISSE c’est rendre au Mali le plus sacré des services’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cheickna-camara-president-de-la-plateforme-les-batisseurs-aider-le-dr-boubou-cisse-cest-rendre-au-mali-le-plus-sacre-des-services-2841501.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:08:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Plateforme les bâtisseurs a organisé, le samedi 28 septembre, un grand meeting au Palais de la culture pour exprimer son soutien aux actions du Premier ministre Boubou CISSE et évoquer certaines questions brulantes de l’actualité. Ce meeting qui était placé sous l’égide du président de la Plateforme, Cheickna CAMARA, a enregistré la présence des leaders de plusieurs mouvements qui soutiennent les actions du Gouvernement.

Prenant la parole au nom des jeunes de la Plateforme, Abdramane SY a déclaré que le Dr Boubou CISSE mérite aujourd’hui le soutien de tous les Maliens compte tenu de son engagement à trouver des solutions à tous les problèmes qui assaillent le Mali. Selon lui, à travers ce meeting, les bâtisseurs ont voulu montrer à la face du monde que malgré qu’il soit apolitique, le Dr Boubou CISSE a le soutien de milliers de Maliens.

Abdramne SY a informé qu’après ce meeting, la plateforme ira à la rencontre des Maliens où qu’ils se trouvent pour recenser leurs préoccupations pour les soumettre au Premier ministre.

Il a enfin appelé le Chef du Gouvernement à renforcer son appui aux femmes et aux jeunes sans emploi et à écouter davantage les personnes ressources.

Le président du mouvement Patriotique Arc-en-ciel, Ismaila DIALLO, a ajouté qu’il faut l’engagement de tous les Maliens pour résoudre la crise et amorcer le développement du Mali. Il a appelé les Maliens à regarder dans la même direction et à faire des propositions de sortie de crise.

« Le problème du Mali est imputable aux hommes politiques. Il faudrait que les citoyens convaincus se donnent la main et mènent des actions en fonction de leurs possibilités », a diagnostiqué et préconisé Ismaila DIALLO.

A son tour, le président de la Plateforme les bâtisseurs, Cheickna CAMARA, a précisé que ce meeting a été organisé pour exprimer leur soutien au Gouvernement et véhiculer le message de construction nationale.

Il a souligné que les autorités méritent le soutien de la population en ces moments où le pays souffre de l’insécurité avec son corollaire de morts, de blessés, de mutilés, de veuves, d’orphelins… «Les Maliens souffrent de la misère matérielle avec ses conséquences sur le plan social, psychologique, moral et émotionnel. Les Maliens souffrent du chômage car les universités sont devenues des fabriques de chômeurs et des titulaires de diplômes aux contenus douteux. Les Maliens souffrent de la misère morale et intellectuelle qui constitue de terreaux favorables de toutes les formes de déviations, de perversions, de dérapages, de recrutement des terroristes », a martelé le président de la Plateforme.

Aussi, ajoute-t-il que le Mali souffre de la crise des valeurs et de la perte des repères. Ce, d’autant plus que de nos jours au Mali rien ni personne n’est sacré, tous les tabous étant levés, les personnes âgées, les autorités, les leaders religieux, les femmes sont tous insultés, vilipendés, attaqués. Des choses qui sont en contradiction avec nos cultures, nos valeurs et nos traditions.

Face à cette situation, M. CAMARA soutient qu’il est temps de s’interroger et de situer individuellement et collectivement les responsabilités. Pour lui, tous les Maliens doivent se poser et donner des réponses sans complaisance à ces questions: qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Que nous arrive-t-il ? Avons-nous sérieusement été à la hauteur dans nos familles, dans nos vestibules, dans nos entreprises, dans nos lieux de culte ? N’avons-nous pas failli quelque part ? Notre responsabilité n’est-elle pas lourdement ou faiblement engagée ? Nous ne nous sommes pas tues lorsqu’il fallait parler ? N’avons-nous pas laissé faire ?
Le président de la Plateforme les bâtisseurs a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du Mali et à l’ensemble des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur à se donner les mains afin d’aider les autorités à sauver le bateau Mali à sortir des violents troubles. Pour lui, le cadre du Dialogue national inclusif vient à point nommé. De ce fait, M. CAMARA a appelé l’ensemble des acteurs à y prendre une part active et décisive en vue de féconder ses conclusions par leurs contributions enrichissantes et leurs idées patriotiques.
« Le Mali n’a eu autant besoin de l’ensemble de ses filles et fils unis à son chevet pour le sortir du marasme dans lequel il se trouve actuellement. C’est pourquoi, nous en appelons au patriotisme et à la lucidité de tous pour qu’ensemble, unis autour du gouvernement dirigé par le Dr Boubou CISSE, nous puissions relever les défis qui assaillent notre pays », a appelé le président Cheickna CAMARA.
Il a salué la sagesse et la perspicacité du Président de la République qui, en ces moments troubles de notre vie politique, a décidé de se mettre à équidistance de toutes les forces politiques de nommer comme chef du gouvernement le Dr Boubou CISSE.
Ainsi, de la nomination du Dr Boubou CISSE à ce jour, le président de la Plateforme a cité certaines actions qui sont à son actif. Il s’agit entre autres de la fin de la grève des cheminots, de la signature de l’accord avec les syndicats d’enseignants, des nombreux voyages dans les régions de Mopti et Ségou pour initier le dialogue entre les communautés, du voyage par route à Kayes pour s’enquérir de l’état de la route, de la visite mémorable à Paris…
Pour le président de la Plateforme les bâtisseurs, aider le Premier ministre dans sa mission c’est rendre au Mali le plus grand et le plus sacré des services. Pour lui, la réussite du Mali sera celle de tous les Maliens.
Il a enfin déclaré que ceux qui prennent souvent la parole au nom du peuple ne sont pas malheureusement ses meilleurs représentants. A son avis, ceux-ci desservent notre pays à travers certains genres de communication.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Affaire d’avions cloués au sol: Soumi obtient la mise en place d’une commission parlementaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-davions-cloues-au-sol-soumi-obtient-la-mise-en-place-dune-commission-parlementaire-2841499.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La session budgétaire de l’Assemblée nationale ouvrira le lundi prochain. Outre l’examen et l’adoption du budget national, selon des sources, une commission parlementaire sera mise en place pour enquêter sur l’affaire dite des avions cloués au sol.</strong>

Dans une semaine, la session d’octobre de l’Assemblée nationale s’ouvrira. Constitutionnellement, elle sera consacrée essentiellement à l’examen et à l’adoption du budget. Outre ce point, l’on murmure à l’Assemblée nationale la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la sulfureuse affaire de l’achat d’avions militaires comme réclamé par le chef de file de l’Opposition.

« Nous attendons l’ouverture de la session d’octobre pour analyser ce dossier », nous a affirmé un député. Selon lui, au moment venu, l’Assemblée nationale prendra la décision qu’il faut.

Par ailleurs, un autre député de la majorité parlementaire est déjà favorable à la mise en place d’une commission d’enquête. « En mettant en place cette commission, nous allons crédibiliser l’Assemblée nationale », a justifié notre interlocuteur.

Cette commission ne va-t-elle pas empiéter sur le travail du Parquet ? Il y aura-t-il une de violation de textes ? Selon une source, ces inquiétudes ne sont plus à l’ordre jour puisque le Parquet n’aurait pas encore ouvert de dossier sur cette affaire d’avions cloués au sol. Ainsi, commente notre source, il y a de fortes chances que l’Assemblée nationale examine la demande de l’Opposition et de constituer une équipe qui va enquêter sur ce dossier.

Pourtant le Procureur du Pôle économique et financier du District de Bamako avait annoncé l’ouverture d’une enquête au sujet de cette même affaire, au cours d’un point de presse, en août dernier. À quoi faut-il alors s’en tenir ? D’autant plus que le Premier ministre soutiendrait le contraire et en aurait informé les augustes membres de l’Assemblée nationale de la non-ouverture d’enquête, laissant la voie libre à la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: Boubou Cissé, agenda caché ou dévoilé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-boubou-cisse-agenda-cache-ou-devoile-2841492.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:01:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À travers un tract distillé sur les réseaux sociaux, le Cabinet du Premier ministre tente maladroitement de convaincre les Maliens sur la noblesse et la générosité des intentions, ambitions et agenda politiques de Boubou CISSE. Le démenti qui n’a pas été posté sur les réseaux officiels ressemble à une flagornerie affligeante qui croit pouvoir donner l’estocade aux « nyengo » et rabattre le caquet à tous les « hassidi » qui en veulent à notre formidable Premier ministre.</strong>

Pour que nul n’en ignore, les thuriféraires du Cabinet avertissent donc « que le Premier ministre est serein et reste concentré sur les missions à lui confiées par le Président de la République, Chef de l’État. Il ne saurait par conséquent se laisser distraire par des tentatives de mauvaise foi, heureusement vouées à l’échec ».
Pour une sérénité brandie en épouvantail, le locataire de la Primature doit être assez préoccupé pour que son cabinet se voie dans l’obligation de monter au créneau pour tenter de divertir les Maliens sur une prétendue tentative de déstabilisation du Premier ministre.

L’allusion à «de personnes mal intentionnées tapies dans l’ombre, vise en réalité à saper les efforts du Gouvernement, en tentant d’attiser le ressentiment des populations déjà éprouvées par la crise multiforme qu’elles connaissent depuis des années » ne peut faire illusion de complot par le biais d’une polémique petitement conduite. Comme au bon vieux temps des partis uniques, on ressort les vieux cantiques et la vieille rhétorique des «personnes mal intentionnées tapies dans l’ombre » ! Les faits étant sacrés, le commentaire libre.

Le Premier ministre a effectué une visite de travail en France du 9 au 12 septembre 2019 au cours de laquelle il a logiquement rencontré le Président de la République française, Emmanuel MACRON et plusieurs autres autorités françaises.
Suite à cette visite, l’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa rubrique ‘’Confidentiel, Diplomatie et réseaux’’ (parution N°3062 du 15 au 21 septembre 2019) donne l’information suivante : ‘’Le 10, le Premier ministre malien a été reçu par Emmanuel Macron qui souhaitait lui manifester son soutien. ‘‘Il en a besoin’’ glisse une source à l’Élysée, faisant allusion à la difficulté de la mise en place du dialogue politique inclusif au Mali.
Boubou Cissé a indiqué que le référendum portant sur la révision de la Constitution serait organisé d’ici la fin de l’année et que les législatives, prévues en octobre 2018, mais plusieurs fois reportées depuis, se tiendraient en 2020’’.
Comme une traînée de poudre, l’info fait le tour des rédactions et des états-majors politiques. Elle est tout naturellement commentée, et bien évidemment de manière très pimentée par des «personnes mal intentionnées tapies dans l’ombre ». Des messagers à qui on veut de rendre gorge pour avoir transmis le message ? Un message à deux volets : le soutien de Macron à Boubou et la date des élections.

En conseillers avertis de la fragilité de la situation politique, le cabinet aurait dû se taire et se contenter de la réponse donnée par le Premier ministre dans son discours de clôture à l’atelier de validation des termes de référence du dialogue national inclusif : « je souhaite qu’au sortir du Dialogue, vous ayez obtenu un consensus sur un nouveau chronogramme électoral. Ceci est très important pour renouveler le mandat des institutions comme l’Assemblée Nationale ».
Au lieu d’un droit de réponse en bonne et due forme à Jeune Afrique, le Cabinet du Premier verse en vaines conjectures. Contrairement à Soumi qui a usé de son droit de réponse dans l’affaire de ‘’moi ou le chaos’’, le Cabinet primatorial très empressé, mais manquant cruellement de courage, s’en prend à des ‘’personnes mal intentionnées tapies dans l’ombre’’… Et de quelle manière ?
Un Tract polémique et mal inspiré en guise de droit de réponse que le Cabinet a peur d’assumer envers l’Hebdomadaire Jeune Afrique. Pire, un tract qui au lieu de démentir soulève plein de questions : ‘’aucun moment, avec aucune des personnalités citées, il n’a été question de fixer les dates du référendum ou des législatives à venir. Encore moins d’en fixer le contenu et la conduite’’. Le Cabinet affirme solennellement qu’aucun agenda n’a été imposé au Premier ministre par qui que ce soit et que le Premier ministre lui-même n’a aucun agenda caché.

Que le Premier ministre n’ait aucun agenda caché, aucune ambition pour 2023, nul ne saurait lui faire un procès en sorcellerie ; en tant que citoyen jouissant de ses droits, il en a le droit, et surtout l’opportunité. Le Cabinet ferait mieux dans ce cas de s’occuper des Clubs et meetings de soutien qui ne font aucune illusion pour les politiques et les citoyens avertis. Le temps est le meilleur juge. Parce qu’ailleurs comme en politique, suivant l’éternelle formule du philosophe grec Anaxagore : ‘’rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau’’… En d’autres termes ‘’rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme’’.

D’autre part, ‘’qu’aucun agenda n’a été imposé au Premier ministre par qui que ce soit’’, donne le sourire à tous ceux qui ne se font aucune illusion sur la situation de notre Mali qui n’a plus les moyens de son orgueil et de sa fierté. Parce que si cela voulait dire que la France, que le Président de France ne peut en imposer au Premier ministre du Mali, le Cabinet du Premier ministre aura raté un incontournable cours des relations franco-maliennes. Au cas où le Cabinet feindrait d’en ignorer, il faudrait seulement rappeler le diktat du prédécesseur de Emmanuel Macron au sujet d’un autre calendrier électoral. Au sujet de la présidentielle de juillet 2013, le Président de France, invité sur France2, le 28 mars 2013, disait: «le temps où la France désignait des chefs d’État en Afrique est révolu… (Mais a-t-il poursuivi) Nous voulons qu’il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. Deuxièmement, il faut qu’il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne ».
L’élection présidentielle a bel et bien eu lieu… et après tant « d’intransigeance » le dialogue décrété est en train de prendre corps.
Le Premier ministre Boubou CISSE ferait bien de se méfier de ces conseilleurs d’un autre temps, totalement déconnectés des réalités et qui lamentablement croient faire prendre aux Maliens des vessies pour des lanternes. Le poète le dit ‘’pour vivre heureux vivons caché’’.
PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: terrorisme au Sahel, la Minusma face à l’épreuve du temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sans-tabou-terrorisme-au-sahel-la-minusma-face-a-lepreuve-du-temps-2841081.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sans-tabou-terrorisme-au-sahel-la-minusma-face-a-lepreuve-du-temps-2841081.html</guid>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 18:23:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La MINUSMA à nouveau démasquée
C’est du moins, le point de vue du président burkinabé M. Kaboré à la tribune de l’ONU, ce 25 septembre 2019. Il est inconcevable pour le président du Faso qu’avec « 12 000 hommes et des moyens substantiels que cette force ne puisse pas contribuer efficacement à la lutte contre le terrorisme dans ce pays ». Il a appelé le Conseil de sécurité à accorder à la Force conjointe du G5 Sahel un mandat en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, afin de lui assurer des ressources pérennes et prévisibles.

Depuis 2012, dans les seuls pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), le nombre de morts civils entre 2012 et 2018 a été multiplié par quatre, des sources onusiennes.

C’est pourquoi lors de la d’une réunion de haut niveau sur le Mali et le Sahel en marge du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer le caractère ‘’inopérant de la Minusma au Mali. Selon lui « il apparaît inconcevable qu’avec 12 000 hommes et des moyens substantiels, cette force ne puisse pas contribuer efficacement à la lutte contre le terrorisme dans ce pays ». À l’instar de ses pairs de la CEDEAO et en tant que Président en exercice du G5 Sahel, le dirigeant a donc lancé un appel pour un mandat « plus robuste et plus offensif » de la MINUSMA. De même, il a appelé le Conseil de sécurité à accorder à la Force conjointe du G5 Sahel un mandat en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, afin de lui assurer des ressources pérennes et prévisibles.

En tout cas, la semaine dernière, les terroristes ont encore marqué le terrain au Mali, notamment par la prise d’otage des membres de l’équipe de football de Douentza, de retour de Mopti, le lundi dernier. Au paravent, dimanche 22 septembre 2019, à M’Bana dans la commune de Dioungani, également au centre du Mali, une mine a explosé dans une salle de classe, selon des autorités locales, précisant que l’engin explosif ciblait des éléments des Forces armées maliennes qui logeaient dans cette école. « Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais des dégâts », a affirmé un élu local.

À Tombouctou, ce 23 septembre, trois véhicules de transport ont été interceptés et incendiés par des hommes armés non identifiés. L’incident s’est passé près de Nibkit -Ilhilik entre Goundam et Tombouctou.

António Guterres, pour sa part, a appelé, ce mercredi 25 septembre 2019, la communauté internationale à redoubler d’efforts face à l’escalade continue de la violence dans cette région. En dehors des appels à la mobilisation comme toujours, aucune action concrète n’a été dégagée pour faire face aux attaques terroristes persistantes au Sahel.

Face à de tels incidents, Antonio Guterres est sans équivoque : « soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts ».

Le Secrétaire général a aussi jugé nécessaire de renforcer la coopération régionale et internationale. Il a estimé que la force conjointe du G5 Sahel restait cruciale pour combattre les groupes armés extrémistes et les terroristes.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Antonio GUTERRES sur l’escalade de la violence au sahel: ‘‘ nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/antonio-guterres-sur-lescalade-de-la-violence-au-sahel-%25e2%2580%2589nous-sommes-en-train-de-perdre-du-terrain-face-a-la-violence-2841078.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 18:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Lors d’une réunion de haut niveau sur le Mali et le Sahel en marge du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mercredi la communauté internationale à redoubler d’efforts face à l’escalade continue de la violence dans cette région.</strong>

« Je sais que nous sommes tous très préoccupés par l’escalade continue de la violence au Sahel et son expansion vers les pays du golfe de Guinée », a dit M. Guterres aux participants de cette réunion.
« Je crains que nous n’ayons collectivement échoué à enrayer les causes profondes de la crise – la pauvreté, les failles de gouvernance, l’impunité – qui nourrissent la montée de l’extrémisme violent. Les groupes terroristes instrumentalisent les conflits locaux et se positionnent en défenseurs des communautés », a-t-il ajouté. « Tout cela est aggravé par le changement climatique. La raréfaction des ressources naturelles exacerbe les tensions. Au Nigéria, les heurts entre éleveurs et agriculteurs ont l’année dernière fait plus de victimes que Boko Haram ».

Selon lui, partout, ce sont les civils qui en payent le prix. Dans les seuls pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), le nombre de morts civils entre 2012 et 2018 a été multiplié par quatre. Plus de 5 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de 4 millions ont été déplacées, 3 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de 2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire.
« Soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence. Nous devons redoubler d’efforts », a affirmé le Secrétaire général.
Il a estimé que ces efforts devaient d’abord être centrés sur le front politique, la résolution du conflit malien étant essentielle à l’établissement d’une paix régionale durable.
« Le dialogue politique national inclusif lancé la semaine dernière doit ouvrir la voie à des progrès dans la mise en œuvre de l’accord de paix. La révision constitutionnelle sera indispensable pour mettre en place des réformes décisives », a noté M. Guterres.
Il a également salué les actions entreprises par les autorités maliennes avec le soutien de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) pour faire cesser les violences, protéger les civils et promouvoir la réconciliation dans le centre du pays.

Le Secrétaire général a aussi jugé nécessaire de renforcer la coopération régionale et internationale. Il a estimé que la force conjointe du G5 Sahel restait cruciale pour combattre les groupes armés extrémistes et les terroristes. Cette force, selon lui, a besoin de davantage de soutien, notamment de financement.
« Je crois qu’il faut qu’on reconnaisse que la lutte contre le terrorisme menée par le G5 Sahel n’est pas seulement une question des pays du G5 Sahel; n’est même pas seulement une question régionale ou africaine, c’est une question globale. Les forces du G5 Sahel nous protègent nous tous du terrorisme. Si ces forces n’ont pas les moyens de lutter efficacement contre le terrorisme, les menaces vont se répandre bien au-delà de la région et sont des menaces à la sécurité globale, collective de notre monde », a insisté M. Guterres.

Il a également jugé nécessaire que les fonds promis pour l’assistance humanitaire au Sahel soient effectivement octroyés.
« Le Sahel a besoin de l’unité et de l’engagement de tous. Beaucoup d’outils et de mécanismes sont actuellement en place. Tous sont complémentaires et méritent d’être soutenus et valorisés », a-t-il conclu. « Le temps presse et c’est dans un esprit de complémentarité et d’unité que nous pourrons arrêter la spirale de violence et de souffrance dans la région ».

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<title>Affaire dite « des avions cloués au sol »: voici les faits, tous les faits, rien que les faits (deuxième partie)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/affaire-dite-des-avions-cloues-au-sol-voici-les-faits-tous-les-faits-rien-que-les-faits-deuxieme-partie-2841061.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 16:52:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans les vœux de Nouvel An 2016 de l’Armée au Président IBK, le Chef d’état-major général des armées, le général Didier DAKOUO, a fait un état des lieux sans complaisance de la situation sécuritaire : « Je dois vous avouer que si des progrès notoires ont été constatés dans l’atteinte des objectifs découlant de la noble mission que vous nous avez assignés, des Maliennes et des Maliens continuent à être victimes d’aventuriers d’un autre âge, terroristes, extrémistes religieux, trafiquants ou bandits de grand chemin…, sans que nous puissions efficacement protéger leurs vies et leurs biens. Ce qui signifie qu’il nous reste beaucoup à faire, pour regagner la confiance de nos populations. Nous en sommes conscients et nous nous y employons. Ceci est une promesse. (…) Exploitant l’asymétrie à volonté, les groupes armés terroristes-GAT, essentiellement AQMI, à travers ses trois Katibas, Almourabitoune avec ses deux Katibat et Ansardine au moyen de ses quatre franchises, profite de la porosité de nos frontières, de la mobilité réduite des FAMa, et du manque de vecteurs aériens, entre autres. Ils comptent imposer la terreur par des infiltrations suivies d’attentats ‘’kamikaze’’, des prises d’otages, des assassinats ciblés, des attaques sur les convois logistiques, la pose d’EEI le long de certains axes, de tirs de roquettes sur certaines localités… L’on ne peut ignorer le banditisme crapuleux, la criminalité transfrontalière organisée, incluant les divers trafics et les conflits communautaires qui resurgissent notamment à l’est du secteur de Gao.

Cette donne est rendue complexe par le manque de contrôle et de lisibilité sur les mouvements de repositionnement de certains groupes armés signataires de l’APR, suite aux multiples retards enregistrés dans la mise en œuvre des dispositions pertinentes sur le cantonnement et le DDR, malgré l’entrée en vigueur dudit Accord ».
Face à la donne, le Président IBK n’a eu de cesse de souligner la nécessité de mettre l’Armée dans les conditions requises. Ainsi, déclarait-il dans sa réponse au général DACKO : « (…) Nous vivons des temps à nul autre pareils. Nous ne sommes pas dans un conflit classique. Nous sommes, ç’a été dit, galvaudés au point que c’est un truisme maintenant dans ma bouche de dire : un conflit asymétrique. Vous n’avez pas une armée hostile en face de vous. Cet art, vous les savez. Il n’est pas besoin de lire Clause Vitt pour savoir quoi faire en pareil cas.
L’asymétrique qui nous est proposée aujourd’hui veut que nous soyons nous aussi imaginatifs et que nos moyens soient adaptés au fur et à mesure ».
Le Chef suprême des armées a à cœur de doter l’Armée de vecteurs aériens. Dans le cadre du 4e anniversaire de son investiture à la magistrature suprême, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a accordé une interview à l’ORTM dans laquelle il évoque la reconstruction de l’armée et de nos forces de sécurité. Il a souligné :
« (…) Depuis quelque temps, chacun a pu le constater, nous avons acquis un avion de transport (un cadra tout neuf) et un hélicoptère puma. Nous avons aussi des acquisitions qui doivent venir ces jours-ci. Je pense que tout cela aujourd’hui va donner du cœur à nos combattants qui ont ainsi un appui aérien absolument utile. Et si l’on sait aussi l’enclavement de certaines de nos zones, l’hélicoptère est indispensable dans un pays comme le Mali. Son étendue géographique est appréciable. 1 248 000 Km2, c’est encore pas mal. »
À l’occasion de la réception des nouveaux avions légers d’attaque A-29 Super Tucano d’Embraer, à la Base 101 de Sénou, il soutenait : « pouvez-vous imaginer une seconde un pays de 1.241.238 km2 qui n’avait pas un seul vecteur aérien ? Quand nous envoyions nos soldats, nos enfants sur le terrain au combat, ils n’avaient l’appui d’aucune force aérienne… Cela était intolérable et inadmissible, une question de dignité nationale. (…) Tout doucement, au forceps, à coût de gestion orthodoxe quoi que certains aient pu dire, de budget resserré, nous avons réussi à acquérir sur fonds propres d’abord 7 aéronefs, et depuis hier mardi 19 juillet 2018, 4 nouveaux aéronefs qui sont venus du Brésil.
Voir ces Super Tucano virevolter dans le ciel du Mali est un bonheur absolu, un bonheur total. J’ai l’habitude de dire, et je le redis de toutes mes forces, ma mission était et demeure de faire en sorte que le peuple du Mali ait un outil de défense digne de lui, qui est également l’outil de décision politique de tout chef d’État. Donc, tout doucement, le Mali acquiert cela, cette capacité de souveraineté nationale, cette capacité de décision souveraine qu’est l’outil militaire, et la force aérienne y tient une place de choix ».
L’acquisition de ces vecteurs aériens tant souhaités, hélas, s’inscrit dans la longue liste des Scandales avec grand « S » comme le dépeignait le Chef de file de l’Opposition. Qu’une mafia sans scrupule ait grugé et floué le Mali en lui vendant de la camelote, de la quincaillerie au lieu d’avions neufs, il n’y a désormais aucun doute. La révélation vertement démentie hier par la présidence, est officiellement confirmée par le Président IBK lui-même. À l’époque, la chorale avait crié à la dénonciation calomnieuse, mais rien ne résiste à l’épreuve de la vérité.

1°) Acquisition totale : onze « vecteurs aériens » !
Un CASA 295, deux Y12 (avions de transport), un Super Puma, deux MI-35… ont participé au défilé aérien sous l’œil admiratif du Commandant en Chef de l’armée malienne.
On jubile, on loue la vision et le pragmatisme du chef, « les nyangos vont maigrir », se moquent les soutiens du régime.
Sans jouer aux Cassandres, commentant l’Acquisition de 2 hélicoptères « Super Puma S 332 L » (marque française), un compatriote twittait ceci : « si ça ne date pas de 40 ans, c’est bien ».
Six mois après, le 25 avril 2018, l’empêcheur de tourner en rond, le rabat-joie N° 1 de la République met le pied dans le plat. Il sort encore avec des « révélations » au sujet des micmacs et les détournements sur l’achat d’équipements pour l’armée malienne, particulièrement le cas de l’hélicoptère super Puma payé en espèces et le mystère des avions brésiliens.
Malgré les démentis officiels du gouvernement, Tiebilé DRAME, qui reste de marbre, maintient ses dénonciations. En plus du Super PUMA « d’occasion acheté en Irlande et payé en espèces », le gouvernement malien, dira-t-il, a déboursé près de 3,5 milliards de FCFA pour payer, cash, un hélicoptère de transport type « Super Puma » en violation de toutes les règles élémentaires de procédure d’achat. Avant d’enfoncer le clou : le scandale, c’est que cet hélicoptère est cloué au sol malgré l’achat de pièces de rechange à hauteur de 3 milliards de francs CFA. Avant de révéler qu’un officier supérieur a déclaré au magazine américain en ligne « Bloomberg.com » que les deux Super Puma étaient « cloués au sol ». Ils n’étaient pas en mesure de voler à la fin janvier 2018, avait révélé Tiebilé DRAME.
Comme si l’histoire donnait raison à Tiébilé DRAME qui, entre temps, a choisi de troquer sa veste d’opposant contre un costume sur mesure de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement, le Président IBK confirme lui-même en fin juin 2019 que les hélicoptères Puma sont cloués au sol. Dans Jeune Afrique N° 3051 du 30 juin au 6 juillet 2019, le Président IBK dira : « lorsque j’ai été élu pour mon premier mandat, en 2013, il n’y avait aucun appareil en état de voler. Depuis, nous avons acquis auprès de la France un transport de troupes Casa et deux hélicoptères Puma – lesquels, hélas, sont encore cloués au sol faute de maintenance appropriée ».
Silence de la classe politique. Même les réseaux, par égard pour le Président IBK, n’ont pas trop parlé de cette affaire gênante. Alors même qu’on croyait passer la polémique ou les polémiques au sujet de cette interview, quelques jours après la sortie du Président, en juillet, le Président de la Commission défense de l’Assemblée nationale, Karim KEITA, lors d’un colloque à Paris, déclare : « les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début, mais vraisemblablement on a un problème d’entretien, depuis l’achat, je me demande si, on n’a pas été floué à l’achat »… Remettant à la Une un scandale dont les acteurs et les responsabilités gagneraient à être situés.

2°) L’audit
L’interpellation et placement en garde à vue du tout-puissant patron de l’APCAM, indéniablement, ouvre la boîte de pandore de la corruption aux allures de sport national dans notre pays. Parce que le Mali d’IBK ne cesse de tanguer sous les vagues déferlantes des scandales qui se suivent et se ressemblent, des affaires qui poussent telle une génération spontanée.
Dans ce maelstrom, l’affaire dite des ‘’avions cloués au sol’’ n’est qu’une affaire dans les affaires rocambolesques non encore élucidées d’équipement de l’Armée. Tel un diable dans le bénitier, le Gouvernement s’est démené, usant de subterfuge, d’intimidation pour imposer un silence bruyant autour de cette tumultueuse affaire.
Face à l’exigence de transparence et de redevabilité, il appelle en renfort le secret défense qui ne résistera finalement pas aux critiques. Dos au mur, le Gouvernement s’est résolu à commanditer un audit. Ainsi, le marché n° 00003/CPMP/MDAC 2016 du 09 décembre 2016 a été attribué par entente directe au cabinet d’audit appelé Sangaré Partners SARL pour un montant de 68 440 000 FCFA, sur financement du budget national, au titre de l’exercice 2016. Objet : l’audit de l’échéancier et des procédures de certains contrats passés dans le cadre de la mise œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Donc, il y a eu bel et bien audit des avions dans ce cadre.
Les conclusions de cet audit qui ont, en partie fuité dans les médias et sur les réseaux, et ont fait l’objet d’une forte rétention font ressortir une agression outrancière et outrageuse de l’orthodoxie financière. Manifestement, la transparence et la probité morale sont le cadet des soucis de ceux-là même qui ne cessent de ressasser la même sérénade : « le Mali est en guerre ». Ce, alors même que le Chef de l’État avait promis, à Koulouba, lors de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An 2014 : « nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Inch’Allah ».
Notre confrère, le ‘’Le Sphinx Mali’’, fait une révélation qui fait froid dans le dos. Il dévoile que suite aux dénégations et déclarations contradictoires du gouvernement, plus précisément du ministre de la Défense et des anciens combattants concernant, le marché scandaleux d’achat d’avions militaires révélé plus tôt. C’est la sortie sur le sujet, en conférence de presse, de Tiéblé DRAME, le Président du PARENA, qui a sonné le réveil brutal du Gouvernement contraint de s’expliquer.
Pour le confrère, l’audit commandité par le Gouvernement, après de véhémentes dénégations de malversations, n’était en réalité qu’un écran de fumée. L’on comprend aisément qu’au regard de l’étendue du préjudice financier causé à l’État, ses commanditaires l’ont entouré d’un silence d’une opacité impénétrable qui reste néanmoins très bruyante.

3°) Les différents marchés audités
Les observations suivantes ont été faites par Sangaré Partners SARL (largement relayées par les médias et les réseaux sociaux), à propos de 13 acquisitions en faveur de l’Armée, dont 11 relatives aux vecteurs aériens (avions, hélicoptères, accessoires et formations), révèlent toute l’ampleur des surévaluations des dettes fournisseur. Les omissions de mentions obligatoires entament sérieusement la moralité des différents marchés. De graves irrégularités ont émaillé l’attribution des marchés de l’Armée.

La réparation de MI-24D : dissimulation de pièces
C’est le cas du Marché relatif à la réparation de MI-24D dont le titulaire est ALGEMIRA Algérie, pour un montant (FCFA) de 5 820 005 104 FCFA. La Société bénéficiaire du Contrat conclu le 10 juin 2015, est ALGEMIRA Algérie, alors que la Banque destinataire est ECOBANK MALI N° ML 090-01001 121527117401+91.
Dans l’exécution de ce contrat, les auditeurs ont relevé les irrégularités qui frisent des fautes de débutants. À cet effet, on peut retenir, entre autres, qu’il n’y a aucune preuve d’habilitation signataire ; l’autorité d’approbation étant le ministre de l’Économie et des finances, le ministre de la Défense et des anciens combattants et le Contrôle financier.
Dans leurs observations, les auditeurs relèvent que les justificatifs des paiements effectués ne sont pas joints au dossier. Autant il est difficile de prêter un tel manquement à une simple omission lorsqu’on considère que le montant du contrat s’élève à 5 820 005 104 FCFA et qu’il s’agit de l’argent public ; autant l’on est fondé à croire un dessein de dissimulation de pièces comptables. A charge alors pour le Procureur d’exiger la production de ces justificatifs.

Fourniture de 6 Super Tucano : un écart de 1 562 267 120,83 FCFA
Il y a aussi le Marché relatif à la Fourniture de 06 avions SUPER TUCANO conclu avec le Fournisseur AMBRAER SA Brésil, dont la désignation du contrat conclu le 9 octobre 2015, porte sur la Fourniture de 06 avions SUPER TUCANO. Montant du Marché (Dollars USD) est de 88 745 008 USD, soit 51 682 341 563,95 FCFA (1Dollar USD= 582,369).
Dans l’exécution de ce contrat également de graves manquements sont relevés, dont l’absence de l’acte d’engagement, du calendrier d’exécution ; aucune preuve d’habilitation du signataire (ministère de l’Économie et des finances, Contrôle financier, ministère de la Défense et des anciens combattants), aucune précision dans le dossier mis à disposition en ce qui est de la référence d’imputation budgétaire, aucun document non plus dans le dossier relativement à l’inscription au registre des commerces et du crédit immobilier.
Pour ce qui est du Cahier des clauses techniques, s’il existe, il est en version anglaise uniquement.
Les observations pour l’exécution de ce contrat de l’auditeur sont : ‘’dans le tableau de situation d’exécution des contrats revêtus, nous avons identifié la somme de 53 247 004 800 FCFA comme étant la valeur du marché. Par contre, dans le contrat, la valeur du marché est libellée en dollars USD soit 88 745 008, et nous n’avons pas pu identifier un taux de change indiqué dans le contrat nous permettant la conversion à la date de signature du contrat. Par conséquent, nous nous sommes référés au cours officiel de la BCEAO à la date du 09- 10-2015 sur le site www,oadan,corn qui donne (1 $ USD = 582,369 FCFA). La valeur ainsi recalculée par nous s’élève à 51 682 341 563,95 FCFA. D’où, un écart de 1 562 267 120,83 FCFA en faveur de dette fournisseur. À l’absence de facture fournisseur et le détail de la détermination du taux de change, nous considérons cette somme de 1, 565 milliards FCFA comme une surévaluation de la dette fournisseur.
Un rapport d’étape a été fait par le Chef d’État-major de l’Armée de l’Air à monsieur le Directeur des Finances et du Matériel du MDAC’’.
En conclusion, les enquêteurs retiennent : ‘’risque de surévaluation de la dette fournisseur d’environ 1,564 milliard de FCFA ; absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marché publics’’.

Fourniture d’aéronef : un écart de 118 millions FCFA
Le Marché relatif à la fourniture d’aéronefs, conclu, le 7 août 2015, avec le fournisseur China National Aéro-technologie Import-Export Corporation CATIC représente une autre affaire sur laquelle la justice devrait se pencher.
L’autorité pour approbation est le ministre de l’Économie et des finances, le ministre de la Défense et des anciens combattants.
Le Montant du Marché (Dollars USD) est de 34 746 221,02 USD soit 20 903 778 266,51 FCFA (1 Dollar USD = 601,613 FCFA).
L’équipe d’enquêteurs a souligné qu’il n’y a aucune précision donnée sur l’imputation budgétaire de ce contrat. Les ministres ont-ils sorti 20 903 778 266,51 FCFA de leurs propres poches ? Ce vide troublant mériterait d’être comblé par les réponses qui s’imposent.
Elle a également mentionné n’avoir identifié aucun document justifiant l’inscription au registre du commerce et du crédit immobilier, tout comme il n’y a aucune preuve d’habilitation du signataire.
L’audit fait les observations suivantes : « dans le tableau de situation d’exécution des contrats revêtus, nous avons identifié la somme de 21 021 463 705 FCFA comme étant la valeur du marché. Par contre, dans le contrat, la valeur du marché est libellée en dollars USD soit 34 746 221,02 et nous n’avons pas pu identifier un taux de change indiqué dans le contrat nous permettant de faire la conversion à la date de signature du contrat. Par conséquent, nous nous sommes référés au cours officiel de la BCEAO à la date du 07/08 2015 sur le site www,oadan,corn qui dit (1 $ USD = 601,613 FCFA). La valeur ainsi recalculée par nous s’élève à 20 903 778 266,51 FCFA d’où un écart de 118 millions FCFA en faveur du tableau. À l’absence de facture fournisseur et l’information sur le taux de change, la somme de 118 millions FCFA est considérée comme étant une surévaluation de la dette fournisseur’’.
L’audit a également observé que « l’absence du cachet et signature du contrôle financier sur la page de validation et de signature des personnes habilitées. Nous n’avons pas pu identifier ni le cachet ni la signature du contrôle financier. Un rapport d’étape a été fait par le Chef d’État-major de l’Armée de l’Air à Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants’’.
En conclusion, l’audit retient : ‘’risque de surévaluation de la dette fournisseur d’environ 118 millions de FCFA ; absence du visa et signature du contrôle financier sur le contrat ; absences de certains mentions et documents obligatoires aux contrats de marché publics. Il nous a été fourni une version anglaise du contrat. Toutefois, nous avons noté dans l’Article 29, que le contrat est établi en deux versions (Anglaise et Française) de contenu identique’’.

Fourniture d’un CASA : absence de certains documents
Sur approbation du ministre de l’Économie et des finances, et du ministre de la Défense et des anciens combattants, le Gouvernement a conclu, le 13 octobre 2015, un Contrat de Fourniture d’un (01) avion de transport CASA avec AIRBUS DÉFENSE &amp; SPACES Europe.
Le Montant du Marché (Euros) est : 33 819 695 €soit 22 184 265 673 FCFA (1 Euro = 655,957 FCFA).
Mais il ressort de l’analyse des dossiers qu’il n’y a pas de référence de cahier de charges dans le dossier. Seule une documentation technique est détaillée à l’article 10 du contrat, tenant lieu d’acte d’engagement.
Il n’a été relevé aucune référence d’imputation budgétaire, tout comme il n’a été identifié aucun document justifiant l’inscription au registre du commerce.
Pour ce qui est de la preuve d’habilitation du signataire, elle existe, mais uniquement en anglais.
De ce qui précède, selon le document qui circule, les observations sont les suivantes : ‘’nous n’avons pas les factures Vendeur, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat ; absence du cachet et signature du contrôle financier.
Un rapport d’étape a été fait par le Chef d’État-major de l’Armée de l’Air à Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants’’.
En conclusion, selon le bout de rapport publié : ‘l’absence de visa et signature du contrôle financier sur le contrat ; absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marchés publics’’.

Fourniture d’un SUPER PUMA Révisé : un écart de 6 153 700 FCFA
Un autre Marché scabreux, c’est le contrat de fourniture d’un (01) SUPER PUMA révisé.
Le Gouvernement a passé un marché de fournitures d’un SUPER PUMA révisé, conclu, le 15 juin 2015, avec AIRBUS Hélicoptère Europe. Sous l’autorité pour approbation du ministre de l’Économie et des finances, du ministre de la Défense et des anciens combattants, Contrôle financier, le Montant du Marché (Euros) est : 5 900 000 €, soit 3 870 146 300 FCFA (1 Euro = 655,657FCFA).
Parmi les irrégularités recensées, il y a l’absence de l’acte d’engagement dans le dossier mis à disposition des enquêteurs. De même, indiquent-ils ‘’nous n’avons pas de cahier de clauses techniques dans le dossier. Par contre, nous avons un détail de configuration de l’hélicoptère’’.
Il n’y a pas non plus de calendrier d’exécution dans le dossier. De même, il n’y a pas d’informations sur les références d’imputation budgétaire dans le dossier ; pas d’informations relatives à l’inscription au registre de commerce et du crédit mobilier ; pas de preuve d’habilitation du signataire.
Ainsi, les auditeurs mentionnent dans leurs observations : ‘’nous n’avons pas les factures Vendeur, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de nous assurer du respect des termes du contrat ; un rapport d’étape a été fait par le Chef d’État-major de l’Armée de l’Air à Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants’’.
Conclusion des auditeurs : ‘écart non significatif de 6 153 700 FCFA lié à la conversion Euro/ FCFA entre le montant inscrit dans le tableau de situation d’exécution et le montant recalculé par nous. Cet écart ne devrait pas exister normalement compte tenu du taux parité existant entre l’Euro et FCFA ; absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marchés publics’’.
Ce qui ne retient pas l’attention des auditeurs, plutôt portés sur les chiffres, c’est la désignation même du Contrat : ‘’fourniture d’un (01) SUPER PUMA Révisé’’.
Derrière cette désignation se cache toute l’étendue d’une arnaque. Le SUPER PUMA qui était censé renforcer la puissance de feu de l’Armée de l’Air n’est en réalité qu’une brocante retapée et refilée à l’Armée malienne à 3 870 146 300 FCFA. Il n’y a pas eu erreur sur la marchandise, puisque l’intitulé du contrat ne laisse aucun doute sur la qualité de l’appareil acquis et ses performances futures. Le Mali n’a pas été floué comme l’a prétendu le Président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim KEITA. C’est en toute connaissance de cause que les responsables maliens qui sont connus ont décidé souverainement d’acquérir une épave. Cela, l’ambassadeur de France l’a martelé dans les colonnes d’un confrère sans que nul, en République du Mali, n’en ai à objecter.

Fourniture d’un Hélico AS332L : pas de facture vendeur
Le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la fourniture d’un (01) Hélicoptère AS332L (SUPER PUMA) avec le fournisseur Vector Aéropspase Finacial Service Ireland Limited, le15 juin 2015, pour un montant de 5 285 000 €, soit 3 466 732 745 FCFA (1 Euro = 655,957 FCFA). L’autorité pour approbation reste le ministre de l’Économie et des finances, Contrôle financier, le ministre de la Défense et des anciens combattants.
Comme dans les autres acquisitions, il a été décelé des manquements graves portant sur l’absence d’acte d’engagement relatif au contrat, de cahier de clauses techniques dans le dossier obtenu ; pas de mention explicite d’une garantie de bonne exécution, même si le ministère de la Défense et des anciens combattants a exigé une garantie de restitution d’acompte.
Il n’y a non plus aucune information dans le dossier concernant les références d’imputation budgétaire ; aucun document justifiant l’inscription au registre du commerce n’a été identifié ; pas de preuve d’habilitation du signataire.
En guise d’observations, le rapport d’audit soutient : ‘’nous n’avons pas les factures Vendeur, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat’’.
En conclusion : ‘’absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marché publics’’.

Fourniture de 4 Hélicoptères MI-35M : pas de preuves des règlements effectués par l’État
Le 18 juin 2015, le Gouvernement a conclu un contrat de Fourniture de quatre (04) Hélicoptères MI-35M avec ROSOBORON EXPORT SA Russie pour un montant de 110 182 134,78 €, soit 72 274 742 584 FCFA (1 Euro = 655,957).
Les graves entorses à l’orthodoxie constatées portent sur : absence d’acte d’engagement dans le dossier qui a été transmis ; pas de cahier de charges dans le dossier, seules les listes des matériels, équipements et documentations d’exploitation à livrer, existent, mais dans la langue russe, alors que la langue du Contrat est le français ; pas de calendrier d’exécution dans le dossier ; le contrat soumis à vérification ne comporte aucune référence d’imputation budgétaire.
Observation du rapport d’audit : ’’nous n’avons pas les factures Vendeur, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat.
Un rapport d’étape effectué par le fournisseur suite à des accusations de retard dans le paiement. Ce rapport a fait l’objet de confirmation par le chef d’État-major de l’Armée de l’Air’’.
En conclusion du rapport d’audit : ‘’absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marché publics’’.

Fourniture de munitions d’aviation : pas de factures Vendeur
Le 18 juin 2015, le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la fourniture de munitions d’aviation avec le Fournisseur ROSOBORO N EXPORT SA Russie pour un montant (Euros) de 14 260 175,04 €, soit 9 354 061 639 FCFA 51 Euro=655,9957 FCFA).
Les vérifications ont révélé : l’absence d’acte d’engagement dans le dossier reçu ; l’absence de cahier des clauses techniques, seule la liste de pièces à fournir au titre du contrat y figure. Les noms des articles figurant dans la liste sont libellés dans la langue Russe, alors que la langue du contrat est le français ; pas de calendrier d’exécution au titre de ce marché ; aucune retenue de garantie de bonne exécution n’est prévue dans le contrat. Toutefois, le MDAC obtient un délai de garantie de stockage d’une durée de 12 mois à compter de la date de signature du procès-verbal de réception de fournitures au port de déchargement (Conakry) ; aucune mention relative à l’imputation budgétaire du contrat ; aucun document relatif à l’inscription au registre des commerces et du crédit mobilier ; pas de preuve d’habilitation du signataire.
Observations des auditeurs : ‘’nous n’avons pas les factures Vendeur, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat’’.
En conclusion du rapport d’audit : ‘’nous constatons l’absence de certaines mentions et documents obligatoires aux contrats de marchés publics’’.

Fourniture des pièces de rechange &amp; outillages, de la formation, de la maintenance, et de l’assistance technique : écriture illisible et surchargée
Le 21 août 2015, le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la fourniture des pièces de rechanges &amp; outillages, de la formation, de la maintenance, et de l’assistance technique avec AIRBUS Hélicoptère Europe pour un Montant (Euros) 5 958 011€ soit 3 908 199 021,53 FCFA (1 Euro = 655,957 FCFA).
Les vérificateurs ont relevé comme anomalies que l’écriture du contrat trop fine, la rendant difficile à lire et à comprendre ; la Banque destinataire, contrairement à d’autres contrats, n’est pas précisée ; impossible d’identifier un acte d’engagement dans le dossier de la convention ; pas de cahier des clauses techniques expresses dans le dossier, même s’il existe une description relative au lot d’outillages et pièces de rechange ; pas de calendrier d’exécution précise dans la convention et les conditions de vente qui détaillent ces aspects sont illisibles, car l’écriture trop fine et surchargée ; pas de références d’imputation budgétaire dans le dossier ; aucun document relatif à l’inscription au registre des commerces et du crédit mobilier.
Observations des auditeurs : ‘’écriture du contrat trop fine, il est difficile de lire et à comprendre. Absence du cachet et la signature du contrôle financier sur le contrat’’.
Conclusion du rapport d’audit : ‘’nous avons eu du mal à lire et à comprendre les conditions générales de la vente, car les écritures sont trop fines, difficiles à lire et à comprendre.
Nous notons également l’absence du visa et la signature du contrôle financier sur le contrat ; absence de certaines mentions et documents obligatoires des contrats de marché publics’’.

Formation des pilotes : pas de retenue de garantie dans le contrat
Le 16 novembre 2015, le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la formation des pilotes avec le Fournisseur Sité Dixel Partners Singapore pour un Montant (Euros) de 5 763 315 €, soit 3 780 486 817 FCFA (1 Euro = 655,957 FCFA).
Les principaux manquements soulignés sont relatifs à l’absence d’acte d’engagement spécifique à la convention. Toutefois, le fournisseur s’engage à l’exécution intégrale du marché dans un passage du contrat (dernière page) ; l’absence de cahier de clause technique dans le dossier ; l’absence de retenue de garantie n’est prévue dans le contrat, par contre 20% du montant du contrat sera constitué en caution par une banque ; l’absence de référence d’imputation budgétaire sur le contrat ; l’absence d’information relative à l’inscription au registre des commerces et du crédit mobilier ; l’absence de preuve d’habilitation du signataire.
Observations des auditeurs : ‘’nous n’avons pas les factures fournisseurs, ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat’’.
Conclusion du rapport d’audit : ‘’absence de certains documents et mentions obligatoires à l’exécution des contrats de marché publics’’.

Fourniture de Véhicules blindés Maraudeurs et pièces de rechange : surévaluation de la dette fournisseur d’environ 450 millions de FCFA
Le 2 octobre 2015, Marché relatif à la fourniture de Véhicules blindés Maraudeurs et pièces de rechange conclu avec le Fournisseur Groupe Paramount LTD Afrique du Sud pour un Montant du Marché (Dollars USD) Montant du Marché (Dollars USD) 59 467 469 $, soit 34 948 972 064 FCFA (1 dollar USD =587,699 FCFA).
Les principales violations sont : l’absence d’acte d’engagement spécifique, par contre, sur le point 3 (solution) de convention, le vendeur s’engage à fournir les biens conformément aux termes et conditions du contrat ; l’absence d’une garantie de bonne exécution dans la convention ; l’absence de références d’imputation budgétaire dans le dossier ; l’absence d’information relative à l’inscription au registre des commerces et du crédit mobilier ; l’absence de preuve d’habilitation du signataire.
Observations des auditeurs : ‘’dans le tableau de situation d’exécution des contrats revêtus, nous avons identifié la somme de 35 399 259 739 FCFA comme étant la valeur du marché. Par contre, dans le contrat, la valeur du marché est libellée en dollars USD, soit 59 467 469$ et nous n’avons pas pu identifier un taux de change indiqué dans le contrat nous permettant de faire la conversion à la date de signature du contrat. Par conséquent, nous nous sommes référés au cours officiel de la BCAO à la date du 02-10-2015 sur le site www,oadan,com. La valeur ainsi recalculée par nous s’élève à 34 948 972 064 FCFA d’où un écart de 450 millions FCFA en faveur du tableau. Cet écart correspond à notre avis à une surévaluation de la dette fournisseur. À moins que la facture fournisseur nous fournisse plus d’information justifiant le montant de la dette dans le tableau d’exécution.
Un rapport d’étape a été fait par le Chef d’État-major de l’Armée de l’Air à Monsieur le Directeur des Finances et du Matériel du MDAC’’.
Conclusion du rapport d’audit : ‘’risque de surévaluation de la dette fournisseur d’environ 450 millions de FCFA ; absence de certains documents et mentions obligatoires à l’exécution des contrats de marché publics’’.

Rénovation de l’atelier de coupe et couture de Kati : pas de précision sur la section et l’unité fonctionnelle
Le 2 octobre 2015, le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la rénovation de l’atelier de coupe et couture de Kati, avec le Fournisseur SOFRECAP-SA France, pour un Montant (Euros) de 1 489 723 221 FCFA.
Dans le Protocole relatif à la rénovation de l’atelier de coupe et de couture de Kati, il n’y a pas un acte d’engagement spécifique dans le dossier. Par contre, dans le titre II charges et obligations Art 2 : ‘’le fournisseur s’engage à fournir au MDAC dans le cadre du protocole les matériels et prestations décrits’’. Il n’y a pas d’information relative à une constitution de retenue de garantie dans le protocole d’accord ; pas d’information concernant l’inscription au registre des commerces et du crédit mobilier ; pas de preuve d’habilitation du signataire. Si la source de financement est le budget national, il n’y a par contre aucune précision sur la section et l’unité fonctionnelle.
Observations des auditeurs : ‘’absence du visa du contrôle financier, de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marchés publics’’.
Conclusion du rapport d’audit : ‘’nous relevons l’absence du visa et la signature du contrôle financier sur le contrat ; et également absence de certaines mentions et documents obligatoires aux contrats de marché publics’’.

Fourniture de munitions : absence de cahier des clauses techniques
Le 13 juillet 2015, le Gouvernement a conclu un Marché relatif à la fourniture de munitions conclu avec le Fournisseur COMPEL INDUSTRIE sro, Contrat revêtu du sceau de secret en matière de défense N° 2016-004 relatif à la fourniture de munitions, d’un montant 2 654 775 000 FCFA.
Selon les vérificateurs, si le cahier des clauses techniques est cité dans documents contractuels du contrat, il ne figure pas dans le dossier qui leur a été transmis. Également, ils relèvent qu’ils n’ont pas eu d’information relative à l’inscription au registre des commerces et de crédit mobilier ; pas de preuve d’habilitation du signataire.
Observations des auditeurs : ‘’nous n’avons pas les factures Vendeur ainsi que les preuves des règlements effectués par l’État malien dans le dossier, afin de s’assurer du respect des termes du contrat. Ce contrat n’est pas inscrit dans le tableau de situation d’exécution des contrats’’.
Conclusion du Rapport d’audit : ‘’marché non inscrit dans le tableau de situation d’exécution des contrats fournis par le ministère de la Défense et des anciens combattants ; absence de cahier des clauses techniques dans le dossier’’.
En somme, nous sommes en présence d’une bouillabaisse où s’entremêlent absence du cachet et signature du contrôle financier ; absence de certains documents et mentions obligatoires aux contrats de marché ; absence d’acte d’engagement dans le dossier mis à disposition des enquêteurs ; absence de cahier de clauses techniques dans le dossier ; absence de justificatifs des paiements effectués au dossier ; absence de facture Vendeur ; jamais de preuve d’habilitation du signataire ; pas de référence d’imputation budgétaire, tout comme il n’a été identifié aucun document justifiant l’inscription au registre du commerce et du crédit immobilier ; absence du calendrier d’exécution des contrats.
En termes chiffrés, selon l’extrait du rapport publié, il est reproché un écart de 1,564 milliards de FCFA sur le marché Fourniture de 06 Avions Super TUCANO avec EMBRAER SA Brésil, considéré comme une surévaluation de la dette fournisseur. Il en est de même des marchés suivants : un écart 118 millions de FCFA sur le marché de Fournitures d’aéronefs avec China National Aéro-Technology Import &amp; Export Corporation CATIC ; un écart de 6 153 700 FCFA lié à la conversion Euro/FCFA entre le montant inscrit dans le tableau de situation d’exécution et le montant recalculé dans le contrat de fourniture d’un SUPER PUMA Révisé ; un écart de 450 millions de FCFA dans la Fourniture de Véhicules blindés Maraudeurs et pièces de rechange avec le Groupe Paramount LTD Afrique du Sud.
Au total, les sommes incriminées sont de l’ordre de 2 138 153 700 FCFA. Comme on le voit, la moralité des marchés ci-dessus épluchés est suffisamment entachée pour donner du grain à moudre au Procureur du Pôle économique et financier à qui il ne sera pas pardonné de se réfugier derrière l’abri très précaire des ‘’dénonciations anonymes’’.

CONCLUSION GÉNÉRALE DOSSIER
Outre les liaisons opaques, avancées par la presse française, entre un opérateur minier et un avionneur, en l’occurrence Airbus ; la réception de pacotilles en lieu et place d’aéronefs annoncés en fanfare et réceptionnés sous un déluge d’applaudissements des flagorneurs du régime ; un Président de la République qui sème le trouble par une déclaration pour le moins surprenante ; une comptabilité approximative, autant pour le nombre des commandes que pour les montants déboursés… ont suscité l’indignation et la colère de la société civile, ainsi que d’une partie de la classe politique qui a demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire.
Il y a peu de doute sur la matelote au regard des écarts rapportés. La nature des irrégularités relevées tranche avec toute orthodoxie en matière de gestion des deniers publics.
Faudrait-il mettre tout cela sur le compte d’une méconnaissance des règles de passation des marchés publics ? Quand bien même ce serait le cas, cela ne disculperait pas pour autant les auteurs de graves violations, d’autant plus que nul n’est censé ignorer la loi.
Pis, au regard de la manière cavalière dont les marchés ont été passés, le bénéfice du doute ne devrait pas leur profiter particulièrement. Le Mali est en guerre, par conséquent, la bonne gouvernance de nos ressources ne relève pas de l’agrément…

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Intox et désintox: la déchéance d’un prédateur sadique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/intox-et-desintox-la-decheance-dun-predateur-sadique-2841038.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 16:41:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pétochard imposteur va chercher à se refaire la cerise sous les tentes d’un mouvement longtemps rival qu’il flagorne dans un débordement de démagogie, après génuflexion ; question de se rabibocher avec le grand ennemi d’hier. Le manipulateur pervers, narcissique et dévastateur s’intronise le défenseur de la cause des nordistes ; quitte à enfoncer des portes déjà ouvertes, à verser dans une ignoble affabulation. Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive. Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

L’anar
INTOX
De retour à Gao, après être allé s’aplatir devant la CMA, dont il devenu un vassal, le porte-parole déchu de la Plateforme, en tout cas fortement contesté, s’extasie devant un prétendu exploit de ses nouveaux maîtres : « Kidal est entièrement sous leur autorité, dans la paix et la quiétude, bien que les gens disent que Kidal ne fait plus partie du Mali ».
DÉSINTOX
Un anarchiste fasciné par l’inacceptable, la violation flagrante des principes républicains élémentaires. Un libertaire captivé par un mode de fonctionnement où une poignée d’individus sans légitimité populaire aucune (pas élus démocratiquement et un rang social historiquement discutable) créent une république dans la République. C’est le comble de l’abomination. Mais, pas étonnant, puisque l’avocat lui-même ne justifie d’aucune espèce de légitimité et qu’il s’est rendu à Kidal en totale usurpation de titre et de qualité au nom d’un Mouvement où il est vomi. La réponse du berger à la bergère à la suite de cette visite fantasque n’est pas anodine. Le 17 septembre, il signe un communiqué conjoint avec Brahim Ould SIDATTI, président en exercice de la CMA, dans lequel on peut lire : ‘’la CMA et la Plateforme réitèrent la requête exprimée dans la dernière déclaration de la CMA concernant la tenue, de toute urgence et avant toute autre étape, d’une réunion avec la Communauté internationale et les autres Parties’’. Le même 17 septembre (le jour de la forfaiture de Me Harouna TOUREH) Fahad AG Almahmoud, Président de la Plateforme, lui adressait un tacle sévère, il lui colle un ippon : ‘’à ce stade du processus, la Plateforme ne perçoit ni l’opportunité ni la pertinence de chercher un terrain neutre pour engager des discussions entre des parties maliennes qui vivent en toute convivialité dans leur pays’’. C’est pire qu’un désaveu. Le pipeauteur national est proprement brocardé.
Le trublion jubile, face au statut pourtant controversé de Kidal qui l’enchante, l’envoûte même. Mais, ceux qui font régner l’ordre ne sont pas l’autorité légitime ; ils ne sont pas l’Armée régulière ; ils ne représentent pas la justice. En applaudissant des deux mains le désordre, il se rend complice des auteurs. Vu sa détresse actuelle, c’est un moindre mal.

L’abjection
INTOX
« Nous avons dit à l’État qu’il est satanique, que c’est lui qui crée le conflit entre les gens ».
DÉSINTOX
Ainsi, c’est l’État qui dit aux gens de se déguiser en Peulh ou en Dogon pour aller massacrer les populations de villages entiers ? C’est ce TOUREH qui est l’incarnation du mal, Belzébul, démon à 12 cornes et à longue queue qui sème la discorde sur son passage. Accusation scandaleuse, abjection, l’orateur est si soporifique qu’il donne envie de dégurgiter. Les attaques fulgurantes ne résistent à aucune critique objective. Tenez par exemple : n’est-ce pas le Gouvernement qui a créé la Mission d’appui à la réconciliation nationale qui se fixe pour missions de : contribuer au retour de la paix, la stabilité et de la cohésion sociale ; au renforcement des capacités opérationnelles du Ministère de la Réconciliation Nationale ; l’implication et la responsabilisation des communautés dans la gestion et prévention des conflits ; l’instauration d’un climat de paix ; la revalorisation des mécanismes traditionnels de résolution des conflits ; le suivi des actions de soutien et d’accompagnement de la réconciliation nationale ? N’est-ce pas qu’en juillet (3 au 7) le Premier ministre a entrepris un périple de 5 jours au Centre marqué par deux temps forts : l’annonce du redéploiement prochain de 3 600 hommes qui vont s’ajouter aux 1700 qui sont montés dans la région pendant les sept derniers jours ; le lancement d’une campagne de distribution de vivres prévoyant d’offrir 8000 tonnes de céréales et une somme de plus d’un milliard de francs CFA pour la région de Mopti au bénéfice des populations affectées par la crise alimentaire due à l’insécurité ? Prêchant la paix et la cohésion sociale, il a surtout impliqué les populations dans la recherche de solutions de sortie de crise. Avant, suite à l’attaque barbare qui a endeuillé le village dogon de Sobane Da, dans la nuit du 9 au 10 juin dernier, le Boubouni national s’était rendu sur le site pour constater de visu l’horreur de la situation et témoigner aux populations la compassion de Ladji Bourama et du Gouvernement.
N’est-ce pas le Gouvernement qui a mis en place le Cadre politique de gestion de la crise au Centre du Mali placé sous la présidence du Premier ministre et regroupe les ministres chargés des Affaires sociales, de la Justice, de la Défense, de la Sécurité́, de l’Administration territoriale, des Affaires étrangères, de la Cohésion sociale, des Affaires religieuses et du Budget, dont l’objectif stratégique est de combiner l’approche politique et l’approche militaire en vue d’apaiser la situation au Centre et d’apporter des réponses durables à la crise ?
Les vrais pyromanes, ceux qui ont vendu leur âme au diable, sont connus de tous. Ce sont ces pseudo-intellectuels, à la contribution incertaine dans l’essor de la nation malienne, agents de l’étranger qui conçoivent puis éructent les théories génocidaires. Ce sont ces intellectuels malhonnêtes qui crient à un complot contre les Peulhs (parce que leurs commanditaires veulent qu’il en soit ainsi) qu’il faut mettre au pilori pour crime d’atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale du Mali. Mais, à ce train, le calomniateur à tout va qui prend une demi-vérité pour accréditer une des thèses les plus biscornues, risquerait d’y laisser sa tête.

L’affabulation
INTOX
« C’est de ça que nous avons souffert à Bamako, nous les cadres du Nord », c’est-à-dire être traités en citoyens de seconde zone.
DÉSINTOX
Des arguments spécieux à l’emporte-pièce, des arguties de mauvaise foi. Vraiment, il est temps d’arrêter de gloser inutilement et à l’infini sur ce sujet hautement explosif, de répéter le même lamento. Ce discours tendancieux renvoie à un traitement discriminatoire contre une région, des groupes éthiques plus précisément, parce qu’il faut appeler le chat par son nom. La manœuvre est satanique de surfer sur de tels sentiments (l’appartenance régionale, ethnique) pour fonder ses revendications. L’avocat prend délibérément ses distances avec le droit pour plonger dans les caniveaux, habitué qu’il est à nager en eaux troubles, incapables de prendre de la hauteur. Pourquoi n’aurait-il pas recours à l’Article 2 de la Constitution qui dispose : ‘’tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée’’ ? Au regard de cette disposition constitutionnelle, il s’impose que le fait d’être un cadre du Nord ou de diapaga ne puisse constituer un passe-droit. L’égalité en droit, c’est aussi l’égalité devant l’emploi. Il faut s’imposer par sa valeur intrinsèque, comme tous les autres le font. C’est un crime ça ? Le crime par contre, et c’est ce dont il est coupable, c’est de contribuer à l’enracinement d’une mentalité d’assisté. « Il faut nous donner » ; non, « il faut prendre » au bout de l’effort personnel. Encore que le nouveau lampiste de la CMA fait dans l’affabulation sur toute la ligne. Pendant qu’on y est, le Perfide TOUREH, au lieu de charrier des papotages, peut-il avoir l’obligeance, l’honnêteté intellectuelle de nous dire pourquoi et comment il a été coiffé au poteau par Me Fanta SYLLA au poste de Bâtonnier ? En tout cas, dans le cas de la justice, par exemple, prétendre une sous-représentation, relèverait d’une simple fantaisie.

La gredinerie
INTOX
« C’est moi avec Sambel, Malik Alhousseyni, Ousmane Issoufi, qui avons mis dans l’accord la représentation des Nordistes dans les institutions comme la Cour constitutionnelle où nous n’avons personne alors que c’est elle qui valide l’élection présidentielle, on est peu nombreux dans l’armée, entre autres ».
DÉSINTOX
Bien sûr, cet homme en manque de reconnaissance n’est pas particulièrement porté sur la modestie et l’humilité. Sur le gril, il a besoin de plastronner pour espérer des gains aléatoires.
Ce hâbleur d’un autre temps fait montre d’une prétention démesurée. Ils n’avaient objectivement aucun pouvoir de mettre (imposer en filigrane) quoi ce soit dans l’Accord, parce que les vainqueurs du jour ce n’était pas vous ; mais les rebelles de Kidal qui ont infligé une raclée à l’Armée. Or, même eux, du haut de leur victoire militaire, ont dû se résoudre à renoncer à l’indépendance et au fédéralisme. Qu’on ne se fasse pas d’illusion, même dans les temps modernes, quand on perd la guerre, on paye le tribut au vainqueur. Ce tribut, ce sont toutes les concessions faites par le Gouvernement dans l’Accord. Ce qui est dans l’Accord, il faut avoir l’humilité de le reconnaître, ça l’est d’entente entre les parties. Il n’y a aucune gloriole à en tirer. Revenons sur terre, Maître mystificateur frimeur.
C’est vrai, l’Accord aborde la question de la représentation dans les institutions. Il stipule en son article 5, en ce qui est des mesures pour assurer une meilleure gouvernance : ‘’une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales’’. Mais, c’est tout. Il n’est nulle part fait explicitement mention de la Cour constitutionnelle dont les membres sont désignés selon une disposition constitutionnelle. ARTICLE 91 : ‘’La Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers avec un mandat de sept ans renouvelable une fois. Les neuf membres de la Cour constitutionnelle sont désignés comme suit : trois nommés par le président de la République dont au moins deux juristes ; trois nommés par le président de l’Assemblée nationale dont au moins deux juristes ; trois magistrats désignés par le Conseil supérieur de la magistrature’’. No way ! Sans une réforme constitutionnelle modifiant cette disposition, il n’y a aucun moyen légal d’inviter quelqu’un à la Cour constitutionnelle sur la seule base d’une appartenance régionale ou ethnique. Pas besoin d’être émoulu d’une prestigieuse faculté de droit pour saisir cette évidence. Bien sûr, après, il y a les combinazione dans lesquelles certains excellent sous nos tropiques.
L’Armée ? Autre temps, autres mœurs. C’est aujourd’hui que les conditions de vie et de travail des soldats se sont considérablement améliorées que l’Armée est devenue une destination prisée. Quand les soldats se présentaient en guenilles, endettés auprès de tous les boutiquiers du quartier, les minorités présumées dans l’Armée ne se bousculaient certainement pas au portillon. Les destinations de prédilection pour beaucoup qui osent des revendications à postiori étaient ailleurs, loin de cette misère ambiante des casernes.

L’intégration dans l’Armée hier comme aujourd’hui est un acte individuel matérialisé par ‘’je soussigné…’’. Sauf mensonge éhonté, l’Armée malienne, en Afrique, fait partie des modèles d’intégration ; elle est le reflet de l’unité nationale. La notion d’ethnie, n’en déplaise aux fielleux, est étrangère à l’Armée malienne. Ce qui n’est pas le cas de certains pays où les corps d’élite sont composés de membres de la famille, de membres de l’ethnie du Président de la République.

Évidemment qu’il y a des recrutements taillés sur mesure aujourd’hui pour contenir des victimisations érigées en mode de revendication. Là, on ne crie pas à l’iniquité, à la violation flagrante de l’article 2 de la Constitution. Là, tout est bien pour le mieux dans le meilleur des mondes.]]> </content:encoded>
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<title>Manifestation à Kidal hier : la CMA panique…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/manif-a-kidal-hier-la-cma-panique-2841057.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 16:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les agitateurs de Kidal renouent avec leur bonne vieille pratique. Sur la page de Chodi Ag, une cinquantaine de personnes a manifesté, hier, à Kidal, suite aux propos du Président du Niger qui disait, lors de la conférence de presse qu’il a animée ce samedi 7 septembre, avec son homologue Ibrahim Boubacar KEITA, au terme de sa visite d’amitié et de travail, répondant aux questions des journalistes sur sa récente déclaration sur la situation de Kidal : « je maintiens ce que j’avais dit. Le statut de Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger. Et en plus, nous constatons, avec beaucoup de regrets, qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui ont une position ambiguë et qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui sont de connivence avec les terroristes. Nous ne pouvons plus l’admettre. Cette situation doit être dénoncée».

Cela fait suite aux accusations portées lors d’une interview accordée au magazine Jeune Afrique (3057-3058 du 11 au 24 Août 2019) : « le statut actuel de Kidal est une menace pour le Niger. L’État malien doit impérativement y reprendre ses droits ».

La CEDEAO qui a tenu le 14 septembre dernier à Ouagadougou, un sommet extraordinaire au cours duquel le statut de Kidal a été abordé, n’est pas non plus épargnée.

Les manifestants brandissaient des slogans hostiles : ‘’Azawad est-il membre de la CEDEAO ; ‘’Issoufou, l’Hitler du 21e siècle’’.
Ainsi le Communiqué du 23 Septembre 2019 du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad où il ‘’dénonce d’emblée, avec véhémence l’acharnement orchestré contre lui, au Mali, mais singulièrement conduit par le Président du peuple frère nigérien et s’interroge sur les objectifs réels visés par ceux qu’il estime être les fossoyeurs de la paix tant recherchée à travers les dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger’’ a desserré l’étau qui se referme inexorablement sur ce mouvement n’a pas suffi. Il fallait mettre à contribution les femmes et les enfants avec des bouts de cartons tenant lieu de pancartes. Mais à quoi rime toute cette agitation, si ce n’est un aveu de culpabilité ? Parce que le Niger a apporté la preuve de ses accusations. Que la CMA apporte la preuve du contraire et le débat serait clos. Mais, apparemment, elle ne dispose pas des moyens de sa défense. Alors elle se livre au dilatoire.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Minusma: plus de 745 projets réalisés au Nord et au Centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/minusma-plus-de-745-projets-realises-au-nord-et-au-centre-2841032.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 16:31:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La MINUSMA a animé, ce jeudi 26 septembre 2019, son traditionnel point de presse au quartier général de ladite mission, sur route la route l’aéroport. Animée par Olivier SALGADO, directeur adjoint de l’information publique de la MINUSMA. Cette dernière session avait pour invité, Mme Loubna BENHAYOUNE, directrice de la stabilisation et relèvement de la MINUSMA.</strong>

À l’entame de la rencontre, Olivier de SALGADO, a fait le point des activités réalisées par l’organisation onusienne au cours des deux dernières semaines. De son intervention, il ressort qu’un protocole entente a été signé entre peul et dogon dans la région de Mopti.

À la suite de M. SALGADO, la directrice de la section stabilisation et relèvement de la MINUSMA, Mme Loubna BENHAYOUNE, a fait le tour d’horizon des réalisations faites, à travers du Fonds Fiduciaire en soutien à la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA, et le fonds de consolidation de la paix. De sa présentation, il ressort que de 2013 à nos jours, plus de 745 projets ont été réalisés par la MINUSMA dans les régions du nord et du centre. Il s’agit essentiellement des Projets à impact (effet) rapide (QIPs) entièrement réalisés par la MINUSMA sur la base du Fonds de consolidation de la paix de l’ONU estimé à 77,7 millions dollars US, soit plus 46, 3 milliards FCFA et le fonds judiciaire, dont le budget estimé 86,2 millions de dollars US, soit plus 51,4 milliards de F CFA qui est une contribution volontaire des bailleurs de fonds.

Ces réalisations ont été mobilisées dans plusieurs domaines, à savoir : soutien aux autorités nationales ; renforcement des capacités ; appui aux pourparlers de paix ; aux élections ; à la sensibilisation. De même, il y a aussi le MOC ; le genre ; le DDR, le cantonnement ; l’état de droit et la justice ; le retour de l’autorité de l’État ; la RSS la Sécurité ; l’électricité ; l’eau et l’Assainissement ; la cohésion sociale, etc.

Ces réalisations ont été essentiellement faites dans les régions du nord et du centre dont : 23 à Tombouctou ; 17 à Kidal, 8 à Ménaka, Taoudénit, 20 Gao ; Mopti 34 ; 11 à Bamako Formation élémentaire en coupe couture de 20 jeunes femmes du Cercle de Kidal et Tin Essako.

Parmi les grandes réalisations, on peut souligner : la piste d’atterrissage réhabilitée, améliorant significativement la capacité opérationnelle de l’aéroport dont le montant s’élève à 1,4 million de dollars financés par l’Allemagne et le Danemark. À cela s’ajoutent les efforts déployés pour promouvoir l’accès à l’énergie pour tous à travers : 556 lampadaires solaires fournis dans les régions de Kidal, Ménaka, Tombouctou, Gao et Mopti ; 9,100 KITS solaires fournis dans les régions de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou ; plus de 177 400 litres de carburant fournis pour le fonctionnement du générateur principal dans la ville de Kidal. La réhabilitation de forages et châteaux d’eau ont amélioré l’accès à l’eau potable, région de Tombouctou, en avril 2017 ; la réhabilitation de la route reliant la ville de Tombouctou à l’aéroport et améliorant la sécurité des voyageurs.

Selon Mme BENHAYOUNE, sa section est une des composantes civiles de la MINUSMA et contribue au mandant confié à cette dernière par le Conseil de sécurité à travers sa résolution 2480 (2019).

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et transparence: ce que le Végal ne dit pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/lutte-contre-la-corruption-et-transparence-ce-que-le-vegal-ne-dit-pas-2840708.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 22:28:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Face au tribunal de l’opinion publique, lorsqu’on n’est pas obligé de tout dire, de tout relever, la sagesse recommande qu’on ne lâche aucun bout. Désobligé et outré par l’article de notre confrère de Mali-Tribune intitulé ‘’Affaire Bakary Togola : 60 millions de FCFA au BVG pour ne rien voir’’, le Vérificateur général a, dans un communiqué publié ce lundi, réfuté les accusations de dessous de table (60 millions) reçus pour fermer les yeux sur une magouille à la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (C-SCPC).

En réponse à l’accusation portée, le Vérificateur Général affirme que de son entrée en fonction, le 24 avril 2018 à ce 23 septembre 2019, il n’a procédé à aucune vérification de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (C- SCPC), contrairement à ce qu’avance le journal Mali-Tribune.

Se portant en victime d’une (ignoble) cabale de la part de certains responsables des entités vérifiées depuis sa décision, en date du 07 août 2019, de publier les rapports individuels de vérification, le Vérificateur Général affirme qu’il n’est nullement ébranlé par ces pratiques et que sa détermination reste à jamais intacte à lutter contre la corruption et à poursuivre la publication des rapports sur tous les voleurs et autres aigrefins. C’est pourquoi, «au regard de la gravité de cette allégation, le Vérificateur Général a décidé de saisir le Procureur de la République compétent pour élucider cette affaire ». Saisine sur établir la véracité des faits allégués ou requête en diffamation contre Mali-Tribune ?

En attendant de savoir à quelle sauce notre confrère sera mangé, le Vérificateur général, dans son démenti, lève plusieurs lièvres, mais laisse planer une sérieuse impasse quant à la glasnost qu’il prétend défendre.

Primo, le Vérificateur Général ne dit pas, n’explicite pas quelles sont ces impératives et surement très secrètes «raisons stratégiques liées au monde rural dans le cadre de la relance économique » qui l’ont amené à abandonner (par Lettre confidentielle n°01 15/2016/BVG du 09 septembre 2016) la mission de « vérification financière des opérations de passation, d’exécution et de règlement des marchés d’intrants agricoles et appareils de traitement effectués par le GIE Approvisionnement en Intrants et Appareils de traitement au titre des campagnes agricoles 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016 ».

Selon l’article 11 de la loi N°2012-009 du 8 février 2012 abrogeant et remplaçant la loi N°03-30 du 25 août 2003 instituant le Vérificateur général, « dans l’exercice de ses missions, le Vérificateur Général ne reçoit d’instruction d’aucune autorité́. Il arrête son programme de travail… ». Étant à l’abri donc des pressions politiques et administratives, comment et pourquoi le Vérificateur général a-t-il pu se mettre sous la dictature de circonstances et des raisons étrangères à ses missions telles que défini par l’article de 2 de cette même loi.

N’étant ni le ministre chargé du monde rural ni celui en charge de la relance économique, le Vérificateur est-il resté dans son rôle en abandonnant une mission qu’il s’est lui-même choisie ? La glasnost dans le communiqué y perd un peu son latin.

&nbsp;

Secundo . En brandissant « une cabale de la part de certains responsables des entités vérifiées…depuis sa décision, en date du 07 août 2019, de publier les rapports individuels de vérification », le Bureau du Vérificateur Général ne prend-il pas les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, s’il ne les prend pas simplement comme des nigauds et des benêts ? Le Vérificateur général veut-il faire avaler aux Maliens que ces voleurs et aigrefins qu’il a épinglés et déculottés en mettant sur la place publique, à travers la publication de ses rapports sur leurs crimes, se sont ligués, comme dans la Cosa Nostra, pour planifier une cabale contre lui ? Le Vérificateur général veut-il que les Maliens comprennent que l’institution au-dessus de tout soupçon, à l’abri de toute pression et chantage, se trouve incommodée, paniquée, effrayée… au point d’appeler les pompiers à la simple vue d’un mégot de cigarette ?

Pourquoi crier tant au scandale et à la cabale, si le Vérificateur général n’a rien dans ses placards qui puisse intéresser et aiguiser l’opinion malienne ? En vérité, entre le Vérificateur général et ceux qu’il appelle «responsables des entités vérifiées », l’affaire ressemble, à s’y méprendre, à un examen de Bougouni très bien traduit par les paroles du chanteur : ni ye nta fo, n’fana be i ta fo (tu me dénonces, je te dénonce) !

En effet, selon l’article 20 de la loi N°2012-009 du 8 février 2012 abrogeant et remplaçant la loi N°03-30 du 25 août 2003 instituant le Vérificateur général, «le Bureau du Vérificateur Général est soumis à un contrôle externe.

Une vérification est effectuée tous les trois (03) ans par un cabinet indépendant recruté par le Premier ministre sur la base d’un appel à concurrence. Elle porte sur les comptes et la gestion du Bureau du Vérificateur général.

Le rapport de vérification est transmis par le Premier ministre au Président de la République, au Parlement, à la juridiction supérieure de contrôle des finances publiques et au Vérificateur Général.

Il est rendu public et publié au Journal officiel ».

<strong>Cabale pour cabale ?</strong>

L’administration est une continuité. A moins que le BVG dise aux Maliens qu’en fait depuis sa création, au moins depuis 2012, il n’y a jamais eu le concernant de contrôle externe par un cabinet indépendant recruté par le Premier ministre sur la base d’un appel à concurrence. Ce qui serait synonyme d’aveu de violation de la loi et passible de poursuite judiciaire pour entorse à la loi. Et discréditerait totalement une structure chargée de contrôler les structures et qui refuserait de se plier à la transparence.

Comme ce n’est pas le cas et audit il y en a bel et bien eu sur la gestion interne du Bureau du Vérificateur, qu’il est regrettable de constater que ce rapport qui circulerait sous les manteaux à Bamako (et dont on dit très explosif) n’ait jamais été rendu public, à notre connaissance, tel que la loi l’exige.

Sur la base de quelle transparence à géométrie variable le Vérificateur qui se porte en champion de la glasnost se permet-il de publier les rapports individuels concernant les structures contrôlées et garde secret dans un coffre-fort, hyper-sécurisé le rapport d’audit le concernant (la gestion de son prédécesseur) ? Cabale pour cabale : n’est-ce pas une attaque contre la transparence que de ne pas publier les rapports concernant la gestion du BVG lui-même ? Avant de publier pour les autres, publiez d’abord pour le BVG lui-même. Transparence à double vitesse, quand tu nous tiens.

&nbsp;

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OIT sur la fusion APR et CODEM :  Oumar Ibrahim Touré: ‘‘notre fusion est réelle et sans équivoque’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/oit-sur-la-fusion-apr-et-codem-oumar-ibrahim-toure-notre-fusion-est-reelle-et-sans-equivoque-2840722.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 16:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les présidents de l’Alliance pour la république (APR) et la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), respectivement Oumar Ibrahim TOURE et Housseini Amion GUINDO ont fait une déclaration commune à la presse sur leur fusion. Pour les deux partis politiques, ce n’est qu’une question de temps.

Le point de presse a eu lieu au siège de l’APR, le samedi dernier. Outre les deux présidents, des membres du directoire des deux formations politiques étaient également présents. À cette occasion, le président Oumar Ibrahim TOURE a déclaré que la fusion APR et CODEM est « réelle et sans équivoque ».

Justifiant cette cohabitation politique, M. TOURE pense qu’il ne peut y avoir autant de partis politiques que de projets de société. Donc, les partis ayant donc une même vision, les mêmes intérêts comme la CODEM et l’APR doivent donc cheminer ensemble, a suggéré le président de l’APR. Pour lui, il n’y aucune nécessité que le Mali se retrouve avec 207 partis politiques, selon les statistiques du ministère de l’Administration territoriale.

En attendant la fusion proprement dite, une alliance électorale et politique entre les deux partis s’est dégagée pour une première étape, a affirmé M. TOURE, tout en laissant la porte ouverture aux partis qui souhaitent se rejoindre à leur mouvance. Mais pas à tout venant. Donc, ne seront acceptés dans l’alliance que les partis partageant leurs visions. En claire, l’alliance électorale et politique n’est qu’une étape avant la fusion.

L’ARP tout comme la CODEM est convaincue que les alliances électorales et politiques restent fragiles aussi bien au choix de candidats au nom de l’alliance qu’au partage du pouvoir après une victoire. Et le fonctionnement et la gestion au sein des alliances ont posé souvent des problèmes et ont même abouti dans certains cas à l’éclatement de beaucoup d’alliances, a fait remarquer le conférencier.

« Les alliances, qui ont pu échapper à cette étape du choix pour la plupart, n’ont eu le succès attendu quant au partage et à la gestion du pouvoir. Les frustrations naissent donc, s’accroissent, et entrainent un manque de confiance entre les différents acteurs et inéluctablement avec le temps la dislocation de l’alliance », a indiqué le leader politique de l’APR.

ainsi, ces constats imposent de poser les jalons d’une vraie alliance électorale et politique entre les deux partis dont le but final, à moyen terme conduira à une fusion par la création d’un nouveau parti politique prenant en compte les aspirations de leurs compatriotes, a expliqué Oumar Ibrahim TOURE.

Comme avantage, la fusion au terme du processus, pour lui, permettra d’avoir une seule formation avec une vision commune et la poursuite des mêmes objectifs, le développement du Mali. Mieux, a-t-il ajouté, elle aura également l’avantage mettre fin aux velléités de dissensions dans le cadre de la constitution des listes et le choix des hommes (ce qui est impossible), mais de l’en atténuer considérablement.

« Le choix consensuel des hommes au sein et au nom d’une formation unique est sans nul doute gage de l’obtention de meilleurs résultats pour les différents scrutins et de gestion concertée et réussie du pouvoir », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, pour conduire le processus de fusion, les deux partis ont convenu de la mise en place d’une commission. À ce stade, cette commission a formulé des recommandations aux deux formations politiques. Il s’agit, entre autres, de la participation de l’un des partis à toute activité importante de l’autre à partir de la conférence de presse ; l’organisation de réunions communes et fréquentes entre les deux directions ainsi que des missions communes sur le terrain ; la mise en place d’un plan de communication commun ; la sensibilisation des structures de base sur le projet de fusion en mettant en avant ses avantages ; la poursuite de la réflexion au sein de la commission paritaire.

Et enfin, selon le président TOURE, les dispositions de la Charte des partis politiques en vigueur en République du Mali concernant la dissolution et la fusion des partis politiques détermineront au moment opportun la conduite à tenir pour chacun des partis concernés.

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord politique et déni: le parjure du FSD</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/accord-politique-et-deni-le-parjure-du-fsd-2840715.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 15:43:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un changement de braquet intriguant qui n’en est pas moins un parjure met le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) en marge, autant de l’Accord politique de gouvernement, que du Dialogue National Inclusif (DNI). Précurseur des deux offres politiques, l’on est tenté de s’interroger à son sujet : tout ça pour ça ? Décryptage.

<strong>Le précurseur</strong>

Lors de sa présentation des vœux de Nouvel An 2019 aux militants et à la Nation, le Président de l’URD, Chef de file de l’Opposition, Soumaïla CISSE, sans innover, a créé la sensation par un discours qui a été une véritable surprise pour ceux qui l’attendaient corseté : « au Mali, il faut un vrai DIALOGUE POLITIQUE RÉPUBLICAIN ! (…) Le DIALOGUE RÉPUBLICAIN doit déboucher sur un ACCORD POLITIQUE sur la gestion des crises que connaît le pays : les crises sécuritaire et humanitaire, sociale, politique et postélectorale, économique et financière et même morale.

C’est dans un second temps qu’on peut nommer des Experts et des émissaires pour la rédaction et la mise en œuvre des fruits de l’Accord ».

Le discours est prophétique. Il pose les jalons d’une sortie de crise qui se décline en diverses facettes. Le DIALOGUE RÉPUBLICAIN et l’ACCORD POLITIQUE sont deux idées clés que le Chef de file de l’Opposition met à la disposition du peuple malien pour ouvrir la porte de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale. Ce serait donc un truisme de dire qu’il est précurseur autant de l’Accord politique que du Dialogue national dont le processus est en cours. Que par une pirouette politique de haut vol, le Gouvernement transforme l’Accord politique en Accord politique de gouvernement signé le 2 mai 2019 ou qu’il se voit imposer la dénomination ‘’DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF’’ en lieu et place de ‘’DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF’’ par l’Atelier national de validation des TDR, l’histoire retiendra que la matrice de ces démarches n’est autre que l’URD et partant le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD).

À l’origine de cette offre, se trouve incontestablement la bonne disposition du Chef de file de l’Opposition d’apporter sa précieuse contribution au désencerclement du Mali pris à la gorge de toute part, assailli par les crises sous lesquelles il s’écroule, sans réel moyen de se relever. Soumi champion acceptait ainsi la main tendue du Président IBK, mais cela sur une base claire : il faut se dire la vérité, toute la vérité, simplement la vérité et rien que la vérité ; le dialogue politique doit être sincère, global, inclusif, interactif, dynamique et transparent ; en plus de l’écoute, de l’exigence d’honnêteté et de respect mutuel, le dialogue doit être direct, franc, loyal et basé sur la bonne foi ; un dialogue où la main tendue est ouverte, généreuse et visible ; un dialogue aux contours bien définis sous l’égide de médiateurs avertis et objectifs.

<strong> </strong>

<strong>La première rebuffade</strong>

Derrière nous, la contestation post-électorale, les manifestations contre le redécoupage administratif. Désormais ; l’heure est à la détente et l’année 2019 démarre sous les meilleurs auspices. La multiplication des rencontres bilatérales entre partis politiques qui, quelques mois plus tôt, se regardaient en chiens de faïence, si ce n’est en ennemis jurés, atteste de cette embellie socio-politique saluée d’ailleurs par les partenaires du Mali qui ne cesseront d’être surpris par le particularisme malien.

Mais, la bonace a été bouleversée. Comme dit un proverbe français : ‘’mieux vaut être lâche pour durer, qu’un grand cœur pour endurer’’. L’embellie n’aura finalement pas résisté aux attaques répétées et de plus en plus violentes et arrogantes contre le FSD à travers le cadre de dialogue qu’il a défini. La bonne dynamique enclenchée était-elle une illusion d’optique ?

Les relations idylliques se sont terminées en eau de boudin, certainement parce que le Gouvernement a fait de l’Accord politique un outil du jeu politique qu’il instrumentalise à sa guise. L’escalade de la discorde a atteint un point de non-retour. Et le FSD a décidé de s’auto-exclure de l’Accord politique devenu accord politique de gouvernement. Ainsi, par une lettre adressée au Premier ministre, en date du 1er mai 2019, le regroupement réaffirme par son Président Soumaïla CISSE : ‘’j’ai l’honneur d’accuser bonne réception de l’aimable invitation que vous avez bien voulu adresser au Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) à la cérémonie officielle de signature de l’Accord politique qui a fait effectivement l’objet d’échanges entre nous. Je voudrais vous confirmer à nouveau que le FSD, en tant qu’entité, n’est pas signataire dudit document’’.

Même son de cloche naturellement chez l’URD qui, dans un communiqué, le 1er mai 2019, décide de boycotter le Gouvernement Boubou CISSE qualifié de gouvernement de large ouverture (pas d’union nationale) : ‘’le Bureau Exécutif National de l’URD, réuni ce mercredi 1er mai à son siège, en session extraordinaire, a décidé de ne pas participer au prochain Gouvernement du Premier ministre Boubou CISSE’’.

Pourquoi un clash aussi spectaculaire que retentissant ? Il faut dire que si le FSD a pris le lead de l’initiative relative à l’ACCORD POLITIQUE, le tempo et l’agenda lui ont échappé. Dans son entendement, c’est le DIALOGUE RÉPUBLICAIN qui devait déboucher sur un ACCORD POLITIQUE sur la gestion des crises que connaît le pays : les crises sécuritaire et humanitaire, sociale, politique et postélectorale, économique et financière et même morale. Mais la formule proposée par le Gouvernement trahit en tout point de vue l’idée de départ. Ainsi, le FSD se retrouve à quai, après avoir été la locomotive d’une solution de sortie de crise réussie pour notre pays<strong>.</strong>

<strong> </strong><strong>La 2e rebuffade</strong>

Le Parti de l’Honorable Soumaïla CISSE a eu une position avant-gardiste par rapport au dialogue national dont il justifie l’impérieuse nécessité par des arguments imparables dans un de ses communiqués : ‘’l’URD rappelle qu’il est de notoriété publique que notre pays traverse une crise multiforme (sécuritaire, sociale, économique et politique) qui annihile toute initiative de réconciliation, de paix et de sécurisation de notre pays.

C’est pourquoi l’URD informe l’opinion nationale et internationale qu’il a toujours eu une très forte conviction selon laquelle pour sortir de cette crise multiforme, notre pays a besoin d’un dialogue politique national inclusif, sincère, global, interactif, dynamique et transparent avec l’ensemble des forces vives de la Nation.

Le Dialogue que notre parti réclame avec d’autres forces politiques et sociales, depuis plus de trois ans, doit aboutir à des résolutions fortes permettant d’enclencher des réformes institutionnelles et politiques nécessaires pour une sortie de crise réussie.

L’URD proclame sa disponibilité à ne rien ménager pour la réussite de ce dialogue et permettre à notre pays de retrouver la paix, la sécurité et la cohésion.

L’URD estime que participer à un tel dialogue ne nécessite pas d’être obligatoirement même du Gouvernement’’.

Cependant, nonobstant des intentions louables, le FSD fait à présent montre d’une fébrilité qui trahit une délicatesse avec les engagements souscrits. Comme il l’a fait pour l’Accord politique, il s’auto-exclut du Dialogue inclusif national en arguant de prétextes relevant de jugements de valeur. En fait, il y a lieu de s’interroger sur la conception même du dialogue au niveau de regroupement politique d’opposition. En considérant la définition suivante du dialogue, l’on est tenté de croire à des malentendus : ‘’le dialogue désigne un type de communication entre plusieurs personnes ou groupes de personnes. Le dialogue se distingue de la discussion et du débat : il réfère à un mode de conversation qui comporte nécessairement raison, discernement, exactitude et sagesse, ainsi qu’une interpénétration des arguments convergents et convaincants, au fur et à mesure de ce que le dialogue se déploie parmi les interlocuteurs.

Comme toutes communications, le dialogue comprend au minimum un émetteur et un récepteur. Cependant, le dialogue se distingue dans le processus qui unit ces deux protagonistes. Alors que la donnée émise est le message, le but du message est l’objectif de la communication ; dans un dialogue véritable, le but n’est donc pas le sujet de l’énoncé, il ne s’agit pas d’avoir raison du récepteur ni de lui imposer un point de vue cognitif, une perspective ou référence’’.

In fine, il semble y avoir une espèce de dogmatisme au niveau du FSD quand rien n’est gravé dans le marbre sur le Dialogue National Inclusif. Aussi, en se mettant en marge d’un mouvement d’ensemble visant à mettre en convergence diverses sensibilités, il prend ses aises avec la Constitution du 25 Février 1992 qui dispose en son article 22 : ‘’la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen’’ et en son article 23 : ‘’tout citoyen doit œuvrer pour le bien commun’’. Et Soumi, par cette rebuffade, est rattrapé par ses vœux pieux de ce début d’année : « en ce début d’année nouvelle, je formule des vœux très ardents pour que notre pays retrouve son honneur, sa dignité, sa prospérité, la stabilité, la paix et la concorde.

Que cette nouvelle année nous permette de contribuer, tous ensemble, à faire avancer notre idéal commun.

Faisons nôtre, cette recommandation d’un grand écrivain : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent ». Oui, je m’engage, avec vous, à tout donner au présent, pour que demain, notre pays vive en paix et que s’ouvre pour nos enfants une réelle espérance, un avenir radieux ».

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Drame de Niono: une réponse à ‘’l’oppression et à l’incurie des organes de l’État’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/drame-de-niono-une-reponse-a-loppression-et-a-lincurie-des-organes-de-letat-2840706.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 15:40:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue, hier mardi, à son siège à Djélibougou, que les responsables parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance ont pointé un doigt accusateur sur le General Salif TRAORE, ministre de la Protection civile et de la Sécurité intérieure. Ladite conférence était animée par le Dr Oumar MARIKO, président du parti, en présence du secrétaire administratif, M. Nouhoum KEITA, et des militants dudit parti.</strong>

Faire un bilan des tragiques événements survenus le 19 septembre 2019 et informer l’opinion nationale et internationale sur la responsabilité de l’État malien dans cette affaire était l’objectif de cette rencontre avec la presse.

D’entrée de jeu, M. KEITA a déploré la mort tragique d’un jeune civil et celle du Commissaire Divisionnaire Siaka Tounkara, qui exerçait à Niono au moment de faits. Selon M. KEITA, ces incidents tragiques sont survenus suite à l’opposition ferme des populations de la localité au retour du Commissaire, dont elles avaient exigé le départ à la suite d’un incident survenu dans la ville lors d’une opération de contrôle de vignettes lancée par la Mairie, à la veille de la fête de Tabaski.

« Ce jour-là, un motocycliste à la suite d’une altercation avec un élément de la police a eu la jambe fracturée. Des manifestations spontanées ont convergé à la mairie pour dénoncer cette opération de contrôle, exiger son arrêt immédiat et sans condition, l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances réelles de l’incident, la traduction de l’agent de Police devant les tribunaux. Une descente musclée de la Police dispersa les manifestants qui dresseront des barricades enflammées sur certains axes routiers », a-t-il relaté les faits. Comme pour enfoncer le clou, M. KEITA a indiqué que le maire de la ville a sursis au contrôle des vignettes.

« Il a même présenté ses excuses aux populations, reconnaissant au passage que l’opération avait été mal organisée. Au cours d’une rencontre publique qu’il a initiée à cet effet pour renouer le fil du dialogue, les populations ont exigé des poursuites judiciaires contre l’agent de Police, le départ du Commissaire qui n’a pris aucune sanction disciplinaire contre son agent fautif, mais qui a décidé de réprimer aveuglement une manifestation pacifique », a-t-il martelé.

En plus, ils ont dénoncé les patrouilles nocturnes qui commencent dès 20heures pour s’achever vers 5 heures du matin et qui n’ont eu aucun impact positif sur leur sécurité, et proposé qu’elles commencent à 0heure, selon M. KEITA.

« Les populations ont indiqué que des centaines de motos ont été volées dans la ville et ses alentours et qu’aucune action concrète venant de la police n’a établi l’efficacité et la pertinence de ces patrouilles qui ressemblent plus à des opérations de rançonnement que de sécurisation dans une zone ultra-sensible, en proie à l’insécurité généralisée et de surcroit, considérée comme une zone grise ou opèrent des éléments djihadistes », a-t-il calmé avant de rappeler l’enlèvement du juge Sounkalo KONE dans la même ville.

Et le Dr MARIKO de révéler que le député élu de Niono, l’honorable Amadou Araba Doumbia, a averti le ministre de la Sécurité Intérieure, le General Salif Traore, afin qu’il de prenne en compte les revendications des populations en vain.

« Malheureusement, le ministre de la Sécurité Intérieure n’a pas été à la hauteur de la situation. Il n’a pris aucun geste d’apaisement ni mesure préventive pour gérer la situation sous le prétexte qu’en accédant aux revendications des populations, ce sera un appel d’air, un précédent fâcheux, un signe de faiblesse de l’autorité de l’État », a-t-il déploré avant de regretter les agissements des forces de l’ordre pour répondre à la manifestions du 19 Septembre qui s’est soldée par de nombreux blessés parmi les manifestants et les policiers, le saccage et la destruction du Commissariat de Police qui a été par la suite incendié, tout comme le matériel et les archives ainsi que les véhicules et les engins qui se trouvaient dans la cour du Commissariat.

« Le bilan fait état de l’arrestation de 48 personnes, tous déportées à Ségou, avec instauration insidieuse d’un cycle de violence/répression encouragée par l’État qui montre son incapacité à contrôler les agents chargés d’assurer la sécurité et la quiétude des populations et à sanctionner les éléments indisciplinés qui agissent impunément », a-t-il dit.

Pour finir, les responsables du parti SADI ont souligné que ces événements malheureux de Niono traduisent le sentiment de malaise général des citoyens qui refusent désormais l’oppression administrative et politique, l’incurie des organes de l’État, la mauvaise gouvernance. « C’est la raison pour laquelle, ils créent partout en République du Mali, de nouveaux organes de pouvoir pour évincer ceux de l’État, symbole de l’incurie et de l’injustice afin de prendre en charge leurs légitimes revendications », a dit le Dr MARIKO.

<strong> </strong>

<strong>PAR CHRISTELLE KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>73e Assemblée générale de l’ONU: le Mali va&#45;t&#45;il rater le coche ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/73e-assemblee-generale-de-lonu-le-mali-va-t-il-rater-le-coche%25e2%2580%2589-2840710.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 15:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger devait être au programme des débats de la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU ouverte ce 24 septembre, l’annulation de la tenue du 38e CSA à Kidal constitue toujours un point de discorde entre le Gouvernement et la CMA qui attend toujours une réponse à son exigence ‘’de rencontrer le gouvernement malien dans un pays neutre’’. Pendant ce temps, les jihadistes et autres trafiquants de stupéfiants et d’armes tissent leur toile à la grande douleur des populations.

Ce mardi 24 septembre2019, à New York, s’est ouverte officiellement l’Assemblée générale de l’ONU, la réunion annuelle des chefs d’État et de gouvernement. Il s’agit d’une occasion pour les dirigeants du monde entier de livrer leur vision de la situation, mais aussi de rencontrer leurs homologues pour des entretiens privés. Selon des sources diplomatiques, c’est la Libye et surtout le Sahel qui sont deux importants dossiers africains les plus attendus dans les débats.

Déjà, au regard de la profondeur des divergences entre le gouvernement et une des parties signataires de l’Accord pour la paix, la CMA, notre pays risque de rater le coche. Et pour cause ? Le Mali devait faire le point de la mise en œuvre de l’Accord à l’aune de la 38e session du Comité de suivi de l’Accord qui devrait se tenir, ce 17 septembre 2019, à Kidal, et qui malheureusement été reportée à une autre date. Depuis, la Coordination des mouvements armés refuse de se réunir avec le gouvernement du Mali si ce n’est dans un pays ‘’neutre’’. Pour, dit-elle, aplanir les différends dans la mise en œuvre de l’Accord. Les ex-rebelles de Kidal ont donc suspendu leur participation au processus de paix qui est dans l’impasse actuellement.

Les ex-rebelles qui reprochent aux autorités nationales de décider unilatéralement l’annulation de la tenue de la réunion de Kidal demandent : « une réunion urgente et avant toute autre étape avec la communauté́ internationale et les autres parties de l’accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes notamment la « raison d’État impérative » qui a motivé́ l’annulation de la 38e session du CSA, afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l’accord gouvernement ».

Le gouvernement qui n’entend pas les choses de cette manière est à la recherche d’un terrain d’entente avec les ex-rebelles, mettant le processus de paix dans une nouvelle impasse. Du coup, cette situation risque de bousculer le programme du Mali à cette session de l’Assemblée générale de l’ONU que devrait aussi débattre des conclusions du 38e CSA.

Pour rappel, la dernière session du CSA remonte au 19 août 2019 au cours de laquelle, les participants ont apprécié la question de la formation des éléments du MOC qui ont été déclarés aptes à l’intégration. A ce propos, Ahmed Boutache a confié qu’il y a déjà 1 005 éléments qui ont rejoint le centre de formation et que 295 autres les rejoindront bientôt.

Il a été convenu, à ce sujet, que le processus du DDR accéléré, notamment dans son volet screening, doit être parachevé avant le 31 décembre de l’année en cours. Il a aussi été question de la décentralisation, notamment la création de la zone de développement du Nord qui fut créée et que la base légale pour son fonctionnement et sa gestion sera mise en œuvre sans délai.

Ainsi, quatre ans après la signature de l’Accord pour la paix issu du processus de paix, en 2015, très peu d’avancées sont notables au point que la question de Kidal divise de plus en plus les voisins du Mali. Ainsi, le 7 septembre dernier, au cours d’une « visite d’amitié et de travail » à Bamako, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, également président en exercice de la CEDEAO, n’a pas mâché ses mots. Pour lui, Kidal est un « sanctuaire pour les terroristes ». Une accusation injustifiée pour les membres du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA). Sous prétexte que Kidal abrite de multiples représentants de la communauté internationale, mais surtout des soldats français du dispositif Barkhane et des militaires de la Minusma, la force des Nations unies, qui savent tout ce qui s’y passe. Côté français, on marche sur des œufs. Barkhane ne veut pas être accusée de mettre en péril le processus de paix. D’autant plus que d’ex-rebelles ont parfois servi de supplétifs pour traquer des terroristes issus de clans en général rivaux, ou sur le coup d’une vendetta.

Le temps semble donner raison à l’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand, pour qui les maîtres actuels de Kidal se plaisent dans l’anarchie actuelle qui y prévaut. Et pour cause : ‘’ Les Ifoghas ne veulent pas non plus d’élection. Ils ont déjà refusé les élections municipales de 2016. Pour eux, le contrôle de Kidal est non négociable et une élection les mettrait sous la dépendance de leurs vassaux imghads. Ils préfèrent de loin le statu quo des actuelles « autorités intérimaires » négocié avec eux’’.

&nbsp;

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Accord pour la paix: ni le Coran ni la Bible</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/accord-pour-la-paix-ni-le-coran-ni-la-bible-2840513.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Faut-il relire l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ? La question n’est plus désormais ni une désobligeance envers la Communauté internationale fortement engagée aux côtés du Mali à travers le Comité de suivi de l’Accord (CSA) et la MINUSMA ni une provocation à l’égard des groupes signataires arcboutés sur un Accord qu’ils brandissent comme un trophée alors qu’il n’est qu’une voie pour parvenir à la paix et à la réconciliation. L’évolution dangereuse de la situation ajoutée aux retombées sur le terrain impose, 4 ans après, une évaluation intelligente du processus de paix. L’Accord n’étant ni le Coran ni la Bible, le Président IBK se dit désormais ouvert à sa relecture en vue de l’adapter au contexte et aux attentes des signataires et aux aspirations des populations. Pourvu qu’on en garde l’esprit.

Conclu le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015 dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre international de conférence de Bamako (CICB, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger entre le gouvernement du Mali, la CMA et la Plateforme, est à la croisée des chemins. Quatre ans après sa signature, des interrogations se posent, des doutes s’installent, des voix s’élèvent de plus en plus, y compris parmi les signataires, pour demander un recadrage.
En effet, outre la situation sécuritaire qui s’empire, la restauration de la souveraineté et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, notamment à Kidal, reste l’équation principale. Sur ce plan, en dépit des discours lénifiants, des fuites en avant pour ne pas dire des fuites de responsabilité tout court, rien n’a changé. Depuis la signature de l’Accord, Kidal reste Kidal, interdit à l’État du Mali, à l’Armée malienne, à l’Administration malienne… Les délégations des officiels maliens n’y sont encore que tolérées Si elles ne sont pas caillassées et molestées, les symboles de l’État interdits et profanés à longueur d’évènements. Dans le silence complice et/ou la duplicité injurieuse de la CMA dont les principaux responsables sont accueillis à Bamako avec fraternité, respect et considération. Où en sont-ils avec l’enquête sur la récente profanation du drapeau national à Kidal ?

Quelle évaluation ?
La volée de bois vert du Président nigérien, Mahamadou Issouffou qui remet en cause le statut de Kidal qui se sanctuarise et indexe ses leaders en accointance avérée avec les terroristes a remis au-devant de l’actualité la question de la viabilité, en tout cas sa mise en œuvre sincère et de bonne foi. Au regard des derniers développements dans le cadre du CSA (report de la session à Kidal), du vécu, et surtout du ressenti national et international, il est désormais impossible de faire économie du débat relatif à l’Accord. Aussi, dans son discours à la Nation, à l’occasion du 22 Septembre, le Président IBK, tirant les enseignements des multiples difficultés liées à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation signé sous les auspices de la Communauté internationale entre l’Etat et les mouvements armés au Nord de notre pays a tenu «à réaffirmer l’attachement du Gouvernement malien à cet accord, quitte à en discuter certaines dispositions, l’essentiel étant d’en conserver l’esprit».
En effet, les difficultés inhérentes à la nature même de l’Accord qui suscitent incompréhension, suspicion, stigmatisation, voire rejet obligent à plus d’appropriation et de partage, au-delà, à débat franc et sincère entre Maliens sur la forme, le fond, mais aussi et surtout les attentes légitimes des populations par-delà les seuls signataires.
Au constat de la détérioration de la situation sécuritaire, de l’absence de progrès sur la plan de la restauration de la souveraineté et de l’autorité de l’État qui restent absentes à Kidal et qui s’effilochent au Nord et au Centre faisant planer un risque de partition du pays, une évaluation de l’Accord , entre Maliens, est indispensable. Le Président IBK n’est pas le premier à prôner une telle solution. Beaucoup d’intellectuels maliens, des leaders politiques et de la société et même des signataires de l’Accord avaient déjà suggéré, demandé et exigé sa relecture. Non pas parce que tout y est mauvais, mais parce que tel que conclu et signé, il est impossible à mettre en œuvre.

Peut-on relire l’accord ?
L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger définit en son article 65 les conditions de sa relecture ainsi libellées : ‘’les dispositions du présent Accord et de ses annexes ne peuvent être modifiées qu’avec le consentement express de toutes les Parties signataires du présent Accord et après avis du Comité́ de suivi’’.
Pour les ex-séparatistes, la garantie doit être comprise comme un verrou. Autrement dit, on peut discuter de sa mise en œuvre, mais la forme et le fond de l’Accord restent intangibles : « il est prévu que les parties maliennes, entre elles, discutent d’un certain nombre des choses, mais il n’est pas question de remettre l’Accord sur la place publique pour en débattre avec des partis politiques ou d’autres », précise un porte-parole de la CMA.
Une position réaffirmée par le Président de la CMA, Sidi Brahim Ould Sidatt, dans un communiqué rendu public le 3 Juillet 2019 : « Sur invitation (à participer au Dialogue politique inclusif) de l’actuel Premier Ministre S.E Boubou Cissé dont nous saluons au passage les efforts politiques entrepris avec humilité, la CMA sous réserve des conditions ci-après :
– que l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ne soit remis en cause ni dans la forme, ni dans le fond par le DIP… » En clair, donc : touche pas à l’Accord.

Quid de l’autre groupe signataire, à savoir la Plateforme dont la principale composante est le Groupe d’Autodéfense Touareg, Imghads et Alliés (GATIA) ?
A l’issue d’une rencontre les 2 et 3 février 2018, à Ahina, commune rurale Anchawadj, à 90 km à l’Est de Gao, le Conseil Supérieur des Imghads et Alliés (CSIA) et le Groupe d’Autodéfense Touareg, Imghads et Alliés (GATIA) convaincus : ‘’de l’impossibilité des termes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger à régler la crise dans sa dimension actuelle, demande au gouvernement de la République du Mali, aux autres parties signataires et à la médiation Internationale d’en tirer toutes les conséquences, par l’ouverture immédiate d’un espace de dialogue inclusif pour une prise en charge de toutes les défaillances de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Fait remarquer l’urgence de nouvelles solutions consensuelles (tout en préservant les acquis de l’APR) adaptées aux dimensions actuelles de la crise’’. En clair, sans rejeter l’Accord, cette composante majeure du processus de paix demande des réajustements qui passent forcément par une lecture.
En dehors, des parties signataires de l’Accord, d’autres Maliens ont aussi donné de la voix en vue de sa lecture. La Fondation Balanzan de l’ancien ambassadeur malien auprès de la Francophonie, Moussa Makan CAMARA a organisé le jeudi 30 Juin 2016, dans la salle Wa Kamissoko du Centre International des Conférences de Bamako (CICB), une rencontre de haut niveau sur le thème de : ‘’Regards croisés sur les contraintes politiques, Institutionnelles et Constitutionnelles liées à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali’’.
Cette rencontre a regroupé d’éminentes personnalités du monde politique, de la société civile, des groupes armés de la Plateforme et de la CMA, mais aussi des représentants de la Communauté internationale (la Francophonie, la MINUSMA, l’Union Africaine, la MISAHEL et la CEDEAO).
Au nombre des intervenants à cette rencontre on pouvait noter : la Majorité représentée par Nancoma KEITA, secrétaire politique du RPM, l’Opposition représentée par Tiébilé DRAME, président du PARENA, la société civile par le Pr Ali Nouhoum DIALLO président de la COMODE, Me Harouna TOUREH, porte-parole de la Plateforme et Mahmoud Ould Mohamed, représentant de la CMA. Entre autres recommandations, la rencontre avait préconisé de : procéder à une relecture consensuelle de l’Accord comme prévu à l’Article 65, notamment les articles 6, 8 et 9 ; créer un climat de confiance, par l’organisation de sessions d’échanges entre les parties à l’Accord et tous les acteurs de sa mise en œuvre, surtout la société civile malienne, pour « exorciser les peurs » ; renforcer l’appropriation nationale de l’Accord ; adopter une mise en œuvre séquentielle des dispositions de l’Accord en prenant en compte toutes les contraintes ; assurer une large diffusion de l’Accord et des documents y afférents en impliquant les partis politiques et les organisations de la société civile, dont celles des Femmes et des Jeunes. Enfin le récent débat organisé par notre consoeur Africable sur le sujet a fait bouger les lignes. La question reste : faut-il une lecture a minima ou une remise de fond en comble de l’Accord tel que préconisent certaines chapelles politiques et tel que rejeté la CMA.
Affaire à suivre

PAR BERTIN DAKOUO

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<title>Retard dans la mise en œuvre de l’Accord: le Centre Carter accuse les parties de manœuvres dilatoires</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retard-dans-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-le-centre-carter-accuse-les-parties-de-manoeuvres-dilatoires-2840510.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:28:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le Centre Carter, Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour paix au Mali issu du processus d’Alger, a publié, ce vendredi 20 septembre 2019, son 2e rapport de l’année en cours sur le Mali pour la période de mai à août 2019. Cinquième du genre, depuis la désignation du Centre Carter comme Observateur indépendant en décembre 2017, dans ce document de quelques 20 pages, le Centre Carter constate que la mise en œuvre de l’Accord continue à être caractérisée par des lenteurs et des réticences chroniques, avec les risques que cela représente pour le Mali et la sous-région.

Au cours d’une conférence animée dans les locaux à du Centre Carter, à Badalabougou, Jean Ntole KAZADI, consultant, a souligné entre autres obstacles : les manœuvres dilatoires, le manque de confiance entre les parties, le problème de leadership de la partie gouvernementale ; le manque de traçabilité des fonds destinés à la mise en œuvre de l’Accord, etc. Preuve que les obstacles sont nombreux et viennent de toutes les parties pendant que les acteurs s’enlisent dans les réunions interminables voire des crises internes. Pire, il y a des accointances entre les acteurs de la mise en œuvre de l’accord et les groupes terroristes. C’est dire que les dividendes de la mise en oeuvre de l’Accord ne sont pas pour demain pour les populations des zones sous emprise des rebelles, voire des djihadistes. En tout, le dernier rapport du Centre Carter est assez pessimiste.
Le rapport relève quelques progrès acquis entre mai et août 2019, à l’instar de l’adoption par l’Assemblée Nationale, en juin 2019, de la Loi d’Entente nationale et de la Loi créant la Zone de développement des régions du Nord. Parmi les avancées, le rapport souligne le DDR avec un regroupement sur 3 sites de 1100 éléments du MOC qui ont été formés, immatriculés et intégrés. A la date d’aujourd’hui, il y a 76 000 combattants à démobiliser.
Toutefois, le rapport note aussi les tactiques dilatoires des parties dans le processus de démobilisation, désarmement, et réintégration (DDR) accéléré, ainsi que la pause dans le processus de réforme constitutionnelle. C’est le cas du referendum constitutionnel prévu en juin et qui n’a pas eu lieu et le Dialogue Politique Inclusif devra être achevé avant le redémarrage de la réforme constitutionnelle.
En juillet, la profanation du drapeau malien à Kidal a également contribué un nouveau revers pour le retour des services sociaux gouvernementaux dans la ville. Concernant la Zone de développement, il relève que les institutions et mécanismes prévus pour sa mise en place et son opérationnalisation ne sont ni effectifs ni fonctionnels. Les différends sont encore vivaces entre les Parties signataires sur la gestion et le fonctionnement du Fonds de Développement Durable (FDD) destiné à soutenir le développement des régions du Nord.
L’Observateur indépendant a cependant constaté que pour appuyer ce processus de développement, les donateurs internationaux ont généralement tenu leurs engagements financiers annoncés en 2015 à la Conférence de Paris, qui représentaient une contribution de 3,5 milliards de dollars américains. Toutefois, ce montant correspond en grande partie à des projets déjà en cours en 2015 et non à de nouveaux financements supplémentaires spécifiquement liés à l’Accord. Globalement, l’absence de développement économique depuis 2015 contribue au scepticisme croissant du public à l’égard de l’Accord.
L’Observateur indépendant recommande plusieurs mesures pour améliorer la mise en œuvre de l’Accord, notamment que le Gouvernement, en coordination avec les partenaires internationaux, publie un rapport sur l’état d’exécution des donations internationales en soutien à la mise en œuvre de l’Accord. Les signataires devraient également rapidement opérationnaliser la Zone de développement et résoudre leurs différends sur le Fonds de Développement Durable.
En outre, l’Observateur indépendant recommande au Conseil de Sécurité des Nations unies et au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine d’encourager les décideurs au plus haut niveau à faire preuve d’un leadership accru dans la mise en œuvre de l’Accord.
Pour la première fois depuis le début de sa mission, l’Observateur indépendant recommande aussi que la communauté internationale envisage des mesures dissuasives ou des sanctions à l’encontre des décideurs, notamment face aux multiples manœuvres dilatoires qui retardent la réalisation du processus essentiel du DDR.
Le rapport conclut que les défis pour la mise en œuvre et pour une paix durable au Mali demeurent importants. Sans une action plus résolue des dirigeants du Gouvernement, de la CMA, et de la Plateforme, la mise en œuvre continuera à être caractérisée par des lenteurs et des réticences chroniques, avec les risques que cela représente pour le Mali et la région. Les actions urgentes listées dans l’Accord, à savoir, le retour des services sociaux de base, n’ont jamais vu le jour.
«On déplore le fait que l’annulation du CSA soit intervenue au dernier moment, mais les arguments du gouvernement sont plausibles et défendables. Le gouvernement n’a pas dit qu’on n’ira jamais tenir un CSA à Kidal, mais nous avons bon espoir», a dit Jean Ntole KAZADI.
Pour lui, il y a le terrorisme, mais aussi le banditisme qui est dû au fait qu’on n’avance pas dans la mise en œuvre de l’accord. «Tant que les parties repoussent par toutes les manœuvres, le DDR, le banditisme va toujours gagner du terrain», a-t-il conclu.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>

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<title>Dialogue National : créer l’espoir:</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dialogue-national-creer-lespoir-2840508.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:25:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les problèmes actuels du Mali sont loin d’être ceux que l’on était en droit d’imaginer au moment de l’accession d’IBK à la magistrature suprême en 2013, car l’homme a un passé politique qui l’avait naturellement fait apparaître comme l’ultime solution face aux défis du moment. Aujourd’hui, face à l’insécurité récurrente et au bouillonnement social, le bilan est fort mitigé. Le dialogue national inclusif peut-il ramener l’espoir ?</strong>

<strong>DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LA NATION</strong>
Des têtes bien pensantes ont soutenu que le malien est resté digne et respectueux du bien public sous Modibo Kéita pour éviter la honte. Les mêmes disent que sous Moussa Traoré, c’est la peur du gendarme qui a permis d’éviter les actes massifs de prédation des ressources publiques. Depuis l’avènement en 1992 de la « démocratie à la malienne », ni la honte, ni la peur ne régulent le jeu, car la révolution de mars 1991 a tout simplement permis de tourner la page du parti unique au profit d’une nébuleuse appelée « mouvement démocratique » dont on continue à se demander à quoi il a bien pu servir. Face aux hérésies et à l’anarchie nées de ce mouvement, le Dialogue National en cours de préparation doit être la source féconde d’un nouveau contrat social pour replacer le pays et les citoyens sur les rails du respect de la loi et de l’ordre. Pour cela, deux principes doivent être observés au départ : ne pas remettre en question le mandat présidentiel en cours et conduire un débat sans tabou sur les maux qui rongent la société malienne. C’est la condition pour rendre possibles les changements dans la sérénité et le respect des valeurs sociétales. En ce qui concerne la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, il faut quitter le champ du dilatoire pour se consacrer à l’essentiel. En effet, toutes les parties étant d’accord sur le respect de l’intégrité du territoire national, le génie créateur de notre peuple doit prendre le relai. La mission et le rôle des forces internationales sont à redéfinir, de façon que les Maliens restent maîtres de leur destin. La déclaration faite par le Premier Ministre Boubou Cissé à la cérémonie de clôture de l’atelier de validation des termes de référence du Dialogue National confirme bien que le Dialogue se fera sur la base de la reconnaissance et du maintien des institutions actuelles, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la vie de la nation. Il faut donc sortir des préalables et profiter pleinement de cet espace avec des analyses et des propositions pertinentes dans l’intérêt supérieur du pays.

<strong>REPLACER LA JUSTICE AU CŒUR DU SYSTÈME</strong>
La question de la justice ou de l’injustice dans le Mali actuel se pose avec une acuité jamais connue auparavant, parce que l’impunité est devenue la règle à tous les niveaux face à la grande corruption. Grâce au Dialogue National, il s’agit d’impliquer toutes les sphères géographiques, toutes les communautés maliennes de l’intérieur comme de l’extérieur, mais aussi d’interroger l’histoire et surtout l’histoire récente du Mali, marquée par des ruptures très brutales. En effet, on n’a jamais vu le tenant du pouvoir solliciter franchement son devancier pour l’impliquer dans la recherche de solutions ou pour des rôles de représentation. Voilà comment les chefs d’Etat successifs ont contribué à perpétuer le mythe de Sisyphe au lieu de créer une véritable chaine de fraternité et de solidarité au sein du pouvoir. Si la rupture de Modibo Kéita avec le colonisateur français en 1960 peut s’expliquer et même figurer dans notre patrimoine historique comme fait mémoriel de grande valeur, comment comprendre l’anathème jeté par le Comité Militaire de Libération Nationale sur Modibo Kéita, son parti ainsi que les valeurs qu’ils ont portées ? De la même façon, la « nébuleuse démocratique » de 1991 a choisi de jeter purement et simplement le bébé avec l’eau du bain suite au renversement de Moussa Traoré qui avait pourtant su contenir les velléités séparatistes au nord. De 1992 à ce jour, on a produit une démocratie plutôt débridée dont les fruits ont trahi la promesse des fleurs de 1991. Le résultat, c’est une oligarchie de fait qu’on voit parader d’un régime à l’autre, avec des réflexes de parti unique. Ainsi, la connivence des élites a favorisé la prolifération de la grande corruption et de l’impunité, avec des effets induits sur la dépravation des mœurs sociales. Le tableau final de tout ce bazar a éclaté au visage de toute la Nation en mars 2012 et l’onde de choc continue à se propager, plaçant le Mali sous le joug de la communauté internationale.
Il y a véritablement péril en la demeure et un nouveau contrat social s’impose pour protéger l’Etat notre vivre ensemble collectif. Il faut nécessairement que la justice soit replacée au cœur du système malien. C’est la condition pour faire du Dialogue National un succès et une chance pour la renaissance du Mali.

<strong>Mahamadou Camara</strong>
<strong>Email : camara.mc.camara@gmail.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prospection et exploitation minière: quelles perspectives pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/prospection-et-exploitation-miniere-quelles-perspectives-pour-le-mali%25e2%2580%2589-2840506.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:19:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si les ressources naturelles sont des potentialités qu’il faut transformer pour en faire des richesses, elles ne peuvent être facteurs de développement que par l’usage que l’on en fait. C’est conscient de cet état de fait que Sambou Sissoko estime qu’en ce 21e siècle, il est inconcevable que des Maliens continuent de mourir de faim alors que notre sous-sol regorge d’énormes potentialités en ressources minières.</strong>

« Si nos décideurs politiques actuels ne prennent pas l’initiative d’exploiter nos ressources minières dans les prochaines décennies, d’autres nations viendront, de gré ou de force, les exploiter à leur profit », scade-t-il.

Après 58 ans d’indépendance, les Maliens continuent à mourir de faim étant assis sur des mines d’or. À qui la faute ?
La couleur OR de notre drapeau national, donnée à la deuxième bande verticale, représente l’or que recèle le sous-sol du Mali, en plus d’autres ressources minières potentielles. La couleur or témoigne donc de la conscience qu’avaient les premiers responsables maliens de ce patrimoine qui est la nôtre et qu’ils entendent défendre à tout prix. Que s’est-il passé ? Ils ont tout simplement été éliminés, physiquement ou politiquement, par la France.

Si nos décideurs politiques actuels ne prennent pas l’initiative d’exploiter nos ressources minières dans les prochaines décennies, d’autres nations viendront, de gré ou de force, les exploiter à leur profit. Car au 21ème siècle, « il n’est plus possible que des matières premières continuent à dormir, sous prétexte que leur exploitation bouleverserait le mode de vie de ceux qui ont la chance de vivre où elles se trouvent ».

Les ressources naturelles ne sont que des potentialités qu’il faut transformer pour en faire des richesses, mais ces richesses ne peuvent être facteurs de développement que par l’usage que l’on en fait. Il est important de souligner qu’avant l’usage, il y a la participation des populations dans le processus de production. Cet aspect capital échappe aujourd’hui aux Maliens. Nous avons des entreprises de production d’or ou de construction des infrastructures «clés en main» à la place des entreprises «clés en tête». Après 58 ans d’indépendance, où sont les entreprises maliennes de BTP, d’exploitation industrielle de l’or, du ciment et autres matériaux de construction, de transformation de nos produits agricoles ? Il y en a très peu ou pas du tout quand on sait que celles qui existent arrivent à peine à fonctionner.
Le secteur minier malien au niveau étatique se caractérise comme suit : l’absence de vision, de stratégie, de volonté politique. Sinon, comment expliquer que depuis près de 30 ans :
1- l’État se contente de 20% de participation dans le capital des sociétés aurifères. Ce taux a été imposé au Mali par la SFI au montage de la SEMOS (Sadiola). Si cela pouvait être tolérable il y a 20 ans, il n’est pas admissible que ça continue de nos jours.
2- l’absence d’impact sur le développement local :
– Route Kayes – Sadiola-Kenieba,
– État des infrastructures sanitaires, d’éducation, etc. à Kenieba, Morila, Kadiolo.
– la mauvaise affectation des recettes prélevées sur les sociétés minières.
Prenons un seul exemple : le Mali aurait boosté la prospection minière si la dime (2,5%) des 250 à 350 milliards de recettes sur les sociétés minières par an, soit 6,250 à 7,500 Milliards étaient affectée à la DNGM (Direction Nationale de la Géologie et des Mines) pour la recherche minière. Pour cela, les fonds seront débloqués en fonction de la qualité des projets de recherches soumis à l’approbation des décideurs et renouvelés en fonction des résultats obtenus.

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réhabilitation de la route Kati&#45;Didiéni: le satisfécit du directeur national des routes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/rehabilitation-de-la-route-kati-didieni-le-satisfecit-du-directeur-national-des-routes-2840503.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:14:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le souci de répondre aux préoccupations des populations, le Directeur national des routes, Mamadou Naman KEITA, tient à l’œil les travaux de réhabilitation de la route Kati-Didiéni. Deux semaines après le début desdits travaux, une mission conduite par le directeur national des routes a parcouru le tronçon Kati-Nonsombougou pour constater de visu l’évolution et la qualité des travaux. La délégation était composée des cadres de la direction nationale des routes, de la société SOGEA SATOM chargée de l’exécution des travaux et du Bureau de contrôle CIRA.</strong>

De Kati à Nonsombougou, la délégation a fait plusieurs escales pour voir et écouter les explications des responsables de l’entreprise SATOM et du Bureau de contrôle CIRA. A Yélékébougou, une escale a été faite à la base vie de l’entreprise pour constater le niveau d’installation.
Le Chef de la mission de contrôle du projet de réhabilitation et de construction de la route Kati-Didiéni long de 150 Km, Youssouf BORE, a rassuré que l’entreprise est bien installée et prête pour les travaux. Il a témoigné de la bonne qualité des matériaux, tout en précisant que les travaux en cours sont des entretiens lourds. Cela, conformément au souhait des autorités qui ont voulu que la route soit carrossable. « Pour soulager les usagers, il faut d’abord faire un entretien. Les travaux d’entretien lourds consistent à faire un recyclage de la chaussée existante qui sera revêtue avec un bicouche sur tout le linéaire », a expliqué le responsable du bureau CIRA, Youssouf BORE.
Il noté que le rendement que le planning initial avait arrêté a été impacté par la saison des pluies, tout en rassurant qu’avec l’accalmie de la pluviométrie le rythme sera maintenu pour terminer les travaux à date indiquée.
Pour sa part, le Directeur national des routes, Mamadou Naman KEITA, a souligné que cette visite rentre dans le cadre des visites périodiques de supervision des projets par la direction nationale des routes. Il a indiqué que depuis le lancement, le 7 septembre dernier, les travaux évoluent normalement, malgré les contraintes liées aux péripéties de pluies. «La pluie ralentit souvent les rendements, car souvent on est obligé de reprendre des travaux déjà faits. Ce ne sont pas des incidents majeurs qui impactent trop l’évolution du projet qui se déroule dans un contexte de période hivernale », a rassuré M. KEITA.
Il a fait savoir que dans le souci de donner satisfaction aux populations dans les plus brefs délais, deux fronts ont été ouverts à Kati et à Nonsombougou. Des fronts qui sont également subdivisés en sous fronts. « C’est pour aller vite sur le projet au regard de l’attente extrêmement forte des populations à mettre la route à leur disposition. Les rendements journaliers sont atteints actuellement au moins à 80%. Le front de Kati est en train d’évoluer pour venir à Nonsombougou et le front de Nonsombougou évolue pour aller vers Kolokani », a-t-il expliqué.
Le Directeur national des routes a précisé que le revêtement fait à ce stade n’est pas celui de la route finie. Il a expliqué que c’est une première couche pour que lors de la réalisation des travaux qui dureront 30 mois, les usagers puissent évoluer tranquillement sur une route impeccable.
M. KEITA a rassuré qu’il n y a aucune inquiétude pour atteindre l’objectif fixé et rendre la route Kati-Didiéni parfaitement circulable dans une période de 6 mois. Déjà, sur le front de Kati, le recyclage, l’imprégnation et le bicouche ont été faits sur plusieurs kilomètres.
A l’issue de la visite, le Directeur national des routes s’est dit satisfait de l’état d’exécution des travaux tout en rassurant que le délai de 6 mois (Kati-Didiéni) sera respecté. Cela, en dépit des contraintes pluviométriques qui impactent le rendement journalier des travaux.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: CMA, chantage ou remise en cause du processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-cma-chantage-ou-remise-en-cause-du-processus-de-paix-2840000.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 10:21:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une réunion du Comité de suivi de l’accord (CSA) pour la paix, initialement prévue à Kidal mardi 17 septembre 2019, a été reportée, à la demande du président de la république Ibrahim Boubacar Keita pour des raisons ‘’d’État’’. Depuis, la CMA s’est mise dans tous ses états et se montre intraitable. Elle va jusqu’à annoncer sa suspension au processus de paix et conditionne son retour à la tenue d’une réunion urgente en terre « neutre » pour « clarifier l’ensemble des questions » liées à la non-tenue de la réunion du CSA à Kidal.</strong>

Cette attitude des ex-rebelles, dont les liens avérés avec les terroristes ne font plus aucun doute même chez les voisins du Mali, suscite des interrogations sur le vrai statut de Kidal (est-ce une entité malienne ou non) ; qui gouverne le Mali ?

L’on tend vers des jours difficiles dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. En effet, la CMA se sert de la décision des autorités nationales de report de la réunion du CSA qui devait se tenir, le 17 septembre à Kidal pour mettre en cause le processus de paix, voire demander une renégociation de l’Accord. En réaction, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a annoncé qu’elle ne prendrait part à la réunion de Bamako. Almou Ag Mohamed, cadre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) va jusqu’à préciser « Nous ne savons pas avec qui discuter » avant de poursuivre : « après l’annulation de la réunion du CSA à Kidal, nous demandons une réunion avec la partie gouvernementale sur un terrain neutre afin qu’on se dise nos vérités et pour décider s’il faut continuer avec cet accord de paix, ou s’il convient de le déclarer caduc ».

Pour le ministre de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, le gouvernement travaille pour débloquer la situation, tout en expliquant qu’il est encore prématuré de dire que ‘’nous devons aller parler dans un lieu neutre’’.

<strong>Dès lors</strong>
Ce blocage dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix intervient à un moment où le Niger a manifesté son mécontentement en se retirant du Comité de suivi de l’accord. À travers ce retrait, le Niger soutient qu’il ne veut plus cautionner le contrôle de la cité des Ifoghas par des paramilitaires en lieu et place de l’armée régulière du Mali que le Niger s’est retiré du CSA.

En dessous, Niamey accuse des ex-rebelles de Kidal d’être mêlés à des attaques terroristes sur son territoire contre ses soldats. Ainsi, selon nos confrères de RFI, les noms de cinq personnalités du HCUA sont cités dans un document officiel nigérien à commencer par Alghabass Ag Intalla, frère de l’actuel Amenokal de Kidal. Il y a aussi Bohada Ag Hamzata, chef de la sécurité de l’actuel gouverneur de Kidal. Ce dernier est impliqué, selon Niamey, dans l’attaque terroriste de Midal, en juillet 2017, dans la région de Tassara, à Taoua. Grièvement blessé, il a été évacué à Tinzawaten à la frontière algérienne pour des soins.

Toujours selon Niamey, l’officier du HCUA Alhousseini Ag Ahmedou, alias Goumey, a participé à l’attaque de mai dernier près de Tongo Tongo, où 27 soldats nigériens ont été tués. Le matériel pris à l’armée nigérienne a été réceptionné dans la vallée d’Inadar par Achafghi Ag Bohada, chef d’état-major du HCUA. On apprend par ailleurs que le matériel pris lors de l’attaque d’Inates, en juillet dernier, a été acheminé sur le site de cantonnement des mouvements armés à Tin Fadimata, dans la région de Ménaka.

Ces dernières évolutions portent un coup dur à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Si la CMA pouvait accepter que l’objectif de la décision du président IBK est de trouver une solution à la crise que traverse le Mali, il n’y a pas lieu de bloquer le processus de paix.

<strong>PAR MODIBO KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Comité de suivi de l’accord: la CMA exige une réunion en terrain neutre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccord-la-cma-exige-une-reunion-en-terrain-neutre-2-2839998.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 10:14:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), fidèle à ses habitudes, a profité de l’annulation de la tenue de la 38e réunion du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) initialement prévue à Kidal pour faire diversion, dans le processus de paix. Elle a, en effet, annoncé la suspension de sa participation au processus de mise en œuvre de l’Accord.</strong>

Dans un communiqué conjointement signé avec la dissidence de la Plateforme dirigé par Me Harouna TOUREH, ce 17 septembre 2019 ; la CMA exige une réunion urgente avec la communauté́ internationale et les autres parties prenantes de l’Accord dans un lieu neutre pour, dit-elle, clarifier l’ensemble des questions pendantes.
Une condition immédiatement rejetée par les autres parties prenantes (le gouvernement et la Plateforme), qui dénoncent une nouvelle manœuvre de la CMA pour retarder les échéances au moment où la priorité est à la normalisation de la situation à Kidal. Et cela, conformément aux recommandations de la troisième session de haut niveau du CSA tenue à Bamako, le 17 juin 2019, sous la coprésidence des ministres des Affaires étrangères d’Algérie et du Mali.
Aussi, la CMA accuse-t-elle le gouvernement malien de négligence dans la gestion des combattants du MOC, le mécanisme opérationnel de coordination, chargé de sécuriser les autorités dans le nord, et qui ont été intégrés à l’armée malienne.
« Nous avons l’impression qu’il y a un laxisme dans les actes du gouvernement. Après leur formation militaire, les combattants du MOC ont été livrés à eux-mêmes, malgré la menace sécuritaire qui pèse à leur encontre. Aujourd’hui, certains sont perdus, d’autres sont otages des groupes armés », dit Sidi Brahim Ould Sidati.

Ce qui est évident, c’est que les acteurs et autres observateurs du processus de paix en ont assez des voltefaces répétitives des éléments de la CMA. Car, nombreux sont aujourd’hui les responsables de cette organisation et autres pêcheurs en eau trouble qui souhaitent que la crise perdure afin de profiter de la situation de non-droit qui prévaut dans le pays.
Du côté de la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger, l’on n’est pas prêt à se laisser divertir par la CMA dont les revendications sont aux antipodes des efforts de paix et de stabilité.
« À ce stade du processus, la Plateforme ne perçoit ni l’opportunité ni la pertinence de chercher un terrain neutre pour engager des discussions entre des parties maliennes qui vivent en toute convivialité dans leur pays », peut-on lire dans un communiqué en date du 17 septembre 2019 signé de Fad Ag ALMAHMOUD, du GATIA.
Pour le camp de Fad Ag ALMAHMOUD, la récente redynamisation de la lutte contre le terrorisme prônée par le Mali et les autres pays de la CEDEAO au cours du sommet extraordinaire d’Ouagadougou, le 14 septembre 2019, ne saurait être mise sous éteignoir par aucune entreprise de diversion.
Pour ce faire, la plateforme rappelle à toutes les parties qu’elles restent engagées par le pacte pour la paix signé entre le gouvernement du Mali et les Nations Unies et auquel tous les Mouvements ont adhéré lequel pacte exige la fin des opérations de désarmement et de réinsertion avant la fin de décembre 2019. Toujours dans le communiqué signé par Fad Ag ALMAHMOUD, la Plateforme en appelle au respect des engagements pris par toutes les parties au lendemain de la signature de l’Accord pour que désormais tous les problèmes entre Maliens se règlent au Mali. Enfin, la Plateforme appelle toutes les parties à respecter leurs engagements en vue de parvenir à une mise en œuvre diligente de l’Accord pour abréger les souffrances des populations.
Selon une source gouvernementale, cette exigence de la CMA, qui sonne comme une invitation à la phase des négociations qui ont abouti à la signature de l’Accor paix, ne saurait être accepté à ce niveau du processus de paix.
Pour la première fois, un Comité de suivi de l’accord (CSA) de paix d’Alger devait être délocalisé et le choix de Kidal avait été adopté lors de la dernière réunion du comité, était hautement symbolique. Mais le 16 septembre, la veille du CSA, le président de la médiation internationale, l’Algérien Ahmed BOUTACHE, a informé les différents membres du CSA que la réunion prévue était repoussée. Une décision du gouvernement a finalement annulé le rendez-vous, évoquant des ‘’raisons d’État’’.
Pour bon nombre d’observateurs, la tenue de cette rencontre à Kidal aurait été perçue comme un pas de géant dans le processus de retour de l’autorité de l’État et des services publics dans partie du pays qui échappe au contrôle des autorités gouvernementales.
En posant cette exigence comme une nouvelle condition de sa participation au processus de paix, la CMA, vient encore une foi prouvée, si besoin en était, sa mauvaise foi pour un retour rapide de la paix au Mali.

Par Abdoulaye OUATTARA

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<item>
<title>Dépotoir de Lafiabougou: la population manifeste, le gouvernement s’exécute</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/depotoir-de-lafiabougou-la-population-manifeste-le-gouvernement-sexecute-2839996.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 09:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la journée du 18 septembre et une partie d’hier jeudi 19 septembre, la route passant devant le cimetière de Lafiabougou était barricadée par des manifestants. Pour cause, les familles voisines ont bloqué la route pour manifester leur mécontentement face à la régénérescence de la montagne d’ordures qui leur pose des ennuis. Les manifestants étaient composés des habitants de Lafiabougou, de Hamdallaye ACI 2000, de Sébénikoro, de Djicoroni-Para et Bolibana.</strong>

Notre équipe de reportage a fait un tour sur le lieu pour constater la situation et savoir davantage sur les raisons de ce blocus qui a perturbé la circulation pendant ces deux jours. Selon les manifestants, cette décision de bloquer la route s’explique non seulement par l’odeur nauséabonde insupportable que dégage le dépôt d’ordures, mais aussi l’état dégradant de la route.

Le dépotoir de Lafiabougou est devenu un réel danger pour la santé et l’environnement local. Ainsi, les familles voisines ont décidé, dans la journée du mercredi 18 septembre, de bloquer la voie pour des raisons multiples.

Selon M. Mandjou SOW « nous avons bloqué la voie à cause de l’odeur insupportable et les multiples problèmes que le dépotoir cause sur la route. Plus de deux semaines, les ordures débordent sur la route, ce qui provoque les accidents ».

À notre interlocuteur d’ajouter : ‘’depuis hier midi (mercredi) jusqu’à aujourd’hui (jeudi), personne n’est venue nous parler honnêtement. A part la société Ozone Mali et certains membres du ministère de l’Assainissement qui ont évacué une partie. Nous invitons les autorités à venir constater elles-mêmes l’état du dépotoir et de la route pour que nous puissions avoir une solution. Pour le moment, la route reste barrée, nous les attendons ici’’.

Pour sa part Samba SOURAMA, un voisin dudit dépotoir de s’indigner en ces termes : « c’est visible, des tas d’ordures devant les concessions. D’abord, c’est dangereux pour notre santé. Raison pour laquelle, les riverains ont décidé de bloquer la voie afin qu’aucun véhicule ne passe et nous maintenons cette barricade jusqu’à ce que cette décharge soit évacuée ».
Ainsi, avec cette barricade, les passagers sont obligés d’emprunter des ruelles pour aboutir à leur destination.
Au moment de notre passage, M. SOUMARA a indiqué qu’ils sont en train de chercher la solution. ‘’Quand on veut être pacifique, on nous oblige à faire autrement. Ce qui n’est même pas le souhait de la population malienne, le fait même que les gens sont empêchés d’accéder leurs services est un problème, mais nous sommes obligés de le faire pour que les autorités puissent nous répondre dans un bref délai.’’

À ces côtés, Monsieur Boubacar Mama exprime en ces termes ses amertumes : « les problèmes de ce dépotoir existent, il y a à peu près six ans. Jusqu’à présent le gouvernement n’arrive toujours pas à trouver une solution. Et dans ces ordures, il y a toute sorte d’objets contagieux, les voisins tombent malades à cause de l’odeur impure de ces ordures ».
Aboubacar MAÏGA pour sa part dira ‘’nous avons bloqué la route suite à plusieurs problèmes qui se posent sur cette voie. Les eaux devant les différentes concessions, la prise de la voie par des ordures sont entre autres raisons qui nous ont poussé à barricader la route’’.

Au moment où nous mettions sous presse, nous apprenions qu’un terrain d’entente a été trouvé entre les manifestants et le département de l’Environnement et de l’assainissement.
Joint au téléphone, Mandjou SOW, porte-parole des manifestants a déclaré : « nous avons levé le blocus suite au passage d’un membre du ministère de l’Assainissement qui promet de commencer le travail, ce jeudi soir vers 18 heures ».

PAR BOSSOUAN DEMBELE
(STAGIAIRE)]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption: le rôle et la place de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-la-corruption-le-role-et-la-place-de-la-justice-2839974.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 03:17:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

En pleine turbulence de l’Affaire dite ‘’des ristournes de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton’’, mais également des ‘’avions cloués au sol’’, le thème de la rentrée judiciaire 99-2000 : ‘’ le rôle et la place de la justice dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière’’ que le Procureur Amadou Ousmane TOURE présentait comme un sujet particulièrement complexe et délicat, est plus que jamais d’actualité. Dans son discours, à l’occasion qui prend en compte des analyses des journalistes, il retient « l’association, parfois même la confusion, tantôt provocante, tantôt scandaleuse et choquante de ces trois mots Justice – Corruption – État de droit ». Ce qui traduit, de son point de vue, chez ces professionnels « la nécessité de la mise en place d’un nouvel espace institutionnel et juridique pour un renforcement de notre système démocratique, afin que démocratie puisse rimer avec bonne gouvernance, État de droit et justice sociale ».
M. TOURE fait sien le constat qu’au Mali comme en Afrique, la justice et la corruption ont mauvaise presse et constituent un couple maudit.
Par rapport au premier élément de ce couple, il souligne que l’idéal de justice recherché par l’opinion publique se traduit par une justice infaillible, rendue à la satisfaction de chacun ; même s’il attire l’attention sur le fait que toute loi n’est pas forcement juste et bonne pour tous et que le droit n’est souvent pas la morale et l’équité.
Le second élément du couple maudit, c’est à dire la corruption, elle est tout comme la prostitution, et, elle a toujours existé. Elle s’installe toujours de façon pernicieuse et tolérée, avant, une fois assurée de l’impunité par l’adhésion des protecteurs au système qu’elle devienne impudente et agressive.
« C’est seulement à la fin de cette étape morale, elle-même terminale dans le processus de décomposition sociale, que chacun de nous, individuellement ou collectivement, se rend compte de sa gravité et réalise le catastrophisme de la situation », analyse le Procureur qui fait valoir qu’il n’y a pas de justice idéale.
Parlant des hommes politiques, malgré leur sincérité de début de campagne, au terme de leur mandat, c’est la consternation et la désillusion, car la corruption et la délinquance financière ont gagné le dessus, et, ont soit faussé, soit retardé, soit mis en veilleuse, les meilleurs programmes. Aussi rappelle-t-il qu’aujourd’hui au Mali, la corruption est présente dans tous les domaines.
Par rapport à la responsabilité de la corruption, il souligne : « autant les médecins ne sont pas responsables des maladies qui existent dans leur milieu social, autant les juges ne sauraient être tenus responsables de l’immeuble de la corruption qui existe dans leur société ».
Pour autant, la lutte contre la corruption fait appel à l’éthique de la justice perçue sous le double prisme de l’opinion pour qui « une justice corrompue, une justice pourrie est une étape de plus dans l’injustice, et un prolongement continu dans la cristallisation des frustrations et des rancœurs » et de la famille judiciaire qui interroge sur « ce que peut réellement faire, une justice misérable, sinistrée et incompétente ».
Le Procureur TOURE relève : « l’incorruptibilité de la justice à elle seule ne peut assurer l’efficacité de la réussite d’une lutte contre la corruption et la délinquance financière ». C’est pourquoi il préconise la formation des enquêteurs auxquels il faudrait adjoindre quelques cadres désignés du ministère des Finances, du ministère des Industries et du Commerce qui pourraient apporter une expertise plus spécialisée.
Il ne manque pas de poser la problématique de l’indépendance du pouvoir judiciaire dans une démocratie qui pose les principes de la séparation des pouvoirs et de l’égalité de tous devant la loi. Sans égalité, rappelle-t-il, les “jugements de cour rendront blanc ou noir, selon que vous soyez puissant ou misérable”. Dans la même veine de l’indépendance, il en distingue trois : la première et la meilleure indépendance est celle du juge vis-à-vis de lui-même dans ses relations sociales et professionnelles ; la deuxième est l’indépendance vis-à-vis du justiciable enfin, il doit réaliser lui-même son indépendance vis-à-vis, du pouvoir exécutif.
Nous vous livrons in extenso le discours du Procureur Amadou Ousmane TOURE.

DISCOURS SUR LA CORRUPTION DU PROCUREUR AMADOU OUSMANE TOURE A L’OCCASION DE LA RENTREE JUDICIAIRE 99-200 SUR LE THEME : “ LA PLACE ET LE ROLE DE LA JUSTICE DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA DELINQUANCE FINANCIERE ”

JEUDI 04 NOVEMBRE AU PALAIS DES CONGRES DE BAMAKO
Monsieur le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Monsieur le Président de la Cour Suprême,
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,
Monsieur le Président du Conseil Economique, Social et Culturel,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Missions Diplomatiques et des Institutions Internationales,
Madame le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats,
Monsieur le Président de la Chambre Nationale des Notaires,
Monsieur le Président de la Chambre Nationale des Huissiers,
Monsieur le Président de la Chambre Nationale des Commissaires
Priseurs,
Mesdames et M. les Officiers et Agents de police judiciaire,
Mesdames et Messieurs les Greffiers, Secrétaires des Greffes &amp; Parquet,
Mesdames et Messieurs les Surveillants de Prison, Educateurs Sociaux,
Distingués invités,
Très chers collègues Magistrats,
Mesdames et Messieurs,
Au Mali, depuis plus d’une décennie maintenant, chaque cérémonie de rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, est marquée par la présentation d’un thème d’actualité, qui se veut significatif des préoccupations majeures du monde judiciaire et de l’esprit dans lequel il entend poursuivre sa mission, qui n’est pas seulement de dire le droit, mais aussi et surtout de contribuer, dans une mesure qui reste à définir, à l’œuvre de reforme et de valorisation de nos structures et moyens de gestion politique et sociale.
Le thème de cette année 1999, est consacré à un sujet particulièrement complexe et délicat, qui est ainsi libellé : “ Le rôle et la place de la justice dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière ”.
Monsieur le Président, j’avoue que lorsque la préparation et la présentation de ce thème m’ont été confiées – de façon tardive (et je le
regrette), mon enthousiasme et ma confiance étaient grands, à l’idée de contribuer à un plan de communication, portant sur le rôle et la place de l’institution à laquelle j’appartiens, dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière.
Mais, depuis le 7 octobre dernier, force m’est de reconnaître qu’après avoir entendu votre excellente intervention sur ce thème, sur celui particulier de la mission et de l’éthique de la magistrature dans cette guerre (le mot n’est pas fort), depuis donc cette date, j’ai été presque confus, et incertain dans la démarche intellectuelle à adopter car l’essentiel a été dit, et bien dit par vous-même. Pour preuve, depuis, les commentaires de votre discours font la une de tous les organes de presse écrite, parlée et télévisée.
Néanmoins, et pour honorer ceux qui ont eu confiance en moi par ce choix, j’ai continué la réflexion et par finir, j’ai osé adopter votre discours et les commentaires de journalistes auxquels il a donné cours, comme documents de travail.
Ainsi donc, dans cette ambiance médiatique annoncée, il est intéressant de noter mais de façon relative, que la première analyse des commentateurs et analystes politiques, fait invariablement ressortir trois termes : Justice – Corruption – Etat de droit.
L’association, parfois même la confusion, tantôt provocante, tantôt scandaleuse et choquante de ces trois mots, traduit sans nul doute chez ces professionnels, la nécessité de la mise en place d’un nouvel espace institutionnel et juridique pour un renforcement de notre système démocratique, afin que démocratie puisse rimer avec bonne gouvernance, Etat de droit et justice sociale.
Dans ce même ordre d’idées et c’est vrai, parce que nous le vivons tous ces dernières années, un peu partout dans le monde mais surtout en Afrique, la justice et la corruption ont mauvaise presse et constituent un couple maudit. L’Etat de droit, est-ce parce que le mot finit par droit, jouit quant à lui d’une bonne réputation ?
Dès lors, est-il besoin de rappeler afin d’expliquer la réalité de cette institution, que la justice, dans sa mission démocratique de gardienne des libertés individuelles et de l’Etat de droit, doit, dans son fonctionnement veiller à l’application de la loi et à la garantie du respect du droit de chacun ?
De ce point de vue, l’idéal de justice recherchée par l’opinion publique se traduit par une justice infaillible, rendue à la satisfaction de chacun.
Or, quand on exprime cette justice par les milliers de décisions rendues chaque année, au cas par cas, par des hommes et contre des hommes dans leur honneur, leurs biens, leurs enfants et cela, de Kayes à Kidal, d’Ansongo à Yanfolila, on saisit très aisément les milliers de mécontents, d’insatisfaits, dont parmi eux le plus puissant, le plus riche mais aussi le plus rebelle d’entre tous : l’Etat.
En effet, il arrive souvent que l’Etat soit condamné par ceux là même qu’il a recruté et qu’il a si chèrement formés. Quelle ingratitude ! Nous semble t-on entendre ; mais en réalité comme le dit Me Soulez “la source de la justice ne l’empêche pas d’être la justice”.
Ce pouvoir exceptionnel “de légalité du parricide” qui ne se rencontre que dans un Etat de droit, explique que la justice soit placée parmi les grandes figures d’une société démocratique, dont la mission est de représenter l’intérêt général au-delà des intérêts individuels.
C’est pourquoi, les jugements de valeur, quoique souvent exacts, qui se portent ça et là sur la justice, notamment sur la qualité morale de ses animateurs, doivent de notre point de vue, objectivement intégrer la dimension institutionnelle de sa mission, car l’acte de juger fait inévitablement un gagnant et un perdant. Toute loi n’est pas forcement juste et bonne pour tous ; le droit n’est souvent pas la morale et l’équité. Même, quand l’acte de juger est exercé par, non pas un ou des magistrats, mais par un peuple tout entier, comme c’est le cas en matière d’élections, les perdants parleront toujours de corruption, de fraude etc., alors que, là aussi il faut bien nécessairement un Président et un seul, un Maire et un seul … c’est toute l’incompréhension et parfois même l’ingratitude des fonctions jugeantes. Est-ce pourquoi plusieurs de mes collègues, dont Monsieur le Ministre, ont abandonné le lourd serment de magistrat, pour celui aussi lourd mais plus humanitaire d’avocat ?
En définitive, on peut certainement affirmer que, malheureusement et pour longtemps encore en Afrique, la justice du prétoire et celle des urnes, même légalement et régulièrement rendues, seront toujours l’objet de sérieuses contestations et d’intolérance. C’est le nécessaire processus de recherche des idéaux de justice et de démocratie.
Le second élément du couple maudit, c’est à dire la corruption, elle est tout comme la prostitution, et, elle a toujours existé. En effet, elle est aussi ancienne que le crime lui-même, et aussi vieille que la notion d’Etat elle-même. Comme le dit l’historien Biancamaria “en situant le problème dans sa perspective historique, nous pouvons dépasser la réaction épidermique qui consiste à s’étonner et à s’indigner”. De ce qu’elle représente sur le plan criminologique, l’éminent criminologue André Vitu, apporte une précision de taille en indiquant que “la corruption est un mal social endémique, dont les manifestations se découvrent à toutes les époques, dans tous les pays du monde et sous tous les régimes politiques sans exception”.
Comme on peut ainsi le comprendre, l’histoire de l’existence et de l’évolution de la corruption nous enseigne qu’à son début et dans toute société, elle s’installe toujours de façon pernicieuse et tolérée par tous ensuite enhardie par les puissants réseaux de protection constitués pour l’essentiel d’hommes ou institutions politiques qu’elle alimente, elle s’affiche publiquement et provoque arrogamment ceux ou celles qui lui résistent encore ; enfin, assurée de l’impunité par l’adhésion des protecteurs au système, elle devient impudente et agressive. C’est seulement à la fin de cette étape morale, elle-même terminale dans le processus de décomposition sociale, que chacun de nous, individuellement ou collectivement, se rend compte de sa gravité et réalise le catastrophisme de la situation.
Dans ces conditions, il est évident qu’une opinion publique insuffisamment préparée à la citoyenneté démocratique, bouleversée par des fréquentes crises économiques, politiques, et, perdue dans d’inextricables procédures d’un droit nouveau, moderne et écrit, comme c’est le cas dans nos démocraties émergentes africaines, ne croirait plus à ses institutions, à ses hommes politiques et publics, et, finalement, la notion même de l’Etat se corrompt, et l’idée de justice se prostitue, et notre attitude commune, se résume en cette analyse de ce professeur d’université “… D’un côté nous nous indignons, nous réclamons des sanctions et des purges, prélude à une reforme des lois et, pourquoi pas, des mœurs. De l’autre, nous sommes résignés : peut-on vraiment lutter contre la corruption ? N’est – elle pas une réalité imparable de l’existence ? ”
A ce propos, le message de votre allocution a été certainement de nous rappeler tous, que cette réalité n’est pas imparable et qu’à la vérité, l’idéal démocratique n’est jamais qu’approché et doit être sans cesse poursuivi et recherché. L’idéal de justice aussi, et il n’y a pas de justice idéale.
C’est aussi, fort de cette vérité, que nous pensons que le thème de cette rentrée judiciaire, participe à cet effort de recherche et d’ancrage des idéaux démocratiques et de justice. Il y va, de l’avenir même de notre institution, qui devra dorénavant clarifier son rôle et sa place dans cette lutte contre la corruption et la délinquance financière.
Cependant, vous conviendrez avec moi, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, que le premier péril dans l’étude d’un sujet de ce genre est d’être trop technique, ésotérique donc terriblement ennuyeux pour nous tous ; le second danger dans une telle analyse, est d’être pratique et schématique, mais là fortement embarrassante pour la majeure partie d’entre nous, ici et ailleurs. Enfin, le dernier risque est de redire votre allocution du 7 octobre, et m’exposer ainsi à l’éventualité d’un procès pour fraude de la propriété intellectuelle d’autrui.
C’est pour toutes ces raisons que je dois vous avertir des limites de mon propos et de ma pensée, parce qu’après ces obstacles, le chemin pédagogique qui me reste à parcourir est si réduit et si court, pour un sujet aussi long qu’intéressant.
Pour ce faire, je suivrai une double démarche pour traiter mon sujet
1.Une démarche exploratoire pour camper le sujet et tenter de résumer le phénomène de la corruption et de la délinquance financière.
2.Une démarche critique pour aborder la question essentielle mais préjudicielle que beaucoup d’entre vous se posent, lorsqu’ils
s’interrogent sur les capacités réelles et objectives c’est à dire le rôle et la place, d’une justice dite corrompue à lutter contre la corruption et la délinquance financière.
A. Pour entreprendre ma première démarche, je me dois de vous livrer quelques approches de définition, des infractions de corruption et de délinquance financière selon la doctrine la plus récente, et le droit positif Malien
a. Quelques éléments de définition de la corruption et de la délinquance financière
Définition de la corruption
Dans une publication très récente de 1997 de la Collection Finance et Société, intitulée Pratiques et contrôle de la corruption, Jean Cartier-Bresson écrit “une des propriétés de la corruption est d’être difficile a définir, car le mot est entaché des images d’une décomposition physique proche de la corrosion, d’une altération de toute chose à partir d’un état original de pureté et d’une détérioration morale qui caractérise le dépravé”. La journaliste Flora Lewis, abonde dans ce sens, en avouant que “l’ennui, c’est qu’il est plus facile de reconnaître la corruption, que de la définir. ”
Nonobstant les difficultés à définir ce phénomène, nous pouvons dire avec André Vitu “que dans l’acception admise par le langage courant et par la terminologie juridique, la corruption est l’agissement par lequel une personne investie d’une fonction déterminée, publique ou privée, sollicite ou accepte un don, une offre ou une promesse en vue d’accomplir, retarder ou omettre d’accomplir un acte entrant, d’une façon directe ou indirecte, dans le cadre de ses fonctions. La corruption implique donc la violation, par le coupable, des devoirs de sa charge”.
Le dictionnaire le “petit Robert” quant à lui, définit la corruption “comme une altération du jugement, du goût et du langage, mais aussi comme l’ensemble des moyens que l’on emploie pour faire agir quelqu’un contre son devoir, sa conscience”.
L’ambiguïté et la complexité à définir ce phénomène ont donné naissance sur le plan doctrinaire, à deux écoles qui se disputent une définition aussi parfaite qu’exacte de la corruption :
L’école subjective : pour définir cette infraction, les tenants de cette école mettent en avant les critères tels : les devoirs de l’administration, l’intérêt public, l’existence d’un marché de la corruption, les différents degrés de perception de la corruption. En réalité, plus qu’une tentative de définition du phénomène, cette école propose des approches explicatives sur les origines et les causes de la corruption.
Elle se fait en effet surprendre, car certains de ses disciples distinguent des comportements qualifiés de corruption noire, de corruption grise, de corruption blanche, pour d’autres, de corruption de proximité, corruption marchande, corruption transactive, corruption défensive, corruption “autogenic”, corruption de support, petite, moyenne et grande corruption etc.
L’école objective : le respect de la loi est le seul critère de cette pensée. Seule la loi qualifie, l’acte corrompu ou non corrompu.
C’est le cas du Mali où on peut lire à l’article 11de la constitution “tout ce qui n’est pas interdit par la loi ne peut être empêché et nul ne peut être contraint de faire ce qu’elle n’ordonne pas”. Nous pensons qu’il s’agit là du bon choix, car la première école, c’est à dire l’école subjective, celle des nombreuses appréciations de la corruption traîne avec elle l’inconvénient majeur d’une “corruption corruptrice”, car dans cette analyse tout dépendra des rapports sociaux, politiques ou professionnels qui existent entre ceux qui qualifient et ceux auxquels la qualification est appliquée.
Définition de la délinquance financière
La deuxième infraction contenue dans notre sujet, est la notion juridique de délinquance financière. Je vais vous surprendre, parce que selon la doctrine, elle est encore plus difficile à définir car il s’agit là d’un terme univoque qui constitue en réalité un ensemble de crimes et délits, tantôt distincts et autonomes, tantôt assimilés ou connexes à la corruption, et souvent sans lesquels celle-ci même n’aurait pas été possible. Certains auteurs, notamment Bresson précise qu’“il convient donc pour les juristes d’entendre corruption et para corruption au sens de corruption et délits assimilés. ” Dans cette philosophie, comme l’ont précisé les auteurs, l’infraction constitutive d’une délinquance financière est une “infraction moyen” qui est absorbée ou assimilée à une “infraction but” qui est la corruption.
Malgré, les difficultés à donner une définition juridique de la délinquance financière, il nous paraît utile de dire, que sous ce vocable se retrouvent toutes les infractions autres que la corruption proprement dite, et qui portent “atteinte à l’ordre financier, économique et social mis en place par l’Etat en vue de se donner à lui-même, et de donner aux organismes publics, aux entreprises et aux personnes privées, les moyens monétaires nécessaires aux échanges économiques et au développement des activités collectives et individuelles. ”
b. De la législation malienne sur la corruption.
Dans notre droit positif c’est la loi no82-40 AN-RM du 20 février 1982 qui prévoit et punit le crime de corruption. Elle, prévoit une peine de 5 à 10 ans de travaux forcés et une amende égale au double de la valeur des promesses agréées ou des choses reçues ou données pour tout fonctionnaire, magistrat, militaire ou assimilé, assesseur, citoyen chargé d’un ministère, citoyen investi d’un mandat électif, qui s’abstient de faire un acte de ses fonctions ou emploi. La même peine est également prévue pour les arbitres, experts, médecin, chirurgien, dentiste ou sage femme qui fournit des fausses indications sur l’origine d’une maladie ou d’une infirmité. Enfin, les commis, employés ou préposés, salariés ou rémunérés sous une quelconque forme, sont aussi punis des même peines et pour les mêmes motifs.
D’emblée, le moins qu’on puisse faire ressortir de cette législation est son anachronisme. En effet, l’énumération de certaines spécialisations médicales reste à compléter avec précision, dans la mesure ou la loi elle-même, l’a débutée ; ensuite la création et le professionnalisme de nouvelles activités liées au développement économique et social, méritent d’être prises en charge. La loi pénale, étant de stricte interprétation, les subtilités et insuffisances d’une législation portant sur la corruption, ne sont pas de nature à aider à sa répression. Nous y reviendrons dans notre dernière partie.
c. Les infractions pouvant se regrouper sous le qualificatif de délinquance financière dans la législation malienne.
Les crimes et délits regroupés donc sous le vocable de délinquance financière, (ou infraction en matière économique et financière selon d’autres) sont de façon non exhaustive dans la législation malienne : le trafic d’influence, la concussion, l’enrichissement illicite, le faux, la contre façon et usage d’effets du trésor, atteintes aux biens publics, abus de biens sociaux fraudes fiscales, fraudes douanières, non-réglementation bancaire etc. Une étude détaillée de toutes ces infractions, dans le cadre de cette journée, et en si peu de temps, n’aura pas été possible ; aussi, et tout au long de notre intervention devrions-nous, nous contenter du sens générique de délinquance financière.
Ces infractions sont, soit prévues et punies par des lois spécifiques, c’est le cas entre autres de la loi no82-39 AN-RM du 26 mars 1982 pour le crime d’enrichissement illicite, de l’ordonnance no6 CMLN du 13 février 1974 et textes modificatifs pour les atteintes aux biens publics ; soit dans les différents articles de la loi no99 AN-RM du 3 août 1961 portant code pénal avec ses différents aménagements. Enfin, elles se retrouvent également, dans les codes de douanes, des impôts, de commerce et les textes de la réglementation bancaire.
d. Le Phénomène de la corruption et de la délinquance financière au Mali.
Une grande figure internationale de la lutte contre la corruption nous avertit “qu’il est salutaire de se rappeler que la corruption existe partout, dans les secteurs privé ou public, et dans les pays riches ou pauvres, car ce rappel nous aide à éviter les idées préconçues. On y voit assez souvent une partie du secteur public, mais la corruption se rencontre aussi dans le secteur privé. De fait, celui-ci est impliqué dans la plupart des cas de corruption de l’Etat. ”
Curieusement, il est intéressant de relever que, malgré l’existence depuis les temps immémoriaux de la corruption (certains auteurs comme Biancamaria la situe à plus de 2000 ans, le Saint Coran dans la sourate : la vache, verset 188 parle déjà de corruption), qu’en dépit de ses multiples effets pervers avérés sur le développement économique national et international, que partout dans le monde, c’est seulement au cours de ces 30 dernières années qu’il semble se dégager une réelle prise de conscience du fléau.
En effet, sur le continent Africain, les premiers régimes politiques mis en place c’est à dire ceux de l’indépendance, refusaient même d’admettre et de reconnaître l’existence du phénomène de la corruption et de la délinquance financière dans leur pays. Ce refus, était généralement dicté par les idéologies du nationalisme, patriotisme, socialisme. Il s’agissait plus pour eux, d’une lutte idéologique que juridique ou judiciaire. Le corrompu était plus, un ennemi de la révolution, qu’un délinquant pour preuve le dictionnaire des mots étrangers de l’ex URSS qui était leur principal modèle de développement, définissait la corruption comme une : “vénalité, concussion des personnalités publiques, des hommes politiques et des fonctionnaires dans le monde capitaliste. ”
Vinrent ensuite, les régimes politiques nés des coups d’Etat militaires, justifiés selon leurs auteurs, par la mauvaise gestion publique et la gabegie financière des premiers politiques. L’histoire retient aujourd’hui que le manque de base légitime de ces pouvoirs, l’environnement international, ont fait de cette époque la rampe de lancement de l’enrichissement illicite et autres malversations financières des élites africaines. Pour mémoire, notons qu’ici au Mali, c’est le 20 janvier 1972 que le Chef de l’Etat d’alors, enclenchait sa lutte contre la corruption et les détournements de biens publics. Il disait en substance qu’“il est inadmissible que les cadres abusent de leurs fonctions pour détourner à leur profit des biens de l’Etat”, et que, tout comme les “petits”, les “grands” seront aussi punis. Vous- vous souvenez certainement de ces moments tant chantés, tant décriés, des quatre v (villa, voiture, verger, virement).
Enfin, arrivèrent les régimes dits démocratiques, Républicains, caractérisés par une multitude de partis politiques, d’associations et d’organisations syndicales. La nature politique de ces régimes, les avancées technologiques et scientifiques, ont favorisé, une plus grande connaissance de la notion de la corruption, de l’information sur la multiplicité de ses modes d’expression, de l’identification des acteurs et sujets, et enfin d’une véritable évaluation de ses conséquences dramatiques. Dorénavant, rien ne devrait plus tolérer ou justifier la persistance du mal.
Est-ce pourquoi, la lutte contre la corruption, (donc l’accroissement des revenus, diminution de la pauvreté, l’investissement, la valorisation du travail productif) occupe t-elle l’essentiel des programmes des partis politiques. En effet, partout les thèmes de campagnes, les banderoles, affiches, étaient largement dédiés à l’implacable lutte du futur Maire, Député, Président, contre la corruption et la délinquance financière. Trois ans, cinq ans après, malgré leur sincérité de début de campagne (je le crois) c’est la consternation et la désillusion car la corruption et la délinquance financière ont gagné le dessus, et, ont soit faussé, soit retardé, soit mis en veilleuse, les meilleurs programmes de construction de routes, d’hôpitaux, d’écoles, d’aéroports, etc.
A partir de ces douloureux constats, la prise en charge et la lutte contre la corruption et la délinquance financière, devraient s’affirmer pour ces hommes politiques, comme un autre mais nouveau serment, celui du refus et du rejet des compromis, j’allais dire compromissions politico-financières dont les peuples sont les seules victimes, le serment aussi, d’une réelle volonté politique reposant sur une forte et intime conviction démocratique afin, de consacrer l’effectivité de l’Etat de droit avec son corollaire la séparation des pouvoirs. Telle est du moins, Monsieur le Président la vision que l’opinion publique semble avoir fait de votre dernière allocution.
Bien évidemment, l’esprit de la politique en cours, et tant d’autres indicateurs socio-économiques, nous autorisent à affirmer sans aucune prétention mais sans aucune ambiguïté aussi, qu’aujourd’hui au Mali, la corruption est présente dans tous les domaines : (charité bien assumée commence par soi-même) judiciaire, Administratif, politique, militaire, social, privé. Elle rappelle cette fable de la Fontaine, les animaux malades de la peste où il écrivait : “Tous en étaient malades mais. ”
En effet, la corruption est présente dans tous les domaines, parce qu’à la vérité, il n’y a pas de corruption innocente, vénielle, comme il n’existe pas une forme de corruption “principale ou centrale”, génératrice des autres formes de corruption. Aucune forme de corruption, n’est tolérable et ne vaut pas mieux que l’autre. Ces principes juridiques et moraux, pour souligner que contrairement à une analyse largement répandue dans notre environnement, la corruption de la justice, qui est du reste très condamnable, n’est pas à l’origine, encore moins à la justification de la corruption des autres secteurs de la vie publique. Ceci est d’autant plus vrai, que les 99,99% des cas de corruption réelle, ne sont connus et poursuivis.
Les statistiques, démontrent que depuis 10 ans, un seul cas et un seul, a été l’objet de poursuites judiciaires. (hormis les derniers cas de moins de quelques mois). Or en la matière, chacun d’entre nous connaît la réalité des chiffres noirs. C’est pourquoi, nous pensons que, profiter des micros de la télévision ou d’une radio, comme le font certains camarades fonctionnaires, pour faire de la justice, le mot de passe de toute la corruption au Mali, quant au même moment on ne peut, soi même, justifier le boubou que l’on porte, n’est pas un comportement positif et constructif. Autant les médecins ne sont pas responsables des maladies qui existent dans leur milieu social, autant les juges ne sauraient être tenus responsables de l’immeuble de la corruption qui existe dans leur société.
Inclus dans une dimension collective, l’honnêteté, la probité, la conscience professionnelle, l’intérêt du bien public sont des vertus et des qualités, dont chaque citoyen démocrate devrait s’enorgueillir, à l’exclusion de la faute de l’autre. N’est-ce pas, Monsieur le Président, l’alerte morale et l’exigence civique de votre allocution du 7 octobre 1999, à l’endroit de tous les représentants et serviteurs de l’autorité publique ? De façon résolue, la justice vous offre sa loyauté et sa promesse de s’engager avec vous, au besoin contre elle-même.
Ainsi, la réalité commande à reconnaître que, même s’il n’y a pas de corruption innocente, vénielle et qu’elle existe dans tous les secteurs de la vie publique, elle ne présente pas les mêmes formes et les mêmes proportions, compte tenu des pouvoirs et des monopoles des différents acteurs.
Pour mieux la caractériser et la stigmatiser, la réflexion suivante d’un talentueux analyste des questions de corruption, nous donne une parfaite illustration :
“La corruption revêt de nombreuses formes, elle est présente parmi les gratte-papier et petits bureaucrates mesquins, dans la police et dans l’appareil judiciaire aussi bien que lors d’élections, pour ne citer que ces exemples. Mais c’est probablement dans le domaine de la passation des marchés publics (c’est-à-dire de l’achat de biens, de travaux et de services par l’Etat) qu’elle étend le plus, ses tentacules et que son coût est le plus élevé. Les raisons en sont simples. Si l’on met de côté les traitements des fonctionnaires et prestations sociales, la passation des marchés publics absorbe normalement la plus grande part des dépenses publiques à tous les niveaux de l’administration. Que l’on choisisse bien l’adjudicataire du marché, et l’on peut gagner avec ce seul contrat plus d’argent que n’en toucherait légitimement un agent public tout au long de sa carrière. Les tentations sont considérables et, trop souvent, les risques de punition relativement minimes. Les projets de travaux publics (aéroports, barrages, autoroutes, réseaux d’alimentation en eau) ont de tout temps donné lieu aux scandales les plus spectaculaires, et ce dans le monde entier.
Au palmarès de la corruption vient ensuite l’achat de matériel ou d’équipement particulièrement coûteux, par exemple des autobus, du matériel de construction, des avions, des turbines et des blocs électrogènes. Ajoutons à cela les achats moins importants, mais effectués en grosses quantités année par année : c’est le cas des fournitures de bureau, des produits pharmaceutiques, des livres scolaires et des uniformes. ” Qui dit mieux !
C’est, cette triste réalité qui a conduit depuis quelques années, plusieurs gouvernements africains à la quête d’une démarche sociale et culturelle, d’une expertise politique et juridique qui permettraient de trouver le juste milieu entre le culturellement tolérable et le juridiquement et socialement punissables.

B. Le rôle et la place de la justice.
Me référant encore, à votre allocution du 7 octobre 1999, (et ce n’est pas la dernière) vous avez dit Monsieur le Président que “la lutte contre la corruption et la délinquance financière demeurera un leurre si notre système de justice ne dispose pas de magistrats et d’officiers de police et de gendarmerie techniquement compétents, moralement irréprochables et adhérant consciemment à la politique d’action publique en cours qui vise, résolument, à endiguer ce fléau. ” C’est pourquoi, nous pensons qu’une définition du rôle et de la place de la justice, dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, se posent indiscutablement en termes d’évaluation de l’éthique, de la compétence et de l’indépendance de cette dernière. L’analyse, devrait aboutir à l’identification des obstacles et des freins, qui bloquent l’exercice de son rôle classique d’application de la loi.
S’agissant de l’éthique de la justice, j’avais indiqué plus haut, qu’avant même de lui assigner un rôle et une mission dans cette lutte, chacun de vous, et de nous-mêmes, mais différemment, se pose la question de savoir, si, à partir de ce qu’elle est aujourd’hui, la justice pourrait être choisie comme l’instrument approprié et efficace d’une lutte contre la corruption et la délinquance financière. A l’examen, vous, opinion publique, et nous, famille judiciaire, avons tous raisons. Pourquoi ?
Vous d’abord.
Vous avez parfaitement raison, parce qu’une justice corrompue, une justice pourrie est une étape de plus dans l’injustice, et un prolongement continu dans la cristallisation des frustrations et des rancœurs. Donc, un début de justice privée dans un Etat démocratiquement structuré et organisé. Mais, la suite logique et cohérente de votre interrogation serait, une autre, qui pourrait ainsi dire : que faut – il faire ?
C’est là, que vous nous donnez très partiellement raison, en nous permettant de vous demander, ce que peut réellement faire, une justice misérable, sinistrée et incompétente. En effet, depuis que, d’une autorité judiciaire à un pouvoir, la justice a été constitutionnellement adoptée, il importe de remarquer, que l’attention qu’a portée le monde politique à cette institution s’est toujours traduite, plus par une tentative de délégitimation et d’intimidation, que par un réel souci de recherche d’efficacité du fonctionnement de l’administration de la justice et d’amélioration des conditions matérielles des magistrats et auxiliaires de justice, dont les O.P.J. même s’ils relèvent d’une autre administration. Comme la souligné un ancien garde des sceaux français “dans cette perspective, la nécessité de mettre fin à la crise de la justice ne relève plus du bricolage social ; le mal s’est enkysté. Le replâtrage, même intelligent, n’est plus crédible aujourd’hui. ”Cette affirmation ne voudrait-elle pas dire que toute bonne justice a son coût, qui nous pensons, n’est pas hors de porté de l’Etat malien.
Dans ce même registre, rappelons aussi que l’un des enseignements utiles des travaux du forum national sur la justice, a été, l’unanimité de l’ensemble des corps sociaux, sur l’extrême pauvreté de la justice et de la détresse matérielle des hommes et des femmes qui l’animent. Tous, reconnaissent la nécessité d’un relèvement de leur situation, en réalité de la situation des agents de l’Etat, mais à la condition que, les brebis galeuses (parce que même avec un milliard de francs de salaire il en existera) qui seront reconnues telles, soient sévèrement châtiées.
Ce plaidoyer pro domo, pour tenter Mesdames et Messieurs de vous expliquer (ai-je réussi ?) que toute société, n’a que la justice qu’elle mérite.
Ceci, est plus pour moi, un constat, qu’une justification ou un prétexte de la prévarication de la justice.
Ensuite, l’incorruptibilité de la justice à elle seule, ne peut assurer l’efficacité de la réussite d’une lutte contre la corruption et la délinquance financière. Certes, elle constitue un préalable indispensable, mais qui devrait forcement se conjuguer avec les notions de formation, d’indépendance et de responsabilité des juges.
Dans le cadre de cette entreprise de lutte contre une criminalité si bien organisée, si bien outillée et si bien intelligente, la spécialisation par la formation aux nouvelles techniques d’investigations financières des officiers de police judiciaire, des procureurs et des juges d’instruction est plus qu’indispensable. Il est évident que c’est des connaissances qu’ils auront reçues que dépendront la qualité et la technicité de leurs enquêtes, et c’est de celles-ci que dépendront les décisions de la justice, d’où découlera la crédibilité de l’institution.
A ces enquêteurs il importe d’y adjoindre quelques cadres désignés du ministère des finances, du ministère des industries et du commerce, qui pourraient apporter une expertise plus spécialisée, plus pointue car il s’agit de matières financière, commerciale et économique, où seul un sorcier peut facilement reconnaître un autre.
Enfin, m’inspirant toujours de votre allocution du 7 octobre 1999, vous affirmiez clairement Monsieur le Président que “l’indépendance totale des institutions et structures chargées de lutter contre la corruption et de la réprimer est essentielle. Elle sera la manifestation de notre volonté de concrétiser les déclarations d’intention.”
Oui Monsieur le Président, l’indépendance du pouvoir judiciaire dans une démocratie pose les principes de la séparation des pouvoirs et de l’égalité de tous devant la loi. A contrario, il n’est pas exagéré nous semble t- il, d’affirmer que toute dépendance ou non-indépendance du pouvoir judiciaire, est une forme de corruption.
A ce propos et pour rassurer ceux qui craignent un “gouvernement des juges”, au Mali, le pouvoir judiciaire est convaincu, comme l’a écrit Me Soulez et s’agissant de l’indépendance que “cette recherche est impossible et aussi absurde que la quête de spécimen humain sans nombril”. Dans tous les cas, la famille judiciaire est, suffisamment responsable et consciente de nos réalités culturelles, suffisamment imprégnée de la nécessité de consolider l’unité nationale et enfin, suffisamment solidaire de la difficile conjoncture économique qui frappe toutes les couches sociales. C’est pour toutes ces raisons, qu’il a toujours traduit l’expression et la manifestation de son indépendance par une simple exigence de respect pour ses hommes ; de respect des décisions rendues du respect de la nécessité d’user des voies de recours ; du respect de la chose jugée.
Il est incontestable que la première et la meilleure indépendance est celle du juge vis à vis de lui-même dans ses relations sociales et professionnelles ; ensuite, arrive la deuxième indépendance, elle est la plus difficile et en même temps la plus vertueuse, c’est celle de l’indépendance vis à vis du justiciable enfin, il doit réaliser lui-même son indépendance vis à vis, du pouvoir exécutif surtout. L’honnêteté commande à reconnaître, qu’aujourd’hui les juges qui veulent être indépendants, le sont réellement. C’est une question de conviction, de courage et de loyauté. L’exercice légal des voies de recours par les représentants de l’Etat que sont les procureurs, contre les décisions des juges, ne constitue pas, toutes les fois que la loi le prévoit, une atteinte à l’indépendance, mais plutôt la manifestation des intérêts d’une partie dans une procédure.
Dans ce contexte de primauté du droit, la soumission des décideurs politiques et publics à la loi, et aussi des juges, par la recherche de leur responsabilité en cas de faute professionnelle, est une condition majeure à la réalité et à l’efficacité de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Sans égalité, les lois de la République deviennent “des toiles araignées” et les “jugements de cour rendront blanc ou noir, selon que vous soyez puissant ou misérable”. La démocratie, exige au moins le respect des lois, que le système démocratique, librement et volontairement à mises en place.
Enfin et pour donner à ce rôle, tout son contenu constitutionnel, il importe de redéfinir le positionnement de la Police Judiciaire. En effet, nous savons tous, qu’elle est théoriquement et horizontalement exercée sous la direction du Procureur de la République. Mais dans la pratique, la direction verticale c’est à dire, celle exercée de grade militaire à grade militaire, semble plus déterminante dans la promptitude du respect des dispositions légales. Les Officiers de Police Judiciaire, font souvent appel à toutes les subtilités, à toute leur intelligence possible afin de respecter la hiérarchie militaire qui assure la promotion et une bonne retraite (cas des gendarmes) et maintenir l’harmonie qui n’est qu’occasionnelle avec le parquet.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je suis sûr que nous avons l’intelligence utile pour inventer et mettre en place un système légal, efficace, qui respecterait aussi bien la raison d’Etat, que les droits individuels. Ceci paraît d’autant plus nécessaire, que les procureurs sont des agents d’exécution de l’Etat, et que la Police Judiciaire ne concerne pas toute la Police Nationale ou la Gendarmerie Nationale. Où se situe donc, le danger à placer réellement et effectivement, les O.P.J et seulement eux, sous le contrôle du parquet à l’exclusion de ceux de la police administrative, de la police militaire, de la police des renseignements ?
Dans une lutte contre la corruption et la délinquance financière, de cette allégeance voire de cette confusion légale, parquet – police judiciaire, dépendront en partie, l’équité dans les interpellations, la réalité dans les poursuites et dans l’exécution des mandats de justice.
Une fois que le rôle de la justice qui est comme vous l’aviez dit “de dire le droit, d’en assurer une exacte et égale application, de l’imposer au besoin” est bien compris et accepté dans le jeu institutionnel qui fonde toute démocratie, la justice retrouvera la place qui est la sienne, à côté des autres institutions et structures de la République, qui sont chargées chacune d’apporter son expertise.
Mais en réalité et dans notre contexte actuel, la justice vient à supplanter toutes “ses sœurs” dans cette politique de combat en cours. Les raisons en sont simples et peuvent être ainsi résumées :
Depuis un certain temps, nous remarquons dans la vie politique et publique une léthargie quasi-mortelle des systèmes de contrôles institutionnels et administratifs. A l’occasion de son installation solennelle le 7 octobre dernier, le Premier Président de la Cour Suprême soulignait que, par le manque de moyens matériels et humains, la Cour des Comptes ne peut exercer son contrôle sur les domaines de sa compétence, qui est celle du contrôle institutionnel du budget. Quant aux contrôles administratifs internes, leur inefficacité évidente résulte de leur parfaite inadéquation, car contrôlés et contrôleurs appartiennent au même système, qui veut que l’on ne “se tire pas dans les pattes”.
De toute évidence, cet affaiblissement avéré des contrôles institutionnels, la complaisance notoire des contrôles administratifs conduisent au dernier contrôle, qui ne devrait être en démocratie, que résiduel et exceptionnel : celui de la Justice Pénale. Ceci est d’autant plus vrai que la démocratie repose par définition sur l’obligation de transparence “qui garantit aux citoyens l’intégrité du système démocratique, et aux entreprises et consommateurs la sincérité des échanges. ” alors que la “corruption se nourrit de l’opacité, des combines et de mystères.” Et, on ne le dit jamais assez, mais la démocratie devient le pire des régimes politiques, lorsqu’il lui manque ce qui peut être son exigence première : la transparence dans la gestion publique.
C’est pourquoi, même éprouvée par mille dysfonctionnements, même minée par une certaine “corruption alimentaire”, même désespérée par une extrême pauvreté matérielle, la justice sera le bloc chirurgical de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, car nous sommes une démocratie Républicaine. Malgré cela, il importe de reconnaître que cette lutte doit revêtir un caractère multidisciplinaire et que la justice pénale à elle seule, même dans la conduite d’une répression féroce ne saurait éradiquer le fléau. Ceci, pour humblement suggérer, que tout en maintenant la lutte, il serait judicieux d’inventer les mécanismes d’une prévention.
La première forme de cette prévention, serait selon Klitgaard de prendre “des mesures positives en faveur des fonctionnaires. Il est absurde de demander aux employés de l’administration publique de lutter contre la corruption si on ne leur donne pas un salaire qui leur permette de vivre décemment… ” Sur ce point, et dans notre contexte national, sans rouvrir un débat qui vient à peine de s’achever, nous voudrions susciter la réflexion sur l’équation salaire – coût de la vie, sur le parallèle investissement étatique dans l’administration et investissement étatique dans l’administré. Chacun, en son fort intérieur, peut additionner ses charges réelles et les comparer à son salaire, qui est son principal revenu. De l’autre côté, que peut attendre un Etat qui octroie lui-même des véhicules de service coûtant de 10 à 40 millions, des bureaux meublés de 1 à 3 millions, sans compter les charges d’électricité, de carburant, de réparation etc. pour des fonctionnaires, qui sont mensuellement payés de 40 à 150 mille francs ?
La recherche de solutions à ces dysfonctionnements, nous paraît extrêmement importante, pour faciliter, voire comprendre le rôle et la mission du juge, sinon il faut craindre que ce dernier vivant avec les réalités de son milieu social, ne traduise de façon surabondante ces inadéquations, en larges circonstances atténuantes.
Sur un tout autre plan, une condamnation judiciaire doit pleinement jouer sa fonction sociale de punition, de dissuasion et de réinsertion. Pour cela, le délinquant aussi bien que la société, doivent accepter comme justes et réparatrices les sanctions prononcées. Or, la persistance des inadéquations susmentionnées, risquerait fort de présenter la sanction comme injuste et le délinquant comme un bouc émissaire. En effet, comme l’a souligné une recherche sur la corruption au Mali en 1992, qui dit en substance, que, dans l’esprit de nos concitoyens, c’est moins l’accumulation de la fortune provenant des malversations financières qui est condamnée, que le refus de redistribuer cette fortune. Par exemple, les fonds du mécénat dans le sport, dans la santé, dans la politique, l’éducation et dans les lieux de culte entre autres, n’ont jamais été une véritable préoccupation quant à leur source, alors même que, les bénéficiaires connaissent parfaitement le statut de ce généreux donateur. Le corrompu, qui redistribue dans les différents tissus sociaux, passe souvent pour un héros national et même un martyr. L’exécution de certaines décisions de justice, a été impossible, non pas par un fait des autorités, mais souvent par une incompréhension voire un soulèvement de l’opinion publique locale, parce que ce mécène est le président de tel club, de telle amicale… C’est toute la problématique de la lutte contre la corruption dans nos sociétés africaines, où le chômage a fait malheureusement d’une frange de la jeunesse, les “gardes du corps” de cette corruption, par le biais du corrompu qui assure thé, essence, concerts, boîte de nuit, et qui se fait affectueusement appeler chef de
“grin”.
Nous remarquons donc, que l’efficacité de la lutte entreprise a besoin de toutes les contributions et conjonctions politique, sociale, juridique et morale de notre communauté, car la corruption n’est pas une fatalité, et personne ne naît corrompu.
La lutte contre la corruption, est une des plus courageuses batailles pour un minimum de justice sociale.
Ceci nous conduit à aborder très sommairement la nécessité d’adapter les lois aux réalités nationales, tout en respectant les dispositions constitutionnelles relatives, aux droits à la propriété individuelle, à la liberté et aux régimes des preuves. Car n’oublions jamais, que nous sommes une République, et dans tous les cas, seules les règles consacrées par les fondements républicains sont applicables.
En tout état de cause, il paraît évident qu’une lutte contre la corruption qui veut réellement répondre à la demande de l’opinion publique, nécessite pour sa réussite une relecture des textes essentiels, car comme l’a dit le doctrinaire “des lois inadaptées à la situation concrète d’un pays ne peuvent que favoriser les demandes de transgression. Le tiers monde est plein de ces informalités qui permettent à la fois la survie et l’extorsion”.
C’est le cas précis de la corruption qui à cause des difficultés réelles à la prouver, étant par nature une entente secrète, plusieurs législations occidentales ont reconsidéré son contenu classique pour le cumuler à d’autres infractions plus simples dans la preuve. Dans cette philosophie, la corruption devient une “infraction but” qui se reposerait sur une autre “infraction moyen”.
Le Mali, a connu de 1991 à nos jours, une véritable inflation législative qui s’est exprimée par la relecture, soit en modification soit en abrogation, de la quasi-totalité des lois et décrets. Mais, curieusement les lois spéciales portant répression de la corruption, du trafic d’influence, enrichissement illicite etc. ont été superbement ignorées. En plus, alors même que nous sommes, quotidiennement envahis par des techniques ou instruments qui permettent de commettre la plus grande escroquerie, le plus grand faux et usage de faux, le plus gros transfert d’argent sans même quitter son domicile, les incriminations relatives aux faux, à la monnaie, au change, au chèque etc. n’ont pas connu une réactualisation.
Le rôle et la place de la justice dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, sera aussi de contribuer à la demande de ceux qui ont la mission constitutionnelle, à l’élaboration d’une bonne et saine législation.
Enfin, je voudrais dire que votre allocution du 7 octobre 1999, par sa simplicité, son réalisme et son franc parler, a pris date dans l’histoire du Mali, et comme ce philosophe, vous nous rappeliez en substance que “ce sont les hommes qui créent leur propre histoire, dans l’ordinaire de leur vie, de leur travail, de leurs rapports et de leurs contradictions, sans providence et, sans avenir radieux. C’est toujours après coup, après les expériences et les échecs, que les sociétés découvrent les meilleures ou les moins mauvaises manières de vivre ensemble, celles qui favorisent la prospérité, la paix, l’équité et la solidarité. ”
En définitive, le rôle et la place de la justice dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, est certainement une bataille juridique et judiciaire, mais aussi politique, assimilable à la lutte pour un Etat de droit, fondé sur l’égalité de tous devant la loi.
C’est par ces mots que je souhaite achever mon intervention en vous remerciant Mesdames et Messieurs pour votre attention et à vous Monsieur le Président, je réaffirme que le rôle et la place du pouvoir judiciaire est constitutionnellement entre vos mains, et vous seul, parce qu’il est structurellement et partout dans le monde, coincé entre un exécutif qui l’intimide, et un législatif qui, au lieu de s’associer à lui pour s’opposer au premier nommé, qui est vraiment le plus puissant l’ignore carrément par une certaine attitude de délégitimation.
La séparation des pouvoirs est plus une séparation dans les compétences, qu’une opposition des institutions dans leur fonction.
L’indépendance du pouvoir judiciaire, avec son corollaire la responsabilité des juges et auxiliaires de justice, si elle est bien assurée par les juges, et bien comprise et acceptée par le pouvoir et la société, est le seul maillon, qui puisse offrir aux citoyens une juste et équitable répartition des avantages de la démocratie, et des profits de l’Etat de droit.

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<title>IBK: ‘‘la meilleure façon de servir l’Afrique c’est de préparer sa jeunesse’’</title>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 01:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

C’est sous une pluie d’ovations que le Champion de l’Afrique pour la Culture, les Arts et le Patrimoine, Son Excellence monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a fait son entrée au Centre de convention talatoma de Luanda.
Placée sous la présidence de son Excellence monsieur Joao Manuel Gonçalves, la biennale de Luanda a démarré ce matin autour de la culture de la paix. La cérémonie d’ouverture a mobilisé des hommes de culture, des artistes, des historiens, des cinéastes, des photographes, des réalisateurs venus de partout célébrer l’Afrique, s’enrichir de la diversité culturelle à l’effet de converger vers la culture de la paix, au-delà, la non-violence.
Pour la gloire de l’Afrique, c’est à l’unisson que l’hymne de l’Union Africaine a été entonné après celui de l’Angola.
La cérémonie a été marquée par cinq interventions à savoir Mme Audrey Azoulay Directrice de l’UNESCO, le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki, le Président de la Namibie, M. Hage G. Geingob, le président Ibrahim Boubacar KEITA Coordinateur de l’Union Africaine pour les Arts, la Culture et le Patrimoine, et enfin celle de Joao Manuel Gonçalves, président de l’angola.
En sa qualité de Champion des Arts et de la Culture, Ibrahim Boubacar KEITA a exprimé sa gratitude à l’endroit de ses pairs, en particulier le Président Joao Manuel Gonçalves qui n’a ménagé aucun effort dans l’organisation et la tenue de cette première édition, dédiée à la Culture de la paix. Le Président IBK a témoigné sa sincère reconnaissance à l’UNESCO pour la constance de son accompagnement pour les questions de Culture, à l’Union Africaine pour l’avoir honoré de cette consécration et à tous les participants à cette première édition de la Biennale de Luanda.
Nous vous proposons son discours en intégralité

Messieurs les Présidents,
Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Madame la Directrice générale de l’UNESCO,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, Mesdames et messieurs les invites,
C’est en ma qualité de Champion de l’Union Africaine pour les Arts, la Culture et le Patrimoine que j’interviens à l’ouverture de cette biennale de Luanda consacrée à la culture de la paix. Mais, avant de vous livrer mon message, il est une obligation dont je tiens à m’acquitter : elle consiste à exprimer toute ma gratitude aux initiateurs et organisateurs de cette rencontre pour toutes les marques d’attention fraternelle dont ma délégation et moi-même avons été gratifiés depuis notre arrivée en cette terre africaine, en cette belle terre devrais-je dire, d’Angola.
Mes premiers mots s’adressent donc tout naturellement à vous, Monsieur le Président et cher frère João Manuel Gonçalves Lourenço ; et ils sont pour rendre hommage au peuple et aux dirigeants angolais pour avoir su reprendre langue avec l’Histoire.
Je veux saluer l’Angola qui s’est engagé à transformer en un pays prospère les débris pathétiques de territoires démembrés et à surmonter les handicaps nés des traites negrières d’abord, de la colonisation ensuite, et d’une longue guerre civile.
Je veux, à la face du monde, exprimer mon admiration pour vous, ses dirigeants, qui avez su vous unir autour de l’essentiel et construire un pays que je considère comme un bel exemple de résilience.
Je voudrais ensuite saluer Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO qui se distingue par le rôle éminent qu’elle joue dans le combat contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion.
A cette l’UNESCO qui a, depuis plusieurs décennies, érigé en credo la tolérance, une tolérance comprise comme « le respect, l’acceptation et l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos formes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains » je tiens à exprimer ma gratitude.
Je voudrais également saluer le Président de la Commission de l’Union Africaine, Monsieur Moussa Faki Mahamat, pour n’avoir ménagé aucun effort en vue de donner suite à la résolution prise lors du 24ème sommet tenu le 31 Janvier 2015 a Addis Abeba qui invitait la Commission de l’Union Africaine à prendre toutes les mesures appropriées, en consultation avec l’UNESCO et le Gouvernement de la République de l’Angola, pour l’organisation du Forum panafricain biennal pour une culture de la paix en Afrique.
Je voudrais enfin saluer chaleureusement Dr. Denis MUKWEGE dont le combat inlassable pour redonner aux femmes de la RDC leur dignité méritait d’être reconnu, et honore, comme l’ont fait les membres du jury qui lui a décerné le Prix Nobel de la Paix en 2018.

Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs,
Pour en venir maintenant au vif du sujet, je commencerai par un constat. C’est que nous vivons dans un monde paradoxal. Les oxymores et les associations inattendus y sont légion, tout comme le sont les alliances contre-nature.
Pour preuve : alors que l’idée du « village planétaire » a pris forme et s’est matérialisée dans une large mesure grâce au développement prodigieux de systèmes de plus en plus performants de communication immédiate qui ont pour effet d’abolir les distances, l’on observe une inquiétante tendance au repli sur soi et au renfermement sur des « nous » ethniques, nationaux, religieux.
Liberté et Egalite, longtemps pensées comme indissociables, à tout le moins complémentaires, se montrent aujourd’hui difficiles à combiner, voire contradictoires, dans la mesure ou le libéralisme économique provoque d’énormes inégalités.
Il en est de même de l’idée de progrès. Jadis si mobilisatrice, elle est aujourd’hui soumise à rude épreuve, lorsqu’elle n’est pas simplement rejetée. En réalité, s’il est un seul sentiment qui soit partagé dans le monde aujourd’hui, c’est bien le doute face au progrès, nombreux sont aujourd’hui celles et ceux pour qui il est synonyme de destruction des écosystèmes et des Eco-cultures.
L’idée d’un avenir radieux associe à cette notion de progrès est aussi aujourd’hui remise en cause. C’est qu’en effet si jamais autant qu’à notre époque, l’humanité n’aura produit autant de biens matériels ; si jamais autant qu’à notre époque, les systèmes de production n’auront été aussi performants grâce, en particulier, à la dématérialisation de l’économie et à la part de plus en plus grande jouée par les services et les technologies, il n’en demeure pas moins que les inquiétudes et les incertitudes face à l’avenir n’auront jamais été aussi importantes qu’à notre époque où nombre de groupes sociaux, fascines par le progrès et victimes du consumérisme, semblent avoir choisi de sacrifier les raisons de vivre sur l’autel des moyens de vivre.
Cette époque, dominée par ce que d’aucuns appellent une crise du sens, est l’ère des vérités partielles, contre l’idée platonicienne qu’il existe bien une vérité ; c’est l’ère du relativisme qui fait que même l’innommable peut faire sens.
Et a cette crise du sens n’échappe ni le culturel, ni le religieux, dans un monde de plus en plus interconnecté où la conscience des cultures et des religiosités autres ne s’accompagne pas cependant d’une pratique universelle de la tolérance et du dialogue mais donne lieu, au contraire, à des attitudes de forclusion des sociétés et de repli sur soi qui peuvent faire obstacle à la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité à laquelle nous devrions tous, pourtant, œuvrer.
Mais si le monde va mal, la déshumanisation n’est pas pour autant une fatalité à laquelle il ne saurait échapper. En effet, si comme l’affirme avec force l’UNESCO, c’est dans les esprits que naissent les guerres, il devient symétriquement possible de faire de l’esprit une arme non plus de destruction mais de reconstruction massive. Et c’est bien l’enjeu de la thématique d’aujourd’hui : la culture de la paix.

Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs,
La culture de la paix triomphera à quelques trois conditions que je voudrais énumérer rapidement. Il nous faut d’abord, reconnaitre qu’en cette ère du complexe, il est urgent de changer de logiciel, fut-ce au prix d’une dissidence intellectuelle, d’une insurrection de l’esprit contre les doxas dominantes. Nous devons imaginer de nouvelles formes du vivre-ensemble, réinventer une nouvelle humanité qui ne soit pas mue par une logique binaire, qui n’ait pas à choisir entre l’être et l’avoir, entre les honneurs et l’honneur, entre raisons de vivre et moyens de vivre, entre démocratie et développement.
Il nous faut avoir une vision plus holistique de la paix. L’UNESCO en indique la voie, elle qui traite les ressources naturelles, les ressources culturelles et les ressources humaines comme autant de versants d’une approche intégratrice de la culture de la paix.
Mais c’est également le cas pour l’Union Africaine pour qui la paix ne saurait signifier simplement l’absence de guerres, même si mettre un terme aux conflits violents, « faire taire les armes en 2020 », comme elle le stipule dans l’Agenda 2063, est de la première urgence. Il nous faut admettre que la culture de la paix est d’abord une culture de la relation entre paix, démocratie et développement. Nul ne conteste plus aujourd’hui que paix et développement sont les deux faces d’une même médaille, tant il est vrai qu’on on ne peut imaginer un développement durable sans paix car guerre et développement sont antithétiques. Nul ne saurait non plus contester que paix et développement ont plus de chances d’éclore dans un espace de démocratie qu’ailleurs car, même si l’on sait que la relation n’est pas toujours simple ou univoque, l’on convient aujourd’hui que la démocratie contribue au développement et à la paix.
Il nous faut admettre également que, par-delà ses fondements économiques et politiques, la paix a une dimension culturelle en ce que, pour être durable, elle doit procéder de la claire conscience que la diversité est enrichissante, que l’autre doit être traité non pas comme un alius mais comme un autre soi-même, un alter ego.
Le message qu’il faut faire entendre est celui qu’exprime le concept bantou de Ubuntu, qui a des équivalences dans toutes les aires linguistiques et culturelles africaines, et que l’on peut traduire par la formule « Je suis parce que nous sommes ». Une telle philosophie contribue à édifier des sociétés qui savent intégrer la différence, tisser des liens sociaux et humains fondés sur la reconnaissance de la dignité et de l’humanité de tous ses membres et qui œuvrent inlassablement à renforcer la vie.

Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs,
Il nous faut, en second lieu, oser affirmer avec force que nous avons, aujourd’hui plus que jamais, un besoin de fraternité humaine. L’Afrique a payé un si lourd tribut aux conflits violents qui ont émaillé son histoire qu’elle ne peut pas rester insensible à la nécessité du développement d’une culture de la paix dans ses frontières et hors de ses frontières.
Pour avoir été lacérée, déchirée, démembrée, dépouillée, et vidée de ses forces vives pendant plusieurs siècles, l’Afrique ne peut qu’être ouverte à la culture de la paix, tout comme à la notion de sécurité humaine dont la culture de la paix est une partie intégrante. Encore faut-il que soient prises, à tous les niveaux, des mesures qui mettent fin à la répression, à l’injustice et à l’exploitation car la paix ne saurait prospérer sur des sols marqués par de tels fléaux, tout comme elle ne saurait fleurir là où règnent l’ignorance et le manque d’informations Il nous faut affirmer qu’au banquet de la culture de la paix, nous ne venons pas les mains vides car, outre ses ressources naturelles qui lui valent le douteux honneur d’être courtisée par nombre de puissances, l’Afrique est riche de son capital immatériel : en l’occurrence une histoire millénaire, une culture d’ouverture et une matrice de diversité.
Sans sombrer dans l’angélisme, n’oublions jamais que « les fils ainés du monde », ainsi que Césaire nomma les Africains, inventèrent dès le 13ème siècle une constitution : le Kurukan Fugan inscrit depuis 2009 sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.
Une constitution qui reconnaissait des droits aux étrangers, aux femmes et aux enfants et érigeait la concorde en vertu cardinale. Malgré l’épreuve du temps, cette constitution imprègne encore nos esprits d’autant qu’elle a été consolidée par des formes de convivialité remarquables tels que le cousinage ethnique, et le cousinage onomastique, connus sous le nom de parent à plaisanterie, qui sont au cœur de nos identités.
Ce patrimoine immatériel a également donné lieu à une fraternité confessionnelle qu’il nous faut préserver à tout prix pour ne pas sombrer dans les ténèbres qui ont entaché l’histoire de nombreux peuples à travers le monde.

Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs
Il nous faut, en troisième lieu, réinventer notre avenir. Il nous faut le faire avec la claire conscience que la culture de la paix n’a de sens que si elle est pratiquée, et pas simplement prêchée. « La paix n’est pas un mot mais un comportement », aimait à dire Houphouët Boigny, premier Président de la République de Côte d’Ivoire indépendante. Parce qu’elle n’est pas un comportement inné, la paix ne peut devenir culture que si les groupes humains renoncent à voir dans la violence un mode normal de résolution des conflits et adoptent des comportements et des attitudes portant à la tolérance, au respect de la diversité et à la pratique du dialogue.
En d’autres termes, un comportement dans lequel les pays, les communautés et les individus cherchent à résoudre leurs différences et leurs différends au moyen d’accords, de négociation et de compromis plutôt que de menaces et de violence.
Pour qu’il en soit ainsi, pour que la paix soit élevée au rang de pratiques quotidiennes, il faut qu’il existe un environnement législatif, politique mais également culturel et éducatif favorisant la résolution pacifique des tensions et conflits inévitables entre individus, communautés, partis et pays. Je me réjouis donc de savoir que les questions éducatives recevront l ’attention qu’elles méritent.
Cet avenir qu’il nous faut inventer, il nous faut l’articuler autour d’un grand dessein qu’il nous appartient de définir collectivement. Je me garderai de m’y essayer aujourd’hui mais il me semble qu’a tout le moins il devrait avoir à son cœur deux principes directeurs.
Le premier est que le projet panafricain, qui est la raison d’être de l’Union Africaine, ne peut se construire que dans le pluriel. Il nous faut clamer que « le Bantou est un frère, et l’Arabe et le Blanc » comme aimait à dire le chantre de la Négritude, Léopold Sedar Senghor, auteur de l’hymne sénégalais d’où est extraite cette citation.
Le panafricanisme ne saurait ignorer que l’Afrique est terre de vie pour les populations noires mais aussi pour les populations arabes du Nord et les populations blanches du Sud. L’Afrique ne devrait jamais perdre de vue que la paix est menacée lorsque la peur et le ressentiment opposent des communautés raciales. Elle ne devrait jamais oublier que l’intolérance, qu’elle touche à la race, la classe ou la religion, et le préjugé sont les ennemis mortels de la paix.
Plus que jamais nous avons besoin de nous rouvrir à nous-mêmes pour la renaissance de notre continent. Et comme l’écrit Achile Mbembe, « tout faire et tout donner afin qu’aucune Africaine ne soit traité comme un.e étrangere en Afrique ».
Le second principe, c’est que notre jeunesse reste notre capital le plus précieux. C’est fort de cette conviction que je suis de ceux qui affirment que la meilleure façon de servir l’Afrique c’est de préparer sa jeunesse, de l’armer politiquement, intellectuellement et moralement pour aller à la conquête de l’avenir.
L’art et les diverses expressions culturelles peuvent y contribuer grandement à ce que se forge au sein de cette catégorie le sentiment d’une fraternité agissante. Une fraternité qui doit sans cesse être régénérée.

Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs
Je voudrais terminer mon allocution en exprimant le vœu que la Biennale de Luanda soit le lieu de l’affirmation que le destin de l’Afrique est entre nos mains et qu’à cette occasion nous réaffirmons notre détermination à faire de nos ressources naturelles, culturelles et humaines les piliers de notre édification de l’Afrique que nous voulons, telle que nous l’avons écrite dans l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
Je vous remercie.

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<title>Tiébilé Dramé devant les diplomates africains: ‘‘le report du CSA prévu à Kidal n’est pas synonyme de l’implosion de l’Accord’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tiebile-drame-devant-les-diplomates-africains-le-report-du-csa-prevu-a-kidal-nest-pas-synonyme-de-limplosion-de-laccord-2839894.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 00:57:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé DRAME, a échangé, hier jeudi 19 septembre, avec les ambassadeurs des pays africains accrédités au Mali. Au cours de cette rencontre d’information et d’échanges, le chef de la diplomatie malienne a décortiqué avec les diplomates africains les conclusions du sommet de la CEDEAO tenu à Ouagadougou ; les raisons du report de la réunion du CSA qui devait se tenir à Kidal et l’organisation du Dialogue national inclusif.</strong>

D’entrée de jeu, le ministre Tiébilé DRAME a mis en relief le rôle important que jouent les pays africains dans la résolution de la crise que traverse notre pays. Il a reconnu que depuis le début de cette crise, l’Afrique a eu une attitude solidaire et fraternelle remarquable.
« Les ambassadeurs des pays africains accrédités au Mali méritent davantage d’attention de notre part pour le rôle que chacun de leur pays joue depuis l’éclatement de la crise au Mali », a affirmé Tiébilé DRAME avant d’indiquer qu’il est nécessaire que cela se reflète dans le contact avec les ambassadeurs africains au Mali.
Il a rappelé que lors du sommet tenu à Ouagadougou, la CEDEAO a décidé de prendre en main la question de la lutte contre le terrorisme. Cela, précise-t-il, en associant certains acteurs hors CEDEAO comme l’Algérie et le Maroc.
Le ministre DRAME a également abordé avec les ambassadeurs, le report de la réunion du CSA qui était initialement prévu à Kidal. Il a souligné l’engagement et la détermination du gouvernement à s’impliquer dans le processus de paix. M. DRAME a déclaré que le Mali ne va pas laisser dérailler le processus parce qu’il y a eu le report d’une réunion.
« Le report d’une réunion ne peut pas entrainer le déraillement d’un processus auquel le Mali, la sous-région, l’Afrique et la communauté internationale ont consacré tant d’efforts. Le report d’une réunion ne signifie pas que l’Accord de paix est en train d’imploser. Ce n’est ni la réalité ni notre compréhension encore moins notre souhait. La réunion a été reportée parce que le président de la république a pris en compte de nouveaux éléments intervenus quelques jours avant », a rappelé le ministre des Affaires étrangères devant les ambassadeurs des pays africains accrédités au Mali.
Il a rassuré que le contact reste maintenu avec les frères de Kidal avec lesquels un dialogue constructif est en train d’être instauré.
Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs évoqué l’organisation du Dialogue national inclusif ; la question des réformes politiques et institutionnelles ; le respect des symboles de l’État et de la souveraineté du Mali.
Le haut représentant de l’Union africaine au Mali, Pierre BUYOYA, a affirmé que le sommet de Ouagadougou a été un tournant dans l’approche de la lutte contre le terrorisme. Un sommet au cours de laquelle les pays de la CEDEAO se sont engagés et se sont dits prêts à contribuer avant d’en appeler aux autres.
À propos du report du CSA de Kidal, le président BUYOYA a noté que malgré ce report, le processus de paix doit continuer normalement. Il a enfin félicité le Mali pour les résultats déjà obtenus dans les préparatifs du Dialogue national inclusif tout en souhaitant que ces résultats puissent conduire à un succès du DNI qui présente un avenir important pour le pays.
L’Ambassadeur du Maroc, Hassane NACIRI, a apprécié l’initiative de cette rencontre avec les diplomates africains. Il a salué les développements dans la résolution de la crise au Mali tout se réjouissant des engagements pris lors du sommet de la CEDEAO tenu à Ouagadougou.
« Il y a eu une prise de conscience et les engagements pris sont réalistes. Une bonne démarche qui va finir par convaincre tous les autres partenaires intervenant dans la lutte contre le terrorisme. Il est important que la CEDEAO montre l’exemple », a affirmé l’ambassadeur Hassane NACIRI.

PAR MODIBO KONE]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: pression partisane sur la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-pression-partisane-sur-la-justice-2839534.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 15:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Au lendemain de son arrestation, la mobilisation s’amplifie à Bamako tout comme à l’intérieur du pays en faveur de la libération du président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, présumé coupable de détournement de derniers publics. Des milieux politiques à ceux religieux en passant par la société civile, le monde des affaires, l’arrestation Bakary TOGOLA semble jeter l’émoi sur bon nombre de nos concitoyens qui crient, à tort ou à raison, à l’injustice et au règlement de compte. Que cache cette mobilisation des soutiens à Bakary TOGOLA ?</strong>

Dans un État de droit, le charivari orchestré par les partisans du président de l’APCAM, à l’entame de la procédure judiciaire enclenchée contre lui dans l’affaire des ristournes des paysans sur le prix du coton sonne comme une prime à l’impunité et une caution populaire à la corruption rampante dans notre pays. Aussi, cette mobilisation est-elle assimilable à une tentative de dissuasion de la justice dans l’exercice de sa mission. Et pourtant, il s’agit d’une affaire de justice où jusqu’à preuve de contraire, Bakary TOGOLA n’est pas coupable, il bénéficie toujours de la présomption d’innocence. Par conséquent, les participants de BT gagneront mieux à aider leur mentor à trouver des preuves lui sortant des liens de l’accusation qu’à s’adonner à des manifestations stériles. Car, visiblement, rien n’empêchera la justice de faire son travail. Nous sommes dans un pays de droit et Bakary TOGOLA dispose de tous les moyens et droits de défense.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la loi est dure, mais c’est la loi ! Dans cette affaire de Bakary TOGOLA nous estimons, compte tenu de la mobilisation de ces dernières semaines contre la corruption, qu’il est important de laisser la justice faire son travail comme il se doit. En tout cas, si nous sommes convaincus que nous sommes dans un pays démocratique et que la justice demeure la pierre angulaire de l’État de droit, nous devons en être les acteurs, les vecteurs.
Ce courage citoyen dont nous voulons faire preuve ne doit laisser la place à aucun doute ou acharnement. De cela, dépendront notre crédibilité et notre succès dans le combat contre la corruption et la délinquance financière qui gangrènent notre gouvernance.
On ne peut pas vouloir la démocratie et ignorer les règles de son fonctionnement, notamment la séparation de pouvoirs. Il est regrettable de voir subitement, à travers cette affaire, qu’il y a des citoyens qui foulent au pied ces principes et s’érigent en défenseurs publics de présumés malversateurs. Un acte qui, dans un passé lointain, était un motif de suicide devient subitement légitime. À défaut de faire profil bas, le seul soutien qui est noble aujourd’hui pour les partisans de Bakary TOGOLA, à notre avis, c’est de se mobiliser les fonds détournés reprochés à BT.
Sans conteste, l’acte posé par le procureur et ses hommes est à féliciter et à encourager pour que tous les présumés voleurs de la république qui sont en train de s’investir pour faire entorse à la loi dans le cadre de la lutte contre la corruption répondent eux aussi, un jour de leurs forfaits.
En définitive, nous estimons qu’une libération de Bakary TOGOLA dans cette affaire ne grandirait ni l’accusé ni la justice de notre pays et risque même de créer un précédent fâcheux. Il rendrait également impossible la croisade populaire contre la corruption dans notre pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

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<item>
<title>Meeting de la CNA&#45;BT: ‘‘libérez Bakary Togola’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/meeting-de-la-cna-bt-liberez-bakary-togola-2839532.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 15:51:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ils étaient venus par centaines, hier mardi, à Magnambougou Wèrèda, pour clamer la libération de leur leader, Bakari TOGOLA, le prédisent de l’APCAM, arrêté, la semaine dernière pour corruption. Ils, ce sont les membres de la Coordination nationale des amis de Bakari TOGOLA (CNA/BT), qui se disent consternés par l’arrestation de leur mentor. C’était à la faveur d’une assemblée générale organisée par ladite coordination en collaboration avec d’autres associations faitières de la zone CMDT de Bougouni.</strong>

D’entrée de jeu, M. Karim TOGOLA a indiqué que la Coordination nationale des Amis de Bakary TOGOLA (CNA/BT) a appris avec consternation l’interpellation du Président de L’APCAM non moins Président de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (CSCPC), le jeudi 12 septembre 2019, par le Procureur de la République près le tribunal de grande Instance de la CIII du District de Bamako en charge du rôle économique et financier suite à une dénonciation anonyme dans l’affaire des ristournes des producteurs de la Confédération des sociétés coopératives des sociétés de coton au Mali. Selon M. TOGOLA, ce n’est ni le moment ni l’occasion de priver leur leader de sa liberté.

« Certes, nous sommes dans un état de droit. Nul ne doit être au-dessus de la loi. Qu’à cela ne tienne, le développement de cette affaire suscite beaucoup d’interrogations et renferme des zones d’ombre », s’est-il montré prudent. Il a, à cet effet, posé des questions qui méritent son pesant d’or : « Est-il séant de priver de sa liberté un paysan qui a près de 3000 hectares entretenus plus de 10 000 travailleurs en cette période hivernale au seul motif qu’il a été dénoncé ? Que cette affaire soit déclenchée par un dénonciateur anonyme, cela nous laisse perplexes », a-t-il martelé.

Selon M. TOGOLA, leur leader ne mérite pas un tel sort, puisqu’il joue un rôle vital dans le milieu rural.
« Le Mali est un pays à vocation agropastorale, son développement passe obligatoirement par l’épanouissement du secteur rural. Monsieur Bakary TOGOLA, sous ses différents mandats à l’APCAM, a fait de cette structure la plus enviée au Mali. Un peu moins de 3000 hectares cultivés, cette année et avec plus de 10 000 employés, cet homme est un exemple à suivre, une fierté nationale et africaine, grâce à qui le paysan malien n’est plus un laisser pour compte », a-t-il dit avant de regretter que l’emprisonnement aura des conséquences désastreuses sur la campagne agricole 2019.

« Il est indéniable que les conséquences de cette arrestation du Président Bakary TOGOLA sont désastreuses pour sa modeste personne et pour son pays. La démobilisation du monde paysan ; une baisse notoire de la production du coton au Mali, ce qui, à coup sûr, va engendrer une nouvelle faillite de la CMDT. Une baisse quasi certaine des productions céréalières, donc une menace pour l’autosuffisance alimentaire. Au regard de tout ce qui précède, CNA/BT en appelle à l’esprit de justice et d’égalité de tous les Maliens devant la loi et du respect des droits et libertés fondamentales de Monsieur Bakary TOGOLA », a-t-il soutenu avant d’appeler, au nom des membres de son association, à libérer sans condition et sans délia Bakary Togola, pour qu’il vaque à ses travaux champêtres.

« La Coordination nationale des Amis de Bakary TOGOLA demande instamment sa libération pour qu’il puisse retourner dans ses champs en cette période hivernale et poursuivre l’œuvre de consolidation des acquis des paysans maliens sous sa direction éclairée », a-t-il dit.

Comme pour enfoncer le clou, M. Moussa DOUMBIA, Secrétaire général de la CNA/BT, a rappelé que le Mali mérite sa place de premier producteur de coton en Afrique de l’Ouest, grâce à BT.
« Pour la petite histoire, en 2000, la Compagnie malienne de Développement Textile (CMDT) en faillite, était déjà en voie d’être privatisée. Pour sauver la CMDT, consolider la coton culture et défendre les intérêts des paysans maliens, Monsieur Bakary TOGOLA et d’autres contonculteurs ont ainsi créé la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de coton (C-SCPC). Dès lors, le Mali est devenu le premier producteur de coton en Afrique subsaharienne et le prix du coton au producteur n’a cessé de prendre de l’envol d’année en année. Le coton représente aujourd’hui 20 % de nos produits d’exportation. Le coton rapporte plus de deux cents milliards à l’économie malienne par an », a-t-il rappelé.

PAR CHRISTELLE KONE]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Boubou Cissé sur la DNI: ‘‘ni conférence souveraine ni transition politique’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubou-cisse-sur-la-dni-ni-conference-souveraine-ni-transition-politique-2839529.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 15:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après trois jours de discussions, les termes de référence du Dialogue national inclusif (DNI) ont été validés, ce 16 septembre 2019. Les participants venus de tous les bords de façon inclusive à tous les niveaux ont fixé le cadre du futur DNI. Le Premier ministre Boubou Cissé, par la voix du président de la république et celle du gouvernement qu’il dirige, a réaffirmé son engagement à aller à un Dialogue inclusif, sans occulter ‘’quelles que préoccupations que ce soit. Mais un Dialogue qui se tient dans le respect de la Constitution et des Institutions de la République’’. Il ne s’agira point, a réaffirmé le PM, ‘’d’une conférence nationale souveraine, encore moins de la préparation d’une quelconque transition politique. Il s’agit d’un exercice démocratique qui nous permet de tracer, de façon participative, les chemins d’un Mali réconcilié avec lui-même, un Mali en paix, un Mali débarrassé des maux qui le minent depuis bien trop longtemps’’.

« Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,
Madame, Messieurs les Facilitateurs du Dialogue,
Honorables Députés à l’Assemblée nationale,
Monsieur le Président du Comité national d’Organisation du Dialogue
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs

Nous voilà au terme de l’atelier de validation des termes de référence du Dialogue National Inclusif, ouvert le samedi, dans un enthousiasme citoyen et qui a vu la participation de la majorité des Forces vives de la Nation. Les débats de fond n’ont pas encore commencé, mais l’engouement chez les uns et les autres, a semble-t-il, résulté en des discussions de fond par anticipation. Ceci, à mon avis, est un bon signe, pour autant que l’on ne confonde pas la définition du Cadre que les Termes de Référence représentent, avec le contenu et la substance que nous souhaitons tous tirer de cet exercice.
En ma qualité de Chef du Gouvernement, je me réjouis de savoir qu’un consensus se dégage sur le contenu et l’encadrement du Dialogue. Les Facilitateurs, s’ils mesuraient la complexité de la mission à l’entame, auront mesuré combien le défi est énorme dans le contexte actuel de notre pays.
Je ne doute cependant pas qu’ils sont davantage encouragés à accomplir leur mission.

Mesdames, Messieurs
Chers Participants
Je voudrais saluer et magnifier votre présence et votre participation active et votre assiduité aux travaux. Vous êtes venus, non pas pour plaire au Gouvernement, mais pour l’intérêt que vous portez à la recherche de solutions à la crise qui affecte notre pays. Je salue particulièrement la participation des Gouverneurs de région, la présence des compatriotes de la Diaspora, les légitimités traditionnelles et les leaders religieux. Ceux qui ne sont pas ici, pour une raison ou une autre, recevront les Termes de référence et pourront bien se l’approprier et donc joindre ce mouvement sans précédent. Le Dialogue est l’espace de tous les filles et de tous les fils du pays, sans exclusion aucune. Il est une opportunité unique.
La participation à un processus politique est un Droit constitutionnel pour tout citoyen. J’encourage chaque citoyen à faire usage de ce droit, un droit durement acquis par le sang des martyres de l’indépendance et ceux du mouvement démocratique.
L’État, à travers ses démembrements, ne ménagera aucun effort pour la bonne tenue des différentes composantes du Dialogue. Il est important de souligner que la participation des Agents de l’État n’a point pour objet de « contrôler, influencer ou diriger » le processus, mais plutôt pour enrichir les débats, éclairer quelques fois, et aussi faire comprendre les contraintes dans lesquelles le pays est administré. À mon humble avis, nul ne comprend les difficultés de l’administration du territoire, mieux que l’Administrateur Civil qui a été Sous-Préfet, Préfet et Gouverneur dans sa carrière. Nul ne comprend les questions de sécurité et de défense mieux que le Commandant de Zone ou de région militaire qui a été soldat de rang, qui a combattu et qui a perdu des hommes sur-le-champ de l’honneur. Les thèmes ne sont pas seulement politiques, ils sont hautement techniques. N’ayons donc pas peur de nous-mêmes ; valorisons l’apport de ces hommes et de ces femmes qui servent ce pays avec courage et abnégation et dont les efforts ne sont pas toujours salués suffisamment.
Il n’y a pas l’État d’une part et la Population d’autre part. Il n’y a pas d’État sans Population, comme la Population ne se distingue que dans un Cadre politique déterminé qu’est l’État. Le Gouvernement a le même souci de voir le pays sortir de l’ornière, tout autant que les autres acteurs sociopolitiques. En un mot, nous sommes dans le même bateau ; nous n’avons pas à joindre un Port prédéterminé, mais nous naviguons vers un horizon infini. Ce n’est pas exagéré que d’affirmer que nous sommes dans des eaux tumultueuses ; ce n’est pas non plus une chimère que d’affirmer que nous pouvons nous en sortir.

Mesdames, Messieurs
Honorables invités
Le Président de la République et le Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger, réaffirment par ma voix, l’engagement à aller à un Dialogue inclusif, sans occulter de quelques préoccupations que ce soit. Mais un Dialogue qui se tient dans le respect de la Constitution et des Institutions de la République. Il ne s’agit nullement d’une conférence nationale souveraine, encore moins de la préparation d’une quelconque transition politique. Il s’agit d’un exercice démocratique qui nous permet de tracer, de façon participative, les chemins d’un Mali réconcilié avec lui-même, un Mali en paix, un Mali débarrassé des maux qui le minent depuis bien trop longtemps. Je souhaite qu’au sortir du Dialogue, vous aurez obtenu un consensus sur un nouveau chronogramme électoral. Ceci est très important pour renouveler le mandat des institutions comme l’Assemblée nationale.
Vous aurez noté que depuis ma nomination et l’installation du Gouvernement, je n’ai pas fait une Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée nationale ; la raison est toute simple : J’attends les résolutions du Dialogue National inclusif pour me soumettre à cet exercice obligatoire, car je veux prendre en compte le diagnostic auquel le Peuple va procéder et je veux m’approprier les solutions qui seront définies de façon consensuelle. Ce serait, à mon avis, la meilleure façon pour le gouvernement et moi-même de vous servir, de servir le Peuple tel que cela nous a été instruit par le Président de la République.
Je salue une fois encore le Triumvirat pour le chemin parcouru jusque-là ; je salue le Comité national d’organisation du Dialogue qui a su traverser, non sans mal, l’épreuve de ces trois jours. En chacun de vous, je salue le sens du Patriotisme et le sens de la responsabilité face.
J’ose croire que le même sens conduira tous les citoyens à participer, plus nombreux et bien plus activement aux étapes suivantes.
C’est sur ces notes d’ESPOIR, et en vous souhaitant à tous un bon retour dans vos foyers respectifs, que je déclare clos, les travaux de l’atelier national de validation des Termes de référence du Dialogue national inclusif.
L’atelier est clos, mais un nouveau chapitre s’ouvre.
Je lance solennellement les travaux du Dialogue inclusif et invite l’ensemble des Maliens, de l’intérieur comme e l’extérieur à y participer dans un esprit de civisme et dans le respect des principes de la démocratie ».

Ce que j’ai retenu pendant ces trois jours d’activités intenses c’est que les participants étaient déterminés à apporter leurs contributions en vue de l’amélioration du contenu des TDR. Pour le Mali aucun sacrifice n’est de trop et ne sera de trop. Ce Mali qui nous a tout donné et qui attend beaucoup de nous aujourd’hui.
À tous ceux qui sont sceptiques quant à la réussite de ce DNI, je leur dirai que pour changer la position du lit dans une chambre il faut y pénétrer d’abord. Aucune œuvre humaine n’est parfaite.
Le président IBK seul et son gouvernement ne peuvent pas nous tirer de la situation actuelle. C’est pour cela qu’à l’issue des assises du DNI nous devrions pouvoir mettre à leur disposition une feuille de route qui prendra en compte toutes les grandes préoccupations du moment.]]> </content:encoded>
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<title>Appel à témoin: le désarroi du procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/appel-a-temoin-le-desarroi-du-procureur-2839523.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 15:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au pays de tous les scandales, les dieux de la justice, de l’ordre et de la loi sont tombés sur la tête. Avec l’appel à témoin lancé par le Procureur du Pôle économique et financier, Mamoudou KASSOGUE, c’est Thémis elle-même qui perd son latin.</strong>

Après avoir assuré l’opinion nationale et internationale qu’une enquête a été ouverte sur le scandale dit des « avions cloués au sol », le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, en charge du Pôle Economique et Financier de Bamako, laisse entendre que pour lui permettre de boucler son dossier (apparemment vide ou tellement opaque) qu’il a besoin de l’aide. Aussi, invite-t-il tous les délateurs, les nafigui et les Namimas de la République « dépositaires d’informations et/ou de documents relatifs à ladite affaire, à bien vouloir les porter à sa connaissance et/ou à les mettre à sa disposition, y compris sous anonymat ».

Le brillant poursuivant qu’est Mamoudou KASSOGUE ne met pas la charrue avant les bœufs, comme le dit l’autre ; il veut simplement manger son piment dans la bouche d’anonymes délateurs, comme ce fut le cas pour Bakary TOGOLA. Sinon, comment comprendre qu’un Parquet chargé du Pôle Economique et Financier soit aussi aux abois pour faire appel public à témoignage dans un dossier où tout ou presque est déjà sur l’agora numérique, sur les réseaux sociaux ?

Si tant est que le Ministère public est l’émanation et au service de l’État, le Procureur KASSOGUE ne devrait en principe pas avoir de soucis pour ficeler son dossier. Une simple réquisition au Ministère de la Défense lui permettrait de savoir qui a fait quoi : qui a passé la commande de la camelote ? A qui le marché ou les marchés des Pumas ont été attribués ? Qui et qui sont intervenus là dans ? Comment le paiement a-t-il été effectué ? Qui a réceptionné les vieux Pumas ? Qui a donné l’attestation de conformité ? Qui a floué le Mali ? Combien ont été volés et bouffés ? Et par qui ?

Il est de l’intérêt du Procureur KASSOGUE, s’il veut continuer à jouir du préjugé favorable et des faveurs de l’opinion, de s’assumer en juge anticorruption courageux, de ne pas faire dans le spectacle et surtout de ne pas prendre les enfants du bon Dieu comme des canards sauvages en leur faisant croire au Père noël.

En effet, les Maliens ont beau être des innocents, voire des benêts en matière de justice, ils ne peuvent comprendre que KASSOGUE leur dise samedi, s’agissant de l’affaire Bakary TOGOLA qu’il est « parfaitement en phase avec la Chancellerie où le ministre de la Justice nous a assurés aussi de l’engagement des plus hautes autorités du pays à nous accompagner sur ce chantier » et que deux jours après, s’agissant de l’affaire Puma, qu’il soit en déphasage avec son ministre et ne bénéficie plus de l’accompagnement des plus hautes autorités. Toute chose qui donne l’impression légitime d’une croisade à deux vitesses, une chasse aux sorcières, selon que l’on soit du bon ou du mauvais côté.

Car, jusqu’ici les Maliens lui font confiance. Pourvu qu’ils ne soient déçus ! Si le Procureur est dans l’impasse, faute d’accompagnement, qu’il passe le relais à la Commission parlementaire. Quod illuminant (que lumière soit faite) !

Bertin DAKOUO]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Sans Tabou : dénonciation anonyme, qui est le Nafigui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-denonciation-anonyme-qui-est-le-nafigui%25e2%2580%2589-2839368.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-denonciation-anonyme-qui-est-le-nafigui%25e2%2580%2589-2839368.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Bakary-Togola1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 16:17:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>El Hadj Bakari Togola, président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), « grand ami » et « principal artisan » de la réélection du président IBK et conseiller stratégique du gouvernement pour parvenir l’apaisement politique, à travers la corruption alimentaire, est depuis, 13 septembre 2019, pensionnaire du « Lycée Technique de Bamako-Coura », pour ceux qui ne le savent pas : prison centrale de Bamako.</strong>

Bakary Togola a été interpelé sur dénonciation anonyme dans le cadre d’une opaque affaire de ristournes destinées aux producteurs de coton. Selon les explications du Procureur, c’est donc grâce à ce « dénonciateur anonyme », que les investigations ont permis de découvrir que de 2013 à 2019, la Compagnie Malienne de Développement de Textile (CMDT) a octroyé 13,431milliards FCFA à la Confédération des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (C-SCPC) sur lesquels Bakary Togola n’a pas pu justifier 9,462 milliards FCFA.
Mais le vrai crime de Bakary Togola, ce n’est pas d’avoir prôné publiquement de corrompre les opposants pour les faire taire. Ni même d’avoir volé (et ce qui n’a jamais été volé). Mais simplement d’avoir été dénoncé au mauvais moment par la mauvaise personne.
Très officiellement, mais très curieusement, le Procureur du Tribunal de la Commune 3 chargé du Pôle économique et financier de Bamako, Mamadou Kassogué, qui a animé un point, ce samedi ne dit pas autre chose que ça : il a été arrêté sur dénonciation anonyme !
Le pays de Boua est-il devenu subitement le pays des « animaux malades de la peste », ou pire que celui des puissants gangrénés par la corruption et l’injustice ?
Thémis dans sa singulière impartialité veut-elle donner acte à de la Fontaine quant aux jugements des cours et tribunaux sous les tropiques ? Sinon, combien de dénonciations ont-elles été enregistrées avant et dont les dossiers dorment encore dans les placards de la justice ? Le plus cocasse, c’est que toutes sont loin d’être couvertes par la commande exhumée pour mettre le Paysan au Ngouff ! Y a-t-il plus crédible dénonciateur que la Justice elle-même pour ouvrir et instruire un procès contre les faits de corruption ?
Cette affaire de dénonciation qui vaut à Bakary Togola aujourd’hui la prison ne peut ne pas rappeler celle du lundi 24 Septembre 2018. Ce jour-là, réagissant contre ce qu’ils estiment une injustice, Comités Exécutifs du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et du Syndical Libre de la Magistrature (SYLMA) rappelaient à juste titre « que ceux qui prônent l’exemplarité doivent être les premiers à l’abri de tout reproche ».

Soutenus par l’opinion nationale, les juges avaient dénoncé et exigé, dans un communiqué conjoint, « est intervenue en violation des règles élémentaires applicables en la matière ». En juges, sachant ce qu’ils avancent, ils ont ajouté « que cette importante somme d’argent a été détournée au profit d’une seule entreprise de la place et dans des conditions scabreuses ».
Vraie fausse dénonciation ? Non, la justice ne peut être aveugle dans le chantage syndical. Parce qu’elle est aveugle pour rendre son office et sait les retombées judiciaires d’une dénonciation calomnieuse. À moins d’établir et de faire prospérer au Mali désormais en matière de dénonciation la sentence de Jean de la Fontaine : selon que vous soyez lettré ou illettré, intello ou paysan inculte, vous serez poursuivis ou non.

L’affaire n’est pas aussi sans rappeler celle plus amusante du « Sage du Mandé ». Pour bloquer l’ascension fulgurante du MPR qui en ces temps-là ratissaient large, la police politique du régime de Alpha Oumar Konaré, dirigée à cette époque de main de fer par une âme damnée, avait sans scrupules inventé un complot maladroit à mettre sur le dos d’un de ses leaders. Le vieux septuagénaire Mady Diallo a été ignominieusement accusé de tentative de déstabilisation du régime. La moutarde ne prend pas. Pour se justifier, le gouvernement annonce avoir été informé par le « sage du Mandé » en personne. Mais voilà, personne ne s’appelle « sage du Mandé ». Le Mandé, qui regorge de plusieurs sages, proteste…
L’affaire tourne aux vinettes ! C’est peut-être Ivan le Sage du Mandé, se mit à moquer Choguel Maiga, président du MPR. À ce jour, personne n’a pu connaître l’identité de ce Sage délateur ! En sera-t-il de même pour le puissant « dénonciateur anonyme » ? Dénonciateur anonyme qui a pu avoir l’écoute du procureur qui dit être en phase avec le ministre ; ministre qui lui a assuré du soutien des plus hautes autorités ?
Rassurez-vous : nul acharnement, nulle chasse aux sorcières. Simple justice. Et « la justice est aveugle » !

<strong>PAR CHRISTELLE KONE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali / Sans Tabou : victoire sur la corruption, ce n’est pas pour demain…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-victoire-sur-la-corruption-ce-nest-pas-pour-demain-2839365.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 16:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mot de la semaine s’appelle, ‘’lutte contre la corruption et la délinquance financière’’ au nom de laquelle un chantre du régime IBK se retrouve derrière les barreaux. Mais, au regard des expériences passées en la matière au Mali, depuis les premières heures de l’ère démocratique, le bout du tunnel semble encore loin.</strong>

Voilà plusieurs semaines que des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des opérateurs économiques, des partis politiques dénoncent un fléau, chacun à sa manière, mais que chacun considère comme le principal mal qui gangrène la mère patrie. Depuis la semaine dernière, le Procureur en charge du Pôle économique et financier de Bamako effectue le pas allant dans le sens de cette volonté populaire, en plaçant sous mandat de dépôt le président de la faîtière des organisations paysannes pour n’avoir pas justifié quelques milliards de francs CFA d’une enveloppe financière mise à sa disposition pour le compte du monde paysan. Faut-il déjà crier victoire ? La prudence doit être de mise.

Depuis ce jeudi, d’aucuns annonçaient un violent coup de tonnerre dans un ciel serein : Bakary Togola, le tout-puissant président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) interpellé par la brigade judiciaire du Pôle économique et financier de Bamako et placé en garde à vue. La nouvelle est rapidement confirmée par le Procureur près le Tribunal de Grande Instance de la commune III de Bamako et du Pôle économique et financier, Mamadou Kassogué, au cours d’un point de presse, ce samedi 14 septembre.

Selon le conférencier, de 2013 à 2019, la Compagnie malienne des textiles (CMDT) a mis à la disposition de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton la somme de 13 431 431 037 F CFA. Sur ce montant, seuls 8 854 760 823 ressortent de la comptabilité de la confédération. Il y a un montant de 4 576 676 214 F CFA qui n’ont pas été comptabilisés ». Et sur les 8 milliards comptabilisés, poursuit-il, seuls 3.969.284.966F CFA ont pu être justifiés. Il va sans dire qu’un montant de 4 885 475 857 F CFA sont non justifiés. Ce qui fait un total non justifié de 9 462 152 071 F CFA ». Exultant de joie, certaines organisations et associations de la société civile appellent déjà à une marche de soutien à la justice pour l’initiative, ce mardi.

Mais pour de nombreux Maliens optimistes, qui rêvent pourtant d’un Mali financièrement assaini et administrativement correct, la bataille s’arrête là arguant qu’il s’agit d’une affaire judiciaire qui reste entre les mains des juges et des autorités nationales. Et pourtant, ce coup que d’aucuns qualifient de coup de théâtre doit être le départ de l’intensification de la volonté de vaincre le fléau de la corruption. Car, comme le dirait l’autre, les grandes Nations se construisent par la force des grandes volontés. En matière politique comme en toutes choses, la volonté humaine est la force déterminante. Seule, la justice ne peut rien encore moins le seul Président IBK.

La corruption a aujourd’hui largement gangrené le tissu social, notamment dans sa forme la plus pernicieuse, pudiquement appelée « débrouillardise ». Elle a atteint toutes les catégories sociales, toutes les couches sociales, toutes les classes sociales.
C’est alors le moment ou jamais pour les opérateurs économiques, les leaders d’opinion, la classe politique, la société civile de se montrer intransigeants vis-à-vis de ce mal ; de forger une nouvelle mentalité pour les Maliens afin de faire face à leur destin. Il s’agit de multiplier les 5 avril 2019 pour montrer aux dirigeants, aux corrompus et aux délinquants financiers ainsi qu’à la communauté internationale que la souveraineté du Mali est entre les mains des Maliens et nulle autre personne. Que les Maliens feront du Mali ce qu’il sera. C’est dans ce sens que nous nous rendrons utiles à notre pays et notre peuple.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Affaire Bakary Togola : Le grand bluff</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-bakary-togola-le-grand-bluff-2839363.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 16:05:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Depuis, ce jeudi 12 septembre 2019, l’affaire Bakary Togola fait la Une de l’actualité nationale. Cette arrestation du président de l’APCAM constitue une lueur d’espoir pour ceux qui se mobilisent contre la corruption et un motif de fierté pour une justice malienne qui suscite des interrogations. Toutefois, le choix du dossier Bakary Togola pour la relance de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali parmi tant d’autres qui dorment dans les tiroirs, notamment les rapports du Végal, n’incite cependant pas à l’optimise. Pourquoi les différents rapports du Végal dorment-ils dans les tiroirs ? Pourquoi la justice ne parle pas de la surfacturation de l’achat de l’avion présidentiel ? Pourquoi subitement, c’est l’affaire Bakary Togola qui défraie la chronique ? Voilà autant d’interrogations soulevées par les facebookeurs. Toute chose qui fait dire aux plus pessimistes qu’il s’agit d’une tempête dans un verre d’eau. Votre facebookan du jour !

Dantioko Sey : Espérons que cette lancée contre la corruption continue et ne s’arrête pas en si bon chemin.
De mémoire, M. Zoumana Sacko ancien premier ministre sous Moussa Traore avait lui aussi très bien débuté le nettoyage, mais très vite lui-même a été nettoyé par la HAUTE PRESSION DU KARCHER.
Croisons les doigts pour le ministre et ses magistrats. Ils ont besoin de notre SOUTIEN (la population) qui les confortera dans leur œuvre salutaire.

Issouf Tiemoko Sogodogo : Très clair comme l’eau de roche. Ça fait très longtemps que le citoyen malien attend de l’appareil judiciaire une vraie justice conforme à sa démocratie.

Mèrèôgô Allias : Donnez la liberté à la justice de faire son travail. Vraiment trop c’est trop, ceux qui manifestent pour soutenir les voleurs du bien d’État sont des ennemis de l’État, et c’est bien clair.

Yaya Coulibaly : Si ceux qui ont fait arrêter Bakary Togola sont aussi imperturbables que prétend ce post, il n’y a pas alors vraiment à s’en faire. L’affaire ne se terminera pas en queue de poisson comme d’habitude et comme nous le craignons. L’histoire nous enseigne qu’au Mali, chaque fois qu’il y a eu une arrestation tintamarre contre la volonté du prince du jour, la suite a été une désillusion totale pour le peuple.

Ismael Traoré : Bien dit mon frère, on n’a jamais vu dans aucun pays du monde les gens manifester parce que quelqu’un est parti en tôle pour sa faute (détournement de deniers publics), laissons la justice bien mener son enquête pour situer les responsabilités. Ceux qui veulent manifester, ils peuvent le faire jour et nuit, pour le moment, on est en phase préliminaire.

Papou Sissoko : Boubacar Koumaré, les manifestants sont peut-être complices aussi, car BT était leur Bailleur de financement. Ils gagnaient leurs prix de condiments avec lui certainement. Sinon, je me demande de quoi il y a à manifester?

Amadou Moro : À longueur de journée l’on se plaint qu’un voleur ou un suspect de vol de poulets, de motos ou autres a été libéré par la justice accusée de tous les noms.
Mais dès qu’on touche à un suspect avéré de vol à grande échelle, l’on crie !! haro
Veut-on une justice indépendante ou sélective en fonction de la notoriété ou des moyens financiers du mis en cause ?

Aboubacar Traoré : clairement dit, l’opportunisme gagne du terrain tout comme la corruption, mais dite vous que la justice a pris conscience et nulle n’est au-dessus de la loi. Bravos aux combattants de la corruption.

Coulibaly Siaka Ousmane : Bien dit, M. Koumaré, on doit manifester contre les mauvaises décisions. Les opportunistes « Ooooh!!!!! kabooooooh !!!!!! andarahhhhhhh» !

Mamadou Dit Bouba Traoré : Si quelqu’un pouvait susurrer à l’oreille de Nouhoun Tokô et autres récupérateurs politiques qu’en marchant pour soutenir le procureur et le ministre, qu’ils soutiennent en fait le gouvernement et la politique du Président dans ce sens. Ça leur couperait l’envie de marcher peut-être.

Dantioko Sey : Manifester est un droit démocratique, mais surtout qu’elle ne soit pas une manifestation folklorique.

Sidy Ibrahim Soumaoro : Monsieur le Ministre et mon procureur, vous avez le soutien total de la population malienne, il faut seulement appliquer la loi.

Fousseyni Padocksi Togola : C’est mieux aussi quand tu es avec quelqu’un, cela doit être à vie, ils sont francs au moins. Sinon, beaucoup ont commenté aujourd’hui alors qu’ils mangeaient chez lui. C’est ce qui est très mauvais d’ailleurs, le faire semblant. Une chose est sûre, le Mail ne restera pas comme ça pour toujours, je suis très optimiste qu’un jour nouveau se lèvera ici tôt ou tard. Salam !

Boubacar Koumaré : Fousseyni Padocksi Togola, c’est parce que tu manges chez quelqu’un que tu l’enfonces ? Tu crois que cette marche va le sauver ? Tu ne sais pas qu’au contraire, ils l’enfoncent ?
Ensuite, qu’ils leur donnent le paradis, mais s’ils sont dignes, ils n’auront pas agi ainsi sur du faux.
Ce sont des ignobles tout simplement.

Fousseyni Padocksi Togola : Boubacar Koumaré, oui je te comprends parfaitement. Seulement, je dis qu’ils sont francs avec eux-mêmes, c’est très important dans la vie.

Cheick Doucouré : Inquiétons-nous pour ceux qui sont contre la corruption et oublions les déchets alimentaires qui soutiennent les corrompues et corrupteurs.

Ousmane Bamia : C’est votre droit constitutionnel ! Marchez jusqu’à Kidal ! Sachez que cette marche est insignifiante face au droit de 18 millions des Maliens.

Maïga Moulaye : Le ridicule ne tue pas au Mali. La justice arrête un citoyen comme tous les autres pour des éventuelles enquêtes et certains se permettent de chercher une autorisation pour marcher et soutenir ce dernier.
Laissez la justice faire son travail, nul n’est au-dessus de la loi, ou si vous avez mangé avec lui, dénoncez-vous avant qu’il ne soit trop tard.

Ibrahim Sora Sissoko : pour une fois, je peux être fier de la justice malienne sauf que je m’interroge beaucoup. Pourquoi les différents rapports du Végal dorment-ils dans les tiroirs ? Pourquoi la justice ne parle pas de la surfacturation de l’achat de l’avion présidentiel ? Subitement, c’est l’affaire Bakary Togola qui défraie la chronique. Je n’arrive pas à comprendre ça surtout que ces scandales sont postérieurs à cette situation. Je ne me retrouve pas vraiment !

Ba Pouloh : On dit souvent que quand tu vois un Malien en train de mourir à l’ombre, il faut le tirer et le mettre sous le soleil en même temps. La corruption est déjà dans le sang du Malien. Ceux qui refusent la corruption sont perçus par la société comme des gens maudits. Boubacar Koumare, concentre-toi sur toi. Malien ma dabo lafia kama. Malien te siran Allah yain.

Hamadoun Traore : Pouf !!! Un dégoût pour ces opportunistes qui ne réfléchissent que par le ventre. Ce Maire et ses acolytes sont des complices et doivent être tous virés à vie. Je comprends notre situation. Quelle malédiction !!!

Issouf Mahammar Maiga : Je me demande si ces gens-là ne sont pas malades mentalement. S’ils marchent, il faut que nous sortions pour les tabasser. Des pauvres ; les gens se battent pour votre cause et vous sortez pour soutenir une personne qui a passé tout son temps à boire votre sang. Vraiment, il y a plein d’immorales dans ce pays.

Philippe Théra : Boubacar Koumare, cela ne doit pas te surprendre, ils ont été corrompus par le même monsieur combien de fois pour être porté à la tête de l’APCAM. Le M. était un guichet automatique, raison pour laquelle ceux qui bénéficiaient de ses largesses n’ont trouvé mieux que se constituer en groupe de soutien.

Koko LE Leader : Ce n’est pas nouveau dans le comportement du type de Malien de nos jours. Il est nécessaire de formater le Malien pour une prise de conscience d’un enjeu citoyen, patriotique pour que cessent ces appartenances à un groupe de sangsues cannibales, égoïste et inconscient et insouciant. Le paroxysme est atteint chez le Malien en termes de versatilité.

Sira-Missa Doumbia : S’ils sont tous mouillés, alors l’affaire n’ira pas loin surtout avec cette justice corrompue. Il suffit que les gros voleurs donnent une petite partie du butin aux magistrats corrompus et receleurs pour que l’affaire soit classée sans suite.
Voilà donc une autre distraction !
C’est vraiment pathétique. Tout ce que nous vivons aujourd’hui relève de l’irresponsabilité des Magistrats. Si la justice était rendue comme il faut, on n’allait pas être là où nous sommes.

Mamadou Simbo Keita : JUSTICE, JUSTICE ; LIBERTÉ BAKARY TOGOLA.
SOUTIEN DE TOUS LES PAYSANS DU MALI.

Lamine Diassana : Mamadou Simbo Keita, cette expression est utilisée quand les droits d’une personne sont violés… Pour le cas présent, c’est très tôt pour parler de violation de droit… Du début, à nos jours, tout a été fait dans le respect de la loi.
Tu demandes juste pour le monsieur au nom de tous les paysans !!! Paradoxalement, le monsieur est présumé coupable d’avoir détourné l’argent des femmes et des hommes de cette même corporation. Donc, acceptes que je sois surpris par ton post…

Mali En Force : La solidarité entre voleurs n’a pas débuté aujourd’hui.
Ce qu’il faut noter dans l’affaire Bakary Togola…. ceux-là qui demandent la libération de Bakary qui aurait détourné 9 milliards, veulent intimider la justice malienne pour éviter qu’ils soient un jour derrière les barreaux.
Soutien ferme à la justice malienne.

Madou Ka Journal officiel : Ceux qui traitent Bakary Togola aujourd’hui de voleur, voulaient qu’un ancien voleur de la CMDT soit Président du Mali en 2018. Le milliardaire de la CMDT ne vaut pas mieux que Bakary.
Que tous les Pro IBK se mobilisent derrière Bakary.
Si la justice est forte, ils vont interpeller les auteurs du coup d’État raté.

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</item>

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<title>Mali : L’affaire Bakary Togola se politise…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/laffaire-bakary-se-politise-2839361.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 15:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, est, depuis vendredi dernier, incarcéré à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Inculpé de détournement de deniers publics au moyen de faux en écriture, faux usage de faux… par imitation des paraphes du PDG de la CMDT et du Directeur de l’Approvisionnement, il aurait ainsi détourné 9 milliards au préjudice de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton du Mali en abrégé C-SCPC. Au-delà de la somme astronomique en cause, l’affaire fait grand bruit, divise et se politise au regard de la personnalité très controversée du désormais célèbre détenu. Paysan illettré ou agro-industriel ? Broussard ou confident des chefs ? Syndicaliste ou homme politique ? Coupable idéal pour donner un gras coup dans la fourmilière ou simple agneau sacrificiel d’une croisade que d’aucuns qualifient de sélective dès le début ?

Le procureur du pôle économique de Bamako, Mamoudou Kassogué, est catégorique : il n’y a ni acharnement ni chasse aux sorcières dans cette procédure qui vaut à Bakary Togola d’être mis à l’ombre. Il ne s’agit a priori donc pas de politique, mais de droit et de procédure criminelle qui fait appelle à des faits et à des preuves matérielles, directs et indirects. Plaidant le sacro-saint principe de la présomption d’innocence, le Procureur Kassogué rassure que nul n’étant au-dessus de la loi, des poursuites seront engagées contre toutes les personnes que les enquêtes feront découvrir comme étant présumées coauteurs ou complices des infractions. Déjà, il assure que 6 personnes suspectées avec Bakary TOGOLA de commission d’infraction sont également gardées à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Avant d’ajouter que personne (aucun coauteur et complice de Bakari Togola) n’échappera aux mailles du filet de la justice.
Dès lors, se pose la question de savoir comment et pourquoi certains voudraient voir en cette incarcération d’un homme plus que proche du président IBK, dit-on, une entourloupe politicienne du régime pour endormir les Maliens et échapper aux courroux des partenaires.

<strong>Les limites d’un engagement</strong>
S’il faut donner acte au procureur en charge du pôle économique de Bamako de sa détermination à poursuivre ce dossier comme d’autres éventuellement dans le cadre de la lutte contre la corruption dont la justice est le bras séculier, il faut cependant nuancer son objectivité, en tant que parquet. Ministère public, si le procureur Kassougué a l’opportunité des poursuites, il est aussi vrai il est aussi actionné et agit sur ordre. Lui-même ne fait grand mystère de sa marge de manœuvre en brandissant comme un trophée le feu vert de sa hiérarchie, de ses patrons : « nous sommes parfaitement en phase avec la Chancellerie où le ministre de la Justice qui nous a assurés aussi de l’engagement des plus hautes autorités du pays à nous accompagner sur ce chantier ».
Ce n’est pas l’accord parfait entre le Procureur et son ministre, Malick Coulibaly avec la bénédiction des plus hautes autorités (qui s’entendent le Premier ministre et président de la République) de poursuivre et de mettre Bakari Togola qui politise ce dossier. Le ministère public est sous la responsabilité du Garde des sceaux, ministre de la Justice, lui-même devant son fauteuil au Premier ministre et au président de la République. Qu’ils aient eu ou non leur mot à dire dans cette affaire, le système fonctionne comme ça.

Ce qui politise ce dossier, ce n’est pas l’engagement politique frivole de Bakari Togola, militant et responsables de tous les partis au pouvoir. À sa décharge comme beaucoup de hauts cadres prostitués dans les hautes sphères de l’État.
Le dossier n’est pas politique parce que Bakari Togola, après avoir renié le PDES d’ATT, les FARE de Modibo Sidibé pour parachuter en plein midi au RPM d’IBK, Parti présidentiel dans lequel il est devenu un baron bloqué à la porte de la direction, mais puissant membre de section de Bougouni et de la Fédération régionale RPM de Sikasso. Comme militant et responsable, Bakari Togola brille dans les structures par son absentéisme. C’est un militant qui s’affiche devant la caméra et aux côtés des autorités, pas un vrai tisserand, dit-on.

<strong>Le lâchage !</strong>
Ce qui politise cette affaire Bakary Togola, c’est justement le silence de « son parti », le RPM et de tous les autres partis politiques. Un silence bavard qui pèse, plus que les infractions dont il fait l’objecta de poursuite de la part du procureur. Le lourd silence des politiques qui pèse comme une chape plomb sur la tête du détenu sur fond de démarcation et de lâchage. Comme beaucoup, Bakary Togola apprend aujourd’hui très amèrement à ses dépens que le dévouement politique est récompensé par le lâchage, l’oubli, la trahison. Dans ce milieu où il s’est embourbé, on dit souvent que « la trahison est une question de dates ».
Ce silence politique qui politise l’affaire n’est ressenti seulement comme une trahison à l’égard que de Bakary Togola, mais aussi à l’égard des aspirations profondes et des attentes légitimes de nos populations à la bonne gouvernance, au progrès et à la prospérité. En optant pour la loi de l’omerta, comme s’ils s’étaient concertés dans une entente mafieuse, les politiques maliens, si prompts à dénoncer les scandales, prouvent-ils par là qu’ils ont peur à s’engager résolument dans le combat contre la corruption. Ou simplement craignent-ils que la croisade ne les emporte eux-mêmes ? En tout cas, leur silence est équivoque et lourd d’interrogation sinon de déception pour nombre de Maliens.

<strong>Les interrogations</strong>
Ce qui politise cette affaire, pour les plus sceptiques de nos compatriotes, c’est qu’il y a eu tellement de milliards détournés au paravent, tellement de dénonciations, d’audit sans jamais de poursuite. En tout cas, d’emprisonnement jusqu’ici. L’affaire aurait échappé au vernis politique si auparavant, les dossiers au grand jour avaient fait l’objet de poursuite, d’emprisonnement. Le vérificateur général a dénoncé, les juges ont dénoncé, même le président lui-même a dénoncé. Mais rien n’y fit. Opportunité des poursuites où es-tu ?
Ce qui politise cette affaire Bakary Togola, ce sont toutes ces affaires sur la place publique et sur lesquelles l’opposition et la presse font leurs choux gras et qui n’ont fait jusqu’ici fait l’objet d’aucune poursuite, en tout cas d’aucun emprisonnement. Parmi ces affaires qui alimentent la chronique scandaleuse quotidienne, on peut citer celles-ci :
1. L’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires (2014), à ce jour non élucidée ;
2. Le marché des engrais frelatés de 2015 ;
3. La scabreuse affaire de marché gré à gré de l’office du Niger ;
4. Le marché d’acquisition des aéronefs de l’armée (avions de transport et hélicos) ;
5. Le Marché de la rénovation et de l’équipement de Gabriel Touré ;
6. Les 3 milliards volatilisés au Ministère des Finances ;
7. L’affaire projet Soundjata où le promoteur voulait investir 50 milliards cfa dans l’énergie solaire ;
8. L’octroi des 100 millions devenu 50 millions à un religieux pour organiser une marche contre le pouvoir ;
9. Les 500 millions alloués au Chef de file de l’Opposition ;
10. Le dossier de 741 milliards détournés qui alimente la colère des partenaires techniques et financiers ;
11. Le dossier du Rapport 2018 du bureau du vérificateur général qui fait était de 10 vérifications effectuées, dont 7 dossiers transmis à la justice :
a-AMBASSADE DU MALI A OUAGADOUGOU (BURKINA FASO): Le montant total des irrégularités financières constatées s’élève à 1 836 065 838 FCFA.
b-AMBASSADE DU MALI A ABIDJAN (COTE-D’IVOIRE) ; dont le montant total des irrégularités financières s’élève à 166 287 446 FCFA.
c-AMBASSADE DU MALI A MADRID (ESPAGNE): le montant des irrégularités financières s’élève à 51 047 885 FCFA.
d-CONSULAT GENERAL DU MALI A DOUALA : le montant total des irrégularités financières s’élève à 133 687 909 FCFA.
e-AMBASSADE DU MALI A ROME (ITALIE) : le montant total des irrégularités financières constatées est de 284 151 956
FCFA.
f- Direction nationale de la santé : 77,4 millions FCFA d’achats de carburant non justifiés.
La direction nationale de la santé (DNS) et de l’hygiène publique a fait l’objet d’une vérification financière à l’issue de laquelle le bureau du vérificateur général a relevé 77,4 millions FCFA d’achats de carburant, sans justificatifs, aucun.
g- La Pharmacie Populaire du Mali n’a pas pu justifier la distribution de 64000 produits pharmaceutiques d’une valeur de 24,9 millions de FCFA.
h-Aéroports du Mali : Plus de 2 milliards CFA volatilisés
– 550 dollars US versés, par jour, à MAE (Mali Air Express), dont la convention est résiliée depuis 2013.
– 72,4 millions CFA payés à la société de gardiennage AEROSEC, sans contrat.
– 711 millions CFA d’écarts de passation de service entre les PDG.
– 891,6 millions CFA de créances non recouvrées.
– 147,6 millions CFA de dépenses fractionnées.
– 60,8 millions CFA, indûment, payés au cabinet de conseil fiscal Siaka Traoré.
A ces affaires, on peut ajouter :
a- L’audit des 1230 milliards destinés à la LOPM.
b. Les 190 milliards de recettes douanières et fiscales volatilisés de 2018 du trésor public.
Techniquement et juridiquement, on peut toujours dire que l’affaire n’est pas politique. Mais sans une volonté collective (gouvernement et partis politiques) d’engager une lutte globale contre la corruption, à travers des actions non discriminatoires, on peut difficilement convaincre le Malien lambda qu’il ne s’agit pas d’une croisade sélective et que l’affaire Bakary Togola n’est pas politique.

Par Sidi DAO

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<title>Scandale de « l’engrais frelaté » : le Mémorandum du PARENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/scandale-de-lengrais-frelate-le-memorandum-du-parena-2839347.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 15:52:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>1.I) INTRODUCTION:</strong>
<strong>Un énorme scandale relatif à l’introduction au Mali d’engrais déficitaires en phosphate, en azote, en phosphore et autres nutriments a éclaté au grand jour dans notre pays.</strong>
L’utilisation de ces engrais aura sans doute des conséquences, au moins, sur les rendements agricoles et sur l’environnement.
Au Mali, le marché de l’engrais et des pesticides, c’est la poule aux œufs d’or. C’est bon an, mal an, des dizaines de milliards de francs CFA. Pour la campagne agricole 2015-16, c’est plus de 60 milliards de francs CFA pour les engrais et 20 milliards pour les pesticides.
Outre les facilités douanières et fiscales accordées aux importateurs, l’Etat subventionne l’engrais à hauteur de 35 milliards de francs CFA pour la campagne en cours. Il est dès lors incompréhensible qu’un fournisseur malien vende la tonne d’engrais plus chère au Mali qu’au Burkina et en Côte d’Ivoire.
Seize (16) fournisseurs se partagent le marché de l’engrais cette année. Les principaux bénéficiaires sont : Toguna Agro Industries et Somadeco.
Les protagonistes du scandale en cours sont : les deux fournisseurs ci-dessus mentionnés, le président du syndicat des producteurs de coton, le Groupement d’intérêt économique (GIE) qu’il préside, les membres de ce GIE, le Gouvernement du Mali avec en tête le Ministre du Développement Rural et le président de la République.
Les victimes sont : le paysan, le contribuable, le consommateur et l’Etat maliens. Entre autres conséquences, ce scandale risque de déstabiliser la filière coton qui est un des piliers de l’économie nationale.
La morale publique ne sort pas grandie de ce nouveau scandale de l’ère IBK.

1.II) LA VRAIE HISTOIRE DU SCANDALE DE «L’ENGRAIS FRELATE »
NB: c’est le Ministre Bocary Tréta qui, commentant les résultats des tests en laboratoires, a le premier parlé publiquement de « 40% d’engrais frelatés ». L’expression a été reprise par la suite par le Chef de l’Etat et le Premier ministre.
Le « GIE » présidé par Bakary Togola et les commandes 2015-2016
Depuis la restructuration du secteur coton en 2006, le marché des engrais est géré par un Groupement d’intérêt économique (GIE) présidé par le président de l’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton (UNSCPC) connue sous le nom de syndicat des cotonniers.
L’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) et la CMDT
(Compagnie malienne de développement textile) sont membres du GIE devenu un des acteurs-clés du secteur agricole.
C’est ce GIE qui se réunit chaque année pour attribuer aux fournisseurs soumissionnaires les parts de marchés et les milliards correspondants. Car l’engrais, c’est une affaire de milliards. La campagne est financée par les banques et par l’Etat qui subventionne le prix de l’engrais à hauteur de 35 milliards. La récolte étant collectée et vendue par la CMDT, les paysans reçoivent leur dû après remboursement des prêts bancaires.
Son président, M. Bakary Togola, est devenu, au fil des ans, un des hommes les plus importants du pays. Cet homme préside également l’APCAM (Assemblée permanente des chambres d’Agriculture du Mali).
La présidence du GIE est liée à celle de l’Union des sociétés coopératives des producteurs de coton (UNSCPC) qui connaît une profonde crise de gouvernance.

2. Contestations autour des commandes
Pour la campagne agricole 2015-2016, plus de 60 milliards de francs CFA seront déboursés par les producteurs de coton et l’Etat maliens au titre des engrais et 20 milliards pour les pesticides.
Le 4 octobre 2014, le GIE dirigé par Bakary Togola, a délibéré et attribué les marchés d’importation de l’engrais de la campagne agricole 2015-16 à seize (16) opérateurs pour les 210.000 tonnes du secteur coton et à huit (8) opérateurs pour les 37.000 tonnes destinées au secteur céréales pour des prix unitaires oscillant entre 317.000 F et 245.000F la tonne.
Créée en 2008, Toguna Agro Industries s’est imposée très vite comme un opérateur majeur du marché des engrais.
Adjudicataire à l’issue du dépouillement du 4 octobre 2014,
de 136 .000 tonnes sur les 247.000 tonnes, Toguna a saisi officiellement le Gouvernement, en novembre 2014, de « la qualité douteuse des engrais fournis par la société SOMADECO », un autre fournisseur.
Après plusieurs semaines d’atermoiements, les autorités ont fini par ordonner des analyses en laboratoire.
Pour vérifier la qualité des engrais livrés, des échantillons ont été prélevés chez tous les fournisseurs sur un total de 9000 tonnes livrées. Les résultats provisoires, communiqués, le 8 avril, par la Direction Nationale de l’Agriculture, ont démontré que 37% des 9000 tonnes ne correspondent pas aux normes de la CEDEAO car déficitaires en phosphate, azote, potasse et autres éléments nutritifs.
Le 21 mai 2015, le président du GIE s’est vu obligé d’écrire à une vingtaine de fournisseurs pour les inviter à « prendre les dispositions utiles pour le retrait et le remplacement » des quantités d’engrais hors normes.
Si 37% de 9000 tonnes sont déficitaires en phosphates, azote et potasse, qu’en est-il des 238.000 autres tonnes qui n’ont pas fait l’objet de vérification?
Quel pourcentage des 238.000 tonnes est hors normes ?
Les quantités déjà acheminées auprès des producteurs ont-elles été toutes retirées ?

1.Alerte du gouvernement ivoirien, atermoiements côté malien :
Le 14 janvier 2014, le Ministre ivoirien de l’Agriculture, M. Mamadou Sangafori Coulibaly, a prévenu son homologue malien : « Il nous revient de manière récurrente, que des engrais non conformes aux normes de qualité, telles que définies dans le Manuel de procédure de Contrôle des engrais de la CEDEAO, sont importés et commercialisés en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Les sociétés importatrices sont, pour la plupart, installées en Côte d’Ivoire et au Mali ».

Le Ministre ivoirien termine par des recommandations :
« Aussi ai-je l’honneur de porter à votre connaissance cette situation, aux fins de dispositions que vous voudrez bien prendre dans votre pays, pour protéger les producteurs, utilisateurs finaux de ces engrais, contre ces opérateurs économiques véreux ».

Curieusement, le gouvernement malien n’avait jusque-là pas ouvert d’enquêtes après avoir été informé par le Gouvernement ivoirien de l’introduction au Mali d’engrais ne correspondant pas aux normes fixées par la CEDEAO.
Tout gouvernement soucieux du sort de son agriculture, de la qualité de la production agricole, de la santé des sols, de la santé des producteurs, en un mot, tout gouvernement qui se préoccupe du peuple de son pays aurait immédiatement ouvert des enquêtes et alerté l’opinion. Ou simplement bloqué l’entrée de ces produits sur le territoire national.
Il a fallu que Toguna saisisse en novembre 2014 le Gouvernement au sujet de « la qualité douteuse des engrais » importés par Somadeco pour que des tests soient effectués à partir de février 2015, soit plus d’une année après l’alerte donnée par le ministre ivoirien. Et pour des résultats non encore définitifs.
Entretemps, notre ministre du Développement Rural n’avait même pas daigné répondre au courrier du chef du gouvernement prévenu, le 2 décembre 2014, par le Ministre de l’Industrie d’alors.

4-Evitement et contre-vérités de la part du Ministre de tutelle
Jeudi 18 juin, les développements inattendus de ce que tout le pays appelle désormais le scandale de « l’engrais frelaté » ont forcé le Ministre du Développement Rural, le Dr Bocary Tréta, à venir répondre à l’interpellation des députés. Les débats étaient retransmis en direct par la radio et la télévision publiques.
Lors de son passage à l’Assemblée Nationale, le Ministre Bocary Tréta n’a pas répondu aux questions posées par les députés.
Regardant les députés dans les yeux, il a affirmé qu’il ignorait tout de la passation des marchés de l’engrais par le GIE dirigé par M. Bakary Togola.
Avec aplomb, le Ministre a dit, aux députés, aux paysans et au pays tout entier qui le suivaient à la radio et à la télé qu’il n’était mêlé ni de près ni de loin à la passation des marchés d’engrais. A l’écouter, la question de l’engrais est laissée à la seule discrétion du GIE présidé par Bakary Togola.
Ainsi donc, le Gouvernement se désintéresserait de l’achat de l’engrais dans lequel l’Etat apporte une subvention de 35 milliards de francs CFA !
Les faits contredisent gravement le Ministre. D’abord, une représentante du Ministre du Développement Rural et une conseillère technique de la Ministre de l’Economie ont participé à la commission qui a attribué les 247.000 tonnes d’engrais aux 24 heureux fournisseurs, le 4 octobre 2014.
Ensuite, dès la fin du « dépouillement des offres », le président du GIE, M. Bakary Togola, est allé soumettre au Ministre Bocary Tréta, dans son bureau, les résultats aux fins de validation.

5-Le président de la République savait tout … Il a laissé faire.
Lors du Conseil Supérieur de l’Agriculture tenu le 26 mai 2015, le président de la République a dénoncé le scandale de « l’engrais frelaté». Il a exprimé son indignation, a parlé « d’éthique » et de « morale » et a promis qu’il n’y aurait pas « d’impunité ».
Et pourtant, rien ne permet de penser que le président de la République n’était pas au courant de cette ténébreuse affaire connue de plusieurs ministres et du Premier ministre depuis les débuts.
Le Président a reçu le 2 mars 2015 au Palais de Koulouba le « Collectif des producteurs de coton pour la défense de la bonne gouvernance » qui l’a longuement entretenu du fonctionnement non démocratique de l’Union des coopératives, de la fin du mandat de M. Bakary Togola depuis 2013, de la violation des textes régissant les sociétés coopératives et de la mauvaise gouvernance des organisations paysannes. Le Président avait promis aux cotonniers rencontrés qu’il allait s’occuper de l’affaire….Le Collectif attend toujours !
Plusieurs mois auparavant, samedi 4 octobre 2014, IBK a reçu à Sébénincoro, le président du GIE venu lui soumettre les résultats de l’attribution des marchés d’engrais. Après s’être rassuré que les heureux bénéficiaires des contrats de milliards sont des opérateurs économiques amis, le chef de l’Etat a validé les résultats du dépouillement fait par l’équipe de M. Bakary Togola. Ces mêmes résultats qui avaient été préalablement approuvés par le Ministre du Développement Rural.
Aux anges, M. Bakary Togola quitta la résidence de Sébénincoro, escorté par deux motards de la Sécurité présidentielle qui l’ont conduit à son bureau.
Nombre de ceux qui étaient encouragés par le discours de fermeté du Président sur « l’engrais frelaté » ont été déçus de le voir se rendre, du 4 au 6 juin 2015, à Rome pour une réunion de la FAO, avec deux des principaux protagonistes de l’histoire de « l’engrais frelaté » : le Ministre Bocary Tréta et Bakary Togola, président du Syndicat des cotonniers, président de l’APCAM et président du très stratégique GIE de l’engrais.
Quel message le chef de l’Etat a-t-il envoyé aux dix-sept millions de Maliens en se rendant à Rome en ce moment précis avec le ministre Treta et Bakary Togola?

6-La crise au sein des coopératives de producteurs et le parti-pris flagrant des autorités :
Le bureau qui dirige l’Union des coopératives et que préside M. Bakary Togola a été mis en place en 2007 pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois.
Un « Collectif pour la défense de la bonne gouvernance au sein de l’UN-SCPC » estime que les deux mandats successifs de M. Bakary Togola ont pris fin en 2013. Ce Collectif conteste la légitimité de M. Bakary Togola à la tête du Syndicat au regard de l’acte uniforme de l’OHADA et des statuts de leur l’Union.
Or, c’est en tant que président des cotonniers qu’il préside le très sensible GIE qui attribue les marchés de l’engrais et des pesticides.
Malgré la crise qui sévit au sein des producteurs de coton où la contestation grandit, bien qu’il soit resté plus de six (6) ans à la tête du syndicat des producteurs de coton, le Ministre du Développement Rural a validé les structures mises en place par M. Bakary Togola.
En outre, le Ministre a mis en garde ceux qui contestent l’autorité du président sortant : « …toutes les personnes qui se rendraient coupables de pareils actes pourraient s’exposer à la rigueur de la loi » (lettre 00019 du 8 janvier 2015).

7-Des producteurs abandonnés par le pouvoir
La guerre qui oppose les magnats de l’engrais n’a pas fini de livrer tous les secrets de cet univers dont l’opacité est une des caractéristiques principales.
L’opinion et les producteurs de coton savent désormais que des opérateurs économiques véreux préfèrent faire du chiffre au détriment du paysan, du pays, des rendements agricoles et de la qualité des sols.
L’opinion sait désormais que les autorités n’avaient mis en place aucun mécanisme pour détecter la fraude et le crime contre l’agriculture que constitue l’importation d’engrais de mauvaise qualité.
Pis, même quand le Gouvernement a été informé par un pays voisin et frère, il a fermé les yeux et traîné les pieds avant d’agir.
Même sur les prix, ce Gouvernement ne défend pas le paysan malien.
La preuve est que Toguna ait été autorisée à vendre au paysan malien la tonne d’engrais plus chère (317.000 francs CFA) qu’elle ne la vend au paysan burkinabé (305.000 francs CFA) et au paysan ivoirien (235.000 francs). Or cet opérateur est censé avoir une usine de conditionnement à Bamako.
Pourquoi l’engrais est-il vendu plus cher au paysan malien ?
Pourquoi les autorités ont-elles laissé faire ?
8-Risques pour l’environnement, l’agriculture et le producteur
Les experts sont unanimes : l’introduction et l’utilisation d’engrais déficitaires en éléments nutritifs peuvent déstabiliser la production agricole, la filière coton et partant l’économie malienne.

La paupérisation du producteur en est une conséquence. A la fin de la campagne, celui-ci doit en effet rembourser les dettes contractées au titre de l’engrais et des pesticides. Déjà, dans plusieurs régions cotonnières, les producteurs sont formels, le rendement varie entre 700 et 800 kilogrammes par hectare à cause du mauvais engrais (« nôgôjugu »).
Par ailleurs, le plan stratégique quinquennal de la filière prévoit un objectif de production de 1,2 tonne par hectare pour la campagne en cours. Pourrait-on réaliser un tel objectif avec du mauvais engrais ?
La filière coton et toute l’économie seront ainsi affectées par les conséquences de la crise de l’engrais : précarité, vente d’outils de travail (bœufs de labour et charrues) donc spirale de la pauvreté.
En outre si avec l’engrais défectueux, l’on veut atteindre l’objectif assigné de 650.000 tonnes, il faudra alors augmenter les surfaces cultivées. A ce propos, un Aide-mémoire de l’Agence française de développement (AFD) d’avril 2015 dit explicitement que « l’augmentation des surfaces …est principalement à l’origine de l’augmentation de la production.. ». Accroître les surfaces, suppose couper les arbres, d’où les inévitables conséquences environnementales.

III) CONCLUSION:
1.La fuite en avant du Ministre
L’interpellation du ministre en charge de l’agriculture n’a pas permis d’éclairer l’opinion sur les enjeux et les dessous de la guerre que se livrent des opérateurs économiques du secteur sur fond d’utilisation opaque de dizaines de milliards de francs CFA au vu et au su des pouvoirs publics. Au contraire, le Ministre a entouré d’un épais brouillard le sujet. Au lieu de respecter le droit légitime à l’information des élus du peuple, il s’est débiné en passionnant le débat et a demandé, pour enterrer la question, la création d’une commission d’enquête parlementaire !
2.La responsabilité du Président engagée
Il a été démontré que le président IBK n’ignore rien de l’affaire de l’engrais et de la situation au sein des producteurs de coton.
La crise de « l’engrais frelaté » est un nouveau scandale de la gouvernance IBK. Elle survient après le scandale du deuxième avion présidentiel, celui des commandes fumeuses de fournitures destinées à l’armée et de nombreuses autres dérives. Les deux premiers scandales de l’ère IBK ont été couverts par le Président. C’est ainsi qu’à ce jour, le peuple malien ignore combien a effectivement coûté le Boeing 737, qui en est le véritable
propriétaire, qui sont les actionnaires de Mali BBJ, la société créée à la Vallée aux Antilles britanniques par le gouvernement du Mali pour exploiter l’avion du Mali.
Le peuple saura très vite si le président de la République est capable de punir les auteurs de ce nouveau scandale, s’il va encourager la violation des textes de l’OHADA ou s’il va faire comme lors des scandales de l’avion présidentiel et des commandes de fournitures destinées à l’armée dont les protagonistes continuent de narguer le peuple malien : couvrir de son autorité les auteurs et les pratiques de mauvaise gouvernance.
1. IV) RECOMMANDATIONS
Le PARENA recommande :
– la démission de Mr Bocary Tréta, Ministre du Développement Rural ;
– la démission de Mr Bakary Togola, président du GIE et du syndicat des cotonniers ;
– la dissolution du GIE que dirige Mr Togola ;
– une enquête impartiale sur cette sordide affaire de l’engrais douteux ;
– l’instauration d’une gouvernance transparente au sein des coopératives des producteurs de coton ;
– le renouvellement, conformément à l’acte uniforme de l’OHADA, des structures des coopératives de producteurs ;
– l’audit de l’impact sur la qualité de la production agricole de la subvention que l’Etat accorde annuellement à l’achat de l’engrais,
– le renouvellement des instances et du bureau de l’APCAM dont le mandat arrive à échéance le 20 juillet prochain.
FIN

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</item>

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<title>Le roi n’est plus sacré !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-roi-nest-plus-sacre%25e2%2580%2589-2839354.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2019 15:48:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un cinglant revers que vient d’essuyer le Gouvernement avec l’imposition, par la Société civile, lors de l’atelier de validation des TDR, de l’appellation Dialogue National Inclusif (DNI) à laquelle il avait jusqu’alors opposé, avec une rare détermination, le Dialogue Politique Inclusif. L’obstination déraisonnable du pouvoir était sur le point de transformer cet or massif participatif en plomb politique.</strong>

Lors de sa présentation de vœux de Nouvel An aux militants de l’URD et à la Nation, le samedi 12 janvier 2019, Soumaïla CISSE, apparu sous les jours de grand monsieur, par une étonnante prise de conscience que la « situation actuelle du pays requiert la détermination et l’implication sincère et loyale de toutes et de tous pour sauver notre nation » prônait un « vrai dialogue politique républicain » ; « un véritable dialogue national inclusif autour des maux dont souffre notre pays ». Pour lui, « le dialogue doit être direct, franc, loyal et basé sur la bonne foi. (…) Un dialogue aux contours bien définis sous l’égide de médiateurs avertis et objectifs ».

Suite à sa deuxième rencontre avec le Président IBK, le Président de l’URD, Chef de file de l’Opposition, a révélé : « on est convaincu qu’il faut un dialogue, un dialogue élargi à l’ensemble des forces vives du pays. (…) « Il y a des défis importants. Et, il faut les circonscrire le plus rapidement. Cela passera certainement par le choix d’une personnalité qui va pouvoir aider à orienter et dénicher les équipes pour pouvoir se parler franchement, en vérité pour que nous nous sentions tous concernés par les difficultés qui assaillent le pays aujourd’hui ».

A l’aune des aphorismes ci-dessus rappelés, ce serait un truisme de dire que le défricheur du dialogue est l’URD et par extension le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD).

Une autre vérité d’évidence, c’est que le concept du Dialogue a fait l’objet d’une récupération du pouvoir qui en a fait produit d’appel, question de bichonner son image et, dans une certaine mesure, de reprendre la main. Le plagiat est formellement établi.
Mais, le processus de Dialogue n’aura pas été long fleuve tranquille ; parce que ce régime qui brille par atrophie intellectuelle que par un génie créateur, fait parler son ego surdimensionné. En s’attribuant la paternité du dialogue, donnant ainsi de la jambette au sacro-saint principe de l’honnêteté intellectuelle, il se braque contre l’intitulé qui fait presque l’unanimité au sein de l’opinion nationale : le ‘’DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF’’. C’est ce qui a été servi par l’URD en janvier 2019. C’est ce que défend la Plateforme ‘’Anw Ko Mali Dron’’ et c’est ce qui est toujours défendu par l’opinion dans sa plus large expression. Contre vents et marrées, par monts et par vaux, les organisateurs sont restés arrimés à leur appellation : DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF. Pour le triomphe d’une cause perdue d’avance, les idéologues du régime ont repris du service dans une tentative désespérée et désespérante de créer au forceps une concordance entre deux concepts sémantiquement différents. Ils ont sorti le grand jeu, bousculé les lignes, mais en vain.

L’intrigue était-elle dictée par un orgueil mal placé de ne pas donner l’impression d’être un écolier à qui le maître dicte la leçon ? La machination visait-elle simplement à mettre hors-jeu les initiateurs du Dialogue national ? A en croire le Président IBK, lors de sa rencontre avec la délégation du RPM, à Koulouba, le samedi 16 février 2019, ce ne devrait pas être le cas : « pour moi rien n’est au-dessus du Mali, aucun sacrifice, aucun ego, de quel ego ? Je ne suis pas ici pour cela. Je suis ici pour que ce pays s’adonne à la seule mission qui est la sienne et qui lui est assignée par l’histoire : venant d’où il vient, il est condamné à rester grand »

Pourtant, dans les faits, tout prouve le contraire. Le Gouvernement a péché par orgueil et par vanité. Conséquence : neuf mois perdus en vaines spéculations pour se voir imposer par la Société civile l’intitulé que le Gouvernement aurait dû et aurait pu accepter dès l’amorce du processus de Dialogue. Un proverbe oriental dit : ‘’l’homme qui ne sait reconnaître un bienfait s’en rend indigne’’. Assouplir certaines raideurs du pouvoir, corriger son image d’arrogance et arrondir les angles avec le corps social ne seraient que tout à son honneur

Mais, épouvanté par les réminiscences de la Conférence nationale souveraine, il s’obstine à faire porter sa camisole de force de Dialogue politique inclusif aux acteurs nationaux. Ce qui devait arriver arriva : il s’est laissé infliger une raclée sur un champ de bataille qui n’aurait jamais dû exister. Il en a pris pour son grade. Comme quoi, le roi n’est plus sacré ; l’argument de la force ne triomphera plus de la force de l’argument.

PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Intox et désintox: Zeidan Ag Sidalamine, quand un ex&#45;rebelle remue le couteau dans la plaie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/intox-et-desintox-zeidan-ag-sidalamine-quand-un-ex-rebelle-remue-le-couteau-dans-la-plaie-2838847.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 16:11:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[N’en déplaise à ceux qui ont les nerfs à fleurs de peau, les soupçonneux et autres sécessionnistes embusqués dans les hautes sphères de l’État ; mais le Chef de l’Etat du Niger, en visite de travail dans notre pays, le 7 septembre dernier, reste constant: « je maintiens ce que j’avais dit, le statut actuel de Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger. Il y’a des mouvements qui ont signé l’Accord pour la Paix et qui sont de connivence avec les terroristes, cette situation doit être dénoncée ». Échaudé certainement par cette déclaration, Zeidan AG SIDALAMINE se fend d’une lettre ouverte où il ne s’encombre pas de fioritures pour faire l’apologie de l’irrédentisme touareg sous le prétexte fallacieux de la spécificité de Kidal, comme si toutes les aires ethnoculturelles et géographiques et territoriales n’avaient pas également leurs particularités.

Nous vous livrons in extenso la lettre ouverte adressée au peuple et à la République du Niger.

<strong>DESINTOX</strong>

<strong>L’indécence</strong>

Zeidan AG SIDALAMINE, l’un des plus patriotes des « rebelles » de la génération 90 s’est cru en devoir ou mission d’adresser une ‘’lettre ouverte au peuple frère et au gouvernement ami de la République du Niger’’.

Pourquoi écrit-il pour « une meilleure compréhension de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ».

L’intitulé de la prétendue lettre ouverte soulève logiquement l’équation de la qualité de l’expéditeur, la formule employée rappelant théâtralement celle utilisée dans les relations bilatérales entre autorités légitimes. Aussi, faut-il se demander qui est-il ou qui se prend-il Zeidan Ag Sadalamine pour s’adresser ainsi (intuitu personae) au gouvernement souverain du Niger ? Qu’on lui concède la fraternité qu’il s’arroge, mais le respect et la considération envers les frères Nigériens auraient dû l’incliner à plus de décence, à les dispenser d’un cours au rabais sur un Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger dont la République du Niger est signataire, au titre de la Médiation internationale. Zeidan Ag Sidalamine le sait-il ?

À moins qu’il ne veuille expliquer à l’inventeur comment fonctionne son invention, autrement il n’a rien à faire comprendre au Niger d’un Accord dont il est acteur et signataire.

<strong>L’excès de zèle</strong>

De l’accord, qu’en sait-il le frère Zeidan Ag Sidalamine ? Rien que ne sachent les petits Peulhs et les petits DIARRA : ‘’soutenir durablement cet Accord de paix c’est œuvrer inclusivement pour la réconciliation nationale, la cohésion sociale, le vivre ensemble et le développement’’.

Mais le Niger n’a jamais posé un problème par rapport à l’Accord. Son problème c’est la sanctuarisation de Kidal dont « le statut (…) est une menace pour la sécurité intérieure du Niger ». La volée de bois vert du Président nigérien Mahamadou Issouffou, c’est Kidal où « il y a des mouvements qui ont signé l’Accord pour la Paix et qui sont de connivence avec les terroristes ». C’est « cette situation (qui) doit être dénoncée ». Et cela, le «peuple frère et gouvernement ami de la République du Niger » l’ont dénoncé en les termes qu’il faut. L’amitié et la fraternité que Zeidan Ag Sidalamine brandit auraient dû lui dicter de partager les préoccupations des frères nigériens, à défaut d’en prendre acte, et de faire profil bas face l’indiscutable.

<strong>Le constat implacable</strong>

Loin de partager ce constat implacable, Zeidan Ag Sidalamine, pourtant connu jusqu’ici pour sa clairvoyance et sa mesure, entonne la complainte et comptine ressassées par les irrédentistes, les séparatistes et les impénitents racistes qui carrassent le rêve de supériorité au détriment de l’entité nationale. S’érigeant en avocat de l’imposture, il écrit :’’KIDAL du moins l’Azawad revendiqué est un espace territorial qui a ses spécificités identitaires non solubles dans des analyses approximatives, hâtives et bâclées’’.

« Revendiqué » par ? Par des « frères égarés » qui s’estiment d’extraction supérieure, qui s’estiment lésés et brimés parce qu’ils sont les seuls blancs à être dominés par les noirs comme l’avait gaillardement déclaré un leader de la rébellion des années 1990 : « Nous (les Touaregs) sommes les seuls représentants de la race blanche encore dominés par les Noirs » (Georges Marion, Le Monde 1-2 décembre 1991). Zeidan Ag Sidalamine est-il revenu aux sources après virées et envolées patriotiques trompeuses ? Dosso koro te an son soro tiogo da bila !

<strong>La forfanterie</strong>

Qu’il se réconcilie avec ses gènes racistes, mais qu’il sache que comme ‘’l’Azawad, Azawa , Azawak ou Azawagh puis de l’Adagh dont Kidal est la capitale administrative et politique’’, les autres entités ethnoculturelles, géographiques et territoriales du Mali ‘’à l’instar du Khaso, du Karta, du Beledougou, du Mandé, du Kenedougou, du Macina, du Seno, du Hayré, du Mema, du Gourma, du Dawna, du Faguibine, du Timetrine, du Tilemsi, du Tamasna, de l’Anchawadj, du Dendi,…’’ ont aussi leurs ‘’spécificités identitaires non solubles dans des analyses approximatives, hâtives et bâclées’’.

Point de fixation paranoïaque de la part du Niger ou des États du G5, parce que contrairement à ce que soutient Zeidan Ag Sidalamine : Kidal n’est qu’une ville, pas un territoire, les Touareg, une ethnie, une communauté à part entière (et non à part). Autant il n’y a pas de peuples bambara, malinké, peulh…, il ne peut y avoir à l’intérieur du seul, unique et indivisible Peuple du Mali, un autre peuple qui s’appellerait touareg. Chaque ethnie, chaque communauté, procède de la diversité et constitue un segment du grand peuple du Mali.

‘’Fixation paranoïaque et exagérée sur KIDAL parce que c’est une ville et un territoire Imajaghan du moins Touareg d’abord, peuple pour certains idéologues racistes qui doit être exterminé ?’’

Ainsi donc, travers un subtile jeu de mots, le vieux rebelle veut ainsi ériger Kidal en territoire et en peuple. Et de glissade en glissade, prône l’autodétermination qui ouvrira la voie à la fantasmagorique République de l’Azawad.

Que nenni, que nenni ! Kidal n’est pas un territoire autonome au sein de la République. L’autonomie de Kidal n’est consacrée par aucun texte, aucun accord officiel signé par le Mali. Kidal, un peuple ? A Kidal il n’y a pas qu’une seule communauté unie par des caractéristiques communes comme l’histoire, la culture, les mœurs, la langue, la religion… A Kidal, Zeidan Ag Sidalamine sait plus que quiconque qu’à côté des Ifoghas, il y a les Idnanes, les chamanamas, les Imghad, les Daoussacks, les arabes (Kel Ansars et Kounta), berbères, des sonraïs, et même des Diarra.

Un peuple, c’est l’ensemble des personnes vivant en société sur un territoire déterminé et qui, ayant parfois une communauté d’origine, présentent une homogénéité relative de civilisation et sont liés par un certain nombre de coutumes et d’institutions communes. Est-ce le cas de Kidal, hier et aujourd’hui ? ‘’Tant que les hommes ne sont pas liés entre eux par une croyance commune, ils ne forment pas encore un peuple, car l’intérêt, qui a pu les rassembler hier, demain peut-être les divisera’’, fait remarquer Charles Blanc (Grammaire des arts du dessin, 1876, p.54)

Non le vieux rebelle qui s’égare encore a tout faux. Le Peuple, ce n’est pas l’ensemble des personnes qui constituent la population d’une agglomération (Peuple de Kidal, Peuple de Tominian, Peuple de Bougouni, Peuple de Kayes…). Mais le Peuple, c’est l’ensemble des individus constituant une nation vivant sur un même territoire et soumis aux mêmes lois, aux mêmes institutions politiques, faisant face aux mêmes défis et aspirant aux mêmes ambitions : UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI.

Au Mali, c’est à ce peuple-là qui est UN ET INDIVISIBLE, c’est à ce Peuple-là qu’appartient la souveraineté conformément à l’article 26 de la Constitution : ‘’la souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’.

Dans la même veine, il faut renvoyer notre frère Zeidan Ag Sidalamine aux dispositions sans aucune équivoque de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger pour ce qui est de l’unicité et de l’indivisibilité du Mali ?

‘’Déterminés à éliminer définitivement les causes profondes de la situation actuelle et à promouvoir une véritable réconciliation nationale fondée sur une réappropriation de l’Histoire à travers une unité́ nationale respectueuse de la diversité́ humaine caractéristique de la Nation malienne’’ (extrait du préambule), les signataires de l’accord pour autant qu’ils ne renient pas leurs signatures et leurs engagements ont réitéré leur attachement :

-‘’au respect de l’unité́ nationale, de l’intégrité́ territoriale et de la souveraineté́ de l’État du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc… » (Article 1er)

– à la « reconnaissance et promotion de la diversité́ culturelle et linguistique et valorisation de la contribution de toutes les composantes du peuple malien, particulièrement celle des femmes et des jeunes, à l’œuvre de construction nationale’’.

Mon frère Zeidan Ag Sidalamine, au sein de cette diversité, nul n’a appelé à un pogrom, à un génocide ou à une extermination ‘’au nom du Tout démographiquement majoritaire et du Tout sécuritaire’’ contre les Touareg dont les principaux leaders (y compris vous-même) vivent plus à Bamako qu’à Kidal.

Par contre des idéologues et lobbys racistes ont œuvré pour inculquer à beaucoup de leurs semblables une prétendue supériorité qui n’est et ne peut être qu’une imposture. Heureusement que l’écrasante majorité des Touareg n’a pas succombé à ces thèses farfelues et divisionnistes… Et ces Touareg se sentent à l’aise et partagent le quotidien difficile avec leurs frères et sœurs noirs partout au Mali.

&nbsp;

<strong>Le révisionnisme</strong>

Zeidan Ag Sidalamine écrit : ‘’l’Azawad pour certains et de certains hantera durablement la conscience ainsi que la mémoire politique collective des Dirigeants des États riverains du Sahel et du Sahara’’. Mais que représente son Azawad ? De mémoire d’historien il n’y a jamais eu de royaume de l’Azawad, nulle part en Afrique de l’Ouest. L’Azawad qui est connue est une cuvette entre Araouane et Tombouctou. ‘’Le pays touareg qui nous est aujourd’hui décrit et que certains dissidents revendiquent, recouvre essentiellement des régions qui, historiquement ont été longtemps sous domination Mandé, Songhoï ou Haoussa. Hier comme aujourd’hui, les Songhoï et les Peuls sont largement majoritaires dans ces régions’’ (déclaration Copadem 1991).

L’horizon s’est-il autant obscurci devant notre Zeidan Ag Sidalamine au point de l’amener à épouser des thèses aussi antipatriotiques, révisionnistes, séparatistes et racistes ? On peut vouloir la paix et la réconciliation et continuer à remuer le couteau dans la plaie. À moins que Zeidan ne veuille faire des ablutions avec le sang des 154 soldats égorgés à Aguelhock, sinon la décence devrait lui recommander de laisser la comptabilité macabre et laisser les morts reposer en paix.

<strong>La sédition</strong>

Quand il écrit : ‘’obtenir et gagner la paix à Kidal c’est appliquer l’Accord de paix signé, car Kidal de la colonisation française du Soudan devenu Mali à nos jours a une identité originale construite dans le sang de ses enfants et martyrs, dans les larmes de sa population et la solidarité de son désert’’ ; c’est plus qu’un oxymore, c’est un aveu dangereux de sédition, un crie de guerre d’un ancien rebelle, certainement fatigué… depuis son ralliement improductif lors de la présidentielle. À moins qu’il n’ait été commis à faire preuve de rejet de la République.]]> </content:encoded>
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<title>Intox et désintox: les incartades de ‘‘Tunturu’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/intox-et-desintox-les-incartades-de-tunturu-2838849.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 16:10:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand l’argumentation cède le pas à l’intimidation et au mépris, la délibération s’incline sous le poids de la pression pour le triomphe de l’argument de la force. Atteint d’une mégalomanie galopante, les incartades de Tunturu, ses propos lunaires, se conjuguent avec un césarisme désuet. Avec des messages corrosifs, pendant que la tension est à son paroxysme à Tombouctou, ce ministre autoproclamé pompier a sa place en tête du tableau d’honneur des pyromanes de la République. Difficile de faire pire que lui du fait d’un tempo est catastrophique.
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive.
<strong>Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.</strong>

<strong>La banalité</strong>
<strong>INTOX</strong>
Trois ministres étaient appelés au charbon pour informer et rassurer les Malien, apaiser la colère et l’exaspération des Tombouctiens (Yaya SANGARE, Porte-parole du Gouvernement ; TRAORE Seynabou DIOP des Infrastructures, et Oumar Hamadoun DICKO du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique).
Pour une des rares fois qu’il est mis en vedette, ce qu’il affectionne particulièrement, Oumar, Le Nain, dégaine contre la presse : « nous sommes dans un système de perversion de l’information. »
DÉSINTOX
On y est, un tacle par derrière contre les journalistes et les activistes sur les réseaux sociaux que de l’autre côté de la barrière, le Nain adulé, adoubé, parce qu’ils servaient la cause de l’Opposition. Totalement transparent depuis son entrée par effraction dans ce gouvernement de large ouverture qualifié de la plus grande arnaque politique, statut de transfuge ou de traître à la cause oblige, le Nain pyromane se singularise et se signale à l’attention des Maliens par une bourde monumentale. Allumer les relais de son message est un pari hautement risqué ; d’autant plus qu’ils ont le moyen de le commenter. Et ils ne bouderont certainement pas le plaisir de le faire.
Ainsi, ce ministre hybride, qui a atterri dans un gouvernement par les bonnes grâces d’un Bélier en chef, dans l’une de ses fulgurances, nage entre indécence et banalité. En tombant dans le registre ordurier, il éructe arguments spécieux à l’emporte-pièce. Il est clair que le soudain changement de braquet de cet intrépide opposant au régime et passé sous les farouches caudines, lui a fait perdre la tramontane. La preuve ? Rien de ce qui a été écrit et dit n’est le fruit de l’imagination fertile d’un journaliste ou d’un activiste des réseaux sociaux. S’il y a perversion dans cette affaire, ce serait certainement la manipulation perverse de l’opinion par le Nain national qui déblatère contre les médias, faisant d’eux les parfaits boucs émissaires d’une gouvernance désastreuse. Les spéculations hasardeuses, les assimilations hâtives ne prospéreront donc pas sur ce coup. Au professeur de débrider son imagination pour trouver les ressources nécessaires pour se hisser à hauteur de son légendaire potentiel subversif.

<strong>L’obscénité</strong>
<strong>INTOX</strong>
Champion olympique du contre-sens et du concours d’absurdité, Oumar, Le Nain, toise la population qui a l’aplomb : « nous demandons aux gens de Tombouctou de savoir raison garder, aux gens de Gao, de savoir raison garder. »
DÉSINTOX
Pendant que Grand, B Le Berger national, la caisse de résonnance du gouvernement reconnaissait la « légitimité de ces revendications citoyennes », Oumar, Le Nain national, croyant se donner de la hauteur par la condescendance, balaie cette légitimité reconnue des doléances de Tombouctou. Le Nain présente la population excédée par les mensonges du gouvernement, les procrastinations, comme des gens en proie à une crise d’hystérie collective, des gens qui ont perdu la boule, des maboules. Non, les manifestants de Tombouctou ne sont pas des schizophrènes, des aliénés ; ils ont juste des « revendications citoyennes » qu’ils entendent porter par les moyens où ils sont sûrs d’en être entendus ; parce que l’expérience de la calinothérapie a toujours montré ses limites avec un gouvernement qui ne comprend que l’épreuve de force. La population est dans un état désespéré. À ce drame, le Nain national oppose des propos grossiers, outrageux et dédaigneux qui n’ont pour seul mérite que d’enflammer les relations déjà délétères entre un gouvernement rompu à la fuite en avant et une population trahie et abandonnée. Tounturu bafoue sans vergogne des « revendications citoyennes ». Les manifestants de Tombouctou seraient-ils coupables d’un délit de sale gueule ? Pour un travail de déminage, Oumar, Le Nain, y va à l’explosif. Boum ! Vraiment, ce sinistre ministre autoproclamé ‘’pompier’’ aurait plutôt toute sa place en tête du tableau d’honneur des pyromanes de la République.
D’une arrogance à faire pâlir un prince arabe, il appelle les manifestants de Tombouctou, « les gens de Tombouctou ». Pour un professeur, son vocabulaire devrait être mieux fourni pour trouver un meilleur qualificatif ; tout comme en tant qu’homme politique, il devrait trouver des termes bien épicés pour exorciser l’acerbité supposée ou réelle de ses interlocuteurs. Mais de cela, il semble s’en soucier comme d’une guigne. À moins que sa réputation de professeur ne soit surfaite et que son expérience politique soit ratatinée par les affres d’une opposition affamée !

La ritournelle
INTOX
Décidément en verve et en veine de détermination, Tounturu radote : « un gouvernement, c’est une programmation, une planification ».
DÉSINTOX
Ouf ! La rengaine est connue. Programmation, planification, et quoi encore ! La revendication de Tombouctou ne découle pas d’un coup de tête. Elle est légitime à tout égard.
D’un point de vue politique, tout ouvrier de la 25e heure qu’il est, pour le Nain national, en tant que membre du gouvernement, la connaissance des engagements présidentiels est une obligation. Et dans le Projet ‘’Notre grand Mali avance’’ il est clairement annoncé la ‘’réalisation, achèvement ou réhabilitation de plusieurs infrastructures routières notamment la route Tombouctou-Gao-Kidal, la route Douentza-Bambaramaoudé-Tombouctou ; des axes routiers : Kidal-Gao-Tombouctou-Transsaharienne (cf : page 31).
Il n’y a aucune improvisation. Tout ce qui est revendiqué fait partie des promesses mielleuses. Et il est un fait: le grand bazar dans lequel est plongé le Mali en ce moment n’est que la conséquence irréfutable d’un manque de programmation.
D’un point de vue de la praticabilité, Tombouctou est isolé du reste du Mali en raison de l’état lamentable de ce qu’il est convenu d’appeler route.
Programmation pour programmation, la reconstruction de la route Kolokani-Diéma-Kayes était bel et bien programmée, son budget bouclé en 2018. Mais, il a fallu des manifestations en 2019 à Kayes et à Kati, à Kolokani pour qu’en moins de deux semaines les travaux de reconstruction démarrent. Question de mauvaise foi ou de programmation et de planification ? C’est ce gouvernement qui a rappelé au bon souvenir des Maliens que les droits ne se donnent pas, mais qu’ils s’arrachent. Partout au Mali, les populations chercheront désormais à arracher leurs droits.

L’obsession
INTOX
Dans son obsession névrotique de prendre le contrôle des esprits, le Nain se lance dans une rescousse pathétique : « nous sommes un pays en guerre, fragilisé ».
DÉSINTOX
La répétition lancinante de ce même lamento devient lassante. Il faut arrêter une bonne fois de gloser inutilement et à l’infini sur ce sujet. La sempiternelle rengaine de la guerre participe de ces manières hilarantes de se foutre de la gueule des Maliens qui sont loin d’être des oies sauvages.
Parce que quand le Vérificateur général constatait : ‘’le montant total des irrégularités financières s’élève à 28 549 901 190 FCFA dont 12 422 063 092 FCFA au titre de la fraude’’, quand il dénonçait au Procureur de la République des faits relativement :
‘’-au détournement et complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques ;
-à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 350 120 750 FCFA ;
-au délit de favoritisme ;
-au faux et usage de faux ;
-au trafic d’influence ;
-aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption’’, le Mali était déjà un pays en guerre.
Quand le Président du MPR, Choguel Kokalla MAIGA, révélait plateau de notre confrère Énergie TV le chiffre record de 190 milliards volatilisés au niveau seulement de deux services, en 2018, à savoir la Douane et les impôts, un montant astronomique qui bat le record qui était de 108 milliards établi par le rapport 2006 du BVG, le Mali était déjà un pays en guerre.
Pourtant, dans ce pays en guerre, fragilisé, des milliards ont été soufflés sans qu’une poule n’en soit incommodée. Quand il y a des « revendications citoyennes » à la légitimité incontestable, ce ministre comme beaucoup de ses semblables se mettent à seriner des inepties du genre le pays est en guerre. Pendant qu’on y est, pourquoi la mission argotique du gouvernement n’a pas emprunté les routes cabossées pour se rendre à Tombouctou ? Non, le vol d’oiseau est certainement plus confortable. Entre ceux qui pillent impunément les ressources de l’État et ceux qui ne demandent qu’à rentrer dans leur droit, qui doit savoir raison garder ? Un peu de respect pour l’intelligence des Maliens.

La tyrannie
INTOX
« Nous avons un problème avec la citoyenneté, les gens en abusent… »
DÉSINTOX
Le comble ! Mais, le nain se croit au royaume de Toundourou où la moindre revendication est assimilée à une sédition et traitée comme tel. Le dictateur en puissance tapi dans les rangs de l’Opposition révèle son vrai visage. Faire des « revendications citoyennes » n’a jamais fait de quelqu’un un apatride nulle part.
En fait, c’est Toundourou qui a un problème avec sa citoyenneté dont il ne maîtrise pas les contours. Selon une définition simple, la citoyenneté est l’état ou la qualité de citoyen. Elle permet à un individu d’être reconnu comme membre d’une société, d’une cité dans l’Antiquité, ou d’un État aujourd’hui, et de participer à la vie politique. La citoyenneté est le statut juridique qui permet à un individu de devenir citoyen. Un citoyen : c’est une personne qui habite dans un État et possède donc des droits garantis par l’État et des devoirs envers l’État et les autres citoyens.
Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.
À l’aune de cette définition, difficile, voire impossible, de dénier la qualité de citoyen aux manifestants de Tombouctou. Ils sont reconnus membres de l’État malien ; ils ont des droits censés être garantis par l’État et des devoirs envers l’État ; ils agissent dans l’intérêt général. Il n’a jamais été dit qu’il fallait saborder ses droits au profit de ses devoirs. Si c’est qu’attend Le Nain national, alors il a tiré à terre. « (…) On participe à la faiblesse de l’autorité de l’État (…) ». Ce sont au contraire des ministres avec de vagues notions de citoyenneté et de civisme qui sapent l’autorité de l’État. Entre nous, quand l’Etat sous-traite la sécurité, qu’il est incapable de répondre à la demande sociale sous laquelle il croule, est-ce la faute à ceux qui revendiquent ? Quand l’État est faible, il l’est ; point besoin de chercher des poux sur un crâne dégarni.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise malienne: le parjure de la France mis à nu</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-malienne-le-parjure-de-la-france-mis-a-nu-2838848.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 01:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="single_post_title">
<h1 class="entry-title single-post-title"><span style="color: #222222;font-family: Verdana, Geneva, sans-serif;font-size: 15px">La crise multidimensionnelle que traverse notre pays alimente les réflexions à plusieurs niveaux. De l’analyse de Kibili Demba Dembélé Spécialiste de la France, ce pays est la cause de tous les malheurs qui s’abattent sur le Mali au nom d’intérêts sordides inavoués qui sont les siens. Il démontre dans cette critique que nous vous livrons in extenso.</span></h1>
</div>
<div class="post_content">

Je ne cesse de le répéter, la crise du nord du Mali de façon immédiate résulte de l’intervention de la France en Libye.
La France républicaine, fidèle à sa politique néocolonialiste d’exploitation et d’ingérence dans les affaires intérieures des états souverains a sollicité au nom de l’OTAN, sous Nicolas Sarkozy, une résolution des nations unies lui permettant d’intervenir en Libye en proie à une insurrection. Au soutien de sa requête, elle évoque une fallacieuse extermination des insurgés par le régime de Kadhafi. Une fois la résolution votée, la France dans sa mise en œuvre a violé son esprit et sa lettre en armant lourdement les dissidents libyens et les djihadistes venus d’ailleurs et en détruisant la capacité de défense de la Libye.
Par cette intervention, Sarkozy avait donc des intérêts supérieurs inavoués à défendre :
1) renverser le régime de Kadhafi devenu trop gênant et trop compromettant pour lui et son pays afin de s’accaparer de son pétrole;
2) aider la rébellion armée du Mali MNLA, incapable seule de faire face à l’armée malienne, par les insurgés et djihadistes venus de la Libye pour trouver un point stratégique et s’accaparer des ressources minières et énergétiques du Mali
C’est ainsi qu’après la mort de Kadhafi et la mise en chaos de la Libye au vu et au su de l’Union africaine ; ils se sont déferlés, avec le lourd arsenal militaire que Sarkozy leur a livré, au Mali ,qui était déjà le maillon faible de la bande sahélo saharienne car les présidents Alpha oumar Konaré et Amadou Toumani Touré n’ont jamais fait de la défense du territoire national leur priorité, laissant notre armée pour compte, les militaires ne sont pas recrutés pour la défense de la patrie, mais l’armée est plutôt un moyen de résorption du chômage et les chefs militaires vivaient dans le luxe total, menaient une vie mondaine toute chose qui leur enlève tout esprit de combativité, de courage. Entre temps la rébellion armée se prépare, sous ATT plus d’une centaine de militaires maliens ont été égorgés à Aguelhok sans compter les morts quotidiennes, ce sont les parents des militaires directement affectés qui ont interpellé le président en son palais, compte tenu de l’ampleur de cette affaire. Voilà donc les circonstances qui ont amené Sanogo à faire le coup d’état bien avant le coup d’état. Il faut rappeler que notre armée était effritée et que le rapport de force était nettement en faveur de la coalition rebello- djihadistes, donc que le coup ait lieu ou pas le Mali ne pouvait plus rien sur le plan militaire. Ce coup d’état a fait l’objet d’une liesse populaire sans précédent, pour le peuple c’était l’occasion de faire table rase de ces dirigeants malhonnêtes et incapables qui s’accrochaient au pouvoir pour des raisons personnelles en enfonçant davantage le pays dans le pétrin. Mais certains dirigeants politiques ne partageaient pas cette extase populaire car ils tenaient coute que coute à la future présidentielle, ils vont jusqu’à demander à la communauté internationale de sanctionner et d’isoler le Mali agonisant, c’est ainsi que tous les partenaires financiers du Mali ont arrêté leur coopération et la CEDEAO, lors de l’investiture de Macky Sall, va jusqu’à décréter pour la première fois de son existence un embargo contre un pays membre, le Mali mourant ,sous la présidence de Allassane Ouattara président aux mains ensanglantées qui a marché sur les cadavres de ses compatriotes tombés sous les coups des balles de l’armée française pour parvenir au pouvoir ;cet embargo aussitôt décrété, aussitôt observé par la Côte-D’ivoire au grand plaisir de certains responsables politiques maliens mais c’est sans compter que les produits ivoiriens n’ont d’autres débouchés que le marché malien c’est ainsi que les commerçants ivoiriens ont décidé de boycotter l’embargo. La communauté internationale (il faut entendre par là la France) est rentrée dans une logique d’asphyxier le Mali économiquement, la pression était tellement forte que Sanogo malgré ses bonnes intentions pour le Mali a cédé à l’installation du président intérimaire Djouncounda Traoré et à la nomination du premier ministre Cheick Modibo Diarra. La crise du nord battait son plein, la progression djihadiste est au bord du centre du Mali, le président intérimaire ,acculé n’avait d’autre choix que demander à la France d’intervenir militairement, cette intervention ne s’est pas faite attendre avec un discours historique du président Hollande à Bamako, ce discours a donné plein d’espoir au peuple malien car il mentionnait son engagement de recouvrer l’intégrité territoriale du Mali, mais sur le plan de la gouvernance des difficultés subsistent entre le président intérimaire et le premier ministre, le putschiste Sanogo atteint d’amaurose a fait partir le premier ministre de la manière la plus insolente, une erreur monumentale dont il paie le prix aujourd’hui. Le pays est ainsi livré aux mains de son prédateur (la France), et certains responsables politiques maliens). L’opération serval a stoppé net les djihadistes dans leur progression et a libéré les régions nord du Mali, elle a permis à l’armée malienne de rentrer à Tombouctou et à Gao par contre elle a refusé l’accès de Kidal à l’armée malienne tout en allant chercher les rebelles armés du MNLA au Burkina pour mieux les armer et les installer à Kidal. C’est en ces moments que les maliens ont compris l’implication de la France au côté de la rébellion armée, je me suis posé la question si la France ne s’est pas servie des djihadistes pour renforcer la position du MNLA au nord du Mali. C’est dans cet imbroglio que la MISMA a remplacé l’opération militaire française serval avant d’être remplacée à son tour par la MINUSMA. La France a poussé le Mali a organisé une présidentielle malgré l’état de guerre qui prévalait, cette présidentielle fut remportée par IBK, un président qui n’arrive pas à faire sortir le Mali des cordes de la France, ce régime s’est montré incapable de faire bouger les lignes.
De ce qui précède, il ressort clairement que :
1) La France, ayant des desseins historiques vis-à-vis du nord et comptant sur ses ressources stratégiques, énergétiques et minières, est à l’origine de la création du MNLA ;
2) en pleine crise, le MNLA a fui Kidal, l’armée française l’a ramené tout en empêchant à l’armée malienne d’y entrer ;
3) la France intervient militairement chaque fois que le MNLA est mis en déroute par les groupes armés d’auto-défense ; La France et la Minusma désarment même les groupes d’autodéfense pour les terroristes de la CMA. Cas de Intillit, Menaka.
4) la France a pesé de tout son poids auprès des présidents africains pour rendre inefficace l’action de la MISMA (mission internationale de soutien au Mali) sous conduite africaine, cette mission est venue au Mali avec la ferme volonté de combattre au côté de nos forces armées mais la France a tout fait pour dissuader certains présidents de ne pas doter cette mission de moyens d’action
5) la France influe sur la MINUSMA tant au siège des Nations Unions que sur le terrain des opérations. On est tenté de considérer la MINUSMA comme un bataillon français, nous avons tous à l’esprit le carnage de la MINUSMA sur la population de Gao ; cette Minusma qui n’arrive pas à se sécuriser elle-même dans sa propre base, pourra t’elle sécuriser une mouche ?
6) la France empêche par tous les moyens au Mali de s’armer.
7) Kidal étant la plaque tournante du narcotrafic, les militaires français de l’opération BARKHANE s’y adonnent avec plaisir car tout se passe sous leurs yeux.
Dans ces conditions, l’engagement de la France d’aider le Mali à recouvrer l’intégrité territoriale était un pur mensonge.
Les Maliens ont compris.
Le mal dans tout ça c’est l’attitude de ce régime moribond de IBK qui fait semblant d’ignorer toutes ces vérités et lie je ne sais quel rapport avec cette France qui est à la base de tous nos maux.
J’en appelle à tous les citoyens maliens à une mobilisation sans précédent pour exprimer par tous les moyens notre mécontentement, notre refus d’accepter la politique d’ingérence de la France dans nos affaires intérieures.
Répondez Massivement à toute mobilisation sous toute forme contre la France  au Mali.
NB : Notre camarade Kemi SEBA est ici chez nous, il y aura un grand meeting devant la Bourse du Travail ce samedi à 16h. Venez massivement
Pour un sursaut national, vive le Mali.

<strong>Kibili Demba Dembélé</strong>
<strong>Spécialiste de la France</strong>

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<item>
<title>Boubou à Paris: des conventions de plus de 43 milliards de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/boubou-a-paris-des-conventions-de-plus-de-43-milliards-de-francs-cfa-2838656.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 14:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de sa visite parisienne entamée, depuis ce 9 septembre 2019, le Dr Boubou Cissé a été reçu en audience par le Président de la République française, Emmanuel Macron au Palais de l’Élysée, avant-hier mardi. Les échanges ont porté sur la coopération entre nos deux pays, plus précisément sur la situation politique, sécuritaire ainsi que la lutte contre le terrorisme de façon générale.</strong>

<strong> </strong>

Après l’Élysée, direction Matignon où le Dr Boubou Cissé a rencontré son homologue français Édouard Philippe. Après leur tête-à-tête s’en est suivie une séance de travail en présence des ministres de la délégation malienne. C’était l’occasion de faire le point sur les grands axes politiques et sécuritaires de la coopération entre les deux pays.

Le Premier ministre et sa délégation ont ensuite rencontré la ministre des Armées, Florence Parly, ainsi que celui de l’Intérieur, Christophe Castaner pour discuter de la situation sécuritaire dans le centre du pays, la force Barkhane et la consolidation de la paix au Mali.

Enfin, le Dr Boubou Cissé et sa délégation ont rencontré en fin de journée, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Avec lui, les échanges ont porté sur les liens d’amitié et de coopération, et les réponses communes à rechercher pour faire face, solidairement, aux défis de la paix, de la sécurité et du développement.

La France, premier partenaire bilatéral du Mali a une tradition de coopération ancienne et dense avec le Mali qui se manifeste sous différentes formes : appuis budgétaires, bourses d’études, prêts aux entreprises, projets ou programmes, subventions aux organisations de la société civile, expertises techniques. La coopération française est également présente à travers la coopération décentralisée.

Tournée vers un soutien aux politiques publiques du Mali, la coopération franco-malienne vise, dans sa philosophie, à appuyer les efforts de stabilisation en cours dans le contexte d’un processus de décentralisation renforcé.

&nbsp;

Plusieurs conventions signées

La délégation du Premier ministre a procédé à la signature de plusieurs conventions à paris, d’un montant global de 33,5 millions d’euros, soit environ 21,98 milliards de FCFA.

La première convention, qui a été signée par le Premier ministre, le Dr Boubou Cissé et le Directeur Général de l’Agence française de Développement (AFD) Remy Rioux est « le Mémorandum pour un dialogue prospectif dans les domaines économiques et de développement » entre la République du Mali et l’Agence française de Développement. L’objectif de ce Partenariat est de développer un programme de production intellectuelle devant contribuer à alimenter les politiques publiques dans les domaines prioritaires définis par le gouvernement du Mali.

La deuxième convention est une subvention de 18,5 millions d’euros, soit environ 12,14 milliards de FCFA accordés par l’AFD au gouvernement malien pour la mise œuvre du projet AGRECO qui permettra de soutenir le secteur cotonnier malien. D’une durée de 4 ans, il a pour vocation d’accompagner les producteurs et productrices ainsi que leurs organisations vers une intensification écologique des productions. Il permettra aussi d’améliorer les performances des réseaux des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (SCPC) et des Centres de Gestion Ruraux (CGR).

Enfin, la dernière signature est un appui budgétaire, d’un montant de 15 millions d’Euros, soit 9,84 milliards de FCFA, pour soutenir la reforme de décentralisation au Mali. L’objectif de cette subvention est d’accompagner les autorités maliennes à relever le défi de l’accompagnement du processus de décentralisation, via le cofinancement d’un programme porté par la Banque mondiale. Ce financement doit permettre d’assurer la disponibilité et le déploiement des ressources publiques afin de renforcer la fourniture de services publics essentiels au niveau des collectivités locales.

Le PM et sa délégation ont été également reçus par le Comité Afrique du MEDEF pour échanger sur la coopération économique franco-malienne. C’était en présence de Mamadou Sinsy Coulibaly, Président du CNPM ; Moussa Touré, Directeur général de l’API Mali ; et d’une centaine de représentants d’entreprises françaises. Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat entre les secteurs privés français et maliens<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission pompier du gouvernement au Nord: Tombouctou signe, il reste Gao et Ménaka</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/mission-pompier-du-gouvernement-au-nord-tombouctou-signe-il-reste-gao-et-menaka-2838651.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 14:39:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à des négociations sous haute tension, les jeunes de la cité des 333 Saints et la délégation ministérielle arrivée sur place sont parvenus à un accord. Face aux différentes revendications des frondeurs, le Collectif Tombouctou réclame ses droits : « A quand la reprise de la route Leré-Tombouctou ? Quelle politique de sécurisation de la ville de Tombouctou ? Des excuses officielles du Premier ministre suite à ses propos par rapport à la route Leré-Tombouctou… », le gouvernement a pris des engagements qui doivent être suivis.</strong>

<strong> </strong>

La mission gouvernementale conduite par le ministre de la Communication, chargé des relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement, Monsieur Yaya Sangaré, et comprenant la ministre des Infrastructures et de l’équipement, Mme Traoré Seynabou Diop, et le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction Publique, Monsieur Oumar Hamadoun Dicko, est arrivée à Tombouctou, première étape, aux environs de 9 h 37. Elle a été accueillie par le Gouverneur entouré des autorités administratives et politiques de la région ainsi que les notabilités.

La délégation a été ensuite conduite sous une tribune installée à la sortie de l’aéroport où a eu lieu les négociations. Ces négociations auxquelles le gouverneur n’était pas associé se sont déroulées sous une tension vive maintenue par les manifestants. Après deux heures de négociations, la délégation ministérielle a obtenu un Accord avec les manifestants qui ont accepté de lever le blocus.

Après une brève apparition sous les acclamations du public, le président du Collectif, Ibrahim Boiyni Adiawiakoye, s’est adressé en sonrai, à son auditoire, avant de s’engouffrer dans le super camp de la Minusma.

Sur les revendications posées, le gouvernement s’est engagé à reprendre les travaux de la route N’Goma-Coura-Léré Niafunké au plus tard, le 25 novembre 2019. Sur la question de l’insécurité, la question sera inscrite dans la Déclaration de Politique générale du Premier ministre, une proposition du plan de sécurisation de la région de Tombouctou.

Selon des responsables du collectif, engagements sont explicites. Par conséquent, les jeunes se sont engagés à lever immédiatement toutes les restrictions sur les routes et dans la ville de Tombouctou après la signature du présent accord ; à informer, sensibiliser sur le plan sécuritaire avant, pendant et après les travaux de la construction de la route N’Goma-Coura, Léré-Niafunké-Tombouctou.

Après la signature du Protocole d’Entente, le Collectif « Tombouctou réclame ses droits » a présenté d’autres doléances à la mission gouvernementale, notamment :

– bitumer la route de Kabara (5km) ; augmenter la subvention des petits bateaux de la COMANAV ; subventionner le tarif du vol commercial Bamako-Tombouctou-Bamako ; mettre à disposition un bac supplémentaire pour la traversée ; relever le plateau technique de l’hôpital régional de Tombouctou ; indiquer la programmation pour la construction de la route Tombouctou –Taoudénit ; réhabiliter la route Kabara-Koriomé.

Après Tombouctou, la délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Communication, chargé des relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement, Monsieur Yaya Sangaré qui poursuit sa mission jusqu’au 14 septembre se rendra à Gao et à Ménaka.

<strong> </strong>

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique, État et Corruption: une trilogie infernale dans le Mali démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-etat-et-corruption-une-trilogie-infernale-dans-le-mali-democratique-2-2838604.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 10:22:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Phénomène marginal sous la première république, la corruption devient sous le régime militaire un fait ‘’d’amateur’’. C’est du moins l’analyse de notre compatriote Sambou Sisssoko pour qui ce fléau, qui gangrène aujourd’hui l’administration et les milieux d’affaires, est passé avec la démocratie, ‘’du stade de l’artisanat à celui de l’industrialisation’’. Si elle était auparavant le fait exclusivement des élites, à l’heure de la démocratie, la corruption est devenue une pratique largement populaire, un « sport national ». Suivez plutôt son analyse

Qui n’a jamais donné ou perçu le « prix de cola » («worosongo») dans ce pays ?

Dans la Première République, au début des années 60, la corruption semblait être un phénomène assez marginal. Elle n’était point le trait distinctif du régime. Bien au contraire. Le sentiment patriotique était si élevé et la conscience citoyenne si forte que la corruption était synonyme d’infamie. Des individus soupçonnés d’indélicatesses avaient préféré à l’époque, se suicider plutôt que de connaître l’humiliation de la prison pour des faits de corruption.
Mieux, la volonté politique nettement affichée de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite avait conduit le régime à mener des campagnes vigoureuses de lutte contre la corruption suivie de purges au sein de l’appareil administratif et politique d’alors. Il est vrai que les plus hauts responsables de l’époque s’évertuaient à donner l’exemple par leur comportement quotidien dans la gestion des affaires publiques. L’idéal révolutionnaire et la morale socialiste en étaient le fondement.
Le coup d’État de Novembre 1968 porta un coup rude à l’éthique publique. Ce fût la ruée générale vers les coffres forts de l’État, la prise de contrôle des secteurs juteux de l’économie, le parachutage à la tête des entreprises publiques de cadres à la solde du régime. On connaît la suite. Les programmes d’ajustement draconiens imposés par les bailleurs de fonds consécutivement à la gestion calamiteuse de l’économie nationale.
Cependant, au regard de ce qui se passe à l’ère « démocratique », la corruption sous la dictature militaire semble être un fait « d’amateur ». Avec la démocratie, elle est passée du stade de l’artisanat à celui de l’industrialisation. Si elle était auparavant le fait exclusivement des élites, à l’heure de la démocratie, elle est devenue une pratique largement populaire, un « sport national ».
La corruption a aujourd’hui largement gangrené le tissu social, notamment dans sa forme la plus pernicieuse, pudiquement appelée « débrouillardise ». Elle a atteint toutes les catégories sociales, toutes les couches sociales, toutes les classes sociales.
La « petite » corruption, petite en raison du fait qu’elle porte sur des montants peu élevés, est devenue un fait banal, une pratique presque « normale » de nos jours. Elle fait désormais partie des mœurs de la cité. Le « prix de la cola », s’inspirant de la tradition de courtoisie à l’égard des aînés, est devenu un moyen de s’assurer les faveurs de l’administration. Il permet d’accélérer la procédure, d’éviter un rejet, d’obtenir rapidement la signature requise. Parfois, il occasionne des entorses à la règlementation et à la loi, la falsification des dossiers. Son montant varie en fonction de l’importance du service sollicité.
La crise économique et sociale généralisée, les bas revenus, les salaires insuffisants, la quête difficile du pain quotidien ont transformé cette civilité des temps anciens en un moyen d’obtention voire d’extorsion de ressources « complémentaires ». Sa banalisation en a fait une pratique presque anodine. Le « prix de cola » est devenu presque une institution. Point besoin de le réclamer, il est désormais une exigence, un dû. Sa monétarisation de plus en plus accentuée a profondément bouleversé la mentalité des populations. Il s’est désormais inséré dans l’inconscient collectif et certainement pour longtemps.
La petite corruption a radicalement changé la mentalité populaire. La perte du sens des valeurs, la dureté des conditions d’existence, l’effritement de la solidarité familiale, le relâchement des mœurs, ont gravement entamé le crédit moral de la société. Le processus de marchandisation globale a brisé toutes les autres considérations. Tout est devenu vendable et achetable.
Si la petite corruption s’est généralisée, la grande, reste concentrée surtout au niveau des élites. Si la petite corruption concerne des montants peu élevés, la grande fait rêver, au regard de sommes faramineuses en jeu. Si la petite se nourrit de la grande, cette dernière sape les fondements mêmes de l’économie nationale et met, par conséquent, en danger toute la communauté.
Il est établi depuis lors que les secteurs touchés par la grande corruption au Mali couvrent essentiellement la fraude fiscale, la fraude douanière, la spéculation foncière et immobilière, et les marchés publics. Elle implique directement l’appareil d’État et certains opérateurs économiques. Malgré la politique de privatisation des entreprises publiques, l’État reste encore un interlocuteur incontournable sur le plan économique. La faiblesse structurelle de l’économie nationale, le peu d’envergure des capitaux nationaux en termes de capacité d’investissements, le défaut d’esprit d’entreprise de capitaines d’industrie rendent les opérateurs économiques fort peu indépendants des pouvoirs publics. Dans bien de cas, bon nombre d’entre eux servent de « prête-noms » à des décideurs politiques et administratifs embusqués dans les plus hautes sphères de l’État.
La démocratie a, en fait, aggravé la collusion entre le pouvoir politique et les milieux d’affaires. On peut même dire sans risque de se tromper que le système politique sur lequel repose l’appareil d’État est lui-même bâti sur la corruption. Elle est devenue essentielle à la survie du système en place. Elle le nourrit, l’entretient quotidiennement. Politique, État et Corruption sont devenus des « identités remarquables ». Ils forment une trilogie infernale qui semble tout conditionner, tout déterminer dans le Mali « démocratique ».

<strong>Sambou Sissoko</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue Politique Inclusif: Yéléma maintient sa participation, mais exprime ses craintes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-politique-inclusif-yelema-maintient-sa-participation-mais-exprime-ses-craintes-2838602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 10:14:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Dans une correspondance adressée ce lundi à l’équipe et au Comité d’organisation du Dialogue politique inclusif, le Parti de l’ancien Premier ministre Moussa MARA fait siennes les observations formulées par l’URD. Tout en maintenant sa participation, YELEMA exprime ses craintes sur les chances de réussite du processus du Dialogue inclusif.</strong>

Excellences ; Mesdames et Messieurs ;
Le parti YELEMA, le changement a l’honneur de vous faire part de ses craintes quant à la réussite du processus du dialogue inclusif, considéré unanimement comme incontournable à la sortie de crise pour notre pays. Certaines situations illustrent ces craintes et le parti YELEMA le changement souhaite attirer votre attention dessus :
1. La multiplicité de positions et d’appréciations au sein de l’exécutif (Présidence, Gouvernement) sur la portée du dialogue, ses objectifs, sa mise en œuvre se traduit par une communication inefficace et des initiatives éparses comme celle de plusieurs ministres en rapport avec l’organisation du dialogue et la collecte des opinions des forces vives ;
2. La préparation du processus ne semble plus aussi inclusive qu’annoncé dans les intentions, certains acteurs politiques majeurs commencent à manifester leurs réticences et d’autres ont annoncé la suspension de leur participation au processus et de nombreux autres restent fermement sur leur position de rejet du processus ;
3. Les actes posés, notamment l’organisation les 3 et 4 septembre 2019, de rencontres de groupes de travail très mal préparées ayant débouché sur une mauvaise impression des participants quant à la prise en compte de leurs opinions en raison de l’opposition faite à tout débat et à toute discussion pendant ces rencontres ;
4. L’organisation annoncée de l’atelier de validation qui risque d’être précipité, avec peu de temps donné aux participants pour la préparer et surtout peu de temps donné aux débats et discussions, fait planer une impression générale de validation des termes de références sans échanges de fond ; ce qui augure de dialogue orienté et finalement vidé de son sens.
Le Parti YELEMA, le changement, qui maintient, jusqu’à preuve du contraire, sa participation dans le processus du dialogue inclusif, souhaite attirer de manière insistante votre attention sur ces situations. Il vous demande de vous employer afin d’apporter les améliorations souhaitables au processus pour accroître ses chances de succès.
Il s’agit notamment d’agir pour convaincre le maximum d’acteurs politiques et de la société civile de participer au processus. Vous ne devez pas hésiter à convaincre les autorités, notamment le Chef de l’État, à vous appuyer dans ces actions.
Il s’agit également de donner tous les gages aux forces vives quant à la profondeur des débats, à la possibilité d’aborder tous les sujets et au temps suffisant pour ce faire. À ce titre, il faut impérativement que l’atelier de validation annoncé dure le temps nécessaire à des discussions sur les projets de termes de références. Une semaine de discussion paraît indispensable à cela.
Le parti YELEMA vous encourage à travailler dans ces directions afin de relever ce défi majeur pour notre pays.
Je vous prie de croire, Excellences Madame et Messieurs, en ma considération distinguée.

Bamako, le 9 septembre 2019
Le Président
Moussa MARA
Commandeur de l’ordre
national

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique, État et Corruption: une trilogie infernale dans le Mali démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/politique-etat-et-corruption-une-trilogie-infernale-dans-le-mali-democratique-2838483.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 14:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Phénomène marginal sous la première république, la corruption devient sous le régime militaire un fait ‘’d’amateur’’. C’est du moins l’analyse de notre compatriote Sambou Sisssoko pour qui ce fléau, qui gangrène aujourd’hui l’administration et les milieux d’affaires, est passé avec la démocratie, ‘’du stade de l’artisanat à celui de l’industrialisation’’. Si elle était auparavant le fait exclusivement des élites, à l’heure de la démocratie, la corruption est devenue une pratique largement populaire, un « sport national ». Suivez plutôt son analyse

<strong>Qui n’a jamais donné ou perçu le « prix de cola » («worosongo») dans ce pays ?</strong>

Dans la Première République, au début des années 60, la corruption semblait être un phénomène assez marginal. Elle n’était point le trait distinctif du régime. Bien au contraire. Le sentiment patriotique était si élevé et la conscience citoyenne si forte que la corruption était synonyme d’infamie. Des individus soupçonnés d’indélicatesses avaient préféré à l’époque, se suicider plutôt que de connaître l’humiliation de la prison pour des faits de corruption.

Mieux, la volonté politique nettement affichée de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite avait conduit le régime à mener des campagnes vigoureuses de lutte contre la corruption suivie de purges au sein de l’appareil administratif et politique d’alors. Il est vrai que les plus hauts responsables de l’époque s’évertuaient à donner l’exemple par leur comportement quotidien dans la gestion des affaires publiques. L’idéal révolutionnaire et la morale socialiste en étaient le fondement.

Le coup d’État de Novembre 1968 porta un coup rude à l’éthique publique. Ce fût la ruée générale vers les coffres forts de l’État, la prise de contrôle des secteurs juteux de l’économie, le parachutage à la tête des entreprises publiques de cadres à la solde du régime. On connaît la suite. Les programmes d’ajustement draconiens imposés par les bailleurs de fonds consécutivement à la gestion calamiteuse de l’économie nationale.

Cependant, au regard de ce qui se passe à l’ère « démocratique », la corruption sous la dictature militaire semble être un fait « d’amateur ». Avec la démocratie, elle est passée du stade de l’artisanat à celui de l’industrialisation. Si elle était auparavant le fait exclusivement des élites, à l’heure de la démocratie, elle est devenue une pratique largement populaire, un « sport national ».

La corruption a aujourd’hui largement gangrené le tissu social, notamment dans sa forme la plus pernicieuse, pudiquement appelée « débrouillardise ». Elle a atteint toutes les catégories sociales, toutes les couches sociales, toutes les classes sociales.

La « petite » corruption, petite en raison du fait qu’elle porte sur des montants peu élevés, est devenue un fait banal, une pratique presque « normale » de nos jours. Elle fait désormais partie des mœurs de la cité. Le « prix de la cola », s’inspirant de la tradition de courtoisie à l’égard des aînés, est devenu un moyen de s’assurer les faveurs de l’administration. Il permet d’accélérer la procédure, d’éviter un rejet, d’obtenir rapidement la signature requise. Parfois, il occasionne des entorses à la règlementation et à la loi, la falsification des dossiers. Son montant varie en fonction de l’importance du service sollicité.

La crise économique et sociale généralisée, les bas revenus, les salaires insuffisants, la quête difficile du pain quotidien ont transformé cette civilité des temps anciens en un moyen d’obtention voire d’extorsion de ressources « complémentaires ». Sa banalisation en a fait une pratique presque anodine. Le « prix de cola » est devenu presque une institution. Point besoin de le réclamer, il est désormais une exigence, un dû. Sa monétarisation de plus en plus accentuée a profondément bouleversé la mentalité des populations. Il s’est désormais inséré dans l’inconscient collectif et certainement pour longtemps.

La petite corruption a radicalement changé la mentalité populaire. La perte du sens des valeurs, la dureté des conditions d’existence, l’effritement de la solidarité familiale, le relâchement des mœurs, ont gravement entamé le crédit moral de la société. Le processus de marchandisation globale a brisé toutes les autres considérations. Tout est devenu vendable et achetable.

Si la petite corruption s’est généralisée, la grande, reste concentrée surtout au niveau des élites. Si la petite corruption concerne des montants peu élevés, la grande fait rêver, au regard de sommes faramineuses en jeu. Si la petite se nourrit de la grande, cette dernière sape les fondements mêmes de l’économie nationale et met, par conséquent, en danger toute la communauté.

Il est établi depuis lors que les secteurs touchés par la grande corruption au Mali couvrent essentiellement la fraude fiscale, la fraude douanière, la spéculation foncière et immobilière, et les marchés publics. Elle implique directement l’appareil d’État et certains opérateurs économiques. Malgré la politique de privatisation des entreprises publiques, l’État reste encore un interlocuteur incontournable sur le plan économique. La faiblesse structurelle de l’économie nationale, le peu d’envergure des capitaux nationaux en termes de capacité d’investissements, le défaut d’esprit d’entreprise de capitaines d’industrie rendent les opérateurs économiques fort peu indépendants des pouvoirs publics. Dans bien de cas, bon nombre d’entre eux servent de « prête-noms » à des décideurs politiques et administratifs embusqués dans les plus hautes sphères de l’État.

La démocratie a, en fait, aggravé la collusion entre le pouvoir politique et les milieux d’affaires. On peut même dire sans risque de se tromper que le système politique sur lequel repose l’appareil d’État est lui-même bâti sur la corruption. Elle est devenue essentielle à la survie du système en place. Elle le nourrit, l’entretient quotidiennement. Politique, État et Corruption sont devenus des « identités remarquables ». Ils forment une trilogie infernale qui semble tout conditionner, tout déterminer dans le Mali « démocratique ».

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Revendications : la malice face au malaise</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/revendications-la-malice-face-au-malaise-2838477.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 14:23:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali qui avance vient de célébrer dans la sobriété le 1er anniversaire de l’investiture du Président IBK pour son second mandat. Signe indicateur de l’évolution des mentalités et de la prise de conscience par les autorités des limites du saupoudrage et du bling-bling ? En tout cas, à moins de donner acte à l’Opposition sur les dérives de la gouvernance, le régime actuel est obligé de rectifier le tir en changeant d’approche et en priorisant le concret sur les fuites en avant. En effet, en plus de la situation sécuritaire inextricable combinée à la rareté des ressources, le malaise qui se propage, se métastase à vitesse grand V ne peut avoir comme réponse la malice et la victimisation stérile.

Le Mali du Président IBK et du Premier ministre Boubou CISSE, et ce n’est nullement être contre eux que de le dire, est aujourd’hui dans très une mauvaise passe. La révolte légitime des jeunes de la 1re région qui a obligé le Chef du Gouvernement à se taper 1300km de routes infernales, a été le détonateur d’une grogne sociale qui s’amplifie et s’étend dangereusement sur l’ensemble du territoire.

A leur suite, ceux de Tombouctou ont pris le relais de la protestation. Très vite ralliée par les transporteurs, les cadres, les femmes et maintenant les notabilités de la Cité des 333 saints, la jeunesse de Tombouctou décrète la désobéissance civile, bloque les routes, l’aéroport, le port et ferme tous les services publics de l’État dans la ville. Au lieu d’engager un dialogue sincère, productif et d’apaisement, en vue de désamorcer la tension, l’État perd son temps et son énergie dans une polémique périphérique : Boubou a dit, Boubou n’a pas dit !

La politique constante de bouc émissaire qui consiste à faire porter le chapeau aux réseaux sociaux ne fait que déplacer et occulter les vraies raisons du malaise et retarder les réponses aux attentes légitimes des populations et surtout donner le sentiment que le Gouvernement ne se soucie pas des préoccupations des populations. Résultat : c’est l’exacerbation des revendications et leur extension comme si le Mali était sur la route d’un printemps des populations.

Région jumelle de Tombouctou, connue pour sa résistance, Gao aussi donne de la voix pour réclamer la réfection de la route Sevaré-Gao. Depuis la détérioration de la situation sécuritaire avec la bunkerisation des forces internationales escortées et protégées par les FAMa, les terroristes font la loi sur les axes routiers. Désormais pour aller à Gao, il faut passer par le Niger et le Burkina Faso. Pire face à la multiplication des engins explosifs improvisés, les rares compagnies encore sur cet axe menacent simplement d’arrêter d’aller à Gao.

En attendant, la Cité des Askia, Bougouni, Bamako (et d’autres localités) qui menacent de se lancer sur la voie de protestations en vue d’avoir des routes dignes de ce nom, à l’initiative des jeunes, les populations de Bandiagara sont massivement sorties pour protester contre le bombardement et le démantèlement des bases de la milice qui protège le pays dogon. Apportant leur soutien sans équivoque à Dana Ambassagou, les marcheurs, ce lundi, ont clairement demandé et entonné dans les rues : la démission du Gouvernement, le départ des troupes étrangères, le retour des déplacés, et la sécurisation des personnes et des biens… ‘’Vive les chasseurs’’ alternant avec ‘’à bas’’ à tout le monde (PM, gouvernement, députés, Gouverneur, Préfet…)

Avant Bandiagara, rappelons que la jeunesse de Mopti avait déjà marché plusieurs fois pour plusieurs objectifs pour manifester sa colère suite au choix du représentant du Président IBK au Centre, et contre l’insécurité avec la prolifération des milices, des attaques et des attentats, etc.

Après Kayes, Kati, Tombouctou et Bandiagara, Ménaka entre dans la danse. Face à l’insécurité qui touche la ville, les habitants sont sortis massivement, ce lundi matin, pour demander plus de sécurité et prôner la paix et le vivre ensemble. Jusqu’où ira-t-on ?

Le dénominateur commun de cette montée de mercure : l’incapacité, en tout cas le peu d’empressement du gouvernement, de se pencher sur les calvaires des populations, à prendre en charge les préoccupations et les attentes : sécurité, services sociaux de base, infrastructures de base, etc. Tandis qu’au même moment, les échos des scandales ne font qu’exacerber davantage de la grogne dont l’étendue doit alerter et obliger le gouvernement à se réveiller et à se ressaisir. L’équipe Boubou CISSE doit combler le fossé qui se creuse entre elle et les populations dont les préoccupations sont justes. L’argument de l’absence des moyens en comparaison des milliards volatilisés ne peut qu’envenimer les choses. Comme le fait de vouloir faire porter le chapeau du malaise à l’Opposition ou à la licence sur les réseaux sociaux est une malice qui ne va pas prospérer. La seule alternative c’est le dialogue franc et sincère et LE recadrage de la gouvernance pour restaurer la confiance.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Routes: le casse&#45;gueule du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/routes-le-casse-gueule-du-pouvoir-2838476.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 14:08:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un double constat fait désormais consensus : la relégation au second plan de l’entretien routier durant les 5 premières années du mandat d’IBK et le traitement à géométrie variable des revendications des populations d’un même pays, sur un même objet, à savoir la réhabilitation ou la construction de routes.

En 2013, lors que Ibrahim Boubacar KEITA accédait à la magistrature suprême de l’Etat, il n’y avait pas d’État, s’entendant au sens politicien de l’expression, l’Etat étant, selon une définition générique, un pouvoir, un territoire et des populations. À son avènement, l’Armée était en lambeaux ; il y avait une forte polarisation de la classe politique en raison, quelque part, de ‘’l’acte posé’’ par les ‘’soudards’’ de Kati. La société malienne, dans son ensemble, était dans le vague abasourdie qu’elle était par des événements dramatiques auxquels elle était en réalité très mal préparée (un coup d’État, à quelques semaines de la fin du mandant d’un Président démocratiquement élu, suivi de l’occupation des 2/3 du territoire national par une horde jihado-rebelle ; un bref embargo ; une Transition tumultueuse (un vieux Président dérouillé par une foule déchaînée, un PM contraint à la démission dans des conditions (claires) obscures)…).

<strong>Renversement de la tendance</strong>

Au milieu de ce paysage sombre, un point lumineux scintillait tout de même : le nombre important et la qualité des routes. Le vieux général s’est fait un point d’honneur à mettre en application ce diton : ‘’la route du développement passe par le développement de la route’’. Sans prétendre tenir la dragée haute à nos prédécesseurs (qui n’étaient d’ailleurs pas très nombreux dans notre voisinage) en matière de densification du réseau routier, le Mali tenait un rang honorable.

En 2018, et surtout en 2019, patatras ! Simultanément, les routes, presque partout au Mali, deviennent cauchemardesques en raison d’un état de dégradation indescriptible. Les belles routes qui faisaient naguère la fierté des Maliens sont devenues des pataugeoires. Les explosions de revendications (Kayes, Kati, Koulikoro, Gao, Tombouctou…) sont à la mesure de l’exaspération des populations.

Comment en est-on arrivé là ? Il n’est point besoin d’être émoulu d’une école d’ingénieur que le programme d’entretien routier périodique (à titre préventif) a été mis entre parenthèses. La dotation budgétaire de cette rubrique a continué. C’est une certitude. Alors, les sous ont-ils été utilisés à d’autres fins ? Cette question mériterait une réponse ; d’autant plus que ce n’est pas la grande transparence dans bien d’autres domaines telle cette sulfureuse affaire des 190 milliards volatilisés au niveau seulement de deux services en 2018, à savoir la Douane et les impôts, révélée par le Dr Choguel Kokalla MAIGA. Une accusation d’une extrême gravité qu’aucun responsable, en République du Mali, n’a voulu commenter. Pourquoi, quand par ailleurs on n’hésite pas à s’engager dans des débats de caniveaux ?

<strong>Traitement à géométrie variable</strong>

Ce à quoi l’on assiste en ce moment, en tout cas dans la capitale, ce sont des travaux d’entretien d’urgence aussi grotesques que rébarbatifs.

Ainsi, s’il faut reconnaître que les épreuves rédhibitoires pour l’État n’ont pas manqué depuis 2013 ; elles ne suffisent pas à justifier une démission aussi ahurissante de sa part. Les dépenses militaires, qui sont du reste sujettes à caution (des hélicos qui ont coûté les yeux de la tête qui ne volent quand même pas), ne suffisent pas à tout justifier.

Le second constat, c’est bien le traitement à géométrie variable de dossiers similaires, sinon identiques relatifs aux routes. À peine les premières opérations barricades des populations de Kayes et de Kati voyaient le jour, à propos de la réhabilitation de la RN3, que le PM s’empressait de rencontrer les Collectifs ‘’Sirako’’ de Kati et FARK de Kayes pour apporter les apaisements nécessaires, en l’occurrence l’annonce du lancement des travaux de réhabilitation le 20 septembre. À la surprise générale, les travaux ont commencé avant cette date. Mieux, le PM s’est rendu dans la région de Kayes, parcourant plus de 1300 km. Il a justifié l’urgence de résoudre cette crise par le fait que le blocus imposé par les populations ferait perdre à l’État plus de 2 milliards FCFA/jour.

La situation a été jugée d’autant plus critique que le patron de la Sécurité d’État est rentré dans la danse au nom de la sûreté de l’État.

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<strong>Paris d’abord !</strong>

Kayes a-t-elle peut-être fait des émules ? En tout cas, Kayes a démontré que l’argent qui n’existait nulle part, selon Seynabou DIOP, pouvait être mobilisé en moins de 3 semaines pour contenir les mécontentements. Et le montant se chiffre en milliards de francs CFA.

Étrangement, quand Tombouctou manifeste, quand Gao manifeste, cela semble être un non-événement pour le Gouvernement. La preuve, pendant que Rome brûle dans ces localités, le PM, s’envole pour Paris pour, dit-on, une en visite de travail du 9 au 11 septembre. ‘’À Paris, Boubou Cissé vient chercher un appui politique, des ressources et draguer les entreprises françaises’’, fait savoir un confrère français.

Pourtant, le dossier de Tombouctou est mille fois plus explosif que celui de Kayes, parce que là, il ne s’agit pas d’une perte sèche de 2 milliards de nos francs par jour ; mais de la perte irréversible de l’intégrité territoriale du Mali. Sans jouer les prophètes de malheur, par incurie, par manque d’anticipation, le Mali est en train de s’amputer d’une partie de ces membres. Une automutilation d’autant plus condamnable que le semblant d’intégrité existant ne l’est que parce que la Secrétaire d’État américaine a tapé du poing sur la table lors des pourparlers d’Alger quand les ex-rebelles posaient comme exigence minimum le fédéralisme. Ce semblant d’intégrité n’existe que du fait d’un précaire Accord qui volera en éclats à la première occasion.

Ainsi, s’il y a dossier qui devait tenir en alerte la SE, ce devait bien être celui-là. Si le PM devait se précipiter quelque part, ce devrait être à Tombouctou où c’est à lui personnellement que les manifestants demandent à parler, surtout après des propos qui lui sont attribués ; non mettre à contribution un faire-valoir de Tiébilé DRAME (avec tout le respect dû à sa fonction de ministre des Affaires étrangères).

Comme dit le proverbe : ‘’petit vent abat grand arbre’’. À bon entendeur salut.

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<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Acharnement contre Mahmoud Dicko: le recadrage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/acharnement-contre-mahmoud-dicko-le-recadrage-2838466.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 13:40:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur les critiques qui se multiplient à l’encontre de l’imam Mahmoud Dicko, qui dévoile peu à peu ses ambitions, certains de ses défenseurs recadrent. Ils assimilent plutôt ces détracteurs à des revanchards qu’à des incubateurs d’idées pour la reconstruction du pays.</em></strong>

Quand il mobilisait le peuple en 2009, pour la contestation et l’échec du Code des Personnes et de la Famille ; nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que les religieux devraient rester dans les mosquées et les monastères pour se mettre à l’abri de la scène politique !

Quand il mobilisait le peuple en 2013 pour faire relire le Président IBK à la magistrature suprême du pays. Nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que la place des religieux était dans les mosquées !

En 2019, quand il mobilisait le peuple à la place de l’indépendance pour demander la démission du Premier ministre qui devenait de plus en plus encombrant pour le peuple et la majorité par rapport à sa lenteur dans la gestion de la crise malienne ; nous l’avions applaudi en héros et personne n’a osé dire que la place des religieux était dans les mosquées et dans les monastères, parce que nous avions besoin de lui et, n’eût été sa capacité de mobilisation, SBM serait toujours à la station Primatoriale, et ce, les hommes politiques étaient incapables de le faire partir.

En 2019, quand des citoyens, musulmans, non musulmans décident de créer des mouvements politiques de soutien à l’Imam Dicko, c’est en ce moment que nous pensons que sa place est dans les mosquées ou dans les monastères. Est-ce un problème de mémoire ?

Quand il avait réussi à libérer nos 160 militaires maliens des mains des forces du Mal ; nous l’avions applaudi en héros. Tout le monde a dit qu’il était dans son rôle en tant que Président du Haut Conseil Islamique, parce que ça nous arrangerait. Pourtant, il n’a dit à personne qu’il serait candidat pour la présidentielle de 2023 ou les législatives à venir.

Et pourquoi tout cet acharnement. Si vous vouliez qu’il reste dans la mosquée que les hommes politiques sortent dans la médiocrité pour se mettre au travail.

Est-ce un problème de mémoire ?

La Force Tranquille

<strong>Mahamadou Youssouf</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: Tiébilé Dramé, la duplicité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-tiebile-drame-la-duplicite-2837797.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 15:54:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Malgré sa présence controversée dans le Gouvernement, le Président du Parti Parena, Tiébilé DRAME, continue de clamer haut et fort son appartenance à l’opposition. Pour lui, ils sont et restent des opposants. Sauf que la loi ne le considère plus comme opposant. Alors que dit loi ?</strong>

Les dissidents du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) signataires de l’Accord politique de gouvernance ont tenu, le samedi dernier, leur atelier de réflexion sur les TDR du Dialogue politique inclusif en préparation. Lors de cette rencontre, le Président du Parena, pendant de longues minutes, s’est prononcé sur la situation politique du pays. Aussi, elle a été l’occasion pour Tiébilé l’opposant très farouche du régime de justifier son retournement de veste, à travers une collaboration sans tache avec le pouvoir.
Également au cours de cette réunion politique, M. DRAME affirme sans équivoque qu’il a décidé « de travailler avec le pouvoir au regard de l’état du pays ». Mais cette collaboration, a-t-il laissé entendre, ne changera en rien son statut d’homme politique de l’opposition. Il se dit opposant malgré tout. Il va même un peu loin dans ses propos pour déclarer : « Personne ne peut dire qu’il est plus opposant que nous ». Une déclaration très malencontreuse de Tiébilé DRAME qui a tout l’air d’un soulagement de conscience après son coup fourré contre Soumaila CISSE qu’il a laissé sur le carreau. Sinon, en la matière, il n’y a pas lieu de faire polémique puisque la loi est très claire.
En effet, la loi portant sur le statut de l’opposition adoptée par l’assemblée février 2015 en son article 2 définit la notion de l’opposition au Mali. Ainsi, l’article 2 de la loi sur le statut de l’opposition dispose : « au sens de la présente loi, constitue l’Opposition politique tout parti politique ou groupement des partis politique qui ne participe pas au gouvernement ou ne soutient pas l’action gouvernementale. Elle est parlementaire ou extraparlementaire ».
En commentant cette disposition, Tiébilé DRAME qui a accepté d’être ministre des Affaires étrangères en signant l’Accord politique de gouvernance perd sa qualité d’opposant. Et l’article 6 de la même loi enfonce le clou : « tout parti politique appartenant à l’Opposition politique peut soutenir l’action gouvernementale ou participer au gouvernement. Dans ce cas, il perd d’office sa qualité de parti politique de l’Opposition politique et fait une déclaration publique ».
De même dans l’Accord politique de gouvernance qui a ouvert des portes à l’opposition, il est demandé aux parties signataires un certain nombre d’engagements comme accompagner et soutenir l’action gouvernementale. Ainsi, l’article 6 dudit Accord politique, à l’image de tous les partis signataires, stipule qu’ils doivent apporter leur soutien indéfectible aux forces armées et de sécurité nationales ainsi qu’aux forces internationales dans la lutte contre le terrorisme, tout en s’abstenant « de toute déclaration tendant à les décrédibiliser et éviteront de mettre en péril les efforts de stabilisation engagés par elles sur le terrain ».

Par Sikou BAH

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<title>Retour de la paix et de la sécurité : un ex&#45;rebelle invite IBK au dialogue avec les djihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-paix-et-de-la-securite-un-ex-rebelle-invite-ibk-au-dialogue-avec-les-djihadistes-2837795.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 15:51:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>La Maison de la presse du Mali a servi de cadre, ce mercredi 4 septembre 2019, au lancement officiel du « Mouvement pour la Restauration de la Dignité et la Souveraineté du Peuple et de la Nation » en abrégé « MRD&amp;SPN ». Dirigée par Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUNE, membre des mouvements signataires de l’Accord pour la paix, le MRD&amp;SPN se veut un Mouvement sociopolitique citoyen engagé pour la défense du Mali.</strong>

Présidée par Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUNE, cette cérémonie de lancement s’est déroulé en présence des leaders religieux, Chouala Bayaya HAIDARA, Moffa HAÏDARA ; du représentant de la COFoP, du FSD, de la majorité, du chef de file de l’opposition, etc.
Au cours de cette cérémonie, l’ex-rebelle Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUNE, a invité le président IBK à négocier sans complexe avec ceux qui font couler le sang des Maliens ou qu’ils soient et qui ils sont. Car, dit-il, la paix n’a pas de prix, elle a un coût.
Le présent Mouvement qui se veut populaire avec un engagement patriotique et républicain est composé de cadres politiques et civils d’anciens membres de l’ex-rébellion, membre de regroupements et d’organisation de la société civile, d’activistes sociaux et politiques issus de toutes les composantes de la société malienne.
Dans exposé liminaire, il ressort que 5 ans après la signature de l’Accord paix, la nation malienne continue de pleurer, le peuple malien continue de saigner, l’insécurité s’est généralisée partout avec son corolaire de morts, de veuves, d’orphelins, de handicapés à vie, de famine et de misère sociale et économique. Après l’accord de paix, le Mali a enregistré plus de morts et de victimes que pendant la rébellion. « Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons interroger notre conscience et questionner nos méthodes et nos stratégies et même nos outils en termes de règlement des conflits et de politique de défense et de sécurité pour savoir pourquoi ils ne permettent pas d’arrêter l’écoulement du sang des Maliens, pourquoi ils ne permettent pas d’arrêter l’allongement de la liste des veuves, des orphelins et des victimes de la guerre et de la violence », a-t-il dit.
Selon lui, malgré la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger l’insécurité à gagner le terrain, le nombre de morts à multiplier, les guerres et tensions intercommunautaires exacerbées, d’innombrables dégâts matériels et logistiques.
Également, le terrorisme a gagné et continue de gagner du terrain malgré la présence de plusieurs forces militaires et d’instruments internationaux. Au passage, il a salué et encouragé la dynamique actuelle au centre autour du Premier ministre Dr Boubou CISSE à travers le cadre de dialogue pour le centre, mais nous devons aller plus loin dans le dialogue. Par ailleurs, a-t-il déploré, le Processus de mise en œuvre inclusive de l’Accord qui est une des conditions de succès et une exigence de l’accord lui-même n’est pas soutenue par certains acteurs, car, dit-il, elle met en péril leurs agendas inavoués et affaiblit leurs partenaires fabriqués parmi des parties maliennes à l’accord.
Selon son président, MRD&amp;SPN est préoccupé par la faillite des Pouvoirs publics et l’irresponsabilité de certains acteurs politiques nationaux. De la même manière, il déplore la résignation de nos concitoyens. C’est pourquoi, MRD&amp;SPN se veut un cadre mobilisation du peuple à chaque fois que de besoin en vue d’un sursaut salvateur.
Après avoir dressé un tableau peu reluisant de la situation, qui est la résultante de la démission du peuple, Mohamed Ousmane Ag MOHAMEDOUNE, trouve que le président IBK, à l’image des autres chefs d’État de la francophonie, est pris en otage et subisse des pressions de la part des multinationales. À ce niveau, il a les sanctions de l’ONU qui, dit-il, sont dictées par la France contre les patriotes engagés dans la défense du Mali. « Nos divisions en tant que peuple a fragilisé le président de la république qui est sous le poids de la manipulation des puissances étrangères, notamment l’ex-puissance coloniale », a-t-il critiqué. Pour lui, la souveraineté appartient au peuple qui doit s’assumer et montrer la voie à suivre aux gouvernants. De son avis, le dialogue social, politique et religieux doit être inclusif sans tabou et sans restriction aucune.
Pour Mohamed Ousmane, Kidal n’est pas occupé que par la CMA, mais aussi, elle l’est par Barkhane et par la MINUSMA.
« Qu’est que ces forces font pour que le Mali soit présent à Kidal », s’est-il interrogé avant d’ajouter qu’il y a un paradoxe entre la volonté affichée par certaines puissances, actrice du processus de paix au Mali par les actions qu’ils posent.
« On ne peut pas comprendre qu’au moment du DDR, certains encouragent des communautés à prendre des armes pour se protéger. Seule une armée nationale reconstituée peut sécuriser le pays », s’est-il insurgé.
Avant de terminer, Mohamed Ousmane a indiqué que le MRD&amp;SPN est un mouvement citoyen qui ne va soutenir ni l’opposition, ni majorité.
« Il faut que le peuple arrête de se diviser sur des choses qui ne sont pas essentielles. Car après Dieu, le pouvoir appartient au peuple sur terre », a-t-il conclu.

Par Abdoulaye OUATTARA

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<item>
<title>Intox et désintox: quand le Bélier tire à hue et à dia !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/intox-et-desintox-quand-le-belier-tire-a-hue-et-a-dia%25e2%2580%2589-2837787.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 15:49:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Après avoir plagié le document du FSD pour en faire un Accord politique de gouvernance, ce grand machin vers lequel se sont rués tous les affamés de la république, le Bélier en chef requinqué à bloc par sa nouvelle dimension étrangère et puante, l’imposture et la scélératesse défend l’indéfendable : la double posture d’opposant et de membre du Gouvernement. Diantre ! Quelle mouche a donc pu le piquer pour provoquer autant d’agacement et de stress délirant ?
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

Le plagiaire
INTOX
Lors de la journée de réflexion des dissidents du FSD, signataires de l’Accord politique de gouvernance, le Bélier en chef confesse : « l’idée d’un dialogue national pour baliser le chemin de la sortie de la crise est venue du FSD. L’idée d’un accord politique est venue du FSD. C’est le FSD qui a fourni les éléments d’un accord politique dès le 20 avril. La paternité du dialogue politique revient au FSD ».
DÉSINTOX
Le plagiat est une faute d’ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal, elle consiste à copier un auteur ou accaparer l’œuvre d’un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire, ainsi qu’à fortement s’inspirer d’un modèle que l’on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel. Ayiwa deh ! Pour rentrer dans les bonnes grâces du pouvoir, le Bélier en chef a plagié l’idée de l’Accord politique de gouvernance (APG) ; il en a fait un machin en lequel les géniteurs ne se reconnaissaient plus, surtout il en a fait l’instrument par excellence d’exclusion de ses compagnons de malheur. Qu’il gambade, qu’il culbute ! L’obscur architecte de l’APG ne restera dans l’histoire qu’un vulgaire plagiaire d’une œuvre commune altérée pour les besoins de se frayer une place au banquet national. Oui, il le fallait ! Pour lui, c’était vital. Le chétif Bélier est redevenu dodu, bien alimenté qu’il est désormais par les dividendes des reniements et autres ravalements de convictions. Le voici devenu plus royaliste que le roi, lui qui porte la voie du Mali sur la scène internationale ! En glissant du compromis à la compromission, il y a forcément du change qu’il faut donner. En la matière, le Bélier en chef est d’une générosité débordante, à la grande satisfaction de Mandé Bourama 1er vissé à son trône sur son mont Olympe.
La démagogie
INTOX
« Au moment où nous nous acheminons vers ce que nous avons demandé, exigé, souhaité, il est normal que nous nous retrouvions pour préparer cela »,
DÉSINTOX
Pas plus qu’au père Noël, le Bélier en chef ne croit cette machination de Dialogue politique inclusif vidé de sa substance, annoncé comme folklorique et surtout un gouffre financier. Les simagrées et autres discours panégyriques ne font en réalité qu’amuser la galerie. Les membres du Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017) du Conseil de sécurité sur le Mali ont fait l’état des lieux sur la situation au Mali. Dans un rapport, communiqué le 15 juillet 2019 au Conseil de sécurité, ce groupe qui brosse la situation du Mali, s’interroge : ‘’l’Accord étant largement dénoncé par la population, il reste à savoir si ce dialogue suscitera l’adhésion politique nécessaire’’. Plusieurs acteurs majeurs ont de sérieuses réserves sur ce dialogue politique inclusif qui ne fait déjà pas l’unanimité ne serait-ce que sur son intitulé en concurrence avec le ‘’Dialogue national inclusif’’ ou le ‘’dialogue national refondateur’’ qui permettra aux Maliens de revisiter les institutions de la République et les pratiques démocratiques en cours, afin de proposer les réformes institutionnelles et de gouvernance indispensables, ainsi que les réponses endogènes adaptées.
Mais le Bélier qui connaît tous les sentiers sinueux de cette forêt politique peut s’y aventurer tête baissée ; doit s’y aventurer, parce qu’il est du nombre des concepteurs de l’idée du Dialogue, de ceux qui l’ont demandé, exigé, souhaité. De là à miroiter son équipée comme la meilleure des choses qui soit sur cette terre des hommes, il y a une manipulation perverse. Avec un enthousiasme aussi horripilant à bien des égards, il est difficile de croiser un manipulateur aussi dévastateur que ce Bélier.
En fait, en se rabibochant avec le régime, c’est le pantin qui devient marionnettiste.
Les sornettes
INTOX
Le Bélier en chef, qui semble voguer sur des nuages, défie et passe à la contre-offensive : « personne ne peut dire qu’il est plus opposant que nous ».
DÉSINTOX
Quand le ventre gargouillait, sentant l’odeur alléchante qui lui chatouillait les narines venant d’un hypothétique strapontin ministériel, il était difficile de résister à la tentation de trahir ses compagnons d’infortune. Le Bélier n’a pas résisté aux appels de détresse lancés par ses crampes d’estomac. Ses connivences politiques avec ses copains du FSD ont été sacrifiées sur l’autel des instincts grégaires. Ainsi, avec une décontraction volontiers surjouée, le Bélier a réussi une pirouette à laquelle personne ou presque ne pouvait croire a priori. Mais, au Mali, en matière d’indécence politique, de dévergondage démocratique, le jamais vu est quasi quotidien. Approuvé par un Bélier en chef d’une duplicité odieuse, cet accord qualifié de la plus grande arnaque politique du siècle sert d’exutoire à l’apaisement des crises d’estomac. Confondu par sa fourberie et sa scélératesse, le Bélier en chef éructe des insanités à l’endroit de ses désormais ex-potes qui sont restés droits et altiers dans leurs bottes. Le Bélier grognard devenu héros par la magie de l’imposture s’attendait-il à une posillo, un standing ovation ? Non, il disjoncte comme du temps où les prairies n’offraient plus d’herbes verdoyantes, où le lait et le miel avaient tari dans les vallées…
Qu’on se le dise : le Bélier raconte des sornettes par une des affirmations des plus kafkaïennes qui ne trouveront grâce qu’auprès des oreilles non averties. Pour rester en odeur de sainteté auprès de ceux qui l’avaient adoubé voyant en lui un intrépide défenseur des intérêts de la nation, un indomptable et incorruptible ; pour ses dénonciations audacieuses, il tord outrageusement le cou à la loi. Voici ce que dit l’article 5 de la Loi n° 00-047 du 13 juillet 2000, portant statut des partis politiques en République du Mali : ‘’toutefois, tout parti politique appartenant à l’opposition peut participer à la formation du gouvernement ou soutenir l’action gouvernementale. Dans ces cas, il perd d’office sa qualité de parti de l’opposition’’. L’article 7 de la même loi stipule : ‘’les partis politiques peuvent être consultés sur les grandes préoccupations nationales sur lesquelles ils doivent se prononcer’’. Mais il n’est dit nulle part que sous le prétexte de donner son avis, il faut se précipiter dans un gouvernement et continuer à revendiquer son statut d’opposant. En le faisant, le Bélier en chef devient un dangereux manipulateur mental.
Ni baroudeur ni patriote, il ne l’est ; le Bélier en chef a juste chauffé le coin pour être convié à la table. Ce qui a été fait. Après tout, son autojustification se comprend parfaitement puisqu’il n’y a pas d’auto-flagellation en politique. Alors, basta ! Qu’il sirote son thé, en attendant le prochain chambardement qui le verra certainement regagner ses pénates.
L’impertinence
INTOX
Le Bélier en chef, très peu gêné par son imposture, joue les rabatteurs, exécute à la perfection sa partition de propagandiste du régime : « je dis clairement à nos camarades qui n’ont pas signé l’accord politique de gouvernance qu’il ne faut pas qu’ils commettent l’erreur de rater le rendez-vous du dialogue national ».
DÉSINTOX
Merci pour les sages conseils d’un Bélier déluré débordant de démagogie ; mais les camarades en question sont assez grands pour savoir pourquoi ils ne prendront pas part à ce Dialogue et que peuvent être les conséquences de leur choix. Son humour au vitriol ne séduit pas. Quand on abandonne des compagnons avec qui on a fait une grande partie de la route, s’assurer qu’ils arrivent à bon port est une corvée dont le Bélier en chef peut être dispensé. Qu’ils prennent une autre voie et que cela soit qualifié d’erreur est prétentieux et mal venue ; parce que dans ce méli-mélo politique où la vertu est détrônée et ne sert plus de valeur suprême, chacun se fraie son chemin pour atteindre l’objectif qui est le sien. L’erreur s’est de s’autoproclamer objecteur de conscience, de croire que les autres sont dans l’erreur. Le Bélier peut donc aller se faire cuire un œuf, si tant est qu’il en est capable.

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<title>Sans Tabou: corruption, à quand une loi qui protège les dénonciateurs</title>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 15:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Au Mali, plusieurs initiatives et mesures ont été prises pour faire de la lutte contre la corruption une réussite. Des résultats ont été enregistrés, mais le chemin reste encore long pour crier victoire. Pour cause, en plus de la lenteur des procédures judiciaires dans le traitement des dossiers, un autre handicap majeur a pour nom l’absence d’une loi qui protège les dénonciateurs. Un aspect important que les autorités devraient prendre en compte pour donner plus d’efficacité à la lutte contre la corruption au Mali.</strong>

La corruption est un phénomène qui annihile les efforts de développement d’un pays. Ses effets touchent toutes les couches sociales et freinent considérablement le développement. Malgré la mise en place de certaines mesures législatives pour lutter contre ce phénomène, il persiste. Le hic est que les agents véreux qui s’adonnent à cette pratique sont généralement connus. Malheureusement, faute d’une loi qui réglemente la dénonciation, très généralement, les victimes ou témoins des pratiques de corruption s’abstiennent de dénoncer auprès de qui de droit.
Il est évident que sans une implication de la population, à travers la dénonciation et non la calomnie, certaines formes de corruptions resteront toujours impunies.
La volonté affichée par le Président de la République d’engager une lutte farouche contre la corruption est restée au stade de l’effet d’annonce. Malgré que l’année 2014 ait été dédiée au Mali comme une année de lutte contre la corruption, les Maliens sont restés sur leur faim.
Les différents rapports du Vérificateur général remis régulièrement au président de la République prouvent à suffisance le niveau de délabrement de l’économie du pays à cause des malversations en tout genre impliquant divers acteurs. La corruption touche tous les secteurs de développement. De l’attribution des marchés publics aux simples contrôles de formalité sur les voies publiques par les Policiers, les prédateurs sucent l’économie du pays. Le plus souvent, sans être inquiétés, car se sentant loin des regards de la justice.
Pour corriger cela, la réglementation de la dénonciation est une nécessité. Mais le paradoxe est qu’au Mali aucune loi ne protège le dénonciateur, contrairement aux pays cités en exemple en matière de lutte contre la corruption.
C’est un acte de citoyenneté quand une personne s’engage à dénoncer ou à témoigner dans le cadre d’une procédure administrative, policière ou judiciaire. Par cet engagement, cette personne volontaire doit être protégée par l’État à travers l’adoption d’une loi. Cela est aujourd’hui une nécessité au Mali, compte tenu du rôle essentiel des dénonciateurs, lanceurs d’alertes et des témoins pour la réussite des investigations.
À défaut d’une telle loi, les dénonciateurs, les témoins peuvent être intimidés, découragés et attaqués par la personne dénoncée. Une fois que cette loi sera en vigueur, toute personne ayant connaissance d’un délit ou d’un crime sera obligée de le dénoncer ou de témoigner devant l’autorité compétente pour investigation et sanction.
Cette loi sera d’un apport essentiel dans la lutte contre la corruption, car le dénonciateur ne se sentira exposé à aucun danger ou risque pour son intégrité physique ou celle des membres de sa famille ou des personnes qui lui sont proches.
Ces derniers mois, la lutte contre la corruption a pris une nouvelle tournure au Mali. Des acteurs de la société civile regroupés au sein d’une plateforme amplifient la pression pour bouter la pratique de corruption hors du Mali. Mais, il se trouve que l’absence d’une loi qui protège les dénonciateurs handicape cette Plateforme qui peine à dévoiler la liste des personnes les plus corrompues au Mali. Une liste qu’elle dit détenir, il y a de cela quelques mois maintenant.

PAR MODIBO KONE

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<title>Affaire des hélicos: la bourde de Soumi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-des-helicos-la-bourde-de-soumi-2837790.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 15:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>En saisissant formellement l’Assemblée nationale d’une demande formelle, afin qu’elle procède à toutes les investigations nécessaires et urgentes pour répondre à des questions relatives à la situation des hélicos cloués au sol, des super Tucanos livrés sans équipements de combat appropriés et non livrés, Soumaïla CISSE est dans son beau rôle. Mais, dans son approche, il s’égare. Pourquoi sa démarche parlementaire ne prospérera pas ?</strong>

Après 6 ans de gouvernance tumultueuse, le bateau Mali piloté par le capitaine IBK, tangue dangereusement au gré des scandales au grand dam des Maliens ; des scandales aussi retentissants les uns que les autres. Le constat est affligeant : depuis 2013, le Mali se noie et se fourvoie dans les scandales, dont les circonstances n’ont jamais été élucidées.
Ainsi, dans le marigot malien, la très gênante affaire des deux hélicoptères Puma ‘’cloués au sol faute de maintenance appropriée’’ ou celle des Super Tucanos qu’on tente subrepticement d’étouffer, est loin d’être une exception en ce qu’elle connaîtra très probablement la même suite que les précédentes affaires, à savoir ‘’sans suite’’. Certains arguments plaident en faveur d’un manque de volonté réelle d’aller au bout dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière, les malversations ou traduisent tout simplement une ignorance du Chef de file de l’Opposition des dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée.
Le règlement intérieur de l’Assemblée
Selon l’article 90 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale du Mali, 5e législature, 2014-2018, toujours en vigueur : ‘’des commissions spéciales d’enquête peuvent être éventuellement créées au sein de l’Assemblée nationale.
Elles sont formées pour recueillir des éléments d’informations sur des faits déterminés et soumettre leurs conclusions à l’Assemblée nationale. Jusqu’à leur examen en séance plénière, les rapports des commissions spéciales revêtent un caractère secret dont la violation est sanctionnée conformément à la législation en vigueur.
Les résolutions adoptées par l’Assemblée nationale au cours des débats sur les rapports et conclusions de ces commissions sont adressées au Gouvernement.
Les reposes du Gouvernement sont communiquées sans délai à l’Assemblée nationale et transmises aux commissions d’enquête intéressées pour étude. Les points non traités peuvent être transformés en interpellation du Gouvernement.
IL NE PEUT ÊTRE CRÉÉ DE COMMISSIONS SPÉCIALES D’ENQUÊTE QUAND LES FAITS ONT DONNÉ LIEU A DES POURSUITES JUDICIAIRES AUSSI LONGTEMPS QUE CES POURSUITES SONT EN COURS. SI UNE COMMISSION A DÉJÀ ÉTÉ CRÉÉE, SA MISSION PREND FIN DES L’OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE RELATIVE AUX FAITS QUI ONT MOTIVÉ SA CRÉATION’’.
Il se trouve que le Procureur du Pôle économique et financier de Bamako, Mamoudou KASSOGUE, au cours d’un point de presse, peu après sa prise de fonction a annoncé l’ouverture d’une enquête dans l’affaire dite « des avions cloués au sol ». Il y a donc une procédure judiciaire qui est enclenchée dans la même affaire pour laquelle l’honorable Soumaïla CISSE a saisi l’Assemblée nationale d’une demande d’investigations nécessitant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire (ou commission spéciale). En clair, au regard des dispositions de l’article 90 du règlement intérieur de l’Assemblée, la demande de Soumi champion n’a pas sa raison d’être. Une faute lourde pour un député qui siège depuis 6 ans à l’Assemblée nationale, de surcroît bombardée du titre très respectable de Chef de file de l’Opposition qu’il stipendie ainsi.

La tragédie de Kidal :
En 2015, l’ancien Premier ministre Moussa MARA a tenté une aventure à Kidal qui a tourné au désastre national. Selon des sources officielles, une cinquantaine de soldats maliens ont péri au cours des affrontements avec les groupes rebelles. En plus des importantes pertes en vies humaines, Kidal est repassé sous le contrôle des rebelles. Exit l’armée, l’administration. Sonné par cette tragédie, le Président IBK a désigné son souffre-douleur, en la personne du ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye MAIGA. Non content de servir de victime expiatoire, SBM demande à ses quelques députés de solliciter l’ouverture d’une enquête parlementaire. Ce qui a été fait. Les informations parcellaires qui ont fuité des conclusions sont accablantes pour le PM, l’ancien chef d’état-major général des armées, Mahamane TOURE… Le rapport a été soigneusement rangé dans les tiroirs. Il faut noter qu’une commission d’enquête parlementaire n’est pas une juridiction, mais un des outils au service du contrôle parlementaire du gouvernement. Les suites données aux commissions d’enquête restent cependant politiquement soumises à l’accord du Gouvernement et de sa majorité. Tant que c’est le Président de la République qui est visé, à travers le Gouvernement, tant que la Majorité pèsera dans la suite à donner ; il faudrait raisonnablement pas s’attendre à de miracle d’une éventuelle commission d’enquête parlementaire.

Les Scandales avec un S
Soumi champion l’a lui-même souligné en parlant, dans sa déclaration liminaire, lors de sa conférence de presse du 3 septembre dernier, de Scandales avec un S majuscule tant ils se sont succédé à fortes doses et à coûts exorbitants : Scandales relatifs à l’achat de l’avion présidentiel, d’équipements militaires, d’engrais frelatés… Il en est ainsi dans le Mali des scandales. L’impunité exerce un règne absolu et l’arrogance outrancière et outrageuse de ceux qui sont proposés à la potence exacerbent les frustrations des Maliens qui fulminent ou jouent la carte de la résignation, sachant que dans tous les cas, ils ont été trahis.
Soumi champion, qui est loin d’être le dernier des Maliens, sait mieux que quiconque que les ‘’interpellations et alertes’’ tomberont toujours dans l’oreille de sourds. Mieux que quiconque, il sait que son gri-gri d’une commission d’enquête parlementaire ne prospérera pas. Et le plus sidérant est que des personnes s’emparent de ces sinistres fariboles et adhèrent sans ciller à un imaginaire aussi délirant que haineux. An ka taa dron…
PAR BERTIN DAKOUO

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<title>Kadidia Fofana : activisme diplomatique recadré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/kadidia-fofana-activisme-diplomatique-recadre-2837544.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 16:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La réserve diplomatique, disons la subtilité de Leurs Excellences qui rime avec finesse est-elle compatible avec la liberté d’expression pleine et entière, surtout pour une activiste de l’opposition qui n’a jamais eu sa langue dans la poche ? Au bout de quelques trois petites semaines de privations, l’Amazone de l’Opposition tranche et avertit : « A la faveur de vos bénédictions que d’aucuns s’époumonent à convertir en malédictions, j’ose garder l’espoir de bien tenir les charges qui me seront dévolues. Point n’en faut pour que je fasse remettre le glaive dans son fourreau, DIPLOMATIE OBLIGE, surtout face aux plus irrévérencieux. Souffrez de partager que ceux-là qui répugnent tant le glaive sont les mêmes qui le savent très tranchant ».

Donc, pas question de faire la fine bouche. On est ce qu’on est. La posture n’y change rien. « Le tigre ne proclame pas sa tigridie, il bondit sur sa proie et la dévore ». Et à tous les « jaloux saboteurs aux yeux de crocodile », elle lance : « à chacun sa mission, dans la vie, certains sont nés pour briller, d’autres pour parler de ceux qui brillent pour pouvoir exister. » Puisqu’elle a brandi le glaive, notre Xéna devra faire face à des Gladiateurs dont les épées semblent plus tranchantes que la sienne. Au nombre de ses contradicteurs, Mohamed Ag Assory qui a estimé devoir une « Petite mise au point à Kadidia Fofana ». Lisez !

Sans manquer de respect au poste de «chargé de mission» et à mes nombreux amis qui occupent ce poste, je ne crois pas que ça soit le Sommet de l’État. Si kadi pense briller après cette nomination, elle a atteint alors sa propre limite. Que vont dire alors ceux qui occupent la Présidence de la République, la Primature, les ministères, etc.
Donc, Kadidia Fofana quand tu parlais de Boua, c’était pour exister ? Car si quelqu’un brille au Mali, c’est bien lui !
Dans un ministère comme celui des affaires étrangères, avec des centaines de diplomates chevronnés de carrière et ceux servant à l’étranger, quelle est ta valeur ajoutée ? Quel est ton rôle dans la diplomatie malienne, à part assister aux réunions du ministre et prendre des notes ? Quelle délégation malienne peux-tu conduire à l’étranger avec ce statut ?
Ton rôle ne se limite-t-il pas à passer tes journées sous la clim dans un bureau dégarni avec une connexion ultra-lente et à éplucher le quotidien Essor ? En quoi peux-tu conseiller qui que ce soit sur les questions diplomatiques ?
Si toi tu penses briller, donc les directeurs des départements, les conseillers techniques, etc. Eux ont déjà explosé ?
Tu sais très bien que ce n’est pas un poste éternel, des milliers de jeunes plus compétents que toi ont déjà passé par là.
Enfin, tu sais bien que ce n’est pas par un concours ni tes compétences qui t’ont valu cette nomination, mais uniquement une nomination politique !
C’est toi qui as dit que ce régime était incompétent et c’est toi qui sers aujourd’hui ce régime. Donc, si tu dois t’en prendre à quelqu’un, c’est à toi même !
Si tu as brillé une fois dans ta vie, c’était lorsque tu étais Directrice adjointe de campagne de Soumaila Cissé et à l’époque tu avais brillé par ton absence et ton inefficacité !
Cette fois-ci, tu aurais dû briller par ton silence, mais ton immaturité politique te rattrape !
Wa Salam,
Bonne «brillation» là-bas !
M.A.A]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaires des hélicos: l’opposition a saisi l’Assemblée nationale pour des investigations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaires-des-helicos-lopposition-a-saisi-lassemblee-nationale-pour-des-investigations-2837540.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 15:32:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Chef de file de l’opposition et également le président du directoire du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), Soumaila CISSE, est sorti, hier mardi, de son silence sur le scandale de l’achat des hélicos PUMA, en animant un point de presse. Pour situer les responsabilités de cette affaire assimilable à une haute trahison, Soumaila CISSE a annoncé qu’ils ont saisi l’Assemblée nationale, le 26 août 2019, pour mener des investigations.</strong>

« Inadmissible », « incroyable », qualifiait ainsi Soumaila CISSE, le chef de file de l’opposition, le scandale financier sur l’achat des hélicoptères Puma lors de son point de presse tenu, ce 3 septembre 2019, à la Maison de la presse de Bamako. À cette occasion, il était accompagné de Me Mountaga TALL du CNID, Choguel Kokalla MAIGA du MPR.
Cette sortie du Chef de file de l’opposition marque la fin de son silence sur cette affaire largement commentée, ces dernières semaines dans le pays. Profitant de cette tribune, M. CISSE a rappelé que sous l’ère d’IBK, le Mali a connu des scandales en série, des détournements des biens publics.
Pour le chef de file de l’opposition, les scandales se sont multipliés tragiquement en phase avec les cortèges funèbres consécutifs aux violences meurtrières, mafieuses et terroristes grandissantes au nord et au centre du pays au cours desquelles, nos compatriotes, abandonnés par le pouvoir central, ont payé un très lourd tribut.
« De 2013 à 2019, l’insécurité galopante et effrénée qui frappe notre pays a occasionné la mort de plus de 4000 civils et militaires, dont plus de 500 pour le seul premier semestre de 2019. C’est tout simplement inacceptable. Intolérable », a soutenu Soumaïla CISSE !
En revenant sur la malversation financière consécutive au marché d’achat des hélicoptères pour l’armée malienne, il soutient qu’au nom de l’équipement des Famas, ce sont des milliards de FCFA qui ont été détournés par le régime en place.
« Pourtant, plus de 7 milliards de francs CFA ont été décaissés par l’État pour cette opération d’achat. Au moment où nos forces armées tombent quotidiennement sur-le-champ de l’honneur faute de moyens matériels adéquats et performants, il est inadmissible de tolérer de tels scandales », a déclaré Soumaila CISSE.
Avant la révélation de ce scandale, le président IBK tenait vaillamment des discours d’assurance quant à l’équipement de nos soldats, malheureusement au grand désarroi des Maliens, les avions achetés sur fonds propre de l’Etat du Mali se sont révélés comme des épaves, non opérationnels. Que du Gâchis, estimait l’opposition.
« Affirmer sans ambages que notre pays est en guerre et utiliser ou laisser utiliser à d’autres fins les ressources destinées à équiper et à former l’armée pour qu’elle puisse faire face à l’ennemi et l’annihiler à tout moment et partout sur le territoire national, cette affirmation constitue un acte assimilable à de la haute trahison de la part du Chef suprême des armées, susceptible d’ouvrir la voie à sa mise en accusation », a affirmé le conférencier.
Au regard de l’ampleur de ce drame et ses conséquences sur l’armée, le responsable du FSD a affirmé avoir saisi l’Assemblée nationale d’une demande formelle à la date du 26 août 2019 afin qu’elle procède à toutes les investigations nécessaires et urgentes. Son souhait, à travers ces enquêtes, est de situer les responsabilités tout en répondant aux questions suivantes : Qui sont les responsables de ces tragédies ? Qui a choisi et commandé les hélicoptères ? Qui a ordonné les achats et à quel coût ? Qui a procédé aux règlements et de quelle manière ? Comment se sont opérées les transactions ? Pourquoi les hélicoptères Puma sont-ils cloués au sol ? Pourquoi les avions super Tucanos livrés n’ont-ils pas les équipements de combat appropriés ? Pourquoi deux avions Super Tucanos n’ont-ils jamais été livrés ?
Il appartient désormais à l’Assemblée nationale du Mali, après enquête, de renvoyer devant les juridictions compétentes toute personne impliquée dans cette cascade intarissable de scandales, a-t-il ajouté. En effet, pour Soumaila CISSE, les auteurs de ce scandale qu’il s’agisse du président de la République, du Premier ministre, des ministres et de leurs éventuels complices civils et militaires sont poursuivables des crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Ainsi, ils peuvent être traduits en justice pour haute trahison, de détournement et la complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques, d’utilisation frauduleuse des deniers publics ; de favoritisme, le trafic d’influence et la prévarication ; de trahison et le mensonge d’état ; de fraudes fiscales et douanières.
« Plusieurs drames auraient pu être évités et des centaines de vies auraient pu être épargnées et sauvées si notre armée avait été véritablement dotée de moyens aériens adéquats, entre autres équipements d’intervention », est persuadé Soumi champion.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: 4 septembre, Soumi le trouble&#45;fête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-4-septembre-soumi-le-trouble-fete-2837537.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 15:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tel un dinosaure politique sorti d’une longue hibernation, suite à l’essoufflement et à la déconfiture de son camp qui a rallié armes et bagages Koulouba, le candidat inconsolable, Chef de file de l’Opposition, l’honorable Soumaïla CISSE, décide de rompre le vertueux silence qu’il s’était imposé. Non pour donner l’estocade à un adversaire désormais hors de sa portée, mais subrepticement et malicieusement pour jouer au rabat-joie, au trouble-fête, à la veille de la commémoration de l’investiture du Président IBK.</strong>

Sinon qu’est-ce qui délie la langue de Soumi ? Au-delà de l’honorable alibi qu’il met en avant, à savoir son devoir de Chef de file de l’opposition de s’opposer, pardon « d’informer sur les questions d’intérêt majeur concernant la gouvernance et l’avenir de notre pays » celui qu’on donne comme fini, veut-il prouver à Tiébilé DRAME et à ses autres camarades du FSD SAP qu’il est loin d’être incapable par lui-même et par sa propre voix de porter la contestation et l’opposition dont il incarne la chefferie. Aussi, veut-il avec une pierre faire deux coups. Dans un baroud d’honneur pour sa survie politique, Soumi entend montrer que malgré les lâchages il est et il peut mettre du sable dans la farine.
Le choix de la date du 3 septembre ne procède donc pas du hasard. À la veille de la commémoration de l’investiture, il entend frapper un grand coup pour noircir le bilan de son éternel adversaire. L’équipement de l’armée lui sert de bréviaire, tout comme les partenaires techniques et financiers lui servent de paravent pour égrener les scandales déjà éventés par ses anciens amis qu’il espère mettre mal à l’aise.
Donc, pour le Chef de file de l’Opposition qui peine à se départir de sa rancœur postélectorale, «le maître mot qui rythme et caractérise le régime d’IBK est, sans aucune contestation possible, celui de scandales.
Scandales avec un S majuscule tant ils se sont succédé à fortes doses et à coûts exorbitants.
Scandales relatifs à l’achat de l’avion présidentiel, d’équipements militaires, d’engrais frelatés, à la passation de marchés sur-facturés, à la construction de logements sociaux, et la liste n’est pas exhaustive !
Scandales, en toute impunité, touchant aux domaines sensibles de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’aménagement routier parmi d’autres, sur fond de malversations financières, de fraudes fiscales et douanières, l’ensemble impactant gravement le quotidien tant social, économique que civique de nos populations… »

Cette sauce puante des scandales concoctée pour faire ingurgiter aux Maliens comme apéritif à la veille du 4 septembre, Soumi l’assaisonne avec l’inacceptable et l’intolérable montée de l’insécurité galopante et effrénée qui frappe notre pays qui a, dit-il, occasionné, de 2013 à 2019, la mort de plus de 4 000 civils et militaires, dont plus de 500 pour le seul premier semestre de 2019.

Mais la cible principale et prioritaire de cette sortie censée être virale est et reste le Président IBK. Un IBK qui, dit-il, est resté sourd à ces dénonciations et interpellations. Soumi lance : « affirmer sans ambages que notre pays est en guerre et utiliser ou laisser utiliser à d’autres fins les ressources destinées à équiper et à former l’armée pour qu’elle puisse faire face à l’ennemi et l’annihiler à tout moment et partout sur le territoire national, cette affirmation constitue un acte assimilable à de la haute trahison de la part du Chef suprême des armées, susceptible d’ouvrir la voie à sa mise en accusation ».
C’est pourquoi, il entend rendre gorge par le biais d’une enquête parlementaire d’une Assemblée nationale prorogée dont il se garde d’opiner sur la légitimité, lui qui s’est abstenu de voter la Loi organique portant prorogation du mandat des députés. Du coup, obtenir ce qu’il n’a pas eu par les urnes et par la rue.
En effet, Soumi entend, à travers l’affaire Puma, du nom des hélicoptères cloués au sol faute d’entretien approprié, instruire le procès et traduire les auteurs et complices de cette affaire en raison des crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Au nombre de ces auteurs et complices il espère voir figurer le Président IBK pour haute trahison et une longue liste de crimes prévus et punis par le Code pénal et la Loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite au Mali. Sauf que la volupté de l’ignorance des infractions criminelles lui fait inventer une nouvelle (mensonge d’État) qui n’existe pas encore dans notre arsenal pénal.
La générosité du silence n’est-elle pas préférable aux errements et égarements de l’activisme épidermique ? Toute chose qui ne sied pas Soumi qui devrait donner le temps au temps. Mandela devrait lui servir d’exemple.

PAR BERTIN DAKOUO]]> </content:encoded>
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<title>Dépôt d’ordures de Lafiabougou: filon et péril sanitaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/depot-dordures-de-lafiabougou-filon-et-peril-sanitaire-2837535.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 15:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les multiples interpellations des populations riveraines, le dépotoir de Lafiabougou, en commune I du district de Bamako, qui est un dépôt de transit peine à être évacué. Voyage au cœur d’un univers infect et fétide.</strong>

Face aux ennuis que les odeurs causent aux populations, les autorités, la mairie et la société Ozone Mali sont fréquemment interpellées. Suite à une initiative du ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable d’évacuer tous les points noirs de la capitale, nous avons fait un tour au dépôt de transit de Lafiabougou. Le constat est que malgré les efforts du département, le lieu est loin d’être totalement évacué comme le souhaitent les populations.
En outre, malgré l’odeur nauséabonde qu’il dégage, ce dépotoir est devenu un lieu où des dizaines de personnes passent la journée à la recherche d’objets de valeur à vendre. A notre passage, les charretiers, les familles avoisinantes et les passagers exprimaient leur cri de cœur face à la persistance de ce tas d’ordures dangereux pour la santé.
Le dépotoir de Lafiabougou ne répond à aucune mesure d’hygiène, surtout en cette période hivernale. Cette décharge qui jouxte le cimetière de Lafiabougou représente une réelle menace pour la santé des populations, sans parler de l’odeur insupportable qu’il dégage qui est une autre source de désagrément.
Malgré cet état de fait, l’on retrouve des charretiers et des hommes et femmes qui trient les ordures à la recherche d’objets de valeurs à vendre pour ce faire de l’argent.
Selon les informations recueillies, il ressort que c’est le manque d’emploi qui pousse certains jeunes à fouiller dans les ordures.
Selon les témoignages d’Ibrahim TRAORE, certaines filles qui font ce travail sont diplômées. « Elles trient des bidons et d’autres objets pour vendre. Vu l’état actuel du pays, c’est très difficile d’avoir un emploi. Ce qui pousse beaucoup de nos jeunes à trier ces ordures », a révélé Ibrahima TRAORE qui reconnaît le danger de ce travail pour la santé. Parlant du danger dont sont exposées ces personnes, il a souligné: « qui dit déchets dit saleté. L’homme et la saleté ne devraient pas cohabiter ensemble. Les ordures sont dangereuses pour la santé de l’homme. Dans ces pourritures, il y’a toutes sortes d’objets contagieux tels : des ciseaux, des seringues, des lames, des couteaux et même des bouteilles qui peuvent nous blesser et nuire à notre santé. En plus de ces dangers, l’odeur aussi nous cause des ennuis ».
Pour sa part, Dadié KOITA, un habitant non loin du dépotoir, renchérit en soulignant : « l’odeur de ces déchets nous gêne beaucoup. Surtout quand ils sont brûlés, la fumée envahit tout. Pendant la nuit, l’odeur nous dérange beaucoup, nous qui sommes les voisins ».
Quant à Sékou KONATE, il exprime sa colère en ces termes: « ces ordures sont ramassées devant les portes des familles. Avant c’est la mairie qui les ramassait à travers des GIE. Maintenant c’est la société Ozone Mali qui fait le travail et n’arrive pas à évacuer les ordures de ce site qui est un dépôt de transit ».
Au dépotoir de Lafiabougou, le constat est toujours amer. Le souhait de la population riveraine est de voir évacuer ce dépotoir qui pourrait agresser leur santé, tout en compromettant l’ambition de la réalisation de Bamako, ville coquette.

PAR BOSSOUAN DEMBELE
(Stagiaire)]]> </content:encoded>
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<title>Armée reconstituée: un pas vers le redéploiement des FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/armee-reconstituee-un-pas-vers-le-redeploiement-des-fama-2837533.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 15:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Selon l’article 21 de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, les ‘’forces armées et de sécurité reconstituées se redéployeront, de manière progressive à compter de la signature de l’Accord, sur l’ensemble des régions du nord. Ce redéploiement s’effectue sous la conduite du Mécanisme Opérationnel de coordination (MOC), avec l’appui de la MINUSMA’’. La fin de la formation pour 1 006 éléments du MOC marque inéluctablement le départ de l’armée reconstituée du Mali.</strong>

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation AU Mali, issu du processus d’Alger, le Mali vient de faire un pas important après un moment de stagnation. Ainsi, la formation militaire de la première vague du contingent DDR a pris fin lundi 2 septembre 2019, à Bapho dans la région de Ségou. Ils sont au total, 1 006 éléments constitués de 66 officiers, 221 sous-officiers et 719 militaires du rang. Les personnels de ce contingent ont été formés à l’EMIA pour les officiers, à Bapho, Siby et Markala pour les militaires du rang et à Banankoro pour les sous-officiers.
La hiérarchie militaire les a appelés à l’observation stricte et entière des principes républicains. Tirant certainement les leçons des précédentes intégrations, depuis la Flamme de la paix, le Chef d’état-major de l’Armée de Terre (CEMAT), en charge de la formation, les a exhortés à l’obligation du respect du drapeau national, des lois de la république, au respect des lois et des principes vertueux. Le général de brigade Kèba SANGARE a insisté sur l’honneur, la loyauté, la fidélité, mais aussi et surtout sur la discipline militaire, humaine et sociale. Il les invite à servir avec droiture, engagement et dignité.
Le ministre Lassine BOUARE, en charge de la Cohésion sociale, de la paix et la réconciliation nationale, a exprimé un sentiment de satisfaction partielle. Il félicite tous les acteurs pour l’aboutissement partiel. Il lance un appel : « certes l’accord n’est pas parfait, mais il permet de nous retrouver pour l’évaluation des acquis et des attentes. Ces premiers éléments constituent une preuve matérielle de la volonté de tous à mettre en œuvre l’Armée reconstituée contenue dans l’Accord pour la paix et la réconciliation ».
Le ministre BOUARE a souhaité l’accélération du reste du programme. Car, « plus on traine, plus les ressources en pâtissent », a-t-il mis en garde. Selon lui, ces soldats sont, à partir de cet instant, mis à la disposition du ministère de la Défense et des anciens Combattants.
Le général de division Ibrahima Dahirou DEMBELE a salué les mouvements qui ont fait confiance aux FAMa, avant d’inviter au respect des lois et règlements, car « ces personnels sont désormais des FAMa à part entière ».
Le Président de la Commission DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a pour sa part salué un grand pas et un grand jour pour la construction de l’unité nationale avant de se convaincre que « le Mali s’en sortira ».
Si la Coordination des mouvements armés (CMA), malgré la présence de son représentant à la cérémonie de sortie du contingent, reste silencieuse, la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger, dans un communiqué, ce 2 septembre 2019, « adresse ses vives félicitations au Gouvernement du Mali, à l’ensemble de la Médiation internationale, au chef de file l’Algérie, et à la MINUSMA pour les énormes moyens déployés pour réussir cette opération, aux Forces Armées Maliennes et internationales, à la CMA, aux Mouvements dits de l’inclusivité ainsi qu’à tous les acteurs qui ont permis la sortie de la première promotion des ex-combattants des Mouvements signataires du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) suite au DDR accéléré ».
Aussi, la Plateforme appelle-t-elle tous les partenaires du Processus à poursuivre leurs efforts pour parachever la mise en œuvre de l’Accord, notamment le volet Désarmement et Intégration ; attire leur attention sur l’urgence de l’opérationnalisation des Bataillons des Unités Spéciales (BUS) à travers ces premiers éléments de l’armée reconstituée, gage du retour de la paix et de la sécurité au Mali.
La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger lance un appel au Gouvernement, aux Mouvements et aux Partenaires à promouvoir une communication autour de ces avancées notoires pour renforcer l’accompagnement du processus par les populations.
Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général de la Plateforme, a invité ces désormais FAMa à se libérer du joug des mouvements, des ethnies, des communautés s’ils veulent respecter leur choix du Mali.
Ce pas ne devrait toutefois pas occulter les nombreux défis qui restent à relever pour la mise en œuvre effective de l’Accord. Il s’agit dans un premier temps de la poursuite du DDR qui concerne pas moins de 63 000 ex-combattants qui déambulent toujours dans la nature avec leurs armes, ensuite les réformes institutionnelles devant permettre de prendre en compte certaines préoccupations de l’Accord. Ce volet est actuellement suspendu à l’organisation d’un Dialogue national inclusif entre les forces vives du Mali.
Vivement la prochaine étape du DDR !

<strong>Par Sidi DAO</strong>

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<title>Le quiproquo constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-quiproquo-constitutionnel-2837524.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 15:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Au cours de sa visite à Nioro du Sahel, il y a deux semaines, le Premier ministre Boubou CISSE et le Chérif M’Boullé HAIDARA ont abordé les sujets d’actualité de notre pays. Les échanges ont porté sur la tenue du Dialogue politique inclusif et la révision constitutionnelle. Après la visite du PM, le Chérif a fait son traditionnel débriefing devant les fidèles dans sa Zawiya. Il a déclaré que si la constitution devait répondre aux aspirations du peuple malien, qu’il serait la première personne à mener une campagne pour son adoption. Aussi, a-t-il soutenu que si le contenu du Dialogue national inclusif doit servir de solution à la crise, qu’il n’y a aucune raison qu’il s’y oppose. Cependant, le Chérif a mis en garde le chef du gouvernement contre toute tentative de révision de la Constitution. Il a justifié sa position en déclarant:« rien ne doit être au-dessus de la Constitution et on ne doit pas la réviser pour l’adapter à l’accord Alger». Cette position du Chérif de Nioro a suscité des débats sur la toile dans la journée d’hier mardi. Les internautes sont divisés entre ceux qui soutiennent la position du gouvernement et ceux qui partagent la position du Chérif de Nioro du Sahel. C’est le sujet de votre ‘’Facebookan’’ d’aujourd’hui.

Mali Beni :
Nous ne voulons plus d’opposition dévastatrice dans notre pays ; le plus important c’est de se réunir autour de l’essentiel qui est le Mali. Donc, si jamais cette révision constitutionnelle rentre dans l’intérêt supérieur du Mali, nous allons la soutenir.

Assew Biton Coulibaly :
Le Chérif de Nioro M’Bouyé ne doit pas s’opposer aux lois étatiques ; car un pays sans règle et sans loi est comme un Bateau sans capitaine. Ce pays ne pourra jamais fonctionner comme il se doit. Les Maliens l’aiment bien ; mais il doit se focaliser sur la religion et laisser la politique aux politiciens. De toutes les façons, ce projet de révision constitutionnelle verra le jour au moment opportun, que cela plaise à d’autres ou pas.

Dramane Konate :
Rectification M. le journaliste, le Chérif de Nioro ne s’est pas lancé dans la politique, mais il a donné des consignes de vote. Pour ce qui concerne les mensonges sur le Chérif de Nioro qu’il a dit ceci, qu’il a dit cela, je ne suis pas d’accord, parce que c’est un homme de Dieu qui se respecte et qui sait aussi que dans la vie de la nation une seule personne n’est rien.

Merkel Bijou :
Nous remercions le président de la République et le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, d’avoir jugé nécessaire d’appeler nos chefs religieux pour un franc-parler sur la situation socio politique et économique de notre pays. Aujourd’hui la situation que nous vivons doit être résolue à la source. C’est-à-dire l’union sacrée autour du Mali qui est notre patrimoine commun. Nous invitons les religieux à rester dans leur sphère sociale qui a toujours été la conquête de la paix et surtout l’attente. Nous sommes convaincus que cette rencontre est le départ d’un Mali nouveau.

LYnx LYnx :
Pour cette révision constitutionnelle, on n’a pas besoin d’être éloquent. On a juste besoin d’une forte implication pour avoir des résultats, sinon la parole n’est que la parole, mais la puissance réside dans l’action. C’est pourquoi la majorité des Maliens a choisi IBK. C’est la force intérieure qui compte, mais pas les mots.
José Traore :
La paix n’est pas seulement un mot, mais plutôt un comportement. Cette querelle au centre du pays nous laisse sans mot. Nous devons quand même mettre en œuvre des mécanismes pour que la paix retourne totalement au Mali. Soyons UN parce que l’objectif est un. On doit comprendre qu’IBK n’est pas le Mali, mais le président du Mali.

Fantichka Sow :
Nous sommes de cœur avec le chef du gouvernement et sa délégation. Cette visite dans le pays est vue d’un bon œil. Elle vise essentiellement à renforcer davantage le dialogue social pour aboutir à la paix et à la réconciliation nationale entre les différentes communautés de notre pays.

Ismael Diombelé :
Je ne sais pas pour qui N’Bouyé et Mahmoud Dicko se prennent. Mais je veux juste leur dire que ce n’est pas à eux qu’il revient la décision de faire partir un tel ou un tel. Vraiment je pense que les chefs religieux maliens doivent comprendre que la politique n’est pas leur domaine de prédilection.

Fatou Togo :
Nous remercions le Premier ministre et sa délégation pour cette visite à Nioro du Sahel et aussi le chérif pour ses propos. Nous devons tous agir dans l’intérêt du Mali et faire tout pour que le dialogue politique inclusif soit une réussite. Il est le seul moyen pour nous d’arriver à la paix.

Alpha Sow :
Le souhait de tout bon Malien est la révision de notre Constitution. Nous voulons tous le bien de notre grand Mali. Par ailleurs, il faut juste comprendre que le monde a évolué et il est grand temps que notre Constitution de 1992 subisse des modifications pour donner un nouveau souffle à la Mère patrie.

Mohamed Sanogo :
Le Mali est et restera un et indivisible, car c’est notre seul et vrai héritage. Le PM Boubou CISSE continuera ses actions qui rassembleront tous les Maliens autour d’un seul objectif : LA PAIX.

Paul Diarra :
Une chose est claire, je maintiens toujours ma position face à la politique d’IBK. Mon combat sera contre la modification de la Constitution, si ça doit servir à renforcer le pouvoir du Président de la République. Après avoir lu cette partie de l’article, je vois que le Chérif de Nioro a été induit dans l’erreur parce qu’ici le Chérif parle comme si on lui avait dit que la révision va maintenir le Président de la République au pouvoir comme un roi, alors que ce n’est pas ça.

Malick Mounir Soumounou :
Le chérif de Nioro a sa façon de voir les choses. Pour moi, la révision constitutionnelle est un mal nécessaire pour le Mali. La mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger est bloquée à cause de la révision constitutionnelle. Ce n’est pas ça seulement, nous avions besoin d’une Cour des comptes, qui est une recommandation de l’UEMOA, et pour ça il faut une révision constitutionnelle.

Merkel Bijou :
Ensemble, unissons-nous comme les enfants d’une même mère autour du Mali. C’est le seul et unique devoir digne de tous les Maliens aujourd’hui. Le Mali est notre bien commun et nous devons savoir que beaucoup de choses nous unissent. Alors, sachons que le dialogue politique inclusif et la révision constitutionnelle renforceront la paix dans ce pays parce que beaucoup de points inscrits dans l’Accord d’Alger en dépendent. Donc, nous invitons le Chérif de Nioro à bien comprendre le contenu et soutenir ces réformes.

Bandjougouba DIARRA :
Nous voulons cette révision constitutionnelle. Mais, nous ne voulons pas de la révision de certaines dispositions acquises lors de la révolution de mars 1991. Il s’agit de la forme républicaine, de la laïcité, la démocratie, le multipartisme et surtout le titre I et le préambule.

BIBI :
Soyons tous engagés et déterminés derrière le Premier ministre et son gouvernement pour la reconstruction de notre chère patrie, le Mali. Le Mali a besoin de tous ses fils, tous unis comme un seul homme pour chercher la paix et la sécurité pour notre chère patrie.

GAFOU :
Je pense qu’il ne doit pas être question de majorité ou d’opposition, mais du pays. Alors, nous devons tous agir dans le seul intérêt du pays qui est le Mali et savoir que le Mali a besoin de l’union de tous les Maliens pour le bonheur de tous.

BINTOU :
Tout ce que nous demandons à la population malienne, c’est d’accompagner le Premier ministre et son gouvernement dans leurs actions pour le développement et l’émergence de cette nation. C’est l’union qui fait la force et c’est ensemble que nous arriverons à faire le bonheur du Mali.

ADJA :
Là où nous sommes, le Mali a vraiment besoin de paix et de stabilité. Donc, tout ce que je demande à l’ensemble du peuple malien, que ce soient les leaders religieux, les hommes politiques ou la société civile, est que chacun vise l’intérêt de la nation et travaille pour son bonheur.

Declin rasbath :
Nous remercions le chérif Bouyé pour cette audience accordée au Premier ministre Boubou Cissé. Je pense qu’à ce stade, nous devons plus que jamais unir nos forces pour pouvoir faire face au plus important qui est le redressement de notre pays. Aujourd’hui, le Mali est fragilisé par une crise multidimensionnelle, alors soutenons le gouvernement dans ses projets salvateurs pour le sursaut national.

SAHIBOU DEMBELE :
La révision constitutionnelle est devenue une évidence dans notre pays. Depuis fort longtemps cette constitution qui a donné naissance à la troisième République devrait être révisée pour l’adapter aux besoins du peuple. Les Réformes Politiques et Institutionnelles en sont nécessaires et inévitables, vu la situation actuelle du pays. C’est pourquoi les formations sont des meilleures stratégies pour l’accomplissement de cette mission.

Ismael AG Dicko :
Le Dialogue politique inclusif interpelle tous les vrais Maliens qui veulent la paix et la cohésion sociale dans ce pays. Alors nous remercions toutes les couches sociales qui se mobilisent pour cette cause digne. Ensemble, marchons main dans la main pour un Mali stable et en paix.

OUMAR :
Nous sommes vraiment contents de l’initiative de réviser la Constitution. C’est une bonne chose, surtout avec la mise en œuvre de l’Accord de paix et pour instaurer la cohésion sociale.

Modibo Keita :
La paix au Mali nécessite l’implication de tous les Maliens sans exception aucune. Nous remercions le PM Cissé pour cette assistance des populations du Mali pour une paix durable.

filly :
Nous souhaitons à Dr Boubou Cissé la réussite de tout ce qu’il entreprendra pour la relance économique et le développement durable, la paix et la réconciliation nationale au Mali.

FATOUMATA :
Finalement IBK doit défier les hybrides religieux pour une bonne fois pour toutes. Cela, avant qu’ils ne révoltent les populations civiles contre le régime. Vous avez demandé la démission immédiate du PM Boubèye, il a fait ça et maintenant vous ne voulez pas la stabilité du pays. Au lieu de regrouper les Maliens pour un vivre ensemble, certains essayent de semer le désordre pour profiter de la situation. Mais cette fois-ci vous ne regretterez rien.

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<title>Issa Kaou NDJIM, Coordinateur général de la CMAS: ‘‘le 7 septembre sera un tournant décisif dans la vie politique de notre pays’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/issa-kaou-ndjim-coordinateur-general-de-la-cmas-le-7-septembre-sera-un-tournant-decisif-dans-la-vie-politique-de-notre-pays-2837310.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 12:52:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’événement très attendu du week-end prochain, c’est bien le lancement officiel des activités de la Coordination des Mouvements, des Associations et sympathisant (CMAS) de l’imam Mahmoud DICKO. En prélude à ce rendez-vous dit de ‘’l’année’’, nous avons rencontré son principal organisateur, Issa Kaou NDJIM, coordinateur général de la CMAS. M. NDJIM évoque les enjeux de ce meeting qui aura lieu, ce samedi 7 septembre 2019, au Palais de la Culture Amadou Hampathé BA. Pour le coordinateur général de la CMAS, ce 7 septembre 2019 va marquer un tournant décisif dans la vie politique de notre pays</em></strong>.

<strong>Info-Matin : <em>Quels sont les objectifs du meeting de ce 7 septembre 2019 ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Ce meeting s’inscrit dans la logique de la déclaration qui été divulguée devant la presse le 1er août 2019, à la Maison de presse de Bamako. Depuis 2012, notre pays vit une crise multidimensionnelle. À cet effet, nous avons constaté que l’imam Mahmoud DICKO s’est impliqué dans la crise pendant cette période. Il a continué à s’impliquer en tant que président du Haut conseil islamique du Mali ; notamment dans la mission de bons offices. L’approche qu’il avait préconisée était de dialoguer avec tous les acteurs, y compris Iyad et Koufa. Malheureusement, d’autres agendas sont passés par là pour dire qu’il faut une lutte implacable contre les terroristes. Nous sommes d’accord ; mais il ne faut pas faire l’amalgame. Même si nous déplorons qu’ils aient pis des armes au nom de la religion, alors que cette religion, c’est la paix, c’est le vivre ensemble, ils restent certes des Maliens. Nous pensons dans ce cas que lorsqu’il y a une crise, il faut discuter avec tous les fils du pays et voir comment on peut aller à l’essentiel qui est de retrouver la paix et le vivre ensemble. À l’époque, on n’a pas écouté l’imam Mahmoud DICKO.

<strong>Info-Matin : <em>Vous pensez que le temps a donné raison à l’imam ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Le temps lui a donné raison. Après la mission de bons offices, on a vu que le centre s’est embrasé. Du coup, il y a eu cette question du vivre ensemble qui s’est fortement entamée par les différentes attaques perpétrées çà et là. Cela nous a amené à réfléchir. Notamment quand il y a eu la tentative, à l’insu du peuple, de l’introduction dans notre système d’enseignement le module de l’éducation sexuelle complète. Normalement, les lois doivent passer par l’Assemblée nationale, on écoute le peuple et le peuple souverain se prononce, puisse que c’est de l’éducation de nos enfants qu’il s’agit ; et nous avons un droit de regard sur les programmes enseignés à l’école. Mais, sur cette question, on a vu que le gouvernement, à travers son projet, a tenté en catimini d’introduire cette question de sexualité complète qui est en réalité l’enseignement de l’homosexualité. Donc, le 10 février 2019, l’imam Mahmoud DICKO a alerté le peuple qui s’est soulevé contre ce projet et qui a amené le gouvernement à renoncer à cette tentative. Et par la suite, nous avons vu l’imam Mahmoud DICKO s’impliquer fortement quand il y a eu des massacres dans le centre. Je ne dirai pas entre peul et dogons, mais tout simplement des Maliens massacrés. Alors, il appelé le 5 avril 2019, c’était pour un appel patriotique, à se soulever contre la tentative de nous dresser les uns contre les autres. Parce que nous sommes des Maliens d’abord ; à ce titre, nous devons préserver le vivre ensemble, la quiétude et la paix. L’imam Mahmoud DICKO a été l’acteur principal de cet appel du 5 avril et qui nous amené au renversement du gouvernement.

<strong>Info-Matin : Qu’est-ce qui s’est passé après ?</strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Du coup, les politiques se sont retrouvés comme ils savent le faire, pour trouver un accord qu’on appelle accord de gouvernance qui est un accord politique inclusif qui devrait donner des contenus par rapport aux élections, à la réforme, à la crise politique. Du coup, on s’est posé la question à savoir, est-ce qu’aujourd’hui, quelques dirigeants qui n’ont pas la légitimité, peuvent, au nom de la démocratie, décider à la place du peuple. Quand on voit aujourd’hui qu’on a une Assemblée qui a des problèmes de légitimité, car elle n’est ni légale ni légitime. Quand on voit les problèmes du centre, du nord ; quand on voit ces grèves à répétition ; quand on voit même des routes vitales, tel que la route de Nioro, Kayes, j’en passe, dans un état de dégradation inquiétant, alors que c’est le poumon de l’économie ; avec 70 % du trafic ; du coup il y a une question qui se pose sur le fond. C’est la question de gouvernance, la question de démocratie, des élections, qui sont le socle même d’une démocratie.

<strong>Info-Matin : Donc, le combat de la CMAS est un combat pour la démocratie et la bonne gouvernance ?</strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Oui, on sait rendu compte aujourd’hui que face à tous ces problèmes, les acteurs de 1991 à nos jours nous ont parlé de démocratie. Nous sommes d’accord que la démocratie, c’est la meilleure approche. Mais, on s’est rendu compte que parler de démocratie ne fait pas de quelqu’un un démocrate. Et ceux qui sont à la tête du Mali à tous les niveaux aujourd’hui, je crois qu’ils doivent rendre compte de ce qu’ils ont fait avec la démocratie au Mali. Parce qu’on sait rendu compte qu’après près de 30 ans que nous sommes dans ce système dit démocratique, on s’interroge sur la démocratie, sur la gouvernance, sur le vivre ensemble, la paix, etc. Et même la Constitution, qui doit garantir l’état de droit, la démocratie, les élections régulières, est mise entre parenthèses. Alors, si nous continuons comme ça, c’est la dislocation du pays. Pour cela, nous avons compris qu’un homme aussi important que dévouer pour la cause nationale, qui est l’imam Mahmoud DICKO ; qui joue aujourd’hui un rôle important, un leader, une personnalité incontournable sur le plan moral, le plan de la vie tout cours, est incontournable.

<strong>Info-Matin : Donc, il faut créer une structure qui porte son combat ?</strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Alors, la question qui s’est posée, est : ce que l’imam, la casquette qu’il avait, qui était le président du Haut conseil islamique, et qui s’est libéré de cette fonction, doit rester ne rien faire ? Ou alors, doit-il apporter son expérience, son expertise, et surtout aussi sa caution morale au débat politique ?

Parce qu’aujourd’hui, le peuple est désemparé, le peuple est déçu de ces dirigeants, de ces hommes. Ne serait que le partage de gâteau qu’ils se font entre eux. La preuve en est que plus de trois milliards de F CFA sont partagés entre les partis politiques qui n’arrivent même pas à faire des élections. Donc, toutes ces questions nous ont amené à créer un cadre formel, politique au service de l’imam Mahmoud DICKO. Ce sont les raisons qui nous ont amené à créer la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud DICKO. Parce, vous avez aujourd’hui des mouvements politiques qui se réclament de l’imam Mahmoud DICKO ; des associations politiques d’autres religieuses qui se réclament toutes de l’imam Mahmoud DICKO. Il y a également d’autres associations de soutiens qui se réclament de nos valeurs sociétales ainsi que d’autres sympathisants qui ne sont ni attaché à des partis politiques, ni à des associations ; mais qui sont des Maliens qui croient en l’homme. Alors, comment fédérer l’ensemble de ces synergies pour en faire un outil ? C’est cet outil que nous avons créé pour aider notre pays à aller de l’avant derrière le leadership l’imam Mahmoud DICKO. Voici les raisons fondamentales qui nous amener à créer la CMAS pour venir au secours de notre peuple contre les maux que je viens de citer.

<strong>Info-Matin : La CMAS compte aujourd’hui combien associations et partis politiques ?</strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Aujourd’hui, on ne peut pas vous dire exactement combien il y en a, tellement qu’ils sont nombreux. Nous avons dit, d’accord, nous allons recenser les associations. Mais au-delà des associations, nous voulons le peuple. Nous allons faire le lancement, créer des organes représentatifs dans les régions et différentes localités ; c’est vrai. Mais en réalité, c’est le peuple qui est visé parce que c’est un mouvement populaire. Je le dis, les mouvements existent, les associations existent, mais le peuple n’est ni dans les mouvements ni dans les associations. Prenons l’exemple du gouvernement, vous avez une trentaine de personnes qui parlent au nom du pays. Tout le monde ne peut pas participer au Conseil des ministres. Vous allez à l’Assemblée nationale, vous avez 140 députés. C’est l’émanation du peuple s’ils sont élus. Ce mouvement veut être une émanation du peuple. Vous avez un pays où il n’y a pas d’Assemblée nationale, vous avez un pays où les élections mêmes posent problème ; vous avez un pays où à partir du centre, vous avez des difficultés de joindre le nord ; vous avez un pays où aujourd’hui, même le vivre ensemble est devenu un problème. Vous avez un pays aussi où la gouvernance est devenue un problème. Donc, du coup, nous ne sommes pays, dans une logique de soutenir un pouvoir ou de le contester. Non ! Nous ne sommes pas là non plus ni pour pouvoir encore moins pour l’opposition. Nous nous voulons inscrire dans la logique du pays. Il s’agit de donner à César ce qui appartient à César.

Le peuple, le peuple est souverain et légitime et la souveraineté du peuple doit s’exprimer dans le dialogue qui va être mené. Donc, nous attendons seulement la ligne de conduite de l’imam Mahmoud DICKO. Ce que dira l’imam, c’est ce qu’engagera la CMAS.

<strong>Info-Matin : <em>L’imam est connu comme étant une personnalité religieuse. Aujourd’hui, avec tous ces mouvements, toutes ces associations de soutien qui se mobilisent, beaucoup d’observateurs pensent qu’il se positionne pour les élections présidentielles à venir ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Moi je ne parlerai pas des élections, moi je parlerai de l’existence du pays. On parle des élections quand le pays existe. Est-ce que vous pouvez aller à Kidal ?

<strong>Info-Matin : Pas sûr… ?</strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Vous ne pouvez pas. Aller même à Tombouctou et Gao si vous n’êtes pas MINUSMA ; vous êtes obligés de passer par le Burkina, le Niger pour y arriver. Moi je pense qu’il faut qu’on arrête de parler des élections. Qu’on parle des problèmes du pays. Pour les Maliens, la préoccupation, c’est quoi aujourd’hui ? Leurs problèmes aujourd’hui, c’est assurer la sécurité des personnes et des biens. Ce n’est pas trop demander. Leurs problèmes, c’est de créer des conditions qui permettent de booster l’économie pour que les gens puissent trouver de l’emploi. Les problèmes des Maliens aujourd’hui, c’est l’école ; c’est des milliers de personnes qui travaillent difficilement pour joindre les deux bouts alors que d’autres sont en train de nous dire que les avions sont cloués au sol.

Alors, je pense que la vraie question, c’est la survie de notre pays qui est en jeu. Nous exigeons la démocratie, la transparence, la bonne gouvernance, etc. Et ça, pour cela, je pense que ce n’est pas trop demander. Le dialogue aujourd’hui, c’est bien, mais le résultat du dialogue, c’est pour résoudre des problèmes. Et le problème du Mali, c’est connu de tout le monde. C’est les acteurs qui gèrent l’État, ce sont eux-mêmes qui doivent se remettre en cause. Je crois que cette question doit être posée, elle sera posée et le peuple s’en appropriera. Aujourd’hui, le peuple s’exprime à travers ses leaders dont fait partie Mahmoud DICKO. Le 7 septembre prochain, je vous dis que c’est un rendez-vous qui sera un tournant dans la vie politique de notre pays.

<strong>Info-Matin : <em>Ce meeting verra que le déplacement de l’imam Mahmoud DICKO qui va lui-même s’adresser à ses partisans. Selon vous quel message important va-t-il délivrer ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM :</strong> L’imam Mahmoud DICKO en lui-même, ce n’est pas exagérer de le dire, fait partie des recours sinon, le recours du peuple. J’ai parlé du 10 février, j’ai parlé du 5 avril. Avant cela, j’ai parlé de 2012 ; j’ai parlé aussi de la mission de bons offices. Alors, pour le peuple, ce n’est pas normal, c’est inacceptable, inadmissible que l’imam ne se préoccupe pas du devenir de notre pays. Ce que le peuple attend de l’imam DICKO, c’est ce qu’il propose pour que le peuple le suive. Et le 7 septembre prochain serait décisif. Parce que ce jour, je vais vous dire, en ma qualité de coordinateur général, que de la CMAS est un instrument, un outil politique. Et cet outil politique imposera qu’il plaise à Dieu, la volonté du peuple. Et la volonté du peuple est connue. C’est de ramener la paix, le vivre ensemble, une démocratie qui prend en compte nos valeurs sociétales ; mais aussi des élections propres. Et pour cela, ils ne peuvent pas faire des réformes de fonds sans qu’il n’y est pas une légitimité. Et la légitimité, c’est le peuple qui la donne. On crée un cadre formel pour que le peuple réclame son dû, qui est sa légitimité. Nous ne laisserons jamais un groupuscule d’hommes, au nom de ce maquillage politico-juridique, s’accaparer de l’État au nom du peuple qui ne les a pas mandaté.

<strong>Info-Matin : <em>En plus de l’imam est ce que d’autres personnalités seront au rendez-vous ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : Bien sûr, nous le faisons dans le cadre de la république ! La preuve en est que nous avons invité le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile pour présider. Nous n’avons rien contre personne. Si vous voulez parler avec l’État, il faut que le représentant de l’État soit là. Nous allons inviter tous les partis politiques de l’opposition comme de la majorité ; nous allons inviter les personnalités religieuses, de la société civile, des intellectuels, des hommes de culture. Nous allons inviter aussi des délégués venant de partout. Pour nous, il s’agit de trouver un échantillonnage du peuple ce jour-là. Et ce message-là marquera un tournant décisif. Par ce que ce que je vais vous dire, c’est qu’il n’y a jamais deux sans trois. Il y a eu le 10 février, il y a eu le 5 avril et il y aura le 7 septembre 2019. Et le 7 septembre, le peuple va reprendre sa souveraineté. Ça veut dire quoi, on ne peut pas continuer à berner un peuple. Aujourd’hui, tout le monde est conscient que ça ne marche pas. Alors, démocratiquement, il faut trouver la solution.

<strong>Info-Matin : <em>Vous êtes un mouvement politico-religieux. Mais la question qui se pose aujourd’hui est : est-ce que le religieux doit se mêler de politique ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM :</strong> Alors, on ne veut pas que ce soit le musulman qui se mêle de politique où le religieux ? Parce que, eux-mêmes, leurs mentors, les Occidentaux, il y a des partis d’obédience chrétienne. Il y a de ces partis qui gèrent aujourd’hui le pouvoir en Europe. Vous avez le cas de MERKEL en Allemagne. En Italie, vous avez des partis politiques chrétiens ; aux États-Unis, vous avez des leaders politiques qui s’expriment au nom de leur religion ; en Inde, ça existe dans les grandes démocraties. Les chrétiens, je n’ai rien contre eux ; mais les chrétiens ont statut politique au Mali. Le cardinal, il a un passeport diplomatique. Il répond au nom du Vatican. Le Vatican est considéré comme un État. Je pense qu’il faut qu’on respecte les musulmans dans leur pays. On est des musulmans, on ne s’en cache pas. Alors, celui qui dit qu’il n’est pas musulman, il fait la politique, on le tolère. Et celui qui est musulman, il veut faire la politique, on dit qu’il ne doit pas faire la politique. Vraiment, je pense qu’il faut qu’on arrête cette comédie qui a trop duré.

<strong>Info-Matin : <em>Où aura lieu cet événement ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : ce sera au Palais de la Culture. Peut-être que je profite de l’occasion, pour appeler les invités au sens du patriotisme et surtout à la compréhension, parce que nous savons que nous ne pourrions pas accueillir tout le monde. Mais nous allons faire en sorte que dans les alentours du Palais, il y ait des baffles de sonorisation pour permettre à tout le monde d’écouter ce qui se dira. Parce que nous invitons le peuple. Nous n’avons pas voulu aller au 26 Mars, au boulevard de l’indépendance pour ne pas donner l’impression que c’est pour aller en découdre… non. Nous ne sommes pas dans la logique de contester, nous sommes dans la logique de ce qui fait la solution. Le Mali a besoin de paix, de bonne gouvernance, de justice sociale, de démocratie de vivre ensemble. Aucun homme, aucun parti, aucun religieux ne peut avoir la prétention d’avoir à lui seul la solution. Mais nous voulons nous inscrire dans la logique de la volonté du peuple. Le peuple veut aujourd’hui la bonne gouvernance, l’alternance démocratique, le peuple veut une Assemblée légitime, un pays réunifié. Le peuple veut un dialogue franc pour trouver des solutions. Pour cela, nous voulons que l’imam Mahmoud DICKO soit le guide qu’il nous faut. Et nous sommes un instrument politique, je dis biens politique, qui sera mis à son service.

<strong>Info-Matin : <em>Un appel ?</em></strong>

<strong>Issa Kaou NDJIM</strong> : J’invite tout peuple malien à se mobiliser pour le Mali, pour la paix, pour le vivre ensemble, pour réconciliation. Je l’invite également à rester vigilant et de dénoncer les maux qui minent notre pays et de s’impliquer aussi pour trouver des solutions. Les maux, c’est la mauvaise gouvernance…

<strong>Propos recueillis  </strong><strong>par Abdoulaye OUATTARA</strong>

<strong>Source : Info-Matin</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le bilan d’une visite d’urgence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-bilan-dune-visite-durgence-2837155.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 17:06:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Le Premier ministre, le Boubou CISSE, a bouclé ce dimanche sa tournée de 4 jours dans la première région. Avec sa délégation, celui qui avait promis d’être à l’écoute et au service du Mali, aura parcouru plus de 1300 km à travers des routes cabossées, des pistes impraticables, vécu et partagé le calvaire quotidien des populations de cette partie du pays qui ressemble à toutes les autres. À travers rencontres et échanges, le PM a déroulé la volonté et la détermination de l’État à prendre en charge les préoccupations légitimes des Kayesiens. Alors tout est bien pour le mieux dans le meilleur du Mali envisageable ? Donc la guerre PM-Kayes est-elle finie, a-t-on a fumé le calumet de la paix ? Pour certains le seul fait de faire le trajet par voyage suffit-il pour parier sur la sincérité du PM ? Quid de ses engagements ? Suivant le dit-on kayesien : « A barika tlo yé la ya ni gnè ka ye » (merci pour la promesse en attendant sa concrétisation). Si certains Facebookeurs attendent de juger sur pièce, d’autres prennent le parti d’un optimisme quelque peu débordant. Cet enthousiasme qui suit la bronca de la semaine dernière avec son corollaire de blocus devrait par contre plus interpeller le gouvernement dans sa résolution à tenir ses engagements envers cette région martyre, au risque de faire des émules. C’est le thème de votre Facebookan du jour.

Toumani Bagayoko : Nous voulons des meilleures routes partout dans le pays pour booster l’économie du pays.

Ndiouga Niang : Même la route Kéniéba-Kita est détruite.
Moustapha Souare : Chaque chose en son temps et chaque temps son événement. En l’absence de l’honorable Sékou Idrissa DIAKITE, le Premier ministre a effectué une tournée dans la région de Kayes. Du cercle de Bafoulabé au barrage hydroélectrique de Manantali, sans passer dire bonjour aux sages et respectueux religieux du centre gravitationnel de l’islam en Afrique de l’Ouest (DIAKHABA). Nous sentons avec regret ton absence à l’assemblée nationale malienne. Sinon, avec l’honorable Me Sékou Idrissa DIAKITE, l’homme de la paix, le Premier ministre devrait aller saluer les notables de DIAKHABA. Merci honorable.

Ashley Torres : Quid du chemin de fer? À vrai dire, les kayésiens eux-mêmes ne semblent manifester aucun intérêt pour ce qui faisait la fierté de cette ville. Je n’ai pas entendu le sujet abordé ni par le PM ni par la population.

Issa Koné : Vraiment vous m’avez impressionné, lorsque vous veniez je faisais partie des gens qui n’avaient pas du tout confiance en vous. Aujourd’hui, je reconnais que vous êtes l’un des meilleurs PM que le Mali a eu. Je vous demande pardon pour mon illusion! Merci d’avance de m’avoir pardonné.

Sekou Amadou Cisse : Merci PM, mais il faudrait votre réelle implication jusqu’à la fin des travaux ; sinon les constats lors d’une visite programmée sont malheureusement trompeurs dans notre pays.

Sekou Sallah Maiga : Félicitations au gouvernement ; on doit vraiment réagir comme ça dès qu’il y a un problème qui ronge la population. Agir vite est un signe de dévouement pour la construction de notre nation puisqu’on est en retard sur nos pays voisins. On doit aussi penser à la route du nord Niafunké-Léré et celle de Sevaré-Gao et Gao-Kidal. Un pays dont les régions ne sont pas reliées par des voies n’a même pas commencé son processus de développement. Il y’a vraiment urgence au nord du Mali.

Thiemoko Coulibaly : Bonjour Son Excellence. Nous sommes vraiment très contents de cette visite dans la région de Kayes qui a contribué sans doute à apaiser les cœurs et les esprits de la population.
Cependant, pour consolider les acquis de cette visite et prévenir des sentiments de frustration, le Président de la République doit en personne effectuer des tournées dans toutes les régions pour être à l’écoute du peuple. Malgré la joie que votre présence procure à la population, cela ne peut en aucun cas se substituer à la présence du Chef de l’État. L’absence prolongée du Chef de l’État sur le terrain au profit de voyages à l’extérieur commence à nourrir des sentiments de désintérêt des problèmes des citoyens de la part du Président de la République.

Thiemoko Coulibaly: Bonne nouvelle. La visite de terrain du PM va droit au cœur du peuple mais en aucun cas elle ne peut substituer celle du Président de la République.
Dites au Président qu’il est temps et indispensable qu’il cherche renforcer le fraternel avec sa base. Pas en envoyant des ministres, mais par la présence de sa propre personnes. L’incompréhension du peuple est totale, lorsqu’il constate que le Président de la République ne rate aucune occasion pour effectuer des déplacements à l’extérieur, même quand il s’agit des funérailles, pendant que son pays tangue, son peuple meurtri et déboussolé a besoin de la présence et du réconfort de ses leaders.
Les Maliens avaient pris cette habitude d’être en contact direct avec ATT. Ce vide laissé par l’absence du Chef de l’État sur le terrain est en train de nourriture le sentiment d’abandon et de désintérêt de la part du Président de la République au profit de sa politique étrangère. Le Chef de l’État doit, dans l’immédiat, initier des tournées dans toutes les régions et cercles pour reconquérir les cœurs des Maliens.

Falaye Simbo Keita : Monsieur le ministre, Kayes est la région la plus délaissée, alors que Kayes participe activement au développement économique du Mali. Pensez un peu à la région, Kayes doit être la capitale économique du Mali et le ministère de l’Economie y siège.
Ibrahima Dia :
Merci excellence PM. Le chemin que vous avez entamé est celui qui mènera au développement. Vous avez accepté d’utiliser une partie de votre emploie de temps pour connaître la réalité quotidienne de vos concitoyens. Qu’Allah me protège et vous protège.

Boubacar Coulibaly : Vous êtes exemplaire pour ce pays-là, tout mon encouragement à vous PM, vous aviez connu les difficultés que nous les populations de bafoulabé endurons depuis et, vu l’état de la route entre Manantali et Tambaga juste seulement 104 km, merci …

Baba Mariko : Notre réussite passe évidemment par la construction d’un mur de confiance indestructible dont les briques seront soudées par le soutien et l’accompagnement. Est-ce que quelqu’un a besoin qu’on lui dise que les voyages du PM sont toujours un moyen pour le pays de celui-ci d’exploiter de nouveaux plans pour la détermination de la politique générale du pays ?

Merkel Bijou : Le premier ministre Dr Boubou Cissé est un homme d’honneur et compétent au service de la nation malienne, un homme mobile pour la cause des Maliens où qu’ils soient. Vraiment, je l’encourage dans cette initiative d’être toujours à côté des maliens afin de s’enquérir de leur situation. Bon séjour au PM.

Paul Diarra : Merci à la population de Kayes pour l’accueil que vous aviez réservé à l’endroit de notre premier ministre qui est en déplacement chez vous pour trouver des solutions à vos problèmes de développement.
Les autorités en place ont vraiment assuré leur préoccupation a été très bien notée par le PM.
Dr Boubou Cissé vient encore une fois de plus montrer aux Maliens qu’il est venu pour baara et non pour faire de la politique politicienne, toute la population de Kayes est fière de vous.

Ismael Diombelé : Le Premier ministre est sur le terrain pour prendre les nouvelles pour aller voir les populations pour lesquelles il travaille chaque jour pour trouver des solutions, afin de les mettre dans les meilleures conditions. Vraiment le mali a de la chance de pouvoir compter sur un homme comme ça et le peuple malien à confiance en lui et une chose est sûre, il va trouver des solutions pour les Maliens.

Ismael Diombelé : Notre grand Mali avance avec des hommes et des femmes au service de la nation malienne et je suis sûr que des solutions vont être trouvées pour le Mali et les Maliens. Vraiment le peuple a de la chance de pouvoir compter sur des ministres sur tous les fronts pour que le Mali puisse avoir ce qu’il y a de mieux. Vraiment on est content de savoir que des hommes et des femmes ministres travaillent pour le bien-être de la République.

Mamadi Touré : Bel exercice de communication. Maintenant, il faut joindre l’acte à la parole. Réhabilitez cette route, svp, pour son impact sur l’économie malienne et même au-delà. De plus, le train servait de lien entre les peuples vivant le long des rails et tous ceux qui empruntaient le chemin de fer. Ce lien est rompu aujourd’hui. La route ne tient pas qu’un rôle économique. Il y a 20 ans, pour relier les 530 km qui relient mon village à Bamako, il fallait mettre entre 3 jours et une semaine… Avec la route Bamako-Nioro, on est passé à environ 20 heures, ce qui reste long. Mais le comble, c’est que l’on passe près de 6h voire plus en saison pluvieuse à faire les 84 km de Kirane à Nioro. Il n’est pas rare de se demander dans ces moments difficiles quels sont vraiment les liens qui nous unissent à l’Etat central que nous aimons tant !! Il faut avoir vécu ces situations pour comprendre le ras-le-bol des Kayesiens.

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<title>Stabilité DU PAYS: le RDS soutient le dialogue politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/stabilite-du-pays-le-rds-soutient-le-dialogue-politique-2837152.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 17:02:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La section du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS) de la commune IV a effectué sa rentrée politique, le samedi dernier, au Manège de Lafiabougou. Selon la Présidente de la section, Mme DIALLO Kadidiatou SAMAKE, ils se préparent à participer aux futures échéances électorales.</strong>

L’activité était présidée par le Président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS), le Pr Younouss Hamèye DICKO qui était accompagné de plusieurs membres et responsables du Parti. Le Manège de Lafiabougou, qui a servi de cadre, était pris d’assaut par les militants du parti de la commune IV.

Dans ses mots de bienvenue, la Présidente de la section de la commune IV, Mme DIALLO Kadiatou SAMAKE, a affirmé que le Parti RDS est bien implanté dans cette localité et se porte bien. Ce résultat a été possible grâce aux engagements des militants. Son Parti, pour l’heure, est la meilleure alternative pour la consolidation de la paix, du progrès et du développement en commune IV, à condition qu’ils consentent des efforts. Ce faisant, chacun d’entre eux doit donner le meilleur de lui-même, a-t-elle mobilisé.

« Nous devons donc redynamiser nos bases, renforcer notre cohésion et notre organisation. Cela nous impose un plan stratégique de redynamisation et d’implantation du parti sur l’ensemble du territoire national », a exhorté Mme DIALLO Kadiatou SAMAKE.

Par ailleurs, elle a indiqué approuver l’initiative du bureau national des jeunes du RDS de rencontrer les différentes sections du Parti. Pour elle, cette visite devra permettre de diagnostiquer et d’identifier les insuffisances aux fins de rassembler, de combiner et de structurer les apports de réflexions et de programmes pour une nouvelle dynamique dans le Parti.

Le Président du Parti, pour sa part, a rappelé que cette rentrée se tient à un moment où l’on observe une certaine accalmie relative dans les tentatives de déstabilisation de notre pays et à la veille de la tenue du dialogue politique inclusif.

« Le RDS, membre sans concession de l’Alliance Ensemble pour le Mali, œuvre inlassablement pour la réussite du dialogue politique national inclusif », a déclaré Younouss Hamèye DICKO. À cet effet, il a demandé avec insistance à tous les militants du RDS de lutter pour la bonne tenue et la réussite du dialogue politique national inclusif. Selon lui, la tenue de la révision constitutionnelle, des élections législatives, des élections communales, de cercle et de région dépend de la réussite du dialogue politique en cours de préparation.

Également, il a appelé ses militants à soutenir avec détermination IBK dans sa mission de stabilisation du pays et de développement. Pour ce faire, au RDS, ils doivent veiller à renforcer davantage l’Alliance Ensemble pour le Mali (EPM) afin que le dialogue politique soit une réussite, afin que le mandat d’IBK soit largement positif et que le Mali s’engage résolument sur le chemin de la paix et de la prospérité. Donc, celui qui soutient IBK renforce EPM, est-il convaincu.

Par ailleurs, il a déploré que sur les réseaux sociaux et dans certains journaux des gens se soient attaqués à l’armée nationale en qualifiant des généraux de milliardaires. Pour lui, en s’attaquant à la dignité de l’armée, on s’attaque à la nation malienne dans son existence et dans on avenir.

Par Sikou BAH]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: DDR, la bombe à retardement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sans-tabou-ddr-la-bombe-a-retardement%25e2%2580%2589-2837150.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 16:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, alors que l’insécurité fait rage sur toute l’étendue du territoire, le processus de désarmement et de réintégration de 63 000 combattants recensés suite à la signature de l’Accord pour la paix, en 2015, n’a pu commencer faute de moyens. Au lieu de s’attaquer à cette question préoccupante qui constitue une bombe à retardement, c’est l’État du Mali qui est mis sous pression pour accélérer des réformes institutionnelles rejetées par une importante partie de la classe politique.</strong>

Dans le souci de faire bouger les lignes, les autorités nationales proposent l’organisation d’un dialogue politique national, dont les termes de référence ne font toujours pas l’unanimité, malgré les multiples rencontres entre acteurs.

Entre le gouvernement et les acteurs socio-politiques, notamment ceux de l’opposition, l’on est encore loin d’un consensus autour de ce dialogue. Le gouvernement, dans les TDR, estime que ce ‘’dialogue politique inclusif ne sera point une « conférence nationale souveraine, non plus une porte ouverte à la mise en veilleuse des institutions actuelles et leur remplacement par un régime de transition… ».

De son côté, les partis politiques et regroupements de la société civile plaident pour un espace qui doit ‘’traiter toutes les questions d’intérêt national et regrouper tous les acteurs’’. Aussi, son format doit-il être décidé de manière partagée : « il ne s’agit donc pas de traiter quelques problèmes que règlent les soucis des tenants du pouvoir et dont la mise en œuvre des solutions ne conduirait le pays qu’a une nouvelle impasse ».

Les discussions sont toujours en cours et la participation de l’ensemble des acteurs à ce dialogue susceptible de poser les jalons des réformes tant attendues est loin d’être garantie.

Entre temps, la liberté des combattants en arme constitue une véritable bombe à retardement pour le Mali et tous ses voisins. Car, les différents rapports de l’ONU sur le Mali établissent clairement ‘’la collusion de certains éléments des groupes armés avec des groupes terroristes, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le JNIM’’. À Kidal notamment, les experts de l’ONU, dans le cadre du régime des sanctions, détaillent : ‘’…les très lucratifs trafics–de migrants, de cannabis ou de cocaïne – auxquels s’adonnent dans le Sahel certaines personnalités connues, selon leur enquête : acteurs politiques, mais aussi complices de réseaux criminels actifs de la Mauritanie au Niger et de la Guinée-Bissau au Sénégal’’.

Aujourd’hui, comme en 2013, l’intégrité territoriale du Mali est plus que jamais en cause, malgré la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, des pans entiers du territoire national échappent toujours à l’exercice de l’autorité de l’État central. L’érection de la région de Kidal en grand symbole de la défiance de l’Etat et sa sanctuarisation qui continue, sont assez illustratives.

<strong>À ce jour, bien qu’ayant connu un début, le DDR peine toujours à être effectif.</strong>
Il faut reconnaitre avec cet analyste et homme politique, Mamadou Lamine SIBY que de la signature de l’Accord en 2015 à nos jours, les groupes armés n’ont jamais laissé entrevoir un quelconque signe exprimant leur désir du vivre ensemble. Il n’y a jamais eu d’aveu sur les massacres d’Aguel’hoc, jamais de pardon demandé aux citoyens durement touchés par ce conflit armé.

<strong>Par Sidi DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arcanes politiques : la politique aux politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/arcanes-politique-la-politique-aux-politiques-2837148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 16:53:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une sécularisation galopante de certaines sphères religieuses marquée par leur entrée fracassante dans l’arène politique interpelle de plus en plus certains acteurs politiques qui s’organisent et entendent donner de la répartie, en reprenant la place qui leur revient constitutionnellement. C’est vrai que quand le sacré et le profane veulent faire ménage, cela provoque un remue-méninge.</strong>

Certains événements marquent indubitablement un tournant majeur dans l’histoire politique de notre pays. C’est le cas du projet de réforme du Code de la famille et de la personne initié par le Président ATT. Il a été accueilli par un rassemblement de plus de 50 000 personnes dans le Stade du 26 mars de Bamako en 2009. Après son renvoi à une seconde lecture suite aux protestations des islamistes, le nouveau code de la famille et de la personne a été adopté, le 2 décembre 2011, par l’Assemblée nationale. Mais, il est élagué de tout ce qui était considéré comme avancées en matière de droits de la femme et de l’enfant.
L’on concède néanmoins, toute proportion gardée, que les religieux puissent interférer dans cette matière où la morale sociale est également très présente.

<strong>Interférence et ingérence</strong>
Mais, en est-il de même du projet de réforme constitutionnelle dont l’impératif est dicté par un aggiornamento politique et institutionnel ? Il y a lieu d’en douter. Pourtant, certainement échaudés par la fronde contre le Président ATT qui a dû battre en retraite avant de revenir sur des concessions sur toute la ligne, depuis le lancement du processus, c’est une interminable procession situationniste des responsables nationaux chez les leaders religieux pour obtenir leur bénédiction. Il est apparu que certains d’entre eux ont des exigences pour le moins spéculatives. Ce faisant, ils prennent en otage une réforme qui est d’une nécessité indiscutable pour le pays.

Il y a eu également la grande marche du 5 avril 2019 initiée par des religieux rejoints par une flopée de mécontents de tout bord de la gouvernance actuelle. Elle a été ponctuée d’une sévère mise en garde au Président IBK de relever son Premier ministre Soumeylou Boubeye MAIGA. Si le massacre d’Ogossagou où au moins 157 villageois ont été assassinés, le 23 mars dernier, figurait en bonne place du mot d’ordre de la manifestation d’humeur, il en aura été finalement le parent pauvre. Au-delà des artifices, l’objectif était clairement que SBM dégage.

En voici une de ces dérives qui mettent en péril les principes républicains. Parce que, les modes d’éviction d’un Premier ministre sont édictés par la Loi. À cet effet, l’article 38 de la Constitution dispose : ‘’le président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions’’. L’interprétation de cet article révèle que si le Président nomme un PM à sa guise, son limogeage relève d’une autre paire de manche. Il ne peut pas le faire sans l’accord préalable de ce dernier.

Autre cas de figure où un PM peut être éjecté, c’est une motion de censure. C’est d’ailleurs sous cette menace que SBM a jeté l’éponge. Dans cette veine, l’article 78 de la Constitution dispose : ‘’le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale.

L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure. Une telle motion n’est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale.

Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des deux tiers des membres composant l’Assemblée. Si la motion de censure est rejetée, les signataires ne peuvent en proposer une nouvelle au cours de la même session’’.
Aucune de ces deux conditions n’étaient réunies, lorsque les manifestants exigeaient le renvoi du Premier ministre. En le faisant, il y a une usurpation des prérogatives de l’Assemblée nationale.

Auparavant, l’Imam DICKO disait à propos du meeting du 10 février : « ce grand rassemblement sera une journée spirituelle, de pardon et de communion entre fils et filles du Mali pour trouver des voies et moyens pour sortir de cette situation qui est en train de conduire notre pays vers l’abime ». Puis à RFI il confie : « le problème de notre pays, c’est un problème de gouvernance. Ce meeting est aussi l’occasion de le souligner. Il faut aussi que les uns et autres se parlent ». Le jour J, le meeting s’est transformé en tribune de remise en cause de l’ordre public républicain, de contestation de la gouvernance et des principales autorités du pays dont le Premier ministre Soumeulou Boubèye MAIGA qui devait impérativement dégager. Au moment des faits, certains avaient crié à la république des Mollahs.

Les religieux ne sont pas les seuls à se tromper de préceptes et d’époque. Beaucoup d’associations ne sont pas non plus en marge de cette fâcheuse tendance en naviguant avec une aisance inouïe entre différentes eaux douces.

Par une étrange alchimie, ceux qui gravitaient autour du pouvoir politique sont devenus les faiseurs d’opinion. Suprême injure pour les politiques ainsi battus à plate couture sur leur propre terrain.

<strong>L’abdication des politiques</strong>

Il faut dire que les acteurs politiques en se démettant sont à l’origine de cette dérive qui n’ira que grandissante si un coup d’arrêt n’y est mis. Ils ont donné aux religieux et autres associations les pouvoirs dont ils usent et abusent. Et pour cause !

Primo, ce sont les acteurs politiques, particulièrement les candidats à l’élection du Président de la République, qui ont confié leur succès électoral à des leaders religieux. Il y a une scandaleuse sujétion des politiques aux religieux. Chacun des chercheurs de pouvoir a eu, à moment ou un autre, à aller s’aplatir devant ceux qu’on appelle généreusement légitimités religieuses. Grisés par cette reconnaissance de faiseurs de roi et les largesses qui s’élèvent parfois à des centaines de millions de nos francs, alimentant les ambitions en tout genre, ils décident d’occuper eux-mêmes le trône, de jouer les premiers rôles, à savoir ceux impartis aux acteurs politiques.

Secundo, au sein de l’opinion, il y a une très mauvaise perception des politiciens, parce qu’ils ont galvaudé leur crédibilité. La politique est devenue synonyme de mensonge, de fourberie ; alors, le peuple s’y détourne pour adorer d’autres dieux (leaders religieux, responsables associatifs) sans être sûr que ce n’est pas le veau d’or qu’il adore.
Tertio, le renouvellement de la classe politique est si lent qu’il est à peine perceptible. Le peuple a l’impression d’avoir à faire aux mêmes têtes, aux mêmes pratiques.

<strong>Le challenge des politiques</strong>
Le challenge à présent pour certaines formations politiques, dont la CDS, est la récupération de leurs prérogatives. Selon la Charte des partis politiques : ‘’les partis politiques sont des organisations de citoyens réunis par une communauté d’idées et de sentiments, prenant la forme d’un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. Ils ont vocation à mobiliser et éduquer leurs adhérents, à participer à la formation de l’opinion, à concourir à l’expression du suffrage, à l’exercice du pouvoir et à encadrer des élus’’. C’est par rapport à cela que le Président de la CDS, Blaise SANGARE, invite la classe politique à se ressaisir, tout en prônant une clarification des rôles et le portage des actions politiques par les acteurs politiques.

Au-delà du retour aux fondamentaux politiques, il y a un défi autrement plus important à relever, à savoir la réhabilitation de l’image de marque de l’homme politique malien entachée d’opportunisme, de manipulation, de corruption, de mensonge… C’est à l’aune du volontarisme que requiert ce changement radical que se mesurera la détermination des acteurs politiques à redevenir maîtres de leur terrain.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>PM à Kayes: ‘‘ le gouvernement ajustera les priorités…’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pm-a-kayes-%25e2%2580%2589le-gouvernement-ajustera-les-priorites-2836997.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 18:20:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le démarrage des travaux du tronçon Kati-Didiéni long de 160 km, la partie la plus dégradée de l’axe Kati-Kayes ; l’opérationnalisation d’une compagnie aérienne nationale, sont entre autres engagements pris par le Premier ministre Boubou Cissé à Kayes. Ce samedi, les propos du Premier ministre face à cette population Kayesienne exaspérée par l’état de sa route et l’arrêt de son chemin de fer ont été rassurants. « Aujourd’hui, nous sommes venus, pas pour faire des annonces populistes, nous sommes venus vous dire ce que nous sommes capables de faire dans les mois à venir », a-t-il dit. Le Dr Boubou Cissé a expliqué à ses hôtes que les attentes des populations sont nombreuses. Face à cela, il a souligné que gouvernement va avoir le sens des priorités, tout en prenant l’engagement qu’il ajustera les priorités à l’aune des besoins urgents identifiés. Il a annoncé une mission qu’il effectuera dans les cercles de Kéniéba et de Yélimané qui ne sont pas pris en compte dans le présent programme, dans les jours et semaines à venir.

Nous vous proposons un large extrait de son intervention.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais tout d’abord vous remercier pour l’accueil chaleureux que vous m’aviez réservé ainsi qu’à ma délégation. Je saisis l’occasion pour saluer très fraternellement toutes les populations, depuis notre départ de Bamako, qui nous ont exprimé leur fraternité, leur joie et ferveur d’espoir dans la pure tradition de la ‘’Djatiguiya’’ malienne.
Je ne suis pas surpris de cet accueil chaleureux, qui est l’émanation de la solidarité qui caractérise la région de Kayes. Au nom des ministres qui m’accompagnent et à mon nom propre, je vous dis merci. En retour, je voudrais vous transmettre également les salutations du président de la république, Ibrahim Boubacar KEITA, qui m’a mis en mission auprès de vous afin de permettre au gouvernement de s’enquérir de plus près des réalités de votre quotidien en chacun des cercles de la région de Kayes, d’être à votre écoute afin d’apporter les solutions, les meilleures, et les plus adaptées à vos attentes sans doute légitimes.
En décidant de rallier Kayes par la route, de parcourir les 7 cercles de la 1re région administrative du Mali, je n’ai nullement la prétention de vouloir accomplir un quelconque acte de bravoure encore moins venir en villégiature ou même d’effectuer une aventure périlleuse. Non, pour être sincère. En venant à vous ici, dans la capitale des Rails, au plus près de vous, j’entends marquer tout d’abord ma solidarité avec les braves populations de la région de Kayes.
Je tiens également à exprimer la solidarité du gouvernement de la république Mali face aux conditions extrêmement difficiles que vous éprouvez du fait de la dégradation dangereuse des RN3 et 4 ainsi que les pistes rurales en cette période hivernale qui sont les artères nourricières de la région de Kayes et par ricochet, l’une des veines nourricières de notre pays tout entier, le Mali. Nous le savons tous, la région de Kayes joue un rôle prépondérant dans l’économie du Mali de par sa position géographique, zone minière par excellence, bénéficiant d’une forte contribution de la diaspora. Je saisis l’occasion pour demander de prier avec nos hommes de foi pour un hivernage abondant et clément, un hivernage bienfaiteur, bienfaisant pour les cultures, pour les hommes de chaque terre et pour la nature.
Mesdames et messieurs,
Au-delà de cette expression de solidarité, en venant ici, le gouvernement entend également exprimer son sens de l’écoute, son sens de priorité et sa disponibilité à s’enquérir de vos difficultés qu’il n’ignore pas du reste, mais dont l’ampleur s’est accrue, ce dernier temps, du fait des phénomènes malheureusement indépendants de notre volonté. Dès lors, quoi de plus normal que de venir tâter, de plus près, la réalité du terrain afin d’envisager, dans les meilleurs délais, les solutions urgentes que nécessite l’ampleur de la situation.
Pour moi, il n’était pas question de resservir les recettes toutes faites, à partir de mes bureaux, à Bamako, où j’ai pris soin de recevoir tous ceux qui ont voulu répondre à l’invitation à aller échanger afin de poser le diagnostic le plus approprié à la situation.
Mesdames et messieurs,
La route Bamako-Kati-Kolokani-Didièni-Kayes est, comme vous le savez tous, une route vitale pour l’économie nationale. C’est donc une lapalissade que de le dire ici. Elle est devenue un corridor névralgique et surutilisé, depuis la crise ivoirienne de 2002, qui a vu le basculement du trafic routier national vers le port de Dakar, de manière drastique afin d’assurer l’approvisionnement correct de notre pays et l’écoulement de ses produits d’exportation vers les marchés sous régional et international. L’extrême densité du trafic routier ajoutée au non-respect de la charge à l’essieu et aux conditions climatiques extrêmes explique la dégradation prématurée des infrastructures routières construites en grande partie grâce à la solidarité internationale, mais aussi avec les ressources du budget spécial d’investissement de l’État. En décidant de visiter les différents cercles de la région de Kayes au moment où l’amertume et même l’exacerbation de la population riveraine se sont fait entendre jusqu’à Bamako, j’ai fait le choix de la responsabilité. Le gouvernement que je dirige ne souhaite pas se limiter aux effets d’annonce ni à des solutions cosmétiques encore moins à des mesures sommaires. Je suis venu, j’ai vu et l’État va agir et s’assumer en conséquence, à la hauteur des demandes. L’État va s’assumer à la hauteur de vos attentes qui est la dimension des défis auxquels la région est confrontée. Il avait été annoncé que dans quelques jours les travaux vont débuter, dans 3 semaines, suite aux échanges et aux rencontres que nous avons même avec les services techniques, les partenaires et les entreprises ; cette échéance va être ramenée plutôt en raison de l’extrême urgence que j’ai moi-même constatée.
Mesdames et messieurs,
Le désenclavement intérieur et extérieur du pays, qui est une priorité du gouvernement du Mali, s’inscrit dans le programme du président du Mali notre « Grand Mali avance ». L’État du Mali prendra toutes les mesures publiques dans les délais les plus courts pour engager les travaux de construction, rénovation de la RN3 et de la RN4. Au-delà de la région de Kayes, le gouvernement accorde ordre de priorité élevée au désenclavement intérieur et extérieur de notre pays pour assurer la sécurité et la continuité de son approvisionnement correct en produits vitaux et en denrée de première nécessité. Dans ce cadre, il a élaboré un vaste programme d’infrastructures routières destiné à relier les régions, les unes aux autres et à connecter les zones de production aux zones de consommation. Le gouvernement est conscient que Kayes partage hélas la même fortune que d’autres villes du Mali. Je pense particulièrement à la route Sévaré-Gao ; Goma Coura-Tombouctou ; Macina-Téninkoun-Diafarabé ; Kangaba frontière guinéenne ou la route Bourem-Kidal, frontière algérienne et toutes les routes que vous venez de citer ici cet après-midi. Et que nous avons bien entendu.
L’État travaille inlassablement à réunir les conditions de leur financement. Malis la situation sécuritaire empêche la réalisation correcte ou la poursuite effective ; quand bien même, le financement est parfois disponible. De gros chantiers devront voir le jour pour relier le sahel occidental à la zone Office du Niger ; la route du poisson au Delta central du Niger, Douentza à Tombouctou et Taoudéni via la route du sel ; Ansongo-Ménaka à la frontière avec le Niger.
Au-delà des infrastructures routières, le gouvernement travaille au quotidien pour la mise aux normes très prochainement des différents aéroports dans notre pays. Il travaille à la recherche d’investissement pour développer le trafic voyageur à partir de l’aéroport Dag Dag de Kayes. Il a été dit ici que l’aéroport Dag Dag est hors service, ce n’est pas exploité. Je voudrais rectifier légèrement cela, cet aéroport, Mesdames et messieurs, est en service.
Au premier semestre 2019, il y a eu plus de 56 vols au départ avec un peu plus de 300 passagers au départ et à l’arrivée. Ce qui n’existe pas aujourd’hui, et ce sur quoi le gouvernement est en train de travailler, est peut-être une compagnie privée qui va assurer de liaison entre Bamako-Kayes et entre Bamako et les différentes villes de la région de Kayes ou les différentes villes sur le territoire national. Ce travail est en cours, soyons un peu patient et inchallahou dans les prochains mois à venir, nous pourrions voir cela.
J’ai vu dans la salle, on parle de 300 millions simplement pour mettre en place une compagnie aérienne. Je pense que c’est ce que le monsieur est venu dire tout à l’heure et la pancarte que je vois là-bas. Nous sommes là pour que nous puissions travailler dans la confiance, toute personne qui vous a dit cela, ne vous a pas dit la vérité.
Pour mettre, en place une compagnie aérienne nationale, l’État en train déjà de travailler sur ça. Nous sommes partis, le ministre de Transport est là, jusqu’aux Émirats arabes unis pour chercher des capitaux étrangers pour venir investir avec l’État dans la création d’une compagnie nationale qui pourrait desservir Bamako et Kayes. Cette compagnie a été créée, elle existe. Les premiers investissements ont été faits, certains avions ont été acquis déjà. Mais nous sommes dans une communauté régionale qui à sa régulation, nous sommes dans une communauté internationale qui est l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui a ses régulations. L’OACI demande au moins 4 à six mois pour nous donner le droit à cette compagnie de pouvoir être opérationnelle. Donc, nous sommes en train de travailler sur ça, Inch Allahou ! Nous espérons que cette compagnie sera là dans les six mois à venir. On a déjà fait deux mois. Nous espérons que nous allons avoir cette réponse de l’OACI dans les prochains mois et nous verrons quelques avions voler entre Bamako et Dakar, entre Bamako et Kayes pour amener vos parents qui viendront de la France et d’ailleurs, dès qu’ils sont à Bamako, ils pourront directement continuer sur Kayes. Là où je veux en venir, c’est qu’il faut faire attention avec les chiffres. Rien que pour mettre en place une compagnie aérienne, il faut une caution de 4 milliards de F CFA. Donc, toute personne qui vous dit avec ‘’300 millions de F CFA, on peut mettre en place une compagnie aérienne qui vole entre Bamako et Kayes, vous aura induit en erreur’’.
Le ministre des Transports là, c’est de l’information publique que vous pourriez avoir au niveau de l’ANAC ou de n’importe quelle autre structure qui travaille sur les questions aéroportuaires.
Donc, sur la question de l’aéroport, l’aéroport en lui-même n’a pas de problèmes. Nous qui sommes là aujourd’hui, on aurait pu prendre un avion de Bamako pour venir atterrir à Kayes Dag-Dag. Ça, c’est déjà possible. Donc, l’aéroport est opérationnel ; c’est un aéroport qui est déjà aux normes qui sont établies par l’ASECNA de l’OACI. Maintenant, travaillons ensemble pour que cette compagnie, que nous espérons, va voir le jour, dans les prochains mois, puisse effectivement voir le jour.
Mesdames et Messieurs, les priorités, c’est vrai, sont nombreuses et les attentes sont encore plus fortes et pressantes. Je voudrais vous rassurer que le gouvernement n’abdiquera pas devant les difficultés ; il ne capitulera pas face aux défis conjoncturels. Le temps peut paraitre long aux yeux de certains, mais le gouvernement que j’ai la chance de diriger ne se complaira pas dans l’indifférence ni dans la résignation. Nous devons avoir le sens des priorités. Et je donne l’engagement que le gouvernement ajustera les priorités à l’aune des besoins urgents identifiés. Nous devons cultiver la foi en l’avenir et la persévérance dans l’effort pour sortir notre beau pays, notre grand pays de la turbulence dans laquelle il se trouve. Nous y arriverons certainement avec l’aide de Dieu, dans l’effort, dans l’union des filles et de fils de notre pays face aux défis qui menace la cohésion et l’unité. Nous devons canaliser nos énergies, canaliser l’énergie, l’enthousiasme et la vigueur de notre vaillante jeunesse en les orientant le combat de la paix, de l’unité nationale, de la cohésion nationale, de la justice sociale de la bonne gouvernance et du redressement de notre pays. C’est le sens de la mobilisation citoyenne que nous avons vue çà et là, dans l’ordre et la discipline. Aux côtés des acteurs politiques et de la société civile, on veillera à impliquer tous les segments de notre société dans les moments à venir sur le dialogue politique inclusif pour poser les nouveaux du contrat politique national et du consensus. C’est le sens de notre engagement dans l’action publique, c’est également le sens des orientations et des directives que le chef de l’État a donné au gouvernement bâtir un Mali nouveau, un Mali d’espérance débarrassé de l’instabilité et de l’insécurité. Un pays ouvert sur le monde et profondément ancré dans ses valeurs sociétales et sa culture multiséculaire.
Je ne saurais terminer mes propos sans parler de l’entente entre les communautés de la région de Kayes au regard des incompréhensions apparues, ces derniers temps dans la région, susceptibles des blocages à tout développement. Aussi, remercier et féliciter la diaspora pour sa forte contribution à l’économie du pays. J’invite la jeunesse à s’éloigner des aventures malheureuses de la migration clandestine.
Dans les semaines à venir, inch Allah, j’effectuerais une mission dans les cercles de Kéniéba et de Yélimané qui ne bénéficient pas de cette visite en raison des contraintes de l’agenda, mais aussi de la spécificité de ces cercles. Je l’ai déjà dit dans un autre cadre, je suis, et je le pense, avec l’ensemble des membres du gouvernement, nous sommes des serviteurs de l’État. Et ce que nous demandons ici, à vous ici présents, c’est de nous aider à mieux servir ce peuple. Je pense que vous en avez les moyens. On ne pourra bien le servir que dans le respect, dans la transparence, dans la confiance et dans l’union des cœurs, on en a besoin. Et aujourd’hui, nous sommes venus, pas pour faire des annonces populistes ; nous sommes venus vous dire ce que nous sommes capables de faire dans les mois à venir. Et dans cela, ce que nous sommes capables de faire, il y a cette question de la route la (RN3), en particulier, son tronçon allant de Kati jusqu’à Didiéni long de 160 km. C’est le tronçon le plus dégradé. Et nous avons pris l’engagement qu’à partir de la semaine prochaine, les travaux vont pouvoir démarrer sur ce tronçon. C’est des travaux dit d’urgence vu l’état de dégradation de cette route, ce sont des travaux que nous appelons des travaux d’entretien lourds. Ça devrait permettre d’ici six mois maximum à ce que cette route soit puisse être praticable et que les véhicules puissent circuler sans problème. Ce sera une route d’une qualité que sera capable au moins pendant deux ans, voire plus, d’accueillir le trafic qui est celui que nous avons aujourd’hui. Une fois cela fait, ça va nous permettre de continuer les travaux sur le même tronçon, mais dans le cadre du marché initial qui avait été signé et dont le coût s’élève à 74 milliards de F CFA. Et serait une route de bien meilleure qualité qui va durer près de 15 à 20 ans. Donc, la solution que nous avons trouvée pour répondre à votre demande est une solution temporaire, et c’est une solution qui pourra nous donner une route praticable, bonne à la circulation à la circulation d’ici six mois maximum.
À côté de cela, il y a la RN4, la route Kouala-Nara, le financement est obtenu, ce n’est pas un financement de l’État malien, c’est un financement d’un de nos partenaires techniques et financiers et les dispositions ont été prises pour faire passer le marché. Mme la ministre de l’Équipement est là, nous pensons que, compte tenu de l’état d’avancement de cette procédure de passation des marchés, la route Kouala-Nara pourra commencer avant la fin de l’année, inch Allah.]]> </content:encoded>
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<title>Blaise Sangaré, Président de la CDS Mogotigiya: ‘‘ il nous manque une classe politique capable de vendre l’espoir aux Maliens’’</title>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 16:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Le dialogue politique inclusif ; la création de nouvelles dynamiques au sein de la Majorité, à travers une harmonisation des points de vue ; la nouvelle vocation de EPM ; le retour aux fondamentaux pour les Partis politiques ; le nécessaire dialogue entre acteurs politiques pour éviter l’exclusion, sont les principaux axes développés par Mamadou Bakari SANGARE dit Blaise, Président de la CDS, dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder à l’issue de sa rencontre avec une délégation de l’ADEMA/PASJ au siège de son Parti.</strong>

Info-Matin : Vous venez d’avoir des échanges avec une délégation de l’ADEMA/PASJ conduite par son Président Tiémoko SANGARE. Dans quel cadre est-elle placée ?

Blaise SANGARE : nous plaçons cette rencontre dans le cadre de la nécessaire concertation entre les acteurs politiques qui doit être une tradition politique, parce que cela procède du renouvellement des idées, cela procède aussi de la réflexion pertinente autour des actions, des sujets qui sont de grande préoccupation nationale. Vous savez bien que parmi ces préoccupations, il y a l’amorce du dialogue politique initié par le Président de la République qui est un événement majeur, parce que déterminant pour définir les actions, les engagements, baliser de nouvelles actions politiques dans notre pays. Donc il fallait que même si c’est de façon interne à cette Majorité qu’il y ait ce travail entre acteurs pour harmoniser les points et créer de nouvelles dynamiques, même au sein de cette Majorité. Parce que l’ADEMA a son approche de la question qui est évidemment la participation à ce Dialogue et à sa réussite et son approche c’est aussi comment inviter les autres Partis politiques, je dis bien Partis politiques, qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition, comment faire qu’ils adhèrent à ce Dialogue politique inclusif. Donc, ça, c’est essentiel.
Ensuite, comment harmoniser nos avis sur les grandes questions qui sont dans les TDR déjà proposés. Est-ce qu’il y a des priorités dans ces termes de référence ? Est-ce qu’on peut avoir des avis politiques communs sur telle ou telle thématiques ? Ce sont des choses que nous devons faire avant que les débats soient vraiment ouverts. Ça peut être une façon de raccourcir les délais ; ça peut être une façon de préciser les objectifs. Donc, je crois que cela était essentiel et l’ADEMA, de ce point de vue, a déjà ses points d’analyse que nous avons mis en face de ce que nous nous avons pour trouver une bonne articulation.

IM : Ce week-end, nous avons vu une Majorité déchirée : le RPM qui organise sa conférence régionale du District, l’ASMA sa journée de réflexion, et l’EPM ses 4es assises ; le tout avec le même ordre du jour à savoir le Dialogue politique. Dans ces conditions, quelle sera la qualité de la participation de EPM à ce Dialogue politique ?
BS : je pense que EPM a vécu et EPM doit vivre. EPM a vécu parce que dans sa vocation première, c’était de créer un ensemble politique pour soutenir la candidature du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA dont on voulait renouveler le bail. Tel est le point de convergence : nous avions un candidat commun, nous avons soutenu ce candidat, nous avons animé la campagne, nous avons contribué à renouveler son mandat. Ça, c’est l’EPM qui a vécu.
EPM doit vivre, à notre avis, c’est maintenant une reformulation de EPM pour animer le mandat du Président de la République, le mettre en lumière et le conduire à terme, afin d’avoir une démocratie pacifique et afin d’avoir une démocratie de développement. Donc, moi je dis ce que je pense de EPM, à savoir cette nouvelle vocation que nous devons lui insuffler. C’est cette dynamique qui vient d’être amorcée, parce que les acteurs politiques se concertent pour trouver ce qu’il y a de mieux à faire. Si j’ai un avis pour le préciser tout de suite ma réflexion, c’est parce que nous, à la CDS, nous voulons un EPM politique, un EPM composé de Partis politiques suffisamment représentatifs qui peuvent porter l’action politique ; parce qu’aujourd’hui, ne nous voilons pas la face, c’est ce qui nous manque. Il nous manque une classe politique capable de donner des idées, de renouveler les idées, de vendre l’espoir au peuple malien, de porter les actions politiques, parce que nous avons vocation de le faire, nous avons la mission de le faire et nous nous sommes engagés à le faire. Ça, c’est EPM qui doit vivre, ça, c’est par exemple l’avis de la CDS que nous avons versé au dossier de cette rencontre. Je crois que c’est cette nouvelle dynamique que nous voulons insuffler et dans laquelle nous sommes engagés au côté de l’ADEMA et d’autres Partis politiques qui sont parties prenantes aussi de cette vision.

IM : Vous avez parlé de portage. Ce qui suppose aussi de vulgariser le dialogue. Or, il y a une certaine confusion jusque-là entre Dialogue politique inclusif et Dialogue national inclusif. Quelle est votre action dans le sens de la clarification ?
BS : Dans le sens de la clarification, moi je préconise que l’ensemble de la classe politique se retrouve, sans clivage, dans un premier temps. Parce que dès lors qu’on se constitue Parti politique, on se donne la première mission qui est de former les citoyens et de contribuer au suffrage chaque fois que cela est requis. Donc, si tel est le cas, nous avons des points médians qui nous lient. Revenons d’abord à l’essentiel et posons la question fondamentale de savoir qu’est-ce que nous devons faire pour créer cette convergence au niveau des différents fils de ce pays. Maintenant, c’est un dialogue politique inclusif, à ce niveau que nous, nous devons porter en tant qu’acteurs politiques.
Maintenant, comment harmoniser les points de vue, cela dépend des termes de référence, parce que le Mali n’est pas que politique, le Mali c’est aussi économique, le Mali c’est aussi social. Moi je dis à ce moment-là, le Dialogue est suffisamment ouvert, suffisamment porteur pour redéfinir toutes nos préoccupations, les mettre par ordre de priorité et y aller ensemble.

IM : Depuis le lancement de ce processus de DIP, on s’évertue à préciser que ce n’est pas une conférence nationale bis, en sachant ce que cela implique. Alors, ce dialogue qui sera élagué des questions essentielles selon nos sources tels l’Accord, la gouvernance dans son ensemble, la gestion sécuritaire, quelle en sera l’intérêt ?
BS : personne n’a dit que l’Accord d’Alger, la gouvernance, la sécurité sont élagués. Ce sont des questions essentielles sur lesquelles évidemment les acteurs politiques et d’autres donneront certainement leurs avis et seront des forces de proposition pour mieux orienter l’action des Partis politiques et des gouvernants en général. Ça, je vous l’atteste. Je suis même étonné qu’on dise que le dialogue va se tenir abstraction faite de ces questions que je souligne comme majeures.

IM : Dans vos propos, vous semblez accorder une grande importance à l’inclusivité. Or, on le voit, certains sont jusque-là en marge du processus de Dialogue politique et il y a encore beaucoup d’effort à déployer pour les amener…
BS : voilà, une proposition serait si les acteurs politiques se mettaient ensemble, comme je le disais, pour déjà faire l’inventaire de toute la problématique ; ensuite, mettre le doigt sur ce qui est essentiel et ce qui peut ne pas l’être. Un exemple dont nous venons de discuter avec l’ADEMA séance tenante, serait qu’on peut élaguer beaucoup de sous-points qui ne sont pas d’intérêt majeur et immédiat et nous attaquer à l’essentiel. Sur l’essentiel, je doute que des acteurs politiques de bonne foi ne puissent pas s’entendre. Mais, cela ne peut se faire que si nous nous mettons tous ensemble. Abstraction faite de notre appartenance à la Majorité ou à l’Opposition, mais que nous prenions conscience de notre rôle d’acteurs politiques, que nous puissions réfléchir à des questions posées et dire que cela est essentiel, cela est immédiat pour nous et faire des propositions et l’application desquelles proposition peut nous sortir de l’ornière. Là, la classe politique a bien des points communs, des questions d’intérêt commun. Il s’agit pour nous de ne pas en proposer, mais de les ressortir ensemble, de les présenter ensemble, de les présenter à nos populations, que la classe politique puisse se définir par rapport à la société civile. Ça, c’est d’abord une de nos premières préoccupations. Que nous puissions prendre en charge les questions d’orientation pour notre pays, un devoir de gestion et de sauvegarde de notre pays. Là, c’est commun à tous les Partis politiques. Mais encore une fois, nous avons parlé de la nécessité de nous mettre ensemble.

IM : Est-ce que le Triumvirat dans la composition que nous lui connaissons est qualifié pour conduire le Dialogue politique inclusif ?
BS : le Triumvirat est une force de modération, mais pas d’exécution, ce sont des médiateurs. Ils ont été installés comme tels. Maintenant, le débat doit se faire entre acteurs politiques. À l’intérieur de ce dialogue, des propositions peuvent sortir des choses qui n’étaient pas attendues. C’est une œuvre humaine d’intelligence. Les gens mis ensemble peuvent féconder des pistes que nous n’avions pas vues, faire des propositions auxquelles on ne s’attendait pas. Mais pourvu qu’on se mette d’abord ensemble. Nous nous disons aujourd’hui que la classe politique doit être la première à se ressaisir.

Par Bertin DACKOUO

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<title>Tièbilé répond à des opposants: ‘‘personne ne peut dire qu’il est plus opposant que nous’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tiebile-repond-a-des-opposants-personne-ne-peut-dire-quil-est-plus-opposant-que-nous-2836990.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 16:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

<strong>Les dissidents du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ont tenu, le samedi dernier, leur atelier de réflexion sur les TDR du dialogue politique inclusif. Occasion pour le ministre Tièbilé DRAME de justifier sa nouvelle position politique : celle de travailler avec un régime auquel il était opposé pendant plus de 5 ans. En outre il a fait de cette rencontre, sa tribune de one man show, pour répondre à des détracteurs, tout en appelant le camp de Soumaila CISSE à la raison.</strong>

Dans la salle de rencontre de la Maison des Ainés de Bamako, le Front pour la sauvegarde de la démocratie signataire de l’accord politique (FSD-SAP) a tenu sa journée de réflexion sur les TDR du dialogue politique inclusif. La rencontre était présidée par Djibril TALL, président du FSD-SAP qui avait à ses côtés Tièbilé DRAME, Oumar Hamadoun DICKO.
Au cours la cérémonie d’ouverture présidée par le président Djibril TALL, Tièbilé DRAME s’est exprimé pendant de longues minutes sur la situation politique et surtout sur la nouvelle posture d’opposant dans le gouvernement. Ainsi, il est revenu sur sa nouvelle position, celle de travailler avec le régime qu’il combattait quelques mois plus tôt. Jugée incohérente par plus d’un, pour M. DRAME, elle s’inscrit dans le cadre d’une logique : aider le pays à résoudre les problèmes.
En abandonnant son candidat Soumaila CISSE, après la signature de l’accord politique de gouvernance, il a affirmé avoir saisi la main tendue du président de la république. Pour se défendre, Tièbilé DRAME précise que le dialogue national tout comme l’accord politique sont des propositions du Front pour la sauvegarde de la démocratie dans sa globalité.
« L’idée d’un dialogue national pour baliser le chemin de la sortie de la crise est venue du FSD. L’idée d’un accord politique est venue du FSD. C’est le FSD qui a fourni les éléments d’un accord politique dès le 20 avril. La paternité du dialogue politique revient au FSD », a-t-il soutenu.
Mieux que ça, a-t-il rappelé, au lendemain de l’élection présidentielle, 19 candidats ont publié un document demandant des réformes politiques et institutionnelles pour le confort de la démocratie, en disant que ces réformes doivent se faire dans un cadre de participation de tous les acteurs politiques.
« Il reste qu’avec l’accord politique de gouvernance, nous nous acheminons vers ce que nous recherchions, ce que nous voulions. Au moment où nous acheminons vers ce que nous avons demandé, exigé, souhaité, il est normal que nous nous retrouvions pour préparer cela », invite ainsi M. DRAME les militants à soutenir le dialogue politique inclusif.
En outre, a-t-il ajouté, il a décidé de travailler avec le pouvoir au regard de l’état du pays, mais aussi des demandes qui ont été faites lesquelles ont été prises en compte dans l’accord politique de gouvernance.
« Nous sommes de l’opposition qui au regard des circonstances historiques dans lesquelles le pays se trouve a décidé de travailler avec la majorité, avec le président de la république, avec le Premier ministre pour aider à résoudre les problèmes du pays », a-t-il déclaré. Malgré cela, Tièbilé DRAME confirme qu’ils sont et resterons de l’opposition.
« Personne ne peut dire qu’il est plus opposant que nous », rétorque-t-il à des membres de son ancienne famille du FDS qui n’a pas signé l’accord politique de gouvernance.
Par ailleurs, en plaidant en faveur du dialogue politique, il a rassuré que le processus c’est du concret. Ce n’est pas de la tromperie et c’est pourquoi ils ont décidé de ne pas bouder le dialogue. Au contraire, ils vont prendre une part très active aux préparatifs de cette rencontre, a indiqué l’ancien directeur de campagne de Soumaila CISSE.
Puis, il a signalé que le gouvernement est en train de tout faire afin qu’il y ait du consensus autour du dialogue. Mais, à l’entendre, certains ne sont pas de cette dynamique. En tout cas, pense-t-il, « les conditions sont réunies pour que les Maliens fassent un diagnostic de la crise, des réformes institutionnelles… ».
« Depuis la conférence nationale de 1991, le pays n’a pu eu un tel moment de se pencher ensemble sur les crises de notre pays, de faire des diagnostics, de proposer des solutions », a souligné le ministre DRAME, avant de lancer un appel à tous les acteurs socio-politiques de ne pas bouder ce dialogue politique et inclusif. « Faisons en sorte que dialogue soit un grand moment d’un nouveau départ pour le Mali », a-t-il exhorté.
Également, il s’est permis de s’adresser au clan de Soumaila CISSE : « je dis clairement à nos camarades qui n’ont pas signé l’accord politique de gouvernance qu’il ne faut pas qu’ils commettent l’erreur de rater le rendez-vous du dialogue national ».
Par ailleurs, il a rappelé aussi les deux raisons fondamentales pour lesquelles, au sein du FSD, ils avaient dit non en 2017 à la révision constitutionnelle. Ces raisons étaient le manque de consensus et la violation de l’article 118 de la constitution. Il estime en ce moment que le dialogue politique en vue va régler ce problème. Quant à l’autre raison, des efforts importants sont en cours pour que l’Etat et ses symboles soient présents sur l’ensemble du territoire national.
Ainsi, très bientôt les premiers éléments de l’armée nationale reconstituée composée des FAMa et des membres des groupes signataires de l’accord d’Alger termineront leur formation. Ces unités de l’armée reconstituée vont être déployées sur le terrain à partir du 22 Septembre prochain. Elles seront dans toutes les régions du pays, y compris Kidal. Aussi, a fait savoir M. DRAME, tous les services sociaux sont déjà présents à Kidal. Avec ces actions, l’argument de la violation de la constitution ne tiendra plus.

Par Sikou BAH

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<title>Sans Tabou: gouvernance, quand la rue imprime le tempo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-gouvernance-quand-la-rue-imprime-le-tempo-2836986.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 16:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

Nonobstant l’inscription de la réhabilitation de la route Kolokani-Diéma-Kayes dans le Projet présidentiel, ‘’Notre grand Mali avance’’ ; nonobstant la disponibilité des fonds nécessaires à cette réhabilitation comme l’a certifié la ministre des Infrastructures et de l’Équipement devant les députés ; nonobstant le nombre de plus en plus élevé de victimes de cette route cauchemardesque, il aura fallu un mouvement populaire, presque insurrectionnel pour que le pouvoir se résolve enfin à s’exécuter, avec un an de retard. C’est en effet en octobre 2018 que la ministre TRAORE Seynabou DIOP avait fait l’annonce chargée d’espoir de la reconstruction de la route Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Kayes-Diboli d’un montant de 78 MILLIARDS, dont le marché est attribué à SATOM/CIRA/AGETIPE.

En pleine crise des barricades, la tristement célèbre ministre des Infrastructures oppose un problème de moyens de l’État à la non-tenue de sa promesse. Elle est aussitôt recadrée par le Premier ministre : « ce n’est pas un problème d’argent qui bloque le début des travaux ; un montant de 15 milliards de FCFA a déjà été engagé en plus des montants pour l’avance de démarrage ». Le PM annonce même le début des travaux pour le 20 septembre 2018, soit 3 petites semaines seulement après l’annonce.
Mais, la ministre des Infrastructures et de l’Équipement n’est pas la seule à se fourvoyer dans ce dossier brûlant ; le Premier ministre Boubou CISSE s’en mêle également les pinceaux quand, dans un populisme de mauvais aloi, il déclare à Kayes : « je suis venu, j’ai vu et l’État va agir à la mesure de vos attentes ». Il en rajoute à la mauvaise perception de la gestion gouvernementale des affaires publiques par une grande partie de l’opinion.
La faute initiale, c’est que le Gouvernement s’est laissé dicter ou même imposer le tempo de ses activités par les sautes d’humeur des populations de Kati et de Kayes. Implicitement, il donne raison à ceux qui ont toujours fulminé contre son manque de vision et de programme. Il assène également la preuve que le Mali est dirigé à laisse-guidon, sans aucun tableau de bord, sans cap fixé. C’est un laxisme impardonnable des temps modernes où la planification rigoureuse, non d’être facultative, est un impératif de développement, un gage de réussite par l’atteinte des objectifs fixés.
De façon subsidiaire, l’on peut déduire de cette attitude du Gouvernement une mauvaise foi coupable pour des motivations inavouées. Quand on a inscrit une activité au programme, qu’on n’a le financement nécessaire et qu’on ne l’exécute pas un an après en avoir fait l’annonce du démarrage, il y a quelque chose de suspect et de répréhensible.
La seconde faute lourde est celle personnelle du Premier ministre qui confesse qu’il a fallu qu’il se rende à Kayes pour mesurer tout le poids des attentes de la population locale. Ainsi, tout le tintamarre autour de l’état exécrable de la route Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Kayes-Diboli n’était pas parvenu aux oreilles soudainement attentives du Chef du Gouvernement ! Ainsi, le Chef du Gouvernement serait totalement déconnecté de la réalité ! Ainsi, ce Premier ministre serait un Thomas des temps modernes qui ne croirait que ce qu’il voit, qui ne prendrait pour vrai que ce qu’il voit. Alors, bon périple pour parcourir le Mali où l’urgence en matière de construction, de réhabilitation des routes est la chose la mieux partagée. Parce que le Gouvernement vient d’ouvrir la boîte de pandore, une brèche géante dans laquelle s’engouffreront tous les demandeurs de route. Il vient de donner une nouvelle dimension à ce verset : ‘’demandez et vous recevrez’’. Alors, aux Maliens les revendications…

PAR BERTIN DAKOUO

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<item>
<title>Soumi&#45;Sbm: le pacte diabolique entre la victime et le bourreau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumi-sbm-le-pacte-diabolique-entre-la-victime-et-le-bourreau-2836988.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 15:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">

La rencontre, ce jeudi, entre les partis ASMA-CFP de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA et l’URD du challenger du Président IBK, l’honorable Chef de file de l’Opposition Soumaïla CISSE, a fait l’objet de larges dissertations sur la toile. Pour certains partisans des leaders en jonction, qui saluent la rencontre, il s’agit d’un noble et vertueux rapprochement entre deux compagnons de lutte en vue d’aider le pays à voir le bout du tunnel. Pour les sceptiques et les adversaires des deux leaders, surpris par cette rencontre qui rentre dans l’ordre normal, il ne peut s’agir que d’une diabolique jonction entre la victime et bourreau d’il y a un an dans le revanchard dessein contre l’aîné (le Président IBK) devenu l’ennemi commun et l’obstacle sur leur chemin en vue de 2023. Simple opération de communication ou vraie stratégie d’alliance en gestation ? Les Facebookeurs sont très divisés dans les commentaires et analyses. C’est le Facebookan du jour.

Makoye Sissoko :
Tous ensemble pour bâtir un Mali nouveau. L’initiative était belle ! Président, au point où nous en sommes, l’union sacrée autour de notre patrie est plus que nécessaire pour la sauver du chaos. Cela, comme le traduit cette rencontre, va au-delà des appartenances politiques, car, pour parler politique, il faudra avoir un pays !

Bamoussa Diarra :
Thié, on ne veut pas d’hypocrisie en politique. Vraiment qu’il reste dans son camp, qu’il ne nous dérange pas, de grâce ! Quand il était aux commandes, il pensait que nous on était l’ennemi de la République. D’abord, c’est lui qui a triché en faveur de IBK et maintenant il fait le double jeu !
Ibrahim Koumare
De grâce, le Mali n’a pas besoin d’une personne comme toi. Les Maliens aspirent à la paix, de cohérence visionnelle, à la cohésion sociale. Toi tu veux la haine et la désolation. Que Dieu sauve la Patrie malienne de telles idées non-sens et de refus de soi. Même si tu n’aimes pas une personne, apprécie l’acte posé au nom du Mali. Paix rien que la Paix de Kayes à Kidal entre tous les fils de ce pays, sauf les apatrides.

Henri Alexandre Traore :
On vole les élections ensuite, on vient amadouer le malheureux candidat ! C’est ça la politique au Mali et c’est le peuple qui souffre.

Yacouba Samake :
Quel homme Son Excellence Soumaila CISSE? L’homme qui a triché les élections présidentielles en votre défaveur, vous acceptez de le recevoir et d’échanger avec lui sur la politique ! Quelle sagesse de la part de Soumi !

Doucouré Galédou :
Et de surcroît celui qui a ordonné qu’on les matraque, qu’on les gaze le 02 Juin 2018… Soumaila est un grand homme !
Ibrahima Sory Dicko
Politique quand tu nous tiens. Coups bas, virage à 180°, association contre nature. Hier, voleur d’élection, gazeur des manifestations ; aujourd’hui ????

Seydou Diallo :
Ok pas de problème, nous prenons acte. À condition que vous ne fassiez rien pour nuire au pouvoir. Parce qu’avec Cissé on ne jure de rien. Mais, j’ai confiance au Tigre qui sait faire la part des choses.

Faran Sinaba :
Comme pour dire qu’en politique toutes les combinaisons sont possibles. Le pays est au-dessus de tout.

Badra Aliou Sangaré :
Voilà, le charme et la beauté de la politique. Celui qui ne peut pas faire ça n’a pas ta place dans cette université. Affaire à suivre.

Abdoulaye Diarra :
On est toujours rattrapé un jour par nos péchés. Avant de mourir, qui pouvait imaginer que Boubèye irait vers Soumaila ? Mais c’est le Maliba qui gagnera toujours. Que Dieu donne la paix du cœur aux politiciens maliens. Amine !

Soumy Diarra :
Ce que je ne comprends pas, pour les Maliens, ils ne savent pas qui ils aiment, mais pour leurs intérêts personnels, ils soutiennent les autres comme s’ils étaient les meilleurs. En ce sens, laissons Boubèye. Qu’elle est la différence entre eux les politiciens ?

Mali Ma Fierté :
La politique malienne est une société de sorcières où les grands initiés dévorent les enfants des autres. La politique malienne est très profonde. Je ne me tuerai jamais pour un politicien malien. Samba ma foussa ni Demba ye. Ils sont du même clan. La politique malienne n’a ni yeux, ni oreilles, ni cœur ! En politique malienne, le vrai et le mensonge portent le même pagne, le juste et l’injuste marchent de pair, le bien et le mal s’achètent ou se vendent au même prix. Déçu des politiciens maliens. Que des hybrides !

Demba Sy :
Je ne sais pas ce qu’il est venu chercher chez Soumi. Dans tous les cas, Soumi doit leur répondre avec son Sourire suivi d’un silence.

Gardien du Temple :
Le Mali est une curiosité planétaire ; alors rien ne va me surprendre !

Boubacar Karamoko Coulibaly :
Mais qu’y a-t-il d’anormal à ce que deux partis politiques avec leurs chefs en tête se rencontrent ? Avant Soumeylou et l’Asma, c’est Tieman et l’Udd qui avaient été reçus. Il faut mettre tout ça dans le cadre de la traditionnelle tournée des papotes, des partis politiques.

Diakaridia Koné :
Soumaïla, bon, je ne sais pas ce qui s’est passé entre vous, mais je n’ai aucune confiance en cet homme-là. Et toi, il ne faut pas que nous perdions la confiance en toi !!!!!

Seydou Oumar Traoré:
Depuis que j’ai vu cette image, je me suis dit que si tu meurs derrière un politicien, tu es mort pour rien. Dites-moi : ce n’est pas Soumaïla Cissé qui a refusé de rencontrer SBM ici devant nous tous ?
Ce n’est pas SBM qui a fait gazé et bastonné Soumaïla Cissé et ses manifestants devant nous ici? Ce n’est pas SBM qui a traité les Soumaïla Cissé et Mohamoud Dicko d’hybrides et de théâtralisations. Ce n’est pas Soumaila Cissé qui a soutenu, à travers son parti, la motion de censure contre SBM ? Voilà qu’ils se retrouvent et tout est fini pendant que leurs suiveurs s’entredéchirent. Kabako !

Sira-Missa Doumbia :
Ces visages doivent disparaître de l’échiquier politique ; car ils sont complètement discrédités. Ils ont assez mangé !

Aly Yousouf Keita :
SBM était en mission pour l’État malien tout comme SC et IBK. Chacun a joué son rôle à un moment. C’est normal que des frères se retrouvent après extinction de ce qui les opposait.

Idi Doum :
Ne tombe pas dans ce petit jeu des politiciens là… Ça n’a pas commencé avec eux, ça ne finira pas avec eux. As-tu jamais imaginé un Bedié aller voir Bagbo après tout ce qui s’est passé entre eux vers la fin des années 1990? Qu’est-ce Félix n’a pas dit de Kabila en RDC ? Des milliers d’exemples à travers le monde et le continent africain. Je trouve que c’est un non-évènement en politique. Seuls les moutons qui les suivent ne savent rien de tout cela. En politique, il n’y a pas meilleurs amis que les adversaires d’hier.

Ousmane Kola Daou :
Les Frères Jumeaux de l’ADEMA-PASJ : Soumaila Fima et Soumaila Diema !

Papus Papus :
Malgré tout et en dehors des intérêts personnels, ce qui est tout à fait normal dans la vie, tous les anciens de l’ADEMA-PASJ savent que vous avez tous les deux été des grands bosseurs pour l’intérêt du Mali pendant le mandat de AOK. Mais, hélas, à un moment de la vie les deux homonymes se sont séparés à cause des intérêts du pouvoir. Sinon, de 2000 jusqu’à 200, vous étiez inséparables et certains journalistes de la place n’hésitaient pas à vous appeler les deux jeunes rénovateurs du parti ADEMA-PASJ.
Mais, aujourd’hui, avec les mouvements politiques différents, est-ce possible de travailler encore dans l’intérêt de la nation malienne ??? En tout cas félicitations pour la rencontre.

Oumar Kone :
Les anciens amis se retrouvent. Donc, il faut considérer la politique entre opposants comme une contrariété des idées au lieu de se faire la guerre.

Mahfouz Maitre Diallo :
Les 2 complices d’hier (Adéma) à la table.

Breïma Diarra :
Voilà tout ce qu’on cherchait dans la politique malienne : la collaboration de ces grands politiciens pour faire avancer le Mali. Si ce n’est pas l’un, c’est l’autre à Koulouba en 2023, Inchallah !

Bouare Allemand :
La route est très longue, mais le travail finira par payer toujours. Vivement jusqu’à Koulouba !

Sambou Sissoko :
Quand Soumaïla rencontre Soumeylou, quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’alternance en 2023 ?
Les enfants de la grande famille Adéma ont compris qu’il faut laisser de côté leurs états d’âme et se donner la main en 2023, afin de préserver leurs acquis. À défaut, ils vont tout simplement disparaître de l’échiquier politique malien.
Ceux qui pensent que l’alternance politique se fera au Mali dans la division et la compromission sur la base de leurs intérêts particuliers se trompent. Si nous voulons voir une nouvelle race de politiciens émerger dans ce pays à partir de 2023, nous devons d’abord apprendre à mettre de côté nos égos et nos états d’âme. Les «démocrates» de Mars 91 n’avaient pas la même vision pour gérer le Mali après la chute du régime du GMT, mais ils étaient tous convaincus que pour faire partir Moussa Traoré il fallait une union sacrée. C’est pour cela que chacun a mis son intelligence et ses moyens au service du collectif. Voilà pourquoi les enfants de la famille Adéma sont toujours ensemble, malgré leurs intérêts privés et leurs divergences de vue.
La bataille en vue de bâtir les grands regroupements politiques pour conserver le pouvoir en 2023 est déjà lancée. Tous les coups sont permis, afin de pouvoir remporter le gros lot. Que le meilleur gagne !

Vane Traore :
L’analyse politique nous montre que le fauteuil présidentiel de 2023 était prévu pour Soumeylou Boubeye Maïga. Mais, vu la tendance et la tension politique, le Président veut passer le pouvoir à Soumaila CISSE si les choses étaient en bonne voie dans le futur.

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<title>Mahamat Saleh ANNADIF chef de la MINUSMA: « j’invite la population à dénoncer ceux qui sont populations la nuit et terroristes le jour »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mahamat-saleh-annadif-chef-de-la-minusma-%25e2%2580%2589jinvite-la-population-a-denoncer-ceux-qui-sont-populations-la-nuit-et-terroristes-le-jour%25e2%2580%2589-2836439.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2019 16:19:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview accordée à la radio des Nations unies au Mali (Mikado FM), le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh ANNADIF, Chef de la MINUSMA, explique le rôle de la mission et son appui aux Forces de défense et de sécurité maliennes. Dans un extrait posté sur la page Twitter de Mikado, ce mardi 27 août 2019, M. ANNADIF invite les détracteurs de la MINUSMA à collaborer avec les FAMAs et les forces onusiennes sur le terrain en dénonçant les complices des terroristes.</strong>

Même si nous sommes une force des Nations unies, nous respectons la souveraineté d’un pays qui s’appelle le Mali. Nous respectons les populations. On ne peut pas faire n’importe quoi. Nous sommes là en appui aux forces de défense et de sécurité du Mali, nous n’avons pas besoin d’un feu vert. Mais quand on appuie quelqu’un, ça veut dire qu’il est en première ligne et toi tu es en seconde ligne. Nous, on estime que si les forces maliennes n’étaient pas dépassées, nous n’allions pas venir intervenir.

C’est une question de coordination, d’harmonisation. Et notre partenariat avec les FAMAs aimerait qu’elles aillent avant nous, qu’elles nous devancent. Et c’est en ce moment que nous venons en renfort. C’est en cela que les gens comprennent que nous avons besoin des ordres. Non, plutôt, les Maliens sont là, nous collaborons avec eux. Mais, il faut que les gens sachent que nous ne faisons pas dans ce pays pour nous amuser. C’est un pays souverain qui a ses autorités, qui a ses administrations. Nous le faisons en coordination avec eux, on ne peut pas faire n’importe quoi au Mali si nous sommes une force de maintien de la paix.

Il y a un adage qui dit ‘’Mieux vaut prévenir que guérir’’. La MINUSMA, son mandat est là, quand nous disons que nous voulons être plus mobiles, et c’est ce que nous faisons, nous patrouillons. C’est pour d’abord prévenir qu’il n’y ait pas de conflit entre les populations. Deuxièmement, dissuader et faire peur aux terroristes. Parce que, la guerre contre le terrorisme n’est pas une guerre facile.

C’est une guerre asymétrique. Tu as des gens qui se cachent derrière les populations, tu as des gens qui sont souvent à moto ; quelques fois à pied. Ils sont habillés comme les populations. Même distinguer un terroriste d’un citoyen ordinaire est souvent difficile. Donc, moi, je crois, au lieu de critiquer la MINUSMA, j’appelle tout simplement ces populations de coopérer, de collaborer avec les forces de défense et de sécurité du Mali.

Dénoncer ce qui, le soir, sont des populations qui viennent passer la nuit au village et le jour, ils sont des terroristes, avec les ennemis du Mali. Je crois que c’est en coopérant comme ça qu’on peut réellement aider ces populations à sortir d’abord des querelles internes et intra-communautaires ; mais également dissuader les terroristes qui, comme un virus, sont en train, petit à petit, de s’enraciner au niveau du centre.

<strong>Transcription, Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire RN3: le PM envoie Seynab à Kayes et reçoit ‘’Sirako’’ ce matin</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/affaire-rn3-le-pm-envoie-seynab-a-kayes-et-recoit-sirako-ce-matin-2835435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 12:46:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Kati continue la journée d’action commencée le vendredi avec le blocage de la RN3. Des centaines de personnes bloquées à l’entrée de cette ville par des manifestants. À Kayes, face au silence jusqu’ici des autorités, les jeunes se concertent sur l’éventualité de reprendre le blocus. Tandis que dans d’autres localités confrontées aux mêmes problèmes, des journées d’action sont annoncées, comme à Gao pour le 31 aout.</strong>

Suite à une publication de notre confrère Le Figaro du Mali dénonçant l’indifférence des autorités, le gouvernement choisit enfin de sortir de son mutisme pour informer sur les actions qu’il envisage.
Selon un communiqué de la Primature, « Par la publication du journal le Figaro Mali, en date du 25/08/2019, intitulée « Blocus de la route nationale Kayes- Bamako : Le PM instruit l’indifférence jusqu’à nouvel ordre !, la Primature constate la volonté de cet organe de presse à informer l’opinion sur l’actualité nationale.

Toutefois, pour une information correcte et saine des populations, il conviendrait de veiller au respect des règles de déontologies du journalisme définies dans les textes qui régissent l’exercice de la profession.

Le titre de l’article « Blocus de la route nationale Kayes- Bamako : Le PM instruit l’indifférence jusqu’à nouvel ordre ! » est une affirmation mensongère qui a comme vocation de tromper l’opinion et d’inciter à des troubles à l’ordre public.
Contrairement à ce qui a été publié dans l’article, aucune « instruction serait venue du Premier ministre Boubou Cissé, afin que le gouvernement adopte une attitude d’indifférence».

Bien au contraire, les préoccupations, qui ont fait l’objet des revendications, à savoir l’amélioration de l’état des infrastructures de transports, figurent parmi les priorités du gouvernement qui met tout en œuvre pour trouver des solutions rapides et durables pour un meilleur confort et une meilleure qualité de la mobilité des populations.

Le Chef du gouvernement accorde un profond respect à ses concitoyens et en aucun cas « estimerait que les conditions pluvieuses et le manque de moyens de ces manifestants sont des facteurs qui les démoraliseront».

Face aux multiples défis auxquels notre pays fait face, le chef du gouvernement en « appelle au sens de la responsabilité et du patriotisme de tout un chacun afin d’apporter, de la manière la plus positive possible, des réponses idoines aux difficultés de nos compatriotes ».

Le Porte-parole du gouvernement monte au créneau lui aussi pour annoncer que « le Premier ministre a envoyé Mme la ministre des Infrastructures sur le terrain, ce matin, pour prendre langue avec les usagers des routes et s’enquérir de l’état des infrastructures routières, dont le pont reliant Koulikoro à Katibougou qui court un risque d’effondrement suite aux intempéries ».
Dès ce lundi matin, poursuit Yaya Sangaré, le Dr Boubou Cissé recevra « les leaders du mouvement «Sirako», en présence des ministres concernés par le sujet. Ensuite, il se rendra, par la route, dans la région de Kayes, à partir de ce mercredi pour faire Kita, Bafoulabé, Diema, Kayes et Yelimané. Un PM au contact des populations ».
Quant au ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Seynabou Diop, elle assure suivre « avec un grand intérêt les manifestations liées à l’état du réseau routier sur l’ensemble du territoire national ». Son département, écrit-elle, se réjouit « du déroulement sans incidents desdits mouvements sociaux et rassure les usagers que des efforts sont consentis pour apporter des réponses durables à leurs préoccupations légitimes ».]]> </content:encoded>
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<title>Imam Mahmoud Dicko ancien président du HCIM: ‘‘il faut qu’on sorte des petits arrangements et qu’on impose un vrai changement’’</title>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2019 16:08:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Fédération des Associations et Groupements de la Société Civile pour l’Alternance au Mali (F.A.S.C.A.M) a organisé, ce samedi 3 aout 2019, à la Maison des ainés son premier Congrès statutaire. Plus de 1 500 congressistes venus de toutes les régions du pays ont pris part ce congrès. La Fédération des Associations et Groupements de la Société Civile pour l’Alternance au Mali œuvre pour le devenir du Mali d’abord.</strong>

L’événement était placé sous le parrainage de l’imam Mahamoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique du Mali et avec comme marraine Mme CISSÉ Assoumao BARRY présidente de l’Association Yiwere Pulaku, et membre de Tabital Pulaako international.

Il faut rappeler que Mme Cissé Asmaou Barry s’est aussi distinguée surtout, à travers son assistante et sa disponibilité à être aux côtés des déplacés de la crise et surtout sa participation dans les initiatives tendant à instaurer un climat de confiance entre les différentes communautés du centre du pays. Pourquoi le choix de ces deux personnalités ? Pour le premier responsable de cette fédération : « quand il s’agit du Mali Mahmoud Dicko et Asmaou Barry répondent toujours présents. Leur choix se justifie juste pour leur amour pour ce pays ».

Dans son intervention, l’imam Mahmoud DICKO a affirmé que « le temps n’est plus aux contestations, mais qu’il faut imposer ce qu’on croit être bon et bien pour le pays » sur le conflit dans la région de Mopti l’imam DICKO indique que tout ça est fait pour nous distraire afin que le peuple ne puisse pas dicter ce qu’il veut. Avant de terminer, l’imam Mahmoud DICKO a appelé les organisateurs à œuvrer pour une vraie alternance.

Faisant le diagnostic et tirant les constats de la stagnation en matière de progrès, l’Imam Mahmoud Dicko du haut la tribune de la maison des ainés appelle les Maliens à se départir de leur passivité, des critiques, bavardages et contestation stériles pour se ressaisir et imposer le vrai changement. Voici l’appel qu’il a livré ce samedi à la tribune et lors de son interview à la presse :

<strong>APPEL A LA TRIBUNE</strong>

J’ai beaucoup de choses en tête, mais on ne peut pas tout dire ici. C’est bien toutes ces choses que nous faisons. Mais, je pense qu’il y a beaucoup de questions que le Malien doit se poser.

On vient de chanter l’hymne national qui nous invite à nous mettre sur les remparts pour défendre notre pays. C’est bien beau ! Mais, il y a des gens qui pensent que nous devons être à leur solde, les suivre sans broncher, sans réclamer quoi que ce soit de nos droits. C’est ça le drame.

Le peuple est le dépositaire de la légitimité. De nos jours, les hommes politiques ne cherchent que la légalité. C’est la légalité qui est leur affaire. Tout le monde s’accroche à ça, et le reste, ce n’est pas leur affaire. Mais le pays ne peut pas se construire s’il n’y a pas de légitimité. Et vous, vous êtes les dépositaires de cette légitimité.

Le pays, c’est comme un fleuve et l’État est la pirogue. Pour que la pirogue puisse avancer tranquillement, il faut que le fleuve ne soit pas agité. Mais s’il y a une tempête sur le fleuve, la pirogue chavirera inexorablement. Pour qui connait le l’État, tu dois prier pour qu’il y ait la stabilité. Car, le fleuve représente le peuple. C’est pourquoi on doit arrêter de se plaindre des dirigeants et se convaincre que tout est de notre responsabilité. Ce pas la faute des dirigeants, ils ne peuvent rien. Le pays, c’est vous ! Le pays sera ce que vous aurez voulu qu’il soit.

En islam, nous nous basons sur le Saint Coran, et dans le Coran, Dieu a dit quelque chose qui est une règle universelle. Ce qui arrive, Dieu ne le changera que lorsque vous avez la volonté et l’intention d’amener ce changement. Vous êtes les acteurs, les artisans.

Partout où il y a eu développement, c’est qu’il y a des hommes qui accepter le sacrifice. Pendant que chez nous, personne ne veut accepter les critiques. Là où on doit donner son âme, il ne sert à rien de se plaindre des critiques des gens. On doit être prêt à défense son pays jusqu’au sacrifice ultime.

Aujourd’hui, le pays est en train de tanguer et on se transforme en spectateur, on se confond dans les critiques, les détails. Tout le monde se plaint, mais personne ne veut dire la vérité.

Chez nous en Afrique, on ne connait pas le système, mais les hommes, les dirigeants. On connait le chef, c’est ça l’Afrique. S’il est bon, tout marche dans le pays. Si le chef de famille est exemplaire, les membres de sa famille ne seront. Il en est de même du chef de village au chef de l’État. Voilà ce qu’on connait. C’est pourquoi on doit veiller sur le pays, sur ce que fait le chef.

Je ne connais pas de votre projet. D’ailleurs, ce qui nous lie, c’est le fait que vous m’avez demandé de parrainer vote congrès. Sinon, j’ignore tout. Mais, vous avez parlé d’alternance. Je ne sais pas ce que cela veut dire pour vous. Pour moi, l’alternance veut dire enlever celui qui n’est pas bon et le remplacer par le bon. Si c’est le cas, la mobilisation doit être de mise pour que l’objectif soit atteint.

Évidemment, quand on dit ça, les gens pensent que c’est demain qu’il faut se lever pour faire ça. Et on va commencer à se demander : quelles sont les intentions de l’imam ? Qu’est-ce qu’il est en train de mijoter ? Qu’est-ce qu’il cherche ? Qu’est-ce qu’il veut ? Car pour eux, tu ne dois pas déranger l’ordre établi.

Mais, écoutez : ce qui se passe dans ce pays, ce pas la faute de quelqu’un, c’est le peuple qui est en faute. Il faut ne pas accepter d’être des spectateurs du destin de notre pays. Car, le Prophète a l’habitude de dire : tu as mis ta main dans un trou, quelque chose t’a mordu, sans chercher à comprendre, tu retournes pour mettre ta main dans le même trou. En ce moment, si on coupe ta main, tu es le seul responsable.

Il faut que les gens se réveillent, prennent conscience pour imposer leur point de vue. C’est-à-dire, ce n’est plus le temps de contester, non. Il est temps qu’on impose ce qu’on croit être bien, bon. Je crois que la contestation ne sert plus à rien dans notre pays. On a l’habitude de nous dire ici de marcher, si on veut, jusqu’à Gao. Ça les fout au pôle nord. Non ! Il faut maintenant imposer, ce qu’on croit être bon pour le pays, il faut l’imposer. Il faut qu’on sorte des petits arrangements et qu’on impose un vrai changement.

S’agissant des attaques, je pense qu’on est en train de nous distraire. On parle de peul, dogon, bozo, non ! On est en train de nous distraire. Le dogon n’est rien sans le peul. Quel dogon peut dire qu’il n’est pas peul et vice versa. Donc, ce n’est pas vrai cette histoire. Il faut que les gens soient vigilants et restent debout.

Il ne faut pas qu’on se laisse distraire, non ! Ils ne veulent pas qu’on dialogue entre nous. Et c’est ce que nous devons faire. Il faut qu’on dialogue pour trouver la voie à suivre ensemble. Que rien ne nous arrête si ce n’est la volonté d’Allah ! Et cela va arriver quoi qu’on fasse. Car, dans ce pays, les gens savent faire la différence entre le bien et le mal. On peut faire semblant de ne pas comprendre pendant un moment donné à cause de ses intérêts personnels. Mais arrive un moment où l’on décide de revenir à la raison. Il est grand temps maintenant qu’on met les intérêts personnels de côté et qu’on s’occupe du pays. Je prie Allah pour que la paix revienne dans notre pays.

Le conseil que je vous donne, c’est d’être de bonne foi, si vous voulez atteindre vas objectifs. Les gens ont fait de la création de ces genres d’organisation un gagne-pain. Ça ne construit pas un pays. On contraire, ça vous rend dépendant. C’est des comportements qu’il faut bannir si on doit s’engager et engager tout le monde, et appeler les gens à vous soutenir, à être avec vous, il faut être sérieux et performant.

<strong>Qu’Allah nous bénisse.     </strong>

<strong>APPEL LORS DE L’INTERVIEW</strong>

J’étais là en tant que parrain. Mais ce que j’ai toujours dit et que je le répète ici, il ne faut pas tergiverser. Ça fait vraiment longtemps qu’on tourne en rond. On dit les mêmes choses, on les répète ailleurs, sans véritable action. Cela ne fait pas avancer le pays.

Il est temps qu’on se dise la vérité et qu’on trouve une solution consensuelle. Quoi que ça doit coûter, cette solution, il le faut pour qu’on sorte de l’impasse. Ça fait longtemps qu’on tourne en rond, le pays n’avance pas. De l’indépendance à nos jours, nous sommes dans la même situation. Un pas en avant, deux pas en arrière. Il faut arrêter ça.

Il faut que le peuple se demande ce qui nous est arrivé, qu’est-ce qu’il y a entre nous ? Qu’est-ce qui nous empêcher d’avancer. Pendant que le monde évolue en toute vitesse, et nous, on traine. Il faut nécessaire qu’on pose le diagnostic ensemble.

Comment peut-on sortir de l’impasse ? Il faut être véridique. J’ai toujours dit et je vais répéter ici. Nos pays ne connaissent pas de système. Contrairement en occident, en Afrique, nous on ne connait pas le système, mais plus tôt le chef. Comme on le dit en Bambara, les pintades regardent la nuque de celle qui les guide. Si les dirigeants sont, corrects, droits, le pays va se développer. S’ils s’adonnent à la tâche, le peuple se mettra debout derrière eux. Mais, s’ils s’arrêtent, le pays va s’arrêter également. Si c’est des vauriens, le pays en pâtira. C’est aussi simple que ça.

Il est temps que nous les Maliens qu’on se regarde les yeux dans les yeux et qu’on se dit les choses par leur nom et qu’on avance. C’est aussi simple que ça.

Les imams disent que l’intention est plus importante que l’action. Cette rencontre nous invite à nous occuper de notre pays. Cela est déjà noble.

&nbsp;

<strong>Pr Abdoulaye OUATTARA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: soins médicaux, la loi des amateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sans-tabou-soins-medicaux-la-loi-des-amateurs-2831735.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 14:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Dans l’intervalle d’une semaine, des infirmiers, par méconnaissance ou par négligence ont endommagé le bras de trois nourrissons. Les parents de ces patients ont assisté impuissamment à l’amputation de leurs membres. Comme si cela ne suffisait pas, un autre jeune âgé de 17 ans admis vivant dans les urgences est sorti mort, par faute de soin, car n’étant pas accompagné.</p>
<p class="p1">De nos jours, l’Hôpital Gabriel Touré a perdu sa bonne réputation d’antan, à cause du laisser-aller qui s’est installé dans cette structure hospitalière, malgré sa grande sollicitation par les Bamako. Le désordre règne à un niveau très élevé dans cet hôpital au point qu’à certaines heures cruciales, l’on a l’impression que ce sont seulement les élèves infirmiers et étudiants seulement qui sont les agents, très peu de médecins et spécialistes se font voir sur les lieux. En tout cas les patients se plaignent beaucoup de cette catégorie au sein du CHGT qui y dicte leur loi.</p>
<p class="p1">Le cas de Sériba COULIBALY, père d’un nourrisson, qui a perdu son bras gauche, à cause du mauvais traitement des infirmiers, en est une parfaite illustration. En effet, ce nouveau-né de 16 jours a perdu son bras gauche, à cause d’une injection mal administrée par un infirmier. M. COULIBLY raconte les faits : « Nous avons été admis à l’Hôpital Gabriel TOURE depuis le 19 juillet dernier. Quand mon enfant est né au centre de référence de Kati, les médecins nous ont transféré ici en nous disant que l’enfant avait des problèmes respiratoires. À notre arrivée, nous avons été hospitalisés à la pédiatrie. C’est là que notre calvaire a commencé. Parce que les médecins, après avoir fait les prescriptions n’ont plus suivi le reste du traitement. Ils ont laissé le sort de notre enfant entre les mains des infirmiers et ces infirmières ‘’non qualifiés qui torturent nos enfants sous nos yeux’’, a-t-il dit. Selon lui, tous ces infirmiers sont des stagiaires, ‘’très mal formés et ayant vite pris goût au gain facile, ces jeunes sont des véritables dangers pour la santé des populations’’.<span class="Apple-converted-space">  </span>Il s’agit pour d’autres victimes des amateurs des soins médicaux et non des professionnels.</p>
<p class="p1">« Toutes les injections et perfusions qu’ils ont faites à mon enfant ont été mal administrées. Dans la plupart des cas, le bras du bébé enfle et le liquide se stoppe. Et je suis obligé de faire le tour de l’hôpital pour les chercher. Et quand ils viennent, au lieu de reconnaitre leur insuffisance, ils se sont mis à torturer le bébé », a-t-il déploré.</p>
<p class="p1">Selon le père de l’enfant, le bras de l’enfant, qui ne cessait de s’enfler, a noirci.</p>
<p class="p1">« Quand le chirurgien l’a vu, il m’a dit que le bras est nécrosé, autrement dit que le bras ne sert plus n’a rien, qu’il fallait le couper. Et le mercredi mon enfant été amputé de son bras, alors qu’il n’a que 16. Ce médecin même a reconnu que c’est un accident de travail des infirmiers », a dit M. COULIBLY en larmes.</p>
<p class="p1">Le cas de ce nouveau-né rallonge le nombre de victimes du manque de professionnalisme à l’Hôpital Gabriel Touré.</p>
<p class="p1">En plus de ces cas d’imputation, les populations ont appris avec indignation la mort d’un jeune élève de 17 ans, par manque de soin. Moussa COULIBALY, puisqu’il s’agit de lui, a été au fait, victime d’accident de la circulation vers la station Total à Médine aux environs de 19 heures, est décédé mardi dernier, dans les locaux de cet hôpital. Pour beaucoup de Maliens, il s’agit d’un mort de trop, puisqu’il a perdu la vie faute de soins dans grand centre hospitalier universitaire, à l’image de GT. Mais hélas, serment d’Hippocrate s’est transformé en serment d’Hypocrite, à cause des attitudes peu catholiques de certains agents soignants qui y font régner leur loi.</p>
<p class="p1">Ce peu de sérieux à Gabriel Touré ressort dans le rapport de mission de vérification de performance de la gouvernance et de la gestion administrative du CHU-GT sur la période 2016-2018. Ainsi, pendant la période sous-revue, sur un total de 19 154 enfants hospitalisés à la Pédiatrie, 4 633 sont décédés, soit un taux de mortalité de 24 %. De 2016 à 2017, les décès enregistrés à la pédiatrie sont passés de 64 % à 96 % du total des décès hospitaliers du CHU-Gabriel Touré.</p>
<p class="p2"><b>Par Christelle KONE</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara: ‘‘la crise malienne est aussi une crise de la pensée’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/moussa-mara-la-crise-malienne-est-aussi-une-crise-de-la-pensee-2831733.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 14:07:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1">‘’Malmené́ par les oppositions religieuses, laïques et par la société́ civile, tributaire de forces militaires étrangères, confronté à des mouvements sociaux, l’État malien, en plein délitement, éprouve de sérieuses difficultés à créer les conditions d’un projet de sortie de crises qui n’ont cessé́ de s’approfondir’’. Cette réflexion de André Bourgeot, résume bien la crise malienne, dans la résolution de laquelle, estime Moussa MARA, la pensée doit jouer un rôle déterminant. L’ancien Premier ministre fait un diagnostic approfondi de la situation malienne à l’aune de différents paramètres. Lisez plutôt sa contribution.</p>
<p class="p1">Dans les collectivités humaines, la production de la pensée a toujours constitué le ferment du progrès. L’être humain se distingue du règne animal par le potentiel de son cerveau et c’est ce puissant vecteur qui lui a permis de dominer son espace et de le mettre à sa disposition.</p>
<p class="p1">Les nations qui sont situées à l’avant-garde des autres sont celles qui ont le plus utilisé les potentialités de la réflexion et de la connaissance pour développer des biens et services leur permettant de répondre aux défis auxquels elles font face, améliorer leur confort, mais aussi leur donner des capacités de dominer les autres par la force ou par l’influence. Ce n’est pas un hasard si les plus grandes universités, les lauréats du Nobel les plus nombreux ou encore le plus grand nombre de publications de savoir proviennent des pays les plus puissants. Les sciences et les technologies ont permis aux puissances occidentales de dominer le monde depuis plusieurs siècles. Elles ouvrent des perspectives notamment pour la Chine en vue de leur emboîter le pas.</p>
<p class="p1">L’avant-garde procurée par la connaissance scientifique est une évidence. Mais pas seulement ! Les capacités à penser et réfléchir sur les problèmes de société figurent également dans la catégorie des connaissances qui font avancer une nation. Les philosophes, les sociologues, les anthropologues, les hommes de lettres, les artistes sont tous utiles à une collectivité humaine et contribuent à l’améliorer par leurs recherches, leurs productions et leurs contributions intellectuelles.</p>
<p class="p1">A l’inverse, quand ce foisonnement intellectuel est absent, quand les élites intellectuelles abandonnent le sentier de la quête de connaissance et de la réflexion, c’est l’ensemble de la communauté qui s’enlise. Cela illustre la situation triste dans laquelle le Mali se trouve en matière de réflexion, de pensée et de quête de connaissance. C’est peu de dire que notre pays accorde peu, voire pas du tout d’importance aux savoirs et connaissances avec une tendance inquiétante à la stagnation voire au recul. Ce qui lui porte un tort significatif, au moins autant que les coups des terroristes.</p>
<p class="p1">La faiblesse de la pensée malienne fait d’abord écho aux pannes d’idées des politiques et des leaders. Le Mali est l’un des rares pays où on ne voit que très peu d’articles, de contributions et encore moins de livres écrits par ses leaders politiques. Pendant les campagnes électorales, les idées, si elles existent, sont souvent très générales et vagues. Les Hommes qui ont eu la chance d’occuper des fonctions majeures ne partagent pas leurs expériences par des écrits. Les principaux responsables n’ont presque jamais produit et publié. Parallèlement, les partis politiques ne cultivent que peu les idées et projets. Ils ont peu de lignes et d’identifiants idéologiques ou programmatiques. Quand ceux qui doivent guider la collectivité n’ont pas d’idée ou de vision, le sort de cette dernière est forcément peu enviable.</p>
<p class="p1">La presse malienne est en léthargie. Les journalistes ne maîtrisent pas les sujets de manière approfondie pour leur permettre d’acculer et de mettre en difficultés les politiques lors des interviews. En économie par exemple, un domaine clé pour la vie politique, mais peu abordée, peu de journalistes sont spécialisés et compétents. Il en est de même pour la justice, les questions de corruption, l’éducation, la formation professionnelle, l’agriculture ou encore la défense. En conséquence, notre vie publique se traduit par la faiblesse des débats, peu de confrontations, peu d’échanges, en français ou dans nos langues nationales, pour éclairer les populations et leur permettre de renforcer leur citoyenneté. Cela est valable dans nos localités et au niveau national.</p>
<p class="p1">Le déficit du monde universitaire sur les questions de réflexion et de la production des connaissances est encore plus patent et alarmant pour le pays. Les universitaires forment avec les élites politiques, ceux qui doivent être le plus présents sur le sentier de la réflexion et de la pensée.</p>
<p class="p1">L’université constitue par définition le lieu de production de savoir le plus important pour une nation. On y rédige des rapports, des mémoires et des thèses, mais également des publications dans les revues nationales et étrangères. Dans les faits, il y a peu de production dans nos universités et rarement nos universitaires sont réputés à l’extérieur du pays. Ils n’y sont que peu conviés pour participer à des colloques et des conférences et on ne leur confie qu’exceptionnellement des responsabilités scientifiques régionales ou continentales. Contrairement à d’autres nationalités comme le sénégalais Felwine SARR, mis en mission par le Président français. Comble de désaveu pour nos universitaires, c’est à un autre sénégalais, Alioune SALL, que le Président IBK a confié le mandat de l’aider dans la conduite de sa mission de champion africain pour les questions d’arts, de culture et de patrimoine. Notre pays n’a pas la côte sur les questions intellectuelles. Nous le devons aussi à l’inertie de nos universitaires qui sont ainsi interpellés.</p>
<p class="p1">Au niveau de la société civile et du secteur privé, peu d’acteurs sont présents dans le secteur de la pensée et de la réflexion. Les think tanks sont rares au Mali. Ceux qui en ont la capacité ne veulent s’en donner ni le temps ni les moyens.</p>
<p class="p1">En matière militaire et sur les questions de défense, nous déplorons là également un déficit criant de pensées. La recherche n’y est pas courante alors que notre contexte est favorable aux analyses militaires. Nous faisons face à une guerre asymétrique, avec des tactiques et approches des groupes armés qu’il convient d’étudier afin de concevoir des moyens pour les contrer. Cela permettra d’identifier les outils et équipements qui seraient plus efficaces pour supporter les stratégies adoptées ainsi que les aptitudes à inculquer aux soldats pour les appliquer. Dans la guerre, il faut savoir analyser minutieusement son adversaire pour trouver comment lui faire face. Surtout si celui-ci est d’un nouveau genre, sortant des standards enseignés dans les académies ! On ne perçoit pas cela au sein de l’armée ni au sein de l’État malien. Le centre d’études stratégiques logé aux affaires étrangères doit s’y essayer. Les responsables de nos États-majors, de nos écoles militaires, les officiers généraux dotés de capacités de réflexion devraient se saisir de ces questions et multiplier les thèses sur ce qui se passe dans le pays pour aider les décideurs.</p>
<p class="p1">Le constat de la faible production intellectuelle malienne est valable dans tous les segments de notre société. Les religieux n’y échappent pas. Parmi ces leaders spirituels, on n’identifie pas suffisamment de responsables ayant produit des écrits. Ils accomplissent de nombreuses prestations orales, d’exégèses des textes sacrés, mais guère de productions structurées, explicatives et formalisées qui éclairent sur la religion. Ce constat est valable pour les musulmans comme pour les chrétiens. Si les Maliens connaissent peu la religion au-delà des rites, c’est aussi parce que nos responsables religieux ne capitalisent pas leur connaissance et n’élaborent pas d’ouvrages formels destinés aux populations. L’impression que les leaders religieux n’y ont pas intérêt et ne veulent pas partager leurs savoirs afin de maintenir les populations dans l’ignorance qui permet de les manipuler, est ainsi devenue prégnante. Ce qui est dommageable pour la collectivité. L’élite doit guider, orienter, et faire en sorte que la population soit de plus en plus autonome. C’est ce qui fait de lui une élite, engagée à approfondir ses savoirs et à pousser les limites de la connaissance et de la maîtrise de son domaine. Seules la recherche, la réflexion, la rédaction d’ouvrages permettent de capitaliser les connaissances, améliorent le savoir et les compétences des savants et tirent une collectivité vers le meilleur.</p>
<p class="p1">Au Mali, on semble prendre un chemin différent. On ne réfléchit que peu, on ne propose que peu, on ne cherche que peu et on se contente de peu ! Avec un résultat en régression, car les autres avancent. Il est urgent de changer, si nous ne voulons pas continuer à être les objets des autres !</p>
<p class="p3"><b>Moussa MARA</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Magouille et corruption systématique: la grogne des partenaires, la réponse du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-et-corruption-systematique-la-grogne-des-partenaires-la-reponse-du-gouvernement-2831725.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 12:40:40 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>La sortie peu diplomatique de l’ambassadeur allemand sur la corruption systémique qui impacte le développement de notre pays a apporté du vent au moulin des détracteurs du régime. Bien que par des voix appropriées le diplomate a été recadré et contraint de s’excuser, ses collègues occidentaux n’en pensent pas moins. En effet, « Nous avons sorti ce chiffre (ndlr : l’affaire des 700 milliards,) pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako à notre confrère français Le Monde. Sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017, l’Etat n’a pu récupérer que 48 milliards. Pour le magistrat, Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), la corruption, « C’est la TVA malienne… Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption. » Le mal est-il si ancré que tout traitement paraît sans espoir ? Le gouvernement martèle son engagement et sa détermination sur ce chantier et à ne faire aucune entrave à l’action de la justice. Nous vous proposons l’article très documenté de notre confrère Le Monde paru ce jeudi 1er août 2019 intitulé : Au Mali, « le système est infesté par la corruption et les citoyens y sont habitués »</b></p>
<p class="p1">Plus de 1,13 milliard d’euros aurait été dépensé irrégulièrement par les autorités maliennes entre 2005 et 2017. Chez les partenaires et les organes chargés de lutter contre ces malversations, la colère monte.</p>
<p class="p1">Mille francs CFA (1,50 euro) voire plus, glissés dans la poche des policiers par les chauffeurs pour échapper à un contrôle. Au Mali, la corruption est courante et le pot-de-vin est si systémique que certains chauffeurs, de taxis comme de camions, l’ont intégré à leurs frais, gonflant d’autant la facture pour le consommateur. « C’est la TVA malienne, ironise Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). C’est terrible parce qu’au bout de la chaîne, ce sont les citoyens qui paient. »</p>
<p class="p1">Santé, éducation, emploi, sécurité, justice… Le président de l’Oclei est l’un des rares Maliens à dénoncer publiquement ce qui relève du secret de Polichinelle : « Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption, et que les citoyens s’y sont habitués. »</p>
<p class="p1">Au niveau macroéconomique, l’État malien ne donne pas le bon exemple. Un rapport, élaboré en novembre 2018 par le Canada, au nom des bailleurs internationaux du pays, l’a souligné. Selon ce document, que Le Monde s’est procuré, les autorités locales auraient dépensé de manière irrégulière 741,5 milliards de francs CFA, soit 1,13 milliard d’euros, entre 2005 et 2017, et 35,5 % de ce montant relèverait de la fraude. Le reste est attribué à la mauvaise gestion des ressources publiques.</p>
<p class="p1">Fatigue des bailleurs de fonds</p>
<p class="p1">Ces montants ne sont pas nouveaux. Le rapport canadien compile en réalité les irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG) puisque, depuis 2003, cette institution est chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.</p>
<p class="p1">« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.</p>
<p class="p1">Selon nos informations, les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux. « On cofinance le développement, mais aussi la corruption », s’agace une chancellerie européenne. « Le problème est tellement grand qu’on ne peut pas l’éviter. Sinon, que faudrait-il faire ? Se retirer ? », s’interroge une autre.</p>
<p class="p1">En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.</p>
<p class="p1">La justice dans le viseur</p>
<p class="p1">Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien L’Indépendant. « Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice », a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.</p>
<p class="p1">La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.</p>
<p class="p1">Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.</p>
<p class="p1">En juin, le ministère de la Justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.</p>
<p class="p1">« Un combat de longue haleine »</p>
<p class="p1">« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, pourquoi ne pas se poser la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption ? », s’interroge M. Guindo. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. « Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée », avance-t-il prudemment.</p>
<p class="p1">Contacté, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, se veut rassurant : « Nous prenons acte des différents rapports et nous nous engageons à mener toute action qui permettra d’établir les faits. Il y a des constats, mais ils ne peuvent pas être considérés comme des faits établis. La justice fera son travail, en toute indépendance. (…) Les mesures prises ne produiront leurs effets que progressivement. La lutte contre la corruption dans notre pays est un combat de longue haleine. »</p>
<p class="p1">Le dernier rapport du BVG pour 2018 a déçu nombre d’observateurs. Le montant des fraudes dénoncées n’a jamais été aussi bas : 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) quand les précédents rapports – entre 2006 et 2017 – dénonçaient chaque année des fraudes oscillant entre 4,6 milliards de francs CFA (7 millions d’euros) en 2016 et plus de 80 milliards de francs CFA (122 millions d’euros) en 2006. Un différentiel dans lequel certains lisent une volonté de masquer le réel…</p>
<p class="p1">« L’élection présidentielle a eu lieu en 2018 et une partie de l’aide financière de certaines communes a été liée aux faveurs électorales que les politiques locaux voulaient bien leur accorder », glisse une source internationale, avant de dénoncer une utilisation des moyens de l’Etat à des fins électoralistes. Des allégations graves qu’il est impossible de confirmer, bien qu’elles soient partagées par d’autres acteurs. « Il faut que les gens soient prudents dans la manipulation des rapports du BVG », a réagi M. Sangaré, tout à s’abstenant de tout autre commentaire.</p>
<p class="p1">« L’État vu comme un agresseur »</p>
<p class="p1">Quoi qu’il en soit, les citoyens semblent avoir perdu confiance en l’État. Le dernier baromètre mondial de la corruption de Transparency International souligne qu’en 2019, au Mali, 71 % des personnes interrogées ont estimé que leur gouvernement faisait un mauvais travail en matière de lutte contre la corruption.</p>
<p class="p1">Quelques mois après son accession au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pourtant fait de la lutte contre la délinquance financière l’une de ses priorités. « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat », avait-il alors déclaré, avant de faire de 2014 l’année de la lutte contre la corruption.</p>
<p class="p1">Mais au-delà des mots, les actes se font attendre. « Il y a beaucoup d’initiatives et de bonnes volontés, mais le résultat n’est pas à la hauteur », estime M. Guindo, avant d’insister sur l’impact, énorme, de la délinquance financière sur la stabilité du Mali : « L’une des conséquences de la corruption est que les citoyens ne voient plus l’Etat comme un protecteur, mais comme un agresseur. Ça les éloigne de l’État et fait grandir chez eux un sentiment d’injustice. L’insécurité a été favorisée par la corruption. Tant que nous ne l’admettrons pas, nous ne lutterons pas contre ses causes profondes. »</p>
<p class="p1">D’autant que les systèmes de défense et de sécurité maliens sont au cœur des soupçons. « Les recrues maliennes souhaitant rejoindre les forces de sécurité doivent souvent payer leurs supérieurs si elles veulent accéder à la formation obligatoire, nécessaire pour valider leur intégration », dénonce un diplomate européen au Sahel. Une future recrue, rencontrée par Le Monde, assure ainsi avoir dû payer cette année 500 000 francs CFA (762 euros) pour rejoindre la formation de la police et obtenir son concours.</p>
<p class="p1">Pis, une des chancelleries occidentales à Bamako a évoqué des obstacles bureaucratiques mis en place pour lui extorquer de l’argent ; des personnels chargés du contrôle aérien demandant des pots-de-vin en échange de… l’obtention d’autorisations d’atterrissage pour certains de ses avions utilisés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le porte-parole du gouvernement, qui doute de telles pratiques, n’a pas souhaité réagir davantage.</p>
<p class="p1">Des allégations graves et une fois de plus invérifiables, mais qui soulignent l’ampleur des doutes des acteurs internationaux comme des citoyens quant au bon usage des fonds publics. Selon le baromètre mondial de la corruption 2019, six Maliens sur dix pensent que la corruption a progressé au cours des douze derniers mois. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2015.</p>
<p class="p1">Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)</p>
<p class="p1">Source : lemonde.fr</p>

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<title>Moussa Mara: ‘‘en 2020, je quitterai la présidence de Yélema’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-en-2020-je-quitterai-la-presidence-de-yelema-2831663.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2019 19:33:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Véritables chaises musicales au sein du parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. À peine Yéléma annonce en grande pompe l’arrivée dans ses rangs du député déserteur du parti présidentiel, le bouillant Bafotigui Diallo que toute sa section de Diré bascule, le 15 juillet à la Codem. Mais avant, le 6 juin dernier, ce sont plusieurs cadres de la direction nationale, dont des membres fondateurs qui avaient claqué la porte. Signes de déclin ou mutations logiques au sein des jeunes formations politiques ?

Le président du parti Yéléma, Moussa Mara auquel les partants reprochent la violation des principes fondateurs du parti, tels que la méritocratie, le leadership jeune, la responsabilisation de la base entre autres, qui regrette et déplore ces départs et souhaite bonne chance à ses camarades. Pour l’ancien Premier ministre qui ne souhaite entretenir aucune polémique sur ces départs, « la vie politique ne doit pas être un terrain d’inimitié, nous indiquons tous vouloir le bonheur des Maliens, ceux d’entre nous qui méritent cela, que Dieu favorise leur accession au pouvoir. Si ce sont nos camarades partants, nous en serons heureux, le plus important est le bonheur des Maliens ».

Pour Moussa Mara, ces départs bien que regrettables n’ébranlent pas les fondements, l’idéal et l’ambition du Parti Yéléma qui, dit-il, est très loin du parti que beaucoup ont présenté, il y a plusieurs années comme à la solde d’une seule personne en l’occurrence lui-même.

« C’est un parti constitué à partir du néant, par des centaines de cadres de conviction. Des milliers d’autres sont venus les rejoindre et chaque semaine nous recevons des adhésions de personnes convaincues par nos idéaux et notre trajectoire. Nous n’avons aucune promesse matérielle à faire à qui que ce soit et ne donnons absolument rien à personne, car cela n’est pas conforme à nos principes ».

Fier de ces principes, Moussa Mara rappelle que Yelema est l’une des rares formations politiques au Mali qui limite le mandat de ses responsables y compris son président. C’est conformément au respect des textes fondateurs du parti que l’année prochaine, en 2020, le président fondateur de Yéléma passera le témoin.

« Au terme de neuf ans de présidence, je quitterais ce poste pour continuer à militer au sein du parti. Quelqu’un s’autre prendra cette responsabilité et on continuera à avancer, car personne n’est indispensable. Ce parti-là ne peut être au garde-à-vous devant qui que ce soit », martèle l’ancien Premier ministre.

Dans quel état, Moussa Mara, transmettra le parti à son successeur ? En termes de poids politique, le parti YELEMA aujourd’hui, c’est 80 membres du comité exécutif central, et 80 membres du comité exécutif central dans chacun des 49 cercles du pays, dans chacune des six communes de Bamako et dans chacune de près de 400 autres communes à l’intérieur du pays sans oublier chacun d’environ 70 pays où vivent des Maliens en dehors de notre pays.

En termes d’élus, Yéléma c’est près de 400 élus et 15 maires, sans compter les dizaines de maires et d’autres élus dont récemment un député qui l’ont rejoint.

Sur l’échiquier politique, c’est sans conteste un parti qui compte et pèse, « un parti en croissance, en développement et en marche vers la consécration », selon Moussa Mara.]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Violence urbaine: la rançon d’un État failli</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/violence-urbaine-la-rancon-dun-etat-failli-2831494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 14:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Un État failli qui s’enfonce chaque jour davantage dans une décrépitude indescriptible. C’est cela désormais le ‘’Mali nouveau’’, le programme ‘’Notre grand Mali avance’’ miroité, désiré et même fantasmé par les Maliens. Le réquisitoire est-il trop sévère ? Pas certainement à la lumière de l’affligeant spectacle présenté, le lundi dernier, n’enviant en rien certains chefs-d’œuvre hollywoodiens, méritant de ce fait la palme d’or.</b></p>
<p class="p1">Expédition punitive, descente musclée, tous les qualificatifs sont permis pour désigner la chasse à l’homme engagée par des étudiants de l’Université de Kabala contre les apprentis chauffeurs, à Kalaban-Coro, ce 29 juillet. Une riposte, à la hussarde, de forces paramilitaires qui font régner l’ordre et la discipline à Bamako ; surtout quand un des leurs est contrarié. Ils n’hésitent pas à étendre la terreur au-delà du domaine universitaire comme on l’a vu à Kalaban-Coro.<span class="Apple-converted-space">  </span>C’est cauchemardesque tout simplement.</p>
<p class="p1">L’origine des échauffourées entre les deux camps ?<span class="Apple-converted-space">  </span>Qui a raison, qui a tort ? Là n’est pas le propos, face à la psychose causée après les affrontements et les désagréments causés à la population sevrée de taxis, parce que la rive droite (en particulier Kalaban-Coro) a été déclarée ‘’zone de guerre’’. Aucun taximan ne prenait le risque de s’y aventurer, pénalisant les usagers qui n’ont rien fait pour mériter une telle punition.</p>
<p class="p1">Mais, nous ne sommes pas dans le Far-West ; nous sommes bel et bien dans la capitale malienne. La capitale du pays dont le Président promettait, en 2013, lors de sa prestation de serment : « (…) en tant que Président de la République, je m’attellerai sans relâche à restaurer l’Autorité de l’État. Nul ne sera au-dessus de la loi. Elle s’appliquera de manière égale à tous. Je mettrai fin à l’impunité, aux passe-droits qui sont à l’origine du dévoiement des institutions judiciaires et étatiques ». C’est la capitale du pays dont le Président assurait : ‘’la confiance, la grande, la très grande confiance placée en moi ne sera jamais galvaudée’’.</p>
<p class="p1">Où est l’autorité de l’État quand des citoyens lèvent une troupe pour aller sévir impunément contre d’autres citoyens ? Où est la sécurité quand des citoyens font usage d’armes à feu, dans une rixe, sans que cela n’interpelle outre mesure le pouvoir qui a longtemps fait l’option d’un gentleman agreement avec les étudiants ? Dans quel pays sommes-nous ou plus exactement, sommes-nous encore dans un pays ?</p>
<p class="p1">La situation alarmante se présente ainsi : au Nord, c’est la dictature des mouvements armés ; au Centre, c’est la dictature des jihadistes ; dans la capitale, c’est la dictature de l’impunité, du laxisme, du laisser-aller (…) dont l’incident de Kalaban-Coro de ce lundi n’est que l’une des multiples fâcheuses expressions.</p>
<p class="p1">Entre nous, il y a une urgence pour le pouvoir de reprendre la main, d’assainir l’espace universitaire, de rappeler que tout citoyen est un justiciable et de le faire valoir. Bien sûr, sauf que quand on fabrique un monstre, à un moment ou à autre, il est forcément hors de contrôle de son créateur. Alors, il devient un danger pour tout le monde. Les bémols dans les discours et autres circonlocutions cachent mal le traitement discriminatoire de l’Etat, cet Etat, réserve aux citoyens, en violation flagrante de l’article 2 de la Constitution du 25 Février 1992 : ‘’tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée’’.</p>
<p class="p3"><b>PAR BERTIN DAKOUO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
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<title>IBK décrète 2014 année de lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/ibk-decrete-2014-annee-de-lutte-contre-la-corruption-2831491.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 14:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1">Extrait adresse à la nation du président IBK à l’occasion du nouvel 2014</p>
<p class="p1">« Je suis venu trouver un Mali à genou. Un Mali dont l’autorité de l’Etat a été considérablement affaiblie, minée par des années de mauvaise gouvernance. Un Mali dont les caisses étaient vides, nous laissant peu de marges de manœuvre budgétaires pour entreprendre tout de suite les formidables progrès auxquels notre peuple aspire.</p>
<p class="p1">L’Etat de nos forces de défense et de sécurité n’était pas non plus à hauteur de souhait, vous le savez. Les responsabilités en seront situées Incha’Allah ! Pour que notre pays ne connaisse plus jamais pareille humiliation !</p>
<p class="p1">Mon action s’inscrit dans la durée, car le Mali revient de loin. Les chantiers sont longs et fastidieux, et il faut un certain temps pour changer le quotidien.</p>
<p class="p1">Je comprends donc votre impatience légitime. Elle est légitime. Notre peuple a trop longtemps attendu son rendez-vous avec le progrès.</p>
<p class="p1">C’est pourquoi, en 2014, j’entamerai la seconde phase de mon mandat, qui sera une phase plus axée sur le redressement et le développement économique, pour le bonheur des maliens. C’est le cap que j’ai fixé, c’est le cap que nous tiendrons Inch’Allah.</p>
<p class="p1">… si nous voulons une démocratie sincère et durable, alors il nous faudra d’abord être sincères et intègres nous-mêmes vis-à-vis des ressources et des opportunités de l’Etat.</p>
<p class="p1">C’est pourquoi, au risque d’en faire une rengaine, j’insiste sur la gestion rigoureuse de nos deniers, ceux que l’Etat génère auprès du contribuable malien bien sûr, mais aussi l’aide que la communauté internationale met à notre disposition grâce aux sacrifices de ses propres contribuables.</p>
<p class="p1">La gestion rigoureuse de nos ressources passe par le contrôle de la corruption sur deux fronts : la lutte contre l’impunité et les réformes systémiques.</p>
<p class="p1">Pour ce qui est des mesures systémiques, j’ai demandé au Premier ministre de tout entreprendre pour que notre administration puisse bénéficier de l’accompagnement approprié.</p>
<p class="p1">Oui, je dis et redis que l’argent des Maliens est sacré et qu’il faut désormais l’utiliser à bon escient.</p>
<p class="p1">C’est pourquoi, je décrète l’année 2014, année de la lutte contre la corruption. Un combat dans lequel je demande à chaque malienne, chaque malien, de s’engager avec moi.</p>
<p class="p1">Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Incha’Allah.</p>
<p class="p1">Je suis conscient que les familles souffrent, que les salaires sont dérisoires, et que tout ceci ne contribue pas à prévenir la corruption.</p>
<p class="p1">Tout ce qui sera en notre pouvoir de faire pour augmenter les revenus le sera, c’est mon rôle et ce sera ma fierté.</p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandales permanents au sommet de l’Etat: pourquoi le silence de la majorité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scandales-permanents-au-sommet-de-letat-pourquoi-le-silence-de-la-majorite-2831487.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 14:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Dénoncé hier comme une basse et ignominieuse attaque contre la personne du Président IBK et depuis occulté des débats sur les rapports entre Koulouba et sa Majorité et ceux sur la gouvernance, le Discours prononcé le Samedi, 15 novembre 2014, au CICB, par le Président Boulkassoum HAIDARA, lors de la première rentrée politique de la Convention des Partis politiques de la Majorité Présidentielle, non seulement garde toute sa pertinence (comme ligne directrice), mais aussi toute son actualité.</b></p>
<p class="p1"><b>En ce début de mandat, reconnaissant « que les attentes sont fortes et que certains actes posés en début de mandat (ont pu) irriter l’opinion surtout les citoyens vivant dans la précarité », comme l’acquisition d’un aéronef au détriment des précautions de procédure, la Majorité présidentielle avait mis à l’index la mauvaise articulation de la « hiérarchie des priorités » qui a créé le doute chez beaucoup de ceux qui ont mis leur signature sur le mandat du Président IBK « comme l’homme providentiel, comme la solution».</b></p>
<p class="p1"><b>Ce samedi 15 novembre 2014, pour la Majorité présidentielle, le Président IBK devait, et cela est encore aujourd’hui valable, «tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient… en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation». Parce qu’ils ont trahi la confiance placée en eux par le Président de la République.</b></p>
<p class="p1"><b>Nous vous proposons de le revisiter pour comprendre ce qui aurait pu changer si les propositions de la Majorité avaient été depuis suivies. Voici le discours du 15 novembre 2014 en intégralité :</b></p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Profitant de cette tribune solennelle inaugurant la première rentrée politique de la Convention des partis politiques de la Majorité présidentielle (CMP), il nous échoit l’insigne honneur de rappeler que la CMP, portée sur les fonts baptismaux le 7 Septembre 2014, regroupe 65 partis politiques représentés ou non à l’Assemblée Nationale conformément au périmètre défini par le Chef de l’État.</p>
<p class="p1">Ces partis signataires qui se reconnaissent dans les valeurs et vision de changement qu’a incarné le candidat Ibrahim Boubacar KEITA, aujourd’hui Président de la République sur plébiscite de plus<span class="Apple-converted-space">  </span>de 77%, ont mis en place l’instance de décision de la CMP qu’est la<span class="Apple-converted-space">  </span>Conférence de la Convention et ses organes d’exécution et de<span class="Apple-converted-space">  </span>contrôle que sont le Secrétariat exécutif et le Commissariat aux comptes, lesquels qui viennent de vous être présentés.</p>
<p class="p1">Les 65 partis politiques dont on vient de vous présenter l’instance et les organes sont ceux qui s’engagent à appliquer et à défendre le programme politique du Président Ibrahim Boubacar KEITA en mobilisant toutes leurs compétences, leurs expertises et leur savoir-faire pour l’accomplissement des nobles idéaux défendus par le Président de la République en faveur d’un Mali Un et Indivisible, Solidaire, Prospère et Émergent.</p>
<p class="p1">À propos de la défense de l’intégrité territoriale de notre pays, nous saisissons cette occasion, pour saluer la mobilisation des forces vives de la Nation à travers les initiateurs de la grande marche du 25 Septembre 2014 dans le District de Bamako notamment la société civile, les organisations religieuses et syndicales auxquelles se sont associées toutes les formations politiques sans exclusive. Nous saluons également les organisateurs des mêmes manifestations dans plusieurs autres villes du Mali.</p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Faut-il rappeler que la corruption, la gabegie, le népotisme, le patrimonialisme, l’enrichissement illicite, l’impunité et l’insécurité étaient profondément enracinés dans notre Société avant et pendant l’ère démocratique?</p>
<p class="p1">L’ampleur de ces fléaux n’est-elle pas à l’origine de la création du Bureau du Vérificateur Général d’inspiration canadienne malgré l’existence de très nombreuses structures d’inspection et de contrôle déjà opérationnelles?</p>
<p class="p1">Combien de rapports du Vérificateur général sur la malversation et l’enrichissement illicite nous ont fait frémir avant aujourd’hui et pour lesquels l’impunité a été prescrite pour ne pas dit-on porter atteinte à la «dignité» des Chefs de famille?</p>
<p class="p1">Qui ne se rappelle pas de l’effondrement du système éducatif depuis plus de deux décennies avec ses corollaires de grèves, de violences (calcination des véhicules et agression des invités et Députés en avril 1993 dans l’enceinte même de l’hémicycle), d’achat de sujets d’examen, de diplômes en espèces comme en nature ?</p>
<p class="p1">Quant à l’épineux problème du Nord qui constitue un cauchemar malien depuis l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale, toutes les formes de lutte sont demeurées vaines et elles se sont même aggravées avec son enrobage de jihadistes et de narcotrafiquants dont le nid a été littéralement réduit grâce à l’intervention de la Communauté internationale notamment Serval, MINUSMA ainsi que les FAMA.</p>
<p class="p1">Nous saisissons cette occasion pour nous incliner pieusement devant la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur. Toutefois, la poche résiduelle du terrorisme qui persiste et évolue dangereusement doit être complètement neutralisée avec des moyens matériels et humains conséquents.</p>
<p class="p1">Le déploiement de ces dispositifs de dissuasion en rapport avec l’opération Barkhane n’entame en rien la poursuite des négociations avec nos frères du Nord en arme.</p>
<p class="p1">Mais, à cet effet nous invitons nos négociateurs nationaux, en rapport avec les médiateurs internationaux, à demeurer vigilants pour ne pas tomber, au nom d’une régionalisation mal maîtrisée, quand bien même renforcée, dans les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisé.</p>
<p class="p1">Aussi, a-t-on déjà oublié la terreur d’instabilité, d’insécurité, de pillage de deniers publics, de tuerie et de bicéphalisme militaro-politique pour le leadership qui a failli coûter la vie à un Chef d’État ?</p>
<p class="p1">En effet cet épisode n’était pas des plus serein.</p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Ces rappels ne peuvent nullement constituer d’excuse pour la gouvernance actuelle.</p>
<p class="p1">Certes les attentes sont nombreuses, certes le passif est lourd, certes la hiérarchisation des priorités a été mal établie, certes les moyens disponibles sont insuffisants. Mais, aujourd’hui, le mythe IBK comme homme providentiel, comme solution, est injustement mis en doute, et pour cause !</p>
<p class="p1">La corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse, se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan salvateur prônant l’année 2014 : « Année de lutte contre la corruption».</p>
<p class="p1">En fait, bien que non encore sous-tendues par de preuves judiciaires, les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires, diversement commentées dans l’opinion, sarcastiquement dénoncées par la presse écrite et orale et sévèrement critiquées par l’opposition, sont le fait de collaborateurs en qui le Président Ibrahim Boubacar KEITA avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi.</p>
<p class="p1">Le bâtisseur de la Nation qu’est IBK et qui a fait ses preuves en tant qu’homme d’État doit tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter un peuple impatient (nous n’en voulons pour preuve que la naissance du groupe «An filila » c.-à-d. « On s’est trompé ») en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict. Avec son sens élevé de la chose publique, nous sommes persuadés qu’il ne ménagera aucun effort pour juguler ce phénomène discréditant.</p>
<p class="p1">Nous saisissons également cette opportunité–sans être donneurs de leçon–pour suggérer au Président d’examiner les critères de choix de ses collaborateurs en intégrant ceux de la compétence, de la discrétion, de la probité, de l’intégrité, de la loyauté et ayant le souci de : « servir l’Etat au lieu de s’en servir ».</p>
<p class="p1">Nous soulignons le critère discrétion avec force car il n’existe aujourd’hui au Mali, aucun secret d’État, aucun secret défense qui n’est vendable aux commanditaires de certaines presses haineuses, enragées et comme dressées contre la gouvernance actuelle qui leur facilite également la tâche en leur donnant fréquemment de la graine à moudre.</p>
<p class="p1">Notons qu’au Mali, l’administration centrale qui a le monopole du pouvoir de décision économique du pays, est encore détenue par ceux qui auraient dû faire profil bas, raser le mur pour ne pas dire s’exiler dès l’avènement au pouvoir d’un homme de la stature d’IBK et qui de surcroît, est mis en mission par son peuple avec plus de 77% de signataires de son mandat. Ce sont ces détracteurs dont la gestion documentée est encore disponible qui s’érigent en moralisateurs de la gestion publique et défenseurs de l’intérêt de notre peuple. Ce scénario, rappelle curieusement un slogan révolutionnaire des années 1960 que nous citons: «à la phase aiguë de la lutte révolutionnaire, il faut éviter les déclarations sans effet, les prises de position spectaculaires, sinon, ceux faisant l’objet de vos attaques, une fois leur panique estompée, se recherchent; s’unissent et agissent promptement» (sic).</p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Les partis politiques de la Majorité présidentielle se sont résolument engagés à défendre le programme politique du Président et de l’action gouvernementale et même d’être comptables de la gestion de sa gouvernance. Mais ils souhaiteraient vivement être :</p>
<p class="p1">– Associés à la prise des décisions qu’ils sont chargés de défendre, de diffuser et de faire consommer auprès de leurs militants, sympathisants et des populations;</p>
<p class="p1">– Investis de l’autorité<span class="Apple-converted-space">  </span>et de la considération requises pour compter sur l’échiquier politique national,</p>
<p class="p1">– Associés au déploiement et à la promotion des cadres de leurs partis;</p>
<p class="p1">– Suffisamment édifiés sur les pourparlers d’Alger notamment sur l’engagement relatif à la mise en place d’une architecture institutionnelle et de développement permettant aux populations du Nord comme à tout le Mali, de gérer leurs propres affaires sur la base de la libre administration (bénéficiant d’un très large transfert de compétences et jouissant des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers nécessaires) et assurant une plus grande représentativité de ces populations au sein des institutions nationales.</p>
<p class="p1">– A cet effet, nous invitons l’Exécutif à organiser, en rapport avec les partis politiques de la Majorité présidentielle et les Communicateurs traditionnels, une campagne de sensibilisation et d’information des populations sans occulter l’épineux problème du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et de la réinsertion judicieuse des éléments des mouvements armés au sein des forces de défense et de sécurité. Mais attention! L’expérience de la réinsertion des mouvements armés, opérée à maintes reprises, s’est soldée par des dissidences récurrentes qui sont à l’origine de la déstabilisation organisationnelle et stratégique des forces armées et de sécurité du Mali;</p>
<p class="p1">– Dotés des moyens logistiques, matériels et financiers pour la mise en œuvre d’un Plan d’Action pour la période 2014-2015.</p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Permettez-nous de vous livrer quelques points saillants du Plan d’Action 2014-2015</p>
<p class="p1">Rappelons que l’Objectif global de ce plan annuel pourrait être défini comme étant une Mission d’accompagnement du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA dans la réalisation de son programme politique.</p>
<p class="p1">Il s’agit spécifiquement pour les partis politiques de la Majorité présidentielle de mobiliser les compétences de tous leurs cadres et dans tous les domaines pour soutenir la réalisation du programme présidentiel notamment par le renforcement et l’amélioration de l’action gouvernementale à travers les axes stratégiques définis ainsi qu’il suit :</p>
<p class="p1"><b>Axe stratégique I: </b>Renforcement de la démocratie, de la décentralisation, de la bonne gouvernance, des institutions et de la réhabilitation de l’École. Dans cette rubrique, l’accent sera mis sur:</p>
<p class="p1">– l’Assainissement de la gestion publique. La CMP soutient que désormais le contrôle systématique des services et des produits, soit le rempart souverain de rigueur pour soulager le contribuable et booster le développement socio-économique car comme le souligne ironiquement l’écrivain français Émile Zola : « il n’est pas tolérable que les Citoyens se battent avec humilité pour la patrie et que les acteurs publics se battent pour les coffres forts et de manière ostentatoire »</p>
<p class="p1">– la reforme et l’amélioration du système éducatif. L’état de délabrement de notre système éducatif depuis plusieurs décennies, est sans commentaire. De sa réhabilitation dépend la sécurisation de notre existence.</p>
<p class="p1">– le renforcement des Institutions. Cette nécessité a été longuement débattue ce matin par d’éminents conférenciers pour conforter le Président américain, qui, lors de sa visite en Afrique, soutenait que l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. Nous le compléterons en précisant que seuls les hommes forts sont capables de promouvoir des institutions fortes.</p>
<p class="p1"><b>Axe Stratégique Il :</b> Renforcement de la solidarité et de la culture démocratique. Dans cette rubrique, il conviendrait pour la CMP d’inscrire dans son combat :</p>
<p class="p1">– la promotion de l’accès équitable aux avantages de la croissance économique pour combattre la misère, l’ignorance et l’exclusion. La disparité au sein de la Société doit être réduite.</p>
<p class="p1">– l’intégration des citoyens à la vie économique en initiant le processus de création des richesses au profit des populations à travers le développement des PME, des recettes minières, des ressources forestières et fauniques) et la sécurisation de la gestion de la microfinance en évitant le triste sort qu’ont connu Faso jiginèw, Kondo Jigima et autres Jèmèni</p>
<p class="p1"><b>Axe Stratégique III : </b>Renforcement de la paix, de la sécurité,</p>
<p class="p1">Ce volet se propose d’inciter l’Etat à créer les conditions requises pour permettre aux Maliens de vivre ensemble et en paix.</p>
<p class="p1">Le projet de régionalisation consacrant la libre administration des collectivités sur toute l’étendue du territoire doit répondre à un souci de cohérence et d’efficience dans la gestion des programmes de développement dans le respect des droits et devoirs qui fondent la République.</p>
<p class="p1">L’acceptation de ce concept par tous, ne peut souffrir d’aucune velléité d’indépendance, d’autonomie ou de fédéralisme. La paix n’ayant pas de prix, l’adage qui soutient l’assertion: « Qui veut la paix, prépare la guerre », doit être une tâche dévolue aux seules autorités de la République comme l’on le constate déjà avec la réhabilitation, l’unification et la professionnalisation de la vaillante armée nationale. Pour l’atteinte de cet objectif, la solidarité de la Communauté internationale est fortement attendue.</p>
<p class="p1"><b>Axe stratégique IV :</b> Développement économique, social et culturel:</p>
<p class="p1">Dans cette rubrique, la CMP se propose de prendre toutes les initiatives nécessaires pour :</p>
<p class="p1">– améliorer les services sociaux de base (autosuffisance alimentaire, accessibilité aux services de santé, à l’eau potable, etc.),</p>
<p class="p1">– améliorer la croissance et la redistribution des revenus</p>
<p class="p1">– insérer les jeunes et les femmes dans le tissu économique:</p>
<p class="p1">– créer des emplois</p>
<p class="p1">Axe stratégique V: Réconciliation, justice, questions humanitaires, droits humains et Communication. Les résultats auxquels l’on peut s’attendre dans la mise en œuvre de cette stratégie pourraient être :</p>
<p class="p1">– l’amélioration de la justice et du droit humain en faveur des populations,</p>
<p class="p1">– la promotion de la réconciliation entre tous les Maliens dans le respect de la diversité et du don de soi dans la tolérance.</p>
<p class="p1">– La prise en charge des questions humanitaires en faveur des personnes défavorisées, déplacées vivant dans les zones arides et semi-arides;</p>
<p class="p1">– La promotion d’un système de communication professionnalisé, éducateur, informateur et formateur et non répressif et déstabilisateur.</p>
<p class="p1">Ce projet de plan en cours d’élaboration, déterminera le contenu en activités de chaque axe stratégique avec un chronogramme précis et une évaluation budgétaire que nous soumettrons à l’Autorité compétente pour exécution si elle en<span class="Apple-converted-space">  </span>manifeste le besoin;</p>
<p class="p1"><b>Mesdames et Messieurs,</b></p>
<p class="p1">Les premiers pas de tout pouvoir naissant sont balbutiants même dans les pays dits développés. Ce phénomène n’est pas également nouveau au Mali et le premier pouvoir de l’ère démocratique a même été qualifié de régime pompier à cause de la forte complicité tissée entre les mouvements scolaires et les partis politiques de l’opposition.</p>
<p class="p1">Nous reconnaissons que les attentes sont fortes et que certains actes posés en début de mandat ne pouvaient qu’irriter l’opinion surtout les citoyens vivant dans la précarité et comme le dit un adage de chez nous « il est très facile de faire pleurer un enfant affamé». L’acquisition d’un aéronef au détriment des précautions de procédure a fait que l’arbre a caché la forêt sinon un moyen souverain de mouvement pour le Président de la République, relève du bon sens commun.</p>
<p class="p1">Aussi les pourparlers d’Alger vont aboutir peut-être à la signature d’un Accord qui requiert un sacrifice de part et d’autre. Ce compromis n’est nullement une compromission, mais une volonté de parvenir à une paix durable même au prix d’un processus d’insertion qui constitue pour nos populations, un sujet qui fâche.</p>
<p class="p1">Pour ce faire, il est indispensable d’envisager des gardes fous et d’organiser des missions de sensibilisation sur toute l’étendue de territoire.</p>
<p class="p1">Enfin, nous réitérons la nécessité de mettre en place une Commission Nationale de crise contre ce mal qui répand la terreur, ce mal qu’est la fièvre hémorragique EBOLA, doit être inscrit dans les préoccupations majeures de nos populations.</p>
<p class="p1">En terminant, nous notons que tout cet exercice procède du renforcement de la démocratie républicaine.</p>
<p class="p1">La Convention salue et exhorte tous les patriotes (acteurs politiques, société civile et anonyme) à construire ensemble un Mali prospère et uni.</p>
<p class="p1">Nous profitons de cette assise, pour remercier les amis et partenaires techniques et financiers pour la solidarité et leur accompagnement de qualité.</p>
<p class="p3"><b>VIVE LA CMP,</b></p>
<p class="p3"><b>VIVE LA DEMOCRATIE POUR QUE VIVE LE MALI UNI</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la corruption: IBK peut et doit faire mentir ses détracteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-ibk-peut-et-doit-faire-mentir-ses-detracteurs-2831483.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 14:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1">En prêtant serment le 4 septembre 2013, l’actuel président de la République s’est fait une dédicace de « sauvegarder notre peuple, en ses personnes et ses biens », et de faire de la réconciliation nationale sa priorité la plus pressante « pour forger des solutions robustes en vue d’une paix durable afin que nous sortions définitivement de la répétition cyclique des crises dans le nord du pays ».</p>
<p class="p1">Fortement attaché à « la Justice et l’Équité sans lesquelles, il n’est pas d’avenir viable pour une Nation », le président IBK avait juré de faire appliquer la justice de manière égale pour tous et de mettre fin « à l’impunité, aux passe-droits qui sont à l’origine du dévoiement des institutions judiciaires et étatiques ».</p>
<p class="p1">Conscient que « la restauration de l’autorité de l’État se conjuguera avec une lutte sans répit contre la corruption qui inhibe notre capacité à sortir du sous-développement économique et social », le président IBK a promis de veiller à la bonne gestion des deniers publics en mettant « en place les mécanismes appropriés pour assurer la transparence et l’efficacité de la dépense publique. Nul ne pourra s’enrichir de manière illicite sur le dos du Peuple malien », avait-il martelé.</p>
<p class="p1">Sachant dès l’abord que seul, il ne peut y parvenir, il avait appelé tous les Maliens au sursaut national pour bâtir « un État fort, impartial, qui sera totalement dédié au service du Bien-Etre moral et matériel de la Nation malienne ».</p>
<p class="p1">Cinq ans après, le Mali est à la croisée des chemins. C’est peu dire que la situation actuelle de notre pays interpelle. La république et l’État sont quasiment, chaque jour, défiés, voire bafoués, en leurs souveraineté et autorité par des groupes armés, au nord et au centre et par des oukases qui écornent la fierté nationale. Assisté par la solidarité internationale, le Mali est asphyxié par des scandales et l’impunité. Le terrorisme et l’économie criminelle sont en plein essor, depuis 2012, impactent gravement l’effort national. Peu de nations, dans la situation du Mali auraient pu tenir et faire de résilience comme la nôtre.</p>
<p class="p1">Foin de fatalisme. Nulle procuration pour défendre IBK, mais la Maison-Mali si. Sommes-nous en train de faire l’avocat du Diable ? Le quotidien des sans voix laisse désormais cet office aux nouveaux thuriféraires de son régime pour lesquels il n’y a, dans la République d’IBK, point de place pour le patriotisme et la vérité… que toute opinion contraire est désormais une trahison et un crime de lèse-monarque.</p>
<p class="p1">Mais osons quand même cette vérité-là. En dépit des difficultés réelles, des erreurs de casting et de coaching, le Mali est toujours là. Surement pas dans un état enviable pour l’ambition commune, mais l’avenir radieux est à forger ensemble, à bout d’efforts communs certes, mais surtout d’écoute, d’ouverture, de tolérance et de convergence autour des défis et des enjeux partagés.</p>
<p class="p1">Et celle-là aussi. Ramener tout (insécurité, corruption, tensions sociales…) à la seule personne d’IBK ne serait ni juste ni objectif. Parce que seul, il n’est pas le Mali et seul, il ne peut faire le Mali. Le dialogue politique inclusif ou dialogue national inclusif devrait à cet égard fortement interpeler la responsabilité morale de chacun et de tous dans la situation dramatique que vit le pays. Où étions-nous quand celui en qui nous avons investi notre confiance et nos espoirs avait besoin de voir chacun dresser derrière, quand dès l’entame, la communauté internationale l’obligeait à « négocier sur notre sol avec des gens qui ont pris des armes contre l’État » ? Quelle a été l’attitude de la plupart d’entre nous lorsque le même IBK prônait à propos de ce dialogue-négociation forcé avec les séparatistes qu’il n’y aurait ni autonomie ni indépendance et qu’aucun centimètre carré du territoire ne sera cédé ?</p>
<p class="p1">Beaucoup d’eaux ont coulé sous les ponts. Nul ne veut et n’accepte aujourd’hui que notre Mali soit un pays sous tutelle, comme le président IBK qui ne s’est jamais conçu comme « un président fantoche » ne puisse se réjouir que la présence des forces internationales qui avaient vocation à aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté se solde par « une situation où la présence de ces troupes a empêché le Mali de rétablir l’autorité de l’État à Kidal » notamment. Mais quelles ont été ses marges de manœuvre, depuis 2013 ?</p>
<p class="p1">L’obligation de résultat qu’il s’était imposée, face au non-accompagnement, des uns et des autres ne devient-elle pas dès lors une obligation de moyen ?</p>
<p class="p1">L’accord pour la paix et la réconciliation est scellé. On fera tous avec, car à ce jour aucun leader politique d’envergure ne le remet publiquement en cause.</p>
<p class="p1">Sur le rétablissement de la souveraineté et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, tout comme sur les questions de gouvernance, capitaine du Bateau-Mali et commandant en chef d’une Nation en guerre, la responsabilité du président IBK ne peut être occultée ni mégotée, comme le dirait lui-même. Mais au-delà des dénonciations vertueuses pour certains, mais des plus hypocrites pour d’autres, qui aujourd’hui encore ont mis publiquement en cause le patriotisme et la loyauté, la probité et l’intégrité du locataire du président IBK ; c’est aussi et surtout pourquoi, sachant le respect des uns et des autres, l’estime profonde que le peuple du Mali porte à sa personne, le président IBK se doit faire mentir ses détracteurs.</p>
<p class="p1">Point ne s’agit de réformes. De réformes en matière de gouvernance, il y en a eu. Dont la déclaration de biens qui n’a pas eu tout le soutien qu’elle méritait. Tous les dossiers ont été transmis à la justice et personne n’a contredit le président IBK quand il a dit qu’il n’a jamais donné d’instruction à la justice. Sinon, comment son fils allait perdre un procès face à un journaliste !</p>
<p class="p1">Le sésame pourrait donc provenir d’un changement de management, pas de politique, mais d’hommes et de femmes loyaux pour lesquels la chose publique est sacrée donc, intouchable. C’est à ce prix-là que le président IBK pourrait non seulement remobiliser son camp et obtenir l’adhésion populaire pour rabattre le caquet à ses détracteurs.</p>
<p class="p1">Le président IBK peut et doit réussir ce cap pour le Mali auquel il a l’habitude de dire qu’il pense à chaque seconde de sa vie.</p>
<p class="p4"><b>Par Bertin DAKOUO</b></p>

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<title>Scandales permanents au sommet de l’Etat: IBK doit rectifier le TIR</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scandales-permanents-au-sommet-de-letat-ibk-doit-rectifier-le-tir-2831478.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 14:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>Plongé dans une situation sécuritaire sans précédent, notre pays ne fait pas moins face à un péril autant sinon plus dangereux : la corruption et l’impunité. Pourtant, ce sont les promesses faites sur ces registres que le régime fonde sa légitimité. En promettant un Mali un et indivisible, sans aucune concession, et en prônant l’exemplarité dans la gouvernance, le Président IBK, dont le patriotisme et l’intégrité ne souffrent encore d’aucun doute, a pris le dessus sur ses adversaires, et en 2013 et en 2018.</b></p>
<p class="p1">Mais sa volonté de renouveau pour un Mali, en proie à la plus profonde crise de son existence, se butera à des résistances et à des pratiques fortement ancrées dans les mœurs. Au nombre de ces goulots d’étranglement : la corruption et la magouille bénéficiant d’une insolente impunité qui gangrènent le système dont il a hérité.<span class="Apple-converted-space">  </span>Depuis son investiture, en septembre 2013, les scandales et les crises se succèdent et se ressemblent, toujours plus grands, toujours plus retentissants.</p>
<p class="p3"><strong>Le retournement de situation</strong></p>
<p class="p1">Comme dans un retournement de situation, ceux qui ont dénoncé hier le Président ATT et l’ont mis sur le banc (même tenté de lui rendre gorge pour haute trahison et forfaiture) pour n’avoir pas assumé ses responsabilités, en ne traitant pas « les problèmes aux véritables niveaux où ils se posent », pour avoir « passé de la gestion d’une mutinerie à une négociation sous l’égide d’un pays ami et frère » et signé « dans la plus grande opacité » l’Accord d’Alger, un « document (qui) édifie, dès l’abord sur les abandons et la démission » (…) se retrouveront dans un contexte plus contraignant les obligeant à signer un autre accord, aujourd’hui, encore au centre de toutes les controverses quant à son fondement et à sa mise en œuvre.</p>
<p class="p1">Concernant la gouvernance, si hier, dans l’Opposition, IBK et son Parti, le RPM, se délectaient des déboires du pouvoir d’ATT, et se donnaient le malin plaisir d’égrener les affaires de corruption et jouer les persifleurs à propos d’une dépense curieuse de 11 millions de thé faite par un ministre de la République à un quincailler, aujourd’hui ils ne peuvent se réjouir sous leur règne de voir une entreprise publique, (l’Office des produits alimentaires du Mali, OPAM) attribuer de gré à gré les travaux de rénovation de sa direction à une agence de voyage pour 16 millions de nos francs.</p>
<p class="p1">Pire, l’ampleur de la mauvaise gouvernance et de la corruption est à tel point aujourd’hui que les partenaires techniques et financiers, s’ils réitèrent poliment leur soutien au Mali, s’inquiètent désormais publiquement, si certains ne ferment seulement pas le robinet tel le FMI en 2014. Rien qu’en se référant aux rapports officiels du Vérificateur, on se rend compte du galvaudage de la volonté d’IBK d’enrayer la corruption. A qui la faute ?</p>
<p class="p3"><strong>L’abus de confiance</strong></p>
<p class="p1">Outre l’impunité, le choix des choix. A cet égard, le propos du Président Modibo KEITA n’a jamais été aussi vrai tant il colle à la réalité du Mali d’IBK : « quand les propriétaires deviennent les spectateurs, c’est le festival des brigands ». Sur la question, la religion de la Majorité présidentielle est faite. Écartant toute hypothèse que les auteurs soient dans ses rangs, la Majorité présidentielle, de manière constante, estime que les coupables se sont les autres, les aigrefins de la 25ème heure qui ont abusé de la confiance du Président IBK : «la corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse, se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan salvateur prônant l’année 2014 : « Année de lutte contre la corruption». En fait (…), les tonitruantes surfacturations (et lugubres affaires de malversation)…, sont le fait de collaborateurs en qui le Président Ibrahim Boubacar KEITA avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi », de « ceux qui auraient dû faire profil bas, raser le mur pour ne pas dire s’exiler dès l’avènement au pouvoir d’un homme de la stature d’IBK », pire des «détracteurs dont la gestion documentée est encore disponible, qui s’érigent en moralisateurs de la gestion publique et défenseurs de l’intérêt de notre peuple ».</p>
<p class="p1">Cette thèse développée et soutenue lors de la toute première rentrée politique de la Majorité présidentielle alors appelée ‘’Convention des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle’’ (CMP), tenue le samedi 15 novembre 2014 au CICB, suscitera le tollé à Koulouba et provoquera une onde cataclysmique perturbant les relations entre le Président IBK et sa Majorité qui a requis à charge contre sa gouvernance.</p>
<p class="p1">En effet, le Président de la Majorité d’alors, le Dr Boulkassoum HAIDARA de tirer la sonnette d’alarme après avoir averti en rappelant un slogan révolutionnaire des années 1960 : «à la phase aigüe de la lutte révolutionnaire, il faut éviter les déclarations sans effet, les prises de position spectaculaires, sinon, ceux faisant l’objet de vos attaques, une fois leur panique estompée, se recherchent; s’unissent et agissent promptement».</p>
<p class="p3"><strong>La relégation des amis d’IBK</strong></p>
<p class="p1">Si la conviction de beaucoup de responsables et militants de la Majorité n’a pas varié, sur les raisons et les acteurs de la gabegie, peu désormais préfèrent étaler leur sentiment sur la place publique. Rasant désormais les murs, objets de la vindicte de leurs détracteurs d’hier aux commandes de l’Etat, les amis d’IBK n’ont plus voix au chapitre dans la gestion. Relégués à des postes subalternes (jamais un cadre du Parti d’IBK ou issu de la Majorité n’a occupé le ministère des Finances depuis 2013), les « acteurs » de la victoire d’IBK deviennent malgré eux, comme le Président Modibo KEITA l’a dit, «des spectateurs » nargués et lynchés par des « brigands ». Des brigands qui désormais tirent les marrons du feu !</p>
<p class="p1">Depuis le courroux de Koulouba suite à cette sortie de la CMP dont on a fait porter le chapeau à Boulkassoum, qui désormais ose encore fustiger l’improbité et l’impunité ambiante et appeler le Président IBK à redresser la barre «en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation en attendant que la justice prononce son verdict » ?</p>
<p class="p1">L’autocritique de la Majorité, à l’époque qualifiée (y compris par Info-Matin) de réquisitoire sans appel, qui ne trinque pas avec les quolibets de l’Opposition et les sarcasmes de la presse haineuse, reste pourtant aujourd’hui encore d’actualité.</p>
<p class="p1">La Majorité présidentielle a-t-elle eu tort d’indexer et de mettre en cause l’intégrité de ceux en lesquels le Président IBK avait placé sa confiance ? L’histoire retiendra que le discours n’a pas été écouté et compris dans un objectif partagé. Dans son rôle de force de soutien, d’anticipation et de proposition, le propos de la CMP, lors de cette rentrée du samedi 15 novembre 2014, se voulait un plaidoyer offensif sans être agressif, moralisateur sans être donneur de leçons et mobilisateur sans être populiste. Mais hélas, on a fait croire que l’ennemi c’est en réalité cette Majorité qui dénonce plus que l’Opposition. Le scandale, ce sont ces faux amis qui poignardent dans le dos…</p>
<p class="p1"><span class="s2">Résultat : </span>gel des relations qui deviennent glaciales, la Majorité se terre par dignité, et dans l’arrogance la plus insolente de l’histoire du Mali, les brigands font leur festival !</p>
<p class="p3"><strong>Le devoir de conscience</strong></p>
<p class="p1">5 ans plus tard, devant l’ampleur du désastre ( les révélations quasi-quotidiennes de scandales), et la tiède mobilisation autour du régime, faute de pouvoir faire autre chose, s’impose désormais à chacun un devoir de conscience et une obligation de vérité pour le Mali que le Président IBK aime célébrer tant dans le propos.</p>
<p class="p1">Le mal dans notre pays ne date pas de l’ère IBK. Avant l’arrivée d’IBK au pouvoir, le ver était déjà dans le fruit : depuis l’opération-Taxi, « la corruption, la gabegie, le népotisme, le patrimonialisme, l’enrichissement illicite, l’impunité et l’insécurité étaient (déjà) profondément enracinés dans (notre pays) ». A la décharge du locataire de Koulouba, quand il prenait les rênes du pays, les attentes étaient nombreuses, le passif était lourd, la hiérarchisation des priorités avait été établie, les moyens disponibles très insuffisants.</p>
<p class="p1">Ces constats objectifs ne peuvent élaguer le fait que certains actes posés en début de mandat (ont) irrité l’opinion surtout les citoyens vivant dans la précarité, comme «régionalisation mal maitrisée quand bien même renforcée », « les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisés », les «lugubres affaires de malversation», «les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires», etc. Pire, suivant le constat même de la Majorité présidentielle, en 2014, « la corruption, la gabegie et le népotisme qui s’opéraient hier avec ruse, se sont étalés au grand jour ».</p>
<p class="p1">Au lieu de tirer les leçons de ce début tumultueux de mandat qui a fait douter plus d’un fidèle en rendant gorge comme le dit Zou, à tout le moins, en écartant systématiquement tous ceux qui sont trempés de loin ou de près dans ces lugubres affaires de malversation, on a choisi et on continue de privilégier l’option de crier haro sur le baudet, s’acharner sur les « dje nyogon djugu », les « nyengo », les « hassidi ».</p>
<p class="p3"><strong>Le réexamen des critères de choix</strong></p>
<p class="p1">Or, face à l’accumulation des défis non résolus (sécurité et souveraineté de l’Etat à rétablir à Kidal et au Centre, décrispation du climat politique, restauration de la confiance avec les partenaires sociaux et partenaires techniques et financiers), il est plus qu’impératif et urgent d’inverser la courbe du pessimisme et du défaitisme. Comme l’avait préconisé la Majorité, d’inverser la tendance désespérante, de «juguler ce phénomène discréditant», en commençant par le réexamen des critères de choix des collaborateurs du Président et des serviteurs de l’Etat.</p>
<p class="p1">Il ne s’agit point d’un appel au retour de l’Etat-Parti. Sans remettre en cause les critères de la compétence, de la probité, de l’intégrité, de la loyauté, le salut du régime passera forcément par le respect du fait majoritaire dont l’actuel chef de l’Etat avait toujours dénoncé la violation quand il était dans l’Opposition. Aussi, ses amis et alliés s’interrogent-ils aujourd’hui sur les raisons profondes de sa défiance et de son mépris envers sa propre majorité. Mais aussi à quoi lui a-t-il servi de privilégier de mettre en selle d’illustres inconnus au détriment de ses propres partisans ? La compétence ? L’Intégrité ?</p>
<p class="p1">Mais alors, pourquoi le pays est toujours dans le gouffre et s’enfonce-t-il chaque jour dans les ténèbres de l’improbité et de l’insouciance, de la corruption et de magouille ?</p>
<p class="p1">Sans tendre la sébile, les amis et alliés du Président qu’ils soient dans la Majorité politique ou ailleurs ont-ils de ce constat souhaité plus de respect et de considération, et depuis 2014 pour la majorité politique être désormais «associés à la prise des décisions qu’ils sont chargés de défendre, de diffuser et de faire consommer auprès de leurs militants, sympathisants et des populations».</p>
<p class="p1">Engagée à défendre le programme politique du Président et de l’action gouvernementale et même d’être comptable de sa gestion, la Majorité politique, de 2013 à nos jours, n’a demandé, en plus d’être associée à la prise de décision, qu’un peu d’égard, de respect et de considération pour compter sur l’échiquier politique national en l’associant au déploiement et à la promotion des cadres de leurs partis. A défaut<span class="Apple-converted-space">  </span>de lui octroyer des moyens logistiques, matériels et financiers pour son aide à la mise en œuvre et à la défense du programme présidentiel, l’informer des décisions prises et dans un timing approprié. Mais depuis 2013, en vain !</p>
<p class="p1"><span class="s2">Constats : </span>le Parti présidentiel est superbement méprisé et écarté de tous les circuits de décision, ses rares cadres bénéficiant de strapontins dans le Gouvernement ou dans la haute administration jouent la figuration, (à l’instar de Me Baber GANO, secrétaire général du RPM nommé à la tête d’un mini-ministère) ;<span class="Apple-converted-space">  </span>la majorité politique ignorée et bafouillée dans sa légitimité (sur la soixantaine de partis qui la composent, un seul de ses dirigeants est dans le Gouvernement) au moment où l’on assiste à la promotion de parfaits inconnus à la loyauté douteuse, à la compétence nulle, à la moralité et à la probité scandaleuse. <span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p1">A l’exception notable qui confirme la règle de quelques-uns (comme Poulo), combien de ministres aujourd’hui ont-ils une base ? Combien de ceux qui sont conviés à la table ont-ils gagné dans leur fief pour IBK, lors de la dernière présidentielle ? Et combien partiront sans faire la vaisselle ?</p>
<p class="p1">On ne peut dès lors s’étonner que sous le Président IBK, il n’existe aucun secret d’État, aucun secret défense qui ne soit susceptible d’être posté à tout moment sur Facebook. Quand on choisit son ennemi à la place son ami, il faut logiquement s’attendre à des déboires. Parce qu’ils n’en ont cure. Hier ils n’y étaient pas ; aujourd’hui ils y sont toute honte bue, demain ils s’en iront… sans faire la vaisselle !</p>
<p class="p1">Dès lors, il convient d’être juste avec cette Majorité honnie et bannie à Koulouba qui n’est associée à rien, ne gère rien que des pancartes, n’est mise au courant de rien, et donc qui, valablement ne peut que raser les murs, se terrer et se taire. Majorité molle, inactive et non réactive ? Mais, que peut-elle faire ? Comment défendre, au risque d’être ridicule, un Président sur un dossier dont on ignore tout ?</p>
<p class="p1">Pourquoi ceux en lesquels IBK a investi sa confiance ne montent-ils pas au créneau pour le défendre ? Pourquoi vont-ils se mouiller pour quelqu’un qui n’a pas le même maillot qu’eux ? Après, selon l’aveu de ce haut placé, « nous on n’est pas du RPM, c’est au RPM de défendre son régime ».</p>
<p class="p1">Chemin de croix pour un régime devenu la vache laitière de tous les brigands politiques et financiers. Comme le dit l’adage si l’enfant réussit, il appartient à toute la communauté, s’il échoue, il devient le problème de ses parents.</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ali Nouhoun DIALLO : Ancien Président de l’Assemblée nationale : « J’ai peur que Kidal devienne un territoire français »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ali-nouhoun-diallo-ancien-president-de-lassemblee-nationale-%25e2%2580%2589jai-peur-que-kidal-devienne-un-territoire-francais%25e2%2580%2589-2831353.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2019 22:51:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><strong><span class="FullArticleTexte">Le chant des partisans français disait : ‘’un camarade tombe, un autre sort de l’ombre. C’est-à-dire que nous, quand nous nous battons, on prépare toujours ce que vous appelez les déserteurs.</span></strong></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Nous disons dans la révolution, dans tous les changements, une fois le train en marche, vous avez à chaque gare des gens qui descendent, parce qu’ils sont fatigués. Ce n’est même pas parce qu’ils ont trahi, c’est parce qu’ils sont fatigués. Ils s’asseyent au bord de la route.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">À cette même gare, il y en a aussi qui montent qui sont plus déterminés que ceux-là qui sont descendus. Et puis, il y en a aussi qui ne descendent jamais du train jusqu’à la gare finale. Donc, jusqu’à l’aboutissement des objectifs que nous visons. C’est ce que nous devons nous dire.

Mais, pourquoi parle-t-on de l’Accord d’Alger au lieu de l’Accord de Bamako ? En mon âme et conscience, ce n’est pas pour rien qu’on fait cette périphrase, Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger pour qu’on explique à tout le monde que le sort du Mali dépend désormais d’Alger. Même notre capitale, on ne veut pas prononcer son nom.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Pourtant, ce que je sais, les accords portent les noms des villes où ils ont été signés. Je ne comprends pas pourquoi on ne parle pas de l’Accord de Bamako. Je l’appelle Accord de Bamako, issu du processus de Ouagadougou et concocté à Alger.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Je dis concocté à Alger, parce que c’est là-bas qu’on a ficelé tout ce qui va contribuer à faire de nous une dépendance de l’Algérie ou de faire en sorte que Kidal soit la nouvelle Mayotte, quelque chose qui est dans l’Océan indien, mais qui est un territoire français.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">J’ai peur que Kidal devienne un territoire français. Mais les Algériens n’accepteront pas ça. Donc, les contradictions entre les deux puissances, si nous savons les exploiter, nous pouvons faire en sorte que l’Accord de Bamako, issu du processus de Ouagadougou, n’oublions jamais Ouagadougou, sans Ouagadougou, il n’y aurait pas eu les élections de 2013 ; donc le processus a démarré à Ouagadougou, l’Accord a été concocté à Alger, mais nous avons exigé qu’il soit signé chez nous.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Donc, il n’y a pas de raison pour qu’il ne porte pas le nom de l’Accord de Bamako. Pourquoi en parlons-nous ? Pour vous expliquer les visées de tous ceux-là qui veulent dépecer le Mali, le distribuer entre les grandes puissances.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Si nous ne parlons pas de l’Accord, nous n’aurons pas l’occasion de vous expliquer ce qu’on est en train de concocter sur le dos du Mali. Donc, parlons de l’Accord pour que chaque jour, tout le peuple malien comprenne si cet Accord était appliqué, qu’est-ce qui nous arriverait ?</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Donc, réjouissez-vous qu’on parle de l’Accord, comprenez l’Accord et essayer de démystifier l’Accord. Lorsque nous parlons de l’Accord, le grand problème, ce sont les hommes politiques et les femmes politiques. Moi je connais beaucoup de présidents de Partis. D’un.

De deux : celui qui critique les hommes politiques, lui-même il n’est pas un homme politique ? Donc, faisons en sorte que les hommes politiques que nous sommes, nous soyons chaque jour meilleur et arrêtons de décrier les hommes politiques.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Ceux qui posent des actes inadmissibles, dénoncez-les, nommément ; ne pénalisez pas tout le monde. Chacun de nous est un homme politique, chacun de nous est une femme politique. Il n’y a rien qui n’est pas politique dans la vie.

Enfin, les thèmes. Mais, commencez aujourd’hui même à dégager des thèmes vous-mêmes, puisque la Coordination vous dit les thèmes viendront de la population. Donc, enrichissez le Comité de coordination de la Plateforme dès aujourd’hui en lui proposant des thèmes.

<strong>Bonne conférence ! Merci !</strong></span></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des hélicos britanniques: qui a encore floué le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/affaire-des-helicos-britanniques-qui-a-encore-floue-le-mali-2830163.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 15:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Pour faire oublier la scandaleuse tromperie sur la marchandise qu’a consisté l’acquisition pour la bagatelle de plus 7 milliards de nos francs des hélicoptères Puma (français) cloués au sol faute de maintenance appropriée, à des hélicoptères de combat britanniques ferait-on fait recours à la magie de la communication ? L’annonce du déploiement d’hélicoptères de combat britanniques dans notre pays et la mise à disposition, dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Royaume-Uni, d’un contingent de commandos de 250 éléments pour assurer la formation des FAMa, apparaît comme une bonne nouvelle, sinon un contre-feu pour apaiser la fronde légitime de l’opinion malienne. Mais seulement voilà, la communication de Koulouba est-elle en phase avec celle de Londres et de New York sur les annonces ?</b></p>
<p class="p1">Selon le compte-rendu d’audience de la Présidence, entre le Président IBK et Mme Penny Mordaunt Secrétaire d’État à la Défense du Royaume-Uni, ce sont les questions sécuritaires et le renforcement des relations de coopération bilatérale qui étaient au centre des échanges. ‘’Un des axes prioritaires de renforcement de la coopération bilatérale entre nos deux pays concernera le déploiement au Mali d’hélicoptères de combat britanniques’’, annonce triomphalement Koulouba. Et comme bonus, le communiqué poursuit : ‘’pour renforcer la capacité opérationnelle des FAMa, la Secrétaire d’État à la Défense du Royaume-Uni a indiqué que son pays mettra à la disposition du Mali 250 éléments des forces britanniques pour assurer la formation sur place des forces armées et de sécurité du Mali’’.</p>
<p class="p1">Fortes, les annonces le sont. Dans le contexte sécuritaire singulier que vit le pays, on ne peut que féliciter le dynamisme mordant de la diplomatie malienne sous la conduite de Tiébilé DRAME qui dénonçait, il y a quelques mois seulement, les Micmacs et les détournements au sujet des équipements militaires.</p>
<p class="p3"><strong><span class="s1">Le décalage communicationnel</span></strong></p>
<p class="p1">Mais très vite l’information rattrape la communication pour paraphraser Médiapart partout l’information prendra le dessus sur la Communication. Raison : en interrogeant le silence des annonces de Koulouba, le décalage est abyssal. En effet, on peut se demander, sans trop s’attarder dans les labyrinthes de la coopération entre les pays, dans quel cadre ces hommes et ce matériel seront-ils déployés ? S’ils le sont dans le cadre bilatéral, quand est-ce qu’ils seront déployés, où et à quelles conditions ?</p>
<p class="p1">Sans réponses dans le compte-rendu d’audience de Koulouba, ces interrogations soulevées donnent un tout autre son de cloche ailleurs. Sur le déploiement des 250 militaires et des Hélicoptères britanniques, notre très sérieux confrère de Ouest-France, le site d’information britannique news.sky.com et le site spécialisé opex360.com révèlent la date, la nature et l’objectif de ce déploiement.</p>
<p class="p1">Selon Ouest-France, ‘’annoncée lors d’un déplacement, ce dimanche 21 juillet, à Bamako, par la ministre de défense britannique, l’arrivée de ce contingent britannique, en début d’année 2020, a été confirmée par le Commandant de la Force de l’ONU, le lieutenant général Dennis Gyllensporre. Sa mission durera trois ans’’.</p>
<p class="p3"><strong><span class="s1">La bonne version</span></strong></p>
<p class="p1">Contrairement à la coopération bilatérale annoncée par le communiqué de Koulouba, Ouest-France affirme donc que les 250 hommes seront déployés dans le cadre de la MINUSMA. Il s’agira non de 250 coopérants militaires chargés de former les FAMa, mais bien de 250 Casques bleus britanniques déployés pour « répondre aux besoins de l’ONU » et de « combler un déficit capacitaire majeur » de la MINUSMA.</p>
<p class="p1">Selon Ouest-France, ‘’ces forces, dont l’origine n’a pas encore été précisée, seront chargées de missions de reconnaissance et de combat et traqueront les GAT (groupes armés terroristes) depuis la base de Gao. Ces soldats, regroupés au sein d’un Long Range Reconnaissance Task Group, effectueront ces missions déjà confiées précédemment à des commandos néerlandais et suédois’’.</p>
<p class="p1">Selon les déclarations de la ministre britannique de la Défense relayées par Opex360.com, «le personnel militaire britannique collaborera avec nos partenaires de la région pour aider à promouvoir la paix en combattant la menace extrémiste et en protégeant les droits de l’homme au Mali ». Mme Penny Mordaunt a, en outre, indiqué que la contribution de Londres à la MINUSMA se concentrerait sur les capacités de « reconnaissance à longue portée », ainsi que sur la « sensibilisation aux menaces » : « cette contribution ciblée sera complétée par l’affectation d’officiers britanniques au siège de la mission de l’ONU », ainsi que par « de nouveaux programmes de formation des troupes d’autres pays partenaires qui seront déployées dans l’opération » des Nations unies. Dans ce cadre, les 250 soldats peuvent bien participer à la formation de nos FAMa. Formation qui, faut-il aussi rappeler, est prise en charge dans le cadre l’appui européen à travers l’EUTM, dont les résultats sont loin d’être marginaux.</p>
<p class="p3"><strong><span class="s1">Déploiement britannique</span></strong></p>
<p class="p1">Il est aussi important de rappeler que déjà une centaine de soldats britanniques opèrent au Mali, en soutien à l’opération française Barkhane. Ce sont des soldats de l’armée de l’air britannique (Royal Air Force) qui opèrent sur les trois hélicoptères lourds Chinook affectés à la Mission Barkhane. Ces hélicoptères renforcent les moyens de transport tactique de la mission Barkhane, des moyens chroniquement insuffisants pour un théâtre d’opérations aussi étendu.</p>
<p class="p1">Trois hélicoptères Chinook de la RAF et la centaine de membres du personnel opèrent avec les forces françaises dans le nord du pays depuis 2018, dans un rôle de non-combat. Cet engagement a récemment été prolongé de six mois jusqu’en juin 2020, considéré comme un geste de la bonne volonté anglo-française après le Brexit.</p>
<p class="p1">Pour rappel, dans le dernier rapport sur le Mali qu’il a remis au Conseil de sécurité en mars dernier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait plaidé pour un renforcement de la mobilité de la MINUSMA. Ce qui supposait davantage d’hélicoptères d’attaque et de manœuvres.</p>
<p class="p3"><strong><span class="s1">Un déploiement bien accueilli</span><span class="s2"> </span></strong></p>
<p class="p1">C’est dans ce cadre qu’après avoir prolongé la mission des trois hélicoptères lourds de transport CH-47D Chinook de la Royal Air Force (RAF) auprès de la force française Barkhane, le Royaume-Uni a décidé de renforcer sa présence au Sahel en renforçant significativement sa participation à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) : 250 hommes et des hélicoptères supplémentaires.</p>
<p class="p1">La ministre de la Défense britannique n’a pas précisé les moyens britanniques qui seront déployés au Mali au titre de la MINUSMA. Pour une telle mission, croit savoir opex360.com, la British Army peut déployer des unités spécialisées, éventuellement appuyées par des drones tactiques Thales Watchkeeper WK450, d’hélicoptères CH-47D et/ou AH-64D Apache.</p>
<p class="p1">Bien que relativement modeste, le renforcement de son contingent a été bien accueilli par les Nations Unies à New York et est considéré par le gouvernement britannique comme l’un des engagements militaires les plus importants depuis l’Afghanistan et la lutte contre l’État islamique.</p>
<p class="p1">Alors, bémol communicationnel : ces hélicoptères et ces 250 éléments des forces britanniques seront déployés pour le compte de la MINUSMA et non dans cadre de la coopération bilatérale.</p>
<p class="p4"><b>PAR BERTIN DAKOUO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiebilé Dramé et Scandale des pumas cloués au sol: vérité d’hier, embarras d’aujourd’hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tiebile-drame-et-scandale-des-pumas-cloues-au-sol-verite-dhier-embarras-daujourdhui-2830161.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 15:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1">Qu’une mafia sans scrupule ait grugé et floué le Mali en lui vendant de la camelote, de la quincaillerie au lieu d’avions neufs, il n’y a désormais aucun doute. La révélation, vertement démentie, hier, par la présidence, est officiellement confirmée le président IBK lui-même. À l’époque, la chorale (y compris le Quotidien des sans voix) avait crié à la dénonciation calomnieuse, traitant au passage Tiéblé Dramé et son parti de colporteur de « jugu n’galon ».</p>
<p class="p1">Mais l’épreuve de la vérité, c’est un embarras gigantesque. L’accusateur en changeant de veste est contraint désormais à la loi de l’Omerta faute de se dédire et les défenseurs du régime obligés de donner leur langue au chat.<span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p1">Mensonge d’hier, vérité d’aujourd’hui pour les uns, vérité d’hier et embarras d’aujourd’hui pour les autres ! Les conclusions du rapport d’audit « occulte » révélées par le Parena, l’année dernière, s’avèrent, hélas, et en tous points : le gouvernement a acheté des vieux hélicoptères à prix d’or (plus 3 milliards l’unité), sans aucune garantie, dépensé 3 milliards de francs CFA dans les pièces de rechange… Résultat : les Pumas fièrement exhibés sont depuis cloués au sol, faute de maintenance appropriée.</p>
<p class="p1">Puisqu’à l’époque, on avait dit qu’aucun cabinet privé n’avait été mandaté pour procéder aux vérifications des dépenses exécutées dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire, n’est-il pas temps de commanditer un audit pour savoir qui a floué le Mali dans cette opération ?</p>
<p class="p1">En attendant, la lumière sur cette scandaleuse affaire, retour sur les révélations faites par Tiébilé Dramé dans le texte de sa conférence de presse du Parena tenue à la Maison de la presse, le mercredi 25 avril 2018. Texte intitulé :</p>
<p class="p1"><strong>ACHAT D’EQUIPEMENTS POUR L’ARMEE MALIENNE</strong></p>
<p class="p2"><strong>MICMACS ET DETOURNEMENTS : UN HELICOPTERE SUPER PUMA PAVÉ EN ESPÈCES, LE MYSTERE DES AVIONS BRÉSILIENS !</strong></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">INTRODUCTION:</span></strong></p>
<p class="p2">Les lignes qui suivent décrivent comment les ressources publiques destinées aux forces armées de sécurité d’un pays en guerre sont détournées et pillées par les autorités maliennes retranchées derrière le «Secret Défense».</p>
<p class="p2">Nous ne révélons aucune information sensible sur les moyens, dont dispose notre armée. Nous dénonçons le vol à grande échelle, dont nos forces, notre peuple et notre pays sont les victimes de la part de nos dirigeants.</p>
<p class="p2">De toutes les façons, dans leurs tentatives d’endormir les Maliens, le président de la République et ses gouvernements ont eux-mêmes décrit par le menu, à plusieurs reprises, les nouveaux moyens. Ils ont même ouvert les portes des casernes pour montrer aux téléspectateurs les avions de transport et les hélicoptères. Donc, ils sont parvenus de nous accuser de parler de ce qu’ils ont eux-mêmes exhibé à la télévision et dans les journaux.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Malgré l’insécurité croissante, les milliards destinés à l’armée sont détournés.</span></p>
<p class="p2">I. Depuis au moins un an, le président de la République et le Gouvernement ne ratent aucune occasion pour célébrer « la remise à niveau » de nos forces armées.</p>
<p class="p2">D’importants moyens auraient été acquis pour mettre nos forces en état d’accomplir leur mission sacrée de défense de notre pays. Les propagandistes du régime mettent notamment l’accent sur l’achat d’avions et d’hélicoptères de transport de troupes ou de combat. A les croire, l’armée de l’air, en particulier. «L’armée a poussé des ailes ». « Jamais un président de la République n’avait fait autant pour les forces années et de sécurité », a déclaré le ministre de la Sécurité lors d’une interview avec des animateurs de radio en langue bamanan.</p>
<p class="p2">Le président de la République lui-même a déclaré en décembre 2017 : « Nous avons fait un effort budgétaire considérable pour doter (les forces) d’armements modernes, notamment d’une aviation. Sont acquis ou en voie de l’être quatre hélicoptères Puma et MI-35, quatre avions d’attaque Super Tucuno brésiliens, trois avions de transport Casa et Y-12 chinois. Quand je suis arrivé aux affaires, notre aviation, qui eut ses heures de gloire, était à l’image de l’Etat malien : réduite à néant. Aujourd’hui, elle renaît, à l’instar du Mali » (Jeune Afrique numéro 2969 du 3 décembre 2017).</p>
<p class="p2">Plus récemment, il a dit aux journalistes d’un quotidien français : « l’armée vient d’acquérir des avions achetés au prix fort » (le Monde du 22 février 2018).</p>
<p class="p2">i. Malheureusement, pour les Maliens, plus le président et ses ministres parlent de nouvelles acquisitions, plus l’insécurité augmente.</p>
<p class="p2">2. En 2017, 716 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi elles, 245 militaires maliens. Les trois premiers mois de 2018 ont enregistré la mort d’au moins 300 personnes, dont 51 militaires maliens et six internationaux.</p>
<p class="p2">3. Le décalage entre acquisition de moyens et insécurité a été illustré à plusieurs occasions, notamment lors de l’attaque du camp militaire de Soumpi(Niafunké. région de Tombouctou), le 27 janvier dernier. Quatorze soldats maliens ont perdu la vie ce jour, près de 20 blessés. Des véhicules et du matériel de guerre ont été emportés par les assaillants qui ont plus tard exhibé leur butin. Les hélicoptères de combat dont l’achat a été tant médiatisé ne sont pas entrés en action ni pour secourir les blessés ni pour anéantir les agresseurs. Où étaient les hélicoptères de combat, le 27 janvier ? Etaient-ils en état de voler ? Etaient-ils vraiment en état de combattre ?</p>
<p class="p2">4. Les Maliens ont en clair le droit de s’interroger sur l’effectivité des moyens acquis en regardant au-delà du tapage médiatique de la montée en puissance de nos forces. Ils ont le devoir de s’interroger sur la vraie destination des centaines de milliards votés par l’Assemblée Nationale pour mettre l’armée dans les conditions.</p>
<p class="p2">5. En février 2015, l’Assemblée Nationale a voté une loi d’orientation et de programmation militaire (LOP.M) ; pour le quinquennat 2015-2019, 1230 milliards de FCFA ont ainsi, été prévus pour des dépenses relatives à l’augmentation des effectifs de l’armée, la construction d’infrastructures, l’amélioration des conditions de vie des soldats, le formation et l’achat d’équipements militaires et de matériels de guerre.</p>
<p class="p2">6. Selon nos informations, les dépenses dans le cadre de la LOPM ont donné lieu à des détournements de deniers publics et d’énormes surfacturations.</p>
<p class="p2">7. Le 17 mai 2016, le PARENA avait écrit au Vérificateur Général pour dénoncer un marché douteux de livraison de 42 pick-ups aux patrouilles. Selon le quotidien l’Essor du 18 avril 2016. Les 42 pick-ups ont été facturés au Trésor public à 2.300.000.000 de francs CFA, soit environ 54 millions de francs CFA l’unité.</p>
<p class="p2">Le Bureau du Vérificateur Général n’a pas réservé de réponse à la lettre de notre parti.</p>
<p class="p2">8. Toutefois, selon des informations recueillies par le PARENA, le président de la République est en possession des nippons confidentiels de deux missions d’audit conduites par un cabinet privé ou une structure publique.</p>
<p class="p2">9. Il s’agit de rapports de vérification des dépenses exécutées dans le cadre d’une douzaine de contrats conclus par le Gouvernement pour doter les FAMAS de moyens terrestres et aériens.</p>
<p class="p2">Ces rapports sont des condensés choquant d’anomalies volontaires, de violations grossières et délibérées des règles de la comptabilité publique dans le seul but de piller les maigres ressources d’un pays en guerre qui se bat pour sa survie.</p>
<p class="p2">10. La quasi-totalité des contrats examinés par le cabinet privé présentent des irrégularités et/ou vices de forme : « pas de signature de l’autorité contractante, pas de visa ou de signature du contrôle financier. » etc….</p>
<p class="p2">11. Dans certains cas, les factures des fournisseurs sont inexistantes, dans d’autres aucune preuve matérielle de la bonne exécution du contrat n’est disponible. Certains contrats n’ont ni clauses techniques ni calendrier d’exécution alors que le Trésor Public a effectué des virements bancaires. Il y’a une opacité autour des contrats et l’absence de tout contrôle financier.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Quelques exemples tirés du rapport d’audit :</span></p>
<p class="p2">12. Un Super PUMA d’occasion acheté en Irlande et payé en espèces à Près de 3,5 milliards de FC’FA ont été déboursés pour payer, cash, un hélicoptère de transport type « Super Puma » en violation de toutes les règles élémentaires de procédure d’achat.</p>
<p class="p2">Présenté à la presse au moment de son acquisition, cet hélicoptère est cloué au sol malgré l’achat de pièces de rechange à hauteur de 3 milliards de francs CFA.</p>
<p class="p2">En payant par espèces, un hélicoptère entier, le Gouvernement du Mali s’est adonné à une pratique digne de la mafia.</p>
<p class="p2">13. Un second Super PUMA a été acheté à 3,9 milliards de FCFA auprès d’Airbus. Les termes et conditions de ce contrat sont « inconnus ». Le document du contrat est tout simplement illisible selon le cabinet d’audit.</p>
<p class="p2">Un officier supérieur a déclaré au magazine américain en ligne « Bloomberg.com » que les deux Super Puma étaient « cloués au sol » (selon un article paru le 13 juillet 2017). En tous cas, ils n’étaient pas en mesure de voler à la fin janvier 2018.</p>
<p class="p2">14. Entre le 23 et le 26 mars 2018, le nouveau Premier ministre s’est rendu à Kidal, Gao, Tombouctou et au centre du pays. Il a évité les hélicoptères Super PUMA de l’armée malienne pour voyager à bord d’un hélicoptère des Nations Unies. Malgré les milliards engloutis dans l’achat de pièces de rechange, les Super Puma maliens tombent souvent en panne. L’on a, ici, une claire indication que le gouvernement a préféré acquérir de vieux appareils dans des conditions douteuses (paiement en espèces d’un des deux Super PUMA) plutôt que d’investir dans des hélicoptères à même de voler.</p>
<p class="p2">15. Le mystère des avions brésiliens : en juin 2015, le Mali a signé un contrat de 88,7 millions de dollars américains, soit environ 51,682 milliards FCFA (au cours en vigueur en Juin 2015) pour l’acquisition de six (6) avions de guerre « Super Tucano ».</p>
<p class="p2">Dans l’interview à « Jeune Afrique », citée plus haut, le président de la République a annoncé la livraison imminente de quatre (4) Super Tucano.</p>
<p class="p2">Embraer SA, la société brésilienne qui fabrique les Super Tucano s’apprête, en effet, à livrer quatre appareils. La valeur totale de ces quatre avions (qui inclut aussi des prestations de service) est d’environ 68 millions de dollars.</p>
<p class="p2">Au lieu de 51.7 milliards FCFA initialement prévu, le contrat de Juin 2015 a fait l’objet de 53,302 milliards de FCFA d’engagement et de mandatement entre 2015 et 2017 par les services Financiers de l’Etat.</p>
<p class="p2">Une première tranche de 13367 milliards a été « liquidée »&gt; en 2015.</p>
<p class="p2">Une seconde tranche de 18,636 milliards a été payée en 2016. La « liquidation » de la troisième tranche de 21,298 milliards était prévue en 2017.</p>
<p class="p2">Pourtant, EMBRAER ne livrera que quatre appareils comme annoncé par le président.</p>
<p class="p2">Où sont donc passés les deux autres avions de guerre ?</p>
<p class="p2">La valeur de ces deux avions est d’environ 20,7 millions de dollars, soit environ 11.2 milliards de FCFA (au cours actuel du dollar).</p>
<p class="p2">Que s’est-il passé entre temps ? Un mystère que le gouvernement se doit de dissiper au plus vite. Comme il doit expliquer le retard de livraison des quatre Super Tucano ?</p>
<p class="p2">16. Hélicoptère réparé à près de six milliards ! Un hélicoptère de combat acquis sous le président Amadou Toumani Touré a été réparé en 2016 à hauteur de 5,8 milliards francs dans un pays voisin.</p>
<p class="p2">17. Un pilote formé à 250 millions de FCFA ! Le Mali a signé un contrat pour la formation de 15 pilotes à 3,78 milliards de FCFA avec une entreprise basée à Singapour qui offre des cours en République Tchèque. Des vérifications auprès d’experts aux Etats-Unis suggèrent que le coût de formation d’un pilote se situe entre 20 et 35 millions de FCFA.</p>
<p class="p2">18. Des taux de change imaginaires. Lu plupart des contrats ont été signés en dollars américains. Entre 2015 et 2017, le dollar a fluctué entre 545 cl 630 FCFA. Pourtant, les sommes convertis l’ont toujours été en défaveur du Trésor public qui a perdu plus de 2,1 milliards de FCFA dans les opérations de change.</p>
<p class="p5"><span class="s1">Conclusion:</span></p>
<p class="p2">Depuis plusieurs mois, le président de la République, Chef suprême des armées, est en possession de deux rapports explosifs sur des détournements massifs de ressources financières destinées à nos forces.</p>
<p class="p2">Il n’a pris aucune sanction administrative contre ceux qui se sont livrés à ces détournements.</p>
<p class="p2">Il n’a ni publié lesdits rapports ni saisi la justice.</p>
<p class="p2">.Que faut-il en conclure ?</p>
<p class="p2">Que le président de la République couvre de son autorité les actes abondamment décrits dans les deux rapports !</p>
<p class="p2">.L’inaction du Chef de l’Etat dans le traitement de ces graves affaires n’est ni compréhensible ni acceptable.</p>
<p class="p2">.Sa responsabilité politique et morale en tant que Chef suprême des armées est totalement engagée.</p>
<p class="p2">.La mauvaise utilisation des ressources financières destinées à nos forces dans ce contexte de guerre contre le terrorisme est un immense scandale d’Etat.</p>
<p class="p2">C’est parmi les plus grands scandales financiers de l’ère IBK. C’est sans doute le plus grand scandale politico-financier depuis l’indépendance du Mali. Jamais, les ressources publiques n’ont été dilapidées avec tant de cynisme.</p>
<p class="p2">Le président, les premiers ministres et les ministres concernés doivent s’expliquer et tirer toutes les conséquences des actes posés.</p>
<p class="p2">En guerre et exsangue, notre pays ne mérite pas d’être gouverné ainsi.</p>
<p class="p6"><b>Bamako, le 25 avril 2018.</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
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<title>« Facebookan »: une sortie ratée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/facebookan-une-sortie-ratee-2830167.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 12:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>À la suite des accusations de corruptions portées par l’Ambassadeur de l’Allemagne au Mali contre la justice, les magistrats, à travers les deux organisations syndicales (SAM et SYLIMA) ont tenté de montrer patte blanche. Ce communiqué de mise en garde des syndicats de la magistrature est diversement apprécié par les internautes. Votre facebookan du jour</b></p>
<p class="p1"><span class="s1">Maliden :</span> Le problème n’est pas ce qu’il dit, mais plutôt ce qu’il ne dit pas. Les premiers corrompus sont IBK, sa famille et le nouveau PM Boubou Cissé et l’ancien PM Boubeye Maiga et les généraux Diawara, etc. L’ambassadeur fait preuve de lâcheté s’attaquant aux magistrats de manière générale alors que lui comme tous les Ambassadeurs ont des éléments clairs sur la situation.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Bass :</span> Il n’a dit que la vérité, notre pays est corrompu jusqu’à la moelle.</p>
<p class="p1">Acceptons ces critiques et corrigeons-nous. Il ne faut pas se voiler la face.</p>
<p class="p1">Les magistrats ont osé réagir ? C’est bizarre, ah les magistrats vous n’en sortez pas grandis ! Accepter la vérité est un signe de sagesse !</p>
<p class="p1"><span class="s1">Silahz : </span>Heh, les magistrats, foutez-nous la paix ! L’ambassadeur n’a dit que la vérité qui ne vous connait pas au Mali. Les Magistrats ont osé réagir à ces propos, c’est la vérité, et ces magistrats n’ont pas honte de dire du n’importe quoi par rapport à ce que Mr l’ambassadeur. Le plus grand problème du Mali, c’est vous les magistrats.</p>
<p class="p1">Les Magistrats Maliens sont pires que les djihadistes, et plus pires que ceux-là qui brulent le drapeau du Mali à Kidal.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Faucoult :</span> Félicitations à l’Ambassadeur. Il a fait une sortie médiatique courageuse. Il n’a dit que la vérité. Nous nous plaignons tous de la corruption généralisée au Mali, de l’impunité, du manque de transparence, de l’arrogance de certains fonctionnaires. Remercions l’Ambassadeur de nous à avoir rappelé à l’ordre pour redresser notre pays. Les syndicats de la justice se trompent d’adversaire. Au contraire, ils devraient envoyer une lettre de félicitations au diplomate allemand dont les propos reflètent la qualité de la gouvernance, de l’économie et de la justice de ce digne pays.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Maliden :</span> L’union autour du Faux, voilà ce qui a englouti le Mali, le FAUX Syndicalisme… cette rencontre des soi-disant magistrats est le symptôme de la perdition du pays, symptôme de l’ÉCHEC de cette histoire de DIALOGUE INCLUSIF (inclut qui ?), car l’accusé veut s’assoir à la place du JUGE et le banc des accusés restera VIDE. Le verdict : Dilapider nos ressources dans un «dialogue vide»</p>
<p class="p1">Toute la population est d’accord et souligne que c’est la justice pourrie qui à mi le pays dans ce trou et vous continuer à réagir à une telle vérité ?</p>
<p class="p1">Si tous les diplomates étrangers étaient aussi directs que Son Excellence on verrait de nouveaux cieux.</p>
<p class="p1"><span class="s1">lhasso :</span> Je crois que l’ambassadeur allemand a dépassé les limites dans les relations entre nos deux pays, les magistrats ne relèvent pas de lui, c’est au peuple malien d’agir contre les magistrats corrompus. Je souhaite que le syndicat de la magistrature porte plainte contre l’ambassadeur en fin de mission. Il est là depuis 1997, est-ce que son parcours est propre aussi. À vérifier !</p>]]> </content:encoded>
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<title>Sans Tabou: profanation du drapeau à Kidal, le silence bruyant des femmes leaders</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-profanation-du-drapeau-a-kidal-le-silence-bruyant-des-femmes-leaders-2830016.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 17:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Mais où sont passées les braves dames du Mali ? Cette question mérite son pesant d’or, car depuis un certain temps, les femmes du Mali, du moins celles qui se font appeler ‘’les femmes leaders’’ sont invisibles sur tous les échiquiers<span class="Apple-converted-space">  </span>du Mali.<span class="Apple-converted-space">  </span>Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent actuellement, vu la tension sociale qui met notre pays en ébullition.</b></p>
<p class="p1">Le 17 juillet 2019, à Kidal, une manifestation de jeunes, de femmes et de quelques notabilités a pris pour cible des symboles du Mali. Le drapeau national a été brûlé, des écriteaux ont été effacés par des manifestants qui montraient leur hostilité à la République. Suite à cette profanation du drapeau malien, toutes les couches socio-politiques du Mali ont montré leur indignation, sauf la couche la plus sensible de notre<span class="Apple-converted-space">  </span>pays. Les groupements, associations de femmes, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, n’ont donné aucun signe de vie une semaine après cette provocation de trop de Kidal.<span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p1">FENACOF, CAFO, Convergence du Mali, Réseau des femmes parlementaires et ministres du Mali, Cadre de concertation des partis politiques du Mali, etc. Elles sont nombreuses, ces coalitions de femmes, dirigées par des femmes intellectuelles qui ont occupé des postes stratégiques dans le pays, qui de ce fait devraient être en mesure de susciter des débats pour mettre<span class="Apple-converted-space">  </span>ces insurgés de Kidal à leur place.<span class="Apple-converted-space">  </span>Mais hélas, une fois encore, ces braves dames ont raté l’occasion de briser le silence sur un autre grand sujet de la nation.</p>
<p class="p1">Pourtant, il y a<span class="Apple-converted-space">  </span>quelques mois, la plupart de ces femmes leaders avait promis aux Maliens de jouer leurs partitions pour que cette crise dite du Nord puisse être un mauvais souvenir pour eux.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ainsi, faut-il le rappeler, pour<span class="Apple-converted-space">  </span>montrer leur mécontentement,<span class="Apple-converted-space">  </span>suite à l’attaque du camp du MOC à Gao, qui a fait des dizaines de morts,<span class="Apple-converted-space">  </span>toutes les femmes du Mali, sans distinction de coloration politique, avaient promis aux Maliens d’être des portes-étendards de la paix au Mali, par leurs actions de tous les jours.<span class="Apple-converted-space">  </span>«<span class="Apple-converted-space">  </span>Les femmes sont les premières victimes de cette crise qui n’a que trop duré. Nous, les femmes, nous ne pouvons pas rester en marge de la lutte<span class="Apple-converted-space">  </span>pour la paix au Mali. Nous resterons éveillées <span class="Apple-converted-space">  </span>aux côtés de nos maris, nos frères et nos enfants pour que chaque Malien de Kayes à Kidal aspire à cette unité nationale dans la paix et dans la cohésion sociale », a dit Mme<span class="Apple-converted-space">  </span>DIAWARA Aïssata Lady TOURE, présidente du Bureau national des femmes du RPM, lors de ce grand meeting.</p>
<p class="p1">Mme TOURE Oumou TRAORE, alors<span class="Apple-converted-space">  </span>présidente de la CAFO, a aussi a donné sa parole aux Maliens que les femmes feront partie intégrante de la résolution de la crise au Mali.</p>
<p class="p1">Mme DEMBELE Oulematou SOW, actuelle présidente de la même organisation avait parlé au nom de son groupement,<span class="Apple-converted-space">  </span>la FNACOF pour rassurer les Maliens de leur soutien sans défaut aux plus hautes autorités pour que flotte le drapeau du Mali de Kayes à Kidal.</p>
<p class="p1">Mais, apparemment, toutes ces belles promesses de femmes leaders sont tombées aux oubliettes.<span class="Apple-converted-space">  </span>Car, suite à cette insulte de certains Maliens à leur nation,<span class="Apple-converted-space">  </span>on n’a pas vu même un simple communiqué émanant d’un de ces groupes ou associations de femmes pour indiquer leur désapprobation, encore moins proposer des solutions pour que<span class="Apple-converted-space">  </span>Kidal la brebis égarée soit enfin ramenée à la raison.</p>
<p class="p1">Signalons que<span class="Apple-converted-space">  </span>cette attitude des femmes leaders du Mali accroît dans l’opinion les stigmatisations qu’elles traînent depuis des années.<span class="Apple-converted-space">  </span>En effet, la plupart des observateurs considèrent des femmes comme des instruments électoraux qui sont juste utilisées à des fins politiques.</p>
<p class="p1">En tout état de cause, il est temps que les femmes leaders lorgnent vers les pays voisins, pour s’imprégner des bons exemples de leurs consœurs, des pays où les femmes sont vaillantes pour le bonheur de leur nation. La grande marche des femmes du Burkina Faso, avec en tête la première dame du pays, pour trouver une solution à la recrudescence des attaques terroristes sans leur pays, est une source d’inspiration.</p>
<p class="p4"><b>PAR CHRISTELLE KONE </b><span class="Apple-converted-space">         </span></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: affaire du drapeau, les demi&#45;vérités et les demi&#45;mesures</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/sans-tabou-affaire-du-drapeau-les-demi-verites-et-les-demi-mesures-2830013.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Ce qui s’est passé, ce mercredi 17 juillet 2019, à Kidal, a été désigné par euphémisme par la Communauté internationale d’« évènements inadmissibles survenus dans la ville de Kidal le 17 juillet 2019 lorsqu’un groupe de manifestants a délibérément saccagé et vandalisé les symboles d’État, notamment en mettant le feu au drapeau national ».</b></p>
<p class="p1">Ce qu’on occulte de dire, c’est qu’il ne s’agit rien d’autre qu’une suite sans fin de défiance et de bravade envers l’État du Mali de la part de CMA, en dépit des engagements souscrits. Aussi, on attendait de la médiation internationale un peu plus qu’une condamnation. Mais hélas, une fois de plus, mais une fois de plus pesante, la fameuse communauté internationale n’a pas été à la hauteur des attentes populaires.</p>
<p class="p1">Dans le politiquement correct, elle a condamné unanimement « avec la dernière énergie ces atteintes gravissimes à l’unité nationale du Mali qui ont choqué l’opinion nationale et internationale ». Comme on le dit : EPICETOUT (et puis, c’est tout) !</p>
<p class="p1">Du moment que la Communauté internationale elle-même affirme ‘’des événements sont inadmissibles’’, en d’autres termes inconcevables, inacceptables, insupportables, intolérables, insoutenables et injustes, les Maliens outragés et horrifiés étaient en légitime droit d’attendre autre chose qu’une simple menace amicale de sanction brandies et appliqués par le Conseil de sécurité des Nations Unies non contre ceux qui entravent réellement la mise en œuvre de l’Accord pour la paix (comme c’est le cas), mais contre d’innocents citoyens, honorable à tout point de vue. Comme c’est le cas de Ould Matali.</p>
<p class="p1">Parce qu’on ne saurait dire que la profanation du drapeau à Kidal constitue d’une part une atteinte gravissime « à l’unité nationale du Mali qui ont choqué l’opinion nationale et internationale » et d’autre part « une violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger » et ne pas appeler à des sanctions ; et contre les manifestants et contre la CMA qui a le contrôle de la ville.</p>
<p class="p1">Que faut-il comprendre sinon, que le gouvernement, au lieu de dissoudre la CMA, comme il l’a fait pour Dan Na Ambassagou, chouchoute et préserve la CMA et que la Communauté internationale, au lieu d’appliquer des sanctions, la ménage dans cette affaire, si elle ne supplie pas seulement.</p>
<p class="p1">En effet, au lieu de réprimander, sanctionner la CMA (responsable de Kidal, au plan sécuritaire et moral), la fameuse Communauté internationale « exhorte les responsables de la CMA à respecter leurs engagements pris lors du troisième CSA de haut niveau en date du 17 juin 2019 relatif au retour effectif des symboles de l’État dans la région de Kidal ».</p>
<p class="p1">« …tout comme elle encourage le Gouvernement du Mali à accélérer le redéploiement de l’Administration et le rétablissement des services sociaux de base » comme si les responsabilités de ce énième drame étaient partagées. Comme si l’absence de l’administration et des services sociaux de base étaient à l’origine de la profanation du drapeau national. Or, chacun sait que le drapeau a été arraché au Gouvernorat, bien que le gouverneur soit présent à Kidal.</p>
<p class="p3"><b>Par Sidi DAO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chômage des jeunes au Mali: le RPM envisage un forum sur la question</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chomage-des-jeunes-au-mali-le-rpm-envisage-un-forum-sur-la-question-2830009.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p2">Au Mali, en plus de la situation sécuritaire très préoccupante, le chômage des jeunes est un autre défi majeur à relever. La question revient très souvent dans les débats et les autorités sont régulièrement interpellées sur la question. Ainsi, suite à une interpellation du porte-parole des jeunes du RPM, l’honorable Moussa DIARRA, lors de la conférence régionale de la Fédération de Kayes, délocalisée à Kita, le samedi passé, le président du RPM, le Dr Bokary TRETA, a pris l’engagement que le Parti organisera dans les meilleurs délais un grand forum sur cette problématique.</p>
<p class="p2">Parlant au nom des jeunes, l’honorable Moussa DIARRA, a évoqué la problématique de l’emploi des jeunes au Mali. Selon lui, l’un des défis majeurs au Mali reste le chômage et la promotion des cadres. L’honorable DIARRA a singulièrement mis l’accent sur le chômage des jeunes du RPM, tout en interpellant les cadres du Parti à revoir la façon de les promouvoir afin de réduire le chômage.</p>
<p class="p2">Dans son intervention, le Président du Parti, le Dr Bokary TRETA, n’a pas passé sous silence cette interpellation des jeunes. Il a estimé qu’à partir du moment où c’est un vice-président du bureau national des jeunes du Parti, en l’occurrence l’honorable Moussa DIARRA, qui l’interpelle sur la question, il est de son devoir d’annoncer la tenue du grand forum. Le Dr TRETA a rassuré que dans les meilleurs délais le bureau politique national du RPM organisera un forum sur l’emploi des jeunes du Parti.</p>
<p class="p2">Il a souligné que la solution à l’emploi des jeunes au Mali n’est pas la fonction publique. Selon le premier responsable du Parti présidentiel, il existe un grand écart entre le nombre de places à la fonction publique, y compris la fonction publique des collectivités, et le nombre de diplômés déversés tous les ans sur le marché du travail. Il a déclaré qu’il est impossible pour le Mali d’absorber le chômage à travers l’intégration des jeunes à la fonction publique.</p>
<p class="p2">Pour l’organisation du forum, le Président du RPM a invité l’ensemble des fédérations et des sections à engager la réflexion sur la question de l’emploi des jeunes du Parti. Déjà, prévoit-il de mettre en place un comité ad hoc pour travailler à l’élaboration des termes de référence.</p>
<p class="p2">Aux dires du Dr TRETA, ce forum sera l’occasion d’engager la réflexion et faire des propositions au nom du RPM. Pour lui, les solutions du RPM <span class="Apple-converted-space">  </span>pour contribuer à la réduction du chômage au Mali, seront les bienvenues, d’autant plus que le Président de la République a dédié son deuxième mandat à la jeunesse.</p>
<p class="p4"><b>PAR MODIBO KONE</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali est un terrain d’expérimentation militaire et de positionnement pour la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-est-un-terrain-dexperimentation-militaire-et-de-positionnement-pour-la-france-2830010.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:21:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>« La France ne lâchera jamais ses intérêts même si le Mali doit disparaître ». C’est moins, la conviction M. Macké Diallo, du reste convaincu que sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, a fait de notre pays un terrain d’expérimentation militaire et de positionnement pour l’ancienne métropole. Il invite donc les Maliens à avoir l’intelligence de transformer ce traquenard en vrai partenariat et d’avoir la patience de l’amener en notre faveur. Voici sa réflexion.</b></p>
<p class="p1">Le Malien est superficiel, passionnel, plus regardant sur la richesse qui saute à l’œil. Tandis que les Occidentaux sont plus méthodiques, plus patients, plus portés sur le long terme.</p>
<p class="p1">Dans ce qui se joue au nord du Mali, le caractère des protagonistes impacte énormément sur les actes posés.</p>
<p class="p1">En 2012, la France en apportant son aide au Mali pour chasser les djihadistes avait surtout trouvé une belle occasion de se déployer dans le Sahara. Un espace vaste, idéal pour perfectionner son matériel militaire et surtout pour exhiber en situation réelle leurs performances.</p>
<p class="p1">Nos dirigeants connaissent l’importance stratégique de notre pays, ils sont au courant des enjeux, ils en profitent même souvent pour atteindre des buts personnels. Le nord du Mali a un tel poids géostratégique qu’il peut être un bon accélérateur pour la carrière d’un politique opportuniste qui peut s’en servir pour assouvir ses ambitions.</p>
<p class="p1">Dans la conscience collective des masses populaires, d’ailleurs une croyance sournoisement entretenue par les dirigeants, le Mali est pris en otage par les Français dans sa partie septentrionale. L’idée générale veut que cette partie du pays soit extrêmement riche malgré les apparences. Parait-il que les soldats français y exploitent des mines d’or à ciel ouvert, des images d’extraction du minerai prêt à l’emploi sont souvent partagées sur les réseaux sociaux, alors que l’or a besoin d’être traité après extraction pour son utilisation. Des images jamais démenties officiellement par nos autorités.</p>
<p class="p1">On parle d’exploitation en catimini d’autres matières naturelles dans cette zone du Mali par les Français, mais aussi des potentialités, eau potable, uranium, gaz naturel, pétrole, etc.</p>
<p class="p1">Pour les Maliens, l’armée française est juste là pour permettre l’exploitation de nos ressources naturelles, une grande ignorance de leur part, mais une situation qui permet au pouvoir malien de se positionner comme le rempart qui peut apaiser les populations et ainsi être un allié sûr, et lorsque le besoin se fera sentir, il va espérer aussi sur la protection des Français. Un jeu qui n’est pas forcement pour l’intérêt supérieur de la nation malienne. Les exigences du réalisme politique priment sur le patriotisme.</p>
<p class="p1">Alors que vaut le Mali pour la France ?</p>
<p class="p1">Aujourd’hui le Mali pour la France est un enjeu militaire et financier bien essentiel. Elle a besoin de montrer des muscles pour se faire respecter et elle a besoin de vendre ces engins militaires pour rehausser ses finances.</p>
<p class="p1">La France s’est toujours considérée comme une puissance militaire, mais elle n’avait jamais eu le respect qu’elle voulait avant le conflit au nord du Mali. Son intervention au Mali a permis à la France d’étaler son savoir-faire et de se faire remarquer militairement aux yeux du monde. Cette considération des autres lui a donné le rang qu’elle a toujours souhaité. Elle est désormais respectée grâce à sa puissance de feu et non pour son pouvoir sur les pays francophones d’Afrique colonisés par elle. Les regards des pays riches et potentiels acheteurs d’armement ont commencé aussi à lorgner vers Paris.</p>
<p class="p1">Le terrain au Mali est propice pour les expérimentations, la chaleur, les dunes de sable, l’immensité du territoire, les collines de gré. Une petite guerre djihadiste maîtrisable pour tester les engins et mettre à l’épreuve dans des situations réelles les soldats pour leur endurance. Le nord du Mali est carrément devenu une arrière-cour de l’armée française.</p>
<p class="p1">Les pays arabes sont les plus grands acheteurs d’armement. Le désert malien est identique à la géographie de ces pays, donc confronter les engins dans ce milieu est un argument de vente favorable aux armes françaises.</p>
<p class="p1">Les ingénieurs militaires français sont en train d’inventer de nouvelles armes, d’innover en rendant le matériel plus petit, plus efficace, et sollicitent de plus en plus le numérique. Les expériences de perfectionnement sont pratiquées dans les conditions réelles au Mali. Les potentiels clients observent en direct la puissance du matériel français, les manœuvres sur un terrain dur du « GRIFFON » une nouvelle génération de véhicule blindé climatisé, ou l’utilisation contre les bandits armés des « CHIENS AUGMENTES » c’est-à-dire dotés de camera pour mieux cerner d’autres visions.</p>
<p class="p1">Par ailleurs, il importe de savoir que le nord du Mali est un no mans ’land qui expose l’Europe. En effet, le Sahara peut être un véritable nid de djihadistes hostiles aux Occidentaux, et vu sa proximité, il peut être une menace sûre contre les pays d’Europe. La présence de l’armée française sert de sentinelle de protection, de rempart. Ce qui donne encore de l’envergure à la France sur son continent. Un leadership très important.</p>
<p class="p1">Nos autorités ont été obligées de signer un accord militaire qui permet à la France de formaliser sa présence. Ce que nos dirigeants n’ont pas encore pris en compte est que cette présence peut être transformée en avantage pour le Mali aussi. Mais pour arriver à cela, ils doivent être plus intelligents, plus courageux et surtout patriotes.</p>
<p class="p1">La présence de la France au Mali peut servir financièrement le Mali, elle peut nous permettre d’avoir une armée plus forte et ainsi sécuriser nos territoires. Pour l’atteinte de ces objectifs, notre pouvoir doit d’abord être sérieux, avoir un plan de renégociation de l’accord militaire, se donner une vision de reconstruction de l’armée malienne et surtout avoir une capacité énorme de proposition.</p>
<p class="p1">La France ne lâchera jamais ses intérêts même si le Mali doit disparaître, donc à nous d’avoir l’intelligence de transformer ce traquenard en vrai partenariat et d’avoir la patience de l’amener en notre faveur. Le temps peut être pour nous, l’appartenance naturelle au terrain est aussi un grand atout.</p>
<p class="p1">Mais tout est assujetti prioritairement à notre volonté de nous en sortir.</p>
<p class="p3"><b>Macké Diallo</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Facebookan »: Puma&#45;Gate, qui et qui sont mouillés ?</title>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:18:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Pendant que tous les Maliens attendent les suites judicaires de la révélation du Président sur les deux Puma qui restent cloués au sol et celle du député Karim Keïta qui pense que le Mali a été floué dans cette scandaleuse affaire des Puma, les réseaux sociaux font le débat et mènent leurs enquêtes. Un influent Facebookeur, Moussa Nimaga, pense avoir débusqué les auteurs de l’arnaque. Dans un post daté du 18 juillet il indexe un certain nombre responsables politiques et militaires. Vrais coupables ou bouc-émissaires de la clameur publique ? L’enchainement, pour ne pas dire la confusion, des dates et des chiffres révèle des zones d’ombre qui ne peuvent couvrir la présomption d’innocence. Pour mettre la lumière sur ces zones d’ombre afin de situer les responsabilités et identifier les vrais coupables, l’opinion unanime des Facebookeurs est d’ouvrir une enquête pour savoir qui a fait quoi.C’est le sujet toujours d’actualité de votre Facebookan du jour.<span class="Apple-converted-space">   </span></b></p>
<p class="p3"><span class="s1">Moussa Nimaga : « les avions comportaient la mention épave »</span></p>
<p class="p1">Le général de Brigade Souleymane Bamba, relevé suite à la divulgation par l’actuel chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général de Brigade Daouda Dembélé d’un rapport de la société qui a vendu les avions aux Fama.</p>
<p class="p1">Précédemment chef d’État-major de l’Armée de l’Air le général Souleymane Bamba avant d’être nommé Chef d’état-major adjoint de l’armée en mars 2019 a pendant sa gestion en qualité de chef d’État-major de l’armée de l’Air piloté le marché de l’achat des dernières acquisitions des hélicoptères et avions de transport qui ont été réceptionnées le mardi 03 septembre 2018 en grande pompe par le Président IBK à la base 101 de Senou. Selon les renseignements recueillis, les avions sont cloués au sol au Mali pour faute de maintenance. Le gouvernement dans sa quête de solution pour assurer l’entretien des avions a délégué une mission conduite par l’actuel chef d’état-major de l’armée de l’Air auprès des concessionnaires. Selon les renseignements recueillis, le général Souleymane Bamba avait dissimulé des clauses du contrat d’achat pour faire passer le contrat afin d’empocher des fortes sommes d’argent en complicité avec l’ensemble de la hiérarchie militaire du Mali , du ministre de la défense Tiemoko SANGARE , du PM Soumeylou Boubeye MAIGA, du ministre des finances l’actuel premier Boubou CISSE et du président de la commission défense du Mali Karim KEITA.</p>
<p class="p1">Selon les indiscrétions au niveau de la hiérarchie militaire, le Mali a acheté ces avions militaires sans garantie des vendeurs, sans appareil de viseur, sans armements et sans pièces de rechange. Selon les renseignements militaires, certains avions comportaient la mention épave et étaient interdit de survol en Europe et aux USA.</p>
<p class="p1">Selon les sources concordantes sécuritaires, le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, le général de Brigade Daouda Dembélé après avoir divulgué le rapport des vendeurs, a informé le pouvoir que les nouvelles acquisitions sont inutilisables avant une révision entière avec un nouveau contrat pour la maintenance.</p>
<p class="p1">Au niveau de la présidence, l’ancien chef d’État-major des armées, le général Bemba Moussa KEITA a été longuement interrogé par le cabinet du Président de la République dans la semaine écoulée sur les circonstances des achats des avions.</p>
<p class="p1">Après la divulgation du rapport officiel, le contentieux du ministre de la défense a rédigé une plainte contre le général Souleymane Bamba qui a été adressé au ministre de la Défense qui n’a pas donné de suite pour le moment.</p>
<p class="p1">Informé, le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA a ordonné la relève du général Souleymane Bamba, mais le président de la république a exigé la confidentialité autour de la question pour ne pas ébranler son régime par un autre scandale impliquant l’élite de l’armée et ses plus proches collaborateurs et son fils Karim KEITA.</p>
<p class="p1">Selon les renseignements recueillis auprès du cabinet du ministre de la Défense, le général Souleymane Bamba a dérobé plusieurs milliards de FCFA en augmentant le prix des avions en complicité avec la chaîne de commandement et certains ministres lors des acquisitions de ces avions. Sur ordre du général Moussa DIAWARA, des agents de la sécurité militaire du Mali ont été chargés de surveiller le général Souleymane Bamba pour toutes fins utiles.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Fahad Ag Almahmoud :</span><span class="s2"> Allahou Akbar !</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Somah Niambélé</span></p>
<p class="p1">Lahila ilala mamadara soulilahi ! À un moment crucial de l’existence du pays, certains continuent à voler l’argent du contribuable, assis dans les bureaux. Pendant que nos soldats meurent dans des attaques et embuscades à tout moment. Ces avions pouvaient leur porter une assistance aérienne pour venir à bout des terroristes. Non, ce n’est pas vrai</p>
<p class="p4"><span class="s1">Ousmane Dolo</span></p>
<p class="p1">Comment le Mali peut-il aller de l’avant avec de tels scandales ?</p>
<p class="p4"><span class="s1">Youssouf Keita</span></p>
<p class="p1">Comment peut-on dormir après un tel acte ? En voyant des fils de nation mourir à cause de sa poche ?</p>
<p class="p4"><span class="s1">Alou Ag Agouzoum</span></p>
<p class="p1">Si ces actes sont sincères, on ne doit pas seulement mettre fin aux fonctions de ces agents mais aussi engager des poursuites.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Amadou Sada Samaké : « les Maliens savent qui est au début et à la fin »</span></p>
<p class="p1">Ils veulent mettre tout sur le dos de M. BAMBA. Arrêter de noyer le poisson dans l’eau. Toutes les acquisitions d’avions (hélico, TUCANO et autres) au Mali sous l’ère IBK, les Maliens savent qui est au début et à la fin. Donc passons sur ça. Il y a juste une réponse à donner à ces deux : y a-t-il eu un appel d’offres international ? (Si oui alors référons-nous à la documentation pour l’attribution du marché). Si c’est un gré à gré (dans ce cas qui peut autoriser une telle procédure pour l’acquisition des avions pour l’Etat malien et avec ce seuil ?). Situons les responsabilités et tirons les leçons.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Harouna Traoré</span></p>
<p class="p1">On attend la réaction du général pour qu’il ne soit pas le seul coupable. La sanction doit tomber à tous les niveaux.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Hairai Alassane N’diay</span><span class="s2">e</span></p>
<p class="p1">Relèvé pour être nommé dans quelques mois dans un autre poste plus juteux.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Mamary Coulibaly</span></p>
<p class="p1">Il ne devrait pas être le seul à payer. Civils et militaires tous doivent être poursuivis et jugés pour ce crime.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Ibrahima Tièmoko Diarra : « la somme me semble invraisemblable »</span></p>
<p class="p1">Il y a quelques écueils dans ce texte. La somme de 40 milliards me semble invraisemblable étant donné que les deux hélicoptères auraient coûté 7 milliards. En plus, si les hélicoptères ont été reçus le 3 Septembre 2018, donc le ministre Tiemoko SANGARE est venu trouver qu’ils étaient déjà achetés. Car, c’est après l’investiture pour le second mandat soit le 4 Septembre 2018 que le gouvernement dans lequel Tièmoko SANGARE était ministre de la défense fut mis en place.</p>
<p class="p1">Cependant cette histoire d’hélicoptère doit être tirée au clair et vivement une enquête initiée par un procureur.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Abdramane Ouattara</span></p>
<p class="p1">Je ne remets pas cet article en cause, mais je dirais que la plupart des marchés d’achat de ces avions a été signé par le gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA et non Boubèye MAIGA.<span class="Apple-converted-space">  </span>Sauf s’il avait revu les conditions des-dit contrats. Cet article laisse à désirer. Pas très clair. Trop d’incohérences.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Tounkara Modibo</span></p>
<p class="p1">Le Malien est victime de genre de choses depuis des décennies ! Ce régime a mal conduit le Mali ! Beaucoup d’erreurs pour l’achat de ces vieux Hélicoptères.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Bouna Kanouté</span></p>
<p class="p1">Moi je ne comprends pas pourquoi nous les Maliens de maintenant aimons trop l’argent jusqu’à détruire notre pays. Avec ça qui va nous respecter ? Sinon, nos grands-parents étaient tellement honnêtes jusqu’à ce que tout le monde entier voulait être Malien. C’est grave.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Aboubacar Garango</span></p>
<p class="p1">Tout bon connaisseur savait que c’était un avion poubelle. Le pire. Comment acheter un hélicoptère de combat sans viseur. Il devient automatiquement un hélicoptère de transport d’unités de 6 à 10 personnes.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Ousmane Traoré</span></p>
<p class="p1">Mais cela n’est pas du tout surprenant ! Quand un pays est entre les mains des malhonnêtes comme dirigeants c’est comme ça que les choses se passent. Ce pays, à ce rythme, ne va jamais sortir de la misère tant que les citoyens sont considérés comme des imbéciles.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Adou Maïga</span></p>
<p class="p1">La plus grande guerre au Mali, c’est au Sud, la corruption !</p>
<p class="p4"><span class="s1">Fousseni Diallo</span></p>
<p class="p1">Pauvre Mali. Il est temps que les Maliens reconnaissent que les vrais ennemis de leur pays ce sont les Maliens eux-mêmes.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Abdrahamane Ben Hamoudi</span></p>
<p class="p1">Pauvre Mali, personne n’a pitié de ce pays.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Mohamed Mahmoud</span></p>
<p class="p1">Ras bath a déjà dénoncé ça depuis longtemps et voilà le temps lui donne la raison.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Papis Sisi : « ils sont à mentir que c’est la France qui les empêche d’utiliser l’avion »</span></p>
<p class="p1">Je comprends que les dirigeants n’aiment pas le Mali, mais de grâce en temps de guerre on tue des enfants, des femmes, des vieillards innocents chaque jour et pour des petits sous que vous n’emporterez même pas dans votre tombe. Vous ne pouvez pas faire le même pour que l’armée puisse se défendre ! Et ils sont à mentir que c’est la France qui les empêche d’utiliser l’avion pour combattre !</p>
<p class="p4"><span class="s1">Ibrahim Niaré</span></p>
<p class="p1">Comment peut-on dérober 40 milliards sur un marché de 7 milliards ?</p>
<p class="p4"><span class="s1">Zhao Ahmed Amadou Bamba : « je souhaite que cette affaire soit tirée au clair ».</span></p>
<p class="p1">Eh bien, au Mali, j’ai l’impression que dans ce dossier, il y a beaucoup de zones d’ombre.</p>
<p class="p1">Dans cette affaire, ce que beaucoup d’entre nous ne savions pas est dans un pays démocratique ou non, Oui le Président de la République est le Chef Suprême des Armées, mais il a un Premier qui dirige un Gouvernement et dans ce Gouvernement, il y a un ministre de l’Économie et des Finances et surtout, il a un ministre de la Défense, et, dans ce département en charge de la gestion des Armées, il y a un Chef d’État-Major général et un Chef d’État-Major pour chacune des corporations militaires.</p>
<p class="p1">Alors, sachant tout cela, il va de soi que la prise de décisions concernant l’achat de n’importe quelle arme, soit au préalable ficelée et étayée avant l’exécution des opérations d’achat. Le Chef d’État-Major de la corporation concernée informe le CMGA sur les besoins de matériels qu’il lui faut, et le CMGA, après en avoir pris connaissance informe le ministre de la Défense, qui rend compte au Chef du Gouvernement à savoir le Premier ministre. Après toutes ces étapes, le Président de la République est mis au courant. Donc, lui à son niveau ne pourrait penser à autre chose, car se fiant à son Premier ministre, à son Gouvernement et à ses ministres.</p>
<p class="p1">Comme pour dire cette affaire doit être tirée au clair.</p>
<p class="p1">Attention… Et il faut que les tenants fassent attention pour ne pas commettre de grosses erreurs dans cette affaire. Comment le Général Souleymane Bamba pourrait à lui tout seul empocher 40 milliards de FCFA dans un achat de 7 milliards de FCFA sans que depuis le ministre de la Défense et son homologue de l’Économie de l’époque ne crient au vol, s’ils ne sont pas impliqués. Je ne dirais pas que les propos tenus dans cet article sont faux, mais je souhaite que cette affaire soit tirée au clair.</p>
<p class="p4"><span class="s1">Oumar Coulibaly</span></p>
<p class="p1">L’enquête, et la poursuite doivent aller jusqu’au bout ; le coupable doit être puni, quelle que soit la personne….</p>

</div>]]> </content:encoded>
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<title>Scandales financiers et équipements militaires : l’Opposition enfonce le clou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scandales-financiers-et-equipements-militaires-lopposition-enfonce-le-clou-2830006.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:16:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><strong>« Que le Mali ait été floué, cela ne semble faire l’objet d’aucun doute. Que ceux qui ont initié les procédures d’achats et qui ont la charge de défendre les intérêts de la nation, annoncent de façon aussi désinvolte que les équipements de l’armée en temps de guerre, ont été compromis », voilà ce qui dépasse l’entendement selon l’Opposition du FSD qui demande plus d’explications sur le sujet.</strong></p>
<p class="p1">Tout comme « devant l’énormité des pertes aussi graves qu’insupportables dans un pays en guerre, tenu à bout de bras par la communauté internationale », le FSD pense qu’« il est inacceptable que le Premier ministre, dans une interview donnée à la presse, se livre à de simples exégèses des termes dudit rapport ».</p>
<p class="p1">Aussi, le FSD exige encore « toute la lumière sur le scandale financier évalué à plus de 700 milliards FCFA au préjudice de l’État, et d’indiquer clairement les suites administratives et judiciaires données au rapport d’audit ci-dessus mentionné ».</p>
<p class="p1">DÉCLARATION DU FSD SUR LES SCANDALES FINANCIERS ET ÉQUIPEMENTS MILITAIRES</p>
<p class="p1">Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), s’inquiétant et s’indignant de l’ampleur des scandales financiers et leurs répercussions sur la survie de la nation, porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :</p>
<p class="p1">1- Le scandale des équipements militaires de l’Armée</p>
<p class="p1">Dans une interview donnée au journal « Jeune Afrique » en date du 30 juin au 6 juillet 2019 le chef de l’État, a révélé que les avions achetés, en occurrence les « deux hélicoptères PUMA, sont cloués au sol faute de maintenance appropriée ».</p>
<p class="p1">Il a oublié de préciser que les deux Super Tucano achetés ne sont également pas opérationnels faute de viseurs.</p>
<p class="p1">Le président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale, le député Karim Keïta, saisit l’occasion d’un colloque à Paris pour confirmer et renchérir, en des termes sans équivoques que lesdits hélicoptères « ne peuvent plus voler, ça marchait au début, mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si, on n’a pas été floué à l’achat ».</p>
<p class="p1">Que le Mali ait été floué, cela ne semble faire l’objet d’aucun doute. Que ceux qui ont initié les procédures d’achats et qui ont la charge de défendre les intérêts de la nation, annoncent de façon aussi désinvolte que les équipements de l’armée en temps de guerre, ont été compromis, demande plus d’explications devant la nation.</p>
<p class="p1">En effet, dans un passé récent, des faits avérés de surfacturation de matériels et d’équipements militaires avaient été dénoncés par le Fonds Monétaire International en 2014 et attestés par le Rapport du Vérificateur Général sur l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel.</p>
<p class="p1">Aujourd’hui, faut-il le souligner, de forts soupçons de détournements, de surfacturations, d’escroquerie dans la passation des contrats d’achat des hélicoptères PUMA, comme des avions « Super Tucano » pèsent sur le régime IBK.</p>
<p class="p1">Ainsi, de l’achat des aéronefs et d’autres matériels et d’équipements militaires, à la formation des pilotes, un vaste réseau de spoliation des ressources dégagées pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire, impliquant, généraux, ministres et proches collaborateurs et parents du chef de l’État a été mis en place.</p>
<p class="p1">De graves et dramatiques conséquences en ont découlées pour la nation : aggravation de l’insécurité, des centaines de victimes civiles et militaires tuées dans diverses attaques en raison de l’impuissance d’une armée nationale déterminée, mais sans équipements adaptés à la nature des conflits.</p>
<p class="p1">Quels sont les responsables de ces tragédies ? Quels sont ceux qui les portent sur leurs consciences ?</p>
<p class="p1">Le FSD, analysant l’ampleur des scandales financiers et leurs conséquences sur la survie de la nation, prend à témoin l’opinion nationale et internationale pour :</p>
<p class="p1">– Exiger du Chef de l’État, chef suprême des Armées, dont l’avion n’est jamais cloué au sol pour des questions de maintenance, de fournir toutes les explications et éclairages sur les contrats d’équipements et de matériels militaires ;</p>
<p class="p1">– Exiger également du Chef de l’État, la mise en place d’une commission nationale, indépendante d’enquête, sur les contrats militaires conclus dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation militaire ;</p>
<p class="p1">2- La position du Premier ministre concernant les 700 milliards évaporés au préjudice Trésor public</p>
<p class="p1">Dans une précédente déclaration, le FSD avait sommé le Gouvernement à s’expliquer sur le rapport de synthèse du constat fait, dans les différents rapports du Vérificateur Général du Mali sur la période 2005-2017, réalisé par le Canada.</p>
<p class="p1">Le document révèle de graves fautes de gouvernance, dont 700 milliards de francs CFA qui se seraient évaporés au préjudice de l’État.</p>
<p class="p1">Face à notre exigence, et devant l’énormité des pertes aussi graves qu’insupportables dans un pays en guerre, tenu à bout de bras par la communauté internationale, il est inacceptable que le Premier ministre dans une interview donnée à la presse se livre à de simples exégèses des termes dudit rapport.</p>
<p class="p1">Il ne lui a pas été demandé une explication de texte, mais de clairement indiquer à la nation quelles sont les suites administratives et judiciaires entamées ou attendues par l’opinion publique nationale et les partenaires du Mali à l’encontre des responsables impliqués dans l’évaporation des ressources de l’État.</p>
<p class="p1">La corruption a d’ailleurs atteint un niveau tellement élevé dans notre pays, qu’un ambassadeur en poste à Bamako n’a pas hésité récemment à dénoncer publiquement le phénomène.</p>
<p class="p1">Aussi, le FSD :</p>
<p class="p1">– Exige du Chef de l’État de faire toute la lumière sur le scandale financier évalué à plus de 700 milliards FCFA au préjudice de l’État, et d’indiquer clairement les suites administratives et judiciaires données au rapport d’audit ci-dessus mentionné ;</p>
<p class="p1">– S’engage résolument à mener le combat pour faire la lumière sur les scandales de détournement des ressources publiques en général et en particulier sur les spoliations des ressources de l’Armée en ce temps de guerre.</p>
<p class="p1">En conclusion :</p>
<p class="p1">Le FSD réaffirme son appel à un large rassemblement pour défendre la tenue d’un dialogue national inclusif sincère et fécond avec toutes les forces vives de la nation. Mais pas celui dont les couleurs, le contenu et les résultats ont été déjà insinués dans la scandaleuse interview de IBK dans le journal « Jeune Afrique ».</p>
<p class="p3"><b>Bamako, le 18 juillet</b></p>
<p class="p3"><b>Le Directoire</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Scandale immobilier: l’État vend au cash 1200 logements sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/scandale-immobilier-letat-vend-au-cash-1200-logements-sociaux-2829996.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:11:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1">Floué qui flouera le dernier. Après avoir été floué proprement lors de l’acquisition des deux Puma, l’État malien serait-il en train de renflouer ses caisses en flouant, à son tour, les pauvres en quête perpétuelle de gite à Bamako ? En tout cas, le Mouvement Ensemble pour l’Égal Accès aux Logements sociaux n’en pense pas moins. Depuis quelques jours, ils multiplient les appels sur les réseaux sociaux afin d’alerter l’opinion sur la spoliation que constitue la vente au cash des logements sociaux aux plus riches. Prix de cession : 31,5 millions en espèces sonnantes et trébuchantes. De quoi s’agit-il ?</p>
<p class="p1">Le 31 mai 2018, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l’état des lieux de la réalisation, de l’attribution et du financement des programmes des logements sociaux.</p>
<p class="p1">Plan machiavélique ?</p>
<p class="p1">Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette communication visait à consolider et à pérenniser la mise en œuvre des programmes de logements sociaux et propose des mesures permettant entre autres :</p>
<p class="p1">– de mettre en place un système fiable, viable et soutenable pour un plus grand nombre de Maliens ;</p>
<p class="p1">– d’honorer les engagements de l’État ;</p>
<p class="p1">– d’avoir d’autres sources de financement pour la réalisation des logements sociaux ;</p>
<p class="p1">– de rassurer les promoteurs immobiliers et leurs partenaires financiers pour la poursuite des travaux de réalisation des logements sociaux ;</p>
<p class="p1">– de préserver la stabilité des banques et institutions financières impliquées ;</p>
<p class="p1">– d’assurer la sécurisation des sites retenus pour la réalisation des logements sociaux.</p>
<p class="p1">La réalisation des mesures préconisées contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations.</p>
<p class="p1">Selon un avis d’appel de manifestation d’intérêt de l’Office Malien de l’Habitat paru dans le journal officiel (L’Essor N°18893 du lundi 15 avril 2019), « le Conseil des ministres, en sa session du 31 mai 2018, a pris acte de la communication écrite présentée sur la situation des logements sociaux. Au cours de la même session, il a instruit notamment, la vente directe de 1200 logements, dont 78 de type F5 (R+l) à Samaya et 1122 de type F4 à N’Tabacoro, tous couverts en dalle.</p>
<p class="p1">C’est ainsi qu’en août 2018, l’OMH a lancé un avis de manifestation d’intérêt ayant abouti à la sélection de quatre sociétés qui ont reçu mandat pour vendre les logements indiqués ».</p>
<p class="p1">Le scandale</p>
<p class="p1">Le 13 mai 2019, après analyse des offres relatives à cette manifestation d’intérêt, le Directeur général, Sékou Demba, invite certaines sociétés dont la société immobilière &amp; services (IMs) qu’elles sont retenues « dans le cadre de la cession directe de 1200 logements pour le compte de l’Office Malien de l’Habitat ». Par la même correspondance, il les invite à venir signer les projets de mandat dès le lendemain 14 mai 2019 à 15 h 30.</p>
<p class="p1">Selon le responsable d’une des sociétés retenues, M’Baye Konté (sur sa page Facebook), « l’État malien a mis à notre disposition 50 logements sociaux de type F4 à vendre à 31 500 000 fCFA, titre foncier avec viabilisation (eau, électricité, caniveau, voie bitumineux ou goudronnée) ».</p>
<p class="p1">Pourquoi l’État se résout-il à vendre 1200 logements au cash ? La réponse fait froid dans le dos. Selon M’Baye Konté, « L’État a besoin d’argent. Le paiement est comptant, ce n’est pas partiel… ce n’est pas à discuter… Le paiement est cash… 31 500 000 ».</p>
<p class="p1">À ceux qui se scandalisent et dénoncent le détournement de l’objet de ces logements sociaux destinés aux pauvres qui vont être cédés aux riches, le promoteur immobilier est sans état d’âme : « 3743 logements sociaux ont été attribués, il n’y a même pas deux mois. Maintenant (l’État), a besoin d’argent et il a décidé de vendre 1200 logements de type F4 à 31 500 000 l’unité. Cette occasion n’est pas destinée à tout le monde. Bon le reste c’est des détails… »</p>
<p class="p1">Des détails peut-être, mais qui soulèvent des interrogations. En effet, comment le gouvernement est parti d’une communication relative à l’état des lieux de la réalisation, de l’attribution et du financement des programmes des logements sociaux pour instruire la vente de 1200 logements ? Cette vente est-elle faite comme le laisse entendre M’Baye Konté que l’État a si cruellement besoin d’argent ? Le gouvernement n’avait-il pas d’autres solutions que la vente de 1200 logements qui ne lui rapporte que 37,8 milliards pour renflouer ses caisses ?</p>
<p class="p1">Détournement de vocation</p>
<p class="p1">En tout état de cause, un logement social étant un logement destiné, à la suite d’une initiative publique ou privée, à des personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé (vendu généralement à tempérament) ne devrait en aucun cas, estime le Mouvement Ensemble pour l’Égal Accès aux Logements sociaux, être vendu au cash. En effet, selon le discours officiel, « le Programme des logements sociaux au Mali est l’expression de la volonté des plus hautes autorités de notre pays de créer des conditions pour l’accès du plus grand nombre de Maliens à un logement décent et à moindre coût ». Or, 31,5 millions payé au cash n’est pas un coût moindre et ne peut cadrer avec cette volonté affichée. En tout cas, quand on a les moyens de payer cash 31,5 millions pour une maison, c’est qu’on ne rentre pas dans la catégorie des bénéficiaires des logements sociaux. Et les 1200 logements sont bien des logements sociaux qui seront acquis par ceux qui ont les moyens.</p>
<p class="p1">Dénonçant le caractère scandaleux de cette vente qui ne peut se justifier au moment où des centaines de milliers de postulants aux logements sociaux, notamment de type F4, attendent pour être bénéficiaires, le Mouvement Ensemble pour l’Égal Accès aux Logements sociaux demande purement et simplement son annulation.</p>
<p class="p3"><b>Par Sidi DAO</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Facebookan »: les larmes qui n’honorent pas les Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/facebookan-les-larmes-qui-nhonorent-pas-les-maliens-2829383.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 15:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>En visite à Dakar pour des condoléances à son homologue Macky SALL, suite au décès de Ousmane Tanor Dieng, un ancien compagnon du parti socialiste, le président IBK s’est fondu en larmes pendant les funérailles. Ces larmes chaudes ont dû brûler les cœurs des internautes maliens, sont diversement appréciées sur la toile. Votre Facebookan du jour ! </b></p>
<p class="p1"><b>Alidou DIARRA : La honte nationale ! Rien qu’en cette année 2019, plus de 600 Maliens sont morts au centre du pays, dans la région de Mopti. Personne n’a vu une larme d’IBK ici. C’est pour un sénégalais qu’il est allé pleurer en public. Hann ! Eh Boua wala !</b></p>
<p class="p1"><span class="s1">Sekou Toukara :</span> IBK est allé pleurer au Sénégal. C’est devenu yelebougou. Quelles sont les raisons secrètes qui ont fait pleurer IBK au Sénégal. Incroyable ! Mais vrai !</p>
<p class="p1"><span class="s1">Sergio Hugo Bathily : </span>« Papi arrête de pleurer »</p>
<p class="p1">Papi, arrêtes de pleurer là-bas. C’est quoi ton problème ? Les Fainéants de l’Azawad viennent d’humilier notre beau Drapeau et vous êtes en train de pleurer là-bas. Quelle foutaise ?</p>
<p class="p1"><span class="s1">Jean Pierre Vepolon Souomou :</span> Il a trop de larmes, c’est lui qui pleure toujours. Loin de banaliser cette mort, mais c’est un habitué des faits. Je me rappelle quand des Français tombaient au nord, il est allé pleurer encore. Un chef ce n’est pas comme ça. Paix à l’âme du défunt !</p>
<p class="p1">Dady Traoré : Non, ne lui en voulez pas. Les larmes d’IBK ne sortent pas sur le sol malien. Il a trop de larmes hein ! Mais ces larmes ne sortent pas sur le sol malien. Il aime la France, le Sénégal ou ailleurs pour pleurer pauvres victimes des crises du Mali, Yako.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Papdji Tandia :</span> Eh Boua koyi ! Tout de suite, il y a eu plus de 200 morts en deux mois, on ne vous a même pas vu en train de pleurer là-bas. Est-ce que Tanor Dieng est plus important que tous ces Maliens qui ont perdu la vie ?</p>
<p class="p1"><span class="s1">Bebe Kone :</span> IBK pense à lui-même. Qui sait que son docteur lui a dit quelque chose. Non, ce vieux pleure trop !</p>
<p class="p1">Sow Hassimyou : Eh, tu es parti pleurer là-bas aussi, Monsieur le Président, eh !!! Mais pourquoi tu ne fais pas ça quand il y a des massacres au Nord ? Sacré Boua.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Sekouba Koné :</span> Même si c’était de milliers de Maliens qui sont tués, cela ne l’empêchera pas de voyager en toutes circonstances. Pourquoi tu ne restes pas dans ton pays une semaine sans voyager pour résoudre nos problèmes d’abord ? Tout le pays est chaud et tout le monde est divisé. Malgré tout, tu vas pleurer aux funérailles des gens comme une pleureuse professionnelle de RDC. Vraiment, ces larmes n’honorent pas les Maliens. Qui a vu une seule fois Macky SALL s’incliner devant la mémoire des Maliens tombés sous les belles des terroristes ici au Mali ?</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non respect au Drapeau: quelle sanction au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/non-respect-au-drapeau-quelle-sanction-au-mali-2829380.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 15:10:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La Constitution de notre pays proclame :</p>
<p class="p1">-Article 2 : ‘’tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée’’.</p>
<p class="p1">-Article 22 : ‘’la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen’’.</p>
<p class="p1">-Article 24 : ‘’tout citoyen, toute personne habitant le territoire malien a le devoir de respecter en toutes circonstances la Constitution’’.</p>
<p class="p1">-Article 25 : ‘’le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale. Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple (…).</p>
<p class="p1">L’emblème national est composé de trois bandes verticales et égales de couleurs vert, or et rouge.</p>
<p class="p1">La devise de la République est «Un Peuple -Un But – Une Foi».</p>
<p class="p1">L’hymne national est «Le Mali»(…)’’.</p>
<p class="p1">Le respect de ces symboles est une obligation constitutionnelle, respecter et faire respecter le drapeau national est un devoir pour chaque citoyen. Non, frères égarés ou intouchatables de l’Azawad, le drapeau du Mali ce n’est pas un chiffon qu’on peut déchirer à sa guise ni un « fini kolon ballon » (ballon fait avec des morceaux de tissus usagés) avec lequel on peut jouer du Polo dans le sable du Sahara !</p>
<p class="p1">Non, chers frères, le drapeau c’est plus qu’un jeu, un outil de défoulement irresponsable. Selon un vieil officier à la retraite, le « drapeau national, qu’il soit sous forme de fanion, d’étendard, de pavillon, d’oriflamme ou sous sa forme classique, est une pièce d’étoffe attachée à une hampe.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le drapeau c’est quoi ?</span></p>
<p class="p1">Le drapeau national symbolise la personnalité juridique collective d’un groupe ou d’une communauté. Il représente un État, une nation, une région, une province, une ville, une compagnie commerciale ou un régiment. Il permet, grâce à ses couleurs et à son emblème de se singulariser dans le cadre de rassemblements pacifiques, sportifs ou guerriers.</p>
<p class="p1">Sa destruction ou sa prise pure et simple signifie la dissolution ou la capture de la personnalité juridique qu’il représente. Il faut donc le respecter. C’est un devoir civique qui pèse sur tous les citoyens du Monde.</p>
<p class="p1">Dans les écoles du soldat et autres centres de formation militaire, il est enseigné les différents protocoles requis pour le drapeau. Ainsi, il est mal vu de laisser un drapeau flotter la nuit à moins qu’il ne soit équipé d’un éclairage adéquat. Il n’est pas non plus approprié de laisser flotter un drapeau lorsque les conditions météorologiques ne sont pas favorables. Enfin, il est universellement condamné, par la loi ou du moins par la morale et la fierté d’appartenance ou de représentation à une nation ou une organisation, de laisser flotter un drapeau dégradé, décoloré, en lambeaux, sale ou qui s’est enroulé autour de son mât. Par volonté de respect pour celui-ci, le drapeau ne doit jamais toucher le sol. Il est d’usage de saluer le drapeau lorsqu’on le hisse sur son mât et lors de sa descente. Le pliage, le transport et la garde du drapeau obéissent à un cérémonial immuable. Le cercueil des dignitaires de la République ainsi que celui de soldats morts en service commandé ou à l’étranger sont recouverts du drapeau national lors de leur rapatriement et de leurs obsèques ».</p>
<p class="p1">Le drapeau, c’est l’identité nationale à travers 4 vérités :</p>
<p class="p4"><span class="s1">1. Témoignage de l’existence de l’État :</span></p>
<p class="p1">Le drapeau (ou emblème ou Couleurs nationales) représente d’abord le pays. Partout au monde dès lors qu’on voit flotter le drapeau du Mali, cela signifie la présence du Mali, ou encore la présence d’intérêt malien.</p>
<p class="p1">Le drapeau est donc l’expression de l’existence du pays. Respecter le drapeau c’est donc affirmer l’existence de l’État du Mali.</p>
<p class="p4"><span class="s1">2. Expression de la souveraineté de l’État :</span></p>
<p class="p1">Le drapeau national est l’expression de la souveraineté du Mali dans le concert des nations. Il exprime son égalité avec les autres pays. Respecter le drapeau, c’est témoigner de la souveraineté du Mali et s’engager à consolider cette souveraineté.</p>
<p class="p1"><span class="s3">3. Preuve de citoyenneté et d’amour :</span> le respect du drapeau relève de la citoyenneté ; il est l’expression de son amour pour sa patrie. La manière dont un Malien respecte le drapeau malien n’est pas la même qu’un non-Malien. Le non-Malien respecte le drapeau du Mali pour créer ou renforcer ses relations avec le Mali ou les Maliens.</p>
<p class="p4"><span class="s1">4. Preuve de l’attachement aux règles de savoir-vivre malien :</span></p>
<p class="p1">Respecter le drapeau, c’est donc se conformer à une valeur républicaine et sociale. Il existe un certain nombre de valeurs qui fondent la société malienne. L’individu qui ne respecte pas ces valeurs va à l’encontre de la société et s’expose à la réprobation, à la colère et à la sanction de cette société. Parmi ces valeurs figure bien le respect des Couleurs nationales.</p>
<p class="p5"><span class="s1">Respect des couleurs nationales</span></p>
<p class="p1">Trois étapes sont impératives pour rendre aux Couleurs nationales le respect qu’il faut.</p>]]> </content:encoded>
</item>

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